You are on page 1of 3

Chocs

I45. Choc élastique.


Un noyau α de masse m = 6,4.10–27 kg et de vitesse u = 106 m.s–1 heurte une autre particule de masse M
primitivement immobile au point O. Après ce choc élastique, un compteur situé en un point A mesure l’intervalle de
temps t séparant les passages des deux particules par ce point A ; OA est parallèle à u et mesure d = 0,1 mètre.
1) Exprimer les vitesses après le choc en fonction de u et x = M/m.
2) Quelle est la masse de la cible si t = 2,25.10–7 s ? Quelle peut être la nature de la cible ?
3) Quelles sont les valeurs de x que ce dispositif est impuissant à mesurer ?
4) Est-il justifié d’utiliser la mécanique non relativiste ?
II21.
1) Une particule de masse m1 et de vitesse u1 heurte une particule de masse m2 et de vitesse u2 parallèle à u1. Après le
choc, la première particule a la vitesse v1 et la seconde la vitesse v2. On suppose que le choc est élastique et que ces
quatre vitesses sont parallèles. Calculer v1 et v2.
2) Deux pendules sont constitués par deux corps qu'on assimile à deux points matériels de masses m1 et m2 attachés
chacun par un fil de même longueur A à un point fixe 0. Le premier pendule est vertical ; l'on écarte le second de la
verticale d'un angle θ0 assez petit pour que l’approximation des petits angles puisse être faite et on le lâche sans lui
communiquer de vitesse. On admet que la suite du mouvement a lieu dans le plan vertical où se trouvent initialement les
pendules.
a) Calculer la vitesse v2 avec laquelle le second pendule heurte le premier.
b) Le choc est élastique. Calculer les vitesses v1′ et v2′ après le choc en fonction de v2.
c) Les pendules s'écartent, puis se heurtent à nouveau élastiquement. A quel endroit et après combien de temps ?
Avec quelles vitesses v1′′ et v2′′ ?
d) Quelles sont leurs vitesses v1′′′ et v2′′′ après le deuxième choc ?
e) Comment se poursuit le mouvement ?
III13. D’après ENSI 1993. D1
Un faisceau de protons p, d’énergie cinétique T = 16 MeV est envoyé sur une
p
cible en aluminium dans laquelle on se propose de mettre en évidence des α
impuretés d’hydrogène. On observe des collisions élastiques proton-proton et G
proton-aluminium pour lesquelles on suppose que les particules qui se heurtent sont p β
libres. On dispose deux détecteurs D1 et D2 situés dans un plan contenant le
faisceau et dans des directions faisant avec lui des angles α = 30° et β .L’on se D2
propose d’identifier les diffusions élastiques proton-proton et proton-aluminium en
observant des détections simultanées dans les deux détecteurs.
1) Quelle est la relation entre les angles α et β pour qu’on observe simultanément deux protons ?
2) Quelles sont les énergies cinétiques T1 et T2 des deux protons détectés ?
3) (difficile) Quel doit être l’angle β si D2 reçoit un noyau d’aluminium, de masse atomique M = 27 en même
temps que D1 reçoit un proton ?
Réponses
1−x 2
I. 1) v = u ;w = u ; 2) x = 0, 5 ; 2 H ; 3) x ≥ 1 ; 4) oui.
1+x 1+x
G G G G
G 2m1u1 + (m2 − m1 )u2 G 2m2u2 + (m1 − m2 )u1
II. 1) v2 = v1 = ; 2) a) v2 = 2g A(1 − cos θ0 ) ≈ g Aθ0 ; b)
m1 + m2 m1 + m2
G G
G (m2 − m1 )v2 G 2m2 v2 G G G G
v2′ = v1′ = ; c) à la verticale du point d’attache et après π A / g ; v1′′ = −v1′ et v2′′ = −v2′ ;
m1 + m2 m1 + m2
G G G G
d) v1′′′= 0 ; v2′′′ = −v2 ; e) mouvement périodique.
III. 1) α + β = π / 2 ; 2) T1 = T cos2 α = 12 MeV ; T2 = T sin2 α = 4 MeV ; 3) β = 74, 5° .

DS : chocs, page 1
Corrigé
I.
G G G
1) Tout choc conserve la quantité de mouvement : mu = mv + Mw .
1 1 1
Comme le choc est élastique, il conserve l’énergie cinétique : mu 2 = mv 2 + Mw 2 .
2 2 2
G G G
Comme les particules passent par A, v et w sont parallèles, donc elles sont parallèles aussi à u . D’où :
⎪ m ( u − v ) = Mw

⎪ 2 2 2


⎪ m ( u − v ) = Mw


En prenant le rapport membre à membre et en excluant la solution v = u w = 0 , qui signifierait qu’il ne s’est pas
produit de choc :
m −M 1−x
u +v = w mu = mv + M ( u + v ) v = u v = u
m +M 1+x
m −M 2m 2
w =u+ u = u w = u
m +M m +M 1+x

2) t =
d d
− =
v w 1−x(
1+x 1+x d

2 u
= )
( 1 + x )2 d
2 (1 − x )u
( 1 + x )2
1−x
=
2ut
d
=
2 × 106 × 2, 25.10−7
0,1
= 4, 5
2 2
( 1 + x ) − 4, 5 ( 1 − x ) = 0 x + 6, 5x − 3, 5 = 0 qui a pour racines x = 0, 5 et x = −7 . Comme x est positif,
x = 0, 5 .
La cible a une masse moitié de celle d’un α , qui compte quatre nucléons ; ce pourrait être un noyau de deutérium
2
H.
3) Le fonctionnement de ce dispositif suppose v > 0 et w > 0 , donc x < 1 . Si x ≥ 1 , le projectile ne passe pas
dans le compteur.
4) Les vitesses sont de l’ordre de 106 m .s−1 qui est petit devant c = 3.108 m . s−1 . On peut donc utiliser la
mécanique non relativiste.
II.
1) conservation de la quantité de mouvement : m1u1 + m2u2 = m1v1 + m2v2
conservation de l’énergie cinétique : 12 m1u12 + 21 m2u22 = 21 m1v12 + 21 m2v22
⎪⎧⎪ m1 (u1 − v1 ) = m2 (v2 − u2 )
2 2 2 2


⎪⎪ m1 (u1 − v1 ) = m2 (v2 − u2 )

a 2 − b2
En prenant le rapport membre à membre et en utilisant = a + b si a ≠ b , ce qui est vrai s’il y a eu
a −b
effectivement choc, car alors u1 ≠ v1 , on obtient u1 + v1 = u2 + v2 ⇒ v1 = u2 + v2 − u1 qu’on porte dans
m1u1 + m2u2 = m1v1 + m2v2 , d’où m1u1 + m2u2 = m1 (u2 + v2 − u1 ) + m2v2
G G
G 2m1u1 + (m2 − m1 )u2
v2 =
m1 + m2
G G
G 2m2u2 + (m1 − m2 )u1
v1 =
m1 + m2
(la seconde formule s’obtient en permutant les indices 1 et 2).
2) a) Le pendule est soumis à son poids qui dérive de l’énergie potentielle mgz et à la tension du fil dont le travail est
nul. La conservation de l’énergie donne :
2 mv + mgz = cste ⇒ 2 m2v2 = m2 g A(1 − cos θ0 ) v2 = 2g A(1 − cos θ0 ) ≈ g Aθ0 .
1 2 1 2

G G
G (m2 − m1 )v2 G 2m2 v2
b) v2′ = v1′ = .
m1 + m2 m1 + m2
c) Le choc a lieu au même endroit, à la verticale du point d’attache, et après une demi-période, soit π A / g . La
G G G G
conservation de l’énergie pour chaque pendule montre qu’alors les vitesses sont v1′′ = −v1′ et v2′′ = −v2′ .

DS : chocs, page 2
G G
(m − m1 )v2 2m2v2
G G 2m2 2 + (m1 − m2 )
G 2m2v2′′ + (m1 − m2 )v1′′ m1 + m2 m1 + m2 G
d) v1′′′= =− =0 .
m1 + m2 m1 + m2
G G
La conservation de l’énergie montre qu’alors v2′′′ = −v2 .
e) Le mouvement est périodique et les chocs se succèdent semblablement.
III.
G G G
1) Soit p , p1 et p2 les quantités de mouvements du proton incident et des particules passant par D1 et D2.
G G G
D’après la conservation de la quantité de mouvement : p = p1 + p2 , soit en prenant le carré scalaire
G G
p 2 = p12 + p22 + 2p1 ⋅ p2 .
p2 p2 p2
D’après la conservation de l’énergie cinétique, = 1 + 2 ⇒ p 2 = p12 + p22 .
2m p 2m p 2m p
G G
La combinaison de ces deux relations montre que 2p1 ⋅ p2 = 0 , soit α + β = π / 2 .
2) Les trois quantités de mouvement forment un triangle rectangle, d’où :
p1 = p cos α T1 = T cos2 α = 12 MeV
.
p2 = p sin α T2 = T sin2 α = 4 MeV
3) La conservation de la quantité de mouvement implique que les quantités de G
p1 G
mouvement forment un triangle. D’après les relations entre les cotés et les angles du p2
sin α sin β sin ( α + β ) sin β sin α α β
triangle, = = ⇒ p1 = p ;p = p . G
p2 p1 p sin ( α + β ) 2 sin ( α + β ) p
p2 p2 p22
La conservation de l’énergie cinétique s’écrit = 1 + , soit
2m p 2m p 2m(Al )
1
sin2 ( α + β ) = sin2 β + sin2 α .
M
1
Le plus simple est de résoudre numériquement en β l’équation sin2 (30 + β ) = sin2 β + ⇒ β = 74, 5° .
108
1 − cos 2x
Une résolution littérale est possible : comme sin2 x = ,
2
2 sin2 α
1 − cos [ 2 ( α + β ) ] = 1 − cos 2β +
M
2 sin2 α
cos 2β − cos [ 2 ( α + β ) ] =
M
p −q p +q
Or cos p − cos q = −2 sin sin , d’où :
2 2
2 sin2 α
2 sin α sin ( α + 2β ) =
M
sin α 1
sin ( α + 2β ) = = = 1, 85.10−2
M 54
α + 2β = 1, 06° ou 178, 94°
178, 94 − 30
Seule est acceptable la seconde racine, d’où β = = 74, 47° .
2
180 − α
On peut remarquer que β ne dépend que faiblement de M ; si on fait M infini, on obtient β = = 75° .
2
Par contre, on distingue bien les protons pour lesquels β = 60° .

DS : chocs, page 3