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4ème rendez-vous des

finances locales
3 juillet 2018 – Paris
Intervention de Jérôme NOIRET – Directeur des Finances et
de la Commande Publique – Département de la Somme
PARCOURS 1 - Investissement local : quels leviers actionner
pour les collectivités

 Quelles stratégies pour optimiser ses


investissements dans un contexte financier
toujours contraint
◦ Évaluation des politiques publiques, plans
pluriannuels d'investissement : les outils pour prioriser
vos investissements
◦ Utilité économique et sociale, charges de
fonctionnement liées : quels critères d'arbitrage
◦ Pour quels investissements est-il pertinent de recourir
à l'échelon intercommunal
Le schéma vertueux
les projections pluriannuelles d’investissement
La programmation permet de définir les programmes et plus
particulièrement d’identifier les volumes financiers à mettre en
œuvre ainsi que les délais nécessaires à leurs réalisations.
Compte tenu de l’importance de cette étape, la
programmation ne peut reposer sur l’énoncé sommaire
d’hypothèses.

 La programmation pluriannuelle des investissements et du


fonctionnement doit rechercher à faire coïncider la somme des
crédits de paiement relatifs à une année, à la capacité de
paiement de la collectivité telle que l’établit la stratégie
financière.

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Les projections pluriannuelles d’investissement
L’objectif de la programmation est de déterminer la date à laquelle la
probabilité de réalisation des crédits de paiements est la plus forte.

 Il faut donc nécessairement associer lors de cette démarche une


approche budgétaire à l’approche technique. Cet exercice contraint à
raisonner à la fois en terme d’inscription annuelle de crédits budgétaires
mais également en volumes pluriannuels.

◦ Deux axes de travail :


 l’inventaire des nouveaux programmes (répertorier les nouveaux besoins) et
 l’actualisation des programmes (analyse des réalisations et corrections des
écarts)

 De ce travail indispensable naît l’arborescence de la gestion


pluriannuelle.

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Un outil : la fiche PPI ou opération
Un outil : la fiche PPI ou opération
BUDGET DE FONCTIONNEMENT ANNUEL INDUIT
Dépenses TTC Recettes TTC
nature coût nature montant
Fonctionnement 44 210,00 € Prestations CAF 94 518,00 €
Personnel 179 889,00 € Contrat enfance 69 974,00 €

Frais financiers 15 827,91 €


total en euros : 239 926,91 € total en euros : 164 492,00 €

Coût net fonctionnement annuel à


la charge de la commune
75 434,91 €

Intérêt et objectifs du projet :

Aucune structure petite enfance sur tout le canton - Des femmes renoncent à un emploi faute de pouvoir faire garder leurs enfants, alors
que l'on manque de personnel dans les différents secteurs d'activité de la station

Pré-requis et difficultés potentielles de réalisation : (ex. autorisation d'urbanisme, problème foncier, moyens à
mettre en oeuvre..etc)
les projections pluriannuelles d’investissement

 Dans un premier temps, le recensement des besoins doit se faire


indépendamment des contraintes financières. Cet exercice permettra
de définir les volumes d’AE et d’AP à mettre en œuvre ainsi que leurs
échéanciers de crédits de paiement.
les projections pluriannuelles d’investissement : des
choix à opérer

 La somme des investissements projetés chaque


année sera sans doute très importante voire
probablement trop importante au regard des
tendances du passé et des limites fixées par les ratios
prudentiels. Des ajustements devront être proposés :
la nécessaire mise en place d’un arbitrage.
 Plusieurs scenarii de programmes d’investissements
possibles, avec leurs besoins de financement,
résulteront de cette phase.

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Un choix par les investissements inectubables
de maintien
 C’est le volume des investissements nécessaires à
engager annuellement pour le maintien du
patrimoine et des outils de la collectivité. Chaque
année, la collectivité doit, en effet, prévoir un volume
de travaux de voirie, de renouvellement des
principaux équipements éducatifs, sportifs, culturels,
de gros entretiens (amortissables) des bâtiments
municipaux et éviter de reporter sur les années
ultérieures ces travaux qui deviendraient, dans ce
cas, plus coûteux et qui bloqueraient tous les autres
investissements.

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Un choix par l’impact en terme de fonctionnement

 Recenser les charges induites pour le fonctionnement


des investissements en cours : charges de personnel,
charges de maintenance, fournitures…
◦ Pour les charges de personnel, les données fixées par la
réglementation (exemple personnel par enfant en crèche) avec un
coût moyen (Cat C 35 000 €, Cat B 42 000 € et 50 000 € pour un
catégorie A)
◦ Pour les charges de fluide, ratio au mètre carré
 Les coûts d'exploitation comprennent :
 les frais liés à l'approvisionnement en énergie (électricité, production
d'eau chaude sanitaire et chauffage/refroidissement)
 les frais liés à l'approvisionnement en eau (adduction et assainissement)
 les contrôles périodiques (conformité électrique, vérification des
extincteurs par exemple)
 certains frais divers (taxes et assurances)

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Un choix par l’impact en terme de fonctionnement

◦ Pour les charges de fluide, ratio au mètre carré


 Les coûts de maintenance comprennent :
 la gestion, comprenant la gestion des contrats de service et les contrôles
réguliers des installations (ascenseurs, électricité...)
 le nettoyage des locaux, des vitrages...
 Un exemple : considérons un bâtiment très énergivore de 200m2,
dont la valeur vénale actuelle est de 160 000 €. Deux scénarios sont
envisagés:
 Ne rien faire, sans anticiper la mise en accessibilité de la mairie pour 2015
 Réhabiliter le bâtiment avec notamment une rénovation thermique et
une mise en accessibilité du bâtiment pour un investissement de
80 000€, financé par un prêt sur 30 ans à 4%. Des économies de
fonctionnement sont alors envisagées.
Un choix au regard des besoins du territoire

 Recenser les évolutions démographiques de la collectivité.


◦ La connaissance de certaines données démographiques permet
d’anticiper les besoins d’équipements. Faut-il prévoir des crèches, des
haltes garderies, des écoles… ? ou faut-il mettre l’accent sur les services à la
population âgée : aide à domicile, portage des repas, petits travaux,
maisons de retraites…
◦ Le potentiel de développement économique de la collectivité. Quelle est
l’attractivité du territoire ? et pas uniquement en termes de terrain mais aussi
de logements, de compétences, de formation, de transports de personnes
et de marchandises… ?
◦ Quels sont aussi les risques au niveau des entreprises et des secteurs présents
sur le territoire ?

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Un choix au regard du calendrier des
investissements
 Cohérence dans le temps.
◦ Pour la réalisation d’un équipement, les crédits seront répartis dans le temps
en fonction des différentes étapes, en partant de l’élaboration du cahier
des charges, des appels d’offres, de la construction proprement dite, de la
réception des travaux avant de prévoir son fonctionnement à la date de
son achèvement. On ne peut pas lancer tous les projets, la même année…
le même jour…
 Cohérence dans l’espace.
◦ Il est préférable d’effectuer la réfection d’une rue après avoir réalisé les
travaux d’assainissement ou d’eau sous cette voirie…

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Un choix au regard de l’évaluation des
dispositifs de politique publique
Une grille d’évaluation a été mise en place en 2011 permettant de
scorer les dispositifs de politique publique

Les réalisa
ons / résultats
Programme Ac
on disposi
f Les enjeux (1) Les objec
fs (2) Les moyens / disposi
fs (3) Les impacts (5)
(4)

Polique en faveur du livre Aide à l'édion à caractère idem acon Polique culturelle de Encourager la créaon Budget de 5000 € et 7 auteurs financés en 2011 Un arcle dans le courrier
et de la lecture local proximité en ce qu'elle li!éraire et la valorisaon disposif d'acquision picard sur un ouvrage avec
contribue à la lu!e contre du Département précision du financement
les exclusions, à l'éducaon, CG
à l'épanouissement de la
personne

Souen à l'emploi et Aides aux emplois de Aides aux Renouvellement du ssu Mise en peuvre d'un Budget de 700 000 € avec Nombre d'aides en 2010 de Disposif supprimé par le
renforcement des solidarités proximité pour le souen invesssements économique par le souen à programme d'acons en un disposif de subvenon 256 / 210 en 2010 ; montant CRP ; les bénéficiaires
aux TPE matériels la créaon d'entreprises et faveur de l'économie sociale d'invesssement moyen de l'aide en s'engagent à afficher la
le renforcement des et solidaire et créaons augmentaon parcipaon du CG (donc
entreprises existantes par la d'emplois de proximité. 256 en 2010) ; pas d'arcles
créaon d'emplois dans la presse sur le
disposif

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Un choix au regard de l’évaluation des
dispositifs de politique publique
Per
nence (1) et (2) Cohérence (2) et (3) Efficacité (2) et (4) et (5)

indicateur indicateur indicateur


per
nence les moyens et les cohérence efficacité
les objecfs visés
disposifs sont ils bien les objecfs fixés ont‐ils
perme!ent ils de
calibrés au regard des été a!eints ou dépassés ?
répondre aux enjeux ?
objecfs affichés ?
pas du tout néant pas du tout néant parellement Nombre
d'ouvrage
financés / nombre
revue valorisant le
Dpt

parellement Nombre de parellement part des emplois pas du tout Nombre de


créaon d'emplois créés dans le créaons /
dans les domaine de l'ESS nombre de
entrerprises suppression
existantes

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Un choix au regard de l’évaluation des
dispositifs de politique publique
Efficience (3) et (4) U
lité (1) et (5)

indicateur
indicateur u
lité scoring / 10
efficience
Aurait‐on pu faire mieux Quel est le poids de la
avec les mêmes moyens ? réponse face à l'enjeu ?

non montant moyen / faible néant 1


auteur

non montant moyen faible Nombre de 2


par entreprise créaon d'emplois
aidée / créaon / nombre de
ou diminuon chomeurs de
ne!e longue durée

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Un choix au regard de l’évaluation des
dispositifs de politique publique
L'impact du changement …
scoring de l'impact du
changement de 0
Budgétaire / AP Budgétaire / CP (changement facile) à 8
Polique Social Economique Organisaonnel ou AE ouvertes ouverts BP (changement difficile)
BP 2012 2012

faible faible faible faible ‐ ‐5 000 0

supportable supportable faible important ‐700 000 ‐250 000 4

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Un choix au regard d’une possible mutualisation

 Au CD80 – mutualisation avec les partenaires


◦ SDIS : mise en place d’un service d’entretien mécanique commun depuis e
1er janvier 2018
 Le Conseil Départemental et le Service Départemental d’Incendie et de Secours de
la Somme ont décidé, dès 2010, de lancer la mutualisation de leurs ateliers
mécaniques au sein d’un bâtiment réhabilité et particulièrement adapté, situé à
GLISY.
 Par ailleurs, les contraintes financières que connaissent les collectivités locales ont
nécessité de consolider l’approche commune du SDIS et du Département pour
rationaliser ensemble leurs dépenses.
 C’est dans ce cadre que le Département et le SDIS ont souhaité poursuivre leur
démarche de mutualisation en créant un «€Service commun de gestion et
d’entretien automobile€».

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Un choix au regard d’une possible mutualisation

 Au CD80 – mutualisation avec deux autres départements du laboratoire


vétérinaire
◦ Fin 2014, les Assemblées des Départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme
ont décidé de mener une réflexion commune sur les pistes de collaborations possibles
entre les trois laboratoires départementaux d'analyses. Cette démarche s’inscrit dans
un souci de rationalisation organisationnelle et d’optimisation financière des politiques
des départements concernés, tout en maintenant une qualité de service satisfaisante.
 Mutualisation de certaines fonctions supports :
◦ l’assurance qualité et la métrologie€;
◦ la fonction achat€;
◦ la comptabilité analytique.
 À venir mutualisation des activités métiers et des équipements :
◦ Mettre en commun certaines activités métiers existantes des trois laboratoires avec
mise à disposition de services et d’équipements ;
◦ Concertation concernant les investissements : avant acquisition, choix d’implantation ;
◦ Prêts de certains matériels et équipements

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