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LE RETRAITEMENT EN PLACE

DES

CHAUSSEES ANCIENNES

GUIDE TECHNIQUE

DRCR LPEE

1

SOMMAIRE

1- Les objectifs et domaines d’emploi

2- Les différents types de retraitements en place

3- Les études de retraitements en place des chaussées

4- L’exécution des travaux

5- Les contrôles

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1- Les objectifs et domaines d’emploi

1-1- Introduction

Pour la remise en état des routes, deux techniques sont utilisables :

- Le rechargement de l’ancienne chaussée par une couche ou plusieurs
couches dont l’épaisseur totale dépend de l’importance du déficit
structurel constaté.

- Le retraitement en place du corps de la chaussée existante.

La première technique, relative au rechargement de l’ancienne chaussée, est la
plus classique, et a été suffisamment développée et codifiée par le Manuel de
renforcement des chaussées revêtues édité par la DRCR.

La seconde technique, relative au retraitement des chaussées en place n’a fait
l’objet que d’un développement sommaire dans le document cité ci-dessus.

Le présent guide a pour objet de présenter la méthodologie à appliquer pour
étudier, réaliser, et assurer la qualité du retraitement en place des anciennes
chaussées.

1-2- Objectifs :
Le retraitement des chaussées en place est une technique destinée à recréer, à
partir d’une chaussée dégradée, une structure homogène et adaptée au trafic à
supporter. Ce retraitement en place est donc une forme de recyclage. Sa
particularité est de réemployer les matériaux de l’ancienne chaussée sans les
déplacer. L’opération de recyclage consiste à fractionner ou decohesionner le
corps de chaussée de la chaussée existante, ou une partie de ce dernier, et à

3

Avantages de la technique : Le retraitement en place offre des avantages économiques et écologiques. Ceci contribue à préserver l’environnement. 4 . 1-3. L’absence de transport de granulats contribue également à la préservation du réseau routier situé au voisinage du chantier.incorporer un liant (hydraulique ou hydrocarboné) et éventuellement un correcteur granulométrique et de les mélanger intimement in-situ jusqu’à l’obtention d’un matériau homogène. c-Avantages écologiques La réutilisation des matériaux en place limite l’exploitation des gisements de granulats. b-Avantages économiques Le retraitement en place permet de renforcer une ancienne chaussée dégradée tout en réutilisant les matériaux en place. Ce retraitement in-situ restitue donc une homogène et stable.Avantages techniques Le retraitement en place d’une chaussée permet de renforcer une chaussée ancienne fatiguée. a. déformée et inadaptée au trafic qu’elle supporte. On réalise ainsi après réglage et compactage une nouvelle assise de chaussée destinée à recevoir soit une couche de surface soit d’autres couches de chaussée si le niveau du trafic le justifie. L’apport des granulats et leur transport est réduit au minimum.

Catégorie 3 : Les chaussées à forte épaisseur bitumineuse (épaisseur moyenne supérieure à 8 cm ) .4.Catégorie 2 : Les chaussées souples à couche de base en grave non traitée avec couche de surface en enrobés bitumineux d’épaisseur moyenne ( 5 à 7 cm). 1.Domaines d’emploi : Le retraitement en place est applicable pour les chaussées des catégories suivantes : . soit la couche de grave non traitée ( avec la couche de surface d’épaisseur faible). soit tout ou partie de la couche bitumineuse des chaussées de la catégorie 3. 5 .Catégorie 1 : Les chaussées entièrement souples à couche de base en grave non traitée (minimum 15 cm) avec couche de surface en enduit superficiel ou en enrobés bitumineux de faible épaisseur (3 à 4 cm) . Le retraitement en place concernera suivant la catégorie étudiée. .soit la couche de grave non traitée avec la couche de surface bitumineuse d’épaisseur moyenne. .

2. de la chaussée existante. in-situ. Ce type de retraitement comprend : -Le préchauffage de la chaussée bitumineuse existante. l’opération de compactage du tapis en enrobés bitumineux traités. et éventuellement d’un correcteur granulométrique. Il concerne les chaussées de la catégorie 3 qui présentent des épaisseurs bitumineuses supérieures ou égales à 7 cm. -Le régalage et le réglage des enrobés bitumineux traités. 6 . -La décohésion des enrobés existants après chauffage. Ce compactage est réalisé par des compacteurs classiques. Les quatre dernières opérations : décohésion. le répandage des granulats d’ajout est en général réalisé par des camions gravillonneurs situés devant les machines préchauffeuses. -Le malaxage de l’enrobé bitumineux ancien. -L’ajout de bitume ou d’un liant régénérant. L’épaisseur retraitée varie de 4 à 8 cm.Objet : Ce type de retraitement consiste à un recyclage à chaud. et de ses ajouts. Cette opération est assurée par des machines pré chauffeuses.Les différents types de retraitement en place : Il existe deux techniques de retraitement de chaussées en place : -Le retraitement à chaud ( thermorégénération) -Le retraitement à froid 2-1 –Le retraitement à chaud 2-1-a. décohesionné. -Enfin. ajout des liants. malaxage et réglage sont réalisés par une machine spéciale appelé Decohesionneur- Malaxeur-Finisseur (DMF). Lorsqu’une correction granulométrique est prévue.

La réhabilitation de la (ou des) couche supérieure bitumineuse.Un décollement d’interface entre deux couches d’enrobés bitumineux.La réduction de l’épaisseur d’un renforcement lourd sur un tapis décollé en assurant un bon fonctionnement de la structure. systématiquement. Dans le cas ou l’épaisseur retraitée est suffisamment importante (7 à 8 cm). Dans le cas d’un retraitement in-situ à chaud.Des désordres de fatigue qui se présentent sous forme de fissurations.la couche retraitée peut jouer le rôle de couche de base dans le cadre d’une opération de renforcement intégrant un retraitement in-situ à chaud. . Cette insuffisance peut être due soit à : . . . L’épaisseur de cette nouvelle couche de couche dépend du déficit structurel qui subsiste après retraitement in –situ. le critère de choix essentiel est l’insuffisance des performances des couches bitumineuses supérieures. Le matériau obtenu après retraitement nécessite. dans le cas ou un défaut de collage existe. la mise en place d’une nouvelle couche de roulement en enrobés bitumineux. . 7 .Des déformations comme le fluage ou l’orniérage. 2-1 -b-Critères de choix : Les critères de choix d’une technique de retraitement dépendent du type de structure de chaussée et du type du problème rencontré à savoir un problème de surface ou un défaut de structure. L’objectif recherché est le suivant : .L’amélioration de l’état de collage de l’interface entre deux couches bitumineuses. Elle peut être éventuellement de faible épaisseur (BBM – BBTM -ou ECF).

3. Les trois opérations citées ci-dessus sont en général réalisées par une machine spéciale.Les couches superficielles. L’alimentation de la machine de répandage se fait à l’aide d’un élévateur de cordon. de la chaussée existante. font l’objet d’une opération de fraisage. 5.Le fraisât ainsi humidifié fait l’objet d’une opération d’ajout d’émulsion de bitume et de malaxage. régénérante ou non.4/6 ou 2/6). avec ou sans apport complémentaire de granulats. La granularité du fraisât sera de type 0/25 mm ou 0/30 mm selon les performances recherchées..2-2 – Le retraitement à froid à l’émulsion : 2-2. Ce finisseur peut éventuellement être intégré à la machine spéciale citée ci dessus. Ce type de retraitement comporte les phases suivantes : 1. Si le niveau de trafic le nécessite l’émulsion de bitume peut être de type régénérante. est réalisée après 8 .Les matériaux fraisés font ensuite l’objet. in-situ. un scellement de surface à l’aide d’un enduit de cure à base d’une émulsion gravillonnée (2/4.a.Objet : Le retraitement in-situ à froid à l’émulsion. d’un ajout d’eau afin d’assurer une bonne dispersion du liant d’ajout dans le fraisât. 4 -Le fraisât traité à l’émulsion de bitume fait ensuite l’objet d’un répandage à l’aide d’un finisseur . L’utilisation de la niveleuse pour le répandage du matériau traité n’est tolérée que pour les routes à faibles trafics (classes T 4 et T 3 ). consiste à recycler tout ou partie d’une chaussée avec de l’émulsion de bitume. 2. vieilles.Le compactage du matériau traité avec des compacteurs de puissance suffisante. 6 -Dans la majorité des cas.

qui sont de type souple.Classification et critères de choix des retraitements in-situ à froid à l’émulsion de bitume : Les critères à prendre en compte pour le choix d’une technique de retraitement à froid. à l’émulsion. et avec une couche de surface en enduit superficiel ou en enrobés bitumineux de faible épaisseur (<4 cm). -De la nature des dégradations. avec couche de base en grave non traitée. -Du niveau de trafic. elle est facultative par temps chaud et sec.ce délai est de 15 jours dans le cas contraire. dépendent : -Du type de la structure de chaussée. l’opération de compactage. 2-2-c. La mise en place de cet enduit de cure est nécessaire si le risque de pluie forte existe.entièrement souples. Le délai minimale est de 10 jours en saison chaude et sèche. 7-La réalisation. Le délai de livraison de la couche traitée à la circulation est de 3 h au minimum. Compte tenu de ces éléments on distingue trois classes de retraitement in-situ à froid et à l’émulsion.. -Les chaussées de la catégorie 2. de la couche de roulement (enduit superficiel ou enrobé bitumineux ) afin de laisser le temps au produit retraité de mûrir. Ces classes sont les suivantes : 9 .Types de chaussées concernées : Ce type de retraitement concerne : -Les chaussées de la catégorie 1. 2-2-b. avec une couche de surface bitumineuse d’épaisseur qui varie entre 5 et 7 cm. qui présentent une forte épaisseur bitumineuse. in-situ. le plus tard possible. -Les chaussées de la catégorie 3.

8 à 15 cm de la grave non traitée existante en couche de base . gravillons. Commentaire : La couche de base retraitée recevra une couche de surface en Enduits superficiels. CLASSE 1 RETRAITEMENT EN PLACE DES ASSISES EN GRAVES NON TRAITEES Type de chaussée: Le traitement in-situ est réalisé sur les chaussées de la catégorie 1. La partie retraitée est constituée de l’assise (ou partie de l’assise) en grave non traitée et de la couche de surface de faible épaisseur. Ce matériau peut aussi intégrer un ajout d’un ou plusieurs matériaux comme correcteurs de granularité ( Sable. La couche de surface est de faible épaisseur (3 à 4 cm) constituée d’une succession d’Enduits Superficiel. Cette partie retraitée fait l’objet de l’opération de fraisage. Cette couche de base peut être hétérogène de point de vue qualité et épaisseurs. 10 .à froid. -L’amélioration du profil en travers. Volume de trafic : Trafic faible à moyen des classes T 4 –T 3 -et T 2. in-situ. à l’émulsion de bitume. en Enrobés coulés à froid ou en Enrobés bitumineux. -L’amélioration de l’uni. en retraitant. Grave non traitée ) des matériaux existants. Il à pour objectif l’amélioration des caractéristiques mécaniques et géométriques de la chaussée. Objectif du traitement : -La réfection de la couche de base existante en grave non traitée. ou d’un enrobé bitumineux très fissuré ou faïencé. Type de dégradations : Elles se présentent sous forme de déformations et de fissurations d’amplitudes variables. La couche de base existante en grave non traitée d’épaisseur minimale 15 cm. -L’amélioration des caractéristiques mécaniques de l’assise.

. L’épaisseur de la couche retraitée variera entre 5 et 12 cm. Volume de trafic Trafic de classe T 2 -T 1 Objectif du retraitement Le retraitement in-situ est réalisé avec une émulsion de bitume classique ou régénérante ou éventuellement avec un mélange émulsion et ciment. Cette couche de base recevra une nouvelle couche de surface en enrobés bitumineux dont l’épaisseur dépendra du reliquat de déficit structurel à résorber. Eventuellement présence de déformations. et une couche de base en grave non traitée d’épaisseur minimale 10 cm. Ce retraitement concerne l’épaisseur bitumineuse et une partie de la couche en grave non traitée sous-jacente. Ces chaussées comportent une couche de surface en enrobés bitumineux d’épaisseur comprise entre 5 et 7 cm. CLASSE 2 RETRAITEMENT EN PLACE D’UNE GRAVE NON TRAITEE ET D’UN ENROBE BITUMINEUX Type de chaussée Le traitement in-situ à froid et à l’émulsion est effectué sur les chaussées de la catégorie 2. L’objectif essentiel étant : -La réfection de la couche de base ou de liaison -L’élimination des fissures. 11 . Le matériau retraité constituera une couche de base nouvelle de la chaussée. fissuré. Type de dégradations Fissurations et faïençages de la couche de surface bitumineuse.

L’objectif essentiel étant : .La réfection de la couche de base ou de liaison d’un futur renforcement . Type de dégradations Fissuration ou faïençage de la couche bitumineuse de surface. La profondeur de retraitement varie entre 5 et 12 cm. Objectif Réfection de la couche de surface bitumineuse existante pour lui faire jouer le rôle de couche de liaison ou d’assise traitée. 12 . sables. Le retraitement in-situ à froid se fera en émulsion de bitume régénérante avec éventuellement ajout de matériaux correcteurs de granulométrie ( fillers. La profondeur de retraitement doit intégrer l’interface entre deux couches bitumineuses. Volume de trafic Classe de trafic : T 2. -L’élimination des interfaces décollées entre couches bitumineuses -L’amélioration des caractéristiques mécaniques des couches bitumineuses existantes.T 1 – T 0. CLASSE 3 RETRAITEMENT DES MATERIAUX BITUMINEUX Type de la chaussée Les chaussées de la catégorie 2 ( à épaisseur bitumineuse moyenne comprise entre 5 et 7 cm ) et de la catégorie 3 (à épaisseur bitumineuse en surface >8 cm).L’élimination des fissures dans les couches bitumineuses. Commentaire La couche traitée recevra une couche de surface en enrobés bitumineux dont l’épaisseur dépend du déficit structurel subsistant. gravettes ).

2-3. Ces chaussées présentent un corps de chaussée en grave non traitée et une couche de surface de faible épaisseur (<4 cm) constituée d’un enduit superficiel ou d’un enrobé bitumineux. Ce liant hydraulique peut être un ciment ou un liant spécial routier. Trafic : Classes :Toutes classes de trafic.Retraitement in-situ à froid avec un liant hydraulique : Le retraitement in-situ à froid peut se faire aussi avec un liant hydraulique. Cette insuffisance peut se présenter sous forme de déformations ou de faïençages. Y compris la couche de surface. L’objectif essentiel étant : -L’amélioration des caractéristiques mécaniques de l’assise -L’amélioration de l’uni. Objectif : Le retraitement in-situ concerne une épaisseur de 15 à 30 cm. L’objectif est le renforcement structurel de la chaussée par reconstruction de l’assise pour recevoir une nouvelle couche de roulement ou une couche de base. Ce renforcement par création d’une nouvelle assise hydraulique peut se faire avec ou sans matériau d’apport. . 13 . Le liant est la plupart du temps répandu par une machine spéciale devant la machine de retraitement proprement dite. Les conditions d’application de ce type de retraitement in-situ sont les suivantes : Types de la chaussée : Ce type de retraitement in-situ s’applique sur les chaussées de la catégorie 1. Types de dégradations : La chaussée présente une insuffisance structurelle.

Activité 2 : Une auscultation par carottage Cette campagne d’auscultation à pour objet de définir : .Définir les zones homogènes de point de vue structures et dégradations . b. .3-Les études de retraitements en place des chaussées revêtues : Le retraitement en place des chaussées revêtues nécessite au préalable une étude approfondie au niveau d’un itinéraire donné. . -Définir le mode de retraitement. 3 -1. Cette étude. Les caractéristiques du bitume en place : Pénétration et température bille et anneau. -Déterminer les caractéristiques mécaniques du matériau retraité. 14 . Les densités en place des enrobés existants. Les teneurs en liants. . Les épaisseurs des couches d’enrobés et l’état de collage au niveau des interfaces des différentes couches. à pour objectif de : -Vérifier la faisabilité de la solution de retraitement en place. qui nécessite généralement des délais longs.D’avoir une idée suffisamment précise sur les causes de dégradations.Activité 1 : Une inspection visuelle de l’itinéraire étudié et exploitation des données disponibles Elle a pour objectif de : . La nature et la granulométrie des granulats des enrobés en place.Cas d’un retraitement à chaud : L’étude consiste à réaliser les quatre activités suivantes : a. .

Les caractéristiques mécaniques : Duriez ( résistance à la compression à sec et après immersion .les résultats des études de formulation réalisées au laboratoire . fluage) . c. compacité. Cette profondeur ne doit pas s’arrêter au niveau d’une interface décollé.B.Activité 4 : La vérification de la nouvelle structure de la chaussée Cette vérification sera effectuée en tenant compte du niveau de trafic (volume et agressivité) et de la structure obtenue après thermorégénération. Le rapport d’étude de retraitement doit contenir : . -La nature et la quantité des ajouts qui sont :  Le bitume  Le liant régénérant  Les granulats (éventuellement)  Les gravillons laqués (éventuellement)  Les fibres (éventuellement) -Les caractéristiques de l’enrobé après recyclage : La granulométrie La teneur en liant Les caractéristiques du liant régénéré qui sont : la pénétration et la T.et l’étude de vérification de la nouvelle structure de la chaussée.A. d.les données d’auscultation par carottage .Activité 3 : Une étude de formulation au laboratoire Elle a pour objectif de déterminer les paramètres de traitement qui sont : -La profondeur de traitement.les données du relevé visuel . compacité Duriez ) et Marshall ( stabilité . 15 .

et dégradations. La distance maximale entre deux sondages ne doit pas dépasser 500 ml . la réalisation d’un essai de fraisage (cet essai est très souhaitable.2 -Cas d’un retraitement in-situ à froid à l’émulsion de bitume : L’étude de retraitement comprend trois phases qui sont : Phase 1 : L’auscultation de la chaussée et l’exploitation des données disponibles. 3. Dans le cas d’une chaussée de catégorie 2 et 3 ( épaisseur bitumineuse supérieure ou égale 5 cm ) les sondages sont remplacés par des carottages dans les matériaux traités aux liants hydrocarbonés. Le contenu détaillé est décrit ci-après.Pour le retraitement de classe 3. Cette distance peut être réduite. si nécessaire. Phase 2 : L’étude de laboratoire.La réalisation de sondages pour connaître avec précision les structures en place.Les sections de chaussées homogènes de point de vue trafic. jusqu’à 100 ml. Phase 3 : L’étude de conception. dans les sondages effectués. . Le nombre de sondages est plus important que pour une étude classique de renforcement.La réalisation systématique. Phase 1 -Auscultation de la chaussée et exploitation des données disponibles Elle consiste à déterminer : . de prélèvements d’échantillons au niveau des couches concernées par la future opération de retraitement in-situ. avant adjudication du marché de travaux) 16 . . . structures. mais n’est pas toujours possible au stade de l’étude.

Pour le retraitement de classe 3 les performances à obtenir au laboratoire sont les suivantes :  Teneur en liant vieilli : 3. Activité 1 : La caractérisation des matériaux prélevés dans le cadre de l’opération d’auscultation de la phase 1.65.5 à 5. Les caractéristiques à rechercher pour le matériau retraité sont celles d’une grave émulsion pour les classes 1 et 2 de retraitement in-situ. Phase 2 -L’étude de laboratoire Elle consiste à réaliser les activités suivantes : . Compacité PCG 100 girations : >80 %. Température TBA moyenne <75 °C et température TBA maximale <80 °C D max. Activité 2 : L’étude de formulation des mélanges.9 %  Dureté du liant vieilli : ( pas trop dur et pas trop mou) Pénétrabilité moyenne > 15 et pénétrabilité minimale>10..  Dosage en émulsion à base de liant régénérant : 2 à 3 % Teneur en eau totale :4à7% Dosage en liant résiduel total : 5 à 7 % Compacité Duriez LCPC : 88 à 93 % Résistance à la compression simple à 14 j et 18 °C : > 50 bars Rapport immersion-compression ( après 7 j de cure et 7 j d’immersion ) : > 0. 17 . Cette caractérisation des matériaux permettra de conclure si le retraitement in-situ à l’émulsion de bitume peut être envisagé ou non. du fraisât < 25 mm. .

Classe 1 : 15 000 bars (1500 Mpa) .Procéder toujours au retraitement jusqu’à l’interface des couches bitumineuses pour éviter après retraitement la présence de couches décollées entre-elles. -Le phasage des travaux.Il varie en général entre 10 j et 21 j et ce suivant les conditions météo. liant régénérant pour le traitement à chaud) -Les dosages en eau d’ajout pour les retraitements à froid -La nature du produit de cure et son dosage. A titre indicatif les modules à prendre en compte sont les suivants : . -La définition du délai de mûrissement pour les retraitements à froid. -La nature de la couche de surface -La définition du profil en travers type. Modéliser la structure et procéder à un dimensionnement. Phase 3 : L’étude de conception Elle consiste à : Définir les modalités de retraitement qui sont : -l’épaisseur du retraitement -la correction granulaire éventuelle pour les retraitements à froid et à chaud -le type du liant et son dosage ( émulsion régénérante ou non pour les traitements à froid. Classe 2 : 25 000 bars (2500 Mpa) . ce délai est à respecter avant la mise en place de la couche de surface.ne pas laisser des zones avec des fonds de couche non traités . Classe 3 : 30 000 bars (3000 Mpa) La couche de surface à adopter est la suivante : Pour un traitement de classe 1 ou 2 -Enduit superficiel (ES) -Enrobé coulé à froid (ECF) -Enrobé bitumineux souple classique (EB) -Enrobé bitumineux mince ( BBM) -Enrobé bitumineux très mince (BBTM) 18 . Le produit de cure est en général une émulsion de bitume cationique. IL est nécessaire de respecter les règles suivantes : .

notamment les différentes opérations d’entretien -Le relevé visuel des dégradations -Une campagne d’auscultation qui comprend l’exécution d’une campagne de sondages.Cas d’un retraitement in-situ avec un Liant Hydraulique : Comme pour les études de retraitement in-situ à l’émulsion de bitume.Les prélèvements sont à effectuer au niveau de l’ensemble des sondages effectués. 1. 19 . -dimensionner la structure de la chaussée en tenant compte de l’apport de l’opération de retraitement in-situ.Vérification de faisabilité du retraitement : Elle consiste à réaliser les activités citées ci-dessous. Cette reconnaissance comprend -L’historique de la route.  La caractérisation des matériaux prélevés par des essais d’identification (granularité. La reconnaissance de la chaussée. Les épaisseurs des couches doivent être bien cernées ainsi que la géométrie du profil en travers. teneurs en eau. propreté. La distance entre sondages ne doit pas dépasser 500 m.  Le prélèvement d’échantillons représentatifs au niveau de la grave non traitée.Pour un traitement de classe 3 -Enrobé bitumineux souple classique (EB) -Enrobé bitumineux mince (BBM) -Enrobé bitumineux très mince (BBTM) 3-3. l’étude de retraitement in-situ à base d’un liant hydraulique à pour objectif de : -vérifier la faisabilité du retraitement -définir le mode de retraitement -déterminer les caractéristiques mécaniques du matériau retraité par une étude de formulation au laboratoire. présence éventuelle d’éléments susceptibles d’empêcher la prise de ciment ) Les conclusions de cette étude de faisabilité doivent préciser si la technique du retraitement in-situ aux liants hydrauliques est envisageable ou non.

Nécessité ou non d’une correction granulaire. Il est à noter qu’une correction granulaire peut se faire par : -concassage du matériau en place -écrêtage -apport de matériaux -la combinaison de deux ou trois des solutions ci-dessus mentionnées. et ce compte tenu des teneurs en eau naturelles in-situ et de la teneur en eau optimale PROCTOR modifié déterminée au laboratoire. Choix et dosage du correcteur granulaire éventuel.5 Dosage des liants : Chaux de 0. Ces matériels concernent toutes les opérations qui composent le retraitement en place . à savoir : -Le défonçage de l’ancienne chaussée -La remise en profil -la correction granulaire éventuelle -L’épandage du ciment -L’humidification éventuelle -Le malaxage ( dont la puissance du matériel dépend du Dmax ) -Le réglage et le compactage -La réalisation de la protection ou de la couche de surface.5 -mixte chaux-ciment si IP>12 ou VB>2.5 à 2 % Ciment de 3 à 6 %. Dosage en eau . 20 . Ce correcteur peut être un : -un filler propre -un sable fillérisé ou non -une gravette d/D -une grave 0/D Choix du mode de retraitement : -au ciment si IP< 12 ou VB< 2. 2 -définition du mode de retraitement Elle consiste à préciser les éléments suivants : L’épaisseur de la couche à retraiter. Choix des matériels de retraitement en place.

Le dimensionnement de l’assise traitée  Le choix de la couche de surface se fera en fonction du trafic de la façon suivante : Trafic de classe T 5. Ces caractéristiques sont : _ Le couple résistance à la traction directe R t et Module de déformation du matériau Et mesurées à 28 j (pour les trafics supérieurs ou égales à T 2. 4. Ce pourcentage varie entre 3 et 6 % . Cette étude se fera par mesure de la chute de la masse volumique Proctor Modifié en fonction du temps ou par mesure de la vitesse de propagation du son sur des éprouvettes confectionnées au vibrocompresseur LCPC. La méthode de vérification à utiliser est basée ou bien sur le catalogue de structure de chaussée neuve en assimilant le matériau traité selon le cas à une GVC ou une GAC (1 ou 2) ou bien sur un modèle de calcul de mécanique de chaussée qui permet de prendre en compte les caractéristiques mécaniques réelles obtenues au laboratoire. T 2 : Enrobé bitumineux BBM 0/10 0/14 (4 cm) ou EB 0/10 (5 cm) Trafic T 1 : Enrobé bitumineux EB 0/10 ( 6 cm) Dimensionnement de l’assise : Il se fera en tenant compte des caractéristiques mécaniques obtenues au laboratoire. 21 .Le choix de la couche de surface . _ Les essais de poinçonnement CBR pour estimer la sensibilité du matériau traité à l’immersion. -Déterminer les caractéristiques mécaniques du matériau traité au ciment. 3-étude de formulation Elle consiste à préciser les points suivants : -Déterminer les dosages en eau pour le retraitement -Déterminer le dosage en ciment à incorporer au matériau à traiter. T 3 : Enduit superficiel bicouche ou ECF Trafic de classe T 3.Dimensionnement de la structure de chaussée : Le dimensionnement se fait en deux étapes qui sont : . T 4. l’essai de fendage brésilien et l’essai de compression à 28 j (pour les trafics T 4 et T 3) -Déterminer le délai de maniabilité du matériau traité avec et sans ajout de retardateur de prise.

notamment : l’enchaînement des différentes phases de travail la qualité du fractionnement ou de l’ecrétage quand ces opérations sont prévues par le retraitement vérifier le niveau de la teneur en eau global et ceci a pour but : -adapter la vitesse d’avancement du train de chauffage dans le cas d’un retraitement à chaud -adapter l’apport d’eau aux conditions réelles du chantier dans le cas d’un retraitement à froid à l’émulsion de classe 1 22 . -Eventuellement l’augmentation de l’épaisseur de la couche de surface bitumineuse quand ceci est possible. a pour objectif de : -mettre au point la technique de défonçage ou de fraisage et vérifier la granularité du fraisât. 4-L’exécution des travaux 4-a : La planche d’essais La conduite d’un chantier de retraitement in situ à chaud ou à froid nécessite le recours à une planche d’essai. -appliquer le processus de retraitement et vérifier son efficacité. -vérifier l’exactitude de reconnaissance de la géométrie et de la nature de la structure en place. D’où la nécessité de travailler à plusieurs dosages lors de l’étude au laboratoire car ces études sont longues à réaliser. il sera nécessaire de reconsidérer le mode de retraitement. Les solutions à envisager sont alors les suivantes : -L’apport de matériau nécessaire pour obtenir l’épaisseur nécessaire exigée par les méthodes de dimensionnement -L’augmentation du dosage du ciment. Dans le cas ou la structure proposée s’avère insuffisante. Cette planche d’essais. Dans ce dernier cas il faut faire tenir compte du risque de l’orniérage sous fort trafic dans les zones à climat chaud. qui doit être réalisée pour tous les chantiers quelle que soit leur importance.

Vérifier la fiabilité de la méthode d’apport de liant ( hydrocarboné ou hydraulique). et de correcteur granularité dans le cas d’un retraitement in situ à froid. . étale les gravillons devant les machines de préchauffage.De machines de préchauffage pour chauffer l’enrobé en place ( en général 4 à 5 machines de 50 mètres carrés chacune ).  L’existence éventuelle d’eau infiltrée dans les vides des enrobés bitumineux et/ou niveau des interfaces décollées entre couches bitumineuses. et 2 et aussi dans le cas d’un retraitement aux liants hydrauliques.  L’épaisseur de retraitement. 23 . L’exécution des travaux se déroule de la manière suivante : -La mise en place par le gravillonneur du correcteur granulométrique éventuel.D’une machine D. Cette opération est assurée par les machines préchauffeuses. La température à atteindre est de 160°C. -Le préchauffage de la chaussée bitumineuse existante. qui dans le cas où une correction de granularité est prévue. .F qui réalise : La décohésion de l’enrobé existant. Vérifier l’efficacité du compactage.et ce au niveau de toute l’épaisseur à retraiter.La vitesse d’avancement du train de chauffage doit être réglée en fonction de :  La température de l’enrobé bitumineux existant qui dépend des conditions météo. le malaxage et la mise en œuvre du tapis d’enrobé bitumineux recyclé (rôle de finisseur).M. Vérifier la qualité de malaxage dans le cas de tous les types de retraitements. qui se présente sous forme d’un atelier composé : . La précision du matériel d’épandage de liant hydraulique et répandage d’émulsion sont également à vérifier. 4-b : Le retraitement in-situ à chaud L’exécution des travaux de retraitement à chaud se fait par un matériel spécifique de recyclage in situ.De compacteurs ( pneus et vibrants ) L’atelier peut contenir éventuellement un gravillonneur.

Cette opération se fait par la machine D. Il est recommandé de combiner les compacteurs à pneus lourds et les compacteurs vibrants. Chaque opération élémentaire peut être exécutée par un matériel spécifique.M. 24 . -La décohésion des enrobés existants après chauffage. Cependant la plupart de ces opérations spécifiques peuvent être réalisées avec un matériel unique de reconditionnement des chaussées. -Le régalage et le réglage des enrobés bitumineux traités par la poutre finisseuse intégrée.L’outil de décohésion est une fraiseuse à axe horizontal. et de ses ajouts. -La mise en place d’accotements avec tapis drainants. -Le compactage est réalisé par le matériel habituellement utilisé pour les travaux de renforcement. décohesionné. -Le malaxage de l’enrobé bitumineux ancien. Ces travaux préparatoires consistent en : -Le curage des fossés et des ouvrages de rétablissement des écoulements. -L’aération des chaussées trop humides. Cette opération permet d’assurer un bon déroulement de l’opération de retraitement par une maîtrise de la teneur en eau pendant les travaux et aussi pendant l’exploitation de la route. -L’ajout de bitume ou d’un liant régénérant et ce conformément aux conclusions de l’étude de laboratoire. Cette opération doit se faire sans désorganiser le support sous-jacent. 4-c : Le retraitement in-situ à froid à l’émulsion 4-c- : Les opérations élémentaires Une opération de retraitement in-situ à froid à l’émulsion comporte un certain nombre opérations élémentaires. Travaux préparatoires L’objectif des travaux préparatoires est d’améliorer les conditions de drainage interne et superficiel. Défonçage Cette opération a pour objectif de decohesionner l’ancienne chaussée afin de pouvoir traiter avec les engins courants. La profondeur de décohésion doit correspondre à l’épaisseur de retraitement. Le détail de ces opérations élémentaires ainsi que le matériel à utiliser sont décrits ci-après.F.

Le matériel à utiliser est le matériel agricole ou éventuellement à la main Epandage de liant Le liant hydrocarboné à base d’émulsion de bitume crée et augmente la résistance à long terme. -Le chargeur avec défonçeur -Le bouteur avec défonçeur ( dans le cas ou la couche de surface bitumineuse est peu faïencée ) En ce qui concerne le retraitement de classe 3. Correction granulaire La correction granulaire peut consister en : -L’apport de matériaux : qui a pour objectif de corriger la granularité et éventuellement les autres caractéristiques de dureté ou de propreté. cette opération est remplacée par une opération de fraisage exécutée par le matériel spécifique de reconditionnement. -L’écrêtage qui a pour objectif d’éliminer les gros éléments . Le matériel à utiliser est en général la rampe à liants. Le matériel à utiliser dans ces deux cas peut être : La niveleuse. Le matériel à utiliser est le concasseur mobile ou éventuellement le matériel agricole dans le cas de matériaux en calcaire tendres ou en encroûtements calcaires. Remise au profil Cette opération peut s’avérer nécessaire dans le cas d’apport de matériaux granulaire en surface. Le matériel à utiliser est la niveleuse ou le finisseur. Humidification Cette opération a pour objectif d’amener le matériau à sa teneur en eau optimale pour le compactage et pour assurer un mouillage suffisant des granulats traités. -L’apport de matériaux manquants : qui a pour objectif de respecter les contraintes d’épaisseur. -Le concassage qui pour objectif de réduire la granularité des matériaux de la chaussée existante.Le défonçage des chaussées souples ( sans enrobés épais ) dans des retraitements de classe 1 ou 2 se fera avec : -La niveleuse ( dans le cas où la couche de surface est en enduits superficiels ou en enrobés bitumineux très faïencé ). le répandeur gravillonneur ou le finisseur. 25 .

L’humidification : la rampe à eau à jets fins .Le malaxage en place : malaxeur à arbre horizontal. Réglage Cette opération a pour objectif d’amener la chaussée à sa cote définitive et lui donner un uni longitudinal et transversal acceptable. Le matériel à utiliser est la rampe à eau à jets fins avant le retraitement bien la pulvérisation d’eau dans le malaxeur.Le défonçage :bouteur et niveleuse . Il est à noter que la mise en place d’une couche de surface définitive en enduits superficiels ou en enrobés bitumineux doit être différée pendant 15 jours pour permettre le mûrissement du matériau retraité à l’émulsion de bitume.La réalisation de la couche de protection : matériel courant pour la réalisation de l’enduit superficiel 26 . Cette opération nécessite le recours à la niveleuse.Les travaux préparatoires pour améliorer le drainage de la chaussée .L’apport de liant : rampe de répandage de l’émulsion . Couche de protection ou couche de surface Cette couche a pour objectif : -D’éviter la dessiccation de l’assise -D’éviter l’entrée d’eau dans le matériau traité -Permet la livraison à la circulation. Le matériel à utiliser est le matériel courant pour la réalisation des couches de surface en enduit superficiel.Le réglage : niveleuse . rotobêche . Compactage Le matériel à utiliser est : -Le rouleau vibrant lourd ( M1/L>25 Kg/cm ) -Le compacteur à pneus lourd ( P > 5 t / roues ) La compacité à atteindre doit être supérieure ou égale à 95 % de la densité LCPC. 4-c- : Le matériel à utiliser Le matériel utilisé peut appartenir à l’un des trois types suivants : -Type 1( pour les retraitements de classe 1): Le matériel spécifique pour : .Le compactage : compacteurs à pneus lourds (P> 5 T) et rouleaux vibrants lourds (M1/L > 25 Kg/ cm) .

Le détail de ces opérations élémentaires ainsi que le matériel utilisable sont décrits ci-après. Cependant la plupart de ces opérations spécifiques peuvent être réalisées avec un matériel unique de reconditionnement des chaussées. -L’aération des chaussées trop humides. Ces travaux préparatoires consistent en : -Le curage des fossés et des ouvrages de rétablissement des écoulements.. Cette opération doit se faire sans désorganiser le support sous-jacent. 27 . 4-d : Le retraitement in-situ aux liants hydrauliques 4-d- : Les opérations élémentaires Une opération de retraitement in-situ aux liants hydrauliques doit être réalisée dans des conditions météo favorables. Toutes les opérations élémentaires qui concernent le matériau après épandage de liant et jusqu’au compactage doivent être réalisées dans le délai de maniabilité. Travaux préparatoires L’objectif des travaux préparatoires est d’améliorer les conditions de drainage interne et superficiel. Chaque opération élémentaire peut être exécutée par un matériel spécifique. -Type 2 ( pour les retraitements de classe 2 et 3) Le matériel moderne de reconditionnement des chaussées constitué d’un seul bloc.une opération de retraitement in-situ aux liants hydrauliques comporte un certain nombre opérations élémentaires. Il faut également assurer un arrosage continu du matériau retraité par temps sec et chaud jusqu’à la pose de l’enduit de protection. Défonçage Cette opération a pour objectif de decohesionner l’ancienne chaussée afin de pouvoir traiter avec les engins courants. -La mise en place d’accotements avec tapis drainants. Le défonçage des chaussées souples ( sans enrobés épais ) se fera avec : -La niveleuse ( dans le cas où la couche de surface est en enduits superficiels ou en enrobés bitumineux très faïencé ). Comme pour une opération de retraitement à froid à l’émulsion. En effet il est nécessaire d’éviter la mise en œuvre en temps de pluie.

Le matériel à utiliser dans ces deux cas peut être : La niveleuse. Le matériel à utiliser est la niveleuse ou le finisseur. Le matériel à utiliser est en général l’épandeur à liant. -Le concassage qui pour objectif de réduire la granularité des matériaux de la chaussée existante.5 à 2 % en poids sec du sol pour un traitement au préalable si la VB du matériau en place dépasse 2. -L’écrêtage qui a pour objectif d’éliminer les gros éléments . -Le chargeur avec défonçeur -Le bouteur avec defonçeur ( dans le cas ou la couche de surface bitumineuse est peu faïencée ) Remise au profil Cette opération peut s’avérer nécessaire dans le cas d’apport de matériaux granulaire en surface. Le matériel à utiliser est le concasseur mobile ou éventuellement le matériel agricole dans le cas de matériaux en calcaire tendres ou en encroûtements calcaires. Les liants à utiliser sont : -la chaux : à raison de 0. le répandeur gravillonneur ou le finisseur.5. Le recours à une fragmentation par passages successifs d’engins à chenilles peut être retenu. -Le ciment : à raison de 4 à 6 % ( suivant l’étude de laboratoire) Le retraitement à la chaux et le retraitement au ciment doivent être réalisés dans la même journée. Correction granulaire La correction granulaire peut consister en : -L’apport de matériaux : qui a pour objectif de corriger la granularité et éventuellement les autres caractéristiques de dureté ou de propreté. La chaux à pour objectif de floculer la fraction argileuse et diminuer la teneur en eau si nécessaire. et dans ce dernier cas la répartition des 28 . Le matériel à utiliser est le matériel agricole ou éventuellement cette opération peut se faire à la main dans le cas de chantiers de faible importance. Epandage de liant Le liant hydraulique crée et augmente la résistance à long terme. Pour les petits chantiers l’apport de liant par sacs est possible. Cette opération est rarement utilisée sauf dans le cas de matériaux tendres. -L’apport de matériaux manquants : qui a pour objectif de respecter les contraintes d’épaisseur.

Pour les trafics de classes inférieures ou égales à T4 : Toutes les classes de matériel citées ci-dessus sont utilisables. L’épandage manuel de ciment ( utilisation des sacs ) ne peut être retenu que pour les petits chantiers et sous trafic de classe inférieure ou égale à T 4. La maîtrise de la dispersion des dosages en liant au niveau du profil en long et au niveau du profil en travers est très importante pour la réussite du chantier. L’épandeur à utiliser doit être de type volumétrique ou pondéral et doit être asservi à la vitesse d’avancement. qui est appréciée par le coefficient de variation longitudinal ( CVL) -L’homogénéité transversale appréciée par le coefficient de variation transversal ( CVT) Trois classes existent pour chaque critère. La maîtrise du dosage de liant impose les critères suivants de qualification des épandeurs : -L’homogénéité longitudinale de l’épandage.sacs doit être calculée en fonction de la largeur de la chaussée. à savoir : classe 3 2 1 critère L Homogénéité longitudinale CVL  5 5 < CVL  10 10 < CVL  15 d’épandage du liant ( en %) T Homogénéité transversale CVT  10 10 < CVT  20 20 < CVT  30 d’épandage du liant ( en % ) Pour les trafics de classe T0 : utiliser le matériel de classe LT 33 Pour les trafics de classes de trafic supérieures ou égales à T3: Utiliser au moins le matériel de classe LT 22. Humidification Cette opération a pour objectif d’amener le matériau à sa teneur en eau optimale pour le compactage et pour atteindre les résistances escomptées à long terme. 29 . Le matériel à utiliser est la rampe à eau à jets fins avant le retraitement ou bien la pulvérisation d’eau dans le malaxeur. de l’épaisseur à traiter et du dosage retenu par l’étude de laboratoire.

la précision dans l’épaisseur de retraitement. Le matériel à utiliser est : Le rotobêche ou le malaxeur pulvérisateur à rotor horizontal. la possibilité d’injection d’un liquide ( eau.) Classe 3 2 1 Critère H homogénéité du homogénéisation Homogénéisation Homogénéisation mélange traité dans le sens dans l’épaisseur très limitée transversal et traitée dans l’épaisseur traitée E épaisseur de Coefficient de Coefficient de Coefficient de retraitement variation de variation de variation de l’épaisseur l’épaisseur l’épaisseur inférieur à 5 % inférieur à 5 % supérieur à 5 % avec une fonction supplémentaire P puissance du P > 70 KW/M 35 < P < 70 P< 35 KW/M rotor KW/m I injection de Possible et possible Pas de possibilité liquide asservie à la vitesse En dehors du matériel de reconditionnement qui est utilisable dans tous les cas de trafic.Malaxage Cette opération est très importante pour l’homogénéisation des matériaux retraités sur toute l’épaisseur et aussi en largeur. Le matériel doit être puissant. 30 . Lorsque le travail est réalisé par bandes jointives. La qualification des malaxeurs se fait en prenant en compte les critères suivants : l’homogénéité du mélange. etc. la puissance mobilisée. il est nécessaire de travailler par recouvrement de 20 cms au minimum.le matériel de malaxage à utiliser suivant les classes de trafic est le suivant : Pour les trafics de classe T0 : utiliser le matériel de classe HEPI 3332 Pour les trafics de classes de trafic supérieures ou égales à T3: Utiliser au moins le matériel de classe HEPI 2221 Pour les trafics de classes inférieures ou égales à T4 : Toutes les classes de matériel citées ci-dessus sont utilisables.

Ce délai de maniabilité doit être déterminé par une étude de laboratoire.Réglage Cette opération a pour objectif d’amener la chaussée à sa cote définitive et lui donner un uni longitudinal et transversal acceptable. Cette émulsion doit présenter un pH>4. -Le compacteur à pneus lourd ( P > 5 t / roues ) pour achever le compactage Les compacités à atteindre doivent être supérieures ou égales à 95% OPM. Cette opération est très délicate à réaliser dans le cas d’un retraitement au liants hydrauliques car elle doit être réalisée dans le délai de maniabilité du matériau retraité. Il est aussi nécessaire de procéder à un gravillonnage juste après application du produit de cure. Le matériel à utiliser est le matériel courant pour la réalisation des couches de surface en enduit superficiel. Couche de protection ou couche de surface Cette couche a pour objectif : -D’éviter la dessiccation de l’assise -D’éviter l’entrée d’eau dans le matériau traité -Permet la livraison à la circulation. dosée à 1 Kg/mètre carré. Cette couche de protection doit être réalisée immédiatement avec un produit de cure après achèvement des travaux de la journée. Cette opération de réglage doit être réalisée après un premier compactage partiel ( 70 % de l’énergie de compactage). Les matériaux en excès qui font l’objet de décapage doivent être évacués et ne doivent pas être réutilisés pour boucher les trous. Le matériel à utiliser est la niveleuse ou la raboteuse. Le nombre de passes de chaque compacteur sont à déterminer au niveau de la planche d’essais qui doit être systématiquement réalisée en début de chantier. Le matériel à utiliser est : -Le rouleau vibrant lourd ( M1/L>25 Kg/cm ) pour un premier compactage à raison de 4 à 10 passes. L’opération de compactage doit être obligatoirement achevée dans le délai de maniabilité autorisé par le ciment utilisé. 31 . Le produit de cure à utiliser est une émulsion de bitume cationique à 65% de bitume. Compactage Cette opération doit être réalisée immédiatement après l’opération de malaxage. En général ce délai ne dépasse pas les 4 heures.

propreté et dureté ) et au niveau du liant régénérant ( viscosité ) . 4-d. -Type 2 pour les classes de trafic moyen à fort ( T5 –T4 –T3 –T2 –T1 – T0) : Le matériel spécifique pour l’épandage et le malaxage en place ( épandeurs.Analyse granulométrique et Extraction de liant ( tous les 500 Tonnes recyclées) 32 . liant régénérant d’ajout ) -La qualité du produit recyclé à chaud -La qualité de compactage Qualité des matériaux d’ajout : Le contrôle est à réaliser au niveau des granulats d’apport ( tous les 1000 mètres cubes une identification complète : Granularité.: Le matériel Le matériel utilisé peut appartenir à l’un des trois types suivants : -Type 1 pour les chaussées à faible trafic (T5 –T4 –T3) : Le matériel d’origine agricole ( charrues à disques. il est recommandé de travailler avec le matériel spécifique de reconditionnement des chaussées qui permet. Il est à noter que pour un trafic de classe T0. La classe de chaque matériel doit être adaptée à la classe de trafic et ce conformément à ce qui a été présenté ci-dessus.Le contrôle des travaux 5-a : Le retraitement in-situ à chaud Le contrôle concerne : -La qualité des matériaux d’ajout ( granulats d’apport. pulvimixers). en plus d’une maîtrise de l’épandage et du malaxage. 5.T0 et plus) Le matériel moderne de reconditionnement des chaussées ( Type ARC par exemple) constitué d’un seul bloc. rotobêches). Qualité du produit recyclé à chaud : Le contrôle est réalisé suivant les cadences suivantes : . -Type 3 recommandé pour les trafics forts (T1.

La détermination des Limites d’Atterberg. et la seconde réalisée au niveau des mêmes points que la première Le taux de compactage en chaque point doit être supérieur à celui obtenu lors de la première campagne. La mesure de la teneur en eau. Micro-deval humide ) . . . Ce contrôle est à réaliser tous les 5000 mètres carrés et consistera en : Une analyse granulométrique. Une première population réalisée avant traitement in-situ. . VB ) La dureté ( Los Angeles.Essai Marshall avec mesure de stabilité et fluage ( tous les 500 T) . Ce contrôle est réalisé tous les 5000 mètres carrés.Essai Duriez avec mesure des résistances à la compression avant et après immersion ( tous les 1000 T ) Qualité du produit en place: -Température du produit recyclé ( une mesure à faire derrière la machine de reconditionnement au moins une fois toutes les heures ) -Profondeur de recyclage pour s’assurer de l’épaisseur recyclée ( même cadence que pour la mesure de la température ) Contrôle de compactage : Par exécution d’une campagne de carottage comme pour les matériaux bitumineux classiques.Le dosage du liant : Il a pour objectif de contrôler la régularité du répandage de l’émulsion de bitume et le respect des dosages retenus par l’étude de laboratoire. 5-b : Le retraitement in-situ à froid à l’émulsion 5-b- : Cas des traitements de classe 1 et 2 : Les paramètres à contrôler sont : .. 33 . ES. par la méthode dite « à la bâche ». Le jugement de la qualité de compactage se fait par comparaison de deux populations de carottes.Pénétration du liant récupéré après extraction.La qualité du matériau correcteur : A raison d’une identification tous les 1000 mètres cubes et consistera en : Une analyse granulométrique La mesure de la propreté ( IP.La qualité du matériau à traiter : Pour éventuellement réadapter le traitement.

5 à 4.5 % ) Compacité Duriez LCPC ( >85 % ) Résistance à la compression simple à 15 j et 18 °C à sec ( > 30 bars ) Rapport immersion-compression ( après 8 j de cure à sec et 7 j d’immersion ) ( Rh/Rs : > 0.L’épaisseur du malaxage : Par mesure de la profondeur de traitement derrière la machine de reconditionnement ou le malaxeur. Ce contrôle est à réaliser toutes les 1000 Tonnes. ES.La qualité du compactage : Par exécution d’une campagne de mesure de densités après une période de mûrissement de 15 jours au minimum. . Dosage en liant résiduel total ( 3. . La compacité à atteindre doit être supérieure ou égale à 100 % de la densité Duriez LCPC pour 95 % des points de mesure. 5-b- : Cas des traitements de classe 3 : Le contrôle concerne les points suivants : .La qualité et le dosage du produit de cure : Le dosage est déterminé par la méthode « à la bâche » à raison d’une mesure tous les 5000 mètres carrés.La qualité du matériau après traitement à l’émulsion : Les paramètres à contrôler concernent le dosage en liant résiduel. les caractéristiques mécaniques DURIEZ du matériau traité. VB ) La dureté ( Los Angeles. .La qualité du matériau correcteur éventuel : A raison d’une identification tous les 1000 mètres cubes et consistera en : Une analyse granulométrique La mesure de la propreté ( IP.55 ) . Micro-deval humide ) 34 . Cette mesure est réalisée tous les 1000 mètres carrés.

Cette mesure est réalisée tous les 1000 mètres carrés. . Ce contrôle est à réaliser tous les 5000 mètres carrés et consistera en : Une analyse granulométrique.La qualité du compactage : Par exécution d’une campagne de carottage après une période de mûrissement de 15 jours au minimum.65 ) .La qualité du matériau à traiter : Pour éventuellement réadapter le traitement.L’épaisseur du traitement : Par mesure de la profondeur de traitement derrière la machine de reconditionnement. Micro-deval humide ) 35 . La mesure de la teneur en eau. La détermination des Limites d’Atterberg. du fraisât < 25 mm. .  Granularité du Fraisât : (D max. Aucune densité ne doit être inférieure à 95 % LCPC 5-c : Le retraitement in-situ à froid aux liants hydrauliques Les paramètres à contrôler sont : . . Le dosage est déterminé par la méthode dite à la bâche.La qualité du matériau pendant et après traitement à l’émulsion : à raison d’un contrôle tous les 1000 Tonnes.) Dosage en liant résiduel total par essai d’extraction (5 à 7%) Essai Duriez -Compacité Duriez ( 88 à 93 % ) -Résistance à la compression simple à 14 j et 18 °C ( > 50 bars ) -Rapport immersion-compression après 7 j de cure et 7 j d’immersion ( > 0.La qualité du matériau correcteur : A raison d’une identification tous les 1000 mètres cubes et consistera en : Une analyse granulométrique La mesure de la propreté ( IP. VB ) La dureté ( Los Angeles. La compacité à atteindre doit être supérieure ou égale à 100 % de la densité Duriez LCPC pour 95 % des points de mesure.La qualité et le dosage du produit de cure : Le dosage est contrôlé à raison d’un essai tous les 5000 mètres carrés. ES. .

Le recouvrement doit être supérieur ou égal à 20 cms. . 36 . La mesure du dosage est à effectuer tous les 5000 mètres carrés..Le recouvrement des bandes : Par jugement visuel.L’épaisseur du malaxage : Par mesure de la profondeur de traitement derrière la machine de reconditionnement ou le malaxeur. . .La qualité et le dosage du produit de cure : Le dosage est déterminé par la méthode « à la bâche ». Le jugement sera réalisé de façon visuelle en fonction de la couleur du mélange liant/granulats.Le dosage du liant : Il a pour objectif de contrôler la régularité de l’épandage et le respect des dosages retenus par l’étude de laboratoire. . Cette teneur en eau doit être comprise entre W opt-1 et Wopt. . par la méthode dite « à la bâche ». Cette mesure est réalisée tous les 1000 mètres carrés. La compacité à atteindre doit être supérieure ou égale à 95% OPM. .L’homogénéité du mélange traité dans l’épaisseur de la couche : Doit être réalisée tous les 1000 mètres carrés. Ce contrôle est réalisé tous les 5000 mètres carrés.La qualité du compactage : Par mesures de densités dans le délai de maniabilité à raison d’une mesure tous les 1000 mètres carrés.Les teneurs en eau : Par mesure de la teneur en eau du mélange granulats/ciment tous les 1000 mètres carrés avec au moins trois mesures par jour.