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LE PETIT DAUDET
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LIGUE DU SUD
Périodique gratuit - N°85 - liguedusud.fr - Janvier 2018

2018
LA LIGUE DU SUD
AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE VAUCLUSE

LE TEMPS DE LA DROITE
ET DU LOCALISME ? LA LIGUE DU SUD
AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE VAUCLUSE

N
otre belle France vient der » et à un cosmopolitisme dé- 2018 soit l’année du redressement
de traverser une année raciné. tant attendu de la droite, pour le
supplémentaire. Du- salut de la France, ce vieux pays
rant des millénaires Ainsi, je ne peux qu’espérer que fier de ses traditions immémo-
d’Histoire, notre pays a survécu 2018 sera d’abord l’année du sur- riales et de sa civilisation catho-
aux nombreux périls intérieurs saut de la droite. Car sans affirma- lique.
comme extérieurs qui mena- tion au grand jour de ses inten-
çaient soit son intégrité soit sa tions, la droite nationale ne pourra Nous formons aussi le vœu que
pérennité. Il s’en est parfois fallu s’atteler au redressement vital du cette année 2018 permette une
de peu que la France ne trépassât pays. Or, il n’y rien à attendre de prise de conscience de l’impor-
subitement, à cause de l’incurie la gauche macronienne au pou- tance du localisme, c’est-à-dire de
de ses gouvernants ou de ses al- voir, ni rien à espérer de ses alliés nos racines locales qui constituent
liés. Mais la France sut toujours extrémistes du centre préoccupés notre terroir, nos provinces, bref
trouver un sursaut de vigueur à sauver leur peau. La droite na- chacun d’entre nous. Ce lien de
pour triompher de ses ennemis tionale : voici un beau programme filiation territoriale est important
et rester telle que Dieu la souhai- qui puise aux tréfonds de la légiti- car toutes nos singularités locales
tait : la fille aînée de l’Eglise. mité française et à la source loca- participent de la construction de
liste qui la constitue. notre fierté nationale. C’est pour-
Aujourd’hui, hélas, la France est quoi je ne peux qu’espérer que
en proie aux pires tourments. Plus que jamais nous avons be- nos dirigeants, s’ils n’ont pas per-
Comme lors du traité de Troyes, soin que la droite nationale se du tout leur bon sens, puissent
en 1420, ses dirigeants actuels ac- mette en ordre de marche et dé- entendre les aspirations localistes
ceptent de se vendre et vendent le passe les simples unions d’appa- qui se sont exprimées dernière-
pays avec eux. Emmanuel Macron reils, qui ne sont que des regrou- ment, notamment en Corse, et
ne considère plus la France en pements de circonstance. Ce n’est demain en Nouvelle-Calédonie.
tant que telle mais comme un pas le calendrier électoral qui doit Balayer d’un revers de main ces
simple prétexte lui permettant de déterminer notre action, mais la revendications serait un signe
côtoyer les grands de ce monde. France et les Français. C’est pour- manifeste en faveur d’une mon-
La recherche permanente du bien quoi, je profite de cette nouvelle dialisation cosmopolite qui fra-
commun, la préservation d’une année 2018, sans élection, hormis casse nos identités locales et na-
communauté de destin, la néces- l’important référendum en Nou- tionales.
sité de l’ancrage local ont laissé velle-Calédonie, pour en appeler
place au triomphe d’un égoïsme à une union des droites déter- En avant, calme et pour le peuple.
forcené, à l’exaltation de la philo- minée à défendre notre identité
sophie du «  no frontier, no bor- et notre terroir. En espérant que Jacques Bompard
en bref…

SÉGOLÈNE A LA GROSSE TÊTE
Le 26 décembre, la très modeste Ségolène Royal affirmait : « J’ai un point com-
mun avec Macron, celui des gens qui bossent, qui maîtrisent leurs sujets et qui
ne font pas d’embrouilles ». C’est vrai que du projet d’éco-taxe qui a coûté un
milliard d’euros aux contribuables, en passant par les 132 millions de factures
impayées de la région Poitou-Charentes qu’elle présidait alors, Ségolène Royal
excelle en gestion publique. Mais heureusement qu’elle travaille ses dossiers,
sinon imaginez le résultat !

CASTANER ET SA CAGNOTTE
Lorsque le parti En Marche a été créé, ce fut l’effervescence politi-
co-médiatique. Un parti novateur semblait voir le jour, sans adhé-
sion, sans direction verticale, sans tête connue. Mais cela n’a duré
qu’un temps. Non seulement Emmanuel Macron a imposé le très
socialiste Christophe Castaner à la tête de son parti, sans consul-
tation des rares militants encore mobilisés. Mais en plus, depuis
son élection, Christophe Castaner s’est fendu d’un seul message aux
militants. Non pour les remercier, mais leur demander de l’argent.
Il est vrai qu’avec les 22,5 millions d’euros de dotations publiques,
Castaner craint d’être un peu juste.

COMMENT TAXER LES CONTRIBUABLES ?
Macron, en tout bon ministre socialiste qu’il fut, a décidé d’imposer le prélèvement à la source décidé par son père spirituel,
François Hollande. Aussi, pour répondre aux questionnements légitimes des contribuables, l’Elysée n’a rien trouvé de mieux
que de les faire payer à nouveau. Craignant de ne pouvoir être à la hauteur, l’Etat a donc démarché une société privée qui ré-
pondra en lieu et place de Bercy. Sauf que les appels seront surtaxés … Donc, les contribuables devront payer pour comprendre
comment … payer leurs impôts !

GÉRALD DARMANIN OU L’EXCÈS DE ZÈLE
Le sarkozyste Gérald Darmanin ne sait plus que faire pour briller aux yeux de son très cher
nouveau chef, Emmanuel Macron. C’est pourquoi, avec ses services, il vient de mettre en
place la « modélisation prédictive des fraudes fiscales ». C’est beau comme l’E.N.A. un jour
de pluie. L’objectif est de contrôler en détails l’ensemble des données bancaires, financières
et patrimoniales des Français, afin d’épingler ceux au train de vie trop élevé. Si le logiciel
commence par contrôler les députés En Marche, il aura du travail, puisque Véronique
Hammerer, député L.R.E.M. n’a pas hésité à dire à la presse : « Avec mon mari, on aime les
belles bagnoles. Il voulait justement remplacer [sa voiture] de 12 ans d’âge par une Porsche
Cayenne, je lui ai dit de ne pas le faire, sinon j’entends déjà les réflexions ». Gérald aura du
travail.

LA MAIRIE DE MONDRAGON EST-ELLE
UNE SUCCURSALE D’EN MARCHE ?
En novembre dernier, les comités « En Marche » d’Orange et du Haut Vaucluse ont organisé à Mondragon une soirée caritative
à destination des sinistrés de la tempête Irma. Seule une fraction de la participation était destinée à l’œuvre caritative, le reste
allant bien « logiquement » à destination du comité politique organisateur. Ce qu’il faut souligner c’est que la commune a mis
sa salle des fêtes à disposition d’ « En Marche » à titre gracieux, ceci étant même affirmé par la presse à l’instar du journal La
Tribune du 16 novembre 2017 qui rapporte les propos d’En Marche : « Nous avons ensuite cherché une salle qui pourrait nous
accueillir gratuitement […]. Monsieur le Maire de Mondragon, Christian Peyron, séduit par cette action nous a proposé la salle des
fêtes de sa commune ». D’après les tracts placardés pour l’occasion, et confirmé dans le même article du journal « La Tribune »,
les réservations pour la manifestation du parti Présidentiel s’effectuaient… à la « mairie de Mondragon ». Sachant que jusqu’à la
fin du Quinquennat « En Marche » percevra presque 100 millions d’euros rien qu’en dotations publiques des partis politiques,
les largesses de la municipalité, jusqu’alors socialiste, de Mondragon étaient-elles bien nécessaires ?
nouvelles de l’Olympe

EMMANUEL MACRON ET LES MÉDIAS

E
mmanuel Macron est une même économiques, avec des pro- ricature étincelante. Le président
personnalité politique pos qui en appelait à la reconstruc- n’est plus désormais cet homme
pour le moins surprenante. tion d’un Etat social, prêt-à-penser d’Etat qui devrait être au-dessus de
Inconnu de tous trois ans économique recyclant les idées d’un la mêlée, mais celui qui, à la ma-
avant son élection à l’Ely- social-libéralisme épuisées par un nière d’un Nicolas Sarkozy d’antan,
sée, égocentrique au point de don- François Hollande. préfère s’en prendre directement
ner ses initiales à son parti, autori- aux Français qui ne l’aiment pas ou
tariste patenté sacrifiant les intérêts Mais une fois devenu président, plus. Si les médias commencent par
de l’Armée sur l’autel de son conten- Emmanuel Macron a définitive- se montrer insistants à l’égard de
tement personnel, européiste à ou- ment tourné le dos à ceux qui lui M. Macron, c’est bien parce qu’ils
trance quitte à en oublier la France avait donné  l’Elysée sur un plateau doivent admettre que l’homme n’est
et d’un parisianisme dédaigneux d’argent. Il a revêtu les habits de pas à la hauteur de la situation. Em-
envers les fainéants de province. mépris qui le caractérisent désor- manuel Macron pourra toujours y
mais. Et ces vœux à la presse, pro- aller de son laïus sur l’accueil des
Si Emmanuel Macron a été élu, il noncés le 3 janvier, en sont la ca- migrants, pour plaire aux bobos de
peut remercier en premier chef Libé, d’une manière générale, les
les médias, tant de la presse écrite résultats pour le pays ne sont pas
qu’audio-visuelle, qui n’ont ces- au rendez-vous. Et les médias sont
sé durant sa campagne de vanter obligés de l’admettre, car le risque
un homme qui n’avait aucun pro- d’insincérité et de partialité est dé-
gramme. Correspondant en toutes sormais trop grand.
pièces au portrait de leur candidat
idéal, jeune, moderniste, pas trop Vouloir condamner la presse soi-di-
à gauche sans être de droite, fé- sant pour fait de propagande hai-
ministe, agréable au lobby LGBT, neuse à son endroit, alors qu’elle
Macron recouvrait toutes les ver- est toujours aussi servile, est une
tus d’un cosmopolitisme et d’un marque de fragilité d’Emmanuel
transhumanisme en vogue. Telle- Macron. Sentant que les habits de
ment qu’un journaliste s’est même président sont trop grands pour lui,
plu à écrire que «  son discours […] il cherche simplement, comme au
évoque une synthèse des éditoriaux tennis, à devancer son adversaire
du Monde, de Libération, de L’Obs et par quelques coups bien placés. Ce
de L’Express ». Emmanuel Macron a Le rédacteur en chef de l’Obs est sur la sellette qui en révèle beaucoup sur sa per-
conquis l’ensemble des journalistes, depuis cette une qui écorne l’image de Jupiter sonnalité. L’étau se resserre.
en bref…

LES RADICAUX UNIS POUR LE MEILLEUR
ET POUR LE … RIRE
Le 9 décembre dernier a eu lieu un mariage symbolique, passé totalement inaperçu, entre deux partis qui se réclament être
les plus vieux de France : celui du parti radical valoisien des ex-présidents Jean-Louis Borloo, Yves Jégo ou Rama Yade avec le
Parti Radical de Gauche de Sylvia Pinel, ancienne ministre sous Hollande. Il est vrai que depuis la naissance des radicaux, les
cabines télégraphiques ont disparu, d’où leur volonté de se regrouper s’ils veulent encore trouver une cabine téléphonique assez
grande pour les accueillir. Mais Yves Jégo étant plus moderne, il vient d’acheter le téléphone portable dernier cri, et quitte donc
les radicaux pour … on ne sait quel autre chemin politique. Il est vrai qu’il ne sait pas encore utiliser l’application G.P.S., mais
cela viendra.

L’ELYSÉE, UN AIR DE FAMILLE ?
Durant la campagne présidentielle et depuis son élection, le président Macron ne cesse de nous seriner qu’il faut moraliser
la vie publique, et mettre fin à des pratiques que lui seul juge scandaleuses, comme les fameux emplois familiaux. Pourtant,
l’Elysée vient juste de recruter, comme chargé de mission, M. Raphaël Coulhon, fils de M. Thierry Coulhon, lui-même
conseiller d’Emmanuel Macron. L’Elysée, une affaire de famille ? L’honneur est sauf, car M. Raphaël Coulhon n’apparaît pas
dans l’organigramme officiel. Personne n’est censé ni le rencontrer ni le connaître. Mais, rassurez-vous, il est payé pour sa
mission.

LE SÉNAT ? ON NE CONNAÎT PAS
L’histoire est cocasse. Les ministres de l’ère Macron ne
connaissent pas l’existence du Sénat. Sans doute leur côté
parisien et méprisant à l’égard d’une Chambre censée repré-
sentée la France rurale et périphérique. Coup sur coup, ce ne
sont pas moins de trois ministres qui ont manqué une séance
parlementaire en présence des sénateurs ou sont arrivés en
retard. Mais il est vrai que l’un des ordres du jour était déri-
soire : la dette de la France. Devant l’ampleur du sujet, autant
se permettre d’être absent !

LA LIGUE DU NORD SANS LES PINS PARASOLS
Commentant la récente élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains, le député macroniste Gabriel Attal a lancé à
la dérobade que c’était la victoire de la « droite identitaire et populiste, la Ligue du Nord sans les pins parasols ». Visiblement, il
aurait eu peur de prendre comme exemple notre Ligue du Sud et les oliviers !

LA DISCIPLINE !
Le camarade Olivier Dussopt, l’un des rares et derniers députés socialistes, vient d’être nommé secrétaire d’Etat à Bercy. Pour-
tant, trois jours plus tôt, il avait voté contre le budget de l’ère Macron car « il y a un élément qui me caractérise depuis que je suis
parlementaire, c’est la discipline de groupe ». Discipline oblige, après avoir voté contre le budget, il devra désormais le faire voter.
Même dans l’opportunisme, la discipline ne se monnaye pas !

QUAND L’ÉLUE ÉCOLO NE DIT MOT
A la fin du conseil communautaire de la C.C.P.R.O. (communauté de communes du Pays Réuni d’Orange) du 20 novembre
2017, qui avait lieu à Caderousse, une réunion d’information sur une meilleure gestion de l’eau était organisée. Lors d’un tour
de table, chaque élu présent a pu définir en quelques mots ce que représentait pour lui l’eau. Or, quand ce fut au tour de notre
chère Mme Badinier, élue d’opposition écologiste, cette dernière n’a rien ajouté au motif que tout avait déjà été dit. Pour une fois
que l’élue écolo aurait pu briller sur un sujet la concernant au premier chef, il y a de quoi être déçu. Pourtant, quelques jours
plus tard, par le biais de son blog – alors qu’elle avait tout le loisir de prendre publiquement la parole lors de ladite réunion –
l’élue n’a pas hésité à critiquer publiquement les organisateurs de la réunion prétextant qu’aucune discussion sérieuse n’avait pu
être menée. Il est vrai que son intervention n’a guère fait avancer le débat.
assemblée nationale

MARIE-FRANCE LORHO DEMANDE
UN REFERENDUM SUR L’IMMIGRATION…

‘‘
En février, un nouveau texte sur l’immigration et l’asile accor- différence entre le dire et le faire. Ils veulent l’expulsion des
dé aux réfugiés sera soumis au débat parlementaire. Déjà, la délinquants étrangers, la sortie de l’espace Schengen et la
pression médiatique s’abat sur toute réflexion possible d’une fin immédiate de l’inconditionnalité des aides sociales pour
réforme qui pourrait permettre de préserver le peuple fran- certains migrants. Un peuple est en droit de décider de son
çais, et le débat se trouve confisqué par les inquisiteurs de la avenir. Un peuple est donc en droit de décider qui il souhaite
presse bien-pensante avant même que d’exister. accueillir et en quelles proportions. Le peuple français est en
droit de refuser que l’Albanie et Haïti cessent d’être les pre-
Le rejet de l’immigration de masse est très net dans notre miers pourvoyeurs de « réfugiés » en France.
pays, comme le reflètent tous les sondages et les princi- Notre pays n’a plus les moyens de lutter contre la pauvreté des
pales préoccupations de vote des Français. Il n’y a plus que siens. Aujourd’hui, on meurt encore de froid dans les rues de
quelques cercles financiers toujours à la France. Les préfets arbitrent régulièrement
recherche d’une main d’œuvre corvéable entre le logement des plus pauvres et celui
et bon marché, et les groupuscules grasse- des migrants. Cette situation confine à la
ment subventionnés pour l’ignorer ou s’en défiance, sinon à la guerre civile.
offusquer. L’immigration massive crée une

‘‘
partition physique, culturelle et territoriale Je vous pose cette question simple : quand
qui déstabilise la paix et l’unité de notre allez-vous procéder à un référendum sur
pays. L’importation des conflits du Proche- la question du grand remplacement mi-
Orient dans nos débats et dans nos rues gratoire que subissent les Français ? Inter-
constitue un ferment de guerre civile, et il existe un lien direct rogez les Français directement, Monsieur le ministre, pour
entre les attentats dont la France a souffert et l’immigration savoir qui veut assumer l’immigration de masse et ses consé-
incontrôlée qui déferle sur notre territoire. Pire, l’appareil quences, et qui la refuse. C’est aux Français, aux familles, aux
d’Etat au lieu d’appliquer la loi et de rétablir la protection ef- citoyens, de décider de leur avenir et de celui des générations
ficiente de nos frontières criminalise les lanceurs d’alerte qui futures. Il y a urgence car le péril est grand de voir notre ci-
s’émeuvent de la destruction du cadre de vie des Français. vilisation, nos traditions et notre futur détruits sous le chaos
migratoire.
Vous dites vouloir appliquer la fermeté de l’Etat sur les ques- Retrouvez la vidéo de l’intervention sur la page Facebook
tions migratoires. Les Français en ont en effet assez des belles de votre député.
promesses oratoires et veulent des actes, car il y encore une https://www.youtube.com/watch?v=VjCCl9N1jrQ

…ET DÉFEND NOS VITICULTEURS
À L’ASSEMBLÉE NATIONALE !
D
ernièrement dans l’hémicycle, notre député de C’est ainsi que Marie-France Lorho a tenu à recentrer le débat
la IVè circonscription de Vaucluse a interpelé le sur les enjeux essentiels de la viticulture, et sur ce qui permet-
ministre de l’Agriculture sur le sort des petites ex- trait d’assurer la pérennité de la production et d’un métier ô
ploitations viticoles. Notre député n’a pas hésité combien fondamental pour notre terroir. Par exemple, le dé-
à préciser qu’il était impératif de venir en aide aux vigne- puté Lorho a rappelé au ministre de l’Agriculture qu’il serait
rons, déjà menacés par des dispositions européennes aber- judicieux que le ministère accompagne les vignerons dans
rantes qui détournent l’agriculteur de sa vocation première leurs besoins d’exportation comme dans la valorisation de leur
qui est de produire et d’entretenir un territoire. En effet, savoir-faire. Ce n’est pas en continuant de mener une politique
bon nombre de nos vignerons doivent se soumettre à des agricole inopérante et déracinée que sera rendu possible la
règlementations contraignantes en matière de plantation survie de cette partie de notre héritage patrimonial et gastro-
comme d’appellation château. Ce qui est non seulement nomique français. De même comment se fait-il que l’Etat ne
coûteux en argent – imaginez tous ces fonctionnaires euro- permette pas l’assurance des parcelles de nos viticulteurs ou
péens payés pour rédiger cette règlementation – mais aussi interdise de fait la création de réserves financières par une po-
en temps pour des agriculteurs qui doivent abandonner litique fiscale confiscatoire ? Autant de questions qui ont sus-
un instant leur production pour remplir des formulaires cité un vif intérêt des députés présents et qui, nous l’espérons,
et des demandes qui ne sont pas même pas sûrs d’aboutir à rappelleront au ministre de l’Agriculture que toute politique
quelque chose de probant. agricole ne doit pas être pensée uniquement depuis Paris.
dossier localisme

L’AUTORITARISME JACOBIN
N’EST PAS MORT !
I
l est fascinant de remarquer à quel exemple reste, tout paradoxalement,
point, en France, toutes les déci- la décentralisation. Ce projet politique
sions politiques et administratives porté en 1982 par la gauche socialiste de
sont prises sous le sceau d’un pari- François Mitterrand puis en 2003 par le
sianisme affligeant. Que la France centrisme mou de Jean-Pierre Raffarin
depuis Hugues Capet ait accepté dans n’a été conçu que sous des aspects très
sa construction une certaine forme de jacobins. Nous en voulons pour preuve
centralisme peut s’admettre, dans le but que la France a été divisée en 22 régions,
d’asseoir la légitimité royale. Mais que considérées en tant que telles comme
nous en soyons arrivés à un stade dé- des entités politiques autonomes, ne fai-
ment de centralisation outrancière est sant qu’acter le transfert de compétences
plus grave. En fait, tout doit résider dans depuis l’Etat centralisé. C’est ainsi que
la formule empruntée à Christian Ta- plutôt que de penser une politique terri- Enfin, la loi NOTRe accentue la prise
rente : « ni fédéralisme girondin, ni cen- toriale respectueuse des libertés locales, de compétence des intercommuna-
tralisme jacobin, mais un heureux alliage cette décentralisation jacobine a érigé lités – communautés de communes,
de la liberté et de la nécessité ». 22 seigneurs régionaux – les présidents d’agglomération ou urbaines – qui dé-
de région – n’ayant qu’un seul but : satis- pouillent en retour les mairies, ce qui là
Nous ne remettons nullement en cause faire les intérêts de leur parti respectif. encore n’est que l’affirmation manifeste
qu’il faille réserver au périmètre de l’Etat François Hollande devait accentuer ce d’un autoritarisme étatique méprisant
des compétences purement régaliennes, caractère jacobin de la décentralisation les réalités locales. C’est pourquoi,
afin d’assurer la souveraineté de la en créant 13 grandes régions, qui ne comme Jacques Bompard l’avait affir-
France et de traiter les enjeux afférents. sont en vérité que de vastes ensembles mé à l’Assemblée nationale, il faudrait
Mais nous condamnons le fait que toute économico-administratifs. C’est ainsi « accroître partout en France l’influence
politique d’aménagement du territoire que les Picards se retrouvent avec les des provinces, multiplier les libertés
soit systématiquement appliquée sous Flamands, et que les Auvergnats coha- communales et ne pas faire du centra-
le boisseau du jacobinisme. Le meilleur bitent avec les Rhodaniens. lisme délocalisé ».

RÉGION SUD : LE RÉTROPÉDALAGE DE RENAUD MUSELIER
à ses contribuables la modique somme de 140.000 euros pour
baptiser du nom très logique de « Normandie » la fusion des
deux régions Basse et Haute-Normandie.

Face à la levée de boucliers suscitée par l’initiative très solitaire
de M. Muselier, ce dernier a indiqué que « le but n’était pas de
changer de nom, mais de faire entrer dans les esprits et les réflexes
cette Région Sud ». Bref, M. Muselier avance ses pions pour un
futur changement de nom de notre région. Même dans l’esprit
de cette dénomination, nous constatons bien le retour en force
insidieux du jacobinisme, d’autant plus détestable qu’il est le
fruit d’élus provinciaux. En effet, se proclamer être la région
Sud c’est faire montre de parisianisme, car c’est désigner très
superficiellement un vaste ensemble territorial situé au Sud de
la capitale. Du coup, les Languedociens, les Quercynois ou les
Béarnais appartiennent-ils encore au Sud de la France, ou cette
Lors de la dernière séance plénière du Conseil régional, le pré- revendication n’est-elle que l’apanage des Marseillais et des Ni-
sident Renaud Muselier a jeté un véritable pavé dans la mare … çois ? Quant à notre fière identité locale provençale, inutile de
et s’est fait éclaboussé par la même occasion. Dans un premier préciser qu’elle est complètement effacée et niée. Ce que nous
temps, le président a décidé de supprimer l’acronyme P.A.C.A. ne pouvons tolérer.
– qui admettons-le écorche l’oreille – pour le remplacer par l’ap-
pellation Région Sud. Espérons qu’il ne s’est pas offert les ser- Face au boycott de nos identités, que le gouvernement ne
vices d’un cabinet de communication pour ce faire, à l’instar de s’étonne pas en retour de la poussée du localisme exprimée ré-
Hervé Morin, président de la région normande, qui a fait payer cemment à travers les élections corses.
dossier localisme

LE LOCALISME :
POLITIQUE DE L’ENRACINEMENT
Le localisme est important car
il nous inscrit directement dans
un lien de filiation, qui nous unit
d’abord à la terre qui nous a vus
naître ou nous a adoptés. Et ce
n’est pas pour rien que pour se
construire, il nous faut un père et
une mère. D’où notre attachement
aux notions qui en découlent, telle
la Patrie, c’est-à-dire la France, et
la matrie, comme identité locale.
C’est pour cela qu’en politique
comme ailleurs, tout commence
par la défense de ce lien de filia-
tion, que ce soit en matière de po-
litique familiale ou de défense de
notre identité. Sans lui, nous ne
pourrions être que des individus
hors-sol, tels ces migrants jetés à
travers le monde sur les routes de
l’exil.

Toutefois, pour en revenir au livre
de Marc Abélès, il n’est pas ininté-
ressant de constater que la vague
de députés En Marche élue le prin-

I
temps dernier est complétement
l y a maintenant quelques an- tions politiques. Et il est vrai que apatride, au sens où l’appartenance
nées, Marc Abélès publiait un le résultat des dernières élections politique a primé sur l’attachement
ouvrage intitulé Un ethnologue en Corse, la manifestation basque à foncier et sincère au territoire. Or,
à l’Assemblée et proposait un Paris le 9 décembre, ou le référen- lorsqu’un élu ne tient que par son
chapitre inattendu : « Enracinement dum à venir sur l’auto-détermina- appartenance politique, il ne peut
et localisme  ». Inattendu car rares tion calédonienne révèlent, s’il en que servir les intérêts d’un cen-
étaient les auteurs à appréhender est encore besoin, que le localisme tralisme forcené complice d’une
le phénomène localiste à travers n’est pas mort. Au-delà du pro- mondialisation et d’un européisme
le prisme du politique. Pourtant, gramme des nationalistes corses ou béats. Car la seule chose qui lui per-
Marc Abélès ne poussait pas assez des revendications politiques des mette d’exister n’est que la place très
loin son raisonnement, se conten- Basques comme des Calédoniens, éphémère – jusqu’à être remplacé
tant de voir dans le localisme un que nous n’approuvons pas forcé- par un autre – qu’il occupe auprès
simple lien de filiation avec le terri- ment dans leur totalité, ce que nous du groupe d’intérêts financier et
toire où les députés étaient alors les apprécions est le regain d’intérêt politique du moment. Quant à la
élus. Il est vrai que cela constituait proclamé pour le localisme, et par culture du bon sens, inutile de dire
une bonne base de départ, mais cela conséquent pour la défense de nos qu’elle s’étiole au fur et à mesure que
n’était pas suffisant. identités locales. l’on est détaché de la réalité du ter-
rain.
Il nous a semblé important d’in- « L’homme à la terre ! C’est là le fil
sister, dans ce nouveau numéro du Qui tient le nid dans la ramée  » C’est pourquoi, l’enracinement et le
Petit Daudet, sur le localisme qui avait coutume de réciter Frédéric localisme doivent être les mamelles
est au cœur même de nos convic- Mistral. du politique.
Identité - sécurité

POUR LA DÉFENSE DE NOS COMMUNES !
B
ien qu’à l’origine l’intercommu- peu à peu de l’ensemble de leurs préroga- française à se rattacher à une intercom-
nalité semblait se présenter sous tives, et l’assemblée des communautés de munalité, tout en maintenant un certain
les meilleures auspices, dans le France, qui fédère l’ensemble des intercos nombre de structures parallèles dispen-
but de permettre une mutualisa- françaises, n’hésite pas à affirmer que le dieuses et inefficaces, à l’instar des asso-
tion des moyens, souvent utiles pour nos destin des communes se joue désormais ciations syndicales gérant les cours d’eau,
villages, il se trouve que depuis l’entrée en dans les communautés de communes ou des fédérations intercommunales d’élec-
vigueur de la loi NOTRe, nos communes d’agglomération. Et tout le paradoxe c’est tricité ou des syndicats en charge des
françaises se retrouvent dans une situa- que des chantiers ou des équipements schémas de cohérence territoriale. Cela
tion politique, au sens premier du terme, d’ampleur autrefois portés par une com- signifie donc que non seulement les com-
et financière difficile à tenir. mune se retrouvent, du jour au lendemain, munes françaises voient leurs dotations
sous la coupe de l’intercommunalité, avec s’amoindrir, mais en plus qu’elles doivent
D’abord, force est de constater que la dé- une possibilité de pilotage du projet bien continuer de payer des cotisations à des
finition de l’intercommunalité comme mince pour la commune en question. syndicats inopérants, et qui fixent libre-
étant fédérative en 1992 s’est exercée en ment leur montant de cotisations. Des co-
défaveur de nos communes qui n’ont d’ail- Ensuite, il faut bien noter que la loi tisations qui privent nos communes fran-
leurs jamais été consultées par l’Etat à ce NOTRe comme les récentes politiques de çaises de plus d’un milliard d’euros, soit
sujet. Il se trouve qu’avant 1992, les com- baisse des dotations aux collectivités ter- 10% des recettes de fonctionnement des-
munes qui adhéraient à une intercommu- ritoriales ont créé une situation ubuesque. dits syndicats. Or, payer des cotisations
nalité ne perdaient pas leurs compétences, Non seulement, en l’espace de six mois, le syndicales n’est pas la preuve significative
mais les exerçaient en commun sur le nouvel exécutif a demandé 13 milliards que le travail sera effectué en retour par
territoire intercommunal. Depuis 1992, d’euros d’économies à nos collectivités lesdits syndicats, et c’est ponctionner bien
si une commune adhère à une intercom- territoriales, alors que l’Etat ne cesse par inutilement une partie des finances com-
munalité, elle est obligée d’abandonner ailleurs de décharger sur les collectivités munales, à une période bien difficile pour
les compétences exercées en commun au les compétences qu’il ne peut plus exer- nos mairies. Finalement ce sont toujours
profit de la communauté de communes. cer, faute d’argent public. Mais en plus, les communes et leurs habitants qui sont
Nos maires se voient donc dépouiller la loi Notre a obligé chaque commune pénalisés.

FORCES DE L’ORDRE AGRESSÉES :
QUE FAIT L’ETAT DE SA POLICE ?
L
e lynchage de deux policiers lors du appliquée. Hors pour la question du terro- les prisonniers auront désormais le droit au
réveillon du nouvel an à Champi- risme dont les auteurs ne sont pas traités de téléphone en cellule ! Incapable de réprimer
gny-sur-Marne n’est malheureuse- manière radicale et exemplaire, l’arsenal lé- le désordre, l’Etat le légitime et ainsi crée la
ment que la réalité médiatisée d’un gislatif existe. plus grande des injustices, le règne des bri-
quotidien fait de violences, dans lequel l’Etat gands et du chaos.
et son bras séculier ne sont plus respectés Il faut entamer plutôt une véritable réflexion,
parce que les délinquants ne sont plus punis. suivie d’une reprise en main efficace, sur les L’agression des policiers n’est que le dernier
Il ne peut y avoir de justice sans châtiment services de la justice doublement empêchés stade et le terrible constat de la perte de sou-
pour celui qui enfreint la loi. Les chiffres dans leur mission de rendre le droit. L’en- veraineté de l’Etat, incapable de faire respec-
tombent les uns après les autres, toujours combrement administratif et l’engorgement ter son droit et de maintenir sa prérogative
plus glaçants, toujours plus inquiétants sur des dossiers dans les tribunaux s’ajoutent à régalienne essentielle, à savoir le monopole
la situation des forces de l’ordre dans notre la confiscation de la magistrature par une de la force. Il est encore temps d’inverser la
pays. D’après les statistiques du syndicat Al- clique de juges idéologues qui sapent les tendance, mais les lignes sont enfoncées et la
liance Police, 15 agents des forces de l’ordre fondements de l’Etat, de l’intérieur même pression des temps barbares est de plus en
sont blessés tous les jours dans l’exercice de du corps judiciaire. Cette entreprise de plus forte.
leurs fonctions. En 2016, 14 gendarmes et 2 subversion remonte aux années 1970 et dé-
policiers sont morts en mission tandis que 9 montre aujourd’hui l’étendue de sa réussite : Appuyés sur les bras de la culture de l’ex-
846 fonctionnaires ont été blessés lors d’in- force n’est plus à la loi. En lieu et place des cuse et du puéril mépris de l’autorité, les en-
terventions. Combien faudra-t-il de morts condamnations et de la stricte application fants incestueux du gauchisme médiatique
pour que l’Etat prenne conscience qu’il lui des peines plancher figurent toute une sé- étalent leur «  haine du flic  » en adoubant
faut agir vite s’il ne veut pas se retrouver dé- rie d’aménagements et de mesures laxistes la racaille inculte et ensauvagée dans ce qui
sarmé et impuissant face à la tyrannie des qui aggravent l’injustice du coupable sur la n’est finalement que la haine de la France. Le
bandes et des hors-la-loi ? victime, et favorisent l’impunité des délin- respect peut naître de l’amour et de l’admi-
Aujourd’hui, ce n’est pas tant la loi qu’il s’agit quants et des criminels de tous poils. Der- ration, à défaut il demeure la crainte pour le
de modifier ou de renforcer, car elle n’est pas nière nouveauté du royaume de l’Absurdie, transmettre.
qui êtes-vous

MARIE-CLAUDE BOMPARD
«JE VEUX SERVIR LA VÉRITÉ
ET LE BIEN COMMUN»
Marie-Claude Bompard est maire de Bollène depuis 2008. Conseillère départementale du canton de Bol-
lène, en bînome avec Xavier Fruleux depuis 2015, Marie-Claude Bompard est une élue de Vaucluse depuis
2004, et a aussi été élue au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur de 2002 à 2004. Au-delà de ses
fonctions électives, Marie-Claude Bompard est très impliquée dans l’organisation et l’action de la Ligue du
Sud puisqu’elle est vice-présidente en charge de la formation des élus.

Quel est le sens de votre engagement en politique ? Quel rôle doit jouer, selon vous, la Ligue du Sud ?

Il remonte à quelques années déjà ! J’ai subi la dé- Le rôle de la Ligue est essentiel et les élections lé-
sinformation et le mensonge d’État durant la guerre gislatives du mois de juin l’ont prouvé. Alors qu’une
d’Algérie, je me suis jurée que cela ne se reproduise vague Macron a balayé bon nombre d’anciens parle-
plus ou du moins pas sans que je les combatte. Cette mentaires impliqués depuis longtemps dans la vie pu-
origine de mon combat résonne encore aujourd’hui blique, la Ligue du Sud a vu son député se faire réélire,
où plus que jamais le mensonge et la trahison se dé- c’est la preuve de notre enracinement, nous vivons au
veloppent contre notre peuple et notre Na- plus près de nos compatriotes, leurs problèmes sont
tion. aussi nos problèmes.

Je veux servir inlassablement la véri- La Ligue, forte de ses convictions et des
té et le bien commun et pour cela il résultats de son travail est un marqueur
faut lutter pied à pied contre tout ce dans le département. Elle connait un dé-
qui veut faire disparaître ou détruire veloppement constant depuis une dizaine
la France et les Français. d’années : maires, conseillers municipaux,
conseillers départementaux, député, nos
Comment conciliez-vous vos mandats élus se battent partout où ils sont...
de Maire de Bollène et de conseiller Il nous revient maintenant d’al-
départemental du canton ? ler conquérir des intercom-
munalités car c’est là que va
Les deux mandats sont se trouver le pouvoir dans
complémentaires, c’est la les années à venir. J’invite
même politique, les mêmes tous ceux qui le sou-
engagements qui nous di- haitent et tous ceux
rigent, qui nous obligent. Il qui le peuvent à se
n’y a pas la parole du maire manifester pour
d’un côté et de l’autre la pa- partir à la conquête
role départementale. Notre des intercommu-
vision est simple : lutte contre nalités.
les gaspillages, le retour de
l’autorité, la défense de l’iden- La Ligue c’est l’espoir
tité et de nos traditions... et la recherche du bien
Nous cherchons à appliquer commun !
ces principes quelque soit la
collectivité et le lieu.
Humeur

L’ÉGLISE N’EST PAS
UNE ONG 1303, lorsque le Roi de France,
par un acte d’accusation, rappela à
l’Eglise qu’elle ne devait pas inter-
férer dans la gestion du domaine
royal, de même que le Roi n’avait
pas compétence pour intercéder
dans le domaine spirituel, rendant
donc à César ce qui est à César et à
Dieu ce qui est à Dieu.

Pour reprendre les travaux du
prêtre Gaston Pietri, il est vrai que
tout ce qui relève du pouvoir tem-
porel concerne le politique au sens
d’organisation sociale et adminis-
trative de la cité. Dès lors, l’objectif
premier des gouvernants est d’as-
surer la protection de leurs conci-
toyens tout en permettant leur
autosuffisance, comme l’indiquent

C
Hobbes ou Bodin, dans leurs ou-
ontrairement aux pas ce que veut l’Eglise. Bien au vrages consacrés à la souveraineté.
autres religions du contraire. De même, lorsque Jésus En quelques mots, la mission pre-
Livre, et surtout Christ rappelle «  Mon Royaume mière de l’Etat est d’assurer avant
contrairement à l’Is- n’est pas de ce monde », le Christ ne toute chose la défense de l’intérêt
lam qui est une vé- fait qu’affirmer à la face du monde général. C’est ce qui explique, dès
ritable religion politique, avec en que sa mission première n’est pas lors, que toute loi civile ait be-
guise de Constitution le Coran et de s’immiscer dans le débat poli- soin de tenir compte d’un certain
pour Nation l’Oumma, la religion tique, au sens premier du terme, nombre de contingences propres à
catholique a toujours affirmé la sé- mais qu’il est venu parmi nous l’organisation économique, admi-
paration entre les pouvoirs tempo- autres, pauvres pécheurs, pour ra- nistrative et politique de la société.
rel et spirituel. Dans l’Evangile, le cheter précisément nos péchés. Tout le problème c’est que de nos
Christ affirme en effet très claire- jours l’Etat se croit tout puissant et
ment, « qu’il faut rendre à César ce Dès lors, il convient de nous inter- a tendance à incarner une forme
qui est à César, et à Dieu ce qui est roger sur la latitude d’action qui de charité républicaine qui n’a pas
à Dieu  ». Quelle belle affirmation doit être aussi bien conférée au po- lieu d’être et qui s’exprime à travers
du principe de laïcité, qui en une litique qu’au religieux ? En d’autres une forme d’Etat social hégémo-
seule phrase, délimite clairement termes, jusqu’où peut s’exercer l’au- nique.
le champ d’action dévolu au reli- torité du pouvoir politique et celle
gieux comme au politique. Nier du pouvoir religieux ? De son côté l’Eglise est là pour in-
cette séparation, c’est donc nier la carner avant toute chose une vo-
parole du Christ et ériger en juge Qu’on se souvienne pourtant que cation. Sa mission première est de
absolu l’un ou l’autre des deux cette question avait déjà été débat- transmettre la parole de Dieu et
pouvoirs. Normalement, ce n’est tue au plus haut sommet en mars montrer en quoi Il a sacrifié son
ligu
e du
sud
fils pour racheter les fautes des hommes. L’Eglise
est la garante de la parole divine et doit tout faire
pour préserver les institutions morales qui en dé-
coulent comme la famille ou la vie. Cela signifie
par conséquent que l’Eglise n’est pas là pour faire
la loi, et qu’il ne lui appartient pas de devenir le
législateur. Certes, l’Eglise peut avoir un rôle de
proposition, mais non pas de prescription législa-
tive. Le rôle de l’Eglise est bien de rappeler qu’il y
a des valeurs fondatrices sur lesquelles il n’y a au-
cune remise en cause ou concession envisageable.
Et il est indispensable de préciser que «  l’Eglise
GALETTE DES ROIS
reçoit de Dieu sa règle fondamentale d’existence »
pour reprendre les mots du Père Pietri, et de nulle
autre autorité.
À LAPALUD
A la suite de la galette des rois de la Ligue qui s’est
Finalement, la distinction entre le pouvoir spiri-
tenue le 8 janvier au théâtre municipal d’Orange en
tuel et le pouvoir temporel en revient à dissocier la
présence de 80 personnes, Lapalud Espoir a reçu
légalité, applicable ici-bas, de la légitimité morale
Jacques Bompard le 17 janvier. Cette occasion festive
incarnée par l’Eglise. Cette distinction était d’ail-
a été précédée d’une réunion publique pour parler de
leurs, selon Saint Thomas d’Aquin, la condition
l’avenir de la commune.
nécessaire de tout équilibre de la vie sociale. Pas
plus qu’il ne revient à l’Etat le droit de s’immis-
Le docteur André, tête de liste en 2014, et le conseil-
cer dans la vie interne de l’Eglise, pas plus l’Eglise
ler départemental Ligue du Sud Xavier Fruleux ont
n’a pour objectif de vouloir conduire la société.
pu présenter leur action et leurs ambitions pour la
Toutefois, les catholiques que nous sommes ont
commune et le département. Ils ont notamment attiré
tout intérêt à agir pour la refondation morale de
l’attention des Lapalutiens sur le risque de disparition
la société, à partir de l’héritage chrétien qui est le
de la commune prise dans l’étau formé de l’intercom-
nôtre, chaque fois que notre civilisation se trouve
munalité et d’un maire peu enclin à défendre ses pré-
être en danger. D’où cette « connivence première
rogatives.
entre l’esprit du christianisme et le destin occiden-
tal » que souligne Marcel Gauchet.
La réunion s’est clôturée par un agréable moment de
convivialité et d’échanges porteurs d’espérance pour
Pour autant, il est vrai que l’actualité nous rat-
l’avenir.
trape et tend à diluer cette distinction entre pou-
voir temporel et spirituel. La question de la crise
des migrants en est l’exemple le plus manifeste.
Alors que les Etats européens sont empêtrés dans
un dossier qu’ils ne maîtrisent pas, l’Eglise essaie
de reprendre à son compte ce sujet. Or, il y a des
sujets qui intéressent en premier lieu le politique
bien plus que le pouvoir spirituel. Ce sont toutes
les questions qui concernent la sécurité des ci-
toyens, la défense nationale ou la justice. Il se
trouve que la crise des migrants intéresse en pre-
mier chef le pouvoir politique puisqu’elle relève
des enjeux financiers, sociaux, identitaires et bien
sûr sécuritaires. Donc, ce n’est pas tant à l’Eglise
d’apporter une réponse publique qu’aux Etats eu-
ropéens de s’emparer pleinement de ce dossier. Et
ainsi, la scrupuleuse leçon du Christ qui est de
rendre à César ce qui à César et à Dieu ce qui à
Dieu sera respectée.
« JE MAINTIENDRAI »
C
haque nouvelle année est un nouveau fermeté à la vitalité de l’arbre France, à la fertilité inex-
défi à notre espérance dans le combat tinguible de ses rameaux, à ses fruits nourriciers en-
implacable et permanent que nous li- core abondants quoique les vents de la désespérance
vrons pour maintenir encore vivaces et de l’indifférence soufflent avec violence.
les petites parcelles de bien commun
qui subsistent, malgré le climat délé- Noël, que nous venons de fêter dans la chaleur de nos
tère dans lequel nous vivons ou plutôt nous survivons. familles et de nos foyers, évoque cette renaissance per-
L’heure n’est pas à la plainte, mais notre esprit de pétuelle du Christ au cœur de la nuit et de l’igno-
combat ne se maintient qu’avec une mé- rance des foules. Cette fête s’allie à la ma-
lancolie que nous ne pouvons épancher. gnificence de la nature par le solstice qui
porte au firmament le soleil invaincu,
Si nous nous déclarons patriotes, et tout cela doit nous maintenir dans
c’est-à-dire animés de l’amour de la ferveur attentive du sursaut salva-
ce bien qui nous dépasse et qui teur.
représente à la fois l’héritage et la
transmission, nous ne le faisons Notre patriotisme n’ignore pas les
ni par gageure ni par coquetterie. degrés de filiation, et il s’enracine
Nous sommes dévoués à la patrie, profondément dans notre attache-
à la France, comme un fils à sa mère, ment localiste. Le froid Jacobin ne peut
pris d’un amour qui ne supporte pas de se déclarer patriote qu’à l’instar du mon-
voir celle-ci humiliée et abandonnée après dialiste d’aujourd’hui : il n’est que le succédané
tout ce qu’elle nous a donné. Nous sommes patriotes idéologique et daté de la pensée cosmopolitique née
parce que nous sommes conscients charnellement du des Lumières et de la Révolution. La politique de l’en-
dépôt de la tradition, un dépôt qui n’est pas pour nous racinement ne peut se développer qu’à travers le loca-
une lie morte mais un ferment actif de notre vision de lisme, voie naturelle de la défense du bien commun et
l’avenir. Oui, nous sommes de ceux qui croient avec point de départ LIGUE DU SUD
de la reconquête du pays tout entier.
le bon sens au service du bien commun

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