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Le désinvestissement dans certains organismes

gouvernementaux a des conséquences indésirables
Je regarde rarement les émissions qui traitent de consommation comme
"J.E." et "La facture" en raison de mon horaire de travail, mais il y a quelques
semaines, j'ai regardé à la SRC l'émission "La facture" dont le thème était "la
paralysie" de l'office, provoquée par le sous-financement chronique de l'État.

Ce n'était pas la première fois, que j'entendais ce genre de propos, je les
avais également entendus en mars 2000, alors que j'assistais à titre de
membre du conseil d'administration de l'Association coopérative d'économie
familiale de Québec (ACEF), au premier colloque sur la protection des
consommateurs, où on indiquait, que les médias jouaient déjà à l'époque un
rôle très important dans la défense des droits des consommateurs, grâce,
justement aux émissions nommées ci-dessus.

Les orateurs trouvaient que la situation était "inacceptable", parce que l'OPC
n'avait pas la capacité de traiter tous les dossiers, et les gens se tournaient
alors vers les médias, et que dans bien des cas, l'implication des médias
permettaient de régler rapidement certains dossiers.

La situation vécue par l'Office de protection du consommateur, n'est
cependant pas l'unique cas à connaître une situation similaire. C'est
également le cas de la Régie du logement du Québec, où lors de la période
de renouvellement de bail, ou encore de contestation de reprise de logement,
référeront certaines personnes vers les associations de locataires pour
obtenir de l'information sur leurs droits, ou encore à avoir de l'information sur
la façon de monter leur dossier pour une audience à la Régie du logement.

Alors qu’il y a de plus en plus d'audience pour contester les avis
d'augmentations de loyer, les périodes d'attentes peuvent atteindre, selon
certaines associations de locataires, jusqu'à près de18 mois avant d'avoir
une date d'audition, principalement en raison du manque de régissaires, et
qui passaient souvent les dossiers en non paiement de loyers en priorité,
avant les autres cas d‘ordre général.

Ce qui a comme conséquence, que certains locataires qui avaient contesté
leur augmentation de loyer, et dont le propriétaire avait eu gain de cause,
devaient d’importantes sommes d'argent à leur propriétaire.

Pour palier au problème du manque de régissaire, le gouvernement du
Québec avait envisagé de mettre une procédure accélérée d'éviction des
locataires qui ne payaient pas leur loyer, mais les associations de défense
comme les associations de locataires, et les associations de défense se sont
opposées à un tel projet, puisque les immigrants qui parlent peu ou pas le
français ou l'anglais, ou encore les personnes analphabètes ne seraient pas
en mesure de contester leur avis d'expulsion, parce qu‘il est possible qu’elles
apprennent trop tard qu‘elles devaient se présenter devant la Régie pour
contester leur éviction, ce qui aurait comme conséquence qu‘elle perdraient
leur logement..

C'est évident que la Régie du logement pourrait embaucher plus de
régissaires, c'est ce qu'elle a fait en mars 2007,quand elle a engagé 8
régissaires, Québec disait alors que ça permettrait ainsi de "désengorger le
système", mais en réalité, ces nouveaux régissaires ne sont qu'une solution à
court terme, puisque ces régissaires avaient été embauchés avant tout, pour
préparer la relève des régissaires qui vont partir à la retraite en 2010.

Alors on peut malheureusement croire que les locataires connaîtront encore
bientôt les mêmes problèmes que ceux vécus présentement.

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