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SCHIZOPHRENIE 6-Parmi les délires suivants, lequel possède une

organisation en "secteur" ?
1-Parmi les propositions suivantes, indiquez A - Paraphrénie
celle qui caractérise la schizophrénie : B - Psychose
A - Des conduites agressives antisociales et la C - Hébéphréno-catatonie
dangerosité D - Délire passionnel
B - Le syndrome dissociatif E - Etat maniaque
C - L'angoisse de castration Bonne(s) réponse(s) : D
D - L'existence d'une phobie spécifique Le délire passionnel est un délire paranoïaque,
E - Une névrose bénigne donc, "en secteur" ce qui s'oppose à A et C
Bonne(s) réponse(s) : B (forme clinique de schizophrénie), qui présente
C'est un des pôles cliniques des schizophrénies. une organisation en "Réseau".

2-Le syndrome de Cotard peut se rencontrer 7-Le traitement au long cours d'un état
dans : schizophrénique par les neuroleptiques peut
A- La paranoïa engendrer, comme effet(s) indésirable(s) :
B - La schizophrénie A - Syndromes extrapyramidaux
C - La mélancolie B - Dyskinésies tardives
D - La névrose obsessionnelle C - Galactorrhée
E - La psychopathie D - Hypertension artérielle
Bonne(s) réponse(s) : C E - Prise de poids
Idées délirantes de négation d'organes, Bonne(s) réponse(s) : A B C E
d'immortalité et d'incurabilité. (Q.C.M. difficile, A - Surtout pour les neuroleptiques
car peut se rencontrer plus rarement dans désinhibiteurs. Les syndromes extrapyramidaux
certaines schizophrénies). apparaissent à n'importe quel moment dans la
cure.
3-Le rationalisme morbide : B - Rabbit syndrome.
A - Est dû au désir de convaincre du C - Par désinhibition hypothalamique.
paranoïaque D - Fréquente.
B - Est un trait de personnalité obsessionnelle
C - Peut se voir dans tous les types de névrose 8-Quelle est l'affirmation inexacte ?
D - Est un signe de schizophrénie A - L'onirisme comporte essentiellement des
E - Aucune des propositions précédentes n'est hallucinations visuelles
exacte B - Dans la psychose hallucinatoire chronique, il
Bonne(s) réponse(s) : D y a des hallucinations auditives
Fait partie des troubles de la pensée. Pensée C - L'obsession est une hallucination
froide, pseudologique. D - Les hallucinations psychiques réalisent
souvent un syndrome d'influence
4-La paraphrénie est : E - Dans la schizophrénie paranoïde, le
A - Un délire imaginatif syndrome délirant peut être fait
B - Une forme de mélancolie d'hallucinations, d'illusions, d'interprétations
C - Un délire interprétatif Bonne(s) réponse(s) : C
D - Une forme clinique d'une démence sénile Bien sur que non. Cf question [21].
E - Une maladie mentale qui ne bouleverse pas
la vie quotidienne du patient 9-Parmi les symptômes suivants quel est celui
Bonne(s) réponse(s) : A E qui est caractéristique de la schizophrénie ?
A - Oui, à thème de merveilleux. A - Auto-accusation
D - Atteint le sujet âgé, mais différent de la B - Discordance
démence sénile. C - Angoisse
E - Est extraordinairement vrai, il n'y a pas D - Labilité affective
d'évolution déficitaire. E - Logorrhée
Bonne(s) réponse(s) : B
5-Parmi les signes cliniques suivants, lequel est C'est le signe...
le plus évocateur d'une psychose
schizophrénique ? 10-Quel est le mécanisme psychique conscient
A - Délire dominant qui caractérise la formation du délire
B - Hallucination paranoïaque ?
C - Discordance 1 - Imagination
D - Flou de la pensée 2 - Hallucination
E - Confusion mentale 3 - Illusion
Bonne(s) réponse(s) : C 4 - Interprétation
On demande le plus évocateur. Compléments corrects : 1,2,3=A 1,3=B 2,4=C
A B et D - Sont bien sûr présents, mais C est 4=D 1,2,3,4=E
spécifique de la schizophrénie. Bonne(s) réponse(s) : D
1- Concerne les paraphrénies en particulier.
2 - N'est jamais présent dans le délire A- La modification de la personnalité est
paranoïaque. toujours brutale
3 - N'est pas un élément de délire. B - Toutes les dimensions de la personnalité
sont atteintes
11-La discordance schizophrénique se C - Le sentiment de l'unité interne de la
caractérise par les éléments suivants sauf un : personnalité a disparu
A - l'impénétrabilité D - Les capacités d'adaptation sont souvent
B - l'histrionisme altérées
C - la bizarrerie E - Le délire et la discordance sont exclusifs l'un
D - le repli négativiste de l'autre
E - l'apragmatisme Bonne(s) réponse(s) : B C D
Bonne(s) réponse(s) : B Le début est rarement brutal, souvent insidieux,
Trait hystérique. il peut être aigu (bouffée délirante polymorphe)
mais pas toujours.
12-Indiquez parmi les cinq affections E - Est totalement faux: la "triade"
psychiatriques suivantes. celle ou celles où le schizophrénique étant: dissociation, autisme,
geste suicidaire constitue une éventualité délire.
fréquente :
A - déséquilibre psychique (ou psychopathie) 17-Le délire paranoïaque de revendication se
B - psychoses paranoïaques manifeste par :
C - psychoses schizophréniques A - une tendance processive
D - dépression mélancolique B - un mécanisme généralement hallucinatoire
E - névrose obsessionnelle C - des interprétations délirantes
Bonne(s) réponse(s) : A C D E D - un risque de passage à l'acte agressif
La psychose paranoïaque représente un danger E - une baisse de niveau intellectuel
pour les autres. Bonne(s) réponse(s) : A C D
A - Est évident.
13-L'illusion délirante d'être aimé constitue un B - Fait partie de la psychose hallucinatoire
syndrome psychiatrique. Lequel ? chronique.
A- La nymphomanie D - C'est le danger de cette pathologie : geste,
B - La jalousie délirante hétéro puis auto agressif.
C - La paraphilie
D - L'érotomanie 18-La symptomatologie de la schizophrénie
E - La paraphrénie comporte :
Bonne(s) réponse(s) : D A - autisme
Sans commentaire. B - pensée logique
C - pensée hermétique
14-Quelle est la fréquence minimale estimée de D - ambivalence
la schizophrénie au sein de la population (taux E - psycho-rigidité
de prévalence) ? Bonne(s) réponse(s) : A C D
A - 1 pour 10 000 E - Fait partie de la lignée paranoïaque.
B - 1 pour 1 000 C D - Font partie de la dissociation.
C - 0,5 pour 100 A - Est un des pôles de la schizophrénie.
D - 1 pour 100
E - 5 pour 100 19-La personnalité paranoïaque se caractérise
Bonne(s) réponse(s) : D par l'association des critères suivants :
Sans commentaire. A - discordance - dépersonnalisation
B - rigidité - fausseté de jugement
15-Pour un schizophrène non traité, quel est ou C - dépersonnalisation - rigidité
quels sont le ou les symptômes qui font partie D - fausseté de jugement - discordance
du tableau clinique classique ? E - rigidité - discordance
A - discordance Bonne(s) réponse(s) : B
B - syndrome parkinsonien A - Personnalité schizophrénique.
C - troubles de la mémoire des faits anciens C D E - Sont des melting pots des pathologies
D - l'ambivalence paranoïaques et schizophréniques.
E - les troubles du cours de la pensée
Bonne(s) réponse(s) : A D E 20-La catatonie est caractérisée par :
B - Car on dit non traité. A - Négativisme
C - Autre problème. B - Hypochondrie
A D E - Font partie du syndrome C - Léthargie
schizophrénique. D - Stupeur
E - Catalepsie
16-Parmi ces propositions concernant la Bonne(s) réponse(s) : A E
schizophrénie, indiquez laquelle ou lesquelles A - Du "petit au grand", du refus de la main
sont exactes : tendue, à l'opposition.
D - Fait partie d'autres syndromes.
25-Tous les symptômes suivants peuvent se
21-La dissociation du fonctionnement mental du rencontrer dans la schizophrénie. Néanmoins
schizophrène se manifeste par des symptômes parmi ceux qui sont énumérés ci-dessous, l'un
constants. Parmi les termes suivants, quel est d'entre eux est particulièrement évocateur de
celui qui ne renvoie pas à un de ces symptômes ce diagnostic. Lequel ?
? A - Agoraphobie
A - Ambivalence B - Claustrophobie
B - Détachement C - Phobie d'impulsion
C - Impénétrabilité D - Phobie des microbes
D - Euphorie E - Dysmorphophobie
E - Bizarrerie Bonne(s) réponse(s) : E
Bonne(s) réponse(s) : D C'est une phobie limite.
C'est un des troubles thymiques concernant Conviction et peur d'être laid ou dysmorphique
entre autres la manie. (asymétrique...).
A B C E. - Sont des signes de dissociation. A B - Sont caractéristiques de la névrose
phobique.
22-Un comportement marqué par le maniérisme C D Sont des obsessions phobiques volontiers
et des rires immotivés, vous fait penser à quelle rencontrées dans la névrose obsessionnelle.
affection mentale parmi les suivantes :
A - mélancolie 26-On reconnaît dans certaines maladies
B - névrose obsessionnelle mentales une influence génétique.
C - schizophrénie Indiquer, parmi les affections suivantes, celle(s)
D - délire paraphrénique ou cette influence est la plus couramment
E - délire paranoïaque admise :
Bonne(s) réponse(s) : C A - Hystérie
Le maniérisme et les rires immotivés font partie B - Psychose maniaco-dépressive
de la bizarrerie. C - Paraphrénie
La névrose obsessionnelle peut quelquefois D - Schizophrénie
donner le change pour le maniérisme E - Psychoses puerpérales
scrupulosité, méticulosité mais jamais de rires Bonne(s) réponse(s) : B D
immotivés. Dans les P.M.D. c'est admis depuis longtemps,
on ne connaît pas le mode de transmission.
23-Quel(s) trait(s) fait (font) partie de la Mais récurrence de 20% dans la forme bipolaire
personnalité paranoïaque ? en cas d'un antécédent familial.
A - Timidité Ce taux est plus faible dans la forme unipolaire.
B - Angoisse D - Il faut tout de même l'admettre.
C - Tendance à l'évitement
D - Mégalomanie 27-Les hallucinations sont observées :
E - Suggestibilité A - Dans la dépression réactionnelle
Bonne(s) réponse(s) : D B - Dans les syndromes confusionnels
Evident. C - Dans la névrose phobique
Aucune hésitation n'est possible "par D - Dans la schizophrénie paranoïde
surestimation du Moi". E - Dans le délire paranoïaque
Bonne(s) réponse(s) : D
24-Parmi les troubles suivants du cours et du B - Non, on observe un onirisme ce qui est
contenu de la pensée, le(s)quel(s) est (sont) différent.
considéré(s) comme caractéristique(s) de la D - Bien sûr, dans le délire paranoïde
schizophrénie : E - Non.
A - l'enchaînement très rapide des idées. avec
jeux de mots, associations diverses 28-Le syndrome d'automatisme mental de De
B - l'envahissement de l'intellect par une idée Clérambault appartient au registre des
prévalente psychoses chroniques. Indiquer parmi les
C - la suspension du discours en apparence affections suivantes le cas où il peut se
immotivée, sans angoisse, sans émotion rencontrer :
apparente. A - Erotomanie
D - l'obligation mentale de répéter des séries de B - Schizophrénie
mots C - Névrose obsessionnelle
E - le ralentissement et l'appauvrissement de la D - Paranoïa
pensée E - Délire chronique interprétatif
Bonne(s) réponse(s) : C Bonne(s) réponse(s) : B
A - Manie. Il y est particulièrement fréquent dans la forme
D - Palilalie. paranoïde. On peut le retrouver dans d'autres
E - Débilité. psychoses hallucinatoires.
C - Définit le barrage.
29-Le traitement au long cours d'un état - délire en secteur suivant qu'il envahit ou non
schizophrénique par les neuroleptiques peut tous les champs de la personnalité.
engendrer comme effet(s) indésirable(s) :
A - Syndrome de passivité indifférence 35-La catalepsie est un symptôme rencontré
B - Dyskinésies tardives dans :
C - Galactorrhée A- Les psychoses paranoïaques
D - Syndrome polyuro-polydypsique B - La psychopathie
E - Prise de poids C - La névrose obsessionnelle
Bonne(s) réponse(s) : A B C D E D - La schizophrénie hébéphréno-catatonique
Cf : effets indésirables des neuroleptiques. E - La paraphrénie
Bonne(s) réponse(s) : D
30-Le rationalisme morbide : Sans hésitation possible, on peut aussi la
A - Est du au désir de convaincre du rencontrer dans certaines formes de
paranoïaque mélancolie.
B - Est un trait de personnalité obsessionnelle
C - Est un signe de psychasthénie 36-Une femme de 46 ans, sans antécédents
D - Est un signe de schizophrénie notables en dehors d'une certaine
E - S'observe chez les inventeurs délirants susceptibilité, se plaint d'entendre des voix
Bonne(s) réponse(s) : D menaçantes venues du plafond, on lui envoie
Fait partie des troubles de la pensée du des ondes, on devine sa pensée. Elle a d'ailleurs
syndrome dissociatif de la schizophrénie. porté plainte au commissariat. L'examen
clinique est normal.
31-La paraphrénie est : Quel est le diagnostic à évoquer ?
A - Un délire imaginatif A - Délire d'interprétation de structure
B - Une forme de mélancolie paranoïaque
C - Un délire interprétatif B - Paranoïa sensitive
D - Une forme d'arriération mentale C - Paraphrénie
E - Une maladie mentale compatible avec une D - Psychose hallucinatoire chronique
adaptation à la réalité E - Schizophrénie dysthymique
Bonne(s) réponse(s) : A E Bonne(s) réponse(s) : D
Q.C.M. difficile : c'est une pathologie rare. Il faut A. Non, pas d'hallucinations.
le savoir. B. Idem.
C. Non, le délire est très paranoïde.
32-Des accès délirants peuvent survenir dans : D. C'est le tableau classique.
A- La psychose maniaco-dépressive E. Rien à voir.
B - L alcoolisme chronique
C - Les schizophrénies 37-Parmi les délires suivants, lequel possède
D - Les toxicomanies une organisation en "secteur" ?
E - La paranoïa A - Paraphrénie
Bonne(s) réponse(s) : A B C D E B - Psychose hallucinatoire chronique
A - Oui, manies ou mélancolies délirantes. C - Schizophrénie paranoïde
B - Oui, le D.T. D - Délire passionnel
D - Oui, les psychopharmacodoses. E - Délire chronique d'interprétation
Bonne(s) réponse(s) : D
33-Parmi les signes cliniques, indiquez lequel On oppose délire en réseau et délire en secteur,
(ou lesquels) est (sont) rencontré(s) dans la suivant qu'il envahit ou non les différents
schizophrénie ? champs de la personnalité.
A - expérience délirante d'étrangeté
B - syndrome de dépersonnalisation 38-Parmi les propositions suivantes,
C - thèmes délirants d'influence laquelle(lesquelles) caractérise(nt) un délire
D - affectivité inadaptée, paradoxale paranoïaque passionnel ?
E - actes impulsifs A - L'âge de début à l'adolescence
Bonne(s) réponse(s) : A B C D E B - La coexistence de troubles thymiques de
Sans commentaire. type dépressif
C - La cohérence du délire
34-Parmi les délires suivants, quel est celui qui D - Le mécanisme interprétatif prédominant
a une organisation en secteur ? E - La bonne réponse aux traitements
A - Schizophrénie paranoïde évolutive neuroleptiques
B - Bouffée délirante aiguë Bonne(s) réponse(s) : C D
C - Psychose hallucinatoire chronique A. Non, le délire paranoïaque est d'apparition
D - Délire chronique interprétatif plus tardive ce qui le différencie du délire
E - Délire paranoïaque passionnel schizophrénique.
Bonne(s) réponse(s) : E B. Non, les éléments thymiques existent dans la
Par définition on oppose : paranoïa sensitive.
- délire en réseau C. Par définition ; délire systématisé.
D. Oui, cf : cours.
E. Non ; très mauvaise réponse et c'est un des 43-Parmi les propositions suivantes, laquelle ou
grands problèmes thérapeutiques. lesquelles caractérise(nt) un délire paranoïde :
A - C'est un délire logique
39-Devant un tableau délirant évoluant depuis B - C'est un délire d'indignité
plusieurs années, quel est ou quels sont les C - Le mécanisme prédominant est interprétatif
éléments qui oriente (nt) vers un diagnostic de D - C'est un délire peu organisé, difficilement
schizophrénie ? compréhensible
A - Début avant 30 ans E - Le mécanisme prédominant est imaginatif
B - Existence de signes dissociatifs Bonne(s) réponse(s) : D
C - Thématique persécutive A. Non c'est le contraire.
D - Cohérence du délire B. Rien à voir.
E - Mécanisme imaginatif du délire C. Bien sûr que non, c'est le cas du délire
Bonne(s) réponse(s) : A B paranoïaque.
A. Est discutable maintenant, mais reste D. Par définition.
classique à l'internat. E. Non prédominant, il peut être hallucinatoire
B. Par définition. par exemple....
C et D. Concernent la paranoïa.
E. Concerne plutôt la paraphrénie mais reste 44-L'inertie psychomotrice s'accompagnant
discutable. d'attitudes cataleptiques et de retrait
négativiste se rencontre au cours d'une ou des
40-La dysmorphophobie au sens strict du terme affections suivantes :
se rencontre dans plusieurs des états ou A - Stupeur hystérique
affections mentales suivantes. Laquelle ou B - Mélancolie stuporeuse
lesquelles ? C - Dépression névrotique
A - Schizophrénie à forme paranoïde D - Catatonie schizophrénique
B - Anorexie mentale E - Intoxication aux opiacés
C - Névrose obsessionnelle Bonne(s) réponse(s) : D
D - Hystérie Mais QCM très discutable car (B) est vraie aussi
E - Crise d'identité de l'adolescence mais moins fréquent.
Bonne(s) réponse(s) : A
Elle est quasi caractéristique de la 45-Une psychose du type schizophrénique est
schizophrénie dans toutes ses formes cliniques. caractérisée par :
A - Bizarrerie
41-Indiquez parmi les hypothèses suivantes la B - Délire structuré
ou les modalités évolutives possibles d'une C - Autisme
bouffée délirante polymorphe, chez un garçon D - Rationalisme morbide
de 20 ans au cours des 5 années suivant l'accès E - Parasitisme mimique
: Bonne(s) réponse(s) : A C D E
A - Guérison Cf. Cours de psychiatrie.
B - Schizophrénie héphrénique B. Est évidemment faux.
C - Psychose maniaco-dépressive
D - Paraphrénie 46-Le syndrome de Cotard peut se rencontrer
E - Schizophrénie paranoïde dans :
Bonne(s) réponse(s) : A B C E A- La paranoïa
Seule la paraphrénie, d'apparition beaucoup B - La schizophrénie
plus tardive et rare, est exclue des modalités C - La mélancolie
évolutives. D - La névrose obsessionnelle
E - La psychose hallucinatoire chronique
42-Un délire paranoïaque de type passionnel se Bonne(s) réponse(s) : C
caractérise par : Syndrome de Cotard : thèmes de négation
A - Sa construction logique et cohérente d'organes avec parfois des idées de damnation
B - Un vécu dépressif permanent et d'immortalité.
C - La prédominance des mécanismes
interprétatifs 47-Parmi les propositions suivantes
D - Son évolution à long terme vers une caractérisant la schizophrénie dysthymique,
démence indiquez celle(s) qui est (sont) exacte(s) :
E - Sa dangerosité pour autrui A - Son évolution est intermittente
Bonne(s) réponse(s) : A B C D E B - Entre les poussées évolutives, la rémission
A. Délire systématisé. est totale
B. Non quasiment jamais. C - Les poussées comportent des troubles
C. par définition. délirants associés à des troubles de l'humeur
D. Non, contrairement à l'évolution déficitaire D - L'évolution est progressivement déficitaire
des schizophrénies. E - Le lithium peut avoir un rôle préventif des
E. Bien sûr ; c'est le problème médico-légal. Le rechutes
plus grave en psychiatrie. Bonne(s) réponse(s) : A C E
La tendance actuelle est de rattacher la plupart 52-Le rationalisme morbide, évoque une
des cas de schizophrénies dysthymiques à des affection mentale. Laquelle ?
formes délirantes périodiques de la psychose A - Névrose obsessionnelle
maniaco-dépressive. B - Crise d'originalité de l'adolescence
C - Délire paranoïaque
48-Dans la plupart des cas, les schizophrénies D - Paraphrénie
débutent : E - Schizophrénie
A - Dans la petite enfance Bonne(s) réponse(s) : E
B - Après cinquante ans Activité psychique qui consiste à fixer son
C - Entre 15 et 30 ans attention et à exercer ses raisonnements sur
D - Dans la période pré-pubertaire des contenus exclusivement abstraits,
E - A la phase de latence du développement illogiques, ou autistiques sans référence à des
affectif situations concrètes ("dépense à vide"). Réf. :
Bonne(s) réponse(s) : C J.D GUELFI Psychiatrie de l'Adulte, Ellipses.
C - Donnée classique.
53-Parmi les signes suivants, lesquels sont-ils
49-Au cours du traitement d'une schizophrénie, typiques de la dissociation schizophrénique ?
les phénomènes dyskinétiques bucco-linguo- A - Bizarrerie
faciaux s'observent avec : B - Détachement
A- Les faibles doses d'halopéridol (Haldol) C - Ambivalence affective
B - Les fortes doses d'halopéridol (Haldol) D - Instabilité de l'humeur
C - Les fortes doses de diazépam (Valium) E - Délire d'influence
D - Les fortes doses d'imipramine (Tofranil) Bonne(s) réponse(s) : A C
E - Les faibles doses de fluphénazine (Moditen) Discordance = syndrome dissociatif. "Désordre
Bonne(s) réponse(s) : A B E des phénomènes psychiques qui ont perdu leur
Tous les neuroleptiques, quelle que soit la dose cohésion interne".
administrée, peuvent entraîner des dyskinésies
aiguës ou tardives. 54-Les hallucinations psychosensorielles :
C, D - Les benzodiazépines et antidépresseurs A - Ont tous les caractères d'une perception
tricycliques ne donnent pas ce type d'effets vraie
secondaires. B - Affectent exclusivement la sphère auditive
C - Sont habituels dans les états dépressifs
50-Comment appelle-t-on la forme clinique de névrotiques
schizophrénie caractérisée par la présence de D - Sont pathognomoniques des psychoses
comportements psychopathiques ? hallucinatoires chroniques
A - Héboïdophrénie E - Ne s'accompagnent pas de syndrome
B - Schizophrénie dysthymique confusionnel
C - Schizophrénie paranoïde Bonne(s) réponse(s) : A
D - Hébéphrénie A - Hallucinations : perception sans objet.
E - Schizophrénie simple Caractérisées par leur sensorialité, leur
Bonne(s) réponse(s) : A spécialité.
B - Etat associant des symptômes thymiques, D - Se voient dans les bouffées délirantes
associatifs et délirants, évoluants par poussées aigues, la schizophrénie ponchoïde, les états
aiguës, récurrentes, sans déficit marqué dans confuso-oniriques et la psychose hallucinatoire
l'intervalle des épisodes. chronique.
C - Forme la plus fréquente et la plus E - Peuvent faire partie d'un état confuso-
productive. onirique.
D - Forme dominée par la dissociation, la
discordance, l'indifférence et l'apragmatisme, 55-Les schizophrénies débutent
1/5 des schizophrénies. habituellement :
A - Avant la puberté
51-Les différentes formes cliniques de B - Entre la puberté et la trentaine
schizophrénie ont en commun : C - Entre 40 et 50 ans
A- Le délire paranoïde D - Après la cinquantaine
B - La catalepsie E - A tout âge
C - La manie atypique Bonne(s) réponse(s) : B
D - La dissociation Dans 75 % des cas, se révèle entre 15 et 35
E - La schizophasie ans.
Bonne(s) réponse(s) : D
La dissociation psychique est considérée 56-La dysmorphophobie peut se rencontrer :
comme le trouble fondamental. Elle désigne la A - Dans la paranoïa
perte d'unité de la personnalité de sujet et se B - Dans la névrose phobique
traduit dans la pensée, l'affectivité et le C - Dans la psychose hallucinatoire chronique
comportement. D - Dans la névrose obsessionnelle
E - Dans la schizophrénie
Bonne(s) réponse(s) : D E
- Dysmorphophobie : idée prévalente avec D - Discordance = caractérise l'ensemble du
certitude inébranlable (pas une véritable syndrome schizophrénique.
phobie). Crainte obsédante d'être laid, d'avoir le
corps ou un organe disgracieux, voire rebutant. 61-On peut décrire plusieurs formes cliniques
- Chez l'adolescent (souvent avec structure de la schizophrénie :
obsessionnelle) et chez le schizophrène A - Emotive
(certains auteurs réservent le terme à la B - Paranoïaque
schizophrénie). C - Simple
D - Paranoïde
57-Quelle est cette forme de schizophrénie où E - Héboïdophrénique
prédominent discordance, repli, Bonne(s) réponse(s) : C D E
appauvrissement de la personnalité ? B : Faux, ne pas tomber dans le piège :
A - Forme hébéphrénique paranoïque = paranoïde !
B - Forme paranoïde C : La forme simple associe : un début insidieux
C - Forme dysthymique avec autisme, dissociation, ambivalence et
D - Forme pseudonévrotique bizarrerie. Rarement des productions délirantes.
E - Forme schizophrénique simple D : Forme paranoïde : activité délirante
Bonne(s) réponse(s) : A continue, polymorphe avec syndrome
Forme marquée par l'absence de délire, dissociatif. L'évolution se fait souvent vers
l'importance des symptômes déficitaires. l'apragmatisme et le repli autistique.
Traitement : neuroleptiques incisifs (efficacité E : Forme héboïdophrénique : c'est une
limitée). schizophrénie pseudo-psychopathique avec
froideur affective dans les actes impulsifs qui
58-L'athymhormie est un symptôme rencontré paraissent étranges, inadaptés.
dans :
A - L'hystérie 62-La station prolongée devant le miroir, qui
B - La psychose hallucinatoire chronique peut évoquer un trouble d'identité, peut-elle se
C - La paraphrénie rencontrer dans:
D - La schizophrénie A - Schizophrénie
E - La paranoïa B - Délire chronique paranoïaque
Bonne(s) réponse(s) : D C - Dysmorphophobie
Spécifique de la schizophrénie, désigne la D - Névrose obsessionnelle
discordance dans le domaine de l'affectivité : E - Anorexie mentale
émoussement de l'affectivité et perte de l'élan Bonne(s) réponse(s) : A C D E
vital. Q.C.M litigieux car la station devant le miroir
évoque :
59-L'état de stupeur peut se voir dans un - Une schizophrénie : par trouble d'identité,
certain nombre d'affections mentales. Indiquez dysmorphophobie, ou héautoscopie négative
la (ou les) maladie(s) correspondant à ce (ne voit plus son reflet dans la glace).
symptôme : - Dysmorphophobie : concerne un trouble de
A - Déséquilibre psychique l'image corporelle.
B - Débilité mentale - Névrose obsessionnelle en raison d'une
C - Dépression névrotique scrupulosité excessive, d'une dysmorphophobie
D - Manie (mes yeux ne sont ils pas trop éloignés?)
E - Catatonie - Anorexie mentale : par le biais de la
Bonne(s) réponse(s) : E dysmorphophobie.
A - Déséquilibre psychique = psychopathie.
E - Stupeur = état de suspension de toute 63-La dysmorphophobie :
activité motrice. Se voit lors d'un état de stress A- Se caractérise par l'existence de
émotionnel, la mélancolie, la confusion préoccupations excessives centrées sur l'aspect
mentale, la catatonie. du corps
B - Peut s'observer chez l'adolescent normal
60-Quel nom donne-t-on chez le schizophrène, C - Peut s'observer au cours d'une
à l'interruption du discours, en rapport avec une schizophrénie
altération dissociative : D - Est caractéristique de la névrose phobique
A - Diffluence E - Est un élément du syndrome dépressif
B - Incohérence Bonne(s) réponse(s) : A B C
C - Absence A, B et C : Définition à apprendre par coeur. La
D - Discordance dysmorphophobie peut s'observer au cours :
E - Barrage - de l'adolescence
Bonne(s) réponse(s) : E - dans l'anorexie mentale (toujours)
A - Diffluence = mode de pensée qui se - de la schizophrénie (mode d'entrée)
développe dans plusieurs directions. - de la névrose obsessionnelle (obsession
B - Incohérence = manque de logique. idéatives)
C - Absence = suspension brutale et passagère - de délires paranoïaques hypocondriaques.
de la conscience. D : Faux, c'est une phobie atypique.
D : La catalepsie est un trouble du tonus avec
64-Quelle est la forme de schizophrénie flexibilité cireuse, hypertonie rigide. Les
évoluant avec des éléments psychopathiques ? attitudes imposées sont maintenues. Elle
A - Hébéphrénie constitue l'un des éléments du syndrome
B - Héboïdophrénie catatonique. Elle s'observe dans certains
C - Schizophrénie paranoïde syndromes parkinsoniens, les catalepsies
D - Hébéphréno-catatonie "hystériques", les catatonies des confusions
E - Schizophrénie simple (forme stuporeuse) et surtout dans les formes
Bonne(s) réponse(s) : B catatoniques de schizophrénie.
B - A ne pas confondre avec l'hébéphrénie.
C'est une schizophrénie pseudo-psychopathique Quel est le signe en faveur du caractère
où on retrouve une froideur affective avec des atypique, suspect de schizophrénie, d'un état
conduites antisociales bizarres, inadaptées, maniaque?
stéréotypées. A - Hyperactivité motrice désordonnée
B - Délire mégalomaniaque
65-L'ambivalence n'entre pas de façon C - Hallucinations auditives
prévalente dans le tableau clinique des D - Agressivité verbale
affections suivantes : E - Hypersyntonie
A - Schizophrénie Bonne(s) réponse(s) : C
B - Délire de revendication chez un paranoïaque C : Les hallucinations sont exceptionnelles dans
C - Névrose obsessionnelle la psychose maniaco-dépressive (manie ou
D - Accès maniaque mélancolie délirante).
E - Dépression névrotique A, B, D et E : Ils sont tous typiques de l'accès
Bonne(s) réponse(s) : B C D E maniaque.
Attention à la négation dans l'énoncé !
L'ambivalence est le reflet de la dissociation Dans le cadre d'un état maniaque, quel est le
intrapsychique des états schizophréniques. symptôme qui fait évoquer une psychose
schizophrénique?
66-Parmi les tableaux cliniques suivants, un A - Le délire mégalomaniaque
seul n'appartient pas au groupe des B - Les actes agressifs
schizophrénies, lequel ? C - L'importance de l'excitation ludique
A - Hébéphrénie D - L'existence d'anxiété passagère
B - Oligophrénie E - L'existence d'hallucinations auditivo-
C - Héboïdophrénie verbales
D - Délire paranoïde Bonne(s) réponse(s) : E
E - Catatonie Ce symptôme fait craindre une schizophrénie
Bonne(s) réponse(s) : B sans l'affirmer.
L'oligophrénie est un état de déficit intellectuel
congénital (arriération mentale). Le syndrome d'automatisme mental de De
Clérambault se rencontre parmi les affections
Cocher les éléments que l'on retrouve dans suivantes :
l'hébéphrénie : A - Schizophrénie paranoïde
A - Maniérisme B - Bouffée délirante aiguë
B - Sourires immotivés C - Délire paranoïaque
C - Barrages D - Psychose hallucinatoire chronique
D - Diffluence E - Délire chronique interprétatif
E - Inaffectivité Bonne(s) réponse(s) : A B D
Bonne(s) réponse(s) : A B C E Sans commentaire.
L'hébéphrénie est une forme clinique de la
schizophrénie où la discordance est Quelles sont les modalités évolutives des états
particulièrement marquée et aboutit à un déficit délirants aigus?
global des activités du patient. Toutes ces A - Guérison symptomatique définitive
manifestations sont les conséquences de la B - Récidive identique
dissociation mentale au niveau affectif C - Troubles maniaco-dépressifs
(inaffectivité), intellectuel (barrage, influence) D - Schizophrénie
ou comportemental (maniérisme, sourires E - Démence dégénérative
immotivés). Bonne(s) réponse(s) : A B C D
Sans commentaire.
La catalepsie est un syndrome rencontré :
A - Dans l'anorexie mentale Un arrêt brusque dans le déroulement et
B - Dans la névrose phobique l'énonciation de la pensée s'appelle :
C - Dans la névrose obsessionnelle A - Une phobie
D - Dans la schizophrénie B - Une amnésie sélective
E - Dans la psychose hallucinatoire chronique C - Un coq à l'âne
Bonne(s) réponse(s) : D D - Un barrage
E - Une obsession
Bonne(s) réponse(s) : D L'automatisme mental se voit aussi dans la
Schizophrénie psychose hallucinatoire chronique et la bouffée
délirante aigue.
Chez une fille de 20 ans ayant commis un geste
suicidaire dans les 24 heures, certains items Quels symptomes appartiennent au registre des
parmi les suivants ont une valeur pronostique manifestations cliniques déficitaires de la
péjorative : schizophrénie ?
A - Pathologie schizophrénique A - Affects emoussés
B - Antécédents personnels de phobie B - Hallucinations auditives
C - Préparation minutieuse du projet suicidaire C - Délire mystique
D - Antécédents familiaux de suicide D - Apragmatisme
E - Antécédents personnels de toxicomanie E - Baisse du rendement scolaire
Bonne(s) réponse(s) : A C D E Bonne(s) réponse(s) : A D E
Litigieux B et C: signes productifs.

Le rationalisme morbide, évoque une affection L'héboïdophrénie appartient au groupe des:


mentale. Laquelle ? A - Paraphrénies
A - Névrose obsessionnelle B - Oligophrénies
B - Crise d'originalité de l'adolescence C - Schizophrénies
C - Délire paranoïaque D - Délires chroniques
D - Paraphrénie E - Névroses
E - Schizophrénie Bonne(s) réponse(s) : C
Bonne(s) réponse(s) : E Sans commentaires.
Sans commentaires.
La paraphrénie est:
Le délire d'influence à base d'automatisme A - Un délire imaginatif
mental et d'hallucinations auditivo-verbales est B - Une forme de mélancolie
évocateur d'une ou des affections suivantes : C - Un délire interprétatif
A - Délire chronique interprétatif D - Une démence
B - Délire mélancolique E - Une mythomanie
C - Délire schizophrénique Bonne(s) réponse(s) : A
D - Délire systématisé paranoïaque Sans commentaires.
E - Psychose hallucinatoire chronique
Bonne(s) réponse(s) : C E Parmi les médicaments suivants, lequel vous
A et D: mécanisme interprétatif, en général paraît le plus approprié au traitement d'une
sans hallucinations. schizophrénie de forme hébéphrénique ?
A - VALIUM* (Diazépam)
Quand dans les suites de couches, la patiente B - MODITEN* (Fluphénazine)
est convaincue de ne pas avoir accouché ou C - NOZINAN* (Lévomépromazine)
d'avoir accouché d'un enfant mort, alors que D - TERALITHE* (Carbonate de Lithium)
l'enfant est normal, vous évoquez le ou les E - LAROXYL* (Amitriptyline)
diagnostics suivants ? Bonne(s) réponse(s) : B
A - Post-partum "blues" QCM difficile: dans les formes dites déficitaires
B - Dépression névrotique on choisit de préférence un neuroleptique
C - Névrose obsessionnelle désinhibiteur type sulpiride Dogmatil°. Le
D - Psychose du post-partum Moditen* a faible dose est désinhibiteur.
E - Accès évolutif de schizophrénie Dans ce cas, on fait le choix du neuroleptique le
Bonne(s) réponse(s) : D E moins sédatif
Discutable: les symptômes sont psychotiques C: neuroleptique sédatif.
évoquant principalement une psychose du post-
partum (puerpérale), mais ils peuvent Parmi les formes cliniques de la schizophrénie, à
appartenir au tableau d'un accès évolutif de la période d'état, on distingue:
schizophrénie qui ne serait évidemment pas A - L'autisme
évoquée en première intention devant ce B - La catatonie
contexte. C - La discordance
D - La forme paranoïde
L'automatisme mental peut se rencontrer dans E - La forme pseudo-névrotique
l'un des troubles psychopathologiques suivants, Bonne(s) réponse(s) : B D E
lequel ? A, C: ne sont pas des formes mais des éléments
A - Hystérie du diagnostic de schizophrénie
B - Schizophrénie Autres formes: simple, hébéphrénie,
C - Confusion mentale héboïdophrénie, dysthymique
D - Maladie d'Alzheimer
E - Névrose traumatique
Bonne(s) réponse(s) : B Cas cliniques
1- Sylvie, célibataire âgée de 25 ans est amenée E - Thymérétique
au service de porte de l'hôpital en proie à une Bonne(s) réponse(s) : C
angoisse intense. Elle demande de l'aide ; On emploiera de préférence le Largactil®. La
soumise à l'influence de la télépathie, des êtres grossesse est supérieure à 3 mois donc n'est
mystérieux la torturent par les rayons qu'ils lui plus une contre-indication.
envoient, ils lui volent sa pensée, on la
transforme en sorcière, des voix inconnues lui Quelle(s( attitude(s) adopter vis-à-avis de la
hurlent des injures et lui imposent des actes ou grossesse ?
des attitudes absurdes. Cet état dure depuis A - Suivi obstétrical
plusieurs années, depuis le jour où une voix lui B - Interruption thérapeutique de grossesse
a fait comprendre en se révélant à elle la cause C - Evolution spontanée de la grossesse
du malaise intérieur qu'elle éprouvait D - Suivi psychiatrique
obscurément, elle fait du spiritisme et revient E - Liaison avec le service de PMI
d'un pèlerinage à Lourdes. L examen clinique Bonne(s) réponse(s) : A C D E
est négatif, cependant il existe une grossesse Sans commentaire.
d'environ 18 semaines

Quel est le nom du syndrome évoqué ci- 2- Un adolescent de 17 ans est vu en


dessus ? consultation pour des troubles apparus
A - Syndrome obsessionnel progressivement depuis 8 mois : désintérêt
B - Idées délirantes pour ses études, moins grande communication
C - Automatisme psychologique au sein de sa famille, tendance à s'isoler,
D - Automatisme mental colères impulsives sans cause déclenchante,
E - Syndrome de conversion hystérique accès de rires immotivés. Ses parents signalent
Bonne(s) réponse(s) : D de longues périodes de contemplation devant
Q.C.M. vicieux. une glace et des plaintes concernant son
A - Ne veut rien dire ici. apparence physique. Lors de l'entretien, il
B - Bien sûr, mais soyons plus précis. exprime le sentiment que les gens et les choses
C - Jeu de mots : mental et non psychologique. lui paraissent transformés et bizarres, qu'il a
E - Complètement à côté. l'impression que les os de son visage
s'allongent et le rendent désagréable à
Parmi les suivants, quel diagnostic peut être regarder. On lui envoie de l'extérieur des
retenu ? pensées qui ne sont pas les siennes. Quand il
A - Schizophrénie lit, une voix intérieure répète sa lecture. Il a
B - Bouffée délirante polymorphe quelque fois envie de disparaître pour en finir
C - Episode psychotique gravidique avec cette souffrance qui le submerge.
D - Pharmaco psychose
E - Psychose hystérique Parmi les symptômes suivants, quel est
Bonne(s) réponse(s) : A celui(ceux) qui est(sont) présent(s) dans cette
N'est affirmé que sur l'évolution du syndrome, observation ?
de l'âge, sans la notion de troubles sur plusieurs A - Discordance
années. B - Déréalisation
BCD - Eléments possibles. C - Automatisme mental
D - Hallucination psychiques
Quelle est la conduite à tenir ? E - Phobies d'impulsion
A - Adresser la malade au dispensaire de son Bonne(s) réponse(s) : A B C D
secteur A - - Rires immotivés, fait partie du syndrome
B - Adresser la malade à son médecin traitant dissociatif.
C - Hospitalisation B - Evident. Perte de contact avec la réalité
D - Prise de mesures médico-légales (gens perçus comme bizarres).
E - Lui conseiller de consulter une assistante C - "Une voix répète sa lecture", pensées
sociale imposées par l'extérieur.
Bonne(s) réponse(s) : C D - Idem que (C).
Ne se discute pas. Il faut : E - Non, il y a ici des impulsions clastiques.
- instaurer un traitement
- calmer l'angoisse La répétition par une voix intérieure de la
- surveiller la grossesse. lecture évoque spécifiquement l'un des
symptômes suivants :
Compte tenu de la sémiologie présentée et de A - Interprétation délirante
la gravidité, quelle est la classe B - Hallucinations psycho-sensorielle
médicamenteuse à utiliser si l'on prescrit un C - Idées obsédantes
traitement ? D - Automatisme mental
A - Antidépresseur E - Déréalisation
B - Bêtabloquant Bonne(s) réponse(s) : D
C - Neuroleptique C'est la définition. On retrouve associé le
D - Normothymique commentaire de la pensée et des actes.
Automatisme mental : dédoublement de la famille. Il tient des propos étranges, parfois
pensée (écho de la lecture). incompréhensibles, prétendant que des extra-
terrestres ont décidé de l'enlever en raison de
Parmi les états pathologiques suivants, quel est ses extraordinaires pouvoirs télépathiques et de
celui que cette observation évoque en premier son intelligence supérieure. Il pense avoir pu,
lieu : jusqu'à présent, leur échapper, mais ceux-ci,
A - Crise d'originalité juvénile dépités croit-il, lui envoient dans le corps des
B - Dépression névrotique courants électriques et veulent lui arracher les
C - Schizophrénie. nerfs. Le patient est angoissé et parle de
D - Névrose phobique s'enfuir dans le désert, seul lieu où il peut être
E - Névrose d'angoisse vraiment en sécurité. Depuis un an et demi, il
Bonne(s) réponse(s) : C ne fait plus rien en classe, redouble sa seconde.
Devant le tableau décrit et la persistance de
celui-ci à 8 mois. Quel est le diagnostic le plus probable ?
- Début des troubles supérieur à 8 mois. A - Bouffée délirante aiguë
- Syndrome dissociatif. B - Mélancolie
- Syndrome délirant. C - Dépression névrotique
D - Schizophrénie
Parmi les traitements suivants, le(s)quel(s) vous E - Crise de l'adolescence
paraît(paraissent) le(s) plus approprié(s) au cas Bonne(s) réponse(s) : D
de ce patient ? La sémiologie nous donne (A) ou (D), le reste
A - Anafranil® (clomipramine) est une notion de durée.
B - Largactil® (chlorpromazine) Il existe un fléchissement scolaire depuis 1 an
C - Haldol® (halopéridol) et demi, donc c'est au delà de la bouffée
D - Valium® (diazépam) délirante polymorphe.
E - Marsilid® (I.M.A.O.)
Bonne(s) réponse(s) : B C Quel(s) symptôme(s) relevez-vous ?
Neuroleptiques sédatifs en monothérapie ou en A - Délire
association. B - Apragmatisme
L'association d'un neuroleptique sédatif et d'un C - Impulsion
anti-délirant à dose majeure, le plus souvent en D - Dysthymie
parentéral (intramusculaire) est ici d'une bonne E - Excitation maniaque
indication. Bonne(s) réponse(s) : A B
Le syndrome dépressif décrit dans l'énoncé A - Est évident, délire paranoïde, mécanisme et
diminuera avec les symptômes délirants et thème multiples.
n'est pas l'indication d'antidépresseurs qui B - Baisse du rendement scolaire, repli sur soi
risquent au départ de réactiver le délire. (autisme), refus d'activité.
D - Non, car on ne note ni exaltation, ni
Parmi les propositions suivantes concernant dépression vraies.
l'évolution, laquelle ou lesquelles est ou sont
exacte(s) ? Quel traitement chimiothérapique instituerez-
A - Guérison par séparation de la famille vous ?
B - Alternance de phases de rémission et d A - Sels de lithium
aggravation B - Antidépresseurs
C - Survenue d'épisodes processuels C - Neuroleptiques
D - Impulsions suicidaires D - Vitaminothérapie
E - Evolution chronique lit E - Hypnotiques
Bonne(s) réponse(s) : B C D E Bonne(s) réponse(s) : C
B - Les plages de rémission seront de plus en Association anti-délirants et sédatifs (car
plus courtes. anxiolytiques).
C - Bien sûr, puisque c'est une maladie
chronique évoluant par phase donc, (E). Quelle est la modalité de prise en charge la plus
D - Très fréquente chez les schizophrènes, lors indiquée ?
d'épisode délirant ou d'angoisse psychotique A - Cure analytique
intense. B - Hospitalisation
E - Rarement évolution discontinue, surtout C - Consultations ambulatoires
depuis l'utilisation des neuroleptiques. D - Hospitalisation à domicile
E - Maison de repos
Bonne(s) réponse(s) : B
Pour mettre en place le traitement.
3- Un jeune homme de 17 ans est amené à
votre consultation par sa mère. En effet, depuis
quelques jours, il refuse de sortir de sa 4- Un jeune homme de 18 ans 1/2, lycéen,
chambre, se refuse à la moindre activité, ne va quitte sa famille brusquement. Il est retrouvé,
plus en classe, a abandonné toutes ses activités après 3 jours d'errance, dans un port, et déclare
de loisir. Il ne voit plus personne, hormis sa à la Police qu'il est venu "s'embarquer pour la
dernière croisade", puis s'enferme dans le
mutisme. Bon élève jusqu'alors, il négligeait
depuis 8 mois son travail, s'enfermait dans sa 5- Une jeune fille de 21 ans est hospitalisée
chambre, déambulait la nuit, dialoguait avec pour des troubles du comportement et des
des Interlocuteurs imaginaires. Tous ses propos bizarres. Elle ne s'alimente plus depuis 3
camarades le trouvaient bizarre, mais ne jours, reste enfermée dans sa chambre, volets
pouvaient exactement expliquer pourquoi. clos "pour arrêter les ondes de sectorisation".
Elle est anxieuse, agitée, se dit envoûtée par un
La symptomatologie actuelle comporte : "mage", qui lui impose des pensées et des
A - Idées délirantes actes. Depuis l'âge de 18 ans, elle a été
B - Excitation intellectuelle hospitalisée à 3 reprises en milieu psychiatrique
C - Discordance pour des manifestations de ce type. Entre ces
D - Humeur dépressive épisodes, elle vit avec sa mère, a abandonné
E - Troubles psychosensoriels ses études, n'a aucune activité.
Bonne(s) réponse(s) : A C Elle se dit "autodidacte en sciences
A - Déclaration "qu'il est venu...". mathématiques" et passe son temps à chercher
C - Bizarrerie. "l'équation universelle".
E - On ne peut pas affirmer l'hallucination ici.
Parmi les diagnostics suivants lequel(lesquels)
Le diagnostic évoqué est : est(sont) le(s) plus probable(s) ?
A - Bouffée délirante polymorphe A - Crise d'originalité juvénile
B - Schizophrénie simple B - Manies délirantes
C - Schizophrénie paranoïde C - Bouffée délirante
D - Délire paranoïaque interprétatif D - Schizophrénie paranoïde
E - Névrose de destinée E - Anorexie mentale
Bonne(s) réponse(s) : C Bonne(s) réponse(s) : D
En fait, on peut hésiter avec (B), mais ici, c'est En effet :
le délire qui prévaut et non pas les autres pôles. A.E. - Sont évidemment éliminés.
A - Est éliminé sur la durée (8 mois). B - Est éliminé devant la bizarrerie qui existe
entre les "crises".
Le pronostic comporte : C - Est éliminé sur la durée : 3 rechutes en 3
A - Rémission totale ans. Bizarrerie et désinvestissement (retrait).
B - Evolution périodique sans symptômes
intercurrents Quels sont les trois éléments cliniques les plus
C - Détérioration de l'adaptation sociale évocateurs de ce diagnostic ?
D - Evolution d'un seul tenant A - L'absence d'éléments déclenchants
E - Evolution démentielle B - L'age de début
Bonne(s) réponse(s) : B C D C - L'importance de l'anxiété
A - Ne peut pas être coché. L'évolution D - La durée d'évolution
déficitaire est constante (C). E - La présence d'un syndrome d'automatisme
B - Est possible en particulier dans certaines mental
formes dysthymiques de bon pronostic. Bonne(s) réponse(s) : A B D
D - C'est, hélas ! le cas le plus fréquent. Q.C.M. difficile.
B.D. - Ne posent pas de problème.
Devant un tel tableau, il est particulièrement C - Est vrai : anxiété psychotique.
intéressant de pratiquer : E - Est souvent présent.
A - Un E.E.G. Mais (C) et (E) ne sont pas les plus
B - Un scanner caractéristiques.
C - Un test de niveau
D - Un test projectif Parmi les renseignements suivants quel ou
E - Une narcoanalyse quels sont ceux qui ont le plus de valeur pour
Bonne(s) réponse(s) : C D orienter le diagnostic ?
C - Permet de suivre l'évolution de la A- La mère de la malade est anxieuse et
détérioration. hyperprotectrice
D - Est intéressant sur un plan diagnostic. B - Les parents sont divorcés
C - Un grand oncle maternel de 80 ans est traité
Il est indiqué de prescrire : pour un affaiblissement intellectuel
A - Psychanalyse D - Un frère de 24 ans est hospitalisé depuis 4
B - Neuroleptiques ans pour une psychose chronique
C - Psychothérapie de psychose E - Un frère est décédé accidentellement il y a
D - I.M.A.O. une dizaine d'années
E - Psychothérapie familiale Bonne(s) réponse(s) : D
Bonne(s) réponse(s) : B C E C'est le seul item satisfaisant.
B - C'est la base du traitement. Récurrence familiale de certaines formes de
C - Surtout des entretiens. schizophrénie.
E - C'est utile au malade et à sa famille.
Quel(s) examen(s) complémentaire(s) Sans commentaire.
pourrait(ent) être utile(s) au diagnostic ?
A - Dosage de la sérotonine dans le L C R Quel(s) diagnostic(s) discuter en priorité ?
B - Recherches de toxiques dans les urines A - Un début de schizophrénie
C - Tomodensitométrie cérébrale B - Une psychose hallucinatoire chronique
D - Test de Rorschach C - Un accès mélancolique
E - Test à la dexaméthasone D - Une névrose phobo-obsessionnelle
Bonne(s) réponse(s) : D E - Une affection neurologique
C'est un test de personnalité dit, test projectif : Bonne(s) réponse(s) : A C
utile au diagnostic. Le diagnostic est (C) très probablement. Mais,
B - Est utile lors d'un premier accès pour le vu l'âge, il faut discuter (A).
diagnostic différentiel avec les psycho-
pharmacoses. Au cours de l'évolution d'ici quelques semaines,
vous devez craindre la survenue de :
L'évolution habituelle de ce type d'affection A - Une altération des fonctions intellectuelles
est : B - L'installation d'une pathologie plus
A - Evolution périodique intercritique sans discordante
aucune manifestation pathologique C - L'apparition d'un syndrome de Korsakoff
B - Guérison sans récidive après traitement D - Un suicide
C - Evolution chronique avec désorganisation E - Un accès maniaque
progressive de la personnalité et des capacités Bonne(s) réponse(s) : B D E
d'adaptation sociale Q.C.M. difficile.
D - Enkystement du délire avec possibilité d'un Par ordre de probabilité :
fonctionnement social et professionnel D - Risque de tout syndrome mélancolique.
satisfaisant E - Par inversion de l'humeur.
E - Evolution rapide vers une détérioration B - Vu l'âge.
intellectuelle et physique avec état grabataire
Bonne(s) réponse(s) : C
C'est hélas le cas le plus fréquent.
7- Marianne G. 20 ans, s'exprime avec
indifférence, hausse les épaules quand on lui
6- Frédéric E. 22 ans, est hospitalisé après une parle, ne semble répondre qu'avec regret.
tentative de suicide médicamenteuse. Elle prétend qu'un "déblocage" s'est produit en
Il ne dort plus la nuit : des voix le menacent elle : le "bloc" qu'elle avait dans le cerveau
d'emprisonnement, lui promettent la mort. Il gauche a disparu, remplacé par "un souffle
pense être suivi par des policiers en civil ; les palpable" qui lui dit ce qu'il faut faire : boire.
vols d'oiseaux lui prédisent sa fin. manger ou non. Son côté gauche a
Cela a commencé il y a un mois, peu après la "spirituellement disparu", ses vertèbres
lecture du journal qui relatait une noyade dont il s'effacent. Elle s'arrête parfois en milieu de
s'est senti responsable. phrase et après un long silence change de
Ses traits sont figés, ses gestes lents. Il parle sujet.
d'une voix monocorde. Marianne refuse de s'alimenter.
L'hospitalisation lui parait totalement inutile : Le bilan clinique est normal, hormis un
seul un châtiment le soulagerait en lui amaigrissement modéré. Il n'y a pas
permettant d'expier ses crimes. d'aménorrhée.
Il n'a jamais présenté de troubles psychiques Depuis l'âge de 16 ans, elle souffre de troubles
auparavant. semblables avec des rémissions incomplètes.
Voici un an qu'elle vit chez une grand-mère,
Classiquement la présence d'un délire élimine le lisant la nuit, dormant le jour, sans autres
diagnostic de : activités.
A - Paranoïa
B - Mélancolie La symptomatologie de l'observation
C - Psychose hallucinatoire chronique comporte :
D - Schizophrénie A - Hallucination cénesthésiques
E - Etat névrotique aigu B - Sitiophobie
Bonne(s) réponse(s) : E C - Parakinésies
Sans commentaire. D - Hallucinations psychiques
E - Hypersomnie
La symptomatologie présente dans cette Bonne(s) réponse(s) : D
observation met en évidence : Sans commentaire.
A - Des obsessions
B - Des phobies Quel diagnostic retenir :
C - Des idées délirantes A - Arriération mentale
D - Des hallucinations B - Dépression névrotique
E - Une inhibition psychomotrice C - Hypochondrie
Bonne(s) réponse(s) : C D E D - Schizophrénie
E - Délire d'imagination D - Pensées discordante
Bonne(s) réponse(s) : D E - Dénégation de l'état pathologique
Schizophrénie paranoïde : Bonne(s) réponse(s) : B C D E
- terrain âge et évolution sur 4 ans Evident.
- automatisme mental/syndrome d'influence A. Evoque toute pathologie, et n'est donc pas
- transformation corporelle plus évocateur de la schizophrénie que d'autres
- étrangeté - troubles du comportement diagnostics.
- barrage.
Quel est le traitement médicamenteux le plus
Le traitement de première intention comporte : adéquat ?
A - Un neuroleptique d'action prolongée A - Benzodiazépine
B - Un neuroleptique sédatif B - Neuroleptique incisif
C - Un tranquillisant C - Psychostimulant
D - Un neuroleptique incisif D - Antidépresseur et neuroleptique
E - Un antidépresseur E - Antidépresseur
Bonne(s) réponse(s) : B D Bonne(s) réponse(s) : B
Souvent en association. Evident, de préférence en monothérapie.
A - Pas en première intention.
Il est également utile de prescrire :
La surveillance d'un tel traitement porte A - Psychothérapie familiale
essentiellement sur : B - Psychothérapie de soutien
A- La tension artérielle C - Relaxation
B - La vigilance D - Psychothérapie institutionnelle
C - La symptomatologie neurologique E - Thérapie de déconditionnement
D - La symptomatologie thyroïdienne Bonne(s) réponse(s) : A D
E - L'état cutané QCM difficile au niveau de l'internat.
Bonne(s) réponse(s) : A B C E A. Sont très efficaces (cf thérapies
A - Risque d'hypotension orthostatique. systémiques).
B - Trouble de la vigilance. Syndrome B. Ne sont pas efficaces dans les psychoses
confusionnel. dissociatives et le terme est très imprécis.
C - Dystonie aiguë. C. E. Aucun intérêt.
E - Photosensibilisation, allergie (en particulier, D. Ont fait preuve d'efficacité.
pour le Largactyl®).
Dans la mesure où l'hospitalisation plein temps
n'est pas indispensable quelle(s) modalité(s) de
8- Monsieur A... 19 ans consulte, amené par ses prise en charge peu(ven)t être utile(s) ?
parents. Depuis 8 mois ceux-ci en déplorent A - Consultations régulières
l'inefficience scolaire. Il passe de nombreuses B - Hôpital de jour
heures dans sa chambre. Il parle de moins en C - C.A.T.
moins, devient indifférent aux problèmes de la D - Maison de repos
famille. Selon lui, tout va bien : il ne se sent pas E - Visites à domicile
malade et juge sa consultation inutile. Il Bonne(s) réponse(s) : A B C
explique son changement depuis plusieurs mois Mais de toute façon l'hospitalisation s'impose :
par son besoin de découvrir les fondements - pour faire le bilan clinique
biologiques de la foi religieuse. Il a accumulé un - pour mettre le traitement en place.
grand nombre de livres sur les multiples
communautés religieuses.
Le contact est détaché et lointain, interrompu 9- Bernard B..., 40 ans, élude les questions ou
par des sourires inexpliqués et surprenants. Le répond à côté en évoquant ses préoccupations
sommeil est irrégulier. habituelles : "On le prend pour un proxénète,
les gens lui envoient des rayons en le regardant
Quel est le diagnostic le plus probable ? et arrêtent le cours de sa pensée; on parle de
A - Crise d'originalité juvénile lui à la télévision et sur les affiches
B - Etat dépressif publicitaires, etc..."
C - Invasion schizophrénique Son expression est animée de grimaces, de
D - Psychasthénie sourires complices, de brusques interruptions
E - Etat névrotique anxieux inexpliquées ; son discours est émaillé de
Bonne(s) réponse(s) : C termes grossiers ou d'allusions sans rapport
Tableau classique (cf question sur la avec le sujet. Les premiers troubles datent de
schizophrénie) l'adolescence : alors à type de réactions
caractérielles mégalomaniaques, ils laissent
Quel est ou quels sont les symptômes place à l'incohérence et à l'hermétisme au
évocateurs du diagnostic ? cours d'une aggravation progressive. Evitant
A - Sommeil irrégulier tout traitement régulier, il a perdu sa fortune
B - Détachement affectif dans la gestion déplorable de son héritage
C - Affects inappropriés paternel.
E - Haldol (Halopéridol)
Quel(s) symptôme(s) relevez-vous dans cette Bonne(s) réponse(s) : A C E
observation ? A - Piportil® L4, 25-100 mg/4 semaines en IM.
A - Syndrome d'influence C - Moditen® Retard ou Modecate® IM 25-100
B - Troubles du cours de la pensée mg/3 semaines.
C - Délire paranoïde E - Haldol® Décanoas IM.
D - Discordance
E - Ralentissement psychomoteur Dans l'état actuel, parmi ces mesures,
Bonne(s) réponse(s) : A B C D laquelle(lesquelles) peu(ven)t être
A - Mr B. a l'impression d'être commandé par envisagée(s) ?
une force extérieure : "les gens en le regardant A - Placement d'office
arrêtent le cours de sa pensée". B - Demande d'allocation d'adulte handicapé
B - Interruptions inexpliquées et allusions sans (AAH)
rapport dans son discours. C - Mise sous tutelle
C - On note de nombreuses idées délirantes non D - Admission dans un centre d'aide par le
systématisées. travail (CAT)
D - Expression des émotions et mimiques E - Expertise médico-légale
inadaptées. Bonne(s) réponse(s) : B C
Ruiné et sans ressource, les réponses B et C
Quel diagnostic peut-on évoquer ? semblent indispensables.
A - Psychose hallucinatoire chronique
B - Schizophrénie paranoïde
C - Paranoïa 10- M.P..., 20 ans, après de brillantes études
D - Accès maniaque délirant secondaires, échoue à trois reprises successives
E - Syndrome frontal au baccalauréat ; ses parents l'amènent en
Bonne(s) réponse(s) : B consultation parce qu'ils le trouvent inquiétant :
A - Début plus tardif entre 30 et 50 ans, plus il ne leur parle pratiquement p!us, prend des
souvent chez la femme. crises de fou rire qui contrastent avec son
C - Dans ce cas, le délire est systématisé et à isolement et son allure renfermée habituelle,
une cohérence interne. s'habille de façon excentrique, quitte parfois le
D - Seul diagnostic avec lequel on peut hésiter domicile familial sans explications ou laisse
mais l'anamnèse ne va pas dans ce sens. échapper des propos ou des grimaces
incompréhensibles.
Le bilan spécifique en vue de la prescription
médicamenteuse comprendra : Quel(s) symptôme(s) peut-on relever dans cette
A - Examen neurologique observation ?
B - Bilan thyroïdien A - Mutisme
C - Ionogramme sanguin et urinaire B - Discordance
D - E.C.G. C - Autisme
E - Test à la dexaméthasone D - Catalepsie
Bonne(s) réponse(s) : A D E - Hallucinations psychosensorielles
Les neuroleptiques ne sont pas des Bonne(s) réponse(s) : A B C
médicaments anodins ; ils nécessitent de A - "Il ne leur parle pratiquement plus".
réaliser un examen neurologique préalable et B - Crise de fou rire sans motif apparent.
un ECG (tropisme cardiaque). La surveillance C - Allure renfermée habituelle et isolement.
doit être rigoureuse.
Quel diagnostic doit faire évoquer ce tableau
Devant ce type de trouble, quel(s) type(s) de clinique ?
médicament(s) est(sont) indiqué(s) ? A - Bouffée délirante aiguë polymorphe
A - Benzodiazépines B - Hébéphrénie
B - I.M.A.O. C - Schizophrénie paranoïde
C - Antidépresseurs tricycliques D - Toxicomanie
D - Butyrophénones E - Déséquilibre psychique
E - Sels de lithium Bonne(s) réponse(s) : B
Bonne(s) réponse(s) : D Apparition précoce entre 15 et 20 ans de façon
D - Classe de neuroleptique dont fait partie insidieuse avec une symptômatologie dominée
l'Haldol®. par la dissociation psychique, l'autisme et la
pauvreté des manifestations délirantes.
Si vous décidez d'un traitement par
neuroleptique d'action prolongée, un ou Quel(s) examen(s) paraclinique(s) a(ont) un
plusieurs de ces médicaments en présente une intérêt pour le diagnostic ?
forme, lequel ou lesquels ? A - Test de Wechsler Bellevue
A - Piportil (Pipotiazine) B - Test de Rorschach
B - Largactil (Chlorpromazine) C - Scanner X
C - Moditen (Fluphénazine) D - E.E.G
D - Nozinan (Lévomépromazine) E - Examen ophtalmologique
Bonne(s) réponse(s) : B B - Dépersonnalisation
A - Est un test d'efficience intellectuelle qui n'a C - Discordance
pas un intérêt diagnostique mais qui peut D - Sentiment d'influence
permettre d'apprécier l'éventuelle E - Désorientation spatiale
"détérioration intellectuelle". Celle-ci est Bonne(s) réponse(s) : B C D
probablement en rapport avec un déficit B - "Il ne se sent plus lui-même : on lui a changé
fonctionnel témoignant d'un défaut d'attention sa personnalité".
et d'un manque de motivation. C - Le patient vient de réaliser une T.S. et dit
bien se porter...
Parmi les éléments du projet thérapeutique, l'on D - Ondes qui influencent son cerveau.
doit envisager :
A - Une chimiothérapie neuroleptique Quel(s) mécanisme(s) peut-on relever à l'origine
B - Une forme adaptée de psychothérapie de ces symptômes ?
C - Une forme adaptée d'ergothérapie A - Imagination
D - Une forme adaptée de sociothérapie B - Intuition
E - Une sismothérapie C - Interprétation
Bonne(s) réponse(s) : D - Hallucination
Sans commentaire. E - Fabulation
Bonne(s) réponse(s) : D
Parmi les médicaments susceptibles d'être A - Mécanisme prépondérant dans la
indiqués, l'on retiendra (en première intention) : paraphrénie.
A - Piportil 10 mg - 1 cp matin et soir B - Mécanisme fréquemment rencontré dans les
B - Nozinan 25 mg - 2 cp (le soir) schizophrénies, qui n'apparaît pas dans
C - Catapressan 3 cp/jour l'observation.
D - Anafranil 75 mg 1 cp/jour C - Plutôt retrouvé dans les délires chroniques
E - Valium 10. 3 cp/jour systématisés paranoïaques.
Bonne(s) réponse(s) : A B
A - Pour son effet désinhibiteur (ou Quel diagnostic envisager ?
antidéficitaire). A - Délire paranoïaque
B - Pour lutter contre l'angoisse psychotique qui B - Schizophrénie paranoïde
risque d'être réactivé par A. C - Bouffée délirante
D - Accès confusionnel
Parmi les mesures complémentaires E - Psychopathie
immédiates, on discutera avant tout : Bonne(s) réponse(s) : B
A - L'indication d'une cure psychanalytique type Sans commentaire.
B - D'une psychothérapie familiale systémique
C - D'une forme appropriée de collaboration Quel(s) examen(s) paraclinique(s) peu(ven)t
avec la famille compléter ce diagnostic ?
D - Un placement en centre d'aide par le travail A - Ponction lombaire
E - L'ouverture d'un dossier en vue de B - Scanner cérébral
l'obtention d'une allocation d'handicapé adulte C - Test de Wechsler-Bellevue
Bonne(s) réponse(s) : C D - Test de Rorschach
C - Est primordiale dans le devenir évolutif des E - Test de Benthon
schizophrénies. Bonne(s) réponse(s) : C D E
C - Epreuve psychométrique testant efficience
intellectuelle, intéressant sur un angle qualitatif.
11- Mr J. 25 ans, est amené aux urgences, à la D - Test projectif des taches d'encre, dont
suite d'une défenestration du premier étage ; il certains signes sont considérés comme
présente une fracture du calcanéum droit. Les pathognomoniques.
semaines précédentes, il avait fait plusieurs E - Epreuve perceptivo-motrice à analyser sur
fugues et présentait une hyperactivité diurne et un plan qualitatif. On peut retrouver
nocturne contrastant avec sa personnalité rationalisme et géométrisme morbide et un
habituellement intravertie. Au cours de temps d'exécution anormalement élevé.
l'entretien qu'il n'accepte qu'avec réticence, il
proteste contre son hospitalisation, il se Quelle décision proposez-vous ?
porterait bien mais finit par confier qu'il a sauté A - Maintien en service d'orthopédie avec
par la fenêtre pour échapper aux ondes qu'on traitement psychiatrique
lui envoie et qui influencent son cerveau ; ainsi, B - Transfert en service de psychiatrie, en
il ne se sent plus lui même : on lui a changé sa placement libre
personnalité. Il entend des voix qui l'insultent. C - Transfert en service de psychiatrie, en
Dans ses antécédents, il a été hospitalisé trois placement volontaire
fois en psychiatrie, mais il est toujours refusé D - Retour au domicile avec traitement
des soins ambulatoires ambulatoire
E - Transfert en service de psychiatrie, en
Ce résumé d'observation permet d'identifier : placement d'office
A - Phobie d'impulsion Bonne(s) réponse(s) : C
Du fait des nombreuses fugues et de son refus - Délire de persécution flou, mécanisme
d'hospitalisation, un transfert dans un service hallucinatoire. Illogisme.
de psychiatrie en P.V. s'avère souhaitable. - En faveur de la schizophrénie : la notion d'une
certaine chronicité des troubles ("longue date"),
Quel traitement proposez-vous ? les bizarreries du comportement (gestes
A - Antidépresseurs tricycliques stéréotypés), propos diffluents ("guérir et
B - Neuroleptiques incisifs tuer").
C - Neuroleptiques sédatifs
D - Benzodiazépines Quelle fourchette journalière de posologie de
E - Bêtabloqueurs l'halopéridol vous paraît la plus appropriée dans
Bonne(s) réponse(s) : B C le cas présent ?
La mise en route d'un traitement neuroleptique A-2à4g
apparaît indispensable afin d'agir sur B - 80 mg à 1,2 g
l'excitation psychomotrice et l'activité délirante. C - 30 à 60 mg
Par exemple, prescription d'une association D - 5 à 25 mg
d'Haldol® et de Nozinan®. E - 0,5 à 1 mg
Bonne(s) réponse(s) : D
Sans commentaire.
12- Monsieur N... Marc, âgé de 31 ans, est
hospitalisé en psychiatrie après avoir fait des Dans les premières 24 heures du traitement par
démarches auprès du commissariat de police l'halopéridol, quelle est la complication
dans l'intention de porter plainte "contre X" susceptible de survenir ?
pour "coups et blessures" ; en effet, il prétend A - Dyskinésie
qu'un médecin lui veut du mal et qu'à cette fin, B - Syndrome akinéto-hypertonique
"il lui a planté des aiguilles dans le crâne", ce C - Akathisie
qui lui occasionne des maux de tête intenses. D - Galactorrhée
Monsieur N... a une présentation négligée ; son E - Hypotension orthostatique
faciès est rigide. Il aura, au cours de l'entretien, Bonne(s) réponse(s) : A
de nombreux gestes stéréotypés. Il fait état Les dyskinésies aigues apparaissent
avec difficulté d'une persécution de longue date habituellement dans les premières 24 heures.
de ce médecin qui cherche à le détruire sans Les autres signes (B C D) sont d'apparition plus
que le motif soit clairement exprimé. Son tardive.
persécuteur peut agir à distance sur le corps du L'halopéridol® donne peu d'hypotension
malade, provoquant des douleurs multiples et orthostatique.
aussi sur son cerveau afin d'en faire "un robot".
Monsieur N... avoue aussi se méfier de son
interlocuteur présent qui pourrait participer au 13- Un jeune homme de 17 ans est amené à
"complot des médecins", destiné à lui nuire, votre consultation par sa mère. En effet, depuis
mais les médecins peuvent à la fois "guérir et quelques jours, il refuse de sortir de sa
tuer". chambre, se refuse à la moindre activité, ne va
plus en classe, a abandonné toutes ses activités
Comment désigner les sensations corporelles de loisir. Il ne voit plus personne, hormis sa
éprouvées par le patient ? famille. Il tient des propos étranges, parfois
A - Illusions incompréhensibles, prétendant que des extra-
B - Interprétations terrestres ont décidé de l'enlever en raison de
C - Pseudo-hallucinations corporelles ses extraordinaires pouvoir télépathiques et de
D - Hallucinations cénesthésiques son intelligence supérieure. Il pense avoir pu,
E - Etat de dépersonnalisation jusqu'à présent, leur échapper, mais ceux-ci,
Bonne(s) réponse(s) : D dépités croit-il, lui envoient dans le corps des
Hallucinations (fausses perceptions) courants électriques et veulent lui arracher les
psychosensorielles intéressant la sensibilité nerfs.Le patient est angoissé et parle de s'enfuir
interne. dans le désert, le seul lieu où il peut être
Pseudo-hallucinations : représentations vives, vraiment en sécurité. Depuis un an et demi, il
spontanées, se rapprochant des hallucinations ne fait plus rien en classe et redouble sa
sans créer comme elles l'apparence d'une seconde.
réalité extérieure.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
Quel diagnostic vous apparaît le plus A - Bouffée délirante aiguë
vraisemblable ? B - Mélancolie
A - Psychose délirante aiguë C - Dépression névrotique
B - Schizophrénie paranoïde D - Schizophrénie
C - Délire paranoïaque de persécution E - Crise de l'adolescence
D - Délire de relation Bonne(s) réponse(s) :D
E - Schizophrénie hébéphrénique A - Non, car évolution supérieure à 6 mois.
Bonne(s) réponse(s) : B D - Age du patient, délire paranoïaque,
fléchissement des activités, bizarreries.
A - Psychose hallucinatoire chronique
Quel(s) symptôme(s) relevez-vous ? B - Délire chronique paraphrénique
A - Délire C - Délire paranoïaque
B - Apragmatisme D - Mélancolie délirante
C - Impulsion E - Schizophrénie paranoïde
D - Dysthymie Bonne(s) réponse(s) : E
E - Excitation maniaque - Evolution depuis plus de six mois.
Bonne(s) réponse(s) : A B - Syndrome dissociatif.
B - Activité inadaptée et inefficace, avec perte - Syndrome délirant paranoïde.
d'intérêt.
Quel est le symptôme qui a contribué le plus à
Quel traitement chimiothérapique instituerez- provoquer le passage à l'acte suicidaire ?
vous ? A - Repliement
A - Sels de lithium B - Hallucinations cénesthésiques
B - Antidépresseurs C - Réticence
C - Neuroleptiques D - Tendances dépressives
D - Vitaminothérapie E - Hallucinations acoustico-verbales
E - Hypnotiques Bonne(s) réponse(s) : E
Bonne(s) réponse(s) : C Hallucinations impérieuses.
C - Traitement antipsychotique.
En cas de refus d'hospitalisation, quelle est la
Quelle est la modalité de prise en charge la plus mesure médico-légale adéquate ?
indiquée ? A - Sauvegarde de justice
A - Cure analytique B - Curatelle
B - Hospitalisation C - Placement d'office
C - Consultations ambulatoires D - Placement volontaire
D - Hospitalisation à domicile E - Tutelle
E - Maison de repos Bonne(s) réponse(s) : D
Bonne(s) réponse(s) : B C - Pas de dangerosité pour l'ordre public.
Sans commentaire. D - Hospitalisation à la demande d'un tiers,
nécessité de deux certificats médicaux.

14- A la suite d'une défenestration sans Quels sont les trois médicaments adéquats
conséquence vous consulte Hélène, étudiante susceptibles d'être prescrits initialement ?
en 2è année de DEUG d'Espagnol. Amaigrie, le A - Diazépam (Valium®)
teint pâle, elle refuse de vous serrer la main, de B - Fluphénazine (Moditen®)
s'asseoir, exige de repartir chez elle. C - Clomipramine (Anafranil®)
Rêveuse, elle vous dit : "à son regard, j'ai D - Chlorpromazine (Largactil®)
compris son amour, sa voix m'a imposé de E - Haloperidol (Haldol®)
sauter par la fenêtre, des ondes maléfiques me Bonne(s) réponse(s) : B D E
brûlaient le ventre". En souriant, elle vous Traitement par neuroleptiques (action
annonce qu'un accident mortel va vous arriver recherchée sur les psychoses d'agitation).
ou que son ami va vous tuer. Hélène verse
quelques larmes, semble tendre l'oreille puis Compte tenu de la grande réticence de la
quitte le bureau. patiente à se traiter, quel est le traitement le
Sa camarade signale qu'elle demeurait solitaire plus adéquat au long cours ?
depuis la rentrée universitaire il y a 8 mois. Elle A - Chlorazépate (Tranxène®)
tient des propos étranges depuis 3 mois. Deux B - Haloperidol (Haldol®)
ans auparavant, elle a été hospitalisée dans C - Amitriptyline (Laroxyl®)
une clinique pour un épisode baptisé D - Chlorpromazine (Largactil®)
"dépression". Sa mère, serait soignée pour une E - Décanoate de fluphénazine (Modecate®)
maladie maniaco-dépressive. Bonne(s) réponse(s) : E
- Neuroleptiques-Retard : 1 injection toutes les
Quels sont les symptômes observés ? deux à quatre semaines.
A - Hallucinations auditives - Autres neuroleptiques retard : Haldol®
B - Délire systématisé de persécution Décanoas, Fluanxol retard®, Piportil®, Moditen
C - Délire d'influence paranoïde Retard®.
D - Agoraphobie
E - Discordance affective
Bonne(s) réponse(s) : A C E
A - Attitude d'écoute. 15- Un homme de 35 ans a la crainte
C - Délire non systématisé, pensées imposées permanente qu'on le prenne pour un voleur. Il
(hallucinations psychiques). pense que cette crainte est absurde, que
E - Sourires, pleurs immotivés. personne ne peut imaginer qu'il soit animé de
telles intentions. Mais cette crainte est si forte
Quel est le diagnostic nosographique ? qu'il évite certaines situations ou elle serait
intolérable. Ainsi il ne peut se rendre ni dans son trouble. Il reconnaît que cela vient de lui, et
une banque, ni dans un bureau de poste sans la que c'est absurde. En revanche, ressentir la
crainte qu'on le soupçonne de vouloir y faire un contrainte, hallucinatoire, interprétative, de
hold-up. faire quelque chose en réponse à une obligation
Pour s'aider à affronter de telles situations ressentie comme étrangère à soi, comme Autre,
quand elles sont inévitables, il marmonne une est un diagnostic différentiel de la névrose
prière, toujours la même, en la répétant. Il vit obsessionnelle : idées délirantes appartenant
seul, sans imprévu, sans beaucoup d'échange soit à une psychose dissociative
affectif avec les autres. Amateur d'ordre et (schizophrénies), soit à une psychose non
d'exactitude, il range sans cesse son dissociative (paranoïa, PHC, paraphrénies).
appartement vérifiant que chaque chose est C - La névrose obsessionnelle se définit par
bien à sa place, doutant qu'elle y soit, mettant l'association d'une personnalité obsessionnelle
parfois de longs moments à lui trouvera la (voir CC N° 61) et de pensées obsédantes et/ou
bonne place. Il s'épuise à tout cela, en y de rituels.
éprouvant une grande souffrance, persuadé de E - Faux, dans la névrose d'angoisse, il n'y a pas
l'aspect morbide de son comportement. de localisation précise, de crainte particulière.
L'angoisse est localisée à rien ou à tout (pan
Parmi les symptômes suivants, quel est celui ou phobie).
quels sont ceux qu'on retrouve chez ce
patient ? Parmi les éléments suivants quel est celui qui
A - Phobie d'impulsion est caractéristique de la personnalité de ce
B - Idée délirante patient?
C - Idée obsédante A - Histrionisme
D - Compulsion B - Méticulosité
E - Attaque de panique C - Doute
Bonne(s) réponse(s) : C D D - Perfectionnisme
C - Les idées obsédantes, ici obsession idéative, E - Psycho rigidité
appartiennent au domaine de la pensée de Bonne(s) réponse(s) : C
l'obsessionnelle. C'est l'intrusion d'une pensée Le doute dans la personnalité obsessionnelle
parasite involontaire, insistante, reconnue par est un trait appartenant à la personnalité
le sujet comme venant de lui (à la différence de psychasthénique. Ici, le doute domine le
la psychose) et comme absurde (voir texte). La tableau clinique ("doutant qu'elle y soit").
conscience du caractère morbide est ici Ce trait de personnalité est à la base de la
évidente (voir texte, dernière phrase) et est un névrose ultérieure (doute sur son identité de
élément essentiel définissant l'aspect voleur) et peut être interprété comme un
névrotique de ce symptôme (voir CC 4 – IR 4.2). symptôme obsessionnel a minima.
D - Les compulsions, ici rituel de type religieux,
appartiennent au domaine des actes de Parmi les traitements médicamenteux suivants
l'obsessionnelle. Ces symptômes rituels sont quel est celui ou quels sont ceux qui paraî
quasiment toujours présents dans la névrose (ssen)t adapté(s) à la situation de ce patient ?
obsessionnelle. C'est un moyen de lutte, de A - Thymo régulateurs
défense dont le patient use consciemment et B - Antidépresseurs
souvent insuffisant pour contenir l'angoisse : les C - Neuroleptiques
rituels sont la résultante d'une pensée D - Anxiolytiques
magique ; ils tendent spontanément vers E - Hypnotiques
l'extension et aboutissent à une ritualisation de Bonne(s) réponse(s) : B
la vie. (Voir QCM n°21 - CC n° 4 - IR 4.2
B - Les antidépresseurs (tricycliques,
Parmi les troubles suivants quel est celui qui sérotoninergiques, IMAO) pourraient être
correspond le mieux à la pathologie de ce utilisés dans la névrose obsessionnelle. La
patient ? sismothérapie est utile dans les crises
A - Névrose phobique mélancoliques.
B - Schizophrénie D - Faux, les anxiolytiques peuvent aider lors
C - Névrose obsessionnelle des paroxysmes de la lutte anxieuse, non
D - Délire chronique d'interprétation présent ici.
E - Névrose d'angoisse
Bonne(s) réponse(s) : A Parmi les traitements non médicamenteux
A - Faux. Dans la névrose phobique, l'angoisse suivants quel est celui ou quels sont ceux qu'on
ou la peur sont présentes uniquement dans des peut utiliser éventuellement ?
situations précises. En dehors de ces situations, A - Psychothérapie analytique
il n'y a pas d'angoisse. Dans la névrose B - Thérapies comportementales
obsessionnelle, l'angoisse est permanente, C - Relaxation
"flottante" ("crainte permanente qu'on le D - Thérapie familiale
prenne pour un voleur"). E - Psychothérapie de soutien
B D - Faux. Ici, nous sommes dans la névrose, le Bonne(s) réponse(s) : A B C E
patient a conscience du caractère morbide de
A E - La psychanalyse constitue une bonne
indication chez le sujet jeune et si la Quels paramètres allez-vous surveiller, le
psychorigidité n'est pas trop massive. Les cures traitement prescrit ?
types sont longues et difficiles en raison de A - Conscience
l'intellectualisation permanente du patient B - Réflexe photomoteur
mettant ainsi à distance de lui tout vécu affectif. C - Température
La psychothérapie de soutien est efficace chez D - Hydratation
le psychasthénique. E - Pression artérielle
B C - Les thérapies comportementales associées Bonne(s) réponse(s) : A C D E
ou non à la relaxation tentent de couper la Les neuroleptiques peuvent entraîner des
chaîne réflexe : banque-voleur-angoisse, signes confusionnels, avec hypotension
recréant un autre circuit associant les pensées artérielle avec parfois collapsus, ou syndrome
obsédantes ou les situations les plus malin annoncé par une brusque augmentation
anxiogènes à un état dépourvu d'angoisse. de la température avec une déshydratation et
Plusieurs techniques comportementales ou une chute de la tension artérielle.
cognitives comportementales peuvent ici être
utilisées et s'appuient sur : Quelles sont vos hypothèses diagnostiques ?
- l'exposition délibérée aux situations évitées, A - Dépression mélancolique
- l'exposition aux stimuli anxiogènes, y compris B - Bouffée délirante aiguë
les pensées obsédantes, C - Attaque de panique
- la prévention et la neutralisation des rituels D - Accès maniaque
(habituation à ses propres pensées obsédantes, E - Schizophrénie débutante
"thought-stopping"). Bonne(s) réponse(s) : B E
B - La présence d'un syndrome délirant aigu
doit faire évoquer systématiquement :
16- Monsieur X., 24 ans, est amené aux - confusion mentale,
urgences par sa mère pour un état d'agitation. - bouffée délirante aiguë,
Il se déshabille spontanément ; il dit qu'il est en - manie ou mélancolie délirante,
communication avec Dieu et que c'est celui-ci - exacerbation d'un délire chronique.
qui lui donne l'ordre de faire. Le discours est La réponse correcte est donc B. On ne peut pas
entrecoupé de rires et est discontinu. Il parle évoquer une schizophrénie devant un premier
successivement du démon, de Dieu et doit accès délirant aigu. Seule la persistance de
trouver la clef de l'énigme. Il n'y a pas de cette symptomatologie au-delà de six mois à 1
désorientation temporo-spatiale et l'examen an peut permettre de parler de schizophrénie.
somatique est normal. Le patient refuse d' tre Dans le cas de ce QCM, le terme "d'hypothèse"
hospitalisé car cela retarderait sa mission sur la et celui de "débutante" doit aussi faire quand
terre. même répondre E en raison de la possibilité
évolutive d'un tel accès vers la schizophrénie.
Quelle est la meilleure conduite parmi celles (QCM litigieux).
proposées ?
A - Hospitalisation de jour Quelques heures après le début du traitement
B - Hospitalisation en service libre le patient présente un accès de plafonnement
C - Hospitalisation sur demande d'un tiers des yeux. Quelle va être votre prescription
D - Hospitalisation d'office thérapeutique ?
E - Hospitalisation à domicile A - Avlocardyl®
Bonne(s) réponse(s) : C B - Haldol®
L'hospitalisation est ici nécessaire en raison du C - Gardénal®
bilan complet à faire (retentissement D - Artane®
somatique, étiologique) et du traitement à E - Dépakine®
entreprendre afin d'éviter, chez ce sujet agité, Bonne(s) réponse(s) : D
un acte hétéro ou auto-agressif. L'Artane® est un correcteur des effets
extrapyramidaux. La dyskinésie du regard est
Parmi les produits suivants ; le(s)quel(s) peut un effet fréquent du traitement neuroleptique,
(peuvent) être prescrit(s) ? surtout antiproductif.
A - Tranxène® Les crises dyskinétiques aiguës dans les
B - Haldol® premiers jours du traitement :
C - Anafranil® - sont souvent associées à une anxiété,
D - Barnétil® - ne sont pas dose-dépendantes,
E - Largactil® - n'imposent pas l'arrêt du traitement.
Bonne(s) réponse(s) : B D E
L'utilisation de neuroleptiques est justifiée en
raison de l'origine psychotique de l'agitation. On
prescrira soit une monothérapie (Largactil®,
Barnétil®) ou une bithérapie d'un neuroleptique
antiproductif (Haldol®) avec un neuroleptique
sédatif (Largactil®).
- repli sur soi (refus des visites), rupture du
contact avec la réalité, organisation d'un monde
imaginaire hermétique abstrait
incommunicable.
* Syndrome délirant
- délire non critiqué, avec adhésion totale, non
systématisé en réseau, floue, bizarre,
incohérent avec syndrome d'automatisme
mental (emprise d'une force occulte),
mécanismes variés (imaginatif, hallucinatoire
intrapsychique), thèmes multiples et flous.

Quel diagnostic évoquez-vous ? Discutez-le.


Question n°
* Psychose chronique dissociative
* Schizophrénie de type paranoïde car:
- sujet jeune
- psychose chronique car évoluant depuis plus
de 6 mois
Dossiers cliniques - perturbation du fonctionnement social
Un jeune homme de 36 ans, vivant seul depuis - association:
plusieurs années, est amené aux urgences dans . d'un syndrome dissociatif
un accoutrement bizarre et portant des . d'un autisme
lambeaux de vêtements brulés. . d'un délire chronique non systématisé flou
Il vient de se produire une explosion au gaz, incohérent
pour, explique-t-il, rester dans la 5ème - de type paranoïde car prédominance du délire
dimension, qu'il explore depuis quelques mois. et autisme modéré au sein du syndrome
Il expose ces faits, sans émotion, sans dissociatif.
exaltation, sur un ton monocorde. Il dit n'avoir - absence de trouble de l'humeur.
aucune volonté suicidaire. Il se dit sous Diagnostic différentiel:
l'emprise d'une force occulte qui agirait par - bouffée délirante aigue
manipulation d'ondes. Il fait plusieurs fois - épisode maniaque ou mélancolique
référence aux micro-processeurs qui le
téléguident. Quelles mesures doit-on prendre ?
Il pense avoir commis l'erreur de ne pas s'être Question n°
mis nu avant l'explosion et projette de retenter - Mesure d'hospitalisation sur demande d'un
son expérience afin "d'empêcher Brigitte Bardot tiers car patient nécessitant des soins urgents
de décimer les corbeaux". et d'une surveillance constante en milieu
Sa mère rapporte qu'il s'est éloigné d'elle hospitalier psychiatrique et incapable de donner
depuis 10 ans, qu'il l'avait frappée plusieurs son consentement à l'hospitalisation.
fois. Il l'appelait régulièrement mais refusait ses - Admission en milieu psychiatrique, après
visites tout en se plaignant de son absence. vérification d'identité sur demande manuscrite
d'une tierce personne, rédigée selon modèle
Analysez les éléments sémiologiques de (articl L333 du code de Santé Publique)
l'observation (résumé syndromique). - accompagné de 2 certificats médicaux datant
Question n° de moins de 15 jours, émanant de 2 médecins
* Syndrome dissociatif ni parents ni alliés du directeur de
- troubles du cours de la pensée: diffluence, l'établissement, de la personne hospitalisée ou
relâchement des associations d'idées, rupture du tiers ayant demandé l'admission et
de sens. n'exerçant pas, du moins pour le premier, dans
- troubles du contenu de la pensée: pensée l'établissement d'accueil.
abstraite, floue, bizarre, n'entrainant pas - confirmation dans les 24 heures par certificat
l'adhésion de l'interlocuteur, associé à des émanant d'un psychiatre de l'établissement
éléments d'ambivalence. différent du 2ème certificateur.
- troubles de la logique: pensée magique, - Mesures de protection civile: contact pris
irréelle, avec pertes de référence au système auprès des sapeurs pompiers et commissariat
logique habituel ("avoir commis l'erreur..." de police en raison de la possibilité d'un
"Explosion"), rationalisme morbide avec nouveau péril imminent (explosion de gaz)
raisonnement pseudologique. - isolement en chambre seule. Ecarter tout objet
- troubles de l'affectivité: émoussement affectif dangereux.
(pauvreté des affects, ton monocorde), - Ultérieurement: 100%, hôpital de jour et/ou
ambivalence affective ("refusait ses visites... hébergement thérapeutique...
absence"), dissociation idéo-affective ("relate
l'explosion sans exaltation") Quel traitement médicamenteux proposez-
* Syndrome autistique vous ?
Question n°
- Après hospitalisation, bilan préthérapeutique Question n°
et recherche de contre-indication relative - Prodromes: anxiété, idée dépressive
(glaucome, électrocardiogramme), d'incapacité.
- bithérapie neuroleptique antiproductive et - Délire polymorphe, à début brutal chez un
sédative, à doses élevées initialement puis homme jeune
réduction de la posologie par paliers successifs - à mécanisme hallucinatoire: hallucinations
dans l'objectif de prescrire la posologie sensorielles auditives (entend des voix),
minimale, par voie intramusculaire au début hallucinations cénesthésiques (impression de
puis orale dès acceptation, modifications corporelles), hallucinations
- Halopéridol Haldol° 15 mg/j en 3 injections IM intrapsychiques avec probable phénomène
de 5 mg. d'automatisme mental (perception de voix
- Chlorpromazine Largactil° 150 mg/j en 3 influençant son délire)
injections IM de 50 mg, avec prescription au - thèmes multiples: thème de
décours d'un neuroleptique en monothérapie à dépersonnalisation (vécu de transformation
posologie minimale efficace d'entretien. propre, dysmorphophobie), thème de
- Correcteurs des effets secondaires des déréalisation (vécu de transformation du
neuroleptiques si nécessaire: Heptamyl 3 monde), thème mégalomaniaque (sentiment de
cps/jour si hypotension orthostatique, Lepticur toute puissance), thème de persécution.
10 mg IM si syndrome extrapyramidal, Akinéton - organisation: absence de systématisation et
Retard 1 cp par jour si syndrome parkinsonien, de structure.
Sulfarlem S 25 mg, 3 cps/jour si sécheresse - adhésion totale au délire.
buccale. - Pas d'antécédent psychotique personnel.
- Rééquilibration hydro-électrolytique - Anxiété psychotique.
- Surveillance: pouls, tension artérielle debout - Bonne insertion familiale, sociale et
et couché, température, état de conscience, professionnelle
troubles du comportement, délire. - Facteur déclenchant: changement de statut
- Psychothérapie structurée individuelle, de professionnel
groupe, familiale dans un second temps. Suivi - Pas d'étiologie organique des troubles.
régulier et constant pendant la phase délirante.
Discutez le diagnostic clinique.
Vous avez la notion d'une mauvaise observance Question n°
chimiothérapique à l'origine de 3 rechutes - Etat psychotique aigu
antérieures sévères. Quelle est la déduction - Bouffée délirante aigue car:
thérapeutique ? . facteurs épidémiologiques: adulte jeune
Question n° . début brutal de la symptomatologie délirante
Utilisation d'une forme retard de neuroleptique . absence d'éléments psychotiques dans les
pour amélioration de l'observance, antécédents personnels
- Haldol Décanoas (50 à 200 mg): 1 injection . facteur déclenchant: stress à la prise d'un
intramusculaire par mois, en utilisant les tables nouvel emploi
de conversion formes orale et retard (Haldol 5 . signes prémonitoires précédant l'accès à type
mg/j per os = 2 amp 50 mg IM) d'anxiété importante
- avec surveillance de l'efficacité et de la . délire à thèmes multiples, intensément vécu
tolérance du traitement. avec éléments de déréalisation et
dépersonnalisation, à forte adhésion
émotionnelle.
2- Monsieur L..., 28 ans, enseignant, vient . examen somatique sans anomalie.
d'être hospitalisé car il a présenté brutalement - L'évolution permettra de confirmer le
un vécu de transformation du monde et de lui- diagnostic en raison de la difficulté à trancher
même, impression de modifications corporelles avec un mode d'entrée d'une schizophrénie.
(mon cerveau flotte) et sentiment de toute
puissance. Ces idées reposent sur la perception Quels sont les principaux diagnostics
de voix ? Intense (il n'ose plus se regarder dans différentiels à évoquer ?
la glace). Question n°
L'examen somatique est normal. * Psychose aigue d'origine organique
Il s'agit du premier épisode de ce type. Il n'a - pathologie neurologique aigu d'origine
aucun antécédent psychiatrique particulier. tumorale, infectieuse, métabolique, vasculaire,
Jusqu'alors il était parfaitement inséré au plan traumatique.
social, familial et professionnel, réussissant - prise de drogues (haschich, LSD)
d'ailleurs plutôt bien. - prise de toxiques autres: champignons
Sa femme rapporte que quelques jours avant le hallucinogènes
début des troubles, il était très anxieux, car il * Début d'une schizophrénie de type paranoïde
avait reçu une nouvelle affectation et il * Trouble de l'humeur délirant: mélancolie ou
redoutait de ne pas être à la hauteur du poste manie délirante.
qui lui était confié. * Névrose hystérique.

Décrivez la sémiologie. Indiquer le traitement à mettre en œuvre.


Question n° Face à cette évolution, quelle est la conduite
- Hospitalisation à la demande d'un tiers car thérapeutique à mettre en oeuvre ? Quels sont
nécessité de soins urgents en psychiatrie et les risques évolutifs ?
impossibilité d'obtention du consentement du Question n°
patient. - Poursuite de l'hospitalisation avec surveillance
- Chambre seule. car risque de suicide.
- Pose d'une voie d'abord veineuse - Diminution de la posologie des traitements
- Examens complémentaires visant au neuroleptiques avec arrêt du neuroleptique
diagnostic différentiel: bilan métabolique, sédatif si bithérapie.
dosage de toxiques sang et urine ainsi que TDM - Utilisation possible d'un antidépresseur si
cérébral et ponction lombaire si doute sur une persistance de la symptomatologie délirante.
étiologie organique. - Risques évolutifs:
- Traitement neuroleptique double à visée . risque suicidaire
antiproductive et sédative, en l'absence de . réactivation du délire à la diminution des
contre-indication, par voie parentérale neuroleptiques.
intramusculaire pendant les premiers jours puis . chronicisation en maladie maniaco-dépressive
per os dès que le patient coopère, à posologie ou en psychose chronique (schizophrénie),
rapidement croissante initialement puis récidive de l'épisode dépressive
adaptée à la tolérance clinique et à l'efficacité: . épisode unique de bouffée délirante ou
. halopéridol Haldol° 5 mg, 3 fois par jour, récidive.
chlorpromazine Largactil° 50 mg, 3 fois par jour,
puis relais par une monothérapie (halopéridol)
par voie orale dès sédation durable du délire,
pour une durée de traitement d'au moins 6
mois.
. posologie dégressive en 4 semaines en
fonction de la clinique
- Utilisation de correcteurs des effets
neuroleptiques si nécessaire, en cas d'effets
secondaires:
. dyskinésies aigues et syndromes
parkinsoniens: antiparkinsoniens de synthèse
. sécheresse buccale: eau et Sulfarlem S25
. syndrome confusionnel
. hypotension orthostatique: Heptamyl
. aménorrhée, galactorrhée
. pas d'exposition au soleil
. syndrome malin des neuroleptiques (surveiller
la température)
- Surveillance pluriquotidienne de l'efficacité et
de la tolérance du traitement pour ajustement
des posologies.
- Entretiens réguliers.

Les troubles ne durent que quelques jours. Mais


plusieurs semaines après, Monsieur L... vient
consulter parce qu'il se sent "abattu" , a perdu
le gout de vivre, se sent démotivé; il ressent en
permanence une "Chappe de plomb sur les
épaules", le moindre effort physique ou
intellectuel lui est pénible. Le sommeil est
perturbé. Quel diagnostic portez-vous ?
Question n°
Etat dépressif post-psychotique car:
- asthénie psychique et physique
- aboulie
- troubles du sommeil
- anhédonie
Il peut être causé par:
- les neuroleptiques pendant une longue durée
- la perte du délire
- la maladie maniaco-dépressive révélée par un
épisode délirant