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PROJET DE LOI

RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE N° 254 rect. ter
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mme LIENEMANN et MM. IACOVELLI, ASSOULINE, TISSOT, TOURENNE et KERROUCHE
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 11

Après l’article 11

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :


Au 1° du I de l’article L. 1 code rural et de la pêche maritime, après le mot : « diversifiée », sont
insérés les mots : « et équilibrant protéines d’origine animale et végétale ».

OBJET
La consommation globale de protéines animales est en constante augmentation. L’agriculture
mondiale ne pourra pas satisfaire l’ensemble des besoins des populations à la hauteur de l’actuelle
consommation des pays développés sans provoquer de nombreux problèmes environnementaux,
climatiques et de santé publique. De plus, les activités agricoles et alimentaires représentent 36 %
des émissions de gaz à effet de serre (GES) françaises. Dans la ration moyenne d’un Français, les
protéines animales représentent 67 % des GES émis.
Le CNRS constate dans une récente étude la disparition d’un tiers des oiseaux en 15 ans. En cause :
la fin des jachères imposées par la PAC, l’agriculture intensive en monoculture et la généralisation
des néonicotinoïdes qui ont participé amplement de l’effondrement des populations d’insectes (80 %
disparus en 30 ans). 35 % du blé européen est destiné à l’alimentation animale. Plus largement, les
animaux sont les premiers consommateurs de céréales en France. Ainsi, en termes de surface,
l’alimentation animale mobilise en France 14 millions d’hectares de cultures fourragères et 4
millions de céréales, oléagineux, protéagineux, représentant respectivement 50 % et 14 % des
surfaces agricoles françaises. Il faut 7 Kg de céréales pour produire 1 Kg de bœuf et 2 Kg pour
produire 1 Kg de poulet.
Il faut rendre la transition des élevages français et l’amélioration du bien-être animal
économiquement viables. Et faire disparaître les pratiques qui font du tort tant sur le plan
environnemental qu’économique. Il est donc nécessaire de diminuer sensiblement notre
consommation de protéines animales par habitant. Il ne s’agit pas de ne pas en consommer, mais de
consommer « Moins et Mieux ». C’est pourquoi cet amendement, à l’initiative de France Nature
Environnement, vise à inclure un objectif de rééquilibrage des protéines animales et végétales dans
les objectifs de la politique nationale de l’alimentation.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE
N° 255 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes LIENEMANN et MEUNIER, MM. IACOVELLI, DURAN et ASSOULINE, Mme MONIER et
M. TOURENNE
_________________

ARTICLE 11 SEPTIES A (SUPPRIMÉ)

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :


Le titre Ier du livre Ier du code de la consommation est complété par un chapitre V ainsi rédigé :
« CHAPITRE V
« Affichage environnemental des denrées alimentaires
« Art. L. 115-1. – À partir du 1er janvier 2023, les informations suivantes doivent être indiquées sur
certaines catégories de denrées alimentaires mises sur le marché sur le territoire français :
« 1° “Nourri aux OGM”, pour les denrées alimentaires animales ou d’origine animale issues
d’animaux nourris avec des organismes génétiquement modifiés ;
« 2° Le mode d’élevage, pour les denrées alimentaires animales ou d’origine animale ;
« 3° L’origine géographique, pour les denrées alimentaires animales ou d’origine animale ;
« 4° Le nombre de traitements par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais.
« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article. »

OBJET

Il est nécessaire de pouvoir donner les moyens aux consommateurs de réaliser par eux-mêmes des
choix éclairés.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE
N° 257 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes LIENEMANN, PRÉVILLE et MEUNIER et MM. IACOVELLI, ASSOULINE et KERROUCHE
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 15 QUATER

Après l’article 15 quater

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi, un décret en Conseil d’État
établit un cahier des charges précis et ambitieux définissant les critères de l’agro-écologie, en
prenant en compte la sauvegarde de la biodiversité, l’amélioration de la qualité des sols, l’économie
d’eau pour l’irrigation, la reconstitution de paysages ruraux de qualité, la réduction des intrants et la
qualité sanitaire des produits.

OBJET

Si l’agro-écologie fournit un nouveau cadre de développement pour l’agriculture française qui


ambitionne de passer d’une logique d’exploitation du sol et des autres ressources naturelles à une
logique de « gestion d’écosystèmes cultivés», elle reste aussi un concept sans définition unique et
sans reconnaissance officielle (en particulier au niveau européen). Il existe ainsi un risque important
qu’une dénomination sans aucune valeur juridique permette à l’agriculture conventionnelle de
valoriser une modification minimaliste de ses pratiques, tout en entretenant le flou quant à sa
proximité de l’agriculture biologique qui correspond, elle, à des exigences élevées définies par un
Règlement.

Dans ces conditions, et afin que l’agro-écologie soit le pendant d’un réel changement des pratiques
agricoles, cet amendement propose que soit élaboré un cahier des charges précis et ambitieux en
termes de croissance de la biodiversité, d’amélioration de la qualité des sols, d’économie d’eau pour
l’irrigation, de reconstitution de paysages ruraux de qualité, de réduction des intrants et de qualité
sanitaire des produits

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR 258 rect


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE

quater
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et MM. TISSOT, KERROUCHE, ASSOULINE et TOURENNE
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 10 OCTIES (SUPPRIMÉ)

Après l’article 10 octies

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans un délai de dix-huit mois à compter de la publication de la présente loi, l’Agence nationale de
la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail remet au Gouvernement un
rapport formulant des recommandations sur la reclassification des taux de taxe sur la valeur ajoutée
en fonction de l’intérêt nutritionnel, sanitaire et environnemental des produits.

OBJET

La notion de taxation différenciée selon la nature des aliments existe en France depuis l’introduction
de la TVA. A cette époque, la taxation à taux réduit avait été accordée aux aliments de
consommation courante, du fait de l’importance du budget alimentaire dans les ménages. A
l’inverse, quelques aliments considérés comme des produits de luxe, étaient taxés au taux plein.
Mais ce distinguo est devenu obsolète à la fois du fait de l’amélioration du niveau de vie et de la
banalisation de certains produits précédemment considérés comme luxueux. En revanche, une autre
problématique est apparue depuis : celle de la surconsommation d’aliments transformés très gras ou
très sucrés qui se sont progressivement substitués à une alimentation plus saine. Ces évolutions de
consommation induisent des déséquilibres nutritionnels majeurs, leur impact sur la santé
publique étant considérable : 18 % des enfants français sont actuellement obèses ou en surpoids, ce
qui est particulièrement élevé pour cette classe d’âge. Quant aux adultes français, ils sont 49 % à
être soit obèses, soit en surpoids.

Dans ce contexte d’une progression des habitudes alimentaires néfastes pour la santé, et de manière
plus générale, dans l’objectif de mettre en place une réelle fiscalité environnementale, cet
amendement vise à demander un rapport à l’ANSES consistant en une reclassification des taux de
TVA non seulement en fonction de l’intérêt nutritionnel des produits alimentaires, mais aussi en
fonction des intérêts sanitaire et environnemental des produits de consommation courante.
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RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE
N° 259 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes LIENEMANN, PRÉVILLE et MEUNIER et MM. IACOVELLI, ASSOULINE, TOURENNE et
KERROUCHE
_________________

ARTICLE 11

I. – Alinéa 7

Supprimer cet alinéa.

II. – Après l’alinéa 8

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Au plus tard le 1er janvier 2026, les repas servis dans les restaurants collectifs dont les personnes
morales de droit public ont la charge comprennent une part de 100 % de produits répondant aux
conditions de l’article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime.

III. – Alinéa 9

Rétablir cet alinéa dans la rédaction suivante :

« II. – Les personnes morales de droit public mentionnées au premier alinéa du I du présent
article développent par ailleurs l’acquisition de produits issus du commerce équitable tel que défini à
l’article 60 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises ainsi
que l’acquisition de produits dans le cadre des projets alimentaires territoriaux définis à
l’article L. 111-2-2 du présent code.

IV. – Alinéa 10

Remplacer cet alinéa par huit alinéas ainsi rédigés :

« III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article,

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


notamment :

« 1° La liste des signes et mentions à prendre en compte ;

« 2° Le pourcentage en valeur des produits mentionnés au I et, parmi ces derniers, des produits
devant entrer dans la composition des repas provenant de l’agriculture biologique ou d’exploitations
en conversion, qu’il fixe, respectivement, à 50 % et à 20 % de la valeur totale ;

« 3° À compter du 1er janvier 2026, Le pourcentage en valeur des produits mentionnés au I et, parmi
ces derniers, des produits devant entrer dans la composition des repas provenant de l’agriculture
biologique ou d’exploitations en conversion, qu’il fixe, respectivement, à 100 % et à 50 % de la
valeur totale ;

« 4° La caractérisation et l’évaluation des modalités de prise en compte des coûts imputés aux
externalités environnementales liées aux produits pendant son cycle de vie prévues au 1° du même
I;

« 5° Le ou les niveaux d’exigences environnementales prévu au 5° dudit I ;

« 6° Les modalités de justification de l’équivalence prévue au 6° du même I, notamment les


conditions dans lesquelles celle-ci fait l’objet, pour les produits mentionnés au 5° du même I, d’une
certification par un organisme indépendant ;

« 7° Les conditions d’une application progressive du présent article et les modalités du suivi de sa
mise en œuvre.

OBJET

Le présent projet de loi avait initialement pour ambition de développer la consommation de produits
bio et de qualité dans les services de restauration scolaire à des fins d’éducation au goût, à la qualité,
à la diversité et à une nourriture plus saine pour nos enfants.
La commission du Sénat a largement vidé de son contenu l’article 11 du projet de loi en retirant
l’objectif précis de 20% de bio parmi les 50% de produits de qualité : en effet, en retirant cet objectif
chiffré, au regard de la longue liste de produits autorisés par le projet de loi, le risque était grand de
voir les services de restauration scolaire rester entièrement avec des produits issus de l’agriculture
conventionnelle et non labellisée.
Il est donc proposé de rétablir cet objectif de 20% de bio à horizon 2022.
Mais au-delà, il convient de réserver les effets de cette loi à des produits qui se distinguent
réellement en terme de qualité des produits de l’agriculture conventionnelle, c’est pourquoi nous
proposons la suppression de l’alinéa 7 du texte de la commission.
Il s’agit également de favoriser le produire local et le made in France en rétablissant le II.
Enfin, nous considérons nécessaire d’avancer et de donner des objectifs plus ambitieux pour le
développement d’une agriculture de qualité et biologique, en fixant un nouveau cap à horizon 2026
avec des seuils respectifs de 100% de produits de qualité et 50% de produits bio.
Cela impose de la part de notre pays une véritable stratégie agricole, de mutation de nos processus
de production et d’accompagnement des agriculteurs sur cette voie. On ne peut d’ailleurs que
regretter à cet égard la diminution des aides pour le bio qui a été décidée dans la loi de finances pour
2018, en contradiction avec les discours affichés.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE
N° 260 rect ter
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, M. ASSOULINE, Mme MONIER, M. TOURENNE, Mmes ROSSIGNOL et MEUNIER
et M. JOMIER
_________________

ARTICLE 11

Alinéa 7

Après les mots :

l’objet

insérer les mots :

du niveau 3

OBJET

Cet amendement vise à préciser que seuls les produits ayant fait l’objet d’une certification HVE
(niveau 3) pourront être comptabilisés dans le pourcentage de produits de qualité servis dans la
restauration collective.

En effet, les niveaux 1 et 2 de la certification environnementale prévue à l’article L. 611-6 ne


présentent des exigences que limitées. De plus, il n’y a pas de contrôle par un organisme extérieur
sur ces deux niveaux.

L’intégration de ces 2 niveaux dans cet objectif nuirait à l’ambition initial du Projet de Loi qui est de
privilégier les produits avec un fort engagement en termes de respect de l’environnement, de qualité
des produits et d’origine locale.
PROJET DE LOI

RELATIONS COMMERCIALES DANS LE SECTEUR


AGRICOLE ET ALIMENTAIRE N° 261 rect. ter
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 571, 570, 563) 21 JUIN 2018

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mme LIENEMANN, MM. ASSOULINE, TISSOT et TOURENNE, Mme MEUNIER et M. KERROUCHE
_________________

ARTICLE 10
Après l’alinéa 9
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° D’ajouter une nouvelle définition des pratiques à l’article L. 442-6 engageant la responsabilité
de son auteur et l’obligeant à réparer le préjudice causé en ce qui concerne les pénalités
correspondant au non-respect d’un taux de service portant sur la livraison de produits agricoles
mentionnés à l’article L. 441-2-1, produits sous signe d’identification de la qualité et de l’origine
mentionné dans le code rural et de la pêche maritime.
OBJET
Des pénalités sont réclamées aux entreprises lorsque l’objectif de taux de service à leurs clients
(comparaison entre le nombre d’unité vente consommateur livré et conforme, par rapport au nombre
d’unité vente consommateur commandé) n’est pas atteint.
Aucun engagement de taux de service ne devrait être exigé pour des produits certifiés AB
(Agriculture Biologique) ou sous signe de qualité (label rouge, IGP) car ces produits sont soumis à
des fluctuations d’approvisionnement en lien avec leur spécificité.
Il en est de même pour les gammes festives (exemple des chapons à la période de Noël).
Motivation : ces produits (viandes fraîches de volailles) sont en effet issus de filières de production
qui sont longues et pour lesquelles il n’existe aucune souplesse de production (stockage…).
Certaines filières, comme la filière avicole, possèdent une organisation économique particulière qui
repose, pour la mise en production, sur des engagements lourds de la part des industriels (avec des
volumes commandés purement indicatifs), des cycles de production très longs (plusieurs mois), et
des délais de stockage limités pour l’écoulement et la commercialisation des produits (demandes de
livraisons sous 24h ou 48h).
Le caractère périssable de ces produits, leur saisonnalité et l’extrême réactivité exigée pour les
volumes à fournir exposent les industriels à des risquent financiers importants qui doivent être
mieux pris en compte par la distribution dans les relations commerciales. Une période de sécheresse,
une épizootie, peuvent entraîner des diminutions importantes au niveau de la production agricole des
quantités produites, ceci se répercutant auprès de l’industriel. Le processus est d’autant plus
pernicieux que si lors d’une commande, 90 % de la quantité a été livrée, entraînant une pénalité sur
10 % des volumes manquants, le distributeur commande la semaine suivante 100 % plus les 10 %
manquants d la semaine précédente. La production n’ayant pas augmenté, la livraison ne
représentera que 90 %, le taux de pénalité sera alors de 20 %. Cet effet répétitif et croissant peut
entraîner des pénalités très élevées et disproportionnées.