You are on page 1of 2

1 Droite numérique

Proposition 1. L’élément neutre 0 pour l’addition est unique.

Démonstration. Supposons que 00 ∈ R est un élément neutre pour l’addition.


Cela implique que x + 00 = x pour tout x ∈ R. En particulier, 0 + 00 = 0.
De même, puisque 0 est un élément neutre pour l’addition, nous avons que
x + 0 = x pour tout x ∈ R. En particulier, 00 + 0 = 00 . Par commutativité
nous avons que 00 = 00 +0 = 0+00 = 0. Ainsi, l’élément neutre pour l’addition
est unique.

Proposition 2. L’élément neutre 1 pour la multiplication est unique.

Démonstration. Supposons que 10 ∈ R est un élément neutre pour la multi-


plication. Cela implique que x10 = x pour tout x ∈ R. En particulier, 110 = 1.
De même, puisque 1 est un élément neutre pour la multiplication, nous avons
que x1 = x pour tout x ∈ R. En particulier, 10 1 = 10 . Par commutativité nous
avons que 10 = 10 1 = 110 = 1. Ainsi, l’élément neutre pour la multiplication
est unique.

Proposition 3. Pour tout x ∈ R, l’élément opposé −x est unique.

Démonstration. Supposons que x ∈ R et que −x0 est un élément opposé.


L’élément neutre pour l’addition implique que −x0 = −x0 + 0. Puisque −x
est un élément opposé nous avons que x + (−x) = 0. En combinant les deux
expressions on obtient −x0 = −x0 + 0 = −x0 + x + (−x) = −x où la dernière
égalité découle de la définition de −x0 . Ainsi, l’élément opposé −x est unique
pour tout x ∈ R.

Proposition 4. Pour tout x 6= 0 ∈ R, l’élément inverse x−1 est unique.

Démonstration. Supposons que x 6= 0 ∈ R et que (x−1 )0 est un élément in-


verse. L’élément neutre pour la multiplication implique que (x−1 )0 = (x−1 )0 1.
Puisque x−1 est un élément inverse nous avons que xx−1 = 1. En combinant
les deux expressions on obtient (x−1 )0 = (x−1 )0 1 = (x−1 )0 xx−1 = x−1 où la
dernière égalité découle de la définition de (x−1 )0 . Ainsi, l’élément opposé x−1
est unique pour tout x 6= 0 ∈ R.

Proposition 5. Pour tout x ∈ R, −(−x) = x.

1
Démonstration. Supposons que x ∈ R. Cela implique l’existence d’un élément
opposé −x tel que x+(−x) = 0. Par commutativité nous avons que (−x)+x =
0. Autrement dit, x est l’élément opposé de (−x), c’est-à-dire que −(−x) =
x.

Proposition 6. Pour tout x 6= 0 ∈ R, (x−1 )−1 = x.

Démonstration. Supposons que x 6= 0 ∈ R. Cela implique l’existence d’un


élément inverse x−1 tel que xx−1 = 1. Par commutativité nous avons que
x−1 x = 1. Autrement dit, x est l’élément inverse de x−1 , c’est-à-dire que
(x−1 )−1 = x.

Proposition 7. −0 = 0.

Démonstration. Nous avons que −0 = −0 + 0 = 0 où la première égalité


découle de l’existence de l’élément neutre pour l’addition et la deuxième
égalité découle de la définition de l’élément opposé de 0.

Proposition 8. 1−1 = 1.

Démonstration. Nous avons que 1−1 = 1−1 1 = 1 où la première égalité


découle de l’existence de l’élément neutre pour la multiplication et la deuxième
égalité découle de la définition de l’élément inverse de 1.

Proposition 9. Pour tout x ∈ R, 0 · x = x · 0 = 0.

Démonstration. Nous avons que 0 = 0 + 0 étant donné l’élément neutre


pour l’addition. En remplaçant cette expression dans 0 · x on obtient 0 · x =
(0 + 0) · x = 0 · x + 0 · x par distributivité. En ajoutant −(0 · x) de chaque
côté en obtient 0 = 0 · x = x · 0 par commutativité.

Proposition 10. Pour tout x ∈ R, −x = −1 · x.

Démonstration. Nous avons que x + (−1 · x) = 1 · x + (−1) · x = (1 +


(−1)) · x = 0 · x = 0. Ainsi,−1 · x est l’élément opposé de x, c’est-à-dire que
−x = −1 · x.