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Université Ibn Zohr

Ecole Nationale des Sciences Appliquées ENSA 2 : 2015/2016


Agadir

Devoir surveillé de Thermodynamique


(durée 2h)

Exercice 1 :

1. Calculer les variations d’enthalpie H et d’énergie interne U d’un kilogramme d’eau liquide à
100◦C , que l’on vaporise sous la pression p = 1 atm. On assimilera la vapeur d’eau à un gaz
parfait.
2. En déduire la quantité de chaleur qu’il faut fournir à un litre d’eau à 25◦C pour la transformer
en vapeur à 100◦C , sous 1 atm, dans un récipient de volume constant.

On donne :

— Chaleur latente de vaporisation de l’eau à 100◦C : L = 540 c al /g ,


— Masse molaire de l’eau : M (H2O) = 18 g /mol e
— Volume molaire à 100◦C , 1 atm : 30, 6 l /mol e
— Chaleur massique de l’eau liquide : C = 1 cal/g/degré

Exercice 2 :

Des mesures expérimentales réalisées sur une mole d’azote, entre 1 et 40 atmosphères, ont
montré que les coefficients thermoélastique α et χT varient en fonction de la pression et de la
température suivant les relation :
R RT
α= et χT =
RT + bP P (RT + bP )
R : constante des gaz parfait ; b : constante positive.

1. Etablir l’expression de l’équation d’état de cette mole d’azote.

Lors d’une transformation élémentaire, la quantité de chaleur δQ échangée par une mole d’un
fluide quelconque, avec le milieu extérieur s’écrit suivant le choix des deux variables parmi P , V ,
T:
δQ = C MV d T + l dV ; δQ = C M P d T + hd p

2. Montrer que : µ ¶ µ ¶
∂P ∂V
C M P −C MV =T
∂T V ∂T P

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3. En déduire que C M P −C MV = R pour l’azote entre 1 et 40 atm.

4. Donner l’équation qui caractérise une transformation adiabatique pour l’azote dans le même
domaine de pression en fonction de T et V .
On fera l’hypothèse que C M P etC MV sont indépendant de la température.
CMP
On pose = γ.
C MV

Exercice 3 :

Un cylindre horizontal parfaitement calorifugé est divisé en deux compartiments A et B par un


piston mobile sans forttement. Les compartiments A et B renferment chacun une mole d’hydro-
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gène, supposé parfait, γ = .
5
1. Le système est en équilibre mécanique à chaque instant. Initialement, la température de
l’hydrogène dans le compartiment B est le double de la température T0 = 300K de l’hydro-
gène contenu dans A. Le système évolue jusqu’à un état d’équilibre mécanique et thermique.
Déterminer la variation d’entropie de l’ensemble du système gazeux (deux moles d’hydro-
gène)

2. En supposant que le transfert de chaleur du compartiment B au compartiment A se soit ef-


fectué de façon réversible, calculer la température finale à l’équilibre, en déduire la variation
d’énergie interne et le travail fourni par le système gazeux.

b❀c

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Correction : à volume constant le travail échangé est
nul. La quantité de chaleur qu’il faut donc
Exercice 1 : fournir est nul.

1. La variation d’enthalpie, au cours de Q = Q 1 + ∆U = 2400k J


la vaporisation qui s’effectue à pression Le volume constant sous lequel on opère
constante, est mesurée par la quantité de doit être supérieur ou égal au volume Vv
chaleur reçue par l’eau : de la phase vapeur.

∆H = Q p = mL = 540×4, 18×1 = 2257 k J


Exercice 2 :
La variation d’énergie interne de l’eau,
au cours de la vaporisation à pression 1. α étant le coefficient de dilatation à pres-
constante, est sion constante :
µ ¶
1 ∂V
α=
∆U = ∆(H − PV ) = ∆H − p∆V V ∂T P
Le coefficient de compressibilité iso-
∆V est la variation de volume Vv − VL qui
therme χT a pour expression :
accompagne la vaporisation de 1kg d’eau. µ ¶
1 ∂V
On a donc : χT = −
V ∂P T
∆U = mL − p(Vv − VL ) En remplaçant, dans l’expression de α, on
obtient :
Or, le volume de 1kg de la phase liquide µ
1 ∂V

R
=
est VL = 10−3 m 3 et celui de la phase va- V ∂T P RT + bP
peur est : µ
∂V

dV
A pression constante, = , ce qui
30, 6.10−3 × 1000 ∂T P d T
Vv = = 1, 7m 3 permet d’écrire :
18
dV Rd T
car une mole de vapeur(18g ) occupe un =
V RT + bP
volume de 30, 6.10−3 m 3 . Puisque le vo- Intégrons :
lumes VL de la phase liquide est négli-
lnV = ln(RT + bP ) + K (P )
geable devant celui de la phase vapeur Vv ,
la variation d’énergie interne est : K (P ) ne dépend que de la pression. On
pose K (P ) = ln(ϕ(P )), d’où :
∆U ≈ mL − PVv = 2087k J
V = (RT + bP ).ϕ(P )
2. Il faut d’abord échauffer l’eau liquide de
En dérivant l’expression du volume obte-
θ1 = 25 ◦ C à θ2 = 100 ◦ C , ce qui nécessite
nue par rapport à la pression :
une quantité de chaleur : µ ¶
∂V
= ϕ′ (P ).(RT + bP ) + ϕ(P ).b
Q 1 = mC (θ2 − θ1 ) = 313k J ∂P T
Or
Ensuite, il faut vaporiser l’eau, ce qui né- µ
∂V

cessite la quantité de chaleur Q 2 = ∆U , car = −V χT = −(RT + bP ).ϕ(P ).χT
∂P T

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d’où 3. L’équation d’état du gaz étant P (V − b) =
· ¸ RT , on a :
ϕ′ (P ) b
χT = − + µ ¶ µ ¶
ϕ(P ) (RT + bP ) ∂P RT ∂V R
T = =P ; =
Compte tenu de la relation donnée de χT , ∂T V V − b ∂T P P
on a : D’où µ ¶ µ ¶
· ′ ¸ ∂P ∂V
RT ϕ (P ) b T . =R
=− + ∂T V ∂T P
P (RT + bP ) ϕ(P ) (RT + bP )
Soit
Soit
ϕ′ (P ) 1 C M P −C MV = R
=−
ϕ(P ) P
4. La transformation étant adiabatique, on
Par intégration, on obtient :
a:
A δQ = C MV d T + l dV = 0
ϕ(P ) =
P
avec µ ¶
En remplaçant ϕ(P ) dans l’expression du ∂P RT
l =T =
volume, on obtient : ∂T V V −b
d’où
PV = A(RT + bP ) dT dV
C MV +R =0
T V −b
Pour que le gaz soit en accort avec l’équa- par intégration on obtient :
tion d’état des gaz parfait, il faut que le
produit PV tend vers RT quand la pres- T (V − b)R/C MV = c st e
sion tend vers 0. Soit : CMP
Or C M P −C MV = R et = γ, on obtient
C MV
PV = RT + B P alors :
R
= γ−1
2. L’expression de la quantité de chaleur élé- C MV

mentaire échangée peut s’écrire : =⇒ T (V − b)γ−1 = c st e

δQ = C MV d T + l dV
Exercice 3 :
En exprimant dV en fonction de d T et
1. A l’état initial, le gaz contenu dans le
d P , la relation précédente devient :
· µ ¶ ¸ µ ¶ compartiment A est dans l’état (P 0 , T0 ,V0 )
∂V ∂V
δQ = C MV + l dT + l dP et celui du compartiment B dans l’état
∂T P ∂P T
(P 0 , 2T0 , 2V0 ). En effet, l’équilibre méca-
La comparaison de l’expression ainsi ob- nique impose la même pression P 0 de part
tenue avec δQ = C M P d T + hd P , donne : et d’autre ; et comme le rapport des tem-
µ ¶
∂V pératures du gaz contenu dans B et dans
C M P = C MV + l
∂T P A vaut 2, il en est de même du rapport des
µ ¶
∂P volumes, d’après l’équation des gaz par-
En admettant que l = T , on ob-
∂T V faits :
tient :
PV = nRT (1)
µ ¶ µ ¶
∂P ∂V
C M P −C MV = T . A l’état final, on aura :
∂T V ∂T P

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— Egalité des pression en A et B (équi- ou
7 9
libre mécanique), ∆S = R ln = 3, 21 J /K
2 8
— Egalité des température en A et B
On remarque que la varition d’entropie
(équilibre thermique).
est indépendante de la valeur de la tem-
Les deux compartiments renfermeront pérature initiale T0
donc le même nombre de moles à la
2. La transformation est, par hypothèse, ré-
même pression P 0 et à la même tempéra-
versible et adiabatique pour l’ensemble
ture T , d’après la relation (1) ; on en déduit
du système gazeux (A et B ), donc elle est
que les volumes gazeux seront les mêmes
isentropique :
dans chaque compartiment :
V A + VB 3 ∆S = 0
V= = V0
2 2
Puisque le système est, à chaque instant, Or dans chaque compartiment, la varia-
en équilibre mécanique, la transforma- tion élémentaire d’entropie s’écrit :
tion est isobare ; la température finale du
δQ C v d T + l dV
gaz A (ou B ) est donc : dS = =
T T
V 3
T = T0 = T0 RT R 5
V0 2 avec l = p = et C v = = R donc :
V γ−1 2
A pression constante, la variation élémen-
taire d’entropie d’une mole du gaz est : dT dV
d S = Cv +R
T V
δQ C p d T
dS =
T T La variation d’entropie totale du système
C p étant la capacité calorifique molaire du gazeux contenu dans A et B est donc, en
gaz : intégrant,
δR 7
Cp = = R
γ−1 2 µ ¶ µ ¶
En intégrant, on obtient : 5 Tf Vf 5 Tf Vf
∆S = ln + R ln + ln + R ln =0
2 T0 V0 2 2T0 2V0
— La variation d’entropie du gaz | {z } | {z }
Variation d’entropie dans A Variation d’entropie dans B
contenu dans A :
T ou, en groupant les termes en T d’une
∆S A = C p ln
T0 part et les termes en V d’autre part,
— La variation d’entropie du gaz à !
5 T f2 V f2
contenu dans B : ∆S = R ln + ln =0 (2)
2 2T02 2V02
T
∆S B = C p ln
2T0 Or, à l’équilibre, on a toujours :
La variation d’entropie des 2 moles d’hy-
V A + VB 3
drogène constituant le système gazeux est Vf = = V0
2 2
donc :
µ
T T
¶ La relation (2) devient alors :
∆S = ∆S A + ∆S B = C p ln + ln
T0 2T0 Ã
T f2
!5/2
T2 2V02 2V02 8
= C P ln ln = ln avec =
2T02 2T02 V f2 V f2 9

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donc 5
avec C v = R
à 2 !5/2 2
Tf 8
µ ¶2/5
8
= soit T f2 = 2T02 5
2T02 9 9 ∆U = − R(3T0 − 2T f ) = −1500J
2
La température finale est alors :
µ ¶
p 8 1/5 La transformation globale étant adiaba-
T f = T0 2 = 414K tique, le travail reçu par le système est
9
La variation d’énergie interne du système mesuré par la variation d’énergie interne

gazeux est alors : W = ∆U .

∆U = C v (T f − T0 ) + C v (T f − 2T0 )
| {z } | {z }
Compartiment A C ompar t i ment B

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