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CONCEPTS CELLULAIRES

L'introduction de concept cellulaire amène le grand progrès et la nouvelle technique
pour remédier aux inconvénients laissés par la téléphonie classique. La téléphonie
cellulaire rassemble tous les postes radio à deux canaux, l'un pour l'émission et
l'autre pour la réception en évitant les interférences probables.

Le concept cellulaire permet aussi d'atteindre des capacités importantes illimitées au
moyen d'un grand nombre des stations radio dont chacune couvre une surface
géographique appelée « cellule ».

Ce concept consiste à diviser un territoire en cellules dont chacune est couverte par
une station radio ou station de base (BTS) du réseau. Et ainsi la réutilisation d'une
même fréquence que celle des cellules différentes, c'est-à-dire qui sont adjacentes ou
sécantes afin d'éviter les phénomènes d'interférences sur le signal utile reçu par le
terminal mobile pour la station de base.

DEPLOIEMENT DES RESEAUX CELLULAIRES

L'idée de base qui soutient la conception du réseau cellulaire est le respect des
contraintes de mobilité. Mais un autre facteur additionnel important est la prise en
compte de la taille et de la forme des cellules du réseau radio mobile.

Diverses tailles et types de cellules sont à déployer en fonction de l'environnement
considéré et de la technologie. Un opérateur devra donc tenir compte des contraintes
du relief topographique et des contraintes urbanistiques pour dimensionner les
cellules de son réseau. Pour cela, on distingue :

- La macro cellule omnidirectionnelle : Elle est composée d'une frame et donc d'un
seul secteur. Elle possède au minimum un TRX. Ce type classique de cellule est plus
utilisé dans les zones rurales (à faible densité d'abonnés) ;

- La macro cellule bisectorisée : Elle est composée de deux frames (une par secteur)
et de deux secteurs. Elle possède au minimum un TRX chacun. Ce type de cellule
conviendrait mieux à un environnement médian (ruro-urbain). Malheureusement ce
type de cellule est de plus en plus délaissé au profit des cellules trisectorisées ;

- La macro cellule trisectorisée : Elle est composée de trois frames (une par secteur)
et de trois secteurs possédant chacun au minimum un TRX. C'est le type de cellule
la plus utilisée, notamment en zones urbaines à forte densité de trafic.

Les microcellules sont des cellules de petite dimension destinées aux zones à fortes
densité de trafic (par exemple une rue passante), tandis que les pico cellules sont
pourtant des cellules de taille encore plus inférieures, prévues pour des endroits tels
que les gares, les galeries marchandes...

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Assignation des fréquences

L'attribution des fréquences en téléphonie cellulaire n'est possible lorsque l'abonné
lance un appel de communication. Les paires de fréquences sont gérées par le
système ; c'est ce qui fait que l'abonné ne dispose pas de fréquence en permanence.
Après la communication, la paire de fréquence redevient disponible pour d'autres
personnes.

Réutilisation des fréquences

Elle permet d'utiliser une fréquence plusieurs fois à l'intérieur d'une même ville dans
les cellules non adjacentes, c'est-à-dire qui ne se touchent pas. Ce principe permet
d'éviter la saturation dans les cellules quand le nombre d'abonné augmente pour
éviter les effets d'interférence entre les canaux. Il est recommandé de réutiliser les
fréquences dans des cellules distantes d'au moins 6 fois leurs rayons.

CONSTITUTION D'UN RESEAU CELLULAIRE

D'une manière générale, un réseau cellulaire est composé de :

- La cellule ;

- Le central téléphonique ;

- Les supports de transmission ;

- Les postes d'abonnés.

Avantages

Le réseau cellulaire présente les avantages suivants :

- La suppression des câbles entraine la mobilité de l'abonné,

- le contrôle rapide et automatique du réseau grâce aux ordinateurs et leurs bases de
données,

-l'adaptation rapide et facile aux réseaux à forte ou à faible densité de trafic en
restant dans les mêmes proportions de l'investissement par abonné.

Inconvénients

Un réseau cellulaire présente aussi les inconvénients tels que nous les citons :

- La maintenance coûteuse,

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- la disponibilité des fréquences limitées.

TECHNOLOGIE GSM

1. INTRODUCTION

Le GSM a vu le jour dans les années 1980, l’objectif étant de produire une norme
2G européenne unique. La tache avait été affectée à un groupe nommé Groupe
Special Mobile. Les premiers systèmes GSM furent déployés à partir de 1991 et
remportèrent un franc succès. Il apparut rapidement que le GSM allait devenir plus
qu’une réussite européenne, avec une adoption par des pays aussi lointains que
l’Australie et on le rebaptisa Global System for Mobile communication pour lui
donner un attrait plus universel, tout en conservant l’acronyme. GSM a conservé des
systèmes 1G une conception basée sur les cellules, la réutilisation des fréquences
entre les cellules et la mobilité grâce au transfert intercellulaire lorsque les abonnés
se déplacent. Ce sont les détails qui diffèrent. L’architecture du système GSM est
comparable à celle d’AMPS(Advanced Mobile Phone System) système le plus
déployé en 1G, bien que les composants portent des noms différents. Le mobile lui-
même est maintenant divisé en 2 parties : l’appareil proprement dit et une puce
amovible appelée carte SIM (subscriber identity module) qui contient des
informations sur l’abonné et son compte. C’est la carte SIM qui active le téléphone
et qui contient les codes qui permettent au mobile et au réseau de s’identifier
mutuellement et de chiffrer les conversations. Si vous retirez la carte et si vous
l’insérez dans un autre appareil, celui-ci devient votre mobile, du point de vue
réseau du moins.

ARCHITECTURE DU RESEAU GSM

Un réseau cellulaire GSM est constitué d'une manière générale de trois sous
ensembles :

- un sous système radio(BSS) qui assure la transmission et qui gère les ressources
radio ; il est composé de la station de base (BTS) et du contrôleur de station de base
(BSC) ;

- un sous système réseau (NSS) qui comprend l'ensemble des fonctions nécessaire à
l'établissement des appels et à la mobilité des abonnés ; il se compose du
commutateur (MSC), d'un enregistreur de localisation des visiteurs (VLR), d'un
enregistreur de localisation nominale (HLR), d'un centre d'authentification (AUC) et
d'un enregistreur des identités des équipements (EIR) ;

- un sous système d'exploitation et maintenance (OMC) qui permet à l'opérateur
d'administrer son réseau.

Du coup, l’on a : MS+BTS+MSC+Réseau

Station de base (BTS)

La station de base (BTS) est un ensemble d'émetteur récepteur qui assure le contrôle
du dialogue radioélectrique entre le mobile et le réseau, elle gère les problèmes liés à

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la transmission radioélectrique (modulation, démodulation, égalisation, codage et
correction d'erreurs, ...) d'un réseau. Elle fournit un point d'entrée dans le réseau aux
abonnés présents dans sa cellule pour recevoir ou transmettre des appels. Il existe
plusieurs types de BTS conçues de manière à fonctionner tout en respectant les
conditions de la norme GSM ; parmi lesquels nous citons :

- Les stations de base rayonnantes,

- La station de base ciblée,

- Les micros stations de base,

- Les amplificateurs des signaux.

Stations de base rayonnantes

Elles sont idéales pour couvrir les sites où la densité d'abonnés est faible. Elles sont
situées sur des points stratégiques (sommets, pylônes...). Ces stations émettent dans
toutes les directions, ce sont les stations les plus visibles, elles couvrent des macros
cellules. On en trouve en abondance au bord des autoroutes.

Ces BTS ne peuvent pas être utilisées dans les zones de forte densité de trafic car
elles émettent et occupent la bande passante du réseau sous une grande distance.

Station de base ciblée

Elles sont le plus souvent placées dans des zones à plus forte densité d'abonnés que
les BTS rayonnantes. On les trouve en ville par exemple. Elles sont des formes
relativement allongées et permettent d'émettre suivant un angle très précis, on peut
grâce à cela réutiliser facilement le même canal dans une autre cellule à proximité.

Micros BTS

Les micros BTS sont des stations de base qui présentent une puissance de
transmission et une sensibilité faible par rapport aux BTS conventionnelles, ceci
permet de mettre en place des micros cellules qui s'intègrent dans le réseau existant.
Ces micros cellules ont comme caractéristique fondamentale une taille très réduite
(un rayon de l'ordre de 400 m) et un faible coût d'installation (les antennes peuvent
être installées en dessous du niveau de bâtiment).

La multiplication de ces cellules permet une répartition plus efficace des fréquences
disponibles sur des zones très densément peuplées. Les micros BTS offrent aussi la
possibilité d'utilisation à l'intérieur d'un bâtiment, par exemple dans des usines ou
dans des aéroports.

Amplificateurs des signaux

Ce ne sont pas des BTS proprement dite, mais ils permettent de couvrir une autre
cellule comme le ferait une véritable BTS. Ces amplificateurs ont comme rôle de
capter les signaux émis par les BTS, les réamplifier et les réémettre vers un autre

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site.

BTS

Amplificateur de signal

Ils permettent de couvrir une cellule de moindre coût, de plus, nécessitent aucune
connexion vers le BSC et ils peuvent donc être remplacés sans contrainte physique
(sommet isolé de tous les réseaux électriques et télécoms). Idéales pour couvrir les
zones à faible densité ou à relief difficile. Ils sont néanmoins très gourmands en
ressource réseau, car la BTS mère doit gérer tous les trafics des réémetteurs. La
figure II.2 ci-dessous, nous présente les amplificateurs des signaux.

Figure II.2 : Les amplificateurs des signaux

Contrôleur de station de base (BSC)

Le contrôleur de stations de base est l'organe intelligent du sous système radio. Il
gère une ou plusieurs stations de base en communications et il remplit des
différentes missions pour les fonctions de communications et d'exploitations. Pour le
trafic abonné venant des stations de base, il commande l'allocation des canaux,
utilise les mesures effectuées par la BTS pour contrôler les puissances d'émissions
du mobile. Cette dernière est fonction de la distance mobile-émetteur de telle
manière que la liaison soit toujours de bonne qualité.

Le contrôleur est aussi le relais pour les alarmes et les statistiques de base ainsi
qu'une banque de données pour des versions logicielles et les données de
configurations téléphoniques. Il gère et prend la décision de l'exécution du hand
over. De plus c'est un commutateur qui réalise une concentration vers le BSC.

Du point de vue conceptionnelle, il existe deux types de BSC à savoir :

- BSC de faible capacité ;

- BSC de forte capacité.

BSC de faible capacité

Ces BSC sont couramment installés dans des zones rurales faiblement peuplées, en
estimant préférable de multiplier leurs nombres pour réduire les distances BTS-MSC
et donc de réduire les coûts d'exploitation des opérateurs.

BSC de forte capacité

Ces BSC conviennent aux zones urbaines où la forte densité par unité de surface et
nécessite des BSC capable d'écouler un trafic plus important. Plusieurs dispositions
entre BTS et BSC sont possibles : Chainée, en étoile, chainée avec sectorisation...

Commutateur (MSC)

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C'est le centre d'interconnexion du réseau radiotéléphonique cellulaire avec le réseau
téléphonique publique (classique ou fixe). Il prend en compte les spécificités
introduites par la mobilité, le transfert intercellulaire et la gestion des abonnés
visiteurs.

Il gère l'établissement des communications entre un mobile et un autre MSC, la
transmission des messages courts sous forme de texte (message dits SMS) et
l'exécution d'un hand over entre deux BSC différents.

Il dialogue avec le VLR pour gérer la mobilité des usagers : vérification des
caractéristiques des abonnés visiteurs lors d'un appel départ, transfert d'informations
de localisation...

Le commutateur est un nœud important du réseau et est d'un niveau hiérarchique le
centre de transit qui donné accès vers les bases de données du réseau et vers le
centre d'authentification qui vérifie les droits des abonnés.

Enregistreur de localisation des visiteurs (VLR)

C'est une base de données associée au commutateur (MSC) et il a pour mission
d'enregistrer des informations dynamiques relatives aux abonnés de passage dans le
réseau. Cette gestion est importante car on doit connaître dans quelle cellule se
trouve un abonné pour l'acheminement d'appel.

La spécificité des abonnés GSM étant la mobilité, il faut en permanence localiser
tous les abonnés présents dans le réseau et suivre leurs déplacements.

A chaque changement de cellule d'un abonné, le réseau doit mettre à jour le VLR du
réseau visité et le HLR de l'abonné, d'où un dialogue permanent entre les bases de
données du réseau.

Enregistreur de localisation nominale (HLR)

C'est la base de données concernant les informations relatives aux abonnés du
réseau, il enregistre les paramètres permanents d'un abonné, notamment les services
auxquels il a souscrit, ses autorisations et son mode de localisation du mobile
constamment à jour.

Dans cette base de données, un enregistrement décrit chacun des abonnements avec
les détails des options souscrites et des services supplémentaires accessibles à
l'abonné. A ces informations statiques sont associées d'autres dynamiques comme la
dernière localisation connue de l'abonné, l'état de son terminal... Le HLR différencie
les entités de l'abonné et du terminal.

L'abonné est reconnu par les informations contenues dans sa carte d'abonnement
appelée carte SIM (Subcriber Identity Module). Les informations dynamiques
relatives à l'état et la localisation de l'abonné sont particulièrement utiles lorsque le
réseau achemine un appel vers l'abonné, car le HLR contient la clé secrète de
l'abonné qui permet au réseau de l'identifier.

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Centre d'authentification (AUC)

Le centre d'authentification est une base de données qui stocke des informations
confidentielles. Il contrôle le droit d'usage possédé par chaque abonné sur les
services du réseau. Ce contrôle est important à la fois pour l'opérateur (contestation
de facturation) et pour l'abonné (fraude). Il travaille en étroite collaboration avec le
HLR, l'ensemble peut être intégré dans un même équipement cependant, du point de
vue fonctionnel, ils ne font pas le même travail.

Enregistreur des identités des équipements (EIR)

C'est une base de données qui contient des informations relatives aux équipements
(terminaux) et a pour but d'empêcher l'utilisation frauduleuse d'appareils mobile non
reconnu par le réseau.

Chaque mobile possède son propre numéro d'identification que l'on désigne par
l'identité internationale des équipements de stations mobiles (IMEI) et dont la
validité peut être vérifiée dans la liste des stations mobiles autorisées par le réseau.
On peut obtenir le numéro de l'identité internationale de l'abonné utilisé par le
réseau en composant sur le clavier du portable * #06#.

CENTRE D'EXPLOITATION ET MAINTENANCE (OMC)

Le centre d'exploitation et maintenance est l'entité de gestion et d'exploitation du
réseau. Elle regroupe la gestion administrative des abonnés et la gestion technique
des équipements.

La gestion administrative et commerciale du réseau s'intéresse aux abonnements en
terme de création, modification, suppression et de facturation ; ce qui suppose une
interaction avec la base de données HLR.

La gestion technique veille à garantir la disponibilité et à la bonne configuration
matérielle des équipements du réseau. Ses axes de travail sont la supervision des
alarmes émises par les équipements, la suppression de dysfonctionnement, la gestion
des versions logicielles, de la performance et de la sécurité.

INTERFACES DU RESEAU GSM

Les interfaces sont des protocoles permettant de communiquer entre chaque
structure du réseau GSM. Elles sont un élément essentiel défini dans la norme GSM
car ce sont ces interfaces qui déterminent les interconnexions réseaux au niveau
international. La normalisation des interfaces garantit l'interopérabilité des
équipements hétérogènes :

- l'interface X25 relie le contrôleur de station de base (BSC) au centre
d'exploitation ;

-l'interface entre le commutateur et le réseau public (MSC-RTCP/RNIS) est défini
par le protocole de signalisation n°7 de l'UIT (ex. CCITT).

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L'interface à respecter de façon impérative est l'interface D, car elle permet à un
MSC/VLR de dialoguer avec le HLR de tout autre réseau étranger. Sa conformité
permet l'itinérance internationale. De même le respect de l'interface A permet aux
opérateurs d'avoir différents fournisseurs et de pouvoir changer au fur et à mesure
du déploiement de leur réseau. En revanche, l'interface B est rarement normalisée
car nous l'avons vu, le VLR et le HLR sont souvent confondus. Voici le tableau
présentant les interfaces dans un système GSM.

Tableau : Interfaces d'un réseau GSM

Noms Localisation Utilisation
Um Terminal - BTS Interface radio
Abis BTS - BSC Divers (transfert des communications)
A BSC - MSC Divers (transfert des données)
B MSC - VLR Divers transfert des données
C GMSC - HLR Interrogation HLR pour appel entrant
D(1) VLR - HLR Services supplémentaires
D(2) VLR - HLR Services supplémentaires
E MSC - MSC Exécution du hand over
G VLR - VLR Gestion des informations des abonnés
H HLR - AUC Echange des données d'authentification

ALLOCATION DYNAMIQUE DES FREQUENCES

Le GSM utilise deux techniques pour l'allocation de ses fréquences :

- l'accès multiple à répartition en fréquence ou le partage en fréquence (FDMA) ;

- l'accès multiple à répartition dans le temps ou le partage en temps (TDMA).

Partage en fréquence (FDMA)

Dans cette technique de partage, chacune des bandes dédiées au système GSM est
divisée en canaux fréquentiels d'une largeur de 200 KHz. Les signaux modulés
autour d'une fréquence et sont allouées d'une manière fixe aux différentes BTS et
sont souvent désignés par le terme porteuse qui siège au centre de la bande.

De plus il faut veiller à ce que deux cellules voisines n'utilisent pas deux porteuses
identiques ou proches à cause d'interférences.

Partage en temps (TDMA)

La technique de partage retenue est le partage en temps (TDMA). Cette solution
permet de diviser en fait chacune des porteuses utilisées en intervalle de temps

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appelés « time slot ». La durée élémentaire d'un slot a été fixée pour la norme GSM
sur une horloge à 13 MHz et vaut : Tslot = (75/130) x 10-3s soit environ 0,577 ms.
Chaque slot permet de transmettre un certain nombre de bits que l'on appelle
« burst ».

L'accès TDMA permet aux différents utilisateurs de partager une bande de
fréquence donnée. Sur une même porteuse, les slots sont regroupés par paquets de 8.
La durée d'une trame TDMA est donc :

T TDMA = 8 x T slot = 4,615 ms. (II.2)

Chaque usager utilise un slot par trame TDMA. Le slot sont numérotés par indice
Tn qui va de 0 à 7. Un « canal physique » est constitué par la répétition périodique
d'un slot par trame TDMA sur une fréquence particulière.

NORMES GSM

Le réseau GSM est système cellulaire entièrement numérique et qui est une norme
Européenne. Il est crée pour harmoniser les techniques de télécommunications avec
l'appui du progrès de l'information et des codages numériques. Le système GSM est
le plus résistant aux brouillages et aux évanouissements par rapport aux systèmes
analogiques. Du fait de son infrastructure cellulaire, le réseau offre des bonnes
possibilités d'extension de la transmission numérique sur l'interface radio. Il permet
aussi un taux optimal de transfert des données. La sécurité offerte par le réseau est
nettement supérieure aux anciens systèmes. La radiotéléphonie cellulaire numérique
a la même gamme des fréquences qui lui sont utilisées à l'échelon Européen.

La bande de 1800 MHz pour le DCS utilise le même codage des fréquences plus
élevées permettant à la plus petite cellule une meilleure pénétration. La bande de
900 MHz selon la technique AMRT ou TDMA. D'autres normes sont mises au point
à partir de la norme GSM. Le GSM est donc un système global en ce sens qu'il
spécifie un système et ne se limite pas à l'interface radio, mais prend l'ensemble et
rend possible l'interconnexion avec différents réseaux. Le GSM est un système
AMRT ou TDMA à bande moyenne (200 KHz) et à duplexage fréquentielle où 8
communications simultanées peuvent être multiplexées à la fois sur un même couple
de fréquence utilisé. Le tableau II.4 ci-dessous présente les différentes
caractéristiques du système GSM 900 et DCS 1800.

Tableau : Différentes caractéristiques des normes GSM

NORMES
Spécifications GSM 900 MHz DCS 1800
MHz
Bande de fréquence Multiplexage fréquentielle 1710 -
1785 MHz

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890 - 910 MHz 1805 -
1880 MHz
935 - 960 MHz
Nombre d'intervalle de temps 8 8
par trame TDMA
Ecart duplex 45 MHz 95 MHz
Rapidité de modulation 171 Kb/s
Débit de la parole 13 Kb/s (5,6 Kb/s)
Débit maximale des données 12 Kb/s ( 9600 bauds/s ms)
Accès multiple Multiplexage temporel et fréquentiel
et duplexage fréquentiel
Rayon de cellule 0,3 à 30 Km 0,1 à 4 Km
Puissance des terminaux 2à8w 0,2 à 1 w

ORGANISATION

Au niveau de l'interface Um, le GSM met en oeuvre deux techniques de
multiplexage : un multiplexage fréquentiel (FDMA) et un multiplexage temporel
(TDMA). Le multiplexage fréquentiel divise 124 canaux de 2OO KHz de largeur
chacun, les deux plages de fréquences : de 890-915 MHz pour la direction des
terminaux vers la station de base, et de 935-960 MHz pour la direction de la station
de base vers les terminaux, pour offrir 124 voies de communication duplex en
parallèle, chaque sens de communication possédant une voie qui lui est réservée.

Le multiplexage temporel partage l'usage d'une voie de transmission entre 8
communications différentes. Un canal de transmission radio offre un débit D par
unité de temps, ce débit est divisé en huit pour transmettre successivement les huit
communications avec pour chacune un débit d = D/8. Chaque communication
occupe un intervalle temporel IT d'une durée de 577us. La somme des 8 IT constitue
une trame qui est l'unité temporelle de base. Une trame dure 4,615 ms dans le GSM.
Le multiplexage temporel optimise l'utilisation de la capacité de transmission d'une
voie.

En téléphonie, le débit moyen est faible, car d'une part les silences sont nombreux
dans une conversation, et d'autre part un seul locuteur est actif à un instant donné.
Pour une conversation, deux messages successifs de données voyagent dans deux
trames successives. Ces messages sont séparés par une durée de 4,615 ms, mais la
synthèse vocale restitue la continuité de la parole.

La norme GSM fixe une organisation précise pour les multiples trames qui sont la
multi trame, la super trame et l'hyper trame. Une trame se divisant en 8 intervalles
de temps de 0,577 us.

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GESTION DES RESSOURCES RADIO

Dans un réseau cellulaire, la liaison radio entre un portable et une base n'est pas
allouée définitivement pour toute la conversation. Le « hand over » ou
« l'itinérance », représentent la commutation d'un appel en cours vers un autre canal
ou une autre cellule.

Il y a quatre types de hand over, qui se distinguent suivant les composants qu'ils
mettent en jeu. Ainsi les changements peuvent se faire entre :

- canaux d'une même cellule ;

- cellules (= BTS) qui sont sous le contrôle d'un même BSC ;

- cellules sous le contrôle de différents BSC, mais qui appartiennent au même
MSC ;

- cellules sous contrôle de différents MSC.

Les deux derniers types de hand over, appelés hand over externes, sont dirigés par le
MSC. Dans le cas de changement de cellule sous le contrôle de différents BSC qui
appartiennent au même MSC, on parle de MSC d'origine (« anchor MSC »). Dans le
cas où le changement entraine un changement de MSC, on parle de MSC relais
(« relay MSC »). Ce dernier reste responsable des fonctions principales, à
l'exception des hands over.

Les hands over peuvent donc être mis en place soit par le portable, soit par le MSC.
Ainsi, pendant ces « times slots » inutilisés, le portable scanne « les canaux de
contrôle des diffusions » (BSC) des cellules avoisinantes. Il constitue ensuite une
liste de six meilleures cellules, basée sur l'intensité du signal. Ces informations sont
envoyées au BSC et au MSC, au moins une fois par seconde et vont être utilisée
dans l'algorithme du hand over.

Le BSC ne sait pas en général si le faible signal dû à des fortes perturbations
(« multipath fading ») ou au fait que le portable est passé dans une autre cellule.
C'est pourquoi, le BSC va utiliser un algorithme. Il en existe deux principaux basés
sur le contrôle de l'énergie, mais un seul est utilisé, il est choisi par les opérateurs.

Ces deux algorithmes sont :

- l'algorithme du « minimum des performances acceptable » donne la priorité à la
maitrise de l'énergie par rapport au hand over. Ainsi, lorsque le niveau du signal est
en dessous d'un certain point, la puissance du portable est augmentée. Si cela
n'augmente pas la qualité du signal, alors un hand over est mis en place. C'est la plus
simple et la plus commune des méthodes utilisées mais son désavantage est de
déformer les limites des cellules lorsqu'un portable communique à son pic de

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puissance et se déplace en dehors des limites de sa cellule.

- L'algorithme du « minimum de puissance » utilise les hands over pour essayer de
conserver ou d'améliorer la qualité du signal avec autant ou moins de puissance. Ce
système évite les déformations des limites des cellules et réduit les interférences
entre canaux, mais il est très compliqué.

Toutefois, nous restons ouverts à toutes les éventuelles remarques pouvant encore
éclairer ce travail, car dit-on qu'une œuvre humaine présente quelques fois des
insuffisances. Quant à nous, nous croyons avoir fait une œuvre utile et susceptible
d'être un modèle pour tous ceux qui auront besoin de traiter un cas dans ce domaine.

Technologie GPRS

La nature a fait que deux éléments adjacents ont les mêmes caractéristiques près. De
même on dit souvent tel père, tel fils. Dans notre cas, tel GSM, tel GPRS.

GPRS étant GSM plus quelques routeurs, nous allons tout simplement expliciter les
nouveaux éléments notamment la passerelle permettant l’acheminement des données
dans les réseaux mobiles GSM, SGSN (Serving GPRS Support Node) et la
passerelle permettant la mobilité en assurant la transmission des paquets de données
vers la MS, GGSN (Gateway GPRS Support Node).

Architecture

MS +BTS+BSC+SGSN+BackboneGPRS (réseau IP)+GGSN+Internet

Dyssimitude

-Les ressources radio sont allouées uniquement quand des données doivent être
transférées, ce qui permet une économie dans ce cas de figure. Par contre, en GSM,
le canal radio est toujours réservé à la connexion qu’il y ait des données à
transmettre ou non car l’on a affaire à une commutation de circuit.

-Le débit de GPRS est nettement supérieur à celui de GSM, d’ailleurs l’on appelle
GSM2.5G. En effet, dans une communication vocale, l’intervalle temporel (time
slot) (TS) est fixe, par contre en GPRS le TS est variable de 2à 8 par canal en
fonction de la disponibilité de la BTS, et le mode de codage (coding scheme) (CS).

Conclusion

A la lumière de tout ce qui, nous nous estimons avoir fait un travail formidable mais
comme le travail humain est toujours accompagné des insuffisances, nous sommes
ouverts à vos remarques.

En terme d’évolution, les réseaux de téléphonie mobile sont appelés à jouer central
dans les futurs réseaux. L’intérêt se porte désormais plus sur les applications
mobiles à haut débit que sur les appels vocaux. Le LTE (Long Term Evolution) de la

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4G en est démonstration.

REFERENCE

[1] livre de réseaux, Andrew Tanenbaum-David Wetherall, ou son site
wps.pearson.fr/reseaux_5

[2] http://www.wikipédia.fr

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