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GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 1 / 5

FORMULAIRE HYDRAULIQUE (D42)
1. Généralités
Grandeur
Symbole
Dimension Unités Relation Valeurs
Rayon R L m R (m) = D (m) / 2 D : diamètre (non hydraulique)
Surface S L
2
m
2
S (m
2
) = π D
2
/ 4 = π R
2
(cercle)
1 pouce (inch) = 0,0254 m
1 pied (feet) = 0,3048 m
1 mile (terre) = 1 609,35 m
1 mile marin = 1 853,25 m
Volume v L
3
m
3

v (m
3
) = π D
3
/ 6 (sphère)
v (m
3
) = S h = π R
2
h (cylindre)
1 m
3
= 1 000 litres
1 US gallon = 3,785 litres
1 gallon impérial = 4,452 l
Densité d (-) (m
3
/m
3
)
rapport de la masse du corps sur
la masse d’eau équivalente
eau à 4°C : 1,00
huile : 0,75 à 0,96
mercure : 13,6
air : 0,00122 à 0,00138
Masse volumique
(ou masse spécifique)
ρ M L
-3
kg . m
-3
ρ = masse / volume
eau à 4°C : 1 000 kg/m
3

eau à 20°C : 998,2 kg/m
3

eau à 100 °C : 958,4 kg/m
3

air à 20 °C : 1,325 kg/m
3

Débit (volume) Q L
3
T
-1
m
3
. s
-1

Q (m
3
/s) = v (m
3
) / t (s)
Q = U x S
Q
massqiue
(kg/s) = ρ . Q avec
Q
massqiue
= masse / temps
Vitesse U (ou V) L T
-1
m . s
-1

U = Q / S = longueur / temps
U : vitesse moyenne
V : vitesse réelle
Propagation de la pression
dans l’eau : 1 425 m/s

Force F M L T
-2
N F (N) = m (kg) x g (m.s
-2
) g = 9,81 m.s
-2
(ou N.kg
-1
)
Travail, Energie W, E M L
2
T
-2
J W ou E = F (N) x d (m) 1 kWh = 3,6.10
6
J
Puissance P M L
2
T
-3
W P (W) = W (J) / t (s)
P = ρ g Q ∆E avec ∆E en
mètres (en hydraulique)

Pression p M L
-1
T
-2
Pa p (Pa) = F (N) / S (m
2
)
1 bar = 10
5
Pa
1 atm = 1,013 10
5
Pa
1 kgf/cm
2
= 0,981 10
5
Pa
1 mm Hg = 133 Pa
Hauteur de pression H L m ce H (m ce) = p (Pa) / ϖ (N/m
3
)
1 m ce = 9 810 Pa
1 bar = 10,1972 m ce
1 atm = 10,3323 m ce
1 kgf/cm
2
= 10 m ce
1 mm Hg = 0,13596 m ce
Viscosité dynamique µ M L
-1
T
-1
N.s.m
-2
µ = ρ ν
1 Pl (poiseuille) = 1 N.s/m
2

eau à 4°C : 1,57 10
-3
N.s/m
2

eau à 20°C : 1 10
-3
N.s/m
2

eau à 100°C : 0,275 10
-3
N.s/m
2

air à 20°C : 1,68 10
-5
Ns/m
2

Viscosité cinématique ν L
2
T
-1
m
2
.s
-1
ν = µ / ρ
1 St (Stoke) = 10
-4
m
2
/s
eau à 4°C : 1,57 10
-6
m
2
/s
eau à 20°C : 1,01 10
-6
m
2
/s
eau à 100°C : 0,29 10
-6
m
2
/s
huile : 30 à 300 10
-6
m
2
/s
mercure : 0,12 10
-6
m
2
/s
air à 20°C : 12,7 10
-6
m
2
/s
Tension de vapeur h
v
L m
Pression exercée par la vapeur
Egale à p
atm
au point d’ébullition
eau à 4°C : 0,083 m
eau à 20°C : 0,239 m
eau à 100°C : 10,33 m
Poids volumique
(ou poids spécifique)
ϖ M L
-2
T
-2
N . m
-3
ϖ (N/m
3
)= ρ (kg/m
3
) g (N/kg)
eau à 4°C : 9 810 N/m
3

eau à 20°C : 9 792,34 N/m
3

eau à 100°C : 9 401,90 N/m
3
air à 20°C : 13 N/m
3

Valeurs de la pression atmosphérique suivant l’altitude :
0 m : 1 atm 690 m : 0,92 atm 1 420 m : 0,84 atm 2 240 m : 0,76 atm 3 140 m : 0,68 atm 4 000 m : 0,635 atm.
La viscosité est due à des frottements (glissement des couches fluides les unes sur les autres). Les phénomènes dus à la viscosité ne
se produisent que lorsque le fluide est en mouvement. La viscosité diminue beaucoup lorsque la température augmente (liquides).
La vitesse moyenne U apparaît comme la vitesse uniforme qui assurerait le même débit que la répartition réelle des vitesses.
GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 2 / 5

ce) (m pression de hauteur en
Cte E
2g
U
2
= = + +
g
p
z
ρ
écoulement laminaire
écoulement turbulent
vue instantanée
écoulement turbulent
vue en pose
filet
coloré
(Pa) pression en
Cte
2
U
2
= + + ρ ρ p gz
2. Bases théoriques de l’hydraulique
¬ Régime permanent (ou stationnaire) : les paramètres de l’écoulement sont constants (p, U, ρ, θ, ν) dans le temps.
¬ Fluide parfait : écoulement sans frottements.
¬ Ecoulement laminaire : ligne de courant rectiligne.
¬ Ecoulement turbulent : ligne de courant « accidentée ».

Equation de continuité (ou de conservation de la masse) :
Cte S U S U Q Q = = = =
2 2 1 1 2 1
. .
ou
1
2
2
1
S
S
U
U
=

Théorème de BERNOULLI : En résumé, la pression d'un fluide diminue lorsque sa vitesse augmente (ou inversement).
z est la cote,
g
P
ρ
est la Hauteur de Pression,
2g
U
2
est la Hauteur cinétique.
E : Hauteur totale (ou énergie totale),
g
P
z
ρ
+ : Hauteur piézométrique.

gz ρ : pression de pesanteur, p : pression statique,
2
2
U
ρ : pression cinétique.



Lorsque le fluide traverse une machine hydraulique, il échange de
l’énergie avec cette machine sous forme de travail ∆W pendant une
durée ∆t. La puissance P (P = ∆W / ∆t = ρ g Q ∆E) échangée est :
• P > 0 si l’énergie est reçue par le fluide (ex. : pompe) ;
• P< 0 si l’énergie est fournie par le fluide (ex. : turbine).

Tube de Pitot :
On considère un liquide en écoulement permanent dans une canalisation et deux tubes
plongeant dans le liquide, l'un débouchant en A face au courant, et l'autre en B est le long des
lignes de courant. En mesurant la dénivellation h du liquide dans les deux tubes, on peut en
déduire la vitesse U d'écoulement du fluide.
gh U 2 =
Phénomène de Venturi :
Un conduit de section S
A
subit un étranglement en B où sa section est S
B
. La vitesse d’un
fluide augmente dans l’étranglement, donc sa pression y diminue : U
B
> U
A
¬ p
B
< p
A


2 2
2 2
. ).
1 1
.(
2
1
Q k Q
S S
p p
A B
B A
= − = − ρ


3. Hydrostatique
¬ Pression relative (p) : pression mesurée par rapport à la pression atmosphérique.
¬ Pression absolue (p
a
) : somme de la pression relative et de la pression atmosphérique (p
0
) ; p = p
a
– p
0
ou p
a
= p +p
0


Equation fondamentale de l’hydrostatique :
) ( ) ( enPa Cte gz p ou ce m en Cte
g
p
z = + = + ρ
ρ

Principe de Pascal :
) ( ) ( ) ( mce en h h h h g p p
B A B A B A
− = − = − ϖ ρ

Dans le cas de liquides superposés, la pression à la profondeur h est (fig ci-contre :

La poussée I (en N) sur une plaque immergée est : I = ϖ y S avec :
• S : surface de la plaque (m
2
) ;
• y : distance du centre de gravité de la plaque à la surface.

Principe d’Archimède : Tout corps de volume « v » plongé dans un fluide au repos subit une poussée de bas en haut égale au
poids du même volume d’eau. On aura donc : P = - G avec P la poussée en newtons (N) et G le poids (en N) du volume déplacé.
L’équilibre est stable si le centre de gravité est au-dessous du centre de poussée.
La compressibilité de l’eau est de l’ordre de 5.10
-10
Pa
-1
(en la négligeant : erreur de 0,5 % pour une colonne de 1 km de hauteur).
h
A B
A
B
gQ
P
E E E
g
U U
g
p p
z z E
ρ
ρ
= − = ∆

+

+ − = ∆
2 1
2
2
2
1 2 1
2 1
2
) ( ) (
) (
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4. Ecoulement en charge (conduites)
Un fluide réel, en mouvement, subit des pertes d'énergie dues aux frottements sur les parois de la canalisation (pertes de charge
régulières ou systématiques) ou sur les « accidents » de parcours (pertes de charge singulières ou accidentelles).
Pertes de charges régulières : entre deux points séparés par une longueur L, dans un tuyau de diamètre D et de rugosité ε
(hauteur moyenne des aspérités), apparaît une perte de charge ∆H (ou perte de pression ∆p) exprimée sous la forme suivante :

D
L U
p
2
2
ρ
λ = ∆

2
2
2
Q L a
D
L
g
U
H = = ∆ λ

Différence de pression (Pa). Perte de charge exprimée en mètres de colonne de fluide (m ce)
λ est un coefficient sans dimension appelé coefficient de perte de charge linéaire (ou facteur de résistance).
Le paramètre qui permet de déterminer le type d'écoulement est le nombre de Reynolds.
U = vitesse moyenne (m/s), D = diamètre de la conduite (m),ν = viscosité cinématique (m
2
/s).
si Re < 2 000 – 2 500 : le régime est LAMINAIRE ¬ λ dépend uniquement de Re ¬ λ = 64 / Re
si Re > 3 000 – 4 000 : le régime est TURBULENT ¬ λ dépend de Re et de la rugosité (ε) ¬ diagramme de MOODY
Pour mémoire : formule de Colebrook (régime turbulent).

Les pertes de charge linéaires (pertes régulières par mètre de conduite) avec i en m/m :
Pour les conduites circulaires : a = 0,0826 λ D
-5
(a en s
2
.m
-6
)
Pertes de charge singulières : elles sont à peu près proportionnelles au carré de la vitesse.

2
2
U
K p
ρ
= ∆

2
2
2
Q K b
g
U
K H = = ∆

Différence de pression (Pa) Perte de charge exprimée en mètres (m ce)
K : coefficient de perte de charge singulière (sans dimension) ; sa détermination est principalement du domaine de l'expérience.
Détermination du coefficient K selon la nature du point singulier (∆ ∆∆ ∆H calculé avec la vitesse de la section la plus faible) :
Coudes (arrondis)
°

|
.
|

\
|
+ =
90 2
185 , 1 13 , 0
2 / 7
α
R
D
K

D : diamètre (m)
R : rayon de courbure de l’axe du coude (m)
α : angle du coude en degrés
Cônes divergents
|
.
|

\
|
=
2
tan
3
4 α
K
(avec U
1
)
D
1
: diamètre d’entrée (m)
D
2
: diamètre de sortie (m) ; D
2
> D
1

α : angle au sommet du tronc du cône en degrés
Cônes convergents Si α < 20° : K ≈ 0 ; sinon 0,2 < K < 0,5 (avec U
2
) α : angle au sommet du tronc du cône en degrés
Rétrécissement
brusque
|
|
.
|

\
|
− =
2
1
2
2
1
2
1
D
D
K
Diaphragme :
9
1
1
62 , 0
2
2
2
2
1
+
|
|
.
|

\
|

D
D

D
1
: entrée ; D
2
: sortie (avec U
2
)
Sortie réservoir : Arête vive : K = 0,5 ; arête
arrondie : 0,05 < K < 0,5
Elargissement
brusque
2
2
2
2
1
1
|
|
.
|

\
|
− =
D
D
K
D
1
: entrée ; D
2
: sortie (avec U
1
)
Entrée réservoir : K = 1
Vannes suivant ouverture de la vanne ; ouverte : K ≈ 0,3
Pour un té : K entre 1,5 et 2. Pour un Venturi normalisé : K = 1,01.

Expression générales des pertes de charge :
Entre deux points (1) et (2), la perte de charge totale (régulière + singulière) est donnée par l’expression générale suivante :
[ ]
2
2 1 sin
Q bK aL E E E H H H
gulière régulière totale
Σ + Σ = − = ∆ = ∆ + ∆ = ∆

Théorème de Bernoulli généralisé
Lors d'un écoulement d'un fluide réel entre (1) et (2) il peut y avoir des échanges d'énergie entre ce fluide et le milieu extérieur :
• par travail à travers une machine, pompe ou turbine ; la puissance échangée étant P ;
• par pertes de charge dues aux frottements du fluide sur les parois ou les accidents de parcours ; la différence de charge étant
∆H en m ce (ou différence de pression ∆p en Pa).
Le théorème de Bernoulli s'écrit alors sous la forme générale :
[ ]
2
2 1
2
2
2
1 2 1
2 1
2
) ( ) (
) ( Q bK aL
gQ
P
H
gQ
P
E E
g
U U
g
p p
z z E
totale
Σ + Σ −
Σ
= ∆ −
Σ
= − =

+

+ − = ∆
ρ ρ ρ

• ΣP : somme des puissances échangées entre le fluide et le milieu extérieur, à travers une machine, entre (1) et (2) :
P > 0 si énergie reçue (pompe) ; P < 0 si le fluide fournit de l'énergie (turbine) ; P = 0 s'il n'y a pas de machine entre (1) et (2).
µ
ρ
ν
D U D U
= = Re
)
Re
51 , 2
7 , 3
log( 2
1
λ
ε
λ
+ − =
D
2
Q a
L
H
i =

=
GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 4 / 5

• ∆H : somme des pertes de charge entre (1) et (2).
5. Ecoulement à surface libre (canaux)
¬ Section mouillée (S en m
2
) : section occupée par l’écoulement.
¬ Périmètre mouillé (P en m) : périmètre en contact avec le liquide (partie en contact avec l’air n’est pas prise en compte).
¬ Rayon hydraulique (R
H
en m) : rapport entre la section mouillée et le périmètre mouillé (R
H
= S / P).
¬ Diamètre hydraulique (D
H
en m) : D
H
= 4 x R
H
.
¬ h (en m) est la profondeur ou tirant d’eau ; h
m
(en m) est la profondeur moyenne = S / L (section / largeur en surface).
Forme S (m
2
) - Section P (m) - Périmètre R
H
(m) – Rayon
Rectangulaire l h l + 2h
h l
h l
2 +

l : largeur au fond (m)
h : tirant d’eau (m)
Trapézoïdal (l + m h) h
2
1 2 m h l + +
2
1 2
) (
m h l
h mh l
+ +
+

l : largeur au fond (m)
h : tirant d’eau (m)
m : pente des cotés (horizontal/vertical) (m/m)
A partir des formules du canal trapézoïdal, on retrouve celle du rectangulaire (m = 0) et celle du triangulaire (l =0).
Nombre de Reynolds Re
µ
ρ
ν
H H
D U D U
= = Re
Si Re< 2 000–2 500 : le régime est laminaire (λ = Re/64 et i = 4.15 νQ/D
4
)
S Re > 2 000 – 2 500 : le régime devient turbulent.
Attention : D
H
est le diamètre hydraulique (D
H
= 4 x R
H
)
Nombre de Froude Fr
(ou facteur cinétique)
gh
U
Fr =
Si Fr < 1 : le régime est dit lent ou fluvial.
Si Fr = 1 : le régime est critique
Si Fr > 1 : le régime est rapide ou torrentiel
La vitesse moyenne U dans le canal est estimée par : 0,8 V
max
(Prony) ou 0,842 V
max
(Fargue) ; V
max
étant la vitesse maximale.
La charge spécifique H : charge prise par rapport au fond du canal (h hauteur d’eau dans le canal).
En régime uniforme (vitesse moyenne ne varie pas), les pertes de charge sont compensées par la pente du canal : I = J = i avec :
• I (m/m) : pente du fond du canal ; J (m/m) : pente de la surface libre ; i (m/m) : perte de charge par mètre de canal.
En régime turbulent uniforme (cas le plus fréquent en surface libre), les formules employées sont les suivantes :
Chézy
i R C U
H
=

i R S C Q
H
=
C : coefficient de Chézy (m
0,5
.s
-1
) dépend de K
B
et K
K
(abaques)
Manning-Strickler
i R K U
H S
3 / 2
=

i R S K Q
H S
3 / 2
=
K
S
: coefficient de Strickler (m
1/3
.s
-1
) donné par des abaques
6 / 1
: ) ( ) ( Re
100 87
H S S
H K
H
H B
H
R K C Chézy C et Strickler K entre lation
R K
R
C Kutter
R K
R
C Bazin =
+
= ¬
+
= ¬

Profondeur normale (h
n
) :hauteur d’eau dans le canal nécessaire pour un débit donné (calculée de manière itérative).
Un même débit peut s’écouler sous 2 profondeurs différentes : l’une correspond à un régime fluvial, l’autre à un régime torrentiel.
De même, pour une même charge, on a 2 débits (fluvial et torrentiel). La limite entre ces 2 régimes correspond au régime critique
qui est déterminé par un débit critique Q
c
et une charge spécifique H
c
(profondeur critique h
c
). L’équation du régime critique est :
m
h S
L
S
S
g
Q
= =
avec S section mouillée (m
2
) ; L largeur en surface (m) ; h
m
= S / L profondeur moyenne (en m)
Ressaut hydraulique : surélévation brusque de la surface libre (passage torrentiel à fluvial) avec agitation et fortes pertes d’énergie.
Marge de sécurité dans les canaux : règle générale ¼ de la profondeur (entre 0,3 m (petits canaux ) et 0,6-1,2 m (grands canaux)).

6. Mesures hydrauliques






Tube piézométrique Manomètre en U Manomètre différentiel
Orifices : le débit écoulé à travers les orifices se calcule au moyen de la formule :
µ, étant le coefficient de débit (donné par des abaques ; de l’ordre de 0,6), S l'aire de l'orifice et h la charge sur le centre de l'orifice.
Déversoirs à paroi mince (épaisseur de la crête de quelque mm). Des formules simplifiées. du débit Q (m
3
/s) sont donnés ci-après.
Rectangulaire sans contraction Rectangulaire avec contraction Triangulaire Trapézoïdal
Formule de Bazin simplifiée Formule de Francis Formule de Gourley Formule de Cipoletti
2 / 3
) 0011 , 0 ( ) 24 , 0 782 , 1 ( + + = h l
a
h
Q

2 / 3
) 2 , 0 ( 83 , 1 h h l Q − =

47 , 2
2
tan 32 , 1 h Q
α
=

2 / 3
86 , 1 h l Q =

avec : h, charge en m (différence de niveau entre hauteur d’eau en amont et la crête du seuil) ; l en m, largeur du déversoir ; a en m,
différence de niveau entre le seuil et le fond du canal (pelle du déversoir) ; α, angle du sommet du déversoir triangulaire.
) 5 , 0 1 (
2
2
2
Fr h
g
U
h H + = + =
' 1
'
2 1
h h
p p
∆ |
.
|

\
|
− = ∆ =

ϖ
ϖ
ϖ
h b p p
A
' ϖ ϖ = + =
GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 5 / 5

Canaux Venturi : dispositif pour mesurer les débits en réalisant une réduction de section, par rétrécissement latéral ou/et
surélévation du fond. Les sections sont généralement rectangulaires ou trapézoïdales. Les débits sont connus à partir d’abaques.

z + : Hauteur piézométrique. Principe d’Archimède : Tout corps de volume « v » plongé dans un fluide au repos subit une poussée de bas en haut égale au poids du même volume d’eau. la pression à la profondeur h est (fig ci-contre : La poussée I (en N) sur une plaque immergée est : I = ϖ y S avec : • S : surface de la plaque (m2) . ∆ E = ( z1 − z 2 ) + ∆E = E1 − E 2 ( p 1 − p 2 ) (U 1 − U + ρg 2g P = ρ gQ h 2 2 2 ) Tube de Pitot : On considère un liquide en écoulement permanent dans une canalisation et deux tubes plongeant dans le liquide. un P U2 2 z est la cote.S1 = U 2 . ρ. Hydrostatique Pression relative (p) : pression mesurée par rapport à la pression atmosphérique. θ. ν) dans le temps. ρ U2 2 : pression cinétique. il échange de l’énergie avec cette machine sous forme de travail ∆W pendant une durée ∆t. L’équilibre est stable si le centre de gravité est au-dessous du centre de poussée.Q 2 = k . Ecoulement laminaire : ligne de courant rectiligne. p : pression statique. ρg en hauteur de pression (m ce) U2 ρ gz + p + ρ = Cte 2 en pression (Pa) ρgz : pression de pesanteur. Lorsque le fluide traverse une machine hydraulique.Q 2 2 SB S A A B 3.10-10 Pa-1 (en la négligeant : erreur de 0. Ecoulement turbulent : ligne de courant « accidentée ». La vitesse d’un fluide augmente dans l’étranglement. En mesurant la dénivellation h du liquide dans les deux tubes. p U ρg 2g z+ + = E = Cte ρ g 2g P E : Hauteur totale (ou énergie totale). U = 2 gh A B Phénomène de Venturi : Un conduit de section SA subit un étranglement en B où sa section est SB. . est la Hauteur cinétique. On aura donc : P = . on peut en déduire la vitesse U d' écoulement du fluide. Pression absolue (pa) : somme de la pression relative et de la pression atmosphérique (p0) . est la Hauteur de Pression. la pression d' fluide diminue lorsque sa vitesse augmente (ou inversement).( 2 − 2 ).G avec P la poussée en newtons (N) et G le poids (en N) du volume déplacé. donc sa pression y diminue : UB > UA pB < pA p A − pB = 1 1 1 ρ . et l' un autre en B est le long des lignes de courant. l' débouchant en A face au courant. : turbine).S 2 = Cte ou U1 S2 = U 2 S1 Théorème de BERNOULLI : En résumé. : pompe) . U.GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 2/5 2. • y : distance du centre de gravité de la plaque à la surface. • P< 0 si l’énergie est fournie par le fluide (ex. La compressibilité de l’eau est de l’ordre de 5. coloré Fluide parfait : écoulement sans frottements. écoulement turbulent écoulement turbulent écoulement laminaire vue instantanée vue en pose Equation de continuité (ou de conservation de la masse) : Q1 = Q2 = U 1. p = pa – p0 ou pa = p +p0 Equation fondamentale de l’hydrostatique : z + p = Cte (en m ce) ou p + ρgz = Cte (enPa) ρg Principe de Pascal : p A − p B = ρ g ( h A − hB ) = ϖ ( h A − hB ) (en mce) Dans le cas de liquides superposés.5 % pour une colonne de 1 km de hauteur). La puissance P (P = ∆W / ∆t = ρ g Q ∆E) échangée est : • P > 0 si l’énergie est reçue par le fluide (ex. Bases théoriques de l’hydraulique Régime permanent (ou stationnaire) : les paramètres de filet l’écoulement sont constants (p.

Expression générales des pertes de charge : Entre deux points (1) et (2). P = 0 s' n' a pas de machine entre (1) et (2).ν = viscosité cinématique (m /s). entre (1) et (2) : P > 0 si énergie reçue (pompe) . Le théorème de Bernoulli s' alors sous la forme générale : écrit 2 2 ( p1 − p 2 ) (U 1 − U 2 ) ΣP ∆ E = ( z1 − z 2 ) + + = E1 − E 2 = − ∆H ρg 2g ρ gQ • = ΣP − [Σ aL + Σ bK totale ρ gQ ]Q 2 ΣP : somme des puissances échangées entre le fluide et le milieu extérieur.05 < K < 0. D = diamètre de la conduite (m). sa détermination est principalement du domaine de l' expérience. la différence de charge étant ∆H en m ce (ou différence de pression ∆p en Pa).5 . en mouvement. ν si Re < 2 000 – 2 500 : le régime est LAMINAIRE λ dépend uniquement de Re λ = 64 / Re si Re > 3 000 – 4 000 : le régime est TURBULENT λ dépend de Re et de la rugosité (ε) diagramme de MOODY 1 µ Pour mémoire : formule de Colebrook (régime turbulent). apparaît une perte de charge ∆H (ou perte de pression ∆p) exprimée sous la forme suivante : ∆p = λ ρU 2 L 2 D U2 L ∆H = λ = a L Q2 2g D UD Différence de pression (Pa). D2 > D1 Cônes divergents 3 2 α : angle au sommet du tronc du cône en degrés Cônes convergents α : angle au sommet du tronc du cône en degrés Si α < 20° : K ≈ 0 . Pour un Venturi normalisé : K = 1.2 < K < 0.0826 λ D-5 (a en s2. dans un tuyau de diamètre D et de rugosité ε (hauteur moyenne des aspérités). Détermination du coefficient K selon la nature du point singulier (∆H calculé avec la vitesse de la section la plus faible) : 7/2 D : diamètre (m) α D K = 0. il y .3 Pour un té : K entre 1. D2 : sortie (avec U2) 2 1 D2 Diaphragme : D1 1 Rétrécissement K = 1− 2 Sortie réservoir : Arête vive : K = 0. P < 0 si le fluide fournit de l' énergie (turbine) . arête −1 + 2 brusque 2 9 D1 0. Ecoulement en charge (conduites) Un fluide réel. Re = =ρ 2 U = vitesse moyenne (m/s). pompe ou turbine . Perte de charge exprimée en mètres de colonne de fluide (m ce) λ est un coefficient sans dimension appelé coefficient de perte de charge linéaire (ou facteur de résistance).5 2 2 D1 : entrée . à travers une machine. λ = −2 log( ε 3.185 R : rayon de courbure de l’axe du coude (m) Coudes (arrondis) 2R 90° α : angle du coude en degrés D1 : diamètre d’entrée (m) 4 α (avec U ) 1 K = tan D2 : diamètre de sortie (m) .01.5 et 2. ouverte : K ≈ 0.m-6) i= Pertes de charge singulières : elles sont à peu près proportionnelles au carré de la vitesse. sinon 0. UD Le paramètre qui permet de déterminer le type d' écoulement est le nombre de Reynolds. • par pertes de charge dues aux frottements du fluide sur les parois ou les accidents de parcours .13 + 1.GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 3/5 4. ∆H = a Q2 L ∆p = K ρU 2 2 U2 ∆H = K = b K Q2 2g Perte de charge exprimée en mètres (m ce) Différence de pression (Pa) K : coefficient de perte de charge singulière (sans dimension) . subit des pertes d' énergie dues aux frottements sur les parois de la canalisation (pertes de charge régulières ou systématiques) ou sur les « accidents » de parcours (pertes de charge singulières ou accidentelles).62 D 2 arrondie : 0. D2 : sortie (avec U1) D1 Elargissement K = 1− 2 Entrée réservoir : K = 1 D2 brusque Vannes suivant ouverture de la vanne . Pertes de charges régulières : entre deux points séparés par une longueur L. la puissance échangée étant P . la perte de charge totale (régulière + singulière) est donnée par l’expression générale suivante : ∆H totale = ∆H régulière + ∆H sin gulière = ∆E = E1 − E 2 = [ΣaL + ΣbK ] Q 2 Théorème de Bernoulli généralisé Lors d' écoulement d' fluide réel entre (1) et (2) il peut y avoir des échanges d' un un énergie entre ce fluide et le milieu extérieur : • par travail à travers une machine.5 (avec U2) 2 2 D1 : entrée .51 Re λ ) Les pertes de charge linéaires (pertes régulières par mètre de conduite) avec i en m/m : Pour les conduites circulaires : a = 0.7 D + 2.

2 m (grands canaux)).Périmètre l + 2h RH (m) – Rayon lh l + 2h l + 2h 1 + m 2 U DH (l + mh) h l + 2h 1 + m2 l : largeur au fond (m) h : tirant d’eau (m) l : largeur au fond (m) h : tirant d’eau (m) m : pente des cotés (horizontal/vertical) (m/m) A partir des formules du canal trapézoïdal.0011)3 / 2 a Rectangulaire avec contraction Formule de Francis Q = 1. charge en m (différence de niveau entre hauteur d’eau en amont et la crête du seuil) . Si Fr = 1 : le régime est critique Si Fr > 1 : le régime est rapide ou torrentiel H =h+ U2 = h (1 + 0.83 (l − 0.2h) h3 / 2 Triangulaire Formule de Gourley α 2.5 Fr 2 ) 2g La vitesse moyenne U dans le canal est estimée par : 0. du débit Q (m3/s) sont donnés ci-après.s-1) dépend de KB et KK (abaques) Chézy U = C RH i Q = C S RH i Manning-Strickler Bazin C= U = K S RH 2/3 i Q = K S S RH 2/3 i KS : coefficient de Strickler (m1/3. a en m. i (m/m) : perte de charge par mètre de canal.GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique • ∆H : somme des pertes de charge entre (1) et (2). Vmax étant la vitesse maximale.32 tan 2 h Trapézoïdal Formule de Cipoletti Q = 1.782 + 0. Marge de sécurité dans les canaux : règle générale ¼ de la profondeur (entre 0. Des formules simplifiées. 4/5 5.5. Nombre de Reynolds Re Re = Nombre de Froude Fr (ou facteur cinétique) U DH ν =ρ U gh µ Fr = Si Re< 2 000–2 500 : le régime est laminaire (λ = Re/64 et i = 4. Rectangulaire sans contraction Formule de Bazin simplifiée h Q = (1.86 l h3 / 2 avec : h. 47 Q = 1. étant le coefficient de débit (donné par des abaques . En régime turbulent uniforme (cas le plus fréquent en surface libre).Section lh (l + m h) h P (m) . La limite entre ces 2 régimes correspond au régime critique qui est déterminé par un débit critique Qc et une charge spécifique Hc (profondeur critique hc). . En régime uniforme (vitesse moyenne ne varie pas). La charge spécifique H : charge prise par rapport au fond du canal (h hauteur d’eau dans le canal).6). l en m. Un même débit peut s’écouler sous 2 profondeurs différentes : l’une correspond à un régime fluvial. on retrouve celle du rectangulaire (m = 0) et celle du triangulaire (l =0). de l’ordre de 0. Diamètre hydraulique (DH en m) : DH = 4 x RH. L largeur en surface (m) . hm (en m) est la profondeur moyenne = S / L (section / largeur en surface).24 ) l (h + 0. Attention : DH est le diamètre hydraulique (DH = 4 x RH) Si Fr < 1 : le régime est dit lent ou fluvial.6-1. angle du sommet du déversoir triangulaire. J (m/m) : pente de la surface libre .842 Vmax (Fargue) . les formules employées sont les suivantes : C : coefficient de Chézy (m0. Forme Rectangulaire Trapézoïdal S (m2) . les pertes de charge sont compensées par la pente du canal : I = J = i avec : • I (m/m) : pente du fond du canal . Ecoulement à surface libre (canaux) Section mouillée (S en m2) : section occupée par l’écoulement. on a 2 débits (fluvial et torrentiel).8 Vmax (Prony) ou 0. Mesures hydrauliques pA = p + ϖ b = ϖ ' h p1 − p2 ϖ = ∆h = ϖ' − 1 ∆h' ϖ Tube piézométrique Manomètre en U Manomètre différentiel Orifices : le débit écoulé à travers les orifices se calcule au moyen de la formule : µ.3 m (petits canaux ) et 0. différence de niveau entre le seuil et le fond du canal (pelle du déversoir) .s-1) donné par des abaques Re lation entre K S ( Strickler) et C (Chézy) : C = K S RH 1/ 6 87 RH K B + RH Kutter C= 100 RH K K + RH Profondeur normale (hn) :hauteur d’eau dans le canal nécessaire pour un débit donné (calculée de manière itérative). 6. largeur du déversoir . hm = S / L profondeur moyenne (en m) Ressaut hydraulique : surélévation brusque de la surface libre (passage torrentiel à fluvial) avec agitation et fortes pertes d’énergie. De même. Périmètre mouillé (P en m) : périmètre en contact avec le liquide (partie en contact avec l’air n’est pas prise en compte). Déversoirs à paroi mince (épaisseur de la crête de quelque mm).15 νQ/D4) S Re > 2 000 – 2 500 : le régime devient turbulent. l’autre à un régime torrentiel. pour une même charge. S l' de l' aire orifice et h la charge sur le centre de l' orifice. h (en m) est la profondeur ou tirant d’eau . α. Rayon hydraulique (RH en m) : rapport entre la section mouillée et le périmètre mouillé (RH = S / P). L’équation du régime critique est : Q =S g S =S L 2 hm avec S section mouillée (m ) .

Les sections sont généralement rectangulaires ou trapézoïdales. par rétrécissement latéral ou/et surélévation du fond.GEMEAU 1 – D42 – Formulaire hydraulique 5/5 Canaux Venturi : dispositif pour mesurer les débits en réalisant une réduction de section. Les débits sont connus à partir d’abaques. .