B-GL-321-006/FP-002

FORCE TERRESTRE

LES OPÉRATIONS DE L’ÉQUIPE DE COMBAT (VERSION PROVISOIRE)
(FRANÇAIS)

(La présente publication entre en vigueur sur réception.)
AVERTISSEMENT QUOIQUE LA PRÉSENTE PUBLICATION NE PORTE PAS DE CLASSIFICATION DE SÉCURITÉ, ON PEUT EN RESTREINDRE L’ACCÈS AU PUBLIC EN TOUT OU EN PARTIE SELON LA LOI SUR L’ACCÈS À L’INFORMATION. ON DOIT EXAMINER EN DÉTAIL LES INFORMATIONS QUI Y SONT CONTENUES AFIN DE DÉTERMINER SI LA TOTALITÉ OU UNE PARTIE DE CETTE PUBLICATION PEUT ÊTRE DIVULGUÉE AU PUBLIC.

Publié avec l’autorisation du Chef d’état-major de l’Armée de terre

B-GL-321-006/FP-002

FORCE TERRESTRE

LES OPÉRATIONS DE L’ÉQUIPE DE COMBAT (VERSION PROVISOIRE)
(FRANÇAIS)

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Publié avec l’autorisation du Chef d’état-major de l’Armée de terre BPR : DDAT 4 2004-02-12

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À moins d’indication contraire. 3. © MDN/DND 2004 i . 4. Mot clé : Bibliothèque électronique de l’Armée de terre. 6. les pronoms masculins renvoient ici aux deux genres. Toute proposition de modification doit être transmise par la voie hiérarchique habituelle au Centre des leçons retenues de l’Armée ou à la Direction — Doctrine de l’Armée de terre.Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) AVANT-PROPOS 1. 5. 2. Combat Team Operations. est publiée avec l’autorisation du Chef d’état-major de l’Armée de terre. La présente publication entre en vigueur dès sa réception. La version anglaise de cette publication est la B-GL-391-006/FP-001. selon le cas. La B-GL-321-006/FP-002. La présente publication est disponible sous forme électronique sur le Réseau d’information de la Défense (RID) et le World Wide Web. Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire). dans la Bibliothèque électronique de l’Armée de terre.

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les unités de cette force doivent utiliser Les opérations de l’équipe de combat et Tactiques de compagnie VBL comme les principaux ouvrages de doctrine pour l’instruction et les opérations. OBJET 2. Ce n’est qu’en appliquant cette doctrine que nous pourrons évaluer efficacement la précision et la pertinence de ces manuels. Elle remplace toutes les ébauches précédentes et constitue le principal document de référence des unités de la FT qui donnent la formation sur les opérations de l’équipe de combat et exécutent des opérations à ce niveau. Votre iii . En attendant. La publication Les opérations de l’équipe de combat et son manuel complémentaire B-GL-321-007/FP-002. Elle intègre également les leçons retenues de l’essai du système mobile d'instrumentation automatisée (SMIA) effectué à la BFC Gagetown. l’intégration et l’utilisation du VBL III et du Leopard C-2 ainsi que l’instruction connexe se poursuivent dans l’ensemble de la force de campagne. Bien que la mise en service. sont produits à titre d’éditions provisoires. L’objet de la B-GL-321-006/FP-002. Dans un proche avenir. et ils seront publiés en version finale. Après ce processus de révision. le Système de la doctrine et de l'instruction de la Force terrestre (SDIFT) coordonnera une révision de ces manuels à l’échelle de l’Armée de terre afin de tenir compte de vos réactions concernant tous les aspects de l’intégration et de l’emploi au combat du VBL III et du Leopard C-2. Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire). il reste encore de nombreux problèmes à résoudre. est de fournir aux unités équipées de VBL III et de Leopard C-2 des connaissances tactiques de bas niveau qui maximiseront leur efficacité. PERTINENCE SUR LE PLAN DE LA DOCTRINE 3.Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) PRÉFACE GÉNÉRALITÉS 1. 4. Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire). Tactiques de compagnie VBL. les manuels seront améliorés et éventuellement réunis en une seule publication. repose sur les brouillons précédents des TTP d’équipe de combat de l’École de tactique. La présente édition provisoire de la B-GL-321-006/FP-002.

Les commentaires sur les informations contenues dans ces manuels sont bienvenus et il n’est pas nécessaire d’attendre la tenue du processus de révision officiel pour les transmettre. iv . les unités sont priées de soumettre au Centre des leçons retenues de l’Armée ou à la Direction — Doctrine de l’Armée de terre. les observations qu’elles estiment utiles à l’amélioration de la doctrine présentée dans l’un ou l’autre des manuels. 5. selon le cas. À cet égard.B-GL-321-006/FP-002 concours dans le cadre de ce processus est crucial pour le succès de la révision et la qualité de notre doctrine relative à l’équipe de combat.

..............................................................................................................iii Généralités...................................................................................iii CHAPITRE 1 INTRODUCTION SECTION 1 DÉFINITION ET STRUCTURE D’UNE ÉQUIPE DE COMBAT ................................................................................................................................................. i PRÉFACE .................................................. 1 Structure ..... 25 Assaut et combat sur l’objectif dans le cadre d’une attaque dans la foulée.................................................................. 5 Attaque dans la foulée avec une troupe de chars à la base de feux .............................Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS..................................................................... 1 SECTION 2 FRÉQUENCES DE L’ÉQUIPE DE COMBAT.. 5 Avertissement......................iii Objet .......................... 2 Fréquences de l’équipe de combat....................... reco et plan .......................................... 34 Opérations de poursuite ...................................... 1 Définition............. 26 Consolidation............................................. 2 SECTION 3 L’APPRÉCIATION DE COMBAT ................................................................ 3 Généralités...................... sécurité..................................iii Pertinence sur le plan de la doctrine ......................... 23 Attaque dans la foulée avec des blindée à la base de feux pendant que l’infanterie donne l’assaut ......................................................... 39 v ............................................... 9 Attaque dans la foulée avec deux troupes de chars à la base de feux ........... 22 Attaque dans la foulée sur des axes convergents ............................................................................. 16 Attaque dans la foulée à partir de l’axe de progression ...................................... 3 CHAPITRE 2 OPÉRATIONS OFFENSIVES SECTION 1 ATTAQUE DANS LA FOULÉE..............................

............................. 110 Drill de défilé long ... 95 SECTION 1 L’AVANCE ..................................................................................... 116 Drill de virage masqué / carrefourt en T................................. 108 Drill de défilé court ... 101 Drill de crête................................... 122 Combat de rencontre.... 45 Action en cas de contact avec une mine ................... 106 Drill de trouée.................................... 101 Marche à l’ennemi......................................................... 118 Drill d’obstacle ponctuel .................................................................... 49 Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte..................................................................................... 52 SECTION 2 OUVERTURE D’UNE BRÈCHE DANS UN OBSTACLE .............................. 119 SECTION 2 COMBAT DE RENCONTRE....... 113 Drill de virage masqué.................................................................................. 63 Défense de zone et défense mobile.................................................................. 44 Ordres radio en vue d'une attaque dans la foulée .............................................................................................................................................................................................................................................. 53 CHAPITRE 3 OPÉRATIONS DÉFENSIVES SECTION 1 DÉFENSE ...................................................... 122 SECTION 3 JONCTION ........................................... 45 Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines .................................................................................................................................... 77 Détachement de protection d’un dispositif à destruction réservée.... 87 CHAPITRE 4 CHAPITRE 5 MANŒUVRES RETARDATRICES PHASES TRANSITOIRES Manœuvres retardatrices ....... 63 Défense dans une zone bâtie..................................B-GL-321-006/FP-001 Ordre d’avertissement radio en vue d’une attaque dans la foulée....................... 124 vi .

......................................................................................... 129 Rupture .................................... 146 CHAPITRE 6 SOUTIEN LOGISTIQUE DU COMBAT SECTION 1 COMMANDEMENT ET CONTRÔLE DE L’ÉCHELON DE L’ÉQUIPE DE COMBAT ................ 173 SECTION 3 CACHE/REFUGE...... LAAGER..................................... ET DRILLS DE RECOMPLÈTEMENT EN MOUVEMENT ............................................... 133 Désengagement.....................................Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) Jonction ....................................................................................... 133 SECTION 6 RELÈVE................................................. 171 SECTION 2 COMPARAISON DES ÉCHELONS.......................................................... 159 Cache/refuge.................................................................................................................................... 129 SECTION 5 DÉSENGAGEMENT........................... laager et drills de recomplètement en mouvement . 140 Relève ...... 178 LISTE DES ABRÉVIATIONS ........... 124 SECTION 4 RUPTURE........................... 153 Comparaison des échelons..... 151 Commandement et contrôle de l'échelon de l'équipe de combat ............ 140 Passage des lignes.................................................................................................... 167 vii ...............

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............... 58 ix ................................................................ 24 Figure 2-11 : Blindés à la base de feu pendant que l’inf donne l’assaut .............................................. 7 Figure 2-3 : Illustre une attaque improvisée sur le flanc droit — une troupe à la base de feu . situation initiale ........................................................................ 29 Figure 2-15 : Pénétration d’un réseau de tranchées — un passage .......................................... 55 Figure 2-24 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte........................... 27 Figure 2-13 : Percée — le bord de la position ennemie .......... la reco et le plan relatifs à une attaque improvisée .... 30 Figure 2-16 : Combat sur l’objectif.................................................. 31 Figure 2-17 : Consolidation après une attaque improvisée .............................................. 47 Figure 2-20 : Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines..................... étape 1..................... 14 Figure 2-6 : Illustre l’atq improvisée sur le flanc droit — deux troupes à la base de feu.......... la sécurité........................................................ étape 5.... 57 Figure 2-26 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte....... 54 Figure 2-23 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte..................... 52 Figure 2-22 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte.......... 6 Figure 2-2 : Illustre une attaque improvisée sur le flanc droit ............ 56 Figure 2-25 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte............ 23 Figure 2-10 : Atq improvisée des blindés/de l’inf sur des axes convergents............................................ 35 Figure 2-18 : Opérations de poursuite de l’équipe de combat...... 20 Figure 2-9 : Atq à partir de l’axe de progression ........................... étape 2......... 28 Figure 2-14 : Pénétration dans un réseau de tranchées....................................... 18 Figure 2-8 : Un passage — deux troupes à la base de feu.. situation initiale ................................................................ 40 Figure 2-19 : Action en cas de contact avec une mine .................................................................................................. 11 Figure 2-4 : Deux passages — une troupe à la base de feu.............................. 58 Figure 2-27: Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte......... 12 Figure 2-5 : Un passage — une troupe à la base de feu ....................... 17 Figure 2-7 : Deux passages — deux troupes à la base de feu ................................... étape 4........................ étape 3.............................................................. 50 Figure 2-21 : Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines .................. 26 Figure 2-12 : Percée et approche initiale.......................................Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) LISTE DES FIGURES Figure 2-1 : Illustre l’avertissement..............................

................. 75 Figure 3-7 : Arrêter ....................................... 109 Figure 5-5 : Drill de défilé court...... en ligne.........B-GL-321-006/FP-001 Figure 2-28 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte.............. 60 Figure 3-1 : Illustre une défense de zone .......................... 156 x ........................................ 88 Figure 4-1 : La manœuvre retardatrice............................ 150 Figure 6-1 : Éch A1 cie inf VBL...................... 104 Figure 5-3 : Drill de crête......................................................................... franchissement ..................................................... 135 Figure 5-18 : Relève sur place de l’équipe de combat .................................................. 74 Figure 3-6 : Fixer ..................... 75 Figure 3-8 : Défense dans une zone bâtie ........................ 123 Figure 5-15 : Jonction de la force en mouvement avec la force stationnaire .................... 147 Figure 5-20 : Passage des lignes vers l’arrière............................. 59 Figure 2-29 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte............................. 74 Figure 3-5 : Dévier. responsabilités ........................................................................... entrée de la force d’assaut .................................................................................................................................................. 118 Figure 5-13 : Drill d’obstacle ponctuel ............... à gauche .......................................................................... 126 Figure 5-17 : Le désengagement................................................................................................................... cie 2 en tête... 142 Figure 5-19 : Passage des lignes vers l’avant... 60 Figure 2-30 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte... 64 Figure 3-2 : Illustre une défense de zone ....... 149 Figure 5-21 : Passage des lignes vers l’arrière.... 97 Figure 5-1 : Avance de l’équipe de combat — Esc en carré.. 117 Figure 5-12 : Drill de virage masqué...... colonne de cie................................ 120 Figure 5-14 : Possibilités tactiques dans un combat de rencontre.................................................... nettoyage. carrefour en T.................................................................................................................................................................... 155 Figure 6-2 : Éch A1 esc blindé....................... étape 7 ... 107 Figure 5-4 : Drill de trouée ........................... étape 6 ................ 112 Figure 5-7 : Drill de défilé court................................................... en colonne...... nettoyage........................ 115 Figure 5-10 : Drill de long défilé............ 66 Figure 3-4 : Perturber.... 113 Figure 5-9 : Drill de long défilé..................................................... franchissement ......... 125 Figure 5-16 : Jonction de deux forces en mouvement ................................................. 102 Figure 5-2 : Avance de l’équipe de combat — Esc 3 en tête............................................. 111 Figure 5-6 : Drill de défilé court.............. reco ..................... 116 Figure 5-11 : Drill de virage masqué. 79 Figure 3-9 : Détachement de protection du dispositif de destruction d’un pont.................................................. 65 Figure 3-3 : Division d’une zone d’abattage..............................................

.............Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) Figure 6-3 : Éch A2 cie inf VBL.................................................... 164 Figure 6-7 : Exemple de recomplètement en mouvement................................... 157 Figure 6-4 : Éch A2 esc blindé........................................... 162 Figure 6-6 : Exemple de disposition d’une laager d’équipe de combat........... 166 xi .................................................................................... 158 Figure 6-5 : Exemple de disposition d’une cache/un refuge périmétrique..

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en plus d’autres éléments d’appui selon les besoins » (approuvée par le Conseil de l’instruction de l’Armée de terre (CIAT) le 2002-01-23). La définition d’une équipe de combat est la suivante : « articulation tactique composée soit d’une compagnie d’infanterie mécanisée. des éléments de reco. b. c. sous blindage.. 3. le cas échéant) : a. soit d’un escadron de chars et d’au moins un peloton ou une troupe (selon le cas) de l’autre arme. On peut organiser l’équipe de combat en vue de sa tâche en lui adjoignant des ressources du groupement tactique (GT) comme le missile filoguidé à poursuite optique. STRUCTURE 2. Plus précisément. Ces ajouts ne seront pas examinés plus en détail dans le cadre des tactiques. Le tableau d’effectifs et de dotation du 20e Groupe-brigade mécanisé du Canada (l’ordre de bataille pour la guerre. compagnie mécanisée de 15 véhicules blindés légers (VBL III). B-GL-321-006/FP-002 1 .Les opérations de l’équipe de combat (Version provisoire) CHAPITRE 1 INTRODUCTION SECTION 1 DÉFINITION ET STRUCTURE D’UNE ÉQUIPE DE COMBAT DÉFINITION 1. d. l’équipe de combat est structurée comme suit (ces éléments mixtes comprennent leur échelon A. des techniques et des procédures (TTP). escadron de 19 chars. troupe du génie en appui rapproché. selon la doctrine de la Force terrestre) a servi de base à l’établissement de la structure de l’équipe de combat utilisée tout au long du présent document. équipe d’officiers observateurs avancés (OOA). etc. lancé par tube (TOW). et d’autres moyens d’appui comme la défense antiaérienne (DAA).

2 B-GL-321-006/FP-002 . 4. Le tableau ci-dessous énumère les fréquences que les commandants à tous les niveaux au sein d’une équipe de combat devrait surveiller sur leurs postes « A » et « C ». N° (a) 1.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) SECTION 2 FRÉQUENCES DE L’ÉQUIPE DE COMBAT FRÉQUENCES DE L’ÉQUIPE DE COMBAT 4. Le principe fondamental est que le « réseau interne » du commandant de l’équipe de combat est le réseau de l’équipe de combat. Cmdt sous-sousunité (troupe/ peloton) Peloton : A — Fréq éqp cbt C — Aucune ou fréq de rechange cie Troupe : A — Fréq éqp cbt C — Fréq escadron 6. CmdtA autre arme A — Fréq éqp cbt C — Fréq GT 5. POSTE (b) Commandant de l’éqp cbt CmdtA éqp cbt ÉQP CBT CIE INFANTERIE (c) A — Fréq éqp cbt C — Fréq GT A — Fréq éqp cbt C — Fréq GT 3. Commandant de l’autre arme A — Fréq éqp cbt C — Fréq escadron ÉQP CBT ESCADRON BLINDÉ (d) A — Fréq éqp cbt C — Fréq GT A — Fréq éqp cbt C — Fréq GT A — Fréq éqp cbt C — Fréq cie A — Fréq éqp cbt C — Fréq GT Peloton : A — Fréq éqp cbt C — Aucune ou fréq de rechange esc Troupe : A — Fréq éqp cbt C — Fréq cie A — Fréq éqp cbt C — Fréq escadron de camp A — Éqp cbt C — Fréq bie 2. Commandant de la A — Fréq éqp cbt troupe du génie C — Fréq esc camp OOA A — Fréq éqp cbt C — Fréq bie 7.

les chars d’appui très rapproché « basculent » sur la fréquence de la compagnie d’assaut pour l’exécution des tâches de la force d’assaut. jusqu’à ce que le commandant de la compagnie de la force d’assaut les libère. Les 15 étapes de la procédure de combat.). Énoncé de mission. 1. POSTE (b) Sergent-major de cie/d’esc ÉQP CBT CIE INFANTERIE (c) A — Fréq éqp cbt C — Fréq cie NOTA Pendant la phase d’assaut d’une attaque. y compris les forces et les faiblesses. etc. qui consiste en ce qui suit : N° (a) 1. telles que décrites dans la B-GL-300-003/FP-000. Deux niveaux supérieurs — intention. ÉQP CBT ESCADRON BLINDÉ (d) A — Fréq éqp cbt C — Fréq esc SECTION 3 L’APPRÉCIATION DE COMBAT GÉNÉRALITÉS 5. Le but de la présente TTP est de décrire l’appréciation de combat. Modes d’action offerts à l’ennemi qui vous fait face. ressources aériennes. Le commandement. 2. Intentions : a. 2. 2. Deux Ennemi B-GL-321-006/FP-002 3 . Tâches assignées/implicites. NBC. Contraintes. Objectifs (offensive). 3. b. Situation changée. Ressources (véhicules blindés de combat. 4.Introduction N° (a) 8. armes. s’appliquent au niveau de l’équipe de combat. Un niveau supérieur — concept de l’opération ennemie. c. 5. 3. Un ÉTAPE (b) FACTEUR (c) Analyse de mission POINTS À EXAMINER (d) 1 Intention du commandant aux deux niveaux supérieurs suivants et concept de l’opération au niveau supérieur suivant.

Dans la TTP. radio/calque. Modes d’action possibles 6. Résumer les tâches. nécessité de se regrouper ou de combattre avec des éléments ayant un effectif moindre. la DNBC. Terrain 1. Quatre Troupes amies 1. si l’on en a le temps. 2.. 5. Terrain au CENTRE — COPPED. TPOTATP. lorsque les fonctions de combat applicables feront l’objet d’un examen plus approfondi. 1. Éliminer des tâches (gestion des risques). on peut ne discuter que des parties pertinentes de l’appréciation pendant la révision du processus. Terrain à GAUCHE — COPPED. Terrain à DROITE — COPPED. L’examiner à la lumière des principes de la guerre et des principes fondamentaux applicables. 1. 4. 4 B-GL-321-006/FP-002 . 4. 2. Effet que la réduction de nos effectifs de combat (pertes) aura sur notre capacité d’exécuter notre mission/nos tâches. 5. Avantages/désavantages (risques).-à-d. Choisir le meilleur mode d’action. 2. 3. Heures de clarté disponibles. Combiner des tâches ou des forces. 3. Contraintes de temps et d’espace. Effet de la météo sur la menace aérienne. c. 4.. Comparer avec les modes d’action ennemis les plus probables et les plus dangereux. Possibilités d’articulation et/ou d’exécution par phases. ÉTAPE (b) Trois FACTEUR (c) 4. 5. Définir les modes d’action possibles. Neuf Plan/ordres 6.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) N° (a) 3. 4. 7. Appui supplémentaire requis. etc. Cinq Météorologie (Met) Temps et espace Évaluation des tâches : a. Donner des ordres au niveau inférieur immédiat. 2. etc. b. Position clé/terrain vital. POINTS À EXAMINER (d) Dispositifs (défense). 6. 3. 2. en avant et en arrière) auront sur notre mission/nos tâches. Six Sept 8. 1.-à-d. Examiner deux niveaux au-dessous. 5. Effet que les troupes amies (sur les flancs. Huit 9. Style d’ordres. Classer les tâches par ordre de priorité. c.

Avertissement. l’équipe de combat transmet un compte rendu de contact au QG du groupement tactique (équipe de combat de l’infanterie : cmdtA. Les éléments de l’équipe de combat qui ne participent pas à l’échange de feu direct se rendent à une position soustraite à l’observation ennemie (aérienne et terrestre) sous le contrôle du cmdtA compagnie (note 2 de la figure 2-1). du contact initial à l’arrivée de la force d’assaut à la position d’attaque. et équipe de combat des blindés : capitaine de bataille (CB)).Les opérations de l’équipe de combat (provisoire) CHAPITRE 2 OPÉRATIONS OFFENSIVES SECTION 1 ATTAQUE IMPROVISÉE AVERTISSEMENT. B-GL-321-006/FP-002 5 . on doit accomplir les actions suivantes : a. l’OOA se rend à une position d’observation. 2. b. on doit exécuter les actions suivantes : a. le premier élément de l’équipe de combat qui vient en contact avec l’ennemi (normalement les troupes de chars de tête) transmet un compte rendu de contact et tente de remporter l’échange de feu direct. Généralités. le commandant de l’équipe de combat et le commandant de l’arme d’appui se rendent à une position d’observation (note 3 de la figure 2-1). Reco. RECO ET PLAN 1. Il peut s’agir du rendez-vous (RV) éventuel. Sécurité. et commence à régler le tir sur la position ennemie et à enregistrer les corrections. des éléments des blindés contribuent à gagner l’échange de feu initial. c. qui peut être la base de feu ou un autre endroit (note 1 de la figure 2-1). La présente TTP porte sur les actions de l’équipe de combat. 3. Normalement. SÉCURITÉ. Au moment du contact initial. 4. Pour effectuer la reco.

Les mouvements préliminaires suivants ont lieu et les ordres ci-dessous sont donnés : a. d. Plan. e. pour connaître la présentation à respecter). un ou des itinéraires de contournement possibles sont repérés. Figure 2-1 : Illustre l’avertissement. à la fin de la reco. c. le commandant de l’équipe de combat transmet un ordre d’avertissement (voir « Ordre d’avertissement radio relatif à une attaque improvisée». la reco et le plan relatifs à une attaque improvisée 5. de la ligne de départ (LD). au besoin. au besoin. de la position d’attaque. la sécurité. on détermine l’emplacement de la base de feu. page 39. 6 B-GL-321-006/FP-002 . en désignant des RV et des itinéraires suivant les besoins. les éléments désignés se rendent à la position d’attaque. de la limite d’exploitation et du dispositif d’interception. à la LD et à la base de feu.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) b. les ressources du génie intégrées à l’équipe de combat tentent de définir l’obstacle et de déterminer les moyens du génie nécessaires pour ouvrir une brèche (note 4 de la figure 2-1).

pour connaître la présentation à respecter) et le QG du groupement tactique est informé. la force d’assaut se rend à un RV (RV facultatif) sous le contrôle du cmdtA compagnie. Fonctions de combat : B-GL-321-006/FP-002 7 . Figure 2-2 : Illustre une attaque improvisée sur le flanc droit e. les chars d’appui très rapproché élèvent leurs canons pour faciliter l’identification et le chef de troupe utilise la fréquence radio de la compagnie. à l’arrivée à la position d’attaque. page 44. section 2).Opérations offensives b. le commandant de l’équipe de combat diffuse des ordres (voir « Ordres radio relatifs à une attaque improvisée». 6. qui peut être la même (voir le chapitre 1. c. f. tout en restant à l’écoute de la fréquence de l’équipe de combat. le cmdt escadron. d. le cmdt compagnie (note 1 de la figure 2-2) et la force d’assaut se rendent à la position d’attaque (note 2 de la figure 2-2). la base de feu et la force d’interception se rendent à l’emplacement désigné.

Dans l’attaque improvisée d’une équipe de combat. Pour intercepter ou bloquer l’ennemi. L’ennemi devrait au minimum être neutralisé par un tir indirect. Commandement. la base de feu est normalement contrôlée par le CB escadron. Le lieu de la consolidation dépend de la protection disponible à la position ennemie. Puissance de feu : (1) On devrait faire la suppression de l’ennemi par un tir direct et le neutraliser par un tir indirect avant de franchir la LD. compte tenu de la menace de tir indirect et/ou de contre-mouvements ennemis. Protection. Si l’équipe de combat joue le rôle d’une force de fixation en vue d’une attaque d’un groupement tactique ou d’une formation supérieure. Il doit généralement étudier trois solutions possibles : contourner l’ennemi. exécuter une attaque improvisée ou se transformer en force de fixation en vue d’une attaque de groupement tactique. c’est-à-dire. c. Sa décision est basée sur son analyse de la mission. Il doit rester à l’écoute sur la fréquence du B-GL-321-006/FP-002 b. au tir direct et/ou au tir indirect. (2) (3) d. Si contourner l’ennemi est le mode d’action choisi.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) a. Manœuvre : (1) 8 . Le piquet remettra l’ennemi aux éléments de deuxième échelon du groupement tactique. la base de feu sera probablement sous le contrôle du commandant de l’équipe de combat. on doit le faire surveiller par un piquet afin de maintenir le contact. on peut recourir à la manœuvre. La première décision que le commandant de l’équipe de combat doit prendre s’appuie sur une analyse rapide de la situation tactique à laquelle il fait face. il doit faire une appréciation de combat.

l’équipe de combat devrait être orientée pour poursuivre l’avance et exploiter les succès. ou agir comme force en place aux fins du passage des lignes vers l’avant des forces de deuxième échelon. À leur arrivée à la position d’attaque (à moins d’indication contraire dans l’ordre d’avertissement). les trois troupes de chars adoptent les positions suivantes : (1) (2) (3) la troupe qui arrive en premier se met en avant. Le CB escadron se rend à l’emplacement de la base de feu. B-GL-321-006/FP-002 9 . La sécurité sur les flancs et à l’arrière doit être accrue. la reco et le plan. On doit définir la limite d’exploitation et les arcs pour les besoins de la consolidation. la sécurité. L’attaque improvisée avec une troupe de chars à la base de feu est préparée de la manière suivante : a. voir « Avertissement. (3) (4) ATTAQUE IMPROVISÉE AVEC UNE TROUPE DE CHARS À LA BASE DE FEU 7. à gauche (troupe d’assaut). La première troupe de chars en contact avec l’ennemi devient normalement la base de feu. En ce qui concerne l’avertissement. À la fin de l’attaque.Opérations offensives groupement tactique. (2) On peut charger la base de feu ou les forces d’assaut d’intercepter ou de bloquer l’ennemi. la troupe qui arrive en deuxième se met en avant. sécurité. à droite (troupe d’assaut). la troupe qui arrive en troisième prend position derrière les troupes d’assaut et devient la troupe d’appui très rapproché. Préparatifs (figure 2-3). b. reco et plan » à la page 5.

À moins d’un ordre contraire. deuxième peloton à droite et troisième peloton en profondeur. e. page 43. pour connaître le drill d’ouverture de brèche. qui se tient normalement au centre afin de pouvoir être envoyé dans l’un ou l’autre passage suivant les besoins. La réserve d’ouverture de brèche est le char à charrue de la troupe d’appui très rapproché. d. Consulter « Ouverture d’une brèche dans un obstacle — Ouverture rapide d’une brèche dans un champ de mines ». c.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Elle élève ses canons aux fins d’identification. sont constituées à la position d’attaque. 10 B-GL-321-006/FP-002 . les pelotons d’infanterie sont organisés de la manière suivante : premier peloton à gauche. Deux équipes d’ouverture de brèche — une de chaque troupe d’assaut –. Une équipe comprend un char équipé d’une charrue et une section du génie (les canons du char d’ouverture de brèche sont pointés à 9 heures).

B-GL-321-006/FP-002 11 .Opérations offensives Figure 2-3 : Illustre une attaque improvisée sur le flanc droit — une troupe à la base de feu 8. c. b. les éléments dont on n’a pas besoin pendant l’assaut (comme la section du génie blindé) restent à la position d’attaque sous couverture. à moins qu’on les appelle en avant. les équipes d’ouverture de brèche franchissent la LD à l’heure H. le reste de la force d’assaut demeure à la position d’attaque jusqu’à ce que le commandant de l’équipe de combat l’engage. L’assaut est exécuté de la manière suivante : a. Assaut.

franchit la LD à l’heure H et se dirige le plus rapidement possible jusqu’à l’objectif. 2. Si l’on ne détecte ni ne soupçonne la présence d’aucun obstacle.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-4 : Deux passages — une troupe à la base de feu NOTA 1. chars d’assaut (la troupe réintègre le char équipé d’une charrue 12 B-GL-321-006/FP-002 . d. 3. Les passages sont toujours numérotés de gauche à Au moins 200 m entre les passages. ordre de marche si l’on dispose de deux passages (figure 2-4) : (1) passage numéro un : (a) (b) équipe d’ouverture de brèche. droite. la force d’assaut se rend à la position d’attaque.

cmdt escadron et char à lame. chars d’assaut. chars d’assaut (la troupe réintègre le char équipé d’une charrue lorsqu’elle arrive du côté ennemi de l’obstacle). capt VBL. capt VBL. cmdt compagnie d’infanterie. les deux pelotons d’infanterie restants. peloton d’infanterie. équipe d’ouverture de brèche. ordre de marche si l’on dispose d’un seul passage (figure 2-5): (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) équipe d’ouverture de brèche. passage numéro deux : (c) (d) (e) e. deux chars de la troupe d’appui très rapproché. peloton d’infanterie. peloton d’infanterie. cmdt escadron et char à lame. cmdt compagnie d’infanterie. peloton d’infanterie. (c) (d) (e) (f) (g) (2) (a) (b) deux chars de la troupe d’appui très rapproché.Opérations offensives lorsqu’elle arrive du côté ennemi de l’obstacle). chars d’appui très rapproché. B-GL-321-006/FP-002 13 .

Commandement : (1) Lorsque l’un des deux passages est dégagé à 75 %. 14 B-GL-321-006/FP-002 . Une fois que l’équipe du premier passage a envoyé un compte rendu. La décision du commandant sera basée sur la progression de l’ouverture du deuxième passage.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-5 : Un passage — une troupe à la base de feu 9. l’équipe du deuxième passage doit envoyer immédiatement un SITREP. le commandant de l’équipe de combat doit prendre la décision d’engager la force d’assaut dans un passage seulement ou dans les deux passages. Autres points à examiner — Fonctions de combat : a.

en ce qui concerne la consolidation. Pendant que l’équipe de combat s’approche de la position ennemie. L’appui-feu doit être concentré sur les objectifs dont la neutralisation est vitale pour le succès de l’attaque. on doit poursuivre le tir indirect aussi longtemps que le permet la sécurité des troupes. d’un peloton d’infanterie et de VBL. page 34. et « Consolidation après une attaque improvisée». b. d’une ou de plusieurs sections du génie. etc. une fois que l’infanterie a débarqué. (2) c. l’interception ou la protection des flancs après que l’infanterie a débarqué. Puissance de feu : (1) (2) (3) (4) B-GL-321-006/FP-002 15 . Pendant l’ouverture de la brèche. On peut affecter les VBL à des tâches comme la tenue de la position d’attaque/LD. pour le combat sur l’objectif. NOTA Consulter « Assaut dans le cadre d’une attaque improvisée et combat sur l’objectif ». page 26. La réserve peut être constituée d’une ou de plusieurs troupes de chars (provenant normalement de la base de feu après l’arrivée de la force d’assaut à l’objectif).Opérations offensives (2) Le cmdtA compagnie peut se trouver avec la force d’assaut ou rester à la position d’attaque. la base de feu et les ressources de tir indirect concentrent leurs tirs sur l’objectif. Manœuvre : (1) Les sapeurs dégagent les obstacles de barbelés et se tiennent prêts à appuyer l’infanterie débarquée sur l’objectif.

sécurité. La protection des flancs est normalement assurée par les troupes/pelotons eux-mêmes. elles doivent se rendre à des positions de tir. Une fois que les équipes d’ouverture de brèche sont du côté ennemi de l’obstacle. d. 16 B-GL-321-006/FP-002 . dans la foulée des pistes que les véhicules amis ont empruntées et qui sont déminées. La force d’ouverture de brèche est composée des éléments suivants : b. Les forces de deuxième échelon doivent suivre un plan de pistes vérifié. les véhicules devraient se tenir à au moins 50 m les uns des autres. Le char à charrue de la base de feu se rend à la position d’attaque. L’attaque improvisée avec deux troupes de chars à la base de feu est exécutée de la manière suivante : a. reco et plan » à la page 5. la reco et le plan. voir « Avertissement. Dispersion. Préparatifs (Figure 2-6).Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (5) Une fois que l’équipe de combat est sur l’objectif. c’est-à-dire. Protection : (1) (2) (3) (4) ATTAQUE IMPROVISÉE AVEC DEUX TROUPES DE CHARS À LA BASE DE FEU 10. on doit orienter l’appui-feu en profondeur afin de perturber une contre-attaque ennemie éventuelle. la sécurité. Ils doivent fermer les écoutilles quand ils arrivent à la position d’attaque. En ce qui concerne l’avertissement. À la position d’attaque. La première troupe en contact avec l’ennemi devient la base de feu. Le CB escadron et une autre troupe de chars se rendent à l’emplacement de la base de feu.

Assaut. B-GL-321-006/FP-002 17 .Opérations offensives (1) une troupe de chars. et deux sections du génie. qui sera la réserve d’ouverture de brèche. la charrue de la troupe d’appui très rapprochée. (2) Figure 2-6 : Illustre l’atq improvisée sur le flanc droit — deux troupes à la base de feu 11. augmentée d’une des charrues provenant des troupes à la base de feu. la troupe d’assaut accompagnée de la force d’ouverture de brèche de l’équipe de combat franchit la LD à l’heure H. L’assaut se déroule comme suit : a.

c. à moins qu’on les appelle en avant.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) b. les éléments dont on n’a pas besoin pendant l’assaut (comme la section du génie blindé) restent à la position d’attaque. ordre de marche si l’on dispose de deux passages (figure 2-7) : (1) passage numéro un : (a) (b) équipe d’ouverture de brèche. deux chars de la troupe d’appui très rapproché. jusqu’à ce que le commandant de l’équipe de combat l’engage. chars d’assaut (la troupe réintègre le char équipé d’une charrue lorsqu’elle arrive du côté ennemi de l’obstacle). (c) 18 B-GL-321-006/FP-002 . le reste de la force d’assaut demeure à la position d’attaque afin d’éviter la congestion. Figure 2-7 : Deux passages — deux troupes à la base de feu d.

cmdt compagnie d’infanterie. peloton d’infanterie. passage numéro deux : B-GL-321-006/FP-002 19 .Opérations offensives (d) (e) (f) (g) (2) (a) (b) (c) (d) (e) peloton d’infanterie. deux chars de la troupe d’appui très rapproché. peloton d’infanterie. cmdt escadron et char à lame. capt VBL. équipe d’ouverture de brèche. chars d’assaut.

cmdt escadron et char à lame. cmdt compagnie. B-GL-321-006/FP-002 (3) (4) (5) (6) (7) 20 .Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-8 : Un passage — deux troupes à la base de feu e. peloton d’infanterie. ordre de marche si l’on dispose d’un seul passage (figure 2-8) : (1) (2) équipe d’ouverture de brèche. les deux pelotons d’infanterie restants. troupe d’appui très rapproché. chars d’assaut (la troupe réintègre le char équipé d’une charrue lorsqu’elle arrive du côté ennemi de l’obstacle).

La réserve peut être constituée d’une ou de plusieurs troupes de chars (provenant normalement de la base de feu après l’arrivée de la force d’assaut à l’objectif). NOTA Si l’une des passages n’a pu être ouvert. une fois que l’infanterie a débarqué. page 26. d’une ou de plusieurs sections du génie. 12. Puissance de feu : (1) (2) . page 34. Lorsque l’un des deux passages est dégagé à 75 %. et « Consolidation après une attaque improvisée ». Manœuvre : (1) Les sapeurs dégagent les obstacles de barbelés et se tiennent prêts à appuyer l’infanterie débarquée sur l’objectif. d’un peloton d’infanterie et de VBL. en ce qui concerne la consolidation. pour le combat sur l’objectif. Fonctions de combat : a. Commandement. le commandant de l’équipe de combat doit prendre la décision d’engager la force d’assaut dans un passage seulement ou dans les deux passages. Cette décision sera basée sur la progression de l’ouverture de l’autre passage. On devrait la rediriger dans le passage ouvert afin qu’elle participe à l’assaut (note 1 de la figure 2-8). On peut affecter les VBL à des tâches comme la tenue de la position B-GL-321-006/FP-002 21 b. (2) c. l’équipe affectée à ce passage a peu de chances de se réorganiser et d’ouvrir le passage à temps pour une partie de la force d’assaut.Opérations offensives (8) capt VBL. Consulter « Assaut dans le cadre d’une attaque improvisée et combat sur l’objectif ». La base de feu et les ressources de tir indirect concentrent leurs tirs pendant l’ouverture de la brèche.

Dès que le commandant de l’équipe de combat a donné ses ordres. (2) ATTAQUE IMPROVISÉE À PARTIR DE L’AXE DE PROGRESSION 13. Protection : (1) Dispersion. en particulier par la vitesse et la violence. etc. l’équipe de combat adopte la formation illustrée dans la figure suivante : 22 B-GL-321-006/FP-002 . Une fois que les éléments d’ouverture de brèche sont du côté ennemi de l’obstacle. Généralités. b. se mettre à l’abri du tir/de l’observation ennemis.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) d’attaque/LD. Les conditions dans lesquelles une attaque à partir de l’axe de progression est justifiée sont les suivantes : a. la position ennemie est faible et peut être facilement prise. en tenant compte des limitations. Toutefois. ils doivent. aux pages 9 et 16 respectivement. À la position d’attaque. on peut exécuter une telle attaque directement en faisant appel au feu et mouvement (plutôt qu’en établissant une base de feu « classique »). Ils devraient fermer leurs écoutilles quand ils arrivent à la position d’attaque. si possible. l’interception ou la protection des flancs après que l’infanterie a débarqué. d. les véhicules devraient se tenir à au moins 50 m les uns des autres. L’attaque improvisée suit normalement la procédure décrite dans « Attaque improvisée avec un ou deux chars dans la base de feu ». 14. le terrain ne permet pas l’installation d’une base de feu « classique ».

la déception de l’ennemi est particulièrement importante. Commandement. Comme le temps est limité. c’est-à-dire sur demande. comme dans un plan des feux d’appui continus (PFAC). on n’aura peu de chances d’élaborer un plan de feux minutieux. Si l’attaque est lancée avant que l’OOA ait réglé le tir sur les objectifs. b. Le commandant de l’équipe de combat doit maintenir l’élan en exécutant l’attaque le plus tôt possible. ATTAQUE IMPROVISÉE SUR DES AXES CONVERGENTS 16. La vitesse d’exécution est cruciale. L’emploi du tir indirect d’obus fumigènes par les chars devrait être envisagé. Les conditions dans lesquelles une attaque sur des axes convergents serait justifiée sont les suivantes : a. Puissance de feu. Généralités. b. Cela ne devrait pas empêcher le commandant de l’équipe de combat de débuter l’attaque le plus tôt possible. on peut facilement diviser l’objectif en deux parties distinctes pouvant être attaquées simultanément. celui-ci consistera probablement en une série de tirs d’efficacité d’emblée.Opérations offensives Figure 2-9 : Atq à partir de l’axe de progression 15. Fonctions de combat : a. On devrait aussi examiner la possibilité que les VBL fournissent un appui très rapproché à la compagnie. B-GL-321-006/FP-002 23 . le tir indirect ne sera peut-être pas précis.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) 17. Pendant son appréciation. L’attaque improvisée sur des axes convergents se déroule comme suit : a. sur réception des ordres du commandant de l’équipe de combat. de l’infanterie et du génie seront probablement réparties dans chacune des forces d’assaut. Déroulement. Fonctions de combat : a. l’équipe de combat se divise en deux forces d’assaut. le commandant de l’équipe de combat doit évaluer si les avantages d’une attaque sur des axes convergents — déception et confusion au sein de l’ennemi — surpassent ses désavantages. les ressources des blindés. c. Par B-GL-321-006/FP-002 24 . Commandement. la base de feu doit se trouver à une position d’où l’on peut observer les deux voies d’approche. b. Figure 2-10 : Atq improvisée des blindés/de l’inf sur des axes convergents 18.

Les conditions nécessaires pour exécuter une attaque improvisée où les blindés restent à la base de feu pendant que l’infanterie donne l’assaut sont les suivantes : a. c. une exposition plus grande au tir direct et indirect de l’ennemi. le terrain ne permet pas aux blindés de traverser la position ennemie. les blindés maintiennent l’élan de l’avance. la compagnie d’infanterie se rend à la position d’attaque avec une troupe du génie réduite. la perte d’élan. c. l’escadron se rend à la base de feu. Généralités. ATTAQUE IMPROVISÉE AVEC DES BLINDÉS À LA BASE DE FEU PENDANT QUE L’INFANTERIE DONNE L’ASSAUT 19. comme la coordination de l’heure H et la conduite du tir pendant le combat sur l’objectif dans le but d’éviter les tirs fratricides. p. L’attaque improvisée où les blindés restent à la base de feu pendant que l’infanterie donne l’assaut se déroule comme suit : a. b.Opérations offensives exemple. B-GL-321-006/FP-002 25 . On doit porter une attention particulière à la synchronisation des plans de feux directs et indirects. le commandement et le contrôle de deux forces d’assaut risquent de poser des défis notables. etc. ex. cette situation facilite la transition vers la poursuite.. Déroulement. 20. Le commandant de l’équipe de combat doit déterminer la priorité du tir. on peut faire exécuter un enveloppement par une partie de l’escadron peu de temps après l’heure H. b. Puissance de feu. mais les chars sont sur l’objectif. Le temps supplémentaire qu’il faut consacrer à la coordination de l’attaque peut également présenter certains risques. b.

On doit examiner soigneusement le danger que représente la proximité des tirs d’artillerie/de mortier et les ordres pour faire cesser le tir de la base de feu. Protection. après l’ouverture d’une brèche dans un obstacle. Généralités. La présente TTP présente en détail les actions de l’équipe de combat pendant l’assaut/la percée/le combat sur l’objectif dans le cadre de l’attaque improvisée d’une position ennemie improvisée. Fonctions de combat : a. compte tenu de la nécessité de protéger l’infanterie débarquée.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-11 : Blindés à la base de feu pendant que l’inf donne l’assaut 21. 26 B-GL-321-006/FP-002 . ASSAUT ET COMBAT SUR L’OBJECTIF DANS LE CADRE D’UNE ATTAQUE IMPROVISÉE 22.

Les pelotons d’infanterie doivent demeurer près des chars d’appui très rapproché. Percée (Figure 2-12). B-GL-321-006/FP-002 c. La troupe de chars d’assaut manœuvre le long des flancs de la position afin de neutraliser les objectifs initiaux du peloton et de faire la suppression de toute position en profondeur. d. 27 .Opérations offensives Figure 2-12 : Percée et approche initiale 23. b. Les actions que l’équipe de combat accomplit après avoir franchi l’obstacle sont les suivantes : a. Toutes les tranchées ennemies connues et présumées doivent être neutralisées. La troupe d’appui très rapproché et les VBL se concentrent sur les objectifs initiaux du peloton et tentent de faire la suppression de tout tir ennemi. e. Les chars d’appui très rapproché guident les pelotons jusqu’aux trouées et aux objectifs. La vitesse est critique. La force d’assaut se rapproche rapidement de l’objectif.

Percée (Figure 2-13). Une fois que les chars d’appui rapproché et les pelotons sont au bord des tranchées. l’infanterie débarque derrière les chars d’appui très rapproché et reste en communication avec les chars par le téléphone de B-GL-321-006/FP-002 b. 28 .Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-13 : Percée — le bord de la position ennemie 24. Quand elle en reçoit l’ordre. Les chars d’appui très rapproché et les VBL continuent de neutraliser les tranchées les plus proches. l’équipe de combat accomplit les actions suivantes : a.

c. Si l’équipe de combat utilise deux passages pour traverser les obstacles ennemis. f. Les chars d’appui très rapproché et les VBL poursuivent leur tir de neutralisation au point d’attaque pour faciliter l’entrée de l’infanterie débarquée dans les tranchées ennemies. au choix. débarquer avant l’objectif. g. L’équipe au deuxième point de pénétration (celui qui est dans la direction du nettoyage) doit marquer sa position à l’intérieur du réseau de tranchées afin B-GL-321-006/FP-002 29 . elle entre donc dans le réseau de tranchées par deux points de pénétration. d. Deux passages : (1) Point de pénétration et nettoyage des tranchées. Les chars d’appui très rapproché déplacent leur tir vers des objectifs en profondeur. e. Pénétration dans un réseau de tranchées : a. Les sections du génie dégagent les obstacles de barbelés et appuient l’infanterie dans le nettoyage des tranchées. les commandants de section d’infanterie l’indiquent aux chefs de char.Opérations offensives char ou la radio. Elle peut. Les sections d’infanterie pénètrent dans les tranchées ennemies. Figure 2-14 : Pénétration dans un réseau de tranchées 25. Quand ils sont prêts à pénétrer dans les tranchées ennemies. sur l’objectif ou au-delà.

si le point de pénétration est sur le bord gauche de la position ennemie. pages 14 et 19. l’infanterie nettoiera le réseau de tranchées en se dirigeant vers la gauche.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) d’indiquer que des forces amies se trouvent au prochain coude ou coin. elle entre donc dans le réseau de tranchées par un seul point de pénétration. (2) Ordre de marche dans les passages. Point de pénétration et nettoyage des tranchées. Voir à la section 1 l’attaque improvisée en présence d’obstacles (un passage). pages 12 et 18. Si l’équipe de combat utilise un seul passage pour traverser les obstacles ennemis. De même. si le point de pénétration est sur le bord droit de la position ennemie. en appliquant les drills de nettoyage de tranchées ordinaires. b. l’infanterie effectuera le nettoyage vers la droite. Voir à la section 1 l’attaque improvisée en présence d’obstacles (deux passages). Quand on regarde vers la position ennemie. Un passage : (1) (2) Figure 2-15 : Pénétration d’un réseau de tranchées — un passage 30 B-GL-321-006/FP-002 . Ordre de marche dans les passages.

mais ils peuvent être affectés à la sécurité des flancs. Les VBL continuent de fournir un appui très rapproché.Opérations offensives Figure 2-16 : Combat sur l’objectif 26. B-GL-321-006/FP-002 31 c. Les chars d’appui très rapproché longent les flancs pour neutraliser les positions en profondeur et empêcher les renforts ennemis d’avancer. . l’équipe de combat exécute les actions suivantes : a. Après que l’infanterie a pénétré dans les tranchées ennemies. Les chars d’appui très rapproché restent sur place jusqu’à ce que le commandant de la compagnie débarquée les libère de leur tâche en transmettant le mot-code PUNCH. b. L’infanterie combat sur l’objectif et nettoie le réseau de tranchées. Combat sur l’objectif (figure 2-16).

Voir « Consolidation après une attaque improvisée ». 27. Commandement : (1) (2) Le cmdt compagnie combat à pied. Fonctions de combat : a.-à-d.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) d. Le capt VBL agit de manière indépendante. qui sont sous le contrôle du capt VBL. il contrôle les VBL Zulu par l’entremise du capt VBL. (b) (c) (3) Le plan doit tenir compte de l’orientation de la position ennemie par rapport à la direction de l’attaque. page 34. f. L’infanterie nettoie toutes les tranchées en profondeur et fait la consolidation à la position ou à l’extérieur de celle-ci. peuvent être organisés selon les différentes modalités suivantes : (a) le commandant d’escadron les commande tous.. e. Le cmdt escadron se concentre sur la zone entourant l’objectif afin d’isoler la position et de détruire les contre-attaques. Cela déterminera le degré de profondeur ainsi que l’utilisation de pelotons débarqués ou embarqués. c. Les chars et les VBL Zulu. B-GL-321-006/FP-002 (4) 32 . Le commandant de l’équipe de combat doit décider si l’on s’emparera des objectifs l’un après l’autre ou simultanément. Les chars se rendent à la position pour tenir de l’objectif et poursuivent leur avance jusqu’à la limite d’exploitation précisée dans les ordres. Le capt VBL et les VBL restent sous le contrôle du commandant de la compagnie d’infanterie. Le peloton en profondeur peut rester embarqué s’il n’est pas engagé.

(6) b. Il devrait aussi tenir compte des positions de tir probables des hélicoptères d’attaque. Puissance de feu : (1) Le plan de feux (directs et indirects) reste simple et s’attache principalement à neutraliser les objectifs pendant l’approche jusqu’à l’objectif et à isoler la position ennemie de ses points d’appui. (2) d. c. de contrôle et de communication (STCCC).Opérations offensives (5) On doit indiquer les mesures de contrôle de la consolidation et les limites d’exploitation. la fréquence radio utilisée sera la « fréquence débarquée » — jusqu’à ce que le cmdt compagnie libère la troupe d’appui rapproché. Si le peloton en profondeur reste embarqué. L’échelon A1 reste dissimulé jusqu’à ce que la position soit prise et qu’on le fasse venir en avant. il devrait se concentrer sur la défense antiaérienne toutes armes (DAATA) en observant les positions de tir probables des hélicoptères d’attaque autour de l’objectif. de prévenir le désengagement de l’ennemi et de perturber toute contre-attaque ennemie éventuelle. On devrait déplacer les tirs indirects et directs en profondeur afin d’empêcher des véhicules ennemis de renforcer la position. Maintien en puissance. B-GL-321-006/FP-002 33 . Le chef de la troupe ou les chefs des troupes d’appui très rapproché utilisent la fréquence radio de la compagnie — après la mise en place du Système tactique de commandement. Protection.

La présente TTP traite des actions de l’équipe de combat après le combat sur l’objectif (voir « Assaut et combat sur l’objectif dans le cadre d’une attaque improvisée ». page 26. 34 B-GL-321-006/FP-002 .Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) CONSOLIDATION 28. pour obtenir plus de détails concernant le combat sur l’objectif). Généralités.

B-GL-321-006/FP-002 35 . La consolidation peut avoir lieu sur l’objectif. la consolidation se déroule comme suit : a. Déroulement. Le choix du lieu dépend des facteurs suivants : (1) le terrain le plus propice à la réalisation de la tâche subséquente. ou au-delà.Opérations offensives Figure 2-17 : Consolidation après une attaque improvisée NOTA Tâches possibles des VBL : rester sur l’obj. comme illustré à la figure 2-17. 29. protéger les flancs. Après une attaqueimprovisée. bloquer les itinéraires de contre-attaque possibles.

30. Les chars d’assaut et les VBL doivent s’avancer et tenir les flancs. L’échelon A1 se rend en avant sous le contrôle du sergent-major d’escadron (SME) afin d’effectuer le ravitaillement en approvisionnements de combat. and l’importance accordée à la protection offerte par les positions défensives ennemies. b. page 35. L’équipe de combat doit adopter rapidement une position défensive improvisée. Les armes collectives de l’infanterie sont débarquées et le cmdt compagnie les disposent de manière à couvrir les voies d’approche les plus probables des contre-attaques ennemies. selon le meilleur emplacement disponible pour couvrir les voies d’approche sur les flancs et au-delà de la zone de l’objectif. Quand la situation s’est stabilisée. On devrait tenir compte de la limite d’exploitation avant de se lancer dans une poursuite (voir « Opérations de poursuite après une attaqueimprovisée ». Une fois que cela est fait. Fonctions de combat : a. Commandement : (1) Pendant la phase de consolidation. le commandant de l’équipe de combat devrait se concentrer sur les points suivants : (a) reprendre le contrôle de son organisation.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (2) (3) les règles d’exploitation. pour obtenir plus de détails sur l’exécution de la poursuite). le cmdt compagnie d’infanterie ordonne une fouille de l’objectif afin de détruire ou de capturer tous les ennemis qui s’y trouvent et de ramasser les blessés. La base de feu a le choix de rester sur place ou de s’avancer. d. 36 B-GL-321-006/FP-002 . f. couvrir les voies d’approche possibles des contre-attaques ennemies et engager l’ennemi qui se désengage. c. e. les blessés et les prisonniers de guerre (PG) sont évacués.

Opérations d’information.. accompagné d’états des munitions comme le MASH (pour les chars) et de comptes rendus administratifs (ADREP) d’urgence. défense improvisée. effectuer les tâches restantes. (2) On doit transmettre de fréquents SITREP au QG GT pendant cette étape critique de la bataille. de disparus au combat et de tués au combat. s’assurer que tous les postes de commandement sont comblés. s’assurer que les principaux systèmes d’armes sont servis. une poursuite. p. les principales possibilités étant les suivantes : i. ii. reprendre l’avance (il est alors important de maintenir l’élan). (3) b.Opérations offensives (b) (c) repousser toute contre-attaque ennemie éventuelle. Le commandant de l’équipe de combat devrait examiner les mesures suivantes pour remplacer les pertes clés : (a) (b) (c) employer le personnel des véhicules inutilisables. etc. exploiter toute occasion qui se présente sur le plan tactique. iii. appuyer le passage des lignes vers l’avant. La défense et l’observation tous azimuts (ce qui inclut la DAATA) sont cruciales si l’on veut éviter d’être surpris par B-GL-321-006/FP-002 37 . iv. Il est particulièrement important d’envoyer un SITREP consolidé indiquant l’effectif de combat restant et le nombre de blessés. ex.

les tranchées ennemies devraient servir à l’infanterie débarquée et comme points de rassemblement des blessés. Les ressources de tir indirect se concentrent sur le tir défensif (TD) en profondeur. on devrait envisager de placer un obstacle de protection et d’aménager la position. poser des obstacles ponctuels comme des champs de mines de harcèlement (en surface) afin d’accroître la protection des flancs. Puissance de feu.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) une contre-attaque ennemie venant d’une direction imprévue. Le génie peut être chargé des tâches suivantes : (a) (b) enlever les pièges des tranchées. Si l’on dispose du temps et des ressources nécessaires et si l’équipe de combat doit rester sur place. enlever les obstacles de barbelés qui gênent le mouvement des éléments de l’équipe de combat sur l’objectif ou autour. e. il faut marquer tous les obstacles. c. Si des forces de deuxième échelon doivent traverser la zone de l’objectif. On doit déployer le plus tôt possible des postes d’observation (PO) afin de couvrir les voies d’approche qui sont dissimulées ou qui ne sont pas sous observation. Protection : (1) Si la consolidation se déroule très près de l’objectif. Les objectifs de TD devraient être choisis de manière à couvrir les voies d’approche de contreattaque et les itinéraires de désengagement possibles de l’ennemi. d. Manœuvre. (2) (3) (c) 38 B-GL-321-006/FP-002 .

Des réparations d’urgence pourraient être nécessaires pour exécuter la tâche subséquente. on doit envisager une redistribution. protection embarquée contres les munitions volumétriques ennemies. L’accent doit être mis sur le réapprovisionnement et l’évacuation sanitaire. Les PG seront évacués au besoin.Opérations offensives (d) améliorer les passages dans les brèches afin de faciliter le mouvement des véhicules de l’échelon A. f. (4) Les VBL peuvent être chargés des tâches suivantes : (a) (b) (c) blocage des itinéraires de contre-attaque possibles. Maintien en puissance. Généralités. Le sergent-major de compagnie (SMC) doit établir un poste de rassemblement des blessés et coordonner l’évacuation des blessés. La présente TTP traite des actions de l’équipe de combat pendant la poursuite. protection des flancs. Si l’échelon A1 ne dispose pas de suffisamment d’approvisionnements de combat pour recompléter les stocks de l’équipe de combat. OPÉRATIONS DE POURSUITE 31. B-GL-321-006/FP-002 39 .

Concept : a. 40 . Les opérations de poursuite font normalement suite à une opération offensive ou défensive réussie. La poursuite vise à détruire la cohésion ennemie par la destruction de la force. La poursuite se développe habituellement rapidement et nécessite une utilisation maximale des ordres radio.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-18 : Opérations de poursuite de l’équipe de combat 32. On les entreprend pour exploiter des occasions tactiques ainsi que pour empêcher l’ennemi de se désengager en ordre et d’établir une défense cohérente. Les troupes n’auront probablement pas le temps de se regrouper et la procédure de combat B-GL-321-006/FP-002 b.

afin de s’assurer que la poursuite est conforme à l’intention du commandant supérieur. On devrait prévoir des moyens de communication de rechange sur de longues distances (p. Fonctions de combat : a. Le commandant de la force doit accepter les risques connexes. Si l’on a le temps et l’autorisation voulue (obtenue du QG GT). Une fois que la force de fixation a bloqué le désengagement des unités ennemies. Commandement : (1) On doit effectuer l’appréciation de combat rapidement en se référant constamment à l’analyse de mission. on devrait envisager de poser des mines dispersables pour fixer l’ennemi ou assurer la sécurité des flancs. la force de poursuite doit d’abord le fixer. Il doit également se tenir nettement en avant afin de pouvoir s’adapter à l’évolution rapide de la situation tactique. La poursuite exige de l’audace. On doit engager les unités de poursuite à temps pour s’assurer de maintenir la pression sur la force ennemie en désengagement. Les plans doivent être clairs. simples et souples afin de laisser une liberté d’action aux commandants subordonnés. (2) (3) (4) (5) B-GL-321-006/FP-002 41 . ex. 33. Le commandant doit être souple pour être capable de faire face aux événements imprévus. retransmission radio). c. Pour ce faire. la force d’attaque manœuvre pour détruire l’ennemi.Opérations offensives sera condensée.. la force de fixation peut s’emparer du terrain en profondeur qui a une importance tactique. La force d’attaque maintient la pression afin de s’assurer que l’ennemi n’établit pas une position défensive. Pour détruire l’ennemi.

Puissance de feu : (1) On devrait coordonner la puissance de feu avec l’OOA afin de déterminer les limites de l’appui-feu. à cause de la probabilité que la poursuite se déroule en zone non couverte par la DAA amie (p. tout en conservant une puissance de combat. Le commandant doit compter sur les forces en contact avec l’ennemi pour obtenir des renseignements de combat. On devrait penser à recourir au génie blindé pour accroître la mobilité. c. afin de les garder en déséquilibre pour qu’elles ne puissent se réorganiser. on aura peu d’occasion d’effectuer une reco détaillée. La force de poursuite doit former des éléments de sécurité suffisants pour empêcher l’ennemi de la surprendre. biologique et chimique (DNBC) avant de commencer la poursuite. Manœuvre. Un mouvement rapide et audacieux dans la profondeur de la zone d’opérations ennemie est nécessaire pour maintenir l’élan. Protection : (1) Examiner s’il faut modifier la position et les mesures de défense nucléaire. on doit évaluer le risque à la lumière des avantages de la concentration. Opérations d’information. Au cours de la poursuite. On devrait contourner les centres de résistance et exploiter les ouvertures. ex. se B-GL-321-006/FP-002 e. On devrait effectuer un tir en profondeur pour atteindre les colonnes ennemies qui retraitent. (2) (3) d. La force couvre ses flancs en détachant un élément ou en adoptant une formation tactique adaptée à la menace. On doit porter beaucoup d’attention à l’organisation de la DAATA. sentinelles anti-hélicoptères). La probabilité de combats de rencontre est élevée.. (2) 42 . En d’autres mots.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) b.

ORDRE D’AVERTISSEMENT (O AVERT) RADIO CHARLIE CHARLIE _____ ICI ______ O AVERT DANS _____ MIN … À VOUS. AU RV POSITION B-GL-321-006/FP-002 43 . CHARLIE CHARLIE ________ ICI ________ O AVERT : SIT : EN (effectif) ________________________________ EMPLACEMENT AUX COORD ________ FACE À ________ MSN ________________________________ EXÉC FLANC GAUCHE FRONT AVANT ________ PHASES FLANC DROIT ________ EN FORCE D’ASSAUT I/A ________ AVEC L’I/A ________ QUI COMMANDE BASE DE FEU I/A______ AUX COORD _______ AVEC L’I/A _______ QUI COMMANDE L’I/A ________ DOIT FOURNIR L’APPUI TRÈS RAPPROCHÉ ÉQP PÉNÉTRATION AVEC L’I/A ________ ET L’I/A ________ EMPLACEMENT DE L’OOA AUX COORD : ________ INTERCEPTION I/A ________ À PARTIR DES COORD ________ RV AUX COORD ________________________________ ITIN JUSQU’AU RV ________________________________ L’I/A ________ DOIT PRENDRE ET TENIR LE RV DQP L’ORDRE DE MARCHE EST _______________________________ COORD POSITION D’ATTAQUE ________ FACE À ________ PLAN DE FEUX ________________________________ HEURE H PAS AVANT ______________________________ ORDRES DANS ________ MIN D’ATTAQUE FAITES L’APERÇU… À VOUS.Opérations offensives renforcer ou se soustraire à la pression exercée contre elles.

I/A ________ AU CENTRE. ORDRES RADIO CHARLIE CHARLIE ________ ICI ________ ORDRES DANS UNE MIN… À VOUS. EXÉCUTION CONFIRMÉE FLANC DROIT FORCE D’ASSAUT : I/A ________ À GAUCHE. mais on peut les confirmer dans les ordres. CHARLIE CHARLIE ________ ICI ________ ORDRES : SIT AUCUN CHANGEMENT.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) NOTA Il n’est pas nécessaire de répéter les info contenues dans l’O avert. I/A ________ À DROITE ET INDIA ________ ÉQUIPES D’OUVERTURE DE BRÈCHE AVEC L’I/A ________ ET L’I/A ________ L’I/A ________________________DOIT FOURNIR UN APPUI TRÈS RAPPROCHÉ BASE DE FEU CONFIRMÉE I/A ________ À PARTIR DES COORD FLANC GAUCHE FRONT ________ L’I/A ________ EST AUT À CESSER LE TIR INTERCEPTION CONFIRMÉE I/A ________ À PARTIR DES COORD ________ RÉSERVE I/A ________________________________ SÉCURITÉ DES FLANCS I/A_______________________________ POSITION D’ATTAQUE CONFIRMÉE AUX COORD ________ TENUE PAR L’I/A ________ 44 B-GL-321-006/FP-002 . MSN CONFIRMÉE.

. Si une mine explose pendant la marche à l’ennemi. les véhicules en profondeur prennent des positions de tir couvrant les véhicules en avant. sécurité. b. les véhicules en avant ou à côté du lieu de l’explosion prennent immédiatement des positions de tir après un mouvement minimal (voir « Avertissement.Opérations offensives ITINÉRAIRE JUSQU’À LA POSITION D’ATTAQUE ________________________ LD ________ TENUE PAR L’I/A ________________________ ITINÉRAIRE JUSQU’À L’OBJECTIF ________________________________ L’HEURE H EST ________ H DÉBARQUEMENT ________________________________ CONSOLIDATION ________________________________ LIMITE D’EXPLOITATION _________________________ PLAN DE FEUX (OBJECTIFS. La présente TTP présente les actions que l’équipe de combat doit accomplir si l’un des véhicules de tête touche une mine pendant la marche à l’ennemi. page 5). HORAIRE ET EFFET) _______________ COORD DE L’OBJ TD : ________________________________ I/A ________ AUT À CESSER LE TIR ________________ ORDRES DE TANGO INDIA DANS ________ MIN SECTION 2 OUVERTURE D’UNE BRÈCHE DANS UN OBSTACLE ACTION EN CAS DE CONTACT AVEC UNE MINE 34. 35. reco et plan ». on doit prendre les mesures suivantes : a. on rend compte du contact. Généralités. B-GL-321-006/FP-002 45 c.

page 44).Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) d. e. le commandant de l’équipe de combat évalue la situation. l’équipe de combat effectue une ouverture de brèche rapide dans un champ de mines dans le but de créer deux passages (voir « Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines ». ou 46 B-GL-321-006/FP-002 . s’il n’y pas de tir direct ennemi dans la zone de l’obstacle : (1) et qu’on ne peut contourner la zone minée.

47 B-GL-321-006/FP-002 . l’équipe de combat continue l’avance en exécutant le drill suivant : (a) les véhicules avant et adjacents sortent de la zone minée en marche arrière.Opérations offensives Figure 2-19 : Action en cas de contact avec une mine (2) et qu’on peut contourner la zone minée.

fixer ou contourner l’ennemi.. si l’ennemi effectue un tir direct dans la zone de l’obstacle. Fonctions de combat : a. 48 B-GL-321-006/FP-002 . On peut utiliser l’indicateur d’objectif éloigné du VBL pour vérifier les coordonnées exactes de l’impact avec la mine. ou (c) f. (2) (3) 36. S’il faut dégager des passages à travers l’obstacle. on récupère le véhicule endommagé et les blessés comme décrit plus haut — on devrait déployer une section du génie appuyée d’un groupe de protection approprié afin de dégager un chemin jusqu’au véhicule qui a heurté la mine.-à-d. une fois la suppression de l’ennemi réussie. le commandant de l’équipe de combat devrait axer ses efforts sur la définition de l’obstacle et la recherche d’un chemin pour le contourner. b.. le commandant de l’équipe de combat évalue la situation (c. le drill suivant est exécuté : (1) on fait immédiatement la suppression de l’ennemi par une combinaison optimale de tir direct. l’équipe de combat informe le QG GT de la perte du véhicule et de son emplacement pour récupération. attaquer. Dès qu’un véhicule heurte une mine. Manœuvre. consulter « Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines ». ex. Opérations d’information. p. page 44. de tir indirect et de fumée. analyse de mission) afin de déterminer le mode d’action approprié. selon la situation tactique.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (b) l’équipage du véhicule qui a heurté la mine reste avec le véhicule ou sort du véhicule et du champ de mines.

Généralités. La présente TTP renferme une description de l’ouverture de brèche rapide dans un champ de mines par l’équipe de combat dans le cadre d’une attaqueimprovisée. Si l’on envoie en avant des véhicules de l’échelon A1 pour récupérer le véhicule endommagé ou les blessés. car cet équipement fait habituellement partie de l’échelon A2 de l’escadron. Pour chaque passage nécessaire. Il est probable que l’équipe de combat ne dispose pas des moyens de maintenance voulus pour réparer le véhicule qui a touché une mine. Protection. B-GL-321-006/FP-002 49 . Les chars à rouleau de déminage ne sont normalement employés que pour les ouvertures de brèche méthodiques. les ressources d’ouverture de brèche intégrées à l’équipe de combat (charrues. On doit tenir compte des distances de sécurité quand on emploie le tir indirect. d.) seront affectées à l’amélioration du passage. On y décrit les actions accomplies à partir de la position d’attaque pour ouvrir une brèche. on devrait emprunter le passage ouvert par le véhicule qui a passé sur la mine. La partie de l’équipe de combat qui ne participe pas à la suppression de l’ennemi doit rester à une position qui est à l’abri de l’observation et du tir ennemis. Les blessés devront être laissés sur place pour être récupérés par les ressources du GT/de la brigade. Si la zone est sûre. personnel du génie. on devrait tenter d’ouvrir deux passages. Maintien en puissance. on devrait si possible extraire le véhicule du champ de mines. Toutefois. etc. la norme consiste à tenter deux passages.Opérations offensives c. OUVERTURE DE BRÈCHE RAPIDE DANS UN CHAMP DE MINES 37. Au niveau de l’équipe de combat.

Si la menace de tir direct et indirect est faible : (1) la section du génie qui suit le char de déminage se stationne du côté droit de l’entrée (en plaçant le véhicule de la section B-GL-321-006/FP-002 b. Les équipes d’ouverture de brèche. d. 50 . composées de sapeurs et de chars équipés d’une charrue de déminage.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-20 : Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines. Dans la mesure du possible. se rassemblent à la position d’attaque. le génie détermine le bord avant du champ de mines ainsi que les passages à dégager (à la charrue) et il les marque en indiquant la direction de l’ouverture de brèche. situation initiale 38. c. Chaîne des événements. Les chars de déminage dotés du Système sous blindage de marquage de passage (SLUMS) commencent à ratisser le sol 100 m avant le bord reconnu/présumé du champ de mines indiqué par le génie. L’ouverture de brèche rapide dans un champ de mines se déroule comme suit : a.

s’assurer que les marqueurs ont au moins un mètre de hauteur afin que les équipages puissent les voir quand ils conduisent écoutilles fermées. Quand environ 75 % du champ de mines est dégagé. on emploie du personnel débarqué pour poser les marqueurs seulement si cela est nécessaire). de manière à ne pas bloquer le passage) et commence à construire un goulot (voir la figure 2-20). la section du génie le signale. en contournant par la gauche le char immobilisé.Opérations offensives à la droite du passage tracé par la charrue. enlever les mines qui sont tombées dans la piste (elle s’occupe au besoin des mines sur la berme). la section du génie s’approche du char et le char de déminage de la réserve d’ouverture de brèche poursuit l’ouverture quand il en reçoit l’ordre. (c) (d) e. B-GL-321-006/FP-002 51 . Si le char de déminage de tête est mis hors service par une mine. commencer à marquer le côté droit du passage (le personnel de marquage du passage se déplace à bord d’un TTB en se tenant sur la rampe découverte et il lance les marqueurs à partir du véhicule. f. (2) la section du génie marque et vérifie le passage en prenant les mesures suivantes : (a) (b) marquer l’entrée du goulot. La deuxième section du génie rend alors immédiatement compte de ses progrès. une fois que la charrue de tête est environ 50 m à l’intérieur du champ de mines.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) g. Le véhicule de la section du génie s’arrête à la fin du champ de mines et se gare du côté droit pour indiquer la fin du passage. Les chars de déminage adoptent des positions de tir du côté éloigné du champ de mines (voir la figure 2-21). h. Commandement : (1) Lorsque l’un des deux passages est dégagé à 75 %. Figure 2-21 : Ouverture de brèche rapide dans un champ de mines 39. Cette décision B-GL-321-006/FP-002 52 . le commandant de l’équipe de combat doit prendre la décision d’engager la force d’assaut dans un passage seulement ou dans les deux passages. Fonctions de combat : a. i. Il crée ensuite un goulot aux fins d’amélioration du passage. La section du génie signale que le passage est « ouvert » au commandant de l’équipe de combat.

notamment en ce qui concerne le commandement et le contrôle. rouleaux.Opérations offensives sera basée sur la progression de l’ouverture de l’autre passage. la concentration/dispersion de la force et la disposition des forces ennemies. La distance de dispersion exigée est de 200 m contre les pièces d’artillerie de 122 mm et de 300 m contre celles de 152 mm. c. du départ de la position d’attaque jusqu’à la fin de l’ouverture de la brèche. 53 . char poseur de pont (CPP). les coupures suivantes peuvent être franchies : (1) EBG avec fascine : 8 m. Protection. engin blindé du génie (EBG). Le commandant doit tenir compte des avantages et des désavantages de la séparation. La suppression et/ou la neutralisation de l’ennemi par des tirs directs et indirects pendant l’ouverture des passages est essentielle au succès de l’opération. Puissance de feu. La présente section porte sur les actions que l’équipe de combat doit accomplir pour ouvrir une brèche dans un obstacle mixte — obstacle nécessitant l’emploi de plus d’un type d’équipement d’ouverture de brèche (charrues. pour chaque passage à réaliser. Les lignes directrices suivantes s’appliquent à la réalisation d’une brèche dans un obstacle mixte type. La distance entre les passages doit être de 200 m au minimum. etc. mais elle peut aller jusqu’à 300 m selon le plan tactique et la dispersion souhaitée. on devrait tenter d’ouvrir deux passages. comme illustré dans la figure ci-dessous : a. B-GL-321-006/FP-002 b. l’équipe de combat peut exécuter l’ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte indépendamment ou en tant que force d’ouverture de brèche dans le cadre d’une ouverture de brèche méthodique par le GT. c.) –. L’heure H est l’heure à laquelle l’équipe d’ouverture de brèche franchit la LD. OUVERTURE D’UNE BRÈCHE DANS UN OBSTACLE MIXTE 40. (2) b. Généralités.

Chaîne des événements. L’ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte est exécutée de la manière suivante : a. situation initiale 41. on détermine le bord avant du champ de mines par une reco génie (non illustrée).Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (2) CPP : 20 m. suivi du véhicule de la section du génie. (2) 54 B-GL-321-006/FP-002 . Figure 2-22 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. du rouleau (le cas échéant) et de l’EBG ou du CCP. Figure 2-22 : (1) Si possible. Les équipes d’ouverture de brèche se rassemblent dans la position d’attaque sous le contrôle du commandant de la section du génie et le char équipé d’une charrue de déminage prend la tête.

enlever les mines qui sont tombées dans la piste (ils s’occupent seulement au besoin des mines sur la berme).Opérations offensives Figure 2-23 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. Si la menace de tir direct et indirect est faible et qu’on n’emploie pas de rouleau. la section du génie qui suit le char de déminage se gare du côté droit de l’entrée (en plaçant le véhicule de la section à la droite du passage tracé par la charrue. de manière à ne pas bloquer le passage) et commence à construire un goulot. Si la menace de tir direct et indirect est faible. une fois que la charrue de tête est environ 50 m à l’intérieur du champ de mines. étape 1 b. les sapeurs vérifient le passage de la manière suivante : (a) (b) marquer l’entrée du goulot. commencer à marquer le côté droit du passage 55 (2) (3) (4) (c) B-GL-321-006/FP-002 . Un char muni d’un rouleau (le cas échéant) vérifie le passage. Figure 2-23 : (1) Un char équipé d’une charrue et muni de SLUMS commence à ratisser le sol 100 m avant le bord reconnu/présumé du champ de mines et se dirige vers le côté rapproché de la trouée dans laquelle l’EBG ou le CCP doit ouvrir une brèche.

Figure 2-24 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. on emploie du personnel débarqué pour poser les marqueurs seulement si cela est nécessaire. se gare parallèlement au passage et adopte une position de tir. (d) s’assurer que les marqueurs ont au moins un mètre de hauteur afin que les équipages puissent les voir quand ils conduisent écoutilles fermées. étape 2 c. (2) (3) 56 B-GL-321-006/FP-002 . Le rouleau se déplace à gauche du passage avant le fossé. Le véhicule de la section du génie s’arrête derrière le charéquipé d’une charrue.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (le personnel de marquage du passage se déplace à bord d’un TTB en se tentant sur la rampe découverte et il lance les marqueurs à partir du véhicule. on emploie du personnel débarqué pour poser les marqueurs seulement si cela est nécessaire). Le personnel de marquage parcourt le passage à bord du véhicule et place les marqueurs à partir de la rampe. en laissant suffisamment de place au char pour que celui-ci puisse faire marche arrière. Figure 2-24 : (1) La section du génie commence à marquer le côté droit du passage.

étape 3 d. CCP : dégager la digue et 5 m du côté éloigné et marquer le point de pose du pont du côté rapproché. (2) (3) B-GL-321-006/FP-002 57 .Opérations offensives Figure 2-25 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. Le commandant de la section du génie vérifie que des mines ne sont pas retombées dans le passage derrière la charrue et il guide celle-ci par radio quand elle fait marche arrière. Le véhicule de la section du génie suit la charrue dans la zone tampon. puis elle fait marche arrière et ratisse une « zone tampon » du côté droit et elle adopte une position de tir. Si la menace de tir direct et indirect est faible. Figure 2-25 : (1) La charrue dégage le passage jusqu’au fossé. la section du génie débarque et prépare le fossé comme suit : (a) (b) EBG/fascine : dégager la digue et marquer la zone dégagée.

étape 4 e. l’EBG/le CCP fait marche arrière sur 50 m afin de laisser suffisamment de place au rouleau pour la poursuite de l’ouverture de la brèche. Au commandement de la section du génie. 58 B-GL-321-006/FP-002 . celui-ci avance dans le passage. l’EBG/le CCP s’avance à partir de la position d’attaque et crée un passage dans l’obstacle. Figure 2-27. Figure 2-26. Une fois que l’EBG n’est plus dans le chemin du rouleau. Guidé par radio par le commandant de la section du génie. étape 5 f. Figure 2-27: Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-26 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte.

étape 6 g. Nota : le rouleau se déploie avant la charrue. il laisse une zone non ratissée moins grande quand il quitte la fascine/le pont.Opérations offensives Figure 2-28 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. Le rouleau franchit l’ouverture en premier afin de le vérifier. (2) (3) B-GL-321-006/FP-002 59 . la charrue sort de la zone tampon à reculons pour aller dans le passage. puis il se range sur le côté droit. le véhicule de la section du génie recule dans le passage. car. comparativement à celle-ci. Guidée par le commandant de la section du génie. Figure 2-28 : (1) Guidé par radio par le chef d’équipage de l’EBG/du CCP.

Le commandant de la section responsable de l’ouverture d’un deuxième passage transmet immédiatement un SITREP. (4) Figure 2-30 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. Le commandant de la section du génie informe le commandant de l’équipe de combat qu’une brèche a été ouverte dans le fossé et la section suit derrière le rouleau pour marquer le passage. entrée de la force d’assaut i. Le rouleau avance et suit la charrue pour vérifier le passage. 60 Figure 2-30 : B-GL-321-006/FP-002 .Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 2-29 : Ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte. Figure 2-29 : (1) (2) (3) La charrue franchit le fossé et commence à ratisser le sol dès que possible. étape 7 h. La brèche à travers le fossé constituera vraisemblablement un point de décision pour l’engagement de l’équipe de combat.

Le commandant de l’équipe de combat doit prendre la décision d’engager la force d’assaut dans un passage ou dans deux passages selon la progression de l’ouverture de la brèche.Opérations offensives (1) L’EBG/le CCP se rend dans la zone tampon libérée par la charrue et reste au fossé afin de maintenir le passage. Puissance de feu. un passage : pages 13 et 19]). À cause de sa complexité relative et de son caractère délibéré. a. Fonctions de combat : Commandement : (1) Le contrôle de chaque passage pendant l’ouverture de la brèche est confié au commandant de la section du génie qui est à l’œuvre dans ce passage. Le génie améliore au besoin le passage. Le véhicule de la section du génie s’arrête à la fin du champ de mines et se gare du côté droit de l’extrémité du passage pour signaler la fin du passage. (2) (3) (4) (5) 42. La charrue et le rouleau sortent du champ de mines et adoptent des positions de tir. (2) (3) b. consulter « Attaque improvisée avec une ou deux troupes de chars à la base de feu » [deux passages : pages 12 et 18. l’ouverture d’une brèche dans un obstacle mixte est une opération très risquée. Toutes les ressources d’ouverture de brèche doivent être sur le réseau de l’équipe de combat. La suppression et/ou la neutralisation de l’ennemi par des tirs directs et B-GL-321-006/FP-002 61 . Les forces d’assaut s’engagent dans le passage et contournent le véhicule du génie par le côté gauche (pour connaître l’ordre de marche.

mais elle peut aller jusqu’à 300 m selon le plan tactique et la dispersion souhaitée. 62 B-GL-321-006/FP-002 . Protection. la concentration/dispersion de la force et la disposition des forces ennemies. La distance entre les passages doit être de 200 m au minimum. Cette ligne directrice est basée sur l’exigence d’une distance de dispersion de 200 m contre les pièces d’artillerie de 122 mm et de 300 m contre celles de 152 mm. c.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) indirects pendant l’ouverture des passages est essentielle au succès de l’opération. Dans une opération de GT. notamment en ce qui concerne le commandement et le contrôle. Le commandant doit tenir compte des avantages et des désavantages de la séparation. il pourrait être nécessaire d’augmenter la distance entre les passages suivant l’évaluation du commandant.

c. Défense de zone : a. 2. b. absorbe l’ennemi dans une série d’arcs de tir chevauchant. d. La présente TTP porte sur les actions de l’équipe de combat en défense. on met l’accent sur la profondeur à l’intérieur de la position afin de briser l’élan de l’ennemi. vise principalement à conserver le terrain conformément à l’intention du commandant. B-GL-321-006/FP-002 63 . Généralités. sur laquelle on superpose un tir indirect.Les opérations de l’équipe de combat (provisoire) CHAPITRE 3 OPÉRATIONS DÉFENSIVES SECTION 1 DÉFENSE DÉFENSE DE ZONE ET DÉFENSE MOBILE 1. exige normalement une réserve relativement petite.

fixe l’ennemi à l’aide d’éléments en profondeur. e. canalise l’ennemi dans des zones d’abattage (ZA). les positions avancées permettent d’identifier l’avance ennemie.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 3-1 : Illustre une défense de zone 3. c. de l’orienter. f. permet à l’ennemi d’avancer jusqu’à une ou à des positions qui l’expose à des opérations offensives. 64 B-GL-321-006/FP-002 . d. Défense mobile : a. la force offensive achève la destruction de l’ennemi par une contre-attaque. de la retarder et/ou de causer des pertes chez l’ennemi. b. vise principalement à détruire l’ennemi conformément à l’intention du commandant.

(2) B-GL-321-006/FP-002 65 . on assigne des mesures de contrôle à l’aide d’une matrice qui contient les renseignements suivants sur chaque segment de la ZA : (a) (b) (c) responsabilités par système d’arme et par indicatif d’appel. Commandement : (1) On doit porter une attention spéciale à l’emplacement du commandant afin de permettre à ce dernier d’être dans la meilleure position possible pour influer sur le combat. consigne relative à l’ouverture du tir. Division d’une ZA. selon l’effet des armes désiré et en fonction du contrôle du tir direct et indirect.Opérations défensives Figure 3-2 : Illustre une défense de zone 4. description de l’ennemi à détruire. Aux fins de la gestion de la ZA. La ZA est divisée en bandes d’engagement. Fonctions de combat : a.

arcs et méthode d’identification (de jour et de nuit). indicatifs d’appel et systèmes d’arme en appui réciproque.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (d) emplacement. Il faut faire une analyse afin de déterminer le terrain qui a une importance tactique. En situation de défense. autres responsabilités possibles. (e) (f) Figure 3-3 : Division d’une zone d’abattage (3) Appréciation de combat (voir le chapitre 1. les voies (b) 66 B-GL-321-006/FP-002 . Terrain. les commandants doivent se concentrer sur les intentions. les capacités et les objectifs de l’ennemi à l’intérieur et à l’échelle de la zone d’opérations de l’équipe de combat. section 3): (a) Ennemi.

objectifs d’artil possibles pour le tir défensif (TD) et le tir d’arrêt (TA).) auront sur l’appui-feu ami et ennemi du point de vue de la visibilité et de la menace aérienne 67 (d) ii. B-GL-321-006/FP-002 . taille de la force ennemie. et. vi. ZA possibles. le temps et les ressources supplémentaires requis à cause de conditions particulières (p. ex. compte tenu de la largeur de front de la voie d’approche.Opérations défensives d’approche possibles de l’ennemi (jusqu’aux positions/troupes amies. positions d’observation. pour chaque voie d’approche. on aura besoin de l’équipement du génie pour creuser). Analyse visant à déterminer les points suivants : i. Météorologie. pluie. à travers celles-ci et au-delà).. (c) Troupes amies. ii. si le terrain est gelé. obstacles possibles. Déterminer l’effet des troupes amies sur nos flancs quand elles entrent dans notre zone ou qu’elles la traversent. les points suivants : i. iv. iii. etc. l’effet que les conditions (brouillard. positions dominant les ZA. v.

le temps qui reste pour d’autres activités comme la mise en place d’obstacles de protection. Établir clairement les points suivants : i. y compris dégager les champs de tir (déterminer les ressources supplémentaires nécessaires pour dégager ceux-ci). exécuter les TD et un TA. ii. les répétitions. iii. occuper des positions pour les observateurs du tir indirect. ii. le repos. l’horaire des contre-mouvements (si possible. le temps nécessaire pour préparer les positions. iii. effectuer des répétitions de jour et de nuit). etc. (e) Temps et espace. iv.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) ennemie (appui aérien rapproché et opérations héliportées). préparer et occuper les positions (principales et de rechange au besoin). Les tâches possibles sont notamment les suivantes : i. couvrir les ZA et les voies d’approche secondaires par l’observation et le tir. (f) Évaluation des tâches. 68 B-GL-321-006/FP-002 .

des patrouilles en attente et des mesures d’observation ainsi que des arcs de tir pour tous les principaux systèmes d’arme. xi. sécurité dans la zone arrière. ix. protection des flancs. viii. vi. si possible). Concilier les modes d’action possibles avec l’évaluation des tâches. choix de l’emplacement et installation des obstacles conformément à l’intention du plan du système d’obstacles. réserve (séparée de la force de contre-mouvement. Vérifier le meilleur mode d’action à la lumière des notions fondamentales de la défense et des principes de la guerre : i. y compris des PO.Opérations défensives v. (g) Modes d’action possibles. collecte de renseignements. vii. des patrouilles. des postes d’écoute. effectuer des tâches de surveillance et d’acquisition d’objectif (SAO). x. 69 B-GL-321-006/FP-002 . choix de l’emplacement et installation des obstacles de protection. exécuter des tâches de contre-mouvement.

coordination. : (a) (b) (c) utilisation de positions factices. plan de feux. et de tous les dispositifs d’alerte/observation comme le dispositif d’observation nocturne longue portée. etc. manœuvre. Ce plan doit tenir compte d’une couverture tous temps 24 heures par jour. vi. v. vii. Formuler un plan en accord avec les facteurs considérés et les renseignements tirés de l’appréciation de combat. les mines éclairantes. Plan. élaborer le plan de SAO de l’équipe de combat. de surveillance et d’acquisition d’objectif (ISTAR) du GT. (h) utilisation du terrain. b. iii. réserves. viii. profondeur. appui réciproque. puissance de feu. Demander des renseignements supplémentaires aux unités de flanc et aux niveaux supérieurs. les angles morts et les zones de responsabilité de renseignement non couverts). les détecteurs optiques des VBL et du Leopard C2. (2) (3) 70 B-GL-321-006/FP-002 . Opérations d’information : (1) Dans le cadre du plan de renseignement.-à-d. plan de pistes. iv. Considérer la déception tactique.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) ii. (Le tracé de SAO soumis au QG GT doit également indiquer les arcs d’observation. les détecteurs au sol. 7 jours par semaine. c.

la limite d’exploitation et la liaison. l’arrêt. commandant. emplacement.Opérations défensives (4) Considérer la possibilité d’effectuer des contre-mouvements sous silence radio jusqu’au point de contact. déterminer les mesures de contrôle requises. les tâches possibles des éléments de contre-mouvement sont (considérer tous les contre-mouvements comme des opérations interarmes) : (a) (b) (c) (3) le renforcement. itinéraire. faire un tracé des contre-mouvements contenant les renseignements suivants : itinéraires (principaux et de rechange) et positions d’arrêt/de tir. effectif. ex. c. (2) établir une matrice des contre-mouvements avec les titres suivants : numéro.. Articuler et synchroniser l’appui-feu et les systèmes d’obstacles avec B-GL-321-006/FP-002 71 (4) (5) (6) d. indépendamment de la politique de contrôle d’émission (CONEM). La planification des contre-mouvements se déroule comme suit : (1) élaborer un plan de contre-mouvement (tracé incluant une matrice soumis au niveau supérieur). liaison et autres tâches. Manœuvre. heure de nuit. tâche. penser aux aides à la navigation/repères et vérifier que les itinéraires de contre-mouvement ne contiennent pas d’obstacles. Généralités. Puissance de feu : (1) . la contre-attaque. heure de jour. points de décision. p.

Plan d’appui-feu. l’effet des munitions classiques améliorées ou de la fumée sur les plans amis et ennemis est examiné.. Tous les calques applicables concernant la puissance de feu doivent être soumis au QG GT. placer une arme antipersonnel.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) le plan antiblindé afin d’obtenir les effets désirés. Tenir compte des voies d’approche à pied et disposer les mit afin de couvrir les zones possibles de débarquement ainsi que les endroits où les armes antiblindés peuvent atteindre les transports de troupes ennemis et forcer ainsi l’ennemi à débarquer. ex. y compris un objectif de TA possible (normalement un TA par GT). De plus. observation pour couvrir les objectifs de TD (trois ou quatre par équipe de combat). Mit. p.. ex. tenir compte du danger des tirs rapprochés si les objectifs sont à (3) (4) (d) (e) 72 B-GL-321-006/FP-002 . les effets des types de munitions sont sélectionnés. définir la consigne ouverture du tir et la priorité des objectifs de chaque système d’arme. p. la priorité de l’effort est établie. (2) ZA — Diviser la ou les ZA (voir la figure 3-3). Choisir l’emplacement des armes de manière à obtenir les effets voulus et choisir l’emplacement des armes complémentaires. Le plan antiblindé devrait inclure les mitrailleuses (mit). pour chaque arme antiblindés. La planification de l’appui-feu se déroule comme suit : (a) (b) (c) on élabore un plan d’appui-feu incluant les contre-mouvements.

Une demi-section d’infanterie est nécessaire par arme collective. l’empreinte d’un régiment équipé de 155 mm est de 300 m. Protection : (1) Planification de système d’obstacles. l’empreinte d’une batterie de 155 mm est de 200 m. ii. Empreinte d’impact des unités de tir : i. iii. (5) Points à considérer dans le choix de l’emplacement : (a) Respecter un ratio minimum de 1 à 3 (utiliser des multiplicateurs de combat pour l’augmenter). largeur du symbole : largeur de la voie d’approche ennemie. B-GL-321-006/FP-002 73 . Le symbole représentant le groupe chargé de cette mission dans le plan du système d’obstacles du GT — son emplacement correspond à l’emplacement général du groupe d’obstacles — fournit les renseignements suivants : i. (b) e. l’empreinte d’un peloton équipé d’un mortier de 81 mm est de 150 à 200 m. Briser la formation et le rythme de l’ennemi.Opérations défensives moins de 600 m. Synchroniser le plan de feux et les obstacles afin de répondre aux intentions suivantes : (a) Perturber.

Orienter la formation ennemie d’une voie d’approche vers une autre ou vers uneZA. Ralentir une attaque dans une zone déterminée. Figure 3-5 : Dévier (c) Fixer. Le symbole représentant le groupe chargé de cette mission dans le plan d’obstacles du GT indique la 74 B-GL-321-006/FP-002 . Figure 3-4 : Perturber (b) Dévier. normalement une ZA. flèches longues : emplacement général de l’endroit où l’on doit orienter l’ennemi. Le point de départ de la flèche est lié à un terrain infranchissable.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) ii. iii. flèches courtes : emplacement général de l’endroit où l’on doit ralentir l’ennemi.

Opérations défensives longueur et la largeur de la zone dans laquelle il faut ralentir l’ennemi. ligne verticale : endroit où l’ennemi doit être arrêté. Figure 3-7 : Arrêter (2) (3) Mettre en application la politique de DAATA. Matériel défensif. Stopper l’ennemi le long d’une voie d’approche déterminée ou l’empêcher de sortir d’une ZA. Le symbole représentant le groupe d’obstacles de blocage dans un plan de système d’obstacles de GT fournit les renseignements suivants : i. Figure 3-6 : Fixer (d) Arrêter. ii. extrémités de la ligne verticale : liées à des obstacles infranchissables. La composition exacte de la trousse de matériel défensif de la compagnie dépend des ressources B-GL-321-006/FP-002 75 .

les obstacles devraient empêcher l’ennemi d’emprunter des voies d’approche couvertes.. et non par le génie. d’une tranchée de PC compagnie et de toutes les tranchées pour deux personnes nécessaires au reste de la compagnie. sont contrôlées par le GT et fournies par les niveaux supérieurs selon les besoins. Les autres ressources pour installer des obstacles de protection. 17 tranchées d’arme collective. est transmise au GT. de neuf Eryx et de quatre Carl Gustav. Les obstacles de protection ne font pas partie du plan du système d’obstacles. Les principes guidant le choix de l’emplacement des obstacles sont les suivants : (a) (b) les obstacles devraient être couverts par le tir et l’observation. mais on doit quand même les couvrir par le tir et l’observation.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) disponibles. La trousse de la compagnie renferme suffisamment de concertina et de piquets pour construire une haie de concertina de type 3 longue de 300 m. ainsi que le creusage de trois tranchées de PC peloton. des mines antichar. Elle devrait contenir suffisamment de matériel pour construire 34 tranchées de combat pour deux personnes. Les obstacles de protection sont mis en place à l’aide des ressources de l’équipe de combat. Les commandants d’équipe de combat doivent s’assurer que la demande pour ces ressources. basée sur leur appréciation. p. 76 B-GL-321-006/FP-002 . et ils doivent être documentés. Cela implique le retranchement de quatre mit C6. un poste de commandement (PC) de compagnie et un poste de soins médicaux. ex. (4) Obstacles de protection.

les obstacles devraient être suffisamment importants pour créer l’effet désiré. Il est important de souligner que la TTP sur la défense (Défense de zone et défense mobile. de stockage du matériel défensif. (6) DÉFENSE DANS UNE ZONE BÂTIE 5. choisir l’emplacement : (a) (b) (3) (4) (5) des échelons. La présente TTP porte sur les actions de l’équipe de combat en situation de défense dans une zone bâtie. organiser les échelons. f. y compris la composition des charges de combat. Confirmer le niveau de protection optimale selon la menace (POSM) à adopter. Généralités.). placement des ressources médicales. (e) (f) (5) DNBC. La défense dans une zone bâtie a généralement pour but d’empêcher l’ennemi d’utiliser les itinéraires qui traversent celle-ci. etc. organiser l’évacuation des PG. Les mesures suivantes sont prises pour assurer le maintien en puissance : (1) (2) élaborer un plan administratif. Maintien en puissance. page61) s’applique également dans ce cas-ci et que la B-GL-321-006/FP-002 77 . les obstacles devraient être associés à des traits naturels du terrain. les obstacles devraient être dissimulés à l’ennemi. établir un plan d’alimentation.Opérations défensives (c) (d) les obstacles devraient masquer la position. organiser l’évacuation sanitaire (poste de rassemblement des blessés.

Elle sert également de force de perturbation. La force de couverture de la formation supérieure et du GT donne l’alerte lointaine et fournit des renseignements sur l’effectif et les voies d’approche de l’ennemi et elle exécutera probablement d’une manœuvre retardatrice. La garde périmétrique de l’équipe de combat est déployée à des positions en appui réciproque.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) présente TTP traite uniquement des problèmes particuliers rencontrés dans les zones bâties. de détruire la reco ennemie. c. 6. sa tâche étant de donner l’alerte lointaine. À la fin de ses tâches. de séparer l’infanterie des blindés et de forcer l’ennemi à se déployer. Concept : a. La zone de défense principale s’appuie sur des centres de résistance et l’utilisation de positions de rechange pour canaliser l’ennemi dans une ZA et achever sa destruction par des contre-mouvements. Cette force couvre les obstacles. b. induit l’ennemi en erreur quant à l’emplacement de la force principale et canalise l’ennemi. 78 B-GL-321-006/FP-002 . la garde périmétrique peut se désengager en se rendant à la position principale. Une réserve située centralement est indispensable.

suivre un plan centralisé. Fonctions de combat : a. Commandement : (1) Les commandants doivent : (a) définir clairement l’état final jusqu’au niveau des positions individuelles. mais en décentraliser l’exécution.Opérations défensives Figure 3-8 : Défense dans une zone bâtie 7. se trouver à une position d’où ils peuvent avoir une influence sur la bataille et maintenir une présence 79 (b) (c) (d) B-GL-321-006/FP-002 . rester en liaison avec les autorités locales pour assurer une coopération civilo-militaire (COCIM) suivant les besoins.

Cette organisation de base sera renforcée d’une compagnie de chars. d’un bataillon d’infanterie. (e) coordonner/définir les secteurs. Il est probable que la formation ennemie se réorganise pour attaquer la zone bâtie. communiquer par ligne terrestre. les limites et les points de coordination. section 3). ii. (a) Ennemi : i. Conformément à la doctrine de la FORENGEN. 80 B-GL-321-006/FP-002 . d’un bataillon d’artillerie. (f) (g) (2) Appréciation de combat (voir le chapitre 1. les lignes de compte rendu. le bataillon d’infanterie mécanisée renforcé a des chances d’être organisé en « détachement d’assaut ». par radio et selon les plans de contingence établis. L’ennemi effectuera vraisemblablement une reco intensive afin de déterminer le dispositif défensif de l’équipe de combat. établir une consigne claire en ce qui concerne l’ouverture du tir et détailler les conditions dans lesquelles les troupes déployées peuvent se déplacer.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) dans la zone de l’effort principal désigné et/ou où ils peuvent influer sur le combat.

(c) Troupes amies : B-GL-321-006/FP-002 81 . Chercher des parcs ou des aires de stationnement. ex. taux de progression. afin de chercher un itinéraire qui traverse ou contourne la zone bâtie.. de lance-flammes et d’armes de défense antiaérienne et se divisera en deux ou trois « groupes d’assaut ». terrain canalisant. (b) Terrain : i. des voies souterraines comme les égouts). objectifs. en tenant compte du terrain d’importance tactique — lequel peut être un immeuble — ainsi que des voies d’approche ennemies possibles. position clef et terrain vital). ii. il faudra peutêtre dégager une ZA. Effectuer une analyse TPOTATP (traits caractéristiques.Opérations défensives d’une compagnie du génie. Ces groupes d’assaut utiliseront probablement des voies d’approche dans les trois dimensions (p. S’il n’y en a pas. approches. d’armes antichars. passages. La ZA peut être de petite dimension.

Établir clairement ce qui suit : i. des obstacles et de la préparation de la zone de défense. iv. la conduite du tir indirect.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) i. Le génie s’occupe de la contre-mobilité. renforcer les immeubles. des tâches de surviabilité et de mobilité. L’artillerie peut avoir à fournir un tir direct. Les chars sont utilisés comme partie intégrante des centres de résistance. ii. c’est-à-dire. dans les contre-mouvements. (d) Temps et espace. Leur manque de mobilité les rend plus vulnérables (tâches du génie liées à la mobilité). selon les effets du tir. iii. comme réserve et pour fournir un tir antichars à partir de positions préparées. le temps nécessaire pour préparer les positions et une série de positions de rechange. l’évacuation sanitaire ou la prestation du SLC (soutien logistique du combat). dégager des itinéraires de contremouvement et préparer 82 B-GL-321-006/FP-002 . le repositionnement des forces. Les tâches des ressources de l’aviation sont la reco aérienne.

l’horaire des contremouvements (effectuer si possible des répétitions de jour et de nuit).Opérations défensives des itinéraires de désengagement pour les positions avancées. iv. préparer et occuper la position. ii. maintenir une réserve d’infanterie séparée de la force de contre-mouvement.. B-GL-321-006/FP-002 83 . placer des tireurs d’élite et des tireurs de précision pour perturber et détruire le commandement et le contrôle ennemis. Les tâches possibles sont notamment les suivantes : i. etc. de la perturber. de la canaliser et de lui causer des pertes. d’itinéraires de mouvement couverts entre les positions. de ZA. v. prendre et tenir des itinéraires de contre- ii. (e) Évaluation des tâches. iii. charger la garde périmétrique de former des équipes de chasseurs de chars blindés et antiblindés et de fournir un tir indirect dans le but d’orienter la force ennemie. ce qui inclut le dégagement de champs de tir.

trouver et occuper des positions pour observer le tir indirect bien en avant et dans le cadre de l’effort principal. vii. contre-attaquer afin de recapturer des immeubles. Les forces de contre-mouvement peuvent avoir besoin de passages et de trouées qu’on aura prévus dans le cadre du plan du système d’obstacles. vi. bloquer les voies d’approche souterraines comme les égouts. viii. incluant les contre-mouvements d’infanterie. Manœuvre. Opérations d’information. poster des guetteurs aériens et assurer la surveillance à partir des toits. B-GL-321-006/FP-002 84 . c. Voir « Défense de zone et défense mobile ».Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) mouvement et de désengagement. il faut élaborer un plan de contre-mouvement pour tous les niveaux. les tâches possibles associées aux contre-mouvements sont les suivantes : (a) (b) (c) (4) renforcer les centre de résistance. etc. bloquer des itinéraires. b. les sous-sols. (3) les mesures de contrôle doivent être clairement établies et les itinéraires. marqués. Pour exécuter un contre-mouvement : (1) (2) on doit mettre en vigueur des plans de contingence identifiés par des mots-code. page 61.

. On doit articuler et synchroniser l’appui-feu et le système d’obstacles avec le plan antiblindés afin d’obtenir les effets souhaités jusqu’au niveau des postes individuels. les parcs. il faut établir la consigne relative à l’ouverture du tir et la priorité des objectifs pour chaque système d’arme. Pour choisir l’emplacement des ZA. On devrait aussi placer les meilleures armes antiblindés à l’intérieur des immeubles. etc. Pour choisir l’emplacement des mit. on devrait tenir compte des points suivants : (a) (b) voies d’approche à pied par les ruelles. On devrait aussi considérer les points suivants : B-GL-321-006/FP-002 85 . on devrait prévoir des contremouvements et définir la priorité des efforts. si l’on place des systèmes d’arme dans les immeubles.Opérations défensives d. on devrait tenir compte des points suivants : (a) placer les armes de façon à optimiser la distance d’engagement. les mettre en retrait des fenêtres. car les champs de tir seront limités. (2) (b) (c) (d) (3) Mit. quand on choisit l’emplacement des ZA et des systèmes d’arme. ZA. on doit régler en conséquence les dispositifs de visée de tous les systèmes d’arme. Dans le plan d’appuifeu. Puissance de feu : (1) Généralités. placer les mit en fonction d’arcs de tir étroits. (4) Plan d’appui-feu.

toucher le faîte des immeubles. (2) 86 B-GL-321-006/FP-002 . Font partie des obstacles de protection : (a) les champs de mines.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (a) les effets (tir. les troupes amies gagnent les positions à l’intérieur des immeubles). par conséquent. le tir d’artillerie suit normalement une trajectoire tendue et peut. e. etc. c. On devrait examiner la possibilité de creuser des réseaux de tranchées standard à côté des immeubles pour se protéger pendant le barrage d’artillerie initial ennemi (une fois le barrage terminé. le mortier de 81 mm a un tir vertical et peut donc atteindre plus facilement les objectifs en défilement. le danger que représentent les dommages collatéraux près de tous les objectifs : i. par-dessus les immeubles. La liste de matériel défensif doit inclure du matériel pour consolider et renforcer les immeubles. contrôler l’accès aux immeubles et construire des positions en retrait. Obstacles de protection. (b) ii. Il faut donc s’assurer de tirer sur des objectifs en profondeur. etc. les décombres. création de décombres... Protection : (1) Généralités.) de certains types de munitions. les barrages routiers.-à-d.

on doit porter un grand soin à la coordination. s’appliquent au détachement de protection d’un dispositif de destruction. le plan administratif doit être clair. comme exposé dans « Défense de zone et défense mobile ». f.Opérations défensives (b) (c) les obstacles anti-grenades autour des immeubles.) peuvent être utiles. on doit mettre en œuvre un plan COCIM. hôpitaux. on peut s’attendre à un pourcentage élevé de pertes. mais on doit également tenir compte des particularités suivantes (qui sont applicables à tous les obstacles à destruction réservée) : B-GL-321-006/FP-002 87 . Pour assurer le maintien en puissance. on devrait tenir compte des points suivants : (1) comme la consommation des approvisionnements de combat sera élevée. les installations locales (approvisionnement en eau. (3) Sécurité dans la zone arrière. Maintien en puissance. étant donné que les itinéraires de réapprovisionnement et d’évacuation risquent d’être très restreints. Les principes fondamentaux de la défense. page 61. On devrait envisager d’employer les VBL pour évacuer les blessés et transporter les munitions vers l’avant. etc. La présente TTP porte sur la disposition générale et les points à examiner concernant le détachement de protection du dispositif de destruction réservée d’un pont. Généralités. afin de dissuader l’ennemi d’emprunter cette voie d’approche. y compris celles dues au stress. les obstacles sur les toits comme des clous ou du verre. (2) (3) (4) (5) DÉTACHEMENT DE PROTECTION DE DISPOSITIF DE DESTRUCTION 8.

le tir et des obstacles. Les voies d’approche jusqu’au dispositif de destruction sont couvertes par l’observation.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 3-9 : Détachement de protection du dispositif de destruction d’un pont 9. 88 B-GL-321-006/FP-002 . Détail du diagramme : a. y compris les voies d’approche aéroportée/aéromobile éventuelles et les voies d’approche sur ou sous l’eau.

escortes. sentinelles surveillant le cours d’eau. On a besoin au minimum d’un PC et d’un point de mise de feu de rechange. sécurité des barrages routiers. d. L’emplacement des PC et des points de mise de feu dépend de la menace ennemie et du terrain. e. Les points de mise de feu ne devraient pas être éloignés de plus de 200 m de l’objectif. Commandement : (1) Analyse de mission : (a) Le commandant du détachement de protection du dispositif de destruction est responsable devant le commandant autorisé désigné 89 c.Opérations défensives b. patrouilles autour du dispositif de destruction. B-GL-321-006/FP-002 . la sécurité du dispositif de destruction et la sécurité en profondeur. Le détachement de protection est divisé en trois éléments assurant la sécurité avancée. d. 11. contrôle des réfugiés. 10. récupération et réparation sur place des véhicules. Le PC et les points de mise de feu sont co-implantés. c. contrôle de la circulation. Les tâches propres à cette opération sont les suivantes : a. Le circuit connecté doit se trouver à un mètre des radios de campagne et à 100 m du radar. h. e. b. g. Fonctions de combat : a. f. On peut prévoir un deuxième PC et un deuxième point de mise de feu de rechange selon la menace ennemie et le personnel disponible. protection des réfugiés. à cause de la résistance dans le fil de mise de feu et de la nécessité de vérifier et de réparer rapidement le fil au cours d’une attaque.

y compris celles suivies par les plongeurs.). Déterminer les sites de franchissement possibles par immersion. passage à gué et/ou embarcations d’assaut pour désengager les troupes amies et interdire l’accès à l’ennemi pendant l’exécution de la destruction (parmi les points à examiner concernant les autres destructions réservées. sont prises en compte. les pistes traversant les bois. (b) L’effort principal consiste à s’assurer que la destruction sera exécutée correctement sur l’ordre du commandant autorisé ou comme indiqué sur la formule DND 913. On tient aussi compte des saboteurs et des partisans. Les voies d’approche aéroportée/aéromobile et les voies d’approche aquatiques. Les méthodes de communication aux fins de l’exécution des consignes sont précisées sur la formule DND 913. mentionnons les trouées dans les champs de mines.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) sur les Consignes de destruction DND 913 et doit respecter l’intention de ce commandant. (2) Ennemi/terrain : (a) (b) 90 B-GL-321-006/FP-002 . etc. Les restrictions à respecter et la liberté d’action accordée sont décrites dans la formule DND 913. au para 6 portant sur la procédure de mise de feu d’urgence.

les escortes et la protection. On a besoin d’une alerte lointaine autour du dispositif de destruction défendu afin de s’assurer de disposer d’un délai B-GL-321-006/FP-002 91 . « Passage des lignes vers l’arrière »). Temps et espace. Opérations d’information. Déterminer les forces qui risquent de se désengager en traversant l’ouvrage à détruire et vérifier que les officiers de liaison des unités passant par le pont se sont présentés au PC principal (consulter le chapitre 5. ce qui comprend les zones de rassemblement. Le mouvement des éléments administratifs qui soutiennent les éléments avancés doit être contrôlé. On doit aussi penser à la position défensive à adopter lorsque le dispositif de destruction est au stade 2. Les réfugiés devraient être considérés comme un facteur à part. doit être pris en compte. Le commandant du détachement de mise de feu du génie doit confirmer le temps nécessaire pour passer du stade 1 au stade 2 (ces délais doivent faire l’objet d’une répétition) et le temps nécessaire pour terminer l’obstacle après la destruction.Opérations défensives (3) Réfugiés. (4) (5) b. Il est crucial que le commandant de la troupe du génie détermine le temps nécessaire pour préparer le dispositif de destruction jusqu’au stade 1 et fournisse une estimation du temps requis pour passer au stade 2. On devrait examiner les règles d’engagement (RDE) pour déterminer les mesures appropriées à prendre si des réfugiés se trouvent sur le site de la destruction au moment où l’ordre d’exécution est donné. section 6. On devrait confier le traitement des réfugiés aux ressources de la PM et de la COCIM. Le contrôle des réfugiés. y inclus la police locale. Forces amies.

Comme la mission peut se dérouler à une grande distance de l’unité d’appartenance et B-GL-321-006/FP-002 d. (2) (3) (4) f. on doit les signaler et les enregistrer dans le compte rendu de reco destruction du pont E121B. Il faut prendre des dispositions pour assurer le désengagement des forces amies après la mise de feu et détruire les véhicules qui restent. Le mouvement des forces se trouvant du côté ennemi de l’ouvrage à détruire doit être répété. Une fois que l’objectif a été détruit. e. Protection : (1) Les charges et le circuit de mise de feu doivent être protégés contre le tir indirect. Vérifier que les distances de sécurité sont compatibles avec le type de destruction. on doit remplir le compte rendu de destruction au para 14 de la partie III de la formule DND 913 et retourner la formule DND 913 au commandant autorisé afin de rendre compte de l’efficacité de l’obstacle et de mettre à jour le plan du système d’obstacles ainsi que la connaissance de la situation brune. On doit tenir compte de la menace NBC. c.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) adéquat pour exécuter les contre-mouvements et le plan de feux (points de décision). Manœuvre. de la DAA et de la DAATA. Les forces amies ont besoin d’une distance et d’une couverture suffisantes pour se protéger des effets de la destruction. Puissance de feu. Si l’on a posé des mines. On devrait examiner le risque couru par les véhicules du côté ennemi de l’obstacle. Maintien en puissance : (1) 92 . Des patrouilles/inspections régulières sont nécessaires. Assurer l’observation et un appui-feu indirect bien en avant afin d’appuyer les forces en désengagement.

Les règles régissant la circulation sur le pont doivent être confirmées. On doit déterminer si la circulation se fera dans un sens ou dans les deux sens. Il faut penser au soutien logistique requis pour faciliter le passage des lignes par les éléments avancés. on doit s’assurer d’un soutien logistique. la densité de la circulation et les utilisateurs prioritaires. (2) L’ouvrage à détruire doit rester ouvert à la circulation tout au long de l’opération. (3) (4) B-GL-321-006/FP-002 93 . l’équipement de récupération et les installations médicales doivent se trouver sur la rive rapprochée.Opérations défensives pendant une période prolongée. Au minimum.

.

Les opérations de l’équipe de combat (provisoire)

CHAPITRE 4 MANŒUVRES RETARDATRICES MANŒUVRES RETARDATRICES 1. Généralités. La présente TTP porte sur les actions de l’équipe de combat quand elle exécute une manœuvre retardatrice. L’équipe de combat cède de l’espace pour gagner du temps en évitant de s’engager de manière décisive. 2. Avertissement. La reco GT donne normalement l’alerte quand l’ennemi s’approche et les troupes avancées ainsi que l’OOA prennent en charge le combat. Le contact doit être maintenu tout au long de l’opération. 3. Sécurité. Pour établir la sécurité tactique, on doit considérer les points suivants : a. Les VBC qui ne sont pas engagés devraient rester dissimulés jusqu’à ce qu’on les fasse venir en avant à une position de combat. Le génie fournit un appui en matière de contre-mobilité afin d’orienter l’ennemi. La sécurité des flancs doit être assurée.

b. c.

4. Reco. Plan initial à partir de la carte. Par la suite, une reco détaillée est essentielle pour le commandant de l’équipe de combat et plus bas, jusqu’au niveau du chef d’équipage. 5. Plan. Le plan de retardement doit être simple et souple : trouver l’ennemi, le fixer, le frapper et se désengager en se rendant à la position de combat suivante. 6. Fonctions de combat : a. Commandement. Le commandant de l’équipe de combat doit se tenir bien en avant et il doit régler un certain nombre de problèmes concernant le commandement : (1) Le commandant de l’équipe de combat doit examiner les responsabilités de commandement le long des positions avancées et désigner un commandant de relève sur un axe moins menacé afin de
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Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire)

s’assurer que le commandant du groupement tactique est informé si l’équipe de combat devient engagée de façon décisive. (2) Le commandant de l’équipe de combat doit constamment déterminer si le temps que l’on gagne justifie la réduction de la puissance de combat. Pour qu’il puisse prendre ces décisions, on doit l’informer du temps minimum pendant lequel il doit retarder l’ennemi ou du pourcentage de sa force qu’il doit préserver pour les besoins de ses tâches subséquentes, car il ne peut faire les deux. Le commandant de l’équipe de combat doit également déterminer s’il possède des ressources suffisantes (temps, génie, ressources intégrées, etc.) pour respecter le délai de retardement planifié.

(3)

b.

Opérations d’information. On doit examiner l’emploi possible des forces aux fins de l’alerte lointaine. Il faudrait aussi penser aux mesures de déception tactique à l’endroit des éléments de tête de l’ennemi dans le but d’attirer celui-ci en avant. La sécurité des flancs est particulièrement importante dans une manœuvre retardatrice.

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Part 4 — Manœuvres retardatrices

Figure 4-1 : La manœuvre retardatrice
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Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) c. 98 B-GL-321-006/FP-002 . Il faut considérer la perte de mobilité résultant de l’emploi des VBL séparément de l’infanterie débarquée. le commandant doit envisager de réoccuper les positions avancées afin de conserver l’initiative ou d’attaquer l’ennemi en profondeur. il devrait penser à employer les ressources d’appui-feu pour séparer l’ennemi et à recourir aux équipes de chasseurs de chars en terrain couvert. Dans le cas des positions préparées. perturber et détruire l’ennemi). Pendant la planification/l’exécution de la manœuvre retardatrice. pour fixer. charrues. Le commandant de l’équipe de combat doit tenir compte de toutes les ressources de mobilité/contre-mobilité (génie. on devrait envisager une force de contre-mouvement. chars à lame. (2) (3) (4) (5) d. Le commandant de l’équipe de combat devrait examiner l’emploi d’un PFAC (dans le cadre de la manœuvre retardatrice. Manœuvre : (1) Le commandant de l’équipe de combat devrait examiner la possibilité d’exécuter la manœuvre retardatrice en effectuant des bonds successifs ou alternatifs avec des éléments interarmes et il devrait être prêt à occuper n’importe quelle position de combat. Puissance de feu. tout en évaluant les risques associés à chacune de ces possibilités. Le commandant de l’équipe de combat doit examiner la possibilité d’utiliser un contre-mouvement/une réserve pour reprendre rapidement l’initiative. mines dispersables. etc. En outre.). La reconstitution d’une réserve est particulièrement pertinente durant la manœuvre retardatrice.

Le commandant devrait accorder une attention spéciale aux besoins en mun. en soins médicaux et en maintenance (notamment en confirmant la consigne relative à l’interdiction d’accès à l’équipement/la destruction de l’équipement) au cours de la manœuvre retardatrice. car il est probable que l’ennemi détienne la supériorité aérienne.Part 4 — Manœuvres retardatrices e. Maintien en puissance. B-GL-321-006/FP-002 99 . On devrait tenir compte des besoins en DAATA. f. Protection.

.

Les opérations de l’équipe de combat (provisoire)

CHAPITRE 5 PHASES TRANSITOIRES SECTION 1 L’AVANCE MARCHE À L’ENNEMI 1. Généralités. La présente TTP se limite aux actions de l’équipe de combat pendant l’avance et ne traite pas des mesures à prendre en cas de contact avec l’ennemi. La section « Avertissement, sécurité, reco et plan », page 9, fournit des détails sur cette technique.

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Figure 5-1 : Avance de l’équipe de combat — Esc en carré,
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Phases transitoires

colonne de cie 2. Déroulement. La marche à l’ennemi devrait être exécutée de la manière suivante : a. L’infanterie ne devrait pas prendre la tête si elle est embarquée. En terrain couvert, l’infanterie prend la tête quand elle est débarquée. Les formations communes au niveau de l’équipe de combat sont deux troupes de chars en tête ou trois troupes de chars en tête (voir les figures 5-1 et 5-2 respectivement). Le commandant de l’équipe de combat devrait garder au moins un quart de ses forces comme « point d’appui », pendant que l’équipe de combat avance à l’aide du feu et mouvement. Les VBL peuvent se déplacer de position de tir en position de tir, assez près des chars pour compléter leur puissance de feu. On doit faire très attention de ne pas exposer un véhicule non blindé en avant, dans une position où celui-ci risque d’être la première cible du tir de char ennemi.

b.

c.

d.

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Fonctions de combat : a. 104 Commandement : B-GL-321-006/FP-002 .Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 5-2 : Avance de l’équipe de combat — Esc 3 en tête. en colonne 3. en ligne. cie 2 en tête.

le cmdt compagnie et le commandant de la troupe du génie sont co-implantés (l’OOA se déplace entre les positions d’observation. (b) B-GL-321-006/FP-002 105 . le commandant de l’équipe de combat doit comprendre clairement ce qu’on attend de lui en ce qui concerne les questions suivantes : (a) Faut-il nettoyer complètement l’ennemi de la zone à l’intérieur des limites? Ses supérieurs ont-ils l’intention de nettoyer seulement un itinéraire d’accès à travers la zone pour les forces de deuxième échelon ou. Le CB escadron se déplace avec la ou les troupes de chars en profondeur.. par exemple. on doit organiser le PC de combat de la manière suivante : (a) le cmdt escadron. tout en restant accessible au commandant de l’équipe de combat).Phases transitoires (1) À la fin de son analyse de la mission. ex. de nettoyer la zone/l’axe en entier de la présence ennemie? (b) (2) L’appréciation du temps du commandant de l’équipe de combat est un facteur clé pour déterminer les points suivants : (a) (b) (c) niveau acceptable de risque. (3) Pour éviter de perdre cinq commandants clés. p. méthode de mouvement employée. bonds successifs ou alternatifs. formations adoptées durant l’avance.

. Quand on planifie/exécute des bonds tactiques.. Si aucune force n’a été explicitement affectée à la protection des flancs. 106 B-GL-321-006/FP-002 . 5. ceux-ci devraient changer de position en alternance. une solution possible consiste à ajuster les formations au sein de l’équipe de combat (p. La présente TTP décrit les actions que l’équipe de combat accomplit quand les éléments de tête. CRÊTE. on devrait envoyer les ressources du génie en avant afin de maintenir l’élan. l’OOA et le contrôleur de tir de mortier (CTM)). DRILL DE CRÊTE 4. d. L’OOA devrait jouir d’une certaine liberté d’action afin de pouvoir se déplacer d’un PO à un autre. La protection contre la menace aérienne devrait être prise en compte dans le choix des zones d’attente et également quand une force doit rester au même endroit pendant un certain temps. ex.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (c) le cmdtA compagnie et le capt VBL se déplacent avec la compagnie d’infanterie. Manœuvre. Puissance de feu. doivent franchir une crête pendant une marche à l’ennemi. Généralités. Protection. L’évaluation de la menace ennemie en un endroit précis a une incidence majeure sur la formation que l’équipe de combat adoptera pour couvrir la zone environnante. faire adopter une formation en échelon par la troupe de chars située sur les flancs). La sélection des objectif de TD devrait faire partie du PFAC. Si l’on prévoit de rencontrer des obstacles. ex. La troupe de chars de tête déclare ARRÊT FORCÉ. c. généralement des troupes de chars. Si l’on dispose de deux observateurs du tir indirect (p. b. sans possibilité d’observation en avant. Avertissement. on devrait tenir compte du contrôle de la position clé.

les chars de tête prennent des positions d’observation (plutôt que des positions de tir). Figure 5-3 : Drill de crête B-GL-321-006/FP-002 107 .Phases transitoires 6. les chars en position d’observation cherchent à repérer l’ennemi et planifient leur prochain mouvement. Sécurité. Le drill se déroule comme suit : a. le meilleur moyen d’assurer sa sécurité peut consister à effectuer des bonds alternatifs. La reco du drill de crête se déroule comme suit : a. Plan/exécution. L’équipe de combat prend une position couverte et dissimulée. 8. c. c. la compagnie d’infanterie exécute le même drill. appuyées par le reste de l’escadron. qui s’est rendu à une position de tir (note 2). l’OOA se rend en avant pour observer la situation au-delà de la crête. b. 7. Reco. b. les troupes de tête exécutent le « jockeying » et franchissent la crête du même coup (note 1).

Le drill de trouée doit être exécuté de la manière suivante : a. Les troupes de chars et les VBL situés sur le flanc qui fait face à la trouée assurent la protection des flancs et observent en avant. le cmdt arme d’appui et l’OOA gagnent une position d’observation. 11. le cmdt compagnie ordonne à un peloton de se rendre en avant et d’effectuer une jonction avec l’un des chars les plus près de la trouée. Plan/exécution. Les éléments en face de la trouée orientent leur tir dans la trouée. e. B-GL-321-006/FP-002 b. La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat entre le moment où elle repère une trouée qui présente une menace pour un flanc et celui où l’équipe de combat au complet a franchi la trouée. c. Généralités. Reco. pendant qu’un char se rend sur le bord de la trouée afin d’observer et éventuellement de fournir un tir direct a priori (voir la note à « Puissance de feu »). Avertissement. 10. 12. Sécurité. la section d’infanterie est prise en passant quand l’équipe de combat reprend l’avance. Le premier élément de l’équipe de combat qui vient au contact de la trouée (normalement les troupes de chars de tête) envoie un compte rendu de contact — ARRÊT FORCÉ. l’équipe de combat traverse ensuite la trouée en exécutant un feu et mouvement.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) DRILL DE TROUÉE 9. TROUÉE À DROITE/GAUCHE — pour signaler la trouée et se rend à une position d’observation/de tir. 13. dans la direction de l’avance. Le reste de l’équipe de combat se rend à une position à l’abri de l’observation ennemie (aérienne et terrestre). le peloton d’infanterie envoie une section (le reste du peloton couvre l’arrière) embarquée ou débarquée à la position A (la figure illustre une section débarquée). Le commandant de l’équipe de combat. d. la section reconnaît la trouée et signale TROUÉE DÉGAGÉE. 108 .

Commandement. Quand il est confronté à un drill de trouée. Avant d’entreprendre le drill de trouée. Fonctions de combat : a. le commandant de l’équipe de combat peut également choisir de masquer la zone de la trouée par de la fumée et de poursuivre l’avance sans exécuter le drill décrit ci-dessus. le commandant de l’équipe de combat doit évaluer la possibilité de contourner la trouée. B-GL-321-006/FP-002 109 .Phases transitoires Figure 5-4 : Drill de trouée 14.

La section envoyée pour dégager la trouée doit tenter d’observer et de tirer le plus profondément possible dans la trouée. elle devrait transporter une arme antiblindés à main. Puissance de feu. 17. DÉFILÉ COURT — pour signaler le défilé et se rend à une position d’observation. DRILL DE DÉFILÉ COURT 15. Si la section envoyée pour dégager la trouée est débarquée.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) b. L’équipe de combat gagne une position soustraite à l’observation ennemie (aérienne et terrestre). 16. Reco. la sortie) peut être couvert par le tir direct des forces situées du côté rapproché. 18. Le premier élément de l’équipe de combat qui vient au contact du défilé court (normalement les troupes de chars de tête) envoie un compte rendu de contact — ARRÊT FORCÉ. Le commandant de l’équipe de combat doit tenir compte de la quantité de munitions dont l’équipe de combat dispose. Le commandant de l’équipe de combat. le cmdt arme d’appui. 110 B-GL-321-006/FP-002 . c. La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat entre le moment où elle repère un défilé court et celui où elle arrive au complet du côté éloigné du défilé. Aux fins de la TTP. un défilé court (comparativement à un long défilé) est un défilé dont le côté éloigné (c.-à-d. Sécurité. Généralités. Opérations d’information. On peut recourir au tir direct a priori des chars pour faire la suppression de l’ennemi qui se trouve peut-être dans la trouée. l’OOA et le commandant de la troupe du génie gagnent une position d’observation (figure 5-5). Avertissement.

reco B-GL-321-006/FP-002 111 .Phases transitoires Figure 5-5 : Drill de défilé court.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire)

Figure 5-6 : Drill de défilé court, nettoyage 19. Plan/exécution. Le drill de défilé court est exécuté de la manière suivante : a. le cmdt compagnie ordonne à un peloton de se rendre en avant et d’effectuer une jonction avec le char à l’entrée du défilé; le peloton et le char avancent jusqu’à l’ouverture du défilé; le peloton ou une section débarque (la figure 5-6 illustre le peloton débarqué) et commence à nettoyer les deux côtés du défilé, en restant aligné sur le deuxième galet de roulement du char pendant son avance; une fois que le peloton (ou la section) d’infanterie débarqué et le char ont atteint le côté éloigné du défilé (figure 5-7), les autres chars de la troupe de chars de tête traversent le défilé, suivis du reste de
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b. c.

d.

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Phases transitoires

l’équipe de combat (normalement, le peloton débarqué embarque en dernier et se rend dans la profondeur de la compagnie d’infanterie); e. le reste de l’équipe de combat franchit le défilé une sous-sous-unité à la fois.

Figure 5-7 : Drill de défilé court, franchissement 20. Fonctions de combat : a. Protection : (1) Les chars et les VBL qui ne participent pas au nettoyage du défilé se rendent à une position de tir/d’observation afin de couvrir les flancs et la zone au-delà du défilé. Les autres éléments de l’équipe de combat gagnent une position soustraite à l’observation ennemie (aérienne et terrestre). L’équipe de combat doit maintenir un espacement adéquat à l’entrée du défilé et pendant qu’elle traverse celui-ci une sous-sous-unité à la fois.

(2)

DRILL DE LONG DÉFILÉ 21. Généralités. La présente TTP porte sur les actions de l’équipe de combat entre le moment où elle repère un long défilé et celui où elle atteint au complet le côté éloigné du défilé. Aux fins de
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Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire)

la TTP, un long défilé (comparativement à un défilé court) est un défilé dont le côté éloigné (c.-à-d. la sortie) ne peut être couvert par le tir direct des forces situées du côté rapproché. Le commandant de l’équipe de combat doit déterminer si le risque est suffisamment important pour justifier l’exécution du drill. Dans le cas contraire, on peut appliquer la TTP sur le « Drill de défilé court ».

Figure 5-8 : Drill de long défilé, reco 22. Avertissement. Le premier élément de l’équipe de combat qui vient au contact du long défilé (normalement les troupes de chars de tête) envoie un compte rendu de contact — ARRÊT FORCÉ, LONG DÉFILÉ — pour signaler le défilé et se rend à une position d’observation. 23. Sécurité. L’équipe de combat gagne une position soustraite à l’observation ennemie (aérienne et terrestre). 24. Reco. Le commandant de l’équipe de combat, le cmdt arme d’appui, l’OOA et le commandant de la troupe du génie gagnent une position d’observation (figure 5-8).

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Une fois que la troupe de chars. le reste de l’équipe de combat franchit le défilé. Plan/exécution. Le drill de long défilé est exécuté de la manière suivante : a. une sous-sous-unité à la fois (figure 5-10). Le cmdt compagnie ordonne à un peloton de se rendre en avant et d’effectuer une jonction avec le char à l’entrée du défilé. le peloton d’infanterie. c. l’OOA et la section du génie ont atteint le côté éloigné du défilé. d. La troupe de chars commence à nettoyer le défilé en effectuant des bonds successifs ou alternatifs (figure 5-9). l’OOA et la section du génie suivent la troupe de chars. Le commandant de la troupe du génie ordonne également à une section du génie d’effectuer une jonction avec cet élément de tête.Phases transitoires Figure 5-9 : Drill de long défilé. le peloton d’infanterie. B-GL-321-006/FP-002 115 . b. Embarqués. nettoyage 25.

DRILL DE VIRAGE MASQUÉ 27. Fonctions de combat : a. b. Protection. L’équipe de combat doit maintenir un espacement adéquat à l’entrée du défilé et pendant qu’elle traverse celui-ci (une sous-sous-unité à la fois). Les chars et les VBL qui ne participent pas au nettoyage du défilé se rendent à une position de tir/d’observation afin de couvrir les flancs et la zone au-delà du défilé. Avertissement. franchissement 26.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 5-10 : Drill de long défilé. La section du génie est envoyée en avant à titre de préparatif à l’ouverture d’une brèche dans un obstacle à l’intérieur du défilé. Le drill de virage masqué est exécuté au niveau de la troupe/du peloton. VIRAGE MASQUÉ À GAUCHE. 28. T11A (voir la figure 5-11) transmet le compte rendu ARRÊT FORCÉ. Généralités. Manœuvre. Les autres éléments de l’équipe de combat gagnent une position soustraite à l’observation ennemie (aérienne et terrestre). 116 B-GL-321-006/FP-002 .

e. 30. T11 ordonne à T11A et à T11C de franchir le virage ensemble en s’appuyant réciproquement. c. Le drill de virage masqué est exécuté comme suit : a. le signal VIRAGE DÉGAGÉ est transmis au commandant de l’équipe de combat. L’équipe de combat se rend à une position de sécurité. T11A and T11C observent. d. Figure 5-11 : Drill de virage masqué. 21C envoie une équipe de tir à un PO situé à la position C afin d’établir un contact visuel avec T11C. . 29. suivis des autres chars. B-GL-321-006/FP-002 117 b. l’équipe de combat reprend son mouvement. Sécurité. effectuent une fouille thermique du défilé et transmettent les informations recueillies sur le réseau de l’équipe de combat. Reco. Plan/exécution.Phases transitoires T11A et T11C avancent petit à petit en prenant soin de ne pas s’exposer dans le virage masqué. l’équipe de tir désignée par 21C signale VIRAGE DÉGAGÉ à T11C (signal visuel). le commandant du peloton ordonne à une section (I/A 21C) de débarquer et de se rendre à un PO à la position B. l’I/A 21 étant à la position A. f. à gauche 31.

DRILL DE VIRAGE MASQUÉ / CARREFOUR EN T 33. Généralités. CARREFOUR EN T. Le drill de virage masqué / carrefour en T se déroule comme suit : a. Sécurité. l’I/A 21 de la compagnie se tient à la position A. T11A et T11C observent et transmettent les informations recueillies sur le réseau de l’équipe de combat. T11A et T11C s’avancent petit à petit.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) 32. carrefour en T 35. en prenant soin de ne pas s’exposer dans le virage masqué. 36. Reco. 34. Fonctions de combat. VIRAGE MASQUÉ. La section d’infanterie débarquée (21C) devrait transporter une arme antiblindés. T11A ou T11C transmet le message ARRÊT FORCÉ. Avertissement. B-GL-321-006/FP-002 118 . Plan/exécution. Dans cet exemple. Puissance de feu. Figure 5-12 : Drill de virage masqué. La présente TTP est une variante du « Drill de virage masqué » de la page 134. L’équipe de combat se rend à une position de sécurité. 37. l’équipe de combat planifie de tourner à gauche au carrefour.

Phases transitoires b. 21B organise une position d’arrêt improvisée à la position D. e. La section d’infanterie débarquée (21C et 21B) devrait transporter des armes antiblindés. L’équipe de combat se rend à une position à l’abri de l’observation ennemie (aérienne et terrestre). 41. DRILL D’OBSTACLE PONCTUEL 39. le commandant du peloton ordonne à deux sections (I/A 21C et 21B) de débarquer et de se rendre aux positions B et D respectivement. B-GL-321-006/FP-002 119 . l’équipe de tir de 21C signale VIRAGE MASQUÉ DÉGAGÉ à T11C (signal visuel). Avertissement. le commandant de l’équipe de combat doit décider s’il doit contourner le peloton d’infanterie de tête et le laisser assurer la sécurité à la position D ou accepter le risque et faire rembarquer l’I/A 21). le compte rendu DÉGAGÉ est transmis au commandant de l’équipe de combat. si le virage est dégagé. 38. l’équipe de combat reprend son mouvement (ce faisant. c. g. Sécurité. suivis des autres chars. Le premier élément de l’équipe de combat qui vient au contact de l’obstacle ponctuel (normalement les troupes de chars de tête) envoie un compte rendu de contact et se rend à une position d’observation. Un exemple type d’obstacle ponctuel est le barrage routier. La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat entre le moment où elle repère un obstacle ponctuel et celui où elle parvient au complet du côté éloigné de cet obstacle. h. Fonctions de combat — Puissance de feu. 21C envoie une équipe de tir à la position C. d. 40. T11 ordonne à T11A et à T11C de franchir le virage ensemble en s’appuyant réciproquement. f. Généralités.

Plan/exécution. 43. Le commandant de l’équipe de combat. Le drill d’obstacle ponctuel se déroule comme suit : B-GL-321-006/FP-002 120 .Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 5-13 : Drill d’obstacle ponctuel 42. le cmdt arme d’appui et l’OOA gagnent une position d’observation dominant l’obstacle et le génie se rend en avant pour reconnaître l’obstacle et préparer son élimination. Reco.

les éléments de tête établissent une position de tir pour appuyer le mouvement vers l’avant du peloton d’infanterie. Puissance de feu. suivis du reste de l’équipe de combat. les ressources requises du génie se rendent en avant et ouvrent une brèche dans l’obstacle. On peut tenter de détruire l’obstacle à l’aide d’explosif brisant à ogive plastique (EBOP). g. c. Protection. f.Phases transitoires a. qui traverse une sous-sous-unité à la fois. b. la troupe et la reco génie se rendent en avant pour reconnaître l’obstacle. après l’ouverture de la brèche. Fonctions de combat : a. la reco génie détermine les ressources nécessaires pour ouvrir une brèche dans l’obstacle. e. un peloton d’infanterie et des membres du génie (sans CPP) se rendent au RV. Avant d’entreprendre ce drill. 44. Commandement. L’équipe de combat doit conserver un espacement adéquat pendant l’ouverture de la brèche dans l’obstacle et le franchissement de ce dernier (une sous-sous-unité à la fois). la troupe de chars de tête transmet un emplacement pour un RV. c. en ayant pour effet de répandre les mines antichars plutôt que de les détruire. mais cela risque de nuire à l’ouverture d’une brèche méthodique. la troupe de chars avancée et le peloton franchissent l’obstacle. B-GL-321-006/FP-002 121 . d. de la troupe de chars et de la reco génie. le commandant de l’équipe de combat doit évaluer la possibilité de contourner l’obstacle. b. le peloton d’infanterie.

La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat quand elle se déplace et qu’elle rencontre une force ennemie en mouvement. b. le commandant de l’équipe de combat a plusieurs choix : (1) contourner l’ennemi. Généralités. l’équipe de combat doit remporter l’échange de feu pour reprendre sa liberté d’action. au contact de l’ennemi. normalement de front.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) SECTION 2 COMBAT DE RENCONTRE COMBAT DE RENCONTRE 45. Chaîne des événements : a. 46. 122 B-GL-321-006/FP-002 .

section 1).. pour connaître les différentes façons d’effectuer une attaqueimprovisée). le fixer (voir le chapitre 3.-à-d.Phases transitoires Figure 5-14 : Possibilités tactiques dans un combat de rencontre (2) exécuter une attaque improvisée (voir le chapitre 2. section 5). perturber l’élan de l’ennemi. c. exécuter une défense mobile. (3) (4) (5) B-GL-321-006/FP-002 123 . section 1. assumer le rôle de force de fixation dans le cadre d’une attaque improvisée du GT. ou effectuer un désengagement improvisé (voir le chapitre 5.

(2) (3) (4) 124 B-GL-321-006/FP-002 . les points de jonction terrestres doivent être établis à des endroits où l’axe de progression de la force en mouvement croise la position des éléments de sécurité de la force stationnaire. La jonction d’une force en mouvement avec une force stationnaire se déroule de la manière suivante : (1) l’équipe de combat est la force en mouvement. 48. Généralités. la force stationnaire. jonction d’une force en mouvement (voir la figure 5-15) avec une force stationnaire. « Rupture »). s’emparer d’un point vital dans la profondeur de l’ennemi). la force stationnaire doit adopter une position défensive pour faciliter la jonction. peut tenter d’effectuer une rupture (voir la section 4. car la force stationnaire est habituellement encerclée ou isolée. ex. Une force en mouvement et une force stationnaire. b. à moins d’être chargée d’une mission (p..Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) SECTION 3 JONCTION JONCTION 47. si une rupture est impossible ou non indiquée à cause de la mission à remplir. jonction de deux forces en mouvement (voir la figure 5-16). Déroulement : a. qu’on entreprend généralement pour achever l’encerclement d’une force ennemie comme opération indépendante ou comme phase préliminaire d’opérations subséquentes. La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat chargée d’effectuer une jonction avec une autre force dans les conditions suivantes : a.

des éléments de reco amis des deux forces établissent le contact le plus tôt possible. La jonction de deux forces en mouvement se déroule comme suit : (1) les points de jonction principal et de rechange sont établis le long de la limite où les deux forces doivent converger. Figure 5-15 : Jonction de la force en mouvement avec la force stationnaire b. B-GL-321-006/FP-002 (2) 125 . Deux forces en mouvement. des informations sont échangées et les plans sont ajustés au besoin.Phases transitoires (5) la jonction est jugée complète lorsque le gros des troupes de la force en mouvement et celui de la force stationnaire se consolident en vue d’autres opérations.

Fonctions de combat : a. établir des plans de contingence dans l’éventualité d’un contact avec l’ennemi avant. élaborer le plan de feux de concert avec l’OOA. etc. durant et/ou après la jonction. Commandement.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (3) on établit un plan ISTAR commun dès que possible afin de s’assurer qu’aucun ennemi ne s’infiltre entre l’équipe de combat et l’autre force amie convergente. définir les actions à accomplir aux point de jonction et des tâches pour les commandants subordonnés. l’opération subséquente déterminera le degré d’amalgame et d’intégration des forces convergentes. B-GL-321-006/FP-002 (2) (3) (4) 126 . itinéraires.). Le commandant de l’équipe de combat doit : (1) concevoir un plan de manœuvre et établir des mesures de contrôle (points de coord. lignes de phase. (4) Figure 5-16 : Jonction de deux forces en mouvement 49.

L’élément de sécurité effectue les tâches suivantes : (a) occuper le point de jonction avant l’heure spécifiée dans l’ordre. déterminer la longueur de l’occupation du site de jonction (en fonction d’un délai déterminé ou d’un pourcentage de l’unité qui est arrivé). si le QG supérieur n’a pas désigné de tels sites (les sites devraient être faciles à reconnaître et offrir la possibilité d’une couverture et d’une dissimulation et on devrait pouvoir les défendre/les tenir). les codes. transmettre un compte rendu au QG supérieur.Phases transitoires (5) repérer des sites de jonction principal et de rechange temporaires à l’aide d’une reco sur carte. confirmer les mesures de coordination du tir. Manœuvre : (1) (2) B-GL-321-006/FP-002 127 . établir et clarifier la chaîne de commandement. (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) b. confirmer le rapport de commandement avec la force de jonction (qui est responsable si l’ennemi attaque durant/après la jonction?). les indicatifs d’appel. les signaux visuels et les signaux de reconnaissance de rechange. coordonner l’action suivant la jonction. quand la jonction est achevée. établir des mesures de contrôle et une ligne des feux réglementée suivant les besoins. vérifier les fréquences. La force qui établit le point de jonction envoie un élément de sécurité localiser le point de jonction et le tenir.

(d) (3) La force en mouvement établit les comm avec la force stationnaire. marquer le point de jonction à l’aide de signaux de reconnaissance préétablis.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (b) (c) établir la sécurité du point de jonction. Les guides de la force stationnaire préviennent le gros des troupes avant de guider la force en mouvement jusqu’à la force stationnaire. Le commandant de l’élément de reco fait ce qui suit : (a) vérifier le point de jonction et les positions couvertes et dissimulées que l’élm sécurité occupe et qui dominent le point de jonction. effectuer une coordination finale avec la force stationnaire. Les guides de la force stationnaire conduisent la force en mouvement jusqu’au secteur du périmètre défensif qui lui est assigné. B-GL-321-006/FP-002 (7) (8) 128 . adopter des positions couvertes et dissimulées afin d’observer le point de jonction et attendre la force en mouvement. donner le signal à la force stationnaire. si le silence radio n’est pas en vigueur. (4) (5) (b) (c) (6) Le commandant de l’élément de reco de la force en mouvement conduit les guides de la force stationnaire jusqu’à la force en mouvement. Le commandant de la force en mouvement donne des instructions finales et des plans de contingence à son élément de reco.

La force en mouvement doit être prête à aider une force encerclée ou isolée en lui fournissant un soutien administratif. Si elle s’est fait encercler involontairement. Le commandant de l’équipe de combat doit s’assurer que ses soldats sont au courant du type de force avec laquelle ils effectueront une jonction et qu’ils peuvent facilement reconnaître les véhicules de cette force. L’équipe de combat sort son personnel et ses systèmes d’arme principaux de l’encerclement. elle tente d’effectuer une rupture le plus tôt possible. Si l’équipe de combat s’est fait encercler délibérément et qu’elle tente une rupture conformément à un ordre. Maintien en puissance. Généralités.) auront une importance croissante. Protection. d. Les mesures de contrôle (marquage par des panneaux.Phases transitoires (9) Le commandant de la force en mouvement se coordonne avec le commandant de l’unité stationnaire et assigne des tâches ainsi que des secteur à ses pelotons/troupes conformément à cette coordination. Une ligne des feux réglementée (LFR) est nécessaire pour contrôler le tir. L’équipe de combat s’est fait encercler involontairement ou délibérément. identification par la fumée. Déroulement. L’ennemi a la capacité d’attaquer par la voie aérienne et terrestre et par un tir indirect. SECTION 4 RUPTURE e. la rupture débute au plus tard à l’heure spécifiée. L’équipe de combat assure sa propre sécurité. avant que l’ennemi ait le temps de mettre en place son dispositif de défense. etc. Il est impossible de rompre l’encerclement de manière furtive. RUPTURE 50. Puissance de feu. La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat quand elle est interceptée ou encerclée par l’ennemi et qu’une rupture est nécessaire. L’équipe de combat emploie efficacement des mesures de contrôle et des signaux de B-GL-321-006/FP-002 129 . c. 51. dans le cadre d’un plan défensif. D’autres éléments amis peuvent aussi se trouver dans la zone encerclée.

voir au déploiement de tous les éléments en vue d’une défense tous azimuts. Fonctions de combat : a.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) reconnaissance pour prévenir ou réduire les pertes dues aux tirs amis. 52. Commandement : (1) Pendant la rupture. demander l’autorisation d’effectuer une rupture. rendre compte de l’état des unités et de la situation tactique. équipement. décider du ou des points de rupture. les (b) (c) (d) (e) (f) (g) (h) (i) 130 B-GL-321-006/FP-002 . mun et autres approvisionnements) et réorganiser la logistique. former une réserve. ordonner une reco de l’ennemi afin de déterminer les points faibles et les ouvertures. le commandant de l’équipe de combat doit : (a) assumer le contrôle de toutes les forces amies à l’intérieur de l’encerclement et entreprendre le rétablissement d’une chaîne de commandement dès que possible. désigner un élément d’assaut pour créer une ouverture et la maintenir et des éléments de sécurité pour fournir une protection et faire de la déception sur le périmètre ainsi que pour couvrir le front. elle exécutera la rupture par petits groupes et dans plusieurs directions afin d’accroître les chances d’échapper à l’ennemi. obtenir l’état des éléments (personnel. armes. Si elle a été décimée et qu’elle manque de cohésion.

Manœuvre. prendre des dispositions à l’égard du personnel qui ne peut accompagner la force de rupture (p. dans le cas d’un encerclement délibéré. recourir à la déception pour couvrir la rupture. B-GL-321-006/FP-002 131 . lorsqu’on en reçoit l’ordre. ex. les signaux de reconnaissance. (j) organiser tout l’appui-feu direct et indirect disponible et élaborer un plan de feux offensif.Phases transitoires flancs et l’arrière du gros des troupes pendant que celui-ci est en mouvement. « Passage des lignes »). « Jonction ») ainsi que la planification et la coordination du passage des lignes vers l’arrière si nécessaire (voir la section 6. se préparer à détruire l’équipement non transportable. effectuer la jonction (voir la section 3. (k) (l) (m) (n) (o) b.. laisser derrière le soutien médical pour les blessés qu’on ne peut déplacer). avant que l’ennemi puisse organiser son dispositif de défense ou. « Jonction »). faire transmettre les points de jonction principal et de rechange. L’équipe de combat exécute l’attaque comme suit : (1) l’attaque est exécutée rapidement. les fréquences radio et les autres mesures de contrôle de l’équipe de combat encerclée aux forces avec lesquelles celle-ci effectuera une jonction (voir la section 3.

l’attaque est.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (2) l’attaque est centrée sur une ouverture ou une faiblesse quelconque parmi le dispositif de défense ennemi. ils se désengagent et suivent l’attaque de rupture. l’équipe de combat emploie efficacement des mesures de contrôle et des signaux de reconnaissance pour prévenir ou réduire les pertes dues aux tirs fraticides. dans la mesure du possible. l’équipe de combat fixe si possible l’ennemi en d’autres endroits et maintient une sécurité tous azimuts. 132 B-GL-321-006/FP-002 . si possible. l’équipe de combat rend compte de la situation de la rupture au QG supérieur. Une LFR est nécessaire pour contrôler le tir. conformément à la consigne de destruction. qu’on laissera probablement derrière). (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) c. Puissance de feu. on emploie des mesures de déception tactique pour surprendre l’ennemi quant au moment et à l’emplacement de l’attaque de rupture. coordonnée avec les autres attaques d’appui réalisées par les unités amies qui se trouvent à l’extérieur de l’encerclement. quand les éléments de défense en reçoivent l’ordre. l’attaque a lieu quand la visibilité est limitée. le commandant ordonne qu’on détruise l’équipement et les approvisionnements (sauf le matériel médical.

e. Reco. l’heure jusqu’à laquelle on doit interdire la position à l’ennemi. d. Généralités. B-GL-321-006/FP-002 133 b. La déception tactique est cruciale pour maintenir la sécurité du désengagement. f. La position doit être interdite jusqu’à l’heure spécifiée. Le commandant de l’équipe de combat transmet un ordre d’avertissement par radio. l’emplacement des RV et des points de repère de l’équipe de combat et du GT. 55. Cet ordre doit inclure les renseignements suivants : a. l’heure à laquelle la reco vers l’arrière peut commencer. Quand l’ordre d’avertissement est diffusé (et sous réserve de l’heure de la reco spécifiée dans l’ordre d’avertissement) : a. . b. puis il emmène l’officier de liaison (OL) au RV équipe de combat afin d’y rencontrer les dét reco/groupes de refuge. par téléphone ou par estafette. une description de la nouvelle tâche de l’équipe de combat (si elle n’était pas connue). c. l’itinéraire entre le RV équipe de combat et le RV GT (à moins que l’équipe de combat agisse indépendamment). Sécurité.Phases transitoires SECTION 5 DÉSENGAGEMENT DÉSENGAGEMENT 53. 56. l’heure à laquelle le mouvement vers l’arrière peut commencer. 54. La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat pendant le désengagement. le cmdtA équipe de combat communique avec le commandant de l’équipe de combat pour connaître le détail des nouveaux emplacements et tâches de l’équipe de combat. le sergent-major de la compagnie d’infanterie se rend au RV compagnie/équipe de combat et l’occupe. Avertissement.

si l’opération est indépendante). e. 57. Le plan doit être simple et on doit si possible le répéter. leur donne un briefing et les conduit au RV GT (ou à un nouvel emplacement. 134 B-GL-321-006/FP-002 . f. les pelotons/troupes envoient des dét reco et des groupes de refuge au RV équipe de combat. d.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) c. le groupe tactique d’artillerie vérifie la validité du plan de feux courant. à leur arrivée au nouvel emplacement. vérifie tous les dét reco/groupes de refuge présents. qui se rendent tous au point de dislocation du groupement tactique à temps pour rencontrer le gros des troupes dont ils ont la charge et le guider à ses nouvelles positions. Plan. le cmdtA équipe de combat et les dét reco reconnaissent la nouvelle position et informent les groupes de refuge. le cmdtA équipe de combat arrive au RV équipe de combat.

B-GL-321-006/FP-002 135 . Déroulement/ordre d’exécution. Le désengagement peut avoir lieu quand la force est au contact de l’ennemi ou non.Phases transitoires Figure 5-17 : Le désengagement 58.

Dès que le gros des troupes s’est désengagé et qu’il se trouve à une distance de sécurité. Si l’ennemi lance une forte attaque. les éléments arrière devraient se retirer en premier. de protéger les itinéraires de désengagement. Les troupes qui sont à la position se désengagent en traversant la force de sécurité. La force de sécurité se poste derrière la position et les réserves se rendent aux emplacements appropriés. les éléments de protection commencent leur désengagement. S’il n’est pas possible de se désengager. Quel que soit le cas. De nuit. L’ordre dans lequel on se désengage de la position est le suivant : (1) Les dét reco se déplacent vers l’arrière et tous les véhicules et l’équipement non essentiels quittent la position. sous la protection des troupes en profondeur. bien qu’ils puissent rester à leur position originale jusqu’à ce que l’ennemi attaque en force. de conserver un front intact en déployant une force de sécurité solide.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) a. les troupes avancées quittent la position en premier. quand la surprise est plus facile à obtenir et que le commandant considère qu’un désengagement est possible. b. les forces déployées en avant demeurant sur place jusqu’à un moment ultérieur. le premier souci du commandant est : (1) (2) (3) (4) de se désengager. ils poursuivent leur tâche de B-GL-321-006/FP-002 (2) (3) (4) 136 . de maintenir l’équilibre tout au long de l’opération. afin que la déception et le retardement de l’ennemi soient maximums.

on doit reprendre le désengagement dès que possible. Cette marche à suivre est répétée à chaque position intermédiaire. Fonctions de combat : a. il maintient l’ennemi sous surveillance jusqu’à ce qu’on lui donne l’ordre de se désengager ou jusqu’à ce qu’une autre force le relève dans cette tâche. Commandement : (1) Le commandant de l’équipe de combat reste à la position afin de pouvoir influer sur le combat. Le désengagement est terminé quand la force est prête à entreprendre sa tâche suivante. Appréciation de combat : (a) Ennemi. Dans ce cas. (5) Si l’élément de protection n’est pas capable de se désengager ou d’empêcher l’ennemi de se rapprocher du gros des troupes. Si la distance à parcourir est grande et qu’on s’attend à ce que l’ennemi réagisse rapidement. une partie de la force de protection peut occuper un certain nombre de positions défensives intermédiaires à l’arrière de la position principale abandonnée. on doit le maintenir jusqu’à (2) B-GL-321-006/FP-002 137 . il doit suivre le gros des troupes et continuer d’assurer la sécurité. avant le désengagement du gros des troupes. il doit être renforcé par des éléments du gros des troupes. Si l’élément de protection s’est désengagé. Une fois que le contact a lieu. Tenir compte des exigences concernant l’alerte lointaine. (6) 59. Dans ce cas.Phases transitoires protection en exécutant une manœuvre retardatrice. ou le commandant doit engager la majorité ou la totalité de cette force.

(b) Terrain. si le groupement tactique ne s’en est pas chargé. Temps et espace. selon la situation de l’ennemi. Opérations d’information. marquage des itinéraires/ contrôle de la circulation. OL. Choisir des itinéraires bien couverts et penser à des mesures de contrôle. (c) (d) b. Le temps disponible pour la reco arrière et le délai entre le dégarnissage et l’heure jusqu’à laquelle la position doit être interdite sont cruciaux. ii. Prévoir les obstacles. B-GL-321-006/FP-002 138 . Les points suivants doivent être pris en compte : (1) (2) le niveau de CONEM pour assurer la sécurité. Examiner le marquage des itinéraires et les besoins en matière de contrôle de la circulation. à des zones d’embarquement couvertes ainsi qu’à l’emploi possible des VBL. Le commandant de l’équipe de combat devrait considérer les tâches ponctuelles suivantes pendant le désengagement : i. la consigne d’éclairage pour renforcer la déception tactique et/ou maintenir la sécurité.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) ce que le désengagement soit réussi. à des RV facilement reconnaissables. Examiner la possibilité d’embarquer les troupes à la position. notamment un plan pour fermer les passages à travers les champs de mines.

-à-d. Les chars et les OOA restent normalement en avant afin de couvrir le désengagement. Le commandant de l’équipe de combat devrait envisager de garder des ressources de mobilité en avant pour contrer les mines dispersables. Le désengagement est effectué si possible quand il n’y a pas de contact et que la visibilité est réduite. le fait que les signaux de reconnaissance sont essentiels.. 139 . Manœuvre. le tir de harcèlement et/ou un plan de feux de déception pour aveugler et confondre l’ennemi. Protection. On doit considérer si les véhicules à roues et chenillés doivent avoir des itinéraires différents. il peut être nécessaire de se désengager en effectuant une série de bonds successifs ou alternatifs pour gagner les positions subséquentes (voir le chapitre 4). on devrait mener un combat de contre-reco (c. La réserve changera probablement au cours de l’opération et elle doit être prête à contre-attaquer à tous les B-GL-321-006/FP-002 d. Envisager l’emploi de la DAATA. La sécurité est essentielle tout au long de l’opération. mais ils doivent quitter avant les chars afin de permettre aux troupes d’embarquer. en particulier durant les activités de protection/manœuvres retardatrices. Utiliser le tir indirect et de la fumée.-à-d. Les VBL peuvent couvrir le désengagement de l’infanterie débarquée.. Une fois qu’on a quitté la position. Tenir compte de la nécessité de protéger les flancs. S’assurer que les itinéraires suivis par les véhicules et les itinéraires à pied sont à bonne distance les uns des autres. la guerre électronique) en vigueur. Poursuivre les activités normales le plus longtemps possible. pour amorcer le désengagement). (4) (5) c. e. Puissance de feu. des patrouilles). Respecter les mesures de déception (p.Phases transitoires (3) les autres moyens de communication possibles (c. ex.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) niveaux. Passage des lignes vers l’avant (voir la page 142). envisager de garder en avant les ressources de réparation et de récupération ainsi que le soutien médical le plus longtemps possible. (4) (5) (6) b. c. Survient quant une force effectuant un mouvement vers l’arrière traverse le secteur d’une unité occupant une position défensive. la capacité d’évacuer les blessés. Maintien en puissance. 140 B-GL-321-006/FP-002 . Généralités. Relève sur place. Se produit quand une force occupant un secteur donné est remplacée en tout ou en partie par une autre force. f. On devrait planifier les points suivants : (1) (2) (3) le ravitaillement avant le commencement de l’opération. le ravitaillement à l’arrivée à la nouvelle position. Passage des lignes vers l’arrière (voir la page 142). Les différents types de relèves sont les suivants : a. la consigne pour empêcher l’ennemi de s’emparer de l’équipement et des approvisionnements. pendant tout le délai d’interdiction de la position. SECTION 6 RELÈVE RELÈVE 60. Se produit quand une force avance ou attaque en traversant le secteur d’une autre force qui est au contact de l’ennemi. l’envoi à l’arrière du matériel et des mun excédentaires.

du mouvement de la reco. Repli. Plan. Avertissement. Le repli diffère du désengagement en ce qu’il est le mouvement d’une force qui s’éloigne de l’ennemi sans être au contact de celui-ci. B-GL-321-006/FP-002 141 . NOTA La présente TTP porte sur les actions de l’équipe de combat dans une opération de relève sur place. 63. Il indique l’heure à laquelle la relève doit être terminée ainsi que l’horaire de la planification. 61. incluant les commandants jusqu’au niveau de la section si possible. Reco. Le plan doit créer un effet de surprise. du mouvement et de la co-implantation des éléments de commandement. des détachements précurseurs et des éléments d’appui au combat et du mouvement du gros des troupes. assurer la sécurité et favoriser la coopération. Détachements précurseurs — le commandant de l’équipe de combat et son groupe de reco. Sécurité. 62. La force en place doit assurer la sécurité tactique de l’opération en cours. 64.Phases transitoires d. Un ordre d’avertissement donné au moment opportun signale le début de l’opération de relève.

142 B-GL-321-006/FP-002 . s’assure d’effectuer une reco détaillée au plus grand nombre de niveaux possible. voit à déployer des détachements précurseurs. La relève en place se déroule comme suit : a. La force en mouvement : (1) (2) (3) établit dès le début une liaison avec la force en place. Déroulement.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) ½ (-) RV PON RV PON/TP POINT DE REPÈRE DU PON RV PON GUIDES DE L'UNITÉ EN PLACE LCR RV PON RV ÉQP CBT DÉBARQUEMENT (FACULTATIF) CACHE FACULTATIF POINT DE REPÈRE DE L'ÉQP CBT RV ÉQP CBT DE L'UNITÉ DE RELÈVE LCR LCR LCR ZONE DE RASS PROCHAINE TÂCHE Figure 5-18 : Relève sur place de l’équipe de combat 65.

donne un briefing aux détachements précurseurs de la force de relève. (8) (9) (10) b. des points de débarquement jusqu’aux RV. s’assure que les troupes occupent les positions. de l’équipement et des obstacles et qu’elles assument les nouvelles tâches. qu’elles se chargent du matériel. veille à la passation des responsabilités. la disposition et les plans de soutien de la force en place. de l’équipe de combat et des sous-sous-unités. s’assure que des guides de la force en place conduisent les éléments de relève jusqu’aux RV. se rend de la zone de rassemblement au point de débarquement (facultatif). en passant par les points de repère du groupement tactique.Phases transitoires (4) (5) (6) (7) s’assure de préparer des plans conjointement avec la force en place. s’assure que la force de relève rencontre au RV un détachement précurseur qui l’informe et la conduit jusqu’aux nouveaux emplacements. adopte l’articulation. La force en place : (1) (2) (3) (4) (5) B-GL-321-006/FP-002 143 . planifie les tâches subséquentes et celles nécessaires pour soutenir la force en mouvement. s’assure de préparer et de transmettre des ordres ainsi que de donner un briefing aux troupes. veille à préparer et à diffuser des ordres ainsi qu’à donner un briefing aux troupes. dont les patrouilles et la surveillance. voit à ce que les éléments de la force en mouvement soient guidés vers l’avant.

des zones d’attente.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (6) 66. Appréciation de combat : (a) Ennemi. des itinéraires et des zones de débarquement couverts et faciles à reconnaître. La passation devrait se produire après que plus de 50 % de l’équipe de combat a été relevée. Terrain. Étudier la menace ennemi à l’égard des itinéraires. que les communications sont établies et quand les commandants en ont convenu mutuellement. S’assurer de désigner des itinéraires séparés pour la force en mouvement et la force en place. Toutes les mesures de contrôle doivent être coordonnées avec le QG groupement tactique. les patrouilles et les éléments avancés sont désignés rapidement et qu’ils sont en place avant le gros des troupes. Le (2) (3) (b) (c) 144 B-GL-321-006/FP-002 . Commandement : (1) Établir dès le début une liaison avec la force en place. Examiner le marquage des itinéraires et le contrôle de la circulation qui sont nécessaires ainsi que le temps et l’espace dont on dispose pour effectuer une reco avancée. Évaluation des tâches. des points de débarquement et des RV. Fonctions de combat : a. exécute son désengagement (voir la section 5). S’assurer que le personnel chargé de relever les PO. Les commandants devraient se trouver au même endroit pour effectuer la passation du commandement. Choisir des mesures de contrôle.

Il est également essentiel que la force en place maintienne ses postes d’observation et ses patrouilles. b. on a le choix de procéder dans l’ordre. Puissance de feu. Opérations d’information. e. Les OOA/CTM devraient commencer tôt à planifier la relève et les plans de feux doivent demeurer inchangés. S’assurer que des itinéraires séparés sont désignés pour la force en mouvement et la force en place. Des signaux de reconnaissance clairs sont essentiels. considérer l’emploi du tir de harcèlement ou d’un plan de feux de déception pour couvrir l’opération de relève. On peut aussi avoir besoin d’itinéraires distincts pour les véhicules et les forces débarquées.Phases transitoires commandant devrait penser à déployer en premier et à la lumière du jour (si possible) les forces chargées d’agir comme réserves ou d’exécuter des contremouvements. (d) Modes d’action possibles. La force de relève doit adopter le plan de la force en place. ou de relever toutes les sous-sous-unités en même temps. La sécurité est essentielle tout au long de l’opération. afin de pouvoir effectuer une reco des tâches possibles. On devrait imposer le silence radio à la force en mouvement et penser à un autre moyen de communication pour faire débuter la relève. Effectuer la relève de nuit si possible B-GL-321-006/FP-002 145 c. le CONEM). L’ordre de marche doit être clair. Protection. Étudier l’ordre de relève des chars et de l’infanterie afin de s’assurer de garder un point d’appui. De même. On doit faire respecter des mesures de contre-surveillance strictes (p. une sous-sous-unité à la fois. Pour effectuer la relève.. mais un pourcentage de celles-ci à la fois. d. Manœuvre. . ex.

y compris en offrant un appui tactique et un soutien logistique. une force avance ou attaque en traversant le secteur d’une autre force qui est au contact de l’ennemi. Les cmdt et les QG doivent établir une liaison le plus tôt possible et la maintenir. ex. Dans un passage des lignes vers l’avant. 146 B-GL-321-006/FP-002 . La force en place doit aider le plus possible la force en mouvement. PASSAGE DES LIGNES 67. les approvisionnements de combat. Généralités. Un passage des lignes est un type de relève. On devrait effectuer un ravitaillement avant le commencement de l’opération.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) et poursuivre les activités normales pendant tout ce temps. Le plan de la force qui effectue le passage des lignes a la priorité. Les commandants devraient envisager d’échanger l’équipement et les approvisionnements. Respecter les mesures de déception en vigueur (p. le matériel défensif. notamment les plate-formes des mortiers. Passage des lignes vers l’avant (figure 5-19). La présente TTP porte sur l’action de l’équipe de combat pendant un passage des lignes. en particulier durant les mouvements initiaux. La coordination est un facteur clé. 68. les trépieds et l’équipement difficile à déplacer. Examiner la possibilité d’utiliser la défense antiaérienne toutes armes pour le mouvement vers l’avant et la nécessité d’une protection des flancs.. le matériel de communication téléphonique. f. la guerre électronique). Maintien en puissance.

une force effectuant un mouvement vers l’arrière traverse le secteur d’une unité occupant une position défensive. Fonctions de combat : a. Comme dans le passage des lignes vers l’avant. la planification et la liaison sont cruciales. Il faut absolument tenir compte de tirs fratricides. qui pourrait comprendre l’affectation d’officiers de liaison par la force en mouvement. Pendant la procédure de combat. Le passage des lignes vers l’arrière diffère du désengagement en ce que la force en traverse une autre. ce qui accentue le problème du contrôle. L’ennemi peut aussi exercer une forte pression. Un QG responsable du contrôle doit être établi. les deux forces échangent des plans et s’assurent de bien les comprendre. L’horaire et l’appui-feu doivent être clairs. Il est crucial de définir clairement les rapports de commandement et de contrôle entre les QG. La principale différence est que la force qui se déplace vers l’arrière a probablement été au contact de l’ennemi. Considérer une co-implantation des QG et une liaison hâtive avec le QG force en place. Passage des lignes vers l’arrière (figures 5-20 et 5-21). Commandement. en effet.Phases transitoires Figure 5-19 : Passage des lignes vers l’avant 69. 70. La force en place est responsable de la répartition du terrain B-GL-321-006/FP-002 147 . qu’elle a peut-être subi des pertes et qu’elle risque d’être désorganisée. Dans un passage des lignes vers l’arrière. cela n’est pas le cas. Le passage peut avoir lieu en contact avec l’ennemi. ou non. Dans un désengagement.

On doit convenir de signaux de reconnaissance de jour et de nuit. f. y compris des données topographiques. Puissance de feu. la force en place fournit un appui-feu le plus longtemps possible. Les reco sont coordonnées. si possible) ainsi qu’à l’arrière de la ligne de passation. le contrôle de la circulation et des guides pour contourner ou franchir les obstacles et la zone d’opérations. Manœuvre. La force en place est chargée de tenir la LD et la ou les lignes de passation. Lorsque toutes les unités ont traversé la zone. L’appui-feu est fourni par la force en place et doit être coordonné. Protection. Le commandant de l’équipe de combat en mouvement devrait examiner la possibilité de déployer l’échelon A1 avec la force en place afin de permettre le recomplètement en mouvement conformément au plan en place. d. Opérations d’information. la force en mouvement doit le signaler au QG force en place. durant le passage des lignes vers l’avant. b. 148 B-GL-321-006/FP-002 . La force en place assure la DAA et la DAATA jusqu’à la LD (et au-delà.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) et du contrôle des mouvements à l’intérieur des limites. La force en place fournit le plus grand soutien logistique du combat possible à la force en mouvement. La force en place fournit des renseignements de combat pendant le passage des lignes vers l’avant. La force en place fournit des informations. e. c. Maintien en puissance. La force en place demeure responsable de la sécurité à l’intérieur des limites. La force en mouvement contrôle normalement toutes les actions en avant de ces lignes. Après l’heure H.

responsabilités B-GL-321-006/FP-002 149 .Phases transitoires Figure 5-20 : Passage des lignes vers l’arrière.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 5-21 : Passage des lignes vers l’arrière 150 B-GL-321-006/FP-002 .

Les opérations de l’équipe de combat (provisoire) CHAPITRE 6 SOUTIEN LOGISTIQUE DU COMBAT SECTION 1 COMMANDEMENT ET CONTRÔLE DE L’ÉCHELON DE L’ÉQUIPE DE COMBAT 1. mais elle exige une attention minutieuse et de l’entraînement. les pièces de rechange. 3. La présente TTP porte sur divers facteurs concernant les échelons administratifs au niveau de la compagnie de fusiliers / l’escadron blindé dont il faut tenir compte quand on forme une équipe de combat. Les échelons administratifs de la compagnie/l’escadron seront brièvement examinés. le remplacement du matériel technique. La formation d’une équipe de combat nécessite l’articulation de certaines ressources afin que tous les moyens essentiels soient à la bonne place pour fournir le degré de soutien souhaité. Le cmdt unité bénéficiaire a besoin de ressources supplémentaires pour s’acquitter de la B-GL-321-006/FP-002 151 . et de responsabilités administratives. Toutes les unités de combat possèdent leur propre soutien intégré. 2. etc. L’unité bénéficiaire obtient généralement des éléments des autres armes sous OPCOM ou OPCON. on doit organiser le processus de ravitaillement de manière à répondre aux exigences du processus de regroupement. Les ordres donnés pour former l’équipe de combat expliquent les changements de commandement et contrôle. et chaque élément de l’équipe de combat doit continuer de recevoir un certain soutien de son unité d’appartenance. Regroupement des échelons et des responsabilités administratives. sauf la maintenance quotidienne. l’équipement. si l’élément a des chances d’être regroupé ultérieurement au cours de l’opération. Généralités. Cela n’est pas une tâche trop difficile. notamment en ce qui concerne l’administration du personnel. puis l’on traitera de l’échelon administratif de l’équipe de combat. l’unité bénéficiaire (qui commande l’équipe de combat) reçoit la tâche supplémentaire d’assurer la maintenance quotidienne (c’est-à-dire la fourniture des approvisionnements de combat courants comme les munitions. la maintenance de l’équipement spécial. pour faire en sorte que l’échelon de l’équipe de combat s’intègre de manière harmonieuse au système de maintien en puissance. le carburant et les vivres) à tous les attachements placés sous son commandement ou son contrôle. Normalement. Les unités perdantes conservent la responsabilité de l’administration. En outre.

1 escadron de chars. une équipe de combat dirigée par l’infanterie peut offrir la structure suivante : a. Par exemple. l’adjudant d’infanterie (sergent quartier-maître de compagnie [SQMC]) devrait être commandé par le capitaine des blindés (cmdtA escadron). l’équipe mobile de réparation des chars. l’OOA. 4. À cause de la robustesse et de la complexité de l’échelon de l’escadron blindé. les quartiers-maîtres et les officiers de maintenance de la compagnie d’administration/l’escadron de commandement et des services règlent ces modalités pour le cmdt et coordonnent le regroupement en déterminant le moment. (1) (2) 1 compagnie d’infanterie. Échelon F : (1) (2) (3) (4) b. le véhicule blindé de dépannage (VBD) et les ambulances blindées). Les cmdt. des éléments du A1 de l’escadron du génie perdant si besoin est (normalement. le A1 compagnie d’infanterie. sa structure de commandement est à la base de toutes les équipes de combat équilibrées. l’endroit et la manière employés. les véhicules de mun. À l’échelon A1. et à l’échelon A2.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) maintenance quotidienne et il doit négocier l’obtention de ressources des unités perdantes suivant les besoins. le sergent d’infanterie (sergent du transport) devrait être sous le commandement de l’adjudant-maître des blindés (SME). l’échelon de l’escadron de chars et des éléments de l’escadron de commandement et des services du régiment blindé selon les besoins (y compris les véhicules de ravitaillement en carburant. Commandement de l’échelon de l’équipe de combat. 5. 1 troupe du génie. quelle que soit la sous-unité se joignant à l’unité bénéficiaire. les A1 combinés de l’infanterie et des chars suffisent à soutenir la troupe du génie sans B-GL-321-006/FP-002 Échelon A1 : (3) 152 .

car ses besoins en approvisionnements de combat sont minimes.Soutien logistique du combat problème majeur. en particulier si le génie partage la même plate-forme de VBL). L’échelon de l’infanterie. Cet échelon assure le soutien non crucial à l’unité. Généralités. Échelon A1. Il peut également héberger le personnel laissé hors de la bataille pour une raison quelconque. et se trouve normalement dans la zone de soutien de brigade (BSA). Elle est normalement articulée en trois groupes sur le champ de bataille : (1) Échelon B. l’ajout d’un groupe d’OOA artillerie ne poserait aucun problème à l’équipe de combat. L’échelon de l’infanterie est plus petit que celui des blindés et il est organisé différemment: a. La compagnie déploie les A1 sous OPCON des compagnies d’infanterie et conserve le reste. c. Chaque compagnie d’infanterie reçoit une fraction de la compagnie d’administration afin de combler ses besoins immédiats en matière de soutien. Il est sous OPCON du bataillon des services de soutien rapproché pour ce qui concerne le mouvement et la défense et le bataillon des services peut être chargé d’en assurer la maintenance quotidienne. SECTION 2 COMPARAISON DES ÉCHELONS 6. Ces éléments sont détachés de B-GL-321-006/FP-002 (2) 153 . Le bataillon d’infanterie est soutenu par un système centralisé reposant sur une compagnie d’administration. Il comprend généralement la salle des rapports du bataillon et est commandé par le capitaine-adjudant ou le commis chef. Cet échelon devrait contrôler les dossiers du personnel et l’arrivée des remplacements à l’unité.

Effectif restant de la compagnie d’administration. (3) Échelon A2. les véhicules de maintenance et le véhicule de liaison du cmdt. Ces éléments sont normalement organisés en quatre groupes sur le champ de bataille : (1) Salle des rapports du régiment. Il peut également héberger le personnel laissé hors de la bataille pour une raison quelconque. et se trouve normalement dans la BSA. b. chaque escadron de chars ayant le commandement intégral d’un échelon. Le A2 est nécessaire au soutien des opérations. Le A1 comprend les véhicules transportant les munitions et les produits pétroliers (PP). Elle est sous OPCON du bataillon des services de soutien rapproché pour ce qui concerne le mouvement et la défense et le bataillon des services peut être chargé d’en assurer la maintenance quotidienne. mais il est moins indispensable que le A1. les véhicules médicaux. Cet échelon devrait contrôler les dossiers du personnel et l’arrivée des remplacements à l’unité.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) la compagnie d’administration et placés sous OPCON de la sous-unité. qui fait le lien avec l’escadron de B-GL-321-006/FP-002 (2) (3) 154 . Fraction de l’échelon de l’escadron immédiatement derrière l’escadron et commandé par le SME. Fraction de l’échelon de l’escadron derrière le A1. Échelon A2 de l’escadron. Un escadron de commandement et des services fournit le reste du soutien intégré de l’unité. Elle assure le soutien non crucial à l’unité. Échelon A1 de l’escadron. Le régiment blindé est soutenu par un système décentralisé. Elle comprend généralement la salle des rapports du régiment et est commandée par le capitaine-adjudant ou le commis chef. L’échelon des blindés.

Soutien logistique du combat commandement et des services. Il s’agit de l’escadron de commandement et des services. L’échelon A2 est généralement commandé par le cmdtA escadron. excluant la salle des rapports du régiment. (4) Échelon B. notamment des véhicules médicaux et des véhicules de transport de munitions. de PP et de marchandises. Il peut contenir des ressources de secours pour le A1. c. Les figures 6-1 et 6-2 illustrent un échelon A1 type d’une compagnie d’infanterie avec VBL ainsi que l’échelon A1 d’un escadron blindé : Figure 6-1 : Éch A1 cie inf VBL B-GL-321-006/FP-002 155 . un capitaine.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 6-2 : Éch A1 esc blindé d. Les figures 6-3 et 6-4 décrivent un échelon A2 type d’une compagnie d’infanterie avec VBL et l’échelon A2 d’un escadron blindé : 156 B-GL-321-006/FP-002 .

Soutien logistique du combat Figure 6-3 : Éch A2cie inf VBL B-GL-321-006/FP-002 157 .

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 6-4 : Éch A2 esc blindé 158 B-GL-321-006/FP-002 .

le recomplètement en mouvement est effectué de nuit à l’aide d’indicateurs lumineux pourvus d’un filtre. LAAGER ET DRILLS DE RECOMPLÈTEMENT EN MOUVEMENT 7. où une force attend avant de participer à des opérations ou de se rendre à des positions de combat. B-GL-321-006/FP-002 159 . le ravitaillement ou d’autres activités administratives. la laager est une position qu’une force adopte par commodité administrative et pour assurer sa protection. Refuge. C’est un endroit où le risque d’une intervention ennemie est faible et où l’accent est mis sur la commodité administrative. Recomplètement en mouvement. de maintenance et de repos. Idéalement. Drill 1 — Zone de refuge d’équipe de combat : a. Parfois dissimulée. c. Une cache est un endroit que les troupes occupent avant de se rendre aux positions de combat ou de tir. 8. dans les villages ou à l’entrée d’une cache/zone d’attente. Cache. la maintenance. Un moyen efficace de se ravitailler est le point de recomplètement en mouvement. Définitions : a. Laager. d. Une laager est une formation défensive adoptée par des forces blindées ou mécanisées à des fins de ravitaillement. Ordres. Cette méthode fonctionne bien sur les pistes forestières étroites. Les ordres concernant le mouvement jusqu’à une zone de refuge/cache d’équipe de combat et son occupation doivent contenir les renseignements suivants (si l’on ne les a pas déjà inclus dans les instructions permanentes d’opération) : b. Un refuge est un endroit où il est possible de se disperser et de se dissimuler temporairement pour le repos. Elle est simplement une zone offrant une possibilité de dissimulation.Soutien logistique du combat SECTION 3 CACHE/REFUGE.

emplacement des pelotons/troupes (dans le cas d’une cache dispersée). les véhicules arrêtent leur moteur individuellement. ordre de marche jusqu’au RV. codées au besoin). direction de l’approche (s’il y a lieu). plans de ravitaillement et de récupération. RV d’urgence. Les actions à accomplir à l’arrivée à la zone de refuge de l’équipe de combat sont les suivantes : (1) (2) les sous-unités rencontrent les guides au RV. Action à l’arrivée. les véhicules sont placés individuellement de façon à pouvoir sortir en marche avant. les guides conduisent la troupe/le peloton dont ils ont la charge à sa position en suivant l’itinéraire d’entrée prévu et en respectant le plan de pistes. (3) (4) (5) (6) (7) 160 B-GL-321-006/FP-002 . centre de gravité (coord à six chiffres codées). RV (coord à six chiffres. l’équipe de combat reste au branle-bas de combat pendant une période de deux minutes. après que le dernier véhicule a éteint son moteur. signal de mouvement. une fois qu’on est dans la zone de refuge. le branle-bas de combat est maintenu jusqu’à ce que les sentinelles signalent que leur secteur est dégagé. les troupes/pelotons déploient des sentinelles pour établir la sécurité.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) b.

Soutien logistique du combat

(8) (9)

les chefs de troupe de chars coordonnent les arcs de troupe avec la troupe à leur droite; le PC équipe de combat coordonne les arcs de responsabilité, l’emplacement des éléments de sécurité et les RV d’urgence; les commandants de sous-unité transmettent au PC équipe de combat leurs besoins administratifs ainsi que l’état de leur personnel et de leurs véhicules 20 minutes après la fin du branle-bas de combat; le commandant de l’équipe de combat diffuse ses ordres.

(10)

(11) c.

Disposition. On trouvera ci-dessous une disposition suggérée :

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161

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire)

Figure 6-5 : Exemple de disposition d’une cache/un refuge périmétrique 9. Drill 2 — Laager d’équipe de combat : a. Ordres. Les ordres concernant le mouvement jusqu’à une laager d’équipe de combat et son occupation doivent contenir les renseignements suivants : (1) (2)
162

centre de gravité (coord à six chiffres); direction (p. ex., face au NORD);
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Soutien logistique du combat

(3) (4) (5) (6) b.

direction par laquelle on doit entrer dans la laager; ordre de marche; horaire; réapprovisionnement.

Action à l’arrivée. Les actions à accomplir à l’arrivée à la laager de l’équipe de combat sont les suivantes : (1) les troupes/pelotons se dispersent loin à l’arrière de la laager pour prendre position (les chars entrent normalement en premier dans la laager); les chars s’orientent vers l’extérieur, la première troupe qui entre dans la laager forme le front, la deuxième troupe se place à gauche, la troisième troupe, à droite, et la quatrième, en arrière; le PC équipe de combat et les pelotons d’infanterie entrent dans la laager selon le même drill; les véhicules arrêtent leur moteur individuellement; les chars et les VBL pointent leur armement principal de façon à couvrir les arcs; les sentinelles de l’indicatif d’appel « C » se déploient avec des radios en avant, en arrière et des deux côtés de la laager; après que le dernier véhicule a éteint son moteur, l’équipe de combat reste au branle-bas de combat pendant une période de deux minutes; le branle-bas de combat est maintenu jusqu’à ce que les sentinelles signalent que leur secteur est dégagé; les chefs de troupe de chars coordonnent les arcs de troupe avec la troupe à leur droite;
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(2)

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Disposition. Figure 6-6 : Exemple de disposition d’une laager d’équipe de combat 10.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) (10) le PC équipe de combat coordonne les arcs de responsabilité. On trouvera ci-dessous une disposition suggérée. le commandant de l’équipe de combat diffuse ses ordres. Drill 3 — Recomplètement en mouvement : a. (11) (12) c. l’emplacement des éléments de sécurité et les RV d’urgence. les commandants de sous-unité transmettent au PC équipe de combat leurs besoins administratifs ainsi que l’état de leur personnel et de leurs véhicules 10 minutes après la fin du branle-bas de combat. La procédure de recomplètement en mouvement est la suivante : 164 B-GL-321-006/FP-002 .

huile et lubrifiants.. chaque équipage détermine ses besoins — PP. etc. etc. fournitures médicales. l’équipage prend le nombre requis de bidons et se rend immédiatement au véhicule suivant pour prendre l’huile et les lubrifiants. vivres. après avoir franchi les véhicules des vivres. mun. avant d’être appelé.Soutien logistique du combat (1) (2) chaque troupe/peloton est appelé individuellement en avant. vivres et autres produits. mun. les véhicules qui sont au point de recomplètement en mouvement se garent en ordre selon leurs besoins : (a) (b) (c) (d) carburant (bidons ou pompes). (5) B-GL-321-006/FP-002 165 . puis il se dirige vers le véhicule des mun (on peut ainsi servir plus d’un véhicule à la fois). — et se prépare à faire le plein du véhicule en plaçant l’entonnoir. l’équipage vide les bidons et les laisse au point de rassemblement des bidons avant de poursuivre. (3) (4) au véhicule de ravitaillement en carburant.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) Figure 6-7 : Exemple de recomplètement en mouvement 166 B-GL-321-006/FP-002 .

biologique et chimique 167 . positions d’observation.Les opérations de l’équipe de combat (provisoire) LISTE DES ABRÉVIATIONS A ADREP app artil ast atq B bie BSA C camp capt CB cie cmdt cmdt COCIM CONEM COPPED CTM D DAA DAATA DNBC E EBG engin blindé du génie B-GL-321-006/FP-002 compte rendu administratif appui artillerie assaut attaque batterie zone de soutien de brigade campagne capitaine capitaine de bataille compagnie commandant commandant coopération civilo-militaire contrôle d’émission couvert. positions de tir. obstacles. ennemi et distance contrôleur de tir de mortier défense antiaérienne défense antiaérienne toutes armes défense nucléaire.

Explosif brisant à ogive plastique (état des munitions de char) munitions classiques améliorées mitrailleuse millimètre ordre d’avertissement objectif officier observateur avancé commandement opérationnel contrôle opérationnel poste de commandement B-GL-321-006/FP-002 . Perforant.Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) EBOP en éqp cbt esc F FMD G GT I Inf L LD LFR M m MASH MCA mit mm O O avert obj OOA OPCOM OPCON P PC 168 explosif brisant à ogive plastique (type de munitions de char) ennemi équipe de combat escadron famille de mines dispersables groupement tactique infanterie ligne de départ ligne des feux réglementée mètre Mitrailleuse. Fumigène.

de contrôle et de communication compte rendu de situation soutien logistique du combat Systèmes sous blindage de marquage de passage sergent-major de compagnie sergent-major d’escadron tir d’arrêt tir défensif engin filoguidé à poursuite optique. passages. terrain B-GL-321-006/FP-002 169 . lancé par tube troupe traits caractéristiques. objectifs.List des abréviations PFAC PG PO pon POSM posn posn atq PP QG R RDE reco rel RV S SCCCT SITREP SLC SLUMS SMC SME T TA TD TOW tp TPOTATP plan des feux d’appui continus prisonnier de guerre poste d’observation peloton protection optimale selon la menace position position d’attaque produits pétroliers quartier général règles d’engagement reconnaissance de relève rendez-vous Système tactique de commandement.

Les opérations de l’équipe de combat (version provisoire) canalisant. position clef et terrain vital TTP TUA VBC VBD VBL Z ZA zone d’abattage tactiques. taux de progression. techniques et procédures TOW sous blindage véhicule blindé de combat véhicule blindé de dépannage véhicule blindé léger 170 B-GL-321-006/FP-002 . approches.

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