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C’est en novembre 2016 que partout en Amérique, le monde politique, mais aussi social

fut secoué. Une femme, Madame Hillary Clinton, avait de grandes chances, mais surtout
la possibilité de briser le fameux plafond de verre. Ceci étant dit, la déception frappa au
sein de la population mondiale. Encore une fois, une femme devait s’incliner devant un
adversaire masculin.

La place des femmes, peu importe le milieu, n’est pas acquise.

Je suis d’avis qu’il est plus que temps que les préjugés et les mauvaises perceptions des
femmes en ce qui a trait à leur implication dans le milieu politique disparaissent. Je crois
fermement que nous avons tout en notre pouvoir pour faire ce que la majorité ne nous pense
pas capables.

Le milieu de la politique est accessible autant aux hommes qu’aux femmes c’est vrai. Il
serait faux de dire qu’il est impossible d’y accéder si nous sommes du sexe féminin.
Plusieurs femmes agissent d’ailleurs actuellement dans ce milieu, je vous l’accorde. Depuis
Simone Veil, l’idée est devenue de plus en plus réaliste qu’un jour, les femmes pourraient
avoir autant de chance que les hommes de réussir dans ce domaine. Ceci dit, l’enjeu se
résume par la difficulté qui est différente selon le sexe. Il est encore très difficile de changer
la perception du grand public à mon avis.

En Amérique, les femmes ont des droits qui sont exceptionnels si on les compare à d’autres
pays, certes. Les femmes votent et sont élues depuis longtemps maintenant.

Justin Trudeau forma même en 2015 le premier cabinet totalement paritaire de l’histoire
du Canada. Cette réalisation est encourageante, mais ce n’est pas une raison pour arrêter le
combat. Celui-ci se doit de continuer.

Dans son livre 100 questions sur les femmes et la politique, Manon Tremblay, politologue
réputée de l’Université d’Ottawa explique que : « ce sont les partis politiques qui
détiennent la solution à la sous-représentation des femmes dans les Parlements, car
l’électorat n’est pas sexiste».

Aujourd’hui je lance donc un appel aux différents intervenants impliqués dans cet enjeu.
Les électeurs qui peuvent être sceptiques quant aux capacités des femmes de pouvoir bien
réussir dans ce domaine. Les partis politiques qui ne veulent pas prendre de chance de
perdre. Et finalement les médias qui jouent un rôle extrêmement important puisqu’ils
peuvent possiblement influencer le public.

Je leur demande d’évaluer les valeurs associées à chacun des points de vue de cet enjeu et
insiste sur le fait que plusieurs solutions se doivent d’être envisagées.

Aujourd’hui, le monde a besoin d’encore plus de femmes au pouvoir. Il est faux qu’elles
n’ont pas les capacités d’y arriver. L’histoire l’a démontré : la femme a la force et la
fougue nécessaires pour faire ce qu’elle désire. Selon moi, il n’est qu’une question de
temps avant que le plafond de verre se brise. Cet enjeu est un défi non seulement pour les
femmes, mais pour tout le monde qui désire réussir dans un domaine où l’on le croit
impossible. Comme la dit Harriet Tubman, il suffit de continuer d’avancer :
« Si tu es fatigué, continue d’avancer.
Si tu as peur, continue d’avancer.
Si tu as faim, continue d’avancer.
Si tu veux goûter à la liberté, continue d’avancer. »

Camille Dubois-Faubert