COLLECTfON DOUVRAGES RELATIFS ux

SCIENCES HERMETIQUES

THËORfES & SYMBOLES DHS A!.Ct!tS'i'S
[.r:(,K\))-(H'V): SKM~'Mtt'.«.t;r.r' .f\):'f~X' ')L'VR.tf;f:')K\t!;f:"f\t'i;.c;r'r!;rt';t'R!~

lnIH ¡-(I HC\; C Hmijc'nH'Q!ùfHAY.o~XAC (. (q-'I, 1

~[)~X –~(-i

~r.K'S, -< r j_ ~.= I-

~t

~<

"–––

ALBERT

POISSON

~ËORIES ~SYM~ A DES Ï-CHIMISTES ~Ï~~G~Âi~*Œ~V'R~f:

A<tf0t S!

'S'

~<a-

r j

ir.

~~eS~ !M~~E~~

~S~O~E~

~AT~ys

~iN~É'T.IC~UES ..dUX

!SH~mES~ ~J~~ES~.ALCmM~STES. \LE GRAND-ŒUVRE ~~<Wt ~M~Mt Mr~ ~~fa~M~tMtt~H~X~ .S~C~ ~L

~OOVRAGË ORt)Ë.OE !'tAt<CHES;.REPRÉSE?!TAti'r;42 FtGURES

CHACORNAC BI&HOTHÈQHB ff, ~«Jt SJM~-AftC~~ PARtS '/f,~ :t8~

~i~ëG'~<

~ET~LA~tR~~SMUJ~TiO~N

'DES~.MÉT~~

~ParT.,TtFF'EREAU~ L'Atchimisteduxtx'sit'ido Procédé de Paracetseet l'Alchimieau xw si&cfer Par -J FRANCK~de t'tnstHut tvot.ia-S.ReitureanctenM.. (<r,

;A,BRULER.7~
Goate J astra). par .tutes LERMtNA tf~t<M<<~ } Pf~fttco de PA.F'US.drccKHrde t vot. in-S.Rëttttre ancienne

CINQ.

TRAITES

D'ALCHIMIE PH~.OSOP~ES ~S~

?

DES PLUS GRANDS

PÂRÀCBt.SB, ALBERT LE GRANB, ROGER BACON, R. LULLE, ~AtU)AUL& OE VH.LEHEUVE rm~fh ~jFran~afi: ParAtberfPO'SSON Figures, ;ff. -~v <~

t vo).'n-8.Reti6.

EN

PRËP~ATTOJV

~~– ~A. ,PÔ!SSON'\– '– Histoiregdn~rate de t'Atctiimie depuis ses onginesJB~qu'&aotfetemps \f;

<

f~?KO~!7C7'2'<9~

L'A~fMM M<b science plus nJM<!HM nous, que avec aK~K~ Ma~eft-4~c.La Scholastique son arapec ~Mmcn~Mnt~mm~ :!<??, ? T~<fd~d~të sap&Mï~o~~amM~Ë~ FA~ro~rc stf~~ stcomp~eompar~s l'Alchi/mA: ~'<;nyfïn&, q~, ne ~onf~M '~t~ ~A~s~~ dû ces vénvtables traitds hermdtiqües ÔM~r~ ~uot~~goa~<t MtpJme ~c~ e«f'M~7 St foss K'aM~ ~tt ~t'~M~K~M~CMfM sur le sujet, XtMtUft'~M M Ala tftfMs terminologie alchimique, enfin vous~'Cf~ vous chimieinorganique, unecertaine eoM~cnee /gfmer~MenM<<<:M7Mm6~M~~60Hra~ QM~aM-uns ~tront~ CM a vides de symboles ~MfMtM desfiguresfaites m XM< SCM,~6 CM ~<!Htr. ffM</f!Ct~<<e~t!~r une chose que rOK nfcn<M~p~, aMt&ïon~pgH m nom&re~ ceuxque la sislance irrite et qui atmen~ Me. CetMC-M Mn<<M ~M~~KtMe~,? on<~per!~f4ncc qui est

~t-RR.~A<

,:°:

<~ Mt'anf. Çf<'M~t prj~me M ~~M~ d ettx, t~ ~ŒM~~n~ M M r~McAëAjM <K~r jb ~M~fo~ J't~M~ cAMM~t! Dum~ ~r~t!nf ~'Mnfait, mS !M~t<tf<tOM 1 <ftx ah! ~o<tr ~eOM~r;r !ot ~M f~! ~KM~ erm''<M M~oscars, f< Mt ~rat, ma & souscelleobscuritése cac~ hm~re. Unefois fa théoneaikAtmt~tte <:on<m< ~an{6 clef ~('s~rmefjpfïffX ~mëofM) MM~bMrr~~ A~<m~ft<M<r~f~rc~ de J?<ncs<f Lulle, ~aMM~e, B~ncrJ Tr~Man,: m~re~M ~ame~ ~o~rBjcon, PMa~c. Ce ~M MM-paraMMt<pMe Mtï, WM <fouMf< bj~<~M,ces !m&o!M tfe `: ~mf0t<s ~onnatett', poa~fM~M:comme Mar.Ke f(M~ M~'o~'pAM, fOM ~prOMM~~un ~rd~ ~atHr d ~e6~efMM-m~ M.tfC~<' ~MeM.COMK~, ~iM. mais Ï~Mn!M<MM ~!hm~

~i. n CofMtttc MM ~'ait~ï B<s':e~, fj~At/n est /t~ dans fan~tM E~c. rpH~tM b connaissanceen r~Mn'~e atM~f~<rM ~taM Mt~~ut n'o~JrjM~a~ le ptus ~'ran~ m/ï~re <fatMfe~f&nce sanctuaires. ~s~rMf VM~acon~M~ romame7 7~ MC~~ oax n~o-p~ontCtens et aKx g'noï~KM. C'e~ c~ ~o-

~p~pACB"

'Vt!

r~ c~tMne) que date ~n<a?" !t~6~ f~tfcMmte. e'M< alors que /MfM(~c'<! nOtMï<!n< par~j~s ~j' Q~ fMMS MtM~î aomï~'O~m~, P~a~, & ~M~o-D~tHe!cnfe, S/n~mï, ~oHm~, jH~m~ r~.nott~m~ chrétien, trou~e à C~o~CM &o[f~o&a~ ont c~ ~fK~M métallurgiques et économiques B~Ag~~aMMn Intro~~ï~mMaa/OMrj&arM. ~aM xa d Mr<o;t< cfMC~Mn l'étude de fa Chimie « Co~M<tO~~M<!fcAtn!M<M » L'on j[)<:H< constater grecs. e pt~CM, q'UC ~S lors MYcAtmie:t constituée ffe <0!<KS SM~or<M fraMer~fonï~sd~'M sans changer,/t<t'<th ~«e~* ~menf TtO~'6~MMhf~<rMMMr. fmï !M Bsr&arM MM~tMMf~'FM~ sciences, morfs'~nüctiâent. ~sten t?rienlar~ M .6 nous les retrouvons <relesmains ~M~AM~ Leurs cAtmMfM,observateurs ~a<Mt~ et opérateurs habiles, ~Mt'MM de ccerMrM~~ ~o~ L SM ~'nMb (Mnnt~rï, fM~e, cabale et mysticisme. e p~ c~&rs ~'6n<Mgttx Cï< G~~r, qui par~k~MntKf fact~e ~~o~e ef & reM r~a~. Q!t'f< noMSïH~e de<fe M~M~fM nomï AMce'M;, RA<!ï~, citer eJM Alphidius, ArjÈMMorien, ~A~c'ttmM, ~~A~M,Cj~,MoMn,/tM~oaf. efde e~ Avec les Arabes finissen les-débuts de t'A-tc.ii~nie~ 1 = pa~xormaMmareAer~~r~MMMMa< ?! ~rrMM D~rEMro~ An Mil,

PRÉFACE

commeuneMr&Mt!MM~M6<'MKOM la c~ aMcArMMmc ~n<f MM cAoM~. ° aw Les Croisades MHMt a à permis l'Occident a'acaMjnr loireet g science. e ~tM~Crot~ï ra~porM~ft~e p~p~etCH~ C ce furentles aMfrM d'Aristote elles <rat~ desalchimis<MAra~. La PAt7oMpMg un nouvelMMf< f<<mtg compta ~fo~tM ~em~ grands Ma~M~.A~K en deLille, A~Gr~ Ro~r Bacon, Saint-Thomas ~ La d'Aquin,Ra~mon~ t<HB voieétaitformat! mentouverte,nonïM~ms/tt ~~ctt'mtemats4 Mt<<M d les sciencesde ro&Mr~Mn Roger Bacon ~rt-feGrand~a~afe'!h'& substitué à pas l'expérience faK~dn'~ ~<M< LesAlchimistes multiplient se surtout à la fin du xtV 6~ttxv° !tM<M Angleterre,GeorgesR< /Vorton, ~ar~o~m~, en France, Bernardle Trévisan,lé célèbre Mco<a!Flamel, en Allemagne Eck de St< &acA, Ulsted, rn~efm, Basile Fa~<M,~aae& ~0~landais. t~

n~

HÏ AvecBacileValentin nousentronsdans MM noa~/l?eA<mM aumystisisme, s'allie de nou.. tend yeMe, elle

PRÉFACE

tX

Moa, cotKfMdans sonen fanceavec la cabale et la magie, en m~me~m~hcAf'mMpropMme~ dite apparatt et peu itj&ëSM~ar~~Mm~. r~M~ant~ plus illustre de <'A<cMntM(!Mxvt° siècle est Paracelse. Jamais réformateur ne fut plus M'o< ~n~ /tmt!M homme n~t<<tfamtï aussi cn~o~t-M~ ci d'ennentis aussi acharnés. Mt voiume entier ne XM/<M<< d pas JnumJrcr lesn'H~r~! e ses disciplesci les pamphlets de ses ~MC~t<fï.L!:sftfï connusdes paracelsistesfurent f B~r~r~ 7'AK~ Cro~, Dcra, \R~Bjt~f/, P<'no<Q~rc~MM!et surtout Lt'~t'fK}.Les at~-s alchimMfM celte époquen'appartenant d aucune école sont ~/amMA:Dcn)-~ Zaclaaire, Blaise de Vf~f~re, BarnaHM, Grcxpaff~ Vteo~ G~~KC~fM pM D~co, n. Ccïmcjt'0~. On ~H< meRre ~5M~~M~ft: à cdMo"eMX Jean-Baptiste Por:a, l'auteur bien connu de humaila « Magie M<M~) et de la P~t'onomM ne~. dans AKXVtt".S<JC~M<cMfHfee~ tout son JC~~M la -adeptessillonnent l'Europe, ~monfrM~ ~nM SCMM6 d'~fn~par des transmutations réellement ('tonnai. Véritablesapôtres, vivant pauvrement, se cachant sous une misérableapparence, ils vont par les grandes est villes,ne s'adressentqu'aux Mfanb; leur unique désir ~HM~r &f<'n~~f'cMMK par des faits. C'est ainsi que Van Helmont,B~ard' Pise, CroH~

'X

-1

PRÉFACE

~~f~Tw /~r~CMM~M r~~HM~.f~ Maamert'e, la e f~&t!</a< a~M~ soif de l'or s'emparadu monde M<Kr,<OM~!COMMftb MfKnMoP~OtMt tMprMM! < ~roMMCompa~AMfmMi)Md ~'a~e~MfHentau surtoutet les pharmaciens ~')'at!<p«fr~les médecins ï'<~onngn< l'hermétisme.En m~me<em~ ~M« d s /am~M!eM6t'~es Rose-croixur laquelle oaM Mt< ~neoM~a/M~'Af<t~'M~eMMMrf<!<n. le Les traitésa'afc&ftn'e «t Oft(ft< /0t<ratt X~ff° ~ st~e ïont innombrables, maisil n~' a paï di grand nom~ct~r, M!f/PAt~<A< p)'JïMMt~?~M~te<e< MichelMayer. ~MMconjf fat~noMtrouvons CAaftier, ~Vurseme~, Co~Mon, fr~<t!0~,Salmon,~~f ~ &ÏfeAt(! P~~HEaM~ &!MtR<M!a))t~

L

-!V AuXV~e~ M~eAt'm'e~Mp~Mg~M~MCt!, ~aeAt'mM a pM~rM~ contraire, ~CM~t~g M (ta science,lesdécouvertes XMC~M<,faits s'entassent.. M ? a L'Alchimie bienencoredespartisans, mais ils se ca<;<n<a~apour travailler,on les regarde commedes MïM!<'x.~n'a~Mïa'adep<M,OKMCo'!<M~~r~tn!primer~M traitésanciens, ou de produireau /0tfr~s sans compilations valeur aucune.P~R nomsà citer:

PRÉFACE

Xt

.F~me~, R~oar, Lenglet Dtt/rMno~ auteur de r~MSaint-Gertoiré de !a philosophie hermétique, JLf<'OMt au !~e~ ~nf~= {'A~cAtMtg X~ m<!tn. f.MMtM avec deux charlatans, Cagliostro et E'~tta. BaMno~MJc~f/cA<m<e semble morte, ce n'est plus intéressante à eoMaKr<:pour CK''MMM, ~tt'tt~~ MM~ce l'histoire de la chimie. D'alchimistes attachés A l'antique doctrine, nous n'M trouvons que deux C~~M: et Cambriel. Quant à r~reaM et LoaM Lucasc'est sur &! eAt'tnMnïOt~r~ ~tt'f'~ s1appuient pour arriver aux m~mMCOM~MStonï tes abttmt!<M proprement dits, que cor chose curieuse, les ~Mt~MS d~Oto'gf~ï de la de sctencetendent Adémontrer <'Ht<M la nt~M~ par Hest frat ~<: e<!M~MM< pO!S<6tffM h-<rans'MMMMa. terre ~Kg ~<Aa~or0 apaf< (f~ dit positivcment tourne autour du soleil, et après deux mille ans d'erreur Copernfcr~a&Mce~MCt<~ vérité 1

V sur Quelquesmob n)<!t'f!~naf!< ce livre. On s'est <~a~Ct' de, le rendreaussi clair que possible, niais toutes choses rigoureusement comme en une ~moMs'y <Mha~<M< lire avec ~(Mt'Ot et mé~ra<Mf:, est n~MtH'~ ?0~. Les gravures ont été reproduites par des procédés

.~XU.EMfACE_

ctfMne MMMn< rien dMfr~f pOKr aonc pnotot~-pt~tMï, l'exactitude, Les nombreuses citatians ~f<! ~~tM<<n<f[spensables pour ~pt<)-er ce que nous avançons ont été traduites /t~<emM< OM ellesétaientM ft'~Kxfrançais si reproduitesavec leur orthographe. On trouvera /a volumeun ~Mftjftndff~r~Hmant la significationdes ~tK~o~x hermétiquesles plus communs,une liste des auteurs cités dans ecyo~med un essai sur la bibliographieaMim~N~ de notre ~cf~ enfin une table analytiquc Mï A'StHjt!. Cet ouvrage continue une~nc ~x sur rAMtmie, ïJrfC que nous avions COmm~Cjë ~r la puhlicalion- des Cinqtraités d'Alchimie.Nous nous proposons de fM'rer MCc~tMment r~jfM FA~c&MtM &ptt<ï~n~Mt'M/ttï~M'd nos /oars, puis une ~a~ sur les laboratoires alchimiques,les instruments ~s opérations ~< chimiquesdes Philosophes hermétiques. A. PotSSON.

THÉORIES & SYMBOLES DESAZC~A~r~
LE GRAND-ŒUVRE

PREMIËREPARTIE
LES THEORIES
1
VULGAIRE ET

CHAPITRE
DÉFINITION DE L'ALCHIMIE. HERMÉTIQUE.

L'ALCHIMIE

LA PHILOSOPHIE

SOUFFLEURS

ET ADEP-

TES.

LESBUTS L'ALCMMÏE GRAND-ŒUVRE, DE LE LA LESPIL'ALKAEST, PALINGÉNÉSIE, L'HOMUNGULUS, RtTUSMUNDI, QUINTESSENCE, POTABLE. LA L'OR

Qu'est-ce que l'Alchimie? pour nous ce n'est guère qu'une science naturelle, mère de la Chimie. Mais les Alchimistes eux-mêmes, comment définissaient-ilsleur

2

THéORtES

ET SYMBOLES

science. « L'Alchimie, dit Paracetse, est une science qui apprend à changer tes métaux d'une espèceen une autre espèce, a (Le cie! des philosophes). C'est la dé6nitioa qu'en donnent ta plupart des alchimistes,ainsi Denys n~Kr~~ Zachaire, dans son «O~Mc«/c philosophie des métaux,a dit: «. C'est une partie de j-hitosophienaturelie, taquette démontre la façon de partage les métaux sur terre, imitant la Nature en ses opérations, au plus RogerBacoft, esprit exact, prèsquetuyestpossibte donne une définition plus précise :« L'Atchimie esth science quienseigne à préparer une certainemédecineou =étixir, lequeléfantprojcté sur les métaux imparfaitsleur communiquela perfection dans te momentmême de ta projection)). (Miroir d'Atehimie.)E)emême (efÂrgyropée et la Chrysopée est l'art qui enseigne à donner à la matière prochaine de l'or et de l'argent, la forme dec.s métaux (G. Claves: Apo~og-MC/t~'sop~'ta'c<~r~ ro~M~. Au xvttt"siècle où la chimiebrillaitdans tout son éclat, it fallut din'érencierles deux sciences, et voici commenten parle domPernety: « La chymie vulgaire est fart de détruire les composés que la nature a formés~ et-la chymie hermétique est l'art de travailler avec ta nature pour tes perfectionner ".(Fables grecques et égyptiennes). F

/,J~ '5 f(~

LESTHÉORtES

Mais tous ces alchimistesn'ont envisagé que la haute Atchimie it y avait en effet deux espèces d'alchimistes les souffleurs, gens dépourvus de théorie, travàiBantà l'aventure, itscherchaient il est vrai ta pierre phitosophate, mais empiriquement, entre temps, ilsfaisaientde la chimie industrieUe,fabriquant des savons, de fausses pierres précieuses, des acides, des alliages, des couleurs ce sont eux qui donnèrent naissance aux chimistes ce sont eux qui vendaient pour-de l'argent le secret de faire de l'or, charlatans et filous, ils faisaientde la fausse monnaie,plus d'un souffleur fut pendu au gibet doré, supplice réservé à cette sorte d'imposteurs; les philosophes /hermcttques au contratre, dédaignantces travaux qu'ils flagellaient dunom de sophistications, s'adonnaient à la recherche de la pierre philosophale non par avarice mais pour l'amour de la science, Ils avaient des théories spéciales qui ne leur permettaient pas de s'écarter de certaines limites dans leurs recherches. Ainsi, dans la préparation de la pierre philosophale. ils ne travaillaient que sur les métaux et généralement sur les métaux précieux, tandis que les souffleursfaisaient déMèr dans leurs cornues les produits hétéroclites du règne végéta!, animal et minéral. Aussiles.

4

THÉORIES

ET

SYMBOLES

Philosophes perseverent-its dans la voie qu'its se sont tracée, leurs doctrines traversent intactes dessiècles, tandis que les soufreurs abandonnent peu à peu des recherches coûteuses et très longues pour s'cccuper de choses prosaïques mais d'un bon rapport, peu à peu ta Chimie se constitue en science et se sépare de ~Alchimie. On ne peut mieuxrésumer la questionqu'en citant un passage de [af/~MMMMefMnM. de Beccher. <{Lesfauxalchimistesne cherchent qu'à fairede l'or, les vrais philosophesne désirent que la science, tespremiers ne fontque teintures, sophistications, inepties,les autres s'enquierent des principes des choses ». Nous allonsmaintenant examiner les problèmes que les atchimist~sse proposaient de résoudre. Le premier et te principal consistait dans fa préparation d'un composa, nommé élixir, magistère, médecine, pierre philosophique ou philosophale,doué de la propriété detransmuer les métauxordinaires en or ou en argent. On reconnaissait deuxélixirs, un blanc transmuant tes métauxen argent et un rouge les transmuant en or. Les alchimistes grecs connaissaientcette distinction en deux élixirs,le te second tes t premier blanchissait es métaux,~uxM: (voir {aunissa~t,~M&M?t; Berthelot Oft~MM Mf~f-

t.ËSTH6oR!ES

mM). .a p'erre philosophalen'eut d'abord quun simple L pouvoirtransmutatoire sur les métaux, mais plus tard les philosophes hermétiques tui reconnurent une fbute~'au;tes propriétés produire des pierres précieuses, du diamant, guérir toutes les maladies, prolonger la vie humaine au-delà des timites ordinaires, donner à celui qui la possède !a science infuse et le- pouvoir de commander aux puissances cétestes, etc. On trouvera ce point, plus développé dans ta secondepartie de cet ouvrage. Les premiers alchimistes n'avaient pour but que la transmutationdes métaux, mais ptus tard ils se proposèrent plusieurs autres problèmes. Dans leur orgueil, its crurent pouvoir s'égaler à Dieu et créer de toutes ptèces des êtres animes/Déjàsuivant ta tégehde'Atbërt le Grand avait construit un automate en bois, un androïde auquel il avait donné la vie par des conjurations puissantes. Paracetseatlaptustoin et prétendit créer un .être vivanten chair et en os, t'homuncutus. On trouve dans sontraité De natura rcrunt (Parace~t opera omnia m~teo c&MKco chirargica, tome 11) lamanière de procéder. Dans un récipient on place différents produits animaux que nous ne nommerons pas et pour cause les .inftuencesfavorablesdes planètes et une douce chaleur sont nécessaires pour la réussite de l'opération. Bientôt
t

6

THÉORIES

ET SYMBOLES

une tégêfe vapeur s'élève dans le récipient, elle prend peu &peu la forme humaine, la petite créature s'agite, elle parle, t'homuncutus estné! Paracets~indique très sérieusementte parti que t'en en peut tirer et la façon de le nourrir. Les alchimistes cherchaient encore l'alkaëst ou dissolvant universel. Ce liquide devait dissoudre tous les corps qu'on y plongerait. Les uns crurent te voir dans Glauber tapotasse caustique, d'autres dans t'eau régaje, dans son sel admirable (sulfate de soude). Ils n'avaient oubtté qu'un point, c'est que l'alkaëst dissolvant tout, aurait attaqué te vase qui le contenait. Mais comme il n'y a d'hypothèse si fausse qui ne fasse découvrir quelque vérité, en cherchantt'atkaëst tes alchimistes trou-* vërent plusieurs corps nouveaux. La Patingétiésie, peut commeconception, être rapprochée de t'homuncutus. Ce motsignifie résurrection, c'était en effet une opération par laquelle on reconstituait un arbuste, une fleur, avec sesseules cendres. Kircher dans son AftM~M~rnMMM a indiqué la façon. de faire renaître une fleur de ses cendres. Les alchimistes essayèrent aussi de recueillir te Spititus mundi, l'esprit du monde. Cette substance répandue dans l'ait, saturée des influencesplanétaires possé-

LES

THÉORIES

7

dait unetoute de propriétés merveilleuses, notamment de dissoudre l'or. Ils la cherchaient dans la rosée, dans tej~MC~Kouhostoc,sorte decryptogame,qui apparaît après tes grandes ptuies « La ptuye de t'ëquinoxeme sert d'instrument pour faire sortir de ta terre le flos ca~< ou ta manneuniverselle que je vais cueillir pour la faire corrompre,afin d'en séparer miraculeusementune eau qui est la vraie fontaine de Jouvence qui dissout l'or radicalement (de Respour.; Raresexpériencessur f<?ïprit minéral). Le problème de la Quintessence était plus rationne!, il s'agissait d'extraire de chaque corps les parties les f plusacttves te résultat nnmëd.atut le perfectionnement des procèdes distittatoires. Enfinles alchimistescherchaient l'or potable. Suivant eux, l'or étant un corps parfait, devait être un remède énergiqueet communiquant à l'organismeune résistance cônsidérabteà toute espèce de maladies. Les uns se servaient d'une solution de chlorure d'or ainsi qu'on peut levoir par te passage suivant « Si on verse abondamment de l'eau dans cette solution et qu'on y mette de l'étain, du plomb, du fer ou du bismuth, l'or étant précipité,a accoutumé de s'attacher au métat. Et aussit&tque vous remuerez t'eau, t'or précipité qui ressemble

8

TttÉORtES

ET

SYMBOLES

à un timon trouble se rassemble dans l'eau M(Glauber L.i m~ectac Mm't'erM~c). ~ais gëneràtëm.ënt [es empiriques vendatént fort cher sous le nom d'or potabte, tout liquide offrant une belle couleur jaune, notamment la solution de perchtorure de fer. Comme on le voit, les Alchimistesne manquaient pas de sujets pour exercer leur patience mais le plus grand nombre délaissant les probi&messecondaires,ne poursui~aient que la réalisation du grand-œuvre. La plupart des traites hermétiques ne parlent que de la pierre philosophale, aussi n'examinerons-nous que ce seul point, sans ptus nousoccuper des qui au reste n'apparaissent de l'Alchimie, et qui furent t;ons, chacun modifiant te solution différente. proHètnes de second ordre~ que fort tard dans l'histoire soumis a une toute de variaproblème ou lui donnant une

LES

THÉORtKS s

9

CHAPITRE

H

– UNtTÉDELAMATIÈRE. LESTHÉOR!ES ALCHIMIQUES. LES TROISPRINCIPES SOUFRE,MERCURE, OU SEL – ARSENIC. THÉORIE 'AR/TÉPHÏUS. LES QUATRE D ÉLÉMENTS. L'on a souvent répète que les alchimistes travaillaient en aveugles, c'est une grave erreur, ils avaient des théories très rationnellesqui émises par les philosophes grecs du second siècle de ['èrechrëtienn. se sont maintenae-; A peu près sans altération jusqu'au xvm<'siecte. Ar fà basa ctâ ta théorie ttermetique, on trouve une grande toi: l'Unité de ta Matière. La Matière est une, mais elle peut prendre diverses formes et sous ces formes nouvellesse combiner à elle-même et produire de nouveaux corps en nombre indéfini. Cette matière première était encore appelée semence, chaos, substance universelle.Sans entrsr dans ptus de détails, Basile Valentin pose en principe t'unité de ta matière. « Toutes choses viennent d'une même semence, elles ont toutes été à l'origine enfantées par la même mère (Char de triomphe de l'antimoine). Sendivogius, plus connu sous

tO

THÉORIES

ET

SYMBOLES

le nom de Cosmopolite, est plus explicitedans ses Let« Les chrétiens, dit-it, veulent que Dieu ait tres d'a&ord crée une certaine matière première. et que de cette matière par voie de séparation, ayant été tirés des corps simples, qui ayant ensuite été mêlés tes uns avec les autres, par voie de compositionservirentà faire ce que nous voyons. H y a eu dans la création une espèce de subordination, si bien que les estres les plus simples ont servi de principes pour la compositiondes suivanset ceux-ci des autres. H résume ennn tout ce qu'il vient de dire dans ces deux propositions « Scavoir t* la production d'une matière premièreque rien n'a précède; 2° La division de cette matière étémens en et en6n moyennantcesctëtnensta fabrique et ta composition des Mixtes (Lettre x<°'°). entend par Mixte toute espèce de corps composé. D'Espagnet complète Sendivogius, en établissant l'indestructibilité de ta matière, il ajoute qu'ette ne peut Tout ce qui porte le que changer de forme. «. caractère de l'être ou de la substance ne peut plus te quitter et par les lois de la nature, il ne lui est pas permis de passer au non-être. C'est pourquoiTrismégiste dit fort à propos, dans le Pimander que rien ne meurt dans te monde, mais que toutes choses passent et chan-

LESTHÉORtES

JI

r gent s (Enc~t'rMt'onpA)'S!Ctr Mït~a*). Naturellement il admet l'existence d'une matière première. « Les Philosophes ont crû, dit-il, qu'il y avait unecertaine matière première, antérieure aux éléments. » Cette hypothèse ajoute-t-il se trouve déjà dans Aristote. !t examine ensuite les qualités que tes métaphysiciensont attribuées à la matière. Barlet nous renseigne sur ce point c La substance universelle est toute tout intérieurement sans distinction de genre ou de sexe, c'est-à-dire grosse, féconde et empreinte de toutes choses sensibles&t'adCe venir (Bartet La ~o~c~Mf'e ergocosmique). qui revient à dire que la matière première ne contient aucun corps en- action et tes représente tous en puissance. Génératëmertt l'on admettait queta matièrepremière est liquide, c'est une eau qui à l'origine du monde était te chaos. « C'était ta matière première contenant toutes les formes en puissance. Ce corps uniforme était aquatique et appelé par les Grecs SX~, dénotant par le mêmemot l'eau et la matière (Lettre philosophique). Plus loin it est dit que ce fut te feu qui joua te rote de mate par rapport à ta matière femelle, ainsi prirent naissance tous tes corps qui composent l'univers. Comme on le voit l'hypothèse de fa matière première était ta base mêmede l'Alchimie,partant de ce principe,

<2

THÉORIES SYMBOLES ET

Ilétait rationnel d'admettre la transmutation desmétaux. La matière- se différenciait d'abord en soufre et en mercure, et ces deux principes s'unissant en diverses proportions formaient tous les corps. <f Tout se compose de matières sulfureuseset mercurielles x dit l'Anonyme chrétien, alchimiste grec. Plus tard on ajouta un troisième principe te sel ou. arsenic, mais sans lui donner autant d'importance qu'au soufre et au mercure. Ces trois principes ne désignaient en aucune façon des corps vulgaires. Ils représentaient certaines qualités de la matière, ainsi le soufre dans un métal, figure la couleur, tacombusttbitité, la propriété d'attaquer tes autres métaux, la dureté, au contraire te mercure représente l'éclat, ta votatitité, ta fusibilité, la maMéabitité. Quant au set c'était simplement un moyen d'union entre le soufre et le mercure, comme lesprit vital entre le corps et l'âme. Le sel, fut introduit comme principe ternaire, surtout par Basile Valentin, Khunrath, Paracelse, en un mot par les alchimistesmystiques. Avant eux Roger Bacon en avait bien parlé, mais incidemment sans lui attribuer de qualités spéciales, sans s'en occuper beaucoup, au contraire Paracetse s'emporte contre ses prédécesseurs qui ne connaissaient pas Je sel. (f Ils ont cru, que ie Mer-

LES THÉORIES

!)

cure et le Soufre étaient des principes de tous tes métroitaux, et ils n'ont pas mentionné même en songe le set est sième principe (~ ~Mor des- ~!OM). Mais le fort peu important et même après P~racetse, nombre d'alchimistesle passèrent sous silence. Le Soufre, le Mercure et le Sel ne sont donc que des abstractions, commodespour désigner un ensemble de propriétés, un métalétait-it jaune ou rouge, difficilement fusible, on disait que le Soufre abondait en lui. Mais il ne faut pas oublier que le Soufre, le Mercure et le Set dérivaient de la Matière première: « 0 merveille, le Soufre, le Mercure etle Selmefont voir troissubstances en une seule matière (Lumière sortant par soi-même des Ténèbres :Marc-Antonio). Éliminer dans un corps certaines propriétés, c'était séparer le Soufreou le Mercure, par exempterendre un métal infusibleen le transformant en chaux ou oxyde, c'était avoir votatitiséson Mercure et extrait son Soufre. Autre exemple,le Mercureordinairecontient des métaux étrangers qui restentdans la cornuequand on le distille, cette partie fixe était considérée comme le Soufre du Mercure vutgairepar les alchimistes; transformantle vifargent ou mercureen bichlorure, ils obtenaient ainsi un corps complètementvolatilet croyaient avoir extrait par

t.t

TMÉORtES

ET SYMBOLES

cette opératton le Mercure-principe du Mercure-méta!. Nous ne pouvons quitter la question des trois principes sans mentionnerta théorie d'Artphius.atchimiste du xf siecte. Pourvu! le Soufre représente dans les métaux les propriétés visibles, le Mercure, les propriétés occultes ou latentes. Dans tout corps il faut distinguer les propriétés visibles couleur, éclat, étendue, c'est le Soufre qui représente cela puis les propriétés occultes qui ne se revêtent qua par l'intervention d'une force extérieure fusibilité, mattéabifité, volatilité, etc., propriétés dues au Mercure. Cette explication diffère peu de celle donnée ci-dessus. A coté du Soufre, du Mercure et du Sel, les alchimistes admettaient quatre éléments théoriques~ ta Terre, l'Eau, t'Air et ie Feu ces mots étaient pris dans un sens absolument différent du sens vulgaire. Dans la théorie alchimique tes quatre dé.Ttents pas plus que les trois principes, ne représentent des corps particuliers, ce sont de simples états de la matière, des modalités. L'Eau est synonyme de liquide, la Terre c'est t'état solide, l'air l'état gazeux, le Feu un état gazeux très subtil, tel qu.: celui d'un gaz dilaté par la chaleur. Les quatre étéments représentent donc les états sous lesquels la matière se présente à nous, on pouvait par suite dire logiquement

LES THÉORtES

t~

que les éléments composent tout l'Univers. Pour un alchimistetout liquide est une Eau, tout solide est Terre en dernière analyse,toute vapeur est Air. G'estpour cela que t'en trouvedans tes anciens traités de physiqueque l'eau ordinaire chaufféese change en Air. Ceci ne veut pas dire que l'eause transforme dans le mélange respirabte qui constitue l'atmosphère, mais bien que t'eau, d'abord liquide se change en unnuide aëritbrme,en un gaz comme on l'a dit plus tard. Les Éléments représentaient non seulement des états physiques, maispar extensiondes qualités. « Tout ce qui était de qualité chaude a été appelé par les anciens: feu ce qui était sec et solide,terre ce qui était humideet nuide.eau; froid et subtil, air~.(Ép!tre d'Alexandre). L'Eau se transformanten vapeur ainsi que tous tes liquides quand on les chauffe, d'autre part les corps solides étant généralementcombustibles, des Philosophes Hermétiques avaient cru devoir réduire le nombre des Eléments à deux visibles, la Terre et l'Eau, renfermant en eux tes élémentsinvisibles, le Feu et l'Air. La terre contient en soile Feu, et l'Eau renfermel'air à état invisible. Qu'une causeextérieure vienneà agir, le feuetl'air se manifesteront. Rapprochons ceci de la théorie d'Arte-

16

THÉORtES

ET SYMBOLES

phius mentionnée plus haut, la Terre correspondra au Soufre, l'Eau au Mercure et réciproquement. En somme tes quatre éléments avec !e Soufre et te Mercure représentaient à peu près les mêmes modifications de ta matière première, destinées à composer le reste des corps. Seulement te Soufre et le Mercure représentant des quatitésmétatttquesétaientptus spécialement réservés aux Métaux et aux minérauxtandis que les quatre Eléments s'apptiquaientaurogne végétât et a.mmat. Quand un alchimistedistillaitun boisetobtenait un résidu fixe, une essence ou huile, et des produits inflammables,il disait avoir décomposéce bois en Terre, Eau et Feu. Plus tard aux quatre Etéments on en surajouta un cinquième, ta Quintessence «L'on peut nommertes parties iesptussotides terre, les plus humides eau, les plus défiées et spirituelles air, ta chaleur nature~e, feu de la nature et les autres occultes et essentielles s'appellent fort à propos des natures célestes et astrales ou Quintessence. » (D'espagnet Enchiridion ~KCtB n~fMa;.) Cette quintessence correspondrjit au Set. L'on voit combien les théories des alchimistes étaient cohérentes. Alors qu'un Soufreur se perdait dans ce dédate, trois principes quatre éléments, une Matière universette, un Philosophe conciliait facilement ces différences apparentes. Et

LES

THÉORtES

t/

maintenant l'on comprendra commentil faut entendre ces paroles du moine Hélias. «C'est avec les quatre élémentsque tout ce qui est en ce mondeà été créé par la toute-puissance de Dieu (Hétias :Mf'rotf~AM[mie). Ces théories existaient des l'origine de l'Alchimie. Chez les Grecs l'alchimiste Synésiusdans son Conim~taire sur le livre de DJmoen~ nous fait remarquerque il dans ['opérationalchimique l'artiste ne crée rien,it modifie la Matière, il change sa Forme. L'AnonymeChrétien que nous avons cité appartient à la mêmeëpoque. Quant aux quatre élémentsils étaient connus depuis longtemps. Zosime donne à leur ensmble nomde Tétrasomie ou le tesQuatreCorps. Voicisous forme de tableau le résumé de ta Théorie alchimiquegënérate.
Soufre (Terre(visibte,c<atsotide. principe Rxe jFeu (oecuhe, <!ta( subt't. Mati&repretQuintessenec, 6<a[compaMb)e& à Sel miere.unique. { t'~therdesphysiindestructibte. ci<:n!). Mercure tEau(visib)e.~t!)t)iquide. principevo)ati)jAir(oceu)te,ctatgMcux.

tg

THÉORIES

ET SYMBOLES

CHAPITRE

H!

– COMPOSITIQN. LEUR LES SEPTMÉTAUX. LEUR GENÈSE. LE FEUCENTRAL. CYCLEDE FORMAPLANÉTAtRES. TtoN. INFLUENCES Les alchimistestravaillantsurtout sur les Métaux, on sur la genèse comprend qu'ils se sont beaucoup étendus et la compositiondes métaux.Ils en reconnaissaient sept s auxquels-ilsattribuaient t&nBmetieigne dessept planètes Or ou SoleilÔ. Argent ou Lune €. Mercure 5. Ptomb ou Saturneh. Étain ou Jupiter~, Fer ou Mars d*. Cuivre ou Vénus$. Ils les divisaienten métaux parfaits, iminaltérables,qui étaient l'or et l'argent et en métaux au feu ou à parfaits, se changeant en chaux, (oxydes) « L'étëment t'atr, tacitementattaquables par les acides. feu corrompt les métaux imparfaits et les détruit. Ces c? o. Les métaux métaux sont au nombre de cinq f? Le feu » (Paracelse parfaits sont inattérabtes dans le Ciel des philosophes). fa théorie herméVoyonsqueue est l'application de

LES THÈORtES

!9

tique aux métaux. D'abord les métaux doivent tous dériver d'une mêmesource ta Matière première.Les philosophes hermétiques sont au reste unanimessur ce point. » Les métaux sont tous semblables dans leur essence, ils ne diffèrent que par leur forme » (Albert le Il Grand De A~Af'mM). n'y a qu'uneseu!e matière première des métaux, elle revêt différentesformesselon le degré de cuisson, seton ta fbrcj plusou moins puissante d'un certain agent naturel (Arnautdde Villeneuve Le Sjit dit en passant ta théorie est ~cmm du eAemm). absolumentapplicable aux minéraux. « H n'y a qu'une matière pour tous les métaux et tes minéraux ? (Basile Valentin)et enfin « La nature des pierres est la même ~<: que cëHe-desautres choses M CosmopoMt! Le passage d'Albert le Grand est on ne peut plus explicite la matière une pour tout ce qui existe, dirait-on ta forme, aujourd'hui, se diNérencie d'elle-même par c'est-à-dire que les atomes identiques entre eux, afïectent en se groupant diverses formes géométriqueset de là vient la différenciation entre les corps. En chimie, voir. l'allotropiejustifie parfaitementcette manièrede It s'ensuit que le Soufre et le Mercure, principes secondaires (par oppositionà la Matière,principe premier) ne représentent qu'un ensemble de qualités « Et ainsi

20

THÉORIES

ET

SYMBOLES

tu peus voir clairement que Soufre n'est pas une cho e à part hors de la substance du Mercure, et que ce n'est ta Matière des pas Soufre vutgat.Gar si ainsi estoit, métaux ne serait point d'une nature homogénée, ce qui est contre le dire des philosophes » (Bernard le Trévisan Lt~r~ PMoM~ttC naturelledes m~atue). Dans le même ouvrage, Bernard le Trévisan revient sur ce chose qui sujet important « Le Soufre n'est point une soit diviséedu vif-argent, ne séparée mais est seulement cette chaleur et sécheresse qui ne domine point à la froideur et humidité du Mercure, lequel Soufre après digéré, domine les deux autres qualités, c'est-à-dire, froideur et moiteur et y imprime ses vertus. Et par ces divers dëgrez de décoctions se font tes diversité métaux B(~m). Le Soufre, de nature chaude, est actif, le Mercure de nature froide est passif: « Je dis il y a deux natures, l'une active, l'autre passive. Mon ma!tre me demandaquelles sont ces deux natures ? Et je rét'autre du froid. pondis l'une est de la nature du chaud, Quelle est la nature du chaud? Le chaud est actif et le froid passif (Artéphius: Clavis m~orMMptM/M'). Le Soufre ou le Mercure peuvent dominer dans la composition des métaux, en un mot certaines qualités peuvent l'emporter sur d'autres. Quant au Sel, nous

LES

THÉORIES

M

avons déjà expliqué que ce principe inconnu aux premiers alchimistes, n'eut même plus tard qu'une importance restreinte malgré les Par~eétsistes. Le Set ou Arsenic n'était que le lien qui unit les deux autres principes « Le Soufre, te Mercure et l'Arsenic sont les principes composants des métaux. Le Soufre en est le principe actif, te Mercure, te principe passif, t'Arsenic est le lien qui les unit (Roger Bacon Br~g breff'arMm <f<m<~ Roger Baconattachait tui-memest <<<:t.) peu d'importance au Sel, que dans un autre de ses ouvrages iln'en fait pas mention comme principe composant. <f Notez, dit-il, que les principes des métaux sont te _Mercure.ette Soufre. Ces deux. principes ont donné naissancetous tes métaux et à tous )ës mfnérauxdont it existe pourtant un grand nombre d'espèces différentes (Miroir ~cAt'mt'e). Donc on peut dire que tous les métaux sont composés de Soufre et de Mercure, tous deuxréductibles à la matière première. t Cartous métaux Soufre de sont Formezet Vif-Argent ont qu'ils Cesont deuxspermes métaux,x des Ft.AMBt. (NtCOI.AS SomtMfft). }

H

THÉORtES ET SYMBOLES

acm~ uestucmu~, Le Soutre est te pere ~p~~nc~pc disaient encore les Alchimistes,et le Mercure(principe pass!f)est!eur[nere. e < Mcrcttfius st Vif-Argent Qui a tout legouvernement c Dessept métaux, arc'estleur mère.o desamoureux science. de Fontaine DEL4FOHTAtSB (JSBtH Nous ne nous occuperonsque du Soufre et du Mercure et de leur rôle dans la Genèse des métaux. Ces deux principes existent séparés dansée sein de la terre. Le Soufre sous formed'un corps soMe,nxe, onctueux, le Mercure sous forme de vapeur. « Le Soufre est !a. Mines par une graisse de la terre, épaissie dans les cuisson modérée, jusqu'à ce qu'eue durcisse, alors elle constitue le Soufre (Albert le Grand: De A~cAtmM.) Attirés sans cesse l'un vers l'autre, les deux principes se combinent en diverses proportions pour former métaux et minéraux. Mais il v a encore d'autres cir-c des deuxprincipes le constMccs q-i .it Les degré decuisson, la pureté, les accidents divers. Alchimistes admettaient en effet l'existence d'un feu situé dans les entrailles de la terre, le mélange de Sou-

LES THÉORIES ffe et de.MeKure plus ou moins cuit et digéré, variait par suiteda~ropriétés « On a observé que la nature ~des m~M, telle que nous ta connaissons, est d'être '"engendrée par le Soufre et te Mereure. La différence seule de cuisson et de digestion produit la variété dans {'espèce métattique ') (Albert !e Grand le, Composé des compoj~). Pour ce qui est de ta pureté, nous citerons le passage suivant « Selon ta pureté ou l'impureté des principes composants, Soufre et Mercure, il se produit des métaux parfaits ou imparfaits(Roger Bacon Miroir d'Alchimie). Ceci nous amène à dire que les métaux imparfaits naissent tes premiers, ainsi le fer se transforme en cuivre puis se perfectionnant ie cuivre se change en plomb, ce dernier à son tour devient étain, mercure, puis argent et enfin Or. Les métaux parcourent une sorte de cycte « Nous avons en effetdémontré clairementdans notre T~ttM~M MM<frattx, que la génération des métaux est circulaire; on passe facilement de t'un à l'autre suivant un cercle. Les métauxvoisins ont des propriétés semblables c'est pour ceta que l'argent se change facilement en or n (Albert le Grand le Composé des compM&). Glauber va plus loin, il émet l'opinion singulière que tes métaux une fois arrivés à l'état d'or, parcourent le cycte en

2~

THÉORtE~

ET

SYMBOLES

sens inverse, devenant de plus en plus imparfaits jusqu'au fer, pour remonterensuite en perfection et ainsi de suite indéfiniment.« Farta vertu et par ta force des Éléments, il s'engendre tous les jours de nouveaux métaux et les vieux tout au contraire se corrompent en même temps » (Glauber fŒ~urc mM~ra~). Le mot Étëment est pris dans le sens de Force minératisante. L'Or qui est ta perfection est donc le but constant de ta nature; outre un degré insuffisant de cuisson ou t'impurëté du Soufreet du Mercure, divers accidents peuvent entraver son action. « Je dis de plus que )a Nature a pour but et s'efforcesans cesse d'atteindre la perfection, t'or~ Maispar suites d'accidents quientra vent.sa marche. naissent tes variétés métalliques» (Roger Bacon ÀffUndecesaccidents c'est quela minière rofr ~'AfcAmuc). où se développent les métaux vienne à être ouverte. « Par exempte si une Mine étoit éventrée, l'on y pourroit trouver des métaux non encore achevez, et parce que l'ouverture de la mine interromperoit t'action de la nature, ces métaux resteroient imparfaitset ne s'accompliroient jamais,et toute la semence métattiquecontenue ~7en cette mineperdrait sa force et sa vertu a (7~ cA;'nw). Nous ne pouvons terminer ce chapitre sans parler

LES THEO!UE& des influences planétaires qui intervenaient dans la genèse métallique. Au moyen-âge on admettait une relation absolue entre tout ce qui avait-lieusur la terre et tes Ptanetes. « Rien ne se produit, en la terre et en t'eau. Le rapport permanent entre qui n'y soit s~me du ci;;t. ces deux grands corps pourroit être figurépar une pyramidedont le sommet appuye sur le Soleil et ta base sur la Terre (Btaiseet Vigenère Traitédu /ëu et du sel). De même « Sachez donc, o monfils et le plus cher de mes enfants, que le Soleil, la Lune, et les étoiles jettent le centre de la perpétuellement leurs influences dans vu plus terre ..(Vatois ŒtfM-iMnMnMCf<<M).L'onadejà haut que les sept métaux étaient consacrés aux sept On contbndait pfanetes qui leur donnaient naissance. et te même signe. planètes et métaux sous le mêmenom Ces théories remontent à l'origine mêmede t'Atchim'e. Proclus, philosophe néo-ptatonicien du V"' siècle de sur notre ère, dans son Commentaire le Timée de P~ton expose que « l'or nature!, t'argent et chacundes méd taux comme es autres substance, sont engendrés dans célestes et de leurs ta terre sous t'innuence des divinités effluves.LeSoteit produit l'or, la Lune l'argent, Saturne le plomb et Mars le fer (Voir B:rthetot M-~MC~'ot à Mt<~ de la chimie). On peut même remonter plus

26

THÉORtES

ET

SYMBOLES

haut, chez tes Perses tes métaux étaient aussi consacrés aux planètes, mais ils necorrespondaientpas aux mêmes astres qu'au moyen âge, ainsi t'étain était consacré à Venus et le fer à Mercure. Les Alchimistes reconnaissaient donc unanimement faction des planètes sur les métaux, Paracelse va plus loin et spécifiecette action. Selon tui chaque métaldoit sa naissance à la ptancte dunt il porte le nom. les six autres ptanôte; unies chacune deux conste!!ations xodiaea!es lui donnent diverses quatMs. Ainsi « La Lune doit &-'n 0 d*sa dureté et sa sonorité agréabte. Elle doit fi $ !I et sa résistance à la fusion et sa maKéab.tité. et ~tut donnent ss densité et un corps hoEnftn mogène, etc. "(Parace!se:~Cf(;<~pMj~M). En résumé, métaux et minéraux, formésà ta ba~e, de la Matière première sont composésde Soufreet de Marcure. Le degré de cuisson, ta pureté va-iable de; composants, divers accidents, les tnnuences p)ané:air~ causant les différencesqui séparent tes métaux tes uns des autres.

LES

THÉORIES

27

CHAPITRE
L'ALCHIMIE CABALE THÉORIE MYSTIQUE. ALCHIMIQUE. HERMÉTIQUE. – THÉORIES TRIPLE

IV
FANTAIStSTES. ADAPTATION DE t.A LA

LE SANCTUAIRE.

L'Atchimtechez les Grecs était, en raison même de sonorigine, mê)ée à la magie et à la théurgie. Plustard, cette science s'épura et grâce aux philosophes arabes, ce n'est qu'au xv et au xvf sièctesqu'elle s'allia de nou. veau aux sciences occultes proprement dites. Des tors un grand nombre d'atchimistes demandèrent à ta Cabafe. à h Magie, à "A~r&!ogte, !à c~fduGrandŒuvre. Paracelse n'admett-ot parmi ses disciples que d~s gens versés dans l'astrologie, eomms il l'affirmeluimeme :« Mais it me faut revenir à mon sujet pour satisfaire mes disdples que je favorise volontiers quand ils sont pourvus des lumièresnaturelles, quand ifsconnaissent l'Astrologie et surtout quald ils sont habiles dans la Philosophie qui nous apprend à connaître ta matière de tout (Parace)se: Le TrJMr ~~s trésors). A'orsque sss prédécesseurs ou contemporains, Catid, Valois, Blaise de Vigenère admettaient simptementt'ac-

iS

THÉORfES

ET SYMBOLES

tion des astres dans ta génération des métaux, Paracetse allaitplus loinet prétendaitcalculerquandet commentles ptanëtes inHuaIentsur tes métaux. Suivantcette doctrine, à quelques alchimistes alliaient intimement l'astrologie l'hermétisme et ils ne commençaientjamais une opération sans s'être assurés auparavant que les planètes étaient favorables. C'est encore à Paracetse que l'ont doit d'avoir introduit des données cabalistiquesdans t'Atchimie. !t a condensé ses doctrines occultesdans son Traité de Philosophieocculte et dans sesArchidoxesmagiques. Ceci nous amène à parter de laCabate. Cette science r consiste à décomposer !es mots, &additionner!a valeur humëtique des tettre:ret a en tirer selon des reg!es spéciales toutes tes déductions possibles. Ainsi le nombre de l'or en hébreu est 200, c'est t'ornement du règne minéral, il correspond à Jéhovah dans te monde des esprits. chimie, a consacré HceSer dans son Histoire métaux. L'AIquelques pages la cabaleappliquée aux chimie, science d'observation, ne pouvaitprofiter en rien deson attianceà la Cabale, science purementspéculative. L'adjoncMond'éléments étrangers ne devait que ia rendre plus obscure, aussi Paracelse eut-ittort sur ce point.

LES THÉ&RtEi

29

Avant lui B. Valentin avait fait quelques essais dans te même sens, il décompose le mot Azoth de la façon suivante aAzoth, commencementet tm, car i! est A et 0, présent en tout lieu. Les philosophes m'ont orné du nom d'Azoth, les latins A et Z, les Grecs x et M les hébreux Hn aleph et thau, tous lesquels signifient et font Azoth o(jL'o<A des philosophes.) Après Paracelse on ne trouve guère que deux auteurs ayant traité spéciatement de Cabale alchimique. Ce sont Panthée, prêtre vénitien et Jean Dee, alchimiste et mathématicien anglais. Panthée a écrit deux traités, l'un l'autre: est rArx et Theoria fr<:Mmt<~f<MKMe~tca!,et Voarc&a~tttKM.Qn trouve quele nombre de la généra* y Uonest ~4. celui de ta putréfaction'772.que te mercure t'or et l'argent correspondent aux lettres hébraïques, seth, he, vau, et autres rêveries semblables. Jean Dee dans son tratté: la Monade Atf'rog'~Atqtt~ a essayé de constituer une cabate particutiére à l'aide des symboles alchimiques. Ainsi pour lui te symbole du merSoleil Q et tes quatre cure représente la Lune é!éments -î<. De plus le signe du Soleil représente la monade figuréepar le point autour duquel te cercle symbotise le Monde. Ce curieux traité se trouve imprimé dans le second votume du Theatrumchimicum.

!0

THÊORtES SYMBOt.ES Sf

Ces alchimisteset quelques autres tels que Khunrath Mayer, Btaisede Vigenère introduisirent dans ta Science une interpétation nouvettedelathéorie atchimique.Alorsque tes sciencesexactes et naturelles procèdent par inductionet déduction, tes sciences occultes procèdent par anatogie;its appliquèrent la méthode de l'analogie à l'alchimie.Ainsi ifs disaient: it y trois-mondes, !e matériel rhumain,)e divin. Dans te monde humain, nous avons le Soufre,le Mercure et le Set, principes de toutes choses et uneMatière dansle monde humainou microcosme le corps,t'esprit ett'&meréunis en l'homme, dans !e monde divintroispersonnesen unssut Dieu.'<Ainsiest Trinité en unité, etunité en Trinité, car là sont corps, esprit et âme. IëtàestausstSoutphrë, Mercure, Arsenic '(~ Trévisan: la Parole JJ~Kï~). Le Grand-CEuvre a par suite un triple but dans te monde matériel la transmutation des métaux pour tes faire arriver à l'or, à lu perfection danste microcosme,te perfectionnement de t'homme moral dans le monde divin la contemplation de ta Divinité danssa splendeur.D'après ta secondeacception, l'hommeest t'Athanor philosophiqueoù s'accomplit l'élaborationdes vertus, c'est dans ce sens setontes mystiques qu'it faut entendre ces paroles: (c Car t'Œuvre est avec vous et chez vous, de sorte que le trouvant en vous-me-

LES THÉORtËS

1

me, où il est continuellement, vous l'avezaussi toujours, quelque part que vous soyez, sur terre et sur mer a (Her< mës:~&~c~'t'<rM). Les Alchimistes mystiques entendaient par Soufre, Mercure et Sel, la Matière, le Mou~emenf'et la Force. Le Mercure, principe passif et femelle, c'est ta matière te Soufre principe actif et mâle, c'est ta force, qui façonne ta matière et lui donne toute espèce de formes par le q moyen du mouvement ui est le Sel. Le Set, c'est le moyen terme, c'est le résultat de t'application de la force &ta matière, symboliquementc'est le nouvel être qui prend naissance par l'union du m5tc et delà femette.Cette haute theor!~ ne sembla pas en contradiction avec la science actuelle. La chimie n'~ répugne pas à l'hypothèse d'une Matière unique, hypothèse admise depuis longtemps par la mctaphysiqu° comme indispensable à l'explication du Monde. Le savant anglais Crookes appelle cette Matière unique le Protyle; dans sa théorie nos corps simples actuels ne sont que des polymèresdu protyle. D'autre part il est très juste que la Matière n'agit, n'a de propriétés partientières que lorsqu'elle est en mouvement, tout mouvement suppose chaleur; par suite à 27~ degrés au-dessous de zéro, au zéro calorique absotu les propriété i chi-

THÉORIES ET SYM&OLES miques sont nuttes, l'acide sutfuriqueest sans action sur ta potasse caustique; enfin l'unité de la Force s'impose aussi aux physiciens. Que! est te savant qui fait aujourd'hui une différence entre la causedu magnétisme,de !a chaleur, de l'électricité, de ta lumière, du son les fluides n'existent plus, its sont rempiacés par des forces réductibles les unes aux autres; ce qui différencie la Force d'elle-même à nos yeux, c'est le nombre de vibrations qu'elle imprime à tel ou tel corps et encore n'y at-it pas de limite absolue, un corps vibrant ou ent mouvementce qui est la mêmechose, produit d'abord un son; que les vibrations deviennent plus nombreuses lecorps s'échauffe sensiblement et bientôt il se produit des phénomènes tnm~nëux.Oe finit le Son, où commencent la Chaleur et la Lumière? !i n'y a pas d'intervalle. Nalura non /~<< M& !t faut ajouter que les alchimistes n'avaient qu'entrevu cette haute théorie, l'état des sciences à leur époque ne leur permettait pas de lui donner le dé veto?ment que nous lui avons donné. Pour eux, comme nous l'avons démontré, la Matière était unique en principe ils l'appelaient Matière pemière ou Hyle; ils reconnaissaient aussi une force universelle. Baudoin l'appelle

LES

THÉOKtES

Magnétisme universel, Soume Magnétique, pour les mystiques ta Force, c'est le Soufflede Dieu, principe premier de la vie, du mouvement. Paracelse l'appelle Archée. L'Archée, c'est la force, toujours active qui en s'appliquant à la matière la met en mouvement,lui donne une forme. Les termes Aras et Clissus ont dans Paracelse à peu près le même sens. Quant au mouvement, its l'assimilaientau feu, qui est en eSet l'image ta plus parfaite de la matière actionnée par ta force. Telle était la haut~ théorie alchimiqueque peu d'adeptes ont possédée; que l'on ne s'étonne pas de cette admirable.- ynthèse~ le raisonnement avait suffit ici-aux S a)cnim!stescomme it suffit jadis à Pythagore, à Démocrite et à Platon pour s'élever à la conception des ptus hautes vérités. Les alchimistes représentaient cette théorie par un triangle, symbole de l'équilibre absolu, au premier angle te signe du Soufre, symbote de la Force au second le signe du Mercure, la Matière au troisièmele signe du Set, te Mouvement. Pour terminer, voici le tabteau analogiquede la triple adaptation de la théorie alchimique.

)4

THÉORtES ET SYMBOLES

Soufre

M&te

Force

Cause

Mercure

Femette

Matière Mouvement

Sujet Ef~et

Sel

Enfant

Et pour résumer toute la théorie: ta Matière, une dans son essence, se différencie d'eHe-memepar la Forme, effet du Mouvement que lui communique la Force.

DEUXIEME PARTIE

LES SYMBOLES

CHAPITRE

PREMIER

LES D'ALCHIMIE SONT OBSCURS. POURQUOt TRAtTÉS MOYENS EMPLOYÉS PARLESALCHIMISTES CÉLER POUR LE GRAND-ŒUVRE. –StGNES. –SYMBOt.ES. NOMS – MOTSÉTRANGERS. ANAGRAMMYTHOLOGtQUËS. MES. FABLES. ÉNtGMES. ALLÉGORtES.CRYPTOGRAPHIE. Les traitëshermétiques sont obscurs pour le lecteur, d'abord parceque les théories alchimiques ne sont g~nt!ratement pas connues, ensuite et surtout parce que des philosophes les ont rendus obscurs volontairement. Les Maîtres, regardaient l'alchimie comme la plus précieuse des siences. L'Alchimie est l'art des arts, c'est lascience par excelteace M s'écrie emphatiquement Caliddans le

;6

THÉORIES

ET SYMBOLES

mvc des trois paroles. Une tette science ne oevattselon eux, n'être connue que du petit nombre. Faut-il les bta* mer d'avoir voulu réserver exclusivement pour eux ta science ? Ceci nous semble aujourd'hui excessif, mais dans l'antiquité qu'étaient-ce que les mystères, sinon ta transmission sous le sceau du serment, de quelques secrets naturels, de quelques points peu connus de haute phitosophie. Au moyen-âge les corporations de métiers avaient des secrets pratiques qu'aucun membre ne se serait avisé de divulguer. La préparation de certaines couleurs constituaient un héritage précieux que les grands peintres ne léguaient qu'à leurs disciplesles plus chéris. Les savants n'hésitaient pas à vendre la solution u deproMëmesemëarrassants. Les Philosophes hermétiques s'i!s cachaient la science, ne ta 'vendaient pas cependant quand its rencontraient un homme digne d'être initié,ils le mettaient dans le droit chemin sans jamaislui révéler tout. n fallait quête disciple travaillât à son tour pour trouver ce quilui manquait. C'est de cette façon qu'ils ont procëd~dans leurs écrits, l'un indique ta matière du grand-oeuvre, l'autre fe degré du feu, celui-ci les couleurs qui apparaissent pendant les opérations, celui-là le dispositif de t'Athanor ou fourneau philosophique mais it n'y a aucun exemple connu de

LES

SYMBOLES

}y

traité hermétique, parlant ouvertement à ta fbisdetoutes les parties du Grand-Œuvre. Les alchimistes auraient cru en agissant ainsi s'exposer aux châtiments célestes, seloneux te révélateur aurait été frappé de mort subite. «Je ne représen'~Mypoint,dit F!amct en partant du livre d'Abrahant Je Juif, ce qui estoyt écrit en beau et très intelligible latin en tous tes autres fueillets écrits, car Dieu me puniroit (Explication des Figures de Nicolas Flamel). Quant à ce qu'on a dit, que les Alchimistes écrivaient d'une façon obscure et symbolique pour se préserver des accusations que des théologiens trop zétés auraient pu porter contre eux, cela nous semble absolument faux, -attendu qtterien ne prêtait ptus te nane à t'aëeusation de magie, que les symboles et figures étranges qui encombrent leurs traités. Roger Bacon, Albert le Grand, Arnauld de Vitteneuve, n'ont pas échappé à l'accusation de magie.Et cependantles alchimistes étaient fort pieux, on trouve à chaque instant dans leurs écrits des invocations à Dieu, its partageaient leur temps entre l'étude, tetravaitetta prière. Quelques-uns prétendaient avoir reçu de Dieu lui-même le secret de la Pierre des Philosophest Avant d'exptiquer les symboles relatifs à chacune des
4

~8

THÉORtBS

ET SYMBOLES

parties du Grand-Œuvre, nous aHbns indiquer d'une manière générale quelsétaient les moyens employés par !es A!chim!stespour dérober aux profanes !a science de la Pierre bénite. Et d'abord viennent les signes. Ils sont nés avec t'Atchimie. Ce sont les Grecs qui les employèrent les premiers. Tenant eux-mêmes leur science de l'Egypte, on voit que les signes alchimiquestirent leur origine directe des hiéroglyphes. Le signe de l'eau employé par les alchiulistes n'est autre chose que l'hiéroglyphe de !'eau, et ainsi de quelques autres, tels que les signes de l'Or et de d l'Argent (Voir Hoeffer M~o<f<! e la chimie, tome I, et Berthelot Origines de MMf'mM). Les signes alchimiques sont très nombreux dans certains traités (ainsi ceÏui de K.hunrath mtituM Cott/CMt~de cAao p~fc<~ où eAtmtCOfCM, ils remplacenttous les noms de matières chimiques et d'opérations, aussi importe-t-it de tes connaitre. Dans cette intention, nous avons fait reproduire les principaux signes alchimiques dans la planche cijointe. Les Symboles étaient aussi fortement employés,c'est ainsi quedes oiseauxs'élevant figuraient la sublimationou un dégagement de vapeurs, que des oiseaux tombant à terre figuraient au contraire la précipitation. Le Phénix

"'t.BS~S'YMBOt.ES~ LE,S SYM_B©LES: J~ajp&<M<h~<C~~ttn<0~t~~t~yntMT~ ~fct<~b'<ntM<nv ~!foM<n<,< – ~i~M~~t~c.<~K<nnsttat– _~j ~&&t< ~~M~tme. ~t<tM –– – tï~B~~c*. <j~b~?t«~ff.&<«. -– -f – ~nM&'e– -;P Ama~Bf-–~ J!7.aa~R~M._ –

.1-

Il ic~

~:1

~T; p –– -où

– 0

?X~<=t''<t-– dï Aw<&

'B ~c~) ~jBM~at–~r. V J!M~& om~n~t~~ .<S'. (~ .J~ Ja/~<<e~v_ J'<~<tytt~ ~T~~ J~MU«t<«~. J~M«nt.– Jbtnyicn~~tetM&ffe-J~tB&L-? <~ J'm~~tMc~ C C~ ~c { A .7~ C

<ft<tM<~M~tM~M<~<nt&~b<feaB-=TS:<E< – <C~ ~Mt<&f<ntt~ ;~<~?cMOM~<Me- – /'Mt<'i&ta<–):S ~'y<CM~e~'<*o'e--Q J&- OttM<c~

<~&y~<&~M. -<Mt<t~A j?~~ ~yp.<S_p.f~-< ~L~ ~<aM<nt~~p. 0.0 & -A q&' .@

~Mto-tw~S~&.< -–? ~'n<t~o<tc<mt<M<e. ~ett~- f~Ob-cttt ~6*a<tM~<WMi6r'M~tVtyt.<jH.–< J~c~tMM~ ? -Bo*M;- –– –– -B ~~– ~Zatt~t~aM&TMtnt~ 5 *f<n«&– ~~P<tM.'K<MTe~–- .~B <mrM'~t~ ~<n<e–~ -A A. -TB ~?A -~S -'<c~'6-t~L ~«-e AtCtt<eMc--<~ ? ~J~t/.t<J~< AM&J'c~T~ -<~ ~°~<~ ––– ~–– ~~ef~ jPR~)<e~ M /itTnit<!n~~tM< S Ja~Stt~ – J~ --r' ~'T; ~Ze~ ~~– -– j&/o~ 0\~a& --– X x-o-~o CM~e – – ..<-o Xt~A-e- –– –. r-! ~( J!MM<X<<aeM!<nt<<< – Ctm~ott.&y-eM~-e-6~ J&tot~M!M~e< – .</& ?«-fe 3-( 7aM-eat&,J~M ~«fte-0 Cy~<yMCe&~<k~& Zt<!&cy<– <~M6-att<<M-~ <~<<.<. –– C!*T~t <M-C~ ~-Ù~<–––e< <'MUM~re~ ~'e–~–––-– t Co~tt/C'– <C6~0t!'o<fe~~otc~.eS ? C-etf«'< ––3~ --– --T–I~t<~w&OttJ~<!<Mnt~t~< .t. -B $S~ &<Ù'r– – C.G ~~t&fM O~K. ? ~<tt-e<M.<ËM'oy<ytet~.<-& K~ .Me~etM'<;JM/mru:l H.B C 3 .NKfec~ .C C ~Mtt'i'O ~wte"t-– A'e!-OKr~/n'te~Me– ~CM-~ – L Ja~etfa– -t -.–– -o=~ ~My~c – ~K!Mre<~<.t'&&-l-f' –– – .~S~M~ ..0 0 ~S~MC_ ~T~ ~t~t.– -b~. – 'T~, V X -<P– -– -C 3 <~ D ?e<<entCf~ ,Z~~r-a – 0–<t @ -.–)

~<e& O'-M~

~-OM.Jo&A-

.Cy~t~ -–<Q 'Ûtttt~t~tJ~UM' 9 0<M<~<tnf~Kt t&t-Mfta~. ~e.~3.'

~T <ntJaÛf7M h~ ~tt P ~'&m!~ J~M~<nMtJmM~e&ft6 –J~

40

THEORtES ET SYMBOLES

~a!t t~c~mhf de la Pierre parfaite, capable de transétait le symbole muerles métaux en or et en argent. Le corbeau symbolisait le couleurnoire que prend d'abord ta Matière du grand-œuvrequand on ta chaufle. Un livré hermétique ne cor.singulier: te f.i'&CfAf~MïouLffresans parole, tient en effet pas une ligne de texte, il se compose simla marche plement d'une suite de gravures symbolisant à suivre pour accomplir le Grand-Œuvre. Les Noms mythologiques étaient en grand honneur dans la nomenclature alchimique,Mars désigne te fer, Vénus le cuivre, ApoUon l'or, Diane, Hécate ou la la Lunel'argent, Saturne le ptomb; la Toisond'Or c'est Pierre philosophale et Bacchusla matière de la pierre. ta C'est encore unetfad!Hongréco-égyptienne;aumoyenBge,on se servit seulement ou à peu près des noms mythologiques des métaux, mais à partir de la fin du xvt° siècte, leur usage prit une telle extension que te bénédictin Dom Joseph Pernety dut écrire deux gros volumes(Fables grecques et t~M/M! ~o;V~) pour exp'iquer leur sens et leur origine. Aux noms mythologiques vinrent se joindre un grand nombre de mots étrangers, hébreux, grecs, arabes. En d raison même e l'origine de l'alchimie, on doit forcément y trouver des mots grecs, en voici quelques-uns hylé,

LES

SYMBOLES

41

matière premiers; hypoclaptique, vase à séparer les émutsiond'huiteet d'eau, huitesess~nticttes; hydretœum, etc. Les man arabe; sont de beaucoup les plus nombreuXjqu~tquM-urtttetsqus: élixir,alcool, alcali, borax, sont venus jusqu'à nous. d'autre tombes dans l'oubli se retrouventdans les traita hermétiques tels atcani, étain, atafar;matras;.atcahat, vinaigre ;atmizadir,airain vert zimax,vitriolvert, etc., etc.Quant auxnoms hébreux, on ne les rencontre guère que danstes traités des Alchimistes cabalistes. Nous renvoyonsp~u~ tous ces mots au Dictionnaire mW/to-t'n))J<f~M.! Pernety et au de Z.M<<:o~ cAt'ancum Johnson. de On comprend que déjà cette glossologie spéciate devaitsuffu'esouvent à écarter tes profa:nes, mais !e~ At.himistesusaient encored'autres moyens pour ceter te Grand-CE-tvre. Ainsitrès souvent ils employaientl'Anagramme. A la fi du « So/!g'i! Verd », on trouveplusieurs anagrammes, voicil'explication de deux d'entre eux Seganissegede signifie Génie des sages, et Tripsarecopsem esprit, corps, âme. s procédaient encore par é.ligmes. En voici une facileà résoudre, « Tout te mondeconnait la pierre, et )3 t'aMrmepar le Dieu vivant, tous peuvent avoir cette

42

THÉOMES

ET SYMBOLES

matière que j'ai nommée ctairement dans te livre « M~rfHnt seton les ignorants, mais il faut y ajouter L », et 0, ta question est de savoir où it faut placer ces lettres 0 (Hetias MfMff d'alchimie). Le mot de t'énigme est vitriol. Une curieuse énigme fort connue des alchimistes se trouve dans le troisième volume du 'ntM<nmte&M!<ct<M, page 7~.)..accompagnée d'un commentairede dix pages de Nicolas Barnautd. La voici: ~Ëtia Lœ)ia Crispis est mon nom. Je ne suisni homme, ni femme,ni hermaphrodite, ni vierge, ni adolescente, ni vieille. Je ne suis ni prostituée, ni vertueuse, mais tout cela ensemble.Je ne suis morte ni de faim. ni par le fer, ni par le poison ces mais par toutes~ chose~â ta {bts. Jfene repose ni au ciel, ni sur terre, ni dans l'eau, mais partout. Lucius Agatho Priscius qui n'était ni mon mari, ni mon amant, ni mon esclave, sans chagrin, sans joie, sans pleurs, m'a fait éte~er, sachant et ne sachant pas pour qui, ce monument qui n'est ni une pyramide, ni un spéculcre, mais les deux. C'est ici un tombeau qui ne renferme pas de cadavre c'est un cadavre qui n'est pas renfermé en un sépulcre. Le cadavre et le séputcre ne font qu'un. » Barnauld établit dans son commentairequ'il s'agit de ta pierre des philosophes. Une autre énigmenon moins

LES SYMBOt-ES

<n

.44

THÉORIES

Et

SYMBOLES

Explication

de la Planche

Ill.

Figure 1 (Tirée de t'Azoth des philosophes de B. Valentin). Les première! lettres de chaque mot étant réunies on trouve Vitriol: Visiiabis 7/)<t:rtt)r;! 'r'<;rffc, R.:eAt~<:im<<affttesOccM~<MtnJ~!pM<:tn.On y voit de ptus tes signes des sept mëtitttx: t'Aigfe, symbofe du vota(i) et te Lion symbole du fixe. duMM~MSMMtfffMCtM du Père- Kircher). fty~ZT(Tiree Pour tes t premières phrases concentriques, le procédé de lecture est le tn&no que dans la ligure précédente, on trouve Su~/Mr ft.<ft<M.Pour la troisième phrase B'< Sic Tuos Leyc Omnes So/)Ao~. )t faut partager la phrase en deux parties, tft premierëdonne Est,; )a seconde lue ea cotnntençafH; par Le Soufre fixe est te ~/Mï, donne Sot. Le tout veut dire Soleil. C'cst-a-dire le Soufre ou principe Soteit ou Or (voir chapitre Ht). Pour ces deux figures voir chapitre N. B. t)x: est synonyme de

L

– Toutes tes figures se rapportent a ta seconde partiède cet ouvrage /<M~-mh~M. H s'agira donc pour tes ren~oiî des chapitres de cette seconde partie.

LESSYMBOLES

4$

r célèbre est- ta suivante, tirée des alchimistes grecs « J'ai neuf lettres et quatre sy!tabas. retiens-moi. Les Les trois premières ont chacune deux lettres. Connaisautres ont le reste, il y a cinq consonnes. moi et tu auras ta Sagesse. » Le mot de l'énigme est, parait-il, ARSENICON. Une autre forme d'énigme, l'acrostiche consistait à présenter une formule,où tes premières lettres de chaque mot réunies, formaient un mot que le Philosophe hermétique ne voulait pas révéler directement. Nous avonsfait représenter deux de ces formules la première tirée des ouvrages de Basile Valentin donne le mot vitriol V<!t<a<'M F~fMra 7'<:f/\B, c~fCtM~o fm'tMf'M ~ .OccH~m~~f~M. L'autre signifie SM~At<r_XMm.;e!t& ajoute comme complément Sol est. Ette est tirée du tome second du Mundus~M&Mn~t<ïdu P. Kircher. Tous les moyensprécédemment énumérésne cachaient que des mots, nous allons voir maintenant comment les alchimistesvoilaientles idées. Au premier rang se placent les fables tirées de la mythologiegrecque ou latine, voire même égyptienne. On ne les trouve guère que chez les atchimistes postérieurs à ta Renaissance. Non seulement on se servit d.:s mythes pour voilerte Grand-Œuvre, mais admettant ta

46

tHÉOR!ES

ET SYMBOLES

réciproque, on s'efforça de prouverqu'Homëre, Vtrgtte, Hésiode, Ovide avaient été des adeptes et avaient enseigné la pratique de ta Pierre dans leurs œuvres. Cette opinion extravagante est sœur de celle qui donnait à Adam la connaissance de la Pierre. Pernety dans ses Fables grecques et égyptiennes n'hésite pas à donner l'explication hermétique de l'Iliade et de l'Odyssée. Aucune fable n'échappe à sa fureur d'expliquer. Son ouvrage est des plus curieux, mais sa lecture prolongée est indigeste. Disons )a décharge de Pernety qu'il avaitéte précédé daus cette voie par Libois (Encyclohéros Mr& p~M~MMxe~M et quatre ~Jm<:n& de ~H)-quititessence, Ktf<jn< sciencehermétique, 2 vol.) ~ Les Atchimiste~ont aussi emptoyé de fout tem tégorie. Le Grec Zosime en a fait une assez typique, rapportée par Hœffer dans son Histoire de la chimie. En voici une plus moderne où se trouvent indiquées les couleurs de la Matière pendant le Grand-Œuvre noir, gris, blanc, jaune, rouge. « Or, comme j'étais atté faire un voyage, je me rencontrai entre deux montagnes, où j'admiraiun hommedes champs, grave et modeste en son maintien, vêtu d'un manteau gris, sur son chapeau un cordon noir, autour de lui une écharpe blanche, ceint d'une courroie jaune et botté de bottes rouges a (Cas-

LESSYMBOLES

47

M~e ~«~tf~a~Mn, par Ph. Vr). L'allégorie se continue ainsi plusieurspages. On trouvera plusieurs a![égories curieuses,- notamment t'a'tégorie de. Merlin, rapportées soit dans Hœffer, soit dans ~'AMfmfC ef ~x alchimistes de Figuier. Ces deux auteurs en donnent des explications fort réjouissantes, notamment Hœffer de qui voitdans l'allégorie Merlin l'indication de l'analyse chimiquepar voiesèche et par voie humide1 H ne nous reste plusqu'à parler de la cryptographie, c'est-à-dire l'art d'écriresecrètement en emptoyant des signes inconnusou détournésde leur signification primitive. Les alchimistesemployaientdes alphabets, composés tantôt de signes hermétiques )( a, c, & d, 5 f, été.. tantôt de tettres eatrem&téesde chiffres, ainsi Mercure s'écrivait~2t)C~<)z,borax B~tX. Trithème dans sa « Polygraphia cite quelques alphabets hermétiquescomposésde signes particuliers. D'autres fois les alchimistes écrivaient à rebours Zenerp al ereitam euqsuov ~fjx, c'est-à-dire prenez la matière que vous savez. Ou bien ils ajoutaient au corps des mots des lettres inutiles « l'azoth des philosophes est leur mercure devenait M. fa~o~t tït~M~ s~tb~M~AeM~ïa~~MrMrt tmëracarc~. D'autres supprimaient au contraire des lettres, Paracelse tronque

~[8

THEORtES

ET

SYMBOLES

ainsi « AromapMoso~orttM enfait: ~{fo~A.D'Atreet mont dans le « T~m~jM pauvreté Il va plus loin, i!femptacedes ntembresde phrases-entiers par des mots forges à plaisir, ainsi « La cinquième quatité est la pureté et transparence de notre Se! afin qu'il pénètre m~ux et cela s'acquiert o~rŒn~t~s~~H~ eo~tfttesem d~tci-après t. Heureusement qu'à la fin du volumese trouve une clef ou traduction de ce~terfHC! baroques ceux ci-dessusc~ésstgniHent « par la Httra» tion aprèsta résolutionen vinaigre d!sti!t6." Raymond Lutte affectionne un genre particulier de cryptographie, il désigneles principales opérations, tes produits, tes appareils,par de simples lettres de t'atpha. &ët. Ainsi dans son a C&mp~nAttfH ~MmM?MtM)!M(a<M~ ? on lit '< Vois,ô mon fils, si tu prends F et quetu te poses dans C et que tu mettes te tout en H tu as la prem:ère figure FGH, etc. » F signifie les métaux, C une eau acide qui dissouttes métaux et H te feu du premier degré. Chaque alchimistepouvait employer des moyens particuliers de cryptographie, cette ~tudedetai!tée est inuttte et nous entraînerait trop loin. Qu'itnous suffised'avoir parlé des plus communs.

LES SYMBOLES

49

~0

tHÉOR!ËS

ET SYMBOLES

/V~ Explication p&mcAc ~Ja
Figure (Tir<'e du Liber ~M~/i!ft! de B~rchusen). L'Alchimiste en pricres dans son Laboratoire, supptie Dieu avant de commencer te Grand-Œuvre, qu'it lui aptanisse les difficultés et qu'il lui donne l'intelligence des ouvrages des PMosophes chapitre 1). (Voir

F<~Nr<(TMedes Doute clefs de Sagesse de B.Vaientit)). Le Dragon symbolise la Matière première. Deux petits cercles l'entourent t'un ses ailes, pour indiquer te Volatil, l'autre ses pattes pour indiquer le Fixe. Les trois serpents represMtentJes;troisp)-tncipes. Letoutest des Phitosophes (Voir chapitre iff). et le triangle

renfefmMaMt'ocuf-

LES SYMBOLES

1

CHAPITRE II
DE LA SYMBOLES LATHEOR!E ALCHIMIQUE. MADÈRE. LES LESSEPT LESTROIS PRINCIPES, QUATRE ÉLÉMENTS, MÉTAUX LEURS YMBOLES. S ET On appelle pantacles des figuressymboliques, composées des ëtéments les plus ptusvariés et qui résument en elles seules toute une théorie. Un pantacte fait eont. prendre d'un seul coup d'œi) et graveplus facilement de dans la mémoirece qu'il serait difficile retenir autre;ment. C'est une~fbrmute bre~eet concise~que'en peut t développer àvotontë. Les pantactes ne sont pas rares dans les traités d'Alchimie.Les œuvres de Basile Valentin Les <fou~e clefs, etM;;o~MpMoM~M, principalement, en contiennent un grand nombre, de même M~fcnh'ffo'~rn<cde Khunrath. Les Mm~M&Ct~rMm de <'jE7en!Cnfac/umM'a Barchusen,sont suivis d'un traité de ta Pierre philosophaleoù la suite des opérations est exposée en soixante-dix-huit pantacles. Les quatre grandes figures du J<Mt(orPansophus résument toute la philosophiehermétique. Nous aurons l'occasion d'expli-

$2

T~ÉORÏES

ET

SYMBOLES

quer plusieurs de ces figures et nous ne le ferons que brièvement,leur dévetoppementcomplet demandant parfois plusieurspages. Nous allons examiner en ce chapitre tes symboles ou pantacles par tesquets les Alchimistes résumaient leurs théories Les Grecs figuraient la matièrepremière par un serpent qui se mord la queue. C'est le serpent Ouroboros des gnostiqu&s.Au centre du cercle ainsi formé, ils ëcrivaient la formule ev ta x~ un !eTout. Cette figure se trouve dans ta Chrysopee de Ctëopatre (Berthelot Origines de l'Alchimie). Dans la suite l'unité delà matière fut toujours ainsi ngurée un dragon ou un serpent se mordant ta queue. Quelquefois on se eontenta!t de formuler cette loi par un simple cercle. Les trois principes avaient des signes spéciaux sauf la MercureQontt!&signe désignait aussi l'argent vif ordinaire. Le Soufre des phitosophes était figuré paruntriang'e souscrit de trois flèches ou d'une croix, te Set par un cercte traversé par une ligne le Mercure par un cercle surmonté du croissant lunaire et souscrit d'une croix. Les trois principes sont sybolisés dans les figures de Ltmbspfinck par trois personnages:le Père, le Fils et

LES

SYMBOLES

1

Les sept métaux. Les quatre é~ments, tes opérations de t'CEuvre

et tes cou)OMrs

t~

THÉORtES

ET SYMBOLES

Explication

de la planche

V.

Cette figure se trouve en <C(e du Gloria ms~t~' dans le ~Ktevieitfardct !Mm hermeticum. D'abord t'lni<iM"uretl'tnitié, le jeune homme. Puis la Matière universelle symbolisée par t'aravec leurs bre métallique portant tes sept meiaux. t'or et t'argcnt symboles ordinaires, tes autres métaux simplement des étoiles. On y voit aussi les éléments, la Terre Lion, le Feu symbolisa par par t'Hommeette l'Eau par la mer, te dauphin et la Femme, l'Air figuras par symbotisée le Dragon,

par t'oiseau accessoires place près de la Femme. Les Sept petites figures et te ont rapport aux opérations et aux couleurs. Le corbeau Les cr&ne: Noir, mortification. Les deux corbeaux~ distillation. subt'tnàtton. Les deux oiseaux et ta couronne troiscorbeaux: et t'arcouleur blanche, fin du petit magistère. Les dcux.piseaux licorne et bre, régime de Mars. tes couleurs de t'arc-en-ciel. La la fin de le rosier, couleur rouge. Enfin l'enfant qui natt indique la Pierre parfaite (Voir chapit'Œuvro c'est te symbole de tres 11, Vï et Vit.)

LES

SYMaObES

le Saint-Esprit. On tes représentait âussr par trois sertêtes pour indiquer qu'~g pents, ou par un serpent trois On les comn'avaient qu'une seule racine: la Matière. sainteTrinité, trois personnes en parait volontiers à ta un seul Dieu, trois principes en une seute matière. Nous avons déjà vu que les principes étaient ta plupart les du temps réduits à deux: Soufre et Mercure, on formant cercle, l'un aité figurait alors par deux serpents femelle et volatil, l'autre pour indiquer le Mercure, sans ailes pour le Soufre,matent nxe. l'Air un triangle Lesquatre étémentsavaientpour signe, à à sommet supérieur, traversé par une' ligne parallèle un triansa base, l'Eau prise dans le sens d'élément !e feu: un-triangteA sommet gte à sommet inférieur, la Terre: un-triangleà sommetinférieur trasupérieur, résuversé par une ligne parattèteà la base. Le pantacle l'étoile à six mant les signes des quatre éléments est branches. étéOn trouve ces signes correspondant aux quatre Les ments dans une figure du V~orMM sp~n'MM. un étéments étaient encore symbolisés l'Air par oiseau i vaste étendue l'Eau par un navire, un poisson ou une vomissant un d'eau te Feu par une salamandre, dragon Terre par une mondes flammes, un flambeauattumé,ta

~6

THÉORtES

ET

SYMBOLES

tagne, un non rot ces ammauxterrestres, ou un nomme. C'est ainsi qu'on les trouve représentés en tête du Glo/ L'art-Mman~t imprimé dans te Mmeut!icrnM<<CMn!. bre qui occupe le centre de la figure représente l'or, t'argent et tes cinq autres métaux. Quant aux sept figuresplus petites enfermées dans des cercles, elles symbolisent diverses opérations du Grand-Œuvre (voir chapitres VI et VU.) Enfin le carré était le pantacle synthétique des.quatre éléments. Nous avons déjà parlé des signes des sept métaux, disons seulement à propos du signe du mercure que les uns y ont vu la représentation du caducée, d'autres un dieu égyptien à tête d'ibis surmontée du disque solaire et de- cornes, symboles de- ferutit~. Les Alchimistes représentent souvent les métaux sous t'aspect de dieux de l'Olympe, Saturne armé de sa faux c'est le ptomb, Mars, le casque en tête et la lance au poing c'est te fer Mercure, avec son caducée, ses ailes aux talons et à la tête, c'est t'argent vif, etc. C'est ce que représente la figure tirée du VM~ofMM spagyricum. Une gravure sur boisde ta Pretiosa margarita nous montre les métaux sous forme de six jeunes gens à genoux aux pieds d'un Roi sur son trône, qui est le septième métat, le plus parfait, t'Or. Le texte nous apprend qu'ils demandent au

LES SYMBOLES

~7

Roi unroyaume pour chacun d'eux. Après divers épi"sodes, symbolisantle Grand-Œuvre, le Roi leur accorde ce qu'ils demandent et une dernière figure tes représente couronnes,fois à leur tour, c'est-à-dire changés en Or; maisceci a plutôt trait au symbolisme du GrandŒuvre que nous traitons complément dans les chapitres suivants.

CHAPITRE
THÉORIE GÉNÉRALE DU –

III
LA MATfÈRE – EEURS LISTE ET DU MER-

GRAND-ŒUVRE. SOUFRE ET'MER.CU&E. DE FLAMEL.

DU GRAND-OEUVRE. SYMBOLES. DES SYNONYMES CURE. LES

DRAGONS

HEKMÉTtQUES

DU SOUFRE

Le Grand-Œuvre ou préparation de ta Pierre philosophale,était comme nous l'avonsdéjà dit, le but principal desatehim!stes,leurs traités ne roulent gétiëratement que surce seut sujet, aussi dans les chapitres qui vont suivre,nous parlerons exclusivementdu Grand-Œuvre. Maisavantde donner la clef des symbotes hermétiques

sanous allons exposeren peu de mots ta marche que vaient les Alchimistespour la préparation de la pierre phïtosophate, ensuife nous reprendrons chaque partieséparément. rgent, La matièredu Grand.Œuvre était t'Or et l'Argent, unis au Mercure et préparés d'une façon spéciale. L'Or était comme contenant pris comme riche en Soufre, l'Argent un Mercure très pur, quant au vif-argent il représentait terme d'union. Ces troi&corps préparés te Set. moyen selon certains procédés étaient enfermésdans un matras tout de verre, t'œuf philosophique, fermé avec soin. Le était chauné dans un fourneau nomméAthanor. Aussitôt te <euaHumé,le Grand-Œuvre proprement dit commencristallisaçatt; diflérents phénomènes se produisaient: tions, dégagementde vapeursqui ensuite se condensaient, etc, cela constituait tesopérations.Au cours desdites opél'on rations, la Matière prenait diversescolorations, que nommait tes Couleurs de t'Œuvre. Enfin la couleur ta matière, rouge annonçaHla findet'Œuvre. On prenait de transontuicommumquait une plus grande puissance mutation à l'aided'une opérationnommée fermentation et t'en avait enfin la Pierre philosophale. Nous aftons examinerfa composition théorique de la Matièredu Grand-Œuvre. D'après la théorie alchimique,

LES SYMBOLES

_9

60

THÉdtUËS

ET

SYMBOLES

de Explication la plancheVA

Figure 1 (tirée du Viatarium spagyricum de Jamstbater). Symboles des quatre <~)~ments, se reporter à la planche H qui donnera ta significatIon des triangtes, signes des etcments (Voir chapitre! Figure tï (tirée de l'Azoth des philosophes, imprimé au tome tt de ta B<MM<7t<:«t chimica M~t~it). Les signes des sept métaux. Au mitieu Rebis, t'h~rtnaphrodite chimique, homme et femme, Cmet vo!atit. Soufre et Mercure, Legtobe ait6, symbote de ta Matière, mise en mouvement par la Force, t'Archeo. Le Dragon, symbote de t'unité de la Matière. Le Tr!angte: les trois principes. Le Carré chapitres Il, Ht et IV). et la Croix, les quatre éléments (Voir

LES

SYMBOLES

6t

it était rationnel que ta Matière de la pierre des philosophes f(tt composée de Soufre,de Mercure et deSel. Ces trois -principes pris l'état de pureté absolue, unis et cuits selon les règles de l'Art devaient composer un nouveau corps, qui sans être un métal par lui-même pouvait communiquer la perfection métattique au vifargent, au plomb, à t'étain. Les Alchimistesen parlant de la Matière de ta Pierre t'envisagèrent tantôt comme une, en se rapportant à sa composition invariable, tantôt comme triple, en se rapportant aux principes qui la formaient, tantôt ils l'appelaient quadruple, remplaçant les principes par les éléments. "C'est ainsi que notre Magistère est tiré d'un, se fait avec. un, et se compose de quatre et troisrsont en un » (Arnauld de Vitteneuve <ëChemin du c&emm). Un c'est ta Matière de la pierre considérée dans son ensemble, c'est aussi la Matière unique universelle. Quatre les quatre ëtéments trois Soufre, Mercure et Set. Les quatre élément! sont réductibles aux trois principes, ce qui ressort d'un autre passage d'Arnauld de Vitteneuve K M existe une pierre composée de le feu, t'air, l'eau et la terre. Le quatre natures Mercure est t'étément humidede la pierre, l'autre ëtément est ta Magnésie, qui ne se rencontre pas vulgai-

<t!

THEOfUES SYMBOLES ET

fêlent (Lettre aj roi d. Niptes). Le Mercure froid et humide représente l'eau et !'a!f,ta Magnésie ou Soufre, représente le feu et la terre, le chaudet le sec. Ceci explique ce que disaient énigmatiquement tes Philosophes que ta Matière de la pierre a trois angles en sa substance (tes trois principes), quatre angles en sa vertu (tes éléments), deux angles en sa matière (fixeet volatil) un angle en sa racine (la matière universelle). Cabalistiquement le nombre de la matièreest ta, car en traduisant en chiffres ce paragraphe on trouve t -(-2 +3+4==!0. Ils disaient encore que fa Matière est végétale, animale et minérate. Végétale parce qu'elle a un esprit, minérate parce qû'eUe&uncor~psetamm~ par~~qu`ell-~ nous retrouvons encore ici la tritogie Soufre, Mercure, Sel « Ce Set, ce Soufre, ce Mercure, qui sont le corps, l'esprit et l'âme, sortent tous trois du chaos où ils étaient en confusion ou plutôt de la mer des philosophes (Psautier d'Hermophite). Cette mer des philosophes, ce chaos, désignent l'unité de ta Matière. Ce tangage symbolique a ruiné bien des souffieurs, au tieude travailler sur tes métaux, prenant tes paroles des philosophes à ta lettre, ils passaient leur vie à distiller des plantes, des urines, des excréa une âme

LESSYMBOLES

6;

ments, des cheveux, du lait, espérant trouver enfin ta. Matière de la pierre des sages. Untriangle ou un carré symbolisaientla Matière de la pierre, seton qu'on t'envisageait comme formée des principes ou des éléments. Parfois ce (nangte est enfermé dans un carré, tel est le symbole qui se trouve en tète de ce volume, il a été tiré du traité intitulé <' L~ GnM~-Œtt~ ~ot~ en faveur ~M e~/an<ï de lumt~r~.?La matière présentait donc ta même composition que les métaux « Examine donc avec soin de quoi est forméle métal. Je te dis en vérité qu'en cela consiste tout t'œuvre des sages (Texted'Alchymie). Mais ainsi que nous l'avons vu un grand nombre de philosophes ohtpasse~oussitence te Set commetroisième principe des métaux et ils ne se sont guère occupés que du Soufre et du Mercure. Ils donnaient au mélange de Soufre et de Mercure, préparés pour t'Œuvre, le nom de Rebis. Philippe Rouittac donne à ce mot t'étymotogie suivante « Voità pourquoi les Philosophes ont appelé la matière de leur bénite pierre ~<H, qui est un mot latin <brméde Res et de Bis, qui est autant à dire une chose deux, nous voulant induire à chercher deux choses, qui ne sont pas deux, mais une seule chose, qu'ils ont nommée Soufre et Mercure Il

64

THÉORIES

ET SYMBOLES

~utucuc; Le Soufre et le Mercure, principes mâle curUI;II\;lj. (Abrégé du grana oeuure par l'n. rç,OUIIUIC, Le Soufre et te Mercure, principes mate et femette, étaient symboHsés par un homme et une femme, ordinairementun roi etunereine.C'est ainsi qu'ils sont représentés dans le Grjn~~OMt~ imprimé au tome H, page du :4) de t'~r~s ~an/gnp. C'est encore sous le symbole roi et de ta reine qu'ils sontreprésentés au premier symbote des douze clefs de Basite Valentin, page 30) du Museum~c~mg~Mum. L'union du roi et de la reine constituait le mariage notre œuvre philosophique. « Sois averti, mon fils, que est un mariage philosophiquequi doit être composé de maleet de femette » (Ph. Rouittac ~r<~ du grand ~H~re)yC'est ~proprement partefapr&a ce managë bu union, que la matière prenait le no'n de Rebis on symbolisait Rebis par un corps humain surmonté de deux têtes, une d'homme,une de femme. Cet hermaherméttphrodite chimique est commundans les traités ques. On le trouve notammenten tête du: De Alchimia ~ o~MïCKhom~r~ puis dans te VM<jrM'n~M~ncMm. dans la traduction allemandedu « Crede Mihi de Northon, etc. Dans les traités hermétiques manuscrits le roi est vêtu de roug2, et la reine de blanc, car te Soufre est

LES

SYMBOLES

6,

'9

66

THÉOtUES ET SYMBOMS

de Explication la planche~!tt

ft~m-<: .f ~Tiree du Viatorum ~n'~m). par tes divinités de t'Otympe t-ayen, Apotton, Diane, Jupiter. Saturne, Mercure, Mars,Vunus Les sept métaux symboUs~ (Voirchapttren). de ta Mar~rfta

Figure

~Me

~f<'ttOM.

Le Roi figure t'Or, tes enfants agenouittcs a ses pieds Hgurcn~ ;es six Mtrcs métaux. Us ifrptorentt'prpourqu'itteureommuoiqucsa perfection~'diccftapitre!!)-

LES SYMBOLES

67

rouge et !ë Mercure blanc. « C'est là notre Mercure double, cette matière blanche en dehors, rouge en dedans a ( Texte ~tb~mte). L'on figurait aussi le Soufre et le Mercure par les signes de l'or et de l'argent, cela indiquaitque le Soufre doit être tiré de l'or et le Mercure de l'argent. On trouve tes signes de l'or et de l'argent correspondant à ceux du Soufre et du Mercure dans un des pantaclcs du « Liber singularîs de ~tMtt'mttt,de Barchusen. Ce point sera développé dans te chapitre suivant. Le Soufre étant fixe en son essence et le Mercure, volatil, les alchimistes représentaient le Soufre par le lion, roi des animaux terrestres et te Mercure par l'aigle, Le Mercure; des philosophes est la, partie volatile de leur matière le lion est la partie fixe, l'aigle la partie volatile. Les philosophes ne parlent que des combats de ces deux animaux" (Pernety: Fables ~~p<tMnM.)Par suite un aigle dévorant un lion signifiera la volatitisationdu fixe inversement un lion terrassant un aigle signifiera la fixation du Mercure par le Soufre. Disons.en passant que le mot aigle a dans Philalèthe une signification différente de celle que nous venonsde donner, c'est pour lui le symbole de la sublimationen tant qu'opération, ainsi sept aigles, signifie, roi des oiseaux

68

THÊORtES

ET SYMBOLES

sept sublimations (voir Entrée ouverte au pafà!s fermé duroi..) On employaitencore dans. le mêmesensle,symbole de deux serpents dont l'un est aué et t'autre sans ailes, !e serpent ailé c'est le principe volatil, le Mercure; le principe 6xe, Soufre, est représente par le serpent sans ailes. a Le Secret anima! est représente par un cercle fait de deux serpents, t'un ailé, t'autre ~ns ailes, qui signifientles deuxesprits, Hxeet volatil,unis ensemble, a (Lebréton CÏe/ de 7e: ~tfo!O~M ~r~M). Les deux serpents sont tantôt unis, commedans le caducée de Mercure, tantôt sépares. Dans les figures d'Abraham le Juif (t) se trouve représentéunserpeRte!ouesur une croix, ce qui alchimiquement signifieque le volatil doitêtre fixé. Les dragons ont absolument la mêmesignificationque tes serpents. Le dragon sans ailes que l'on trouve dans tes figures d'Abraham le Juifet de Nicolas Flamel, c'est te Soufre mâle et fixe, le dragon ailé, c'est le Mercure,

t. Comme nous aurons plusieurs fois & parler de ces figures dans dincrents chapitres et qu'on ne pouvait tes séparer, nous les ayons fait placer en t&te de t'onvrage, avec celles de F)ame!.

LES SYMBOLES

69

6

70

THÉORtES

ET

SYMBOLES

Explication

de

~/mcAg

V//f

Ft~Mre~.–(Tirée

d'une édition

attemande du Crede Mihi

deNorthon.)Rebis, l'hermaphrodite chimique, Soufre et Mercure, couché dans un jardin entouré de murs qui symbolisent te triple vaisseau Athanor, bain de sable, oeuf philosophique. Mercure a la mCme signification, ptacc près de Rebis il indique que t'hermapKrddite est le Mercure des phttoosphes pris dans le sens de Matière du Grand-Œuvre (Voir chapitres tt! et IV). Figure – (Tirde'du vons Rebis. Le corbeau fM/on'a'n ~<n'tMm). Nous retrou. symbole du no[F, veut dire que te t'union du" Sodffëefdu du ~feure,

mariegc phitosophiqoe, mâle et de la (etneHe a lieu pendant la couteur noire. Les tro~s serpents, symboles des trois principes. Le croissant et t'arbre lunaire signiCent qu'it s'agit ici de la Pierre btanche, du petit magistère (Voir chapitres M, Hï et !V.

LES SYMBOLES

y;

votatitet omette.<t Considérez ces deux dragons, car ce sont les vrais principes de la phitosophie des sages. Cetui qui est au-dessous sans ailes. c'est te fixe ou te fn~te, celui qui estau-dtessus, c'est té vo!àtito.i bien !a femelle noireet obscure qui va prendre la domination pendant plusieurs mois. Le premier est aopeté Soufre ou bien calidité et siccitéet le second Ardentvif, ou frigiditéet humidité. Ce sont le Soleil et fa Lune de source mercurielle et origine sulfureuse (Le livre de Nicolas Ftamet).Les dragons de Ftame)étaient c~èbres parmi les atchimistes et souvent cités « Flamel veut que ce soient deux dragons, dont un a des ailes et l'autre n'en a point. Il les exptique tai-rnëme, l'un est mate, !'au{refeme)te,_runest te t'autrele volatil, l'un !eSoufrë,t'autre le Mercure, qui ne sont pas le Soufre et le Mercure du vulgaire, mais ceux des phi!osophes (Ff~t ~tn<<) U n seul dragon peut représenter tes trois principes mais alors it a trois têtes « La toison d'or est gardée par un dragon à trois têtes, l'une c'est t'eau, ta seconde c'est ta terre, la troisième c'est l'air. Ces trois têtes doivent se réunir en une seute qui sera assez forte et assez puissante pour dévorer tous tes autres dragons » (D'Espagnet Arcanes de la philosophie d'Hermès).

72

THÉORIES

ET SYMBOLES

et. L eau c est ie Mercure,ta terre, c est i&Soufre t a<r c'estteSet. Trois serpents dans un calice, indiquent tes trois corps composant la matièrede ta pierre, placés dans t'œufphilosophique. ce symboleaccompagnegénéralementt'Hermaphrodite chimique. Pourquoi les alchimistes figuraient-ilsle Soufre et le Mercure par des dragons? Flamel va nous répondre: « La cause que je t'ai peint ces deux spermes en forme de dragons, est parceque leur puanteur est très grande comme cette des dragons » (Le ~'rc de f~m~f). Nous avons Farlé des principauxsymbo!es du Soufre et du Mercure, il en existe une infinité d'autres que l'on s comprendra facilement i l'on se rappette cette règle t Le Soufra étant fixe et mate, te Mercure vo!at!! et femelle, on tes représentera soit par des choses naturellement contraires (Bxe et volatil), soit par des animaux de sexe différent (mate et (émette).Dans les figures de Lambsprinck, on les trouve sous forme de deux poissons, puis d'un tion et d'une lionne et d'un cerf d'une licorne, enfin de deux aigtes. Le symbole le plusemployé est celui de deux chiens, le Soufreétait appelé chien de Corascène et le Mercure, chienne d'Arménie « Mon fils, prends te chien maslede la montagne de Corascène

LES SYMBOLES

et ta chienned'Arménie, jointz-ies ensemble et engendreront.)(Catid:&:cn:MtmM). Le Soufre et te Mercure avaient un très grand nombre de synonymes, dont il est indispensable de connattre tes principaux. Synonymes de Soufre: gomme, huile, soleil, fixité, pierre rouge, caitté, safran, pavot, laiton rouge, sec, teinture, feu, esprit, agant, sang, homme rouge, terre vive, Gabricius, roi, époux, dragon sans ailes, serpent m&te,lion, chien de Corascène, airain brulé, or philosophique, etc. Synonymes de Mercure: principe femelle, blanc, Beïa, !une, argent, or blanc, or cru, azoth, eau, lait, couverture Manche, manne b!aMhe,urme~b!anc~ froid, humidité, corps, matrice, femme blanche, habit changeant, volatil, patient, lait virginal, plomb blanc, verre, fleur blanche, fleur de sel, écorce, voile, venin, alun, vitriol, air, vent, arc-en-ciel, nuée, etc.

THÉOfttÊS

ET

SY~&OLEg

IV CHAPITRE
PRATIQUE VOIES. DE LA MATIÈRE L'OR DU GRANB-ŒUVRE. LE~ DEUX ET L'ARGENT.LEUR PURIFICATION, ET DEL~ LE

LA FONTAINE DES PmLOSOPHES.–BAtNDUROt REINE. PETIT DtSSOLUTtON MAG!STERE ET LE DE L'OR ET DE L'ARGENT. GRASD-CEUVRE.

Dans techapttr~pr~c~detit.nousavonsvu quêtes stchimistes prenaient le Soufre, te Mercure et te Set extraits des métaux comme matière de la pierre. Mats ici ils pouvaient employer plusieurs méthodes qui toutes tesconduisareHC au m&me c'e&'ains~qtt~ certains but, d alchimistes prétendaient tirer la matière, de t'etaLin, u plomb, du vitriol. Nous rev:endroni surce point. Quant à la marche génërate du grand-œuvre, les maitres les plusillustres del'hermétisme n'en reconnaissaient qu'une seule « It n'y a qu'une pierre, une seule maniera d'opérer, un seul feu, une seule façon de cuire, pour parvenir au blanc et au rouge, et tout se parfait en un seul vaisseau o (Avicenne .CM~Mfto lapidis~A~et). Cepettdantàpartirduxv[t° sièctetes aichimistesdistinguèrent deux voies, t'humide et la sèche. < Ils appellent voie hu-

LES SYMBOLES

y;

mide,l'opération suivante, le Soufreet te Mercure de& philosophessont cuits à un feu modéré dans un vaisseau fermé jusqu'à ce que la matièredevienne noire, on augmente !e feu et eUedevient blanche, enfin un feu ptus la voie sèche consiste à violentla teint en rouge. prendre le Sel céleste, qui est le Mercure des philosophes, à le mélanger avec un corps métallique terrestre et à le mettre en un creuset, à feu nu, en quatre jours, t'œuvre est parfait. C'est ainsi qu'opérait ['artiste dont Hetvétius fait mention dans son « v~tttt <for (Barchusen LiberïM~K~nï ~j A~cAfmM). Mais cette voie sèche fut fort peu en honneur et nous ne connaissonsaucun traité spécial sur ce sujet aussi nous ne nous occuperonsque delavoiehumide universeltementreconnuepartes adeptesdetous les pays et de tous les sièctes. Le Soufre, le Mercure et le Set constituent la matière de la pierre, mais tous tes corps renferment ces trois principes. D'où les extraire plus spécialement ? C'est ici qu'erraient les SouStaurs, prenant à ta lettre les paroles des philosophes, its ne savaient distinguer le fait de son symbole. Le Soufre est appelé fleur rouge, la matière de la pierre est encore dite végétale, arbre métallique, les Souffleurs s'empressaient de piter des

76

THÉORIES

ET

SYMBOLES

herbes; de fëcùeittir des sucs, de Tdtstitter des neufs ailleurs on appelait ta matière de la pierre, sang, menstrue, cheveux, chien, aigte, etc.; on dit aussi que la matière est une cho;s vite, qu'on la trouve partout que de causes d'erreur Généralement les soumeurs malheureuxs'étonnaient de n'avoir pas réussi et accusaient tout, sauf teur ignorance et leur ineptie ils faisaient ainsidénier dans tsurs alambics les produits les plus multiples et les plus bizarres. « Je fis amasser morve, crachats, urine, matière fecate, de chacun one livre, que je fis mélanger ensemble, et mettre dans un alambic pour en tirer l'essence, laquelle étant toute tirée, j'en fis un sel, que {'essayai en ta transmutation des métaux, mais ettva!n, }e ne réussispas a (de~a. Martinière Le chymique inconnu, ou rtM~Mf~ laPierre ~M<M<~Aaf6.) Les philosophes hermétiques sont unanimes à dire que la matière doit être cherchée dans les métaux car le but du grand-œuvre est de faire del'or, l'or est un métal, on doit donc s'adresser aux métaux « Nature prend ses ébats avec Nature et Nature contient nature, et Nature sçait surmonter Nature (f~ d'AlchyntM).Cet axiome célèbre, qui mit Bernard le Trévisan sur la voie, se retrouve dans les PA~~M! M~t~M

LES SYMBOtES

77

dé Dêmocritë !ë mystagoguë, alcnimiste grec « La nature triomphede ta nature. Les adeptes ne cessaient de répéter cette formule sous toutes ses formes, ainsi Arnauldde Villeneuvedans son jMoï~orMm, dit la même chose. « L'homme n'engendre que des hommes, le chevalne produit que des chevaux, d~ même aussi les métauxne peuvent être Froduits que par leur propre semence. Voici une autre citation conçue dans le même esprit. « Maintenant toi, mon nts, va trouver l'Agriculteur ef demande-lui quétte est ta semence et quelle est la moisson. Tu apprendras de fui que celui qui sème du blé, moissonne du blé, q-<ecelui qui sème de l'orge moissonne de l'orge. Ces choses mon fi!s te conduiront à t'idee de !a création et de fa génération. Rappelle-toi que l'homme engendre un homme, que te lion engendre un lion et le chien un chien. C'est ainsi que l'or produit de l'or, voitàtout te mystère» (Ep!tre d'Isis sur !'Art sacré ms. grec passage déjà cité par HœSër). Donc la matièredoit être tirée des métaux, mais de quels métaux? des métaux parfaits, c'est-à-dire de !'0r et de l'Argent, du Soleil et de la Lune. « Le soleil est son père, la lune est sa mère M(Table d'Emeraude d'Hermès). « La matière dont est extraite ta médecinesouveraine des philosophes est tant

78

THÉORIES

ET

SYMBOLES

semement r très-pur e[ argent o gent 0 (Bernard le Trévisan « L'Or, l'Argent et te Mercure de la pierre, après qu'its ont été

ires nn et notre vtt arLa parole (f~a~e). constituent la matière préparés selon t'Àrt

(Libavius paraphrasis Arnildi). Les passagesindiquantt'or, l'argentetle mercurecomme matière,sont innombrables: les précédents sont suffisamment explicites, sur'outcetut de Libavius. En voici un dernier très intéressant. « Mais je te le dis, travaille suravec te Mercureet ses semMabtes, n'y a) muteras tu tout rien d'étranger sache cependant que t'or etl'argent ne sont pas étrangers au mercure (Saint Thomas d'ACe quin S~cr~ï~'A~eAtmM). qui revient dire travaille avec te mercure, foret l'argent. Maiscestroisniét:<ux ne constituaient que la matière éloignée de la pierre, ta matièreprochaine c'est le Soufre, le Mercure et le Set qui en sont tirés. De t'or on tire le Soufre, de l'argent le Mercure, et du vif-argentvulgaire te Sel. D'après les théoriciens de l'Alchimie (Roger Baeon en particulier dans son Miroir ~'AMt'fnM),l'or contient unsoufre principe très pur. fixe, rouge, non combustible, et l'argent contient un Mercure-principe pur, volatil plus ou moins, brillant, blanc. Quant au Sel il était fournipar le vif-argent. La matière de ta pierre

!.ES SYMBOLES

79

consistait donc--en corps extraits- de t'or et [argent. « H y a d'autres philosophesqui prétendent qu'on extrait la pierredu Mercure non pas du vulgaire, ma de celui que l'on peut tirer par le secours de i'Art, des mé:aux parfaits comme te Soleil et la Lune o (Atbertte Grand OMcon~mM des philosophes sur le Gmy~-Œut'M). H semble y avoirici une légère contradictionavec ce que nous avons dit plus haut, il n'en est rien, tes philosophes désignaient souvent sous le nomde Mercure des phttosophes, ta matièrede la pierre considëreedansson ensemble ainsi ce mot de Mercure a quatre acceptions différentes, il peut désigner: r" le métal,2°te principe,)-'l'argent prépare pour t'Œuvrc, 4° la matière de la pierre. C'est dans ce dernier sens q~if faut-t'entendre dans e& passade; C'estle Mercuredes Mercurcs Et maintes ensmettent[eurscures g Dele trouverpourleur attaire Carce n'estMercure )). vulgaire OE (JEHt!< Lt FoXMttE f.J/Ot<Jt'M <!nM;;r<:iM: de Mf'MM). C'est au contraire dans le sens d'argent préparé pour t'Œuvre, de Mercure–principeextrait de l'argent qu'on en parte dans cette citation:

8o

TH~OtUM Et SYMBOLES t a Cuides-tu Hxer['Argent-vif tixer fArgeni.vif « Cil qu'estvotatit t vutgtt e <Et non cit dontje faismétat? t «Pauvre hommeu t'ftbusM bien a Par ce chemin f~rasrien ne < Sttu nemarches 'autrespas e. d DB MhW~<'<!Mttn!Mf~ (JMM M6UNQ.ftMnt~t'tfC~C ~ cr~nt).

Nous avons déj&dit que le Set commetroisième prin* c!pe est à peine mentionné par les anciens alchimistes, aussine parlent-ils souventque duSoufre etdu Mercure, or et argent, soteit et lune. Pour embarrasser le vulgaire its prenaient plaisir à prendre ces termes tes uns pour tes autres. "Le Soleilest te père de tous les métaux, ta Lune est leur mère, quoique !a Lune reçoive sa lumière du Soleil.De ces deux planètes dépendle magistère tout Clavicule). Dans la première (R. Lutte: phrase, Soleil et Lune sont synonymes de Soufre et Mercure, principes universels, dans ta seconde, its signifient Soufre et Mercure, matière de t'CEuvre. Ces quatre termes pouvaient donc être pris deux àdeux. entier commesynonymesabsolus. Une figure de Barchusen. représente le signe du Soufre correspondant à celui du Soleil, de l'or, et celui du

LES

SYMBOLES

81

Mercure&celui de ta Lune; de l'argent. Les symboles du Soufreet du Mercure principessont donc applicables à ceux du Soufre et du Mercure, matière de la pierre, àt'Or et à ['argent (Pour ces symboles, voir chapitres H et 1Il de cette seconde partie). L'Or et l'argent préparés pour L'oeuvres'appelaient or et argent des philosophes. Ils étaient d'abord purifiés, c'est pourquoi Rhasès dit: « Le commencementde notre oeuvreest subhmer (~t'frc des ~m/Jrcï). Sublimer, c'est-à-dire purifier. C'est ainsi que Grever dit « L'or du vulgaire est impur, souillé par la présence de métaux étrangers,aigre, malade, et pour cela même stérite, de même l'argent vulgaire. Au contraire, le Soleil et ta Lune des phifosophes sont des pfus purs, ils ne sont contamittéspar aucun métangëétranger, sains, vaillants, plus abondants en semence génératrice n (Grever: Secteluranobilissimum).En purifiant ces métaux on augmentait leur perfection, et on teur donnait ainsi la faeutté de croître en perfection pendant te grand oeuvre. « L'Or vulgaire n'est que simplementparfait par nature, c'est-à-dire, n'a qu'autant de perfection qu'il luyen faut pour estre parfait, sans qu'il en puisse faire part aux métauximparfaits et partant si on veut que l'or vutgaire introduisela forme d'Or vutgaire dedans tes métaux

8:

THÉORtESET SYMBOLES

imparfaitspour tes par<aire,it est nécessaire que- t'or vulgaire soit rendu plus que partait') (Cot)eson:e parfaite p/t~oïo~A;~ Aerm~Më). C'est cet excès de perfection que t'or et t'argent transmettaient aux métaux vils pendantle phénomènede la transmutation. On purifiait l'Or par tacémentàticn ou par !'antimoino et ['Argentpar la coupellation,c'est-à-dire par te plomb: « On demande si tes corps parfaits ou luminaires do'vent être préparés avant de servir t'œuvre. Réponse: t'or doit être puriné par cémentation et l'argent p~r coupellation. Ensuite it fautles réduir.: en limaille ou en feuilles semblablesà ce:!es dont s~ servent les peintres »(Arnauldde Villeneuve: QfM~~n~ tant essentiales ~MOfK <!FeMM<a~ï<Bof!<<an! OC~KM). Tout ceci s'entend pour t*0r et l'argent monétaires ou du commerce, qui sont toujours attiés à des métaux étrangers on pouvaitemployer l'Or natif directement, parce qu'il est suffisamment pur par tu:-m&me « On trouve dans les entraides de la terre de l'Or parfait-,et il s'en trouve parfois en petits morceaux et grains comme du sable. Si tu en peux recouvrer de cehi-tà, tel qu'il se trouve et sans être mélangé, il est assez pur sinonil te !e faudra purger et purifierpar i'Antimoine (Phitatethe:~nfr~o«M~M~<s~rmf'~t<ro').

LESSYMBOLES

B~

TH~ORtES

ET SYMBOLES

B'~t6a(<on<f<; ~fanc~fX.

Figure (Tirée du Liber s~~fM de Barchusen}. EUe indiqueque le Soufre et le Mercure des phitosophes sont t rës de l'Or et de l'Argent (Voir chapitre !V. – (C'est le premier des douze pantactes accompaFigure gnant les douzecte& de sagesse deB. Vatent!n).Purineàtionde l'or, te Roi, par t'antimoine, le toup dans un creuset et de t'argent, ta Reine, far [eptomb Saturne, dans une coupelle (Voir chapitre tV).

LES

SYMBOLES

8~

1t y avait, avons-nous tt, dëtix manières de purifier d For Passe l'or par le ciment royal ou par t'AntimoiLe cine (Ph. Rouillac: A&rJ~ du Gr~Œwre.) ment ou cément royal se composait, suivant Macquer (Dictionnairede chimie.) de quatorze parties de briques pilées, une partie de vitriol vert cateinée ou rouge (c'était par conséquent du sesquioxydede fer ou cotcothar), et une partie de set commun. On formait une pâte du tout avecde l'eau ou de l'urine, et on le mettait dans un creuset avec !'or, en superposant--des couches d'or et de cernentalternativement. Pour ta purification parl'antimoineon se contentait de fondre t'or avec l'antimoine. La coupellation de t'argent se faisait par les mêmes proGëddsquetesnotFes.. Pour désigner ces opérations les alchimistes employaientune foule de symboles. L'or et l'argent sont généralement figurés par un roi vêtu de rouge et une reine en blanc. « Le mate est rouge, la femelleest blanche » (Isaac le hollandais Opera m;/t6njfM),)'oret rargent sont ainsi représentés dans le grand Rosaire. Leurs habits désignent les matières étrangères, les impuretés quttes souillent. La figure suivante du Rosaire tes représente nus, c'est-à-dire purifiés, débarrassés de leurs impuretés, de feurs habits. Les alchimistes disaient encore 7

86

THÉORtES

ET SYMBOLES

que le roi etja reine s'étaient purinês dans- un bain « Mais avant de couronner la chasteté de leur amour et de les admettre aulit con~ugat,il faut les purger soigneusement de tout pêche tant originel qu'actuet. Prépa rez-leur donc un bain doux, dans lequel vous tes laverez chacun en particulier, car la femellemoinsforte et moins vigoureuse ne pourrait pas supporter l'acrimonie d'un bain aussi violent que celui du mate. Elle seraitinfailli. blementdétruite. C'est avec feStihium que vous préparerez te bain du mate. Quant au bain de la (emeHe. Saturne vous enseignera quel il doit être (Huginus a Barmâ Le r~ne de Saturne cAtt~d en siècle d'or). Nous trouvonsici désignée allégoriquementla purification de!'or par l'antimoine (stibium, en !atM) et de t'argent parle plomb(Satume). L~purification était symbotisée par une fontaine où le roi et la reine, le Soleil et la Lune venaientse baigner, on trouve ce symboledans tes figures d'Abraham le Juif et dans le Rosaire. L'antimoineest symbolisé un par loup et le plomb'par Saturne armé de sa faulx. Ainsi dans la premièredes figures de Basile Vatentin (les tz ctefsde sagesse) qui a trait à la purification,l'antimoine symbolisépar un loup est placé du côté duroi, symboledu Soleil, ouor.t'opération se fait en un creuset: le ptomb symbolisé par Sa-

LESSYMBOLES

87

turne est ptacé du coté de la reine, lune ou argent, dece même côté est placée une coupelle. Quant aux trois fleurs que tient la reine, ettes indiquent que la purification doit être répétée trois fois. La première figure d'Abraham le Juif représentant de Mercure poursuivipar Saturne a trait à la purification t'argent par te plomb.En effet, l'argent vulgairecouper perd de son poids, à cause des métaux étrangers qu'il contenait, dont les oxydes sont absorbés par les parois de la,-coupelle. Les alchimistes voyant que dans cette opération ~argent avait perdu de son poids primitif, admettaient que ses parties votatites s'étaient évaporées. Saturne ou te plomb poursuit Mercure ou l'argent et tui cou~e les jambes, c'est-à-dire, te rend immobile, te fixe, enunmot te rend inaltérable. C'est ta véritable fixation du Mercure sur laquelle tant de Souffleursse sont trompés. L'or et l'argent purifiésconstituaient la matière étoi" gnée de la Pierre. Le Soufre extrait de l'or, te Mercure extrait uû t'argent, étaient la matière prochaine. Tous les philosophes concordent sur ce dernier point <[L'or est le plus parfait de tous les métaux, c'est te père de notre Pierre, et cependant ce n'en est pas ta matière la matière de la pierre, c'est la semence contenue en

88

THÉORtESET SYMBOLES

t'Or't (Phitatethe: Fonfame ~~MM~Ate Atntt'~M). e De 'nême « C'est pourquoi je vous consente, o mes amis, de n'opérer sur le soleil et sur la lune qu'après les avoir ramenés à leur matière qui est le Soufre et le Mercure des philosophes (R.. Lutte: la Clavicule). Huginus a Barmadit positivement« Le Soufre de l'Or est le vrai Soufredes philosophes. }) La marche suivante était employée par tes~Atchimistes pour extraire te Soufre ou le Mercure de t'Or ou de l'Argent ils dissolvaientd'abord ces deux métaux, suivant leur vieil axiome Corpor~ non agunt nfït M~H~. Puis ils congelaient ces solutions, c'est-à-dire les faisaient cristalliser; ils décomposaient ensuite par la chaleur les sets atnsi obtenus, redfssofvatentJe résidu. or et argent putvérutent, et après divers traitements qui variaient un peu d'un philosophe à l'autre, its avaient enfin le Soufre et le Mercure pour ta pierre. Quant au Sel, c'était généralement un sel de mercure volatil, tel que le bichlorure de mercure ou sublimé corrosif, que les Alchimistes appelaient mercure sublimé. Avant d'être transformé en set, te mercure devait être purifié par distillation. Nous avons vu que les philosophes faisaient usage d'acides pour dissoudre t'or et l'argent. « En notre

LES SYMBOLES

8')

pierre ~st caché tout le secret du magistère qui est le soteit, la luneet l'eau-de-vie » (R. Lulle Éclaircissement ~K testament).Eau-de-vie désigne les liqueurs acides. « Il faut premièrement que le corps soit dissouset que les pores en soient ouverts, afin que la nature puisse opérer (Le Cosmopolite). C'est surtout cette partie du Grand-Œuvre que tes Alchimistes ont tenue secrète, c'était selon eux l'opération ta ptus difficileà trouver. « Le ptusrude travail, a peinetout entière l Està parfaitement préparerla matière,t (AUGURELC/<r;'Mf<'f). La plupart des adeptes ont mêmepasse sous silence cette partie de t'œuvre, et ils commencent la description du Grand-Œuvre en supposant la préparation de la matière connue. C'est ce que nous affirme au reste Colleson « Ils ne partent quefort peu et encore très obscurément de lapremièreopération du Magistère hermétique sans laquelle toutefois on ne peut rien faire en cette science transmutatoire ') ~MJe parfaite de la philosophie hermétique). Cependant nous avons réussi à trouver quelques pas-

90

THÉORIES

ET SYMBOLES

sages pour éctaircir cette question, Hen résulte que t'or était dissous dans l'eau régate et l'argent dans !'eau-<brte ou acide azottque,et quetque!ots dans t'huitedevitrio! (acide sutfurique). Artéphiuss'étend ptus que tout autre sur l'Eau ou acide employé pour dissoudre l'or, it J'appelle premier mercure, vinaigre des montagnes. « Cette eau, dit-it, dissout partiellement tout ce qui peut &tre fondu et liquéfié. C'est une eau pesante, visqueuse, Elle résout tous les corps en !&urmatière gtuante. tu première, c'est-à-dire en Soufre et en Argentvif. Si mets dans cette eau, quelque métai! que ce soit, en limaille ouen tamines déliées, et que tu t'y laisses quelque temps à une chaleur douce, te Métai! se dissoudra tout ëtitsërr entièrement changé en une~eau visqueuse. Elle augmente de poids et de couleur le corps parfait » ? (Artéphius T'ratMMcrei de la pierre des philosophes). Le dernier paragraphe est fort juste, te chlorure d'or obtenu par l'action de l'eau régate sur l'or est jaune-briltant et plus lourd naturellement que te méta! employé. L'auteur anonyme du T'Mt~At Blanc et du Rouge,qui sur tes parle très ouvertement du Grand-Œuvre, opère sets obtenus par la dissolution préalable de l'Or et de l'Argent. Voici sa recette de « l'Eau pour l'Or a. C'est simplement t'eau régate. « Prends du vitriol de Hongrie

LES SYMBOLES

91

bleu,bien sec et du salpêtre, plus- une livre de sel ammoniac. Fais-en une eau-forte dans un vase de verre bie.i luté, muni d'une chape de verre ~TratM du Blanc et tfft Roa~e~. Enfin, Riplée entre dans les détails de t'expérience. « Le corps étant prépare, verse dessus de l'eau composée, pour qu'il soit recouvert d'une épaisseur d'un demi-pouce. L'eau se mettra aussitôt à bouiltir sur tes chaux du corps, sans aucun feu extérieur. Le corps se dissoudra et on t'éteveraà la forme de glace en desséchant te tout (Rip)éë AfoJ~ d'~e~MM~. Étever ta solution à la forme de glace c'est la faire cristalliser, cette dernière opération s'appelait aussi congélation ou coagulation. t Tu sauras que tout le magistère ne consiste qu'en uns dissolution e~ en une coagulation a ( Albert le Grand Le livredes At<f< c/M~rM.). Les 'ets ainsi obtenus ne servaient pas directement à t'Œuvre « Les sets n'ont aucune qualité transmutatoire, ils servent seulement de ctefs pour la préparation de ta Pierre (Basile Vatentin Char de triomphe de r/tft<fmoine). Mais ils subissaient diverses manipulations après lesquelles il étaient transformés en oxydes ou de nouveau en sets. On symbolisait tes acides par des lions dévorant le Soleil ou la Lune. Toute figure représentant le Soleil

.9~

THÉORIES

ET

SYMBOLES

ou ta Lune,Apottottou Diane, vaincus et dévores par un animalfort et courageux, tefs le tion, l'aigle, le tigre, etc., symbolisela dissolution des métauxprécieux. Phi!à!èthe, dit Avant de faire le dernier œuvre, i! faut trouver une liqueur ou humidité dans laquelle l'or se fondecomme la glace dans l'eau. Cette eau acide, l'appelle Estomac d'autruche, de mêmeque t'autruche digère tout, de même ce liquide dissout tous tes métaux. Dans tes Rgures que Ftame) avaitfait scutpter au cimetièredes Innocents, la dissolutionest représentée par un dragondévorant un homme qu'il a terrassé. On figurait la matière préparée par un liquide enfermé dans une note~commedans.la figure du titre de ce volume.Enfin on la représentait par !'hermaphroditechimique « Elle est hermaphrodite et elle donne accroissementà toutes choses se mêlant indifTéremmentavec elles,parce qu'elle tient renfermées en soitoutes les semencesdu gtobeéthéré M(Venceslas Lavinius Traité du ciel terrestre). L'hermaphrodite était figuré par un corps à deux têtes, il s'appelle Rebis et symbolise le Soufre et te Mercure préparés pour t'CEuvre. <tRichard l'Anglaisrend témoignagede moidisant ta première matière de notre pierre s'appelle Rebis (deux fois chose),

LES SYMBOLES

<)-;

c'est-à-dire uhëchosequiareçudëtànàture une double propriété occultequi lui fait donner le nom d'Hermaphrodite(Le <non!~<? /Mrm<'<~Me). Nous ne saurionsfaire mal en répétant ici ce que nous avons déjà dit que le Mercure des philosophes,quand il est donné comme seule matière dé t'Œuvre, désigne l'ensemb:e des corps entrant dans la compositionde la matière. Pris dans ce sens ce n'est pas un corps spécial, c'est te synonymede matière de l'oeuvre, c'est du reste ce qui ressort parfaitement du passage suivant de Riptée « Maintenant, mon fils, pour vous airequetque chose du Mercuredes Philosophes, apprenez que quand vous aurez mis votre eau-de-vie avec l'homme rouge qui- est notre Magnésie )e~ avec !a iemme blanche, qu'on appelle atbinque, et qu'ils seront tous conjoints ensemble,en sorte qu'tts ne fassentqu'un même corps, c'est alorsen vérité que vous aurez le Mercure des philosophes (Riptée Traité du Mercure). Nous termineronsce chapitre par quelques mots sur le petit magistèreet ,te Grand-Œuvre ou grand Magistère. Le petit œuvreou petit magistère se faisait avec le Mercure (sels d'argents), mais la pierre philosophais ainsi obtenueétait blanche et ne transmuait les métaux qu'en argent. Le Grand-Œuvre se faisait avec un mé-

<t

THÉORIES BT SYMBOLES

lange de sets d'or et d'argent, avecte Soufreet le Mercure, on obtenaitla véritable pierre philosophale,rouge, transmuantles métauxen or. On représentait ?5 deux pierres et !es deux magistères par des arbres; l'un, l'arbre lunaire porte des tunes en guise de fruit, c'est le petit oeuvre l'autre, l'arbre notaire porte des soleils, c'est le symboledu Grand-Œuvre. Cette distinctionentre deux ceuvres est ancienne, tous les Alchimistesta connaissaient.'< Les philosophes affirment expressément que l'or a d'abord passé par t'état d'argent. Si donc quelqu'un voulait parfaire t'Œuvre avec l'argent seul, it ne pourrait avancer au delà du blanc, et il ne pourrait convertir les métaux imparfaits ~[i'en argent, etjamaisen or ') (Voge! DëJsp<~K~ Geber reconnaissait deuxpierres phis<Ct eon~Maf'&M). losophales ou élixirs, puisqu'il dit: « La Lune fermentée pour l'Elixir blanc se prépare en dissolvantta Lune dans son eaucorrosive » (Geber Livredes /bt<rnMM~). La marchedes deux œuvres était identique, sauf que le petit magistère s'arrêtait à l'apparition de ta couleur blanche, tandis quête grand magistère poursuivait jusqu'à ta couleurrouge le Traité du blanc et du rouge distingue aussiles deux oeuvres, après avoir parlé tout au long du Grand-Œuvre ou œuvre au rouge, il se con-

S -LESYMBOLES

9!

96

THÉOKtES

BTSYMBOt.ES

ExpftM&~

la planche X.

Cette figure se trouve dans le MM~nt /t<:nKf<tCfM). L'athanor et les principaux animaux symboliques de l'Hermétisme. Cet athanor a une forme un peu fantaisiste, mais on y retrouve tcs~ tebafnd&sabteparties principates.Latoursurmonteed~dô'ne, et rccuf philosophique. Le serpent enfermé dans ['oeuf représente de la pierre. Le lion est le symbole du fixe du Soufre, l'aigle symbole du volatil, du Mercure. Le serpent et le dragon, symbotes de taMatjcM. Le corbeau repre.iente ta couleur noire, le cygne ta couleur blanche, te paott teseouteurs. de t'arc-~n-ciet, enfin te phénix symbotise la couleur rouge. (Voir chapitres !t,V et Vt. la matière

LES SYMBOLES

97

tente d&dire que pour te petit œuvre, it suffit de répéter les mêmes opérations en ne traitant que sur l'arLes philosophes gent dissous dans son eau spéciale. n'ont guère traité que du Grand-Œuvre, aussi nous délaisserons Je petit magistère. Hest cependantbien entendu tes opérations, les te que le fourneau, le vaisseau, feu, couleurs sont semblables dans tes deux cas, mais te Grand-Œuvre est plus long, car après tacouleur blanche, fin du petit oeuvre, d'autres couleurs apparaissent dans de nous parlerons tegrand. En somme, en parlant l'un, implicitement de l'autre.

CHAPfTREV – ET L'ŒUFPHILOSOPHtQUE SES SYMBOLES. LE SCEAU – DES PHILOSOD'HBRMÈS. L'ATHANOR. LE FEU PHES. LES DEGRÉS. La Matière de la pierre étant préparée, il s'agissait de lui donner par une cuisson ménagée la propriété de transmuerles métaux. Pour cela on enfermait la matière dans un petit ballon ou matras, décoré du nom d'œuf

Q8

THÉORtES

ET

SYMBOLES

philosophique; on plaçait le tout sur une écuelle pleine de cendres ou de sable, et t'en chauffaitselon certaines rëgtes dans une espèce de fourneau à réverbère~t'Athanor. Les Alchimistes sont généralement assez explicites sur ces parties accessoires de t'Œuvre. Le matras dans lequel on place la matière se nomme œuf des philosophes, c'est un ballon en verre assez résistant, quelquefois il est enterre cuite, quelques-uns se servaient d'œufs pMosophiques en métal, cuivre ou fer. Le ballon en verre était !'œuf philosophiquele plus employé. « Le vase de l'Art est l'ceuf des philosophes, qui est fait d'un verre très pur, ayant le cou de longueur moyenne il faut que la partie supérieure du cou-puisse-être scelléehermétiquement et que la capacité de l'œuf soit te!te que la matière qu'on y mette n'en remplisse que le Saturne). RJ~M quart s (Huginus a Barma vaisseaude Roger Bacon se servait indiitéremment d'un verre ou de terre. « Le vaisseau doit être rond, avec un en une terre aussi petit col. Il doit être en verre ou résistante que le verre on en fermera hermétiquement l'orifice. avec un couvercle et du bitume s (Roger Bacon Miroir d'~kA<fnM/ Philalèthe insiste surtout sur la fermeture et la capacité. « Aye un vaisseau de

LES SYMMt.ES

9~

verre fait en ovale, qui soit rond et assez grand-pour contenir une once d'eau distittée dans toute ta capacité de sa panse. H te faut sceller par haut avec cette précaution qu'i! n'y ait ny fente ny aucun trou, autrement BnM~ ouverte ton ouvrage serait perdu (Phitatethe au-~aM~crmJ du roi). On appelait ce vaisseau œuf d'abord à cause de sa orme, ensuite parce que de lui comme d'un œuf devait sortiraprès incubation dans t'Athanor, la Pierre philosôphate, l'Enfant couronne et vêtu de ta pourpre royale, ccmme disaient les Alchimistes. C'est à peu près dans ce sens que Rouillac donne l'étymologie de ce mot « Tout ainsi qu'un œuf a tout ce qui lui est nécessaire pour la~gënération du poutet, qu'il n'y faut nen,a{puteF et qu'il n'y a rien de superflu qu'il faine ôter, de même aussi, il faut enclore en notre œuf tout ce qui est nécessaire à la génération de la pierre o(RouiHac:/H'rt'~ du Gran<f-Œufre). Dans les passages cités plushaut, on voit que les philosophes insistent beaucoup sur la fermeture comptée de l'œuf, les uns comme Bacon employaientun couvercle qu'ils fixaient avec un lut ou avec du bitume, mais ta plupart employaient le sceau d'Hermès. Le Filet d'Ariadne, traité anonyme, nous donne des détails fort inté-

tOO

THÉORtESET STMBOt.ES

fessantssur Cetteopération. H donne trois manièresde scetter hermétiquementun ballon 1°)on plaçait le col sur un feu très ardent, mais en le séparant du feu par unetuile percéeen sorte que le verre ne se ramottissait qu'en un point du eo! quand je verre était ramoiti, on coupait te col à cet endroit avec une paire de ciseaux~ les bords coupés se soudaient, absolumentcomme quand on coupe un tube de caoutchouc :") on ramollissait le col de la mêmefaçon puis on tordait le col en tirant tégè. rement, et à la flammed'une chandeite, on fondait l'extrémitépointue de façon à produire une petite perte de verre }°) on chauffait l'ouverture du ballon et un bouchonde verre pouvant s'y adapter, on fermait le ballon avec son bouchon on coûtait dessusduverre fondu. et Quelques alchimistes préféraient au simple ballonde verreun appareil formé de deux matras, le col de l'un entrantdans le cot de l'autre. « Il y a deux vaisseauxde mêmeforme, grandeur et quantité en haut, ou le nez de t'un entre dans te ventre de l'autre, afin que par l'action de la chaleur c6 qui est en l'une partie, monte dans la tète du vaisseauet après par l'action de la froideur qu' descende,dans le ventre » (Raymond Lutte EclaircisMmM<~tt <M&M;<). De même c Les uns se servent de de vaisseaux verre ronds ou ovales. D'autres préfèrent

LES SYMBOLES

lot

a

t03

THÉORtES

ET SYMBOLES

de XI. Explication fap~nc~~

F~HrC

(Edition Allemande du Crede MfAf). double. s'est Les deux oiseaux indiquent

L'oeuf philosophique qu'une matière votatite (Voir chapitre V). F~Mre

sublimée dans te ballon supérieur

(Viatorium j~o~ftCtfm).

Le Roi et la reine Soufre et Mercure, enfermés dans te séputcre philosophique. Le Squelette indique que nous sommes pendant t'operation nomméeimortiSefttion. Le boiteux ou Vutcain, symbole du (eu, indique que t'on doit chauffer l'oeuf philosophique (Voir chapitre V).

LES

SYMBOLES

t0;

ta form&d'atudet, ils prennent un vaisseau dont te cet court pénètre dans un autre vaissau qui sert de couvercte, on les tute (Libavius De lapide p/tfYcïO~ofMm). ` On les scellait,soit avec untut résistant, soit en fondant le col du premier ballon sur te col du second. Cette disposition offrait tes avantages suivants les vapeurs se condensaient plus facilement au contact des parois fro!des du ballonsupérieur, puis la capacité intérieure étant plus grande, l'appareil courait moinsde risques d'éclater. Les alchimistesdonnaient diSérents noms à t'œuf philosophique. Selon Flamel ils fe nommaient sphère,tion vert, prison, séputcre, fiole, cucurbite, maisondu poulet, chambre nuptiale. Les nomsde sphère, fioleet de cucurbitc lui ont été donnés à cause de sa forme;l'expression maison du poutet n'est qu'une périphrase chambre nuptiate,prison, sépulcre, sont des images très CompréhensiNes, si l'on se rappelle que le Soufre et le Mercure, matièrede la pierre, étaient appelés homme rouge, femmeblanche t'oeufétait une prison parce que une fois que tes époux philosophiques (le roi et la reine, l'homme rouge et la femme blanche, Gabricius et Bêta) y étaient entrés, ils y étaient détenus jusqu'à ta fin de t'GEuvre. Sépulcre parce que les époux y mouraient, après s'être unis, après leur mort naissait leur fils (la

!0~

THÉQRtBS

ET

SYMBOLES

pierre philosophai car toute génération procède- de putréfaction, la mort engendre la vie, selon une théorie en vogue au moyen-âge(Voyez chapitre VIt). Ce symbole du sépulcre est assez fréquent pour dësignert'oeuf philosophique « Prends garde que la conjonction du mari et de son épouse ne se fasse qu'après avoirôté teurs habits et ornements, tant du visage que de tout le reste du corps afin qu'ils entrent dans te tombeau aussi nets que quand ils sont veuusau monde (Basile Valentin Les ~«~ c.'e~ <ïeM.g-<'sM.) sous formede tombeau C'est qu'il est symbotisé dans tes figures qui accompagnent le Rosaire dans « rAr~'ï aarf/~r~ ~a~TM cAemMfH foCM~.Dans te VMfor<Mmïpf!~rfCKmt'œuf la matière avec est figuré par un sépulcre de verre où sont renfermés le '~roietl~reine~ L'œufest appeté chambre nuptiale, lit nuptiat, parce que c'est en lui qu'avait lieu la conjonction du Soufre et du Mercure, l'uniondu roi et de la reine. Dans te Songe vert, il est parlé d'une maison de verre fermée com* ptetement, on y introduitles époux et l'on ferme ta porte avec la matière mêmedont la maisonest composée. L'œuf était encore nommématrice par analogie,parce que « La matrice de ta femme après qu'elle a conçu, demeure close et fermée, afin qu'il n'y entre aucun air

LES SYMBOLES

t0~

estrange et que !e <ntit ne se perde. Ainsi notre pierre doit toujours demeurer close en son vaisseau (Bernard te Trévisan la Parole ~~Mï~) et aussi parce qu'on y enferme les deux spermes minéraux. Soufre et Mercure d'où doit nattre la pierre des philosophes. L'oeufétait enfin appeté ventre de la mère, mortier, crible. Crible parce que les vapeurs qui s'élèvent, après s'être condensés, retombent goutte à goutte comme un liquide passant à travers un crible. L'oeufrempti et fermeétait ptacé dans une écuette ou bassine contenant des cendres ou du sable fin. Hélias dans son MÏrofr~A~eAf'mfë recommandede placer t'œuf dans une coupelle contenant des cendres tassées, de tacon quetesde~x tiers sup~neurs_du ba~qn~ seuls. Quelquesphilosophes au lieu du bain de sable employaient le bain-marie, qu'ils appetaient feu humide. L'écuefle et t'ceuf étaient logés dans un fourneau spéciat nommé Athanor, du mot grec a9~6Ke;, immortel, parce que le (eu une fois allumé, devait brû!er jusqu'à la fin de !'Œuvre. Certains alchimistes ont fait figurer dans leurs ceuvres divers modèle d'Athanor un des de plus curieux se trouve dans le « Bouquetchymique Planiscampi. I! se compose de deux fourneaux accolés, dans l'un des deux on fait du feu et les gaz provenant

t0<)

THÉORfES

ET

SYM&OLËS

de tacombusttdh, passantpar un trou de communication, vont échauffer l'autre fourneau. L'Athanorde Barchusen est un fourneau ordinaire. Maistevéritabte Athanor, celui qui était connu des premiers alchimistes occidentaux Albert le Grand, Roger Bacon, Arnauld de Villeneuve, est une sorte de fourneauà réverbère pouvant se démonter en trois parties. La partie inférieure contenait le feu, elle était percée de trous pour permettre l'accès de l'air et présentait une porte. La partie moyenne, cylindrique aussi,bfhait trois saiHiesdisposées, selon un triante, sur lesquelles reposait l'écuelle contenant t'œuf. Cette partie était percée selon un de ses diamètres de deux trous opposés, fermés par des disques d&:cfistal,-ce qui permettait d'observër~cequi se passaitdans !'ceuf. Enfin la partie supérieure, pleine, sphérique, constituait un dômeou rénecteur, reverbérant la chaleur. Tel était ['Athanor génératementen usage. Les <~sposttionsprincipales demeuraient invariab'es et les changements que les alchimistesy apportaient personnsUementn'avaient aucune importance. Ainsion trouve un figuré dans le Liber mt<<M athanor assez étégant en forme de tour crénelée. Le symbole du fourneauest un chêne creux, on te trouve ainsi représenté danstes figuresd'Abrahamle Juif.

LES

SYMBOLES

t07

Oft donnait & ['ensemble foumeatr, écue!te, oeuf « Ce philosophique, le nom de triple vaisseau. vaisseau de terre est appelé par les philosophes tripte va:sseau car dans son milieuil y a une écuette pleine de cendres tièdes, dans lesquelles est posé Fœuf philosophique « (Le ~rc de Nicolas Flamel). Les alchimistes,si jaloux de tout ce qui concernait le Grand-Œuvre, n'ont eu garde d'être clairs sur le feu ou le; degrés de chaleur nécessaires pour t'œuvre. La connaissance de ces degrés était regardée par eux comme 'une des clefs les plus importantes du Grand-Œuvre « Beaucoup d'alchimistes sont dans l'erreur, parce qu'ils ne connaissent pas la disposition du feu qui est la clef désœuvré, car it dissout et coaguleen même-temps-ce qu'ils ne peuvent saisir, parce qu'ils sont aveuglés par Lulle Vade mecum seu de t~ur ignorance ') (Raymond tincluris cont~MJfam~. En effet, la matière une fois préparée, la cuissonseule pouvait la changer en pierre philosophale. « Je ne vous commande que cuire, cuisez au commencement, cuisez au milieu, cuisez à la fin, et ne faites autre chose e (La Tourbe des philosophes). Les alchimistes distinguaient plusieurs espèces de feu te feu humide, c'est le bain-marie qui fournit une température constante le feu surnaturel ou artificiel

:o8

THÉORtES

ET SYMBOLES

dësignaitdesacides, cecivient de ce que te~atehtmistes avaient remarqué que les acides produisent une é!évation de température dans leurs diverses réactions, et aussi qu'ils ont sur tcscorps té mêmeeffetque te (eu, ils' les désorganisent, détruisent rapidementleur aspect primitif. Enfin le feu naturel, ordinaire. En générât, les alchimistesn'employaientni charbon ni bois pour chauffer l'oeufphilosophique, il aurait <attu une surveillancecontinuelleet il aurait été de plus à peu près impossible d'obtenir un? température constante. Aussi Marc Antonio s'emporte-t-H contre les souffleurs ignorants qui se servaient de charbons <f A quoy bon ces flammesviolentes, puisque tes Sages n'usent point de charbons ardens, ny de bois enftammés pour faire l'œuvre hermétique a (La fttm~re sortant par Mt-m~otc des ~n~&rM).Les philosophes hermétiques employaient une tampe à huile à mèche d'amiante, dont l'entretien est facile et qui fournitune chaleur à peu prés uniforme, c'est là le feu qu'ils onttant cachéet dont quelques-uns seulement parlent ouvertement. t!s admettaient plusieurs degrés à leur feu, selon que t'œuvre était plus ou moins avancé ils parvenaient à régler leur feu en augmentant le nombre des brins qui composaient !a m&che « Fais d'abord un feu doux,

LES SYMBOLES

t0<~

comme n'avais que quatre Nsà ta mèche, jusqu'à sHu ce que ta matière commenceà noircir. Puis augmente, mets quatorzefils, la matière se lave, elle devient grise, ëhnh mets vingt-quatre filset tu Mras lablancheur parfaite )' (Happetius, Aphorismi asiliani). b Le premier degré du feu, celui du commencement de l'oeuvre,équivalaitenviron à 60 ou 70 degrés centigrades « Faites votre feu à proportion qu'est la chaleur Marie dans les mois de juin et de juillet (DM~M el tfAfM). 11ne faut pas oublier que c'est un égyptien qui parle au reste, le premier degré était encore appelé feu d'Egypte, justement parce qu'il égate à peu près la température estivale de l'Égypte. Quelques alchimistes oubliant ce point ont indiquépour le premier degré une moyennerop faible, tel-Ph. Rouillac <cO~serve~~s~~ t tout le feu et ses degrés, que le premier soit fébrile, c'est-à-dire, éga! à la température du soleil au temps du On s'asmois de février (Abrégé du Gra~-Œ~f~). surait au premier degré que l'on avait atteint la température voulue, en approchant ta main de t'œuf, on devait Tu pouvoirle toucher sansse br&ter.<[ ne laisseras jamais le vaisseau s'échauffertrop, de façonque tu puisses toujours to toucher avec la main nue sans te bruter. Ceci durera tout le temps de la solution Traité des ~c~ por~. (Riptée

110

THÉOtUES

ET

SYMBOLES

Les autres degrés se trouvent facilement en doublant, triplant, etc., àpeu près la température du premierdegré. Uy~navait quatre en tout. Le second oscille entre la température d'ébuttition de l'eau et de fusiondu soufre ordinaire,le troisième est un peu inférieurà àlafusion de t'étitin et te quatrièmeà celle du ptomb. Les symboles du feu sont les ciseaux,t'épëe, la lance, la faux, te marteau, en un mot tous les instruments pouvant produire une btessure <cOuvre-tu! donc les entrailles avec une tame d'acier a dit !e7~x<J~A?ehjrmie, en partant du minéral d'où s'extrait l'huile de vitriol. Dans les figures d'Abraham le Juif,Saturne, armé d'une faux, indique que l'on doit purifier l'argent par te de ptomb &t'atdc de ta chaleur. Dans tes figures- Ras~e Va!ent!non voit égalementun chevalier qui combatavec l'épée deux lions mâle et omette, ce qui indique que c'est par te feu qu'i! faut fixer le volatil. Enfin nous retrouvons aussi t'ëpëe comme symboles du feu dans les sculptures de Flamel au cimetière des Innocents. Pour terminer voiciseton Bernard le Trévisanles q :alités que doit avoir le feu philosophique < Faites un (eu vaporant, digérant, -continuel, non violent, subtil, envite 'ronnë, aëreux. clos, incomburant, attërant x (Bernard Trévisan H'MMO~M n~ur~Mm~fM).

LES SYMBOLES

ttt

H:

TH~ORtES

ET

SYMBOt-ES

Explication de la planche X/f.

Figure L'or matière

(Margarita

pretiosa).

le sépulcre ou oeuf phtosophique. Mais du temps qu'on t'y enfermait il a engendré un fils, c'est-4-dire, il s'est produit un corp; nouveau, de la Pierre est enfermé dans l'alchimiste ensevelit le père et le fils (Voir chapitre V).

\F<~ttr<M ctM (~t&sf !M~t<~rM_ de Barchusen), Deux œuf* phUosophiques scellés, renfermant la Matière de ta Pierre, or et argent. Dans l'un il y a subtimation, ce qu'indique l'oiseau qui s'ctève. Dans l'autre, la matière sublimée s'est précipitéeou chapitre VI). condensée, ce qu'indique t'oiseau quidescend (Voir

LES SYMBOLES

H~

CHAPITRE

V!

ENTRE LES – CAUSES ESNFFÉREXCES D LES OPÉRATIONS. D OPÉRATtONS.LAPUTRÉAUS.UJETES ALCHIMISTES – DE FACTION. LESRÉGIMES PHtLALÈTHE. FERMEN– – DES TATtON. PROJECTION. SYMBOLES OPÉRATtONS. La matière étant enferméedans t'Œufphitosophiqueet le feu attume. les corps mis en présence réagissent aussitôt les uns sur les autres. Il se produisait diverses actions chimiques précipitation,sublimation,dégagement de gaz ou de vapeurs, ristattisation,etc., en mêmetemps G la Matière changeait plusieurs fois de couleur. Dans ce chapitre nous nous occuperonsdes phénomèneschimiques nommés opérations par tes alchimisteset dans le suivant nous traiterons des couleurs. Les alchimistes diffèrentnotablement tes uns des au_ tres au sujet du nombre et de ta dénomination des opérations. Cela se conçoit, prenons un exemple la matière émet des vapeurs en devenant noire, puis les vapeurs se condensent et retombent sous forme de liquide. Un premier alchimiste ne considérantque l'ensemble du

!t4

THÉOR!ES

Et

SYMBOLES

phénomène, lui donnera le nom de distillation, parce qu'en effet dans toute distillation on trouve deux parties: vapcnsation, condensation. Un autre distinguant les phases du phénomène, dira qu'il y a eu sublimation (vaun porisation) et précipitation ~condensation)~ dernier pré. nant la couleur noire en considération ajoutera une troisième phase la putréfaction. Et pourtant tout cela ne désignera qu'un seulet même phénomène. n en est de même pour toutes les autres opérations. Aussi constate-t-on de grandes différences d'un philosophe à l'autre. Tandis que Pernety établit douze opérations calcination, cûngéiation, fixation dissolution, d!gestiQn,-disti!!ation,su&timation,séparation,incération, fermentation, multiplication, projection, Bernard le Trévisan n'en admet qu'une seule. « Combien que les philosophes divisent le magistère en plusieurs opérations selon le degré des formes et de leurs diversités, toute fois il n'y en a qu'une en la formation de t'oeuf (Bernard le Trévisao~ De la M~rc de ~<BH/).Mais c'est là une opinion légèrement paradoxale, et les autres alchimistes analysent un peu plus. Hélias compte sept opérations sublimation, calcination solution, ablution, cération, coagulation, fixation et

LES SYMBOLES

Il S-

Albert te Grandquatre purincation, tavage, reductfon fixation. Ce qui ne contribue pas peu à embrouillerla question, c'est que les uns comptent les opérations depuis ta préparation de ta Matière, tandis que tes autres commencent à compter seulement du moment où la Matière est enferméedans Fceuf. Mais, en somme, on peut partager le Grand Œuvre en quatre parties: t. Préparation de ta Matière; 2° Cuisson danst'œufphitosophiqueet apparition des couteurs dans t'ordre voulu; 3" Opérations ayant pour but de donner ta Pierre philosophale une plus grande force, ce sont la fixationet la fermentation. 4" Enfin la transmutation à l'aide de la Pierre, des mëtauxvilsen or, etenrafgent,c*est:tapro}eettpn. Toutes les opérations diverses qui ont lieu pendant le Grand-Œuvre peuvent se ramener à une seule, la cuisson, car tout se fait par le feu. C'est au reste ce que dit Ataifi de Utte: « Les noms de décoction, commixtion, mélange, subHmatioa, contrition, dessèchement, ignition, dëaibatton, rubineation et de quetqu'autre nom qu'on puisse appeler l'opération, ce n'est qu'un seul régime, qu'on nommeimplementcontrition, décoction.')s Basile Valentin tuin'admet que deux opérations, ta solution ettacoaguiation c'est-à-dire des passages successifs.

!t6

THEORIES

ET SYMBOLES

de la Matière de l'état de repos à t'état de mouvement libi M/~cMn<.Albert 0 cé« L'Esprit. ~!M c< doy-~efaire ceta. L'esprit So:ve, ieste parole, comment de coaguta, dissous et coagule )) (CoHo~He l'Esprit Mercure avec frtre /K~)-<). nous allons Malgré cette grande diversité d'opinions, ce chaos. La pré' essayer de jeter quelque lumière dans miëre opération (la Matière étant préparée), est la condu Soufre et du Mercure, jonction ou coït. C'est l'union du mate et dela femelle. On chauffe et la couleur noire la putréfaction. Nous verrons apparaît. C'est alors a donné le nom de putréfaction plus loin pourquoi l'on à l'ensembledes phénomènesqui se produisent du temps ntàtier&est noire. On a'donné bien ~es noms que ta à la putréfaction. Voici ses principaux synonymes: Mort, destruction, perdition, calcination, dénudation, commixtion, séparation, trituration, assation, extraction, liquéfaction,division,dtstfHatfon,corruption, imprégna~ tion. A !a suite de la putré&cHontvient l'ablution. Cette la blancheur après opération consiste à faire apparaitre la noirceur, à laverpour ainsi dire la pierre, puisque de noire elle devient blanche, Les philosophes ont symbolisé l'ablution par la salamandre qui se purifie dansle

LES SYMBOLES

t!7

b feu, par t'asbeste ou amiante que ta nammelanchit sans la consumer. <t Ablutionn'est autre chose que l'abstraction de ta noirceur, tache, souillure et immondieité, laquellese fait par la continuation du second degré du feu d'Egypte"(Rouittac :.A&r<M Gran~-ŒMfrc).L'ablution est encore nommée déatbation, abstersion, résurrection. Enftnvientla rubification, caractérisée par l'apparition de ta couleur rouge indiquant que l'oeuvre est parfait. Acette classification basée sur la succession des couleurs on peut ramener toutes les opérations qu'ont imaginéesles alchimistes. Philalèthetui-mcmcrattache les opérations aux couleurs, it ne leur- donne pas de noms partieutiers~it se contente de tes designer par les nomsdes métaux, qui servaientde symboles aux couleurs (Voyez le chapitre VU). Voici le résumé de ce qu'il dit & ce sujet dans ff t'Entrée ouverte au Palais fermédu roi f Régime de Mercure la matière passe par diversescouleurs, s'arrête un peu au vert et finalement noircit. tt dure cinquante jours. Des vapeurs cotorées qui x'éfevent, se condensent et retombent dans le fond sur la matièresolide. 2° Régimede Saturne. C'est la noirceur. La matièreest noire fondue, elle bout, d'autres fois elle 9

Ïl8

THÉORIES

ET SYMBOLES

Régime se solidifie. Ce régime dure quarante jours. de Jupiter. Du noir au commencement du blanc. Vatoutes peurs et condensation. « Durant ce temps-tà sortes de couleurs que l'on ne saurait imaginer paraitront, les pluyes seront ators plus abondantes de jour à autre et enfin, après toutes ces choses, qui sont très agréables à voir, it paroist au costé du vaisseau une btancheur en façon de petits filaments ou comme des cheveux a. Ce régime dure vingt et un jours. 4" Régime de la Lune. C'est la blancheur parfaite ta durée en est de trois semaines, la matièrese solidifieet se liquéfie alternativement plusieurs fois par jour. Elle est enfinrsous forme de petits-grains btançs.~ Régime de Vénus. La matière passe du blanc au vert, bleu livide, rouge-brun. Elle fond et se gonfle. Ceci dure quarante jours. 6. Régime de Mars La matière se dessèche, elle est successivementorange et jaune brun, puis elle présente les couleurs de l'iris, ceci dure quarante-cinq jours. 7° Régime du Soleil la matière passe de l'orangé au rouge, elle émet des vapeurs rouges, puis s'affaisse, devient humide, se dessèche, coule et se soliditie, cela plusieurs fois en un jour, enfin elle se met en petits grains rouges ». Phitatethe ne parle ici ni de la fermentation ni de la

LES SYMBOLES

H<)

Frojection, il traite de ces deux opérations séparément. Les régimes ne comprennent que les phénomènesqui ont lieu dans t'œuf philosophique. La fermentation est t'opération qui suit l'apparition de laconteur rouge. Elle a pour but d'accroitre la puissance de ta Pierre et de lui permettre de transmuer plus rapidement les métaux. Généralement on brisait t'ceufphitosophique, on recueillait la matière rouge, on la mèlait à de l'or fondu, on obtenait une masse friable-rouge, à laquelle faisaitsubir des traitements variantd'un philosophe à l'autre selon les Alchimistes,ta Pierre allait ainsi en augmentant, non seulement de quantité mais des encore de qualité, et ceta. indéSniment,on comprend forsl'exclamationenthousiastede RaymondLullet M~f~ ~Mg! La plupart des philoso<tft~rt?m,si nMrcMrmx phes opéraient ainsi que nous venons de le dire. « Si tu veux te servir de la teinture physique pour transmuer, tu en projetteras d'abord une livre sur millede soteit fondu. Alors seulement la médecine sera prête et propre à faire disparaitre la lèpre des métaux » (Paracelse Eck T'f'nc~rt!t'At-MorMM;. de Sultzbachdécrit t'opération avec soin « Prends deux marcs d'or pur. fonds-lesen un creuset, projettes-y un quart de livre de la médecine susdite, elle sera immédiatement absorbée par l'or et

t20

TKÉORtES

ET SYMBOLES

ne fera plus qu'un avec lui projettes-y de nouveau un quart de livre de la médecine pour convertir tout l'or broie, puisexpose à un feu violent et !e tout se convertira en une poudre rouge comme du minium. Projettesen unepartie sur cent parties de Lune pure et tu obtiendras un orexcellent » (Eck de Sultzbach Clavis philoso~!ort<m). Quelques alchimistes suivaient une autre méthode pour la fermentation ils prenaient la matière au rouge et après l'avoir mëtée avec du mercure sublimé (bichlorure de mercure) la faisaient digérer à une douce chaleur dans un matras, mais le résultat obtenu était le même.La matière étant fërmentée est des tors apte à transmuer les métaux. L'opération parlaquelle les métaux vits étaient changés en or et en argent, était nommée projection. Pour cela on prenait un métat, mercure, plomb, ét.lin, te premier était fortement chaulé sans atteindre toutefois son point d'ébuttition, tes deux autres étaient simplementfondus, puis dans le creuset où se trouvait le mét.)ichaufféon projetait un morceau de pierre philosophaleenveloppédans de la cire. On laissait refroidir et l'on trouvaitun lingot d'or égal en poids au métal emptoyéseton les uns, moindre selon les autres, ce qui dé-

LES SYMBOLES

m

t22

THÉORtES

ÈT

SYMBOLES

Explication de la plancheXW.

Ces deux figures sont tirées du Vialorium ~<-«:Mnt. Fin de la putréfaction, symbole par tes squeFigurel. lettes et tes corbeaux, Il se d&gagedes vapeurs qu se condensent, ta matière est très agité:, ce qu'indiquent tes corbeaux votant dans toustes sens (Voir chapitres VI et VII). par ts squetette, Vt et V[t). !a

Figure If.

Putréfaction

symbatisee

sphère noire, le corbeau (Voir chapitrei

LES SYMBOLES

!2;

pendait de la qualité de t'étixir ou pierre phitosophate ~mptoyé. L'enveloppe de cire était, paraït-it, indispensable, car c'est pour avoir négligé cette précaution qu'He!vétius manqua sa première projection ainsi qu'il ne réussit ta se!eraconte dans son Veau d'Or n. conde qu'en enveloppant son fragmentée pierre dans une boulette de cire. Nous allons maintenant examiner les symboles des principales opérations. La première ou conjonction était symboliséepar le mariage du Soufre et du Mercure, du roi et de la reine. Le pantacle de la sixième ctef de Basile Valentin qui représente le Roi donnant l'anneau nuptial à la Reine pendant qu'un évêque les bénit, symbotise ta conjonction. N'oubuonspas-que ta conjonction état aussi nommée mariage philosophique. Dans !es figures qui accompagnent le grand Rosaire (imprimé dans l'Artis ~r</jnr) la conjonction est figurée ptus crûment par l'union charnelle du roi et de ta reine. La putréfaction était symboliséepar tout ce qui pouvait rappeler t'idée de mort ou de noirceur, cadavre, squetette, corbeau, etc. C'est ainsi que dans le V;a<orMtKspagiricum ta putréfaction est symbolisée par un squelette debout sur une sphère noire, il tient dans sa main droite un corbeau. Le pantacle de ta quatneme clef

!2<t

THÊORtES

ET SYMBOLES

de Basile Valentin a té même sens, il représente un squelette debout sur un catafalque. La dëatbatiOtt,opération qui suivait ta putréiaction. était assimiléeà la résurrection suivant la mort, comme le blanc (symbolede la vie) vient dans t'œuvre après te noir (symbolede la mort). Le huitième pantacle de Basile Valentin est relatifà cette opération. On peut le commenter ainsi dans son double sens, mystique et alchimique Toute vie procède de corruption et de putréfaction. Le grain mis en terre s'y corrompt (selon tes idées en vogue au moyenâge), puisil renaît sous formede Me. Notre corps misen terre s'y décompose, mais au jour du jugement il ressuscitera. La matière misedans t'ceuf meurt, elle se pu-tréfie, puis elle renaît, elle perd sa noirceur, elle blanchit, etteest ressuscitée~ Deux hommes visent la cible, l'un touche le but, il a saisite sens du symbole, l'autre ne l'atteint jamais ce sont te fou et le sage du Tarot. La déalbationétaitencore nomméeablution parce qu'il se faisaitalors une distillation intérieure dans t'œuf, à la suite de laquelle la matière, lavée pour ainsi dire par cette circulation continue de liquide, blanchissait. On la trouve figurée dans ce sens, dans le v'ta~ortftm spagyri-

LES SYMBOLES

t26

THÉORtES

Et

SYMBOLES

Bx~tca&M

~&)!< X/V.

Figure A – (JLth;r «n~f~ff! L'enfant enfermé

~f BarctuKt!).

dans t'œuf symbolise la couleur rouge qut annonce la fin du Grand-œuvre. (Voir chapitre VU). (C'est te pantact.: de ta Vt' clef de B. Valentin). Conjonction, union ou mariage du Roi et de la Reine. Soufre et Mercure. Or et Argent. Le Soleil et ta Lune se rapportent au rot et ta Mine. t-es appereits distittetoire~ et ta; ptuie du Figure Il. fjnd, indiquent que pendant t'operatioa de ta conjonction, i) se passe des phénomènes d'émission de vapeur et de condensation. Ceci a lieu pendant la couleur blanche symbolisée par te cygne. Le prêtre, moyen d'union c'est te Set.

Voir chap!<re Vt.

LES

SYMBOLES

12;

cum des squetettes sortent de leurs tombeaux, ils ressuscitent, une foule d'oiseaux voltigentau-dessus, les uns s'élèvent, les autres descendent, ce quiindique la distillation. La distillation était parfois décomposée en deux temps ou opérations t" ascension des vapeurs ou sublimation, symboliséepar un oiseau qui s'élèvela tête dirigée vers le haut de la figure 2° condensation des vapeurs en liquide précipitation oudescension, symbolisée par un oiseau qui descend, la tûte dirigée vers le bas de la figure. Dans te grand Rosaire, un enfantqui s'élance dans les airs sortant du sépulcre où est enfermé l'hermaphrodite chimique, figure la sublimation. La ftxatfon,opération finale pendant laquelltapparatt ta couleur rouga, est figurée dans le Vialoriurnpar un enfant nouveau-né et dans Barehusen (Liber ~M~farM ~e Alchimia), par un jeune roi couronnéenfermé dans l'oeuf phitosophique. Dans tes figures de Lambsprinck le père, le fils et l'Esprit régnant dans leur gloire ont la même signification.

t28

THÉORtES

ET SYMBOLES

CHAPITRE
LES COULEURS DE L'ŒUVRE. LES COULEURS

VII
CONCORDANCE PRINCIPALES LE NOIR, LA ET DES LES

PHILOSOPHES. COULEURS TIOY, L'IRIS. TÊTE

INTERMÉDIAIRES. DE CORBEAU.

PUTRÉFAC–

BLANCHEUR.

LE ROUGE.

Au cours du Grand-Œuvre, ta Matière changeait plusieurs fois de couleur. Ces couteurs apparaissaient les unes après tes autres dans un ordre invariable; leur succession rêguHere indiquait que t'œuvre était en bonne voie. Les alchimistes grecs faisaient déjà menttOtt des couleurs de la matière pendant le Grand-Œuvre. Ils en reconnaissaient quatre qu'ils assimilaient aux quatre points cardinaux. f Nord, metanosis, noir; ï" couchant. leucosis, blanc; }" midi, iosis, violet; orient, jaune ou rouge (Voyez Berthelot Or~MM <~ f~fmx:). Depuis les Grecs, tous tes alchimistes ont parlé des couleurs, et ils ont toujours été d'accord entre eux sur ce point. Leurs différences apparentes viennent de ce que quelques-uns regardent comme importanteset citent des couleurs que d'autres passent sous silence, mais c<.s

LES SYMBOLES

t2t,)

tegeres différences ne portent que sur des couleurs secondaires. On peut; eneffet, diviser les couleurs de ~œuvre en deux classes: t°)!escou[eurs principales, au nombre de trois, dont tous les alchimistesparlent, ce sont le noir, le blanc et te rouge 2")les couleurs secondaires ou intermédiaires qui servent de transition pour passer du noir au blancet du blanc au rouge. Ainsi avant le noir il y a un mélangede couleurs assez confus entre le noir et le btane se trouvele gris, entre le blanc et te rouge, le vert et le bteu, lescouleurs de t'arc-en-cief ou du spectre sotaire, puis le jaune, l'orangé, et eonn le rouge. Les couleurs principales se succèdent dans l'ordre suivant, noir, btanë,rouge « C~ëst pourquoi !eyPni!osophes disent Notre pierre atrois couleurs, elleestnoire au commencement, blancheau milieu, rouge à la fin. Albert te Grand Com~osddes composés).De même a Cet esprit comme un phénix renaissant de ses cendres, se revêt d'un corps noir,btanc,rouge]i(Prt'c<'jM(:x~M pJrt: Abrahamtiïon ~). Quelques philosophesajoutaient au nombre des couleurs principales le jaune ou orangé, ou bien les couleursde t'arc-en-ciet qu'ilsnommaient iris ou queue de paon, en sorte que le nombredes couleurs principalesse trouvait porté à quatre, ainsi « Les

1)0

THÉORt&S

ET

SYMBOLES

couleurs critiques sont au nombrede quatre, le noir, le btanc, le citron et le rougeparfait. Quelques philosophes Barma! ¡ teur'ont donnéte nom-d'étéments (Huqinusa La Pierre de touche). Mais ee nombrede quatre n'était jamais dépassé; les couleurs intermédiairesentrele blanc et le rouge avaient seules de l'importance les alchimistes parient peu de celles qui précédent le noir et qui sont entre le noir et le blanc. Les symbotes des couleurs sont nombreux, et très importants à connaître. fis ne portent que sur les trois ou quatre couleurs principales. On les figure assez souvent par quatre oiseaux, le corbeau représente le noir, le cygne le blanc, le paon les couleursde t'iris et te phénix te rouge. On tes trouvesainsi nguréësdans te pantacte qui accompagne la neuviene clef de Basile Vatentin. Parfois le phénix est remplacé par un roi portant le sceptre, comme dans le Cr~<? mt/tfde Northon (traduction allemande, en tète du chapitre cinquième)On symbolisait les couleurs par les quatre saisons, printemps. été, automne, hiver (septième ctef de Basite Vatentin On désignait aussi attégoriquementles couleurs par les métaux, ainsi Saturne ou le plomb symbolisela noirceur, l'argent ou Lun2 c'est la blancheur, le cuivre, ta rougeur, Mars ou le fer figure l'Iris. Theobald de Ho-

LES SYMBOLES

t;t

ghelande dans son « TrmMifM~t~CH~k~tmis dit en parlant des énigmes des philosophes « Au commencement de tacuisson, quand pierre est noire etpresla que crue, on la nomme plomb, quand ayant perdu [a noirceur elle commenceà blanchir,on l'appelle étain. on rappelle or quand elle est arrivée au rouge parfait. » Une note manuscrite que nous avons lue en marge de ta Somme de Geber dans la Bibliothèque des philosophes chimiques, affirme la mêmechose « La noirceur est appetée plomb. Ce ptomb se change naturellementen argent. MC'est-à-dire après le noir vient le blanc. Plus loin la même main a indiquéallégoriquement la succession des trois couleurs, dans ces signes KBlanchisdonc le plombqui deviendrala lune, rocgts la lune. ~t Phitatethe s'est servi des noms des métaux pour désigner les couleurs, il parte de toutes les couleurs qui apparaissent, principaleset intermédiaires. Voici ces <f régimes )) dont nous avons déjà parlé, mais au point de vue des opérations. t" Régime de Mercure, aussitôt le feu allumé pendant vingt jours. apparaissent un grand nombre de couleurs, vers le trentième jour le vert domine,et ce n'est qu'au quarantième jour qu'apparaît la véritable noirceur. 2" Régime de Saturne, c'est la couleur noire. ;° Régime de Jupiter; la

t)2

THÉORtES

ET SYMBOLES

matièrerevêt toutes les couleurs intermédiaires entre le noir et te blanc. 4° Régimede la Lune, c'est la couteur te blanche. Régime de Vénus où l'on voit ïe~ert, bleu, le livide, le rouge foncé. 6" Régime de Mars t'iris et de ta queue jaune orangé, puis les couleurs de du paon. 7" Régime du Soleil, c'est te rcuge parfait. On ne peut être plusclair; te lecteur comprendra dès lors facilement le passage suivant déjà cité par Hoeffer quin'y a rien entendu ¡ tenoir a Apr~svientSaturne « QueJupiter de son manoir < tssfmt.d&bOMte-d&t'empire ta « Attque! Luneaspire. dameVénus .f Aussi ait bien f j Qui est l'airain,e n'end~splus; s t Sinonque Marsmontant urelle <t Sera fer l'aagemortelle du <tAprèsfequeta~pareistra il t Le Soleilq'. and renattraf. OLYMPE, ~AtfCM~tf~M). p~mc (LE G)t<!<D Les couleurs sont citées dans l'ordre vouluet portent les mêmes noms que dans Phitatèthe. Terminons en

t.ES SYMBOLES disant que les symboles des métaux s'appliquaient aux couleurs quand on désignait les couleurs par les noms desmétaux. Ona aussi symbolisé tescouteurs par des fruits; dans te passage suivant, il est question des couleurs intermédiaires entre le blanc et le rouge et du rouge luimême. « Donnant ensuite le troisième degré du feu, toutes sortes de fruits excellents vinrent &cro!tre et à pousser, comme des coings, des citronset des oranges agréables à voir, lesquelles se transmuèrent en peu de du temps en aimables pommes rouges (CtKMH<: ~M paysan). Bernard le Trévisan parle des couleurs sous forme allégorique. « Pour ce, il est dit que la chose dont le chef est rouge, lëspieds blancs et tes yeux noirs, est tout le magistère M(Z.a ~ttro~ ~'faM!~), et ailleurs « Adoncques, ;e luy demanday de que'le couleur le Roy estoyt Et il merepondit qu'il cstoyt vêtu de drap d'or ait premier. Et puis il avaitun pourpoint de velours noir et la chemiseblanche comme neigeet ta chair aussi sanguine comme sang » (Bernard teTrevisan ~(yrc de la pAt~MpAt'e na<Hr~~c m<'<at<.<). des Enfintes couleurs étaient assimilées aux quatre e!êments « Quatre couleurs se manifestentdans t'œuvre. )0

1~

THËÔtUES Et SYMBOLES `

NoTr commete charbon blanc comme la flèur du tys; dit }aune commeles pieds de l'oiseau émerillon; rouge: commele rubis. On appelle la noirceur: air, la btancheur terre, le {aune eau et le rouge feu » (David Lagneau Harmonia chimica). ![ faut ajouter que les alchimistes variaient dans t'apl'un appeplicationdes nomsdes éléments aux couleurs, lait la noirceur air. et un autre ta nommait terre, aussile sous ce rapport du passage qui suit diffère notablement est noire, on précédent. «Au premier régime ta pierre de toutes choses l'appelle Saturne, teRre, et des noms noires. Ensuite, quand elle blanchit, on la nomme eauvive et des noms de toutes eaux, sets, terres blanches. Puisquand-- lle- jaunit et se' suMime,on-t'appet!eair, e huile jaune et des noms de toutes choses volatiles. Enfin esquand elle rougit on la nomme ciel, soufre rouge, or, carboucte et des noms de toutes choses rouges précieuses, tant minérales qu'animales et végétâtes "~C~mgor ~UCCM~ Nous allons maintenant étudier spécialement tes trois couleurs principales, noir, blanc et rouge. La première se sont beaucoup qui apparait est le noir, les alchimistes étendus sur cette couleur parce que c'est elle quiindique voie « La matière mise que t'œuvre est dans la bonne

LES SYMBOLES

!}6

THÉORIES

ET ~SYMBOLES

Explication de la plancheXV.

ff~/ff:

– (Edition allemande du Crt~c Aff7i<).

Le Roi et la Reine, Or, et Argent. Le Serpent à trois fûtes, la Matière triune, une dans <:on essence, triple dans sa for<n<: Soufre, Sel et Mercure. Le corbeau, symbote du noir, le cygne du blanc, le paon des couleurs de t'are-en-ciet et le roi v~m de la pourpre, symbote du rouge(Voir chapitres !t, t\* et Vf!). Figure Il. de la neuvième clef de B. Vatoititt.

(Pantacle

L'homme rouge et la femme blanche, F~e et Votati), Soufre et Mercure. Les trois serpents: tes trois principes. Le corbeau; couleur noire. Le cygne couleur blanche. Le paon couleur de t'arc-ett-eict. ft, IV ctVtt). Le phénix couleur roug~ (Voir chapitres

LES

SYMBOLES

'!7

en mouvement par une chaleur convenable commenceà devenir noire. Cette couteur est la clef et !e commencement de t'œuvre. C'est en elle quetoutes les autres couteurs. la blanche, la jaune et la rouge sont comprises (Huginus a Barma Le r<'yncde Saturne). Les philosophes hermétiques ont donné plusieurs nomsau noir. « C'est la noirceur, signede taputréfaction les philosophesl'ont appelé occident, ténèbres, éclipse, ~t'-M~< lèpre, tête de corbeau, mort » (Filet Mais son symboleprincipal était le corbeau. <tScachez aussi que le corbeau qui vole sans ailes dans la noirceur de ta nuit et dans la ctarte du jour, est la tête ou lecommencementde l'art (Hermès; Les sept chapitres). On le nommait aussi tête de corbeau. « L'indice de cette fécondation est cet Aleph ou commencement ténébreux que tes anciens ont appelé tète de corbeau a (Huginus a Barma Le f~M &rn<~ D'après Rouillac (A& le noir par te coron ~t! du Gr<m~-Œa!~M) a symbolisé blancs et beau, parce que, dit-il, les corbeaux naissent leurs parents les abandonnent jusqu'à ce qu'ils aient doit plumes noires comme eux, de même l'alchimiste abandonner t'œuvre si la noirceur n'apparait pas. C'est alors signe que t'œuvre est manqué et qu'il faut recommencer.

t;8

THÉOtUES

ET SYMBOLES

L Tête de corbeau, corbeau, couleur noire, sont absole lument synonymes chez tes alchimistes.Flamel appelle noir « teste de corbeaunoire du noir très noir. Nous avons vu encore que Saturne est le symbole de la noirceur, et quand les philosophes disent a Saturne cela signidoit surmonter toutes tes autres ptanètes fie que la couleur noire précède toutes les autres dans t'œuvre. ` Le noir était l'indice de l'opération appelée putréfaction. On prenait souvent ces termes t'un pour l'autre. En voici ta raison, selon unethéorie en vogue au moyenvie procède âge, rien ne peut nattre sans putréfaction, la de !&mort. a H n'est pas possible qu'it se fasse aucune L<t génération sans corruption ') (Hùginusa Barma Pierre de <OHeA(!,). On croyait que tes mouches naissaientdu limon corvu de vieux linges rompu, et Van Helmont assurait avoir théorie pourris donner naissance à des souris. Cette le commens'appliquait aux trois règnes de la nature cement de t'œuvre devaitdonc être corruption et putréfaction, après quoi la matière vivifiée évoluaitet se perfectionnait jusqu'au rouge. De plusla putréfactton est le

la symbole de la mortd'où jaillirata vie. La mort c'est nuit, *!enoir, ta viec'est la lumière, le blanc, on com-

T.ES

SYMBOLES

!~9

nommé le noir: prend donc pourquoi les atchimistesont putréfaction. « Ainsi à la prenuere opération de notre Pierre oa a donné le nomde putréfaction, car alors notre Pierre est noire (Roger Bacon Miroir d'alchimie). Le noir apparait environquarante jours après que l'on a commencéde chauffer t'œufphitosophique "Chauffez modérément la solution philosophiquedans un vaisseau sceité hermétiquementpendantquarante purs~usqu'&ce est la qu'il se forme &la surface une matière noire, qui tête du corbeau des philosophes (Alain de Lttte Dicta /~<M' lapide ~MOM~MO). Pendantla noirceur, selon Phitatethe et Flamel, it se manifeste une odeur forte quet'en peut sentir s! pendant cette partie de t'ceuvre le vaisseau vient à se rompre. Avant ta Confection, la matière est très fétide, mais après son odeur est agréable c'est pourquoi le sage a dit Cette eau enlève son odeur au corps mort et inaniL'eau mé » (Morien: Detransmutatione m~<a~orMm). dont il est parlé ici est te liquide formé par la condensation des vapeurs dans l'œuf philosophique. En eftet, pendant te noir, il se dégage des vapeurs jaunes,rouges, vertes (composésoxygénasdu chlore, chlore, acide hyà de poazotique) qui emplissent t'œuf, ces gaz mélanges

1~0

THÉORtES

ET

SYMBOLES

là vapeur d'eau se condensent et retombentsur ta matière en~rutnesedégage ptusde gaz, la noirceur complète arrive, tout est en repos. Les Alchimistes ont beaucoup moins longuement traité de la couleurblanche. Après le noir vientle gris La couteur grise parait ensuite la noire (Note manuscrite en marge de la Bibliothèque des philosophes chimiques). Enfin leblancapparalt mais par degrés. « Le signe de tabiancheurpar&ite est un petit cercle très mince qui apparaît dans le vaisseau à la périphérie dé la matière, sa couleur tire sur l'orangé (L'EcAe~ il émettait <<Mp/M~op~ï). Puis ce cercle grandissait, cheveux de petits protôngemenfsNancs, 6ns commedes con(d'où le nom quelquefois de blancheur capillaire) se multivergents vers le centre, ces prolongements blanche. pliant, finalement toute la massedevenait Flamel dans son livre dit que la blancheur est le symbole de la vie, le noir te symbolede ta mort, et qu'il a du cimetière par suite représenté dans ses hiéroglyphes des Innocents, le corps, l'esprit et t'ame ou matière de la pierre, comme des hommeset des femmesvêtus de blanc, et ressuscitant d'entre les tombeaux, pour signiSer ta blancheur vivificatricequi vient après la mort, le nofr, la putréfaction.

LES SYMBOLES

t4t

Les philosophesont donné plusieurs noms à )a blancheur nummus. ethelia, arena, boritis, corsufle, cambar, atbor cëris;duenech,rondenc, kuM, thabitris, ebisemeth, ixir. Enfin pour ce qui est des allégories et symbole; de la blancheur, Pernety tes résume parfaitement dans son f Les philosophes disent Dictionnairem~~o-n!t< matière du Grandque lorsque la blancheur survient à la Œuvre, la-vie a vaincu la mort, que leur Roi est ressuscité, que la terre et l'eau sont devenus air, que c'est ie enfant est né, que le ciel régime de la Lune, que leur et la terre sont mariés, parce que ta blancheur indique l'union ou mariage du Ëxeet du yolatit~du m&teet de la femelle. tes alchimistes en partent Quant à la couleur rouge, t'œuvre. La matière se peu;elle indiquelafin heureuse de dessèche complètement et se transforme en une poudre ne d'un rouge éclatant, on chauffe plus fortement qu'on t'a fait jusqu'alors, on brise t'œufet l'on a la Pierre phiau rouge comlosophale. « Lorsque la pierre parvenue mence à se crevasser et &se gonfler, on ta met calciner au feu de réverbère où elle achève de se fixer complètement et parfaitement (Arnauld de 'Vitteneuve: ~VjMtn: lumen).

t~2.

THÉORtES

ETSYMBOLES

Le symbole de l'oeuvre achevéest un triangle à sommet inférieur, dont ta base est surmontée d'une croix. Ontêtrouvëdàns!a!2'°'~tameduTârbt. Maintenant que le Grand-Œuvre nous est connudans sa pratique et dans ses symboles nous pouvons comprendre les paroles suivantes quiauparavant nous eussent semb!é dénuées de sens, sinon risibles. « Eximiganus dit Mouillez, séchez, noircissez, blanchissez, pulvérisez et rougissez, et vous avez tout le secret de t'Art en ce peu de mots. Le premier est noir, le deuxième est blanc, et le troisième est rouge, 80, 120, 280, deux les font et its sont faits tM. Gomme, lait, marbre, Lune, 28otAiram, fer, safran, sang, 80. Pêche, poivre, noix. Si vous m'entendez, vous eies bien heureux sinon ne cherchez plus rien, car tout est enmes paroles « (La Tourbe des PAf~M~AM). ouillez, séchez, c'est ta dissolution M et ta cristallisation dans ta préparation de ta matière (voir chapitre IV~. Noircissez, blanchissez, rougissez, indication des trois couleurs principales. Pulvérisez, c'est-à-dire agissez par le feu, toute opération violente, tout instrument pouvant produire blessure étant le symbole du feu (voir chapitre V). Tout le reste est relatif aux couleurs. Le premier est noir, etc., c'est-à-dire ta première opération est caractérisée par lenoir, la secon-

LES

SYMBOLES

'4?

de par le blanc, ta troisième par te rouge. Gomme, lait, marbre, Lune, symboles du blanc. Airain, safran, fer, sang, symbolesdu rouge. Pèche, poivre, noix, symboles du noir et du gris. Les nombres 80, 120, 280 représentent ces trois couleurs, et deux tes font, c'est-à-dire le Soufreet le Mercure seuls suffisent pour parfaire t'Œuvre en passant successivemenr par les trois couleurs. Fort heureusement les traités d'atchimie ne sont pas tous et aussi obscurs que la Tourbe des philosophes, l'on arrivera très facilementà les comprendre et à y démêler te wai du faux avec un peu de réflexion. A ceux qui voudraient pénétrer plus avant dans l'étude de l'hermétisme nous~ecommandonsles traités d'Albertle Grand, Roger Bacon, Bernard teTrévisan, d'Espagnet, Ffamet, Huginus a Barma, Khunrath, Raymond Lulle, Paracelse, Phitatèthe, Riplée, Sendivogius, Basile Valentin, Arnauld de Vitteneuveet Denis Zachaire, et parmi les traités anonymes -le Texte d'Alchrmis et la Tourbe des philosophes.

1~

THÉOKtES ET SYMBOLES

CHAPITRE

V!!L

– DE LA PtE~RSPHILOSOPHALE. ESSAI LAPiERRE. DES SESPROMUÉTÉS. TRANSMUTATION MÉTAUX. S SESEFFETSURL'AME. V D L'ÉUXH~ E LONGUE IE. L'Œuvre étant parvenu au rouge, ta matière ayant été <ermentce, on avait ta Pierre phitosophate ou étixir rouge ou grand magistère. Nous savons, en effet, que l'on appelait élixir blanc, petit magistère, ta matière parvenue au blanc, mais ce petit magistère ne transmuait !es tnétaux.qu'en argent, te grand magistère transmuait en or et possédait en outre bien d'autres propriété!: nous ne parlerons que de ce dernier. La Pierre philosophale se présentait sous formed'une poudre rouge éclatant, assez lourde. Cependant ce; caractères physiques ne sumsaient pas aux alchimistes; une lame pour s'assurer de la qualité, ils la projetaientsur de métal chauffée au rouge, la pierre devait fondre sans « Prends une lame d'airain propre. répandre de fumée: frotte-la et ta potis, place dessus un peu de ta matière. et place-la sur des charbons incandescents. Si la matière se fond et s'étend sur la lame chaude, ta médecinj

LES

SYMBOLES

t-).~

est parfaite rends alors grâces à D!eu? (fsaac té Hottandais Opère mfnera~a~. Grever dit à peu près la même chose <t Prends de ta matière rouge un grain, placela sur une tame de fer ou de euhre et chauffefortement il ne s'éteve jusqu'à ce que la lame blanchisse. Si alors aucune fumée, et que retirée du feu la matièren'ait r:en bonne quaperdu ni en poids ni en volume, elle est de lité (Secretunt not't'~ïtmMm, Calid ajoute quelques détails « Quand ta pierre est parachevée on en met une parcelle sur un fer rouge ou sur uné plaque d'airain ou d'argent fortement chauffée, si alors elle coulecomme de ta cire, sans fumer, en adhérant fortement au métal, elle est parfaite (Livre des trois ~ro~M L'heureux afchimistequFpQSsédait la Pierre philouser sophafe prenait le nom d'adepte, it pouvait des lors à son profit des propriétés mcrveilleuses de la Pierre. ta philosophie Denis Zachaire dans son Op~Cft~ na~r~Hc des métaux et PMMéthe dans t'Ë'a~L'gouverte au t't:t!/(:rmJ duroi, tui reconnaissent trois propriétés: t" Transmuer tes métaux en or et en argent. 2" Produire des pierres précieuses. }° Conserver ta santé. Les alchimistesgrecs ne reconnaissaient à t'E lixir rouge que ta propriété de transmuer tes métaux, ce ne fut que plus tard qu'on lui assigna une foule d'autres propriétés.

!~6

THÉORIES

ET SYMBOLES

Les alchimistesne concordent pas sur le résultat des transmutations à l'aide de ta Pierre. Selon les uns, on n'obtenait qu'un petit lingot, une partie du métal seulement était transformée en or, selon les autres tout le méta! était change en une masse d'or du même poids. « D'une once de cette poudre de projection, blanche ou rouge, tu feras des Soleils en nombre infini et tu transmueras en Lune tout espèce de métal sorti d'une mine o (R. Lutte: C/<!MCt<). et « Tu projetteras cette matière sur mille parties de mercure vulgaire et il sera transmuéen orfin n (Même ouvrage). Roger Bacon affirmeta même chose à la fin de son Miroir d'Alchimfc. Mais la Pierre pouvait avoir une vertu plus ou moins grande setoK quitte avait été- <ermëntéeptus ou moins de fois « En sorte qu'après une opérationunepartie de l'Elixir change cent parties de n'importe quel corps en Lune, après deux opérations nxtte, après trois: dix mille,après quatre cent mittc, après cinq: un million, après six opérations des milliers dj mille et ainsi de suite à l'infini') (Albert te Grand k Cornet* des cjmrjMi). Albert le Grand a été pourtant dépassé, un alchimistea prétendu que t'or produit par l'Art hermétique était à son tour doué de la propriété de transmuer les métaux en or!

LES SiTMSO~ES

t~7

La Pierre guérissait non seulementles métaux vits de leur lèpre, c'est-à-dire de leur infériorité, mais par analogie elle guérissait l'hommede toute espèce de maladies et d'innrmités elle prolongeait même la vie, son infusiondans l'alcool constituait l'Elixir de tongue vie. Artephius prétend par son usage être arrivé à l'âge de mille ans passés. Jean de Lasnioro insinuemême qu'elle ressuscite les morts: «Je vous te dis en vérité si un hommeà demi mort pouvait contemplerla beauté et la bonté de notre Pierre, toute espèce d'infirmités'écarterait de tui fût-il même à l'agonie, il ressusciterait H (Jean de Lasnioro. TMC~M aureus de ~M(' p/tf7oso~)fco). Quelques phitosophes ont donné des détails sur l'action thérapeutique de la Pierre phitosophate.:SelonArnauldde Villeneuve -1 E)te conservela santé, elle accrott le courage; d'un vieitfard elle fait un jeune homme. Elle chasse toute acreté, elleécarte le poison du cœur, elle humecte les artères, fortifieles poumons, purifiele sang et guérit les blessures. Si la maladiedate d'un moi- elle la guérit en un jour, sic'est d'un an, elle guérit en douze jours, et si elle date de plusieurs années, en un moison est guéri a (~ Rosaire). L'auteur anonyme de l'Aurora coftSM~M!, attribue des propriétés enlui core plus spéciales « Elle remet le tin gâté, aigre,

!~8

TKÊORtES

ET SYMBOLES

elle détruit les paits follets elle fait disparattre comptetement les rides et les taches de rousseur, elle rend aux femmesun visage {uvénite eHe aide à la parturition sous forme d'emptBtre elle expulse le fœtus mort; elle fait uriner; elle excite et donne des forces pour l'acte de Vénus elle dissipe l'ivresse elle rend la me. moire. (tarera consurgens). Khunrath admet son influence non seutement sur le et sur rame. « Si l'on corps, mais encore sur l'esprit administre ta pierre à un malade, elle expulse toutes tes matadies tant de t'amc que du corps. Elle chasse la la surdité, lèpre, t'hydropisie, l'épilepsie, l'apoplexie, la cécité, la folie, Forguei! et l'ignorance (H. Khunrath De même. C<t~H~ cAao, ~'M~ « Avec t'aide de Dieu tout-puissant, cette pierre vous délivrera et vous garantira de maladies, si grandes de toutes tristesses qu'elles soient; elle vous préservera et afflictionset de tout cequi pourrait vousnuire au corps et à l'esprit a (Hermès Les sept c~fffM). Non seulement elle guérissait le moral attaqué, mais encore elle augmentait l'intelligence et donnait même le et de voir Dieu dans pouvoir de commander à la nature sa gtoire. « !t me dit encore que si pendant neuf jours consécutifsj'usais de neuf gouttes ou de neuf grains de

LES SYMBOLES

t~f~

la Pierre, je serais doué d'une intelligenceangélique et qu'il me semblerait être dans le Paradis M ~C<!K~ du petit ~M~. Sperber ya plus loin « Enfin elle purifie et illumine tellement le corps et i'ame que celui qui la possède, voit commeea un miroirtous lesmouvements célestes des constellations et les influencesdes astres, même sans regarder le firmament,tes fenêtres fermées, dans sa chambre a (Sperber /.M~c~ ma~rM ~tdis). En un mot l'adepte peut contemplerle monde invisible fermé aux autres hommes. Nous avons vu que ta Pierre philosophaleproduisait des pierres précieuses, qu'elle réunissait plusieurs petites perles en une seule, enfin dernière merveitte te « Clannous apprend qu'ette:reffd fe verre. mat~or .SMCCM<p téabte! Nous voici arrivé à la fin de notre vo'ume nous pouvonsaffirmer que la personne l'aura lu avec attention qui et qui aura retenu les principaux traits, est à même de comprendre n'importe quel traité d'aiehimie,si attégorique qu'il soit. Ci-joint un pantacte de B. Vatentin dont nous laissons au lecteur à trouver ta signification.

ÏjtO

T THËORÏES

ET SYMBOLES

DICTIONNAIRE
DES SYMBOLES HERMÉTtQUES

Dans la seconde partie de cet ouvrage nous avonsexpliqué les symboles hermétiques, mais en prenant une théorie et en lui rapportant ses symboles. Nous allons maintenantfaire l'inverse prendre te symbole et dire à quoi on peut te rapporter. L'un complète l'autre; on pourra déchiffrerune figure alchimique à l'aide de ce présent résumé, puis raisonner sur sa significationen se p rapportant aux différents chapitres de cett& seconde artie. Ange. Symbolise parfois la sublimation, ascension d'un principe volatil, comme dans les figures du ViatofMn!~M~nCMfn. et Aigle. Symbole de la volatilisation aussides acides employés dans t'œuvre. Un aigte dévorant un lion signifie la volatilisationdu fixe par le volatil. Deux aigtes se combattant ont la même signification. Animaux. Règle générale quand l'on trouve représentés deux animauxde même espèce et de sexe diffé-

I52

THÉORIES

ET SYMBOLES

rent comme lion et lionne, chien et chienne, celasignifie Soufre et Mercure prépares pour t'Œuvre, ou encore fixeet volatil. Le mate représente le Hxe,le Soufre fa femelle représente le volatil, le Mercure. Ces animaux sont unis conjonction (Figures de Lambsprinck), ilsse combattent: fixation du volatil, ou volatilisationdu fixe, (figures de B. Valentin). 2° Un animalterrestre en regard d'un animal aérien dans une même figure-:fixe et votati). )° Les animaux peuvent enfin symboliser les quatre éléments: Terre (lion, taureau),Air (aigte),Eau(baleine, poissons), Feu (salamandre, dragon). ~p~on. -–M~mesignincatipnquetesoteit. Ar~rM.–Un arbre portant des lunes sigmnerœuvre tunaire, petit magistère s'il porte des soleilsc'est le symboledu Grand-Œuvre, œuvre solaire: S'il porte les signes des sept métaux, ou les signes du soleil, de la tune et cinq étoiles, il représente la matière unique d'où naissent tous les métaux. Bain. -Symbole: t° de la dissolution de l'or et de de ta purificationde ces deux métaux. l'argent Carré. Symbole des quatre éléments. C~MO!. – Symbole de l'unité de la Matière et quelquefoisde la couleur noire et de la putréfaction.

tMCTtONNAfRE

t~

C~.Tm~c. – Symbo~ de t'oejf phitjsophique, quand le Roi et la Reine y sont renfermés. C~tfM. Symboledu Soufre, de l'or. Le chien dévoré par un loup signifiela purification de t'or par t'antimoine. Chien et chienne fixeet volatil. Circonférence. Unité de la matière, harmonie universeHc. Corbeau. Symbolede ta couleur noire et de t~ putre&ction. Couronne. Symbole de la royauté chimique,de la les perfection métallique. Dans ta Margarita ~re<:OM, six métaux sont d'abord représentés commedes esclaves~ nu-tete, au pied du roi, de for, mai&après leur transmutation, its ont une couronne sur la tête. C/~M. Symbole de la blancheur. Diane. Même significationque la Lune. Un dragon qui se mort ta queue unité de Dragon. ta matière. Un dragon dans les flammes symbole du feu. Plusieurs dragons se combattant indiquent la putréfaction. Dragon sans aites te fixe dragon ailé te volatil. couEnfant. -Revêtu d'un habit royal ou simplement ronné, c'est le symbole de ta pierre phitosophate, quelquefois de la couleur rouge.

t~4

THÉORtES

ET SYMBOLES

B'pA:. Symboledu feu. Fa~x.–Mcmesignification que t'épee. Fleurs. – En générât représentent les couleurs du Grand-Œuvre. Fon/atM. – Trois fontaines représentent tes trois principes. Fontaineoù le roi et la reine viennent se baigner, voir Bain. – Soufre et te Mercure après la Hermaphrodite. conjonction porte souvent écrit sur lui le mot Rebis. Homme <'</<!mm< Le Soufre et Mercure. Nus or etargent impurs. Se mariant conjonction enfermés dans un séputcre le Soufra et le Mercura dans t'œuf philosophiques Jupiter. Symbolede t'étain. LfM. Symboledu fixe.du Soufre, quand il est seul. S'ila des aites, it représente le votatit, te Mercure. Le lion représente encore te minéral (vitriot vert) d'où l'on extrait l'huilede vitriol (t acide sulfurique) qui servait tant aux alchimistes. Le tion opposé à trois autres animaux, représente ta Terre. C'est enfin la symbole de la pierre philosopha'e. La lionne est le symbole du votatil. Symbolede t'œuf phi!osoph!que. Symbole de l'Antimoine. Loup. Lit.

DICTIONNAIRE

Principe vo)ati), femelle, Mercure phitosophique, argent préparé pour t'œuvre. Mariage. Symbotede la conjonction, uniondu Soufre et du Mercure, du roi et de la reine. Le prêtre qui officiereprésente le Set, moyen d'union entre les deux autres principes. Mars.- Symbole du fer et de la couleur orangée. Mercure.–Symbote del'argent préparé pour i'œuvre. M<M<a~M.– Fourneau des philosophes. Sommetde Lune. t'œuf philosophique. Symbolise l'eau. S'élevant dans le ciel, volatilisation, asceasiont sublimation- redescendant vers !a terre, précbpitation,condensation. Ces deux symbolesréunis en une mêmefigure, distillation. Des oiseauxopposés à des animauxterrestres signifientl'Air ou le principe volatil. PMfHX.– Symbotede la couleur rouge. Pluie. –Condensation, couleur blanche (albification). Roiet Reine. – Voyezhomme et femme. Neptune. Oiseaux. Une rose blanche oppo~OM.–Lacouteurrouge. sée à une rose rouge le fixeet te volatil. Soufreet Mercure. Salamandre. Symboledu feu. QuelquefoissigniSe la couleur rouge oula blanche.

t~&

THÉOfUES

ET SYMBOLES

Saturne.

Symboledu plomb. Figure aussi la couleur

noire, la putréfaction. Sépulcre. – Œuf philosophique. Squelette. Putréfaction,couleur noire. En général même significaticn que le Serpent. dragon. Trois serpents,tes trois principes. Les deux serle pents du caducée signifient Soufre et le Mercure. Serpent ai!ë, principevolatil;sansailes, principe fixe. Serpent crucine.nxationdu vo!ati!. Soleil. Or ordinaireou préparé pourt'Œuvre, Soufre phitosophique. S~Mrë. – Unité de la matière. ~M~– Symbole des trois principes. V~KM.-Symbole du cuivre. Vulcain. – Symboledufeu ordinairement représenté sous forme d'un hommeboiteux.

TABLE

DES

TRAITÉS

CtTÉS DANS CET OUVRAGE.

Abraham. Préceptes et instructions du père Abraham à son nts contenant la vraie sagesse hermétique. Abraham Juif. – Figures. le Z.{~. Dicta Alani de lapide phitosophico (Aphorismessur la pierre phi!osopha!e). Atbert &GM~. –t~ D~aIchimia(Trait¡f <fAMt' mie). 2* Concordantia philosophorum de tapide phitosophico (Concordance des philosophes). )* Le Composé des composés. ~Liber octo capitutorum de lapide philosophorum(Livre des huit chapitres). Anonymes. t" L'Anonymechrétien. fAurorsconsurgens (Le lever de l'Aurore). }" Cassette du petit paysan ou l'arche ouverte. 4" Clangor buccinoe (Z/Jc~ de la from~Me). Scala philosophorum (L'Echelle des pMoïO~M. 6' Epttre d'Alexandre. 7'' Epttre d'Isis sur l'Art sacré. 8' Le filet d'Ariadne pour entrer avec s&reté danste labyrinthe de la phitosophie hermétique. Alain

t~8

THÉÔRtES

ET

SYMBOLES

<y Gloria mundi (Gfot'r~ de l'univers). to* Le Grand Olympe ou philosophie poétique. t Janitor Pansophus. 2° Lettre philosophique. t ~° Attus Mutus liber (Le livre mt<~<).!4° Psautier d'Hermophile. t~" Le Songe Verd. !6" Le Texte d'Alchymie. ty* La Tourbe desphitosophes. t8° Traité phitosophique du blanc et du rouge. !9" Le triomphe hermétique. 20" Le GrandCEuvre dévoilé en faveurdes enfants de lumière. Ctavis mapris sapientlse (Ctefdes XriS'MtM.– 2" Traité secret de la pierre philosohautes sciences). ehate. – f)'A<r<:moft<. Le Tombeaude la pauvreté. ~M~K~Lt~Çhrysopée, – Atpicenne. Dectaratio lapidisphysici(Révélation de la Pierre). Breve breviarium de donc Dei Rager Bacon. (Court traité du don de Dieu). 2' Miroir d'Alchimie. t" Etementa chemie (Eléments de chiBarchusen. mie). 2" Liber singularis de Alchimiœ (Curieux traité d'Âfchimie). La théotechnie ergocosmique. Barlet. Beccher. Physica subterranea (Physique souterraine). Bernardle TY~tsan. f De lanature de l'ced. 2° Le

TABLE

DES

TRAITÉS

159

livrede la philosophie naturelle des métaux. La parole délaissée. Berthelot. !° Introduction à l'étude de la chimie des anciens. 2" Les Origines de l'Alchimie. Berthelot et Ruelle. – Collection des Alchimistes grecs. CaM. f Le livre des trois paroles. 2° Secret d'A!chimie. G. C~MS. – Apoto~ià Chrysopœioe et Argyrcpœioe <'oret de l'argent). (Apologiede l'art ~/jfM C~o~d~. – La Chrysopée. t" De Alchimia opuscula complura Collections. (RMMt~ <<<MrsopMca~M ~& aMfmf~M~).2" AurUerce artis quam chemiam vocant (~CMt< traités de la science nommée chimie). }°BiMiothëque des philosophes atchimiques. Cinq traités d'aichimie. Museum hermeticum(Le Musée hermétique).6° Theatrum chimicum 7* (Le <Md<M e~ffnt~He). Bibttothecachemica Mangeti chimiquede Maft~ (BtMto<M~M Co~MK.– !dée parfaite de la philosophiehermétique. J. DM. – La Monade hiéroglyphique. jEMmoert~.– Physiques et mystiques. R~ & Stt~&acA. – Clavis phitosophorum (Cby philosophique).

t6o "I~

THÉORIES

ET SYMBOLES

~l,

Arcanes de la philosophied'Hermès. 2' Enchiridipn physicœ restituae (E<M~ttrt~oK la de physiquer~aMte). L'alchimieet lesalchimistes. Figuier. JV.F~<Mt~.–t'Expitcationdes figuresdu cimetière des Innocents. 2° Le livre de Flamel. }° Le sommaire. G~f. f La somme de perfection, z" Le tivre des fourneaux. Grever. – Secrëtum nobiiissimum (LeS~efei! <r<S! f)'F~M~M<. <<~fJ). Glauber. universelle. t° L'Œuvre minéral. 2" La médecin?

~fap~t'Kî.– AphonsmibasHiattt. /~«K. – Le Miroir d'alchimie. ~eh'e<ftM. Vitulus aureus (Le veau ~'or). ~fm~. – f La table d'Emeraude. 20 Les sept chapitres. ~B~r. Histoire de la chimie. T'A.de Afo~A~M~e. De difncuttatibus a!chimio& (D~Ct<fA&&<mM). L La pierre detouche. 2" s ~ftt~HHMaBanM.– règne de Saturne changé en siècle d'or. /Mac le Hollandais. Opéra mineraIia(Œt<ffM minéM~i).

TABLEDES TRAtTÉS

t6t

Jamsthaler. – Viatoriumspagyricum(Le bagage s/M~r~Me). de nature àratchi. jM~~MeM~.–Comptainte miste errant. Jehan <~ Fontaine. La fontaine des amoureux de science. Jo~Mon.– Lexiconchimicum (DtC<Mnnat~ e~fm~). Mundus subterraneus (Le mo~~<: outers Kircher. rain). – KA!<nra<&. Amphitheatrum sapientiœ aeternae sagesse (f~rne~). z" Confessiode (AmpAt~df~ chao physico chimicorum (Con/Mf: du chaos des sico-chimistes). RMtMtM. – Pretiôsa macgarita(Z.<: yÈrre ~e&KM). L'harmonie chimique. Lagneau. Z.om&ïprmc~. Libellusde tapide phitosophico (PeM &'aAJde la pierre philosophale). Tractatus aureus de lapide philosophorum (TrafM ~'Or la pierredes philosophes). – Z.afMf'M Venceslas, Traitédu ciet terrestre. Lebreton. – C!efs de la philosophiespagyrique. Libavius.– t" De lapide philosophorum (Traité de la ~tcrre/ 2° Paraphrasis Arnaldi (Commentaires sur Arn. de ~f~Mcrn'i~. J.~î.asntoro.–

!Û2

THÉORtES

ET SYM,BOLES

Libois. Encyc!opédie des dieux et des héros. La clavicule. 2G R. Lulle. – Compendium animœ transmutation:isY'R~t<m~<n<<MK.SMt~<!<Mf! MM h'MElucidationdu testament. 4° V~ m~Mm ~n'x compendium(Vade mecum ou fJïHm~des teinft<rM~. MfTc~Mr. Dictionnaire de chimie. Marc Antonio. La lumière sortant par soi-même des ténèbres. Marie <f:/K[pe. Dialogue de Marie et d'Aros. De la Ma~Mt'Jrc.– Le chymique inconnu. Morien. De transmutatione metaHorum (Traité ~f la transmutationdes m~~m: ~oMo!). --Crede MiM~CroM-mo: Pan~Jc.–[<'Arsettheotiatransmutattonismeta!ti<r<!<MmHMon m<!h!~M~. p cae r/tJjnc <!<ra~tM 2oVoarchadumia. Paracelse. f Le ciel des philosophes;x° De natura rerum (Traité de l'histoire naturelle ou de la nature des c~OM~;)''Tincturaphysicorum~T'gM~fciens) 4° Le trésor des trésors. 2° t" Dictionnaire mythe-hermétique. FaPernety. bles grecques et égyptiennes dévoitées. Planiscampi. Le bouquet chymique-

TABLE DES TRAITÉS

t&~

PMoM~e. L'entrée ouverte au palais fermé du roi. 2" La fontaine de la philosophiechimique. Porta.–t* Magia naturatisYMa~e fM~r~/e~ 2° Physiognomia humana~PA~M~-nomM fAomm~. De Respour. Rares expériences sur t'esprit minérat. Rhasès. Le livre des lumières. t" Moëtte d'Atchimie. Traité des douze R<pfJ< portes. }° Traite du mercure. Ph. ~oMt~ac. – Abrégédu Grand-Œuvre. Le cosmopotiteou ta nouvelleluSendivoginus. mière chimique. 2° Lettres. Sperber. – tsagoge de materia lapidis (Résumésura l ma~r~ ? ~pf'erre~. Synésius. – Commentaires sur le livre de Démocrite. St. Thomas <fA~«M. Secrets d'alchimie. TntA~ng. – Potygraphia. Basite Valentin. – t" L'azoth des philosophes. x"Char de triomphe de l'antimoine. )<'Cottoque de l'esprit de Mercure avecfrère Albert. 4" Les douze ctefs de sagesse. De naturalibuset supernaturalibus(Traité des choses naturelles e<ïttrn~ttreMM~. N. Valois. Œuvres.

t64

THÉOfttES

ET SYMBOLES

B~M~M~.–Tfaiteda~ënetdusë!. ~rMMM 2" Ffos florum Vt~MfMyc. ~ia F~Mf – Le chemin du Lettre chemin. au rot Roessentiales

~M F~Kr~.

de Naptes. sarium ~Le

4" Novmn lumen fOMt'r~. 6°

~OMM~~Mt~r~. tam

Qtlœsttones

quam accidentales f~Mnce ~o~ ~'n'~(~ –

ad BonifactUtnoctavum~QHM<MMïur att ~a~ BoKf/ac<?~. (Des ~M-

r<!cc:WM<, a~rMïJM De iapidts physici

conditionibus

de la pierre

~MpMjMa~. naturelle

D.Z'a~a<re.–Opuscutede!aphi!osophte des métaux.

BIBLIOGRAPHIE

ALCHIMIQUE

OU X!X' S!ÈCt.B.

Nous avons fait entrer dans ce court exposé nonseulement les traités purement hermétiques, mais encore les ouvrages historiques, les biographies et les productions littéraires qui ont paru depuis l'an 1800sur ce sujet, tant en France qu'en Attemagne et en- Angleterre. Ano~ME. – Légendes populaires Nicolas Flamel. Paris, brochure in-4". BALZAC.–La Recherche de l'absolu. Paris, r vot. in-!8. BARRETT. Lives of the aIchemysticalphilosophers with a catalogue of books in occult chemistry, Londres, ï8t;, vo!. in-8. BAUER. Chemieund Alchymiein Oesterreich bis zum beginnendenXfXJahrhundert. Vienne, t88).
il

166

THÉORIESET SYMBOLES

t vo!. Les Origines de TA!chimië, BERTHELOT. in-8. Paris, !88;; 2" Introduction aFétude de }n chimiedes anctenset du moyen-&ge. aris, P !88c, i vo!. in-4. Nombreuses figures d'appareils, reproductions de textes par laphototypie. E BERTHELOTT RUELLE. Collection des anciens alchimistes grecs. Texte et traduction. Paris différents 1887à t888, ) vot. in-4". Dans ces une ouvrages, M. Berthelot a fait connaître à période de l'histoirede !à chimie peine indiquée avant lui et très obscure. E.BERTHET.–Le dernier alchimiste. – GAMBRtEt.. Cours de philosophiehermétique oud'alchimie en t~ teçons. Paris, t~n.m-S' Planche. Ouvragecurieux et très- rare. E. CHARLES. Roger Bacon. Sa vie, ses ouvrages, ses doctrines. Paris, !86!,in.8. Rédigé.surtout au point de vue philosophique. – CRUVBILHIER. Paracelse, sa vie et sa doctrine. Gazette médicale, 7 mai t842. CYUAN!. – Hermès dévdiM. Paris 1812. Brochure rare. L'auteur prétend avoir opéré la transmutation des métauxpar tes procédés alchimiques ordinaires.

BtBDOGRAPH~

ALCHIMIQUE

!~7

DELÉCLUZB.–– Raymond Lulle. Revue des DeuxMondes, t~ novembre 840. Article excellent sous bien des rapports, sauf un, t'auteur assure que Lutte, Bacon, etc., n'étaient pas des alchi· mistes, mais des chimistest A. DuMAS. L'alchimiste, drame. – D ESCODECAEBOtssE. Les Alchimistesdu x)x°siècle. Epitre à Nicolas Flamel.Brochure. Paris, :86o. L. FtGUtER. L'alchimie et les alchimistes. Paris, t8;4, !8~), f86o, t vo!. !n-tï. Exact pour tout ce qui est fait historique, mais l'auteur ignore comptëtement les théories hermétiques, et quand it cite, c'est pour se moquer de ce qu'il n'entend pas; 2°~ics des savants illustres. Paris, ti~oà t! vol. in-8. Gravures et portraits. Nous ne citons que trois volumes: Moyen-âge, Renaissance, xvf!" siècle, à cause des biographies intéressantes de Geber, Avicenne, Atbert le Grand, Roger Bacon, Raymond LuUe, Van Helmont, etc., relativesau sujet qui nous occupe. – FRANCK. Paracelse et l'alchimie au xv:° siècle. Impfimé en tête de l'Or et la transmutationde Tiffereau.

t68

THËORtÉS

Et

SYMBOLES

F.HALM.–-DerA~dept,trauërspiet. VotfHARt-EPS.–Jacob Bohme und die atehytnistea. Bertin,t8~o. – HŒFFER. Histoire de la Chimie depuis !es temps tes plus reculés jusqu'à notre époque. Paris, !8~2. Le premier volume et une par2 vol. :n-8~ tie du second traitent de l'alchimie. HOFFMANN. Bertmer Alchimisten und Chemiker. Berlin, 1882. FLAME!– Résumé du màgtsmë,des sc!enHoRTE!<S!us ces occultes et de la philosophie hermétique Paris, t8.t2.in-t8. JACOB (bibliophile). Curiosités des sciences oceuttes. paF;~ t88~;[voLtn-tz. La moitié du volume & peu près traite de l'alchimie. JACQUEMAR. La pierre phitosophateettephtogist)que. Paris !8y6. Brochure in-8". – JsHANDELAFONTAINE. La Fontaine des amoureux de science, poème hermétique du xv° siècle. Paris t86t. Assez rare. Die alchemie in atterer und neuerer Zeit. Kopp. Heidetberg, 1886, 2 vol. in-8". Travail consciencieux, plein de documents intéressants.

BtBLtOGRÀPmE

AbCmMtQUE

169

LEBRUN E vtRLOY. D

Notice sur accroissement de ta

matière métaHique.Paris, t888. Brochure!n-!2. – LEW!!<STEtN.Die aîchemie und die atchemistecr. erB !io, tSyo. Brochure !n-tï. Louts LucAS. t* La chimie nouvelle. Paris, i vol. in-t:. Rare; Le roman atchim!qne. Paris, t8;7~ 1vol.m-n. Rare. MANDON. Van Helmont, btOgraphte, histoire criti– que de ses oeuvres. Bruxelles, t868, inMARCHs E VÈzE. – Alain de LiHe. Numéro to de B l'Initiation. Juillet t88o. MASSOK.– Essai sur la-vie, et tes ouvrages de VanHelmont. Bruxelles, !8~, in-! 8. L. MENARS. Hermès Tnsmegistes.Pafts.m-S. –MtCHBA.t–Stttdia auctoris. Traduction de l'autobiographie de Vati-Hetmont. Cazette médicale, ï84~. Vot< MoRR.– Literarischen Nachrichten zu der Ceschichte desGotdmacheas. Braunschweig, t8.}4. NENTER.Bericht von der alchymie. Nuremberg t827. Brochure., PAPUs.–Lapterre philosophale, preuves irrëfutaMes de.son.existence. Paris, t889. Brochure in-8*. Planche. L'auteur étaNit togiquement t'exis-

t~O

THÉORfES

ET SYMBOLES

`

tencedd!aPierrepart'ana)ysedetransmutationshistoriques. traitée d'a!cMm:e des ptus AtB. PotssoN.–Cinq grands philosophes.P<tris,t8()oin-8. Figures. ,– Traités d'Arnauldde Vftieneuvje,R. LuUe, Atbert le Grand, Roger Bacon, Paracelse, traduits du latin. PouCHRT.–Albert le Grand et son époque.. Paris t84),jn-8.. RAGON. – Orthodoxiemaçonnique,suivie de l'initiation hermétique. – RHEMHAR.t LtËTCHY. Albert le Grand et saint DE Thomas-d'Aquin,tyoLin-t2. c RoMKEï.AE!tE.–MemoirësurVanHe!mont, présente à l'Académie de médecinede Belgique. Bruxel!es,t867. ScHM!EDER.. Geschichteder Atchemie. Hatte, t8~. – DE SAtNT~GSRMAttf.– Conservation de l'homme puisée d ans ta seience hermétique. Brochure. Sir.iiAR-r..– Àtbeft te Grand, sa vie et sa science. Paris, !86z,in-n. Portrait.. So!.tTAHtB.–Diana diaphanaoder dieGeschichte der At* 'chinustenhnbecMKaMtei[t.Nordhausen,t8(~. – THQMSOtt. History ofchemistry. Londres, t8;o.

BtBL!OGRAPH!E

&LCHtMtQUE

!/t

TtFpEREAU.– t''Lesm~tauxsottt3ëscorpscompôsés, la transmutation des t8~,m-!2;2"L'oret métaux, Pans. 1889, in-8;}'' Lettre aux sénateurs et aux députés sur ta production artificiellede t'or. Paris, t888. Brochure, ntt2. Ouvrages très curieux de « l'Alchimiste s!ède u. du X!X" Da VtMVtU.B. Notice sur quelques ouvrages attribués à Nicolas F!ame!.

TABLEDESMATIÈRES

!HT)<OMCTM!< PREMtÈRE PARTIE,

LES THÉORIES.

C~<t'<reA –DêBnttiondet'aiehimie.–L'atehimievutgatre et ta pMtoso"h~eermétique. – Soufoettra et adeptes. h Les buts de t'atchimie te Grand-CEuw:, t'Hontun. cutus, t'Athae~t, la Patmgéoesie, te Spiritus mandt~ la potabte. Quintessence, t'Or Chapitre 7~. – Les thëor{;;s atchMques; Un<t&<e la maArtiore. Les <roispnttcipes:Sot)ffe,Mereure,Setott senic. Theoffe d'Artéphius. Les quatre etéméntt. Les sept métaux. Leur composition. Leur Chapitre f~. genèse. Le feu centrât. Cycte de formation. Influences ptanetaires C~NMfV.–L'atchitnie mystique. Théories fantaisistes. La Cabalealchimique. Tripte adaptation de la théorie hermétique. Le sanctuaire. DEUXIÈME PARTIE. LES SYMBOLES. CA<f<–Pourquoi tes traités d'atchimie sont obscurs. Moyens emptoyés par tes alchimistes pour ceier le Gran<f-CE<tvre. Signes.Symbotes. Noms mythotogiques. t

9

tS

:'7 7

174

TABLE

&ESMATTÈRES

s-.

Motsêtrangers. Anagrammes. Fabies.EnigtMS.AUegories. Cryptographie. C~f'~ Il. Symboles de ta théorie atchimique. La matière, tes trois prinetpes, tes quatre etêmeots, tes sept métauxetteurssytnbote! C/M~fe W. – Théorie générale du Grand-Œuvre. La Mati&fedtt Grand Œuvre. Soufre et Mercure. Leurs symbole. Les dragons deFtamet. Liste des synonymes hermétiques du Soufre et du Mercure ¡, Chapitre J'V.–Pratique de la matière du Graad.ŒttVM. Les deux voies. L'or et t'argent. Leur purMcation. La <bhtainedesphMosopt'es.Bat)tduroietdetafeiM. Disso)ut!ot)t*o l'or et de t'argent. Lepetit magistère etteCrand-Œmvre. V L'oeuf philosophique et ses symboles. Le CA<<'6'<; . sceau d'Hermès. L'AthMOf. Le <eu des phitosophea. S~degfe! 9~ Chapilre VI. Les opérations. Causes des différences entre tes alchimistes au sujet des opérations. La putfefMtion. Les régimes de Philalèthe. Fermentation. Pro!e&lion. Symboles desoperattoM. a~J C~<~ VM.– Les coufeursdet'cauvre. Concordance des phitosophes. Les couteurs principales et tes couleurs intermédiaires. Le noir, putréfactton, tête de corbaau. La blancheur. L'trts. Le Rouge. <tS C&a~tK VW.–L.a Pierre ph!tJsopha!e.Essai de la Pierre. Ses propriétés. TraMmutatian des métaux. L'Etixir de hMguevie.SeseCëtssurt'ame. t44 ~t

!7

TÀ&BDESMATt&R.ES

<7~

APPENDtCE Dictionnairedes Sytabote; hermétiques. Tebte destraités cités dMst'ouvrage. BibtiogMphieatchimiqttedu XK'si&cte.. Tabteg~nêMtedesmati&res. Table analytique

t;t i tj7 t6{ t7Ï '77

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES
NMMM.– La lettre < après un chiffre indique que te mot se trouve dans ta préface.
AMution, M, tt6. Abraham le Juif (Hj;nrM), 68, ? 8&,87,to<5,tN. )o. Acides, 88, 9t. Azottque.qo. Sulfurique, 90. Adëptc,t4;. Afgte,67,9!,t; t· Alphidius, 7 i. Anagrammes, 4). Ange.t~t. Animaux, t;t. Anonyme chrétien, 7 i, [7, n. Anonymes (traites). Aurora consurgens, f~y.Casiiette du petit paysan, 47, t~, 148. Clangor ni, t}~, t~'). Epttre d'Alexandre, t;. Ep!trcd'.s!s,Fitetd'Ar)adno7:, 90.U7-Gtona<nundi, ;6. Grand (Buvre dévotté, 6;. Grand Ot)'<ape,t}t.Janitor Pansophus, t. Lettre !t. Liber philosophique, mutus, 40, to6. Merti.~t At47. Préceptes du père Abraham,t:9. Psautier d'Hermophile, 6t. Scala phitegoria, J, J. tosophorum, 140. Songe verd, 41. !04. Texte d'alchymie, 24, 6}, 67, 76, no. Tourbe des philosophes, baccinœ,

Air.t4,!{,7t. Aia<ar,4tt A)aindeLiUe,3i.DictaAtani,

tï< Albert te' Grand, 8 De )sé alchimia, 19, 22. Composé des composés, ~}, n<), !4&. (&. soConcordance des phitosophes, 79. Les huit chapitres, es, 9'. Alcahal, 4t, Alcani, 41. Alchimie, Buts, dëCaitiona, 4&8.

Alchimistes grecs, 4. Atkaest,(;. Atmizedif,<tt.

.7~

TABLE ANAt.

YTtQUS Bartet. tMotheenie~ u.

!°y, <4.t, Traité .du Manc et da rougei 90. Triomphe hermetique,?!. Antimoine.86,87. ApoUon,40,<):<2. Arbres, i~.tunaifeet taire.94. Arch&e,}!. Argent, 18, 7), 78, 8t. 87. 88~ 97. Arsenic, t:. Artéphius. 14, t47. Cfavis, M. Traité secret. <)0. so-

Barnautd,9i,4). 4s· Banho!otnee,8t. l, Baudoin,)t.. Bêcher physica snbterrehea, 4Beia,7),ta~. Bérigard deP!se. 9 i. Bernard de Trévisan, 6 i, 8'. y6; Le livre des métaux, xo, no, t?). io, Parote d<Haissée, y8, tbj, t~). De la na-

Athtsor, o,;8,to; &to7. ~ d Atremont, toi.Tombeauela pat[vretë,.t8.
Chrysopée, 89. Avenïoat',7f. i. Avicenne, 7!. Decfaratio tapidis, 74. Azoth, ?). Baéchus,40. Bacon (Roger), 6 t,8f, <.t, 99, Miroir d'alchimie, t, zi, 1!~ ~4, 78, 98, t~9, ï4&< Brève Auguret. breviarium, M. bain marie, to7, Bain, i~t, bain de sable, to;. Barchusen, toi, to6. Elèmenta chemiGe, ~t, t24. Liber de Rtcbimia,67,7!,8o.

turedet'œuf,tt4. Berthetot tntrodùction a Mtude de ta Chimie, t,t;. Origines de t'atehimie, 4. )8,<jt.H8. Bertbetot çt Ruelle CoUee*

tion dfes a)chim!stes grecs, i. 7'Bt!.nchcur, tt8,t40, t4'. Cabale, 18, 29. Cag)iostro,iti. i. Gat.d,yi,ï7. Livre des trois parotes, ;6, t.M. Secret d'at* chimie,?;. Caatbriet.tti~ Carré, 6}, 67, t{t. Cémentation, 8;. Cercle, !<;). Chambre nuptiate,t04,t;y.

TABLE

ANALYTtQUE

!7<~

Chaos,6~ Chartier.toi. Chaux. t8,9t. ChCne. 106. Ghies.7t,7!tt; Claves, 9 i. Apotogia, ~t. O&op&tf~, 7'. Chrisop~e. Collections. Bibliothèque des phUosophes,t!t,t4o.De Atchimia opuscula, 64. Artis attrifer<B,<)4,104, t~).Thé<itruin chimicum, 42, 29. Museum t)crmeHeum,;6,~4. Colleson toi tdëepar(aite,82,89. Conjonction. [!&, M). Corbeau, ~o, t~. t~. t9, 8~. Voyez Cosmopolite, aussi Senctivogim, eonteufs, t8, t~ ~t44. Çottpettation.S,. Couronne, t; Croll, 9 CMottS, i Crosset de la Haumerie, 9!.. Cryptographie, Cuivre, t8. Cirgne,0,t;}. Cyliani, !ti.i, bea~bation,t~4. Des, :9. Monade hiéroglyphi'9. que, 47,48.

Degrés du feu.to~, tto. Dctnocrite, û PHy.iiqu~~t mystiques, 77. Diane, 40, DistiUation,tt4.7.. Dorn, 6 i. Dragon.û8,7t.7J,t~. Dumas(J.-B ), 6 i. Forte,')o !8.$;. Eau,t4, z. Régale, gl, 9J. Eckde t.!0. Etémrnts. t~ & ty. ~), ~6. E ixir blanc et rouge.'t4,t44. De longue vie, t47. Enfant, t; Enigmes, 4! à4~ Epee,tto,t; S'Espagneti toi. EnthU'Hion, Arcanes, ?[. Dhysica:,n.t&. Estomac d'autruche, qz. Ehin. t8. Etteita, ni. i. Fabtes.~6. F'at)tx.tto,t;). remette.?!.ttô. Fem'neManehe,7;,[0!. Fermentation, Feu (élément), ~S, tto, 146. Feu de t4, ['oeuvre, 107 à tro. Feu cend'Egypte, to9. trat.~t.Fett Smzbach, 8i.0a.is,

t8<~

TA~E

ANAt.YTtQUB

Fer,t8. Hguier t.'AtchimTë, 47. Fixation du mercure, 67. Fixe, 7t. Ftamet, & J. 8 t. Sommaires n. Explication des figures, ;7. Figures. 68,9t, ne, t~o. LeLivtedoFhmet, 7t. 7~ toy.t~o. Fleurs, tu. Fleur rouge. 7!. Fontaines, !!4Foufneau,!o; a(07. Fntits,i~ Gabrteius,7}, f0). des fourGeber, 7 Traité t neaux, 94. Somme, )t. Oauber, 6. Médecine univer. selle, 8. CEtivre minéral. -– Gfand-Œuffe. !8. 9!. 97. Grever: Secrotu)n,8t,t4;. Grosparmy,9i. i. Happetiuï Aphorismi, t09. Hécate,4Q. Helias, n}. Miroir d'alchimie, t7.4!,to;. Van Helmont, 9 i, ï~8. Hetvetiu$, 9 Vitutus attreus, 7!}. ttefn)apnrodite,64,9ï,t~4. Hermès, 7 tSeptchapitfes, }c,

!t7, t48. Tabted'Btoeraade, '"77. H<BfFef:H~totre detaeM)nie.8,jt8,46,77. Hoghetand De (ttMcu)tMtbUs`t! jr. Homme rouge. 7;, M;, t~. Homuneutus. Haginus a Bar<n& R&gM<te Saturne ao, 9?, ny. Ptefra de touche, t ~o,t~8. HydrcBtëUtn.~i. Hy~;]t.4< HypoctapUque,4t. !n8Pences ptentteh'es. tris,.t}0. tsaac te hottandais,Si.Opéra. )ni'!eratia,8;.t4;. v Jatnsthatef: Viatafttttn spagyricu:n, <6.64, !o.), h},t:t4. Jaune, t~9.t!4. Jehan de ta Fontaine: Fot*' taine desatnoureuxdesciea– ce~H,79. Jehan de Meung Comptainte dénature, 80. Johnson:t.e)[icon,4t. Jupiter, t8,tt8,j'4. K.ettey.~i. i, Kirchëf MundussubtetTaoeM <4!.

TABt.

B A NA

YTH E <,) U

t8r

KtMMfath, 0,40. Amphitheatrumsapiëftise, t. Coi)tes sto dechao, ~8,)~8. Lacinias Margarita, ;6. ~agaeaM:Hatatonia,t)4. Lantb$pfinck,;x,t:7. Hmpe, to8. :Lasnioro Tractatus aureus 147. Laviaius Ciel terrestre, 9:. Lebreton: Clefs de la philosophie, 68. i: Leng!etBufrcsnoy,n i. ,Libavius,9 i. Paraphrasa, 79. De lapide, to). Libois, tt i. Encyclopédie es d dieux, 4<i. t~n, ;&, 67,7!. ~,Ho. Lion vert, M). L(t, t04, t;4. Loup,86,4. R. Lut[e,6 t,8 i, u~. Compendium, 48. Gtavicule,80, 68, d t46. Ecta<rcissement u testament, 89, ioo. Vade mecum, M7. Lutte, t8, 77,81. n8, t; 5. L. Lucas, ni.i. Macquer: Dictionnaire, 8;. Magist&re(petit), 9~,04.

Magnésie, 6t,ç). Mftie,u6. Marc Antonio: lumière sortant des ténèbres,)~, M8. Mariage, Marie: Dialogue, to9. in*

Mars, !8, 40, !t8, t~. M~rtini&re ta chymique connu, 76. Matière de la pierre, 74&97. Mayer,toi,o. Merdes philosophes,

61 à 6.),

<n. &t4, 6t&k

Mercure (principe), H t9& !61, 7!. 80. Mercure (métal), 18,78.

Mercure de~ phitosophes, ~9, 91. -–/ Mercure double, 67. Mercure de l'argent, 78, S?. Mercure (dieu), ~6, t; Métaux, t8â:7. Microcosme, !0. Montagne, tj!. Morien, 7 i. De tionei~f). Mystères, !6. transmuta-

Neptune, t< Noirceur, «7, t}7 à t~o. Noms mythologiques, 40. 1}

-1 TfABL&ANAtYTJi~UE

~82.

99, t!7. t4!. Fontaine, S8, Northoa,8i. Crede ctiM,<4. Philosophes hefoetiques, 4. t}0. Pierre phitosopbate, !t Nostoc, 794, <44. Son essai, t4<-t4!. Nuysement.tot. Ses proprMtés, ~44 &t04. Œuf phitosophique, <)& Pierre v~ta'e, min~rate,9KiOiseaux, ;8, t!~ t; ma)e,6.t. Opérations, njr&t!?. Or, 18, :},Z4, ;8, 78, 8r, Ptantscsmpt, M Bouquet, M;. 8~ Ptomb, t8, 86, t}t. Orpotab)e,7. Pfuie,t~. Orangé, t:~ Poisson Cinq traites, tti. 1 Ostan&s,?!. . Porta Mugie naturelle, 91. Pa)ing<~n~sie,6. Physiognon)fa,~i. PMtse)es,!t. Pacth6s:Afs et théorie, :<). Pr&c!pitation,tt4. Voarchaduntia, Principes des métaux, t9 & Paott,t;o. Paracetse, 6 <;i, tt, 26, Principes Mitersets~ ;t &~4; Le cieC3M pfiitoMpttës, ï, Prisot)) Mt. Procius, ï;. t8, au. De natafa rerum, Le Trésor Projection, ïo. Opera omnia, desTr6sors, t), 27. Tinctura, Protyle, ;t. H9. Philosophieocculte, 28. Putréfaction, ta), 116,K), ~8, i. Archidoxes magiques, t8. QttercetMUS.~i. Potage,?:. Queue du paon, U9. Quintessence, 7. Penot.çi. i~ Pernety, tt i. Fables, J, 40, ReMs, 6}, çt, 64. 46, &7.Dictionnaire, 4t, !4t. Régimes du Phitalèthe, ny A ït9. tit, U~. Phénix, t)o,ï! Respour, n i. Rares exp~tienPMtatëthe, 6 i, 9 Entrée ouverte au palais, 68, <;t, ees,7.

TABLE

ANALYTtQUE à

'8!

Rhésus,7 t. Livre des tumte8t. fes,8i. Riehar<tt'Mgta)!,9!. Rip)<'e, i. MoeHe, 91. Traité du'mefCUre,9). L-e&douzeportes, to9. Ro!<!6,7), 8!, T4t,i~. Rouge, ;8f!4t. Rouittac abrégé du grandœuvre, <)!, 64, 8~. 99, M9, -"7\' Rose,t$;. i. Ros&-Cmix,9i. RubiSçatton, tt?. Salamandre, tt6, t; L Sàtmon,M!. Saint-Germain, n i. Setot-Romain, Mt~ Saturae.~B. 86, n?, ~6. S~Mttd'Henx&s,M, too. Se),t<,):},tt,jtt,;t,&ta7jt, 7J ~88. 88.. SendjvoEn's,9{. Lettres, !o. Mputet-e, M), t;6. Serpent, ;ï,7t,ij6. Stgnes,)8,}8,;9. SonMeurs,87, Soleil, t8, 77, 8t, ![8, t;6. Soufre (principe), n à )4, 19 M 4?}, & So.

Soufre de t'qr, 78~87. Sperber Isagoge,1~9. Sphère, to).t~6. SpiritMtBundi,6. Squetettë,t!6. Sublimation, 67, n~Hy. Syn<Hitts,7 i. Commentaires, '7. Synonymes de Soufre, 7;. Synonymesde Mercure, 7~. Te-fe, Tête de corbeau,t)/. Tetrasomie.ty. Thomas d'Aquin(St.), 81. Secrets, 78. Thurne'sser, i. Titfereau, tt i. Toisot~d'Qr,<to. Tmns<mttatton,8<,ft;, t~. Triangle, 6), !j6. Tritheim, 8 i. Potygraphia, 47. t. Utsted, Ot. Unité de ta matière, 9 à tt. Valentin(Basile), 8 u, Char de triomphe, 9, 9t. De naturalibus, t9, L.'Azoth, 29, ;t. Colloque, !t6. Les dou~ ckfs, ![, 64, 8o, t04,t~}0. Valois, 27. Œuvre!, ï;.

t84

~"TABtK;:&N~~tQ~

n J Y~nu~tSt .t«, t <8, t!6. nn Vicot~i. ViHenewe (AntauM de), ;7. Chemin du chemin, t9/6'. Ftos Cofum.7y. tettrë, 6!. Rosaire, 64, S;, tœ(,t! M4, !47. Quoestiones, 8!, Nov))tn)utnen,t4t. i Vige<t&fe,9, ~7,~o.Tmitë du fet, t;.

Vogeh Dotapide, 9t. Voies,y;, humide et :&:het 7! Votatit,?~ Vu)c<nn,t!6.' Zachaire, <) Optiscute, '4! ZtmM,4t. ZQs!me,7i,'7t4~-

FÏN

Achevé ({'unj'nmgr, le ri ntor~

Par~

ChetHMM JOUVE,t!,fueRaeine

MDCCCXCI

/i~

L'M .t~ ET *L~ TKA~IUTATro~

DES'~Ët~

~t~ f.jrM.r'R.tX<t-<i.f"<ft.t

~MM~
.€:<).)?;~tfit!,F'.t!?J-ë~LE.)<-M~X. ~J~~f'P~r~~sr..t~f~'ft ''sji~e~ Rt:&a~!i;a~<i"s~ ~î' M't~

C~~TR~~ f~~Mf'~e~t'tBa-MM'ff~ P~R~~së A'Rtt)-M

D'~LCMFmË

~t.m~KaHt'8: f~F \'IV ~RS.ttrË~M~Vt~t.F~t?

jtÀëfî~.

!-UKf:E.~

~?S~

'7~r.K.S \LFe p~tp~f\' t~oR-S~ t-Ei:~ P~ F'f·t'É~ ~S'

~3~ ~T~T

/T.~ PK~.trR.-t'F~_W
~p~ F~~fe''S: ~c~ .1:

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful