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APPLICATION DE LA

MECANIQUE DE LA RUPTURE
AU MATERIAU BOIS

1
1. INTRODUCTION

Conditions de l'amorçage d'une rupture


taille du défaut
niveau de contrainte
ténacité du bois

La mécanique de la rupture donne des relations


quantitatives entre ces trois grandeurs.
outil pour la sélection du bois à utiliser,
pour la définition de sa qualité,
pour le calcul des contraintes admissibles.

2
2. CRITERES DE RUPTURE SELON
LA MECANIQUE LINEAIRE DE LA RUPTURE

Généralités sur les critères de rupture


A l'extrémité d'un défaut du bois règne des
contraintes locales très importantes qui vont servir
à amorcer la rupture en cet endroit précis.
critère de rupture
la contrainte locale dépasse la résistance ultime du
matériau et ce sur la distance caractéristique Cette
approche simple que l'on appelle approche locale
de la rupture se heurte à deux difficultés :

3
2.1 . GENERALITES SUR LES
CRITERES DE RUPTURE

APPROCHE LOCALE
Cette approche simple que l'on appelle approche
locale de la rupture se heurte à deux difficultés.
La première est la détermination de la résistance
ultime microscopique qui intègre les liaisons entre
les fibres, l'influence de l'hétérogénéité, des défauts,
de la variabilité etc..
La seconde est la définition de la distance
caractéristique qui dans certains cas peut s'identifier
aisément au diamètre d'une fibre mais celle-ci est
plus difficile à préciser.
4
APPROCHE GLOBALE

Pour surmonter ces difficultés, on préfère généralement définir


"une résistance" du matériau à la rupture.
Cette approche dénommée approche globale nécessite la
connaissance de la loi de comportement du bois, qui peut être
considérée pour les cas de siccité habituelle, comme élastique
orthotrope.
L'hypothèse de l'élasticité linéaire ne nécessite pas
d'introduire un critère de déformation critique car celle-ci sera
reliée à la contrainte critique par l'intermédiaire de la loi de
Hooke.

5
CRITERES DE RUPTURE
UTILISES POUR LE BOIS

Approches globales
le facteur d'intensité de contraintes
critique K1c,
le taux d'énergie disponible critique G1c,
la ténacité J1c.
Approches locales
La contrainte locale critique σ*c
le facteur de densité d'énergie critique Sc

6
2.2 DEFINITION DU FACTEUR
D'INTENSITE DE CONTRAINTES CRITIQUE

Le facteur d'intensité de contraintes K caractérise la


distribution des contraintes à l'extrémité d'une fente
selon la relation
σ ij = K /(√ 2.π .r) . fij (θ )

θ
θ

7
RELATION FACTEUR D’INTENSITE DE
CONTRAINTES ET EFFORTS EXTERIEURS

! "

KI = σg . √πa ; KII = τg . √πa ; KIII = τ'g √πa


σ
τ
τ

8
Dans le cas d'une structure ou d'une plaque de
dimensions finies, il faut faire intervenir un
coefficient de correction de géométrie Fσ (a/W)
KI = σg. √πa. Fσ(a/W)

Fσ (a/W) = a/W ((2W/ π a) . tang . (π a/2W)


! " #

Fσ(a/W) = {[2.(n #+1)]+[tang π /2.(n#+1)]}1/2

$ #
9
CAS D’UNE STRUCTURE DE
DIMENSIONS FINIES

! ! $

%σ &' ( ) * + π &, $
- π &, $ . /*&,

$ # 6 7 89

! %

%σ &' ( * 00 + 1 .* &' - *2 31 &' , + 4. .2 &' 4 - 5 4 2 5 &' .

10
CRITERE DE RUPTURE

Au moment de la rupture le facteur d'intensité de


contraintes atteint une valeur seuil appelée ténacité
du bois : ( :* : (: : (:

; "
< =
: &: > : &: #

(KI/K1c)m°+(KII/KIIc)n°= 1

° ° "
' °( * 14 °( * 22
! °( * °( ,
11
! °( * °( *
Domaine de Validité

Le concept de facteur d'intensité de contraintes


critique s'applique au cas d'un matériau dont le
comportement est linéaire élastique.
cas du bois sec (taux d'humidité inférieur à 12-15
%) qui ne présente une courbe charge-
déplacement possédant un faible écart par rapport
à la linéarité pour des charges supérieures 80-90 %
de la charge critique.
Pour des bois plus humides, cet écart est beaucoup
plus important. Pour calculer le facteur d'intensité
de contraintes critique, une correction est alors
nécessaire.

12
CORRECTION DE NON LINEARITE DES
DIAGRAMMES CHARGE-DEPLACEMENT

On corrige la charge critique par une méthode


d'énergie équivalente de rupture
l'aire sous la courbe charge déplacement d'un bois
humide calculée jusque la charge maximale Pmax,
est considérée comme égale à celle sous la courbe
charge déplacement [linéaire] jusque'à P*c (où P*c
est la charge critique corrigée).
Cette charge critique corrigée est alors introduite
dans la formule permettant de calculer le facteur
d'intensité de contraintes critiques équivalent.

13
CORRECTION DE NON LINEARITE DES
DIAGRAMMES CHARGE-DEPLACEMENT

14
CORRECTION DE NON LINEARITE DES
DIAGRAMMES CHARGE-DEPLACEMENT

Cette méthode conduit à obtenir une


charge critique corrigée supérieure à
la charge de rupture.
@?
:? ( % &'
*&,
A'

Une validation de cette méthode


consiste à vérifier l'indépendance de la
ténacité K1c vis à vis de la taille du
défaut. 15
INFLUENCE DE LA TAILLE DU
DEFAUT

51

&
.1
,-

41
)* +

,1

*1

1
11 1, 1. 1B
'( 16
2.3) CRITERES DE RUPTURE
ENERGETIQUES GLOBAUX

Une façon simple d'aborder le problème des


critères de rupture consiste à faire un bilan
énergétique entre la densité volumique
d'énergie apportée par le chargement d'un
corps fissuré, l'énergie de déformation stockée
W*, l'énergie cinétique du système (la densité
volumique d'énergie) et l'énergie de rupture par
unité de surface Γ. Cette méthode fut
initialement introduite par Griffith.
Nous plaçons dans le cadre de la
thermodynamique des processus réversibles,
et si da est l'incrément d'accroissement de la
longueur de fissure d /d a ( Π - W * - K c i n ) = Γ 17
TAUX D’ENERGIE DISPONIBLE

Dans le cas où l'on ne s'intéresse qu'à l'amorçage


du processus de rupture, l'énergie cinétique Kcin est
nulle et on calcule alors le taux d'énergie disponible
G par la relation :
d/da (Π - W*) = G
C <
" D* #
D ( D* ( Γ ( , γ
γ
! , " 6
E
18
2.3.1 DETERMINATION DU TAUX
D'ENERGIE DISPONIBLE CRITIQUE

Si l'on fait l'hypothèse d'un système de chargement


infiniment mou ou infiniment rigide, la rupture se fait
à chargement ou à déplacement imposé
La variation d'énergie potentielle dΠ est nulle de
sorte que
G = - ∂W*/∂a |P = ∂W*/∂a | d

"
6 F
" -

19
REPRESENTATION GRAPHIQUE

20
RELATION TAUX D'ENERGIE
DISPONIBLE-COMPLAISANCE

Dans l'hypothèse où le corps fissuré a un


comportement linéaire élastique, le déplacement
des points d'application de la charge d est
proportionnel à la charge appliquée
d=C.P
C est appelée la complaisance de l'éprouvette.
L'énergie de déformation stockée U par unité de
longueur est égale à
U = W*.dV = W*.B.1
U = 1/2 P.d = 1/2 P2.C

∂W*/∂a = ∂U/B∂a = 1/2 P2.dC/da = G/B


21
VARIATION de dC/da

La détermination de la variation de dC/da donc du taux


d'énergie disponible se fera simplement si on connaît la
variation de la complaisance C = f (a) en fonction de la
longueur de fissure.
Celle-ci peut être obtenue expérimentalement ou
analytiquement en faisant des hypothèses sur le mécanisme
de déformation de l'éprouvette fissurée.
Les points expérimentaux des valeurs de la complaisance
pour une longueur de fissure donnée sont généralement
utilisés pour lisser une courbe C = f (a) de type exponentielle
C = A5 . exp (A6.a) A5 et A6 sont des constantes
22
TAUX D'ENERGIE DISPONIBLE CRITIQUE

On obtient dans les conditions critiques (P = Pc) :


D * ( @ , &, A G5 GB " GB

" H 6

6
H < <6

23
EVOLUTION DE LA COMPLAISANCE EN
FONCTION DE LA LONGUEUR D’ENTAILLE

+*./ 01 ' - ,1

*1

1
1 *11 ,11 411
+ -

24
POUTRE DCB

L'éprouvette DCB (Double Cantilever Beam) de


hauteur h et d'épaisseur B étant largement utilisée
pour la détermination de la ténacité G1c du bois.
On trouve plusieurs solutions pour cette géométrie
dont quatre sont reportées la diapo suivante.
25
FORMULES DE DETERMINATION
DE GIC POUR UNE POUTRE DCB

# 2% % 3433056

, ,
. @ 4 *
,
D* ( -
, 4
!
A

% $ % 7 !% #
, ,
4 . @ 4 !
D* ( , - 1 4
A
4 D !9
!
26
FORMULES DE DETERMINATION DE
GIC POUR UNE POUTRE DCB

% $ % 7 !% % % #
, , 1 ,5
. .@ * ! * !
D* ( 4 - -14 ( 1 B.
, G3 D !9 G3 9
! A G3

% $ 8) &
, ,
5 @ µ* - µ, *
!
D* ( , *, - B 5, - * , - + µ*
A µ* µ, D !9 µ* µ,
!

7 ,, µ. + , 7 *, + 7 44 µ , - 7 ** ( 1
27
FORMULES DE DETERMINATION DE GIC
POUR UNE POUTRE DCB

Les formulations analytiques donnent en


général des valeurs éloignées de la
méthode expérimentale qui reste la
procédure recommandée.

Ces divergences s'expliquent par le fait que


l'évolution de la complaisance en fonction de
la longueur du défaut ne suit que très
imparfaitement les formulations analytiques
et que ce phénomène dépend de l'essence
étudié.
28
EXEMPLE D’EVOLUTION DE LA
COMPLAISANCE AVEC
LA LONGUEUR D’ENTAILLE
*1

2
&
+*./ 01 ' -

1
1 *11 ,11
+ -

29
FORMULATIONS DE LA TENACITE POUR
D'AUTRES GEOMETRIES
D'EPROUVETTES

! % % !

,
@
: ( * *B + * 21 - * 2*
A I I

! % 9%
, ,
7 7 7 7
J ( 1 4B2 + 1 13, - 1 115 - 1 5.5 - 1 .01 + 1 1,*
7 7 7 7

30
FORMULATIONS DE LA TENACITE POUR
D'AUTRES GEOMETRIES D'EPROUVETTES

*
=
* +ν ,
A

31
2.3.2 RELATION ENTRE LE TAUX D’ENERGIE DISPONIBLE
ET LE FACTEUR D’INTENSITE DE CONTRAINTES

Le taux d'énergie disponible critique et le facteur


d'intensité de contraintes critique, dans l'hypothèse
d'un comportement linéaire élastique sont liés entre
eux.
La relation entre ces deux quantités est obtenue en
utilisant une méthode de régression de fissure.
Mode I

15
*&, *&,
7 ** 7 ,, 7 ,, , 7 *, - 7 *B ,
D ( - :
, 7 ** , 7 **
32
RELATION ENTRE LE TAUX D’ENERGIE DISPONIBLE
ET LE FACTEUR D’INTENSITE DE CONTRAINTES

%
1 ,5
1 5
7 ** 7 ,, , 7 *, - 7 *B ,
D ( - :
, 7 ** , 7 **

%
* 1 5 ,
D ( 7 .. 7 55 :
,

33
2.3.2 LA TENACITE J1C

Lorsque le matériau bois cesse d'avoir un


comportement linéaire élastique, c'est-à-dire
lorsque le taux d'humidité augmente, la
mécanique linéaire des ruptures cesse d'être
utilisable.
On peut toutefois continuer à faire un bilan
énergétique entre le travail des forces
extérieures et la variation d'énergie dissipée
par incrément d'accroissement de longueur
de fissure.

34
FORMALISME DE L’INTEGRALE J

Rice en 1968 a démontré que ce bilan pouvait


s'écrire sous la forme d'une intégrale de contour
qu'il a appelé l'intégrale J et qui se présente sous
la forme :

∂v
J= W*.dy-σij.nx. .dS
∂x
S

'? "
" 6 6 H
35
PROPRIETES DE
L’INTEGRALE J

Cette intégrale s'obtient par intégration le long


d'un contour S entourant la pointe de la fissure
On peut montrer que l'intégrale J a trois
propriétés essentielles
1) Elle est indépendante du contour
d'intégration.
2) Elle caractérise le champs de contraintes et
des déformations.
3) Elle est reliée à la variation d'énergie
potentielle par la relation (à déplacement
constant ou à charge constante).

L( + ∂K& ∂ L( ∂K& ∂
@ K 6 36
CONTOURS D’INTEGRATION DE
L’INTEGRALE J

37
METHODE EXPERIMENTALE DE
DETERMINATION DE L’INTEGRALE J

La méthode expérimentale de détermination de


l'intégrale J consiste à mesurer les énergies
dissipées U à partir des courbes charge-
déplacement et ce pour plusieurs longueurs de
fissures à déplacement imposé.
En différenciant la courbe U = f (a) pour diverses
valeurs du déplacement, on obtient la courbe J = f
(d).

38
METHODE EXPERIMENTALE DE
DETERMINATION DE L’INTEGRALE J

39
TENACITE JIC
Rice a proposé comme critère de rupture la valeur
seuil de l'intégrale J appelée ténacité J1c :
J = J1c
Ce dernier peut être obtenue sur la courbe J = f(d)
par la connaissance du déplacement critique dc.
Celui-ci peut être déterminé sur la courbe charge-
déplacement soit par la présence d'un
décrochement soit en s'aidant d'une méthode
physique (émission accoustique par exemple).
Dans le cas d'un matériau dont le comportement est
linéaire élastique, l'intégrale J est simplement égale
au taux d'énergie disponible G.
40
TENACITE JIC
*.
:;<
*,
(* 2.
(4 4,
# =*.>3+ / -

*1

12

1B
#!

1.

1,

11
1, 14 1. 15 1B 13
'(

41
TENACITE JIC

Ténacité J1c d'un pin sylvestre


prélèvement TL J1c = 310 J/m2
prélèvement RL. J1c = 420 J/m2

42
2.4. CRITERES LOCAUX DE
RUPTURE

Les critères locaux ont une signification physique


plus importante que les critères globaux qui
considèrent le matériau comme une boite noire.
Les défauts du bois entraînent la présence à leurs
extrémités de très grandes contraintes locales.
Physiquement, celles-ci ne peuvent exister car la
contrainte ne pourra dépasser la résistance ultime
locale σ*c du matériau et le gradient de contrainte
disparaîtra sur la distance où règnent ces
contraintes supérieures à σ*c

43
DISTANCE CARACTERISTIQUE

Cette distance est appelée aussi distance critique


et dénommée Xc.
Elle peut avoir une signification physique en relation
avec la nature fibreuse du bois.
C'est ainsi que le diamètre moyen des fibres peut
être considéré comme une bonne valeur de cette
distance critique.

44
INTERET DES
CRITERES DE RUPTURE LOCAUX

Ils nécessitent par contre la connaissance la plus


exacte possible du champs de contraintes à la
pointe du défaut et ce généralement à l'aide de la
méthode des éléments finis ; enfin la détermination
de la résistance locale ultime est relativement
délicate.
L'intérêt des critères locaux est de permettre de
s'affranchir de l'influence de la géométrie et du mode
de chargement de la structure sur la détermination
de la ténacité du matériau, influence qui apparait
notablement sur les critères de mécanique non
linéaire des ruptures comme la ténacité J1c. 45
SCHEMA DE PRINCIPE

46
2.4.1) CRITERE DE LA
CONTRAINTE LOCALE CRITIQUE

Dans cette méthode, on fait simplement l'hypothèse


que lorsque la contrainte dépasse localement la
valeur de la contrainte ultime macroscopique du
matériau sur la distance caractéristique, la rupture
intervient.
cas d'un noeud
Si l'on fait l'hypothèse que le gradient de contrainte à
l'extrémité du noeud est gouverné par un facteur
d'intensité de contraintes, la ténacité K1c du bois peut
s'écrire :
=σ π 47
CAS D’UN NŒUD

M < #
=σ π +15

G
=σ π +15

N O
< O "
< M
48
CAS D’UN NŒUD

σ *
( -
,M ,
σ

49
CAS D’UN NŒUD

Cette équation montre que le rapport σul/σgc croit


avec la racine carrée du diamètre du noeud ;
La pente de la courbe permet de déterminer la
valeur de Xc qui est relativement proche du diamètre
moyen des fibres.

50
VERIFICATION SUR LE PIN
SYLVESTRE

*1
:;<
2
-
+,

B
$
,

1
1 *1 ,1 41
51
" + -' " +"? -
2.4.2) FACTEUR DE DENSITE
D'ENERGIE ELASTIQUE CRITIQUE
Ce critère a été introduit par Sih
Il suppose qu'au moment de la rupture, la densité
d'énergie de déformation à la distance Xc atteint sa
valeur critique et que la fissure se propagera dans la
direction où cette densité d'énergie de déformation
est minimale.
Ce critère de rupture a un caractère vectoriel car il
fixe à la fois la valeur de la ténacité requise mais
aussi la direction d'extension de la fissure.
Dans le cas d'un problème plan et d'un matériau
linéaire élastique, la densité d'énergie de
déformation est égale à :
σ** ε** - σ,, ε, , - σ*, ε* ,
52
'? ( * &,
DENSITE D’ENERGIE DE DEFORMATION
ELASTIQUE EN TETE DE FISSURE

P H
" #

* , , ,
'? ( G** : - , G*, : : - G,, :

! G (*,
7 θ.
* , , ,
G ** ( 7 ** P * - 7 ,, P 4 - 7 BB P 5 - 7 *, P * P 4 - , 7 ** P * P 5 - , 7 ,B P 4 P 5
.
*
G *, ( 7 ** P* P, - 7 *, P4 P. - 7 BB P5 PB - 7 *, P* P. - P, P4 - 7 *B P* PB - 7 ,B P4 PB - P4 P5
.

* , , ,
G,, ( 7 ** P , - 7 ,, P . - 7 BB P B - , 7 *, P , P 4 - , 7 *B P , P B - , 7 ,B P . P B
.
53
DENSITE D’ENERGIE DE DEFORMATION
ELASTIQUE EN TETE DE FISSURE

6 P* P, P4 P.
, ,
Q* Q, Q, + Q* * * Q, + Q*
P* ( N > P, ( N +
Q* + Q, β,+ β* β* β, β,+ β*

Q* + Q, * * Q* + Q, * *
P4 ( N + > P. ( N +
Q* + Q, β* β, Q* + Q, β* β,

µ* µ, #
βF ( θ - µF θ * &, 6 F(*,
54
CRITERE DE RUPTURE
! '? "
7

S/r = W*

, ,
7 ( G** : - , G*, : : - G,, :

P # Sc/rc = Wc*
7
55
VALEUR DE Sc
POUR LE PIN SYLVESTRE

,1

:;<
-

*5
'
+*.>3

*1

1
1 *11 ,11
+ -
56
3.METHODES EXPERIMENTALES DE LA
DETERMINATION DE LA TENACITE DU BOIS

3.1. Principe de la méthode


La ténacité du bois se mesure généralement à
partir de l'évaluation du taux d'énergie disponible
pour un déplacement ou une charge critique.
Le problème se ramène alors à la détermination de
l'énergie de rupture de plusieurs éprouvettes
possédant des longueurs d'entailles différentes.
Cette énergie de rupture n'est rien d'autre que
l'aire sous la courbe charge-déplacement

57
PRINCIPE

La détermination expérimentale de la ténacité KIc du


bois est théoriquement possible avec une seule
éprouvette et la connaissance de sa charge critique ;
toutefois la variabilité naturelle au bois conduit à
réaliser plusieurs essais.
En outre, il est nécessaire de connaître avec
suffisamment de confiance, l'évolution de la
complaisance de l'éprouvette utilisée avec la
longueur de fissure, fonction qui obtient aisément à
partir des diverses courbes charge-déplacement
quand on utilise une méthode nécessitant plusieurs
éprouvettes.
Pour ces raisons, la méthode dite de la 58

complaisance utilisant une douzaine d'éprouvettes


de longueur d'entailles différentes est
EVOLUTION DE LA COMPLAISANCE

L'ensemble des courbes charges-déplacements


fournit plusieurs valeurs de la complaisance Ci
(ai/W) définie par la pente de la courbe charge-
déplacement.
C = d/P
Les points expérimentaux sont lissés à partir d'une
courbe exponentielle du type :
C = A5 . exp (A6 . a)
où A5 et A6 sont des constantes

59
EVOLUTION DE LA COMPLAISANCE
AVEC LA LONGUEUR D'ENTAILLE

31 31

B1 B1
& ;
+*./ 0@ ' -

51 51
J(0R
.1 J(*1R .1

41 41

,1 ,1

*1 *1

1 1
1* 1, 14 1. 15 1B 13 '(

60
EXPRESSION DE LA TENACITE

La fonction C = f(a) est alors dérivée par rapport à la


longueur de fissure.
dC/da = A5 A6 exp (A6.a)
Cette expression est alors reportée dans la formule :
G1c = (Pc2/2B) . dC/da

61
4.3.2. Types d'éprouvettes
utilisées
Les éprouvettes utilisées pour la détermination de la ténacité
sont généralement des éprouvettes DCB (Double Cantilever
Beam).
Cette éprouvette présente des risques d'instabilité
transversale dans le cas de mesures sur des matériaux
isotropes qui disparaissent dans le cas du bois car la
propagation est guidée par le fil du bois sans la nécessité de
rainures
En outre, elle possède un ligament important ce qui permet
d'obtenir la courbe de complaisance et la courbe charge-
déplacement pour plusieurs longueurs de fissures à l'aide de
chargements et déchargements successifs.
Pour cela, on utilise le fait que la propagation de la fissure
s'arrête naturellement. rapidement après quelque millimètres
de propagation 62
EPROUVETTE DCB

63
AUTRES EPROUVETTES

mode I
l 'éprouvette SENT (Single Edge Notch Tensile),
l' éprouvette à entaille centrale,
l' éprouvette de double torsion,
l 'éprouvette cantilever trapézoïdale.

64
Mode I

65
Mode I

66
Mode II

67
4.3.3. Détermination de la charge critique

Plusieurs méthodes sont utilisées pour déterminer la charge


critique.
Généralement, le début de la non-linéarité sur la courbe
charge-déplacement est considéré comme le point d'amorçage
de la rupture car il marque le début de l'endommagement du
matériau, endommagement caractérisé par des fissurations
des fibres ou des délaminations entre fibres.
On peut s'aider pour la détection de l'amorçage,
de méthodes visuelles (caméra rapide),
de l'émission acoustique
d'une méthode électrique. Celle-ci consiste à déposer une
couche de carbone par pulvérisation dans la zone proche de
l'entaille. Un courant d'intensité constante traverse cette fine
couche. 68
4.4. PARAMETRES INFLUENCANT LA
TENACITE DU BOIS

La ténacité ou résistance à la rupture du bois est


une caractéristique mécanique intrinsèque de
matériau.
influencée par :
la température,
le taux d'humidité,
la vitesse de déformation.
Relation GIc et KIc
* *
, ,
, 7** 7,, 7,, , 7*, - 7BB
D* ( :* -
, 7** , 7*,
69
INFLUENCE DE LA LONGUEUR
D’ENTAILLE

311

B51
& ;
A* +B' >C-

B11

551

511

.51

.11

451
'(
411
1* 1, 14 1. 15

70
INFLUENCE DE L’EPAISSEUR

311
A* +B' >C-

& ;
B11

511

.11

411

,11

*11
1 *1 ,1 41
! + -

71
INFLUENCE DE L’ESPECE
√m) sens TL
Ténacité (MPa√

P < 7

1 45 1 *2 1 0B C .5

A = !

1 B1 1 .1 1 .1

72
INFLUENCE DE LA DENSITE

:* ( F .ρ ρ
ρ *,

*1

,-
2D
Fρ ρ
)* + 12 !%
% "
1B

1.
#

1,

7 #
11
1* 1, 14 1. 15 1B 13 12 10 *1

73
INFLUENCE DU TAUX D’HUMIDITE

L'influence du taux d'humidité sur la ténacité du bois


est similaire à celle que ce paramètre a sur les
autres caractéristiques mécaniques du bois.
La résistance à la rupture décroît lorsque le taux
d'humidité augmente pour atteindre une valeur
asymptotique vers 30 % d'humidité, taux qui
correspond au point de saturation des fibres.
Cette décroissance est notable puisque les ténacités
maximales (10-12 % d'humidité) et minimales (30 %
et au delà) sont dans le rapport 6 à 1.
Pour des bois très secs (taux d'humidité inférieur à
10 %), la diminution de ténacité peut s'expliquer par
la présence de microfissures générées durant le 74

séchage.
INFLUENCE DE LA TEMPERATURE

,11

JR(,.
J
A* +B' >C-

JR(*,

*11
JR(.

1
+B1 +.1 +,1 1 ,1 .1 B1
!# 75
INFLUENCE DE LA VITESSE DE
CHARGEMENT

15

& )
1.
,-

14
)* +

1,

1*

*1 +, * *1 ,
11
1 -1 B!+*

76