FASOVIAT

20 Octobre 2017

LE BIMENSUEL D’INFORMATIONS ET DE FORMATION DES VIATEURS DE LA FONDATION DU BURKINA
FASO

Spécial de la rentrée scolaire
Un numéro spécial pour marquer notre soutien à nos 10 confrères qui
sont aux études à temps plein. Ce numéro vous permettra de
connaître leurs écoles. De plus, pour ouvrir le FasoViat, quelques mots
de nos établissements scolaires pour leurs rentrées effectives. On
terminera avec la rentrée du noviciat.

La Fondation du Burkina Faso,
une fondation en plein essor!
« Notre fondateur a bien voulu choisir Saint Viateur pour modèle, c’est parce qu’il
incarnait certaines valeurs caractéristiques de notre charisme : L’écoute,
l’enseignement de la doctrine et la présence aux plus petits. Aujourd’hui encore,
tout en restant fondamentales, ces valeurs doivent jalonner notre quotidien et
agrémenter notre vie. Et aujourd’hui encore, nous avons un devoir urgent vis-à-vis
de notre Fondateur et vis-à-vis de notre Saint Patron. Ce devoir urgent, c’est de
croire en l’avenir radieux de notre Fondation. Mais la croyance dont il s’agit ici doit
être active et audacieuse. A l’occasion de la Saint Viateur, je nous souhaite de
demeurer des religieux en marche. Car être Viateur, c’est être en chemin. Levons-
nous, prenons nos grabats et mettons-nous en route; comme pour paraphraser
l’Evangile. Le Christ nous devance en tout et partout. Que Dieu en nous donne le
courage malgré les difficultés de notre temps, de ressembler d’avantage à notre
Saint Patron. Que par notre fidélité au charisme querbésien, notre communauté
grandisse en spiritualité et en fraternité. »
(Extrait du communiqué du P. Macaire SANDOUIDI à l’occasion de la Saint Viateur)
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I- L’avenir commence aujourd’hui au Burkina Faso

« Sur les pas du P. Querbes, Viateurs, levons-nous et marchons vers l’avenir. » Voici le thème de l’année
pastorale de la province du Canada. Ici au Burkina, nous sommes déjà debout et marchons résolument vers
l’avenir car nos œuvres répondent aux besoins du pays.

Nos deux établissements scolaires rejoignent plusieurs enfants et jeunes. Nous avons 2028 élèves le jour
au GSSV et 903 élèves à ELOQ. Je vous invite à voir les tableaux ci-dessous.

Groupe Scolaire Saint Viateur Etablissement Louis Querbes
préscolaire de 3 à 5 ans 157 filière professionnelle 84
primaire de 6 à 11 ans 361 filière technique (électrotechnique) 110
post primaire de 11 à 15 ans 980 filière tertiaire (comptabilité) 126
secondaire 15 à 17 ans 530 post primaire de 11 à 15 ans 414
TOTAL 2028 secondaire 15 à 17 ans 169
TOTAL 903

Nous avions plus de demande que ce que nous pouvions recevoir. A titre d’exemple, au Groupe Scolaire
Saint Viateur, il y a eu 435 demandes pour la sixième (secondaire 1) et nous avions seulement 256 places
disponibles. Il y a eu 254 demandes pour la seconde (équivalent de la 1re année du Cegep) et nous avions
192 places.

Il y a des besoins en éducation pour ouvrir une seconde école viatorienne à Ouagadougou. Le comité de
projet et développement de la fondation mise en place par le père Macaire Sandouidi recherche un terrain
ou une école à vendre. Dans nos recherches, une école de 6 classes avec 3 hectares de terrain sans clôture
a été identifiée mais hélas le propriétaire demande 300 millions de francs cfa soit 680 000 $. Les coûts à
Ouagadougou sont décourageants quand on pense qu’on a acheté en 2000 le Groupe Scolaire Ibrahim
Babangida à 125 millions de francs cfa (285 000$). Après 18 ans, il est normal que les prix augmentent.

Prions pour trouver un terrain ou une école à Ouaga à un coût plus accessible ainsi que de trouver les
fonds nécessaires pour investir. Nous sommes maintenant 27 religieux au Burkina Faso, il serait normal
d’ouvrir une nouvelle œuvre éducative au Burkina Faso.
Frère DUBEAU Jocelyn, csv
Resp. du Comité de projet et développement

II- Relever le taux de scolarisation au Burkina Faso par UNICEF

Taux brut de scolarisation à l'école primaire: de 42.7% en 2000 à 81,3 en 2013
2011-2021: le nombre d'élèves à l'école primaire passera de 2 344 031 à 4 179 681 en 2021.
(Annuaire statistique 2013 du Ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation - MENA)

Le secteur de l'éducation a enregistré des résultats importants au cours de la dernière décennie, comme en
témoigne l'augmentation du taux brut de scolarisation. Cependant, des défis demeurent, la forte demande
éducative n'ayant pas encore connu de réponse appropriée. Une grande proportion d'enfants qui s'inscrivent à
l'école primaire ne terminent pas le cycle, comme l'indique le taux d'achèvement de 59,5% en 2013. Ceux
qui sont appelés à achever le cycle sont confrontés à un autre défi, celui de l'accès à l'enseignement
secondaire. Les enfants qui accèdent au secondaire ont des chances limitées d'atteindre l'enseignement
supérieur à cause du fait que le système éducatif est à la fois coûteux et inégal du fait qu'il favorise plus les
familles les plus aisées pour la plupart situés dans les zones urbaines. Les disparités géographiques
constituent également un problème. Par exemple, le taux net de scolarisation dans les grandes villes peut
atteindre 75% contre à peine 37% dans les zones rurales. https://www.unicef.org/bfa/french/

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III- La rentrée scolaire au GSSV

Au Groupe Scolaire Saint Viateur, la rentrée fut belle. La date officielle au Burkina Faso pour
la rentrée scolaire a été le 2 octobre 2017. Cependant, du 20 au 22 septembre, l’ensemble
du personnel était en réunion pédagogique pour l’élaboration d’un projet d’établissement
et les élèves sont arrivés à partir du 25 septembre 2017. Une cérémonie d’accueil des
nouveaux fut faite le vendredi 29 septembre 2017 au son de la fanfare de la paroisse. Les
premiers devoirs ont été administrés dès le 13 octobre 2017.
Par ces différentes photos, revivons la rentrée.

Les deux censeurs et le DG avec des élèves Au son de la fanfare

Le mot du DG aux élèves Avec les parents du préscolaire le 2 oct.

Avec les enfants du primaire La vie de l’école reprend.
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IV- la rentrée des classes à Eloq

A l’instar des établissements d’enseignement burkinabé, l’Eloq a effectué ses rentrées des
classes dans le chronogramme suivant :

La rentrée des classes d’examen a eu lieu le 18 septembre 2017. A cet effet, il eut d’abord le
rassemblement des élèves à l’amphi, au cours duquel l’aumônier a assuré la prière et la demande de la
bénédiction divine pour l’année scolaire.

Ensuite, le Directeur général, le Fr Benjamin OUEDRAOGO a présenté la journée de l’excellence
avec le président du Faso ; cette présentation s’est faite à travers des images dans lesquelles les élèves
de l’Eloq furent majoritairement représentés, tant sur le plan régional que national. Enfin, l’éducateur
principal a procédé à la lecture et l’explication du règlement intérieur.

La rentrée des classes intermédiaires fut le 25 septembre 2017. Le même cérémonial fut
observé comme celui des classes d’examen. Et la rentrée des classes des nouveaux élèves s’est
effectuée le 28 septembre 2017 avec le même déroulement que les rentrées qui l’ont précédé.

Après les différentes rentrées des classes, les élèves, les enseignants, les éducateurs et les
membres du personnel ont effectué la première montée des couleurs de l’année scolaire, le lundi 02
octobre 2017. Cette montée des couleurs fut marquée par la présence du supérieur de la fondation du
Burkina des Clercs de Saint Viateur et du président de l’Association des Parents d’Elève(APE).

L’hymne national fut exécuté par les élèves de la Terminale D. Dans le respect des couleurs
nationales, élèves comme éducateurs ; professeurs comme parents d’élève, main à la poitrine
joignirent les élèves de la TD pour l’envoi des bandes horizontales rouge et verte frappées d’une étoile
d’orée vers le ciel ; signe d’un avenir radieux qui hissera les élèves de l’Eloq vers l’excellence en cette
année scolaire 2017-2018.

Après cet acte citoyen, place au
mot de la semaine présenté par
l’aumônier. L’aumônier fut succédé par
le directeur général qui souhaita une
fois de plus la bienvenue aux élèves et
éducateurs ; et le supérieur de la
fondation qui a prodigué des conseils et
encouragements aux élèves et en leur
souhaitant une bonne et heureuse année
scolaire. Cette séance termina par la
présentation et la remise symbolique
des lots sportifs aux élèves de la part de
leurs amis japonais.

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La première semaine du début effectif des cours connaitra une interruption pour donner lieu aux
journées pédagogiques qui se sont déroulées du 04 au 06 octobre 2017. Durant ces journées, les
professeurs ont bénéficié de l’encadrement des inspecteurs et conseillers pédagogiques venus à cet
effet. La matinée du 04 octobre a débuté par « l’exposé théorique et des échanges sur les notions
de programmes, curricula, finalités, buts et objectifs » ; exposé assuré par M. SOMA Raphaël ;
inspecteur d’Histoire-Géographie. Après la phase théorique, les enseignants se sont retrouvés en
groupes disciplinaires avec leur inspecteur ou conseiller pour analyser les programmes.

La deuxième journée sera consacrée par l’analyse de la fiche pédagogique et son élaboration en
vue d’une phase pratique. La troisième et dernière journée fut les pratiques de classe avec les fiches
élaborées par groupe disciplinaire. Au cours de cette pratique, un enseignant utilise la fiche élaborée
en situation réelle de classe avec les autres et les encadreurs comme observateurs. Après la pratique,
un entretien en groupe disciplinaire pour les critiques de la pratique de classe et les conseils. La fin de
cette dernière journée est marquée par les échanges entre enseignant et personnel de l’administration
de l’établissement pour des instructions pratiques, cet échange fut précédé par l’entretien entre le
Père Macaire et les enseignants sur le projet éducatif.
V- L’Université Norbert Zongo à Koudoudou

Le frère Hermann PALE étudie à cette université pour la licence en mathématique. Il loge
dans la communauté des Frères de Sainte Famille. C’est en septembre 1996 qu’a été créée
l’Ecole Normale Supérieure de Koudougou (ENSK) puis en 2000, l’ENSK est érigée en
Etablissement d’enseignement supérieur, de formation professionnelle et de recherche dont
les missions sont d’assurer la formation des personnels de l’éducation, la conception, la
production et la diffusion des matériels didactiques et de promouvoir la recherche en
éducation. En août 2005 l’État crée l’Université de Koudougou. L’existence de l’Ecole Normale
Supérieure de Koudougou a été sans conteste un atout favorable et une base essentielle dans
l’édification et la structuration de la nouvelle Université. Le vendredi 21 juillet 2017, un décret
portant changement de dénomination de l’Université de Koudougou et devient Université
Norbert ZONGO. « Cette dénomination rend hommage à un journaliste émérite, personnalité
éminente de notre pays qui est un exemple de courage, de témérité et d’engagement en
faveur de la bonne gouvernance. »

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VI- La Faculté de Théologie des Jésuites d’Afrique et Madagascar.

Les frères Gabriel OUEDRAOGO et Kingsley OGUDO sont en troisième année dans cette faculté à
Abidjan. Le samedi 16 septembre, l’Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus lançait officiellement
l’année académique 2017-2018, en présence des 94 étudiants jésuites et non jésuites, dont 34 en première
année, 27 en deuxième année, 30 en troisième année et 3 en Master en Ecriture Sainte, ainsi que des
nombreux invités. La cérémonie d’ouverture a été enrichi par les discours des plusieurs intervenants à savoir
le Recteur de l’ITCJ, le Doyen de l’ITCJ et le Président de JESAM.

Dr Yvon ELENGA,SJ. Dr Agbonkhiameghe OROBATOR,SJ Dr Anicet NTEBA MBENGI,SJ
Recteur de l’ITCJ Président de JESAM Doyen de l’ITCJ
Dans leurs différentes allocutions, ils nous ont invités à placer cette nouvelle année académique sous le
signe de la réconciliation comme mission à laquelle nous invite la trente-sixième congrégation générale.
Réconciliation avec Dieu, avec le prochain et avec la Création. Dans ce même élan de la Théologie de la
Réconciliation, ils nous ont exhortés à approfondir une théologie de la réconciliation en s’appuyant sur les
Ecritures saintes, sur la Tradition et sur nos différentes cultures africaines. Puis est venue la leçon
inaugurale, donnée par le Dr Eugène GOUSSIKINDEY, SJ., Directeur du Centre de Recherche et d’Action
pour la Paix (CERAP). Elle avait pour thème « Dieu : objet ou sujet de la théologie ? Les enjeux actuels de
la mutation théologique ».

Dans son mot de circonstance, le Doyen a présenté le bilan des activités de l’année académique 2016-2017
au cours de laquelle, notamment, les dix-neuf étudiants de troisième année qui ont passé avec succès le
premier jury de baccalauréat en théologie organisé par l’ITCJ. En ce qui concerne les programmes spéciaux,
il convient de noter que l’ITCJ a organisé trois programmes de formation : l’Ecole de Formation
Théologique et Spirituelle (ECOFORTS) pour les laïcs, le Programme de Formation des
Formateurs (PFFA) qui en est déjà à sa deuxième promotion et le Programme de Formation en Spiritualité
Ignaciennes (FORSI). Il a terminé son discours par un vœu : que l’année académique 2017-2018 soit une
année de conversion personnelle et institutionnelle, afin que l’ITCJ devienne le lieu par excellence de la
promotion d’une théologie qui construit des ponts entre les cultures, les peuples et les religions. Ensuite, à la
chapelle, le Président du JESAM a célébré la messe du Saint-Esprit. Nous avons clôturé au réfectoire pour
des agapes fraternelles.

OGUDO Kingsley Uchenna csv.

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VII-
Le frère Ghislain OUEDRAOGO est
inscrit en licence professionnelle en
électromécanique. il est en deuxième
année. Il souhaite se présenter en
juillet prochain pour le DTS. ESTA est
en partenariat avec l’Université de
Ouagadougou et l’Université du Littoral
Côte d’Opale (ULCO) en France. Elle
offre 8 filières dont le GÉNIE
ÉLECTRIQUE avec soit l’option électromécanique, soit option électronique et informatique industriel ou
électronique et automatismes industriels. Les diplômes préparés dans la filière sont :
- Diplômes de Technicien Supérieur (DTS) Bac +2
- Brevet de Technicien Supérieur d’Etat (BTS) Bac +2
- Licence Professionnelle Bac + 3
- Ingénieur de conception Bac + 5
La rentrée fut marquée par le début des cours dès le 19 septembre 2017. Ils sont actuellement 23 dans sa
filière d’électromécanique alors que l’an passé lors de la rentrée ils étaient 35. Si le groupe a été réduit de
12, la principale raison est le départ pour le marché du travail. Plusieurs ont été recrutés dans les sociétés
minières.

VIII- L'Université Saint Thomas d’Aquin

Le frère Michel Pio DA est en 3ème année en licence de Finance
Comptabilité Audit), le frère Fulbert SAM en 2ème année en Sciences Agro-
Sylvo-Pastorale : option Production animale et le frère Alain Cyrille
OUEDRAOGO qui commence cette année en Finance Comptabilité Audit.

Notre rentrée marquée par des discours à la date du 3 Octobre 2017. En
effet, entre autres intervenants, c’est l’intervention du vice-recteur Pr
Prosper NIKIEMA qui fut le point culminant de cette journée. Dans ses propos, il a tenu à s’excuser au nom
du recteur qui était en mission à Rome. En outre, le bilan de l’année écoulée a été rapporté et il est
ressorti que les résultats sont mitigés en grosso modo. Par conséquent une
invitation est lancée à l’endroit des étudiants à plus d’auto discipline, de
présence et d’abnégation dans le travail. Egalement, le doyen de chaque
faculté a été présenté et chacun à son tour donnait les dispositions
pratiques pour le début des cours. Après cette rentrée officielle aucun
retard ne s’est fait accusé pour le début des cours qui ont commencé dès le
5 Octobre. La messe d’entrée fut le samedi 28 Octobre 2017

Permettez-moi de présenter l’université catholique Saint Thomas d’Aquin.
L’USTA est un établissement privé catholique ouvert en octobre 2004. Son
premier recteur a été le professeur Albert Ouédraogo (ancien ministre de
l’éducation) qui fut remplacé en septembre 2008 par le professeur père
Jacques Simporé, Camélien. L'USTA est composée de quatre facultés et d'un
institut. Il y a la Faculté de médecine, la Faculté des sciences juridiques et
politiques, la Faculté des sciences économiques et de gestion, la Faculté des
sciences et techniques et l’Institut des sciences et des métiers du tertiaire. F. FULBERT SAM
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IX- INSTITUT SUPÉRIEUR PRIVÉ DE PHILOSOPHIE

Cette année, deux Clercs de Saint Viateur, les frères BAMAZE Fulbert et HIEN Irénée
fréquentent le Grand Séminaire de Philosophie des Missionnaires d'Afrique à Ouagadougou.
L’Institut a comme objectif d'assurer une formation philosophique et religieuse aux étudiants en
leur permettant d'acquérir la licence. Les Pères blancs, en plus de leurs postulants, accueillent les
DON ORIONE, les ASSOMPTIONISTES, les REDEMPTORISTES, les GRANDS CARMES, les
SAINT VINCENT DE PAUL ainsi que des communautés féminines.

X- L’UNIVERSITE CATHOLIQUE DE l’AFRIQUE DE L’OUEST

Le frère ZOMA François termine cette année sa troisième année pour la licence en philosophie. Il habite
au scolasticat de la vice-délégation de Côte d’Ivoire. L’UCAO, créée en l’an 2000, est un complexe
universitaire réparti sur sept (07) pays de l’Afrique de l’Ouest francophones. Les autorités de l’UCAO ont le
souci d’offrir aux étudiants une solide formation intellectuelle, culturelle, spirituelle et morale. Chacun des
démembrements de l’UCAO est appelé Unité Universitaire. L’Unité Universitaire à Abidjan héberge trois
Facultés et trois Instituts.

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XI- La rentrée au noviciat 2017-2018

Deux novices s’en vont ; trois novices s’en viennent. Le 31 août dernier a eu lieu l’entrée officiel au noviciat
Saint Viateur de Boassa. A cette occasion, il y a eu la passation entre le maître des novices sortant, le Père
Macaire SANDOUIDI et l’entrant, le Père Norbert ZONGO symbolisée par la remise du flambeau.

Après l’entrée officielle au noviciat, c’est le temps de lancement. Et,
contrairement à ce que je croyais, il fut lent et éprouvant. En effet,
il m’a été donné de constater, après un temps d’observation, que le
noviciat avait un besoin urgent d’une cure de nettoyage tant à
l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments ainsi que la cour du
noviciat/ermitage, du moins certains espaces faisant partis
intégrante de ce que j’appellerais ici l’espace vital. Alors que faire ?
Qui va le faire ?

Je pris sur moi la responsabilité de m’y mettre avec les novices qui ont vite
fait de comprendre le bien fondé d’un tel ménage, et n’ont pas marchandé
leur détermination. Cette action qu’on pourrait baptiser ‘‘opération coup
de poing’’ pour la propreté et l’ordre a consisté à débarrasser (laver) les
mûrs, les meubles et les toits de la poussière, des toiles d’araignée, et des
excréments des margouillats, des salamandres et des geckos, des tas
déchets accumulés et devenus crasseux à certains endroits ainsi que les
herbes qui jouxtaient les maisons et les lieux d’accueil comme si elles
étaient les vrais maîtres des lieux et les vrais hôtes. Le lavage des mûrs a été
possible grâce à la peinture à huile dont les murs sont revêtus.

Ce travail a commencé d’abord par nos chambres, ensuite par la sacristie, puis le
réfectoire, l’espace d’accueil extérieur (disons la terrasse), la bibliothèque et la salle
de cours. A chaque passage, nous nous sommes donné la peine de faire l’inventaire
du matériel existant. Ce qui nous a permis de d’avoir une idée sur ce qu’il y a et ce
qui manque, de retrouver avec nostalgie du matériel et toutes sortes d’objets qui
nous avait servis du temps de mon noviciat en 2003-2004. Là, où nous avons
beaucoup transpiré et des jours durant, c’est au réfectoire. Quant à la bibliothèque,
j’ai demandé de l’aide d’une bibliothécaire d’un Institut privé de formation de la
place qui y consacre ses temps libres notamment les weekends pour faire
l’inventaire et la codification.

Depuis lors, c’est avec fierté que nous pouvons passer ou nous installer dans l’un ou
l’autre des lieux dont l’éclat ne laisse pas indifférent même si beaucoup reste à faire et l’effort à
poursuivre. Bien que laborieux et éprouvant, la détermination en chacun n’a pas faiblie ; au contraire, elle
était égale du début comme à la fin. Disons jusqu’à maintenant. Ou si vous voulez du début jusque-là où
nous nous sommes arrêtés. Car le travail de nettoyage et de mise en ordre n’est pas complètement
achevé ; il y a lieu de continuer. Mais c’est déjà acceptable pour s’installer, pour accueillir, pour
commencer à travailler…

Ce geste de ma part a été une vive interpellation pour nos employés qui, me voyant retrousser les
manches avec les novices pour faire le travail. Par ailleurs, cette opération s’est révélée être une
expérience authentique de connaissance et de découverte des lieux. Par nous-mêmes, à travers cette
action, nous avons fait connaissance des lieux et découvert ce qu’il nous revenait de connaître et de
découvrir. Enfin la vive conscience que me laisse cette action est celle d’un défi majeur de la vie religieuse
en Afrique : l’entretien et la préservation de l’héritage. Bravo aux novices qui l’ont compris et qui y ont mis
sien !
P. Norbert ZONGO,csv
Maître des novices
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Fidèle OUOBA Richard KOLOGO Jean Baptiste YABRE
BAC professionnel Licence en Science BAC A série littéraire et deux ans
en Génie Civil Économie et Gestion de philosophie au Grand Séminaire
Diocèse de Fada N’Gourma Diocèse de Koupéla Diocèse de Kara au Togo
Né le 31 décembre 1991 Né le 17 avril 1989 Né le 19 janvier 1993

Une tradition importante dans la vie religieuse est le travail manuel et l’hospitalité. La devise est « ora et
labora » (prie et travaille). Nos novices, dès l’entrée en noviciat, ont découvert la joie de servir et de quel
que soit le type de service.

Le père Norbert ZONGO et le père Macaire SANDOUIDI avec les novices
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