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Droit du travail

Le droit du travail c’est l’ensemble des règles juridiques applicables aux relations individuelles et
collectives qui existent entre des employeurs privés et ceux qui travaillent sous leur autorité moyennant une
rémunération.
Autrefois, le droit du travail était élaboré essentiellement par les institutions françaises. Le parlement
votait les lois en matière de droit du travail, elles étaient appliquées par les personnes concernées. Et lorsque
la règle était obscure, elle était interprétée par les magistrats. Pendant très longtemps, le droit du travail a été
un droit jurisprudentiel.
Compte tenu de l’évolution mondiale, le droit du travail français est maintenant fortement marqué par
les traités internationaux, les règles internationales et le droit de l’UE.

I. La diversité des sources en droit du travail :
A. Les sources internationales :
Selon l’art. 55 de la constitution de 1958, qui a instauré la 5ème République : « les traités ou accords
internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont dès leur publication l’autorité supérieure à celle des lois
sous réserve pour chaque accord ou traité de son application par l’autre partie. » = Traité > loi française

L'OIT (Organisation Internationale du Travail) est une institution spécialisée de l’ONU.
On vocation à adhérer à l’ONU tous les états du globe terrestre. Etant une institutions généraliste, elle a mis
en place des institutions spécifiques (UNESCO, OMS, ONICEP …) dont l’OIT.
Un membre de l’OIT doit y adhérer volontairement. Des grands principes y sont mis en place :
proscription du travail des enfants.

Le Conseil de l’Europe : à la suite de la seconde guerre mondiale, les Etats européens ont voulu créer
une institution pour fédérer les états concerné => le traité de Londres du 5 Mai 1949 a institué le CE.
A l’origine, il a été créé pour accueillir l’ensemble des états se trouvant sur le continent européen.
Actuellement 47 pays membres (sauf Biélorussie).
La Convention Européenne des Droits de l’Homme => étendue au libertés fondamentales par le CE =
4 Novembre 1950. Pendant un temps, aucune sanction au non respect des états membres de cette convention,
donc le CE s’est doté le 18 Septembre 1959 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (pour sanctionner
les infractions).
2 articles concernent le droit du travail : articles 6 et 8 :
- L’article 6 indique : « que tout citoyens ou tout habitant d’un état signataire doit avoir droit
à un procès équitable ».
- L’article 8 qui concerne le respect de la vie privée et de la personne.

Tout habitant de l’Europe peut saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme s’il estime que ces
droits ne sont pas respectés mais à la condition que cet habitant est épuisé toutes les voies de recours interne.
Si la Cour estime que le droit n’a pas été respecté, la Cour va sanctionne l’Etat en lui infligeant une amende et
des dommages et intérêts au plaignant.

B. Droit de l’union européenne :
6 états en 1959 : France, République fédérale d’Allemagne , Italie, Luxembourg, Hollande.

Au fur et à mesure l’UE a vu ces institutions s’épaissir, tout comme son pouvoir.
Institutions :
- Commission Européenne ;
- Le Parlement Européen (membres élus par les citoyens européens).

La commission va prendre des directives dans différents domaines, qui devront être intégrés dans les
droits nationaux avant une date donnée sous peine de sanction.
La Cour de justice Européenne, va condamner un pays si un dispositif n’a pas était mis en place dans
les bons délais.
En matière de congés payés, 5 semaines => 2,5 par mois. Une personne qui travaillait moins de 10
jours sur un mois n’avait pas le droit à ceux-ci en France. La Cour a jugé que ceci est discriminatoire et
contraire au droit européen car le droit au congé devait s’appliquer dès le premier jour de travail.

C. Le droit en France :
En terme de hiérarchie, le plus haut : la constitution.
C’est celle de 1958 qui a instauré la Vème République.
Celle-ci définit les pouvoirs des différents parties, les domaines d’intervention du Parlement.
Préambule = Introduction
Le préambule de cette Constitution renvoie à celui de 1946. => Valeur ? => constitutionnelle =
supérieur aux lois.
La Constitution de 1946 constate le droit de grève = droit constitutionnel.
Si une loi peut être remplacé par une autre (avec la majorité absolue), pour modifier la constitution il
faut soit faire appel au référendum ou réunir le Congrès (sénateurs et députés réunis) et que celui-ci vote la
modification au 2/3 des voies.
En dessous loi et règlement.
Une loi est un texte général, à portée impersonnelle votée par le parlement.
Le projet de loi émane du gouvernement. La proposition de loi émane des parlementaires eux-mêmes.
Lorsque la loi est votée, les opposants peuvent la soumettre à la censure du Conseil Constitutionnel.
Le règlement est le texte à portée générale ou personnelle ou individuelle pris par l’exécutif.

1. Les ordonnances de l’article 38 de la Constitution :
Permet au Gouvernement d’intervenir dans des domaines où normalement le Parlement devrait
intervenir.
Le Gouvernement va demander au Parlement l’autorisation d’intervenir dans un domaine limité mais
qui relève normalement des pouvoirs du Parlement.
Le Parlement va voter une loi autorisant le Gouvernement d’intervenir dans ce domaine.
Une fois l’ordonnance faite par le Gouvernement, le Parlement valide ou non le texte. Il ne peut pas
le modifier.
L’article 49.3 : soit le texte est accepté sur la confiance du Président, soit il est refusé et le Président
démissionne, tout comme le 1er ministre.

2. Les sources conventionnelles :
Source de droit du Travail (salarié, ou syndicat de salarié, patron ou syndicat de patron) peuvent
négocier au niveau de l’entreprise, d’une branche d’activité des accords concernant les relations de travail.
Si ces accords sont signés par tous les parties, ils auront force de loi. Ces accords ne peuvent défavorables à la
loi, ils ne peuvent que être plus favorables = amélioration de la loi.

Les usages : lorsqu’une pratique non obligatoire est répétitive et dure dans le temps, apportant un avantage au
salarié (ou une catégorie), cela devient un droit que l’on peut revendiquer.

Le règlement intérieur : un employeur peut édicter au sein de son entreprise un texte précisant les droits et
obligation de ces salariés. Il devient une source de droit au sein de l’entreprise.

Jurisprudence : l’ensemble des décisions des juridictions dans un domaine donné.

Le contrat de travail est un accord de volonté qui propose emploi avec rémunération à un salarié qui accepte
une position de subordination en échange.