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LE PETIT

LE PETIT DAUDET
LE PETIT DAUDET

DAUDET

Périodique

gratuit

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N°88

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liguedusud.fr

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Avril-Mai

2018

LES DEUX ÉTENDARDS :

CHOISIR SON CAMP

- Avril-Mai 2018 LES DEUX ÉTENDARDS : CHOISIR SON CAMP Ô combien j’aimerais pouvoir prendre la

Ô combien j’aimerais pouvoir prendre la plume, et ne rien dé- plorer. Regarder mon pays, ses enfants et

ses paysages, et me réjouir devant un spectacle de prospérité et de douceur tranquille. Malheureu- sement le temps s’écoule, et rien ne point pour nous encourager à l’apaisement et au repos. Tout n’est que tumulte, déstabilisation, ef- fondrement, pertes et ruines. Où que porte le regard, nulle joie ne transparaît. À qui la parole s’adresse, seule la mélancolie et le désespoir répondent. Ma foi, il s’en faudrait de peu pour se soumettre à l’égrégore des temps présents, à cette chape du déclin qui pèse sur les épaules de chacun et maintient la foule dans la résignation du fatalisme. Tous pressentent la catastrophe, mais tous marchent docilement vers un destin qu’ils n’ont pas choisi, espérant se- crètement que l’aboutissement de la crise soit synonyme de libération, fût-ce par la mort…

Ni désespoir ni illusion

Pourtant il est nécessaire de relever la tête, d’harnacher son sac, de prendre la route et de s’extraire de la fange de l’apitoiement permanent. Voilà bien l’un des effets pernicieux du prêt- à-penser, cette forme d’uniformité morale aux allures d’infirmité intel- lectuelle : l’immense force de l’esprit du temps est de s’immiscer au plus profond de nous-mêmes pour nous

est de s’immiscer au plus profond de nous-mêmes pour nous persuader de son immanence et de

persuader de son immanence et de l’absence d’alternative politique hors la sienne propre. L’effet est si réus- si qu’il ne reste souvent que le dé- sespoir ou les prémices de la trahi- son au courage érodé du militant. Combien de fois constatons-nous que même ceux qui dénoncent les effets pervers des lois qui nous ré- gissent sont parmi les premiers dé- fenseurs de celles-ci, cachant leurs contradictions sous le voile du prag- matisme ou se délectant d’une rare parole de bon sens dans la bouche de l’ennemi ? J’en veux pour preuve deux exemples récents : le discours aux évêques de France d’Emmanuel Macron et l’intervention militaire en Syrie.

Macron le perfide

Lors de son intervention devant les ecclésiastiques français le 9 avril à Paris, le président de la Répu- blique a démontré une fois de plus sa maîtrise de la rhétorique et son

art du sophisme. Je reconnais qu’il est agréable d’entendre un homme d’Etat capable de s’élever à une cer- taine hauteur intellectuelle, cela ne validant pas le fond de sa pensée en l’espèce. Pour ma part, j’y vois surtout la patte littéraire de Sylvain Fort, le brillant normalien en charge des discours de la présidence. Sur- tout je perçois, suivant les analyses aussi bien d’Eric Zemmour que de Laurent Bouvet, que cette adresse aux catholiques de France s’inscrit dans une tactique politique qui a une double finalité.

D’une part, la main tendue appa- rente aux catholiques doit être vue comme une légitimation indirecte d’une future ouverture de la Répu- blique à l’Islam, favorisant l’idée reçue de considérer les musulmans comme des « chrétiens » exotiques sans prendre en considération le particularisme théologico-politique de cette religion étrangère à notre Civilisation.

D’autre part, la technique d’ama- douer les catholiques, plutôt que d’ouvrir un nouveau front avec eux, sur les questions de bioéthique ne vise qu’à pouvoir légiférer les mains libres sur l’euthanasie, la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui.

Emmanuel Macron, sous le miel de ses paroles dont se sont délec- tés à l’envi quelques catholiques

libéraux ou en mal de reconnais- sance, pratique une dialectique de la confusion, le fameux « en même temps », qui noie les contraires dans le consensus gestionnaire. Ne nous y laissons pas prendre, ses objectifs ne sont clairement pas les nôtres ! Si la gestion diffère du quinquennat précédent, l’agenda demeure iden- tique, Macron parachevant le mo- dèle social-libéral mis en place par Hollande.

Macron le belliciste

Quant à l’attaque sur la Syrie du 14 avril, là aussi Emmanuel Macron place ses pas dans ceux de son père politique en réalisant un bombar- dement coûteux, inutile et sym- boliquement grave. Pour tenter de revenir à la table du partage du Proche-Orient, Emmanuel Macron a placé la France de manière arbitraire dans le camp atlantique.

Par l’attaque conjointe décidée avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, la France brise sa souveraineté di- plomatique l’indexant à la doxa anglo-saxonne au mépris de ses propres intérêts nationaux. Alors que la France a toujours su de- puis l’après-guerre maintenir une position médiane d’interlocuteur non-aligné qui a fait la réputation

de sa diplomatie, ce choix straté- gique retire toute plus-value dans le concert des nations : en vendant notre indépendance au plus offrant, Emmanuel Macron abaisse la France du statut d’allié à celui de simple vas- sal.

Pour un montant de 16 millions d’euros dépensés en missiles, la France ne revient pas sur la scène internationale ni même dans le jeu syrien. Au mieux, enfreignant toutes les règles du droit international et du bon sens, Emmanuel Macron main- tient de nouveau la France du côté des factieux islamistes qui sèment le chaos et la terreur depuis sept ans dans ce pays martyrisé. C’est un non- sens absolu après les actes de guerre que la France a subi sur son propre sol de la part de l’Etat Islamique au Levant. Sans compter que le ren- versement de l’Etat syrien ne fera que provoquer d’autres vagues mas- sives de migrations économiques et conquérantes vers l’Europe. Souve- nons-nous du désastre libyen, du chaos irakien, du bourbier afghan !

Concernant le prétexte de l’attaque chimique, je me range du côté des sceptiques n’ayant, comme tout ci- toyen de cette République arbitraire, aucune information ni aucune

Editorial

preuve sur l’utilisation de bombes sales par le pouvoir syrien. En re- vanche, nous avons l’assurance que l’Arabie saoudite bombarde le Ye - men au phosphore blanc, et là, les pudiques atlantistes détournent ha- bilement le regard. Loin du règne de la propagande et du mensonge, il est temps de rétablir notre indé- pendance galvaudée par le banquier philosophe de l’Elysée.

Arrachons-nous donc des faux sem- blants et des pièges tendus par ceux qui prétendent agir au nom du pays. Retrouvons le sens du bien commun, et épargnons-nous les tentations du désespoir et de la naïveté. Les deux étendards n’ont jamais été aussi clai- rement dressés. Nous savons que la vie est un combat, et ce pour quoi nous luttons. C’est la raison d’être de la Ligue du Sud, former un faisceau de combattants politiques animés de l’instinct du bon sens sans attendre l’hypothétique homme providentiel ou le miracle de la victoire sans ef- fort. Nous sommes les soldats de la Providence, les hommes d’armes dont parlait Jeanne d’Arc, qui ba- taillent afin que Dieu leur accorde la victoire. Haut les cœurs !

Jacques Bompard, Président de la Ligue du Sud

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Union dEs droitEs

MARIE-FRANCE LORHO DÉFENDL’UNIONDESDROITES

M arie-France Lorho s’est ren- due à Angers, le 27 mars dernier, où elle a participé à un forum sur le thème

de l’union des droites, en présence de sa collègue à l’Assemblée Nationale Emmanuelle Ménard, du Maire de Bé- ziers Robert Ménard, du président du Parti Chrétien-Démocrate et Maire de Rambouillet Jean-Frédéric Poisson, du président du mouvement Souveraine- té, Identité Et Libertés (S.I.E.L.) Karim Ouchikh, ou encore de Pascal Gannat élu Front National des Pays de la Loire, le tout animé par le politologue Guil- laume Bernard.

Donner un sens à l’union

Fidèle au combat mené depuis plu- sieurs années par la Ligue du Sud et son président, Jacques Bompard, notre député Marie-France Lorho n’a pas hé- sité à réaffirmer la nécessité et le sens à donner à cette union des droites.

S’appuyant sur la jolie formule em- pruntée à la philosophe Chantal Del- sol, la vice-présidente de la Ligue du Sud a rappelé que la droite était à la fois cet « ancrage dans le particulier, et la promesse de l’universel ».Un ancrage dans le particulier qui se traduit pour la droite par cette nécessité d’avoir des repères fondamentaux, qu’ils soient familiaux, territoriaux, identitaires ou nationaux.

La droite n’est pas une famille politique déracinée, bien au contraire, d’où l’ab- solue nécessité pour chaque élu d’être ancré dans un terroir dont il puisse dé- fendre les particularités et spécificités tout en veillant à l’émergence de forces vives depuis les entrailles de nos belles et chères Provinces françaises. Bref, la droite ne peut exister sans la défense d’un localisme qui participe, en retour, de la construction de notre Nation. D’où cette « promesse de l’universel » car l’amour du terroir est un préalable indispensable à la défense de la Patrie. Et celui qui certainement a pu le défi-

de la Patrie. Et celui qui certainement a pu le défi- Le député Marie-France Lorho encadrée

Le député Marie-France Lorho encadrée d’Emmanuelle Ménard et de Guillaume Bernard le 27 mars à Angers.

nir le mieux reste Frédéric Mistral, qui a érigé l’idée félibréenne comme chant d’amour à la France : « Nous sommes de la grande France, ni en-deçà ni à côté ».

Hors des logiques parisiennes

De plus la motivation de l’union des droites reste impérieuse : œuvrer pour le salut de la France. Toute volonté d’union qui n’aurait pas en ligne de mire cet engagement n’aurait aucune utilité. Le but n’est pas de reproduire encore et encore des logiques très parisiennes d’appareils, qui ne laisseraient aucune initiative aux élus des territoires, mais au contraire de se battre pour le but commun qu’est la France. Toutefois, Marie-France Lorho a précisé que plus que d’une union des droites, il convien- drait de parler davantage d’union des Français de bon sens, pour qui la dé- fense du bien commun reste primor- dial. D’ailleurs ce sont bien les Français seuls qui pourront contraindre à cette union des droites, à partir du moment où les milieux les plus aisés comme les classes populaires voudront défendre bec et ongles ce qui leur est cher, à sa-

voir leur identité comme un certain confort de vie, actuellement menacés par la crise migratoire et identitaire que nous traversons.

En conclusion, Marie-France Lorho

a insisté sur quelques axes indispen-

sables à cette union : la régulation des flux migratoires et son pendant direct, la préservation de notre identité, car un pays peut survivre à la fin de sa souveraineté mais meurt inéluctable- ment de la perte de son identité. Sans oublier une prise en compte rapide des enjeux de la ruralité qu’Emmanuel Macron et ses sbires font trop coïnci- der avec le mot de fatalité. Enfin, deux réformes d’ampleur restent à mener :

d’abord celle de la justice, car il faut en finir avec le laxisme dont fait preuve

le gouvernement à l’égard de la petite

délinquance sans occulter son incapa- cité à éradiquer l’islamisme. Ensuite celle du système de santé, car il est plus qu’urgent d’élargir le numerus clausus pour former davantage de médecins français afin d’éviter de les faire venir de l’étranger.

viE dE la ligUE

FÊTE DE SAINTE JEANNE D’ARC DISCOURS DE JACQUES BOMPARD

Chers militants, mes chers amis,

Vous voyez mon allégresse ternie en cette merveilleuse fête nationale de Jeanne d’Arc. Il y a à peine quelques jours, lors de notre sainte fête de l’Ascension, l’un des plus fidèles militants de la cause na- tionale s’est mis en route vers les cieux. Guy Macary est décédé à l’âge de 88 ans. Aujourd’hui, devant vous, chers camarades, je rends non seulement hommage à un aîné, combattant vaillant de l’Algérie française, mais aussi à un ami, à un pair.

Je ne peux commencer mon allocution en ignorant aussi

les nouveaux assassinats qui ont été commis hier soir au

cœur de Paris. De nouveau un terroriste islamiste a tué un jeune Français de 29 ans et en a poignardé 4 autres dans le quartier de l’Opéra. De nouveau le sang français coule sous les assauts ennemis sans autre justification que l’impuissance et la criminelle indifférence de ceux qui pérorent à la tête de l’Etat. Deux mois après l’atten- tat de Trèbes et l’acte héroïque du colonel Beltrame, la France est encore frappée dans sa chair. Jusques à quand supporterons-nous de voir nos enfants disparaître à cause de l’impuissance publique ?

A la mémoire de tous ces Français morts parce que

Français, je vous demande à vous, camarades, adhérents

et sympathisants de la Ligue, non de faire la minute de

silence imposée par la coutume laïque, mais de vous le- ver, et de répondre par trois fois après l’évocation de leur souvenir : présent ! Levez-vous ! Merci mes chers amis, que leur mémoire rayonne parmi nous pour tous les combats à venir, car ils sont nom- breux, et que notre dernier souffle soit la seule excuse

de notre absence.

Il est symbolique que cet attentat survienne la veille de

Il est symbolique que cet attentat survienne la veille de la commémoration nationale de la Sainte
Il est symbolique que cet attentat survienne la veille de la commémoration nationale de la Sainte

la commémoration nationale de la Sainte de la Patrie. Qui, ici, ne pourrait évoquer le souvenir de Jeanne sans sentir à la fois cette terrible proximité du combat, et l’émotion de son martyr ? Nous devons prendre place dans la longue lignée des hommes d’armes qui ont suivi Jeanne à travers les siècles, pour accomplir humblement cette mission intemporelle, celle de la France des cathé- drales et des paysans : sauver le pays de l’invasion et de l’apostasie, c’est-à-dire de la prostitution charnelle et de l’adultère spirituel.

Vous trouverez mes mots violents. Peut-être. Ils sont en réalité simples. Sans vaine prétention, je vous renvoie vers les paroles de Jeanne face à ses juges, doctes clercs de Poitiers, puis de Paris : elles sont empreintes d’une humilité réelle, seulement rehaussées de la puissance de la vérité, et c’est pourquoi elles paraissent outrageantes à l’honneur futile des hommes.

Ne vous scandalisez pas ! N’ayez crainte de briser le consensus bourgeois ! Nous ne sommes patriotes ni par confort intellectuel, ni par clubisme : obéissants de l’ordre intemporel de notre patrie, nous sommes cepen- dant désobéissants vis-à-vis du prêt-à-penser, véhicule intellectuel du capitalisme transnational et de l’esclavage des peuples.

Pour autant, ne tombez pas dans les excès et les ou- trances de la rage verbale, si peu suivies d’effets en bien des cas. Ne soyez pas des commentateurs déçus de votre destin. Soyez des militants engagés. Servez où et comme vous pouvez, avec bon sens, sérénité et dévouement. C’est la seule manière de l’emporter.

Nous avons voulu créer, aujourd’hui à Bollène, cette grande fête de la Ligue à l’occasion de la traditionnelle cérémonie johannique pour marquer la profonde identité qui existe entre le localisme et la nation, entre Jeanne et le sacre du Dauphin, entre la Provence et la France, entre la France et Rome, entre notre histoire nationale et le catholicisme.

Il est temps, chers camarades, de ne plus nous endormir sous nos vaillants oliviers : arbres souvent centenaires qui nous enseignent la persévérance, mais aussi la né- cessité de produire et de transmettre. L’olivier, résistant et solide, n’est pas le symbole de la Ligue pour rien. La grande leçon de Jeanne s’inscrit dans la nature. De l’Arbre aux Fées du village lorrain de Domrémy au po- teau du bûcher rouennais, Jeanne d’Arc ne suit qu’un seul chemin, celui du service du bien commun et du don de soi. Peut-être est-elle allée au-delà de sa mission. Nous ne savons. Louis XI, fils de Charles VII, a souvent reproché à son père d’avoir abandonné la Pucelle d’Orléans. Pourtant, tout comme le Christ, après une vie publique de trans- mission et de reconnaissance, la haine des hommes et des traîtres triomphât. Temporairement, mais de ma- nière suffisamment longue pour que le martyre s’accom-

plisse

Jeanne sur le bûcher des Anglais.

Le Christ est mort sur la Croix des Puissants,

des Anglais. Le Christ est mort sur la Croix des Puissants, Ne devons-nous pas en tirer

Ne devons-nous pas en tirer les leçons nécessaires aux temps de déréliction que nous traversons ? Nulle vic- toire ne peut naître sans sacrifice. Nul sacrifice n’est as- sez grand pour permettre la victoire.

Ne soyons pas de bêtes esclaves du destin, attendant patiemment que des dieux illusoires se jouent de nous pour parfaire la paix de l’Olympe !

Soyons acteurs de notre salut en plaçant nos pas dans ceux de nos ancêtres, comprenant le châtiment que les erreurs passées et présentes nous infligent, tout en nous arrachant du fatalisme consommateur !

Chers amis, la Ligue n’est peut-être pas l’Arche du Sa- lut, mais elle est ce petit radeau johannique de l’espoir du combat qui perdure pour permettre un jour la vic-

viE dE la ligUE

qui perdure pour permettre un jour la vic- viE dE la l igUE toire : sans

toire : sans Jeanne, sans une simple bergère des Marches

de Lorraine plus de France

pas de sacre à Reims, pas de Roi légitime,

Sans la Ligue, peut-être n’y aura-t-il pas de salut…

Nous ne sommes que des soldats engagés dans une longue guerre qui nous dépasse, car je ne suis pas sans croire qu’il y a une dimension eschatologique aux époques que nous vivons. Pourtant, nous sentons tous, au plus profond de nous-mêmes, que nous devons nous battre : contre nous-mêmes d’abord, contre la république des traîtres et des marchands ensuite, et contre tous les falsificateurs et profiteurs qui pullulent grâce au chaos.

Nous savons que de l’issue de ce combat dépendent nos âmes, celles de nos enfants, et l’avenir de la France. C’est pourquoi nous n’avons pas le droit de nous rendre.

Nous n’avons pas le droit de prêcher le consensus et l’abandon, nous n’avons pas le droit de parjurer. Car si nous faiblissons, et nous faiblirons peut-être, qui répon- dra présent ?

- Jeanne. Son souvenir. Sa foi. Son martyr. Seule, elle a connu nos tourments, nos doutes, nos mal- heurs.

Seuls, nous affronterons les combats nécessaires à la vic- toire, mais nous l’aurons à nos côtés, comme elle avait les voix des saintes, Catherine et Marguerite, ainsi que de Saint Michel.

Pour le combat, pour la victoire, je vous invite à nous suivre.

Pour le désespoir, la fuite en avant, pour vous reposer, vous savez pour qui voter. Ce n’est pas ici.

Faites votre choix. L’heure n’est plus aux hésitations entre Armagnacs et Bourguignons. L’heure est à un choix simple : êtes-vous pour Jeanne, ou contre Jeanne ? Les localistes ont fait leur choix. Nous sommes pour Jeanne parce que nous sommes pour la France. Vive Jeanne ! Vive la Provence ! Vive la France !

doctrinE

LE « POPULISME » N’EST-IL PA

C es dernières années, les élections de pays estam- pillés progressistes et démocrates ont scandalisé commentateurs et autres « leaders d’opinion ». Le libéralisme et l’ouverture mondialiste ne font

plus recette, après les États-Unis et l’Italie, c’est au tour de la Hongrie de succomber au vote populiste pour amener au sommet de l’État Viktor Orban.

Jusqu’à maintenant, le traitement infligé était celui réservé depuis 20 ans à Vladimir Poutine : suspicion de fraude aux élections, accusation de museler l’opinion, corruption,…

Pourtant la multiplication du phénomène et la surveillance médiatique des élections attestent cette fois de leur régula- rité et de leur validité : démocratiques, ces nouveaux gou- vernements ont le soutien majoritaire de leur peuple, au rebours de toutes les prophéties journalistiques.

Il conviendrait donc de s’interroger sur ce peuple. Pour quelles obscures raisons celui-ci refuserait-il l’avenir ra- dieux offert par le mondialisme libéral, pourquoi préférer le repli réactionnaire à l’ouverture progressiste ? Si certains savent aujourd’hui faire un constat lucide des causes du « populisme » et tentent de faire ouvrir les yeux sur les souffrances réelles des Français, il est grand temps d’ouvrir les yeux sur la maladie à l’origine de ces symp- tômes.

Populisme et exclusion :

la fin de la société des trente glorieuses

Longtemps, le principe a été de refuser de croire au mal- être du peuple et d’y voir seulement un manque d’adap- tation au monde nouveau qui s’ouvrait à tous. Mais sont passés par là la bulle internet, la crise économique de 2008, les attentats de plus en plus fréquents, et il a fallu voir, com- prendre et expliquer cette réticence, puis ce rejet du nou- veau modèle imposé.

Le succès populiste s’explique par l’exclusion de la classe moyenne du paradis libéral : alors qu’elle avait adhéré au principe du libéralisme à l’époque des Trente Glorieuses, croyant à la croissance infinie et la richesse pour tous, l’ef- fondrement économique que nous connaissons depuis 50 ans a refroidi son enthousiasme.

Cette dégradation a entraîné un déclassement d’une grande partie de la petite bourgeoisie et des ouvriers ; le peuple est désormais inutile. Dans un monde de services et d’impor- tations, la production est dévalorisée. Seul le consomma- teur compte. Or la grande consommation demande une production maximale pour un coût minimal : la rentabi- lité. Au nom du principe sacré de l’économie libérale, l’ex- ploitation commerciale du moindre espace est devenue la

ploitation commerciale du moindre espace est devenue la Vladimir Poutine et Viktor Orban, largement réélus dans

Vladimir Poutine et Viktor Orban, largement réélus dans leurs pays respectifs, démontrent que le populisme a le vent en poupe.

règle. La France des jardins et des campagnes a disparu, l’organisation traditionnelle de l’espace fait place à une op- timisation pour plus d’efficacité. Agriculture industrielle, infrastructures routières, zones d’activités marchandes envahissent progressivement les campagnes. Ne pouvant plus accéder aux centres villes, to- talement hors de ses moyens financiers, la classe populaire est repoussée dans des zones périurbaines tentaculaires où elle erre sur le béton avec, comme seul horizon, le dernier hypermarché.

Et cette division de l’espace a des conséquences sociales :

les lycées de haut niveau se concentrent dans les centres urbains, formant une jeunesse citadine qui refuse d’alimen- ter les campagnes. Si la désertification médicale est causée par un nombre de médecins trop faible par rapport à la demande, le choix systématique d’exercer dans les villes est une conséquence de cet abandon.

La fin des identités : populisme et mondialisme

Sur le plan culturel, le même constat s’applique : on re- couvre le terreau fertile par une couche de béton étouffante, abrutissante. Les médias de masse offrent à la foule du sexe et du crime, faisant appel aux plus bas instincts pour ne surtout pas élever les esprits mais toujours les maintenir au plus bas. La culture traditionnelle, les fêtes populaires supprimées car trop souvent contraire au principe de laïcité, ont été remplacées par des célébrations dénuées de sens. Au nom du jacobinisme d’État, les marqueurs identitaires locaux ont été combattus (langues et patois régionaux) afin de recréer une société uniforme. Certaines régions ont alors totalement perdu leur culture propre, à l’image de la région parisienne qui n’est plus qu’un agrégat de gens qui ne s’identifie pas à la terre sur laquelle il vit. Pire encore, la nature ayant horreur du vide, la place laissée vacante par

doctrinE

S UNE FORME DE BON SENS ?

nos anciennes fêtes a été remplacée par un nouveau mé- lange exotique où l’on retrouve Aïd, Nouvel An chinois, Ramadan, etc.

La destruction de tous les repères et le matraquage mé- diatique ont déstabilisé le modèle social : entre l’idéo- logie libertaire où tout est permis et l’absence totale de confiance en l’avenir, le modèle familial est lui-même touché. Stabilité des couples et familles nombreuses sont des notions oubliées aujourd’hui. S’ajoute encore l’effon- drement de l’éducation causé par une recherche de la quantité au détriment de la qualité qui produit en masse des esprits vides et sans aucun cadre de réflexion.

Alors face à ce délitement de tous les repères sociaux, il a nécessairement fallu constater un réflexe réactionnaire, une envie de retenir les derniers fils d’un passé oublié et un violent rejet d’un avenir de plus en plus sombre. Le remède français à la grisaille, le café-clope au bistrot

a été fortement mis à mal d’un côté par la baisse inexo-

rable du pouvoir d’achat (le budget tabac d’un ouvrier sera bientôt égal à 25% de son revenu mensuel), et de l’autre côté par le puritanisme des classes aisés qui ai- meraient n’avoir que des pauvres vertueux, c’est-à-dire invisibles.

« Consomme et disparais »

C’est le paradoxe politique sur lequel se brisent tour à tour les gouvernements européens. Ils veulent un peuple qui consomme mais en silence. Mais pour consommer,

il faut posséder : or la classe dominante a créé un cercle

d’exclusion, autarcique. Et le fossé entre cette classe diri- geante et le peuple se creuse de plus en plus.

Face à cette détresse économique et sociale, le discours social ou libéral promettait toujours des lendemains meilleurs : d’abord la promesse de la reprise par le tra- vail, ensuite la promesse d’un partage des richesses. L’exemple des mandats Sarkozy/Hollande est significatif en France : sensible au discours volontariste du premier, les Français ont adhéré à l’idée d’une reprise par plus de travail. Mais scandalisé par le spectacle d’une élite loin des préoccupations quotidiennes (on se rappelle de l’épisode du yacht de Bolloré sur lequel le président Ni- colas Sarkozy a passé des vacances confortables), elle a rejoint l’idée du partage et de la redistribution vendue par François Hollande. Après une nouvelle déception, c’est le programme social-libéral qui a été choisi par les électeurs français, un mix des deux précédents, qui a convaincu le peuple cette fois.

Le chemin est très proche de celui vécu en Italie avec Mateo Renzi, jeune banquier placé à la tête d’un État.

Aujourd’hui l’Italie a déjà rejoint les rangs populistes avec les victoires du Mouvement 5 Étoiles et de la Ligue de Mateo Salvini. Les électeurs ne veulent plus du vieux monde politique, celui qui est vendu aux grandes for- tunes, qui ne connaît pas les difficultés quotidiennes. Ce populisme, dénoncé comme un repli réactionnaire, identitaire, un rejet de l’autre qu’il faut combattre par toujours plus d’ouverture, par plus d’immigration, par plus de libéralisme n’est finalement que la réponse au repli oligarchique et élitiste.

Grands pourfendeurs du local, chantres du mondia- lisme, les acteurs économiques forment un réseau hors- sol, méprisant qui refuse de partager avec le peuple, vu comme responsable de son sort. L’immigrationisme forcené n’est qu’une facette de ce détachement, de ce mépris pour le vieux sang français. Seul ce qui vient d’ailleurs a une valeur à leurs yeux : il suffit de consta- ter le remplacement des commerces traditionnels des centres-villes par les nouvelles boutiques bio, de com- merce équitable ou de cuisine du monde pour consta- ter que l’attrait pour l’exotique se fait au détriment du voisin immédiat.

Le populisme : symptôme de l’abandon du peuple

Les causes du populisme sont donc la misère, la détresse culturelle et morale, le recul de la civilisation, le rempla- cement du peuple. Les causes du populisme, sont la destruction de la ci- vilisation française, la perte des repères qui ont fondé notre société, l’abolition de toute morale au profit de la concurrence économique. Les causes du populisme, c’est l’abandon du peuple. Tout simplement.

Mais ce diagnostic posé, que reste-t-il ? À force de s’in- terroger sur ce qui pousse les peuples à se replier sur eux-mêmes, à rejeter la modernité, les commentateurs, hommes politiques ou éditorialistes, oublient et refusent de s’interroger sur la compatibilité entre le peuple et cette société libérale qu’ils nous vendent avec tant d’ar- deur.

Quand tous les voyants sont au rouge, que les diagnos- tics sont tous plus alarmants les uns que les autres, ne serait-il pas grand temps de ne plus s’interroger sur la réaction du peuple mais sur les véritables causes du pro- blème ?

Le populisme est une réaction immunitaire et de bon sens du corps social face à la détérioration des membres, il est grand temps de s’attaquer à la source de la maladie :

le libéralisme économique mondialiste.

NON AU RETOURDES DJIHADISTES

NON AU RETOURDES DJIHADISTES L’Etat Islamique (EI) défait, tous les problèmes ne sont pourtant pas résolus

L’Etat Islamique (EI) défait, tous les problèmes ne sont pourtant pas résolus : que faire des ressortis- sants français arrêtés dans la zone irako-syrienne et ayant combattu dans les rangs djihadistes ? La France a officiellement reconnu la légitimité des tribunaux et refuse d’interférer dans le processus judiciaire, tout en se réservant le droit d’agir en justice contre ceux qui seraient autorisés à rentrer en France.

Certaines ONG dénoncent les procès irakiens et reprochent aux gouvernements étrangers comme la France ne pas apporter le soutien consulaire nécessaire à leurs ressortissants. Human Rights Watch accuse l’Irak de mener une justice ex- péditive, les femmes étant la plupart du temps condamnées à la prison à vie ou à la peine de mort. Il faut toutefois remarquer que Mélina Boughe- dir, dernière française condamnée en Irak, n’a été condamnée qu’à 7 mois de prison et pourra rentrer en France à la fin du mois : elle avait rejeté l’accusa- tion de combattante, expliquant qu’elle avait suivi son mari parce que ce dernier, combattant mort à Mossoul, la menaçait de la séparer de ses enfants. L’argument a donc été entendu par les juges.

Mais si la souveraineté locale est respectée, la question se pose du traitement que la France doit réserver à ses ressortissants à leur retour sur le sol national. Les djihadistes sont entendus par la justice française mais au regard de la clémence habituelle des juges français, permettre le retour de combattants sur notre sol pourrait représenter un danger contre lequel la France ne paraît pas bien armée.

islam

IMAMS EN FRANCE

Pour le Ramadan (du 15 mai au 14 juin), le ministre de l’In- térieur, Gérard Collomb, et le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Abbas ont organisé l’arrivée en France de 100 imams pour prêcher un « Islam de modération ». Outre la difficulté communautaire, puisque chaque communauté nationale, marocaine, turque, algérienne, etc, suit ses propres imams, la venue de ces prêcheurs nord-africains démontre l’absence de cadres islamiques français. La nécessité de faire venir en France un clergé « modéré » n’est-il pas la preuve du danger grandissant de l’islamisme dans notre pays, danger contre lequel le gouvernement n’agit toujours pas ?

La question se pose également sur la définition d’une reli- giosité modérée des imams accueillis quand la législation al- gérienne impose l’enseignement de la Charia dans toutes les filières secondaires et que le Code de la Famille, directement inspiré de cette même Charia, réglemente la répudiation des femmes et la polygamie.

Enfin une opération du même type avait été organisée en 2015. Mohamed Abbas avait alors déclaré que ces prêches avaient pour objectif de redorer le blason de l’Islam en France après les attentats barbares qui avaient frappé notre pays.

« Il est prévu que des imams algériens servent dans les mos- quées fédérées par la Grande Mosquée de Paris et ailleurs pour, notamment, immuniser la communauté nationale éta- blie en France et en Europe et dépoussiérer la face éclaboussée de l’islam ». Cette immunisation et ce dépoussiérage a eu les effets que l’on connaît. Malgré l’urgence d’une politique claire et nationale face aux dangers de l’islamisme mondiali- sé, le ministre de l’Intérieur réitère l’opération communica- tion… Bis repetita.

de l’islamisme mondiali- sé, le ministre de l’Intérieur réitère l’opération communica- tion… Bis repetita.

islam

LA VICTOIRE CULTURELLE DE L’ISLAM OU L’IMPUISSANCE FRANÇAISE

L’ ancien Premier ministre, Manuel Valls, a résumé tout haut, le 26 mars même dans l’émission Les 4 Véri-

tés de France 2, ce que le système politique pense tout bas : « L’islam est désormais une religion fran- çaise », alors qu’elle devrait être une religion en France.

La culture de la soumission

Par cette simple phrase, l’ex-socia- liste passé à En Marche, a parfai- tement montré à quel point notre caste politique parisienne était soumise à une culture étrangère, et surtout de quelle manière elle se re- trouvait désarmée et préférait donc ne plus mener le combat. Il va s’en dire qu’affirmer que l’islam est une religion française renie tout sim- plement deux millénaires d’His- toire. C’est tout bonnement nier le baptême de Clovis de 496 faisant de la France la fille aînée de l’Eglise, c’est occulter volontairement le sa- crifice de celui qui n’était pourtant qu’un maire du palais, Charles Mar-

tel, qui arrêta dans leur chevauchée conquérante les Arabes à Poitiers en 732, ou c’est encore oublier que la première croisade contre les Sar- rasins partit de France en 1095, sur la demande du Pape Urbain II.

Un dhimmi nommé Valls

Affirmer que l’Islam est devenue une religion française, c’est acter la victoire culturelle de ce qui est en fait bien plus une religion, ou plu- tôt une religion politique. Et cela est d’autant plus dangereux qu’en affirmant cela, l’ancien Premier ministre prend volontairement le statut de dhimmi, théorisé dans le Coran, qui fait des Français ca- tholiques de simples soumis voire mêmes des serviteurs de l’islam.

Bref, Manuel Valls préfère dénigrer les Français de souche en niant leur héritage catholique pour ne plus les considérer que comme de simples supplétifs d’une religion étran- gère qui n’est pas la leur. D’ailleurs, comment peut-on tolérer que la

moindre critique faite à l’encontre des musulmans soit taxée d’islamo- phobe, lorsque dans le même temps toute réaffirmation de notre iden- tité catholique est condamnée sur l’autel de la laïcité républicaine ?

L’esprit de capitulation

Enfin, ce qui est d’autant plus dra- matique, c’est qu’en l’espace de quelques décennies seulement, ce qui n’est pourtant rien face aux siècles qui ont forgé la France, nos dirigeants ont accepté sans jamais se poser les bonnes questions l’im- plantation de nombreux étrangers sur notre sol, sans prendre au sé- rieux leur désir de nous convertir d’abord pacifiquement puis par la force.

Reconnaître que l’Islam est devenu une religion française c’est donc si- gner une capitulation politique qui ne peut que signifier, à terme, la mort de notre identité française et la déliquescence de notre civilisa- tion européenne.

que signifier, à terme, la mort de notre identité française et la déliquescence de notre civilisa-

jUsticE

EMMANUEL MACRON OU LE LAXISME TRIOMPHANT

jUsticE EMMANUEL MACRON OU LE LAXISME TRIOMPHANT L e 6 mars, Emmanuel Macron s’est rendu à

L e 6 mars, Emmanuel Macron

s’est rendu à l’Ecole Nationale

d’Administration Pénitentiaire

à Agen, où il a pris la parole

devant les élèves et les élus du Lot-et- Garonne.

Comme à son habitude, le président n’a pas manqué de vouloir révolu- tionner le domaine pénitentiaire, avec cette imprécision et cette rapi- dité qui le caractérisent désormais. Avec grandiloquence, le président a annoncé vouloir incarner une nou- velle voie entre laxisme et répres- sion, s’inscrivant dans l’héritage d’une gauche progressiste pour qui le condamné est une victime et celui qui condamne un fautif.

Généralisation du bracelet électronique

Aussi Emmanuel Macron a-t-il an- noncé qu’il n’y aurait plus de passage en prison de manière automatique pour les personnes condamnées à moins d’un an, dans le but de lutter contre la surpopulation carcérale. A ce titre, Emmanuel Macron préfère une forfaitisation des petits délits, y compris en ce qui concerne le trafic de drogue, ce qui laisserait les dé-

linquants agir en toute impunité, la menace étant bien peu dissuasive.

en a appelé à la clémence des juges pour éviter à tout prix la prison au profit du port du fameux bracelet.

Droit de vote et droit du travail pour les prisonniers

Mais là où Macron dérape réelle- ment, c’est lorsqu’il entend se battre en faveur de la socialisation des détenus. Aussi, est-il impératif, se- lon lui, d’instaurer un droit du tra- vail pour les prisonniers afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes pro- tections que tous les autres travail- leurs. Pour réfléchir à la question, une agence devrait d’ailleurs être mise sur pied. Comble du comble, Emmanuel Macron entend se battre pour que tous les détenus puissent

L’ANCIEN MINISTRE DU BUDGET, JÉRÔME CAHUZAC, A APPELÉ À LA CLÉMENCE DES JUGES POUR ÉVITER À TOUT PRIX LA PRISON AU PROFIT DU PORT DU FAMEUX BRACELET.

Toutefois, sans estimer se contre- dire lui-même, le président envisage de construire 7.000 places de prison supplémentaires en 5 ans, bien loin des 15.000 places alors promises par la gauche socialiste de l’ère Hollande. Car souvenons-nous : Macron refuse la répression. A ce sujet le président a d’ailleurs indiqué : « Augmenter les places de prison fait d’un problème so- cial et moral un problème immobilier. Je ne m’en satisfais pas ». C’est pour- quoi, l’usage du bracelet électronique lui paraît la situation idoine, prétex- tant qu’il responsabilisera davantage le bénéficiaire du dispositif en lui faisant goûter à la liberté. Or, la ba- nalisation du bracelet électronique n’est qu’un nouveau symbole de la dé- cadence de l’autorité, puisque l’Etat préfère désormais laisser une liberté certaine aux délinquants. C’est d’ail- leurs ce qu’a bien compris l’ancien ministre du budget, M. Cahuzac, qui

jouir du droit de vote, et cela dès les prochaines élections européennes. Cela signifie qu’être détenu ne s’ac- compagnera plus d’une perte de ses droits civiques et que tous ceux qui ont enfreint la loi pour des faits pou- vant aller jusqu’au meurtre auront donc le droit de participer au fonc- tionnement législatif de la cité. Et demain, pourront-ils être candidats à des élections, car après tout élire sans pouvoir être élu pourrait s’apparenter à une forme de discrimination dans l’esprit de la philosophie des droits sans devoirs qui règne aujourd’hui ?

L’autorité de l’Etat sapée

Le lent et long déclin de la France comme de sa société continue. L’au- torité de l’Etat est sapée par celui qui pourtant prétend, en tout propos, être notre chef. Et sans autorité, les dernières parcelles de souveraineté sont en train de disparaître.

soUvErainEté

EMMANUEL MACRON

PRÊT À BRADER LA NOUVELLE-CALÉDONIE ?

E mmanuel Macron a entre- pris une équipée africaine dans laquelle il n’hésite pas à vanter le nationalisme des

pays en question et à prôner une solidarité à tout va avec la France, ce qui l’a même conduit à dire que « la Tunisie c’est notre combat ».

En revanche, le président se moque entièrement du réveil de nos iden- tités locales qui témoigne pourtant d’un regain d’intérêt pour ce qui fonde notre Nation. La preuve en est que lors de son dernier dépla- cement à Bastia, il a balayé d’un revers de main la spécificité corse, ne donnant de gages qu’à la Répu- blique et à la décentralisation.

Et maintenant, il délaisse l’archipel calédonien dont l’actualité est pour- tant cruciale puisque cette région devra répondre par référendum sur l’enjeu de l’auto-détermination. Or, l’exécutif a indiqué de ne pas vou- loir s’immiscer dans la gestion de ce dossier, laissant en quelque sorte l’affaire pourrir d’elle-même.

Jamais Emmanuel Macron n’a af- firmé que l’identité calédonienne participait de la construction de la Nation française, ni pourquoi la Nouvelle-Calédonie était française. Alors que le président a tous les le- viers en main, notamment le statut d’autonomie garanti par la Consti- tution française, pour insister sur le respect de la culture locale calé- donienne, dans une relation apaisée avec notre métropole, Emmanuel Macron préfère faire le jeu des indé- pendantistes qui s’en sont pris vio- lemment dans le passé à l’autorité de l’Etat et à nos forces de l’ordre. D’ailleurs la tombe de ces chefs in- dépendantistes a été fleurie par le Premier ministre Edouard Philippe lors de son séjour en Nouvelle-Ca- lédonie, sans même un mot pour les gendarmes français abattus ou pris en otage.

Même l’organisation matérielle du référendum d’auto-détermination est révélatrice du désintérêt de Macron sur le sujet. Alors qu’il s’agit d’un vote sur une question claire, la

France ou l’indépendance, l’exécu- tif préfère gommer des bulletins de vote le mot « indépendance » pour le remplacer par celui de « souverai- neté » sans que cela ne soit très évo- cateur pour les futurs électeurs. En effet, que peut bien signifier pour un Calédonien le fait de se pronon- cer sur la souveraineté de sa région ? Cela implique t-il plus d’autonomie, plus de libertés locales ? Alors que mentionner le mot « indépendance » a le mérite de montrer qu’en choisis- sant cette option-là, les Calédoniens renonceront définitivement à la France. Or le combat localiste s’est toujours situé entre un centralisme excessif et un séparatisme subversif. Il est possible d’être Calédonien tout en restant Français. Mais le gouver- nement préfère ne pas le dire trop fort quitte à brader nos territoires d’outre-mer.

Superficie 18 575,5 km 2 Population 268 767 habitants

Rattachement à la France

1853

territoires d’outre-mer. Superficie 18 575,5 km 2 Population 268 767 habitants Rattachement à la France 1853

intErnational

TRUMPTIENT SESPROMESSES

A merica First ! C’est par ce slogan simple mais révé- lateur des intentions de Donald Trump que l’an-

cien candidat et actuel président des Etats-Unis d’Amérique avait résumé

sa campagne. L’objectif clairement

affiché était la défense de la souve- raineté américaine, en ces temps où la mondialisation et la concurrence sauvage avaient fait bien des ravages

dans l’économie américaine. Il est vrai que cette dernière décennie,

le réveil des géants asiatiques par-

mi lesquels la Chine et l’Inde a lar-

gement déstabilisé les Etats-Unis,

dont la figure de leader économique n’avait plus été contestée depuis

1945.

Un an avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, le pays accusait des déficits commerciaux étonnants et nouveaux pour une telle puissance mondiale. En 2016, le déficit commercial en biens et ser- vices des Etats-Unis représentait 502 milliards de dollars, les coûts d’im- portation en ce domaine atteignant 2,711 milliards de dollars. Ajoutons

à cela un déficit de 750 milliards de dollars rien que pour le commerce

de

marchandises. Sans oublier que

les

Etats-Unis peinaient déjà à se re-

mettre de la brutale et douloureuse crise automobile de 2009 où le mar- ché s’était contracté de 21% condui- sant à la suppression de 26.000 em- plois industriels et à la fermeture de plus d’une trentaine d’usines.

Les bienfaits du protectionnisme économique

Alors que Donald Trump souhaite

corriger ces lourds déficits en rédui- sant drastiquement les importations

n’a

rien de surprenant, surtout pour

un

président qui a fait du maintien

de

l’outil industriel et de l’emploi le

fer

de lance de sa campagne prési-

dentielle. C’est bien pourquoi, le 08 mars dernier, le président améri- cain a signé un texte qui établit des taxes à hauteur de 25% sur les im-

texte qui établit des taxes à hauteur de 25% sur les im- portations d’acier et de

portations d’acier et de 10% sur les importations d’aluminium. L’objectif de ce texte est de mettre clairement fin aux pratiques commerciales d’antan et aux importations, caracté- risées par Donald Trump lui-même comme des « agressions » à l’encontre des Etats-Unis.

Immédiatement après cette annonce l’ensemble des partenaires commer- ciaux, essentiellement européens d’ailleurs, a crié au scandale, le mi- nistre français des Finances en tête en précisant : « Avec nos partenaires européens, nous allons évaluer les conséquences sur nos industries et les réponses à apporter ».

L’Union Européenne a un train de retard

Il est vrai que le retournement idéo- logique des Etats-Unis, en prônant désormais une politique protec- tionniste dans le sens de leurs inté- rêts nationaux, a de quoi déstabili- ser tous ces Etats et gouvernements européens qui avaient fondé leur modèle de prospérité économique sur le libéralisme d’après-guerre, tel qu’incarné alors par les Améri- cains. Du jour au lendemain, nos dirigeants européens se retrouvent

goguenards, en perte de repères, se voulant même plus libéraux que les Etats-Unis de l’ère Reagan. Il est vrai que le modèle économique améri- cain né avec les accords de Bretton Woods de 1945, avait largement ins- piré l’Europe qui n’avait de cesse de vouloir s’aligner sur cette réussite. Le Serpent Monétaire Européen n’était qu’une tentative d’adaptation de l’Europe à la réussite américaine.

Pour une fois suivons l’exemple américain

Or, la prise à parti des Etats-Unis d’Amérique par nos dirigeants eu- ropéens, pour son changement de stratégie visant à défendre ses in- térêts nationaux, a quelque chose de risible. Alors que notre Europe se meurt de trop vouloir s’ouvrir à l’étranger, comme le prouvent une immigration incontrôlée, les déloca- lisations d’entreprises vers l’Asie, le dumping fiscal ou social, les Etats- Unis se concentrent sur l’essentiel à savoir la défense de leur souveraine- té. Mais comme l’Europe a toujours un train de retard, espérons que ce modèle économique, non pas de re- pli mais de protection de nos intérêts vitaux, sera le nôtre dans quelques années.

MACRON

…MONDIALISTECONVAINCU

L 17 avril dernier avait lieu le pre- mier ‘’ grand oral ‘’ du président français devant le Parlement eu- ropéen. Les idolâtres de tout poil

voyaient déjà l’arrivée d’Emmanuel Macron à Strasbourg comme le signe du renouveau de la jeunesse au secours de l’Europe. « Les applaudissements seront nourris ce mardi matin lorsque Emmanuel Macron entrera pour la première fois dans l’hémicycle de Stras- bourg. Ils salueront la fraîcheur, l’éner- gie et le modernisme de l’élu des Fran- çais, un visage de l’Europe qui tranche sur l’effacement d’une chancelière alle- mande que l’on dit vouée au déclin », pouvait-on lire dans la presse nationale. Tout le problème est que le jeunisme n’a jamais été un programme en soi, surtout lorsqu’il ne fait qu’éculer les vieilles recettes d’une classe politique en déshérence. Mais il est vrai que Macron est considéré, par la médias- phère, comme le nouveau héraut d’une Europe en panne, tant ses discours eu- rophiles subjuguent la bien-pensance européenne.

Pourtant, malgré ses grandes envo- lées lyriques sur l’Europe à 27, jamais le président Macron n’a été capable de définir ce qu’était sa vision européenne. Ou plutôt, le projet européen macro- nien est purement dictatorial, en cela qu’il incarne parfaitement le règne de la bien-pensance. L’U.E. que souhaite Macron est en tout point conforme à la France des territoires qui émane de la loi Notre qu’il avait défendu par le passé. C’est un millefeuille politique et administratif qui ne vise qu’à étouf- fer les initiatives et les identités lo- cales comme nationales. L’Europe de Macron c’est celle de la technostruc- ture, telle que voulue d’ailleurs par son amie Angela Merkel, c’est-à-dire celle du fédéralisme outrancier détricotant

les Etats-Nations. A cela n’oublions pas sa défense d’une Europe des lobbys, prompte à servir les intérêts financiers des géants économiques de ce monde, tels que les traités de libre-échange avec les Etats-Unis puis le Canada l’ont révélé. Emmanuel Macron se moque bien des peuples : ce qui compte à ses yeux c’est uniquement la logique éco- nomico-administrative prête à remplir les objectifs de l’ancien banquier qu’il fut.

Emmanuel Macron a beau fustiger et dénoncer la montée des populismes dans les pays d’Europe de l’Est, ar- guant qu’ils s’éloigneraient de l’esprit européen, ce sont bel et bien ces Na- tions et ces peuples qui incarnent le mieux ce que doit être l’Europe. Les Hongrois, les Polonais, ou les Tchèques n’en défendent pas moins leur pays comme l’Europe lorsqu’ils refusent massivement l’invasion migratoire, la mise à mal de leur identité et le com- munautarisme musulman. Car dans le même temps, ils préservent ce qu’est leur culture qui puise incontestable- ment aux sources de la civilisation européenne, issue de notre héritage helléno-chrétien commun. Contraire- ment à ce que pense ce cher Emmanuel Macron, promouvoir une identité na- tionale est bien un acte européen, car il participe de l’exaltation de la civilisa- tion européenne.

Ce n’est pas en prônant à tout va l’in- tégration européenne et mondiale qu’Emmanuel Macron sauvera l’Eu- rope, car les mécanismes d’intégration politique ont des effets somme toute bien limités. En revanche, en considé- rant ce qu’est historiquement l’Europe et ce qu’elle doit aux pays européens, et particulièrement à la France, il aura fait une bonne partie du chemin.

chroniqUEs dE jUpitEr

…BELLICISTE EN AFRIQUE

E mmanuel Macron n’en finit pas

de se faire détester par l’Armée

et ses hommes. Lors d’une réu-

nion en présence des présidents,

des chefs de gouvernement et des mi- nistres des Armées du Sahel, compre- nant le Burkina Faso, le Mali, la Mauri- tanie, le Niger et le Tchad, et surtout en présence de généraux français, Emma- nuel Macron a affirmé de manière pé-

remptoire : « La guerre bat son plein au Sahel […]. Il y a une réelle présence des terroristes. L’objectif est de remporter des victoires au premier semestre 2018 ». Ce discours a été compris comme une re- montrance supplémentaire du chef des Armées, considérant que les militaires français n’obtiendraient guère de résul- tat sur le terrain. Or, l’Armée française est engagée depuis janvier 2013 dans cette partie du monde, ce qui mobilise

4.500 hommes, et elle peut se targuer

d’avoir d’ores et déjà éliminé 450 djiha- distes, après en avoir fait prisonniers 150, rien qu’entre août 2014 et février

2018. Toujours est-il que le président

Macron n’a guère été très loquace ni ef- ficace quant au plan d’attaque qu’il sou- haiterait mener au Sahel. Les postures suffisent à le contenter. Sauf, qu’il n’est pas permis de jouer avec son Armée et la vie d’hommes, surtout lorsqu’elle est engagée sur un continent étranger. D’autant plus que toute la difficulté de l’Armée française ne se trouve pas tant sur le terrain que dans le manque de moyens qui lui sont alloués pour aider à former une armée africaine. A ce pro- pos, le Chef d’Etat-Major des Armées, le général Lecointre, pense que la durée de formation nécessaire pourrait équi- valoir à 15 ans. Notre Armée française est donc soumise à rude épreuve et surexploitée. Les intentions martiales et indéfinies, donc d’autant plus dange- reuses, d’Emmanuel Macron, ne suffi-

ront pas à rassurer nos soldats.

QUANDGÉRARDCOLLOMB

TROMPE LESFRANÇAIS

L’ ensemble de la presse est unanime : Gérard Collomb contrôlerait drastiquement les flux migratoires. Reste que

lorsque l’on s’y penche de plus près, la situation est loin de correspondre à cette affirmation.

Nous avons déjà souligné que la loi Asile et Immigration proposée par le ministre de l’Intérieur s’apparentait à une vaste tartufferie tant les nouveaux moyens de régulation des migrants, présentés par une gauche rétrograde comme xénophobes et racistes, sont en fait de simples gadgets. Ce n’est pas en étendant la durée de contrôle de l’identité de chaque réfugié que leur refoulement sera efficace. Bien au contraire, cette loi leur permet de profiter un peu plus de l’hospitalité française. Et puis Gérard Collomb su- bit un véritable camouflet vis-à-vis des pays d’où sont issus ces migrants, car aucun ne souhaite coopérer sérieuse- ment avec la France pour récupérer ses ressortissants. Effectivement, la France débourse déjà 4 milliards d’eu- ros pour les accueillir. Les dirigeants étrangers se disent donc à juste titre :

continuons de laisser payer la France pour nous.

Malgré la ligne ferme qu’afficherait Gérard Collomb, pour reprendre des

propos journalistiques, son bilan de- puis son arrivée place Beauvau est loin d’être brillant. Depuis 2017, le nombre d’entrées de migrants a littéralement explosé aux frontières françaises :

+ 254% d’entrées supplémentaires à

la frontière belge ;

+ 38% à la frontière espagnole ;

+ 32% à la frontière italienne ; et

même + 8% à la frontière suisse.

Et nos élus parisiens ont beau en ap- peler à la solidarité pour ces réfugiés fuyant soi-disant la Syrie en guerre, il s’avère que l’origine de ces migrants est loin d’être syrienne. Ainsi, les mi-

grants présents en France sont origi- naires d’au moins neuf pays africains différents, alors que les Syriens ne re- présentent que 2% de ces personnes. Mais la presse continue de nous par- ler que du cas syrien. Bref, nous avons en France des migrants nouveaux : les Syriens d’Afrique. D’ailleurs, Gérard Collomb se trahit lui-même, insistant avec force, sur la limitation du nombre de départs depuis le Niger où ils se- raient encore 110.000 à tenter l’aven- ture pour essayer de gagner l’Europe.

Bref, l’agitation médiatique autour de Gérard Collomb n’est hélas que la tra- duction d’une France qui ne sait plus où elle va.

la tra- duction d’une France qui ne sait plus où elle va. immigration - fiscalité KFC

immigration - fiscalité

KFC NE PAYE PAS SES IMPÔTS

Depuis 15 ans, le groupe de restauration américain KFC n’a pas payé d’impôt sur les sociétés en France. Cet impôt ne s’applique que sur le bénéfice dégagé du chiffre d’affaire de l’entreprise. Or mal- gré un chiffre d’affaire de 219 millions d’euros et des restaurants dégageant le chiffre d’affaire moyen le plus important d’Europe, KFC connaît un déficit cu- mulé de 30 millions d’euros. Etonnamment, 13 % du chiffre d’af- faire réalisé est reversé à des filiales du groupe situés dans des paradis fiscaux. Plus encore, l’argent ne semble pas être un souci particulier pour le groupe américain qui ouvre en France plus d’une dizaine de restaurants par an. Pourtant aucune réforme fiscale n’a été encore envisagée par le gouvernement, trop occupée à taxer les retraités fran- çais.

L’ARNAQUE DU PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE

L’impôt sur le revenu verra s’appliquer le prélèvement à la source à partir du 1er janvier 2019 : le prélèvement fiscal se fera désormais à la fin de chaque mois, directement sur le salaire versé par l’employeur. Cette mesure a été ins- taurée par souci d’efficacité et de sim- plification. Mais à l’approche de son entrée en vigueur, les choses ne sont plus aussi évidentes. Réformes et difficultés vont souvent de pair et les mauvaises nouvelles vont pleuvoir sur le contribuable : le nouveau système, qui prélève avant les déductions ou les crédits d’im- pôt, entraînera une augmentation du montant à payer jusqu’en septembre où l’administration pourra alors rem- bourser le trop-versé. S’ajoute à cela la multiplication des interlocuteurs : l’ad- ministration fiscale évidemment, mais aussi l’employeur qui est en charge de la déclaration et auprès duquel doivent être signalés les changements de si- tuation familiale. La simplification ne concerne pas non plus les démarches puisque la déclaration des revenus sera toujours à remplir chaque année. En période d’austérité et de grande ré- forme pour moderniser l’Etat, le pré- lèvement à la source décrédibilise un peu plus la politique gouvernementale. Surtout qu’elle s’applique à l’orée d’une

période électorale : les élections euro- péennes en 2019, suivies l’année sui- vantes des élections municipales. Après la hausse de la CSG sur les retraités, qui devait être compensée par la suppres- sion partielle de la taxe d’habitation mais qui est entrée en vigueur 9 mois avant, le prélèvement à la source fait encore ressentir aux contribuables le poids fiscal grandissant et teinte d’ama- teurisme un président présenté avant l’élection comme l’expert qui saurait fluidifier et alléger le monstre adminis- tratif français. Avec l’application d’une nouvelle taxe par mois en moyenne, les promesses de soulagement fiscal semble une nouvelle fois oubliée. Le président et sa majorité perdent égale- ment des soutiens chez les plus riches à cause de la réforme de l’ISF (impôt sur la fortune) qui devient IFI (impôt sur la fortune immobilière) en leur défaveur. En même temps, entre en vigueur au- jourd’hui une taxe inventée par Fran- çois Hollande sur les résidences secon- daires, et permettant aux communes de majorer la taxe d’habitation jusqu’à

60%.

Pour tenter de limiter au maximum les dégâts de cette politique, le gouver- nement a donc prévu un budget com- munication de 5 millions d’euros et l’administration organise des stages de formations pour ses agents. En période d’austérité et de coupes budgétaires, les réformes coûtent parfois bien chères.

ARMEMENT EUROPÉEN

En plus d’envoyer nos soldats sur tous les fronts combattre au nom de l’OTAN, les pays européens par- ticipent indirectement à d’autres conflits par la vente d’armes. Récem- ment c’est l’Allemagne qui s’est retrou- vée au cœur des critiques quand les observateurs internationaux se sont aperçus que c’était des blindés alle- mands qui permettaient aux Turcs de s’en prendre aux populations Kurdes.

Mais la France n’est pas en reste puisqu’elle fournit l’armement néces- saire (chars, avions, missiles, canons, …) à la coalition arabe dont font par- tie l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis pour écraser la rébellion au Yemen. Sans doute au nom de la démocratie.

insécUrité

VIOLENCES EN SÉRIE CONTRE LESMÉDECINS

i nsécUrité VIOLENCES EN SÉRIE CONTRE LESMÉDECINS S elon le Parisien du 4 avril 2018, citant

S elon le Parisien du 4 avril 2018, citant l’Observatoire de la sécurité du conseil natio- nal de l’Ordre des médecins,

les violences physiques ou verbales envers les médecins augmentent de façon inquiétante. Plus de 1000 méde- cins ont porté plainte en 2017 : dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), c’est 163 agressions recen- sées, plus haut total national. Ces vio- lences touchent principalement les médecins généralistes mais également les spécialistes qui pâtissent de l’engor- gement des hôpitaux.

Deux médecins dunkerquois té- moignent des violences qu’ils ont eu à subir. Une jeune femme, médecin remplaçante, a été frappée au visage, devant ses autres patients, alors qu’elle raccompagnait son agresseur parce qu’il l’avait insultée. Le second, mé- decin de 55 ans, s’est fait fracturer le tibia par une bande de jeunes parce qu’il leur demandait de faire moins de bruit. Deux exemples parmi tant d’autres. L’insécurité est quotidienne quand ils subissent régulièrement « des insultes, des crachats, des vols » voire même « des coups et des agres- sions sexuelles » selon l’Observatoire. Un médecin raconte avoir été forcé de rédiger plusieurs reprises des ordon- nances pour des drogués le menaçant dans son bureau.

Cette insécurité touche les praticiens mais a des répercussions sur les pa- tients. Angoisse, traumatisme, peur d’être agressés eux-aussi, l’ambiance est de moins en moins sereine. Aucune mesure suffisante n’est prise par les pou- voirs publics. A Marseille la préfecture a donné aux médecins le numéro direct d’un policier référent par quartier ; le conseil de l’Ordre leur recommande en même temps de « ne pas avoir d’objets tranchants sur leur bureau » et de « dé- samorcer les conflits ».

Seuls face à leurs difficultés au milieu des « quartiers sensibles », les médecins ne veulent plus s’installer seuls, refusent de visiter certains quartiers, installent à leur cabinet portes blindées, alarmes et visiophones. Dans les hôpitaux, les vio- lences sont encore plus fréquentes : on décompte un acte de violence toutes les 30 minutes ! Les établissements multi- plient les palliatifs : vidéosurveillance, médiateurs, cours d’autodéfense… En résumer, ils obligent les médecisn à se débrouiller par eux-mêmes, la police ne pouvant que constater ce qui est déjà fait.

Agression majoritairement contre les femmes médecins, quartiers sensibles, les mêmes causes appellent les mêmes conséquences : les pouvoirs publics brillent par une absence totale de ré- action et de mesures qui sont pourtant nécessaires de toute urgence.

D’ORANGE ÀDIEST,

LA CULTURE EUROPÉENNE EN DANGER

J’ ai eu le plaisir de me rendre à Diest, en Flandre, les

7 et 8 avril dernier pour répondre à l’invitation qui

m’était faite par mon confrère, le Bourgmestre de la

ville, à l’occasion du 400è anniversaire de la mort de

Philippe-Guillaume, Prince d’Orange.

Cette cérémonie très émouvante a permis de nous retrou- ver par-delà nos différences politiques autour de cette figure charismatique et rassembleuse que fut ce Prince d’Orange, puisque à mes côtés figuraient le représentant diplomatique des Pays-Bas, le Maire de Breda et de nombreux élus locaux flamands. En effet, le Prince Philippe-Guillaume malgré la culture politique protestante qui était celle de son pays, a pré- féré conserver la foi catholique dans laquelle il avait été édu- qué, et par là-même il apparaît comme le symbole de notre civilisation européenne et de son héritage chrétien, malheu- reusement remis en cause de nos jours.

chrétien, malheu- reusement remis en cause de nos jours. la cérémonie ont immédiatement tenu à m’alerter

la cérémonie ont immédiatement tenu à m’alerter sur cette si- tuation. M’invitant à leurs côtés à visiter un centre social de la ville de Diest, ils n’ont pu que souligner le triste constat d’une intégration en panne et m’ont fait part de l’immense inquié- tude devant un nouveau parti politique belge musulman, af- firmant sa volonté d’imposer la charia dans le pays.

Malheureusement, ce constat n’est que la triste conséquence de plusieurs années de laxisme politique qui ont favorisé des flux migratoires disproportionnés, remettant en question non seulement nos coutumes et nos traditions, mais aussi notre culture et notre identité européenne. Tout cela n’est que le ré- sultat d’une vaste planification mondialiste qui a conduit au nivellement de nos sociétés organiques nationales, favorisant l’accueil du lointain au détriment du prochain et érigeant la culture de l’étranger en modèle, au détriment de notre propre identité.

Cette négation de notre culture européenne a marqué mon voyage, puisque les constats que je fais en France depuis de nombreuses années sur les flux migratoires, la crise sociale et identitaire, s’appliquent totalement à la Belgique, même s’ils semblent plus dramatiques en Wallonie qu’en Flandre. Et d’ailleurs, les Bourgmestres et Echevins flamands présents à

Je reviens donc de ce voyage avec l’intime certitude qu’il convient plus que jamais pour les élus d’assurer la défense de leur population et de leur identité, par tous les moyens légaux, en s’opposant au prêt-à-penser totalitaire qui règne, s’ils ne veulent pas voir disparaître définitivement notre culture et notre civilisation.

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