Quoi de plus commun que le

sucre, la farine, le bois, etc. ?
Cependant, il convient de ne
Silos sucre
pas oublier les risques Prévention des risques d’incendie
incendie et explosion qui
peuvent survenir lors du et d’explosion de poussières
stockage de ces produits.
Pour ce faire, l’institution
de sucre lors du stockage
prévention publie une série de
guides sur les plus courants.
Chaque guide spécifique à un
type de poussière, est destiné
principalement aux PME/PMI :
– d’abord pour leur faire
prendre conscience des
risques incendie et
explosion des poussières
combustibles,
– puis, pour leur apporter les
mesures de prévention les
plus simples à mettre en
œuvre.

INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SÉCURITÉ
30 rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
Fax 01 40 44 30 99 . Internet : www.inrs.fr . e-mail : info@inrs.fr
Édition INRS ED 843
1re édition (2000) . réimpression mai 2001 . 6 000 ex. ISBN 2-7389-0934-5
Silos sucre
Prévention des risques d’incendie
et d’explosion de poussières de sucre
lors du stockage

ED 843
Ce document a été rédigé par un groupe d’experts
de l’INRS
et de la CRAM de Normandie.

Les auteurs tiennent à remercier
les sociétés SAFBA et Saint-Louis-Sucre
ainsi que le SNFS, Syndicat national des fabricants de sucre de France,
pour leur aimable collaboration.

© INRS, Paris, 2000.
Conception graphique Catherine Foucard. Photos CEDUS.
2
SOMMAIRE

Présentation 4

Description d’accidents 5

Pourquoi l’incendie et l’explosion ? 6

Analyse et évaluation a priori des risques 8

Schémas et principes d’installation 10

Démarche préventive
Dès la conception 15
À l’exploitation 20

Conclusion 24

Bibliographie 25

Annexes
Adresses utiles 26
Quelques caractéristiques d’explosivité
des poussières de sucre 28
Principaux textes réglementaires et normes 29
Exemple de permis de feu 32
3
PRÉSENTATION

PRÉSENTATION
Les incendies et les explosions de poussières sont des phénomènes
très généraux qui concernent de nombreuses entreprises industrielles.
En effet, toutes les poussières combustibles, dont les sucres, sont sus-
ceptibles d’exploser ou de brûler. Il convient de réduire ces risques,
notamment pour ce qui touche le stockage, tant lors d’une construc-
tion nouvelle, d’une transformation majeure, d’une extension qu’au
cours de l’exploitation.

Le présent document ne va s’intéresser qu’aux risques incendie et
explosion dans les installations de transfert et de stockage des sucres.
Mais, même s’il ne porte que sur ces thèmes, l’évaluation des risques
doit être globale et ne doit surtout pas être limitée à ceux-ci. Elle doit
prendre en compte les nombreux autres risques liés à l’exploitation
des silos à l’origine d’accidents souvent très graves (chute, ensevelis-
sement, enlisement, électrocution, etc.).

Ce fascicule s’adresse à toute personne dont l’activité l’amène à
intervenir sur les sucres :
- producteurs,
- conditionneurs,
- biscuitiers industriels,
- confiseurs, confituriers,
- chocolatiers,
- fabricants de boissons rafraîchissantes,
- fabricants de produits pharmaceutiques...

4
DESCRIPTION D’ACCIDENTS

DESCRIPTION
D’ACCIDENTS
Boiry-Sainte-Rictude (62), 11 mai 1982
Dans une sucrerie, entre le silo de stockage et l’atelier d’ensachage,
plusieurs explosions ont eu lieu soulevant les toits des silos et endom-
mageant gravement les installations ainsi qu’une tour de manutention.
Les débris ont été projetés à 500 m, les dommages estimés à 100 MF
mais aucune victime n’a été déplorée. Un échauffement mécanique
(convoyeur) pourrait être à l’origine du sinistre.

Erstein (67), 7 mai 1993
Une explosion s’est produite dans une installation comportant trois
silos de 50 tonnes et une tour de manutention. Cette installation a subi
d’importants dégâts ainsi que les silos voisins. Trois personnes ont été
brûlées, dont deux au second degré. Une accumulation de poussières
serait à l’origine de cette explosion.

Rouen (76), 12 mars 1998
Dans un établissement portuaire de manutention, une explosion est
survenue dans un boisseau de 50 m3 connexe à un silo de 60 000 ton-
nes. La capacité impliquée, le bardage et la tour ont été endommagés
avec projections d’éléments métalliques. Il n’y eut aucune victime.
L’explosion est due à l’inflammation de la poussière de sucre par un
court-circuit électrique dans une sonde de niveau.

5
POURQUOI L’INCENDIE ET L’EXPLOSION ?

POURQUOI L’INCENDIE
ET L’EXPLOSION ?
Quoi de plus simple que le stockage ?
Quoi de plus courant que des produits comme le sucre, la farine, la
sciure de bois, les céréales... ?

Et pourtant !... Surviennent des accidents.

Les incendies et les explosions de poussières dans l’industrie sont
connus depuis longtemps. Toutes les poussières combustibles (farine,
sucre, céréales, amidon, bois, poussières métalliques, produits chi-
miques pulvérulents...) sont capables de les engendrer.

L’incendie et l’explosion sont des combustions. Plus le combustible
est divisé, plus la combustion est facilitée et vive :
- un morceau de sucre ne s’enflamme que difficilement,
- de fines poussières de sucre sont susceptibles de former avec l’air
un mélange explosif.

Les caractéristiques d’explosivité du sucre les plus couramment retenues sont regroupées en
annexe.

6
POURQUOI L’INCENDIE ET L’EXPLOSION ?

Le schéma ci-dessous présente

les 3 éléments à réunir ensemble pour générer l’incendie :

les 6 éléments à réunir ensemble pour générer l’explosion :

source d'inflammation
(flamme, chaleur...)

poussières concentration explosive
en suspension en poussière
(domaine d'explosivité)

poussières comburant
combustibles (air)

confinement
(silo)

Rappelons également que dans certains endroits de l’installation où
la poussière est en suspension à des concentrations explosives, une
explosion primaire peut se produire ; cette explosion primaire peut
conduire à la remise en suspension des poussières déposées provo-
quant des explosions secondaires souvent beaucoup plus
dévastatrices.
7
ANALYSE ET ÉVALUATION A PRIORI DES RISQUES

ANALYSE ET ÉVALUATION
A PRIORI DES RISQUES
Au cours de l’exploitation d’une unité de stockage, la prévention des
risques incendie et explosion va nécessiter de développer des actions
concernant les installations, les procédures de travail et la formation du
personnel.

Selon le code du travail, il est de la responsabilité du chef d’entre-
prise de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et
protéger la santé des travailleurs de l’établissement, y compris les tra-
vailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de pré-
vention des risques professionnels, d’information et de formation ainsi
que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Il veille
à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des
circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes. »

Le chef d’entreprise met en œuvre les mesures prévues sur la base
des principes généraux de prévention :
- éviter les risques,
- évaluer les risques qui ne peuvent être évités,
- combattre les risques à la source,
- adapter le travail à l’homme,
- tenir compte de l’état d’évolution de la technique,
- remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou
par ce qui est moins dangereux,
- planifier la prévention,
- prendre des mesures de protection collective avant de prendre des
mesures de protection individuelle,
- donner les instructions appropriées aux travailleurs.

Le chef d’entreprise doit, en fonction de la nature de ses activités,
évaluer les risques pour la sécurité et la santé des travailleurs ; à la
suite de cette évaluation, les méthodes de travail ou de production
mises en œuvre doivent garantir la sécurité et la santé des travailleurs.

La complexité de la conduite des analyses a motivé la rédaction de
ce guide dans lequel devraient se trouver les informations nécessaires.
Il ne prétend pas être exhaustif et doit être adapté ou modifié pour tenir
compte des besoins propres à chaque entreprise.

L’évaluation des risques pour les ouvrages neufs est indispensable ;
elle devra servir en particulier à la constitution du dossier d’interven-
tions ultérieures sur l’ouvrage (DIUO).
8
ANALYSE ET ÉVALUATION A PRIORI DES RISQUES

Une rénovation majeure est l’opportunité de mettre l’ouvrage en
conformité avec l’évolution constatée de la prise en compte des
risques professionnels.

La démarche préventive va se décliner également lors de la conduite,
de la maintenance et de l’entretien. C’est lors de ces opérations que
l’on va utiliser le dossier des interventions ultérieures prévu et la notice
d’utilisation compréhensible par les utilisateurs.

Une directive européenne précise les prescriptions minimales visant
à améliorer la protection en matière de sécurité et de santé des tra-
vailleurs susceptibles d’être exposés au risque d’atmosphères explo-
sives. Pour ce faire, le chef d’établissement devra, entres autres,
classer les emplacements dangereux en zones :

ZONE 20 Emplacement où une atmosphère explosive sous forme
de nuage de poussières combustibles est présente dans
l’air en permanence ou pendant de longues périodes ou fréquemment.

ZONE 21 Emplacement où une atmosphère explosive sous forme
de nuage de poussières combustibles peut occasionnelle-
ment se former dans l’air en fonctionnement normal.

ZONE 22 Emplacement où une atmosphère explosive sous forme
de nuage de poussières combustibles n’est pas suscepti-
ble de se former dans l’air en fonctionnement normal ou bien, si une
telle formation se produit néanmoins, n’est que de courte durée.

Cette détermination est indispensable pour choisir les catégories
d’appareils, électriques ou non, conformes à la réglementation.

NB : Pour atteindre ses objectifs, le DIUO devrait comporter :
- une notice descriptive des opérations de maintenance,
- la liste de tous les documents à jour, disponibles dans le dossier des ouvrages exécutés,
- des documents de synthèse établis spécialement pour la maintenance courante,
- les procédures de travail classés par localisation ou par corps de métier.
9
SCHÉMAS ET PRINCIPES D’INSTALL ATION

SCHÉMAS ET PRINCIPES
D’INSTALLATION
Deux schémas sont proposés :
Schéma 1 : silo vertical
Schéma 2 : silo horizontal et silo vertical.

emplacement de
déchargement
par camions

Zone 20

Zone 22

1. Schéma de principe d'évaluation des zones

10
SCHÉMAS ET PRINCIPES D’INSTALL ATION

emplacement de
chargement
par camions, wagons,
bateaux

11
SCHÉMAS ET PRINCIPES D’INSTALL ATION

silo horizontal

tour
de manutention

filtr

nettoyage

emplacement de chargement

Zone 20
Zone 21 ou 22
Zone 22

2. Schéma d'une installation de stockage

Les zones peuvent être définies comme suit :

ZONE 20
• Intérieur des capacités de stockage vertical et des capa-
cités intermédiaires (boisseaux).
• Intérieur des équipements de manutention, de classement et de dépous-
siérage (élévateurs, transport pneumatique, dépoussiéreur, gaines...)

ZONE 21 • Intérieur de silos horizontaux en cours de remplissage.

12
SCHÉMAS ET PRINCIPES D’INSTALL ATION

dépoussièrage

silo vertical

re

emplacement de chargement

ZONE 22 • Intérieur de silos horizontaux en période de conservation.
• Galerie et tunnel de liaison.
• Ateliers de conditionnement et d’expédition (sauf intérieur des appa-
reils et cellules).
• Parties inférieures et supérieures des silos verticaux.
• Tour de manutention.
• Ateliers de séchage.
• Poste de chargement/déchargement.
13
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

DÉMARCHE PRÉVENTIVE
Les moyens de prévention visent à éviter ou, à défaut, à limiter le
risque d’incendie ou de formation d’une atmosphère explosive et à en
réduire les conséquences. Ils peuvent être mis en œuvre au moment
de la conception, d’un réaménagement majeur et pendant l’exploita-
tion.

L’élimination du risque consisterait à supprimer un des côtés du
triangle (incendie) ou de l’hexagone (explosion) ; la prévention a pour
but de réduire au maximum les conditions propices à la formation des
incendies et des explosions. Les mesures énoncées ci-après devront
être adaptées à chaque installation et ne porteront que sur deux des
six critères, ceux sur lesquels on peut agir dans la pratique : les pous-
sières (combustible) et les sources d’inflammation.

La démarche préventive consistera à fixer les objectifs de prévention
précédemment décrits et les moyens de prévention correspondants,
tant lors de la conception qu’au cours de l’exploitation.

Les moyens de prévention ne suffisent généralement pas à éliminer
les risques d’incendie ou d’explosion ; pour limiter leurs effets, il
conviendra d’adopter, en plus de ces moyens, des mesures de pro-
tection adaptées.

14
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

Dès la conception
Lutte contre l’empoussièrement
C’est la première mesure de prévention. La présence de poussières
risque de généraliser un accident qui aurait pu rester limité localement.

Suppression de la mise en suspension
- Limiter les hauteurs de chute de produits lors des transferts.
- Maîtriser les échappements d’air (commande d’organes pneuma-
tiques : vannes, vérins, clapets,...) soit avec des dispositifs réduisant la
vitesse d’échappement soit en les dirigeant vers des zones sans pous-
sières.
- Tenir compte des méthodes de déchargement pneumatique des
camions, wagons-citernes et bateaux qui peuvent provoquer un afflux
d’air dans le silo en fin de déchargement.
- Assurer l’étanchéité des installations.
- Limiter la vitesse des bandes transporteuses à 3,5 m/s au maxi-
mum.

Captage des poussières et dépoussiérage
- Créer un (ou plusieurs) circuit(s) de dépoussiérage (réseau de
canalisations et de dépoussiéreurs).
- Capoter les sources d’émission de poussières et relier ces capo-
tages au(x) circuit(s) de dépoussiérage.
- Séparer les circuits de dépoussiérage : plusieurs circuits de dépous-
siérage courts sont préférables à un réseau centralisé très étendu.
- Asservir le fonctionnement des divers appareils à celui des systè-
mes de dépoussiérage correspondants.

Nettoyage et aménagements

- Équiper les unités de stockage de sondes de niveau haut.
- Mettre en place des dispositifs de nettoyage pour récupérer les
poussières en tout point (nettoyage centralisé ou aspirateurs indivi-
duels utilisables en atmosphères explosives).
- Créer des accès pourvus d’une bonne ventilation et conçus pour
faciliter le nettoyage.
15
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

- Aménager les locaux de façon telle que la plupart des surfaces sus-
ceptibles d’être empoussiérées soient accessibles pour le nettoyage
systématique nécessaire.
- Éviter tout volume mort pouvant être le lieu d’accumulation de la
poussière et empêcher autant que possible les dépôts de poussières
sur les parois, appareils, etc., par le choix des formes, des matériaux
et de l’état de surface.

Suppression des sources d’inflammation
Sources d’origine électrique
- Placer, si possible, l’appareillage électrique à l’extérieur des zones
à risque.
- Ne tolérer dans les zones à risque que le matériel électrique dont la
présence est indispensable (ce matériel devra être adapté au risque).

Sources d’origine électrostatique
- Assurer l’écoulement des charges électrostatiques en réalisant la
continuité électrique et l’interconnexion de tous les éléments conduc-
teurs (parties métalliques de machines et installations, prises de terre,
charpentes métalliques...), en particulier pour les transports pneuma-
tiques.
- Installer un dispositif de connexion permettant d’effectuer la liaison
équipotentielle entre les véhicules de livraison/expédition et la masse
de l’installation.
- Utiliser du matériel suffisamment conducteur pour éviter l’accumu-
lation des charges électrostatiques, en particulier dans le choix des
bandes (cf. normes NF EN 20284 et NF EN 20340)

Foudre
- Installer un dispositif de protection contre la foudre afin d’évacuer
le courant de foudre par un chemin privilégié le long du bâtiment vers
la terre, dans des conditions évitant l’apparition de tensions ou de cou-
rants dangereux à l’intérieur du bâtiment.

Sources d’origine mécanique
• Pour éviter les chocs dus aux corps étrangers dans le circuit de
manutention :
- mettre en place des séparateurs magnétiques en amont des cir-
cuits de manutention et de traitement.
16
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

• Pour éviter les échauffements dus aux phénomènes de friction ou
de frottement :
- utiliser des godets en acier inoxydable ou en plastique pour les élé-
vateurs à godets,
- utiliser du matériel de bonne qualité industrielle et largement
dimensionné,
- équiper les appareils de manutention de systèmes de détection de
dysfonctionnement (élévation anormale de température...) déclen-
chant l’arrêt automatique de l’installation et relié à la télésurveillan-
ce tels que contrôleurs de rotation, de déport de bande, de
bourrage.

• Pour éviter les phénomènes de bourrage :
- autoriser le fonctionnement de chaque appareil de manutention
sous réserve de son asservissement à celui de l’appareil immédia-
tement en aval.

Sources d’origine thermique
- Éliminer partout la possibilité de création de surfaces chaudes
notamment dans les locaux où la poussière pourrait se déposer
(conduites de vapeur nues, radiateurs électriques présentant des
points à des températures excessives...).

Prise en compte des conséquences
de l’incendie ou de l’explosion
Implantation : stockage, silo, locaux
Les installations sont conçues et aménagées de manière à limiter la
propagation d’un éventuel sinistre. De plus, elles doivent permettre l’é-
vacuation rapide des personnes et faciliter l’accès des équipes de pre-
mier secours et des secours extérieurs.

Les principes suivants sont à respecter :
- installer les dépoussiéreurs à l’extérieur des bâtiments,
- éloigner de tout bâtiment ou local occupé par du personnel qui
n’est pas affecté directement au bon fonctionnement du silo, les
capacités de stockage et les tours d’élévation,
- limiter les communications entre cellules de stockage,
- construire les locaux où la présence du personnel est permanente
ou groupée (salle de contrôle, réfectoires, salles de repos...) en
dehors des zones à risques ; on pourra prévoir, pour le personnel
dont la présence est nécessaire à l’exploitation du silo, la présence
de vestiaires et de sanitaires,
- séparer les locaux où il y a du personnel en permanence des
locaux où il y a des organes à risque.
17
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

Protection contre l’incendie
(matériaux, compartimentage, désenfumage...)
Les règles habituelles de protection contre l’incendie doivent être
mises en place dans l’ensemble des locaux à risque.

Protection contre l’explosion
Résistance des appareils et installations aux effets de la pression

La résistance mécanique est supérieure à la pression maximale de
l’explosion ; en cas d’explosion, il n’y a donc pas rupture. Cette mesu-
re peut être applicable aux filtres et aux élévateurs.

Évents

Ils permettent de limiter la surpression produite et de ne soumettre
l’enceinte qu’à une pression résiduelle acceptable compte tenu de sa
résistance.

Il en existe de différents types : membranes déchirables, disques de
rupture, clapets appuyés par des ressorts ou par leur propre poids,
volets à pivots, soupapes à ressorts...

Pour une enceinte de volume donné et de surpression maximale
admissible connue, la surface d’un évent est déterminée à partir des
caractéristiques d’explosivité de la poussière présente. Il est nécessai-
re que ce calcul soit conduit par un spécialiste.

Les évents doivent être placés le plus près possible des sources
potentielles d’inflammation qui peuvent déclencher une explosion et le
plus judicieusement installés afin de permettre une évacuation directe
de l’onde choc.

En cas d’explosion, les évents d’explosion et surfaces de décharge
de tous types ne devront pas créer un risque supplémentaire (projec-
tions de débris, émission de flammes).

Autres modes de protection

- Construire les cellules de stockage de telle sorte que la couverture,
qui est nécessaire, puisse faire office de surface de décharge.
- Implanter les organes à risque (élévateurs à godets, dispositifs de
pesée, filtres et chambres à poussières, cyclones, séchoirs...) ainsi
que les installations de chargement et de déchargement à l’extérieur
ou sous parois légères ; isoler ces organes les uns par rapport aux
18
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

autres et les équiper de surfaces de décharge (ou d’évents d’explo-
sion) appropriées.
- Limiter, en isolant les différentes installations, l’extension de l’ex-
plosion. Cette méthode, évitant la propagation de l’explosion, est
généralement réalisée en protégeant les canalisations : roues alvéolai-
res, vannes à fermeture rapide... . Il est à noter que le dispositif de
protection et la canalisation doivent pouvoir résister à la surpression.

19
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

À l’exploitation

Lutte contre l’empoussièrement

Captage
- Éviter de réinjecter dans le circuit de manutention les poussières
fines provenant des circuits de dépoussiérage et préférer leur réutili-
sation immédiate, leur refonte ... ou prendre au moins toute précaution
pour éviter les risques.
- Éviter les accumulations de produits dans les zones où le risque
d’inflammation est important (circuit de séchage, moteur thermique et
électrique, renvoi de transporteur).
- Maintenir les installations en bon état de marche et de propreté.

Suppression de la mise en suspension
- Limiter la vitesse de défilement des transporteurs ouverts (des vites-
ses inférieures à 3,5 m/s sont conseillées).
- Réduire tout risque de débordement.
- Proscrire l’utilisation de canon à air pour détruire les concrétions à
l’intérieur des cellules.
- Imposer la fermeture stricte des portes pour éviter la propagation
des poussières.
- Supprimer l’emploi de la soufflette, sauf pour des utilisations spéci-
fiques et ponctuelles (chaîne de conditionnement...).

Nettoyage
Le nettoyage des silos et locaux annexes sera fréquent et systé-
matique.

Les silos, les bâtiments et les locaux occupés par du personnel sont
débarrassés régulièrement des poussières recouvrant le sol, les
parois, les chemins de câbles, les gaines, les canalisations, les appa-
reils et les équipements. L’enlèvement des dépôts de poussières
constitue la mesure essentielle dans la prévention des incendies et
des explosions. Il faut impérativement éliminer les dépôts de poussiè-
res rapidement après leur formation et optimiser les opérations de net-
toyage en utilisant des aspirateurs industriels, utilisables en
20
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

atmosphères explosibles, et des systèmes de nettoyage centralisés
dont la mise en œuvre est prévue pour des atmosphères poussiéreu-
ses. Le balayage est à proscrire.La vigilance portera tout particulière-
ment au nettoyage de toutes les installations électriques.

Suppression des sources d’inflammation
- N’effectuer les travaux nécessitant ou pouvant générer un point
chaud ou une flamme (travaux de soudage par exemple) que dans le
cadre d’une procédure systématique de permis de feu (cf. annexe IV).
- Prendre toutes les dispositions pour que les engins munis de
moteurs à combustion interne présentent des caractéristiques de
sécurité suffisantes pour éviter l’explosion ou l’incendie (cf. norme NF
EN 1755 « Sécurité des machines. Chariots de manutention.
Fonctionnement en atmosphères explosibles »).
- Tenir compte de l’électricité statique produite par l’écoulement du
produit.
- Vérifier périodiquement l’ensemble des matériels et dispositifs, les
liaisons équipotentielles, les liaisons de passage du courant de foud-
re... (cf. paragraphe suivant Vérifications, p. 22)
- Ne pas utiliser de téléphone portable ou d’appareil de ce type en
zone 20 ou 21.

Prise en compte des conséquences
de l’incendie ou de l’explosion

Procédures et consignes de travail

Les procédures et consignes de travail doivent faire l’objet de docu-
ments élaborés à partir de l’évaluation des risques. Elles concerneront
notamment :
- les consignes et plans d’évacuation,
- la procédure d’admission du personnel dans les installations,
- le suivi des différents paramètres (cahier de marche),
- les instructions destinées au personnel d’entretien préventif,
- la procédure d’intervention à suivre en cas de dysfonctionnement
ou d’incident,
- les instructions destinées au personnel de maintenance (entretien
ou dépannage) qui devra faire l’objet d’une autorisation de travail,
- la procédure de permis de feu systématique pour les travaux par
point chaud,
21
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

- le suivi des entreprises extérieures et établissement des plans de
prévention,
- le protocole de sécurité transport (mise à la terre des camions,
etc.),
- les programmes de nettoyage des différents locaux et le plan de
nettoyage pour que toutes les surfaces empoussiérées soient
effectivement nettoyées,
- l’interdiction de fumer,
- les consignes de sécurité et les procédures d’exploitation seront
tenues à jour et mises à disposition,
- les consignes pour l’utilisation des soufflettes et des balais,
- le personnel affecté à la marche des installations sera réduit au
strict nécessaire dans les zones à risque.

Vérifications
Les vérifications techniques périodiques ont pour but de déterminer
l’état des éléments des installations et des dispositifs dont la détériora-
tion pourrait entraîner un danger. Elles détermineront si une réparation
ou un échange est nécessaire dans les meilleurs délais ou s’ils peuvent
remplir correctement leur fonction jusqu’à la prochaine vérification.

Les vérifications périodiques (électricité, matériel d’incendie) per-
mettent un constat qui doit obligatoirement être complété par la remi-
se en état des anomalies constatées.

Une attention toute particulière portera sur les contrôles périodiques
suivants :
- vérification, par thermographie, de l’ensemble des connexions de
puissance afin de déceler tout échauffement anormal,
- contrôle de l’équipotentialité intégré aux vérifications des installa-
tions électriques, effectué par une personne compétente de l’en-
treprise ou un organisme spécialisé,
- contrôle des liaisons devant permettre le passage du courant de
foudre par l’extérieur du bâtiment,
- contrôle préventif de l’état d’usure du système de manutention et
des systèmes de détection de dysfonctionnement,
- vérification des dispositifs de détection d’incendie, des dispositifs
d’extinction (extincteurs, RIA, installations fixes) et des installations
de désenfumage,
- etc.

Formation du personnel
Les travailleurs, y compris ceux des entreprises extérieures, doivent
être avertis des risques et recevoir une formation sur le fonctionnement
22
DÉMARCHE PRÉVENTIVE

des installations, en particulier le personnel nouvellement affecté aux
postes de travail.

Il convient d’organiser des séances de formation à tous les niveaux,
en insistant sur les risques particuliers d’incendie et d’explosion liés
aux poussières et sur les moyens mis en œuvre pour les éviter.

Cette formation portera sur les moyens d’extinction, mais surtout elle
apportera des connaissances sur les notions essentielles de préven-
tion et sur les moyens de surveillance, de détection et d’alarme.

La formation doit être complétée par des exercices pratiques :
- mise en œuvre des extincteurs,
- utilisation des autres moyens de lutte sur feux réels,
- exercices combinés avec les sapeurs-pompiers,
- participation aux exercices d’évacuation,
- etc.

23
CONCLUSION

CONCLUSION
Les causes susceptibles d’être à l’origine d’un incendie ou d’une
explosion lors de la manutention et du stockage du sucre sont multi-
ples ; aussi, la mise en place des moyens de prévention et des mesu-
res de protection est nécessaire et mérite une étude approfondie qui,
outre l’élimination de la poussière des locaux, devra prendre en comp-
te la réduction des sources d’inflammation.

Ces mesures techniques devront être complétées par des mesures
organisationnelles (permis de feu...) dont une formation continue du
personnel. Il sera également indispensable de prendre en compte l’é-
volution rapide des techniques qui permettent de rendre les installa-
tions plus sûres.

24
BIBLIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE
Les mélanges explosifs. INRS, ED 335.

L’électricité statique. INRS, ED 507.

Incendie et lieux de travail. INRS, ED 789.

Silos. Risques professionnels et prévention. CRAM Alsace-Moselle.
1997.

J-P. Pineau. Comprendre l’explosion. FAR n° 320, février 1996,
pp 11/18.

J-P. Pineau. Prévenir les explosions. FAR n° 320, février 1996,
pp 19/24

R. Lodel. Guide de la sécurité contre l’incendie et l’explosion. Minist.
de l’Environnement/INERIS, Paris, 1997.

Guide pratique publié par le Syndicat national des fabricants de
sucre. Paris, 1996.

M. Prasad, K. Singh. Electrical conductivity of solid crystalline
sugars. Int. Sugar JNL, 1999, vol. 101, n° 1206.

25
ANNEXES

ANNEXES
ADRESSES UTILES
AFNOR
Association française de normalisation
Tour Europe - cedex 7
92049 Paris-La-Défense
Tél. : 01 42 91 55 55

Alliance 7
Union intersyndicale de la biscuiterie, biscotterie, pâtisserie, aliments
de l’enfant, diététique, entremets, desserts ménagers, tapioca
194 rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : 01 42 60 30 12

CNMIS
Comité national malveillance incendie sécurité
16 avenue Hoche
75008 Paris
Tél. : 01 42 89 17 17

CNPP
Centre national de prévention et de protection
BP 2265
27950 Saint-Marcel
Tél. : 02 32 53 64 00
Serveur minitel : 3617 A2P

FFMI
Fédération française du matériel d’incendie
cedex 72
92038 Paris-La-Défense
Tél. : 01 47 17 63 06

FFSA
Fédération française des sociétés d’assurances
26 boulevard Haussmann
75311 Paris cedex 09
Tél. : 01 42 47 90 00

26
ANNEXES

INERIS
Institut national de l’environnement industriel et des risques
Parc technologique ALATA
BP 2
60550 Verneuil-en-Halatte
Tél. : 03 44 55 66 77

INRS
Institut national de recherche et de sécurité
30 rue Olivier-Noyer
75680 Paris cedex 14
Tél. : 01 40 44 30 00

SNFS
Syndicat national des fabricants de sucre de France
23 avenue d’Iéna
75783 Paris cedex 16
Tél. : 01 49 52 66 66

Union nationale des producteurs de jus de fruits, de nectars et de
boissons aux jus de fruits
10 rue de Liège
75009 Paris
Tél. : 01 48 74 31 16

27
ANNEXES

QUELQUES CARACTÉRISTIQUES
D’EXPLOSIVITÉ DES POUSSIÈRES DE SUCRE

Principales caractéristiques d’explosivité du sucre que l’on peut rete-
nir d’après les données bibliographiques :

• Température d’auto-inflammation en couche (5 mm d’épaisseur) :
220-370° C

• Température d’auto-inflammation en nuage : 350-400° C

• Energie minimale d’inflammation (en nuage) : 25-45 mJ

• Concentration minimale d’explosion (en nuage) : 25-45 g/m3

• Pression maximale d’explosion : 6-8 bars

• Kst : 140-215 bars.m/s

Résistivité du sucre :

• La résistivité du sucre varie entre 1,46.10-9 et 7,68.10-9 S.cm-1 de
305 K à 350 K.

28
ANNEXES

PRINCIPAUX TEXTES RÉGLEMENTAIRES
ET NORMES

Ministère du Travail

- Loi du 31 décembre 1991 (JO du 7 janvier 1992) modifiant le code
du Travail et le code de la Santé publique en vue de favoriser la pré-
vention des risques professionnels et portant transposition de directi-
ves européennes relatives à la santé et à la sécurité du travail.

- Décret n° 92-332 du 31 mars 1992 (JO du 1er avril 1992) modifié
relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé que doivent
observer les maîtres d’ouvrage lors de la construction de lieux de tra-
vail ou lors de leurs modifications, extensions ou transformations.

- Décret n° 92-333 du 31 mars 1992 (JO du 1er avril 1992) modifié
relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé applicables
aux lieux de travail, que doivent observer les chefs d’établissements
utilisateurs.

- Arrêté du 24 mai 1956 (JO du 5 juin 1956) relatif à la prévention des
accidents susceptibles d’être provoqués par les accumulateurs de
matières.

- Arrêté du 19 décembre 1988 (JO du 30 décembre 1988) relatif aux
conditions d’installation des matériels électriques sur les emplace-
ments présentant des risques d’explosion.

Ministère de l’Environnement

- Loi n° 76-663 du 19 juillet 1976. Installations classées pour la pro-
tection de l’environnement et décret d’application n° 77-1133 du
21 septembre 1977 modifié.
* Arrêté-type n° 2160 : Silos de stockage de céréales, grains,
produits alimentaires ou tout produit organique dégageant des pous-
sières inflammables.
* Arrêté-type n° 2225 : Sucreries, raffineries de sucre, malteries.
* Arrêté- type n° 2260 : Broyage, concassage, criblage, déchi-
quetage, ensachage, pulvérisation, trituration, nettoyage, tamisage,
blutage, mélange, épluchage et décortication des substances végéta-
les et de tous produits organiques naturels.
29
ANNEXES

- Arrêté du 29 juillet 1998 modifié (JO du 30 août 1998 et du 15 juin
2000) et circulaire d’application Règles techniques auxquelles doivent
satisfaire les silos et installations de stockage de céréales, graines,
produits alimentaires et tous autres produits organiques dégageant
des poussières inflammables, au titre de la protection de l’environne-
ment.

- Arrêté du 31 mars 1980 (JONC du 30 avril 1980) portant réglemen-
tation des installations électriques des établissements réglementés au
titre de la législation sur les installations classées et susceptibles de
présenter des risques d’explosion.

Ministère de l’Industrie

- Décret n° 78-779 du 17 juillet 1978 (JO du 25 juillet 1978) modifié,
portant règlement de la construction du matériel électrique utilisable
en atmosphère explosive.

- Décret n° 96-1010 du 19 novembre 1996 (JO du 24 novembre 1996)
modifié relatif aux appareils et aux systèmes de protection destinés à
être utilisés en atmosphères explosibles.

Recommandations de la Caisse nationale de l’assurance maladie
(CNAM)

- R 234 Manutention pneumatique de poussières inflammables.

- R 266 Stockage de produits alimentaires pulvérulents.

Principales normes

- NF EN 20340 (juin 1993). Courroies transporteuses. Résistance à la
flamme. Spécifications et méthode d’essai (ind. de classement :
T. 47-108)

- NF EN 20284 (juin 1993). Courroies transporteuses. Conductibilité
électrique. Spécifications et méthode d’essai (ind. de classement :
T. 47-109)

30
ANNEXES

- U 54-540 (exp.) Décembre 1986. Bâtiments agricoles et installa-
tions de stockage. Sécurité des silos. Atténuation des effets des explo-
sions par les évents de décharge. Calcul des surfaces d’évents.

- H 95-112 (enr.) Octobre 1971. Engins de manutention continue
pour produits en vrac. Équipements de stockage : trémies, silos, obtu-
rateurs. Code de sécurité.

- H 95-123 (enr.) Août 1975. Équipements de stockage alimentés par
manutention pneumatique. Code de sécurité.

- P 22-630 (exp.) Janvier 1992. Construction métallique. Silos en
acier. Calcul des actions dans les cellules.

- NF EN 26184-1 (hom.) Juin 1991. Systèmes de protection contre
les explosions. Partie 1 : détermination des indices d’explosion des
poussières combustibles dans l’air.

- NF EN 26184-4 (hom.) Juin 1991. Systèmes de protection contre
les explosions. Partie 4 : détermination de l’efficacité des systèmes de
suppression des explosions.

- EN 1127-1. Atmosphères explosives. Prévention de l’explosion et
protection contre l’explosion. Partie 1 : concepts de base et méthodo-
logie.

31
ANNEXES

EXEMPLE DE PERMIS DE FEU
(autorisation de travaux avec points chauds)

REMARQUE IMPORTANTE
La délivrance de ce document sous-entend que le signataire (chef d’établissement ou son repré-
sentant qualifié) s’est informé au préalable de la configuration des locaux concernés et situés à pro-
ximité, des produits qui y sont utilisés ou entreposés et des activités effectuées (risques spéciaux).

Date de début de travaux :
Durée maximale :
Travail à exécuter :

■ Soudage
■ ■ Chalumeau
■ ■ Découpage électrique
■ Pas de point de feu

Risques particuliers :

MISE EN SÉCURITÉ MOYENS DE PROTECTION
Protection ou évacuation des produits inflammables ■ Contrôle d’atmosphère ■
Délimitation et signalisation de la zone dangereuse ■ Écrans, bâches, protection de voisinage ■
Consignation - séparation des sources d’énergie ■ Ventilation forcée ■
Vidange ■ Extincteurs ■
Nettoyage - dégazage ■ Surveillant de sécurité ■
Isolation totale de tuyauterie ■ Moyens d’alerte (téléphone) ■
Démontage de tuyauterie ■ ■
■ ■
■ ■
■ ■
SERVICES CONCERNÉS NOM SIGNATURE

DEMANDEUR

SÉCURITÉ

ENTRETIEN

EXÉCUTANT (ou chef d’équipe d’entretien extérieure)

PERMIS DE FEU délivré le Signature du chef d’établissement (ou de son représentant qualifié)

32 Achevé d’imprimer en mai 2001 sur les presses de l’imprimerie SAGER - 28240 LA LOUPE
L’INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SÉCURITÉ

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
est une association déclarée sans but lucratif
(loi du 1er juillet 1901), constituée sous l’égide
de la Caisse nationale de l’assurance maladie.
Il est placé sous la tutelle des pouvoirs publics
et le contrôle financier de l’État. Son conseil
d’administration est composé en nombre égal
de représentants du Mouvement des entreprises
de France et des organisations syndicales
de salariés.

L’INRS apporte son concours aux services ministériels,
à la Caisse nationale de l’assurance maladie,
aux Caisses régionales d’assurance maladie,
aux comités d’hygiène, de sécurité
et des conditions de travail, aux entreprises,
enfin à toute personne, employeur ou salarié,
qui s’intéresse à la prévention. L’INRS recueille,
élabore et diffuse toute documentation intéressant
l’hygiène et la sécurité du travail : brochures, dépliants,
affiches, films, renseignements bibliographiques...
Il forme des techniciens de la prévention et procède
en son centre de recherche de Nancy aux études
permettant d’améliorer les conditions de sécurité
et l’hygiène de travail.

Les publications de l'INRS sont distribuées
par les Caisses régionales d'assurance maladie.
Pour les obtenir, adressez-vous au service prévention
de la Caisse régionale de votre circonscription,
dont vous trouverez l’adresse en fin de brochure.

LES CAISSES RÉGIONALES D’ASSURANCE MALADIE

Les Caisses régionales d’assurance maladie
disposent, pour diminuer les risques professionnels
dans leur région, d’un service prévention composé
d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs de sécurité.
Par les contacts fréquents que ces derniers ont
avec les entreprises, ils sont à même non seulement
de déceler les risques professionnels particuliers
à chacune d’elles, mais également de préconiser
les mesures préventives les mieux adaptées
aux différents postes dangereux et d’apporter,
par leurs conseils, par la diffusion de la documentation
éditée par l’Institut national de recherche
et de sécurité, une aide particulièrement efficace
à l’action des comités d’hygiène, de sécurité
et des conditions de travail.
POUR COMMANDER LES FILMS (EN PRÊT), LES BROCHURES ET LES AFFICHES DE L’INRS,
ADRESSEZ-VOUS AU SERVICE PRÉVENTION DE VOTRE CRAM OU CGSS

SERVICES PRÉVENTION DES CRAM
ALSACE-MOSELLE BRETAGNE NORD-EST
(67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne,
14 rue Adolphe-Seyboth 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
236 rue de Châteaugiron 55 Meuse, 88 Vosges)
BP 392
67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex 81 à 85 rue de Metz
tél. 03 88 14 33 00 tél. 02 99 26 74 63 54073 Nancy cedex
fax 03 88 23 54 13 fax 02 99 26 70 48 tél. 03 83 34 49 02
fax 03 83 34 48 70
(57 Moselle) CENTRE
(18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, 37 NORD-PICARDIE
3 place du Roi-George Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret) (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
BP 31062 36 rue Xaintrailles 62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
57036 Metz cedex 1 45033 Orléans cedex 1 11 allée Vauban
tél. 03 87 66 86 22 tél. 02 38 79 70 00 59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
fax 03 87 55 98 65 fax 02 38 79 70 30 tél. 03 20 05 60 28
fax 03 20 05 63 40
(68 Haut-Rhin) CENTRE-OUEST
11 avenue De-Lattre-de-Tassigny (16 Charente, 17 Charente-Maritime, NORMANDIE
BP 488 19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
68020 Colmar cedex 86 Vienne, 87 Haute-Vienne) 61 Orne, 76 Seine-Maritime)
tél. 03 89 21 62 20 4 rue de la Reynie Avenue du Grand-Cours, 2022 X
fax 03 89 21 62 21 87048 Limoges cedex 76028 Rouen cedex
tél. 05 55 45 39 14 tél. 02 35 03 58 21
fax 05 55 79 00 64 fax 02 35 03 58 29
AQUITAINE
(24 Dordogne, 33 Gironde,
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne, ÎLE-DE-FRANCE PAYS DE LA LOIRE
64 Pyrénées-Atlantiques) (75 Seine, 77 Seine-et-Marne, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
78 Yvelines, 91 Essonne, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
80 avenue de la Jallère 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint- 2 place de Bretagne
33053 Bordeaux cedex Denis, 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)
BP 93405, 44034 Nantes cedex 01
tél. 05 56 11 64 00 17-19 place de l’Argonne tél. 02 51 72 84 00
fax 05 56 39 55 93 75019 Paris fax 02 51 82 31 62
tél. 01 40 05 32 64
AUVERGNE fax 01 40 05 38 84 RHÔNE-ALPES
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme, 38 Isère,
63 Puy-de-Dôme) LANGUEDOC-ROUSSILLON 42 Loire, 69 Rhône, 73 Savoie,
48-50 boulevard Lafayette (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 74 Haute-Savoie)
63000 Clermont-Ferrand 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 26 rue d’Aubigny
tél. 04 73 42 70 22 29 cours Gambetta 69436 Lyon cedex 3
fax 04 73 42 70 15 34068 Montpellier cedex 2 tél. 04 72 91 96 96
tél. 04 67 12 95 55 fax 04 72 91 97 09
fax 04 67 12 95 56
BOURGOGNE-FRANCHE-
SUD-EST
COMTÉ MIDI-PYRÉNÉES (04 Alpes-de-Haute-Provence,
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute- 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, 71 Saône-et- Garonne, 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes- 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
Loire, 89 Yonne, 90 Territoire de Belfort) Pyrénées, 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
ZAE Cap-Nord 2 rue Georges-Vivent 35 rue George
38 rue de Cracovie 31065 Toulouse cedex 13386 Marseille cedex 5
21044 Dijon cedex tél. 05 62 14 29 30 tél. 04 91 85 85 36
tél. 03 80 70 51 22 fax 05 62 14 26 92 fax 04 91 85 79 01
fax 03 80 70 51 73

SERVICES PRÉVENTION DES CGSS
GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
Rue Paul-Lacavé Route de Raban, BP 7015 97405 Saint-Denis cedex 97232 Le Lamentin, BP 576
97110 Pointe-à-Pitre 97307 Cayenne cedex tél. 02 62 90 47 00 97207 Fort-de-France cedex
tél. 05 90 21 46 00 tél. 05 94 29 83 04 fax 02 62 90 47 01 tél. 05 96 66 50 79
fax 05 90 21 46 13 fax 05 94 29 83 01 fax 05 96 51 54 00