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Association de défense des Victimes de l'Incinération de déchets et de leur Environnement

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Présidente, Pascale Coffinet : 06 03 82 50 87

Maincy, le 07 mars 2018

LETTRE OUVERTE
Monsieur Louis Vogel
Maire de Melun et Président de la CAMVS
297, rue Rousseau Vaudran
77 000 DAMMARIE-LES-LYS

Monsieur le Président,
Vous êtes Président de la Communauté d’agglomération de Melun Val de Seine, qui a été condamnée par
jugement du 6 mars 2018 pour délit de "mise en danger", à raison des dioxines qui ont été rejetées sur la
population autour de l'incinérateur de Vaux le Pénil, du 14 janvier 1999 au 15 juin 2002.
Cette condamnation pénale est la première jurisprudence concernant les perturbateurs endocriniens. Elle pose
maintenant une question qui n'est plus judiciaire mais politique.
Et vous l’aviez vous-même indiqué, avant l’audience, par communiqué : « Si la preuve d’un quelconque
préjudice en relation avec l’exploitation de l’ancien incinérateur était apportée, ce qu’elle conteste, la
Communauté, consciente des enjeux humains et environnementaux, assumerait ses responsabilités ».
C’est la raison pour laquelle, nous vous appelons à prendre acte de la décision de justice qui a été rendue et à
nous rejoindre, en réprouvant le laisser-aller environnemental de la génération politique qui vous a précédée
et en vous inscrivant dans une perspective de développement durable pour les générations qui viennent.
Vous comprendrez ainsi, que nous vous sollicitons naturellement pour que la Communauté d’agglomération
accepte le jugement du 6 mars 2018 et en assure la promotion donc l'exécution immédiate.
Si nous avons regretté que vous ne nous ayez guère accordé de compassion pendant notre combat humain,
médical et judiciaire, de même que vous n’avez pas considéré devoir assister à aucune des audiences, nous
attendons du Professeur de droit et ancien Président de la prestigieuse faculté de Paris II que vous êtes, de ne
pas nous enfermer dans la politique des voies de recours dilatoires.
Car, pendant les quinze premières années de la procédure, la stratégie judiciaire du dilatoire a ajouté de la
souffrance à notre malheur. Et, si elle nous était expliquée par nos avocats comme relevant des droits de la
défense, elle s’inscrirait pour l’avenir à nos yeux, dans une sorte de révisionnisme environnemental illusoire,
qui serait politiquement et humainement inacceptable.
Veuillez agréez, Monsieur le Président, à l'expression de ma considération distinguée.

Pascale COFFINET
Présidente de l’AVIE, représentant les 165
victimes présentes au procès

Copies à : Ministre de l’Environnement, Monsieur Nicolas Hulot
Ministre délégué, Monsieur Sébastien Lecornu