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Les premières civilisations

,
études sur la préhistoire et
l'histoire jusqu'à la fin de
l'empire macédonien / par J.
de [...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Morgan, Jacques de (1857-1924). Les premières civilisations,
études sur la préhistoire et l'histoire jusqu'à la fin de l'empire
macédonien / par J. de Morgan,.... 1909.

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LES

PREMIÈRES CIVILISATIONS

ÉTUDES
SUR

LA PRÉHISTOIRE ET L'HISTOIRE

Jusqu'à la fin de l'Empire macédonien

PAR

J. DE MORGAN
ANCIEN DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ANTIQUITES DE l'ÉGYPTE
DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL EN PERSE
DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

PARIS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
28, RUE BONAPARTE, VI°

1909
Tous droits réservés.

LES PREMIÈRES CIVILISATIONS

PRÉFACE

Traiter des enchaînements du progrès humain est parler de
l'histoire universelle. C'est suivre ce grand mouvement de l'intel-
ligence qui conduisit l'homme- de la barbarie à la civilisation
c'est faire à chaque race, à chaque peuple, à chaque individu la
part qui lui est due dans cette œuvre sublime dont nous-mêmes
ne sommes encore que les ouvriers inconscients; dans cette
impulsion qui entraîne l'humanité vers les destinées bonnes ou
mauvaises, suivant des lois, le plus souvent, indépendantes de sa
volonté, de ses désirs, de ses calculs.
Les causes de cette évolution sont nombreuses, variées à l'in-'
fini. Elle-même se déroule en des phases complexes, s'appuyant
sur des bases essentiellement mobiles, parfois en relations les;
unes avec les autres mais souvent aussi indépendantes, isolées
et fortuites.
N'envisager qu'un seul aspect de ce mouvement, c'est l'ignorer
car ses manifestations sont multiples. La prospérité industrielle
et commerciale ne constitue pas les seules causes de la vitalité
d'un peuple les arts, la littérature ne sont que les dérivés d'un
état général, des aptitudes d'un milieu, des loisirs dont il jouit;
les succès militaires ne sont pas la preuve absolue de la puissance;
le luxe, la richesse n'impliquent pas le bonheur des êtres.
Et ces arts, cette littérature, cette prospérité, ce luxe, cette
richesse, cette puissance militaire, ne sont que des biens éphé-
mères ils s'évanouissent pour ne laisser souvent que de vagues

et fugitives traces. Que sont devenus les trésors de l'Assyrie, de
la Perse, les arts de la Grèce, les armées d'Alexandre, les légions
des Césars, le commerce de Venise, les colonies de l'Espagne ? il
n'en demeure que le souvenir s'effaçant peu à peu.
De chacune de ces grandes choses, le progrès général a tiré
quelque avantage; mais les élans se sont éteints; il semblerait même
que rien ne fût resté d'eux, parce que le mouvement descendant
est amplifié à nos yeux par l'éclat de l'ascendance mais chacun a
marqué un pas en avant.
L'écrasement du monde romain par les barbares semblerait un
déluge universel si nous ne sentions que, malgré ses désastres,
Rome a prévalu, que son esprit est demeuré, surmontant le cata-
clysme.
C'est ainsi que nous sommes parvenus à ce niveau intellectuel
dont nous nous montrons orgueilleux au point d'oublier nos
devanciers, avec une vanité que railleront nos descendants: Mais
est-il bien certain que nous dépassions en toutes choses nos
ancêtres? certes, ce n'est pas croyable; car; si nous avons inauguré
une ère scientifique, industrielle et commerciale, nous demeurons
bien inférieurs aux conceptions artistiques et poétiques des
Grecs, gouvernementales- des Romains.
Et ces sciences qui suppléent- à la pratique d'antan, sommes-
nous certains d'en posséder les exacts principes? n'apparaîtront-
elles pas aussi enfantines pour nos descendants que, pour nous,
celles de nos devanciers?

d'hui.
Nos sentiments d'humanité sont-ils plus purs que ceux des
anciens quand nous exterminons les races inférieures pour colo-
niser leurs territoires ? certainement non, et la morale avestique
vaut sûrement celle que nous affectons tant de pratiquer aujour-
.
Il en est des races comme des peuples, comme des individus..
Chacun admire son œuvre, encadre l'univers dans ses tendances,
ses désirs, se considère comme supérieur, dédaignant tout ce qui
n'est pas lui.
L'Europe du vingtième siècle méprise les groupes humains des
autres continents; alors que, tout en reconnaissant les progrès de
nos sciences pratiques, les Orientaux, par exemple, n'ont aucune
estime pour notre civilisation,. nos mœurs, nos croyances posi-
tives ou négatives, nos conceptions philosophiques, politiques,

sociales, les trouvant grossières; et si, par force, ils s'inclinent
devant la supériorité de nos armes, ce n'est pas sans dédain.
C'est qu'ils envisagent la civilisation à des points de vue tout
différents de ceux auxquels nous nous plaçons; que leurs tradi-
tions, leur disposition d'esprit, diffèrent de celles de l'Europe.
Sommes-nous bien certains que l'idée qu'ils se font de la vie n'est
pas supérieure à celle que. nous en concevons nous-mêmes ?
Comme historiens, nous sommes enclins à traiter suivant notre
esprit actuel les actes et les pensées des anciens à les juger
comme nous jugerions des concepts et des actions de nos contem-
porains. Cette fatale tournure d'esprit fausse non seulement la
portée des événements de l'antiquité, mais aussi leur ençhaîne-r
ment. Pour beaucoup d'entre nous, l'histoire, quelle que soit
l'époque dont elle traite, se montre vêtue à la moderne, tout
comme au siècle du grand roi, Cinna entrait en scène en costume
Louis XIV. Nous avons grand'peinë à reconstituer l'ambiance,
combien peu d'ailleurs en comprennent le besoin ?
Peut-être tous les peuples anaryens disparaîtront-ils peu à
peu devant la brutalité de notre convoitise; peut-être aurons-
nous injustement détruit jusqu'au dernier représentant de ces
races dont les seuls torts auront été de ne pas avoir pensé comme
nous, combattu comme nous et d'avoir occupé leur patrimoine.
Ces odieuses exécutions n'avanceront pas le progrès elles
retarderont seulement l'heure fatale où, devenue trop nombreuse
pour la superficie habitable de sa planète, notre humanité se
déchirera elle-même. N'a-t-on pas sans cesse sous les yeux, dans
les temps troublés, l'homme subitement rendu à la barbarie en
.dépit du milieu dans lequel il a vécu, se livrant aux pires horreurs.
La densité de la population fait la force des nations, la
richesse de quelques privilégiés, mais ne donne pas le bien-être
à la masse. Tout au contraire quoi qu'en puissent penser et écrire
ceux pour lesquels l'existence des autres n'est qu'un roman, un su-
jet de thèses, un moyen de frayer son propre chemin dans la vie.
.Procurant la force, elle assure l'indépendance nationale, mais au
prix de.lourds sacrifices, d'une sorte d'esclavage. Nos sociétés
modernes procurent à quelques-uns la liberté, et ceux-là même
qui en' jouissent ne s'expliquent même pas qu'il en puisse être
autrement. Quant à la masse, est-elle pratiquement plus heureuse
qu'au temps où ses besoins étaient moindres ?

Celui qui, libre, vivant dans l'abondance de toutes choses, n'a
éprouvé ni les rigueurs du froid, ni les affres de la faim, ni les
horreurs de la servitude, ne peut concevoir que les biens dont il
jouit ne soient pas liés à l'essence humaine; qu'il se puisse faire
que, dans ce monde, existent des êtres déshérités ne.connaissant
rien des douceurs de la vie, et que ces douceurs mêmes fussent
inconnues quelques siècles avant nous.
Pour celui-là, le monde est sa ville, son village, sa maison,
ses intérêts; l'histoire est surtout celle de sa vie, à peine celle de
quelques générations. Le reste se perd dans l'espace et dans
le temps, n'offrant à son imagination que l'intérêt anecdotique
d'une pièce de théâtre. Il ne peut sentir cette effrayante réalité
d'où ses ancêtres, après des milliers d'années de lutte, sont sortis
pour lui créer son bien-être.
Il vit sans reconnaissance envers ceux auxquels il doit tout, se
plaignant de son sort, le désirant toujours meilleur; ne regardant
jamais avant lui ni au-dessous de lui; ne se procurant même
pas
cette consolation égoïste de comparer les malheurs des autres à
ses propres douleurs.
Et pendant que ce privilégié, usant de tous les biens dans l'in-
dépendance, coule ses jours sans autre souci que la satisfaction des
besoins qu'il se crée, des infortunés, perdus dans les glaces du
Nord, subsistent, au gré des temps, d'une irrégulière et misérable
pitance; à peine vêtus, mal abrités contre le froid dans leurs
infectes tanières, toujours préoccupés de la nourriture du lende-
main. D'autres, courbés vers la terre sous la courbache du maître,
nourris d'une poignée de sorgho, s'éteignent épuisés; et leur
corps traîné hors du village,.au charnier des animaux morts, est
abandonné en pâture aux carnassiers. D'autres enfin, sous nos
yeux, dans nos villes industrielles d'Europe, esclaves du pain
qu'ils doivent à leur famille, s'étiolent dans un air malsain, affai-
blis par un labeur incessant auquel ils ne peuvent se soustraire.
Ces horreurs, moins fréquentes aujourd'hui qu'autrefois, étaient
jadis le partage de la majorité des humains. On ne s'en souvient
plus, on ne les veut pas voir et, malgré la sensiblerie qu'affectent
la plupart des Européens, il en est peu qui réfléchissent aux souf-
frances des temps passés, qui compatissent à celles de chaque
jour.
Mais cet injuste oubli des maux d'autrui, ce désir perpétuel

d'améliorer son état sont précisément les causes du progrès; cha-
cun lutte pour obtenir un sort meilleur, et, de tous ces efforts,
résulte l'ascendance.
Elle est bien irrégulière, cette marche en avant car, depuis que
l'homme est sur terre, mille fluctuations sont survenues, soit que
les peuples eux-mêmes se fussent transformés, soit que des élé-
ments nouveaux soient intervenus. Après les mœurs douces de la
Chaldée primitive, l'autocratie brutale des Akkadiens et d'Assour;
après Rome, les barbares; après Constantinople, les Arabes. Rien
ne prouve que nous n'atteignons pas, de nos jours, un maximum
dans le bien-être social et que l'humanité ne retombera pas sous
peu dans les privations et la douleur.
S'il en doit être ainsi, apprenons du moins à jouir du bonheur
qui nous est échu de naître dans une période aussi favorable,
et sachons reconnaître les bienfaits de ceux à qui nous le devons.
Si, désormais, l'humanité doit se perfectionner sans cesse et
ramener l'âge d'or sur notre planète, ne doit-elle pas éprouver une
extrême jouissance en rappelant les temps maudits où l'homme
souffrait ?
Là est le seul profit que doive attendre de l'histoire celui qui
n'y cherche pas simplement un amusement de l'esprit; car, malgré
les sept mille ans de ses annales, jamais ses exemples n'ont servi à
la conduite des hommes. Dans chaque temps on retrouve les mêmes
fautes, les mêmes erreurs, les mêmes imprévoyances, les mêmes
vices, les mêmes iniquités. Les maîtres ont changé qu'ils se
nomment peuples ou despotes, les idées se sont modifiées, mais
aucun génie n'a su profiter largement des leçons du passé.
C'est que l'observation, le calcul, ne sont pas les causes les
plus importantes dans l'évolution des progrès humains. La plus
grande part des événements revient aux passions, aux intérêts,
aux aptitudes, aux défaillances des éléments en jeu et, dans la
plupart des cas, leurs effets ne peuvent être escomptés.
Les peuples se transforment jamais ils ne sont semblables à
eux-mêmes, et bien rarement ils ont un gouvernement qui réponde
exactement à leurs tendances. Tout gouvernement gouverne, et
même s'il semble suivre le sentiment du peuple, il le guide, il le
conduit dans le chemin voulu par ses pensées, par ses intérêts.
Certainement, quelle que soit la forme du pouvoir, les limites
d'action du gouvernant lui sont, en temps ordinaire, imposées par

la nation mais le champ demeure'vaste et surtout si ce gouver-
nant est un homme de génie, son initiative joue un grand rôle
dans les destinées.
Les Grecs eussent abattu la Perse, Alexandre envahit les
Indes. Les Perses se fussent rendus maîtres de l'Asie, Darius les
entraîna jusqu'en Scythie, Cambyse au delà de l'Égypte. La Répu-
blique eût repoussé l'étranger, Bonaparte fit flotter sur Moscou
ses étendards.
Ainsi, dans l'étude du progrès, il ne faut donc pas seulement
tenir compte des tendances de peuples ou de races il faut faire
entrer en ligne, et pour une large part, l'homme, celui qui s'est
trouvé être soit la cause, soit l'instrument des volontés et des
intérêts populaires.
Le génie, souvent, modifie le cours naturel des événements; il
met en usage les ressources qui s'offrent à lui, les prenant où il
les rencontre, déplaçant ainsi les prépondérances entre nations.
Si Colomb avait trouvé dans sa patrie les éléments nécessaires
à son entreprise, l'Espagne ne se serait jamais étendue sur la
moitié du globe. Si Théodose n'avait pas divisé l'Empire, peut-
être Rome eut-elle repoussé l'invasion des barbares. Si Héraclius
avait envoyé quelques légions pour étouffer dans sa racine le
mouvement des Arabes, il eut changé la face du monde moderne.
Mais, en dehors de ces sources humaines de l'histoire, il en est
d'autres plus puissantes encore, les causes naturelles, celles
contre lesquelles l'homme reste désarmé; elles sont nombreuses,
soudaines, inattendues. Peuples et rois leur obéissent. La famine,
l'eau, le feu, les frémissements du sol, sont maîtres de la destinée
des nations.
Ainsi le progrès dépend de mille causes, les unes lentes, les
autres violentes; certaines échappant à la volonté, d'autres résul-
tant de cette volonté même. C'est dans ce dédale que l'historien
doit se mouvoir pour découvrir et mettre en lumière les causes
principales dégagées des éléments d'importance secondaire.
Qu'importent en effet la mémoire des souverains dont le règne
n'est dû qu'à leur naissance sur les marches d'un trône, les batailles,
les conquêtes sans causes profondes, sans résultats généraux
Une idée, une volonté sont de bien plus grandes choses quand
leurs résultats sont demeurés acquis pour l'humanité, pour le
bien-être général.

se lient intime- ment et se suivent en un admirable enchaînement dont la simpli- cité émerveille. Ainsi envisagée. Qu'est-ce par rapport à l'ancienneté du monde? bien peu de chose. Et encore ce court espace de temps devient-il plus petit encore. l'histoire est passionnante. Elles sont peu nombreuses. au lieu d'envisager les ans. nous ne voyons plus que les grandes phases du développement. quand. Soixante-dix siècles environ nous séparent seulement de ses débuts. .

.

pour se plus étendre sur celles d'importance particulière et sur les faits rentrant plus spécialement dans le cercle de mes recherches personnelles. l'ethnographie. Il n'est pas non plus un précis d'ethnographie. AVERTISSEMENT Ce livre n'est pas un traité d'histoire de plus autorisés que je ne le puis être ont pris soin de rédiger les annales de l'antiquité. la linguistique.. Forcément l'histoire anecdotique devait jouer un très grand rôle dans un tel travail. les sciences. Comme l'indique le sous-titre « Études ». d'y joindre les sources d'où mon opinion . sur les diverses émana- tions de l'esprit humain en tant qu'ayant contribué au progrès général. les arts. mes vues ne soient pas celles de tous mais là où je me trouve en contradic- tion avec des autorités dignes de considération. de linguistique ou d'art. car elle est la vie de ce monde dont nous nous efforçons de retrouver le penser. j'ai pris soin de développer ma pensée. et si. eh effleure seulement d'autres. etc. je l'ai suivie dans des phases d'un intérêt secondaire. J'ai dû la reprendre sans toutefois entrer dans ces mille détails qu'un annaliste doit à ses lecteurs. Il n'est pas douteux que. c'est uniquement pour donner plus de suite à mon exposé. parfois. Il en néglige quelques- unes. cet ouvrage est loin de traiter à fond de toutes les questions. Le titre que je lui donne montre qu'il ne contient que des observations coordonnées sur l'histoire. sur bien des points.

aux études spéciales. J'ai admis. . possède la succession des étages. c'est parce que j'avais à les interpréter dans un sens différent de celui auquel on est accoutumé. visité l'Égypte. des faunes et des flores. qui mieux est. J'ai supposé le lecteur en possession des diverses sciences en jeu. et fais usage des termes appliqués aux diverses époques sans entrer dans un exposé spécial autrement que lorsqu'il s'agit de questions douteuses ou discutées.j'ai ajouté ce livre un grand nombre de cartes facili- tant l'entendement des faits.. au courant de la géologie. soit inédites. il est instruit des discussions qui ont eu lieu sur'cette matière depuis un demi- siècle que. je la suppose connue. depuis la Méditerranée jusqu'aux limites occidentales de la Chine. Afin d'alléger mes exposés. Cet écrit n'est destiné qu'à un public éclairé. C'est en note également que j'ai fourni la plupart de mes observations personnelles. que le lecteur. renvoyant aux meilleures références. le Sinaï. versé dans les questions préhistoriques. ayant toujours donné à mes voyages le même but scientifique. servir de base à des idées nou- velles. Les observations relatives aux pays orientaux sont presque toutes le fruit de mes voyages. sans qu'il lui soit nécessaire d'entrer dans de longues recherches bibliographiques. que. des vues d'ensemble. C'est de ce long labeur qu'en écrivant ce livre j'ai tenu à faire bénéficier la science. évitant ainsi de longues descriptions qu'il est aisé de trouver pour la plupart dans des ouvrages spéciaux. On pensera. qu'il a des notions étendues sur la philologie générale. . ou que je les faisais. parfois. j'ai mis sous forme de notes tous les faits d'intérêt. d'antan. j'en ai rapporté un nombre considérable d'observations et. et si. me permettant de suivre sur le terrain les événe- ments.est issue afin de permettre au lecteur de juger par lui-même. le nordd l'Afrique. La géographie ancienne et moderne. que j'ai bien négligé certains peuples. peut-être. par exemple. Enfin je me suis efforcé d'être concis. Ayant pendant vingt-cinq ans parcouru l'Asie antérieure et méridionale. Enfin. j'ai dû expliquer des faits déjà connus. il est familiarisé avec la méthode comparée. soit déjà publiées dans des ouvrages ou recueils particuliers. toute l'Europe. sans être linguiste.

Pour les concordances exprimées par ces tableaux. c'est l'Egypte qui domine et à laquelle tous les événements se trouvent rapportés. L'établissement des concordances chronologiques est indis- pensable pour la solution d'une foule de questions historiques. Plus on se rapproche de nous. la Grèce qui font l'objet des cons- tantes préoccupations. c'est l'Assyrie. surtout aujourd'hui en Allemagne. dans la plupart des cas. afin de permettre au lecteur d'embrasser d'un seul coup d'œil l'état politique du monde pendant toute une période. ainsi. Mais c'est l'avancement du progrès qu'il importe d'étudier et non la vie des peuples demeurant sta- tionnaires. j'ai eu recours aux meilleures sources mais je dois insister sur ce fait que. les autres par des impressions extra-scientifiques. Sans ces rap- prochements. lorsque le rôle de ces nations 's'est montré sans intérêt au point de vue des résultats généraux. surtout en ce qui concerne les arts et les industries. en Angleterre et en Amérique. bien des faits demeureraient inexplicables. d'autres. Ailleurs. surtout dans les débuts de l'histoire. il est certain que la période préhistorique devrait occuper au moins les neuf dixièmes d'un tel ouvrage. beaucoup de dates sont encore indécises. Il est peu d'auteurs qui ne se soient laissés guider l'esprit. Si nous ne considérions que la durée du temps.certaines périodes de l'histoire de quelques nations. dans bien des traités. Il existe fort peu de traités généraux d'histoire qui ne soient -écrits sous l'influence de tendances spéciales. Je l'ai fait intentionnellement. les unes voulues par' les études particulières auxquelles s'étaient voués leurs auteurs. on doit accorder d'autant plus à l'exposé que l'époque envisagée est moins ancienne. D'ailleurs. augmentant d'importance. Pour. ne considé- rant les peuples que comme dés acteurs dans la grande pièce qui se joua dès les débuts de l'humanité. J'ai joint à chacune des phases historiques des tableaux com- paratifs. la Chaldée. C'est d'ailleurs une tâche difficile que de faire à chacun la part qui lui est due. Partant. les faisant entrer en jeu alors seulement qu'ils avaient à remplir leur rôle. plus la mentalité humaine se développe. plus les faits se multiplient. les notes suppléent à ces lacunes apparentes. . les peuples de la Palestine pren- nent une importance qu'ils sont loin de mériter par le rôle poli- tique qu'ils ont joué.

je m'excuse de ne point offrir un travail plus étendu. ont été toutes des- sinées par M. j'espère toutefois qu'il rendra quelques services. En terminant. les fac-simili d'écritures antiques ont été faits par l'auteur lui-même. en livrant son manuscrit à l'im- primerie. ce que je comprends. voit enfin le jour. Je n'ignore pas. . dessinateur du Service des Antiquités de la Tunisie. J'y ai mis ce que je sais. ne serait-ce que celui de placer des discussions de détail sur un ter- rain plus général et de faire entrer en ligne des éléments tirés de sciences diverses. Ce livre que. sans pré- tendre à l'œuvre complète. dressées par l'auteur ou inspirées des meilleures sources. Emonts. depuis bien des années. NOTA. que mon opinion sur bien des questions sera l'objet'de remarques. Ch. je me propose d'écrire. Les cartes renfermées dans cet ouvrage.

je ne dirai pas aucune base mais bien aucune indication. de nature à guider nos recherches. quelles ressources nous sommes en droit d'en attendre. même vague. C'est donc aux suppo- sitions seules qu'il convient d'avoir recours lorsqu'on aborde ce grave problème. Géologie. avant d'aborder l'étude du progrès humain. La géologie. Les hypothèses cessent dès que nous entrons dans la phase préhistorique. Des sources de la préhistoire. secondaires pendant la période où l'homme nous a laissé des annales. sont ses uniques ressources tant que les textes font défaut. CHAPITRE PREMIER Des sources de la préhistoire et de l'histoire. en classant les diverses couches de 1 . La question des origines naturelles de l'homme reste encore. Nous ne possédons. L'étude de ces temps fait usage d'une foule de connaissances qui. confinée dans la métaphysique. pour l'instant. d'indiquer quelles sont ces sciences. Il semble utile. et avec quelles réserves nous devons tenir compte des arguments qu'elles fournissent. dans celle à laquelle il ne manque que des textes pour qu'elle prenne rang dans l'histoire. I.

celles portant sur des phénomènes locaux doivent être étudiées avec le plus grand soin avant d'être quelque peu généralisées. Ethnographie. pour une même époque. En ce qui concerne les alluvions et les terrains superficiels entre autres. de dessiner les contours des provinces de la vie et de reconnaître l'état général des continents aux divers âges. montre les diverses phases par lesquelles est passé l'homme avant qu'il enregistrât des annales. Le synchronisme appliqué sans preuves positives peut amener. Elles peuvent être le fruit d'exceptions dont il faut rechercher les causes. surtout en ce qui concerne l'Europe occidentale et le bassin méditerranéen. ou étude des industries et des arts chez les peuples sans histoire. notre circonspection ne saurait être trop grande. Il serait également très imprudent de juger de la biologie des espèces éteintes d'après ce que nous savons de celle des espèces vivantes appartenant au même groupe. et' a déjà causé. elle a pu généraliser et tracer les grandes lignes de la vie de notre planète toutefois. nous ne possédons encore . De tous temps il a existé des provinces zoologiques et botaniques variant.l'écorce terrestre. sur mille sujets elle est encore indécise. Elles permettent de juger du climat pour chacune des époques géologiques. Pour les autres régions du globe. Il ne faudrait cependant pas attacher une importance capitale à l'existence des espèces dites caractéristiques. pays les mieux étudiés jusqu'à ce jour. Paléontologie. Botanique. Si les considérations générales s'appliquant à l'ensemble d'une période géologique sont exactes. La paléontologie et la botanique montrent la succession des faunes et des flores en relation directe avec la stratigraphie. L'ethnographie préhistorique. fournit la succession des phénomènes sans cependant en donner la chronologie. Partant d'une multitude d'observations de détails. de très graves méprises. Cette science née d'hier a fait de rapides progrès. les types suivant les régions. et de tous temps aussi des modifications climatériques ont causé des interchangements dans les diverses provinces de la faune et de la flore.

les savants se sont trop hâtés de passer du particulier au général. CI édit. 15 octobre 1907. que doit-elle être dans les manifestations de l'intelligence humaine dans ces industries. Compt. la méthode et les moyens d'observation se sont améliorés. principal de trouver des moyens faciles d'aug- termédiaires entre les groupes jusqu'ici con. 862). l'espèce. Au temps de Pline. Trailé de Géo. rend. p. et se croyant autorisés à généraliser la portée de leurs découvertes. celle de demain sera basée sur la dé- cations jusqu'ici les mieux établies. la variété et la forme. Les types sintégration de la matière. dans les mains de l'homme une source de Milne Edwards. Le Bon (L'Evolution de groupes animaux dans lesquels la variété des la matière et l'Evolution de la force).. je citerai G. vivant dans des conditions variables suivant les temps et les lieux. Les phénomènes de la vie sont. Comme toute science naissante. de même la zoologie devra modifier un jour le système linnéen (2). les préhistoriens ont établi toute une nomenclature par époques. dans la nature livrée à elle- même. logie. Si la variété est grande dans le développement des êtres orga- nisés. répondant à des besoins multiples d'hommes variés eux-mêmes. Et on trouve des in. menter cette désintégration et mettre ainsi sidérés comme tout à fait distincts. ALPII. Acad. Aujourd'hui les naturalistes admettent le genre. au début. C'est que. de même que la chimie dans ces dernières années a dû se transformer. Ils se perfectionneront encore et.) (3) Cette généralisation exagérée n'entrait . Elle aura pour but de transition abondent. La science formes zoologiques est si grande. d'élargir la portée de faits locaux que. forces presque infinie (Revue des idées. ils ont cru pouvoir l'appliquer à la préhistoire de l'homme. Linné reconnut que deux termes étaient nécessaires. pour bien des points. p. un seul nom suffisait.que des données incomplètes et il n'est pas permis d'appliquer aux pays étrangers les résultats des observations européennes. depuis Pline. d'une extrême complexité. dit-il. presque impossible l'application des classifi. à la période des tâtonnements. qu'elle rend d'hier était fondée sur l'éternité de la matière. XCII. pour désigner une espèce zoologique ou botanique. Et encore certaines séries animales résistent-elles au classement. l'ethnographie préhistorique en est encore. Sc. 126. parages. de LAPPARENT. suivant les nomenclatures en usage (1). pp.. chaque jour des théories admises sont renversées par de nouvelles découvertes faisant naître des hypothèses de plus en plus rappro- chées de la vérité. n" 46. même primitives. (Cf. 384-87G. A. (1) Les recherches en eaux profondes (2)Parmi les théories tendant à renverser (3 500 mètres) dans la mer des Antilles et le complètement les idées scientifiques admises golfe du Mexique ont fait découvrir certains jusqu'ici. prenant pour types les éléments d'une échelle locale elle-même discutable (3). 1900. en général. S'inspirant de la méthode géologique. voyant ce procédé réussir dans d'autres sciences. C'est que.

l'autre étant celui de la nature suivant ses lois immuables. Les études préhistoriques s'étant. à qui la hautes prétentions qui. on voit pour chacune des fractions de terres habitables un déve- loppement. Ainsi les Africains semblent avoir connu le fer de suite après la pierre polie. développées dans la même région. du reste. de Mortillet. dit-il (Congrès de Bruxelles. pas dans les vues de G. mais même des obser- vations plus rapprochées. Mais lorsqu'on voulut faire rentrer dans cette nomenclature. placent facilement et commodément. l'un étant le produit artificiel d'une intelligence peut-être fantaisiste. au déve- loppement de ses besoins. le temps ne peut entrer en ligne que pour des espaces géographiques plus ou moins limités mais il est des phases naturelles dans les progrès de cette industrie se succédant d'une façon générale indépendamment du temps. non seulement des faits extra-européens. 1872. nisme. non seulement il ne fut pas établi mais il fut démontré qu'il ne pouvait pas l'être. tous les faits et toutes les lequel doivent forcément s'encastrer toutes les observations. inspirée de celle des géologues. Lorsqu'on envisage les industries primitives de l'homme. oubliant qu'un silex taillé et un ossement ne peuvent être assimilés l'un à l'autre. Dans l'étude des industries préhistoriques. Tous les peuples n'ont pas assisté à toutes les phases. au début. » données de la science. l'arme à feu succéda directement à la hache de roche dure. 458). là commencèrent les difficultés et les assimilations demeurèrent plus que douteuses. Leur terminologie. Ce principe fondamental a longtemps été méconnu et l'est encore de beaucoup. pour des causes naturelles ou artificielles. Elle n'a pas de si . ne sauraient science est redevable de la méthode dont se justifier. Il faut simplement la considérer elle fait usage depuis un demi-siècle. « Ma comme un meuble à tiroirs. Chez les Océa- niens. une chronologie relative spéciaux. Quant au synchro-. dans lequel se classification. habité par des populations successives ou contemporaines émanant souvent des mêmes centres. fait jouer aux vestiges de la vie humaine le rôle que remplissent les fossiles par rapport à la stratigraphie. les classifications par âges prirent un semblant d'exactitude parce que leur contrôle ne s'exerçait que dans un même milieu. Ces phases sont conformes à l'esprit humain. à des ni- p. soumis aux mêmes vicissitudes. L'industrie n'est donc pas seulement une dépendance du temps elle est aussi en relation avec l'espace. n'est pas un cadre fixe et rigide dans veaux différents.

Les uns affirment (3). 427 (28 juillet 1903). le terme Etat. différent de l'animal tout au moins par son intelligence. emploie pour son usage les outils natu- rels qu'il approprie quelque peu à ses besoins. comme n'ayant aucune portée générale. nous voyons que l'in- dustrie primitive témoigne d'états principaux successifs ou con- temporains dans l'évolution préhistorique de l'humanité. période. l'argent et l'or. belge de Géologie. p. (de Mortillet. Bull. plus développé. au but auquel il les destine. Paris. 1905. CAPITAN. quand l'usage du métal leur fut enseigné ? Si nous devons rejeter les termes époque. n'avait d'autre langage que le cri et le geste. p. Je le retrouve appliqué par (4) Cf. Dans son état primiti f l'homme. 257. sq. p. L'existence de cet état ne repose que sur des suppositions. Anlhrop. .' 190ï. 1. Comptes rendus de l'Académie (2) âtoç. 361). in-8. DE LAPPARENT. CXL. que les éolithes présentées jusqu'ici soient ou non le produit du travail humain. pp. La question de l'éolithique est aujourd'hui l'objet d'ardentes controverses parmi les préhistoriens. XîOo. presque toutes. Phase prodigieusement ancienne. l'ancienneté de l'homme. les Silex taillés et J. en 1889 (Recherches sur les origines des L. d'une énorme durée car les premiers progrès ne se firent certainement qu'avec une extrême lenteur. p. Qui nous prouve que certaines peuplades de nos pays n'en étaient pas encore à la pierre taillée. ds Revue Ecole La Défense des Eolithes (brochure). XVII. BOULE. 1729.Les Américains du Nord ont connu le cuivre. Rutot. La phase éolithique (2) vient ensuite. quand ils ont reçu la civilisation européenne. ouvrant la série des industries dont les vestiges ont pu se conserver jusqu'à nos temps. G. ne connaissant probablement pas le feu.l.ds Revue peuples du Caucase. les autres nient (4) la taille intentionnelle de ces pierres informes qui.) des sciences. ne possédait aucune industrie. procès-verbaux. 1901. t. De. Soc. proposé d'adopter Ecole d'Anthropologie. âge. Paris. XI.cet homme. M. A. il ne pourrait en être parvenu jusqu'à nous que le squelette c'est la phase primordiale de l'évolution préhistorique. Deniker [Les Races et les Peuples de la terre. et en étaient là. L'Anthropologie. mais non polie. Quoi qu'il en soit. si nous acceptons celui d'état (1) comme impliquant la pensée d'une civilisation sans relations avec le temps envisagé d'une manière absolue. se rencontrent dans des couches tertiaires. p. 2). mais qu'il est possible d'admettre. 25- 1900. 1907.. MAHOUDEAU et CAPITAN. l'Homme tertiaire à Thenay. la Question desEolithes. L'homme. il n'en demeure pas moins (1) J'ai. 1901. (3) Cf. dontnous ne possédons encore aucune trace.

(3)àp^aioç. acheuléen) mais traduisant les mêmes besoins. rares il est vrai. etc. mais des deux côtés. les récentes découvertestendent toutes à prouver que les trois types chelléen. t (4) Vcoç. Il y a donc lieu de ranger d'une manière générale le moustérien dans l'état paléoli- thique. est caractérisée par ce fait que les éclats retouchés ne le sont plus sur une face seulement.impossible de considérer la hache amygdaloïde comme le pre- mier des instruments il existe forcément des essais qui ame- nèrent à cette industrie. instru- ment unique. ouvré avec plus ou moins de finesse (chelléen.) les formes se modifient. solutréen. mais ne présentant aucune forme définie. (Nob. l'outillage devient plus nombreux. A'. faisant rationnellement suite à l'éoli- thique. comme l'Italie. XÎOoç (J. pour les grands comme pour les petits instruments. Lubbock. faisant usage des éclats retouchés (type moustérien) on caractérisait une époque posté- rieure. devient un véritable outil grâce aux éclats enlevés méthodiquement sur ses faces. semblait être la plus ancienne. magdalénien. et. chacune de ces caté- gories correspondant à des besoins spéciaux. car il n'est pas douteux qu'il en soit. Le noyau. L'industrie archéolithique (3).Bo. ce qui n'empêche pas d'ailleurs quelques-unes des formes primitives de subsister.) . la même conception du travail.) paléolithiques qui ne renferme en abondance des silex utilisés. et ces essais sont des éolithes qui. est celui dans lequel l'instrument prend une forme définie. la zone qu'il occupe ne semble pas coïncider avec celle des formes chelléennes.0(. (J. nodules portant des retou. acheuléen et moustérien ont été simulta- nément en usage dans presque tous les pays.) ches destinées à en faciliter l'emploi. si elles n'ont pas encore été rencontrées. plus compliquée. Lubbock. par les instruments plus fins. limitée à l'emploi unique du noyau plus ou moins retaillé. le seront un jour. X(6o. (1) IIn'est pas un gisement d'instruments (2) ~olXx'<. bien que dans certaines régions. Dans cet état (aurignacien. on a pensé devoir arrêter Vélat paléoli- lhique à la hache amygdaloïde. jadis grossièrement approprié. plus varié et la taille du silex atteint une perfection comparable à celle dont nous constatons l'existence dans la dernière phase de l'usage de la pierre. tout au moins pour l'époque qua- ternaire (1). Pendant longtemps. Mais. dans l'état néolithique (h). L'élat paléolithique (2). parce que cette phase.

.

dans l'ordre naturel des choses. mais ne présentent guère qu'un intérêt géogra- phique. ce que je ferai en la dési- gnant sous le nom d'état mésolithique (1). Il appartiendrait alors à l'état énéolithique ou industrie mixte. terme des mieux appropriés car elle est la der- nière étape rationnelle avant l'apparition des métaux. Quelques auteurs même vont jusqu'à penser que jamais la pierre polie n'a existé sans le métal et que les appa- rences néolithiques ne sont dues qu'à la grande rareté du cuivre dans certaines régions et à certaines époques. qu'au moment de l'apparition du métal. etc. étiré. L'usage de la pierre polie constitue la dernière amélioration dans l'industrie de la pierre. celui dans lequel nous vivons. L'homme est dès lors en possession du métal non d'un minéral malléable susceptible d'être martelé. Cette industrie se rapproche à tel point de celle du néolithique qu'on a coutume de l'y ranger elle mérite toutefois d'en être séparée. La tendance actuelle des préhistoriens est de réduire le néolithique au profit de l'énéolithique. A l'état néolithique succède. on accordait à l'état néolithique une très grande importance et une longue durée. Il y a peu d'années encore. campignien. Les types néolithiques.) dans la- quelle les anciens procédés de taille sont toujours en usage. L'état néolithique comporte lui-même des divisions celle de la pierre simplement polie et celle de la pierre percée pour l'em- manchement mais ce travail très achevé semble n'être survenu. dans bien des pays. l'élat métallurgique. ou du moins semblant tels. Cette phase est désignée sous le nom d'état néolithique. Xi'ôoç (Nob. Entre l'industrie archéolithique et celle de la pierre polie est une transition {kjoekkenmœddings danois. Cette constatation viendrait à l'appui de la théorie de l'origine unique de l'invention de la taille de la pierre. Il est d'ailleurs à remarquer que. la variété des formes s'accroît au fur et à mesure que les industries envisagées sont plus récentes et qu'il se forme peu à peu des provinces possédant leurs types spéciaux. Il ne faudrait pas cependant accorder à cette hypothèse une valeur absolue. mais qui ne connaît pas encore le polissage.) . aiguisé mais d'un métal obtenu (t) [U<soi. sont extrê- mement nombreux. d'une façon générale en ce qui concerne le travail de là pierre.

par la fusion des natifs ou par la réduction des minerais de nature plus ou moins complexe. t. en Moravie. a. L'auteur cite des dé. de Mortillet mains. E. Nordenskjôld a rencontré des ha. au même titre que la zoologie étudie celui des animaux. docteur Mucii. figs. si judicieusement établie pour l'Europe. en Suisse. L'état métallurgique commence dans presque tous les pays par la phase énéolithique où le cuivre pur d'abord (1). ces lacunes ne seront jamais comblées. 7) dans lequel peuvent rentrer toutes les observations relatives à l'industrie de la pierreet des métaux chez les peuples ne possédant pas d'histoire. sentant exactement les mêmes formes qu'en Cf.. leurs industries préhistoriques se rangent également dans cette succession. b. l'Age du cuivre en Europe et Europe. l'industrie préhistorique peut être envisagée en dehors de toute pensée chronologique ou synchronique. Zeilschrift far Ethnologie. basée seulement sur les progrès naturels. les hiatus restant en blanc. 1887. Quant aux pays éloignés. le tableau ci-contre (p. son rapport avec la civilisation des Indo-Ger. ne perdant rien de sa va- leur. Puis la phase du bronze. alors même qu'il y aurait similitude dans les types. est remplacée par celle qui con- (Pérou). en Basse-Autriche.) M. On obtient. térieurs à ceux de bronze. . Vienne. considère les instrumentsde cuivre comme pos- couvertes faitesen Haute-Autriche. sidère l'usage du cuivre pur comme précur- ches de pierre et de cuivre (?) (Bronzeaxt) pré. le bronze ensuite sont associés à l'usage continué de la pierre. n'est qu'une branche de l'histoire naturelle à laquelle on a cru pouvoir faire jouer un rôle bien plus important que celui qui lui revient en réalité espérant tirer de ses déductions. non seulement la connaissance de l'homme en tant que sujet zoologique. ce qui n'empêche d'ailleurs pas d'user des termes de cette nomenclature dans l'étude des successions l'ancienne suite des industries. A Quiacatal archéologues. en Italie. mais aussi des notions précises sur ses origines.c. divisée elle-même en types suivant les temps et les lieux enfin la phase du fer et ses multiples subdivisions. Ainsi classée.) Mais cette opinion. Salzburg. IV. Chaque région est représentée par une ou plusieurs lignes. Cette science a malheureusement jusqu'ici donné beaucoup moins (1) Ausujet des instruments en cuivre pur. en Allemagne p. 1906. Anthropologie. (Cf. Pour beaucoup de pays. dès lors. mais on devra se garder d'établir à la légère des concordances dans les époques. 235. 5. Heflla. ses parentés. rejetée par tous les du Sud. 92. p. etc. L'anthropologie examinant le corps humain. Mal. in-8. (Cf. seur de celui du bronze. 1886. II. ses aptitudes.

de grands mouve- ments de peuples ont eu lieu. nous. sans qu'ils doivent être attribués à des révolutions naturelles sur la surface du globe. à fortiori. tout en conservant ses caractères spécifiques il rend ses facultés plus aptes à supporter les conditions de son nouveau mode d'existence. nous pouvons (3) Cf. Hollandais. les Boers et les en pratique de ce principe. Chap. . si la patrie de chaque groupe ne s'était pas modifiée géographiquement et climatériquement. se transforme plus ou moins rapidement. ne possédons aucun classement naturel solide des races humaines récentes et. chacun de ces groupes présenterait les carac- tères dus aux influences locales naturelles simples. n'en pouvons-nous pas avoir pour les races anciennes au sujet desquelles les observations sont d'au- tant plus clairsemées et plus douteuses que le type est plus ancien. (2) Dans les temps modernes. L'amélioration diens et les Français.de résultats qu'on en attendait d'elle pour les temps modernes. Ce qui est vrai pour les animaux. depuis l'époque géologique où il est admissible de placer la venue de l'homme sur le globe. l'êtrehumain a dû modifier son habi- tat. Nous savons encore que. fuir certaines régions pour en adopter d'autres. si une race homogène a été jadis répandue sur notre globe. de- vantd'importants cataclysmes. et dont les différences sont allées en s'accentuant au cours des âges (2). des races par l'élevage n'est autre que la mise les Australiens et les Anglais. et ne tarde pas à constituer une variété. les continents ont changé de forme et qu'il n'existe peut- être plus la moitié des terres qui émergeaient autrefois (3) que. Si ces hommes n'avaient jamais changé de demeure. Tout animal. l'est aussi pour l'homme. les Américains du Nord. aussi bien que pour les époques les plus reculées. Il et III. se trouvant soumise à des milieux très divers et répartie dans des habitats différents et variables. appelé à vivre dans un milieu différent de son habitat originel. ou tout au moins une nouvelle forme (1). Malgré le nombre énorme des travaux parus jusqu'à ce jour. etc. elle s'est forcément multipliée sous la forme d'une foule de types plus ou moins éloi- gnés du prototype et entre eux. migrations qui n'ont pu se passer sans qu'il y eut mélange de fractions différentes. de sorte que. causant de nouvelles fusions depuis (1) C'est à la différence dans les conditions déjà noter des différences sensibles entre les de la vie que nous devons toutes les variétés Américains du Sud et les Espagnols. les Cana- de nos animaux domestiques. Mais tel n'est pas le cas nous savons que.

Phéniciens. se sont.des (3) Anciens peuples de l'Italie Celtes. du Gaulois. Les Italiens de nos jours dérivent du mélange des anciens peuples italiotes (!i).. Par contre. Sam. Pélasges et Grecs. les peuples du monde antique. de celui de la pierre polie. beaucoup de Slaves sont aujourd'hui linguistiquementgermanisés. des Ethio. Gau- Nubiens. sans parler de l'homme des cavernes. de Sardaigne. du Romain. Peucétiens. Insu piens.Hellènes. des Sémites du Sinaï. par la linguistique. Les conquêtes politiques. du Germain pour l'ensemble du pays. Celtes. Les Israélites. Normands et Anglo-Saxons. (4) Sicanes. des Gaulois. etc. du Northman. dominèrent avec les prêtres d'Ammon. Boïens. X-XI. on retrouverait aisément le sang du Celte. Les Juifs d'Akhaltsikh (Caucase) [indice (5) les Turcs et les Européens de la Méditerranée. des Libyens. peuple iranien dont.les temps les plus anciens jusqu'au cours des époques historiques les plus modernes. des Français et des Allemands sans compter le sang étranger que l'esclavage fit affluer dans la pénin- sule. Et il n'est pas une région au monde qui se soit trouvée en dehors de ces vicissitudes. OEnotriens. lois et Francs. prenant leur type. les expéditions des pharaons amenèrent dans 1. par contact. malgré bien de svicissitudes. Lydiens. nous retrouvons aisément l'origine.. des Arabes. des Lombards. ont mis en présence lés peuples les plus divers certaines peuplades ont été exterminées. Les Ossèthes. Grecs de teurs. sans compter également les invasions dont l'histoire ne nous a pas laissé de traces. de l'Espagnol. Pélasges. Chez les Français. à peine éteint de nos jours (1). Venètes. de l'Anglo-Saxon pour cer- taines régions. Enfin les Arabes. Pendant l'ancien et le moyen empire... sans compter ceux qui ont perdu leur parler et leurs usages (3). devenus physi- quement des Caucasiens. des llétûens. les Sicules. qui. briens. fondus avec leurs voisins. laissant les femmes de leur race aux mains de leurs bourreaux (2) d'autres. Ligures. les envahissements pacifiques. X1X-XX). des Aryens (peuples de la mer. 15-16). la vallée du Nil des nègres. etc. tout en conservant la langue et les mœurs de leurs pères. au point de vue anthropologique. Chron. Syriens. Rois. Liburnes. portance numérique après ce furent des de Sicile. des Grecs. qui vin. XI. Chones.de Galicie et de la Russie occiden- .85. Dau- lirecs sous Alexandre et les Ptolémées. l'es- clavage. Messapiuns. des Romains. Sous les pas. Etrusques. tout en conservant les mœurs et la langue de leurs ancêtres. l'élément sémitique prit une grande im. etc. sont. Carthaginois d'Espagne. du bronze. Cénomans.2].Thy- Romains avec leurs légions composées de tous renniens. céph. Illy- rent comme prisonniers puis les Ethiopiens riens. Sicile. ont conservé leurs traditions et ne s'allient qu'entre eux. les iniens. David massacre les Moabites (II. autres. du Basque. présentent-ils tous les mêmes caractères morphologiques (5) ? (1) L'esclavage a joué un grand rôle dans la (2) Joab égorgea toute la partie mâle de la composition du fellah égyptien actuel entre population iduméenne (1. Morgètes.

p. Peut-être même est-il parfois dange- . que l'histoire suit pas à pas depuis plus de trois mille ans. et qui. 1889. 1904. Il. peuples de langue aryenne. V. aux faits principaux de l'évolution humaine.sous la pression des Iraniens persans. se mariant entre eux ont. 667. sauf dans quelques cas spéciaux.reux d'avoir recours à ses déductions autrement qu'à titre d'indi- cation. 83. Paris. pour s'en convaincre. peuples de langue aryenne. depuis leur passage du Bosphore jusqu'à leur installation sur le plateau d'Érzé- roum et dans le petit Caucase. la race assyroïde. et. C'est tout ce que nous sommes en droit de leur demander. aux migrations.0j sont (2) Cf. Mission scientifique au Races et les Peuples de la terre. 80. l'anthropologie est et restera muette. Dans de telles conditions. de renseignement de valeur secondaire à l'appui d'un fait déjà reconnu ou soupçonné grâce à d'autres méthodes. par les conditions auxquelles certains groupes sont sou- mis depuis une longue période. Le quatrième groupe (1). conservé leur langue. Les Juifs. Les Arméniens (3). Cf. aux Ossèthes. sont sous-brachycéphales (1) Deniker. Caucase. ceux de Bosnie [indice. J Certaines tribus kurdes (2). il suffit de jeter les yeux sur une carte ethnographique basée seulement sur les mensurations. p. "Deniker. venus des montagnes et des plateaux du nord-est. DE Morgan. t. étroitement apparentés aux Persans. Mission scientifique en hyperbrachycéphales. les (3) Cf. tribu sémitique issue de Chaldée et d'Arabie. peuples également de langue . 345. comprend Les Persans. J. tale (indice. comme ayant pris place vers l'époque de la chute de Ninive. Perse. et qui n'entrent sur la scène politique générale que peu de temps avant la fin de la monarchie assyrienne. J. que nous suivons dans tous leurs mouvements. Études linguistiques. 1900.1] sont mésocéphales. J. 87. Races et peuples. leurs mœurs et leur religion. mieux qu'aucun peuple. DE Morgan. et dont lamigrationnousest également connue. que devons-nous attendre des études anthropométriques? Qu'elles nous signalent quelques parentés assez proches encore pour que les caractères ne se soient pas effacés qu'elles fassent ressortir les modifications imposées par l'habitat. 1900. dont l'histoire nous est connue. p. mais non ira- nienne. Un seul exemple suffira pour montrer à quelles conclusions peut conduire la recherche purement anthropologique. ceuxduDaghestan(Caucase) [indice.aryenne. . Quant aux origines. 89.3]. Paris. Appendice II et Commentaires. t. tou- jours.

ses moeurs et sa puissance. d'où un premier mélange dont l'anthropo- logie ne parle pas. peuple aujourd'hui disparu. nous voyons figurer des peuples sémites venus de la péninsule arabique. quittant son habitat originel. bien des aptitudes communes. Syriens. dans un même groupe. comme nous le verrons plus loin. et deux peuplesiraniens qui. Arabes. avaient leur patrie commune plus au nord vers les rives de la Caspienne et de l'Oxus. des steppes de Scythie. déplaçant par trois fois leur capitale et refoulant devant eux les peuples de langues probablement agglutinantes. les Assyriens s'avancèrent lentement vers le nord. Dans ce mouvement. etc. je dirai plus. premiers occupants de l'Assyrie. ne sont plus appréciables. les vaincus furent réduits en esclavage. On se demande comment quelque parenté pourrait exister entre ces divers éléments. Cela tient à des causes nombreuses. Cette parenté com- prend les Assyriens. s'ils ont existé jamais. et que ces mélanges prolongés ont. Issus de Chaldée. que la formation de toute population est tellement complexe et que les éléments en sont si intimement mélangés que les caractères origi- naux. pour ce groupe d'hommes seulement. qu'on doit attribuer l'existence du groupe anthropologique des Assyroïdes l'histoire le prouve. Ainsi. un groupe aryen descendu. amené des métissages. nous voyons l'anthropologie en complet désaccord avec l'étude du langage et avec l'histoire elle-même. Que les peuples conquis ont été fréquemment absorbés à tel point que le souvenir même de leur existence s'est éteint. tout en conservant le plus souvent sa langue. C'est à ces transformations physiques. Les Assyriens. avant d'habiter le plateau persan. dont les principales sont Que tout peuple conquérant. Carthaginois. d'Arabie. suivant leurs proportions. Phé- niciens. par mélanges. par le Bosphore et l'Asie Mineure. Hébreux. Ainsi. Pendant plus de mille ans les rois d'Assour ravagent l'Asie . issu de Chaldée et. Au contraire. ou fait entièrement disparaître les caractères zoologiques primitifs. le linguiste réserve le nom de peuples sémitiques pour une famille possédant les mêmes caractères de langage et. de langue sémi- tique. Chaldéens. Himyarites. s'est mélangé aux races des pays conquis.

lapone. patagone. à ce titre. au point de vue anthropologique. à ceux qui ont pu survivre jusqu'à nous et sont nos seuls guides anthropométriques. il se fond dans les races voisines. On doit également observer que la réunion dans un même groupe d'un peuple disparu. est au point de vue scientifique un rapprochement tout au moins hasardeux. d'oublier l'histoire. de trois mille ans plus jeunes que le type. alors peuplée de tribus apparentées aux Elamites. Perses. en ce qui concerne l'antiquité. Mais si nous nous en rapportons uniquement aux caractères du squelette. Mèdes et Arméniens. l'anthropologie commet la grave erreur de considérer comme primordiaux des caractères essen- tiellement secondaires'. de coutumes. adriatique. Puis vient le Perse avec ses rois achéménides et l'Arménien qui. de traditions. remplaçant la domination assyrienne.antérieure. se rap- prochent. vers la même époque. d'aptitudes. Enfin les Kurdes ou Mèdes entrent en scène et. nous nous trouvons en face de conclusions bien plus originales encore. lurco- tartare. des races: européenne occidentale. déjà très mélangées elles-mêmes par l'absorption des autochtones de langue agglutinante. dont l'aspect assyroïde démontre qu'ils n'avaient rien de sémitique. mais sont éloignés des Arabes et d'une partie des Juifs. il n'est plus question . Dès lors. . s'installe sur les ruines du royaume de Van. et de peuples modernes. d'origine géo- graphique en un mot. Il se forme un type nouveau dans lequel le sang assyrien joue certainement un rôle et ce type. de mœurs. emploient les mêmes moyens qu'elle de gouverner les peuples vaincus. du Chaldéen. Les Assyroïdes sont des brachycéphales et. sur lequel on n'a pu opérer de mensu- rations. Il en résulte encore des mélanges tant chez les Assyriens que chez les vaincus. de négliger les affinités de langage. Est-il possible de jeter un plus grand désarroi dans l'histoire de l'humanité ? En séparant l'Assyrien de l'Arabe et de l'Hébreu (pars). centraméricaine. c'est Y Assy- roïde de l'Anthropologie. du Syrien et des autres peuples que la linguistique range dans le même groupe.de l'Assyr ien vaincu.

L'influence que peuvent avoir la nature zoologique de l'homme,
la forme de son crâne, sur ses aptitudes à développer ou à recevoir
la civilisation, nous est absolument inconnue. Or, ce qu'il nous
importe d'étudier dans l'homme, c'est l'être capable de penser,
d'inventer, de progresser et non un quadrumane quelconque,
autrement développé que les autres, mais à ranger parmi les
simiens. L'anthropologie doit rester dans son rôle zoologique et
ne pas chercher à se donner une importance dont elle n'est pas
capable.
Pour les temps très anciens, nous sommes bien obligés de faire
usage de ses données souvent discutables (1), n'ayant à notre
disposition aucun autre document sur l'homme lui-même mais
dès que commencent les annales, dès que les langues, la manifesta-
tion de la pensée nous viennent en aide, nous ne devons plus nous
servir de l'anthropométrie qu'avec une extrême réserve, peut-
être même une grande méfiance.

Sociologie.-La sociologie reposant sur les usages, les mœurs,
les croyances, les coutumes des hommes, montre les affinités des
croupes entre eux. Malheureusement, cette science est encore en
enfance, et l'évolution préhistorique ne nous a guère laissé de
documents que la sociologie puisse analyser avec sécurité. Tous
sont d'une interprétation difficile et vague; car nous manquons le
plus souvent de termes de comparaison.
Quoi qu'il en soit, la sociologie est appelée à rendre les plus
grands services; parce qu'elle étudie les lois régissant les rapports
des hommes entre eux, la morale de l'individu par rapport à lui-
même, la religiosité, le culte des morts, toutes notions qui ont
conduit l'humanité aux sommets qu'elle atteint aujourd'hui.

Linguistique. En ce qui regarde l'antiquité, la linguistique (2)
ne fournit pas, avant l'histoire, le moindre enseignement direct sur
les groupements humains mais dès qu'apparaît l'écriture, elle se
montre comme le plus sur moyen de réunir les hommes suivant

(l)Cf. A. DE
Lapparbnt, les Silex taillés el langues, ou linguistique proprement dite; mais
l'Ancienneté de l'homme. Paris, 1907, p. 55. aussi la philologie qui en découle, science
Docteur Hugo Obebmaier, les Restes humains dans laquelle les langues sont envisagées
quaternaires dans l'Europe centrale, in l'An- quant à leurs affinités et à leur origine, à
lhropotogie, t. XVI, 1905 et t. XVII, 1906. leurs modifications dans le temps et dans l'es-
• (2) J'entends par linguistique, non seulement pace, aux influences qu'elles ont subies et à
l'étude de la phonétique et de la structure des leur littérature. (J. M.)

leur génie, leurs tendances, leurs intérêts, leurs affinités, leurs
ambitions. Elle nous offre dès les débuts
un tableau des races
permettant de remonter par la pensée aux temps antérieurs. Pour
les peuplades vivant encore à l'état sauvage, elle est
un guide
précieux.
Certainement la méthode linguistique n'est pas parfaite bien
des groupements nous échappent (1), d'autres sont atrophiés
parce que des peuples absorbés ont perdu leur langue. Pour la
haute antiquité, nous nous dirigeons au milieu de ruines, dont les
grands monuments seuls ont laissé des vestiges. Quoi,qu'il
en
soit, on retrouve toujours quelques guides d'utilité qui, venant
s'ajouter à d'autres éléments scientifiques, permettent de faire la
lumière sur bien des points.
La valeur des données linguistiques est souvent aujourd'hui
repoussée par des écoles qui n'ont pas su la remplacer par des
classements plus précis elle reste et, longtemps
encore, demeu-
rera le guide le moins incertain.
Lors de l'époque pléistocène, les hommes déjà répandus
sur
la majeure partie des continents étaient divisés
en une multitude
de groupes différents par leurs caractères ethniques,
par leurs
usages, et certainement aussi par les idiomes qu'ils parlaient.
Ces groupes s'adaptant aux conditions naturelles de leur habitat,
à leurs propres besoins, avaient déjà modifié leur façon pri-
mitive d'être, de vivre, de parler (2), des époques anté-
rieures.
Les pays où la vie était la plus facile, n'exigeant
pas de grands
efforts physiques et intellectuels, les progrès
en tout genre s'y
produisirent lentement Tahiti et les îles océaniennes sont
en un
exemple frappant. Les régions au climat très rigoureux produi-
sirent le même effet; parce que l'homme, sans cesse préoccupé
de faire face aux nécessités matérielles immédiates,
y mena une
existence elle-même matérielle. Les populations actuelles du

(1) IIne faut, pas confondre les similitudes tibles à des formes antérieures n'offrent abso-
de structure des idiomes avec la parenté lument rien de commun, soit dans leurs étoffes
d'origine. Les diverses langues à flexion se sonores, soit dans leur constitution syllabique.
divisent en deux groupes irréductibles et les Secondement, quand les lois qui président
langues agglutinantes en un grand nombre aux premières combinaisons de ces mots sim-
complètement étrangers les uns par rapport ples diffèrent absolument dans les deux sys-
aux autres. tèmes comparés (H. CHAVÉE, les Langues et les
(2) Deux langues peuvent être tenues Races. Paris, 1862, p. 13). C'est ainsi que.dans
pour
des créations radicalement séparées. Premiè- les langues agglutinantes, l'agglutination se
rement, quand leurs mots simples ou irréduc- fait suivant des lois très diverses. (J. M.)

nord sibérien, de la Laponie, du Groenland, de la Terre de Feu
sont dans ce cas (1).
C'est dans les zones tempérées, dans celles où l'individu, vivant
sans grande peine, est sûr du lendemain, que le développement
intellectuel fut le plus rapide. La lutte pour satisfaire aux néces-
sités devint un stimulant de l'intelligence et de l'énergie, au lieu
d'en être une cause de ralentissement. L'homme accrut ses besoins
en ajoutant à son bien-être des raffinements inconnus dans les
autres régions, incompréhensibles même pour les êtres moins'
élevés que lui.
En même temps qu'il progressait, sa langue s'affinait parce
qu'il lui demandait plus d'expressions, pour traduire d'une façon
précise sa pensée devenue de jour en jour plus complexe.
L'Asie antérieure et le bassin de la Méditerranée ont été le
théâtre des premières civilisations parce que les conditions de la
vie ne s'y trouvaient ni amollissantes, comme sous les tropiques,
ni absorbantes, comme sous les latitudes froides.
Dans le nouveau monde, ce ne sont ni les grandes plaines des
États-Unis, ni les forêts du Brésil
ou des Guyanes qui ont vu
s'épanouir les grandes civilisations américaines; c'est le Mexique
et l'Amérique centrale, pays où la vie était facile. Là, l'écriture
figurative, les arts et l'industrie atteignirent un degré de
per-
fection inconnu partout ailleurs dans ce continent.
Les savants qui s'adonnent à la philologie comparée sont
d'accord pour diviser les langues en trois grandes classes, suivant
leur nature
1° Groupe monosyllabique J'
2° Groupe agglutinant J'
3° Groupe des langues à flexion.
Ils pensent même, s'appuyant sur des vestiges du passé,
que
toutes les langues de la troisième classe sont passées par les deux
autres formes; autrement dit, que les trois divisions corres-
pondent à trois phases successives de l'expression de la pensée,
chaque langue évoluant séparément.

(1) II nefaut pas oublier que,par suite de mi- accélérée tant dans la langue que dans la civi-
grationsou de modifications climatériques,bien lisation générale. C'est ainsi que, depuis leur
des peuples sont passés d'un pays favorable à exode, les Canadiens ont progressé beau-
une région défavorable et vice versa, et que, coup plus lentement que les Français, les 1s-
par :suite, les conditions de développement landais que les Scandinaves, etc. (J. M )
s étant modifiées, révolution s'est ralentie ou

2

Cette classification, comme celle que nous avons adoptée pour
les industries préhistoriques, n'implique aucune idée chronolo-
gique ou synchronique.
Toutes les langues ne sont pas parvenues à la flexion; certaines
sont encore dans la phase monosyllabique, d'autres, et c'est le plus
grand nombre, ont atteint l'agglutinance. Beaucoup sont mortes
avant d'avoir atteint le troisième degré, ou se montrent occupant
exemples
une position mixte entre deux formes. Voici quelques
de ces divers étais des langues
Langues monosyllabiques pures. Chinois, annamite, siamois.
Langues monosyllabiques avec traces d'agglutination. Birman,
tibétain, pégouan, paloung, moï.
Langues demi-monosyllabiques et demi-agglulinanfes. Kha-
sia.
Langues agglutinantes pures. Hottentot, bochiman, cafre,
poul, nubien, négrito, papou, australien, maléo-polynésien, japo-
nais, coréen, dravidien de l'Inde (1), ouralo-altaïque, basque,
américain.
Langues agglutinantes avec traces de flexion (groupe cauca-
sien) géorgien, mingrélien, iméritien, laze (langues éteintes),
sumérien (?), élamite, vannique, hétéen (?)
Langues à flexion (groupe sémitique). Akkadien, assyrien,
chaldéen, syriaque, hébreu, phénicien, punique, himyarite, arabe
(groupe indo-européen), hindou, iranien, hellénique, italique,
celtique, germanique, slave, lettique.
Toutes les langues indo-européennes ont conservé des traces
d'agglutination.

(1)Les langnes dravidiennessont celles par- originellement à la race jaune et se rattachent
lées dans le sud deTl'lnde, depuis les monts au rameau tibétain mais sont profondément
Vindhya et la rivière Nerbuddah jusqu'au cap mélangés de sang négrito et mélanésien; ou
Comorin (33 millions d'habitants). Ce sont lu du moins d'une race, très proche parente
tamoul, le telinga, le kanara, le malayâla et des Mélanésiens, qui occupait le sud de
le toutou. La première est la plus importante l'Inde avant larrivée des peuples jaunes.
par son ancienneté el sa littérature; mais c'est Il semblerait donc que la péninsulehindoue.
le kanara qui a le mieux conservé les formes peuplée au sortir des temps quaternaires de
archaïques. A Ceylan et dans les monts Vin- Négritos, a subi 1° une invasion de Mélané-
dhya, on rencontre des idiomes d'origine drn- siens venus par mer 2" une invasion de peu-
vidienne, imprégnés d'inlluences étrangères. ples apparentés aux Tibétains descendus des
Dans le nord-est du Beloutchistan, on trouve montagnes du Nord; 3» une première invasion
le dialecte brahoui, qui appartient aussi à la aryenne (dans le Nord et le Centre); 4« une
famille dravidienne et est le dernier témoin invasion iranienne dans le Nord seulement.
occidental de la grande extension de ces lan- Les langues dravidiennes sont nettement
gues avant la conquéte indo-européenne de agglutinantes, mais diffèrent notablement de
ces pays. celles des groupes ouraloallaïque, caucasien,
La plupart des peuples parlant ou ayant basque, vannique et anzanite avec lesquels
parlé les langues dravidiennes, appartiennent elles ne possèdent aucun lien de parenté. (J M.)

Comme on- le voit, c'est dans le groupe des langues les plus
développées qu'il faut aller chercher les peuples auxquels est due
la grande civilisation mondiale (1).
Pour les; autres classes, la' Chine (monosyllabique) est un centre
de développement, l'Amérique centrale (agglutination) en est
un
autre mais quelles sont les civilisations des races qui les em-
ploient en comparaison de celle due aux peuples parlant les
langues à flexion? Quant à la nature ethnique, aux caractères
anthropologiques de ces créateurs du monde moderne, nous
n'avons guère à nous en préoccuper, leur œuvre parle pour
eux.
Qu'importe que cet homme soit dolichocéphale ou brachycéphale
si', par son intelligence, il est armé de telle sorte
que la domina-
tion du monde lui est réservée
En ce qui regarde le vieux continent, l'histoire nous enseigne
que, lorsque deux peuples sont entrés en antagonisme, c'est celui
des deux qui possédaitla langue la plus affinée qui, tôt ou tard, est
parvenu à dominer l'autre; soit matériellement, soit au point de
vue intellectuel.
A l'aurore de l'histoire, un centre de civilisation se crée
en
Chaldée, dans un milieu d'idiomes agglutinants; les Sémites
l'envahissent et lui imposent leur langue, à flexion.
L'Élam (agglutinant) réagit mais il
tombe à son tour uné
première fois sous les coups des empereurs akkadiens de la Chal-
dée, une seconde, et pour né jamais se relever, sous les
armes
des rois sémites d'Assyrie.
L'Egypte berbère conquise- par l'esprit sémitique,
venu de
Chaldée, voit se fonder l'empire pharaonique.
Le Phénicien fonde des comptoirs chez tous lés peuples ;de.
langue inférieure, à Carthage, en Sicile, en
L'heure des Sémites sonne, leurs empires s'écroulent pour
Ibéiïe.
'>

faire place à des dynasties aryennes, lès Achéménides s'emparent
(1)Le développementdu langage est le meil instruit, et par suite civilisé, plus son vocabn7
leur témoin, mis notre portée, du progrès in- laire est étendu. Ce qui est vrai pour le nom-'
tellectuel. Nos langues européennes contien- bredes expressions fondamentales de la pensée
nent dans leur vocabulaire complet de 30 à l'est également en ce qui concerne les procé.
40.000 mots; mais ces mots sont loin d'être em- dés usités; pour leur emploi, c'est-à-dire la;
ployés par tous nos compatriotes. Gœthe et grammaire et la syntaxe. L'esprit peu déve-
Voltaire qui ont tant écrit, dont l'esprit était loppé n'emploie qu'un nombre restreint du
si affiné, n'ont eu besoin pour traduire leur flexions, simplifie même celles que la langue
pensée que de 20,000 mots environ; Shaks- maternelle met à sa disposition. En sorte que;
peare n'en employa que15.000,et pour beaucoup l'égalité intellectuelle n'existe ni chez les na-
de nos campagnards 5 ou 000 mots suffisent. tions prises dans' 1 -ur ensemble, ni chez' les-
Les sauvages ont en général 300 mots à leur hommes considérés individuellement (J. M.)
service. Il en résulte que plus un peuple est

de tout l'Orient, les langues parentes de celle de l'Avesta triom-
phent de celle des ninivites.
Mais bientôt entre sur la scène un idiome plus affiné que
les autres, le grec; en peu d'années il domine le monde
tous
entier, du Caucase aux déserts de l'Afrique, des Indes à la pénin-
sule Ibérique. Partout on s'exprime en grec, partout on pense
partout les peuples s'inclinent devant la supériorité de
en grec,
cette langue incomparable et du génie des peuples qui la
parlent.
L'Italie, fille de la Grèce comme civilisation, domine le monde
entier, recule les frontières de l'intelligence jusqu'aux glaces du
Nord, jusqu'à l'Océan, jusqu'aux sables de l'Afrique.
Devenue omnipotente, Rome 'perd ses qualités d'expansion;,
elle tombe elle-même sous les coups des barbares, mais les.
absorbe et, de sa chute, sort l'Europe moderne où domine encore
l'esprit gréco-'atin.
Les succès des Arabes et des Turcs, obtenus à la faveur de la
désorganisation dans laquelle se trouvait alors le monde civilisé
à la suite de l'invasion de l'Europe par lés barbares, ne sont
qu'éphémères; il n'en reste plus aujourd'hui que des ruines
chancelantes..
De nos jours, l'Europe se partage entre des nations pour-
de langues à flexion, se disputant la suprématie du monde,
vues
et, dans leur ensemble, tenant la tête de la civilisation.
Ainsi, c'est surtout aux peuples parlant des langues à flexion
devons les grands progrès. Maîtres tour à tour, les
que nous
Sémites d'abord, les Aryens ensuite, ont vaincu, subjugué, presque
toujours même anéanti les autres races. C'est entre. elles que s'est
passée la grande lutte pour la suprématie aujourd'hui encore c'est
entre elles, mais entre Aryens seulement, que se continuent ces
compétitions millénaires, et si jamais d'autres hommes venaient
à dominer l'omnipotence'occidentale, ce ne serait qu'à l'aide des
idées européennes; fait inadmissible, semble-t-il-, 'car il serait
contraire aux enseignements de six mille ans d'histoire.
Si, au lieu de classer les langues suivant leurs formes gramma-
ticales, nous cherchons à les grouper par rapport à leurs affinités
ou à leur parenté entre elles, nous nous trouvons en
présence
d'une foule de groupes' irréductibles, les uns par rapport aux
autres, et, par suite, sans origine commune apparente.
Le développement dans' chaque groupe subdivisé lui-même,

s'est opéré indépendamment des autres groupes, chacun parais-
sant issu d'une source qui lui est propre.
Pour les familles sémitique et indo-européenne, celles qui
nous ont laissé une grande partie de leur histoire, nous entre-
voyons, je ne dirai pas les souches originelles; mais tout au moins
des foyers de diffusion. Pour les autres, nos connaissances sont
et resteront toujours très limitées l'observation ne pouvant
remonter le cours des temps que pour les types seulement qui
ont laissé des traces écrites.
Dans le groupe monosyllabique, le chinois seul fournit des
enseignements. Nous le voyons se modifier, se perfectionner
sans toutefois rien perdre de son caractère primitif. Il représente
nettement la civilisation chinoise, figée depuis des siècles et
incapable par elle-même d'un grand essor.
Quelques-unes des langues agglutinantes parlées par des
peuples voisins de la classe la plus développée ont, par contact,
appris l'écriture (1), et, grâce à cela, nous en possédons des traces
anciennes. L'élamite (2) fournit des textes dès le quinzième siècle
avant notre ère et nous pouvons suivre son évolution jusqu'aux
temps achéménides, où il se montre complètement défiguré (3).
Le vannique (4) n'est connu que par des inscriptions appartenant
toutes à une même période de quelques siècles (du neuvième au
sixième siècle avant J.-C.).
Les inscriptions hiéroglyphiques hétéennes (5) ne sont pas
encore déchiffrées, en sorte que nous ne sommes pas à même de
dire si cet idiome était agglutinant mais toutes les probabi-
lités sont en faveur de cette hypothèse.
L'étrusque (6), l'ibère (7), le crétois et bien d'autres languès
(1) L'écriture se divise naturellement en trilingues (col. III) (J. Oppeht, le Peuple et la
1* Pictographie; 2° Hiéroglyphes; 3° Signes Langue mèdes.)
issus des hiéroglyphes, niais conservantleur (3) Textes de l'époque achéménide de Bisou-
valeur; 4» Signes syllabiques 5° Signes alpha- toum, de l'Elvend, de Persépolis, de Suse, etc.
bétiques. Ces cinq divisions peuvent être con- (4) Cf. A. -H: SAYCE, Cuneiform inscriptions
sidérées comme des phases de l'écriture. of Vnn., in Journ. Royal As. Soc., 1882, XIV,
Quelques pays lesonttoutes connues (Egypte), -N. S., pp. 377-732. St-GuYARD, Journ.
d'autres se sont arrêtés aux signes syllabiques Asial., 1880, t. XV, pp. 540-543; 1882, t. XIX,
(Perse), d'autres aux niéroglyphes simplifiés pp. 514-515; 1883, t. I, pp. 261-263,517-523; 1883,
(Egypte pharaonique, Crétois, Chinois, proto- t. II, pp. 306-307; 1884, t. III, pp. 479-517.
Elamite), d'autres aux hiéroglyphes (llétêens, (5) A.-H. SAYCE, The Monuments of the Hit-
• Américains). Beaucoup à la première phase tites, in Trans. Soc. Bibl. Archœol., t. VIII,
pictographique (Eskimaux, Polynésiens, etc.), p. 553, sq.
d'autres enfin ne possédant aucune notion de (6) Certains linguistes considèrent l'étrus-
l'écriture (tous les Indo-Européens) ne la que com'me une langue aryenne. (Cf. Coits-
connurent que par contact (J. M.) SEN, Ueber die Sprache der Elrusker. Leipzig,
(2) Comparer les textes anzanites (V. SCHEIL, 1874-1875.)
Mém.de là Déléij. en l'erse, t. 111,1901; V, 1904; (7) Cf. VAN Evs, la Langue ibérienne et la
IX,' 1906) et ceux des inscriptions achéménides Langue basque, in Reu. de linguistique. Paris,

aujourd'hui mortes, laissent sans solution le problème de leur
traduction, de leur nature et de leur origine.
Les langues, comme les individus, vivent, prospèrent et
.meurent. Il n'en naîtra plus aujourd'hui parce qu'il n'existe plus
d'hommes à l'état primitif non encore doués de la parole. Les
langues existantes évolueront soit sur elles-mêmes, soit en s'ai-
dant des influences extérieures, aujourd'hui surtout que les rela-
tions entre peuples sont plus faciles et plus fréquentes qu'autre-
fois.
Les transformations dans la grammaire et la syntaxe (1) sont
des évolutions naturelles attachées à la langue elle-même; celles
touchant la lexicologie procèdent de deux sources, l'une inté-
rieure issue du progrès, l'autre extérieure résultant d'influences
étrangères.
Prenons comme exemple, la langue iranienne dont nous pou-
vons suivre les transformations pendant une période de trois
mille ans environ, en laissant de côté ses branches collatérales,
telles que le zend (2), le kurde, le pouchtou, l'hindoustani, etc.
Sous les Achéménides (3), le Perse possédait une grammaire
et une syntaxe très complètes, comprenant presque toutes les
flexions de l'aryanisme, et son vocabulaire était, semble-t-il, pure-
ment indo-européen (/i).
Peu à peu, au contact des populations sémitiques de la Méso-
potamie, ce vocabulaire s'est chargé de mots étrangers, proportion
qui s'accrut encore par la domination grecque de l'Iran et par le
règne des Parthes arsacides.
Lorsque, cinq siècles environ après l'avoir quittée sous les
derniers Achéménides, nous retrouvons la langue iranienne,
devenue le pehlevie ou huzvârèch (5), elle est bien transformée;

1874, t. VII, p. 1. Vinson, la Question ibé- était dérivé du zend ou d'un dialecte très
rienne <Mém. Congr. sc. France. Paris, 1874, voisin; ce qui prouve que la région afghane
t. II, p. 357.) formait le domaine, ou du moins faisait partie
(1) Rien n'est plus curieux que l'évolution du domaine de la famille zende (J. DARMES-
des langues. Celles de l'Europe surtout,quenous' téter, le Zend-Avesla, t. III, 1S93. Introd.p. V.
connaissons mieux, montrent toutes les tran- Id., Chansons populaires des Afgans, Lxiv, sq.).
sitions, tous les passages entre les formes an- (3) De 5i9 av. J.-C. (Cyrus) à 330 (Darius.lII
ciennes et les formes modernes. On connail le Codoman).
texte du serment de Louis le Germanique, il (4) Le vocabulaire fourni par les textes cu-
est l'un des exemples les plus frappants. (J. M.) néiformes perses ne renferme guère plus de
(2) La langue des Achéménides est le dia- quatre cents mots (Cf. SpiiLgel, Die alipersis-
lecte propre à la province de Perse; celle de chen keilinschrisflen. Leipzig, 1862).
l'Avesta appartient à une autre province. Le (5) Sous les rois Sassanides, de 225 à 652 ap.
zend s'est éteint sans descendance apparente. J.-C.,(Cf.F.SpiEGEL, Grammalik 1er huzuâresch-
Néanmoins le phonétique et le lexique de l'af- sprache. Vienne, 1856. DE Harlez, Gramm.
ghan moderne s'expliquent comme si l'afghan pehlevie.)

les expressions sémitiques foisonnent, et les flexions atrophiées
ne nous offrent plus que des ruines du passé.
Avec la conquête musulmane, l'arabe vient se greffer sur les
intrusions sémitiques anciennes puis arrive le turc, et la déca-
dence du persan(l) se continue (2). A peine conserve-t-il quelques
verbes et des conjugaisons aussi simplifiées qu'il est possible la
déclinaison a disparu et la position relative des mots dans la
phrase remplace peu à peu la flexion. C'est le retour vers les
langues primitives.
L'histoire de la langue iranienne est l'image fidèle de l'histoire
de la Perse. Elle-même, sous les Achéménides, connut son apogée;
puis le déclin vint par secousses, montrant des hauts et des bas.
Aujourd'hui, la Perse agonise et dans peu de siècles, soumise
comme colonie à quelque empire, elle oubliera jusqu'à sa langue
pour adopter celle de ses maîtres.
N'avons-nous pas cent exemples de la disparition d'une langue'
dans de telles conditions ?
Combien sont ainsi déchues le grec ne nous offre-t-il pas la
même décadence ? le latin qui peu à peu s'est transformé en italien
sous l'influence des barbares et surtout de l'agonie de l'Empire
l'arabe vulgaire, fantôme de l'arabe littéraire de la conquête
musulmane.
Si donc nous envisageons l'homme au point de vue ethnique
et linguistique à la fois, nous voyons qu'il existe de grandes
divergences entre les classifications résultant de ces deux bran-
ches de la science.
Les causes en sont multiples il y a d'abord les mélanges que
je signalais plus haut; ensuite bien des peuples ont, par contact,
abandonné la langue de leurs ancêtres. Les Étrusques sont deve-
nus des Romains les Ibères, des Espagnols les Égyptiens, des
Arabes les Normands, les Burgondes, des Français les Lom-
bards, des Italiens, et il est bien difficile de se reconnaître dans
ce dédale ethnique.
Par migrations, par mélanges, par contacts, les groupes les
plus divers se sont trouvés entrer dans une même famille linguis-

(1) C'est aux dixième et onzième siècles (Fir- (2) Le parsi, langue des Mazdéens de Perse,
dousi)que le persan moderne fut à son apogée s'est mieux conservé que le persan moderne;
(depuis il n'a fait que décliner). Il y eut alors il est encore parlé dans quelques villes (Yezd,
une réaction contre les termes sémitiques; le Kirman, Téhéran, etc.) (J. M.)
Chah nnmeh est très pur à cet égard. (J. M.)

tique, et c'est cette entrée même qui leur a communiqué les apti-
tudes évolutionnelles de la race absorbante, leur faisant perdre
leurs caractères propres. Ces groupes ont disparu, ils ne pré-
sentent plus d'intérêt que pour l'annaliste (1).

Chronologie. Pour les temps antérieurs à l'histoire, il est
impossible d'évaluer scientifiquement, même de manière approxi-
mative, la durée ou l'ancienneté des phénomènes.
Quoi qu'il en soit, bien des auteurs, s'appuyant sur des déduc-
tions inexactes ou des données incomplètes, n'ont pas hésité à
prononcer les termes de milléniums, de centaines et même de
milliers de milléniums. Il serait puéril d'attacher la moindre
importance à ces évaluations mais il est cependant intéressant
d'en citer quelques-unes, pour mieux faire sentir l'inanité de nos
efforts dans ce sens.
« Que je porte l'apparition de la vie organique, dit E. Haeckel (2),
à vingt-cinq, cent ou mille quatre cent millions d'années en arrière
de ce jour, c'est absolument équivalent pour mon imagination. Il
doit en être de même pour la majorité des autres hommes. »
Goldschmidt (3) ne compte pas moins de 1.400 millions d'années,
depuis l'apparition sur la terre des êtres organisés jusqu'à nos
jours selon cet auteur, 93 millions d'ans se seraient écoulés depuis
les débuts des formations tertiaires.
D'autres (4) estiment la durée des temps géologiques à
100 millions d'années seulement et répartissent comme suit ce
nombre de milliers de milléniums
Archéozoïque ou primordial, 52 millions. d'années; paléozoïque
ou primaire, 34 millions; mésozoïque ou secondaire, il millions;
cénozoïque ou 'tertiaire, 3 millions; anthropozoïque ou quater-
naire, 500.000.
G. de Mortillet (5) accorde 230 ou 240.000 ans à la durée des

(1) II est bien des peuplades qui, refusant la (4) Credxer, Elém. de Géol.,S' édit.. 1897.
civilisation, sont destinées à disparaitre; il en Nëumays, Erdgeschichle, 2' édit., 1895.
est d'autres qui conservent leurs qualités et (5) G. DE Mortillut, Evolution quaternaire
leurs défauts, bien qu'ayant perdu leur langue, de la pierre, in Rev. de l'Ecole d'Anlhrop.,
et de ce fait décroissent; d'autres, enfin, qui Vil" année, I, 15 janv. 1897; Extrait, p. 26.
conservant toujours leur nationalité survivent Dans et A. DE MORTIL-
le Préhistorique, par G.
à tous les événements et prospèrent dans les LET, les nombres suivants sont indiqués: chel-
milieux les plus divers auxquels elles ne s'as- léen, 78.000 ans; moustérien, 10U.OOO ans; solu-
similent qu'en apparence. (J. M.) térien, 11.000 ans; magdalénien, 33.000 ans.
(2) E. HAECKEL, Origine de l'homme. Trad. Rutot (Essai d'évaluation de la durée des
franc., note 20, p. 61. temps quaternaires, ds Bull. de la Soc. belge
(3) E. HAECKEL, op. cil. de Géol., t. XVIII, 1904, pp. 12 à 23) réduit ces

000 ans. 1878. chap. 275. Preglacial man and Geol. l'époque de grande extension des glaces aurait eu lieu de 225. (10) Prestwicii. LYELL.000 ans. (9) Heer.000 ans.. J. nombres comme suit Faune de l'Eléphant the date. 1887. tillet estimaient à 222. p. chap. 10' éd.000 ans. étudiant un phénomène spécial. 1887. S'appuyant sur des données astronomiques. que 1/30" au plus de l'évolution humaine à partir de l'état paléolithique. Mag. 1875. (8) in Worsaae. p.. (6) Cn. (3) CROLL. p. CH. Lyell. Fruii et C. Quant à la durée de l'époque glaciaire: nous verrons (5) qu'en basant les calculs sur l'observation des phénomènes actuels au Groenland on arrive à un minimum de 1. 334.. 1728. chap. la Préhistoire du Nord. 2' éd. Times.. porte à 224. 5.-o/ Geol. 1867.000 ou 7. l'Aije de pierre. J.000 ans par le postglaciaire.000anspourles temps inoderne3. trad. p.. p. Du. (1) Cn. (4) DE LAPPARENT. 139. of man. et 30 ou 40. Lyell admet'(6) par ailleurs que la formation des tourbières danoises (7) a exigé 16. XIV. 686.000 ans aux fluctuations. tandis que Steenstrup (8) réduit ce nombre à 4. J. dont 200. Croll et J. (5) Cf. 296. Chron. t. Heer (9) pense que 2. trad. Princ. F. Sciiroter. et A..000 ans.000 années pour la durée de ces phénomènes quaternaires.000 sont compris par l'époque glaciaire et ses oscillations. Traité de Géologie.. et à 3. Prestwicii. blin. 4' éd. portant ainsi à in Quart. (7) Climate and Time. 1873. de Mor. . que d'autres évaluations permettent d'estimer à 20. sq. « Suivant d'autres auteurs. Die Moore der Schweiz mit Berùcksichtigung der Gesamlen Moorfrag. 1904. Cf.temps quaternaires.. p. dans ce cas. III.admettant80. sq.000et800. en accor- dant 2. Journ. depuis l'apparition de l'homme (chelléen). of Geol. p. t. fr.. Lyell (1). p.000 ans par hectomètre de hauteur (2).Lubbock (3). 1906. Pour l'étude des tourbières de la Suisse. Moore.L'homme(chelléen)serait donc vieuxde 300 . 21.. LVell. Antiq.000 ans avant notre ère et sa durée aurait été pour les uns de 160. duration and condition of the glacial antique. 6" éd. 172. l'Homme fossile. of Geol. 403.000 à 350. placentla plus grande extension glaciaire entre 240. La période historique ne comprendrait. Quarlerlg Journ. CROLL..000 siècles.000 ans.000 ans period with reference to the Antiquity of man. III. Geol. Evans. Ancienneté de l'homme. (2) Cf. Considérations on Soc. XIX. p. I. LE Hon. 2* éd. 84.000ans(l'écartestgrand). pour les autres de plus de 2.000 ans la période entière de submersion et d'émersion des îles Britan- niques.du Mammouth.. la date tout à fait tardive du départ des glaces septentrionales enlève toute valeur à de tels calculs (4) ». franç. 393. Soc. Berne. 50. Prehisl.400 ans ont été nécessaires pour la for- mation des lignites quaternaires de Dùrnten (Suisse) alors que Pretswich (10) estime que 600 ans sont suffisants. p.000 ans. le même géologue. 1869. Monde primitif de la Suisse. 403. p.000 ans la période que G. Lubbock. Faune du Renne. 595.

MORLOT.. p. Actes de la Soc. 620. nat. l'homme. 1868. se terminera en 6500 de notre ère (8). pp. p. p. p. Cf.LII. Gosse (2). 145.250 ans pour l'âge du bronze. prenant pour chronomètre la formation de la terre de bruyère. I.-C.. et à 6. fr. IX. t. trouve 64. d'Antlirop. VI. Premiers préhistoriques. XX. p. t.500 à 4. ont conclu à 1.i816. basant ses calculs sur les déjections du torrent .500 à 25. Soutiiall. Hommes. DE Nadaillac. p. Paris. Matériaux p. 15 janv. t. 461. (Cf. par Préhistorique. pp. 104..000 pour le moustérien. Q. 1862.000 pour la pierre polie et 6. 2. t. Arcelix. pour l'âge du bronze (dernière période glaciaire selon lui) enfin il déclare que l'âge actuel com- mencé en 4000 avant J.000 et 3.500 ans pour l'époque romaine. 171.750 pour l'industrie quaternaire. Bull. 1862). 39. d'Emu. (4) Ferry et ARCELIN. 1886. lbid. 475. II. Lyon. J. -DE Quatrefages. frunçaise. Soc. trad. Acad. . doise. Arcelin. t. 4f5. p. Rev. Douze origin of Man. s'en rapportant aux limons de la baie de Penhouët. VII. DE Mortillet. Premiers Hommes. 342.000 ans le commencement de la période géologique actuelle. de l'homme. 66. DE Mortillet.300 ans pour l'antiquité des cités lacustres de Suisse.Jurass. la Chronologie préhistorique. 1900. Cf. de 35. 1867. Arcelix. 356. Anthrop. VIII. (3) Morlot. Mais l'une des plus curieuses appréciations des temps est celle (1) Galliebon. le Mâconnais préhis. 618. les Berges in-12. torique. 35. 101. Il. Galliéron. Vaadoise. Essai de Chronologie des temps Terre. Rev. Paris.000 pour le magdalénien. 1860. l'Homme avant l'histoire. compte 18. p. 1874. 1877. l'Age de bronze et les Gallo- De NADAILLAC. t. des sciences. 9 avril 1877. L. t. études d'ar- latiun. p. p. 1862. la (7) Hoisel. Cf. 33. archéol. t. n" 55. Troyon.000 à 14.. chéologie préhislorique. Romains à Saint-Nazaire.000 ans pour la durée de la période néoli- thique et 38. Soc. Ferry et Arcelin (4). p. Bull. Lvell... Roisel (7) propose 77. p. J. Kerviler[ (5). 1875.000 pour celle de l'âge du bronze.500 pour la fin du solutréen. 339.500 pour le robenhausien. Se basant sur le déplacement de l'axe terrestre.de la Tinière. (5) Kerviler. pour mémoire. fr.lcon. Morlot 'et Tryon (1) admettent entre 6. Vau.. p. Ueber Geol. pp. 337. CARTAILIIAC. Lejeune (6). Lyell. 336. p.500 ans pour la fin de l'âge chelléen. Morlot (3). LUBROCK. p. Recent (8) Citons. p. DE Mortillet. Paris. compte 5. RÉMOND. Monaco.. p. 3. l'hisl. 1877. Boue. 85. (• ) Cf. Pozzy. le Préhist.. 320.. 1P02. p.000. 151.-C. Assoc. de la Saône. LUBBOCK.ib janv. Soc. 3CO. 1878. t. l'llomme avant l'histoire. le cent mille ans d'humanité et l'àge de la terre. 224. trad. le Préhistorique.797 ans entre l'époque romaine et la pierre polie. Congrès de Paris. G. trad. (2) Cf. Ancienneté de ibidem. de 14. l'explication et l'évolution périodique des climats. de l'homme.300 ans. Ancienneté de l'homme. 13. n" 46. Ces calculs revus par Gosselet donnent 5. l'Espèce humaine. -DE NADAILLAC. Soc.280 ans depuis les débuts de l'époque du renne dans ces pays. 123. fr. t. 260 ibidem.230. IV. étudiant les berges de la Saône. Bull. 1877. des glaciers et des cours d'eau. M. de cette date à 46. 621. II. s'appuyant sur l'étude des terrasses du lac Léman. Chronologie. les Premiers Hommes. p. de 25. p. Matériaux pour l'hist. p. Vaudoise des se. 34-35. Matériaux. fixe la date des armes et outils de bronze à 500 ans avant J.

c'est-à-dire pendant des centaines de siècles. 1728.. . M. Petrie (3) a cru pouvoir proposer une échelle proportionnelle d'un mètre d'exhaussement moyen par siècle. Lorsque. on constate une transition brusque d'une civilisation à une autre. dans les débris accumulés sur l'emplacement d'une ville antique. dans la vallée de la Vézère. il y a une diffé- rence de 27 mètres. Jugez d'après cela combien de générations humaines ont dû s'écouler entre l'époque du Moustier et celle de la Madelaine (1) Or.-C. (2) DE Lapparext. ce qui lui donne une durée minima de 6. 15. Fl. Petrie. en conser- vant ses goûts et ses usages. Congrès de Bordeaux. p.de Broca.. 6' éd. il n'a fait que très peu de progrès. la surface de contact correspond non pas à une inva- sion pacifique ou militaire. elle existait déjà et qu'elle n'a cessé d'être habitée qu'au quinzième siècle de notre ère. et si la civilisation de-ses vainqueurs est destinée à dominer cette culture ne s'établit que progressive- ment. correspondant à 65 mètres de hauteur sui- vant Fl. s'est effectué sous les yeux de nos troglo- dytes et depuis lors. p. (1) Association franc. » De même qu'il ne nous est pas permis d'estimer les dates anté-historiques. pendant toute la durée de l'époque moderne. (3) Tell el Hesij. se substituant. et d'autre part. alors que les terres des villes successives n'ont formé qu'une butte artificielle de 30 mètres. p. dû à l'action des eaux. s'il ne s'est rien fait depuis ce déblaiement achevé. déblaiement d'une vallée occupée par des dépôts meubles. de même il n'est pas possible d'évaluer l'âge d'une ruine d'après l'épaisseur des débris qu'elle renferme la pro- gression de ces couches ayant été forcément très variable. 1906. Broca écrivait: ce creusement de 27 mètres.500 ans. Cette échelle appliquée au Tell de Suse (hauteur 30 mètres maxima) donnerait à la capitale Élamite une durée de 3. mais bien à un hiatus pendant lequel la ville a cessé d'être habitée. Traité de Géologie. c'est que la rivière avait conquis sa pente d'équilibre (2). Il en est de même pour la plupart des ruines de la Chaldée. 1212. d'une part il y a eu seulement depuis l'époque des plus hautes cavernes.000 ans alors que nous savons qu'en 5000 avant J. « Après avoir constaté qu'entre la grotte du Moustier et celle de la Madelaine.peu à peu aux coutumes d'antan. Lorsqu'une population reconstruit une ville ruinée. elle le fait par les moyens indigènes.

-C. par ses inscriptions. Mainte.Nabonidnous sceau de Toukoulti-Ninip avait été emporlé à dit que Bourna-Bouriach vécut 700 ans après Babylone 600 ans avant son temps.-C. pas avoir vécu plus tard que 1400 ans av. roi d'Is. Ceci étant acquis. Babylonie 1635 ou 1535 ans avant l'époque où J. -Sennachérib fit gnait vers 1400 av. savons que Sennachérib régna d'environ 705 à vons aussi que Pouzour-Achchour vivait avant 681 av. En mettant en jeu tous les éléments fournis par l'histoire uni- verselle et en synchronisant les faits pour lesquels nous possédons des documents précis.-C. il vé. mais ces lois sont elles-mêmes troublées par des influences secon- daires parfois fort importantes. être le facteur principal n'est souvent qu'un terme négligeable de la formule. roi Rammân-nirâri 1. En aucun cas il ne doit être tenu compte des temps indiqués par les légendes ou les mythes. c'est-à-dire en ce roi filtde son vivant transporté à Babylone. Les histoires. Mais nous avons eut donc après Khoudour-Nakhounta. J. d'Assyrie à Babylone et fut retrouvé par Sen- vons que Bourna-Bouriachétait contemporain nachérib lorsqu'il s'empara de cette ville. n'ofl'rent qu'une valeur indicative.roid'Assyrie. avant d'entrer dans la chronologie historique. De toutes ces évaluations. rien ne doit être retenu. dont la date peut être fixée au ceux d'Aménophis IV. J. roi d'Egypte avec Jéroboam. que nous devons placer ancêtre (grand-grand-grand-grand-père. elle doit reposer uniquement sur des textes sinon contemporains du moins très voisins de l'époque envisagée. ans avant lui. (1) Quelques synchronismes peuvent être l'un des successeurs de Pouzour-Achchour. nanl il nous faut revenirà Achchour-Ouballit. à première vue. Nous de Pouzour-Achchour. J:-C. ballit. en aucun cas être tenu compte des épaisseurs II de débris dans la recherche des âges absolus.. D'autre part. Les phé- nomènes observés sont loin d'être simples dans la nature non seulement ils varient suivant des lois que nous ne possédons pas. établis d'une façon certaine. nous parvenons à fixer une foule de dates venant encadrer les récits (1). 2285 ou 2185 av. avec Bour. car aucune d'elles ne s'appuie sur des bases rigoureusement scientifiques. C'est vu qu'Achchour-Ouballit était le cinquième donc vers 2200 av.-C. et Toukoulti-Ninip affirme cassite. Donc Achchour-Ouballil ne peut rabi. parce que Nabonid faire sur argile une copie d'un texte de Tou- (555 à 538) nous enseigne. Salmanasar 1 se dit fils de raël. etcomme rien ne prouve que le sceau de lui-même s'empara de Suse.-C.-C. Toukoulti-Ninip il a donc vécu environ cent houriach. chroniques. roi d'Egypte. régna vers 1450 ou 1400 av: J. être le fils de Salmanasar 1. 11 s'ensuit Hammourabi.-C. par exemple roi d'Assyrie. nous savons que cette dynastie ré. annales et autres écrits très posté- rieurs aux événements. et Sennachérib nous dit que le Achchour-Ouballit. date de 1300 environ av. Assourbanipal (667-626) dit que que la limite inférieure du règne de Toukoulti- le roi élamite Koudour-Nakhountaenvahit la Ninip doit être placée au plus tard en 1*80 av.roi cosséendeBabyloneet deChé. J. Or c'est Hammourabi qui nous pouvons attribuer à Toukoulli-Ninip la renversa le pouvoir élamite en Chaldée. et de bien d'autres encore que je ne crois pas devoir citer. qui vécut 700 ans après Hammou. déclare être l'arrière-petit-fils d'AChchour-Ou- chonq I. koulti-Ninip qui avait été gravé sur un sceau que le roi cassite Chagach-alti-bouriach ré. J. En ce qui concerne Bourna-Bouriach. de lapis-lazuli ce sceau avait été transporte gnait800ansavanllui. Quant à la chronologie historique. nous savons que les lettres . de l'époque de son règne. et. doivent être vérifiés. roi d'Assyrie. Il s'ensuit que Bourna. moyen des données suivantes: Rammân-nirâri na-Bouriach. En sorte que ce qui nous semble. et nous sa. J.Maisd'autrepartnoussa. ne peut donc.

comprenant les faits. Jéroboam. de Tell el Amarna étaient écrites au roi Ame.à Jéroboam. Trad. histoires. par Achchour-Ouballitson contem. Paris. l'Histoire est la Kharkhar(854av. 190G. et ses alliés furent défaits par Salmanasar Il. de celles qui seule- ment sont supposées ou approchées. c'est à l'anthropologie et à l'ethnographie seules que nous devons avoir recours. sq.) dans laquelle Ahab science des enchaînements du progrès humain. (E. J'ai cru devoir insister plus longuement sur la linguis- tique que sur les autres parce qu'à mon sens elle joue un rôle prépondérant dès que nous approchons des temps historiques.. Des sources de l'histoire proprement dite (1). vol. 1. 5) pour ceux qui de Juda vers 950 av.-C. BOURDEAU. Nous « une narration ordonnée des choses notables sommes donc autorisés à dire que le début du dicles. roi d'Egypte. A mon sens. 1902.traitée. p. prédécesseur d'Achchour-Ouballlit. il est essentiel de bien faire ressortir les dates rigoureuses. p.-C. 1888. Les documents sur lesquels s'appuie l'histoire (2) proprement dite sont de quatre natures différentes 1° Les textes contemporains des événements. en ce qui concerne l'homme et les produits de son industrie. surtout. de Morgan. J. sultats en ce qui concerne l'humanité.-C. Pour les débuts de l'histoire.) devons placer Aménophis IV. Telles sont les principales sciences à même de fournir les bases sur lesquelles s'établissent la préhistoire et les débuts de l'histoire de l'homme. annales et mémoires. giques. C'est le « récit des choses également que Bourna-Bouriach était en rela. Pour les époques plus reculées. qu'à celui des idées. dans les temps antérieurs à l'écriture. J.-A. in the Neolithic and porain. que nous Archoic periods. nalistes c'est « la science du développement Un autre non moins important est celui qui de la raison (L. leurs causes et leurs ré- roi d'Assyrie. c'est tions de lettres avec Aménophis III. Si nous parlons d'eux à ces époques. de l' Acad. leur but et leurs procédés. faictes ou advenues dans le passé pour règne de ce Pharaon ne peut être postérieur en conserver la souvenance à perpétuité » à 1450av.roi Ifistoriens. qui régnait de 859 à 825 av. J. roi d'Assy. Mais nous savons 1430 dont elle esl. dignes de mémoires » (Dict. J. ds Revue temporain de Pouzour-Achchour. rie. Egypl. vivaient aux temps où d'autres nous fournissent une chronologie exacte. (Amyot.-C. Le premier fait n'envisagent que l'esprit humain.fr. ce ne doit être qu'en faisant toutes réserves sur le synchronisme adopté.) . J. cependant. Nous avons vu (1)J. Egypt. C'est (2) L'histoire se définit suivant la manière donc vers qu'il vécut. des Idées. Ainsi se trouve établi le syn.-C. II. c'est donc vers 1400 av. M. elle n'est d'aucun usage. tant au C'est en partant de ces dates qu'il a été point de vue matériel. Toute autre méthode chronologique n'étant pas scientifique doitêtre rejetée. Plutarque)pour lesan- chronisme. monnaies et médailles.). Préface. 153. les Recherches archéolo- plus haut que Bourna-Bouriach était le con. A Hislonj of nophis IV. Ces défini- historique syrien dont nous connaissons la tions ont toutes le grand défaut de ne pas date d'une manière certaine est la bataille de être générales. Wallis-Budge. inscriptions. possible de calculer celle de Chechonq I et de (J. Il en est de même chez tous les peuples dont nous possédons peu l'histoire et qui.. l'Histoire el les relie Chéchonq I.

(Seizième siècle ap. (Car- Egyptien.-C. premiers textes connus dans les principales Latin. J. Zend-Avesla attribué au deuxième Chypriote Sixième siècle av. sont des éléments certains. etc.-C.-C.-C.-C. J. zoologie. Texte de Cyrus (Persépolis) vers Hébreu. 'Elamite. J.-C. J. J.) Etrusque. 3° Les écrits postérieurs aux événements qu'ils' narrent.-C.-C. Quinzième siècle av. Vers le sixième siècle av. celles de plus grande valeur car elles renferment les témoignages.? Perse. récentes. il est bon de vérifier leurs assertions par d'autres textes d'origine étrangère ou par des faits car souvent.-C. J. monuments et objets divers rencontrés sur le sol ou dans le sol. linguistique). Sixième siècle av. Zend.-C.-C.-C. Mais avant d'en accepter les dires. sociologie. (Sur les monnaies). J. Vers le trentième siècle av. 26 p. Premier siècle ga s. les connaissances scientifiques. DE Mor.-C. J. Les sources rédigées au temps des événements sont. J. av. n'existe qu'à l'état de copies Bréal. J. Dixième siècle environ. Huitième siècle av. Date incertaine.J. etc. Indien. av. Rhune.-C. amoin- drissant la portée des revers. auxquelles il convient d'ajouter les obser- vations sur les industries. passées sous silence.. en général être d'usage que pour l'explication des sources qui précèdent. ledéchiff. Chinois. (1). nous ne connaissons les annales que par les Ninivites eux-mêmes les victoires sont souvent amplifiées et les défaites. le commerce. Tablette d'ivoire -du tombean de thage ) Menés.Proto-Elamite. J. Premier siècle ap. Les textes contemporains.-C.-C. Hétéen. Carien. J. des f/iscr. siècle ap. J. J. comme bien on pense.. J. elles exigent des vérifications avant d'être employées et les quatrièmes ne peuvent. botanique. inscriptions sur pierre. Phrygien. Phénicien. XL1 siècle env. orig. Ce n'est que par les récits égyptiens.S. Troisième siècle avant J.-C.-C.? 525 av. Quant aux troisièmes. 2° Les documents archéologiques. dans la plupart descas.-C. Egypte. Vers le septième siècle av. Vers le quinzième siècle av. Paris. (Cf. Septième siècle av. langues Punique.-C. antérieure au dix. Sixième siècle av. Vers le quinzième siècle av. 4° Les considérations tirées des sciences dont j'ai parlé plus haut (géologie. Troisième siècle av. (Cf. Indo-baktrien. chypriotes. (t) Voici les époques approximatives des Grec. 1897). par exemple. sans contredit. argile. bien qu'étant du même ordre. Dix ou douzième siècle av.-C. dont. J. Akkadien. Araméen. parchemin.) 1877. ethnographie. Rech. . Pour l'Assyrie.-C. Antérieurement à 3800 av. poterie. anthropologie. Assyrien. huitième siècle av. papy- rus.. in-4. sont souvent d'une interprétation difficile et par suite donnent lieu à: des déductions douteuses. Septième siècle av. J. lliérien. J.-C. J. les arts. par vanité les inscriptions triomphales dénaturent la vérité augmentant la portée des. Crétois. Huitième siècle av. événements glorieux. Textes d'Açoka. J. J. Les secondes. J.

anzanites. Monuments décou- hounta est celui qui a rapporté à Suse le plus verts par Mariette dans les ruines de Tha- grand nombre de trophées épigraphiques de nis. Les tablettes d'argile et les briques inscrites employées dans les constructions. Mais il arrive parfois que les deux s'attribuent la victoire. vanniques. Sépultures de Tell el Amarna. Malheureusement.. (3) Cf. pour les récits pharaoniques. qu'il est possible de reconnaître celui des deux qui réellement a remporté l'avantage. sont. après le rétablissement du culte ortho- doxe(3). ses campagnes en pays sémitiques. ce n'est que par les événements postérieurs et antérieurs. Malheureusement. par la duretéde la matière dans laquelle elles étaient gravées.0. moires de la Délégation en Perse. En Égypte. la vanité ou le fanatisme portait les vainqueurs à détruire les inscriptions triomphales des peuples dont ils mettaient à sac les villes. Il en a été de même pour les inscriptions du sçhismatique Khoue- naten (Aménophïs.IV). Grâce à cette coutume. etil en est certainement de même. se faisant probablement grand honneur des hauts faits de ceux qu'ils avaient vaincus. Musée du Cuire. par des considérations sur l'ensemble de la politique à cette époque et dans ces pays. les murailles des temples et des tombeaux en sorte que par leur grand nombre. chaldéens. dans bien des cas.) . (Cf. elles ont généralement échappé au vandalisme. Ainsi."™V. (2) Cf. Les Élamites. et ceux 'plus (1) Le souverain élamite Choutrouk Nak. la difficulté qu'on rencontrait à les détruire les a sauvés. bien des documents furent irréparablement perdus. de documents chaldéens sont parvenus indemnes jusqu'à nous (1). o. cependant.babyloniens. les inscriptions couvrent les rochers. cependant celles laissées par les Hyksos ont été systématiquement martelées par haine pour les noms qu'elles étaient destinées à transmettre à la postérité (2).urartiens et autres. etc. Dans ce cas. beaucoup. il est bien rare que nous rencontrions des documents de deux sources différentes relatifs à un même fait historique le vaincu n'ayant jamais narré sa défaite. moins barbares que leurs adversaires. en Asie. En Égypte comme . les documents écrits qui ont le mieux résisté leur très grande abondance. Mé. élamites. qu'il est possible de rectifier ces supercheries. ces textes historiques sur briques sont fort courts.en Chaldée. se contentaient souvent d'emporter comme trophées les monu- ments.

les Cypriotes.. tous les documents écrits (2) sont donc sur pierre ou sur argile. Délég. on en a rencontré par suitede l'extrême difficulté de rendre des groupes de plus de trente mille. Il s'en- suit. parchemin. telles les écri. tion de l'alphabet latin à toutes les langues a (4) Sauf les papyrus découverts à Ilercula- été préconisé (Cf. tous signes conventionnels et excluent l'idée de les textes n'étaient pas écrits sur pierre. ayant vécu dans d'autres pays et parfois nous connaissons la date de ces étrangers. A Suse. fils de A. qu'un intérêt secon- daire (1). ayant construit. l'écri. Paris. avant la cuisson et chaque prince. de Ros. les briques presque toujours estampillées. Scheil a pu reconstituer avec certitude la liste des souverains élamites. Mais ils ne sont procédés antiques sont encore en usage. pl.) certaines localités (Telloh).étendus sur tablettes n'offrent. cursives les écritures hiéroglyphiques et cu- (2) Ce qui distingue les écritures modernes néiformes que toutes deux ont disparu de rationnelles des écritures antiques. d'autres documents viennent fournir le nom de personnages contemporains. Cette liste étant établie. en construit un autre. etc. les Latins (4). des langues orientales ou méthode nouvelle et fois extrêmement nombreux. et presque partout en Elam. Il en est de même pour tout ce que nous possédons comme originaux sur les Perses. les (1) Lestextes sur tablettes d'argile sont par. par suite de l'humi- rendre les services qu'on attend d'elle. En Chaldée. VII. in-8. En Asie Mineure. C. . tures slaves et gothiques. Toutes disparailront en Perse.). roi de Suse.) nos écritures se composent uniquement de (3) Certainement. En Chaldée. les Gaulois. persane et qu'ils composaient à Koyoundjik (Ninive) la turque. Simplification num (Cf. ments étaient silrementaccompagnésd'inscrip- ny. probablement plaquaient des objets de bois unes encore usitées en Europe. VOLNEY. roi de Suse. et que les intervalles entre ces dates sont occupés par les règnes des souverains dont l'époque varie entre deux limites fixes. Mém. les Grecs et en Europe. et quelqucs. Il y a plus d'un siècle que l'applica. etc. avec des caractères européens. fils de B. étoffe. d'Assourbanipal. roi de Suse. chez les Étrusques. contré de minces feuilles d'or et d'argent qui tures compliquées de l'Orient. XII.-F.. c'est que bonne heure. les Ourartiens. dans anC'est III de la République (1795).) Les textes assyriens devant l'alphabet latin dès aujourd'hui le plus parlent parfois de chars couverts de pein- (usité et pouvant s'adapter à toutes les langues tures (Cf. tions. au contraire.. M. nous avons ren- condition exclut de l'usage une foule d'écri. sur la tranche. Inscrip. elles ont été inscrites à la main. C'est en s'appuyant sur ces données que V. alors. chez les Hétéens. dité de ces régions. Alphabets linguistiques de Lepsius. elles sont couvertes de signes (Cf. pour l'Asie antérieure. que certains points sont fixés chronologiquement dans la liste élamite. C'est dans cet esprit que désormais ou métal il en était (comme en Egypte.Cette temple de Chouchinak à Suse. et ainsi de suite. II suffira de dire facile d'apprendre les langues. arabe. t. Musée de Naples) et en Egypte.. Dans les fondations du ture doit être aussi cursive que possible. les Élamites et quelques peuplades sémitiques de la Syrie (3). B.) Ces orne- Cf. inscrivit sur ses matériaux son propre nom et celui de son père. (J. le plus souvent. sont peu variées. argile figuration. bibliothèque royale et que par ailleurs. Pour pas arrivés jusqu'à nous. construit un temple. C.) sur évoluera l'écriture dans les rares pays où les bois.

les légendes numismatiques furent en grec. mais aussi du grec. rencontre aussi des papyrus. Fn. pour l'ancien et le moyen empire. Telles sont les sources les plus sûres des premiers temps histo- riques il convient d'y ajouter quelques auteurs très anciens. et. les papyrus Séleucides commençant en 312 av. Musée du Caire. des prêtres d'Am. papyrus. liquilé. du latin. dans bien des pays de l'Orient conservés (Cf. En Egypte.. C'est plus tard seulement qu'on vit apparaître le latin. etc. dont le secours est grand à partir du septième siècle avant notre ère. par la numismatique. ds flibliof. la préparation autres. sans compter les usurpateurs romains sur les- dans les ruines des villes. sans compter un certain nombre d'écritures encore indéchiffrées. l'ibérien. On Bactriane. en phénicien. 3 vol. nous ne possédons que des documents contemporains des faits. de Persépolitaine. sous les Achéménides. 1878. araméen.c. etc. Paris. étoffe.. parchemin. cartonnage. d'ElymaYde.) (5) Presque toutesles villes grecques et phé- (2) Cf. etc. (J M. du pehlevie. contemporains des événements. royaux de Deïr el Bahri. l'or et l'ar- gent sans légendes mais avec texte phénicien ou araméen dans les satrapies de Syrie et d'Asie Mineure. En Égypte (1). papyrus (Syrie.i. en Perse. le bactrien. Monnaies et Les indications que fournissent ces médailles médailles. Il n'existe aucune monnaie ou médaille portant des textes hié- roglyphiques ou cunéiformes cependant ces systèmes d'écriture étaient encore en pleine vigueur lors de l'usage du numéraire. Pour les temps très anciens. toujours elles fournissent de précieuses indica- tions historiques (4) et géographiques (5).' Le Fayoum en a quels l'histoire se tait. les documents ne sont pas uniquement sur pierre mais aussi sur bois. le pehlevie. punique. on monnayait pour la couronne. grâce aux merveilleuses facultés conserva- trices du climat et du sol. et le chinois. mais je reviendrai plus loin sur cette importante question du numéraire et de sa circulation de par le monde. 3 . etc. (4) Bien des dynasties ne sont connues que mon.Ibères. etc. écrits sur pierre et sur métal. basse époque (ptolémaïque ou romaine). niciennes de l'antiquité ont frappé monnaie. celles entre autres de la conservation laisse beaucoup à désirer. il convient d'ajouter les monnaies et médailles (2). sont datées d'une ère spéciale dite des des momies étant plus soignée. et en nombre. l'himyarite. la Monnaie dans l'an. On rencontre non seulement des textes hiérogly- phiques. phes. Perse) sous les Parthes (Egypte. la plupart sont de mitianus (emp. de l'araméen. Do- fourni une grande quantité. gaulois).-C. de l'Enseignement des ont permis de contrôler les dires des géogra- Ileaux-Arl. etc...). jusqu'au troisième siècle. A ces documents écrits. Id. tels- (1) C'est surtout au cours du nouvel Empire (3) Les monnaies des rois de Syrie. hiératiques et démotiques. Ptolémée. etc. J. Strabon. Lenohmant. Parfois elles sont datées (3). tels Pacatiànus.entre (XVIII1 à XXII" dynasties) que. la frappe ne commence qu'avec les Ptolémées. et qui accompagnaieut Ic corps sont les mieux qui fut usitée. de l'hébreu.

Hérodote est fort pré.. les auteurs grecs ont défiguré les noms propres à tel point qu'il est parfois très difficile de les reconnaître dans ceux fournis par les docu- ments originaux (4) de sorte que les listes classiques de souve- (1) A ce point de vue. l'autre comprenant les renseignements qui leur ont été nar- rés par les indigènes ou par les prêtres (1). p. ayant subi toutes les corrections et rectifications dont elles étaient susceptibles.iô?piç = Sovkounofriou (XII*' Dyn. sauf dans quelques rarissimes pa- pyrus trouvés en Égypte. car il indique toujours ses sources. 74 ) 5" 111* dynastie) Kspçepr. Denkm. papyrus et autres (2) Dès la VI* dynastie. Il ne nous est parvenu que des copies faites au moyen âge et souvent fautives. (G. (Musée britannique). l'objet d'études très atten- tives de la part d'hellénistes de premier ordre.. ne nous sont malheureusement parvenus qu'à l'état de fragments.). Ces auteurs ont toutefois été. = Amenemhat 111 (XII* Dyn.) qùe. ils rentrent dans la catégorie des auteurs posté- rieurs avec cette différence qu'étant beaucoup plus anciens que la plupart des classiques.).s = Snofrou (III* Dyn. Sanchoniaton et Hérodote qui. = Zosertiti. ces historiens sont fort précieux. pour les autres. Babylon). pour la plupart. en Égypte (2) et en Chaldée (3).) Le tem. se composait de tablettes sur argile Sx£(j. Histoire une.. Maspero. il y a donc lieu d'être très circonspect en ce qui regarde ces données. II. En ce qui touche à l'histoire du monde oriental. des peuples de (. L'Orient posséda de nombreuses bibliothèques. Tous ces trésors ont été détruits nous n'en possédons que d'informes et rares débris et il n'y a guère d'espoir qu'on retrouve jamais les ouvrages perdus. spécialement en ce qui con- cerne les nombres et les noms propres. mais elle renfermoitpeul- cieux. être aussi des parchemins. un haut fonctionnaire matières qui out disparu. (Pharaon de la l'Orient. et les éditions dont nous disposons aujourd'hui. àMemphis. chaque temple avait la sienne les villes de Phé- nicie conservaient leurs annales. p. A. Des fragments qui nous restent des auteurs classiques.) (Si La bibliothèque du palais d'Assourbanipal à Ninive.que Ctésias. 50. avait sa bibliothè. Commentaire sur ple d'inihotpou. Pour les événements s'étant passés de leur temps. 1893. dans ces derniers temps. nous ne possédons pas les originaux.(Lepsius. Aristote. éd. ils ont souvent puisé dans des sources originales disparues après eux et avant leurs successeurs. De Caelo. existaient encore iSimpliciùs. découverte par Layard (Niniveh and 'Ajjisjt. tous sous formes de copies de seconde main. il faut distinguer deux classesdans les sources: l'une correspondant aux faits que ces écrivains ont vu se dérou- ler. présentent de sérieuses garanties. Chez ces auteurs. A l'époque d'Alexan- prend le titre de Gouverneur de la maison dre les bibliothèques chaldéennes snr argile des livres ». .i) ^EOtoypi. Bérose. 503.

sans . ils n'ont fait que copier sans discernement (2) les classiques et n'offrent d'intérêt que pour les faits dont ils ont été témoins.grandes modifications. c'est-à-dire pour des événe- ments postérieurs au début de notre ère. juiss. de Lepsius. AI. DE Mokgan. etc. Ce sont seuls les noms tirés des écrits indigènes qui méritent considération (1). mais bien à ce que nous ne pensons pas encore dans l'esprit de ce peuple. Les nom- breusescritiques dont la traduction du Livre des morts.par Maspéro. n'ont pas avancé la question et n'ont guère eu pour (1) Bien des historiens. C'est donc seulement depuis la découverte de l'interprétation des langues mortes orientales qu'est réellement née l'histoire ancienne. Chaque jour elle se complète par la découverte de nou- veaux textes d'une inestimable valeur et peu à peu nous la pos- séderons sans lacunes mais interviennent alors de grandes dif- ficultés. pour nous guider dans l'histoire de la haute antiquité. de l'Empereur Géta(J.) . arméniens. ou vailles récentes de G. Hérodote le premier. per- sans. En déblayant en 18 3 le temple d'Ombos j'ai grain à Karnak portent une grave atteinte la succession des dynasties pharaoniques. ainsi que les t. le déchiffrement de ces textes et leur interprétation. En Egypte (3) la tâche est devenue moins ardue depuis les admirables travaux de Champollion. C'est l'époque de Mènes. en ce qui regarde l'antiquité. Aussi l'histoire n'était-elle com- posée alors que d'un tissu de fables et de légendes dans les- quelles les peuples hébreux et grec jouaient le rôle le plus impor- tant. nous ne possédions. surtout alors qu'il s'agit de compositions philosophiques. Cela tient non pas à l'imperfection de la méthode de lecture. alors que sa rédaction n'est certainement pas au plus tôt antérieure à Hérodote. V Langlois) J. ni à l'insuffisance de nos connaissances en égyptien. (J. gravé sur l'une des colonnes de la cour le cartouche. A peine connaissait-on les auteurs arabes. SC. Il.Le.) trouvé. «ni cherché ù encadrer les faits historiques trad. p. depuis vertes de textes contemporains des faits. Mais celle tendance se (3) L'usage des hiéroglyphes s'est con- trouve combattue par les continuelles décou. Jusqu'au début du dix-neuvième siècle. de Maspero. 121. en Ire autres.. <lans une formule générale séparant nettement au Caucase. de Rougé. On lit les hiéroglyphes avec facilité quoique la compréhension de l'esprit de ces textes soit souvent fort difficile. lors de leur étude. déçurent d'ailleurs l'at- tente car. M. syriaques qui. t. de Brugsch. a été l'objet. que ces auteurs et la Bible à laquelle on attribuait une antiquité extrême- ment reculée.rains ne doivent plus entrer en ligne de compte. jusqu à 1 Empire romain. tinué. (2) Moise de Korène l'avoue lui-mème (Cf. comme passant pour avoir été les seuls promoteurs des idées philosophiques et de la civilisation moderne. les diverses phases.

surtout vers la fin de son usage. chéologie égyptienne et assyrienne. V. Certes les Grecs méritent une très grande place parmi les peuples L'inscription cunéiforme la plus moderne (1) (2) Cf. extrêmement cursive et embrouillée parce qu'enfin elle a été mise au service d'un grand nombre de langues très différentes. textes lapidaires très nombreux sont (4) Les 29). ensuite parce que les documents asiatiques étaient jusqu'à ces derniers temps bien moins abondants que ceux de la vallée du Nil et que. beaucoup moins longs et importants. III. Mais. etc. tandis que l'épigraphie et la numismatique viennent corroborer leurs assertions. à tombé dans un excès en portant l'hellénisme si haut mon sens. elle était devenue. 1904. de la Délég. SCIIEIL. OPPERT. jusqu'à notre ère. Scheil que j'ai la bonne fortune et l'honneur d'avoir. tant par leur vocabulaire que par leur structure grammaticale. t. t. Son nom restera à jamais attaché à sa magistrale traduction des lois de Hammourabi (2) et déchiffrement des textes élamites (3). ensuite parce que écriture s'est modifiée suivant les temps et suivant les pays cette qui l'employaient et que. d'abord parce que leur science est plus ardue. qu'il écrasa longtemps toutes les autres branches de l'histoire. IX. Pour les textes cunéiformes (1). I. lé vannique.J. en Perse. pereur Trajan (Cf. Cf. 1901 V. contemporain l'em. A peine compte-t-on aujourd'hui. parmi eux.de la Déléy. sur l'argile. .pour colla- borateur dans mes travaux en Perse. parce qu'elle est celle pour laquelle les renseignements sont les plus nombreux. r. l'anzanite. on est.. par suite. Parthe t. en Europe. connue jusqu'ici. Mem. quatre ou cinq de ces savants dont l'opinion fasse autorité et. Mélanges d'Ar. pp.résultat que de montrer l'énorme supériorité de l'égyptologue français sur ses contradicteurs. le perse. Les assyriologues sont beaucoup moins nombreux que les égyptologues. nous sommes peut-être moins riches en documents épigra- phiques (4) mais. est V. 1907. 23. V. là encore. c'est une tout autre chose d'abord parce que les signes sont bien moins facilement recon- naissables'que ceux du système hiéroglyphique. les historiens se contrôlent les uns les autres. Scheil. (3) n. porte le nom du roi de Pacorus(77-111ap. C'est pour cette époque que le champ est le plus largement ouvert à la critique. IV. J.-C). l'akkadien. il était moins aisé de s'exercer. en Perse. l'assyrien. tour de force accompli au sans l'aide d'un bilingue. Pour les époques qui suivent le cinquième siècle avant Jésus- Christ. Mém.

c'est que pour ces textes. Le fana- tisme religieux des Espagnols. mais ne sont pas de grande portée. qu'accompagnaient.st. nous ne possédons aucun bilingue. et Archèol.111 mune aux différentes races. Leur rôle politique. ont été dans tous les pays européens très suivies depuis plusieurs centaines d'années. l'Antiquité. Hamy. s. nous ne connaissons rien. kmères. bien que des philologues d'une indiscutable sagacité eussent. Berger. De l'Amérique. que très secondaire. a détruit toutes les clefs à l'aide desquelles ces annales pouvaient être interprétées.auxquels nous devons la civilisation mais ils ne sont pas seuls dans les temps qui précédèrent la prépondérance romaine et ils ne sont pas les auteurs de tous les progrès. Cette tendance s'explique par ce fait que les études grecques. en brûlant les archives et les biblio- thèques du Mexique. Mission scientifique . au musée du Trocailéro le toutes appartenaient à la grande famille des moulage de la célèbre tablette du Temple de: Nahuas. plus abordables que celles des langues orientales. p. Toltèques. est du même ordre d'idées que celle qui fit attribuer au peuple juif une importance prépondérante dans la haute antiquité. jusqu'à l'entrée en scène d'Alexandre III. Les recherches archéologiques sont de beaucoup celles qui fournissent les données les plus précieuses. publ. Cf. C'est par elles que (1) L'écriture aztèque parait avoir été com.. Histoire. ont donné aux Hellènes une position trop importante pour le rôle qu'a joué cette famille jusqu'au quatrième siècle avant J.. malgré l'extrême abondance des inscrip- tions (t). à maintes reprises. 23). Aztèques.. légendes (Cf. Ainsi. envahi le Mexique. Cette tendance à l'exagération. Je ne parlerai pas des textes hindous. que les hellénistes étant très nombreux et comme presque tous les philologues.-C. \8^1. elle se composait d'images peintes la Croix à Palenqué. Pil.-T. souvent quelque peu exclusifs. venant du Nord et qui Paris. très humaine d'ailleurs. n'est. 18t*5. Ce crime pèsera tou- jours sur le souvenir des « Conquistadores ». In chimèques. etc. tenté le déchiffrement des hiéroglyphes du nouveau monde. Mexique Rech. in-4. I" partie. fréquemment l'histoire s'étend sur les faits et gestes d'in- signifiantes petites bourgades grecques. Ecriture de . Chi. chinois. alors que des actes très importants du monde oriental sont presque passés sous silence. document hiéroglyphi- ou sculptées. en somme. de courtes que du pius haut intérêt. qui ont successivement direction de E. Hisl. ils font l'objet d'études tout aussi suivies que l'égyptien et l'assyrien et apportent chaque jour leur contribution à l'avance- ment de l'histoire générale. Hi.

parce que je n'admets pas comme scientifique les découvertes fortuites. la connais- sance des: monuments et ces milliers d'objets qui. des rapports existant entre elles. ne devant rien abandonner au hasard. pour être bien conduits. car. et tant d'autres d'Ammon. l'invention. nécessite des travaux de fouilles exi- geant. devrait. connaissant seul toutes les ft). celles des prêtres Bosco Reale.) . car non seulement elle embrasse tout ce qui a rapport à l'homme. ceux de Kertch. n'a pas cites à Deïr el Rahri. Ce n'est qu'à la suite de ces études approfondies. posséder tout ce qui se sait sur la matière à laquelle il se consacre et connaître dans ses moin- dres détails. par leur pré- sence. L'exploration est. Les momies royales. elle aussi. rentrer dans le domaine de l'inventeur car. sont des aubaines. etc. mais doit étudier aussi les phénomènes naturels ayant influencé sa vie. L'invention doit être le résultat de calculs. par des études préparatoires. connais- sances dont. découvertes par des fouilleurs illi. Ce qui. Elle requiert une observation minutieuse et savante des conditions dans lesquelles se trouvent les choses. l'invention et l'interprétation. L'archéologie est une science des plus compliquées.. donc. qui. L'interprétation qui.nous possédons les textes contemporains des faits. qu"il sera justifié dans l'attaque d'un site antique. la phase la plus ardue dans la tâche de l'archéologue. est presque toujours demeurée entre les mains des savants de cabinet. résultante de 1"exploration. le pays qu'il a choisi pour ses recherches.. des études préalables spéciales sur l'organisation des chantiers. de conclusions régulièrement amenées et il est aussi déraisonnable de qualifier d'heureux un archéologue parvenant au succès par des moyens scientifiques.reconstituer la vie intime et publique aux diverses époques et d'interpréter les récits historiques. d'ailleurs. permettent de. jusqu'ici.découvre une planète. L'invention (je dis invention et non découverte. On la peut diviser en trois parties bien distinctes l'exploralion. (J. le trésor de grand parti scientifique. par ses déductions mathématiques. de beaucoup. les archéologues ignorent jusqu'aux premiers éléments. les trouvailles qui ne sont que des aubaines (1:). les moyens d'attaque. et à tout point de vue. le déblaiement des monuments. ont été signalées par empêché les archéologues d'en tirer un très la police au service des Antiquités. l'évacua- tion des déblais. en se basant sur les moindres indices judicieusement interprétés. M. généralement. il doit. que d'attribuer de la chance à t'astronome.

partant. mais le malheur veut que la plupart de ceux où se sont développées les premières civi- lisations. On comprend mainte- nant que le spécialiste n'est autre que l'ouvrier dans la construc- tion du monument dont l'historien est l'architecte et que. En sorte qu'il se débite. seraient les plus profitables à l'histoire. Presque toujours les mémoires archéologiques sont écrits par des personnes n'ayant jamais vu les pays dont elles parlent. théoriquement. des objets qui leur parviennent soit de chercheurs ignorants. en Perse. L'Allemagne a suivi son exemple. Beaucoup d'autres en sont encore à l'étude unique des objets venus par le commerce. Dans la réalité. de ce fait. la même importance historique. néfaste au point'de vue scientifique. à Athènes. et qu'elle envoie. Il s'en faut de beaucoup que tous les pays soient également explorés au point de vue archéologique. les choses ne se passent pas ainsi. Je n'insisterai pas sur la confiance que doivent inspirer de tels documents et les travaux auxquels ils servent de base. tend aujourd'hui à disparaître. Tous ne présentent pas. tant de missions temporaires. le concours de tous les corps de métier est nécessaire. de mépriser tout ce qui ne rentrait pas dans leur spécialité. ce document est capable. pour ache- ver l'œuvre. aussi ces deux pays tiennent-ils aujourd'hui la tête du mouvement archéologique et historique. l'archéologue devrait posséder toutes les sciences dont l'étude de l'antiquité met à profit les connais- sances mais pratiquement il ne le peut. offrent de telles conditions que les recherches y sont particulièrement difficiles. en Tunisie. C'est afin d'obvier à ces graves inconvénients que la France a fondé ses grandes missions permanentes au Caire. il est dans les meilleures condi- tions pour tirer d'une inscription toutes les informations dont.circonstances des découvertes. en Indo-Chine. Ainsi. Des recherches conduites par un tel homme produiraient le maximum de notions et. soit même par le commerce. . Cet état d'esprit. à Rome. décrivant et expli- quant des monuments dont elles ne connaissent pas les affinités extérieures. tant sa tâche serait vaste. je dirai plus. Il était jadis de bon ton parmi les savants spécialistes de négliger. de par le monde. il est vrai. une foule d'erreurs fort préjudiciables à la science.

Il en est de même pour l'Arabie. préemption lors de l'exportation des objets. au fur et à mesure des fouilles. de Sarzec.elle n'entre. extrêmement oné- produit de son travail De là provient que le reux pour le fouilleur. Place. souvent même dangereuses et l'adminis- tration du pays ne possède pas grand moyen de faire elle-même les études. Tous les objets décou. pour rien dans les origines de la grande civilisation. l'Ita- lie (6). elles ont été étudiées depuis longtemps et ont fait l'objet de travaux considérables. Mais l'Asie orientale importe moins car. l'Asie centrale où les voyageurs ont peine à pénétrer. du Caire et permettent l'exploitai ion scienti- Il en résulte que la majeure partie des res. les fouilles sont interdites par lier des Antiquités. sources de l'archéologue étaient mangées en seraient dévastés parles fellahs. les études ne font que débuter. Taylor. sont bien des degrés. mais a été dévasté pnr les indigènes. Quant aux autres contrées. Oppert. semble-t-il. a déjà fourni bien des renseignements mais combien elle a été peu inexplorée par rapport à l'Égypte.) archéologiques. session d'aucun objet. ne lui laissent la pos- sol turc n est presque pas exploré scientifique. elles sont déjà vieilles de plusieurs siècles. à l'Ita'ie et encore ce que nous connaissons d'elle aujourd'hui provient-il en majeure partie de travaux effectués sur le sol persan L'archéologie de l'Iran est depuis dix ans confiée à la France. à la Grèce. la Chine (3). l'Allemagne. Certainement que. dans l'état de nos con- naissances. qui laisse libres les recherches en est de même pour la Cyrenaïque. Presque toute l'Asie antérieure est dans ce cas les communi- cations y sont pénibles. d'abord déposerune caution. malgré ces difficultés. (7) Où la France entrelient un service régu- (3) En Chine. tant dans le Sud que dans le Nord du pays. Layard. sur chacune d'elles. la Grèce (5). ment. M. vertes eurichissent chaque année le Musée saisis etexpédiésau Muséede Constanlinople. la religion qui défend de toucher aux tom- chéologue désireux de faire des fouilles devait beaux. la Chaldée. puis prendreavec (4. La Perse est aujourd'hui un pays ouvert. et leur faisant une large part dans leurs décou- verts étaient. Ces pays n'ont encore fourni que bien peu d'indications. (J. . est absolument fermé. frais généraux et qu'il n'avait droit à aucun (5) Les règlements grecs. la Suisse. l'ar. ne se réserve qu'un droit de (2) Loftus. la France. ayant vécu retirée de la politique générale. en sorte que la plupart des sites antiques sont jour- nellement dévastés sans profit scientifique (1). Je citerai en première ligne l'Egypte (4). tandis que pour d'autres. Je n'insisterai pas sur les résultats obtenus dans ces premières années de fouilles. fique des sites antiques qui sans ces travaux. etc. Toutefois. grâce à l'inlassable énergie de quelques archéologues (2). (t) D'après les anciens règlements turcs. Il (6. l'Algérie et la Tunisie (7). toutes sont plus ou moins ouvertes à la science. Les règlements égyptiens sur les fouilles lui à ses frais un surveillant auquelil payait archéologiques encourageant les archéologues 500 francs par mois. L Italie. l'ancienne Bactriane. L'Afghanistan. car pour certaines.

tie démoli pour construire une école à l'aide de (3) Les nécropoles l'Amérique centrale et de ses matériaux. la jalousie. tandis que ceux qui sont le théâtre des causes restent encore bien peu étudiés. ne possèdent ni les moyens scientifiques. Dans le Caucase et le Talyche. En (i) En Russie les fouilles sont prohibées. et ainsi. hollandaises. Enfin tous les autres pays du monde sont encore presque fermés. le Temple d'Ermenl presque tous les pays il se pratique des a fait les frais de la construction d'une sucre. Le Syrie. Grande-Bretagne. soit par la mauvaise volonté. se réservant les travaux. Allemagne. En Cbaldée.l'Autriche. ni les ressources matérielles pour les effectuer. bien peu explorés. Nous connaissons donc aujourd'hui les pays où se sont pro- duits les effets. véritables concessions de terrains antiques qui. les sépultures phéniciennes sont en- monopole en appartient à la Société russe core exploitées. le Japon. Scandinavie. c'est pour elle un préjudice énorme. Suisse. nieurs du canal de Suez ont brisé à la poudre Unis. les fouilles peuvent être considérées une stèle quadrilingue achéménide. les pays scandinaves. Parmi les pays demi-ouverts aux recherches. les Balkans. le Mexique. il en est qui sont plus ou moins favorables aux savants. pillés par des mains indignes (4). l'Arc de Ctesi- d'Archéologie qui ne fait que d'insignifiants phon a été. (ii 11 est peu de pays d'Orient dont les An. le temple d'Eléphantine a servi les marchés d'Europe. L'histoire des autres contrées n'est (I) En France. presque comme libres. Dans les nouveaux règlements. en ce qui concerne l'évolution sémitique. toutes les nécropoles ont été dévastées. Tous les tells sont l'objet de méridionale ont été exploitées pour la recher. la cupidité ou l'incurie des populations qui les habitent. En Perse. produisent des métaux précieux. les ingé- Hongrie. les îles Britanniques. l'Amérique cen- trale. Elats. par la vages. fouilles clandestines. la Chaldée et toute l'Asie anté- rieure. les documents se per- dent sans espoir d'être jamais retrouvés. les colonies anglaises. la Russie (2). les Indes. les sites antiques sont. Il en est aussi qui. soit par des difficultés naturelles. le Pamir. Deux régions surtout offrent un intérêt capital l'Arabie. L'Altaï. Autriche. durant ce temps. le Portugal. il se donne de che des métaux précieux qu'elles renfer. Viennent ensuite la Turquie. l'Afghanistan et la Transcaspienne en ce qui regarde l'ori- gine des peuples aryens. dans un but vénal. Car. le Chili. le bas Danube. françaises. les indigènes tiquités ne soient dévastées et les monuments exploitent les anciens tombeaux pour vendre détruits dans un but vénal En Egypte. dans les dernières années. le Pérou (3). Ces entraves ne sont pas seulement un retard apporté dans l'avancement de la science. en par- travaux. avant au poids les métaux qu'ils y trouvent. à construire la maison d'un pacha. . rouilles dont le produit alimente d'antiquités rie voisine. les États- Unis d'Amérique du Nord (1) contrées dans lesquelles il y a certes encore bien des découvertes à faire mais qui tiennent la tête du mouvement archéologique. l'Espagne. maient.

la Carltlb. les uns ne dépassant pas les limites des volontés nationales les autres entraînant leurs sujets dans l'exagération de leurs tendances (1) Cf. nous manqueraient sans eux. 32). devant les croyances religieuses. Quelle description. . la critique la plus sévère est de rigueur. XXXI. à l'es- prit des textes antiques que nous tenons à notre disposition. c'est sur leur compte que généralement les annalistes s'étendent le moins. les personnalités disparaissent devant les ten- dances des: peuplés qu'elles conduisent. La plupart des grands despotes ne doivent être considérés que comme les représentants de la pensée des peuples. en eflet. moderne. Sans partager le sentiment de ceux des écrivains modernes(l) qui ne voient dans l'histoire que des héros. 1. His'lr Philosophie litndinis iTite-Live. Dialogues philosophiques.. la plupart du temps. que le reflet d'un état général des esprits. Hisl.qu'accessoire par rapport à celle de ces foyers d'où est sorti le monde moderne. Renan. la puissance impériale romaine que les règnes d'Auguste ou de Trajan? Les peuples eux-mêmes. fi) Nihit tant inestimabile qanm animi mnl- in hislory. la Grèce conquérante que la vie d'Alexandre. ou devant toute autre force dont l'affirmation est pensée dominante chez l'auteur. les qualités et les défauts de leurs sujets et que. éléments d'appréciation qui. ils fournissent les meilleures indications sur le caractère des peuples. On heroes. presque toujours. en les exagérant souvent. 3i) Plebi non judicium. nous devons cepen- dant reconnaître que c'est surtout par les souverains que les annales se manifestent. ouvriers de la civilisation. Pour certains historiens il n'existe que les grands hommes. Quant à l'ancienne rédaction de l'histoire elle-même. hero-worshfp and the heroic Cocsm. non ueritas (Tacite. pour d'autres. est capable de mieux caractériser les Assyriens qu'une page des fastes de Senriachérib ou d'Assourbanipal de faire mieux com- prendre les Perses que le récit d'Hérodote sur les règnes de Darius ou d'Artaxérxès. que les grands hommes personnifient. car. les faits sont présentés avec un parti pris fort nuisible au jugement impartial de celui qui consulte ces sources. par suite. etc. Annales. con- sidérant leurs efforts comme d'intérêt secondaire (2) alors que le plus souvent les actes des souverains n'ont été que l'exécution plus ou moins consciente des désirs et des volontés de leurs sujets.

des annales anecdotiques. quelle qu'en soit L'époque. leur sommeil politique correspondait bien souvent à celui de leur peuple. que nous devons dégager l'histoire de l'évolution. par désir de conservation de leur trône. trop le répéter si. par suite d'une foule d'incertitudes dues au langage généralement tendan- cieux des documents. Quant à ceux qu'il semblerait même inutile de citer dans l'histoire. ont cherché à les guider dans le progrès. . elle se complique. lui attribuant ses qualités personnelles. quant aux souverains plus modestes. Quelle qu'en soit la nature. voire même ses vices et il en était de même pour les lois profanes. je ne saurais. rarement ces écrits sont sincères. Les religions étaient pour les peuples antiques le miroir de l'âme car on faisait alors son dieu à sa propre image. mais les temps qu'ils représentent. qu'il faut envisager. et nous serions mal avisés de ne pas tirer de leur inactivité les con- clusions qu'elles comportent. souvent misérable. théoriquement. dans la mise en pratique. méthode est simple. Mais. ses défauts.mais presque tous.ce n'est pas leur individualité. sur lesquels nous avons à nous appuyer. Les grands génies ont été rares parmi les rois de l'Orient antique. la. et en y joignant celles que fournissent les observations archéologiques. C'est avec l'aide de ces données.

dirait-on. Les temps tertiaires. en tant que représentant d'un groupe zoologique. ne doit certainement. (1) « La question suprèmc pour l'humanité. variétés. le problème qui est la base de tous les autres. 4'iO4 pour gage à la prudence. et dont l'analyse tes 3761 ans avant notre ère. Trad. pour aider et satisfaire notre esprit. l'homme occupe dans la nature et de ses rela. 1863 Trad. enfin profond ridicule (J. Paris. p.) (Prochoriata). G. Clialdean Account of Genesis.iuant des es. p. substance. Recoi'isaf the past. sq. les Origine* de ll His.-H. <le la « Création du blonde sont les suivan. 8° Archiprimas loire. Smith Chaldœische G'ie- cun autre. » (Fr.vivante. 4138 pour Clinton (1819) 4963 Haeckel. FR Lenormant. J. espèces. Smith. Histoire d'Israël. 109. sq. qui se çaise. G. fran- prits étroits et insuffisamment éclairés.) nes de l'Histoire. 1. 1868. une nomenclature entièrement artificielle. (Tu. 45) 1° Homo sapiens. 29i-£98. (4) Voici l'ascendance que nous assigne ER- « Le nombre va toujours dimi. Nous ne connaissons rien des origines naturelles de l'homme(l). . 273. Ilux. modernes. qu'on avait faite de ce corps au professeur ltollin. 1. -A. Cf. La dédicace pompeuse Usher (1650). p. fr. 5° Archipilhecus 11° Neucrotemm es Christ. sq. Lenormant. p. t. p. date acceptée par Bossuet. la conception théorique du proto- pour l'Art de vérifier les dates (1819) 6J00 pour bathybius n'ont laissé qu'une impression de Suidas. CHAPITRE II Les origines. de même que nous ignorons comment ont pris naissance les divers groupes zoologiques auxquels. mais en- Pétau (contemporain de Scaliger). OPPERT et E. tions avec l'ensemble des choses. genres. et qui nous intéresse plus profondément qu'au. 7° Lemurauida iHachylemures). 1. nous donnons le nom de familles. Sur les récits cosmogoniques chaldéens. M. SAYCE. 2° Homo slupi- croient obligés de défendre comme un dogme dus. note 2. sq Sur ceux ley. est expliquée par la création dans les philosophies religieuses (2) par la génération spontanée (3) et le transformisme dans les écoles du stoïcisme et les systèmes qui en dérivent (û). IX. (2) D'après les exégètes bibliques. LEDRAIN. pour les Juifs chimique a fait justice. forme ancestrale hypothétique. Evidence as to man's place in nature. formes appliquant. L'apparition de l'homme. t. est la détermination de la place que sw. 532. t..) 0984 pour les tables alphonsines. . DELITZSCII. les dates (3) La faillite du balhubius ou protoplasma. pp. 631U pour Onuphrius Panvinus. les Origi- Londres. p 411. de la Phénicie. I. atavus. pour fixer les résultats de nos observations. etc.i° Pilhecànthropas alalus. nest HAECKEL (Origines de l'homme. Cf. 3950 pour Scaliger (1583) 3U83 pour pas arrêter les études dans ce sens. 4" Prolhylobales le système des 4004 ans de la création à Jésus. 62.

Kohuiruggë. Stuttgart. Dès que les mammifères ont pu vivre à la surface du globe. ta the Iheonj of Natural select.-II. Il ne manque pas de savants. Ces hypothèses. privé encore de la parole. les A nthropopithecus Bourgeoisi et Ribeiroi de Mortillet sont des êtres hypothétiques. bien qu'adoptant en général les idées de son dis- ciple allemand.cit. entre autres EL. 115. J. Nous savons à n'en pas douter. dans la pensée de beaucoup. Wallace (5). ont cependant pris.-F. p.dont l'existence ne repose que sur des suppositions sans bases scientifiques pré- cises. Paris. Je proteste hautement contre (6) Cf. ainsi je semble approuver les absurdités et les (2) Cf.) l'Homme et la Terre. M. qui considèrent le Pitheeanthropus comme notre ancêtre alors que rien ne prouve cette ascendance qu'aucune donnée ne permet d'affirmer que cet être fut une forme ancestrale de l'homme. rien de moins. l'homme a pu y vivre avec eux. (J. suite de la gratuité et de la liberté absulue (5) Contrib. dans cette voie. lustrations prises dans mes ouvrages par (4) La Descendance de fllomme. Ce livre renferme bon nombre d'il. dit Quatrefages (1). la valeur d'axiomes sur lesquels s'échafaudèrent.dont les travaux sont appréciés par les penseurs super- ficiels. qu'envisagé « au point de vue anatomique et physiologique. op. plus réservé. A que j'ai laissées jusqu'ici de puiser dans mes Series o( essays. pouvait remonter jusqu'aux temps éocènes. qu'il est apparenté. nombre de théories où la fantaisie tient lieu de raisonnement scientifique (2). l'attribution de mes documents à un livre dont 1884. (humanité. même d'une façon très éloignée. . 1872. ou de soi-disant tels. Cf. Il va jusqu'à considérer les Simiens comme des branches dégénérées de la animaux domestiques (se basant sur leurs race humaine. Reclus qui. a reporté vers le milieu de l'époque tertiaire le moment où un singe indéterminé atteignit la forme humaine. Cette théorie implique l'unité originelle de l'espèce hu- maine ce qui semble vrai pour les races vivant aujourd'hui. dont la gratuité ne fait absolument aucun doute. admettait comme possible que la transformation du singe en homme. a poussé les choses à (3) Une autre théorie tend à considérer les l'extrême ridicule. IX. l'homme n'est autre chose qu'un mammifère. 1870. sans songer 1) Hommes fossileset Hommes sauvages. mais peut aussi ne pas l'avoir été pour d'autres disparues. publications. à notre espèce (3). en ces dernières années. » L'Homo (Pitheeanthropus) alalus. Londres. ch. Die perfectionnements) comme des candidats à Morphoiogische Ahslammung des Menschen. l'Homo stupidus d'IIaeckel. p. 1908. en tant qu'annoncée par la perte de la fourrure primitive. n'ont pas craint de se lancer. rien de plus. à la suite d'évolutions morphologiques multiples (6) et bien d'autres. dans folies. de Quathefages. Darwin (4). 15.

n'en faisaient pas encore l'homme. il s'est formé des foyers. car la science a le devoir d'examiner impartialement toutes les hypothèses. base de l'histoire. nisme. Quant à l'histoire du développement de son esprit. sont commandées chez l'homme parles mèmes . ayant trouvé le moyen de fixer matériellement sa pensée. et. à des incidents occasionnels. (Y Homo stupidus. des centres grâce à des circons- tances privilégiées. L'histoire ne débute pas en même temps dans tous les lieux. il aurait cultivé peu à peu son intelligence. ils nous apparaissent comme ayant été très longs. celle. l'étendue des temps antérieurs à l'histoire. L'apparition de l'homme sur le globe. avait bien en lui les éléments de la mémoire. de la parole et des autres facultés qui le placentaujour- d'hui à la tête du monde animal. plutôt qu'en tribus.où l'homme ne con- naissait pas l'écriture et celle où. sous quelque forme qu'elles se présentent. (1) « Lesfonctions physiologiques de l'orga livité spirituelle. ou plus simplement il'ime. elle se par- tage en deux périodes bien distinctes. rapidement dans certaines régions. Suivant l'école transformiste.que le terrain réellement scientifique faisait défaut sous leurs pieds. comme il en advient pour toutes les notions intellec- tuelles. que nous réunissons sous le nom d'ac. De ces foyers. s'est répandue. sortes de troupeaux. même approximativement. chaque jour évo- luant séparément suivant les nécessités de son existence. peu à peu. l'homme primitif. est à coup sûr prodigieusement ancienne. il serait devenu Homo sapiens (1). Cette dernière période est extrêmement courte par rapport à la durée de celle qui l'a précédée et. cet homme s'est trouvé à même de transmettre à ses descendants l'exposé de ses conceptions et le récit de ses . celui qui le pre- mier foula le sol :de notre globe. envisagée indépendam- ment du systèmeadopté. sa faculté de parler.actes. de certains groupes sur les autres. mais ces aptitudes. Ces assertions manqueront peut-être toujours de bases posi- tives mais on ne saurait condamner à l'avance ces recherches. la science de l'écriture.. vivant en bandes. tout en faisant de lui un être très supérieur. lentement dans d'autres suivant que la civilisation rencontrait des milieux plus ou moins aptes à la recevoir. Réparti sur tous les points habitables de la terre. loin de là. à la supériorité de certaines races. bien qu'aucun moyen ne permette d'évaluer.

ontfait disparaître unefoulede peuples temps quaternaires. leur premier séjour. les races fortes exterminer jusqu'aux derniers représentants des races faibles et ceci se pro- duire dans une même espèce humaine (6) ? Quant à l'ancienneté de l'homme. Originede l'homme. Hisl. l'une des plus curieuses. sont précisément ceux qui. Trad. Insl. qui pendant long. pp. le Pamir. (J. Paris. 9" éd. de l'Orient. Il est scientifiquement impossible de due si l'homme vint sur la terre (1) type unique (2) ou s'il apparut.'îî. qu'il (ï) Sur le monogénisme et le polygénisme. count of the war of extirpation and habits of (. dans quelques millèniums. (4) L'envahissement des deux Amériques. et les Sémites d'Arabie qui labordè. 8. L'espèce humaine actuelle est une car ses diverses variétés peuvent se mélanger et procréer une descendance indéfinie. tureux. Ac- nat. Deshouli. le plus plan. Cette thèse est fort bien résti de l'Asie les moins habitables. Quoi qu'il en soit. l'accroissement de leur nombre si grand. est à prévoir que. ol Great lirilain et Irelnnd. Calmer. iu Journ. (6) Cf. Précis d'Anthropologie. Fr. elle est. Ne voyons-nous pas.). IV. 1884.M. sq.) mée par E.i)La tradition sémitique localisant dan i la the native tribes of Tasmania. Lenormant (Ilist. un homme de type unique eût-il été versé sur l'écorce terrestre (3). sq. Ltbll. suite que le point choisi. toujours elle a été une non. 357. est celle du péens. de Ha'. (J M. car on peut sup- poser la pluralité des espèces humaines. of Îlobard-Town.. I. dant dans la pensée de l'auteur au berceau de (5) Déjà les Aryens.» 18S1. miques) que chez les autres vertébrés.islali! "). depuis les temps histo- l'humanité.ns. t.de la Nouvelle Zèlande par les Eu- carte accompagnant cet ouvrage (illiuralioiz ropéens. En- tagneux de l'Asie centrale.On remarquera que tes pays celles de même race qui sont demeurées dans recouverts de hachures sur cette carte. A. et en fait le berceau de l'humanité (t) Parmi les nombreuses hypothèses émises post-diluvienne.) l'Avesta. M). chacune de ces familles ne s'élant centre unique situé dans le grand massif mon. 7'/)e ~n<. On remarquera que le ber- au sujet des origines de la race humaine et de ceau de l'humanité ne peut être pour les ses migrations.) chap. Paris 1873) et plus spécialement dans la l'Australie. Anthrop. of the Chaldée lc Gan-Eden ou Paradis terrestre.eten Hébreux le même que pour les lndo-Euro- même temps des moins fondées. (J. n'a rien qui doivesurprendre. de ples. 120. tissés des autres races fondues avec eux. pos- sédant déjà des caractères spécialement appropriés aux milieux dans lesquels ces divers types devaient vivre. en raison des conditions variables de la vie sur les divers points du globe (/i). est de date toule récente et cepen- des peuples depuis le moment où ils quittèrent dant déjà l'on peut constater des différences le l'iàleuu Central. types multiples. l'objet de travaux considérables (7). souciée que de l'origine de sa propre race. répon. étant couverts de glaces. il consulter ABEL Hovelacque et Geohoes n'existera plus sur le globe que des Aryens. d'après sensibles entre les populations émigrées et M. que rapidement sa descendance se serait modifiée. IR73)j auquel j'aurai fréquem- .</uf~ of A7o') la comparaison entre l'aridité des rives du golfe Persiqueet la richesse de la Babylonie'(J. de Quatuefagës. 98 et 99) place dans le Pamir lu E. Haeckel. le vieux monde. p. note !). aux riques.ent (7) L'un des plus importants est sans contre- et s'y fixèrent conservèrent dans leur esprit dit celui de Cii. p.a el Hommes sauvages. Hommes fos- de tout le monde connu d'alors. J. depuis cent ans environ. t. p. ment recours. A. mé- Hekvé. 1887. III. site. 1874. M.-E.\rynna-Vœdja de p. a toujours temps passa pour avoir été le berceau du été depuis les temps glaciaires l'un des points genre humain. de nos jours. Leurs progrès actuels sont si rapides. DE Ujfalvy (Migrations des peu. en admettant que les espèces inférieures soient disparues devant celle qui aujourd'hui occupe la terre (5). se trouvaient être inhabitables. car ce pays était. Gan-Eden de la Genèse et r. française. anaryens. Doit-on penser que. 4e éd. des racn* humaines. Quelques siècles phénomènes mécaniques (physiques et chi.. {London.

. d'après A. Traité de Géologie. pp.Esquisse de la géographie lutétienne (Éocène). DE LAPPARENT. lî)06. 15~4 et 1526.

000 ans au plus la création du monde plus tard. le premier type des mammifères remonte à la fin des formations secondaires c'est donc à cette époque que débute la possibilité de la vie humaine sur la terre. s'est trouvé à même de sur- vivre à bien des cataclysmes. là où d'autres mammifères ont péri. MAX Verworn. Il est omnivore et. 1907-08. Congr. et ceux médiaire entre le singe et l'homme.. Heft. et<\ Huco OBERMAIFR. in Id. J. <fe 1889.) and Portugal in Zeitschrifl fur Ethnologie.avant nous. l'Homme tertiaire et sa survivance. signalés jusqu'ici Thenay (oligocènel. ds pas encore des hommes Cetle manière de Matériaux. (ï) CC. Sh. il est vrai (1). Hll. Reisestudien in Frankreich du plus grand nombre des préhistoriens. Dès qu'un mammifère vécut. M. Congrès international d' Anthropologie Berlin. A. il est aujourd'hui possible de reconstituer scientifiquement les diverses phases du développement de la vie sur notre planète. pour la première fois. Grâce aux récentes études des zoologistes et des géologues. p. Kutot. tier de Cromer (pliocène supérieur). Congrès Préhixl. de suivre l'évolution des climats et des êtres. 77. s'il a connu ces temps. « Les éolithes. probabilités bien incer- taines. et. où l'auteur reprend tous les gisements M07-1908. Ileft. on découvrit que l'homme avait vécu à l'époque pléisiocène. ny. peut-être a-t-il su résis- ter. le développement des mammifères était fort incomplet. en ce qui regarde ces temps reculés car. dkQuatrepa- lesveetiges del'hommeou deceuxqui n'étaient GEs. 1906. de Puy-Cour.ZurEolilhen fruge. il est vrai. l'ensemble des faits le montre antérieur au quaternaire. 1885. L'homme. mieux qu'aucun animal trouve sa nourriture. Ar- voir rencontre beaucoupd'opposiLion de la part chteol. 1891. Préhist. si nous en jugeons par leurs restes fossiles parvenus jusqu'à nous. et la (1) O. Duau. comme on le sait. il portait en lui les moyens de lutter contre la nature et. mais tendant à faire remonter l'homme jusqu'au pliocène. u. à l'époque crétacée. ofl'rit des con- ditions favorables à la vie de l'homme. l'homme put vivre et. doué d'une intelligence supérieure. où sont discu. celle. IV u. même s'il n'a pas laissé de vestiges de son squelette ou de ses industries. ont été travaillés Kent (pliocène moyen). de France. par suite. situés au-dessous Puy-Courny (miocène plateau crayeux de des couches paléolithiques.. sq. V. p. les exégètes bibliques faisaient remonter à 7. qu'en tout état de causes. A. p. Ces facultés. 337.Paris. pp. Son aptitude d'adaptation aux climats est si grande qu'il peut vivre sous presque toutes les latitudes. palseol. p 395. Ce sont du quaternaire inférieur. par suite. de Thenay. Et voilà que maintenant des savants apportent des indices. Norddeutschen Eolithe. Die natûrlische Entstehung der tés les silex'd'Otta. FRITZ Wieger. 529-551. 4 . Saint Prest et lit fores- par une main humaine ou par un être inler. p. à laquelle il est admissible de placer sa venue. souvent discutés. donc. France. 1905. 111. parce que. au miocène même (2) et. de déterminer la période qui.Montelius.

1906. 733). nous nous en tiendrons à l'examen de la période ter- tiaire. étaient pour lui des causes puis- santes de conservation à travers les âges. géologiques et d'envisager la possibilité d'existence de l'homme secondaire. 1547. p. Traité de Géologie.grande extension de son habitat. Mais il semble inutile de remonter si loin dans les temps Esquisse de l'Europe à l'oligocène inférieur (d'après A. DE Lappabent. de la plus rapprochée de celle où l'humanité se révèle . fig.

sement qui amènera la période glaciaire du Cf. 62. Paris.. (2) Cf.lSBS. Flora fossilis Arctica. le Monde desplantes avant l'apparition (82» lat. la fin de l'éocène. des Deux Mondes. c'est en effet. à l'ile in Rev. Certes. à la Terre de Grinnel Saporta. Bientôt. 7 vol. le magnolia. Traité de Géologie. Elle marque les débuts du refroidis- . un bras de mer venant du sud traverse le continent européen et amène de grandes perturbations atmosphériques. consulter O. le tilleul. le palmier croît dans le nord de la France. Journ. 1861. NATHORST. Ces efforts des continents pour conquérir leur forme et leur relief actuel. La moyenne thermométrique annuelle se maintient dans les environs de 25° dans les pays qui. Mêm Acad. par les produits de son. que la coupure choisie par les géologues doit être maintenue. aussi bien au point de vue zoologique qu'à celui de la formation des continents. formeront le littoral français de la Méditerranée. Le régime des saisons s'établit.Toll. DE SAPORTA ap. le cocotier s'avance jusqu'en Angleterre tandis que les arbres à feuilles caduques occupent les régions boréales (2) et les hauteurs d'où ils ne descendront qu'à. sans hivers sensibles. 15 aoill 1884. Traité 1901). 1504. DE Saporta. Stampien). p. malgré cela. Geogr. 1899. on en retrouve fr O. dit Saporta (3). le début de l'éocène (Lutétien. 1899). DE LAPPARENT. Traité de Paléonlolog véyélale. nakerdluk {Groenland) par 70° lat. en Islande. La flore de cet étage débute. N. Barthonien) les a vus se continuer sous un climat tempéré. Les Pyrénées commencent à surgir dans un premier mouvement (Lutétien). 1879. à la Nouvelle Sibérie (V. DE des Ours. l'aune.intelligence et par les restes mêmes de son squelette. p. N.indiscutable manière. puis achèvent de se former dans un troisième (Sannoisien. de Géologie. La flore boréale (Landénien) renferme Recherches sur la végétation tertiaire. plus tard. DE LAPPARENT. continuent dans un second (Bartonien). par un aspect (1)Pour l'étude de la géographie géologique. à la fin de l'époque secondaire que commencent à se dessiner les masses continentales actuelles. elles n'acquièrent pas de suite les contours que nous leur voyons de nos jours elles n'y parvien- dront qu'à la suite de nombreuses et importantes modifications mais les massifs demeureront dans leur ensemble (1). Schimper. Saint-Pétersbourg. la différence entre les types purs des deux faunes est telle. à Ate.). pôle. (3) Sur la flore fossile. Sc. au Spitzberg (Eisfjord et Bell de l'homme. le Passé des régions arctiques. les empreintes.. ce qui amène dans l'Europe centrale et méridionale une flore tropicale/ A cette époque. Il existe une transition insensible entre la faune du crétacé supérieur et celle de l'éocène inférieur. Trad. les unes sont sèches et brûlantes. Hebr. les autres pluvieuses et tempérées. En ce qui regarde la géographie. HEER. t906. A. Sound).

fig. de Lappabent.Esquisse de la géographie vindobonienne (miocène moyen). p. Traité. d'après A. 1906. . IG07. de .Géologie. 767.

toutefois. S. avec elles. Viburnum. La flore comprend lesgenres Cf. par l'existence de grands lacs en Orient. Les vrais carnivores se dessinent. Vancouver) alors qu'en Europe Roy. dont l'ère commence. de platanes. (2) Le caractère continental de l'Amérique Marchantia.-amenant avec elle toutes les facilités de la vie. peupliers. 1895. ailleurs.. elles s'achèveront dans un second mouvement (posté- rieur au Tortonien) et. des pachydermes.n. elle montre des plantes offrant de grandes analogies avec celles qui. A la végétation tropicale succède une flore à. Munier-Ciialmas. toutefois. p. aunes. Gaudry. dont les premiers mouvements sont antérieurs à ceux des Alpes.étroitement lié à celui de la flore crétacée. probablement Stampien). Amer. C'est l'aurore des temps modernes qui commence à poindre. En Amérique (2). Corglus (Haut [3]. continue son évolution pour ne la terminer que dans le tertiaire supérieur (Sarmatien). Bal. le climat demeure au cours du Mio- cène doux en hiver. les quadru- manes semblent. charmes. le sol s'est quel- que peu refroidi. tiliacés. puis. du Nord se fait sentir dans le climat dès Sassafras. Quercus (lerrit. caractérisée par des formes très curieuses. bouleaux. tout le système sardo-corse. pluvieux en été. 870 Stanto. lauriers. l'Asie australe et l'Afrique équa- toriale. peut- être aussi celui de la Sierra Nevada d'Espagne. l'éocèno inférieur. VII. Quel- ques conifères donnent au paysage un aspect analogue à celui qu'il présente aujourd'hui dans les régions tempérées. Trans. Asplenium Alxophila. eux aussi. XVII. saules. sauf. Le continent européen diffère géographiquement peu de ce qu'il est aujourd'hui. Dawson.magnolias(Billy). Yprésien). de G. on en voit d'autres parents des équidés. Canada. feuilles caduques les forêts se peuplent d'érables. Soc. dans la seconde partie de l'éocène (Landénien. Washington. Bull. Dans ces forêts apparaissent (1) des animaux nouveaux.couvrent les côtes de la mer des Indes. au rhinocéros et au sanglier. KNOWLTON. t'ialanus. peut-être même plus loin dans ce qui est aujourd'hui l'océan Atlantique. MUsouril Sabal. sous les. ce sont des types alliés à la fois à l'élé- phant. La fin de la période est signalée par quelques mouvements dont l'importance sera grande dans la géographie de l'avenir. Le Caucase. Malgré ces transformations. mêmes latitudes croissaient Chara. Les pal- (1) Cf. luglans. A. 130. Mammifères tertiaires. de nos jours. Il se forme toute une zone de plissements s'étendant depuis l'Indo-Chine jusqu'au Maroc. p. des noyers. . débuter avant la fin de la période par le Cœnopithecus. France Populus. latjlundiles. etc. Les Alpes se plissent pour la première fois (oligocène. Soc Géol.

p. Traité de Géologie. de Lappabent.Esquisse de l'Europe à l'époque Sarmatienne. 1906. fïg. 761 . d'après A. 1626.

sur les rives des lacs méditerra- néens. conifère voisin de S. où nous entrerons dans la partie préhistorique de l'humanité. ne dépasse pas l'île de Cos. 1873. . ame- nant avec lui sa faune marine. Animaux fossiles el Géolo. où. En même temps.. l'ancienne chaîne formée par les Baléares. aujourd'hui arides et désolés. surviennent de nouvelles transformations plus ou moins profondes. laissant une fosse profonde qui. X11I. L'hippopotame avait déjà pris possession des rivières. p. 279) analogue (i) Cf. où se révéleront l'homme (Homo sapiens) et son indus- trie. Des découvertes gie de l'Allique. dansles montrant qu'à cette époque ces latitudes jouis- périodes qui suivent. Antiq. la Sardaigne et la Sicile se dis- loque. ch. A. le pla- tane (k). s'ébattaient d'immenses troupeaux de cerfs. Heer. Les gisements célèbres (Sarmatien et Pontien) de l'Attique (Pikermi) (2) et de la Provence (mont Lubéron) montrent qu'à cette époque des pays.miers deviennent de plus en plus rares et le sol se couvre de graminées dans les clairières. La mer pénètre profondément dans les vallées du Guadal- quivir et du Rhône transformées en golfes étroits. (4) O. L'axe de la région soulevée entre l'Atlas et la chaîne Bétique s'écroule à cette époque. ancêtre du cheval.. prennent une énorme saient d'un climat moyen (Cil. of Marx. (1) Dès l'oligocène apparaît l'/tn/hracoi/ie. les traces de ce climat béni se retrouvent jusqu'à 80° latitude nord dans le Groenland et le Spitzberg (3) où croissaient alors le séquoia. à celui de l'Europe actuelle. Lyell. Pari i. GAUORY. 70°) renferment Sequoia Islande. Au milieu de ces richesses que répand à profusion la nature apparaissent le mastodonte et une foule variée d'herbivores (1). Langsdorfîi. venu de Californie et une foule d autres plantes rium. l'Inde était peuplée d'éléphants. l'Amérique possédait un ancêtre du cheval (Miohip- pus). L'Océan pénètre dans la partie occidentale de la Méditerranée. 1864. le magnolia. laissant ouvert le détroit de Gibraltar. vers l'est. Au cours du tertiaire moyen. que nous approchons des temps. de même nature ont été faites dans le cercle (3) Les couches du miocène supérieur de polaire à l'ouest de la rivière Mackenzie. parmi lesquels l'hipparion. etc. 6' éd. importance. Avec le pliocène. l'Atlas lui-même s'ouvre. étaient cou- verts de gras pâturages. Flora fossilis Arclka. Sempervi. N. eu l'lie Disco (Lat. elle entoure l'Apennin. d'antilopes et d'autres herbivores. avanl-coureurdes ruminants qui. longue presqu'île alors reliée par un archipel à la Sicile aux trois quarts submergée. plus ou moins étendues. amenant des consé- quences d'autant plus intéressantes à noter. la Corse.

La mer Rouge n'existait pas encore. . le Péloponèse. fig. Des mouvements inconnus dans l'Atlantique déterminent dans la Méditerranée l'invasion d'une faune marine boréale. La Hollande émerge des eaux tandis que. la Dalmatie. Plus tard (Astien). Traité de Géologie. DE LAPPARENT. laissant pénétrer la mer jusqu'au nord de Tétouan un autre occupait la vallée du Nil. Esquisse de l'Europe à l'époque Plaisancienne. 1633. Les terres américaines. couvrant le Fayoum et la majeure partie de la moyenne Egypte. dans le Cornouaille. Un golfe s'avançait alors dans le Maroc et l'Algérie. p. 763. (D'après A. au terme du pliocène (Sicilien). est un golfe. avaient leurs immenses lacs au pied des montagnes Rocheuses. les mouvements se pour- suivent presque partout. tandis que la mer couvrait les côtes californiennes jusqu'à une grande distance du rivage actuel. les Cyclades. nous assistons à invasion marine des une lacs de l'Egée. la Roumanie étaient occupés par les lacs du groupe ponto-caspien.) la mer Egée. indépendants de la mer Méditerranée. Enfin. la et mer se préci- pite jusqu'au U° latitude nord. Sur notre continent. 1906. De nouvelles dislocations ouvrent un véritable fjord dans ce qui sera plus tard la vallée du Nil. elles aussi.

1.est le dernier témoin d'un chapelet de (4. 1-28 (Monaco. en ce qui regarde les régions méditerranéennes. la Péninsule Ibéri.19). la Corse. Sa faune particulière renferme en même dans la Méditerranée le savant mémoire de temps des formes asiatiques (chinoises et ja- M. II. Tous ne sont pas également bien étudiés. En Sicile (1) apparaît une faune marine froide. 242-2n7. tandis qu'en Asie. 140). la Ligurie. le Golfe du Lion (p. 1900.vastes lacs s'étendent sur le versant oriental du Liban (mer Morte.la Tunisie (p. US). et le régime fluvial s'établit en France. DE LAPPARENT. le* Grottes de Giïmaldi. Leç. t. l'Italie centrale et méri. Tali-Fou jusqu'en Mongolie d'un côlé. la vallée du Rhône. produisant dans les Pampas des alternances de lits lacustres et marins. VII.. t. pour les transformations des rivages (1) mer. la mer Egée et la mer Noire da Géogr. lil)'. Le delta du Rhin se trouvait alors vers le milieu de la mer du Nord. des tufs ponceux de formation neptunienne émergent de 1. poiioiscsi et européennes. le Maroc (p. Oronte)..000 à 1. la Basse-Mésopotamie.500 mètres. celui du Nil entre autres. la Péninsule des Balkans et était alors occupée. t. on les retrouve à 500 mètres d'altitude. « l'Asie antérieure et lacs qui. vers la fin du tertiaire. de (p.) (p 1:14). (3) Cf. celui de là Seine dans la Manche à la hauteur de la pointe occidentale de la Bretagne. Les mouvements que je viens d'esquisser. (p. en Amérique. II. phys. beaucoup sont encore inconnus. (A. ds la Géographie. virun. Chap. la Méditerranée orientale (p. réservant pour un chapitre spécial l'étude plus complète de la formation géologique de ces pays (A). p. Note sur les gîtes de naphte de de grands lacs. le massif iranien était en grande Cf. in Ann. 111. Notes sur que (p. 143). peuplaient les lacs par lesquels. dont la Kend-é-Chii in (Gouvernement de Ser-i-Poul). DE MORGAN. J. 133). 131). etc. Mission en Perse. sur le cours actuel de l'Angara. 190C) où l'auteur reprendtoutes pu servir de refuge à des animaux qui. se succédant l'Egypte anlé-historiques •. 1" partie. l'Egypte (p. 1907. Dans la région ponto-caspienne (2) sont toujours les grandes nappes d'eau douce. t. Les anciens golfes (Plaisancien) deviennent dans la Bresse. Dans le Péloponèse. 19(6. 1. De. de In Délégation en Perse. jusqu'à la Sardaigne (p 13"). Ainsi le Baïkal a p. ont eu leurs analogues dans toutes les parties du globe à la même époque. 1 fas. t. Omsk de l'autre une grande partie de l'Asie dionale (p. Mém. (2) Au centre de l'Asie se trouvaient aussi pp. février 1892. l'Algérie 1894. A Sumatra. I. le reliaient à la .f>00 mètres en. des lagunes ou des lacs. Boule. la Toscane (p 12M). Cf. 1895. 13H). 138). des mouvements s'effectuent. dont cependant l'étendue diminue. Nos golfes se transforment en lagunes saumâtres. dont les rivages soulevés se rencontrent aujourd'hui de 30 à 70 mètres au-dessus du niveau de la mer. la Crête (p. des Mines. • Pendant l'époque éocène. Je ne dirai ici que peu de mots sur ce que furent les transformations survenues dans l'Asie antérieure (3).5U . profondeur est par places de l.). La mer Rouge se forme sans communica- tion avec la Méditerranée. 1902. 1V7). le Baïkal (Alt. aupa- les observations relatives à la Côte d'Azur ravant. 476 m.

son climat plus régulier et plus humide permettait aux prairies et aux forêts de se déve- lopper. était bordé au nord par le grand lac ponto- aralo-caspien. A la fin du tertiaire (Plaisancien). Poucht- é-Kouh).etc. peut-être moins élevé qu'aujourd'hui dans son ensemble. de grès et de gypse. alors très étendu. On trouve. sur le versant occidental (Louristan. si nous en jugeons par la faune qu'on rencontre dans les sables de Maragha. relevées comme eux.de Mollah Ghiavan au Poucht-é-Kouh. Pal- myre et l'anti-Liban. l'Iran. de Koum. La fin du pliocène vit l'Iran.du Zagros. d'argiles. ou par un immense lac s'étendant jusqu'au Liban. il n'a pas été rencontré d'assises fossilifères post-éocènes mais les couches éocènes sont loin d'être les der- nières. de marnes et de grès friables. Cet ensemble forme le fond de la cuvette mésopotamienne il affleure sur les flancs des montagnes iraniennes. le plateau persan n'offrait pas l'aspect désolé qu'il présente aujourd'hui. A cette époque. tel celui d'Ourmiah. Il portait lui-même des lacs. Jusqu'à ce jour. d'épaisses alternances relevées de marnes.partie sous les eaux (1) c'est donc postérieurement à cette époque qu'il a émergé. Nous pos- sédons ainsi les deux limites (éocène et Plaisancien-Sicilien) entre lesquelles le mouvement s'est opéré. bien postérieures à l'éocène du plateau et reposant sur des calcaires que je crois appartenir au tertiaire supérieur. prolongé dans le pays des deux fleuves. Nous ne connaissons pas l'âge relatif de ces sédiments supé- rieurs. à l'ouest et au sud par le golfe Persique. tant à la hauteur de Bagdad qu'entre Deir-el-Zor. Les gypses sont eux-mêmes surmontés de couches épaisses de sables. le Caucase se couvrir de névés et de glaciers reliés à la grande calotte de l'Asie centrale (1) Gisements éocènes de Soh. dont les fossiles ont été dissous par les eaux acides de cette région gypseuse toutefois. . redressé. l'Arménie. disparaît sous les alluvions pour reparaître. sur le bord du désert ara- bique. le relief du sol était à peu de chose près établi lors de l'existence des lacs (Sicilien) de l'inter-Liban et aussi lors (Plaisancien) du dépôt osseux de Maragha. et alimentait une plantureuse végétation.

Chouster. dans la direction de l'est. Depuis longtemps peut-être la sécheresse et la salure des terres avaient fait émigrer les herbivores mais l'absence complète. et là. en Chaldée. A la fin du pliocène. le climat européen se refroidit encore on . le pays prit définitivement ses formes topographiques actuelles. L'on voit en effet. en 1889. sur le versant de la mer Caspienne. De vastes lacs salés ou saumâtres s'établirent dans toutes les cavités du plateau. Comme on le voit. de mollusques terrestres autres que ceux vivant actuelle- ment. Avec le pliocène. au cours du pléistocène. puissantes formations caillouteuses. Dans la vallée du Lar. C'est à l'époque des érosions et des alluvions quaternaires que le pays a définitivement pris l'aspect actuel. elles atteignent parfois (Zohâb. découvert un gisement d'instruments très grossière- ment éclatés (Ab-é-Pardôma) et plus bas. est la preuve que cette faune n'a pas changé et que. sur tout le bord du désert arabique. dans les limons du pla- teau. les conditions climatériques sont restées les mêmes depuis la finIl du pléistocène. Ces alluvions. Dizfoul. l'Iran a subi au cours du tertiaire des modifications plus importantes encore que celles de l'Europe. ses rivages ont été relevés comme ceux de la Méditerranée. sont de. rendant infertile toute la région. mais ces deux gisements sont situés en dehors du plateau ils appartiennent au bassin caspien dont la végétation. est et semble avoir toujours été d'une extrême richesse. Sur le plateau. la mer s'étendait au loin dans la Mésopotamie. et tout à l'entour. des falaises de gravier coquillier (Sici- lien ?) situées à une assez grande hauteur au-dessus du niveau actuel de la mer. on a trouvé dans les alluvions caillouteuses une molaire d'Elephas primige- nius qui m'a été montrée. offrant à leur surface des instruments paléolithiques du type chelléen. par suite. près d'Amol. ou au début du pléistocène. surtout au Mazandéran. sont aujourd'hui recouvertes par d'épais limons elle se retrouvent dans le désert syro-arabique. Les phénomènes d'émersion se sont étendus. au moins jusque-là. j'ai.puis. Jamais je n'y ai rencontré d'ossements animaux ou de produits de l'industrie humaine. près des montagnes. Louristan) plusieurs centaines de mètres d'épaisseur.

Depuis les débuts de l'éocène. trois rapportèrent i896. sur Pithecanthropns. les phénomènes glaciaires viennent. en Portugal. un chamérops se maintient encore en Provence. La conclusion de ces und Anthropologie. C'est même.us erectu. de même que les cervidés. Soc. semble-t-il. t. l'hipparion enfin et le cheval proprement dit qui fait son apparition. ne rencontre plus les grands palmiers et les camphriers.mme. au cours du pliocène que les grandes provinces zoologiques mo- dernes se sont formées. alors que les forêts de l'Europe occidentale se peuplent du chêne. étaient trop incomplets pour permettredassuoir Studien über lJithecanlhrof. . qui s'avance au nord jusqu'en Angleterre. troubler l'harmonie de cette évolution et obliger la vie à se can- tonner d'une façon plus spéciale. du noyer. la faune moderne se dessine nettement. Dès lors. consistant en çaise). réalité sens ils gentes sur la nat. Ui bois). L'hippopotame est à son apogée. Comme on le voit par ce qui précède. Il y a homogénéité parfaite dans l'effort de la nature et notre époque n'est que la suite et la consé- quence de celles qui l'ont précédée. grand quadrumane plus voisin de l'homme qu'aucun autre (1).ire de ce remarquable fos. depuis la fin des terrains secondaires jusqu'à l'aurore de notre époque. 1 longs et orageux débats fut que. en «revanche. de l'érable. 189!). les conditions ont toujours été (1) « D'après les comptes rendus du Congrès les débris fossiles à un homme. Les séquoias et les bambous demeurent encore quelque temps dans les pays méditerranéens. une calotte cranii-nne. six 7oologisies et même autorités zoologiques et anatomiques les plus davantage les prirent pour ce qu'à mon éminentesonl émis des opinions très diver. Stuttgart. il est vrai. du peuplier essences dont quelques espèces se trouvent aujourd'hui encore en Algérie. un fémur et quelques dents. Trad fran- Malheureusementses restes. Les singes vont quitter l'Europe pour se rapprocher des tro- piques. au Japon et dans l'Amérique du Nord. Anthrop. Paris douze savants compétents. l'Elephas meridionalis entre autres. (E Hakckel. in Bull. somen les restes d une furmedepawye sile [l'ithecanihropus enclus] » (E. Cf. la flore et la faune ont évolué d'une façon continue. le genre mastodon disparait de l'Europe avant la fin du pliocène pour sur- vivre longtemps encore en Amérique. du mé- lèze. G Soiwalbe. les bovidés. A Java vit le Pilhecanlkropus ereclus. mais le développement général ne se continue pas moins normalement dans son ensemble. publié dans Zeihchnft fur Morphologie un jugement délinilif. (Du- bois. trois ù un île Leyde (auquel j'assistais). encore inconnue entre l'homme et le singe. De grands proboscidiens le remplacent. seul. sur environ Maixouvrier. Dans la suite. les rhinocéros sont très nom- breux. Urigine de lh . je vois que les singe.

favorables au développement des êtres vivantainsi que l'homme; la
flore comme la faune leur furent toujours propices. Si notre ancêtre
a connu ces temps, il n'y a certainement pas rencontré plus d'en-
nemis que n'en virent les Chelléens et les Dordoniens des diverses
époques préhistoriques, que n'en trouvent aujourd'hui les nègres
de l'Afrique tropicale, les négritosde l'Indo-Chine ou les Lapons.
Si nous rejetons comme non probants tous les restes attribués
à l'industrie humaine, signalés jusqu'à ce jour dans les couches ter-
tiaires ce n'est pas une raison pour nier à priori la possibilité de
l'existence humaine dans ces temps reculés.
Nous ne connaissons, en effet, que bien peu de chose des
dépôts terrestres laissés au cours du tertiaire sur les continents
habitables beaucoup ont été lavés lors des grandes inondations,
d'autres se sont abîmés dans la mer avec les territoires qui les
portaient.
Nos recherches en ce sens sont encore insuffisantes, elles n'ont
porté jusqu'ici que sur une bien faible partie des ruines des con-
tinents tertiaires; et les régions explorées ne sont peut-être pas
celles où l'homme d'alors a vécu. Dans tous les cas, la succession
des dépôts terrestres de ces âges serait extrêmement difficile à
établir d'une manière précise; car, d'une part les os et les coquilles
ont généralement été dissous par les agents atmosphériques et
d'autre part les premiers hommes n'ont peut-être pas façonné
d'instruments en matières durables. Il se peut que les pierres
brutes, les morceaux de bois eussent répondu à tous leurs
besoins d'alors.
Admettons que l'origine humaine des éolithes; présentés
jusqu'ici (1) ne soit pas démontrée (2); il est-impossible de nier
que, même de nos jours, l'homme ne fasse fréquemment emploi

(1) Cf. A. Rutot, Causeriessur les industries rieur), lieulélien, Mafflien, Menvinien (pour les
de la pierre avec démonstration scientifique divers niveaux du quale- niiirc inférieur), Flr-
et pratique de l'existence de l'industrie éoli- nusien(correspondant à l'Âge .néolithique), et
thique, ds Rev. de l'École d'Anthropologie de Tasmaiaien p ;ur l'époque actuelle. Cette ingé-
Paris, 1907,1. VIII. p. 283. M. A. Rutot (Bull. nieuse théorie n'est généralement pas ac-
Soc. belge de Giol., 1907, t. XXI. p. 211, la Fin ceptée. (J. M.)
<le la question des éolithes) considère les éoli- (2; M. Boule (l'Age des derniers volcans de
thes non plus comme une industrie primitive la France, ds la Géographie, t. XIII. 1906,
de l'emploi de la pierre mais comme une in- p. 287) considère comme problématique l'exis-
dustrie spéciale, ayant débuté à l'époque ter- tence de l'homme a la fin de la période plio-
tiàire, s'étant développée dès le quaternaire cène, c'est-à dire au temps où vivaient l'Ele-
parallèlement aux autres systèmes, et ayant phas meridionalis, HhinO'-eros etruscus, etc., et
duré jusqu'à nos jours dans tous les pays. Je où se formèrent dans la France les alluvions
classe, dit-il, les diverses phases de l'état éoli- des plateaux et les moraines de la première
thique Canlalien (miocène supérieur), Kenlien grande extension glaciaire.
pliocène moyen), Sainl-Prestien (pliocène supé-

d'instruments naturels en pierre, en bois, en os, etc. Cet usage
est inné chez lui, chez le sauvage comme chez l'homme civilisé,
chez l'enfant comme chez l'adulte. L'adaptation est la consé-
quence forcée de cet instinct; et les éolithes en seraient les ves-
tiges.
Mais il est un fait plus important encore, venant à l'appui de
la supposition qui accorde à l'homme une antiquité supérieure
aux temps quaternaires; ce fait est que les instruments du type
chelléen se rencontrent sur la plus grande partie de la surface
du globe, dès les débuts du quaternaire.
Le coup de poing, même grossier, est un instrument trop per-
fectionné pour qu'il puisse représenter le premier essai d'un être
doué d'intelligence, cherchant l'adaptation à ses usages des maté-
riaux que la nature mettait à sa disposition. Les tâtonnements ont
du être nombreux et longs. Or, en possession de cette industrie
relativement élevée, il nous apparaît déjà très répandu. Sa décou-
verte avait donc eu le temps de se propager dans les pays
encore émergés à notre époque et dans d'autres engloutis
aujourd'hui.
Le foyer des développements antérieurs au coup de poing est
probablement unique; mais peut-être aussi a-t-il, pour toujours,
disparu sous les flots on ne peut nier cependant qu'il a existé.
C'est là, si ce lieu émerge encore, qu'on trou.verait les stations
éolithiques répondant à toute la série des essais, des tentatives
qui, forcément, embrassent de longues suites de siècles.
C'est au cours du tertiaire seulement que ces tâtonnements peu-
ventavoir eu lieu: peut-être ont-ils débuté pendant le pliocène, le
miocène, l'éocène même; car rien ne s'oppose à ce que l'homme
eut vu le jour dès les débuts du tertiaire. « Les nègres en Afrique,
les négritos dans la Malaisie affirment, a dit Cartailhac (1), par
leur répartition sur la surface du sol, leur origine tertiaire. »
Chaque jour les présomptions s'accentuent en faveur de la thèse
faisant remonter l'homme à ces époques. Elles sont combattues
avec violence par certaines écoles et le seront jusqu'au jour où
une preuve positive, inattaquable, viendra mettre fin au débat.
Nous en sommes encore réduits, pour la solution de ce grave pro-
blème, aux conjectures, aux considérations généràles basées sur

(1) La France préhist., 18ilii, p. 35.

le rationalisme, et certes ces aperçus sont loin d'offrir des bases
scientifiques solides; mais le bon sens oblige à faire remonter
l'apparition de l'homme au delà des temps où sa présence se
manifeste par les réalités constatées jusqu'ici.
« L'ère moderne ou quaternaire est caractérisée par l'appari-
tion de l'homme sur la terre », disent les géologues. Si le quater-
naire n'existe que par cette définition, il faut se hâter de le sup-
primer pour réunir les temps modernes au pliocène. Car ce n'est
pas de l'homme primitif lui-même dont il est question dans cette
définition, ce n'est pas de sa venue en tant que type zoologique;
mais bien l'apparition d'une industrie déjà nettement formée, déve-
loppement qui suppose qu'une longue période s'est écoulée avant
que l'ouvrier du coup de poing eut perfectionné son intelligence
au point de posséder une telle civilisation.
Si l'on envisage la flore et la faune des dernières époques ter-
tiaires, les comparant à celles des temps quaternaires et modernes
on trouve de telles analogies, une suite si continue, qu'il est im-
possible de ne pas relier intimement entre eux ces deux mondes.
Les phénomènes glaciaires ont, il est vrai, créé un hiatus dans cet
ensemble homogène mais ce hiatus est plus apparent que réel,
car il ne s'applique pas à la totalité du globe.
Il ne saurait être ici question d'évaluation en millénaires des
temps employés à ces perfectionnements nos chronologies ne
peuvent être que relatives. Peut-être le jour viendra-t-il où les
bases de ces calculs seront plus sûres mais dans l'état actuel de
notre savoir, nous ne pouvons que nous abstenir de formuler
un nombre, quel qu'il soit.

CHAPITRE III

Les phénomènes glaciaires.

Nous avons vu combien les modifications continentales plio-
cènes eurent d'importance (1) en ce qui concerne les reliefs de
l'Europe et par suite la nature de son climat; mais nous devons
remarquer aussi que la formation de grandes nappes d'eau dans
la Méditerranée, l'existence de lacs étendus. dans -la région ponto-
caspienne, en Afrique, en Syrie, en Sibérie, aux États-Unis, l'effon-
drement de continents entiers dans l'Atlantique (2), ne furent pas
sans modifier également d'une façon notable les conditions clima-
tériques de l'hémisphère boréal. Ces mouvements ne cessèrent
pas avec l'époque tertiaire; ils se sont poursuivis au cours du
pléistocène et se continuent encore de nos jours.
Ces oscillations, dues à la plasticité de l'écorce terrestre, se
manifestent sous forme d'immersion sur certains points, d'émer-
sion sur d'autres et, fréquemment, en vertu des lois de compen-
sations dictées par l'invariabilité relative du volume terrestre,
il y a mouvement de bascule ou de glissement affectant de vastes
régions (3).

(1) Voici quelques données sur l'état actuel (2) Cf. Au sujet'de la théorie de l'Atlantide,
des reliefs terrestres pris dans leur ensemble; A. DE LAPPARENT, Traité de géol. Lubbock,
la surface totale du globe étant de 509.950.000 t Homme avant l'Histoire, p. 40. Ch. Ploix,
kilomètres carrés, 365.501.000 sont occupés Rev. d'Anthrop., 1887, p. 291. Bull. Soc. de
par les mers et 144.449.000 par les terres, Borda (Dax), 188t. Bien des savants se refu-
(Cf. Wagneh, Beitrâge zur Geophysik, 1895) sent ùcette hypothèse.
dont ldO.800.000 pour l'hémisphère boréal et (3) « Au moment où une grande ligne de
44.200 environ pour l'hémisphère austral. Le relief se constitue sur le globe, elle forme le
quart environ des continents est occupé par rivage d'une dépressionocéanique ou lacustre,
,les hauteurs supérieures à 1.000 mètres d'al- sous laquelle elle s'enfonce par son flanc le
titude. soit 7O.OnO.U0O kilomètres carrés pour plus abrupt, et en général, l'importance de la
les altitudes situées entre 1.000 et 2.000 mètres, chaine à laquelle elle donne naissance est en
13.00().(>00 pour celles de 2.000 à 3.000 mètres, rapport avec celle de la dépression qu'elle
7.500.000 pour celles entre 3.000 et 4.000 mètres côtoie. » (A. DE Lappakent, Traité de Oéolo-
et 7.5011.000 également pour les altitudes su- yie, 1906, p. 67.)
périeures à 4.0(10 mètres.

Des déformations de cette nature se sont produites à toutes
les époques et nous en retrouvons les traces dès les temps géo-
logiques les plus reculés. De nos jours, elles sont généralement
peu sensibles et, par suite de leur lenteur même, avaient, jus-
qu'à ces derniers temps, échappé à l'observation rigoureuse.
De l'intensité des phénomènes qui se produisent
sous nos
yeux, nous ne pouvons cependant pas déduire l'importance de
ceux concernant les temps écoulés il y a certainement eu des
périodes d'activité maxima et des époques de minima mais
nous
ne sommes pas en droit d'établir des lois chronologiques basées
sur l'observation des faits récents.
Les phénomènes dus à la plasticité de l'écorce terrestre
sont
de trois natures les éruptions volcaniques, les secousses sis-
miques et les déformations plus ou moins lentes de la surface.
Les temps pléistocènes ont vu, comme les nôtres, de
nom-
breuses éruptions volcaniques je citerai entre autres celles du
massif central de la France, les dernières de ce groupe.
Depuis, les éruptions se sont continuées sur toute la surface du
globe et l'on ne compte pas moins de 323 volcans (1) qui, depuis
trois siècles au plus, ont donné des preuves de leur activité.
Grâce aux nouvelles méthodes d'observation (2), il été possible
a
de reconnaître l'existence d'un certain nombre de foyers sismiques
principaux et d'établir approximativement l'aire de leur action.
J'en citerai quelques-uns.
Dans le Nouveau Monde sont deux groupes celui des Açores
dont l'influence s'étend de 20° à 60° de latitude septentrionale,
et ce-
lui des Rocheuses et des Andes comprenant toutes les côtes occi-
dentales de l'Amérique et se reliant par l'Alaska
au groupe asiatique.
Le groupe Central Américain, dont les limites
comprennent
les Antilles, la Floride et les. Guyanes, se relie
vers l'est à celui
des Açores.
Dans la mer du Nord, le foyer islandais fait sentir
ses effets
depuis les côtes nord-ouest de la Norvège jusqu'à 70° latitude nord
environ.
Plus au sud, le groupe indo-européen affecte les régions
com.
prises d'une part entre Bombay et Lisbonne, d'autre
part entre
Zanzibar et le Caucase.

(1) Fusais, les Volcans. Paris, 1878, 2- éclit. • (2) J. Milne.
5

Enfin, un autre foyer sismique comprend Maurice et Mada^
gascar.
Il serait aisé de citer un plus grand nombre de régions affectées
par ces phénomènes; mais les exemples que je viens de donner
sont particulièrement intéressants parce qu'ils concernent des
portions de l'écorce terrestre qui, nous le savons, ont travaillé
pendant l'époque tertiaire et dont l'activité s'est continuée au
cours du pléistocène et jusqu'à nos temps.
Il existe certainement des relations entre les diverses manifes-
tations des forces centrales de la terre, qu'elles se traduisent sous
forme d'éruptions volcaniques, de secousses sismiques ou d'oscil-
lations lentes de l'écorce; mais, jusqu'ici, nous ne possédons pas
les données nécessaires pour relier entre eux ces phénomènes.
En les passant en revue sommairement, j'ai simplement voulu
montrer combien est mobile cette croûte sur laquelle l'homme
s'est développé et combien, par suite, il doit être fait de réserves
dans l'étude des causes de son évolution aussi bien zoologique
qu'intellectuelle.
En effet, si nous étudions les oscillations de l'écorce terrestre (1),
nous nous trouvons en présence de faits dont les conséquences
touchent de bien près à l'histoire de l'humanité car ces mou-
vements ont profondément affecté l'habitat de notre espèce.
Au nord de l'Europe, la péninsule scandinave tout entière
subit actuellement un mouvement de bascule, le fond du golfe de
Bothnie s'enfonçant de 1 m. 60 par siècle, tandis que la pointe
méridionale de la Scanie se relève (2).
Jadis, cependant, au cours de la période actuelle, un bras
de mer joignait la Baltique à la mer du Nord, passant par la
dépression des lacs Mâlaren, Hjelmaren et Wenern et ces dis-
tricts sont aujourd'hui situés bien au-dessus du niveau des mers.
Ailleurs, sur d'autres points de la Scandinavie, des plages ma-
rines d'époque glaciaire se trouvent maintenant surélevées de
200 mètres.

(1) Pour les mouvements de lécorce ter- Supam, Pel. A/i(.,1888. Brûckner, Verhandl.
restre en général, Cf. Eo. SUESS, Dus Antlitz d. ÎX"" Geographentags. –Siéger, Zeilsch. d.
derErde, surtout le t. II, trad. E. de Murgerie, lies, far Erdkunde. Berlin, 1890. A. de Lap-
1900. Toutes les théories du savant professeur PARENT, Traité de Géologie. 1906, p. 584 sq.
viennois ne sont cependant pas admises par Docteur ANDRE, M. Hausen, Skandinaviens
l'ensemble des géologues. Sliyning, 104 p., avec résumé en anglais, in
(2) Sur les mouvements de la péninsule Geologiske undersôgelser, n° 29. Aarbog,. Iè96
scandinave, consulter V. Schmidt, le Dane- til 18D'J. Kristiania, 1900.
mark en 1867. Suess, Anllilz der Eriie;

Le nord du Danemark, suivant le mouvement de la Suède
méridionale, émerge lentement de telle sorte que les kjœkken-

Le plateau sous-marin et les vallées dans la mer du Nord
(d'après les cartes marines).

:
i
mœddings laissés jadis près des grèves en sont aujourd'hui dis-
tants parfois de 10 kilomètres environ.

Le sud et la partie centrale du Jutland, au contraire, s'enfoncent;
de telle façon que si ce mouvement se continue, le jour viendra,
dans quelques siècles, où le golfe de Bothnie se joindra à la mer
Blanche et où le détroit danois, au lieu de se trouver entre Gôte-
borg et le cap Skagen, sera reporté plus au sud vers le Schles-
wig (1). La Scandinavie, s'étendant au sud, absorbera le Dane-
mark (2).
En examinant la carte des côtes norvégiennes, nous la voyons
découpée par de longues échancrures, les fjords, profonds et éten-
dus. Or ces fjords ne sont autres que des vallées d'érosion qui
n'ont pu se former qu'à l'air libre (3), au cours du pliocène ou
du pléistocène, sous l'action des rivières. Ils contiennent
aujourd'hui, par places, plusieurs centaines de mètres d'épaisseur
d'eau (lt) c'est donc de cette hauteur au moins que les Alpes
scandinaves se sont affaissées depuis le creusement de leurs val-
lées (5) et il en est de même dans bien des régions, pour
l'Islande entre autres (6).
Cette remarque est d'une importance capitale en ce qui con-
cerne la formation des grands glaciers car elle prouve que les
Alpes norvégiennes ont été beaucoup plus élevées qu'elles ne sont
actuellement et que, par suite, elles offraient, jadis plus qu'aujour-

(1) Forêts et tourbières submergées sur la la sonde est descendue à 1.261 mètres. (Cf.
côte orientale de Leba (Poméranie). Cf. la Otto Nordenskjôld, Topograph. Geol. Stu-
Géogr., t. V, p. 284. dien in fiordgebieten, ds Hall, de l'Institut géo-
(2) L'un des points les plus intéressants à logique d'Upsala, 1899, a° 8, IV, 2). Les pro-
étudier, en ce qui concerne les mouvements fondeurs des principaux fjords de la Norvège
post-tertiaires des côtes, est l'Ile de Môen. sont, d'après Nordgaard .(Naturen Bergen,
(Cf. CH. LYELL, Geol. Transactions, II' série, n° 12, décembre, 1H04, p. 382): Ofotentenfjord,
vol. II, p. 243. PUGGAARD, Geologie der Insel 550 mètres; Tysfjord, 725 mètres; Oxsund,
MOen. Bern.,1851. 630 mètres; Foldenfjord, 530 mètres; Skjers-
(3) (Cf. DE LAPPARENT, Traité de géologie, tadfjord, 518 mètres, etc. On voit d'après ces
V» éd., 1906, p. 240.) Une seule conclusion données que l'affaissement de la côte norvé-
demeure admissible, celle que ces déchirures gienne, après la période d'érosion des vallées,
du sol, si exactement prolongées sous la mer, ne s'est pas faite régulièrement et que son
existaient à l'état de vallées continentales, maximum semble avoir été de 1.250 mètres
lorsqu'un changement de niveau a déterminé environ.
leur submersion partielle sous la nappe océa- (5) Cf. sur les déplacements des rivages
nique. Ce changement semble avoir été très quaternaires dans la Norvège septentrionale,
brusque, sans quoi les fjords n'auraient pas la Géographie, 1905, t. XI, p. 308. Compte
conservé leur aspect de vallées comme le rendu par C. Rabot des travaux de W.-C.
fait a lieu dans la plupart des Rias de la côte Brôgger {Norges Geologiske Undersôgelse, n°31,
de Galicie. dela Bretagne, de l'Irlande et du Om de Senglaciale og post-glaciale Nirâforan-
pays de Galles. Le fond des fjords a lui- dringer i Kristiania %Itet Kristiania, 19TO et
même subi parfois des déformations aux 1901) et de W. Ramsay (Ueber die Geologische
abords de la limite du massif montagneux. Entwicklung der Halbinsel Kola in der Quar-
Ainsi le Hardanger fjord, profond de 800 mè- târzeit. Helsingfors, 1898).
tres, a été relevé à son entrée de 450 mètres, (6) Suivant R. Sevastos {Bull. Soc. Géol. de
tandis que d'autres présentent une pente France, IV' série, t. VI, p. 235), la cause
continue. efficiente d'abaissement des aires continen-
(4) La cavité la plus profonde des fjords tales devrait être cherchée dans la surcharge
norvégiens est de 1.242 mètres (Sognefjord) de celles-ci par l'énorme masse de glace des
tandis que dans le Baker fjord, en Patagonie, époques glaciaires.

d'hui, des conditions favorables (1) à l'accumulation des névés (2).
Cet affaissement s'est produit en même temps que celui des
pays situés entre la Scandinavie et la côte anglaise, dont les
îles Orkney et Shetland ne sont que les ruines que celui du
banc de l'île porphyrique de. Rockhall, long de 160 kilomètres,
large de 80, sur lequel la drague recueille, par 200 mètres de fond,
des mollusques morts depuis longtemps et appartenant à une
faune beaucoup moins profonde (3) en même temps, en somme,
que toute la surface du célèbre plateau de cent brasses (180 m.)
qui entoure notre littoral du Nord (!\), que les terres qui jadis
joignirent l'Europe à l'Islande, au Groenland et au Continent Amé-
ricain, que nos contrées elles-mêmes.
Ce mouvement semble se poursuivre encore dans les temps,
actuels; car on en peut suivre les traces sur les côtes de la mer
du Nord et de la Manche (5).
C'est en 1170 après J.-C. que l'isthme qui joignait la Hollande à
la Frise s'est rompu et a disparu sous les eaux. C'est au treizième
siècle que le lac Flévo devint un golfe, que le Zuyderzee se for-
ma (6). C'est en 1421 que se créa la mer de Biebosch. Il y a donc eu,
du douzième au quinzième siècle, affaissement continu de la côte (7).

(1) « La tranche pluviale, dans un courant leur présence à une profondeur de 70 mètres
atmosphérique, est d'autant plus épaisse que qu'en ce lieu l'ancien rivage s'est affaissé
le courant arrêté par un obstacle est forcé d autant. (Cf. Jures Brown, The Ituildiny o[
de s'élever plus rapidement » (Cézanne, the British Iles.)
Elude sur les torrents, II, p. 51), l'air deve- (4) A. Rutot (Congrès préhist. de France, à
nant plus froid avec l'altitude (1° par 100 mè- Vannes en 1906,. le Mans, 1907), examinant la
tres environ) se décharge d'autant plus rapi- question des gisements chelléens submergés
dement de son humidité que sa température du Havre, rappelle ses travaux sur « les ori-
s'abaisse plus vite. C'est ainsi que la grande gines du qualernaire de la Belgique (ds Bull.
muraille scandinave, surélevée de 500 à Soc. Belge de Géol., t. XI, 1897 [Mém.U, dans
1.000 mètres, joua le même rôle vis-à-vis des lesquels il a prouvé que le plateau de la mèr
vents océaniques, que joue l'Himalaya par du Nord ne s'est enfoncé qu'à la fin du qua-
rapport à ceux des tropiques (à Cherra-Pon- ternaire et que, par suite,- il a été occupé par
jée (Indes), il tombe une moyenne de 12 à l'homme chelléen. Il accorde 10.000 ans à
14 mètres d'eau). Les pays jadis occupés par l'antiquité de cet effondrement et fait remar-
les glaciers se font d'ailleurs encore remar- quer que ce mouvement est indépendant
quer par la grande quantité d'eau qu'ils re- d'autres qui ont eu lieu postérieurement.
çoivent sur quelques points (Bergen, 2 m. 6fi (5) Cf. LANGERAAD, Zeitsch. f. wissensch.
Styehead [Cumberlandj, 4 m. 72.) Geographie, 1888, p. 265.
(2) L'influence du relèvement des massifs (6) C'est en 1277 que la mer, entrant dans
scandinaves et autres sur la- formation des le lac Flévo, forma le Zuyderzee. Quatre-'
glaciers a été mise en évidence dès 1864 par vingt mille personnes périrent dans le cata-
Frankland (On the physical cause of the Gla- clysme.
cial Epoch, in Philosoph. Mag.) (7) J. VAN BAREN, ds la Géographie, t. V,
(3) Les dragages effectués sur le Dogger 1902, p. 49 et les deux cartes, pp. 50 et 51.
bank » par une profondeur variant de 13 à J.-C. Ramaer. Geogr. Geschied. V. Holland,
40 mètres ont amené un grand nombre d'osse- beguiden de Lek en de Nieuwe-Muas in de Mid-
ments de mammouth, de rhinocéros, de deleeuwen. Amsterdam, 1809. Ouvrage renfer-
renne, etc. montrant que ce plateau était mant un essai de reconstitution de la carte
jadis émergé. Plus au nord, sur le « Long de la Hollande en 1300 comparée à la géo-
forties bank », parmi les coquilles roulées du' graphie actuelle. Ed. Jonckheere, l'Origine
fond, se rencontrent des mollusques ne vivant de la Côle de Flandre el le bateau de Bruges.
que dans la zone des marées, prouvant par Bruges, 1903.

Sc. le littoral entre Ardres et ~J Effet que produirait un affaissement de 100 mètres dans les régions du Nord de l'Allemagne et du Sud des pays Scandinaves. 1873. <(l) (2) Cf. XXX. des Sciences. JV. Ann. 325. Cf.di la Soc. Mèm. au troisième siècle. Nordkerque était submergé (1) et nous y voyons aujourd'hui en- core la tourbe recouverte de 6 m. G. de l'Agric. DEBRAY. p. et des Arts de Lille. 50 par la mer (2).. . En France. Gosselet.

pé- (2) L'étude des oscillations de la plaine riode de repos. REY- fer. A Cherbourg. affaissement général couverte d'eau. l'immersion Cercles de pierre. Ilot d'Er-lanic (Morbihan) et les En Bretagne (3). des digues. blissement des dunes littorales. de France. quatrième siècles.) qu'elle avait perdu par2°. vers le quatrième ou le cinquième siècle. entre la Somme et la Seine-Inférieure. à l'époque de l'industrie néolithique. belge de Géo. s'avançant jusqu'à Bruges. tous les pays logie. Comptes rendus Acad. une fo- rêt submergée avec les ateliers néolithiques qu'elle renfermait. XI. les Origines du Quaternaire de de quatre siècles. A. de 1 mètre environ par siècle. sur les rivages du Pas-de-Calais. 9° retrait lent des eaux. 7° en l'an 900. affaissement lent permet. traces de forêts. J. de la ville d'Ys. sont des. 6" à partir de l'an 800. 1906. la plaine marine est la fin du quaternaire. perdus au troisième siècle sont repris. et. lèvement lent. amène la rupture M.5° période de repos . 190ii) les résume comme suit 1° à ment des iles de la Frise. mais revint au quatrième siècle. A la pointe de Plogoff. détache- Vannes. séparation de la Grande-Bretagne de l'Eu. sou- la Belgique. profondeur qui indique pour l'affaissement sur ce point une moyenne. Rutot. les temps gallo-romains. 579. Aux onzième et douzième siècles. 1697. nouvel marine belge est due aux beaux travaux de affaissement qui. d'après le docteur DE Closmadeuc. (3) Vallées sous-marines: entre autres celle rope 2° débuts des temps modernes. Saint-Michel et la côte. 218. aujourd'hui ses ruines sont par 14 à 15 mètres de fond. 4° troisième et naud. On voit. formation du Zuyderzée. elle se retira. faible de la rivière de Pontrieux qui prolonge son soulèvement. XXVI. les âges du bronze et du de 30 à 40 mètres de profondeur (Cf. en 1179. t>° vers l'an 1000. plus loin. dans la baie de. à Wimereux. des monuments mégalithiques sont (1) Cf. Se. est un fait classique. Rulot qui (Congrès préhist. un statère d'or gaulois a été trouvé dans les tour- bes submergées et entre le mont. Douarnenez. on enregistre encore des irruptions de la mer dans la Hollande et la basse Belgique. Toute la plaine marine (2) repose sur des couches de tourbe surmontées de dépôts d'eau salée puis. nettes d'affaissement. Soc. p. les flots venaient jusqu'à Bruxelles. l'embouchure de la Bresle montre des traces très. 3" période de calme compre. DE Lapparent. éta- très important. Bruxelles. En Belgique (1). lit jusqu'à 10 kilomètres en mer par un sillon nant le néolithique. formation de la mer du Nord. 131. p. Traité de Géologie. A. tant à la mer de reprendre une partie de ce p.

modifiant l'al- titude de l'ensemble.) hautes qu'elles ne sont aujourd'hui. montre encore des pas été sans influencer notablement l'attitude glaciers. de la période néolithique au moyen âge. trois périodes glaciaires successives. ces mêmes terres se trouvaient à que la faune actuelle. Vendée. Dans fermant une faune récente.). la première phase. En Angleterre (3). et il en est de même dans l'îlot d'Er-lanic (Morbihan) (2). Ces affaissements. ne reposent que sur les témoignages laissés sur les côtes et dans le fond des mers. La troisième période. reconnaissables aux témoins qu'ils ont laissés sur le littoral. l'Angleterre. Ces mouvements n'ont de l'état actuel des terres.. pour l'Angleterre et le pays de (2) Cf. le Nord de l'Allemagne formaient des massifs plus ou moins élevés et c'est probablement à ces variations d'altitude que nous devons. Si nous prenons le minimum 0 m. CARTAILIIAC. IV. MARCEL BAUDOUIN. les terres. en grande partie. mais plus froide la seconde. les Mégalithes mais ils peuvent n'avoir affecté que des ré- submergés des côtes de la Vendée. Antiq. 79 (d'après le Pendant la première. couvertes d'une croûte énorme de glace. n'ont pas affecté que les côtes seules. en Angleterre. celle chap. montrent que les lies 750 mètres environ au-dessous de leur niveau Britanniques ont subi des mouvements d'im. En sorte qu'à l'époque où le plateau de la mer du Nord émergeait. actuel. niques émergeaient seuls alors et ils étaient (Ch. (1). constate. les époques chaudes et froides que révèlent la flore et la faune des temps quaternaires. la France. p. parce que nous ne possédons aucun moyen d'appréciation en ce qui concerne la conduite des continents et le manque de notions à cet égard porte à supposer l'invariabilité dans l'altitude de ces terres.aujourd'hui sous 5 à 6 mètres d'eau. Paris. tandis qu'au nord. jusqu'à ce jour. la France préhistorique. 189R. les Côtes de gions peu étendues. fig. Ainsi. . mais moins importants que ceux de des glaciers scandinaves vers le sud-ouest. Lyell. Galles. 005 et que nous l'appli- (1) Cf. p. éd. Grave erreur qui entraîne de sérieuses conséquences dans l'interprétation des phénomènes naturels continentaux. 286 sq. étaient (3) De nombreuses terrasses marines ren. 1873. leurs effets se sont fait sentir sur tous les continents voisins. Nos déductions. beaucoup plus docteur de Closmadeue. couverts de neige. les exemples de l'oscillation du sol sont également très nombreux ils montrent que la submersion est d'autant plus importante qu'on avance plus vers l'ouest.édit. 202. où les Alpes scandinaves offraient des cimes comparables à celles de l'Himalaya de nos jours. (4) Ramsay (Glaciers of North Wales. Ces émersions et submersions sont très variables dans leur rapidité. 0 m. Les hauts sommets des lies Britan- mersion et de submersion aux tempsglaciaires. 2. XIII. il y a manifestement émersion (A). 1860) le Mégalithe détruit de Sainte-Croix (Vendre). 005 et 0 m. o/ Man. les mouvements ayant donné naissance à la Manche et à la mer du Nord se continuent encore sous nos yeux. 014 semblent actuelle- ment être les extrêmes annuels.

. des fosses- profondes et. 2. IV' série.' Il s'y est formé. 144 sq ). TARR. ni les cataclysmes qui ont pu survenir pendant qu'il s'opérait. à 2 kilomètres de la plage de Fos.600 mè. d'Etudes des Hautes- (2) De ses observations sur les rivages Alpes. Genova. à 149 mètres dans la baie de Fundy. Il. of the Dep. Ses (1) D'après le docteur Ochsenius (Halbfass seurs. 1300). Soc. car nous ne connaissons ni l'intensité du mouvement.. négatifs au cours des dernières périodes géo- thern California in Bull. ds Bull. M. pp. Cf. à 143 mètres à Montréal. à 12 et 15 mètres à la Nouvelle Angle- terre^). 417-443. 11 est néces- affaissement d'environ 0 m. est un phénomène la profondeur n'excède pas 200 mètres. 1-30. général pour la Méditerranée. Géol. et que 7. Si. IX.300 mètres méditerranéennes aux temps pliocènes et dans le district de los Angeles. atteignant 1. 014 par an. (4) D. cène inférieur correspond à un grand mouve-' Soc. pendant que s'affaisse le sud. (5) Issel. Physical horizontaux et. par 4 et 7 mètres de fond. L'Italie n'est pas à l'abri des mouvements. pendant les der- pointquc dans quelques siècles son fond. Les dépôts marins se trouvent aujourd'hui à 300 et 330 mètres d'altitude dans le Labrador. Mais ces évaluations ne permettent de tirer aucune déduclion précise. quoiqu'inverse le nord émergeant. ni sa conduite. de France. of New York State.000 à 1. p.000 à pléistocènes. occupe une région très tourmentée pendant l'époque tertiaire.. Bradismi. d'importantes émersions (3). les dépôts qua- gera en entier. III. Martin. VI. ueber junge Hebungen in der Hudsonbai. of Geol. logiques un mouvement positif a pris place vol. au déplacemeut des rivages. Hershey (ds The Quaternary of Sou. Bu H. FUpii. fasc. émer. d'après Issel (5). in Monaco.000 ans environ auraient suffi pour le même affaissement à raison de 0 m. tres à la montagne de Fraser. LXXVIII. n» 5. 1883. Pour l'affaissement de l'état. ment négatif de la Méditerranée. 1898. 22 fig. nous voyons que 20. Californie un soulèvement général a eu lieu (3) Pour l'étude des oscillations des côtess. I. 2. par compensation.207 sq. t. Cf. par suite. Boule '(les Grottes de Grimaldi. 3. nous l'avons vu. 1962). n° 12. pp. The grands mouvements tectoniques. à 30 mètres à Boston. activant ou retardant son allure.. dont nières époques géologiques.000 ans auraient' été nécessaires pour abaisser de 100 mètres les terres qu'elle recouvre aujourd'hui. 1890. tire Globus. à 120 et 99 mètres au lac Champlain. qui. 1906. 1906.C00 mètres dans la Sierra Nevada. Cil. observe qu'en au cours du pléistocène supérieur. des ruines romaines d'où l'on a tiré plus de cent monnaies antérieures au règne d'Auguste (A).quions à la mer du Nord. t. saire d'admettre plusieursgrandsmouvements O. la région de la les conclusions suivantes le phénomène de baie d'IIudson s'exhausse rapidement. méditerranéens et de celles de ses prédéces. Bull. DEPÉHET. Près de Marseille. Soc. Avant d'en terminer avec les oscillations des rivages. ternaires sont presque partout sensiblement de New-York. n° 1. des bords occidentaux de la dépression atlantique. S. nous passons aux côtes américaines. je dirai encore quelques mots de la Méditerranée (2). XXX. nous constatons un mouvement de bascule analogue'à celui de la Scandinavie. of the American Geogr. II. part. Le pléisto- Shore Lines. vers la fin des temps géologiques. sont. vol. postérieurs aux Geogr. p. au pléistocène. GO par siècle.

mètres de puissance. tin. C'est. 500 à 600. p. Traité de Géologie. avons-nous vu. 1906. etc. Les glaces flottantes (8). Bien des hypothèses ont été émises pour expliquer les causes •de la naissance et de la disparition des grands massifs de neige. Il en est de même pour la Dalmatie. Pour beaucoup de récifs corallins. Saint-Quen- tocene movements as indicated by irregula. I. moins bien étudiées que les régions dont il vient d'être question. Les autres parties du monde. la première extension des glaciers émise par (4) Le fond de l'océan Pacifique s'est Lyell doitêtre abandonnée. par contre. 1722 sq. 1906. il semble que ces théories doivent être abandonnées. vol.. Grecs au pied des falaises qui. Rev. (7) PIETTE. car l'épais. des monuments sacrés d'ancienne tres. bordent la ville antique. Anllitz der Erde. siècle.) . Puis. 1875. les carrières exploitées par les (5) James CROLL. E. (Cf. Pleis. D'autres (7) pensent que le refroidissement subit.). J. Denosjoursilya tendance de l'immersion a été vivement combattue par ii la submersion.côtes présenteraient des traces d'émersion pour les temps préhis- toriques et. entraînées par les courants. M. dé Lapparent. Genova. Journ. On conçoit de quelle importance sont ces constatations en ce qui concerne les événements glaciaires. 1883. rities of gradient of the Narbada and other (8) La théorie des glaces flottantes anté- rivers in the Indian peninsula. Ce mouvement a pris fin au onzième date ont aujourd'hui le pied dans la mer. XXIV. 1888. p. le sol de Naples du niveau sous-marin accusent l'existence de •à l'époque romaine était sensiblement plus vallées creusées jadis à ciel ouvert et au- haut que de nos jours. qui causa la formation des névés. A Syracuse. t. Carolines. Déplacement des glaces polaires (3) Cf. Climate and Time. in Records rieures à l'émersion de la Scandinavie et à Geol. et ces courbes î>p. XXXIII..1. mais elle de- (2) Voies romaines du golfe d'Arta (Altique). BOULE. pré- sentent aussi des indices de submersion et d'immersion (3) sur bien des points (A). 70. L'écorce terrestre travaille donc constamment. est du à la descente vers le sud des banquises brisées par de puissants raz de marée. L. au nord-est. 121. entre autres. p. A. auraient produit un (1) D'après Gûnther (Geoç/r. DE Lapparent. en grande partie du moins (6). vers le seizième siècle. pour lesquelles d'autres preuves viennent Bradismi. Suroey of India. Traité de Géologie.) appuyer cette hypothèse. 20 sous l'eau. Vredenbuho. Issel. Aux !les le septième siècle. meure exacte pour un grand nombre d'îles actuellement à 1 m. la vie et la dispersion de l'homme sur le globe. il y a eu re. 190i. des indices de submersion générale depuis cette époque (1). Murray. Cf. XXII. Vers le cinquième ou jourd'hui profondément immergées. et grande extension des glaciers. la théorie lèvement de 5m.. 191). par la géologie. Agassiz. sont aujourd'hui V' édit. arbitrairement d'ailleurs. ou par des mouvements sismiques ayant eu leur foyer dans la région" arc- tique. M. 134 et note 1. (Cf. XVII. Suess. 269. la Grèce (2) et beaucoup <le terres méditerranéennes. submergées (. affaissé sur de grandes étendues. On a mis en avant des phénomènes cosmiques ou astronomiques(5). il s'est enfoncé de 10 mè. à la fin de l'époque pliocène que débute la période glaciaire elle chevauche donc sur deux des divisions adoptées. s'étant accumulées sur les côtes d'Europe. part. (6) Cf.d'An- seur des récifs corallins atteint par places throp.

Mith. (Vocikof in Pet. un abaisse- ment de température sur certains points est indispensable ces lois sont absolues (3). par un accroissement inusité des précipi- tations atmosphériques (1). élévation qui néces- site un accroissement dans la température. elles s'opposent à l'élévation du degré hygrométrique de l'air. En Sibérie. quand elle est entrée dans le glacier. 341). Les causes de ces perturbations ne sont d'ailleurs pas aussi simples que certains auteurs ont été tentés de le penser. l'humidité de l'air est presque nulle et par suite il tombe fort peu de neige. à Moscou par 22°. elles proviennent certainement d'une foule de faits indépendants les uns par rapport aux autres et qu'il convient de faire entrer en ligne. les circons- tances naturelles permissent en même temps à des courants d'air (1) Il oublier que le phénomène ne faut pas TENS. Du Spitzberg au Sahara. COLEMAN. excluait un grand abaissement de tempéra- age. Cette théorie oublie que. XVI. d'où con-v densation abondante sur les sommets et grande extension des glaciers. A Iakoutsk. que le relief topographique actuel s'est établi. notable dans la température.-P. Ce fut pour les pays chauds l'ère des lacs et pour les régions froides celle des glaciers qui. elle n'est l'époque permienne.). obser. M.300 mètres. par exemple. in Bail. p. même 46°. a parfois pensé que la chute de la neige Cf. il faut des vapeurs abondantes que seule peut produire la chaleur et pour condenser ces vapeurs sous forme de neige. vations in South Africa. Dans ciaires. Il a donc fallu qu'au début de l'époque glaciaire. pl. XVII. de la période Huronienne. of Geology Chicago. dans le monde entier. où les glaces flottantes et fixes occupent de vastes sur- faces. en 1890 à Hamadan par 15" à 18° (J. Sur les phénomènes glaciaires à les Alpes. Mar. dans l'hémisphère sep- tentrional seul. 1874). 2. tocène connaissons à des époques nous Elle arrive à 900 et même 960 kilogrammes. 376-449. 1905. pas agglomérée et forme une poussière fine. of (3) La neige se forme à toutes les tempéra- America. beaucoup plus anciennes des dépôts gla. c'est à cette époque que se sont creusées toutes les vallées. en même temps qu'une grande' humidité. Cf. plus on glacibire n'est pas spécial à la période pléis. Geol. le mètre cube même vu en 1889 neiger à Tiflis par 18° et de névé de 500 à 600 kilogrammes (CH. couvrirent une surface de vingt à vingt-cinq mil- lions de kilomètres carrés.froid intense. Sur tures au-dessous de zéro. au-dessus de 3. on a vu neiger par.-M. . A. in Journ. descend et plus la densité du névé augmente. La fin du pliocène et les débuts du pléistocène ont été signalés. W. 47-54.37° et 1908. C'est à tort qu'on ceux. Pour créer des masses aussi considérables de névés (2). pp. Davis. ture. Ergân- (2) Un mètre cube de neige fraichement tangsheft. Soc. J'ai moi- tombée pèse 85 kilogrammes. The lower huronian ice. plus anciens. si les banquises peuvent amener un abaissement.

et créant d'énormes surfaces aqueuses. la mer Noire s'ouvrait le Bosphore. l'origine de ces singulières perturbations.chaud de s'établir. la mer Rouge communiquait avec la Méditerranée. beaucoup modifié l'état hygrométrique de l'air. d'après Rekstad et Vogt. que le . a connu des transformations importantes s'opérant dans l'Atlantique. que. L'effondrement des restes de ce continent fut l'œuvre du pléistocène en même temps que se créaient les fosses de l'Adriatique et de l'Égée. Nous devons donc nous bor- ner à rechercher. laissant le chemin libre aux courants d'eau et d'air venus du sud. que. La fin du pliocène. dans les phénomènes ayant laissé des traces. Des variations dans la pression atmosphérique eussent. Carte des isanabases de la Norvège. Les continents s'y sont abîmés. à de grandes surfaces liquides de se trouver sur leur parcours et à des massifs réfrigérants de se former. on l'a vu. mais rien ne nous autorise à en admettre. pour un temps très court. cer- tainement.

A cette époque. Le Groenland s'unirait à l'Islande et. p. Les plateaux tibétains. atmosphériques. tant par son altitude (1). offrait aux vapeurs d'eau venues de l'Océan nouvel- lement libre. un foyer de condensation très important. Annuaire des son axe. Griindzuge der 4. 1889. BOUQUET DE LA Gryjî. p. A. Sil'Atlantique ne s'était pas affranchi des barrières qui l'en- combraient. plus élevé qu'il n'est aujourd'hui. Traité de longitudes. le massif scandinave. DE Lapparënt. le.) Cette lignes de la distribution des continents sur let loi se vérifie dans les grandes hauteurs globe. partant pas de glaciers. à 16.monde entier se couvrait de grands lacs. froid serait resté sec sur les sommets norvégiens et il n'y aurait pas eu condensation. 1906. (Supan. Ce fut une révolution complète dans l'équilibre du climat. (Cf. s'il n'avait englouti ces terres pour avancer jusqu'aux pays Scandinaves (2). (1) La température s'abaisse de 1° par (2) Un abaissement des eaux marines der 100 mètres d'altitude. on a observé 68° et deux longues îles au nord et au sud suivant 76°. Il n'en fallait pas plus pour qu'un amoncellement gigantesque de névés se produisît et que- les glaciers en résultant s'étendissent au loin. 63.000 mètres ne changerait pas les grandes physischen Erdkunde. 56..) . IIe édit.) Géologie. l'humidité faisant défaut.000 mètres de hauteur à à l'Europe et il se formerait dans l'Atlantique l'aide de ballons sondes. (Cf. que par son étendue.

climal. celui du nord d'Uperni- vick parcourt 31 mètres par jour. cli- L'air dépassant cette zone ne contenait plus mat très sec. névés) couvre une surface évaluée à 2 mil- Isoth.s Alpes maritimes. Himalaya. tres.000 à 1. la vitesse de ces glaciers atteint des proportions hors de pair avec ce que nous connaissons sous nos latitudes. cli- quelques montagnes mat très sec.300 mètres. Isoth. Knrakoroun.570 mètres. l'el.000 mètres climat très humide. Mil. 4°. 306). Isoth. tion des vapeurs (Cf. d'altitude. 523) et la formation des moyen.). climat trè* hu. 884-1. -f 0". Seules. p. . même au cœur de l'été. moyen. climat livs sont dépourvus de neige et s'élèvent sur des humide. très sec. 1906. 4. Bien que la pente d'écoulement ne soit que de 0° 30' environ. est un immense réservoir où se précipitent constamment les névés. lions de kilomètres carrés. 11". climal C'est plus bas que s'est opérée la condensa. les grandes masses de glace voisines des pôles offrent dans leur évolution une ampleur suffisante. -4». Reisen Iles Shetland (lut. mat très humide.. suivant Nansen. 75' N. 9. avec une vitesse de 19 mètres par vingt-quatre heures (5).8. climat très sec.300 mètres.. 54° 30' S. Caucase (Daghestan).. sur ses flancs. tout en fournissant bien des indications utiles. sans névés. montrent les phénomènes trop réduits pour que nous soyons autorisés à . Nouvelle-Zemble (lat.. Mit. (t) Dans l'Himalaya.).hauts de 5 et de 600Cmètres.021-1. climat moyen. 62°). 3. (5) HELLANn. Deux surtout de ces masses sont intéressantes par leur immense étendue. versant septentrional. SCHLAGINTWEIT. 860 mètres. (de Lappahent.000 mètres Alpes valaises. climat très sec. 1889).200 mètres. 4. versant oriental.th. climat tres.700à 2. Terre de Feu (lat. côte occidentale. (3) Nansen (Pet. climat très sec. Ils se transforment en glace qui descend. jusqu'à la mer (4).500 mètres pics d'Umanak. Traité de Géologie. (4) L'Inlandsis du Groenland (réservoir di. 5. 5. de 1. 2. celui de Torsukatak 10 mètres seulement.800 mètres. haut de 1.700 mè. 2°. Isoth.700 mètres. 2. Islande (lat. 1.306 mètres. p. pics de 2. versant méridional. Les glaciers actuels de nos montagnes (2). V* édit. par l'intensité du froid qu'on y rencontre et par la gigantesque accumulation de glace qui les compose ce sont celles du Groenland et du pôle antarctique.500 mètres en moyenne et renfermant des pics élevés (3). S'.5. l'épaisseur de la Norvège. Himalaya. d'humidité. C'est de dix à vingt fois la rapidité que nous enregis- trons pour les glaciers de nos montagnes. champs de neige d'où descendent les glaciers. cli- climat très humide Iso. Norvège.900 mètres. plateaux dénudés également.680 mè. 64» N.). 950 mètres. les pics les plus élevés Caucase (Afkhasie). Isoth. se trouvant à une température Du Mexique à l'Equateur.Andes (Chili-Argentine). 1887. Le glacier de Iakobhavn s'avance. 5. variant entre 50» et 80°. (2) Limite des neiges perpétuelles dans . se trouvent dans ces conditions (1). IV. 0 mètre. in Indien. glace est.700 el mide. 3. 2. etc. Le plateau groenlandais.500 mètres. climat moyen. 0 mètre. 4. en juillet.déduire de leur allure celle que durent avoir les glaciers scandinaves et américains du pléis- tocène.

mais qui n'est pas infé- faudrait considérer la Grande barrière ». Hist. XI. où sont des terres élevées et de hauts sommets. et d'après Scott et Ferrar longueur inconnue. forment aux continents une ceinture (3) émergeant des eaux de plus de 100 mètres. réunissant tarctique. la Géographie. RABOT. (3) La Grande barrière » de Ross est une donne des aperçus du plus haut intérêt au nappe de glace haute de 15 à 84 mètres au- point de vue des phénomènes qui prirent dessus de la mer. ds reconnu le recul général de la glaciation an- la Géographie.) toutes les notions actuelles sur le pôle sud.. les glaces Fosse de Cap Breton. le Sol de la Gascogne dans la Géographie. 1905. toutes les val- lées. 385). p. 269. 1907. s'étendant d'est enouest sur place au cours du pléistocène. RABOT. 67) dont l'écoulement est par places de reils comme les témoins d'une glaciation 1 m. Rabot (la Glaciation antarctique. in Nat. depuis la Terre Victoria jusqu'à celle pôle antarctique. 950 kilomètres dans toute la largeur de la mer 12) Les conditions climatiques actuelles. Les icebergs qui s'en détachent sont gigan- tesques. C'est un vaste glacier le « Piedmont glacier » de la rive ouest du (Nat. ds progressivement. Là. I. (Id p. 390. prolongement sous-marin de la vallée de l'Adour. vol..] p. 399.. 5 déc. Fabbe. t.. les névés comprimés ayant rempli toutes les cavités. Au pôle austral (1). antérieure paroxysmale en voie de s'éteindre [Cf.) Toutes les récentes expéditions ont . Antarc. 35 par jour (environ 500 mètres par an). 15 déc. Exped. C. au de Ross. cher- chant pour s'écouler la ligne de plus grande pente. p. la Glaciation antarctique. franchissent les chaînes de montagnes par leurs cols. 1907. sont insuffisantes pour ali. et du nord au sud sur une menter les glaciers. 1907. p. 395. (C. On en a vu de 100 kilomètres de longueur sur 6fi de lar- (1) Ch. et nombre d'autres appa. l'intensité glaciaire est autrement grande encore (2).-A. d'après L. p. la Géogr. Me Murdo Sound. rieure à 600 kilomètres. du roi Edouard VII.

résumé dans les Maté- riaux. Les glaciers descendent donc d'autant plus bas qu'ils sont mieux approvisionnés de névés c'est-à-dire que leur réserve de neiges est plus étendue. 53. variable pour chaque glacier. 1887. . -GARRIGOU. Ch. est singulièrement accrue en vitesse et en puissance de transport. 336-348. F. 1888. 98.. Essai sur les variations hypothesis of the New-Zealand Sound-basins. p. id. Oscillations des (4) Cf. Geikie. Le recul correspond à des périodes sèches. Reliq. qu'il pénètrent parfois profondément c'est. Groenland. 1. Les glaciers se retirent avec la même facilité qu'ils s'allongent. 92. 580 sq. glaciaire. Princ. scientif. J. Paris.. le retard est de vingt années. C. périodiques des glaciers. t Homme pendant les âges de la pierre. -LAR- glaciers des Pyrénées. Les années humides entraînent un accroissement dans la for- mation des névés et il s'ensuit une augmentation de l'énergie. et qu'en vingt-sept ans les glaciers du Valais ontaban-. 42-54.geur. p. p. Généralement les glaciers alpins suivent une seule vallée mais lorsque deux thalwegs se joignent. aucun froid terrestre n'étant assez intense pour congeler l'eau de mer jusqu'à une profondeur de près d'un kilomètre.000 mètres et une perte d'épaisseur de 137 mètres près de son extrémité. ds Congrès d'Anthrop. p. 1889.. t. p. Univ. 1888. que la tête s'avance plus ou moins.... Extr. of Geol. mai phénomènes glaciaires. t.-A. Creusement vallées et périodicité des des Cf. ce n'est qu'après une période dite de retard. entre autres. Pour le Grindelwald. p. t. le cas de la Nouvelle-Zélande (3) où ils s'avancent jusqu'au milieu des forêts de fougères arborescentes (1) Sur les glaciers actuels du Groenland..LET. c'est ainsi que celui du Rhône a subi de 1818 à 1880 un retrait de. VI. Malheureusement. pp. dont la vitesse moyenne est de 1 mètre par jour environ. 85. Dupont. 1902. 150. pp. t. 0 . in Journ. Rabot (flev. Rabot les récentes et d'Arch. Lyell. donné 5/i kilomètres carrés de terrain. Ces énormes blocs ne peuvent provenir que de glaciers. les deux glaciers se réunis- sent. 3e pér. 79 (3) Phénomènes glaciaires en Nouvelle- sq. de la Bibl. Cet accroissement ne fait pas de suite sentir ses effets. id. etl'intensité résultante. Ils atteignent les zones tempérées.). le Groenland (1) comme le pôle arctique sont d'une exploration difficile et nous ne possédons à leur sujet que peu d'informations c'est à nos modestes glaciers alpins que nous devons encore avoir recours pour obtenir des détails plus précis. ANDREWS. Cf:. 1906. présentant une épaisseur totale de 6 à 700 mètres au moins. FOREL. Aquitanicœ. Paris. XIV. p. Cf. Il. E. s'en aller en dérive jusqu'aux environs de 44° latitude sud. Vallot. longtemps après qu'elles ont eu lieu (2). DE explorations danoises à la côte orientale du Saporta.. Zélande. le résumé de Ch. préhist. ds la Géographie. The ice-flood (2) Cf. VI.sans être lasomme desescomposantes.

ils demeuraient stationnaires de là. des cultures. elle s'est arrêtée vers Bruxelles et Tournay pendant le quinzième siècle aujourd'hui elle redescend vers le Sud (2). Bonner Moritz. p. peut-être. 11. p. le Schleswig-Holstein. En 401 de notre ère.– Marges. (1) La diminution des pluies après la dispa. Ainsi. dévastèrent les eaux. Annuaire.000 êtres humains et 90. les unes sèches. l'tlist. En 1634. les traces peuvent être prises entre deux couches d'alluvioris glaciaires. Vereins Nôrdlich d. ds Correspondant. 1888. (Cf. fr. Hamburg. Ses mouvements d'avance ou de recul peuvent être suivis par l'homme. fluten in der Nordsee. cette grande complexité dans la succession des dépôts erratiques. Mais en dehors de cette règle. trad.000 têtes de sur le globe. < en grande partie être attribuée au déboise. Depuis l'époque impériale romaine (Probus) jusqu'au moyen âge. de 20 mètres environ. des villages. Gesells- le cinquième siècle avant notre ère. 306. XIX. Le 8 septembre (2) Cf. bétail disparurent (Cf. disent les contemporains. en 762. p. mais elle-même malheureusement. 1834. la tête d'un glacier peut se trouver dans la région habitable. 1903. Die Sturm- p. -r- (3) Dans le Schleswig-Holstein. -DE Nadail. la mer Noire gela presque entièrement. 83. 1894. Flack. Au milieu de' ce désordre des témoignages naturels. Les lois extrêmement compliquées qui la régissent. Tous ces faits ont eu leur répercussion sur l'allure des glaciers. 1869. p.. de 20 coudées de neige. 672. par . Geogr. ARAGO. Trente paroisses envi- lac. in Mittheil. la glace s'étendit du Caucase aux bouches du Danube et se recouvrit. 8 sq. un raz de marée couvrit la Frise et p.suite. Quelques faits isolés autorisent toutefois à supposer des lois de grande amplitude.. ment complet des pays autrefois couverts par GEINITZ. rition complète des glaciers doit. entre autres. Eii. alors que dans d'autres. Scess. 2' èdit. Pelermann. mes et 50. GAUDRY et M. 34. Paris. nous échappent encore pour la plupart (1). Boule. 35. qui. l'Origine et le développement de la vie ron. a gagné vers le Nord.). 82.) les glaces. II. de part en part traversé la péninsule. au milieu de la végétation. Traité de Géol. aurait cha/t. Mater. p. 10 sq. la culture de la vigne. p. (Cf. in Mill. dont.) . Die on a relevé les traces d'un raz de marée haut JahrbUcher. des temps quaternaires. intimement liée au climat. p. XLIX. XCV. est peu connue. mil.engloutissant2.ker. w La conduite de l'atmosphère est donc le principe de celle des glaciers. 13U2. Emden. 18t8. 161 sq.om- De LAPPARENT. les faisant avancer ou reculer dans certaines régions. d. ce furent les iles de Sylt et de Führ que l'Homme foss:le.l00h. 1903. LE Hon. Die Cimbrische Fluth. les autres humides. Les météorologistes ont cependantétabliquedes périodes de dix- sept années environ se succèdent régulièrement. Elbe.1877. p. il est bien des variationsdont nous ignorons la périodicité parce que nos obser- vations ne sont pas encore de durée suffisante.000 tètes de bétail. il est bien difficile de dis- cerner les phénomènes généraux des faits d'importance secon- daire ou locale (3). entre le dixième et Nordseeinsel Rœm.

of royal Geogr. -PENCK. résume et expose magistralement la ques- vrages Doi-fus-Ausset. XV. Qui nous prouve. 1887. de Géologie. plus élevées alors qu'au- jourd'hui (2).. Paris. atteint des al. (2) La bibliographie relative à l'étude des 1889.900 mètres. IX. Journ. Die Ver- rocheux ou nunataks. p. et que ceux de l'Altaï ont suivi les mêmes phases ? Nos tendances à synchroniser les faits de même nature. in titudes de 2.. -PENCK. en même temps. Le centre principal des glaces se trouvait dans l'ossature rocheuse des Alpes norvégiennes. Lyon. nous portent à trouver des solutions capables de satisfaire superficiellement l'es- prit mais elles nous mènent dans. affectant une région de cinq millions environ. TheGreal ice Aye. 1888. Expé. pourvu de sommets élevés. sont exactement contemporaines de celles de la Scandinavie qu'en Europe même. on voit encore surgir des pics of the Geol. p. les divers versants d'un même massif ont. 1906. 1887. Le Groenland (1). de la plaine glacée mais plus loin tout dis. \VoEiKOF. A. Berlin. est la masse glaciaire la plus impor- tante du monde moderne. Geol. offrant un inlandsis de deux millions de kilomètres car- rés. 1872. in dourn de la côte. 5' éd. Lomb. soumis sur sa côte orientale aux actions atlantiques. mant la bibliographiejusqu'à 1869).700 mètres (Cf. phys. qui pointent au-dessus yletscherung der deutschen Alpen. Rendiconli Insl. Rink. Leipzig. Geogr. XXIII.. 8 vol. p. 223.. 1899. . Soc. dont Nansen estime l'épais.) dante.600 et 1. GEIKIE. Tidskrift. et Chantre. Paris. 1663 et sq. pour l'élude..car elle couvre une surface d'envirbn quinze millions de kilomètres carrés. 2 vol.K/i'ma(e der Erde. en effet. se rapproche également beaucoup par son étendue et par les conditions géo- graphiques dans lesquelles il se trouve. 1853. 1865-69. –De Lapparent(Traité glaciers pléistocènes est extrêmement abon..The Glacial period.. (renfer- vol. en Amérique. seur entre 1. 3 et 4/ A quelque distance 1880. Quart. Le Labrador. bordé par les mers au nord. que les périodes d'extension des glaciers. Piiestwicii. Expédition d'Amdrup 2' édit. entouré d'énormes masses liquides. FALSAN dition to Groenland. se trouvant dans les condi- tions les plus favorables.. DE Lappauent. Wirkungen des Eiszeit. p. subi les mêmes phénomènes que les glaciers des Alpes ont évolué parallèlement à ceux des Pyrénées. à la Le grand glacier du pôle arctique. Tramelu. de ce que fut autrefois la masse glaciaire scandinave. ds Geografisk et les Transformations de l'eau. Essai Leçons de Géogr. ou de l'Écosse. 305. les Glacierss à la côte orientale du Groenland. des Glaciers. 1882. vol. Paris. –Richard Brown.) de Paléontologie straligraphique de l'homme. Cause del Clima Quaternario. les Anciens Glaciers du Rhône. c'est donc aux phénomènes actuels de ces massifs modernes qu'il convient de comparer ceux des grands glaciers quaternaires. parait. Mai]. fi82. XXVI. août. l'Islande et probable- (1) Cf. 1870. 1897. Geol.. Tywdall. Anlhrop. BOULE.. Je ne citerai que les principaux ou. p. et la glace.– Nordenskjûld. 145. Londres.. H. le Groenland. Soc. Journ. Mutériaux tion. in Rev. vol. 1877. une voie bien souvent con- traire vérité. 1884. 1879. 3e édit. à sim- plifier des phénomènes extrêmement compliqués.

Extension maxima des glaciers pléistocènes (carte dressée par l'auteur.) .

la Gironde. joignait les îles Britanniques à l'Europe continentale (2). les -monts Schehallion (Perth. Penck. si nous en jugeons par la surélévation de 2. Les limites méridionales de cet énorme amas de glace sui- vaient. 117. ment aussi l'Irlande. 175 de n" 2 et 3) pense que les glaciers Scandinaves profondeur absolue à 5 ou 6 milles du rivage. 1907. Nederl. On the sub-oceanic terraces dans le sud-est du Dakota. l'Oural d'une part. plus haut qu'aujourd'hui. Cf. ou même par des terres dont les îles Jean-Mayen. n'ont pu. Journ. Geoloy. elle s'incline en pente douce Gese//sc/i. de Moskou. shire) montrent des stries glaciaires sur d'émersion.400 brasses (4._ dernière se prolonge par une vallée profonde Aardrijkshundig Genootschap. J. p. J. Sareey.) (2) Cf. elles comprenaient l'Irlande et l'Ecosse. malgré de la fin du pliocène. Fœrœ. l'Écosse (1) et la Scandinavie étaient soudées ensemble par de gigantesques banquises. (4) Moraines and river vallegs of the Coast of Western M. A cette époque. l'épaisseur des glaces fut (3) L'établissement du relief actuel scandi gigantesque. celle de l'Ohio. remontaient droit au nord. Lorié (Tijdschrift van hel kon. p. laissant la Sibérie dégagée (7). Rekstad. 89-97. Geol. et venaient aboutir en dessus de New-York. Esquisse géolo- immense talus très raide la relie aux grands gique du terrain erratique et des anciens gla- fonds de 2. 292. à la Loire. se concentrer en Sibérie. Todd. La Scandinavie (3) surélevée. (Cf. sillonné de vallées correspondant aux neuves 1883. De l'autre côté de l'Atlantique (5). peut être le résultat de deux phénomènes C'est la fosse ..du Cap Breton. Bull. Norges Geologiske undersôgelses Aarbog. XXI. d'immersion et de glaciation dont leur liane et jusqu'à leur sommet haut de la complexité est extrême. Europe.000 mètres environ 'portant faune de ce pays au temps pléistocène. Quart. vers l'Oural. p. p. 1865. actuels. au sud de Berlin. puis se poursuit sous forme d'un véritable (7) Le manque absolu de dépôts glaciaires canon pour venir s'ouvrir sur le fond de dans la Sibérie centrale et septentrionale l'Océan à une profondeur de 1.) 1905. 11 y aurait donc eu être la meilleure. l'Is. le talus serait le reste d'une de nosjours Cette dernière hypothèse semble grande falaise littorale. 1899.1879. p. ou bien la lande. d. p. of the U. reliait l'Angleterre à la Norvège celui de la Manche également soulevé.)..). Associai. Le sol de la merdunord. II. (JAMIESON.320 m. ce soulèvement daterait sommets centre-asiatiques. (1) En Ecosse. t. l'Adour cette (6) J. 165. l'Irlande et l'Angleterre étaient réunies Sibérie jouissait d'un climat plus tempéré que au continent. de 117 brasses au-dessous du plateau. Shetland. 40 kilomètres. anciennes et celles plus récentes. Leyde.Fr. et de l'autre par les hauts tugal. E. Geol. Mensch. un des se. IIULL. s'il en existait dans la région située aujour- d'hui entre la fosse glaciale et la fosse atlantique. 385) montrant les moraines d'Espagne et de Portugal. devaient n'être qu'un archipel n'empêchantpasles courants du sud de les traverser. pléistocènes ont franchi le Rhin. Institut Victoria. jusqu'à ÎOO brasses (360 m. Der lies Britanniques et les côtes de France. à Anvers (6). Congrès de Buda- l'Espagne. se reliait à l'Allemagne du Nord. 11 en est de distincts ou bien les névés arrêtés par même pour-les rivières d'Espagne et de Por. vol. la carte de Penck (in RANKE. Pavane. surtout l'occident de l'Europe. touchaient aux plages septentrionales du lac aralo-caspien et. . pp. 1887.000 brasses. Au delà. Ce plateau est ciers de la région centrale du bassin du Rhône. passaientt à Londres. Cette plate-forme entoure les (5) Cf. En face de Brest.150 mètres environ. le Groenland lui-même.1872. 1P02.. se rattachait à l'Amérique par les plaines de Baffin et d'Hudson. IR76. elle ne présente plus que 30 ou pest. Zeilschr. nave procède de phénomènes de dislocation. 1. en Amérique (4). S. au nord de de Bologne. D'après Hull. émergé. FALSAN. le froid.17 avril 1899. d. 33. Congrès elle est large de 210 kilomètres. 1902. n° 158.. ne seraient aujourd'hui que les ruines. etc. la vallée du Missouri. Londres. 1899. Les terres océaniques. .

1. semble avoir été le plus considérable. Cf. en Suède. en beaucoup plus à l'est. etc. ils rencon- traient la terre ferme et non la mer comme limite à leur avance- ment. FALSAN et Chantre. se rattachait à la Nou- velle-Sibérie. Ayant comblé la dépression baltique. 1860. bot. éd. La pente était. Kjerulf. Cil.00U kilo. les glaciers s'étendaient bien plus aisé- ment que ne le font aujourd'hui ceux du Groenland.00 '000 de kilomètres carrés.. Zeilschrifl. A. etc. du relief Scandinave mais se rencontrait (2) Aux temps quaternaires. 1880. réuni à celui du pôle. très faible. soit encore inconnues. Pour la région comprise à l'ouest du Groenland et au nord de l'Alaska. et des lerr. Den Centraljâmlska isajôn. est la plus haute la ligne de faite ne coïncidait pas avec celle montagne de l'Amérique du Nord. Du côté de l'Europe. Le Andersson. la Terre de Frànçpis-Joseph et d'autres terres polaires. Anliq. p. Cf. d'une la Scandinavie pendant la période pléistucène. probablement sou- dés à ceux du vieux continent. dont le centre de dispersion se trouvait dans les pays scan- dinaves. Ce vaste glacier. embrassaient quatre à cinq fois autant. que celle des glaces antarctiques actuelles mais sa surface. le glacier du Rhône (5). Paris. Stockholm. t. si toutefois elle existait alors. des Ane.139 mètres. Long. dit Rhône. L'ensemble (2) formait une masse tout aussi importante. la Nouvelle-Zemble. 274. erratiques ds la partie moyenne (3) Cf. de la val. aux îles Liakhov. XIII.550 mètres d'altitude (6) et sa puissance atteignait par (1) Le mont Mac Kinley dans l'Alaska. par le Spitz- berg. nous ne possédons aucun document. la Geologische Gesell. à 3. couvraient une surface d'environ la zone occupée actuellemenl par les grandes 4. en couvrait alors 150. Glac. remplissait toute la plaine suisse. G. mais nous avons vu que la masse des neiges influe beaucoup plus sur l'allongement des glaciers que l'inclinaison du sol. 1873. 80. 1901. Monogr. 1907. résumé par C. les glaces. et celui de l'ancien monde. soit abîmées sous les eaux. III. ds la Géographie. (6) Dans toutes les vallées alpines. réduit aujourd'hui à 4.. in massif alpin. neté de l'homme. joint au Groenland. (5. se décomposait en deux grands massifs celui d'Amérique qui. Berlin. Lyon. Lyell. Anjou. altitude de 6. Plus au sud. of ilan. DE Lapparent. grossi par les affluents de l'Oberland Bernois. en aval de Europe. Ra- mètres carrés.000. IV. de la Savoiè. p. Ses névés s'élevaient jus- qu'à 3. La Scandinavie (3) surélevée formait un inlandsis d'environ un million et quart de kilomètres carrés.000 kilomètres environ des points extrêmes où les témoins erratiques ont été rencontrés. si ce n'est plus. zone des polis glaciaires monte à plusieurs (4) Sur la carapace glaciaire qui a couvert centaines de mètres au-dessus des glaciers . Ymer. 1897. les Silex taillés et l'Ancien. il est vrai. au lieu d'être presque circulaire. mais l'Alaska lui- même avait ses glaciers très développés (1). p 325 sq. où se déposaient des quantités énormes de névés (li). et en Amérique nappes d'eau du plateau lacustre. recouvrait le lac de Genève et s'étendait jusqu'à Lyon. chap. dans le massif indépendant des Alpes.

G. n° 5. nant du grand glacier des Andes.) Les glaces fran- ratii..250 mètres environ au-dessous des sommets sortie du Valais. le Niolo. il se joignait à ceux du Rhin et du Danube et couvrait une surface d'environ 150. dans les Rocheuses jusqu'à la Sierra-Nevada de Californie. (Cf. et Ed.longue. les vallées. couvrait une surface de 50. Castelnau. Explica- de l'Equateur et de la Bolivie. XI. 210. Alb. S. pour Band. été relevées dans les Andes de la Colombie. L'Amérique du Sud (7) au Pérou et au Chili. 1882. 213. d'ailleurs. 2'<> Ann.. Suruey. de la Croix.20O mètres d'altitude Küstkordillere. vol. 1680. disparaissant sous les énormes tombées de névés. Traité de Géologie. 18G2. nord 33° à 38". les crêtes n'étaient plus alors un guide pour les glaces qui. p. Die Alpen im Eiszeilaller. striées jusqu'aux environs de Montevideo. marche des glaciers alpins. car. De grands lacs les accompagnaient. l'un d'entre eux. Penck Russel. fr.680 mètres. lion. (Agassiz. un gigantesque embâcle.) venir se mélanger celles des glaciers juras- (5) Sur le glaciaire de l'Alaska. p/iys. Voyage au Brésil. II. S. A. par rapport à ceux dont il vient d'être parlé (3). Rep. p. Genève. Monographs. au-dessus de la plaine de cette chaîne. dépourvu de (4) Des traces du glaciaire pléistocène ont pente. Mitl' 1904. S.000 kilomètres carrés et présentait une profondeur de 300 mètres (6). de peu d'importance.. 1884. de l'Apure. Favre. (DE Nadail- Sur les traces de glaciation dans l'ile (2) lac. a Summary of existing knowledge. Leçons de Géogr. p.000 (1). Bboobs. suivant la ligne de plus grande pente. 1906. 428. accumulant les neiges devant les obstacles. de 149 kilomètres de longueur. U. comblaient les dépressions. 1884. du Jura. on rencontre des boulders prove- •1900. trad. (A. Au nord.. comme le fait a lieu dans les régions antarc- tiques. dans les forets vierges du Leipzig.) . etc. p. 19U7. L'Amérique (4) du Nord. The Geography and Geology of 5° édit.) Agassiz cons- du Corse. 1906. Cf. p. 1678. Cf. outre l'Alaska (5). à la 1. ds ont dû s'élever autrefois. b' éd. le lac Bonneville.. Washington. tandis que de nos jours sa superficie n'excède pas 4.)' des traces de glaciers descendant jusqu'à (8) « Le glacier du Rhône a dû former. formait l'ossature principale de la masse euro- péenne des glaces mais le relief actuel de cette chaîne ne peut donner aucune idée de la direction particulière de ses glaciers d'autrefois. de la Corse (2) ces chaînes avaient aussi leurs glaciers. Cf.000 kilomètres car- rés. Je ne parlerai pas des Pyrénées. U. attestant la hauteur à laquelle ceux-ci Alaska. P. Geol. les sommets. p. (Cf. suisse. de même que l'Himalaya et la plupart des grandes chaînes asiatiques. S. franchis- saient les cols et se déversaient du côté le plus favorable (8). (7) Partout. XI. janv. G. possédait aussi ses îlots glaciaires. 11) a reconnu dans le Liban 18K9. Carte du phénomène erratique. in Pèlerin. Lat. Bhuckneb. DE LAPPARENT. 183.places 1. Le massif scandinave. Paris. 50. du massif central de la France. » (Alpii. ds Matériaux.nt. La actuels. 1908.) Sur la (6) Gilbert. 18. p. S. par les cols de la . U. siens. la Nouvelle- Zélande ont également connu les glaciers pléistocènes. -1901 et sq. Ueber eine Eiszeit in peruanischen chirent le Jura vers 1. DE Lappare. Ben. Brésil comme dans les Savanes de Meta et (1) DE Lapparent. Traité de Géologie. ds la tatait la présence de roches moutonnées et Géogr. p. seule région élevée dans le nord de l'an- cien continent.. (3) Hooker (Nalural Ma tory review.

3 et 4. ciaire mais aussi et surtout du relief du sol (3/ En 1903. Nul doute que les glaciers d'alors. de 9.000 ans. De ce foyer aux limites des dépôts glaciaires actuellement reconnues (1).) Il résulte Glaciers in the North West Himalaya. 1907.ondon). le glacier dit l'Hassanabad. Journ. l. Survey oflndia. dans sur lequel se meut un glacier.ligne des plus hautes crêtes ne demeura pas le centre principal de la diramation. du Rhône mesurait 1. seur. afin de se faire une idée relative de leur puissance. la-distance qui sépare l'extrémité du Valais donnent une idée de ce que devaient être les du site de Lyon. Bien qu'il soit scientifiquement impossible d'appliquer aux glaciers pléistocènes européens les données que fournissent ceux du Groenland. (7.000. « il n'a pas été observé le moindre caillou ». se rencon- trent à 3.000 mètres d'épaisseur dition (in Geogr. et. il devait che- 1905. en moins de 1.) des glaciers pléistocènes sont insuffisantes et (4). 122). of the Geol.. dans Results of the Antarctic Expe. les dernières traces orientales. 1900. p. de 170 ans pour l'Allemagne. (Cf. jour. et de l'ouest dans la terre suffisaient à un bloc erratique pour franchir Victoria dont la pente est extrêmement faible. vers l'Oural. nous possédons relativement à l'extension part. . il est cependant intéressant de rapprocher les actions constatées de celles supposées pour les temps anciens. nous voyons que la période de retard a dit être d'environ 200 ans en ce qui concerne l'Angleterre. enfin. six siècles seule- ment eussent suffi au phénomène glaciaire tout entier (&). En raison- nant sur une vitesse journalière de 30 mètres. observé au Groenland (3). dans leur plus grande extension. jusqu'en Allemagne 1. milieu des pays plats de l'Allemagne du Nord.200.500 kilomètres. jusqu'à Moscou 2. par suite.600 mètres. t. de trois siècles pour la Russie centrale et de quatre pour les glaciers tournés vers l'Oural. A la terre l'Himalaya. p. miner de telle sorte que moins de 250 ans dais de Ferrar. ce qui donne une vitesse loppé et sur la Grande barrière du pôle moyenne d'accroissement de 128 mètres par sud. on compte en ligne droite jusqu'en Angleterre 1. (1) Les phénomènes morainiques ne dé. in de cette constatation que les données que Rec. en grande proportion. Si nous acceptons le terme moyen de 20 mètres en vingt- quatre heures. 392. sur l'emplacement de Genève. la Géogr. remarquant peut être considérée que comme un minimum quela vitesse d'un glacier croit avec son épais- des surfaces jadis couvertes par lcs glaces. Les vues des glaciers Groenlan. glaciers scandinaves dans leur trajet au pendent pas uniquement de l'intensité gla. XXXV.000 kilomètres du centre glaciaire. des roches d'origine norvégienne et suédoise (2). Joseph Vallot (Annales de robservaloire que l'aire circonscrite par les moraines ne du Mont-Blanc. IV. affirme qu'à l'époque où l'ancien glacier (2) Cf. XXV. april. vol. il est remarquablement peu déve. s'est en deux mois et demi allongé Victoria.. car les formations erratiques de tout le nord européen renferment. Calcutta. ne s'étendissent à toutes ces régions en partant du foyer scandinave. RABOT. 1907. que. Preliminary Survey of Certain (C.300 m. cette masse énorme de glaces a pu se former et disparaitre. n» 4. par an) pour la rapidité d'écoulement des glaces quaternaires scandinaves.

fréquemment. en supposant que le premier mouvement d'extension a de suite précédé le mouvement définitif de recul. XIV. évaluation. Lyell (Antiq.éd. ce qui n'a certainement pas eu neté de l'homme. of édit. p. 4.) siècle. H. 118. comme d'ailleurs toutes celles con. d'autre part à la surrection compensa- trice des massifs.) Voir la lieu. 90. sauf lcs côtes de la Manche. carte. p.bien des géologues se sont crus autorisés à faire intervenir les dizaines. Utznach. celle des autres parties des lies Britan- à conclure que la dernière invasion glaciaire. Theorical Researches. Quand on songe à ce que représentent trois mille années.. Vouloir dépas. on s'est faite de la durée des temps glaciaires (1). «t d'émersion (correspondantau glaciaire) des etc. scandinave pour l'Europe (4) et groenlandais pour l'Amérique. on n'ob- tient encore qu'un nombre de 3. Il ne peut. DE Lappabent. des périodes d'avancement et des périodes de recul (3) et. les centaines. XI V. of Man. ainsi que des terres avoisinant ces deux centres prin- cipaux.000 années pour la durée totale de l'évolution complète (2) dans nos pays. trad. avoir été enfermée dans un nombre peu con.000 ans à ces oscillations. p. élevant dans son ensemble le degré hygrométrique (t) Cf. 1873. Ces cartes ser celte approximation serait illusoire. que la période entière de submersion (3) Lignites de Dürnten. régulièrement.dans la direction des cou- rants les traces de ces changements ont été fréquemment retrou- vées et souvent il n'y a pas lieu d'attribuer à des foyers secon- daires les dépôts ne présentant pas la même direction. aux perturbations qui peuvent prendre place dans une aussi longue période. 328. chap. On voit combien ce nombre de 1. XIV. of Man. 1873... 1907. on est surpris de voir que. Cette (0. Paris.\Vetzikon. situés entre deux couches glaciaires. Lyell.000 années est peu en rap- port avec l'idée que. en se basant sur unc chronologiques fournies par les glaciers. prise en considération. I. française. » supposent que la surrection s'est produite (A. 1873. Antiq.) cernant ces mouvements. chiip. p. être pris que comme un minimum. LYELL. niques. d'une part à l'ouverture de l'Atlantique méridional par effondrement de ses terres. 322 sq et carte. L'immer- logie. chap. Cf. 1834. L'origine des glaciers pléistocènes semble devoir être attri- buée. L'irrégularité de la formation des névés a causé. p. les milliers de millénaires pour expliquer ces phénomènes. de celle dont nos ancêtres paléolithiques ont 420 mètres connu et subi les vicissitudes. (/ci-. le Monde primitif en Suisse. ce qui n'a pas eu lieu mais en accordant 2. 334) estime. p. peut très bien (5) Cf. sion de l'Ecosse aurait été de 650 mètres envi- (2) Nous nous croyons pleinementautorisé ron.000 ans. p. im-119. les Silex taillés et l'Ancien. 4' éd. lies Britanniques a exigé 224. ne doit pas être (S) Cf. . 325. Man. sidérable de milliers d'années. 593 sq. 4" belle discussion de l'auteur sur les évaluations •en. il en -est forcément résulté des changements . HEER. DE LA Bêche. Si les forces cosmiques ou astronomiques sont in- tervenues.. 1872. Leur disparition serait due à l'affaissement des deux masses réfrigérantes (5). les masses se modifiant sous ces influences. il est vrai. vitesse moyenne de deux pieds et demi par pp. dans la marche de ces glaciers. Anliq. Chrono.

vers le pied des chaînes altaïques. Laloy. . et de phase interglaciaire. laquelle se terminent aujour- (2) L'altitude à (3) Von Toll. Ces phénomènes. 299. et non sur l'origine du phénomène cha- cune des périodes de croissance ou de décroissance correspon- dant. Mil. Un vaste. Les glaciers scandinaves. ont dû être débarrassés. par rapport aux terres basses. d'ap. du moins en grande partie de leur des plaines du Turkestan et de la Sibérie oc- manteau de glace. accroissant ou restreignant les surfaces liquides. p. soit à des oscillations de l'écorce terrestre. lorsqu'un recul important a fait quitter aux glaces de vastes territoires (1). L. p.. mais jusqu'au sein mer. portant sur l'intensité. Boule. golfe marin occupait la région où se trouve actuellement l'embouchure du Iénissei et. ne semblant pas avoir été séparés par la mer des contrées sibériennes. (M. ce qui est improbable.480 mètres (glacier de Djaou-Paya).. soit à des perturbations atmosphé- riques. pays. les épaisses de leur paroxysme pléistocène. l'Altaï et son prolongement vers l'est jouaient. nous les désignons sous le nom de phase glaciaire. les brèches d'ébonlis ne daient jusqu'à la cote 2 200 mètres(Docteur sont pas le résultat de quelques années et L. ils descen- couches de lignites. à la Nouvelle- Sibérie et dans des terres aujourd'hui disparues. lieu. 1891. la Géogr. montre que les conditions climatiques lement. se trouvaient alors des glaciers (3). in Pet. Berlin. à certains mo. Ils avaient leurs glaciers et formaient un massif très important (A). qui ont laissé des traces appréciables. Litte- 3. Dans la région arctique. peut-être. Au delà on n'en rencontre plus de traces. sinon tota.de l'air. 99. Au sud. modifiant la nature des cou- rants atmosphériques. Nous ne savons pas ce qui. avec celui de la Caspienne. varie de 3. p. Probablement que les plateaux élevés du (1) Les restes rie forùts fossiles. des glaciers nord-asiatiques et ceux de nos ments. le rôle que remplirent les Alpes en Europe. annexes de ceux du pôle. Cette différence importante entre l'allure des massifs montagneux qui. lors de leur plus grande extension. s'étendaient de grands lacs en relations. Verhandl des Neunlen Geoijva- d'hui les glaciers de la chaine du Turkestan phen tags. Berg) on les a observées. soit que les plaines sibériennes fussent demeurées libres.) l'Europe septentrionale et centrale. après le retard voulu. 670. diminuant l'altitude des réceptacles.070 mètres (glacier de Tatugen) à (4) Obroustciiew. Lors raturbericht.. Les plaines de Sibérie n'étaient pas alors ce qu'elles sont au- jourd'hui (2). par suite de conditions climatériques privilégiées. cidentale étaient tout autres que celles de 1888. semblent s'être arrêtés vers l'Oural. s'est passé entre l'Altaï et l'Himalaya. au pléistocène.. soit qu'elles aient disparu. elles n'ont sûrement présenté qu'une valeur relative. non seulement sur la limite alors qu'en Europe ils avançaient jusqu'à la des grandes extensions. 1802. aux îles Liakhov. quand il y a eu extension. 1908. d'Anlhrop.

Kouh. tenues autrefois par la chaine du Séfid roud. s'asséchant. Alpes austra. la chaine de jird où se trouvait jadis un lac (dont le nom l'Elbourz dont beaucoup de sommets dépas. ses glaciers ont laissé des traces jusqu'à 1. d'autres liennes. Une carapace de glace devait dans les hautes vallées des Baktyaris. p. Ailleurs. Celles du district de Kirmanchah. les Travaux de la les bas-fonds sont recouverts d'une épaisse délégation scientifique en Perse au cours de couche de sel(. (.-Il. dans celle (2) Medlicott et Blanford. Les principales mon. 4. de Kouen-Lun et de Gohi. 4. VI. d'elle-même. dans les massifs de l'Himalaya ets'étendre très bas dansles val. ont brisé cette barrière à Gberrâban pour celle du Zcrd é Kouh (Baktyaris) (ait. pas de champs de névés assez développés Gherrous) ont donné lieu au Ki7./aGco(/r. les montagnes du former la branche septentrionale de l'Ab é Kurdistan (ait. (G) J'ai rencontré des traces demoraines aurait été le siège d'une glaciation extrême- ment intense.813 m.5C0 m. que pléistocène. Bordé surtout son pourtour par de très hautes montagnes qui condensèrentl'humidité (6). 4. ces neiges se fondirent. former le Seïn Mèrrè qui gagne la Chaldée 5.). 0. il demeura sec et froid.). id.401 m.000 mètres. pour donner lieu aux masses nécessaires à la franchissant l'Elbourz par les passes de formation des glaciers.000 mètres d'altitude.1. Geologyof India.. montagneux de Kalian Kouh. dépourvu d'écoulement quant à l'Hima- laya.I. dans la vallée du Kialvi. vol.le Népal et le Pundjâb (2).il ouzen qui. Diz. le Savalan (nlt.) et de Kalian Kouh (alt.Pamir et du Tibet (1). possédé leurs glaciers. persistantes.500 mètres. d'Ochtôrân lées adjacentes (C. DE Morgan. Zeilschrifl der Gesellschafl far Louristan méridional et des Baktynris. ds Records of the Geol.). constituèrent un immense réceptacle de froid plutôt que de névés. main- 4. il'Ouchnouv au Kurdistan des galets striés (3) Sur les époques glaciaires en Auslralasie.) (8) Tous les lacs de Perse sont salés.080 m. XXXII. dont l'altitude moyenne est actuellement supérieure à 1. tant sur le versant sommets. joua. p. en petit. il n'y a pas eu de calotte glaciaire offrent des ruines de terrasses. 4. Bahrein) ont rompu la chaine Loure pour le Sahend (ait. 4. même dans les plus hautes nent prouver que de grandes masses d'eau se montagnes(alt. créant de vastes lacs. Dans Erdkunde zu Berlin. de Paris. l'Australasie (3) et l'Afrique possédaient aussi leurs glaciers.1908.p 301). J. le Zagros (ait.000 et 5.). juin 1907. 397.RABOT. des Inscr. Celles du district de Bouroud- le Démavend (ait. le Tibet central. M. 6.). Calcutta. t XXXV. Toutes ces montagnes ont autrefois sous le nom de Kerkha (. le plateau iranien pendant l'épo- Suru. 1905). bien des vallées présentent Nouvelle-Zélande.). 1900. à l'époque pléistocène.). II. M. et Bellet-Leitres. Hayden (Preliminary la campagne de 1906-1907. laissèrent d'immenses surfaces salées (8). Enfin l'énorme mais seulement extension des glaciers qui épaisseur des alluvions caillouteuses au pied existent encore aujourd'hui sur les hauts des chaines méridionales. iln'existeplus aujour.1 M ). (1) D'après H. sont écoulées avec violence au moment de la d'hui de glaciers. situés entre 1.). part. dont quel- ques-uns trouvèrent un écoulement vers la mer (7) tandis que les autres. couvert d'une croûte plus ou moins épaisse de neiges durcies. .). PENCK. En ce dernierdistrict. la chaine d'Ochtôrûn Kouh (ait. 1907 Tsang and Ù in Tibet. bien que très rares sur quelques points du Cf. s'est conservé dans celui de la localité de sent 4. le profil en V typique du glaciaire.). Le plateau iranien (A). pp. Lors de la fin de l'époque glaciaire. mésopotamien que sur celui du plateau. 213-210. Tasmanie. ds Bev. s'écoule à la Caspienne sous le nom tagnes conservant des neiges éternelles sont de Sêlid roud.000 m ). trop peu importante pour que.300 m. mais seulement des neiges fusion des neiges et des glaciers (J.000 m.000 mètres d'altitude sur son versant méridional dans le Sikkin. dans occuper toutes les pentes de la crête maltresse celle du Ho-roud (Louristan).080 m. le même rôle que les grands plateaux asiatiques (5). M.. ds Comptes rendus otc on Ihe Geology of the Provinces of de lAcad. de l'Ecole d'Anlhrop. elle pût for- mer des glaciers et franchir ses barrières. of India. Mendjil. 239. A. tous (5) Cf.800 m. vien- (4) En Perse. Cela tient à ce qu'il ne se trouve (7) Les eaux du Kurdistan oriental (Bidjar.

glaciaires. suivant que l'expansion des nappes réfrigérantes était plus ou moins grande. (1) Restes de moraines. J.. id. Terrasses wilh a record of Ihe expedition of 1903-1904. du Belal rou (Arabistan) et au pied Féroë. Mission en Perse. 3. max. II. Certainement la terre porte encore aujourd'hui des glaces fossiles datant. encore. 3. îles Féroê. Austine Waddell. J. différence Pardôma dans la vallée du Lar (Mazandéran). t. Cf.. [Cf. correspondantes. situé sur Mèrrè. 63°. était en t. p. LXXVII. de la Nouvelle-Sibérie. Miss. Cf. Vallée L. l'assèchement de ses lacs la privèrent de l'humidité que le Gulf stream. sur l'extrémité d'une terrasse glaciaire. LXXV. nord. DE Morgan. 70". des îles Liakhov. XVIII et XX. ann. Cf. 114»). DE MORGAN. op. Ochtôrân Kouh l'un en Sibérie vers le cours de la Léna. LXXX. de couvrir les espaces qu'elles occupent encore de nos jours. IV.4.. de la Sibérie septentrionale. îles (2) Je n'ai rencontré en Perse d'instruments Féroë + 12°. l'autre dans les terres polaires arctiques. 8°. moy. (4) II existe aujourd'hui deux pôles du froid. Cf. 17". en Perse..4. mais aussi de l'époque tertiaire. DE Morgan.. Iakoutsk. Scandinavie. lemp. M. vallée + 38°. J. relié aux grands réser- voirs de névés de l'Asie centrale (3). pl. II. III. Ainsi l'Iran.) puis-je affirmer qu'ils appartiennent a la . Ilolwân Rou (Zohâb). pl. t.] Mais. Différences d'aspect archaïque qu'au gisement de l'Ab-é. froid se trouvait autrefois vers le centre de la Cf. 1905. offrent des Vallée du Kechghan Roud (Louristan). ne lais- sant dans nos montagnes que des ruines de leur grandeur passée. 20". (5) Les îles Féroë et Iakoutsk. temp. II. Lhasa and ils mysleries du Kébir Kouh. reste du glaciaire. J. 1905) a rencontré sur le versant (Kurdistan). XCIV. Le pôle septentrional du Alluvions glaciaires. id. demeura pendant toute la période glaciaire un pays inhabitable (2). mois le plus froid. pl. Iles è Zal. 1 est de 135° environ en longitude. pl. minim. LXXIV. Cf. Teng é Bâdouch. points situés Germasirs de Pinâbàd. Pro^t. Mission en septentrional de l'Himalaya un très grand Perse.6. pi. II.. de l'Araxe à Khoudaférin. Vallée du Lar au pied du Demavend. 43". absolu.3. abs. lies Féroë + 2°. DE MORGAN.3. Klinia und Geslallang der Erdober 1896.. non seulement du pléistocène. Iakoutsk + 20". p. Il suffira de citer celles de l'Alaska. t. pl. Cf. Cf.. 8. ne (latrhe. Plaine de Décht-i-Khawa(Lourislan). pl. tous deux par 62" 30' lat. Tandis qu'en Europe la température moyenne se relevait. depuis la fin du pliocène. moy. id. mésopotamien de toute la chaine du Louristan 10". Cf. est un (3) L'expédition anglaise à Lhassa (Cf. car il en eut de moyens (1). du Groenland. Mission en Perse. 17". Ce gisement. de l'Ab différences climatériques très notables. ces neiges abaissèrent la température et modifièrent les condi- tions de la vie. (Lourislan). tout en ne renfermant pas de glaciers très impor- tants. 41°. nées de la chaleur. 1885. 1 sq. Vallée du Kialvi (Kurdistan). Iakoutsk.2 (max. t. LX et LXI. id.. Le lac Gahar (Louristan). id.. il s'est donc transporté vers pl. L'avancement de sa côte septentrionale. 7 et des Baktyaris. Teng é Ziba. difî. Iakoutsk. cit. vallée du Seïn période quaternaire. Haute vallée du Gader Tchaï Londres. et le climat actuel s'établit. VII.6. extrê-ies. par contre la Sibérie devenait un pays glacé (4). pl. La formation de masses de glace aussi considérables ne fut pas sans modifier très sensiblement le climat. + '3. Village de Hei construit nombre de traces des phénomènes glaciaires.. Puis les glaciers disparurent. le versant septentrional de l'Elbourz. pl. mois le plus chaud. nous apporte généreusement (5). LXVII. id. des pôles qui n'ont cessé.. Reu Archèol.. reste très affaibli des grands cou- rants' d'antan. température moyenne. dehors de la région glacée. (Cf. 9°. sc. barré par des alluvions morainiques.

1892. tandis que. Chamberlin. les fossiles variant peu et des sédiments de même nature ayant pu se déposer en des temps différents sur divers points. Boule (3). Du Pasquier. le lac Onéga et Arkan- gelsk.établir scientifiquement. à l'est. pour ainsi dire. Cham- Wien. et. Bruckxer. la plus étendue. laissent souvent dans le doute. les glaciers. (2) Voir PENCK. on serait tenté de croire à un recul général. perdant de leur intensité. mais le synchronisme des allu- vions pléistocènes est. Amer. niers. Novgorod. Smock in chenAlpen. Vilna. aurait couvert toute la région indiquée plus haut. Die vierle Eiszeit im Bereiche der Alpen. Gréai ice Age. Matér. Abhandl. que doit-on penser de masses aussi con- (I)Gkikie..1899. Vergletscherung der Deuls.. Les successions stratigraphiques. moins violente. ont fait de moins en moins sentir leurs effets. Le synchronisme des phénomènes glaciaires ou interglaciaires est extrêmement difficile à.. d'Anlhrop. Quelques géologues (1) ont admis. 102. Penck's Geog. se serait cependant encore éten- due sur l'Irlande. Ostalpen. Pendant les périodes qui suivirent. Aasoc. A ces incertitudes viennent se joindre celles résultant de la conduite même des glaciers.deSuisse. impossible à prouver. d'autres enfin demeurent stationnaires. 1894. 1886. le nord de l'Angleterre mais dans l'Europe centrale elle n'aurait pas dépassé au sud Hambourg. dans d'autres. que dans un même massif glaciaire. tous les courants ne croissent pas et né décroissent pas en même temps. London. les supportant ou les recouvrant. avec leur faible développement glaciaire. PENCK. p. 1886. . ne renfermant aucune trace de la vie. Varsovie. \Vien. et considèrent les autres comme d'importance secondaire et locale. l'Ecosse. L'observation prouve. ayant affecté l'ensemble des continents. Proc. DieGlacial schoiter in den Berlin. ds Rev. s'établissent aisément dans une même coupe. ne peuvent être datés relativement que par les lits fossilifères qui les accompagnent. pour la (3) Marcellin Boule. Salisbury Drift of New Jersey. Essai de paléontologie cartegéol. les autres reculent. dit M. PENCKetBKUcKNER. Salisbunj. car les dépôts de cette nature. Ber- lin. tout concourt à faire pen- ser l'inverse. Si les Alpes. en effet. l'existence en Europe de six périodes glaciaires d'autres (2) réduisent ce nombre à deux ou trois. dans certaines régions. stratigraphiquedel'homme. Il en résulte que. 1901-1905 1888. Les uns avancent. 1890. depuis la fin du pliocène jusqu'aux temps proto-historiques. Penck. Suivant ces der-. la première extension glaciaire. La seconde. Leipzig. Die Alpen im Eiszeilaller.

vol. au moment de la formation de la mer du Nord. XXIX. fine fournit les contours et qui est situé au Davis. que se créa la Manche en même temps que la mer du Nord. . prébaltiques se déversant dans l'Océan. de France et d'Angleterre. Boston Soc.. accompagna et suivit le glaciaire (2). La fonte d'aussi grandes masses de glace ne se fit pas sans amener des changements importants dans le relief topographique du sol. cette cavité devint la mer Baltique. Cf. 473-322.le recul général. en dehors des régions polaires. Perse. (2) Pour les érosions glaciaires. and Norway. le lac aralo-caspien.sidérables que celles des glaciers quaternaires? Il serait imprudent de se hâter de généraliser la portée des observations car les' mouvements d'ensemble sont composés d'une foule de circons- tances particulières dont les traces peuvent être en contradiction avec la progression ou. commenca son assè- chement. p. DE Morgan.1900. énormes dus à la fonte des glaciers situés sur (3) Cf. 1. M. que des représentants presque insignifiants. du pla- teau persan et des autres massifs voisins. ds.5eannée. en Sibérie. la Topographie glaciaire en Au- niveau se trouvant relevé par les apports vergne. en le versant oriental de la crête scandinave. n° 14. entre l'Europe et l'Asie. BOULE. Il en fut de même pour la plupart des grandes nappes d'eau douce. Pendant la fonte il se forma. Switzerland sud de la Norvège peut n'être que le résul. au sud-est et à l'est de l'ancien foyer glaciaire scandinave. Etudes géologiques. Mission scientif. 1894. les glaciers ont disparu ne laissant. après une série plus ou moins variée de fluctuations. 139. C'est à cette époque. une vaste dépression. aux États-Unis et dans le monde entier. Quoi qu'il en soit. Ta mer à Yoldia. par un canal dont on retrouve nettement les traces en'Finlande et près des côtes méridionales de la Norvège (1). t. Si elle s'était effectuée régulièrement. tat des érosions causées par les nappes d'eau Hist. ne se trouvant plus alimenté par la fonte des neiges de l'Altaï. J. 0/ Nat. pp. beaucoup plus étendue que n'est la Baltique d'aujourd'hui et fai- sant communiquer la mer Blanche avec l'océan Glacial. après la période d'érosions et d'allu- vions qui précéda.rfe Géogr. W. L'encombrement des deux extrémités de ce canal fit le lac (d'eau douce) à Ancylus et le dé- troit danois s'ouvrant. Au sud-est. depuis longtemps connu et dont j'ai retrouvé les anciens rivages au pied des montagnes du Mazandéran et du Ghilan (3). in Proc. leur M.4nn.. Glacial erosion in France. il en fût résulté (1) Le canal dont la topographie sous-ma. que la chaîne scandinave et les pays du Nord commencèrent ce mouve- ment d'immersion que nous voyons se continuer encore sur les côtes de Hollande.15avrill896.

Barett. Le System in Central Norvvay (Bull. la formation de lacs parfois très étendus qui. en causés par l'inondation. p..) · reprises toutes les traditions relatives à ce . mais désordonnés (5). à ce sujet t..) Déluge chaldéen de Berose. 1881. Ce dépôt ne s'est pas fait en une seule période. (2) 11 y a lieu de disrerner entre les ter. la belle étude de W. (Cf. anc. J'y ai. travaux de Yu. souvent en quelques heures seule- ment. creusant de profondes vallées. Nous observons. d'après celui des Annales qu'en donne le grand géologue anglais.. en souvenir d'une grande inondation placée par amont de Brieg. finissent par rompre leurs barrières. D'après le un des exemples les plus intéressants de système chronologique du Lih-taî ki-ssé. Fr.l'établissement de fleuves immenses. de l'Orient 9e éd. de Deucalion et de Dar- of comparai iue Zoology al Havard Collège.E. mais la majeure partie semble due à la disparition des glaciers. Ces lacs de barrages (1). des Lithuaniens. Ils se vident alors en uri temps très court.) En Suisse. lors dé la fonte définitive des glaces. Lenormant. visité en 1865 par Lyell (Princip. p. p. 1873. p. Ainsi. XIV. 56. il en est de contem- poraines des diverses phases glaciaires et interglaciaires. dans nos alluvions dites quaternaires. n° 3. vol. R. 374). a' 1138. I.. est les livres sous le règne de Yao. 281-346. Sér. pp. de l'Orient. The Sundal Drainage Hist. le Mârjelen See. (Cil. LENORMANT. pour réparer les désastres of Geol. Geol. fréquents dans nos montagnes et au Groenland. XXXII.-C. V. (t) L'Ecosse -fournit des preuves indiscu. of the Ame. n° 7. (3) Cf. LYELL. pp. (5) Les Annales chinoises ont conservé le chap. (4) Cf. Antiq.. L. 9' éd. se constituant en plu- sieurs années. époque de l'apparition des glaciers. XI' éd. (Fn. Martel. t. Davis River. vol. causant dans les pays situés en aval de véritables déluges. rasses glaciaires et fluviales. dans les vallées des deux versants et dans les fjords.. Soc. Déluge. il en est qui peuvent appartenir au pliocène supé- rieur.. des terrasses (2) parfaitement horizontales. danos en Grèce.. M. de nouvelles inondations survinrent et c'est à cet ensemble compliqué que nous devons le diluvium. dans la vallée du Rhône. § 4. Enfin. Cf. Terraces Déluge indien dans la Çatapata Brahmane. auraientété terminés 1906. peuples indo-européens. cours de la période glaciaire. 1902 (in Bull. I.. de tous les XXXVIU. vérifié points par points la description en 2278 avant J. of Man. Ruptures de poches tables de la formation de lacs étendus au d'eau des glaciers. of the Muséum Déluges d'Ogyges. vol. lors de l'extension de certains glaciers et de la fermeture des vallées secondaires dépourvues de glaces. 4' éd. ds la Nature. il est le ré- sultat d'alluvions successives. puis couvrant leur fond d'alluvions mais ce n'est pas avec autant de simplicité que les choses se passèrent. cataclysme. Hist. A. les lacs-barrages. anc. vol. dues à des phénomènes successifs eux-mêmes. 199-220). des bambous Su-Tchou-schou en 2D62. I. 23 mars 1895. étaient jadis très nombreux dans les Alpes scandi- naves-. in New Englarid. ils ont laissé. Chapitre dans lequel sont rican Geogr. 30i et sq. 55. témoins de l'ancien niveau de leurs eaux (3). De semblables cataclysmes se sont produits fréquemment au cours de la période glaciaire mais alors leurs proportions étaient bien plus grandes qu'elles ne sont aujourd'hui (&). 1900.

ren- due difficile par l'abondante végétation qui couvre le sol et par les modifications de surface apportées par la culture mais dans les pays déserts. Or ce oued a changé de lit. je pense. L'observation et l'étude des alluvions est. leur superposition ne doit donc pas être prise en considération de manière absolue. sur- tout dans le détail. Sa constatation. d'ailleurs conforme aux lois de l'écoulement des eaux. de l'Egypte. car aucune liaison certaine n'a encore été constatée entre ces divers phénomènes. elle est souvent sans valeur en ce qui concerne l'âge des instruments charriés. Le creusement du Bahr- Béla-Mâ.les pays syriens et égyp- tiens. tels que le Sahara. a coulé à bien des époques différentes. porte un coup bien grave aux théories basées sur la superposition des couches dans . ou fleuve sans eau. de la Tunisie. ayant rompu leurs digues. A El-Mekta près de Gafsa (Tunisie). entre autres. celle entre autres de l'écoulement subit de vastes lacs qui. C'est ce qui se passa pour le nord de la France entre autres et probablement aussi pour. certaines parties de l'Algérie. Le fait que je viens de citer pour une localité tunisienne s'est forcément reproduit dans nos pays. doit être attribué. Les ateliers d'EI-Mekta ont été balayés par le courant et leurs restes se sont déposés dans les épaisses alluvions de Gafsa. à un cataclysme de cette nature. dans les pays où les eaux glaciaires n'avaient pas eu d'action directe. les traces laissées par les eaux diluviennes sont telles. on voit de la manière la plus claire les traces du charriage. postérieur aux alluvions caillou- teuses. à 15 kilomètres en aval. les faits sont beaucoup plus nets qu'en Europe. dans nos pays. qu'à l'abondance des pluies nous devons joindre d'autres causes. Les alluvions asiatiques et africaines peuvent être contempo- raines de celles de l'Europe. Dans ces dernières régions. se précipitèrent dans les pays situés plus bas qu'eux. entraînant tour à tour les débris d'ate- liers d'industries diverses en sorte que si la superposition des couches peut renseigner au point de vue de la succession des crues. mais rien n'oblige à le croire. les remplacèrent dans leurs effets d'érosion et d'alluvion. La masse énorme du liquide rendu au sol apporta une grande humidité dans l'atmosphère il en résulta des pluies intenses qui. de la Syrie.

la chronologie relative des faits préhisto- 1907. J. Il se passera. La période glaciaire est loin d'avoir pris fin.les alluvions.' nos temps qui en font encore partie. et enfin en ce qui concerne la vie humaine. de la flore et de la faune. révolutions que l'imagination la plus féconde né saurait concevoir désastres d'autant plus horribles que. sont caractérisés par un important mou- vement de recul. et avec eux la dépopulation d'une partie de notre globe. 380 à 383. sans être préalablement entré dans les détails qu'on vient de lire sur ces faits naturels. mais il eût été impossible de se rendre un compte exact de ces transforma- tions. (1) Çf. nous examinerons quelles furent les conséquences de ces perturbations au point de vue du climat. chaque jour. Note sur l'incertitude de riqiies. lors de ce cataclysme. parce qu'elle apporte la possibilité d'un doute sur la valeur scientifique des successions apparentes (1). la population de la terre s'accroissant. commencé longtemps avant les débuts de l'his- toire. les divers groupes humains. . l'Anthropologie. ne MORGAN. refoulés les uns sur les au- tres. se détruiront entre eux. ne trouvant plus l'espace nécessaire à leur existence. les districts les moins fortunés se peuplant peu à peu. dont la répercussion fut si grande sur les destinées humaines. Après avoir passe en revue les phénomènes glaciaires eux- mêmes. que les froids reviendront. Il est à penser que ce retrait des glaces n'est pas définitif. Rien ne peut faire prévoir l'amplitude de cette future oscillation ni le sort que destinent à l'humanité les lois de la nature. des. pp.

au/ Physiologischer Grundlage. t. Costantin. p. Pflanzen. périté réclamait d'autres condilions. . 18!f8. abandonnant l'Europe. cause première de (1) Zittel (Traité de Paléontologie. où ils existaient déjà (1) dès l'époque quaternaire. F. ancienne. la Sibérie. Paris. 1899. (A. la faune et l'homme aux temps glaciaires l'homme à l'état paléolithique. trad. Ber- passé. suivant leurs besoins. le monde organique ne s'enrichit pas d'une seule espèce. comme les plantes. continuèrent à vivre dans l'Afrique centrale et l'Asie méridionale. l'Amérique du Nord. 1906. Englek. ne firent qu'osciller entre les tropiques et les régions polaires. la Nature tropi- pose pas de groupes organiques homogènes. les Végétaux et les Milieux cos- (2) -La flore actielle du globe ne se com. tandis qu'aujour. par exemple les grands mammifères herbivores qui. ment. p 764) compte qu'aux temps plus offrir qu'un petit nombre de types. Geographie dans la toute-puissance de leur développe. d'après les ressources qu'ils rencontraient. der Pflanzen Geographie in den letzten Jahren- bre des éléments qui la composent. un legs du hundert und Weitere Aufqaben derselben. der- quaternaires la faune mammalogique de l'Eu. Iena.E. Durant les perturbations glaciaires. Cf. Die Enlwickelung Cette flore est. même durant les temps humains. G.) les espèces domestiques et importées. Chacun des groupes qu'on y peut dis. 1899. SCHIMPER. niers survivants d'un ensemble dont la pros- rope comportait 110 espèces. O. en y comprenant Lapparent. Paris. mais Pour se rendre compte de la distribution du est-il certain que nous ayons retrouvé des règne végétal sur le globe suivant les condi- vestiges de tous les mammifères qui ont vécu tions géographiques et climatériques. W. Ces transformations de la vie animale ont toujours eu lieu.. 1898 ID.. comme il en est d'autres réduits à ne Barrois. lin. parce que fréquemment les cli- mats se sont modifiés et partant la flore (2). Bien des formes disparurent de nos latitudes. Traité de Géologie. mique-i. 115. au moins pour un grand nom. et il en est qui sont aujourd'hui A. CHAPITRE IV La flore. Poirault. IV. trad. cale. les animaux. Manuel de géographie tinguer doit avoir son histoire souvent très botanique. DRUDE. au cours du pléistocène? 1. 1897. Paris. DE d'hui elle en possède 150. modifiant leur habitat.

). phie. 1888. De Sapokta. ontnetlemenlconservéleurs caractères lope saïga. lorsque l'adou- locaux depuis les temps géologiques. I. en Lithuanie et en Circassie. conipnséedu renne. de Julien Il SAPORTA.) {2) Abydos.C est par cissement du climat amena la transforma- leur étude qu'on peut le mieux retrouver les tion de la toundra en steppe. du animaux. 18-4. du lagomys. 187 1. Quoi qu'il en soit.. p.-C. dans les montagnes iraniennes. Nathorst. de l'hémione. L'on voit cet oiseau SAPORTA. p. Suhimper. SAI:-IT-YVES. A. du lemming. Aperçu sur la flore df l'i-poqne quater- contre les Pertes. près de évolution au dix-neuvième siècle. . Traité de siècle environ av. etc. Expéd. Dans la période historique. dans l'Asie centrale. Des fragments d'oeufs naire.). G. du bœuf musqué. Schrôtteh. Brunswick. bien des espèces abandonnent certaines régions pour se concentrer en d'autres. Bien des animaux ont fui devant les modifications duc limat (A) mais beaucoup aussi ont disparu devant l'homme qui. de mieux en mieux armé. ne vit plus aujourd'hui que dans deux îlots de forêts. L'aurochs qui. Masclep. du renard bleu. les poursuit sans relâche. J. consulter: De (3) Ammien Marckllin. vivait sur les bords de l'Euphrate (3). l'influence de l'homme sur la disparition des types animaux peut être consi- dérée comme nulle. étant de ceux qui se déplacent le mammouth. J. la faune changea relations anciennes des continents entre également (Cf A. sous Julien II (vers 350 ap. le gros gibier a très sensiblement diminué.la faune d'un pays (4). habitait encore la moyenne vallée du Nil (2). p. 15 sept. Les matelots hollandais ont exterminé les derniers des Dodos. 1887) fournil de précieuses indications du porc-épic des steppes. paléontologie végétale. Oriyine paléonlologique des arbres provenant de la même localité et sur des cultivés. sq. qui.-C. 1879. du che- sur ies conditions de la vie sur la terre. El Amrah. 111 p 7. dans les temps pléistocènes. Id. DE environ avant notre ère. t. p. En d'autres termes. 81. liologie. ds la Géo. De figuré sur un koudourrou d'époque cosiéenne SAPORTA. La flore est notre meilleur guide pour apprécier les causes de ces variations dans la faune (5). en vingt ans seulement. ne se rencontre plus aujourd'hui qu'en Afrique centrale et australe elle a disparu de l'Asie. 1857. car ses moyens d'attaque du gibier n'étaient encore que très rudimentaires. le Monde des plantes. Revue des d'autruche ont été rencontrés à Suse dans Deux Mondes. sous nos yeux encore. la Géographie botanique et son (4) Nehring a démontré qu'à Thiede. et à certains endroits de l'anti- moins. une faune de stppe composée de la gerboise. depuis que les nomades se sont armés de fusils à tir rapide et à longue portée. t. G. il y eut d'abord une faune de Sur la distribution des plantes en Sibérie et toundra. (5) Sur la flore pléistocène. 1900. 35 sq. au temps de César. t. la Géoyra- eux. peuplait les forêts de la Germanie. 253. Zurich. Die Florn des cylindres-cachets chaldéens du trentième Eiszeit. 1881. Fischer. Ces val sauvage. pace glaciaire. du lagopède Il ) La répartition sur le globe des mollusques alpin et qu'à cette faune «le toundra Micrédu terrestres (Cf P. du rhinocéros.. Caen. après la fonte de la grande cara- graphie. C'est le climat qui fut le grand agent destructeur aussi bien que conservateur. L'autruche qui. l'ours a été complètement détruit en Angleterre et dans presque toute la France et. Manuel de conchy. lors de la première dynastie égyptienne. II. DE SAPORTA. 1901. les couches élamites du quinzième siècle Congrès de Stockholm. 8U sq.

Taxus baccata. de (1) Lyell. . abies. mar- quant le bord externe des glaces septentrionales. C'est la première extension glaciaire qui aurait anéanti. en France. régnait presque sans partage au nord des Alpes. Acad. les couches dont le dépôt a précédé la première extension glaciaire. d'aunes.et du 1906. l'Anthropologie. aux environs d'Épinal. Labrador Hypnum sarmentosum. (6) Nathorst. 256. à 18 kilomètres seulement de l'Erzgebirge. Le mélèze. Geo/. Se. M. mag. et à Bois-l'Abbé. London. p. (7) Webrr. Alnus. 4« édit. LXXX. une flore à Betula nana et Salix herbacea. le sassafras.>8 et sq. les derniers repré- sentants des cannelliers et des palmiers. à la base des alluvions glaciaires vosgiennes. Menyanthus trifolia. notamment à Honerdingen (7) où elle se montre composée de nénuphars qui ont crû sur un lac dont les bords étaient ombragés par des forêts de pins. De même en semblable à celle du temps présent se trouve intercalée entre deux végétations glaciaires de bouleaux nains ». Velenskap. sur 300 kilomètres. suisse.. Reid et Ridley. était alors commun sur les basses collines des environs de Nancy (4). Polamogelon. au La flore interglaciaire est connue sur divers points de l'Alle- magne du Nord. p. Poly- gonum viviparum (5). 1233. avec coléoptères arctiques comme Carabus Groenlandictis (6).. « les premiers indices de refroidisse- ment se sont fait sentir par l'apparition d'une flore à Salix polaris et Dryas oclopetala (3). le chêne du Portugal. Prunus spinosa. 16. Betula. Ceratophyllum demersum. Une flore voisine de celle du Suffolk a été trouvée en France à Jarville. de chênes. 12' édit. on a rencontré des mousses arc- (2) De Ï-apparent. l'argile qui supporte le limon à Rhinoceros licho- rhinus a fourni une vraie flore glaciaire à Salix herbacea. 1329. Quercus. le platane. Écosse. 1894. rend. montre une flore se rapprochant beaucoup de celle de notre temps dans les régions de même climat Pinus sylveslris. 76. le Forest bed de Happisburg (1). actuellement confiné entre i. (3)' Nathofist. Traité de Gêologie. etc.800 et 2. XCVII. Stockholm. laissant tout plus se développer par places des massifs de Betula odornta. (4) Fliciie. p. p. Nuphar laleum. of Man. aduncum. (5) A Schlussenried et à Woldscc cnWur 1873. P.000 mètres. Nathorst pense que cette végétation. A Deuben près de Tharand. akad. in Rev.b'bdiL. Il.000 mètres d'altitude. 3 [V]. p. Dans le même pays (2). Antiq. p. Kongl. près de Nancy. distincte d'une flore glaciaire ultérieure. 180(1. tiques semblables à celles du Groenland. En Angleterre. Géol. temberg. La physionomie de cette flore est subalpine et indique un climat analogue à celui qui règne aujourd'hui dans le pays à 1. Compt. 441.

de montagnes. Ossem. 169. Cervus megaceros (12). 1881. pl. U. 175. Enchainements du monde ani. 1868. Lors de la plus grande extension de ces derniers. les Ancètres de nos ani. verlicornis. Traité de Géologie. DE Lappa. XVI. 1894. Rutimeyer.. U. mal. Précis. D'Acv. (10) Cuvier. l'aire des flores froides a fini par être continue depuis la Sibérie. capreolus. et du même caractère essentiellement tempéré. Gaudby. quus comme l'ancêtre de l'éléphant des Indes. Hippopolamus major (9). p. 101. Les osse. etc. surles parois des grottes. Paris. p. occidentale. IIamy. Soc. polygnacus. Megaceros hibernicus p. du Globe. Même manquant en-Allemagne. primigenius (7). (Williams. est interglaciaire Paleontological Memoirs.. H. de hêtres. C. FALCONER. t. t. p. megarhinus. ossements fossiles. cône terminal du Faulhorn. ments en sont très abondants dans toutes les (2) Les hautes cimes de la Suissc renfer. Ursus spelœus (10).). et c'est ainsi qu'il a pu se constituer une flore alpine apparentée à la flore boréale (3).. cornulorum. Du même âge. par les Carpathes et les Sudètes. DE Mortillet. 1887.. (12) Harlan. Synunymies. antiquus (6). l Anliq. Journ. Le sapin (Abies pectinata) s'y est acclimaté en dernier lieu. même dans l'Atlas. le Préhisto- au Brésil. R. il est abondant en chose a été observée pour toutes les grandes Italie.. p. 205 sq. 1 Abyssinie. C. Ici. rare dans l'Europe centrale. 279. Cf. Anliq. RENT. s. Fréquemment figuré Geol. IV. C. 2e édit. (A. rare en Italie. jusqu'aux Alpes et même aux Pyrénées. maux. Mortens a (8) Falconer. gantesques (Cuvier). Ilos urus priscus. p. Ces lignites. Le Forest bed fournit également la faune qui vivait au moment où commencèrent à se former les glaciers. Cette faune caractérise nettement la province zoologique an- (t) A Wetzikon (Suisse)... Sur le Madclaine. On ren- ment des espèces végélales identiques à contre son image gravée dans les cavernes (la celles du Spitzberg et du Groenland. ainsi que les tufs inférieurs de Moret. Bell. pl XI. May. 114. in Quart. etc. Les zones de végétation ont toujours été concentriques aux glaciers. p. euryceros. Caslor fiber. 112 sq. of Man. Gaudry considère E. Falconek. 329. Bruniquel. Bos primigenius (11). E. Ou mammouth. Rech. Equus caballus. Howortii. t Ancienneté de l'homme. associés aux houx. anli. t. On thc ossiferous caves Nehring) peut-être l'ancêtre de nos grands of the peninsula of Gower. foss. p. Ch. 256. figuré sur un morceau de (4) Lvell. 354. Gervais. Cuvikr. vent en Laponie et 8 au Spitzberg. Sedgwicki. XX à XXIV.. recueilli 132 phanérogames dont 41) se retrou. meridio. Cf. est la flore des lignites interglaciaires de la Suisse. p. 1878. de ceux où il a été rencontré des morceaux de pin portant des traces du travail de l'homme (1). taurus fossilis. Geol. tuurus primigenius. Soc. Plus tard. fréquent en Europe The Mammoth and the flood. elaphus. (11) Cuvier. en Irlande. -Anthropo! 1884. 1906. cerfs à bois gi- (7. IV. dans les Andes. l'homme. On y voit (/i) Eléphas meridionalis (5). régions habitables au pléistocène. cette aire s'est rompue en îlots (2). schiste (caverne de Massât).) p. vol. Arvernensis. (3) Boulay. rique. Hutimeyer. bovidés domestiques.) . est au dire nalis serait l'ancêtre de l'éléphant de l'Afrique. E. D'après Gaudry. Raymonden. (9) Cuvier. Sus scrofa. C. E. (6) Cf. Rhinoceros elruscus (8). Synonymes. C. Bail. (Owen). (5) Cf. etc. de certains auteurs (Cuvier. Révol. Ossements fossiles.150 sq. C.tilleuls. 453. p. sont remarquables par la preuve qu'il fournissent du grand déve- loppement du figuier et du laurier au temps de leur formation. etc.

à l'époque quaternaire et aux temps modernes.Distribution du Genre Eîephas sur le tl^e. .

savoir T. Dilaoiale earopœische dans tous les cours d'eau de la plaine. un climat trop rigoureux pour son existence. II Elephus primigenius. reste du pliocène tandis que dans les rivières et les lacs abonde Corbicula fluminalis. pénètre dans les vallées. Cervus tarandus. E.1. Elle est forcément la même. Cervus tarandus. à peu de chose près. Elephas antiquus. prirni- genius. même si elles étaient rigoureusement éta- blies. cette espèce. mais n'en apporteront pas de nouveaux. Rhinocéros tichorhinus | VI. Woldricii. est contemporain du renne. Elephas antiquus. En sorte qu'il semblerait qu'on puisse diviser les temps glaciaires en six périodes. meridionalis. accom- nordasialische Sauegelhierfauna und ihre Bezie. mais vivant avec E. Rhinoceros lichurhinus Elephas meridionalis. 1887. Saint-Pétersbourg.glaise de cette époque. faisant place à E. Y. ce qui n'est pas.) . qui vit (.1. ne seraient d'aucun usage pratique pour le classement des industries humaines car jamais on ne rencontre (1) Cf. Elephas meridionalis. En Europe centrale et occi- dentale. La faune (I) n'est pas homogène pendant toute la durée du pléistocène et dans tous les districts. suivant les caractères de leur faune. je citerai particu. Elephas primiyenius. lièrement la Susiane. nodosus. bien qu'ayant modifié son habitat. mais cesse (2) Entre autres pays l'Asie où j'ai ren- de brusquement vers 700 mètres d altitude devant contré Corbicula /luminalis. primigenius qui. Mais ces divisions. avec Rhinoceros lichorhinus. les terres britanniques n'étaient que le prolongement du continent européen. avec lequel d'ailleurs il a vécu ses dernières années (Forest bed). pour la Gaule septentrionale et centrale puisque la Manche n'existant pas alors. IV. meridionalis disparaît le premier. J. et ce dernier lui survit jusqu'à nos jours. Elephas primigenius. antiquus s'efface à son tour laissant seul E. Elephas primigenius. Rhinoceros lichoi-hinus Ili. E. Les temps qui suivent montreront le départ d'un grand nombre de types. Elephas antiquus. elle débute par Elephas antiquus dominant. | Elephas meridionalis. pagnêede Melania luberculata et de Metanopsis hungen zum Menschen. lamellibranche aujourd'hui éteint partout ailleurs que dans les eaux tièdes de l'Afrique et de l'Asie méridionale (2). M. Là.

primigenius et Rh. in Matériaux. Gaudry. pour le groupe IV par exemple. VI. XIX. Le Rh. p. Syn.Descr. l'Inde et l'Indo-Chine offrent à ses congénères que les espèces européennes n'ont pas gagné le Sud. émigré au Nord. les grands félins. Antiq. rines cloisonnées) semble représenter un Nombreuses notes. où il aurait rencontré des conditions analogues à celles que l'Afrique équatoriale. Ursus spelseus. meridionalis. Rhinoceros. lichorhinus étaient (t) Cuvier. savoir E. 27. ne s'est pas retiré vers le centre ou le sud du nouveau monde. antiquus. Reinacii. Matériaux. Hippopotamus. ils ont disparu de nos régions par extinction des espèces qui les y représentaient. (Gaudry. Parmi les espèces qui s'éteignent durant le pléistocène. sq.. et Ursus ferox (7) qui ne vit plus que dans les montagnes Rocheuses en Amérique du Nord. n'ayant aucune autre parenté avec les espèces européennes que leur nom générique.. 86. Ilusena crocula pèce actuelle. probable. pays où ils rencontraient les conditions propres à leur habitat. E. II. pays polaires ou grandes altitudes. L'émigration ne porte donc que sur les animaux qui se sont retirés vers les régions froides. recueillis en France.) l'histoire des temps quaternaires. Aquitan. Cf. Musée de Saint-Germain. p.réunis tous les types caractéristiques et. etc. Leo speimus. p. . citons les plus importantes. foss. Matériaux pour l'histoire des temps p. qui vivait aussi bien en Amé- rique du Nord qu'en Europe. 284. I. 106. nat. 57 (7) Grizzly bear. gravé sur un os (Reliq. le glouton (Gulo lusciis) (5) et la marmotte (Arctomys marmota) (6). Felis spelœa (3). l'hyène. III. 53. tels sont le renne (Cervus tarandus) (/i). On remarquera que l'éléphant.119. soit C. p. p. 209). Cf. rhinucéros tertiaire dont la dentition a été (5) Cf. S. que toutes ces espèces se sont éteintes. Nous savons que E. primigenius.. pi. t. l'antilope n'ont pas émigré. Keller. comme on le prétend généralement. Cuvier. p. Pour la bibliugr. (4) Liuué. tarandus. t. Les genres Elephas. Hyœna spelsea (2). Rhinoceros tichorhinus (1). Hippopotamus major. cantonnés aujourd'hui dans les grandes hauteurs. Gervais. Syu. sembleraient-ils ètre tous dans une même couche. quaternaires. Allerlhums. qu'on ne serait jamais certain. p. 1. Cerous mega- ceros. meridionalis. t. Ce fut une exode de ces animaux vers les régions lais- sées libres par la fonte des glaciers. qu'il ne manquât pas soitE. (3) Goldmss. IV. Ossem.) 16) La marmotte quaternaire différa de l'es- (2) Guldfuss. lichorhinus (aux na. Restes fossiles du glouton modifiée pour s'adapter au régime herbivore. Matériaux pour d'Afrique (Uaudky. Cf. mais ont continué de vivre dans les pays propres à leur existence et où ils se trouvaient déjà repré- sentés par des types spéciaux. E. Die Thiere der si).

ils vivent dans les forêts tropicales les plus épaisses. Megalonyx.. dès maintenant. Mastodon americanus. Hors d'Europe la faune est différente. que d'après ce que nous savons des éléphants modernes. la seconde à un froid humide. et d'autre part. En Afrique. la faune est la même que dans les temps actuels sauf que l'aire occupée par les éléphants. là où l'homme n'avait jamais foulé le sol. p. (2). Ces animaux vivent jus- qu'en Algérie et à Malte. Chamydolherium.Megalonyx. Mylo- don. mais nous ne connaissons pas les espèces des climats tem- pérés. of Geol. On sait que les hippopotames ont habité la vallée du Nil jusque dans les temps historiques. d'une part. hippopotames. les conclusions d'observations souvent insuffisantes ou géographiquement trop rapprochées les unes des autres. Pachylherium. et il serait imprudent de généraliser. Notre éducation. rhinocé- ros et buffles est beaucoup plus étendue. En Indo-Chine. bien que faisant partie d'un même ensemble caractéristique des temps modernes. les toundras nous offrent des types de régions froides. et plus particulièrement les édentés Megalherium. antiquus aussi bien suivant ce que nous connaissons de leurs contemporains. toutefois. fig. Glyptodon. nous porte à ranger l'éléphant parmi les animaux des pays chauds. 70 de longueur. mais c'est surtout dansi'Âinériq ne méridionale que ce dernier groupe voit son apogée avec les Megalherium. 505. Ces lois semblent se justifier en ce qui concerne l'Europe centrale et occidentale. . 1875. etc. méridionales et A'E. la première phase des éléphants semblé correspondre à un climat chaud. E. Dana. Man. s'adoucissant peu à peu. montrequ'en Amérique du Nord County (Iowa) et représentant un éléphant les grands pachydermes ne se sont éteints (DE Nadaillac. 131) que très tardivement. En ce qui concerne nos pays. Equus. Les grands pachydermes modernes nes ont pas des habitants des prairies. primigenius. mais il nous est interdit de juger lVE. En Amérique du Nord. Matériaux. E. jusqu'à aboutir au climat actuel.armés contre le froid par d'épaisses toisons atteignant parfois jusqu'à 0 m. americanus (1). les herbivores dominent Elephas Colombi. les alternances de froidures et de chaleur ont elles-mêmes subi bien des variations locales. la troisième à un froid sec. (1) Une pipe en grès trouvée dans Louisa quaternaires. 1885. dont l'àge ne peut remonter jusqu'aux temps (2) Cf. j'en ai rencontré des troupes dans les jungles les plus impénétrables. Mylodon.

tfanthrop. E de Gr. avant-coureur des glaciers en An- gleterre (à). mais a survécu en 48°) ârmble situé par 130» long. 7) DE LAPPARENT. lieu. Atlas climalologiqixe de l'Empire de Russie. 1906. car. épicea. N. on rencontre ses restes en abondance extrême. Cf. pour ainsi dire. in-folio. Comjr. parce que le froid a fait périr la végétation dont ils s'alimentaient. 1881. primifienius). janvier. gelé depuis des milliers d'années. de Sakbounj. VIII. Aid m Acad. etc. En Russie. (5) Sciiaaffiiausen. dans nos pays. tCf. Ces glaces. p.Les chevaux. Plus à l'est. et Amérique où il vit depuis le nord du Canada (17° lat. t. Nolotherium. 5° éd. 1888. cherchent leur nourriture dans les step- pes tandis que les buffles ne se plaisent que dans les marécages. février pendant l'époque glaciaire. des cours scientif. . vol.. Bien que ce soit une opinion généralement adoptée. le Loup polaire et le Bœuf mus- situées au nord de la Sibérie. Le sol des iles Liakhow et de la Nouvelle-Sibérie est. toute la Sibérie (1) est restée pendant cette période le domaine des grands pachydermes (2). Traité de Géologie. *J?eu. En Australie. 1900. on ne trouve qu'un seul dépôt erratique. 1901. sauf peut-être dans une partie de la région Baltique. publié par 1 observatoire physique central (fi) Le bœuf musqué ne semble pas avoir Nicolas. jusqu'au Groenland par 81° lai. III. de la Finlande et du Gouvernement d'Olonetz. contemporain de l'extension maxima des glaciers scandinaves. ds la Géogra- se. pp. les marsupiaux dominent au pléistocène mais ils se font remarquer par leur grande taille Diprolodon. (2) Pour les formations pléistocènes des iles G. Toutefois. phie. qué dans le Groenland oriental. 671. s^r. comme de nos jours. (4) Boule. ayant encore entre les dents les fragments des végétaux. SainHétersbourg.. dont on a trouvé quelques molaires en Danemark et que certains savants (5) croient pouvoir faire vivre. Ces grands herbivores (6) ont disparu. 1-16. et les cadavres de ceux-là seuls ont été conservés qui étaient tombés dans les crevasses des anciens glaciers (7). Cf. mélèze. bouleau. dans certains graviers de la France.. Natiiorst. formé d'ossements de manimifèresé teints (3). 1. t.) (3) D Ahchiac. ce n'est que dans les toundras sibériens qu'on le trouve parfaitement conservé. qui contiennent en très grand nombre les corps (1) Pour le climat actuel de la Sibérie. au contraire. parmi lesquels le mammouth (E. primigenius. jusqu'au trentième et même au vingtième siècle avant notre ère. I. IX. Un vécu en Sibérie. on ne peut dire que le mammouth fut plus nombreux en Sibérie qu'en Europe. Il est recouvert par des alluvions renfer- mant des vestiges d'E. dont il se nourrissait. il s'est éteint en Europe pôle du froid (décembre. Saint-Pétersbourg. N ait snd de Verkhoïansk.

De nos jours. en Sibérie. Pal. sont recouvertes par des limons et des sables renfermant en-même temps que des feuilles de bou- leau. et nous ne connaissons pas assez la biologie des êtres fossiles pour l'assimiler à celle des animaux actuels. î> Cf.gelés des animaux pléistocènes. Telle était la faune aux temps pléistocènes. sur certains points. La disparition des mammouths et des rhinocéros s'est-elle faite. Palagonie.Pal. tout en ne sortant pas des limites que je viens d'assigner. des pisidium et des limnea. saïga. l'hôte habituel des forêts du Bengale et de l'Indo-Chine. DE R. Pourquoi n'en aurait-il pas été ainsi autrefois ? Chercher à classer dans leurs détails les alluvions pléistocènes. Les premières traces prouvant l'existence de l'homme. Il ne faut donc envisager les alluvions que dans leur ensemble. des cataclys- soudains. à la Nouvelle-Sibérie. 2. (3) Aux iles Liakhow. bien certainement. par exemple. ds Annales de lu au rhinocéros. Museum. districts abondent et parfois ils sont très voisins les uns des ces autres. Maragha (2). si jamais on parvient à l'établir. en notant toutes les particularités qui peuvent présenter un intérêt local. Parmi les grands félins modernes le tigre royal. par des barrages glaciaires. Muséum. au cheval sauvage. semblent bien difficiles à expliquer autrement. Quant aux condi- tions dans lesqûelles nous rencontrons ses vestiges. est négliger au moyen toutes les considérations que je viens d'exposer. entre celles de plusieurs districts zoologiques d'altitudes diverses. en Patagonie (/i). ne vit-il pas au Mazan- déran et jusque sur les plateaux glacés du Tibet? En ce qui concerne les alluvions. aux îles Liakhow (3). Gaudby. graduellement. chaude et froide. Mkcquenem. (4) Gaudry. La division générale en faune froide et faune chaude ne présente guère de certitude car nous voyons partout sur le globe des phénomènes analogues dont la portée n'est que locale. an tigre. Bunge a recueilli . La présence des grands ossuaires de ce genre à Pi- mes kermi (1). des ossements fossiles qu'on y rencontre. etc.. car c'est de ces monographies qu'un jour sortira la classification métho- dique. aucune certitude n'est per- mise car le transport par les eaux peut avoir opéré des mé- langes entre des faunes diverses. à 1 antilope I Délégation en Perse. restes d'anciens lacs produits. ou d'une façon brutale? c'est ce que nous ne saurions dire mais la grande accumulation des cadavres serait de nature à faire supposer. t.055 ossements appartenant au mammouth. elles sont essentiellement variables. qui (DCf A. A nn. Ann.

la terre végétale ter- tiaire. elles recouvrirent les premiers sédiments de lits supérieurs. avant et lors de sa fusion.. telles que les sables. Congrès de Bruxelles. Reu. ne se rencontrent géné- ralement pas dans le site même où cet homme a vécu. C'est ainsi que dans les dépôts du diluvium on trouve. les matières dures demeurées en noyaux. à Saint-Acheul et à Abbeville ont été découverts les instruments les plus anciens connus jusqu'ici comme ayant été sûrement façonnés par la main de l'homme (2). :t88 sq. les roches tendres. composés de gros éléments. (1) Cf. que les glaces fondaient plus ou moins rapi- dement. Cf. la topographie moderne. et CGC s'q. La masse énorme de névés durcis que renfermaient les glaciers détermina. suivant que les lacs de barrages étaient plus ou moins volumineux. permettant à des sédi- ments plus fins. la craie entraînèrent au loin les particules légères pour abandonner. à la base. désagrégèrent sur leur passage toutes les couches meubles. de se déposer. p. argiles enfin. de grands courants d'impé- tuosité variable. p. serve pour les dépôts fluviatiles récents. . mais le plus souvent dans des lits plus ou moins épais d'alluvions (1). 133 sq. terminèrent la série du diluvium par des dépôts sableux et boueux. qu'à Chelles. (2) Ces couches sont considérées comme p. fréquemment très violents. sables.. peut-être aussi ses prédécesseurs. reposant sur le ter- tiaire ou le crétacé.. XVI. Ces courants. s'ils n'étaient accompagnés d'ossements d'Elephas antiquus. d'un transport plus difficile. mélan- gés aux restes des animaux ses contemporains. et à une quantité de matériaux arrachés aux couches plus anciennes que le phénomène alluvial. graviers. jointes à celles des pluies. lavé par les eaux du diluvium. Ces instruments. celui d'alluvium étant ré. d'Anlhrop. correspondant à de nouveaux cataclysmes. Enfin les grands glaciers disparurent pour toujours. nom de diluvium.nous apparaissent d'indiscutable manière. Le régime actuel des eaux. des couches plus ou moins épaisses de galets. eussent pu être attribués au pliocène comme provenant de son humus. les argiles. Bei. taillés presque sur l'emplace- ment oit ils ont été trouvés. XVII. les marnes. 388 sq. Puis l'intensité des courants décrut. De nouvelles crues survinrent encore. étaient définitivement fixés. 1872. C'est dans les cailloux roulés inférieurs. et les eaux lentes de leur dernière fonte.gkand. au fond de leur lit momentané. non roulés. t. Ces alluvions anciennes portent le interglaciaires.

etc. est un instrument de forme amygdaloïde. pour la Belgique. terminé en pointe à l'autre.Rhinoceros Mercki. Paris. 1881.) n X. Beaucoup furent empruntées aux montagnes. arrondi à l'une de ses extrémités. tandis que d'autres sont à peine longs de 7 ou 8 centi- mètres. 35 et même de 0 m. Trongotherium Cuvieri. dans la perfection de la taille. (1) Cf. S'il est incomplète- ment façonné. Les préhistoriens conviennent généralement de ranger. c'est ainsi que G.du Nord. 40.entre autres ouvrages de G. il mesure de 12 à 15 centimètres de lon- gueur. il les iles grecques. appar- tiennent toujours au même type de fabrication. pl. mais aussi bien des coups-de-poing ont certainement été taillés dans des rognons déjà roulés. la Syrie. . et dont toutes les industries de la pierre four- nissent de nombreux exemples. animaux consi- dérés comme caractéristiques du pléistocène dans nos pays. bien que variables. Dans tous les cas. les Indes. (3 Les gisements les plus importants d'ob- (2)Dans les gisements de Tunisie où les sidienne se trouvent dans le petit Caucase. En moyenne. parmi les plus anciens. un signe de progrès. M. Les matières employées pour la confection de ces instruments sont celles de la région même où ils se rencontrent le silex pour les pays du nord de la France. le sud de l'An- gleterre. Les dimensions du coup-de-poing sont extrêmement variables. (J. l'Algérie. Il est difficile de dire si ces matières ont été employées avant leur transport alluvial ou après. arrondi ou elliptique. c'est toujours la partie arrondie. le Japon et le Mexique. au point de vue technique. que l'exemplaire soit élancé.d'ailleurs. ses formes. est à remarquer que tous les instruments de pays où il n'a pas été rencontré jusqu'ici l'orme chelléenne sont faits de pétro-silex et d'instruments du type chelléen. qui demeure négligé c'est donc par sa pointe et ses côtés tranchants qu'il était d'usage. Musée préhislorique. taillé sur toutes ses faces.. renflé en son milieu. types chelléen et moustérien coexistent. de Mortillet (1) nomme ces outils primitifs. et de voir. VI travail plus soigné. mais trop fragile. les types présentant le travail le plus grossier. lès grès et les quartzites pour les contrées voisines 'des Pyrénées. le talon. On en trouve présentant une longueur de 0 m. non de silex. l'obsidienne. Fait très naturel. matière réservée aux objets d'un TILLET. ne semble pas avoir été d'usage à l'époque quaternaire (3). l'Egypte. dans le site même de leur formation géologique. l'Amérique . DE Mor. matière abondante. Le coup-de-poing. le pétro-silex dans le nord de l'Afrique (2). Toutefois.

de France. Cf. sans emmanchement. la Belgique. 1886. Cf. EVANS. l'Espagne (6). sorte de boue argileuse assez fortement chargée de calcaire. in Reu. XXII. la France préhistorique. Congrèspréhisl. semble devoir être admise. R. aux États-Unis. On rencontre le lœss dans le nord de la France. Cf. usités encore par certaines populations australiennes (3). 196 même en Tunisie et en Egypte où ces trois t. p. au contraire. dans l'Allemagne du Nord et du Sud. aclieuléen et moustérien de l'Espagne et da Portugal. en Angle- terre méridionale. deMortillet admet qu'on em- ployait ces instruments. X. p. Cartaiuiac. Période néo- ypes ont été contemporains.p p 97. Cf. Bau. les instru- ments paléolithiques ont été rencontrés dans toute la France {4). ne se prêtent pas à un travail fin et. (2) Pour le nord de la France la succession (6) Espagne. XXI. les Ages de la don. il n'était pas nécessaire de leur accorder à tous les mêmes soins. Ecole Anthrop. Tu. il a été et est encore très discuté. Le dépôt de lœss est un fait spécial. Il ne peut donc être établi de classement indus- triel et à fortiori de rangement chronologique d'après ces don- nées seulement. DE Mortillet.. 1878. (1) On a même proposé de subdiviser (4) France. 41. pierre de la Grande-Bretagne. couvre les alluvions caillouteuses. ni sur les bords de la Baltique ou de la mer du Nord. G. 1896. quartzites et grès durs. les formes dites moustériennes ne sont autres que des instruments spéciaux. Il abonde en Chine. Cette classification ne saurait être admise (1) car certaines roches telles que les quartz. vant la forme des inslruments Cf. dans bien des localités. Ages préhist. les Ages de la pierre . (3) Oartailhac. t. 1899. sans grands progrès.trad. l'industrie paléolithique se poursuit. Dans ces couches et dans les alluvions sous-jacentes. qui. du Nord. p. qui n'a rien à voir avec le classement chronologique général des industries. à la Plata et partout ne s'écarte pas des abords des grands massifs accidentés. (51 Angleterre. Matériaux. lith. mais on ne le trouve ni en Russie. 5. 176. Zaborowski. tous les instruments n'étant pas destinés aux mêmes usages. 224. J. voulus par les besoins de la vie et contemporains des types chelléen et acheuléen (2).. dans le bassin du Danube. en les tenant directe- ment dans la main d'autres supposent. p. fr. jusqu'au sommet du lœss. p. t. Afr. en Belgique. torique. des types chelléen. le sud de l'Angleterre (5). Il n'en est pas de (7) Algérie. Cf. le Préhis- l'époque acheuléenneen quatre périodes sui. qu'ils étaient munis d'un manche et citent à l'appui de leur opinion de sembla- bles outils emmanchés. 1907 (190S). C'est ainsi qu'il semble aujourd'hui prouvé que. Matériaux. Débutant avec les galets inférieurs. Colugnon. l'Algérie (7). Tunisie. Quant à la destination et au mode d'emploi du coup-de-poing. sur la majeure partie du globe. G.

t. Cf. I. 1881.. le Japon (8). Cf. l'Amé- situés sur la lisière des dépôts erratiques. G. p. Afuseum. throp. 1884. p. COCKBURN. 1897. An. Results of an inquiry as to the existence of (3) Egypte. Bull.. Soukhna. (t3) Tunisie. la carte de Penck (Ranke. o( India. Palmyre. Ces instruments ne présentent pas les mémes (10) Cap deBonne-Espérance. paléolithiques en Sicile est fort douteuse. et Poliakof). 1907). orientalistes. 1. p. Kouznetzof. CAPELLINI. (1889). Valle della Vibrato... Th.. Irlande. tamie. Collignon). DE MORTILLET. Tu.. d'Anlhr. 1917. XVI. Age in Somaliland. 1902. 83 1882. 206). 73). Anthrop. pas certaine. (19) Malte. L'tlà della pietra nella (12) Touaregs (Weisgerber. dans le plateau iranien. I. chelléens.. Boule. (15) Amérique du Nord. Recherches sur les Origines de pp. la Phénicie avant les parFr. 271 et id. in Rep. XIII. in Malèr. août Mitlheil. Antbrop du Mexique.' 3. in Rep. Cf. l'Algérie (14). hip- Weimar (Verh. X. 1876. 1881. Arch. Dans le lacKarar[Sud-Oranais]. Florence. 1900.. le Préhisto. 1880. Gafsa. le Somal (9). Ilist. Tu. rique préhistorique. t. The caractères que le type européen. Mus. Der . Valle della Vibrato. n'en existe qu'un spécimen conservé au musée Babylonie 1 Congrès de Paris. VlII. Autour du lac Baikal (Tcliersky Paleolith. L'existence des instruments (6 Palestine? Congrès de Paris. Berl. M.. Sur les gisements paléolithiques d'Alle- (2) (14) Algérie. 1893. Salem. pp. à ma connaissance.J. 1896. Muséum. lèle les classifications du quaternaire dans Anthrop. p 31. Ils font défaut en Scandinavie. Ecosse. Stone Age of South Africa. p. les Alpes allemandes et le (4) Syrie. de la pierre en Asie. Instr. dans le nord de l'Angleterre. An. 1867. XI. Cf. du Mexique (Rech. Man Geo/. signalé sous réserves 262. noie 4. 119. 1887. S. ilal. en Suisse. (J. 187H. 57. (Congrès internat. FURTII. [Amer. 1" partie). pl. M. etc..) (9) Somal Setton KARR. WILSON. in Journ. (20i Sibérie. l'Amérique du Nord (15). p. p. la Phénicie avant nord de la France Cf. n" 4 et 5. Kiesel Artefacte in der diluvialen préhist. J. Journ. p. 1900. Sciiwein.. Bull. 11» sess. Calcntta. p. Art. Anthrop.Lenz. A. 157). t. 1897. Congr. tableau. Discov.. l'Age de la ne semble pas que les synchronismes soient pierre en Asie.enormant. Saint- Germain. Hisl. Paleoniographica. 677-702 Washington. Pigorini. dison. le pays des Touaregs (12). Zumoffen. < Verh. Am. Cf. Be-I Ges. 22. (J. en Tunisie.1888. GOOCH. CARTAILHAC. 18. ternaires mais on n'a pas rencontré dans (8) Japon. XVII. la Syrie (/i). 3' sess. au nord de l'Amérique septentrionale et dans toute la région inhabitable à l'époque glaciaire (21).ll6. préhist. leur présence est dou- teuse en Grèce (17). di Arch. en Sibérie (20). 1879. 1887-1888. Man in North America during the pali. t. le Cap de Bonne-Espérance (10). in Journ. j. met en paral- von Theben. J. Rev. Antiq nat. Medlicot grand nombre d'ossements d'éléphants qua- and BLANFORn. 37. Congr. Cf ZUMOFFEN. rique. of Evid. Ass adv Sc. Rkinach. (11) Congo. p. Cf. Ges. au Tyrol. of Nat. 2 vol. magne. Herrara. (1) Italie. Géol. mais dont la provenance n'est (7i Indes. n' 4. d'Anthrop et d'Archéol. p. 1887. Chauvêt.. Age (16) IIamy. les Indes (7). (îl) Cf. G. I. Wilson l'Egypte. Cf.sér. Goocu. 1876. Homme. Journ. Proceed. 1880. 212. Ki et 312. le désert syro-arabique (5). E. le. Wilson. bubale. le Phénom.) Insl. t. etc..1. p. W. II. 207. Mexique (16). Thiede (Verh. Descr.1. 141. Inst.olithic rique. p. l'Allemagne méridionale (2). XXI. Ma- (5) Désert syro-arabique.. M.. Gesell. C.. en Sicile (18). Gentil a rencontré en même temps que les p. Inst. IV. Le musée de vialte conserve un Anthr. Wien. XXV. cheval. f. Belge. Arch.. 118. 1878. Ces gisements sont induslry. in ilalir. 134). DE MoRGAN. Note sur la basse Mésopo. Anlhrop. XXV. près de Tomsk (Kouznetzof). t. (J. Beyrouth. Il Galilée (Cazalis de Fondouce etMoretain). 259. Primitive lhrop. Moscou. 1878. p 124. DE MORGAN. à Malte (19). d'instruments Japon. p. de Syracuse. p. S. le Congo (11).. Anthr. in Verhandl. 1883. p. DE Nadaillac. les Etats-Unis. 187. (17)Grèce? 1879. Rev. p. Inst. Homme. d. 1890. (. of Nat. Soc. De Nadaillac. préhist. Ric. Cf. 113.. p. 1877. p. Rivett CARNAC. 25. la Tunisie (13). period. Arch. 366. 1892. la Hongrie. Journ. (1878 t.. 246. de l'Allemagne. t. 148 sq. 1896. pp. 1882. Rev d'Anthrop. n. t. léenne une faune composée d'éléphants. gla- Schntter-Terrasse und auf den Platcau-Hfihcn ciaire à Trenton [New JerseyJ). DE Mortillet. Berl Ges. G. t. 1898. restes d'une très importante industrie acheu- Westeregeln. p. établis d'une manière bien concluante. Berliner Gesell.177. p.. 1-V.. l'Egypte (3). Phéniciens.p. 1871. intern. Préhist. t. Miss. 1891.l'Italie (1). la Palestine (6). S. M. Jnslilule. mais il les Phéniciens. ds la Géographie. Was- hington. zool. p. environs de Rhadamès preist. nat. Cf. popotame. scientif. t.. di paletnol.. ABBOT. (18) Sicile. Rosa. Cf. 315. Age de la pierre au cette Ile. 1896. le Préhisto-. 293. RUTOT. 121.

fort heureusement. s'étendant sur plusieurs kilomètres de longueur et suivant les affleurements des silex crétacés. ossements. lors des pluies diluviennes qui l'accompagnèrent et la suivirent. M. 19jO. W. à cet égard. entre Dehibat et Rhadames. au lieu dit Chabet Rechada. c'est-à-dire au milieu de débris d'habitation ou accompagnés d'ossements et de fragments d'ivoire portant des traces de travail. sont de vastes ateliers chelléens (1). paléolithique. Boudy. dès les temps anciennes limites des glaciers et les localités les plus anciens. H. le sol de l'Eu- rope a été bouleversé par les agents atmosphériques. rochers et instruments de pierre. Bulletin of the Li- dehors de la zone des moraines récentes. Partout ils présentent les mêmes caractères. dans les alluvions. I. t. mieux conservés encore que ceux d'El Mekta. M. (J. et nulle part.) le Cantal. p. ils ne se montrent in situ. en s'appuyant sur la faune qui l'accom- pagne dans ses gisements et sur des découvertes démontrant péremptoirement l'existence de l'homme en ces temps (5). Boule entre deux couches glaciaires dans inspecteur des Eaux et Forêts. au milieu d'éclats et d'instruments inachevés. Elles sont presque toutes en (4) Cf. forêts. Ce fut un déluge. un verpool Maseams. janv. Paris. des moraines anciennes. Seton Karr (A) dans la Haute-Égypte. O. détruisant les an- Mensch. construisait des abris. H. entraînant tout avec lui. (2) Au cours de mon voyage de mars 1907 1889.ivec M. les foyers (3) des ouvriers chelléens dont l'emplacement est marqué par de grosses pierres calcinées et des cendres. là ne se bornent pas nos connaissances. H. Si. animaux. Là se retrouvent près des enclurnes. depuis les temps chelléens. le terrain n'a guère changé d'aspect depuis l'époque quaternaire. vol. Des constatations analogues en ce qui concerne les ateliers ont été faites par M. {Bull. On admet généralement que l'industrie paléolithique date de l'époque interglaciaire.) . Nous ne pouvons. Lors de la fonte des glaciers. de Morgan et M. Mais. on voit (2) d'autres ateliers. par suite du peu d'abondance et de la rareté des pluies. philomathique. savoir si l'homme paléolithique connaissait le feu. Au lieu dit El Mekta près de Gafsa en Tunisie. Bondy. s'il était chasseur et pêcheur. II. Forbes. M. l'hommc connaissait l'usage où l'on a recueilli des vestiges de l'humanité et l'allumage du feu. (J. s'il se vêtissait.) . Soc. 385) où sont indiquées les (3) II est à remarquer que. vers le sud. Plus loin. n« 3 petit nombre seulement se trouve dans celle et 4. d'après l'examen de ces restes remaniés. tous les pays furent balayés par les eaux. (5) Silex du type chelléen trouvés par (1) La découverte en est due à M. il n'en a pas été de même dans certaines parties de l'Afrique où.

dans laquelle les hippopotames . fut cause de leur conservation.mous- « principales dans notre pays 1° une phase au térien et magdalénien) a traversé deux phases climat chaud. les traces d'habitation. les huttes.ciens foyers. par les agents atmosphériques. (1) L'homme paléolithique (chelléen. tous les produits du travail autres que les outils de silex. dont la matière. inattaquable Stations paléolithiques et alluvions quaternaires de Gafsa (Tunisie). L'homme paléolithique (1) n'a jamais habité l'aire glaciaire.

ds la Géographie. t. on rencontre ses vestiges situés entre deux lits d'alluvions glaciaires. dans de très rares cas. Mm-. 1906. l'industrie paléolithique fit son apparition durant la période gla- ciaire (2). la troisième glaciation.) • la dernière période ïnterglaciaîrê. qu'à l'époque dé son expansion.Wilsois. montrent. pour l'Iran par moi-même. les glaciers 1888-1889) place l'apparition des instruments envahissent la plaine. le ciel se voile. le plus possible. hors des limites des glaces. des éléphants et des (1) D'après les listes publiées par T. fréquentent les rivières. L'étendue énorme que ces instruments occupent sur le globe. paléolithiques dans le Nord de la France el gnent. les pays constituant l'aire paléoli- thique étaient eh relations entre eux. et la grande homogénéité de cette première industrie. le fennè descend des con. d'Anthrop. ce n'est qu'à titre d'exception il semble s'être toujours tenu. 287 sc[. la neige tombe. ds Reu. Ifes hippopotamess'éloi. Boule 'Essai de paléontologie strati- végétation. des cerfs. Obermaier (Bei- trées boréales. bf nat. n'existant pas en Europe occidentale et septentrionale dans les derniers temps du pliocène. Washington. 1906) le fait coïncider dans les Pyrénées avec p. 1900. XIII. C'est la première migration civilisatrice dont nous possé- dions des preuves indiscutables. . « (L'Age des derniers volcans Irâge zur Kenntniss des quarlârs in Pyrenâen. Hist. les éléphants et les rhinocéros prennent le Sud de l'Angleterre entre la deuxième et d'épaisses toisons. Il résulte' de cette observation que.. des Rep. de la France. Répartition des instruments paléolithiques dans l'Amérique septentrionale (1). 2° une phase au climat froid: alors graphique de l'homme.r rhinocéros de type africain. singes vivent avec lui au milieu d'une riche (2) M.le fait a été reconnu pour l'Allemagne par Penk. et si.

Ce n'est pas en Iran. SciiwEiNFURTii. khédiviale de Géographie. pays alors privé de communications avec le reste du monde. gine des Egyptiens et de quelques-uns de (3) Cf. IV' série. ces districts. (. sans communications avec ses congénères. dut évoluer d'une manière spéciale. ce serait plutôt en Orient.. 1880. d'un foyer originel ou transitoire. aujourd'hui disparu. 2 vol. 1897. Docteur G. f. contrée glacée ce n'est pas non plus en Sibérie. il semble qu'aux temps quaternaires il existait des relations entre les diverses parties des continents encore émergés de nos jours. Ce centre de l'industrie paléolithique. dans ce continent. mais. sans rencontrer les vestiges des premiers essais dans l'industrie de la pierre. Élhnol. si toutefois les instruments chelléens de cette région peuvent être attribués au pléistocène. peut-être même plus loin vers l'est. 1907. ds liche Forschungen in SUdlunisien. d. les êtres ou les idées ont pu se trans- porter en pays étrangers. s'étaient trouvées en dehors de l'influence chelléenne. der diluvialen Schotter-Terrasse und auf den 'dAnthrop. Kiesel Artefacte jn l'époque préhistorique des Pampas. trouvant les chemins libres pour les moyens à leur disposition. in Verhandl.' Berliner Gesell. nous ne les connaissons pas encore et. l'Arabie et l'Egypte. in Zeilsch. 4. dont la migration est aujourd'hui dûment prouvée. ne proviennent-elles pas d'autres races étrangères à celles du coup-de-poing ? Le monde nlétait-il pas (1) F. p. beaucoup plus anciennes. . Anlhrop. (2) Cf. 188'. Les éolithes signalées par Sçhweinfurth dans les alluvions égyp- tiennes (2) et tunisiennes (3) ne sont-elles pas ces premiers essais qui devaient aboutir à l'outillage paléolithique ? Et celles d'Europe. p. Bull. sauf en ce qui concerne la Sibérie. se basant sur la présence dans les alluvions dés Pampas d'instruments d'un type tout spécial (1) mais les récentes découvertes montrent que cette industrie s'est propagée jusqu'au sud du nouveau monde. hombre en El Rlala.Steinzeit- leurs usages remontant à l'âge de la pierre. 137 sq. Certai- nement il existe des régions où l'homme. Docteur G. Buenos-Aires. d'un point d'où. De l'Ori. 19 juillet 1902. La Anteguedad del Plateau-Hôhen von Theben. Le Caire. Berlin. Ajiegiuno. Soc. On a pensé que certaines régions. Ce n'est pas en Amérique. Schweinfurth. région qui semble être l'un des points extrêmes de l'expansion. Toute migration procède d'un centre. où devons-nous le placer? Ce n'est certes pas dans les pays européens puisque c'est là même que nous trouvons les traces d'immigration. Berlin. Armes et instruments de n° 12. Rev. qui semble avoir relié jadis Sokotora aux Indes.. comme l'Amérique du Sud. peut-être dans les' pays qui forment aujourd'hui la Syrie.

à l'ouest par les glaciers scandinaves et par le lac aralo-caspien. Deniker. chez des peuplades sauvages ? On est tenté de le croire. de l'Amérique. p. (J. restèrent impénétrables parce qu'ils étaient couverts de glaces. au sud par les plateaux gelés du centre asiatique et de la Perse. pas prouver qu'avant l'époque actuelle. Seuls.. le plateau central de l'Asie. Alkhan-Djourkofki.habité. 1900. La propagation du paléolithique soulève de nombreux pro- blèmes dont la solution n'est pas encore étayée scientifiquement. voisins. comme ceux trouvés au Mazandéran. la Sibérie dut n'avoir que bien peu de communications avec le foyer paléolithique. (J M. en ce qui concerne l'Europe. lorsque devenues glaciales elles-mêmes ses plaines durent être abandonnées. sauf peut-être quelques pays retirés.) de Tomsk.) tence analogues à celles de la France. voire même peut-être habités car tous ne l'étaient probablement pas en dehors de ceux qui ne le pouvaient être. prouvent sim. E. de la Sibérie. mais en ce qui regarde l'Amérique (3) et l'Asie orientale. 29. Ainsi le nord de l'Europe. elle resta en dehors du mouvement. avancés jusqu'au pied des grands massifs p. les ancêtres squelette. si toutefois elle en eut. Elepha* anti- aucune trace certaine de l'homme quaternaire quus. 583. le nouveau être modifiée en ce qui concerne l'homme continent est un centre spécial de l'appari- mais. t. Elle nous oblige à (1) Au Caucase. il glaciaires (Cf. mais jusqu'ici ghestan) Nourskodji (Terek). probablement. Vedeno (Daghestan). (J. l'industrie paléolithique avait fait son temps et le monde entier. découverts dans les parties basses des Indiens actuels seraient venus des pays du nord de la Transcaucasie. de l'Europe. Musée de Tiflis). DE (2) Découvertes des rives du lac Baikal et MORGAN. ayant eu lieu lors de la période glaciaire. ran. déjà. les recherches ont été. Mais ces ossements phas primigenius et d'E. l'Afrique et l'Asie antérieure où les communications furent toujours aisées.) . à l'est par les glaciers du Kamchatka et du Pôle. Miss. sur une partie de ses terres et la civilisation paléo- lithique n'est-elle pas venue s'implanter. Polynésie. en était à l'état archéolithique ou même au mésolithique. en ce qui regarde les pachydermes. les que les éléphants se sont pendant un temps Races et les Peuples de la terre. n'affecta qu'une partie des pays alors habitables. je tion des espèces. Sc. par migration ou mieux par influence. primigenius. l'Asie plus d'ailleurs que ceux signalés au Mazandé- antérieure présentait des conditions d'exis. très insuffisantes. antiquus sont venus n'ont pas été recueillis scientifiquement. Isolée du reste du monde. de la Chine. celui de l'Iran (1). Paris. des restes d'Ele. Argo (Da- est vrai. car c'est là la seule hypothèse permettant d'expliquer l'im- mense répartition de l'industrie paléolithique sur le globe. I. et quand les chemins s'ouvrirent. de la plement. où l'Homo Americanus s'est dois ajouter que les très rares débris de leur développé surplace. Cette propagation du type chelléen. n'o été rencontrée. Afkhasie. au Caucase. pour d'à titres. mais la Sibérie peuplée (2) se trouvait dans des conditions telles que. Cette opinion que j'émettais en 1889 n'a pas à (3) • Pour certains savants. Non.

l'industrie de la pierre se serait transformée quelque part. une pareille migration eût exigé un temps si long que certainement. comme par sa celles des migrations et des influences mais situation sur un socle sous-marin bien accusé elle a contre elle cette constatation que dans qui la relie. par les Iles Feroë. Quoi qu'il en soit. Bouyssonie et Bardon. Mais voilà que tout dernièrement. si nous rabaissons l'homme des temps pléistocènes au quadru- mane presque voisin du singe. il l'adopta. 1907. à un foyer unique ou à un petit nombre de foyers. est proba- blement due. de LAPPA. Nous ne possédions. deux savants explorateurs. il n'en était pas moins un être doué de raison et le jour où l'usage d'un instrument de pierre lui fut enseigné. et ce premier progrès notable. tirées de la géologie et de l'étude des faunes. d'autre part entre la côte afri- caine. durant cette période. d'une part entre le vieux inonde et les États-Unis (1) ou les Antilles. viennent de découvrir. de l'homme de cette époque rien autre que son industrie. de forma. hier encore. Le paléolithique représente la première grande étape de l'homme vers la civilisation. indépen- unissait autrefois tous ces parages en fer. partie d'un foyer et se répandant sur presque tout le globe. Par là. le (1) « L'Islande ne montre au jour que des rent. et nous ne retrouverions pas partout le type chelléen pur (2). à l'Ecosse. et la péninsule hindoue. MM. absolument semblables et qu'il est malaisé lande se revèle comme un reste du pont qui de concevoir plusieurs invenleurs. nous n'avons encore que des indications bien vagues. tiples satisferait beaucoup mieux l'esprit que tion continentale. nément ail même résultat.supposer l'existence de terres. Leçons dé Géogr. l'hypothèse d'une même race. et à cet égard. Si même nous n'acceptons pas l'existence de l'état éolithique. d'un côté au Groenland. dans la Corrèze. t2) La théorie des foyers d'invention mul- vent des tufs à lignites tertiaires. l'Is. car il n'est pas douteux que les tribus à l'état éolithique ne se soient empres- sées d'adopter un progrès vers lequel tendaient leurs efforts inconscients. »'(A. . phys. 676. Mais à la base se trou. dants les uns des autres. comme d'ailleurs presque toutes les phases de l'évo- lution humaine.) terrains volcanique-. Cette diffusion put être relativement rapide. cette entrée de l'Homo slupidus dans la vie de l'Homo sapiens. ne saurait être admise. parvenant simulta- mant l'Atlantique au nord. dans le moustérien inférieur. ou Août au moins l'Arabie. p. de le monde entier les types paléolithiques sont l'onlre. La théorie qui suppose la propagation par influence est bien plus admissible car elle rentre dans les phénomènes que nous voyons se produire constamment au cours du préhistorique et de l'histoire même..

t. ne sommes-nous que dans une phase inter- glaciaire. p. mais les glaces n'ont pas disparu. car ceux qui avaient été signalés jusqu'alors sont tous contestés (1). etc. Les termes pléistocène. . SALMON.. elles demeurent comme une perpétuelle menace. dure encore de nos jours. Le pliocène a vu le mal glaciaire s'attacher à notre planète.ancien connu. n» 6. La situation climatérique de nos pays s'est. pp. 425 et 573. que ses caractères anthropologiques rapprochent de la brute. XVII (1906). . Peut-être en effet. caractérise-t-il dans son district la race paléoli- thique ? Nous ne pouvons encore le savoir. 1888. quaternaire. par sa faune. XVI (1905) et préhist. elle ne diffère pas sensiblement du pliocène par sa flore. 327. n'ont eu pour but que de préparer sa venue sur la terre. Malgré l'apparition de ce type unique. ds r Anthropologie. les groupes végétaux et animaux delà fin du tertiaire étaient ceux qui vivent encore de nos jours sur le globe. 9. estime que les efforts de la nature. centrale.. améliorée depuis quelques milliers d'années. les Restes humainsquaternaires dausl'Europc Verh. le plus . c'est encore à l'archéologie et à la géologie que nous devons jusqu'ici le peu que nous possédons sur le premier grand mouve- ment humain parvenu à notre connaissance car cette révélation zoologique n'éclaircit en rien les mystères des premiers pas vers la civilisation. Ethnol. étaient vraiment des êtres bien primitifs. il est vrai. de Mortillet.. part des palethnologues. Quant à la période elle-même.Races hum. inférieur à la plus inférieure des races actuelles. malgré la lumière qu'il jette sur les types anciens de l'espèce humaine. 1896. débutant avec la fin du pliocène. à cette époque. l'amplitude d'oscillation de ces lois de la nature échappe à notre imagination. par son climat. (1) NEHRING. La durée de l'ère actuelle est bien probablement peu de chose en comparaison de celle des temps du paroxysme glaciaire. Cet être. pendant des millions d'années. Cahtailhac. t. Avant cette heureuse trouvaille nous ne possédions aucun débris de squelette. p. n'ont donc qu'une valeur conventionnelle. Boule et la plu- France préhist. Obermaier.. appartenant au groupe dit de Néanderthal. ils n'existent que parce que l'homme. rapportant les faits à lui-même.squelette d'un homme. f. M. Zeilschr. dans laquelle apparaît l'industrie humaine. parce que sa découverte est unique mais on est en droit de penser que les habitants de l'Europe. Paris. 1895. Cet événement méritait-il bien qu'une division spéciale fût faite dans la géologie? Le glaciaire.

(5 Fouilles Bourlon. de 19u6 A Monaco. de l'ours. Elephas an. p 869. le Congrès le plus récent.. à la base du dépôt. liquus et Rhinoceros Mercki correspondant à p. On objectera qu'à Abbeville et aux environs d'Amiens (7). rain du mammouth. Paris 1H81. de la hyène des ca- la France. le coup-de-poing naît dans le strépyen. 1884. sans qu'il soit possible de distinguer nettement des chantiers plus spéciaux de fabrication de l'un ou de.non pas postérieure. XI. (3) D'Acy. se trouve. avec l'outil classique amygdaloïde. les foyers renferment un outillage varié et très perfectionné (5). dans les couches supérieures. A Chelles (3) et partout dans les environs de Paris (4). des instruments du type moustérien. XIII. accompagnée d'instru- ments grossiers.l'autre de ces instruments. 1907 (1908). et que ses instru- ments correspondent seulement à des besoins différents de ceux auxquels satisfaisait l'instrument amygdaloïde. 1906. à un climat froid et humide. Voyage de 1907. Masée préhis. deux climats. Ecole Anthrop. une industrie plus raffinée. Bull. Pendant bien des années il a été admis qu'au type chelléen et acheuléen succédait (1). dont profile la civilisation. vernes. L. quaternaires autour contemporain de l'hippopotame. t. Boule (6 J. pl. venant se joindre à une foule de faits. 411. dans l'ordre chronologique. VIII. En Tunisie (6). utilisant les éclats. mais contemporaine de celle du coup-de-poing. p. de Chabet lie'chàdn. ds Rev. du rhinocéros à narines .peut-être lui sera-t-il fatal nous ne possédons aucun moyen d'en préjuger et ne pouvons que dire la terre traverse en ce moment ane période d'accalmie. Anlhrop. préhist France. torique. Soc. (2) Cf G. et A. de Paris. Ecole d'Anlhrop. les Alluv. p. mais les récentes découvertes. renversent aujourd'hui cette théorie elles montrent que l'industrie moustérienne est fréquemment. on ne trouve que des instruments grossiers taillés sur les deux (1) M Boulc (l'Age des derniers volcans de cloisonnées. le plus ancien. doux. pour ne disparaître que dans la première partie du solutréen. ds Congr. la Géograph e. p. 287) différencie le chelléen (non l'acheu. ds a"l:l Melsla près de Gafsa. 1901. les ateliers contiennent en même temps les deux types chelléen et moustérien. CoMnoNT. constatés de longue date. XIII. et. p. térien qu'il sépare du chelléen cor espondant (7) Cf. ds la Géographie. léen) du moustérien et le considère comme (4) Capitan. DE Morgan. on rencontre dans les couches inférieures. Au Moustier lui-même. G. etc. En Belgique. en les retouchant sur une face. d'un type spécial d'ailleurs. dans les lits inférieurs recouverts par un dépôt de marnes blanches. de cette industrie. en Égypte. la hache chelléenne. 1906. Cf. ds Reu. de Mortillet avait fait une période distincte. Capitan. froid et humide. 287 le mous. 337 sq. 115 sq. serait contempo. Gisements (l'Age des derniers volcans de la France.XI-XlV Pour M. près Dehibat. la désignant sous le nom de « moustérienne(2)». DE MORTILLET. 1:06. tandis que...

dans certains gisements. Note sur le terrain liers encore en place. avait été l'origine des outils moustériens et que la transition s'est faite graduellement entre les deux industries. se mélangeant avec d'autres beaucoup plus compliquées. dans toutes les régions explorées jusqu'ici. figures 277 et 278. c'est-à-dire que. la première industrie renferme les types chelléen. de l'un de ces types. Quelques formes même ont subsisté jusqu'à l'état énéolithique (4). de t Ecole d'Anthrop. pointes moustériennes de tries ou de faunes. 1896. p. p 284. mais cette constatation ne saurait être concluante au point de vue chronologique général. elle semble n'être due qu'aux exigences des besoins locaux. d'autres attribuent à une invasion d'influences étrangères l'arrivée dans certains pays du type dit moustérien. dans certaines régions. mais cet argument ne même provenance. 137. Elle prouve simplement qu'en amont d'Abbeville et d'Amiens se trouvaient des ateliers de fabri- cation de haches seulement. Recherches sur les Ori instruments chelléens semble différer de celle gines de l'Egypte.faces (1). ou tout au moins que ceux-là seuls ont été lavés par les eaux et transportés (2) à l'époque du dépôt des graviers qui les renferment.. dans les alluvions et les cavernes. l'aire occupée par les (4) Cf. dans bien des pays. ds dans certaines cavernes et dans l'Afrique sep- Rev. les mélanges intimes. pointes acheuleennes trouvées dans les (3) On a fréquemmentinvoqué des remanie. peut être mis en avant quand il s'agit d'ate- . s'est continué après la période glaciaire. Les principales découvertes de l'outillage moustérien ont été (1) D'Ault du Mgsnil. comme le fait a lieu quaternaire des environs d'Abbeville. De rares arguments négatifs ne sauraient infirmer le grand nombre de preuves positives que nous possédons aujourd'hui sur le parallélisme de ces deux types industriels (3). le moustérien est né du chelléen ou en même temps que lui tandis qu'en d'autres. acheuléen et moustérien instruments dont l'usage. figures 275 et où se rencontre le type moustérien. (2) En Italie (Pigorini). 276. provenant de la taille des instruments paléolithiques. Certains auteurs ont pensé que l'idée d'employer les éclats. kjœkkenmœddings énéolithiques de Toukh ments pour expliquer les mélanges d'indus. Quant à la prédominance. J. Enfin. d'instruments appartenant aux deux industries démontrent qu'elles se sont développées eu même temps. Comme on le voit par ce qui précède. c'est par migration ou contact que les populations l'ont connu. 1896. Il est probable que les partisans de ces diverses théories sont également dans le vrai. DE Morgan. tentrionale.

Ces hommes se nourrissaient de gibier à la façon des précédents et (1)C'est en compagnie de l'industrie mous. dont il faisait sa nourriture. DE Mortillet.. Les Moustériens vivaient de la chasse et de la pèche. leurs poinçons des os effilés. Maillets ou enclumes en os de la Quina (2) PALLAS. Cf. Fr. p. ds l'Homme préhisl. ils con- naissaient le feu. 1!IOG. celui des plus anciens silex taillés. sur de petites îles. et 189. car ils ont vécu dans un pays alors froid. les Os utilisés de la France préliist. pp. 155 de l'Empire de Russie. Il est intéressant de citer leurs moeurs. Pallas (2). après quoi elles les frottaient de graisse et de frai de poisson puis les foulaient à tour de bras. vivaient alors comme tous les Kamtchadales. Bull. que Pallas désigne sous le nom d'insulaires orientaux. 62 sq. . 1906. Les Tchouktsches. en cas de disette. dans son voyage dans les pays du Nord. la période moustérienne. Quant aux autres détails de leur vie. Description de toutes les nations (Charemer. p. dans des tanières souterraines et dans des antres de rochers. Non loin des Tchouktsches et des autres nations kamtchadales. vivre uniquement de chasse et de pêche et. A. Les piques étaient armées d'os pointus. nous n'en savons rien. en les raclant pour en ôter le poil. vit les Wogoules. Mab. la flèche. là où l'homme a vécu. leurs armes. entre la mer Glaciale et le Pacifique. ni de métal. retirés dans des cavernes.. leur vaisselle de bois ou de cuir.. 1776. la pique et la fronde.faites dans les cavernes.. préhist.. Ils n'avaient aucun instrument de fer. concasser les os pour en extraire par la cuisson une sorte de bouillon. Quelques peuples vivent encore de l'existence des Moustériens. vivaient. ses contemporains. tin. Station de la Quina. Soc. des populations encore plus sauvages. Elles se servaient pour coudre des nerfs des quadrupèdes. d'os pointus et d'aiguilles faites d'arêtes de poissons. Se vètissaient-ils ? Probablement. dont ils bouchaient l'ouverture en suspendant des peaux de renne devant l'entrée. S'ornaient-ils (1) ? Possédaient-ils des idées superstitieuses ou religieuses ? Autant de questions qui restent sans réponse. On y retrouve les cendres de ses foyers au milieu des silex travaillés et des os des animaux. l'arc. habitant le promontoire sibérien le plus avancé vers l'orient. leurs couteaux étaient des pierres tranchantes. mais il est à térienne qu'on a rencontré les premières penser que cet usage est aussi vieux que traces de l'emploi industriel de l'os (H. Les femmes tannaient les peaux des animaux tués à la chasse. si rapprochées de celles des tribus paléolithiques du Périgord. CARTArLiuc. 231).

Italie. Suisse.– H(MRaEs. ils s'abritaient dans les cavernes et comme eux.. 1908. préhist.. Ils semblent faire défaut en Chaldée et dans le reste du monde. (1) Pour l'extension géographique de l'in. pas même le chien. qu'ils s'efforçaient d'arranger de leur mieux avec du bois flotté recueilli sur les plages. étaient une image de l'enfance du monde. p. On les rencontre en France. Anthrop. qu'ils tâchaient de rendre meurtrières en les armant d'os pointus. Autriche. ils se construisaient des habitations. larges de 6 à 10 mètres. le Préhistorique. 98. 623. Syrie. DÉCHE. 106 sq. Il est permis de penser que la vie des primitifs habitants de la caverne du Moustier ressemblait beaucoup à celle des sauvages cités par l'expédition russe car. 1905. s'entassaient jusqu'à trois cents personnes. Belgique. Algérie. de même. 3-édit-. Hongrie. Portugal. G. Espagne. l'arc et la flèche. probablement aussi. Allemagne. Caucase (?). . divisées en compartiments. p. etc. Tunisie. les peaux et les fourrures. Comme eux. longues de 20 à 100 mètres. p. Angleterre méridionale. p. DE Moiitillet. la France offrait un climat comparable à celui que subissent aujourd'hui les Kamtcha- dales. D'autres passaient leur vie dans des antres de rochers ou dans des cavernes. dustrie moustérienne. itrchéol. Égypte.Der diluviale Mensch. Leurs habitations étaient des tanières souterraines. Ils ne possédaient aucun animal domestique. Là. et A. consulter J. i. leurs femmes tannaient. Leurs occupations et leurs ouvrages n'avaient d'autre but que les besoins les plus naturels et les plus indispensables à la vie. Les instruments du type moustérien sont très répandus (1). Man.ette. Leurs • armes. mais dans les anciens continents seulement. le dard et la lance. à leur époque. leurs meubles. 389. des peaux et des nattes. Russie méri- dionale. Obermaier.

1908. les autres successives et pro- cédant les unes des autres par transformation. I. au- vent partout. les unes locales et indépendantes. est conservée au musée Kircher à Rome. transformait le noyau même en outil et ne retou- chait l'éclat que d'un seul côté. tandis que d'autres n'en pos- sèdent que quelques-unes et qu'un certain nombre semble être passé de l'état paléolithique à l'état néolithique. L'homme aux états archéolithique et mésolithique. d'itrch. 415-417. En cela. sans avoir connu les intermédiaires archéolithiques.. surtout (1).) . (1)Les éclats diversement retouchés se trou. M. les Divisions du Quaternaire doive être rangée dans l'aurignacien. elles se différencient de l'industrie paléolithique qui. ne léen (H. Breuil. l'Italie passe directement du type moustérien au type campignien sans connaître les types solutréen. Les industries archéolithique et mésolithique sont celles des instruments de pierre faits d'éclats retouchés de diverses ma- nières. às'. pp. CHAPITRE V La civilisation au cours des derniers temps glaciaires.Rev. (J. ni l'industrie mésolithique (2). Certains pays ont connu toutes les formes de transition entre le type chelléen et la pierre polie.) ancien. mais ne prennent une allure jourd'hui disparue et dont la plus belle série franchement moustéiienne que dans l'acheu. (2) A moins que la station d'Hèlouan. L'Égypte paraît jusqu'ici n'avoir vu ni l'industrie archéoli- thique. magdalénien et leurs dérivés. Ces industries se présentent sous un grand nombre de formes.

dans les pays où il s'en trouvait. par exemple. les documents sur ces époques qui. est que les cavernes seulement ont conservé. II. soit en les creusant dans la terre. L'homme s'est approprié les abris naturels. tiges de l'homme. vivant en groupes séparés et souvent hostiles. p. 1889. l'une des mieux étudiées 1906). Mas. ont laissé de nombreuses traces dans les cavernes. où les restes d'ha- bitation se sont le mieux conservés. dans cette dénomination d'âge des cavernes. à tous lès points de vue est sans contredit Saint-Germain. dans bien des districts de nos pays. de même que celle de profiter des abris natu- rels. l'industrie est confuse entre la forme chelléenne et la pierre polie. comme chez bien des animaux. (t) Cf. ont improprement reçu le nom de Période des cavernes comme si l'homme. En Amérique. vivant comme eux. On y trouve en même temps des instruments appartenant à tous les types européens. avaient des congénères disséminés dans d'autres régions de la France. se trouvent. Cette hypothèse se trouve confirmée par ce fait que. sont disséminés ou détruits. celle de Baoussé-Roussé (Cf. réunis (2). Ailleurs il s'est construit des refuges arti- ficiels. les hommes. fasc. Le seul fait à retenir. t. sans qu'il existe de cavernes dans la région. sans qu'il soit possible de discerner les phases de la transformation. L'idée de se bâtir un abri est innée chez l'homme. mais habitant des demeures plus fragiles. se développaientplutôt sur eux-mêmes. en ces temps seulement. à la surface du sol et dans l'humus. Reimacu. soit en. ne recevant de proche en proche que les découvertes les plus notables. jusqu'à nos jours. solutréen ou moustérien. les bâtissant sur le sol.e. En ces temps oit les communications étaient difficiles. Les exemples de pareils usages abondent dans l'évolution préhistorique et historique (1). ailleurs. Plusieurs de ces industries qui. Monaco. 160. depuis celui du Moustier. Il serait puéril d'insister sur le troglodytisme. où d'ardentes compétitions s'élevaient entre tribus au sujet des ter- ritoires de chasse ou de pêche. jusqu'à celui des kjœkkenmœddings. eut habité les cavernes et les cavernes seules. S. nul. en Europe occidentale. Il est donc à penser que les populations réfugiées dans les cavernes du Périgord. les (2) Parmi les grottes renfermant des ces. . des instruments de silex des types magdalénien. Grottes de Grimaldi. Anliq. Boui. ail. 1. comme font les animaux. M.

et ces mêmes formes ne semblent-elles pas en d'autres lieux caractéri- ser des époques différentes ? Les Susiens employaient en même temps le métal. entre les deux branches de l'Ab é-Diz (rivière de Dizfoul). nous devons être d'une extrême prudence. et il en était de même dans certaines parties de la Syrie. sans raisons péremptoires. distantes de quinze jours de marche des villages malais les plus avancés. généralement considérés comme caractéristiques des industries. dont les terri- toires sont limitrophes. et ayant conservé leurs traditions au point de porter encore le costume en usage au temps des Achéménides. en effet. J. chaque vallée est habitée par une tribu étrangère à ses voisines. quand ce pays a été soumis à des immigrations étrangères. J. solutréen. J. 1895. en même temps que des haches polies. dans le Daghestân (3). En ce qui concerne les instruments de silex. j'ai vu (1) des tribus sakayes (négritos). des (i) Cf. Dans la presqu'île de Malacca. la pierre polie et des têtes de flèches du type solutréen. et se tenir à l'écart des peuplades seumangs. presqu'ile malaise. les néolithiques d'Egypte ne possédaient-ils pas des instruments du type acheuléen. Cette division des populations en tribus distinctes. ds l'Homme. t. pour des causes naturelles ou des raisons d'intérêt. (3) Cf. 1889. n'entretenir que peu de relations avec leurs voisins et entre elles. Les racloirs de la Made- laine et ceux du Campigny ne sont-ils pas identiques ? En se basant sur la superposition des couches dans un même gisement et sur la comparaison des industries de stations diffé- rentes. Il. sont des tribus loures n'en- tretenant aucunes relations avec leurs voisines de même race qu'elles. Exploration dans la en Perse. est l'origine du déve- loppement inégal et varié dans les diverses provinces d'un même pays. d'autres causes s'y viennent joindre encore. 1885. Mission scientifique Caucase. t. db Moroan. et n'ayant que fort peu de rapports avec les montagnards des autres vallées. Dans les montagnes du Louristân (2). DE Morgan. en ce qui concerne l'état archéolithique. . On ne doit pas. étendre ni géographiquement ni chro- nologiquement les conclusions tirées d'une étude locale. Éludes géographiques. parlant un dialecte spécial. on a établi. Mission scientifique ait (2) Cf. DE MORGAN. Il. d'origine aussi ancienne qu'elles dans le pays. Au Caucase. mous- térien.

voire même dérivation et passage d'une civilisation à une autre. de mœurs et d'usages différents. En résumé. les clans indiens diffèrent sensiblement entre eux. et nous ne devons pas consi- dérer les usages de chacune comme représentant une phase spé- ciale s'étendant à tout le pays. l'aire qu'elle occupait jadis en la considérant. nous devons leur appliquer la méthode usitée en ethnographie pour l'étude des primitifs modernes. Cependant. puis chercherà retrouver l'histoire de chacune. alors que cette succession n'est qu'appa- rente. Ces civilisations. dans les cavernes entre autres. faire naître des idées de chronologie relative. Il nous faut procéder industrie par industrie. par les restes qu'elles ont laissés.. divisions chronologiques et il n'est pas d'années qu'on n'en voie surgir de nouvelles. C'est seulement en procédant de la sorte qu'il sera possible de mettre quelque ordre dans cet amas confus penser. vivant parallèlement. chaque tribu cantonnée dans son district. ont pu occuper successivement certaines localités. comme isolée. rien n'est moins prouvé que cette succession.1 on est tenté de le . par les usages comme par l'outillage et l'armement qu'ils emploient.sur bien des points habi- tables. bien plus nombreuses que. généralement. l'Europe occidentale n'était certainement pas peu- plée de façon homogène plusieurs races y vivaient côte à côte en tribus plus ou moins nomades. Ainsi les industries de cha^- cune de ces tribus ont pu se superposer. de peuplades. sans qu'il y ait pour cela succession dans le sens général du terme. mais avaient tour à tour des mouvements d'expansion et de con- centration. empiétant parfois sur le domaine de leurs voisins1. poussant au loin leurs expéditions. tout en étant contempo- raines et. Certainement. Avant leur anéantissement par les Européens. au cours de la longue période qui sépare le milieu des temps glaciaires de l'apparition de la pierre polie. par exemple. En Amérique du Nord. qu'alors qu'ils peuvent être tenus pour certains. ils vivaient. à priori. et il doit être fait une large part à la succes- sion mais cette part ne doit pas être exagérée suivant certaines tendances d'aujourd'hui. car des tribus. et ne faire intervenir les carac- tères communs entre les diverses tribus. les industries ont évolué.

Dans tous les cas. permettant de reconstituer les districts et c'est de l'ensemble de ces provinces que ressortiront les lignes géné- rales. La largeur de ces steppes était d'ailleurs très variable. du moins pen- dant les saisons favorables (2). Dans cette étude. du renne et C'est ainsi qu'un fort abaissement de tempé- d'autres animaux aujourd'hui éteints et aux. Qui rope bien en deçà de la limite des moraines. encore. l'une en Li. Il se forma d'immenses prairies. Dans les pays plats. Au delà. produisit un refroidissement intense. entre l'Irlande et l'Amérique du Nord général dans nos pays ? les paquebots rencontrent des icebergs. (1) existe aujourd'hui en Europe deux 11 (4) C'est ainsi qu'on rencontre des vestiges colonies seulement de bisons. de profondeur va- riable. elles se trouvaient réduites par la pente du terrain. quoique trempés d'humidité. comme le nord de l'Allemagne. couverts de fondrières. arides d'abord. de marais. Dans de telles conditions. par des boisements de pays plus chauds. plus loin encore. l'autre en Circassie (Kouban). rature se fait sentir même au cœur de l'été. il porta principalement sur la zone des steppes. il n'a pas existé également d'importantes masses de glace est intense. absorbant une énorme quantité de chaleur. gagna la zone des graminées. dans les régions montagneuses. dans leur retrait. Les mêmes remarques s'appliquent au climat. elles se tinrent toujours au voisinage des glaces fondantes. sinon d'une manière définitive d'abord. C'est sur ces terres que. offraient le facies des pays froids et cette première zone forestière. . et que. l'inégalité dans les climats locaux était alors bien plus accentuée que de nos jours. du mammouth jusqu'au coeurde la Russie d'Eu- thuanie. à la flore et à la faune. semés de clairières et ainsi de suite jusqu'aux régions tempérées. peu à peu. les glaces. qui ne furent pas partout les mêmes pendant la durée de la période glaciaire et de celles qui la suivirent (1). il est nécessaire d'établir des monographies locales. abandonnèrent peu à peu d'immenses territoires. dont le gibier et l'homme s'empa- rèrent. de lacs. C'est dans ce milieu. si l'abaissement de la température atmosphé- rique fut général. des colonies du mammouth. elles furent immenses tandis que. les forêts gagnant progressivement sur les prairies et suivant de loin le mouvement des glaces. dans les régions voisines des gla- ciers (3). prouve que. Il ne faut pas oublier que la fusion d'un amas de glaces aussi important. coupés en tous sens par des cours d'eau. dans les temps qui ont suivi (3) Le refroidissement causé par la fusion l'époque glaciaire. se trouvait elle-même remplacée.-d'îlots de glace en fusion. quels on a tendance à attribuer un habitat quand. En fondant.

la proportion numérique relative des diverses tribus. suivant des lois très complexes dans lesquelles entrent maints éléments qui. dans des espaces relativement restreints. l'homme et les animaux virent peu à peu s'étendre devant eux d'immenses territoires. que. zoologiques. extrêmement varié. kenntniss des Quarlârs in den Pyreniien. en sorte que l'aurignacien. climatiques des divers pays. et bien d'autres considérations encore. La multiplicité des races. plutôt que de chercher par d'ingénieuses hypothèses à nous tromper nous-mêmes? Je passerai simplement en revue les divers types d'industries des derniers temps glaciaires. . (1) Cf. durant la grande extension des glaciers. V. des aptitudes. la fragilité de nos théories. des clans.Beitrâgezur Archiv f.DocteurHoGoOBERji»iER. pour la plupart. échappent à notre appréciation. les facilités plus ou moins grandes de migration. le solutréen et toutes les autres industries du groupe archéolithique seraient post-gla- ciaires. l'homme développa ses industries archéo- lithiques et mésolithiques. N'est-il pas mieux d'avouer l'insuf- fisance de nos observations. 3 et 4. la variété des intérêts. Ces remarques étaient nécessaires avant d'aborder l'étude des industries archéolithiques et mésolithiques. botaniques. rompant avec leurs usages glaciaires. Vienne. modi- fiant leur manière d'être suivant l'avancement ou le recul des terres habitables. Cantonnés. peut-être pas encore. Tout fut changé dans la vie. Ils les envahirent lentement. les conditions géologiques. Mais ces déductions tirées de cas particuliers et locaux ne doivent. combien il est aisé de les expliquer de façon erronée Les récentes études amènent à conclure que l'industrie paléo- lithique (type moustérien) a coïncidé avec la dernière extension des glaces. Anlhropoïoyie. être généralisées (1). très variées dans leurs détails et au sujet desquelles on a commis et l'on commet journellement tant d'erreurs. La plupart de ces conditions ont laissé des traces mais com- bien sont difficiles l'étude et l'interprétation de ces vestiges. in 1906. influencèrent la vie dans ces temps. en conservant l'ordre dans lequel ils ont été présentés jusqu'ici bien qu'il soit nécessaire de faire des réserves au sujet de la succession et de l'ascendance de beaucoup d'entre eux.

Les instruments. Peut-être est-elle. ds Congrès préhisl. per- çoirs.pp. tandis que l'autre demeure aiguë. Les Solutréens connaissaient le feu. des poignards (?) généralement d'un travail très soigné. dans la Dordogne. (4) Cf. et enfin des éclats portant de larges encoches latérales. etc. 1906. partout. CAPITAN. renne. 270.Manueld'archéol. grattoirs. en Tunisie. préhist. dans la Basse- Autriche (3). se bornant à quelques figurations de renne sculptées grossièrement dans la pierre tendre. p. etc. à Montaigle et à Hastières (2). jusqu'ici. pour laquelle le nom de pré-solutréen avait été proposé. cette industrie a. historique. L'outillage en os comprend des pointes à contours ovoïdes parfois fendues à la base. plus spécialement de celle du cheval.. scies. et semble due à des populations très diverses. perçoirs. Bbeuil. la Question aurigna. (3) Hoebnes. autres que celles des temps paléolithiques..i90B. Déciie- Essai de stratigrapliie des dépôts de l'âge du lette. VIII. 1905. . Quant aux pro- duits artistiques. on y rencontre des burins assez grossiers. Congrèsde Monaco. ils sont peu nombreux. des os appointis. Les os sont grossièrement travaillés. des lissoirs. en Algérie. Der Diluviale illensch. façonnés en burins. des grattoirs courts et épais. n" 6 et 7. G. des lames très retouchées sur tout leur pourtour. L'ensemble de cet outillage est remar- quable par la finesse de sa technique. façonnés sur les deux faces. Cette industrie. et A. pl. été rencontrée en France. BREUIL. 131-148 . des pen- deloques. des racloirs simples et doubles. analo- gues à ceux des types moustérien et aurignacien les autres. etc. de Périgueux. (2) Cf. 1907. ils vivaient de leur chasse. INDUSTRIE ARCHÉOLITHIQUE. Anlhrop. préhist. Assez répandue. Type solutréen (Zi). cienne. dont les squelettes forment (1) Cf. XVIII-XIX. 1881. sont des têtes de javelots. DE Moktillet. et quelques canines perforées de loup et de renard montrent que ces populations aimaient à se parer. Type aurignacien (1).. lancéolée de la feuille du laurier ou du saule. ds lieu. ils sont parfois arrondis à l'une de leurs extrémités. en Syrie. le fruit d'une invasion. des épingles ou baguettes souvent incisées. . des sifflets taillés dans des phalanges de renne. H. elle est signalée en Belgique. J. se compose de types intermédiaires entre les formes du Moustier et celles de Solutré. sont de deux natures les uns taillés seulement sur une face. le Musée pré- in lieu Ecole. à la Ferrassie et au Moustier. d'épieux. Ces der- niers instruments affectent toujours la forme. toujours composés d'éclats retouchés. etc.

ds Bull. Sainl-Germain. le Musée préhislo- des cavernes en Belgique. 231. . Cf. p. perçoirs. les matières colorantes (limo- nite. t881. Ils donnaient aux morts de leur clan une sépul- ture. A. aux industries du Moustier et de Solutré. J. 1908. sanguine) qu'on trouve près de leurs foyers en font foi. rique. Soc. Antiq. près du foyer domestique. se faisait toujours au dehors. de sagaies. de lances. les rondelles d'os parfois gravées. et A. est entièrement composé de petites pièces. tel que nous le connaissons. Inférieure. Manuel d'archéol. cat. La caractéristique du magdalénien est la grande abondance et la perfection des objets d'os et d'ivoire têtes de harpons. préhist. celle exigeant l'emploi d'ins- truments plus forts. cette civilisation se fait surtout remarquer par la perfection qu'y atteint le travail de l'os et de l'ivoire. spatules. Musée de trécn quelques stations de la Basse-Autriche. et ne présentant d'analogies avec aucun de ceux des autres industries mésolithiques. hist. Reinach. racloirs. et par les aptitudes artistiques très développées des tribus magdaléniennes.d'énormes amas à l'entrée des cavernes peut-être même étaient- ils cannibales (1).. burins. RUTOT. Der Diluviale Mensclu. suivant des usages qui paraissent avoir été constants. les dents per- forées d'animaux. montrent des besoins aussi multiples que ceux des civilisations dont il vient d'être parlé toutefois l'outillage. 27 juin 1907. p. DÉCHELETTE. (2) On a dernièrement rattaché au solu. L'industrie solutréenne semblen 'avoir été que fort peu répan- due on ne l'a rencontrée jusqu'ici que dans certaines parties de la France et de la Belgique (2). (S) S. 149-279. le cannibalisme à l'époque (3) G. On serait tenté de penser avec S. Reinach (4) que. Ils se pei- gnaient ou se tatouaient le corps. car on rencontre en grand nombre les perles. Les instruments de silex. lissoirs. Type magdalénien (3). Là se bornent nos connaissances en ce qui les concerne. pré. 121. XXI-XXVIII. l'homme eût parfois :rapporté à son habitation quelqu'un de ces gros instruments et il en serait assurément par- venu jusqu'à nous dans certaines stations. de France. nal. mais s'il en avait été ainsi. Ils se paraient. pl. par les cavernes. par sa technique du silex. le Magdalénien ne se livrait qu'à des travaux délicats et que la grosse besogne. tous objets d'un travail extrêmement soigné. les pendeloques. Hoernes. (t) Cf. pp. DE MORTILLET. perçoirs. Les Magdaléniens se vêtissaient car ils nous ont laissé de fines aiguilles d'os et d'ivoire.

Il se peut que d'autres quadrupèdes eussent. aux Espélugues(Lourdes). en même temps. elles aussi. se basant sur des constatations qui semblent être fort probantes. à Laugerie-Basse. au Mas d'Azil. 192. DE MORTILLET.l. elc. si les sculptures de l'ancien empire ne nous l'avaient révélée (5) et si moi-même. Turritellit commuais.1897. Mera t. 'préhisl. Mus. car. (4) Cette explication de l'usage du bAton Lillorina Uttorea. dans les stations magdaléniennes. témoins les nombreux osse- ments accompagnant leurs foyers. comme étant les pièces rigides de chevêtres (3). » est loin d'être acceptée « (2) Lartet.l'ignorance dans laquelle on se trouvait de leur usage. domestiqué les animaux. dèrent la domestication des animaux comme fig. été domestiqués et que les Magdaléniens fussent aussi bien éle- veurs que chasseurs. l'une des caractéristiques de la civilisation (3) Cf. trées (?) fiaurées dans cette étude ont été dé. Broca. néolithique. franc. Totikh. dans les cavernes magdalé- niennes. IX.. le chien étaient peut-être asservis. Le renne. XVII. Bien que les figurations de têtes de che- vaux rencontrées dans les cavernes semblent donner quelque" vraisemblance à cette manière de voir. (6) J. etc. Etudes d'eihnogr préhist. si elles n'em- ployaient des mors ou des chevêtres n'ayant pas laissé de traces (4). Kawamil. les Solutréens et autres tribus n'avaient pas. on les a considérés. Le Chevêtre et la semi-domëstication des (5) Bas-reliefs des Mastabas de l'ancien animauxaux temps pléistocènes.. Piette. nient la domesti- (1) Chlamt/s Islandica. Recherches sur les oriijinei couvertes à Saint-Michel d'Arudy. Brassem. de commandement. par tous les palethnologues beaucoup consi- pp. delÊgyple. Nommés d'abord bâtons de commandement (2). Cf. des os travaillés et ornés présentant une forme étrange. in l'Anihrop. Kjœkkenmœddings de pouy. . On a fréquemment rencontré. 1872. Les têtes de chevaux enchevê.Ils entretenaient des relations commerciales étendues..). Si cette hypothèse se trouvait un jour véri- fiée. 1906. 126-1Ï7. je n'avais retrouvé les parcs où ces bizarres troupeaux étaient réunis pour la nuit (6) ? Cependant la plupart des préhistoriens. à Raymonden(Chancelade). plus tard. on trouve des coquilles marines (1) et des silex de provenance très éloignée. ou tout au moins l'aurait appliquée car nous ignorons si les Moustériens. dont nous ignorerions l'existence. Ils se nourrissaient des produits de la pêche et de la chasse. Les hommes néolithiques d'Égypte ne possédaient-ils pas des troupeaux d'antilopes.. le Magdalénien aurait fait « la plus grande conquête de l'homme ». empire à Saqqarah (tombeaux de Ti. appellation qui ne faisait que déguiser.. Kabin. à l'aide desquels l'homme aurait dompté et conduit le cheval. elle n'a pas été partagée par le monde savant. DE MORGAN. 11. Assoc.

ces arts se soient répandus au loin à ce qu'aussi les tribus d'artistes. et de même qu'il apparaît soudain. les membres des figurines ne sont jamais détachés parce que le bloc dont l'artiste disposait n'en permet- tait pas l'isolement.cation des animaux aux temps quaternaires. Ce fait. à ce que. nous l'observons dans bien des ivoires japo- (1) Cabtailhac. Il nous apparaît tout formé et ayant atteint déjà une rare perfection. il disparaît subitement sans laisser au- cune survivance. la France orélùstorique. Il se peut aussi que. pour les publier. de rares figurations de végétaux et une foule de représentations animales. qu'en réalité ils ont. montrant ainsi une extension apparente beaucoup plus vaste que celle. la gravure. » Dans les sculptures. par influences. à ce que ces goûts esthétiques soient nés d'une migration affectant quelques districts seulement de la Gaule et de l'Espagne. et reportent sa décou- verte à l'état néolithique. Ils nous ont laissé des ornements géométriques. Rien ne s'oppose. eue dans un même temps. des traces de leur séjour momentané. pour expliquer sa présence. de faire inter- venir des causes extérieures. . et il faut avouer que plus de la moitié des copies qu'on a faites de ces œuvres. Le caractère principal de la civilisation magdalénienne est l'art. né dans un district de la France ou de l'Espagne encore ignoré. Il n'est donc pas nécessaire. sont au-dessous des originaux (1). pous- sées par d'autres peuplades et changeant de région. ou parce que les saillants eussent nui à l'usage des objets. cet art se soit développé sur place et que nous n'en ayons pas retrouvé les œuvres primitives. encore. dans les cavernes. réduites aux dimensions des instruments et des objets portatifs.p. ne connaissons-nous pas ses chefs-d'œuvre. aient laissé. d'ailleurs. et dans la gravure de sujets de grandeur naturelle sur les parois des cavernes. Il semblerait qu'il soit le produit d'une population étrangère venue au moment où le renne abondait dans nos régions. « révélant un profond esprit d'observation. Plusieurs de ces dessins sont supérieurs aux illus- trations de quelques-uns de nos livres d'histoire naturelle. un sentiment exquis de la nature. Ces arts se manifestent sous deux formes distinctes dans la sculpture.6~.

d'une exécution beaucoup plus difficile. (1) Cf. t. 1905. XII. deSase.. 1903.. Reu. il ne se trouve que des essais. rées et stylisées à l'époque du renne. à moins que.. des ébauches dans lesquels. XI. Biieuil vernes ornées de l'àge du renne. juillet 1901.. 1901. dans beaucoup de menus instruments des civilisations pri- mitives de l'Égypte et de la Chaldée.. tant dans l'antiquité que de nos . H BREUIL. mière appartenant aux temps pré-solutréens Rev. A. de la peinture sur les murailles dans les ca- t. le Pas- L. éloignés les uns des autres. ni celles de l'extension de leur art par influence. ni la durée de leurs établissements dans chacune de leurs étapes. EcoleAnthrop. ds lieu. 1902. parce qu'elle comprend souvent des sujets de grandeur naturelle.. Nouvelles figurations du jours elle existe dès les temps quaternaires mammouth. le dessinateur faisait abstraction de celui dont l'image avait été précédemment tracée sur la même surface. CAPITAN et H. Ecole nail cinq phases successives dans l'évolution Anlhrop. Ec. A. Cartailhac et H. dans les représentations que nous possédons. pour être à même de nous prononcer. 1905. (II. nes de l'Asie antérieure. II. t. soit suivant leur âge relatif ou leur distribution géographique.. les Grottes à pa. les Origines de l'art en remarquera que les points étudiés étant fort Gaule. les Peintures et gravures murales des (3) II.. Nous ne connaissons pas assez les limites de l'aire habitée par les popu- lations artistes. Anthrop.Id. Une Nouvelle Grotte à parois gra. Inscr. Capitan. ds Comptes rendus Acad. préhisl. ds maux et motifs ornementaux à l'époque du XIII' Congrès d' Anlhrop. as Rev. il est difficile (2) La stylisation des éléments fournis par d'aflirmer la succession de ces diverses ma- la nature est un fait courant chez tous les nifestations artistiques. Grotte des Combarclles. Monaco. présentant un fini plus ou moins avancé et des caractères si conventionnels. t. lution de l'art pariétal.... géné- ralement des proportions d'un même motif. La dégénérescence des figures d'ani. aussi. prématuré de vouloir classer ces œuvres d'art (3). 1906) et se rencontre communément p. l'Evolution de la gravure et cavernes pyrénéennes. F. l'artiste semble avoir méconnu les proportions relatives des sujets entre eux. Il serait. Monaco. ds l'Anthropologie. H. Paris. préhisl. In les Fi. XV. BREUIL. n° 6. t. 1907) recon- gures gravées (grotte de Bernifal). Ec. E. qu'on est tenté d'y voir une stylisation et le passage de l'art figuré à l'art décoratif (2). et d'Arch. la dernière étant contemporaine de Font-de-Gaume. la Calévie(Dordogne). Breuil (l'Evo- vées. d' Anlhrop. BREUIL. Ecol. Grotte (aurignacien). ds dans les peintures céramiques les plus ancien- lieu. S. ds Congrès et Peyrony. La figuration sur les parois des cavernes (1) est autrement intéressante encore que la gravure ou la sculpture des petits objets. de Périgueux. ni les changements de résidence de ces tribus. la pre- Capitan et BREUIL. 1904. mais. Non seulement ces représentations sont dessinées. Os gravé de la grotte des Eyzies.. primitifs. sage de la figure à l'ornement dans la céramique rois gravées ou peintes. XII. 1902. ID. elles sont peintes. dès maintenant. On 1902. de t Ecole d'Anthrop. 105. des peintures sur galets du Mas d'Azil. 1902. renne.. ds/ieo. Tout en possédant très nettement le sens de la ligne et. soit suivant la nature de leur exécution. H. XVI. Anlhrop. puis gravées au burin. XV. copiant un modèle pour s'exercer.i. Monaco. lieu. Biieuil). Atithrop. Exemples de figures dégéné- 1905. peinte des couches archaïques et de illotissian et Paris. 1905.CAPITAN.nais. Ec. 1908.. Breuil. (Cf. L.) BREUIL. du dessin aux temps quaternaires.

Mais la représentation humaine. quelques oiseaux très rares d'ailleurs. Hippi- (t) Ornements géométriques. On comprend difficilement gnac. elle ne se montre que très rarement. 1894. Altamira. vais sur une gravure d'Aurensan.– Grotte du Trilobite à Arcy. bien qu'elle ait donné lieu à la création d'une foule de subdivisions Ébarnéenne (19). Font-de-Gaume. relles. Altamira. Chaffaut (Vienne). (8) Eléphant. Mas d'Azil. en Belgique. Altamira. Cor- Raymonden. Reconnu par P. Les sujets traités en dehors des ornements géométriques (1) et de quelques rares végétaux (2) sont le brochet (3).Dyn. l'homme (17). (9) Rhinocéros. Laugerie-Basse. Alta. tandis qu'elle paraît faire défaut en Égypte (18). Montgaudier. en Allemagne. les Quentin. dans la Bible qu'après la sortie des Hébreux (2) Végétaux. phoque a été trouvée par Hardy et Féaux à (lî>i Benne. . Glyptique. La Madelaine. Bruniquel. le bouquetin (13). Massât (Ariège). Tarandienne. La Madelaine. Bruniquel. Montgaudier. races humaines de la période glyptique. Marsoulas.ldix- La Madelaine. Comme on le voit. Lorthet. Gour- danienne. connu des gens du centre de la France. Bruniquel. Je me dispenserai d'entrer dans plus de détails au sujet de l'industrie magdalénienne. La Madelaine. Mas d'Azil. Raymonden. en Italie et dans tout l'orient de la Méditerranée. Marsoulas. a pu être (16) Cervidés. Les Eyzies. en Algérie. (6) Poissons divers. Bruniquel. Saint- Basse. sa venue aux Ilyksos. (19) Ed. neuvième siècle?). La Madelaine. animal côtier. Lorthet. Les Eyzies. (17) Homme. Le cheval n'apparaît Basse. Lorlhétienne. sur-Cure (Yonne). divers cervidés (16). Prisse d'Ave jne attribue (3) Brochet Montgaudier (Charente). comment le phoque. l'anguille (5). Marsoulas. Son centre semble avoir été dans la région voisine des Pyrénées. (13) Bouquetin. (18) II se peut qu'aujourd'hui les vestiges de (10) Bceuf. la plus développée des temps pléistocènes. Laugerie. Ger- (7) Phoque. de nombreuses formes indéterminables de pois- sons (6). en Tunisie. Gorge d'Enfer. (14) Antilope saïga. En Egypte après la XVII. (11) Ours. le renne (15). l'éléphant (8). la civilisation magdalénienne est de beau- coup. l'Epoque éburnéenne et les (12) Cheval. La Madelaine. Montgaudier Sordes (Lan. en Pologne et jusqu'au lac Ladoga où elle se trouverait sensible- ment modifiée. les Comba- (5) Anguille. le rhinocéros (9). la truite (4). Laugerie. le che- val (12). les Combarelles. Marsoulas. Les Eyzies. en Syrie. le bœuf (10). mais elle est peu répandue. (4) Truite. etc. les limons du Nil. dans le nord de l'Es- pagne et le sud de l'Angleterre qu'on la rencontre le mieux carac- térisée. On a signalé également cette industrie en Suisse. cette industrie soient partout recouverts par mira. Élapholarandienne. les Combarelles. d'Egypte. Mas d'Azil. est toujours fort médiocre et bien inférieure à celle des ani- maux d'ailleurs. mais dont des). Abri-Mège. Combarelles. Montgaudier. le phoque (7). l'ours (11). C'est en France. qu'elle soit gravée ou sculp- tée. Laugerie-Basse. l'antilope saïga (14). etc. Bernifal. Piette. Thayngen (Suisse). Une portion de mâchoire de on n'a pas encore retrouvé le squelette.

(8) A Chabet-Réchada près de Jénéyen. p 203. en même temps que les racloirs. Elle semble occuper tout l'espace de temps séparant le paléoli- thique du néolithique. à 15 kilomètres au nord de Gafsa (sud Tunisien).. Capitan au Congrès de Monaco. et non loin de Rhadamès (8) sur les confins de la Tripolitaine.Eyypte. espagnole (Oran). Batterie (4) Cf. près d El Golea. de Constantine]. soit sur la faune accompagnant les vestiges humains. de Wargla. An. (J. Piette. Erek. dont en (1) E. Grotte d'Ali Bâcha. les burins. C'est ainsi que se présentent les stations du versant oriental du Liban (3). (3) Soukna. sur les oriij. Les kjœkkenmœddings. signa- magdalénienne et de l'époque néolithique. Paris. Environs (2) E. (6. de I. A côté des industries caractérisées dans l'occident de l'Europe. montrent une industrie archéolithique spé- ciale. mais indépendante des cultures européennes. être complètement assimilée à celles de l'Europe occidentale. J. L'une des stations les mieux caractérisées de cette industrie. 1900. de vastes ateliers paléolithiques. Sans aucun doute. dans cette localité cette culture a succédé au chelléo-moustérien. in Congrès internntional d'An. sur la route de Deir el Bir Lascaria (Aïn Beïda). gers. les Subdiuisions de l'époque (5) Découverte en 1906 par E. Elaphicnne (2). dans le nord de l'Afrique. dans les abris sous roche tunisiens et certaines alluvions. les traces de civilisation post- paléolithiques offrir des caractères spéciaux et ne rentrant pas dans les classifications établies pour nos pays. Zor à Palmyre. Boudy. etc. Rech. basées soit sur des caractères artistiques. 1889. (7) Musée d'Alger. voisine de l'aurignacien.) de Chellala [Prov. en aucun cas. 1896-1897..quienne. sur le flanc des collines qui portent en même temps que des gisements naturels de silex. 1891. se trouve au lieu dit El Mekta (5). car on la retrouve dans le centre saharien (6). Certainement l'industrie tunisienne ne peut. DE Morgan. M. celle d'Hélouan en Égypte que je considérais autrefois (/i) comme néoli- thique mais qui me semble aujourd'hui devoir être reportée plus loin de nous. Équidienne [\). région de Tebessa. sur lesquelles nous ne sommes encore que très mal renseignés. 1889. ou bien ne correspondent qu'à des cul- tures locales. dans les pro- vinces de Constantine et d'Oran (7). lée par L. Son aire géographique était extrêmement vaste. A Hassi-lnifel. dans d'autres pays. ou bien n'ont pas lieu d'être. On y rencontre. Ces subdivisions. d'Oran]. peut-être jusqu'à l'aurignacien. les encoches et les lames retouchées sur un seul côté. Ihrop. nous voyons. PIETTE. . soit sur la nature de l'outillage. des types plus anciens tels que le disque. Moizana [Prov.

Beyrouth. VI et VII. représente. A. sortes de nationalités dont pour la première fois nous rencontrons les traces indiscutables. Industrie tourassienne. kjœkkenmœddings. 19<iO. pour cet auteur. L. on retrouve dans ces industries une foule de traits communs avec celle dite magdalénienne et ses analogues et que. proposée par G. (2) On retrouve cette industrie très bien ca.. parce que. à ces époques. CAPITAN. la Phénicie avant les de la pierre. à Antélias entre (4) G. 1897. 1896. contours géométriques. mais une telle étude sortirait du cadre que je me suis tracé. 206. rentrant dans l'état archéolithique. nom de la ville romaine qui vue des industries du Campigny. et afin de lui conserver son caractère géographique. DE MORTILLET. àsBeu. du camp de occupait l'emplacement actuel de Gafsa.. se basant principalement sur des vues chronologiques. Il suffisait d'en citer quelques-unes. Catenoy. p... Passage du paléolithi. pi. Ecole Anlhrop.p. bien des formes nouvelles apparaissent. . Anthr. dc Mortillet (4) comme marquant la dégénérescence et l'extinction de l'industrie quaternaire. 24.) (3) très différentes de celles que nous venons d'examiner. pour montrer qu'au sortir des temps gla- ciaires. Ne tenant compte que du travail de la pierre dans la classifi- cation que j'ai choisie. je les rangerai dans un état de civilisa- tion auquel je donnerai le nom spécial d'état mésolithique. ds Congr. VI. d'autre part. p. une époque spéciale dont il retrouve les traces dans toute l'Europe. préhist.49sq. Il serait aisé de signaler un grand nombre de semblables industries locales. occupait toute la partie septentrionale de ce continent. Phéniciens. l'homme vécut en tribus plus ou moins importantes. Elle serait caractérisée par de tout petits instruments de silex présentant (1) De Capsa. Elle correspond à l'existence d'un peuple qui. de l'Yonne et du Grand-Pressigny. Cette division. montrant une tendance vers l'état néolithique ne s'expliquant que par l'apparition d'influences indépendantes et nouvelles. dans le bassin méditerranéen et jusqu'aux Indes. Les palethnologues ont coutume de ranger dans l'état néolithique des civilisations (campignien. (Cf..etc. Ecole Anthrop. et qu'ils considèrent comme formant la transi- tion entre les industries de la pierre taillée et celles de la pierre polie. les Petits Silex taillés à (3) Cf. DE MORTILLET. que au néolithique. Afrique elle tient lieu. I900. Zumoffen. d'une part. Etude à ce point de t. très discutables d'ailleurs. Evolution quaternaire autres. INDUSTRIES mésolithiques. Je propose de la désigner sous le nom d'industrie cap- sienne (1) en raison de la localité où elle semble être le mieux carac- térisée (2). in lieu. ractérisée jusqu'en Syrie.

etc. où ces monticules ont été l'objet de travaux nombreux et remarquables. Etudes géologico- Calais). elle se rattache franchement au néolithique. cienne dans l'ouest de l'Europe. Wissant (Pas-de. curieux instruments qui sem. Wor. fabriquaient la poterie. coquilles marines en très grande abondance. S*lmon. 1869. en France [Hyères (Var). le nord de l'Allemagne. pp. Cette industrie ne semble pas corres- pondre à une culture particulière mais bien à des besoins spé- ciaux. 1872. En Danemark (3).] en Portugal à Mugem. ds Rev. etc. de France. à l'ile d'Arz (Morbihan). préliist. et renferment les restes de la vie. d'Anthrop. au Japon. re). p.. et j'ai assisté aux premières fouilles. 189Î. des lames plus ou moins retouchées et des tranchets. qui a donné son nom à cette division. S'. Comptes dans les deux Amériques (Floride). Copenhague. tandis que. nombreux instruments de silex et frag- ments de poterie grossière. Les pré-Danois de ces époques étaient chasseurs et pêcheurs. et H. 1898.t (2) Sophus Müller (Congrès international DU Mesnil et CAPITAN. . nat. par Pu. (1) Les kjœkkenmœddings se rencontrent trie de la pierre en pays scandinaves et pense sur un très grand nombre de côtes. cendres. sur 100 à 300 de longueur et 45 ou 50 de largeur. par E. de comme les restes les plus anciens de l'indus. ils se construisaient des habitations. Ce sont des amas dont les plus grands présentent 3 mètres de hauteur. par d'autres. et d'arch. d'Anthropologie de 1889.Cf. La station du Campigny (Blangy- sur-Bresle). charbon. à Omori rendus du Congrès intern. d'Aui.suc. mal définis encore. mon père.blent caractéristiques de cette civilisation. des racloirs..Valéry (Somme). Induslrie campignienne (4). Tous marquent l'emplacement d'anciennes agglomérations humaines. os calcinés et brisés.des formes géométriques. allie de Sein arcliéologiques en Danemark et en Suisse. (4) Le Campignien. Ec. MoaGAN. Amiens. considère les kjœkkenmœddings danois (5) Notice sur le Campigny. Morlot. Paris. Vaudoise des sc. in (Finistère). Les débris de cuisine abondent dans les pays scandinaves (2). communs à une foule de pays. creu- saient des pirogues dans des troncs d'arbres et s'y aventuraient au large de leurs côtes. l'industrie de la pierre se montre assez grossière sa technique semblerait. les côtes de Belgique. à certains points de vue. mais ils sont loin d'apparte. a été décou- verte en 1872 par Eugène de Morgan (5). Saint-Georges-de-Didonne(Charente-lnférieu. de Portugal. dans les îles de la mer du Nord. Saint. Les formes principales sont des haches oblongues et des têtes d'épieux taillées à grands éclats sur les deux faces. On en que cette civilisation dérive d'une plus an- trouve en Irlande. nir tous à la même époque. 223) Paris. Anthro/i. être une descendance du paléolithique.. en Asie. d'Angleterre. 135-160. 1859-1860. Indus/rie des kjœkkenmœddings (1).eenstrup. Soc. (S) Etudiés par Forchammer.

). ayant fait don d'une série provenant de ses fouilles au Musée de Saint-Germain. le racloir. Al. mais aussi. les envisageant seulement au point de vue industriel et artistique. Il en est résulté qu'à leurs yeux. Il n'est pas besoin d'insister sur l'exagération de telles idées et sur les fâcheux résultats auxquels elle conduit. Toute super- position stratigraphique constitue dès lors deux âges au moins. devait être suivie de beaucoup d'autres. De largeur variable (3 à 6 m. et dès le terme d'époques lancé. Au Campigny. Après avoir passé en revue les divers modes d'existence des peuples antérieurs à la pierre polie. et ces pièces se trouvent mélangées à une foule d'éclats non retou- chés. ils leur ont aussi accordé une portée chronologique. toutes les civilisations se sont fondues dans une évolution générale affectant non seule- ment l'Occident européen. Ber- trand les déclara faux et considéra le donateur non sans pitié. de nombreux instruments de silex analogues à ceux des kjœkkenmœddings danois. Il portait autrefois un village de huttes et ce sont les restes de ces cabanes qui ont fourni les découvertes. le poinçon. je dois aborder mainte- nant la question chronologique celle de la succession ou du parallélisme des diverses civilisations et des peuplades qu'elles caractérisent. Cette question est de beaucoup la plus ardue. avec des cendres et du charbon. M. Les lames à encoche dominent. non contents de généraliser leurs conclusions. Le petit plateau de Campigny domine le fond de la vallée d'une vingtaine de mètres. Cette découverte. il devient la base de nouvelles . Plus tard. les instruments de silex sont d'une telle fraî- cheur de conservation que mon père. on rencontra cette industrie en Espagne et en Italie où elle est très dévelop- pée et le Campigny donna son nom à une culture très nettement caractérisée. le tran- chet. 80. et que. le monde entier. cependant. On y rencontre. les préhistoriens ont pensé la résoudre en acceptant la succession des industries presque indépendamment des conditions géogra- phiques. le fond de ces huttes a été creusé dans le diluvium rouge sur une profondeur de 0 m. de nombreuses stations campigniennes furent reconnues dans le nord de la France et en Belgique. Jusqu'à ce jour. une grande quan- tité de fragments de poterie grossière. 60 à 0 m. et pour beaucoup.

se rencontrant dans des régions fort éloignées les unes des autres. cette industrie se transportait. ou du moins dominer . vers l'est. avec juste raison selon moi. sans lien commun. Ces spéculations sont contraires à toute méthode scientifique. comme dans les cavernes. sans que. par réaction^ tomber dans l'excès contraire et exa- gérer le synchronisme au point de croire toutes les industries contemporaines. également. Le magdalénien semble faire . il est un juste milieu que seule l'observation réfléchie peut atteindre. d'où il se serait propagé que le Moustérien ne correspond qu'à des besoins spéciaux des Chelléens et Acheuléens. paraît avoir pris naissance dans le chelléen lui-même. sur un ou plusieurs points. En France. que le type moustérien. la coexistence presque générale des deux types dans les alluvions. forcément. Mais en même temps que les besoins ayant donné naissance au Moustérien se faisaient sentir. sans parenté possible de races. au contraire. que le Moustérien est dû dans son pays à des influences extérieures. Pigo- rini pense. ne peut être regardé que comme un groupe d'industries indépendantes entre elles. elle fut accompagnée par celles au milieu desquelles elle était née. née peut-être dans les régions méditerranéennes orientales. ne peut être inter- prétée qu'en faveur du développement sur place de l'industrie la plus affinée. civilisation locale des steppes. circonscrite à des territoires peu étendus et dont l'importance est secondaire tandis que l'aurignacien.spéculations imaginatives. con- temporain du chelléen. géographiquement et chronologiquement. comme dans la Belgique et l'Angle- terre méridionale. Je ne conclurai certainement pas de même en parlant du solu- tréen. Si la chronologie a été poussée trop loin. absorbant tout. simultanément avec la plus grossière. il ne faudrait pas. L'un des exemples les plus frappants de cette migration est offert par l'Italie où l'aire d'habitat du type moustérien est com- plètement différente de celle de l'instrument amygdaloïde. s'est pro- pagée dans le centre et l'occident de l'Europe aux temps inter- glaciaires j'ai montré. qui l'a précédé. J'ai exposé les raisons qui me portent à penser que l'industrie paléolithique.époque. et même possiblement plus loin.

ce n'est que sur les confins de l'aire de chacune de ces industries. s'améliorant plus rapidement.pris un rapide essor et bénéficié d'influences extérieures. il en est de même en Allemagne du Nord. d'assigner à chaque civilisation sa place dans le temps et dans l'espace. il ne se montre pas. on ne peut s'empêcher de voir dans la plupart des industries. soit par influence. l'industrie. dans l'état actuel de nos obser- vations. en se développant. se développant lentement sur place. des évolutions pour la plupart paral- lèles et simultanées. ont connu des variations. dans les régions plus riches et plus ouvertes. Il résulte de cette constatation que ces civilisations ne peuvent être déclarées successives puisqu'elles n'afl'ectent pas les mêmes pays. pays où le campi- gnien est très largement représenté. serait restée sensiblement semblable à elle-même tandis que. . Dans les pays retirés comme le Massif Central et les Pyrénées. le magdalénien manque. Déjà la civilisation archéo- lithique antérieure avait. à cette époque. la pierre polie est arrivée. mais il est bien difficile. elle aurait. lacune fictive ne reposant que sur une fausse interprétation des faits. multiples comme l'étaient les tribus elles- mêmes qui. car malgré les superpositions apparentes. peuplaient l'occident de l'Europe. qu'elles sont étrangères les unes aux autres et peut-être presque contemporaines. en Normandie. en Italie. dans les Pyrénées. dans des milieux mieux préparés à la recevoir. On constate à ces époques une extrême variété dans les civilisations suivant les pays et les peuples. Nous n'en pouvons juger que par ce que nous apprennent l'histoire et l'ethnographie en ce qui concerne les temps voisins de nous. pour ces régions existe l'hiatus dont on a tant parlé.par son importance toute une période. le magdalénien fait presque toujours défaut et que s'il existe de très rares mélanges. produit un grand nombre de types. en Picardie. tandis qu'au Périgord. En Danemark. On remarquera que là où se trouve la civilisation des kjœkken- mœddings ou le campignien. soit par invasion. pendant de longues périodes. la pierre polie a succédé directement à l'industrie magdalénienne. depuis l'aurignacien (pré-solu- tréen) jusqu'au campignien. Dans d'autres régions. quelques- unes sont demeurées homogènes. alors que d'autres. Certainement toutes ne sont pas contemporaines. Dans les pays demeurés en retard.

le renne est caractéristique en Laponie. sur les conditions météorologiques. Cette grande variété dans les civilisations. On a créé des époques hippienne et larandienne. au temps où se développait dans les pays plats du Nord l'industrie campi- gnienne ? On objectera que les Campigniens et les hommes des kjœkkenmœdings connaissaient la poterie. les temps actuels ne sont que la continuation naturelle du pléistocène. froides. ne possédaient aucune notion de cet art? La disparition des glaciers. pour établir une classification. Il en est résulté de grands . comme si les plaines bourguignonnes n'eussent pu être habitées de préférence par les équidés. S'appuyer. peut-être devons- nous l'attribuer. à la même époque. leurs voisines. le renne était prépondérant. Ainsi. complètement modifié les conditions de la vie sur le globe. le cheval dans les Pampas. tandis qu'en d'autres régions. La fin de l'état [mésolithique correspond au passage de l'ère glaciaire ancienne à l'ère glaciaire moderne car il ne faut pas se le dissimuler. L'aire habitable s'est restreinte par places. et le climat. de climat dans les districts divers. mais ne savons-nous pas qu'en Australie. sèches ou humides. l'Inde et l'Indo- Chine. est sup- poser le même climat pour tous les lieux se baser sur la faune est méconnaître l'existence des provinces zoologiques. tandis que les Magda- léniens l'ignoraient. à une même époque bien rapprochée de nous. à des invasions peut-être n'est-elle due qu'à des diffé- rences de milieux. alors que d'autres. don- nant lieu à des industries nouvelles Le renne vivait en Danemark au temps des kjœkkenmœddings. les divers éléments ont des habitats préférés. pour une grande part. à des influences exté- rieures. le bœuf musqué dans le nord du Canada et le Groenland. à la fin du pléistocène. dans toute faune. et d'ailleurs je l'ai déjà fait observer. dans les montagnes du centre et du sud-ouest de la France. chaudes. étendue dans d'autres. l'éléphant dans l'Afrique équatoriale. Savons-nous s'il n'existait pas encore. la flore et la faune se modifient encore sous nos yeux. certaines peuplades fabriquaient des vases de terre. On ne doit pas oublier que presque toutes les espèces pléistocènes de nos régions ont vécu côte à côte pendant toute la durée de cette période et que. à l'état sporadique. de nos jours. certaines oscillations de la croûte terrestre ont.

l'état néolithique s'est établi peu à peu dans toute l'Europe. la mieux armée. . la civilisation la plus avancée. étouffant les cultures inférieures. les diverses tribus se sont parfois communiqué leurs progrès les unes aux autres mais enfin.mouvements dans les peuples l'Orient s'est mêlé à l'Occident.

les préparaient à l'ère histo- rique. d'une période de si longue durée. pour mette époque. Tous les pays ont connu cette civili- sation mais alors que. Ses débuts ne furent sûrement pas [contemporains dans toutes les régions. en présence d'une telle multitude de mœurs et d'industries diverses. elle comprit pour d'autres toute la vie post-pléistocène. CHAPITRE VI L'homme à l'état néolithique. l'humanité entre dans une nouvelle phase de son évolution qui. Avec l'état néolithique. Nous ne possédons aucun moyen scientifique d'établir. l'état de culture du monde entier mais tout porte à croire que ses diverses parties présentaient au moins une aussi grande variété dans la civilisation de la pierre. ne devait les remplacer que peu à peu. elle ne fut que de courte durée. soit avec ceux des industries moins perfec- tionnées. que déjà les métaux faisant leur appari- tion parmi quelques peuplades. S'épanouissant rapidement dans quelques centres. que lors des grandes découvertes des navigateurs de la Renaissance et des siècles qui la suivirent. d'exposer en détails les divers caractères de la civilisation néo- lithique. soit avec l'état métallurgique qui. d'après l'évolution nor- male. elle rayonna et son mouvement d'expansion n'était pas encore complètement accompli. Ils varient suivant les temps et les lieux. pour bien des peuples. . Il serait bien difficile. s'étendra jusqu'aux temps modernes. très souvent aussi se confondent. chez les uns.

mais une variété à feuille étroite bronn. Avec l'arrivée du néolithique. 1906. Ethnologie. étaient les plus avancés. il que les graines et les fruits.. Heft. ils avaient des animaux domestiques. plantes sauvages.) = lin. une céramique abondante (3). thique.) = orge à six rangs. thiques. au fur et à mesure qu'elles se pré- senteront. s'ils possédaient des croyances religieuses ou superstitieuses. (6) La laine ni le chanvre. non pas le thique en Allemagne. s'ils étaient agriculteurs (2). Nous avons vu que les hommes des kjœkkenmœddings et les Campigniens. Cf. 312 et la carte (id. lin actuel. chen Kulturformen in Sudwestdeutschland. dès l'état archéoli. correspondant à une phase historique. Heil. dicoccum (Schw. beaucoup l'ont été avant. n'aient pas été recueillis sur des 1865. VII. seul le lin était tissé. = épeautre. (4) Céréales de Suisse à l'époque des cités (2) E. le néolithique apporta dans la civili- sation des idées nouvelles dans l'industrie. A. au cours de mon travail. construisaient des habitations. HEER. les traces. l'usage d'une pointe de flèche spé- ciale très caractéristique. p. T. ds l'Anthropologie. la culture des céréales (h) et des plantes textiles (5). Berlin.) Var. fabriquaient de la poterie. Méditerranée. des civilisations néolithiques dans les autres parties du monde. III. Monococcum (L. cullivateurs et planteurs. anti- d'Azil.T. mais rien ne prouve H.) = orge à deux rangs. bien que profitant des notions déjà acquises indépendamment de lui. Nous ignorons si les Mésolithiques connaissaient l'usage des plantes textiles. bien que le fait soit très probable. tout en vivant à l'état mésoli- thique. n'étaient encore in Zeilschrifl f. Je serai donc obligé de m'en tenir. (1) Presque toutes les îles de nos mers du découvertes de céramique néolithique dans Nord ont été occupées dès les temps néoli.) cherché à établir que. Dans nos pays. nous voyons apparaître le polis- sage de la pierre. Zurich. l'Europe centrale. non seulement de huttes sur le sol. employés. mais de véritables villages sur l'eau. n» 1) a quorum (Heer) = froment. t. sur laquelle (7) Les animaux domestiques dont on a l'auteur a soigneusement pointé toutes les retrouvé les ossements dans les palafittes .dont a retrouvé Cf. le tissage (6). Der Schnurkeramische Kulturkreis spontanée et indigène dans le bassin de la und seine Stellung zu den anderen neolithis.) = froment. dans ce chapitre. Plamen der Pfahlbaulen. pl. creusaient des canots sur lesquels ils s'aventuraient en mer (1). certains habitants de nos pays étaient Hordeum hexaslichon (L. l'élevage du bétail (7) la construction. (5)La seule plante textile connue était (3) Sur la céramique de l'époque néoli. peut-être d'ailleurs comme les Magdaléniens. des procédés et des instruments inusités jusqu'alors. Scm. distichum (L. à l'Eu- rope et aux pays méditerranéens seulement me réservant de parler. et nous avons supposé que. c'est-à-dire ceux qui.iz. l'emploi des roches dures pour la confection des armes et des outils polis. Linum usilatissimum (L. Piette (les Plantes cultivées au Mas lacustres: Trilicum vulgare (Will. d'après ce que nous avons remarqué au sujet de la sépulture dans les temps pléistocènes. VI).

funéraires très distincts. Soc Anthrop. L'architecture commence avec les dolmens et les pierres levées (3). préhist. des peuples sauvages de décharner le ca- (1) Divinités? figurées dans les grottes de davre avant de confier les os à la terre.) Mais cette opinion. Les idées religieuses (1. Paris. ou. le mouton. la connaissait l'usage de l'écriture. Bon DE tourneau. a été réfutée par (Pilloy). 2° édit. cependant. celui qui construisit les dolmens. contraire d'ailleurs Bretagne (F. en chez des populations qui. comme le pense Pigorini. artificielles sépulcrales. 39 sq. matière première indispensable'. crémation. etc. les Signes alphabétiformes des ins- BAYE.. vivaient Haute-Egypte. de Mortillet (id. ds Bull. qui devient l'objet d'un commerce très étendu. (Cf. 28. 1896. CARTAILHAC. p.. t. impliquant des idées différentes Spiennes(Belgique). extraire du sol le silex (4). cryptes thique. Ch. LE- France préhistorique. et G. 1879 et 1889. du Châtellier). De vastes ateliers se sont (d'après Rutimeyer) le chien. trouverait donc en présence de deux rites (4) Bas Meudon (Seine). On se Hervé et A. IV. Des indices certains d'incinération ont été de Paris. n« 2. la Marne crânes perforés et trépanés. dans l'Aisne à toute vraisemblance. la chèvre. confondues.). en Suisse (Morel-Fatio). série IV. Petit Morin (Marne). (Cf. le cheval. face de l'usage encore en vigueur chez bien le porc. (3) On a pensé que l'homme à l'état néoli- (2) Cavernes funéraires naturelles. L'industrie se développe on creuse de véritables mines pour Climat actuel de l'ancien Monde. le bœuf.) criptions mégalithiques.Cissbury (Angleterre). 15 mars 1893. etc. l'inhumation et la Nointel (Oise).) se dessinent nous en trouvons des traces spécialement dans la sépulture qu'on donne aux morts (2). retrouvés dans la Marne (B°tt de Baye). Mur de Barrez (Aveyron. Archéol. en . en p.

Soc. //• Congrès préhist. (5) J.. 28 mars 1907 id. de l'homme. p. pl. rons d'Adana.. des (7) Dernières découvertes de J. pp. Garstang Alpes Maritimes du Club Alpin Français. en Europe. A. p. 479-485. (8) Cf. La figuration des animaux. funéraires de la Bretagne. Cf. 157 sq. Les arts glyptiques disparaissent sans laisser. 1896-1897. semblant n'être que la survivance d'aptitudes artistiques de races antérieures. indignes de la perfection qu'atteint la taille de la pierre. l'Au. de Vannes. Nice. 1907). dans les cryptes (2) Sur les enceintes préhistoriques". Kjobenhavn. sciences. de la na- ture. en Scandinavie (6). la poterie peinte se montre. pré.. sous forme de couteaux. le silex se transforme en véri- tables œuvres d'art. (6) Cf. de Bruxelles. sculptures sur les du nord de l'Europe en provinces archéolo- dalles des dolmens (allée couverte de Ga. de pointes de flèches. Bull.. 2 vol. est oubliée et fait place à de grossières orne- mentations géométriques (3). en Syrie (7). in Congrès vr'inis).créent pour alimenter l'exportation de la pierre (1). (3) Poteries des cités lacustres et des né. Nordiske Fortidschininder. Recherches sur les Origines 1906 (le Mans. à des représentations d'armes (4). Hans HILDEBRAND. DE MORGAN. Spiennes (Belgique). et A. S. la moindre trace. Mus. l'homme protège ses agglomérations au moyen d'enceintes fortifiées (2). GUÉBHARD. 1906) de l'Ass. pour un (1) Grand. Fr.Pressigny. En Egypte (5). de la Marne. Mûller. (25'-26') de la sect. dans les tells de l'Euphrate moyen aux envi- 1907. dans les pays élamites. Sur la subdivision cropoles néolithiques. France. en un mot. de de (Egypte. XXXVI' Congrès (Reims. prëhisl. etc. suivant les régions. hist. Les types des instruments diffèrent (8) très sensiblement d'un pays à un autre au point que. Mais. LV et LVL' . nE Mortillet. et dans la vallée du Nil. G. de poignards.. giques pour l'âge de la pierre polie. 1881. Preuilly (Indre-et. il s'établit une foule de foyers dans cette civilisation même. (4) Haches sculptées sur les monuments Loire). de têtes de javelots et de lances. 1890-1903. 25 avril 1907. Cf.

02 pour d'autres. par suite du grand nombre de tribus nouvelles qui entrèrent alors en scène. par Vitkovsky.) entre autres. On a vu. combien les popu- lations de l'Europe occiden- tale étaient déjà mélangées ttml itliiiiiiiuiiiiiMiiiiiu vers la fin de la phase méso. il est aisé de distinguer à première vue la provenance de chacun d'eux. de tàge de la pierre ds le (3) Dans les kjœkkenmœddingsdu Portugal Gouu. On serait même tenté de l'attribuer aux peuples venus de Sibérie. tion des villes. destruction ou absorption immédiate des tribus anciennes par des nouveaux venus. par suite. d'après l'exposé que je donnais au précédent chapitre. l'innovation semble avoir été acceptée sans résistance. L'origine. ethnologue accoutumé à manier des objets néolithiques. Si l'on fait abstraction de la popula- de monumenls sépulcraux. C'est dans ce milieu. lors de leur désertion (2) devant le froid et. ce pays ne renferme."Représentations pictographiques des ro- lithique. Elle péenne. Ceci expliquerait la disparition complète en Europe des arts archéolithiques. dlrkulsk. les fouilles des tomb.1 par kilomètre connait la poterie grossière. 4 kilomètres de ses pointes de flèches. aiguilles. l'Orient (1) ou le Midi. poinçons. la moyenne tombe à 0. Si le milieu recevant était compliqué. étrangère à nos régions. . Il y eut sûrement plusieurs courants qui. dans nos régions. Dans bien des pays. où la transition est brusque. mais dans d'autres. est accepté par tous les palethnologués. (Cf. Siberiss. l'industrie campignienne se (2) La dépopulation de la Sibérie a été trouve mélangée d'objets polis. qu'un habitant par. harpons. ne (1) La civilisation néolithique de la Sibérie telle qu'aujourd'hui encore. d'après SPASSKY. villes haches en néphrite et par la finesse de taille comprises. le flot civilisateur ne l'était certes pas moins. que ce soit par le Nord. de la rattacher au grand ensemble des migra- tions indo-européennes. les animaux do. 1883. elle ne possède pas carrés. Inscr. liap. Cette industrie est venue d'autres pays. que s'im- plantèrent les coutumes étrangères et elles étaient elles-mêmes bien complexes. s. presque entièrement euro- mestiques ne s'y rencontrent pas encore. malgré la coloni- orientale est remarquable par l'abondance des sation russe. déjà si compliqué. etc. l'os travaillé en pour certains districts et à 0. il semble qu'il y ait eu renvoi. car les dernières industries mésolithiques parais- sent s'être laissé influencer'par l'approche du néolithique (3). enfin beaucoup sont complètement déserts. chers de l'Irtych. nous ne le saurions préciser pour l'instant mais le fait d'une invasion brutale ou de l'expansion d'une influence. de la civilisation néolithique ne fait plus aujourd'hui de doutes.

Force nous est donc d'admettre la pluralité des foyers néolithiques. Berlin. f. f Ethnolog. 5. la voie qu'elles ont suivie. de l'Égypte et de la Polynésie (5) ? Certainement non. que ce ne sont pas les mêmes hommes qui élevèrent les monuments mégalithiques et bâtirent les villages lacustres. paléolithique (f. (f.. Hermann. fig. forme éolithique (fig. p. p. Il semble certain. Est-ce d'un même centre qu'a rayonné ce progrès pour se répan- dre dans le monde entier ? La hache caraïbe a-t-elle quelque parenté. mieux explorées que d'autres. des subdivisions dans la culture locale néolithique. und Tasmanier. 7. 428 (id. Montelius-Rf. simplement polie sur le tranchant (3). se recouvrirent et se croisèrent parfois. (3) Id. représentent une grande variété dans le degré de civilisation des hordes envahissantes. 460 (Morbihan). il est permis d'établir. solutréenne Maritimes). Dans les pays scandinaves (6). avec ses bords anguleux (2) celle des palafittes. ainsi que dans l'époque de leur venue. Die Steinartefakte der Australier et-Oise). de déduire les lois d'ensemble. pour le moment. 417). ne sont certainement pas issues des mêmes principes. 3. (5) En Australie et en Tasmanie. 1881. si nous constatons l'existence du néolithique sur presque tous les points du globe. (2) Id. La hache polie du nord de la France. 1908. le problème devient plus insoluble encore. pour quelques rares contrées. Temps préhisto- néolithique récente offre tous les types d'ins- . 1. Toutefois. on constate 1° l'existence d'une (1) Cf. avec celles du Danemark. 417).. G. ces tribus. p. p. DE Mortillet.touchant pas les mêmes pays. un jour. et c'est seulement de ces monographies qu'il sera possible. etc. n' 454 (Danemark). même très éloignée. 4. 430 (Alpes. avec ses côtés arron- dis (1) celle du Danemark. le Musée trumehts des divers États européens. 415. n" 451 (lac de Bienne). magdalénienne (4) Musée Kircher à Rome. les pays où elles se sont principalement fixées. préhistorique. (Cf. 422 (Seine. de chercher à percer ce mystère nos observations sont encore insuffisantes car. et A. n" 446 (Vendée). p. nous sommes encore loin d'avoir étudié l'évolution de la pierre polie dans chaque région. l'industrie (6) Cf. 407). dès maintenant. leur lieu précis d'origine ? C'est à peine si nous pouvons deviner leur existence En se généralisant. in Zeitsch. Inutile. Mais ces unités. leur parenté entre elles. (f. f. en effet. laissant entre eux des espaces indemnes de leur action directe. f. celle d'Italie. 419).). 410).. avec sa large rainure (4). p. que les divers types d'industrie néolithique répondant à des tendances différentes. qui nous dira jamais leur nom.inacii.

Il. ou polie seulement sur son tranchant. et A. En France (8).Si/s/. où l'on ne rencontre jamais de haches polies en silex.industrie dans laquelle la hache est entièrement polie. il semble que nous devons adopter trois divi- riques en Suède. p. (8) J. et L. Déchelette (Man. préhist. (2) Cf. etc. répondant à l'apparition du métal (énéolithique).) dans le sud-est de l'Espagne. diorite. DE MORTILLET. 2° l'apparition de la hache percée ou hache-marteau (1). En Suisse (3). répondant à l'époque des kjœkkenmceddings portugais. 1893. haches plutôt .. Dolmens simples. ds préhisl 1881. n'est pas ornée 2° Celle des haches plus grandes. laires. simples ou perforées. En Espagne (2). dénotant une habileté consommée dans le travail de la pierre 3° l'établissement d'une phase de transition.. Anvers. importés. l'Emilie et la Vénétie. I. Ages du mêlai p. 1908. 2° le plein déve- loppement dans le travail de la pierre polie et dans la poterie ornée cette industrie rappelant beaucoup celle des deux pre- mières villes d'Hissarlik. Fosses (?). 1887. à peine polies et fabriquées en roches indigènes (li) les os sont alors travaillés d'une façon rudimentaire et la poterie. etc. La poterie s'orne de plus en plus. jusque dans l'Apulie (7). d'aspect archaïque. avec quelques objets polis. à l'époque néolithique. de matière (5) souvent étrangère à la Suisse. (3) Gosse. Musée récentes dans les Cyclades et en Crète. il semble que deux courants néolithiques se soient réunis l'un venant du Jura et de la Suisse. 3° l'apogée dans la taille du silex et le commencement des métaux. 110. principalement sur le mode de sépulture. anlhrop. de la corne est à son apogée on ne voit plus de roches étrangères. jadéite. serait descendu dans les vallées du Pô et du Tessin. de l'os. où toutes sont façonnées dans des roches dures. on distingue trois époques 1° une industrie locale. Musée Kircher à Rome. Prem. H. en longeant les côtes adriatiques. traversant les Alpes. Siret. le métal fait son apparition. sans dépasser le Pô l'autre. Sopiius MQller. n" 51î. haches taillées et polies triangu- (6) Pigorini. petites. (7) Les Cyclades étaient très peu habitées préhisf. Bull. saussurite. Cf. (R. grossière. (5) Néphrite. 334) établit quatre divisions en se basant ('0 Serpentine. du Danemark. Fouilles (1) Cf. se serait avancé. G. 1" mars 1906. la poterie moins grossière est très simplement ornée 3° Les haches-marteaux perforées abondent. 513. Soc. 519. l'industrie lacustre comprend trois périodes suc- cessives 1' Celle des haches. En Italie (6). e! Mém. le travail de la pierre. arri- vant du bassin du Danube par l'Istrie. Arch.DusSAUD. mais pas à celle de la civilisation analogue en Scandinavie. chloromélanite.

XII. W. en Perse. 1 sq. n«514à 5H. (Les fig. 1. 8 et 10 montrent la survi. Khattara. of the Fayoum. L. l'état néolithique.sions une industrie très voisine du campignien. Setton-Karr. nos connaissances sur la rectangulaires que triangulaires. Mémoire de (3) Dimeh. n« 386. on rencontre également deux phases. 4. pl. IV. Se. où le silex indigène fait seul tous les frais de l'outillage. pierre. Zawaidah. 390. 7. 392. quoique plus plate. figs. je n'ai reconnu que deux industries celle de la pierre polie pure (3). I. pp. King et H. Kawamil. Tépeh Moussian. archéologiques. types. Zohab. VI.. 185 7. III. XLIII. plaine de Moussian (Poucht è Kouli). VIII. Arch. mière ville (énéolithique) repose directement Pour s'en convaincre. S. G. ses ins- truments variés. celle de la hache polie du type européen. Egypt and Western Asia (l)Cf. n" 368. seulement J. Egypte.. dans laquelle le tra- vail du silex atteint son apogée (5). Ces objets proviennent de Ras el Kelb. et la poterie décorée de peintures parvient à sa plus grande perfection (6). 9] Mais s'il fut habité Anliq. Discov. cations seulement permettent de conjecturer 1896-1897. Toutefois. et A. Gautier et G. je ne saurais affirmer que la première culture ne soit pas déjà en pos- session du cuivre (9). La peinture céramique commence dès lors à décroître et. 3° l'apparition du métal concurremment avec l'indus- trie précédente. 11. Là se bornent. vance de l'industrie captienne ) II en est de ser-i-poul. Egypte. Cf. ses pointes du type solu- tréen et ses armes métalliques. sur que le plateau iranien connut également. DE Morgan. la Syrie avait déjà Suse les niveaux les plus anciens. La pre- très largement subi l'influence égyptienne. haches-marteaux perforées. Coffres de Nul. p. 2 vol. 1907. ses haches-marteaux. Tèpèh Goulàm même pour pl. fig. Ann.. IX. J. et l'industrie énéolithique (8) avec son admirable céramique peinte. désert N. Allées plements of the Fayum. représentant des types égyptiens du versant occidental des montagnes per- purs. VI. rieures. couvertes. t. 747-751. ch. mais possé- 1° dant la hache polie et la tête de flèche (1) caractéristique du néolithique 2° celle de la hache-marteau (2). il suffit de jeter les yeux sur les collines naturelles. Egypt. La poterie s'améliorant au cours de ces trois phases. figs. XII. 7.. Morgan. LIV. t. 383. I. W. de Moiitillet. Gebelein.. 1896. Gourghi (Baktyaris). Lampre sur les fouilles à (4) Toukh. Alors se trouvent en même temps l'usage des roches dures et celui du métal. [Polissoir Sera. Recherches (2) Id. En Elam(7).. of a neolith. El Amrah. Miss. 399. 1881. in the light of recent discoueries. Orig. pl. 1900). et la période énéolithique (û). Serv. ne disparaît que dans les temps historiques. Rech. R. XLIV. VU. 9-64. sanes. in the W. Sciiweinfurtii. (8) C'est en 1908 que nous avons atteint à (5) A l'époque néolithique. 2 et 3 et pl.. G. Négadah. à peu de chose près.'Om el' AU. préhisl. Abydos. Je signalerai entre autres. pp. dans l'âge de la pierre dans la Haute-Egypte. Rep. U. 370. pp. 8. Flint im. Djebaï ben Rouan.' pl. IV. quelques districts. HALL. pl. Mas. etc. Quelques rares indi- (6) J. haches épaisses. E. Rech. Tèpèh <lg. 1904. (7) Délégation scientifique en Perse. Londres. de Khalil-Dehlil (Kurdistan de Moukri). pl. Rech. 318. en ce qui concerne l'Elam. 375. lo. 3. elle est recouverte sur les planches de l'ouvrage de Zumoffen (In par 25 mètres de débris des époques posté- Phénkie auant les Phéniciens. Kom-Achem. En Égypte. Ann. 377. Antiq Egypte. comme en Égypte. (9) Localités néolithiques et énéolithiques 10 et 11. p. Mus. Beyrouth. types. Hârounâbâd (près Mahi Dècht). par des peuplades appartenant à cette civili- . XI. correspondant à l'introduction des roches étrangères et à l'apogée dans la taille du silex.

mais ces peuplades elles-mêmes restent mystérieuses. Bos primi- thique en France et en Belgique. s'étant réchauffé. 1907. En ce qui concerne l'occident de l'Europe. Muslella (oina. M. C. T. Les différences dues aux divers milieux s'augmen- tant parfois d'influences étrangères. plateaux entrecoupés de vallées marécageuses où se forme la tourbe.division des industries' néolithiques (1). vaticus. 4° Robenhausien et 5° Omalien.. Savons-nous s'il n'existait pas. B. Ces dépôts déjà commencés. Canis (1) En Belgique.d'autres populations que celles des chasseurs de sation. que sont-ils devenus ? Ont-ils émigré. martes. Ceruus alces. peut- animaux sauvages qui peuplaient la Suisse à ùtre domestiquées. peut-être est-il quelque peu plus humide et plus froid. lupus. dont quelques espèces. et très peu nombreux. déjà peut-être. C.C. Felis catus. Taurus primigenius. mais ce qu'ils nous enseignent montre que. Lepus limidus. adopté la nouvelle vie? Nous ne savons. il délaisse la plupart des cavernes. putorius. Lutra vulgaris. le chevreuil et tous les animaux sauvages de nos temps. fronlosus. le cerf. Castor fiber. sur place. ont-ils été exterminés ou. les réservant pour y soustraire ses morts aux atteintes des car- nassiers. C. Sciurus europxus. elaphus. Sus pnlustris. Construisant des habitations. T. le compagnon de chasse de l'homme tandis que l'ours et le loup sont ses seuls ennemis naturels. De vastes forêts couvrent alors toute l'étendue de nos pays. JI. erminea. Le climat. les plaines. ibex. Le chien est. RUTOT. ce n'était que sur des points isolés Mêles vulgaris. • Nous connaissons assez bien l'industrie et la civilisation des peuplades de la fin de l'archéolithique et du mésolithique. la révolution qui s'opère dans la vie de l'homme. bison. brachy- (2) Voici (d'après Rutimeyer) les principaux ceros. M. Erinaceus euro- lithique et le néolithique en cinq phases pxus. Les pays étudiés sont peu nombreux. à leur répartition géographique. lors de l'arrivée tdu néoli- thique. étaient d'origine étran- l'époque des cités lacustres Ursus arclos. Rutot divise le méso. quant à leur importance. Mus sijl- 1° Tardenoisien 2" Flénusien 3°Campignien.capreolus. Quant aux troglodytes d'antan. le développement s'est fait spécialement dans chaque région. le sanglier. hircus. les marais comblés offrent de vastes prairies où abonde le gibier (2). Cf. se poursuivent dans les temps qui suivent. . devient le même que celui de nos jours. ont-ils. il. uulpes. Sus scrofa. genius. la plupart du temps. abandonnant leurs anciennes coutumes.. aucun phénomène géologique ne semble avoir provoqué. Anlilope rupicapra. gère. mais nous rie pouvons attribuer les changements d'industries à des causes climatériques locales. lors du campignien et des kjœkkenmœddings danois. Capra Esquisse d'une classification de l'époque néoli. se fondant avec l'en- vahisseur. Les sommets.

de la Savoie. 1834. t. mais la complication n'était-elle pas bien plus grande encore que nous ne le pensons ? Que s'était-il passé en Sibérie. On en fit autant sur beaucoup de marais et de rivières. par la disparition des glaciers et des lacs. au sud et à l'ouest. celle des constructeurs de cités lacustres. etc. XXVI. p. p. Helsingfors.) sur des considérations géographiques (3) Les palafittes abondent dans les lacs de faut nécessairement baser la recherche du la Suisse. dans nos régions. celle des hommes qui confièrent leurs morts aux grottes sépulcrales naturelles ou arti- ficielles. des mangeurs de coquillages et des cons- tructeurs de huttes ? Nous entrevoyons certainement des mélan- ges lors de l'arrivée des tribus néolithiques. p. 31. les ont recouverts d'épaisses couches de vase ou de tourbe.rennes et de chevaux. de la Haute- berceau de ces peuples. Cette coutume de bâtir sur pilotis n'a rien qui doive sur- prendre elle est rationnelle et. R. Archœologia. Cil. 190't. Or. tout comme jadis le Campignien. en se comblant. Malaisie. la France (2) L'état néolithique semble être fort peu préhist 1896. cultés du problème. de nos jours encore.. prouvée par qu'il pense être néolithiques. usitée dans bien des pays (6). le Néolithique construisit des villages de huttes. 1873. envahi les montagnes et les steppes laissés libres. Près surélevant sur des pieux pour les tenir à d'Askabad. Mais il est à remarquer que. puis au-dessus la linguistique. se mettant ainsi à l'abri de ses ennemis. M. X. tique. (5) Bordeaux (?) (CARTAILIIAC. On verra plus loin que Anliq. oblige à placer le pays d'ori. LYELL. seule la Sibérie Italie. les cours d'eau les ont emportés (5) et les marais. dans nos contrées. Polynésie. IIEIKEL. (Cf. C'est ^onc la Géographie. Pumpelly a découvert (1902) à l'abri de l'humidité répond à des nécessités . représenté en Sibérie. migrations pouvaient s'effectuer. et les abords en furent quelquefois défendus par des enceintes. depuis l'époque glaciaire ? Les habitants (1). WYLIE. de monuments mégalithiques. dont les idées religieuses ont. 4. W. Peut-être devons-nous rechercher dans cette gigantesque migration l'origine de l'arrivée des néolithiques en Europe (2). 8. centrale et occidentale résoud toutes les diffi. etc. A. avaient quitté leur pays. Partout où elle rencontrait des lacs (3). Antiq. bien des considérations tirées de la linguis. viennent appuyer cette opinion. t. de la Hongrie. pour continuer ensuite leur mouvement vers des pays meilleurs. p.éd. chassés par le froid toujours croissant. Là où ne se rencontraient pas ces moyens naturels de défense. 122. 1859. de la Sibérie occidentale. de l'archéologie et de la tradition Muoge. of Mari. la population bâtissait des villages (4). mais alors que les lacs nous en ont conservé les vestiges. de l'Iran et des Indes. (1) L'origine commune des peuples de la base d'un tumulus des poteries décorées l'Europe. (4) Crannoges d'Irlande. Cf. t. XXXVIII. 136). présidé à tant de coutumes nouvelles. Archssologia. ils s'y étaient installés provisoirement. (6)AmériqueduSud. les vestiges d'une civilisation plus avancée gine de cette famille dans une région d'où les comprenant des instruments métalliques (Cf. du Jura.) L'usage de construire les habitations en les Mais ces pays sont encore mal connus.

En Hollande sie. au Dans le Holstein.192 menhirs. En Syrie.TAILHAC. au Ghilan.) (2) Les principaux pays où se rencontrent (3) Les Khasias. l'Assam (pays coude méridional du Brahmapoutre. l'Afkhasie. case. les pays du nord indien? En Les Vazimbas de Madagascaren construisaient Perse. la Crimée. on Distribution géographique des dolmens. L'extension géographique (2) des dolmens est immense. entre l'Oder et l'Elbe. Neilgherries de nos jours des monuments mégalithiques. aux Indes méridionales. 1886). et depuis le Portugal. Japon (/i). trés dans l'Armorique.. en Corse. p. On le rencontre en Malai.. les rencontre depuis le sud de la Scandinavie jusqu'en Algérie. tandis depuis le Maroc jusqu'à la Tunisie. etc.1896. dans le vance des palafittes. Grandidier. jusqu'aux Indes (3) et au. (4) Les dolmens japonais sont de date rela- . quel- t. Ghilan. le Kouban.Hanovre. et dans la Belgique. où ils'sont très rares.elle est absolument spéciale aux états de la pierre polie et du bronze. en Espagne et Portugal tribution maxima des dolmens suit une ligne sur le versant océanien.. et les Hovas Tâlyche. Palestine. le Schleswig. édit.rons d'Odessa. ils sont énéolithiques. dans toutes Laristan. en Andalousie en Afrique où ils abondent Rhône jusqu'à la pointe de la Bretagne. le fait est certain. élèvent des Khasias). niques dans tout l'ouest de la France. sur les côtes de 4. 179 sq. peuple habitant dans le des dolmens sont aux Indes. et ne peut être considéré comme une survi. Toscane. de Mortillet (Rev.226 dolmens relevés et 6. L'apparition des dolmens (1) semble coïncider avec la seconde phase néolithique dans la Suisse et la France car les plus anciens de ces monuments. La dis. voire même en Suisse où tous . Serapoor (Dekan). les magasins des produits de la culture sont En Scandinavie méridionale. en Polynésie. Rev. les montagnes bordières du nord. CAR- que les menhirs semblent être plutôt concen. au Mazandéran. renferment des instruments en roches dures importées. A. la ethnogr. jusqu'en Ves- surélevés. XI) signale pour la France seulement ques-uns dans les Alpes. en bâtissent aujourd'hui (Cf. tergothland. dont les mobiliers datent de l'âge de la pierre. Anihrop. (Cf. Dans toutes les îles Britan- (1) En 1901.les iles danoises et la presqu'île du Juthland. encore il y a quelques siècles. dans les Algarves. Mazandéran au Cau. En Allemagne. droite tracée du département des Bouches-du. en Mingrélie. les envi. (Malabar). En Russie. Ec. la France préhistorique. Quant aux autres.

car-elle supposerait que le premier état du bronze dans les pays caspiens s'est trouvé postérieur au même état dans l'Armorique. Les croyances seules. p. Cette solution semble être la plus acceptable. . M. ds la taire. se développa sur elle-même. IV. 251 sq. à Costa Rica. dont Touaregs montre une survivance des usages l'influence s'étend jusque dans l'Orénoque. Sans remonter jusqu'à l'état Perse. de grands mouvements Japon par le sud de l'Asie. 128-183. l'Ari- (2) II existe des dolmens jusqu'à l'extrémité zona et le Nouveau-Mexique. ds. Chudeau mystérieuse. t. inscr. et belles lettres 1907. parvint aux mêmes idées. L'hypothèse d'une migration de l'Europe vers le' levant est également inacceptable. figure représen. vague et sans qu'il soit possible d'établir la 1897-98. constructeur de monu- Géographie. et peut-être avant. dataient. moindre hypothèse sur la chronologie de ces (1) Cf. de celle du Mexique. dans l'Amérique centrale. 1906. London. DE MORGAN. la Colombie (4) Le mode de sépulture en usage chez les sont le centre d'une évolution spéciale. Exploration de M. IV. agriculteur. partie de divers centres (3). Malheureusement. W. et par les sentiments artistiques qu'ils déno- (3) Docteur CAPITAN et U.) base scientifique. et ils sont nombreux. pêcheur. 13 sq. elle a rayonné parmi les populations possédant les mêmes con- victions sur la vie future (4). 304 sq. MARCEL MONNIER. témoin tivement très récente.. que j'ai fouillés en Perse (1).de Morlillet. 1900. a pensé que les plus anciens remontent au deuxième ou les dolmens n'étaient pas l'œuvre d'un seul au troisième siècle avant notre ère seulement. in vons suivre les traces que d'une manière bien Trans. p. presque sans con- tact avec le reste du globe. la civilisation asiatique remontant à des âges bien plus reculés que celle de l'Europe occidentale (2). le premier. Reste à supposer que l'idée de construire ces vastes sépultures est née dans plusieurs pays. chasseur. au Yucatan. elle estencore toriques. pp. répandus dans l'Europe. auraient. t. XIII. qui. Gowland pense que (5) G. sur les confins de la mer Caspienne. fait l'objet d'une grande migration. of the Japan Soc. Cf. Cf. et ce ne peut être. jusqu'ici à son sujet ne reposent sur aucune p. ds la Géographie. Le Pérou. Mission scientifique en événements. l'Asie antérieure et l'Amazone. (Cf.-C. L'Amérique (6). mais d'une même idée. cette migration eût forcément intro- duit en même temps l'usage des métaux. 1905. dans ce cas. ce qui n'eut pas lieu. p. GOWLAND. fig. Unis. nous constatons l'existence giques. nous n'en pou- The dolmens of Japan and their builders. in Mémoires de centres divers de civilisation. Recherches archéolo. et que.. (6) Le continent américain a vu. les pays méditerranéens dès les temps préhis. t. peuple. tout comme L'usage de leur construction serait parvenu au les pays classiques. Tous ceux. de peuples. J. ments remarquables par leurs dimensions tant un dolmen à Kang-ouen-To (Corée). paléolithique. 84 à 90. Au Mexique.II. des traces d'une civilisation toute différente p. 425 sq. les Cons. 1" partie. tent de la part de leurs auteurs. du pre- mier état du bronze dans ces pays il s'ensuit que si l'usage de construire de semblables édifices était venu d'Asie orientale par ce chemin jusqu'en Europe. dans l'ancien monde (5). Au Nicara- tructions autour des Dolmens.. Comptes gua. R. car toutesles suppositions émises dans le Sahara. au plus tôt. l'homme est nomade. 43. I. VIII. t. Quant à l'origine de ces peuples. Aux Etats- de la Délégation scientifique en Perse. se rencontrent rendas Acad. et les plus récents au huitième siècle ap. DE MORGAN. la Plata et le sud de la Patagonie. and Proc. DUMAS. il est séden- orientale de l'Asie. certainement à partir du néolithique. J. et non les usages qui en découlent.

appartiennent à l'état néolithique. chez elle l'origine du Panthéon très spécial que trouvèrent les Européens «n abordant ce continent. comme les dolmens. au contraire. monuments «qui. Les croyances primitives se compliquant. forme apparente d'un ensemble de pen- sées très différent de celui qui naquit dans nos cerveaux mais cette évolution personnelle n'excluait pas la communauté de certaines idées chez deux races. Quant aux sépultures des Géants dans la Sardaigne. la preuve d'un développement sur place des pratiques dues au culte des morts ?a . L'aire spé- ciale qu'ils occupent ne serait-elle pas.les chulpas et les sépultures du Pérou et de la Bolivie. il est vrai. on a cherché à expliquer leur origine par une migration. furent.

légère. VU' année. nouragues se trouvent dans les iles Baléares. destinées à répondre à des besoins du moment. par des hommes ignorant l'usage des métaux. pl. une origine helvétique on est donc conduit à supposer la plu- ralité des centres. et les Qala de la Perse septentrionale. LA Marmora. les spécialistes ont établi des races. l'état néolithique en Europe montre la trace d'au moins deux grands mouvements de peuples. sur la terre châteaux du moyen âge c'était le refuge. Perrot et Chipiez. L'art de percer la pierre. Mais ces mouvements. Notes archéol. par exemple. les ateliers des fondeurs et phique des nouragues. Quoi qu'il en soit.. leurs contemporains. (Cf.. Arch. pour en faire des haches-marteaux. 482. Voyage en Sar. Hist. XL). les étables pour le bétail. Déciielette^ Mon. lage le rûle que remplissait le donjon dans les (Fn. en effet. dans la . LENORMANT. de l'Art. Autour se trouvaient les habitations. préhist. (Cf. lors de l'apparition de la pierre polie. Rien ne prouve que les des géants. le second à celui des croyances qui présidèrent à la construction des dolmens. Quoi qu'il en soit. Le premier correspondant à l'introduction de l'usage de la pierre polie. in Gazelle Archêol. est peut-être né en Suisse pays où ce type est extrêmement abondant. p. jusqu'à ce (1) Le Nourague jouait par rapport au vil. bien que d'une manière plus vague encore. pour de là se répandre dans les pays voisins.) Des monuments analogues aux (2) Cf. de même nature que les tours du Sinaï. Pouille et la terre d'Otrante en Italie. p. dans ces pays. 1908. IV. t. Au sujet de la répartition géogra- ment construites. BAUX et Gouin. Nous ne possédons qu'un nombre bien restreint de documents sur la nature physique de l'homme pléistocène.). autres industriels. premiers nouragues n'ont pas été construits daigne. ne sont pas les seuls. on n'y doit voir que des habitations fortifiées. même pour les moindres détails. dans les grandes lignes. 32 sq. Pour les Naraghi (1). Essai sur les Nuraghes et les bronzes de Sar- Non loin était la nécropole avec ses tombes daigne. Atlas. d'Otrante. tout comme les enceintes de nos pays. chaque progrès a certainement eu son foyer d'in- vention et ses migrations. et les déduc- tions qu'ils tirent de leurs études concordent. s'appuyant sur la confor- mation des rares ossements parvenus jusqu'à nous. Cette science montre. Trois races également dolichocéphales (2) sont. p. sans cependant qu'il soit possible de lui attribuer. Cf. d'indus- tries ou d'idées. La Chaldée et l'Amérique le connurent aussi. 189 sq. Les indications sommaires que fournit l'archéologie sur ces migrations se trouvent être corroborées. avec celles que fournit l'archéologie. affectant tout le vieux monde. 44. par l'anthropologie qui ne saisit qu'une seule transformation. la race pré-néoli- thique dolichocéphale pénétrée par une race brachycéphale. LA Marmora. p.

Toutefois il demeure un fait acquis c'est que tout ce que nous connaissons des hommes pléistocènes de l'Europe centrale et (1) Tout dernièrement. est encore munie de son maxillaire infé. M. que cet homme a dustrie du moustérien inférieur. ont découvert. chant beaucoup plus des singes anthropoïdes rieur aux plus inférieurs des hommes vivant qu'aucun autre groupe humain Morphologi- de nos jours (certaines tribus australiennes). séance du la déc. était pris pour type. que nous savions déjà c'est-à-dire que les rieur. dans des il en vit encore dans certains districts de couches non remaniées caractérisées par l'in. appartenant à des peuplades ayant vécu dans des temps divers et sur des points fort éloignés les uns des autres. qui pour certains savants appartiendrait à l'état paléolithique dans nos pays mais sur la haute antiquité de laquelle il subsiste bien des doutes celle de la Dordogne. disposition rapprochant cet race actuelle. l'existence de liens génétiques di- pèce humaine. Boule. les restes disparu devant des races plus développées. on ne trouve réunis les carac- être des anthropoïdes. 7 déc. mais ne fournit pas encore le rects. tion naturelle qui s'opère encore de nos jours.jour. Ce crâne présente les caractères néan. Ce vements de flexion et de rotation de la tête).) se fait remarquer: par l'aplatissement exces. des Sc:ences. le dit parfois. l'enfoncement énorme de sa racine. très bien conser. la largeur des or. des grottes de Grimaldi. rencontrée dans les ca- vernes magdaléniennes (1) et celle. des Sc. comme on indiquant la très minime amplitude des mou. est en fort par extinction des groupes inférieurs. dit de Néanderthal. » .. On remarquera que les témoignages étant très peu nombreux. jusqu'ici. 11 négrito. dans aucune fausses canines. tout comme près de La Chapelle-aux-Saints. par l'exagération 1908) tire les conclusions suivantes de ses des saillies sus-orbitaires. Bouyssonie et passage entre l'homme et l'anthropoYde. il est bien difficile de dire si ces populations ont vécu côte à côte pendant de longs espaces de temps. Elle Bardon (Cf. téristique. M. ajoute sérieux en faveur du transformisme dans l'es. tères d'infériorité que l'on observe sur la tête cien connu jusqu'à ce jour. Comptes rendus de l'Académie prouve seulement qu'il existait en France. couches humaines les plus anciennes dans les derthaloïdes plus marqués encore que ceux pays méditerranéens appartenaient au groupe de celui qui. rieurs à l'Européen d'aujourd'hui. » aucun doute ne peut être élevé. l'élargissement extrême de la base du « Le type humain. qui appartient aujourd'hui au Mu. sif de la voûte cranienne. (J. mais la tète. Cette seconde hypothèse impliquerait une migration extrêmement ancienne. observations sur ce crâne: bites. et par conséquent un mélange plus ancien encore. dans aux temps paléolithiques. Ce crâne. quement parait se placer entre le Pithécan- -L'importance de cette découverte est consi. supposerait un dualisme de races dès l'état paléolithique. L'aspect mauvais état. du Pléislocène inférieur. 1908). Le que dès le pléistocène avait débuté cette sélec- squelette. l'Australie et de l'Afrique. est d'aspect « II représente un type inférieur se rappro- négroïde et dénote un être de beaucoup infé. séum d'Histoire naturelle de Paris. par l'apla. pour une certaine partie de l'Eu- tissement des condyles occipitaux (caractère rope. Boule (Acad. M. contemporaine de l'usage du silex mous- térien la première au contraire. ce qui n'implique pas. négroïde de ce crâne vient à l'appui de ce vée. signalées dans la Gaule pléistocène celle de Néanderthal- Spy. au type négroïde. par être considéré comme un type normal carac- un certain degré de prognathisme. des êtres très infé- une caverne du département de la Corrèze. car. sur l'âge duquel osseuse de la Chapelle-aux-Saints. le plus an. doit nez. type humain fossile diffère des types actuels Enfin par l'absence presque complète des et se place au-dessous d'eux. ou si celle qui possédait la civilisation la plus avancée n'est pas venue s'implanter dans les pays déjà occupés par l'autre. du Pléistocène moyen et non. thrope de Java et les races actuelles les plus dérable car elle apporte un argument très inférieures. d'un vieillard jadis enseveli sous un foyer. MM.

en Autriche. nous- voyons les brachycéphales pénétrer par places. en Suède. des tribus de brachycéphales- La découverte de vestiges de cette dernière race réduirait dès lorsv à néant toutes les déductions qui suivent. généralisation. lors de la diffusion de l'industrie néolithique^ En France. armé- und Urgeschichte. pour expliquer l'ori- gine de notre parler européen (3). Acceptons cependant. pour l'instant. nous les montre comme dolichocéphales et que les brachycéphales n'apparaissent jusqu'ici qu'avec la pierre polie- Ce fait tendrait à prouver l'invasion. Sprachuergleichung l'un excluant les branches iranienne. ert Espagne. par là. en Suisse. Il en tement apparentés de l'Europe. mais dans de moindres proportions. V. nienne.: nous les devons donc accepter. dans mon esprit. nous sommes en droit de penser que. et la démontrerait. si de* observations plus nombreuses venaient à concorder. influencer seule- ment en d'autres. Mais ce n'est pas sans réserves que- nous pouvons les admettre. On a voulu faire des envahisseurs néolithiques (1) des aryens (2). Kutlurpflanzen und Haus- ne comprenant qu'une partie de l'ensemble Ihiere in ihrem Urbergang von Asien nacltr . Cette supposition est entière- (1) Cf. l'autre négligeant les- (2) Le terme aryen. mais non pénétrés par les nouvelles couches humaines.. en Portugal. Orro Sciirader. Ces • indo-européenne". hellène. des Indes et est de même pour les expressions « indo-ger. où les dolichocéphales dominent. toutes celles sur- lesquelles s'appuie la science d'aujourd'hui. de la Perse. 2' éd. Il en de même. historiquement. en Allemagne.. manique ». ne peut être portée à lous les groupes linguistiques étroi- appliquée qu'aux Iraniens ou Arias. Ces hypothèses correspondent à ce que montre l'archéologie. que la dolichocéphalie soit la caracté-- ristique des races pléistocènes de l'Europe occidentale. Mais jusque- là.occidentale. latine. » employé pour dési. dans les pays où il n'* pas encore été rencontré d'ossements humains pléistocènesr vivaient peut-être. car elles ne reposent que sur des bases- fragiles. Iraniens et les Arméniens. termes (3) Cf. car la généralisation des faits observés peut ne pas être- justifiée. les deux- formes se trouvent mélangées dans les sépultures de la pierre- polie et montrent. 1890.: tandis que dans les îles Britanniques et en Russie ils sont seuls- Ce fait montrerait que ces derniers pays ont été simplement envahis par influence. que le vieux fond ne disparut pas de= suite. Tous ces termes- gner les groupes linguistiques apparentés étant impropres par suite de leur défaut de aux langues européennes indiennes et ira. je conserverai le plus courant niennes est fautif parce qu'il généralise une « aryen en étendant. sa. Hehn. c'est-à-dire des peuples de langue aryenne. dès cette époque. expression qui. comme étant celles- qui satisfont le mieux l'esprit.

« Je suis de l'avis de notre vénérable (4) Les principauxouvrages à consulter sur collègue M. Hommel (Archiu far Anthropologie. 1892. t. les habitants de l'Europe sont paraison des langues et histoire primiliue. Biographies o/' Words and the crois que l'on a raison de soutenir qu'elles ont home of the Aryans. il faut distinguer Seuls les Celtes auraient été des Aryens. tiques. témoin les Européens nordiques.ment gratuite. Pourquoi supposer que sa venue ait produit une révolution ayant laissé des traces matérielles (1). les Mongoles. Taylor (The Origin of the Aryans. 260) et de Cara (Revue archéol. Gheyn. les Lapons. VAN DEN suivi leur voie d'Orienté l'Occident. les Etrus- rope? Il est très probable que ces deux ques.. plent aujourd'hui l'Europe? et 2° d'où vien. au point de vue linguistique. Com- que. Soc. pourquoi vouloir que les brachycéphales néolithiques soient uni- quement des Aryens ? Il n'y a . l'Origine es Aryens. 1892. çiacii. 11 se peut donc que l'Europe se soit aryanisée dès les temps pléistocènes. 136) qui considèrent les peuples du nent les langues parlées aujourd'hui en Eu. p. » (S. 1890- aujourd'hui à peu près ce qu'ils étaient au J Taylor. Caucase. La question aryenne est l'une des plus compliquées qu'il soit en ethnologie. 1864. nie l'existence d'une race aryenne et je partage sa manière de voir en ce qui concerne l'Homo slupidus.. je M. 1891. les Indo- Afghans qui sont dolichocéphales. 1870. 1888. internat. Mais en ce qui regarde les progrès de la civili- sation. car rien n'y autorise. 1889. I. cependant. 188). SCHRADER. deux questions qui doivent être examinées (3) Cf. les Hétéens. qui touche les langues indo-européennes. et que l'arrivée d'une race brachycç- phale dans un milieu dolichocéphale (2) n'ait rien à voir avec celle de peuples parlant des langues à flexion dans un milieu d'idiomes agglutinants (3). pp. les Celtes. ne reconnaissant aucun des groupes linguistiques. néolithique quatre types humains les Ibères. lius d'Halloy (id. 193) répondant à d'Oma. p. p. d'Omalius. les Patagons. p. Et. tion.. dit Broca. Rei. L'anthropologie. 718-760. Ihrop. d'ailleurs. l'oeuvre de l'Homo sapiens c'est tout autre chose et ce sont ces progrès seuls qu'il importe à l'historien de constater (4). XIX. du fer et de toute autre culture. en ce sens la question aryenne sont O.. pour moi. Griechenland und Italien sowie in das abrige (2) J. Paris. 40. An. Muller. ne partie du vieux fond anaryen de la popula- doivent pas donner lieu à des solutions iden. admet dans l'Europe occidentale à l'époque (1) Tout d'abord. 1888. 1890. dit Broca {Bull. The Origin of the Aryans. ils n'ont rien de commun avec nos peuples. des catholiques. isolément: 1° d'où viennent les races qui peu. aussi bien qu'à l'au- rore de l'époque historique. pourquoi choisir la migration de la pierre polie plutôt que telle ou telle innovation ? et ne pas reporter l'aryanisation de nos pays à l'arrivée du bronze. souvent confondues à tort. les Indiens centraméricains le sont également et. t. p. The Cradle of the Aryans. tous les Aryens ne sont pas brachycé- phales. temps de l'immigration asiatique mais en ce Rendall. les Basquès comme faisant questions. II. . De par ailleurs. les Ligures.pas que les hommes de langue aryenne qui soient bra- chycéphales les Turcs. 18"0) Europa. Congrès scieiilif. les Pélasges. tant s'en faut.) Paris. l'être zoologique. les Scandinaves et les Ligures.

à ce titre. suivant la nature des caractères servant de base aux diverses classifications. ces classifications demeurent indépendantes. et en particulier bien des anthropologistes. des aptitudes. C'était vite aller en besogne pour une École si jeune. qu'importe si par ses talents il a mis à ses pieds le reste du monde! Il tombe sous le sens que des idiomes présentant entre eux des caractères communs.On reconnaîtra probablement un jour que l'espèce humaine com- porte un nombre plus ou moins grand de divisions. a été le grand ouvrier de la civilisation. mais. à regret. plus développé que les autres. qu'ils sont apparentés. parmi les données fournies par la lin- guistique et la tradition. des tendances les rapprochant tandis que forcé- ment ils resteront toujours éloignés des peuples dont l'esprit. de tout ce qui était admis avant eux. Qu'il ne présente aucune homogénéité dans les caractères phy- siques de ses éléments. en examinant sans parti pris les tendances nouvelles. les groupements de l'une n'ayant rien de commun avec ceux d'une autre. dans leur pensée. L'aryanisme montre une masse humaine unie par la langue. ils ont tous nié. et. ne remplaçant d'ailleurs par aucune base dûment scientifique les suppositions résultant de siècles d'observation. et que les groupes humains parlant ces langues ne sont pas étrangers les uns aux autres. il vaut qu'on le considère. des croyances. Sous le prétexte de se dégager de vieux errements. ont fait table rase de tout ce qui était enseigné autrefois. est différent du leur. Confiants dans une branche nouvelle de l'observation qui. bien des savants de nos jours. on est. dans une science dont ils ne pouvaient encore mesurer la puissance. La divergence d'opinion entre les anthropologistes et les linguistes n'existe que parce qu'on oublie que ces deux sciences doivent poursuivre des buts différents et non le même. Il demeurera toujours entre eux des traditions. Le groupe aryen. composé de peuples parlant des langues d'origine commune. qu'entre elles. ou qu'ils ont subi des contacts très prolongés. malheu- reusement. devait bouleverser toutes les idées admises. des coutumes. forcé de reconnaître que bien des esprits se laissent trop facilement aller à des spéculations conscientes ou inconscientes n'ayant rien de scientifique. grammaticaux et lexicologiques ont une commune origine. . et par suite le parler.

J. serait relever les peuples inférieurs au détriment de ceux à qui l'humanité doit tout (1). De nos jours. c'est qu'à l'époque voisine de Paris. 1888. ont cherché à reconstituer le monde aryen primitif. La rédaction définitive du Zend Avesta de leur civilisation. s'étant laissés entraîner par la spécialité de leurs études jusqu'à pronon- cer le mot race. u. de la Sogdiane et des pays de tion de leur type physique. Dakmsteter. comme Pott. par les mœurs et par les traditions. Hovelacque. indépendante de la conformation physique des hommes qui la composent (A). excite les ja- lousies. 4"c:d. p. même ceux qui sont le plus attachés aux sentiments d'hérédité. plus aujourd'hui l'importance qu'on lui prêtait Paris. le zend (5). selon datent du milieu du sixième siècle av. Iéna. latine et finalement euro.l. cas.. 1900. 1890.nisme serait répartir sur toutes les races l'honneur des progrès actuels. de sans changement notable dans la constitu. grandes migrations. p. qu'avant leurs mi. se corrompre de façon différente l'opinion des adversaires de l'aryanisme. Certainement les linguistes qui. tous les peuples anaryens s'efforcent d'ac- quérir la mentalité Indo-Européenne. Grimm. n'avait encore pu accaparer ce terme. l'âge néolithique les habitants de l'Europe (5) Le zend ou baktrien semble avoir été ont été aryanisès au point de vue de la langue. est attribué au troisième siècle av. et d'une civilisation aryenne. Deniker (les Races et les Peuples de langue commune ne devait-elle point se modi- la terre.4» éd.. (Cf. lui donnant cette glorieuse civilisation des temps modernes. En ces larges limites la sont parvenus. . Mais l'écriture dite dava- ser. A. à entreprendre leurs Védas. la Linguistique. la Bactriane. 1888. 379) résume très nettement fier. les civi. p. antérieure ù la dynastie ochéménide. jadis Tout ce que nous pouvons supposer (4) Cf.-C toute vraisemblance. de la Margiane. le sanskrit (7). le Zend Avesla. parce que pour certaines. Urgesch. les l'indo-européen commun. J. même que celle dans laquelle les Védas nous ritoire assez vaste.. de leur temps. l'anthropologie n'existant pas. Aucune des langues aryennes ne nous a livré tous ses secrets. » (A.. (1) J. ScimADEii. mais son origine e>t. Ormazd péenne moderne sont issues des anciennes el Ahriman.. tout au plus. le perse (6). légitimement. faisant la conquête du monde. comme toutes les castes supérieures. Elle est réparable d'ail- leurs et 0. imposant son génie à l'univers entier. et les plus récents des débuts du quatrième. nier les peuples supérieurs est nier l'histoire. HOVELACQUE. N'est-ce pas le plus bel hommage qu'on puisse rendre à notre génie ? Anéantir l'arya- . J. 405). Max Mûller. nâgari est beaucoup moins ancienne.-C. constituant une véritable aris- tocratie qui. ont commis une faute mais cette erreur était bien excusable puisque. Spiegef. dans tous les (2) O. ((>) Les plus anciens textes achéménides (3) « Nous ne connaitrons jamais. kunde). dit-il. est attribuée au deuxième siècle ap. sans crainte d'erreur. la question aryenne » n'a ritoire. c En dans les différentes tribus établies sur ce ter- somme. Spraclwergl. les motifs qui détermi. Eranische Allerlhums races aussi bien que des Aryens. lisations grecque. la Linguistique. nèrent les populations dont la langue était (7) Le livre le plus ancien de l'Inde. s'altérer. mais nous pouvons pen. ni probablement l'Oxus. la langue de l'Hyrcanie. de grations ces populations occupaient un ter. édit. «–Autrement dit. 2. 11 .-C. 407. Schrader (2) semble s'être plus rapproché de la vérité en parlant d'une famille de langues aryennes (3).

t. Sogdiane A. H. gine des Aryens. p. Elle a été émise pour R. Haris.-A. Paris.. Sprnchuergleichung und Urges– l'obscurité se dissipe' bien lentement. Die Iler- cyclopédie d'ERscii et GROBER. 3' sér.. quand (1) « En vain on apporte à l'étude de l'homme les Aryas primitifs: Essai de paléontologie lin- une science mathématique dont les paléonto. du Centre et de l'Ouest (11) voire même dans' la Scandinavie (12).1905. Geiger. Trad. G. 1890. Baie. Geielinchaft. t I. pour longtemps encore. (13) Cette -théorie est celle des grammai- Iriane. Soc Anthrop. dans les Carpathes (8). dans le bassin inférieur ou moyen du Danube (9). entre le Pamir et p. verts de glaces aux temps quaternaires. Latham. de Saussure. Anthrop. 1904. I. der Mensch'heik. Mucu. Paris. Poescue. 4 juillet 1874) riens qui tiennent le grec pour le mieux con- dit: Toutes lés races européennes d'origine servé indo-européens. 1885. Quant à l'anthropologie. p. pour négli- ger la solution du problème aryen. là mer Caspienne. de centre primordial. 1890. pour toujours peut-être. 18 33. (11) L. p. 112) PENKA. Origines ariacœ. des idiomes aryenne sont venues d'Orient. préface au Wœrlerbuch der In- tive des os du squelette. ix. et noie 3. Lombard. 113. Virchow {lieu. ments de précision pour la mesure compara. 1859 1863). (10) J. 472. 1886. et quelques auteurs. graphisches Jahrb. 1871. aux archéologues et aux historiens. l'Hist. Von Stern. rosés par lOxus et l'Iaxarte..'Wien. sage des Zenduolkes) en 1820. Leipzig. '1893. quatre-vingts chiffres pour un seul crâne. (6) Brunniiofer. Fn.) Die Prâmykenische Kultar in Sild Russland. p. Ueber den Ursitz der Indo- cer l'histoire des animaux fossiles en vain germanen. S. Bénfréy. (2) Cf. tologie lingu'stique. lexikon. Hist. pos. plus'rigoureux du globe. 1859. Cette théorie néglige l'inhabitabilité (9 DE Michelis. D'OMALIUS d'Halloy. fndogermanischerSprachslamm. 1893. Indogermanische Fors- pcénn'es et les Aryas primitifs.. Hirt. franç. p. l'Oriijine des Aryens. cou. PENKA. • chichte.ic Tavloh. I. l'Ar- ménie (6) d'autres dans le sud et le sud-est de la Russie (7). 1895. en vain on' donne dogerm.. d'A. Cf. ses tendances et les résultats encore désordonnés de ses déductions (1) l'écartent des sciences ayant voix dans un tel examen. Fick. Lenormant. 1862. La parole n'est. Real- (E. la France préhistorique. qu'aux linguistes. BulL domaine primitif des Aryas dans les pays ar. logistes n'ont eu but besoin pour faire avan. 1896. XII. telle que les langues la montrent. Isa. en Bac. Paris.en Allemagne'du Nord (10). (7) Benfrey. 35.nous ne possédons que des textes relativement archaïques tandis qùe'pôu'r les autres. 649) Die Arier. t. Moscou. Le pays d'origine (2) des langues et'de la civilisation aryennes a été l'objet de bien des controverses. 2* éd. Reinach. (8) Hirt (Die Urheimat d. 624 et Sciirader. Pictet. 1878 considère un foyer secondaire comme le- (3) Cf. Pott (Etymologische Forschungell. Zur Enlwicklungsgeschichle- (4) F..Jullian. 1903. léna. l'Ori. 1883. Geogr. CARTAILIIAC. Essai de paléon. Zeitschr. Die Heimat der Indo-Germanen^ (5) Cf. Indogermanen r. in Millheil. scientif-. » M.. lerthumskunde. G. chungen.. Fr. p 233. l'Origine degli indo-uropei des plateaux du Painir et du Tibet qui. les moines ou Eléments d'ethnographie. nous ne connaissons que les formes modernes. ou dans toute autre partie de' l'Europe (13). 1901. p. Des Races hu- sèdent encore aujourd'hui l'un des climat. p. Tu. Die Heimat der Germanen. et les Orig. t. Rhode (Die heilige logy. t 1. 1868. les Origines européennes ou Berlin. Lassen (Indische Al.. 87* sq. . 1847) le met au nord de la C. Paris.. Ch. 1859. ne sont toutefois pas justifiés 'à s'appuyer sur cette inégalité des données. 1892. dans le plateau iranien (5). guistique. Pictet (les Origines Indo-Euro. 1840) place le kunft der Arier. Geo- on invente chaque année de nouveaux instru. Hist de la Gaule. MOller. Grundsprache. Wien.ds En.. 331. 1892.1872. La mentalité aryenne. Schraoer. Elements of comparative Philo- la première fois par J. 1908. E. les uns l'ont placé dans le Pamir (3) et l'Asie centrale (&).

Ce n'est qu'après le dixième siècle av. C'est alors qu'eut lieu la dispersion (4) une horde marchant vers l'Occident s'établit en Russie. parmi les langues aryennes. arrivant de pays plus déshérités encore que la Sibérie. pliquer à l'ensemble de ta famille qui. quitta la Sibérie pour les d'un millier d'années environ plus vieille que mêmes causes. Monalschrifl. Ce sa. à ne pas s'y méprendre.. BRÉAL. glaçait et rendait inhabitables les pays qu'Ahouramazda créait pour eux. car elle se justifie par toutes les observations archéologiques. (4) Cf. ces peuples ne commencèrent leur exode qu'au moment où le froid se déplaça de l'Europe pour passer en Sibérie. l'Afgha- nistan et la Perse.) . Cette explication est celle qui satisfait le mieux l'esprit. p. la Linguistique. alors que la majeure partie de l'Europe était glacée et que les plaines de l'Asie septentrionale leur offraient de faciles condi- tions d'existence. Cependant de Mariez et Bréal celle des tribus iraniennes sur le plateau per. antérieurement au treizième siècle av. 409. (3) Les traditions avestiques ne concernent (MAX Mui. ds Hevue^de linguistique. 1853 et Die Deutsche Sprache.-C. de.pour la première fois nous la rencontrons (1). Asien. Chassés de leurs pays par les glaces toujours envahis- santes. au nord du lac aralo-caspien. un énorme laps de siècles et fait remonter aux temps où les climats conti- nentaux n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. tournant les massifs inhospitaliers du Pamir. 1872) (5 Les linguistes admettent généralement suppose qu'aux temps préhistoriques. p.2* édit. Hovelacqlk. l'indication des causes de toute la migration aryenne.. 1888. Mais vant linguisle oublie de parler des peuples dans le cas présent. Keiler allgemeine péens. par les (1) Les Sardes (Shordana) et les Thurses rentes au début. . . dans la Scythie un autre flot.indo-euro. juillet 1880. A. A. Schmidt (Die Verwundtschaftsverhaell. J. Cette vieille tradition est. pays depuis peu libre de glace et encore inha- bité (5). Tandis que des peuples sauvages. 41 éd. des langues parlées par ces peuples très an.où était parlé ce milieu homogène il se forma bientôt des l'indo-européen commun. une que. Sculeiciier. pour. 194. toujours poursuivis par elles.Harlez. patrie. dialectes locaux qui. (2) J. sq.. qu'apparaissent les œuvres littéraires M. accrurent graduellement les (Thursana) sont les seuls peuples européens différences qui les séparaient jusqu'à former dont les textes égyptiens fassent mention des langues différentes. forcé- ter et dont l'apparition dans l'histoire est ment tout entière. Cf. Europa u. nisse der lndogermanischen Sprachen. Vivant dans la Sibérie centrale ou occiden- tale. 1894). (Cf. toujours. venaient occuper les districts abandonnés par les Aryens.se développer et parvenir au degré qu'elle possédait (2). que dans le moins éloignées de la région. parvenue chez certains peuples. déclarent que l'Avesta ne peut fournir aucune san toutefois nous ne possédons aucune trace indication sur la-patrie primitive des Aryens. que la branche iranienne des Aryens. peut-être doit-on les ap- aryens contre lesquels Ramsès III eut à lut.les Aryas et leur première ciens. p.-C. 82. très prochement appa. s'écoula plus tard vers les Indes septentrionales. J. Mélanges de mythologie et de lin- montrant à quel haut degré la pensée était déjà guistique. lentement ils émigrèrent. le sanskrit et langue primitive aryenne était parlée depuis les langues iraniennes sont celles qui se sont l'océan Atlantique jusqu'à l'Indus. a exigé. L'Avesta (3) montre les Aryens fuyant devant les manœuvres du mauvais principe qui.leii.

données historiques et se base sur des faits géologiques et clima- tériques incontestables. le fait s'explique aisément car ce pays. jadis couverts de glaciers et d'autres qui. dont chacun mérite une recher- che spéciale. stérile dans ses parties asséchées. à des époques diverses et pour des causes qui nous échappent. Quant à sa limite inférieure. suivant des intérêts la plupart du temps inconnus. d'une extrême lenteur. Cepen- dant le plateau iranien. Pour la Perse. Certains peuples furent absorbés. On premier mouvement. La patrie de ces groupes a. si beau- coup de ces mots eux-mêmes n'avaient forcément disparu en même temps que les êtres qui en motivaient l'emploi. portant au loin des civilisations étrangères. chacun d'eux se mouvant. sans toutefois qu'il soit possible de préciser leurs habitats secondaires. fort bien étudiées d'ailleurs. n'offrait aucune ressource. fréquemment changé. elle nous serait donnée par certaines racines communes à toutes les langues aryennes. Les Aryens formèrent ainsi. se divisant et se subdivisant. d'autres émigrèrent. En ce qui regarde les pays caucasiens et arméniens. couvert en majeure partie de lacs salés. d'ailleurs. La limite supérieure de l'âge de ces migrations est fixée par la disparition des glaciers en Europe et dans l'Asie. désignant des végétaux et des animaux caractéristiques. pos- sédaient une population. Les groupements linguistiques permettent de retrouver les principales de ces familles. . nous les voyons occupés' dès les temps les plus anciens par des races apparentées à celles de l'Asie antérieure. Elle répond à toutes les hypothèses. affecta les pays inhabités. déjà. en réduisant les foyers occidentaux au rôle de centres secondaires. des partisans du centre européen de l'aryanisme. que la grande' muraille caucasienne défendait contre les irruptions venant du Nord. la Transcaucasie et une partie du Taurus semblent ne pas avoir été touchés par l'inva- sion néolithique. par l'époque de l'ouverture des portes de Scythie. de nouveaux centres d'où plus tard. si toutefois nous devons rapporter au néoli- thique les premières invasions aryennes. par celle du refroidissement de la Sibérie. dans l'Europe centrale et orientale. tels le mam- mouth. l'Arménie. ils se répandirent et formèrent le monde aryen moderne de l'Occident.

. bengali. man. Les langues slaves sont (4) Groupe gaélique Irlandais. le Brandebourg. et dans le nouveau monde. en Afrique. nois Groupe breton ou kimrique Gallois. Si nous pouvons nous rendre compte de l'ensemble des phéno- mènes attachés au groupe aryen. la gent dans la branche iranienne. alors que (1) Branche hindoue Sanskrit. (serbe de Lusacc) et polabe. et le vieux prus- laisser de traces. Ces branches de la famille aryenne sont l'indo-iranienne (1). huitième- nienne': Zend. l'albanais. mais elles sont certaine- ment la conséquence de leurs migrations. la celtique (4). la Bohême occidentale. Le autres langues de l'Asie Mineure. osque. le vieux saxon. pehlevi ou huzvârèch» et neuvième siècles ap. dace. le (7) . la Basse Autriche.. Le groupe bas . Les premiers mouvements des peuples en Asie n'ont pas été sans influence sur l'Europe. (6) Dont faire était autrefois en Europe jabi. français. On parlait des idiomes slaves sur les. car les mouve- ments furent lents. Leipzig. . polonais. Entre leur départ de Sibérie et l'arrivée des Aryens dans nos pays. slo- cornique. humaines. ossèthe le Mecklembourg. Branche ira. langue du groupe iranien. le frison. ruthène. nepàli. si les Sémites nous fournissent également des renseignements sur leur évolution. groupe haut allemand. le lydien. arménienne semblerait devoir exclure cette lieux qu'occupent à présent Kiel.8)Parmi les langues indo-européennes noiv allemand renfermant le saxon et ses dérivés classées sont étrusque (Cf Coussex. ment germanique. la slave (6). provençal. d'où l'anglais. erse. tchèque.-C. breton. kurde. 1874-1875).ladis représentée par le lithuanien et le vandale. die Sprache der Elrusker. la lettique (7). nous ne con- naissons absolument rien en ce qui regarde les autres familles. le herule. kachmiri. le carien. l'hellé- nique (2). le lycien et quelques mand et une forme spéciale. quant à l'arménien. Gralz et Vienne Mais dans tous (3) Latin. quel appartenaient le lombard. vène. la Saxe. Les Slaves occupaient aux septième. italien. bulgare. Enfin des peuplades peu connues. slovaque. slave liturgique. sindhi. Baireuth. Le grec et ses dialectes. le hollandais et le fla. ron végien. mais en le plus grande partie de la Haute Aulriche. Salzbourg. Uebcr l'anglo-saxon. perse. ombrien. l'italique (3). le nor. au. gaulois. et ne ren- trant pas dans les groupes qui précèdent. la considérant comme s'étant séparé de très Styrie du Nord et la Cnrinthic septentrio- bonne heure.ladin. il s'est écoulé bien des milliers d'années. parlant des langues (8) dont: la filiation est encore indécise. le mystère le plus complet enveloppe leur origine et leur vie. la Poniéranie. pand. après les inondations- qui suivirent le pléistocène. assami. qui plus tard se subdivisa en iranienne et indienne. les séjours d'arrêt prolongés. le burgonde qui ont disparu sans lette qui survivent encore. Le groupe scandinave dont si qui a disparu il y a deux siècles envi- les formes actuelles sont l'islandais. Il serait impos- sible d'évaluer la durée d'un pareil exode. Halle. goudjarati. espagnol. (2. afghan. Que se passa-t-il en Asie centrale au moment où les hauts plateaux s'cuvrirent à l'homme. hindi. baloutche. la germanique (5). le suédois. bien des auteurs le ran. Magdebourg. avant même que les tribus sibé- riennes fassent leur apparition. marathi. La voie suivie par la migration nale. le danois. Lubeck. sorbe (5j Le groupe gotique et non gothique. Linz. Leipzig. bien plus grande qu'elle n'est aujourd'hui. parsi. oriya. les suivantes russe.. Les invasions néolithiques ne sont peut-être pas leur œuvre directe. roumain. le d'où le bas allemand. J. ces pays les Slaves furent absorbés par l'élé- portugais. russe blanc. croato-sèrbe.

Reinach. (4) Cf. qu'en Suisse il débuta vers Tan 4000 avant Jésus-Christ (3). afin de mieux faire sentir l'influence des foyers de civilisation. Evans. origine à 20 000 ans Congrès d'Anthrop. et que la Scan- dinavie n'aurait connu le bronze qu'au dix-huitième ou vingt- deuxième siècle avant J. celles qui suivent. gines de l'Egypte. semblent être les moins mal fon- dées et les plus vraisemblables. fait remonter cette Ihrop. Ecole Anthrop. En Gaule. Ecole An- phie des fouilles de Suse. je dois faire (1) O. DE MURGAN. . bien qu'hypothétiques. et nous ne possédons pas la moindre notion sur ces perturbations d'où est sorti le monde moderne inférieur. Montelius. nous sommes moins mal renseignés. les glaciers eurent disparu. Certains savants admettent que c'est vingt millénaires avant nous que la hache polie fit son apparition dans l'Asie antérieure et la vallée du Nil(l). c'est vers le vingt- cinquième. s'entre-détruire les uns les autres. Toutefois. en Egypte (4). à peu de chose près. d'autres pensent qu'en Crète. ce phéno- mène se produisit six mille ans plus tard (2). Paris.>pp. sans passer par le bronze et que la Polynésie aurait attendu jusqu'au dix-huitième siècle après J. de Monaco. 1906. siècle que se serait passée cette évolution. se mé- langer. je n'ai pas besoin de dire qu'elles n'ont rien de la précision scientifique.le cinquième ou le troisième siècle seu- lement.-C. Elles sont très variées suivant leurs auteurs. que les grands lacs se furent assé- chés ? Les peuples ont alors dû se mouvoir en tous sens.-C. remplacé ses armes de pierre par d'autres. l'âge néolithique aurait cessé vers le sixième inillénium avant notre ère et il en aurait été. - Il serait aisé d'établir une table indiquant l'apparition des métaux dans les diverses régions mais ce serait empiéter sur l'histoire. id. au tren- tième siècle que serait née la civilisation égéenne. tandis que la Finlande'aurait. toutefois.. J. au plus tôt. 274 et275. de même. Recherches sur les ori- Paris. se chasser. pré. se basant sur la stratigra. (3) A. Congrès. en Suisse. En Chaldée. Le tombeau de Négadah. 274). celui qui n'a pas joué de rôle notoirement utile. 1906. vers. tandis que c'est. Quant aux évaluations de l'âge auquel on doit faire remonter les débuts de l'état néolithique dans les divers pays. Apollo. En ce qui concerne la limite inférieure. 18a7. p. Mieux vaut réserver cette intéressante question pour les siècles où ces progrès ont pris place. (3) S. hist. in Jiev. faites de fer. août 1906. parce que nous approchons des temps histo- riques. Rev.

soit à la chasse. On ne savait alors ex- raisons en're l'état néolithique au Caucase ploiter . 1. silex jaune (station de Lient). on l'employait pour armer la tête des projec- tiles qui. et. n" 13 et 14 (Musée de Saint-Germain). 1807. p. On en rencontre des milliers sur les champs de bataille de Marathon et de Trasimène.. dans. les armes et les instruments métalliques furent peu nombreux par suite de la rareté du cuivre. Puis. et de reporter à l'énéolithique bien des civilisa- tions attribuées autrefois à la pierre polie. J'en ai trouvé de nombreux spéci- mens dans les sépultures de l'État du fer au Nord de la Perse. de flèches faites d. sur les oriy. est la première phase de l'état métallurgique.. objets caucasiens d'apparence néolithique fig. soit à la guerre. au point que. le métal prit la place de la pierre. Mission scien- mes constatations tendent à prouver que les tifique en Perse.). la métallurgie s'établissant dans les pays miniers (3) et les relations commerciales -s'étendant peu à.que. 180. furent peu nombreux. 77. j'écrivais: « Le nombre des sur des modèles de. silex poli- objets découverts jusqu'ici est si restreint.furent copiées en silex (2). ments métallifères. qu'on est convenu de désigner sous le nom d'énéolithique. plutôt que par invasion. dans les sépultures de l'état du fer au phase de la civilisation. que de pointes de javelots (J. les affleurements oxydés dés gise- et le même état dans des régions plus con. Rech. :u. bien des cas. bien que peu abondant. il est même impossible d'affirmer que (4) Pointes de flèches en silex et en obsi- les Caucasiens soient jadis passés par cette dienne. 7o. par la force des choses. appartiennent en réalité à l'énéolilhique et . en ce qui sont contemporains de l'usage des métaux concerne. (3) Les premiers centres de la métallurgie qu'il serait difficile d'entrer dans des compa. 75. dans Mission scientifique au Cau. elle se fit par contact. les Huns. t. Cette tendance se jus- tifie par une foule de découvertes montrant le métal. dans la majeure partie des cas. p. p. La pierre taillée continua cependant d'être en usage bien longtemps encore. de probable que ces barbares employaient aussi VHuyple. 1896. parle. IV. » Depuis 1889 toutes Talyche Russe.os pointu. nues. peu. Les pointes de flèches en silex étaient encore employées à l'époque où le fer était depuis longtemps connu (4). L'apparition du métal ne donna pas lieu. leurs formes recon- nues comme supérieures. Mais il est (2)Cf. et lentement s'infiltra dans les milieux néolithiques. Cette période de transition. i« partie. à une révolution. Il) En 1881. haches en les pointes de silex. aussi les instruments de cuivre ont été fondus case.observer que les tendances actuelles sont de réduire notable- ment l'importance et la durée de l'état néolithique pur dans les divers pays. Au début. 179. Fréquemment . M. Cf. t. fig. de Morgan. de Murgan. en compagnie des instruments considérés jadis comme néolithiques (1).'un. et il n'est pas certain que les Huns ne s'en fussent pas encore ser- vis lors de leurs invasions dans l'Europe (5). . devaient être perdus.(5) Ammien Marcellin ne. comme on serait tenté de le penser.

Dans les pays où se développèrent les premières grandes civi- lisations comme la Chaldée (3). II. des sciences. J. l'ingénieur t. nechta = désiré des Yavanas) dans l'Arabie (5) Cf. p. Espagnols des haches de cuivre En trois jours (11) Cf. (Cf. DE Morgan. Bep. 1897. dans la tombe de Ménès à Negadah. 247. L'usage du ds Comptes rendus de VAcad. le cuivre était époque également est le couteau de silex orné d'un usage courant avant l'arrivée des Euro. Les plus anciens instruments métalliques (6) sont faits de cuivre pur (7) c'est plus tard seulement qu'apparut l'étain (8) dans le bronze. puis celui du fer. p. Quint il est fait mention des tributs payés s. pense contemporain. fr. E. I. Hist. bien longtemps après la découverte de l'écri. produit du lavage des sables. les orig. Fn. les populations en étaient encore à l'état énéolithique quand apparut l'écriture. (1)Ilésioui. DE MORGAN. il en fut réuni plus de 600. Fouilles à Dahchour. t.. En 1873. c'est-à-dire quand débuta l'histoire. pp. aux rois mexicainsavant la conquête Certains (10) Toutes les monnaies grecques archaï- villages étaient taxés tous les jours à cent ques sont en électrum (Cf.thelot. HEAD. 14. anciennes (Lydie) datent du huitième siècle les habitants de Goatzacoalco apportèrent aux seulement av. p. I. sq.. liv. au temps encore de la douzième dynastie égyptienne. les Orig. Quant à l'or (9). III. V. haches de cuivre. comme en Chine (3) Cf. de l'Histoire. de l'Egypte. Rech. Dans les lettres de Cortez à Charles. et contient en général une forte proportion d'argent. cienne mine de cuivre exploitée par les In- 1878. d'une lame d'or du musée de Ghizeh. DE Sarzec. 744 et pl. Ce n'est que longtemps après qu'on parvint à l'affiner. l'Elam (4) et l'Egypte (5). 197.De cette (6) Dans le nouveau monde. 1894 t. (12) Analyses de Berthelot. Ce métal (Clavigero et Torquemada) (2) Chez les Juifs et les Phéniciens entre servait pour-les transactions. dans la plu- part des contrées. 18S4-1895. 1119-1125. des sciences. les orig. 9. la circoncision chez quelques peuples asiatiques (2). de et peut-être la Grèce (Yavan). L'usage du cuivre mant. les feuilles d'or ornant les sarcophages des princes (11) renfermaient 17 p. mais. des instruments en cuivre pur. car. tandis que dans la région méditerra- néenne. LENOR- l'Egypte. Ainsi l'emploi de la pierre ne disparut que très lentement des usages courants il persista. Oxford. Recherches s. C'est ainsi que les choses se passèrent dans tout le nord. le fer ne fut connu qu'après la science de figurer la pensée. les Ages de la pierre. il accompagne le premier métal sous forme d'électrum (10). ou- renferment en même temps que le silex taillé tils et armes de l'âge du cuivre pur en Egypte. p. dans certaines pratiques cultuelles telles que l'éviscération des momies en Egypte (1). fig.ay V. le cen- tre et l'ouest de l'Europe. II. et ce n'est que longtemps après qu'apparut l'écriture.) pur apparaît un peu avant la fondation de la (O) Le plus ancien bijou d'or daté que je royauté pharaonique et se continue au cours connaisse est la grosse perle d'or découverte des deux premières dynasties au moins. Découvertes en Chaldée. liv. tagne del Ciguila (État de Guerrero) une an- J. 1897. comme la mon- autres. J. à l'énéolithique succéda l'usage du bronze. naie dans le monde classique. diens. Ilistoria numorum. . J DE Morgan. je le péens. Diodore DE SICILE. Felipe Larainzar a découvert dans la mon. 100 d'argent (12). Evans. (4) Les couches profondes du Tell de Suse (7) Cf.-C. Bernard Diaz raconte que. trad. silex se continue pour certains instruments CXXIV. Barci. même jusqu'aux approches de notre ère. Cf. (8) Les Indiens envoyaient l'étain (Yava- ture. les couteaux de bronze. 1887) Les plus lors de sa seconde expédition avec Grisalva.

116. en Occident. II. 273). J. (1) Cf. DE Morgan. pi. p. p. (3) S. l'invention des métaux et de leur introduction Th. I. ples du Caucase. 89Gi. a traité longuement de s'est étendue sur les deux hémisphères iCf. on doit citer celle du Swastika qui lisations (t. Wilson. 1886. pothèse relative à la diffusion du Swastika. Reinacii. des peu. En Amérique. p. qui nous aurait trans- mis ses découvertes par la migration des peuples sibériens (2). il aurait été le fruit d'une découverte indigène (/i). 71). Il semble n'ètre entré dans de Nicaragua et du Costa Rica un certain le monde antique qu'en même temps que les nombre de haches et d'ornements en jadéite peuples aryens (iraniens et européens) sa (minéralogiquementidentiqueàcelle del'Asie). Assyrie. Washington. bien longtemps avant qu'il n'ap- parùt chez les peuples du Nord. Toutes les données archéologiques s'accordent en effet pour dévoiler l'existence de deux courants métallurgiques bien distincts dans l'ancien monde. Mais il est im. bien que de nombreux indices permettent de supposer l'existence de relations très anciennes entre le nouveau monde et l'Asie (5). Mission scientifique au possible de préciser l'époque à laquelle cette Caucase. l'autre dans l'Asie centrale (1). L'usage des métaux était courant dans l'Egypte (3) et l'Asie antérieure. Je ne l'ai jamais rencontré en Elam (5) M. Il semblerait qu'il y eut dans l'antiquité deux foyers des inven- tions métallurgiques l'un. santes et en même temps les plus mysté. . XV. instit. le Fer en Egypte. ds l'An- (2) Parmi les migrations les plus intéres.. riaux. The Swastika. Ce signe ne semble fournies par les auteurs classiques et orien- pas exister d'ancienne date en Chaldée et en taux. 1889. présence dans le nouveau monde semblerait roche étrangère au nouveau monde (Maté- indiquer un contact entre les populations amé. Ce fait vient appuyer l'hy ricaines et celles de l'Asie. dont les montagnes sont riches en minerais cuivreux. 15 à 35. Recherches s. dans les Premières Civi- rieuses. les orig. (carte) I. reprenant toutes les données Ite/i. throp. (4) Fr. p. influence se serait fait sentir. in Smith. correspondant à la Chaldée ou à l'Elam. Lenormant. t. Flint a découvert dans les mounds ni vu en Egypte. le plus ancien.i.

que la civilisation" prit son essor (1) c'est là qu'apparaissent les premières lueurs de l'histoire. luttant sans cesse pour la vie. . êtres favorisés. jusqu'à l'aurore des temps historiques j'ai montré cet être 'supérieur répandu sur-tous les continents. pour le progrès. est. Dans ce milieu essentiellement varié et varia- ble. avancèrent en civilisation et prirent la tête de l'évolution intellectuelle. C'est dans l'Asie antérieure. J'ai. La conquête élamite. aux prises avec les difficultés de la nature. Ces variations sont presque insensibles à nos yeux. très qui. exactement. parce (1) La Chaldée. L'homme se meut dans une ambiance dont la mobilité est extrême. fait curieux. L'expansion sémitique en Chaldée et dans la vallée du Nil. setrouvedansIeMazandéran. en temps que type zoologique. dans les pays situés à l'orient de la Méditerranée. dans les pages qui précèdent. Leur œuvre devait dès lors conduire le monde. se développèrent plus rapidement. esquissé à grands traits l'histoire du globe depuis l'époque où l'homme a été à même d'apparaître sur la terre. Les conditions naturelles de ces pays méritent une attention toute spéciale car les variations survenues dans la forme du sol et dans le climat ont pris une large part dans les causes de l'évolution historique. CHAPITRE VII L'Asie antérieure et l'Egypte anté-historiqucs. quelques groupes humains mieux doués que les autres. pays où s'est développée la voisine du centre de figure de l'ancien monde première civilisation. avec l'instabilité des choses.

l'Arménie. C'est au cours des périodes tertiairesquel'Orient méditerranéen dessina les formes qu'il affecte aujourd'hui. Le plateau iranien n'était pas encore soulevé.qu'elles occupent. jointe à la Perse méridionale et à l'Égypte tout entière. les plaines alluviales se formèrent et l'homme put contempler'enfin le berceau qui devait abriter l'enfance de la grande civilisation. émergeaient çà et là de ce grand lac aux eaux salées. au début A l'époque lutétienne (éocène). Ce ne fut. une grande partie de la Perse et de l'Asie Mineure. africain au sud et asiatique à l'est. du Caucase. la mer couvrait toute l'Asie antérieure et le nord de l'Afrique. alors qu'une autre mer salée s'étendait au delà du Taurus. peut-être aussi l'Anatolie. des laps de temps échappant à la vulgaire observation. en général. le sud de la Trahscapienne et l'Arabie. le Caucase. peut-être les ruines de Babylone. prolon- gée vers le Nord. Quelques îles. par des. Grandes terres émergées. le Caucase. mais qui ne ressemblaient en rien à celles qu'aujourd'hui nous désignons par ces noms. d'abord qu'une esquisse du sol que nous foulons. Certes ce domaine n'est pas resté stable. De grandes émergences dont le relief est inconnu couvraient l'Asie Mineure. parce que les faits humains se précipitent par rapport aux phénomènes naturels et que les termes de comparai- son' sont empruntés à notre courte vie mais les grands mouve- ments de la nature se poursuivent toujours. même au cours des époques humaines il s'est modifié et se modifiera encore. l'Arabie. Un bras de mer traversait alors l'Asie antérieure. C'était une sorte de Méditer- ranée. se prolongeant en un golfe profond jusqu'aux confins orientaux de l'Iran. rejoignant presque la mer des Indes. les val- lées se creusèrent. les reliefs et les dépressions s'établirent. de Ninive ou de Suse seront abîmées sous les mers. de l'Elbourzet de l'Hindou-Kouch. Demain des temps tertiaires. L'oligocène ne semble pas avoir apporté de grands change- ments à cet état de choses ce n'est qu'au vindobonien (miocène) que sortirent des mers l'Égypte. ses terres se tenaient près du niveau des eaux. la Macédoine. dont la sur- face égalait presque celles de nos jours. comprise entre des continents européen au nord. comme l'était le sol qui les porte. imposant leurs lois aux hommes avec une implacable ténacité. . mais.modifica- tions successives.

on en rencontre les traces depuis l'anti-Liban jusqu'au centre du plateau persan. elle se trouvait soumise à un régime hydrogra- phique régulier de fleuves et de lacs. la majeure partie des pays qui nous inté- ressent était occupée par de grandes nappes d'eau salée sans issue. étaient des terres dont Solcotra semble n'être aujourd'hui qu'une ruine. sur la côte orientale d'Afrique et d'Arabie. Zor.. La Méditerranée n'existait encore que partielle- ment la mer Rouge et le golfe Persique faisaient partie des continents. au pays des Bak. DE Lappaoent. (2) Thistam. en Arabistan près de Suse. à Hill sur l'Euphrate. depuis les déserts de l'Arabie jusqu'au pied des montagnes arméniennes (1). s'accroissant dans le (1)J'ai observé les affleurements de ces enfin dans tout le pays compris entre Deir el couches gypseuses dans le Louristan central. Les temps sarmatiens et pontiens (miocène supérieur) virent se créer de grands lacs saumâtres dans la dépression située au nord du Taurus. se rejoignant avec celles de l'Arabie par la région d'Hormuz. Le plaisancien (pliocène supérieur) n'a guère altéré le tracé des côtes. Mission scientifique en Perse. les autres surélevèrent toute l'Asie anté- rieure. à Zohâb tine. Vers cette époque. 191b. par compensation de la dépression qui venait de s'accen- tuer dans le Nord. C'est en ces temps que s'est constitué le bassin fluvial de la mer Morte et du Jourdain (2). mais les altitudes se modifièrent. s'étendaient les vastes lagunes sarmatiques puis le continent européen. (3) A. Il semble qu'alors les fleuves de Palestine formaient l'extrémité d'un vaste système fluvio- lacustre comprenant le Nil. Les chaînes du sud de l'Iran. p. The Flora and Fauna of Pales- yaris. 19u6. où s'étendait le grand lac syro-ira- nien. en Chaldée. formaient le bord d'une vaste cuvette. du Caucase et de l'Iran. VI' édit. logiques). déjà depuis longtemps formés en partie. Traité de Géologie. probablement basse. 1884. Etudes géo. Ces lacs ont laissé d'épaisses couches de marnes et de gypses. Au loin. (Cf. les affluents supérieurs du Zambèze et peut-être aussi la mer Rouge (3). dans le Poucht è Kouh. Quant à l'Afrique. Paris. Des mouvements de l'écorce terrestre s'étant opérés. La configuration du sol était donc toute différente de ce qu'elle est aujourd'hui. les uns fermèrent les communications entre la mer et ces fosses. Palmyre et Damas. Dans le nord. les grands lacs d'Afrique. au-delà du Taurus et du Caucase. Ils couvraient une surface d'un demi-million de kilomètres carrés au moins. .

in Zeilsch. Lacs à Melanopsis Aegyptens. au nord.massif de l'Asie Mineure et de l'Iran. Deutschen Geol. qui s'approfondit. 3. celle du golfe Persique au sud. 355. par compensation. p. . Au cours de l'astien. d. constituant un golfe profond qu'envahirent les eaux amères. Hefl. C'est probablement vers la fin du pliocène que s'est effectuée la grande poussée qui fit surgir le plateau iranien et que. Plus loin. Jahrg. semant de cailloux le désert arabique quelques lacs d'eau douce s'y formèrent (1). la. LIII. dépression nilotique se creusa. entre l'Arabie et l'Égypte. Gesell. Il en fut de même dans le sud de la mer Morte et dans la région de l'Oronte. s'ou- (1) Aegyptiaca. 15. Zur Geologie ïld. fig. se sont creusées les deux fosses qui le bordent la dépression aralo-caspienne. Pays égyptiens et syriens au cours du pliocène moyen (2). Des cours d'eau venant de l'est s'y jetaient. (2) D'après Max Blankenhorn. 1901.

le massif abyssin se reliant aux montagnes de l'Afrique centrale et. se relevait sur ses autres bords pour former.. et l'homme est à même de s'y développer en compagnie des pachydermes et d'une faune très nombreuse. s'allongeait la mer Rouge. du 5 juillet 1907. IV. d. vers le sud. 213. sans communication avec la Méditerranée et le golfe égyp- tien. fort intéressante et très complète sur les der- niers temps géologiques dans l'Egypte et la d'Anthrop. logie Aegyptens. III. de prairies dans les parties basses. et. près de ses côtes. DE J. restes de terres disparues au sud. toutes les grandes altitudes. (3) Cf. Quelques îlots glaciaires docteur Max Blanckeniiorn. Zur Geo. Dès lors l'humidité s'accentue. n'est que la continuation des chaînes arabes. Plus loin. quand apparaît le pléistocène. t. de millé- naires peut-être. 1901. Heft. se garnissent de névés le Taurus. (1). Etude "g. t. (1) Cf. s'avançait dans les pays plats septentrionaux. du Kordofân et aux monts de la Lune. Telle est la conformation de l'Asie antérieure et de l'Egypte. Morgan. p. de forêts.. MORGAN. XVII. le golfe Pérsique pénétrait dans l'Asie. le Caucase. 44. 1905. Das Pliocan und Quar- târzeitalter. Jahrg. Le plateau Iranien DE pendant l'époque pléistocène. vrait la mer Rouge parallèlement à la brisure nilotique mais tournée en sens inverse Ainsi *se trouva constituée l'Asie antérieure. . par elles. pendant une longue succession de siècles. aux plateaux du Darfour. Mais survient la période glaciaire. des Inscript. alors reliées entre elles par le haut massif arménien. de l'Ec. Géol. le pays se couvre de lacs. Mission scientifique en Perse.. Les deux grandes dépressions pontique et aralo-cas-. se rattachaient par le pla- teau iranien à l'Hindou Kouch et aux grandes hauteurs de l'Asie centrale tandis que l'Arabie. l'Arménie. et ses eaux venaient baigner le pied des monts du Sindjar. Bd LUI. Ge- sellschafl. in Zeilsch. 1907. tout l'Iran (3). Plus au sud encore. vaste promontoire. ds Reu. Les grandes chaînes du Taurus et du Caucase. et Belles-Leltres (2) Anciens rivages de la mer Caspienne. de champs de neige. 3. A l'ouest s'étendait la Méditerranée. dans ses lignes principales. d'importantes chaînes volcaniques. Communi- Syrie. Straligr. peut-être même les dernières pentes de l'anti-Liban. du Kurdistan. J. l'Indou- Kouch et le centre asiatique se couvrent de glaciers. du Louristan. en pente douce vers sa région septentrionale. pienne (2) étaient séparées entre elles par le Caucase qui. Deutschen Geolog. demeurent inhabitables. p. parsemée d'îles. peut-être alors plus accentuées qu'aujourd'hui.«• Cf. cation à l'Acad.

De grandes vallées se creusent (h). (1) II est peut-être téméraire de rapprocher par les érosions dans les sédiments (horizon- des cataclysmes qui ont marqué la fin des taux) éocènes et miocènes. relatives au déluge. certainement différents de ce qu'ils sont au. Le Bahr bélà Mû est une solue. campées sur les hauteurs. grecques. les dunes atteignent Bahr bélà Ma. anc. de leurs longues crêtes parallèles.. Maspero. c'est le désert. Cette pidement au milieu d'une atmosphère presque eau légèrement amère était cependant po. 147 et sq. par suite. note 1. p. viennent troubler la régularité de cet océan.. ne sachant à quels territoires confier leur existence. irrespirable de sable. 1907. comme le Bahr bélà Ma (5) pour être de suite abandonnées par les eaux.500 à p. En pente douce vers le Nord-Ouest. Or. l'aridité absolue (6). Elles sont.une jourd'hui. semblables aux vagues de la mer. décembre 190'». in Geol. Ce de hauteur.partout les couches géologiques avec rore des époques historiques le souvenir des leurs fossiles usés par le vent.. falaises sur les deux bords à tiO et 80 mètres juives. elles se déplacent ra- pluies abondantes de l'hiver précédent. 189G j'ai visité le du « fleuve sans eau ». en ces temps troublés et si longs que nous n'en saurions évaluer l'étendue. la terre se couvre de cailloux roulés. 2 0U0 mètres et larges de 1. échappent-elles au désastre. En sorte dangereux. de nappes d'eau résultant des fin. M.elles valleys. trent. Lorsqu'il vente fort.(J. qu'on le pense généralement. P. dans les au loin dans le désert et semblent être sans dépressions. disent les légendes (2). Chassés de leurs plaines par les inondations. Nord-Ouest au Sud-Est. creusée (6) Sur les déserts d'Egypte. elles s'avancent gulièrement facilité par l'existence. arrive la débâcle et ses alluvions. Nulle part on temps pléistocènes était encore vivant et ne rencontre -la moindre trace d'humus ou de que. distantes les unes des autres de 1. May. l'aire d3 drainage beaucoup plus' inlinité de ces vagues parallèles se perdant à vaste. ils ne s'y aventurent qu'avec la qu'en aucun cas ces régions ne sont habita. laissant affleurer entre elles le sol géologi- (4)T.. G. Dorme. mon voyage s'est trouvé sin. Au fond de cette vallée se mon- rapprochement laisserait supposer qu'à l'au. etc. Choix de textes. mais* eux-mêmes l'avaient peut-être reçu de peuples plus anciens qu'eux dans lé pays. 575) tombent à 45° environ vers le Sud-Est! Ça considère que la vallée du Jourdain s'est des. (Pt) Cf. dès descendants des tribus pléistocènes. Cf. forêts. D'énormes dunes. -T^ FER- . 101. litiqùe. qui s'élèvent en grands glaciers des légendes chaldéennes. dans le Liban entre autres seule la zone intermédiaire reste habitée. p. vit. les humains durent vivre d'une façon bien errante. et là. Bonney (Tlie Kischon and Jordan que. Après l'eau.se forment. II.) vallée de 10 il 25 kilomètres de large. pour la bibliographie. 150.. Le souvenir d'un cataclysme de cette nature nous a été trans- mis par les Sémites de Chaldée (3). 1893. A peine quelques familles. parfois 50 mètres de hauteur. quelques collines bordées de falaises sinée depuis la formation du calcaire nummu.= Puis. Ces parages sont consi- table pour les chameaux de l'expédition. là où croissaient jadis de luxuriantes forets. dirigées du (2) Cf.. .-C. après des oscillations restées encore inconnues. l'horizon. Dans les parties moins encaissées (5) Lorsqu'au printemps île. C'est le déluge chaldéen (1) qui détruit tout. mais dérés par les Bédouins comme extrêmement elle ne l'était pas pour l'homme. l'aridité est ab- vent être visitées. L'homme ne survit que grâce à ses bateaux. probablement au début de la période les sables s'en détournent pour aller s'accu- glaciaire. p. la solitude. liixl. Du sommet des collines la vue découvre. aucune plante n'y croit. animaux et hommes sont engloutis. Les reliefs des pays voisins étaient muler derrière elles en monticules énormes. recoupent cette vallée p. cette période de la fonte des coquilles ayant appartenu à la faune terrestre glaces ne serait" pas aussi éloignéo de nous pléistocène ou moderne.000'mètres environ. plus grande circonspection Aucun animal n'y bles et que c'est en grande hâte qu'elles doi.

dans les plaines. vol. apportaient. p. Traversant les alluvions. Deltas torrentiels. les eaux de . apportant les matériaux des hauts pays. le Djerrâhi réduits aujourd'hui au rang de rivières. d'énormes volcans vomissent le feu. des monts Baktyaris se jetaient alors directement à la mer. L'Euphrate avait le sien bien au nord de Babylone. Le pléistocène marque pour ces pays une ère de dévastation. Quant au désert arabique. y creusant leur lit. salés ou saumâtres. des quantités énormes d'eau. le Kâroun. du Poucht è Kouh. Londres. la Kerkha. Cent cours d'eau de moindre importance descendant du Zagros. l'Ab-è-Diz. en Arabie. vont offrir à l'homme des terres habitables. les fleuves ont adopté le cours qu'ils conserveront jusqu'à nous. M. La Diyala. des plateaux couverts de lacs immenses. aux diverses rivières en sortant. couvertes de neige pendant l'hiver. lentement. Mais voici que. dans les débuts surtout. Il se produisit des crues violentes qui. très variables suivant les saisons. Que reste-t-il après ces cataclysmes ? de hautes montagnes encore glacées. fertilisent leurs rives. fous.les fleuves qui. en Ethiopie. mais elles perdent graduellement de (1) Ces inondations périodiques e-tistent'en. core dans toutes les' vallées de l'Asie anté- zine. Au printemps. Çà et là. rar Some desert features. ils se perdent aujourd'hui dans la plaine. in Geological Maga. (. où s'entassèrent d'abord les gros matériaux. créent leurs deltas. sq. ce sont. ont fait. les cours d'eau issus d'Arménie et des pentes iraniennes. étaient alors des fleuves. entraî- nant à la mer d'immenses quantités de boues. Mais pendant ce temps. les glaces ayant fondu. la nature va réparer les ruines qu'elle a semées.) rieure. celles du Taurus. du Taurus et du Liban se fraient un passage jusqu'à la mer et. IV. comme de nos jours. sur le plateau persan. ou plutôt véritables cônes de déjection. à la sortie des falaises qu'il venait de découper dans les alluvions durcies le Tigre se jetait à la mer quelque peu en aval de Mossoul. leur importance. 4M. ne possé- dant pas même un ruisseau. les cendres et les laves. très rapidement progresser les estuaires (1). la mer pénétrant jusqu'au milieu des continents. au Caucase. l'équilibre s'est établi. les montagnes d'Arménie. par leurs incessants apports. l»07. recevant les pluies du printemps.1. et ce désert caillouteux qui se refuse à la végétation. tout en errant encore longtemps. il ne fournissait aucun apport constant. Les chaînes bordières de l'Iran.

Peu à peu. fasc. le Danube 1 2. On a bien souvent essayé d'évaluer les temps écoulés au moyen des progrès des alluvions (3). 1897.) recente transformazioni del delta del Po. viennent se joindreà celles du Tigre. (4) La proportion des boues charriées par t. I. Mim. traversant la plaine près de Bag. Geocjr. Dans d'autres. p. avançant toujours. bien des fleuves devinrent de simples affluents des grands cours d'eau dont les deltas. En ce total de ses eaux. Cette méthode n'est pas sûre en ce qui concerne les parties hautes des vallées. de Morgan. qui concerne l'avancement du Pô. laissaient entre eux de vastes marécages (1) et des lagunes près des plages. le Mis 12 .400.) 1908. Le L'irrégularité de l'avancement des del- (3) Rhône porte à la mer 1 10. et ne prend de valeur que du moment où le cours d'eau ne dépose plus que des éléments très fins (/i). 1900. en Perse. (2) Cf. in Izuest. sition d'existence. On peut compter par exemple.M. (J. Délég. XLIV. o6stchestua. (J. Sulle dad. Tian-ChanskiVénia- la culture. [t. les cours d'eau est extrêmement variable.. ont été livrés à du Danube. 161 et cartes. en ce qui l'Euphrate. roassknco geogr. Pour celui asséchés depuis longtemps. on voit encore les mine k voprousou onarostanii delty Dounaia. in Riv.000 du volume tas est un fait aujourd'hui reconnu. M. Unionidés enfouis dans la terre dans leur po. Cf Sevienor. 1904). X. Cf. Avancement des alluvions du Chalt-el-Arab dans le golfe Persique (d'après les cartes marines) (2). (1893- (1) Beaucoup de ces terrains marécageux. J.

de 12 mètres.) core au dix-septième siècle avant notre ère. G. j'ai remarqué des de sa présence dans une région aride. Mais pour Certainement ces défenses ne venaient pas le même fleuve ces proportions varient sui.) Toutefois. en Perse.) abondant encore aujourd'hui dans les forêts (4) Il semblerait que l'éléphant vécut en. le cerf (8). représente des bovidés sculptés très de l'Buphrate. J'évalue pour Hétéens aux rois assyriens. 22. sissipi 1 1. « Près de Nii. 1895. Dans le golfe Per. 192. que. note j'ai visité une plage relevée de 30 à 35 mètres. Au delà. Etudes géo- sique. (J. et d'hist. on est en droit de s'étonner Dans la baie d'Obok (1904). p. de l'Ab è Diz. les terres ont progressé de 1. en amont. Y' édit. (J. partie compensé par l'immersion lente du (8) Le cerf moucheté (Ceruus dama L. ces causes de modifications des rivages n'ont pas été les seules. parmi les tributs qu'envoient les . on voit figurer des le Chatt el Arab à 1 1. M. au contraire. 200). M. delta lui-même. Cf. II). Maspero. au fond. p. à Thèbes. Délég. l. vers les marais de Hawi- qu'à la hauteur d'Antioche. 1. Mission en Perse. 200. de même que les falaises de (7) Un vase archaïque de pierre. les évaluations basées sur ce phénomène seraient téméraires. comme celui de la mer Rouge. racon- (1896) des cordons corallins relevés de 10 et tée dans l'inscription d'Amenemhabi. (Cf. ninivite(Cf. émersion. à une. se trouvait alors divisée en une foule d'ilots et de presqu'îles. grès coquiller. pays des troupes de 150 à 200 sangliers. Kerkha et le Tigre. le Gange 1 428.concerne le Chatt el Arab. Il.700 mètres environ par siècle (1). 4. 700. et la chasse aux éléphants est. Suse. à plus finement en relief. le fond du golfe Persique. Thoutmes III donna la chasse (1) Cf. p. au nord de l'ile. couvertes d'arbres et de prairies où vivaient les animaux sauvages les plus divers (/i) l'hippopotame (5). 24 mètres au-dessus du niveau actuel de la (5) Disparu depuis les temps historiques. près de Féloudja (1900). note 2) transporte de la mer Rouge les plus élevées sont à Nii dans la Nubie méridionale. 27. I. entre la au pied de l'Anti-Liban. peup. M. Nous ne saurions dire si ces oscillations se continuent de nos jours. 282. La Chaldée. trouvé ù.. delta sur la mer se trouve en t.). D'ailleurs. tandis que le delta du Nil. M. la Coelesyrie ou la Syrie du Nord « (Cf. (9) Encore fréquent dans les pays broussail- dans le pays des Routonous situé à l'est et leux situés à la frontière de la Perse. LAYARD. p.pl. au milieu. bordées de roseaux.ue Morgax. Ilist. Un éléphant figure au tombeau de Rekmara t. (6) On rencontre encore parfois dans ces chement indo-pacifique et composée d'espè. p. G.) glyphiques et. cil. et certaines peintures céra- de 50 mètres au-dessus du niveau actuel de la miques de Tépéh Mouçian fournissent des mer. ou sur les bords du cours d'eau. le lion sans crinière (9). climat n'a certainement pas changé depuis ce gical Survey of Egypt (1897-98) a observé des temps. nie entière de Bender Bouchir est due graphiques. U ) représentations du même animal qui vivait (3) Toutes les villes ruinées du lac Menzaleh encore à l'état sauvage à l'époque des rois montrent aujourd'hui des constructions par d'Assyrie. s'est sensiblement relevé (2). cement du. de crit. ses eaux. le sanglier (6). Ce pachyderme zèh se présente quelquefois aux environs de est plusieurs fois cité dans les textes hiéro. Halévy (Mil.. op. etc. in Mêm. depuis Korna jusqu'à Fao.) 1893. qui s'élèvent sur la rive droite Suse. depuis le Haurân jus.000 la proportion des meubles d'ivoire et des défenses d'éléphant. Le Geolo. les bovidés (7). ces actuellement vivantes. Depuis les temps modernes. J. (J. MASPERO. mer. A Perim (1904). en aval de Disfoul. sais sont pris à la surface. dont le exhaussements de 30 à 50 mètres. (J. The MonumentsofNineueh. anc. p. 1906. s'enfonçait (3). J. relatifs plages soulevées pléistocènes sur les côtes aux peuples sémitiques. 1. parmi les tributs des Routonous (2) Dans la péninsule Sinaïtique j'ai observé (Syrie). DE MORGAN. La faune qu'elles renferment est fran. Chasse à l'Unis sur un bas relief 3 ou 4 mètres de fond en sorte que l'avan. limons renfermés dons. Chaldaea and Susiaiia. car l'écorce terrestre n'est pas demeurée en repos. aux éléphants et en massacra cent vingt. LOFTUS. (J. de l'Afrique centrale. dans vant les saisons et suivant aussi que les es. 23. nouvellement née. t. Orient. sq.

r. plusieurs espèces. von KREMER. Athenaeum. 1892. Fr. Cat. au bord des rivières. s'élevait le massif iranien. il était déjà en Chaldée. d'acacias et de dattiers. 1875. p. sur les collines. sq. Cf. Kerkha en fournil (dits poissons de Tobie) de logiques dont beaucoup sont combattues par 2 mètres de longueur. entourés d'une ceinture d'énormes roseaux. S. Th. let 1889). J. porte deux autru- (3) Equus hermionus (Pall). de saules. quel'imaginationdesOrientauxa placé le paradis terrestre. cet oiseau vivait encore sur les lées du Kirmân. vaseux. J. G. 4 et 5.) dans le sud du Bélout. l'orge. et Ehr) dans et de cuivre(Cf. aride. lyndres orientaux du Cab. dèens et les Origines accadiennes. cy- 0. M. Cf. 315. sq.-C. REINACII. Dorais (L. VII. pour se couvrir de lacs et de plaines salés. C'est là. large parfois de plusieurs kilomètres. des Aryens. ces pays abondent (5) Gazella subgulturosa (Güldenst). pp. peu profonds. (7) Dans toutes les rivières de la Chaldée n°s 1.) dans les montagnes rein.) fréquemment rencontré dans le tell (6) J'ai (9) Cf. pp. Bl. il est aisé de se représenter ce qu'il devait renfermer de richesses spontanées. Sciimidt. le sol d'une richesse extrême et perpétuellement humide. désolé à peine échappé aux glaces et aux neiges. sans populations autres que l'ours (1) et la chèvre (2) dans ses montagnes. Ce quadrupède ches (huitième siècle av. C'était en effet le district le plus plantureux de toute l'Asie anté- rieure. l'Origine ment avaient 4 mètres de la queue à la tête. p.). lé poisson extrêmementabondant Sœugelhiere bei den Sadsemilischen Voelkern. et. au temps de est encore très abondant dans les plaines sa.) G. etc. bécassines. couvert de tamaris. Die Namen der et de l'Elam. 7-9. Cet homme (9). in Ausland. fusci.). des médailles de chistan et la Mésopotamie. Oppert. 62. Die Urheimalh der Indogerma. A l'orient. En Chaldée. offrait des fourrés impénétrables et de vastes clairières où se développaient les graminées parmi lesquelles le froment. roi de Mouzazir (i) Ovis Cyloceros (llutton) dans le sud. s'appuyant sur des analogies lexico. MENANT. breux échassiers. (8) Encore aujourd'hui. (?) G. (Musée de La Haye. alors que l'homme ne l'avait point encore dévasté par ses querelles.mel. Le sceaud'Ourzana. canards de Bennetii (Sykes). oies. Joh. Bend. dans ces mille petites oasis (1) Ursusarclos (L. nom- frons (\V. entouré de toutes parts de déserts. sijriacus (Ilemp. rives de l'Euphrate (Ammien Marcellin). Julien Il. n° 32). dans ce pays privilégié. dans la même rivière. J. Dans le désert voisin du pays des deux fleuves. 6 juil- celles du sud. A. nourrissaient le poisson en extrême abondance et des nuées d'oiseaux d'eau (8). pl. que l'âne sauvage (3) et la gazelle sur les plateaux (/i). atteint parfois des dimensions énormes. Etudes sumériennes. Lenormant. l'avoine dont ces pays sont la patrie originelle. Les marais. la Magie chez les Chal- on en a trouvé dans les sépultures de Bah. (J. sarcelles. Hom. en gibier d'eau cygnes. Grnelini (Blyth. U. Fr. en même temps que des objets d'ivoire du nord. . La 1879. encom- brés de plantes aquatiques. près des sources. La Haye. 2. les gazelles (5) et les autruches (6) côtoyaient les bords de cette immense plaine marécageuse où abondaient le gibier et le poisson (7). j'en ai vu qui certaine- nen. quand on y a vécu. et à Poul è TVng. (4) Cf. 1890. 83- de Suse des fragments d'œufs d'autruche 85.

. Londres. Maspero.) Mèdes. occupant d'abord le plateau iranien. La Basse Chaldée et l'Elatn à l'époque de l'expédition maritime de Sennachérib. (4) J. 127 et Goulam. le Peuple et la Langue des (J. dans les vallons T. Cf. des stations néolithiques et énéoli. DE Morgan. W. II. (d'ap. Cette erreur provenait d'une fausse interprétation de la nature ethnique des Mèdes consi- dérés à tort comme Anaryens (A) et dont. Hisl. G. Il suivit pas à pas les progrès des limons sur la mer. t..(PouchtèKouh). Délég. Or. Mém. {1) On rencontre fréquemment près des (2) Pour la zoologie de la Perse. la migration 137. 1900. Iniques: Erek. J. Tépéh 1893. voire même sibé- rienne (3) qui. des derniers contreforts de l'Anti-Liban et t.qui s'étaient formées de suite après les grandes inondations (1). se concentra dans les parties riches du pays.peupl. On a cru pouvoir reconnaître dans les non-Sémites de la Chaldée des peuples d'origine nordique. abandonnant aux bêtes sauvages toute la région désertique'(2). pp. de l'Iran. BLANFORD. J. Oppert. 6). I. par suite. etc. (3) Cf. Tépéh Aliabad. fig. D'abord chasseur et pêcheur. Soukhna (Cœlesyrie). en Perse. occupant ce sol nouveau dès qu'il ne trembla plus sous ses pas. anc. il devint plus tard agriculteur et éleveur. seraient descendus dans la plaine des'deux fleuves. Easter Persia. M.- sources et des ruisseaux. en 699 av. 1876. the Zoology and Geology.-C.

Mission scientifique en IV. 1899. t.. l'Arménie et le nord de la Perse (3) montrent d'une façon péremptoire que ces pays n'ont jamais été. Recherches archéologiques. avec les données archéologiques et linguistiques que nous possédons. . en ce qui concerne les pré-Sémites de la Mésopotamie. ne se prê- (1) Delatre. (2) J. Iranien au delà du XXV' siècle avant notre ère. VIII. sq. 1" partie..) Aucune migration très ancienne ne semble avoir traversé ces régions jusqu'aux invasions aryennes.a été reportée bien des millénaires plus haut qu'elle ne remonte en réalité mais justice a été faite de cette opinion (1). penser qu'ils étaient les descendants des hommes pléistocènes de l'Asie anté- rieure. mes recherches dans le Caucase (2). le Peuple et l Empire des Mèdes. En Chaldée. Perse. p. moires de la Délég. la distri- bution naturelle du sol en districts séparés entre eux. 2 vol. 1883.. Les observations anthropologiques concordent pleinement. DE MORGAN. de 'MORGAN. se en Perse. in Mc- Bruxelles. Itinéraire d'un voyage de l'auteur en Chaldée. H. D'ailleurs. surtout dans le bas pays voisin de la mer. de ceux qui avaient connu les temps glaciaires et le déluge. 13.habités antérieurement à l'existence d'une industrie des métaux déjà fort avancée et relativement récente (li). n'ayant rien de commun avec celle de la Chaldée. M. 1889. DE Morgan. t. Nous devons donc. Mission scientifique au (4) 11serait exagéré de faire remonter l'an- Caucase. (J. tiquité des dolmens du bronze dans le Nord (3) J. à cet égard.

aucun moule à briques n'était construit. (2). Bliss. (Cf. en un lieu saint n'était pas faite aucun roseau n'avait poussé. Anou était adoré dans Ourouk. sembla des bois dans. Chouchinak à Suse. Il en fut de même dans toute la Chal- eux. Erecb n'était pas faite. (3) Dans la haute antiquité. R. fils de Gour- et pl. Sin à Ourou. sq. 1904. II se lit sur une tablette de pierre pro- pi. de Samer el d'Ak- (i) A Suse.-C. Bliss et Macaljs- 11K)7. l'acropole d'un quart d'hec. Excav. 5 hect. montre combien les premiers tout au plus 6 hectares et l'acropole moins souverains étaient adonnés aux œuvres de la d'un demi-hectare (Bliss. 82) estime qu'anlérieu- modestes dimensions. 1907. chaque district avait son coutumier. la ville n'était qu'un refuge de très (Journ. la montagne (F. 45. la ville occupait une surface de de la Chaldée. p. 1). Mil. 18.p. fils de Gounidou. 36). île ou presqu'île. profondeur. rieur au quarantième siècle av. 13). à Ta'annak. venant de Tello (?) et est certainement anté- tares et demi. les Inscr. 2 hectares et sit l'A-edin (?). Q. Urnina tare (BLISS et Macalister. 53). aucune maison n'était faite.tant pas à la vie nomade. H. leurs biens et leurs personnes. 83). p. plus grand que les autres. p. theil. naan. la protégeait plus spé- cialement. aucune ville n'était bâtie. 1900. A Mound. Tell Ta'annak. cons- quart (op.. aucune ville n'était faite. construisit le temple de Nina. paix. 1904. » Chaque groupe s'établit dans une terre. Dhohme. cit. Thubeal'-Dangin. Choix de textes. construisit l'enceinte de La- 4 hect. à Tell gach. $. Il se forma par la force des choses des agglomérations sédentaires. truisit l'Epa (î). teh. 15. ceux dont kad. 29. des usages qu'ils développèrent plus tard. Nachr. I et II). p. A (5) Le texte suivant. en cas de néces. È-Kour n'était pas bâti. p. Weil peuples. Nippour n'était pas faite. etc. les premiers remparts. où les habitants du rement à la XII' Dynastie les Asiatiques voisinage mettaient à l'abri. Des gouvernements locaux s'établirent. imposa . chaque ville eut ses croyances. des D. 1903. p.. possédaient une science de fortification bien sité. X). demeure des dieux. l'un des plus anciens Tell el Hesy. On est supérieure à celle que révèlent les types surpris par l'exiguïté de ces réduits. 18. Vincent. (1) Les cylindres archaïques de la Chaldée nous rencontrons les vestiges à 25 mètres de et de l'Elam représentent. A Moand. aucun fondement n'était posé. u. VIII) à Tell Djedeideh. 1905. Macalister. Vereins. 02 (Schumacher. centres où il était plus aisé de se défendre (4). fabriqua la statue de Lougalouroti. cit. p. « La maison sainte. creusa le environ 5 hectares et demi (op. 110. Excavations. de se nourrir tous ensemble (5). 13 roi de Lagach. pour la plupart.2Û0). Les lois. È-Anna n'était pas bâti. la ville est de 3 hec.. tous se ressemblant. canal X et voua ce canal à Nina. pl. Les hommes se groupèrent pour se protéger en commun des ennemis qui les entouraient. 80 (Sei-lin. dée et dans les pays plus occidentaux de Ca- reau.. ras- el Moutésellim. 113 et 224. Bel à Nipour. quelques chiffres permettront de juger. p. aucune agglomération n'existait. à Tell es Sofy.. étaient simplement faits de terre des scènes d'animaux sauvages luttant entre pilée. chez tous les p. qui bientôt construi- sirent de petites villes (3). p. sq.aux tribus les règles de leurs premiers établissements. la ville couvre sar. dont égyptiens de la même époque. . J. construisit le Ningar (?).p. p. P. p. aucun arbre n'était pro- duit. car les besoins de la vie étaient les mêmes pour toutes les tribus. et d'hommes combattant le lion et le tau. asiat. à Tell Zakariyà. construi- pl. Mardouk à Babylone. 29. grande assez pour subvenir à ses besoins. son dieu ou ses dieux dont un. (2) Cosmogonie chaldéenne (P. Canaan.. animaux féroces contre les- quels leurs combats furent incessants (1).

. nous ne rencontrons. dès une très haute nistre de rinslr.) (3) Dans les textes les plus anciens de la (4) Le travail le plus récent et le plus com- Chaldée (d'époque antérieure à Naram-Sin) plet au sujet des Sumériens. Mais j'aborde une question d'origines qui a été l'objet de controverses passionnées (2). Les premiers habi- ne pouvons retrouver la langue. présente un système et d'Accad. IIalévy. le Mi. tandis que d'autres en reportent l'honneur sur les'vieilles races autochtones (/i). de l'As. 1878. codifiées plus tard. furent les lois de Hammourabi et probablement aussi celles de ses prédé- cesseurs. à S. dû le passage de l'idéogramme sumérien aux mais ils parlaient une langue agglutinante et signes phonétiques. babylonienne. L'existence de pré-Chaldéens (Sumé- riens). -II.. chaldéennes inédites. contre tièrement linéaire publiée par Winkler (Forsc/i. Le phonétisme parait avoir été dé- (2) Cf. » ques serait due à ce que ces noms furent ren- . par suite. 1874-1876. chap. d'Agadé. sq. the cuneiform inscriptions. niée et combattue par les uns. restée commune parce qu'elle descendait d'une seule souche et aussi parce que les diverses tribus n'étaient pas sans communiquer entre elles mais elle disparut rapidement. l'auteurse prononce tre idéographique dont. Sayce. Leroux. Un texte pro- nsial. Ces dieux locaux. entraîne à sa suite le grand problème de l'origine de l'écri- ture (3) et.. sur les noms de nom. Oppert a été généralement adoptée. nie du Sud. p. J. publiait une tanée du système phonétique dans la Babylo- brochure intitulée Encore l'inventeur du cri. mélangés aux divinités des Sémites. comme de juste.. Avec les rois bre sumériens. (F. pp. La présence. gagé de l'idéographisme. fesseur A. The Sumerians. de noms propres non sémiti. est celui du pro- on se trouve en présence non de deux langues. en 1905. tout au moins dans les relations offi- cielles. ni des Aryens. III. dus par les Akkadiens par des signes ayant pendant d'indéniables traces. sq. crit. En sorte tants civilisés de la plaine alluviale de Baby- que c'est probablement aux Akkadiens qu'est Ionie n'étaient ni des Sémites. Cf.-H. cette théorie. La théorie domination de ces souverains parait avoir eu de J. 1883. admise et soutenue par les autres. p. antiquité. l'Elam nous fournit des textes sumé- (t) Les textes archaïques en fournissent ce. 06s. une valeur phonétique alors qu'aulrefois pro- The Archeology of tlie Cuneiform Inscriptions. Paris). p. l'un phoné. 1882. 68). ces coutumes. Cf. le phonétisme se complète et la syrie et de la Babylonie. bablement ils n'existaient qu'à l'état d'idéo- 1908. sur VI. p. la culture babylonienne des derniers jours. A. Thukeau-Dangin. Oppert (Rap. 544). que des documents écrits en langue sumérienne et dans lesquels cet idiome est mélangé de quelques traces de sémitisme. grammes. Les nouvelles époque moins ancienne. pour la haute antiquité. qui. relig. J. sq. 6. pour effet l'introduction partielle et momen- sauf par J. Halévy. 67. La langue était. publ. termes écrits phonétiquement. faisant place à celle d'envahisseurs (1). Etude sur les documents venant de Abou-llabba et appartenant à une philologiques Assyriens. l'au. 1883. par les habitants de la Babylonie du montre l'existence d'une langue non sémiti. Rech. Tablettes térium sumérien (E. mais encore anté- inscriptions chaldéennes et la question de Sumer rieure à Sargon l'ancien. Aussi loin que nous puissions remonter dans l'histoire basée sur des inscriptions. Docum. phonétique plus développé. 67-100. Paris 1897. à peu de chose près. tique qui semble appartenir aux Sémites. nous nettement (Cf.) dé. M. p. de la civilisation que certains auteurs attri- buent aux Sémites (Akkadiens). in Journ. dans les c'est à eux que sont dus tous les éléments de anciens textes. Comme la Chaldée proprement dite. Jeciterai par exemple l'inscription en- que dans la Chaldée primitive.11. Nord. E. Ce document conlient déjà des l'origine de la civilis. formèrent le panthéon chaldéen. Sayce. 19U8. mai 1856. Dans The Archeoloyy of mais de deux systèmes d'écriture.

d. Lagrakge. les peuples parlant des langues dites aryen- gressodegli orientalisti. XXXVII. Leipzig. Ges. on voit apparaître très anciennement un troisième élément linguistique. édit. puis qu'à son tour il se divisa. thiere. l'araméen. renaît tout à coup vers 1500 avant J.. Zeitsch. xxet480. que des traces. vallée du Tigre. l'arabe. l'arabe. nes. les Assyriens vers le nord (6). l'élamite (ou anzanite) semble être plus ancien que les autres. Ces diverses langues ne procèdent pas les unes des autres. Leipzig. ni aryenne. A l'époque où écrivait Schrader. p. phénicien. Schrader (5) suppose que le groupe sémitique du nord se sépara le premier pour venir essaimer en Chaldée (akkadien). ni sémitiques (1). 42. 1905. 1879. d.riens mélangés de sémitismes. 217. et des textes sémites mélangés de sumérismes. (M. Quànt aux langues sémitiques (3). daeer und die Ursitze der Seniiten. in Alti del IV Con. d'in^ fluence. Lenormanl . en Élam. 1880. dont il ne faut retenir que ont donc vécu ensemble dans une union plus ce fait qu'elle n'est ni sémitique. Cette (5) Schrader. Firenze (1878). Relig. (6) Berose. Les Sémites appellation vague. l'assyrien. l'araméen. pp. en même temps que se reconstitue l'indépendance du peuple susien. les Araméens puis les Hébreux se diri- geant vers l'ouest. place le berceau des Sémites dans la leurs origines sont encore confuses. au contraire. 1873. moabite) se ressemblent tellement entre eux (2) Cette langue est de la forme de celles qu'on peut les considérer comme les frac- qu'on est convenu de nommer touraniennes. l'éthiopien et le cananéen (hébreu.. plusieurs éléments se trouvaient en présence dont l'un. (1) Mémoire de la Délégation en Perse (passim). à l'ouest de Ilolwan. d'après l'étude comparative de leurs éléments constitutifs. aux plus anciens temps. que cette famille fût originaire de l'Arabie. documents écrits.. étroite que celle que nous font connaitre les (3) Fritz Hommel (Die Namen der SAuge._celle du sud dans laquelle on range l'himyarite. cette supposition prend corps. Mais dans ce dernier pays. Il semblerait.. des noms pro- pres ni sumériens. Die Abstammung der Chal- opinion est aujourd'hui complètement aban. La patrie sémit. l'hébreu et le phénicien . mais aujourd'hui. qui. susienne ou simplement élamite.-C. l'élément le plus ancien domine au début et le nouveau n'existe qu'à l'état d'inclusions. Fragm. Ainsi. appartenant à une langue (2) appelée indifféremment par les savants. (4) L'assyro-babylonien. dominée pendant des siècles. tionnements d'une même langue. J. anzanite. En Chaldée. in donnée.) Et il en est de même pour originaire des Sémites. mais dont il ne reste. t. elles constituent une famille fort bien étudiée (li) que les linguistes divisent en deux sections principales celle du nord comprenant l'akkadien. son système ne reposait que sur une hypothèse. Quant aux autres groupes linguistiques. etc. p. s'appuyant sur des déductions archéologiques et épigraphiques. Alorgenl. depuis les récentes décou- vertes de Chaldée et de Susiane. mais répondent à des évolutions paral- lèles. sq.

sur un chameau. Amloud el Ghoumair. que la tradition énonce. en Perse. d. note p. 257. Muham. '89) place à Bahrein l'ha. Leben u. p. Wo lag dus Para. 237-241. des pays d'Oman. Or. t'une habitant le Djéziret (pays pouvons leur assigner une époque. semble-t-il. suivant Bérose) (6). sq. Lenor- (6) Persique. X. de Bahrein (5). manl. se trouvant peu à peu en grand nombre. La route (2) Hérodote (VII.800 ans.M. font venir ces premières invasions de la péninsule arabe (2). 157. se succèdent à intervalles irréguliers. Arabiens. 137. et s'établirent parmi eux. Des traditions antiques.) sième sur les côtes et dans les iles du golfe' Bérose. arrivé par la mer. XI. Les Sémites des côtes s'y aventurant. édil. Fr. (J. Le nord de l'Arabie était alors ce qu'il est aujourd'hui un désert semé de rares oasis où les caravanes ne s'aventurent guère (4). Id. à la manière des animaux. pp. guidèrent la conduite (1) Cf. 29 Schrader. Alaparos et Amillaros sont les types et qui gouverna pendant un nombre considérable d'an- nées (92. sous divers noms. l'ragm. ne rencontre que trois points d'eau. situé entre les deux neuves). tous les témoignages scientifiques viennent jusqu'ici les contrôler. trouvè- rent au fond du golfe des terres fertiles. que sont les meilleures sources. Puis les Oannes. . Un second être fabuleux. etc. Sprenger. 149- arabiques. les Araméens et enfin une troi. et dans les légendes chaldéennes. sémitique c'est dans des particularités linguistiques. des habitants encore plongés dans la sauvagerie. ils les absorbèrent. le courrier arabe qui porte De nos maci. IX.) (3) 11 semblerait que les Sémites fussent. XXVII. sq. El. W. leur ensei- gnant ce qu'ils savaient eux-mêmes. A. 341. Cette tradition se rapporte à la légende d'Oannes qui. La Chaldée à elle seule ne fournit que bien peu de rensei- gnements sur l'invasion. Aile Geogr. la poste entre Bagdad et Damas parcourt 293-295. Ces faits. Delitzscii. A. Jlist. t. Il formait une barrière entre la Chaldée et les pays habi- tés de la presqu'île mais au sud s'ouvrait le golfe Persique et la voie maritime. Maspero. Annêdôlos. dies ? pp. diens une autre plus au sud. VIII.. p. de sorte qu'en tout six apparitions. divisés en trois de tombeaux antiques. 1905. Zeils. cette distance (800 kilomètres) en neuf jours Vlorg. recueillies par Bérose (]). venues du golfe Persique. sortit encore des flots après une première dynastie dont A lôros. (Cf. (4) jours. profitant des notions qu'ils rencontraient chez eux et enfin. Les lumuli de Bahrein. civilisa les peuples vivant jusqu'alors sans règle. Ainsi ce n'est pas du centre de l'Arabie qu'il convient. des îles du golfe Persique (3) et des côtes avoisinantes. Lehre d. Jouannin. déjà savamment exploitées. mais jusqu'ici nous ne branches.. traverse Wadi Haourân. ds Mêm. 1893. et dans la saison sèche anc. les Suméro-Acca. G. (5) L'ile de Balirein renferme une mullitiule dès leurs débuts en Chaldée. Cherra et bitat primitif des Phéniciens. Cf. de faire venir l'invasion sémi- tique mais bien du sud. p. Gesell. l. vers les déserts de la Délég.

deux faits dominants. M. entrai. quoique mémorable. teux) il vivait au temps de Charrou-oukin qui.j'ai vu. on ne peut voir les inondations qui ont marqué la fin de l'époque glaciaire car. (J. Khoumbaba. résista (2) jusqu'à l'établissement de l'empire (3) suméro-akkadien. les le 18 mars 1904. duisant dans des grands fleuves est de nature au commencement de sou règne. personnifie. Koudour-Koukou- plaine était couverte d'eau et que les ruines mal (également roi d'Elam). une invasion les Sémites occupèrent d'abord pacifiquement les points mari- times et de là. Seul un peuple. Un pareil phénomène se pro. nous l'indique.des hommes pendant la période de 691. Cette conquête ne fut pas. M. ce jour sur la première guerre d'indépendance a la suite d'un orage. au armes élamites avaient alors vaincu celles de Poucht-é-Kouh. l'Arabie n'y pouvait venir coloniser. avait soumis à laisser dans l'esprit des habitants l'impres. de proche en proche gagnèrent lentement tout le pays. trouve relatée et chantée la défaite du roi ribles inondations. plus heureux que de Suse formaient une île. (J. M. la Kerka Khoumbasitirfut aussi roi d'Elam. arbres naissons l'existence est Our-ilim (nom dou- et broussailles. Dans l'épopée du 1. dans leur jeunesse. dites sumériennes.) . la Chaldée n'existant pas. la rivière de Douéridj. m'ont narré que. comme son nom bonide. sur toute la plaine large élamite. S'il y eut des guerres. L'élamite aujourd'hui mieux connu. vivait en 3750 avant notre ère. suivant Na- (2) Khoumbaba (roi d'Elam). d'un déve- loppement bien moins avancé que l'akkadien.200 ans qui précéda le grand déluge. Les vieillards d'Arabistan d'Elam et l'asservissement de son pays. toutefois. grâce aux beaux travaux de V. sans aucun doute. Dans ce « grand déluge ».) en cet endroit de plusieurs kilomètres. souvent renouvelée avant l'absorption définitive. ce fut celui d'Élam d'autres peuplades moins fortes émigrèrent plutôt que de se soumettre. bien que très exagérée. Scheil. se méro-akkadienne de l'Elam. c'est tout ce que nous savons jusqu'à 15 mètres. Ce que nous savons des anté-Sémites de l'Asie antérieure montre qu'avant la conquête. mais nous avait débordé de telle manière que toute la ne possédons que son nom. gibier. bestiaux. dont nous ne possédons pas de traces géologiques (1). Il demeure. khounte secoua le joug sémitique. prit et dévasta Babylone. en ces temps. généralement large de 10 ou Chaldée. c'est donc quétede l'élément sémitique. elles furent de peu d'importance car la population se trouvait alors politiquement très divisée. la direction de l'invasion et. Or.500 ans environ que dura l'occupation su- liéros national mesopotamien Ghilgamech. Il ne peut donc y avoir que rappel du souvenir d'un cataclysme d'im- portance secondaire. s'étendre en moins d'une heure. Ses racines (1) Dans ces pays il se produit. D'autre part. (3) Le premier patési de Suse dont nous con- nant tout dans son lit. la longue durée de l'influence sémitique. habitant une région plus facile à défendre. ces pays étaient occupés par des populations parlant des langues.parfois de ter. à proprement parler. se montre sous cette forme primitive. l'Elam et est indique dans les textes comme sion d'un déluge universel.) étant le père de Naram-Sin qui. (J. la savons que c'est vers 2280 que Koudour-Na- puissance élamite dans sa lutte contre la con.

langue parlée dans l'Arménie à l'époque assyrienne et qui n'a rien de commun avec les idiomes sémitiques. Satce. c'est que la langue primitive agglu- tinante a subi l'influence d'un parler plus élevé. Galteyrias (dans dans l'idiome des Hétéens. X). ces deux seulement nous ont laissé des documents écrits je ne parle pas du hittite. Wright. De toutes les langues de l'Asie antérieure.-H. Quand je dis groupe.) . pp. 275-311). ut. juillet 1881. lui empruntant l'idée de la flexion sans toutefois s'en approprier les formes. probablement. si les mots en résultant sont sus- ceptibles de flexions simples. loin de là. Cuneiform inscr. mais ces M. comme ayant fait le fond de la population dans l'Asie antérieure et comme parlant des langues moins déve- loppées que celles des envahisseurs. pi. Winckler se croit autorisé à reconnaître dans XIV. il est impossible de ne pas être frappé ce cas. Inscription hiéroglyphique hétéenne de Djerablus (d'ap. (2)« La première tentative faite en vue d'ana- haz-KeuI ont mis à jour un grand nombre de lyser scientifiquement la langue géorgienne se tablettes écrites en caractères cunéiformes trouve dans un article de J. de la ressemblance des résultais obtenus par coureurs des migrations aryennes.-A. 411. p. Gatteyrias avec les faits grammaticaux des affinités linguistiques sont encore trop vagues inscriptions vanniques. comparée. mais je réunis ces peuples.monosyllabiques s'agglutinent et. Dans étude. mais dont les hiéroglyphes n'ont pas encore été déchiffrés (1). qui. » (A. de linguistique el de philologr. Il en est de même du vannique. Les nombreux dialectes karthweliens (2) seraient aujourd'hui les derniers représentants (1) Les récentes fouilles allemandes à Bog. En lisant cette cette langue des indices indo-européens. The pour qu'on puisse les faire enlrer en ligne. la Rev. o/' Van. les H étéens seraient les premiers avant. appartient au même groupe quant à sa forme. je n'entends pas affirmer que ces diverses langues soient parentes. The Empire. par certains mots. non sémites et anaryens.

représentant un cylindre bout portant quelque charge (na-zikaru?) le découvert à Suse. p. » (6) Cf. en Perse. t. t. ds Recueil de travaux. of Bibl. série nombreuse de documents montrant une évolution spéciale de l'écriture. . élamite (Ibid.. semble-t-il. (2) Cf. Déléy. pierre) de Karibou-cha-Chou- chinak (6). mais aussi une Inscription proto. etc. 1905. ds Zeitschr. of the charact.. textes élamites-sémitiques. t. 1905. sur une tablette proto- mitiques. parlé par des peuplades auxquelles certains au- teurs ont donné le nom vague de blancs allophyles. cil. p. Empreinte d'un cylindre- roglyphique trouvé à Suse. p. p. II. VI. t. cachet portant une ins- Mém. Sciieil. VI. rabrabû ? ou ak ?) le troisième. de vrais hiéroglyphes Transact. 1900. charact. p. archaeol. fin). Délég. ofthe Soc. indépendante de celle de la Chaldée (7). techniques en usage chez les scribes babylo. de la haute antiquité qu'il faut leur attribuer. t. II. phique. SCHEIL. outils. un séran ou un double peigne (4) Cf. et cependant de tous les objets. 59. t. portant un texte hiérogly- quatrième. le signe apin (irrisu t) et enfin. le dernier signe (5) Cf. des grains de blé le cinquième. f. t.-C. Délég. Mémoires de la Délégation en Perse. ds Ce sont.. xxxvii" s. ds Mémoires de la Déléga- niens. On sait que les caractères dits cunéiformes dérivent d'un système hiéroglyphique (2) qui. L'écriture fournit également des renseignements très précieux. fig. en Perse (V. orig. XXI. Archaïc forms of Babyl. 11. DE Morgan. Keilschriflforschung. of the assyr. av. 8. HOUGIITON.). ani. Or. tion en Perse. On the hieroglyph or pict. gauche est peut-être un insecte (amilu ?) (3) Cf. sq. un homme de. Scheil. le deuxième. V. op. les fouilles de Suse. Mèm. maux. X. Cf. Le premier à 156. 129. J. VI.ont non seulement fourni des exemples de l'écriture hiéroglyphique (/j).-1900. Sciieil. 149- sions identifier avec certitude. t. syllabary. pl. J. (7) Cf. Houghton. descendait de la pictographie (3). en Perse. Mém. V. textes élamites-sé. Pinches.) t. Op.. il n'en est pas un que nous puis. 129 (1). cription hiéroglyphique V. Cil. II. (1) « Au seul aspect des signes on est frappé W. probablement lui-même. W. Développement d'un cylindre hié.de cet ensemble.élamite Inscription proto élamite ( sur sur argile (5). XXVII. VII. à droite ne présente rien de bien déterminé. Note sur les procédés sq. pl.

dans la Cappadoce. dans la vallée du Nil. » (E.. que. Scheil. jusqu'à ce jour. contemporains. usage d'hiéroglyphes dont nous ne connaissons pas encore la clef. au. handlungen der Berliner Gesellschaft. VI. l'idée de la pictographie. t. le peuple hétéen. en Perse. Ihrop. comme les hiéroglyphes. montrent Egypt. quant à l'Arabie. 1905.d'après les primitifs ont eu un ancêtre commun dont au- conditions de la trouvaille. f. textes élamiles- raitre les hiéroglyphes et. nous voyons appa. em. 41. t. 1902.d'origine étrangère. l'art de la Cunéiformes linéaires (3). Plus loin vers le nord-ouest. les hiéroglyphes égyptiens et les cunéiformes glyphes. textes ûlamitcs tienne ne dérive pas des caractère linéaires sémitiques. d'une source asiatique mais l'écriture égyp. de la Délég. Dèlig. que peu à peu leurs (1) Dernièrement il a été découvert à Ani babyloniens et encore moins des cunéiformes.. 7. comme quelques langues du Nord. tions antérieures au métal. tn.. 130. chez ces peuples. fig. J. (Arménie russe). 1900. un fragment de poterie por. elles aussi. Il est probablement plus exact d'affirmer que tant des signes qui semblent être des hiéro. nous voyons se développer en Élam. • L'Egypte. enfin. in the neolilhic and archaïc period.-C. en Perse. p. 236. cune trace de pictographie n'a été rencontrée (4)Inscription de Karibou-cha-Chouchinak. 18 et 19. Wallis-Buiige. (Cf. on n'y a pas encore signalé la moindre trace d'écritures figuratives ou hiéroglyphiques. de l'époque où les cune trace n'a survécu. faisait encore. Mém.) (3) Sur une-tablette de pierre provenant do (2) C'est dans la tombe royale de Négadah Yokha (Basse-Chaldée). cunéiformes étaientencore en usage. peinture céramique. Il semble donc que les Sémites n'en possédaient pas la notion avant leur arrivée sur les bords de l'Euphrate et du Tigre. je crois pouvoir attribuer aux anté-Sémites l'invention des hiéroglyphes.-C.1. semble avoir reçu de l'Asie les hiéroglyphes ou tout au moins les principes de ce procédé graphique (2). probablement apparenté aux peuples anté-sémites de la Mésopotamie.). II. dans les sta- ployaient le système hiéroglyphique. SCIIEIL. roi la connaissance de l'écriture en Egypte dérive d'Our (xxxvn" siècle av. Cunéiformes linéaires (4). M'appuyant sur ces considérations. u Il semble évident que patési de Suse. sous les Ramessides (dix-huitième siècle av. Cf. V. 1902. figuration de l'homme. en Egypte. p. p. dès les temps les plus reculés (énéolithique ou même néolithique). Ver. Ces signes. on ne la trouve pas. des animaux et La des plantes implique. . j'estime qu'elle est. pour la première fois. Cf.-A. que dans ces temps relativement très bas p.) Quant à la peinture céramique. contemporain de Doungi.). etc. sémitiques. il est vrai mais qui peut-être sont de même origine que ceux de leurs voisins du sud-est (1). V. Par contre. Mém.

soit par les peuples qu'ils avaient sub- jugués. mai 1856. rappelant des formes plus archaïques que celles qu'on rencontre en Chaldée. admettant une invasion l'écriture. inventeur des hiéroglyphes en même temps peut-être que les pré-Sémites de Chaldée. dans les ruines de Suse. L'Elam. alorsquelesSémites qui les connaissaient également. à tous points de vue. sq. les aurait développés pendant de longssiècles. nistre de tlnst. et lorsqu'elle reconquit son indépendance. fut appelée à faire usage de l'écriture de ses vainqueurs. (Cf.. issues d'un même point de départ. l'autre s'est éteinte trois mille ans environ avant notre ère. alors c'est en Elam que les Sémites auraient pris l'écriture à son origine. celle des Sémites. la proto-élamite et la sémite de Chaldée. mais tandis que l'une. partie de la plaine. seraient. si l'Élam lui-même avait reçu les cunéiformes tout formés nous ne trouverions pas. et le développement se serait fait parallèlement sous deux formes. E. Rapport à S.) posent qu'à leur arrivée ils connaissaient . Suse. bien que faisant.OPPERT. semble-t-il. de la Chaldée par les Suméro-Akkadiens. Si cette dernière supposition corres- pondait à la réalité des faits. Toutes deux. J. la seconde semble être la moins rationnelle. De ces deux hypothèses. soit par contact avec l'Élam. par les conquêtes des empereurs sémitiques. conserva plus longtemps que la Chaldée une large part d'indépendance. l'une en Élam (pré-élamite). développant leurs signes primitifs. ses caractères nationaux étaient depuis long- (1) Bien des auteurs.sup. produisaient l'écriture proto-élamite. développaient ce système indépendamment de l'Élam (1). s'est dévelop- pée jusqu'à devenir presque alphabétique (perse achéménide). des textes hiéroglyphiques et surtout les traces d'une évolution des signes indépendante de celle des Sémites. montrent une évolution spéciale de l'écriture. le mi. publ. Les tablettes d'argile et les textes lapidaires. l'autre en Chaldée (cunéiforme) ou bien les Akkadiens auraient apporté avec eux l'écriture cunéiforme archaïque déjà constituée. p. malheureusement très courts. 11. que nous possédons en ces caractères. vainqueurs ont transformés en cunéiformes linéaires. Aucune trace d'écriture proto-élamite n'a été rencontrée jus- qu'ici dans la Chaldée proprement dite il n'est donc permis de formuler que deux hypothèses ou bien la Chaldée a été conquise longtemps avant la découverte de l'écriture pictographique. alors qu'eux- mêmes. Ce fait semblerait démontrer que l'Ëlam.

ancienne de l'Orient 1890. X. rian syllabary. p. Leçons (2) Cf. in Journal o( the Royal d'épigraphie assyrienne. I.èle dite des Vautours. du roi Eannadou. Dieulafoy. pp. I. sait. G. p. pl. Hisl. 2. 1881.. J. Fragment du texte de la st. 420. 49 et 50. in Transactions. VI. l'anthropologie. 9' édit. t. t. 144-158. Asialic Society. t Acropole de Suse. Appendice par Frédéric Houssay. 87-93. IV 1er.. t. pp.) picture origin of the characters of the assy. Dr Pimches. t. HOUGHTON. comme on le HEUZEY DE SARZEC. Mémoires de la Délégation en Perse. 1873. On the hieroglyphic or sique. fig. Découvertes en Chaldée. MASPERO. sont des populationsfort an- pl. janvier 1900. 454. 1900. (4) Cf. 1 p. pp. Les négritos. Menant. apparentées à l'homme pléistocène de l'Europe. Lenormant. IIistoire ancienne de l'Orient clas- (3) (Cf. 727. 1895. Fr. ciennes. par M. . réparties de nos jours dans des habitats (1) Cf.

l'Ilindoustan. leurs que ces deux races humaines soient ap- nale au point de vue zoologique. (J. ayant conservé libres leurs territoires monta- gneux et là un reste d'indépendance nationale. l'Élam et la Chaldée eussent été peuplés de ces négritos dont nous retrouvons les traces en Arabistan et dans les Indes.. le versant méridional des monts de Perside. 1885. Je dirai plus. de Mortillet (Matériaux. Soc. « Lémurie de Hœckel aurait été un vaste con. pour il les expliquer par la supposition de l'exis. Il en est de même. c'est pourquoi les Élamites. reliant 1 Ouestde l'Inde à l'Estde l'Afri. gion naturelle.sporadiques. de l'autre. l'Homme. ofmammals. dis- Indes. La et méridionale. Bull. surtout. Sans parler des négritos de la Mélanésie et des îles de la Sonde. A. car l'Afrique centrale tence d'une terre aujourd'hui disparue. 1866.) que. tandis que les types reconnus en Elam sont dolichocéphales comme les nègres d'Afrique. d'ailleurs. Id. subissant moins fortement l'influence des conquérants. Il est possible qu'aux temps qui nous occupent l'Indo-Chine.) l'hypothèse de l'existence de cette terre. M. Leur domination ne vint probablement à Suse que bien longtemps après la conquête du pays des deux fleuves. frappés des analogies races nègres et négritos (rien ne prouve d'ail- qui existent entre l'Afrique et l'Asie méridio. au point de vue de la faune. Mais il n'existe pas de raisons pour rejeter l'hypothèse d'une parenté éloignée entre les pré-Sémites de Chaldée et les Africains ou les Européens qua- ternaires (2). (Cf. 114) accepte différents des négrilos du Sud. ont cherché parentées).et naturaliste allemand fait descendre l'homme. ni de ceux de l'Indo-Chine que j'ai visités à Malacca(1). Mdrhay. normande de sant sur la distribution géographique des di- Géographie. il importe peu que les crânes de ces pré-Sémites appartiennent à une forme ou à une autre le fait. je citerai ceux qu'on rencontre aujourd'hui confinés dans le centre de l'Inde. qu'ils ont existé intéresse 1. Si les Sémites ont été maitres politiques en Elam pendant deux mille ans environ. alors que toute la péninsule appartient à des races de venue relativement récente. verses espèces actuelles de Lémuriens et des (2) Les naturalistes. Le nom de Lémurie étant tiré de de l'Asie antérieure appartenaient à plusieurs celui des Lémuriens. ou tout au moins d'une descendance des races quaternaires. DE Morgan. ont gardé leur (1) Cf.'histoire (3). les autres mammifères. que les peuples du Nord étaient entièrement G. famille de singes dont le familles anthropologiques et linguistiques.d'une part. 1881. C'est là que Hœckel place le berceau de (3) II est fort probable que les autochtones l'humanité. p. situé à la place del'actuelle mer des. une ré- tinent. Irib. The Geogr. où les ont chassés les invasions successives des peuples de civilisation supérieure occupant aujourd'hui leurs anciens territoires. On objectera que les négritos étudiés jusqu'à ce jour sont tous brachycéphales ou sous-dolichocéphales. se ba- . et l'Inde. 1886. comme les hommes pléistocènes de l'Europe occidentale. ce n'a jamais été aussi complètement qu'ils le furent en Chaldée. forment.

l.langue. obligeant les vaincus à s'expatrier ? Il n'est pas nécessaire. transformant en déserts arides des provinces jadis riches ou à des guerres.C. sur les bords (£) L'absorption d'un peuple par un autre de la mer Rouge. s'appuyer sur le manque (l)Laplupartdesvolcansdel'Ethiopieétaienl lieu près de Médine en 125G. sur lehaut Tigre. La migration ne fut d'ailleurs que par- tielle la péninsule demeura peuplée de Sémites. elle nous échappe.CXXXVlII. De- vons-nous l'attribuer à des éruptions volcaniques rendant certains districts arabes inhabitables (1) à l'immersion de terres autrefois peuplées à dès modifications climatériques.av. assemblage sans cohé- sion de petites tribus. n'ont que depuis n'exige pas un temps aussi long que bien des peu cessé d'être en activité. puis en plus grand nombre. Une éruption eut auteurs sont tentés de le penser. jusqu'à imposer leurs. en Arabie. comme on l'a tenté. je crois. encore en feu à l'époque des Ptolémées (m<à Ô Comptes rendus Acad. sous la conduite de Koudour Nakh- khountè l'Ancien tandis qu'en Chaldée. tentés par ses richesses. volontés aux indigènes. etfit rayon- ner son influence jusque dans les îles de la Méditerranée. Il ne faudrait pas. Si les Sémites ont soumis l'Élam. Houdas (Cf. Comparée à l'Arabie.J.-C. leurs usages et plus tard à même de reprendre leur en- tière liberté. ce ne fut que pour écraser un ennemi qui menaçait leur empir e mais ils ne colonisèrent pas sur les bords du Kâroun et de la Kerkha. mais aussi elle essaima enÉgypte. comme ils l'avaient pu faire sur les rives de l'Euphrate et du Tigre. lente- ment d'abord et par groupes isolés. Quant à la cause qui porta les Akkadiens à quitter leur patrie d'Arabie.p.. vers 4000 avant J. enSyrie.Sc. un peuple constitué est capable d'un mouvement de réaction comme celui qui prit place vers la fin du troisième millénaire.)et quelques cônes.') i"s. mille ans au moins avant notre ère en sorte qu'au moment où débute pour nous l'histoire. 445. la Chaldée était un pays privi- légié les colons y affluèrent. L'Elam formait probablement déjà un véritable État quand les Sémites l'occupèrent. Seul. l'asservissementfut rapide et définitif. Elle fut très importante en effet non seulement elle couvrit la Chaldée. Quelques 13 . d'aller chercher si loin les causes de ce mouvement. Ne voyons-nous pas dans l'histoire cent exemples de semblable pénétration lente ? Le premier départ des Sémites d'Arabie remonte sûrement à une très haute antiquité. à des luttes entre tribus. les premiers habitants de la Chaldée étaient déjà absorbés (2). à cinq ou six.

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La poterie primitive. au nord du Chatt el Hay. les couches inférieures abondent en silex taillés. des lames levées avec une extrême habileté. en Chaldée. aux Austra. pour germaniser les (2) Yokha se nommait dans l'antiquité Ouir Slaves de Prusse. aux origines. Cela tient à ce que le silex. la base un millier d'années a dfl suffire pour sémitiser des tells est composée de cendres où abondent la Basse Chaldée et l'amener au point de se les silex taillés et les débris de poterie gros- constituer en empire. peut-être même énéolithique. de l'Anti-Liban ouvertes sur la plaine. de la Chaldée et dans les vallées du Zagros et du Poucht è Kouh. El Hammam et Oum el'Aga- de la race nouvellement arrivée. inconnu dans la plaine. à tous les points d'eau naturels. mais est-il rabi vers le vingtième siècle. de l'Élam. grattoirs plats. On voit encore près d'elles les canaux n une même souche et que la culture qui se qui leur apportaient l'eau nécessaire à la vie développa.) péninsule aux Allemands. fût plutôt suméro. Au sud. dans les plaines qui bordent l'Euphrate. Les stations néolithiques sont nombreuses il en existe vers le Liban. du Sirdjar. d'une grande ténuité et ornées de retouches extrêmement fines. sous forme de galets roulés. située au centre de la plaine. M. Leur première industrie est néolithique. faisait l'objet d'exportation des vallées voisines. La faisait partie d'un petit royaume composé de rapidité de l'absorption dépend uniquement trois villes très voisines l'une dé l'autre (au- de l'importance numérique et de la force vitale jourd'hui Yokha. les tells les plus anciens repo- sent sur des couches néolithiques et énéolithiques. ne nous a laissé aucun document de langue anzanite pendant qu'il était sous le joug akkadien. Les ruines en sont considérables.) . preuve que ces villes remontent à des âges incalculables. ville d'une très haute antiquité (2). C'est aux Sumériens (1) qu'on doit attribuer les premiers établissements fixes dans la Mésopotamie ce sont eux qui ont laissé les couches profondes dans les tells de Suse.' est encore inconnue. ou Ouhhou (je l'ai visitée en octobre 1899). mais secondaire. elle se fait remarquer par l'exiguïté des instruments. et à la culture. M. ne se sont jamais probable que les deux peuples appartinssent relevées. car ces villes. ruinées par Hammou- et anzanite ne sont pas apparentées.complet de textes appartenant en propre aux Sumériens pour nier leur existence car l'Elam. de très petits instruments. aux Américains. Certainement reb). Elle nous apparaît seulement alors qu'elle est devenue fine et habilement ornée de peinture c'est l'une des caractéristiques principales de cette civilisation très ancienne. Ce sont des nuclei provenant de galets roulés. A Yokha. sière au sommet sont des murailles 1res an- (1) II est certain que les langues sumérienne ciennes. poinçons. qui cependant avait conservé sa vie à part des Sémites. pour supplanter les races indigènes. scies à un ou à deux tran- siècles seulement ont suffi aux Romains pour anzanite que spéciale à chacun des deux absorber tous les éléments ethniques de leur peuples ? (J. d'abord certainement très grossière. (J. elle liens.

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fig. pp. Mission scientifique en Perse. Cros peut avoir été importé d'Elam à Telloh. M. J'ai fait à Suse (a) Cf. A Suse. les qualités techniques et les goûts artistiques d'antan s'altèrent pour disparaître lentement au cours des temps historiques. 1900. 1906. de plantes (10) et quelques objets de cuivre (11 ) viennent. par leur présence.. ment. id. Mémoires de la Délégation en Perse. 183-190. 295-308. Délég. note (11) Cf. Cf. la taille du silex se perfectionne les têtes de flèches et de lances apparaissent. id fig. id.-H. (6)Cf. chants. on ren- contre dans les tombeaux (6) avec le mobilier néolithique. La céramique peinte ne se montre que rarement enChaldée (14. quand on remonte au travers des couches. fig. 389-423. que je considère comme la plus ancienne dans cette partie du pays. nement à l'époque de l'Empire suméro-akka- (5) Cf. sur le bord d'un des nombreux ruisseaux tandis que tout l'armement. comme à Suse. fig. Mémoires de la Délégation en Perse. correspond à l'industrie énéolithique. 135-286. A. et la pointe bar- belée (4) (type rol)enhausien). mais les nuclei et les instruments sont plus grands (2). parce que non loin coule la Kerkha. plus rare mais toutes deux sont contemporaines et appartiennent à l'industrie énéolithique. A ce groupe il convient de rattacher Tépèh'Aliabad et Tépèh Moussian au . ici. (13) Les sépultures de Warka et de Mou- Ce n'était qu'une simple station. p. I. 1. parce que probablement la conquête fut effectuée par les Sémites (1) J'ai découvert cette localité en 1891. SAYCE (The (10) Cf. J. dien. 110. ds Revue d'As- (9) Cf. pl.). fig.pied du Poucht è Kouh (5).. Etudes archéologiques.) (8) Cf. syriologie. flg.. au Poucht è Kouh. et 418. Le fer n'avait été employé dans ce t. d'une ca- (3) Cf. appartient à la même phase. t. id. chette (ou d'une sépulture). Leplus grand développement de la céramique peinte. gheir renferment quelques ornements de fer. Mém. . XVII-XXII. IV. Cap.. 48. 113-110. (12) Cf. Cros. I" partie. les vases peints (7) ornés de dessins géométriques (8). à 15 mètres de profondeur. M. à Suse(12). DEMorgan. id. 1908. Là. armes étaient en bronze. id. 109. 59. I. 417. (14) Cf.. 191-196. pp. of the cuneif. 135-190. p. où l'industrie mésolithique n'apparaît nulle part. Heiizey. 1) est d'avis que le fragment cité par le cap. constituant un outillage complet tel que nous le rencon- trons dans nos stations préhistoriques d'Europe. Les silhouettes seules persistent pendant bien des siècles encore (13). (1908) la même observation lors de la décou- 195. Perse. inscr. témoigner de l'âge relatif de ces sépultures. fleuve impétueux roulant de gros galets.. 191. 1905. Tépèh Goulam (1). (J. présentant deux formes bien distinctes la feuille de laurier (3) (forme dite solutréenne) abondante. VIII.. mobilier que pour de très petites amulettes. pp. puis peu à peu les formes. de figurations d'ani- maux (9). 200-253. flg. t. verte. fig. fig. Dans ces ruines. un campe. remontant certai- (4) Cf. 1900. Archeol. p. les ustensiles qui descendent du Poucht è Kouh. métalliques sont de bronze. 59-148. alors que tous les ustensiles.. 414 et 411!. on rencontre les types de Yokha. instruments et (7) Cf. t. dans les niveaux les plus bas du Tell (énéolithique) (vers 25 mètres de profondeur).

(3) Cf. En Elam. PERROT et Chipiez. (Cf. III. tandis que l'Égypte. 1907. 1875. en Syrie. de l'Inst. nous n'en connaissons que peu d'exemples. Comptes rendus de 379. logie. Ronald M. passèrent de Chaldée à la Méditerranée par ladelphia. 377. Ed. DE Morgan. à ces époques. com. n'aurait été employé jusqu'aux basses époques que pour les menus objets d'art (6). et peut-être aussi en p. Vincent. Ecole foyer le plus ancien qu'est partie cette con- d'Anthrop. Chipiez. fig. et peut-être aussi parce que. profondes du Tell de Suse. 145. Canaan. sq. Id. tard en Crète et dans la mer Egée au plus La Céramique. suivant que les goûts autochtones s'étaient mieux conservés dans certains districts. de l'Ecole d'Anthropo- trica. Il est rationnel d'en attribuer l'ori- gine aux peuples non sémites et. ds Rev. comme en Elam. tandis que l'autre n'use que de couleurs sans fixité. lui aussi. H. Cette céramique prise dans son ensemble est bien spéciale à (1) Le Musée britannique possède une série voisinage d'Adana. 397. en Cappadoce (5) et surtout dans l'Égypte préhistorique. c'est-à-dire antérieure- plus ancienne des !les de la mer Egée et de ment au quarantième siècle av. ces arts ont disparu peu après que les anciennes races eurent perdu leur indépendance. l'intermédiaire de la Syrie et de l'Egypte. 221) signalait les analogies qui existent Chaldée. L'ile de Chypre. Egypteet en Syrie quatre ou cinq siècles plus (2) Cf.. Helbig (Osservazioni so. comme probablement aussi dans la Palestine et la Syrie. ries in Crète. abandonnant de bonne heure ses procédés imparfaits. Bibliogr. t. J. Il est donc rationnel de penser que c'est du R. 1907. Mais il ne faut pas confondre la technique asiatique avec celle de l'Égypte prédynastique. l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres.-C. 1907. et qui présentent identiquement les mant une céramique peinte absolument sem- caractères de la poterie peinte susienne de blable à celle qu'ont fournie les assises la Il' période. sq. 297. Phi. en Crète (4). (5) Au cours de ses récentes fouilles au viennent à l'appui de cette hypothèse. et les publications tôt vers le quinzième siècle plus tard encore du Palestine explor. nous la retrouvons largement représentée en Assyrie (1).. Toutefois. par suite. 1907. archlot. 1885. (4) Cf. . 1907. Londres. plète à la page 231. DUSSAUD. Les analogies dans les motifs de décoration.C'est de la technique susienne que semblerait dériver celle des pays hellènes. défectueux. du nouveau monde et la plupart des tribus sauvages. Bunnows. J. J. l'une emploie une sorte de vernis adhérent. tout comme les peuples primitifs de la France. Rev. p. The le grand nombre de notions qui. cette céramique se présente dès les entre la céramique ninivite et la poterie la temps énéolilhiques. nos recherches dans les sites archaïques étant encore insuffisantes. M. en l'Attique. HALL. llisl. dans la Grèce continentale et l'Asie Mineure. de l'Art. Garslang a décou- de fragments de vases peints. vert (1908) des couches néolithiques renfer- syrie. qui. de penser que ces arts se sont développés dans tous les districts de l'Asie anté- rieure où l'évolution indigène put librement suivre son cours. (6) Cf. p.. The Discove. chap.. fund. dsAnn. à Chypre (3). Uisl. en Palestine (2). de corresp. naissance pour se répandre vers l'occident. V. 1907. p. pra la provenienza della decorazione geome. 373-375. aurait progressé dans la voie de l'émail proprement dit. Decoralive art of Crele in Ihe Bronze Age.peu après la découverte de cet art. de l'Art.) Déjà en 1875.. Dans la vallée du Nil. la similitude dans les procédés techniques. G. se prolon- geant plus ou moins longtemps. PERROT et C. provenant d'As.

Si donc ces derniers pays ont été envahis par des peuples venus du Sud. 150) a découvert jusqu'en Espagne et en Sicile. tout en conservant les procédés techniques. Chaldée. semble devoirêtre attribuée. M. quatre ou cinq mille ans avant notre ère. de Castel- Perse. dans l'ancien monde. de la Délég. II. M. que des influences méridio- nales' pénétrèrent dans les pays du Nord. 1" partie. et dans bien des pays à la civilisation du bronze. J. IV. N'est-il pas bien curieux de rencontrer chez des peuples qui. ni sur le plateau persan (2). VIII. où la première dans le tertre de Djigan un gobelet incisé période sicule montre des ornements identi. la transforma suivant son génie (3). au temps où la céra- mique peinte avait achevé son rôle. Dans tous les cas elle procède d'un art plus ancien s'inspirant de modèles réels.. L'ornementation des vases. J. Hech. DE Morgan. etc. civilisation énéolithique (Musée de Syra- Ci) Cf. Perse. tation. t. pp. DE Morgan. in-8.J. rappelant. Mission scientifique en cuse Nécropoles de Monteracello. or nous savons que. 1906. probablement.). Quarante-cinq ou cinquante siècles avant notre ère. p. quant à l'époque à laquelle il florissait en Europe. est fréquemment géométrique. il existait déjà en Asie antérieure (Élam. très diffé- H.) (3) On rencontre des traces de cette influence (4) Place (Ninive. s'en emparant. archéol. ds Mém. 1889. mais bien certainement elle n'est pas aussi reculée. il ne s'est pas présenté à la même époque. en rente de l'industrie néolithique du même pays. l'Arménie et le nord de la Perse. Cava Cana Barbaria. Assyrie [4]) et en Égypte. Il est inutile de dire que. dont les ornements sont. Syrie. Orsi attribue cet art au ving. descendaient des hommes pléistocènes. 2 vol.l'Asie antérieure et à l'Égypte on la rencontre dans le Taurus mais elle ne se montre ni dans le Caucase (1).-C. ce ne le fut qu'antérieurement ou postérieurement au développement de la poterie peinte. ce qui n'est d'ailleurs pas prouvé. t. (1) Cf. DE Morgan. l'ile de Chypre . et qu'on retrouve également dans fortuite. t. av. 1896. presque toujours stylisée mais par- fois aussi naturiste. Mission scientifique au tième siècle cnv. Ce n'est donc que' bien plus tard. dans les diverses contrées où cet art est signalé. ces plateaux et ces montagnes étaient presqu'inha- bités. dans le Caucase. il est difficile de la préciser. ou ne sont pas remplis de pâte blanche. lucio. Cette industrie persista sûrement sur les côtes de la Méditerranée jusqu'à l'époque de la civilisation égéenne qui. tant en Egypte qu'en Chaldée. 251-342.. (J. à la fin de l'état néolithique et aux cultures énéolithiques. il appartientà une Caucase. les aptitudes artistiques qui nous ont été révélées par les cavernes de l'Europe occidentale ? La poterie incisée. les poteries analogues de Suse et semblance est si complète qu'elle ne peut être d'Egypte. par sa technique et son ornemen- ques à ceux de Suse et de Moussian la res.

les empereurs suméro-akkadiens étaient depuis longtemps dispa- rus et. peuvent être (l)Cf. Cette théorie est celle des savants qui placent en Europe le berceau de la race indo-européenne. N'est-il pas bien plus naturel de penser que les civilisations avancées ont rayonné et se sont répandues chez les peuples encore barbares ? Rationnellement et chronologiquement. entre autres. n'a pu prendre place qu'à l'époque où ces peuples possédaient les goûts et les procédés artistiques qu'on leur attribue comme faisant partie de leur patri- moine. apportant avec eux leurs goûts et leurs pro- cédés artistiques. VI. en Egypte. Acette époque. On place généralement la construction des dolmens et des villages lacustres. régnaient les Pharaons. ont fait penser que les peuples du Nord avaientexercé une influence artistique sur ceux de la Méditerranée. ce qui ne saurait être admis pour les raisons que j'ai exposées plus haut (4). bouleversant toutes les idées admises. basées sur des observations séculaires. Soutenir une semblable thèse est vouloir faire instruire les maîtres par leurs élèves. chap. postérieur à la connaissance des métaux. Les récentes découvertes de céramique peinte. L'homme à l'élat néolithique. . L'abandon des habitations sur pilotis fut.-C. J. changeant du tout au tout la valeur des données historiques et archéologiques. Or cette conquête. ce serait donc entre 3000 et 1500 avant notre ère que. car l'Eu- rope ne possédait encore qu'une civilisation bien rudimentaire quand elle entra en contact avec l'Asie. Elle suppo- serait une très ancienne conquête des pays méditerranéens par des peuples aryens. bien longtemps après l'apparition de ces mêmes arts dans la Chaldée et en Egypte. Tous les pays du Nord ont donc été. dans le centre et l'orient de l'Europe. Ces théories. au plus tôt. entre le quatrième et le troisième millénaire. avait été largement aidée par celle du Nord. en Orient. l'usage de la poterie incisée aurait été à son apogée.. déjà vieille de plusieurs millénaires. c'est-à-dire entre le onzième et le trentième siècle av. dans nos régions. dans l'Europe. et que la civilisation minoenne. de plus de mille ans en retard sur le foyer oriental de la civilisation. le problème semble devoir être ainsi résolu. on le sa4t. si elle eut lieu. au point de vue industriel.

du goût des premiers Indo-Euro- vases offrant tous les caractères de la cérami. de l'Art. Musée de New-York). entre autres. ces lois. les principes susiens d ornementation. sur la panse. d'influence égyptienne. très ca- d'Ormidia. p. demain peut-être. On y retrouve. mitigé cependant que élamite de seconde époque. parce que les documents faisaient défaut. plus spécialement dans le second exemplaire. tant en ce qui concerne l'origine européenne des Aryens qu'en ce qui regarde l'introduc- tion des arts céramiques dans le bassin de la Méditerranée (1). G. Les fouilles récentes ont prouvé que l'île de Crète avait été dès les temps fort anciens un foyer artistique très important mais. Expansion de l'art de peinture céramique dans l'Asie antérieure et l'Orient méditerranéen. nous les possédons dans leurs lignes principales. la seule t..York). ce Musée de New. 1885. mais aujourd'hui qu'ils se montrent. 699. il sera démontré que ce foyer n'était pas unique dans la Méditerranée. Hist. il faut bien se tenir en garde contre les hypothèses ne concordant pas avec les grandes lois du progrès mondial. fig. et que la Crète n'était qu'une partie d'un monde intellectuel plus avancé qu'on est en droit de le supposer (1)Cf. 523 (vase vase porte une frise de personnages. Or. 507 (vase d'Ormidia. fig. différence consiste en ce que. Perrot. . et p. péens de la Méditerranée. Jusqu'ici on s'était préoccupé fort peu de l'origine des civili- sations méditerranéennes. 711. figure deux ractéristique.attrayantes par leur imprévu mais elles ne reposent que sur des hypothèses qu'on ne saurait accepter. 111.

(4) Fouilles de E. etc. né de l'Orient. ci/ p. M. (3) Hoernes. La poterie peinte couvre une ère moins étendue. VON Stern. Die « PrSmykenische. En ce qui concerne la poterie ornée de décors incisés. (14) JÉROME. p.p. 114. XXXIX. . de très bonne heure. 19-2K. Gabro- Osterreich (Jahrbuch der K. 25-72.. Bukovine (7). VON STERN. 7-10. çt qu'elles les ont instruits de mille choses. vizza et Duino. 72. dans la Haute-Autriche (8). sur ces rivages. 438. K. voire même dans le nouveau monde. descendent jusqu'à Trieste (9) et en Bosnie (1. op. sq. 1903. Von Stern. pp. 118. cit. Hoernes.. Cucuteni.. sans influencer le nord et l'occident de l'Europe car il ne faut pas confondre dans un même art la poterie incisée et celle ornée de (1) E. id. Pour les provinces européennes de la Turquie (14) nos informations sont. III. C'est bien probablement ainsi que s'est formée cette vaste zone dans laquelle l'art de peindre les vases s'est répandu.. i.. 1-7. 11. 74. (12) Hoernes.. en Serbie (12). que dans l'Iran septentrional. p. cit. pp. fig. p. cit. Butmir. 29.. s'étendent jusqu'au nord de la Bohême (2) en passant par la Galicie (3). (6) Schmidt. en Hongrie (11). cil. Ethnol. Cf. cit. op. Zeilsch. 73. cit. f. (11) Hoernes. Rev. op. 1901. en Roumanie (5)..1905. 251-283. p. p. au nord-est de Kief. fig. sq. en Bulgarie (13). depuis Chypre jusqu'à l'Espagne.). pp. pp. 77. 48. il est vrai. (10) Hoernes. 328-349. 189-195). Transylvanie (6).. op. (5) VON Stern. Von Stern à Petrény. sq. Die Prâmykenische. encore insuffisantes mais bien certainement cet art est descendu jusqu'à la côte. op. le Japon. (7) Von Stern.. fig. Die Prâmykenische » Kul. la Sibérie. Moscou. Ce n'est vraisemblablement pas les populations de cette aire qui ont ensei- gné au vieux monde mais bien le vieux monde qui a fait rayonner ses connaissances. Chwoiko. 51-55. il ne peut faire aucun doute qu'elle soit née dans plusieurs milieux car on la rencontre aussi bien dans l'Europe qu'en Egypte. que. fig. op. VON STERN. op.. p. Vienne. » etc. (8) Hgernes. 123-135. des populations très développées étaient en rapports constants avec les barbares du Nord.aujourd'hui. Vallée du lurinSad-Russhnd. op. (2) M. cit. Quoi qu'il en soit. mission (ür Kansl und Ristorische Denkmale. p. p. fig. note 2.. HOERNES. Fouilles Prulh. Zenlral-Kom. nous savons déjà que le Minoen. ont. fig. a produit le Mycénien que les côtes méridionales de l'Europe. reçu la civilisation. 75. 19-22. Die neolitische Keramik in (9) Hoernes.0). se rencontrent en Podolie et en Bessarabie (4). p. qu'en Élam. cit. arch. 77.. op. dans le sud de la Russie (1). 78. On ne conçoit pas aisément qu'une culture géographique- ment aussi étendue se soit uniquement portée vers le Sud. (13) Musée de Sofia (J. fig. 1905. p. Les traces de cette culture cessent dans le district de Tchernigof.

Poterie peinte. iv* et m" s. noire Pein- grecque. Inseriptions. Du xlv" (?) au xl* siècle av. trique des moyen. *™M rouge y Y 550-180. Décor géomé- j 1 trique et na- na- Y turistesty. SYRIE. Tableau montrant les diverses phases des arts céramiques dans l'Asie antérieure elle bassin méditerranéen. tunste sty- 'oîS -§ _c 3 ™ décor géo- métrique et Spirale. Minoen ancien. i^B^ CHYPRE ILE DE CRÈTE SANTORIN Poterie peinte. PHÉNICIE. CAPPADOCE EGYPTE Poterie peinte avec ornementation Poterie peinte avec ornementation géométrique et naturiste. g d'animaux.S °° Céramique Cérnmique Y Y II* période = incisée. récent.-C. § Minoen lisé. J. PALESTINE. J. Inuasion Sicule. Cyclades. m* siècle av. décor géométrique.fj| j Sicule. Influence S () Ix° si8cle? phénicienne. sauf dans les Etats carthaginois. Vernis indélébile. Décadence j lise. décor géométrique. géométrique et naturiste. J.-C. x* au vu* s. j grecque.. J. au vn" s. x . = Zones Ix. Y Y Y Y T Céramique au type grec dans toute la Méditerranée orientale et centrale. Couleurs fragiles. » x' siècle. géométrique et naturiste. el leur dérivation hypothétique .s dorienne. xr siècle. type corin- thien. Du xlv* (?) au xxv' siècle av. -S « ii naturiste à | Décadence. y HELLADE OCCIDENT MÉDITERRANÉEN GRÈCE ILES ILE DECRETE SICILE ITALIE ESPAGNE Décor géomé. 'f V Y « ·V V ATTIQUE CORINTHE GRÈCE 111° période g. p corinthiennes vu* siècle. xn" au ix" o |3 J^^| Vases izr^ Athènes. J. décor Poterie peinte. av. trique et na. Sicule. "3 ? s. vu" siècle. hînuence ï-s o« « -g minoenne. Décor géomé. Minoen I" période Mycénien. f jusqu'au xv* s. g ° U indigène. Chypre.-C. invasion Art gréco.-C. § ôm Art xt° siècle.-C. II IV ériode 'f srssf Personnages "aàr Inlluence III1 Inlluence Importations Vii»ouv*s. xvmcauxii"s. ÉLAM ET CHALDÉE Poterie peinte avec ornementations géométriques el naturistes du l" (?) au xxx" (?) siècle au. V* période in- Céramique digène du Lekytos blancs. phénicien à dorienne.

) = juive (B. (1) Les divisions établies pour la céramique 270) propose pour les débuts de la civilisation palestinienne sont les suivantes 1. pour qu'on puisse tirer de sa présence de solides conclusions. sq. Israélite (V. Je ne parlerai pas de la phase dans laquelle l'artiste incisait la pâte et remplissait les ornements d'une matière blanche (2). Ju. constantes avec la Syrie. l'art de peindre les vases est certainement venu d'Orient car nous voyons. 20 de PHistoire des religions. II. 43. t. en Europe comme dans l'Asie occiden- tale. forcément. Bonsor). Chananéenne (V. aussi ne rencontrons-nous presque que des documents épars. Vincent (Canaan. à partir d'une certaine époque.-C.) = phénicienne raison du développement que nous constatons (P. I. issue d'un nouveau foyer d'invention? Pour se mieux rendre compte de l'énorme influence qu'eurent les arts orientaux sur les pays les plus éloignés. Toutefois. à cette époque en Egypte et en Chaldée. 1907. (chananéen ancien 3000 à 1550). III. Les recherches en Espagne ont été jusqu'ici peu nombreuses et généralement mal coordonnées. dès le quatrième millénaire. d'Égypte et de Chaldée.) est de beau. (2) Cf. PARIS. fig. ces deux procédés étant complètement indépendants l'un de l'autre. pp. p. La solution de cet intéressant problème repose donc unique- ment sur une question de dates et personne ne supposera qu'en Europe. 18 et chap. Itenae de PEcole d'Anthropologie.) = date. les riverains de la Méditerranée étaient instruits de cette industrie. mais le sud de la Cappadoce et la Syrie ont été rapidement ses élèves. dépourvus pour la plupart de ces certificats d'origine qui leur donneraient une si grande valeur. A l'extrémité occidentale du vieux monde. 297. P ). La priorité appartient sans con- teste à l'Élam.peinture. La qui. l'J07. en Espagne. II.Indigène chananéenne. 349-350. J. se présenter dans la pénin- sule les mêmes procédés techniques et fréquemment aussi les mêmes formes que nous connaissons déjà dans l'Est méditerra- néen. Comment admettre qu'elle soit disparue pour revenir plus tard dans les mêmes pays. P. Dussaud (Revue rEspagne primitive.IV. pp. se trouvaient en relations classification adoptée parll. ces arts céramiques soient antérieurs à ceux de Phéni- cie (1). p. pays déo-hellénique (V. 1908. Ce procédé est trop répandu.) = séleucide (B. 269- . R. Cette = Amorite (FI. Vincent) = pré-israélite archaïque (Bliss) av. la date approximative de 3000 (II.). il est intéressant de quitter les côtes d'Asie et d'examiner l'évolution artistique dans les régions lointaines des Portes d'Hercule. p. et (vases préhistoriques de la coll. à mon sens est beaucoup trop basse en pré-israélite postérieure (B. Petrie). il est dès aujourd'hui possible d'entrevoir les grandes lignes de l'art céramique espagnol. t904. V.). Essai sur t'art et l'industrie de coup la plus judicieuse.

oriy. Récit. DE Morgan. On y voit l'ornementation géométrique. semble-t-il. A la question. Je m'en tiendrai à la céra- mique peinte. fig. et je crois encore que ce centre n'a pas été sans grande influence dans le monde. op. peuples du (3) Cf.. 99 (fragm.Musée de Madrid). mais en Espagne elle ne fit pas école comme en Etrurie. 178 (Musée lurgie (Chaldée). P. fig. sentir dès les temps fort anciens. 21 à92 et 104). 175-176 (Musée du Louvre). 2 vol. 102. car nous voyons appa- raître le métal vers l'époque où l'homme avait inventé l'écriture. détruisit le peu d'aptitudes artistiques que possédaient les peuples de l'Ibérie. J. Tout ce qu'elle posséda lui vint de l'étran- ger et. P. ne semble pas devoir jamais montrer des tendances artistiques indi- gènes bien élevées. Ce n'est que plus tard qu'apparaît l'art minoen dans son entier développement. P. 101 cieux sont au nombre des plus anciens.. (4) Les signes des métaux usuels et pré- provenant d'Elche.. surtout en ce qui (1) Cf. de l'origine des progrès dans la Chaldée et l'Élani vient s'ajouter un autre problème non moins important. . 103 (Musée de qui tendrait à prouver que l'écriture ne prit Madrid). en Espagne comme en Sicile. naissance qu'après la découverte de la métal- fig. fig. du septième au cinquième siècle. op. Je pensais autrefois (5) que la découverte du bronze était unique et originaire de l'Extrême-Orient. ou tout au moins aux mêmes enseignements (1). fig. 1889. L'influence phénicienne. la figuration des plantes et des animaux (3) par des procédés crétois et mycéniens. celui de la découverte de la métallurgie. fig. importée de l'Attique. de Saragosse). cil. à Saragosse). et tout porte à croire qu'elles sont dues au foyer crétois. PARIS. fig. collection Gil.. Les premières influences orientales se font. lig. de la (2) Cf. cette semence tomba dans un terrain stérile. Paris. L'Espagne. Mais revenons aux peuples orientaux. 169-173 (Musée du Louvre). PARIS. op. (5) Cf. lig. ce (Musée de Taragone). 180 à 190 et Caucase. La poterie grecque vint ensuite. au point qu'on serait tenté de croire que bien des spécimens de cette céramique ont été importés de Crète et n'appartiennent pas aux industries indigènes (2). cit. 16 (urne de la Syrie et de Chypre. tant par sa sculpture que par sa céramique. d'oiseau rappelant celles de la Crète. prenant vite le des- sus. plutôt avant qu'après (A). surtout 181 (Musée de Madrid) représentation 68. Ces divers faits sont intimement liés et c'est leur ensemble qui a été la cause principale de la supé- riorité du peuple parvenu le premier à ces connaissances.nous le considérons comme indigène. cit. venus de proche en proche.

Stations préhistoriques de la vallée du Nil. entre Kouft et Louxor. .

Soc. de sur les origines de MORGAN. JEgypt. tence de l'âge de la pierre en Egypte. 389. pas su découvrir eux-mêmes. p. » Et P. d'exploiterun filon aussi riche. 57. f. les égyptologues se re. seule. résumant études d'une foule d'archéologues heureux l'opinion générale qui s'est maintenue jus. des sous presse. dans J. in ples du Caucase. (.1. p. je suis aujourd'hui amené à supposer un foyer spécial. j'ai dû renoncer lume de mes Recherches sur les origines de à leur exploration. par la découverte de l'Egypte. rellement. Suse en avons au Louvre. Ballas. en Perse) la instruments en silex qu'on pratiquait l'incision statue de la reine Napir-Asou. pour la plupart. rique égyptien devint de suite l'objet des égyptienne. d'arch. Zeilschr. Mém. temps la New race rentra dans le néant d'où torique en Egypte. salle civile. à l'appui de ce . le Tombeau de Négadah. mettait minière du royaume de Pérak. en main tous les documents pour établir l'exis- J. Cf. n" 11. en Egypte. elle n'aurait jamais dû sortir. peu- (3) égyptien (Orig. LIV. Une si grande pour enlever la peau de la plante des pieds. en 1895 (pen- hospitalières. 1119-1125. origines) la constatation qu'on avait cru faire démie des sciences. évi. Les part. des pointes de lances. Pier- le massif montagneux du Haut Kâroun et ret cite. Les remarques de Il en est de même dans toutes les civilisa. 1897. carte des gisements Mém. ont tions métallurgiques primitives des pays mé. de la Délég.concerne les origines européennes mais. mars-avril 1886. met guère d espérer qu'on y trouve jamais des Les mines se trouvaient probablement dans traces de l'homme préhistorique.qu'il avance Bulletin du Haut Ab è Diz. Voici. Malheureusement. Chabas et d'autres savants. sont en cuivre pur (2). t. ne s'attachant silex pour faire des pointes de flèches (nous qu'à la valeur vénale des objets qu'on vit ap- . 74. t Antiquité historique. p.1. 1895. Comptes rendus de l'Aca. 113 Chabas. Mariette. son livre Nagada and Mines. à Biban-el-Molouk. l'industrie néolithique avait pris une grande extension (4) grâce à la qualité et à l'abondance des matières (1) De toutes les villes de la Chaldée. dant même que je composais le premier vo- tueuses en 1891 et en 18!)8. filons cuprifères. et c'est en vain que je cherche le lieu d'où prove- nait l'étain que renferme cet alliage. des lames de couteaux les ont mis au jour la plus grande quantité emmanchées dans du bois c'est avec des de métal (Cf. M. DE Morgan. pp. 439. expliquant par l'intervention d'une Avant mes découvertes et mes publica- (4) New race ses découvertes que la science offi- tions de 1890 et 1897. ds Ann.. de l'Institut égyptien. pour lui. en ce qui regarde les pays chaldéo-élamites. des relations commerciales avec les lointains pays où gît la cassitérite (3). DE La géologie et l'industrie MORGAN.000 kilogrammes. Pierret(Dict. Dans la vallée du Nil. Rech. ces mon. 247. Recherches époque préhistorique. et le préhisto- s'exprimait à cet égard P. Anliq. t. pp. Bertiielot. II. 15). ayant été exploités dans la haute antiquité. pèse nécessaire pour l'éviscération des momies et environ 2. montré que ces instruments avaient été em- diterranéens. tagnes sont encore peuplées de tribus si peu Le vicomte de Rouge écrivait. comment en 1875. qu'après deux tentatives infruc. Le milieu chaldéen de civili- sation remonte à une telle antiquité qu'il est bien difficile d'ad- mettre. Les stations de de nombreux silex de forme lancéolée. est de beaucoup celle dans laquelle les fouil. de la race égyptienne. ques furent presque entièrement négligées. France. 1870. jusque sous les Ptolémées. sur l'âge de la pierre cielle ne lui permettait pas d'expliquer natu- dans la vallée du Nil. article Pierre). armoire II). d'une . abondance de cuivre laisse à penser que La constitution du sol de l'Egypte ne per- l'Elam était un centre producteur important. de les chercheurs. mais rapidement inter- vient le bronze. les observations scientifi- ils appartiennent l'âge historique de l'Egypte. Les premiers instruments métalliques. tant en Egypte qu'à Suse et en Chaldée. qu'ils n'avaient qu'en 1896: On a trouvé. l'Egypte furent mises à sac. gisements de silex taillés. 89. pp. comme dans d'autres pays. p. Sprache. t. C'est imbu de ces principes gisements d'étain de la Malaisie n'ont pas plutôt surprenants que Flinders Petrie. tirage à d'étain connus dans le monde entier. en 1896. là où existent des for. On s'y est servi. situé vers l'est de l'Asie antérieure et dans ses montagnes riches en minerais cuivreux (i). oriy. ployés pendant toute la durée de l'Empire Cf. LEP- mations géologiques propres à renfermer des sius. CXXIV. et comme on demment travaillés par la main de l'homme s'y pouvait attendre. Nos deux livres sortirent en même fusaient à reconnaitre l'existence du préhis..) l'Egypte): « On doit écarter du débat (sur les (2) Cf.

mais la Bible qui. cultivés cuter de grands travaux C'est donc munis de dès la IV" dynastie et avant.premières que fournissent ses montagnes (l). Toukh. n'apparaît en Egypte que qu'un reflet des annales primitives. parvenus jusqu'à nous. les stations du Fayoum (2) sont. vant botaniste allemand ne semble pas justi- tement avec les données fournies par la lin. Rech. Parmi les restes de ces industries. la seconde étant fortement empreinte d'influences étrangères (8). pierre polie. 190?. l'Abyssinie du Nord. L'homme y apparaît par son industrie paléolithique (5). (6) La station. en Egypte. on y remarque de mières colonisations asiatiques dans la vallée grandes analogies avec l'industrie archéoli- du Nil. (7) L'usage des roches dures. de l'Egypte. Géogr. sous la pression de la colonisation sémitique thic and archaicperiod.prou- où les Sumcro-Akkadiensétaient déjà assez vées par ce fait que les arbres sacrés de avancés en civilisation pour concevoir et exé. l'Egypte. L'exposé très complet des discussions peuples de la Bible ne serait donc que le sou- survenues au sujet des premières civilisa. il creuse des vases dans les matières les plus résistantes. Khédiv.-A. grandissante en Chaldée. somme toute. Wallis Budge dans Egijpl in the neoli. une grande distance. (5) Cf. l'usage de la (3) El'Amrah. dynastic egyptians. XI. Cette déduction du sa- cations colncident de jour en jour plus étroi. DE MORGAN. grâce aux facilités rencontrées par les savants pour son exploration. cette avec l'Arabie sont. les plus anciennes tandis que celles de la Haute Égypte (3) semblent avoir précédé de fort peu. si elles n'en sont contemporaines. La collection la plus importante (4) Nous n'avons pas encore retrouvé de de cette station se trouve dans les galeries textes chaldéens faisant mention des pre. leurs restes d'habitations. sur les (1) Le silex égyptien du Saïd appartenant orig. le grand événement d'où devait sortir l'Egypte pharaonique (A). suivant le professeur dispersion n'eut lieu qu'après la construction Schweinfurth (De l'orig. montre fort peu avant l'arrivée des métaux si ce n'est Mitzralm. appartiennent à connaissances avancées que Mitzraïm et ses la flore spontanée de l'Arabie Heureuse et de hommes gagnèrent la vallée du Nil. J. d'Hé- trer pour la fabrication des instruments. 1897). tiré toutes ses données historiques des archi. malgré l'apparition de formes nouvelles. fiée car il se peut que ces espèces fussent . quand le métal fait son apparition. beaux et des meilleurs qu'on puisse rencon. aujourd'hui disparue. employant les roches dures (7) et atteignant dans la fabrication des objets de pierre un véritable art qui n'a été surpassé dans aucun pays. est. venir imprécis des énfigrations qui prirent tions dans la vallée du Nil est donné par ptace dans une antiquité extrêmement reculée E. Kom Hachim. Or. guistique et l'archéologie. 'Om el AU. pour la con- ves de la Babylonie et n'est. louan doit peut-être se ranger dans les temps (2) Dimeh. 1896. a thique de l'Afrique du Nord (Tunisie. qui précédèrent. Algérie). paraître enfouie sur tous les marchés de l'Eu. The pre. le Persea et le Sycomore. IV' série. après un hiatus comprenant les industries archéolithique et mésolithique (6). lors de la dispersion des peuples et venant (8) Les relations très anciennes de l'Egypte s'établir en Egypte (Genèse. sculpte l'os et l'ivoire et possède une superbe céramique. puis. à coup sûr. Ces indi. comme on le sait. La dispersion des rope. Entre les stations du Fayoum et celles du Saïd avec leurs nécropoles. leurs débris.. du Musée Kircher à Rome. il semble que ces deux civilisations se font suite. n° 12. et cependant. c'est-à-dire à une époque Soc. fection des haches. quittant la Chaldée en même temps. Bull. chap. l'âge de la pierre el les mé- aux étages Turonien et Sénonien est des plus ta ux. des Egyptiens. nous le retrouvons taillaut et polissant le silex avec une rare perfection. Enfin. I. de la tour de Babel. L'histoire de ce pays nous est mieux connue que celle de tout autre. etc. fils de Cham. 4).

frère de Koush l'Ethiopien et de eutlieu dans la Finlande. bien des assyriologues (8). se fixa sur les bords du Nil avec ses (3) Cf. Mas. (5j Lepsius accordait aux Khamites une Matériaux. X. 14. G. (4) E. Maspero. Maspero (6) et d'autres (7). Il affirme que la moitié des mots n'aurait jamais pu atteindre le haut degré de égyptiens de l'ancienne période sont de racine développement où elle est parvenue. qu'on DE PERO. africaines. 3-6. grants babyloniens seraient arrivés sur les verte 4° sans le fer. DE Rougé.France. V. p. été appliqués que longtemps avant l'an 4000 av. Longtemps avant mes découvertes relatives au préhistorique égyptien. LIV. Il semblerait plus plus anciens et qui peut avoir appartenu aussi rationnel de supposer que le type khamitique bien à la vallée du Nil qu'à celle de l'Eu. Schweinfurth les suppose tion égyptienne comme d'origine africaine. les égyptologues les plus éminents. leurs congé- en Egypte. DE Morgan. montrerait et dans le Maroc leurs gisements sont simplement que les populations extra-égyp- continus au travers de la Tripolitaine. Egypt in the bœuf vivait en Asie comme en Afrique et. le ridionale. nères ». cuivre pur on est donc bien loin encore de (1) Les types de Fayoum se retrouvent avec l'usage du fer. origine asiatique. dyn.. des plantes. on le rencontre caines. de la tiennes n'ont connu que tardivement le fer et Tunisie et du sud algérien. prouve que le chat. Origine de la race l'Asie antérieure. Canaan. ches d'Egypte sont fort dures. Cette hypothèse repose sur la conception de sante en Chaldée et en Elam dès les temps les l'homme primitif unique. tandis que les Sémites. fils tant de l'état néolithique. (8) Fritz Hommel (Ancient Orient.tandis que la première semble être franchement africaine (1). une longue liste d'hiéroglyphes démontrant 14 . l'alné d'entre eux. 1896-1897. mille aux animaux de la région sans que pour cela ans peut-être auparavant. Hist. bandes dans le grand désert de Kirman. se issus de l'Arabie méridionale et leur attribue basant surce que 1» l'usage du bronze parait un développement spécial aux conditions afri- avoir manqué en Afrique. 1884.-C. Or. l'antilope. Pline. 2. les monum. Hisl. VI. Recherches sur les ori- enfants. Comme en Élam. Soc. de Manelhon Hisl. pendant ce temps. 2» la domes. Lep- sius (5). t. 29. s'ap- jadis beaucoup plus répandues..E. à l'appui de son hypothèse. et que les dispensable pour les tailler. fondation d'Héliopolis. le chien et l'antilope ne (6) G. des ani- maux. ces peintures représentent des hommes.avec celles de l'Asie antérieure mé- tion s'appliquait à des espèces africaines. mélange effectué par contact dans les chat. que nous voyons floris. J. Elle apparaît subitement avec le métal c'est une révolu- tion complète dans l'industrie de la vallée du Nil. attribue à des Arabes la 1866. Il semble utile de les reprendre sommairement aujourd'hui que le préhistorique égyp- tien a été plus étudié et que. etc. Rech. 16. le fer était in. les Egyptiens proprement dits. or. si elle est réelle. s. Misraïm. p. les premiers émi- la domestication elle-même y ait été décou. Wallis Budge. p. peut attribuer aux six prem.-A. tication des animaux. G. Le 1895. or. fussent pas également à l'étal sauvage dans (7) Vicomte J. sont directement passées à son usage en sor- (2) Cf. J'ai fourni jadis bon nombre de preuves de l'origine asia- tique (2) de la civilisation pharaonique (3). auraient évolué suivant celles de l'Asie. des barques et cent objets inconnus aujour- d'hui. p. 1893. c. neolithic and archaic period. en Egypte. les récentes points où elles croissent aujourd'hui ne soient découvertes tant en Egypte qu'en Chaldée que les témoins d'une flore beaucoup plus montrent que ces roches dures étaient déjà étendue et en grande partie disparue par finement ouvrées dès les premiers temps du suite des changements de climat. de Rougé (4). de Mortillet (Cf. Quant à l'âne. p. ds Mém. largement représenté. 1895) pense mestication eussent. 119) considère la civilisa. il vit en égyptienne. en Élam et' dans la majeure partie de l'Asie antérieure. anc. le chien. anliq. d'ailleurs. chap. il se peut que les procédés de do. personnifie gines de l'Egypte. l'âne. sumérienne et cite. nul. Or. la civilisation égyptienne bords du Nil. Rougé. Les ro. J. Loudim. Genèse. rien ne régions voisines de la mer Rouge. L'industrie énéolithique d'Égypte montre une céramique ornée. j'ai moi-même fait de nombreuses observations en Chaldée. 1902. L'absence d'un état du bronze quelques variations jusqu'au sud de l'Algérie dans l'Afrique. tout comme le fait de Kham. anc.. n'est que le produit d'un mélange des races phrate-Tigre 3" sur ce que cette domestica..

Hommel. p. J. Hist. prise en considération..162.. sq. Voici comment ils s'exprimaient . 94. ils trouvèrent établie sur les bords du Nil une autre race probablement noire. pp. Recherches sur les monu.de Chaldéeoù il existait déjà. royauté pharaonique. p. 17. (8) Cf. I. 1893. t. peuples de rOrient. Oppert. p. races of the Thebaïd. 17.. 1872. Zeilschrifl. peup. DE Rouoé. peup. Oppert (fi) a remarqué que l'évaluation du temps. n'aurait rien qui doive surprendre. Leip. Maspero. 11542 av. Les mesures de longueur dans les deux pays concordent exac- tement (8). Randall Me Iver. -d'aprèslui l'identité des deux systèmes idéo. viennent s'ajouter une foule d'indications concordant toutes avec les conclusions des linguistes (5). Ueber das Verhaeltmss der dres. -1844. J. (Anthrop. Semitisch. Or. p. p. Lon- (1) Benfrey. car les deux cycles. pp. z. « Les Égyptiens appartiendraient donc aux races proto-sémi- tiques. car il se peut que le système chro- Maspero. est basée sur le même point de départ. 1. id. 92. Recherches sur les (7) Cette date. p. l'Egypte. Hist. qu'ils refoulèrent dans l'intérieur (4). zig. se rencontrent en l'an 11542 av. V" éd. 2-4. Zeilschrifl. basées sur l'étude approfondie des langues. l'Eglise Saint-Jérémie « . Or. Mais si elle doit être (3) E. E. Venus d'Asie par l'isthme de" Suez. Congrès de Bruxelles. sq. t. Or. (5) A. Die Senùlischen Vô'l.-C. p. anc. Mas. la vallée du Nil.graphiques.. 2003. sothiaque (égyptien) et lunaire (chaldéen).cément des relations chaldéo-égyptiennes à Jter und Sprachen. sq. » Et « s'il y a un rapport de souche évident entre les langues de l'Egypte et celles de l'Asie. 17. 439. ces appréciations. Lepsius. 92. The anc. Sprachst. 91. basées sur des faits d'ordre général.« La race égyptienne se rattache aux peuples blancs de l'Asie antérieure par ses caractères ethnographiques la langue égyp- tienne se rattache aux langues dites sémitiques par sa forme grammaticale (1). (7) ce qui tendrait à indi- quer une origine commune. Mauss. chez les Égyptiens et les Chaldéens. indication de relations entre la Chaldée et 1870. nométrique ne soit venu que plus tard dans (4) Lepsius. Cf. puyant sur des données linguistiques. 1905. . anc. J. Aegypl. Thomson et D. prise comme . elle n'implique pas for- ments. pero. Ilisl. se trouvent appuyées par une foule de détails dont l'intérêt n'échap pera pas. 1893..-C. elle laisserait une période de quatre à cinq (2) G. DE Rouge.monuments. Non seulement un grand nombre de ses racines appartiennent au type hébréo-araméen mais sa constitution grammaticale se prête à de nombreux rapprochements avec l'hébreu et le syriaque (2). Maspero. p. 16.). (6) J. avaient conclu à l'origine asia- tique des Égyptiens pharaoniques. 1870. ce rapport est cependant assez éloigné pour laisser au peuple qui nous occupe une physionomie distincte » (3). cette époque. . mille ans pour la phase d'incubation de la Y' éd. SCHWARTZE. 3. C.. Sprach.. » A ces opinions. Das Alte Aegypt. p.

pi. XXV. sq. J. 1897. bordant la vallée de l'Eu. etc. etc. G. Puis le pouvoir se sépare des prêtres mais les souverains con- servèrent toujours un caractère sacerdotal. J. 699. J. et sur os.Abou-Gosch. dres. • pui de l'hypothèse supposant l'origine asiatique de la civilisation Certainement le panthéon égyptien (9) diffère notablement de •celui de la Chaldée au point de vue. origi- naire de Chaldée. p.en Perse. t..or. origin and nature of pagan idolalry E. p. 1894.. 92. VIII. mot Nuler == Dieu n'a jamais été un nom de formation récente. Rech. DE MORGAN. 27. pieds de vases et de. la taille des pierres dures (5). 78i-7.meubles en forme de pl. 192. J. les arts céramiques. L'usage du cylindre cachet (1). la. As- brique cuite elle ne semble pas avoir été em. la figuration sur les vases des bateaux et des étendards de tribus (6). II. DE Morgan. 698. La ma- tière employée est un conglomérat coquillier. est demeuré toujours nom collines arabiques. (3)Cf. Les mêmes repré- Tello. Worship or the FL. DE MORGAN. gravures sur pierre . Quant à la en Chaldée (Cf. surtout dans les temps historiques cependant nous rencontrons là encore des traces d'origine commune (10). 1897. pi. .. L'usage de la brique crue chez les Cha. 229. f. upon early hist. le Roi dans l'ancienne FL. MASPERO. très abondant dans les propre. sq. of Egypt and Babylonia. fig. 95. flg. 1879. Garnier. mais. sous l'influence de clergés guidés par des intérêts divers. Bibl. sont tous caractères communs aux deux pays. 1897. Rech. Tombeau royal de Négadah. on n'en trouve que très rarement généalogie des divinités égyptiennes et baby- à Suse. Lamphe. Diospolis. p. JEQUIER. Les divergences ne sont dues qu'à des mélanges et à des développements indépendants. dos (rois thinites de la I" dynastie) se retrouve «un doute d'origine chaldéenne. delà Délég. Tomb. Egypt. Royal. (2) Cf. p. A. loniennes. id.figuration du lion (Cf. connu dans les tombes de Négadah et d'Aby- nanéens de même qu'en Egypte est sans au. iS91i' (8) L'usage d'incendier les sépultures. orig. 8. (4) Cf. id. (7) Entre autres. identité qu'il retrouve dans les (5) Cf. l'époque romaine. p. Kahun and Gurob. flg. 1896. Mêm. Cf. PETRIE. PETRIE. Wiedemann. XXVI. déblayé par Taylor en 1854. 404-408. J. Neqadah and Egyple. la culture du blé (2). le sentiment artistique guidant la sculp- ture des menus objets (7). p. Mesure théorique des piliers de Ballds.). DE Morgan'. Rech. Négadah. 1897. 1904. à Et Hibba et ployée dans la vallée du Nil antérieurement à à Zerghoul. Nous ne connaissons en (9) Sur le polythéisme et le fétichisme chez Chaldée qu'un seul exemple de construction les anciens Egyptiens. flg. XXVI. XX. de Morgan. Lon- pi. archaïque et en Susiane. fig. pp. en pierre appareillée. etc. re- p. VII. l'usage de la brique. Egypte. commun. 194. 99) dit que le •d'Eridou. 403-430). G. I. R. LEPAGE Rknouf (Hibberl Lectures..159 et sq. orig. t. 1897. en Perse. Dans les religions de l'Asie antérieure et de YÉgypte se mon . dead. De nombreux fragments de cette pierre (10) Fritz llommel {Ancient Orient. Mastabas de l'ancien empire à Saq. orig. 1895) croit tendre se rencontrent dans toutes les ruines pouvoir affirmer une identité parfaite dans la chaldéennes. l'emploi de la. (6) Cf. jambe de taureau. G. Délég. syriol. I. Découvertes en Chaldée. DE SARZEC. vol. dans les murs du temple égyplologique. 1906. 1900. Naqada and Ballas. 1893. t. Zeilschr. fréquents dans l'Egypte Egypte. PETRIE. <jarah. faucille armée de silex (3). ds J. 127. Fl. enfin l'incinération des sépultures (8). l'analogie dans les idées religieuses. noms mêmes. lllahun.des formes qu'il revêt. crue (4). Ainsi bien des observations se réunissent à l'ap- dans la vallée du Nil.. p. Dans les deux pays l'origine politique repose sur la -théocratie. ds Mém.J.. p. etc. phrate. (11) Cf. 74 et sq. 266-273. KOLDEWEY. voire même divin (11). sienne. DE MORGAN. 816-821. sentations se montrent sur la céramique su- (1) Cf.

25. La longue durée de la civilisation babylonienne. p.C'est ainsi. (4) Rien ne nous permet de dire ce qu'é- Bel et Ea. Mercure (Na- la Chaldée. Hist. se préoccupe de rechercher l'antériorité de l'un sur l'autre. primitive. cil. Mardouk-Zarpanit. Vénus (Ishtar). Cf. (5) Lagrange. élément fe. anc.. Pour des causes politiques les deux cultes se mélangèrent en proportions diverses. pp. P. 1907. SAYCE. semblent être l'apanage de toutes les popu. (3) A la religion.. op. Dos alte Testament. le P. de là ces nombreuses différences qui feraient croire à des religions complètement indépendantes les unes des autres (4). Anou.. symbolisant celle des choses terres. qui bou). M. par la superposition des deux systèmes. (G. que serait née la religion suméro-akkadienne les anciennes races conservant leurs divinités locales. dans les concepts de la Chaldée primitive. les attribuant tous deux aux races sémitiques. 389-390. aux Akkadiens le culte astral (7). trent les traces de deux conceptions (1) primitives du culte sidéral qui semble appartenir aux Sémites (2). Ancieiil Empires or the East. J. Mas- dieux. dualisme dont nous ne possédons que des traces archéologiques vagues. Jupiter (Mardouk). sa grande supériorité intellectuelle sur la culture des populations voisines. (8) Winckler. 1893. JEREMIAS. nous les rencontrons pour la première fois. p. (Cf.. Toutefois. Beltis. cours des siècles. Dans son remarquable ouvrage sur les religions sémitiques.) les principes mâle et femelle. Ils réunissaient en une même personne pero. le naturisme et le culte sidéral (6) et. si les Egyp- Anchar. (7) Saturne (Ninip). Au moment où tres. Mais il me semble que ce serait là le cas de faire entrer en ligne le dua- lisme ethnique des Sumériens et des Akkadiens. élément mâle symbolisant la totalité tiens les apportèrent toutes de leur patrie des choses célestes et Kichar. Lagrange (5) reconnaît. Anou-Anat. les superstitions magiques. rent sur les bords du Nil. DnoRME. est issue d'un couple antérieur taient au début ces divinités. The (6) A. 448.) leur forme s'était modifiée profondément au (2) Le dieu principal des Sémites était le So. il convient d'ajouter. 23.. pour Mars (Nergal). qui paraît être l'héritage des Asiatiques non Sémites (3). etc. lations primitives. et de celle des éléments et des facultés de la nature. xvm. si elle n'appartient pas aux couches anciennes de la population égyptienne. Aux Sumériens revient le naturisme. la triade suprême. . ou si beaucoup d'entre elles naqui- melle. p. ces deux éléments bien distincts. les enva- hisseurs gardant pour leurs dieux le rang suprême. Bel. Choix de textes. p. et ne renfermait plus tous leil qu'ils plaçaient au-dessusde tous les autres les traits de leur nature première. introd. furent les causes de l'expansion de son influence qui s'infiltra jusque parmi les plus pauvres nomades de l'Arabie (8). p. etc. Or. la péninsule conserva plus pures ses traditions astrales et c'est (1) En Chaldée. parce qu'il remonte à des époques très lointaines. Ces deux éléments se retrouvent dans les notions religieuses parvenues jusqu'à nous.

Sokari. Aouich p. 1893. Samuel. Kénites avant de devenir le dieu d'IsraLlI.) note 3. différait pas sensiblement. particuliers à chaque bylonian origin of the greek cuit of Demeter famille (Cf. centre du mélange originel. dont le plus thou les dieux secondaires ou enfants de important s'appelait Javeh. Les dieux sidéraux linschriften und dus aile Testament. mais il est aisé de retrouver dans le panthéon égyptien les dieux astraux d'origine sémitique. 560 STADE. (5) Dieu de Moab. semblent avoir été délaissés métal ou en bois. op. Alhenxum. chbach (maitre de l'air et des cieux). Sib. Quant au culte des forces reproductrices du genre humain si répandu dans toute l'Asie (3). Nephthis semblent égale.en Chaldée. op. XIX. MASPERO. ques ont survécu jusqu'aux temps de l'anti- sait des dieux de nature diverse dieux do.) Ses emblèmes étaient des images (1) En Egypte. Silardich (la lune). En Égypte comme en Chaldée. sq. etc. des au. Ayach (la terre). Nout. et notes. 13. LAGRANGE. 1904. 344 (3) Cf. 450. des peuples de l'Orient. Geschichle des Volkes Israel. Histoire de Rachel. 19-38 Juges. que le naturisme laissa le plus de traces. p. il semble . Tonen. 1893. (4) La religion du bas peuple d'Israël ne (6) Dieu de Tyr. le soleil et ses manifestations.être indépendant de toute idée astrale. XVIII. Vergelijkende Geschiedenis. A quelle phase se trouvait la religion babylonienne quand l'Égypte fut envahie par les croyances orientales? Nous ne saurions le préciser. les divinités sidérales occupent le premier rang. Malgré cette apparente confusion.. Osiris. p. dieux (éphod) d'homme. pp. Nou (l'eau portés cependant a croire qu'il fut le dieu des primordiale). and Persephone. de taureau. 1883. The ba- mestiques (leraphim). Javeh (4). 130132. 558. comme en Asie.). XXXI. astre que nous retrouvons sous forme de dieu secondaire (7). . Les dieux des morts. Chamach en Chaldée. 343). mais. Nout (le ciel). Chaque nome possédait son protecteur. sous le nom d'Ardinich (8) et qui n'était entré dans le panthéon de ce peuple que par influence étrangère. 15. anc. semblent n'être entrés dans le panthéon van- 23. cit. Dans les deux pays. dieux des astres et du ciel. G. quité classique. des co- de bonne heure. toutes divinisées parce qu'en Égypte l'influence sémitique fut moins intense.. Anubis. les planètes ne sont pas.. Ardinich (le soleil). Maspero. (8) Khaldich est le grand dieu de l'Ourar- sq. il est rationnel d'en attribuer l'origine aux Sumériens plutôt qu'aux Akkadiens. à l'origine. pp. dans la vallée du Nil. et de les séparer des divini- tés locales (1).). (TIELE. Quant au grand dieu susien Chouchinak.-J. (Cf. (7) Bien des conceptions religieuses asiati- tres religions chananéennes. p. Die Kei. nique que par contact de l'Ourarthou avec les core bien assurés certains critiques sont Sémites. l'origine et le sens n'en sont pas en. Khaldich sont extrêmement nombreux Tei- Jlisl. parce qu'elles sont celles des maîtres. chaque ville. p. 852. M. chez les Ourarthiens non Sémites. 5" édit. Kamoch (5). des pierres bru Les. sq. res aux Sémites. Le mot Javeh doit appartenir au (l'cau). élément terrestre déifié (2). Genèse. Il. Melqarlh (6) chez les Chananéens. ment correspondre à des croyances antérieu. on peut aisément reconnaître dans Ra en Égypte. Cf. etc. (G. lonnes. chaque tribu avait son dieu (1) Sib (la terre). vieux fond sémitique (Schrader. lsis. Elle reconnais. de serpent en des éléments.. Fried DELITZSCII. cit.

aujourd'hui encore. à (5) Le polythéisme est la base de toutes les. 450. que les prophè- Ammon à Tlièbes. le même nome pouvait avoir. tes eurent le plus à lutter. chez une élite d'abord. c'est-à. s'ils ne s'étaient pas affran- chis du joug des polythéistes.) (3) En Egypte. par les Hébreux et beati- coup d'autres dans un sens exclusif. des éléments et ses dieux des morts. à Thèbes pour Ammon. Chananéens. ce principe domina. à ces époques. parce qu'il personnifiait ses intérêts. Râ à Héliopolis. (J. ne provenant cer. la reli- potence d'Ourou il en fut de même à Lar. cit. du Dieu juif contempteur des autres divinités. gion tient lieu de race et de nationalité. op. Chaldée. (4) Dans l'antiquité. les clans avaient conservé pour leurs divinités d'an- tan un attachement tel que chez eux l'idée de patrie se confon- dait avec leur culte (3). (1) En Egypte. dans tout l'Orient. qui^ séparés du tronc sémitique dans des temps fort reculés. les conquérants réunirent aussi leurs dieux. s'ils avaient. C'était d'une politique judicieuse. portance allait grandissant.) . puis chez les Aryens. accordèrent à leur dieu principal une importance prépondérante'. (P. cit. le monothéisme n'aurait peut-être jamais vu le jour dans l'antiquité (6). à l'exclusion des panthéons multiples que leur complication même conduisit à la ruine (5). syncrétisme tardif». DHORME. la base de toute la philosophie qui régit encore le monde. ses dieux solaires. à Ninive pour Assour. Lagrakge. xvn. accepté pour leur dieu un rang secondaire. Plus tard. ses dieux dieu unique ne peut être que le résultat.-M. Dans l'esprit de chaque tribu. car. comme dieu devant son caractère national Sin eut la suprématie tant que dura l'omni. p.. religions sémitiques.. comme leurs congé- nères. En agglomérant les divers districts. n'ayant pas éprouvé les vicissitudes de leurs congénères^ s'étant développés librement. « revendiquer pour elle le culte d'un en même temps. in- tainement pas de la même origine. Ne serait-ce pas là l'origine du dieu unique des Hébreux. trod" p.L. bien que sémitisés. Cet indice de nationalisme est surtout remarquable chez les. comme en Chaldée. chez tous les peuples op. Si les Chana- néens n'avaient pas quitté la Chaldée. Hator à Dendérah. devint. les dieux de l'Asie antérieure. comme ses adorateurs haïs- saient tout ce qui n'était pas eux ? On aurait tort de rechercher. Héliopolis pour Râ.principal. puis cette idée suivant le pro- grès. En ce qui concerne la (i) En Egypte. même aux dieux principaux des peuples voisins. les origines du monothéisme dans des idées philoso- phiques dont des pauvres nomades demi-sauvages sont inca- pables (/i). d'une illusion occasionnée par les efforts d'un dire trois classes divines. etc. le dieu disparaissait suivircnt les destinées politiques de leur ville. Nit à (6) C'est contre le culte sidéral. sam pour Chamach. Nekhab ù El Kab. son désir de domination. le dieu national devint celui qui devait asservir l'univers entier. qu'il rejetait au second rang (2). Il fut d'abord exploité par les Assyriens. supérieur pour elle à tous les autres (1). ses traditions. dont l'im- Saïs.

.(A. c'est-à-dire à cinq milléniums avant notre ère.) dans la philosophie grecque et pour l'unité Chiens et. Rev.Chacals: Canis familiaris (L. Ceci nous reporte au temps où se déposèrent les couches du tell de Suse aujour- d'hui situées entre 25 et 28 mètres de profondeur. dès Insectivores: Crociduragigantea (Geoff. Dêléy.).) (4) 11 semblerait qu'à Eridp. Il est plus naturel de penser que les hordes se chas- (l)Toth(ibis ou cynocéphale). Mém. O. Ils possédaient l'art de. de même de la conception du dieu unique. parties de basse Chaldée. Ecole An- dorcas (Linné). au. pèces Poissons Lates niloticus. il se soit formé une école de mono- cienne Egypte. vier). Nos connaissances des religions primitives de l'Asie antérieure- sont encore trop imparfaites pour qu'il soit possible d'entreprendre leur étude comparée malgré cela.re.). VII. F. Anubis (F. G. 1905) ont reconnu Singes SAYCE. l'une (E. de Morgan. 2-9 août 1900. race pala:oa. divine d'Ammon thébain imaginée par les reus(L. se rendre compte du mélange qui se produisit lors de la conquête akkadienne de la Chaldée et de celle de l'Egypte par les peuples.182. Phtah (bœuf) phus (Cuvier) Chèvres Hircus mambricus (2) Les Koudourrous cosséens fournissent (Linné). son). nous voyons les ani- jouer rôle important dans les concepts religieux. les temps néolithiques et énéolithiques. C. I. . VIII.-H. Cu. Lyl)ica (Me3.) 11 en fut Papio hamadryas (Linné). peut-être même avant. vier). 287. théisme. (5) L'anthropologie signale en Egypte. Cercopilhecus grisco-viridis (Desm. 1905.). 165. Geoff. The Ancient Empires. race ^Egyptiaca (Fitz.Rawlin- (3) Parmi les animaux momifiés de l'an. peindre les vases. II. Bo. en Perse. 137-153.l'autre vidés Bos Africanus (Fitzing). Chats Felis maniculata (Cretzs. -Egypte. (Cf. 391.).er). p. était destinée à concilier les idées anciennes avec celles des nou- veaux venus. 1900.). P. (E. platyura (Wag). reversus une liste très importante des emblèmes ili.) Rongeurs Acomys cahirinus présence de deux races juxtaposées. Mus Alexandrinus (Js. t. Lyon. Geoff.) Moulons throp.) Ovis longipes (Fitz. pp. domesLica (Fitz. de sculpter des figurines. balis buselaphus (Pallas) Gazelles: Gazella Congrès de Paris. il est aisé de.)ou grands prêtres dans un but politique. autochtone (?) sous mésaticéphale.. Hor (éper.u (II..). le docteur Lortét et M. J. arrivèrent en Égypte. Antilopes: Bu.gypliqcus. id. comme on le voit.). depuis les bords de l'Euphrate jus- qu'aux rives du Nil. En Égypte (1). se fit avec lenteur si toutefois ce sont les mêmes peuplades qui. Amon (oie). Sovkou (crocodile). pp. II. mais dont l'acceptation (lî). 1900.C. asiatiques A quelle époque s'est passé le départ des tribus mésopota- miennes vers l'Égypte et par quelle voie sont-elles parvenues dans la vallée du Nil (li) ? Les émigrants connaissaient le métal (5) et l'écriture hiérogly- phique ou tout au moins figurative. CHANTRE. (Linné) Oiseaux 38 espèces Reptiles 3 es- vins.). croyance sûrement étrangère à la famille sémitique. C. s'éteignit sans laisser de traces. si jamais elle a Gaillard (la Faune momifiée de l'ancienne existé.. t.Mais cette doctrine. thubaicus (Desm). p. .envahissante (?) dolichocéphale. côrnme en Chaldée (2). t.(3). Anubis Mouflon à manchettes Ammotragus tragela- (chacal). Ils maux un deviennent l'incarnation ou l'emblème des divinités. Ce mouvement des tribus. var. la ligiosa (Geoff. Isabella (Gray.

gique. (Cf. veau n'est venu contredire cette assertion. Wallis dynastie d'autre part. part. Ce calcul donneraitt émettait l'opinion que le fer. qui concernele fond de la population dans la (2) Suivant FI. Il fallut se trouver en nombre. v. 4).-C. p. bien loin de là. Borchardt. 1902. Mais.-A. E. de Stockholm.de Paris. J. 1054. d'Anthrop. .). Des siècles se sont écoulés entre l'arrivée des premiers envahisseurs -et la fondation d'une monarchie. 91 (cité par E. Petrie (Royal Tombs. M. tuation d'ailleurs vraisemblable. soulient l'origine africainedes anciennes été observé scientifiquement. I. Mon. 1885) déclarait der Kônig. (2). (1) Lesseuls métaux alors connus étaient le semble pas devoir être acceptée par les égyp- cuivre et l'or. l'Egypte elle-même nous en a transmis le souvenir dans ses légendes (li). A Hislory of Egypt. p. p. s'établir dans le pays. ne doit pas être con- sidéré comme contemporain de l'invasion. la migration. au point de vue anthropolo- n'infère en rien les assertions de M. et la mer Rouge offrait peut-être des passages. 1. Preuss.G. se basant sur des découvertes la durée des trois premières dynasties pharao- de viroles de fer dans la pyramide noire de niques et plaçait le règne de Snéfrou vers . J. 1897. aucun fait nou.. depuis. 34. partis peut-être avec la pictographie pure ou l'hiéroglyphe rudimentaire. O. de proche en proche. remontant l'Euphrate (5). qui peut être placé vers les débuts du quatrième millénium av. et. enfin réunir les éléments d'un pouvoir politique (3). sq. ces hommes se perfectionnèrent . A Hislory o( Egypl. der Wissenschaften qu'on ne possédait alors (1885) aucune preuve zu Berlin Ges. Je partage sa manière de voir en ce telius. Par. quel furent trouvées ces viroles n'ayant pas sq. Montelius (Soc.-A. pour l'époque de Ménès 4777 ans av. En route. Akad. sq. 18 sept. Si les conditions naturelles étaient les mêmes qu'aujourd'hui. centres de la richesse. il a été démontré que la pyramide (4) Le professeur Sergi. l'an 1500 av. p. Le tombeau de Ménès (1). BUDGE. Cette période d'incu- bation de la monarchie pharaonique est celle des dynasties divines ou des serviteurs d'Horus. indépendant de celui qui s'était formé en Chaldée après leur départ. nov.-C. vol. il se peut qu'ils soient arrivés avec un système tout constitué d'écriture. in Silzungsberichle de Géogr.Dahchour qu'il pensait être de l'ancien empire. d'une part. et que celles qui parvinrent au Nil n'étaient pas toutes les descendants de celles qui avaient bu l'eau du Tigre ou de l'Euphrate.et. L'Arabie n'était peut-être pas infranchissable comme de nos temps. lisation pharaonique..d'Anlhrop. s'emparer des foyers de résistance. cette trouvaille races d'Egypte. vol.) femme de Ménés.ce qui semble probable.Maspero(Soc. dans sa Mediterra- noire de Dahchour ne remonte qu'à la XII» nean Race. quelle voie se fit cette invasion ? Nous l'ignorons parce que nous ne connaissons pas l'état des routes d'alors.) En 1883. 25. 174. II. (J. J. vallée du Nil mais cette constatation ne p. le site exact dans le.-C. H. sèrent les unes les autres. et tologues. la tombe royale de Négadah ne serait touche en rien à l'origine asiatique de la civi- pas celle de Akha. mais celle de Nit-Khetep. Wallis Budge. à Négadah. éva- était en usage dès la IV' dynastie. O. subjuger les premiers occupants du sol. 1883). Ein certaine de l'emploi du fer en Egypte avant neuer Kônigsname der Erslen Dynastie. Mais cette opinion ne (5) D'après les données certainement fan- . 3998 avant notre ère. (3) L'école memphite comptait 779 ans pour -15 nov. 1902. quoique très rare.

(J. tribus assez fortes pour résister quelque peu 302 ans III». En quel état les envahisseurs trouvèrent-ils l'Egypte ? Le Nil.998 av. Sept mille ans avant nous. dynasties historiques auraient donné une pé. se décomposant comme suit par des falaises caillouteuses. Les trois premières pauvre pour les nourrir. 12. abandonnant des bras morts de tous côtés. aucune autre voie ne lui étant ouverte. les limons se déposaient taisistes de l'école memphite. à Chaldfe à la Syrie. en la terres cultivables se bornant à deux étroites comparant à ce qu'est aujourd'hui la haute . Inutile de dire combien ces nombres sement de la vallée du Nil et sur la formation sont exagérés. un régime torrentiel.). Le souvenir de cette invasion et probablement aussi d'autres qui se sont succédé. Voyage de 1900 de la 18. couvrant le fond de sa vallée de galets. (2). oriy.870 ans. laissait çà et là de longs bancs de gravier et de sable. Son lit. le Nil. laissait à droite et à gauche deux bandes de terres fertiles. les eaux s'étant calmées. couvert de broussailles dans les parties asséchées.647 ans avant notre ère.gagna le Jourdain par la Cœlésyrie. qu'ils rencontrèrent les premières riode de 779 années (1" dyn.. par les Hyksos d'abord et par les Hébreux ensuite. il parcourait toute la haute Égypte et une partie de la moyenne sans laisser de limons en quantité appréciable (3).3. Ce n'estqu'en Syrie. (3) Dans ces lits caillouteux gris. les émigrants remontant finement retouché semblant appartenir à l'état l'Euphrate ne rencontrèrent certainement pas néolithique. limitées 17. surtout en ce qui concerne la du sol fertile actuel de l'Egypte. situés à quelques mètres de profondeur près de Gebel-Abou-Fodah. j'ai trouvé (1) Depuis la hauteur de Bagdad (Féloudja) jus. de plantes d'eau dans les marais et les bras morts vieux de quelques années.570. renversant un jour ce qu'il avait édifié la veille. inondées au moment des crues (A).. les lure de la vallée du Nil à cette époque. chap. toujours désordonné. Mais comme conséquence forcée de ce mouvement. ne déposait pas encore ses limons comme il le fait de nos jours. Egypte.300 IIM. 214 ans). au moins dans le Saïd (2). Ils durent I" dynastie divine.650 même parcourir rapidement cette région trop IV' (rois de This. une étude détaillée sur le creu- nique. (J. 350. J. Chan- geant sans cesse son cours. la durée des bandes (de quelques centaines de mètres au temps légendaires en Egypte aurait été de plus) à droite et à gauche du neuve.) une grande résistance car ces pays sont in. sur bien des points de son cours. parvint à la limite orientale du golfe Nilothique.). m'ont appris que le temps n'est pas encore très éloigné où. soit par le désert voisin de la côte méditerranéenne. (J. ce fleuve avait encore.l'ai donné dans Rech.) période légendaire. III.) 22. à Matanah (Haute-Egypte) un éclat de silex qu'à la Commagène. 1 et II. les débuts de l'in. (4) On peut se faire idée de ce qu'était l'al- capables d'une population nombreuse. tout. M. M. M.-C. 263 ans Il'. Des bancs de galets.649 ans avant Snéfrou (3. la Syrie et la Palestine reçurent des colonies mésopotamiennes (1). 1896. Ce qui rapporterait à à leur invasion. pays fertile. Plus bas. descendit sa vallée jusqu'à la mer Morte et Édom et de là soit par le Sinaï. à bien des siècles de là. était resté vif en Chaldée car le même che- min fut suivi. cubation en Egypte de ta civilisation pharao.

Parfois. quittant un marais pour s'abattre-dans un autre. des in- trouvait jadis l'Egypte à ce qu'il a vu en filtrations donnent naissance à des marais amont du confluent des deux tleuves. so qu'à établir une comparaison entre le Nil richement dotée d'une végétation permanente. Schweinfurth qui. (1) Le docteur G. Bail. en amont de Kharthoum. breux ilots. celui de l'est. couvert de dunes de sable. L'hippopotame. chaque année pendant plusieurs mois. Le cours du fleuve. Khédiv. selon l'importance des crues. de branchages arrachés par le fleuve aux forêts d'amont. et le donne lieu souvent aux contrastes les plus Ileuve bleu du Sennaar. surélevant le lit du fleuve. laissant sur Tes bords du désert de longs ma- récages. tout aussi infranchissa. supérieur. en amont de Nevers. chariés par le courant et rejetés par les vagues. et les débor. couverts de gazon. Habitants de vallée de la Loire. avec ses immenses solitudes desséchées celui de l'ouest. herbes qui'y dominent. naturellement peu . le Caire. mois de l'année. SCHWEINFURTII. Dans les ré- lacunes entre les gros arbres. se remplissent de papyrus et d'ilots tion basée sur la culture des céréales ? On n'a flottants. De nombreuses lagunes. grâce à l'énorme végétation des hautes terrain. Le delta n'existait pas encore. dans le bruit confus de tant d'ani- maux. les forêts riveraines. le crocodile habitaient ces îlots boueux et les rives du fleuve. une certaine indécision de bran- dements annuels.profond r se comblait peu à peu. 1897. dénudé. compare l'état dans lequel se dépressions abritées pendant la crue. bêtes du désert. vertes de prairies. entre de nom- mène étaient bien plus grandes. nullement réglé par des digues. qu'entou- sibles aux inondations et aux crues. Ailleurs.comme des arrière-eaux se forment isolées pendant. de broussailles. 1V« série. avant l'introduction de la civilisa. mobiles comme les vagues de la mer. Mais ce golfe. se perdant à l'infini. fut l'un des premiers explorateurs l'étiage et se dessèchent. semé de galets brunis et brûlés par le soleil. des bandes relativement étroites. laissant émerger çà et là des bancs de vase à peine durcie. tefois. en Egypte. « Veut. Des rent des prairies desséchées pendant huit- taillis impénétrables. l'autruche. s'étendait le désert. forment feuilles couvrent les îles et les plaines acces. A droite et à gauche de ce vaste oasis. constants. Les bras du fleuve. Tou. on lesait. formaient des digues naturelles. de palmiers Nord. s'of. La région entourant cette vallée. dans leur état actuel. ches et de canaux. qu'on classe doûms et un certain nombre d'arbres à larges parmi les plus épaisses du monde. balayé. de continuité. se tenaient sur sa lisière et. Géogr.) . Le désert gagne partout du bles.. le Nil'rejoignant le golfe non loirt du site actuel du Caire. Une végétation luxuriante se développait alors grâce à la grande humidité de ce pays sans hivers (1). Dans l'Afrique équatoriale du Des forêts épaisses d'acacias.comme de nos jours et. marque. le rugissement du lion jetait la terreur. » (G. ces forèts rive- frent à nos regards de vastes clairières cou. et qui n'ont même pas sou- des festons de lianes superbes comblent les vent la moindre feuille verte. entremêlés de troncs d'arbres. le Nil sortant de son lit obligeait à fuir tous lés hôtes de sa vallée. n» 12. le sanglier vivait dans les fourrés des milliers d'oiseaux d'eau volaient en tous sens. tique. les proportions du phéno.. gions du Soudan oriental. des bosquets épineux. Mais. dans les du haut Nil. arrêtés par des on se faire une idée de ce qu'était la vallée obstructions causées par la végétation aqua- nilotique. éclatants. raines sont moins nombreuses et ont moins. L'antilope. bordés de roseaux gigantesques.

Assyrien und Eyyplen. dit-il. /« Faune momifiée de l'an. constituaient alors un obstacle infranchissa. races kjœkkenmœddingsde Toukh. de des caractères tout à lait spéciaux. et de gazelles des conditions climatériques de l'Egypte. Isabella. (Cf. Cuvier). venant du Nord de conglomérats coqnilllers et de sables. Lyon. 67) ne partage pas cette opinion :« La comestible recherché.). versé la mer Rouge pour se répandre sur verte par les eaux du Nil. aurait tra- cette langue de terre n'a jamais été cou. M. le relief de ces pays était tout cienne Eyypte. rus. ble pour une migration venant d'Asie par égyptiens (Cf. le Bos macroceros des monuments. ou se tenaient dans les brous- sailles encore découvertes (1).Canisltimiliaris. Cependant il ne pouvait. le dattier et le doum. s'emparant des bêtes du désert et de la vallée (A). Pallas). Si le fleuve nourrissait l'homme. remarquables. comme on l'a pré- JiippotragusBakeri. se composaient humaines et races animales ont dit acquérir de moutons (Ovis longipes.'il lui imposait aussi ses exi- gences lors des débordements.SusScrofa. »» Je ne partage pas l'opinion Desm. bubalus. Capra hireus. (Gazella dorcas. M. Gazella Isabella. docteur Lobtet. Gray.) ques qu'elle présente aujourd'hui.) différent de ce qu'il est' aujourd hui. G. un 1905. le poisson et les végétaux comestibles (2). Chassé par les crues. jusqu'à l'époque romaine. dans les terres soumises à l'inondation. quant aux traces de ses campements provisoires. Isolé du monde par les solitudes qui l'entouraient. « Le mouton préhistorique d:Egypte n'est.) toute l'Afrique orientale. n'ayant d'autres ennemis que les animaux féroces. on ne trouvait plus sa subsistance au jour le jour force fut donc de s'approvisionner à l'avance. Berlin.tout genre gagnaient alors le désert. des enclos où il réunissait les troupeaux pour la nuit (3). 1S99). a une époque très reculée. B. que crétacée des mêmes conditions climâtéri- (J. dont on . Fitzinger). car. C'est dans ce milieu que s'était développé l'homme d'Egypte aux temps préhistoriques. dont les graines (la Faune momifiée de l'ancienne Egyple. que le régime des eaux. toute la terre étant couverte par les eaux. qu'on trouve les restes de ses habita- tions.est un large porté dans la vallée du Nil par une race hu- passage quelque peu surélevé. pp. que. C'est ainsi que l'Égyptien devint éleveur et agriculteur. M. et probablement aussi d'antilopes de mon savant ami au sujet de la permanence (Bubalis buselaphus. Dans un (3) Les troupeaux égyptiens. a joui probablement depuis l'épo- offrandes dans les tombes pharaoniques. Le docteur Lortet. au pliocène. vallée du Nil.aussi bien queBos brachyceros.) tes dans les kjœkkenmœddings sont Bos tau. 1905. C'est là. I. à l'époque des tel milieu. elles ont disparu sous les limons. entre Tell el KebiretSuez. de chèvres (llircus thebaicus. monie avec les influences climatériques si laphus. entre autres. mais trouvant en abondance le gibier. pas un mouton indigène. lui non plus. sans songer qu'à l'ouest du tians. il devait gagner les sables ou tout au moins se tenir sur les . d'une stabilité si constante. vol. nom- breux alors. 249 et 370) aurait été im- delta. 11 a été importé probablement de (5)D'aprèsle docleurUlrichDQrstfWie/iinder l'Asie. habiter en tout temps la vallée d'une manière fixe. composé de maine primitive qui. en effet. Wilkixson. (J. tendu. (2) Entre autres. The Ancient Egyp- risthme de Suez. le lotus. et que l'Inde. (J.bords dés terrains inondés. de même (4) Les mammifères dont j'ai retrouvé les res.). p. Lyon. depuis les temps crétacés. en har- mouflons à manchettes (Ammotragus Irage. demeurèrent. attaché à sa terre et à son fleuve auxquels il devait tout. ainsi que le centre de dont les fruits se rencontrent souvent comme l'Afrique. auxquels il joignit plus tard le bétail importé d'Asie (5) qu'ayant choisi les plantes les H) On a pensé que les marais du delta von Babylonien. il en fit ses troupeaux. Linné.

apparaissant dans la vallée du Nil. Piètre. trouve les ossements dans les Kjœkkenmœd. d'après les indications que fournit l'archéo- logie. l'homme avait placé ses sta- tions (3) tout autour de cette nappe d'eau merveilleuse par sa richesse en poisson (4). fut le premier trouble jeté parmi les populations autoch- tones. de leur grandeur ensuite. etc. à l'âge de la pierre polie. La douceur de leurs mœurs fut cause de leur malheur d'abord. les Égyptiens étaient en droit d'ignorer qu'il y eut au monde d'autres hommes qu'eux. se trouvent à plus de 30 mètres de l'Europe furent détruits ou chassés vers au-dessus du niveau actuel des eaux du lac. jadis. la chèvre et (5) Tombeaux de Ti. . et de nombreuses gazelles. (4) Le Birket-Karoum. au moment de la veau des eaux. mais pour le mouton. etc. que l'avant-garde des Asiatiques. 1901. (2) Les fonds d'anciens lacs. encore très poisson- ment (les Chevaux dans les temps préhistoriques neux. le Sud. aujourd'hui le Fayoum. (J. « et que Bu/felus ment les céréales étaient consommées sous antiquus. 1906. Jusqu'à ce temps.) africaine.plus utiles de son pays. perches. GAILLARD. non loin de l'embouchure du Nil. Au nord. le Nord de l'Afrique. prétend- on. Toujours des œuvres de paix c'est un monde à part qui semble n'avoir connu que bien tard les horreurs de la lutte. une espèce res. Il est à présumer. il démontre l'origine asiatique. Paris. à Saqqarah. s'éten- races de moutonsn'est pas arrivée en Afrique dent au loin autour du lac actuel. 22). les calamités de la guerre. Om mifères des régions tempérées de l'Asie et El AU. Par- tout on ne voit que représentations de scènes de chasse et de pêche.. Ce milieu. par ces modifications du. au Fayoum. il en fit son principal aliment (1). M. beaucoup plus étendue à l'époque anté-historique qu'elle ne l'est de nos jours (2). était une grande dépression. 34). p. le Bélier de tiens pharaoniques prouve que non seule- Mendès. climat et par On ne rencontre pas. (3) Les stations néolithiques de Dimeh. de navigation et des travaux de la campagne. les émigrés asiatiques l'envahirent aisément et ils en firent un grand empire. 658) quantité de poissons (carpes.. (J. fournit à la ville du Caire une énorme et Bull. Là. etc. II suffit de jeter les yeux sur les bas-reliefs de l'ancien empire (5) pour vivre de la vie de ce peuple au début de l'histoire. de Méra.) grande extension glaciaire. j'en ai avec les ruminants cités plus haut. le bœuf. le lac Mœris. forme de farine mais aussi à l'état naturel en présence de sa grande répartition dans et sans cuisson. M. Soc. p. sur sa rive gauche.. (J. M. où régnaient la quié- tude et l'abondance les peuples y prirent ce caractère doux et insouciant qu'on voit encore chez le fellah de nos jours. silu- reconnait.). à' une observé à 40 mètres environ au-dessus du ni- époque bien plus ancienne. M. lorsque les mam. après sept ou huit mille ans de civilisation. de Kabin. de traces l'arrivée dans les mêmes régions des espèces de palafittes.. anguilles. il en sema les graines qu'à peine eut-il connu le blé. (1) La grande usure des dents chez les Egyp- dings de Toukh » (Cf. Anthrop. dans l'une d'Egypte. avec leurs osse- on se demande si la souche sauvage de ces ments de poissons et leurs mollusques. Mais. p.) de la faune boréale » (id. Jamais rien ne variait dans ce monde à part. Lyon.

n'y a ni sanctuaire bien déterminé.) Sa ple à l'origine. il semblerait que les hordes envahissantes fussent composées d'autochtones asiates demi-sémitisés plutôt que de Sémites purs. sq. 353-356 1903. Megiddo (Cf. 211). ni autel. p. car ces faits prirent place vers l'époque carac- térisée par la grande expansion akkadienne.. plus tard de vin et disparition en Susiane comme en Egypte est de sang. elle est. mais on serait tenté de le penser. je suis aujour- d'hui porté à croire que le fond de la population était. Gezer (Cf.) Sanctuaires indigènes d'époque néoli. 1907. beaucoup plus ancienne. H. pp. m'amènent à penser que l'habitat de cette race était extrêmement vaste et couvrait presque tout le nord du continent africain. ALEX. terie indigène s'éteignit en Palestine vers le des libations d'eau probablement pure et sim. dans la val- lée. Vincent est d'avis que la po- cupules. Tout le culte et dans l'Egypte. En Palestine. H. La conquête de l'Égypte ne fut pas un mouvement isolé. Est-ce à une réaction anti-akkadienne en Chaldée. Après bien des hésitations et des tâtonnements.p. seizième siècle av. de la Palestine. on rencontre en . p. Ca- le concept religieux nous échappe encore. que l'Égypte dut son envahissement. Macalister. même approxi- sol nourricier ou devantdes roches percées de mativement. Les frappantes analogies qui existent entre les instruments néolithiques de l'Égypte et ceux qu'on rencontre dans tout le nord de l'Afrique. Tous les pays de la Syrie. (H. furent englobés par la coloni- sation (1) et c'est là l'origine des peuplades semi-sémitiques (2) ( Les récentes explorationsarchéologiques en Palestine ont fourni de nombreuses traces vingtième siècle et peut-ètre bien antérieurs.201. ment. Qualerley Slale- mières invasions sémitiques. 19. les connaissances diverses apportées d'Asie dans la vallée du Nil. Tell Djedeideh. comme d'ailleurs en Chaldée à plus forte raison pas d'idole. J. VINCENT. D'après les arts. Grotte artificielle sépulcrale néolithique de des peuples qui.000 et 2. J.Si les envahisseurs s'étaient heurtés à des populations belliqueu- ses. p. 1907. H. en hommage à la divinité. jamais l'Égypte pharaonique n'aurait vu le jour. aux mouve- ments violents qui en seraient résultés.-C. 50. ou de lait. Quelles étaient les populations qui habitaient l'Égypte avant l'arrivée des Asiatiques ?La vallée du Nil était alors très peuplée. le même que dans les oasis et dans toutes les terres habita- bles voisines de la Méditerranée que cette race était blanche et apparentée aux Berbères de notre époque. Canaan. antérieure à l'époque de Snéfrou. incinération des corps. et en Chaldée voisine du trentième siècle. dans la val- sq.-C.92)du trentième au (2) Chez les Chananéens. thique à Gezer. est-ce à la conquête même du pays des deux fleuves par les Sémites? Nous ne le pouvons savoir.occupaientlesolavantles pre. Canaan. 1902. (Cf.Vincent. lée du Nil.on y répand. p. les origines de la céramique s'accomplit devant un trou creusé à même le peinte ne peuvent être datées. 322-326) « Chez les pré-Sémites de Palestine. 1907. Canaan. il naan. dont entre 4. VINCENT. car les traces de cette époque sont partout d'une extrême abondance.500 av. (Cf. les industries.. dont l'influence fit partout périr les arts nais- sants.

Vincent. 1907. H. s'étend du seizième J. Au nord.). Plus tard. Canaan. p. A l'est. plus tard. nous demeu- grossièrement taillés une simple caverne leur rent fort obscurs mais elle est caractérisée à tient lieu d'adylam et de trésor. le pays d'Elam avec Suse et les nombreuses villes de sa plaine. 11-12. Canaan.qui. que d'aucun autre pointdu monde antique. Sirpourla.) avec la représen. aux débuts. si une influence extérieure est saisis- daires vinrent se joindre à cette idée primi. palais ou demeure des prêtres les éléments locaux qu'elle s'est appropriés et ne les accompagne. J. . Le concept général En ce premier stade de la religion chana- était la fécondité. le pays de Shoumer avec ses villes principales dont nous connaissons Ourou.). aujourd'hui saisissabtes du culte de Canaan. Plus tard. en tant que ouvert et ornés de monolithes plus ou moins distincts de la culture antérieure. des rois foule des preuves de leur origine chaldéenne. 203. Vincent.-C. du dehors. comme d'origine sémitique accompagnés d'offrandes. Agadê. l'Elam et de la Chaldée. Les rois de toutes ces villes portaient le titre de patésis ou princes héréditaires sacerdotaux sous eux gouvernaient d'autres roitelets.) des sacrifices humains deviennent fréquents. gadah. Larsam.-C.) présentent de grandes analogies de l'ancien et du moyen Empire égyptien (sauf avec celui de Serâbit el Khadim (Sinaï) toutefois celles des premières dynasties à Né- reconnu. tombes à puils rappelant par leur forme celles p. elle vient plutùt de l'Orient babylonien tive. soit pour satisfaire a des besoins locaux. Abydos. av. ceux qu'elle reçoit. (Cf. La soit pour répondre aux exigences de maitres Babylonie. néenne). 1907. Ce fut égale- ment la cause du départ vers le nord de ces tribus qui. Dès que la Chaldée nous apparaît dans l'histoire. La deuxième période céramique (chana- tation de bronze découverte à Suse (xi" s. tuaires. X. Kouta. par les connaissances céra. les sépul- Megiddo (du xx" au iv s. etc. le pays d'Akkad et ses capitales. 202. inhumation des corps tions égyptiennes.avec quelques sanctuaires très anciens sièoleenviron jusque vers le douzième-onzième de l'Abyssinie. nous la voyons divisée en trois régions bien distinctes Au sud-ouest et au sud. Ce régime montre les dernières traces du morcellement en clans dans la Mésopotamie pré-akkadienne. sq. L'offrande des premiers nés dans les sanc- par la langue. formèrent le fond des populations voisines de la Méditerranée. néenne. 19. Canaan. Eridou. chacun dans sa ville de second ordre. av. H. dans la Palestine. l'Elam ou la Susiane fournissent étrangers. bien longtemps avant l'arrivée des Araméens. Bâb-Salimêti. devaient créer l'Empire ninivite (1). VINCENT. Babylone.. néen primitif a le sens de la suprématie divine La divinité revêtait deux formes principales: et de sa propre dépendance vis-à-vis de cette l'une masculine figurée par le Ba'al (Phallus).) déblayés tures se faisaient généralement dans des depuis peu (Cf. p. architecturales. Sippar. l'immolation de victimes humaines miques.. Ourouk. à ciel siècle Les éléments spécifiques. des dieux secon. malgré ses nombreuses transforma. 1907. » (H. p. Vincent. (1) Genèse. 1907. La divinité principale elle-même les meilleurs répondants pour les éléments obéira dans sa forme à des influences exté. Ils sont. rieures changeantes et très diverses. Canaan. Barsip. se laissant pé- Sur l'autel les sacrifices sanglants prennent nétrer par le grand courant égéen si puissant de plus en plus une place prépondérante et alors. force redoutable d'où émane toute vie et qui l'autre féminine personnifiée dans l'Astarté de régit la mort. Nipour. glyptiques par les pour la fondation ou l'achèvement d'un édifice croyances religieuses ils montrent n'être qu'un par exemple. au pied des montagnes. sur le haut Tigre. 102. montrent à quel degré le Chana- rameau des peuples sémitisés des deux fleuves. J. (H.-C. (iv" millénium av. aucune autre ce moment par la fusion qu'elle introduit entre construction.) Les sanctuaires chananéens de Gezer et de Pendant la période chananéenne. sable. mélangées avec une nouvelle poussée sémi- tique.

L'Akkadien vainqueur domina. l'établissement définitif des Sémites dans la plaine basse. la conquête du pays des fleuves. con- tinuées jusqu'aux temps romains pendant quatre mille ans. de la Délég. (Cf. Mais aussi. Il en fut de même en Egypte. fig. s'avança peut-être même jusqu'à la Méditerranée et im- posa dans tout le sud de l'Asie antérieure une dynastie d'empe- reurs qui dura plus de mille ans. du Zagros.. les orig. les autochtones eux-mêmes craignaient • d'être subjugués un jour. l'asservissement . ayant affermi leur puissance. Dans cet antagonisme. songèrent à éloigner d'eux les dangers dont les menaçaient sans cesse leurs voisins non-sémites de l'Élam. sont ornées 337. et du haut cours du Tigre. 1. 135) un fragment de poterie archaïque d'emblèmes.M. l'Élam lui aussi succomba. Au sud-ouest et à l'occident. p. sou- mirent ces peuples divisés à l'infini et en formèrent leurs empires. mais l'histoire ne nous en pas laissé de traces. 1897. partant d'Agadê ou d'autres villes. les déserts arabiques et syro- arabiques constituaient une frontière naturelle sure et n'offraient à la cupidité aucune tentation c'est donc vers le nord et l'orient seulement que se tournèrent les regards des Akkadiens.) A Suse. (J . 1. ce pays.) 240-264. DE Morgan. 93. des mon- tagnes qui séparent ces deux pays. les envahisseurs. jadis indépendants. de l'Egypte. etc. tations de barques qui. que munie de son étendard. Des guerres acharnées furent certainement le résultat de cette lutte pour la conservation de l'indépendance. iand Ballas. où ces divisions primitives (1). Bien des siècles après l'installation des Akkadiens dans la Chaldée. sortes d'étendards désignant dont l'ornementation incisée et remplie d'une certainement les tribus. (Cf. II. mais encore très loin avant l'histoire. nous avons trouvé thique fournit un grand nombre de représen. écrasé. J. organisé le premier gouvernement de. étendit les limites de sa puissance sur toute la plaine. Flinders PETRIE. sont connues sous le nom de Nomes. Ainsi le premier grand empire ne naquit pas de l'ambition d'un peuple de réunir sous un même (1) La céramique peinte de l'Egypte énéol. fig. Mais la division administrative demeura la même les patésis. 1900. étaient pour les Etats voisins un avertisse- ment et si les Akkadiens redoutaient un retour offensif des peuples autochtones. devinrent tributaires et ainsi se créa ce vaste système féodal qui régit la Chaldée pendant des siècles. t. s. Naqada . Mém. en Perse. pâte blanche représente également une bar- Hecher.de ses anciens habitants. absorbé ou chassé les tribus sumériennes. toutes. p. conquérants vinrent.

seconde moitié du cinquième millénaire. mais nous entrevoyons nettement quel était l'état du monde au moment où va commencer l'histoire. Seuls les soldats de cet autocrate furent ses sujets. mais Anchan. Suse était la plus populeuse . Il n'en est pas moins vrai que nous connaissons la succession des faits. voit s'établir la royauté pharaonique. la race autochtone. ce serait donc mille ans au moins après l'enva- hissement sémitique de l'Élam que la Chaldée se présenterait à nous par ses monuments et ses textes. aux dynasties divines. Est-il dès lors surprenant que nous n'ayons. important encore bien que politiquement sémitisé. En Égypte. Si nous sommes justifiés à placer vers la. En Chaldée. au plus tard. les autres hommes n'étaient que ses esclaves. ou Sargon l'Ancien. le premier qui devint empereur. retrouvé aucune trace précise des populations qui couvraient autrefois le sol de la Mésopotamie ? Ces évaluations. la conquête des pays éla- mites époque qui correspond. basées sur de simples approximations.de ses villes. des princes suméro-akkadiens. d'une famille qui asservit tous les peuples civilisés d'alors. for- mait dans son territoire. des mouvements accom- plis. si même ils n'étaient entièrement indépendants. . Les questions traitées dans ce chapitre laissent subsister une foule de doutes que l'avenir éclaircira certainement. il vivait au trente-huitième siècle avant notre ère. portant le titre de villes royales. Sharoukîn. subjuguée par une migration asiatique. dynastes moins asservis que ceux de la Chaldée proprement dite. Quel abîme sépare les conceptions gouvernementales d'alors de celles des sociétés modernes L'Élam. sceptre toutes ses tribus afin de lutter en commun plus sûrement pour la vie. comme d'ailleurs tous les États du monde à cette époque. l'Akkadien domine sur tous les anciens peuples. dans le pays des pharaons. n'ont rien de la rigueur scientifique. mais de la cupidité d'un homme. une monarchie féodale. ne fut probablement pas. des évolutions. étaient gouvernées par des patésis. et que l'idée que nous pouvons nous faire du temps qu'ils exigèrent ne doit pas être très éloignée de la vérité. jusqu'ici. Adamdoun (Hatamti) et bien d'autres bourgades. peut- être fut-il précédé par Manichtousou et d'autres rois de Kich mais il est celui sur le règne duquel se sont concentrées toutes les légendes relatives à cette grande révolution or.

œS . S<y des principautés ipatésis).-s Ai= £w £. parlent des langues apparentées. jusqu'à former deux peuples entièrement différents. on devra plutôt. S 2. précédèrent les débuts histori- ques. Il ne repose que sur des suppositions appuyées par les tra- ditions et les découvertes archéologiques. au cours des siècles. adorent des dieux issus d'une même pensée religieuse. 1 du régime | à pharaonique.2 S sémitique. It* |s 5 scëd . la pierre polie règne partout en maîtresse et. à m m Empire | S suméro -akkadien. s'ignorant presque l'un l'autre et.S g a ~.^ JJ <u Isg-ilsHô ~m~–C–>~ |" (/) co IV. S |" 2q SM c– gS xc ^i5 « o" •§ § d'Horus. ne sont basées sur aucune preuve positive. VDynaltie. diminuer qu'augmenter l'antiquité des faits antérieurs à Sargou l'Ancien. o- g asiatique. fi gè =:5 a =? S £ c I £§ °.:a ô Tribus sumériennes <clars)- Envahissement ai EL s "o Tribus nord-africaines. bien que mélangée à celle des autochtones.ê 0 ° 3J §£ W :Jg DE PEUPLES MOUVEMENTS DEPEUPLES B ¡¡¡¡ S ° M <> o g. pendant une période de trois mille ans environ. Pendant deux mille ans au moins ils demeureront sans contact direct entre eux. g Conquête ô -S >| g 43 § s•§ Formation V. à mon sens.2" « -g S 3'tncj"Oo^' W« §*<u ^M o. bien des peuples en sont-ils encore à l'état mésolithique.? c" « IV.. il est plongé dans les ténèbres de la sauvagerie. Etablissement = «"» g» =3. Sa ¿. Les dates. sauf en ce qui concerne celle de l'Empire chaldéen et s'il est des correc- tions à faire dans ces évaluations. Les deux pays possèdent le métal et l'écriture hiéroglyphique. les divergences entre les Chaldéens et les Égyptiens n'iront qu'en s'accentuant. Serviteurs 6 g. lorsqu'ils se retrouveront en présence. connaissent l'architecture. Le tableau suivant résume les principaux faits qui. S w S 15 . a !:il -i 3»« S? &«» d G~7 MOUVEMENTS IE JS5 CHALDEE ET ELAM EGYPTE § fc. 0 m iïi.1-- f-g. peut-être aussi. pratiquent l'élevage et la culture.g g. Désormais. -S Premiers .g go j «g5 I«S|S S5i'« 'a Z royaumes.. Quant au reste du monde. 1 E o §• . indiquées en milléniums. ce sera les armes à la main.

en cunéiforme linéaire on oublia même jus- qu'au sens de ses éléments primitifs. Ces villes. L'Egypte pharaonique à l'ancien et au Moyen Empire. Quand les Sémites eurent étendu leur pouvoir ou leur influence aux pays de la plaine. pendant ce temps. les anciennes populations du sol chaldéen se fondirent avec les nou- veaux venus. il se forma. La réaction élamile. les. des centres politiques correspondant aux bourgades les plus avantageusement situées. jusqu'au pied des montagnes iraniennes et à la bor- dure du désert arabique. Leur civilisation. peu à peu. accrurent leurs domaines aux dépens des communautés voisines plus faibles. dénaturée par l'esprit étranger adopta une nouvelle voie les usages se modifièrent. depuis les bords de la mer jusqu'au cours moyen des fleuves. Lvécriture jadis hiéroglyphique se trans- forma. aux districts les mieux administrés. absorbèrent et réduisirent leurs patésis au rang de tributaires. . Les Hyksos dans la vallée du Nil. Cette période d'incubation politique fut longue elle dura vrai-. lorsqu'ils eurent occupé toute la région fertile. L'Empire suméro-akkadien. s'adaptant au récent état des choses. peu à peu. semblablement plus de mille années et. grâce à leur puissance relative. dans ce milieu' d'abord sans cohésion. CHAPITRE VIIIï L'expansion sémitique.

civils et militaires. sort étaient remises en vers les Sumériens lorsqu'ils s'établirent peu jouissance aux divers membres de. ses administrateurs. lots étaient des d'un royaume chaldé.tdéc. certain nombre de tribus. il semble qu'aux Sémites doivent être 'attribuées les conceptions gouvernementales telles que l'administration. et aux divers fonctionnaires les textes. Chaldée. air. la commut à peu en maitres dans. prit un grand essor. autres fontionnaires. vivaient sous le régime de la propriété villes et villages. Réunissant les coutumes éparses. 1906. avec tant de ta propriété foncière. ds Nouu. obligation. chaque tribu. Rev. ilest :bien difficile de distinguer la part qui appartient aux vainqueurs de celle qui revient aux vain- cus. son chef (portant souvent aussi le titre. si nous en jugeons par les rares œuvres parvenues jusqu'à nos jours. ju. plus pasteurs et chasseursqu'agricul- mais la jouissance en était attribuée aux teurs. Cette caste était nécessaire au maintien dans l'obéissance des (1) L'organisation sociale et •administrative -i • . Disposant des bras de leurs serfs. sq. qui déjà détenaient l'administration. des méthodes employées avant eux. . Chaque tribu avait La propriété foncière en. aux néces^ sités du sol. hisl. Dans cette civilisation mixte (1). les finances et la guerre tandis qu'aux aborigènes seraient dus les arts. les adaptant à leurs usages et à leurs intérêts. la culture et toutes les branches des connaissances dérivant des soins' donnes à la terre. en les améliorant.ep. le.<•••>-• nauté. assainirent et irriguèrent lé pays s'inspirant. commé le fait a lieu pour tous les coulumierSî différaient d'un district à l'autre pour mille dé- tails mais demeuraient toujours. suivant leur. souvent aussi des Akkadiens. ses conseillers. demeuré entre les mains des aborigènes. mais soumis à la volonté des maîtres.:L'ad. En tête. des anciennes coutumes-du temps où tes pré- Les terres appartenaient à la communauté. l'écriture. les Patésis. ménagements durent user les Akkadiens en- les terres. Elle montre également de quels ganisée comme celle de l'Etat. Il se forma une caste militaire ayant à sa tête. • . (Cf. de droit franç:el étranger. nov. grade. En dehors de ce partage. Toutefois. parfois des Sumériens. d'une part attachés. 722. tési). pays. L'art. et plus spécialement par ceux trai. de pa. propres aux besoins locaux. les industries. Cun. d'autre part liés aux vues politiques des conquérants.i u-•:•. ^élevèrent des temples et des palais et réglemen- tèrent la propriété.. tirées.ED'. en vue d'assurer et d'étendre leur pouvoir avec leurs revenus. Ils fortifièrent leurs villes. les Akkadiens ordonnèrentt des canaux. se trou. en furent les principaux officiers. gens de vieille race. chacun pour leur part. Sémites. p. dont le concours était assuré aux vainqueurs. scribes et. collective 'dans les territoires attribués à ministration des centres secondaires était or.) Cette législation est le reflet ges-prôtrcs. composée de deux éléments originels distincts et provenant de deux races aux tendances et aux aptitudes très diverses. nous est révélée par attribuéssau roi. de rapport à la communauté en cas vait le roi ou le patési ayant pouvoir sur un de cessation de leurs fonctions. Dans chacune. ils composèrent les premiers recueils'de lois qui..

Etudes sur les religions culture et de l'élevage dans des proportions sémitiques.Mûndhir. tels que création et historiques sur la Perse ancienne. les Phéniciens. 349-351. » (Noeldekb. La religion avait été transformée. MASPERO. dans l'histoire. Le fisc(]). J. Il est vrai que les courtisanes plus ou moins (1) Les revenus de l'Etat en C.) répartissaient suivant les produits de l'agri. avec la conviction d'être agréables aux dieux (3). Chez les adorateurs d'Assour. Les Akkadiens percevaient les taxes non seulement comme maîtres politiques. peuples soumis. bois. les prêtres de rang élevé étaient des Sémites.des esclaves des deux sexes. aussi bien sacerdotale que militaire. etc. Histoire. 1889. les prostitutions sacrées pour les deux sexes et les sacrifices hu- mains non seulement des prisonniers de guerre. Le prince de Hira. s'as- surait de toutes les ressources par sa double autorité. manufacturés. (Cf. Etudes travaux d'intérêt public. pierres. c'étaient des métaux. les Arabes. la Civilisation et les Grands Fleu- duits par les tributs qu'envoyaient les peuples ves historiques. p. mais des enfants immolés par leurs parents. 1905. trad.. jusqu'à Antioche. qui en un seul jour offrit les 400 nones d'un L'intérieur. construction de digues. c'est que les circonstances. taux. bétail et esclaves. les obligeaient à masquer leurs véritables vues.. mais aussi comme chefs religieux. couventsyrien en sacrifice sanglant la déesse avait aussi à fourbir des prestations pour les Uzzâ (la planète Vénus). Metchnikoff. appa- raissent des sentiments généreux chez les souverains. p. roi sassa- tribut prélevé sur les peuples étrangers se nide de Perse.haldée se de remparts. « Celait un payen sauyage. provenant des terres de l'Empire et ceux pro. vassal de Kavâdh. sentiment dominant parmi ces peuples. (3) Les sacrifices humains chez les Arabes en outre.. le masque déguisant l'égoïsme. Science soc. les panthéons des deux races s'étant fondus l'un dans l'autre mais dans presque toutes les grandes villes. Wirth. 170. les Chananéens. demeura entre les mains des Sémites. etc.) . G. (2) M. 445. « Les Sémites ont à leur charge deux abominables tares (2). etc. p. car cette aristocratie. et le dieu n'était que le représen- tant des appétits de chacun. La caractéristique de l'esprit akkadien est le défaut complet de morale. comme de raison. etc. 1896. variables suivant les districts et les époques. qui s'effectuaient à la cor- composaient de deux parties distinctes ceux vée. L'égoïsme régna toujours en maître dans les États fondés par cette race. l. envahit la Syrie qu'il ravagea payaiten denrées. n'est qu'une conséquence de ce principe du mépris de l'intérêt et de la vie d'autrui.Les impôts intérieurs se I. des produits furent d'usage jusqu'à l'hégire. La cruauté chez les Assyriens. et si parfois. produits manufacturés.0.. entretien de canaux. Paris. mé. étrangers soumis. la morale étant entendue dans le sens que nos cul- tures attribuent à ce mot. Babelon. toute pitié disparais- sait devant l'intérêt du dieu. En 529. ainsi qu'à la protection du domaine sémitique contre un retour offensif des autochtones non asservis encore ou à peine vaincus. moins taxé que les tributaires. 763. LAGRANGE. l'intérêt même.

. 66. 17. les captifs immo. lister Pal expl.) 223. IX. dansles (1) VictorBÉRARD. mais il est très vraisemblable que ces cas sporadiques s'expliquent encore par l'influence des Sémites. liogabale..– Porpii. LVII1. De Abst. p. Il. 13) qu'il eût mieux valu que les (2) TERTULLIEN. Procope. ils durent faire une large part à la mentalité de l'ancienne popula- tion. Les prophètes ont eu beaucoup de peine à empêcher qu'elles ne prévalussent dans Israël. elle le transmit à Carthage qui les pratiqua avec fureur. (7) Les textes sont nombreux. Cf. dans la Babylonie qu'il faut s'attendre à retrouver les traces du véritable esprit sémitique.. Bell. éd. 56. le jeune Neteiros. Vie d'Hé. 171. devant appuyer leur pouvoir sur des peu- ples étrangers à leur sang. Hist. même après sa ruine po- litique (7). 28. Das a Ile Testament im Lichte (5) De Re sijriâ. Des faits analogues ont été relevés à Porpii. p. loç. Die Ssabier und (10) Lesinscriptions phéniciennes sont com- der Ssabismus. (De superst. Ta'annek. (3) Porpii. « Et les Grecs aussi ont immolé des victimes humaines. Maca- (4) L'histoire de saint Nil. &6. 54. en effet. Tabari. 33.. II. au contraire. Cod. Là. des Allen Orients. II. On les trouve en Arabie (/j) et en Aramée (5). Babylone moins purement sémitique à ce qu'on prétend ne paraît pas s'y être adonnée avec la même passion cependant les critiques nous paraissent bien exigeants s'ils ne se. Fund. contentent pas des traces fournies par les inscriptions et par les monuments Ce ne sont point là des faits qu'on se préoccupe de transmettre à la postérité (10). (9) Cf.. 22. 142.Recueil. Carthaginois n'eussent pas de dieux que de II.. dans le ber- ceau de leur puissance. voir les rapports de M. D'après CLER. » Ce n'est pas. deux points où l'influence sémitique est incontestable. ces immolations sont enraci- nées par l'usage.sacrées affluaient en pays grec. De Absl. (8) A Gezer. 224. des lois.– Lampride. sq. De Absl. II. Stat. Il se forma une religion. par exemple en Arcadie (1). Jeremias.. p. mais la prostitution n'y fut jamais regardée comme un acte religieux si ce n'est peut-être à Co- rinthe et à Eryx en Sicile. et les auteurs grecs em- MONT-GANNEAU.. II. dans l'île de Rhodes (3). p. VI. . mystérieuses. Apol. C'est dans les régions éloignées de ce foyer mélangé.. 1903.. plètement muettes. des coutumes mixtes qui décèlent à chaque instant la présence des deux éléments. Plutarque note cadiens. De l'Origine des cultes ar. sacrifice à Kronos. été particulièrement sensible. Chwolson.. « Chez les Sémites. p. 276.. lés ù el-'Ouzza (Noeldeke. « La Phénicie en avait comme le privilège (6). sq. 58. en Chypre (2).pers. Evagre. 8. pays où leur action a. On vient d'en retrouver au pays de Chanaan des traces évidentes (8). qu'ils cherchaient à s'assimiler. leur offrir de semblables sacrifices. ploient volontiers dans ce cas des périphrases (G) Porpii.

le parler de ses ancêtres et jusqu'à ses intérêts vitaux. en Amérique. les sorciers exerçaient leur métier et le bas peuple. demeure des dieux des deux races. Les scribes. 61-62. Dans la Mésopotamie le sumérien. on en rencontre d'abondantes traces en plein temps de civilisation philosophique. (Cf. tous les actes. Les pra. (1) Ce n'est pas seulement en Chaldée que mal avait deux causes l'une naturelle. 1. IV. 9-10. sous la surveillance de l'État. été chez tous les peuples primitifs. pp. C'est là que se passaient tous les actes. dans la Chine. Le temple. qu'il faut aller chercher les tendances réelles de la race sortie d'Arabie. s'oublia peu à peu parce qu'on avait tout intérêt t parler la langue des maîtres. comme nombre. pays où. les Akkadiens imposèrent la leur. Le égyptologiques. où par suite la puissance absorbante des vainqueurs était beaucoup moindre. quelle qu'en soit la nature. pays où les Sémites étaient moins nombreux que dans les districts de l'Euphrate et du Tigre. devenu l'idiome de la servi- tude. très peu nombreux alors. produite par les esprits tiques médicales comportaient en Egypte des malfaisants. 1. elle l'a toujours laquelle on administrait des médicaments. presque toujours Sémites. où les gens de sang rouge offraient constamment à leurs dieux des hécatombes humaines dans presque toutes les sociétés primitives. verjo. le bureau administratif des Patésis. très attaché à ses vieilles croyances divinatoires (1). dans les survivances jusqu'à nos jours au milieu de populations presque pures. était en même temps le trésor. où le peuple apportait ses offrandes et sa dîme.345. contre la divination était en honneur. 5-6. Mais. même indo-européennes. En Elam. il ne résista pas au progrès tandis que. formules conjuratoiresqui n'ont rien à envier pi.evte. l'arsenal. t. par suite. C'est dans un esprit de domination personnelle que les pre- mières organisations sociales suméro-akkadiennes.) .Pi. se trouvait encore lié de ce côté. Papyrus de Leyde. chez les Sémites. c'est au point qu'à Suse même aucun document en langue indigène ne fut rédigé pendant l'occupation chaldéenne. se faisaient en sémitique. Quanta à la langue. I. Dans les édifices sacrés les devins. on le retrouve en Extrême-Orient. l'élément non sémitique était sans^ importance. l'autre surnaturelle. sous la protection de la divinité locale et. 1. Etufles aux phrases divinatoires des Chaldéens. furent fon- dées. étaient des gens d'Etat et rien ne se faisait sans eux. chez cette dernière race. pi. tous les écrits. XIII. C'est ainsi qu'il oublia si vite sa nationalité. Cet égoïsme féroce n'est d'ailleurs pas la caractéristique des Sémites seuls. 14M4fi.

phes égyptiens (vers 210 ap. dont j'ai déjà parlé au précédent chapitre.-C.la proportion des idéogrammes dans tifs. Le foyer chaldéen des hiéroglyphes. peu à peu. déja. (I"ouII'dynas- ments nous échappent. dans lequel l'évolution fut guidée par une toute autre pensée que celle qui prévalut en Occident. Rech. fig. pictographique à l'ori. et enfin celui qu'on a récemment découvert dans l'ile de Crète. on serait tenté de croire à son origine akkadienne. nous . n'est d'ailleurs pas unique. couvert dans les sépultures royales d'Abydos. celui d'Extrême-Orient (1). aucun do- cument positif ne permet d'en attribuer la découverte aux> autoch- tones plutôt qu'à leurs vainqueurs. Cette concep. mais dé- pourvue du sentiment artistique. issus de la pictographie. Eynpte. où les circons- tances permirent aux Susiens de secouer le joug étranger. dès l'origine. la représentation des objets réels. . J. 241. les aborigènes ont fait parler leurs images et sont ainsi parvenus à la figuration . fort bien douée par ailleurs. phiquecapabte de les rendre compréhensibles. tie) (2). les peuples de l'Asie antérieure connaissaient la peinture. par gramme:fut vite remplacé par des signes n'of- suite du grand nombre des formes dialectales frant plus qu'une valeur phonétique. dans les débuts. ministre de SOen Wang. Au qua- du parler. remplis de noms propres indigènes. J. en Chaldée. mais bien un sens idéogra.quelle que soit la prononciation qu'ils suggè. Dans ces conditions. 1897.en connaissons trois autres principaux celui de Hiéroglyphes a r chaïq ue's l'Amérique centrale pour lequel les développe. Cf.l'anzanite ne mourut pas comme le sumérien les documents sémi- tiques sont.-C. nous avons vu que bien longtemps avant la conquête. Je dirai plus. il peut subsister des doutes car cette île ayant. la gravure. orhj. J. tion de l'écriture est toute différente de celle p. n'est-il pas plus rationnel de penser que.-C. ). ^2) Gravés sur un vase de pierre dure dé- . souverain usage persista tant que durèrent les hiérogly- de la dynastie chou. dès les (1) L'écriture chinoise. dans les divers dialectes. DE MORGAN. en se perfectionnant. Toutefois.II dispa- SheChous'appliqua. non pas à leurdonner une rut . J. J.complèlement devant l'usage des' carac- valeur phonétique. l'Élam était encore élamite. où l'idéo- gine. tères alphabétiques. qui domina le monde occidental. et un système d'écriture spécial se développa même. L'écriture. Cependant.des idées plutôt que d'attribuer cette invention à une race. vers 820 av. cunéiformes (premier siécle ap. et que par suite ces populations possédaient le sentiment de la figuration. éloignant rantième siècle av.) et les signes nant les signes à leur origine hiéroglyphique. rent. quant à l'origine indigène.-C. mais pour lequel.en Egypte comme de plus en plus les dérivés des signes primi. devint peu à peu hiéroglyphique et. en sorte qu'au jour où les événements politiques. suivit des courants divers. 812. leur She Chou. L'unification de l'écriture fut faite par les textes est fort restreinte. tous les textes archaïques étant rédigés en sémitique. Repre.

Smith. août.. Birch. hétéenne celle des tribus ciliciennes. handl.Jpense à des analogies avec documents que nous possédons d'elle sont tous les hiéroglyphes d'Egypte. 190Î. Lang. 236.. BERGER. bien que le système . Cette écriture vécut paral. Cf. Commission im 1900. sq.sq. Clermoist-Ganneau. plus tard chez les Hétéens (5). 198. 278. Inscrip- sept. tions in Palestine expl. des inscr. H. Sayce croit voir dans les caractères fig. Soc. 14S. p. semblent aussi n'être nées que du contact avec les peuples en possession des hiéroglyphes. 126. en langue grecque. sq.v. médiques (Cf. et ses textes ont. efforts dont nous ne possédons que de vagues traces. don Ges. Arch. comme par le désordre Beuger...– Cf. Arch. était encore à ses débuts. sémitique. Quelques autres tentatives de figuration de la pensée.) jusqu'au deuxième siècle avantnotre ère. FL. sq. Ethnologie und Urgeschichle.) Ces textes (2)Inscription figurative ou hiéroglyphique sont très brefs et ne contiennent en général sur un fragment de vase trouvé à Ani. Trans. in Transkaukasien. sq. in Rev. (Cf. Hamilto. p. plifié et appliqué à la langue grecque. Les p. Arch. Journ. propose de remplacer le nom de Hétéens. inscript.. Trans. Comptes rendus Acad.IVà X. Son origine est cer. of Bibl. I. (4) Sous la I™ dynastie. Proc. jusqu'ici. 133. p.L'ins. sq. Nous retrouvons les hiéroglyphes en Egypte dès les premiers temps dynastiques (4). p. irch. Z. 1883. p. t... d'autres auraient peut-être fourni aux peuples du petit Caucase les éléments de leurs inscriptions. D. of the Soc. 1872.. sq. fréquent des signes. LE hiéroglyphique fùt déjà définitivement établi. 1887.. Nous savons qu'en Chaldée l'hiéroglyphe a été l'origine des cunéiformes. P. tites. 56. par celui d'Anatoliens. V..pseudo-hitlites ou anato- lèlement avec les alphabets grec et phénicien liennes. p. prétation. Quart. 19. SAYCE.-marsl887. Il semble- rait que ces trois systèmes d'écriture fussent nés de la pictogra- (1) Inscription hypriote (W. id. id. 189.. in Ver. on the Hamathite inscriptions. Forsch. t. 201. Bibliothèque nat.) chypriotes une survivance de ce système sim- (. Soc. p. Halévy (Introd. au déchiff. p. peut aussi bien en avoir acquis en même temps la notion de l'écriture hiéroglyphique. 187-198. les écrits de l'antiquité l'affirment et nos travaux de Suse ont matériellement prouvé l'existence de cette conception. S. in. Stat. Tombs of the flrst Dyn. Pétrie. sq.. que ce mode d'écriture en p. Paoe-Renouf et Pu. Morgenl. sq. Hit- cription la plus importante est celle de Dali. Conder (Hamalh. 129. 1886. résisté à toutes les tentatives d'inter- gie. Kaiscrlich (5) Ce système d'écriture s'est éteint avec le russiche Arch. 31.-Jensen (Orund- gravée sur bronze.. derBerlinerGesellschaft fttr Anthropolo. of les inscriptions montrent par les hésitations Bibl. qu'elles trahissent. reçu d'Égypte les principes de sa culture industrielle et artistique. déc. t. l. t. Paris. des Savants. BREAL. que les formules du protocole royal. ayant trait au rôle joué lagen fur eine Entzitferung der Hatischen oder par la ville d'idalion au cours des guerres cilicischen Inschriften. Ph. Boy. d. Bibl. (Cf. 1877) est syllabique.pl. 116. 1. tainement asiatique (peut-être héléenne}. L'Hétéen d'une part se serait simplifié dans l'écri- ture chypriote (3).t)L'écriture chypriote (Cf.temps très anciens (IVe Dynastie ?). Wright. Vil. id. peuple qui en faisait usage. XLV11I) propose de voir dans ta langue de Luynes]. in G. f. fév.

1901. Royal Tombs. n'ayan FL. point été rencontrés dans des sépultures. 66. Les arts. oxyde de fer. Orig. 8. 5.part. pl IX. est le bijou le plus ancien connu jusqu'à ce Fouilles à Abydos. sous ses successeurs de la 1" dynastie.pl. VII. non loin du pays où se développa l'art chaldéen le plus pur ? En Egypte. Certainement le cunéiforme linéaire n'existait pas en Chaldée lors de la. Roy. 88. sable broyé. 1. J. Royal carbonate de soude sec. DE Morgan. (2) Les spécimens les plus anciens connus Tombs. fig. 1907. carbonatede chaux. 1897). 1900-1901. Temenos MORGAN. Londres. 1897) J. fig. pi. C'est donc après la conquête que..7. VI. venue des Sémites. Pétrie. Tombs. orig. la bijoute- rie (ù) sont formées. ce n'est que bel exemple de ces essais primitifs. En Chaldée.. seule au monde. La sépulture d'un mélange de sable. . celle qui nous est révélée par les stèles d'Abydos.4. Fl. Rech. IV. (3) L'art de la peinture se montre en Egypte Analyse des porcelaines égyptiennes par H. fig. Pendant la première dynas- tie.Le dès les temps antéhistoriques. les Sémites ont établi le. 7-11. 3-4) fournit un ments étaient encore faits de silex.. Chatellier (Ann. nous assistons aux mêmes (1) A l'époque du roi Ménès. VI. plus tard. pl. cution barbare montrent combien ces premiers 5. verre bleu. 0. chaux.) H. PETRIE. BELL et F. impose l'écriture sur argile par la nature de son sol. Fl.Amelineau. système cunéiforme.e de la sépulture du roi Zer-ta. évoluant suivant les conditions locales. 3 et 4). de la I™ dynastie (FL. 55. LXXV-LXXIX.phie.8 oxyde de cuivre.6. Rech.-E. J. est encore grossière tandis que les arts réduits attei- gnent une incroyable perfection (2). J. la grande sculpture. ne trouvons-nous pas leur enfance dès le néolithique et l'énéolithique ? dans les poteries peintes de Mouçian et de Suse. La composition désordonnée et l'exé. 1902. DE la monarchie.) jusqu'à ce jour de la sculpture égyptienne (5) On trouve en Égypte des indices de sont les figurines animales découvertes dans l'usage de la terre émaillée dès les débuts de le tombeau de Ménès à Négadah (Cf. II. argile blanche. II. La peinture (3). Négadah (Cf. pl. 1901. 1897. GREEN. FL. Le employées sont le rouge. le verre bleu ayant été obtenu par la fusion essais sont voisins des origines. XI.1 soude.. chim.) Mais ces objets.(Cf. (Cf. le gris et Chatellier a reproduit les pâtes en mélangeant: le noir.. p. oxyde de cuivre. développant une décou- verte sumérienne. pl. Qui. Hiérakon.4. à Abydos (Cf. Rech. peut-être même a-t-on déjà découvert l'émail sur terre cuite (5). tous les instru. Pétrie. 363 Silice.-W. Pétrie. (4) Laperle d'or trouvée dans le tombeau de que le cuivre devint d'un usage courant. 1901. Abydos. 1902. Orig.) dès la I" dynastie. et qu'ils se soient développés indépendamment les uns des autres. 22. 1895-1837. jour. 1903. sauraient être datés d'une manière précise. la preuve s'en trouve dans la double évolution en Élam et sur les bords de l'Euphrate. les aptitudes et les besoins des peuples qui les ont adoptés et nous les ont transmis. 1. nous voyons la culture artistique évoluer à partir de l'époque de Ménès (Négadah) (1). DE Morgan. Il n'est pas non plus venu d'Arabie avec les Akkadiens car la Chaldée. Pétrie. (Cf. LIII. De grands Empires n'auraient pu se fonder sans le secours de l'écriture. découverte quelque part dans l'Asie antérieure. (Cf. II. 40. et mieux dans l'Élam. L'usage de l'or était d'ailleurs courant Royal Tombs. alumine. po/is. du roi Qa. et celles provenant o( Osiris. afin de répondre aux besoins de leur administration et du progrès dans les transactions. 4. 19-22 Temp.) Les couleurs 2. le jaune. II.

Mais les goûts artistiques ne se donnèrent pas carrière de même façon.foule de principautés indépen- dantes les unes des autres (3). aucun objet n'en a été rapporté par les marchands mu- sulmans qui la parcourent en tous sens. par l'établissement d'une . dans l'lie de Crète et en Italie Chacun se composait d'une ou plusieurs villes . peut-être même dès le néolithique. Il y a dans tous ces pays une homogénéité dans les tendances qui ne peut être l'effet du hasard. aucune sculpture très ancienne n'y a encore été signalée. quoi qu'il en soit. Je citerai cependant la stèle des Vau- tours de Telloh et quelques pièces archaïques découvertes à Suse. d'autant que ce groupe est unique au monde (1). La première organisation politique de l'Égypte se fit comme en Chaldée. leur parente. L'aire des arts primitifs asiatiques semble s'être étendue depuis les derniers contreforts de l'Iran jusqu'aux pays médi- terranéens et depuis le Taurus jusqu'à la vallée du.débuts. l'Égypte enferma son style dans des lois rigoureuses. c'est elle-même qui a subi l'influence artistique pré- chaldéenne. (2) A Chypre. est encore bien peu connue. à Paris. habitant vers la même région.) la suite sous le nom de nomes ou provinces. tous les pays méditerranéens ont reçu de la vallée du Nil bien des notions (2). (Cf. car l'Égypte n'a pas agi sur l'Asie dans ces temps très anciens. des arts céramiques analogues à ceux de l'Asie bien des traces d influence orientale. malheureusement.. J'ai fréquemment inter- rogé les hommes du pays les plus à même de me renseigner à cet égard et tous m'ont affirmé qu'il n'existe rien de semblable dans la péninsule. aux mêmes efforts mais par suite de la rareté des matériaux durables et de qualité. dès les débuts. tandis que l'Asie conserva toujours une grande liberté dans la composition comme dans l'exécution. mais n'eut certainement aucune influence sur les débuts orientaux.Nil. Plus loin vers l'ouest se développa plus tard une civilisation dite égéenne. L'Arabie. du moins à quelque tribu. dès l'état néolithique. antérieure sont nés sur place. Ajoutons aussi que. correspondant probablement aux (1)Dans l'Amérique centrale et au Pérou. méridionale on trouve. qui ne fut pas sans puiser largement dans celle de l'Asie. Musée du (3) Ces principautés se sont conservées dans Trocadéro. dès les temps les plus reculés. nous ne rencontrons qu'un très petit nombre de grandes œuvres. C'est donc aux Sumériens que nous devons attribuer l'honneur d'avoir fondé l'art asiatique sinon à ces autochtones eux-mêmes.

celles du service militaire parexem. il. ne sont même pas cités par Manéthon. 1. 5) entre 36 et 47.à la condition de payer cer. Gau- queurs égyptiens peuplaient le monde primi. ne répond d'Abydos.. cette division du pouvoir contraignit l'Égypte à se développer sur elle-même. ne supportèrent que difficilement leur déchéance.) grand parfois pire. d'après les récentes XVII. Hist. de simples gouverneurs. des digues. I. Maspero. si ce n'est. pendant bien des siècles. Les conquérants les conservè- rent dans leurs grandes lignes et. Il suffira.. avoir été gouvernée. 99. nous ne pouvons. le Ménès des Grecs (2). -Mènes ne joua certainement taines redevances ou de supporter certaines pas le rôle qui lui fut attribué dans la suite. Strabon. sans ambitions militaires extérieures. pour deux premières dynasties comme de simples se rendre compte du désordre qui régnait en- fantômes presque aussi insaisissables que ces core en Egypte au cours des premières dynas- douteux serviteurs d'Hor. PTOLÉ. Ilisl. 22 pour la Basse.. ment. encore que le sol est propriété du roi. Le (2) Bien que la tradition ait attribué à Ménès nombre de ces divisions varia suivant les épo. de consulter le beau travail de H. 178. Geogr. 1906. dont 42 pour la Haute. La Haute-Egypte semble ques en comptent 44. A. IV. Inschr. jusqu'à l'époque du der- Egypte. n'en est pas moins vrai que les princes dépossédés. personnifle les efforts de la royauté. qu'un dynaste local. Mais cette unité. fondé Memphis. p. des peuples de d'Arch.mais. p. Hisl. p. Brucsch. (H. sq. fixé la religion. p. Mém. t. 1893. sut concentrer en ses mains le gouvernement de l'Égypte entière fut Mini (1). des Lagides. Fr. Les légendes égyptiennes lui attri- buent des améliorations et des progrès qui certainement furent l'oeuvre de bien des générations il aurait réuni sous son sceptre tous les princes de la vallée. I. 16-18) les considérait comme ayant été usage des documents fournis par les der- sinon inventés.territoires des anciennes tribus. Nil. 9-9. le roi Perabsen. du moins ordonnés arbitraire. Bien que les prêtres égyptiens eussent attribué à Ménès la for- mation de l'unité pharaonique. Pline. codifié les lois. charges. 49. ds. Son nom. à. Or. 44. découvertes. une. Bouché-Leclercq. 111. princiers de ces époques sont repris en faisant lion.) Krall (Die Composi. nières découvertes archéologiques. p. réduits au rang de vassaux. creusé des ca- naux. THIER (Le livre des rois. en cette qualité.éd. dont les chroni. parvenus jusqu'à nous dans les listes pha- raoniques.) Contrairement à ce que breux princes. tif • (G. construit. V. I.Brugsch. voir dans ce prince autre chose mée. Le premier de ces princes qui. on avait considéré les princes des certainement pas h la réalité.) pendant plusieurs siècles.. les habitants toute précaire. l'unification du pouvoir dans la vallée du ques (DIODORE DE SICILE. ment par les prêtres égyptiens du nouvel em- Geogr. des dynasties illégitimes se fondèrent même et les noms de leurs rois. pour être réformée à nouveau par bien leur accorder. nat. Les listes pharaoni. Il se fit alors une première ten- nous voyons en Chaldée. dit la tradition. fut rompue lors de la deuxième n'ont que la possession que le pharaon veut dynastie. 93. t. nier roi de la première dynastie. . comme en Asie. comme notre département de la Seine. V. de l'Inst. du Caire. La première dynastie sombra dans une révolte et dans des troubles il est donc fort probable que les 550 ans attribués à etd'un territoire très restreint (Cf. par de nom- Inschr. L'imagi- nation des Orientaux se plaisait en Égypte. dans l'Egypte anti. (Cf. Après la mort de Ménès des révoltes éclatèrent sur bien des points.re- porter sur un seul nom tous les événements d'une longue période. 1908) où tous les noms l'Orient. pour établir l'unité (1) Jusqu'aux découvertes de Négadah et pharaonique. ties. t. tative d'unification. tel que nous l'entendons communé- ple..

) (3). creusées dans le sol il en est de même pour thic and archaie periods. pour ne plus laisser de traces dès le règne de Snéfrou (7). Il semblerait qu'en Égypte.of Egypt. WALLIS BUDGE. C'est donc dans la. LIII.J. 195.-A. 177 à 222.. qui. que les premiers pharaons établirent d'abord le siège. construits en briques crues. 518- l'Egypte. une autre qui. W. renfer- maient encore une foule d'objets présentant de grandes analo- gies avec ceux de la Chaldée et de l'Elam dans les temps les plus anciens. 1896-1897. 1902. Egypl in the neoli. 1902.) riods. 1900.Haute- Égypte.. 1. op. C'est à Négadah. représen. et la nécropole d'A- royal de Khemaka. vol. Paris.Morgan. DE Morgan. 1897. à la consoli- dation du trône. pt. à la fin 'de la troisième dynastie. ses suc- . p. Amelineau. (Cf. Rech. J. Abydos. Ces sépultures. Le tombeau de Négadah. J. bien que détruites en grande partie. I™ dyn.-M. L. (1) Cf. se trouve près de (4) Les tombes royales de la I" dynastie se celle de Menés. pl.WALLIs Budge. d'Abydos. Id. par son architecture.. FL. dès long- temps préparée. de Morgan. Le tombeau de Menés lui-même. cil.il. PETRIE. (Cf.-C. A Hi. (Telloh) (E. rappelle les monuments chal- déens. trouvent toutes concentrées dans la région fig: 513 [tombeau spolié]). cil. 1897. 1902-1904. DE Morgan. 521) avec celle du palais de Goudéa à Sirpouiia (2) Cf. chour (au cartouche de Snéfrou) sont tous les à Abydos. que j'ai découvert la sépul- Tablette d'ivoire du trésor ture de Ménès (1). de la royauté unique (4). de DE Menés (J. p. où il semble . (6) Les sépultures archaïques d'Abydos sont (3) E..) rencontre rarement ensuite. pays d'origine princière de leur famille. contrairement à ce qui se passa en Chaldée. dans le Saïd.vers 426G av.la durée des deux premières suites de souverains furent unique- ment consacrés à l'asservissement de la noblesse. 1. matériau* dont The Royal Tombs of the first Dynasly. se serait soumise pres- que de suite à l'autorité des empereurs chaldéens. IS9~. sur les orig. Reclr. cesseurs (2).d'un grand nombre de princes vant Orisis (Semti.bydos elle-même a fourni les tombes tant le roi Ten dansant de. fig. l'usage décroit pendant la IV' dynastie et qu'on 1901. sauf dans l'ar- 5) Comparer l'architecture du tombeau de chitecture militaire (El Kab). l'adaptation du pays au régime royal ne se fit que longtemps après l'établissement des Pharaons tandis que l'Asie. est complètement étranger à ce que nous connaissons de la construction égyptienne dans les temps postérieurs (5). à Négadah. Egypt in the neolithic and archaie pe. Découvertes en Chaldée. fig. op.de Sarzec. J. Ce style s'atrophie déjà dans les tombes archaïques d'Abydos (6). Le (7) Les mastabas de la III" dynastie à Dah- tombeau de Négadah. orig.Fouil. non loin d'Abydos et de Thinis.. E. il semble donc certain que les deux développements résultent des mêmes influences originelles. 1897.-A.

note 1. Rech. 1900. sur les orig. DE MORGAN. Id. c'est-à-dire que le métal (le cuivre pur [1]) s'y montre en même temps que le silex taillé. pi. la phase énéolithique n'a pu remplir Nécropole royale d'Abydos. de l'Egypte. ses aux fortifications. Scien- . d'après FL. 1896. n'être maintenu que pour donner plus de mas. (1) Cf. or. en Egypte la longue période qui s'est écoulée entre la première apparition des Asiates et la seconde dynastie. Comptes rendus Acad. dans J. III) et les notes de l'auteur.. ces. Pétrie (The Royal Tombs. p. Les sépultures des premiers temps royaux sont énéolithiques. 223. Berthelot. 19 août 1896.

dans la vallée du Nil. migration. de Thot l'inventeur de l'écriture. non plus. et l'on s'explique fort bien le prestige religieux attaché à leurs souvenirs-. nous sommes. ou bien que les envahisseurs ont établi la royauté presque de suite après l'invasion. là où nous connaissons le pas- . comme autochtones. c'est-à-dire dans le pays même où se fonda la royauté. dont le point de départ reste encore inconnu. En Chaldée. et apportant peut-être les éléments de l'écriture. graduellement. Nous devons donc admettre. Par suite. autorisés à penser que l'écriture ne s'estpas constituée surplace. les plus anciens textes connus. complètement fixé. les nouveaux maîtres de l'Égypte n'ayant eu aucun intérêt à perpétuer les souvenirs historiques des populations asservies. mais aété importée peu avantl'époque dé Mériès. en. En ce cas. créant ou régulari- sant un système de principautés analogue à celui de la Chaldée. possession des métaux. ou que la con- quête s'est produite. Nous devons observer toutefois. Il existe donc une étroite liaison entre les serviteurs d'Horus et les premiers souverains. qu'il n'a pas été trouvé jusqu'à ce jour. profitant des résultats déjà acquis par leurs prédécesseurs. et la seconde effectuée par des tribus énéolithiques aurait apporté le germe du régime royal. en ce qui regarde l'écriture. D'autre part les traditions placent le mythe d'Osiris dans la Haute-Égypte et son sanctuaire. les fables d'Osiris. ce qui ne peut être admis. La pre- mière partie de l'occupation par ces peuples s'étant faite à l'état néolithique correspondrait à la période des « serviteurs d'Horus ». seraient l'écho de faits antérieurs à la conquête asiatique. auraient fondé la royauté pharaonique après une période plus ou moins longue de guerres. à Abydos. sans quoi là lutte du bien contre le mal. ceux de Négadah. jusqu'à plus ample informé. Une première partie de l'invasion très ancienne. d'Hor. la moindre trace d'essais hiéroglyphiques ou d'écriture figurative. d'autres Asiatiques apparentés aux premiers venus. mais qui ne peut être indépen- dante des mouvements dont l'issue fut la royauté. aurait en- vahi la vallée du Nil et s'y serait installée. les ser- viteurs :d-'Horus seraient les chefs asiatiques des premiers clans. montrant le sys- tème graphique déjà. Dans une seconde. D'une part'les dynasties divines ne peuvent être considérées.. ce que les récentes découvertes ne permettent plus d'accepter. en plusieurs phases.

c'est dans ces deux vallées jouissant de conditions. peut- être. 168. aux mêmes apti- tudes. Quoi qu'il en soit. The archaeology o/ the Cùneiform inscriptions.• mais- tandis que l'Égypte. • ••' Cliap.sage du signe hiéroglyphique au cunéiforme. Cette remarque fait pen- ser. Les facilités de la vie enfantèrent les progrès initiaux qui. Ainsi.. pendant trois ou quatre mille ans. p. malgré les nombreuses recherches dont l'Egypte et la Chaldée ont été l'objet elles l'étaient plus encore avant les découvertes relatives au pré- historique égyptien. probable- ment aussi. Sayce. Il est à peine conce- vable que ces questions d'origine n'eussent pas été élucidées longtemps auparavant. A. que se formèrent les deux premiers foyers civilisateurs. ne pouvait étendre son influence au delà de certaines limites imposées par la nature. nous n'avons encore rencontré aucune trace des tâtonnements qui prirent sûrement place entre la figuration et l'idéographie. et qui. :i'i Cf. eut été sans lui ignorée en Chaldée. se développant sur eux-mêmes. soit enfin que nos investiga- tions sont encore trop imparfaites. il apparaît clairement aujourd'hui que l'Égypte et la Chaldée se sont développées parallèlement et' dans des conditions semblables: Toutes deux ont droit à l'honneur d'avoir civilisé le monde . Egyptian civilisation. p. IV. doué d'un génie gouvernemental et admi- nistratif spécial. (1) Cf.la Chaldée. était appelée à s'accroître et à fonder le premier grand empire dominateur. soit qu'ils ont été de très courte durée. Ces origines sont bien confuses. fig. diriger cette évolution.natu- relles analogues. The relation of Babylonian to- . enfermée dans ses sables. L'autochtone 558. peuplées de races pacifiques. côtés de dangers: et de menaces. J. pays ouvert sur toutes ses frontières. Ib97. eussent donné au monde une culture toute différente de celle que nous possédons aujourd'hui si l'élément sémitique. 1908. DE MORGAN. alors que depuis plus d'un siècle les savants les plus éminents de l'Europe étaient venus étu- dier le sol égyptien (2). entourée de tous. 2) orig.-H.. 101. soit que les tâtonnements n'ont pas eu lieu dans les sites explo- rés jusqu'à ce jour. n'était venu. Egypte. Rech. lui donner une tendance à la domination inconnue avant lui spécialement en Egypte. Londres.

Cependant l'extension de la puissance de Kich devait enfanter l'Empire. ceux des villes asservies. Ourou. parfois soumis et réduits à la situation de feu- dataires par leurs voisins plus forts.devint la main de cette civilisation hybride. le régime des petites principautés indépendantes fut resti- tué pour un temps. Sirpourla (Lagach). mais sous l'autorité de Kich. nous n'en connaissons rien. tant pour la conservation du trône que pour l'extension des frontiè- res. d'Hourchitou. de Gichhou. maispréparal'esprit (1) Les patésis et souverains les plus anciens Suse. On comprend aisément qu'un tel état politique chez un peuple ambitieux. d'Our. Nous n'avons jus- qu'ici retrouvé d'eux que quelques-unes de leurs constructions. à peine centralisé entre les mains d'un seul prince. de richesses et de pouvoir. par tempérament. Ourouk. étendi- rent au loin leur domination. Eridou. Il y régnait des princes plus ou moins puissants sui- vant les temps. et enfin Suse et Anchan semblent avoir été à l'origine les principaux centres chaldéens. de Kimach. amenait de perpétuels conflits entre les principautés et faisait souvent changer de mains la prépondérance relative des petits États. avaient con- servé leurs titres. Les autres Patésis. dont le Sémite fut la tête. les rois-prêtres (1) de Kich. imposant leurs volontés. de les premiers foyers de la culture chaldéenne. leurs prérogatives et une grande partie de leur pouvoir. de . Kich. L'histoire des Patésis chaldéens nous est encore presque incon- nue à peine savons-nous quelques-uns de leurs noms attachés à leurs œuvres de paix quant à leurs expéditions militaires.. pour beaucoup. de Louloubi. ne modifiaitt guère les conditions politiques du début ce n'était encore que le régime des principautés étendu. de Goutiou. sons pas l'emplacement. dont les ruines sont éparses dans les pays jadis soumis à leur sceptre. aussi maîtres eux- mêmes. peut-être même sumérienne. de Nippour. d'Isin. Ce premier royaume. etc. de Kisourra. Dès une très haute antiquité. Elle ne fut qu'une première tentative. Manichtousou et autres. nous ne connais- sont ceux des villes de Lagach.000 ans au moins avant notre ère. D'ailleurs. sans frontières définies. Larsa. de Dour-Ilou. Ces dont les noms soient parvenus jusqu'à nous villes dont. 4. faisant peser leur joug sur les pays d'Akkad et de Choumir et sur la Susiane même. à la suite de ce premier essai d'un gouvernement couvrant de son autorité l'ensemble des pays chal- déens. souvent. semblent avoir été de Chouripak. de Larsa et d'Ourouk. d'Achnounak.

roi d'Agadê. siècles dans l'Asie antérieure. Sargon n'était plus un Patési. soumit toute la Chaldée. détrônant son oncle et maître (vers 3800 av. conservèrent toutefois leur indépendance il la leur laissa. les rives du golfe Persique. les autres chez les Sémites eux-mêmes.les unes concentrant dans les montagnes du Nord et de l'Est les populations autochtones. les peuplades à l'orient du Tigre jusqu'aux montagnes. Le centre du pouvoir se trouvait alors dans les pays. ceux de Larsam et d'Apirak. Il porta ses armes en Syrie. reculèrent les frontières sémitiques et établirent la première grande domination d'un seul. à Chypre même. soit qu'ils eussent contribué à l'établissement du pouvoir suprême. elle cache simplement un désir de conquête. Cette conquête ne se fit pas sans ébranler l'équilibre établi depuis des. de même que dans l'antiquité. dit-on. Sargon I. suivant la seule route ouverte. pays d'origine de ses ancêtres. dont il avait plutôt redouter l'âpreté qu'à convoiter les biens.-C. J. les îles. sur les côtes et dans les montagnes de Syrie et de Palestine. qui. Non seulement les populations suméro-akkadiennesfurent réunies sous un même sceptre mais les armes d'Agadê se tournèrent vers les peuples étrangers. les mêmes cupidités se traduisent par les mêmes ini- quités. un appétit de domination. mais bien un véritable empereur féodal. soit pour toute autre cause qui nous échappe.migrations eurent lieu. de la Chaldée et du golfe Persique. Deux petits royaumes. vivant côte à côte avec les tribus d'origine plus ancienne. sans que ses armes se fussent jamais tournées vers l'Arabie. A six mille ans de distance. dit l'Ancien. dès long- temps sémitisés. l'ÉIam. C'est de cet ensemble que Sargon fit son Empire.. plus puissant que les autres. tel que plus tard les invasions des barbares en ont établi en Europe. mais déjà des colonies s'étaient établies sur le haut Euphrate. s'avancèrent jusqu'à la pres- qu'île du Sinaï. cette politique a pris le nom d'unité de races mais.). De nos temps. des. Sargon n'était pas le premier des empereurs mais il fut le véritable fondateur de l'empire. imposant son joug à ses proches voisins. elles se heurtèrent à la puissance égyp- 16 . Mais là.des peuples à coopérer aux grandes vues politiques des souverains de l'avenir. tel que nous en voyons encore de nos jours un frappant exemple de l'autre côté du Rhin.

tienne qui. (1) D'après G Maspero. 349. vaincus. fermant ainsi la porte par laquelle elle était. venue. Là. anc. Cette opinion se basait sur une erreur commise par Lepsius qui. On a pensé que la possession du Sinaï importait aux Égyptiens à cause des mines de cuivre que renfermerait cette presqu'île. où les La presqu'île du Sinaï au temps de l'empire Memphite (1). p. Hist. pendant des milliers d'années. I. Pharaons les employaient aux grands travaux dont ils nous ont laissé les ruines. les nouveaux arrivés. depuis longtemps déjà. t. étaient traînés en esclavage sur la terre du Nil. des peuples de l'Orient classique. . occupait militairement cette bar- rière de ses domaines.

de clarté les résultats'de toutes les évaluations Maspero. on supposait que celles des trois premières dynasties s'y élevaient également et que. Les qu'à la XVIII* dynastie (Amenophis IV. Le désert syro-arabiqûé constituait une excellente frontière entre les deux empires d'Asie et d'Afrique. Les dates de Lepsius ont été soumises à une attentive et ingé. FI. crut à une immense exploi- tation minière. Eduard systèmes de FI. Tandis que les Pharaons se bornaient à conserver lé Sinaï. remontaient l'Euphrate et se trou- vaient amenées ainsi vers l'Oronte. aucune grande révo- lution ne s'étant opérée en Asie. II. C'est uniquement au point de vue de la' défense de ses inté- rêts vitaux que l'Egypte occupait le Sinaï. empêchant leur con- tact. trois 'époques. pour gagner la Syrie. D'après les trois nieuse révision. Meyer.(Evans) et 2000 à 1800 (Ed. plutôt que dans la Phénicie méridionale. et non du métal en quantité industrielle leur richesse naturelle n'entrait donc pour rien dans les vues politiques des Pharaons. Ses efforts étaient d'ailleurs largement compensés par la quantité des esclaves qu'elle capturait dans ce district asiatique.. celle supposée par Evans dynastie sont sensiblement réduites. contemporaines et non successives. de la IV° dynastie et des suivantes s'y trou- vant.dynastie est classée de l'an 2000 à 1788. Ces nombres sont chronology. La domination Hyksos monde oriental. on considérait la XII* chronologiques tentées jusqu'ici en ce qui con. le Meyer (Aegyptische Chronologie. les uns. 190i. notamment par M. repaire de nomades toujours prêts à fondre sur les' riches contrées du Delta. 1902. de 1660 à 1580. Les dix premières dynasties (1) sont généralement appelées memphites. il devient dif- chronologie égyptienne. de 17S8'à 1660. Jus.confondant des minerais naturels de manganèse avec les scories résultant de la métallurgie du cuivre. 190i). Les anciennes estima. Ainsi la m'apparait comme la plus rationnelle et cor- XII. toutefois. < 1400 calculs de Ed. De ces tions pour tes époques antérieures à la XVIII. Pétrie! Evans et E. leurs de placer vers la fin du troisième millé- C'est l'époque d'anarchie qui vit les dynasties naire l'apogée de la civilisation crétoise. pr. Rev. de 2778 à 2565 pour les autres. Manéthon. 268). R. Ii n'est pas irrationnel d'ail. chap. (1)E>A. Berlin. Pétrie etc. dynastie comme s'étendant de 3160 à 3248 pour cerne l'Egypte et les'empires asiatiques. le centre du pouvoir avait été établidans le nord du pays. Meyer reportent l'invasion des < 1450) aucune date'n'est certaine dans la Hyksos à une époque où. Meyer). Les gisements du Sinaï contiénnent de la tuiv quoise. p. désigne sous le nom de Thinites les deux premières suites des Pharaons. les Suméro-Akkadiens ne descendaient pas vers lé sud leurs hordes. 1908.. pp: 111-161) donne avec beaucoup très différents de ceux adoptés jusqu'alors (G. Dussaud. la respondant le mieux aux événements dans le XIII'. et aussi parce que les sépultures de la plupart des souverains dé la IIIe. classées . Pétrie). n'a duré qu'un siècle environ. Akademie der daterait de 3460 à 3248 (FI. premier palais de Cnossos (Minoen moyen I1) ds Abhandlungen der K.ficile d'expliquer son origin'e. 2500 à 2200 Wissenscliaflen.). dès les débuts. "Egyptian École arithrop. parce que c'est à Mènes qu'est attribuée la fondation de Memphis.Wallis Budge (Egypt in-llie neolithic sous les n"' (Cf. XIV-XVII and archaic periud-.

. la grande stèle de Ce roi.dont le tombeau se trouvait nekht et Tchéser de la 111' dynastie c'est donc Saqqarah (pyramide dite à degrés) et dont au cours de cette dynastie que le pouvoir cen. Cf. tels sont le tombeau l'Horus vainqueur. p.. et ce n'est. G. des peuples de l'Or. SI) envoya son ministre Ouni . 1893. Notice des monuments égypt. Caire.. J. Zeilsch. 50) mais ces attrihulions II. Ousirounri-An. sont jus. celle de l'Asie. MASPERO. 59. 1896. l'Orient. Hisl. Maspebo. existait en-.LEPsius. Cheops (IV1). qu'avec la III" dynastie (1) que lé centre politique fut reporté vers le nord (2). nomades du Sinaï (Mentiou) sont nombreuses phite. le dieu grand. 26. De Memphis. de même que la pyramide à degrés de p. Pépi I" (VI') Fouillera' Dahchour en 1895) qui. t. sans contredit. puis la nécropole memphite aucun monument ap. DE MORGAN. celle de Snéfrou. Snéfrou écrase de sa anciensdes temps pharaoniques. Les premiers Pharaons memphites tournèrent bien certaine- ment de suite leurs regards vers le Sinaï car on voit dans ces montagnes. au con-. p. gulaire située à l'ouest de cette pyramide (5) Les expéditions des pharaons contre les (Cf. MASPERO. J. J. anciens. 1394.. Rech. afin de protéger ses frontières de ce Shiri (Cf. rains du roi Snéfrou (Cf. Guide du visiteur au côté. la stèle triomphale de Sozir (3).• de Thothpou à Saqqarah. ce sont du moins les plus anciennes dont la trace se soit conservée jusqu'à nous. portant un cartouche royal. DE Rouge. G. p. G. DE Morgan.. les statues de Sapi Shê-Snofrou (l'ouadi de Snéfrou). fonda une série de forteresses dont une. Si ces campagnes ne sont pas les premières. Plan de la nécropole mem. Garstang découvrit à Bet khal.. 152 a. E. La chose semble même plus au cours de l'ancien et du moyen empire. les orig. de l'Egypte. de Wadi Maggarah. le maitre de justice. à Wadi Maghara. sinon d'arrêter. Mais les découvertes de Négadah et d'Abydos montrent. sur les orig. Denkm. Recueil. 1897). la stèle triomphale se montre sur les rochers tral se déplaça pour venir se fixer à Mem. anc. que les premiers rois eurent le siège de leur pouvoir dans la Haute-Égypte. p. Les plus (Cf. nombre. les Pharaons étaient à même de surveiller la seule frontière dangereuse de leurs États. Durch qu'ici les mastabas de Dahchour. II. Peut-être devons-nous voir une nécessité politique dans ce transport du siège du gouvernement.Benedite. le seigneur des diadèmes. 31). s. 1896). L'ins- gues ont cru pouvoir attribuer à la II" dynastie quelques-uns des monuments découverts dans cription dit Le roi des deux Egyptes. dernier roi de la IIP dynastie (4). 1893.au Sinaï (Cf. semblent prouver que la sépulture V" éd. 90. p 536.). Denkm. les égyptolo. CHABAS. sont les plus (4) Sur cette stèle. DE Rouge. Musée de Boulaq. les Papyrus de peuvent aussi bien être reportés à la IIIe dy. Sahouri (V"). 1869. et d'Abydos qui. (3) Le roi Sozir. p. Ebers. semble-t-il. du Louvre. J. car nous ne connaissons dans Après Snéfrou (III" dyn. laf. DE MORGAN.. 39 a. 104). contempo. XVI. Hisl.. anc. DE Morgan. 1855. vraisemblable. (Cf. Birch. (V«). V" éd. par leur grand (Cf. les tombes des roi Hen. la nécropole memphite. nastie. moins de surveiller. p. phis. car ces monuments de l'Egypte. 39 d. Recherches. relatant une prise de possession de la presqu'île par les troupes égyptiennes. du. D'autres monuments montrent combien les Pharaons de tous les âges attachaient d'importance à leur frontière asiatique. masse un nomade (Mentiou) terrassé. pl. du roi se trouvait également dans ces parages. des peuples de Saqqarah (Sozir) et la grande enceinte rectan. Recherches sont loin d'être prouvées. Cette attention se soutint pendant toute la durée du moyen Empire (5) (1) En 1901. Snéfrou. traire. Dadkeri (V') partenant sûrement à la Il' dynastie. core au Moyen Empire. p. E. appartient à la (2) En dehors des monuments de Négadah III* dynastie. 2. Berlin. LEPSIUS. bien mieux que de la Haute-Egypte. G. -J. Gosen zum Sinaï. près de Girgeh. qui pro-' bablement servait de passage à des migrations plus ou moins importantes que les rois d'Égypte avaient souci. 91.

cit. il est le Menés. orientale. 1.). II. 91) et défont les Sha. On a prétendu que. p. II est permis d'en conclure qu'à cette milat (cf. Birch. Mém. E. ce n'est pas un roi indigèné qu'ils y auraient rencontré.13-27. d. IV. M'appuyant sur un grand nombre de textes anciens et sur des considérations tirées de la géologie. Assourbanipal les fit copier. sou et les Mentou (Cf. V. II. 38-39. soumettre les Amou et les Hirou-Shaïlou de (2. Chabas. t. des peuples de SciiEfL. La légende met au compte de Sargon l'Ancien toutes les grandes améliorations de son époque. quinze cents ans plus tard. et d'Arch. exacts. Les traditions et les vieux écrits sacerdotaux furent compilés. de la Délég. p. 80 sq. Hisl.) Les souve. Sargon aurait péné- tré dans la presqu'île du Sinaï (Magan). Si les Suméro-Akkadierïs s'étaient avancés jusqu'au Sinaï. p. rédigés primitivement en sumérien. F.. Erman. d'Assyr. z. pp. Una. pp. près de la ville de Kich en Chaldée. Narâm Sin. Un cadastre sur les monum. Heuzey. j'ai prouvé (2) que le pays de Magan était situé sur le Khabour. 81-82... 1882. les augures. de forts construile sous l'ancien empire et prouve que déjà vers 3800 avant notre ère les reliant la mer Rouge à la Méditerranée. de la Chaldée. que le roi d'Agadè alla pré- cipiter du trône le prince révolté Kastoubila. (4) L'obélisque de Manichtousou. J. Entouf IV (XI*) rendus Acad. Zeilschrijt. déjà conquise. XXIV. pectoraux rbyaux). de législation (4). de mathématique (3). d'autres tribus au pays de Tobi. élamites sémitiques. Fouilles Ce document est relatif à des domaines situés à Dahchour. (Cf. en Perse. sq. vol. comment le Sinaï aurait-il pu se révolter contre Sargon alors qu'il appartenait à l'Egypte ? Ces deux invraisemblances eussent dû suffire pour faire écarter l'iden- tification du pays de Magan avec le Sinaï. C'est donc sur la route de Syrie.Cf. roi de Kazalla (1). Tous ces documents furent réunis dans le grand temple d'Ourouk où. 82) Recherches archéologiques. Comptes Lepsius. les ouvrages d'astronomie. in Zeilschr. entre eux étaient réglementés par des lois. pi. op. MASPERO. 1883."jusqu'au jour où. déjà. p.. de médecine. Pap. Un autre ouvrage donnait les règles des deux grammaires sumérienne et akkadienne. mais bien les garnisons égyptiennes. p. 1-29. sur la fin de ses jours.de Rouge. Denkm. la coutumes relatives à la propriété étaient co- muraille qui barrait l'entrée du Ouadi Tou. (Cf. Rech. 11-12. toujours dans (3) Dès l'époque de Sargon l'Ancien et de le Sinaï (Cf. de magie. (I) G. Maspéro. rappelé par des révoltes. 158. et non dans les montagnes du Sinaï. furent aussi traduits et commentés. V' édit. t. pp. MASPERO. et qu'il y aurait renversé Kastôubila. Comm. 128. 64). textes rOrient. la presqu'ile (Cf. Inscr. Abbott. Thureau-Dangin. inschr. 1900. 116 a. découvert rains de la XII' dynastie restaurent la ligne à Suse et portant un long titre de propriété. les Papyrus hiératiques de époque. t. Mém. anc. chaldéen. 1897. se. p. en Perse. affluent de l'Euphrate. la vallée du Nil fut envahie.) . les armées égyptiennes se trouvant écrasées par un flot humain. de Morgan. tous les rapports des hommes Berlin.) (cf. p. ds Rev. Mirinri(VI') (cf. De plus. A ces travaux. difiées.. n«l. traduits en langue sémitique et coordonnés. Délég. les connaissances mathématiques furent également vaincues par une expédition en Chaldée permettaient de relever des plans maritime. 34.

J. J. il parcou- rut la Syrie.. (2) Nabonide dit avoir fait pratiquer à Sip- qu'à nous ont régné dans l'ordre suivant: par une tranchée de 18 coudées de profondeur l°Charrou ouklnl 2° Manichtousou.). Le seul danger pour l'empire était celui qui devait plus tard sortir de l'Est. et d'en faire ce tout qui.. la Chaldée ne pouvait rien militairement. une puissante civilisation autochtone qui. Pendant toute la durée de l'ancien et du moyen empire. Keilinsch. [2]) continua l'œuvre de son père. et dont. Déjà la civilisation égyptienne était alors très développée. rois ans avant lui. . comme les Akkadiens. pie de Chamach placée. (1)Les souverains (suzerains) les plus ds. toute l'Asie anté- rieure. mais il lui manquait l'ambition des conquêtes et l'organisation militaire de l'Asie. 2. p. l'effet se fait en- core sentir de nos jours. p. gagnant l'Assyrie. par Narârn Sin.110. au moment de la fondation de l'Empire. la Phénicie. une poli- tique étrangère judicieuse eussent seules pu écarter d'elle le péril. il convient d'ajouter de nombreuses cons- tructions de temples et de palais. le tracé d'une foule. guerroya dans les montagnes et visita l'Élam afin d'y affermir l'autorité akkadienne. car là se développait. SCHRADER. les idées sémitiques de domination avaient fait leur che- min. 4" Char. une bonne administration intérieure. Sémitique janvier 1909. elle n'eut qu'une politique extérieure restreinte. 102. les Assyriens et plus tard les Perses. Bi- d'Agadê (V. devenait de jour en jour plus menaçante.) Cf. 3200 gani-charri et 6° son fils. III. Fils et successeur de Sargon. s'aidant des progrès suméro-akkadiens dont elle s'inspirait. 3750 av. s'avança peut-être jusqu'à Diar- békir. à l'abri des atteintes chal- déennes. Avec l'énorme développement qu'elle possédait à tous les points de vue.-C. Narâm Sin (vers 3750 av. de -canaux. Mais.3"Ourou pour retrouver la pierre de fondation du tem- mou-ouch (tous trois rois de Kich). se contenta de naviguer dans la mer Egée et d'opérer des razzias sur le haut Nil et lorsqu'après l'invasion des Hyksos. attribués à Sargon. sq.-C. Narâm Sin. Rev. Halévy bliolh. pour bien des choses. la Judée. régit la Chaldée. le pays de Magan. anciens dont les noms soient parvenus jus. mais c'est vers cette époque. elle entra sur la scène du monde. (Cf. pendant des milliers d'années. Sans cesse en campagne. J. l'Egypte eût été la maitresse incontestée du monde si elle avait su conquérir. contre ce danger. que s'accomplirent ces progrès qu'un pouvoir central fut à même de coordonner les connaissances du passé. Certainement cette oeuvre ne fut ni celle d'un jour ni celle d'un seul homme (1).

. des côtes de l'Érythrée. Il faisait bon. époque de la réaction anzanite. N'en a-t-il pas été toujours ainsi des grands États orientaux ? n'ont-ils pas tous péri par l'insouciance des descen- dants de leurs créateurs ? Sous Narâm Sin. àce que nous a laissé l'Égypte mais cet art souple et majestueux devait entrer rapide- ment en décadence. en dehors de la scène du monde. que. avec sa vitalité économique. se désagrégeant. Entre 3750 et 2300 av. Quelques troubles intérieurs. ceux de l'Empire. elle avait conservé la rudesse archaïque. n'entreprenant plus de conquêtes. des con- tingents tirés des grands fiefs. Our-Engour. J. sont d'une composition et d'une exécution remar- quables. soit devenue si faible que la première secousse la devait renverser. Doungi. Les armées se composaient. Aux grandes conquêtes. correspondent presque toujours les grandes œuvres de goût. administrant tant bien que mal son avoir. vinrent seuls troubler l'harmonie de cette . retour au régime des Patésis indépendants. l'orage. ils obéissaient au roi et le secondaient dans ses entreprises. dans bien des provinces. en effet. Quant à la sculp- ture provinciale.les révoltes. il y «ut encore. peuà peu.«n conservant à l'empire. dans un milieu où les préoccupations maté- rielles dominaient chaque jour de plus en plus. presque tous les princes féodaux s'étant affranchis. Le roi mar- chait en personne à la guerre entouré de ses neuf vassaux. quelques expéditions contre les nomades du Sinaï. Il sem- blerait que les successeurs de Sargon et de Narâm Sin. quelques campagnes au sud dans les pays des nègres. comme conception. dont tous les chefs n'étaient pas des Sémites. supérieurs même. l'Égypte poursuivant sa destinée.Narâm Sin. profitant des efforts de leurs ancêtres. Cette époque est celle de l'apogée des arts en Chaldée. par crainte ou par intérêt. réprimant de son mieux. -l'empire continua d'exister sous les rois de la pre mière dynastie d'Our.-C. en dehors des troupes d'Agadê. mais vivant sur lui-même. cette vaste organisation militaire. Pendant ce temps. etc. Les monuments au nom de. la force de résister. loin de là mais. nous ne connaissons que peu de chose des événements qui pri- rent place. fussent tombés dans l'insouciance que. se dévelop- pait sur elle-même. le régime était toujours féodal. de guerroyer avec un chef aussi puissant et de recevoir sa ^part dans les dépouilles des vaincus. à l'opulence.

de villes et de villages. detem- ples et de palais. anc. d'un style qui. . la richesse devint immense en es- claves. Les arts se développèrent au point d'enfanter des merveilles dans tous les genres. évolution si homogène et si suivie. Les souverains pressentaient que. de ca- naux. mais que les Pharaons gardaient avec vigilance. I. pour manquer de souplesse. en métaux. p. Le sol se couvrit de digues. puis il redescendit vers le nord avec la XIIe dynastie. de l'Asie. œuvres très spéciales d'ailleurs. (1) D'après G. en biens de toute nature. viendraient un jour des hordes barbares portant la ruine sous leurs pas. La Nubie au temps de l'Empire égyptien (1). Maspeuo. des peuples de l'Orienl classique. la popula- tion s'accrut dans d'incroyables pro- portions. t. souvent envahi par les nomades asia- tiques'. Le pouvoir cen- tral avait plusieurs fois changé de siè- ge de Memphis il était remonté dans la Haute Egypte. tandis que du côté de l'Asie les Égyp- tiens ne dépassè- rent pas le Sinaï. Hist. n'est pas sans une extrême élégance. La Nubiefutconquise. 177.

1893. était sans cesse parcouru par les caravanes. cette écriture parvenus jusqu'à nous est le lés. L'un des plus beaux manuscrits en bois et les' essences du cèdre. les vases émail. ner l'argile. pays de cuivre. pris naissance. Paris.. Anlhrop. des peuples de l'Orient. connu de toute antiquité. 101. Certainement l'Égypte se tint à l'écart pendant les quatorze pre- mières dynasties qui la gouvernèrent mais il ne faudrait pas croire qu'elle soit demeurée sans communication avec l'Asie. L'usage des (4) Si les Chaldéens avaient écrit sur par- couteaux en obsidienne s'est développé à chemin. C'est qu'en Égypte. l'hiératique (3). on en connalt des exemples dès l'ancien elle faisait une si grande consommation. ou du moins quelques et aux textes religieux. MASPERO. les moyens de fixer la pensée étaient autrement aisés que jamais ils ne furent en Chaldée le papyrus permettait d'écrire comme on le fait de nos jours sur papier. le lapis et les étoffes bro. p. toutes les indications techniques ins- (G. tions privées. . le empire. Hisl. p. s'aventuraient déjà dans les îles de la mer Egée. en Chypre. les parfums dont ancien. tandis qu'en Mésopotamie l'argile seule se prêtait à recevoir les signes (/i). Le chemin entre l'Euphrate et la vallée du Nil. Les vaisseaux égyptiens. et son usage se perd dans la nuit des temps. Dans dées ou teintes dont la Chaldée se réserva les constructions de la XII' dynastie à Dah- le monopole jusqu'au temps des Romains. les pierreries. Soc. et les Pharaons n'étaient pas sans savoir ce qui se passait en Chaldée peut-être même les marchés du Delta recevaient-ils bien des produits asiatiques (1). alors à peine peuplées (2). sionner un commerce restreint. Papyrus Prisse de la XI' dynastie. les relations commerciales étaient constantes. La dernière (2) aLes Cyclades n'ont pas été habitées à de ces écritures était réservéeaux inscriptions l'époque néolithique. Rapidement l'écriture hiéroglyphique avait produit un système plus cursif. dit-on. les signes cunéiformes n'auraient pas l'époque énéolithique et s'est perpétué pen. De quels ouvrages se composaient les bibliothèques de l'ancien (1) C'était déjà de l'Asie (XII= dynastie) qvee (3) L'usage de l'écriture hiératique est fort l'Egypte tirait les esclaves. composèrent personnellement des ou- vrages. DUSSAUD. Bull. un haut fonctionnaire porte le titre de « Gouverneur de la Maison des livres». 110. tandis que la première familles suffisaient pour exploiter les gisements était courante et servait à toutes les transac- d'obsidienne de l'lie de Milo et pour approvi. anc. où les Crétois reçurent de la vallée du Nil tous les principes de leur civilisation. y doit-on voir la source des quantités énormes de métal que renfermait l'Égypte dans un temps où elle ne possé- dait de district minier que sur le Haut-Nil ? Je suis porté à le croire.) hiératiques et non en hiéroglyphes. dès la IVe dynastie. l'introduction de l'araméen permit d'abandon- elMim. » R. V. chour. quelques-uns même. 1896. Dès la VIe dynastie. crites sur les matériaux sont en caractères éd. les Pharaons encourageaient les lettres. Ce ne fut que plus tard que dant tout rilge du bronze. Avec les peuples de la Méditerranée. Peu après l'époque où les empereurs chaldéens fondaient la bibliothèque d'Ourouk. sur les côtes de Candie.

55-79). monum.) (5). buch der Alten /Egypter (Papyrus Rind des f (2) Les connaissances mathématiques en Brilish Muséum). Egypte remontent à la plus haute antiquité. Celui (Cf.82). peut-être plus même. EBERS. Ciiabas. des morts remonte à l'antiquité la plus recu- p.) dance de la religion.Empire égyptien ? Nous l'ignorons mais d'après les indications sommaires parvenues jusqu'à nous. CUABAS. 1. (4) La philosophie est aussi ancienne que jourd'hui encore partie de notre pharmacopée. G. dit-on. l" série. Brugscii. de sciences mathémati- ques et (2) astronomiques. 1877. il est à croire qu'elles ren- fermaient des traités de médecine (1). fils d'un des rois SICILE. XIV. renferme deux ouvrages: l'un s'écartait des prescriptions sacrées était pas. Ein mathema- des rois MenUeri 'Cf. 101-120. (Cf. Eyypt. du Musée bué au règne de Chéops. Toutefois existaient encore à 1 époqueromaine(GAU.) Ebers. V série. Leipzig. Sec. pendant la durée des (5) Cf. ne possédons rien des traités primitifs. pl. Mel. découvert Egyptol. sont aussi ancien. Détermination (3) Parmi ces livres. A. Malheureusement nous usitées chez les Egyptiens. Biblnat. un peuple rapportant toutes choses à la divinité. On conçoit aisément quel genre de cette époque. Le plus ancien document mathématique parvenu premier traité connu jusqu'à ce jour est attri. Eisenloiir. les tombes archaïques de Négadah et d'Abydos De compos. 1875. Le plusancien traité connu (Papyrus Comme tout en Egypte. uns des remèdes qu'ils indiquaient font au. medic. 1877). de Paris). écrit au début de pris un caractère divin et le médecin qui la XII" dynastie. peut-être même d'histoire mais sur- tout des livres religieux (3) et philosophiques (4). p. Le nes que la royauté.. sq. . si toutefois on si nous en jugeons par les travaux exécutés peut donner le nom de science aux pratiques dès la IV' dynastie. n'en renfermaient aucun fragment. Eisenlohr. Ce que nous connaissons de la littérature égyptienne montre Théorème de géométrie d'après le papyrus mathématique du Musée Britannique (XIX» dyn. l'Egypte. (Cf. Ciiabas. lée le chapitre LXIV fut. les autres datent Britannique. la médecine avait Prisse. et attachant à ses croyances une importance telle qu'elles dominent au point d'effacer (1)Les sciences médicales. Ein mathematischesHand- temps pharaoniques. il en était de contem- d'une date certaine. Paris. en dépen. l'autre sible de mort comme assassin (Diodore DE sous la V« par Ptahhotpou. Archêol-.composé sous la III» dynastie (Snéfrou). Housapaïli porains de Ménès et même d'antérieurs. t. Rec. gen V) et quelques. LXXXV-CVII. Ces deux traités sous Housaphaïti ou sous Chéops. Reu. Papyros lisches Handbuch der Alten JEyypter. de progrès dut faire cette science. t.. jusqu'à nous est le papyrus Rhina. 1. 1877. Il. pp.iEiV.

et que les prêtresl'entretenaient dans cetétat d'esprit afindeconserver sur lui un ascendant absolu (1). toujours assoiffés de richesses (1)Les prêtres qui veillaient sur les sépul. tout en rendant hom- mage à leurs divinités. relat. . moyen Empire. En Chaldée. C'est que la croyance à la vie future absorbait l'Égyptien au point. rédiger des lois en les dégageant des idées et des formules religieuses:' Ces deux états d'esprit s'expliquent aisé- ment par la nature même des lieux où vi- vaient les deux peuples. séparer les faits des formules. au contraire. MASPERO. de même que ses dispositions naturelles et ses croyances traditionnelles. (Cf. l'idéalisme fut le seul mobile de tous ses actes privés et publics. G. L'homme songeait. par leur éducation. colonnes verticales semble cesser avec le docum. toute sa vie durant. Tandis que les Sémites ardents à la conquête. trat régulier afin d'assurer après sa mort le (2) La disposition de l'écriture hiératique en service des offrandes. à se construire un tombeau. 6. Fragment du manuscrit L'Égyptien n'ayant pas grand effort à faire hiératique de Sineh (papyrus de Berlin) de pour conserver son patrimoine. sur papyrus. les Sémites moins croyants. plus ambitieux des biens de ce monde. sq. Egypt. tant qu'elle n'eut pas senti le besoin de lutter pour l'existence. avait tout loisir de se livrer aux spéculations imaginatives le calme de la nature et la régularité dé la vie l'y portaient. protégé qu'il la XII" dynastie (2). Les indications historiques. of theSoc. La vallée du Nil a fourni une innombrable quantité de textes écrits sur pierre.. une tures étaient gérants des biens du tombeau des principales causes de l'immense richesse que l'Egyptien donnait de son vivant par con. étudier les sciences sans y mélan- ger les dieux. ont sude bonne heure. e til en est bien peu qui présentent un caractère profane. Elle n'était pas un royaume de la terre. p. narrer les hauts faits. sur bois. ne méditait que sur la survivance. Tant que l'Egypte vécut en dehors du monde. Archeol. t. to the dead. sont souvent bien vagues et difficiles à retrouver. plus positifs.) Ce fut. VII. in Trdns. of Bibl. était de tous côtés par des déserts. géné- ralement perdues dans l'encombrement des formules rituelles. du clergé. plus orgueil- leux.presque les autres sujets.de lui faire négliger mille choses de la vie sur terre que son histoire même avait pour lui moins d'attrait que ses espérances d'outre-tombe.

avaient depuis longtemps quitté leur patrie originelle et. les premiers Aryens. la cruauté et l'injustice naturelle de ses maîtres. Les hordes tartares et turques prenaient leurs positions dans la Sibérie et l'Altaï. se commirent tous les crimes mais ils étaient tenus à certains ménagements envers le vieux fond de la population. envisageaient la vie sous un jour plus réel. s'étaient' avancés vers l'ouest et le sud! Les plaines de la Transcaspienne. les vieilles races se développèrent et acquirent. jetaient les bases de ce qui fut plus tard l'Empire chinois. pays abandonnés par les Aryens. il ne faut pas l'oublier. Ils s'imposent. une civilisation digne d'entrer en ligne avec celle de leurs maîtres. car. nous ne connaissons rien de précis encore mais la suite de l'histoire les fait pressentir. de grands mouvements de peuples s'opéraient dans le Nord. dans une certaine mesure. sous l'influence bienfaisante des naviga- teurs égyptiens. ils se servaient du nom de leur divinité pour couvrir leurs iniquités. De ces mouvements. et de'jouissances. les dieux n'ont jamais été. ayant perpétuellement à lutter contre de dan- gereux voisins. Ces hordes du Nord n'étaient point encore parvenues jusqu'à la mer Méditerranée où. au nom d'Assour. dans l'aire historique. En Extrême- Orient des migrations analogues. mais tout le cours du récit conservait son caractère profane. c'est que bientôt nous verrons paraître. fuyant devant le froid. que s'établissait la prépondérance sémitique dans l'Asie an- térieure. que des instruments de haines. et si j'en parle en traitant du quatrième millénium. mais plus confuses encore pour notre esprit. peut-être même les avant-coureurs s'étaient-ils avancés déjà jusqu'en Europe centrale. Certainement les empereurs chaldéens durent user des procédés que nous voyons plus tard employés par l'Assyrie où. Les Aryens. celles de la Russie étaient déjà occupées. Ils fai- saient aux dieux leur part dans leurs inscriptions triomphales. lentement. surtout entre les mains des Sémites. au début et à la fin des textes. Ce n'est que vers la IVe dynastie que l'influence égyptienne se fit sentir en Crète. foyer d'une culture intellectuelle nais- . assez nombreux encore pour adoucir. Dans la pratique. de rapines. de bonne heure. de vengeances. Pendant que se développait l'Égypte sous ses premières dynas- ties.

Deuxième ville de Phylacopi (Milo). XVIII.. Auparavant.1' du delta. Fres- Paris. au début. céramique au décor géométrique. Ruines armes de bronze. fig. Minoen récent 11. raons avaient les yeux tournés vers le delta. voirs absorbants. hiéroglyphique. découvertes à H. XIX.^l ii u hP p. ses de Kamarés. le nord du pays était quelque peu délaissé et ses naviga- teurs. nié de Cnosse. X11I' dynastie. de l'incinération. ne s'aventuraient Jt>ck®~(O'l pas loin des côtes.1. Tombes à fosses de gent. polychromie dans la céramique. Arrêtés par les sables et les no- mades pillards.dynastie (xvirs.) donne. nous ren. Plein âge du bronze. glyphes. en Egypte. sq. or et ar.Apparition du fer. T y ^J/ '[ jj ~i ( controns des traces de leur passage. chargé de surveiller la route d'Asie et de pro- tures. avec celui de l'Egypte à la IV" dynastie. Second palais rema- égyptienne. aussi bien du côté de i^4 ~?l=|ti]^[)A I l'Asie que de celui de la Lybie. III. (V ) |\ Le transport du pouvoir à Memphis (2) 1 11 yw 4=T?5 Un 1Z » i procura la richesse et la force aux gens m(. . de Théra (Santorin). encore barbares.Art céramique à son apogée.– Minoen ancien II. 1906. Grande assez l /t\ > T pour subvenir à ses besoins en toutes choses. le centre du pouvoir et par suite de la richesse et de l'énergie.à gnes ^pictographiques d'un type primitif. (3) f. La Crète était en [admirable position pour développer la culture qui lui était enseignée. éloigné de la mer de mille kilomètres environ. dès la IVe dynastie. Minoen récent III. Minoen moyen 111. figurines.dynastie. IV.. argile. mobilier présentant de grandes analogies l'acropole de Mycènes. Anlhrop. la classification chronologique des linéaire.sante (1). si. Vases en stéatite ornés de bas-reliefs. l'écriture pic. encore mélangée de quelques hiéro- antiquités nouvellement découvertes en Crète. 29. elle était habitée par une race homogène parente de celle des (1) R. Mycénien. qu'un simple poste militaire de Cnosse et. II. Enéolithique que M. elle n'avait à redouter que la piraterie. jusqu'à la IIIe dynastie. . Invasion dorienne. Minoen ancien III.yii iT"t mercants s'élancèrent sur le chemin de la mer et. n. et Mém.la fon- à dix-neuvième siècles. \HI~z^ 7 ^0«f~ } W J /S ^p •- |i j dont ses habiles marins la protégeaient ^y CD r fl\?\y \^k dès les temps néolithiques.) p. les Pha- Cnosse et de Phaestos. épées de bronze. XVIII. b. Minoen moyen I. III. Gli Scavi di Crela. les com. XVIII. Objets divers. Premières sculp. Ecriture linéaire en même temps que téger la vallée du Nil enla barrant à son entrée. Minoen moyen IL Premiers palais de (2) Dès les débuts de la royauté. Milano.parts. Indemne de toute inva- sion. Il. XII* dynastie. Triada (3). 52. de Phaestos. dation de Memphis mais cette ville ne devait II.dynastie. retour de la tographique prend la forme hiéroglyphique. Belle époque des va. de la fibule. Soc. Mosso. se trouvant. écriture Evans. 112.f. Minoen récent I. L'hé- I. gémonie passe sur le continent. (Ilaghia Triada. ques très habiles. Vingtième puisque c'est à Menés qu'on attribue . elle ne l'était pas de telle sorte Inscriptions crétoises sur qu'il s'y put développer de grands pou. entourée d'eau de toutes. A. p. Dussaud {Bull. d'après M. Minoen ancien 1. Traces nombreuses Evans croit contemporain de la I" dynastie d'influence égyptienne. Deuxièmes palais être. 1. III. cachets.. Vases de pierre.).

Chypre. était peuplée de (1) E. la peinture. il appartenait aux vieilles couches de la population..Hall (The décorative art of Crète in de consulter les nombreuses publications the Bronze Age.. que les Berbères de l'Égypte primitive. que seule la Grèce de labelle époque devait surpasser. dès le vingtième siècle. plus les en Crète.. 1907) a donne parues depuis quelques années sur les fouil- un excellent exposé de l'art décoratif. de ce même sang peut-être que les pein- tres magdaléniens. Philadelphie. chez qui elle alla puiser des notions artistiques. ment fut si rapide que. elle produisit des œuvres d'une grâce réaliste parfaite. la sécurité. à fresques. son influence régnait sur la majeure partie de la mer Méditerranée . l'envolée de ses conceptions. ni aryen. Ce peuple Crétois n'était ni sémite. la Crète sut développer chez elle. avait du sang qua- ternaire dans les veines. n'ayant pas à restreindre. dit-on. populations possédant des tendances. Minos est. ni égyptien. Libre dans son progrès.Commerçant avec tous les pays et surtout avec l'Egypte. que les Sumériens de Ghaldée mais il possédait aussi l'élément prin- cipal du progrès.îles de l'Egée. la sculpture (1). spécialement céramique. dans une évolution qui lui est très personnelle. le fondateur de cet État dont le développe- L'ile de Crète dans la haute antiquité. la céramique et tous les autres arts utiles. Ce travail dispense . -H. des aptitudes et des besoins analogues aux siens. par des canons religieux. l'architec- ture. également visitée par les Égyptiens. des terres voisines de l'Europe et du nord de l'Afriqqe.

obéissaient au maître d'Agadê. étaient toujours prêts à profiter du moindre moment de faiblesse des conquérants. mais elle était trop voisine des côtes d'Asie les maîtres du continent. cette lie. en Perse. 133. 111. y semèrent la ruine et la crainte. les Suméro. même ou- vrage. telle Suse. DE Morgan. n'était qu'une faible partie du domaine anzanite. venant d'Aràbie. ils descendirent également dans les pays susiens. et cette plaine.. côtes chaldéennes. Ainsi l'Égypte. V: Scheil.) on y-voit encore des ruines et plusieurs stèle» (2) Lors de l'invasion sémitique. occupèrent Dilmoun (Bender Dilem) (1). Plus loin vers le Nord- Ouest. font aujourd'hui partie de la terre ferme (2). Oppert a placé Dil- moun dans l'Ile decBahrein. aujour- d'hui réunie au conlinent. (Cf. ces pays anzanites. sur la route de Chousler Ispahan. La mer s'avançait à cette époque au delà du barrage naturel de Nasséri-Ahwaz'. était alors située à quelques kilomètres de la côte. plus tard par les rois susiens et Chilhak in- Chouchinak éleva: un temple sur l'emplace. et. La puissance akkadienne en Élam fut probablement longtemps disputée parce que les indigènes. J. était une princi- pauté élamite. I. Aussi n'eut-elle pas le loisir de se développer à l'égal de sa sœur d'Occident. du. sq. 'Délég. île sableuse située au sud-est de l'Élam et tous les îlots boueux qui. (3) i • ment de la ville actuelle de Bender-Bou– ' Le district actuel de Mal-Emir. en étaient de langue anzanite.).p. par son commerce. l'Élam avait prospéré en dehors du'monde Méditer- ranéen. En Asie. en amont de cette ligne d'îlots rocheux. Jéquier. abordèrent les.Loiiristari et des Baktyaris (3). Au moment où les Sémites. archèol. . et G. longtemps avant celle de la Phénicie. ds Mém.Akkadiens n'avaient d'autorité que dans la plaine.1901. si quelques-unes de ses villes. étaient des lagunes et des marais que comblaient peu à peu les apports du Kâroun. retirés dans les vallées du Poucht è Kouh. -la mer venait baigner les collines qui séparent aujourd'hui la Kerkha du Tigre et le pied de Kouh Hàmrîn.congénères des Crétois. (1) C'est à tort que J. fut maîtresse des mers. t. Dans le haut pays. •' • Description du site de Malamir. Ils furent repris Perse. chir. :sq. en la visitant. très réduite alors. parce que les montagnards se rendaient insaisissables. sortant alors des eaux. p. t. Elle portait'le nom d'Aiapir Rech. parce qu'à cette époque la Susiane n'était guère attaquable que par mer. Il n'avait jamais été entièrement souinis aux empereurs chaldéens. grâce aux difficultés naturelles de leur pays enfin. de la Délég. avait fait naître dans la Médi- terranée une civilisation raffinée et une thalassocratie puissante qui. de TAb-é-Diz et de la Kerkha. (Cf.. Mêm. 106. en sorte que la plaine élamite se trouvait réduite à une longue bande de terrain s'étendant en demi-cercle au pied des montagnes.

car bien. J. c'est dans leurs cités que se conserva l'in- dépendance et l'esprit de revanche.. cuments d'usage passager on n'avait aucun où il est dit que ce souverain. gation en Perse. les dieux au nom de qui la Chaldée l'avait. Koudour-Nakhkhouhtè I. lors du sac de intérêt à les . pendant l'occupation akkadienne de la plaine. 1" partie. tandis que les Élamites avaient installé leur nouveau centre politique à Larsam. Entre 2300 et 2280 av. pénétra au cœur de la Chaldée.conserver toujours dans les la ville de Suse en 645 av. 228. etc. même au temps de là splendeur de Suse. 230. vées (15 mètres) légitimerait cette supposition.sa longue servitude. Ils avaient leurs villes. rou 1.les Élamites conservèrent toujours leur indépendance. khounté l'Ancien. DE MORGAN. de presque toutes les villes du pays dés deux fleuves et renversa l'Empire chaldéen(6). fondeur à laquelle ces tablettes ont été trou- (4) Cf. et. de l'indépendance de toute la nation. Khamma- nou (li). Naditou (3). Rech.. Ce furent les adorateurs d'Assour. o/ Assurbanipal. IV. 1" par. Ces villes gardèrent toujours le titre -de « cités royales ». s'em- para d'Ourou. t. op.. cit. G. llist. Madaktou (4). id. 228. VI.635 ans auparavant par KoudourNakh- (Cf. la pro- tie. cil. DE Morgan. t.. Dilmoun qui. Mém..trésors des Choumirs et des Akkads il rapporta dans sa ville comme tro- phées de ses victoires. t.-C. 251). (5) Cette date nous est fournie d'une ma. opprimé. qui gagnèrent-le Nord en remontant la vallée du Tigre. 1905. J.-C. 229. p. profitant de la faiblesse des Sémites et.. émigrés sur les côtes de Syrie. Mission scientif. J. de Babylone.où le vainqueur ne les pouvait atteindre. Scheil (Cf. chassa les domi- nateurs de l'Elam et.). des îles de Sour.) et publiée par V. J. op. p. obéissant tous au roi de Suse. Certainement la réaction fut d'une violence extrême. sq. d'autant mieux que le caractère comptable nière certaine par un texte d'Assourbanipal des textes qu'elles portent en faisait des do- (Cf. les Houssi. Comme touteslesanciennesmonarchies. IV. Arad. dans la Nanâ qui avait été enlevée de la ville d'Ou- moyenne vallée de la Kerkha (Seïn-Merrè). des peuples s'enfuirent devant les armées anzanites. l'Élam était un royaume féodal divisé en principautés il y avait les Habardip. se vengeant de. en Perse. Khaïdalou (2). de la Délé- (3) Cf. enleva pour archives ou la bibliothèque des rois su- la rapporter en Chaldée la statue de la déesse siens. un roi de Suse.. devinrent. p. p. etc. le Nimê. . Smith. archéol:. et carte (6)Peut-ètredevons-nousattribuer à l'époque de l'Elam. Le peuple d'Élam. probablement aussi. traversant la plaine mamelonnée qui Je sépare de la vallée du Tigre. p. (5). J. (1) i Probablement Derrè Chahr. DE Morgan.) de Koudour Nakhkhounté l'Ancien la série (2) Probablement Kborremâbâd dans le de tablettes proto-anzanites découverte à Suse Louristan. Une dynastie indigène survécut cependant dans la ville d'Isin. dévasta le pays de ses anciens maîtres Suse regorgea dés . 59. de dissensions qui troublaient l'empire. les habitants des bords dé la mer. p. (Cf.

note 2. et leur prince.. 1893. En effet. 16i. mais bien de la Syrie où l'avait jeté une pression que seule la conquête élamite était à même d'exercer à cette époque. poussé par des événements que nous ignorons encore. le roi pluriel Hiqou- des Shasou.. les G. Il s'ensuit que leurs éruptions auraient causé des migrations par mer et non par terre que les émigrants auraient abordé la côte érythréenne de l'Égypte et non la pénin- sitle sinaïtique et le delta enfin que la Chaldée ne serait pas restée indemne d'une nouvelle invasion sémitique. leur nature ethnique montrent que le flot venait. la (1) Les Égyptiens. Là. auraient rendu inhabitable une partie de la péninsule mais la position même que les massifs volcaniques occupent en Arabie exclut cette hypothèse. et que les tribus pré- phéniciennes du golfe Persique n'auraient pas été chassées de leur pays. (Cf. vainqueurs.) . Les peuples nouveaux venus dans la Cœlesy- rie. la Palestine et la Phénicie. On a pensé trouver la cause du départ d'Asie des Hyksos (1) dans de grandes éruptions volcaniques qui. par un cataclysme se passant au loin dans l'Arabie. peut-être aussi. des peuples de I Orienta avaient nommés Shasou. ces chaînes sont situées sur les rives de la mer Rouge et de l'océan Indien. L'établissement des envahisseurs dans le delta. est l'origine de l'invasion des pasteurs en Égypte. V» éd. p. Lorsque le flot des Hyksosse présenta vers l'isthme de Suez. certainement.les Phéniciens enfin les Chananéens et autres tribus cantonnées dans le bas Euphrate. au avec les nomades qu'ils étaient accoutumés à Shosou dont les Grecs ont fait Hyksos. s'écoula vers le sud. grossissant leur nombre des peuplades rencontrées sur leur chemin. Hiq. combattre sur leur frontière asiatique. L'invasion de l'Égypte ne se produisit pas de suite après l'émi- gration de Chaldée. non des déserts du sud ou du sud-ouest de l'Arabie. anc. Maspero. la route qu'ils suivirent pour y parvenir. de même que les Chananéens de l'Euphrate. toujours est-il que la Cœlesyrie et la Palestine furent envahies par des populations trop nombreuses pour qu'elles fussent à même de trouver dans cette région la satisfaction de leurs besoins. La tradition veut que les Élamites. Hisl. aient étendu leur domination jusqu'à la Syrie peut-être poursuivirent-ils les fuyards jusqu'à la mer du Soleil couchant. cherchèrent probablement à s'éta- blirdans ces pays mais ce surcroît de population ne trouvant pas la place d'y vivre. et. ayant eu lieu dans l'Arabie centrale. qui remontèrent le fleuve. confondant les pasteurs Shasou.

Aussi les États du Pharaon furent-ils pour l'envahisseur une proie facile. qui les auraient arrêtés. anliq.il. c'est-à-dire vers 350 av. II.) A la bataille (2) Plus tard. pays montagneux. I.un auxiliaire de l'homme que très existait des chevaux en Egypte au temps de tardivement. Arch. Il est à remarquer que jamais les invasions sémitiques n'abor- dèrent. 679}. Scurader. 1892. or aux populations de l'Asie se trouvait l'usage Word*. 16. Il ne faut pas confondre dique (fiijf. et que.-C. forts et belliqueux. à l'époque d'Homère (Odyssée. pour la première fois en Chine. 262. Biogr. . Mais cet usage était déjà à vage dans tout le monde occidental. (Cf. ce ne fut que pour piller ou par mesure de protection. Dès le temps vers la fin de la dynastie Chou (Liu hiuen).17. n'était pas en: jours très peu nombreux il en fut de même core complètement entrée dans les usages. Pré. 21. Gl-2).... p. 5t3. (1) Parmi les ressources militaires spéciales hi. D'autre part. London. vol. note 5. ni les massifs de l'Arménie et du Taurus. Kliade. quoique gouvernant. on les voit figurer sur les cavalerie Tut. V. Le Sémite s'est toujours montré homme de la plaine (2). Max Muller. The The employée à la guerre à l'époque de Su Ts'in. et la race sémitique. en Algérie. J. bien qu'ayant vécu à l'état sau. J. voyait ses appétits surexcités encore par les privations sans nombre qu'elle avait dû supporter dans son long voyage au travers des pays pauvres. la population devint musulmane. mais aucune colonie sémitique ne s'y fixa. turque. La Chaldée ne put écraser l'Elam. Il d'ânes (2. sur le haut fleuve. dans les gorges de l'Amanus et du Taurus. dont l'emploi semble être né quel. dans les pays situés au nord de l'an 1000 av. History and Method. XXX. Rois. car il val ne devint. p. Après avoir remonté le cours de l'Euphrate. fut tou- V. les pasteurs eus- sent aussi bien pu se tourner vers le Nord plutôt que vers le Midi mais. 16: Am. XI.-F.-C. Terrien DE li oldest book of the Chinese. IX. paix. ment arabe. excitait bien plus les convoitises que tout autre pays. Yh-King. si quelques expéditions s'y aventurèrent parfois. en même temps qu'indispensable à l'existence de ces hordes. En Chine. Deut. ce ne fut que pour opérer des razzias sur le plateau iranien. IV. brassèrent l'Islam. l'invasion musulmane h'oc- cupa ni l'Iran. dans les anciens temps. 10).La de Thothmes I«.) C. xvm. l'Egypte répondait donc à ses aptitudes sous ce rapport. encore inviolée. ils eussent rencontré des peuples pauvres. les grands massifs montagneux. à l'époque des Hyksos (Gen. XV. montaient des chevaux au lieu de mules et Orient ou dans les steppes de Sibérie. (Cf. 219) dit qu'au temps de Salomon (vers que part.) les rois et la noblesse l'Asie antérieure. le cheval n'était pas monté.. X. cette époque connu depuis des siècles. XLVII. du cheval. bien plutôt qu'en Extrême. Le Taurus et l'Asie Mineure ne de Marathon (490 av.-C. Jacob. monuments. le che. au Maroc. l'Égypte enrichie par des milliers d'années de. J. 371. p. IX. Cet usage apparaît Exod. dans les Arabes tous les musulmans. Memphis exerçait sur ces bandes la même fascination que causèrent plus tard Rome et Constantinople sur les barbares. 116. l'élé- L'équitation.'O. En Perse. 23 semble que. les Perses firent changèrent de religion qu'avec la conquête usage de cavalerie.. dans un esprit de conquête. XVII.science de la guerre (1) était bien plus développée chez les Chal- déens que chez les Égyptiens. Kiel (Man of bibl. En Espagne. 16).). l'Assyrie laissa subsister l'Ourarthou si elle fran- chit les chaînes kurdes. mais non les Grecs.. où les indigènes em- Il en était de même aux Indes à l'époque vé. 3. Isaie. bien plus ar- dente à s'emparer du bien d'autrui.

luttaient entre eux ou contre les restes du pouvoir royal.l'ancien et du (3) Cf. 1902-3. cupides. DE Morgan. ses villes incendiées. Empire dans la nécropole memphite moyen in-4. ceux qui échappèrent au car- nage. des gens de race ignoble. Le moment était d'ailleurs propice pour envahir la terre du TW. l'anarchie y régnait en maîtresse. au moyen e galeries de mines. envahi- rent le pays et le subjuguèrent facilement et sans combat.au moins. entre autres celles de la XIIe dynastie au que j'ai retrouvées dans la nécropole memphite (3).autour de la ville de Xoïs. édit. para- lysaient les forces pharaoniques quand le flot des Hyksos se pré- senta aux portes du Delta. 2 vol. Dieu souffla contre nous un vent défavorable et. le pouvoir royal s'était affaibli au point que la XIVe n'avait plus guère de puissance que dans le Deltad. les dessins tie. D'autre part. venant à l'improviste. l'excès des richesses résultant de la bonne administration des Oùsertesen et des Amenemhat. Fouilles a Dahchour. J. Les trésors de cinq prin- car l'ouverture de ces tombeaux exigea des tra- cesses renfermaient plus de 30 kilogram- vaux longs et importants qui ne purent être mes d'or et on peut évaluer à plus de 100 faits que de connivence avec le gouvernement kilogrammes. les princes révol- tés s'étaient déclarés indépendants. . On conçoit avec quel acharnement les siers tracés par les ouvriers sur les gros. Depuis la XII" dynastie.) royales et princières de. Unger. « II nous vint un roi nommé Timaeds. à A peine quelques sépultures princières échappèrent-elles pillage. (J. je ne sais pourquoi. Les sépultures des rois violées (2). dit Manéthon (1) sous ce roi donc. (2) II est impossible d'attribuer à d'autres dans t'intérieur de la pyramide d'Ouserte- qu'aux pasteurs ta violation des sépultures sen III ne sont pas l'œuvre d'Egyptiens. dont elle avait fait sa capitale. des parties de l'Orient. 140. quand les prêtres refusè- se rent livrer leurs secrets. ce que renfermaitcha- dans un temps où les prêtres n'avaient plus le pouvoir de protéger les monuments confiés cune des pyramides royales de la Xll» dynas- à leurs soins. pour ces nomades pauvres. pasteurs attaquèrent ces monuments pour les murs. » Quelle orgie pour ces « hommes ignobles ». Partout ailleurs. Elles furent systémati- quement exploitées. violer. M. ses temples détruits et ses habitants. p. mais bien d'étrangers. réduits en esclavage. Et quel affreux réveil pour les paisibles populations -de la vallée du Nil que l'arrivée de ces hordes féroces Le patri- moine des aïeux mis à feu et à sang. sensuels et cruels L'Egypte connut toutes les horreurs. La faiblesse des souverains. contre toute vraisemblance. et l'on peut juger par les trésors (1) Manéthon. le Hyksos s'empara des immenses trésors qu'elles renfermaient. quand les «ntrées ne purent être découvertes.

les ruines de l'édifice de trop longue. ville dont les ruines et 150 ans pour la guerre d'indépendance. qui. mais avaient aussi hérité de l'hostilité des princes de la Haute-Égypte. j'ai retrouvé. (J.000 hommes. Fouilles à Dahchour. 1903. sur les murs blancs des avec cryptes. (J. L'invasion avait été dès longtemps précédée par la venue paci- fique d'un grand nombre d'hommes d'Asie. ravagée. Fuyant devant eux. On voit que cetteacharnement. 137 à 140. J'ai visité les ruines en 1895. décèlent des mains étrangères. L'historien compte 250 ans pour la XII'dynastie. tous Asiatiques. deux siècles pour l'abattre. consacrée aux neh. jusqu'aux cercueils de bois lamés d'or et. lors de l'arrivée des Asiatiques. et à la XVII' dynastie pharaoni- détruite avec un extraordinaire . et vers le dix-septième la XVIII' combrées d'obélisques brisés. 200 ans pour l'occupation du pays (3) Hârouârou (Tanis). Fouilles fig. sous les dallages du temple Hyksos par Manéthon. vingtième et du dix-neuvième siècles la XI" rougies par un formidable incendie. dynastie. M. siècles au plus pour répondre aux XIII' et ville a été XIV" dynasties. Toutefois les rois pasteurs n'avaient pas d'un seul coup para- chevé leur œuvre. tout avait été enlevé. ces étrangers se groupèrent autour des nouveaux maîtres de leur sang. Il ne resterait donc que deux ou trois de statues et des matériaux de grands édifi. Enfin depuis Syène jusqu'à la Méditerranée. DE Morgan. Dans les pyramides royales que j'ai ouvertes. dit-on. de Mariette.).) (2) Dans mes fouilles de 1892. les avait nourris. régime juste et doux des Pharaons tolérés sans méfiance. Musée du Caire.ils de- vinrent bientôt. arrivant par petits s'établissant comme commerçants et prospérant sous le groupes. à l'invasion des pasteurs (XV* ces en granit. des caricatures (1) qui. M. pendant si longtemps. sont en. C'est d'Avaris que les rois pasteurs exploitèrent ce qui restait de la malheureuse Égypte. et XVI" dyn. en se retirant leur butin.) (Cf. Lors de l'arrivée des Hyksos. On sont situées à quelques kilomètres au sud du convient aujourd'hui de placer au cours du lac Menzaleh les buttes qui les composent. (1) Cf. semble être beaucoup ramesside de Phtah. la conquête. partie de la population du Nord remontée vers le Sud une venait renforcer la résistance. toute la vallée du Nil.qu'elles renfermaient de la richesse et du luxe qui régnaient en Egypte. obéit aux nouveaux maîtres (4). par leur facture. peut-être même les avaient-ils attirés et facilitèrent-ils singulièrement l'écrasement de l'Égypte. par leur nombre. (4) La période de 600 ans. un élément important et dange- reux.). Ce qui restait de Memphis (2) fut choisi par les Hyksos comme centre de la nouvelle royauté mais les forces militaires étaient concentrées à Avaris (3). ils s'étaient substitués aux Pharaons de la XIV dynastie dans leur État. les pillards avaient tracé. dans le Delta. de fragments dynastie. Là fut établi un vaste camp retranché capable de contenir 2lt0. Il fallut. à Mit-Rahi.

Les uns s'enrô- laient au camp d'Avaris.. pour prendre leur part dans cette gigantesque curée. au sud des monts Sans compter le temps que dura le voyage du Haourân. XLV. C'est donc celle de la XII" dynastie Code de Hammourabi. Comme tous les autres Asiatiques. 17-18) fait dire à Jo- pond au seizième siècle. les autres s'établissaient dans les villes du Delta. 251) est Chaldée. Les Asiatiques se présen- tèrent en foule. après de longues aventures. que la XVIII* dynastie corres. D'autre part. asiatiques un territoire vaguement que. ds Rev. p. la date de vr. la date de la XVIII" dynastie semble de leur chef originel. comme on le voit. de Chaldée. suivant la Bible. Moab au sud-est. Si nous ajoutons à cette date mite. afin d'y exercer des commerces. (3) La Bible {Genèse. Or. aux yeux des générations. Du nombre de ces derniers était une tribu chananéenne. p. et la XII* dy. (Cf. serait sorti et vous mangerez la graine de la lerre. 1905. Hist. Si les Juifs ont choisi cette ville pour faible. Cette tribu d'Israël. par la voie du Sinaï. 15 fé- qu'il faut remonter. se serait séparée d'elles et. sur la limite du désert et la roule des pasteurs entre la Chaldée et l'Egypte. 2300 ou 2280 le vingtième siècle le départ d'Abraham de (G. du Sinaï. les Hyksos 81. of Assurbanipal. celle d'Israëlqui. C'était le caractère propre à la méthode gouvernementale de toutes les monarchies. G. venant sans cesse. Rivière. ce qui semble être un minimum trop d'Ourou. coïncide certaine et coïncide avec le départ des llyksos à peu de chose près avec le mouvement éla-. dix mois et sept ver ainsi. Pour la haute et la moyenne partie du pays.) On place généralement vers Koudour Nakhounté l'Ancien. 135. c'est probablement parce tent 86 règnes. Ce fut le plus grand pillage de l'antiquité il eut son retentis- sement dans le monde entier d'alors. elle n'avait joué un rôle bien supérieur à son importance politique. des Idées. devenus très lucratifs dans ces moments troublés. qu'Ourou était la ville sainte où les rois ve- nastie 43. Morte. C'estdonc 100 à 150ans seph par le pharaon Hyksos • Pressez votre au moins qu'il faut retrancher de l'évaluation père et vos familles. nous savons. puis soumirent au tribut les princes en les plaçant sous l'autorité de ceux de Thèbes. elle ne vint qu'attirée par l'appât du lucre et ne mérite de considération spéciale (3). serait entrée en Egypte. Les Hyksos importèrent en Egypte les principes gouvernemen- taux de l'Asie au lieu de chercher à reconstituer l'empire de la XII" dynastie avec ses nomes. car. nous sommes menés (2) Ammon se fixa au nord-est de la mer au dix-septième siècle pour la XVII' dynastie. Le certaine. ils se créèrent dans le Delta un royaume où leur autorité était directe. plus tard. que parce que nous sommes mieux documentés à soit sujet que sur le compte des autres peuplades ayant pris part à ce grand mouvement. les 600 ans de Manéthon. Or. issue de Chaldée(l) en même temps que d'autres nom- mées Ammon et Moab (2). Ils pensaient rele- une durée maxima d'un an. ils la pillèrent d'abord. lieu de leur origine. nous ignorerions sa venue sur la terre du Nil si. la valeurr jours. ce qui attribuerait à chaque règne naient se faire introniser. Cette date. vous donnerai du meilleur du pays d'Egypte (1) Abraham. Smith. les laissant en Syrie.la XIIIe et la XIV" dynasties comp. et revenez vers moi je des prêtres égyptiens. » .

dit la légende car deux cents ans environ auraient été consacrés à la réduction des princes du Sud. De nos jours. là aussi. tant d'humiliations ne pouvaient durer sans que disparût à jamais la nationalité égyptienne. Les Grecs. plus tard. sur les fouilles de Tanis. Peu à peu les Hyksos. concessions plutôt dues à l'affai- (1) Les arts avaient repris. les Hyksos apportèrent en Egypte bien des améliorations inconnues jusqu'alors dans l'armement. Maiiiette. Incapables de traiter eux- mêmes des détails administratifs. la terre romaine. copiant celle des anciens pharaons. les trois classes territoriales se retrouvent encore. la métropole. Enfin. 9) mais ne que nous possédons sur les pasteurs. c'est de fournissant aucun renseignement historique. s'étaient adoucis (1). p. l'étendard de l'indépendance se leva tant d'exactions. Quelques temples furent ouverts de nouveau. (Cf. L'écrasement complet de l'Égypte dura plus de deux siècles et demi. A Rome. dans la Haute- Egypte. dans la science militaire. les colonies et les zones d'in- fluence et de protectorat. été martelés avec tant de soin qu'il est impos. Où connurent-ils le dressage de cet animal ? Ce ne semble pas avoir été en Ghaldée car. ne résultent que de la persistance de ces principes politiques rationnels. le joug devenait de jour en jour plus supportable. était devenue aussi somptueuse et d'un protocole aussi compliqué que celle des rois indigènes. Il semble que l'emploi du cheval fut du nombre. Avec des idées nouvelles. l'Égyptien et le Copte furent tou- jours indispensables aux maîtres du pays. Au delà. gorgés de richesses. car ce n'est qu'après leur départ que nous voyons le char figurer sur les bas-reliefs égyptiens. une zone plus ou moins étendue de royaumes tributaires. 11 existe ce- touslesmonumentsdecetteépoqueontétésys. quelques monu- tématiquement détruits lors de la réaction les ments hyksos (Fouilles de Mortelle à Tanis) textes hiéroglyphiques qu'ils portaient ont présentant des caractères très particuliers. les Arabes ne firent pas autrement. le luxe les avait gagnés et leur cour. au Musée du Caire. le vicomte de sible d'y reconnaître un seul signe. Lettre à M. les colonies et les royaumes alliés mais à la brutalité orientale avait alors succédé la haute intelligence aryenne des affaires pu- bliques. pendant. les Romains. d'où la métropole tirait ses esclaves et une partie de sa richesse.limité formant l'apanage direct du maître. nous ne le voyons apparaître que tardivement. D'abord proscrite. et. la religion égyptienne fut enfin tolérée. Tout ce Bougé. malheureusement Manéthon que nous le tenons. A. ils les avaient laissés entre les mains de fonctionnaires égyptiens. . on se contentait de simples expéditions de pillage.

portèrent le nom des pharaons en Ethiopie. pénétraient en Asie. pendant la réaction élamite en Chaldée. on les mit en servitude. C'était la première fois que les troupes égyptiennes. Ils avaient appris la guerre. qui venait de combattre l'étranger. l'injustice. comprenant qu'un royaume d'importance ne peut se maintenir sans intervenir dans la poli- tique générale. d'horreurs dont ils ne pouvaient même pas soupçonner l'existence. car l'Egypte n'était plus qu'un monceau de ruines.blissement du pouvoir qu'à des sentiments d'humanité. sur les rives mêmes des grands lacs. et ils devinrent les manœuvres de la réfection.XlX. où le Pharaon les poursuivit. dans la tribu de Siméon. Ils n'oublièrent pas non plus le chemin suivi par les pasteurs et l'Asie paya ses crimes. modifièrent leur administration intérieure et ne rêvèrent plus que conquêtes. le pillage. puis dans leur camp d'Avaris. une foule d'Asia- tiques. L'heure était propice pour la réaction. dit-on. L'histoire moderne ne fournit-elle pas bien des exemples d'une situation politique analogue à celle dans laquelle se trouvait l'Egypte après sa longue servitude ? Revenus de leur stupeur à la vue de leur patrimoine dévasté par les Asiatiques.) . Enfin rejetés hors du Delta. les derniers débris de leur armée furent encore vaincus en Syrie (1). il restait encore sur la terre du Nil. 1G9. Ilisl. les Hyksos se virent assiégés dans Memphis. le mépris de la vie des autres. dépassant le Sinaï. A G. les Égyptiens. 6. l'ordre fut rétabli. Bien que l'armée hyksos se fut retirée. modifièrent du tout au tout leurs vues. anc. Il fallait aussi assurer le trône à la XVII" dynastie car. ils entretinrent dès lors de formidables armées. qu'en dehors des Hyksos. Leurs troupes remontèrent le Nil jusqu'aux confins de la terre. dès la libération du territoire. des peuples de l'Orient. Cf. p. C'est longtemps auparavant. {Josué. des révoltes éclatèrent contre la suprématie des princes thébains et la Nubie toujours demeurée indépendante prétendait le rester. Ils refusèrent de partir. probablement Sliarouken. la violence. presque tous les non-combattants.. au moment où les maîtres d'antan étaient devenus esclaves à leur tour. et plus spécialement dans le Nord. après quelques efforts. tourna ses armes contre ses propres congénères et. 1893. L'armée. V" édit. Maspeko. bien des tribus (1) Sharouliana. de puissantes flottes de guerre. et revinrent chargées de butin. Chassés de la haute et de la moyenne Egypte.

car les hasards d'une migration ne les pouvaientt mieux servir. Autrefois ils avaient par- couru le. Les boutres arabes de Mascate ne font-ils pas encore aujourd'hui le trafic de Zanzibar. Nous avons vu que certaines d'entre elles. du commerce. pensaient-elles. surtout la montagne.ils eurent à lutter contre des tribus dont ils ne nous ont pas transmis les noms mais qu'ils désignent par des appellations ne laissant aucun . aux bouches de l'Indus et. remontèrent le Tigre et. mais réservant toute leur éner- gie. des peuples sémites ou sémitisés étaient venus se fixer dans le pays du Liban. tous les points maritimes présentant quelque avantage et. accordant aussi peu que pos- sible aux nécessités territoriales. El Assar (aujourd'hui Qal'a tcherghat). là elles fondèrent une ville. sémitiques avaient émigré. les Crétois et les Égyptiens. Depuis longtemps déjà. territoires appartenant jadis aux Élamites. c'étaient les Phéniciens. du transit. dès leur fixation. de Ceylan et de la mer Rouge ? Leur nouvelle patrie permettait aux Phéniciens de développer leurs aptitudes. mais la majeure partie de la Syrie. leur apparition en Egypte et dans le Sinaï en est la preuve. s'installèrent dans sa vallée très en amont du site actuel de Bagdad. ils connaissaient toutes les routes terrestres et ma- ritimes depuis la Syrie jusqu'aux Indes ils apprirent vite celles de l'Occident et devinrent. disposèrent leur vie politique en vue de la navi- gation. toutes leurs ressources pour la colonisation et surtout pour l'établissement de comptoirs commerciaux. Par tradition. était encore occupée par des autochtones. dans la domination de la mer. Quand les Chananéens traversèrent ces pays. le cabotage les avait peut-être. traversèrent la Chaldée. peut-être vers Agadê. abordé sur les côtes d'Aràbie. pour près de deux mille ans. primitivement cantonnées dans le Nord. les grands intermédiaires commerciaux du monde. Ils occupèrent les îles. pour ne pas être inquiétées par l'Élam. remplaçant peu à peu. même conduits dans la mer Erythrée et sur les côtes de l'Afrique. assez loin. plus au sud. golfe Persique et la mer des Indes. La position primitive de ces tribus sur la mer en faisait une race de navigateurs et de marchands. de Bombay. les caps de la côte méditerra- néenne. c'étaient les Assy- riens que d'autres chassées des côtes et des îles du golfe Persi- que. remontèrent l'Euphrate et vinrent s'établir sur les côtes syriennes de la Méditerranée.

Deux puissances seules sont en présence. des grandes luttes pour la prépondérance. la poterie. s'étaient avancés jusqu'à l'Araxe. appor- tant avec eux le bronze grossièrement travaillé. pendant que les Hyksos pillaient l'Égypte. anéantira ces États. la Phénicie et la Judée à l'ouest elle était cause de l'entrée de l'Egypte sur la scène politique mondiale. si puissants jadis. des monts Carduques. Le premier passage des Chananéens réduisit l'importance des tribus indigènes. jusqu'au jour où interviendra la race aryenne qui. ces peuples n'eussent. les Sémites et les Égyptiens. les grands mouvements des peuples du Nord se continuaientlenteinent. refoulés de la plaine. mais il n'est pas douteux que. Ils se dispute- ront la suprématie pendant plus de mille ans. Il ne semble pas qu'elle ait pénétré bien loin sur le plateau iranien déjà occupé dans sa partie occidentale par des peuples apparentés aux races primitives de la Chaldée. quelques siècles plus tard. leur retour d'Égypte. les animaux domestiques de l'Asie centrale. longeant les plages de la mer Caspienne. les Asiatiques et les Africains. Cette avant-garde resta cantonnée dans les montagnes fertiles et boi- sées du Mazandéran. l'électrum. est l'un des faits dont les conséquences ont été les plus graves dans les destinées de l'Orient. réduisant leurs empires. monstres formidables » les « Zomzomim. l'or. La réaction anzanite sur les peuples sémitiques avait donc pro- fondément modifié la face du monde. En anéantissant l'empire summéro-akkadien. reculée. au rang de simples provinces. deux frères ennemis. semant leur passage de dolmens. elle avait créé l'Assyrie au nord. du Talyche. Dès lors commence l'histoire du monde. hommes à la voix bourdonnante et indistincte » parlant des idiomes incompréhensibles pour les Chaldéens les « Néfilim. Déjà les avant-cou- reurs iraniens. doute sur la nature ethnique de ces peuplades. auprès desquels les Sémites semblaient n'être que des sauterelles. dès une époque fort. les fitt disparaître. pendant que les armées élamites franchissaient le Tigre. du Ghilan. en quelques années. des géants ». gagné le plateau persan ou tout au moins les pentes orienr . La conquête de KoudourNakhkhountè. Ce sont les « Re- phaïm. Mais. Jamais les Sémites ne soumirent les peuplades montagnardes du Zagros. des grandes étapes du progrès.

Les premiers Aryens le négligèrent mais ils furent rapidement suivis par d'autres. En Europe centrale. un déluge humain se préparait. soumis à des températures extrêmes.leur nombre allant croissant chaque jour. aride et desséché. Les hordes qui. tribus. leurs établissements durent être fort peu nombreux. était déjà. le petit. et ne s'y fussent installés en dépit des rigueurs du climat. furent arrêtées par la Caspienne. déjà très dévelop- pée. encore couvert de lacs. par le Caucase et sa grande muraille. les autres par le sud. dans les pays du Soleil. s'ouvraient de formidables compétitions. au delà des chaînes glacées de l'Asie centrale. n'était pas d'un grand attrait pour des envahisseurs. remontant la vallée du Cyrus. prêtes à fondre sur l'Asie Mineure après avoir franchi le Bosphore. les autres en- vahirent la Thrace. L'Iran central. après avoir traversé les massifs montagneux de la Bactriane et les déserts d'Ara- chosie. les unes s'avançant par le nord. continuèrent leur chemin par la vallée du Danube ou par les plaines de Germanie. Ainsi. il semble que ce soit au cours du troisième millénium qu'apparut le métal. Caucase et. malheureusement nous est trop peu connue au point de vue archéologique. Les unes. semble-t-il. La Chine qui. préparant une civilisation qui plus tard devait atteindre un sommet. par la mer Noire et toujours empêchées de descendre vers le sud. Malgré cela. . près des célèbres défilés du Dariall. Un rameau de la branche du Nord passa l'Araxe.tales de la chaîne bordière. poursuivies par le froid. vint se fixer au milieu de la grande chaîne. leurs congénères. s'étaient avancées dans les steppes de Russie. Beaucoup plus loin vers l'Orient. en dehors de toute communication avec le monde méditerranéen. pendant que dans l'Asie antérieure. ce sont les Ossèthes de nos jours. une autre race se développait sur elle même. car on ne rencontre que bien rarement des traces de la pierre taillée dont ils se servaient certaine- ment en même temps que du métal. s'étant de proche en proche répandu de la Chaldée et de l'Égypte. le ciel s'obscur- cissait au nord d'innombrables fumées de campements. Dans quelques terres méditerra- néennes il était depuis longtemps en usage. prenant la voie de l'Ouest. de déserts salés. les Perses. les Mèdes.

néolithique. "àxx' < W V CHALDEE ELAM Empircsumé- ro-akkadien.1. Bnkg5nne. go-S ||ï f-'° g Domination élamile.£ ^E^. \'III· VIIL jx. o"3 « II « c Nakhkhount» l'ancien. •=2£g S «§ > EUROPE occidentau: »= £ u> » S c -= 3 g§ S § 5 » g~n flêi o 2 "= S § o m dS E E S ¡: 1 S -? Apparition du métal. o'n U 3:I o 2 Qj-M d ô B g. &J2 "g| | S V 3 f >» c. xx. « c xxxv·m· NarâmSin .phénicienne tesis d'As- S w f* -S'S o§. Nn(r.neoue Tribus & l'état néolithique. moyen moyen mn S Tribus à l'état Etaténéoli- ^<|détonnais- §. SIII'. 11. fgc S.£•=5 £~ £ g -a. néolithique.rele> minoen anclen S -i«!? » 1 1 aooi (Crète) minoen II.8in (3.M0O).. a lii I. .• fe = cz§•_ |c S» XIV cZa05 ?= â XV' -c~ . phénicienne eitrême oniENT 1« :a 5 ô -g ° J (Chine) g ^=0 a°â a I3~" gf .| 1r/1 S « §o ». g. . autochtones Domination élamite. Hammourabi 3.» et g g «.«£.- 1-2 || | O S «c.1'0" fondation delà = rofvàot(?) aj gi î (Yao). xi1- XIII- EGYPTE Tribus à l'état III' clynastie. ôçéenne).5 r.2 a g = g S 5 = g '5 §S S -ë VI' vil" x« yi.•£»« p-= > i>« <C.== g£|'5p (vers 2000). « ranSae?.: S Fondation de [empire ba- bylonien.. » m ASSYRIE Tribus ugautochtones. (Crète) minoen moyen 111.) §= |s ». |l °3 fg :\tfranchisse- Affranchisse- mentdes snr.â-ïï.50). Ila'»e»s Iv< chaldlenne.Infiltration ag ~gc sémitique. fe i o 1 3U Débuts de «le l'influence orientale (minoenne.g ^§ > E=ec | Tranipn« Domination Domination etamite.=S .t ~5 Sg S •§ = . co y _a S xw. a 00 °»'o "u"C (Croie) minoen ancien minoen ""V™ L mmoen enII.S -S i_ "rt. Sû.2 XV v yvi. AFRIQUE septentrionale 5 = M g S -s S . suméro- ''T^ pa. o .<f S">s I "SfcS J5 g- « r .2-2 i=. Fondation de l'empire .J'. Ja C5^ » a. a| 2 SYRIE akkadiens.ttour etamite.ÏJ5 »J r Mo Q e| I z.u. s W g. 'S -2 ASIE mi. iîr-a >> ^j ~2~ °' ^S# . pharaonique. 2 2 S g. 1X Xl ffiîss ~S •§ MÉDITERRANÉE Tribus à l'état thique.) S? S ffl 5.J"jrF1 Migration éQ.xxv.§ S% -g -3 a H -g-S S Q>.:J -u c S»*» = ° ^3-fc û b g Sôoc g ».'| g. £ Eg S" Sa .. _«. . IIP «lynnsLe.) S e §1 co a.XXI~>â a. • i sancesmé- S = 7 a. Apparition tallurgiques. |-  q g 2- . néolithique. JUAN Tribus Autochtones Royauté "S" mélangées à l'occident.v. = C'CI. Petits royaumes. IS^iS Hfogg « E <u III.

1. Nous ne possé- dons aucune donnée exacte sur les nombreux mouvements de peuples qui se passèrent alors.-C. 1892. de date relativement récente. la grande expansion du type malais dansl'ôcéanPacifiqué. DE LA COUPERIE. il ne connaissait encore que l'usage de la pierre. Quant au reste du monde. p. T. on traces. (Cf. race jaune(2).en possession du bronze et il s'y formait des groupements poli- tiques (1). accorder que bien peu de confiance le Yi-King. au vingt-troisième ou vingt-deuxième siècle (2) L'expansion de la race malaise est. qui. encore plongé dans la barbarie. Devons-nous attribuer à ces temps reculés la colonisation de Madagascar par les hommes de:. mais il se peut qu'elle ait été précédée par p. 18. c'est-à-dire à l'époque de l'invasion d'autres mouvements dont les populations des Hyksos en Egypte. et qui jouèrent un si grand rôle dans les destinées du genre humain et dans sa répartition sur le globe. J. 28). aux évaluations chronologiques des annales nes. note 1.500 ans après celle australasiatiques ont conservé de nombreuses de Narâm Sin. nousne pouvons. Toutefois. remonterait dans sa forme primitive chinoises. Le plus ancien livre de la Chine serait (1) le sait. . o[ the Chinese. Londres. The oldest book aucun doute. la conquête de l'Inde par les Dravidiens sur les Négritos ? etc.. sans av. d'après les autorités indigè. On ne saurait dire à quelle époque prirent place ces événements dont la réalité ne souffre aucun doute.

M a. a.. vers 1450. 716. XXV XXVI XXVII XXVIII Sais Ethiopie Perses Saïs.j. Thèbes 16 263 14 Il 1) 348 Aménopliis I". 8 248 31 100 VI Memphis. 8 198 IV Memphis. 525. XXII Bubaste XXIV Sais XXIII 9 4 120 89 3 3 49 44 Chéchonq I. Conquêtes pharaoniques en Asie. Apparition des Aryens en Iran et dans la Méditerranée. Thèbes. 589. 1503 à 1450. 330. 120-4»» Conquête de Ctfmbyse. 151 4 103 *vu b.. 22 508 xvlj6. 70 70jours 4 75 jours V1II Memphis. La Chaldée et l'Étant. smv..EisENLoiiR sont encore discutées. 6 203 ? 203 VII Memphis. 163 Mort de Psammétique 1". Thèbes. les Hébreux. 6 XXIX Mendès 4 20' 4m 5 21' 4"> Sebennytus romaine. bdsSbb OBSERVATIONS g smv. ?. 43 » 5 » » 190 Y.-C. Domination . vers 950. 19 409 4 100 Héracléopolis. Pendant cette longue période de mille années et plus qui sui- (i) Liste des dynasties égyptiennes d'après Manéthon. I II This This III Memphis. MEYER ANNEES etA.876 ou 1872 av. XX XXI Thèbes Tanis 12 7 7 209 135 130 5 12 7 178 Aménophis III.-C. l'Empire Héléen. 1 3 9 8 1 40 150 1/2 124" 6 6 4m 1 3 9 8 1 44 44 Sabacon. env. J. 8 9 9 253 302 214 8 9 252 297 Ménès. J. 130 Aménophis IV. vers 1400. XIII Thèbes 7 160 7 245 XIV Xoïs. 76 184 76 184ou484 Yv Avaris. XXX 3 38 3 20 Domination grecque Conquête d'Alexandre. X Thèbes XII Thèbes XI 19 10 185 43 19 lfl 185 43 Ousertcs en 1111. 6 284 » » » » ? 250 v. 60 453 60 453 b.M(a. 1545 ou 1542.APRicAiras P g g CENTRE d origine *T^ RO1S ANNEES ~N- RO1S Ces dates proposées par Ed. Thèbes 43 151 XVIII XIX Thèbes. Tanis. CHAPITRE IX La prépondérance égyptienne (1). les Phéniciens. » Avaris. 194 Thouthmès III. 4483 av. Avaris. 8 271 17 448 V Eléphantine. 27 146 5 100 IX Héracléopolis.

Augmenter sa richesse. qu'aux efforts des princes pour améliorer. à les administrer avec prévoyance. s'épanouit dans des textes parfois très littéraires (1). sous les empereurs suméro-akkadiens. Aux tendances progressistes avaient succédé des appétits de rapine. l'Élam avaient. V et IX. L'Égypte primitive. Assyrie naissante. t. la langue antique était morte mais en Elam. dans la majeure partie de l'Orient les peuples ne la mirent pas à profit. la Chaldée.. C'est que le monde oriental n'avait qu'une conception très vague des devoirs comme des inté- rêts d'un gouvernement. et des causes de la vitalité des nations. textes élamites-anzanites. et peu à peu les populations heureusement douées se laissèrent entraîner. Ce fut une renais- sance dans la culture. rarement il y songea. Régner pour lui était exploiter. l'Arabie. Mais cette paix relative. les Chaldéens et les Élamites. En Chaldée. compris mieux qu'on ne le sut faire plus tard. tels la Syrie. était con- quérir quant à développer les ressources des territoires acquis. Hétéens. . dans les dé- buts. par l'exemple et par le besoin. L'arrivée des Sémites en Asie changea du tout au tout ces dispositions. l'utilité de la prospérité nationale leur développement n'est dû qu'à cette pensée. etc. (1) Cf. dans le commerce et l'industrie lés arts se développèrent. le monde se divisa en deux parties l'une. la littérature reprit. l'an- zanite. l'Afrique l'autre. les royaumes indépendants de l'Asie. de la Délég.vit la conquête élamite et précéda l'entrée en scène de l'Assyrie. ne comprit guère que des contacts de fron- tières. recevoir des tributs. en accroissant la zone des peuples terrorisés. d'exploitation du faible par le fort. II1. de pillage. Scueil. en Perse. Mém. pour accroître les revenus de leur patrimoine. l'Égypte et les pays soumis à ses armes et à son influence. ayant en partie retrouvé leurs apti- tudes d'antan. très restreinte. Chaldée. qui avait encore toute sa force. Délivrés de leurs maîtres étrangers et des ambitions impériales. V. dans cette néfaste voie qui devait mener à la ruine le berceau des civilisations. le monde eut vécu un mauvais rêve. Élam. accordèrent le principal de leurs soins au dévelop- pement des richesses naturelles de leur pays. dont la politique exté- rieure. La prospérité revint dans ces Etats il semblait que.

étendit encore le domaine de Suse. il fut en (1) Genèse. l'un des successeurs de Kou- dour Nakhkhounte. dont il battit les rois ligués contre lui. soit par ses successeurs. p. réunit à son sceptre les pays d'Akkad et de Choumir et fonda un premier royaume chaldéen dont la durée fut de trois siècles (2). ceux de Nipour qui secouèrent le joug. Plusieurs fois il dut se rendre en Syrie pour réprimer des révoltes et l'un de ses successeurs. L'autorité de l'Élam sur la Chaldée n'avait pas été de longue durée elle s'éteignit bien avant que les Hyksos n'eussent quitté la terre d'Égypte. •qui ne lui devait apporter que l'épuisement et la mort. Thargal. soit par Koudour Nakhkhounté lui-même. les Assyriens avaient été réduits. malgré leur exode. y fit aussi quelques campagnes. absorbant les principautés voi- sines. lors de l'apogée de leur puissance. ne renonçait pas. aidé de ses vassaux Amraphel. après avoir souffert des cupidités de l'Asie fut prise de la fièvre des conquêtes et. Le souvenir de cette servitude demeura certainement dans l'esprit des populations du Tigre car. Ce fut d'abord la Syrie.. la fai- blesse des Élamites aidant. L'Egypte elle-même. Babylonian Kings. son histoire. accrurent leurs États enfin Babylone qui. Koudour Mabouk. en quête de cette richesse éphémère. Rawlinson. peu à peu. sq. Aussi. Bien que n'ayant plus la vitalité nécessàire pour conserver ses provinces extérieures. se lança au dehors. province lointaine. of liibl. XIV.– Fr. de son côté. ses institutions et se contentèrent de recevoir le tribut. 37. qui échappa puis les rois de'Larsa. 1881. l'Élam. of the Soc. p. 162. ceux d'Agadê qui. et obligea les peuples riverains de la Méditerranée à lui payer tribut (']). 372-379. la Langue primitive de la Chaldée. à ses prétentions sur la Chaldée. Koudour Lagamar. Notes on a new list of earl fine great monarchies.Pinciies. p. La présence dans les armées élamites du prince d'El Assar montre que. in Proc. etc. elles considérèrent toujours comme ennemi héréditaire ce peuple « qui n'avait pas craint Assour leur Seigneur ». les souverains susiens n'avaient pas su l'organiser ils laissèrent à chaque pays ses chefs. bien des petits États se déclarèrent- ils indépendants. G. roi des Goutim. oubliant ses traditions. Archaeol. En s'emparant de l'Asie. sq. non contents de reprendre leur liberté. Perpétuellement. . Il envahit la Syrie méridionale. prince de Sinéar. The (2) Cf. Lenormant. Ariokh d'El Assar.

Je ne citerai donc en passant (1) D'après H. sq. devant l'ennemi commun. ce code. le législateur. a été rapporté à Suse et c'est ainsi qu'il est parvenu 'jusqu'à nous.1863. Le code babylonien vécu cinq siècles plus tard. probablement par les soldats d'Assour. put être contemporain de celui d'Hammourabi de Hammourabi. Ham. gravé pour la ville de Sippar. Moïse a (5) Cf. II. in Journal des savants. Aucune loi de l'antiquité. Magistralement déchiffré et traduit (3) par V. guerre contre elle jusqu'au jour où. roi des Elamites. Ce n'est pas ici la place d'analyser ces lois cette étude a été faite déjà par d'éminents juristes (5). en Perse. 181. Hammourabi (1). MENANT. qu'on avait cru d'abord remonter au mourabi ne serait autre qu'Amraphel. pi. Le code d'Hammourabi fut rédigé pour tout le royaume baby- lonien et l'exemplaire que nous possédons. 1884. l'Assyrie. D'autres copies furent également transportées dans la capitale élamite. Die Sprache der Kossaer. 64-75. roi de quinzième siècle av. la loi Gortyne de Hammourabi. Scheil. p. Rec. le plus ancien texte législatif connu. textes sémitiques. t. trav. Sayce et Vigouroux. même époque. cer tout au plus au onzième siècle. avant notre ère. de la Délég. le plus célèbre est. Le seul code de l'antiquité qui Leipzig. Diodore. lors du sac de la ville. DELITSCII. XIV). AMiAUD. t. au témoignage de sq. t. 1 original. Parmi les princes de cette première monarchie babylonienne. les indianistes Senaar. qui vivait vers l'an 2000. à Suse. et n'eslguère plus ancienne que le cinquième nov. des trav. 2^1-244. sans contredit. le code entier des lois rédigé par ordre de ce souverain. Rec. paraissent aujourd'hui d'accord pour la pla- dour-Lagamar). en 1903. 1882. XX. p. J. dans le ré. p. R. La pre- cit de la guerre de la Pentapole (Genèse. Da- Journ Asiat.. Inscript. elle s'allia à sa rivale. mais les écrits des temps primitifs n'ont pas encore été retrouvés. enlevé comme trophée par Choutrouk Nakhkhountè lors de l'une des nombreuses razzias qu'exécutaient les Élamites en Chaldée. et la Loi de Hammourabi. siècle avant notre ère. nou. 1-162. mière rédaction du code chinois serait de la (2) Cf. Certainement il ne renferme pas la première rédaction des lois chaldéennes les empereurs avaient déjà fait compiler les cou- tumes antiques. 1902.. l'auteur de cette dynastie. aujourd'hui à la portée de tous. d'Hammourabi.. DARESTE. est le code égyptien qui. relativement récentes et dont par suite la va- ('»)« La loi de Hammourabi est de beaucoup leur est sujette à caution. Fn.oct. j'ai eu la bonne fortune de découvrir. reste). Scheil.-C. Quant à la loi de Ma- . I. Mém. in-8. p. qui figure avec Chodorlahomar (Kou.. était composé de huit livres (R. J. 1902. IV. nous en rencontrons fréquemment les fragments dans nos travaux mais elles ont été mises en pièces. ne nous est parvenue en texte t. est le plus ancien et le plus im- portant document d'ordre moral que nous ait légué l'antiquité (li). Ce roi était déjà connu par un grand nombre d'inscriptions (2) quand. 76. nous n'en possédons que des copies à XV. p. 1903. sauf le code (3) V.

I... elle jouit dans la société priété est antérieure à l'Etat. avec la grande autorité un autre code qui n'a pas encore été re. Meissner. Quant au mariage par achat de la femme. Cuç>. 147). à !a suite d'une guerre heu. le seul in. En Egypte. ds (art. 1893. Elle conserve la capa- traiter avec la tribu à qui la terre appartient cité de s'obliger. 63.162. S'il veut créer des apanages au profit de monde oriental moderne. sacerdotal et royal. Altbabylonische llechl- nov. presque de toute pensée religieuse. certainement. 72.la femme a lacapacité juridique (art. 29).) Cet usage est la consé. 163). fait surprenant pour (1) qui distingue surtout la loi baby- « Ce pour but que de régler les intérêts privés et lonienne. C'est là. est chargée de la traire. saires à la stabilité de l'Etat est particulière. Aucune autre loi ancienne ne fournit les lois de Ilammourabi. au louage ples gouvernés. elle peut se reuse.. le Mariaye « Babylone d'après formes. d'autre part d'une mansuétude qui. reste encore dans les lois de Hammourabi des plets et aussi précieux. Renfermant les idées de deux races très différentes comme ten- dances. il doit les créanciers (art. juridique. au impôts par la richesse et la sécurité des peu- louage des terres et des maisons. Cuq démontre. Elle est libre de disposer de ses esclaves (E. Cuq. 1905. gestion d'une partie de ses biens (art. surkunden. B. 18 . Dareste. Il était de bonne politique de Altbabylonischen Privalrechl. du droit français el étranger. La rédaction de ces lois est entièrement dégagée de toute fôr- mule. (B. 146. Le roi respecte chaldéenne d'une situation très supérieure à la propriétédes tribusqui le reconnaissentpour celle qui lui est. tient au vieux fond de la population. il veut donner des terres pour récom. la pro. tième siècle avant notre ère(Manichtou-Sou). trée dans la maison (art. c'est l'étendue et l'importance des d'assurer au pouvoir royal la perception des dispositions relatives à l'agriculture. DAICHES. se fit en une seule campagne et par des refuser de cohabiter avec son mari et rentrer moyens plus énergiques qu'en Chaldée. p. n° 56 et p. La femme (3) y occupe parfois une situation très supérieure à celle que lui ont faite les Sémites ailleurs elle est traitée en esclave. 79. op.) En respecter la propriété foncière chez les tribus cas d'absence du mari. 14. nous voyons la femme occuper un rang bien supé- rieur à celui que lui réservent en général les Orientaux. qu'on lui connaît en pareilles matières. (R. En- gènes furent dépossédés parce que la conquête fin elle peut. d'ailleurs. et. 1906. Beilrùge uni déen et romain. ^îlle peut être témoin d'un acte Nouu. La propriété foncière en Chaldée.) Elle dice que nous possédions au sujet des castes dirige la maison et ses enfants ne peuvent se privilégiées car les lois ne parlent pas des soustraire à son autorité sans la permission du relations entre la population et les pouvoirs juge. Durant le ma- déensjon peut la suivre jusqu'au quaran. les indi. la femme d'un militaire. 151). en général. femme (la Tirkhatou).que les principaux enseignements se dégageant de leur examen. dont le fils est en bas flge. (S. comme plus tard à Rome. 720. en cas de dis- (2) La situation des hommes d'armes néces. cil. riage.-déc. quence de la formation lente des Etats chal. Aïs/. p. attribuée par le chef. la femme exerce la puissance paternelle. si ses enfants. pays ayant mieux que la Chaldée conservé ses traditions. d'ouvrage et à l'industrie sous toutes ses (3) Cf. si. Bien qu'il sur ce sujet des renseignements aussi com. ment favorisée. 11 existait certainement Ed. 136. C'est là des dettes qu'elle a contractées avant son en- une tradition constante chez les rois Chal. faire promettre qu'elle ne sera pas saisie par penser les services de ses vassaux. dans le cas prévu par l'article 142. Avant le mariage. 151). où tout le sol appartenait au roi. dans la maison paternelle. car le mari n'est pas tenu et lui payer une indemnité préalable. solution du mariage par le prédécès du mari. elles sont empreintes d'une part de ce caractère vindicatif du talion. Paris. ftev.) En traces de l'ancienne coutume de l'achat de la Chaldée. aus der Zeit der Ilammurabi. Eo. qu'il trouvé celui que nous possédons n'ayant eu n'existait plus à l'époque de llammurabi. son mari est chargé de dettes. 32. Elles réglementent les travaux des champs (1) mais d'autre part ne négligent pas les intérêts du gou- vernement (2). nouvellement annexées. au con. 1903. Meissneu. Certainement ces différences proviennent du mélange des vieilles coutumes sumériennes avec celles des Akka- diens car en Elam.

c'était autoriser et couvrir l'arbitraire. avaient su l'écarter. Cette dynastie babylonienne. replaçant la divinité dans ce milieu législatif d'où Hammourabi. Nous ne possédons pas les codes assyriens mais certainement. voisines et contemporaines. reprenant les traditions. comme celui des Hébreux. faire intervenir la divinité.de ce peuple. semble Fred. complétées par les textes juridiques que nous possé- dons en langue élamite et sémitique.Babel und Bibel (con- (1) Cf. qu'ils prennent naissance dans des sociétés- puyant sur les textes chaldéens. Les emprunts lement les Juifs avaient forgé leur propre faits aux codes chaldéens par les Hébreux histoire à l'aide de documents assyriens et sont certainement très importants mais ils babyloniens. se fondent sur le droit naturel.ces époques. et par ses tendances à toujours faire intervenir Assour comme pré- texte de sa conduite. L'Asie Antérieure à l'époque des campagnes égyptiennes en Syrie (2). mais que leurs lois étaient en ne portent sûrement pas sur l'ensemble de la grande partie calquées sur celles de Babylone. Elles ont été largement utilisées dans la rédaction de la loi mosaïque (1). Ces lois. parce que tous férence faite à Berlin le 19 janvier 1902). qui en a pris les bons comme les mauvais côtés. que non seu. loi mosaïque. ou ses prédécesseurs.) ne saurait être acceptée car tous les codes po- . donnent une haute idée de la morale des peuples qui habitaient l'Asie antérieurement à la venue des Akkadiens. à fortiori lors- vant professeur allemand constatait. Delitzsch. où chez tous les autres peuples la législation ne fait qu'un avec les préceptes du culte. Le sa. Présentée sous une forme absolue cette thèse (2) (D'après G. Laisser le droit dans la légalité profane eût été lui conserver son caractère de justice. Maspero. ils devaient faire jouer à la divinité un rôle important. sitifs présentent des analogies. si nous en jugeons par les actes. en s'ap.

amenèrent plus nombreux les Sémites dans- Kourgataîamma (Hts du précédent). reportant à la XVIII* et la XIX' dy. sq.Asien. Nubie et le Sinaï. Cette 1893. nettoya les anciens. ~tctamkourkourra [Metammatati]. laisser quelques souvenirs de leurs incursions Id. tombe de Khnoumhotep à Beni et.p. 38. lée jusqu'à Tibekhat. pour les Egyptiens K!annibi~)Hi-hou-Nibi].). 179. Proc.. du Sinaï. G. 471.) pire. ptiens avec les populations syriennes. Elle creusa des canaux. p. près de Tyr. sq. 1893. Le récit peiïod.. près du lac de lioms. romanesque des aventures de Sinouhit chez le LITZSCII.) viendrait à Ariman 'Lllotimiiloiil 2082-2022 l'appui de cette opinion que. Mas- nasties l'époque d'entrée en contact des Egy. passe par Damas- que d'Abichn. tournaient à droite à la hau- sont désignés les pays asiatiques) à la région teur d'Antioche. anc.Une autre route bien plus ron et semblent étre dues à des influences in. t. 468. en construisit de nouveaux. 22. près de sa source. M. passaient par Khaloupou.des pays riches en geddo) datent du vingt-cinquième siècle envi. Damkitichou. prenaient Ha- tend à localiser Lotanu Lotan (nom sous lequel math. Nous savons aussi que. 63-69) a groupé les textes relatifs à chissaient le Liban et se trouvant dans la cette question mais J.s'être surtout préoccupée du développement des richesses natu- relles du pays. p. 1905. lac de Iloms mais la plupart du temps elle tra- Les Egyptiens de l'ancien etdu moyen Em. Ekourouianna. n'eussent pas manqué de nian kings. gagne sur la droite le désert. Chouchchi (frère du précédent) 2022-1967 1967-1931 1931-1916 1916-1889 1889-1831 de ces époques. rec-- tifia le cours des fleuves. extérieures. lui aussi. Mais si l'Asie demeurait en paix. (J. quelques caravanes asiatiques s'aven. Note on a new list of early babylo. tout comme la Chaldée (1). t. 195.. sous la Xll" dy. la ri- égyptiens de l'ancien et du moyen Empire. approvisionnements. organisait et administraitson bien. 1880-81. llisl. du Tha- qu'en Palestine les traces égyptiennes les plus bor et du Liban. I. pero. The bahylonian kings of the second en Syrie.. Sc. Eagain))[Eaga]. p. nastie. des peuples de l'Orient... I.. (2) L'existence d'expéditions de 1730-1723 1723-1714 l'Egypte Jafa. les armées suivaient la côte. sq. à peine sortis des difficultés qui suivirent le départ des Hyksos. Ce fut un temps de repos. gagnaient. R. Proc. G. 1904. la nomenclature de leurs expéditions vers la- Pinciies. p. facile et aujourd hui encore suivie par les ca- directes. à partir de Gaza. lclrkibal. s'ils s'y étaient aventurés. DE. Maspero.. se resserrant peu à peu. dans laquelle il Kadesh. passaient par Raphia. permet d'arriver en quelques jours au Hassan. il n'en était pas de même dir côté de l'Égypte. du Sinaï était un pays étranger avec lequel Memphis n'entretenait que des relations com- merciales d'abordqui. cheikh sémite Ammiânsi (Muller. pris d'un désir de conquêtes(2) bien étranger au caractère de leur race. VI.) Cette route était fort dange- manière de voir est d'autant plus rationnelle reuse à cause du passage du Carmel. llisl. 1905. 1883-84. 1834-1780 la vallée du Nil et causèrent plus tard l'inva- Adarakalama (fils du précèdent).. Fr. 1-17. III. Karkar. in Berichte. Lévy publie une vallée de l'Oronte la descendaient jusqu'à étude (Sphinx. traver- fort douteuse. Hisl. Acad. (1) Rois de la II" dynastie de Babylone (Cf. . 184. remonte le Jourdain jusqu'au lac deTibériade turaient à trafiquer dans la vallée du Nil (fres. 1780-1156 1756-1730 sion des pasteurs. l'Elam. tout ce qui se trouvait au nord. p. p. vière de Nazana dont elles remontaient la val- in Sphinx. Maspero.' 70-86). Pendant ce temps. des préoccupations. Gontkichar. dégagé. arrivaient à Taa- nak et atteignaient Magidi où généralement dès la VIe dynastie dans les pays asiatiques est les attendaient leurs adversaires. ravanes suit la côte orientale de la mer Morte. Saxe. p. Assyrteche Miscellen. Ascalon. mais elle avait l'avantage de- anciennes parvenues jusqu'à nous (Gezer. Weil (l'Asie dans les textes sant le Thabor. p. IX. Ma.. Gaza. sq. puis. qui nous ont transmis avec'tant de soin . répara les monuments. Là. entraient en campagne (3). les Pharaons. 191. chacune étant plus désireuse de progresser sur soi-même que de sortir de ses frontières pour dominer ses voisins. Il. traversaient le Carmel. (3) Au sortir de l'Egypte. Gargamish et abordaient l'Euphrate.) sq. Il semble qu'à cette époque. VIII. fran- p. il s'était formé en Asie des groupements par natio- nalités. désabusé dans ses ambitions impériales.42-43. verse des pays arides. V' éd. traverser. t. (G. de là.

). 5). E. Ges- chichte Aegyptens. peuples de l'Orient classique. III. p. anc. dynastie. sq. 8. prélevaient des otages. Cf. p. p.). II. de la Phénicie et. as- d'Egypte qui entra en Asie il s'avança jus. Denkm. (2) D'après G. 5) et laissa des stèles sur . sq. sq. 17. Annales de Toutmès. (3) Le gouvernement pharaonique des pos- sessions asiatiques se réduisait à l'occupation de quelques centres im- portants au moyen de garnisons suffisantes pour se maintenir. des ca- triomphales les ravanes. IV (Lepsius. t.. 185. Maspe- rio.) Thoutmès II y répri- ma quelques révoltes! Thoutmès III fit trois campagnes et porta ses armes jusqu'aux pays situés entre l'Oronte et l'Euphrate. dans Zeitschrifl. etc. (Cf.. p. sq. 28. f. Maspero.se contentant de recevoir les tributs imposés à La Syrie à l'époque chaldéenne (2).. 55. LXIX. Denkm. esclaves. chacun (contributions. DE Rougé. organisaient le tribut avec toute l'imprévoyance des empires asiatiques. Amenhotep II ravagea les hauts dis- tricts du Jourdain et une partie de la Syrie révoltée. II.Les officiers royaux n'inter- venaient que très rare- ment dans la vie intime des petits royaumes pla- cés sousleursordrés. 1879. p.s'emparaient de la Syrie (1). Hist.) Puis ce furent Thoutmès III. Amen- hotep III. p. e. Annales de Tout- mès III. t. 294-305. G. des pasteurs dans l'Egypteelle- même (3) ne bords de l'Euphrate. mais incapables de réprimer de grandesrévoltes. 48. CHAMPOL- lion. les pharaons de la XIX. etc. dans ces pays. G. fils de chefs. (E. sistance aux troupes. p. H.). surveillaient la sécurité des courriers. Maspero. pi. t. Brugsch. pierres pré- cieuses. Recueil. II. III. Ils qu'au nord de la Syrie (Lepsius. DE Rouge. sq 139. sq. leur entretien. présents. femmes des- (1) Thoutmès I" est le premier souverain tinées aux harems royaux. Notes sur-quelques points. Notices.

Tous les districts. 177-179. sq. Ohr. lieu. sq. des peuples de l'Orient. hislor. Temple de Deir el Bahri. agitations inutiles. 12. de Ramsès I. Die Amarna Zeil. 1. 7ell Ta'annek. 1893. Sellin. Il. sans compter la côte asiati. (Cf. Les territoires asiatiques. Rev. LXXVII). depuis le Sinaï jusqu'aux sources de l'Oronte. Les pha. III. Les troupes égyptiennes étaient sans cesse en mouvement d'une frontière à l'autre. De quelques navigations des leurs mœurs. Denkm. que de la mer Rouge. la plupart des cas même. p. buiî. Aegypten u. MASPERO. d'égyptianiser les pays conquis par leurs ar. par la reine Hatasou. 6. IX. t.) E. Die semilischen Vôlker.MER. nouvellement conquis. 5' édit. pi.composéedecinq navires gènes et les populations conservaient intactes (Cf. (Cf. l'Arabie. Orient. Ce n'étaient que compétitions religieuses ou civiles. leur langue. Dans Egyptiens. qui toucha toutes les côtes de la mer Rouge tiens n'intervenaient d'aucune manière dans et poussa jusqu'aux environs du cap Guarda- les querelles des petits rois entre eux. sq. p. Maspero.. G. um 1400 v. sur l'Arabie. Deir el Bahri. dans leur patrimoine. les officiers égyp. p. Hisl.. étaient soumis plutôt au régime du protectorat qu'à celui du gouvernement direct. tischen Kœniyin et Hist. dès la V' dynastie. 195. 1893. leur religion. peup. G. anc. d'Amenhotep II (LEPSIUS. envahie par les armées de la reine Hata- sou (2). Winckler. MASPERO. II. sq.. 1891. note 1). p. de ses efforts pendant de longues années les conquêtes étaient à recommencer. 136. avaient été favorables à la libération du territoire. 5" édit més. t. anc. 197. fui. t. Histoire. LXV).. Naville. Massaouah et Souakin ou mieux de Suez au pl. MASPERO. p. énumérés et figurés la plupart des produits ner suivant les vues des maitres. dans le pays des nègres sur le haut Nil (3). IX. celle des Égyptiens à l'intérieur était plus déplorable encore. I. Hisl. l'Égypte perdait le fruit de ses victoires. crit. de Séti 1 (Lepsius.WiNCKLER. sur l'Afrique rapporter à Thèbes et à Memphis les trésors du monde. 271. d'Amenhotep III (Lepsius.) Pays compris entre p. dans Rev. Les souverains de la XVIIIe dynastie se succédèrent.. Hommel. en quelques jours. Maspero. t. devaient se tourner contre eux s'ils les laissaient se reproduire en pays con- quis par leurs armes. chaque signe de faiblesse de la part de la Métropole devenait une cause de révolte et. Maspero. Vorderasien G. 12t). où sont éducation égyptienne les préparant à gouver. 193. (Cf. Dumichen. NIE. 11. hisl. tafeln v..u. III. III. Si la politique extérieure des Pharaons était inhabile.comprenant pas que les circonstances qui. Denkm. G. Ce qui se passait en Syrie avait également lieu dans le pays de Pount (1). furent asservis mais chaque changement de règne. Les chefs et rois conservèrent leurs titres et une partie de qui recevaient à Thèbes ou à Memphis une (2) Cf.. Denkm. . cap Guardafui. Inschriflen. t. où elle rencontra des peuples apparentés raons ne se montraient que fort peu soucieux aux Nubiens et aux gens de l'Arabie. Die Thon..-el Amarna. Die Flotte einer Aegp- Zi. appor- tant mille complications dans la conduite des affaires.ifei7i'nsc/p. Le pouvoir rapportés d'Arabie par l'expédition ordonnée local demeurait aux mains des roitelets indi. p. doués d'une même énergie. p. animés d'une même pensée faire régner l'Égypte sur l'Asie.) (1) Pays Pounit connu des Egyptiens de (3) Expédiionsde Thoutmès III (G.

bien certainement. Elles se divisent en deux classes les unes et par C.Der Thontafelfund u. Scheil (Mém. VI. in émanant des rois d'Alachiya. le plus généralement le pouvoir. Dans certaines lettres le chaldéen est plus pur mais il ne faut pas oublier que. gouverneurs. Bezold. de de chefs syriens. du Caire. parce qu'elle était souvent rédigée sur papyrus en langue pharaonique nous possédons surtout celle des indigènes. si la masse de la population était chananéenne. p. sous les yeux du roi. deKhatti.leurs prérogatives au-dessus d'eux se trouvaient des Égyptiens de race. A Khoutnaton (Tell el A marna) (4). pouvoir appuyer sa domination. étaient demeurées dans le bassin de la mer Morte. 110-118). elles sont minutes des lettres expédiées d'Egypte en postérieures par conséquent àl'arrivée desHé. nouvellement venues de Chaldée en même temps que les Hébreux. deMi. chaque bourgade avait le sien et c'est cette division même qui rendait la tâche plus aisée aux gouverneurs des grands centres soutenus par des garnisons plus ou moins importantes.. 1892) et V. l'autre renferme les mativement du quinzième siècle. ou à ses fonctionnaires. elles ont été publiées par Wincki. . Ces chefs et roitelets étaient en nombre infini. ils étaient généralement à même de maintenir dans l'obéissance les districts placés sous leurs ordres. 1889-90. d'Assyrie et d'une foule Mission du Caire. Asie. était confié à des dynastes indigènes sur lesquels le Pha- raon pensait. El-Amarna. préfets de villes et de districts et inspec- teurs chargés de la surveillance pour le compte des gouverneurs et du pouvoir central. à tort ou à raison. 297-312 et Bullet. de la tanni. p. On n'entretenait pas partout des gouverneurs égyptiens. de Babylonie. II. dialecte sémitique très proche parent du parler de la Mésopotamie mais présentant cependant des formes et des termes spéciaux. tant avec les protectorats qu'avec les cours étrangères. La langue de leur ré- daction est le chananéen. se trouvaient des « bureaux asiatiques » chargés de la correspondance. chaque vallée. Iranç.er et breux en Egypte et antérieures à leur exode. tracée sur argile suivant l'usage chaldéo-assyrien. La correspondance des fonctionnaires égyptiens nous échappe en partie. The El-Amarna tablets. comme les Ammonites. héréditaire avec l'autorisation royale. il exista toujours des relations étroites entre les gens de Chanaan et (1) Les lettres d'El-Amarna datent approxi. alors que leurs congénères gagnaient la vallée du Nil que ceux-là parlaient encore le chaldéen pur que. The Brit. Mus. sont adressées au pharaon tlnsl. ABEL. montrant par leur présence que les Chana- néens avaient depuis de longs siècles quitté leur pays d'origine. il n'en existait pas moins d'autres tribus sémitiques qui.

Les débuts de la XIX" dynastie rétablirent. pour la plupart. l'ordre dans l'intérieur et la do- (I) Cf. à l'entretien des troupes.99. des chevaux. des pierre- ries. tous les districts ne faisant pas partie d'une métropole étaient exploités de la sorte on en retrouve l'assurance dans les textes assyriens et babyloniens. que ce soit dans le Pount ou dans les terres du haut Nil.des religionsA8&2. des hommes. G.Malgré cela. dansfleo. p. chacun faisait valoir ses prétentions il existait des coutumes les régle- mentant. afin de satisfaire aux exigences du Pharaon et de ses fonctionnaires en Asie. pendant bien des siècles. en caractères cunéiformes. plus tard. des successeurs d'Alexandre. des esclaves. des chars. des désordres éclatèrent et la XVIII0 dynastie s'éteignit dans les troubles. provoquée par les menées ambitieuses des prophètes de l'Ammon thébain elle préoccupa plus les esprits que les in- térêts vitaux de la nation. des Sassanides et du monde musulman. Le contribuable attardé ou fautif augmentait de son plein gré ses taxes. des bois précieux ou utiles.de la religion delEgypte. en même temps que le culte national d'Ammon. du bétail. C'étaient des denrées. Ce mode d'administrer n'était pas seulement en vigueur dans la Syrie il était appliqué par les Égyptiens à toutes leurs pos- sessions. Dans l'Asie antérieure.de ihist.l. il s'imposait lui-même. A partir d'Aménophis IV (Khouenaten). une révolution religieuse survint (1). fut celle des Achéménides. . ses filles pour con- server son poste. Aucun fonctionnaire n'était rétribué. je l'ai vue appliquée encore dans bien des pays de l'Orient.«ceux de la Babylonie et que ces relations entretinrent. quitte à s'enrichir à nouveau aux dépens de ses subordonnés. demeurés dans l'obéissance nous avons vu qu'ils envoyaient à la cour des lettres et des rapports. MASPEno. .Bull. Après ce souverain. sous Khouenaten encore. des métaux. les princes d'Asie étaient. afin d'obtenir son pardon. aux nécessités administratives et à leurs propres besoins. la pureté du langage officiel. envoyait -au Pharaon ou à ses fonctionnaires ses biens. Les gouverneurs indigènes étaient responsables du tribut qu'ils levaient sur la population. des femmes. dont quelques-uns sont parvenus jusqu'à nous. Cette mé- thode qui.

. au nord de la Syrie. Menant Paris. et qui avait été écrit dans les deux langues (ù). 24. Trad. J. 1890. Sayce. des concep- (3) On trouvera la traduction complète du traité entre l'Egypte et le Khéta (d'après le texte égyptien). Enfin. 1. 401. et Belles- Lettres.. . Acad. qu'en dépit de leurs inscriptionstriomphales(1) ils ne purent vaincre. in lIém. Id. anc.-C. J. 1891. L'Égypte vers l'époque des tous se lisent horizontalement et sont bous- trophedon. de la part des deux chancelleries. ni en Phénicie. dans les Hétéens. taour L'armée égyptienne avait lâché pied et Ils ont bien certainement été inventés dans tout porte à croire qu'elle subit un échec. XXXII. (Cf. dans EGGER. de A. Les inscriptions hétéennes se distinguent de celles des autres pays par des caractères spé- ciaux les hiéroglyphes y sont toujours taillés en relief et non en creux sur les monuments. Etudes his toriques sur les traités publics chez les Grecs et les Romains. (2) Séti II (Cf. ni en Assyrie. XXVIII et par Lepsius. Cf. trad. 96). est la plus ancienne pièce diplomatique connue. J. t. dont fort malheu- reusement nous ne possédons que le texte égyptien (3). avec Séti I. 1891. Egypte. 2« partie.. inspiré par le mode d'écrire usité en A Forg. rement indépendants de ceux de l'Egypte. Monu- ments. Ilisi. éd. les liétéens. t. l'Amanuset la Cappadoce mais peut-être ce l'empressement avec lequel le pharaon traita système graphique a-t-il été.. date discutée) dut donner de hétéens et ceux des Grecs du début. Toutes les anciennes pos- sessions furent reprises mais. p. Etudes hétéennes. Xol. (1) A la bataille de Kadèch. II. Menant. (Cf. système qu'on ne rencontre ni en Ramessides (5). de Rougé. Ses clauses révèlent. (5) D'après G. fr. sq. mais qu'on retrouve dans les plus anciens textes grecs (Thera. MASPERO. A. peuples p. ds Recueil de travaux rela- tifs à la philologie et à l'archéologie égyptienne et assyrienne. sq. par J. Nol. part. les Pharaons se heurtent contre la puissance des rois hétéens. les hiéroglyphes eux-mêmes sont entiè- sonnel qu'a été édifié tout le poème du Pen. dans son en- est éloquent à cet égard. commença l'ère de la véri- table grandeur de l'Egypte au dehors. p. Brugsch. p. Le texte a été publié par Cham- POLLION. Menant. Emp. et avec lesquels ils s'accordèrent après plusieurs expéditions (2). pi. de l'Orient classique.-H. osselet de Suse). Etude sur Karkemich. vol. t. D'autre sa personne. Inscr. c'est sur cet acte de courage per. ni en Chaldée. XIII. trad. man. 1890. le roi Ramsès ce qui indique des liens entre les usages (1383 av.) (4) Sur la langue des Héléens. Ce traité.) Egypte. II. Champollion.mination à l'extérieur. Menant. Sayce. t. SAYCE.man.-H. semble. 23. Ramsès II.

et ils y joignirent une écriture dont et possèdent ce caractère au point d'être capa- les indigènes tirèrent ensuite. les Hé- dans EGGER. national cette appellation d'Hétéens. ou mieux. l'imérithien. De leurs langues. alliance offensive et défensive. Me. beaucoup Syrie. roi d'Egypte. tchouch. 25-32.tions qu'on est fort surpris de rencontrer à cette époque: paix éternelle entre les deux peuples.le (3) II est évident qu'il faut voir dans les tri. éd. naissons que l'élamite et le vannique. man. 243. léens. les plaines et les vallées brillantes de la Syrie Bien que possédant des traits communs. le laze. Ces tribus appartenaient plupart de ces idiomes ne présentent entre originairement à (Asie Mineure et non à la eux que des parentés originelles. pp. 111. la et de la Palestine. etc.de l'Elam(?)etpeut-êtreaussi comme les premiers maitres des grossières les Cosséens. le souane. désignait comme un peuple distinct des autres pl.le kazi-koumoukh. l'oude. duNamri. Les langues caucasiennes sont agglutinantes byloniens. Ciiabas. cou- traité avait été rédigée en langue hétéenne et vrait toute l'Asie antérieure depuis les déserts gravée sur des lames d'argent. SAYCE. l'histoire des Hétéens s'écrivent pas. le Voyage d'un Egyptien. appartenant aux anciennes races. le système graphique qu'ils se sont seul mot. et Khitisar. elle tcher- bus hétùennes les restes" d'une race primiti. p. cette Ils leur apportèrent une civilisation dont les dernière montre une parenté avec le géorgien. en Egypte et chez les Hétéens le sens de la justice était donc encore très développé. I. fils de Môroussar. Le groupe méri- vement établie dans les chaines du Taurus. le tchetchenze. Traductions E. (A. races du monde oriental.. -H. et dional ou karthwélien comprend le géorgien.) Avec les fouilles des Alle. commence enfin. celui du Nord et celui du Sud. La minute de ce mière invasion sémitique (akkadienne). raire possédant l'écriture depuis la conversion nant. (On prépare la publication Le groupe septentrional comprend: le les- de ces documents. que fut passé ce contrat mémorable (1).) p. 51. les gens du Nairi. l'Arménie jusqu'au Caucase (/j). J.- Ainsi deux grands peuples. possédaient déjà. Il fallait. t. (A. de Rouge. la majeure partie des monts (t) Champollion. Leurs congénères habitaient encore toute l'Asie Mineure. Ce texte hétéen de l'Arabie jusqu'à la mer Noire et de la Mé- s'est perdu. Menant. nous n'en possédons que la traduc. de l'Ou- (2) Les Hétéens doivent être considérés rartou. Goodwin. Seul le géorgien est une langue litté- approprié. C'est entre Ram- sès II. diterranée jusqu'au plateau iranien et peut- tion égyptiennegravée sur les murs du temple être au delà. deux groupes.. éd. sq. t. in Records sentants de cette famille qui. Nous devons considérer comme un nom même sont irréductibles par rapport aux au- .. SAYCE. ne seraient pas désavoués par la diplomatie. de nos jours encore. qui les Denkm. naient les Hétéens. les Hétéens. 322. Les Khiti (Hétéens) (2) étaient des autochtones. IV. Monuments. des principes qui. Lepsius. du Caucase au christianisme les autres ne mands à Boghaz-Keui. Not. 46.lokourine. roi des Khiti. C'est à cette race qu'apparte- du Ramesséum à Thèbes. En Chaldée. J. avant la pre- of the pasl. casiens de nos jours sont les derniers repré- ween Ramses II and thé Hittites. pour le malheur des hommes.) ghien. bles de faire entrer toute une phrase dans un babilité. extra- dition des criminels et des transfuges. Brugscii.. XXVIII. sq. selon toute pro. on les divise communémenten entre dans une nouvelle phase. Trealy of peace bet. Etude sur les traités publics. l'avare. 77. sq. le qui s'étaient hasardées à se fixer ensuite dans mingrélien. éléments leur avaient été inspirés par les Ba. II. le Tau- rus. etc. nous ne con- populations de l'occident de l'Asie Mineure. p. restitution des sujets passés sans autorisation d'un territoire dans l'autre. t. sur le droit international. (4) Tout porte à croire que les peuples cau- p. que l'Assyrie surgît et réduisît à néant ces progrès issus de tant de siècles de labeur. kesse lui-même très subdivisé. -H. conditions spéciales pour assurer la justice et les facilités com- merciales'au profit des résidents d'un peuple chez l'autre. apparentés plus ou moins étroitementaux anciens peuples de l'Asie antérieure (3).

qu'à l'extrémité orientale du Petit Caucase. Pour considérable. les provinces syriennes avaient échappé aux Pharaons et. le roi des Khiti avait. du vivant de Séti II. SAYCE. maisà leur influence. tour à tour. il semblerait que ces montagnes ont pendant. Mission sc. Au Caucase. KLAPROTH. A. l'unité est case. rencontrés dans got. Voyage au Cau. des tribus étrangères les unes aux autres est qui sont dus aux Hétéens eux-mêmes. quelques-uns semblent dus non pas conservé quelques tribus de chacun de ces auxHétéens eux-mêmes.etc. DE MORGAN. comme tous les grands souverains asiatiques.) toute l'Asie Mineure. peuples.. Emp. du temps de Menephtah. Ce- dialectes. à la vallée de l'Araxe et peut-être aussi jus- L'Empire hétéen vers l'époque des Ramessides. différent de celui des bas-reliefs de Karabel. p. frappante dans tous les textes parvenus à t. on compte 120 langues et sence la grande étendue de cet empire. J. Mais les succès égyptiens en Asie devaient être de courte durée déjà.-H. II. (Cf. y seraient venues adorateur présentent un type sémitique bien chercher un refuge contre les envahisseurs. Leur patrimoine se trouvait situé entre le golfe d'Alexandrette et l'Euphrate. prouvent par leur pré- . entre l'Amanus et les sources de l'Oronte mais. trad. puissant souverain (1). l'anarchie tres. Son influence s'étendait jusqu'à la mer Noire au nord. Menant. Au Lazistan. Ses troupes occupaient tout le bassin de l'Oronte. C'était un.Carduques et l'Élam (?). jusqu'à la pointe de l'Asie Mineure à l'ouest et jusqu'au lac de Van à l'est. 78. (Cf. qui jadis occupaient l'Asie Antérieure. J.au Caucase.) notre connaissance. tels ceux d'lberez. une foule de vassaux et d'alliés. plus particulièrement le nombre du mont Sipyle. à l'époque des Ramessides. sur lesquels le dieu et son peuplades qui. les caractères hiéroglyphiques. d'Hamath. 1889. A for- (l)Les monuments hétéens. deKarkemich.

parmi ses cen- taines de rois. Les princes des nomes révoltés se mirent à guerroyer entre eux et contre ce qui restait de l'au- torité royale. La politique intérieure et extérieure des Pharaons commettait toujours les mêmes fautes. n'avait abaissé cette aristocratie féodale. Depuis longtemps l'Égypte possédait une multitude de serfs appartenant à toutes les races de l'Asie et de l'Afrique. Les fauteurs du désordre étaient punis. Menephtah avait encore entretenu des relations diplomatiques avec le roi des Hétéens et conservé les garnisons de Syrie mais peu à peu les troupes durent être rappelées. du Sinaï. des tribus sémitiques du sud de la Syrie. trouver un Louis XI. au cœur même de l'Egypte. Les révoltés choisirent pour capi- . depuis trois mille ans. assaillaient le trône. si toutefois elles ne se retirèrent d'elles-mêmes pour venir peser dans la balance en faveur de l'un ou de l'autre des prétendants. L'infiltration lente avait amené. l'Égypte connut tous les désastres de l'anarchie. cause d'une telle instabilité dans le pouvoir central. après la mort de Séti II. éclata soudain et. presque tous des Asiatiques. Les rebelles occupèrent le Delta pendant douze ans c'étaient les restes des pasteurs.régnant dans la métropole empêchait le gouvernement de son- ger aux possessions extérieures. aucun pha- raon. qui couvait depuis longtemps. même des plus puissants. celle des opprimés contre leur maître. au milieu des graves préoccupations qui. Des dynasties usurpatrices se disputèrent le pou- voir. privés de leur principauté mais ces fiefs remis entre d'autres mains n'en demeuraient pas moins un foyer de révolte. et les étrangers libres habitant le pays. des Libyens. se joignirent à eux. C'est à l'époque. de tous côtés. dont les Pharaons s'inquiétèrent bien peu. L'Egypte ne sut pas. des esclaves. Ils se révoltèrent. les feudataires se révolter à la faveur des moments de faiblesse de leur suzerain et cependant. de Menephtah ou de Séti II qu'il convient de placer le départ des Hébreux d'Égypte fuite d'une bande d'es- claves. Que de fois n'avait-on pas vu déjà. Les princes. Cette révolution. A la guerre civile venait s'ajouter une lutte plus terrible encore. se donnèrent tour à tour aux unes et aux autres la guerre civile s'étendit depuis les frontières de Nubie jusqu'à la Méditerranée. indépendants à nouveau. une armée étrangère.

avaient formé une puissante coalition contre les royaumes d'Asie. et les alliés s'avançaient vers le Sud. Son chef. n'ayant plus de patrie. non sans peine. C'est à cette époque que les Philistins furent cantonnés par Ramsès en Syrie et que les Tyrséniens et les Shardanes. Fouil. avait vu s'écrouler la majeure partie de sa force et ses rêves de puissance. notice de l'antiquité historique. fait bien plus grave. 1855. 250. l'Assyrie grandissant avait déjà vaincu et asservi bien des peuples du Naïri et du Khoummoukh inféodés aux Hetéens d'autre part les Aryens. dans l'obéis- sance les anciennes possessions de l'Asie et de l'Arabie. les Hétéens furent entraînés par le flot qui. Peut-être doit-on voir. Chabas. descendant en Syrie. pour un temps. Etudes sur les il Thèbes. 288. les règnes des Ramessides se passèrent en paix. neum français. d'expurger la péninsule sinaïtique des pillards qui l'infestaient. s'éloignèrent. les autres auraient colonisé la Sardaigne. les uns se seraient établis au nord de l'embouchure du Tibre. qu'ils occupaient encore en dépit de leurs défaites. vint briser ses forces vers Péluse (1) contre l'armée de Ramsès III. le roi des Hétéens. vers l'Occident sur leurs vaisseaux. et la quelques textes hiéroglyphiques. . L'Égypte et la Syrie étant toutes deux épuisées et personne ne voulant plus la guerre. Greene. renversa. Vaincus en même temps que leurs congénères. dit-on. pp. et de refouler les Lybiens dans leurs territoires de l'Ouest. nouveaux venus en Asie Mineure et sur les côtes du Pont-Euxin. Les Égyptiens avaient assez à faire pour remettre en (1) Sur la marche des peuples du Nord. Il était réservé à son fils Ramsès III de chasser les Bédouins de l'est du Delta. Nakhséti. ce site de l'ancien camp retranché des Hyksos. 1855. D'une part. tale Avaris. le chef syrien Irisou et reprit la majeure partie de l'Égypte. elle fut repoussée et quelques expéditions heureuses ramenèrent. rétablit l'ordre. Cf. N'est-ce pas même l'issue de ces événements qu'attendirent les Hébreux pendant quarante ans dans les gorges du Sinaï leur sort ne dé- pendait-il pas du succès ou de la répression de cette tentative ? Pendant ces troubles surgit une dynastie nouvelle. la XXe de Manéthon. chassa les révoltés. dans l'expédition de Ramsès III au Sinaï. son allié du Nord. La Libye menaça encore le Delta. la cause du départ de Moïse et de ses tribus vers le Nord ? La Syrie était perdue pour l'Égypte. DE Rouué. dont ils espéraient restaurer la royauté et les déprédations.dans YAlhe- bataille de Raphia-Péluse. mais.

les appréhensions que leur causaient les progrès rapides de l'Assyrie étaient autrement graves que la crainte des Pharaons. Arrive que je te peigne le Maspero. le patriotisme. 36. X. E. 1869-1876. heureuse en apparence. 1891. d'ouverture. hiératiques. DE ROUGÉ. p. ont erré dans ces plaines. Papyrus de Turin. on recherchait les emplois civils. (3) Cf. ce manque de surveillance de la part des grands États. Acad. Cette paix. détruits ou refoulés dans le désert arabique et se seraient fondus avec ces Bédouins sans histoire qui. (Cf. et les (1) Etrangers au service de l'Egypte (Grecs) fermer dans la caserne. un amalgame de tous les peuples s'étant peu à peu sub- stitué à la race des maîtres. Le souvenir des trésors ravis par les pasteurs dans les sépul- tures antiques était encore présent à la mémoire de tous. adorateurs des dieux du pays.40). or. ils se fussent mélangés à la masse. p. p. Sous Setil" (Cf. p. et c'est ce désordre même. 2. Il en fut de même à Thèbes qu'à Rome. 41-43. Rossi. Rist. 164. comptaient pour de vrais Égyptiens dont ils n'avaient ni le caractère. 1. G. sort de l'officier d'infanterie. 1. Les Sicules = Shakalsha (Sayce. venus comme esclaves. de tout temps. V. p. 275. « Pourquoi dis-tu que l'officier d'infanterie est Leyde. Discours p. fut pour l'Egypte une ère de misère et de malheur. Tur. En tout autre temps. Lieblein-Chabas. etc. 5 pl. il y eut de terribles famines (3). l'admi- nistration se relâchant. les travaux d'utilité publique furent délaissés (4). pl. l'élément égyptien de la population. avait diminué de nombre mais il s'était trouvé remplacé par une foule d'étrangers appartenant à toutes les races (1) qui. ils eussent été arrê- tés par les troupes ninivites ou égyptiennes. FL.– documents privés montrant plus heureux que le scribe ? demandait un l'appauvrissement graduel de l'Egypte. ni les aptitudes. anc. Comme il en advient toujours à la suite de longues périodes guerrières. p. I. 1892. Du genre Kaleun. PLEYTE et F. sans affaiblir sa vitalité en grand nombre. ni l'énergie. Anastasi. 222-223). 1893.) misères on l'amène tout enfant pour l'en- . Sayce. » (Papyrus . 34-35. pl. ils vicièrent le sang indigène. 1. les qualités guer- rières (2) et administratives s'évanouirent. 111. 274.. En petite proportion.38. dans la terre du Nil.ordre leur pays quant aux Syriens. 1. 1. l'étendue de ses 1893. qui permit aux Hébreux de s'installer en Palestine. sq. épistolaire. MASPERO. (4) Cf. Hisl. VI 1. pl. s'étaient vite affranchis et. Les bras manquant pour la culture.XVIII1 dyn. p. Gurob and Hawara. PETRIE. Deux papyrus (2) L'antimilitarisme faisait son apparition. raillait tout ce qui touchait au militaire.. la Syrie entra dans une complète anarchie. peuplesde l'Orient..) sha = Thyrsénien. 4. Academy. 38. scribe à son élève. Ainsi livrée à elle-même pour plusieurs siècles. IX. mais on peup. anc. les nécropoles furent pillées. des bandes armées parcoururent le pays et. IV. MASPERO. qu'à Constantinople plus tard.– G. V* édit.

le bien le dieu qu'il fallait à des prêtres rêvant Taureau puissant. ils proclamèrent Ammon le seul dieu d'Égypte et s'emparèrent de l'esprit de la haute société et du roi lui-même au point que. Pendant que l'Egypte était écrasée par le malheur. 1875. montrer le but intéressé des prophètes d'Am- il réglait en personne (théoriquement) toutes mon. on serait tenté de croire qu'à cette les affaires grandes et petites. G. Horus tion des hypogées de Thèbes au onzième d'or qui saisit avec sa force tous les pays. afin de les soustraire à la profanation que la police était incapable de ré- primer. dans les Mélanges éyyploloyiques. mailre l'établissement d'une théocialie. Ils rêvaient depuis longtemps de posséder un jour ce trône des Pharaons qui.prêtres ne se trouvaient pas en état de résister par eux-mêmes aux spoliations (1). Thèbes était alors une ville immense. Ebman. le roi était un dieu de pas. Boulaq. par un effet de réaction du pouvoir royal. le seul générateur dans L'emphase de ses titres surpassait tout ce le ciel et sur la terre qui ne fut pas engendré. et de là l'imagination est partie pour construire tout un système de monothéisme chez les Egyptiens. Aménophis. p. Note sur quelques points niss der Aegyplischen Gerichtsverfahrens. les prêtres thébains ne restaient pas inactifs. faisait l'objet de tant de compéti- tions (2). ses temples. III. Sur les du diadème du Vautour et de celui du Serpent (de papyrus relatifs au dogme thébain. p. 157. On a pensé que cette révolution dans les croyances était le ré- sultat de déductions philosophiques (Zi).fils du Soleil. qu'elle payait si chèrement ses nombreuses révolutions. MASPERO. grand par la valeur. qui laisse solenniser des fêtes a Thèbes. Cf. p. marchait à la époque l'Egypte avait atteint une philosophie tête de ses armées. cléopolis magna et de celui de Coptos). il était religieuse très élevée. qui rend grande BAUT. est grand en formations. G. III' série. sous leurs yeux. Pllymne à Ammon-Râ des papyrus de la joie. XXII' dynastie.. -A. reprenant le dogme qui. le schisme d'Aménophis IV. celle des grands personnages. ds Recueil. I. dans Zeitschr 1879. le père des pères. que jamais la pompe des Orientaux a pu con. t. grands eux-mêmes comme des cités. sa gloire militaire à l'étranger. (4) Si les événements politiques ne venaient sage sur la terre. Bonn. (2) En Egypte. 219. (3) Cf. était cevoir. tout émanait de lui. I. Denkm. existant par essence. WIEDEMANN. avait amené la révolution religieuse. Modifiant insensiblement le culte. le Sulen-nel (grand prêtre du nôme d'Héra- . Cf. dieu unique. Maspebo. 7). sq. GRÉ- laHauteetdela Basse-Egypte. Une le régent divin d'Hèliopolis (A. entre- tenaient la majeure partie de la population leurs servants étaient (1) Papyrus Abbot. le véritable Pha- raon était le premier prophète du dieu thébain (3). pl.iî«. Lepsius. 81-83. sous Ramsès III. 148-152. le enquête judiciaire à Thèbes au temps de la Roi dans l'ancienne Egypte. Maître absolu de ses sujets.' Inutile d'aller chercher dans des sphères aussi élevées l'origine des événements qui se passaient alors à Thèbes car seule l'ambition du clergé thébain en fut l'origine. Ciiabas. Beitruge zur Kenl. Aménophis H est nommé Horus. la mère des mères. Une spolia. l'auteur de tous les biens. On dut enlever de leurs tombeaux les momies des rois du nouvel empire. 1-172. occupant les deux rives du fleuve. de tous les succès. Ammon. de grammaire et d'histoire. qui siècle. p.

.

née de son phénicienne. de ses filles. le ques divinités épousèrent leur propre mère et prétendant devait être de sang divin. 108. réprouvées par p. 12. Roi dans l'ancienne Égypte. Le mystère régnait dans ces sanctuaires sombres. Pendant que ces événements se passaient en Égypte. tenaient la population.) Quel- Pour être à même de monter sur le trône. contractant les alliances les plus mons. mariage avec sa propre sœur et engendra une 1895. E. Trois reines de la afin d'éviter les usurpations. à la mort de Ramsès XII. (3) Cf.-C. Wiedemann. (Thèbes). II. Rev. MASPERO. p.sq. II. Thèbes était la ville du merveilleux. Ramsès II se maria avec plusieurs de grammaire et d'histoire. où les fidèles ne pouvaient. le culte des animaux (1). ds Zeitschr. reine et ture égyptienne. tandis que se jouait dans le sanctuaire cette comédie dont le trône était l'enjeu. Le roi zième siècle av. de l'omnipotence. études égyptiennes. crut-il le moment venu de fonder une dynastie théocratique et se déclara-t-il lui-même « maître de la haute et de la basse Égypte ». Une flotille phénicienne d'après une pein- fille qu'il nomma. NAVILLE. à Drah-abou-'l-neggah Pinet'em. Une manquait à l'Égypte. ds Recueil. dans ses malheurs. la XXIe. laient-ils avec un soin jaloux à leur descen. De telles unions. nos mœurs. 1878. p. 29-30. I. Le terrain avait été dès longtemps et habilement préparé. mus et les établissements phéniciens en trueuses. dans Annales de philosophie chrétienne. par la richesse de leurs temples. une fresque représente une flotille J. (Cf. dépasser certaines limites. Le premier prophète interprétait la volonté d'Ammon.une véritable armée. les Phé- niciens (3) établis déjà sur les côtes méditerranéennes de Syrie au temps de la venue des Hyksos. à peine éclairés. DARESSY. Les mariages entre parents les plus proches 1867 et dans les Premières Civilisations.. qui gouverna le Delta. Bonn. (A. t.). de la XXI' dynastie (vers 1100 av. là basse Égypte refusait de s'associer à ce retour aux temps antiques d'Avaris sortait une dynastie. c'est-à. 16). le titre d' « époux de sa mère » est l'un des dire royal. LENORMANT. le premier prophète d'Ammon. A vrai dire. Id.-C. Ilrihor.G. aussi. devenues presque libres par suite du déclin de'e la thalassocratie crétoise.) . p. 33-437. affermissaient leur domination sur les mers (Zi). le XXI" dynastie.145. elle l'eut. étaient d'usage dans la famille royale qui 874. t. Le roi voyaitla divinité face à face.. étaient aux yeux de l'Égyptien p. Fn. qu'une usurpation religieuse. Aussi les pharaons légitimes veil. G. à laquelle souscrivait toujours le pharaon prosterné. du mystère. sq.. alors que les prophètes d'Ammon étaient omnipotents dans le haut pays. archéol. les Phéniciens ne possé- (l)Cf. p. Par sa mère il descendait de sang royal et divin (2). et tandis que Thèbes et le haut du pays reconnaissaient pour pharaons ces prêtres qui. Notes snr quelquespoints épouse. J. titres les plus ordinaires d'un dieu (Id. Grèce. suivant leur rang. La légende de Cad- dance. épousa sa propre fille. choses naturelles dictées par la raison d'Etat (2) Cf. afin de conserverintacte leur lignée. aussitôt née. A cette plèbe on aban- donnait les superstitions. les pèlerins y affluaient saisis d'une terreur mystique. tenait à conserver le plus pur possible le (4) Sur les parois d'une tombe du quin- sang divin coulant dans ses veines.

u. en Sicile. Sylion. Sidyma (MOVERS. mais on n'en a pas (5) Sur la côte méditerranéenne où les Phé. etc. de Hagiar Krim à Malte. 159. sq. africaine. Bibl. in (3) Sur l'Euphrate. (Cf. Oliaros (Sidoniens). in Proc.). le (Lappa. Phaselis. Sidon et Tyr ne pouvaient communiquer sûrement entre elles que par eau. Masoura. II. etc.). Fn. l'Hellespont. Camyros (Diodore. 1889-90. (Cf. Tamassos étaient de leurs villes. VANCE. of (2) Au pays de Chanaan.Assyriologie. Descript. Salamine. XXI. IV. ils possédaient des comptoirs E. Archaeologia. Lampsaque et Abydos. 11-17) dans l'Ile de dans lesSporades. les Phéniciens L'ile de Chypre et ses colonies phéniciennes et grecques. 1890-91. 2tBr theil. Malta. Ioppé (6). 217 aq. . Cf. 1841. Report. XIII. Aradus.. p. Lebênê). sur la côte Monuments phéniciens de Malte. p. A. Soc. Lindos. 54.) à Cythère. t. Dans l'intérieur ils avaient des comptoirs jalonnant les grandes étapes des cara- vanes (1. en Sardaigne. Pa- phos. niciens avaient une pècherie de pourpre. se basant sur l'abondante production Paros. en Attique). (Zeitsch. Thap- saque (3). t. dans les îles Ioniennes. Lapethos.. (9) En Cilicie. Rouskopous. Chypre (7) leur ap- partenait en grande partie dès les temps les plus anciens. en plein continent Dor (5). Gebel. Soli. générale de l'architecture et des trav. 40.) à Kybyra. Die Phd- (7) M.Rhénée. des marins sémites s'étaient établis sur tout le rivage méridional. 1896. en Argolide.-J. Lors des conquêtes égyptiennes en Asie. côtes de l'Anatolie. Der Thontafelfund sos. 1892. Delos. Caucase.-G. Ialy- 5-7. J. 5. (6) Jaffa sur la côte. X. si- tués près de la mer sur la route d'Égypte. En Crête. Cardana. II. 757. t. XXIX. en amont de Deïr el Zor.). Gortyne. Zimyra. Kourion. (8) Temples phéniciens de l'île de Gozzo et en Italie. Mission en Phénicie. (MovERS. Karpasia. Golgos. retrouvé les ruines. station facilement défendable. Phœnikê. ID. p. Kairatos.daient sur terre que des points d'attache leurs diverses cités. 497. 346). 2. en Illyrie.-W. 542. 1895. Die Phônizier.à Rhodes même. pub. p. Astyra en face de Rhodes (Cf. Nisi- bis (4). Sur les côtes étrangères. les Phéniciens eurent quelques velléités de résister aux pharaons. A l'ouest ils s'installèrent en Crète Archaeoi. 257-268). BEZOLD..f. Chypre. Lenormant. Beyrouth. Partout où se rencontrait un abri natu- rel (8) pour les vaisseaux. Mygdalé. sur les t. en Grèce même (Egine. an ancient temple near Crendi. p. WINCKLER et ABEL. Ils s'aventurèrent jusqu'au Lettres de Tell el Amarna.les Cyclades. etc. ville hétéenne. El Amarna. en Sicile. p. étaient plus puis- sants qu'au voisinage même de la Métropole. 227. p. sq. DELATTRE. 2. id. p. dans Rev. The Tell el Amarna tablels. Pays de Chanaan. en commerçants (1) Movers. on était sûr de rencontrer des Tyriens ou des Sidoniens (9). Ha- math (2). p. pl. mais. Max Millier place l'Alachiya nizier. RENAN. Il y eut aussi des temples phéniciens (4) Ville du haut Khabour.Melos(Giblites)sur du cuivre dans ce pays.

.Principales voies commerciales de l'Asie Antérieure au temps des Phéniciens.

51. A. cités de Chanaan. écrit Biruta (BeYl'oulh). Çiduna (Sidon). saisis leurs vaisseaux qui sont que.-L. habiles ils jugèrent vite qu'il était plus profitable de payer tribut que Etablissements grecs et phéniciens de la Méditerranée orientale Villes phéniciennes (en caractères gras). sont maintenant chez toi (sont entrés sur ton DELATTRE. de Byblos. sq. 13-18).sont traitées dans au pharaon « Les gens d'Arwada (Aradus) ces documents de servantes du roi. Zurata était prèfet vassales de l'Égypte au même titre que les d'Akka pour l'Égypte (Ict. p. 93). Villes grecques (en caractères maigres). de soutenir une guerre inégale. 189t. . BEZOLD. (1) La correspondance d'El Amarna montre territoire). et demeurèrent loyaux vassaux (1). The Tell Tl Amarna en phéniciennes de Syrie étaient pour la plupart tablets. Rib-Adda. le Pays de Chanaan. tout au moins nominalement.Çurd(Tyr). 4~k. (Cf. 1896. les villes Égypte (C..

M. des Indes. Les archives de de l'Inde sont très nombreux. de l'Arabie et tous les produits du monde affluaient sur leurs marchés. le (1) Grâce à leur soumission aux pharaons. J'ai fait moi-même un essai des sa- côtes de la Méditerranée est énorme et il bles du Phase et ai reconnu la présence de semble plus rationnel d'en attribuerla diffusion l'or. ne se terminaient pas toujours par des échanges de marchan- dises lorsqu'ils se. nous ne dis- phis. chercher l'étain jusque dans les Cornouailles (4). chargés de marchandises à destination de Tyr ou de Sidon. Les lavages étaient autrefois tité des objets de fabrication égyptienne de rémunérateurs. (Mysore). sq. Soc. 258. en effet. allèrent. ments épars relatifs à la fondationde chacune (2) Dans le palais de Mycènes se trouvaient des colonies. Mineure et du Caucase roulent de l'or dans Arch. et les écri. Les gisements aurifères la colonisation phénicienne. de l'Iran. SEEWELL. Proc.. (J. R. sentaient en force. Ramsès.j'ai. Ils avaient. constaté la présence de (4) Nous ne possédons aucune histoire de l'or dans les sables. (Cf. M. Tanis. le cuivre de l'Ile de Chypre. de travail franchement (5) Presque tous les cours d'eau de l'Asie égyptien. quoiqu'en très petite quantité. L'or de la Lydie.) La quan. jourd'hui connus et les rivières descendant de (3) Entre autres les bois de cèdre du Liban. Leurs expéditions. p. posons que des légendes et des renseigne- Anakhtou. ils n'hésitaient pas à piller les bourgades des côtes. leurs sables. lorsqu'ils avaient affaire à des peuples forts. Sais. 1904. Sur même des entrepôts ils en avaient à Mem. Mendès. Que de peuples co- lonisateurs procèdent encore de nos jours comme les Phéniciens I Sur le continent. quoique peu ri- Tyr et de Sidon ont été détruites.) (6) Les gisements d'or de l'Altaï sont au- aux Phéniciens plutôt qu'aux navigateursgrecs. Leurs importations ren. n» 6. etc. qui devint bientôt une mer phénicienne. (J. ils importaient chez elle les produits des autres pays et du leur (3). affrontant l'océan. en Espagne. Die Phtinizier. parfois même à s'y installer et à fonder des colonies militaires mais. Le meilleur ouvrage (déjàancien) des tuiles émaillées portant le cartouche sur les Phéniciens est Movers. de l'Altaï (6). Plus tard. des Indes (7). vains grecs et latins qui les ont consultées ils avaient été autorisés à posséder en gypte ne nous ont pas transmis leurs ceuvres. ils se contentaient d'un commerce lucratif. aux îles Baléares. toutes parties sous le couvert commercial. leurs caravanes ou plutôt les convois circu- lant pour leur compte. XXVI.en 1884. en Italie. en Sicile. venaient des pays lointains du Caucase. Dans l'intérieur ils n'avaient guère que des agences commerciales. les périodes les plus anciennes. d'Aménophis 111. ils ne le seraient plus au- basse époque qu'on rencontre sur toutes les jourd'hui. dès longtemps fréquentés par leurs vaisseaux ils fondèrent des comptoirs sur les côtes d'Asie.) . (7) Dans la Tounghabadra à Vidjayanagar daient à l'Egypte les plus grands services. de leurs pêcheries. du Phase (5). Bubaste. Bibl. en Sardaigne. dit-on. tout à gagner à s'attirer la clientèle de l'Egypte (1) exportant ses marchandises (2) chez les peuples étrangers. il eût été trop dangereux de chercher à conserver des villes. la pourpre ce massif roulent toutes du métal précieux. de l'Arménie. ches. en Afrique et. ils s'établirent solidement dans les parages lointains. Cette situation privilégiée les poussa à fonder des comptoirs dans toute la Méditerranée.

17. Ilisl. p.sq. VI. tendu que cette matière colorante avait été (i) La turquoise du Khoraçan. Par terre les marchandises risquaientle pillage. mais. sq. Voyage de 1900). On ne le voit apparaitre Fouilles à Dahchour. en tout cas. les pierres précieuses de l'Iran (2). sq. On a pré- Trébizonde). découverte par les Phéniciens. côte au nord de Péluse. ries de pourpre. XH* dynastie à Dahchour (Cf. XXXVI. nul. car bien longtemps avant leur ar- Egypte dès le nouvel empire. A Suse. ouvrant les débouchés de l'Occident. bibelots de toute nature. La voie maritime était de beaucoup la plus sûre et la plus éco- nomique. Le fait n'est (3) Le verre. L'invasion des Hyksos dans la vallée du Nil fut un véritable cataclysme. les fins tissus babyloniens. fermaient également. 556. J'en ai dynastie. Allah Verdi. avaient à payer des droits de passage souvent fort élevés.. meubles. dans un site dé- solé et aride. etc. elle n'eut pas que des effets malheureux.. sur la case (Kedabek. vases de pierre. C'est à elle. les dépôts de fondation du retrouvé dans les sépultures princières de la temple de Chouchinak (xv s. 733. Par contre. etc. 00.cuivre du pays du Chalybes. (J.). tant en Asie que sur les côtes médi- terranéennes. Ils les revendaient en Egypte. ils exportaient. II). 482. grande consommatrice. C'est par le transit que s'enrichirent David.. environ) en ren. M. que l'humanité doit la propa- gation de l'écriture. et. les parfums de l'Arabie et tous les produits du monde passaient par leurs mains. DE Morgan. en Italie méridionale et en Sicile (Syracuse) (5) On conçoit difficilement qu'une grande que vers le VII' siècle (dans les sépultures ville se soit développée dans un pays aussi grecques). sq vent à sec qu'on rencontre dans les ruines 850.it. J. dit phénicien. des Indes. qu'on retrouve aujourd'hui dans tous les pays où s'étendaient leurs relations. en même temps que les produits de leur propre industrie. PERROT et Chi. 745. Aktnla. par suite. V. Salomon et bien des roitelets de la Palestine et de la Syrie. le Lazistan (Gumuch Khani près de dans les lles Itanos. les étoffes teintes en des fragments dans une sépulture de laXVlll0 pourpre étaient d'usage en Egypte. comme toutdésastre. tissus.. ne peut s'expliquer autrement. cultivables suffisent à peine aujourd'hui à buat-on l'invention du verre. l'Arménie et le Nord de la Perse. de l'art dans l'antiquité. J'en ai trouvé rivée en Phénicie. en Crète. où les terres devenus d'habiles verriers. Les Phéniciens étaient rapidement aride que celui de Palmyre. c'est par les caravanes que plus tard se créa Palmyre (5) dont la richesse. car les Phéniciens régnaient encore en maîtres dans la Méditerranée. 111. à Gyaros jan. des Toubals (1). du Taurus. C'est que les terri- toires de ces royaumes se trouvaient sur les grandes routes reliant au monde oriental l'Egypte et la Phénicie et. Pline (Hi. de Chypre l'argent de la Thrace. Dilid. tels le verre (3). pense-t-on. l'alimentation du village de Tedmour. objets d'art. (1) Les gisements de pyrite cuivreuse sont (1) Ils avaient un grand nombre de pêche- très nombreux dans le Grand et le Petit Cau. la pourpre (4). à Nisyra. t. t.) Cf. L'eau. qui d'ailleurs vient de fort loin. pâtes émail- lées. se rencontre en pas exact. y est sau- piez. les marchandises égyptiennes. entre autres à Dor.943. aussi leur attri. niàtre de même que celle des rares puits sou- p. . de métal.

et en prenant le terme moyen.p. p. . l'hiératique. note 3. ce cas. vers 1100. p. Tableau de l'origine des signes alpha- rivés.CHAMPOLi. place l'introduction de l'alphabet phé- nicien entre Amenôthés IV (xv< s. Mém. t.– Sai.B0. 573. classique.) et Hirôm 1" (*" s.). E. Hist. comme date possible de l'invention ou de l'adoption.- tique serait de beaucoup postérieure au séjour vosi. sq. Lorsqu'ils étaient en Egypte. les Chananéens (4) trouvant chez: leurs vaincus un procédé cursif de fixer la pensée. (Cf. s. 8G. d'après Flinders Petrie.ioN. or. bétiques. DE ROUGÉ.Dacier. L'origine égyptienne Roselle. anc. Dans Tableau comparatif montrant les relations entre les signes hiératiques initiaux et leurs dé. la propagation de l'écriture alphabé.Lc(//e« M. Analyse grammaticale de Pinscription de des Hyksos en Egypte. comprirent de suite le grand avan- ÉGYPTE tage qu'ils en pouvaient tirer. Maspero. Ils le (1) G. Il..

ùgypl. répondant aux sons des consonnes (araméen. liOMMEL. Capitan. the phœnician alphabet. de l'écriture. est aujourd'hui mise en rent une accentuation pour figurer les sons doute par quelques savants (J. au nabatéen. et qu'ils auraient inventé eux-mêmes alphabets sémitiques se rattachent (4) Les les autres. voyelles (hébreu moderne. III. Halévy. nouvellement dé- tiquité. Ecole. p. et tain est un rameau détaché qui a séché sur à leur contact. Chronique d'Orient. dont le samari- Egée en Syrie. passant en Europe. qui combat cette thèse. pp. Bercer. FI Pétrie. 203. XIV. qu'autrefois on admet. Reinach à trois ou quatre grands courants parallèles pensent que les caractères alphabétiques dé. d'une part à l'hébreu carré et au l'alphabet. 1891. après l'avoir reçue elle-même des bords de la Méditerranée.. Ilisl. 121-122. (Ph. Soc. Les Sémites lui adjoigni- tait couramment. Les Philistins. arabe). Ucr Ursprung dos altsemitischen Al. buts de l'art en Egypte. Hist. in Rev. Lauth. p. R. d'où est sorti naissance.. Les dé- pays de Chanaan. Pu. Les uns sont allés chercher le de l'Inde. sq) d'autres enfin. 167. les Chana. H. d'autres dans (Cf. Cf..l. 361- temps des pasteurs en Egypte. Dussaud. LENOR. sy. REINACII. 1859.) . successives. sanskrit augmentèrent Phéniciens avaient emprunté quelques let. (3) Cette simplification de l'écriture était tal. Hist.190i. que l'on trouve dans le désert jour où la valeur des caractères crétois sera du Safa. 745. t. pp. Kahun.. place 3° l'écriture araméenne. Gesellschafl. pp. pnlmyréen de l'autre. in Proc. bétiques phéniciens. la nouvelle écriture se répandit rapidement (2). pal. toute séduisante qu'elle paraisse par laquelle il convient de joindre l'alphabet des sa nouveauté. de récriture dans l'an. lu en 18G9 à l'Acad. sq. throp. in Rev. hébreu. hébreu). appen. in Hist. abou- rivent plutôt de l'écriture égéenne ou cré. înscr. t. de soin d'être reprise et complétée au début. Fr. parmi les formes de p. mant) est aujourd'hui fortement attaquée. des peuples de tOrienl. Berger. 372. tion de l'écriture linéaire dans la Méditerranée phabet qu'est venu. teries de l'ancienne Egypte (Cf. tographs and prx-Pheniciun script. of Ilellenic Slud. 50-55). d'abord employé au Hawara. A. Brugsch. bien Arch-. qui ont donné naissance au déva- prototype de nos écritures en Babylonie (Cf. déjà un grand progrès mais elle avait be- dice. à l'époque romaine. R. phabets ans der Neuassyrischen Keilschrift. et aux Phéniciens qu'appartient celui d'avoir fait connaître à l'Europe cette incomparable découverte l'Asie (4) l'apprit de la Chaldée. 1. mentales de leur langue et qu'ils en avaient Naqadà Royal tombs. pp. les Phéniciens auraient pro. Londres. riaque et à larabc 4° l'écriture himyarite. n" XXX. Bien qu'aujourd'hui la filiation de nos écritures semble être l'orig. An. celui dont nous faisons usage. PETERS. ces hiéroglyphes barbares. phénicien. C'est donc aux Hyksos que revient l'honneur.simplifièrent en l'adaptant à leurs idiomes au point de rendre ses signes alphabétiques (1). Archéol. l'auraient apportée avec eux. sq. Berger. L. Enfin. tit en Afrique à l'écriture néo-punique toise... Paris.) Cette hypo. non d'avoir inventé l'écriture. On a proposé d'admettre que les les Aryens (grec. 115-122. G. 1906. S. Les écritures du monde orien. tres.) couverts en Crète (Cf. le nombre des lettres pour répondre à ce besoin. 213. et lors de leur retour en Asie.. ne pourra prendre corps qu'au inscriptions. l'alphabet ne comprenait guère que des signes (2) L'origine égyptienne des signes alpha. en émigrant de la mer 2° l'ancien alphabet hébreu. del'alphabet phénicien. Ph. un certain nombre de primitifs (1" dynastie) rencontrés sur les po- caractères répondant aux articulations fonda. qui a donné cédé au travail éliminatoire. 64. Maspeko. mais d'avoir simplifié l'expression figurée de la pensée.) Cf. zend. Morgenl. pp. Cet alphabet. une. The babylonian origin of 115-124. fut l'origine de tous ceux de nos pays (3). Geschichte Babylo- qu'encore admise par la majorité des savants. dans les signes l'écriture hiératique. au sy- throp. Evans. niens und Assyriens. Bibl. p. 92-103. Evans et à sa. s'y modifia suivant les lo. t. etc. An- calités et forma les alphabets araméen. de Rongé (Mém. publié en 187S) a démontré qu'au in Journ. 102-154. Bull. Cretan pic- (1) E. C'est de ce premier al. tés dans l'Asie méridionale. in in Zeit. VI. 1903. Weili. pp. La ques- myrien. à thèse. des lnscr. presque au point où elle se trouve encore de nos jours. pp Comptes rendus Acad. néens avaient choisi. suite S.. nîlgari et à tous les alphabets modernes usi- DEEKE. der D. Gurob and formé un alphabet qui. Soc. 1° le phénicien qui. par des transformations primitive. V1. récriture. 1890. tandis que Lids-Barski). 1877. (Cf. il faut encore rattacher à connue ce qui malheureusement n'est paj l'écriture araméenne les anciennes écritures encore le cas. p.

J. J. av. lav. Nota. Q. ap. Baktrieri. .-C.f~.s.. JaPonais. Birman.ai. Nabathéen. Araméen. Catcutiforme.C. Hiératique.-C. J. T Y Jusqu'aullll" Démotique.-C. VIII" à 11° Y s. Russe. Siamois.J. Vora le1.rs VeraleVPa. Gothique.ul"L. Alphabet européen. av. ap. Astèque.av. Bengali. auXVI's. s. Perse. Astëque. J. uv.-C. II" 8. Y Y Mode™.-C. Etrusque.-C.-C. Ethiopien. de la dynastie Goupta. Y s.-C.-C.-C. v• s. Esquimaux.-C. av. XVs.VU» V.-C. le av. J. Himyarite. J.-C.-C. Gouzarati. ap. il" s. AmT'" Amérique. Pehlevi. J. Turdétan. J. Ues Syriaque.-C. J. XX" Tan itTl'a.J. Y Cunéiforme vulgaire.frJd~ inuri. Bnv. 8. X Alphabets des temples bouddhiques.-C. J. Thibéloin. 111" s. VII" 8.ap..-C ? su s.-C. Néo-punique.-C. VersVers Ombrien.-C. | Chine(?) Ecriture des têtards. l J.-C.av. J.laï. avani|j.-C. DuXL-s. Jusqu'aulXVsiêcle Juaqu'euIRV°aiécle Cypriote.-C. J.-C.-C. Les branches mortes sont soulignées par deux traits A"'T"" Auslralasie.-C?fluXL's. au Grec classique. J. II"s. Y Cunéiforme CI lé)' 1111 m1eU' Intérieur au XL s. Calculiforme. Y Ncskhi. lll"s. ap. av. s.¡¡¡. J. av. Berbère.-C. Grec de Théra. Époque iacoonue. Septentrion.lav.S. Xï«s. I Y t t av. IX" s.-C? solav.av. J. J. ap. ïL«» »»jr d.av. VI" Vil' Osque. Du XL' PICTOGRAPHIE Égypte(?) X HIÉROGLYPHES Hiéroglyphes. J. Singalais. Arameend époque Indien.Y o îï. Juiqu'aulIII"b. VersleVl°e. 8.-C. | I Latin. Moderne.-C.