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Devoir en classe n°2 le 4/10/06 - 3 heures B.C.P.S .T.

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Remarques préliminaires :
Le barème est donné à titre indicatif. L’usage de la calcu latrice est autorisé.

Chimie (/20)

Exercice n°1 (/14) capes 2005


Les grandeurs thermodynamiques indiquées dans les données seront supposées constantes dans le
domaine de température considéré. Tous les gaz seront assimilés à des gaz parfaits.

Masses molaires atomiques ( g. mol-1 ) : H = 1,0 ; C = 12,0 ; N = 14,0 ; O = 16,0


Constante des gaz parfaits : R = 8,31 J. mol-1.K-1 .
Pression standard : P° = 1 bar = 105 Pa.
Composition centésimale molaire de l'air : N2 : 80 % ; O2 : 20 %.

Grandeurs standards de réactions : à 298 K et P° = 1 bar.

Composés O2(g) N2(g) SO2 (g) SO3(g) S(s)


Entropie molaire standard :
S° ( J.mol-1 .K-1 ) 205 248 257
Enthalpie standard de formation :
∆fH°(kJ.mol-1 ) 0 - 297 - 396 0
Capacité calorifique molaire à
pression constante : 34,2 30,6 51,1
Cp° ( J.mol-1.K-1)

Quelques composés minéraux intervenant dans l'élaboration de la pâte à papier.


La synthèse industrielle de l'acide sulfurique est réalisée à partir de l'oxydation du soufre par le
dioxygène de l'air selon un procédé en plusieurs étapes. Une combustion totale du soufre est d'abord
réalisée dans un four en présence d'un excès de dioxygène. A la sortie du four de grillage, le mélange
gazeux contenant l'azote de l'air, le dioxyde de soufre et l'excès de dioxygène est ensuite transformé en
trioxyde de soufre grâce à l'action d'un catalyseur solide, le pentoxyde de vanadium V2O5.

1 - Obtention du dioxyde de soufre SO2.

La combustion totale du soufre par le dioxygène de l'air est représentée par l'équation bilan (1) :

S(s) + O2(g) = SO2(g) (1)

Le dioxygène apporté par l'air est introduit en excès de sorte que l'on fait brûler n0 moles de soufre
dans le four de façon à ne consommer que la moitié de la quantité initiale de dioxygène introduit.

1.1. Déterminer en fonction de la quantité initiale n0 en soufre, la quantité de chacun des gaz présents
avant et après la combustion.

1.2. Calculer l'enthalpie standard ∆rH° de la réaction de combustion qui sera supposée indépendante de
la température.

1.3. La réaction est-elle exothermique ou endothermique ? Justifier et indiquer les conséquences


éventuelles.

1.4. Un mélange, constitué de soufre et d'air en excès dans les proportions indiquées ci-dessus, entre à
298 K dans le four de combustion. On admet que, lors de la réaction, le système gazeux évolue de
manière adiabatique et sous une pression constante P = 1 bar.

Calculer la température finale de combustion adiabatique et isobare.


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2 - Synthèse du trioxyde de soufre SO3

Les gaz restant après la combustion précédente des n0 moles de soufre sont refroidis après leur sortie
du four. Avant l'introduction dans le réacteur, la composition molaire initiale du mélange gazeux est 10
% en O2, 10 % en SO 2 et 80 % en N2 . La synthèse de SO3 en phase gazeuse est réalisée à une
température de 815 K en présence d'un catalyseur solide : V2O5.

1
SO2 ( g ) + O2 ( g ) = SO3( g ) (2 )
2

2.1. On définit le rendement ρ de la synthèse comme étant le rapport entre la quantité de SO2
transformée et la quantité de SO2 initiale.
2.1.a. Dans les conditions expérimentales exposées ci-dessus, exprimer les quantités de matière
en O2, N2 , SO2 et SO3 à l'équilibre en fonction de n0 et du coefficient d'avancement ξ de la réaction
(2).

2.1.b. Exprimer le rendement ρ de la synthèse de SO3 en fonction de ξ et de n 0.

2.1.c. Donner l'expression du quotient réactionnel Qr en fonction de la pression P, de la pression


standard P° et du rendement ρ.

2.2. Quelles sont les propriétés du catalyseur employé ? Le catalyseur modifie-t-il le rendement de la
réaction (2) ?

2.3. On considère que l'enthalpie standard et l'entropie standard de la réaction (2) sont indépendantes
de la température pour l'intervalle de température considéré.

2.3.a. Indiquer le nom de cette approximation couramment employée.

2.3.b. Exprimer la constante thermodynamique d'équilibre K° en fonction de la température T et


calculer sa valeur numérique à 815 K.

2.3.c. Quelle valeur prend le quotient réactionnel Qr à l'équilibre ?

2.4. La synthèse est effectuée à la température T° = 815 K et sous une pression constante de 1 bar à
partir d'un mélange initial constitué de 0,05 mole de O2, 0,05 mole de SO2 et 0,4 mole de N2 . Par
dissolution dans l'eau, on prélève à la sortie du réacteur les gaz SO2 et SO3. A l'aide d'un dosage
approprié, on détermine la quantité n1 = 0,0062 mole de SO2 prélevé.

2.4.a. Déterminer la composition du mélange gazeux à la sortie du réacteur puis calculer le


rendement ρ° de la réaction dans ces conditions.

2.4.b. Calculer numériquement le quotient réactionnel Qr à la sortie du réacteur et interpréter la


valeur numérique obtenue.

2.5. Calculer la variance si on travaille avec SO2 et O2 en conditions stœchiométriques et à P et


T fixées.

2.6. A partir des conditions expérimentales décrites au 2.4, on cherche à déterminer l'influence de la
pression et de la température sur le rendement de la synthèse de SO3 .

2.6.a. Indiquer l'influence d'une augmentation de la température sur la constante


thermodynamique K°.
Pourquoi refroidit-on le mélange gazeux obtenu par combustion du soufre avant de le diriger
vers le réacteur de synthèse de SO3 ?
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2.6.b. Indiquer l'influence d'une augmentation de pression sur le quotient réactionnel Qr.

Exercice n°2 (/6) Concours Commun polytechniques 2005

CN
H
2 10
3 1 9
Nous allons nous intéresser à la synthèse d’un précurseur 4 6 8
5 7
du Kalihinol C, qui a été isolé à partir d’une éponge en
1984. Cette molécule fait partie d’une riche famille de HO H
diterpénoïdes marins, appelés les kalihinanes. Plusieurs CN O
11
kalihinanes ont montré une action antimicrobienne, 14
antifongique et plus particulièrement anti- malaria.

Kalihinol C
1 - Etude stéréochimique du Kalihinol C
1.1 Cette molécule est-elle chirale ? Justifier votre réponse.
1.2 Combien de centres asymétriques possède le Kalihinol C ? Donner la configuration
absolue des centres C1, C4 , C5 en justifiant votre réponse.

2 - Détermination de la structure du produit de départ 2


Ce composé est obtenu à partir du produit commercial de formule brute C8 H14O 3 .
NaBH4
C8H14O3 C8H16O3

1 2
2.1 Calculer le nombre d’insaturations du composé 1.

Le spectre IR de ce produit a été effectué. Il présente les bandes caractéristiques suivantes :


1725 et 1750 cm -1.
2.2 - Attribuer les bandes de vibration correspondant à ces valeurs.

Le spectre RMN 1H (à 60 MHz) de 1 a été effectué dans CDCl3 ; il présente les signaux
suivants :
Déplacement chimique en ppm Multiplicité Intégration du signal
1,45 singulet 9 protons
2,30 singulet 3 protons
3,35 singulet 2 protons

2.3 Attribuer les signaux de ce spectre ; justifier leur multiplicité.


2.4 Déterminer la structure du composé 1.
Par action sélective de NaBH4 le composé 1 se transforme en dérivé 2 qui présente une
bande large, caractéristique en IR, à 3300 cm-1.
2.5 Déterminer la structure du composé 2. Justifier votre réponse.

RMN 1 H : gamme de déplacements chimiques :


CH3 -C -CH2 -CH2 -CH2 -CO- -CH2 -O- CHR=CR2
COR1
δ ppm 0,90-1,45 1,55-2,10 2,00-3,00 4,50-5,00 5,50-6,00

INFRAROUGE : nombres d’onde de vibration de quelques groupes fonctionnels


Groupe C=O C=O C=O
OH libre OH lié C=C
fonctionnel aldé hyde ester saturé cétone
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υ (cm-1 ) 3600 3300-3550 1720-1740 1735-1750 1705-1725 1640-1690

Physique (/20)

Exercice n°1 (/6)


Compression d'un mélange gaz parfait - eau.
Un système fluide constitué d'air (assimilé à un gaz parfait diatomique) et d'eau.
L'état initia l I du mélange est caractérisé par :
· une masse d'eau m = 10 –3 kg, · une températu re T = 300 K,
· une pression Pi = 10 5 Pa , · un volume Vi = 0,05 m3.
Données numériques :
· masse molaire de l'eau : M = 18.10–3 kg .mo l –1, · constante des gaz parfaits : R = 8,32 J.K–1.mol –1,
· pression de vapeur saturante de l'eau (à 300 K) : Pvs = 3,7.10 3 Pa,
· chaleur latente de vaporisation de l'eau (à 300 K) : LV = 2,45.10 3 kJ.kg –1,
· masse volumique de l'eau liquide : ρ = 10 3 kg.m–3.
On ad met que la vapeur d'eau sèche se comporte comme un gaz parfait. En outre ρ ne dépend pratique ment
pas de la te mpérature.
1 - Calculer le volume massique u l de l'eau liquide et le volume massique u v de la vapeur d'eau à T = 300 K sous la
pression Pvs.

2 - Quel est le no mbre de moles de vapeur d'eau dans l'état initia l I ? Quel est le nombre de moles d'air ?

3 - Le mélange est comp rimé de maniè re isotherme réversible jusqu'à un volume final Vf = 0,02 m3.
a - Donner la co mposit ion massique (en gaz et en liquide) de l'eau dans l'état fina l F.
b - Ca lcule r le trava il W1 reçu par l'a ir au cours de l'opération.
c - Calculer le travail W 2 reçu par l'eau.
d - Détermin er la variat ion d'énergie interne ∆U du mélange entre les états I et F.

Exercice n°2 (/14) commun 2005


Problème : Étude d’un réfrigérateur

Nous nous proposons d’étudier un ré frigé rateur dont le schéma est représenté ci-contre. Le système contient une
quantité donnée de fluide , le "R134a " ou 1,1,1,2- tétrafluoromé thane CF3-CH 2F qui n'attaque pas la couche
d'ozone. Le c ircuit est fermé et subit une série de transformations cycliques :

• Le fluide qui sort du condenseur sous forme liquide saturant (A) à la pression de 18,26 bar est ra mené à la
pression de 1,64 bar dans le détendeur (B). La détente (A B) est du type de Joule-Kelv in.
• Dans l'évaporateur, le fluide se vaporise partiellement à pression et temp érature constante en recevant un
transfert thermique de la source froide de température Tf = 263 K (transformat ion BC)
• Le fluide subit ensuite une comp ression dans un comp resseur ca lorifugé. La compression (CD) est
isentropique de 1,64 bar jusqu'à la pression de 18,26 bar.
• Dans le condenseur, le fluide se condense totale ment en fournissant la cha leur à l'e xté rieu r (la cuisine par
e xe mple). L'air est à environ à 293 K. La pression saturante est a lors de 18,26 bar et la températu re du
fluide est TA = 313 K.
On suppose que les conduites reliant les différents é léments sont calorifugées et que la pression qui y règne est
constante. On négligera toutes les variations de vitesse du fluide et on raisonnera sur 1 kg du fluide.

Données :
pression de vapeur température de enthalpie massique enthalpie massique entropie massique entropie massique
saturante (bar) changement d’état du liqu ide ( de la vapeur ( du liquide ( de la vapeur
(K) kJ ⋅ kg −1 ) kJ ⋅ kg −1 ) J ⋅ kg −1 ⋅ K −1 ) ( J ⋅ kg −1 ⋅ K − 1 )
P 1 = 1,64 T1=258 K h 1L =178,2 h 1V =360,4 s1L =_________ s1V =730
P2 = 18,26 T2=313 K h 2 L =264,1 h 2 V =387,7 s 2L =_________ s 2 V =680
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I. Préliminaire :
1 - Trace r l’a llu re du diagramme de Clap ey ron (pression en ordonnée et volume massique en abscisse) pour
un changement d’état en faisant apparaître les deux isothermes T1 = 258 K et T2 = 313 K ainsi que les pressions
correspondantes P1 et P 2.
2 - Détermin er la chaleur latente L1 de changement d’état à la température T1 = 258 K et la chaleur latente L2
de changement d’état à la températu re T2 = 313 K.
3 - Pré ciser la relat ion entre les enthalpies et entropies massiques lors d’un changement d’état. Comp léter le
tableau donné plus haut.
***4 - Montre r, en définissant soigneusement le système choisi, que la variation d’enthalpie massique h du
fluide, à la traversée d’un système, est donnée en régime stationnaire par ∆h = W * + Q où W * représente le
travail massique autre que celu i des forces pressantes reçu par le fluide de la part des parties mo biles du système
et Q représente le transfert thermique massique reçu par le fluide.
5 - Montre r que l’expression de l’enthalpie massique h(x,T) d’un flu ide diphasé (liquide , vapeur) en fonction
de l’enthalpie massique de la phase liq uide hL(T), de l’enthalpie massique de la phase vapeur hV(T) ainsi que du
( ) ( )
tit re massique en vapeur x s’écrit : h x , T = h L ( T ) + x h V (T ) − h L ( T ) .
6 - Étab lir l’e xpression de l’e nt ropie massique s(x,T) d’un fluide diphasé (liqu ide, vapeur) en fonction de
l’entropie massique de la phase liqu ide en équilibre avec la vapeur sL(T), de l’entropie massique de la phase
vapeur en équilib re avec le liquide sV(T) ainsi que du titre massique en vapeur x.

II. Étude du compresseur :


Le fluide subit dans le comp resseur une compression adiabatique et réversible .

1 - À la sortie du compresseur, le fluid e est une vapeur saturante à la température T2 = 313 K. En déduire le
tit re massique en vapeur x(C) au début de la comp ression à la temp érature T1 = 258 K.
2 - Pré ciser l’expression de l’enthalpie massique au début et à la fin de la comp ression.
3 - En utilisant le résultat de la question 1.4, calculer littérale ment puis nu mériq uement le trava il W * fourni
par le compresseur.

III. Étude du condenseur :


Dans le condenseur, le fluide est totalement liquéfié à la température T 2 = 313 K et à la pression
P2 = 18,26 bar.

1 - Ca lcule r littéraleme nt et nu mériquement le transfert thermiq ue Q ch reçu de la part de l’air ambiant, de


te mpérature Tch = 293 K. Justifier son signe.
2 - Ca lcule r littérale ment puis nu mériquement la variation d’entropie, l’entropie échangée et l’entropie créée
lo rs de la condensation.

IV. Étude du détendeur :


Dans un détendeur parfaite ment calorifugé et ne comportant pas de pièce mobile, le fluide subit une détente
de Joule-Kelv in jusqu’à la pression P1, détente au cours de laquelle une partie du fluide se vaporise.

1 - Justifier que la détente est isenthalpique.


2 - En déduire le titre mass ique en vapeur x(B) à la fin de la détente à la température T1 = 258 K.
3 - En déduire l’entropie créée dans le détendeur.

V. Étude de l’évaporateur :
1 - Ca lcule r litté ralement et numériquement le transfert thermique Q fr reçu de la part de la chambre fro ide, de
te mpérature Tfr = 263 K. Justifie r le signe de Q fr.
2 - Ca lcule r littérale ment puis nu mériquement la variation d’entropie, l’entropie échangée et l’entropie créée
dans l’échangeur.

VI. Bilan :
1 - Trace r le cycle dans le diag ramme de Clap ey ron.
2 - Définir l’e fficacité d’un réfrigérateur. Ca lcule r nu mériq uement cette efficacit é.
3 - Étab lir l’e xpression de l’e fficacité théorique ma ximale d’un réfrigérateur en fonction des températures
T1 = 258 K et T2 = 313 K. Comp arer cette efficacité à celle ca lculée précédemme nt. Conclure.
4 - Ca lcule r l’entropie créée sur un cycle .
5 - Justifier le choix des valeurs T 1 = 258 K et T2 = 313 K pour ce cycle.