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P. Agati · N.

Mattera

DEUG TI • IUT • STS

Mécanique appliquée
Résistance des matériaux
Mécanique des fluides
Thermodynamique

DUNOD
CHEZ LE MÊME ÉDITEUR

Mécanique
Mécanique du solide, P. Agali, Y. BrémontetG. Delville.
Liaisons et mécanismes, P. Agati et M. Rosseto.

Technologie
Construction mécanique. Transmission de puissance. 1. Principes, F. Esnault
Construction mécanique. Transmission de puissance. 2. Applications micaniques. F. Esnault.
Construction mécanique. 3. Transmission de puissance par liensflexibles, F. Esnault.

Éledronique
TMorie du signal et composants, F. Manneville et J. Esquieu.
Systèmes bouclés linéaires de communication et defi/trage, F. Manneville etJ. Esquieu

Informatique
Transmissions et réseaux, S. Lohier et D. Présent.

Ce pictogramme mérite une 'expiico· ments d"enseignem9'lt supérieur. provç.-


tion. Son objet est d'alerter le lecteur quant une baisse brutale des ochats de"
~ur 10 mena!::e que reprelan!e pour livre; et de revues., ou point oue la passi.
l'oveni' de '·écrit. parliculière. r.:C::==0'I bililÊ! même pour les auteurs de
ment dons le domaine de l'édi· DANGER créer des œuvres nouvelles et
tion technique el universitaire, ~ de les faire éditer correctement
le développement massif du - eSlaujourd'hui menacée.
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~tion des oyants droit Or cette pra· droit de copie [CFe, 3 rue Hautefeuille
tique ~'esl géneralisee dons le~ établisse- 75006 Parisl

© DUNOD. PariS. 1996


ISBN 2 10 003217 8
iD Bordas, Paris, 199Opout la Ire édition
Toute l'lIpl'6Hntation ou reproduction intégrale ou p8l'\II!Ille tale .ana le OOI\&eI'Itement .... l'auteur ou de ses

.mée
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Ul'lll contreftl9O" par 1& Code p6na1.• Seules sont autori.... (Art l 122-5) lM c:q:lieI ou repmdUdion
strictement r'servfMle .. l'uNge priv6 du copiste et non deet:inée& • une utihation coIlectiYe, ainsi que 1.
analy... et court. citations justifiées par 1& Clll'al:Üre critique, P'dagogique ou d'informalion de l'œuvre à
a.qu.""
122·12 du
e11. aonl inOC)l'))Ofiel., ,oua réeenIe, tcuteIoêl, du reepect dM dispositionl des article& l 122·10 à L
marne Code, relalNe. .. la reproduclioft par reprOfilRll)hie.
A la suite du cours de Mécanique du solide de P. Agati, Y. Brémont et G. Delville, il était normal de réunir
dans un même ouvrage l'ensemble de la Mécanique appliquée, nécessaire aussi bien aux étudiants de BTS que
ceux d'IUT.
• La première partie de ce livre concerne la Résistance des Matériaux. Les connaissances acquises en terminale y
sont approfondies et complétées, notamment par des notions d'élasticité plane. Le chapitre 10 concerne la mise
en œuvre de logiciels de Résistance des Matériaux et leur utilisation à travers trois exemples simples.
• La deuxième partie concerne la mécanique des fluides et la thermodynamique appliquées. Les automatismes
hydrauliques ou pneumatiques sont suffisamment utilisés industriellement pour qu'un technicien, quelle que
soit sa spécialité en ait quelques notions. Nous avons cherché à éviter les développements mathématiques trop
abondants et pas toujours correctement maîtrisés à ce niveau. Nous avons par contre insisté très largement sur
les applications industrielles: Dimensionnement et commande des vérins; fonctionnement des compresseurs,
etc.
• De nombreux exercices, tous avec réponse permettront aux étudiants de tester l'avancement de leurs
connaissances.
• Nous serons très honorés de recevoir les critiques et les suggestions, aussi bien de nos collègues que des
étudiants qui auront utilisé cet ouvrage.
PREMIÈRE PARTIE
MODÉLISATION, RÉSISTANCE J)ES MATÉRIAUX, NOTIONS D'ÉLASTICITÉ
Chapitre 1. Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison
Chapitre 2. Axes principaux d'une section
Chapitre 3. Notion de contrainte. Loi de Hooke
Chapitre 4. Extension compression
Chapitre 5. Cisaillement simple
Chapitre 6. Torsion simple
Chapitre 7. Flexion plane simple
Chapitre 8. Sollicitations composées
Chapitre 9. Le flambage
Chapitre 10. Utilisation de logiciels en résistance des matériaux.

DEUXIÈME PARTIE
HYDRAULIQUE ET THERMODYNAMIQUE APPLIQUÉES
Chapitre 1. Mécanique des fluides, rappels d'hydrostatiques, écoulement des fluides réels
Chapitre 2. Notion de quantité de chaleur. Principe de l'éqùivalence
Chapitre 3. Transformations thermodynamiques. Principe de Carnot. Applications
,
MODELISATION
RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX
NOTIONS D'ÉLASTICITÉ
modélisation des liaisons
et des actions mécaniques
de 1iaison

Une liaison mécanique entre deux pièces (ou deux groupes


de pièces) est un ensemble de dispositions constructives
permettant à ces deux pièces d'avoir -l'une par rapport à
l'autre, certaines libertés de mouvement et de permettre la
transmission de certains efforts.
Nous savons que pour réaliser une liaison, au sens cinémati-
que, il est en général nécessaire d'associer un certain
nombre de liaisons mécaniques élémentaires. Nous savons
également, nous l'avons vu en technologie, que pour réaliser
une liaison, plusieurs solutions, c'est-à-dire plusieurs systè-
mes de liaisons mécaniques élémentaires sont possibles.

1.2. DIFFÉRENTS TYPES DE


CONTACT

Dans ce paragraphe, les deux solides en contact sont


supposés indéformables.
1.1. REMARQUE PRÉLIMINAIRE La géométrie des contacts ne peut se décrire facile-
ment qu'en utilisant un repère local associé au
contact.
La poutre dont on étudie la résistance ou la déforma- Pour chaque cas particulier, ce repère :R(A, X, y, z)
tion est en contact avec le milieu extérieur. Ce sera défini très clairement. Notons que :R n'est lié à
contact peut se réaliser de différentes façons; exem- aucun des deux solides en présence. Le choix de :R va
pie: soudure, roulement à billes, emmanchement dépendre des caractéristiques géométriques du
forcé, clavetage etc... Il convient d'analyser correcte- contact:
ment chaque contact en vue d'en donner un modèle
qui, tout en étant simple, ne s'éloigne pas trop de la - L'origine A de :R est le centre géométrique du
réalité. contact. Quand les deux surfaces de contact ont un
Notons qu'en résistance des matériaux, le calcul des centre de symétrie, ce point sera le centre A du
contraintes et des déformations n'a de sens que si on repère local associé.
place la coupure fictive assez loin des forces concen- - La base locale associée est en général construite à
trées. partir d'un vecteur unitaire x qui constitue le vecteur
Notons également qu'en résistance des matériaux, le caractéristique du contact de la liaison. x sera tou-
principe de calcul des déformations exclut la possibi- jours porté par la normale au plan tangent commun
lité de modéliser une action mécanique répartie par ou par l'axe de symétrie de la liaison.
les éléments de réduction d'un torseur. - Notons que la base $(x, y, z) sera toujours
Suivant le but poursuivi, il est donc évident que la
modélisation des actions mécaniques de liaison pren- orthonormée directe.
dra une forme différente et il faudra faire preuve de - Si une seconde direction privilégiée existe, nor-
discernement avant d'entreprendre ce travail. male à x,
elle sera repérée par y.

8
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

L'arc de cercle de contact appartient au plan


1.2.1. Contact ponctuel (A, ji, z).
Deux solides 1 et 2 sont en contact au point
A s'ils sont indéfonnables et si en A, et quel que soit Notons que l'effort de contact de 1 -+ 2 est dans les
le plan de coupe passant par A, ils ont un rayon de deux cas réparti sur la «ligne de contact». La
courbure différent. modélisation ne peut se faire que si l'on connaît la
Soit P (A, ji, z) le plan tangent commun en A et densité linéique de force et la façon dont elle est
(A, x) la noimale en A à ce plan P (fig. 1.1). répartie.
Notons qu'au contact en x 2 Comme dans le cas du contact ponctuel, un contact
A, l'effort de contact de 1 linéique est une vision purement théorique puisqu'il
engendrerait un écrasement local autour de la ligne
sur 2 noté A(1 -+ 2) s'exerce de contact.
nécessairement au seul
point A. Un tel contact est
.- une vision purement théori- 1.2.3. Contact surfacique
que puisque cet effort provo-
querait une pression de Si nous supposons qu'autour du point A, il existe
contact théoriquement infi- pour les solides 1 et 2 deux surfaces SI et S2 qui ont la
nie et donc un écrasement même fonne géométrique et qui coïncident parfaite-
local autour du point A, Fig. 1.1. ment, alors on peut dire que le contact 1-2 est
qui doit nécessairement surfacique (fig. 1.4).
conduire à considérer une surface de contact finie, Pratiquement, ces surfaces de contact ont une fonne
même si celle-ci est très petite. qui peut être générée par des outils:
- surfaces planes;
- surfaces cylindriques ou coniques de révolution;
1.2.2. Contact linéique - surfaces sphériques;
On se limitera à deux types de ligne de contact - surfaces hélicoïdales (filets).
- contact linéique rectiligne (fig. 1.2) La définition du repère associé à ces contacts obéit à
- contact linéique circulaire (fig. 1.3). la règle énoncée au paragraphe 1.2.
L'effort de contact de 1 -+ 2 est réparti sur la surface
Contact linéique rectiligne de contact (S) (fig. 1.4).
(/J) est la génératrice de contact
A est le milieu de la ligne de contact.
(A, x) est la nonnaie au plan tangent commun.
(A, ji) est l'axe porté par la génératrice (.s).

Fig. 1.2.
z
Fig. 1.4.
Contact linéique circulaire
Au point P E S, notons d](1 -+ 2) l'effort élémentaire
On se limitera géométriquement au cas du contact
de contact qui s'exerce sur la surface élémentaire
d'une bille sphérique de centre 0 dans une gorge ds qui entoure P :
cylindrique droite de même rayon.
L'arc de cercle de contact appartient au plan nonnai
en 0 à l'axe de la gorge.
.s~(1-+ 2) = d](1-+ 2)
ds
A est confondu avec le centre 0 de la bille.
(A, x) est porté par l'axe de la gorge cylindrique. est la densité surfacique de force au point P lorsque
ds -+ o.
z
2 S'il est possible d; connaître dans :R(A, x,
ji, z) les
composaRtes de .s (1 -+ 2) en tout point P E S, alors
la modélisation de l'action mécanique de contact est
y possible. Notons qu'en général, un cas de contact
surfacique ne peut se modéliser que si
11 8(1 -+ 2) Il = Cte ou répartie linéairement et si la
surface de contact (S) présente des axes ou des plans
Fig. 1.3. de symétrie.
9
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Nota: Quant le nombre de degrés de liberté est égal à


zéro, les deux pièces sont en liaison complète; on dit:
liaison d'encastrement.
Quand le nombre de degrés de liberté est égal à six, les
deux pièces n'ont aucune liaison; on dit: liaison libre
(ce cas ne sera pas étudié).

2.1. DÉFINITION D'UNE LIAISON


2.3. PARAMÉTRAGE DES
PARFAITE
LIAISONS
Une liaison parfaite est une liaison telle que:
Si l'on veut analyser plus finement les mouvements,
- les possibilités de mouvement relatif sont obte- ou les possibilités de mouvement, de l'une des pièces
nues à partir de surfaces de contact, géométrique- constituant la liaison par rapport à l'autre, il faut
ment parfaites, qui ont entre elles un jeu de pouvoir repérer la position de cette pièce par rapport
fonctionnement supposé nul, au repère local associé :R.
- le contact de ces surfaces est supposé sans Si 1 est la pièce dont on se préoccupe, on associe à 1
adhérence. un repère :RI(B, XI' YI' zl) et l'on définit la position
Une liaison parfaite est donc une liaison théorique, relative de :RI par rapport à :R.
tant du point de vue géométrique que du point de :RI est défini par son origine B et par sa base
vue de la nature pbysique du contact. (xI' YI' zl)' Dans le cas général, on montre que la
position relative de :RI par rapport à :R dépend de six
paramètres qui sont
2.2. NOTION DE DEGRÉS DE - les trois coordonnées dans :R de l'origine B,
LIBERTÉ - les trois angles appelés «angles d'Euler» qui
permettent d'orienter la base de :RI par rapport à la
Considérons deux pièces 1 et 2 liées, sans que soit base de :R.
précisée la nature de cette liaison. Soit :R(A, X, y, z) Les liaisons que nous allons étudier sont des liaisons
le repère local associé à cette liaison (voir paragra- dites simples, pour lesquelles beaucoup de ces para-
phe 1.2). mètres de configuration sont nuls. Nous traiterons
Nous pouvons dans :R définir les possibilités de donc ce problème uniquement sur les cas particuliers.
mouvement relatif de 1/2 (ou de 2/1) de la façon
suivante (fig. 1.5).

z
Rz

Tz t Ty

:fA -
Il Ya Il liaisons usuelles entre solides (cette liste n'est
évidemment pas limitative). La définition de celles-ci
Y
a fait l'objet de normes: NF E04-015 et ISO 3952.
Ry Pour chaque modèle de liaison qui est une référence
x théorique, nous donnerons:
Rx
- la définition;
Fig. 1.5. - la forme des surfaces de liaison;
- le paramétrage;
• T x définit une liberté de mouvement de translation - la schématisation;
d'axe (A, x) de 1/2 et réciproquement de 2/1. - le torseur d'action mécanique de liaison;
- les cas particuliers de symétrie.
• R x définit une liberté de mouvement de rotation
d'axe (A, x) de 1/2 et réciproquement de 2/1.
• De la même façon on définit: Ty , Tz' Ry ,
R z• 3.1. LIAISON ENCASTREMENT
Définition
Définition
Le nombre de degrés de liberté d'une liaison est le

I . nombre des mouvements relatifs indépendants que Considérons un repère st associé à la liaison des
la liaison autorise entre les deux pièces considérées.

Ce nombre est au plus égal à six.

10
1 solides 1 et 2. On appelle liaison encastrement 1-2
.• toute liaison dont les degrés de liberté dans st sont
nuls.
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Forme des surfaces de liaison Le torseur d'action mécanique de liaison en A


comporte donc six inconnues algébriques dans :R.
Les surfaces de liaison sont quelconques. Notons que la connaissance de ces six inconnues ne
nous renseig~ne en rien sur la répartition de la densité
y surfacique .5(1 -+ 2).
1
La forme particulière de ce torseur est conservée en
tout point de l'espace.

Cas particulier
Si le plan (A, x,
Ji), par exemple, est plan de
symétrie aussi bien pour les surfaces de liaison que
pour le sy~me des forces extérieures appliquées à 2,
~
df(1-->2) alors les d/(l -+ 2) sont réparties symétriquement
par rapport à ce plan et:
Fig. 1.6.
1(1 -+ 2) est parallèle à ce plan (A, X, Y)
Paramétrage MA (I-+2)estportépar (A, i).
Le repère local associé :R(A, X, Ji, z) n'a pas de
position particulière, toutefois, quand il y a (et c'est le
cas le plus souvent) une section plane de liaison Alors, dans le repère local :R(A, x,
Ji, z) on obtient
(S), on choisit A au centre de cette surface et pour les composantes du torseur d'action mécanique
(A, x) perpendiculaire à (S). de liaison:

X(I-+2) 0 )
Schématisation normalisée
• Plane (fig. 1.7 a) .
{1J(I -+ 2)} =
A
j
Y(1 -+ 2)
0
0
N(I-+2) (x,y,n
.

• Perspective (fig. 1.7 b). La forme particulière de ce torseur n'est conservée


que pour tout point E (A, Ji). x,
(a)
f /
* S'il n'y a pas d'ambiguité
3.2. LIAISON PIVOT
(b)
Définition
Fig. 1.7. Considérons un repère :Il associé à la liaison des
solides 1 et 2. On appelle liaison pivot 1-2 toute
liaison dont le degré de liberté dans :Il est:
Torseur d'action mécanique de liaison Rx (fig. 1.8).
L'ensemble des dj(l -+ 2), voir figure 1.6, est quel- z
conque. Les densités surfaciques

ne sont, en général, pas connues. On peut exprimer x


en A les éléments de réduction du torseur d'action A
mécanique de liaison:

Fig. 1.8.

Dans :R(A, x, Ji, z) on peut écrire:


Exemple de surfaces de liaison directe
X(I-+2) L(I-+2)]
{1J(I -+ 2)} =
A
j
Y(I -+ 2)
2(1-+2)
M(I -+ 2)
N(I-+2) (x,y,;)
. Soient deux surfaces de révolution, non cylindriques
en contact. Le repère local :R(A, x,
Ji, z) associé à
,
11
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

cette liaison 1-2 est tel que (A, x) soit confondu avec Cas particulier
l'axe de révolution de ces surfaces (fig. 1.9).
Si le plan (A, y, z), voir figure 1.9, est plan de
symétrie aussi bien pour les surfaces de liaison que
pour le système des forces extérieures appliquées à 2,
alors les ëij(l
-+ 2) sont réparties symétriquement
par rapport à ce plan et :

x A(1 -+ 2)..l X

MA (I-+ 2) = Ô
Fig. 1.9. Alors, dans le repère local :R(A, x,
y, Z) on obtient
pour les composantes du torseur d'action mécanique
Paramétrage de liaison-:
supposons que :R soit z
lié à 1; définissons:R 2
lié à 2 tel que son origine
z2 {1l(1 -+ 2)} = l~(l 2)
-+
0)
o .
soit confondue avec A
A Z(1-+2) o (x,y, z)
et que 2 = x x La forme particulière de ce torseur n'est conservée
(fig. 1.10). L'angle qu'au point A.
orienté a = (y, Y2) per- A @ x y
met de définir la position
de :R2 /:R et donc de 211. Fig. 1.10.
3.3. LIAISON GLISSIÈRE
Schématisation normalisée
Définition
• Plane (fig. 1.11 a).
• Perspective (fig. 1.11 b). Considérons un repère ~ associé à la liaison des
solides 1 et 2. On appelle liaison glissère 1-2 toute
'liaison dont le degré de liberté dans st est:
(a) Tx (fig. 1.12).

(b)
Fig. 1.11.

Torseur d'action mécanique de liaison A y

x Fig. 1.12.
Les ëij(1 -+ 2) sont sécantes avec l'axe (A, x) où
1/ à x,voir figure 1.9,' leur moment par rapport à,
Exemple de surfaces de liaison directe
(A, x) est donc nul. Par conséquent, la résultante
1
 (1 -+ 2) est quelconque et le moment résultant en Soient deux surfaces cylindriques, non de révolution,
A, MA (1 -+ 2) est perpendiculaire à x en contact. (Surfaces engendrées par une droite

Dans :R(A, x, y, Z) on peut écrire:


X(1 2)
-+ 0 ) y
{1l(1 -+ 2)} = Y(1 -+ 2) M(1 -+ 2) .
A
1
Z(I-+2) N(1-+2) (x,y,n

Le torseur d'action mécanique de liaison en A


comporte donc 5 inconnues algébriques dans :R.
La forme particulière de ce torseur est conservée en
tout point de (A, x). Fig. 1.13.

12
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

génératrice qui s'appuie sur une courbe quelconque Le torseur d'action mécanique de liaison en A
(fig. 1.J3). comporte donc cinq inconnues algébriques dans
L'axe (A, x) de .'R est parallèle aux génératrices. .'R.
La fonne particulière de ce torseur est conservée
pour tout point de l'espace,
Paramétrage
Le repère local associé .'R (A, x,
y, i) est tel que Cas particulier
(A, x) soit parallèle à une génératrice de la surface
cylindrique. Supposons que .'R soit lié à 1, définissons Si le plan (A, x, z), voir figure 1.13, est plan de
:Jt2 d'origine B lié à 2 tel que BE (A, x) et que symétrie aussi bien pour les surfaces de liaison que
X2 = x, Y2 = Y et z2 = z (fig. 1.12). L'abscisse pour le sY$ème des forces extérieures appliquées à 2,
alors les d/(l ...... 2), qui sont déjà perpendiculaires à
XB de l'origine B de .'R 2 pennet de définir la position
X, sont réparties symétriquement par rapport à ce
de .'R 2/.'R et donc de 2/1.
plan et:
z
A(l 2) est parallèle à (A, z)

MA (l 2) est porté par (A, y)


Dans le repère local .'R(A, x, y, z) on obtient pour
les composantes du torseur d'action mécanique de
A y liaison:

{bel ...... 2)} = f~ ~(l ...... 2)) .


A lZ(l ...... 2) 0 (x, y, ï)
X,!<2
Fig. 1.14.
La fonne particulière de ce torseur n'est conservée
que pour tout point du plan (A, x, z).
Schématisation normalisée
• Plane (fig. 1.15 a).
• Perspective (fig. 1.15 b). 3.4. liAISON HÉLiCoïDALE

(a) Définition
Considérons un repère :Il associé à la liaison des
solides 1 et 2. On appelle liaison hélicoïdale 1-2
toute liaison dont les degrés de liberté dans
(b) :Il sont Tx et R x tels que Tx = kR x (fig. 1.16).

Fig. 1.15.
x
Torseur d'action mécanique de liaison
tTx
En tout point -l de la surface de contact, voir Rx
figure 1.13, les dl (1 ...... 2) sont perpendiculaires à la
génératrice. Par conséquent, la résultante A(1 ...... 2) A z
est perpendiculaire x
et le moment résultant en
A: MA(l ...... 2) est quelconque.
Tx = k R x
y
{b(1 ...... 2)} =
A
1~(lM A (l 2)
1
2) avec A(l ...... 2)..L X. Fig. 1.16.

Dans .'R(A, x, y, z) on peut écrire: Exemple de surfaces de liaison directe


o L(l 2)) Soient deux surfaces hélicoïdales en contact. Le
{b(1 ...... 2)} =
A
j Y(l
Z(l
2)
2)
M(l
N (l
2)
2) (x, y, ï)
. repère .'R(A, x, y, z) as~ocié à cette liaison est tel que
(A, x) soit porté par l'aJ5.e des hélicoïdes conjugués.

13
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Torseur d'action mécanique de liaison


Soit il le vecteur unitaire tangent en P à l'hélice
(H) (voir fig. 1.17~ 1.18). L'action élémentaire de
contact en P: df(l -+ 2) est perpendiculaire à
u:

Dans 3t(A, x, y, z) on peut écrire:


x

(b)
û
{"b(l -+ 2)} =
A
j
X(l-+2)
Y(l -+ 2)
Z(l-+2)
L(l-+2))
M(l -+ 2)
N(l-+2) (X.Y,Z)
.

avec X(l -+ 2) = k. L (l -+ 2). Compte tenu de la


relation entre X(l -+ 2) et L(l -+ 2), ce torseur de
z 2n:r liaison en A comporte cinq inconnues algébriques
indépendantes dans 3t.
(c)
Fig. 1.17. La forme particulière de ce torseur est conservée en
tout point de (A, x).
Paramétrage
Supposons que 3t 3.5. LIAISON PIVOT GLISSANT
soit lié à 1 ; définis-
sons 3t2 lié à 2 tel que Définition
son origine B soit
portée par (A, x) et Considérons un repère St associé à la liaison des
que X2 = X. solides 1 et 2. On appene liaison pivot glissant 1-2
Soit a l'angle toute liaison dont les degrés de liberté dans
orienté: St sont Tx et R x (fig. 1.20).
a = (y, Y2)
z
(fig. 1.18). z
L'abscisse XB de
l'origine B et l'angle
--ofîenté· {rsuffisent
pour définir la posi-
tion de 3t 2 /3t et Fig. 1.18.
y
donc de 2/1. xB et
a sont liés par la
relation: x Fig. 1.20.

(a en radian) . Exemple de surfaces de liaison directe


Soient deux surfaces cylindriques de révolution en
Schématisation normalisée contact. Le repère local 3t(A, x,
y, z) associé à cette
liaison 1-2 est tel que:
• Plane (fig. 1.19 a). L'axe (A, x) est porté par l'axe de ces surfaces
• Perspective (fig. 1.19 b). (fig. 1.21).
z

(a)
-r'<:~ A droite

-r<:~ A gauche

(b) # Fig. 1.19.


y

Fig. 1.21.
1A
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Paramétrage Le torseur d'action mécanique de liaison en A


comporte donc 4 inconnues algébriques dans :R.
Supposons que :R soit lié à 1 ; définissons :R 2 lié à 2 tel La forme particulière de ce torseur est conservée
que son origine BE (A, x) et que X2 = x (fig. 1.22). pour tout point de (A, x).
Soit a l'angle orienté: a = (y, Y2)'
L'abscisse Xe de l'origine B de :R 2 et l'angle a Cas particulier
permettent de définir la position de :R 2 /:R et donc de
211. Si le plan (A, y, i) (voir fig. 1.21) est plan de
z symétrie aussi bien pour les surfaces de liaison que
pour le système des forces extérieures appliquées à 2,
alors 1 (1 -+ 2) est parallèle à ce plan et MA (1 -+ 2)
est nul.

1(1-+2).lX
y
MA (1-+2) = O.
Dans le repère local :R(A, x,
y, i) on obtient pour
les composantes du torseur d'action mécanique de
liaison:

Fig. 1.22. {lJ(1-+2)} = J~(I-+2) o0) .


A lZ(I -+ 2) o (x, y, i)
Schématisation normalisée La forme particulière de ce torseur n'est conservée
qu'au point A .
• Plane (fig. 1.23 a) .
• Perspective (fig. 1.23 b).

(a) 3.6. LIAISON SPHÉRIQUE A DOIGT

Définition
(b)
Considérons un repère fi associé à la liaison des
solides 1 et 2. On appelle liaison sphérique à doigt
1-2 toute liaison dont les degrés de liberté dans
Fig. 1.23. fi sont: R x et R y (fig. 1.24).

Torseur d'action mécanique de liaison x


En tout point P de.a surface de contact (voir
fig. 1.21) le support de df(l -+ 2) coupe perpendicu-
lairement l'axe (A, x). Par conséquent, la résultante
A(l -+ 2) est perpendiculaire à x
et le moment
AJ- ----II~
résultant en A : MA (l -+ 2) a une composante nulle z
suivant X.

{lJ(l-+2)} = (~(l-+2) J
. A MA(I -+ 2)
Fig. 1.24.

avec 1 (1-+2).lX
1MA (1 -+ 2) .l x. Exemple de surfaces de liaison
Dans :R(A, x, y, i) on peut écrire: Soient deux surfaces sphériques de même centre
o et de même rayon. Complétons la sphère pleine 1
.
{lJ(l -+ 2)} = (0Y(I -+ 2) 0M(I -+ 2) J .
par un ergot cylindrique radial et la sphère creuse 2
par une rainure complémentaire dont le plan moyen
A Z(1-+2) N(I-+2) (X,y,l) contient le centre 0 (fig. 1.25).

15
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Compte tenu des degrés de liberté en rotation


R x et Ry , le moment résultant en A : MA (1 --+ 2) est
porté par (A, z). Dans :R(A, X, y, z) on peut écrire:

{'b(1--+2)} =
A l X(1 --+ 2)
Y(1--+2)
2(1--+2)
0
0
N(1--+2)
l (x.y,i)
.

Le torseur d'action mécanique de liaison en A


comporte donc 4 inconnues algébriques dans :R.
La forme particulière de ce torseur n'est conservée
qu'au point A.

3.7. LIAISON APPUI PLAN

Fig. 1.25. Définition


Considérons un repère :Il associé à la liaison des
Paramétrage 'solides 1 et 2. On appelle liaison appui plan 1-2
toute liaison dont les degrés de liberté dans
Soit :R (A, X, y, Z) le repère local associé à la liaison :Il sont: RX' T y et Tz (Dg. 1.28).
1-2.
Soit :RI(A, xI' YI' Zl) le repère lié à 1. x
x
Soit :R 2(A, 2, Y2' Z2) le repère lié à 2.
Les origines A de ces trois repères sont confondues
avec les centres 0 des surfaces sphériques de liaison.
Posons xI = X et Y2 = Y (fig. 1.26).
Les deux angles orientés al = (y, YI) et
AJ- --L .-

a 2 = (z, Z2) permettent de définir les positions relati- Z

ves de la façon suivante:


al = CY, YI) et XI = X donne la position de :RI/:R. y Fig. 1.28.
a 2 = (z, Z2) et Y2 = Y donne la position de :R 2/:R.
Donc al' a2 avec XI = X et Y2 = Y permettent de
Exemple de surfaces de liaison directe
_défmiI la position de :R 2/:R I et donc de 2/1.
--> Soient deux surfaces planes en contact. Le repère
Z, local :R(A, X, y, z) associé à cette liaison 1-2 est tel
que (A, x) soit perpendiculaire au plan de contact
-->
·Z (7T) (fig. 1.29).

x
--> 2
Z
-->-->
Y,Y2
Fig. 1.26.

Schématisation normalisée
Plane et perspective (fig. 1.27)
X Z

Fig. 1.27. Fig. 1.29.

Torseur d'action mécanique de liaison Paramétrage


Soit 'b(1 --+ 2) le torseur associé à la liaison sphérique
à doigt 1-2. Exprimons ses éléments de réduction en Supposons que :R soit lié à 1 ; définissons :R 2 lié à 2 tel
A, centre de la liaison: que son origine BE (A, y, z) et que X2 = X
(fig. 1.30).

1~(l--+2)).
Les coordonnées YB et zB de l'origine B dans
{'b(1--+2)} = :R ainsi que l'angle orienté a = (y, Y2) permettent de
A M A (1 --+ 2) définir la position de :R 2/:R et donc de 2/1.

16
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

x forces extérieures appliquées cl 2 (voir fig. 1.29), alors


les d] (1 -+ 2) sont réparties symétriquement par
rapport à ce plan et le moment résultant en
A: MA (l -+ 2) est porté par (A, Ji) et:

A ~-----I---il~ 1 (l -+ 2)/1 X
z
1MA (l -+ 2) porté par (A, Ji) .
y Dans le repère local :R(A, x, ji, z) on obtient pour
les composantes du torseur d'action mécanique de
liaison:

y X(l -+ 2) 0 )
Fig. 1.30. {~(l -+ 2)} =
A
j
0
0
M(l -+ 2)
0 (x,y,ï)
.

Schématisation normalisée Il existe un point J particulier du plan (TT) pour


• Plane (fig. 1.31 a). lequel MAI -+ 2) = O.
• Perspective (fig. 1.31 b). La forme particulière de ce torseur est conservée
pour tout point de (1, Z). x,
(a)

3.8. LIAISON SPHÉRIQUE (OU


ROTULE)

(b)
Définition
Fig. 1.31. Considérons un repère associé à la liaison des
solides 1 et 2. On appelle liaison sphérique 1-2
Torseur d'action mécanique de liaison toute liaison dont les degrés de liberté dans
:Il sont: R~ R y et R z (fig. 1.32).
En tout po.m.t P de la surface plane de liaison (voir
fig. 1.29), df(I-+2) est parallèle à (A, x). Par z
conséquent, la résultante 1 (l -+ 2) est parallèle à
(A, x) et le moment résultant en A : MA (1 -+ 2) est
perpendiculaire à (A, x).

{~(l-+2)}= (!(l-+2)j y
A MA(l -+ 2)

avec
1 (l -+ 2)/lx Fig. 1.32.

MA(l -+ 2) 1.. (A, x) Exemple de surfaces de liaison directe


Dans :R(A, x, Ji, z) on peut écrire: Soient deux surfaces sphériques de même centre
o et de même rayon. L'origine A du repère local
{~(l -+ 2)} =
X(l-+2) 0
0 M(l -+ 2)
1 .
:R(A, x, ji, z) associé à la liaison est confondue avec
le centre 0 de la sphère de contact (fig. 1.33).
A
(0 N(l-+2) (x,y,i)
--7
z df(1--+2)
Le torseur d'action mécanique de liaison en A
comporte donc 3 inconnues algébriques dans :R.
La forme particulière de ce torseur est conservée @ x
pour tout point de l'espace.

Cas particulier y

Si le plan (A, x, z) est plan de symétrie, aussi bien


pour les surfaces de liaison que pour le système des Fig. 1.33.

17
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Paramétrage 1-2 toute liaison dont les degrés de liberté dans


~ sont R~ R" Tyet Tz (fig. 1.35).
Le paramétrage de cette liaison fait intervenir les
trois paramètres indépendants, "', (), If! qui sont les x
angles d'Euler. Nous n'aurons pas à les utiliser dans
le cadre de cet ouvrage.
Schématisation normalisée
Plane et perspective (fig. 1.34). ~ Fig. 1.34. z

Torseur d'action mécanique de liaison


y
Fig. 1.35.
En tout point P de la surface sphérique de liaison,
(voir fig. 1.33), d](l -+ 2) passe par A. Par consé-
quent la résultante A(1 -+ 2) est quelconque et le Exemple de surfaces de liaison directe
moment résultant en A : MA (l -+ 2) est nul. Soient deux surfaces en contact suivant une droite
(..::1) qui reste située dans un plan tangent commun
{1'J(1 -+ 2)} = I~(l-+ 2) )
(1T). Par exemple: contact théorique entre une
surface cylindrique et une surface plane (fig. 1.36).
A MA(l -+ 2) L'origine A du repère :R est au milieu du segment de
contact appartenant à (..::1).
avec MA (l-+2) = O. (A, x) est perpendiculaire à (1T).
(A, y) est porté par (..::1).
Dans :R(A, i, y, z) on peut écrire:

0)0 x ~

l
X(l -+ 2) dt (1-+2)
{1'J(l -+ 2)} = Y(l -+ 2) .
A Z(l-+ 2) 0 (x,y,n

Le torseur d'action mécanique de liaison en A


comporte donc 3 inconnues algébriques dans :R.
La forme particulière de ce torseur n'est conservée
qu'au point A. z

Cas particulier
Si le plan (A, i, y) est plan de symétrie, aussi bien
pour les surfaces de liaison que pour le système des Paramétrage
forces extérieures appliquées à 2, alors les d](l -+ 2)
sont réparties symétriquement par rapport à ce plan Supposons que :R soit lié à 1 ; définissons :R2 lié à 2 tel
et la résultante A(l -+ 2) est parallèle à (A, i, y). que son origine BE (A, y, z). Une rotation d'angle
orienté al = (y, Y2) autour de (B, i) permet de
A(l-+2)..lz. définir (B, Y2) E (1T). Une rotation d'angle orienté
a2 = (z, z2) autour de (B, y) permet de définir
Dans le repère local :R(A, i, y, z) on obtient pour
z2 (fig. 1.37).
les composantes du torseur d'action mécanique de
liaison:
x
X(l -+ 2)
{1'J(l-+ 2)} =
A 0 I
Y(l -+ 2) o 0)
o (x, y, E)
.

3.9. LIAISON LlNÉIQUE


RECTILIGNE

Définition

1 Considérons un repère associé à la liaison des


solides 1 et 2. On appelle liaison Iinéique rectiligne Fig. 1.37.

18
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Les coordonnées YB' ZB de l'origine B dans :R ainsi Dans le repère local :R(A, x, y, z) on obtient pour
que les deux angles orientés al et a2 permettent de les composantes du torseur d'action mécanique de
définir la position de :R 2 par rapport à :R et donc de liaison:
2/1. Notons que la position de la génératrice de
contact est donnée par (B, Y2)'
{'l'>(1-+2)}
X(1 -+ 2)
0 0
0l .
A
(0 0 (x. y, Z)
Schématisation normalisée
La forme particulière de ce torseur n'est conservée
• Plane (fig. 1.38 a) . que pour tout point de (A, x) .
• Perspective (fig. 1.38 b).

3.10. LIAISON LlNÉIQUE


(a) CIRCULAIRE (OU LINÉAIRE
ANNULAIRE)

(b) Définition
Considérons un repère associé à la liaison des
Fig. 1.38. solides 1 et 2. On appelle liaison Iinéïque circulaire
1-2 toute liaison dont les degrés de liberté dans
~ sont: T., R., R y et R z (fig. 1.39).
Torseur d'action mécanique de liaison
En tout point P dUJegment de contact porté par z
(J), (voir fig. 1.36), df(l -+ 2) est située dans le plan
(A, X, y) et est parallèle à (A, x). Par conséquent, la
résultante A(I-+2) est parallèle à (A, x) et le
moment résultant en A: MA (1 -+ 2) est porté par
(A, z). y

{'b(l-+2)}= 1~(I-+2)1 x
A MA(I -+ 2)
Fig. 1.39.

avec
A(1 -+ 2)//x
MA (1 -+ 2) porté par (A, z) .
Exemple de surfaces de liaison directe
Dans :R(A, x, y, Z) on peut écrire: Soient deux surfaces en contact suivant un arc de

{'b(l -+ 2)} =
X(1 -+ 2)
0
0
0
1 .
cercle. Par exemple, une surface cylindrique de
révolution et une sphère de même rayon dont le
centre décrit l'axe du cylindre (fig. 1.40).
A
l
0 N (1 -+ 2) (x, ;, i) L'origine A du repère :R est le centre de la sphère et
(A, x) est porté par l'axe du cylindre.
Le torseur d'action mécanique de liaison en A
comporte donc 2 inconnues algébriques dans :R. z
La forme particulière de ce torseur est conservée
pour tout point de (A, j). x,
Cas particulier
Si le plan (A, X, Z) est plan de symétrie, aussi bien y
pour les surfaces de liaison que pour le système des
forces extérieures appliquées à 2 (voir fig. 1.36), alors
MA (1 -+ 2) est nul et:
A(I -+ 2)//x
lM A (1-+2) = o. Fig. 1.40.

19
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Paramétrage Exemple de surfaces de liaison directe


Supposons que :R soit lié à 1, définissons :R z lié à 2. Soient deux surfaces qui admettent, théoriquement
L'origine B de :R z appartient à (A, x) donc l'abscisse un seul point commun A et un plan tangent commun
X B de B dans :R est un paramètre. Les trois autres ('TT) au point de contact A. Par exemple, une bille sur
paramètres qui définissent l'orientation de :Rz/:R sont un plan.
les trois angles d'Euler f/1, (), rp. Nous n'aurons pas à L'origine du repère associé :R est le point de contact
les utiliser. A et (A, x) est la normale en A au plan ('TT)
(fig. 1.43).
Schématisation normalisée x
• Plane (fig. 1.41 a) .
• Perspective (fig. 1.41 b).

(a)

1
(b) Fig. 1.43.

Fig. 1.41. Paramétrage


Torseur d'action mécanique de liaison Supposons que :R soit lié à 1, définissons :R z lié à 2.
L'or~ine B de :R z appartient au plan de contact
En tout po1l!t P de l'arc de cercle de contact, (voir (A, y, z). Les coordonnées YB et ZB de B dans
fig. 1.40), df(1 -+ 2) passe par le centre A et est
:R sont des paramètres. Les trois autres paramètres
perpendiculaire à (A, x). Par conséquent la résul-
qui définissent l'orientation de :Rz/:R sont les trois
tante  (1 -+ 2) est perpendiculaire à (A, x) et le angles d'Euler: f/1, (), rp; nous n'aurons pas à les
moment résultant en A : MA (1 -+ 2) est nul. utiliser.

Schématisation normalisée
{'D(I-+2)}= (!(I-+2)!
A MA(I-+ 2) • Plane (fig. 1.44 a)
• Perspective (fig. 1.44 b)
avec Â(1-+2)-.LX

1MA (1-+2) = O'


(a)
Dans :R(A, X, ji, z) on peut écrire:

{'D(1-+2)} = J~(1-+2) o0) . (b)


A 1Z(I-+2) o (x, y, Z) Fig. 1.44.
Le torseur d'action mécanique de liaison en A,
comporte donc 2 inconnues algéb.r:iques dans :R. Torseur d'action mécanique de liaison
La forme particulière de ce torseur n'est conservée
que pour le point A. . La force de contact de 1 sur 2 est localisée en
A et, le contact se faisant sans adhérence, cette force
est perpendiculaire à ('TT).
3.11. LIAISON PONCTUELLE

Définition {'D(1-+2)} = 1~(1-+2)!


x A MA (1 -+ 2)
Considérons un
repère associé à la
avec  (1 -+ 2)//x
liaison des solides 1
et 2. On appelle liai- MA (1 -+ 2) = 0 .
son ponctuelle 1-2
toute liaison dont les
z
Dans :R(A, x, ji, Z) on peut écrire:
degrés de liberté
dans :Il sont X(I-+2) 010
Rx' Rr Tl' R z et Tz
(fig. 1.42).
y {'D(I -+ 2)} =
A
j 0
0 0 (x, y,"i)
.

20
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Le torseur d'action mécanique de liaison en A


comporte donc une seule inconnue algébrique dans 4.1.1. 1 er cas: V(P E 211) #= Ô
:/t. (fig. 1.46)
La forme particulière de ce torseur est conservée
pour tout point de (A, x).

Fig. 1.46.
4.1. RAPPEL DES LOIS DE Il Y a glissement relatif de 2 sur 1 en P.
COULOMB SUR LE
Alor~e support de la force. élémentaire de contact,
FROTTEMENT ET [P, df(l-+ 2)] appartient au plan
L'ADHÉRENCE
[P, ri, V(P E 2/1)] ; ce support est incliné de l'angle
cp par rapport à la normale (P, ri) au plan (7T), du
Considérons deux solides 1 et 2 en contact suivant côté opposé à V(P E 2/1) d'où:
une certaine surface (s), un point P de la surface de
contact et d}(1 -+ 2) la force élémentaire de contact
en P qu'exerce 1 sur 2. Nous admettons l'existence en
P d'un plan tangent commun (7T) défini par sa d}(1-+ 2). V(P E 2/1) <: 0
normale (P, ri) (fig. 1.45).
-> Nota: Le produit scalaire est négatif quand l'angle
n
il = [V(PE2/1),dj(1-+2)]

est compris entre 'TT /2 et 'TT. Ici: il = %+ If'.

L'angle cp caractérise la nature du contact en


(1t) P des solides 1 et 2 ; il ne dépend que de la nature des
matériaux et de l'état des deux surfaces en contact.
Fig. 1.45.
Définition
Définitions
- En P on dit qu'il y a adhérence s'il n'y a pas de
f = tan li'
mouvement relatif au point de contact entre 1 et 2,
alors: V(p E 2/1) = O. est appelé facteur de frottement.
- En P on dit qu'il y a frottement s'il y a
mouvement relatif au point de contact entre 1 et 2, Densités normale et tangentielle.
alors: V(P E 2/1) "" O. Pression locale de contact
- V(P E 2/1) est appelé vecteur vitesse de glisse-
sffectuons la projection du vecteur densité de force
ment de 2 sur 1 au point P.
ri) au plan (7T) et sur le
8 p(1 -+ 2) sur la normale (P,

REMARQUE IMPORTANTE plan (7T) lui-même; soit (P, î) l'axe qui est le
support de cette projection dans (7T) (fig. 1.47).
V(P E 2/1) est appelé improprement « vecteur»
vitesse; en fait il s'agit du représentant d'origine ->
n
P du vecteur V(P E 2/1) tel que [P. V(P E 2/1)].
Dans la suite de l'ouvrage, on se conformera à un
usage très répandu et on continuera à désigner la
vitesse du point P appartenant à 2 par rapport à 1 1t
par le vecteur V(P E 2/1).
L'étude que nous allons faire suppose que le
support et le sens du vecteur vitesse de glissement de
2/1 en P est connu. Ce vecteur est dans le plan
(TT ). Fig. 1.47.

21
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Définitions 4.1.3. Cas particulier important


i a, p (1 -+ 2) est appelée: densité normale de force On considère habituellement le cas limite appelé
en P. « cas de l'équilibre strict» pour lequel il y a équilibre
i t , p (1 -+ 2) est appelée: densité tangentielle de « limite» ou « tendance au mouvement». Alors,
force en P. () = cp tel que tan cp = f. En toute rigueur il faudra
alors définir un angle cp 0 tel que tan cp 0 = f 0 ;
118-:, p (1 -+ 2) Il est appelée: pression locale de fo est alors appelé facteur d'adhérence. Comme
contact en P. fo = f, nous ne ferons pas cette distinction.
Il découle de notre étude que si V(P E 2/1) = Ô
Conséquence de la loi de Coulomb c'est-à-dire pour les deux cas:
- équilibre.
Quand deux solides glissent 1'!!1! sur l'autre, le - équilibre strict.
support de la force de contact df(l -+ 2) en P se
trouve sur la surface d'un cône de sommet P d'axe
(P, ri) de demi angle au sommet cp tel que
tan cp = f; ce cône est appelé cône de frottement en
P (fig. 1.48). --.
\
n
--. --.' --. /
n
Op (1--.2) on.p(1--.2)/ /
--. \1
op(1--.2) , 1
/
/
\1 /
l' /
/
1
/
1 /
(x)

Fig. 1.50.
--. P Fig. 1.48.
ot'p(1--.2)

L'angle cp est appelé angle de frottement.


Notons alors que: 4.2. LIAISON APPUI PLAN RÉELLE
A PLAN DE SYMÉTRIE (fig. 1.51)
1lit, p (1 -+ 2) Il = filin. p (1 -+ 2) Il
Repère local associé
:R.(A, x,
y, ï) tel que:
4.1.2. 28 cas: V(P E 211) = 0 (A, x) = normale au plan de contact 1-2.
(fig. 1.49) (A, x, ï) = plan de symétrie de la liaison et des
charges appliquées.
Il Y a alors adhérence de 2 sur 1en P.
Alors le support de la force élémentaire de contact
[P,d}(1-+2)] fait avec l'axe (P,ri) un angle
() inconnu mais tel que :

--.
V(Pe 2/1)

Dans ce cas, on sait seulement que le support


d f
A
de cette F' 15
Ig. . 1. P A 0 Y z
force se trouve à l'intérieur du cone e rottement.

Hypothèses
Le facteur de frottement, f = tan cp est connu et on
peut supposer que toutes les forces élémentaires
[P, d}(1-+ 2)] sont appliquées dans le plan de symé-
trie. Dans ce mouvement relatif de 2/1, supposons
connu le vecteur vitesse de glissement et supposons
que quel que soit P E 2, celui-ci puisse s'exprimer
par:
Fig. 1.49. V(P E 2/1) = Il V(P E 2/1)11 ï.
22
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Force élémentaire de contact en P Repère local associé :ft. (A, X, y, i)


Elle est inclinée par rapport à la normale (P, ii) de Tel que:
l'angle lp en sens contraire de V(P E 2/1).
(A, x) = axe de la liaison
TOI~seur d'action d~ liaison (A, y, Z) = plan de symétrie de la liaison et des
{1J(1 -+ 2)} se définit ainsi, si (8) est la surface de charges appliquées.
liaison entre 1 et 2 :
Hypothèses
ft>(1 -+ 2)} =
1(1 -+ 2) = L d1(1 -+ 2) Le facteur de frottement 1 = tan lp est connu et on
(S)
'peut supposer que toutes les forces élémentaires
[P, d}(1 -+ 2)] sont appliquées dans le plan de symé-
A
1M (I-+2)
A = L[APAd1(1-+2)]
(S)
trie. Supposons connu, en un point P, de la surface
de contact (8), situé dans le plan (A, y, Z) le vecteur
vitesse de glissement: V(P E 2/1).
La résultante 1 Q.-+ 2) de toutes les forces élémentai-
res de contact dl (1 -+ 2) fait, elle aussi, un angle
IF par rapport à la normale Force élémentaire de contact en P
1(1-+ 2) = X(l -+ 2) x + Z(I-+ 2) Z Elle est inclinée sur la normale (P, ii) de l'angle
lp en sens contraire de V(P E 2/1).
IZ(l -+ 2) 1
avec tan lp = 1X( 1 -+ 2) 1
Torseur d'action de liaison
et V(A E 2/1). 1 (1 -+ 2) < 0 .
{1J(1-+2)} se définit ainsi, si (8) est la surface de
Le moment MA (1 -+ 2) est porté par l'axe (A, y). On liaison entre 1 et 2 :
peut donc exprimer dans :R(A, x,
y, z) les composan-
tes des éléments de réduction en A du torseur
{1J(1 -+ 2)} des actions de liaison:

l
X(I-+ 2) 0 )
{'G(1 -+ 2)} = 0 M(1 -+ 2)
A Z(1 -+ 2) 0 (x, 1, i) La résultante 1 (1 -+ 2) de toutes les forces élémentai-
res de contact est perpendiculaire à (A, x).
avec V(A E 2/1). Â(1 -+ 2) < 0 Le moment MA (I-+2) est porté par l'axe (A, x) et
Z(1 -+ 2) . ... ... son sens est opposé au sens de rotation de 2/1. On
X(1 -+ 2) =- f SI V (A E 2/1) . Z :> 0; peut donc exprimer dans :R(A, x,
y, Z) les composan-
tes des éléments de réduction en A du torseur
Z(I-+ 2) . ... ...
(
Xl-+2
)= f SI V (A E 2/1) . Z < O. {1J (1 -+ 2)} des actions de liaisons:

{'G(1 -+ 2)} =.
0Y(I-+ 2) L(1 -+ 2))
4.3. LIAISON PIVOT RÉELLE A 0 .
PLAN DE SYMÉTRIE (fig.J.52) A
1
Z(I-+2) 0 (x,1,i)

4.4. LIAISON GLISSIÈRE RÉELLE


A PLAN DE SYMÉTRIE (fig.J.53)

Repère local associé :ft. (A, X, y, i)


Tel que:

(8 ) (A, x) = axe de la liaison


(A, x, y) = plan de symétrie de la liaison et des
Fig. 1.52. charges appliquées.
23
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

y
4.5. LIAISON LlNÉIQUE
RECTILIGNE RÉELLE À PLAN
DE SYMÉTRIE (fig. 1.54)

Repère local associé 3l (A, X, j, i)


Tel que:
(A, x) = normale au plan tangent commun au
contact.
(A, y) = porté par la droite de contact (L!)
(A, x, ï) = plan de symétrie de la liaison et des
Fig. 1.53. forces appliquées.

Hypothèses
Hypothèses Le facteur de frottement f = tan If! est connu. On
peut suppos~ que toutes les forces élémentaires de
Le facteur de frottement f = tan If! est connu et on contact [P, df(l ...... 2)] se ramènent dans le plan de
peut supposer que toutes les forces élémentaires
[P, dl(l ...... 2)] sont appliquées dans le plan de symétrie et sont donc modélisables par une force
symétrie. unique  (1 ...... 2) appliquée en A (fig. 1.54).
Supposons connu le vecteur vitesse de glissement et
supposons que quel que soit P E 2, celui-ci puisse --+
s'exprimer par: A (1--+2) x

V(P E 2/1) = Il V(P E 2/1)11 . x.


Force élémentaire de contact
En un point P de la surface de contact de 1 sur 2,
supposons connu le vecteur vitesse de glissement
V(P~ 2/1). Alors, la force élémentaire Fig. 1.54.
[P, df(l ...... 2)] est inclinée, par rapport à la normale
(P, fi), au contact d'un angle If! dans le sens opposé
de V(P E 2/1) (fig. 1.53). Dans le mouvement relatif de 2/1, supposons connus
les vecteurs vitesse de glissement des points P E (L!).
Ceux-ci sont tels que:
Torseur d'action de liaison
V(P E 2/1) parallèle à ï.
{b(l ...... 2)} se définit ainsi, si (S) est la surface de
liaison entre 1 et 2 :
Force de contact
A (1 ...... 2) = L df (1 ...... 2)
{b(1 ...... 2)}=
- (S)
- ) Â (1 ...... 2) est inclinée par rapport à la normale
(A, x) de l'angle If! en sens contraire de V(P E 2/1).
j
A MA(l ...... 2)= ~ [AP "d](l ...... 2)] Le torseur d'action de liaison {b(l ...... 2)} se définit
alors par:

La résultante  (1 2) est perpendiculaire à (A, z). {b(1 ...... 2)} = J~(1 2) _)


Le moment MA (1 2) est porté par l'axe (A, z). On A lM (1A 2) = 0
peut donc exprimer dans .'R(A, x,
y, ï) les composan-
tes des éléments de réduction en A du torseur tels que: { V(A E 2/1) . .4 (1 ...... 2) < 0 .
{b (1 ...... 2)} des actions de liaison: IZ(1 ...... 2)1 =fIX(l ...... 2)1

X(1 2) 0 ) On peut donc exprimer dans .'R(A, y, Z) les x,


{'G(1 ...... 2)} =
A
j
Y(1
0
2) 0
N (1 ...... 2) (i,;, i)
. composantes des éléments de réduction en A du
torseur {b(l ...... 2)} :
24
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

X(1-+2) 0) Définition
CG (1 -+ 2 n = 0
( Z(l
0
A -+ 2) 0 (x. J. i) On appeUe centre de gravité du solide indéfonnable
(S) le barycentre G de tous les éléments (M, Il p Il )
avec V(A E 2fl). A(l -+ 2) < 0 qui constituent (S). Il se défInit par conséquent
par:
Z(l -+ 2)
--,,-:..,--~=-
f'
SI V-CA E 21"
11 ) .z>
- 0
X(l-+ 2)
Z(l -+ 2)
X(l-+ 2)
=f si V(A E 2fl) . i < O. ±(IIpll AM)
1
= IIPII AG (1)

Notons que si le point A est pris en G, la relation (1)


prend la forme simplifiée (2) :
n __

l (Ilili GM) = 0 (2)


.• 1

5.1. CHAMP DE PESANTEUR


Sur un espace restreint, on peut admettre que l'action
C'est l'action mécanique à distance, exercée par la de la Terre, c'est-à-dire le champ de pesanteur, est
Terre T sur un système matériel S. On a une uniforme; on admettra alors que le centre de gravité
perception visible de ce phénomène en abandonnant et le centre de masse sont confondus. On les désignera
un solide à une certaine distance du sol: il tombe. Si indistinctement par G.
l'on fractionne ce solide en un certain nombre
d'éléments (ou fragments) et qu'on abandonne ceux-
ci à une certaine distance du sol, on voit qu'ils
tombent de la même manière et ceci, quelle que soit la
petitesse de ces fragments.
On peut donc affinner que l'action mécanique de
pesanteur est répartie sur toutes les particules élémen-
taires Sj de S.
5.3. PROPRIÉTÉ DU CHAMP DE
PESANTEUR

5.2. CENTRE DE GRAVITÉ D'UN Considérons les éléments de réduction en un point


A quelconque du torseur {'tJ(T -+ sn, associé aux
SOLIDE INDÉFORMABLE S actions mécaniques de la pesanteur sur le solide
(S):
Soit un solide (S) et un petit élément de (S) situé
autour du point M. Notons p l'action mécanique R(T -+ S) = If = fi
élémentaire de pesanteur exercée par la Terre sur ce
petit élément (fig. 1.55). {'tJ(T -+ Sn 1
n
A MA(T -+ S) = l (ilL,f)
1

Si nous avions choisi le centre de réduction du torseur


{'tJ(T -+
obtenu:
Sn au centre de gravité G, nous aurions
G

{'tJ(T -+ S)}
-->
p

Fig. 1.55.

Supposons que (S) soit constitué de n petits éléments. Ceci se démontre en remarquant que pour tout point

Nous noterons P= ±p,


1
le poids de (S).
M:
- ~+-
AM=Au GM.

25
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

5.4. MODÉLISATION DU CHAMP


5.4.2. Modélisation
DE PESANTEUR D'UNE Cas particulier de la résistance des
POUTRE matériaux
En résistance des matériaux, la répartition des forces
5.4.1. Rappel d'hypothèses (fig. 1.56) extérieures appliquées à la poutre conditionne les
déformations locales et globales de celle-ci. On
La poutre est homogène, rectiligne, horizontale et comprend bien par exemple que si une toiture
possède une section constante. supportant deux tonnes de neige de façon uniformé-
ment répartie (densité surfacique de force constante)
y
r-
J
résiste à cette charge, il est bien plus improbable
qu'elle résiste de la même façon à une charge de deux
tonnes localisée en son milieu!
dx
0
Quand une charge répartie s'exerce sur une poutre,
x dont on cherche à calculer les contraintes ou les
déformations, il n'est pas possible de considérer le
torseur associé à cette charge et d'en prendre les
-7
dp éléments de réduction en un point quelconque.
Fig. 1.56. Notons cependant que dans l'étude statique prélimi-
naire au cours de laquelle la poutre est supposée
L'action de la pesanteur peut alors se modéliser par indéformable. et qui conduit seulement à l'étude de
une charge uniformément répartie telle que, sur une l'équilibre de celle-ci, une charge répartie pourra
longueur élémentaire dx de la ligne moyenne continuer à se modéliser par un glisseur.

dP = 8-(pes -+ 1 ) dx
:vec ili(pes -+ 1 )11 = Cte.
8 (pes -+ 1) est une densité linéique de force que les
constructeurs de profilés indiquent dans leur catalo- BRIDE HYDRAULIQUE
gue sous la forme: (<< poids au mètre linéaire »). Cette
densité linéique s'exprime en newton par millimètre La figure 1.57 représente une bride hydraulique
(par exemple) : pour montage d'usinage.
(fig. 1.56) . On donne la nomenclature de cet ensemble.

15

Alimentation

3 Y
Fig. 1.57a.
4

26
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Fonction principale
La bride permet d'exercer un effort de bridage sur
une pièce P à usiner, ceci en vue de la rendre
solidaire temporairement d'une table de machine-
outil. L'organe moteur permettant d'assurer la
force de bridage est un vérin hydraulique; corps 1,
piston 19, à rappel automatique par le ressort
d'extension 20.
50 mm Fonction secondaire
Dans le but d'effectuer un changement rapide de
la pièce P après usinage, l'espace autour de celle-
ci peut être dégagé par rotation de 90 degrés de la
bride 12. Le pied de positionnement 9 et les deux
trous réalisés à 90 degrés dans la pièce 2 permet-
tent d'assurer cette fonction.
But de l'étude
Analyser les différentes liaisons rencontrées dans
ce mécanisme; schématiser celui-ci et étudier
quelques torseurs d'action mécanique de liaison.
Hypothèses
z Certaines pièces ayant une fonction annexe ne
sont pas prises en compte dans notre étude: 9,
Fig. 1.57b. 11...

Rep .Nb Désignation Matière Observations


1 1 Vérin hydraulique (corps) Power Jacks-5000 daN
2 1 Semelle
3 1 Rondelle plate MIOU Normalisée
4 1 Vis CHC-MIO-30 Normalisée
Longueur réduite à 12
5 1 Chape
6 1 Rondelle ressort ondulée Cribo-018
7 1 Rondelle plate Hors norme
8 1 Ecrou spécial MI8 Hors norme
9 1 Pied de positionnement
10 1 Ressort cylindrique hélicoïdal Vanel
C-080-100-0320-A
Il 1 Vis CB-M6-20 Normalisée
Longueur réduite à 16
12 1 Bride
13 1 Pion
14 1 Vis à tête hexagonale bombée Hors norme
15 1 Ecrou Hm-14 Normalisé
16 2 Anneau élastique 7102-18 Truarc « E »-7102-18
17 1 Axe
18 2 Rondelle plate Z18U Normalisée
19 1 Piston de vérin
20 1 Ressort de traction

27
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

On décide de regrouper en « classes d'équiva- Hypothèse pour l'étude des liaisons


lence» les pièces qui n'ont aucun mouvement Le plan (A, x,
ji) est un plan de symétrie, pour la
relatif les unes par rapport aux autres. (Les pièces géométrie des liaisons et pour les forces extérieu-
élastiques ne peuvent entrer dans une telle classifi- res.
cation.) On rencontre ainsi:
Classe a : (l, 2, 3, 4) QUESTION 2
Classe {3 : (5, 7, 8,16,17,18)
La liaison (a - fJ ) est supposée parfaite et sans
Classe 'Y : (12,13,14,15) adhérence.
Classe 8 : (19) Ecrire en A le torseur d'action mécanique de
Classe P : (pièce à brider) liaison; caractériser la résultante A(a -+ fJ ) et le
moment MA (a -+ fJ ).
QUESTION 1 Ecrire en A et dans :Il (A, X, y, i) les composantes
Identifier les liaisons suivantes et donner dans le algébriques de la résultante et du moment.
repère défmi sur la figure 1.57 les degrés de liberté Indiquer l'ensemble des points M(x, y, z) pour
qu'eUes pennettent: lesquels la forme particulière du torseur
{ü (a -+ fJ)} est conservée.
(a-fJ); (a-6); (fJ-y);
(y-6); (y-P). RÉPONSE
Donner le schéma spacial du mécanisme. (a - (3 ) est une liaison pivot sans adhérence d'axe
(A, x) donc, avec notre hypothèse de symétrie:
R~PONSE
Liaison (a - (3 ): liaison pivot d'axe (A, x) ;
degré de liberté: R x ' {"b(a-+{3)}= l~(a-+{3) 1
Liaison (a - 8 ): liaison pivot glissant d'axe A M A (a-+{3)
(B, x);
degrés de liberté: R x , T x ' A(a -+(3).LZ
tels que
Notons que si on admet, et c'est plausible, que le
MA(a -+ (3) porté par (A, z)
ressort 20 supprime la liberté en rotation alors
(a - 8) est une liaison glissière d'axe ({3, x).
Liaison ({3 - 'Y): liaison pivot d'axe (C, z);
Dans :R(A, x, ji, z) :
degré de liberté: R z • {"b(a -+(3)} =
Liaison ('Y - 8 ): liaison ponctuelle de normale x(a -+ (3)
(D, x);
degrés de liberté: RYe' R y , Ty , Rz ' Tz .
Liaison ('Y - P ): liaison ponctuelle de normale
(E, x);
=
A
l
Y(a -+ (3)
0
o
N (a -+ (3)
)
(1, y, Z)
(1)

degrés de liberté: RYe' R y , Ty , Rz , TZ" Soit M(x, y, z) un point quelconque, effectuons la


réduction du torseur {"b(a -+ (3)} en M:
Schématisation spaciale du mécanisme (fig. 1.58).
MM( a -+ (3 ) = MA (a -+ (3 ) + MA /1 A (a -+ (3 ) .

Soit:
E {"b(a -+ (3)}
x(a-+{3)

l
zY(a-+{3) )
Y(a -+ (3 ) - zX (a -+ (3 ) ~ _ ~
M 0 T (x, y, z)

avec
T=N(a -+(3)-xY(a -+(3)+yX(a -+(3).

Pour que la forme particulière écrite en (1) soit


conservée, il faut et il suffit que quels que soient
X(a -+ (3) et Y(a -+ (3) on ait z = O.
La forme particulière de {"b (a -+ (3 )} est donc
conservée pour tout point M appartenant au plan
Fig. 1.58. de symétrie (A, ji).x,
28
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

QUESTION 3 QUESTION 4
La liaison (a - 8) peut être considérée, nous La liaison (fJ - 'Y) est supposée parfaite et sans
l'avons vu à la question 1 comme une liaison adhérence.
glissière d'axe (B, x). Supposons que cette liaison Ecrire en C le torseur d'action mécanique de
soit une liaison réeUe avec frottement de facteur liaison; caractériser la résultante ê (fJ ..... 'Y) et le
f = tan ((J. moment Mc (fJ ..... 'Y ).
Ecrire en B le torseur d'action mécanique de
Ecrire en C et dans :R.(C, X, j, i) les composantes
liaison; caractériser la résultante B( a ..... 8 ) et le algébriques de la résultante et du moment.
moment MB(a ..... 8 ). Indiquer l'ensemble des points M(x, y, z) pour
Ecrire en B et dans :R.(B, x,
j, i) les. composantes lesquels la forme particulière du torseur
algébriques de la résultante et du moment. {'G (fJ ..... 'Y)} est conservée.
Indiquer l'ensemble des points M(x, y, z ) pour
lesquels la forme particulière du torseur
{'G(a ..... 8)} est conservée.
RÉPONSE
(f3 ..... 'Y) est une liaison pivot sans adhérence
d'axe (C, z). Donc avec notre hypothèse de
RÉPONSE symétrie:
(a - 8) est une liaison glissière réelle d'axe
(B, x).
Donc avec notre hypothèse de symétrie et en fin
{1J (,B ..... 'Y)} =
c
1~ (,B
MCC,B
'Y)
'Y)
1
de serrage:
z
1~(a
C(,B ..... 'Y) 1..
{1J(a ..... 8)}= 8)1 tels que
M'cC,B ..... 'Y) = {)
B MB(a 8)

B(a ..... 8)1..z


Dans :R(C, x, ji, z) :
tels que
'Y)

I
X(,B
M'B(a ..... 8) porté par (B, z)
{1J(,B ..... 'Y)} = Y(,B 'Y)
c 0
Dans :R(B, x, ji, z)
{1J(a ..... 8)} = Soit M(x, y, z) un point quelconque; effectuons
X(a 8)
la réduction du torseur {1J(,B ..... 'Y)} en M:
=
B
j
Y(a
0
8) o
N(a ..... 8)
)
(x,y,Y)
(2)

soit dans (x, ji, z)


Soit M(x, y, z) un point quelconque, effectuons la
réduction du torseur {1J(a ..... 8)} en M. {1J(,B ..... 'Y)} =
1
I
X(,B 'Y) zY(,B ..... 'Y)
Y(,B 'Y ) - zX(,B 'Y)
M 0 -xY(,B 'Y) +yX(,B ..... 'Y)
soit
{1J(a ..... 8)} Pour que la forme particulière écrite en (3) soit

l
X(a 8) zY(a ..... 8) ) conservée il faut et il suffit que quels que soient
Y(a 8) - zX(a ..... 8) . X(,B ..... 'Y) et Y(,B ..... 'Y) on ait: x = 0 et y = 0 et
M 0 T (x, y, Y) z = O.
La forme particulière de {1J(,B ..... 'Y)} n'est donc
avec conservée qu'au seul point C.
T=N(a ..... 8)-xY(a ..... 8)+yX(a ..... 8).

QUESTION 5
Pour que la forme particulière écrite en (2) soit
conservée, il faut et il suffit que quels que soient La liaison (8 - 'Y) est supposée parfaite et sans
X(a ..... 8 ) et Y(a ..... 8) on ait z = O. adhérence.
La forme particulière de {1J (a ..... 8 )} est donc Ecrire en D le torseur d'action mécanique de
conservée pour tout point M appartenant au plan liaison; caractériser la résultante .0(8 ..... 'Y) et le
de symétrie (A, x,
ji). moment MD ( 8 ..... 'Y ).

29
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Ecrire en D et dans 3t(D, X, f, i) les composantes Dans 3l,(D, x, y, z) :


algébriques de la résultante et du moment.
Indiquer l'ensemble des points M(x, y, z) pour X (ll -+ 'Y)
lesquels la forme particulière du torseur {'b(ll-+'Y)}= 0 o01 . (4)
{~ (B -+ 'Y)} est conservée.
l
v 0 o (x, y, 2)
Soit M(x, y, z) un point quelconque; effectuons
la réduction du torseur {'b (ll -+ 'Y)} en M:

RÉPONSE MM(ll -+ 'Y) = Mv(ll -+ 'Y) + MD A D(ll -+ 'Y)

(ll - 'Y) est une liaison ponctuelle sans adhérence {'b(ll -+ 'Y)} =
de nonnale (D, x). Donc avec notre hypothèse de
symétrie: ;(ll -+ 'Y)
o- zX (ll
-+ 'Y ) ) .

{'b(ll -+'Y)} = 1~(ll -+'Y) 1 M 1 0 yX(ll -+ 'Y) (x,y,n

v Mv(ll-+'Y) Pour que la fonne particulière écrite en (4) soit


conservée il faut et il suffit que quel que soit
D(ll-+'Y)l!x X( II -+ 'Y) on ait: y = 0 et z = O.
tels que La fonne particulière de {'b (ll -+ 'Y)} est donc
Mv(ll -+ 'Y) =0 conservée en tout point ME (D, x).

EXERCICES AVEC RÉPONSES

[TI Manchon de dilatation La douille 5 a pour rôle d'assurer la coaxialité des deux
arbres et se trouve emmanchée à force dans un alésage
Fonction
du plateau 1.
Transmettre une certaine puissance entre deux arbres en Hypothèse
prolongement en laissant une possibilité de déplacement Le plan (A, X, ji) est un plan de symétrie pour les formes
relatif axial pour compenser la dilatation (fig. 1.59). des pièces 1, 3 et 5, mais pas pour les forces qui leur sont
appliquées. Les liaisons étudiées sont parfaites et sans
y adhérence.
1
QUESTIONS
r Etudier la liaison 1-3.
Analyser les degrés de liberté.
Nature de la liaison.
Expression du torseur {'B(1 .... 3)} en A dans
.(A, i, J, il.
2" Etudier la liaison mécanique élémentaire 5-3.
Analyser les degrés de liberté.
Nature de la liaison.
Expression du torseur {'B(5 .... 3)} en A dans
.(A, i, J, il.
Fig. 1.59.
RÉPONSES
Réalisation l' (1-3): glissière d'axe (A, x)
Le plateau 1 possède deux crabots et se trouve en liaison
encastrement avec l'arbre 2. o L(1 3)}
Le plateau 3 possède deux crabots et se trouve en liaison {1J(1 .... 3)} = Y(l 3) M(l 3) .
encastrement avec l'arbre 4. A
{ Z(l 3) N(l 3) Cx,;,I)

30
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

2' (5-3): Pivot glissant d'axe (A, x) 2" Schématiser le mécanisme en utilisant la représenta-
tion plane normalisée.

{1J(5_3)} = {~(5_3) oM(5_3) }


N(5 _ 3) (x,y,n
.
3' La liaison (3-2) est réeUe, avec adhérence; défInir en
A et dans :Il(A, X, f, i) les composantes des éléments de
A Z(5_3)
r~duction du torseur {'G (3 _ 2)}, dans l'hypothése où:
V(A E 2/3). x< O.
!Il Porte-balais pour moteur
à courant continu RÉPONSES
La figure 1.60 représente un porte balais utilisé sur un l' (1-3): Liberté nulle: liaison encastrement.
moteur électrique à courant continu équipant certaines (2-3): Liberté T x : glissière d'axe (A. S),
locomotives de la SNCF. (2-9) : Liberté R x , T .. T, : plane de normale (A. S'l,
(3-7): Liberté R, : Pivot J'axe (e :),
Les balais 2 en graphite sont maintenus au contact du (3-4) : Liberté R, : Pivot d'axe (B. :l,
collecteur 9 par un système de basculeur 4 et la pression 3'
de contact est assurée par l'intermédiaire d'un ressort S X(3 _ 2) 0 }
{1J(3 _ 2)} = Y(3 _ 2) 0 .
et d'une lame élastique 8. Les balais 2 sont fractionnés {0
en vue d'assurer un contact balai-collecteur satisfaisant· A N(3_2) (x,y,n
ils ont une section droite rectangulaire. '
Hypothèses
La liaison balais 2-collecteur 9 est modélisée par une
liaison plane réelle de normale (A, x).
rn Joint de cardan-glaenzer spicer
La liaison balais 2-lame élastique 8 est modélisée par une Un joint de cardan réalise une double articulation
liaison pivot glissant parfaite sans adhérence d'axe cylindrique à axes concourants et perpendiculaires
(E, z). (fig. 1.61).
Le plan (A, x, y) est un plan de symétrie pour toutes les
liaisons et pour toutes les forces appliquées. Les pièces 1 et 3 ont sensiblement la même forme:
(chape).
La pièce 2 est appelée croisillon et comporte essentielle-
QUESTIONS ment quatre portées cylindriques à 90 degrés équipées
l' Pour chacune des liaisons suivantes:
de cages à aiguilles.
Hypothèses
(1-3); (2-3); (2-9); (3-7); (3-4) Le repère :Jt 2 ( 0, ~, Y2' z2) est lié au croisillon 2.
La liaison 1-2 est une liaison pivot d'axe (0, ~).
défInir les degrés de liberté et la nature de la liaison. La liaison 2-3 est une liaison pivot d'axe (0, Y2)'

Fig. 1.60.

31
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

A-A

J
Y2

Fig. 1.61.

QUESTIONS y
Plateau support
r
Etudier la liaison 1-3 et indiquer pour celle-ci :
d'outillage
- les degrés de liberté.
- la nature de la liaison.
r Donner le schéma spacial normalisé de la liaison 1-3.
0
3 Donner le schéma spatial normalisé du mécanisme
constitué par les liaisons (1-2) et (2-3).

RÉPONSE
0

1 R X2 et Rn: Liaison sphérique à doigt.


o

~ Machine de Conditionnement
La figure 1.62 représente une partie d'une machine de
conditionnement de produit liquide. Cette partie
concerne la chaîne cinématique dont l'effecteur est le
- x

plateau support d'outillage de remplissage et de bou- 1

chage 8. Fig. 1.62.

32
Modélisation des liaisons et des actions mécaniques de liaison

Cette chaîne cinématique comprend essentiellement: Données numériques:


- Un réducteur, entraîné par un moteur, (non repré-
senté) qui provoque la rotation de l'arbre 1. Cet arbre 1 e = OA = 22 mm; R = AB = 47,3 mm .
est en liaison pivot d'axe (0, x) avec le bâti o.
Masse à soulever: flacons + 8 + 4: m = 4 kg.
- Sur l'arbre 1, un exentrique 2 est en liaison encastre- Le centre de gravité de cette masse est défini par
ment par l'intermédiaire de la clavette 9. BG = 158 mm.
L'excentricité est e = OA. On prendra (} = 10 m/s2 .
- Une bielle 3 (fig. 1.63) est en liaison pivot d'axe On donne dans la position de la figure 1.63 : () = 30 et
0

(B, x) avec l'arbre 4 porte-plateau et également en Be = 90 mm.


liaison pivot glissant d'axe (A, x) avec l'excentrique 2. Le mouvement est lent et on pourra négliger les effets de
l'inertie.

QUESTIONS
0
1 Donner une représentation spàciale. normalisée du
mécanisme en indiquant clairement:
1
!
- Le repère de définition des liaisons (0, x, j, i).
- Les pièces principales: 0, 1, 2, 3, 4.
- Les centres de liaisons: 0, A, B, C.
r On définit le paramètre 8 = (i, il) et on étudie la
liaison parfaite sans adhérence (2-3).
Donner dans :Il(O, X, j, i) les composantes des éléments
de réduction en A puis en 0 du torseur { 'G (2 --+ 3 )} .
3 On étudie la liaison parfaite sans adhérence (3-4).
0

Donner dans :Il(O, X, j, i) les composantes des éléments


de réduction en B puis en 0 du torseur {'G (3 --+ 4)} .
4 On étudie la liaison parfaite sans adhérence (0-4).
0

Donner dans :R(O, X, j, i) les composantes des éléments


de réduction en C puis en B du torseur {'G (0 --+ 4)} .
50 Dans le but de calculer, pour la position de la
ligure 1.63, c'est-à-dire pour 8 30 le couple fourni= 0
,

par l'arbre moteur 1, on étudiera successivement:


- l'équilibre strict du système {flacons + 8 + 4 }
- l'équilibre strict de 3 ;
Calculer Moi2 --+ 3), puis M o,(1 --+ 2).

RÉPONSES

2
0

{1>(2-+3)} = {~(2-+3) ~}
A Z(2 --+ 3) 0 (x, v, Z)
{1>(2 --+ 3)}

o 11 Z(2 --+ 3) - II J3 Y(2 --+ 3)}


Y(2--+3) 0 .
o.{Z(2 --+ 3) 0 (:x.Y,Z)

3
0

{1>(3-+4)} = {~(3-+4) ~}
B Z(3 --+ 4) 0 (x, .v, 1)
Fig. 1.63.
o 54,3 Z (3 --+ 4)}
{1>(3 -+ 4)} = Y(3 --+ 4) 0 .
- L'arbre porte plateau 4 est en liaison pivot glissant
o
{Z(3 --+ 4) 0 (x,v,1)
d'axe (e, ji) avec la pièce 5 en liaison encastrement avec
le bâti O.
On obtient ainsi depuis l'arbre de sortie du réducteur la 0
o L(O--+4)}
4 {1>(O --+ 4)} =
transformation du mouvement circulaire uniforme de 1 c {0Z(O --+ 4) 0
0 (x, y, 1)
en mouvement de translation rectiligne alternatif du
plateau 8. {1>(O --+ 4)} =
Lafigure 1.63 représente la coupe du dispositif par son o L(O--+4)+90Z(O--+4)}
plan de symétrie vertical (0, ji, z).
B
{0
Z(O --+ 4) 0
0 .
(x, y, 1)
Le plan (0, ji, z) est également un plan de symétrie
pour les forces extérieures appliquées. 50 M o,(2 --+ 3) = Mo,(1 --+ 2) = - 955,7 (N mm),

33
• •
axes principaux
o d'une section
En projection sur (0, x) on obtient:

fLYd'~YGS~ W(O, Xli. (2)

En projection sur (0, y) on obtient:

1.1. DÉFINITION (fig. 2.1) fL x ds = XG S = W(O, y)


Le moment statique W(O, x) de la surface plane
y
(8) par rapport à l'axe (0, x) de son plan est défini
par la relation:

W(O, x) = fLYdS (1)


Fig. 2.2.

y
0'------------___x
x

Fig. 2.1.

o x
Le moment statique de (S) par rapport à l'axe
(0, y) s'écrit alors:
2.1. DÉFINITION (fig. 2.3)
W(O, y) = fL xds
Le moment quadratique 1(0, x) de la surface
plane (8) par rapport à l'axe (0, x) de son plan est
Unités: longueur en mètres, surface en mètres carrés, défini par la relation:
W( 0, Y) en mètres cubes.

Nota: Le moment statique peut être positif, négatif ou


nul.
1(0, x) = fLrds (1)

1.2. PROPRIÉTÉ DU CENTRE DE Le moment quadratique de (S) par rapport à l'axe


(0, y) s'écrit:
SURFACE G DE (S) (fig. 2.2)

D'après la définition du centre de surface, on peut


écrire:
Unités: longueur en mètres, surface en mètres carrés,
/(0, X) en (m 4).
Nota: Un moment quadratique est toujours positif.

34
Axes principaux d'une section

Nota: Un moment quadratique polaire est toujours


2.2. PROPRIÉTÉ (fig. 2.3) positif.
Le moment quadratique d'une surface plane (S) par
rapport à un axe (0, z) perpendiculaire à son plan est
égal au moment quadratique polaire de (S) par
moment quadratique 1(0, x) de la surface rapport au point 0 où l'axe coupe le plan.
(S) par rapport à l'axe (0, x) de son plan est égal
au moment quadratique 1 (G, x) de (S) par rapport
à J'axe (G, x) augmenté du produit de J'aire de la
surface par le carré de la distance des axes
3.2. PROPRIÉTÉ
1(0, x) = I(G, x) + Sd 2
1. (2)
Le moment quadratique polaire d'une surface
plane (S) par rapport à un point de son plan est
On peut écrire de même: égal à la somme des moments quadratiques par
rapport à deux axes rectangulaires de son plan
I(O, y) = I(G, y) + Sd,2. passant par ce point

y
d'
1 0 =1(0,x)+1(0,y) 1. (2)

s
o x
Fig. 2.3.

3.1. DÉFINITION (fig. 2.4) a4 a4 a4


12 12 6
Le moment quadratique polaire 10 de la surface
plane (S) par rapport au point
défini par la relation:
de son plan est °
nd 4 nd 4 nd 4

1
10 = fL p 2 dS

(1) 64 64 32

Unités: longueur en (m), surface en (m2), I o en (m4).

y !:..(D4 _d 4 ) !:..(D 4 _d 4 ) !:..(D 4 _ d4 )


64 64 32

Nota: Tous les constructeurs de profilés donnent les


moments quadratiques des sections de ceux-ci dans
o x leurs catalogues. L'unité employée est généralement le
Fig. 2.4. cm4 •

35
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

avec
MOM& ff s Xo Yo ds = XGYG ff ds = XGYG S
DELA
PAR RA
(0, x) ET fL XG YI ds = XG fLYl ds = 0 car G E (G, YI)

ffsXIYOds=YG ffsx1ds=o carGE (G,x l )


5.1. DÉFINITION (fig. 2.3)
fL Xl YI ds = 1 (G, XI' Yd
Le moment produit 1(0, x, n
de la surface plane
(8) par rapport aux axes (0, x) et (0, de sonn d'où
plan est défini par la relation:

1(0, x, n = ffs xyds (1) y

Unités: longueur en (m), surface en (m2 ), 1 (0, X, y)


en (m4 ).

5.2. CAS PARTICULIER (fig. 2.5)


o Fig. 2.6. x

Si les axes (0, x) et (0, y) sont orthogonaux et si Le moment produit 1 (0, x, n


de la surface plane
l'un d'eux est axe de symétrie de (S), on obtient (8) par rapport au repère (0, x, n
de son plan est
alors: égal au moment produit 1 (G, x, n
de la surface
I(O,x,Y)=O. plane (8) par rapport au repère (G, de son x, n
plan augmenté du produit de l'aire S de la surface
par les coordonnées de son centre de surface G

1(0, x, n = I(G, x, n + SXGYG 1. (2)

5.4. CONSÉQUENCE (fig. 2.7)


Fig. 2.5.
Si les axes (G, x) et (G, y) sont situés dans le plan de
la surface plane (S) et sont orthogonaux et si l'un des
5.3. PROPRIÉTÉ (fig. 2.6) axes est axe de symétrie de (S), le moment produit
1 (0, X, y) a pour valeur :

On considère la surface plane (S) et les axes


(0, x,
y) et (G, XI' YI) de son plan tels que 1(0, X, y) = SXG YG 1. (3)
XI = X et YI = Y-
On peut écrire que: DM = DG + CM y

d'où: x = XG + XI et y = y G + YI
1 (0, X, y) = fL (xG + xl)(YG + YI) ds
X1

1 (0, X, y) = fL xG yGds + fL xGYI ds


o x
+ ff s XI YG ds + ff s Xl YI ds
Fig. 2.7.

36
Axes principaux d'une section

1(0, X) = 1(0, x) cos 2 ({J + 1(0, ji) sin2 ({J


. (1)
- 1(0, x, ji) sin 2 ({J
En fonction de l'angle 2 ({J on obtient:

~) = 1(0, x) + 1(0, ji)


1 (0 , X 2
On considère une surface plaEe (S) et deux systèmes 1(0, x) - 1(0, ji) 2
d'axes (0, X, ji) et (0, X, Y) de son plan tels que + 2 cos ({J . (2)
(fig. 2.8) :
(x, X) = ~.
- 1 (0, x, ji) sin 2 ({J
Supposons que les moments quadratiques 1(0, x) et Le moment quadratique 1(0, Y) s'écrit
1(0, ji) et le moment produit 1(0, X, ji) soient
connus.
On se propose de déterminer 1(0, X), 1(0, Y) et 1(0, Y)= ffs(XCos({J+ysin({J)2ds
I(O, X, Y).
1(0, Y) = ffs x2 COS 2 ({J ds + ffsy2sin2 ({J ds

+ ff s 2 xy sin ({J cos ({J ds

1(0, Y) = 1(0, ji) cos 2 ({J + 1(0, x) sin 2 ({J . (3)


+ 1 (0, x, ji) sin 2 ({J
En fonction de l'angle 2 ({J on obtient:
Fig. 2.8.
Par définition on peut écrire que: 1(0, Y) = 1(0, x) ~ 1(0, ji)
2
1(0, X) = ffs y ds; 1 (0, Y) = ffs X2 ds; 1(0, x) - 1(0, ji) 2
- 2 cos ({J (4)

1(0, X, Y) = ffs XYds. +1(0, x, ji) sin 2 ({J


Ecrivons les relations de changement de base Le moment produit 1(0, X, Y) s'écrit

x = cos ({J X - sin ({J Y et ji = sin ({J X + cos ({J Y 1(0, X, Y)


~ .... .... .... ....
aM = xx + yy = XX + YY = ff s (x cos ({J + y sin ({J) x (y cos ({J - x sin ((J) ds
aM = x(cos ({JX - sin ({J Y)
+ y(sin ({JX + cos ({J Y) = XX + YY 1(0, X, Y) = ffs xy co~ ({J ds - ffs xy sin2 ({J ds
d'où
X = x cos ({J + y sin ({J et Y = Y cos ({J - x sin ({J . + ffsy2sin ({J cos ({J ds
Le moment quadratique 1 (0, X) s'écrit:
- ff S x2sin ({J cos ({J ds .
1(0, X) = ffs (y cos ({J - x-sin ({J)2 ds
En fonction de l'angle 2 ({J on obtient:

1(0, X) = ffsy2COS2 ({J ds + ffs x 2 sin2 ({J ds 1(0, X, Y) = 1(0, X); 1(0, ji) sin 2 ({J
. (5)
- ff s 2 xy sin ({J cos ({J ds +1(0, x, ji) cos 2 ({J .

37
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Regroupons les résultats précédents sous la forme la plus utilisée:

1(0 X) - 1(0, x) + 1(0, y) + 1(0, x) - 1(0, y) cos 2 ffJ 1(0 ~ ~) . 2 (2)


,- 2 2 - , x, y sm ffJ

1(0 Y) _ 1(0, x) + 1(0, y) 1(0, x) - 1(0, y) cos 2 ffJ 1(0 ~ ~) . 2 (4)'


,- 2 - 2 + , x, y sm ffJ

~ ~ 1(0, x) - 1 (0, y) . ~ ~
1 ( 0, X, Y) = 2 sm 2 ffJ + 1 (0, x, y) cos 2 ffJ (5)

7.2. PROPRIÉTÉ

Si (0, X) et (0, Y) sont les axes principaux en Ode


Soient (0, x,
y) et (0, X, Y) deux systèmes d'axes la surface plane (S), la relation (1) du paragraphe 7
concourants situés dans le plan de la surface plane est vérifiée; dans ce cas la relation de définition du
(S) et tels que (x, X) = ffJ (fig. 2.19). moment produit 1 (0, X, Y) (relation (5) du paragra-
Nous avons vu (relations (2) et (4) paragraphe 6) que phe 6) permet d'écrire que:
1(0, X) et 1(0, Y) varient en fonction de l'angle ffJ.
Les valeurs extrêmes 1max et 1min sont obtenues pour:
1 (0, i, Y) =0 .
a/(O, X) a/(O, Y) Réciproquement, si 1(0, X, Y) = 0, les axes (0, X)
- - - = 0 et ---=0. et (0, Y) sont axes principaux de (S), d'où le
affJ affJ
théorème:
A partir de la relation (2) paragraphe 6 on obtient:
Les axes rectangulaires (0, i) et (0, Y) situés
X) ~
a/(O,
-----:-----:- = -
affJ
[1 (0, x) - 1 ( 0, y) 1sin 2 ffJ principaux en °
dans le plan de la surface plane (8) sont les axes
si et seulement si le moment
produit 1(0, i, Y) est nul
-2/(0, x,y)cos2ffJ =0
d'où: 1(0, i, Y) =0 = (0, i) et (0, Y)

tan 2 ffJ
- 21(0,
= ------'---
x, y) (1)
sont les axes principaux en O.
1(0, x) - 1(0, y)
La relation (1) définit deux valeurs de ffJ: ffJI et
TT
ffJI+"2'
a/(O, Y)
A partir de la relation = 0 on obtient la
affJ
même relation (1).
Dans le repère (0, X, Y), en remplaçant dans la
Il existe donc deux axes rectangulaires (0, X) et
x,
y) par sa valeur
(0, 9) passant par °
pour lesquels le moment
relation (2) paragraphe 6, 1(0,
définie par la relation (1) paragraphe 7 on obtient:
quadratique de (S) est maximal pour l'un et minimal
pour l'autre. 1(0, X) = 1(0, x) + 1(0, y)
2
1(0, x)-/(O,y) [ Sin 2 2 ffJ ]
7.1. DÉFINITIONS + 2 cos2ffJ+ 2
cos ffJ
Les deux axes rectangulaires passant par
situés dans le plan de la surface plane (8) pour
et ° soit
lesquels le moment quadratique de (8) est maximal 1(0, X) = 1(0, x) + 1(0, y)
principaux en °
pour l'un et minimal pour l'autre sont appelés axes
de la surface (8).
Les axes principaux au centre de surface G de
2

+ 1(0, x) - 1(0,
.v)
(8) sont appelés axes centraux. 2cos2ffJ

38
Exprimons cos 2 fP en fonction de 1(0, x), 1(0, ji) 22 [1(0, x) - 1(0, ji)f
etI(O, x,
ji): cos fP = - - - - - - - : - - : : - - - - - -
[/(0, x)-/(O, ji)f+4/(0, x,ji)2
La relation (1) paragraphe 7 s'écrit
d'où
22 4/(0,x,ji)2
tan fP = - - - - - ' - - - - - - : ± [/(0, x) - 1(0, ji)]
[/(0, x) - 1(0, ji)f cos 2 fP = -;==============
J [/(0, x) - 1(0, ji)]2 + 4/(0, x, ji)2
On peut écrire que
En portant chacune des deux valeurs possibles de
cos 2 2 fP = _ _1--;;-_ cos 2 fP dans l'expression de 1(0, X) déterminée ci-
1 + tan 2 2 fP dessus on obtient les formules encadrées ci-dessous.
1
4/(0, x,ji)2
1 + --'------'------: Nota :-+On retrouve les mêmes valeurs à partir de
[/(0, x) - 1(0, ji)]2 1(0, Y).

1
max
=/(O,x)+/(O,ji)
2 +2V
! /[/(0 -+)-/(0 -+)]2
' X , Y +
4/(0 -+ -+)2
, X, Y (1)

1 min =/(O,x)+/(O,ji)_!
2 2V
/[/(0 x)-/(O -+)]2+4/(0 x -+)2.
' ,y , ,y

Sur l'axe (0, x) construisons:


OH = 1(0, x)
OE = 1(0, ji)
OJ = 1(0, x)+ 1 (0, ji)
---2;0----

1er cas (J est le milieu de HE).


On obtient alors:
On connaît 1(0, x), 1(0, Y) et 1(0, y) d'une x,

I
. section (8) par rapport aux axes rectangulaires _ I(O,x)-/(O,ji)
.•. (0, ~ Y) et on-+ recherche les directions principales JH= 2 .
(0, X) et (0, Y) ainsi que 1max et 1nU. correspon-
dants. Parallèlement à (0, ji) construisons le point A tel
que:
HA = -/(0, x,ji).

Nous remarquons alors que (fig. 2.9) :

tan (Jii,JÂ) = HA = -2/(0, X,y)-+


JH 1(0, x) - 1(0, y)

D'après la relation (1) paragraphe 7 on en déduit


que:

1 (;m :TA) = 2 ~ 1 1 avec (Di, Dl) = ~ 1 •


Fig. 2.9.
Construisons le cercle de centre J et de rayon
R =JA.
Dans le repère (0, x,
ji) portons en abscisse les Ce cercle est appelé cercle de Mohr.
moments quadratiques et en ordonnées les moments Soient Cet D les intersections du cercle de Môhr avec
produits changés de signe (fig. 2.9). l'axe (0, x) tels que OD:> OC.

39
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

On remarque alors que:

R= J JH2 + HA 2 = ~) [1(0, x) - /(0, ji')]2 + 4/(0, X, ;)2

on = OJ + R = /(0, x) ~ /(0, ;) + ~ )[/(0, x) - /(0, y)f + 4/(0, x, ;)2

0
oc = OJ - R = / ( , x) + / ( 0 , y) - !) [1 (0, x) - / (0, ji') f + 4 / ( 0, x, Y? .
2 2

D'après les relations (1) paragraphe 8, on en déduit La figure 2.10 représente le cas où
que: /(0, y):> /(0, x). Sur cette figure on note:

I max = on et 1 min = OC. (JH, JA) = (JÉ, JE) = 2 CPI •


Sur le cercle de M6hr l'angle 2 cp 1 est défini par:

Dans une section (S) on connait les directions


d'où les directions principales: principales (0, x,
Y) ainsi que 1(0, i) 1 max et =
(Ox, OK) = CPI et
~ ~
(Ox, 0 Y) = cp 1 +
7T
2" . =
1(0, Y) 1 min et on recherche pour les axes
(0, x,
y) définis par
A I(D,x)
--.
(i, x) =~
y --.--.
1-1 (D,x,y)
les valeurs de 1(0, x), 1(0, Y) et 1(0, x, Y).

Nota: Ce deuxième cas se rencontre lorsque l'un des


axes (0, X) ou (0, :f) est axe de symétrie de la
section.

Les relations (2), (4) et (5) du paragraphe 6 permet-


--. tent d'exprimer /(0, x), /(0, ji') et /(0, x,;) à
B l'(D,Y) condition de :
--.--.
1(D,x,y)
Fig. 2.10.
- permuter la désignation des axes: x ..... K et
; ..... Y;
- d'écrire que (K, x) = cp ;
L'angle ~I est orienté: Le sens positif sur le cercle de
- d'écrire que /(0, K, Y) = O.
M6hr est défini par (Ox, 0 y) = + ~.
On obtient:

~ /(0, K) + /(0, Y) /(0, K) - /(0, Y)


/(0, x) = 2 . + 2 cos 2 cp (1)

~ /(0, K) + /(0, Y) /(0, K) - /(0, Y)


/ (0, y) = 2 - 2 cos 2 cp (2)

/(0 , x,
/(0
,
K) - /(0 Y)
'.
~ ~)
y = 2 sm 2 cp. (3)

40
Axes principaux d'une section

Sur l'axe (0, X) construisons (fig. 2.]]) D'après les relations (1), (2) et (3) paragraphe 9 on en
déduit que:
OD =/(O,X)=/ max
= OH,

l
1(0, x)
OC = 1(0, Y) = l mio 1(0, j) = OE,
_ 1(0, X) + 1(0, Y) 1 (0, x, j) = HA .
OJ = ----=-2---

(J est le milieu de CD).


y

La figure 2.12 représente la section d'une cornière.


On se propose de déterminer la position des axes
principaux et la valeur des moments quadratiques
maximal et minimal relatifs à cette section.

y y

Fig. 2.11.
S1
Construisons le cercle de centre J et de rayon

1(0, X) - 1(0, Y) 0
R=JD=---"""'2--- .
~ G1

~

Ce cercle est le cercle de Mohr. 12!?. G x


Construisons le point A (x) sur le cercle de Mohr tel
que:
(CD, CA)
~1
= lp . S2. G 2
1
1
Soit H la projection orthogonale de A sur (0, X). 0 x
Soit E le symétrique de H par rapport à J. 80
Sur la figure 2.11 on remarque que:
Fig. 2.12.
JH = R cos 2lp
1(0, X) - 1(0, Y) QUESTION 1
= 2 cos 2 lp
Détenniner le centre de surface G de la section S.
OH = OJ+ JH
1(0, X) + 1(0, Y)
2 RÉPONSE
1(0, X) - 1(0, Y) On peut décomposer la section S en deux surfaces
+ 2 cos2lp Sl etS2 :
2
SI = 140 x 20 = 2800 mm
OE = OJ + JE
S2 = 60 x 20 = 1 200 mm 2
1(0, X) + 1(0, Y)
S . = SI + S2 = 4000 mm 2 .
2
1(0, X) - 1(0, Y) Les coordonnées de Giet G 2 dans (0, x,.Ji) sont:
- 2 cos 2 lp 10 50
G 1 170 G 2 1 10'
HA = R sin 2 lp
Le centre de surface G de S est défini par la relation:
1(0, X) - 1(0, Y) .
= 2 sm2lp.
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

En projection sur x on obtient: La relation (2) paragraphe 5 permet d'écrire: .

10 x 2 800 + 50 x 1 200 I)(G, x, ji) = I)(G), x, ji) + S, x G) YG,


4000 I](G, x, ji) = 0 + 2 800(10 - 22)(70 - 52)
x G =22mm. I)(G, x, ji) = - 604 800 mm'
Iz(G, x, ji) I Z(G 2, x, ji) + S2XGZYGZ
=
En projection sur y on obtient:
Iz(G, x, ji) = 0 + 1 200(50 - 22)(10 - 52)
YG\ S) + YGz Sz 70 x 2 800 + 10 x 1 200
YG = S Iz(G, x, ji) = - 1411200 mm'
4000
d'où:
YG= 52mm.
I(G, x, ji) = - 604800 - 1411200

QUESTION 2
I(G, x, j) = - 2 016 000 mm'.

Pour fa section (S) déterminer les moments quadratiques


QUESTION 3
I(G, x) et I(G, j) et le moment produit I(G, X, j).
Déterminer par la méthode algébrique la position des axes
principaux au centre de surface G de la section (S) et la
RÉPONSE valeur des moments quadratiques maximal et minimal corres-
pondants.
On désigne par I](G, x) et Iz(G, x) les moments quadrati-
ques de S, et Sz par rapport à l'axe (G, x). On peut écrire
que: RÉPONSE
Les directions principales au centre de surface G de la
section (S) sont définies à partir de la relation (1) paragra-
phe 7, d'où:
La relation (2) paragraphe 2 permet d'écrire:
tan 2 'P
- 2 I(G, x, ji)
I)(G, x) = I)(G), x) + S) dr I(G, x) - I(G, ji)

I,(G, x) = 20 ~;403 + 2 800 x (70 - 52i tan 2 'P


- 2( - 2016000)
7 637 333,3 - 1 797 333,3 = 0,6904 ,
I)(G, x) = 5480533,3 mm' d'où;
Iz(G, x) = 60 ~2203 + 1 200 x (52 _ lO)z ~I = (X, X) = 17,31' et ~2 = (x, Ï) = 107,31'
Iz(G, x) = 2 156800 mm' Les moments quadratiques maximal et minimal au centre de
d'où: surface G de la section (S) sont définis par les relations (1)
paragraphe 8, d'où:
I(G, x) = 5480533,3 + 2156800
I(G, x) = 7637333,3 mm'. 1 = I(G, x) + I(G, ji)
max 2

De la même façon on définit + ~ J[I(G, x) - I(G, ji)]z+ 4 I(G, x, ji)z.


I(G, ji) = I)(G, ji) + Iz(G, ji).
La relation (2) paragraphe 2 permet d'écrire:
1 . = I(G, x) + I(G, ji)
I)(G, ji) = I)(G), ji) + S) dr mm 2

1 1 (G ' Y-) -- 140 12


X 20
3
2800 (22 ~ lO)z -~J[I(G, x)-/(G, ji)]z+4/(G, x,ji)z.
+ x
l, (G, ji) = 496 533,3 mm' On obtient: I mm = 1169001,9 mm 4 •
3
1 z(G ,y4) = 20 X1260 + 1 200 x (50 _ 22)z
QUESTION 4
Iz(G, ji) = 1 300800 mm'
Déterminer par la méthode graphique de Mohr la position
des axes principaux au centre de surface G de la section
d'où: (S) et la valeur des moments quadratiques maximal et
I( G, ji) = 4965333,3 + 1 300800 minimal correspondants.
I(G, j) = 1 7'Y7 333,3 mm'. RÉPONSE
On désigne par I,(G, x,ji) et Iz(G, x,ji) les moments Dans le repère (G, x, ji) et en fonction de l'échelle choisie
produits de S) et Sz par rapport aux axes (G, x, ji). On peut sur l'axe (G, x) on porte (fig. 2.13) :
écrire que:
GH = I(G, x) = 7637333 mm'
I(G, x, ji) = I)(G, x, ji) + Iz(G, x, ji). GE = I(G, ji) = 1797333 mm' .

42
Axes principaux d'une section

y On note J le milieu de EH.


Parallèlement à (G, y) on porte :
-->
A(X)I/(G,X~--> HA = -/(G, X, y) = 2016000 mm4 .
-/ (G,x,y)
1
On trace le cercle de M6hr de centre J et de rayon JA. Ce
1
1
cercle coupe l'axe (G, x) en Cet D.
On trace CA et on mesure:
o x
(CD, cA) = 'P, = 17,5° .
Echelle: On construit (G, X) parallèle à CA puis (G, h tel que
10 6 mm 4 (X, Y) =~.
t----<
Sur l'axe (G, x) on mesure:
GD = lmu = S,28.10" mm 4
Fig. 2.13. Ge = lmin = 1,IS.10 6 mm 4 •

EXERCICES AVEC RÉPONSES

1 (G, x) = 233 285,68 mm 4


[I] La figure 2.14 représente la modélisation de la
2"
1 (G, y) = 233285,68 mm 4 ;
;

sectIOn d'une cornière 60 x 60 x 6 NF A45-009.


I(G, x, y) = - 138 126,32 mm 4•
y
3° 'PI = (x, X) = 45°; 'P2 = (x, h = 135°.

lm.. = I(G, X) = 371412mm4 ;


I min = I(G, Y) = 95159,36 mm 4 .
o
<0

[1] La figure 2.15 représente la modélisation de la


section d'une cornière 90 x 70 x 8 NF A45-009.
o 60 l 1 x

Fig. 2.14. y

--- 8

QUESTIONS
r Déterminer les coordonnées, dans le repère (0, x, y), o
en
du centre de surface G de la section.
r Déterminer les moments quadratiques I(G, x),
I(G, y) et le moment produit [(G, X, y).
<Xl
3° Déterminer par la méthode algébrique la position des
axes principaux au centre de surface G de la section et la l
valeur des moments quadratiques maximal et minimal 0 x
correspondants. 70 1
4° Déterminer par la méthode graphique de Môhr la
position des axes principaux au centre de surface Fig. 2.15.
G de la section et la valeur des moments quadratiques
maximal et minimal correspondants.

QUESTIONS
RÉPONSES
1° Déterminer les coordonnées, dans le repère (0, x, y),
r xa = 17,21 mm; Ya = 17,21 mm. du centre de surface G de la section.

43
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

r Déterminer les moments quadratiques I(G, x), REPONSES


I(G, j) et le moment produit I(G, X, j).
l' 1(0, x) =9698130mm 4 ;
3' Déterminer par la méthode algébrique la position des
axes principaux au centre de surface G de la section et la I( 0, ji) = 3628672,5 mm 4 ;
valeur des moments quadratiques maximal et minimal
correspondants. 1(0, x, ji) = 4 517 640 mm4 •
4' Déterminer par la méthode graphique de Miihr la
position des axes principaux au centre de surface Le centre de surface G est situé au centre de symétrie 0
G de la section et la valeur des moments quadratiques de (S).
maximal et minimal correspondants.
2' (Ch, GX) = - 28,06 degrés;
RÉPONSES (Ch, GY) = 61,94 degrés.
-
l' xG = 18,276 mm; YG = 28,276 mm. I(G, X) = I max = 12105703 mm 4 ;

2' I(G, x) = 982328,49 mm 4 ; I(G, Y) = Im;n = 1221099,5 mm 4 •


1 (G, ji) = 522488,49 mm 4 ;
I(G, x, ji) = - 421436,84 mm 4 • 141 La figure 2.17 représente la section droite (S) d'un
~lé.
3' (x, X) = 'P 1 = 30,69' ; (x, h = 'P2 = 120,69' ;
y
-
I(G, X) = l ma • = 1232483,7 mm 4.,
-,...--
I(G, Y) = 1 m;n = 272 333,27 mm 4 •
8

œ La figure 2.16 représente un profilé d'aluminium de


section droite (S) .. 0 est le centre de symétrie de
o
(S). Les cotes sont exprimées en millimètre. en ,...~

8
y 0
co v

en
~~ 1 0 x
78
9 III
Fig. 2.17
1'-

G QUESTIONS
0 X
r Déterminer dans le repère (0, x, j) les coordonnées
III du centre de surface G de la section (5).
1'-
2' Déterminer les moments quadratiques 1 (G, x),
~t I(G, j) et le moment produit I(G, X, j).
3' Déterminer par la méthode algébrique la position des
89 axes principaux au centre de surface G de (5) et la valeur
des moments quadratiques maximal et minimal corres-
Fig. 2.16. pondants.
4' Déterminer par la méthode graphique de Miihr la
position des axes principaux au centre de surface
G de (5) et la valeur des moments quadratiques maximal
QUESTIONS et minimal correspondants.
l' Déterminer les moments quadratiques 1(0, x) et
1(0, j) et le moment produit 1(0, X, j) de la section
RÉPONSES
droite (5). l' xG = 29,885 mm; YG = 26,552 mm.
Déterminer la position du centre de surface G de
(5). 2' I(G, x) = 1042347,8 mm 4 ;
2' Déterminer par la méthode algébrique la position des I(G, ji) = 1310827,8 mm 4 ;
axes principaux au centre de surface G de la section I(G, x, ji) = - 538 270,83 mm 4 •
droite (5) et la valeur des moments quadratiques maximal
et minimal correspondants.
3' (x, X) = 'P 1 = - 38' ; (x, Y) = 'P2 = 52'.
3' Déterminer par la méthode graphique de Miihr la
position des axes principaux au centre de surface I(G, X) = 1 m;n = 621 830,32 mm
4
;
G de la section droite (5) et la valeur des moments
quadratiques maximal et minimal correspondants. I(G, Y) = 1 ma. = 1 731 345,3 mm 4 •

44
notion de contrainte
o loi de Hooke
Un système matériel est une quantité de matière, homogène
ou non, dont la masse reste constante pendant son étude; il
peut donc, de façon conventionnelle, être constitué par une
portion de solide.
Dans un solide, il est nécessaire d'admettre l'existence d'un
système de forces internes de cohésion; actions intermolécu-
laires, qui permettent entre autres à celui-ci de conserver sa
forme propre.
En résistance des matériaux, nous serons amenés très
souvent à effectuer une coupure fictive d'un solide donné
(E) par un plan (P) (fig. 3.2). Ce plan divise le solide en deux
parties et on peut par exemple considérer comme système
matériel la partie (E1 ) de (E).

- La poutre possède un plan de symétrie.


- Les points disposés de façon identique sur les
sections droites jouissent de certaines propriétés
communes; on dit qu'ils appartiennent à des fibres.
- La ligne moyenne ou fibre moyenne possède des
propriétés particulières.
Supposons provisoirement que la poutre (E) ait une
1.1. DÉFINITIONS. REPÉRAGE DE ligne moyenne droite (fig. 3.2).
LA COUPURE
Considérons une poutre (E) et rappelons les principa-
les définitions qui concernent celle-ci.
On appeIJe poutre (fig. 3.1) un solide engendré par
une surface plane (S) dont le centre de surface
G décrit une courbe plane appelée ligne moyenne.

x
1 Fig. 3.2.

~.J _ _ Rbm ~Ig"~ x


Soit :Ro(A, o, ;0' zo) un repère lié à la poutre. Ce
repère est choisi tel que (A, xo) soit porté par la ligne
moyenne moyenne. Ce repère (:R o) appelé repère de position
Fig. 3.1. est utilisé:
- pour l'étude de l'équilibre de (E) et la détermina-
- La ligne moyenne est droite ou son rayon de tion des actions mécaniques extérieures qu'elle sup-
courbure est grand par rapport aux dimensions de la porte;
section.
- pour repérer la section droite (S) de (E) dans
- La section droite (S) de centre de surface laquelle nous analyserons les contraintes. Dans
G est constante ou varie progressivement. (:R o) :
- La poutre a une grande longueur par rapport aux
dimensions transversales. AG= x. xo -
45
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Notons également que: (E) désigne la poutre, etc. Notons {TJ(E -+ El)} le torseur associé à ces
(E) désigne le milieu extérieur à la poutre, c'est-à- actions;
dire essentiellement les pièces mécaniques de liaison, - les actions mécaniques que (E z) exerce sur
de celle-ci avec le reste du mécanisme. (El) à travers la section (S). Ces actions mécaniques,
La coupure fictive par le plan (P) qui définit la inconnues a priori. sont des forces, extérieures pour
section (S) de centre de surface G, partage la poutre (El)' mais intérieures pour la poutre (E). La connais-
(E) en deux tronçons (El) et (E z). On convient de sance de ces forces de cohésion et leur répartition à
déplacer le plan de coupure (P) d'une extrémité à travers (S) constituent l'un des buts poursuivis en
l'autre de la poutre et toujours dans le même sens. Il résistance des matériaux. Notons {TJ coh } le torseur
en résulte que le volume d'un des tronçons augmente associé à ces actions.
et que celui de l'autre diminue.
On appellera (E)) le tronçon dont le volume croît.
Yo

1.2. ÉTUDE DE L'ÉQUILIBRE DE LA


POUTRE (~
(R o

(E) est soumise en général à:


- des actions à distance; ex. : son poids; Fig. 3.3.
- des actions de contact; ex. : actions mécaniques
des liaisons avec le milieu extérieur.
L'ensemble des actions mécaniques de (E) sur - L'équilibre de (El) se traduit par:
(E), qu'il s'agisse de forces concentrées ou réparties,
ponctuelles, linéïques ou surfaciques sera désigné
par:
Torseur des forces extérieures de (Ë) sur (E) et noté:

Considérons les éléments de réduction en G de ces


deux torseurs :
- L'équilibre de (E) se traduira donc par:

En tout point, et en particulier en A, origine de


(:R o)' la relation (1) entraîne que:
Dans le but de simplifier l'écriture des équations
que nous rencontrerons ultérieurement, nous
R(E -+ E) =0 conviendrons de désigner seulement par il et
(2)
( MA(E -+ E) = 0 MG les éléments de réduction ~u torseur des forces
de cohésion dans la poutre, que le tronçon
(Ez ) exerce sur (E)) à travers la section droite
(S). il et MG sont des fonctions de l'abscisse
où: R(E -+ E) désigne la résultante des actions
x du centre de surface G de (S).
mécaniques extérieures de (E) -+ (E) et MA(E -+ E)
désigne le moment résultant en A des actions mécani- La relation (3) entraîne alors que:
ques extérieures de (E) -+ (E).
R(E-+El)+R

1.3. ÉTUDE DE L'ÉQUILIBRE DU 1 MG(E -+ El) + MG


TRONÇON (E1 ) (fig. 3.3) Par conséquent, exprimons les éléments de réduction
en G du torseur des forces de cohésion.

Le tronçon (El) de la poutre (E) est soumis à un


système de forces extérieures qui comprend: il =- il(Ë -+ E))
(4)
- les actions mécaniques du milieu extérieur (E) sur
(El)' par exemple: pesanteur, actions de liaison,
MG =- MG(Ë -+.. E))

46
Notion de contrainte loi de Hooke

REMARQUE Considérons le repère :R(G, X, y, z) lié à (S) tel que


(G, x) soit confondu avec la normale extérieure en G
La poutre (E) étant considérée comme l'ensemble à (S).
1 des deux tronçons (El) et (E 2 ), la relation (1) ci-
dessus entraîne que: Normale extérieure signifie, perpendiculaire en
G à (S) orientée vers l'extérieur de la matière de
(El)' (G, y, i) définit par conséquent le plan
(P) de la section droite (S).
Soit en G: Chaque fois que cela sera possible, et dans le but
d'éviter des changements de base, nous choisirons
R(E - E]) + R(E - E 2) = 0 (3l 0 ) parallèle à (:Il) et ces deux repères seront
toujours directs. Ce repère 3l(G, X, y, i) lié à la
1MdE - El) + MG(E - E 2 ) = O. section droite (S) sera appelé: repère de définition
des sollicitations.
Par conséquent, les éléments de réduction en G du
torseur des forces de cohésion pourront également
s'exprimer par:
2.2. ÉTUDE DES COMPOSANTES
~L9ÉBRIQUES D~NS (3t) DES
R = R(E_E2 ) ELEMENTS DE REDUCTION
(5)
DE {bcOh}.
I MG = MG(E - E 2 )
Supposons connus, d'après les relations (4) ou (5) du
Pour effectuer les calculs pratiques de R et de paragraphe J.3, les éléments de réduction en G du
MG on pourra donc utiliser, soit les relations (4), soit torseur des forces de cohésion de (E 2 ) sur (E]) à
les relations (5). Le choix dépendra uniquement de travers la section droite (S) (fig. 3.5).
l'expression plus ou moins compliquée des éléments
de réduction en G de {TJ(E _ E])} ou de
{TJ(E _ E 2 )} •

Nota: R et MG sont des fonctions de ('abscisse x de G.

2.1. DÉFINITION DU REPÈRE


LOCAL LIÉ À LA SECTION
DROITE (S)
Fig. 3.5.
Considérons le tronçon (E]) de la poutre (E) et soit
~(A, xo,
Yo, zo) le repère lié à celle-ci (fig. 3.4). Définitions

Ya y • Effort normal il: c'est la projection de R sur la


normale extérieure (G, x).
• Effort tranchant T: c'est la projection de
R sur le plan de la section droite (G, y, i).
• Moment de torsion Mt: c'est la projection de
MG sur la normale extérieure (G, x).
• Moment de flexion Mf: c'est la projection de
Fig. 3.4. MG sur le plan de la section droite (G, y, i).
Nous avons vu que G, centre de surface de la section
droite (S) était repéré par son abscisse x dans Par conséquent: R=N+f
(:R o) : AG = x . xo. IMG = M,+ Mf'
47
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Notons que T = Ty • ; + Tz • z; • Les actions mécaniques de la liaison 4 --+ 1 sont modélisa-


bles en A par le torseur {T:> (4 --+ I)}
Mf = M fv '; + M fz ' Z.
Â(4--+1)}
{T:>(4--+1)}= -
Par conséquent: A { M A (4--+ 1)

l li =N.
MG =Mf' i
i + T y • Y+ Tz • i
+ Mfy . Y + Mfz . i
(1)
tel que dans le repère 3io :

{T:>(4--+1)} =
A
{
- 625
0
0
- 24}
0
0 (:'o,?o. 10)
N, Ty , Tz , M" Mf et Mf, sont les composantes
-+ y -+ ~

algébriques de R et Mc dans (:R,). Ce sont des (ces efforts sont les efforts réciproques des efforts de
coupe).
fonctions de l'abscisse x du centre de surface G de
(S).
• L'arbre 1 est guidé en rotation dans le carter 0 par
l'intermédiaire de deux roulements à billes:
2.3. APPLICATION 5 en C :12BC02
6 en B :15BE32 .
Une unité d'usinage est équipée d'une tête multibroche. La
figure 3.6 représente à échelle réduite une de ces broches et
plus particulièrement la commande et le guidage de l'arbre Le choix de ces roulements et le type de montage utilisé ont
porte-mandrin 1. Unités utilisées: longueurs en mètres, permis de modéliser les actions de liaison par les torseurs :
forces en newtons. {T:>(5--+ l)} et {T:>(6--+ l)}.

Cet arbre reçoit la puissance par un engrenage 2-3 à denture C(5 --+ l)}
{T:>(5 --+ I)} = c { Ô
droite. Les actions de liaison de (3 --+ 2) sont modélisables
en D par le torseur {T:> (3 --+ 2)} :

DO --+ 2)} tel que dans 3io :


{T:>(3 --+ 2)} = D
{Ô 0
{T:>(5 --+ l)} - 85
tel que dans le repère 3io : c { 240

{T:>(3 --+ 2)} = D L~go ~ L'0'?0'10)


et

{T:>(6--+1)}
B {
B(6 --+ 1) }
MB (6 --+ 1)
unités: newtons et mètres.

Yo
2 5 6

A··-··-··ll-·
.' : :l ~. ---
-H#t-j~
.;;~~--~ . Y~

Fig. 3.6.

48
Notion de contrainte loi de Hooke

~I
A

Fig. 3.7

tel que dans :Il.o : L'équilibre de (El) entraîne qu'en G:

{1>(6-+1)} = {~~5 ~,2 }


{
R=-[D(3-+2)+ë(6-+1))
MG =-[GDIID(3-+2)+Gëllë(6-+1))
B - 40 0,075 (xo. Jo. 10)

unités: newtons et mètres. (Notons que Mc (6 -+ 1) = 0).


On donne à la figure 3.7 le schéma de 1, la modélisation de Avec dans (:Il.) = (:Il. o) :
son guidage et les cotes.

ë(6-+1)1-~5
0,015-X
QUESTION ; Gë 0
240 o
1
Définir ie torseur des forces de cohésion dans les sections
Donc dans (:Il.):
droites de 1 entre 0 et A et construire les diagrammes des
composantes algébriques des éléments de réduction en
G des efforts de cohésion dans 1. R= 0. x + 20 . ji - 40 . Z
{ MG = -2,4. x+ (-40x+3,6)ji+ (-20x+ 1,275)Z.
RÉPONSE
On en déduit les composantes algébriques des éléments de
Considérons une section droite (S) de 1 et soit G réduction en G des efforts de cohésion:
d'ahscissc x dans (:Il ll ) le centre de surface de (S). Considé-
rons le repère :Il.(G, x, ji, z) de définition des sollicitations M, = - 2,4
et soit (El) le tronçon de 1 compris entre 0 et G. N = 0
Ty = 20 ; Mfy = - 40 x + 3,6
Etude de la zone OC: 0.,.
Unités: newtons et mètres.
X <: 0,015.
I T,=-40 M f ,=-20x+I,275
L'équilibre de (El) entraîne qu'en G:

R = - 13(3 -+ 2) Etude de la zone BA: 0,06.,. x <: 0,13.


Unités: newtons et mètres.
{ MG GD 13(3 -+ 2)
= - Il L'équilibre di:: (El) entraîne qu'en G:

(Notons que MD (3 -+ 2) = 0).


Avec dans (:Il.) = (:Il. o) :
-x
13(3 -+ 2) 1 ~5 ; GD - ~,012 . avec dans (:Il.) = (:Il. o).

Donc, dans (:Il.):


- 200 I
A(4-+1)
1
- 625
~ ,
-I
GA
O
0 '13-X
o
R = 0. x- 65 . ji + 200 . Z
{ MG = - 2,4. x + 200 x • ji + 65 x . z. Donc dans (:Il.):

On en déduit les composantes algébriques des éléments de ~R = - 625 : x + 0 : ji + 0 : z


réduction en G des efforts de cohésion. { MG = - 2,4 x + 0 . y + 0 . z .

N = 0 M, = - 2.4 On en déduit les composantes algébriques des éléments de

IT y = - 65 ,
T, = 200
Mfy =
Mf, =
200
65 x
x réduction en G des efforts de cohésion:

N = - 625 M, = - 2.4
Ty = 0 • Mfy = 0
Etude de la zone CB: 0,015.,. x
Unités: newtons et mètres.
<: 0,06.
I T, = 0 Mf, = 0

49
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

N Mt
C B A C B A
,
0 0
x x
-2,4

-625 -------------

Ml y
Ty 3 - - --

1,2
20 ,
0 0
:c B A x C B A x
-65

Tz Mlz

200 0,975

0
:c B A 0,075
0
x C B A x
-40

Fig. 3.8.

La figure 3.8 donne les diagrammes des composantes algé- Considérons une seconde section droite de centre de
briques N, T y , T" M" Mfy et Mf, fonctions de l'abscisse x de surface G' distant de .:1x de G et donnons les
G. nouveaux éléments de réduction en G' du torseur des
forces de cohésion. Notons avant cela, qu'entre G et
G' nous n'appliquons aucune charge concentrée.
2.4. RELATIONS ENTRE EFFORT
TRANCHANT ET MOMENT
DE FLEXION
R' = R- p .:1x y 1
G'
1 if.G' -- if.G + G'G 1\ R + --2-
p(.:1X)2_
z
Soit une poutre rectiligne supportant des charges
concentrées quelconques ainsi qu'une charge unifor-
mément répartie définie par son coefficient de charge Exprimons R = N. x + T Y + T z.
y • z •
p (fig. 3.9). Nous choisissons p = Cte pour la simpli- Notons que:
cité des calculs, ce qui ne change rien au résultat.

y (R)

x ~x Soit:

x ~MG
... =
T z· A -
... xy - Ty A
....
p(.:1x)2_
xz- +--2- z . (2)
At-"""T'""T"""T""",....,"""T'""T""+,....,..L..r----l---

P Fig. 3.9. On peut également exprimer la variation du moment


Exprimons en G, centre de surface d'une section XMG :
droite, les éléments de réduction du torseur des
forces de cohésion. XMG = .:1M{ • x + .:1MJy ' Y + .:1MJ, • z . (3)

D'après les relations (2) et (3), et après projection sur


les axes du repère lié à la section, :R(G, x, y, z):
50
Notion de contrainte loi de Hooke

ilMt= 0 3.2. UNITÉ


ilMfy = T z • ilx
j ilMfz = -
p(ilX)2
T y • ilx + - 2 - .
La dimension d'une contrainte est le quotient de
l'unité de force par l'unité de surface:
2
Si t1x tend vers zéro, le terme p (ilx )2 est un [Cl = [F]. [Ll- .
2
infiniment petit du second ordre que nous pouvons Dans le système légal, cette unité est le pascal:
négliger. A la limite, et en employant l'écriture
différentielle: 1 Pa = 1 N/m2 •

On utilisera le plus souvent son multiple: le méga-

d~, d_:~:_z_=_-_T_Y----.J1
pascal
(4)
1 0 T, 1;1_ _ 1 MPa = 106 Pa = 1 N/mm2 •
On rappelle que 1 MPa = 10 bar.
Nota: Si nous n'avions pas choisi un coefficient de
charge p = ete, le résultat aurait été identique, le
terme p(x). (a;)2 pouvant également être négligé.

3.3. EXPRESSION DES ÉLÉMENTS


DE RÉDUCTION EN G DU
TORSEUR DES FORCES DE
COHÉSION

Les efforts de cohésion, dont on connait les éléments D'après la relation de définition (1) de la contrainte
de réduction en G, sont des actions mécaniques que
le tronçon (E 2 ) de (E) exerce sur (El) à travers la
section droite fictive (S). La loi de répartition dans -
ë(M, ri) on peut écrire:

~
df= C(M,n).dS. -
(S) de ces efforts élémentaires est inconnue. Notons
Fjl'action mécanique élémentaire au point M et
ilS l'élément de surface entourant ce point. Soit
ri la normale extérieure en M au plan de la section
On peut donc exprimer {l'J coh } =
et dans la section droite S écrire que:
G
I!1
MG
(S) orientée positivement vers l'extérieur de la
matière de (El) (fig. 3.10).
li = iJ (S)
ë(M,ri).dS

....
MG = rr
)) (S)
GXÏtJ5 (M, n) . dS
l "'Fr----n
(voir fig. 3.10).

Fig. 3.10.
3.4. CONTRAINTE NORMALE ii ET
CONTRAINTE TANGENTIELLE
3.1. DÉFINITION
-
T

On appelle vecteur contrainte en M, relativement à Nous noterons, relation (1) que la contrainte est une
la surface élémentaire 118, orientée par la normale grandeur vectorielle. Sa direction est généralement
différente de celle de la normale extérieure orientée
extérieure n, le vecteur noté ë(M, n) tel que: ri à la facette ilS (fig. 3.11).
On appelle contrainte normale ù la projection de
i ' -M =df
C-(M,n-) = l mite - (1) ë(M, n) sur la normale extérieure n.
48_0 118 dB On appelle contrainte tangentielle T la projection
de C(M, n) sur Je plan de la facette 118.

51
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

3.5. RÉCIPROCITÉ DES


-->
C(M,n)
--> CONTRAINTES
TANGENTIELLES. THÉORÈME
I~!IF---+-""_-
-->
n DE CAUCHY
-->
cr
Dans une poutre sollicitée de façon quelconque,
considérons un prisme droit élémentaire de centre M,
(fig. 3.12).
Fig.3.11.

t
Supposons (fig. 3.11) que désigne-le vecteur unitaire
de la direction sur laquelle est projetée T. On peut
alors écrire :

ë(M, li) = 0' • Ii + 'T. t 1 (2)

(J' et T sont alors les composantes algébriques de la

contrainte ë(M,n) dans le repère (M,n, t).

Propriété Fig. 3.12.


En statique, nous avons mis en évidence le théorème
des actions réciproques. Les facettes de ce prisme droit sont rectangulaires et
Si 1 exerce sur 2 en Aun effort noté Â (1 -+ 2), alors on définit pour chacune d'elles un centre et un
réciproquement, 2 exerce sur 1 en A un effort noté vecteur unitaire de normale extérieure.
 (2 -+ 1). Ces deux efforts sont tels que: Exemple: facette de centre Ml de normale nI de
surface dSI = dl 2 X d1 3•
 (1 -+ 2) = -  (2 -+ 1) . Si dl l , d1 2, dl 3 tendent vers zéro, on peut écrire:

En résistance des matériaux on peut écire en M ë(MI , nI) = ë(M, ni)


n
centre de la facette orientée par (voir fig. 3.10) :
ë(M;, - nI) = ë(M, - nI)

et d'après la relation (3) ci-dessus:


On écrirait de la même façon en M centre de la
facette orientée par - n:
Considérons les éléments de réduction en M du
torseur {bl coh} des forces de cohésion qui s'exercent
sur la facette de centre Ml :
Si nous appliquons le théorème des actions récipro-
ques:
II
dSI
ë (M, ni) ds

soit en simplifiant par dS: M II dS]


MMI/\ ë(M, ni) ds

ë(M, n) =- ë(M, - n)
On peut écrire les six torseurs de la même façon.
ou bien • Le prisme de centre M est en équilibre, on peut
donc écrire que la somme en M des six torseurs de
cohésion qui s'exercent sur les six facettes est un
torseur nul.
ë(M, - i) =- (;(M, li) (3)
{b!coh} + {b2coh} + ... = {Ô} .

52
Notion de contrainte 101 ae HOOKe

Ecrivons seulement l'équation des moments en grou- Dans les facettes de surface dSI et dS2, les contraintes
pant deux à deux les termes relatifs aux facettes C(M, n]) et C(M, n2) sont constantes
opposées; en effet: ds] = dsi

[MMi /1 C(M, n]) ds + MMi /1 C(M, - nI) ds] C(M,n]).n2fJ dllds


fJ dSj
dS,

+ ... = 0 (3 termes) - C(M, n2)' n] IJ dS2


dl 2 ds = O.
soit d'après la relation (3) :
On peut en désignant par dV le volume du prisme
IJ dS]
[MM] /1 C(M, ni) ds - MÀfi /1 C(M, ni) ds] élémentaire écrire que:

+ ... = 0 (3 termes)
IJ dSI
dl] ds = fJ d~
dl 2 ds = d V
on peut mettre C(M, n]) en facteur:
et donc:
(3 termes)
(4)
Considérons la projection des trois vecteurs de cette
somme sur n3 par exemple: ou que:

IJ dSI
(MiM] /1 C(M, n]) ds). n3
Cette relation traduit le théorème de Cauchy.
+ ft~ (M2M2 /1 C(M, n2) ds). n3 En un point M d'une poutre, si on considère deux
facettes perpendiculaires dont les sections sont
+ fJ (M]M3 /1 C(M, n3) ds). n3 = O.
orientées par les normales extérieures ni et
n z auxquelles correspondent les contraintes
dS3

Utilisons la propriété de permutation du produit


ê(M, nd
et ê(M, nz), la projection de ê(M, 1 ) °
sur nz est égale à la projection de ê(M, oz) sur
mixte:
n p

Notons que ces contraintes tangentielles doivent être


disposées symétriquement par rapport à l'arête des
On peut donc écrire: facettes (fig. 3.13).

,, ê(M';2)
IJ dS]
(n3 /1 MiM]) . C(M, ni) ds
~2~ ê(M,;1)
+ ft~ (n3 /1 "MfM2)' C(M, n2) ds .!:===+--
'-->
't21

+ fL SJ
(n3/1 "lJiM3)' C(M, n3) ds = O.

Les trois produits vectoriels s'expriment simplement:

n~3 /1 M'" -
IMI = dl] n2

n3/1 MfM2
~
n3 /1
-
M]M3 = O.
= -
~
dl 2 n]

Donc:

IJ dSj
dll ds C(M, ni)' n2

-ft~ dl 2ds C(M, n2) • ni = O.


Fig. 3.13.

53
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Les trois facettes S, Sx, Sy sont infiniment petites et on


voit que:

Sx = S cos lp et S y = S sin lp .

Soit M le centre de surface de la facette S orientée par


la normale n. Exprimons la contrainte C(M, n) en
fonction de l'angle lp orientant la facette et des
4.1. LIMITES DE L'ÉTUDE contraintes C(M, - x) et C(M, - y) sur les deux
facettes perpendiculaires.
L'élasticité plane concerne théoriquement les corps à Soit (E) le prisme en équilibre. Traduisons cet
deux dimensions; plaques minces soumises à des équilibre par:
forces extérieures situées dans leur plan.
Ce cas limite peut être étendu à des corps dont les
déformations s'effectuent parallèlement à un plan.
Soit (0, X, y) ce plan. On conçoit que les contraintes Soit pour la résultante:
et les déformations en M(x, y, z) sont indépendantes
de z. C(M, n) S + C(M, - x) Sx
L'étude se fait alors sur un corps d'épaisseur unité
suivant z (fig. 3.14). + C(M, - y) Sy = Ô. (1)

dx Convention de signe pour les contraintes


Nous allons adopter pour les contraintes normales et
x tangentielles une convention d'indice et de signe qui
permet de respecter le théorème de Cauchy
(fig. 3.16).

Fig. 3.14.

4.2. EXPRESSION DE LA
CONTRAINTE EN FONCTION
DE L'ORIENTATION DE LA
FACETTE

Considérons un prisme droit (E) dont la section est


un triangle rectangle élémentaire et dont l'épaisseur
parallèlement à (0, z) vaut l'unité (fig. 3.15).
Fig. 3.16.

Sur les deux facettes perpendiculaires au point M,


construisons les deux contraintes C(M, x) et
C(M, y), xet y orientent les deux facettes.
On peut écrire:

avec pour convention d'indice:


1Te indice = le vecteur unitaire de la normale exté-
rieure à la facette.
2e indice = le vecteur unitaire de l'axe sur lequel
est projetée la contrainte.
Pour les contraintes normales, les deux indices sont
ë(M,-Y) Fig. 3.15. toujours identiques, on n'en met qu'un seul.

54
Notion de contrainte loi de Hooke

Pour les contraintes tangentielles, les deux indices


sont toujours différents. -; xy signifie: contrainte tan- 4.3. DIRECTIONS PRINCIPALES
gentiel1e relative à la facette orientée par (premier x ET CONTRAINTES
indice) et projetée sur y (2e indice). PRINCIPALES
On écrira donc (fig. 3.15) :

C(M, - x) = u -xx + T -xyY, Une contrainte est dite principale lorsque sa direction
Demême: est normale au plan de la facette. Sur la figure 3.15, la
condition pour que C(M, ri) soit contrainte principale
est que Tnt = O. Cette condition permet de définir
l'angle q; pour qu'il en soit ainsi. Soit q; 1 cette valeur
particulière de q;. D'après (3) :
D'après le théorème de Cauchy:

T -xy = T -yx'
(4)
Nous avons vu au paragraphe 3.4 et d'après le
théorème des actions réciproques que

C(M, - ri) =- C(M, ri). L'équation (4) donne les deux directions principales

On pourra donc écrire:


perpendiculaires q; 1 et q; 1 + T'
Ces deux directions
définissent le repère principal :RI = (M, X, Y) tel
que: q;1 = (x, X).

et donc pour l'équation (1) ci-dessus:

(u. ri + Tnt t) S - (u x x + T xy y) Sx
- (u y y + T yx x) Sy =0. Calcul des contraintes principales
Remplaçons sin 2 q; et cos 2 q; en fonction de leur
Projetons les vecteurs de cette équation sur les axes valeur dans les expressions (3) et en fonction de (4) :
x et y de (:R o) en remarquant que:

x + sin q; y 2 1
ri = cos q; cos 2 q; 1 = ------;;---
2
l + tan 2 q; 1 (u x y)2 + 4 T';y
t =- sin q; x + cos q; y
- U

4 T~y
2
Sx = S cos q; . 2 tan 2 q; 1
sm 2 q;1 = ------;;---
Sy = S sin q; . 2
l + tan 2 q; 1

On obtient alors: On trouve successivement:


u. cos q; - T .t sin q; - u x cos q; - T yx sin q; =0 (2)
{ u. sin q; + T .1 cos q; - T xy cos q; - u y sin q; =0

Pour calculer u. et T nt composantes, dans le repère


:R = (M, ri, t) lié à la facette (S), de la contrainte
ë(M, ri), on peut résoudre le système (2). Notons On montre également que u x et u y sont les extre-
qu'il est commode d'utiliser les lignes trigonométri- mums de la fonction u. ; pour cela il suffit d'écrire
ques de l'arc 2 q;. Posons T yx = T xy du. 2T~
que -d = 0, ce qui donne tan 2 q; 1 = ---'---
Exprimons C(M, ri) dans (:R): q; ux - uy

ë(M, ïi) (3)


dans (9\)

55
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

On remarque alors que:


4.4. CONSTRUCTIONS
GRAPHIQUES DE MOHR

Deux problèmes se posent successivement; pour


chacun d'eux, nous indiquerons: donc: POS = 2 lp l'
le procédé de calcul;
la construction graphique qui conduit plus rapidement D'où le repère principal en M: 3t 1 = (M, X, Y).
au résultat.
D'autre part, construisons le cercle de Môhr de
centre 0 et de rayon R = OS:
4.4.1. Premier problème
Dans un repère initial qui n'a en général rien de
particulier 3to = (M, X, y) on connaît l'état de
contrainte a X' a y et T xy Déterminer les directions soit
principales et les contramtes principales.

Procédé de calcul Soit AB le diamètre du cercle de Môhr pris sur


(M, x).
D'après les relations (3), (4) et (5) ci-dessus, on On remarque que:
trouve:
MA = MO + R, MB = MO - R,
lp 1 = (x, X).
soit

3t 1 = (M, X, Y) est le repère en M des directions --


MA =
ax+a y
2 +2
IJ(a x - a y)
2 2
+ 4 T xy = a x
principales.
Les contraintes principales a x et a y s'expriment
alors par:

4.4.2. Deuxième problème


Construction de Môhr(fig. 3.17)
Supposons maintenant qu'au point M on connaisse
Sur (M, x) construisons les contraintes principales a x et a y; par définition
on sait que T XY = O. Déterminer pour une facette
orientée par n tel que (X, n) = lp les contraintes
an et Tnt correspon.dantes.

- ax - ay
On aura donc: OP = 2 .
Parallèlement à (M, y) construisons PS = T xy Procédé de calcul

x Utilisons les relations (3) pour exprimer ë (M, n)


y
dans le repère 3t = (M, n,
ï).
Les contraintes connues sont alors a x et a y et l'angle
lp vaut alors (X, ri) = lp.

Exprimons ë(M, n) dans (3t):

(6)

Fig. 3.17.

56
Notion de contrainte loi de Hooke

Contrainte tangentielle maximale Notons sur la figure 3.18 que sur (M, X) les contrain-
D'après les relations (6), 1 Tnt 1 est maximale quand tes normales a sont algébriques et que sur (M, Y) on
. 2 cp = lSOIt
sm ' pour cp = "4 'TT
' lit les contraintes tan~entielles (changées de signe).

alors l 'T nt 1max = I UX-Uyl


2 •
4.5. APPLICATION

Construction du cercle de Mohr Dans un repère initial :Ro = (M, X, ji) on connaît les
valeurs des contraintes normales et tangentielles sur
Notons a priori que dans les relations (5) : a x > a y.
Sur l'axe principal (M, X) construisons (fig. 3.18) :
x
les facettes orientées par et ji (voir fig. 3.15).
On donne: a x = l, a y = 1, T xy = 2.
MA Nota: Ces valeurs ont été choisies dans le but de
simplifier les calculs.
MB
QUESTION 1
Soit en M une facette orientée par fi tel que (i, fi) = f('.
Exprimer la contrainte ê(M, fi) par ses composantes
u. et T.t dans le repère associé :Il = (M, fi, t).

RÉPONSE
D'après les relations (3) :

é(M, fi) { un = 1 + 2 sin 2 cp .


(:Il, ) 7 nt = 2 cos 2 cp

QUESTION 2
Déterminer le repère :Il. = (M, X, Y) des directions principa-
Fig. 3.18. les et calculer les contraintes principales u x et u y .

RÉPONSE
Le cercle de centre 0 et de diamètre AB a un rayon D'après la relation (4)
égal à:
'11'
tan 2 cp 1 = 00, donc 2 cp 1 = 2" + k'1l' .

Directions principales
Soit en M une facette orientée par ri tel que
(X, il) = cp.
Construisons par B la parallèle à ri et soit C son Contraintes principales
intersection, avec le cercle de M6hr. D'après les relations (5) :
U X =3 .
Soit H la projection de C sur (M, X). { u
y = - 1

Calculons M H:
QUESTION 3
MH= MO+ OH Calculer la contrainte ê (M, fi) pour une facette orientée par
a x + a y ax- a y fi tel que eX, fi) = f(' = - ~ .
---- +
2 2
cos 2 cp = an'
RÉPONSE
Calculons HC:
D'après les relations (6) :
-. aX-ay .
HC = 2 . sm 2 cp = - Tnt· é(M, fi){U n = 1
(:Il,) 7.,=2
Le cercle de M6hr permet de lire directement:
QUESTION 4
an = MH
{ Retrouvons le résultat précédent en utilisant la construction
Tnt = - HC graphique de Môhr.

57
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

RÉPONSE (fig. 3.19) -->


t
Le repère .'Jt l = (M, X, Y) est connu ainsi que les contrain-
tes principales correspondantes.
Sur l'axe (M, X) construisons:

y X(R 1 )

Fig. 3.20.

Pour cela posons:

ri = cos qJX + sin qJ Y


--> -->
(X,n ) = <Il = -
1t
4" t =' - sin qJ X + cos qJ Y.

Fig. 3.19.
Dans :R, ë (M, ri) s'écrit:

Le cercle de centre 0 et de dimaètre AB a pour rayon: C(M, ri) = fT n fi + T ni t


ux -
R=--2-=2.
U y Dans :RI' C(M, ri) s'écrit:

C(M, ri) = (fT n cos qJ - T ni sin qJ ) X


On mesure: + (fT n sin qJ + T ni cos qJ) Y.
Soit d'après (7) et après simplifications:
Conclusion
Cet exercice montre qu'à partir de la connaissance
des contraintes sur deux facettes perpendiculaires, on
peut déterminer graphiquement la contrainte sur une
facette quelconque. Recherchons dans le plan, le lieu de l'extrémité du
vecteur C(M, ri).
Ses coordonnées dans :RI = (M, X, Y) sont:
4.6. RÉPARTITION DES
CONTRAINTES. ELLIPSE DE -
C(M,n)
_ {X = fTxCOS qJ
.
LAMÉ Y=fTysJnqJ.

Eliminons le paramètre qJ en écrivant que:


Supposons connues les directions principales cos2 qJ + sin 2 qJ = 1 soit
:RI =' (M, X, Y) ainsi que les contraintes principales
correspondantes fT x et fT y.
Considérons une facette centrée en M et orientée par (9)
ri tel que (X, ri) =' qJ.
Les relations (6) du paragraphe 4.4 permettent
Cette équation est l'équation de l'ellipse de Lamé
d'écrire les composantes de la contrainte C(M, ri) dont les axes sont portés par les axes du repère
dans le repère :R lié à la facette: :R =' (M, ri, t) principal (fig. 3.21).
Exprimons C(M, ri) dans (:R):
y
Ellipse de Lamé
Oy

(7)
fTx-fT y .
T nl =- 2 sm2qJ x
M

Nous allons effectuer un changement de base et


exprimer les composantes de C(M, ri) dans le repère
principal :RI = (M, X, Y) (fig. 3.20). -Oy Fig. 3.21.

58
Notion de contrainte loi de Hooke

5.3. EXTENSION ET
COMPRESSION SUIVANT
DEUX DIRECTIONS
PERPENDICULAIRES
5.1. RAPPEL DE RÉSULTATS
EXPÉRIMENTAUX Considérons une plaque rectangulaire soumise à des
actions mécaniques réparties sur ses 4 faces perpendi-
culaires au plan de la figure 3.23.
Dans un solide à.l'état naturel, c'est-à-dire ne suppor- y
tant aucune charge on admet que les contraintes et les
déformations sont nulles.
Pour les matériaux tels que aciers, fontes, alliages...
les métaux en général et à condition de rester dans le ->
domaine élastique, nous admettrons que les contrain- C F2
-> ->
tes sont proportionnelles aux déformations unitaires.
- - - -01
-Fj A ~
B
-,----
1 (S1)
0 ->
-F2
5.2. ÉTUDE DES DÉFORMATIONS
LIÉES À L'EXISTENCE D'UNE Fig. 3.23.
CONTRAINTE NORMALE u x
Sur la face (S]) de centre A, les actions mécaniques
extérieures se réduisent à un glisseur {od tel que:
Considérons une plaque rectangulaire de faible épais-
seur soumise à une extension selon une direction
principale de contrainte (fig. 3.22).

y De la même façon, sur les trois autres faces:

-F r r Î- ->
F
{02} = avec 12 = - F2 Y
1 c (:')
...--0'-;-----1-----+-- , . -....._--1... ;
~ j~
(-{')
1-

1
{03 } ,
Fig. 3.22.

x
On observe dans la direction principale un allonge-
{°4}

Le repère (0,
J:')x,
y) est un repère principal et les
ment et dans la direction principale perpendiculaire contraintes iix et ii y sont des contraintes principales.
y une contraction. Les déformations unitaires suivant et y s'expriment x
On note:
par Ex et Er
D'après le principe de superposition, la déformation
Ux=E'E x globale est due, d'une part à l'effort normal d'exten-
Ey=-V'E x
x
sion N] suivant d'autre part à l'effort normal de
compression N 2 suivant y
avec
contrainte normale principale (en MPa) ;
allongement relatif suivant x (sans unité) ; • Exprimons les déformations 15] x et El y dues à
N]:
module de Young (en MPa);
contraction suivant y (ou raccourcissement)
(sans unité) ; suivant x:
li coefficient de Poisson. Suivant les matériaux
0,1 ~ li ~ 0,5. Pour les aciers on prend généra- suivant y :
lement li = 0,3.
59
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

• Exprimons les défonnations E2x et E2y dues à Y; (0, X, Y) étant alors le repère principal
N2 : (fig. 3.24).

suivant y: h
1

suivant x: ~~~~~~~~~~~I~~~~~~~~~~~
,
____ 9-+-_____
• Appliquons le principe de superposition pour écrire
les défonnations totales suivant x et suivant y: i
tttttttttt~tttttttt,tt
suivant x: 1· Fig. 3.24.

Supposons que les contraintes principales suivant


suivant y: X et suivant Y soient telles que (J' y = - (J' x.
Les relations (2) ci-dessus s'écrivent alors dans le
Regroupons les résultats concernant les déforma- repère .'R = (0, 7) : n,
tions :
(J'x - (J'y
2 cos 2 'P
1 (3)
• Ex =E(u x- PUy) (J'x - (J'y •
(1) Tnt = - 2 sm 2 'P
E: y =-E1 (0' -
y PO' x )

Notons que pour une facette orientée par li, tel que
(X, li) = 'P et pour les valeurs particulières
A partir de ces relations, exprimons les contraintes: 'TT
'P=±-;(

(J' n =0 et 1 Tnt 1 = 1a xl·

(1') La construction graphique de Môhr pennet de visuali-


ser ce cas très particulier. Pour 'Pl = + par exem- i
ple, (fig. 3.25).
--+
y
--+
n

5.4. ÉTAT DE CISAILLEMENT PUR


--+
Nous avons vu au paragraphe 4.4.2 (relations 6) ---::B+------'7'JIf~:-i---+-:---- X
qu'en élasticité plane les contraintes normales et
tangentielles relatives à une facette oreintée par
n tel que (X, li) = 'P s'expriment dans le repère
.'R = (M, n,
t) par;
Exprimons G(M, n) dans (.'R) :
Fig. 3.25.

Construisons sur l'axe (M, X) du repère principal:

(2) MA = (J'x
(J'x- (J'y .
T m =- 2 sm 2 'P MB = (J'y=-(J'x

MO = (J'x + (J'y = 0
2
(J'x et (J' y sont les contraintes principales.
Plaçons-nous dans le cas très particulier où et le cercle de Môhr de diamètre AB et de rayon
(J' y = - (J' x pour cela, considérons une plaque rectan- (J'x - (J'y

gulaire tendue suivant X et comprimée suivant R = 2 = (J'x·

60
Notion de contrainte loi de Hooke

Alors, pour la facette orientée par n tel que Exprimons le module d'élasticité transversale (ou
~ ~ TT module de Coulomb) en fonction du module d'élasti-
(X, n) = 'Pl = + -;(
cité longitudinale E (ou module de Young).
Nous venons de voir que:
C(M, n) {u = MH = 0
UX=-Uy=T.
( 'P 1 = -i) T:I = - HC = - U x
Désignons par a les côtés du carré et du losange. Il
De la même façon, pour la facette perpendiculaire existe entre la déformation relative des diagonales et
l'angle y une relation que nous allons établir. Soit
orientée par n' tel que (X, n') = 'P2 = - -i: EX la déformation relative suivant X

C(M, n') {U, =0 EX =-


U x
(1
T
+ /1) = - (1 + /1) .
( 'P2 = - -i) r:, l' = UX .
E E
D'autre part:
Si à l'intérieur de la plaque nous isolons un carré
élémentaire ABC D de centre 0, dont les facettes AA'=ay, A'A" = AA' cos 45 0

sont inclinées à 45 par rapport au repère principal,


celui-ci est en équilibre sous la seule action d'efforts soit: A'A" = ay J2
2
(3)
de cohésion tangentiels. Le carré ABCD se déforme
et devient le losange A'B'C'D' (fig. 3.26). or donc A'A" = Exa J2. (4)
-->
n'
En égalant (3) et (4) : y = 2 EX'
T T
Nous avons vu que: y = G et EX = E (1 + /1).
En éliminant T, yet EX:
--1---1- ___
c' X
G= E
2(1 + v)

Fig. 3.26.

L'état de contrainte très particulier examiné ici est 5.5. LOI DE HOOKE GÉNÉRALISÉE
appelé état de cisaillement pur. EN ÉLASTICITÉ PLANE
Examinons la déformation de cisaillement pur dans le
carré ABCD. Visualisons cette déformation en super-
posant les deux figures du carré, avant et après Regroupons les relations obtenues entre les contrain-
déformation. Faisons coïncider pour cela les côtés tes et les déformations relatives.
CD et C'D' (fig. 3.27). Expression des déformations relatives:

B B'
1
Ex = ï;(u x - vU y)
1
EY=ï;(uy-vu x ) (4)
,
,, T
8
,: y = c"
,,,
,, Expression des contraintes:
Fig. 3.27.
1<:- ..::8 ----J 0
D'
u x =- -E2 (E x + VEy)
I-v
E
La déformation relative s'exprime par y = AfiA'. U Y =--2(Ey +VE x ) (5)
D'après la loi de Hooke relative aux contraintes 1- V
tangentielles T : T Gy. =
Notons que les relations ci-dessus sont vraies, pour
T = Gy les axes principaux ainsi que pour des axes quelcon-
ques.

61
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

QUESTION 2
5.6. PRINCIPE DE Retrouver les résultats de la question précédente en utilisant
SUPERPOSITION DES EFFETS la construction graphique de Môhr.
DES FORCES
RÉPONSE (fig. 3.28)
Si n systèmes de forces extérieures indépendants
• Pour 'P. = (X, B.) = 60'
provoquent séparément des déformations élastiques
et des contraintes, leur application simultanée (à Construisons sur (M, X) :
condition de rester dans le domaine élastique)
= <T X = 300 (MPa)
provoquera des déformations élastiques et des
contraintes qui seront les sommes géométriques des = <T Y = - 100 (MPa)
déformations et des contraintes prises séparément. <T x + <T y
= - - 2 - = 100 (MPa) .

Nous nous limiterons à cet énoncé, conséquence des


démonstrations précédentes. Nous utiliserons très
souvent ce résultat.
Construisons:
CI sur X:
----
ABC 1 = '1' 1 = 60' et H" projection de

On mesure: MH,=<Tnl=O
- H,C I = T n ,/, = -173,2(MPa).

5.7. APPLICATION

Un état plan de contrainte est défini par les contrain-


tes principales CT x et CT y exprimées en mégapascal :

CT X = 300, CT y =-100.

QUESTION 1
Calculer les composantes normales et tangentielles de la -->
contrainte en M sur une facette orientée par la normale
X
n telle que: (X, n) 'P. =
Dans les deux cas:

'P 1 = 60', normale nI;


'P z = - 30' ,normale Bz •
Fig. 3.28.

RÉPONSE
n
• Pour 'Pz = (X, z) = _ 30'.
D'après les relations (6) du paragraphe 4.4, on peut calculer Construisons: ABC2 = '1'2 = - 30' et H 2 projection de
les composants de ë (M, n) dans le repère :Jt = (M, n, t) lié C 2 sur X:
à la Facette lorsqu'on connaît les contraintes principales.
Pour (X, n) = 'Pi = 60' : On mesure: MH 2 = <T n2 = 200 (MPa)
<Tx+<Ty <Tx-<T y - H 2C 2 = T n2 / =
2
173,2 (MPa).
_ <T n, = --2-- + --2-- cos 2'1' 1
C(M, n,)
j
T n'/I = -
<Tx-<T y .
--2-- sm 2 '1' 1 QUESTION 3
Donner la représentation sur deux facettes orientées par
avec <T X = 300 (MPa); O:y = - 100 (MPa); '1' 1 = 60', on
obtient: nI et BZ des deux contraintes ë(M, nI) et ê(M, Bz) ainsi que
leurs projections daus le repère lié à chaque facette. Vérifier
le théorème de Cauchy.

RÉPONSE (fig. 3.29)

_ { CT .z = 200 (MPa) ë(M,n,). n2 = - Tnll) = 173,2 (MPa).


C(M, Bz)
T. tz = 173,2 (MPa) .
Z ë(M, n2 ). n, = T n2/2 = 173,2 (MPa).

62
Notion de contrainte loi de Hooke

pales: (M, X, Y) telles que (X, x) = Ip, les contrain-


tes principales u x et u y.

(a) (b)

Fig. 3.30.
Fig. 3.29.

Définissons les angles des directions de la rosette


(fig. 3.31).
5.8. NOTIONS D'EXTENSOMÉTRIE

Lorsqu'une pièce mécanique est sollicitée de façon


complexe, aucune mesure ne permet de déterminer
les contJ:aintes dans le matériau; par contre, il est -->
toujours possible à l'aide de dispositifs amplificateurs U
appropriés de mesurer dans telle ou telle direction de
la surface extérieure de la pièce, les déformations
linéaires (extension ou compression). Ces dispositifs
sont des jauges de contrainte ou plus précisément des
extensomètres à fils résistants. Le principe en est que
la variation relative de résistance R est proportion-
nelle à la variation relative de sa longueur: -->
M ~'--_----r_-+_-1_ _-Ix~
Ii.R = À li.!
RI'

"
D ans une d Irechon d"fi' ~ T
e Illie par x: li.! = Ex'
Fig. 3.31.

Soit un point M de la surface extérieure non chargée Nous avons vu qu'une contrainte normale u x peut
de la pièce et soit (M, z) la normale extérieure à la
s'exprimer en fonction des contraintes principales
surface, (M, z) est une direction principale:
(M, z) = (M, Z). u x ' uyet de l'angle Ip = (X, x)
Sur une telle surface, non chargée, il est possible de
coller des extensomètres et de faire une étude plane (6)
des contraintes à la surface. Les paramètres qu'il faut
déterminer sont:
l'angle Ip des directions principales; • Pour la direction (M, y) avec l'angle Ip + ~, on
les contraintes principales u x et u y. notera en tenant compte que
Pour déterminer ces trois inconnues (Ip, u x' u y) il cos 2 ( Ip +~ ) = - cos 2 Ip :
est nécessaire d'avoir trois mesures suivant trois
directions connues et d'exploiter les résultats. On
utilise industriellement des « rosettes ». Une ux- Uy
2 cos 2 Ip • (7)
« rosette» est un ensemble de trois extensomètres
dont les directions de mesure sont définies.
On rencontre ainsi des rosettes à 120" ou des rosettes
à 45" par exemple (fig. 3.30).
• Pour la direction (M, u) avec l'angle Ip + i' on
notera en tenant compte que
Supposons qu'une rosette à 45" soit collée à la surface
d'une pièce et que la lecture du résultat d'extensomé-
cos 2 ( Ip + i) = - sin 2 Ip :

trie dans les directions (M, x); (M, y); (M, u)


u x - Uy .
donne EX' E y ' Eu' A partir de ces trois résultats de U = 2 sm21p. (8)
ll
mesure nous devons déterminer: les directions princi-

63
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Les relations contrainte-déformations (loi de Hooke)


permettent d'écrire:

E
a x =--2(cX +vc y );
I-v
E
a y = - - - 2 (cy + v c x) .
1- v 6.1. CONDITIONS THÉORIQUES
E DE RÉSISTANCE
a x =--2(cX+ vc y);
1- v
E
a Y =--2(cy+ vc x)' La résistance des matériaux permet, après avoir pris
1- v en compte un certain nombre d'hypothèses simplifica-
trices de calculer les contraintes nominales maximales
Dans les équations (6), (7) et (8) ci-dessus, rempla- a max ou T max que peuvent subir les pièces, tout en
çons a x' a Y' a x et a y en fonction des relations restant dans le domaine des déformations élastiques.
ci-dessus.
On obtient:
Critère de Rankine
cx+cy cX-cy
Cx = - - - + - - - cos 2 IF (9) La contrainte normale a en tout point du matériau
2 2
cx+ cy cx- cy
doit être inférieure ou égale à la contrainte limite
c y = - - - - - - - cos 2 IF (10) élastique à l'extension a e (ou à la compression,
2 2 lorsque c'est le cas et que celles-ci sont différentes) :
cx+ cy cx- cy .
CU = - - 2 - - - - 2 - sm 2 IF . (lI)

Les équations (9), (l0) et (lI) ci-dessus constituent


un système de trois équations à trois inconnues
( IF, c x' c y).
En additionnant membre à membre (9) et (l0) on Critère de Guest
remarque que:
La contrainte tangentielle T en tout point du matériau
doit être inférieure ou égale à la contrainte limite
élastique au glissement Te' déterminée par l'essai de
torsion
puis en soustrayant membre à membre (9) et (l0) on
remarque que:
T ~ Te

Ces deux remarques permettent de simplifier grande-


ment les calculs. .
Les résultats de ceux-ci sont:

tan 2 IF 6.2. COEFFICIENT DE SÉCURITÉ


Cx - cy

cx+c y cx-c y Pour tenir compte d'un certain nombre d'incertitu-


c x = --2- + 2 cos 2 IF des; incertitudes relatives à la composition réelle du
cx+c y cx-c y matériau, à ses propriétés mécaniques, à la confor-
cy = --2- - 2 cos 2 IF . mité de la forme de la pièce avec les hypothèses de la
résistance des matériaux, ou même aux états de
surface de la pièce ainsi qu'à son vieillissement; les
concepteurs sont conduits à adopter un certain coeffi-
cient de sécurité s qui s'exprime par:

REMARQUE ou
Aujourd'hui, un programme de calcul existe pour
résoudre ces problèmes, mieux, le calculateur est le et 7" p sont appelées contraintes pratiques alors que
CT pe

1 plus souvent couplé à la chaîne de mesure et donne


directement le résultat.
ae et Te sont les limites élastiques.
En construction mécanique: 1,2.,;; s .,;; 5 en général.
64
Notion de contrainte loi de Hooke

Pour une pièce travaillant en extension


6.3. CONDITIONS RÉELLES DE

~
RÉSISTANCE 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8

Les limites de contrainte que nous venons d'évoquer


sont en fait théoriques et il existe bien des cas où les
critères de résistance définis ainsi sont insuffisamment 0,1 2,3 2,X 2,9 3,1 3,3
contraignants. Nous allons examiner successivement 0,2 1,8 2 2,2 2,4 2,6
deux paramètres qui viennent restreindre sensible- 0,5 1,4 1,5 1,7 1,8 2
ment ces conditions. 1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6
- Les modifications brusques de section des pièces
qui conduisent à adopter un coefficient k de concen-
tration de contraintes. ~ _
- Les sollicitations périodiques qui introduisent la Pour une pièce travaillant en flexion
notion de fatigue du matériau et qui conduisent à
utiliser une limite dite d'endurance (J' D'

~
0,4 0,5 0,6 0,7 0,8

6.4. CONCENTRATION DE
CONTRAINTES 0,1 1,9 2,1 2,4 2,6 3
0,2 l,55 1,7 1,9 2,1 2,3
Lorsqu'une pièce mécanique présente un accident de 0,5 1,3 1,35 1,5 1,6 1,8
forme: congé, filetage, trou de goupille, etc., la 1 1,15 1,2 1,3 1,4 1,5
contrainte réelle, mesurée par photoélasticimétrie ou
calculée en utilisant une modélisation basée sur les
éléments finis est sensiblement plus grande que la
contrainte nominale. Dès lors, on convient, pour une
contrainte normale par exemple, d'écrire: Pour une pièce travaillant en torsion

~
k = (J' max réelle
(k> 1) . 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8
U max nominale

k désigne alors le facteur théorique de concentration


de contrainte. Précisons que ce facteur théorique ou 0,1 1,5 1,6 1,75 2 2,3
coefficient, ne peut s'appliquer que si les charges sont 0,2 1,3 1,4 1,5 1,65 1,85
statiques et si (J'max réelle reste plus faible que la limite 0,5 1,15 1,2 1,25 1,35 1,5
élastique. Notons également que pour une même 1 1,1 1,1 1,15 1,2 1,3
pièce, présentant le même accident de section, k est
différent suivant le type de sollicitation que supporte
la pièce. Nous en prendrons un exemple (fig. 3.32).
Nota: Les trois tableaux ci-dessus ne sont donnés qu'à
r titre d'exemple. Il existe des procédés de calcul, des
abaques, etc. Tout bureau d'études doit posséder cette
documentation.

Cl

O-d
t=-2-

Fig. 3.32. 6.5. RÉSISTANCE À LA FATIGUE


OU ENDURANCE
Connaissant pour une forme donnée et une sollicita-
tion donnée le coefficient de concentration de Nous savons que les essais statiques (extension,
contraine k, on écrira, pour une contrainte normale torsion, etc.) permettent de définir deux zones de
par exemple: déformation pour un matériau:
- la zone élastique qui permet la définition de la
(J' max réelle = k(J' max limite élastique «(J' e ou Te);
- la zone plastique qui permet la définÏtion de la
avec U max = U max nominale" limite de rupture «(J', ou T,).

65
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Supposons qu'une pièce mécanique supporte des Citons ici l'essai le plus simple:
sollicitations variables provoquant des contraintes Une éprouvette à section circulaire est soumise à des cycles
périodiques (extension-compression alternées par d'efforts périodiques, d'amplitude et de fréquence constan-
exemple). On peut montrer expérimentalement, à tes et on note le nombre de cycles N provoquant la rupture.
condition que l'amplitude, la fréquence et le nombre Sur la courbe de Wôhler on peut distinguer deux zones.
de sollicitations périodiques soient suffisants, que la
rupture de la pièce intervient bien avant la limite Zone 1 dite « zone de fatigue» où la rupture est atteinte
statique de rupture et même que la limite statique après un nombre limité de cycles. Exemple: Pour une
d'élasticité. sollicitation périodique à contrainte maximale
a = 300 MPa, la rupture se produit (avec une probabilité
Un certain nombre d'essais caractéristiques ont été correcte) à N = 2 X 10 5 cycles.
définis:
Zone II dite « zone d'endurance illimitée» où la rupture
-- essai de flexion plane; n'est pas atteinte avant un nombre très élevé de cycle,
- essai de flexion rotative; 108 le plus souvent.
- essai de torsion; Dans de nombreux cas on peut tracer une asymptote à la
- essais divers sous contraintes combinées. courbe de Wôhler. Cette asymptote permet alors de connaî-
Dans tous ces essais, trois paramètres sont pris en tre la limite d'endurance aD'
Suivant le matériau essayé, le passage de la zone 1 à la
compte: zone II est plus ou moins marqué.
- amplitude de la déformation; Exemples:
fréquence d'application des charges; - pour l'aluminium, la courbe de Wôhler ne présente pas
- nombre de sollicitation (nombre de cycles). de coude marqué et on ne distingue pas toujours une
asymptote;
- pour l'acier, la courbe de W6hler présente un coude très
EXEMPLE marqué et l'asymptote est très visible dès 106 ou 107 cycles.
Présentons quelques résultats expérimentaux qui permettent
Essai d'endurance sous amplitude constante. Courbe de de calculer (J" D en fonction des caractéristiques des maté-
W6hler (fig. 3.33). riaux.
Pour les aciers:
a (MPa)
(J" D = 0,40 (J" e + 0,25 (J" , (Rogers)
+ Acier XC 10 (J" D = 0,32 (J" , + 121 (Brand)
+ + + = rupture d'une avec: (J" e= limite d'élasticité (MPa)
350 I---------i éprouvette

~+
a, = limite de rupture (MPa)
(J" D = limite de fatigue (MPa).
300 +1';
aD + hot.... +
+
250 + Condition de résistance à la fatigue
N Dans les conditions données d'amplitude, de fré-
10 5 10 6 10 7 10 8 (nombre de quence, de nombre de cycles:
cycles)
1 \1
0' max ~ U D
Fig. 3.33.

66
Notion de contrainte loi de Hooke

EXERCICES AVEC RÉPONSES

rn Une poutre droite 1 est modélisée à la figure 3.34


par sa ligne moyenne AB.
y avec ë (4 -+ 1) = - 100 x + 600 y-50 Z.
Unités: newtons et mètres.

A
G 7 B ~2 QUESTIONS

~
x
X 1
1 Calculer dans (x, y, i) les composantes des torseurs
0

1 d'action mécanique associés aux liaisons 2-1 et 3-1.


1= 2m Fig. 3.34. r Pour une section droite repérée par son centre de
=
surface G tel que AG 1,5 X, exprimer les composantes
1 est encastrée en B dans un bâti 2, elle supporte en A dans (X, y, i) du torseur des forces de cohésion.
une action mécanique extérieure de 3 -+ 1 modélisable
en A par un torseur {"b(3 -+ I)} tel que: RÉPONSES

{"b(3 -+ I)} = A
Â(3-+1)}
{0
r {"b(2 -+ I)} =
{
100
- 360 O}
o .
A 30 o (x, y. z)

 (3 -+ 1) = 200 x- 800 y.
{-~40g}
avec
1 est également soumise à son poids, modélisé par une {"b(3-+1)}=
densité linéique de force i telle que: B 20 0 (x.y,l)

i = - 200 y. M,= 0

I
N = 0
2' Ty = - 240 , Mfy = - 10 .
Unités: newtons et mètres. (
Tz = 20 M fz = - 120
QUESTIONS
0
1 Exprimer en G défini par son abscisse x, les composan-
rn Un ressort est modélisable par sa ligne moyenne qui
a la forme d'un cercle de rayon R. Ce cercle est ouvert
tes du torseur des forces de cohésion dans :R( G, X, y, i). , en A, B.
r Exprimer en B les composantes du torseur d'encastre- En A et B, ce ressort supporte deux actions mécaniques
ment {ü(2 -+ 1)} dans :R(B, x, y, i). radiales ft et - ft (fig. 3.36),

RÉPONSES -+
F

l l ~:~
N=-200
1 0 Ty = 800 + 200 x,
Tz = 0 M fz = - 800 x - 100 x 2

2
0
{"b(2 -+ I)} = {- î~~o g }
B 0 - 2000 (x, y, 1)
[l]un arbre de machine 1 est modélisé à la figure 3.35
par sa ligne moyenne AB.

B
x

Fig. 3.35.
Fig. 3.36,
1 est guidé en rotation par deux roulements que l'on
peut modéliser en A et B par deux liaisons: QUESTIONS
- en A : liaison 2-1, sphérique de centre A ;
- en B: liaison 3-1, linéique circulaire d'axe (B, x) ; l' Soit une section droite (s.) de centre GI qui définit le
- en C, l'arbre supporte une action mécanique exté- repère :RI = (GI, XI' YI' il)' Exprimer dans :RI les compo-
rieure modélisable par un torseur {"b(4 -+ I)} tel que: santes du torseur des actions de cohésion dans (S.).

67
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

-->
ZO Soit une section droite (~) de centre G2 qui définit le y
-->
repère :Il 2 = (G2, x 2, Y2' z2)' Exprimer dans :Il 2 les compo- t
santes du torseur des actions de cohésion dans (~).
3° Dans quelle section droite a-t-on théoriquement une
sollicitation de cisaillement simple? -->
X
~--+---

RÉPONSES

1° {bcoh} (SI) =
c, t IIFII
0
0

II F II ~
0
0
IIFII .L,."""
0
QUESTIONS
Fig. 3.37.

1 ° En un point 1W quelconque, soit une facette orientée

II F II ~
par (M, n) et le repère :Il = (M, ii, t) correspondant. En
2° {bcoh} (.\2) = 0
posant (X, n) =~, exprimer les composantes u. et
'T., de è(M, n).
G2 0 IIFIIRf (X2,:>'2. '2)
ZO Calculer la valeur particulière de l'angle ~ pour que
la contrainte tangentielle l 'T ' f 1 soit maximale
3° Dans une section droite diamétralement opposée à
l'ouverture A, B. ( ~ <: -i- ).
Pour cette valeur de ~, calculer u. et
'T .,
man connaît un repére initial :R o = (M, X, Y) et l'état - par le calcul;
plan de contrainte en M défini par: - par la construction graphique de Mohr.
3° Exprimer è(M, n) telle que (X, n) = ~ quelconque
CT x = 60, CT Y = 20, T x)' = - 30 (MPa). dans :Il. = (M, X, Y) et en déduire que quel que soit
~, è(M, n) est parallèle à X.

RÉPONSES
QUESTIONS , CT x
l CT n = 2 (1 + cos 2 'P )
1° Déterminer les directions principales (M, X, Y) telles
que: (X, X) = ~.; (x, Y) = ~ 2 et les contraintes princi- CT X
pales correspondantes' U x et u y . 7" nt = - 2 sin 2 'P.
2° Déterminer les composantes dans le repère
:Il = (M, n, t) de la contrainte è(M, ii) définie par CT X
(X, n) = 45° T nl = - T'
- par le calcul;
- par la construction graphique de Mohr.
3° Donner l'équation de l'ellipse de Lamé dans le repère
principal :Il. = (M, X, Y).
œ Cet exercice concerne seulement l'application
numérique de l'exemple de la rosette à 45° développée
dans le paragraphe 5.8.
On donne les résultats de la lecture des extensomètres
(graduations en mm) :
RÉPONSES 5 5 5
Ex = 100 X 10- , E y = 40 X 10- , Eu = 20 X 10- .
1° 'PI = - 28,15" ; 'P2 = 61,85°. On donne: Il = 0,3 et E = 2 X 10 5 MPa.
fT, = 76 (MPa); CT
I
= 4 (MPa).
2° CT" = 40 (MPa); 7" ni = - 36 (MPa). QUESTIONS
X2 y2
3° - 2+ -2 = 1.
76 4 Calculer l'angle ~ = (X, x) définissant les directions
principales.
~ Une plaque rectiligne de section constante est Calculer les contraintes principales u x et u Y'
sollicitée en extension pure par une action mécanique
provoquant un état de contrainte uniaxial dans chaque RÉPONSES
section droite (S). Soit CT x cette contrainte principale
(fig. 3.37). 'P = 29,52', CT X = 289,7 MPa, CT y = 110,3 MPa.

68

extension compression
Ces deux sollicitations simples sont distinctes et un certain
nombre de matériaux ont un comportement différent en
extension et en compression (par exemple, la fonte grise Ft20
a pour contrainte limite élastique en extension 20 MPa et
pour contrainte limite élastique en compression 150 MPa).
Cependant dans les deux cas nous arriverons aux mêmes
relations de contraintes et de déformations.

Dans un grand nombre d'applications l'une de ces On notera:


sollicitations sur une pièce entraîne l'autre sollicitaton
sur la pièce qui assure la liaison (immobilisation de
deux pièces par vis, boulons ou goujons). Dans le {T:>(1---+E)} A {:(1---+E)}
repère (G, X, y, z) lié à la section, extension et
compression se différencieront par le signe de l'effort
normal: {T:>(2 ---+ E)} = B {:(2 ---+ E)}
N :> 0 extension
N < 0 compression. et, puisque la poutre (E) est un équilibre:

1.2. ÉLÉMENTS DE RÉDUCTION


EN G DU TORSEUR DES
1.1. DÉFINITION FORCES DE COHÉSION
On dit qu'une poutre (E) travaille en extension
Effectuons une section droite (S) de la poutre
simple quand les torseurs associés aux actions
(E) et repérons le centre de surface G de cette
mécaniques de liaison, auxquelles sont soumises
section droite par son abscisse x dans
chacune de ses extrémités, se réduisent au centre
de surface de ses sections extrêmes à une résultante x
:Ro(A, o, Yo, zo) lié à la poutre. Considérons le
axiale qui tend à l'allonger (fig. 4.1). repère :R(G, X, y, z) de définition des sollicitations
(fig. 4.2).

(a)
r::
:Ja._-_?-L_--~ x --+
A (1 --+E)
('1{.) Yo

A
- ( E 1 )-
(1()

G
y

--+
N

(5)

Â(1k-~--~~E~
x
Fig. 4.2.
La poutre est soumise à l'extension simple si le
torseur des efforts de cohésion
i Limite de l'étude i )
(b) • ..

Fig. 4.1.

69
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

\~
D'après la loi de Hooke, CT x = E. E X' il est alors
(N >0) évident que les contraintes normales u x sont les
est tel que
MG mêmes en tout point de la section droite (S).
par conséquent: Nous avons vu au chapitre 3 que la déformation
unitaire d'extension Ex n'est pas la seule et que dans le
plan d'une section droite il existe une contraction
notée E y telle que: E y = - liE x (V; E section droite)
Il est le coefficient de Poisson (pour les métaux,
Il ... 0,3). En général, dans les calculs de résistance ou
de déformation, on néglige la variation de la section
droite.

1.3. HYPOTHÈSE
1.6. CONTRAINTE DANS UNE
Dans la plupart des applications, de l'extension (et de SECTION DROITE (S)
la compression) le poids de la poutre peut être
négligé. Quand cela n'est plus possible, deux cas
peuvent se produire: Considérons une section droite (S), de centre de
surface G, d'une poutre tendue. Etudions l'équilibre
- la fibre moyenne de la poutre, repérée le plus du tronçon (El) (fig. 4.3).
souvent par l'axe (A, xo) est verticale; nous traite-
rons ce cas au paragraphe 3.4 ;
('JU y
- la fibre moyenne (A, xo) n'est pas verticale, la
poutre est alors soumise à une sollicitation composée ~ (~
d'extension-flexion; nous traiterons ce cas au chapi- A (1...~..E_)_----IrA-,-- ~ ~ _crds ___
tre 8.
(El) G (S) 1 X Xo
1-------1- - 1

x
Fig. 4.3.
1.4. HYPOTHÈSE DE BARRÉ DE
SAINT-VENANT Les actions mécaniques extérieures à (El) sont
modélisées par les deux torseurs :
Torseur des actions de liaison 1 - E que nous avons
Les résultats de la résistance des matériaux ne

I
déjà analysé au paragraphe 1.1.
s'appliquent valablement qu'à une certaine dis-
tance de la région d'application des charges concen-
, trées.
En tout état de cause, et pour l'étude des contraintes,
seule une zone éloignée des perturbations causées par Torseur des actions de cohésion que (E 2 ) exerce sur
les charges concentrées sera prise en considération
(fig. 4.1 b). (El) à travers (S)

1.5. DÉFORMATIONS
{lJcoh } =
G
\~MG j.
L'équilibre de (El) entraîne que:
Rappel de l'hypothèse de Navier et
Bernoulli {lJcoh } + {lJ(I -+ E)} {a}
Les sections planes, normales aux fibres avant soit: {lJcoh } = - {lJ(I E)}

I
-+
déformation, demeurent planes et normales aux
fibres après. et par conséquent (relation 4 du paragraphe 1.3 du
chapitre 3) :
Cette hypothèse, fondamentale pour la résistance des
matériaux élémentaire, est très bien vérifiée par les
mesures de laboratoire dans les sollicitations simples,
donc en extension.
Si l'allongement âx est le même pour tous les points
d'une section droite (S), il s'ensuit que l'allongement
. . âx est 1e meme en tout pomt de
Par conséquent, dans :R(G, x,;, z) :
umtalre Ex = -
A •

x
(S).

70
Extension compression

Nous savons par ailleurs que (fig. 4.3) : • Calcul de 1u D 1


max
et 1 T Dt 1
~x

R= iI (S)
a dS. (1)
1 an 1
({) = O.
est maximale quand cos 2 ({) = 1 soit pour

Alors
D'après l'hypothèse de Navier et Bernoulli:
(a = Cte dans S) et en projetant les vecteurs de la
Rappelons que a x est la contrainte principale.
relation (1) sur (G, x): N = aS.
1T ni 1 est maximale quand 1sin 2 ({) 1 = l, soit pour
Nous écrirons donc: TT
({) = ±4'

1 a=~ 1· alors:

En extension: N :> 0, a:> O.


Montrons que ë (M, fi) est parallèle à X quelque soit
({).
Unités: N en newton, S en mm 2, a en MPa. Dans .'R on peut écrire que:

ë (M, fi) = a n fi + T ni î
1.7. CONTRAINTE DANS UNE avec: fi = cos ({) X + sin ({) Y
SECTION OBLIQUE (fig. 4.4) î = - sin ({) X + cos (() Y
par conséquent:
L'axe de la poutre est une direction principale. Dans
une poutre soumise à une sollicitation simple d'exten- -. Ux --
sion, seule la contrainte principale a x est non nulle. C(M, fi) = T (1 + cos 2 ({) )(cos ({)X + sin (() Y)
Donc quels que soient Y et i du plan de la section
Ux -
droite: ax:>O, ay=O, az=O. - Tsin 2 ({) (- sin ({)X + cos-
(() Y)

('lt o ) Ya t soit:
('lU n
ê(M, li) = u xcos ~X.
-->
A (1-->E) A
Conséquence
Il n'y a extension pure que pour les sections normales
Fig. 4.4. à la direction des forces extérieures (a est maxi pour
(() = 0). Pour toute autre section, il existe en tout
point ME (S) une contrainte tangentielle. Celle-ci
Effectuons une section oblique (s) orientée par sa est maximale en valeur absolue pour ({) = 45°.
normale extérieure (G, fi) et soit (X, fi) = ({).
Soit M un point quelconque de (S).
Exprimons la contrainte ë (M, fi) dans le repère
:R,(M, fi, î).
Nous avons vu au chapitre 3 paragraphe 4.4.2, rela-
tions 6. 1.8. CONDITION DE RÉSISTANCE

Compte tenu de l'existence éventuelle d'un coefficient


de concentration de contrainte k et si on adopte un
coefficient de sécurité s, la condition de résistance
pour une contrainte normale d'extension peut
s'écrire:
avec ici a y = O.
ax U max ~ U pe
ë(M,fi) an=T(I+cos2({)
(.'R) ax N (Je
Tnl=-Tsin2({). avec amax=k
S et a pe = s·
71
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

1.9. RELATION ENTRE 2.2. ÉLÉMENTS DE RÉDUCTION


L'ALLONGEMENT J1L ET EN G DU TORSEUR DES
L'EFFORT NORMAL N FORCES DE COHÉSION

D'après la loi de Hooke a x = Ee x Effectuons une section droite (S) de la poutre


N I1L (E) . et repérons le centre de surface G de cette
avec a x = set. ex = L' on peut écrire:
section droite par son abscisse x dans
!!...=E.
I1L x
:Ro(A, o, Yo, =0) lié à la poutre. Considérons le
S L repère :R(G, X, y, z) de définition des sollicitations
(fig. 4.6).
soit 4.L = NL
--------'
ES
f Yo ('R...J y
En extension: a x:> 0, N :> 0, I1L :> O.
Nota: L'écriture EX = ~ suppose que l'allongement
est également réparti sur toute la longueur de la
poutre.
A
....
A (1 ....E)

(El)
....
N
-----
G

(S)
x Xo

X
Fig. 4.6.

La poutre est soumise à la compression simple si le


torseur des efforts de cohésion

2.1.
(~J
DÉFINITION
G
On dit qu'une poutre (E) travaille en compression
simple quand les torseurs associés aux actions
mécaniques de liaison, auxquelles sont soumises est tel que: R = Nx (N <0)
chacune de ses extrémités, se réduisent au centre ( MG = Ô
de surface de ses sections extrèmes à une résultante
par conséquent:
axiale qui tend à la raccourcir (tï.g. 4.5).
MI =0

~;~
> 2 ~_ _ Mfy = O.
M fz = 0

(a)

Yo
2.3. HYPOTHÈSES

1 1
• La longueur L de la poutre doit être inférieure à 5 à
A'-foo,oj'o+-I' ~_ _-=. -~""~i-";o.+_,,B,--- -- -__ 8 fois la dimension transversale la plus faible
!Â(1 ....E) B(2.... E)! XO a: L < 8 a.
La section de la poutre ne doit pas présenter une

(b)
!
I~
Limite de l'étude l,
~I
dimension trop petite a par rapport à la plus grande
b: a ~ b ~ 1,5 a.
Fig. 4.5. Si ces deux conditions ne sont pas satisfaites, la
On notera: poutre peut alors être soumise au flambage (ce cas
sera étudié au chapitre 9).
{T>(l-+E)} A {;(l-+E)}; • Dans la plupart des applications de la compression,
le poids de la poutre peut être négligé. Quand cela
n'est pas possible, deux cas peuvent se produire:
{T>(2-+E)} = B {:(2-+E)}; - la fibre moyenne de la poutre (A, xo) est verti-
cale; nous traiterons ce cas au paragraphe 3.4 ;
- la fibre moyenne (A, xo) n'est pas verticale, la
et, puisque la poutre (E) est en équilibre: poutre est alors soumise à une sollicitation composée
de compression-flexion; nous traiterons ce cas au
chapitre 8.

72
• Pour la compression, comme pour l'extension, les Nous savons par ailleurs que:
hypothèses de Barré de Saint-Venant ainsi que de
Navier et Bernoulli seront vérifiées. Nous ne les
rappèlerons pas mais nous en donnerons la conclu-
sion:
R= ff (8) a dS . (1)

Les contraintes normales ü de compression sont D'après l'hypothèse de Navier et Bernoulli:


les mêmes en tout point d'une section droite, (17 = Cte dans S) et en projetant les vecteurs de la
pourvu que celle-ci soit suffisamment éloignée des relation (1) sur (G, x): N = ITS.
points d'application des charges concentrées. Nous écrirons donc:

2.4. CONTRAINTE DANS UNE


SECTION DROITE (S)
1 u=~. 1

En compression: N <: 0, 17 <: O.


Considérons une section droite (S), de centre de Unité: N en newton, Sen mm z, 17 en MPa.
surface G, d'une poutre comprimée. Etudions l'équili-
bre du tronçon (E]) (fig. 4.7).
2.5. CONTRAINTE DANS UNE
('lU Y SECTION OBLIQUE (fig. 4.8)

A
....- ..
Â(1--.E) âds
.:.---~--
(El):
j . - ds
-----
G
(5 )
x Xo
L'axe de la poutre est une direction principale. Dans
une poutre soumise à une soUicitation simple de
compression, seule la contrainte principale 17 x est
non nulle. Donc, quels que soient Yet Z du plan de la
x section droite:

ITx<:o, lTy=O, 172=0.

Les actions mécaniques extérieures à (E]) sont


modélisées par les deux torseurs: y
Torseur des actions de liaison 1 - E que nous avons
déjà analysé au paragraphe 2.1 : n
->
R

(E,)
Torseur des actions de cohésion que (E z) exerce sur Fig. 4.8.
(El) à travers (S):
Effectuons une section oblique (S) orientée par sa

{1'>coh} =
G
1~ 1
MG
normale extérieure (G, ri) et soit (X, ri) = 'P.
Soit M un point quelconque de (S).
Exprimons la contrainte ê (M, li) dans le repère
L'équilibre de (E]) entraîne que: :R(M, li, î).
Nous avons vu au chapitre 3, paragraphe 4.4.2. rela-
{1'>coh} + {1'>(I..-+E)} {D} tions 6 ;

soit: {1'>coh} = - {1'>(1..-+E)} ITx+lTy ITx-lT y


- - c=--- + 2 cos 2 'P
2
et par conséquent (relation 4 du paragraphe 1.3 du
chapitre 3) :

Avec ici lT y = °
Soit dans :R(G, X, y, Z): ê(M, li)
(:R) IT x
Tnt = - Tsin 2 'P

73
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

• Calcul de 1u Il 1max et 11' lit 1max •


1u Il 1 est maximale quand cos 2 rp = 1 soit pour
rp = O.

Alors
3.1. ENVELOPPES MINCES
Rappelons que u x est la contrainte principale
1 Til/lest maximale quand 1sin 2 rp 1 = 1 soit pour Une enveloppe mince est un organe capable de
TT contenir un fluide sous pression et dont l'épaisseur est
rp=±4" faible par rapport aux autres dimensions (tubes
utilisés dans les transmissions hydrauliques, réservoirs
de gaz comprimé etc...).
alors Nous noterons P la pression effective et nous suppose-
rons que P = Pint - Pext' la pression extérieure est le
Conséquence plus souvent la pression atmosphérique
Il n'y a compression pure que pour les sections Po = 0,1 MPa.
normales à la direction des forces extérieures (1 u 1
est maxi pour rp = 0). Pour toute autre section, il
existe en tout point ME (8) une contrainte tangen- Hypothèse
tielle; celle-ci est maximale en valeur absolue pour
rp = 45·. Nous ne considérerons que le cas d'enveloppes possé-
dant un plan de symétrie, (cylindre) ou un centre de
symétrie, (sphère). Cette hypothèse permet en effet
d'admettre que la répartition des contraintes normales
dans l'enveloppe est uniforme.
2.6. CONDITION DE RÉSISTANCE

Compte tenu de l'existence éventuelle d'un coefficient Cas d'une enveloppe cylindrique
de concentration de contrainte k et si on adopte un
coefficient de sécurité s, la condition de résistance Soit un réservoir cylindrique (E) de diamètre inté-
pour une contrainte normale de compression peut rieur d, de longueur 1 et d'épaisseur e. Soit P la
s'écrire; pression effective.
Effectuons une coupure fictive par un plan de symé-
trie.
Soit :R(G, X, Y ,Z) le repère de définition des sollici-
tations.
Soit S l'aire de la section fictive: S = 2 el.
ue Soit (S') la surface intérieure du demi réservoir
avec: l u max 1 = kINI
·S- et u pc = s' (El) (fig. 4.9).

y. (~)

2.7. RELATION ENTRE LE


RACCOURCISSEMENT AL ET
L'EFFORT NORMAL N (5)

D'après la loi de Hooke u x = E. EX' x


-~
N
avec u x = - et EX = -t:.L .
S L
on peut ecnre:
.. N
S =
Et:..L
. T

soit
Fig. 4.9.

En compression: u x < 0, N < 0, t:.L < O. Chaque ;urface élémenmire dS' de (S') est soumise à
une force de pression d! perpendiculaire en M à la
Nota: L ,ecnture
·· U
ex = L suppose que 1e raccourcIs-
.
paroi, telle que:
sement est également réparti sur toute la longueur de
la poutre. 1Id]1I =p.dS'.

74
Extension compression

Le torseur des forces extérieures agissant sur (El) y!, ('1()


s'exprime par: e

{b(fluide ..... El)} =

R(fluide ..... El)


-fI (S')
di 1
G MG (fluide ..... El) =fI (S')
GAi"di .
Le torseur des actions de cohésion qui s'exercent sur
(S) s'exprime par:

{bcoh} =
G
I!1· MG
Fig. 4.10.

L'équilibre du demi-réservoir (El) entraîne que:


Le torseur des forces extérieures agissant sur (El)

R- fI (S')
di
s'exprime par:

{b(fluide ..... E d} =
MG = - fI (S')
GAi " di
R(fluide ..... El) - fI (S')
di
Compte tenu des symétries de (El) et donc de
(S/) par rapport aux plans (G, X, y) et (G, X, z), les
composantes algébriques des éléments de réduction
G M:dfluide ..... El) = fI (S')
GAi" di
en G du torseur des forces de cohésion se réduisent
à: Le torseur des actions de cohésion qui s'exercent sur

N = p fI (S')
dS' cos a
MI =0
(S) s'exprime par:

Tv = 0 Mfy = 0
Tz = 0 Mf, = 0
L'équilibre du demi-réservoir (El) entraîne que:
x,
avec a = (- di).
On remarque que dS' cos a est la projection de
dS' sur le plan (G, y, z), par conséquent:
R- fI (S')
di
MG = - fI GAi" di = 0 (vecteurs colinéaires).
fJ
~ (S')
dS' cos a =f xd. (S')

L'effort normal s'exprime alors par: Compte tenu des symétries de (El) et donc de
(S/) par rapport aux plans (G, X, y) et (G, X, z), les
N =pld.
composantes algébriques des éléments de réduction
N étant positif, le réservoir subit une sollicitation en G du torseur des forces de cohésion se réduisent
d'extension telle que: à:

CT
N
==-
S
avec S == 2 el N = p fI (S')
dS' cos a
M, =0

et donc: ~. Ty = 0 Mfy =0

~ Tz = 0 Mf, = 0

Cas d'une enveloppe sphérique (fig. 4.10) avec a == (- x, di).


On remarque que dS' cos a est la projection de
Chaque surface élémen~re dS' de (S/) est soumise à dS' sur le plan (G, y, z), par conséquent:
une force de pression d! perpendiculaire en M à la
paroi telle que:
fI
7Td2
dS/cosa = - .
Il di Il = p • dS' . (S') 4

75
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

L'effort normal s'exprime alors par: D'après la loi de Hooke pour les fibres KL tendues:
17 x =
E Ex peut s,.ecnre:
' 172 =
E~l
T avec
1Td 2
N=PT'
~l KL - IJ
N étant positif, le réservoir subit une sollicitation T- IJ
d'extension telle que:
Ecrivons que:
N
17 = - avec 8 = 7Tde
8 IJ= (R+~) dO, KL= (R+a)dO,

Ea
alors: =---·

u=~
u 2
'2R+a
et donc:
1 1· La contrainte totale d'extension s'exprime alors par:
17=17\+ 17 2

3.2. CONTRAINTES
D'INCURVATION DANS LES
soit: 17=I...+~
ab 2 R + a
1.
.
LIENS FLEXIBLES
Notons que pour les courroies épaisses « chaussant»
Considérons une courroie à section rectangulaire, de une poulie de faible diamètre, la contrainte d'incurva-
section 8 = a x h, qui « chausse» une poulie de tion 17 2 peut être plus grande que 17 \' Les construc-
rayon R. Soit T la tension du brin tendu et teurs de courroie préviennent cela en imposant pour
t la tension du brin mou (fig. 4.11).
une courroie donnée un diamètre minimum de poulie.

Dans sa partie rectiligne, l'effort normal maximal


dans la courroie vaut:
3.3. SYSTÈMES
HYPERSTATIQUES EN
EXTENSION-COMPRESSION
et la contrainte normale d'extension correspondante
s'exprime par:
Lorsqu'un boulon (ou tout autre organe de liaison par
serrage axial) assemble plusieurs pièces en exerçant
soit
un effort de serrage, on peut dire intuitivement que le
boulon est tendu alors que les pièces qu'il serre sont
comprimées.
1 Nous allons modéliser ce problème et montrer que

/if!t~
W
l'effort de serrage ne peut pas être calculé sans faire
appel à la loi de Hooke (fig. 4.13).

->
J?- 7)-
t
o
Fig. 4,11. Fig. 4.12.

Dans sa partie courbe, outre l'allongement dû à la


sollicitation d'extension précédente, la courroie subit
une déformation d'incurvation que nous allons analy-
ser seule (fig. 4.12).
Fig. 4.13.
Considérons un arc de courroie intercepté par l'angle
au centre dO. Supposons que les fibres moyennes de o nominal : dl
la courroie n'aient pas changé de longueur. Soit Pour le boulon 1 : pas :p
1Jl'une de ces fibres. Les fibres telles que KL se sont
allongées alors que les fibres telles que MN se sont section de noyau : 8\
raccourcies. module de young :E\

76
Extension compression

Les deux pièces serrées par le boulon seront modéli- Equilibre du tube 3 (fig. 4.16) :
sées par deux tubes 2 et 3 dans lequel passe le boulon.
3 est en équilibre sous l'action de deux systèmes
section d'actions mécaniques de liaison que l'on peut modéli-
Tube 2: longueur ser respectivement en A et B par deux glisseurs
{1) (1 -+ 3)} et {1) (2 -+ 3)} dont les résultantes sont
module de young directement opposées.
section : S3 (3)
Tube 3: longueur : 13
module de young: E 3

-->
Lors du serrage, et à partir du moment où l'écrou 8(2-->3)
rentre en contact avec le tube supérieur, on effectue
-->: 1
une fraction ~ de tour pour réaliser le serrage. A (1-->3)
Exprimer l'effort de serrage F des pièces 2 et 3 en A
fonction de k. Fig. 4.16.
Considérons le système en position serrée et étudions
séparément l'équilibre de chaque élément 1, 2, 3.
Le système d'équations (1), (2), (3) ne permet pas la
résolution et si nous exprimons les efforts normaux
algébriques NI' N 2, N 3 dans les pièces 1, 2, 3 une
--> étude très simple nous permet d'écrire:
C (2-->1)
NI> 0 extension
N 1 =-N 2 =-N 3
Equilibre de boulon 1 (fig. 4.14) : N 2 -< 0 compression.
1 est en équilibre sous l'action de N 3 -< 0 compression
deux systèmes d'actions mécani- Ces efforts normaux sont donc égaux en valeur
ques de liaison que l'on peut absolue mais nous ne les connaissons pas.
modéliser respectivement en A et Etude des déformations du système
C par deux glisseurs {1) (3 -+ 1) } 1], 12, 13 désignent les longueurs avant serrage donc:
et {1) (2 -+ l)} dont les résultan-
tes sont directement opposées. (4)

1;, 12, 13 désignent les longueurs après serrage donc:

1;=/ 2+/ 3 , (5)


-->
A (3-->1)
Fig. 4.14. Exprimons les variations de longueur:
• Pour le boulon 1 : avant serrage; longueur Il'
En effectuant ~ tour d'écrou, la longueur utile
Equilibre du tube 2 (fig. 4.15) : initiale du boulon devient: (II - t ), c'est cette
2 est en équilibre sous l'action de deux systèmes dernière qui s'allonge pour devenir Il donc:
d'actions mécaniques de liaison que l'on peut modéli-
ser respectivement en C et B par deux glisseurs
{1)(l -+ 2)} et {1)(3 -+ 2)} dont les résultantes sont ~/l=/l- (/I-t) (6)
directement opposées.
(~/l > 0: allongement).
(2) Pour le tube 2: avant serrage, longueur 12
après serrage, longueur 12
donc (7)

(M 2 -< 0: raccourcissement).
• Pour le tube 3: avant serrage, longueur 13
après serrage, longueur 13
donc (8)
Fig. 4.15. (M 3 -< 0: raccourcissement).

77
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

• Exprimons la loi de Hooke pour les trois pièces l'étude statique initiale l'effort de serrage F est égal à
• Pour le tube 1 : al = El El
Nt:

(Notons encore que l'allongement du boulon n'inter-


vient que sur la longueur: Il - f.)
Donc (9) 3.4. POUTRE À AXE VERTICAL
SOUMISE À SON PROPRE
POIDS
• Pour le tube 2 : a2 = E 2 E2
N2 tJ.1 2 Considérons par exemple un pilier vertical de hauteur
avec a2=- et E2=- 1 dont le matériau a pour poids volumique fiT. Ce
S2 12
pilier supporte à son extrémité supérieure une charge
N 2 /2 que l'on peut modéliser en A par un glisseur
donc tJ.1 2 = E S2 . (10)
2 {bext } dont la résultante ft est verticale:

• Pour le tube 3 : a3 = E 3 E3
ft = llill Xo
(fig. 4.17).
N3 tJ./ 3
avec a3=- et E3=- (50) 1 A
S3 13
Yo
N 3/3
donc tJ./ 3 =ES· (Il)
3 3

• A partir des trois équations (6), (7), (8) calculons


tJ./ I - (M 2 + tJ./ 3) :

tJ./ I -(tJ.1 2 +tJ./ 3)= y

= [li- (/2+ / 3)]- [/ 1 - (/2+ / 3)]+f·


/
d'après (4) et (5), les quantités entre [] du second ,
membre sont nulles, donc: txo
Fig. 4.17.
(12)
Considérons une section droite (S) d'abscisse x de ce
• A partir des trois équations (9), (10), (Il) effec- pilier. A quelle loi S(x) doit-elle obéir pour que la
tuons le même calcul: contrainte normale en tout point du pilier soit égale
en valeur absolue à la contrainte pratique en compres-
tJ.l i - (tJ.1 2 + tJ.I 3) = sion a pc du matériau? On pose: 1a 1 = a pc.
- Soit une section droite (S) d'abscisse x dans
Ni(/i-f) x
:Rv(A, o, Yo, Jo)·
-- Soit :R( G, X, y, J) le repère de définition des
El SI sollicitations relatif au tronçon (El).
- S(x) définit la fonction, aire de la section droite
Sachant que (NI = - N 2 = - N 3) nous pouvons, en
du pilier, fonction de x que l'on recherche.
comparant les relations (12) et (13), écrire que:
- Soit ft le poids du tronçon (El) du pilier et
V son volume.
- Le torseur des efforts de cohésion dans la section
(S) s'exprime par:

Dans cette dernière équation, une seule inconnue:


NI que l'on peut donc calculer. Notons que d'après

78
- Exprimons R dans :R(G, X, y, z) en posant: Intégrons les termes de cette relation:
Ilpll = 'liTV:

N = - [II i Il + 1D' V] . LnS =..:!!....x + A.


a pc
(2)

Ce pilier est donc soumis à une sollicitation de


compression dont la contrainte a (fonction de Calcul de la constante d'intégration A :
x) s'exprime par: a = ~ Pour x = 0, si on désigne par 50 la surface au sommet
du pilier: Ln 50 = A.
La relation (2) s'écrira alors:
donc
Ilili + 'liT V
S
UT

S 'liT -.'
soit (1) Ln-=-x soit: S (x) = So e ",,,
So a pc '
Dans cette relation (1), S est fonction de x et
V également.
On notera plutôt: a pc S(x) = + 1l1V(x). Ilili
Différentions cette expression:
a pc dS = 'liT dV. Une telle section est dite le plus souvent «d'égale
résistance» en compression, il serait plus juste de
Ecrivons l'expression qui permet de définir l'élément dire «d'égale contrainte». Bien entendu, peu de
de volume d V : constructions obéissent rigoureusement à cette loi
mais toutes s'en rapprochent plus ou moins en
dV = Sdx utilisant des formes en tronc de cône (hautes chemi-
et donc: a pc dS = 'liTS dx soit: dS =..:!!.... dx. nées) ou en tronc de pyramide (piles de ponts et de
Sape viaducs)...

EXERCICES AVEC RÉPONSES

[!]Dans un moteur diésel, la bielle est soumise à un


effort maximal de compression à chaque tour:
rn Une transmISSIOn de puissance entre deux arbres
parallèles est assurée par un système de deux poulies et
Fm.. = 60 X 10 3 N. une courroie plate.
La fréquence moyenne d'application de cette charge est Poulie motrice: dl = 90 mm.
2400 tr/min. Poulie réceptrice: d 2 = 125 mm.
Compte tenu de la nature périodique de la charge, un Courroie plate: épaisseur e = 4 mm, largeur = 35 mm.
calcul simple permet de savoir que la durée des Hypothèses
lOS cycles nécessaire à la détermination de la limite de - La contrainte pratique d'extension dans la courroie
fatigue par la courbe de Wohler est de 695 heures est CT 1'<' = 6 MPa.
environ, ce qui est peu pour la durée de vie d'un moteur. - Le facteur d'adhérence au contact poulie-courroie
On choisit donc pour la construction des bielles un acier est f = 0,3.
spécial à haute résistance à la fatigue: - La contrainte d'incurvation est négligée.
14 NC 11; CT c = 835 MPa ; - L'angle d'enroulement sur chaque poulie sera pris
égal à a = 1T radians.
CT, = 1 080 MPa; CT D = 604 MPa . - On connaît la relation classique entre les tensions du
brin tendu (n et du brin mou (t) de la courroie:
T= td".
QUESTIONS Ainsi ~ue l'expression de la tension initiale de pose:
l' Quelle doit être la section minimale du corps de T+t
To = -2-'
bielle?
2' Le corps de bielle est modélisé par un prisme de - On se place dans le cas où la courroie supporte un
section S = 160 mm 2 et de longueur 1 = 320 mm. Le effort maximal d'extension correspondant à la contrainte
module de Young de l'acier est E = 2 .10 ~ MPa. Quel est CT = CT pe'
le raccourcissement maxi du corps de bielle?
QUESTIONS
Nota: Nous verrons au chapitre 9 que cette bielle se
calcule au flambage. l' Calculer les tensions T et t des deux brins de la
courroie.
RÉPONSES 2' Calculer la tension initiale de pose To'
2
S"" 100 mm 3' Calculer le couple maximal transmissible au niveau de
2' 6.l = 0,6 mm. la poulie motrice.

79
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

RÉPONSES QUESTIONS
1° T = 840 N, t = 327,3 N. 1" Donner l'expression des contraintes principales fT x et
fT y '
2' T o = 583,65 N.
3° Mm = 23 Nm. 2° Donner l'expression dans le repère principal
(M, X, Y) d'une contrainte ê(M, li) telle que
_ - -rr
[1] La partie utile d'une éprouvette pour essai de (X, li) = tp avec (n, Z) = "2 .
traction est un cylindre de section droite ~ = 100 mm 2
et de longueur 10 = 100 mm. 3° Donner l'expression de la contrainte tangentielle maxi-
L'effort maximal d'extension permettant de déterminer male, Pour quelle valeur de tp est-elle obtenue?
la contrainte limite élastique est Fe = 32000 N. 4° Application numérique relative aux questions précé-
On donne pour l'acier utilisé: le coefficient de Poisson: dentes, On prendra: e = 5 mm, d = 150 mm,
v = 0,3 ainsi que le module de Young E = 2.10 5 MPa. l = 220 mm, p = 20 MPa.

RÉPONSES
QUESTIONS 10 pd. pd
uX=2e' u Y =4e·
1° Quelle est la limite élastique fT e de cet acier,
2° ê(M,n) = uxcos <pX + uysin <pY.
2° Au cours de l'essai, quelle est la valeur maximale
atteinte pour les contraintes tangentielles? Pour quelle 3 1'T nt 1max = pd
0

8 e pour <p = "4 .


TC

orientation de la facette? 4° U x = 300 MPa; Uy = 150 MPa, l'Tnt 1max = 75 MPa.


3° Quelle erreur relative commet-on sur l'expression de
la limite élastique lorsqu'on néglige la contraction de la ~ Trois barres de même section S, construites dans le
section droite? même matériau de module de Young E sont suspendues
à un bâti supposé indéformable.
Hypothèses (fig. 4.19)
RÉPONSES
1° U e = 320 MPa.
2' l'Tnllmax= 160 MPa, <p =±-i.
/1u e
3° - = 0,017 % (tout à fait négligeable).
u,

[I]un réservoir d'épaisseur e faible devant les autres


dimensions contient de l'air c0!l1primé à la pression
effective p. Ce réservoir a la forme générale d'un
cylindre de diamètre extérieur d et de longueur 1. Les
deux extrémités du réservoir sont deux calottes sphéri-
ques de même épaisseur e.
Considérons un point M de la surface cylindrique a
extérieure. On admettra sans démonstration que l'état
de contrainte est le même en tout point M de la surface
extérieure du cylindre et que les directions principales
-->
des contraintes en M sont (fig. 4.18) : p Fig. 4.19.

-->
Les liaisons en A, n, C,
adhérence d'axe z.
°
sont des liaisons pivot sans
Z
Le poids des barres est négligé.
On donne a = 30° .
En 0, on suspend une masse de poids P.
NI' N 2, N 3 désignent l'effort normal dans les barres.

QUESTIONS
1° Etudier l'équilibre de l'axe 0 et montrer que le
système est hyperstatique.
r Exprimer la relation entre les allongements des trois
barres. On négligera la variation de a,
3° Exprimer les efforts normaux dans les barres.
Fig. 4.18.
4° Ondonne:S=I00mm 2 , IIPII = 6 000 N, a =30°,
Calculer les contraintes d'extension dans les trois barres,
(M, X) tangente au cercle de section droite en M;
(M, Y) parallèle à l'axe du réservoir en M; RÉPONSES
(M, Z) rayon du cylindre en M. 1° Système de 4 résultantes coplanaires et concourantes
On admet que la contrainte principale U z est nulle. En en 0, 3 forces inconnues pour 2 équations algébriques
fait elle est petite par rapport à u x et u y. d'équilibre.

80
2" !1/ 1 = !1/ 3 "" !1/zcos a. QUESTIONS
2
3" N 1 - 3
_ N
_ Pcos a .
NZ= -
-_.:.P_-
l'Exprimer l'effort normal d'extension dans le fil en
- 1 + 2 cos 3 a ' 1 + 2 cos 3 a .
fonction de P et de al.
, 3P 4P
Pour a = 30 : NI = N 3 = 4 + 3 N2 = 4 + 3 J3; J3 . 2" Exprimer l'aUongement relatif~ du fil en fonction
4' CT I = CT 3 = 19,57 MPa; CT 2 = 26,09 MPa. de al.

œ Un fil en acier de longueur / = AB et de section


S est lié en A et B à deux pièces fixes par deux liaisons
3" Exprimer l'aUongement relatif ~ du fil en fonction
de l'effort normal N.
pivot parfaites. On suspend au milieu 1 du fil une masse
de poids ft et le fil prend la configuration élastique 4" Dans le résultat de la 2" question on peut négliger
al 2 par rapport à 2. Exprimer Il' = a en fonction de
AI'B.
Soit E le module de Young de l'acier constituant le fil. P.
Hypothèses (fig. 4.20) 5' Application numérique: l = 320 mm ; P = 200 N ;
Le poids du fil est négligé. Il n'y a pas de tension initiale E=2.10 5 MPa; S=4,9mm 2•
de pose.

RÉPONSES
B
A
ex
-H--~--fr
,8
1" N
P
= 'l";; .
/' !1/ a Z
2"
T=2_a 2 '
--t
p Fig. 4.20. !1/ N
3"
T= ES'
1
Les défonnations sont supposées petites et on écrira:
4" / ( P ) J
a = '2 ES .
tan a s=tI:l: a; sin a ~ a ;
Z
5" a = 9,42 mm; a "" 59 X 10- 3 rad;
a !1/
cos a = 1 - 2" (a radians) . T 5
= 173 X 10- mm; N = 1695 N.

81
o cisaillement simple
Dans le cas particulier d'une poutre droite tendue et compri-
mée suivant ses directions principales X et Y et telle que
cr y = - cr x' nous avons vu au chapitre 3, paragraphe 5.4 que
11'
pour toutes les sections de normale n telle que (X, n) = ±
-+ -+ -

"4
la contrainte en un point quelconque est telle que:
cr n =0 et 1 Tnt 1 = 1 cr xl .
crx est constant pour une poutre tendue, il en résulte que
T ntest constant en tout point d'une telle section.

La définition du cisaillement simple s'applique à


une section droite donnée (S) de la poutre et non à
l'ensemble de cette poutre. La ligne moyenne de la
1.1. ETAT DE CISAILLEMENT PUR poutre peut ne pas être rectiligne.
La section droite (S) peut avoir une forme quelcon-
que.
Dans une section (5) de normale ïi (fig. 5.1) l'état La sollicitation de cisaillement simple est pratique-
de cisaillement pur est caractérisé en tout point de ment irréalisable expérimentalement, on peut
cette section par une contrainte normale nulle et cependant s'en rapprocher dans certains cas.
une répartition uniforme de la contrainte tangen-
tielle

Un =0
'riMe (5) {
'Tnt =ete·
2.1. ACTION D'UNE CISAILLE
(fig. 5.2)

Fig. 5.1.

1.2. CISAILLEMENT SIMPLE

Une section droite (5) d'un solide (E) est sollicitée Fig. 5.2.
au cisaillement simple si la réduction au centre de
surface G de (5) du torseur des forces de cohésion
Sous l'action des deux résultantes F et - F exercées
par les deux couteaux de la cisaille, la poutre

(~l
(E) tend à se séparer en deux tronçons (E 1) et
{'Gcoh } = est telle que (E 2 ) glissant l'un par rapport à l'autre dans le plan de
G MG la section droite (S).
82
2.2. AXES D'ARTICULATION (fig. 53)

3.1. MODÉLISATION (fig. 5.6)

L'étude expérimentale est réalisée avec une poutre de


section rectangulaire parfaitement encastrée, sur
laquelle on applique un effort variable i uniformé-
ment réparti et situé dans une section droite (S') à
une distance très petite .ix de la section d'encastre-
ment (S).
Ya
~x

B
(a) Fig. 5.3. (b)

Dans le cas de la figure 53.a, il y a une seule section A


(S) sollicitée au cisaillement.
Dans le cas de la figure 53.h, il Y a deux sections (S')
(S) et (S') sollicitées au cisaillement.
Dans les deux cas le moment résultant MG du torseur
--> -->
de cohésion {lJcoh } n'est pas nul. F = r,~F
Le calcul au cisaillement des sections (S) et (S') n'est
donc qu'une première approximation. Dans la prati- Fig. 5.6. (P)
que ce calcul n'intervient que pour une vérification de
résistance. Ce sont les conditions de matage (pièces Considérons le tronçon (E]) de (E) (fig. 5.7).
fixes) et de graissage (pièces mobiles) qui vont
déterminer les dimensions d'une clavette ou d'un axe Ya ('1l a ) ('1l) y
d'articulation, d'où par exemple la possibilité d'évider ~x
un axe de piston pour réduire l'inertie des pièces en B
mouvement.

2.3. RIVETS (fig. 5.4)


A
(E 1)
~----

(S')
-~
G

( S)
------ x xa

La section (S) du rivet est principalement sollicitée Fig. 5.7.


au cisaillement. Le moment résultant MG du torseur
--> -->
F= UF
de cohésion {lJcoh } n'est pas nul, il en résulte une La réduction au centre de surface G de (S) du torseur
flexion du rivet (fig. 5.5) dans le cas de glissement des des forces de cohésion s'écrit:
tôles et s'il existe un jeu entre le rivet et son

I
logement.

G
R
-
MG
= -
= - GD "F--
i )

En projection dans le repère :R = (G, x, ;, z) lié à la


section (S) on obtient:
Fig. 5.4. N =0 M1=0
Ty = llill; Mfy = 0
Tz = 0
M fz = - Ilili .ix
soit

Fig. 5.5.
11;11 (1)
G 10
83
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Pour que cette modélisation soit conforme à la La valeur de k varie avec les dimensions de l'éprou-
définition de sollicitation au cisaillement de la section vette.
(S), il est nécessaire que .1x soit nul, ce qui n'est pas On constate qu'avec:
possible. On peut par contre réaliser l'essai avec un
.1x très petit, alors on peut négliger M fz = O. - en abscisse, le rapport .1y appelé glissement
.1x
relatif ou déviation y en un point de la section droite
(sans unité) ;
3.2. RÉSULTATS De: L'ESSAI - en ordonnées, le rapport Il ~ Il appelé effort
unitaire de cisaillement (en MPa).
Au cours de l'essai, la section droite (S') (fig. 5.8)
glisse transversalement de .1y par rapport à (S). On Nous obtenons des courbes identiques qui ne dépen-
admet que ce glissement se fait sans déformation dent que du matériau de l'éprouvette.
interne de (S) et (S'). On note:

(1)

(S)
(S') 1 Eprouvette G est le module d'élasticité transversale ou module
A -iG-------
de Coulomb.
1 (E 2 )
/
y = i: est le glissement relatif ou déviation.

--> --> Unités:


F='LI1F
/ Fig. 5.8. Il ft Il (en newton); S (en millimètre carré); .1y et
.1x (en millimètre) ; G (en mégapascal).
Donnons les valeurs moyennes de G pour certains
La courbe enregistrée (fig. 5.9) au cours de l'essai matériaux:
donne la relation entre l'intensité de la force
Aluminium: 28000 MPa
ft et le glissement transversal .1y de la section AS13; AU4G: 32000 MPa
(S') par rapport à (S).
Fontes: 40000 MPa
Cuivre: 48000 MPa
F(N)
Aciers: 80000 MPa
B Tungstène: 160000 MPa
c

l1y(mm)
o Fig. 5.9.

Sur la courbe figure 5.9 on distingue deux zones: 5.1. CONTRAINTE MOYENNE DE
- la zone DA des déformations élastiques ou CISAILLEMENT
domaine élastique;
- la zone ABC des déformations permanentes ou Considérons l'équilibre du tronçon (El) (fig. 5.10).
domaine plastique.
y

Dans la zone des déformations élastiques il y a


proportionnalité entre le glissement transversal .1y et
l'effort de cisaillement Il ft II·
----
x xo

Fig. 5.10.

84
x
:R.o = (A, o, Yo, zo) est le repère lié à la poutre. tangentielle moyenne limite élastique T.
:R. = (G, X, y, z) est le repère lié à la section

"~;
(S).
Nous avons vu au paragraphe 3.1 ci-dessus que la (2)
réduction du torseur des efforts de cohésion au centre l 1
de surface G de la section (S) s'exprime par:
De la même façon on détermine la charge maximale
F max et la contrainte tangentielle moyenne de rupture
'T,..

d'où: ~
~.
(3)

Mf.y = 0;
5.3. CONTRAINTE PRATIQUE DE
Soit di
l'effort de cohésion que (E 2 ) exerce sur CISAILLEMENT
(El) en un point M de la section (S). Si on admet que
.ax est très petit et qu'en conséquence Mf. = 0 on se Elle est définie par :
trouve alors dans les conditions du cisaillêment sim-
ple. Dans ce cas théQ!jque nous admettrons que les
efforts de cohésion d! sont uniformément répartis
dans la section (S) et parallèles à 1'.
On en déduit que:
l "<' 1 (4)

CT x = 0 s est un coefficient de sécurité.


Si l'utilisateur n'a pas la possibilité de réaliser un essai
et
-.
C (M, x)
-. di -. .
= dS = T xy y de cisaillement pour déterminer Te' il est possible
d'utiliser les valeurs approximatives suivantes en
fonction du type de matériau:
Si di
est uniformément réparti dans (S) il en résulte
que T x est uniformément répartie dans la section
droite (S). Cette hypothèse n'étant qu'approximative Acier doux: (CTe ";; 270 MPa)
et pour éviter toute confusion avec la vraie valeur de Alliages d'aluminium T. = 0,5 CT.
la contrainte tangentielle en un point M de (S), nous
noterons: Aciers mi-durs:
(320,,;; CT.";; 500 MPa) T. = 0,7 CT.

(1) Aciers durs: (CT. "" 600 MPa)


Fontes Te = 0,8 CT.

REMARGUE
5.4. CONDITION DE RÉSISTANCE
Si la direction de T est quelconque dans (S) : AU CISAILLEMENT

T = TyY + Tzz La condition de résistance au cisaillement s'écrit:


1 d'où ITI=JT;+T;. Tmax~Tp.

Dans la plupart des cas T max est difficile à déterminer,


on se contente donc le plus souvent de l'expression
approchée:

5.2. CONDITION DE RÉSISTANCE 'Tmoy";;'T p

soit
En utilisant la courbe, figure 5.9 de l'enregistrement
de l'essai de cisaillement on détermine la charge (5)
limite élastique F. et on en déduit la contrainte

85
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

tel que dans (x, y, i)


A(gaz .... 1) = - Il A(gaz .... 1) Il y
2
'Tf 56
La figure 5.11 représente l'axe d'articulation 4 qui Il A (gaz .... 1) Il
-
= PI S = 0,7 x - 4 - = 1724 N.
dans un compresseur assure la liaison pivot d'axe
(A, x) entre le piston 1 et la bielle 2 par l'intermé- d'où:
diaire du coussinet 3.
{T:>(gaz .... I)}= {-~724~} .
o 3 4 A 0 0 (x,y.z,

• Si on néglige les actions dynamiques sur la bielle 2 celle-ci


est en équilibre sous l'action de deux glisseurs dont les
résultantes ont pour support l'axe de la bielle. On en déduit
que dan~ la position de la figure, le torseur des actions de
contact du coussinet 3 sur l'axe 4 est modélisable en
_ 1:) ___
A par un glisseur:

x {T:>(3 .... 4)} = {A~3 . . ~)} tel que dans (x, y, i)


A MA =0

{T:>(3 .... 4)} = {~(3"" 4) O}


o .
A 0 o (x, y,1)

1= 1Ad • La liaison du piston 1 avec le cylindre 0 est modélisable


par une liaison pivot glissant sans adhérence. L'action du
cylindre sur le piston est donc modélisable en A par le
Fig. 5.11. torseur:

Le plan (A, y, z) est un plan de symétrie pour le X(O"" 1) L(O .... I)}
{T:>(O .... I)}= 0 0 .
mécanisme et pour les charges qui lui sont appliquées. A
{ Z(o .... l) N(O-.l) (x,Y.n
Le diamètre du piston est D = 56 mm et la pression
effective maximale qui s'exerce sur le piston est L'équilibre de E = {l, 4} se traduit par:
Pl = 0,7 MPa (= 7 bar) lorsque l'axe de la bielle est
confondu avec celui du piston. Le but poursuivi est le
calcul du diamètre de l'axe 4.
Le principe de ce calcul est le suivant: ce qui permet d'écrire en A et dans (x, y, i) :
- détermination directe des dimensions de l'axe 4 X(O .... 1) =0
d'après la condition de graissage (la condition de non - 1 724 + Y(3 -.4) = 0
matage étant moins contraignante ne sera pas prise en Z(O -. 1) = 0
compte). L(O .... I) =0
La pression admissible au contact 3-4 est: N(O-.I)=O
d'où Y(3 -.4) = 1 724 (N)
P3 ~4MPa;
soit
- vérification des dimensions trouvées ci-dessus en
calculant la contrainte moyenne de cisaillement dans o O}
l'axe. Le matériau de celui-ci est de l'acier doux XCl8 A
{01724 0
0 (1,y, Z')
.

pour lequel U e = 265 MPa.

QUESTION 1
Déterminer les éléments de réduction en A du torseur des
actions mécaniques { 'G (3 -. 4 )} . QUESTION 2

RÉPONSE En admettant que la pression moyenne sur le coussinet 3 a


pour expression:
On considère l'équilibre de l'ensemble E = {l, 4}.
• L'action de pression des gaz sur le piston 1 est modélisable F
en A par le glisseur: p""'Y = Id

et en adoptant pour la largeur 1 du coussinet la valeur


1 = 1,4 d déterminer le diamètre extérieur d de l'axe 4 en
fonction de la pression au graissage entre 3 et 4.

86
RÉPONSE Mf, dans les sections (8) et (8') qui dans cette hypothèse sont
sollicitées uniquement au cisaillement.
L'expression de la pression moyenne entre 3 et 4 permet On choisit un coefficient de sécurité s = 5. Déterminer le
d'écrire: diamètre intérieur di de l'axe 4.

P moy = RÉPONSE

soit
Il  (3 --> 4) Il La contrainte tangentielle limite élastique 1" e de l'acier doux
XCI8 a pour valeur approximative:
1,4 P moy

d =17,5mm. 1" e = 0,5 U e = 0,5 x 265 = 132,5 MPa .


On en déduit la contrainte pratique de cisaillement dans les
QUESTION 3 sections (8) et (8')

On se propose de vérifier l'axe 4 de diamètre d = 17,5 mm au 1"


p
=~
s
= 132,5
5
= 26 ' 5 MPa .
cisaiUement simple. On adopte pour cette construction un
coefficient de sécurité s = 5.
La condition de résistance au cisaillement a pour expres-
RÉPONSE sion: 1 ~T",; 1"p

La contrainte moyenne de cisaillement dans une section


(8) a pour expression:
soit
ITI (1)
l1"moy\ = 8 ·

Il y a deux sections (8) et (8') sollicitées au cisaillement.


Pour chacune d'elles l'effort tranchant a pour valeur: di ",; d2_ 41 TI = 175 2 _ 4 x 862
TT 1" p , TT x 26,5
Il  (3 -.4) Il = 1 724 = 862 N di"'; 16,2 mm.
ITI = 2 2

la relation (1) s'écrit:


QUESTION 5
862 x 4
11" moy 1 = 2 = 3,58 MPa . En Conction du résultat du 4' la rigidité de l'axe 4 vous paraît-
TTx17,5 eUe convenable? conclusion.
La contrainte pratique au cisaillement a pour expression:
RÉPONSE
L'épaisseur de l'axe 4 est très faible

Pour l'acier doux XCI8 on peut admettre que 1" e = 0,5 U e e = d- di = 17,5 -16,2 = 0 65mm.
d'où: 2 2 '

1" = 0,5 u e = 0,5 x 265 = 26,5 MPa Nous savons que le moment de flexion Mf, dans les sections
p s 5 (8) et (8') n'est pas nul. Il en résulte une déformation en
flexion de l'axe 4. Il faudra donc augmenter l'épaisseur de
1U mOl 1 est très inférieur à 1" p' on peut donc admettre sans l'axe 4 et en déterminer le diamètre intérieur par un calcul
calcu plus précis que l'axe 4 est largement vérifié au de rigidité en flexion.
cisaillement simple. A priori un diamètre intérieur di = 12,5 mm semble plus
convenable, ce qui correspond à une épaisseur e = 2,5 mm
QUESTION 4 pour l'axe 4.
En conclusion de cette étude, dans le cas d'un axe d'articula-
Compte tenu de la trés Caible contrainte tangentieUe moyenne tion avec mouvement relatif au contact de l'axe, la condition
dans la section (8) on décide d'évider l'axe 4. de graissage est prépondérante par rapport à celle de
Dans une première approche on néglige le moment de ftexion résistance au cisaillement.

87
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

EXERCICES AVEC SOLUTIONS

l1J
La figure 5.12 représente la liaison pivot de la barre
1 avec le support 2 par l'intermédiaire de l'axe 3. L'axe 3
poulie. Cette clavette est en acier E24 pour lequel
U e = 215 MPa et Te = 108 MPa. On adopte un coeffi-
cient de sécurité s = 3.
est en acier E28 pour lequel U e = 250 MPa et
La pression maximale admissible au matage sur le flanc
Te = 125 MPa.
AB du contact poulie-clavette est supposée uniforme et
a pour valeur p = 30 MPa. On donne AB = 4 mm. On
admet que la résultante F des actions de contact sur le
flanc de la clavette est perpendiculaire à la surface de
contact et que son support est situé à la distance
ïd de l'axe de l'arbre 1.

QUESTIONS
l' Déterminer la norme de F.
2' A partir de la condition de non-matage du flanc de la
clavette, déterminer la longueur minimale J de ceUe-ci.
3' Vérifier la longueur de la davette à partir de la
condition de résistance au cisaillement de ceUe-ci.

RÉPONSES
.... l' IIFII = 4062,5 N .
F Fig. 5.12. 2' 1 ~ 33,85 mm.
3' 1 ~ 11,28 mm.
Il Il
L'effort maximal sur 1 est F = 3000 N.
[J] La figure 5.14 représente un plancher 3 en appui
Pour cette construction on adopte un coefficient de plan parfait sur une plaque 2 en acier. Cette plaque est
sécurité s = 2,5. soudée sur un poteau 1 en tube d'acier de diamètre
extérieur d = 300 mm. La liaison 1-2 est obtenue par
QUESTION deux cordons de soudure continus de largeur 6 mm.
L'action du plancher 3 sur la plaque 2 est modélisable en
Déterminer l'effort tranchant dans la section de l'axe 3 A par un glisseur d'axe CA, x) tel que:
sollicitée au cisaillement et le diamètre d de cet axe.

RÉPONSE"

ITI =3000N; d~8,74mm.

œ La figure 5.13 représente la section d'un arbre


cylindrique en acier XCI8 pour lequel u e = 265 MPa.
Le couple transmis par cet arbre a pour valeur
M = 65 Nm. Un calcul préalable de résistance a permis
de déterminer le diamètre d = 32 mm de cet arbre.

3
2
QUESTIONS
1
l' Déterminer la surface de la section sollicitée au
d
cisaillement pour l'ensemble des deux cordons de sou-
dure.
1 l' Détenniner la contrainte moyenne de cisaillement
dans chaque cordon de soudure.
------~-------
Fig. 5.13.
On se propose de déterminer la longueur d'une clavette
RÉPONSES
parallèle, forme B Cà bout plat), de section 10 x 8 l' s= 11309,7mm2•
destinée à la liaison en rotation de cet arbre avec une 2' T moy = 5,3 MPa.

88
[!J p~~r p~~;~~~~ l~-chai~; cinématique U'illle machine On se propose de déterminer le diamètre d de l'axe 13.
La figure 5.16 b précise le repère jl, = (D, X, ji, i) lié à
on utilise au niveau de la liaison des arbres 1 et 2
l'axe 13.
(fig. 5.15) un dispositif de sécurité qui comprend un
Unités: longueur en millimètres, force en newton.
manchon 3 et deux goupilles 4 et 5.
Les actions mécaniques sur l'axe 13 des paliers 14 et 15
et du levier oscillant 5 sont modélisables respectivement
en A, B, C par les glisseurs:

tel que: A(l4-+13)=-3600ji

{'b(l5 -+ 13)} = B {:(l5 -+ 13)}

tel que: B(l5 -+ 13) = - 3 600 ji


Fig. 5.15.
{'b(5 -+ 13)} = c {;(5 -+ 13)}

Le diamètre des arbres 1 et 2 est de 20 mm. On fixe la


valeur maximale du moment du couple à transmettre à
Pl(l -+ 2) Il = 60 Nm. tel que : ë (5 -+ 13) = 7 200 ji.
Les goupilles 4 et 5 ont le même diamètre d, elles sont en La figure 5.16 a montre d'une part que l'axe 13 présente
acier A33 pour lequel fT, = 330 MPa et T, = 150 MPa. deux sections (S,) et (S2) sollicitées au cisaillement et
d'autre part qu'un graissage est prévu pour la liaison
QUESTIONS pivot 5-13 entre les sections (SI) et (S2).
La pression admissible de graissage a pour valeur
1° Déterminer l'effort tranchant 1 TI dans les sections p = 15 MPa.
sollicitées au cisaillement. L'axe 13 est en acier XC 18 pour lequel fT e = 265 MPa et
2° Déterminer le diamètre d des goupilles. Te = 150 MPa. On adopte un coefficient de sécurité
s = 3.
RÉPONSES
1° ITI = 3000N. QUESTIONS
2° d= 5 mm.
~Lafigure 5.16 représente en coupe la liaison pivot 1° Déterminer le diamètre d de l'axe 13 à partir de la
du levier oscillant 5 avec le bâti d'une presse pneumati- condition de graissage.
que. Cette liaison pivot est obtenue à partir de l'axe 13 et r Déterminer T p et vérifier l'axe 13 à partir de la
des paliers 14 et 15 liés au bâti o. condition de résistance au cisaillement.

D
, Y
--> "<t
A (14-->13) A C\J

(Sd
, _(0
C')
-->

ilS,) (0
• C')
C (5-->13)

-->
B (15-->13) "<t
C\J

13

(a) (b)
Fig. 5.16.

89
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

RÉPONSES QUESTIONS
IOd=15mm. r A partir de la condition de résistance à la compression
2° T p = 50 MPa; T un;fonne = 20,37 MPa. du poinçon et de la condition de cisaillement de la tôle,
On peut donc admettre sans calculer T max que T max <: T p" déterminer la relation littérale liant d et e.
2° Dans ces conditions déterminer l'épaisseur maximale
de la tôle et le diamètre d du plus petit disque qu'on peut
poinçonner dans cette tôle.

œ On se propose d'utiliser une poinçonneuse pour


decouper des disques de diamètre d et d'épaisseur
3° QueUe est l'épaisseur maximale e de cette tôle pour
découper des disques de diamètre d = 10 mm?

e dans une tôle en acier 10FI pour lequel T, = 200 MPa. RÉPONSES
On utilise un poinçon de diamètre d en acier 20NC6 4 eT, S
pour lequel CT, = 980 MPa. On adopte pour le poinçon l"d;,.--
un coefficient de sécurité s = 2,45. CT,

Le poinçon exerce sur la tôle un effort tranchant 2° d;,. 3,57 mm; e". 1,78 mm.
maximal de valeur 1TI = 4000 N. 3' e". 0,636 mm.

90
torsion simple
"
~
\ ~
M Gl G, \ M G2

1
1
1.1. DÉFINITION 1

Considérons un solide E et une section droite « ligne moyenne »


(S) de centre de surface G (fig. 6.1).
Soit :R(G, X, ji, z) le repère de définition des sollici- Fig. 6.2.
tations lié à la section (S).
y --> --> .
M GI et M Gz ont pour support la ligne moyenne et sont
tels que:

--
x

Fig. 6.1.

La section droite (S) de E est sollicitée en torsion


simple si dans st les éléments de réduction du
torseur de cohésion s'expriment par:
2.1. ESSAI DE TORSION SIMPLE
{'Gooh } = (R =Ô )
G AI;; = Mt x (x, J, i)
Le solide de fonne cylindrique de révolution est
parfaitement encastré à son extrémité gauche suivant
la section droite (SI) de centre de surface G I
1.2. HYPOTHÈSES SUR LE SOLIDE (fig. 6.3).

- Le solide est un cylindre de révolution.


- Le poids du solide est négligé.
- La surface du cylindre est parfaitement polie.

1.3. ÉTUDE DE CAS


Un arbre cylindrique de révolution (fig.6.2) est
sollicité en torsion simple dans toutes ses sections
droites (S) lorsqu'il est soumis à ses deux extrémités
à des liaisons dont les torseurs associés se réduisent à
deux torseurs couples opposés. Les moments de ceux-
ci sont parallèles à l'axe du cylindre.

G,lk.l et Fig. 6.3.

91
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

On trace avant l'essai une génératrice M]MZ du


cylindre. On applique à l'extrémité droite de la 2.2. ANGLE UNITAIRE DE
poutre sur la section (Sz) de centre de surface TORSION
G z un système d'actions mécaniques de liaison modé-
lisable en G z par un torseur couple:
Définition
Dans la zone des déformations élastiques, on
appelle angle unitaire de torsion, la déformation
angulaire relative (J entre deux sections distantes
de l'unité de longueur:
On fait croître I/M;;zllà partir de zéro et on mesure

~.
les déformations de la poutre. On constate que:
(2)
- toute section plane et normale à l'axe du cylindre
reste plane et normale à l'axe;
-- la distance entre deux sections droites données
reste sensiblement constante;
Unités: a en radians, x en millimètres, (J en rad/mm.
- le déplacement d'une section droite (S) est uni-
quement une rotation d'angle a autour de son axe et D'après la relation (1) on note que (J = k = Cte.
Dans la zone DA des déformations élastiques
cette rotation est proportionnelle à sa distance
x à la section encastrée (SI): (fig. 6.4). on peut écrire que: M Gz = Aa
soit
a =kx. (1)
(3)
La génératrice MIMz se déforme donc suivant une
hélice M 1M 2. Lorsque IIM;;zllcroit, un dispositif
enregistreur permet de mesurer a.
La figure 6.4 représente l'enregistrement d'un essai
de torsion simple. La courbe obtenue est semblable à
celle de l'enregistrement de l'essai d'extension.

3.1. EFFORT DE COHÉSION DANS


UNE SECTION DROITE

B La théorie de l'élasticité permet de démontrer que


dans un Jian de section droite (S) les forces de
cohésion d! sont dans le plan de la section droite et
normales au rayon GM (fig. 6.5). On en déduit qu'en
tout point M de (S) la contrainte normale est nulle

Soit M(x, YI' z\) le repère direct tel que x est la


normal~ extérieure à (S) et tel que
~ GM fi )
YI = IIGMII (lg. 6.5 .
Fig. 6.4.

Nota: Pour alléger les écri~es nous désignerons par


M G2 la nonne du vecteur M G2 "

• Dans la zone DA pour laquelle M Gz <: MA' l'angle


a est proportionnel à M Gz ' Si on annule M Gz la
déformation a disparait. La zone DA correspond
donc à une zone de déformation élastique.
• Dans la zone AB pour laquelle M Gz :> MA la
déformation devient plus importante et en partie
permanente. L'essai se termine en B par la rupture de
l'éprouvette. Fig. 6.5.

92
Torsion simple

Dans le repère M(x, YI' 2 1 ) on peut écrire que:

ê(M, x) = T ", • il
TXE,
est la composante algébrique sur il du vecteur
contrainte ê(M, x). _
~ df
Par définition: C(M, x) = d8' x

on en déduit que:

ii1 = T XE
1
dS. il (4) x

Fig. 6.7.

L'effort de cohésion en M a pour expression:


3.2. LOI DE HOOKE
d7 = T xZI dS . il .
Si nous considérons (fig.6.6) un petit élément de
longueur .:1x d'une fibre avant et après déformation, Dans la zone des déformations élastiques, y M est très
on constate que celui-ci a subi une déviation 'Y M tout à petit d'où:
fait comparable à celle que nous avons observé dans
l'étude du cisaillement simple. La loi de Hooke pour arc Mo M = ap = y MX.
les contraintes tangentielles s'exprime par:
La déviation y M s'exprime alors par:

TM = Gy M 1· (5)

G est le module d'élasticité transversale ou module de d'après (2) on obtient:


Coulomb.
'YM= fJp.
y
La relation (5) s'écrit alors:

M1 Mo (6)
-.......t. M

~ - - - - - ~--
--r....

- x T XZ] est la composante algébrique sur 2 1 de la


contrainte ë (M, x). G est le module d'élasticité
transversale ou module de Coulomb. p est la distance
du point M au centre de surface G de (S).
!'J.x () est la valeur algébrique de l'angle unitaire de
Fig. 6.6. torsion.
Unités: T XZI en MPa, G en MPa, () en rad/mm,
Unités: TM en mégapascals, G en mégapascals, p en mm.
y M en radians. Dans l'expression (6) G est constant pour un matériau
donné et () est constant tout le long de la poutre, donc
la valeur absolue de T XZI est proportionnelle à
3.3. RÉPARTITION DES p d'où la répartition de T xzl (fig. 6.8).
CONTRAINTES DANS UNE
SECTION DROITE (S)

Considérons une section droite (S) distante de


xde (S1) (fig. 6.7). Soit Mo un point de (S) situé à la
distance p de G. Après déformation Mo vient en
M tel que

(GAia, GAi) = a

et (A1;Mo, A1;M) = Y M' Fig. 6.8.

93
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

La contrainte en un point de la ligne moyenne est fréquence d'utilisation. Pour assurer une rigidité
nulle. convenable de la transmission, on impose une limite à
La ligne moyenne est appelée fibre neutre. l'angle unitaire de torsion:
La contrainte est maximale au point M le plus
éloigné de la fibre neutre. On pose généralement:
B ,.:; B limite 1· (8)
Pmax = Il.
On adopte généralement:
Blimite = 0,5' /m

soit B'imite =
TT
0,5 x 180 x 10
- 3
ra d/mm.

4.1. ÉQUATION DE DÉFORMATION


ÉLASTIQUE

Dans une section droite (S) le moment en G du


torseur des efforts de cohésion a pour expression
(fig. 6.7) :

5.1. EXPRESSION DE LA
d'après la relation (4) du paragraphe 3.1 on peut CONTRAINTE DE TORSION EN
écrire que: FONCTION DE Mt
--+
MG - Il
= $(S)PYl T xz1 dSz- j
Nous avons vu au paragraphe 3.3 que dans une
--->
MG = $ (S) pT xZI dS x- . section droite, la contrainte en un point M situé à la
distance P de la fibre neutre s'exprime par la relation:
Le moment de torsion en G a pour expression:
T XZ1 = GBp.
---> -
Mt=M G • X
soit Ml = $(s) pT xZI dS. Nous avons vu au paragraphe 4.1 que le moment de
torsion Ml au centre de surface G d'une section droite
D'après la relation (6) on peut écrire alors que: s'exprime par la relation: Mt = GBJ o.
En éliminant l'angle unitaire de torsion B entre ces
Mt = $(S) GBp 2dS = GB$(S)p 2 dS. deux expressions on obtient:

Nous avons vu au chapitre 2 que $ (S) P 2 dS est le


moment quadratique polaire Jo de (S) par rapport à
l'axe (0, x), d'où: (1)

~ = GfJl o 1. (7)
Dans cette relation (1) :
T xZI est algébrique (T M = T XZj • z,) ;
Unités: Ml en Nmm, G en MPa, B en rad/mm, -+
Jo en mm4 . Ml est algébrique (MI = Mt x) ;
P est positif (distance entre G et M) ;
Nota: Dans la relation (7) MI et 0 sont algébriques.
Jo est positif.
Unités: Mt en Nmm, Jo en mm4 ; P en mm,
4.2. CONDITION DE RIGIDITÉ T XZ, en MPa.

Dans certains cas Mt n'est pas constant tout le long de


Dans les applications où l'arbre de transmission la poutre (arbre soumis à trois torseurs couples).
tourne relativement vite (N:> 750 tr/min) on doit Désignons par 1Mil max le moment de torsion maximal
limiter les déformations de torsion de l'arbre pour dans la poutre. Désignons par v la valeur maximale
éviter les vibrations importantes et surtout pour de p (dans le cas de notre étude v = R, rayon de
éloigner les fréquences critiques de rotation de la l'arbre cylindrique de révolution).

94
Torsion simple

La contrainte maximale de torsion s'exprime alors


par: 5.3. CONDITION RÉELLE DE
RÉSISTANCE A LA TORSION

(2) Validité de l'hypothèse initiale sur le


solide
Les relations précédentes ont été établies dans le cas
d'une poutre cylindrique de section circulaire cons-
Unités: 1T xz1 1max en MPa, IM,I max en Nmm, Jo en tante. Dans la réalité, pour transmettre un couple il
mm4, ven mm. est nécessaire de monter sur l'arbre, des poulies, des
roues dentées, etc.
Nota: Dans le cas de notre étude, la section droite est La liaison en rotation de ces organes de transmission
circulaire de diamètre d. Le rapport (~ ) quelque- du couple est obtenue généralement par l'intermé-
diaire de clavettes, de cannelures ou de goupilles.
fois appelé module de toniÏon a pour expression: La liaison axiale de ces organes de transmission du
10 7Td 3
couple, les conditions d'usinage des portées cylindri-
v=16' ques pour ces organes et pour les paliers de guidage
en rotation de l'arbre, nécessitent des dégagements et
épaulements divers. Pour toutes ces raisons la section
de l'arbre n'est pas constante tout le long de l'arbre.

5.2. CONDITION THÉORIQUE DE Concentration de contraintes


RÉSISTANCE A LA TORSION Les variations de section dues aux rainures de clavet-
tes, épaulements, etc., provoquent localement des
concentrations de contraintes. La contrainte théori-
Contrainte limite élastiqueT e que doit donc être multipliée par le coefficient
k de concentration de contrainte qui dépend essentiel-
C'est la contrainte correspondant au point MA lement des proportions et du type de variation de la
(fig. 6.4J qui limite dans l'essai de torsion simple la section.
plage des déformations élastiques:
Exemples
MA - Variation de diamètre pour épaulement et congé
Te = (~) .
(fig. 6.9 J.

Nota: Cette contrainte limite élastique est sensible-


ment la même que cellé trouvée lors de l'essai de
cisaillement.
Fig. 6.9.

Contrainte limite pratique Tp


C'est le rapport de la contrainte limite élastique par
~Dld
0,1 0,05 0,02

1,7
1,09 1,3 1.5
un certain coefficient de sécurité s:
1,2 1,5 1,7 2,5

1,5 1,7 2,2 2,7


(3)

- Rainures de clavetage (fig. 6.10 J.


Le coefficient s dépend du type de construction
réalisée.

Fig. 6.10.
Condition de résistance
Elle s'exprime par la relation:
rie 0,5 0,3 0,2 0,1
(4) k 2,1 2,7 3.5 5,4

95
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Condition réelle de résistance à la


torsion
Elle s'exprime alors par:

kiT xz 1 lmax "" T


p (5)

k est le coefficient de concentration de contrainte de


torsion, déterminé par l'usage de tableaux ou
d'abaques appropriés.

z,
5.4. CAS PARTICULIER DES
MATÉRIAUX POUR LESQUELS Fig. 6.12.

L'état de cisaillement pur suivant les axes (M, X) et


C'est le cas de la fonte pour laquelle la contrainte (M, Y) permet d'écrire que (chapitre 3, paragra-
limite de résistance à l'extension est inférieure à la phe 5.4) :
contrainte limite de résistance au cisaillement. Dans
le cas d'un cylindre de révolution, la sollicitation de
torsion correspond à un état de cisaillement pur
(fig. 6.11). La construction graphique de M6hr (chapitre 3, para-
graphe 4.4.2) permet d'évaluer T xZl au point M.
Sur l'axe (M, X) on porte (fig. 6.13) :

MA = u x avec u X < 0
MB = u y= - ux'
---
Xl y
x

Fig.6.11.
A x
Nous avons vu au paragraphe 3.3 que la contrainte de
torsion est maximale sur la surface extérieure du
cylindre.
Considérons (fig.6.12) un petit élément abcd de
centre M dont les côtés ab et cd sont parallèles aux
génératrices du cylindre et les côtés ad et bc perpendi-
culaires à ces génératrices. La figure 6.12 montre la
disposition des contraintess tangentielles transversales Fig. 6.13.
T XZ, et des contraintes tangentielles longitudinales

T ZIX sur les facettes latérales de l'élément abcd.


Le cercle de M6hr est le cercle de diamètre AB.
On trace (B, x) tel que (X, x) = 45°.
T xZI correspond à la contrainte de torsion au point
(B, x) coupe le cercle de M6hr en e. Soit H la
M dans le plan de section droite (M, YI' z\) passant
projection de e sur (M, X). On en déduit que:
par M. Nous avons vu au paragraphe 5.4 du chapitre 3
qu'à l'état de cisaillement pur sur l'élément abcd
correspond un état d'extension et de compression
He = - T xzl '

d'égale contrainte suivant deux directions perpendicu-


laires (M, X, Y) inclinées de 45" par rapport aux Sur la figure 6.13 on voit que:
facettes latérales de l'élément abcd (fig. 6.12).
U x est la contrainte de compression et u y est la
contrainte d'extension, donc u x < 0 et u y > O. d'où

96
Torsion simple

En un point M de la surface extérieure du cylindre On constate que a est faible par rapport à et donc la '1 '2'
J'état de contrainte est donc tel que: sollicitation de flexion de l'arbre AB est négligeable devant
celle de torsion. Si on ne retient que la sollicitation de
l 'T ut 1torsion = 1 u y 1 extension •
torsion, on peut modéliser les actions mécaniques qui
agissent sur 1 de la façon suivante:

Dans le cas de la fonte on sait que: {T>(2_1)} = {6~} te1quedans:Jl.: M;=MAx


A MA
T r :> Ur extension .

Il s'ensuit que si l'on exerce une torsion jusqu'à .la {T>(3_1)}


{6 } tel que dans :Jl.: M; = MB X
B MB
rupture, celle-ci est due en un point M de la périphérie
à la sollicitation d'extension suivant la direction ~ ft
(M, Y), d'où l'apparition d'une fissure au point
{T>(4_1)} tel que dans :Jl.: E = - "2 = - 2S0 2
E {:}

M suivant une hélice inclinée à 45" par rapport aux


génératrices du cylindre. {T>(S _ I)} tel que dans :Jl.:
H {:}
Dans le cas de la fonte il faut donc choisir pour la
contrainte pratique T p de torsion la valeur correspon- ~ ft
H = -"2 = - 2S0 2
dant à (J" p extension qui est inférieure à T p cisaille-
ment.
{T>(6_1)} = D {:} tel que dans:Jl.: ft = S002.

On se propose de déterminer MA et M B ·
Exprimons tous ces torseurs au point C :

On considère une barre de torsion 1 en acier, {T>(2 _ I)} =

constituée par un cylindre de révolution de diamètre


d = 20 mm encastré à ses extrémités A et B dans
deux supports fixes 2 et 3 supposés indéformables
(fig. 6.14). {T>(4_1)}

y 6

a~D a
3 {T>(S _ I)}

x
{T>(6_1)} = { ft~}.
c cDl\F

Le principe fondamental de la statique permet d'écrire en


C:

ft ft
-"2 -"2 + ft = 6 (1)

Fig. 6.14.
..,...,+--
MA + M B + CE 1\ -
ft~
"2 ftcD4~
+ C l i 1\ - "2 + C 1\ F = 0 . (2)
0x z
La relation (1) ne comporte pas d'inconnue.
Une tige rigide CD perpendiculaire à AB permet par Ecrivons dans (A, X, y, 2) les équations de projection relati-
ves à (2) :
une liaison rotule 6-1 d'exercer en D une force
F perpendiculaire à CD et située dans le plan de
section droite passant par C. E et H sont les centres MA + Mn- a Il; Il + a Il; Il + b Il ft Il = 0. (3)
de deux roulements à billes dont l'angle de rotulage
est suffisant pour assimiler ces deux liaisons à deux L'équation (3) comporte deux inconnues MA et M B •
liaisons linéiques circulaires. E et H sont disposés Le système de forces est donc hyperstatique d'ordre 1.
symétriquement à la distance a de C. On obtient une deuxième équation à partir de l'étude des
On note: :R = (A, X, y, z). déformations. Soit a 1 la déformation angulaire de la section
On donne: AC = /1 = 0,30 m; C B = /2 = 0,40 m ; C par rapport à la section A. Soit a2 la déformation
d= 20 mm ; angulaire de la section C par rapport à la section B.
CD = b = 0,20 m; EC = CH = a = 0,02 m; Entre les sections fixes A et B on obtient:
Ilfll = 500 N; G = 8.10 4 MPa.
97
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Nous avons vu au paragraphe 2.2 que:

d'où
(4)
On considère un arbre cylindrique creux de diamètre
D'après la relation (7) du paragraphe 4.1 on peut écrire: intérieur d = 20 mm. Sa longueur utile entre les
sections A et B est 1 = 600 mm. Le diamètre extérieur
Mil M'2 D est à déterminer.
fJ'=ill
et fJ 2 =ill' Cet arbre est en acier pour lequel:
o 0
Dans la relation (4) exprimons fJ 1 et fJ 2 et simplifions par
Gl 0' on obtient:
Te = 130 MPa et G =8x 10 4 MPa .

La valeur maximale du couple à transmettre est de


50Nm.
Pour le tronçon AC, on peut écrire La variation de section entre A et B provoque une
concentration de contrainte de valeur k = 1,7. On
s'impose pour cette construction un coefficient de
sécurité s = 3.
Pour le tronçon CB, on peut écrire

Détermination de D à partir de la
d'où condition de résistance
La relation (5) du paragraphe 5.3 exprime la condition
(5) de résistance en tenant compte du coefficient k de
concentration de contrainte:
Les relations (3) et (5) permettent de déterminer MA et (1)
kiT xz 1 1max ,,;; Tp '
Ms'
Les relations (2) et (3) du paragraphe 5 nous permet-
tent d'écrire:

MA = - 42,857 (Nm); Ms = - 57,143 (Nm). et


Exprimons le moment de torsion le long de la poutre
AB:
- entre A et C :
Mil = - MA = 42,857 (Nm) ; La relation (1) s'écrit alors:

- entre C et B: klMtl max v Te


-~;--- ,,;;-
10 s
M '2 = Ms = - 57,143 (Nm) .
7T (D 4_ d 4)

La relation (2) du paragraphe 5.1 permet de déterminer la avec: 10 = 32 ;


contrainte maximale de torsion :
d'où
T 1 = IM,l max = 57143 x 16
16klM,I max D T
I
"'\ max ( ~ ) 1T203 --~-~-";;-.
e
1T (D 4 _ d 4) S

l 'T XZJ 1max = 36,3 MPa . .. t 16 x 1,7 X 5.10 D


4
130
N umenquemen : 4 4 ,,;; - •
L'angle dont a tourné la section C par rapport à la section 7T(D - 20 ) 3
fixe A est défini par la relation (7) du paragraphe 4.1.
130 7T(D 4 _ 20 4 ) - 3 X 16 X 1,7 X 5.10 4 D ~O
al
Mil = GfJ 1 ID avec fJ, =T 408,4 D 4 - 408.10 4 D - 6534,5127 .10 4 ~ O.
1

M'l'l 1Td 4 Notons


d'où al GI avec 10 = 32
o
f(D) = 408,4 D 4 - 408.10 4 D - 6534,5127.10 4 .
al = 42857 x 300 x 32 = 0,01 rad
8.104 x 1T X 20 4 Donnons à D différentes valeurs: a, b, etc.
al = 0,586 degré. Sif(a).f(b) <.0, alors a<.D<.b;

98
Torsion simple

d = 20 mm justifie le choix de départ: a = 24 ;


b = 26 comme valeurs d'essais de calcul:

f(24) =_2,77.~07} = 24<D<26


f(26) = 1,52.10

f(25) =-0,78.l0
f(25,5) = 0,33.10 7
7
}= 25<D<25,5. Nous nous limiterons volontairement à la détermina-
tion d'un ressort de compression à fil rond. Le calcul
d'un ressort d'extension se conduit avec la même
On choisira la valeur supérieure méthode mais celui-ci ne possède pas de limite « à
spires jointives» et les spires d'extrémité n'ont pas la
D=25,5mm.
même forme.

Détermination de D à partir de la
condition de rigidité
Le type de construction nécessite une défo~ation
8.1. DÉFINITION D'UN RESSORT
limite de l'arbre de 0,5· lm. Déterminer le dIamètre
DE COMPRESSION (fig. 6.15)
extérieur D de l'arbre creux.
Les relations (7) et (8) du paragraphe 4 permettent Les caractéristiques, ou paramètres de construction
d'écrire: d'un ressort hélicoïdal à fil rond sont les suivantes
Mt
- :s; (J limite , (2)
GI o

avec
(Jli'
Ill1le
=05x
,
~
180
x _1_ = 8,7266 x 10- 6 rad/mm.
103

Numériquement, (2) permet d'écrire


8.10 4 7T(D 4 _ 20 4 ).8,7266.10 -6 _ 5.10 4 x 32;;;. 0
2,1932 D 4 - 195,092.10 4 ;;;. 0
D~30,7mm.

La contrainte maximale obtenue pour


D
v = "2 = 15,35 mm a pour valeur :

k 1Mt 1"",x D

Tmax = kiT XZI 1""'x = (~)


Fig. 6.15.

1,7 X 5.10 4 x 32 x 15,35


D diamètre d'enroulement de l'hélice moyenne,
7T(30,7 4 _ 204 ) d diamètre de fil (normalisé; c'est un nombre
normal), .
T max = 18,25 MPa . n nombre de spires utiles. C'est le nombre de
La déformation entre les sections A et B s'exprime spires capables de se déformer. Ce n'est pas
par la relation (7) du paragraphe 4.1 ; forcément un nombre entier. Les tronçons
meulés à chaque extrémité et destinés à donner
une assise plane au ressort ne sont pas compris
MI = G(JI o dans la valeur de n,
MIL ho hauteur utile à vide.
a AB = (Jl = - -
GI o Nota: Lorsque tous les paramètres du ressort ne sont
pas définis par une référence au cahier des charges, on
5. 10 4 X 600 x 32 pourra adopter une proportion habituelle entre D et
a AB - --,...----.,....----:-
- 8.10 4 X 7T (30,7 4 - 204 ) d: .

a AB = 5,245.10- 3 rad

a AB = 0,3 degré.
99
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Axe de l'hélice~,
l
8.2. RIGIDITÉ moyenne
Ir
On sait que pour un ressort, dans la zone de ses /
déformations élastiques, il y a proportionnalité entre
la charge axiale notée P et la déformation correspon-
dante ou flèche notée f:

P = kE 1 avec f = (ho - h) .

ho = hauteur utile à vide;


----- ----....x
h = hauteur utile sous la charge P.
Le coefficient de proportionnalité k s'appelle la
rigidité du resssort et son unité est le newton par Fig. 6.17.
millimètre (N/mm).
Nota: Quelquefois on utilise la flexibilité du ressort, il
faut savoir qu'elle est égale à ~ et s'exprime en Considérons le torseur des forces de cohésion
millimètres par newton. {Ocah}' que (E z) exerce sur (El) à travers la section
(S) et exprimons ses éléments de réduction en
G.

8.3. SOLLICITATIONS DANS UN


RESSORT HÉLICoïDAL DE
COMPRESSION
Nous savons par ailleurs que (voir chapitre 3) :
Soit un ressort hélicoïdal en équilibre stable sous
(1)
l'action de deux torseurs de liaison d'extrémité se
réduisant à deux glisseurs opposés: {od et {oz} Exprimons {Ol} au point G, centre de surface de
(fig. 6.16).
(S)

D'après (1) on peut alors écrire que:


A est un point quelconque de l'axe de l'hélice
moyenne et P + P' = O.

Axe de l'hélice
moyenne
_1
.A
! R
--+
= -
---
MG = - (GA
P
"P).

Exprimons ces éléments de réduction du torseur de


cohésion dans le repère (G, x,.y, Z) de définition des
sollicitations. Pour simplifier le calcul nous prendrons
comme point A appartenant à l'axe de l'hélice, la
projection orthogonale de G sur celui-ci.
(S)

Ilpll sin a IIp- Il "2D cos a


{Ocah} Ilpll cos a IIp- Il "2D sin a
P'
G 0 0 (x, y, i)
1
Fig. 6.16. Exprimons les composantes dans (G, x,.y, z) du
torseur de cohésion:
Effectuons une section fictive (S) normale au fil et
considérons le système
au-dessus de (S). Soit
matériel {tronçon El} situé
G le centre de surface de la
effort normal :N - Il PIl sin a ;
section du fil dans (S) (fig. 6.17). effort tranchant : Ty = Il ft Il cosa ;

100
Torsion simple

moment de torsion : Mt

moment de flexion: Mf.y =

L'angle a est généralement assez faible; de l'ordre


de 6 à 8
0 0


0

Notons par exemple que sin 6


0
0,10 et que ""
z
cos 6 0,99. Compte tenu de ces valeurs, on peut
""

convenir de négliger l'effort normal et le moment de


flexion et d'exprimer l'effort tranchant et le moment
de torsion par excès. Fig. 6.18.,

N ",,0,
Ty "" Ilpll,
- D
Mt ""IIP/I"2'
Mfy ""0. L'expérience montre que pour les ressorts de très
grande rigidité (suspension de voiture, de camion, de
T.G.V.) pour lesquels le rapport ~ n'est pas négli-
Contraintes dues à la torsion et au
cisaillement geable, les premières fissures apparaissent à l'inté-
rieur de la spire.
Exprimons et analysons les contraintes correspondant Dans le cas d'un ressort de rigidité moyenne pour
aux sol1icitaLons de torsion et de cisaillement. lequel D "" 6 d, les relations (1) et (2) montrent que
Notons pour simplifier l'écriture: p /1 = P. Il

Contrainte maximale de torsion: Tl


ce qui nous permet de négliger T 2 par rapport à
Nous avons vu au paragraphe 5.1 que la contrainte Tl en faisant une approximation de 8 % environ.
Si le ressort doit être calculé avec précision il est
maximale est obtenue pour p = GM = v = ~ . nécessaire d'utiliser la relation (3).
-+ Si on s'autorise les approximations que nous venons
, - - -) te1que YI
Danslerepere(G,x'YI,zl - = GM
-+ on de voir, la contrainte maximale de torsion dans une
II GM I section droite (S) a pour valeur:
obtient:
8PD
1T 1max = 7Td 3 (4)
(1)

Contrainte moyenne de cisaillement : T 2 8.4. CONDITION DE RÉSISTANCE


En supposant en première approximation que la D'UN RESSORT
contrainte de cisaillement est uniformément répartie
dans la section on obtient:
Condition de résistance sous charge
T 4P (2) maximale
T2 = - = -2
.
S 7Td
Il Il
Si P max est la valeur maximale de p en fonctionne-
La figure 6.18 montre la répartition des contraintes ment normal, la condition de résistance à la torsion
TI et T2 dans une section droite (S) du ressort. On
s'écrit :
voit que Tl et T 2 ont même sens au point M situé sur
GA et à l'intérieur de la spire. Au point N situé sur
GA et à l'extérieur de la spire Tl et T2 sont de sens 'Tmax~Tp
contraire. Donc la contrainte résultante 7 définie
par:
7 = Tl + 72 est maximale en M. 8 PmaxD
avec T max = 3
7Td

101
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Condition de résistance sous surcharge avec l'angle unitaire de torsion


accidentelle
(7)
Il peut arriver accidentellement qu'un ressort soit
comprimé « à bloc» c'est-à-dire à spires jointives. On
doit s'assurer impérativement que la contrainte ultime Soit t>.f la flèche élémentaire axiale relative à
correspondante ne dépasse pas la limite élastique l'élément de longueur M du ressort:
D
t>.f"""2t>.a.
T ult =::: Te

D'après (7) : t>.f = ~ . () . M.


8 PultD 4
avec T ult = 3' 7Td
7Td D'après (5) et en posant /0 = 32 :
2
t>.f=8PD • M . (8)
Limite élastique de l'acier à ressort 7TGd 4
Les aciers à ressort ont des caractéristiques élastiques
élevées. Citons par exemple l'acier au chrome vana- La flèche totale f est la somme des t>.f pour toute la
dium 50CV4: longueur du ressort.
En prenant pour longueur approximative de celui-ci:
G = 82.10 3 MPa , I t>.l "" n7T D, où n est le nombre de spires utiles, on
Te = 560 MPa , trouve d'après (8) :
(
T p "" 300 MPa (par exemple) .

Avec d'autres aciers plus élaborés on peut atteindre (9)


Te = 800 MPa.

f : mm,
P : N,
D : mm,
8.5. ÉTUDE DE LA DÉFORMATION n : sans unité,
G : MPa,
d : mm.
Isolons un tronçon de ressort, de longueur M très
petite (fig. 6.19). Sur cette longueur, le ressort peut Expression de la ridigité
être assimilé à une poutre droite AB soumise au
moment de torsion:
On sait que: k =]:
et donc d'après (9) :

(5) Gd 4
k=--.
8IYn

' " do "",0"1 REMARQUE

7~,;e.:;~_.J~cx '~ Le nombre de paramètres de définition d'un ressort


hélicoïdal à fil rond est de quatre: D, d, n,
ho. On dispose pour leur détermination des trois
relations:

8 Pm•• D
Tmax::S:::T p avec T max =
7Td 3
8 Pu1tD
T ult ~ Te avec T ult = 7Td 3 '

Fig. 6.19.

D'après l'équation de déformation élastique:


Une condition supplémentaire d'encombrement, de
(6) proportion ou autre est donc nécessaire.

102
Torsion simple

on prendra le nombre normal 1 d = 5,5 mm. 1


8.6. EXEMPLE DE CALCUL D'UN • Méthode ntilisant nn programme de calcul rédigé en
RESSORT BASIC
-- Principe de la résolution de

Déterminer les caractéristiques d'un ressort de Trd 3 + 10 d - 500 "" O.


compression hélicoïdal à fil rond dont le cahier des
charges précise :
1° Le ressort doit être guidé dans un tube de 0 52.
Posons d = V 500 -:. 10 d .

Notons:
r Charge maximale en fonctionnement normal: X valeur de d à substituer dans le membre de droite.
=
P max 500N. On rentrera X = 5 (même justification que précé-
3° Rigidité approximative: k = 18 N/mm. demment).
y valeur de d correspondante dans le membre de
4° Caractéristiques de l'acier de construction uti- gauche.
lisé : r compteur d'itération qui augmentera d'une unité à
chaque itération.
G =84.10 3 MPa; 'T e =600 MPa; N nombre maximal d'itérations autorisées.

'T = 400 MPa .


p Remarqne: La connaissance de d à 0,01 près est très.
suffisante. Nous limiterons également le nombre d'itérations
Solution à N = 10.
• Condition d'encombrement - Organigramme de résolution: (fig. 6.20).
Pour assurer une certaine liberté dans le tube de 0 52, nous
prendrons:

D + d= 50. (10)

• Condition de résistance pratique

soit (II)

• Condition de déformation

8 PD 3 n Gd 4
f = GT avec P = kf donc k = 8 D J n '

soit l2D 3 n=7.IO J d 4 • (12)

Le système (10), (11) permet la détermination des deux


inconnues D et d. Le calcul doit nécessairement commencer
par d car c'est un nombre normal. Après élimination de
D on obtient:

Pour résoudre une telle inéquation on peut utiliser une


méthode graphique; on peut également utiliser un pro-
gramme ou alors procéder par approximations successives.
• Méthode par approximations successives
Notons f(d) = 'TT'd 3 + 10 d - 500.
Le calcul de la fonction dérivée: j'Cd) = 3 Trd 2 + 10,
montre que j' (d) :> 0, quel que soit d.
La fonctionf(d) est donc: définie quel que soit d, continue,
monotone, croissante. Elle admet donc une seule racine
réelle.
Donnons à d différentes valeurs: a, b, etc.

si f(a).f(b)<:O alors a<:d<:b.

D = 6 d justifie le choix de départ: a = 5; b =6 comme « Nc » signifIe:


valeurs d'essais de calcul: « Non convergente»

f(5) = - 57,3} =
f(6) = 238,58
f(5,5) = 77,68 = 5 <: d <: 5,5
f(5,2) = - 6,26 = 5,2 <: d <: 5,5 Fig. 6.20.
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

- Programme de résolution: Si k devait avoir une valeur exacte on garderait n = 6,057.


10 : REM CALCUL DE RACINES Avec la valeur n = 6, le calcul de k définitif donne:
20 : INPUT X, N
30: LET 1 = 1
40: LET Y = ((500 - 10 * X)/1T) A (1/3) k = 18,17 N/mm 1.
50 : PRINT = LPRINT
(Commande pour imprimante)
60 : IF ABS (Y - X) <: .01 THEN 110 • Calcul de la hauteur libre ho
70 : IF 1 = N THEN 130 Sous P max = 500 N, la flèche maximale est:
80 : LET 1 = 1 + 1
90: LET X = Y P max
100: GOTO 40 1 max = ---r:-' 1 max"" 27,5 mm .
110: PRINT Y
120: GOTO 140 Sous charge ultime, inconnue pour l'instant: Pull' le ressort
130: PRINT « NC»; 1 ; N est à spires jointives.
140: END.
h ull = (n + 1 ) d soit h ult = 38,5 mm .
Résultat affiché: Y = 5.223222201
On retrouve évidemment la valeur approchée de d, soit le La contrainte T ull ne doit pas dépasser]a contrainte limite
nombre normal 1 d = 5,5 mm 1. élastique à la torsion.

Tult~Te
• Suite du calcul du ressort
Reprise des équations (10), (Il), (12). 8 PultD
On calculera maintenant D et n avec T ult = ~ et Te = 600 MPa, ceci permet le calcul
de: P ult = 880,9 N et de la flèche ultime:
D = 44,5 mm 1; n = 6,057 . Pult
luit = T; 1 ult = 48,4 mm.
La rigidité k étant approximative, dans le but de simplifier
les résultats on peut prendre On prendra: ho = h ult + 1 ull 1 ho "" 86,9 mm 1·
On peut également calculer le pas à vide de l'hélice :

n = 6 spires utiles 1. p = ~, 1 p"" 14,5 mm 1 .

EXERCICES AVEC RÉPONSES

[jJ Un arbre cylindrique de diamètre d transmet un


couple de moment M = 50 Nm. Cet arbre est en acier
m Un arbre cylindrique de diamètre d transmet un
couple de moment M = 100 Nm. Le type de construction
E36 pour lequel: u, = 510 MPa, u, = 325 MPa, exige une grande rigidité. On limite la déformation
Te = 175 MPaet G = 8 X 104MPa. On adopte uncoeffi- unitaire à 0,25 degré/m. Une rainure de clavette provo-
cient de sécurité s = 3,5. que une concentration de contrainte de valeur k = 3.
On choisit pour le matériau un acier A33 pour lequel :
QUESTIONS u, = 300 MPa, U e = 155 MPa, Te = 75 MPa et
G=8x 104MPa.
0
1 Déterminer le diamètre minimal de cet arbre à partir
de la condition de résistance à la torsion.
r Déterminer l'angle de déformation en degrés entre QUESTIONS
deux sections distantes de 300 mm si on choisit
d = 18 mm pour le diamètre de l'arbre.
0
1 Déterminer le diamètre minimal de cet arbre.
2' Déterminer la contrainte tangentielle maximale pour
RÉPONSES d= 41 mm.
l' d~ 17,1 mm. 3' Quelle est la valeur du coefficient de sécurité dont on
2' a = 1,04 degré. dispose?

104
Torsion simple

RÉPONSES L'arbre creux est aussi résistant et un peu plus rigide


que l'arbre plein.
l' d",,41 mm. 3' A = 0,7. L'arbre creùx permet un gain de 30 % en
2' IT 1max = 22,17 MPa. masse.
3' S = 3,4.

[l]un arbre cylindrique plein de diamètre dl = 30 mm


ŒJ Un arbre cannelé de boîte de vitesse doit transmet-
tre un couple de 400 Nm. Cet arbre est en acier XC 42f
transmet un couple de moment M = 50 Nm. pour lequel après trempe à l'ellu à 820' et revenu à 550'
Cet arbre est en acier XC 10 pour lequel: lT, = 350 MPa, on obtient les caractéristiques suivantes:
lT e = 215 MPa, Te = 108 MPa et G = 8 X 10 MPa.
4 Te = 1 200 MPa, G = 8 x 104MPa.
Une raimrre de clavette provoque une concentration de Les cannelures provoquent une concentration de
contrainte de valeur k = 3,5. contrainte k = l,57. On adopte pour cette construction
un coefficient de sécurité s = 3.
On envisage deux solutions: un arbre plein de diamètre
QUESTIONS d ou un arbre creux de diamètre intérieur dl = 15 mm.

l' Déterminer l'angle de déformation unitaire de l'arbre


plein en degré par mètre. QUESTIONS
2' Déterminer la contrainte tangentielle maximale pour.
l' Déterminer le diamètre d de l'arbre plein.
l'arbre plein. Quelle est la valeur du coefficient de
sécurité dont on dispose? 2' Déterminer la déformation angulaire de l'arbre plein
entre deux sections droites distantes de 140 mm.
3' Pour alléger la construction on se propose de rempla-
cer cet arbre plein par un arbre creux de diamètre 3' Déterminer le diamètre extérieur D de l'arbre creux.
=
extérieur D 32 mm. Déterminer le diamètre intérieur 4' Déterminer la déformation angulaire de l'arbre creux
d pour que la contrainte tangentielle maximale soit la entre deux sections droites distantes de 140 mm.
même qu'au 2'.
5' Déterminer le rapport A de leur masse.
4' Quel est l'angle unitaire de torsion de l'arbre creux en
degré par mètre si on choisit un tube rond normalisé
NF A49-642 de dimensions D = 32 mm et d = 29,5 mm ?
RÉPONSES
. 5' Quel est le pourcentage de gain en masse ?
l' d= 20 mm.
2' a = 2,55 degrés.
3' D = 21,8 mm.
RÉPONSES 4' a = 2,33 degrés.
l' (J = 0,45 degré/m. 5' A = 0,62.
2' IT 1max = 33 MPa.
3' d = 29,92 mm. [!Jan considère un ressort hélicoïdal de compression à
4' (J = 1,25 degré/m. fil rond qui est guidé à l'intérieur d'un cylindre de
5' 82.9 %. diamètre 75 mm. On adopte pour la condition d'encom-
brement: D + d = 73 mm. La charge maximale en
~ Pour transmettre un couple de 400 Nm on envisage fonctionnement normal est P max = 900 N.
d'utiliser soit un arbre plein, soit un arbre creux. On choisit pour ce ressort une rigidité moyenne
Ces deux arbres sont constitués du même acier pour k = 25 N/mm. Ce ressort est en acier pour lequel
4
Te = 600 MPa et G = 8 x 10 MPa. On adopte un coeffi-
lequel Te = 240 MPa et G = 8 x 104MPa. On adopte
dans les deux cas le même coefficient de sécurité cient de sécurité s = 2.
s = 3.
L'arbre plein a un diamètre d. L'arbre creux a pour QUESTIONS
diamètres D et dl tels que dl = 0,6 D.
l' Déterminer D et d à partir de la condition d'encombre-
ment et de la condition de résistance.
QUESTIONS
2' Déterminer le nombre de spires utiles à partir de la
l' Déterminer le diamètre d de l'arbre plein et la condition de déformation et la valeur définitive de la
déformation angulaire entre deux sections distantes de rigidité k du ressort.
300 mm. 3' Déterminer la hauteur libre ho du ressort de telle façon
2' Déterminer les diamètres D et dl de l'arbre creux et la que à spires jointives la contrainte maximale reste
déformation angulaire entre deux sections distantes de inférieure à 'T ••
300 mm. Comparer avec le 1'. 4' Déterminer le pas à vide ~u ressort.
3' Déterminer le rapport A de leur masse. Conclusion.

RÉPONSES
RÉPONSES
l' 7,9 <: d <: 8. On adopte d = 8 mm d'où D = 65 mm.
l' d = 29,42 mm ; a = 0,0204 rad = 1,168 degré. 2' n = 6 spires utiles; k = 24,86 N/mm.
2' D = 30,81 mm; d, = 18.48 mm ; 3' ho = 130,6 mm.
a = 0,0195 rad = l,II degré. 4' p = 21,7 mm.

105
flexion plane simple

les composantes des éléments de réduction du torseur


des forces de cohésion ont pour valeur:

Mt 0
Mr=O
= 1
Dans le chapitre 3 nous avons donné la définition du Mr~z"""
..... 0 (~~~)
x, y, z
système matériel constitué par le tronçon de poutre
(El) situé d'un même côté d'une section droite
(S). Soit G le centre de surface de la section. Soit EXEMPLE
:R = (G, X, y, Z) le repère de définition des sollicita-
tions tel que y et z soient les axes principaux de Considérons la poutre AB (fig. 7.2). Le plan (A, X, y)
est un plan de symétrie de la poutre. (G, z) est un axe
(S), et N, Ty , Tz , Mt, Mf' M fz les composantes des
de symétrie donc axe principal d'une section droite
éléments de réduction en G du torseur des forces de (S). Les points A, B, C, D appartiennent à la ligne
cohésion dans :R. moyenne portée par (A, x). Les actions mécaniques
On définit différents types de flexion en fonction de la extérieures sont modélisahles respectivement en A,
géométrie de la poutre, de la configuration des B, ç, ~ p~r quatre glisseurs dont on note les résultan-
actions mécaniques extérieures et des valeurs prises tes A, B, C, D. Ces quatre résultantes sont parallèles à
par N, Ty , Tz, Mt, Mfy' M fz ' p. On donne: AC = DB et ë = D.

y
1.1. FLEXION PU RE (fig. 7.1) -->
A
-->
B

Le système des forces extérieures appliquées à la A c


poutre doit pouvoir se réduire à un système coplanaire
et ce plan doit être confondu avec un plan de symétrie a x
de la poutre. D'autre part le torseur des forces de ê
cohésion doit pouvoir se réduire en G à un moment x
de flexion porté par un axe de symétrie de la section
et ceci quelle que soit la section droite (S). Fig. 7.2.

Par raison de symétrie on peut écrire que:

Considérons une section droite (S) entre C et


z D. On peut écrire au centre de surface G de
(S):

{ l>ooh } = {R=-(A+ë)=Ô
_ ~ ~ ~ ~
}.
G MG = - (GA Il A + Ge Il C)

Dans le repère :Jl. = (G, x, y, z) de définition des


Fig.7.1. sollicitations on calcule:

Soit (G, X, y) le plan des forces. Dans le repère GAIIA=


-x
011
0) = 1 0 ~
IIAII 0
(
principal (G, X, y, z) de définition des sollicitations, o 0 -xilAIi
106
Flexion plane simple

réduire à un système coplanaire et ee plan est un plan


de symétrie de la poutre. Toutes les forees sont
perpendiculaires à la ligne moyenne.

d'où MG
:JI
~
1
allëll
et il.
:JI
~
1 .
0

L'expression dans jt de P'ooh} au centre de surface


G d'une section droite (S) située entre C et D est: z

D'après la définition du paragraphe 1.1 la poutre


AB est sollicitée à la flexion pure entre les sections
Cet D. Fig. 7.4.

Soit (G, X, ji) le plan des forees. Notons que


1 .2. FLEXION PLANE (fig. 7.3) (G, ji, z) est le repère principal en G de la section
droite (S).
Dans le repère (G, X, ji, z) de définition des sollicita-
Le système des forees extérieures appliquées à la tions, les composantes des éléments de réduction en
poutre doit pouvoir se réduire à un système coplanaire G du torseur des forees de cohésion ont pour valeur:
et ce plan doit être confondu avec un plan de symétrie

1
de la poutre.
=
Mt 0 )
y Mfr =0
M fz ~ 0 (-x,)',_ z-)

N x 1 .4. FLEXION DÉVIÉE (fig. 7.5)


G z@
La ligne moyenne de la poutre est droite. Le système
des forees extérieures appliquées à la poutre peut se
'--_ _... (S) réduire à un système coplanaire mais ce plan n'est pas
un plan de symétrie de la poutre. Toutes les forees
T sont perpendiculaires à la ligne moyenne.
Fig. 7.3.

Soit (G, X, ji) le plan des forees. Notons que


(G, ji, z) est le repère principal en G de la section
droite (S).
Dans le repère (G, x,
ji, Z) de définition des sollicita-
tions, les composantes des éléments du torseur des
forees de cohésion ont pour valeur:

1
1 Mt 0
Mfr =0
Mf

Nous étudierons ce cas dans le chapitre 8.


$
=
~ 0 (~-~)
x,y, Z

T Fig. 7.5.

1.3. FLEXION PLANE SIMPLE (fig. 7.4) Soit (G, X, jio) le plan des forees. Soit (G, ji, Z) le
repère principal en G de la section droite (S).

La ligne moyenne de la poutre est droite. Le système Dans le repère principal (G, x, ji, z) de définition
des forees extérieures appliquées à la poutre peut se des sollicitations, les composantes des éléments de

107
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

réduction en G du torseur des forces de cohésion ont - . les liaisons de la poutre avec le milieu extérieur
pour valeur: sont parfaites (sans adhérence);
- les forces extérieures sont situées dans le plan
(0, x, y) ou sont réparties symétriquement par rap-
port à ce plan. Ces forces sont perpendiculaires à
(0, x).
Dans les exemples qui suivent, 1 désigne la poutre et
2 par exemple désigne le solide en contact avec 1. A
Nous étudierons ce cas dans le chapitre 8. est le centre du repère local associé à la liaison 2-1.

3.2. LIAISON LlNÉIQUE


RECTILIGNE D.' AXE (A, z)
(fig. 7.7)

En plus des hypothèses générales vues dans le chapi- Compte tenu des hypothèses générales du paragra-
tre 3 nous ajoutons celles-ci (fig. 7.6) : phe 3.1, les actions mécaniques de liaison de 2 sur 1
peuvent être modélisées en A par le glisseur:
ligne moyenne

Dans notre cas de figure et dans le repère :R, on


obtient:

{l>(2 -+ l)} 0]
o
o (x.- y.- z)-
plan de symétrie longitudinal et plan des charges y 1

- la ligne moyenne de la poutre est rectiligne;


- la section droite de la poutre est constante;
- la poutre admet un plan de symétrie longitudinal;
- toutes les forces appliquées à la poutre sont
perpendiculaires à la ligne moyenne et sont situées
o x
dans le plan de symétrie longitudinal ou réparties
symétriquement par rapport à celui-ci; (a)
- les forces appliquées sont soit concentrées en un
point, soit réparties suivant une loi détenninée ; y 1
- les déformations ne modifient ni les positions ....
relatives des forces ni leur intensité; A (2 ....1)
- au cours de la déformation, les sections droites
restent planes et perpendiculaires à la ligne moyenne
(hypothèse de Navier et Bernoulli).
o x

Fig. 7.7. A (b)

3.3. LIAISON LINÉIQUE


RECTILIGNE D'AXE (A, x)
3.1. HYPOTHÈSES
1er cas : la longueur du contact est courte
On définit le repère (0, X, y, z) lié à la poutre tel (fig. 7.8)
que:
- l'axe (0, x) est confondu avec la ligne moyenne; Soit a la longueur du contact et 1 la longueur de la
- le plan (0, x,y) est le plan de symétrie de la poutre, dans ce cas:
poutre. Il en résulte que (G, y) et (G, z) sont les
axes principaux d'une section droite;

108
Flexion plane simple

Sur un élément de longueur dx appartenant au


y
segment CD, on définit la force élémentaire de
contact dl (2 -+ 1) dont le support est perpendiculaire
à x.
On définit la densité linéique de force par:
o x
8(2 -+ 1) = dl (2 -+ 1) avec dx -+ 0.
(a) dx

y Dans notre cas de figure et dans le repère :R :

A 8(2 -+ 1) = - 118(2 -+ 1) Il y.
c o
On supposera que 118(2 -+ 1) Il est constant entre
o x Cet D.

--> (b)
Fig. 7.8. A (2-->1) 3.4. LIAISON LlNÉIQUE
Compte tenu des hypothèses générales du paragra- CIRCULAIRE D'AXE (A, x)
phe 3.1, les actions mécaniques de liaison de 2 sur 1 (fig. 7.10)
peuvent être modélisées en A par le glisseur :
Supposons que le guidage en rotation de 1 par
{'G(2 -+ I)} = A {;(2 -+ I)} . rapport à 2 soit obtenu à partir de roulements à billes
de type BC ou BS et que ces roulements possèdent un
Dans notre cas de figure et dans le repère :R, on angle de rotulage suffisant pour compenser la défor-
obtient: mation de flexion de 1 (fig. 7.10 a).

{'G(2 -+ I)} = (- IIÂ(~ -+ 1)11 o01


o ~ ~ ~
y
2

A 0 (x, y, z)

2e cas : la longueur du contact est grande


(fig. 7.9)
o X

y (a)

y 2

o x

o X
(a)
y (b)

C dx A 0
y -->
< A (2-->1)
0
~( X

1
Fig. 7.9.
-?
df(2-->1) (b)
o A X

(c)
Compte tenu des hypothèses générales du paragra- Fig. 7.10.
phe 3.1, les actions mécaniques de liaison de 2 sur 1
sont modélisables par une charge répartie le long du Dans ce cas la liaison 2-1 est modélisable par une
segment CD situé dans le plan de symétrie (0, X, y) liaison linéique circulaire d'axe (A, x) (fig. 7.10 b).
de la poutre. Compte tenu des hypothèses générales du paragra-

109
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

phe 3.1, les actions mécaniques de liaison de 2 sur 1


sont modélisables en A par le glisseur (fig. 7.10 c) : 3.6. LIAISON PIVOT D'AXE (A, z)
(fig. 7.12)

Compte tenu des hypothèses générales du paragra-


phe 3.1, les actions mécaniques de liaison de 2 sur 1
Dans notre cas de figure et dans le repère :R, on peut sont modélisables en A par le glisseur:
écrire:

{TJ(2 ...... 1)} = A {:(2 ...... l)} telquedans:R:

3.5. LIAISON ENCASTREMENT


{l«2 _I)} ,(;'<2 - 1) : L",,,
(fig. 7.11)
y 1
Dans ce cas Jê répartition des actions de contact
élémentaires d/(2 ...... 1) est inconnue.
A
y o x
1
(a)
2
y
--.
A (2--.1) 1
x

(a)
2
o A x
y --. 1 Fig. 7.12. (b)
A (2--.1)

A 3.7. ACTION M~CANIQUE DE LA


o x PESANTEUR (fig. 7.13)

La poutre étant homogène et de section constante,


Fig. 7.11. (b) l'action mécanique de. la pesanteur est modélisable
par une charge uniformément répartie telle que sur
Les actions mécaniques de liaison de 2 sur 1 sont une longueur élémentaire dx de la ligne moyenne:
modélisables en A, centre de surface de la section
d'encastrement par le torseur: --. -
dp = 8 (pes ...... 1) dx

{TJ(2 ...... l)} = 1~(2 1) 1. avec Il i(pes ...... 1) Il = Cte.

r
A M A (2 1)
y
Compte tenu des hypothèses générales du paragraphe
3.1, dans :R on peut écrire:

{TJ(2 ...... 1)} = fi (2 ...... 1) ~ 1 dx •


A 0 x
A lo NA (2 ...... 1) (x, y, Z)

Notons qu'on ne représente pas la portion de poutre --+


encastrée (fig. 7.JI b). dp Fig. 7.13.

110
Flexion plane simple

i(pes --+ 1) est une densité linéique de force que les - la flèche en D diminue lorsqu'on remplace la
constructeurs de profilés indiquent dans leur catalo- charge concentrée ft par une charge répartie telle
gue sous la forme: « poids au mètre linéaire ». que:
Dans le repère on peut écrire que:

- la charge ft étant constante et fixe, la fléche en


D est inversement proportionnelle au moment qua-
Notons qu'il serait faux de vouloir modéliser l'action dratique l (G, Z) de la section.
mécanique de pesanteur par un glisseur appliqué au
centre de gravité G de la poutre.

4.3. ÉTUDE DES DÉFORMATIONS


LONGITUDINALES

Le relevé des variations relatives de longueur ~l des


4.1. ESSAI DE FLEXION PLANE différentes fibres situées sur le flanc de la section
SIMPLE (S) montre que:
- les fibres situées en dessous du plan (G, X, z)
Il consiste à mesurer les déformations de flexion. La s'allongent;
loi de Hooke permet à partir des déformations d'en - les fibres appartenant au plan (G, X, Z) ne chan-
déduire la nature et la répartition des contraintes. gent pas de longueur;
Considérons, figure 7.14, une poutre 1 reposant sur - les fibres situées au-dessus du plan (G, X, z) se
deux appuis sans adhérence 2 et 3. raccourcissent;
- les allongements et les raccourcissements relatifs
Y
y 4 ~l sont proportionnels à la distance y de la fibre
Y
considérée au plan (G, X, Z).
Nous noterons ce résultat sous la forme:
x z
G
(1)
B

(S) ~ Tous ces résultats sont schématisés sur la figure 7.15.


F
y
Fig. 7.14.
(S')~--l
Sur le flanc d'une section droite (S) de la poutre
plaçons des dispositifs extensométriques 4 ou jauges raccourcissemen ts
permettant de mesurer avec précision les variations relatifs -----\-4
de longueur relatives ~l des portions de fibres sur
x
lesquelles ils s'appliquent.
En D plaçons un comparateur 5 qui permet de
mesurer la déformation de la ligne moyenne ou flèche allongements
en D. ~_ _ relatifs

4.2. ÉTUDE DES DÉFORMATIONS


DE LA LIGNE MOYENNE Fig. 7.15.

Au cours de l'essai de flexion on constate que: Tout se passe comme si la section (S) avait pivoté
- la flèche en D est proportionnelle à Il i Il ; autour de l'axe (G, z) d'un angle faible AfP pour
venir en (S').
- la flèche en D augmente lorsque i s'éloigne des La déformation longitudinale peut être accentuée si
appuis A et B. Elle est maximale quand i est nous considérons une poutre composée de plusieurs
appliqué au milieu de la poutre; lames superposées (fig. 7.16).

111
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

On observe que les lames glissent les unes sur les Considérons deux sections fictives dans la poutre:
autres et que leurs extrémités subissent les unes par (SI) perpendiculaire à la ligne moyenne et (52)
rapport aux autres un petit décalage. On dit que les parallèle au plan neutre (G, X, z). Désignons par
lames constituant la poutre ont subi un glissement uu' l'intersection de ces deux plans et représentons
longitudinal. (fig. 7.18) les contraintes dans ces deux plans.

c y

F
Fig. 7.16.

4.4. CONCLUSIONS DE L'ÉTUDE


EXPÉRIMENTALE
't..,.6S.;
Au cours de la déformation élastique de flexion, les Fig. 7.18.
sections droites restent planes et perpendiculaires à la
ligne moyenne.
En flexion plane simple, les fibres situées dans le plan
contenant la ligne moyenne et perpendiculaire au
plan des charges ne changent pas de longueur. Ce • u,,: contrainte normale dans une section droite.
plan est appelé plan neutre. Le signe de (J" x dépend de la position du point
Les fibres s'allongent ou se raccourcissent proportion- M par rapport au plan neutre.
nellement à leur distance au plan neutre. • T "Y: contrainte tangentielle transversale dans une
La flexion plane simple engendre des contraintes section droite.
normales aux sections droites et proportionnelles à • T yx: contrainte tangentielle longitudinale.
leur distance au plan neutre. Le théorème de Cauchy vu au chapitre 3, paragra-
phe 3.5 permet d'écrire:

ê(M,x).y= ê(M,Y).x
soit d'après la figure 7.18

(1)

5.1. NATURE DES CONTRAINTES Ce théorème démontre ce qu'il est convenu d'appeler
la réciprocité des contraintes tangentielles.
Notons que T xy et T yx sont disposées de façon
Soit une poutre 1 sollicitée en flexion plane simple symétrique par rapport à l'arête d'intersection uu'
(fig. 7.17). (fig. 7.19).
y

r
(S.)

c 1 D
--+
't,x .X ..-- u'
G x S'
X
M !!S
-~(S2) u~
A ~o B

.~ 2~'
FI 't. ,. .y
--+

F2
Fig. 7.17. Fig. 7.19.
112
Flexion plane simple

Dans une section droite (SJ) de la poutre (fig. 7.21)


5.2. ÉTUDE DES CONTRAINTES on peut écrire:
NORMALES U x

5.2.1. Répartition des contraintes


normales dans une section Compte tenu de (5) la projection sur (G, X, y, z) des
droite vecteurs de la relation (6) permet d'écrire :

La relation (1) du paragraphe 4.3 définit la répartition sur (G, x) : 0= t (SI) a x f1S (7)
des déformations relatives longitudinales:
sur (G, y) : Ty = t (SI) T xy f1S . (8)
~/ =Ày (f1/,À,ysontalgébriques). (2)
Dans une section droite (SJ) de la poutre (fig. 7.21)
on peut écrire:
La loi de Hooke a x = Ee x relative aux contraintes
normales permet d'écrire que: MG = t(SI)(GM " a x f1Sx)

(3) + t(SI)(GM" T Xy f1SY). (9)

de (2) et (3) on déduit que y y

ax = EÀY l
soit
z G
{ z0 G x
. a x = ky 1 (a x' k, y sont algébriques) . (4)
y~ M Y! M crx d.5 -;

(
La figure 7.20 représente la répartition des contraintes
normales dans la section droite (S)). M T xy d.5Y
(51)
y
Fig. 7.21.

Dans le ~re (G, x,


y, 2) on détermine les compo-
x santes: GM(O, y, 0).
- Compte tenu de (5) la projection sur (G, y, z) des x,
vecteurs de la relation (9) permet d'écrire:

M fz = - t(SI) a x f1Sy. (10)

(S,l Compte tenu de (4), la relation (7) s'écrit:


Fig. 7.20.
o = kt (SI) y f1S
5.2.2. Relation entre u x et Mf z t(S,) y f1S = WGz est le moment statique de (SJ) par
rapport à l'axe (G, 2), d'où WGz = 0, ce qui montre
La réduction en G du forseur des forces de cohésion que G est nécessairement le centre de surface de la
s'écrit: section droite (S1)'
Compte tenu de (4), la relation (10) s'écrit:
(11)

t(SI)y 2 f1.s:= [(G, z) est le moment quadratique de


Nous avons vu au paragraphe 1.3 que les composantes
la section droite (S1) par rapport à l'axe (G, 2).
dans (G, X, y, z) de fi et MG s'écrivent a
Avec k = -.-:, la relation (1l) s'écrit:
o 0 y
fiT,
y, MGO (5) ax ~
o M fz Mf = - -[(G, z)
. z y

113
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

soit d'où:
Mf
(12)
CT x = - I(G, 'i)Y
avec: soit
ax valeur algébrique en MPa de la contrainte
normale en M dans le plan de section Mfy
droite; CT =---z (12')
x I(G, J)
y : ordonnée dans (G, X, y, Z) du point M,
(en mm); Nota: On comparera les relations (12) et (12') et on
M fz : valeur algébrique du moment de flexion notera la différence de signe.
par rapport à l'axe (G, z), (en Nmm);
I(G, z) : moment quadratique de la section droite
par rapport à l'axe principal (G, z), (en
mm4). 5.3. RÉPARTITION DES
CONTRAINTES
5.2.3. Contrainte normale TANGENTIELLES
maximale
Nous avons établi au paragraphe 5.1 qu'en un point
I(G, z) est constant le long de la poutre: La M de la poutre, la valeur algébrique de la contrainte
contrainte maximale 1a x 1max est donc obtenue dans tangentielle transversale T xy est égale à celle de la
la section où 1Mf.! est maximal et pour 1y 1max = v, contrainte tangentielle longItudinale T yx (fig. 7.19)
donc: T xy = T yx'
1Mf, 1max La figure 7.22 a représente une poutre sollicitée en
1 CT xl max = (13)
flexion plane simple. Soient (S}) et (52) deux sections
(l(~i) ) droites très voisines d'abscisses XI et -Xi. Les diagram-
mes de l'effort tranchant Ty et du moment de flexion
M fz sont donnés à la figure 7.22 b et c.
5.2.4. Relation entre u x et Mf,
y
Si le plan (G, X, z) est un plan de symétrie pour la X2
poutre et pour les forces qui lui sont appliquées, les X1
éléments de réduction en G du torseur des forces de !:;.x
cohésion:
C G1 G2
{llcoh} =
G
1~ 1
MG
-->
F
(51) (52)
x

ont pour composantes dans (G, X, y, z) :


(a)
{llcoh} = J~ ~fyl . Ty

G lT ° cu.;)
z

Dans une section droite (S}) de la poutre on peut A , ,


:C
,, B x
écrire: (51)' , (52)
,,
,
MG = 2'(SI)(GM " a x tJ.Sx) + 2'(SI)(GM "T xz tJ.SZ) .
(b)
Dans le re~ (G, X, y, z) on détermine les compo-
santes de GM(O, 0, z).
En projection sur (G, y) l'équation ci-dessus s'écrit Mfz
alors:
Mfy = 2'(S,) za x tJ.S

a x est proportionnel à la coordonnée z du point AlC-------L.----!--+------==~---;-


B x
M (52)
(c)
ax = kz Fig. 7.22.

114
En G) et G 2 on obtient: On en déduit que:
T y, = TY2 > 0 I; y J1S
T yx =
Mfz' > 0; M f z2 > 0 et M fz' > M fz2 ' b/(G, Z)

quand J1x tend vers zéro, on peut écrire:


Considérons le tronçon G)G 2 (fig. 7.23) et soit M fz2 - M frl dMfz
(S) une section parallèle au plan neutre (G, X, z)
passant par M d'ordonnée Y. J1x = dx = - T y

L'équilibre du tronçon G) G 2 permet d'écrire: (chapitre 3, paragraphe 2.4).


I; y J1S représente le moment statique par rapport à
I;(u_ x J1Sx + u x J1Sx + T _ xy J1Sy + T Xy J1Sy) l'axe (G, z) de la portion de section droite comprise
entre v et Y, on note:
+ I;:( T yx J1S' x) = O. (14)

Dans le repère (G, x, y, z) on peut écrire successive-


ment: REMARQUE
M fz2 Les bornes du moment statique doivent toujours
U x = -y [(G, Z) être prises par valeur croissante. La relation précé-
dente correspond au cas de la figure 7.23 pour
M fz' laquelle:
U_x=Y /(G, z) y < 0 donc v < 0 avec v < Y
si on considère Y > 0 donc v > 0, on obtient
Le changement de signe pour u _ x est dû au fait que y < v. Dans ce cas, on écrira donc:
(G), x,
y, Z) n'est pas le repère de définition des
sollicitations pour (SI)'
J1x étant infiniment petit on peut supposer que la
contrainte T yx est constante sur la facette supérieure
Compte tenu du calcul et des conventions précédentes
de surface I~ J1S' = b J1x, donc dans la relation on peut écrire en M de coordonnée Y:
(14) :
T W
'T
yx
=- ---::..---
y Gz

bI(G, z)
(15)

En projection sur (G), x) la relation (14) permet


d'écrire: avec

1 (Mf - Mf ) I;y J1S + Tyxb J1x = O. Dans la relation ci-dessus Ty , WGz et T yx sont algébri-
/(G, z) rI r2
ques.
y y

/ \
-->
1 \ 't..,AS.y
1 \
z 1 \ x

Fig. 7.23.

115
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Rappel: T yx = T xy (théorème de Cauchy, chapitre 3,


paragraphe 3.5) . 5.4. CONDITIONS DE RÉSISTANCE
Unités: T yx en MPa; Ty en N; WGz en mm 3 ; b en
mm; J(G, z) en mm4 .
5.4.1. Condition de résistance aux
contraintes normales
REMARQUE IMPORTANTE
La contrainte normale a x doit rester inférieure à sa
b définit la largeur de la poutre dans la section valeur limite élastique a e.
(M, X, Z) parallèle au plan neutre et d'ordonnée Y. On définit la limite pratique a p. de la contrainte
Dans le cas d'une section droite rectangulaire normale admissible dans une section droite par:
b est constant lorsque Y varie.
Dans les autres cas b est une fonction de Y.
Psr exemple:
- pour des sections en T, J, H, U, ..., b est une
fonction discontinue de Y;
- pour une section circulaire de rayon R, b est
une fonction continue de Y, dans ce cas: s est appelé coefficient de sécurité.
2 2
b = 2 JR - y • La condition de résistance aux contraintes normales
s'écrit:

APPLICA TION
Considérons une section rectangulaire de hauteur
h et de largeur b. On peut écrire que:

[(G , i)=bh
3 5.4.2. Condition de résistance aux
12 .
contraintes tangentielles
En posant !!iS = b !!iy on trouve La contrainte tangentielle T xy doit rester inférieure à
sa valeur limite élastique Te.
On définit la limite pratique T p de la contrainte
tangentielle admissible dans une section droite par:
d'où:

3T 2 2
T = - _.-y (4 Y - h ).
yx 2 bh 3

Pour Y = ± ~ on obtient: T yx = o.
s est appelé coefficient de sécurité.
Pour Y = 0 on obtient;

31 Tyl La condition de résistance aux contraintes tangentiel-


1 T yx 1max = 2"S"" . (16) les s'écrit :

1Tyl
Ecrivons que; T un;fonne = -S .
Une telle valeur de T unifonne ne peut évidemment être
utilisée qu'à titre tout à fait indicatif. Il serait faux de
calculer la section d'une poutre d'après cette relation.
Notons que cette valeur T unifonne ne représente pas la
contrainte tangentielle moyenne dans la section; il
existe en effet de nombreux cas (section évidée) pour
lesquels T unifonne est supérieure à T max calculée à partir
de la relation (15), ce qui n'aurait aucun sens pour une
valeur moyenne.
Dans le cas d'une section rectangulaire pleine, à partir
de (16) on peut donc écrire que: 6.1. DÉFINITION DE LA
3 DÉFORMÉE
1 T yx 1max. = '2 T uniforme·

Nous venons d'indiquer ci-dessus que cette dernière On considère une poutre reposant sur deux appuis
relation ne doit pas être utilisée dans le cas d'une sans adhérence repérés 2 et 3 et situés respectivement
section rectangulaire évidée. en A et B (fig. 7.24 a).

116
Flexion plane simple

actions mécaniques extérieures qui lui sont appli-


c quées.
On choisit le repère (A, X, y, z) tel que (A, x) soit
porté par la ligne moyenne et que le plan (A, y) x,
soit le plan de' symétrie de la poutre. Les charges sont
A'~ +-__....-J,.B situées dans ce plan et sont perpendiculaires à
(A, x). Ces actions mécaniques extérieures provo-
quent la flexion de la poutre 1. La ligne moyenne se
déforme et la courbe ainsi obtenue est appelée courbe
ê(4-->1)
(a) déformée (fig. 7.24 c).
J' On se propose de déterminer l'équation y = f(x) de
la courbe déformée dans le plan (A, y). x,
-->
B (3-->1)
-->
A (2-+1)
6.2. ÉQUATION DE LA COURBE
c DÉFORMÉE
A (!) z B

Fibre moyenne de 1 Entre A et C on considère deux sections droites


(SI) et (Sz) de centre de surface Giet G 2 distants de
.ix très petit (fig. 7.25).
-->
C (4-->1) ...
(h)
-->
B (3-->1)
-->
A (2-+1)

c
A (!) z B

déformée
y = I(x)
-->
B (3-->1)
(e)
--> -->
C (4-->1) A (2-->1)

Fig. 7.24. \ /' r


A (!)~~~ ...-___ B
..
(St! (5,)

-->
La poutre 1 est soumise à une action mécanique C (4-->1)
modélisable en C par le glisseur:
Fig. 7.25.

Soit 1 le centre de courbure de la ligne moyenne en


Giet R = G JI le rayon de courbure algébrique
Les actions mécaniques de liaison de 2 -+ 1 et de correspondant.
3 -+ 1 sont modélisables respectivement en A et En géométrie analytique on démontre que:
B par les glisseurs :
(1 + y'2)3/2
{'lJ(2-+1)} A {;(2-+1)} R=
Y
"

y et y" sont les valeurs en Gide la dérivée première


1

et de la dérivée seconde de la fonction y = f(x).


et {'lJ(3 -+ l)} = B {:(3 -+ I)} . Les déformations élastiques sont toujours très faibles,
on admettra donc que (1 + y'2)3/2 = l, d'où:
La figure 7.24 b représente la modélisation de la 1
R=/i' (1)
poutre 1 par sa ligne moyenne et la modélisation des Y

117
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Nous avons admis dans le paragraphe 2 qu'au cours D'après (1) et (4) :
de la déformation, les sections droites restent planes
et perpendiculaires à la ligne moyenne (fig. 7.26). " 1 J1({J (5)
Y =]i-/1x'

D'après (2), (5) et (3) :

EI(G,i)y"=M,.(x) l, (6)

Nota:
- M fr est une fonction de l'abscisse x de G. On note
Mfr(x).
- Dans (2) et (3), y désigne l'ordonnée de la fibre
considérée.
- Dans (1) et (6) la primitive y de y" désigne la
fonction y = J(x) définissant la courbe déformée.
Avec un minimum d'attention, la confusion entre les
deux y doit être évitée.

6.3. CONDITIONS AUX LIMITES DE


ZONES

Pour chaque zone d'étude, la fonction Mf/X) prend


Fig. 7.26. une forme différente, il existe donc autant d'équations
de la déformée qu'il existe de zones d'étude dans la
Tout ce passe comme si (S2) avait tourné d'un angle poutre.
très petit !:Hp autour de l'axe (G 2, z). S'il y a continuité de la fonction M fr (x) en limite de
Considérons la fibre m 1m2 d'ordonnée y. Cette fibre zone, en C par exemple (fig. 7.27), on peut écrire:
s'est raccourcie et est devenue m 1m 2, sa déformation
unitaire s'exprime par: Y; à gauche = y; à droite
{Ycà gauche = Y cà droite.
~ m~2
Sx==' Ces deux équations permettent de compléter les
mlm2
conditions aux limites nécessaires pour intégrer le
La loi de Hooke u x = Es x appliquée à la fibre long de la poutre l'équation:
m 1m 2 permet d'écrire:
EI(G, z) y" = Mf/x).
m~2
ux=E= (ici u x -< 0)
m 1m2

avec m2m2 =- y !:Hp et m 1m2 = J1x, donc:


y
440 (2)
ux=-Ey 4x' « à gauche» 1 « à droite»
"1-
Nous avons établi au paragraphe 5.2 que x
A
Mfr
(3)
U x = -y I(G, z)'

D'autre part (fig. 7.26) :


tu = RJ1({J . (4) Fig. 7.27.

118
Flexion plane simple

Etude de la déformée dans la zone


6.4. DÉFORMATION D'UNE AC: O~x~a
POUTRE REPOSANT SUR
En un point M d'abscisse x:
DEUX APPUIS ET
SUPPORTANT UNE CHARGE Mfz(x) = 11 1 (2 -+ 1) Il x.
PERPENDICULAIRE A LA
LIGNE MOYENNE La relation (6) paragraphe 6.2 permet d'écrire:

Lafigure 7.28 représente la modélisation d'une poutre


E/(G, z)y" = /11(2 -+ 1)11 x =
1 reposant sur deux appuis sans adhérence repérés 2
et 3 et situés respectivement en A et B.
Il ë (4 -+ 1) Il (l - a)
= 1 x.
Intégrons une première fois:
y
2
E/(G, z) 1 ,
------=----.:..--- y = -
x
+ K l' . (7)
--. Il ë (4 -+ 1) Il (l - a) 2
B (3--.1)
--.
A (2--.1) Intégrons une deuxième fois:
3
A cr 1 C B x _. E/(G, z) 1
Il C (4 -+ 1) Il (l - a)
x
y=-+
6
K )x+ K 2' (8)

Etude de la déformée dans la zone


a
CB: a~x~l
--. En un point M d'abscisse x:
C (4--.1)
1

Soit en exprimant
Fig. 7.28.
- Il Il ë (4 -+1 1) Il a
Il B(3-+1) =
La poutre 1 est soumise à une action mécanique
modélisable en C par un glisseur:
Il ë (4 -+ 1) Il a(l - x)
Mfz(x) = 1 .

La relation (6) paragraphe 6.2 permet d'écrire:

_ " Ilë(4-+1)lI a (l-x)


Les actions mécaniques de liaison de 2 -+ 1 et de E/(G, z)y = 1 .
3 -+ 1 sont modélisables respectivement en A et
B par les glisseurs : Intégrons une première fois:

E/(G, z)l 1 ~ 1 K
{1J (2 -+ l)} = A {: (2 -+ l)} -~---'-----y =--+ x+ 3' (9)
Il ë (4 -+ 1) Il a 2
Intégrons une deuxième fois:
et {'b(3 -+ l)} = B {:(3 -+ l)} .
E/(G, Z) 1 x3 Ix 2 K K
-----=----'----- Y = - - +- + 3 x+ 4' (10)
L'étude de l'équilibre de la poutre 1 permet de
déterminer:
"ë (4 -+ 1) Il a 6 2

- Il Il ë (4 -+ 1)1 Il (l - a) . Calcul des quatre constantes KI' K 2,


Il A (2 -+ 1) = '
K 3, K 4
- Il Il ë (4 -+1 1) Il a . Les quatre conditions aux limites de zones sont:
Il B(3-+1) =
- en A: x = 0 et y = 0 dans l'équation (8) ;

119
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

-
(9) ;
en C: Y.lgauche = Y.ldroite dans les équations (7) et Il C(4 -+1)" a 2(J - a )2
(13)
Yc=- 3E/(G,1)/ .
- en C: Yà gauche = Yà droite dans les équations (8) et
(10) ;
- en B: x = / et y = 0 dans l'équation (10). • Valeur de y au milieu 1 de la poutre avec
/
Tous calculs faits, on trouve: a>"2:
a Dans la zone AC pour x = ~ à partir de l'équa-
KI = 6 (a - 2 /); K2 =0 ;
tion (11) on obtient:
a2 /2 a2/
K3 = - "6 - "3; K4 =6 . Il C(4 -+ 1) Il (J - a )(/2 - 8 al + 4 a 2)
YI= 48EI(G,1) .(14)
Résultats
• Valeur de y au milieu 1 de la poutre avec
• Equation de la déformée dans la zone AC /
D'après l'équation (8) : a<"2'
Dans la zone CB pour x = ~ à partir de l'équation
IIC(4-+l)II(J-a) _3 (11)
Y= [x--ax(2/-a)]. (12) on obtient:
6E/(G,1)/
Il C(4 -+ Il
1) (3 /2 - 4 a 2 ) a
• Equation de la déformée dans la zone C B YI =- 48 E/(G, 1)
. (15)
D'après l'équation (10) :
• Cas particulier important
Y=-"------~-
\1 C(4 -+1)11 a Si la force C(4 -+ 1) est appliquée au milieu 1 de la
6E/(G,1)/ poutre, dans ce cas a = ~ et à partir de l'équation (14)
x [_~+3/x2_x(a2+2/2)+a2J]. (12) ou de l'équation (15) on obtient:
• Valeur de y au point C Il C(4 -+ 1 )11
/3
Pour x = a à partir de l'équation (11) ou de l'équation (16)
(12) on obtient: YI =- 48 E/(G, 1)

6.5. FORMULAIRE DES DÉFORMATIONS DE FLEXION PLANE SIMPLE

En 1:
y

..
A ,
1
lB ~
11
YI = - 48EI(G,z)
1 11'3
Y 1
- YA=-
en A:
11 1 11
6EI(G,z)
(l-a)(2/+a)
2

rB~
1/2 X

fF' 1 ' II 1 11 /2 A C en c:
YA = - 16EI(G,z) ~ x
__ II 1 II (l __ a )3
en C: r1F' / Yc- 3EI(G,z)
II 1 II (l - a)2
1
II 1 Ila 2(l- a)2 Y~ = Yc =
2EI.(G, z)
y
A C / rB x
Yc =--

en 1 :
3EI(G,z) 1

y 1 enA:

4F' /
Y = __
1
l a
II l1
48EI(G,Z)
(3/ 2 _4a 2) A rB~
'l X
II 1 11 /3
YA = - 3EI(G,Z)
a <//2 -> /

III II a(l - a )(21 - a) F / , II 1 11 /2


Y~ = -
6EI(G,z)1 YA = 2EI(G,Z)

en 1: en A:
y
A /
~~~~~~~~~+H~
lB x
5pl4
YI = - 384EI(G,Z)
y
A
~~~~~~~~~~~ ~
B~
X
YA = - 8EI(G,z)
pl4

, pl3
/ P P , pl3
/
YA = - 24EI(G,z) YA = 6EI(G,Z)

Fig. 7.29.

120
- l'autre en D par le glisseur :
6.6. PRINCIPE DE
SUPERPOSITION DES
DÉFORMATIONS
Les actions mécaniques de liaison de 2 -+ 1 et de
Dans la limite des déformations élastiques, le 3 -+ 1 sont modélisables respectivement en A et
vecteur déformation en un point, dû à un système B par les glisseurs :
de forces extérieures est égal à la somme géométri-
que des vecteurs déformation dûs à chacune des
forces du système agissant séparément. {'b(2-+ I)} A {:(2-+ I)}

La figure 7.30 a représente une poutre 1 reposant sur


deux appuis sans adhérence repérés 2 et 3 et situés
respectivement en A et B. Le plan (A, X, ji) est un
et {'b(3 -+ I)} = B {:(3 -+ I)} .

plan de symétrie pour la poutre 1 et pour les forces


qui lui sont appliquées (fig. 7.30 b). (A, x) est porté L'étude de l'équilibre de la poutre 1 sous l'action de
par la ligne moyenne de la poutre 1. ê (4 -+ 1) et de i3 (5 -+ 1) agissant séparément permet
de déterminer (fig. 7.30 c.d) :

c A' (2 -+ 1) et B'(3 -+ 1)
A"(2-+1) et B"(3 -+ 1)
CD
A L- I -_ _....:.l_ _-I- ~ tels que:

A (2 -+ 1) = A' (2 -+ 1) + A" (2 -+ 1)
ê(4-->1)
B(3 -+ 1) = B'(3 -+ 1) + B"(3 -+ 1).
Â(2-->I)
Notons idC(4 -+ 1)] le vecteur déformation au
A c 1
point C dû à ê (4 -+ 1). Le principe de superposition
permet d'écrire:
y
8~e = 8~d C(4 -+ 1)] + id i3 (5 -+ 1)]
-->
A' (2-->1) ê(4-->1) -->
B' (3-->1)
iD = i D[ê(4 -+ 1)] + i D[i3(5 -+ 1)].

A c 1 D x

y
--- ----- ----- B
(c)
En projection sur l'axe (A, ji) on obtient:

Ye =YdC(4-+ 1)] +Ydi3(5-+ 1)]

--> YD = YD[ê(4 -+ 1)] + YD[i3(5 -+ 1)] .


--> ê(4-->1) B" (3-->1)
A" (2-->1)
CID x La déformation au milieu 1 de la poutre 1 (fig. 7.30) a
A' ---------- -- B pour expression:

(d)
D(5-->1)
Cette méthode permet de ramener l'étude d'une
Fig. 7.30. poutre supportant n forces perpendiculaires à la ligne
moyenne au cas élémentaire où une seule force agit
sur la poutre, en appliquant n fois la formule corres-
pondant à chacune des n forces agissant séparément
(voir fig. 7.29).
La poutre 1 est soumise à deux actions mécaniques
modélisables:
- l'une en C par le glisseur: APPLICA TION
On considère figure 7.31 une poutre 1 reposant sur
deux appuis sans adhérence repérés 2 et 3 et situés
respectivement en A et B.
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité
y Pour simplifier l'écriture on notera:

d'où
c x 6" (pes -+ 1) = - p Ji .

l-------+-----~B La poutre 1 est soumise à une action mécanique


modélisable en C par le glisseur:
~ 3
1/2
{'b(4-+1)} = c {f(4-+1)}
-->
C (4-->1)
tel que C(4-+ 1) = - IIC(4-+ 1)11 y.

(a)
y

-->
Â(2--> 1) B (3-->1) Etude de la déformation de 1 sous l'effet
de la pesanteur
x Lafigure 7.32 représente la modélisation de la poutre
1 et de l'action de la pesanteur.
Les actions mécaniques de liaison en A et B sont
p modélisables par :
112

ê (4-->1)
{1J 1 (2 -+ ln = A 1: 1
(2 --+ 1)1
tel que Â1 (2 -+ 1) = Il  1(2 --+ 1) Il y
(b)

Fig. 7.31. {1J 1(3 --+ ln = B 1: 1


(3 --+ 1)1
tel que B1(3 -+.1) = I B1(3 --+ 1)11 y.

Le plan (A, X, Ji) est un plan de symétrie pour la y


poutre 1 et pour les forces qui lui sont appliquées. Le
point B est situé sur (A, x) et C est le milieu de
AB.
Les actions mécaniques associées aux liaisons 2 -+ 1 et
3 -+ 1 sont modélisables respectivement en A et
B par les glisseurs : x

{'b(2-+ I)} = A {~(2 ..... 1)}


p
tel que A(2 -+ 1) = Il A (2 ..... 1) Il y 1----------=------
Fig. 7.32.
et

{'b(J -+ I)} = B {:(J -+ I)}

tel que B(3 ..... 1) = II B(3-+ 1)11 Ji. Par raison de symétrie on peut écrire que :

L'action de la pesanteur sur la poutre 1 est assimilée à


une charge uniformément répartie tout le long de la
poutre et modélisable par une densité linéique de force Entre A et B, au centre de surface G d'une section
(voir relation (1) paragraphe 3.7) droite (S) de 1 nous pouvons écrire:
8(pes -+ 1 ) = - Il 6" (pes -+ 1) Il y.
122
Flexion plane simple

Soit : y

fi = - li (2 -+ 1) - l i (pes -+ 1) dx (S)
-. -.
A 2(2-.1) ~ B 2(3 -.1)
MG = - GA " li (2 -+ 1) - l Md i(pes -+ 1) 1 G x
C B
A
avec i(pes -+ 1) = - py. x

La composante M fz de MG sur (G, z) s'écrit:


1/2
2
Mf = plx _ px •
z 2 2 -.
C (4-.1)
L'équation de la dérivée seconde de la déformée 1
s'écrit:
EI(G, z) y" = Mfz(x) Fig. 7.33.

2 EI(G, z) " 2 1
soit -----'-----' y = - x + x.
p

L'équation primitive de y" s'écrit: Les actions mécaniques de liaisons en A et B sont


modélisahies par:
2 EI~G, z) y' = _ ~ + 1;2 + KI'
f",(2_1)} ~ ,1:,(2_ 0 )
Au point C: x = ~ et y; = 0, on en déduit que:
tel que 1 2(2 -+ 1) = 1112(2 -+ 1) Il y
13
KI = - TI' {r;,(3 -o} ~ 1:,(3 _1») B

L'équation primitive de yi s'écrit alors:


2 EI(G, z) x4 Ix 3 13 X
tel que B2 (3 -+ 1) = Il B2 (3 -+ 1) Il y.
P Y = - 12 + 6 -12 + K 2.

Par raison de symétrie on peut écrire que:


Au point A : x = 0 et y A = 0, donc K 2 = O.
L'équation de la déformée entre A et B s"écrit :
4 3 3
p (X Ix 1 X )
Y = 2 El (G, Z) - 12 + 6 -12 .
Entre A et C, au centre de surface G d'une section
La déformation YI c en C pour x = ~2 a pour expres- droite (S) de 1 nous pouvons écrire:

sion: G {tJ coh } = - G{tJ 2 (2 -+ l)}

(1) R = - 1 2 (2 -+ 1)
YIC =- 384EI(G, i)· soit
MG = - GA " 12(2 -+ 1) .
La composante M fz de MG sur (G, z) s'écrit:

L'équation de la dérivée seconde de la déformée


Etude de la déformation de 1 sous l'effet s'écrit:
de ë(4 -+ 1)
EI(G, z)y" = M fz
Lafigure 7.33 représente la modélisation de la poutre
1 et de l'action en C de 4 -+ 1 telle que 2EI(G,z) "
soit _ y = x.
c(4 -+ 1) = - Il c(4 -+ 1) Il y . IlC(4 -+ 1) Il
123
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

L'équation primitive de yU s'écrit: Nous avons vu au paragraphe 5.2 que dans une
section droite la contrainte normale maximale est
2 E/ (G, Z) , x2 K obtenue pour 1y 1max = v.
----'---'-y =-+ 3'
On peut donc écrire:
Il ë\ 4 -+ 1) Il 2
/ IMfzl
Au point C: x = - et Ye = 0, on en déduit que:
2 l a x 1max = /(G, z) =Cte.
V

eXlOn /(G, Z) varie


' 1 te que 1e mo d u1e d e fl'
Il en resu .
L'équation primitive de y' s'écrit alors: V
de la même façon que 1M fz (x) 1 le long de la poutre.
La section de la poutre est donc variable.
Dans une telle poutre, le matériau travaille dans
toutes les sections au maximum de ses possibilités,
d'où une construction plus légère. La déformation
Au point A : x = 0 et y A = 0, donc K 4 = O. d'une telle poutre sera plus grande d'où son utilisation
L'équation de la déformée entre A et C s'écrit : dans le cas des ressorts de flexion.

= Il ë\ 4 -+ 1) Il (~_ ~ x) .
Y 2E/(G, Z) 6 8
7.2. POUTRE REPOSANT SUR
La déformation Yz c en C pour x = ~ a pour expres- DEUX APPUIS ET
sion: SUPPORTANT UNE CHARGE
CONCENTRÉE AU MILIEU
3
11(7(4-+1)11/
Y2 C =- -"----"--
48 EI(G, z)
(2)
On considère figure 7.34 une poutre 1 reposant sur
deux appuis sans adhérence repérés 2 et 3 et situés
respectivement en A et B.
Déformation au point C sous l'effet des
deux charges y

Le principe de superposition des déformations permet


d'écrire au point C : A(2--+1) (5)

YC=YIC+Y2C G

soit d'après (1) et (2) x


/3 ( 5 p/ _ )
yc =- 48 EI(G, _ -8 + Il CC4 -+ 1) Il . (3)
z)
Fig. 7.34.

Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la


poutre 1 et pour les forces qui lui sont appliquées. Le
point B est situé sur (A, x) et C est le milieu de
AB.
Les actions mécaniques de liaison en A et B sont
modélisables par:

{TJ(2 -+ I)} = A { : (2 -+ 1) }
7.1. DÉFINITION
tel que: A(2 -+ 1) = Il A(2 -+ 1) Il y
On appelle poutre d'égale résistance à la flexion
simple, une poutre pour laquelle la contrainte
normale maximale dans une section droite de
{TJ(3 -+ I)} = B {;(3 -+ I)}
centre G a la même valeur quelle que soit la
position de G. tel que: H(3 -+ 1) = Il H(3 -+ 1) Il y.
124
Flexion plane simple

Par raison de symétrie on peut écrire que: • En A: x = 0 d'où b = O.


En A, le moment de flexion est nul et l'effort
tranchant a pour valeur:

(3)
Cette symétrie permet de limiter l'étude de la poutre
1 à la zone AC. Entre A et C, aU..$ntre de surface
G d'une section droite (S) tel que AG = on peut xx, Aux extrémités A et B la section sera déterminée à
écrire: partir d'un calcul de résistance relatif aux contraintes
tangentielles (voir paragraphe 5.4).
d'G coh } = - d'G(2 -+ I)}
1 T xy 1 max ~ TP . (4)
soit 1R = - A(2 -+ 1) Dans le cas d'une section rectangulaire pleine, la
MG = - GA A(2 -+ 1) .
1\ relation (16) paragraphe 5.3 permet d'écrire:
La composante M fz de MG sur (G, Z) s'écrit:
3 1 Tyl
1 T xy 1 max = "2 bh . (5)

(1)
A partir de (3), (4) et (5) on obtient:

D'après la relation (12) du paragraphe 5.2.2 la


contrainte normale dans une section droite (S) (6)
s'exprime par:
- Mf/x)
• En C: x =-
"
d ou b =
311 ë (4 -+ 1) Il 1 .
ux = [(G, z) y. 2 2h u p 2

Sa valeur maximale est obtenue pour 1y 1max = V


Une forme possible de la poutre admettant (A, X, ,n
comme plan de symétrie est indiquée en vue de
dessus (fig. 7.35).
1 MfJx) 1
d'où IUxl max = [(G, z) V.

Soit avec 1U xl max = U p (voir paragraphe 5.4)


x
A

z (hauteur h = ete)

Compte tenu de la relation (1) : Fig. 7.35.

(2) Ce type de poutre est très déformable, il peut être


utilisé dans le cas des ressorts de flexion.

Dans ce cas d'étude, le module de flexion est une


fonction linéaire de x. 2e cas: section rectangulaire de largeur
b constante
La relation (2) s'écrit alors:
rr cas: section rectangulaire de hauteur
h constante
La relation (2) s'écrit alors:

d'où

Dans ce cas la hauteur h varie paraboliquement.


• En A: x = 0 d'où h = O.
La condition de résistance aux contraintes tangentiel-
les est déterminée par les relations (3), (4) et (5),
La largeur b est une fonction linéaire de x. d'où:

125
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

311 ê (4 -.1 ) Il (7) soit R = - 1 (3 --+ 1)


1
h min = 4 bT .
P
MG = .... GA ,,1 (3 --+ 1) .
• En C: La composante Mf. de MG sur (G, z) s'écrit:

D'après la relation (12) du paragraphe 5.2.2 la


contrainte normale dans une section droite (S)
Une forme possible de la poutre est indiquée s'exprime par:
figure 7.36.
.... Mf.(x)
y U
x = [(G, Z) Y

sa valeur maximale est obtenue par 1y 1max = V

x
d'où:

soit avec 1U x 1max = UP (voir paragraphe 5.4),


(largeur b= c te )

Fig. 7.36.
(8)
Ce type de poutre est peu déformable.

Dans ce cas d'étude, le module de flexion est une


fonction linéaire de x.
7.3. POUTRE ENCASTRÉE A UNE
EXTRÉMITÉ ET SUPPORTANT 1er cas: section rectangulaire de largeur
UNE CHARGE CONCENTRÉE b constante
A L'AUTRE EXTRÉMITÉ
La relation (8) s'écrit alors:
On considère figure 7.37, une poutre AB repérée 1,
encastrée en B par rapport à 2.
y

x
A La hauteur h varie paraboliquement
• En A: x = 0 d'où h = O.
-t En A l'effort tranchant s'exprime par:
A (3-t1)

Fig. 7.37. (9)

Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la avec les relations (4), (5) et (9) on obtient en
poutre 1 et pour les forces qui lui sont appliquées. Par A:
hypothèse l'action mécanique en A est modélisable
par: 311 1 (3 --+ 1) Il
hmin = 2 bT p ' (10)
{1J(3-.1)} = A {~(3--+1)} • En B: x =1

~ l"Â(~~ 1)11 '.


tel que: 1(3 --+ 1) = - 111(3 --+ 1)11;.
d'où, "mm
Entre A et B, au centre de surface G d'une section
droite (S) on peut écrire:
Une forme possible de la poutre est indiquée
o{1Jcoh } =- G {1J(3 --+ l)} figure 7.38.

126
Flexion plane simple

y y

B
x
x

(Largeur b =ete)
4
Fig. 7.38.

Ce type de poutre est peu déformable, il peut être Fig. 7.40.


utilisé dans le cas des consoles.

2e cas: section rectangulaire de hauteur


h constante
repérés 2, 3 et 4 et situés respectivement en
La relation (8) s'écrit: A, B et C tels que A, B et C soient alignés et
B au milieu de AC.
Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la
poutre 1 et pour les forces qui lui sont appliquées.
La poutre 1 est soumise à une action de 5-+1 qui est
assimilée à une charge uniformément répartie sur
toute sa longueur et modélisable par une densité
linéique de force (voir relation (1) paragraphe 3.7) :
La largeur b est une fonction linéaire de x.
• En A: x = 0 d'où b = O. 6(5 -+ 1) = - 116(5 -+ 1)11 y .
Avec les relations (4), (5) et (9) on obtient en
A: Pour simplifier l'écriture, on notera:
3111(3 -+ 1)11 (11)
bnùn = 2 hr p •

• En B: x =, d'où -
6(5-+l)=-pY.
d'où b=
6111(3 -+ 1)11' .
h2 a p Les actions mécaniques associées aux liaisons 2 -+ 1,
3 -+ 1 et 4 -+ 1 sont modélisables respectivement en
Une forme possible de la poutre admettant (A, X, y) A, B et C par trois glisseurs:
comme plan de symétrie est indiquée en vue de
dessus à la figure 7.39.
{l'>(2 -+ ln = A {t(2 -+ l)}
tel que: 1 (2 -+ 1) = 1 1 (2 -+ 1) Il y;
{l'>(3 -+ ln = B {:(3 -+ l)}
x
telque: B(3-+ 1) = IIB(3-+ 1)11 y;
z {l'>(4-+ ln = c {~(4-+ l)}
(Hauteur h = ete) Fig. 7.39.
Ce type de poutre est très déformable, il peut être tel que: ê (4 -+ 1) = Il ê (4 -+ 1) Il y;
utilisé dans le cas des ressorts de flexion.
L'équilibre de la poutre 1 permet d'écrire

Soit en B:

R(l-+l) =0
Considérons figure 7.40 une poutre 1 de section
constante reposant sur trois appuis sans adhérence MB(1 -+ 1) = O.
127
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

En projection sur y, la première équation permet Ce cas a déja été étudié au paragaphe 6.6.
d'écrire:
La déformation au milieu B s'exprime par (rela-
IIÀ(2~1)II-Lpdx+ IIB(3~1)1I tion (2) paragraphe 6.6) :

+ Il ë (4 ~ l ) Il = o. (1) Il B(3 ~ l ) 11 /3
(4)
Y2 B = -"------"--
48 EI(G, "i)
En projection sur "i la deuxième équation permet
d'écrire:
Le principe de superposition des déformations permet
(2) d'écrire:

YB = YI B + Y2B- (5)
On dispose de deux équations algébriques (1) et (2)
qui comportent trois inconnues. Le système est donc
hyperstatique d'ordre l. Les appuis A, B et C étant de niveau: YB = o.
Pour résoudre ce système, il faut une autre équation D'après (3), (4) et (5) on obtient:
qui peut être fournie par l'étude des déformations de
la poutre 1. Le principe de superposition des déforma- 5pl4 + IIB(3~ 1)11 /3 = 0
tions permet de trouver rapidement cette troisième 384 EI(G,"i) 48 EI(G, Z)
équation.
d'où:
• Si on supprime l'appui au milieu B (fig. 7.41), la
poutre 1 est en équilibre isostatique sous les actions (6)
de 2 ~ l, 4 ~ 1 et 5 ~ 1.

y A partir de (1), (2) et (6) on obtient alors

x
Les actions extérieures étant connues on peut déter-
4 miner les équations du moment de flexion. La
symétrie par rapport à (B, y) permet de n'étudier
Fig. 7.41. que la zone AB.

Entre A et B:
Ce cas a déja été étudié au paragraphe 6.6. La
déformation au milieu B s'exprime par (relation (1)
paragraphe 6.6) :

5 pl4 La figure 7.43 donne la variation de Mf, (x) entre


YlB -- 384 EI(G, Z).
(3)
- A et C .

• Si on supprime la charge répartie (fig. 7.42), la


poutre 1 est en équilibre isostatique sous les actions
de 2 ~ l, 3 ~ 1 et 4 ~ 1.

y
1/2 1/2 c
1 x
y~- -

B -->
c x
B(3-->1}

Fig. 7.42. Fig. 7.43.

128
Flexion plane simple

EXERCICES AVEC RÉPONSES

m On considère figure 7.44 une poutre 1 de section


constante reposant sur deux appuis sans adhérence
mOn considère, figure 7.45, une poutre 1 de section
constante en liaison encastrement en C avec le bâti 2.
repérés 2 et 3 et situés respectivement en A et
B. y
y 800
2000 2000 A B

-->
x A (3-->1)
3
ê(4-->1) Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la poutre
Fig. 7.44. 1 et pour les forces qui lui sont appliquées.
Unités: forces en newtons, longueurs en millimètres.
Le plan (A, X, Ji) est un plan de symétrie pour la poutre
1 et pour les forces qui lui sont appliquées.
La poutre 1 a une section rectangulaire de largeur
b = 25 mm et de hauteur h = 100 mm.
Unités: forces en newton, longueur en millimètres. Cette poutre est soumise aux actions mécaniques exté-
rieures suivantes:
1 a une section rectangulaire de largeur b = 30 mm et de
- l'action de 3 --+ 1 est modélisable en A par:
hauteur h = 60 mm.
La poutre 1 est soumise aux actions mécaniques extérieu-
res suivantes: {TI(3 --+ l)} A U(3 --+ I)}
- l'action de 4 --+ 1 qui est modélisable en C par:
tel que: À(3--+I)=-800y;

- l'action de 4 --+ 1 est modélisable en B par:


tel que: ë(4--+ 1) = -1200y;

- l'action de 5 --+ 1 qui est assimilée à une charge {TI(4 --+ I)} = B {:(4 --+ 1)}
uniformément répartie entre A et C et modélisable par
une densité linéique de force :
tel que: li (4 --+ 1) =- 1 000 Y.
5(5 --+ 1) = - py tel que p = 0,8 N/mm .
QUESTIONS
0
1 Déterminer les éléments de réduction en C de
{~(2--+1)}.
QUESTIONS 0
2 Détenniner les équations de l'effort tranchant T y et du
1 Déterminer  (2 --+ 1) et B(3 --+ 1 ).
0 moment de flexion M fz le long de la poutre AC et
r Déterminer les équations de l'effort tranchant T y et du construire les diagrammes correspondants.
moment de flexion M fz le long de la poutre AB et Détenniner la valeur et la position de 1 Ty 1 max et de
construire les diagrammes correspondants. IM fz 1mIXa
Détenniner la valeur et la position de 1 Ty 1max et de 0
3 Déterminer les contraintes 1U . / max et l 'T .y 1max •
IMf,l mu '

RÉPONSES
1
0
ë (2 --+ 1) = 1 800 Y ;
RÉPONSES
Mc (2 --+ 1) = - 2,8 X 10 6 Z.
1 À (2 --+ 1) = 1 800 y; li (3 --+ 1)
0
= 1 000 Y.
2 1 T y 1ma. = 1 800 N en A ;
0

2
0
1T y 1ma. = 1 800 N entre B et C ;
6
1Mf, 1ma. = 2,8 X 10 Nmm en C.
0

3 1 U xl ma. = 67,2 MPa;


1T xy 1ma. = 1,5 MPa. 1 T xy 1 max = 1,08 MPa.

129
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

rn On considère, figure 7.46, une poutre 1 de section y+ y


47 58

~
constante reposant sur deux appuis sans adhérence 8
repérés 2 et 3 et situés respectivement en A et '0
D. z (')
y G "<t C\I lA 8 C x
1000 500 500 E 4
.....
8(4.....1) J.. ~
Fig. 7.47. .....
x A(3.....1)
2 3 Cette poutre est un profilé en T dont la section est
définie figure 7.47 " eUe est soumise aux actions mécani-
Fig. 7.46. ques extérieures suivantes:
Le plan (A, X, ji) est un plan de symétrie pour la poutre - l'action de 3 ..... 1 modélisable en A par:
1 et pour les forces qui lui sont appliquées.
Unités: forces en newton, longueurs en millimètres.
La poutre 1 est un profilé à section tubulaire rectangle
{T>(3 ..... I)} = A {î(3 . . . I)}
d'épaisseur e = 3 mm, de longueur b = 50 mm et de
hauteur h = 125 mm. tel que A(3 ..... 1) = - 500 ji;
Cette poutre est soumise aux actions mécaniques exté-
rieures suivantes; - l'action de 4 ..... 1 modélisable en B par:
- l'action de 4 ..... 1 est modélisable en B par:
4
{T> (4 ..... I)} = B {: ( ..... I)}
{T>(4 ..... I)} B{:(4 . . . 1)} tel que 8(4 ..... 1) = - 250 ji.
tel que: 8(4 ..... 1)=-2100ji;

- l'action de S ..... 1 est assimilée à une charge uniformé-


QUESTIONS
ment répartie entre A et C et modélisable par une
l' Déterminer les éléments de réduction en C de
densité linéique de force :
{~(2 ..... 1)}.
8(5 ..... 1)=-pji avec p=I,2N/mm. 2" Déterminer les équations de l'effort tranchant T r et du
moment de flexion Mf. le long de la poutre AC et
construire les diagrammes correspondants.
QUESTIONS Déterminer la valeur de la position de 1Tr 1.... et de
l' Déterminer A(2 ..... 1) et D(3 ..... 1 ). 1Mf,I ....·
2" Déterminer les équations de l'effort tranchant Tr et du 3' Déterminer DG définissant la position du centre de
moment de flexion Mf. le long de la poutre AD et surface G d'une section droite (S) et le moment quadrati-
construire les diagrammes correspondants. que 1 (G, i) de cette section.
Déterminer la valeur et la position de 1Tr 1max et de
4' Déterminer les contraintes ux 1 1....
dans la zone
IMf.I ....· tendue, 1u z 1.... dans la zone comprimée.
Déterminer les contraintes 1u z 1.... et l 'T zr 1..... S' Déterminer le moment statique Wc. de la partie de la
section (S) située en dessous de (G, i) et calculer au point
RÉPONSES G où elle est maximale l 'T zr 1....·

l' A(2 ..... 1) = 2 175 ji; 15(3 ..... 1) = l 725 ji.


1 Tyl
RÉPONSES
2' m.. =2l75NenA;
l'ë(2 ..... 1)=750ji; Mc (2 ..... 1)=-67x 103 z.
3
1M fz 1max = 1575 X 10 Nmm enB. 2' ITylmax=750NenC;

3' 1Uxl max "" 50,25 MPa; 3


1M fz 1max = 67 X 10 N mm en C.

1T xy 1max"" 3,65 MPa. 3' DG = 7,9 mm ;

~On considère figure 7.47 une poutre 1 de section [(G, z) = 7 284,65 mm 4 .


constante en liaison encastrement en C avec le bâti 2.
4' Dans la zone tendue, en D,lux 1 x = 72,66 MPa.
Le plan (A, X, ji) est un plan de symétrie pour la poutre Dans la zone comprimée, en E, 1U xl m:: = 138,88 MPa.
1 et pour les forces qui lui sont appliquées. (A, x) est 5' Waz = - 456,02 (mm 3) ;
porté par la ligne moyenne de la poutre.
Unités: forces en newtons, longueurs en millimètres. 1T xyl max = 11,73 MPa (en G).

130
Flexion plane simple

[]Jan considère, figure 7.48. une poutre l à section - l'action de 4 -+ l modélisable en C par:
constante reposant sur deux appuis sans adhérence
repérés 2 et 3 et situés respectivement en A et {T>(4-+ Il} = C {;(4-+ Il}
B.
y
tel que ê (4 -+ 1) = - 2 000 Y;
2000
1300 - l'action de 5 -+ l modélisable en D par:

C----
{T>(5-+1)} = D {~(5-+1)}
--> 3 tel que D(5 -+ 1) = - 3000 ji.
C (4-->1)
Fig.7.48.
Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la poutre QUESTIONS
l et pour les forces qui lui sont appliquées.
Unités: Forces en Newtons, longueurs en millimètres. 1° Déterminer le moment quadratique [( G, i) de la
section.
La poutre l a une section rectangulaire tubulaire de .
largeur b = 30 mm, de hauteur h = 60 mm et d'épaisseur 2° Déterminer la valeur de y' en A. En déduire l'angle
ip A de la déformée en A.
e = 3 mm, elle est en acier pour lequel
E = 2 X 10 5 MPa. 3° Déterminer la déformation Y, au milieu [ de AB.
La poutre l est soumise à une action mécanique de 4 -+ l
modélisable en C par: RÉPONSES
r [(G, i) = 1 517 309 mm 4•
{T>(4 -+ I)} C{;(4-+1)} 2° YA = - 5,14 X 10- 3 ; cp A =- 0,29 degré.
3° YI = - 4 (mm).
tel que ê (4 -+ 1) = - 1 200 y.
r7lun quai de chargement d'un magasin d'atelier est·
QUESTIONS Jtss'ervi par un palan électrique 3 qui se déplace sur un
monorail 1.
r Déterminer le moment quadratique [( G, i) de la La figure 7.50 représente le monorail l en liaison
section. encastrement avec le mur 2 du bâtiment en B.
2° Déterminer la valeur de y' en A. En déduire l'angle y
ip A de la défonnée en A. 2000
3° Déterminer la déformation Y, au milieu [ de AB.
~
l.
RÉPONSES lA B ;....-.
X
1° [(G, z) = 225072mm4 • ~ ~ ~ ~ ~ ~ T
2° YA = - 5,46.10- 3 ; cp A =- 0,31 degré. --> p
3° YI = - 3,9 mm. A (3-->1) 2
Fig. 7.50.
[!Jan considère, figure 7.49, une poutre l de section
Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la poutre
constante reposant sur deux appuis sans adhérence
l et pour' les forces qui lui sont appliquées. (A, x) est
repérés 2 et 3 et situés respectivement en A et B.
porté par la ligne moyenne de la poutre 1.
Unités: forces en newtons, longueurs en millimètres.
y Cette poutre est soumise aux actions mécaniques exté-
1000 1200 800 rieures suivantes:
- l'action du palan 3 et de sa charge modélisable en
o C A par:
l---+t-..L L+---+-+-----......----l~ x
{T>(3-+ I)} = {;(3-+ Il}
-->
C(4-->1)
-->
0(5-->1)
tel que A(3 -+ 1) = _10 4 y;
Fig. 7.49.
- l'action de la pesanteur est assimilée à une charge
Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la poutre uniformément répartie entre A et B et modélisable par
l et pour les forces qui lui sont appliquées. une densité linéique de force :
Unités: forces en newtons, longueurs en millimètres.
La poutre l est constituée par un IPE 100, NF A 45-205 8 (pes -+ 1) = - py avecp = 0,6 N/mm.
en acier pour lequel E = 2 X 10 5 MPa.
La poutre l est soumise aux actions mécaniques extérieu- La poutre l est constituée par un IPN en acier pour
res suivantes: lequel E = 2 X 10 5 MPa, U e = 320 MPa, T, = 160 MPa.

131
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Le tableau figure 7.51, extrait des normes, donne les y


caractéristiques des IPN compris entre 220 et 300. 3000 3000
Pour cette construction on adopte un coefficient de 2 4 1 3
sécurité s = 4 et on limite la déformation de la poutre 1 à
1
IYA l "" 500· r----c..----~--

Dimensions : H 220 240 260 280 300


--+
Fig. 7.52.
~Hmm
0(5--+1)
B 98 106 113 119 125
porté par la ligne moyenne de la poutre et B, C et
E 8,1 8,7 9,4 10,1 10,8 D sont situés sur (A, x).
Unités: forces en newtons, longueurs en millimètres.
Section (cm 2) S 39,6 46,1 53,4 61,1 69,1 L'action mécanique sur 1 du palan 5 et de sa charge est
modélisable en D par:
Masse linéique : 31,1 36,2 41,9 48 54,2
(kg/m)
{'b(5 --+ ln = 0 {~(5 --+ I)}
Moment 3060 4250 5740 7590 9800
quadratique: (cm 4 ) 1G ,
tel que D(5 --+ 1) = - 5 X 10 4 y.
Module !!!.... On néglige le poids de la poutre qui est constituée par un
278 354 442 542 653
de flexion: (cm') v IPN en acier pour lequel E = 2 X 10 5 MPa.
Le tableau figure 7.51, extrait des normes, donne les
Fig.7.51. caractéristiques des IPN compris entre 220 et 300.
Pour cette construction on adopte les limites suivantes
QUESTIONS pour les contraintes et pour la déformation en D :
0
1 Déterminer les éléments de' réduction en B de
{"G(2 --+1)},
cr p = 90 MPa; 7" p = 45 MPa ;
r Déterminer les équations de l'effort tranchant T y et du
moment de flexion M fz le long de la poutre AB et QUESTIONS
construire les diagrammes correspondants. 0

Déterminer la valeur et la position de 1 T y 1max et de 1 En appliquant le pnnclpe de superposition et en


)M ,z l'msx" utilisant les relations sur les déformations données dans le
tableau figure 7.29, déterminer les actions mécaniques de
0
3 A partir de la condition de résistance déterminer la liaison .4(2 --+ 1), B(3 --+ 1) et ê(4 --+ 1).
0
valeur minimale du module de flexion [( G, i) . 2 Déterminer les équations de l'effort tranchant T y et du
Il
moment de flexion M fz le long de la poutre AB et
0
4 A partir de la condition de déformation déterminer la construire les diagrammes correspondants.
valeur minimale du moment quadratique [(G, i). Déterminer la valeur et la position de 1 T y 1max et de
50 Choisir l'IPN qui convient dans le tableau extrait des 1M fz 1max'
normes figure 7.51, et préciser la condition qui a conduit 0

à ce choix. 3 A partir de la condition de résistance déterminer la


valeur minimale du module de flexion [( G, i) .
Il
RÉPONSES 0
4 A partir de la condition de déformation limite en
r B(2 --+ 1) = Il 200 y; D déterminer la valeur minimale du moment quadratique
[(G, i).
50 Dans le tableau extrait des normes (fig. 7.51), choisir
0 l'IPN qui convient et préciser la condition déterminante.
2 1 T y 1max = Il 200 N en B ;
RÉPONSES
6
1M fz 1ma< = 21,2 X 10 N mm en B.
.4(2 --+ 1) = 20312,5 y;
3 0
1(G, z) ;;. 265 X 10 3 mm 3. B(3 --+ 1) = - 4 687,5 y;
v
10 4 mm4 .
0

4 I( G, z) ;;. 3 482,5 X ê(4 --+ 1) = 343755'.


50 IPN 240 pour vérifier la condition de déformation.
0
ŒJUn atelier est desservi par un palan électrique 5 qui 2 1Ty 1max = 29 687,5 N en D ;
se déplace sur un monorail 1. 3
Lafigure 7.52 représente le monorail 1 reposant sur trois 1M fz 1max = 30468,75 X 10 N mm en D.
appuis doubles sans adhérence repérés 2, 3 et 4 et situés
respectivement en A, B et C. 3 0
1(G, z);;. 338,541 x 103 mm 3.
v
Le plan (A, X, y) est un plan de symétrie pour la poutre
0
4 1(G, z);;. 2 525 x 104 mm 4.
et pour les forces qui lui sont appliquées. (A, x) est 50 IPN 240 pour vérifier la condition de résistance.

132
soli icitations composées
Dans les chapitres 4, 5, 6 et 7 nous avons étudié les contrain-
tes et les déformations dans une poutre soumise à une
sollicitation simple telle que l'extension, la compression, le
cisaillement simple, la torsion, la flexion plane simple.
Nous avons observé que les conditions théoriques correspon-
dant aux sollicitations simples ne se rencontrent qu'excep-
tionnellement. Pratiquement on admet qu'une poutre est
soumise à une sollicitation simple lorsqu'on peut négliger les
autres sollicitations.

2 •.F
Si la poutre est soumise à plusieurs sollicitations 2.1. DÉFINITION
simples qu'on ne peut pas négliger on se trouve dans
le cas de sollicitations composées. Pour étudier les Une poutre de section circulaire constante dont la
sollicitations composées on utilise le principe de ligne moyenne est droite et portée par (A, X) est
superposition: sollicitée en flexion-torsion lorsque:
- la flexion prise séparément est plane simple;
- la torsion prise séparément est simple et telle
que 1 Mt 1 est du même ordre de grandeur que
Si une poutre est soumise à plusieurs sollicitations
simples telles que l'extension, la compression, le IM,lmaxi"
cisaillement simple, la torsion ou la flexion plane
simple, les vecteurs contraintes et les vecteurs Soit (A, X, y) le plan de la flexion plane simple.
déformations qui en résultent sont respectivement Considérons une section droite (S). Les éléments de
les sommes géométriques des vecteurs contraintes réduction en G, centre de surface de (S), du torseur
et des vecteurs déformations dus à chaque sollicita- des forces de cohésion:
tion simple agissant séparément et telles que les
contraintes maximales résultantes restent inférieu-
res à la limite élastique.

ont pour composantes dans (G, X, y, Z) (fig. 8.1) :

0
Ty
Mt)
0
REMARQUE IMPORTANTE
Les contraintes maximales ne se trouvent pas
G
j0 M fz (x, y, z)

I nécessairement dans les sections droites des sollici-


tations simples correspondantes. y

R
->

Dans ce chapitre nous étudierons les trois cas de


sollicitations composées que l'on rencontre le plus x
souvent:
flexion plane simple et torsion;
flexion plane simple et extension (ou compression) ;
flexion déviée. z Fig. 8.1.

133
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Lafigure 8.3 représente la répartition de la contrainte


2.2. ANALYSE DES CONTRAINTES u x dans le plan de section droite (S) pour lequel
1M fz 1 est maximal. La seçtion est un cercle de
diamètre d.
Dans le but ultérieurement d'appliquer le principe de
superposition, nous al10ns définir toutes les contrain- y
tes dues à Ty , M fz ' Mt·

2.2.1. Contrainte tangentielle de


flexion
Nous avons vu au chapitre 7, paragraphe 5.3, relation
l Zone
comprimée

l
(15), qu'en un point M de (S) d'oroonnée Y Zone x
(fig. 8.2) : tendue

T y WGz y _Q. B UBx


T = -_.:...-_- avec W Gz = ~>~S 2 (S)
xy bI(G, ï)
Fig. 8.3.

Dans une section circulaire de diamètre d, on sait que Les valeurs maximales de 1u x 1 sont obtenues en A et
cette contrainte est nul1e pour Y = ± ~ et qu'el1e est B d'ordonnées ~ et - ~.
maximale pour Y = 0 (fig. 8.2).
y y Mf, d
UA =----X-,
+Q. x I(G, i) 2
A
2
l'txyl Mf, d
y
M
>-
U Bx = I(G, i) x "2'
l'txyl
G G
x
2.2.3. Contrainte tangentielle de
torsion simple
'-----lB -Q.
(S) 2 Fig. 8.2. On considère une section droite (S) de centre de
surface G et un point M de (S) situé à la distance p de
G (fig. 8.4). On note (G, X, YI' 2 1) le repère direct
En général 1T xy 1max est faible comparée aux deux tel que:
autres contraintes que nous al10ns rencontrer. En A ---+ ~
et B, là où les deux autres contraintes sont maximales GM=py,.
T xy = O. Nous négligerons donc cette contrainte.

2.2.2. Contrainte normale de


flexion
Nous avons vu au chapitre 7, paragraphe 5.2.2, rela- z
tion (12), qu'en un point M de (S) de coordonnées
M(y, z):

Mf, Fig. 8.4.


u = - y
x I(G, z)
Nous avons vu au chapitre 6, paragraphe 5.1 que la
contrainte tangentielle de torsion au point M
Cette contrainte est à calculer dans la section droite s'exprime par:
(S) pour laquelle 1Mf, 1 est maximal.
1u x 1 est donc maximale pour:

1 Mfzl max et IYlmax = v.

134
Sollicitations composées

Cette contrainte est à calculer dans la section droite - la facette de normale (A, x) est un plan de section
(S) pour laquelle 1Mil est maxima!. droite pour lequel :
1T xz, 1 est donc maximal pour :

(due à la flexion)
ë(A, x)
(due à la torsion)
2.2.4. Zones à contraintes
maximales
- la facette de normale (A, z) est dans le plan de
Si on néglige la contrainte tangentielle T xy due à section longitudinal, qui est également plan de symé-
l'effort tranchant Ty , l'analyse des contraintes montre trie pour les forces extérieures appliquées en flexion
que les contraintes normales u x sont maximales en A et pour lequel :
et B sur l'axe (G, y) de la section droite (S), pour
laquelle 1Mf, 1 est maxima!. D'autre part, les UAz = 0
contraintes tangentielles de torsion T xz sont maxima- ë (A, z) T Azx = T Axz (théorème de Cauchy,
dl
les pour tous les points tels que p = "2 et donc en A et 1 chapi tre 3, paragraphe 3.5)

B. - la facette de normale (A, ri) dans l'état plan


Nous ferons l'étude des contraintes en A et B. (A, Z, x) est telle que:

(i, ïi) = f(' •


2.3. ÉTUDE DES CONTRAINTES La relation (3) du paragraphe 4.2 du chapitre 3 permet
MAXIMALES d'écrire en A dans l'état plan (A, Z, x) avec
uAz=O:

Si on considère en A un plan de section de la poutre


perpendiculaire à y (fig. 8.5), la contrainte normale
U Ay due à la flexion et à la torsion est nulle. Cette
_ -1
C (A, n)
U An = ~ U Ax CI -
1 .
COS 2 Ip ) + T Azx sin 2 Ip
(1)
situation correspond à un état plan de contrainte en A T Ani = "2 U Ax sm 2 Ip + T Azx cos 2 Ip •
dans le plan (A, z, x).

2.3.1. Contrainte normale


, maximale

Soient i et X les directions principales dans le plan


(A, Z, x) des contraintes normales U au point A. On
note:
Fig. 8.5.

Considérons un élément de poutre en A compris


entre deux sections très voisines normales à y et les
trois facettes suivantes (fig. 8.6) : La relation (4) du paragraphe 4.2 du chapitre 3 per-
met d'écrire avec U Az = 0 :
- 2T Azx
tan21p = - - - (2)
U Ax

Les relations (5) du paragraphe 4.2 du chapitre 3


x permettent de déterminer les contraintes normales
principales U AZ et U AX au point A. Avec U Az = 0 on
obtient:
n
z (3)

Fig. 8.6.

135
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

La construction graphique de M6hr (fig. 8.7) permet X


de déterminer rapidement les directions principales Z
et X et les valeurs de a AZ et a AX' p

/ l
/ :
1
1
1
(TAz ____
(TAX_ IJ
e o z
Fig. 8.8.

En effet, en B : a Bx =- a Ax
-.....z T Bzx =- T Azx .

Fig. 8.7. La relation (2) du paragraphe 2.3.1 montre que les


directions principales en A et B sont identiques. Dans
le cas de la figure 8.8 on note que:
Dans le repère direct (A, Z, x), sur l'axe (A, Z) on (OC, DS') = cp .
porte (fig. 8.7) :
On trace (A, i) et (A, i) tels que:

-
AH=aAxz

HS =- T AzxX, - (z, i) = (x, i) = cp .

Soit J le milieu de AH. L'axe (A, z) représente les variations de la contrainte


Le cercle de M6hr des contraintes au point A est le normale a A au point A. Sur le cercle de M6hr
cercle de centre J et de rayon R = JS. Ce cercle coupe figure 8.7 ou figure 8.8 on observe que 1 a A 1 est
(A, z) en Cet D ; on note C le point proche de A et maximale en D défini par:
D le point proche de H.
Sur le cercle de M6hr on observe que: AD = AJ + JD
HS - - 1- l
-+-
tan (JH, JS) =
--
=
JH
= -- .
a
T Azx

Ax
AJ = 2 AH = 2 a Ax ;
2 JD = R = JS
1
D'après la relation (2), on peut écrire: JS
2
= 2
T Azx +4 a
2
Ax = 4l( a 2
Ax + 4T2 )
Azx

tan (JH, ÏS) = tan 2 cp JD =R = l 2 J 2


a Ax + 4 T Azx
2
.

• Dans le cas où a Ax:> 0, la figure 8.7 montre que:


d'où
JD = + R d'où,
- - - l l /24 2
Dans le cas de la figure 8.7 qui correspond à AD = AJ + JD = 2 a Ax + 2V a Ax + T Azx'

a Ax '?" 0 et T Azx :> 0 on note que:


D'après les relations (3) paragraphe 2.3 on sait que:
(CD, CS) = cp •
l 1 / 2 4 2
a AZ = 2a Ax + 2V a Ax + T Azx
On trace (A, i) et (A, i) tels que:
donc AD = a AZ et a AZ :> 0.
(z, i) = (x, i) = cp .
On en déduit que:
La figure 8.8 correspond au cas où a Ax <:: 0 et
T Azx <:: O. Ce cas correspond à l'état de contrainte au
point B opposé du point A (fig. 8.5).

136
Sollicitations composées

• Dans le cas où a Ax <: 0, la figure 8.8 montre que: D'autre part, on peut observer que

lD =-R tan 2 lp 1 X tan 2 lp 2 = - 1


---1 1/
22 7T
d'où, AD = Al + lD = "2 a Ax -"2 Va Ax + 4 T Azx' et donc que /2 lp 1 - 2 lp 21
2

D'après les relations (3) paragraphe 2.3 on sait que: ou

1 1 / 2 2
a AX = "2 a Ax - "2 V a Ax + 4 T Azx Nous avons rencontré cette particularité du maximum
de la contrainte tangentielle au chapitre 3, paragra-
donc AD = a AX et a AX <: O. phe 4.2.2. Exprimons 1 T Ani 1 max ; pour cela on peut
écrire que:
On en déduit que (puisque a Ax <: 0) :
1 4 T~zx
cos2 2 lp = -----,;---
1 tan 2 2 lp
+

On retrouve donc la même valeur de 1 a A 1 max pour tan2 2 lp a~x


~x + 4 T ~zx .
2
sin 2 lp = 1 + tan 2 2 lp = a
IT Ax > 0 (fig· 8.7) et pour a Ax <: 0 (fig. 8.8) qui corres-
pond nous l'avons vu à l'état de contrainte en B,
d'où: En remplaçant sin 2 lp et cos 2 lp par leur valeur dans
la relation (1) on peut écrire:

a~x 4 dzx
Dans la zone tendue ou dans la zone comprimée on 1 T Ani 1 max = / 2 2 + / 2 2
peut donc écrire: 2V + 4 T Azx
a Ax 2V a Ax + 4 T Azx
1 a~x + 4 dzx
1T Ani 1max = "2 • / 2 2
V a Ax + 4 T Azx
l 'T Ant 1
max
=!2 V / u ~x + 4 'T ~zx •

On en déduit que la contrainte tangentielle maximale


en A ou en B a pour expression:
2.3.2. Contrainte tangentielle
maximale
1'Tl m ax="2 1.J 2
uAx+4'TAzx
2 (5)
Méthode graphique
Sur le cercle de Mohr figure 8.7 ou figure 8.8 on
observe que la contrainte tangentielle maximale est
telle que: 2.4. DÉFINITION DES MOMENTS
IDÉAUX DE FLEXION ET DE
ITAZxlmax = lP = R TORSION
d'où:
2.4.1. Moment idéal de flexion
On a vu que la contrainte normale maximale a pour
expression (relation (4) paragraphe 2.3.1) :
Méthode algébrique
Si nous nous référons aux relations (1) ci-dessus, nous
1a 1max = ~ [1 a Ax 1+ J ~x + 4 ~zxJ.
a T

observons que les extrémums des fonctions a An et


T Am ne sont pas obtenus pour les mêmes valeurs de lp.
En fonction de M fz et de M r on obtient:
En effet:
lal max =
da An - 2 T Azx
• -- =
dlp
0 est obtenu pour tan 2 lp 1 = - - -
a Ax ![
2
1M
fz 1 x
/(G, 2)
1R 1 + 1
\j /(G,
M}z
2)2
R 2 + 4 M; R 2 ]
/8
dTAnl a Ax
• -- = 0 est obtenu pour tan 2 lp 2 = -2-- .
dlp T Azx or pour une section circulaire: / G = 2/ (G, z)

137
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

d'où: Définition
J
M~. +
1 CT 1

On note:
max
= !2 [1 Mfz 1+ JMf z + M 2 2
1
] 1R 1
x I(G, z) .
l M;, = M;
•est appelé moment idéal de torsion.

(6) 2.5. CONDITION DE RÉSISTANCE

On obtient alors:
2.5.1. Condition limite pour les
contraintes normales
M if CT e

I CTI max -- x IRI (7) On note: CT p = -


I(G, Z) s
avec:
CT e: contrainte normale limite élastique;

Cette relation correspond à l'expression de la


s : coefficient de sécurité;
CTp : contrainte normale limite pratique.
contrainte normale maximale en flexion plane simple,
dans laquelle M fz est remplacé par M if• La condition limite pour les contraintes normales
s'écrit alors:
Définition

M;f = ~ [1 Mf.! + JMt + M;J


1 est appelé moment idéal de flexion.
La relation (7) paragraphe 2.4.1 permet d'écrire
M if
-----'---x
I(G, z)
IRI ~CTp

2.4.2. Moment idéal de torsion d'où:


On a vu que la contrainte tangentielle maximale a
pour expression (relation (5) paragraphe 2.3.2) :

1T Imax = ~ .JCT~x + 4 dzx· (10)

En fonction de M fz et de MI on obtient:

2.5.2. Condition limite pour les


contraintes tangentielles

On note:
avec
Te: contrainte tangentielle limite élastique;
s : coefficient de sécurité;
Tp contrainte tangentielle limite pratique.
:
On note: La condition limite pour les contraintes tangentielles
s'écrit alors:
(8)
ITlmax~Tp.

La relation (9) paragraphe 2.4.2 permet d'écrire


On obtient alors:

(9)
d'où

Cette relation correspond à l'expression de la (lI)


contrainte tangentielle maximale en torsion simple,
dans laquelle MI est remplacé par M;I.

138
- La liaison 3-1 est une liaison pivot glissant courte
2.5.3. Condition de résistance d'axe (B, x) admettant un léger rotulage. L'action
mécanique de 3 sur 1 est modélisable en B par:
La condition de résistance est la condition (10) ou la
condition (11) la plus contraignante, c'est-à-dire celle
qui conduit à adopter l'arbre de diamètre maximal.

tel que dans 3t: ,

2.6. APPLICATION
B(3 -+ 1) 1
ZB
~B
La figure 8.9 représente la modélisation d'un arbre
cylindrique de révolution 1. Cet arbre est guidé en
rotation dans les paliers 2 et 3 et il permet de Cet arbre est en acier XCI8 pour lequel:
transmettre un couple entre les roues à denture droite
4 et 5. Le repère 3t = (A, X, y, Z) est tel que U, = 260 MPa et T, = 130 Mpa.
(A, x) est porté par la ligne moyenne de l'arbre 1.
On adopte pour cette construction un coefficient de
Unités: les longueurs en millimètres, les forces en sécurité s = 2,6.
newtons.
y QUESTION 1
500 500 200
Détenniner les actions mécaniques en A et B.
1
z0 A RÉPONSE
c
x L'étude de l'équilibre de l'arbre 1 permet d'établir sans
difficulté que:

2 Y A = - 2 240; ZA = 0;
Fig. 8.9.
YB = - 560; ZB = O.
- L'action mécanique de la roue 4 sur l'arbre 1 est
modélisable en C par:
QUESTION 2
{T:i(4-+1)} =. {~(4-+1) } Déterminer les équations de l'effort tranchant Tr' du moment
c Md4 -+ 1) de Oexion Mf. et du moment de torsion Mt le long de l'arbre
ABCD et construire les diagrammes correspondants. En
tel que dans 3t : déduire la valeur de 1 TT 1...., de 1Mf. 1max' de 1M, 1.... et la
position des sections droites correspondantes.

RÉPONSE
- L'action mécanique de la roue 5 sur l'arbre 1 est - Entre A et C: 0 ".;.x <: 500
modélisable en D Par: Ty =2240
M fz = - 2240x
{T:i(5-+1)} = {~(5-+1)} M,=O.
D M D (5 -+ 1)
tel que dans 3t : En A: x = 0; M fz = 0
en C: x = 500; M fz = - 112 X 104 •
- Entre C et B: 500 ".; x <: 1 000.
T y = 2 240 - 4 000 = - 1 760 ;
- La liaison 2-1 est une liaison pivot courte d'axe M fz - 1 760 x - 2 X 10 6 ;
(A, x) admettant un léger rotulage. L'action mécani- M, = - 36 4
X 10 •
que de 2 sur 1 est modélisable en A par:
En B: x = 1000; M fz = - 24 X 10 4•
A(2-+1)}
{T:i(2-+1)}= A
{0 - Entre B et D: 1 000 ".; x <: 1 200.

T y = - 1 200;
tel que dans 3t :
M fz = 1 200 x - 144 X 10 4 ;
4
M, = - 36 X 10 •

En D : x = 1 200; M fz = O.

139
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

La figure 8.10 représente les diagrammes de T y, Mf, et Dans la section C on peut écrire:
M, le long de la poutre AD. Sur ces diagrammes on observe
que: d 3 "" 16X2,6[112X 104 + 104J1122+36n
11" x 260 J
1 Ty 1m'x = 2 240 entre A et C d'où d",,49mm.
JMf ,l m• x =112xI04 enC
IM,l m • x = 36 x 10 4 entre C etD. QUESTION 4
Dans la section la plus sollicitée, déterminer le diamètre
La section la plus sollicitée est donc située en C.
minimal de l'arbre pour que la condition limite relative aux
contraintes tangentielles soit vérifiée. Compte tenu de la
question 3 en déduire le diamètre minimal de l'arbre 1 pour
que celui-ci résiste en toute sécurité aux sollicitations qui lui
2240 sont appliquées.

RÉPONSE
La condition limite pour les contraintes tangentielles (rela-
tion (II) paragraphe 2.5.2) s'écrit:

La relation (8) paragraphe 2.4.2 s'écrit

Mil = JMJz+ M,2.

D'autre part:

1G 11"d 3
TRT=16
d'où

Mt
A c B o Dans la section C on peut écrire:
x 4
d3 "" 16 x 2,6 x 10
~ 11" x 130
J 1122 + 362
4
- 36.10
(c)
d'où d"" 49,2 mm.
Fig. 8.10.
Compte tenu de la question 3 la condition de résistance de
l'arbre 1 est donc:
QUESTION 3
d.,;.. "" 49,2 mm.
Dans la section la plus sollicitée, déterminer le diamètre
minimal de l'arbre pour que la condition limite relative aux
contraintes normales soit vérifiée.

RÉPONSE
La condition limite pour les contraintes normales (rela-
tion (10) paragraphe 2.5.1) s'écrit:

La relation (6) paragraphe 2.4.1 s'écrit 3.1. ÉTUDE DE LA RÉPARTITION


Mif = ~ [1 Mfz 1+ J Ml, + Ml DES CONTRAINTES
NORMALES
D'autre part:
Soit une poutre 1 telle que si l'on considère une
section droite (S) de centre de surface G et de
nonnale extérieure X, le plan (G, X, ji) est un plan de
symétrie pour la poutre et pour les forces qui lui sont
appliquées.

140
5011 icitations composées

La réduction en G du torseur des forces de cohésion La composante Mf, '1 0 provoque une sollicitation de
flexion plane simple. Nous avons vu dans le chapitre 7
que cette sollicitation fait intervenir des contraintes
normales U2 dont la norme est proportionnelle à
l'ordonnée y du point considéré et telles que
(fig. 8.12 b) :
a donc les composantes suivantes dans le repère
G (x, y, z) de définition des sollicitations (fig. 8.11) : Mf
u
2
= - I(G, ~/'
N'IO M,=O
R Ty'lO; MG Mfy = O. La composante Tv '1 0 provoque dans la section
Tz = 0
droite (S) une co"ntrainte tangentielle 7" xy dont la
Mf, '10 valeur en un point M s'exprime par la relation (15) du
§ 5.3 du chapitre 7 :
Y
Ty W Gz
T =T =- .
xy M bI(G, z)

Dans le chapitre 7 nous avons vu que 7" xy est nul pour


x les points tels que Met N (fig. 8.12 c) les plus éloignés
du plan (G, z, x) et que 7" xy est maximal pour les
points situés sur (G, z). Si on considère le plan de
section droite (S), l'application du principe de super-
position pour les contraintes normales (T x montre que
z Fig. 8.11. (fig. 8.12 d) (T x est maximal respectivement en Met N
dans la zone comprimée ou dans la zone tendue.
La composante N '1 0 provoque une sollicitation On note ces valeurs de (T x en M et N: (T Mx et
d'extension si N :> 0, ou de compression si N <: O. (T Nx. Nous venons de voir qu'en Met N, 7" xy = 0 donc
Nous avons vu dans le chapitre 4 que chacune de ces (T Mx et (T Nx sont les contraintes principales en M et
sollicitations fait intervenir des contraintes normales N.
u\ uniformément réparties dans la section droite Bans le cas de la figure 8.12 d :
(S) et telles que (fig. 8.12 a) : • dans la zone comprimée, au point M:
N (T Mx = (T \ M + (T 2 M
Ut = S·
7" Mxy =0
y --> y
/T2M d'où: (1)
M

• dans la zone tendue, en N :


x x (TNx=(T1N+(T2N

7" Nxy = 0
--> d'où:
/T1
N Mf, 1
(2)
(S)
-->
/T2N
Iul max = I S- I(G,z)YN .

(a) Entre M et N, 7" x)' varie et sa valeur maximale reste


faible comparée à (T x max' on peut donc négliger
y y 7" xy dans le calcul de la contrainte normale principale
-->
/TM (T (voir relation (4) paragraphe 2.3.1). Il en résulte
M M
que la répartition des contraintes normales (T entre M
Zone et N est déterminée avec une bonne approximation à
--> comprimée partir de la relation de superposition des contraintes
't xy maxi normales (T x dans le plan de section droite (S)
x
(fig. 8.12 d)
G x --> Zone
/T
tendue (Tx = (Tl + (T2
N
N -->
N M fz
soit: (3)
(S) (S) /TN ux=S- I(G,z/"
(c) (d)
Cette relation (3) permet de déterminer l'ordonnée y
Fig. 8.12. de la fibre neutre pour laquelle (T x = o.

141
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

QUESTION 2
3.2. APPLICATION Déterminer les composantes dans (G, x,
y, i) des éléments de
réduction en G du torseur des forces de cobésion. En déduire
La figure 8.13 représente une poutre 1 en liaison le type de sollicitation auquel est soumis la poutre 1.
encastrement en B avec le support 2.

y RÉPONSE
1=2000
.... Dans la zone AB pour laquelle 0 "" x "" 2 000, on considère
~
A (3....1) X la section droite (S) de centre de surface G telle que

"- A

G • B ~
AG = xX (fig. 8.13).
Si on considère le tronçon à gauche de (S), on peut écrire

• •df(4....1) --t
~ ~ ~ ~ que:

(S) ~

Fig. 8.13.
avec
Le plan (A, X, ji) est un plan de symétrie pour la x
poutre 1 et pour les forces qui lui sont appliquées. R= -A(3-+1)-Id::i(4-+1)
fi
(A, x) est porté par la ligne moyenne de 1.
x
Unités: forces en newton, longueurs en millimètres. MG = - Md A(3 -+ 1)]- I M dd::i(4 .... 1)].
La poutre 1 est soumise aux actions mécaniques fi
suivantes:
- l'action de 3 .... 1 est modélisable en A par: La première relation s'écrit:

{"G(3-+I)} =
A (3
0
-+ I)} R= - A(3
x
-+ 1) - I dJ( 4 -+ 1)
A
{ fi

R= x- 2 000 ji + 3 xy

il ~~ ~~+3X
soit 5 000
tel que A (3 -+ 1) = - 5000 x + 2000 ji
- l'action de 4 -+ 1 est modélisable par une densité d'où:
linéïque de force constante entre A et B et telle que: T, = O.

dj(4-+ 1) = -pdxji avecp = 3 N/mm. La deuxième relation s'écrit:

La poutre a une section rectangulaire de largeur


b = 30 mm et de hauteur h = 60 mm. Elle est en acier
pour lequel E = 2.10 5 MPa et u e = 380 MPa.
MG = - [GA "A (3 -+ 1)] - [ 0: "-
pxji ]

On considère une section droite (S) de centre de soit MG = 2000 xZ - 1,5 x 2 Z


surface G tel que AG = xx.
M,=O
d'où: MG Mf, = 0
QUESTION 1 M fz
= 2000x-l,5x 2 •
Déterminer les éléments de réduction en B de l'action Il en résulte que la poutre 1 est soumise entre A et B à une
mécanique de 2 -+ 1. sollicitation composée de flexion plane simple et d'exten-
sion.

RÉPONSE
QUESTION 3
L'équilibre de 1 entraîne que: {T:>(1 -+ I)} {Ô}.
La réduction en B permet d'écrire: Déterminer les équations et les diagrammes de l'effort
normal N, de l'effort trancbant T, et du moment de flexion
R(I-+!) =Â(3-+1) Mf, le long de la poutre AB.
1
+ I dj(4 -+ 1) + B(2 -+ 1) = Ô
fi
RÉPONSE
MB(I -+ 1) M B[Â(3 -+ 1)]
1
Entre A et B pour 0 "" X <: 2 000, les résultats de la
+ I M [dj(4 -+ 1)] + M (2 -+ 1) =
B B Ô. question 2 permettent d'écrire:
o Unités: forces en newton, longueurs en millimètres.
Effort normal:
Dans (x, ji, z) on obtient:

B(2 -+ 1 ) = 5 000 x+ 4 000 Y N(x) = 5000


M8 (2 -+ 1) = - 2 X 10 6 i. d'où le diagramme figure 8.14 a.

142
Effort tranchant : - contrainte nonnale due à M fz :

T/x) =- 2 000 + 3 x.
EnA: x = 0; T y = - 2 000.
EnB: x=l=2000; T y = 4000. - contrainte nonnale due à la flexion et l'extension:
l
EnC: x = 3; T y = O.

D'où le diagramme figure 8.14 b.


Dans la section droite en B:
Moment de flexion: N = 5000 (N)
S = bh = 1 800 (mm 2)
Mf/X) = 2000x-l,5x z .
M fz = - 2 X 10 6 (N mm)
EnA: x = 0; M fz = O.
bh 3
EnB: x = l = 2000; M fz = - 2 X 10 6 . 1 (G, fi) = 12 = 54 X 10 4 (mm 4)
l 2 6
5000 2 x 106
EnC: X = 3; M fz = 3 x 10 . d'où:
O"x= 1800+54x104Y
2l
EnD: x = 3; M fz = O.
CT. = 2,78 + 3,7 y. (1)
Pour y = 30 O"M=113,78
D'où le diagramme figure 8.14 c.
Pour y = - 30 0" N = - 108,22.

(N) N(x)
Dans la zone tendue: 1 CT,Of 1mu = 113,78 MPa.
5000 (a) Dans la zone comprimée: 1 CT NI mo. = 108,22 MPa.
1 La figure 8.15 donne les diagrammes de répartition des
A 8 1 x contraintes nonnales al' if 2 et if = a, + a2•
(mm)
Dans la relation (1) ci-dessus pour 0" x = 0 on obtient
l'ordonnée y du plan neutre:
4000 (b) y = - 0,75 (mm) .
x
y y y
(mm) -->
0"

(N.mm)
x

x
8 1 (mm) N N N
1
1 (c) (a) (b) (c)
1
- - - - - - - - - - - - -=- 2.10 6 Fig. 8.15.

Fig. 8.14.

QUESTION 4
Déterminer la répartition des contraintes normales dans la
section la plus sollicitée et en déduire la contrainte normale
maximale dans la zone tendue et dans la zone comprimée. 4.1. DÉFINITION
Déterminer l'ordonnée y de la fibre neutre.

Une poutre de section constante dont la ligne


RÉPONSE moyenne est droite et portée par (A, x) est sollicitée
L'étude des diagrammes de la figure 8.14 nous montre que la à la flexion déviée lorsque:
section la plus sollicitée est en B. 1" Cette poutre supporte des forces concentrées ou
Cette section est sollicitée à la flexion plane simple et à réparties perpendiculaires à (A, x) et disposées
l'extension, d'où: symétriquement par rapport à (A, x, y).
- Contrainte nonnale due à N :
2" Dans le plan de section droite (S) de centre de
N surface G les axes (G, y) et (G, z) ne sont pas des
0"1 = s; axes principaux de la section.

143
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Exemples
- Poutre droite de section rectangulaire dont le plan
des charges (G, X, ji) n'est pas un plan de symétrie de
la section (fig. 8.16 a).
- Poutre droite constituée par une cornière à ailes
inégales (fig. 8.16 b).

Fig. 8.17.

Considérons les sollicitations correspondant aux


moments Mf y et MJz pris séparément:
- à MJz correspond une sollicitation de flexion
(a) (b)
plane simple dans le plan (G, X, Y);
Fig. 8.16. - à Mf y correspond une sollicitation de flexion
plane simple dans le plan (G, .C(, Z).
4.2. CALCUL DES CONTRAINTES On peut considérer la flexion déviée comme étant la
superposition de ces deux flexions planes simples.
NORMALES Soit M un point quelconque de la section droite
(S) et y et z ses coordonnées dans (G, ji, Z). Soient Y
4.2.1. Expression de 0' dans le et Z les coordonnées de M dans (G, Y, Z).
repère principal (G, Y, i) Considérons chacune des sollicitations prise séparé-
ment:
Soit (S) une section droite de la poutre et G son - la relation (12) paragraphe 5.2.2 du chapitre 7
centre de surface (fig. 8.17). permet d'écrire:

(G, X, ji) est le plan des charges.


Soit (G, Y) et (G, Z) les axes principaux de la
section (S). Nous noterons (fig. 8.17)'
(j, Y) = (i, Z) = lp (voir chapitre 2. paragraphe 7). - la relation (12') paragraphe 5.2.4 du chapitre 7
Les éléments de réduction en G du torseur des forces permet d'écrire
de cohésion

Le principe de superposition permet alors de détermi-


ont pour composantes dans (G, X, ji, z) : ner dans la section droite (S) la contrainte normale
U x en M

Mf, cos ({) Mf sin (()


ux=ulx+u2x=- Y+ ' Z
f(G, Z) f(G, Y)
~

Le moment de flexion Mf est donc porté par


(G, z)
M [YCOS({) ZSin({)]
ux = - f, f(G, Z) - f(G, Y)
Mf = Mf, =. soit
Notons Mf y et Mf z les composantes de Mf suivant les
axes principaux (G, Y) et (G, Z). On peut écrire
(fig. 8.17) : (1)
Mf y = Mf, sin ({)
- /(G, Z) Zsin lp].
MJz = Mf, cos ({).

144
5011 icitations composées

Les relations (4) permettent d'exprimer les moments


4.2.2. Expression de l'axe neutre quadratiques et le moment produit relatifs aux axes
dans le repère principal (G, y, z) en fonction des moments quadratiques
(G, Y, Z) relatifs à (G, Y, Z) car I(G, Y, Z) = 0 (voir chapi-
tre 2, paragraphe 7.2)
La relation (1) montre que dans le plan de section
droite (S) la contrainte normale a x est nulle pour les I(G, y) = L z2 t1S
points M tels que: (S)

1 (G, Y) Y cos ~ - 1 (G, i) Z sin ~ =0 . (2) = I(G, Z) sin 2 'P + I(G, Y) cos 2 'P (6)

Ces points sont donc situés sur une droite de


I(G, z) = Ly2 t1S
(S)
(S) passant par G. Cette droite est appelée l'axe
neutre de la section (8); on le désignera par = 1 (G, Z) cos 2 'P + 1 (G, Y) sin 2 'P (7)
(G, ri).
On note: (Y, ri) = 1ft (fig. 8.18).
I(G, y, Z) = LYz t1S
(S)

= [I(G, Z)-I(G, Y)]sin'Pcos'P (8)

En fonction de (5) l'équation (2) s'écrit:

I(G, Y) cos 'P (y cos 'P + z sin 'P)


- 1 (G, Z) sin 'P ( - y sin 'P + z cos 'P ) =0
y[I(G, Z)sin2'P +I(G, Y)COS2'P]

- z [1 ( G, Z) - 1 ( G, Y)] sin 'P cos 'P = 0.

En tenant compte de (6) et (8) on obtient:


Fig. 8.18.
yI(G, y) - zI(G, y, z) = O. (9)
La relation (2) permet de déterminer tan 1ft:
L'équation (9) définit l'axe neutre (G, fi) dans le
repère (G, y, Z).
Z I(G, Y) On note: (y, fi) = a (fig. 8.18).
tan 1ft = - = ----,----- (3) La relation (9) permet de déterminer tan a :
y I(G, Z) tan 'P
• I(G, y)
tan a = -z =--'------'---- (10)
y I(G, y, z)
D'après l'hypothèse de Bernoulli la section droite
(S) reste plane après déformation; celle-ci est donc
une rotation de (S) autour de l'axe neutre (G, ri). En remplaçant (2) par (9) la relation (1) s'écrit:
Les déformations ex et les contraintes a x seront donc
maximales pour les points M les plus éloignés de l'axe
neutre (G, fi). Mf,
a x =- [yI(G,y)
Pour calculer u x max on détermine les coordonnées I(G, Y) I(G, Z) (Il)
Yet Z des points Mies plus éloignés de l'axe neutre
(G, n) et on applique la relation (1). - zI(G, y, Z)r

4.2.3. Expression de l'axe neutre Pour calculer u x max on détermine les coordonnées y et
z des points M les plus éloignés de l'axe neutre
dans le repère (G, y, z) (G, n) et on applique la relation (11).
Les formules de changement d'axes entre
(G, X, y, z) et (G, X, Y, Z) s'écrivent: 4.2.4. Détermination graphique de
y = Ycos 'P - Zsin 'P (4) l'axe neutre
{z Y sin 'P + Z cos 'P
=
Soit (G, y, Z) un système d'axes de la section
y = Y cos 'P + z sin 'P (5) (S) tels que (y, Z) = ~. Désignons par (G, Y, Z)
{ Z = - y sin 'P + z cos 'P .

145
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

les axes principaux de la section (8) tels que L'angle (y, Y) = (i, Z) = ({J est déterminé graphi-
- -
(Y, Z) = 2"'
7T
On note: quement à partir de :

Dans le repère (G, y, i) le point B a pour coordon-


D'après la relation (1) du paragraphe 7 du chapitre 2 nées y et z telles que (fig. 8.19) :
on peut écrire:
z =/(G,y)
tan 2 li' = -2I(G, y, i) (12) y = /(G, y, i)
I(G, "j)-I(G, i)
z /(G, y)
d'où: = = tan a .
Dans l'hypothèse où /(G, y), /(G, Z) et /(G.>-Y, i) y /(G, y, Z)
sont connus, la méthode graphique de Môhr (chapi-
tre 2, paragraphe 9) permet de déterminer les axes Les coordonnées du point B vérifient donc la relation
principaux (G, Y) et (G, Z) ainsi que les valeurs de (10) du paragraphe 3.2.3, il en résulte que le point B
est un point de l'axe neutre (G, ri). GBest donc l'axe
/(G, Y) et /(G, Z) (fig. 8.19). neutre de la section (8). L'angle (y, ri) = a est
déterminé par l'angle (Y, GB).
y

4.3. APPLICATION

On considère figure 8.20 une poutre droite 1 de section


constante reposant sur deux appuis sans adhérence
repérés 2 et 3 et situés respectivement en A et B.
-->
1(:....G..:....,z-=)+----=:...,.+--:~_+_,__~~~~_r_...:....-;:lI...\G
___ y
z D 1=2000
--> -->
A(2-->1) B (3-->1)
lA C B
1 x

G. -->
C(4-->1)
Fig. 8.19.
Fig. 8.20.

Sur l'axe (G, i), on porte à l'échelle choisie: L'axe (A, x) est porté par la ligne moyenne de la
poutre 1 et B et C sont situés sur (A, x).
GH=/(G,i)i et GE=/(G,Y)i. Les forces appliquées à la poutre 1 sont perpendiculai-
res à (A, x) et admettent (A, x, y) comme plan de
Parallèlement à (G, n, on porte avec la même
symétrie. La poutre 1 est une cornière à aile inégale
90 x 70 x 8 NF A 45-009 dont la section droite
échelle: (S) est définie figure 8.21. Les axes (G, y) et
(G, z) ne sont pas les axes principaux de la section
HA = - /(G, y, Z)y et ER = /(G, y, Z)y. droite (S).
Unités: les longueurs en millimètres, les forces en
Il en résulte que dans (G, y, Z) les points A et B sont newtons.
tels que:
y y
GA = I(G, i) i - I(G, y, i ) j 1 70
{ G1J = I(G, y) i + 1 (G,y, i ) j ' z 1 1 0
1 1 ·G, _o.
Le cercle de Môhr est le cercle de diamètre AB, son
centre J est le milieu de HE, son rayon est
z col
R = JA = JB. Ce cercle coupe l'axe (G, Z) en deux G 0
Cl
points Cet D. On note D le point proche de H et Cie
point proche de E. ~. G2
Au chapitre 2, paragraphe 9 nous avons établi que: 8

GD = I(G, i) et Ge = I(G, Y). Fig. 8.21.

146
L'action mécanique de 4 -+ 1 est modélisahle en C Les composantes de R et MG dans (G, X, ji, i) sont:
milieu de AB par:
N =0 Ml =0
{'b(4 -+ I)} = ë(40'-
_ I)} R Ty=IOOO; MG Mfy = 0
C
{
I T, = 0 Mf, = - 1000 x + 2 x 10 6
tel que ë (4 -+ 1) = - 2 000 ji .
La figure 8.22 donne les diagrammes de T y et Mf,' Il en
résulte que la poutre 1 est soumise à une sollicitation de
flexion mais, (G, ji) n'étant pas un axe principal de la
QUESTION 1 section droite (S), cette sollicitation est une flexion déviée.
Détenniner les équations et les diagrammes de l'effort
tranchant Tyet du moment de flexion Mf.
QUESTION 2
QueUe est le type de sollicitation auquel est soumise la poutre
1? Détenniner le centre de surface G de la section droite
(8).

RÉPONSE RÉPONSE
Par raison de symétrie On peut décomposer la section (S) en deux surfaces
SI et Sz de centre de surface G I et G 2 (fig. 8.21)
À(2 -+ 1) = B(3 -+ 1) = 1 OOOji.
SI = 70 x 8 = 560 mm 2
Soit G le centre de surface d'une section droite (S) située
S2 = 82 x 8 = 656 mm 2
entre A et C. Les éléments de réduction en G du torseur des
forces de cohésion S = SI + S2 = 1 216 mm 2 .

G{~G}
Les centres de surface G I et G 2 sont définis dans (0, X, ji, i)
{'bcoh } = par:

sont tels quel J"? = - À (2 -+ ~I)


00 1 = - 4 ji + 35 i
MG = - G1 "A (2 -+ 1) . 002 = - 49 ji + 4 i.

Les composantes de R et MG dans (G, X, ji, i) sont: Les coordonnées du centre de surface G de (S) dans
(0, X, ji, i) s'expriment alors par:

N =0 MI =0 SI + YG2 S2
YGI - 4 x 560 - 49 x 656
R Ty=-IOOO; MG Mfy = 0
I T, = 0 Mf, = 1000 x
YG = S

yG
1216
= - 28,276 (mm) •
EnA: x=O; Mf, = O.
zGI SI + ZG2 S2 35 x 560 + 4 x 656
6
EnC: x=IOOO; Mf, = 10 (N mm). zG = S 1 216

Entre C et B les éléments de réduction en G du torseur des zG = 18,276 (mm) •


forces de cohésion peuvent s'écrire:
QUESTION 3
R =B(3-+1)
IMG = GÊ" B(3 -+ 1). Détenniner les moments quadratiques [(G, y), [(G, i) et le
moment prOdW~[(G']' i) de!a section droite (8). Détermi-
ner l'angle il' (J, Y) = (i, Z) des directions principales de
la section.
1000
RÉPONSE
A Cl
On désigne par /I(G, ji) et /2(G, ji) les moments quadrati-

-1000
x ques de SI et S2 par rapport à l'axe (G. On peut écrire: ,n.

La relation (2) paragraphe 2 du chapitre 2 permet d'écrire:


/1(G,ji)=/I(Gj,ji)+Sjd! avec Id" = IZG-zGII
~ 8 x 70 3
/I(G, y) = -1-2- + 560 x 16,724 2 = 385294,29 mm'

B x /2(G,ji)=/2(G2,ji)+S2d~ avec Id2 1 = IZG-zG21


~ 82 x 8 3
Fig. 8.22.
/2(G, y) = -1-2- + 656 x 14,276 2 = 137194,21 mm'

147
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

d'où I(G, y) = 385294,29 + 137 194,21 Sur le cercle de Môhr on obtient:


I(G, J) = 522488,5 mm 4.
(JÎl, JA) = (JÊ, JÈ) = 2 'P .
De la même façon on définit:

I(G, z) = II(G, z) + 12(G, z) Sur la figure 8.23 on observe que: 'P = (i, cA).
On mesure: I(J = 30,5° .
Ij(G, z) = l, (G j , z) + SI d;2 avec 1dll On construit (G, Z) parallèle à CA et (G, h parallèle à
C B et orientés de telle façon que
_) 70 X 8 3
l, ( G, z = --12- ?
+ 560 x 24,276-
= 333008,21 mm 4
(y, h = (z, Z) = 'P .

12(G, z) = 12(G 2,z)+s2 d!} avec Idil !YG- Yc 21 Sur l'axe (G, i) on obtient:

12(G, z) = 8 ~~23 + 656 x 20,724 2 I(G, Y) = GC =27 x 10 4 mm 4


= 649320,29 mm 4 • I(G, Z) = GD= 123 x 10 4 mm 4 •

d'où I(G, z) = 333008,21 + 649 320,29


I(G, i) = 982328,5 mm 4. y

Soient lj (G, y, z) et 12( G, y, z) les moments produits de


S, et 52 par rapport aux axes (G, y, z). On peut écrire:
(G,r:Zi
1
I(G, y, z) = 1,(G, y, z) + 12(G, y, z). OM

La relation (2) paragraphe 5 du chapitre 2 permet d'écrire:


-+
I(G,Z)
1,(G, y, z) = Ij(G j, y, z) + SI Yc, ZCj'
z 0
l, (G, y, z) = 0 + 560[ - 4 - (- 28,276 )][35 - 18,276] ,
l, (G, y, z) = 227 355,42 mm 4 .

12(G, y, i) = 12(G 2, y, i) + S2Yc2 ZC2'


12(G, y, i) = 0 + 656 [- 49 - (- 28,276)][4 - 18,276] ,
-1 (G,;Zi
12(G, y, i) = 194081,42 mm 4 • N
Fig. 8.23.
D'où: 1 (G, y, i) = 227355,42 + 194081,42
I(G, y, i) = 421436,84mm 4.

QUESTION 5
QUESTION 4 Déterminer par la méthode graphique l'axe neutre (G, li) de
la section droite (S) et en déduire les coordonnées y et z des
Déterminer par la méthode graphique de Miihr la position points M et N de la section (S) les plus éloignés de l'axe
des axes principaux au centre de surface G de la section neutre.
droite (S) et la valeur des moments quadratiques maximal et
minimal correspondants. RÉPONSE
RÉPONSE On a vu au paragraphe 4.2.4 que dans le repère (G, y, z)
l'axe neutre (G, fi) a pour support â1i, le point B étant
Dans le repère (G, y, z) et en fonction de l'échelle choisie défini par: ~
sur l'axe (G, i) on porte (fig. 8.23):
4
GE = I(G, y) i + I(G, y, z)y.
GE = I(G, y) = 522488 mm ,

GH = I(G, i) = 982328 mm4 • Sur lafigure 8.23, par construction, le point B vérifie cette
condition. L'axe neutre est donc défini par GE. Sur cette
On note J le milieu de EH. figure on mesure:
Parallèlement à (G, y) on porte:
(y, li) = a = 51° .
HA = - I(G, y, z) = -421 436mm 4 ,
La figure 8.23 montre que les points les plus éloignés de
J!lJ = I(G, y, z) = 421436 mm
4

l'axe neutre (G, fi) sont les points repérés Met N. Dans le
repère (G, y, i) on détermine (graphiquement ou géométri-
On trace le cercle de Môhr de centre J et de rayon JA. quement) les coordonnées des points M et N:
Ce cercle coupe l'axe (G, i) en Cet D. On note C le point
proche de E et D le point proc_he de H. YM = 28,27
On désigne par (G, Y) et (G, Z) les axes principaux en G
tels que
- -
(Y, Z) =
'TT
2"'
M I
ZM = -18,27
N 1YN = - 61,73
On note: 'P = (y, h = (i, Z). zN = -10,27

148
QUESTION 6 - pour le point M:

106
Dans la section droite (S) la plus sollicitée, déterminer les U Mx = - 27. 104 X 123. ] 0 4 [28,27 x 522 488
contraintes normales maximales tr. dans la zone tendue et
dans la zone comprimée. + 18,27 x 421436]

tr M. = - 67,66 (MPa) (zone comprimée) ;


RÉPONSE - pour le point N:

Les diagrammes de la figure 8.22 montrent que la section 106


U Nx =- 4 41-61,73 x 522488
droite la plus sollicitée est située en C pour laquelle: 27. 10 x 123. 10
Mf. = 106 (N mm). + 10,27 x 421 436]
Da~s le repère (G, y, z) la relation (II) du paragraphe 4.2.3
permet alors d'écrire: tr N. = 84,08 (MPa) (zone tendue) .

EXERCICES AVEC RÉPONSES

[!J La figure 8.24 représente la modélisation d'un arbre


tel que dans :il. :
intermédiaire de réducteur. Cet arbre 1 de section
constante et circulaire est guidé en rotation dans les
paliers 2 et 3 et il transmet un moment entre les roues à
D(5 ..... 1) 1- ~ 000;
denture droite 4 et 5. Le repère :il. = (A, X, y, z) est tel
que (A, x) est porté par la ligne moyenne de l'arbre 1.
- La liaison 2-1 est une liaison pivot courte d'axe
(A, x) admettant un léger rotulage. L'action mécanique
y de 2 ..... 1 est modélisable en A par:
50 100 50
z À(2 ..... 1)}
e {'b(2 ..... I)} = A 0
1- ."': c o x {

~ \ tel que dans :il. :

4
Fig. 8.24.

Unités: les longueurs en millimètres, les forces en - La liaison 3-1 est une liaison pivot glissant cou~te
newton. d'axe (D, x) admettant un léger rotulage. L'action
mécanique de 3 ..... 1 est modélisable en D par:
- L'action mécanique de la roue 4 sur l'arbre 1 est
modélisable en C par:
{'b(3 ..... 1)} - B {B(30~
_ I)}
{'b(4 ..... 1)}= ë(4 ..... 1)}
c { Mc (4 -.1)
tel que dans :il. :
tel que dans :il. :

I)I~B;
ë (4 ..... 1) 1- ~ 000 ;
B(3 .....
ZB

- L'action mécanique de la roue 5 sur l'arbre 1 est Cet arbre est en acier XC 38 pour lequel:
modélisable en D par:
U e = 335 MPa et Te = 235 MPa .

{'b(5 ..... 1)} =


D
{~(5""'1)}
M (5 ..... 1)
On adopte pour cette construction un coefficient de
D sécurité s = 3.

149
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

QUESTIONS - L'action mécanique de la roue 2 sur l'arbre 1 est


modélisable en A par:
l' Déterminer les actions mécaniques en A et B.
r Déterminer les équations de l'effort tranchant T,. du
moment de flexion Mf. et du moment de torsion {"G(2-+1)}=
JW; le long de l'arbre AB et construire les diagrammes
correspondants. tel que dans :JI.
En déduire la valeur de 1 Ty 1mu' de 1Mf.! ....' de
1JW; 1mu et la position des sections droites correspondan-
tes.
Â(2 -+ l)1! soo;
3' Dans la section droite la plus sollicitée, déterminer le
diamètre minimal de l'arbre pour que la condition limite
- L'action mécanique de la roue 4 sur l'arbre 1 est
relative aux contraintes normales soit vérifiée.
modélisable en C par:
4' Dans la section droite la plus sollicitée, déterminer le
diamètre minimal de l'arbre pour que la condition limite
relative aux contraintes tangentieUes soit vérifiée. {"G(4-+1)}=
S' A partir des résultats du 3' et du 4', en déduire le
diamètre minimal de l'arbre 1 pour que celui-ci résiste en
toute sécurité aux solliciations qui lui sont appliquées. tel que dans :JI.

C(4 -+ 1 ) 1- ~ soo ;
RÉPONSES - La liaison 3-1 est une liaison pivot glissant courte
d'axe (B, x) admettant un léger rotulage. L'action
l' X A = 0; YA = 1 250 (N); Z A = O. mécanique de 3 -+ 1 est modélisable en B par:
YB = 1 7S0 (N); Z B = O.
{"G(3 -+ I)} = B
{
B(3 -+
Ô
I)}
2' 1 Ty 1max = 1 7S0 N entre D et B; tel que dans :JI.

1Mf, 1max = 87 SOO N mm


1 M, 1max = 6 X 10 N mm
4
en D ;
entre C et D .
B(3 -+ I)I~B;
ZB
3' d;;" 20,6 mm.
- La liaison 5-1 est une liaison pivot courte d'axe
4' d;;" 19 mm. (D, x) admettant un léger rotulage. L'action mécanique
de S -+ 1 est modélisable en D par:
S' d;;" 20,6 mm.
D(S-+I)}
{"G(S -+ l)} = D
{ Ô

m Lafigure 8.25 représente la modélisation d'un arbre


1 de section constante et circulaire. Cet arbre est guidé
tel que dans :JI.
en rotation dans les paliers 3 et S et il transmet un
moment entre les roues à denture droite 2 et 4. Le
repère :JI. = (A, X, ji, z) est tel que (A, x) est porté par
la ligne moyenne de l'arbre 1.
Cet arbre est en acier 18 CD 4 pour lequel:
y fT e = 880 MPa et Te = 680 MPa .
40 30 30
. On adopte pour cette construction un coefficient de

A f B .1 C
"
D
sécurité s = 2,S.

QUESTIONS

t ~
x
.~
l' Déterminer les actions mécaniques en B et D.
2 4 2' Déterminer les équations de l'effort tranchant T,. du
moment de flexion Mf. et du moment de torsion
Fig. 8.25. JW; le long de l'arbre AD et construire les diagrammes
correspondants.
En déduire la valeur de 1 Tylmu' de 1Mf.I ...., de
Unités: les longueurs en millimètres, les forces en 1Mt 1mu et la position des sections droites correspondan-
newtons. tes.

150
Sollicitations composées

3° Dans la section droite la plus sollicitée, détenniner le - L'action de 4 -+ 1 est modélisable en C par:
diamètre mioimal de l'arbre pour que la condition limite
relative aux contraintes nonnales soit vérifiée. ë(4-+1)}
4° Dans la section droite la plus sollicitée, détenniner le {"G(4-+ I)} = c { Ô
diamètre minimal de l'arbre pour que la condition limite
relative aux contraintes tangentielles soit vérifiée. tel que dans :Il.: ë (4 -+ 1) = 990 x- 400 y.
SO A partir des résultats du 3° et du 4°, en déduire le
diamètre minimal de l'arbre 1 pour que celui-ci résiste en
toute sécurité aux sollicitations qui lui sont appliquées.

QUESTIONS
RÉPONSES
1" YB = - 250 (N) 1° Détenniner les équations de l'effort nonnal N, de
l'effort tranchant T~ du moment de flexion Mf. le long du
Yo = 3 250 (N). levier 1 et construire les diagrammes correspondants.
En déduire la valeur de 1NI, de 1Ty l ' de
2° 1 Ty 1max = 3 250 (N) entre C et D ; 1Mf. 1max et la position des section:"droites corresj;ndan-
3 tes.
1Mf, 1max = 97,5 x 10 (N mm) en C; 2° Déterminer la répartition des contraintes nonnales
1M, 1max = 25 x 10' (N mm) entre B et C . dans la section droite (S) la plus sollicitée et construire les
diagrammes correspondants.
En déduire la contrainte nonnale maximale dans la zone
3° d~ 17,4 mm. tendue et dans la zone comprimée.
3° Détenniner la contrainte tangentielle maximale dans
4° d ~ 17,1 mm.
la section droite ~B.
5° d~ 17,4 mm.

[l] La figure 8.26 représente la modélisation d'un RÉPONSES


levier 1 de section rectangulaire. On note
:Il. = (A, X, y, z). L'axe (A, x) est porté par la ligne 1° 1N 1ma, = 990 (N) entre A et C ;
moyenne du levier 1. Le plan (A, x, y) est un plan de 1T y 1max = 800 (N) entre A et B ;
symétrie pour le levier 1 et pour les forces extérieures
3
qui lui sont appliquées. 1Mf, 1ma, = 32 X 10 (N mm) en B .
Unités: les longueurs en millimètres, les forces en
newtons. 2° La section B-B est la plus sollicitée

u = 15 + 16,117 y

Y1 ~B pour y = 8 u = 144 (MPa), zone tendue;

~; 40 h_OO.~ ~rj l'our y = - 8 U = - 114 (MPa), zone comprimée.

Fig. 8.26.

[±)La figure 8.27 représente une poutr~ 1 en liaison


encastrement en C avec le support 2. On note
Le levier 1 est soumis aux actions mécaniques extérieures :Il. = (A, x, y, z). L'axe (A, x) est porté par la ligne
suivantes: moyenne de la poutre 1.
- L'action de 2 -+ 1 est modélisable en A par:

A(2 -+ l)} y
{"G(2-+ I)} = A
{ Ô
50 50
tel que dans :Il.: A (2 -+ 1) = - 990 x- 800 Y.
lA B C x
- L'action de 3 -+ 1 est modélisable en B par:

{"G(3 -+ I)} = B
{
B(3 -+
Ô
l)} -+
A (3-+1) J -+
B 4-+1) \.!
tel que dans :Il.: B(3 -+ 1) = 1 200 y. Fig. 8.27.

151
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Le plan (A, X, Yl est un plan de symétrie pour la poutre


rnLafigure 8.28 représente la section droite (S) d'un
1 et pour les forces extérieures qui lui sont appliquées.
profilé en alliage d'aluminium utilisé dans la construction
La poutre 1 a une section rectangulaire constante et elle
des voitures du métro.
est en acier E28 pour lequel:

u,=255MPa et T e =130MPa.

On adopte pour cette construction un coefficient de


sécurité s = 2,5.

Unités: les longueurs en millimètres, les forces en


newtons.

La poutre 1 est soumise aux actions mécaniques extérieu-


res suivantes:
- l'action de 3 -+ 1 est modélisable en A par:

A(3-+I)}
{'G(3-+1)} = A
{ Ô

tel que dans :JI. : A (3 -+ 1) = - 1 200 x- 400 y;


- l'action de 4 -+ 1 est modélisable en B par:

{'G(4-+1)}=B {
B(4 -+
Ô
I)}
tel que dans :JI.: B( 4 -+ 1) = - 200 y.
Fig. 8.28.

La section droite (S) a les caractéristiques suivantes:


- surface: S = 833,5 mm 2 •
QUESTIONS - centre de surface G: ot= 7,48 Y- 8,79 (en mm z
0 dans (0, y, z));
1 Déterminer les composantes dans :il des éléments de
réduction en C du torseur des actions mécaniques de - axes principaux d'inertie en G: (G, Y) et (G, Z)
liaison de 2 -+ 1. tels que:
r Déterminer les équations de l'effort normal N, de
l'effort tranchant Ty> du moment de flexion Mf? le long 'P = (y, Y) = (l, Z) = - 18,42' ;
de la poutre 1 et construire les diagrammes correspon-
dants. - moments quadratiques [(G, Y) et [(G, Z):
En déduire la valeur de 1NI, de 1 Ty 1 ' de
1Mfz 1max et la position des section;"droites corresj:'ndan- [(G, Y) = 42,13 X 10 4 mm4 ;
tes. [(G, Z) = 21,46 x 104 mm4.
3' Dans la section droite la plus sollicitée et à partir de la
condition de résistance relative aux contraintes normales, On désigne par (G, fi) l'axe neutre de la section
déterminer les valeurs minimales de b et h dans le cas où (S). La position de l'axe neutre (G, fi) par rapport à
h 2b.= l'axe (G, Y) est déterminée par l'angle:
4' Déterminer la contrainte tangentieUe maximale dans
la section droite la plus sollicitée.
(Y,fi)=I/J.

Unités: les longueurs en millimètres, les forces en


newtons.
RÉPONSES
On donne les composantes dans (G, x, y, z) des élé-
ments de réduction en G des forces de cohésion dans la
section droite (S):
l'ë(2-+1)=1200x+600y
Mc (2 -+ 1) = - 5 X 10 4 Z N =0 M,=O
2' IN 1max = 1200 (N) entre A et C; R Ty =2000; MG =0
M Jy
1 T y 1max = 600 (N) entre B et C ; I Tz = 0 M fz =4 X 10 5
IMfzimax=5xI04(Nmm) enC.
Ce profilé est en alliage d'aluminium corroyé 7020 pour
3' b = 9,25; h = 18,5. lequel:
4' 1T xy 1max = 5,26 MPa. E = 72 000 MPa; u, = 380 MPa; u, = 240 MPa.

152
Sollicitations composées

QUESTIONS - axes principaux d'inertie en G :


(G, Y) et (G, Z)
1 Détenniner algébriquement la position de l'axe neutre
0

tels que:
(G, Ji) de la section droite (S) en calculant tan 1/1
(relation (3) paragraphe 4.2.Z). cp = (y, Y) = (l, Z) = 38
0

2 Déterminer graphiquement la position de l'axe neutre


0

(G, Ji) et comparer avec le résultat du r. - moments quadratiques /(G, Y) et /(G, Z) :


3 Détenniner graphiquement sur la figure 8.28 les coor-
0

données Y et Z dans (G, Y, Z) des points M et /(G, Y) = 173,13 x 104 mm 4;


N de la section droite (S) les plus éloignés de l'axe neutre "
/(G, Z) = 62,18 x 10 mm.
4 4
(G, Ji). M est situé au dessus de l'axe (G, Ji).
4 Dans la section droite (S) déterminer les contraintes
0

On désigne par (G, fi) l'axe neutre de la section droite


normales maximales u. dans la zone tendue et dans la (S). La position de l'axe neutre (G, fi) par rapport à
zone comprimée. En déduire la valeur du coefficient de l'axe (G, Y) est déterminée par J'angle: (Y, il) = 1jJ.
sécurité dont on dispose. On donne les composantes dans (G, X, y, l) des élé-
ments de réduction en G des forces de cohésion dans la
RÉPONSES section droite (S) :
r tan ljJ = - 5,8946; ljJ = (Y, fi) = - 80,3T.
3
0
YM ",,52mm; ZM",,-8,5mm; N =0 M,=O
YN "" - 37 mm; ZN'" - 3 mm. R Ty = 3200 ; MG Mfy = 0
0
4 En M: u, = - 89,4 (MPa), zone comprimée.
I T, = 0 Mf, = 10
6
En N: u, = 64,5 (MPa), zone tendue.
s = 2.68.
Ce profilé est en alliage d'aluminium corroyé 5086 pour
[!]La/igure 8.29 représente la section droite (S) d'un lequel: E = 72 000 MPa; u, = 310 MPa;
profilé. u e = 230 MPa.
Unités: les longueurs en millimètres, les forces en
newtons.
La section droite (S) a les caractéristiques suivantes: QUESTIONS
1 Déterminer algébriquement la position de l'axe neutre
0

y y (G, Ji) de la section droite (S) en calculant tan 1/1


(relation (3) paragraphe 4.2.Z).
r Détenniner graphiquement la position de l'axe neutre
(G, Ji) et comparer avec le résultat du r.
3 Déterminer graphiquement sur la figure 8.29 les coor-
0

données Y et Z dans (G, Y, Z) des points M et


N de la section droite (S) les plus éloignés de l'axe neutre
(G, Ji). M est situé au dessus de l'axe (G, Ji).
0
4 Dans la section droite (S) détenniner les contraintes
z normales maximales u. dans la zone tendue et dans la
zone comprimée. En déduire la valeur du coefficient de
sécurité dont on dispose.
z

RÉPONSES
Fig. 8.29. 0
1 tan ljJ = 3,5638; ljJ = (Y, fi) = 74,3
0

0
-- centre de surface G : 3 YM ",,37; ZM",,-55;
YN "" - 40; ZN "" - 8.
DG = 26,55 Y + 29,88 Z
0
4 En M: u x = - 66,4 (MPa), zone compnmee.
En N: u x = 47,8 (MPa), zone tendue.
dans (O,y,l); s = 3,46.

153
o le flambage
Le flambage est en fait une sollicitation composée de
compression et de flexion. Comme telle, elle aurait pu être
traitée au chapitre précédent. Nous avons choisi d'en faire un
chapitre à part, non pas pour y apporter plus d'attention mais
simplement parce que les méthodes de son étude sont un
peu particulières.

Lorsqu'une pièce en forme de poutre rectiligne ment, et sur le plan expérimental, comme la flexion
suffisamment longue subit un effort axial croissant se produit dans le plan (A, i, y), les liaisons sphéri-
tendant à la raccourcir, on observe successivement ques en A et B sont remplacées par des liaisons pivot
deux types de sollicitation. x d'axe parallèle à z, plus faciles à réaliser.
- Pour une charge axiale • Considérons le repère 5to = (A, X, y, z), il est tel
F inférieure à une limite -->
notée Fe (charge critique), F que, (fig. 9.1) : (A, x) est porté par la ligne moyenne
la poutre est comprimée, 3 de la poutre avant déformation.
elle reste rectiligne et se • Dans un plan (G, y, z) de section droite, (G, y) et
raccourcit. (G, z) sont axes principaux et /(G, .ï) <: /(G, y)
- Lorsque la charge alors, la déformation aura lieu dans le plan (A, i, y).
axiale F atteint F et la pou-
tre fléchit brusquement et • La liaison 1-2 en A est une liaison pivot sans
se rompt très vite; On adhérence d'axe (A, .ï).
observe que la flexion se • La liaison 1-3 en B est une liaison pivot sans
produit dans le plan per- adhérence d'axe (B, 2).
pendiculaire à la direction • Les actions de liaison se réduisent respectivement
principale de plus faible en A et B à deux glisseurs dont les résultantes sont
moment quadratique de directement opposées.
la section droite de la pou-
tre. Figure 9.1 par exem-
ple, la flexion se produit
dans le plan (A, i, y) per- {'b(2-+ l)} = A {;(2-+ l)},
y
pendiculaire à (G, .ï). / 2
Fig. 9.1.
avec  (2 -+ 1) = Il i Il i.
{'b(3-+1)} = B {:(3-+1)}

avec .8(3 -+ 1) = - llfll i.


1 .1. HYPOTH~SES DE L'ÉTUDE • Le poids de la poutre peut être négligé.
• Toutes ces conditions ne peuvent pas être remplies
rigoureusement même dans des essais de laboratoire.
• La poutre a une section constante et une ligne En fait, dès que l'on soumet la poutre à un effort de
moyenne rigoureusement droite avant déformation. compression F, une déformation de flexion apparaît
• Les liaisons de la poutre avec le milieu extérieur et peut être détectée dans le plan (A, i, y) avec des
sont des liaisons sphériques sans adhérence. Pratique- comparateurs suffisamment sensibles.

154
Les constantes A et B peuvent se calculer par les
1.2. ÉTUDE DE LA DÉFORMATION conditions aux limites (fig. 9.2) :
DE FLAMBAGE. CHARGE
CRITIQUE D'EULER • En A: 1=
x
y
= 0
0
ce qui entraîne A = O.
• En B: x =1 ce qui entraîne B sin wl = O.
y =0
Modélisons la poutre par sa ligne moyenne AB et
supposons que sous l'influence des efforts en A et B, A étant nul, il est évident que B #< 0 ;
cette ligne moyenne prenne une très légère courbure. B sin wl = 0 entraîne donc que sin wl = 0
Sur la figure 9.2, cette courbure est évidemment très
et par conséquent: wl = br . (3)
accentuée pour la rendre visible.

Soit G le centre de surface d'une section droite D'après (2) : 1 F br


d'abscisse x. Dans le plan (A, i, ji) les coordonnées
\j EI(G, Z) = -1 .
de G sont G(x, y). La plus faible valeur de F qui satisfait à cette relation
Considérons le repère de est obtenue pour k = 1 ; on désigne cette valeur de F
définition des sollicita- x .
par Fe' ou charge critique d'Euler:
tions en G:
:R = (G, X, y,z).
Compte tenu de la très
faible déformation, :R est B (4)
parallèle à :Ro'
Déterminons le torseur
des forces de cohésion en x_F
G. Notons que le coefficient B #< 0 reste indéfini. B est
indéterminé tant que l'équilibre élastique est réalisé,
c'est-à-dire tant que F "" Fe'

Que représente B?
x Reprenons l'équation générale de la déformée (2)
1
avec: pour A = O.
y = Bsin wx.

y A Le maximum de la flèche y est obtenu pour


Fig. 9.2. . wx = l "
sm c est-a-d·1re pour wx = "2
7T .

7T
Dans le repère :R = (G, i, ji, z) on obtient en écri- Comme par ailleurs dans (3) avec k = 1: w =T '
vant pour simplifier les écritures: F = Il fil.
R = -Fi
B est donc en fait la flèche maximale au milieu de la
I Mc = -Fy. z. poutre.
Etudions la déformation élastique de la poutre sous
l'effet du moment de flexion M fz = - Fy. L'équation de la déformée est alors:
On sait que: EI(G, z) y" = Mfz.
y= B' n T1'
S I'1TX (5)
Soit: EI(G, z)y"+Fy=O. (1)

(1) est une équation différentielle du second ordre,


linéaire à coefficients constants, sans second membre,
dont la solution générale est: Utilisation pratique de la charge critique
y = A cos wx + B sin wx Fe
2 F Si F < Fe: la poutre est et reste rectiligne, elle peut
avec w =---- (2)
être calculée en compression simple.
El (G, z)
Si F = Fe: la poutre fléchit et prend une position
d'équilibre élastique.
Notons que l'unité de w2 est le mm- 2 • Si F > Fe: la flèche augmente jusqu'à la rupture.

155
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

L'étude de l'équilibre de la poutre 1 conduit à écrire


1.3. CAS D'UNE POUTRE DONT que:
LES EXTRÉMITÉS A ET B (inconnu) .
SONT PARFAITEMENT
ENCASTRÉES (fig. 9.3)
Exprimons en G centre de surface d'une section
droite telle que G (x, y), le torseur des forces de
Nous étudierons ce cas qui est en fait beaucoup plus cohésion:
proche des cas réels et qui pennet de définir la notion
de « longueur libre de flambage ».
Modélisons les actions des deux liaisons encastrement
aux extrémités A et B. La réalisation expérimentale
introduit un plan de symétrie des charges, (A, i, y).
La liaison 3-1 est telle que la résultante du torseur de Avec:
liaison est parallèle à (B, i).
R=B(3-+l)=-Fi
x ( MG = M (3 -+ 1) + GE fi B(3 -+ 1)
B

soit: MG = (- Fy + p., ) z.
MG est donc un moment de flexion suivant Z. On
connaît l'expression de la « défonnée» dans une
sollicitation de flexion:

EI(G, z) y" = Mf,'


__ ~'!(_}__ ...o,G"-+--+-_---.--
y Donc ici: El (G, Z) y" = - Fy + p.,
que l'on peut écrire:

EI(G, Z)" p.,


F y +Y=P' (6)

L'équation (6) est une équation différentielle du


y second ordre, linéaire, à coefficients constants, avec
second membre, dont la solution générale est:
Fig. 9.3.
y = A cos wx + B sin wx + ~
• Liaison encastrement 3-1
2 F
avec
(~(3
w = (7)
{"G(3 -+ l)} =
B
-+1)
M B (3 -+ 1)
1 EI(G, Z)

Notons que l'unité de w 2 est le mm- 2.


que nous exprimerons plus simplement par: Les trois inconnues A, B, p., peuvent se calculer avec
les conditions aux limites:

(
B(3 -+ 1) = - Fi • en A {xy == 0'
O. {x = 0
yi = 0
MB (3 -+ 1) = MB = M B Z .
• en B {xY == 0'
1. {x = 1
yi = O.
L'équilibre de la poutre 1 et la symétrie des liaisons
implique que: Notons que compte tenu de la symétrie de la figure,
Liaison encastrement 2-1 : ces quatre conditions ne sont pas indépendantes.
Ecrivons que:

{"G(2 -+ I)} = (~(2 -+ 1) 1 y = A cos wx + B sin wx + !::.


A M A (2-+1) F
yi = _ Aw sin wx + Bw cos wx
que nous exprimerons plus simplement par:
pour {xy == 00 = 0 = A + !::.
F
(8)
A(2 -+ 1) = Fi
( MA (2 -+ 1) = MA '= - MA z. pour { ~=
y
= 00 = 0 =B (9)

156
Le flambage

- 1
Reprenons l'équation de la déformée (7) et rempla-
pour X -
= avec B = 0;
çons A par - ~ :
{
y = 0

0= A cos wl + ~ (10)
y = ~ (1 - cos w x) .

pour { x = 1 = avec B = 0; 0 = -Aw sin wl. (11) La flèche y est maximale lorsque cos wx = - l, c'est-
à-dire pour wx = 7f, soit pour x = ~ ce qui était
y' = 0

prévisible. Alors:
En comparant (8) et (10) il vient que cos wl = 1 et
donc que: wl = 2 k7f.
La valeur choisie pour k doit satisfaire (11). (13)
Notons que (11) est vérifiée 'If k.
Pour k = 1 : w 1 = 2 7f, comme w 2 = F
El (G, z)
Notons que /L, donc A est indéfini.
On obtient:

1 .5. DOMAINE D'EMPLOI DU


FLAMBAGE. ÉLANCEMENT
On peut garder la même relation (4) pour définir la
charge critique d'Euler, à condition toutefois d'écrire
Nous venons de voir qu'en flambage, la détermination
celle-ci:
de la charge critique d'Euler F c se fait dans tous les
cas de figure en employant la relation
F = 17
2
EI(G, i)
(12)
L2
c
F = 17
2
EI(G, i)
c L2
Dans le cas de notre étude qui correspond à un
encastrement parfait aux deux extrémités il suffit de
, . L 1 à condition de définir L non pas comme la longueur
preciser que: = 2' de la poutre mais comme la longueur libre de
L désigne alors la longueur libre de flambage et
flambage. D'autre part, nous avons vu que la sollicita-
dépend de la nature des liaisons aux extrémités. tion de flambage, suit et se combine à une sollicitation
de compression. La question qui se pose est la
suivante: Quand la poutre doit-elle être calculée
simplement en compression? Quand doit-elle être
calculée en flambage?
En effet, on conçoit qu'une poutre courte et trapue
doit être calculée en compression alors qu'une poutre
1 .4. LONGUEUR LIBRE DE longue et élancée doit être calculée en flambage. On
FLAMBAGE définit donc pour une poutre l'élancement.

• Pour une poutre articulée (liaisons pivot) à ses


deux extrémités: L = 1 (paragraphe 1.2).
[]J. (14)

• Pour une poutre encastrée (parfaitement) à ses


.. , : L = 2
deux extremltes 1 (vOir
" CI-
dessus) . L est la longueur libre de flambage,
p est le rayon de giration de la section:
• Pour une poutre encastrée à une extrémité et en
liaison pivot à l'autre: L = 0,7 1.
• Pour une poutre encastrée à une extrémité et libre
p = J1(G~ z),
à l'autre: L = 2/. etc.
Sur le modèle du paragraphe 1.3, le lecteur pourra avec
retrouver ces deux dernières valeurs de la longueur I(G, z) moment quadratique minimal de la sec-
libre de flambage. tion suivant l'axe principal perpendicu-
Les équations (8), (9), (10), (11) ci-dessus n'étant pas laire au plan de la déformation de
indépendantes ne permettent pas le calcul de A, et /L. flambage.
S aire de la section droite.
On sait seulement que: A = - ~ et B = 0,
Unités: I(G, z): mm4 ; S: mm2 ; p: mm; L: mm;
et que pour F = F c' alors wl = 2 7f. À : sans unité.

157
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

soit (17)
1.6. CALCUL DE RÉSISTANCE AU
FLAMBAGE (EULER) Dans (17), remplaçons la charge critique d'Euler
'TT' 2 El (G, z) 1 Il
F c par sa va leur L2 dans aque e
1 .6.1. Coefficient de sécurité on fait apparaître l'élancement
L
A = - avec
p
La charge critique d'Euler F c représente une limite
qui ne doit être atteinte en aucun cas. 'TT'2E
Soit F la charge axiale limite que l'on peut adopter -2-=u e ,
A
Fc
k=- Cette relation fait apparaître la notion d'élancement
F critique Ac, élancement à partir duquel la poutre
devra être calculée au flambage.
représente un coefficient de sécurité qui en principe
dépend, des conditions d'utilisation, du type de la
construction etc... On prend en général pour k le
double du coefficient de sécurité habituel s, (18)

Notons que cette valeur de l'élancement critique ne


avec dépend que des caractéristiques mécaniques du maté-
U e contrainte limite élastique riau.
u pc = contrainte pratique de compression. Pour l'acier A33 :
On écrira donc: E = 2 X 10 5 MPa, U e = 155 Mpa A c = 113.
Pour l'acier 45SCD6 :
E = 2 x 10 5 Mpa,U e = 1 370 MPa Ac = 38.
Les valeurs moyennes adoptées sont en général:
A c =100 pour les profilés acier
et par conséquent: (15)
Ac = 60 pour les poteaux en fonte
Ac = 70 pour les poteaux en bois

(ces valeurs ne représentent que des ordres de


1 .6.2. Elancement critique Àc grandeur).
Dans l'expression de la déformée sous sa forme
difTérentielle :
1 .6.3. Condition de résistance au
flambage (Euler)
- Lorsque Mf =0, il s'ensuit que: y" = 0; ce qui Calculons par exemple la force F admissible d'après
'TT'2EI(G, z)
définit les points d'inflexion de la déformée. En ces Euler, en rentrant F c = 2 dans l'expres-
points, seule la contrainte normale de compression L
est à prendre en compte. On notera celle-ci: sion (15) ci-dessus:
F _ u pc 'TT'2 EI(G, z)
u comp = S· (16) F -2u x
e
L2 .

- Lorsque Mf est maximum, on admet pratique- ' . 2 'TT'2 E


ment que la c~ntrainte normale totale atteindra le E n ecnvant que Ac = - - et
ue
double de la contrainte de compression, ceci est un
fait expérimental.
Cette contrainte maximale 2 U comp doit alors être
égale à la contrainte pratique de compression u pc '
2F Il vient après simplification:
' S = u pc '

Soit d'après (15) : Euler: (19)

158
Sous cette forme, l'expression de la charge limite 1er cas: LI = 270 mm.
admissible (selon Euler) est intéressante à plus d'un L
titre: Calculons l'élancement À avec
p
- le numérateur a pc S représente la force axiale que
l'on pourrait appliquer en compression simple;
- le dénominateur apparaît alors comme un terme p = JI(G~ Z).
correctif tenant compte de l'élancement À de la
poutre. 270.' À = 17.
p = 15 ,8 mm; À -- 158
Pour À = 17, la poutr~ doit être calculée en compres-
sion simple:
1.7. RÉCAPITULATION DES FI =40 X 10 3 N.
CRITÈRES DE RÉSISTANCE
r = 900 mm
cas: L 2
900
Suivant la valeur de 'l'élancement À, il est d'usage alors À À = 57.
= --;
d'employer l'une des trois relations suivantes. 15,8
On notera que pour des élancements croissants, la Pour À = 57, la poutre doit être calculée d'après la
charge limite décroît. formule de Rankine:

Poutres courtes: A < 20 (acier)


Calcul en compression simple:

\. F =q pc S 1 compression. F = 40 X 10 3 x 0,75

3" cas: L 3
= 2 000 mm
Poutres moyennes: 20 < A < 100 (acier) 2000
alors À = --8 ; À = 126.
On utilisera la formule expérimentale de Rankine: 15,
Pour À = 126, la poutre doit être calculée d'après la
formule d'Euler:
Rankine.

F 3 = 40 x 10 3 x 0,3 F 3 = 12 X 10 3 N.
Poutres élancées A > 100 (acier)
Calcul au flambage d'Euler:

Euler.
Evidemment, tous les cas de figure possibles peuvent
se présenter, pour lesquels les hypothèses d'Euler ne
sont pas vérifiées. Nous allons traiter deux cas
classiques en précisant bien que seule la méthode
utilisée offre un intérêt.

1 .8. APPLICATION 2.1. POUTRE EN LIAISON PIVOT À


SES DEUX EXTRÉMITÉS ET
POSSÉDANT UNE
Considérons une poutre de section S = 400 mm2 et de DÉFORMATION INITIALE
moment quadratique 1 (G, Z) = 105 mm4 en acier de
contrainte pratique de compression a pc = 100 MPa.
Soit À c = 100 l'élancement critique pour l'acier uti- Nous avons vu au paragraphe 1.2 relation (5) que
lisé. Etudions successivement trois cas, correspondant l'équation de la déformée est de la forme:
à trois valeurs très différentes de longueur libre de
flambage L : LI = 270 mm ; L 2 = 900 mm ; y =
B sm
. -[-.
7TX
L 3 = 2 000 mm.

159
Modélisation, résistance des matériaux, notions d'élasticité

Supposons que, la poutre n'étant pas chargée, la ligne Exprimons la déformation de flexion:
moyenne ait pour équation:
. 7TX EI(G, z) y" = Mf,
Yo = a sm -1-'
soit:
avec a = ordonnée au milieu C de la poutre
(fig. 9.4) : F F. 7TX
y" + y = -- a sm - . (1)
EI(G, z) EI(G, z) 1

en C:
La solution complète de l'équation différentielle (1)
• 2 F
est en posant toujours w = :
x El (G, z)

B
y =
. a . 7TX
A cos wx + B sm wx + ---=---- sm - .
(:1 r- 1 1 (2)

x fi -F
->
Calculons A et B avec les conditions aux limites
eenA: { X = 0 => O=A

----
y = 0
('l{.) G e en B: {X =1 => O=Bsinwl soit B=O.
Y C a y =0
1
Donc, équation de la déformation y :
x

r-
a . 7TX

y
('l{.,,)
\A
->
F

Fig. 9.4.
y =

(:1 1
sm -1-'

Notons que y ne représente pas la flèche totale mais


seulement la déformation élastique de flexion.
Appliquons aux points A et B les deux glisseurs dont . 1 pour sm
y est maXIma 7T x
. -1- = I, ' 'd'ue pour
c est-a-
les résultantes respectives sont:
1 a
x = 2' donc en C : y e = ( 7T ) 2
(3)
Â(2-.I)=Fi
- -1
et B(3 -+ 1) = -- Fi. wl

Et exprimons au centre de surface G d'une section Exprimons la flèche maximale en C: le = Ye + a.


droite le torseur des efforts de cohésion.
Notons que les coordonnées de G dans :R.o s'expriment Notons que nous connaissons w 2 = F ainsi
EI(G, .2)
par:
2
.. 7T EI(G,.2)
que 1a ch arge cntIque d'Euler Fe = ----7---:-.....:.
GIX /2
y + Yo
Exprimons le rapport F :
avec Fe
y déformation de flexion,
Yo flèche initiale.

On obtient donc pour {bcoh} =


G
I~
MG
1 et donc: (4)

R= - Fi
IMG = GJJ 1\ (-- F). Représentons graphiquement la variation de la flèche
maximale le en C en fonction du rapport .!....
Soit pour le moment de flexion suivant z: Fe
(fig. 9.5).
Mf, = -- F (Y + a sin ~x ) . Notons que pour F = Fe la flèche est théoriquement
infinie.

160
Le flambage

avec: 1(2 --+ 1) = Fi


--> --> ~
M A(2 --+ 1) = MA = - hpz .
(k = coefficient de proportionnalité entre le moment
MA et l'angle rp de pivotement de l'encastrement 2-1.)

{'b(3 --+ l)} = 1~3--+ 1) )


B M B (3 --+ 1)
a
avec: B(3 --+ 1) = - Fi
o -->
M B (3 --+ 1) =
-->
MB = krpz.
Fig. 9.5. Exprimons les éléments de réduction en G du torseur
des forces de cohésion:

2.2. POUTRE SOUMISE À SES


DEUX EXTRÉMITÉS À DES
ENCASTREMENTS
IMPARFAITS avec: fi. -- - Fi
{ ----. ~

MG = M B + GB fi
----...
(-
.....
F)
Supposons que ces encastrements génèrent un soit: M fz = - Fy + krp.
moment s'opposant à la déformation et proportionnel
à l'angle de celle-ci. Supposons qu'il n'y ait pas de L'équation différentielle de la déformée est alors:
déformation initiale. Donnons deux figu-
res (9.6 a et b) telles que: EI(G, z) y" = Mf,
9.6 a = configuration avant application de l'effort; soit: EI(G, z) y" =- Fy + krp.
9.6 b = configuration en cours de flexion.
En posant toujours w 2 = F
x x EI(G, z)
y" krp
-+y=-. (5)
3 w2 F

L'équation (5) est une équation différentielle du


B second ordre, linéaire, à coefficients constants, avec
second membre, dont la solution générale est:

_____ ..;:G=-+-+-_ _.-


y
y = A cos wx + B sin wx + 7 (6)

y' = - Aw sin wx + Bw cos wx . (7)

Nous connaissons quatre conditions aux limites;


compte tenu de la symétrie, elles ne sont pas indépen-
dantes.
k rp
eEnA:{X=O ==>O=A+ (8)
y = 0 F
y 2
{
X =0 ==> rp = Bw (9)
(a) (b)
y' = rp
Fig. 9.6. (tan rp - rp )

e En B:
Définissons les torseurs de liaison en A et B
(fig·9.6b)
{