You are on page 1of 19

Autour de la formation d’une étoile par condensation nébulaire

Concours X-Cachan PSI (Physique)

9 Mai 2011

I Formation d’une étoile, système auto-gravitant
A. Répartition de masses dans un système auto-gravitant
1
1. Considérations de symétrie Le champ gravitationnel est un champ en , plus précisément la
r2
loi de Newton nous fournit, pour le champ gravitationnel créé au point M de l’espace par un élément
de masse m placé en P :
# »
#» PM
G (M ) = −G .
PM3
Les propriétés de symétrie de ce champ sont donc les mêmes que celles du champ électrostatique.

En particulier, le champ G est contenu dans tout plan de symétrie de la distribution des masses. 1
Il en résulte que si nous considérons une demi-droite issue du centre de la distribution sphérique,
celle-ci étant intersection de deux plans de symétrie, le champ en un point de cette droite est parallèle
à celle-ci, donc radial. Maintenant, si nous considérons deux observateurs situés à même distance de
O, ceux-ci ne peuvent pas repérer leurs positions en observant la répartition des masses, il en est donc

de même lorsqu’ils observent le champ gravitationnel là où ils sont placés donc G ne peut dépendre
que de #»r :

G (M ) = G (r ) #»
e r.
En ce qui concerne la pression, remarquons que si le gradient de la pression avait une composante
équatoriale (dans un système de coordonnées sphériques quelconques), cette composante serait la
même en tout point du cercle équatorial de centre O et de rayon R compte tenu de la symétrie sphé-
rique. Notons gradϕ (P ) cette composante. La circulation de cette composante sur le cercle équatorial
de rayon R aurait alors pour valeur :
I
gradϕ (P )Rd ϕ = 2πRgradϕ (P ).
cer cl e

Comme la pression est un champ, elle ne peut prendre qu’une seule valeur en un point donné de l’es-
pace, ce qui implique que gradϕ (P ) = 0 et comme cette propriété est vraie pour tout cercle équatorial,
il en résulte que P ne peut dépendre que de r .

2. Théorème de Gauss Pour le champ électrostatique la loi de Coulomb :
# »
#» q PM
E (M ) = ,
4π²0 P M 3

où q est une charge électrique ponctuelle permet d’établir la validité du théorème de Gauss et de sa
forme locale :
#» ρ
div E = ,
²0
1. Quelles sont les attentes réelles du jury à ce stade ?

1

Cas d’un fluide incompressible en équilibre. La loi fondamentale de la statique des fluides s’écrit : # » #» grad P = ρ G . On peut écrire à tout étape de la transformation. 3.où ρ est la densité volumique de charge électrique. l’écriture : dU = δmc v . p11xs1c. on obtient immédiatement la forme intégrale correspondante : #» #» Ï Ñ G • d S = −4πG ρd τ = −4πG M . compte tenu du premier principe de la thermodynamique : δQ = dU − δW = 0. ce qui veut dire que la température est constamment uniforme sur l’ensemble du système et par conséquent. Évolution adiabatique réversible d’un gaz parfait Une transformation d’un système thermody- namique fermé est qualifiée d’adiabatique si et seulement si il ne se produit aucun échange de chaleur entre entre le système et le milieu extérieur au cours de la transformation envisagée. Une transformation réversible est nécessairement quasistatique. 3 R puis : dP 4 = − ρ 2Gr. dr 3π équation que nous intégrons aisément entre la surface de rayon R où nous poserons P = 0 et un point à la distance r du centre : 2π Gρ 20 R 2 − r 2 .version du 23 mai 2011 . cette équation se projette sur le vecteur radial #» e r en : dP = ρG (r ). compte tenu des symétries : 4 4πr 2 G (r ) = −4πGρ 0 πr 3 3 d’où : 4 GM G (r ) = − πρ 0Gr = − 3 r. #» #» L’analogie est donc immédiate.page 2 . ¡ ¢ P= 3 Au centre de la boule. 3 8π R 4 Soit pour Jupiter P c = 1. dr l’application du théorème de Gauss pour r < R fournit. Σ où M est la masse de matière contenue à l’intérieur de la surface fermée régulière Σ. la densité de charge électrique par 1 la masse volumique et par −G pour obtenir la relation cherchée : 4π²0 #» div G = −4πGρ. La définition même d’une transformation adiabatique infinitésimale impose δQ = 0. Pour une distribution sphérique de masses. 4. la pression est donc : 2π 3 M2 Pc = Gρ 20 R 2 = G . Par application du théorème de Green-Ostrogradski.1 × 1012 Pa.d T a un sens.tex . il suffit de remplacer E par G .

c’est implicite. écrite sous la forme :T = dans l’équation mR précédente. γ−1 v Les variables se séparent aisément selon : dT dv ¢ + = 0. Cette équation est connue sous le nom d’équation de Laplace.. Pv En reportant l’équation d’état des gaz parfaits. il vient : R dv d T + RT = 0. Éliminons la pression en utilisant à l’équation d’état et exprimons c v en fonction de γ.. Dans l’énoncé..δmv = 0. γ−1 T ¡ v Si γ est une constante 2 ) il vient par intégration entre l’état initial et l’état final : vf 1 Tf ln = ln .version du 23 mai 2011 .. mais elle suit l’énoncé. La masse volumique étant l’inverse du volume massique. P ρ Par conséquent : dP dP dρ P dρ dρ = =γ = Aγρ (γ−1) . v i γ − 1 Ti γ − 1 Ti V γ−1 i Le passage à l’exponentielle fournit alors : γ−1 γ−1 Tf v f = T i Vi . où v est le volume massique du gaz.vu la suite 3. Une différenciation logarithmique fournit immédiatement : 3 dP dρ −γ = 0. Nous en tirons l’équation : δmC v .tex . comme ceci est vrai pour un état final quelconque on dit habituellement que la transformation est caractérisée par la loi : T v γ−1 = Cste. la loi de Laplace liant volume et pression peut être écrite sous la forme : P ρ −γ = Cste.page 3 . il vient : P v γ = Cste. La réversibilité implique que la pression du système représente bien la pression du milieu extérieur par conséquent : δW = −P δmd v. dr dρ dr ρ dr dr 2. vi γ − 1 Ti Nous pouvons alors regrouper au premier membre : γ−1 vf 1 Tf 1 Tf Vf 0 = ln + ln = ln . Ce n’est pas la meilleure méthode. p11xs1c.. demandée par l’énoncé.d T + P.

nous n’acceptons pas que la pression puisse prendre des valeurs négatives. il vient : Z r 4πr 2 G (r ) = −G 4πu 2 ρ(u)d u 0 et en regroupant : r 2 dP r Z =− 4πu 2 ρ(u)d u. dr 2A Nous obtenons bien une équation différentielle linéaire r homogène du r second ordre et à coefficients G G constants dont les solutions sont de la forme f = α sin r + β cos r puisque A est nécessaire- 2A 2A ment positif. Mais rien ne l’indique dans l’énoncé p11xs1c. Résolution de l’équation d’évolution de ρ(r ) Dans le cas γ = 2 de l’énoncé : = 2Aρ et par dr dr conséquent : µ ¶ d 2 dρ 2A r = −Gρr 2 . dr ρ dr dP dρ 6. Équation d’évolution de ρ(r ) Considérons la loi fondamentale de la statique des fluides.version du 23 mai 2011 . dont l’allure est représentée ci-dessous.page 4 . dr par conséquent : r 2 dP = r 2 G (r ). G 4. ρ dr Par application du théorème de Gauss à cette géométrie sphérique. dr dr développons le premier membre. il vient : dP = ρG (r ).tex . nous proposons une solution de la forme : Ãr ! α G ρ(r ) = sin r r 2A s 2A avec r < π . dr dr en tenant compte de la remarque de l’énoncé et du changement de variable proposé : f (r ) = r ρ(r ).5. Nous excluons à priori 4 les solutions fournissant une masse volumique infinie en O. par conséquent. d’autre part. il vient : d2 f G 2 + f = 0. compte tenu de la symétrie sphérique. il vient : d2 ρ µ ¶ dρ 2Ar 2 + r 2 = −Gρr 2 . ρ dr 0 La dérivation par rapport à r qui est la borne d’intégration de l’intégrale du second membre conduit immédiatement au résultat demandé : d r 2 dP µ ¶ = −Gρr 2 .

Détermination de 〈E c 〉 Remarquons pour commencer que : * Ã !+ Ã ! " #T N 1 T d X N N d X #» #» #» #» 1 X #» #» Z mi r i • v i = lim m i r i • v i = lim mi r i • v i . ρc ρ(r ) ρ (r ) 0 0 R F IGURE 1 – Profil de masse volumique B. 2 i =1 N m i #» r i • #» X Dérivons à priori la quantité v i . dt i =1 T →∞ T 0 dt i =1 T →∞ T i =1 0 Si nous considérons que la boule de gaz est d’extension finie et que dans l’approximation de la mécanique classique utilisée ici. 2 i =1 dt 2 i =1 9. Sa quantité de mouvement reste constante donc également la vitesse de son barycentre par rapport au référentiel Galiléen de référence dont nous postulons l’existence. ce qui définit bien un changement de référentiel Galiléen. la loi fondamentale de la dynamique du point matériel s’écrit : d2 #» ri d #» v i #» mi 2 = m i = F i. dt i =1 i =1 i =1 dt i =1 i =1 Ce qui conduit immédiatement au résultat fourni par l’énoncé : N d ¡ N ³ #» m i #» v i • #» F i • #» 1X ¢ 1X ´ Ec = ri − ri . Catastrophe gravothermale 7. Énergie cinétique d’un système de particules Par définition même : N m i #» 1X Ec = v i2 . toutes les vitesses sont inférieures à la célérité de la lumière. dt dt 8. De plus. Dans ce référentiel.page 5 . le référentiel barycentrique est par définition toujours en translation par rapport au référentiel du laboratoire.version du 23 mai 2011 .tex . Comme le système fermé considéré est isolé. il vient : i =1 Ã ! N N ¡ N µ #» ¶ N N ³ d X #» #» #» #» d #» X ¡ #»2 ¢ X F i • #» ´ 2 X ¢ X mi r i • v i = mi v i + mi r i • vi = mi v i + ri . alors p11xs1c.

Il est donc impossible d’obtenir l’équilibre du système avec un thermostat. Théorème du viriel La force F i exercée sur la particule i est la somme des forces de gravitation exercées par les autres particules. ¯r i − r j¯ i =1 i =1 j <i Ce terme s’identifie immédiatement à l’opposé de l’énergie potentielle de pesanteur. 6 1­ ® Il en résulte immédiatement que 〈E c 〉 = − E p . ∂T ¯V 2 Considérons le contact de ce système avec un thermostat. Est-ce l’argument demandé ? On pourrait aussi remarquer que la définition de l’équilibre thermodynamique im- pose que toutes les moyennes statistiques de grandeurs microscopiques sont indépendantes du temps. par conséquent : ­ ® 3 U = 〈E c 〉 + E p = − 〈E c 〉 = − N k B T.. le gaz cède de l’énergie. puisque ces résultats ne sont plus au programme ! p11xs1c.. 2 La capacité thermique à volume constant est donnée par définition par : ∂U ¯¯ ¯ 3 Cv = = − N k B < 0. en effet il suffit de considérer que la répartition des masses a été obtenue en amenant les masses successivement depuis l’infini dans le champ de pesanteur créé par les masses déjà présentes pour obtenir ce résultat.page 6 . Si au contraire la température du thermostat est inférieure à celle du gaz. 2 i =1 #» 10. j 6=i ¯ #» r i − #» r j¯ ¡ #» #» ¢ #» X N ³ #» #» ´ X N X N ri−r j •ri F i • r i = −G mi m j ¯ ¯3 . Cette question est très difficile. 5. 5 Il reste par conséquent : N ³ #» F i • #» 1X ´ Ec = − ri . Stabilité thermique Pour un système quelconque. Supposons alors la température du ther- mostat supérieure à celle du gaz. 2 11. ¯ ¯ N #» #» ¯X ¯ les termes ¯ m i r i • v i ¯restent nécessairement bornés et la limite de l’expression ci-dessus est nulle ¯ ¯ ¯i =1 ¯ quand T → ∞. Simplement ces notions ne figurent pas explicitement au programme ! 6.. Le gaz reçoit de l’énergie donc son énergie interne augmente et sa température diminue puisque C v < 0. ce résultat est appelé théorème du viriel. à partir des principes de la thermodynamique que le sens spontané des échanges de chaleur s’effectue de la source à plus haute température vers la source de température la plus basse. ce qui implique immédiatement le résultat. il vient donc : ¡ #» #» ¢ #» X ri−r j F i = −Gm i mj ¯ ¯3 .tex . on sait. son énergie interne diminue et sa température augmente. i =1 i =1 j =1 ¯ #» r i − #» r j¯ j 6=i Remarquons alors que les termes peuvent être regroupés deux à deux puisque va toujours figurer dans la somme la quantité : ¡ #» #» ¢ #» ¡ #» r j − #» r i • #» ¡ #» r j − #» ¢ ¢2 ri−r j •ri rj ri 1 mi m j ¯ ¯3 + m i m j ¯ #» #» ¯3 = m i m j ¯ #» #» ¯3 = m i m j ¯¯ #» #» ¯¯ .version du 23 mai 2011 . ¯ #» r −r i #» ¯ j ¯ r −r i ¯ j ¯ r −r ¯ i j ri−r j par conséquent : N ³ #» N X m m F i • #» i j X ´ X r i = −G ¯ #» #» ¯ . l’énergie interne est la somme de l’énergie cinétique moyenne et de l’énergie potentielle moyen.

δ (Th − Tc ) > 0 ce qui implique que l’échange de chaleur tend à s’accentuer. |C c | Ch Nous en concluons que pour une fluctuation d’énergie positive du cœur 1. cf cours. Cc Ch et compte tenu des signes : δUc µ ¶ |C c | δ (Th − Tc ) = 1− . en sommant sur les électrons contenus dans un élément de volume il vient : #» #» #» δ F = −n e eδV E − n e eδV #» v ∧B. #» # » #» ∂B 2. il suffit de prendre la divergence de l’équation de Maxwell-Ampère et de particulariser ici l’expression de ρ v sachant que n 0 = Cste.page 7 . Équation d’Euler Chaque électron est soumis à la force de Lorentz : #» ³ #» #»´ F L = −e E + #» v ∧B . il est aisé de δUh δUc remarquer que δTh = et δTc = par conséquent : Ch Cc δUc Cc µ ¶ δ (Th − Tc ) = − 1+ . ce système étant isolé évolue à énergie interne constante par conséquent : Uh + Uc = Cste et au cours d’une évolution : élémentaires δUh = −δUc Comme nous connaissons les capacités thermiques. si |C c | > C h . Autre cas Il est bien connu qu’une vapeur sursaturante peut évoluer de manière spontanée en une phase liquide et une phase vapeur (situation de retard à la condensation). d’où les équations de Maxwell : #» 1. le système se stabilise. Équation de Maxwell-Faraday : rot E = − ∂t #» ρ (n 0 − n e ) e 3. cf cours. Équation du flux magnétique : div B = 0 . 2. 13.12. |C c | < C h . Équation de Maxwell-Gauss : div E = = ²0 ²0 #» #» # » #» #» ∂E ∂E 4. tandis que la densité #» de courant est donnée par j = −n e e #» v e . ∂t 17.version du 23 mai 2011 . Équation de Maxwell-Ampère : rot B = µ0 j + ²0 µ0 = −µ0 n e e #» v e + ²0 µ0 ∂t ∂t 16. δ (Th − Tc ) < 0 ce qui implique que l’échange de chaleur tend à changer de sens. Équations de propagation couplées 14. c’est la catastrophe gravothermale. ∂ (−n e e) #» + div j = 0. 15. p11xs1c. II Propagation d’ondes électromagnétiques dans le halo A. Équations de Maxwell dans le plasma Il vient ρ v = n 0 e −n e e = (n 0 − n e ) e.tex . Catastrophe gravothermale Considérons le système constitué par le halo et le cœur.

Si nous avons une confiance raisonnable dans l’énoncé. la longueur caractéristique des phénomènes est la longueur d’onde λ et le temps caractéristique la période T de ces ondes. il vient : #» k #» v ∧Bk VB V #» |= E ≈ c kE k ce qui sera bien sur une justification. la densité volumique de force électromagnétique est donc : #» ³ #» #»´ F v = −n e e E + #» v ∧B ..version du 23 mai 2011 .. 19. Équation de Maxwell-Gauss : div E = − n1 ²0 7. #» # » #» ∂B 2. écrite d’abord sous forme lagrangienne : D #» # » ³ #» #»´ ne me v e = −grad P − n e e E + #» v ∧B Dt puis en passant à la représentation eulérienne par : ½ #» ³ ∂v # » ´ #» # » ³ #» #»´ + v • grad v = −grad P − n e e E + #» #» ¾ ne me v ∧B .. qui n’est peut être pas très différente de la célérité des ondes électromagnétiques dans le vide. nous pouvons donc évaluer l’ordre de grandeur du rapport du terme d’accélération convective au terme d’accélération locale. ∂t 18. Approximations dans Équation d’Euler Linéarisation Si nous envisageons à priori la propagation d’ondes dans ce plasma. Il nous suffit donc d’ajouter ces forces au second membre de l’équation d’Euler. Équation de Maxwell-Faraday : rot E = − ∂t #» e 3.tex .. nous le saurons peut être dans la suite du problème. nous évaluons le rapport de la force magnétique à la force électrique. Équation du flux magnétique : div B = 0 . p11xs1c.page 8 . Soit V la vitesse caractéristique des électrons.dans la mesure où nous considérons que les champs peuvent être considérés comme uniformes sur les éléments de volume considérés. Je me permet de détourner le symbole « models » utilisé en logique mathématique pour écrire ce genre de modélisa- tion. Force de Lorentz Comme précédemment. il vient 7 : # »´ V k #» v • grad #» ³ vk V V |= λ = ∂ #» v V c k k ∂t T où c est la célérité de l’onde envisagée. Linéarisation des équation Il vient pour l’équation d’Euler : ∂ #» v # » #» n0 me = −grad P − n 0 e E . si nous prouvons que la célérité c des ondes dans le plasma est proche de celle c 0 de la lumière dans le vide. nous identifions l’approximation du mouvement non relativiste. ∂t et pour les équations de Maxwell : #» 1.

7 × 1011 s−1 . ∂t 2 s 1 ∂P ¯¯ ¯ Interprétation : Remarquons que du point de vue dimensionnel χ = |= L. la quantité ωp = est la pulsation de plasma qui toujours pertinente dans ce type de ²0 m e problème. seul l’excès d’électrons dépend du temps dans le terme de charge volumique et le courant électronique dans le terme de divergence est assimilé au courant moyen : ∂ (−n 1 e) + div −n 0 e #» ¡ ¢ v = 0. c’est une m e ∂n ¯0 s n0 e 2 célérité. ∂t n0 me Dérivons cette équation par rapport au temps : #» ∂2 #» v χ2 ∂ # » e ∂E = − grad n 1 − .version du 23 mai 2011 .T −1 . puis appliquons le théorème de Schwartz. il vient : ∂2 n 1 ∂ #» ∂ #» v µ ¶ = −n 0 div v = −div n 0 . Équation de Maxwell-Ampère : rot B = −µ0 n 0 e v + ²0 µ0 ∂t De même dans l’équation de conservation de la charge. Équation d’évolution de n 1 Dérivons l’équation de conservation de la charge.page 9 . ∂t 2 m e ∂n ¯0 me # » Il nous suffit alors d’appliquer la formule d’analyse vectorielle div • grad f = ∆ f et de reporter l’équation de Maxwell-Gauss pour obtenir : ∂2 n 1 1 ∂P ¯¯ n0 e 2 ¯ = ∆ (n 1 ) − n1 . il vient ωp = 5. ∂t soit après simplification : ∂n 1 + n 0 div #» v = 0. ∂t 20.tex . il vient : #» ∂2 #» v χ2 # » ∂n 1 e ∂E = − grad − . ∂t 2 n0 ∂t m e ∂t p11xs1c. ∂t 2 m e ∂n ¯0 ²0 m e Soit l’équation demandée par l’énoncé : ∂2 n 1 − χ2 ∆ (n 1 ) + ω2p n 1 = 0. ∂t 2 n 0 ∂t m e ∂t Permutons les dérivations par rapport au temps et à l’espace. ∂t 2 ∂t ∂t Reportons alors l’équation d’Euler linéarisée dans ce résultat : ∂2 n 1 1 ∂P ¯¯ # » e #» µ ¯ ¶ = div grad (n 1 ) − n 0 E . Numériquement pour n 0 = 1015 cm−3 . Écoulement irrotationnel Commençons par écrire l’équation d’Euler linéarisée sous une forme réduite faisant intervenir χ. 21. il vient immédiatement : ∂ #» v χ2 # » e #» = − grad n 1 − E. #» # » #» #» ∂E 4.

²0 ∂t #» Il est alors temps d’éliminer B à l’aide de l’équation de Maxwell-Ampère : #» # » #» #» ∂E rot B = −µ0 n 0 e v + ²0 µ0 ∂t il vient : #» e # » #» ∂ #» v ∂2 E grad n 1 − ∆ E = −µ0 n 0 e + ²0 µ0 2 . éliminons mu 0 et identifions ω2p pour obtenir la loi fournie par l’énoncé : #» ∂2 E #» #» e ¡ 2 ¢# » − c 2 ∆ E + ω2p E = c − χ2 grad n 1 . pour cela. ∂t 2 ²0 p11xs1c. il vient : #» ∂2 #» # » e ∂E = χ2 grad div #» v v− . dans le cas d’un écoulement irrotationnel la relation : # » grad div #» v = ∆ #» v. ∂t 2 m e ∂t 22. nous obtenons bien le résultat fourni par l’énoncé : #» ∂2 #» e ∂E #» − χ2 ∆ #» v v+ = 0.Reprenons la loi de conservation de l’électricité : ∂n 1 + n 0 div #» v = 0. ²0 n0 me c ∂t 2 Nous multiplions par c 2 . ∂t 2 m e ∂t Compte tenu de la formule d’analyse vectorielle : #»#» # » rot rot #» v = grad div #» v − ∆ #» v.page 10 . ²0 ∂t ∂t nous identifions alors la célérité de la lumière dans le vide définie par ²0 µ0 c 2 = 1 et nous réintroduisons l’équation d’Euler linéarisée pour obtenir : #» e # » #» χ # » e #» µ 2 1 ∂2 E ¶ grad n 1 − ∆ E = −µ0 n 0 e − grad n 1 − E + 2 . ∂t Nous permutons les dérivations d’espace et de temps et appliquons l’équation de Maxwell-Gauss ce qui fournit immédiatement : e # » #» ∂ # » #» grad n 1 − ∆ E = − rot B .version du 23 mai 2011 . prenons le rotationnel de l’équation de Maxwell-Faraday : #» # » # » #» # » #» #» # » ∂B rot rot E = grad div v − ∆ E = −rot . ∂t et effectuons la substitution. Équation d’évolution du champ électrique Nous commençons par éliminer le champ magné- tique des équations de Maxwell. qui fournit.tex .

Nous remarquons simplement que la vitesse de groupe v max p est une fonction monotone croissante de x.version du 23 mai 2011 . Étude des solutions 23. Vitesse de phase et vitesse de groupe La vitesse de phase(célérité des ondes monochroma- tiques) est par définition : ω ω x vϕ = = χ q = χp . 2 p11xs1c.B. 24. Comme nous ne considérons par la solution triviale n 1 = 0. la valeur maximale de cette cette vitesse est ici v max = χ. il vient : ³ ´ −ω2 + χ2 k 2 + ω2p n 1 = 0. χ2 La propagation n’est possible que si k est réel.page 11 . vϕ ω2 x2 vϕ vg χ χ p 2 0 p 0 1 x 2 F IGURE 2 – Vitesse de phase et vitesse de groupe On sait que la vitesse de groupe caractérise la vitesse de transmission de l’information. c’est-à-dire si k 2 > 0 donc lorsque ω > ωp . remarquons ici que dk 1 k •dk = ωd ω et que par conséquent : χ2 ω dω v g vϕ = = χ2 . Oscillations de la densité d’électron Nous recherchons la relation de dispersion associée en remplaçant dans l’équation d’évolution de la densité électronique n 1 par sa représentation complexe. k ω2 − ω2 x2 − 1 p dω La vitesse de groupe est donnée par la relation v g = . k dk donc ici : s χ 2 ω2p r 1 vg = =χ 1− =χ 1− .tex . la condition nécessaire d’existence de solution sous forme d’onde plane monochromatique (relation de dispersion) s’écrit : 1 ³ 2 ´ k2 = ω − ω2 p . la vitesse est supérieure à p pour x ≥ 2. Pour alléger le calcul.

il vient : ³ ´ E −ω2 + k 2 χ2 + ω2p = 0. qu’il est d’usage de ne pas considérer comme une onde. L’équation de Maxwell-Gauss fournit entre les amplitudes la relation : e i kE 0 = n . Un calcul simple fournit le #» # » #» #» #» rotationnel de E : rot E = k ∧ E = k #» e x ∧ E #» e x = 0 . Ondes longitudinales Par construction. E .tex . Nous en concluons d’après l’équation de Maxwell- #» Faraday que B est une constante. Pour écrire la relation de dispersion.25. ²0 1 En combinant ces deux relations. La conséquence de ceci est que si un halo de ce type entoure une étoile. ce qui définit une onde longitudinale. L’onde longitudinale est donc une onde électrique. le champ électrique (grandeur vibratoire) est colinéaire à la direction de propagation. k est imaginaire pur de la forme : iq 2 k =± ωp − ω2 = ±i k 00 c et par conséquent : #» #» E = E 0 exp(i ωt ) exp(±k 00 x) Le milieu n’est pas amplificateur à priori. Onde transverse électrique Nous admettons que n 1 = 0 d’après l’énoncé. Nous retrouvons la relation de dispersion associée aux oscillations de la densité d’électrons. p11xs1c. c2 Pour ω < ωp . 26.page 12 . Ce qui #» #» #» implique que l’onde est transverse électrique et le trièdre ( k . il absorbe les radiations de pulsation inférieure à ωp et que ces pulsations sont inexistantes dans le spectre observé à distance. ²0 1 0 Nous en déduisons que la densité volumique de charge est en quadrature avance sur le champ électrique. donc nous ne retenons que les ondes amorties dans la direction de propagation considérée à priori. B ) est orthogonal et direct. par conséquent les équations de Maxwell-Gauss et de Maxwell-Faraday prennent la même forme que dans le vide.) sur l’axe Ox et remarquons également que grad n 1 = −i kn 1 #» e x pour obtenir : ³ ´ e ¡ 2 E −ω2 + k 2 c 2 + ω2p = −i c − χ2 kn 1 ¢ ²0 L’équation de Maxwell-Gauss s’écrit ici sous la forme : e i kE = n .version du 23 mai 2011 . nous projetons l’équation d’évolution du champ électrique # » obtenue question (22. #» L’équation de dispersion pour E s’obtient immédiatement puisque le terme faisant intervenir n 1 n’est pas présent et nous trouvons par un calcul analogue au précédent : 1 ³ 2 ´ k2 = ω − ω2 p .

page 13 . Compte tenu de la logique du problème. #» #» La puissance volumique dissipée par effet Joule est donnée de manière générale par π = j • E . me d’où : e v = −i ω ¢E. ²0 k B T dans un système de coordonnées sphériques où nous recherchons uniquement des fonctions de la forme V (r ). Distance moyenne entre électrons Si nous supposons que chaque électrons occupe le centre 1 un espace cubique d’arête d .version du 23 mai 2011 . C. Ces ondes se propagent sans atténuation. 2 r dr dr ²0 k B T 8. La modélisation du plasma nébulaire par un milieu continu ne sera donc pertinente que si les densités moyennes sont calculées sur des volumes dont la longueur caractéristique est supérieure à 103 d ≈ 100 µm. Ce calcul n’est d qu’approximatif et nous poserons donc numériquement : −1 d ≈ n 0 3 ≈ 10−5 cm = 0. je ne vois pas comment aller plus loin de manière raisonnablement simple.). Il nous suffit de combiner ces deux relations et de remplacer ρ par son ²0 expression pour obtenir : ³# » ´ n0 e ½ µ eV ¶ µ eV ¶¾ n0 e µ eV ¶ ∆V = −div gradV = − exp − − exp = sh . Étude énergétique des ondes longitudinales Le lien entre E 0 et v 0 s’obtient à partir de la formule obtenue à la question (22. d représente aussi la distance entre électrons et n 0 = 3 . Par conséquent une solution telle que #» v soit proportionnel à E sera bien irrotationnelle. Limites de validité du modèle 28. m e −ω2 + χ2 ¡ La relation entre amplitude complexes E 0 et v 0 est la même. mais nous ne sommes pas certains de ne pas laisser échapper de solutions..) dans le cas d’un écoulement irrotationnel. #» # » 29. ²0 kB T kB T ²0 kB T 30. Résolution approchée Dans le cas des températures élevées et pour des particules assez éloi- gnées les unes des autres. il vient : n 0 e eV µ ¶ 1 d 2 dV (r ) r = . Il ne sera pas donc contradictoire d’utiliser (22. Nous nous intéressons ici à la puissance volumique moyenne. Nous avons remarqué #» #» #» que rot E = 0 ..tex .1 µm. p11xs1c. l’approximation linéaire peut être appliquée au second membre. 8 Il vient alors immédiatement : ¡ 2 e −ω + χ2 v + i ω ¢ E = 0. il vient : n 0 e eV ∆V = .27. donnée en notation complexe par la relation : 1 ³ #» #» ´ 1 ³ #» ´ 〈π〉 = ℜ j • E ∗ = ℜ n 0 #» v •E∗ 2 2 Il vient donc ici 〈π〉 = 0. Écrantage Dans le cas d’un potentiel électrostatique E = −gradV où V est le potentiel élec- #» ρ trostatique et div E = .

dr 2 ²0 k B T Les solutions de cette équation sont donc de la forme : α r β r V= exp + exp − .version du 23 mai 2011 . La deuxième formulation permet de vérifier rapidement l’homogénéité du résultat.). Dite longueur de Debye. valeur que nous pouvons attribuer à k B T d’où il vient : λD = 9 × 10−7 m = 0. 9. Nous remarquons que la condition obtenue ici est moins stricte que celle permettant l’utilisation de la modélisation continue (obtenue à la question 28.Il est aisé de retrouver que : 1 d2 µ ¶ 1 d 2 dV (r ) r = (r V ) .4 µm et 0. Numériquement : L’application numérique nécessite la température du halo qui n’est pas fournie. l’énergie cinétique des particules doit être supérieure à l’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène qui est de 13. Au voisinage de la charge r → 0. La constante l 1 caractérise la distance à partir de laquelle les termes d’énergie cinétique deviennent supérieurs aux termes d’énergie potentielle électrostatique. p11xs1c. le modèle n’est pas utilisable dans le domaine visible pour lequel les longueurs d’ondes sont comprises entre 0.8 µm. d’où l’indice D 10. c’est donc que V → 0 ce qui implique α = 0. 4π²0 k B T La longueur λD caractérise la décroissance exponentielle du potentiel. n0 e 2 m e ω2P où ωp est la pulsation de plasma.9 µm. donc la distance à partir de laquelle les interactions entre particules chargées deviennent négligeables. r λD r λD Remarquons que lorsque r → ∞ la distribution des charges redevient uniforme.6 eV.page 14 . c’est à dire la distance à partir de laquelle il n’est plus possible que deux charges restent liées. 4π²0 r ²0 k B T Nous identifions une première longueur caractéristique 9 : s s ²0 k B T kB T λD = = . Les interactions électrostatiques seront négligeables si la longueur d’onde est grande par rapport à λD . d’où la solution à retenir : Ã s ! e n0 e 2 V =− exp − r . Cependant. Au vu de ces ordres de grandeur. r 2 dr dr r dr 2 ce qui nous fournit l’équation différentielle simple : d2 n0 e 2 (r V ) − (r V ) = 0. elle définit l’ordre de grandeur de la distance à partir de laquelle une charge électrique est écrantée par les autres charges de la distribution. 10 La seconde constante introduite par l’énoncé a donc pour valeur : e2 1 lB = .tex . le candidat plein d’initiative peut remarquer que puisque le plasma d’hydrogène est entièrement ionisé. on doit retrouver le potentiel électrique créé par une charge ponctuelle.

celle dernière grandeur n’évoluant pas dans la situation ici-considérée. il vient : ρ 0 c 0 ∂T0 ∆T0 = . cependant. dt dt S S ∂t Le premier principe de la thermodynamique s’écrit donc : ∂u v #» Ñ Ó dτ = − j t h • d Σ.III Formation de « tourbillons » dans le halo A.page 15 . nous obtenons l’équation ρ0cv de la chaleur sous la forme demandée par l’énoncé : ∂T0 = κ∆T0 . Étude du cas statique. il ne nous faut retenir que la dépendance en température et par conséquent : ∂u v ∂u m ∂u m ∂T ∂T = ρ0 = ρ0 = ρ0cv . ∂t Où u v représente la densité volumique d’énergie interne.version du 23 mai 2011 . Dans le cas statique. λ ∂t λ En introduisant la diffusivité thermique κ = dont l’unité est le m2 s−1 . par conséquent le premier principe de la thermodynamique s’écrit dU = δQ. Considérons comme système S le fluide contenu à l’intérieur d’une surface fermée régulière Σ fixe et appliquons lui le premier principe de la thermodynamique. ∂t p11xs1c. dt Σ Comme le système est caractérisé par une capacité thermique massique c v et une masse volumique ρ nous pouvons remarquer que : dU d ∂u v Ñ Ñ = uv d τ = d τ. nous étudions bien un système fermé. S ∂t Σ Par une classique transformation d’intégrale. Remarquons alors que l’énergie interne massique est à priori une fonction de la température et de la masse volumique. ∂t ∂t ∂T ∂t ∂t La forme locale du premier principe est donc maintenant : #» ∂T div j t h = −ρ 0 c v. ∂t l’introduction de la loi de Fourier au premier membre fournit alors : ³ # » ´ ∂T div −λgrad T = −ρ 0 c v . nous obtenons la forme locale du premier principe de la thermodynamique : #» ∂u v div j t h = − . nous introduisons le flux de chaleur reçue Φ et nous écrivons le premier principe sous la forme : dU = Φd t ou mieux sous la forme : dU #» Ó =Φ=− j t h • d Σ. Il n’y a pas non plus d’échange de travail. ∂t si nous supposons de plus λ uniforme sur la région étudiée.tex . il n’y a pas d’échange de matière à travers la surface Σ. Remarquons alors que : ∂u v ∂ρ 0 u m ∂u m = = ρ0 ∂t ∂t ∂t où u m est la densité massique d’énergie interne. La chaleur étant échangée par conduction thermique exclusivement. #» # » 31. Équation de la chaleur La loi de Fourier fournit directement j t h = −λgrad T .

T1 T1 la résolution du système d’équation résultant fournit rapidement α = − µ ¶ . cette particule de fluide. Étude qualitative Si nous imaginons qu’une « particule » de fluide est réchauffé au niveau du cœur plus que son environnement immédiat. Il vient donc immédiatement : ∂ ∂T µ ¶ r = 0 ⇒ T0 = α ln r + β. En utilisant le système de coordonnées cylindriques. Répartition des pressions : Le principe fondamental de la statique des fluides étant écrit sous la forme : # » G M c #» grad P 0 = −ρ 0 e r. sa masse volumique diminue par rapport à celle du milieu environnant et par conséquent. la particule est donc globalement soumise à une force dirigée vers l’extérieur qui la fait s’éloigner du centre. dr r qui s’intègre immédiatement entre la surface où P = 0 pour r = R 2 en : µ ¶ 1 1 P (r ) = ρ 0G M c − . β = − µ ¶ ln R 2 R2 R2 ln ln R1 R1 d’où l’expression recherchée : T1 r µ ¶ T0 (r ) = − ln . Démarrage de la convection 34. 1 ∂ ∂T ∂ ∂T µ ¶ µ ¶ 1 r + 2 sin θ = 0. Les phénomènes de convection s’observent aisément dans une casserole d’eau chauffée ou bien dans une salle chauffée par un « radiateur ».page 16 . ∂r ∂r Les deux conditions limites imposent : T (R 1 ) = T1 et T (R 2 ) = 0. nous recherchons une solution où la température ne dépend que de r . la poussée d’Archimède engendrée par ce milieu ambiant.tex . Comme les échanges de chaleur par conduction sont très lents. dirigée vers l’extérieur du halo devient supérieure en module à la force de pesanteur dirigée vers le centre. Un raisonnement de même nature permet de comprendre pourquoi une particule de fluide refroidie au niveau de R 2 davantage que le reste du halo peut descendre jusqu’à la surface du cœur. r R2 B. r2 il vient immédiatement en supposant que ρ 0 est une constante et en projetant sur l’axe radial : dP G Mc = −ρ 0 2 . Répartition des températures Il vient en régime indépendant du temps κ∆T0 = 0. r ∂r ∂r r sin(θ) ∂θ ∂θ Les conditions aux limites sur la température présentant une symétrie de révolution. si elle est suffisamment chaude peut être soumise à ce phénomène tout le long de sa remontée.version du 23 mai 2011 . p11xs1c. R2 µ ¶ R2 ln R1 33.32.

t ) ¡ ¡ ¢ v . Équation de Navier-Stokes Nous identifions les termes : ∂ #» v Dérivée locale Le terme représente l’évolution temporelle du champ des vitesses en un point ∂t fixe . t )) − ρ 0 (r ) + δρ(θ. ici attribuées au seul cœur. ce qui implique que : ∂ #» # » ¢ G M c #» e r + η∆ #» v ρ = −grad (P 0 (r ) + δP (θ. ∂t r 2 nous écrivons l’équation statique associée : #» # » G M c #» 0 = −grad P 0 (r ) − ρ 0 (r ) e r. # »´ Dérivée convective Le terme #» v • grad #» ³ v représente la variation du champ de vitesse découlant du déplacement d’une particule de fluide. Forces de viscosité leur équivalent volumique est. dans le cas d’un fluide incompressible η∆ #» ¡ ¢ v . D’après l’énoncé. le régime de rotation s’établit très rapidement devant le temps que met le fluide pour faire un tour de la cellule de convection.page 17 . Forces de pesanteur La quantité −ρ 2 #» G Mc e r représente l’équivalent volumique des forces de pesan- r teurs.V T r ot ° ° ° ∂t ° 36. Plus précisément.tex . t ) − δρ(θ. # » Forces de pression Le terme −grad P représente l’équivalent volumique des forces de pression. ° ° de même si nous notons L le périmètre de la cellule convective : ° #» # » #»° V °³ ´ ° ° v • grad v ° |= V . Équation de la chaleur : Il nous suffit d’affirmer que le bilan d’énergie interne est effectué dans le cadre d’une représentation lagrangienne pour remarquer que le passage à la représentation eulérienne fait intervenir la dérivée totale de la température au premier membre de l’équation de la chaleur pour obtenir : ∂T #» # » + v • grad T = κ∆T. Tout d’abord. t ) ¡ ¡ ¢ v . ∂t r 2 p11xs1c. Ceci revient à dire que le temps caractéristique des variations locales de vitesse est petit devant les temps de déplacement donc que la dérivée locale est grande devant la dérivée convective. Linéarisation de l’équation de Navier-Stokes Nous procédons en deux étapes. L L mais est précisément le temps Tr ot que met la particule à parcourir le périmètre de la cellule. ∂t 37. r2 et nous retranchons membre à membre : ∂ #» # » ¢ G M c #» e r + η∆ #» v ρ = −grad δP (θ.35. si nous notons τ le temps d’établissement du régime convectif et V l’ordre de grandeur de la vitesse : ° #» ° °∂ v ° V ° ∂t ° |= τ . nous avons montré que le terme de dérivée convective présent au premier membre peut être négligé dans le fluide en mouvement. Par V conséquent : ° #» # » #»° °³ ´ ° ° v • grad v ° V L τ ° #» ° |= = ¿1 °∂ v ° τ V.version du 23 mai 2011 .

∂t Nous avons montré à la question 32.version du 23 mai 2011 . La structure proposée dans l’énoncé est relative au cas β = 2. c’est-à dire la dépendance angulaire des déformations. que : T1 r µ ¶ T0 (r ) = − µ ¶ ln . 11. Une petite erreur dans l’énoncé où figure un terme ρ 0 au dénominateur de l’expression des forces de pesanteur.page 18 . R2 R2 ln R1 par conséquent : # » µ ¶ #» T1 grad (T0 (r )) = − er R2 r ln R1 et il vient donc en effectuant le produit scalaire : ∂(δT ) B − v = κ∆(δT ) ∂t r T1 avec B = µ ¶. p11xs1c. nous écrivons de même immédiatement : ∂(δT ) #» # » + v • grad (T0 (r )) = κ∆(δT ). Recherches de solutions On recherche une solution des équations précédentes sous la forme : v = v 0 exp γt cos βθ . R2 ln R1 38. ¡ ¢ ¡ ¢ La perturbation croît si γ > 0. ¡ ¢ ¡ ¢ δT = Γ0 exp γt cos βθ . β représente la pulsation angulaire de la perturbation. ∂t r ρ0 En ce qui concerne l’équation de la chaleur.nous remarquons ensuite que l’équation n’étant à écrire que pour R 1 + δr < r < R 2 + δr . t ) η∆ ¡ + r v . ∂t r2 il ne nous reste plus qu’à remarquer que : δρ = −ρ 0 αδT pour obtenir l’équation recherchée : ∂v η = +αδT 2 + ∆r #» G Mc ¡ ¢ v . ∂t r ρ0 soit : 11 ∂v η ∆r #» G Mc − αδT 2 = ¡ ¢ v . et de remarquer que la faible variation de ρ ne doit pas être prise en compte au premier membre il vient donc : ∂v ¢ G Mc ¡ #»¢ ρ0 = − δρ(θ. #» e r ) selon lequel la composante du gradient est nulle. il est pertinent de projeter l’équation sur les axes (O. On ne peut bien évidemment choisir vu l’unicité du champ de température et du champ des vitesses que β = p. p ∈ N∗ .tex .

version du 23 mai 2011 . plus le système est étendu. même si son orientation change définit bien un unique champ scalaire). r r Ce système n’admet une solution non nulle que si et seulement si le déterminant du système de Cramer est nul d’où : β2 η ³ 2 κ ´ B αG M µ ¶ c γ+ • γ+β − = 0. il vient alors : ηκ 1 R2 T1c = 16 ln .page 19 . Limite du démarrage Nous posons γ = 0 et β = 2. la poussée d’Archimède n’est pas suffisante pour entraîner la convection. la convection peu démarrer au niveau du cœur puis se propager à la surface. ce qui favorise le démarrage de la convection. 12 κ Si le fluide est diffusif. ρ 0G M c α R 1 R 1 Si T1 < T1c . il vient donc : αG M c η γv 0 − Γ0 = −β2 v0. sa température tend à s’homogénéiser rapidement ce qui limite les gradients de masse volumique responsables de la poussée d’Archimède donc plus le cœur doit être chaud pour que la convection s’établisse. cest donc une équation du quatrième de gré en r . Il aurait été préférable de raisonner sur la viscosité dynamique ν = . η : Plus le fluide est visqueux. Interprétons les termes du résultat. donc plus le cœur doit être chaud pour que la convection s’établisse. tandis que si T1 > T1c .tex . γΓ0 − r r Après transposition ces équations fournissent : β2 η αG M c µ ¶ γ+ v0 − Γ0 = 0. Les dérivations par rapport au temps étant d’ordre 1 reviennent à une simple multiplication par γ et les dérivations par rapport à theta étant toutes d’ordre 2 reviennent à une simple multiplication par −β2 . puisque la discussion porte sur un régime ρ transitoire. ρ0r 2 r2 B ³ κ´ v 0 − γ + β2 2 Γ0 = 0. M c Plus M c est grand. ρ0r Remplaçons B par son expression et plaçons nous au niveau du cœur. α Plus α est grand. plus sa déformation est difficile. p11xs1c. ρ0r 2 r2 r r2 Dans le cas général. η 12. r 2 ρ0r 2 B κ v 0 = −β2 2 Γ0 . plus les différences de masse volumiques associées aux variations de température sont importantes et plus la convection se produit facilement. Évolution de γ Pour calculer le laplacien de v et celui de δT nous utilisons la formule du laplacien scalaire en coordonnées cylindriques (car une seule composante du champ des vitesses. 40. il vient alors simplement : ηκ 16 − αBG M c = 0.39.