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BIBLIOGRAPHIC RECORD TARGET
Graduate Library
University of Michigan

Préservation Office

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ABN7310
UL FMT B RT a BL m T/C DT 09/12/88 R/DT 08/30/96 CC STAT mm E/L 1
010: : |a 10002834
035/1: :
|
a (RLIN)MIUG86-B46741
035/2: :
j
a (CaOTULAS)160036486
040: |aRPB |cRPB |dMiU
:

050/1:0: |aQA551 |b.B85
100:1 a Briot, c M. q (Charles), d 1817-1882.
:
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245:00: a Leçons de géométrie analytique.
|

250: :
|
a 14. éd. rev. et annotée par M. Appell.
260: : |
a Paris, |
b C. Delagrave, |cl893.
300/1: :
|
a 2 p. L., iii, 758 p. |b317diagrs. |c23cm.
650/1: a Geometry, Analytic
700/1:1 aBouguet, |cM. |q (Jean Claude), |d 1819-1885. |
e joint author.
700/2:1 a Appell, Paul, |
d 1855-1930. e éd.
|

998/1: : |cRSH |
s 9124

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Nogales, AZ

On behalf of
Préservation Division
The University of Michigan Libraries

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^Sèfe

iÉffiSffl

LEÇONS
DE

GÉOMÉTRIE
ANALYTIQUE

Tout exemplaire non revêtu de la griffe de V Éditeur et de celle

de r Auteur, sera réputé contrefait.

DES MEMES AUTEURS
BRIOT ET BOUQUET

Leçons de Trigonométrie. 6° édition. In-8 3 50

Complément de Géométrie analytique, leçons faites par M. Bbiot
à l'École normale supérieure et rédigées par les élèves. In-8. 5 h.

Théorie des fonctions elliptiques. 2 e édition. In-4. ... 30 fr

BRIOT
Louons d'Algèbre, 2 e partie, à l'usage des classes de mathématiques
spéciales. 7 e édition. In-8 5 L\

Eléments de Géométrie, théorie. 7 e
édition 5 ïr.

Ejsaisurla Théorie mathématique de la lumière. In-8. 4 ir.

Théorie mécanique de la chaleur. In-8 7 50

Coulommiers. — Imp. Paul Brodard.

LEÇONS

GÉOMÉTRIE
ANALYTIQUE
PAR MM.

C. BRIOT J.-C. BOUQUET
Professeur à la Faculté des, Sciences, îlembre de l'Institut, professeur à la Faculté
maître de conférences à l'École Nor- des Sciences, maître de conférences è
male. l'École Normale.

QUATORZIÈME ÉDITION
Revue et annotée

Par M. APPELL, Membre de l'Institut,

Professeur à la Faculté des Sciences.

PARIS
LIBRAIRIE CH. DELAGRAVE
15, BUE SOUFFLOT, 15

1893
Tous droits réservés.

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR

A la suite des changements apportés aux programmes
des Écoles et de l'introduction de nouvelles méthodes
dans l'enseignement, la géométrie analytique de MM. Briot

et Bouquet présentait quelques lacunes que M. Appell,
professeur à la Faculté des sciences de Paris, et élève de
MM. Briot et Bouquet, a essayé de combler, en s'inspirant
des leçons de ses anciens maîtres.
Les modifications et les additions ont été faites de telle

façon que cet ouvrage, tout en conservant le caractère de
simplicité et de précision que lui avaient donné ses savants
auteurs, puisse être utile non seulement aux élèves des
lycées, mais encore aux étudiants des Facultés des
sciences, candidats à l'agrégation. Les principaux chan-
gements portent sur les sujets suivants :

GÉOMÉTRIE PLANE
Coordonnées du point qui divise un segment donné dans un
rapport donné (n° 57).

Équation des droites passant par le point de concours de deux
droites données (n° 69),

Développement de la théorie du cercle.
Sur les fonctions des coefficients de l'équation d'une conique

II AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR.
et de l'angle des axes qui ne changent pas quand on fait une
transformation de coordonnées (n°144).
Application au calcul des axes d'une conique à centre, du
paramètre d'une parabole (n° 214).

Équation réduite commune aux trois courbes du second ordre
fn° 263).

Coordonnées tangentielles (n°306).
Coordonnées homogènes, points à l'infini (n° 330).

Coordonnées trilinéaires (n° 331).

Intersection de deux coniques. Discussion de l'équation en A
par la méthode de M. Darboux (n° 332).

Signification géométrique de certaines relations simples entre
les racines de l'équation en 1 (page 374).
Application de la théorie des polynômes homogènes du second
degré à l'étude des propriétés des courbes du second ordre
(page 383).
Courbes tangentes, courbes normales (n° 343),
Points d'inflexion, Hessienne (n° 355).
Classe d'une courbe. Formules de Plucker (sans démonstration)
(page 421).
Construction des courbes en coordonnées polaires. Équation
de la tangente et de la normale. Sous-tangente et sous-normale
(no 376).

Notions sur les courbes unicursales (page 485). Ce chapitre est
destiné à préparer l'étude de la géométrie sur une courbe et des
applications géométriques du théorème d'Abel.

GÉOMÉTRIE DANS L'ESPACE

Théorie de la ligne droite. Cette théorie a été modifiée con-
formément à l'usage qui s'est introduit partout de prendre les

équations d'une droite sous la forme

x — x' y — y' z — z'

a b c

Longueur d'un arc de courbe. Courbure (n° 482).
Sur les fonctions des coefficients de l'équation d'une surface

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR. III

du second ordre qui ne changent pas quand on fait un change
ment d'axes rectangulaires (n°510).
Remarques sur l'équation en S (page 607).
Axes d'une section centrale d'une surface du second ordre à
centre (n°517 bis).

Signification du signe du discriminant (n° 580 bis).

Courbes gauches du quatrième ordre (n° 597).
Note sur les sections circulaires (n° 598).

Notions sur les complexes de droites La 599).

De nombreux exercices ont été ajoutés dans le texte,
notamment à propos des coordonnées tangenti elles, des
coordonnées homogènes, de l'équation en A, des courbes
unicursales et des complexes.
Enfin, on a placé à la fin de l'ouvrage la liste des sujets

de composition donnés aux principaux concours.

GEOMETRIE
ANALYTIQUE

La Géométrie analytique a pour but l'étude des figures par
les procédés du calcul ou de Y analyse algébrique.
C'est àDESCABTES que Ton doit la représentation des figures
par des symboles algébriques il en résulte, comme nous le
;

verrons, une méthode générale pour la résolution des ques-
tions de géométrie.
Nous nous occuperons d'abord des figures planes ou à deux
dimensions, et ensuite des figures dans l'espace ou à trois di-

mensions.

GÉOMÉTRIE PLANE

LIVRE ï

PRÉLIIHI1VA.IE&I3S

CHAPITRE PREMIER
Des Coordonnées,

On détermine la position d'un point dans un plan au moyeu
de deux quantités, que Ton nomme les coordonnées du point-
Il y a une infinité de systèmes de coordonnées ; nous indique-

rons seulement les systèmes les plus simples et les plus em-
ployés.
GÉOM. ANALYT. *

en d'autres termes. Cependant la coordonnée désignée par x porte plus par- ticulièrement le nom (^abscisse. Nous ferons remarquer que les deux coordonnées du point M sont les projections de la droite OM. la projection sur chaque axe se fai- sant parallèlement à l'autre. sont les coordonnées recti- lignes du point. i. dans un sens ou dans l'autre. pour cela. le premier est l'axe des x. dans quel sens est portée la lon- gueur OP. Ces deux longueurs OP et OQ (affectées chacune du signe convenable). est la longueur OP. I . la / / quelconque M du plan sera déterminée JE-'. sur les axes OX et OY. de plus. On les désigne ordinairement par les lettres a? et y. du signe — si elle est portée sur OX. La projection sur l'axe des x. on obtient tous les points du plan d'ailleurs . donne à x et à y toutes les valeurs possibles posi- Si l'on tivesou négatives. La position "T ~r~~^ ~ de * a Parallèle H'H est définie par / / le segment OP qu'elle intercepte VI /"' indiquer sur X'X. la posi- tion de la parallèle G'Gr est définie par la longueur OQ affectée du signe + ou du signe —.2 LIVRE I. Le point 0. si l'on fait varier x et y de oo à — + oo. d'affecter la distance OP du signe + si e ^ e es ^ portée sur OX par exemple. celui à! ordonnée. Soient doux droites ou axes fixes X'X et YT tracées dans ' t/ /h loP lan ( fi §. De même. Les deux droites fixes X'X et Y' Y s'appellent les axes des coor- données. l'autre. par l'intersection de deux droites G'G> l/j H'H parallèles aux axes. Fig. chaque couple de valeurs donne un point et un seul. et par conséquent le point M. on convient. qui déterminent ainsi la position des deux paral- lèles. à partir duquel on compte les coordonnées sur chaque axe. comme la coordonnée x elle-même. le deuxième l'axe des y. p° sition d un P oint l ). il faut. prend le nom à! ori- gine des coordonnées. y. suivant qu'elle est portée sur OY ou OY. parcourue dans le sens OM. COORDONNÉES 11ECTILTGNES. i/------/-------. affectée . CHAPITRE I.

on a tous les points de la demi-droite OL . 3. à partir de Fig. 4. suivant qu'elle est portée dans la di- rection OX ou dans la direction opposée OX' . affectée du signe -j. OX un axe fixe (fig. suivant qu'elle est portée dans la direction OY ou dans la direction opposée OY'. on fait varier p de à + 00. 2) sont les distances de ce point aux deux l> X axes. Y 2. Soit un point fixe nommé pôle.00 et w de à i-k. COORDONNÉES BI-POLAIRES. de même la pro- jection sur Taxe des y. Q M / les deux coordonnées du point M (fig. ensuite. si. Fig. 2. Fig. On peut aussi définir la position d'un point M par ses distances u et v à deax points fixes F et F' (fig. 3). on peut déterminer la position du point M par la longueur p du rayon vecteur OM et par l'angle w que fait ce rayon vecteur avec l'axe. ayant pour centre le pôle. 3 du signe + ou du signe —. En effet. La position du point M est déterminée par l'intersection d'un cercle de rayon p. On obtient tous les points du plan en faisant varier p de à -f. COORDONNEES RECTILIGNES RECTANGULAIRES. laissant w constant. Ordinairement on trace les axes fixes perpendiculaires entre eux : dans ce cas. COORDONNEES POLAIRES. la demi-droite OL part de la position OX et décrit tout le plan. et d'une demi-droite OL partant du pôle et faisant avec l'axe OX l'angle to (fig. 3. mais il faut convenir du sens dans lequel on compte l'angle to. 5). on fait varier wdeoà 271. l'axe OX. ou du signe — . 4. La position . est la longueur OQ. ce sont aussi les projections ortho- gonales de la droite OM sur les deux axes. comme la coordonnée y. si. 3) . DES COORDONNÉES.

. . de la variable u... du point M se trouve alors déterminée par l'intersection de deux cercles. M". avec les rayons u et v. les deux circonférences se coupant en deux points. B".4 LIVRE I. On peut encore déterminer la position du point M à l'aide des angles MFF'.. et les valeurs particulières qu'il faut don- ner aux variables u et v pour avoir ces deux lignes s'appellent les coordonnées du point. 5. correspondant à diverses valeurs v'. un point quelconque du plan est défini par les deux lignes qui passent en ce point. d'abord. décrits des points F et F' comme centres. par a et p . à tout couple de valeurs de a et p correspond un point du plan et un seul.. B'". w'".. tout cou- Fig. de coordonnées rectilignes. il faut que la distance des pôles soit moindre que leur somme et plus grande que leur différence lorsque cette . v'". correspondant à diverses va- Fig. on détermine la position d'un point dans un plan par l'inter- section de deux lignes tracées dans ce plan. comptés . CHAPITRE I. Mais ce système n'offre pas la même perfection théorique que les deux précédents .. il en résulte un ambiguïté fâcheuse.. En général. leurs u' y if. Soient (fig. cha- cune des deux séries de lignes se compose de droites paral- lèles c'est pourquoi on désigne ces coordonnées sous le nom . 0. MF'F nous désignerons ces angles. v". de la variable v. une première série de lignes de même espèce.. chacun d'eux pourra varier entre o et 2-k . condition est remplie. IDÉE GÉNÉRALE DES SYSTEMES DE COORDONNEES. A"... B'. Le nombre des systèmes de coordonnées est infini. ple de valeurs de u et v n'est pas admissible . Dans le premier des systèmes que nous avons étudiés. 6) A'. une seconde série de lignes de même espèce.. 8... L'ensemble de ces deux séries de lignes constitue un système de coordonnées. dans un sens déterminé.

les deux coordonnées varient si- multanément. que l'on donne une équation F(a?. 7). et dé- signons par x étales deux coordonnées OP et MP d'un point M quelconque de la ligne quand le point M se meut sur la .7 . ture de cette fonction dépend de celle de la ligne. de la définition géométrique de la ligne. 4) î la seconde série. la première série se compose de demi-droites émanant du pôle 0. 5 Dans le système polaire. traçons dans le plan deux axes OX et OY. l'une des valeurs de y variera aussi d'une manière con- tinue à partir de y . chacune des séries se compose de demi-droites partant de l'un des points fixes F ou F'. on conçoit que Ton puisse. Dans le premier système bi-polaire. de cercles concentriques. chaque couple de valeurs réelles de x et y satisfaisant à cette équation détermine un point du plan Soient x et y des valeurs réelles de x et y vérifiant l'é- quation. ligne. Dans le second.y) = o. la grandeur de l'ordonnée correspondante MP est parfaitement détermi- née. réciproquement. si l'on fait varier x d'une manière continue à partir de x . et sera en général réelle tant que x restera . servant à définir analytiquement la fonction y. Ainsi l'ordonnée MP une fonction de l'abscisse OP la na- est . Quand la ligne est définie géométriquement. et la variation de l'abscisse entraîne celle de l'ordonnée. déduire une équation entre x et y. 6. chacune des séries se compose de cercles concentriques (fig. si l'on donne à l'abscisse Fi &. Soit une ligne plane quelconque AB (fig. DES COORDONNÉES. une valeur arbitraire OP. REPRESENTATION DES LIGNES PLANES PAR DES EQUATIONS. décrits du point comme centre avec le rayon variable p. entre les deux variables # et y. 7. Supposons. L'équation en x et y que l'on trouve de cette manière s'ap- pelle l'équation de la ligne. et définies par l'angle va- riable w qu'elles font avec Taxe OX (fig. 5).

8. réciproquement. Dans le système polaire. le rayon vecteur p varie avec l'angle w . décrira dans le plan une ligne continue. CHAPITRE I. dont les coordon- nées sont x et ?/. Les exemples que nous donnons dans le chapitre suivant feront bien comprendre comment on représente les lignes par des équations. La représentation des figures par des équations est la base de la Géométrie analytique . 0.G LIVRE I. . de trois questions fondamen- tales : quand une figure est définie géométriquement. Ainsi F ensemble des solutions réelles d'une équation à deux variables est. On s'oc- cupe. et la ligne est représentée par une certaine équation entre p et <o. on cher- che son équation . en Géométrie analytique. on étu- die les relations qui existent entre les propriétés géométriques des figures et les propriétés analytiques des équations. le point. elle permet d'appliquer à l'étude des figures les procédés du calcul algébrique. on apprend à construire la figure que représente une équation donnée. en général^ figm*é par une ligne plane. Ce que nous venons de dire des cordonnées rectilignes a lieu évidemment dans tout autre système de coordonnées. quand le point M se meut sur la ligne donnée. comprise entre certaines limites.c'est une fonction de <*>. enfin.

correspond à un certain système de coordonnées. . si Ton choisit le système particulier indiqué par l'énoncé. puisque la longueur du rayon vecteur est constamment égale à quelle que soit la valeur de l'angle w. CERCLE. Si l'on prend le centre pour pôle et une droite quelconque OX pour axe polaire (fig. On le décrit à l'aide d'un compas : une pointe étant placée au centre. Cherchons maintenant l'équation du cercle en coordonnées rectilignes. l'équation de la courbe est la traduction immé- diate de sa définition géométrique. En général. 8). EXEMPLES. la définition géométrique d'une courbe. l'autre pointe trace la cir- conférence. CHAPITRE II Exemples. Le cercle est le lieu des points également distants d'un point fixe appelé centre. 10. et que l'on dési- gne par r la longueur du rayon. Si l'on prend deux axes rectangulaires OX et OY passant par le centre. le triangle rectangle OMP donne im- médiatement la relation w x2 +y 2 = < qui existe entre les deux coordonnées x et y d'un point quel- conque Mde la circonférence. déter- minant chacun de ses points. C'est l'équation de la circonfé- rence dans ce système de coordonnées. l'é- quation de la circonférence en coor- données polaires est (0 9 = r. r.

Désignons par 2a la somme constante des distances de cha- cun des points de l'ellipse aux deux foyers. CHAPITRE II. Cherchons l'équation de l'ellipse. F'A'. Le point 0. on peut la définir par les deux longueurs 2a et 2b . Le système de coor- données indiqué par l'énoncé est le premier système bipo- laire (n° 4) . Les points M et M' étant symétriques l'un de l'autre par rap- port à la droite FF'. avec un rayon égal à a. et un second cercle de l'autre foyer F' comme centre avec un rayon v u. 11. et la distance OB. On obtient les sommets A et A' situés sur le premier axe. est un second axe. égales à a c. On détermine — les sommets B et B'. La droite BB' menée par le point 0. Les points où les axes coupent la courbe s'appellent sommets. On peut construire l'ellipse par points en décrivant un cercle de l'un des foyers F comme centre avec un rayon arbitraire u. LIVRE I. et Pour que les deux cercles se coupent. en prenant les distances FA. alors le plus petit est plus grand que a — c. si l'on détermine la position de chacun des points . en décrivant de l'un des foyers comme centre un cercle. situés sur le second axe. est égale à \/a 2 c 2 Au lieu de définir l'ellipse par les . deux longueurs 2a et 2c. milieu de FF'. milieu de FF'. perpendicu- laire à FF'. comme précédemment. ELLIPSE. cette droite est un axe de la courbe. 12. est centre de la courbe. il faut que le plus grand rayon soit plus petit que a-\-c. Les points d'inter- égal à 2a — section M M' des deux cercles appartiennent à l'ellipse. U ellipse est une courbe telle que la somme des distances de chacun de ses points à deux points fixes est constante. Ces deux points sont les foyers de l'ellipse. et par ic la distance FF 7 des foyers. que l'on dési- — gne par b. La distance OA est égale à a. on a alors c =ya — 2 b2 .

9 du plan par ses distances aux deux points fixes F et F'. EXEMPLES. v = \Jy* + + x)\ {c En substituant les valeurs de u et de v dans l'équation (1). et par zp le périmètre 2a+2e du triangle MFF'. en simplifiant. après avoir fait passer le pre- mier radical dans le second membre. les triangles rectangles FMP. 10) : les longueurs PF et PF' étant égales à t—x et à c-\-x. F'MP donnent u = \/y* + {c-xy. l'ellipse aura pour équation (0 U-\-V. on obtient l'é- quation -r (3) a v/y +(c-a?) a +vV +(c+*) =2a. nous élèverons au Fig. . : 2 2 P a-\-c 13. 2 Pour mettre cette équation sous la forme entière . Cherchons enfin l'équation en coordonnées rectilignes. Dans le second système bi-polaire.:2 a. 10. l'équation a aussi une forme très-simple.tang . carré. Une nouvelle élévation au carré conduit à l'équation (4) a 2 . on a (p ~ ac)(p ~ tl) tang-=\/ p(p — > & 2 v) °2 JO (p U) AC f a- d'où (2) tan g . ce qui donne ou. si l'on désigne par a et p les deux angles coordonnés MFF'. Prenons les deux axes de la courbe pour axes des coor- données (fig. MF'F.V 2 + {a 2 — c 2 )x 2 =a 2 (a 2 — c 2 ). a\/y 2 -\-{c — xy = a 2 —cx.

:2a. On peut construire \V ^ P par points ïa branche de ! ! !)'{ F' l\ a! F jd" JD droite. elle équivaut aux quatre équations u-\-v. milieu de FF'. que l'on obtient. avec un rayon v égal à 2a-\-u. comme l'ellipse. . quand on se borne aux solu- tions réelles. comme centre.:2a U—V . tion de l'ellipse se met sous la forme a y 2 2 -\-b x = a 2 2 ou 2 b 2 . avec \ / / \ \ \ / / un rayon arbitraire u. 1 1 ) et la perpendiculaire BB' à cette B droite. x* y* (5) HYPERBOLE. On obtient de la même manière la seconde branche. quand dans l'équation (3) on change les si- gnes des radicaux. est centre de la courbe. La somme constante 2a étant plus grande que la distance des foyers 2c.-ia •'ia -u-\-v. L'équation u—v=2a n'a pas de solution — réelle. Elle \N/ J< se compose de deux branches distinctes. — u-\-v=2a n'ont pas non plus de solution réelle. 14. en décrivant un cercle \ / \ / du foyer F comme centre. en son milieu 0. on peut dire que l'équation (4) est équivalente à l'équation (3). on peut poser a 2 — =b et l'équa- c 2 2 . L'hyperbole admet. quand on suppose 2a>2c. il faut que Ton ait u plus grand que c—a. Ces deux points fixes F et F' sont les foyers de l'hyperbole. et un B' VJflK second du foyer F' cercle Fig.10 LIVRE I. car les quantités u et v désignent les distances des points F et F' à un point du plan ayant pour coordonnées x et y. Le point 0. et la différence des distances ne peut pas être égale à la longueur 2a plus grande que la distance 2c ou FF'. il. Les équations u — v=2a. Ainsi. deux axes de symétrie. CHAPITRE IL Mais réquation (4) n'est pas équivalente à l'équation (3) . L'hyperbole est une courbe telle que la différence des dis- tances de chacun de ses points à deux points fixes est constante. Pour que les cercles se coupent. qui sont la droite FF' (fig.

les deux branches de l'hyperbole sont comprises dans la même équation (3). on arrive à l'é- quation sous forme entière. u-\-v~±2a. . dans le premier système bipolaire. mais. tang- tang- p c — tang- S c +a 15. c'est pourquoi cet axe a reçu le nom d'axe transverse. a 2 y 2 -\-(a 2 — c 2 )x 2 =a 2 (a 2 — 2 ). les deux der- nières n'ont pas de solution réelle. et que Ton détermine en prenant OA==:OA'=a. comme nous l'avons remarqué. l'autre par l'équation u — v=2a. dans le système rectiligne. Cette équation. En coordonnées rectangulaires. l'équation de l'hy- perbole est VV + (c-\-xf — \Jy + — xf = ± 2 2 (c fl. les deux branches de la courbe ont respectivement pour équations (iV v — u~±ia. Si l'on pose c 2 —a = 2 b2f l'équation de l'hyperbole devient (3) v ' 4-£=i. les équations des deux branches sont tang. tandis que. Dans le premier système bi-polaire. a2 0- II est bon d'observer que. que nous avons déjà obtenue pour l'ellipse. Dans le second système bi-polaire. H Le premier axe rencontre seul la courbe en deux points A etA. Il faut aussi deux équations distinctes dans le second système bi-polaire. lune des branches est représentée par l'équation v~u=2a. En répétant ici les transformations du n° i5. équivaut aux quatre équations distinctes v — u=±za. a c EXEMPLES. si l'on prend pour axes des coordonnées les deux axes de la courbe. 2a étant plus petit que 2c. qui sont les sommets. dans le cas actuel. si l'on appelle u et v les distances d'un point quelconque de la courbe aux deux foyers F et F'.

Si l'on appelle u et v les Fig. est le sommet de la parabole. On peut déterminer un point quelconque M du plan par ses distances MF et ME à un point fixe F et à une droite fixe DD' (fig. i3. 18. CHAPITRE IL PARABOLE. 17. et pour axe des y une perpendiculaire AY. et décrivant un cercle Fig. milieu de FD. à une distance DP plus grande que AD. 10.+t =vv+(*- . La perpendiculaire F sur la directrice DD' abaissée du foyer est un axe de symétrie de la courbe. On obtient un point quel- conque de la courbe en menant une paral- lèle MM' à la directrice. 12.12 LIVRE I. Prenons maintenant pour origine des coordonnées rectilignes le sommet A de la parabole. du foyer F comme centre. la position du point M sera donnée par l'intersection d'un cercle décrit du point F comme centre et d'une droite parallèle à DD'. i3). on a V=rAP + AD: . deux coordonnées du point M. u = v. En désignant par p la distance FD du foyer à la directrice.. la parabole aura pour équation. pour axe des x l'axe AX de la parabole. La courbe est située tout entière à droite de la parallèle menée par le point A à la directrice. La parabole est une courbe dont chacun ctes points est éga- lement distant d'un point fixe nommé foyer et d'une droite fixe appelée directrice. Le point A. La définition de la parabole indique un système de coordonnées dont nous n'avons point en- core parlé. avec un rayon égal à cette distance DP. dans ce système.

il convient de définir la tangente d'une autre manière. CISSOÏDE DE DIOCLES. dans le triangle isocèle MOM'. 15. Étant donnés un cercle. 20. car. menons une droite indéfinie : dans les figures que nous étudierons. 14) par . sur laquelle on porte à partir fait du point A une longueur AM égale à la portion DE de la se- . 14. On appelle normale à la courbe au point M la perpendiculaire menée par ce point à la tangente* 11 est aisé de voir. Avant d'aller plus loin nous dirons comment on dé- finit la tangente à une courbe quelconque. l'angle au centre tend vers zéro. une tangente BG à l'extrémité de ce diamètre (fig. 16). vers une direction limite MT. que la tangente au cercle au point M est perpendiculaire à l'extrémité du rayon OM (fig. En Géométrie élémentaire . 2 ou (2) y 2 = ipx. moins la moitié de l'angle au centre MOM'. !3 et l'équation de la parabole devient :X + P-. et l'angle OMM' devient droit. en général. C'est cette droite MT que l'on appelle tangente à la courbe au point M. d'après cette définition. 19. commun avec la circonfé- rence. Soit M un point donné sur une courbe (fig. mais cette définition n'étant pas susceptible d'être généralisée. i5 ). un diamètre AB. la direction MM' tend. quand M' se rapproche indéfiniment du le point Fig. l'angle OMM' est égal à un angle droit. on appelle tan- gente au cercle une droite indéfinie qui n'a qu'un point Fig. point M. ce point et un point voisin M'. si autour du point A on tourner une sécante AE. lorsque le point M' tend le point M. La normale au cercle en M est le rayon MO. EXEMPLES.

il en est de même de la longueur M'E'. Les tangentes aux deux branches au point A coïncident avec Taxe. on a M'E' = AD'. et à plus forte raison de la perpendiculaire M'H. on obtiendra évidemment une seconde branche égale à la première. . considérons la sécante dans la position AE'. Car si la sécante AM tourne autour du point A de manière à ce que la corde AM ou DE devienne nulle. si de la longueur totale AE' on retranche alternativement les deux longueurs égales AM' et D'E'. dont la courbe se rapproche indéfiniment. puisque les deux branches sont symétriques par rapport à cette droite. Cette droite CC. Appelons a le diamètre du cercle donné. La droite AB est un axe de la Fig. cante comprise entre le cercle et la tangente fixe. Cherchons l'équation de la cissoïde en coordon- nées polaires . Le point A est ce qu'on appelle un point de rebroussement. donc AB est la tangente en A. le point M décrira une branche de courbe infinie AMM'. Si l'on supposequela sécante mû- bile parte de la position AB et tourne autour du point A. elle tend vers la position limite AB. augmentant indé- finiment. pour résoudre le problème de la construction de deux moyennes proportionnelles entre deux lignes données. lalongueur DE et par suite AM. En faisant tourner la sécante mobile de l'autre côté de AB. courbe. prenons le point A pour pôle et la droite AB pour axe polaire. de AX vers la perpendiculaire AY. CHAPITRE II. s'appelle une asymptote. On peut voir aussi que les deux branches de la courbe se rapprochent indéfiniment de la droite CC. le lieu du point M est une courbe qui porte le nom de Cissoïde. i6. En effet.U LIVRE I. 21. La corde AD' diminuant de plus en plus et tendant vers zéro. La cissoïde a été imaginée par le géomètre grec Dioclès.

ce qui donne . y = psinw . 17). la valeur numérique de y croît de à co. prenons le point A pour origine. Quand x croît de à a. 22. Dans les triangles rectangles ABE. Proposons-nous de construire. dans l'équation (1). sin w P f x—ay 2 2 par-. ce qui donne une branche de courbe partant de l'origine A et s'élevant indéfiniment. on a «V. la cissoïde. 1S f et w les coordonnées d'un point quelconque M de la courbe (fig. —x L'ordonnée n'est réelle que pour les valeurs de l'abscisse comprises entre et a. P l'équation de la cissoïde en coordonnées rectilignes (2) y 2 (a — x) — # = 3 o. dont nous avons déjà trouvé la forme d'après sa définition géométrique. cos w a a sin 2 p=^DE = AE — ADr= <o d'où . on a # = pcosco . la droite AB pour Fig. ABD. EXEMPLES. axe des x et une perpendiculaire pour axe des y. on a AD = a cos w a AE: . au moyen de son équa- tion en coordonnées rectilignes. En même . donc la courbe est située tout entière entre l'axe des y et la parallèle CC menée à la distance a (fig. x si. 16). En résolvant l'équation par rapport à y. 17. Dans le triangle rectangle MAP. p 2 —x 2 -\-y 2 . a COS 0) : COS oi COSto Ainsi la cissoïde estreprésentéeen coor- données polaires par l'équation asin'w^ w COS 03 Cherchons maintenant l'équation en coordonnées rectilignes . puis p par x 2 -\-y 2 on arrive à. on remplace d'abord cos <o par -.

Un angle droit YOX (fig. OD augmente. Il y a évidemment une partie symétrique de l'autre côté de l'axe OX. des longueurs DM et DN égales à OD. quand le point D s'éloigne indéfiniment. par lequel passent Le les deux branches de courbe. YOX'. 23. et un point fixe A sur un de ses côtés. la courbe se compose de deux branches. STROPHOÏDE. par conséquent. on mène du point fixe A une droite quelconque AD. le lieu des points M et N est la strophoïde. est aux deux bran- un point double. qui rencontre le côté OY en D. d'un côté et de l'autre. car on ob- tient les points M et N en décri- vant un cercle du point D comme centre avec DO pour rayon. Comme à chaque valeur de x corres- pondent deux valeurs de y égales et de signes contraires. ce qui fait voir que la droite BC est asymptote de la courbe. Le point M se rapproche de plus en plus du point A. symétriques par rapport à l'axe AX. la distance M'H =a—x d'un point de la courbe à la droite BC tend vers zéro. extérieur au triangle iso- YOX. Si la droite tourne de manière à ce que le point D s'élève indéfiniment sur OY. et Ton porte sur cette droite. de même posés. somme des deux angles intérieurs op- cèle DOM. Les tangentes en ce point bissectrices des angles ches de courbe coïncident avec les droits Car l'angle ODE. à deux fois l'angle ODA est égal à deux fois l'angle DON. et. et le point M vient en A. Quand la droite . et le point N décrit une branche de courbe infinie ON. CHAPITRE IL temps. à partir du point D. point 0.16 LIVRE I. étant donnés dans un plan. l'angle MOA tend vers un angle droit. Quand la droite mobile occupe la position AO. est égal à la l'angle DOM. les deux points M et N se confondent en 0. 18).

w=MOA. Cherchons l'équation de la courbe en coordonnées rec- tilignes. (1) v ' \ p r = acos COSO) 20J Les coordonnées du point N vérifient la même équation. vaut 203. et la droite axe polaire. et l'angle ODMà 2w. YON augmente et tend aussi vers . • On peut remarquer d'ailleurs que les deux droites OM et OIS! sont rectangulaires. on remplace cos w et sin u> par leurs GÉOM. en prenant pour axes les deux droites OX et OY. eomplémen- taire du précédent. en outre. tandis que l'arc ON est au-dessus. 47 AD s'applique sur AO. que l'arc OMA est situé au-dessous de sa tangente. Prenons le point OA pour pour pôle. . 24. dans le triangle isocèle DOM. car. les coordonnées du point M sont p=OM. /tc sm 1 \2 „ dou . car la distance NE. et par le point G élevons la perpendiculaire H'H. Sur le prolongement de AO prenons OG = OA. sin p__ \2 a . DMO est égal à o). on a. La tangente au sommet A est perpendiculaire à l'axe OX . dans l'équation précédente. 2 . tend vers zéro. EXEMPLES. Cherchons l'équation de la courbe en coordonnées polaires. clans le triangle OMA. On voit. ANALYT. • L'angle aigu ODA augmente au contraire et tend vers un angle droit donc l'angle moitié . chacun des angles DOM. lorsque le point D s'élève indéfiniment. l'angle OÀM. égale à AM. la corde AM de- vient perpendiculaire à OX. Si l'on désigne par a la lon- gueur OA. l'angle obtus ODE diminue st tend vers f un angle droit donc l'angle moitié YOM diminue et tend vers - . Si. cette droite est asymp- tote de part et d'autre aux deux branches infinies de la courbe. mise sous la forme p cos <o = a (cos 2 w 2 — sin u>).

en se rapprochant de plus en plus de la droite HH'.et -. . Quand on donne à x des valeurs négatives. En changeant le signe du radical. Quand x varie de à a. et que par les points G et A on mène des parallèles HIT. L'équa- tion (2). on a xo 2 = a(x — 2 2 ). l'ordonnée y est — négative et varie de à — 00. v (c valeurs . on arrive àl'équation du troisième degré (2) x{x 2 -\-y 2 ) — a[x — y*) = 2 o. donne ~ y = ±xSj aa-\-xX Pour que l'ordonnée y soit réelle. elle s'annule pour x—o. CHAPITRE II. Quand on donne à x des valeurs positives. et aussi pour x=a. Ainsi l'abscisse x ne peut varier que de — ah-\-a . le dénominateur étant positif. on obtient une branche AM'ON. l'ordonnée y conserve des valeurs finies. et aboutis- sant au point A. il faut que la quantité placée sous le radical soit positive. ce qui exige que x soit plus petit que a. il en résulte une branche ON'. qui est une asymptote. le dénominateur doit être aussi positif. mettant ensuite à la ? ? 2 2 place de p sa valeur x*-\-y . des longueurs OA et OG égales à a. cette branohe ON' fait suite à la branche AMO. et de part et d'autre. qui part de l'origine et s'abaisse indéfiniment. résolue par rapport à y. On verra la forme de la courbe en suivant la variation de la fonction y = x\fta-\-x Quand x varie de à a. le numérateur doit être aussi positif. KK' à l'axe des y. si donc on porte sur l'axe des x. la courbe sera tout entière comprise entre ces deux parallèles. symétrique de la première par rapport à Taxe des x. il en résulte une branche de courbe OMA. ce qui exige que la valeur absolue de x soit moindre que a. le numérateur étant positif. partant du point 0. y 18 LIVRE I. à partir de l'origine. 25. Proposons-nous maintenant de construire la courbe au moyen de son équation en coordonnées rectilignes.

M. on porte de part et d'autre une longueur donnée DM ou DN. on a le point direction Fig. et tourne ensuite d'un angle droit dans un sens ou dans l'autre. on mène une sé- cante quelconque AD. continuant son mouvement. 19). à partir du point où ce rayon ou son prolongement coupe le cercle. à partir de cercle en â . 19) est une courbe nommée limaçon de Pascal. qui fait suite au premier. Quand le rayon coïncide avec la di- rection AB. prend la direction AD' son . 26. Lorsque le rayontour ne au- tour du point A et prend la AD. le point D vient en A. il faut. sur laquelle à partir du point D. et qui est aussi extérieur au cercle. lepointDj vient en B. i° Considérons d'abord le cas où la longueur a est plus grande que ô. porter sur ce rayon une longueur BG égale à a. Le rayon dépassantla position AX' et . 19 LIMAÇON DE PASCAL. et le point M en M'. EXEMPLES. 19. prolongement coupe le D il faut. ayant tourné de deux angles droits. Quand le rayon. où elle rencontre le cercle. on a ainsi l'arc M'MiH. On obtiendra aussi la courbe entière en faisant faire au rayon vecteur une révolution complète. Par un point A pris sur un cercle. La courbe présente trois formes différentes. à partir du point B. et le point M t en H. Le rayon. ce point D 1? porter dans la direction même AD' une longueur D^ égale à a. Quand le rayon a tourné d'un angle droit. On obtiendra la courbe entière. en supposant que le rayon vecteur coïncide d'abord avec le diamètre AB du cercle. occupe la position AX'. égale ou inférieure au diamètre b du cercle. suivant que la longueur constante a est supérieure. le lieu des points M et N (flg. et portant la longueur con- stante dans le sens du rayon. ce qui donne un point G du lieu (fig.

crit l'arc GMM'A (fig. 2° Supposons mainte- nant que la longueur a soit égale à b. tournant encore de deux angles droits. par rapport à la droite X'X.Lorsque le rayon vecteur tourne d'un angle droit à partir de la position initiale AX. position limite de la sécante AM t . ment. quand le rayon prend la direction AX'. le point D vient en D t . le point M 3 vient en H. Le rayon prend ensuite la direction AD'. La tangente en A est la droite AX'. 21. le point M dé- Fig. 3° Considérons enfin le cas où la longueur a est plus petite que b. si l'on prend la longueur D M 3 3 égale à a. L'arc extérieur GM'A se prolonge ainsi suivant l'arc intérieur AM 3 H. la corde D A 3 deyient plus grande que a. Do cette manière. 20. CHAPITRE II. Le rayon con- tinuant son mouve- Fig. Le rayon vecteur tournant de deux angles droits. Enfin. 21). on a un point M 3 situé à l'intérieur du cercle. et. le point mobile décrit l'arc HN'G. symé- trique de l'arc GMH. pour revenir à la position initiale AX. 20).20 LIVRE I. le point M en Ml Le rayon prend une direction AD" telle que la corde D A 2 est égale à a. le point M t vient alors en A et la courbe est tangente à la droite AD". à partir de la position ini- tiale AX. Le point A est un point de rebroussement. le point M décrit l'arc GMM' (fig. le point décrit la courbe entière d un mouvement continu. L'autre moitié de la rotation donne l'arc HNA1N*G. qui vient aboutir au point A. .

b cos w. la courbe entière est représentée par l'équation (1) p = a-t-£cosw. le diamètre AB pour axe des x. Appelons w l'angle que fait la direction du rayon vecteur avec la direction AX. le triangle rectangle ADB donne AD=b cos o>. puis p 2 par x*-\-y 2 (n° 21). On l'obtient en remplaçant dans l'équation (1) cos w par sa x valeur -. Dans la figure 21. et com- plète la courbe. et la droite AX pout axe polaire. et élevant au carre pour P faire disparaître le radical. et. par suite. £7. dans tous les cas. on a alors P = — AM = D M — AD = a3 3 8 3 -f. Quand c'est le prolongement du rayon qui rencontre le cercle. En coordonnées rectilignes. mais dans la direction opposée . On obtient cette même courbe par un autre procédé. ce qui a lieu dans la position AD.. et. Cherchons l'équation de la courbe en coordonnées polaires. on convient d'appeler rayon vecteur du point M la quantité AM 3 affectée du signe — . Ainsi. le triangle rectangle BAD t donne 1)^=— b cos w. Étant donné un cercleGH et un point fixe A. Prenons le point A pour pôle. pr^DiMi— DjA^^a-f-^cosw. p = DM + AD = a + 6cosw. une perpendiculaire pour axe des y. l'équation de la courbe est (2) (# 2 + y — bx) = a 2 2 2 {x" + ?/ 2 ). Quand la direction même du rayon coupe le cercle. quand le rayon occupe la direction AD'". et du point A abaissons . l'angle w est l'angle XAD'. si l'on prend le point A pour origine. par suite. EXEMPLES. imaginons qu'une tangente mobile CM roule sur le cercle. 21 symétrique du premier par rapport à la droite X X. ce qui a lieu dans la position AD'. 28. la longueur du rayon vecteur n'est plus portée dans la direc- tion même de ce rayon.

ou extérieur. le pied de la perpendiculaire tombe au-dessous du diamètre et décrit l'arc de courbe ANH. L'angle D étant droit. on de- mande le lieu du point M. ROSACE A QUATRE BRANCHES. il est facile de reconnaître géométriquement cette identité. 29. Cherchons l'équation de cette courbe en coordonnées po- laires. par exemple. Nous avons fait rouler la tangente sur le demi- cercle GG'H en la faisant rouler sur le demi-cercle inférieur. le lieu du point D est le cercle AB comme diamètre on obtiendra donc le point M en décrit sur . on obtient une partie symétrique de la première. et par b la distance AB. Étant données deux droites rectangulaires OX. 22). Au reste. OY. on mène une parallèle BD à la tangente CM. Supposons. on a p= AD -f DM = b cos 03 -f. par le centre B du cercle. le point M décrit Tare de courbe GMM'. le point A extérieur au cercle. du point on abaisse une perpendicu- . la perpendiculaire abaissée du point A coïncide avec le diamètre AG et Fîg ' n ' le point G est un point du lieu. une perpendiculaire AM sur cette tangente (fig. Il y a trois cas à considérer. La tan- gente continuant son mouvement suivant C"H. désignons par a le rayon BG du cercle donné. Si. .a. Cette équation est la même que l'équation (1). sur le cercle. Lorsque la tangente touche le cercle en G. et l'on a l'arc de courbe M'A. d'où l'on con- clut l'identité des deux courbes.22 LIVRE I. sur lesquelles glissent les extrémités d'une droite PQ de longueur constante. La tangente s'incline ensuite jusqu'à la position C"A. prolongeant la corde AD d'une quantité constante DM égale à BC. La tangente roulant sur le quart de cercle GCC. sui- vant que le point A est intérieur au cercle. CHAPITRE II.

et Ton obtient un arc OM'A symétrique de l'arc OMA. 23). et le rayon égal à a. on a. Ainsi la courbe a quatre axes. et la corde OM prend la direction OX. . Le point est centre de la courbe. B'B. Le point I. les deux droites fixes OX. par rapport à OA. si l'on désigne par 2a la Fis. longueur constante PQ . La même courbe se reproduit dans chacun des quatre angles droits. En coordonnées rectilignes. elle passe par une position P'Q' symé- trique de PQ par rapport à la bissectrice A. or la perpendiculaire OM est plus petite que l'oblique 01 . 30. Lorsque la droite mobile con- tinue son mouvement. Si l'on prend le point pour pôle. 23 laire OM sur cette droite. OPQ. milieu de PQ. EXEMPLES. la courbe est représentée par une équation du sixième degré (2) (a? 2 + y — 4a #y = 2 ) 3 2 o. donc la tangente en à l'arc OM coïncide avec OX.23. p = OPcosw . 0P = 2asinw. donc la distance OM est maximum quand la droite PQ est per- pendiculaire à la bissectrice OA. et les deux bissectrices A' A. Les exemples qui précèdent montrent comment on peut construire une courbe d'après sa définition géométrique. et OX pour axe polaire. le point M vient en 0. TANGENTE. étudier le lieu du point M (lig. 31. Quandla droite PQ s'applique sur 07. dans les triangles rectangles OMP. donc (1) p = asin2to. OY. dé- crit un cercle dont le centre est 0.

BB'. de longueur invariable. d'une figure plane invariable qui se meut dans un plan. en leurs milieux. CHAPITRE II.24 LIVRE I. le rayon IB. . et trouver ensuite l'équation qui la représente. 24). A'IB' sont égaux comme gles ayant les trois côtés égaux chacun à chacun. Si l'on considère les courbes décrites par les différents points A. Toute figure plane peut être amenée d'une position à une autre dans son plan par une rotation autour d'un point fixe. Nous en citerons deux exemples remarquables. AIB' sont égaux en retranchant la partie com- . et le lieu des pieds des perpendiculaires abaissées d'un point fixe sur les tangentes à une courbe donnée. les courbes décrites par les différents points d'une figure plane qui se meut dans un plan. donc les deux angles AIB. B. et de même IB et IB'. viendra sur IB' et le point B en B' Cette rotation autour du point I . Imaginons maintenant quelafiguretourneautourdupointfixel IA viendra sur IA' et le point A en A' de l'angle AIA'. les normales à ces courbes. mune AIB. de même. amène donc la figure de sa première position à la seconde. Les deux trian- AIB. A' et B' ces mêmes points dans saseconde position. Il est possible aussi quelquefois de déduire de la définition géométrique de la courbe ane construction simple de la tangente. IA et IA' égaux comme obliques s'écartant également du pied de la perpendiculaire. cesperpendiculaires se cou- pent en un point I.... tournant d'un angle BIB' égal à AIA'. C. savoir AB égal à AB'. la droite AB. 32. Soient A et B deux points de la figure dans sa première position (fig. le rayon . Théorème. BIB' sont égaux. on en conclut que les angles AIA'. La construc- tion relative à la première classe de courbes dépend des pro- positions suivantes : Lemme. aux points qui correspondent à une même position de la figure. passent par un même point.. Nous remarquons d'abord que la position d'une figure plane dans un plan est déterminée lorsqu'on connaît les positions de deux de ses points. s'est transpor- tée enA'B'. Élevons des perpendicu- laires aux droites A A.

B. PIp.... ... (fig... C. Les per- pendiculaires MIj. C'est ce qui a lieu si- deux points décrivent des lignes droites ou des circonférences de cercle. passent toutes par le point Ir Supposons maintenant que la seconde position se rapproche de plus en plus de la première et que le point l tende vers une t position limite I. I X B'. par leur intersection.. NI t .. c'est-à-dire avec les normales aux courbes.. en leurs milieux.. on aura la normale à la courbe décrite par le point C une perpendi.. I 1 C . C. On en conclut que les nor- males en A. Corollaire. Nous allons faire voir que lorsque deux points de la. les perpendi- culaires MI t .. B. la méthode précédente nou& donnera le moyen de construire la tangente à l'ellipse. prolongées.. de- viennent tangentes aux courbes en A. B'. Si l'on sait mener les normales aux courbes dé- crites par deux points A et B de la figure mobile. différents points de la figure dans une po- sition quelconque. Quand la droite CD est appliquée sur . 33. ces mêmes points dans une position voisine . C. aux courbes décrites par ces points pas- sent toutes par un même point I. 25 Soient A.. détermineront le point I . la courbe décrite par un point quelconque est une ellipse. culaire à la normale sera la tangente. OY. ces deux normales. les rayons liA.. figure mobile décrivent des droites. C. CC'.. aux cordes AA'.. les cordes AA'.... EXEMPLES... IjB.... et cherchons le lieu décrit par un point M de cette droite (fig. B. dans ce mouvement. d'après ce que nous avons dit. CC'.. Pif. glissent sur deux droites rectangu- laires fixes OX. C'. BB'.te CD. BB'. . 25). on peut ame- ner la figure de la première position à la seconde en la faisant tourner autour d'un certain point I t . en joignant le point I à un troisième point quelconque C.. décrivent des angles respectivement égaux et viennent se pla- / cer sur IjÀ'. À'. Supposons d'abord que les deux extrémités d'une drcf... aux cordes se confondent avec les perpendiculaires aux tangentes en A. B... NIj. I t C. de longueur invariable. Voici quelques applications de cette méthode. 26).

comme précédemment. Deux pointes sont fixées en deux points C et D. Il n'est pas nécessaire que le point M soit situé sur la droite mobile entre les points C et D . à une distance MB égale à CM. le point M est en A. le point M vient en D' /^\/ ^1 V PA V X B._ . OY pour axes des coordonnées. Si l'on appelle a et b les distances D'M et CM. Ainsi la courbe est une ellipse dont les axes ia et 2b sont dirigés sui- vant les deux droites rectangulaires données.. les triangles semblables MPC.# et y les coordonnées du point M. la droite s'appli- Q quant sur OY. MP _MC / y __b U D'Q-MD'' ° sTaT^-a C'est sur cette propriété que repose la construction d'un petit instrument appelé compas elliptique. DQM donnent MP CM y b.26 - cun des quatre angles droits. V Le même arc se reproduit dans cha- Fi s. le crayon M décrit l'ellipse d'un mouvement continu. l'ex- Y trémité D glissant sur OY et «'éloi- gnant du point 0. que l'on appelle a et b les deux lon- gueurs constantes DM et CM. et un crayon au point M les deux pointes glissent dans des rainures . DQ DM \/a 2 —x 2 a c'est l'équation (5) du n° i3. Considérons la droite CD' dont les deux points C et D' glissent sur les deux droites rectangulaires OX etOY. l'extrémité C se D B .1 rapproche du point 0. les triangles semblables MPC. En effet. aune distance OA égale à DM. pris à volonté sur une droite CD.. résolue par rapport à y. CHAPITRE II. Il est évident qu'une ligne droite est à elle-même sa propre . et cherchons le lieu décrit par le point M.26 LIVRE I. et la courbe fermée que l'on obtient ainsi est une ellipse. il peut être situé sur le prolongement. si l'on prend les deux droites fixes OX. 34. pratiquées sur deux droites rectangulaires OX et OY. D'QM donneront.„ . OX. et le point M décrit lare AMB .

Ima- ginons que le cercle soit situé dans le plan mobile et emporté dans son mouvement avec la droite EF . 27 tangente. joi- gnons ce point au centre K du cercle les deux points C et D. Le cercle décrit sur 01 comme diamètre passe par les points E et F . 27). Les perpendiculaires à ces droites aux points E et F déterminent le point de concours I des normales. Étant donnés un point A et une droite CC. par le point A on mène une sécante quelconque AD et. décrit une M ellipse dont les axes. 35. La droite IM est donc normale en M à l'ellipse décrite par ce point : en me- nant une perpendiculaire à IM. ce cercle passera constamment par le point . égaux à deux fois les distances CM et DM. . les perpendiculaires CI et DI à ces droites déterminent le point I. par lequel passent les normales aux courbes décrites par les différents points de la figure mobile. La droite IM est nor- male à l'ellipse au point M. EXEMPLES. pour une même position de cette figure. puisque l'angle inscrit FOD. 36. décrivent deux droites rectan- gulaires OX et OY on en conclut que le point . respond à l'arc constant FD. extrémités du diamètre MK. la droite EF étant constante ainsi que l'angle EOF. C0NCH0ÏDE. on porte de part et d'autre une longueur donnée DM et . Supposons maintenant que deux points E et F du plan mobile glissent sur deux droites fixes quelconques OA et OB (fi g. Les points C et D du plan mobile décrivent les droites OX'et OY . sont dirigés suivant OX et OY. qui cor- " rige. on aura la tangente. tout point D de la circonfé- rence décrira une ligne droite OY. Considérons un point quelconque M du plan mobile. le dia- mètre du cercle est constant. est lui- même constant. à partir du point D où elle rencontre la droite CC.

La normale à la circonférence décrite par le point D est le diamètre DI . tandis qu'elle glisse sur le point A autour duquel elle tourne . on peut regarder en effet la droite AD comme se mou- vant dans le plan. 29). la normale à cette courbe est la per- pendiculaire AI. il suffît de remplacer la droite CC. Considérons le point de la droite mobile qui est en A. CHAPITRE II. et asymptotes à cette droite. la perpendiculaire à IM est la tangente en M. situées de part et d'autre de la droite CC. on a la normale IM à la courbe décrite par le point M . 28). Le limaçon (n° 26) est une courbe analogue à la conchoïde . ce point décrit une courbe passant par le point A et tangente en ce point à la droite AD. On voit aisément que cette courbe se compose de deux branches infinies. 23. la normale à cette courbe particulière est la droite AI perpendiculaire à AD. La normale à la ligne décrite par le point D est la perpendiculaire DI à la droite CC . La branche de gauche présente des for- mes différentes suivant que la lon- gueur DM est inférieure. l'un do ses points D décrive la droite CC. le point de concours I des normales . un point M de cette droite décrit une branche de con- choïde. sur laquelle glisse le point D. Considérons encore le point de la droite mobile qui est en A. par une cir- conférence de cercle (fig.28 LIVRE 1. égale ou supérieure à la perpendiculaire ÀB abaissée du point A sur la droite CC Cette courbe rentre dans la caté- gorie précédente. quand la droite occupe la position AD . lorsque la droite occupe la position AD . le lieu des points M et N est une conchoïde (flg. enjoignant au point M le point d'intersection I de ces deux normales. ce point décrit une branche de conchoïde passant par le point A et tangente en ce point a la droite AD . de manière que Fig.

perpendi- culaire à EE'. lorsque l'angle droit occupe la position ABC . En effet. 30. en joignant IM. ce point décrit une courbe passant par le point Aet tangente en ce point à la droite AB. EXEMPLES. les angles CAL. donc le lieu du point B est une strophoïde (n° 23). Le triangle CMK étant isocèle. le point M. 3o). les deux triangles rectangles ABC. D'autre part. est la normale à la droite décrite par le point C le point d'intersection I de ces deux normales est le point . et dont un point C de l'autre côté glisse sur une droite EE' on sup. pose de plus que la longueur BC est égale à la distance AO du point A à la droite EE 7 . Le triangle isocèle MCK est égal à DOH. on a aussi LB=rLO. La même construction peut aussi être appliquée à la cissoïde et à la stropnoïde . Considérons maintenant le point de la figure mobile qui est en A. on a CK = CM = AD. et le sommet B de l'angle droit une strophoïde. la droite AI. ACL sont égaux. lieu de BC. perpendiculaire à AB. Le t "iangle ACP est aussi isocèle . mi- ifig. DH =MK. soient F l'extrémité du diamètre DO et H le point de rencontre avec DK. Donc les droites IB et IM . dont un côté BA passe par un point fixe A. décrit une cissoïde. mais il faut auparavant donner de ces courbes une autre définition géométrique. et le triangle ALC isocèle. 29 est donc l'extrémité du diamètre qui passe par le point D . de concours de toutes les normales. d'où DM=KH. puisque AB est égal à CO. Enfin décrivons une circonfé- rence du point comme centre avec OD pour rayon. d'ailleurs la ligne FG est tangente en F à la cir- conférence. AOC étant égaux. sera la normale à cette courbe. Considérons un an- gle droit ABC (fig. la droite CI.Donc le lieu du point M est une cissoïde ayant pour sommet le point D et pour asymptote la droite GG' (n° 20). 37. on a la normale à la courbe décrite par le point M. joignons le point M au milieu D de AO et prolongeons cette ligne jusqu'à sa ren- contre en K avec la parallèle CK à AO. .

EXERCICES. CHAPITRE II. on mène une tangente commune aux deux cercles. Démontrer que le lieu du point de contact de cette tangente avec le cercle variable est une cissoïde* . le point D viendra en M. 2° Démontrer que le lieu des sommets des angles de grandeur donnée dont les côtés sont tangents à deux cercles donnés se compose de deux limaçons. dont le sommet A est fixe et l'angîe A constant. et la droite PP' est une sécante du Imaginons maintenant que cercle. mètre. Soit D le point d'intersection des deux tangentes le cercle décrit sur . est inscrit dans un cercle donné. Mais nous verrons plus tard (n° £07) que la construction des tangentes aux podaires se ramène à la méthode générale indiquée au n° 32. 31. l'autre à la cissoïde. la sécante PP' deviendra tangente à la fois à la podaire et au cercle . OD comme diamètre passe par les points P et P'. On appelle podaire d'une courbe donnée AB le lieu du pied P de la perpendiculaire abaissée d'un point fixe sur une tangente quelconque MP à cette courbe (fig. sont normales. qui est la podaire du cercle (n° 28).30 LIVRE I. i° Un triangle variable ABC. Une tangente voisine M'P' donnera un second point P' de la podaire. Démontrer que le lieu des centres du cercle inscrit et des cercles ex-inscrits au triangle se com- pose de deux limaçons. 3° Un cercle variable touche un cercle donné en un point donné. et le diamètre OD coïncidera avec OM . milieu de OM. l'une à la strophoïde. PODAIRE S 38. le point M' se rapproche indéfiniment du point M. et l'on obtiendra cette normale en joignant le point P au point C. la normale à la po- daire coïncidera donc avec la normale au cercle con- struit sur OM comme dia- Fig. 3i). Cette construction peut être appliquée aussi au limaçon.

9° Trouver le lieu du sommet d'un triangle dont la base a reste fixe. l'équation conserve la même forme. rosace à quatre m= branches. dé- montrer que le point d'intersection de ces deux droites décrit les ovales de Descartes. il existe un troisième point. on connaît le rapport m des deux vitesses angulaires. 34 4° Un plan mobile se meut dans un plan fixe. 7° La projection de la courbe d'intersection de deux cônes de révo- lution dont les axes sont parallèles sur un plan perpendiculaire aux axes est un système d'ovale de Descartes. dans le u+nv a. rencontre des deux lignes. 6° par un point fixe pris sur la ligne Étant donnés deux cercles. c et la médiane correspondante m vérifient la relation b — = my/2 c (lemniscate). 5° Construire les premier système des coordon- courbes qui. ou »i= ou m— -. 8° Construire la courbe qui. Elles sont représentées par une même équation algébrique et entière en coordonnées rectilignes. ô 2 -. 2° . rosace à quatre branches. Cette courbe se nomme lemniscate. si des centres on mène une sécante quelconque. cartes. Applications 1° m= 2. Une ligne droite et une circonférence tournent chacune d'un 10° mouvement uniforme autour d'un point fixe commun aux deux lignes. rapport affecté du signe -f ou du signe — suivant que les rotations sont de même . — — = — u+nv a. u nv a. EXEMPLES. On appliquera aux cas particuliers suivants : l°m= 3 r> ou m= 3-> m = — 1. limaçon de Pascal. 4° m=— H . Démontrer qu'un point du plan fixe trace une ellipse sur le plan mobile. de manière que deux droitesdu plan mobile restent tangentes respectivement à deux cercles du plan fixe. 3° m—— s 11 limaçon de Pascal. Démontrer que nées bi-polaires. est représentée par l'équation uv =a 2 . en prenant pour lignes mobiles deux circonfé- rences égales qui tournent autour d'un point fixe qui leur est commun. 2' ou m— 7 4 : 4° m = 2. 2° : 3. dans le premier système bi-polaire. Sur la droite qui passe par les deux pôles. et qu'on joigne cbaque centre à l'un des points de rencontre de la sécante et du cercle. 2a étant la distance des deux pôles. dans lesquelles — les deux constantes a et 72 ont les mêmes valeurs. sont définies par l'équation = des trois équations u-\-nv a. et dans lequel les deux autres côtés 6. Ces lieux sont deux courbes fermées intérieures l'une à l'autre on les appelle ovales conjuguées de Des- . deux seulement dé- finissent des lieux géométriques. m = — 2. sens ou de sens contraire on demande le lieu décrit par le point de . tel qu'en prenant pour pôle ce point et l'un des premiers. 3 11° Même question.

..). : 32 LIVRE 1. lorsque.. par exemple. celui de la troisième 0. On dit qu'une fonction f (a. b . . . /— 2 a a-\-\/ab a -{-2ab . 4° Que la puissance d'une fonction homogène est une fonc- tion homogène dont le degré est égal au degré de la fonction proposée multiplié par l'indice de la puissance.. a-\-b a-\-c a3 — b3 i le degré de la première est 2. 3° Que le quotient de deux fonctions homogènes est une fonction homogène dont le degré est égal à l'excès du degré du dividende sur le degré du diviseur. Telles sont. <?.. ^9.. et celui de la quatrième — 2. Définitions.) est homogène par rapport aux lettres.. on a f(ka .kb . celui de la seconde -. On voit aisément : i° Que la somme ou la différence de deux fonctions homo- gènes du même degré est une fonction homogène du même degré que les fonctions proposées . CHAPITRE III.) = km f(a.kc .c ... l'exposant m est le degré de la fonction homogène. CHAPITRE III De l'Homogénéité.. . b. b. les fonctions a V b 4-b y Y c sin. en rem- plaçant a par ka... . c. a. 2 Que le produit de plusieurs fonctions homogènes de de- grés quelconques est une fonction homogène dont le degré est égal à la somme des degrés des fonctions proposées .. b par kb...

40. et supposons que l'on ait trouvé entre ces nombres la relation tfÉOM. par rapport à plusieurs lettres. le polynôme as —4a + 2 6 5 a* 2 — a ^ est une fonction homogène du troisième degré. la lettre k disparaît sous le signe transcendant. on appelle degré du monôme. 6° Qu'une fonction transcendante d'une fonction homogène et du degré o est elle-même homogène et du degré o Par exemple. par rapport aux lettres a et b. b. c. Lorsqu'on cherche les relations qui existent entre les longueurs des diverses lignes A. qui ordi- nairement n'est pas spécifiée et reste tout à fait arbitraire. 6.. 33 Que la racine d'une fonction homogène est une fonction 5° homogène dont le degré est égal au degré de la fonction pro- posée divisé par l'indice de la racine. Désignons par les lettres a. Lorsqu'un monôme est rationnel et entier par rapport aux lettres a. ANALYT. d'une figure. la fonction sin (a -{-y 6c) n'est pas homogène.. quoique homogène. et on peut mettre en avant le facteur k°.. fb + \/a" + b 2 \ *Kct> + r b 2 io & g(V a+ b / sont homogènes et du degré o . c. les nombres qui expriment ainsi les mesures des lignes de la figure.. la somme des expo- sants de ces lettres. Un monôme est toujours une fonction ho- mogène.. on ima- gine ces lignes rapportées à une unité de longueur.. n'était pas du degré o. C. B. par rapport à une lettre. les fonctions ab \ . l'exposant de cette lettre dans le monôme degré du . DE L'HOMOGÉNÉITÉ. d'un degré égal au degré du monôme donc la somme . Ainsi. monôme. la lettre k ne pourrait se mettre en facteur en avant du signe transcendant et la fonction ne serait pas homogène. 3 .. si la quantité placée sous le signe transcendant. de plusieurs monômes du même degré est un polynôme homo- gène de ce même degré. car si on remplace a et b par ka et kb.. Par exemple. Mais...

..) = k'»f{*. kp.. il vient (4) . c.*y....*p. Mais quand on change l'unité. c..... c. CHAPITRE III.. car alors on a f[k*... b. y... a. il est évident que cette relation doit subsister. on a a 6 y ~ — *' d'où a' = ka . y. p. Ainsi. a.. p....) = 0.. sï l'expression /(«. lors- condition précédente est que le premier membre de l'équation (1) est une fonction ho- mogène des lettres a.) = » (3) /W. / (*a.p. 4p.k$. les valeurs particulières a... y. la première unité restant fixe.. p.3^ LIVRE I. p.P. y..ïv.. p' = Ap y = Ay.. il en sera de même de /{ka. ky. quel que soit k\ . y'. quel que soit le nombre k. seront des nombres constants. les nombres varient propor- tionnellement. Appelons a. Concevons que.. la seconde varie.... Les raisonnements que Ton a faits pour arriver à cette rela- tion étant indépendants de l'unité de longueur. ky. quelle que soit cette unité.. elle se7"a aussi vérifiée quand on y remplacera ces mêmes lettres par ka. parles nombres a..*).) = o. de sorte que. La évidemment remplie. b... p'..kt . k un nombre arbitraire. pour de une première unité...y.) est nulle. et l'équation (4) devra être vérifiée quel que soit ce nombre k.. Si l'on substitue ces valeurs dans la relation (3).. b.. si l'équation (1) est vérifiée quand on y remplace les lettres a. 41..). /. les valeurs de ces mêmes quantités pour une autre unité ces deux séries de nombres . si l'on désigne par k le rapport de la première unité à la seconde.. vérifient les relations (2) /'(a..

Expliquons ceci par un exemple : Proposons-nous de déter- miner les dimensions d'un cylindre.) l'ensemble des termes du degré n.. équations (5) 2X 2 -\-2xy — 4a = 0.) = o. ... c.p.) +* n +(a.. sans que vérifiée. b.... *|/(a. 2 (G) *»y-|* = 3 o..p.) soit un polynôme entier. X.y. groupons les termes dont le degré est le même. unité quelconque les inconnues devront satisfaire aux deux .. Donc. homogènes séparément. l'équation cessera d'être vérifiée. il est nécessaire que l'on ait séparément <p(a.c. si tous y les termes ne sont pas du même degré.. DE L'HOMOGÉNÉITÉ. les parties qui la composent soient nulles séparément . *..) — o.0 + --=o. l'équation (4) devient *>(a. peut arriver qu'une équation non homogène soit Il quand on fait choix d'une unité particulière.c.. etc.. <\> (a. B.) l'ensemble des termes du degré le plus élevé m. quel que soit k. +(«.) = o. on a entre les lignes de la figure les relations homogènes <p(a. y.) = °>-- Comme l'unité à laquelle se rapportent les nombres a. Soient X le rayon et Y la hauteur du cylindre appelons a. b... appelons <p (a..Y. elle équivaut à plu- sieurs équations.-» est arbitraire.. p..Y. pour que la condition précédente soit remplie.. y les mesures des lignes A.. Supposons que f(a b.<?.p. de telle sorte que sa sur- face totale soit équivalente à celle d'une sphère de rayon donné A et son volume à celui d'une sphère de rayon B..ô. si Ton change l'unité. b.. Nous ne considérons ici que le cas où l'équation est algébrique.. il est nécessaire que l'équation soit homogène. mais alors.p. Y... c.. si r équation (1) n'est pas homogène.. Pour que cette équation soit vérifiée... . .. rapportées à une x. Y . 42. 35 Réciproquement.

qui ne satisfont plus à l'équation. Le cylindre construit avec les lignes X et Y ainsi déterminées j ouit de cette propriété que la somme des nombres. . qu'autant que ces lignes satisfont aux équations (5) et (6). dont trois ont été pris arbitrairement et le quatrième déterminé ensuite par l'équation (7) si on me. il en sera de même quand on les rapportera à une autre unité. Le principe de l'homogénéité pourra .x—i. B. sure les mêmes lignes avec une unité deux fois plus petite. prises isolément. r b-— h. quand on ajoute deux équations membre à membre. si on mesure avec une unité particulière. par exemple. que donnent immédiatement les théorèmes de lagéométrie élémentaire. L'équation (7) ne peut être vérifiée par les mesures des mêmes lignes. avec l'unité choisie. aient pour mesures les quatre nombres a=i.y—[\. Si elles sont vérifiées quand on rapporte les lignes à une certaine unité. c'est afin d'obtenir une nouvelle équation plus simple que l'une des proposées pour . est égale à la somme des nombres qui expriment les mesures de la surface d'une sphère et du volume d'une autre sphère. que l'on obtient en ajoutant les précédentes membre à membre. Considérons maintenant l'équation (7). quand on fait varier arbitrairement l'unité de longueur. Chacune de ces équations est homogène l'une est du second : degré. sans annuler séparément les deux par- ties. 6=6. mais la même rela- tion n'a plus lieu quand l'unité linéaire change. et. qui. sont homogènes. #~4. CHAPITRE III. expriment les mesures de sa surface et-de son volume. on ne fait la résolution des jamais de combinaisons d'équations analogues à la précédente.36 LIVRE I. telles que. cela. y =8. X. il est nécessaire que les équations que l'on ajoute soient du même degré. que les lignes. Y. Supposons. Les équations. on obtient des nombres deux fois plus grands a=2. rapportées à une première unité. Les inconnues x et y satisfont également à l'équation non nomogène ( 7) ( 2 ^ + 2 ^-4a + (^-^2 ) 3 )-o. l'autre du troisième. les nombres obtenus les vérifient cette équation. Dans problèmes de géométrie. On peut trouver quatre lignes A. abstraction faite de son origine.

de diverses droites données.. les mesures des lignes A. e'.y.. B. les lettres b'. on a i_^_c / abc dou h = -a .. C.. ou b* + = a\ c* en remplaçant b' par . Une équation homogène quelconque f(x. C. c =->•••» a et l'équation (8) se transforme dans la suivante qui est homogène.b. Ainsi. etc. désignent les mesures des lignes B. cissoïde. étu- diées dans le chapitre précédent.. les équations cessent d'être homogènes .. les mesures des côtés vérifient l'équation non homogène 6'» + = c'» i.) = o l'équation à laquelle on arrive quand on prend pour unité la ligne A. DE L'HOMOGÉNÉITÉ. Soit (8) F(b'.. ô. sont représentées par des équations homogènes.. c.a.. si l'on rapporte les côtés de l'angle droit d'un triangle rectangle à l'hypoténuse de ce triangle prise pour unité.. par exemple... Lorsqu'on prend pour unité de longueur une des lignes de la figure. Laissons l'unité arbitraire et appe- lons a.S.. détermine une courbe.et c' par -• Les courbes.. parabole.c f . de laquelle on déduit l'équation homogène *l4-£l =1 a2 a2 . c... entre les coordonnées variables x et y d'un point du plan et les longueurs a... 37 servir à chaque instant à vérifier les transformations algé- briques effectuées. dont la position et les dimensions sont indépen- . b....) = o. mais il est facile de rétablir l'homogénéité. rapportées à A. ellipse. hyperbole. 43..

indéterminées mais . de surfaces et de volumes . on remplacera ces lettres par p 2 et q*. on double l'exposant des lettres qui désignent des surfaces. c'est-à-dire une équation ne renfermant pas d'autres lettres que x et y. pour vérifier l'homogénéité d'une relation dans laquelle certaines lettres S et V désignent la mesure d'une surface ou d'un volume. Quand l'é- que l'on chelle varie. Pour évaluer un angle. lorsque des angles entrent dans un calcul. on suppose habituellement qu'il existe entre elles cette rela- tion. en désignant par p et q les côtés du carré ou du cube équivalents à la surface ou au volume considérés. que l'unité de surface est le carré construit sur l'unité de longueur. dantes de l'unité avec laquelle on mesure les lignes. ce sont des courbes homothétiques. avec un rayon arbitraire. CHAPITRE III. Pour représenter par des points du plan les solutions réelles de cette équation. et supposons cette équation non homogène. et on triple ceux des lettres qui désignent des volumes. la courbe ne reste plus la même nous verrons . On peut aussi se dispenser de faire cette substitution.38 LIVRE I. plus tard que les diverses courbes ainsi obtenues ont des ana- logies remarquables. ce qui revient à choisir pour unité d'angle celui dans lequel l'arc est égal au rayon. ou la droite prendra pour unité. et alors. . on décrit de son sommet comme centre. Considé- rons au contraire une équation numérique entre x et y. il faut commencer par choisir arbitrairement une échelle. Les fonctions trigonométriques des angles sont également des nombres. de cette manière l'équation ne contiendra plus que des lignes. Il arrive souvent que l'on considère dans une même question des nombres qui expriment des mesures de lignes. 44. Remarque I. comme l'unité de ligne. Remarque IL En général. ces angles sont rapportés à une unité complètement déterminée et leurs mesures sont des nombres fixes. et l'unité de volume le cube construit sur la même droite. les unités de surface et de volume restent. un arc de cercle et on prend le rapport de cet arc au rayon. dans l'évaluation du degré de chaque terme. Dans ce cas.

En résolvant. DE L'HOMOGÉNÉITÉ. une con- struction graphique propre à donner. CONSTRUCTION DES FORMULES. on fera donc abstraction des lettres qui désignent des angles ou leurs fonc- tions trigonométriques. de la trisection de l'angle. La lélipipède équivalents à la surface ou au détermination d'un angle donné par une de ses lignes tri go- . non plus la valeur numé- rique de l'inconnue. si cela est possible. 45. mais l'inconnue elle-même? En un mot. a étant une ligne prise arbitrairement. on la représente par ax ou a 2 x. Comme le cercle est la plus simple des courbes et la plus facile à décrire. Mais ne pourrait-on pas déduire de chaque formule. est- il possible de remplacer les opérations numériques par des opé- rations graphiques? En géométrie élémentaire. on ne consi- dère que les constructions qui peuvent être effectuées au moyen d'un nombre limité de lignes droites et de cercles. ils manquaient de moyens pour décider si la question qu'ils avaient en vue est susceptible d'une solution de ce genre. n'exigent que l'emploi de la règle et du compas. ignorant l'analyse algébrique.. et ce n'est qu'après avoir fait bien des efforts inutiles qu'ils se décidaient enfin à recourir à d'autres courbes. Tels sont les problèmes de la duplication du cube. l'inconnue est une surface ou un volume. • Nous supposerons que l'inconnue est une ligne droite quand . et qui. ou même de chaque équation. la construction de la ligne x donne un rectangle ou un paral- volume cherchés. 39 Dans l'application du principe de l'homogénéité. on obtient des formules qui indiquent les opérations arithmétiques qu'il faut effectuer sur les nombres qui mesurent les grandeurs connues pour avoir les valeurs numériques des inconnues. par conséquent. les anciens géomètres attachaient beau- coup de prix à ces sortes de constructions d'un autre côté. etc. les équations d'ui» problème déterminé. Leurs recherches ont rendu célèbres certains problèmes que l'on démontre aujourd'hui ne pou- voir être résolus par la ligne droite et le cercle.

un monôme abc. B'.. g ° . On ramène d'abord chacun . • . . rationnelle ou irrationnelle../. et on obtient la longueur x en portant à la suite Tune de l'au- tre. 40.. A'.1 1.X77X par une série de quatrièmes proportionnelles. que Ton con- struira par deux parallèles ou par un cercle.. b. . .. . / Considérons maintenant la formule * . abc. nométriques se ramène aussi à celle d'une droite. B. dans un sens ou dans l'autre... elle a la forme x = a — b-\-c '-j-. Quand elle est entière.. . cd by a3 A l'aide de la construction précédente .. encore à la forme X™..40 LIVRE I. elle peut d'ailleurs être entière. Nous sup- poserons encore que toutes les lettres désignent. . ainsi que x t des lignes droites. 1 étant une longueur quelconque et t une ligne déterminée par la formule OLÎ . C des monômes du degré m.qhi. ou . la n forme ou.A'A— B'-C'' _ B+C + dans laquelle A. les longueurs a. 7— du degré m se ramènera a l . /. On construira de même la formule abc— abcd a cd b % = -j7r7 abc ou a? = -. La formule fractionnnaire la plus simple est ab c L'inconnue est une quatrième proportionnelle. La formule qui donne l'in- connue x doit être homogène et du premier degré . C désignent des monômes du degré m-j-i. Formule rationnelle. CHAPITRE III.... c. .

on l'obtient par un triangle rectangle. nous imaginerons la valeur de x ramenée à la forme N =w x N et D désignant des fonctions dans lesquelles n'entre pas le signe de la division. X.. ou par une tan- gente au cercle. et l'on a __X(a — b-\-c) Xa x= a'+b'—c' "Y* On déterminera ensuite l'inconnue x par une quatrième pro- portionnelle entre les lignes p. X"1 .. on peut supposer aussi qu'il n'y a pas de produit de deux radicaux une quantité entière. Considérons maintenant une formule irrationnelle du second degré. Pour ob- ni de produit d'un radical par tenir la valeur du numérateur N. Formule irrationnelle du second degré.1 *' lm a . Soit d'a- bord la formule x = \/ab.Pour plus de clarté. les opérations qui précèdent la ramèneraient à la forme P 47. dans laquelle nous supposons que les quantités réunies par le signe + ou le signe — sont homogènes et du même degré. ou - x =t o # L'inconnue x est une moyenne proportionnelle entre les lignes a et b . X m -V. lm b . \ m c. y -W . a. Lorsque le radical porte sur une fonction rationnelle du degré m. 41 de ces monômes aux formes simples Xm . ni d'exposant fractionnaire ou négatif. .. Si la fraction était du degré m. 2 DE L'HOMOGÉNÉITÉ. on transforme ainsi la formule m— 2 \/i™-u=\/i™-nt=i u. il faut effectuer certaines opérations dans un ordre déterminé le premier signe radical .

soit sur une m quantité entière. i m étant impair. des racines des équations du troisième et du quatrième degré. 48. soustraction. on ramènera celles-ci à la même forme. on ajoutera ce terme à d'autres de même forme. même. multiplication. côté donné par la formule x=-\ 2a 3 . peuvent être construites au moyen d'un nombre limité de lignes droites et de cercles. soit sur une quantité affectée de l'exposant —. on l'obtiendra par une quatrième proportionnelle. L'inconnue x étant du premier degré. division. par exemple. on ramènera le radical à la forme X 4 y. toute expression homogène du premier degré. Ainsi. si cette quantité doit être ajoutée à d'autres. On démontre que les hypothèses que nous avons faites sur la composition de la formule sont nécessaires pour qu'elle soit homogène. composée d'une manière quelconque au moyen des signes d'opérations simples. Un nouveau signe radical peut porter maintenant. mais cette démonstration ne peut trouver place ici. Dans tous les cas. Construction des racines de l'équation du second degré. on le ramènera à la forme X 2 u. Ainsi. On voit ainsi que le numérateur N prendra la m forme \&t. et par suite aussi leur somme. addition. et ainsi de suite.42 LIVRE I. On démontre aussi que les expressions de cette nature sont seules susceptibles d'être construites de la façon indiquée. porte sur une expression entière. toutes les expressions rationnelles et toutes les expressions irrationnelles ne contenant que des racines carrées. ne peut pas s'obtenir par la règle et le compas il en est de . racine carrée. CHAPITRE III. Il en sera de même du dénominateur D. le côté x du cube double d'un autre dont le côté est a. en un mot. élévation à une puissance entière. en général. L'équation du second degré à une seule inconnue se . puisqu'il entre des radicaux cubiques dans l'expression de ces racines.

les racines z de celles-ci. et dont la somme ou la différence des côtés soit égale à une ligne donnée a. on pourra construire une ligne d équi- valente à la première et un carré b 2 équivalent à la seconde. et q du second degré . problèmes que l'on résout en géométrie élémentaire. puis on trouve x par une moyenne proportionnelle entre c et z. xk — abx 2 -\-c 2 d2 = o. si on les mot sous la forme x(a — x) = b2 . comme on vient de le dire. La résolution des équations et la construction des formules feraient au besoin retrouver les solutions de la géométrie. abx 2 — c 2 d2 = o. ces équations deviennent 1 c c c On détermine. si ces quantités sont rationnelles ou irration- nelles du second degré. — = x 2 -\-ax b2 o. prises en signes contraires. il faut que la quantité^ soit du premier degré.b 2 o. il suffit donc de considérer celles-ci. L'équation bi-carrée se ramène pareillement à l'un des types xk -\. et l'équation du second degré présentera l'une des quatre dis- positions suivantes : = x 2 -\-ax-\. x 2 — = ax-\.b 2 o. Les racines de la première et de la seconde équation sont égales à celles de la troisième et de la quatrième. x2 — — ax b 2 ~o. . Si Ton pose x 2 = cz. x{x — = a) b2 . DE L'HOMOGÉNÉITÉ. car il est inutile de considérer l'équation x k ^~abx 2 -\-c 2 d 2=o f qui n'a que des racines imaginaires. xk — abx — 2 c 2 d2 = o . or. on voit qu'il s'agit de construire un rectangle équivalent à un carré b 2 . 43 2 ramène à la forme x -\-px-\-q=o. pour quelle soit homo- gène.

Imaginons qu'un mobile aille du point au point en M suivant la ligne droite OM ou la ligne brisée OO'M. et proje- tons ces deux chemins sur Taxe OX parallèlement à OY. Nous nous occuperons en premier lieu de la transformation des coordonnées rectilignes en d'autres coordonnées rectilignes DEPLACEMENT DE L'ORIGINE. au moyen des coordonnées du même point dans un autre système. Pour résoudre cette question d'une manière générale. il importe de pouvoir en déduire l'équation de la même ligne par rapport à d'autres coordonnées. f ou sur l'axe parallèle OX. x du point M. Nous appellerons x et y les coordonnées d'un point quelconque M Fig. 44 LIVRE I. . Quand on connaît l'équation d'une ligne par rapport à cer- taines coordonnées. La position des nouveaux axes sera déterminée par les coordonnées a et b de la nouvelle origine 0' relativement aux axes primitifs. la projection de la droite OO est r est l'abscisse l'abscisse a du point 0' la projection de la droite O'M sur 0X . il faut trouver des formules qui expriment les coordonnées d'un point quelconque du plan dans un certain système. CHAPITRE IV. 49. CHAPITRE IV Transformation des Coordonnées. on a . est la nouvelle abscisse x'. avec le signe qui lui convient. 32) et de même sens. Ces for- mules sont utiles aussi dans un grand nombre d'autres ques- tions. Supposons d'abord que l'on remplace les deux axes OX et OY par d'autres axes O'X' et O'Y' respectivement paral- lèles aux premiers (fig. Les projections des deux chemins étant égales entre elles. 32 du plan relatives aux premiers axes. La projection de la droite OM. x' et y' les coordonnées du même point relatives aux nouveaux axes.

En projetant sur Taxe OY. l'abscisse x\ PM étant perpendiculaire sur OX. il faut la multiplier par cos a. sa projection est nulle. si la rotation s'effectue de OX vers OY. la projection de la longueur OP est cette longueur elle-même. affectée du signe + ou du signe — . si la longueur OP' est portée sur OX'. y entre les anciennes et les nouvelles coordonnées du point M. On en déduit (2) x' =x—a . ou dans la direction opposée .sens in- verse. ce qui donne . ce qui donne la pro- jection OP' X cos a . dans tous les cas. 33) Fig 33 . et considérons l'angle a comme positif. du point M relatives aux premiers axes. OP'M sur un axe quelconque sont égales. et par x' et y' les coor- données du même point relatives aux nouveaux axes. si cette longueur est portée en . comme négatif si la rotation s'exécute en sens inverse. c'est. suivant qu'elle est portée dans la direction OX. pour l'amener dans la position X'OY'. 4o x =a+ x'. on a de même y = b-\-y'. Supposons maintenant que Ton change la direction des axes en conservant la même origine. et d'abord projetons le premier côté OP'. parallèlement à OX. CHANGEMENT DE LA DIRECTION DES AXES. Imaginons que l'on change la direction des axes en faisant tourner l'angle droit XOY (flg. la projection du premier chemin se réduit donc kx. 80. - d'un certain angle a autour de l'ori- gine. On obtient ainsi les deux relations (i) x=za + y = b+y' af . Projetons ces deux chemins d'abord sur l'axe OX . TRANSFORMATION DES COORDONNÉES. il faut la multiplier par cos (a+«). y'=zy — b. Les pro- jections des deux chemins OPM. Par un point quelconque M du plan menons des parallèles MP et MP' aux axes Y et Y désignons par x et y les coordonnées 7 . quelle que soit la position du point M dans le plan. celui où les axes des deux systèmes sont rectangulaires. Ces relations sont vraies. Nous traiterons d'abord un cas particulier qui se pré- sente souvent dans la pratique. Projetons maintenant le chemin OP'M.

ainsi. et .y' cos a. Considérons le second côté P'M . ce qui donne pour la projection du second che- 2 min x' cos ( h a ) + 2/' cos a > ou x ' m a 4~ \f cos s' a> e * l' on a la relation y = x' sin *-\-y' cos a. ou x' cos a — y' sin a. il fait avec OX l'angle a + -. affectée nable. s'il est dirigé en sens inverse. quand une droite mobile. les décrit en tournant de OX vers OY. on a#'=OP'. on convient de regarder les angles a et p comme positifs. OX' et OY' deux nouveaux axes dont on dé- finit les directions par les angles a et p qu'ils font avec OX [fig. - J . qui expriment les anciennes coordonnées en fonction des nou- velles. SI.46 LIVRE I. la projection de P'M est toujours exprimée par y' cos ( a +. et sa projection est P'M X cos ( a -f- - J .tt. La projec- tion de OP du signe conve- est nulle. On obtient ainsi les for- mules (3) x =: x' cos a — y' sin a . Il en résulte que le chemin OP'M a pour projection x' cos a -(. y' = x' sin a -f. dans le second cas y'= — P'M . et sa proj ection est — P'M X cos ( a -j—h mais on a. OP'M. j . mais. En égalant les projections des deux chemins OPM. CHAPITRE IV. est y. ainsi la projection du premier chemin se réduit à y. il fait avec OX l'angle a -| }. Projetons ensuite les deux chemins sur l'axe OY. 34).y' cos f a -j. dans le premier cas y'=P'M. celle de PM. Les deux directions OX' et OY' font avec OY les angles — ^_j-a et a. Soient OX et OY deux axes quelconques faisant entre eux un angle 6. OP' X cos (a -(-tu) ou — OP' X cos a. Occupons-nous maintenant de la question générale. partant de la position OX. dans le premier cas. dans le second cas#' = — OP': ainsi la projection du côté OP' est toujours exprimée par a/cosa. on ob- tient la relation x=x r cos a — y' sin a. s'il est dirigé dans le sens OY'.

et telle qu'une droite. projetons les deux chemins OPM.de OX vers OY. diminués de -. OP'M sur une f direction OH perpendiculaire à OY. de même. \x et telle qu'une droite. tourne d'un angle égal à . la direc- tion OY' fait avec OH un angle égal à ( j -|-p. Pour avoir y. Les angles que OX' et OY' font les directions avec OK sont égaux aux angles qu'elles font avec OX. — + J ct. on a donc pour la projection du second chemin a/cos(. pour arriver à la position OK. ce qui fait (. partant de la x position OY. TRANSFORMATION DES COORDONNÉES. pour arriver a la position OH. Par un point M quelconque du plan me- nons les droites MP et MP' respective- ment parallèles aux axes OY et OY'. ce qui donne la relation a? sin 6= a?' sin (0 —a ) -f- y' sin ( — p). la projec- tion du premier chemin se réduit à x sin ô. partant de la position OX. augmenté de l'angle XOX'. la projection du premier chemin se réduit à y sin ô.' la projection du . et f-p.de OY vers OX. et la direction OY étant perpendiculaire à OH. La direction OX' fait avec OH un angle égal à l'angle HOX. quand la droite tourne en sens contraire. — + oA +ô y' cosp — 6 + pV ou x sin — + f (8 a) y' sin (ô — p).OP'M sur une direction OK perpendiculaire à OX. nous projetterons les *' deux chemins OPM. 47 comme négatifs. Pour avoir x. tourne d'un angle égal à Fi 34 . La direction OX étant perpendiculaire à OK et la direction OY faisant avec cette droite l'angle j-ô.• ce qui donne [-a. La direction OX faisant avec OH l'angle 0.

. a -\. p par 8 — a. — sin -> ô' • sin 52. 1 inverse du précèdent r . il suffit donc. — x sin a 4.y sin — (ô a) sin(p — ' y ~~ a) Appelons 8' l'angle des nouveaux axes 8'=p —a .y' cos ( h P ) » J ou x' sin a + y' sin p. On en déduit facilement des formules servant à revenir des nouveaux axes aux anciens. ce qui donne / . Dans ce cas on a =-. L'angle des nouveaux axes est p — a. . Les formules générales donnent quelques formules particulières qu'il est bon de connaître. i° Cas ou les axes primitifs sont rectangulaires.48 LIVRE I. a?' sin a + . de remplacer 8 par p — a. ( y=r#'sin oc -f.y' sin p. . . . les axes OX et OYfont avec OX .. alors le déterminant des coefficients de x' et y' dans les formules (4) est sin S sin (ô — — sin a sin — a) (0 p) sin 0' sin 2 Ô sin ' et le déterminant des coefficients de x et y clans les formules (5) est .. x sin p + y sin — (p 0) "~ sin(p — a) | j . a par — a. . On obtient ainsi les deux formules a?' sin (8 — a) -f y' sin (6 — p) !_ sin 6 V u . second chemin est donc x' cos ( 1. les angles — a et — a+0 . et Ton a la relation y' sin = x' sin a -f. et les formules (4) se réduisent à . dans les formules précédentes. ( # = #'cosa-f-y'cosp.y' sin p. CHAPITRE IV. y' sin p 9 sin 6 pour la transformation des coordonnées obliques en d'autres coordonnées obliques.„. .

. y' cos a * sin Ô On pourrait supposer aussi p =a . 2 TRANSFORMATION GENERALE. d'une part x =a+x i . et O'Yi respectivement parallèles à OX et OY. d'autre part. y = b-{-y i . le signe de y' dans les formules (7). TRANSFORMATION DES COORDONNÉES. ix=x r cos a — y' sin a. Si. f rection des axes. Fig. 35). 53. On les obtiendrait aussi en supposant dans les formules (7) 8=?. ANALYT. et par / Qf Xl les angles a et p que font les nouveaux x /° axes OX' et O'Y' avec l'axe OX(fig. 3° Cas oh les deux systèmes d'axes sont rectangulaires.p) _ x' sma+y'sm^ V ~~ 9 a?1— ' ' sinô sin 6 on en déduit les formules générales de transformation GÉOM. 4 . 49 a Cas où les nouveaux axes sont rectangulaires. ce qui revient à changer le sens de Taxe OY'. en vertu des formules (4) a?' sin(6— g)+y'sin(6-. p ar le point O' menons deux axes O'X. 35. Supposons P = <*-}--. les formules (4) deviennent x x f sin (6 —~ — a) y' cos (0 — a) (7) \ ~ iïïri ' ' x' sin a 4. On a. [y —x sin a-f-y cos a. On déterminera le / / nouveau système d'axes par les coor- / / ^^v données a et b de la nouvelle origine O' / k^Tl relativement aux anciens axes. on obtient les formules (3) déjà trouvées._. Supposons que l'on change à la fois l'origine et la di- y/ IT. dans les formules (6). par conséquent. et. on suppose p = a-f--. .

d'où l'on déduit. l'origine pour pôle. 3o). 27. DISTANCE DE DEUX POINTS. tang(o = -- Nous avons fait plusieurs transformations de cette sorte. 50 LIVRE I. a?' sin (Q — +^ a) s ^n (9 "^ . en désignant par / la distance OM. Supposons d'abord les axes rectangulaires et cher- chons la distance de l'origine à un point M dont nous appellerons a? et y les coordonnées Dans le triangle rectangle OPM (fig. 37).= sin 6 (8) #' sin a y' sin p y = + ô -f- sin 8 ^ Nous remarquerons que les coordonnées anciennes x et y s'expriment par des fonctions entières et du premier degré r des coordonnées nouvelles x' et y . de la strophoïde. 3 i. 36). Cherchons maintenant la distance des deux points M et M'. du limaçon de Pascal et de la rosace (n os 21. 55. quand nous avons cherché les équations en coordonnées rec- tilignes de la cissoïde. . on a OM = OP + PM = x* + y\ Fig. CHAPITRE IV. on ob- tient les relations r (9) ^ = pcosw. 54. Soient OX et OY deux axes rectangulaires prenons . y = psinw. et l'axe des x pour axe polaire (fig. 37. Fig. en projetant la droite OM sur l'axe OX et sur l'axe OY. TRANSFORMATION DES COORDONNEES RECTILIGNES EN COORDONNÉES POLAIRES. quelle que soit la position du point M dans le plan. 36. situés d'une manière quelconque dans le plan nous appellerons . (10) l=\/x 2 +y 2 . . 24. On passera réciproquement des coordon- nées polaires aux coordonnées rectilignes à l'aide des formules p = y# 2 -}-y 2 .

on imaginera.PMcosOPM.OP. 38. les coordonnées a? et y de ce point sont égales à + OP et à + PM. Pour avoir la distance de deux points M et M'.38) menons des axes MX'. les coordonnées x et y étant égales à — OP et à — PM. ce qui reproduit encore la formule (12). par rapport aux axes Mi^^Ml' rectangulaires OX. Dans le triangle OPM (fig. Si le point M est situé dans l'angle Y'OX'. Par le point M M X' (fig. l'angle OPM est égal à 0. . les coordonnées a X du point M' relatives à ces nouveaux axes Fig. — y' y. on obtient la même formule (12). et l'angle OPM est le supplément de l'angle . d'après la formule (10). quelle que soit la position du point M on a ÔM =ÔP + PM — a. paral- lèles aux axes proposés. TRANSFORMATION DES COORDONNEES. f <ï31 . 59). 2 2 2 Quand le point M est situé dans l'angle YOX. et l'angle OPM le supplé- ment de 0. Cherchons d'abord la distance de l'origine à un point quelconque M du plan. l'expression de la distance est un peu plus compliquée. Y'OX. mais l'une des coordonnées est positive. MY'. La distance / de la nouvelle origine (2) M au point M' sera donc. sont égales k x' — x. Quand les axes sont obliques et font entre eux l'an- gle 0. par le point M des axes parallèles aux premiers. on a donc {12) l~\/x 2 Jr y 2 -\~2xy cos 0. en vertu des formules du n° 49. comme précédemment. (>0 l=\/(a ' + {y'-yf *>6. Quand le point M est situé dans l'un des angles YOX'. l'autre néga- tive. Cette formule est donc générale. OY. et l'on obtiendra la formule l=\/(x'-x¥ + (y'-y¥ + 2{x -x){y'-y)cosS. x' et 1 V y' celles du point M'. $1 x et y les coordonnées du point M.

dans la figure (4o). . U n mobile partant du premier point M et allant vers le second M'. en MiM m grandeur et en signe. cherchons sur cette droite un point Mi de coordonnées x x et y t . et y' —y 4 . x—x _y—y _m' { i x —Xi y —y x m m — M Lorsque est positif. deux points M et M' ayant pour coordonnées x et y . MiM' sont négatifs. suivant que les deux segments sont dirigés ou non dans le même sens. et en signe .„ ^ rapports M • 2 . . leur rapport est négatif et la valeur absolue de ce rapport est . ait . M et du point M'' —x seront # l et y — y. 40.M. une valeur donnée en grandeur . 32 LIVRE I. 6 Étant donnés. 87. M' . — MiM m Si l'on transporte les axes parallèlement à eux-mêmes au point Mi les coordonnées nouvelles du point . le point cherché 4 se trouve en dehors du segment MM' . on appelle sens d'un seg- ment MM' le sens dans lequel marche Fig. y' sont de mêmes signes. On a souvent besoin des coordonnées du point qui par- tage dans un rapport donné la droite qui joint deux points donnes. ou de MM m! —. leur rapport est . CHAPITRE IV. Lorsque le rapport donne — est 711! négatif. les différences x — Xi et x' — x* ou y — yi et — y. les ... x' ety' .. x' — #. La valeur algébrique du rap- port de deux segments est alors la valeur absolue de ce rapport. le rapport r—^~ est positif. Lorsque plusieurs segments sont situés sur une même droite. . égale à la valeur absolue de ^rrr.M m' portr— r — . MMt MiM . tel que le rap- . précédée du signe ou du signe + — . . Les différences x —x i et x' — Xi ou y —y i et y' —y A sont de signes contraires. On a donc. sur une droite indéfinie... ' ct-tf. le point cherché Mj doit se trouver entre M et M'. c'est le cas de la figure. Ainsi. .

on voit que les deux points conju- gués Mi et M 2 ont pour coordonnées x — \x* y — 'kif l — i — CLASSIFICATION DES LIGNES PLANES.m'x' my -\-m 'y' m-\-m m+m Ce point sera tel que l'on ait MiM — M M _rri_ — __ 2 % MiM' MjM m' . sont conjugués harmoniques par rapport au segment MM'.* les distingue d'abord en algébriques et transcendantes. on classe les lignes de la manière suivante on . suivant . m Si l'on pose — ra =— -X. on dit que ces points Mi et M 2 . Donc les équations (i 4) conviennent aussi à ce cas. A A TRANSFORMATION DES COORDONNÉES. Lorsque le rapport donné — m est égal à — 1 . des propriétés générales des lignes planes. On en tire les formules suivantes qui résolvent la question pour toutes les valeurs du rapport — ffl' mx — m'x' my — m'y' m—m m—m Remarque. correspondant à des valeurs égales et de signes contraires du rapport — . 53 positifetégalau rapport- * ou à — . 58. Considérons le point M 2 dont les coordonnées x 2 et y 2 se déduisent des précédentes par le changement de signe de m' mx -). On emploie surtout les coordonnées rectiîignes pour l'étude. le point M 4 devient le milieu du segment MM' et a pour coordonnées 2 2 le point M 2 s'éloigne à l'infini. Dans ce système.

CHAPITRE IV. Ainsi. En effet. en faisant disparaître les radicaux et les dénominateurs. comme il est au plus du degré m. comme un sinus. si l'une des coordonnées entre sous un signe transcendant. la droite a au plus m points communs avec la ligne. Mais. l'équation n'a pas plus de m racines. c'est- à-dire les points communs à ce lieu et à l'axe des x. quelle que soit la position des axes des coordonnées dans le plan. Une équation est dite algébrique lorsque les coordonnées x et y n'y entrent qu'affectées des signes- d'opérations algébriques.. un loga- rithme. Le degré d'une ligne indique en combien de points au plus la ligne peut être coupée par une droite.y) = o l'équation d'une ligne rappor- tée à de certains axes OX et OY. car alors la transformation inverse élèverait le degré. on ne tient compte que des coordonnées x et y). m le degré de cette équa- tion supposée entière (dans l' évaluation du degré. et. y) =o l'équation qui la représente lorsqu'on prend la droite pour axe des x. soit f{x. Quand le premier membre de l'équation n'est pas identiquement nul. l'équation est dite transcendante.. etc. si dans cette équa- tion on fait y = o. On peut tou- jours mettre les équations algébriques sous la forme entière. soit m le degré d'une ligne. ce qui est impossible. Pour rapporter cette ligné à d'autres axes O'X' et OT'. Elle ne sera pas non plus d'un degré moindre . l'équation en x ainsi obtenue donnera les abscisses des points du lieu qui ont une ordonnée nulle. que les équations qui les représentent sont algébriques ou transcendantes. Les lignes du premier degré sont celles qui sont représentées par des équations du premier degré en x et y . l'é- quation du second degré donne les lignes du second degré. En effet.54 LIVRE I. par conséquent. on substituera à a? et y dans l'équation les valeurs données par les formules de trans- formation (8). il est impossible que l'équation en x' et y' soit d'un degré supérieur km. etc. ces formules étant du premier degré par rap- port aux coordonnées x' et y'. la nouvelle équation est du même degré que l'équation primitive. Il est aisé de voir que le degré d'une ligne reste le même. On classe ensuite les lignes algébriques d'après le degré de leurs équations. / (x. Si l'équation était vérifiée par plus .

contiendrait y en facteur et J'équation f(x. par conséquent. y) = o se décomposerait en deux. De même. c'est-à-dire au polygone de m côtés. Quand on dit qu'une équation algébrique et entière du degré m représente une courbe du degré m. Ainsi. par exemple. D'après cela. on suppose que le pre- mier membre n'est pas décomposable en un produit de fac- teurs entiers . une équation du troisième degré peut représenter trois droites. sont des lignes droites. Ainsi nous verrons que des propriétés des courbes du second degré -s'appliquent au système de deux droites. dans ce cas. i3. parce que ce sys- tème peut être considéré comme un lieu du second degré. ne pouvant être coupées par une droite en plus d'un point. une équation du second degré. quand on y fait y= o. représente deux lignes du premier degré. autrement l'équation représenterait deux ou un plus grand nombre de lignes d'ordres inférieurs. 55 de m valeurs de x. et ensuite les lignes d'un degré quel- conque. c'est- à-dire deux droites. degré en plus de trois points. et. Le limaçon de Pascal (n° 27) est du quatrième degré. l'ellipse. y) devenant identiquement nul. i5. C'est pourquoi cer- taines propriétés des lignes de l'ordre m s'appliquent au sys- tème de m droites. l'une y = o du premier degré. l'hyperbole os et la parabole sont des courbes du second degré (n 10. Le cercle. le polynôme/"^. ces courbes peuvent être coupées en trois points par des droites. ou une ligne du se- cond degré avec une ligne droite. le premier membre serait identiquement nul. 18). dont le premier membre est le produit de deux facteurs entiers du pre- mier degré. . la droite entière ferait partie du lieu . La cissoïde et la strophoïde (n 21 et 24) sont du troisième degré. Les lignes du second degré ne peuvent être coupées par une droite en plus de deux points celles du troisième . TRANSFORMATION DES COORDONNEES. les lignes du premier degré. puis celles du second degré. l'autre du degré m— 1. la rosace à quatre branches (n° 3o) du sixième degré. Nous étudierons d'abord les lignes du premier degré. ces courbes peuvent être coupées en deux points par os des droites.

IGISJE »I*OITJE ET CERCÏiB CHAPITRE PREMIER Soigne droite. ne pouvant être coupée par une droite en plus d'un point. l'é- "~o7 p T quation se réduit à la forme By + C =o Fig. c'est une droite G'G parallèle à l'axe OX (fig. on l'obtient en portant sur l'axe OY. 41. l'équation y = représente l'axe OX lui-même. car alors il faudrait que l'on V eût C = o. l'équation se réduit à . à partir de l'origine. par / / exemple. En particulier. 59. est nécessairement droite. CONSTRUCTION DE L'ÉQUATION DU PREMIER DEGRÉ. Nous avons déjà fait remarquer que la ligne représentée par cette équation. quelle que soit l'abscisse . Lorsque le coefficient B est nul. LIVRE II L. Mais il est bon de démontrer directement que cette équation représente une ligne droite. ouy = b. une longueur OB égale à la valeur abso- lue de b. L'équation générale du premier degré entre les deux variables x et y est de la forme (i) A# + By + C = o. 41). et menant par le point B une parallèle G'G à l'axe OX. dans un sens ou dans l'autre suivant le signe de b. Cette équation représente le lieu d'un point M dont l'ordonnée est constante et égale à £. le coefficient A est nul. Il est impossible que les deux coefficients A et B des va- riables soient nuls à la fois . Mais il peut arriver que £ jL { m g l'un des coefficients soit nul . si. et l'équation se réduirait à / une identité.

. Prenons une abscisse quelconque OP. . le OP point M sera un point du lieu. on peut diviser tous les ternies par B et mettre l'équation sous la forme A C = -B*' B' » OU y — ax+b. et menant par le point A une parallèle H'H à l'axe OY.. ô Considérons d'abord cas particulier où = le b o. quelle que soit l'ordonnée. = a. ou dans son opposé par le sommet Y'OX' (fig. à partir de l'origine. se trouvent dans l'angle YOX. M". (2) en posant. =a. tous les points du lieu.. OX. c'est une droite H'H parallèle à Taxe OY (fig. 45). dans un sens ou dans l'autre suivant le signe de a. Soient M. Lorsque le coefficient B n'est pas nul. C =q 9 ou # = a. l\i) on l'obtient en portant sur Taxe . ou y . . on pourra. des rapports égaux MP _MT'_ — MT» = = OP^~OP'~ — OP* ' a. une îongueur OA égale à la valeur absolue de a. a = — = = — -. divers points du lieu construits de cette façon . sur cette parallèle. M'. ayant leurs coordonnées de même signe. l'équation x=o représente l'axe OY.MP M + tel 1 que v Ion ait. ce qui réduit l'équation à la forme y = ax. Cette équation représente le lieu du point M dont l'abscisse est constante et égale à a. En particulier. et par le point P menons une parallèle à l'axe des y . pour abréger. LIGNE DROITE. 57 Aa? -{. Si a est un nombre positif. trouver un point ™ N.

42). on conclut.. 44. que tous ces points sont sur une même droite AA passant par l'origine. M'. toute ligne droite est représentée par une équation du premier degré. N".b.. sont sem- blables. M"OP". les ordonnées de tous les points de la droite AA de longueurs MN. on voit que les = ordonnées correspondantes à une même abscisse diffèrent d'une quantité constante b\ on augmentera donc ou l'on diminuera. OP"M". par suite.. égales à la va- leur absolue de b (fig. sont situés dans les angles YOX' et Y'OX (fig. suivant le signe de b. ... Nous ferons voir que. 44). Ainsi. M".. comme précédemment. son équation est de la forme y b = (fig. Fig.58 LIVRE II. elle occupe l'une des deux posi- . M"N".. les angles MOP. 43).. M".. Il résulte de ce qui précède que toute équation du 'premier degré entre les deux variables x et y représente une ligne droite. ayant leurs coordonnées de signes contraires. M se meut d'un mouvement continu et décrit la droite indéfinie A'A.. tous ses points ayant même abscisse. Si l'on fait varier x d une manière continue de oo à oo le point — + . sont égaux : donc les points M.. OP'M'. y = ax. 4i). et que. Revenons maintenant à l'équation y=ax-{-b. M'. l'équation y = ax représente une ligne droite AA passant par l'origine. N'. son équation est de la forme x =a (fig. Lorsque a est négatif. M'N'.. Si l'on com- pare les deux équations y ax -|. des rela- tions y'/ _op MP — —M'P' OP — —OP" MT" ~~ a. CHAPITRE I. 60. sont tous placés sur une même droite AA passant par l'origine. dans tous les cas. tous les points du lieu... comme tous ses points ont même ordonnée... Si la droite est parallèle à l'axe OX.. Si elle est parallèle à l'axe OY. Soient M. les points N. réciproquement. différents points du lieu. M'OP'. il résulte que les triangles OPM. ainsi obte- nus forment évidemment une droite B'B parallèle à AA. Si la droite passe par l'origine.

on a. on l'appelle ordonnée à ï origine. elle est la même pour toutes les droites parallèles . or l'excès de l'ordonnée de la droite proposée sur l'ordonnée correspondante de la pa- rallèle est une quantité constante b . dans la disposition de la figure 43. donc la droite proposée a pour équation y = ax-\-b. angle qui peut varier de o à -r . 45) où la droite coupe Taxe des y . La constante a ne dépend que de la direction de la droite . o9 tions indiquées dans les figures 45 et 44. 61. _y_MP_— sinMOP _ sina - a ~^~~OP sinOMP sin(0 — a)' et. l'équation de la droite est. a l'angle de OA avec OX. =a ou y = ax. et les triangles sem- blables donnent MP M'P' -MT — OP OP' — OP" ou MP MF -MT" — — OP — OP' OP" Si l'on appelle a ce rapport constant. d'après ce qui précède. a =x_ _y MP _ sinMOP sinfo— _ sina ~ — OP — — sin OMP — — sin — — sin — a) ___ (a a) (6 . 43) . Ap- pelons G l'angle des axes. Supposons enfin que la droite. on l'appelle coefficient angulaire ou de direction. L'équation de toute droite non parallèle à Taxe des y peut être mise sous la forme y = ax-\-b. SIGNIFICATION DES COEFFICIENTS. f 6) . ne passe pas par l'origine (fig. Menons par l'origine une demi-droite OA parallèle à la droite proposée et située par rapport à Taxe XX du même côté que la demi-droite OY. LIGNE DROITE. une parallèle à cette droite menée par l'origine aura pour équation y = ax. sans être parallèle à l'un des axes. La constante b est l'ordonnée du point H (fig. dans celle de la figure 44.

on construira le point qui a pour coordonnées x 2. de la relation (5) on déduit la formule w (5) . = y ^=—5. en donnant à x une valeur particulière . par exemple. cette relation se réduit à (4) tang a = a. = y = o. sur l'axe des x la longueur f dans la direction OX. dans tous les cas. à coefficients numériques. . à partir de l'origine. soit. la droite passe par l'origine. y=— f . par exemple. = o. la droite passe par l'origine. Soit. l'équation étant vérifiée pour# o. l'équation ix Zy — = 5 pour y o. On en détermine un second point. x si l'on fait2. on cherche ordinairement les points où elle coupe les axes. On a — — sin — tang g _ -) 9 a î sin a (ô a) ( a+ i sin a sin —-f. on a donc. on . on transforme l'équa- tion (3) de la manière suivante. (ô a) tang- 2 d'où (6) tang (a / 0\ ) = a—— — tang i ô - 02. on portera. Quand les axes sont obliques. Lorsqu'on veut construire la droite représentée par une équation du premier degré. et détermine l'angle a que fait avec Taxe OX la direction OA. tanga & = —+a sin a cos i : 6 -- G Cette formule n'étant pas calculable par logarithmes. on a — y= — 3 . CHAPITRE I. . sin a — =^ (3) sin (0 a) Quand les axes sont rectangulaires. = a x= f pour x . et on le joindra à l'origine. sur l'axe des y la longueur f dans la direction OY'« Quand l'équation ne renferme pas de terme constant. pour obtenir l'angle a au moyen des tables. «0 LIVRE II. l'équation ny-{-3x — o. et on fait passer une droite par ces deux points.

en remplaçant b dans l'équation de la droite par sa valeur y' — ax' tirée de l'équation de condition. (34. il faut que les coor- données de ce point vérifient l'équation de la droite . Quand on met l'équation sous la forme y ax-\-b. Quand on fait varier le paramètre a. dans laquelle le coefficient angulaire a est arbi- traire. Appelons x' et y' les coordonnées du point donné M. 61 63. Pour que cette droite passe par le point M. Mais il y a une exception. représente toutes les droites qui passent par le point M. Pour fixer la position de la ligne droite dans le plan. si donc on remplace les coordonnées variables x et y par les coordon- nées x' et y' du point M. et il restera les rapports des deux autres coefficients à celui par lequel on a divisé. L'équa- tion d'une droite quelconque est y = ax-\. Nous avons supposé que toute droite est représentée par une équation de la forme y=ax-\. quelle que soit sa posi- tion dans le plan.b. ou deux relations entre ces paramètres servant à déterminer leurs valeurs. L'équation (7). par exemple le paramètre b en fonction de a . on aura l'équation de condition y' = ax' -\. b. Cette relation entre les deux paramètres a et b détermine l'un d'eux en fonction de l'autre. LIGNE DROITE. Problème I. L'équation générale de la ligne droite Ax + By + C = o renferme deux coefficients ou paramètres arbitraires . c'est lorsque . on ob- tient l'équation (7) y — — a{x — yf af). il faudra donner les valeurs des deux pa- ramètres.b. la droite tourne autour du point M. car on peut diviser l'équation par l'un des coefficients. Trouver V équation générale des droites qui passent par un point donné. ces = deux paramètres sont a et b.

Cette droite devant être parallèle à la droite AB. et la paral- lèle demandée CD sera représentée par l'équation y — = a{x — y' x'). (7) y~y'=*a{x—x'). 65. si dans l'équation (7) on remplace a par le rapport ïïi —. ainsi que l'ordonnée à l'origine b. La droite MM'. et qu'on fasse ensuite n=o. la droite est parallèle à Taxe des y\ car. est représentée par une équa- tion de la forme ~7ô- Fig. Problème IL Par un point donné mener une droite pa- rallèle à une droite donnée. comme nous lavons dit. x' et y' les coordonnées du point donné M (fig. on obtient l'équation x=x'. le coeffi- cient angulaire a est infini. 45. Soient M et M' (fig. x' et y les r coordonnées du point M. son coefficient angulaire a' sera égal au coefficient angulaire a de la droite AB. qu'on mette l'équation sous la forme n(y — = m (x — y') x') . Fig. qui représente la parallèle à l'axe des y. menée par le point M. ce qui donne la relation . 45). on aura donc a'=a.a! [x — x'). 46. CHAPITRE I. passant par le point M. Mener une droite par deux points donnés. il s'agit de déterminer le coefficient a. Soit y=ax-\-b l'équation de la droite donnée AB.62 LIVRE II. Problème III. dans ce cas. 46) les deux points donnés. sera de la forme y — y '=. son équation. x" et y" celles du point M'. de manière que cette droite passe aussi par le point M'. Il faut pour cela que les co- ordonnées du point M' vérifient l'équation (7). Cependant. 66. La droite demandée devant pas- ser par le point donné.

on a ainsi a=— TA b=— =B . Trouver H. on ob. tient les points où la droite coupe les axes. En remplaçant A et B par leurs valeurs. Problème IV. . et soit */ \ A#+B?/+C=o T l'équation de la droite cherchée. b l'or- b! donnée du second. on met l'équation sous la forme simple <»> 68. B =— T à . appe- lons a l'abscisse du premier point. Si l'on y faitsuccessivement y et x = 0. dou A= a . y'=o. A's+ B'y + C^o. Il arrive souvent que la droite est définie par les points A et B où elle coupe les axes (fig. le point d'intersection de deux droites données. Soient A# + B*/ + C = o. . on obtient l'équation de la droite MM 7 . et l'é- quation (8) se réduit à y" * = &• 67. 47. 63 d'où Ton déduit X —X Ainsi. 47). LIGNE DROITE. Si dans l'équation (7) on rem- place a par sa valeur. = Fig. le coefficient angulaire de la droite MM' est égal au rapport de la différence des ordonnées à la différence des abs- cisses des deux points donnés. on a#'=o. équation que l'on peut mettre sous la forme x —x r y — y' x" — x' y" — y' Lorsque le point M est à l'origine.

si donc on résout ces deux équations simultanées à deux incon- nues x et y. . et les valeurs de x et de y se présentent sous la forme . et que l'on divise par k. On pourrait traiter la question on cherchant les coordonnées du point d'intersection des deux droites par la résolution des équations (10) et (1 1) .48 . les deux droites proposées coïncident car. Mais quand le dénominateur AB' — BA' est nul. et. ses coordonnées vérifient à la fois les deux équations . M le point d'intersection de ces deux droites. les équations de deux droites données AB et CD(fig. dénomi- les nateurs. il y a indétermination. en effet. 48). en effet. sans que les numérateurs on obtient pour x et y des valeurs le soient.64 LIVRE II. C=Ck. lèles . du point M. Soient (10) A# + B?/ + C = o. Le point M appartenant à chacune des droites. vu) A'x + B'y + C/-. etles deux droites se coupent effectivement en un pointM. les équations des deux droites données. si l'on pose A' C= —=—=— B' k. et.o. 09. que l'on remplace dans la seconde équation. CHAPITRE I. . dans ce cas. on . Trouver V équation générale des droites qui passent par le point d'intersection de deux droites données. d'où A' = A/c. cette équation devient identique à la première. B' = B&. on obtiendra les coordonnées Fi &. Problème V. elles ont leurs coefficients angu- — A = — A' C laires égaux & deux numérateurs sont nuls en =r B ^^ B Si l'on a à la fois -r même temps ABC A' = — que B' -=-= les . __ BC — CB' _ CA' — AC ^""AB'— BA' ' 3/ ~AB — BA''/ Quand le dénominateur AB'— BA' est différent de zéro. infinies ceci indique que les deux droites proposées sont paral- . les formules donnent pour x et y des valeurs finies et détermi- nées.

on remplace X par la valeur (i5). on fasse n—o. que la droite GÉOM. les dénominateurs les valeurs de ces polynômes. et. on obtient une équation du premier degré (12) (Aa ? + By + C)+X(A + B'y + C = f a? . et. dans laquelle le coefficient X est arbitraire. Si l'on remplace X par —. Si Ton ajoute membre à membre les deux équations (10) et (11). A*-' + By' + C AV + By + C* Quand on faitX=o. annu- lent les deux quantités placées entre parenthèses. on a la seconde droite A'ar+B'y+C^o. Mais on arrive au même résultat par une marche plus rapide. par con- séquent. les coordonnées de ce point. vérifiant à la fois les deux équations (10) et (11). Si. LIGNE DROITE. on obtient l'équation - U4j Atf' + By' + C AV + By + C'' qui représente la droite passant par le point M et le point dïn- tersection des deux droites données. ) o. On reconnaît immédiatement. dans l'équation (12). et qu'après avoir multiplié par n. Atf/lLYT. car on peut déterminer ce coefficient de manière que la droite passe par un point quelconque M du plan. 65 ferait ensuite passer une droite quelconque par ce point (n° 64). à l'inspection de cette équation. Cette équation (12). quand on y rem- place x et y par les coordonnées du point donné. après avoir multiplié l'une d'elles par une quantité arbi- traire X. 971 c'est la première droite. représente toutes les droites qui passent par le point d'intersection des deux droites données. ce qui donne <rt\ [lô) 1. + C) + X(AV + By + C = o . en effet. l'équation (12) devient Ax-{-By-\-C=o. qui représente une troisième droite passant parle point d'inter- section des deux premières . Les numérateurs sont les premiers membres des équations des deux droites données. ayant pour coordonnées x' et y'\ il suffit pour cela que l'équation de condition (A^ + By . 5 . satisfont à l'équation (12). ) soit vérifiée.

on voit alors que toutes les droites passent par un même point.M A' + B'm M 2 M'~" A+Bm' . lorsque ce paramètre n'entre qu'au premier degré dans l'é- quation. on a. l'équa- tion (12) représente toutes les droites parallèles à celles-là. Lorsque les deux droites (10) et (n) sont parallèles. coupons les trois droites (10) (11) et (12) par une sécante ayant pour équation y=mx-{-n et rencon- trant ces droites en des points M. Étant données quatre droites concourantes . qui contient un paramètre arbitraire X.__ B'n+C „ Bn-fG+X(B n+C/) / X ~~~A. en appelant M 2 le point où la même sécante coupe la droite d 2 M. En effet. qu'elle représente passe par le point donné et par le point d'intersection des deux droites données. le point d'intersection des droites (10) et (11). CHAPITRE I. Une équation du premier degré en x et ?/. lorsque les deux points moniques par rapport aux droites d et où une sécante coupe les droites d et d 2 sont conjugués har. d'après les formules du (n° 57). Remarque. en grandeur et en signe. d d .d l et d 2 on dit que les droites di et d 2 sont conjuguées har 9 d'. 1 moniques par rapport aux deux points où elle coupe d et d' (n° 57). représente une infinité de droites. M' et M t .66 LIVRE II. Les abscisses x? x' et ^ de ces trois points sont : __ Bn+G . MiM _ x —x __ — x A' + B'm " MM 4 / — #i~~" a?' A' + Bro On aura de même. On voit alors facilement que les deux droites d et d 2 x ayant pour équations : (rft) Ax + By + C + 'k{A!x + B y + C . on peut mettre l'équation sous la forme (12). ) =o (d 2 ) Ajc + By + C — \(A'x + B'y + G) = o sont conjuguées harmoniques par rapport aux droites données (10) et (11). . + Bm' X ~~~ A' + B'm 5 Xl ~ A+Bm-\-l(A'+B'm) 9 et.

M __ MM 2 /— m MiM M M /. B\ C* Si ce déterminant est nul. on doit avoir les deux relations A + XA' _ B + XB' G + XC' A" ~ B" — C" L'élimination de X donne la condition déjà obtenue. Si les droites ont un point commun. > A^ + B'V + C'^o. A"B — B"A sont nuls tous trots. A +B y+C =o . 67 comme on le voit immédiatement en changeant X en — X. AB' — BA' . B'. a? / . elles sont parallèles lorsque les trois mineurs. 2 ce qui montre que les points MiM 2 sont conjugué» harmoni- ques par rapport aux points M.M' ( n° 57). A'B" — BA. Reconnaître si trois droites passent par un même point. . Soient Ax + By + C =o. Donc enfin M. Autrement l'équation générale des droites qui passent par : le point d'intersection des deux premières est (A + XA') x + (B + XB') y + (G + XC') = o. B. 70. les trois droites sont concou- rantes ou parallèles. concourantes dans le cas contraire. G' A". et l'on substituera les coordonnées de ce point dans la troisième équation. en attribuant au para- mètre X une valeur convenable." . cette équation représentera la troisième droite. Problème VI. G D= A'. On cherchera le point d'intersection des deux premières droites. les équations des trois droites données. La condition qui exprime que les droites ont un point com- mun s'obtient en égalant à zéro le déterminant A. LIGNE DROITE.

Fiff. x" et y\ x'" et y'" les coordonnées des trois points donnés M'. du point d'intersection G des deux premières médianes AE BF. car. la 2 droite OD. . a b de même. CHAPITRE I. leurs coefficients angulaires sont égaux. milieu de ÀB. on obtient les coordonnées x = o. on obtient la troisième. la médiane BF a pour équation 2x . on en con- et clut que la troisième médiane passe aussi par le point G. y Le point D. so. a pour coordonnées OF = -. M'". Considérons les trois médianes d'un triangle OAB (tig.de l'origine. M". et le déterminant x\ y\ 1 D= x%y". La médiane AE. 72. si l'on retranche les deux premières équations membre à membre. y' a? — " a/ x'" — X* . est représentée par l'équation y — -x. 71. les couples précédents vérifient une équa- tion de la forme Ax + By -f. prenons le sommet pour ori- gine. En résolvant les deux premières équations.i est nul.68 LIVRE II. a pour équation F A x Fig. y = r o . Si les points sont en ligne droite. coupant les axes à des distances a et . les deux côtés OA et OB pour axes des coordonnées. G = 0. 7 Autrement. Les droites Ml". qui va de l'origine à ce point. y" -y' _ y"' .49). et désignons par a et 6 les deux longueurs OA et OB. Soient x' et y'. OE = :-. M'M ' coïncident. 49. Problème VIL Reconnaître si trois points sont en ligne droite. on reconnaît immédiatement que les trois médianes passent par un même point. Exemple.' . En appliquant la second méthode. Ces coordonnées vérifiant la troisième équation.

A'B. nous allons démontrer que les trois points D. E. a a'(b — V\ bb' [a— a') : 'ab . ses coordonnées a?'". Exemple. a pour coordonnées 53" =— » y"=— • Pour avoir les coordonnées du point F. 5i). 69 73. Les droites DE et DF ont pour coefficients angulaires (a_— — a'b' — u bb' a'} h y" y' b' . F. 51. F sont en ligne droite. milieu de OC. on a donc aa' (b — b') bb' a— a') \~[ab-a'b') r 2 [ab ( — a'b') t Ayant les coordonnées des points D. en joignant les som- mets opposés. E. clierchons celles du point C. on en conclut que les trois points D. par a et o! les abscisses des points A et A'.a'b' ' ab — a'V Le point F étant le milieu de la droite OC. y'" -y ab b' —b a —a x r "—œ'~~ aa' (b ~b') —a ~ a' —a ab — a'b' ces deux coefficients angulaires étant égaux entre eux. on obtient trois diagonales AB. E. y" sont les moitiés de celles du point G. F. a pour coordonnées x r = -. milieu de AB. Le point D. . Le point E. OC. qui divisent ces Fig. par b et b' les ordonnées des points B et B'. Prenons les côtés OA et OB pour axes des coordonnées désignons . A'B'. qui ont pour équations a b * a' + !=- 6 En résolvant ces deux équations simultanées. on obtient les coor- données du point C. on forme ce qu'on appelle un quadrilatère complet. Si l'on prolonge les quatre côtés d'un quadrilatère OACB (iig. LIGNE DROITE. sont en lignes droites. on reconnaît aisément que les trois points sont en ligne droite. milieu de A'B'. diagonales en deux parties éga- les. . intersection des deux droites AB'. les côtés se coupent deux à deux en sis points ou sommets. y' — .

- Quand les axes sont rectangulaires. quand l'angle V est droit. si les axes sont rectangulaires. on sait que tanga =a .a'x-^b'. supposons a'>a. Trouver l'angle de deux droites. Soient (a) ys=ax±$ . : a'sinô ' a cos i + ' i +a ' cos ô et. il vient Quand les axes sont obliques. et trouver la longueur de cette per- pendiculaire. par suite. Soient y=ax-\-b. si l'on substitue dans la formule précédente. Par l'origine. 52) . Problème IX. on a (n° 6i) : tang a = —asinG . CHAPITRE I. . V l'angle qu'elles vï 8. — 8 ' 70 LIVRE II. . y—. on a.52 .(« + #') cosô = °- 75. pour préciser. D'un point donné abaisser une perpendi- culaire sur une droite donnée. sa tangente deve- nant infinie. appelons a et a les angles que font ces directions avec OX. d'où Tr tangV = —tang— — tan g& a a' D pf +itang a tang a . On a évidemment V = a' — a. tang a' = a'. si les axes sont obliques. (18) \-\-aa' — o. Problème VIII. et. / (in) x ± °V tang Tr = —+ aa(a'— Vtt : —k cos a)sin6 1 v /y i + a) (a -f- i De ces formules. (19) 1 -\-aa! -f. En effet. tang a . et. et du côté de Taxe X'X où se trouve OY. les équations des deux droites données. menons des demi-droites OA et OA' paral- lèlesaux droites données (fig. 74. on déduit la relation qui existe entre les coefficients angulaires de deux droites perpendiculaires entre elles. font entre elles.

Pour que cette droite soit perpendicu- laire à la droite AB. /(y' — ax' — <W(* .1+a y' b .x. • En appliquant la formule de la distance de deux points (n° 55). on obtiendra la longueur / de la perpendiculaire MP. par suite. mais il vaut mieux chercher les différences x — x' et y — y'. en résolvant les deux équations simultanées (2) et (20). ou le point d'intersection des deux droites AB et MP. y' née par l'équation (20). en vertu de l'équation (20). .*T + (y . x' et y' les coordonnées du y n point donné M (fig. dans cette équation. L'équation (2) peut être mise sous la forme — = a{x — — — ax' — y y' x') (y' b)\ si. On trouvera les coordonnées x et y du pied P de la perpen- diculaire. / (l+fl2) (i+a 4 — è) 2 . 53). Une droite quel- conque passant par le point M a une équa- tion de la forme (n° 64) m x y — = a'{x — y' x'). — ax' — y-y'-. parce que l'expression de la distance ne contient que ces différences (n° 55). . y' — . .y Y =v - r. 71 l'équation de la droite donnée AB. on remplace y — pav sa valeur don. ax' b. l=±^——7===r-- . r. on trouve 2 1 -f-a et. 2 ) » a% doù . on obtient l'équation de la perpendiculaire MP (20) y — y = — ^(x — X f f ). LIGNE DROITE. Fig# b3 . Supposons d'abord les axes rectangulaires. il faut que la relation 1 -f aa'=o soit vé- rifiée (n° 74) . (ai) . d'où l'on déduit a' = En remplaçant a' par sa valeur.

on cherche les différences x — x\ y — y'. / i -. On choisira le signe de manière à avoir pour / une valeur positive. En effet. Supposons maintenant les coordonnées obliques. CHAPITRE I. soit N le point où la droite AB est rencontrée par la paral- lèle à Taxe des y menée par le point M . cos 8) +a + 1 2 2 a cos —y = {y' — ax' — 6) (1 -[-acosô). (22) x y — uy = + acosô (x — x).. d'où Ton déduit a'=— —. ~ 72 LIVRE II. On aurait pu obtenir immédiatement la longueur de la per- pendiculaire sous cette dernière forme.que la formule (21) devient l=± y —v La différence y' —y i est positive dans le premier cas. comme précé- demment. le point N étant sur la droite AB. suivant que le point M est placé. en remarquant que le MNP donne triangle rectangle ' MP=MNsinMNP = ±(y'— yjcosx^^ y y ' Vi + a" 76. Si. on trouve x —x (y' — ax' — b) [a ~\. y * i4-a' + 2acos substituant ces différences dans la formule de la distance de deux points (n° 56) i = \/{x—^y+(y-yy+2{x — x')J!/—y')oos^ . les droites AB'etMP seront perpendiculaires si leurs coefficients angulaires a et a'vérîneïit la relation î+aa'-}.(<«+«') cosû=o. Il est aisé de voir que le numérateur est positif ou négatif. . néga- tive dans le second cas. K J u v J a-f-cosô En résolvant les deux équations simultanées (2) et (22). on obtiendra les coordonnées x et y du point P. l'ordonnée y^ de ce point est égale à ax'-{-b y de sorte_. par rapport à la droite AB. -• L'équation de la perpendicu- r + cosô * a laire MP est donc . du côté des y positives ou du côté des y négatives.

suivant que le point M est placé. a'= ci =—. 2 i+2acosô-j-« En développant les calculs. on aurait. le coefficient angulaire a de la droite donnée étant égal à — ~. ou du côté des y négatives.y— y 04) A B La formule (21). On prendra le signe de manière à avoir pour / une quantité positive. 77. par rapport à la droite AB. dans laquelle on remplace a et b parleurs valeurs.2(g-fcos0)(i+flcos0)cos9 2 2 . 73 on a __ ±{y'— a^--^)V^(â+cos6) +(i-facos6) -. LIGNE DROITE. — ^> — ^> n J3 devient A^ By' + C (25) Z=±: + v/a 2 +b 2 Cette formule exprime la distance d'un point à une droite en coordonnées rectangulaires : le numérateur est le premier membre de l'équation de la droite. Dans ce qui précède. dans Jd le cas "des coordonnées rectangulaires. on remarque que la quantité placée sous le radical contient le facteur 1 — cos 2 ô ou sin 2 ô. dans lequel on remplace x . Si cette équation avait la forme générale (i) Ax + By + C = o. du côté des y positives. 2 il en résulte f =+ W-a*-b)jS*± ( 2 3) 2 y i -\-2c1 cos ô-j-a Le numérateur est positif ou négatif. et est égale a (i-f-2acosô +a 8 ) sin ô. nous avons supposé l'équation de la droite donnée mise sous la forme y = ax-\-b.-et . la perpendiculaire abaissée du point M serait représentée par l'équation B v—y'=^(x—rf) 9 ou .A.

che dans le sens opposé. les équations des trois droites en coordonnées rectangulaires . — AB — A cos — B cos -r 7T 9 " 6 * l'équation de la perpendiculaire est x — x' y — y' ^ ' A — Bcosô B — Acosô' et la formule (23) devient l =± (A^ + By. . quand on marche dans le sens des y positives. suivant la position du point M par rapport à la droite AB. et y par les coordonnées du point . ayant pour coordonnées x et y. le terme By augmente. 53) le point où la parallèle MQ à Taxe des y rencontre la droite AB . Si le coefficient B est positif. Soient A^+By +C=o. la valeur du polynôme est nulle. le dénominateur est la ra- cine carrée de la somme des carrés des coefficients de x et de y. imaginons qu'un point mobile. on a a . Problème X. lorsque B est négatif. A** + B'y + C*=o. Soit N (fig. CHAPITRE I. et considérons les valeurs du polynôme Ax-{-By-\-C pour les diverses positions du point mobile.+ C)8inQ > V/A 2 + B — ABcos0 2 2 Il est aisé de reconnaître le signe du numérateur. mener une droite perpendiculaire à une droite donnée. elle prend des valeurs négatives. / a? f f ) . 74 LIVRE II. 78. Quand les axes sont obliques. et laïonction prend des valeurs positives de plus en plus grandes quand on mar. quand le point mobile est en N. C'est le contraire qui a lieu. Par le point d'intersection de deux droites données. toute droite passant par le point d'intersection des deux premières est représentée par une équation de la forme (Aa? + By + C) + X(A + B y + O = o. parcoure cette parallèle. . A'tf + B'y + C'=o.

Les trois droites données forment un triangle dont les sommets sont les points d'intersection de ces droites deux à deux. En permutant les ac- cents. Ce lieu est une droite perpendiculaire sur le milieu de la droite qui joint les deux points donnés. on obtient la troisième. . soient Ax + By + G = o . x" et y" les coordonnées des deux points donnés. Trouver le lieu des points également distants de deux droites données. l'équation (28) représente la perpendiculaire abaissée de l'un des sommets sur le côté opposé. 75 pour qu'elle soit perpendiculaire à la troisième droite. 79.y'f = (» . (A^r + By + C). (AA' + BB') (A"a? + BV+C^==(A'A'+B'B*). l'équation du lieu sera (x . A'A" + B'B" en remplaçant X par sa valeur. En ajoutant les deux premières équations membre à membre. Nous supposons encore les axes rectangulaires.x"Y + (y ."\2 ou plus simplement (29) *o(«-^) + (^(t. LIGNE DROITE. 81. On en conclut (n° 70) que les trois hauteurs d'un triangle passent par un même point. Trouver le lieu des points également distants de deux points donnés.. savoir : (A"A-fB"B) (A'a? + B'y + = (AA' + BB') (A"# + B'V + C') C"). 80. Problème XII.x'f + . Supposons les axes rectangulaires et soient x' et y'. on obtient l'équation de la droite cherchée (28) (A'A'+B'B") (A#+By+C) = (A''A+B''B) {A!x+B'y+U). on doit avoir + B"(B + A'(A XA') _ l + XB')~"°' d'où Ton déduit AA" + BB".-^)=o. Si Ton désigne par x et y les coordonnées d'un point quelconque du lieu. Problème XI. on aura les équations des perpendiculaires abaissées de chacun des deux autres sommets sur le côté opposé.y" (y .

et par l'angle a que fait cette perpendiculaire avec l'axe polaire. en projetant Fig. 54. cet angle étant compris entre o et 2tt. Si l'on désigne par x et y les coordonnées d'un point quelconque du lieu. a)' OU p k = COS — : (w r- a) Puisque a et a sont des constantes. Remarque. . en prenant l'axe polaire pour axe des x. leséquations de deux droites données. . qui sont les bissectrices des angles formés par les deux droites données. c'est là un cas limite qu'on peut déduire de l'équation (3i) en supposant a nul. son équation est de la forme 03 =C te . y=p sin w. On peut déterminer la position d'une droite AB par la longueur a de la perpendi- culaire OD abaissée de l'origine sur cette droite (fig.76 LIVRE II. l'équation du lieu sera Ax "" + By + G __ A'a? + B'y +C (3o) ' A + B "" ' . cette équation représente deux droites. Soit le pôle et OX Taxe polaire. Ap- pelons p et w les coordonnées d'un point quelconque M de la droite. on a (3i) v ' pcosfw r x — = a. Si la droite passe par le pôle. toute équation de cette forme représente une droite car si l'on revient aux coordonnées rectilignes. CHAPITRE I. à l'aide des formules de transformation x=p cos to. = =t V/ 2 2 • A' 2 + B' 2 A cause du double signe. ie rayon vecteur OM sur la perpendicu- laire OD. l'équation nouvelle est A# + B?/==:C. ÉQUATION DE LA LIGNE DROITE EN COORDONNEES POLAIRES. 54). 82. cette équation est de la forme ° (3 2 ) r A cos w + B sin o: Réciproquement. et une perpendicu- laire menée par le pôle pour axe des y.

d'une manière générale. ayant pour coordonnées x et y. affectée du signe + dans le premier cas. à la droite définie par cette équation. 77 AUTRE FORME DE L'ÉQUATION D'UNE DRO'TE. a. d'où p=x cos a y sin a — -f. 55. les différences x —x i9 y—y t étant les projections de la droite PM sur les deux axes. a-)-p=p cos(w — = x cos a <*) -f. en coordonnées rectilignes rectangulaires. p sin co sin a =a . ou. y — y =p sin = (x cos a + y sin a — i a a) sin a La forme (33). (33) x cos a -f. le pre- mier membre a une signification géomé- trique très-simple. on aura. distance affectée d'un signe convenable. mais cette projection est égale à OD. N teur OM sur la droite OD est p cos (w — a) . y sin a. du signe — dans le second cas. sous laquelle on peut toujours mettre l'équa- . si donc on désigne par p cette perpendiculaire. et pour coordon- nées rectilignes x et y de ce point abais. Ainsi. sons une perpendiculaire sur la droite MP AB (fig. L'équation (3i) développée devient: p cos (o cos a -{. 55). La projection du rayon vec- Fig. ayant pour coor- données polaires pet m. Considérons un point quelconque M du plan. . ?/ sin a —a= o. on a x — x =p cos a = (x cos a y sin a — x -f. le premier membre de l'équation (33) représente la dis- tance d'un point quelconque du plan. LIGNE DROITE. a) cos a. L'équaticn de la droite étant mise sous cette forme. suivant que le point M et l'origine sont situés de part et d'autre de la droite ou du même côté. 83. Il est facile d'en déduire les coordonnées x i et y du pied P i de la perpendiculaire. augmentée ou diminuée de la perpendiculaire PM..

Équation d'une droite passant par deux points. Soient (pi > <*>i) 9 (Pi > *>0 les coordonnées des deux points. <*> = tt a .78 LIVRE II. l'équation de la droite joi- gnant ces deux points. CHAPITRE I. 83. cette équation représente une droite et est évidem- ment vérifiée par p = pi . est COS (0 sin (o p 1 COS 0)i sin (Oj :o. bis. . est utile dans un grand nombre de ques- tions. w = <o 1 etp = p2 . tion de la droite . Pi 1 COS W 2 sin w2 p2 en effet.

qui ne renferme pas le rectangle xy des variables. Réciproquement. est une équation du second degré. Cercle. (^ (x — ay-\-(îj — by = r 2 . l'équation sera vérifiée par les coordonnées de tous les points du plan dont la distance au point G est égale à \/ \ — — -. la circonférence. ayant pour coordonnées x et y. 56) et par r le rayon. cette équation développée se met sous la forme (2) A(x" -f tf) + iDx + iEij + F = o. après avoir divisé par A D 2 +E 2 F K)-+(9+ ih 2 A' F) F Marquons le point C. DU CERCLE. 85. on peut écrire l'équation (2) de la manière suivante. qui a pour coordonnées — — et —-—. Ainsi. si le second membre est positif. 84. le premier membre représente le carra de la distance d'un point quelconque M du plan. quand elle représente un lieu. et dans laquelle les termes en x2 et en y 2 ont même coefficient. elle représente donc une . En effet. Cherchons d'abord l'équation de la circonférence en coordonnées rectangulaires. V équation du cercle. représente une circonférence de cercle. 70 CHAPITRE II Ou. Dési- gnons par a et b les coordonnées du centre G (fig. a pour équation Fig. en coordonnées rectangulaires. en coordonnées rectangulaires. »6. toute équation de cette forme. étant le lieu des points dont la distance au centre est égale au rayon. au point C.

.

80 LIVRE II, CHAPITRE IL
circonférence de cercle. Lorsque le second membre est nul, la
distance MC devant être nulle, le point M coïncidera avec le
point C, et l'équation ne sera vérifiée que par les coordonnées
de ce point; le lieu se réduit donc à un point unique. Enfin,
lorsque le second membre est négatif, l'équation ne peut
être vérifiée par les coordonnées d'aucun point du plan; car
le carré de la distance du point M au point C est une quan-
tité positive ; Kéquation ne représente donc, dans ce cas, au-
cun lieu géométrique.
80. Supposons maintenait les
axes des coordonnées obliques, et fai-
sant entre eux l'angle 6 (fi g. 57);
en exprimant que la distance d'un
point quelconque du lieu au centre
est égale au rayon, on aura l'équa-
tion de la circonférence

(3) {x — + — a)* (y &)* + 2(# — a)(y — 6)cos0 = r\
Cette équation est de la forme

(',) A(x* + f + 2X y cos + ô
)
2 Bx 4- aEy + F = °-
Ainsi, r équation du cercle, en coordonnées obliques, est une
équation du second degré, dans laquelle les termes en x 2 en y 2
, et

en axy cos mêmes coefficients.
ont les

En divisant par A, on ramène, cotnme dans (3), les coeffi-
cients de x*, if, ixij cos G à être égaux à l'unité.
-87. Réciproquement, toute équation de cette forme re-

présente une circonférence de cercle, quand elle représente
un lieu. En effet, on peut déterminer les trois constantes a,
b, r
2
de manière à identifier les équations (3) et (4). L'équa-
,

tion (3), développée, devient
x? + + 2Xy cos —
11
2
cos x— 9 2 (a -{- # 6) 2 (6 -f- a cos ô) y
+ a + ^ + zab cos — r = o
2
ô
2

On identifiera cette équation à l'équation (4) en posant

a-\-b cosQ = DA -
Ô + ^COSÔ=r — —-,
^2 I
£2 I

2a £ cos _r _F
Q S
'

A

DU CERCLE. 81

Les deux premières relations donnent pour a et b des valeurs
firros, puisque le déterminant i cos 2 ô ou sin 2 ô est différent —
de zéro. La troisième donne

r* = + + iab cos — -AF
a~ 1
b
2
ô •

Marquons le point C, qui a pour coordonnées a et b. Le pre-
mier membre de l'équation
(5) représente le carré de la dis-
tance d un point quelconque M du plan, ayant pour coordon-
2
nées x et y, au point C. Si Ton trouve pour r une quantité
positive, l'équation sera vérifiée par les coordonnées de tous
les points du plan distants du point C de la longueur r ; elle

représente donc une circonférence de cercle. Si l'on trouve
pour une quantité nulle, la distance MC devant être nulle,
r2

l'équation ne sera vérifiée que par les coordonnées du point
C elle représente un seul point. Enfin, si l'on trouve pour r %
;

une quantité négative, l'équation n'est vérifiée par les coor-

données d'aucun point du plan.
Au lieu de déterminer le centre C du cercle par ses coor-
données a et b, il est plus commode de le déterminer par
les projections orthogonales de la droite OC sur les deux
axes. Appelons d et V ces deux projections OD et OE (fig. 57),
affectées de signes convenables, et exprimons que la projec-

tion de la droite OC sur l'un ou l'autre axe est égale à celle de
la ligne brisée OPC ou OQC nous aurons ;

a' = a + £cosô , b'=b-]-acosQ;

il en résulte d=— —
T)

A
,
ô' = — A—F • Après avoir porté sur les

axes à partir de l'origine les longueurs d et b', on mènera
par les points D et E des perpendiculaires aux axes ; l'inter-
section des deux perpendiculaires déterminera le centre C.
88. L'équation d'une circonférence de cercle, comme nous
l'avons dit, est

(5) (x — + — + a(x —
a)
2
{y b)
1
a) {y — b) cosô —r 2
~o.

Le premier membre a une signification géométrique qu'il

GÉOM. ANALYT. 6

r

82 LIVRE II, CHAPITRE IL

estbon de remarquer. Considérons un point M du plan ayant
pour coordonnées x et y l'expression ;

(x — aY -j- [y — + b)
2
2 (# —a ) {y — à) cos

représente le carré de la droite MO qui j oint le point M au centre
(fig. 58) ; le premier membre de l'équation
est donc égal à MC — 2
, c'est-à-dire au
produit des deux facteurs MC-f-^etMC — r,

qui sont les deux segments MA et MB du
Fig. 58. diamètre mené par le point M, segments
affectés du même signe ou de signes contraires, suivant
qu'ils sont portés dans le même sens, ou dans des sens oppo-
sés. Ainsi, le premier membre de l'équation (5) représente le
produit des deux segments d'une sécante quelconque menée
par le point M, c'est-à-dire la puissance de ce point par rap-
port au cercle. Quand le point M est extérieur au cercle, ce

produit est égal au carré de la tangente.
89. problème I. Trouver V équation de la tangente à une courbe
quelconque.

Nous avons déjà donné la défi-
1/
V
nition de la tangente en un point M
d'une courbe (n° 19). Par le point
M^ 1 D M et un point voisin M' pris sur la
courbe, menons une sécante MM',
puis supposons que le point M' se
P X
P'
rapproche indéfiniment du point
Fig. 59. M ; la sécante MM' tournera autour
du point M et si elle tend vers une direction limite MT, cette
droite MT est dite tangente à la courba au point M (fig. 5g).

Soient x et y les coordonnées du point de contact M, x-\-h
et y +
A celles du point voisin M' le coefficient angulaire de la ;

k
sécante MM' est le rapport 7 de la différence des ordonnées des

deux points M et M' à la différence de leurs abscisses. Quand le
point M' se rapproche indéfiniment du point M, les deux ac-
croissements h et k tendent simultanément vers zéro; nous

DU CERCLE. 83

n'étudierons que les courbes définies par des équations telles
k
que le rapport - tende vers une limite, qui est la dérivée de

l'ordonnée considérée comme fonction de l'abscisse.

Si l'équation de la courbe est résolue par rapport à y et mise
sous la forme y=f(x), la tangente aura pour coefficient an-
gulaire y'=f (x). Lorsque l'équation de la courbe / (x, y) = o
n'est pas résolue, on obtient la dérivée y' de la fonction impli-
cite y à l'aide de l'équation fx -\-y'fy = o, dans laquelle fx et

f'
y
désignent les dérivées partielles de la fonction f (x, y) par
rapport à x et par rapport à y. On en déduit

(6) y'=-4.
'y

Ainsi, si l'on désigne par X et Y les coordonnées d'un point
quelconque de la tangente, l'équation de cette droite est
f
(?) Y-y = -'f,{K-x), ou (X-«)£-HY-y)/; = o.
ly

00. Problème IL Trouver l'équation de la tangente au cercle.

Appliquons la formule précédente au cercle, en suppo-
sant les axes rectangulaires et l'origine placée au centre du
cercle. Le cercle a pour équation

(8) x2 +y —r =
2 2
o.

Résolue par rapport à y, l'équation devient y=±yr s
—x* ; en
prenant la dérivée de cette fonction, on a

,
—x x
~±\Jr* — x~ V
En conservant l'équation non résolue et appliquant la for-
x
mule (6), on obtient la même valeur y
f
= Ainsi l'équa-
tion de la tangente est

Y — y = — ~(X — x), ou xX + yY = x'+y\
Puisque le point M est sur le cercle, ses coordonnées vérifient

84 LIVRE II, CHAPITRE II.

l'équation du cercle, et Ton a x 2 -\-y 2 = r*. L'équation de la
tangente se simplifie et devient

(9) xX + yY = r*.
Le coefficient angulaire du rayon qui va du centre au point

de contact étant -> on voit que la tangente est perpendicu-

laire à ce rayon.

91. Problème III. Mené?" une tangente au cercle par un point
extérieur P.
Supposons toujours le cercle rapporté à des axes rectangu-
laires menés par le centre, et représenté par l'équation

(8)
X*+y*=r*\
désignons par x i ety l les coordonnées du point donné P (fig. 6o).

Soit MP une tangente menée par ce
point; la question revient à déterminer
le point de contact M, dont nous appel-
lerons x et y les coordonnées incon-
nues. Le point M étant sur le cercle,
ses coordonnées vérifient l'équation (8).

La tangente au point M a pour équation
Fig. 60. xX-\-yY=r 2 . Cette tangente passant
par le point P, son équation doit être vérifiée par les coor-
données de ce point, ce qui donne la relation
(io) xx i +yy 1
=r È
.

En résolvant les deux équations simultanées (8) et (io), on
obtiendra les valeurs des inconnues x et y.

La résolution des deux équations (s) et (io) revient à la re-
cherche des points d'intersection de deux lignes. La première
équation représente le cercle proposé la seconde une ligne ;

droite. Chercher de x et de y qui vérifient à la fois
les valeurs

ces deux équations, c'est chercher les points d'intersection de
la droite et du cercle. Cette droite coupe le cercle en deux
points M et M'; c'est la droite des contacts. On remarque que
l'équation (10) de la droite dés contacts a même forme qiie

l'équation (9) de la tangente; seulement, les coordonnées

DU CERCLE. 85

du point de contact sont remplacées par celles du point P.
92. On sait que, lorsqu'on a deux équations simultanées
A=o, B = o,
à deux inconnues x et y, si l'on remplace l'une d'elles par l'é-

quation mk-\-nB~o, que l'on obtient en ajoutant membre à
membre deux équations proposées, après les avoir multi-
les

pliées par des nombres arbitraires m et n, on forme un nou-
veau système d'équations
A=o, mA~f-nB = o,
équivalent au système proposé. Cela signifie géométriquement
que les points d'intersection des deux lignes représentées par
les deux équations proposées sont les mêmes que les points

d'intersection de l'une d'elles par la troisième ligne.
Nous avons dit que les points de contact M et M' sont donnés
par l'intersection du cercle proposé et de la droite des contacts.
En retranchant les deux équations (s) et (10) membre à mem-
bre, on obtient la nouvelle équation

x2 + y — x x — y,y — o,
2
t

("-ïy+c»-?)-^-
qui peut remplacer l'équation (10); cette nouvelle équation
x

représente un cercle ; le centre, dont les coordonnées sont

et —> est le milieu de la droite OP; l'équation ne contenant

pas de terme constant, le cercle passe par l'origine on a ainsi ;

ie cercle décrit sur la droite OP comme diamètre les points
;

où ce cercle coupe le cercle proposé sont les points de contact.
On retrouve de cette manière la construction delà géométrie
élémentaire.

93. Problème IV. Mener une tangente parallèle à une droite
donnée.
Au cercle

(8) v*+y*= r *

LIVRE II, CHAPITRE II.

on veut mener une tangente parallèle à une droite OA, que Ton
peut supposer passer par l'origine et représentée par l'équa-
tion y = mx (flg. 64). Si Ton désigne par a? et y les coordonnées
du point de contact M, on sait que le
coefficient angulaire de la tangente est
x
égal à ;
pour que la tangente MT
soit parallèle à la droite donnée, il faut
que son coefficient angulaire soit égal

à m; on aura donc la relation =m.
y
Fig.ôi. OU

(" y= m
x -

D'ailleurs les coordonnées du point M
vérifient l'équation du
cercle. Ces coordonnées seront donc déterminées par les deux
équations simultanées (9) et (1 1), et, par conséquent, les points
de contact M et M' seront donnés par l'intersection du cercle
et de la droite que représente l'équation (1 1) ; cette droite MM'
est un diamètre perpendiculaire à la droite donnée OA.

94. On peut traiter la question d'une autre manière, et
ceci nous fournira l'occasion de présenter l'équation de la tan-
gente au cercle sous une forme nouvelle. Proposons-nous d'a-

bord de chercher les points d'intersection d'un cercle x 2 -\-y 2 =r 2
et dune droite quelconque y = mx-\-k. En éliminant y, on
obtient l'équation du second degré x 2 -\-(mx-\-k) 2 =:r 2 , ou
(m 2 -(- 1) x2 -\- imkx -\- k 2 —r =2
0.

Quand cette équation a ses racines réelles, la droite coupe le
cercle en deux points, dont les abscisses sont les racines de
l'équation. Si les racines deviennent égales entre elles, les deux
points d'intersection se confondent, et la droite devient tan-
gente au cercle. Enfin, quand les racines sont imaginaires, la
droite ne rencontre pas le cercle.
Ainsi, la condition pour que la droite soit tangente au cer-
cle est

OT *4» — (ro» + i)(A — 8
r*) = o, ou k2 = r2 (m 2 -f i).

DU CERCLE. 87

L'équation de la droite, dans laquelle on remplace A; par sa
valeur, devient

(
l2 ) y = mx±r\Jm 2
-f- 1.

Cette équation, qui renferme un paramètre arbitraire m, re-
présente toutes les tangentes au cercle.
Si Ton donne la direction de la tangente, le coefficient an-
gulaire m étant connu, on a immédiatement les équations des
deux tangentes parallèles à la direction donnée.
9S. Problème V. Trouver le lieu des 'points dont les distances à deux
points fixes soient entre elles dans un rapport donné.
Soient A et B les deux points donnés prenons pour axe des x
(fig. 62) ;

la droite AB
pour axe des y la perpen-
et
diculaire élevée sur le milieu de AB.

Si l'on appelle 2a la distance AB^
m
— le

rapport donné., etsi l'on désigne par x

ety les coordonnées d'un point quelcon-
que du lieu, l'équation de ce lieu sera

y
2
+ (x + a)\ '
rn?

y
2
+ (x—a) 2
~~n 2

(i5) x2 -\-y 2 - 2 ax—
m?
-r
+ n r + a = O.
2
, 2

C'est un cercle dont le centre est situé sur l'axe des x ; les deux extré-
mités du diamètre DE sont les points qui divisent la droite AB dans
le rapport de m à n.

96. Problème VI. Trouver les points d'intersection de deux
cercles.

Soient
(14) & + tf + <iï)x + aEy + F = 0/
(1 5) x + if + iD'x +
2
+ F = o, ift'ij

les équations des deux cercles, en coordonnées rectangu-
laires, les coefficients de x*-\-if étant égaux à l'unité. Les
points d'intersection seront donnés par ces deux équations
simultanées. On peut remplacer le second cercle par la droite
(16) 2(D —D /

)a? + a(E — E0|/ + (F — F') =o
que Ton obtient en retranchant ces équations membre à

88 LIVRE II, CHAPITRE III.

membre, ramenée à la recherche des points
et la question est
d'intersection du premier cercle par cette droite. Si la droite
coupe le cercle, les deux cercles ont deux points d'intersec-
tion, et l'équation (16) représente la sécante commune. Si la
droite devient tangente au cercle, les deux points d'intersec-
tion se confondent, et les deux cercles sont tangents; l'équa-
tion (16) représente dans ce cas la tangente commune. Enfin,
lorsque la droite ne rencontre pas le cercle, les deux cercles
n'ont pas de point commun.
Cependant l'équation (16) a, dans tous les cas, une signifi-
cation géométrique remarquable. Les premiers membres des
équations (14) et (i5) représentent (n° 88) les puissances d'un
point quelconque M du plan, ayant pour coordonnées x et y,
par rapport à l'un et l'antre cercle; or, on obtient l'équation
(16) en égalant ces deux expressions, ce qui fait disparaître

les termes du second degré l'équation (16) représente donc
;

le lieu des points d'égale puissance par rapport à chacun des
cercles ; ce lieu est une droite que l'on appelle axe radical des
deux cercles. La partie de cette droite extérieure aux cercles
est le lieu des points d'où les tangentes menées aux deux
cercles sont égales entre elles*. Il est clair que les axes radi-
caux de trois cercles combinés deux à deux passent par
un même point; on appelle ce point centre radical des trois
cercles. Quand il est extérieur aux trois cercles, les tan-
gentes issues de ce point ont mêmes longueurs. Le cercle
décrit du centre radical comme centre avec un rayon égal à
la longueur commune des tangentes est orthogonal aux
trois cercles considérés.
2
Remarque. Si les coefficients de #2 -j-2/ n'étaient pas
égaux à l'unité et si les équations des deux cercles étaient
de la forme

(17) f(x,y) ee k{x* + f) + ïùx + 2E2/ + F = o
y(x,y) = k'(x* if) + aD'a; + *E'y -f F =
-f-
o,

on obtiendrait l'équation de Taxe radical en éliminant entre
ces deux équations les termes du second degré, c'est-à-dire

DU CERCLE 89

en multipliant la première par — A', la seconde par A et
ajoutant; on a ainsi l'équation

(18) A<p— Ay=a(AD'— DAOoj+aCAE 7
—EAOjM-AF— FA'=o.
Cette équation représente bien l'axe radical, car la
puissance du point (x,y), par rapport au premier cercle,

est ^ .'
, par rapport au deuxième ^ , ; en égalant ces

deux puissances et chassant les dénominateurs, on obtient
l'équation (18).

97. Problème VII. Trouver V équation générale des cercles
passant par les points d'intersection de deux cercles donnés.
L'ensemble de ces cercles se nomme un faisceau de cercles.
Pour trouver leur équation, on peut suivre une méthode iden-
tique à celle qui a été employée pour le problème analogue
relatif aux lignes droites (n° 69). Soient deux cercles repré-
sentés par les équations (17), l'équation

(19) f(x,y)-\-ty(p,y) =o
c'est-à-dire

(A+XA)(^-(-^ 2
) + 2(D + XD )^-r2(E + XE )?/+P+X.F =o
/ / /

où X désigne une constante quelconque, représente un cercle
passant par les points d'intersection des deux cercles
donnés, car les coordonnées de chacun des points d'inter-
section, annulant / et 9, annulent évidemment /+X®.
L'équation (19) est de plus l'équation la plus générale
des cercles demandés, c'est-à-dire que, pour une détermi-
nation convenable de X, elle représente un cercle quel-
conque S passant par les points communs aux proposés.
En effet, sur le cercle S choisissons un point (x if y t ), et
déterminons X par l'équation du premier degré

qui exprime que le cercle (19) passe par le point (x^yj. Le
coefficient X étant ainsi déterminé, le cercle (19) et le cercle
considéré S coïncident, car ils ont trois points communs à

90 LIVRE II, CHAPITRE II.

distance finie, à savoir les deux points d'intersection des
cercles donnés et le point (x^yj.
Tous les cercles du faisceau (19) associés deux à deux
ont le même axe radical qui n'est autre que Taxe radical des
cercles donnés (18). Cet axe radical se trouve d'ailleurs
lui-même parmi les cercles du faisceau, comme on le voit en

donnant à 1 la valeur particulière — —, qui
A.
fait disparaître

les termes du second degré.
Points limites. Prenons, pour simplifier, la ligne des
centres des deux cercles donnés (17) pour axe des x et leur
axe radical pour axe des y; les équations des deux cercles
seront de la forme

(20) x^ -f-
— iax -fc = o
if
x^ + y — a #'# + c — °
2

a et a' désignant les abscisses des centres des deux cercles
et c la puissance de l'origine par rapport à chacun des deux
cercles, puissance qui est la même pour les deux cercles, car
l'origine appartient par hypothèse à l'axe radical. L'équation
générale des cercles passant par les points communs aux
deux proposés est
(1 + X) (x" + tf) — a(a + \a')x + + X)c = o (1

ou plus simplement en divisant par 1 -\-l et appelant (x le

rapport
,

——r-
a-\~\a'

i-f-À

(21) #2 + — iilx-\-c = o
?/
2

{x désignant un coefficient arbitraire. Cette dernière équation
aurait pu être écrite a priori, car c'est l'équation générale
des cercles qui, associés avec l'un des cercles donnés, ont
pour axe radical Oy. Parmi ces cercles (21), il s'en trouve
deux qui sont réduits chacun à un point réel ou imaginaire,
c'est-à-dire qui ont un rayon nul : ces deux cercles sont les
points limites. On peut en effet écrire l'équation (21)

(x-^y + if^^-c.

DU CERCLE. 9i

Donc pour [/. = ± y c, ce cercle se réduit au point x = p,
y= o. Si c'est positif, c'est-à-dire si l'origine est extérieure

aux deux cercles, ou, ce qui revient au même, si les deux
cercles se coupent en des points imaginaires, les valeurs
de (x sont réelles et les deux points limites sont réels. Dans
ce cas, \Jc désigne la longueur commune des tangentes
menées du point aux cercles donnés; les points limites

sont donc à l'intersection de la ligne des centres, Ox 9
et du
cercle décrit du pied de Taxe radical comme centre avec
un rayon égal à la longueur de la tangente menée de à l'un
quelconque des cercles donnés. Si, au contraire, les deux
cercles donnés (io) se coupent en des points réels, est à
l'intérieur des deux cercles, c est négatif, les points limites
sont imaginaires. Si les deux cercles proposés sont tangents,
est leur point de contact, c = o, y. = o, et les deux points
limites coïncident avec 0.

97 bis. Problème VIII. Exprimer que deux cercles se coupent
orthogonalement.
Lorsque deux cercles se coupent à angle droit, les rayons
aboutissant à l'un des points d'intersection M sont rectan-
gulaires, car ils sont perpendiculaires aux tangentes qui
sont rectangulaires par hypothèse. Le triangle ayant pour
sommets le point M et les deux centres est donc rectangle
en M, et le carré de la distance des centres est égal à la
somme des carrés des rayons'. Soient alors les deux cercles
représentés parles équations (i 7), d'après les expressions don-
nées dans le n° 85 pour les coordonnées du centre d'un cercle
et le carré de son rayon, on aura pour la condition d'ortho-
gonalité des deux cercles en coordonnées rectangulaires

D/ DV
(
E/ E\ 8
_ D +E
a 9
F D /2
-f E'
5
F
{& A/ ' \A' A/ A 2
A '
A' 2 A'

ou en réduisant et chassant les dénominateurs

(22) AF + FA' — 2 (DW + EEQ = o.
Nous arriverons au même résultat sans le secours de la

92 LIVRE II, CHAPITRE IL

géométrie. Soit {x, y) un point commun aux deux cercles (18):
les coefficients angulaires des tangentes aux deux cercles en
f f

ce point étant respectivement (n° 89) — '—? et — -~

f la con-
I y ? y

dition nécessaire et suffisante pour que les deux cercles
soient orthogonaux au point (x 9 y) est

fx s/x ~\~
f
fy iy =° 5

c'est-à-dire développant les calculs

(23) AA (^ +y, 2 2
)4-(AD +DA0^+(A.E
r
J
/
+Eà )2/+D^+EE =ro.
/ /

Si Ton regarde x et y comme des coordonnées courantes,
cette dernière équation représente un cercle, et, comme elle

doit être vérifiée par les coordonnées des points d'inter-
section des deux cercles donnés (17), elle doit représenter
un cercle passant par les points d'intersection de ces deux
cercles. On peut encore dire que les trois cercles (17) et (2 3)
associés deux à deux doivent avoir même axe radical. L'axe
radical du cercle (2 3) associé au premier cercle (17), f= o, a
pour équation
(AD --DA )^
/ /

+ (AE -Eà + DD +EE ~FA = o;
/ /

)2/
/ / /

de même l'axe radical du cercle (23) associé au deuxième
cercle (17), 9 = 0, est

(AD' — DA') x + (AE - EA') y - DD' — EE' +.AF =
;
o.

Écrivant que ces droites coïncident, on retrouve la condition

(22).
Comme vérification de cette condition (22), supposons
A =o 7
; le second cercle se réduit alors à une droite, et la

condition d'orthogonalité doit exprimer que cette droite
passe par le centre du premier cercle. C'est bien ce qu'on
vérifie.

Remarque. La condition d'orthogonalité (22) est linéaire
et homogène par rapport aux coefficients de chacun des
cercles. Réciproquement, si entre les coefficients A, D, E, F
de l'équation d'un cercle
A (x 2
+ y + 2 Dx +
2
)
2 Ey + F = o

DU CERCLE. 93

©n établit une relation linéaire et homogène quelconque

cette relation comparée à la condition (22) exprime que le
cercle considéré est orthogonal au cercle fixe

P(a? 2 -f!/
2
)-M^-Ni/-fL = o.
Applications. Trouver l'équation du cercle coupant orthogonale-
ment trois cercles donnés
2
f(œ,y) s? A(x -\-yî) + Wx + %Ey + F = o
?(«,|/)-AV + if) + 2D'# + 2E'*/ + F' = o
4/(0,0) = A"(x 2
+ y
2
) + 2 Wx + 2 E"y + F" = o.
Soit

(24) a(a s + ?/) + 2dx + 2^ + /"= o

le cercle cherché ; on doit avoir d'après la condition (22) appliquée
au cercle (24) associé à chacun des trois autres et ordonnée par
rapport à a, d, e, f
(25) — 2dD — 2*E + /A = o

— 2dD' — 2é?E' + /A' = o
a¥ r

aF" — 2 dh" — 2 ^E" + fk" = o

Si les trois cercles proposés pris deux à deux n'ont pas le même
axe radical, ces équations donnent pour les rapports des coefficients
a, d, e, f h l'un d'entre eux, un seul système de valeurs; il y a donc
alors un seul cercle coupant les proposés à angle droit on l'appelle le :

cercle orthotomique. On
obtient son équation en éliminant a, 2d, 2e, f
entre les équations (24) et (25), ce qui donne sous forme de déterminant

x2 + y^ —x —y 1

F D E A
F' D' E' A'
F" D" E" A"

Rien n'empêche de supposer que l'un ou l'autre des coefficients
A, A', A" soit nul; le cercle correspondant est alors remplacé par

une droite.
Réseau rfE cercles. Soient f{x,y), y(x,y), ty{x,y), les premiers
membres des équations des trois cercles précédents qui, associés deux
à deux, n'ont pas le même axe radical; l'équation

26) tf(x,y) + wfav) + v
W%>y) =o
où l, \l, v sont des coefficients arbitraires, représente une infinité de
cercles formant ce que l'on appelle un réseau. Tous les cercles du

a

M LIVRE II, CHAPITRE II.

réseau sont orthogonaux à un même cercle fixe, à savoir au cercle
orthotomique que nous venons de déterminer. En effet, en ajoutant
membre à membre, les équations (25), après avoir multiplié la

première par deuxième par [*, la troisième par v, on obtient une
\ la
relation qui exprime précisément que Je cercle (26) est orthogonal
au cercle orthotomique (24).
Réciproquement l'ensemble des cercles orthogonaux à un cercle
fixe forme un réseau. En effet, la con^djtio^ pour qu'un cercle S soit

orthogonal à un cercle fixe se traàuit par une relation linéaire
et homogène par rapport aux quatre coefficients de l'équation du
cercle S. L'un de ces coefficients est donc une fonction linéaire et
homogène des trois autres qui restent arbitraires et qu'on peut
appeler >, \l, v; l'équation du cercle S ordonnée par rapport à>, y., v,

prend alors la forme (26) et les cercles S forment un réseau.

ÉQUATION DU CERCLE EN COORDONNÉES POLAIRES.

97 ter. Soient Ole pôle et OX l'axe polaire (fig. 63); appe-
Ions a et a les coordonnées du
centre C, r le rayon, p et w les coor-

données d'un point quelconque M
delà circonférence. Dans le triangle

OGM 5
on a
Fig. es. (2,7) p
2
— aap cos (w — a)-}- — r 2 2
=o.
Lorsque le pôle O est situé sur la circonférence, on a
a = r, et l'équation se réduit à

(28) p = 2 r COS (m — a).

Pour montrer une application de cette équation, considé-
rons deux cercles qui se coupent; par l'un des points d'inter-
section O, menons une sécante quelconque; cette sécante
rencontre les cercles en deux autres points M et M'; cherchons
le lieudu point milieu de la droite MM'. Si Ton prend le
point O pour pôle, les deux cercles sont représentés par les
équations

p = af cOS(co — a) , p = 1 r' COS (<o — a'),

. cette équation pouvant être mise sous la forme p = ir i COS (to — aj. ^o et Ton obtient immédiatement l'équation du lieu p = r cos (w — a) -f. le lieu est un cercle passant par le point d'intersection des deux cercles donnés.r' cos (w — a') . DU CERCLE.

64) par le mouvement d'un point dans le plan. les deux coordonnées a? et y du point M sont des fonctions de ce paramètre variable a : soient x = f{a) . nous avons obtenu l'équation de la circonférence (n° 84). et celles des bissectrices des angles formés par deux droites données (n°8i). Plus généralement.y. en éliminant le paramètre a entre ces deux équations. en exprimant cette propriété commune à tous les points du lieu. le défini la circonférence lieu des points distants d'un point donné d'une quantité donnée. CHAPITRE III. D'après cela. (2) F t {x. 93 LIVRE II. et c'est en traduisant cette propriété.y.a)= o. CHAPITRE III IJeux géométriques. l'expression de cette propriété donne l'équation du lieu. à l'aide des signes algébriques. On définit les lieux géométriques de plusieurs maniè- res. Tantôt on donne une propriété commune à chacun des points du lieu. Chacune des positions du point mobile M est donnée parla construction d'une figure dont les diverses parties ne dépendent que d'un paramètre arbi- traire a. nous verrons que l'on obtient l'équation du lieu décrit par le point M. ces deux fonctions. Mais on définit ordinairement une ligne PQ (fig. y =f i {a).a) = o t . que Ton obtient l'équation du lieu. 08. Nous avons trouvé de la même manière le lieu des points dont les distances à deux points donnés sont entre elles dans un rapport donné (n° 95). C'est ainsi que nous avons du cercle. Nous avons aussi obtenu par le même pro cédé l'équation de la perpendiculaire élevée sur le milieu de la droite qui joint deux points donnés (n° 80). la construction géométrique détermine chacun des points du lieu par la rencontre de deux lignes mobiles qui dépendent du paramètre a . soient (1) F (a?.

appartient au lieu. on obtient deux lignes À et B qui se coupent en un point M.a) (4) f{x. Si Ton attribue au paramètre une autre valeur o! y les deux lignes occuperont les positions A' et B' et le Fi s. lorsqu'ils sont vérifiés par les mêmes valeurs attribuées aux variables. On obtiendra l'équation de la ligne PQ. Car. On dit que deux sys- tèmes d'équations sont équivalents. équivalent au système des deux équations (1) et (2). dont les coordonnées x et y vérifient l'équation (4). une troisième valeur a!' attribuée au paramètre donnera les deux lignes A" et B" et le point d'intersection M". et le point d'intersection M décrira la ligne PQ. 'En effet. a vérifiant à la fois les deux équations (1) et (2) . dont les coordonnées x et y vérifient les deux équations simultanées (i) et (2). 7 . si l'on déter- mine une valeur de a qui vérifie l'équation (3). 97 les équations de ces deux lignes Si Ton attribue à ce paramètre une valeur particulière. éliminer a entre les deux équations (1) et (2). ces valeurs vérifient aussi les équations (3) et (4).. et ainsi de suite.. ANALYT. les deux lignes A et B se déplaceront dans le plan d'une manière continue. lieu du point M.y) = o. et tel que l'une d'elles ne renferme plus la lettre a. l'équation (4). y. ne renfermant pas a. jointes à cette valeur de a. en éliminant le paramètre a entre les deux équations (1) et (2). c'est trouver un système de deux équations (3) F a = o. forment un système de valeurs des trois quantités x. est donc vérifié© par les coordonnées de l'un quelconque des points du lieu. tout point M. Quand on donne à a une valeur particulière. (ff. les coordonnées a? et y du point M. LIEUX GÉOMÉTRIQUES. puisque le système des équations (3) et (4) est équiva- lent au précédent. on obtient un GÉOM. Concevons que l'on fasse varier le paramètre a d'une manière continue.64 - point d'intersection viendra en M'. dans laquelle on attribue kxety les valeurs précédentes. Réciproquement.y.

b.b) =o > (7) F 1 {x. le paramètre b. Les équations (1) et (2). par le point M. seront vérifiées par les mêmes valeurs on obtiendra ainsi deux lignes A et B passant . qu'à un système de valeurs réelles de x et de y vérifiant l'équation (4) corresponde une valeur de a. 99. Il peut arriver. qui donne les divers points du lieu. celle de tous les autres. il est souvent plus commode d'introduire dans le calcul plusieurs paramè- tres variables a. CHAPITRE III. si la va- leur de a était imaginaire.para- mètre a d'une manière continue. Mais. par consé- quent. c.. dans tous les cas. par exemple.' Si l'on fait varier le . et que la variation de ce paramètre détermine.y. système de valeurs des trois quantités x. a satisferont aux deux équations (1) et (2). Supposons d'abord que l'on emploie seulement deux para- mètres variables a et b liés par l'équation de condition (5) cp(a.b) = o.a.6)~o.: Si ces paramètres sont au nombre de n. qui dépend de a d'après la relation (5).a. Quoique la construction de chacune des positions de la figure. dont les équations contiennent ces deux paramètres. éliminer a et b entre ces trois équations.. c'est trouver ua . variera aussi d'une manière con- tinue. formant Un système équivalent à celui-là.y. et leur point d'intersection M décrira la ligne PQ. (6). mais alors ces paramètres sont liés entre eux de telle sorte que la valeur d'un seul soit arbitraire. dont l'intersec- tion donne chaque point du lieu. ne dépende que de la valeur attribuée à un paramètre arbitraire. y.98 LIVRE II. et soient (6) F {œ. cependant. c'est ce qui aurait lieu. pour laquelle les équations (1) et (2) ne représentent pas de lignes réelles . ils seront liés par n — 1 équations de condition. les deux lignes A et B. a vérifiant le sys- tème des équations (5) et (4).. (7). . les valeurs de x. les équations des deux lignes mobiles A et B. varieront aussi d'une manière continue. En effet. On obtiendra l'équation de cette ligne en éliminant les deux paramètres a et b entre les trois équations (5). y.

. Quand on attribue à a et b des valeurs vé- coordonnées x et y du point M. tout point M dont les coordonnées x et y vérifient l'équation (10)... les tes à ces valeurs de a et de b.„.. (7). (10). for- mant un système équivalent au système précédent. Réciproquement. forment un système de valeurs des quatre quantités x. Quand on fait varier le para- .b.h)=o.ô. liés entre 1 équations — de condition. et l'on aura deux "" lignes A et B passant par le point M. 3 (10) f(x. (7). join- rifiant l'équation (5). a. appartient au lieu car.. formant un système équivalent à celui-là. 99 système de trois équations (8) F 2 (ar.h) o. 5 h.a. b vérifiant le système des trois équations (8). dont l'intersec- tion donne chaque point du lieu. mine des valeurs de a et de b qui vérifient les deux équations (8) et(9)..b..a.. LIEUX GÉOMÉTRIQUES..A) = o.y.h) = o.. (10).c. a.c. (6). .y. en général. l'équation (10).y) = o..h) = o. (6)..c.6)=o. vérifiant à la fois les trois équations (5). 1 <p 2 (a.c. 100. i = les équations des deux lignes mobiles A et B.... et soient (12) F {x. (9). seront aussi vérifiées. (i3) F {x. si l'on déter. sera donc vérifiée par les coordon- nées x et y de chacun des points du lieu.c.... seront aussi vérifiées par les mêmes valeurs. dans lesquelles on attribue à x et à y les valeurs précédentes. Les trois équations (5).a. (9). Les trois équations (8). / y 1 {a. étant indépendante de a et de b.a. que l'on emploie n paramè- eux par n tres variables a. (") %^(a. y. Supposons..b. équivalent au système proposé et tel que Tune d'elles ne con- tienne plus a et b. on obtient un système de valeurs des quatre quantités x.ô) = o.c. (g) F (a?. y.. b.b.y.b.y.

*). passe par un point fixe P. en remplaçant x et y para^ et y dans l'équation delà i ligne B. (i3).( 12). les deux coor- données x et y du point M seraient des fonctions de ces deux paramètres x = f(a. Si la figure dé- pendait de deux paramètres arbitraires a et b. on aura une équation qui. de détermi- ner a et b à l'aide des deux équations x =f{a. si les coordonnées x { et y l d'un point fixe P satisfont à l'é- quation de la ligne A. pour x { . si on pouvait réduire ces équations de condition à un nombre moindre. Dans ce cas. 102. et le point M décrit le lieu. Le point M décrirait ainsi tout le plan et non une ligne dé- terminée dans le plan. 101. y = A(a. deux paramètres au n^oins seraient arbi- traires. dont l'intersection donne un point M du lieu. En effet. par là. car.100 LIVRE II. y i =f l {a 9 b). lors- qu'on emploie n paramètres variables. le calcul précédent donne le lieu décrit par l'ensemble de ces points. jointe aux n 1 équations — . supposons que les équations des deux lignes contiennent n paramètres variables liés entre eux par n — 1 relations (n° 1 00) . comment il est nécessaire. Nous avons dit que la construction de la figure ne dépend que d'un seul paramètre arbitraire a. que ces n paramètres soient liés par n — 1 équations de condition distinctes . Il arrive quelquefois que l'une des deux courbes mobiles A et B. Remarque. les coordonnées de ce point P vérifient l'équation résultant de l'élimination.b) .b) i . ayant pour coordonnées x et y il suffirait. On comprend bien. les autres paramètres varient simultanément. que le point M coïncidât avec un point quelconque du plan. On pourrait attribuer à ces paramètres des valeurs telles. CHAPITRE IL mètre a. cela. Il peut arriver que les deux lignes variables A et B se cou- pent en plusieurs points. quelles que soient les valeurs des para- mètres. On obtient l'équation de ce lieu en éli- minant les w paramètres entre les w+i équations (n).

y = yi—mxi En appliquant la formule du n° 67. (»> J«_ + _JL_ = Ii — yi—mxi *!— y± a . 103. Étant donnés un angle XOY et un point fixe P dans le plan (fïg. et yi lescoordonnées dupoint P. 65. 101 de condition entre les paramètres. Problème I. œ = o. on obtient les coor. formera un système de n équations pour déterminer les valeurs de ces paramètres. Mais souvent il est im- possible de décomposer en deux facteurs le premier membre de l'équation. Ce point P sera étranger au lieu géométrique proprement dit. dans chacune de ces équations. Dans ce cas. = 2/ 2/i — «»i G. La sécante fixe PBA aura une équation de la forme Fig. et le point P doit être considéré comme un point isolé lié à la courbe. y = o. on mène les droites AD. LIEUX GÉOMÉTRIQUES. dans laquelle m désigne un paramètre variable. trouver le lieude leur point de rencontre M Prenons les droites OX et Ypour axes des coordonnées. = données des points où ces droites rencontrent les axes des coordonnées. l'équation repré- sente le lieu géométrique lui-même. si aux valeurs trouvées ne correspondent pas de lignes réelles. dans laquelle le paramètre a a une valeur constante. x — o. 65). et désignons par a?. y—y =a{œ — œ i i ). œ= a>i — m— D. BG. il arrive quelquefois que le point P entre dans l'équation par un facteur particulier que Ton peut sup- primer. on fait successivement y o. À. GB. on a les équations des droites AD. après la suppression de ce facteur. Si. ' . par le point P on mène une sécante fixe PBA et une sécante mo- bile PDG. œ = o. De même la sé- cante mobile PDG sera représentée par l'équation y— yi = m{x — aff 4 ). y = o» 1 a B.

dont (2). valeur de m de l'équation (1) pour la porter dans tiré la l'équation on aurait obtenu une équation du second degré. Nous remarquerons encore que l'équation (4) ne dépend que du rap- port — > c'est-à-dire du coefficient angulaire de la droite OP.Tant que le paramètre m a une valeur différente de a. — 102 LIVRE II. par exemple. Si Ton avait fait l'élimination d'une autre manière. jj* —m Vi yl — ax i Les valeurs de x et y. sont les et BG ces coordonnées varient avec le paramètre arbitraire m. d'intersection est un point quelconque de la sécante fixe PA. tranche les deux équations membre à membre. les coordonnées de chacun des points du lieu vérifient l'équation yiœ +œ 1 y =o 9 ou X Xi Ce lieu une droite OL passant par l'origine. on obtient l'équation J—^ —)+y \y i —mx i yi — ax i ou plus simplement qui. qui vérifient les deux équations simultanées (i) coordonnées du point d'intersection M des deux droites AD et (2). forme un système équivalent au système des deux équations (1) et (2). et leur point . est Quand m = a. le premier membre serait décomposable en deux facteurs du premier degré. lepremier facteur étant différent de zéro. le système des deux équations (1) et (2) se réduit à l'équation (1) les deux droites AD et BG coïncident. i )] Remarquons que l'équation (4) ne contient pas le paramètre constant a . Ainsi le . représenterait deux droites. le lieu OL et la droite PA. si l'on avait. PC. CHAPITRE II % y W . les coor- données x et y du point M doivent annuler le second facteur. jointe à l'équation (1). et qui. On en conclut le théorème suivant Étant attribuée à la sécante fixe : donnés un angle XOY et un point fixe P dans son plan. Si Ton re- . Ainsi. si par le point P on mène deux sécantes quelconques PA. le point de rencontre M des deux droites AD etBG est toujours situé sur une même droite OL. Cette équation serait {yiX + xM) [y — yi — a {x — x = o. par conséquent. il en résulte que le lieu est indépendant de la position particulière PA.

P'. et elle y. ou plus simplement a = o. et par y et = o celle de la sécante fixe PÀ. passant aussi par le point d'intersection A] des droites a o. on obtient l'équation (4) p — aa = o. situés ev. tandis que deux . On peut traiter cette question d'une manière plus rapide. y = = o. p + aa -f my = o. On détermi- nera le point donné P. c'est = = donc l'équation de la droite BG. ont donc pour équations (2) p + my = o. De même. Problème IL Les côtés d'un triangle variable ABC tournent au* tour de trois points fixes V. (3) se réduisent à y = o. pour abréger. 104. où la sécante mobile coupe la droite OB. (2). Y = o. Le point C. a une équation de la forme p + aa = o. est donné par les deux équations simul- tanées P = o. Sup- posons que l'on ait tracé dans le plan deux axes quelconques. non plus par ses coordonnées. Les deux droites mobiles BG et AD. P*. On obtiendra l'équation du lieu en éliminant le paramètre m entre ces deux équations. La sécante mobile PC. y o. la sécante mobile coïn- cide avec la sécante fixe PA. le point D. si l'on déplace le point P sur la droite OP passant à l'origine. Repré- sentons. est représentée par une équation de la forme (i) p + aa-j-my — o. est donné par les deux équations simul- tanées a = o. et aussi par le point d'intersection B des droites P o. par a o. ligne droite. LIEUX GÉOMÉTRIQUES. on fasse q~o i ïes équations (1). la droite représentée par cette dernière équation. cette dernière équation représente une droite passant par le point G. menée par le point d'in- tersection P des deux droites P-f-aa = o. si l'on remplace m par -. dont l'intersection détermine un point M du lieu. si on les retranche membre à membre. ainsi que les deux droites B G et AD. c'est-à-dire est la même quelle que soit la position du point P sur la droite OP. P + aa + my = o. mais par l'in- tersection des deux droites données PA et OP cette dernière. passant . par le point d'intersection des~3roites OA et OB. aa -f mt o = = . 108. On en conclut que le lieu est une droite passant par le point O. P = = o les équations des droites don- nées OA OB. Nous avons supposé que le paramètre m a une valeur finie. dans laquelle m désigne un paramètre arbitraire. (3) aa + my = o. 103 lieu OL restera le même. Cette droite est indépendante de de la sécante fixe PA. ou plus simplement P o. où cette sécante coupe la droite OA. n'est autre chose que la droite AD. P -f my o = . et qu'après avoir multiplié par q.

re« présentons. la droite AP' est représentée par l'équation (2) p + a'a + my = o. puisque le point P' n'est pas sur la droite a=r on a m' a' o. est tanées a =o. = = La droite AP'. P" peut être défini par l'intersection de cette droite et d'une droite passant par le point I . passant par ce point. Le point A. pour abréger. a'. a une équa- tion de la forme aa + my + m"p = o . par a o. p o. on prendra . les droites IP. p = o. lieu décrit par le sommet G (fig. on a [a — m" a") a =o . la droite BP". IE. P'. IP"ont des équations de la forme p 4. p -f. — = donc m' —a'. P + aa = = o.aa + my = o. a" a =o y dans lesquelles a. et. aura une équation de la forme (i) p -f aa -f my = o. Ainsi. on mènera par le point P une droite arbitraire PA. on déterminera le coefficient m" de manière que cette droite passe par le point P". aa-j-my — o. les équations des = = droites données ID.*04 LIVRE II. aa = o. est donné par les deux équations p = o. comme précédemment. chacun des points fixes P. si dans cette équation on fait y =o et p = — a"a. a" désignent des coefficients constants. menée par ce point. Pour construire une position particulière de la figure variable. défini par les deux équations Y =o. p -f a" a =o . comme a n'est pas nulle. on prendra donc m" „. puis on tracera les droites AP' et BP". a une équation de la forme p -f my + m'a o = il faut . le point B. Le point P étant l'intersection des deux droites y o. si dans l'équation de cette droite on fait y o et = p =— a'a. De même. p + my o. déterminer le coefficient m! de manière que la droite passe aussi par le point P'. où la droite PB coupe la droite IE. la droite PA. ou plus simplement a o. et par y = o celle de la droite PP'P". où la droite PA coupe donné par les deux équations simul- la droite ID. dans laquelle m désigne un paramètre arbitraire. p -f aa-j-my — o. dont l'in- tersection donnera un point G du lieu. passant par ce point. des sommets A et B deux droites fixes ID et IE trouver le glissent sur . p + a'a = o. p -f. troisième ffraçons dans le plan deux axes quelconques. P + a'a = o. CHAPITRE III. ou plus simplement P = o. le point I étant le point d'in- tersection des droites a = o. on a (m' a')a — = o. 66). IP'. intersection des- droites y = o. . ainsi la droite BP" est représentée par l'équation (3' ji (? + a"a)+my = o.

P". G glissent sur trois droites fixesR. P'. Considérons un quadrila- tère dont . Si l'on conçoit un triangle variable dont les côtés soient assu- jettisà passer par les points P. si on les retranche membre à membre. Ainsi. P". 67). le lieu du troisième sommet G B est une droite IC. P". tan- dis que trois sommets A. dont l'intersection donne un point quelconque G du lieu . le n me sommet décrit une ligne droite. les trois côtés du triangle AED pivotent autour des trois points fixes P. P'. IE. cette solution n'exige aucun autre instrument que la règle. et proposons- nous de chercher le lieu dé- crit par le quatrième som- met D (fig. 1 LIEUX GÉOMÉTRIQUES. trois points fixes P. situés en ligne droite. du triangle cherché. tandis que deux sommets B et G glissent sur les droites fixes S et T. On déduit de ce qui précède la solution de ce problème : un triangle IDE un second triangle. on obtiendra l'équation du lieu en éliminant le paramètre m entre ces deux équations. tandis quen 1—sommets glissent surn— droites fixes. en ligne droite. dont les Inscrire dans côtés passent respectivement par trois points donnés P. S. B. Corollaire I. P". G t P" { donnent les deux autres sommets A 4 et B 4 Il est à remarquer que . on a l'êqua* tion (4) [a! — a) a"a + {a" — a) p = o. Corollaire II. . tandis que deux des sommets A et glissent sur les droites ID. P'". P". Le point de rencontre G { des droites IG et DE est donc l'un des sommets G. P'. 106. 105 Les équations (2) et (3) sont les équations des deux droites mobiles AP' et BP". T. P'". On en conclut que le lieu cherché est une droite passant par le point I. P'. Les trois côtés du trian- gle BGE pivotent autour des Fig. 67. D'après cela. Du quadrilatère on passera de la même manière au pentagone. sommet D décrit donc une ligne droite.les quatre côtés pivotent autour de quatre points fixes P. tandis que deux sommets A et E glissent sur les deux droites R et EF le . les droites C P'. quand les n côtés d'un polygone pivotent autour de n points fixes si- tués en ligne droite. On peut aisément généraliser le problème précédent. le sommet E décrit donc une droite EF.

-\^/ ' y Prenons la droite OA' pour axe des x o r K ^^__^yj u *~ et une perpendiculaire OY. On obtient les coor- données du point G en résolvant les deux équations simultanées (1) et (3). dans laquelle le paramètre b est arbitraire. et la sécante mobile par l'équation (3) y = mx. A. il faut éliminer le paramètre variable m entre les deux équations (4) et (5).dans cette équation. ^/^^X/k un second cercle par les trois points 0. A'. G'. on obtiendra évidemment l'équation du cercle qui passe par les trois points 0. 68). A. A'. 106 LIVRE II.\ 1) x «2 .68 « deux droites fixes AB. les Fig. trouver le lieu du point d'intersection ( J^"^"^\\ ) M de ces deux cercles (fig. 107. Problème III. t. pour axe des y. on remplace a et c par a' et c'. menée par le \ v """ — '" / point 0. par un point fixe Y pris sur un côté AA'. 2 -y (4) v ' c —m Si. m . dans laquelle m désigne un paramètre variable. ce qui donne x= ca = mca —m c—m > y c Tout cercle passant par les points et A a une équation de la forme #2 +y 2 — oœ — by = o. (2) y = c' [x — a'). (5 1) v œ2 + y2 * _ a œ _2^L±i) —m * = ' 2/ . G a donc pour équation a[cm+ + dy — ax = o. A'B seront repré- sentées par les équations W y =c [x — a). . / j /j\ G' . G. On détermine ce paramètre en exprimant que le cercle passe par le point C. ce qui donne — a (cm c— -f — 1) > le cercle qui passe par les trois points 0. CHAPITRE III. Si l'on appelle a et a r les abscisses des points A et A'. on fait passer un pre- I "X sï m ^ er cercle par les trois points 0. Étant donné un triangle ABA'. on mène une sé- cante mobile OCG'. En égalant les valeurs de m tirées des équations (4) et (5). c' Pour avoir l'équation du lieu du point d'intersection M des deux cer- cles.

A. trou- ver du pied M de la perpendiculaire (fig. 107 on obtient l'équation c {x 2 + y — ax) — ay __ [x + y — a'x) — a'y 2 c' 2 2 [x 2 + y — ax) + cay ~~ [x -{-y — a'x) c'aV 2 2 2 -f- qui. pour axe des y le diamètre perpendiculaire le cercle donné est représenté par l'équation . 69) le lieu Prenons pour axe des x le diamètre OP. (7) «s + y*-(a + a')x- {l + ^~ a ' } y + aa' = o. «st l'équation du lieu du point M. LIEUX GÉOMÉTRIQUES. s'écrit [c — c') [{x 2 +y — aœ) 2 y — + aa'y (œ 2 -f- 2 a'œ) *] •f (i + ce') y [a' [x 2 + y — ax) — a + y — 2 = {x 2 2 a'œ)} a. 2 donne le point O où se coupent toujours les deux cercles mobiles. qui coupe en A le premier cercle. Ainsi le lieu demandé est le cercle circonscrit au triangle ABA'. Cette équation se décompose en deux : l'une. A. x 2 + y = o. l'autre. Il est d'ailleurs facile de vérifier sur l'é- quation (7) que le lieu passe par trois points B. et divisant par c — c'. le second cercle coïncide avec la droite OA'. 108. . Étant donnés un cercle et un point fixe P. Car. et on abaisse du point P une perpendiculaire PM sur la droite AB . si la sécante se coupent en B . du lieu. autour du point P on fait tourner un angle droit APB. On obtient de même le point A'. On reconnaît à priori que les trois points B. les deux cercles lieu. gnant à l'infini. quand la sé- cante devient parallèle à AB. mise sous forme entière. A'. ou (c . on a l'équation +c a ~ a '\ (6) (x 2 + y*)ïx + y -(a + ïïx — 2 2 ( 1 ^ & + aa'] = o. Ce lieu est un cercle. A' appartiennent au mobile passe par le point B. (1) aj2 + 2_ r2/ 2 # Soit (a) y = ax + b . c') [{x 2 + y — (a + a') 2 2 ) + + aa' (x + y a? (a? 2 2/ 2 ) 2 2 )] + (i + ce') {a' — a)y{x + y = o) 2 2 ) en mettant x 2 +y 2 en facteur commun. où les côtés de l'angle droit rencontrent le cercle. Supposons maintenant ce point fait partie que la sécante devienne parallèle à la droite A'B le point C s'éloi. on joint par une droite les deux points A et B. Problème IV. .

sil'on remplace x' -f o?" et x'x" par leurs valeurs tirées de l'équation (3). on a la condition (ax' + b){ax" + b )^ (x' — c) {x" — c) ' qui s'écrit (i + a œV + 2 ) [ab — c) (a?' + x") + 6 + c = o 2 2 . l'équation de la sécante Ai3. . Si l'on appelle c la longueur constante OP. abaissée du point P sur la droite AB.108 LIVRE II. les deux droites PA. X' — G X" — C x' —C • ? 0? —c i l'angle APB étant droit. Le point M est défini par les équations (2) et (5). l'une. on obtient la relation (4) (i +a 2 ) (c 2 —r 2 ) + 2b [ac + 6) = o.=o f représente le lieu cherché. Fig. aa?" -h 6. a pour équation (5) y = -~(a?-c).onobtientune ôquationdu second degré (3) (i +a 2 ) #2 + 2 abx + 6 2 —r ^ 2 j. les ordonnées y' et y" au- ront pour valeurs ax' -f 6. dans lesquelles les paramètres variables a et b satisfont à l'équation (4) on obtient l'é. y 2 + [x — cf = o. quation du lieu du point M en éliminant ces deux paramètres entre les trois équations (2). l'autre ( 7) a? 2 +y 2 — ex + ——. on obtient l'équation (6) [y 2 + [x . qui lie les deux paramètres variables a et 6. CHAPITRE III. De l'équation (5) on tire a = -— y » de l'équation (2) on déduit ensuite y b = — ifi _L \ro — q\ rg • En portant ces valeurs dans l'équation (4). Si l'on élimine y entre les deux équations (i) et (2). PB ont pour coefficients an- gulaires y y ax' + b — +b ax" . dont les racines sont les abscisses x' et x" des points A et B . 69.c) 2 ] x2 + ?/ — ex + qui se décompose en deux. donne le point P. (4). (5). La perpendiculaire PM. .

quels que soient les paramètres. Ces deux droites ayant pour équations y = aœ + b . 109 Il est évident que le point P n'appartient pas au lieu géométrique tel qu'on l'a défini. (7) montre que le lieu est un cercle ayant son centre sur L'équation la droite OP. Les coordonnées x c. 110. BA' faisant . donneront les deux points C et D. mais il est facile de comprendre comment l'ana- lysa l'introduit dans le résultat. on trouve ainsi a ±i. 409. l'autre le cercle. on obtiendra l'équation du lieu en éliminant les deux paramètres va- riables a et 6 entre ces deux équations et l'équation (4). Pour le construire. on pourra donc déduire des deux équations (2) et (4) des valeurs correspondantes des deux paramètres a et 6. Eu etfet^ce ^oint milieu est déterminé ^ar i'inter^çAiQa de la corde AB et de la perpendiculaire abaissée du centre sur cette corde. étant per- pendiculaires sur ce diamètre. BB'. corde AB. On obtient le même cercle en cherchant le lieu du milieu M' de la. des angles de 45° avec le diamètre OP. Prenons pour axe des x lediamètre OP et pour axe des y le diamètre perpendiculaire. C'est =— une application de la remarque faite au n° 102. LIEUX GÉOMÉTRIQUES. Étant donnés une circonférence et un point fixe P. Problème V. les cordes AA'. ce qui con- duit à l'équation l +y > )(»" + y»-^ + 2L=i^^ = 0) qui se décompose en deux. y = — -x. soit r lerayon de la circonférence et c la distance OP l'équation de la cir. . trouver le lieu du point de concours M des tan- gentes menées à la circonfé- rence. Représentons par x\ et n/i les coordonnées d'un point quelconque . b = ac. Fl s* 70. conférence donnée est (1) # 2 -{-y 2 = r*. il suffit de déterminer les deux ex- trémités du diamètre CD si l'on mène des droites AIT. un angle droit tourne autour de son sommet placé en P. donnant l'une le point étranger au lieu géométri- que. aux points de rencon- tre A et B avec les côtés de V angle droit (fig. y odu point = = P vérifient l'équation (5). 70).

Pour faire cette élimination. en prenant pour Vun des côtés du qua- i drilatère une tangente quelconque au cercle 0. Si Ton considère une solution x. donne l'é- quation qui détermine les coefficients angulaires des deux droites menées du point P aux points de rencontre de la droite (2) avec la circonférence. et que l'on mène les tangentes en A' et B'. pris d'abord arbitrairement dans le plan. que l'on peut écrire ainsi. y^) {r 2 — c 2 ) + 2 r 2 cx i — 2 rk = o. en supprimant les indices. Ainsi. qui correspondent aux deux racines de l'équation (4). «i = X-2— — G L'élimination de x et y entre les équations (1). et la distance D de leurs centres satisfont à la relation (6) (R 2 —D = 2 2 ) 2 r 2 (R 2 +D 2 ). et l'on substitue dans (1) on obtient ainsi . circonscrit au cercle lorsque les rayons R et r de deux cercles O etO et la distance D de leurs i centres satisfont à la relation (6). Les rayons R et r des deux circonférences. tels que les pieds des perpendiculaires abaissées de chacun d'eux sur. (2). Problème VI. y de (1) ce système. la corde des contacts 'des tangentes issues de ce point sera représentée par l'équation (n° 91) (2) œiœ + y y = r*. soient rectangulaires. la valeur m du coefficient angulaire de la droite qui joint le point correspondant au point P a pour expression (5). r c 110 LIVRE II. (5). les points de rencontre des tangentes consécu- tives sont les sommets d'un quadrilatère variable. Pour que le point M.*?-c 2 2 + Jy 2 — —— — r*(2r 2 2 2 2 ) ' ) ' c (r f Le lieu estune circonférence que l'on construira par la méthode in- diquée dans le problème précédent. M du plan. En exprimant que le produit des racines est égal à 1. on résout les équations (2) et (3) par rapport à x et y. on peut construire un quadrilatère inscrit dans O et circonscrit à O. qui est en même temps donné et inscrit dans le cercle (5). Si l'on prolonge les côtés de l'angle droit APB. on obtient l'équation du lieu — (a?! 2 -f. (*) (* + .(c — xjm + r 2 {r 2 — x\) = 0. il faut et il suffit que les directions. l'équation du second degré (4) [(r 2 — cx^-^r — (c 2 2 )?/*]m 2 -h 2r*y. CHAPITRE III. les trois côtés d'un . i On obtient les coordonnées des points de contact en résolvant les équations simultanées et (2). soit au point du lieu. Trouver le lieu des points. 111.

x —x =f 3 i cos y. N — sin a sin P sin (P — a) -f sin p sin y sin (y — P) + sin y sin a sin (a —Y)* Si on calcule leur somme et leur différence. y —y =y 3 t sin y. (COS 2 y — COS 2 ou il est égal à zéro. Nous obtiendrons l'équation du lieu en exprimant que ces trois points sont en ligne droite. H faut pour cela égaler les deux rapports — -. les équations des trois côtés du triangle. et. sin (P + y) sin (y — P) + sin (y -f. pour abréger. on a M — N ~ cos. Les coefficients des termes en x 2 et en y 2 sont M = cos a cos P sin (P — a) + cos $ cos y sin (y — P) + cos y cos a sin (a — y). Appelons x et y les coordonnées d'un point M du lieu. soient en ligne droite. p 1? y 4 désignant des polynômes du premier degré en x et y. Les lettres ai . p LIEUX GÉOMÉTRIQUES. perpendiculaires abaissées du point M sur les côtés du triangle on . on voit que l'équation (2) est du second degré. Le coefficient du terme en xy est sîn (a + p) sin (p — a) -f. Soient (i) p cos p + y sin P—p 2 — o. y — y == 2 p i sin P. ce coefficient devient (COS 2 a — COS 2 P ) -J. a) sin (a — y) . IX cos a -j. y sin a p{ — = o. désignons par a 1? pj. la? cos y -f ?/ sin y — P3 = o. (COS 2 P — COS 2 y) -|. lit triangle ABC. V — Vi = <«! sin a. [x 2 x 3 1 On a ainsi l'équation Pi sin P —a i sin a y i sin y — o^ sin a Pj cos P — <*! cos a Yj cos y —a 4 cos a ou (2) 04 4 sin (P—-a) -j- p lTl sin (y— P) +y 1 a 1 sin (a — = y) o. rapportées à deux axes rec- tangulaires quelconques. xi et y i9 x 2 et y 2 x 3 et y 3 celles des pieds des . y t les premiers membres de ces équations. si l'on transforme les produits de sinus en différences de cosinus. x 2 ~-— x i — x2 —— x^ > que l'on peut mettre sous la forme — — — — — fe/i—y) — x) — [x — x) = (x — x) — {x — x) [v* y) [yi y) (y 3 y) . a (n° 83) as-œ^aj cosa. x —x = 2 P 4 cos p.(a + + y) sin (y — P) p)sin (P — a) -f cos (p + cos (y a) sin (a — y) -f- sin 2 P — sin £ a + sin 2 y — sin 2 P + sin 2 a — sin 2 y .

et par suite (4) D 2 = R2 — 2 Rr. Représentons par R le rayon de ce cercle et par D la distance de son centre O aut centre du premier. il en est de même des points B et G. r .+ N = cos(a — p) sin(p— a) + cos (P — y) sin (y — + P) cos (y — a) sin (a — y) _ sin 2 (P — a) -f sin 2 (y •— p) + sin 2 (a -— y) 2 = — 2 sin — sin — sin (a — (P a) (y P) y) . On a donc M = — sin A sin B sin G = ^v 2R 2 F =r 2 (sin A -{. Si l'on développe l'équation x du cercle (2).412 LIVRE II. le lieu est une circonférence du cercle.2 cos — cos — cos— = =r S. p. sin G) = 4? . il faudra dans les équations (1) faire $> =p 2 z=zp 3 =zr. le lieu est donc le cercle circonscrit au triangle ABC. De l'équation (2) qui représente le cercle circonscrit à un triangle dont les côtés sont définis par les équations (1) on déduit ai- sément une propriété importante d'un système particulier de deux cercles. elle se met sous la forme (3) M(# 2 + 2/ 2 ) — P# — Qy + F = o. font deux à deux des angles supplémentaires des angles A. yt =0. { les angles a. y. De ces relations on déduit F — M = — 2 Rr. S désignant la surface du triangle ABG. L'équation (2) étant vèv rifiée quand on y fait pj = 0. Gomme on peut supposer le point placé sur l'axe des x. M. 112. déterminés par les angles a. Supposons que les droites (1) soient tangentes à un cercle de rayon r ayant son centre à l'origine des coordonnées. B. Proposons-nous maintenant de déterminer tous les triangles qui sont en même temps inscrits dans un cercle O i et circonscrits à un cercle 0. p. on aura u 4M 2 M 4M 2 M Les rayons du cercle 0. à cause de la relation (4). dont les rayons et la distance des centres vérifient la rela- tion (4). sin B -f. CHAPITRE III. le point A appartient au lieu. y devront vérifier les conditions p2 p x^ 2 v ' 4M 2 M 4M 2 Mais. on en déduit M = N = — sin(P — sin — sin (a — a) (y P) y). à laquelle satisfont les données R. Ainsi. G du triangle formé par les trois tangentes.

p. dans le cas de la figure. Le terme <*! p 4 sin(P — a) étant égal à MDxMExsinDME représente le double de Taire du triangle DME. Le premier membre a une /^ TV^X signification géométrique très-simple. Les lettres <x 4 Pj y désignent les longueurs de ces per- . Ainsi. Il faut remarquer la forme (2) de l'équation du cercle circon- c scrit à un triangle.M'D'. a 4 = . en pre. ces perpendiculaires sont d'ail- leurs dirigées dans le même sens que celles qui ont été menées de l'origine et qui ont servi à déterminer les angles <x. x pendiculaires affectées ici du signe — . Soient. S . t 4 le premier membre de l'équation représente le double de la différence qui existe entre le triangle D'M'E' et la somme des deux triangles E'M'F' f GÉOM. On a. N\T ^'j J~" / Considérons un point M ayant pour coordon- \^J^__^^/ nées x et y et situé aussi à l'intérieur du trian- Fig. supposons que l'origine des coordonnées / /\ Tii/X \ s0 ^ placée à l'intérieur et que les angles a. t nant pour l'un des côtés du triangle une tangente quelconque au cercle 0. L'un des trois angles a'. du triangle compris entre o ABC (fig. . ' D' 2 = R' — aR'r. deux autres termes représentent de même les les doubles des triangles EMF.y. 113 et D. FMD. assujettis à vérifier seulement les deux conditions (5). ainsi le premier membre de l'équation (2) représente le double de l'aire du triangle DEF. on peut remplacer ces trois relations par les deux suivantes : (5) Q=o % g = ~aRr. y' qui vérifient les conditions (5). ANALYT. y'. — M = 2R'r r. y = + M'F'.2 Mais on a aussi. D' la distance de son centre 0' au point 0. 7 1 ) ( „/ \ / ! \ 1 \/x>^ jd-^^J soient rangés par ordre de grandeur croissante. 11 existe des théorèmes analogues au précédent et à celui du n° no pour des polygones d'un nombre quelconque de côtés. lorsque les rayons R et r de deux cercles O i et et la distance D de leurs centres satisfont à la relation (4). ABC. P'. 113. P = — M'E'. . de ce point abaissons des perpendiculaires sur les côtés et joignons les pieds de ces perpendiculaires pour former le triangle DEF. — M = 2Rr Tî . R' le rayon d'un cercle circonscrit à un triangle A'B'C. déterminé par des angles a'. Considérons maintenant un point M situé à l'extérieur du triangle . LIEUX GÉOMÉTRIQUES. Pour pré- / /4^-\d \ ciser. on aura. d'après ce qui précède. et 2^. p. en effet. D 2 = R 2 — aRr. y. 7f. on peut construire un triangle inscrit dans O et circonscrit à 0. p'. gle. on en conclut que R 7 est égal à R et D' à D. peut donc être pris arbitrairement. par hypothèse.

Quelle que soit la position du point M dans le plan. puis sur la droite N 4 C qui joint N t au troisième plan on prend un point N 2 tel que ses dis- tances aux points N 4 et C soient dans le rapport de m!" à m' + m". que si l'aire donnée est moindre que Kr 2 la valeur absolue de 2 EXERCICES. c'est encore le double de l'aire du triangle D'E'F'.. Il que le lieu des points tels que l'aire du résulte de ce qui précède triangle ayant pour sommets les pieds des trois perpendiculaires soit égale à une quantité donnée k 2 se compose de deux cercles représentés . F'M'D'. affectée du signe + ou du signe L'équation (2) exprime donc que l'aire — ...n quantités C. Si l'on appelle r le rayon du cercle circonscrit au triangle ABC. 2 Trouver l'aire d'un triangle formé par trois droites dont on donne les équations. quelle que soit l'aire donnée. qui correspondent à ces AB on n points. et elle prend un signe contraire quand le point M passe à l'extérieur. tant que la distance d est moindre que r. jusqu'à ce qu'on soit arrivé au dernier point donné trouver les coordonnées du dernier : point de division que l'on appelle centre des distances proportionnelles. CHAPITRE III. et ainsi de suite. c'est-à-dire tant que le point M reste à l'intérieur du cercle.. pouvant être mis sous la forme A{x 2 +y + 2 ). tel que ses distances aux points N 2 et D soient dans le rap- port de m'" à m' -f m" + m'". le premier membre de l'équation représente le double de l'aire du triangle DE F. miers points soient dans le rapport de m" à m''. le premier membre de l'équation (2). : l'autre est intérieur et n'est réel. est égal à A [d 2 —r 2 ). et m'. m". B. Cette expression conserve le môme signe. sur la droite prend un point N A tel que les distances de ce point aux deux pre- .. 3° Étant donnés dans un plan n points A. puis 'sur la droite N2D qui joint le point N 2 au quatrième point D un point N3 . et d la distance d'un point ayant pour coordonnées x et y au centre de ce cercle. du triangle DEF est nulle. F sont en ligne droite. E.114 LIVRE II. m'". par les équations a t p t sin (P — +p a) t Y t sin fj — +y p) 1 a 1 sin (a-y) = ±2 k 2 . Ces deux cercles sont concentriques au cercle circonscrit au triangle ABC l'un est extérieur et touj ours réel. c'est-à-dire que les trois points D. . i° Exprimer l'aire d'un triangle et d'un polygone quelconque en fonction des coordonnées des sommets..

i4° Étant donnés trois points A. soit le centre de gravité. soit le centre du cercle inscrit. OY on construit un rectangle variable OABC ayant un périmètre donné va : la perpendiculaire menée du sommet C sur la diagonale AB passe par un point fixe. on en prend trois pour former un triangle. io° D'un point fixe P on mène des tangentes aux cercles qui pas- sent par deux points donnés trouver le lieu du point où la corde des . C. trouver les quantités m'. 5° Lieu des centres des cercles qui sont vus de deux points donnés sous des angles donnés. B. 7° Lieu des points tels que la somme des distances de chacun d'eux à deux droites et en général à plusieurs droites données soit constante. 8° Sur deux droites rectangulaires OX. . les cinq droites ainsi obtenues se coupent au même point.. soit le point de rencontre des trois hauteurs.soi * égale à une quantité donnée. en des points dia- métralement opposés. LIGNES DU SECOND DEGRÉ. on construit un parallélogramme dont les côtés sont parallèles à X et Y on . i6° Étant donnés deux cercles fixes. i2° Les circonférences décrites sur les trois diagonales d'un qua- drilatère complet. deux cercles variables sont tan- . opère de même avec B. soit le centre du cercle circonscrit. Comme application. dont on détermine le point de concours des hau- teurs .. m!" qui donnent. ont deux à deux même axe radical. et deux droites X. m". 9° Ayant fait la figure qui sert à démontrer le théorème du carré de l'hypoténuse d'un triangle rectangle.. m'". contacts rencontre le diamètre qui passe au point P. on en prend quatre qui forment un quadrilatère complet. D. comme diamètres. A les se. 4° Trouver le lieu des points que la somme des produits des tels carrés des distances de chacun d'eux à n points donnés par des quan- tités constantes m'. dans lequel les milieux des trois diagonales sont en ligne droite . 115 Lorsque les multiplicateurs m . 6° Lieu des centres des cercles qui rencontrent. m". on joint AC et AE : par le centre on mène une sécante quelconque qui coupe les deux droites AC et AE aux points G et H on joint BG et FH trouver le . deux cercles donnés. ii° Étant donné un hexagone régulier ABCDEF. C et C. dans le cas d'un triangle. les quatre points ainsi obtenus sont en ligne droite. condes diagonales des trois parallélogrammes passent au même point. B. i3° Étant données cinq droites.-. démontrer que les deux droites qui joignent les extrémités de l'hypoténuse aux sommets des carrés construits sur les côtés opposés se coupent sur la perpendiculaire abaissée du sommet de l'angle droit sur l'hypoténuse. i5° Étant données quatre droites A. Y : sur AB comme diagonale. . lieu du point de rencontre de ces deux droites.. sont égaux entre eux* le dernier point de division s'appelle centre des moyennes distances.m" r 9 m'". C.

les quatre points analogues à I et les centres des quatre cercles sont sur une même circonférence.116 LIVRE III. CAHPITRE I. rantes. 20 On donne quatre droites A. B. gents entre eux et aux précédents-. 17 On prend quatre points arbitrairement sur une circonférence : les bissectrices des trois couples de droites qui passent par ces quatre points sont parallèles deux à deux. n'ont pas le même axe radical. 22 Le lieu des centres des cercles orthogonaux à deux cercles fixes est Taxe radical. pris deux à deux. du point G on abaisse une perpendicu- laire sur BB'. La droite A appartient à trois de ces trian- gles. on joint le centre du cercle circonscrit à chacun d'eux au som- met non situé sur A les trois droites ainsi obtenues . se coupent en un même point i. P. 18 Lieu du point tel que les cordes de contact des tangentes menée» de ce point à trois cercles donnés se coupent en un même point. — o ty qui. prises trois à trois. est le lieu des sont concou- points dont les polaires. trouver le lieu du point de con- tact des cercles variables. C. par rapport à ces trois cercles. trouver le lieu du pied de la perpendiculaire. prisdeux à deux. 19 On donne un angle AOA' et un point G sur la bissectrice. forment quatre triangles. on joint les points de rencontre B et B' des côtés de l'angle mobile avec les côtés de l'angle fixe.Un angle de grandeur constante tourne autour de son sommet placé en G. . coupant orthogonalement trois cercles donnés f=o. admettent le même axe radical . faisceau de cercles et le 24 Démontrer que les points limites d'un point à l'infini sur Taxe radical ont chacun même polaire par rapport à tous les cercles du faisceau. 2 3° Montrer que le cercle. si un cercle variable coupe deux de ces cercles sous des angles constants. 2i° Étant donnés divers cercles qui. qui. il coupera également chacun des autres cercles sous un angle constant. 9 = 0.

Deux cas sont à distinguer. L'équation générale du second degré entre les deux variables x et y est de la forme (i) kx 2 + zBxy + Gif + iDx + aE# + F = o . les rapports de cinq coefficients au sixième. on a ( a) y = -*2^±^ S/Mx* + *Kx + P. Pour nous rendre compte des différentes formes de courbes qui peuvent être représentées par cette équation.CF. à partir de la droite DD'. suivant que l'équation con- tient yau second ou seulement au premier degré. 114. il faut. m posant M = B»— ÀC. Supposons que le coefficient G ne soit pas nul. Construisons la droite DD' représentée par l'équation = B# + E ' G— Pour chaque valeur de x. P = E 2 <. c'est-à-dire suivant que G est différent de zéro ou égal à zéro. et résolvons Téquation par rapport à y . N = BE — CD. . elle renferme cinq paramètres arbitraires. LIVRE III COURBES DU SECOND DEGRÉ CHAPITRE PREMIER Construction des lignes du second «legré. résolvons-la par rapport à y.

Les deux racines du trinôme sont réelles et inégales. M# 2 -f aN^ +P et. Considérons d'abord le cas où le coefficient M. ou — M(x — x') (x" — x) . L'ordonnée Y n'est réelleque si le trinôme a une valeur positive. 72. c'est- à-dire B 2 — AG a une valeur négative. qui di- vise en deux parties égales les cordes parallèles à l'axe OY. Le cas que nous examinons se subdivise à son tour en trois autres. La construction du lieu est ainsi ramenée à l'étude du trinôme Fig. est un diamètre de la courbe . le trinôme est positif. par conséquent. l'ordonnée Y est réelle. pour toutes les valeurs de x comprises entre x' et x". Prenons sur l'axe des x deux points P' et P" ayant pour abscisses x'et x" % et par les points P' et P" menons des parai- . la quan- tité Y est la valeur de l'ordon- née comptée à partir du dia- mètre. suivant la nature des racines de ce trinôme. Désignons par x' la plus petite et par x" la plus grande. i° N 2 — MP > o. 72).118 LIVRE III. porter de part et d'autre sur l'ordonnée une longueur égale à La droite DD' (fig. et. le trinôme peut s'écrire M(x — x') {x ~~< x"). GENRE ELLIPSE 115. et l'ordonnée imaginaire pour toute valeur de a? plus petite que x' ou plus grande que x". le [trinôme est au contraire négatif. CHAPITRE I. comme la forme du lieu dé- pend principalement du signe du coefficient M. on distingue trois cas principaux.

l'ordonnée du cercle. de part et d'autre. quand le point P va de P' au point I. on a ainsi une courbe fermée. et. Les deux triangles CRM. les trois points M. LIGNES DU SECOND DEGRÉ. La quantité Y acquiert donc sa valeur maximum. et part de la valeur zéro pour revenir à zéro. ainsi tous les points de la courbe sont deux à deux symétriques par rapport au point C. et. donnent les quatre points M. et la valeur correspondante de Y sera égale à i V/(— M)PP'. ce point G est donc le centre de l'ellipse. en menant par ces points des parallèles au diamètre. qui passe par les points A! et A". N'. elle diminue au con- traire. ces valeurs. . CSN' étant égaux. comprise entre ces deux parallèles. Une valeur de x comprise entre x' et x" sera l'abscisse d'un point P compris entre P' et P". c'est-à- dire quand x— —^i — =— — cette valeur maximum est égale M . On } voit également que les droites MN. L'abscisse # variant de x' à #". Il est clair qu'à deux points P et Q également distants du milieu I correspondent des valeurs égales de Y. M'N' sont parallèles au diamètre A'A" et partagées cbacune en deux parties égales . va en augmentant. nous aurons deux points B'et B" de la courbe. M'. N' sont en ligne droite et le point C est le milieu de MN'. dans lequel sera comprise l'ellipse. une longueur égale à cette valeur maximum. nous formerons un parallélogramme FGKH. milieu de P'P". N. G Le produit variable PP' X PP" des deux segments de la droite P'P" est égal au carré de l'ordonnée du cercle décrit sur P'P" comme diamètre. l'ordonnée Y conserve une valeur finie. quand le point P va de I en P". C. quand le point P est en I. P"A" à Taxe des y la courbe sera toute entière. milieu du diamètre A' A". et par suite la quantité Y qui lui est proportionnelle. milieu du diamètre A' A". '419 lèles P'A'. portons sur l'ordonnée. ( x" x')\/ M a i '-Il A partirdupointC. PP". et à laquelle on a donné le nom d'ellipse. portées de part et d'autre du diamètre DD'.

Y est réelle. quand x varie de x" à -f-oo et de x' à — oo . est négatif. et par conséquent Y imaginaire. desx deux points P' et P" ayant pour abscisses x' et x" et menons par ces points deux paral- lèles P A'. qui partagent chacun en deux parties égales les cordes parallèles à l'autre. pour toutes les valeurs de x. Le trinôme. B'B". est positif. la courbe sera située en . le lieu est un point unique C placé sur la droite DD'.x 2 + 2N# + P que Ton met sous la forme M (x — x') {x — x"). GENRE HYPERBOLE 116. Le trinôme — M. Prenons. l'équation. sont dits dia- mètres conjugués de l'ellipse. i° N 2 MP > o. cette droite est un second diamètre. CHAPITRE I. ne représente aucun lieu géométrique. comme précédemment. et. ™ Mx + zNx N + VH MP-N 2 2 xi + V ==M[x i xrf i r> . à l'axe des y. 73. sur l'axe Fig. et alors Y = o. 3° — N 2 MP < o. et l'on a afi ' X ~ M' le coefficient M étant négatif. par la droite B'B". l. -J « . P 'A 7 . l'équation n'admettant qu'une solution réelle. 420 LIVRE III. par suite. n'ayant pas de solution réelle. Les deux racines x' et x" sont égales. la quantité Y est imaginaire pour toutes les valeurs de x. a N 2 — MP = o. d'ailleurs Y varie en même temps de à oo. Les deux diamètres A'A". excepté pour x =x f . Considérons maintenant le cas où le coefficient a M une valeur positive: ce cas se subdivise aussi en trois.

MP — 2 M dans laquelle on fait varier x de x" à + °°. on a une valeur approchée de y. qui se coupent en un point du diamètre DD' dont l'abscisse est égale à — N—. ainsi la branche A M est comprise dans l'angle LCD'. Considérons la valeur de y. Bx + E:± 1 4 /„ / N\ 2 MP — f èv/»K . c N LIGNES DU SECOND DEGRÉ. c'est-a-dire à la demi-somme des abscisses des points M P' et P". i — y des or- données qui correspondent à une même abscisse apour valeur . le point G. quantité à son premier terme. on a donné à cette courbe le nom d'hyperbole. les valeurs corespondantes de Y sont égales. on prend deux longueurs égales IP et IQ de part et d'autre sur l'axe des x. et les deux droites DD' et IG sont deux diamètres conjugués. C ""GV \ ' M/ ' M Lorsque x a une valeur numérique très grande. 117. . le premier terme de la quantité placée sous le signe radical est très grand par rapport à la valeur absolue du second si l'on réduit cette . 73). . si C est positif. est le centre de la courbe. cette branche est représentée par l'équation B^ + E 1 / / N\ 2 . l'ordonnée de la courbe est inférieure à celle de la droite . Considé- rons la branche de courbe A"M. milieu de AA". prenons en même temps la droite CL qui a pour équation »<= —- Pour une valeur quelconque de x supérieure t + cr+M) v/M - à x". L'équation précédente définit deux droites distinctes. La différence y /. elle se compose de deux parties séparées Tune de l'autre et s'étendant à l'infini (tîg. Si à partir du point I. ce point est donc le centre C de la courbe. 121 dehors de ces parallèles. milieu de P'P".

les angles L'CD'. HCH'. 20 W — MP < o. H'CD. la différence y y tend i — vers zéro. le dénominateur augmente indéfiniment. les deux points B' et . dont s'approche indéfiniment la branche de courbe A'M. et chacune des droites indéfinies HL. Le trinôme.„/ . " CM ( . HCD. 74) le point de Taxe des x dont l'abscisse est menons IG parallèle à l'axe OY et prenons les longueurs CB' et CB" égales à la valeur minimum cle Y. N —— Soit I (fig. On verrait de même AN. par conséquent. 118. CHAPITRE I. GH. Ainsi la courbe est comprise dans les- deux angles opposés par le sommet LCL/. et ont pour asymptotes les droites CL'. 122 N -MP 2 LIVRE K)^-\/4+l)' + III.et. . est dite asymptote de cette branche de courbe qui est comprise dans l'angle LCD'. CH7. La droite CL. MP-N 2 [x- Quand a? augmente indéfiniment. N\ A /77 . +2N^+p=m(#+^) + MP— N\ 2 2 . N\ 2 . Il bon de remarquer que les coefficients angulaires des est asymptotes sont donnés par l'équation — b±v/m (4) m= ^— ou (5) Cw +2Bw + A = o. * /. la valeur cle Y est réelle pour toutes les valeurs de x et ne s'annule jamais. 8 que l'on obtient en remplaçant dans les termes du second degré de l'équation (i)#par i et y par m. H'L' est asymptote à deux branches de courbe. i /MP— — 2 =—N Y acquiertsavaleur minimum — 1/ 4 pour x =-r. N N . AN' sont comprises dans que les branches A'M'. m# 2 M étant la somme de deux quantités positives.

IG sont deux diamètres conjugués. ce qui M" revient à porter à partir du point I les deux distances IP = IQ = a. les valeurs correspondantes de Y sont égales. 3o N 2 — MP = o. sont asymptotes des branches infinies. on mène des parallèles au diamètre DD'. N Si Ton attribue à x les deux valeurs x :a. il en résulte que le point G est centre de la courbe. et que les deux droites DD'. la courbe se com- pose de deux parties distinctes situées en dehors des parallèles et s'étendant à l'infini dans les deux sens. Supposons enfin que le coefficient M ou B*-AG soit nul. LIGNES DU SECOND DEGRE. la valeur de Y croît in- : définiment. 123 N . par les points B'et B". On reconnaît également que les deux droites y- B#-fE #+>' ^'i qui se coupent au centre. Quand avarie de • à +°°> ou de M — MN— à — oo. GENRE PARABOLE 120.sidonc. La valeur de Y se réduit à . 119. On donne encore à cette courbe le nom d'hyperbole. B" appartiennent au lieu. On a alors Y= èV/M (^i) 2=v/M Ki)' Bœ+E et y- G ^K)- Le lieu se compose de deux droites qui se coupent sur le diamètre DD'.

le premier terme du trinôme placé sous le . dans ce qui précède. La valeur de y se réduit à Bx + E y G G^v/p Si P est positif. 75. Si P= o. La quantité Y est réelle quand x varie de x! à — 00. on a Quand a? varie de x' à + oo. 75). elle passe par le point A' et s'étend à l'infini de part et d'autre Fig.m LIVRE III. et situées à égale distance de ce diamètre. Si Ton pose aN = x'. I21. p i° N > o. on mène P'A' parallèle à f l'axe des y. ces deux parallèles se confondent avec le diamètre.Nousavons supposé. CHAPITRE I. l'équation n'a pas de solution réelle. parallèles au diamètre DD'. la quantité Y est réelle et varie de o à +°°î ma * s e ^ e es ^ imaginaire pour les valeurs de x inférieures kx'. on l'appelle aussi parabole. dont l'abscisse est x . la courbe passe par le point A' et s'étend à l'infini du côté des x négatives. 3° N = o. et le coefficient A différent de zéro. du diamètre DD' (flg. G Nous subdivisons ce cas en plusieurs autres. lacourbe est tout entière située à droite de cette parallèle. que le coef- ficient G est différent de zéro. si P est négatif. enfin. Si donc par le point P'. 2 N < o. Lorsque le coefficient G est nul. on pourrait résoudre l'équation par rapport à x et construire le lieu comme précédemment. on a donné à cette courbe le nom de parabole. cette équation représente deux droites.

76) . prenons donc un point I ayant pour abscisse d et menons H'L' parallèle à OY. Si l'on donne à x une valeur d -(. supposons e>o. Construisons le lieu auxi- Y= Q liaire défini par l'équation y = ax + b> et posons -. Ax + iDx + F 2 d'où 2{Bx + E) Supposons d'abord que B soit différent de zére. si. cette méthode est seule applicable quand les deux coefficients k et G sont nuls à la fois.Y augmente indéfiniment. en ordonnant par rapport aux puissances décroissantes de x. x* augmente indéfiniment. 76. Y tend vers zéro.x'. suivant que le reste est différent de zéro ou égal à zéro. Dans le premier cas on obtiendra un résultat de la forme y = ax + + 2(B#+E) b àx -f- ' b " + x— d' ' Pour fixer les idées. 12$ radical ayant pour coefficient M = B 2 quantité positive ou .b représente une droite HL (fig. Cette quantité devient infinie pour x = d. on a s{Bx -f E) y + Ax + 2D^ + F = 2 o. pour chaque valeur de x. L'équation y = ax -f. nulle. jusqu'à ce que l'on arrive à un reste indé- pendant de x. le lieu sera du genre hyperbole ou du genre parabole. xr étant positive. on obtient ainsi une première courbe comprise dans l'angle . au contraire. . Y a une valeur positive. zéro. d'ailleurs. Nous distinguerons deux cas. il faut augmenter l'ordonnée de cette droite d'une quantité QM égale à la valeur de Y. Mais il est préférable de résoudre l'équation par rapport à la variable qui n'y entre qu'au premier degré. En ordonnant l'équation (i) par rapport à y. et effec- tuons la division. LIGNES DU SECOND DEGRÉ. et quand x' tend vers Fig.

oo. il suffit de faire dans la discussion précédente a =o . On a donné à ces trois espèces de courbes les noms d'ellipse. CHAPITRE I. et formée de deux branches infinies asymptotes aux droites CH. Résumé. on obtiendrait encore une courbe formée de deux parties distinctes. . la courbe est une hyperbole. Dans les deux cas. des courbes formées de deux parties distinctes s'éten- dant à l'infini dans les deux sens. Aux valeurs de x infé- rieures à d correspondent des valeurs négatives de Y. et par suite. situées dans les angles HCL'. en faisant varier x de oo à -f. soit une hyperbole ayant ses asymptotes parallèles aux axes des coordonnées. o. et réquation prend la forme (y— ax — (Bx + E) = o elle 6) . . Si le reste de la division est nul. cor- respondent des valeurs de Y qui sont aussi égales et de signes contraires. on a + aux + F = — 2(B* + E) (ax + Ax 2 6). qui représentent deux droites. et l'on-. Lorsque A est nul en même temps que C. dont l'une est parallèle à Taxe des y. se décompose en deux autres. la valeur de y est de la forme y = ax 2 bx + + c elle est réelle quelle . des courbes formées d'une seule partie s'étendant à l'infini dans les deux sens. Si la con- stante c était négative. asymptotes respec- tivement aux deux droites CL et CL'. Lorsque les deux coefficients B et C. A deux valeurs de x' égales et de signes contraires. deux points M et M' symétriques par rapport au point C qui est centre de la courbe. y — ax — ô = B#-j-E = o. soit deux droites respectivement parallèles aux axes. 122. nous avons trouvé trois espèces de courbes : des courbes fermées. CK'. la droite DD' devient pa- rallèle à Taxe des x on obtient ainsi.126 LIVRE III. obtient une seconde courbe comprise dans l'angle HCH'. que soit la valeur de x. L'CL et formée de deux branches infinies. d'hyperbole et de parabole. Dans la discussion de réquation du second degré. sont nuls. c'est une parabole. H'CL. — on obtient une courbe détendant à l'infini dans les deux sens .

La discussion précédente conduit à mettre le premier membre de l'équation. positive Toutefois il importe de se rappeler que l'équation ne repré- sente pas toujours une courbe. suivant que G est différent de zéro ou égal à ' '" : B ! .r " '\ Vv ''"'" zéro. isolant le radical v/M# a + 2N# + P et élevant au carré. réciproque- ment. ou elle n'admet pas de solution réelle. Nous verrons plus tard que. ~ ' i° Ggo.de La courbe sous diverses formes qu'il v est important de sighalëi\ Nous distinguerons encore deux cas principaux. ni même un lieu. lorsque la quantité M est négative. — tion représente. comme nous l'avons fait. LIGNES DU SECOND DEGRÉ 127 Nous avons vu au commencement de cet ouvrage (liv. soit deux droites paral- lèles. la courbe est une une hyperbole ou une parabole. l'équation représente une hyperbole. ou une seule droite. En résolvant l'équation par rapport à y. on voit que c'est le signe delà quantité M = B — AG 2 qui indique l'espèce de la courbe représentée par l'équation du second degré. l'équation représente une ellipse ou un point. quantité M ou nulle. En résumant la discussion. FORMES DIVERSES DU POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ A DEUX VARIABLES 123. ou n'admet pas de solution réelle.II) que les courbes désignées par les mêmes noms en Géométrie élémentaire sont représentées par des équations du second degré. I. soit une parabole. lorsque cette quantité est positive. est négative. toutes les courbes représentées par l'équation du se- cond degré jouissent des propriétés qui servent de définitions en Géométrie élémentaire. enfin quand M o. suivant que la ellipse. l'équa. ou deux droites qui se coupent. de telle sorte que les deux modes de définitions sont équivalents. on arrive à mettre l'équation sous la forme (6) (Cy + Bx + E) — (Mx* + 2N0 + P) = o 2 . ohap.

. dans lequel il faut pour le moment ne pas tenir compte des indications inscrites dans la troisième colonne qui se rapporte au cas G = o examiné plus loin. ou — . Nous aurons ainsi le tableau ci-dessous. Nous les résumerons dans le tableau qui suit. on déduit de (6) la forme (8) (Cy + Bx + E) — (zNoc + P) = o 2 Ainsi. quand M est nul. cette fonction linéaire se réduit à une constante P. où nous désignerons le carré positif — M + N\ 2 / (Gy + Bx + E) par a 2 . Lorsque M = o. (Cy (7) M En supposant M=o (genre parabole). CHAPITRE I. suivant que le coefficient — M est positif ou négatif* N -MP enfin la constante — 2 — par -f. En supposant M différent de zéro (genre ellipse ou hyper- bole) et décomposant le trinôme Ma? 2 + a No?-|-P en carrés? on a la forme N\* N 2 — MP + Bar + E)»-M(a? + §y + . est décomposé en trois carrés (7) dont le dernier est une constante. le carré rj) par + ou (ff p 2 —p 2 . # s ou —# 2 > suivant qu'elle est positive ou négative. Les différentes combinaisons de signes correspondent aux cas que nous avons rencontrés dans la discussion générale précédente. le troisième peut être positif ou négatif. le premier carré est affecté du signe -f-> le deuxième est multi- plié par —M qui peut être positif ou négatif.128 LIVRE III. ces carrés étant affectés de signes -f. lorsque M § o. que nous désignerons par -f. k 2 ou — &% suivant qu'elle est positive ou négative. le premier membre de l'équation. l'équation prend la forme (8) d'un carré a 2 suivi d'une fonction linéaire (aN^-f-P) que nous désigne- rons par y quand N est différent de zéro.

( D»— AF=o Droites confondues. N = o. se décompose — = fi 2 en un produit de deux facteurs réels du premier degré GEOM. étant alors de la forme a 2o. deux lignes droites qui se coupent. 2 Ce tableau rend manifeste ce fait que si M < o. P p o LIGNES DU SECOND DEGRÉ. a 2 =o La constant e c qui figure dans la troisième colonne a pour valeur -ï. a 2 +A. Hyperbole. a2 + — P 2 Âfco M<0 Ellipse. l'équation représente toujours un lieu : si N 2 — MP = o.E>o. a 2 +(5 2 =0 N2 — MP^o c 5 Hyperbole.Dans le cas du genre hyperbole. . 1 D-2— AF>o réelles. avec N 2 — MP<o l'équation ne représente aucun lieu. imaginaire. Parabole. comme nous avons vu. elle représente. car son premier membre a2 +P 2 étant une somme de deux carrés ne peut s'annuler qu'au point dont les coordonnées annulent à la fois ces deux carrés. a — 2 2 =0 N>o B=o. ANALYT.(--AE 2 — FB + 2BDE).2 =o N=o. Point. N2 — MP<o n'est jamais Ellipse imaginaire a2 P2+ +* 2 =0 N2 — MP = o une ellipse.rr . 129 FORME GENRE C>o C =o COURBE DE L'ÉQUATION N2_]MP>o Si G= la courbe Ellipse réelle. a2— 2 dz£ 2 =:0 M>o. — a 2 /£ 2 =o Nmo. P = o **— o .P>o R . c'est-à-dire N Cty + B#+E et x-\..P<o Id. Deux droites qui N2 — MP = o c =o se coupent. car l'équation. a2 — y— Droites parallèles M=o Parabole. De même on voit immédiate- ment que si M < o avec N 2 MP — = o l'équation représente un point. car son premier membre est alors une somme de trois carrés a 2 _|_ ps _|_ ^2 q U i ne p eu t s'annuler pour aucune valeur réelle des coordonnées on convient de dire que l'équation repré- : sente une ellipse imaginaire. cela est évident d'après le tableau précédent.

car l'équation est alors de la forme a 2 -f. On convient de dire que les deux droites imaginaires se coupent en ce point. l'équation s'écrit donc en chassant le dénominateur (y — ax — b) (x — — =o d) c . on dit o.130 LIVRE III. comme on Fa vu dans le n° 121. elle est donc équivalente au système de deux équations a -(. CHAPITRE I. Le premier terme est un produit de facteurs linéaires en x et y : on peut aussi le mettre sous la forme d'une différence de carrés a 2 —-p 2 en écrivant . quelquefois qu'une ellipse point est un ensemble de droites imaginaires qui se coupent.on peut. (a -h p) (a — =o p) . p = o. a —p=o qui représentent deux droites passant par le point d'inter- section de a =o et p = Par analogie avec ce cas. mais qu'on convient d'appeler équations de deux droites imaginaires conjuguées: ces deux équations sont satisfaites par les coordonnées du point qui annu]ent à la fois a et p. du point auquel est c'est-à-dire réduite l'ellipse.p 2 =o et est algébriquement équivalente à l'ensemble des deux équations linéaires a + p V/— ï =° a — P V/— = ° * qui ne représentent rien. La courbe du genre ellipse. n'est alors jamais Si B est différent de zéro. mettre l'équation sous la forme -d où la constante c qui est le reste de la division de — (A.x + iVx + F) 2 pa 2 B /x + ~ ) a pour valeur c = ^rj (— AE — FB + 2BDE) 2 2 . ao G = o.

l'équation est donc alors de la forme a 2 ±¥ = o. LIGNES DU SECOND DEGRÉ 131 (ij — ax — b-^-x — dy (y—-ax — b—x-\-dy _____ 2 2 équation de la forme <x 2 —p — =2 c o. Téquation est A^ +2D^+2E|/ + F = o. on trouve (9) N -MP = -C(ACF— AE 2 2 — CD -FB 2 2 +2BDE). a et y désignant deux fonctions linéaires dont la première se réduit à x. la eon- stante ——— est de la forme db k* . l'équation est un trinôme en x égal à zéro : on peut l'écrire : D 2 — AF (*+*)' A ellereprésente deux droites parallèles réelles. se nomme le discriminant de la courbe : on la désigne par A : . si c = o. on a une véritable hyperbole. — plaçant M. entre parenthèses. imaginaires ou confondues. G. La quantité. Si B est nul en même temps que G. les différentes hypothèses correspondant au cas G o sont = résumées dans la troisième colonne. B. qui joue un rôle important dans la théorie. Remarque. E étant différent de o. Le terme œ + -rA est une fonction linéaire a. Si en outre E est nul. le premier membre de l'équation se décompose en un produit de deux facteurs linéaires et la courbe se compose de deux droites qui se coupent. négatif ou — nul. Si c est différent de zéro. suivant que D* AP est positif. P par leurs valeurs en fonction des coefficients A. en rem. F. Ces résultats sont résumés dans le tableau de la page 129. Si l'on forme la quantité N 2 MP. N. 2 elle représente une parabole et peut s'écrire sous la forme a2 —y= o. c désignant une con- stante positive négative ou nulle. E. D.

cette condition est E=o . A = o. Si C = o. si l'identité (n) a lieu. A = AGF — AE . l / f Inversement. nous aurons une nouvelle identité de la forme (n) f(œ. . et -. cette condition est N=o c'est-à-dire encore A == o. la condi- tion nécessaire et suffisante pour que l'équation représente deux droites est N 2 — MP = o .y s z. .2 2 2 Il nous avons faite et qui est résulte de la discussion que résumée dans le tableau précédent que la condition nécessaire et suffisante pour que la courbe soit un système de deux droites réelles.y. si G est différent de zéro et M nul.z) = Ax + iBxy -f Gif + iDxz + iEyz + F* 2 2 Q = lx-\-my-\-pz R = x-\-m y-\-p'z. on remonte à l'iden- tité (10) en faisant £=1.y. nous aurons . c'est-à-dire d'après (9) A = o. c'est-à-dire pour que son premier membre puisse se décomposer en un pro- duit de facteurs linéaires en x et y : (10) A# +2B#2/+C|/ +2D#+:2E2/+^ 2 2 T 1J Remplaçons dans cette identité x et y par . Si G et B sont nuls.CD — FB + 2BDE. imaginaires ou confondues est A =o En effet. c'est-à-dire encore A =o 124. c'est-à-dire d'après la valeur de c . puis z z chassons le dénominateur z 2 . Prenons les dérivées partielles successives des deux membres de l'identité (n) par rapport à x. si G et M ne sont nuls ni l'un ni l'autre. Cherchons directement la condition nécessaire et suf- fisantepour que l'équation générale du second degré repré- sente deux droites réelles ou imaginaires. CHAPITRE I. la condition est c = o. 132 LIVRE III. et B différent de zéro. .z) = QR où f(x.

x = az' -j. La condition A = o est donc nécessaire. non nulles toutes trois. Soit par exemple c différent de zéro : faisant le changement de variables. y. 133 % = 2(Aœ + By + Dz) = m + l'Q (i 2) fy = i(Bx + Cy + E*) = mR + m'Q fr = z(Dx+Ey + Fz) =pB +/Q. Ainsi. Il existe évidemment au moins un système de valeurs de #. D'après les identités (12). les mêmes valeurs a. vérifiant les équations (i3). lorsque la conique est décomposée en deux droites. f'z . z) deviendra . y=b . f'y . c. x =a . fz . la fonction f(x.£ .z admettent au moins une solution x =a . les trois équations kx + By + Bz = o (i3) Bx + Cy +Ez=o Bx-\-Ey-\-Fz =0 linéaires et homogènes en x 9 y. z = c qui annulent à la fois les fonctions linéaires P et Q . Elle est suffisante. a 9 b 9 c n'étant pas nuls tous trois. y. z. annulent simultanément f^ . En effet.£/. Donc le déterminant des coefficients A B D A= B G E D E F est nul. de x. Ce déterminant n'est autre chose que le discriminant écrit plus haut (Remarque) sous forme développée. LIGNES DU SECOND DEGRÉ. supposons-la remplie : il existe alors un système de valeurs a. f . z = c dans laquelle les trois incon- nues ne sont pas nulles à la fois. y = b . b 9 c . c'est-à-dire annulant fx . x ! (14) y = bz + y f r z = cz f . b.

on a en développant le déterminant A par rapport aux éléments d'une ligne Ar=Aa + Bb + Dd = Bb + Cc + Ee = Dd + Ee + Ff. f les mineurs du discriminant A relatifs aux éléments A. z et que par suite ses dérivées sont homogènes et du premier degré.p y ) et l'on a identi. b 9 c) + x'z'f + a y'z'f'b + A^' + » Bx'y + Cy>* 2 f Les dérivées f'a et f sont nulles : f(a. CHxVPITRE I. D. y. f(az' + x\ bz'-\-y\ cz% c'est-à-dire en développant et se rappelant que la fonction est homogène et du second degré en x. D'après ces notations. d = BE — CD .y. y. cherchons les conditions néces-» . . d. Le genre de dépend du signe de f quand f est la conique : nul. y.py') (XV -|.F.y z) (\x' 1 = M')(Vx' . c) est nul aussi en vertu de l'identité facile à vérifier (théorème des fonctions homogènes). B. ainsi a = CF — E s . = x — a-z la . b= DE~-BF c = AF — D' . 124 bis. G. + + [ Revenant aux variables x..Jy>). e=BD-AE f=AC~B . la courbe estdu genre parabole. z à l'aide des équations (14) qui donnent . acf . 434 LIVRE III. Remarque. La fonction f(x^y^z) est doncidentiqueàl'expression Ax'* + décompose évidemment en un produit de %Qx'y' -f-Q/' 2 qui se deux facteurs linéaires (lx'-\. f ! quement f(%. b. z) = (Ix + wiy -\-pz) (}'% + m'y + p'z). z' = z-ce on a pour /une expression de .E. a /(a.M) = aft + Vi + tf. e. Pour terminer. f(œ. b i f(x. b.z) = *' «fia. c. Nous désignerons par a. 2 . forme y=zy — -z .

car l'identité (i5) donne À = JS G = m\¥=p 2 B = lrn. d = o.D=lp. z) . b == . (17) a= . LIGNES DU SECOND DEGRE. Formant les mineurs a. ° : . 135 saires et suffisantes pour que la conique soit formée de deux droites confondues. E == mp. . Supposons alors A différent de zéro. E fussent nuls aussi et tous les coeffi- cients seraient nuls. G.z) = (lx + my-\-pz)*.. ce qui revient à dire que tous les mineurs de A sont nuls. d = Par exemple. on voit immédiatement que les trois équations linéaires (i3) se réduisent à une seule ( 1 6) lx + wiy -\-pz = °- Elles ont donc leurs coefficients proportionnels. c =. .. c. = k x* +2 2 AB xy + kCif + 1 ADxz+ % kEyz + AFs*. Le premier membre de l'équation est alors le carré parfait d'une fonction linéaire des coordonnées et Ton a l'identité (i5) f(x. les conditions A B D donnent en chassant les dénominations f==o . si elles sont remplies. on trouve qu'ils sont tous nuls.. on aura A jf (# y. b. En prenant les dérivées partielles des deux membres de cette identité. Ces conditions (17) sont d'ailleurs suffisantes pour que le premier membre de l'équation soit un carré parfait. On peut aussi vérifier directement ces conditions. les trois coefficients A. y. En effet. etc. P ne peuvent être nuls tous trois. D. car les conditions (17) exi- geraient que B..

X et Y les coor- données variable d'un point quelconque de la tangente.436 LIVRE III.- . on a AC = B 2 . z) = {kx + By + D*) 1 . Nous reviendrons sur ce sujet avec plus de détails à la fin du livre III. CHAPITRE I. on a f(x. ou X^ + Y/^-(^ + y/'. 2 et la relation ci-dessus donne Af(x 9 y. ses coordon- nées x et y vérifient l'équation (1) Ax*+2Bxy + Cy* + zT)x+z'Ey-{-F==o. d'après les conditions (17) supposées remplies. 125. y) = l'équation d'une courbe. si Ton appelle x et y les coordonnées du point de contact M. */* + Vfy = *&x* + *Bay + Cif + Da> + Ey). 2 et. y)= kx* -f zBxy + Cy + iDx + iEy + F. 2 £ = (Aa + By + D) a /^(Ba+Cy + E). par suite. . vK + Vfl = --a(Da? + Ey+F). TANGENTE AUX COURBES DU SECOND DEGRÉ.' = <>. Or. AE^BD AF = D . Le point de contact M étant situé sur la courbe. on en déduit A# 2 + *Bxy + Cy = — (iJ)x + iEy -f F).) = o. nous avons vu (n° 89) que la tangente est représentée par l'équation (X-*)£ + (Y-y) /. Lorsque la courbe est du second degré. Soit /(a?.

Les coordonnées x donc déterminées par les deux et y sont équations simultanées (1) et (4). quand on permute X et x.+D)a?+(Ba?i+Gy 1 +E)y+Da? +Ey 1 1 +F = o. le système de ces deux équations admet deux solutions. on obtient une équation . Gomme cette équation peut être mise sous la forme (3) (AX+BY+D)rp+(BX+CY + E)y + (DX+EY+F) = o. Si dans l'équa- tion (1) on remplace y par mx-\-k. l'autre du premier degré. Prenons pour inconnues les coordonnées x et y de l'un des points de contact M. 137 L'équation de la tangente. LIGNES DU SECOND DEGRÉ. il suffit de remplacer dans celle-ci les coordonnées du point de contact par celles du point P. On remarque que coordonnées x et y du point de contact les n'y entrent qu'au premier degré. on remarque aussi qu'elle ne change pas. et Ton aura (4) (Aa? 1 +By. et Ton peut mener par un point donné P deux tangentes à une courbe du second degré. la. cette tangente de- vant passer par le point P. Proposons-nous maintenant de mener des tangentes à la courbe par un point donné P. la tangente au point M est représentée par l'équation (2) . seconde une droite passant par les deux points de contact. non situé sur la courbe. L'une étant du second degré. 126. et ayant pour coordonnées Xi et y^. Cherchons pour qu'une droite y la condition mx-\-k = soit tangente à une courbe du second degré. La résolution de ces deux équations revient à chercher les points d'intersec- tion des lignes définies par chacune d'elles. Y et y. devient ainsi (2) (Aar + By + D)X + (B«+Cy + E)Y + (Da? + Ey + F)=o. les coordonnées de ce point véri- fieront l'équation (2) ou l'équation (3). la première est la courbe proposée. ces co- ordonnées doivent vérifier l'équation (i). au point dont les coordonnées sont x et y. On peut remarquer que l'équation (4) de la corde des contacts a la même forme que l'équation (2) de la tangente.

du second degré en x. en désignant par X un coefficient de proportionalité : u = ï(Ax + By + D) (6) v=l(Bx + Cy + K) .c -f. 2 comme le point x. \y et \.2ey -f. 1 = o. le second membre est nul et l'on a : + =o ux -f.138 LIVRE III. On rendra le calcul plus symétrique de la façon suivante. . L'élimina- tion de ces trois quantités fournit la condition cherchée sous forme d'un déterminant : A B D M B C E V D E F I M V i dont le développement conduit à l'équation (5). Cette équation jointe aux équations (6) donne un système de quatre équations du premier degré en "kx. iAmk — ieh + îk = 2 o.y est sur la courbe.vy -). on obtient ainsi l'équation de condition am 2 — 2hm 4. Considérons la droite tiX + wY-|-i=o et supposons qu'elle soit tangente à la courbe au point de coor- données x et y. Si Ton prend l'équation de la droite sous la forme ux -f. la deuxième par y et les ajoutant à la troisième on a : ux + vy + l= \(Ax 2 + 2Bxy+Cy + 2Dx+2Ey+F). CHAPITRE I. f = o. quand les deux racines sont égales.=\ÇDx+Ey + F).vy i ou \{ux-\-vy-\-\) = o. la droite devient tan- gente. 2dw -f. la condition devient (5) aw 2 + abwv + cv 2 -\. Alors l'équation de la droite devra être iden- tique à celle de la tangente en ce point et l'on devra avoir. En multipliant la première de ces équations par a?. donnant les abscisses des points d'in- tersection de la droite et de la courbe.

Em) on -f F = o. En discutant l'équation générale du second degré. Centre 9 diamètres et axes des courbes du second degré. comme cette con- . en effet. l'équation de la ligne ne contient pas de termes du premier degré. CENTRE. Nous avons appelé centre d'une courbe un point fixe C. sans résoudre l'équation. L'élimina- tion de x entre cette équation et celle de la courbe donne Fig. par rapport auquel tous les points de la courbe sont symétri- ques deux à deux. Soit. qui détermine les abscisses des deux points de rencontre. l'équation d'une droite MM' menée par l'origine est deforme y = mx. L'origine étant le milieu de la droite MM'. et. DIAMÈTRES ET AXES. 77. CENTRE. 127. Nous nous proposons maintenant de rechercher direc- tement le centre d'une courbe du second degré. 139 CHAPITRE II. (i) kx* + <&xy + Q/ + 2D* + 2 2 Ey + F =o l'équation d'une ligne du se- cond degré ayant l'origine pour centre (fig. l'équation (2) (A + iBm + Cm") x + 2 (D 2 -{. La méthode que nous suivrons repose sur ce théo- rème quand l'origine des coordonnées est centre d'une ligne du : second degré. l'équation précé- dente doit avoir ses deux racines égales et de signes contraires. nous avons reconnu que l'ellipse et l'hyperbole ont un centre. on a ainsi D + Ew = 0. 77) . ce qui exige que le coefficient de la première puissance de x soit égal à zéro.

dont nous désignerons les coordonnées par a et b. par f{x.y) le premier membre de l'équation (1) qui est une fonction entière du second degré en x et y\ dans l'équation (3). Pour reconnaître si un lieu du second degré a un centre. E = o. lorsque ces conditions sont remplies. En égalant à zéro les coefficients de x et de y\ on obtient les r deux équations du premier degré ( Aa + Bô + D=:o. et dans lesquelles on a rem- placé ces variables par a et b. b) = o. les termes du second degré sont les mêmes que dans l'équation (1). b) œ' +/. enfin le terme constant est la valeur que prend le polynôme f{x y) pour x % = a. les termes du premier degré ont pour coefficients les dérivées partielles de la fonclion / (x. l'équation (2) a ses deux racine? égales et de signes contraireSj quelle que soit la valeur de m t et. puis on examinera si Ton peut déterminer ces quantités de manière que la nouvelle équation ne renferme pas de termes du premier degré. dont il importe de remarquer la composition. + Aa 2 Ba£ + Cb + Da + 2E6 +F = 2 -j- 2 2 0. Les formules pour déplacer les axes parallèlement à eux- mêmes sont œ =a -\. on transportera les axes parallèlement à eux-mêmes en un point arbitraire. Désignons. y) prises par rapport aux variables x et y. on obtient l'équation nouvelle {5)Ax' 2 + 2Bxy+Cy'* + 2(ka + Bb+J))x + 2{Ba+Cô + E)y . l'origine est centre de la courbe. %' + f(a. CHAPITRE IL dition doit être vérifiée pour une infinité de valeurs de m.' (a.140 LIVRE III. y = b. œ\ y=b-{-y'. par suite. ( } j Ba + C6+E o. = On voit par là que l'on détermine le centre d'une courbe du se- cond degré en résolvant les deux équations que ton obtient en èga- . on doit avoir séparément D=o. 128. En substituant dans l'équa- tion (1). L'é- quation (2) peut donc s'écrire ainsi : (4) Aa?' 2 + aBay + ty*+f. pour abréger. (a. Réciproquement.

le lieu n'a pas de centre. or. ainsi obtenus. appartiendront encore au lieu. CENTRE. dans le premier cas. les points r N. se compose nécessairement de deux droites parallèles. 78. le lieu. N'. prises par rapport à x et à y. les deux équations sont vérifiées par un système de valeurs de a et de b et par un seul . Il est facile de voir que.. 7 N . ou égal à zéro. 129. et lieu. Soit. En opérant de même avec le point N. dans ce dernier cas. et il y a lieu de distinguer plusieurs cas. autrement une droite rencontrerait le lieu en plus de deux . CC la droite lieu des centres M un point appartenant au (fig. chacune des équations (3) définit une droite. dont les coordonnées sont. a Lorsque le déterminant f est différent de zéro. et prolongeons chacune de ces droites d'une longueur égale ° à elle-même. suivant que le dénomi- nateur commun des valeurs des inconnues. tous ces points sont situés sur une paral- lèle à CC. s'il existe. D'ailleurs. dans le second cas. l'équation (1) ne peut pas représenter d'autres points que ceux de ces droites. Si Ton considère a et 6 comme des coordonnées variables. DIAMÈTRES ET AXES 141 lant à zéro les dérivées partielles du premier membre de l'équation proposée. d'après les notations du n° 124 ( d (G) { 2 Lorsque le déterminant f est égal à zéro (genre para- bole). est différent de zéro.M ou f. on aurait une seconde parallèle MM 7 . les deux droites se coupent la ligne admet .. en effet. les droites sont parallèles ou se confondent. un centre etun centre unique. il admet comme centre chacun des points de la droite définie par Tune des équations (5). ou le détermi- nant AG — B* que nous avons représenté par . 78). Wig.. joignons le point M aux divers points de la droite CC.

Dans ce cas. 2 et. Lorsque la courbe admet un centre. si l'on transporte les axes parallèlement à eux-mêmes en ce point. l'équation n'admet qu'une solution réelle x' =o 1 . dans laquelle on attribue à la constante H une valeur quelconque. V-4 . et en remplaçant a et b par leurs valeurs (6) (8) H = |. Le terme constant H de la nouvelle équation a pour valeur H = Aa 2 + iBab + Cb* + 2 Da + iEb + F. il vient Aa* + uBab -f Cb" -f Da -f Eb = o. nous avons vu (n° 117) que les asymptotes d'une hyperbole passent par son centre.142 LIVRE III. Si la quantité B 2 — AG est négative. l'équation se simplifie et devient (7) kx" + iBx'y' + Ci/* + H = o.% i d'où (10) y' = > - y x f . Si le point M était situé sur la droite CC. CHAPITRE II points. les deux parallèles se confondraient avec le lieu des centres. Si elle est positive. puisque les termes du premier degré disparaissent. 130. a et b désignant les coordonnées du centre. si l'on multiplie les deux membres de chacune d'elles respectivement par a et b et que Ton ajoute. d'où Aa 2 + zBab + Cb =: — (Da + Eô). Mais les quan- tités a et b satisfont aux équations (5) . Lorsque le discriminant A est nul. l'équation se réduit à (9) kx'*-\-iBx'y' + Cy = o . y ==o. et que leurs coefficients angulaires sont donnés par la formule w= dz-B y/B 2 -7-. — AC . par suite. définit une hyperbole. l'équation (7). l'équation représente deux droites passant par l'origine. H = Da + Eô + F.

143 ces asymptotes ne sont autre chose que les droites représen- tées par l'équation (10) ou par l'équation (9). En effet si Ton porte l'origine au centre de la courbe. terminées aux deux points de rencontre.2 donc l'équation (11) devient Ax' 2 + 2Bx + Cy' =o . DIAMÈTRES ET AXES. Si l'on coupe une courbe du second degré par une série de droi- tes parallèles. si l'équation générale du second degré f(x. f(x. on obtient l'équation des asymptotes en supprimant le terme constant dans l'équation proposée. . DIAMÈTRES. est un dia- mètre de la courbe.y) = Ax + *Bxy + Gy + 2ÏÏX + 2 2 2 Ey + F = représente une hyperbole. On conclut de là que. l'équation de la courbe devient (n°i 28) Menons actuellement par ce point I une parallèle MM' à la . CENTRE. ayant pour coordonnées a et b. 79 . et (!) ffa y) — Ax" + 2Bxy + Gy + <&x + 2Ey + F = o 2 l'équation de la courbe. angulaire des cordes. Ainsi. Soit m le coefficient *ig. l'équation A (11) ffa y)—j=o représente l'ensemble des deux asymptotes. quand une équation du second degré représente une hyperbole rap- portée à son centre. Si l'on transporte les axes parallèle- ment à eux-mêmes en un point arbitraire I du plan. 131. le lieu des points mi- lieux I des cordes MM'. y) devient A*' 2 + 2B*y+C?/ +^. y' 2 1 ce qui est l'équation des asymptotes.

quelle que soit la valeur de m . s'il en a une infinité. OU (16) Cmm' + B(m -f m') -f A = 0. 2 coefficient de x . Lorsque la va- leur attribuée à m n'annule pas le trinôme A + iBm + Cm 2 . devant être satisfaite par les coordonnées du point milieu de Tune quelconque des cordes considérées. elle devient (i3) fa (x. — Les valeurs de x et y qui satisfont aux équations simultanées Ax + By + D=z . est l'équation du lieu. b)m]af+f{a t b) = o. l'équation (11) ayant ses ra- cines égales et de signes contraires. . si le lieu a un centre unique.y) + mfy(x>y) = <>> ou (14) (Aa? + By + D)+ro(Ba? + Cy + E) = o. on aura la relation (12) /«(M) + WÏ(M) = o. L'élimination de y' entre cette équation et celle de la courba conduit à Péquation du second degré (n) [k+2Bm+Cm*]x'*+[f-(a. 79). tous les diamètres passent par le centre. donc. direction donnée. CHAPITRE II. Si l'on y remplace a et b par x et y. cette équation. et. Bx + Gy+E = o y vérifient l'équation (14). 132. Remarque i.b)+f. si Ton suppose que l'origine I soit placée au milieu de la corde MM' (fig. tous les diamètres se con- fondent avec le lieu des centres. chacune des sécantes rencontre la courbe en deux points . qui donne les abscisses des points de rencontre. on en conclut que le diamètre qui correspond à une série quelconque de cordes parallèles est une droite DD\ Appelons m' le coefficient angu- laire du diamètre nous aurons la relation . Cette équation étant du premier degré.444 LIVRE III. A + Bm (l5) m= -BTc^' .(a. l'équation de cette parallèle esty = m#'.

ayant ses racines imaginaires. Si Ton. le trinôme A+^Bm-j-Cm 2 . est indépendante detn et égale à GÉOM.2Bm -f Cm 2 s'annule pour deux valeurs réelles de m. est toujours différent de zéro . en outre. Cette équation (14). le trinôme A -[. ou ^=^ G Jb> . ANALYT. le second aux cordes parallèles à Taxe des y. représente toutes les droites qui passent par le centre on en conclut que toute droite passant par le . Remarque iv. L'équation (14). Si. si l'on y considère m comme un paramètre arbitraire. 145 Les deux équations. — Dans le cas de l'hyperbole. n'admet plus de solution . c'est Tune des asymptotes. qui sont précisément les coefficients angulaires des asymptotes. l'équation (11) s'a- baissant au premier degré* chacune des sécantes ne rencontre la courbe qu'en un point. centre est un diamètre. attribue à m l'une de ces valeurs. la droite représentée par l'é- quation (14) est alors le lieu des points I tels que les parallèles menées par chacun de ses points à la direction donnée ne rencontrent pas la courbe. Remarque m. le premier correspond aux cordes paral- lèles à Taxe des x. représentant toutes les droites qui passent par le centre. DIAMÈTRES ET AXES. on en conclut que toutes ces droites. la valeur de m' étant égale à m . vérifient la rela- tion (12). — Dans le cas de la parabole. — Lorsque la courbe est une ellipse. ayant ses deux premiers coefficients nuls. représen- tent deux diamètres . B CENTRE. Remarque ii. les coordonnées a et à du point I. Comme cette droite passe par le centre. il en résulte que la valeur de m' donnée par l'équation (i5). si Ton y considère m comme un para- mètre arbitraire. m =o = 133. sont des diamètres. on a A B AC — 2 = o. mais. par lequel on mène la sécante. à toute direction des cordes corres- pond un diamètre défini par l'équation (14). en vertu de la relation (16). toutes ces parallèles se con- fondent avec la droite (14) elle-même. qui déterminent le centre. On les obtient ou m en faisant oo. excepté les deux asymptotes. Féquation (11). 10 . 134.

coefficient V. Ainsi.U3 LIVRE III. > \j ht le lieu du second degré se compose de deux droites parallèles.A angulaire des diamètres. soit m" le coefficient angulaire du diaiiiérre EE'. Imaginons que l'on mené des sécantes telles que MM' paral- lèles au diamètre DD' (fig. Lorsqu'on a en même temps AG —B = 2 et BE — CD = o. ou -- B = — = —. 79). on aura dn même. CHAPITRE II. Supposons AC — B* différent de zéro. on en conclut que toute droite parallèle à cette direction est un diamètre de la parabole. — -. entre la direction m' des cordes et la direc- tion m" du diamètre correspondant EE'. on a kx + By + D = — m'(hx + Cy -f E). L'équation (14). les coefficients de a? et y dans l'équation (14) deviennent nuls et l'équation cesse de représenter une droite. si l'on appelle — m' la valeur commune des rapports précédents. chacune d elles ne cou- pera la courbe qu'en un point. Le trinôme A-(-2Bm-{-Cm 2 a ses deux racines égales à — -. D'autre part. qui divise ces cordes en deux parties égales. dans ce cas. Les deux coef- ficients m et m' sont liés par la relation (16) Cfwro'-fB(ro + m') + A = o. et 1 équation (14) se réduit à ( m _ rrï) {Bx + Cy + D) = o. DIAMÈTRES CONJUGUES. Si Ton mène des sécantes parallèles à cette direction. dans laquelle on regarde m comme un para- mètre arbitraire. la relation . 133. tous les diamètres coïncident. quand on attribue à m la valeur— — . ainsi tous les diamètres de la parabole sont parallèles entre eux. représente toutes les droites parallèles à la direction —— .

pour axe des x' le diamètre qui passe par ce point et pour axe des y' une parallèle aux cordes que le diamètre divise en deux parties égales. si l'on prend pour origine un point de la courbe. 136. REDUCTION DE L'ÉQUATION. Nous avons vu (n° i3o). diamètres conjugués. on a m" = m. Les deux diamètres DD' et EE'. dont les coefficients angulaires sont m' et m. cette équation et la précédente étant du premier degré par rapport à m" et à m. si la courbe est une hyperbole. l'équation devient av + 2B^y + cy + H == o. ce qui fait disparaître le terme constant. pour cette raison. comme à chaque valeur de x' correspondent deux valeurs de y' égales et de signes contraires. que l'équation de la courbe. 2 2 Lorsque les deux diamètres sont conjugués. le coefficient B' est nul. A == o . rapportée à des axes parallèles aux axes primitifs et menés par le centre. jouissent de cette propriété que chacun d'eux divise en deux parties égales les cordes parallèles à l'autre. L'ellipse et l'hyperbole ont une infinité de systèmes de dia- mètres conjugués. est (17) kx* + zBxy + Cy 2 -f H = o. B (m' -f. le polynôme homogène et du A# 2 second degré + 2B#y+Cy 2 se transformant en un poly- nôme homogène et du second degré AV + zB'x'y' + Cy 2 2 . Dans le cas de la parabole. et que Ton effectue la transformation à l'aide des formules (4) du n° 5i. on les a nommés.m") -f. Si Ton prend pour nouveaux axes de coordonnées deux dia- mètres quelconques. et l'éauation se ré- duit à la forme simple (18) AV* + Cy +H = 2 o. 147 On' m" -}. comme à chaque valeur de x' correspondent . On peut prendre pour premier diamètre une droite quelconque menée par le centre. pourvu qu'elle ne se confonde pas avec l'une des asymptotes..

sera un axe de la courbe et ce sera le seul. 80. 80) perpendiculaires à la direction commune des diamètres. rapportée à son axe AA' et à la tangente au sommet A 5 est de la forme (19). si Ton ima- gine une série de cordes MM' (fig. son équa- tion (n° i3i) est (20) B(A# + By + D) + C(Ba + Cy + E) = 0. on doit avoir BV + E' = o. le diamètre AÂ'. . Lans les courbes du second degré. Remarquons que l'axe des y' coïncide avec la tangente à l'origine.148 LIVRE III. CHAPITRE III. ainsi l'équation se réduit à la forme simple (19) Cy f + aDV = o. ce qui exige A' =o . donc. La parabole ayant tous ses diamètres parallèles. la courbe étant une parabole. L'équation de la parabole. E' = o . si les coordonnées sont rec- Fig. Dans le cas des coordonnées obliques. l'axe de la courbe est le dia- G mètre des cordes ayant pour coefficient angulaire . deux valeurs de y' égales et de signes contraires. cette droite est déterminée par l'équation (Ao? + By + D)(B~Gcose)-|-(B^+.Gy+E)(G— Bcos6) = o. qui di- vise ces cordes en deux parties égales. . et par suite séparément B' = o. Le coefficient angulaire des diamètres est —— . 137. le coefficient angulaire des cordes perpendiculaires à Taxe étant ^r . les diamètres per- pendiculaires aux cordes qu'ils divisent en deux parties égales sont des axes de symétrie. AXES. tangulaires. d'autre part. la condition A'C — B' — o 2 doit être sastifaite.

à tout axe A A' (fig. Fig. l'origine des coordonnées étant choisie d'une manière quelconque. représente l'ensemble des deux axes. 81) en correspond un se- B cond BB'. question est ainsi ramenée à la recher- la \ che des diamètres conjugués perpendi- culaires entre eux. u par — f ce qui donne dans -~ le cas des axes rectangulaires f\ (éq. les coefficients angu- laires des axes sont les racines de l'équation ( 2 3) (B — G cos 0) u2 + (A — G)u — (B — A cos = ô) 0. . ficients angulaires des axes enjoignant à l'équation (16) la relation mm' =— 1. on obtient les coef. On en déduit m-f-wi' Q ^ — ———. Si l'origine des coordonnées coïncide avec le centre. UO Lorsque la courbe est une ellipse ou une hyperbole.ri/ — B# = 2 o. formant avec le premier un M système de diamètres conjugués. 21) (*4) BW-m-fr-Qf:r. Dans le cas des coordonnées obliques. CENTRE. Si les coordonnées sont rectangulaires. est de la forme (18). = o . que l'on déduit de l'équation (21) en remplaçant u par-. l'équa- tion (22) B?/ 2 + (A— C). dans (21) ou (23). Soit u une racine de l'une des équations (21) ou (23) : l'équa- tion de l'axe correspondant sera : Donc. m et m! sont les racines de l'équation du se- cond degré. DIAMÈTRES ET AXES. (21) Bw 2 + (A — C)w — B = o. on aura une équation du second degré repré- sentant l'ensemble des axes en remplaçant. rapportée à ces deux axes.81. L'équation de la courbe. ainsi.

prenons-le par exemple sur l'axe Oy (x = o. la fonction f(x. CHAPITRE III. déplaçons le point M sur cette sécante. pour connaître ce signe partout.y) qui se réduit à un trinôme en y est manifestement .|/) placé très loin.150 LIVRE III.mx-\-h) est un trinôme du second degré en x ayant pour racines x' et x". Si Ton déplace dans le plan le point M (x 9 y) d'une manière continue en lui faisant suivre un chemin quelconque. Reconnaître la. position d'un potnt par rap- port A UNE CONIQUE. il sera extérieur à la courbe. Prenons par exemple la fonction f{x.y) = f(x. y) = Ax* + zBxy + Cy* + %Dx + iEy + F le premier membre de l'équation d'une conique.mx + h). la fonction f(x. 137 où.y) en un point du plan non situé sur la courbe. c'est-à-dire si le point M traverse la courbe. Le signe de f(x.y) change donc quand le point M traverse la courbe sur une sécante.mx-\~h) ou son égale f(x. soit y mx-\-h. Soit f(x. égalée à zéro. l'équation = d'une sécante M'M" coupant la courbe en deux points réels distincts M'M". Donc. la fonction f(x. Ce trinôme a un certain signe quand x est extérieur à l'intervalle x'x" et le signe contraire quand x est dans cet intervalle. y) varie d'une manière continue et ne peut changer de signe que si elle s'annule. il suffit de connaître le signe de f(x.y) a un certain signe tant que le point M est 7 extérieur au segment M'M' et le signe contraire lorsque le point est sur ce segment. ce signe change effectivement quand le point M traverse une branche simple de la courbe. nous aurons f(x.y) est donc le même en tous les points du plan situés d'un même côté de la courbe.y très grand) : alors f(x. quand le point M se déplace sur la droite indéfinie M'M". représente une ellipse réelle. Si on prend un point M(#. En effet. D'après cela. Le signe de f(x. d'ailleurs. d'abcisses x' et x".y) = x* + xy + y* — *x + y qui.

y) à l'extérieur de la courbe en prenant le signe de f(x. l'intérieur de la courbe est la région qui contient le foyer de la parallèle ou la région comprise entre les deux droites. y) = o représente une ellipse réelle ou une hyper- bole.y) en un point à l'infini dans une direction non parallèle à la direction de Taxe ou à celle des deux droites. Cette direction excep- tionnelle s'obtient en égalant à zéro l'ensemble des termes du deuxième degré Ax 2 -f.y) à l'intérieur de la conique. DIAMÈTRES ET AXES. on convient d'appeler intérieur de la courbe la région du plan qui contient le centre. y) = o représente une ellipse imaginaire. Cy 8 qui est un carré par- o. la fonction f{x. la fonction f(x. ou deux droites parallèles imaginaires.y) = o représente une parabole ou deux droites parallèles réelles. Donc.Bxy -|- fait dans le cas actuel. le reste du plan. i° Si l'équation f(x. dans cet exemple. dans les trois premières . ou une ellipse point. On reconnaîtra immédiatement la position d'un point (x. B CENTRE. Revenons au cas général et cherchons adonner des règles simples suivant les différents cas.y) sont différents à l'intérieur et à l'exté- rieur. Gomme l'un au moins des deux axes . 451 positif.ré parfait. 3° Si f(x. Les signes de f(x. le signe sera contraire à l'exté- rieur.y) est un ca».y) est positif en dehors de l'ellipse et par suite négatif à l'intérieur. ou deux droites confondues.y). elle ne s'annule qu'en un point au plus et. dans la dernière (droites confondues). 2° Si f(x. hypothèses. la fonction f(x.y) prend au centre la valeur (n° i3o) A * f AG — 2 le signe de cette quantité donne donc le signe de f(x. f(x.y) a le même signe en tous les points du plan car. On obtient immédiatement le signe de f(x. extérieur.y) par rapport à la courbe en regardant le signe de f(x. Soient a et b les coordonnées du centre.

452 LIVRE III. CHAPITRE IL coordonnés n'est pas parallèle à cette direction exception- nelle. c'est-à-dire le signe de celui des coefficients A ou C qui n'est pas nul. le signe de f(x. y) = o est composée de deux droites qui se coupent. 4° Si la courbe f(x. y) est le même dans les angles opposés par le sommet. il suffira de prendre le signe de f à l'infini sur cet axe coordonné. les signes de f(oo.y) sont contraires dans les anglesadjacents. .

138. 133 CHAPITRE III Itéduction de l'équation du second degré. Quand la si courbe est une parabole. elles seront rectangulaires. généralement. 2 (p)C2/ 8 + 2D#=o. il importe de simplifier autant que possible son équation. Pour étudier avec plus de facilité les propriétés d'une courbe du second degré. lablement par une première transformation. que l'équation du second degré peut toujours être ramenée à Tune des deux formes (a)A# 2 + Cy + R = o. En conservant l'axe des x et en prenant pour axe des y la perpendiculaire . en prenant pour axes des coor- données un système de deux diamètres conjugués quelconques . on les rendrait tels préa- . RÉDUCTION DE L'ÉQUATION. si Ton veut que ces coordonnées soient rectangulaires. et pour axe des y la tangente à l'extrémité de ce diamètre. en prenant pour axe des x un diamètre quelconque. Quand la courbe est une ellipse ou une hyperbole. Nous allons expliquer la marche à suivre pour effectuer la réduction de l'équation. en coordonnées rectangulaires. dans le chapitre précédent. C'est à l'aide de ces deux formes d'équations. Soit (i) kx* + aBay + Cy + 2ÏÏX+ 2 Ey + F = o 2 une équation du second degré donnée et rapportée à des axes rectangulaires s'ils ne Tétaient pas. que nous démontrerons la plupart des pro- priétés des courbes du second degré. Nous avons vu. en la rapportant à des axes de coordon- nées convenablement choisis. Ton rapporte la courbe à ses axes. les coordonnées seront obliques . on ramène son équation à la forme (a). on prendra pour axe des x Taxe de la courbe. on ramène son équation à la forme ((*).

nous savons que les ter- mes du second degré ne chan- gent pas.154 LIVRE III. que ceux du premier degré disparaissent. la courbe admet un centre unique. Faisons maintenant tourner les axes des coordonnées. sup- posés rectangulaires. d'un angle a autour du centre C. 85. . = x' sin a + y' cos a.H = 2 2 o. d >-} transportons les axes parallèlement à eux-mêmes au centre C (flg. En substituant dans l'équation (2) on obtient la nouvelle équation (3) (A cos 2 a -j. Examinons d'abord le cas où la quantité AC — R 2 est différente de zéro. CHAPITRE III. 82) . les formules de transformation sont x i = x cos a — ( y' sin a . . y . par Fig. élevée à cette droite par l'origine. et que le terme constant H de l'a nouvelle équation est donné par la formule . sin 6 y — sinô' ELLIPSE ET HYPERBOLE 139. ce changement de coordonnées. dont les coordonnées a et b sont données par les formules (n° 129). L'équation de la courbe. pour les faire coïncider avec les axes de la courbe. se simplifie et devient (») Ax* + 2Bx y + Cy\ + R = i i o. 2B sin a cos a) x' % + (A sin a + Gcos a — 2Bsinacosa)y* 2 2 -fa[(G— A)sinacosa -}-B(cos a — sin a)]#y-|. G sin 2 a -f. les formules de transforma- tion sont cosô x -= x— \ .

pour cela. il -este 2 2 à calculer les coefficients des termes en x' et en y' .1) n° 137. Cette équation du second degré est la même que l'équation (2. l'équation (6) donne pour 2a une valeur positive <o moindre que w. ces quatre directions sont opposées deux à deux et forment deux droites rectangulaires. où l'on a à la fois B = o. • £40. ou (5) Btang 2 * + (A — G) tanga — B = o. Si l'on exclut le cas du cercle. qui est toujours positive et inférieure à. on posera 4) (G — A)sin«cosa-{-B(cos a — 2 .+ #- <D 2 TU 2 • f Les diverses valeurs de a ne donnent que quatre directions différentes pour l'axe CX'. 2 a G' = A sin a + Gcos — 2Bsinacosa. Si l'on pose A' = Acos*a + Gsin + 2Bsinacosa. et les diverses valeurs de l'angle 20c qui satis- font à cette équation sont comprises dans la formule où k désigne un nombre entier quelconque positif ou négatif. Mais on peut résoudre l'équation (4) plus simple- ment en la mettant sous la forme (C — A)sin2a + 2BcOS2a = 0. Le terme en x'xj disparaît dans l'équation (3) . par laquelle on détermine les directions des axes delà courbe. sin 2 a) = o. d'où (W tang2a = £—£. on en déduit a = . RÉDUCTION DE L'ÉQUATION 455 On peut disposer de l'angle a de manière à annuler le coeffi- cient du terme en x'y' . et A = G. 2 2 a - . Nous prendrons pour a la valeur-.

Nous avons choisi la valeur de 2a positive et inférieure à « . R = V/(A — C) f -t-4B'. il faudra mettre devant le radical le signe de B. on déduit la relation A'C' = AG — 1 . ' COS 2a ' zh\/4B + (A-G) 2 2 ' ±v/4B 2 + (A— G) 2 il en résulte À' — C = ± \/4B + 2 (A ~ G) 2 . Des . on a l M + C' = A + G. Elle représente une ellipse ou une hyperbole. (7) A' — G' = (A — G) (cos a — sin + 4Bsinacos* 2 2 a) J ( = (A G) cos 2a + 2B sin — 2a. On calculera donc les deux coefficients A' et G' à l'aide de& formules m (A' + C' = A + C.' Les deux coefficients A' et G' de l'équation de la courbe rap- portée à ses axes sont les racines de l'équation (10) S8 — (A + C)S + (AC . De cette manière. (8) U'-C' = R f en posant. sin 2a ayant une valeur positive. L'équation (6) donne = -========== 2B = A— G Sin 2a . suivant que les deux coefficients A' et C' ont le même signe ou des signes contraires. l'équation de la courbe est ramenée à la forme simple ( 9 ) av + cy + H = o. B *36 LIVRE III.formules précédentes (8) élevées au carré et retran- chées. Les dimensions de la courbe définie par l'équation (9) dé- .B = 2 ) o. CHAPITRE III.

Les quantités aa et ib se nomment les axes de l'hyperbole. ces deux quotients. y =x v sinoc -(-y. que Ton obtient en remplaçant dans l'équation (10) S par . des signes différents. les deux quotients — ont . 141. . CX' et CY' compris entre le centre et la courbe. Les quantités a 2 et b% sont les racines de l'équation du second degré (11) (AG — B> + (A + G) Eu -f H = 2 2 0. 83). Dans le cas de l'ellispe. si on les représente par a 2 et £ 2 a et b seront les segments de . ces deux quantités sont encore les racines de l'équation (11). suivant les deux cas qui peuvent se présenter. H —H — -7.F = \ o. Les longueurs 20. PARABOLE. 157 pendent des deux paramètres —— —— . B 2 en remplaçant A par sa valeur — B B = Cjy + oB — xy+— 2 2 / \ / \ A* 2 + 2B*y + Cy 2 2 *'J=C^ + -*J . . les termes du second degré dans l'équation proposée forment un carré parfait . qui ont le même signe. cos<x . en effet. et 26 se nomment les axes de l'ellipse. Quand AC —B = 2 0. et l'équation peut s'écrire b 4 y + p x y + aDa? + zEy 4. 1 équation proposée devient . à l'aide des formules de trans- formations x = Xi cosot — yi sina. Faisons d'abord tourner les axes des coordonnées autour de l'origine d'un angle a (fig. Dans le cas de l'hyperbole. ou —a 2 et i 2 . sont positifs. RÉDUCTION DE L'ÉQUATION. on a. si on les représente par a 2 et —£ 2 .

on les obtiendra en remplaçant sin a et cos a par leurs valeurs. 153 LIVRE III.Quant aux coefficients G D' et E' .tanga sin G / a) 2 ——a = COS 2 et. Sina +77 COSa . si Ton choisit cette valeur. On peut disposer de l'angle a de manière à annuler le coefficient de Xi ou de y t dans le polynôme qui est élevé au carré . l'équation (14). par exemple. ne renfer- mant pi s #i. sin a sera positif. Si le coefficient D' était nul.= o G G (i5) tanga=—. ne pourrait représenter que deux droites parai- . sina=- G l'équation (12) se simplifiera et prendra la forme (14) Cy\ + aD'a?i + <tà'yi +F= o. . et il faudra prendre le radical avec un signe contraire à celui de B. posons. C' A-f-C. On a cosa — —sina] = Gfcosa 4. (12) C fcosa — — sinaWi + jsina + — cosajœj + 2(Dcosa + Esina)^ + 2(Ecos« — Dsina)yi +F— 1 0. . ce qui donne = CD — BE = CE+BD D' E' ±V/C(A + C) d=v/G(A + G) L'une »ies valeurs de a données par l'équation (i3) est positive et inférieure à w. CHAPITRE III. par suite.

2 Les dimensions de la courbe dépendent de la valeur numérique du quotient ^ . ou de celle de BE . en conservant la même origine. Pour former ces fonctions. . 6 RÉDUCTION DE L'ÉQUATION 159 lèles à l'axe OD t . y x = b-\-y'\ l'équation (14) devient Cy 2 + 2 DV + a(C/ft + E')y' + (Ci + aD'a + aE'ô + F)= 1 o. ce quidonne pour a et b des valeurs finies. C'ô 2 + aD'a + aE'6 + F = o. quand on change la direction des axes. reprenons les formules (4) du n° 5i — x' sin (9 — a) 9 — P) -f. On disposera des coordonnées a et b de la nouvelle origine A de manière à annuler le coefficient de y' et le terme constant. C!b + E' = o . Les coefficients des équations réduites peuvent se calculer facilement par l'emploi de certainesfonctions des coef- ficients et de l'angle des axes qui ne changent pas de valeurs quand on fait un changement d'axes quelconque. et l'équation sera ramenée à la forme simple (i5) CY + 2DV = o.CD (A + G) V/C(A + C) Cette quantité se nomme le paramètre de la parabole. Lorsque ce coefficient est différent de zéro* on déplace les axes parallèlement à eux-mêmes.ï/sift x __ ———————— ( [ I . 142. ces formules expriment x et y par des fonctions homogènes du premier degré en x' et y*. en posant Xi=a-\-af . En remplaçant x et y par ces valeurs dans le polynôme homogène du second degré A^ + aBa^-f-Cy». (16) ^ ' _ ^ sin a 4-^ sin ft 1 ^~~ ( si u qui servent à la transformation des coordonnées.

S cosô) = 2 0. dans lequel la lettre S désigne une constante arbitraire . les - équations que Ton obtient en égalant à zéro leurs racines représentent la même droite rapportée aux deux systèmes d'axes YOX . Sup- posons. (17) (A — S)x* + a(B — Scosô)#y -f (C — S)y 2 . Les valeurs de S pour lesquelles le polynôme (17) est un carré sont les racines de l'équation du second degré (A . le trinôme x2 -{. (18) . &y) . . (A' — S)x + 2(B'-Scosô>'y' + {G — S)y' /2 2 ou.S) (C . car chacun de ces tri- nômes donne le carré de la distance de l'origine à un même point du plan.by se change en une fonction du premier degré a'x' + b'y' et le second polynôme prend la . il donnera évidemment naissance au polynôme transformé AV 1 + aBVy' + C'y' — S [x" + ix'y' cos + 2 ô' y' 2 ). 2#ycos8 -f- y* se change en x' 2 + aafy' cos ô' + y'% eT étant l'angle des nouveaux axes.(B . CHAPITRE III. ou. quand on remplace x et y par leurs valeurs (16). 2 En particulier. Considérons le polynôme A* 2 + iBxy + Cy — S(x + ixy cosô + y 2 2 2 ). Remarquons maintenant que les valeurs de S pour lesquelles l'un des polynômes est le carré d'une fonction entière du pre- mier degré des variables dont il dépend sont les mêmes. par exemple.160 LIVRE III. Y'OX'. a et b étant des constantes. le résultat sera un polynôme homogène du second degré en x' et y' av + 2 B'*y + cy*. que pour une certaine valeur de S le 2 premier polynôme prenne la forme (ax -j. forme (aV 2 + %') Quand les polynômes sont des carrés. la fonction du premier degré ax -(.S) .

Nous représenterons par 8 et S 2 ces deux racines. la sin 2 ô conique étant rapportée à des axes xOy qui font un angle 0. la nouvelle équation et = A' (C'F' — E + la nouvelle A' /2 ) . t les valeurs de S pour lesquelles le polynôme (18) est un carré sont les racines de l'équation (A/ — S) (G' .. sin 2 ô sin 3 0' (2I) — —B AC-B^A'C ' 7 /2 sin 2 8 sin'ô' Donc les deux fonctions A+C— aBcose AG— B» 2 sin Q ' sin 2 6 des coefficients de l'équation d'une conique et de l'angle des axes.S) . 161 ou. il en est de même de .(B' . .. changement & d'axes. La quantité -t-jz possède la même propriété. ANALYT. + G — aB cos 6) S + AG — B = 2 o. alors en transportant l'origine des coordonnées au centre de la conique. de même. conservent les mêmes valeurs quand on fait une trans- formation de coordonnées. (20) S 2 sin 2 ô' — (.V+C — aB'cosô )S + A C — -B'^o. • Ainsi. (i9) S 2 sin 2 8 — (A. on a GÉOM. sup- posons f différent de zéro . valeur de A.S cos G? = o 3 ou. on a une équation dont le terme constant Ha pour valeur (n° 130) H= . / Les deux équations (19) et (20) admettant les mêmes racines on a A G 2Bcos6 A + — aB'cosQ' _ +G — ~ / / . • Gomme ce terme constant reste le même quels que soient l'orientation et f l'angle des axes et que reste constant quand ^ on fait un ^ sin 2 ô . RÉDUCTION DE L'ÉQUATION. H . En effet. de nouveaux axes x'O'y faisant un angle 1 si on la rapporte à 6' et si l'on appelle + iB'x'y' + Cy + 2D V -f 2EY + "F = AV 2 2 o.

C.. E'. tous les coefficients par un même facteur.m LIVRE III. G.. D. par KA. la première est du premier degré. G'. qu'elle est du genre parabole . CHAPITRE III. A' A "" sin s ô' sin 2 6* Cette relation sera identique si Ton y remplace A'. c'est-à-dire une hyperbole dont les asymptotes sont rectangulaires. On deux quantités (24) qui ne changent pas a ainsi quand on fait un changement d'axes et qu'on multiplie. Les trois quantités (23) A+C— 2Bcos9 r A 2 2 sin 2 G ' sin ô ' sin G ' sont homogènes par rapport aux coefficients A. En effet appelons m' et m" les coefficients . G. Elle aura donc lieu quels que soient A. D. La condition A = o exprime que la conique est réduite à deux droites la condition f= o... ou divise. B. Si donc on multiplie le premier membre de l'équation de la conique : A^ 2 + iBxy + G?/ 2 + iDx + aEj/ + F = o par une constante K. la troisième par K 3 . KB. On en conclut qu'une combinaison des quantités (23) homogène et de degré zéro par rapport aux coefficients A. G. . KG.B. quoique le raisonnement employé pour trouver cette relation ne puisse plus s'appliquer à ce cas.. E.. B. E. F qui résultent des formules de transformation des coordon- nées. Telles sont par exemple les deux combinaisons (24) fsin 2 6 Asin 4 ô (A+G — 2BCOSÔ) 2 ' (A + — 2Bcosâ) G 3 obtenues en divisant la seconde et la troisième des quan- tités (23) respectivement par le carré et le cube de la pre- mière. E. la deuxième du second. B'. D. F. D'. ne change pas si l'on introduit ce facteur K.. F. B. la condition A C + — 2B cos == o.. B. qu'elle est une hyperbole équilatère. F 7 parleurs expressions en fonction de A. la deuxième par K 2 .. c'est-à-dire si l'on remplace A. c'est-à-dire même dans le cas où f serait nul. la première des trois quantités (23) est multipliée par K. la troisième du troisième degré. G.

enfin la grandeur d'une conique réduite à deux droites dépend d'un nombre qui est leur angle quand elles se coupent et leur plus courte distance quand elles sont parallèles.. la grandeur d'une parabole dépend d'un seul nombre le paramètre. m' m" =o .f:=ÂC~B 2 . 2 les trois quantités A (1) __^_ 2 _L. Soit kx % + iBxy + Ctf + il)% + 2Ey -f F = o l'équation d'une courbe du second degré rapportée à des axes un angle 6. <îomme nous venons de le montrer. RÉDUCTION DE L'ÉQUATION.B. 143. 163 angulaires des asymptotes. Si faisant l'on fait £r==A + — C aBcosô . valeurs qui substituées dans la relation (2 5) fournissent la condition indiquée. la condition de perpendiculaire est (2 5) 1 -f. Supposons d'abord que la courbe du second ordre soit une «ellipse ou une hyperbole en la rapportant à son centre et à : «es axes on mettra son équation sous la forme .( W + m") cos -f. La grandeur d'une ellipse ou d'une hyperbole dépend de deux nombres qui sont les longueurs des axes de ces courbes . garde une valeur constante quand on change les axes coordonnés et qu'on multiplie ou divise tous les coefficients de l'équation de la courbe par un même facteur. G. 2 sin ô ' sin ' sin 2 ô possèdent cette propriété que toute combinaison de ces trois quantités.. m m'' = — G .. A = A(CF — E )+. d'ailleurs ces coefficients angulaires sont racines de l'équa- tion Cm 2 + 2 ^m + A = o qui donne m +m = —=- O . homogène et de degré zéro par rapport aux coeffi- cients A.. .. Nous nous proposons de calculer ces différentes quantités.

f=ap. l'hyperbole a = p— — a dans celui de l'ellipse imaginaire i 2 -. fi sont les carrés des longueurs des axes. donc sA . . i qu'on appelle équation aux carrés des axes. pour l'équation réduite» Ôrrr-. Les racines sont égales et de signes contraires quand s = o. p. la courbe est alors un cercle. Les racines seront égales lorsque A = C B = AcosQ. AN A2 sin 2 et a et p sont racines de l'équation du second degré sA A 2 sin 2 Ô p + — . a= — = — a Nous dirons. quelle est la valeur du paramètre pf Des trois quantités (i) . Supposons maintenant que la courbe du second ordre soit une parabole. a 464 LIVRE III. . en la rapportant à son axe et à la tangente au sommet. p 2 . garderont la même valeur si on le& forme pour l'équation réduite. que a et 6 2 . cette équation doit avoir ses racines réelles : e2A2 4A sin 2 2 ô „ on ile . dans les trois cas. 2 (3) P f.px = o. 2 . £ = «-}. Les deux combinaisons eA A a sin 2 ô a) ( p * —fs des quantités (i) étant homogènes et de degré zéro par rap- port aux coefficients. p 2 . D'après la nature de la question. + py — o$ = o aa. A= — 2 p 2 . •« -i p + i r+ vérifie facilement. +Pw . . a 2 où dans cas de l'ellipse réelle a = le =r« dans celui de # 2 . Or. CHAPITRE III. caria quantité - -^ — s écrit ^(£ ~4fsin 2 2 6) = ^r(A--G) 2 sin 2 ô + [(A + G)cose-~2B] l 2 quantité essentiellement positive. la courbe est alors une hyper* bole équilatère. on mettra son équation sous la forme réduite y* — o.

des deux autres quantités (i) en divisant la dernière par le cube •de la première. ce qui donne 4 Asin 9 Cette même quantité formée avec l'équation réduite est —p 2 : on a donc A sin* -7i. pour l'équation réduite. Dans ce cas. Si f est négatif les deux droites sont réelles et les valeurs de m sont négatives appelant alors ® l'angle des deux droites : on aura m= „tang = 4cotg 2 ?et- f ^ re 2 c P équation qui donne cp. RÉDUCTION DE L'ÉQUATION. deux f et A sont nulles : les combinaisons pré • cédentes de ces trois quantités ne peuventplusêtre employées. Si la conique considérée se réduit à un système de deux droites qui se coupent. son équation peut se ramener àla forme y* -j-m# 2 — o. en formant la quantité „ s . . des trois quantités (i). de degré zéro par rapport aux coefficients. 2 alors A = o. Enfin supposons la courbe réduite à deux droites parallèles et calculons la distance de ces droites. e 2 __ ô~~ (i + m) 2 m fsin 2 m ' d'où l'on tire pour m deux valeurs inverses l'une de l'autre. 165 la deuxième est nulle Ton peut former une combinaison : homogène. On considérera ce cas comme un cas limite du cas des courbes à centre unique et cela de la façon suivante. Soit Ax* + zBxy + Ctf + iDx + aEy + P = c . et Ton a.= -/>-• équation qui donne p.

. Dans cette courbe on a e i== A + C + X— aBcosô f =(A + X)G— B .p+(^) . puisque la quantité ÀG — B 2 est positive . Quand X est différent de zéro. Les expressions de A 1 et fi se réduisent pour X =o à A et f. Quand X tend vers zéro. Bin'8=o. une conique réduite à deux droites parallèles. et &i tendent vers zéro et leur rapport ^ tend îi vers la limite Ci Donc l'une des racines p 4 de l'équation ci-dessus croît indéfiniment et l'autre tend vers la limite GF — a = SU — 2 . E E 166 LIVRE III. et la valeur trouvée pour a est le carré de la demi-distance des deux droites parallèles auxquelles se réduit la conique auxiliaire pour X = o. f. 2X 2 — Zxy + 3?/ 2 + x — yy -f i = o. f. CHAPITRE III. 1 2 A = (A+X)(GF— 1 + 2 ) . I. c'est-à-dire à zéro. à cause de la condition f = o. la courbe auxiliaire a un centre unique : son équation réduite est de la forme où ocj et p 4 sont racines de l'équation (3) que nous écrivons . EXEMPLES. sin 2 9A 6. La courbe est une ellipse. comme A. et G ne peuvent pas être nuls à la fois. D'ailleurs l'équation réduite écrite sous la forme ai 2 I 2 Pi devient if — a=: o.. supposons C différent de zéro et considérons la courbe auxi- liaire (A + X)^ 2 -)-2B^+C?/ 2 + 2D^+2E|/ + F=:o qui dépend du paramètre X..P« + -^.

on égale à zéro les deux dérivées partielles 4# — Zy + = o i . H = — y. 1G7 Pour obtenir les coordonnées du centre. 82). 1 La courbe est une hyperbole (fig.= 0. y = j. 5a? +5= o.y = |. On peut aussi obtenir l'angle a par une construction graphique on . . 5y 4 2 i5 —= o. RÉDUCTION DE L'ÉQUATION. 5o?y + 5y—. Les coordonnées du centre données par les équations é# — = —52/ o. deux lon- gueurs respectivement égales 1 et o la diagonale du rectangle con. Si l'on transporte les axes parallèlement à eux-mêmes au centre G (fig. 5 i3 d'où û7=i. l'équation devient 2X. à partir de l'origine G. Faisons maintenant tourner les axes d'un angle a donné par la formule aB tang2a =r _ =ô . la courbe intercepte sur les axes des longueurs CA GB V 3(5-7™)' >(5-\/io) v V 53 (5 + ^10) IL 2X 2 . A —C=— v/îôi" puisque B est négatif. sont i. Il en résulte ~~ v/to A/ =5 G' = 5 + ^ I0 » 2 ' 2 et l'équation de la courbe devient (5 . d'où H = 1 . L'équation résolue par les tables donne 2a = 7i°33'54 7 ou a = 55 46'5 7 ".s/To)x^ + (5 + /^)y" = y . 84). l'axe CX' est donc la bissectrice de cet angle. porte sur les axes des x et des y. — 3sc -f 6y — 7 = o. struit sur ces deux longueurs fait avec l'axe des x un angle qui a pour tangente 3. On obtient ensuite M et G' par les formules À' +C=5 . 2 — ^x y i i -f.

et OYj est donc 108 72 i3^.?/ l -f 1=0.^- v/i3 L'équation de la courbe rapportée aux axes OX. — 168 LIVRE III. . COS a = —t= . . -~ == o. La courbe est une parabole (fig. + /2 9 L'équation de la courbe rap- „. " yi3* v 10 D' = — _5£ E'~. portée r à ses axes est Fjg. on aura 3 2 ni Ci = 10. Les termes du second degré forment un carré parfait. Si Ton transporte l'origine au centre. L'angle a est donné par la 5 formule tang 2a = . et on a A' + C'=2. Sin a = -7==.x i + -7=y t + 100 = o. On en déduit V/i3 y. totes est parallèle à l'axe OY. (a . - n=. CHAPITRE III. 5qor * i3 y i3 Si l'on transporte les axes en ce point.5/»-. et l'équation peut s'écrire 9 ( y ""~§ / "" 56aî + I0 ° — °- Faisons tourner les axes des coordonnées de l'angle a donné par la ormule tang « = ——=-=-.^T9 ) x'* + (2 -f v/29) y' 2 + 2 =o L'équation primitive ne contenant pas de terme en y 2 l'une des asymp. 83). III. 4# 2 — 120??/ + 9?/ 2 — 36a? + 100 = o. l'équation devient 2a?i 2 — 5a?. d'où a = 34° 4 1' 25". û4 84. ^^ = 0. = 36 — i3\/ i3 • x< ~ 27 ._ À'-C' = -^ d'où A' = V 29 . V/i3 V^i3 On obtient les coordonnées du sommet en joignant à cette équation 72 la suivante 2( / -j. l'équation devient .

Quand les deux coefficients A et . l'équation. l'équation n'étant satisfaite que par x=o. Considérons enfin le cas où ces deux coefficients ont un signe contraire à celui de H. y=o. Proposons-nous de construire la courbe représentée par l'équation Mx*+G'y* + JI=o. ne pouvant être satisfaite par des va- leurs réelles de x et y y ne représente aucun lieu géomé- trique.A — > ji--_JL C" l'équation devient En la résolvant par rapport à y. Lorsque la constante H est égale à zéro. DE L'ELLIPSE.C ont le même signe que H. représente un seul point. dans laquelle les deux cofficients A' et G' ont le même si- gne. l'ori- gine des coordonnées. on en déduit M v=±\\T* . 1G9 CHAPITRE IV ï>e l'Ellipse* 145. et posons a2 — .

par conséquent. à cause du double signe. B. égaux aux précé- dents. on porte sur l'axe des x. mais de sens contraires . OB' égales à 6. B'. QMi égales et de signes contraires. B'M'A. BB' (fi g. où les axes recontrent l'ellipse. en est est de même quand x varie de o à — a. X X' À' o pi \ ! * j gueurs OA. L'ordonnée y n'est réelle que pour les valeurs de # comprises entre —a et +fl. il est évident que l'équation (1) est aussi satis- faite par les valeurs x 9 — y. La droite B'B est aussi un axe de l'ellipse . sont les sommets de l'ellipse. en effet. soient x y } les coordonnées d'un point quelconque M de l'ellipse . deux lon- i y A. La droite A'A est un axe de l'ellipse. ce qui. L'ellipse devient un cercle. CHAPITRE IV. — P'N respectivement égales aux coordonnées OP. un second point N de l'ellipse qui a ses coordonnées — OP'. P'ON. et la ligne MON est droite à cause des angles égaux POM. PM' égales et de signes contraires. car à chaque abscisse OP correspondent deux ordonnées PM. donc OM = ON . B'NA'. OP'N sont égaux . Ces quatre arcs égaux forment l'ellipse. si l'on résolvait l'équation par rapport à x. 85). Quand x croît de o à a. et elle est Y elle-même comprise entre —b B G F iîy^^ ~"~"""\M et-\-b. donne les deux arcs égaux BMA. PM du point M. il existe. les triangles OPM. ( P' et de part et d'autre. Ainsi les points M et N . Les points A. B'B des deux axes sont respectivement égales à ia et à 2b. A'. quand les axes sont égaux. à partir de l'o- rigine. car. OA' égales à a. on verrait de même qu'à chaque ordonnée OQ correspondent deux abscisses QM. et sur l'axe des y deux longueurs D E W OB.85 - rectangle CDEF construit sur les deux droites AA'. J4G. Il est aisé de voir que l'origine O est centre de l'ellipse . — 170 LIVRE III. Il ce qui donne les deux arcs BM^'. si donc. y décroît en valeur absolue de b à o. la courbe ' Y 1 est située tout entière dans le Fi s. Les longueurs A'A.

86). sin w (3) 2 2 2 p a ' b Supposons a> b. ou le rayon de l'ellipse. formons l'équation de l'ellipse en coordonnées polaires. Désignons par x et y les coordonnées d'un point quel- conque du plan et considérons le polynôme a2 ^b 2 î. le minimum b. Si Ton fait varier w de o à -. et. les deux coordonnées x et y augmen- tant en valeur absolue. donc le point est centre de l'ellipse. Le maximum de p est a. on a 2 i cos 2 w . si le point mobile se rapproche du . il prend donc des valeurs positives de plus eu plus grandes. Imaginons qu'un point mobile P parte du point M et s'éloigne sur le prolongement du rayon OM . p décroît constamment de a à b. le polynôme va en croissant indéfiniment. la quantité 7t —1 croît. 147. Pour un point M situé sur l'ellipse (fig. par conséquent. et mettons l'équation sous la forme p 2 a2 ^ \b 2 a2 ) sin'w. Pour étudier comment varie la distance du centre aux différents points de l'ellipse. le polynôme est égal à zéro. Au contraire. Si dans l'équation (i) on remplace x et y par p cos ta et p sin w. DE L'ELLIPSE. 171 de l'ellipse sont deux à deux symétriques par rapport au point . 148. en prenant le centre pour pôle et l'axe OA de la courbe pour axe polaire.

sur l'ellipse il est nul. et il devient positif pour tous les points situés en dehors de l'ellipse. AT de l'axe AA sont égaux respectivement à a x et à a +x . CHAPITRE IV centre. L'équation (2) s'écrit ^fc^L x ?' y _*'. on a donc MP 2 _b — 2 AP X AT a2 ' Ainsi le carré de l'ordonnée est au produit des segments for- més sur l'axe dans un rapport constant. . sur ce grand axe comme diamètre décrivons un cercle . En désigne par x et y les coordonnées d'un effet. 85). 37. x2 y2 Ainsi le polynôme -y + j» — i reste négatif pour tous les points situés à l'intérieur de l'ellipse. en vertu de l'équation (2) 2 V _<b 2 ou y b* a* — x ù a* (a — x)(a-\-x) a2 Mais les deux segments AP. le polynôme diminue et prend des valeurs négatives. 149. M^^V Le petit axe jouit de la même propriété. Soit AA' le grand axe de l'ellipse (fig. on a. on a donc X ^*«-— MP _b Fis. si l'on point quelconque M de l'ellipse (fig. Les ordonnées perpendiculaires au grand axe de V ellipse sont aux ordonnées correspondantes du cercle décrit sur cet axe comme diamètre dans le rapport constant du petit axe au grand axe. à l'ordonnée MP de l'el- Y lipse correspond l'ordonnée MP4 B du cercle. Les carrés des ordonnées perpendiculaires à l'un des axes de V ellipse sont proportionnels aux produits des segments corres- pondants formés sur cet axe. 87) . loO. — 172 LIVRE III. l'ordonnée MQ. l/T\ x Q lif \\ Va / I 1 1 \ // \ x r Ja mais ya ~-x 2 représente l'ordon- 2 1 1 1 fi / / née MjP du cercle . .

L'ellipse est la projection orthogonale d'un cercle. Ainsi le point M du cercle 4 a pour projection le point M de l'ellipse chacun des points . et l'ellipse est ainsi con- struite. loi . On déduit de ce qui précède un moyen très-simple de construire l'ellipse par points. Imaginons que l'on fasse tourner le cercle AB t A' autour de Taxe AA' d'un angle ©. Imaginons que l'on fasse tourner l'ellipse autour de l'axe BB' d'un angle <p ayant pour cosinus -> l'ordonnéeQM de l'ellipse aura pour projection l'ordonnée QM 2 du cercle décrit sur BB' comme diamètre. . et le petit cercle sera la projection de l'ellipse. Après avoir déterminé de la sorte un nombre suffisant de points. par le point M une parallèle au grand axe le point d'intersection M de 2 . quelconque qui coupe les deux cercles en M et M 2 par le x . Construction de l'ellipse par points. elle se projettera sur la droite PM. du cercle se projetant ainsi au point correspondant de l'ellipse. l'ordonnée PM. 173 perpendiculaire au petit axe. point M^ on mène une parallèle au petit axe. on fait passer un trait continu par tous ces points. il s'ensuit que l'ellipse est la projection du cercle. il suffit de multiplier la longueur PMj par cos 9 ou par-? ce qm donne l'ordonnée PM de l'ellipse.Sur chacun des deux axes de l'ellipse comme diamètre on décrit un cercle (fîg. Il est utile de savoir déterminer les points où une . Construire les points d'intersection d'une ellipse et d'une droite. tout en restant perpcri- du cercle tournera autour du point P. 152. dans cette position. pour avoir la longueur de la projection. tel que Ton ait cos ? =. 87) du centre on trace un rayon . DE L'ELLIPSE. ces deux droites appartient à l'ellipse. tout en restant perpen- diculaire à Taxe AA'. On peut aussi considérer le cercle comme la projection or- thogonale d'une ellipse. du cercle tournera autour du point P. est à l'ordonnée correspondante M 2 Q du cercle décrit sur cet axe comme diamètre dans le rapport constant du grand axe au petit axe.

décrit sur le grand axe AA' comme diamètre. 88). l'on fait tourner autour de AA' d'un angle <? ayant pour cosinus . qui a pour projection MM' dans le plan de l'ellipse . soit N un point quelconque de la droite MM' . BB' (flg. Cette droite SN. droite donnée MM' coupe une ellipse définie par ses deux axes AA'. les ordonnées M 4 P. M' P' t détermineront sur la droite donnée les deux points M. Nous avons trouvé (n° 125) l'équation de la tangente à une courbe du second degré . le point N coupe l'ordonnée QN. ayant pour coordonnées x et y. 1? où elle On obtiendrait de même un autre point quelconque de la droite Tsl i M\ mais . > 174 LIVRE III. devient (4) _ + ^_ lï=0 .88. 153. la droite B^ se projette sur BH. et que Fi s. quand l'équation de l'ellipse est mise sous la forme simple l'équation de la tangente au point M. se projette en N. sans quel'el- lipse soit tracée. coupe le cercle en deux points M ly M\. l'ellipse peut être considérée comme la projec- tion orthogonale du cercle ABiA'. par conséquent. Le coefficient angulaire de la tangente a pour valeur ~—xb2 . TANGENTE. la droite SN t a pour projection la droite donnée sur le plan de l'ellipse. Cherchons dans le plan du cercle la droite M^. prolongeons la droite BN jusqu'à sa rencontre en H avec l'axe AA' . il est plus simple de se servir du point S où la droite MM' rencontre l'axe . M' où cette droite rencontre l'ellipse. Ainsi que nous l'avons dit. CHAPITRE IV.

Dési- . reste immobile. qu'en B et B' elle lui est parallèle. 155.89 - par un même point T situé sur le prolongement de l'axe A'A. on obtient l'abscisse X = — du point T où la tangente rencontre le pro- longement du grand axe (fig. le point Mj se projetant en M. Mener une tangente par un point extérieur P. 89). se trouve le cercle AB A'. si sur l'axe A'A on construit plusieurs ellipses. Construction de la tangente en un point de V ellipse. ainsi obtenue. Cette construction revient àconsidérerla tangente à l'ellipse au point M comme la projection de la tangente au cercle au point correspondant M t . a pour équation Y-y = ^(X-*). est la tangente à l'ellipse. la droite MT. où la tangente MjT rencontre l'axe. étant perpendiculaire à la tangente. pour construire la tangente à l'ellipse au point 4 M. on mènera une tangente au cercle au point M situé sur la1? même ordonnée . la tangente fait avec A'A un ande obtus qui croît de . où la tan- gente au cercle rencontre le prolongement de l'axe A'A.à tt. 175 On voit qu'en A et A' la tangente est perpendiculaire à Taxe A'A. on joindra le point M au point T. il en résulte que. La normale. les tangentes aux points qui ont même abscisse passent Fi s. quand le point de contact se meut sur l'ellipse de A en B. En effet. 154. et que. le point T. DE L'ELLIPSE. Comme cette valeur de OT est indépendante du petit axe 2b et de l'ordonnée y du point de con- "tact. quand on fait tourner le plan du cercle autour do l'axe AA de l'angle <p. Or. parmi ces ellipses. la droite MjT a pour projection MT . c'est la tangente à l'ellipse. Si dans l'équation de la tangente on fait Y=o.

Cherchons dans le plan du cercle t le point Pj.176 LIVRE III. 90). ayant pour pro- jection HB. Du point Pj menons au cercle les tangen- tesPjMi. +i-fr = °. passera parle point Pj et dé- terminera ce point. 91). gnons par #. CHAPITRE IV. Traçons dans le plan de l'ellipse la droite PB. comme l'inconnue. a2 « 7. on obtient l'équation du second degré a 2 la 2 " 1"^. PjMVque Fig. dont les racines sont les abscisses des points de contact M et M' des deux tangentes menées du point P.2 xx'iiMi — * a En éliminant y. et yl les coordonnées du point P (flg.PT^ . Cette équation. La détermination des points de contact revient donc à la résolution r. c'est- à-dire si le point P est en dehors de l'ellipse. 9i. dans x laquelle on peut regarder . Nous avons trouvé (n° 126) l'équation de la corde des contacts MM'. la droite HBj. nous prolongerons jusqu'à leur rencontre avec Taxe en T et T^les droites PT. aura ses ra- cines réelles si la condition -~ + tt — >1 est satisfaite. Il est facile de construire géométriquement les tangentes menées du point P. qui a pour projection le point P dans le plan de l'el- lipse. en considérant l'ellipse comme la projec- tion du cercle AB A' (flg. — des deux équations simultanées " 1. que nous prolongeronsjusqu'à sa rencontre avec l'axe en H.

92). Appelons x et y les coor- données du point de contact M . ANALYT. On a les tangentes demandées. on a l'équation B. il suffit de joindre le point B à un point quelconque L de la droite OL et de pro- longer la droite BL jusqu'à sa rencontre avec l'axe en H . . des parallèles TM. Il est facile de construire ces tangentes géométriquement. TMt sont elles-mêmes parallèles. seront tangentes à l'el- lipse. puis de tracer BtH et de prendre le point d'intersection L i de cette droite avec l'ordonnée du point L. 156. que l'on peut sup- poser menée par le centre (flg. T'M' à la droite OL. car les projections OL. Mener une tangente parallèle à une droite donnée. Les points de contact M et M' sont déterminés par les ordonnées des points M. il n'est pas nécessaire que l'ellipse soit tracée. on a la seconde équation __b*x_ a y Fig. qui apourprojectionOLsurle plan de l'ellipse. 92. 477 projections des tangentes au cercle.M{T' parallèles à 0L t . et M/. et les points de contact M M' seront situés sur les et ordonnées des points M 1? M\. Soit y=mx l'équation de la droite donnée OL. la droite OL est la projection de OL^ On mène au cercle des tangentes M t T. et par les points T et T' où ces tangentes rencontrent l'axe. #2 2 le coefficient angulaire de la tangente devant être égal àm. GEOM. Cherchons d'abord dans le plan du cercle le diamètre OLj. Ces deux équations simultanées déterminent les deux incon- nues x et y la première représente l'ellipse proposée la se- . 12 . le point L étant la projec- tion du point L A . DE L'ELLIPSE. TM des droites pa- rallèles OLi. conde une droite MM' passant par le centre les points où . ce point étant sur l'ellipse. Pour que Ton puisse effectuer ces constructions. cette droite rencontre l'ellipse sont les points de contact.

Y sin a — p = o . proposons-nous de trouver le lieu du sommet d'un angle droit circonscrit à l'ellipse. devant passer par le point P. Si Ton désigne par a l'angle que fait avec Taxe des x la per- pendiculaire abaissée du tangente et par p la lon- centre sur la gueur de cette perpendiculaire. On peut obtenir l'équation de la tangente à l'ellipse sous d'autres formes qu'il est bon de connaître. Fig. ayant pour coordonnées x' et y'. dans laquelle le coefficient angu- laire m est l'inconnue.Y sin a == y a 2 cos 2 a -f.b 2 sin 2 a. mise sous forme entière . on aura l'équation de condition ij = mx ± \/a r 2 m 2 -\-b 2 . 93. en identifiant avec l'équation (4). de& tangentes à l'ellipse la tangente . On peut encore trouver l'équation de la tangente en cher- chant les points d'intersection de l'ellipse et d'une droite et exprimant que ces deux points coïncident.178 LIVRE III. 90). Supposons que l'on veuille mener par un point extérieur P (flg. 158. it$7. la tangente sera représentée par l'équation (n° 83) X cos a -f. Comme application. Ainsi la tangente aura pour équation (6) X cos a -f. CHAPITRE IV.b 2 sin 2 a.b 2 . On obtient ainsi l'équation de la tan- gente sous la forme (7) y = mx±ya 2 m 2 -f. on a les relations x y a b a COS a 6 Sin a p sJa 2 ZO$ 2 «. comme nous l'avons fait pour le cercle (n° 94). Cette équation. +b 2 $m** d'où p =ya 2 cos 2 a -).

et leurs coefficients angulaires m' et m sont liés par là relation (8). DIAMETRES. Les deux tangentes me- nées par le point P seront rectangulaires. nous avons vu que l'équation du diamètre DD' se met sous la forme fœ+ m f'y = °- L'ellipse étant rapportée à ses axes. Nous avons trouvé (n° i3i) l'équation générale des diamètres dans les courbes du second degré. on a. EE' forment un système de diamètres conjugués. si le produit des deux valeurs de m est égal à — 1. ses deux racines donnent les directions des deux tangentes menées du point P à l'ellipse. entre la direction des cordes et celle du diamètre.x imy ' ou y-- " b 2 ~ a?m Si Ton désigne par m' le coefficient angulaire du diamètre DD'. le diamètre OE. DE L'ELLIPSE. qui divise ces cordes en deux parties égales. par con- séquent. 159. déterminent ces tangentes. Ainsi le lieu du sommet d'un angle droit circonscrit à l'ellipse est le cercle circonscrit au rectangle construit sur les axes. la relation 2 (8) mm = è £-• Nous avons vu aussi que si Ton mène des cordes MM" parai lèlesau diamètre DD'. et. 94). l'équation du diamètre se réduit à />2 2. . et par m le coeffi- cient angulaire des cordes paral- lèles MM' (fig. y) =o l'équation de la courbe. ce qui exige que les coordonnées du point P vérifient la relation b*—y'* ou rf* + y *=-'a* + f b*. 179 est du second degré. a pour coefficient angulaire m\ les deux diamètres DD'. En représentant par/*(^.

Cette relation montre que les deux coefficients angulaires m et m sont de signes contraires. le diamètre OD a pour coefficient angulaire m = -. ODi. OEi (fig. si l'on appelle x et y les coordonnées du point D. et s'éloigne deux points d'intersection M et M' se du centre . g5). . divise donc en deux parties égales lescordes parallèles à l'autre . ces deux coefficients vérifient la re- a?y lation mm' =— On se rend bien compte de cette propriété en imaginant que la sécante MM' se meuve parallèlement au diamètre EE'. chacun des diamètres OD OE. et finissent par se confondre en D. sont placés de part et d'autre du petit axe. La tangente en un point quelconque D de l'ellipse est parallèle au diamètre EE' conjugué du diamètre DD' qui passe au point de contact. si le premier part de la position OA et tourne de OÀ vers OB. 95. situés d'un même côté du grand axe. alors la sécante devient tangente au point D. le coefficient angulaire de la tangente au b^x point D est m' - 7T . que les deux demi-diamètres conjugués OD et OE. car chacun d'eux di- vise en deux parties égales les cordes Fig.180 LIVRE III. quand on considère l'ellipse comme la projection d'un Deux diamètres rectangulaires cercle. En effet. 101. le second part de la position OB et tourne deOB vers OA'. et. le milieu d'une corde a pour projection le milieu de la projection de la corde. parallèles à l'autre.. forment un système de diamè- tres conjugués. par conséquent. CHAPITRE IV. ce sont deux diamètres couju* gués de l'ellipse. les rapprochent de plus en plus du milieu de la corde. 160. dans le plan du cercle. les cordes paral- lèles se projettent sur le plan de l'ellipse suivant des cordes parallèles. Les propriétés dés diamètres conjugués se montrent immédiatement . projections des premiers.

pourront être répétés avec Féqua- . 96. OE sera le diamètre demandé. pose l'équation se met sous la forme (9) qui est lamême que celle de la courbe rapportée à ses axes. On construira le dia- mètre ODi qui a pour projection OD. d'où mm'— — m^rri^ puisque les diamètres conjugués du cercle sont rectangulaires. sans que l'ellipse soit tracée. Féquation de l'ellipse de- vient AV +cy +H=o. 2 2 Les coefficients A" et C" ayant un même signe. . on a m^ — — 1. i . con- traire à celui de H. Ellipse rapportée à deux diamètres conjugués. \. on mènera le diamètre OEi perpendiculaire à OD. D'après ce qui a été dit au n° i36. et on projettera OE la projection t . il en résulte m?tt'= -• Quand on donne un diamètre OD. si l'on Fig. 96). DE L'ELLIPSE. on a m—-m m =-m i 9 . lorsqu'on prend pour axes des co- ordonnées deux diamètres conjugués OD. Si Ton appelle m l et m^les coefficients angulaires des deux dia- mètres conjugués ODj jOEi du cercle. on peut trouver le con- jugué OE. 181 On. au moyen de l'équation de la courbe rapportée à ses axes.en déduit facilement la relation qui existe entre les coef- ficients angulaires m et m de deux diamètres conjugués.OE(fig. en résulte que les calculs effectués pour démontrer les Il propriétés de l'ellipse. et dans lesquels on n'a pas supposé les coordonnées orthogonales. 1G2.

Par les formules de trans- formation des coordonnées. le binôme x*+y* devient #' 2 + y + 2#yeos9. la tangente aura pour équation Mais l'équation de la normale ne conserverait pas la forme qui correspond aux axes OA et OB. Ainsi. se transforme en ou / \ ( l l \ '2 C0S6 t t I / 1 l \ . Il résulte de là que le polynôme OU <•> (f ->+(£-£)'•• dans lequel X désigne une constante arbitraire. 163. l'ellipse étant rapportée au système des diamè- tres conjugués OD et OE. le binôme a2 ^ b* se change en ' 2 -** a' b'* De même. 2 puisque chacune de ces deux expressions représente le carré de la distance de l'origine à un même point du plan. tion de la courbe rapportée à un système de diamètres conju- gués.182 LIVRE III. THÉORÈMES D'APOLLONIUS. On démontre aisément les théorèmes d'Apollonius par la méthode du Imaginons l'ellipse rapportée successi- n° i4 2 .È . vement à ses deux axes et à un système de diamètres conju- gués faisant entre eux un angle ô. CHAPITRE IV.

On peut démontrer facilement ces théorèmes en con- comme la projection d'un cercle. OE de l'ellipse sont les . équa- tions (i—0(f—x)=° OU (12) (X— a»)(X — 62) = o. Il résulte de là que les deux racines de l'équation (1 3) sont égales respectivement à a 2 et à b 2 . On obtient ainsi les deux théorèmes suivants : i° La somme des cannés de deux diamètres conjugués quel' conques d'une ellipse est constante et égale à la somme des carrés des axes. 2 Laire du parallélogramme construit sur deux diamètres con- jugués est constante et égale à celle du rectangle construit sur les axes. les deux. 183 Les valeurs de X pour lesquelles l'un des polynômes (10) ou (11) devient un carré parfait. sidérant l'ellipse Deux diamètres conjugués OD. Les relations (21) du n° 142 donnent immédiatement les deux équations (14) et (i5). DE L'ELLIPSE. étant les mêmes. 1G4.a' b' sin 6 = o5 ont les mêmes racines. et cos 2 Va' 2 X/ U' 2 X7 ô . = o ou ( i3) X 2 — (a' 2 + b' 2 2 2 2 )\ -|. on en déduit les deux relations (14) a '*+V*=di +b\ (i5) a' 2 b /2 $m Q=a 2 b 2 2 9 ou a'b'smQ = ab.

en désignant par a et p les angles que font avec l'axe OA les demi-diamètres OD et OE. 95). En ajoutant membre à membre les deux relations précé- dentes. par suite. mais ÔD ' 4 = OP* + D^P* . les projections des deux demi-diamètres conjugués sur le petit axe sont égales aux or- données DP et EQ mais DP . on obtient la relation 165.OQ étant complémen- t . par suite. et. taires. 4 l'on a OQ. et Ton a a /2 cosa-f-# /2 cos 2 p=a 2 . il en résulte 2 2 ÔP +ÔQ ==a 2 . les longueurs EQ 4 et OP étant égales. Les angles D OP E. ou a /2 sin a 2 +ô /2 sin 2 pr=^. OE 4 du cercfe (flg. nous nous servirons du théorème suivant : . et . CHAPITRE IV prqjections de deux diamètres rectangulaires OT> i . les triangles rectangles D. DP' + ËQ^^D^ + Ê^'). = -D 4 P.OP E OQ sont égaux. la somme des carrés de ces deux projections est con- stante.P . E 184 LIVRE III. Il en est de même pour l'autre axe . on a et. EQ = — 4 Q. Pour démontrer la propriété relative à Faire du pa- rallélogramme. D^ + 2 W = D^ + 2 ÔP 2 = a\ DP'+ËqW. Les longueurs OP et OQ étant les projections des deux demi-diamètres conjugués OD et OE sur le grand axe de l'ellipse. = D.

Cela posé. Le théorème. les triangles AIC. AB C ==ABCXcosc / / P . A1B'. nous pouvons supposer que le plan de projection passe par ce côté AB . AÏB se pro- jettent suivant AIC. . = d'où. que l'on peut toujours décomposer en . DE L'ELLIPSE. nous pou- vons faire passer ce plan par un som- met A. CD sera aussi perpendiculaire à AB ef l'angle CDC mesurera l'angle dièdre cp des deux plans. 2 2 et. 97) ayant un côté AB parallèle au plan de projection. Fig ' 9S " ^ AIB AIBXcosç. ^y d'après ce qui a été dit. dans ce plan. par soustraction. et la droite CB perce ce plan au point I . Supposons maintenant que le triangle ABC (fig. par suite. de telle sorte que les deux au- tres sommets soient d'un même côté . du sommet C. 185 La projection d'une aire plane sur un plan quelconque est égale à Vaire projetée multipliée par le cosinus de V angle des deux plans. ACB = ACB X cos cp. la droite Fig. abaissons sur ce plan une perpendiculaire CC. étant démontré pour un triangle. s'étend a un polygone plan. et. on a C'D = CDcos<p. AIC'=AICxcos<p. le plan du triangle prolongé coupe le plan de projection suivant une droite AI. Ainsi l'aire du triangle ACB est égale à celle du triangle ACB multipliée par cos 9. 98) n'ait aucun de ses côtés parallèle au plan de projection. et Ton a. 97. menons CD perpendiculaire à AB. ABxC'D = ABxCD d ou cos 9. Considérons d'abord un triangle ABC (fi g.

de manière que chacun tende vers zéro. V 99. 166. et même à une aire plane limitée par une courbe fermée quelconque. On sait que le rayon \H^\jT~ de l'ellipse est d'autant plus grandi qu'il s'écarte davantage du petit i y/O Fig . a DIAMÈTRES CONJUGUES EGAUX. b a ainsi les diamètres conjugués égaux OG et OH coïncident avec les diagonales du rectangle construit sur les axes. Le même théorème nous donne immédiatement l'aire de l'ellipse. 167 Nous avons vu (n° i59) que les deux demi-diamëtres conjugués OD OE . le carré ayant une aire constante égale ^a 2 . tang ° *=^. -> ce qui u donne izab. r On a donc tang ° 2 a =— a 2 et.b\ on déduit a' 2 - =r —*— "2 1 £2 -. par L suite. triangles. Quand on considère l'ellipse comme la projection d'un cercle. axe OB. dont on aug- mente' indéfiniment le nombre des côtés. sont situés de part et d'autre du petit axe OB (flg. pour que conjugués deviennent égaux. ce qui exige que axe . donc que ces deux diamètres sent des angles égaux avec le petit les angles a et p soient supplé- les deux diamètres il faut fas- ât* mentaires. De la relation a' 2 + = b' 2 2 4. son aire est égale à celle du cercle na 2 multipliée par cos <p ou par . AIRE DE L'ELLIPSE. le parallélogramme construit sur deux diamètres con- jugués est la projection d'un carré circonscrit au cercle. 99). celle du parallélo- gramme est aussi constante et égale à (\a 2 cos 9. a 186 LIVRE III. CHAPITRE IV. et . L'ellipse étant la projection d'un cercle. c'est-à-dire k^ab. car on peut regarder cette aire plane comme la limite de Taire d'un polygone inscrit.

les diamètres OD et Fig. toutes les cordes parallèles à OD. Dans le triangle CMC. en effet. est oc 2 -f-y 2 =— 2 . par suite. Menons. aboutissent aux extrémités d'un dia- mètre CC (fig. toutes les cordes parallèles au diamètre OE. rapportée à ses diamètres conjugués égaux. 168. seulement les coordonnées sont obliques. le diamètre OE divise en deux parties égales la corde CM. MF = x' sin 6 . 101). En effet. elle a même forme que l'équation du cercle. il en résulte que le diamètre OD divise en deux parties égales la corde CM. Cette équation signifie que la somme des carrés des distances de chacun des points de l'ellipse aux deux diamètres conjugués égaux est constante. et. et. 101. Deux cordes supplémentaires sont parallèles à deux diamètres conjugués. MP et MQ les coordonnées du point M (fig. Donc les . ME et MF les per- pendiculaires abaissées du point M sur ces diamètres. soient l'angle dea deux diamè- tres conjugués égaux. la droite OD parallèle à CM divise en parties proportionnelles les deux côtés CC et CM . qui. îoo). MC. partant d'un même point de l'ellipse. On appelle cordes supplémentaires dans l'ellipse deux cordes MG. MC. on a ME = y' sin 6. OE parallèles aux cordes supplémen- taires MC. ! DE L'ELLIPSE. De même. d'où ME + MF" = (x" + 2 y' 2 ) sin 2 G {a 2 +b 2 ) sin 2 2fl 6 2 2 : a 2 +à 2 CORDES SUPPLEMENTAIRES. 187 l'équation de l'ellipse. le centre étant le milieu de CC'. par suite.

L'étude de la variation de l'angle de deux diamètres con- jugués est ainsi ramenée à l'étude de la variation de l'angle de deux cordes supplémentaires. par les extrémités d'un diamètre CC si on mène des droites parallèles à deux diamètres conjugués OD OE. joignons CM. deux diamètres OD . A'M ayant pour coefficients angulaires Fig. iab 2 Si le point M décrit la moitié supérieure ABA' de l'ellipse. quand le point 6 M est au point A. 169. L'angle AMA'. y augmente. 102). MC. on supposera les deux cordes supplémentaires me- nées par les extrémités du grand axe (fig. c'est-à-dire de l'angle inscrit dans une demi-ellipse. . Réciproquement. que nous appellerons ô. soit . l'angle obtus 9 augmente aussi et acquiert sa valeur maximum au point B alors on a y=à et . les cordes supplémentaires MC. OE. ces droites se couperont sur l'ellipse. la seconde corde CM sera parallèle à OD. les deux droites AM . l'angle est obtus. MC étant pa- rallèles à deux diamètres conjugués. .488 LIVRE III. la valeur absolue de tang 6 diminuant. la tangente étant négative. parallèle à OE. le point M marchant de A vers B. est égal à la différence des deux angles MAX MA'X . en remplaçant x 2 par sa valeur tirée de l'équation de l'el- lipse. sont conjugués. rencontre l'ellipse. l'angle est droit. 10 x —a ' x-\-a on a tan g x —a iay x2 -\-?f + x' — 1 cr et. parallèles aux cordes supplémen- taires MC. CHAPITRE IV. En effet. c'est-à-dire quand y = o. M le point où la corde CM. Pour simplifier le calcul.

sont égaux. l'angle aigu DOE' varie en sens inverse. . on peut déterminer graphiquement le centre et les axes. qui comprennent l'angle maximum. situés d'un même côté du grand axe. 189 tang 9 = — . dont le milieu sera le centre. étant respectivement parallèles aux cordes supplémentaires A'B AB. On obtient directement cet angle en menant les cordes supplémentaires par les extrémités du petit axe BB'. io3) les deux diamètres conjugués . et que l'on joigne aux deux extrémités du diamètre le point où ce demi-cercle coupe la demi-ellipse. Nous avons étudié la variation de l'angle obtus DOE de deux diamètres conjugués. également inclinés de part et d'autre sur le petit axe OB.on aura deux cordes supplémentaires perpen- diculaires entre elles. l'angle diminue de sa valeur maximum jusqu'à un angle droit. il suffirait de dé- crire sur un diamètre un segment capable de l'angle donné. quand le point M décrit le quart d'ellipse BA. Pour trouver le centre. est obtus et varie depuis un angle droit jusqu'à la valeur maximum ABA'. ce qui don- nera un diamètre. sup- plémentaire du maximum obtus ABA'. formant un système de diamètres conjugués rectangulaires. DE L'ELLIPSE. les diamètres conjugués. EE' (fig. on joindra les milieux de ces cordes. les diamètres parallèles. seront les axes de l'ellipse. on mènera deux cordes parallèles suffisamment écartées l'une de l'autre. Si sur ce diamètre on décrit un demi-cercle. l'angle inscrit diminue depuis un angle droit jusqu'au minimum BAB'. Il résulte de là que l'angle des demi-diamètres conjugués OD OE. Lorsqu'une ellipse est tracée. . Soient DD'. et. 170. Construire une ellipse étant donnés deux diamètres conju- gués. par suite. 171. quand le point M dépasse le point B et parcourt le quart d'ellipse BA'. On pourrait obtenir de la même manière les deux systèmes de diamètres conjugués qui font entre eux un angle donné compris entre le minimum et le maximum .

P son ordonnée si par le point P on mène . parle procédé indiqué au n° 149. CHAPITRE IV. sont égales entre elles. dont nous désignerons les longueurs par ia' et ib\ L'équation de l'ellipse. donnés. Le même mode de transformation s'applique à la tangente. on ait construit différents points de l'ellipse DE^. l'ellipse qui a pour axes DD'. qui correspondent à une même abscisse OP. cette équation représente aussi la tangente au point M 4 en coordonnées rectangulaires. dont on obtient l'abscisse en faisant Y=o. Il en résulte que les ordon- nées MP. comme nous l'avons expliqué.103 - à DD'. dont le produit est . Chaque point de la première ellipse donnera un point correspondant de la seconde.190 LIVRE III.. PM parallèle à OE et égale à PM 1? on aura un point M de l'ellipse demandée. et prenons OE^OE. rapportée à ces deux dia- mètres conjugués. Ceci revient à déformer la première ellipse en faisant tourner chaque ordonnée PMj autour de son pied P d'un angle constant. on pourrait déterminer d'abord les axes de l'ellipse. est représentée par la même équation. Au lieu de construire l'ellipse par points. soit Mi l'un de ces points. Ces deux tangentes coupent le prolongement du diamètre DD' au même point T. La détermination des axes dépend du théorème suivant. menons la droite E^'j perpendiculaire Fi s. EjE^. dont on connaît les axes. Imaginons que. La tangente au point M est représentée par l'équation xX J yY_ (4) en coordonnées obliques . M. Deux diamètres conjugués quelconques déterminent sur une tangente fixe PQ deux segments DP. et construire ensuite cette ellipse au moyen de ses axes. est Par le centre. MiP. 172. DQ . rapportée à ces axes.

On démontre facilement ce théorème quand on con- sidère l'ellipse comme la projection d'un cercle. DE L'ELLIPSE. QN 4 . qui leur sont proportionnelles . les dia- mètres OAj OBi donnent deux dia. l'équation de l'el- Fig. et si Ton appelle a' et V les longueurs de ces demi- diamètres. on a donc aussi entre ces projec- tions la relation MP. les droites M^P^M^. . qui passe par le point de con- tact et le diamètre conjugué OE. dans ces équations. 104). 104. mètres conjugués de l'ellipse. OB! deux diamètres rectangulaires du cercle. étant parallèles. d'après la remarque faite au n° 160. le rayon ON 4 parallèle à la tangente . OB. y = mx les équations de deux diamètres conjugués A. Quand on projette la figure.^ Si Ton prend pour axes des ^ coordonnées le diamètre OD. dans le triangle rectangle PjOQj. 191 constant et égal au carré du demi.. les coefficients angulaires seront 2 lies = a -.^ la (fig. . tangente. d'où m'a' \ DP X DQ = — mm' = b'\ a'* 173. par la relation mm' b' 2 Si. on fait x= on trouve DP = — ma'. 105. on a M 4 Pi Xl^Q^OM^ON. 7/ï Soient y = mx .diamètre OE parallèle à la tan- gente (fi g. la tan- gente PjQj une tangente à l'ellipse et la droite ONj une parallèle à cette Fig.MQ = ON s . ont des projections MP MQ ON . k. lipse est r. DQ = a!. Soient OA t . io5) tangente en un point quelconque M menons le rayon OMi et { . P. .

per- pendiculaire àPQ. ia. CHAPITRE IV. points P et Q. que l'on obtient en prolongeant la perpen- diculaire DH d'une longueur égale à elle-même. quand on connaît deux diamètres conjugués OD OE. Il en résulte un moyen facilo de construire les directions des axes. Si du point comme centre. Il reste à déterminer les grandeurs des axes. Supposons que ics deux diamètres conjugués OA et OB soient les axos de l'ellipse (fig. on déduit (a— ô) 2 =a + . élèvera sur cette droite une perpendiculaire DH égale à OE. ce triangle est le triangle ODK.b. De même a-\-b est le troisième côté d'un triangle dont les deux autres côtés sont a' et b' et l'angle compris supplémentaire du précédent. donneront les directions des axes. on . car l'angle ODH est égal à -— 0. ainsi le troi- sième côté OH donnera a — b. arec OH pour rayon.192 LIVRE III.'i). Le cercle décrit sur PQ comme diamètre passe par le point 0. ab=cfb' aint. Ce triangle est le triangle ODH (fig. 104). 175. et l'ordonnée DH. la longueur KL au petit axe 2b. et les deux côtés DO et DH sont égaux à a' et b'. on décrit un cercle. on voit par ces formules que la longueur a — b est le troisième côté d'un triangle dont les deux autres côtés sont a! et b' et l'angle compris 0. Des relations at + = + V* b* a' % . la longueur Kl sera égale au grand axe 2a. . 174. /2 2 (a + ô) a =a'» + + 2a'6'siiie=a' + — 2a'*'cos(-+eY 6' 1 1 6' 1 Comme on peut supposer que G désigne l'angla aigu des dia- mètres conjugués. démontrées au n° i63. le troisième côté OK donnera a-\. et on décrira un cercle ayant son centre sur PQ et passant par les points et H les droites OP et OQ qui vont du centre aux deux . Parle point D on mènera une et parallèle à OE cette parallèle sera tangente au point D. où le cercle coupe la tangente. est égale à OE.2 6' 2 — 2a^sinô=:a + ^ — aa'é'cos (-— e).

le petit axe est la bissectrice de l'angle supplémentaire. trouver le lieu du point de rencontre des parallèles. quelle est la plus petite ? 8° Parmi tous les systèmes de diamètres conjugués de l'ellipse. ° GEOM. ANALYT. 4° Parmi tousparallélogrammes circonscrits à une même ellipse. bissectrice de l'angle HOK. i° Trouver le lieu des sommets des parallélogrammes construits sur les diamètres conjugués d'une ellipse. io° Une meut parallèlement à elle-même dans le plan de droite se deux autres on prend sur elle un point tel que la somme des carrés . ceux dont les diagonales forment un système de diamètres conjugués ont une aire maximum. . Trouver le lieu du milieu de cette corde. de ses distances aux intersections avec les droites fixes soit constante : quel est le lieu décrit par le point? ii<> Étant données deux ellipses quelconques. EXERCICES. est dirigé suivant OA. qui doit être compris dans l'angle aigu des diamètres conjugués. 9° Inscrire dans l'ellipse une corde de direction donnée telle que la somme de sa longueur et de la distance de son point milieu au centre soit maximum. quelle est la plus grande ? 7° De toutes les ellipses circonscrites à un même parallélogramme. passe une troisième ellipse dans laquelle les diamètres conjugués égaux sont parallèles à ces deux directions. l'>3 On peut remarquer que le grand axe. 5° Parmi tous les parallélogrammes inscrits dans une même ellipse. quand la di- rection varie. 3° Une corde d'un cercle se meut parallèlement à elle-même par . 6° De toutes les ellipses inscrites dans un même parallélogramme. les extrémités on mène des droites parallèles à deux directions don- nées . les les parallélogrammes construits sur deux diamètres conjugués ont une aire minimum. les somme minimum axes forment une et les diamètres conjugués égaux une somme maximum. 2° Trouver le lieu du milieu des cordes menées par un même point dans une ellipse. on peut déterminer deux directions parallèles à la fois à deux diamètres conjugués de l'une et de l'autre ellipse par les points communs aux deux courbes . DE L'ELLIPSE.

trouver le lieu de l'extrémité de cette droite. le pa- rallélogramme qui a pour sommets les points de contact a un péri- mètre constant. aux points où elle eoupe une droite fixe. CHAPITRE IV. d'. i3° On donne un cercle et une droite tixe passant par son centre . on mène les normales au cercle et à l'ellipse aux points situés sur une même perpendiculaire au grand axe. on a R= — ab r i6° Un rectangle quelconque étant circonscrit à une ellipse. on mène des tangentes à la courbe. ia° Une ellipse tourne autour de son centre. et d. une droite mobile égale au rayon s'appuie par une de ses extrémités sur le cercle. — 194 LIVRE III. on porte sur la 2 normale une longueur égale à — /t > k étant une constante et p la per- pendiculaire abaissée du centre sur la tangente. 18 Étant donnés une ellipse et le cercle construit sur le grand axe comme diamètre. 17 A partir d'un point quelconque d'une ellipse. et deux côtés consécutifs font avec la tangente des angles égaux. si on appelle R le rayon du cercle circonscrit. trouver le lieu du point d'intersection de ces deux normales. trouver le lieu décrit par un point de la droite mobile. i4° Trouver Taire de l'ellipse définie par l'équation Aa? 2 +ZBocy + Q/ 2 = i. d" les demi-diamètres parallèles aux côtés. trouver le lieu du point d'intersection de ces tangentes. par l'autre sur la droite. . i5° Un triangle étant inscrit dans une ellipse.

DE L'HYPERBOLE. si donc. résolue par rapport à y. on en déduit a L'ordonnée y n'est réelle que pour les valeurs de x plus grandes que a en valeur absolue. Lorsque la constante H est nulle. à partir de l'origine. 176. l'équation. Construisons maintenant le lieu défini par l'équation AV+CV+H=o. 195 CHAPITRE V I>e l'Hyperbole. de part et d'autre. si Ton pose A" G" l'équation devient En la résolvant par rapport à y. donne elle représente deux droites passant par l'origine. on porte sur l'axe des ar. Nous supposons le cofficient G' du morne signe que H et le coefficient A' de signe contraire. dans laquelle A et C ont des signes contraires. deux longueurs .

Les carrés des ordonnées perpendiculaires à Taxe transverse sont proportionnels aux produits des segments correspondants for* mes sur cet axe. Fig. tf—a* (x-\-a) (x a* donc MP AT X AP" V 178. quand l'origine des coordonnées coïncide avec le centre de l'hyper- bole. la longueur A A' de l'axe transverse est 2a. En effet. OA. de l'équation (1) on déduit y „l b ou _l — a) _£. par analogie.. on l'appelle pour cette raison axe trans- verse ou réel. Il en est de même. et on porte la longueur 6 sur cet axe en OB et OB'. quand x varie de — ak — oo. Quand x croît de a à + °°r y croît de o à -}-oo en valeur absolue. symé- triques par rapport à Taxe des x. on dit que ib est la longueur de Taxe non transverse. ce qui. 177. on l'appelle axe non transverse ou imaginaire. L'axe AA' ren- contre seul la courbe . l'autre axe OY ne rencontre pas la courbe. AD'. L'hyperbole admet un centre et deux axes. la courbe n'a aucun point entre ces parallèles. ce qui donne les deux arcs A'E. — Nous avons vu (n° i3o) que. 106. Asymptotes. CHAPITRE V. Les points A et A' sont les deux sommets de l'hyperbole. donne deux arcs infinis AD. A'E'. Ces quatre arcs égaux forment les deux branches de l'hyperbole.196 LIVRE III. OA' égales à a 9 et que par les points A et A' on mène des parallèles à Taxe des y. on obtient l'équation des asymptotes en supprimant le . symétriques des pré- cédents par rapport à l'axe des y. à cause du double signe.

(x — s/x* x -J. 197 terme constant dans l'équation de la courbe. a On peut vérifier aisément que la différence MN des ordon- nées de la droite OR et de Tare AD a pour limite zéro . ayant même centre et mêmes axes. . puisque le rectangle construit sur les axes est le même pour les deux courbes. Dans ce cas. — On dit qu'une hyperbole est équilatère lorsque les axes a et b ont même longueur. Hyperboles conjuguées. Les deux asymp- totes RR . l'hyperbole conjuguée est . S'S sont les diagonales du rectangle construit sur les axes. SS auront ici pour équation m b2 OU J 1/ = ±<-X. car cette différence a pour expression ab . • R'OS'. E'. 180. le rectnngle des axes devient un carré. OS' sont de même les asymptotes des arcs A . et les asymptotes sont perpendiculaires entre elles. 179. L'équa- tion de cette seconde hyperbole est x y w ït~V~~ u Deux hyperboles conjuguées ont les mêmes asymptotes. la seconde dans les deux autres angle. R'OS. OS. AD'. Taxe réel deTune est axe imaginaire de l'autre. ? 1 ROS. opposés par le sommet. A'E. — Deux hyperboles sont dites conjuguées lorsque. Ifaprës l'équation (3). qui est son asymptote.Va? 2 —a 2 L'arc AD est compris dans l'angle ROX et se rapproche indé- finiment de la droite OR. Les droites OR 7 . 107). Fig. L'une des courbes est comprise dans les deux angles ROS'. . Hyperbole équilatère.*07. Ainsi l'hyperbole proposée a pour conjuguée une autre hyperbole ayant pour axe transverse ib et pour axe imaginaire ia (fig. DE L'HYPERBOLE. les asymptotes R'R.

108. TANGENTE. P à partir de M sur une parallèle à l'axe transverse AA' (fig. est (5) —ir-™- . Ffg. 181. dont les coor-« données sont x et y. Mais cette considération n'est d'aucune utilité dans les construc- tions graphiques relatives à l'hyperbole. L'hyperbole dont les axes sont a et b peut être construite au moyen de l'hyperbole équilatère dont l'axe est a. a été donnée précédem- ment (n° 144). CHAPITRE V. considérons le polynôme Y k'J /Q TU X Pour un point M appartenant à la courbe. Il en résulte que polynôme a une valeur négative pour le tous les points situés entre les deux branches de l'hyperbole. tandis que le terme -^ diminue ou augmente. Soient # et y les coordonnées d'un point quelconque du plan. 108). parce que le tracé d'une hyperbole équilatère n'est pas plus simple que celui d'une hyperbole quelconque. 182. on l'obtient en faisant tourner celle-ci d un angle droit autour de son centre. c'est-à-dire que la première hyperbole peut être regardée comme la projection orthogonale de la seconde. et positive pour tous les autres points du plan. ce polynôme est égal à zéro si l'on fait marcher un point . elle est A + C — 2Bcosô = o. suivant que le point P se rapproche ou s'éloigne de l'axe des y. le terme conserve une va- leur invariable. comme on a construit l'ellipse ayant pour axes a et b au moyen du cercle de rayon a. La condition pour que l'équation générale du second degré représente une hyperbole équilatère. égale a la première.198 LIVRE III. L'équation de la tangente au point M.

quand le point de contact s'éloigne indéfiniment. 183. les coordonnées du point P. 199 Pour construire cette droite.I=0 ' jointe à l'équation (1) de l'hyperbole. — Si l'on appelle x x et y. le coefficient -y— 1 étant positif. on obtient l'équation du second degré a 2 Va 2 à") 2 a2 ^V + b*)-° 9 dont les racines sont les abscisses des points de contact M et M' des deux tangentes menées du point P. on 2 a fait Y=o. en A le coefficient angulaire est infini. et la tangente perpendiculaire à l'axe transverse . Si. les points de contact sont déterminés par l'équation de la corde des contacts (6) -5r-7?. le produit . a? augmentant. l'angle MTX diminue donc de . Le coefficient angulaire de la tangente a pour valeur 2 b x b y x2 Supposons que le point M décrive l'arc AD . on peut déterminer le point T (fig. p DE L'HYPERBOLE. c'est-à-dire que le point P doit être placé entre les deux branches de la courbe. le coefficient angulaire diminue constamment et tend vers la limite-.à ROX . il en ré- sulte que l'asymptote est la position limite de la tangente. 104 . coefficient angulaire a de l'asymptote OR . il vient X— OT— — . Si le point P est placé dans les angles des asymptotes qui compren- 2 x2 ?/ ncnt la courbe. où elle coupe Taxe OX. en même temps la valeur de OT diminue de a à o . En éliminant y. Mener une tangente par un point extérieur P. on obtient cette longueur OT par une troisième proportionnelle. La condition de réalité x* y* des racines est ~~ |^— i<o. dans l'équation (5). 108).

—-Nous remarquons que l'équation de l'hyperbole rapportée à ses axes ne diffère de est remplacé par — 2 celle de l'ellipse qu'en ce que £ b* . / \ l/^\u ^^7lIX X 2 -=o. Lorsque l'hyperbole est rapportée à ses axes. on obtient l'équation de la tangente à l'hyperbole (7) y=mxdotf a m 2 2 —6 2 . c'est-à-dire lorsque a est plus grand que b quand cette . Au contraire. par suite. si dans l'équation du n° 157 de la tangente à l'ellipse on effectue ce (7) changement. on . c'est-à-dire que. 185. les deux racines sont de même signe.• 186. si la droite donnée passe à l'origine. DIAMETRES. si le point P est dans l'un des angles ROS. le dia- I mètre qui divise en deux parties égales les cordes dont le coef- / S/r ficient angulaire est m a pour équation 2X imy *" A'-. R'OS'. -X. Si l'on désigne par m' le coeffi- Fig. Pour que le problème soit possible. On ne peut mener à une hyperbole deux tangentes rec- tangulaires que lorsque l'angle ROS' est moindre qu'un angle droit. cient angulaire du diamètre. 1/ / / b ou y. il y a un point de contact sur chacune des branches. condition est satisfaite. et les deux points de contact sur une même branche delà courbe. 187. des racines est positif. le lieu du sommet d'un angle droit circonscrit à l'hyperbole a pour équation œ *Jr y*=a* — b*\ c'est un cercle concentrique à la courbe.200 LIVRE III. elle soit comprise dans l'angle ROS. Nous avons vu déjà (n° 18 3) que la valeur numérique du coeffi- cient angulaire d'une tangente est plus grande que . Tangente parallèle à une droite donnée. il faut que la valeur de m a b2 soit plus grande que —. 10*. CHAPITRE V.

réci- proquement la droite EE' divise en parties égales les cordes parallèles à DD'. On voit ainsi que. Les axes forment le seul système de diamètres conjugués rectangulaires. ce sont deux diamètres conjugués. Deux hyperboles conjuguées et le système de leurs asymptotes admettent le même diamètre pour la même série de cordes . l'un rencontre toujours la courbe. 201 a. des deux diamètres. la re- lation ?>* (8)J mm =-r- .à 0. DE L'HYPERBOLE. EE' sont tels que chacun divise en parties égales les cordes parallèles à l'autre . b2 Si l'hyperbole est équilatère. 109). car les équations des trois lieux a2 i» ' a2 b2 ' ne diffèrent que par le terme constant qui n'entre pas dans l'équation + du diamètre £' m/r'=o. Ainsi les deux diamètres DD'. 188. puisque l'on peut prendre à volonté l'un des diamètres. et le dia- mètre EE' de OB vers la même asymptote. 2 a Cette relation montre que Ton prend m' pour coefficient si angulaire des cordes. L'hyperbole a une infinité de systèmes de diamètres conju- gués. La relation (7) exige que m et m! aient le même signe . et que l'autre ne la rencontre pas. c'est-à-dire que si la droite DD' divise en deux parties égales les cordes parallèles à EE' (fig. et l'angle aigu de deux diamètres conjugués varie de . si on les suppose positifs. On démontre comme pour l'ellipse que la tangente FH en un point D de l'hyperbole est parallèle au diamètre EE' conjugué du diamètre DD' qui passe au point de contact (n° 16O). on trouvera m pour coefficient angu- laire du diamètre. m' variera de 00 à -. la relation mm'= — devient . lediamètre DD' tourne de OA vers l'asymptote OR. entre la direction des cordes et celle du diamètre. Les trois lieux admet- tent aussi les mêmes systèmes de diamètres conjugués. m variant de à -.

par exem- ple C'a le signe de H. qui ne rencontrait pas la première hyper- bole. OE (h'g. 180.V 2 2 u a' b' a' On en conclut que les diagonales du parallélogramme FHGK . . et. par la transformation des coordonnées. et la longueur b' de ce demi-diamètre imaginaire de la première hyperbole est égale à la longueur OE du demi-diamètre réel de la seconde. mm? — 1. — Lorsqu'on prend pour axes des coordonnées deux diamètres conjugués OD. OE. est ^!_ al—_ "// 2. rapportée aux mêmes diamètres OD.C* l'équation prend la forme simple (9) £!_£=» 2 /2 a' ô qui est la même que celle de la courbe rapportée à ses axes» Comme on a. 2 x2 y* x' y' 2 pour tous les points du plan. que les asymptotes sont bissec- trices des angles des diamètres conjugués. il s'ensuit que l'équation de l'hy- perbole conjuguée. EOX sont com- plémentaires. et A" un signe contraire.u 2 a' Le diamètre OE. ce qui signifie que les angles DOX. A" ' . par suite. rencontre la seconde au point E.202 LIVRE III. 109). 100. si Ton pose a . l'équation de l'hyperbole devient (n° i36) 7 Les coefficients A' et C'ont des signes contraires. Hyperbole rapportée à deux diamètres conjugués. L'équation (3) des asymptotes se transforme en l'é- quation aï* y' 2 . CHAPITRE V.

les deux équations (12) (x_a*)(X +è = 2 ) o. il en résulte que les deux ra- . DE L'HYPERBOLE. de sorte que le parallélogramme est circonscrit au système des deux courbes. admettent les mêmes racines . GH à l'hyperbole con- juguée. THÉORÈMES D'APOLLONIUS. coïncident avec les asymptotes de l'hyperbole. 191. les deux binômes a2 b* ' X +y se changent en %-Ç x^_ a' 2 b > ^ + + 2xycosd. Par les formules de transformation des coordonnées. Les côtés FH. et les côtés FK. et (i3) XJ — (a' 2 — ô' 2 )X — 2 a' ô' 2 sin 2 Ô = o. e/ /2 Le polynôme x2 y2 1 a> ô2 X <«* + "'> OU se transforme en ou Les deux polynômes (10) et (n) étant des carrés parfaits pour les mêmes valeurs de X. Il suffit de répéter le raisonnement du n° i63. 203 construit sur deux diamètres conjugués quelconques. GK du parallélogramme sont tangents à la première hyperbole.

CHAPITRE V. 2 ô2 / . la courbe aura pour équation et les asymptotes y' 2 =— x' 2 . EE'. Supposons l'hyperbole rapportée à deux diamètres conjugués DD'. 2° L'aire du parallélogramme construit sur deux diamètres con- jugués est constante et égale à Vaire du rectangle construit sur les axes. le diamètre . Donc les portions MN. les portions d'une tangente comprises entre le point de contact et les asymptotes sont égales. L'hyperbole et ses deux asymptotes ayant le même diamètre pour une même série de cordes. Dans la figure 109. l'hyperbole est équilatère. il résulte que si a est diffé- rent de b. l'hyperbole n'a pas de dia- mètres conjugués égaux. on a DF = DH . ce qui s'accorde avec la remarque du n° 188. on a toujours a'=b'. M'N' d'une sécante comprise entre V hyperbole et ses asymptotes sont égales.204 LIVRE III. puisqu'alors les deux diamètres font avec l'asymp- tote des angles égaux. on ne peut avoir a'=b'. 109). tous les systèmes de diamè- tres conjugués sont égaux. la sécante MM' coupant la même branche en deux points. le milieu I de la corde MM' est aussi le milieu delà corde NN' (fig. dont l'un EE' est parallèle à une sécante donnée MM'. et Ton obtient les deux théorèmes suivants : i° La % différence des cay rés de deux diamètres conjugués quel- conques est constante et égale à la différence des carrés des axes . au contraire. 192. De la relation a' 2 — =a — £' 2 2 b 2 . Si la sécante devient tangente. Si. cines de l'équation (i3) sont égales respectivement à a* et à £* . 193. on en déduit les relations (14) af* — = a* — b\ l/ Ë (i5) a/2 ô /2 sin 2 ô = a ou a ô sinô = aè.

194. Lorsqu'on connaît les positions et les grandeurs do deux diamètres conjugués. on prendra OG = 2OP. Menons. l'axe réel a. no). si l'on prend sur cette droite une longueur N'M' égale à NM. 110. h"* S et. et la perpendiculaire OB l'axe imaginaire. On peut aussi déterminer les directions et les grandeurs des axes. En portant sur OB une lon- gueur OB égale à b. donc MNxMN'=ô' 2 . . cette droite coupe les asymptotes en N et N'. Connaissant les asymptotes RR'. Pour construire la tangente en un point M' de la courbe. la droite M'G sera la tangente demandée. on obtient aisément les axes. Lorsque la sécante coupe les deux branches de l'hyperbole. La courbe étant comprise dans les angles ROS. 193. est égal au carré du demi-diamètre parallèle à la sécante. et Ton a a . 205 parallèle EE' ne rencontre pas la courbe . Menons QMQ' perpendiculaire à OA. la bissectrice OA de ces deux angles sera l'axe trans- verse. aura un second point M' de l'hyper- bole. Ainsi. on peut obtenir autant de points de la courbe qu'on le veut (flg. le diamètre parallèle rencontre la courbe. mais NI - -MI=MN . SS' et un point M de l'hyperbole. R'OS'. en effet. on mènera par ce point M'P parallèle à une asymp- tote. et Ton arrive à un résultat analogue. compris entre un point de la courbe et les asymptotes. DE L'HYPERBOLE. le 'produit des segments d'une sécante. on Fig. NI + MI=MN. par suite. o NI 2 =^01. par le point M une droite quelconque NMN' . et en menant BC parallèle BC sera à OA. NT — Mî : --b'\ ou (NI — MI) (NI + MI): =y>. l'axe imaginaire b sera moyen proportionnel entre MQ et MQ'.

On démontrera. EE' (fig. les diagonales du parallélogramme construit sur les deux diamètres sont les asymptotes. 197. que Fig. si par les extrémités d'un diamètre on mène des droites parallèles à deux diamètres conjugués. Cordes supplémentaires. comme nous l'avons fait au n° 168 pour l'ellipse. HYPERBOLE RAPPORTEE A SES ASYMPTOTES. Si. on prend pour nou- veaux axes des coordonnées les deux asymptotes OX. et que . connaissant les asymptotes et un point D. m) deux diamètres. DD'. l'équation doit se réduire au premier degré par rapport à y et Fig. 113. c'est-à-dire que les coefficients des termes en y 2 et en x 2 sont nuls. l'équation est donc de la forme . CHAPITRE V. ces droites se cou- pent sur Vhyperbole et forment un système de cordes supplémen» taires. ' qui. — On appelle cordes supplé- mentaires deux cordes MC MC . OY (fig. dont les le premier est réel. aboutissent aux extrémités d'un même diamètre CC (fig. ce qui fait disparaître les termes du premier degré. après avoir transporté l'origine au centre. aussi par rapport à x. en effet. réci- proquement. 112).206 LIVRE III. une parallèle à une asymptote ne rencontrant la courbe qu'en un point. partant d'un même point de la courbe. n3). x deux cordes supplémentaires sont pa- rallèles à un système de diamètres conjugués. on est ramené à la construction précédente. Soient. ii2. 196.

199. 1 \\). dont les coordonnées sont x et y. savoir a? = y = OI = =1 s vérifient l'équation de la courbe . Quand l'hyperbole est rapportée à ses asymptotes. une courbe. Donnons à x un accroissement A#=PP' assez petit . et une ordonnée mobile MP ifig. est une fonction de la variable x. Nous commencerons par établir le théorème qui sert ordinairement à l'évaluation des aires. une ordonnée fixe AH. On obtient l'abscisse du point de rencontre de la tangente avec l'axe OX en faisant dans cette équation Y =0. 207 (l6) / 2B ##-l-]3 = 0. la tangente TT au point M. Considérons l'aire com- prise entre l'axe OX. dont A Y v Fig. nous nous proposons de déterminer la dérivée. y on reconnaît de nouveau que le point de contact M divise en deux parties égales la portion TT' de la tangente comprise entre les asymptotes (n° 192). que nous désignerons par S. QU jçy—fc On détermine la constante k. a pour équation (17) yX + a?Y = 2* 8 . d'où X=OT= — =aa?=20P. AIRE D'UN SEGMENT HYPERBOLIQUE. d'où 198. correspondantàl'abscissea?. en remarquant que les coor- données du sommet A. DE L'HYPERBOLE. cette aire. 114.

115. est la dérivée de k sin 8 Lx. Taire S est une fonction primitive de y sin 8.208 LIVRE III. l'hyperbole. Quand les axes des coordonnées sont rectangulaires. par suite. De l'équation (i6)on déduit y = k—x . l'autre ayant pour limite cette quantité. l'ordonnée fixe AB correspondant à l'abscisse a et l'ordonnée varia- ble MP correspondant à l'ab- scisse x (fig. l'accroissement AS de Taire est plus grand que le paral- lélogramme MPP'C. l'une y sinô. le premier parallélogramme a pour mesure ykx sinô. est la dérivée de Lx. on a.sin8<AS<(y-|-Ay)A#. CHAPITRE V. et. et plus petit que le parallélogramme DPP'M'. AS Supposons maintenant que Ton fasse tendre A# vers zéro . donc Fig. en divisant par A#. on a donc yA#. Considérons une hyperbole rapportée à ses asymp- totes. 200. k sin G X x. et proposons-nous d'évaluer Taire comprise entre Ta- gymptote OX. pour que de M en M' l'ordonnée varie dans le même sens par . le second {y + Ày) \% sin 6. 1 15). donc le rapporta aussi pour limite y sin 8. considéré comme une fonction de x. la dé- rivée de Taire est égale à y. et. ysmÔ< — <(y + A?/)sinÔ. les points M et M' menons des parallèles MC. par conséquent. S' = ysin0=A ° sinôx-* x Or . 8 étant l'angle des axes. .sin8. le rapport — est compris entre deux quantités. Ainsi la dérivée de l'aire considérée comme une fonction de l'abscisse est?/ sin 8. M'D à Taxe OX . S=A 2 sin8L#+C. Réciproquement.

la formule précédente se réduit à S=L(a?). EXERC'GES. DE L'HYPERBOLE. Dans le cas particulier où l'hyperbole est équilatère.Vï 14 . une droite mobile coupe les deux premières de manière à former un triangle de grandeur constante on . 209 On détermine la constante C par la condition que Taire soit nulle pour x = a. GÉOM. la différence des angles à la base est égale à . Toute corde d'uue hyperbole divise en deux parties égales la 5° portion de l'une ou l'autre asymptote comprise entre les tangentes à tes deux extrémités. 4° Les sécantes menées de l'un quelconque des points d'une hyper bole à deux points fixes pris sur la courbe interceptent sur l'une ou l'autre asymptote des longueurs constantes. On pourra prendre l'angle de manière que S soit le loga- rithme de x dans un système quelconque dont la base est plus grande que e. i° La base d'un triangle est fixe. on a sin 0= 1 . la formule (10) devient S = sin0L(». . C'est à cause de cette propriété que les logarithmes népé- riens ont été appelés aussi logarithmes hyperboliques. 2 Quel est le lieu des centres des circonférences qui interceptent des longueurs données sur les côtés d'un angle donné? 5° On donne deux droites fixes. ce qui donne C =— k sin La. Si l'on suppose k = 1 et a — 1. si l'on suppose en outre k = 1. on demande le lieu du troisième sommet du triangle. ANAI. On a ainsi (18) S— k sin0(L# — La) = k sinôxL(-Y si Ton fait augmenter x indé- L'abscisse a restant constante. l'aire S même chose a lieu quand on fait tendre a vers zéro. c'est-à-dire au sommet de la courbe. augmente aussi au delà de toute limite. x restant fixe. La finiment. et que l'on compte l'aire depuis l'ordonnée qui répond à l'abscisse 1. demande le lieu des centres de gravité de ces triangles.

ii° le lieu d'un point tel qu'en menant par ce point des Trouver parallèles aux asymptotes d'une hyperbole.210 LIVRE III. l'aire du triangle formé par ces parallèles et l'hyperbole soit égale à une constante donnée. deux de ses côtés ont des directions invariables . trouver le lieu du centre du cercle circonscrit au triangle formé par les côtés de l'angle et la droite fixe. avec un rayon arbitraire. io° Étant donnés un angle et un point fixe. (5° Si. i4° Étant donnée une ellipse. trouver le lieu des points d'intersection de ces perpen- diculaires* . trouver le lieu du milieu du troi- sième côté. B'B et un point du point comme . i5° On donne deux droites A'A. plus généralement. par ce point on mène une sécante quelconque. 9° Sur Tune des diagonales d'un rectangle prise pour corde on dé- crit un cercle . on mène deux diamètres conjugués quelconques . ou. 7° On donne un point fixe et une droite fixe . trouver le lieu du point d'intersection de l'un d'eux avec une droite menée par un point fixe perpendiculairement à l'autre. i3° Toute hyperbole équilatère circonscrite à un triangle passe par le point de rencontre des hauteurs. centre. l'autre diagonale passera par le centre. et par les points où cette sécante rencontre les deux côtés de l'angle. . 8° Un triangle ABC est inscrit dans une hyperbole. un angle de grandeur constante tourne autour de son sommet placé au point fixe. trouver le lieu des extrémités des diamètres parallèles à la seconde diagonale. CHAPITRE V. sur une corde d'une hyperbole considérée comme diagonale. on décrit un cercle aux points de . on construit un parallélogramme dont les côtés soient parallèles res- pectivement aux asymptotes. avec une droite faisant un angle donné avec le second diamètre. rencontre du cercle avec les droites on élève des perpendiculaires à ces droites . on mène des droites respectivement paral- lèles à ces côtés trouver le lieu du point d'intersection de ces parallèles. i2° Trouver le lieu d'un point tel que l'une des bissectrices des an- gles formés par les droites qui joignent ce point à deux points fixes A et B ait une direction donnée.

. par les points N.. positif. Le second des types auxquels on réduit l'équation générale du second degré est Q'y 2 -(-pD^^o. le point A en est le sommet . 201. — L'ordonnée MP du point M est moyenne proportionnelle entre la longueur constante ap et l'abscisse AP. ou (i) y 2 = zpx.. 21 f CHAPITRE VI Oc la.. N'. qui forment la parabole (fig. donne y = ±S/2px. et la droite AY aux points N. DE LA PARABOLE. TST. deux arcs infinis AD et AD'. 202. M'. ces circonférences coupent de nouveau l'axe AX aux points P. F. il est nécessaire que l'abscisse soit positive . les points de rencontre M.. Construction de la courbe par points. s'appelle le paramètre de la Fig. ne. La droite AX est Taxe de la pa- rabole... menons des parallèles à AY. parabole.. qui détermine la courbe.. P'. Pour que l'ordonnée soit réelle. Portons sur AX et dans le sens des x négatifs une longueur AQ égale à zp puis décrivons . L'équation (1).. On immédiatement que la courbe représentée par voit l'équation (i)est symétrique par rapport à Taxe des x et qu'elle passe àl'origine... Par les points P.. Le cas où p est négatif se ramène au cas où/) est positif par le changement du sens des x positifs nous supposerons donc p . si Ton fait croître x de o à+°°> la valeur absolue de y croît aussi de o à oo on a ainsi . Parabole. résolue par rapport à y... des parallèles à AX .. diverses circonférences ayant leurs centres sur et passant QX au point Q . 1 16). la longueur p.. appartiennent à la parabole. ..

nous dirons que la la fonction sera positive. si le Pour abréger. le produit augmente indéfiniment. et imaginons qu'un point mobile parcoure cette paral- lèle. MP = AP —-.. 206. 2 . 205. Nous avons vu que les branches infinies de l'hyper- bole ont des asymptotes . et le second tendant vers la valeur a diffé- rente de zéro. Des relations MP 2 = 2^XAP fP'=2])XAF. la différence des ordonnées des points de la droite et de la courbe qui correspondent à une même abscisse est égale à s ax-\-b — y ipxy et peut se mettre sous'la forme / '(°+î-v ï> Quand x augmente indéfiniment. . TANGENTE. d'abord. dont les coordonnées sont * . le premier facteur augmen- tant indéfiniment. si le point M est dans la région placée du côté des x positives par rapport à la parabole. on déduit . En se- cond lieu. La tangente au point M. il n'en est pas de même de la para- bole. CHAPITRE VI. Donc il n'j a pas non plus d'asymptote oblique à Taxe. Et. Dans la fonction y* — ipx remplaçons x et y par les coordonnées du point mobile .. 203. . Par le point M de la courbe. première région est intérieure à la courbe et la seconde extérieure. WP'* AP' Les carrés des ordonnées perpendiculaires à l'axe de la parabole sont proportionnels aux segments de l'axe compris entre le sommet et les ordonnées. soit y =ax-{-b l'équation d'une droite quelconque i oblique à l'axe. puisque y augmente indéfiniment avec x. la fonc- tion sera point M est dans l'autre région négative.212 LIVRE III.. 204. menons une parallèle à l'axe. il n'y a pas d'asymptote parallèle à l'axe de la parabole.

si dans l'équation (2) on Y=o. Mener une tangente par un point extérieur M^ — Soient x i et y i les coordonnées du point Mj . on cherche les points où elle coupe les axes des coordonnées. — DE LA PARABOLE. et celle de la courbe. dans l'équation (3). déterminent les coordon- y nées du point de contact. . y=yi±\/yl — *P x ï 2P ces valeurs sont réelles toutes les fois que le point M 4 est ex- térieur à la courbe. on trouve x= — x lt c'est-à-dire que AI est égal à AP 4 . Tangente parallèle à une droite donnée. Ceci donne un moyen fa- cile de construire la tangente à la * parabole en un point donné M .. on prendra AT=AP et l'on joindra les points M et T. les points de contact seront déterminés par l'équation de la corde des contacts (3) yiy=p(* + ffi)> jointe à celle de la courbe (1). on fait y=o. Soit T lo point où la tangente rencontre Taxe de la parabole (fi g. — Si l'on dési- gne par m le coefficient angulaire de la droite donnée. si l'on fait x=o. 213 et y. a pour équation 00 yY=p(X + x). 203. y—— m . x= ~2- 2m* ^ n en déduit l'é- quation de la tangente (4) Y = mX4. on abaissera la perpendiculaire MP sur Taxe. 207. l'équa- tion . = m. si. Pour construire la droite MM'. on en déduit y*. on trouve X= x\ donc fait AT=AP. 117).X. on trouve y=?—\ on obtiendra le point K par une quatrième proportionnelle.

dont les coordonnées sont x et y. 211. il en résulte ^ m que. on obtient l'abscisse du point N où elle rencontre l'axe . dans la parabole la sous-normale PN est constante et égale au paramètre p. on obtient l'équation (6) my — p — ou o. on trouve PN — X — x=p. y = P— • On retrouve cette propriété déjà démontrée au n° i34. Normale. savoir que tous les diamètres de la parabole sont parallèles à l'axe. on en lg " ' conclut que la tangente à V extrémité d'un diamètre est parallèle aux cordes que ce diamètre divise en deux parties égales. En y faisant Y=o. — La normale MN en un point M de la pa- rabole. En appliquant l'équation générale des [diamètres des courbes du second degré à la parabole. Soit A' le point de rencontre du dia- mètre et de la courbe (fig. Ainsi. de manière que — ait telle valeur que l'on voudra. lorsqu'on prend pour axes des coordonnées un diamètre A'X' et la tan- . — Nous avons vu (n° i36) que. 209. CHAPITRE VI. DIAMÈTRES. dont l'équation est y 2 — 2px=o. a pour équation (5) Y -y = -j(X-x). 210. toute parallèle à l'axe est un diamètre. Parabole rapportée à l'un de ses diamètres et à la tan- gente à son extrémité. réciproquement.214 LIVRE III. Comme on peut prendre le coefficient angulaire m des cordes. c'est-a-dire m. 118). l'ordon- née du xpoint A' étant égale à — et le coef- ° m ficient angulaire de la tangente en ce point P \ ayant pour valeur-.

DE LA PARABOLE. des contacts MM'. l'équation de la parabole prend la forme (7) y* = ip'x. on en déduit 2» = 4a + . si x et y désignent les coordonnées de ce point. Les tangentes aux deux extrémités et M Fig. soit la corde des contacts des tangentes issues d'un point extérieur. si a? et y désignent les coordonnées de ce point extérieur. relative à un point extérieur T. AT 119). soit la tangente au point M. A'N _ = PN sinô "sinô d'où p' PN = TN ="sin P 2 sin 2 9 212. . 215 gente AT' à son extrémité. les coordonnées AT' et — AT du sommet A par rapport aux nouveaux axes sont donc a et —\/^ + b 2 . T=A L II en résulte que la droite . NA'P. Si Ton désigne par 6 l'angle Y'A'X' des nouveaux axes. rapportée à un diamètre A'X et à la tan- gente (fig. et que. a = 4a +a zpa = 2p + 4«« 2 b 2 9 : - On a aussi 2 2 AF AT P = aA'P' TP = TN. il est évident que l'équa- tion yY=//(X + #) représentera. Si Ton appelle a et b les coordonnées du point A' par rapport aux axes primitifs. de plus. on a TN = A'N . est divisée en deux parties égales par le diamètre TX qui passe en ce point. 119. on sait que Ton a A'P'=AT=AP (n° 206). on a A'I = AT. ayant pour équa- tion y 2 =zp'x. M' d'une corde coupent le diamètre en un même point T. tel que A . et que Ton mène AP' parallèle à AT. La parabole. comme elles doivent vérifier l'équation (7). dans les triangles rectangles NAT.

. Ô 2 0. qui touche la courbe en A'. et ainsi de suite.\Jip' 2 / . AIRE D'UN SEGMENT PARABOLIQUE. la dérivée S' est donnée par la formule S' = y sin = ô Y/2//ÏÊ . l'aire du triangle mixtiliçne A'NM est le tiers du même parallélogramme. et tel que le triangle formé par les côtés de l'angle et l'arc de parabole ait une aire constante. — . Ceci donne le moyen de construire une parabole par points. EXERCICES. par suite. 216 LIVRE III. et les points dc- contact M et M'. et de chacune des tangentes données. 119). on joint le milieu I au point T. sinO . C La constante C est nulle puisque l'aire se réduit à zéro pour x—o. Si Ton considère cette aire comme une fonction de l'abscisse du point M. À l'aide de la tangente AT.x\ On en déduit - S — . IM et l'arc A'M de la parabole (flg.xy sin 2 / . et la tangente en ce point est parallèle à MM'. TM'. le milieu A' de la droite TI est un point de la courbe. lorsqu'on connaît deux tangentes TM. Proposons-nous d'évaluer l'aire S du triangle ATM formé par les droites AT. sinO — \/2//. on déterminera deux nouvelles tangentes avec leurs points de contact. c'est-à-dire lorsque les distances TM et TM' ne sont pas égales. On a ainsi S = -xy 2p x sin = . On mène la corde MM'. 213. L'aire S est égale aux deux tiers du parallélogramme ATMN et. i° Lieu du sommet d'un angle circonscrit à la parabole. CHAPITRE VI. x 2 -f. lorsqu'on ne peut se servir d'un arc de cercle. sin ô . Cette méthode est fréquemment employée pour raccorder deux droites par un arc de parabole.

trouver le lieu du point de concours des médianes ou des hauteurs du triangle formé par la tangente mobile et les côtés de l'angle trouver aussi le lieu . on mène des tangentes à la parabole mobile. . 217 s Lieu des points desquels on peut mener à une parabole deux normales rectangulaires. io° Trouver le lieu du centre d'un triangle équilatéral formé par trois tangentes ou par trois normales à une parabole. trouver le lieu des points de contact. on mène une tangente quelconque à cette courbe. DE LA PARABOLE. 5° Lieu du point tel que la somme des carrés des normales menées de ce point à une parabole donnée soit constante. 8° Mêma problème. du sommet de la parabole fixe. on mène des tangentes à cette ellipse . du centre du cercle circonscrit au même triangle. on mène des tangentes a cette courbe. y" . ii° L'aire d'un triangle qui a pour sommets les points de contact de trois tangentes à une parabole est le double de l'aire du triangle formé par ces tangentes et a pour expression zfc ~ — [y' y") [y"'— y'") {y'"— y'). on mène des nor- elle males trouver le lieu du point de concours de ces normales. trouver du point de concours des deux droites. par les points où coupe la parabole. y'" les perpendiculaires abaissées des sommets du triangle sur l'axe. 4° Une parabole se meut parallèlement à elle-même. i2° On mène une tangente quelconque à une hyperbole. de l'angle rencontrent la courbe. 7° Étant donnée une ellipse. de manière que son sommet décrive la parabole dans sa position initiale. quand on remplace les droites rectangulaires par des droites parallèles à deux diamètres conjugués d'une autre el- lipse donnée. Trouver le lieu des points de rencontre de ces tangentes. 6° Étant donnée une courbe du second degré inscrite dans un angle. 3° Une sécant*? tourne autour d'un point fixe pris sur l'axe d'une parabole. . le lieu i3° Mener à une parabole une normale telle que l'aire compris® entre cette normale et la courbe ait une valeur minimum.. par un point fixe on mène deux droites rectangulaires quelconques. et au point où ces droites rencontrent l'el- lipse. 9° Un angle de grandeur constante tourne autour de son sommet placé sur une courbe du second degré donnée au point où les côtés . en désignant par y'. on joint les point? où elle coupe les asymptotes respectivement à deux points fixes . trouver le lieu des points de rencontre de ces tangentes.

ou une hyperbole. une parabole. appelons « et p les coordonnées du point F. M du plan au point F et à la droite DE sont données par les formules ± (mx ny -f. étant donnée une courbe du second degrd nous nous proposerons de chercher s'il existe dans le plan de la courbe un point fixe F et une droite fixe DE. n2 MF si Ton désigne par k le rapport constant ^. le lieu aura pour équation k (mx -\-ny-\-h) v/(*"«) 2 + 0/-P) = ± m 2 n 2 2 y -f- 2 k (mx -h ny -f. Si l'on trouve un point . CHAPITRE VII. ou supérieur à l'unité. 21 S. et soit mx-{-ny-{-h=o l'équation de la droite DE . Réciproquement.h) MF = \/^-a) -f- 2 + (2/-p) 2 MP: ^ ym 2 -f. trouver le lieu du point dont les distances au point et à la droitedonnés sont entre elles dans un rapport constant. La quantité AC —B 2 qui sert à distinguer l'espèce de la courbe. CHAPITRE ^n Foyers et directrices. égal. h) 2 ou (*-«)» + (y -P)' m 2 -\-n 2 Ce lieu est une courbe du second degré.218 LIVRE III. suivant que le rapport k est inférieur. étant égale à 1 —k 2 . 120. 120). tels que le rapport des distances de chacun des points de la courbe au point F et à la droite DE soit constant. la courbe est une ellipse. Proposons-nous d'abord la question suivante Étant : donnés un point F et une droite DE (flg. les distances d'un point quelconque Fig. Traçons dans le plan des axes rectan- gulaires quelconques.

on aura ym +w —2 2 a 'Mft cos ô MF = =b . ny -f. Inversement. en désignant par mx -f. supposons que l'on ait FM — ± {mx -\-ny-\~ h).„ . le point s'appellera foyer de la courbe. En effet. la distance MP d'un point M de la courbe dont les coordonnées sont x et y à la directrice DE ayant pour expression ± (mx 4. Les axes des coordonnées étant quelconques et faisant entre eux un angle ô. Ja distance du point M à cette droite est donnée par la formule . Considérons ia droite DE qui a pour équation mx -\-ny-\-h = o. FOYERS ET DIRECTRICES. 219 et une droite jouissant de cette propriété. h une fonction entière et du pre- mier degré des coordonnées x et y du point M.ny 4- — h) sin = ô . tels que le rapport -rt-p soit égal à une quantité constante k. si un point F jouit de cette propriété que sa distance à un point quelconque M de la courbe s'exprime par une fonction entière et du premier degré des coordonnées x du point M. ce point F est foyer. supposons qu'on ait trouvé un point F ayant pour coordonnées a et p et une droite DE ayant pour équa- MF tion mx + ny + h = o. c'est-à-dire qu'il et y existe une droite DE telle que le rapport des distances de chacun des points de la courbe au point F et ta la droite DE soit constant. kimx+ nyA-fysmb y m + w — 2 mn cos 2 2 ' 6 Ainsi la distance d'un point quelconque M de la courbe au foyer F s'exprime par une fonction entière et du premier degré des coordonnées x et y du point M. et la droite directrice..

le rapport des distances de chacun des points de la courbe au point fixe F et à la droite fixe DE est constant.220 LIVRE III. Mp = ± (mx + ny + sin A) % y/m + 2 — amw cos ?i 2 MF _ y/m + — ^ cos 2 ft 2 2?? on a donc 1 MP" sïnô ~~" Ainsi. Car. Taxe des x étant quelconque. On voit par là que la recherche du foyer et de la directrice ilans les courbes du second degré revient à la détermination d'un point F. On peut donc substituer à la première définition du foyer la définition suivante. le point F est donc un foyer de la courbe. et la droite DE la. directrice correspondante. on a k sin ô -. ym 2 + n% — 2mn cos ô - 21G. Supposons les axes rectangulaires. Si l'on prend l'axe des y parallèle à la directrice. et soit i) Ax* + 2Bxy + Gif -f aD# + 2Ey + F = o . En désignant par k la valeur du rapport constant. le coefficient n sera nul et la distance du foyer à un point quelconque M de la courbe s'exprimera par une fonction entière et du premier degré ± (mx -f. Le foyer est un point tel que sa distance à un point quelconque de la courbe puisse s'exprimer par une fonction entière et du premier degré des coordonnées variables du point de la courbe. Il est évident. tel que sa distance à un point quelconque M de la courbe s'exprime par une fonction entière et du premier degré des coordonnées a? et y du point M. On obtient l'équation de la directrice en égalant cette fonction à zéro. une fonction entière et du premier degré conserve ce caractère quand on change les axes. que cette définition algébrique est indépendante de la posi- tion des axes des coordonnées dans le plan. CHAPITRE VII.h) de l'abscisse x du point M. d'ailleurs. l'équation de la directrice devant se réduire à la forme mx-\-h = o.

c'est-à-dire que les coefficients des termes correspondants doivent être proportionnels . Appelons a et p les coordonnées du foyer cherché. les coefficients des termes du premier degré . sont identiques. pour déterminer les cinq inconnues a. 217. (|/ — p) 2 — (m.^2/ +^ = 2 °- Les équations (1) et (2). ce (2) «qui exige que l'on soit'w = soit m = ait. a) 2 + — (y |3) 2 = zh (mx + ny + A). Supposons o. m ^ FOYERS ET DIRECTRICES. Cette équation ne contenant pas de termes en xy. les cinq équations 1— 2 ___— mn_ — n _ — (q-f-mft) __ — (p+nft) _ a'+P'— 1 2 s J ~~ ~~ A ~"~B~~" G D "" Ë F Afin de faciliter le calcul. Soit (4) â^¥. o. Nous indiquons plus loin (284) une autre méthode pour la recherche des foyers. représentant toutes les deux la même courbe. (3. h. les coordonnées de chacun des points de la courbe devront vérifier l'équation \/{x . nous considérons séparément les trois courbes du second degré. on aura donc. 221 réquation d'une courbe du second degré donnée. il faut que le coefficient— imn de ce terme dans l'équation soit nul.x=0 réquation d'une ellipse donnée rapportée à ses axes. rapportées aux systèmes d'axes rectangulaires qui ont servi à simplifier leurs équa- tions. (i) ou (x — a) 2 -(.r -f. FOYERS ET DIRECTRICES DE L ELLIPSE. n. m. utile surtout pour trouver des lieux géométriques de foyers. d'abord n = o.

avec un rayon égal à a. on décrira un cercle. pour abréger. on pose a 2 — = b' 2 c*. les points F et F' où ce cercle coupe le grand axe. h = zp. a ou x = ±-~. on aura <x + m/£ = o = } p o. n h dans l'équation 9 (a). CHAPITRE VIL devant être aussi nuls.-{-mh = o. cette équation se 2 c d réduit h-xzpa—o. comme on peut toujours supposer m positif. sans quoi on changerait les signes des coefficients m. 121). $2 £2 On en déduit m 2 = ci i — . au foyer F' la directrice D'E' qui a pour équation x . On obtient ainsi deux foyers F et F 7 (fig. Ces directrices sont perpendiculaires . de l'extrémité B du d x petit axe comme centre. au foyer F correspond la directrice DE qui a a2 pour équation œ= . m = -. et les équations (3) se réduiront à a2 (i — m*)=b*=h*— a 2 . sont les foyers. Pour les déter- miner. = 222 LIVRE III. situés sur le grand axe et à égale dis- tance de part et d'autre du centre. les signes inférieurs au foyer F'. Si. dans l'équation a 2 —m =h —a (i 2 ) 2 2 .a. on a ol = ±c. Si. on trouve a 2 =a —# 2 2 . on prendra m= . On sait que Ton a l'équation de la directrice en égalant à zéro le polynôme mx-\-nij-\-h. on remplace A par sa va- leur tirée de l'équation u. c On obtient ainsi deux directrices . d'où a = ± \/« 2 — *S h^zpa. Q ti les signes supérieurs se rapportent au foyer F.

= p-|~nA = o. Pour obtenir ces nouvelles solutions. et les équations (3) se réduisent à a* = b* (i — n = h* — 2 ) p 2 On en déduit -a' n = -v/6" . Nous avons vu aussi que le rapport constant des distances de chacun des points de la courbe au foyer et à la directrice correspondante est égal à s/m* +^ 2 > en coordonnées rectan- gulaires. Supposons maintenant m o. est ce qu'on appelle l'excentricité e de l'ellipse. — FOYERS ET DIRECTRICES 223 au grand axe et à égale distance du centre la détermination . . du point D dépend d'une troisième proportionnelle. ces deux solutions sont imaginaires. m et n> a et 6. mais il n'y a que deux de ces systèmes qui donnent des foyers et des directrices réels. Ainsi on peut attribuer aux constantes quatre systèmes de valeurs qui rendent identiques les équations (2) et (4). p = ±v/ô — a* a y h =+ b. Le rapport. le point où cette tangente rencontre le grand axe est le point D. 218. Gomme nous avons supposé a plus grand que b. et. au point N où la perpendicu- laire coupe le cercle. il suffit de permuter dans les premières les lettres a et b. on la construit de la manière suivante sur le grand axe comme : diamètre décrivons un cercle. par le foyer F élevons une perpendiculaire à cet axe. on a donc k = m = -. on aura a o.. les coefficients des = termes du premier degré devant être nuls. menons une tangente au cercle.

La distance d'un foyer à un point quelconque M de la courbe a pour expression ± (mx + ny + h). La somme des distances d'un point inté- rieur à F ellipse aux deux foyers est plus petite que le grand axe. MF / =a-\-ex i d'où l'on déduit MF + MF = ia. c'est-à-dire ± f l a — — clIT ^ il on choisira le signe de manière à avoir une quantité positive. 220. Le point M appartenant à l'ellipse. et l'on aura MF = « — ex . le second terme est plus petit que a en valeur absolue. 111) situé à l'intérieur de l'ellipse. mais la ligne droite NF est plus petite que la ligne brisée NM + MF. La somme des distances de chacun des points de l 'ellipse aux deux foyers est constante. on voit que le chemin FN+ NF est plus petit que FM . Considérons d'abord un point N (fig. Joignons ce point aux deux foyers et prolongeons la droite FN jusqu'à sa rencontre avec l'ellipse en M. la quan- tité placée entre parenthèses est positive pour tous les points de l'ellipse : il faudra donc affecter la parenthèse du signe +. et. la somme des distances d'un point extérieur est plus grand que le grind axe. Corollaire. par conséquent. CHAPITRE VIL 219. Les abscisses a et x du foyer et d'un point de l'ellipse étant moindres que a en valeur absolue. en ajoutant de part et d'autre la même longueur FN. la somme des deux rayons vecteurs TÏ^TÎii.224 LIVRE III. MF -f MF' est égale au grand axe A A/ . Théorème I.

ou d'un mouvement continu. m. L'ellipse est le lieu des points également distants d'un foyer F et du cercle décrit de Vautre foyer F' comme centre avec un rayon égal au grand axe. on obtient une longueur F'H constante et égale au grand axe . Si l'on joint les foyers à un point quelconque M de l'ellipse (fig. ANALYT. On a donné à ce cercle le nom de cercle directeur. le lieu du point H est donc la circonfé- rence décrite du foyer F' comme centre avec le grand axe pour rayon. Il résulte de là que l'on peut considérer l'ellipse comme le lieu des points dont la somme des distances aux deux foyers est égale à 2a. on voit que le chemin F'P + PF est plus grand que F'M + MF. c'est-à-dire plus grand que AA'. c'est-à-dire plus petit que AA'. et c'est sur cette propriété que repose la con- struction de l'ellipse par points. ce point est intérieur à l'ellipse. 15 . Corollaire II. 225 + MF. FOYERS ET DIRECTRICES. Si la somme est plus grande que le grand axe. dont nous avons parlé au commencement (n° 11). la droite PF' ren- contre l'ellipse en un point M. 221. 123) et si l'on prolonge le rayon vecteur F'M d'une lon- gueur MH égale à MF. Si la somme des distances d'un point du plan aux deux foyers est plus petite que le grand axe. portion MH du rayon étant le plus court chemin du point M à cette circonférence. La t-ig. le point est exté- rieur. Il est clair que les réciproques sont vraies. le point M de l'ellipse est également distant du foyer F et de la circonférence. La ligne brisée MP + PF est plus grande que la ligne droite MF. Considérons mainte- nant un point P situé hors de l'ellipse. en ajoutant de part et d'autre la même longueur F'M. C'est ainsi qu'on définit l'ellipse en Géométrie élémentaire. GÉOM.

CHAPITRE VIL 222. ou la diminution qu'éprouve le rayon vecteur F'M quand on passe du point au point M'. qui vont du point de contact aux deux foyers. mais invariable. 124. GK parallèle à MD . Puisque la somme des deux rayons vecteurs FM F'M reste constante.M_M M C_M . ou l'accroissement qu'éprouve le rayon vecteur FM quand on passe du point M au point voisin M'. tandis que l'autre rayon vecteur F'M éprouve une diminution M'D. et. J on décrit un arc de cercle qui ^ Fig. Théorème II. le rayon vec- teur FM éprouve un accroissement M'C. La tangente à V ellipse fait des angles igaux avec les rayons vecteurs. avec F'M pour rayon. on s les rapports égaux . M Ainsi. quand on passe du point M au point M'. Par les deux points M et M' menons la sécante MS dans . De même. et par le point G menons GH parai lèle à MC. avec FM pour rayon. coupera en D le rayon vecteur F'M prolongé. du foyer F comme centre. la longueur M'D représentera la différence des deux rayons vecteurs F'M et F'M'. Sur la sécante MS portons une longueur MG.226 LIVRE III. il en ré~ suite que les deux longueurs M'H et M'K sont aussi égales. décrivons un arc de cercle qui coupera en C le rayon vecteur FM' : la lon- gueur M'C représente la différence des deux rayons vecteurs FM et FM'.D. traçons les cordes MC et MD. ar* bitraire. Prenons deux points voisins M et M' (fig. par conséquent. la sécante MS tend vers une position . si du foyer F' comme centre. 124) sur l'ellipse. les deux longueurs M'C et M'D sont égales. à cause des parallèles. + l'augmentation de l'un est égale à la diminution de l'autre. Supposons maintenant que le point M' se rapproche indéfi- niment du point M . / / / M'H M'G M'K" puisque les deux longueurs M'C et M'D sont égales. lesdeux cercles considérés précédemment.

F'Mr. 125. tendent vers les tangentes aux cer- cles décrits des points F et F' comme centres avec FM et F'M pour rayons. L'angle F'MT' étant égal à son opposé par le sommet GMK. F'MT'. par conséquent. se réfléchissent sur l'ellipse en faisant un . deviennent perpendiculaires aux rayons FM et F'M leurs parallèles . ainsi la normale à Fig. 223. M'GK (fig. Menons au point M (fig. les rayons lumineux. F'MN sont égaux comme complémentaires des angles égaux FMT. GMK. sont égaux. V ellipse au point M est bissectrice de V angle FMF' des rayons vecteurs qui vont de ce point aux deux foyers. En même temps. avec les deux rayons vec- teurs qui vont au point de contact. 224. x 2 5). Les limites des deux triangles M'GH. FOYERS ET DIRECTRICES. 126) une per- pendiculaire MN à la tangente TT'. et. prolongées. comme limites de longueurs égales. 124) sont deux triangles rectangles MGH. on voit que la tangente TT fait. 227 limite MT (fig. les cordes MC et MD. qui est la tangente à l'ellipse. ayant l'hypoténuse MG commune et les côtés MH et MK égaux entre eux. nous aurons la normale àl'ellipse. Corollaire I. Il en résulte que la tan- gente MT à l'ellipse divise en deux Fig. les anglesH et K deviennent droits. par- tant du point F. 127) d'une ellipse. Corollaire IL Supposons qu'une lumière soit placée au foyer F (fig. par conséquent. MGK (fig. d'où l'on conclut l'égalité des deux angles GMH. ces deux triangles. parties égales l'angle FMK formé par l'un des rayons vecteurs MF et le prolongement de l'autre F'M. des angles égaux FMT. et. is5). et prennent GH GK aussi des directions perpendiculaires à ces mêmes rayons. 126. les points C et D se rapprochant du point M. Les deux angles FMN.

Ainsi les rayons réfléchis viennent tous con- Fig. Donc la courbe est une ellipse. . Corollaire IV. . l'équation de la courbe en coordonnées bi-po- laires (n° 4)> et désignons par u et v les deux rayons vecteurs MF. Réciproquement. et le rapport — tend vers une limite égale à — 1. 127. GMK (fig. Si Ton considère v comme une fonction de w. courir au second foyer F'. la tangente divisant en deux parties égales l'angle FMH est perpendiculaire sur le milieu I de la droite . l'ellipse devant faire avec MT' un angle égal à FMT. Le lieu des projections des foyers sur les tangentes à l'ellipse est le cercle décrit sur le grand axe comme diamètre. menons la tangente TT à en ce point. le rayon réfléchi. on a v = — u + C par suite. fonction primitive. et. u + v = C. 124). les deux rayons vecteurs u et v éprouvent des variations Aw = -fM'C \v=z — WV. 226. on a MH=MK.„ Av _ M'D_ M'K etl0na to-~WG-~ÏÏK' Quand le point M' se rapproche indéfiniment du point M. Cher- chons. MF' (fig. comme nous l'avons dit. Corollaire III. Nous supposons d'ailleurs lesdeux angles GMH. . GMK sont donc égaux.228 LIVRE III. Soit FM l'un de ces rayons. la droite MM' devient tangente et les deux angles H et K. Quand on passe d'un point M de la courbe au point voisin M 7 . où ils for- ment une image très-brillante de la flamme placée au premier foyer F. Prolongeons rayon vecteur F'M d'une longueur le MH égale à MF. deviennent droits. les deux triangles rectangles GMH. CHAPITRE VIL angle de réflexion égal à l'angle d'incidence. l'ellipse est la seule courbe qui jouisse de la propriété que les rayons vecteurs qui vont du point de contact à deux points fixes F et F' fassent des angles égaux avec les deux parties de la tangente. 22o. C'est de là que vient la dénomination de foyer. en effet. sera dirigé suivant MF'. ia5) égaux entre eux. on voit que la dérivée de cette fonction est égale à — en remontant à la 1 .

Cette droite. la tangente à l'ellipse. coïncide avec Fig. Nous avons déjà résolu ce problème. mais cette dernière est plus grande que la ligne droite F'H. la distance 01 est constante et égale à OA. la ligne brisée F'P 4.PF est égale à la ligne brisée F'P + PH. La tangente étant perpendiculaire sur le milieu de FH. étant bissectrice de l'angle FMH formé par l'un des rayons vecteurs et le prolongement de l'autre. 220 FH (fig. 129. excepté le point de contact M. Remarque. Il est bon d'observer que tous les points de la tangente. perpendiculaire abaissée du sommet sur la base FH. ainsi que les suivants. 128. la droiteMT. la distance PF est égale à PH. qui divise en deux parties égales les côtés FF'. 227. sont situés hors de l'ellipse. dans le triangle isocèle FMH. Nous traiterons les mêmes questions par une autre méthode qui pourra être appliquée à l'hyperbole et à la parabole. nous aurons la tangente demandée. et. la longueur F'H étant égale au grand axe AA'. v/H FH du triangle F'FH. 128) . par conséquent. en considérant l'ellipse comme la production d'un cercle. Mener une tangente à Vellipse en un point M donné sur Vellipse. Car. joignons ce point au centre de l'ellipse. divise l'angle au sommet en deux parties égales. Soit P un point quelconque de la tangente : joignons ce point aux deux foyers et au point H. qui est égale au grand axe de l'ellipse. est parallèle au troisième côté F'H. et par le point M me- nons une droite TT perpendiculaire à FH. et en est la moitié. 129) d'une longueur MH égale à l'autre rayon vecteur MF . 228. FOYERS ET DIRECTRICES. Problème I. Donc le lieu du point I est la circonférence de cer- cle décrite du point comme centre. avec OA pour rayon. puisqu'on a prolongé le rayon vecteur F'M d'une . La droite 01. Fig. Prolongeons le rayon vecteur F'M (fig.

Du point P comme contre.230 LIVRE III. La ligne brisée F'M + MF est le plus court chemin al- lant du point F' au point F en passant par un point de la tan- gente. Problème II. i3o)une tan- gente passant par le point P. et soit PM (fig. avec un rayon égal au grand F' axe. D'autre part. On dit qu'une ligne brisée est convexe. on sait que la tangente PM _JT. dé- crivons un second cercle. au grand axe AA'. décrivons un cercle. Il résulte de ce qui précède que l'ellipse est une courbe fermée convexe. Supposons le problème résolu. La somme des distances du point P aux deux foyers étant plus grande que le grand axe . 130. la distance PH étant égale à PF. et du point P menons une perpendiculaire à la droite FH. lorsqu'elle est située tout entière d'un même côté par rapport à chacun de ses côtés indéfiniment prolongés. qui coupera le premier au point H. nous aurons la tangente demandée. Puisque la droite F'H est égale Fig. est perpendiculaire sur le milieu s ^\ N \' de la droite FH . le point H est sur la circonférence décrite du point P comme centre avec PF pour rayon . le point H est donc à l'intersection de ces deux circonférences. le point H est situé sur la circonférence dé- crite du foyer F' comme centre avec AA' pour rayon. Mener une tangente à V ellipse par un point extérieur P. De même. CHAPITRE VIL longueur MH égale à MF. avec un rayon égal à la distance PF de ce point à l'autre foyer. Joignons FH. Le point de . Si l'on prolonge le rayon vecteur 31' F'M d'une longueur MH égale à "K FM. On déduit de là la construction suivante : du foyer comme centre. ce point est situé hors de l'ellipse. 229. on dit qu'une courbe est convexe lorsqu'elle est située tout entière d'un même côté par rapport à chacune de ses tangentes indéfiniment prolon- gées. la question re- F f\ i vient donc à déterminer le point l ^-^ j H.

en menant de même du point P une per- pendiculaire à FH'. déterminer les points ou elle est coupée par une droite donnée MM'. Le point de contact sera déterminé par l'intersection de la tangente avec la droite F'H. 231 contact M sera déterminé par l'intersection de la tangente avec la droite F'H. dont on déterminera lo point de contact M' par la droite F'H'. 131. on ob- tiendra une seconde tangente ST. pendiculaire ST. avec au grand axe. 230. 231. Si l'on prolonge F'M d'une longueur MH égale à MF. Soit M l'un des points où la droite donnée coupe l'ellipse (fig. dont on déterminera le point de contact M' à l'aide de la droite F'H'. La droite FH prolongée rencontre la circonférence en un second point H'. i5a). On en déduit la con- struction du foyer F suivante : comme un rayon égal centre. i3i). Il suffit que l'on connaisse les foyers et le grand axe. sur le milieu de FH. nous aurons la tan- gente demandée. Une ellipse étant définie par ses foyers ei son grand axe. et soitST une tangente pa- rallèle à KL (fig. Supposons le problème résolu. Il remarquer que ces constructions peuvent être effec- est à tuées sans que l'ellipse soit tracée. Problème III. joignons ce point aux deux foyers et prolongeons le . en élevant une perpendiculaire sur le milieu de FH'. on aura une seconde tangente PM'. on sait que la tan- gente est perpendiculaire sur le mi- ^ lieu de FH. Mener à V ellipse une tangente parallèle à une droite donnée KL. circonférence en un point H. par l'autre foyer F menons une droiteFH perpendiculaire à la droite donnée KL cette droite coupera la . Problème IV. Les deux cercles se coupent en un se- cond point H'. FOYERS ET DIRECTRICES. élevons une per- Fi<?. décrivons un cercle.

Lorsque le point F est situé t sur le cercle. Pour cela. . cette perpendiculaire d'une longueur égale à elle-même. par les deux points F et F on fait passer un cercle quelconque qui t coupe le cercle directeur en deux points K et K' du point I. on mène une tan- gente IH au cercle directeur . CHAPITRE VII. le point H appartient au cercle directeur décrit du foyer F' commb cen- tre . la droite est tangente à l'ellipse. est situé hors du cercle. symétrique du foyer F par rapport à la droite donnée. si du point M comme cen- \ tre. . donc le cercle qui passe par les trois points F. sera le point cherché. 132. on décrit un cercle. est situé à l'intérieur du cercle directeur. H. Comme on peut mener du point I deux tangentes au cercle directeur. où la droite FH coupe la droite donnée. le point M. rayon vecteur F'M d'une longueur MH égale à MF . Enfin. avec un rayon égal à MF. ce cercle sera tangent en H au cercle di- recteur en abaissant du foyer . F une perpendiculaire sur la droite donnée et prolongeant Fig. On a. Lorsque le point F t . est tan- gent en H au cercle directeur. on aura deux points M et M'. en effet. La question revient donc â trouver le centre M d'un cercle passant par deux points donnés F et F et tangent 4 au cercle directeur. il y a effectivement deux solutions. la droite ne rencontre pas l'ellipse. on obtient un second point F t appartenant à ce même cercle. F*. intersection des deux droites FFj et KK'. =IKXIK' = IFXIF 1 ÏH 1 .232 LIVRE III. quand le point F.

On a ainsi les deux solutions réelles p =o . Les deux autres solutions sont ima- ginaires.deux triangles OAG. les côtés OA et OG respectivement égaux à OF et OH. En effet. et l'angle OHF est droit. 233 FOYERS ET DIRECTRICES DE L HYPERBOLE. Fig 133 La directrice est représentée #= — 2 a par l'équation . 62 il suffit de remplacer 6 2 par — b2 dans les résultats trouvés pour l'ellipse. et le polynôme du second degré est le carré du polynôme du premier degré a . ce point appartient à la directrice. 232. On les obtient en menant par le sommet A une perpendiculaire AG à Taxe transverse jusqu'à l'a- symptote. ! . FOYERS ET DIRECTRICES. sont égaux. OHF. L'hyperbole admet donc deux foyers réels F et F' . Du point comme centre. si du point H on abaisse une perpendiculaire HD sur l'axe transverse 0A. situés sur l'axe transverse et à égale distance du centre (fig. L'équation de l'hyperbole rapportée à ses axes étant 11 1=0. a==±V/ô +7 2 2 =db:c. décrivons un arc de cercle qui coupera l'asymptote au point H. au foyer F 7 la directrice D'E'. i33). qui ont un angle les «commun 0. Au foyer F correspond la directrice DE. et prenant sur l'axe transverse des longueurs OF et OF' égales à OG. avec OA pour rayon.

on la représente aussi par la lettre t. Le rapport constant k = s/m? + n 2 est égal à . on a MF = a — ex . Soit P un point situé entre les deux branches de la courbe . OD = — . Ainsi la droite DH est la directrice. et. Il faudra donc faire précéder la parenthèse du signe — ou du signe -f-. La différence des distances d'un point situé entre les deux branches de Vhyperbole aux deux foyers est plus petite que l'axe transverse. Corollaire I.. 233.234 LIVRE III. CHAPITRE VII. on a OH =OF X OD. Les abscisses a et x du foyer et d'un point de l'hyperbole étant plus grandes que a en va- leur absolue. d'où MF — MF' = aa. Théorème III. la différence est plus grande que l'axe transverse. par suite. Pour la branche de droite. La distance d'un foyer à un point quelconque M de la courbe (OLX a \ j . La différence des distances de chacun des points de l'hyperbole aux deux foyers est constante et égale à l'axe transverse. Pour la branche de gauche. le second terme en valeur absolue est plus grand que a. et que l'on prend sa distance à l'un ou à l'autre foyer. MF' = — a — ex. c'est Y excen- tricité de l'hyperbole . MF' = a + ex. on a MF™ — a-\-ex . suivant que le point M est sur la branche de droite ou sur celle de gauche. lorsque le point est situé dans les deux autres parties du plan. d'où MF — MF — aa. 234.

et. en ajoutant de part et d'autre MF'. par suite. cette dernière différence étant égale à 2a. . On a PF' — PM<MF. il vient PF — PF<MF' — MF. la droite PF rencontre l'hyperbole au point M. NF + MF'<NF + MF. Pour un point M de la première branche (fig. Il résulte de là que l'on peut considérer l'hyperbole comme le lieu des points dont la différence des distances aux deux foyers est égale à ia. Corollaire IL La distance d'un point quelconque de Vhyperbole au foyer F est égale à l'une des normales menées de ce point au cercle décrit de Vautre foyer F' comme centre avec un rayon égal à l'axe transverse. Pour un point M' de la seconde branche. # et. Considérons main- tenant un point N situé à droite de la première branche d'hyperbole. la première est plus Fig< 134< petite que 2a. C'est sur cette propriété que repose la mouvement continu que nous construction par points ou d'un avons donnée au commencement (n° 14). si Ton retranche MF de part et d'autre. la droite NF' rencontre cette branche en M. on a NF<NM + MF. 235. La seconde différence étant égale à 2a. FOYERS ET DIRECTRICES. d'où NF' — NF>MF' — MF. et. MF = MF' — F'N = MN. la première est plus grande que ia. par suite. on a M'F — M'F=aa = F N' . on a MF — MF = aa = F'N. M'F=M'F-f F'N=M'N'. i34) . i35). 235 (fig.

décrivons un arc de cercle qui cou- pera en Die rayon vecteur F'M'. égaux entre eux . La tangente à V hyperbole est bissectrice de V angle des rayons vecteurs qui vont du point de contact aux deux foyers. les deux rayons vecteurs FM. M'GK. F'M éprou- Fi g . avec un rayon égal à F'M. Lorsque le point M' se rapproche indéfiniment du point M. avec un rayon égal FM. ces deux ac- croissements sont égaux entre eux. Les deux triangles M'GH. GK prennent aussi des directions perpendicu- laires à ces mêmes rayons. on a MTJ_M'M_M'D. Sur la sécante MM' prenons une longueur arbitraire MG. et les angles H et K deviennent droits. il en résulte que les . décrivons ^ un arc de cercle qui coupera en C le rayon vecteur FM'. en même temps . première branche d'hy- et la perbole est le lieu des points également distants du foyer F et du cercle directeur. i36). M'H~~M'G~~M'K' puisque les deux longueurs M'C et M'D sont égales. du foyer F' comme centre. les cordes MC et MD deviennent tangentes aux cercles décrits des foyers comme centres et. Théorème IV. deviennent donc rectan- gles et. Prenons deux points voisins M et M' sur l'hyperbole (fig.236 LIVRE III. 136. il en résulte que les deux longueurs M'H et M'K sont aussi égales. qui ont un coté M'G commun et un côté M'H égal à M'K. A cause des parallèles. la portion MN de la normale mesure la distance du point M au cercle. la sécante MM' tend vers une position limite qui est la tangente à l'hy- perbole au point M . par conséquent. vent des accroissements égaax à M'C et à M'D puisque . quand on passe du point M au point M'. 236. la différence est constante. CHAPITRE VII Dans le premier cas. et par le point G menons GH parallèle à la corde MC et GK parallèle à la corde MD. Du foyer F comme centre. leurs parallèles GH. par conséquent. perpendiculaires àFMetF'M.

on a v = u-\-G. Corollaire L L'hyperbole est la seule courbe qui jouisse de cette propriété car en appelant u et v les rayons . 237 angles GM'H. quand le point M' se rapproche indéfiniment du point M. Corollaire II. FOYERS ET DIRECTRICES. d'où v — w = G. 238. GM'K deviennent égaux. On dit que deux courbes du second degré sont homofocales. . MN aux deux courbes sont per- pendiculaires entre elles. d'autre part tangente à l'hyper- bole donc les tangentes MT. M'D_M'K Aw~~M'C~M'H* Si l'on suppose que les angles GM'H. on a At. ainsi la tangente à l'hyperbole au point M est bissectrice de l'angle FMF\ 237. d une part normale à l'ellipse. .. F' (fig. GM'K deviennent aussi égaux. Une ellipse et une hyperbole homofo- cales se coupent à angle droit. lors- que leurs foyers coïncident. lim — Au = i En remontant à la fonction primitive. Mener une tangente à Vhyperhole par un point M donné sur l'hyperbole. 137. il en résulte Av . bissectrice MN de l'angle FMF est. Soit Mie point d'intersection d'une ellipse et d'une hyperbole qui ont mêmes foyers F. on ap- pelle angle de deux courbes l'angle de leurs tangentes au point d'inter- section. la Fig . GM'K deviennent égaux. les deux triangles GM'H. nous aurons la tangente demandée (fig. et par le point menons une droite M MF perpendiculaire à FH. 239. MF et MF'. ainsi que les côtés MU et M'K. Problème V. i38). Sur rayon vecteur MF' prenons une longueur le égale à MH l'autre rayon vecteur MF. Aw et \v leurs variations. 137).

le point I est la projection du foyer F sur la tangente. et on déterminera le point de contact M par le rayon vec- teur F'H. La tangente étant perpendiculaire sur le milieu I de FH. est constante . Soit P point quelcon- que de cette tangente.238 LIVRE III. Remarque. SI 40. 139. Soit PM une tangente passant par le point P (fig. La droite 01. deux branches de l'hyperbole. donc le point P est situé entre les Fi g . il en résulte que le lieu des projections des foye?*s sur les tan- gentes est le cercle décrit sur l'axe transverse comme diamètre. et Fig. On obtiendra la tangente en menant du point P une perpendiculaire à FH. et. 138. on a PF— PH<FH. La question revient à déterminer le point H . avec un rayon égal à 2a. en nié- . Mener une tangente à V hyperbole par un point donné P situé entre les deux branches de l'hyperbole. du cercle décrit du point P comme centre avec un rayon égal à PF. on sait que la tangente PM est per- pendiculaire sur le milieu de FH. si du rayon vecteur MF' on re- tranche MH=MF. étant située d'un même côté de cha- cune de ses tangentes. ce point se trouve à l'inter- section du cercle décrit du foyer F' comme centre. 139). Les deux cercles se coupent en un second point H'. Problème VI. PF—PF<2a. Il est bon d'observer que la tangente est tout en- tière située entre Jes deux branches de l'hyperbole. est une courbe convexe. Une branche de l'hyperbole. par suite. CHAPITRE VII. qui est parallèle à F'H et égale à la moitié de F'H.

m

FOYERS ET DIRECTRICES. 239

nant du point P
une perpendiculaire à FIT, on aura une se-
conde tangente PM dont on déterminera le point de contact
;
,

à Faide de la droite F'H'.
Lorsque le point P est situé sur Tune des asymptotes,
Tune des tangentes menées par le point P coïncide avec cette
asymptote, et le point de contact s'éloigne à l'infini.

241. Problème VII. Mener à Vhyperbole une tangente paral-
lèle à une droite donnée OL.
Du foyer F comme
/
centre, avec un rayon égal à ia, on
^V — --^ L
/ // décrira le cercle directeur; du
A;-^\ / \/ // foyer F, on mènera une droite

/ \ \ r--. J\h Vm perpendiculaire à OL (fig. 140);
1 .
\^^u^h^— , cette droite coupera le cercle en
\ m \ I j ! deux points H et H' : par les mi-
/ // I \ lieux des droites FH et FH', on
v%
-y~
-"''
\ mènera des parallèles à OL; ces
Fig. i4o. parallèles seront les tangentes de-
mandées. Les droites F'H,, F'H' détermineront les points de
contact M et M'.
Pour que le problème soit possible, il faut que la droite don-
née OL, que Ton peut supposer menée par le centre, ne ren-
contre pas l'hyperbole; alors la perpendiculaire FH menée
7

par le foyer F coupera le cercle directeur en deux points.
242. Problème VIII. Trouver les points de rencontre d'une
droite et d'une hyperbole définie par ses foyers et son axe transverse.
La construction est exactement la même que pour l'el-

lipse.

FOYER DE LA PARABOLE.

243. L'équation de la parabole, rapportée à son axe et à la

tangente au sommet, est
y* — %px = o.

Cette équation ne contenant pas de terme en xy ni de terme
en x 2 , on doit avoir, d'après les relations générales du
n° 216, mn = o f
1 — 2
— o; d'où n = m= o, 1. Le coefficient
du terme en y et le terme constant devant être aussi nuls,

240 LIVRE III, CHAPITRE VIL
on ap = o,a 2
-ft 2 = D'ailleurs les équations du n° 216
o. (3)

se réduisent à 1 — ——; on en déduit a -\-h=p. L'équation
a2 —h h) (a — h) = o devient — ft)= c'est-à-
2
== o ou (a -f- j9 (a o,

dire a — h — o; il en résulte a = A = -2 .

On n'a ici qu'une solution. Ainsi la parabole admet un seul
foyer F une distance
situé sur son axe à
du sommet A égale à la moitié du para-
mètre (fi g. 141). Le polynôme du second
degré étant le carré du polynôme du premier

degré a? + P- * la distance FM est égale à

P
#-j- • Au foyer correspond une directrice

DE, représentée par l'équation x — — 2-;
cette directrice est perpendiculaire à Taxe et à une distance
AD du sommet égale à AF.
Le rapport constant k = ^m*-\-n* se réduit ici à l'unité;
ainsi chacun des points de la parabole est également distant
du foyer et de la directrice.
244. Théorème V. Tout point intérieur à la parabole est plus
rapproché du foyer que de la directrice ; tout point extérieur est,

au contraire, plus rapproché de la directrice que du foyer.
Considérons d'abord un point N situé à l'intérieur de la para-
bole; joignons-le au foyer et abaissons de ce point une perpen-
diculaire NE sur la directrice. Cette perpendiculaire rencontre
la courbe en un point M que nous joignons au foyer. Le point
M appartenant à la parabole, les distances MF et ME sont
égales. Mais la ligne droite NF est plus courte que la ligne

brisée NM + MF; si Ton remplace MF par son égale ME, on
voit que la distance NF est plus petite que NE. Ainsi le

point intérieur N est plus près du foyer que de la directrice.

Considérons maintenant un point extérieur P situé entre la

courbe et la directrice. Joignons-le au foyer et abaissons sur

FOYERS ET DIRECTRICES. m
la directrice une perpendiculaire PE que nous prolongerons
jusqu'à sa rencontre en M avec la courbe. Le point M appar-
tenant à la parabole, les distances MF et ME sont égales ; la
ligne droite MF, ou son égale ME, est plus courte que la ligne

brisée MP+PF Ton retranche MP de part et d'autre, on
; si

voit que PE est plus courte que PF. Ainsi le point extérieur P
est plus près de la directrice que du foyer. Lorsque le point P
est situé à gauche de la directrice, il est évidemment plus
près de la directrice que du foyer.
Il résulte de laque la parabole peut être considérée comme
le lieu des points également distants du foyer et de la direc-
trice. C'est ainsi qu'on définit ïa parabole en Géométrie élé-
mentaire, et c'est sur cette propriété que repose la construction
de la parabole par points ou d'un mouvement continu, dont
nous avons parlé au commencement (n° 16).

245. Théorème VI. La tangente à la parabole fait des angles
égaux avec la parallèle à l'axe et le rayon vecteur menés par le

point de contact.
Prenons sur la parabole deux points voisins et M' (%. 142), M
que nous joindrons au foyer et desquels nous abaisserons des
ME, M'E' sur la directrice. Du foyer F comme
perpendiculaires
centre, avec FM pour rayon, décrivons un

\~Pf^ arc de cercle MC, et par le point M menons
~Z/f^/
Q
une parallèle MC à la directrice. La lon-
y 1/ gueur M'C est la différence des deux rayons
h-^p vecteurs FM 7

, FM; c'est l'accroissement
V qu'éprouve le rayon vecteur FM quand on
>v passe du point M au point M'. De même, la

\s. longueur M'C est la différence des deux per-
pendiculaires M'E', ME; c'est l'accroisse-
Fio- 142

ment qu'éprouve la perpendiculaire ME quand on passe du
point au point M'. Comme le rayon vecteur MF reste con-
M
stamment égal à la perpendiculaire ME, il en résulte ajie les
deux accroissements M'C et M'C sont égaux entre eux.
Menons la sécante MS par les deux points M et M' et traçons
la corde MC dans le cercle décrit du foyer comme centre. Sur
GBOM. ANALYT. 16

242 LIVRE III, CHAPITRE VII.

la sécante portons une longueur arbitraire MG, et par le point
G menons GH parallèle à MC et GK parallèle à MC. A cause
des parallèles, on a les rapports égaux r—- — WM
^-^- =
:
M'C :

M'H MG r
M'G~~~M'K>
puisque les deux longueurs M'C et M'C' sont égales, les deux
longueurs M'H et M'K, qui leur sont proportionnelles, sont
aussi égales.
Supposons maintenant que le point M' se rapproche indéfi-
niment du point M
la sécante MS tend vers une position limite
;

MT qui est la tangente à la parabole; la corde MC prolongée
tend de même vers la tangente au cercle, et, par conséquent,
devient perpendiculaire au rayon FM; la parallèle GH prend
aussi une direction perpendiculaire à FM. On voit par là que
les deux triangles M'GH, M'GK ont pour limites deux trian-
gles rectangles MGH, MGK(fig. i43); ces deux triangles rec-
tangles, ayant l'hypoténuse MG com-
mune, et les côtés MH et MK égaux entre
eux comme limites de longueurs égales,
sont égaux; d'où l'on conclut l'égalité des
deux angles GMH, GMK. Ainsi la tan-
gente MT à la parabole est bissectrice de
l'angle FME, formé par le rayon MF et la
perpendiculaire ME abaissée du point de
contact sur la directrice. Si l'on prolonge
Fig.
EM suivant ML, les deux angles GMK,
T'ML étant égaux comme opposés par le sommet, les deux
angles TMF, T'ML, formés par la tangente avec le rayon vec-
teur et la parallèle ML à l'axe, sont égaux.

240. Corollaire I. Supposons qu'une lu-
mière au foyer F .(flg. 144) de la-
soit placée
parabole; les rayons lumineux, partant du
foyer F, se réfléchissent sur la parabole en fai-
sant un angle de réflexion égal à l'angle d'in-
cidence. Soit FM
l'un de ces rayons; menons

latangente TT' à la parabole en ce point le :

rayon réfléchi, devant faire un angle LMT'
Fi g 144,
. égal à FMT, sera parallèle à Taxe AB de la pa~

FOYERS ET DIRECTRICES. 213

rabole. Ainsi tous les rayons réfléchis seront parallèles à
l'axe.

C'est d'après ce principe que l'on construit les réflecteurs
employés dans les réverbères et les lanternes des voitures. La
surface intérieure, en métal bien poli, est engendrée par une
parabole tournant autour de son axe; la lumière est placée au
foyer; les rayons lumineux, après leur réflexion, devenant
tous parallèles à l'axe, le réflecteur projette un faisceau de
rayons parallèles qui se propagent sans se disperser et qui
éclairent à une grande distance.
Corollaire II. Supposons au contraire que des rayons lumi-
neux, parallèles à Taxe, tombent sur un miroir parabolique ;

après leur réflexion, ils iront tous converger au foyer.
On emploie les miroirs paraboliques dans la construction
des télescopes ; l'axe est dirigé vers l'astre ; les rayons lumi-
neux venant de l'astre se réfléchissent sur le miroir, et forment
au foyer une image très-brillante de l'astre.
On emploie aussi la forme parabolique dans la construction
des porte-voix et des cornets acoustiques.

247. Corollaire III. Réciproquement, la parabole est la
seule courbe qui jouisse de cette propriété que la tangente en
chacun de ses points fasse des angles égaux avec la parallèle à
une droite fixe et le rayon vecteur mené d'un point fixe au
point de contact. Imaginons que chacun des points M du plan
soit déterminé par sa distance MF au point fixe F, et sa dis-
tance ME à une droite DE perpendiculaire à la droite fixe FB
(flg. 142); désignons par u et v ces deux coordonnées (n° 17).

Quand on passe du point M de la courbe au point voisin M', ces
deux coordonnées éprouvent des accroissements Aw M'C, =
Av=M'C, et l'on a

At«
— M'C - M'H"
Quand le point M' se rapproche indéfiniment du point M, la
droite M'M devient tangente et l'angle H devient droit. Les
deux triangles rectangles limites GMH, GMK (flg. 143) sont

égaux, comme ayant l'hypoténuse commune et l'angle GMH

244 LIVRE III, CHAPITRE VII.

égal à GMK par hypothèse. On a clone

..
lim—
A?;

Aw
— 1,

et en remontant à la fonction primitive v =u -f- C. En dépla-
çant la droite DE d'une quantité égale à la constante C, on
aura v = u.

248. Problème IX. Mener une tangente par un point M donné
sur la parabole.

Première méthode. Soit T (fig. i45) le point où la tangente
. rencontre le prolongement de Taxe, ME la
": perpendiculaire abaissée du point M sur la
i"
'j?r

X'--y! directrice. On sait que la tangente est bis-
W\ / sectrice de l'angle FME ; l'angle FTM étant
Jpf égal à l'angle alterne-interne TME et, par
i\ suite , à l'angle FMT, il en résulte que le
!

\ triangle TFM est isocèle, et les deux côtés
^\^^ FM, FT égaux entre eux. Ainsi, pour con-
fj£. lis. struire la tangente au point M, il suffit

de porter sur l'axe une longueur FT égale au rayon vecteur
FM et de joindre TM.
Cette méthode ne convient pas quand le point M est très-
voisin du sommet A de deux points
la parabole, parce que les

M et T, étant alors très-rapprochés l'un de l'autre, ne détermi-
nent pas la tangente avec une assez grande précision. Dans ce
cas, on emploiera de préférence la méthode suivante.

Deuxième méthode. La tangente MT, divisant en deux par-
ties égales l'angle au sommet M du triangle isocèle FME, est

perpendiculaire sur le milieu de la base FE. Ainsi, pour con-
struire la tangente, il suffit d'abaisser du point M une per-
pendiculaire ME sur la directrice, et de mener du point M une
perpendiculaire sur la droite FE.
Il résulte de cette construction que la tangente au sommet

A de la parabole est perpendiculaire à l'axe de la parabole.

Remarque. Il est bon d'observer que tous les points de la
tangente, excepté le point de contact M, sont situés à Texte-

FOYERS ET DIRECTRICES. 245

rieur de la parabole. Soit P un point quelconque de la tan-
gente la tangente étant perpendiculaire sur
; le milieu de FE.
les distances PE, PF sont égales ; mais l'oblique PE est plus
grande que la perpendiculaire PK; donc la distance PF est
plus grande que PK, et, par suite, le point P est à l'exté-
rieur de la parabole. Il en résulte que la parabole est une courbe
convexe,

240. Corollaire. Le lieu des projections du foyer sur la tan-

g ente à la parabole est la tangente au sommet. On voit, en effet,

que le point I, milieu de FE, et projection du foyer sur la tan-
gente, se trouve sur la parallèle à la directrice, menée par
le point A, milieu de FD, c'est-à-dire sur la tangente au
sommet A.
2dO. Problème X. Mener une tangente à la parabole par un
point extérieur P.
Supposons le problème résolu et soit PM (flg. 146) une tan-

uj^
^ gente passant par le point P. Sil'on abaisse
du point M une perpendiculaire ME sur la
\// directrice et si l'on j oint FE, on sait que la
K\ tangente PM est perpendiculaire surlemi-
""

T7i ^ eu de P^î il en résulte que la distance

)<V PE est égale à PF, et l'on en déduit la con-
''''^v struction suivante du point P comme
:

^X^ centre, avec un rayon égal à la distance

Fig. lie. PF de ce point au foyer, décrivons un
cercle qui coupera la directrice au point E. Joignons FE, et
du point P menons une perpendiculaire sur la droite FE, nous
aurons la tangente demandée. Le point de contact M sera dé-
terminé par l'intersection de la tangente avec la parallèle à

Taxe menée par le point E.
Le cercle coupe la directrice en un second point E'. On mè-
nera de même du point P une perpendiculaire sur FE' et l'on
aura une seconde tangente PM'.
Ces constructions peuvent être effectuées sans que la para-
bole soit tracée. Il suffit que l'on connaisse le foyer et la

directrice.

246 LIVRE III, CHAPITRE VIL
251. Problème XL Mener à la parabole une tangente parallèle
à une droite donnée KL.
Supposons le problème résolu et soit MT la tangente de-
mandée (fig. i4 7 ). Sidu point de contact on abaisse uneM
perpendiculaire ME sur la directrice et que
1 on joigne FE, on sait que la tangente est
perpendiculaire sur le milieu de FE. On en
*/' déduit la construction suivante du foyer :

F menons une perpendiculaire à la droite
donnée KL jusqu'à sa rencontre avec la
directrice en E, et sur le milieu de FE
élevons une perpendiculaire MT, nous au-
Fig. 147. rons la tangente demandée. On détermi-
nera le point de contact M en menant par le point E une pa-
rallèle EM à Taxe.
252. Problème XII. Trouver les points de remontre d'une
droite donnée et d'une parabole définie par son foyer et sa directrice.

Prenons le point F, symétrique du foyer F par rapport à la
droite donnée (fig. 148). Le point M, étant également distant
des points F, F 1? et de la directrice, est
le centre d'un cercle passant par ces deux
points et tangent à la directrice. Pour
avoir le point de contact E, on porte sur
la directrice, à partir du point I, où la
droite FF t
rencontre la directrice, et de
part et d'autre, une longueur IE moyenne
proportionnelle entre les deux longueurs
IF, IFj; on en déduit les deux points d'in-
Fig. 148.
tersection M et M'.
Lorsque le point F 15 symétrique du foyer par rapport à la
droite donnée, est situé à droite de la directrice, il ya effecti-

vement deux solutions. Lorsque le point F 4
est sur la directrice,
la droite est tangente à la parabole. Enfin, quand le point F f

est à gauche de la directrice, la droite ne rencontre pas la pa-
rabole.

2S3. Théorème VIL La limite d'une ellipse ou d'une hyperbole

FOYERS ET DIRECTRICES, 247

dont le paramètre conserve une valeur finie, tandis que le grand axe
ou taxe iransverse augmente indéfiniment, est une parabole.
Dans îa parabole l'ordonnée du foyer est égale au para-
mètre p; par analogie, on appelle paramètre d'une ellipse ou
2
b
d'une hyperbole l'ordonnée du foyer, qui est égale à
,


Ut
, et on

désigne ce paramètre par p. L'ellipse, rapportée à son grand
axe et à la tangente au sommet (fig. 149), a une équation de
la forme

—x
a
zX d
a2
ou y
1
2VX — P-X
a
2
.

Supposons maintenant que le sommet A restant fixe, et le pa-
ramètre p conservant une va-
leur finie, on fasse augmenter
le grand axe îa indéfiniment,
l'équation de l'ellipse se réduit
à l'équation y 2 —2px, qui re-
présente une parabole. Si l'on
considère les points qui cor-
respondent à une même va-
leur de x, on voit que chaque
point de la parabole est la posi-
Fig. 149.
tion limite vers laquelle tend
le point correspondant de l'ellipse, quand on fait augmenter a
indéfiniment ce qu'on énonce en disant que la parabole est la
;

limite de l'ellipse.
L'hyperbole, rapportée à son axe transverse et à la tangente
au sommet A, a de même pour équation

(X

si Ton fait augmenter a indéfiniment, le paramètre p conser-
vant une valeur finie, cette équation se réduit aussi à

.zpx.

248 LIVRE III, CHAPITRE VIL
La parabole est la limite de la branche d'hyperbole â laquelle
appartient le sommet A; l'autre branche s'est éloignée indéfi-

niment vers la gauche.
Dans ce qui précède nous avons supposé que le paramètre
de l'ellipse ou de l'hyperbole conserve une valeur finie. On
arrive à la même conclusion, en supposant que la distance AF
du sommet A au foyer voisin F conserve une valeur finie.
En effet, en appelant a cette distance, on a, dans l'ellipse,
c =a—a et, par suite,

_b 2
_a — 2
c
2
_{a — c)(a-\-c)__ / __a
a a a \ a

le paramètre p ayant pour limite la quantité finie 2a, l'équa-
tion de l'ellipse se réduit à y* =
4«#. Il en est de même pour
l'hyperbole.

2o4. Remarque. Cette transformation de l'ellipse en pa-
rabole a de l'importance. Elle permet de déduire des pro-
priétés de l'ellipse celles de la parabole comme cas particu-
liers. Ainsi, dans l'ellipse, le diamètre, ou le lieu des milieux
d'une série des cordes parallèles, est une droite passant par le
centre; si l'on suppose que le centre s'éloigne à l'infini, l'ellipse
se change en parabole, et les diamètres deviennent parallèles
à l'axe.
également distants du foyer F
L'ellipse est le lieu des points
et du cercle directeur décrit du foyer F' comme centre (n° 221).
Le foyer F 7
s'él oignant à l'infini, le cercle directeur devient la
directrice de la parabole.
La tangente à l'ellipse fait des angles égaux avec les rayons
vecteurs qui vont du point de contact M aux deux foyers
(n° 222) ; le foyer F' s'éloignant à l'infini, le rayon vecteur MF
devient parallèle à Taxe.

2S5. Théorème VIII. Si l'on mène deux tangentes à une courbe
du second degré\ la droite FP, qui va du foyer'F au point de con-
cours P dès deux tangentes^ est bissectrice de V angle des rayons vec-

teurs FM, FM', qui vont de ce foyer aux points de contact des

FOYERS ET DIRECTRICES. 249

deux tangentes ou de t
l'angle extérieur, suivant que les deux tan-
gentes touchent une même branche de la courbe, ou deux branches
différentes.

Considérons deux tangentes PM, PM' à une ellipse (flg. i5o);

prolongeons le rayon F'M d'une longueur MH égale à MF, et
de même FM' d'une longueur M'H' égale à M'F'; les tangentes
hv ___ étantperpendiculàires sur les milieux
de FH et de F'H', on a
PH = PF, PH' = PF7
M-~>,
^:><\yt/ fl
e * les deux triangles FTH, HTF
sont égaux, comme ayant les trois
côtés égaux chacun à chacun, sa-
voir F'H^FH'^aa, PH^PF,
Fi s- 15 °-
PF' =
PH'; on en conclut que les
angles PHM, PFM' sont égaux; mais l'angle PHM est égal à
PFM donc les angles PFM, PFM sont égaux et la droite FP est
;
7

bissectrice de l'angle MFM'.
La même chose a lieu dans l'hyperbole, quand les deux tan-
gentes touchent une même branche : mais quand les tangentes
touchent deux branches différentes, la droite FP est bissectrice
de l'angle formé par l'un des rayons vecteurs FM, et le pro-
longement de l'autre.

Examinons maintenant le cas où la courbe est une parabole
(fig. i5i).Des points de contact abaissons des perpendiculaires
MH, M'H' sur la directrice ; les tan-
gentes étant perpendiculaires sur les
milieux des droites FH, FH', les an-
gles PFM, PFM' sont égaux respec-
tivementaux angles PHM,PH'M'. Les
droites PH et PH', égales à la droite
PF, sont égales entre elles, et le
HPH' est isocèle. Les angles
triangle
PHM, PH'M/ complémentaires des
Fig. loi. angles égaux du triangle isocèle,

sont égaux entre eux; donc les angles PFM, PFM' sont égaux.
C'est ce que l'on peut d'ailleurs conclure immédiatement en
regardant la parabole comme limite d'une ellipse.

250 LIVRE III, CHAPITRE VII.

256. Théorème IX. Les tangentes menées d'un point exté-
rieurP à une ellipse ou à une hyperbole, font des angles égaux avec
les droites qui joignent ce point aux deux foye?*s.

Dans les deux triangles égaux FPH, H'PF (flg. i5o), on
aies angles égaux FPH, H'PF; en retranchant la partie
=
commune F'PF, on a FPH FPH', et, en prenant la moitié,
FPM = F'PM'.
La même propriété subsiste dans la parabole, limite d'une
ellipse ; il suffit de remplacer le rayon vecteur PF par une
droite PI parallèle à Taxe (flg. i5i). Il est facile d'ailleurs

de démontrer directement cette propriété : si du point P
comme centre, avec un rayon égal à PF, on un cercle,
décrit

ce cercle passera par les points H et H'; les angles MPI, FHH'
sont égaux, comme ayant leurs côtés respectivement perpen-
diculaires ; mais l'angle inscrit FHH' est moitié de l'angle au
centre FPH' et, par conséquent, égal à l'angle FPM'; donc
les angles MPI, M'PF sont égaux.

£57. Théorème X. La droite FK, qui joint le foyer d'une
courbe du second degré au point où une sécante quelconque rencontre
la directrice, est bissectrice de V angle extérieur des rayons vecteurs
allant du foyer aux points ou la sécante coupe la courbe, ou bis-
J
sectrice de l ang le même des rayons vecteurs, suivant que les deux

points d'intersection M et M' sont situés sur la même branche de
la courbe ou sur deux branches différentes.

Des points M et M' abaissons des perpendiculaires sur la
directrice (fig. i52); on a

MF_M'F
ME~~M'E''
et, par suite,

MF
M'F
- _MK
_ME -M'E' M'K'
Fig. 152. Lorsque les deux points M et M'
appartiennent à une même branche de la courbe, le point K étan t
situé sur le prolongement de la corde MM', la droite FK est
bissectrice de l'angle extérieur au triangle MFM'. Lorsque les

FOYERS ET DIRECTRICES. 251

points M et M' appartiennent à deux branches différentes, le
point K étant situé entre les points M et M', la droite FK est
bissectrice de l'angle MFM'.

Corollaire. Si Ton mène des tangentes à la courbe aux
points M et M', et que l'on joigne le foyer F au point de con-
cours P de ces tangentes, les deux droites FK, FP, étant les
bissectrices de deux angles supplémentaires, sont perpendicu-
laires entre elles.

258. Théorème XL Si) par un point P pris sur la directrice,
on mène des tangentes à une courbe du second degré, la droite

des contacts MM' passe par le foyer correspondant F, et elle est

perpendiculaire à la droite FP qu
joint le point P au foyer (fig. i53).

Imaginons que la tangente PM
soit la limite d'une sécante dont les
deux points d'intersection se sont
réunis en un seul en vertu du théo-
;

rème précédent, la droite FP est
perpendiculaire à FM ; elle est de même perpendiculaire à FM';
donc la ligne MFM' est droite et perpendiculaire à FP.

259. Théorème XII. Le produit des distances des deux foyers
à une tangente quelconque de V ellipse ou de V hyperbole est constant.

Soient FH, F'H' les perpendiculaires abaissées des foyers sur
une première tangente (fig. i54),

FK, F'K' les perpendiculaires abais-

sées sur une seconde tangente, P le

s point de rencontre des deux tangentes.
En vertu du théorème IX, les triangles
rectangles FPH, F'PK' sont sembla-
bles, ainsi que les triangles FPK,
Fig. 154.
FPH', et l'on a

FH FP
- F'P FK
F'K' F'H"

d'où FHXF'R' = FKXF'K'.

252 LIVRE III, CHAPITRE VII
une ellipse, en menant la tangente parallèle
Si la courbe est
au grand axe, on reconnaît que le produit constant est égal
à à2 . Quand la courbe est une hyperbole, si Ton considère l'a-

symptote comme la limite d'une tangente, on voit aussi que
le produit est égal à b 2 .

2G0. Problème XIII. Construire une courbe du second degré,
connaissantle foyerY et trois points A, B, C.

Supposons le problème résolu et les trois points appartenant
à une même branche le point D, où la sécante AB est coupée
;

par la bissectrice de l'angle extérieur au triangle AFB, appar-
tient à la directrice (n° 25?) ; la sécante BC donnera de même
un second point D' de la directrice. Le foyer F, la directrice
DD' et le point A définissent une
courbe du second degré et une seule ;

ce sera une ellipse, une parabole ou
une hyperbole, suivant que la dis-
tance AF sera inférieure, égale ou
supérieure à la distance AE du point
Fig. ioo. A à la directrice. Il est facile de voir
que cette courbe passera par les deux points B et G en; effet,

à cause de la bissectrice FD, on a

AF_AD__AE
BF~BD~~BE''
AF = BF
et, par suite,
AË BB' ;
.

donc la courbe passe par le point B. On démontrera de même
qu'elle passe par le point C. On a ainsi une première solution.
On peut supposer que les trois points ne sont pas sur une
même branche; si, par exemple, les deux points A et B sont
sur une même branche et le point C sur l'autre branche de
l'hyperbole, les bissectrices des angles AFC, BFC donneront
deux points de la directrice. Les trois solutions obtenues de
cette manière sont des hyperboles. On a donc en tout quatre
solutions; des quatre courbes du second degré qui adxnettent
le foyer donné et passent par les trois points donnés, trois sont

FOYERS ET DIRECTRICES. 253

toujours des hyperboles, la quatrième est une ellipse, une
hyperbole ou une parabole, suivant la disposition des points.

261. Le calcul conduit à la même conséquence; soient a
m
et p les coordonnées du foyer, x' et y\ x" et y\ x'" et y les

coordonnées des trois points donnés, S', S", o"' leurs distances
au foyer l'équation de
; la courbe peut se mettre sous la forme

(x — a)
2
-)- [y — — (mx
p)
2
-f- ny -|- h)
2
= o,

et alors la directrice aura pour équation mx-\-ny-\-k=o.
On déterminera les trois constantes m,n,hk l'aide des trois

équations du premier degré

V=±(mx f
+ny'-\-h),

tr=±(mx"'+ny'"-\-h).

Chaque combinaison de signes donne un système d'équations;
ily a huit combinaisons mais on remarque que, si l'on change
:

les signes dans les trois équations, les valeurs de m, n> h chan-
gent de signes, et la courbe reste la même on ; a donc quatre
solutions.
La distance d'un point à une droite est exprimée par une
formule renfermant un double signe ; on doit prendre le même
signe pour tous les points situés d'un même côté de la droite,
et l'autre signe pour tous les points situés de l'autre côté. On
sait que l'ellipse est située tout entière d'un même côté par
rapport à chacune de ses directrices ; la parabole est située
aussi d'un même côté de sa directrice, tandis que chacune des
directrices de l'hyperbole passe entre les deux branches de la

courbe. Ainsi, prendre le même signe revient à supposer que
les trois points appartiennent à une même branche; prendre
des signes différents, que deux points sont sur une branche,
le troisième sur une autre branche.

262. Problème XIV. Construire une courbe du second degré%
connaissant un foyer et trois tangentes.
Supposons le problème résolu ; si du foyer F on abaisse des

l'équation ne doit contenir y qu'au second degré. le rayon F'H de ce cercle est égal à l'axe ia qui passe par les deux foyers. on obtient d'elles trois pointsH. étant perpendiculaire sur le milieu deFH. H" étaient en ligne droite. soit M le point où le rayon F'H coupe la droite MT. en outre. en effet. Si les trois points H. CHAPITRE Vil. le point M appartient à la courbe . la tangente en ce point. Comme elle passe par l'origine et qu'elle est tangente à Taxe Oy on a F = E = o. l'équation de la courbe prend la forme y 2 = ipx-\-qx 2 . en outre l'axe Ox étant le diamètre conjugué des cordes parallèles à Oy. F'. car à chaque valeur de x répondent deux valeurs de y . i56) qui a pour centre le second foyer F'. pour axe Ox le diamètre qui aboutit en ce point et. la Figj 156< droite MT. pour axe Oy. avec la longueur ia définissent une courbe du second degré et ur# seule. Il est aisé de voir que cette courbe est tangente aux trois droites données . Le pro- blème admet ainsi une solution et une seule. perpendiculaires sur les trois tangentes. H'. et qu'on prolonge chacune d'une longueur égale à elle-même.254 LIVRE III. H". En effet soit Aa.a. 2 + 2B^ y + C?/ + 2D^+2E?/-l-F = o f 2 Téquation de la courbe rapportée aux axes indiqués. la somme ou la différence des rayons vecteurs MF' et MF étant égale à F'H ou à o. est tangente à la courbe au point M. Si l'on prend pour origine un point d'une courbe du second degré. appartenant au cercle directeur (fig. EQUATION TRINOME COMMUNE AUX TROIS COURBES DU SECOND DEGRÉ 263. H. la courbe cherchée serait une parabole ayant pour directrice cette droite. Les deux foyers F.

En appelant a et b les axes de l'ellipse. La courbe est une ellipse. on mettra les équations des trois courbes sous la forme commune y* = 2px-{-(e* — 1) x2 p désignant le paramètre et e l'excentricité. donc — pa-\-qa — — zpa-\~qa*= — 2 o . . En résumé. On peut alors résoudre l'équa- tion par rapport à y 2 et Ton obtient une équation de la forme indiquée. 264. Alors les coefficients p et q auront les valeurs suivantes : i° Ellipse. la perpendiculaire abaissée du foyer sur la directrice correspondante DE. donc B = o. b z dou p=. Nous prendrons pour pôle un foyer F et pour axe po- laire la droite qui va de ce foyer au sommet voisin A. pour x = -~a. q est nul. FOYERS ET DIRECTRICES. 2° On. une hyperbole ou une parabole suivant que q est négatif. ou. ÉQUATION DES COURBES BU SECOND DEGRÉ EN COORDONNEES POLAIRES. qui est supérieure à l'unité pour l'hyperbole. on doit avoir y = o pour #~2a. ce qui est la même chose. q = — = ——i=e — 2 . inférieure à l'unité pour l'ellipse et égale à l'unité pour la parabole. car s'il Tétait la conique se réduirait à deux droites parallèles à Taxe Oy. positif ou nul. en prenant pour origine un sommet de Taxe focal et pour axe des x la droite qui va de ce sommet au foyer le plus voisin. pa-\-qa =o = 2 'ipa-\-qa 2 b2 d'où p—— q— a a ï=— j a — = — — 2 2 i e~ 1 doit avoir y = pour x = — et y = — b2 2 Hyperbole. o 2a. Prenons en particulier pour origine un sommet de Taxe focal etpour direction positive de l'axe Ox celle qui va du sommet au foyer le plus voisin. p est le paramètre. i< 2 2 a a a 3° Parabole. Le coefficient C n'est pas nul.et y 2 = Donc = b 2 pour# a. 255 égales et de signes contraires.

Fig. ou MF^MExe. Quant à la branche A' située de l'au- tre côté de la directrice. Le rapport des distances d'un point quelconque M de la courbe au foyer et à la directrice étant constant et égal à l'excentricité. —p i — cos m e . 158. ce qui conduit à l'équation (2) . dont le sommet est voisin du foyer F pris pour pôle. on a MF ^=e. en remplaçant ME par sa valeur dans l'équation précédente. . la projection de la ligne brisée FM'E donne pcosw — M'E = FD.e cos w Si la courbe est une hyperbole (fig. le même calcul s'applique à la branche A. on a pcosw-f ME=:FD =— d'où ME = p cos o> . La distance FD du foyer à la directrice est égale à — En projetant la ligne brisée FME sur l'axe. i58). CHAPITRE VIL Considérons d'abord une ellipse. 256 LIVRE III. on en déduit (0 i -f.

i5g) . il suffit de faire e= î. on convient de porter la valeur absolue p' en sens inverse. Dans l'équation ^ w (1). Mais la valeur *> tc attribuée à w indique la direction FMi opposée à FM'. donnons à l'angle ° w la valeur <*>' -f-7r. en vertu de l'équation (a). ce qui donne le point M'. Soit M' un point quelconque de la seconde branche. bole. c'est-à-dire dans la direction FM'. il viendra e cos a) on obtient ainsi pour p une valeur négative— p'. il est facile de voir que l'équation (1) représente à elle seule les deux branches de l'hyperbole. 257 Mais si Ton convient de porter les rayons vecteurs négatifs en sens contraire de la direction indiquée par l'angle w. Il résulte de là que l'équation (î) suffit pour représenter deux branches de les l'hyperbole. P le point de con- cours des tangentes en ces deux points et F le foyer. on a p' r = — ecosw 1 . la courbe est une ellipse une parabole ou une hyper- . Il en résulte que l'équa- tion (i) représente les trois courbes du second degré. 17 . Le calcul effectué pour l'ellipse s'ap- plique à la parabole (fig. la première par les valeurs positives de p. p ayant une valeur négative — p'. égale ou supérieure à l'unité. il faudrait la porter dans la di- rection FMi . p' le rayon vecteur FM'. u>' l'angle correspondant ATM'. EXERCICES i© M et M' étant deux points d'une parabole. ANALYT. Fig. démontrer que Ton a 2 PM = PM'* MF M'F* GÉ0M. la seconde par les va- leurs négatives. 159. FOYERS ET DIRECTRICES. -J- si p avait une valeur positive. suivant que l'excentricité e est Inférieure.

. situés sur la normale au point M. en un point quelconque M. la perpendiculaire abaissée du foyer sur une corde et le diamètre conjugué de la corde se coupent sur la directrice. 8° Un angle constant tourne autour du foyer d'une courbe du second degré. puis on mène au cercle des tan- gentes parallèles à une droite donnée . 3° Un demi-diamètre d'une ellipse ou d'une hyperbole est moyen proportionnel entre les droites qui joignent les foyers à l'extrémité du diamètre conjugué du premier. 5° Trouver dans le pian d'une ellipse un cercle tel que la longueur de la tangente menée au cercle de chacun des points de l'ellipse soit une fonction rationnelle. 4° Dans l'hyperbole équilatère. io° Étant donnée une courbe du second degré. point de rencontre N des droites F'P et FQ. i2° Un triangle étant circonscrit à une parabole. où elle ren- contre les tangentes aux extrémités du grand axe trouver le lieu du . au point où les côtés de l'angle rencontrent la courbe. la distance d'un point quelconque de la courbe au centre est moyenne proportionnelle entre les distances de ce point aux foyers. Démontrer que les deux points N et N' sont . on mène la tangente que l'on prolonge jusqu'aux points P et Q. 6° Lieu du sommet d'un angle constant circonscrit à une parabole. Démontrer que la somme ou la différence des tangentes menées de chacun des points de l'ellipse à deux cercles jouissant de la propriété précédente est constante. ii° L'angle sous lequel du foyer d'une courbe du second degré on voit la portion d'une tangente mobile comprise entre deux tangentes fixes est constant. coupe la courbe . entière et du premier degré.258 LIVRE III. le point de con- cours des hauteurs est sur la directrice. démontrer que le produit tang PFM tang —— PFM/ est constant. des coordonnées de ce point. une sécante tourne autour d'un point fixe P on joint au foyer F les points M et M' où elle . 9° Étantdonnée une ellipse. CHAPITRE VIL 20 Dans une courbe au second degré. et sur la corde comme diamètre on décrit un cercle. 7° Par le foyer d'une parabole on mène une corde. et le cercle circonscrit au triangle passe par le foyer. trouver le lieu du point d'intersection de ces tangentes. et du point de rencontre N' des droites FP et F Q. trouver le lieu des points de contact. on mène des tangentes à cette courbe.

verses des longueurs comptées sur cbaque rayon depuis le foyer jus- qu'au point où il coupe l'ellipse. • En désignant par S l'aire du secteur elliptique AFM. 17 Une rose des vents formée de m rayons tourne autour de son centre placé au foyer d'une ellipse démontrer que la somme des in- . l'autre en C et D démontrer que . les droites PC et AB cou- pent le petit axe en D et E démontrer que . on a aussi S =— 2 (u — esina). l'une en A et B. on a les relations p = a — e cos u) (1 . i5° Deux courbes du second degré ont un foyer commun . 19 Étant données deux ellipses homofocales. et u l'angle que fait avec le grand axe le rayon ON du cercle. l'on a ~~ ~~ ~~ PA PB PC PD 20 On décrit un cercle sur le grand axe d'une ellipse comme dia- mètre. en un point quelconque M d'une ellipse. la portion de cette normale comprise entre le point M et le petit axe a pour projection sur les rayons vecteurs menés du point M aux deux foyers une longueur égale au demi-grand axe. on abaisse du point P une perpen- diculaire PC sur la corde des contacts AB . est constante. =y + l e tang . la somme ou la différence des rap- ports de ces rayons aux rayons de la seconde courbe qui ont la même direction. l'ordonnée d'un point quelconque M de l'ellipse rencontre le cercle en un point N. si l'on mène de ce foyer des rayons vecteurs aux extrémités d'un diamètre quelconque de l'une des courbes. . 259 i3° Si. si l'on appelle w l'angle que fait avec le grand axe le rayon vecteur FM. démontrer que la somme -^ + =^r est constante. 18 D'un point quelconque P situé dans le plan d'une ellipse. par un point P on mène à l'une d'elles des tangentes qui rencontrent la seconde. le cercle décrit sur DE comme diamètre passe par les deux foyers. i6° On prolonge les rayons vecteurs qui vont d'un point quelconque M de l'ellipse aux deux foyers F et F' jusqu'à leur rencontre en P et Q avec la courbe . on mène une nor- male. FOYERS ET DIRECTRICES. i4° La portion de la normale comprise entre le point M et le grand axe a pour projection sur les layons vecteurs une longueur égale au paramètre de l'ellipse. on mène des tangentes à cette ellipse . v ' ai Une hyperbole équilatère bomofocale à une ellipse intercepte sur les côtés d'un angle droit circonscrit à l'ellipse deux cordes égales. tang . est constante.

(p. 25° Calculer le paramètre et l'excentricité d'une courbe du second* degré définie par son équation générale. décrite de P comme centre avec 8 pour rayon est égale à 2a. A celle du secteur MFM'. p\ o>') les coordonnées de deux points M et M' de la courbe. c'.. 2° que la somme ou> la différence des tangentes menées des deux foyers à la circonférence-. 6V— 2 62 . (On se servira des formules flu n° 143. on a R sin ô'. 2pp' sin 2 aV^?cos-=v/(p + P?-^ p + p' — 2 \/pp'cOS- S= g(p + p) / V p(2 P -p)=fjtang ^i + tang 2 ^)* A = |\/p~7 sin^p + p' + vVcos-J = j- (p + P' + VV cos -J y *p(p + . du point P on mène de& tangentes à l'ellipse et l'on joint chacun des points de contact aux deux foyers. 6. ô" les angles que font les côtés avec l'axe. a 260 LJVRE III. sin 8" = p. 6'. w).} . F le foyer d'une parabole. \Ja^-\. c" les cordes menées par le foyer parallèlement aux côtés. a et b désignant les demi-axes de la courbe. P' 2 v/p? cos -)j _ v/ap r ft±sL±iy _ (L+_eL=iy i. CHAPITRE VIL 32° Un triangle étant inscrit dans une parabole. a3° Soient A le sommet. S Taire du secteur AFM. 6 l'angle MFM'. Démontrer : i° que la distance S du point P à l'une quelconque des quatre droites ainsi obtenues est égale à . si l'on appelle R le rayon du cercle circonscrit an triangle. a4° Considérons une ellipse rapportée à ses deux axes et un point extérieur P dont les coordonnées sont a et p. l la longueur de la - corde MM' démontrer les formules suivantes employées en astronomie . 8jpR 2 = cc'c". c.

la seconde au point F'. 261 CHAPITRE VIII Sections coniques. cercle décrit du point 0' comme centre touchera de même les génératrices en G' et H'. le plan de la figure et le plan proposé sont perpendiculaires entre eux. est perpendiculaire au second plan. il suffit pour cela de mener les bissectrices des angles A et A' jusqu'à leur rencontre en et 0' avec l'axedu cylindre si. et le plan sécant suivant la droite AÀ'. . Dans le plan de la figure. 160) menons un plan perpen- diculaire au plan sécant. le plan. Fig. la première au point F.Ce plan coupe le cy- lindre suivant deux génératri- ces opposées GG'. dre . du point . et la droite AA au point F'. et la droite AA' au point F le . Par l'axe 00' du cylindre (fig. avec le rayon du cylindre. Théorème I. La section d'un cylindre circulaire droit par un plan quelconque oblique à la base est une ellipse. En outre. ce cercle touchera les génératrices en G et H. tandis que les deux cercles engendreront deux sphères inscrites dans le cylindre et le touchant intérieurement. la première suivant la circonférence de grand cercle GLH. 160. qui est tracée dans le premier plan perpendiculairement à leur inter- section AA'. SECTIONS CONIQUES. la droite OF. la génératrice GG' engendrera la surface du cylindre. la seconde suivant la circonférence de grand cercle G'L'H'. 265. En effet. les deux sphères sont tangentes au plan proposé. nous prendrons ce plan pour plan de la figure. comme centre. Ima- ginons maintenant que la figure tourne autour de l'axe 00'. décri- vons deux cercles et 0' tan- gents à la droite AA' e t aux deux génératrices GG HIT du cylin- 7 . HH'. on décrit un cercle.

Cela posé. sont égales. cette génératrice touche la sphère supérieure au point L. est égale à ML + ML'.262 LIVRE III. suivant lesquels les sphères inscrites touchent Je cylindre. ou de AK à AA'. CHAPITRE VIII. est tangent à la sphère au point F. tangentes menées du point M à la 7 . tangentes menées du même point M à la sphère 0. est elle-même perpendicu- laire à ce plan et. . et la perpendiculaire abaissée du point M sur la directrice DE étant égale à PD. intersections du plan sécant et des plans des cercles GH. rapport cou- . le rapport des distances du point M au foyer et à la NG directrice est p=r . par le point M menons un plan perpendi- l'ellipse. par le point M passe une génératrice LU du cylindre . par suite. La droite DE. ML. intersection du plan du cercle et du plan sécant. GH'. Ainsi la somme des rayons vecteurs MF + MF'. GD. sont les directrices de effet. la génératrice GG' vient coïncider avec LL'. nous allons démontrer que cette courbe est une ellipse ayant pour foyers les points F et F. c'est-à-dire à la por- tion LL' de la génératrice comprise entre les deux cercles de contact . On voit par là que la somme des distances de chacun des points de la courbe aux deux points fixes F et F' est constante etw égale à GG'. Les deux droites MF. Joignons un point quelconque M de cette courbe aux deux points F et F'. un cercle NMN'. En du cylindre ce plan coupera le cylindre suivant culaire à l'axe . AMA'. On verrait de même que ce plan est tangent à la sphère 0' au point F'. étant perpendiculaire à l'extrémité du rayon OF. sont égales de même. ce rapport est égal à celui de AG à AD. il en est de même de la droite MP. Corollaire. soit AMA' la courbe suivant laquelle le plan sécant coupe le cylindre. on en conclut que la courbe est une ellipse ayant pour foyers F et F'. Le rayon vecteur MF étant égal à ML ou à NG. D'E'. a cause des parallèles PN . les deux droites MF ML'. intersection de deux plans per- pendiculaires au plan de la figure. la sphère inférieure au point L'. sphère inférieure. à la droite AA' . car. longueur constante. Les droites DE. mais . dans le mouvement de ré- volution autour de 00'.

SH d'un même côté du som- met S (fig. il est aussi tangent à l'autre sphère au point F' Cela posé. G'H' est constante et égale à GG': donc la somme des distances de chacun des points de la courbe aux deux . SM qui passe en ce point touche les sphères aux points L et L'. Théorème IL La section d'un cône circulaire droit par un plan est une courbe du second degré. Au foyer F correspond la directrice DE. Si Ton fait tourner la figure autour de Fig. soit M un point quelconque de la courbe d'intersec- tion la génératrice . 263 stant. 161. pendant que l'arête SG' engendre le cône. la portion LL' de la génératrice comprise entre les cercles parallèles GH. puisque ces deux dernières longueurs sont constantes. les deux cercles engendrent deux sphères tangentes au cône suivant les cercles de contact GH. au foyer F' la di- rectrice D'E'. suivant deux génératrices SG. Le plan sécant est tangent à l'une des sphères au point F. comme perpendiculaire à l'extrémité du rayon OF . les droites MF' et ML' sont égales comme tangentes menées du point M à la sphère 0' on a donc . 266. et le plan sécant suivant la droite AA\ i° Considérons d'abord le cas où la droite AA' rencon- tre les deux génératrices SG. SH. MF + MF' = ML -f MU = LU Or. 161). Les droites MF et ML sont égales comme tangentes menées du même point M à la sphère . l'axe SO'. MF 7 . Décrivons deux cercles et 0' tangents à la droite AA' et aux deux arêtes SG'. SH'. Menons par Taxe du cône un plan perpendiculaire au plan sécant ce plan coupe le cône . menons les droites MF. SECTIONS CONIQUES. G'H'.

la MF ou ML est égale à GN. Soit DE l'intersection du plan se- . on a MF' — = MF ML' ML LU GG'. d'autre part les longueurs égales AF et AT'. d'une part AG et KG'. et.162 - tangente au cône suivant le cercle GH et au plan sécant en F. si des longueurs égales GG'. on a GN == AG_AK DP~~AD~~AA'' Ainsi. La somme constante GG' est égale au grand axe AA'. 162). on détermine sur la génératrice une portion AK égale à la distance focale FF' . il reste deux longueurs égales AK. la droite D'E' est la seconde directrice. 5° Supposons enfin que la droite AA' soit parallèle à l'arête SH (fig.264 LIVRE III. D'E'. Si par le point A' On mène A'K parallèle à GH. cette courbe est une hyperbole qui a pour foyers les deux points F et F'. Considérons les droites DE. car. Soit NMN' le cercle parallèle qui passe par le pointlongueur M . FF'. les distances de chacun des points de l'ellipse au foyer F et à la droite DE sont entre elles comme la distance des foyers au grand axe. CHAPITRE VIL points fixes F et F' est constante. cette courbe est une ellipse dont les points F et F' sont les foyers. a Lorsque AA' rencontre les deux génératrices SG la droite et SH de part et d'autre du sommet (fig. Les droites d'intersection du plan sécant et des plans de contact sont de même les direc- trices de l'hyperbole. G'H'. Si du point M on abaisse une perpendiculaire MP sur le grand axe. i63). PN. la distance du point M à la droite DE est égale à PD. AA' on retranche. Décrivons une sphère Fi s. par conséquent. suivant lesquelles le plan sécant est coupé par les plans des cercles de contact GH. A cause des parallèles DG. — = = La différence des distances de cha- cun des points de la courbe aux deux points F et F' est constante . Cette droite DE est une directrice de l'ellipse.

L. et. est due à Dandelin. ainsi que l'angle opposé à l'un d'eux. ainsi que l'angle opposé à AA' qui est le complément de la moitié de l'angle au sommet du cône. E sur la droite d'intersection du plan de contact et du plan précé- dent. SECTIONS CONIQUES. mais ML = MF. 160). Les deux triangles MLE> Fig. MF=ME. HSL sont semblables . qui sont le grand axe et la distance des foyers. et les trois points H. qui rencontre en L la courbe de contact. donc les trois droites ME. par conséquent. 267. SM. 2° La courbe est une hyperbole. — i° La courbe est une ellipse. on connaît également deux côtés. Il faut que l'on ait a >> c cos y (2a étant l'axe transverse. Comme ie grand axe surpasse la distance focale. cosy<cos& f . la droite ME sera pa- rallèle à AA' et à SH . puisque SL est égale à SH. Dans le triangle AA'K (fig. Dans le triangle AA'K (fig. la perpendiculaire sur le milieu de A'K détermine le point S. Ainsi la courbe est une parabole dont le point F est le foyer et DE la directrice. Cette méthode si élégante. mais comme le côté opposé à l'angle donné est le plus petit. 162). on a aussi ML = ME. Placer une courbe du second degré sur un cône donné. pour trouver les propriétés des foyers et des directrices dans les courbes du second degré. 2y l'angle au sommet du cône). Par le point M de la section menons la droite ME per- pendiculaire àDE. ic la distance des foyers de l'hyperbole. oa connaît deux côtés AA'. par suite. la construction du triangle n'est pas toujours possible. 263 cant et du plan du cercle de contact GH. et la génératrice SM. AK. on peut toujours con- struire ce triangle. comme tangentes menées du point M à la sphère . . et par suite tout ce qui fixe la position du plan sécant. 163. SH sont dans un même plan. d'où cos y<.

Après avoir construit ce triangle. on forme un triangle rectangle OAG (fig. et l'angle OAG complémentaire de ô. i63). l'angle des asymptotes doit être plus petit que l'angle du cône. . toutes les paraboles.266 LIVRE III. la somme ou la différence des tangentes menées aces cercles d'un point quelconque de la courbe est constante . dans lequel on connaît le côté AG qui est le demi- paramètre de la parabole.-C. dans le cas de la parabole. Les géomètres grecs connaissaient les courbes du second degré comme sections d'un cône à base circulaire par un plan. CHAPITRE VIII. En joignant le centre O de la sphère au point G. on élèvera OS perpendicu- laire sur OA jusqu'à la rencontre de AG. et expose ses propres découvertes sur cette matière. dans lequel il rapporte ce qui a été trouvé avant lui. Remarque. la tangente menée au cercle d'ur* point quelconque de la courbe est égale à la distance de ce point à une certaine droite. que. En résumé. i63 et 191). les propriétés des asymptotes de l'hyperbole. sur un cône donné on peut placer toutes les ellipses. Le traité d' Apollonius contient les principales propriétés des sections coniques. en appelant Ô l'angle de l'asymptote avec le grand axe donc . dans le cas de l'ellipse ou de l'hy- perbole. SA' et coupent AA' . les propriétés élémentaires des foyers. Supposons que les sphères employées précédemment soient toujours inscrites dans le cône. une fois connue la distance SA. et l'on verra que.) a fait sur les sections coni- ques un traité en huit livres. nous citerons les deux théorèmes sur les diamètres conjugués (n os 162. 3° La courbe donnée est une parabole. et toutes les hyperboles dans lesquelles l'angle des asymptotes est plus petit que l'angle du cône 268. il suffît pour cela que les cercles gé- nérateurs soient tangents aux deux lignes SA. mais coupent le plan sécant. Apollonius (247 ans avant J. le problème est résolu. les intersections des sphères par le plan sécant sont des cercles.

et si. l'équation du second degré correspondante représente bien une courbe autant les . On expri- mera que la courbe passe par un point donné. autant il y aura de courbes du second degré satisfaisant aux conditions proposées. L'équation générale du second degré Ax 2 + aBary + Gy + aD#+ *Ey + F = o 2 contient six coefficients . dans ce cas. en écrivant que lescoordonnées du point vérifient l'équation de la courbe. En général. il faut donner les valeurs des cinq paramètres. on assujettissait la courbe à toucher une droite donnée en un . les relations entre les paramètres proviennent de conditions géométriques auxquelles doit satisfaire la courbe. Une condition géométrique qui se traduirait par deux relations serait regardée comme double. cinq équations de condition admettront de systèmes de solu- tions réelles jouissant de cette propriété. mais. pourvu que ce coefficient soit différent de zéro. par exemple. à être tangente à des droites données. etc. savoir les rapports de cinq coefficients au sixième. en outre. l'équation ne renferme que cinq paramètres arbitraires. ce qui donne une relation du second degré entre les coef- ficients. 2G9. Pour déterminer une courbe du second degré. en écrivant que l'équation qui fournit les abscisses des points d'intersection de la courbe et de la droite a deux racines éga- les. comme on peut diviser tous les termes par l'un des coefficients. 267 CHAPITRE IX Extermination cies sections coniques. On exprimera que la courbe est tangente à une droite donnée. DÉTERMINATION DES SECTIONS CONIQUES. mais. Une condition géométrique qui se traduit par une relation entre les coefficients est regardée comme une condi- tion simple. on peut assujettir la courbe à passer par des points donnés. Ainsi. ou bien cinq relations entre ces cinq paramètres . ce qui donne une relation du premier degré entre les coefficients. il est nécessaire d'exa- miner si les cinq équations de condition admettent un sys- tème de solutions réelles. Si.

les coefficients devant vérifier la relation AC—-B 2 = o. dont le lieu est une ligne droite. si l'on attribue à imaginaire quelconque. lorsque les axes des coordonnées sont rectangulaires. + = cients réels. CHAPITRE IX. l'équation qui donnerait les abscisses des points d'intersection de la droite et de la courbe devrait admettre deux racines égales à une quantité donnée il en résulterait . Quatre condi- tions suffisent donc pour déterminer une hyperbole équilatère. 270. l'équation ne con- tiendra plus que quatre paramètres arbitraires et la parabole sera définie par quatre conditions. on en déduira pour y une valeur . afin d'éviter les restrictions qu'apporteraient les solu- tions imaginaires dans les énoncés des théorèmes. est vérifiée par les coordonnées d'une infinité de points réels. point donné. POINTS ET DROITES IMAGINAIRES. on dira qu'il faut cinq conditions géométriques pour déterminer une courbe du se- cond degré. Avant d'aller plus loin. Si l'on veut que la courbe soit une parabole. Un système de valeurs réelles de x et de y détermine un point du plan par analogie. il est bon de généraliser les défini- tions. x une valeur car. naire un système de valeurs imaginaires attribuées àx et y. si l'on veut que la courbe soit une hyperbole équilatère. deux relations du premier degré entre les coefficients la con. droites parallèles aux asymptotes (n° i3o). Si deux systèmes de valeurs imaginaires sont de la forme x = a-\-bi> y = c-\-di et x=a—bi y c = — di. nous appellerons point imagi- . dition géométrique énoncée devrait donc compter comme deux conditions simples. soient perpendiculaires entre elles. D'après cela. ce qui donne une relation entre les coefficients. à coeffi. De même.268 LIVRE III. mais elle est vérifiée aussi par une infinité de systèmes de valeurs imagi- naires attribuées à x et à y . cette relation estA-|-C=o. les + Une équation du premier degré Àa? By C o. nous dirons 9 que deux points imaginaires sont conjugués. il faudra que les deux droites représentées par l'é- quation A# 2 +2B#y+Cy 2 ==o. .

lorsque les deux points sont imaginaires conjugués. en effet. Si l'on appelle x\ y'. mais seulement . l'équation admet toujours une infinité de solutions imaginaires. y" les coordonnées des deux points donnés. réels ou imaginaires. en effet. elle est vérifiée aussi par les coor- données d'une infinité de points imaginaires. DÉTERMINATION DES SECTIONS CONIQUES. si Ton 'donne à x deux valeurs imaginaires conjuguées. x". conjugués deux à deux. x' = a-\-bi. renfermant trois coef- ficients et par suite deux paramètres arbitraires. Par analogie. y'=c + dk'. 269 imaginaire correspondante. L'équation générale du premier degré. le milieu est un point réel. est vérifiée en général par les coordonnées d'une infinité de points réels. deux points. x"=a — bi r y"=c — di\ l'équation de la droite se réduit à x — a = y —J" c ~b^ ~ Le point qui a pour coordonnées rf+x" y'+y 2 2 sera dit le milieu de la droite qui joint les deux points donnés. les deux valeurs correspondantes de y seront aussi conjuguées. Il est à remarquer qu'une droite imaginaire passe par un point réel. détermineront la droite. Cette équation sera vérifiée par les coordonnées du point d'intersection des deux droites réelles A'ar + B'y + C' = o . à coefficients réels. y) = o. formant une courbe. Une équation algébrique f {x. une droite imaginaire. A"a? + B"y + C' = o. (A' + A'Y) x + (B' + B'O y + (C + = Ct") o. Si les coefficients sont imaginaires. Soient. ou (A'a? + B'y + C) + + B"y + C") = i (A'a? o. la droite qui passe par ces deux points aura pour équation x — x' y — y' x" — x' y" — y' La droite qui passe par deux points imaginaires conjugués est réelle. nous appellerons droite imaginaire l'ensemble des solutions d'une équation du premier degré à coefficients imaginaires. Soit.

les coef- ficients sont proportionnels. ne se compose que de la partie intérieure à l'ellipse . le lieu des milieux d'une série de cordes parallèles dans l'ellipse. admettent deux solutions. . CHAPITRE IX. qui sont réels ou imaginaires conjugués. On dira donc qu'une droite rencontre une courbe du second degré en deux points. Nous remarquerons d'abord que. 270 LIVRE III. on en conclut ii . si les deux courbes coïncident. l'autre du second équations. 271. Deux lune du premier degré. Ceci permet d'expliquer un fait qui s'est présenté déjà plusieurs fois. En effet. + E')y + a (B'a? + aD'a? + F') = o (A'a? 1 admettant les mêmes racines pour une même valeur de x f on a „ Bx + E _ AV + *b'x + F ' c et. les équations (i) Gif + i(Bx + E)y + {Ax + iDx + F) = o 2 2 ( ) Gif 4. et les deux courbes coïncident. on trouve par le calcul une droite in- définie. tel qu'il est défini géométrique- ment. comme ceci doit avoir lieu quelle que soit x. réels ou imaginaires. Nous supposerons.— ®— — Ji_ — A — jD__F — C'~~B E' A'~ D' F'' La réciproque est vraie : lorsque les coefficients sont propor- tionnels. et le diamètre se prolonge ainsi en dehors de la courbe. . quand on cher- che. et cependant le lieu. Une droite réelle rencontre une courbe du second degré réelle en deux points. . dans ce qui suit. les courbes différentes. les sécantes extérieures rencontrent l'ellipse en deux points imaginaires conjugués. le milieu de la corde est encore un point réel. c'est-à-dire deux équations sont vérifiées par si les les mêmes systèmes de valeurs des variables x et y. par exemple. degré en x et y. un nombre limité de solutions réelles . les deux équations sont identiques. INTERSECTION DE DEUX COURBES DU SECOND DEGRE. l'ensemble de ces solu- tions formera ce que nous appellerons une courbe imaginaire.

en général. DÉTERMINATION DES SECTIONS CONIQUES. l'équation deviendrait Ai# 2 (3) 2D t Fi + elle don. par conséquent. la quantité Bi^-)-!^ étant différente de zéro pour toutes les solutions de l'équation (3). + = qui. l'équation (5) de- . à chacune d'elles. car si cela avait lieu.)y + (Ai*?» + *ViX + Fi) = o. qui. + A ff 2 2D ^-f F 1 W 1 t y 2(B # i E + 1 ) ' en portant cette valeur de y dans l'équation (1). si cela avait lieu. avec l'équation forme un système équivalent au sys- (1).ciiX* -j. forme un système équivalent au système des deux équations (1) et (3). et. on obtient une équation du quatrième degré (5) a Q x k -f. Di. après les avoir multipliées respectivement par C et C. auraient leurs coefficients proportionnels. Fi ne peuvent être nuls à la fois. 271 c'est-à-dire les coefficients non proportionnels. d'après l'équation (4). on peut mettre cette équation sous la forme _ . les coefficients des deux équations (1) et (2) se- raient proportionnels. qui annule Oi le coefficient de y dans l'équation (3). au système proposé. une valeur dey. cideraient avec la courbe représentée par l'équation (3) et. tème des deux équations proposées (1) et (2). n'annule pas le poly- nôme Ai# 2 + 2 Di#-(-Fiî dans ce cas.a 2 x 2 azx + a4 o. Considérons d'abord le casoù les deux coefficients C et C sont différents de zéro. on élimine y 2 et Ton obtient une équation de la forme (3) 2(B. jointe à l'équation (4). L'équation (5) donne quatre valeurs pour x. Ei Si la valeur #=——. nerait pour x deux valeurs. les deux équations proposées seraient vérifiées par tous les systèmes de valeurs de x et y qui satis- font à l'équation (4) ou à l'équation (3) les deux courbes coïn. ce qui fait quatre solutions du système proposé. Supposons que les deux coefficients B et Ei ne soient 1 F pas nuls à la fois. la valeur x=z= —~ . Les cinq coeffi- cients B 1? E i9 Ai. Les cinq coefficients de l'équation (5) ne peu- vent être nuls à la fois car. venant une identité. Si les deux coefficients Bi et E étaient { nuls.. si Ton retranche les équations membre à membre. d'après l'équa- tion (1). par conséquent. à chacune d'elles correspond. en tout quatre solutions. annulait le polynôme Ai^+aDi^+F^ .ar + E. #+ = . correspondraient deux valeurs de y.

n'annule pas le polynôme A'# 2 + 2D'# + F'. qui fournit deux nouvelles solutions. dans ce cas. Considérons maintenant le cas où les deux coefficients C et C w sont nuls à la fois. Si un seul des coefficients C ou C était nul. Il peut arriver que l'une de ces droites appar- tienne à la ligne (1). dont deux coïncident. du second degré en x. wa? + n = °î la première donne la valeur # = — B| — I. et on répéterait ce qui vient d'être dit. correspondent deux valeurs de y. qui re- présentent alors des couples de droites. substituant dans l'équation (1). y-\-mx-\-n = ovèriûent\esdeux équations proposées. ' à laquelle. l'une des équa- tions proposées serait de ïa forme (3). CHAPITRE IX. la première en un point. que deux lignes du second degré . ?/ -). remplaçant9 y par cette valeur dans l'équation on obtient une équation (1). y-). on déduira de cette équation _ AV-f aD'g + F