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IUFM DE BOURGOGNE

Centre départemental d’Auxerre

Professeur des écoles

La représentation de l’espace vécu

au cycle I et au cycle II

GAUTHIER Aurélie

Mémoire suivi par

Madame VARET
Professeur d’Histoire – Géographie

Année 2004 – 2005 N° de dossier : 04STA00378

Sommaire

Introduction p1

I – Les apports théoriques sur ce sujet. p2

1 – Les thèses de différents auteurs. p2

a – Les recherches de Jean Piaget. p2
b – Les stades de développement de la notion d’espace par
Didier Terrier et Marie-Dominique Vandenweghe-Bauden. p3
c – La représentation d’un espace familier : les explications
d’autres auteurs. p4

2 – Définitions des principaux termes. p7

a – Qu’est-ce qu’une représentation ? p7
b – Que signifie la notion d’espace ? p8
c – Les définitions des termes « maquette » et « plan ». p9

3 – Les instructions officielles pour l’école. p 10

a – Les programmes de l’école maternelle. p 10
b – Le cycle des apprentissages fondamentaux. p 13
c – Le cycle des approfondissements. p 14

II - Analyse de la pratique. p 16

1 – La naissance du projet : le stage de pratique p 16
accompagnée.

a – Ce qui m’a amené à cette réflexion. p 16
b – Le travail sur les photographies et la fonction des
lieux publics du village. p 17
c - Les fonctions des lieux publics du village. p 19
d - les adresses des lieux publics. p 23
e - La notion de plan du village. p 24

2 – Les premiers essais de représentation d’un p 27
espace vécu : le premier stage en responsabilité.

a – Le parcours de motricité. p 28
b – La maquette du parcours de motricité. p 29
c – passage de la maquette au plan. p 31

3 – La représentation de la salle de classe : p 33
le second stage en responsabilité.

a – Pourquoi ce choix ? p 33
b – Le passage du réel à la maquette de la classe. p 34
c – Le passage de la maquette au plan de la classe. p 38

Conclusion p 41

Bibliographie p 42

Annexes

1 . un espace qu’il ne comprend pas. Il est indispensable pour tenter de répondre à ces questions d’appuyer ma réflexion sur des apports théoriques avant d’évoquer ma pratique personnelle lors de mes différents stages dans le cadre de ma formation professionnelle. Ma réflexion a débuté avec une interrogation : puisque le concept d’espace doit se construire chez l’enfant. je me suis demandée comment la maquette et le plan pouvaient être des outils permettant la construction du concept d’espace mais aussi quelles activités mettre en place à l’école pour que l’enfant s’approprie le plus possible ces outils de représentation de l’espace. Introduction Dès sa naissance. le concept d’espace n’est pas une donnée immédiate à la conscience mais le résultat d’une construction. maîtriser et se représenter l’espace dans lequel il vit ? Comment arrivera t-il à représenter son espace quotidien ? A partir de ces questions. En effet. l’enfant est en contact avec un environnement. comment celui-ci se représente t-il l’espace familier dans lequel il évolue quotidiennement ? D’autres questions se sont alors posées : comment l’enfant perçoit-il l’espace en général et quelle conception en a-t-il ? Comment l’école peut-elle aider l’enfant à mieux appréhender cette notion complexe ? Quels outils peut-elle proposer pour aider l’enfant à mieux comprendre. Il faut donc favoriser les activités dans le domaine de l’espace pour permettre cette évolution de la représentation des enfants. La perception et la représentation de l’espace chez l’enfant sont le résultat d’un long processus de construction progressive en adéquation avec l’âge et le développement intellectuel.

le plan perceptif ou sensori – moteur . à la construction du concept d’espace dans son ouvrage : La représentation de l’espace chez l’enfant. Il s’est aussi intéressé avec Inhelder. PUF. Pour Piaget.le plan représentatif ou intellectuel. INHELDER BÄRBEL. de géographes mais aussi vers les instructions officielles de l’école primaire. Pour cela je me suis tournée vers des écrits de psychologues.Les apports théoriques sur ce sujet. s’instaure une coordination entre la vision et la préhension. 1948. de la grandeur…des objets environnants. au cours des premiers mois de la vie d’un enfant. 2 . Durant la période suivante (entre 4-5 mois et 10-12 mois). Piaget a beaucoup travaillé sur l’évolution de la pensée chez l’enfant. Paris. a – Les recherches de Jean Piaget. Il est nécessaire d’appuyer ma réflexion sur des apports théoriques. L’enfant peut désormais situer les objets par rapport à lui-même mais il ne situe pas son corps dans l’espace. la construction du concept d’espace se fait sur deux plans : « . 1 PIAGET Jean.1 Pour ces deux auteurs. 1 – Les thèses de différents auteurs. Ø L’espace sensori – moteur. Les mouvements sont alors guidés par la vision ce qui conduit à l’analyse de la forme.I . » Les recherches de Piaget ont montré l’antériorité de la construction de l’espace sensori – moteur par rapport à celle de l’espace représentatif. il n’y a pas de coordination entre la vision (l’espace visuel) et la préhension (l’espace tactilo- kinesthésique) dans cet espace sensori – moteur. La représentation de l’espace chez l’enfant.

Ils définissent alors trois stades. La représentation consiste. Les élèves avec lesquels j’ai mené des activités sur la représentation de l’espace appartiendraient selon Piaget à ce stade de construction de la notion d’espace. lorsqu’il parviendra à se décentrer. L’espace et la diversité des paysages au CP. » L’enfant perçoit l’espace avec sa vision égocentrique. L’enfant n’a alors plus besoin d’être en contact (visuel ou physique) pour percevoir l’espace. Ø L’espace représentatif. » 2 TERRIER Didier et VANDENWEGHE-BAUDEN Marie-Dominique. La construction de l’espace représentatif évolue avec l’âge des enfants (entre 2 et 12 ans). Piaget définit la représentation en l’opposant à la perception. ces deux auteurs expliquent que la construction du concept d’espace est progressive chez l’enfant. à compléter leur connaissance perceptive en se référant à d’autres objets ». des objets. 1996. 3 . L’enfant ne pourra accéder à une authentique connaissance de l’espace que lorsqu’il sera capable de prendre sur lui un certain recul. l’espace de l’enfant devient homogène grâce à ses déplacements. Il se construit des images mentales des lieux. Dans leur ouvrage2. C’est le stade de la connaissance par le corps. Il dit : « la perception est la connaissance des objets résultant d’un contact direct avec eux. CRDP du Nord-pas-de Calais. au contraire. b – Les stades de développement de la notion d’espace par Didier Terrier et Marie-Dominique Vandenweghe-Bauden. « L’égocentrisme enfantin implique une impossibilité de voir le monde objectivement. Des sous stades sont alors définis en fonction de l’âge des enfants. Au fur et à mesure de son évolution et dès le début de la 2nde année. soit à évoquer les objets en leur absence soit. situe les objets par rapport à lui en les manipulant ou en se déplaçant dans l’espace. Ø « Le stade de l’espace vécu : Sa construction est liée aux progrès de la perception et de la motricité.

l’amener à prendre une distance par rapport à son espace. Pour cela je vais prendre appui sur deux ouvrages. à prendre des distances par rapport à l’espace. je pense qu’il sera difficile de faire prendre conscience à l’enfant de son espace. à ce stade. de l’aider à franchir des obstacles difficiles puisque la construction du concept d’espace n’est pas innée chez l’enfant. Avec cette perspective. dans le domaine de l’espace. Les deux points vus précédemment sont des explications générales de la construction du concept d’espace chez l’enfant. Il pourra reconnaître des espaces en observant des photographies par exemple. 4 . L’élève va mieux comprendre les notions et les fonctions des représentations. Il faudra utiliser cet égocentrisme pour faire remarquer à l’élève l’emplacement des objets dans l’espace et petit à petit. Ø « Le stade de l’espace perçu : c’est une représentation plus ou moins symbolisée de l’espace physique. » L’enfant arrive. Ø « Le stade de l’espace conçu » : c’est un espace abstrait appréhendé non plus par les sens mais par l’activité mentale. L’enfant est capable de percevoir sans que son corps et son mouvement n’aient besoin de l’exprimer directement. est de faire passer l’élève d’un stade à l’autre. J’aimerai recentrer la réflexion sur la représentation de l’espace familier des enfants. l’objectif de l’enseignant. grâce à la verbalisation et à la représentation de cet espace. c – La représentation d’un espace familier : les explications d’autres auteurs. Tout au long de la scolarité. L’enfant est capable de se créer une image mentale de l’espace sans y être et de positionner les objets les uns par rapport aux autres sans les avoir sous les yeux.

espace connu à l’école maternelle4 explique que « la connaissance des lieux familiers procède d’une imprégnation née de la répétition ». De plus. l’enfant mesure très vite la spécificité de chaque espace. les toilettes…) . Vivre l’espace. construire le temps3. le trajet école/maison… Pour cet auteur. Leur expérience spatiale est toutefois limitée à quelques lieux comme la maison. le salon.l’espace scolaire (la classe. Pour ces auteurs « il est nécessaire pour l’adulte de prendre conscience de ce que l’enfant perçoit ». Magnard. il faut lui donner les moyens de bien le percevoir. Lorsque l’on prépare sa classe avant une rentrée. la cantine. Il faut multiplier les repères visuels à la hauteur des enfants pour leur permettre de conquérir l’espace-classe et l’espace-école ». 3 BELBEOCH O. Liliane Lurçat dans Espace vécu. 1994. Cette vision affective est très importante pour les enfants puisque se crée tout un imaginaire autour de l’espace. 5 . la cour. Les lieux ou trajets que l’on connaît le mieux sont ceux que l’on pratique quotidiennement et ceci est identique pour les enfants. l’enfant se trouve confronté à trois espaces : « . plus l’enfant perçoit les choses dans leur globalité.l’espace familial (la chambre. les commerces. on peut penser qu’à un même lieu ne correspond pas le même espace mental puisque chaque enfant vit cet espace avec ses images mentales et ses déformations oniriques. « l’appropriation des lieux par l’enfant procède du jeu. le jardin…) . La vie imaginaire transforme les lieux réels qui deviennent chargés de subjectivité ». Paris.les espaces occasionnels (le quartier. l’espace familial est chargé d’une lourde affectivité qui le différencie des autres. construire le temps. espace connu à l’école maternelle. LOUDENOT C. Toutes ces recommandations peuvent paraître simplistes mais il me semble qu’elles sont primordiales. 1982. l’école. les lieux de loisirs…) ». Espace vécu. Paris. Si nous voulons aider l’enfant à construire et comprendre son espace. il n’est pas évident que ces petits détails soient la première chose à laquelle nous pensons.Pour Belbéoch. éditions ESF. du SAUSSOIS N. Pour eux. Loudenot et du Saussois dans Vivre l’espace. Plus l’espace est grand. 4 LURÇAT Liliane. « Le jeune enfant a une vision morcelée et limitée en hauteur. Avec cette vision ludique.

les éléments constituant cet espace. en appréhendant l’espace par des jeux. Grâce à tous ces éléments. tous ces éléments seront des repères pour reconnaître mais aussi expliquer le trajet. ludiques qu’ils ont crée. La prise de conscience de l’espace se fait ensuite par des déplacements. l’enfant traverse une rue. C’est bien en se déplaçant. Il est important de capter l’attention des élèves pour les obliger à voir l’espace tel qu’il est réellement et non pas à travers les filtres affectifs. des mouvements que l’enfant se crée une image mentale du lieu. si pour aller à l’école. On voit alors que l’enfant se représente l’espace grâce à des sensations. Lors d’un trajet régulier. passe devant la boulangerie et longe une voie de chemin de fer. Celle-ci va permettre à l’enfant de se décentrer de l’espace et de le représenter même s’il ne le voit pas. Pour amener l’élève à représenter un espace familier. Ainsi les élèves pourront donner une nouvelle dimension à l’espace dans lequel ils vivent quotidiennement : la représentation. en verbalisant. 6 . des indices visuels et kinesthésiques. l’enfant prend des indices qui deviendront des repères et contribueront à la reconnaissance du trajet. En effet. il faut d’abord prendre le temps d’expliquer. l’enfant peut décrire son chemin même s’il ne possède pas le vocabulaire spatial approprié (ex : la 3ème rue à gauche…).

la représentation est : « présentation de quelque chose à l’esprit. d’un symbole. . dictionnaire critique5. de volume. la représentation est une image mentale ou non d’un objet ou d’une situation. En général. Pour mon sujet. Paris. Pour Roger Brunet dans Les mots de la géographie. je me suis intéressée à la définition d’un dictionnaire classique. Nous trouvons alors pour expliquer cette notion : « . une idée.image. . un phénomène. un objet. dictionnaire critique. » Si l’on reprend ces définitions. Les mots de la géographie. 2 – Définitions des principaux termes. 7 . La définition de la représentation spatiale va permettre d’éclairer mon sujet. 1992. La documentation française. figure. les informations… » 5 BRUNET Roger. son image se fixe dans notre cerveau. « C’est la représentation de phénomènes et d’objets quelconques dans l’espace. signe qui représente un phénomène. d’un signe. En effet. forme que prend dans l’intellect une idée. La représentation des espaces est une affaire individuelle déterminée par les cultures. un espace ». les positions relatives (haut/bas. devant/derrière. Reclus. on peut alors développer tout un raisonnement à partir de la simple vision d’un objet. Un plan est une représentation.en psychologie. Pour Brunet. représenter l’espace vécu nécessiterait une construction mentale et/ou concrète d’un espace familier dans lequel on évolue quotidiennement. Toutefois Brunet définit plusieurs types de représentations.action de rendre sensible quelque chose au moyen d’une figure. symbole. à côté…). une représentation est d’abord une image mentale. une situation. lorsque l’on perçoit quelque chose. la représentation est une image mentale se rapportant à un objet. avec des évaluations de taille. a – Qu’est-ce qu’une représentation ? Afin de bien comprendre le terme « représentation ».

nos relations. les représentations spatiales impliquent un vocabulaire spécifique de position mais aussi une comparaison et un positionnement des objets les uns par rapport aux autres. Il explique aussi que les représentations sont individuelles (ceci reprend les théories de Lurçat. En effet. C’est l’ensemble des . Pour lui c’est « un espace représenté par une personne ou un groupe d’usagers en fonction d’un apprentissage. Il faut alors cibler notre recherche. voyons si Brunet peut nous éclairer d’avantage sur cette notion. Pour Brunet. l’espace « inclut l’idée de vide. il faut « distinguer l’espace de vie (ici et maintenant) découlant de la pratique du quotidien » et « l’espace vécu recréé selon les perceptions et cartes mentales de chacun ». L’espace est donc un lieu dans lequel nous vivons et que nous essayons de dominer. Dans son ouvrage. Cet espace cognitif est « la représentation de l’espace vécu qui peut s’exprimer par des cartes cognitives qui montrent des déformations par rapport à l’espace réel ». d’une pratique des lieux ». il définit ce terme sur trois pages.Pour cet auteur. b – Que signifie la notion d’espace ? Pour un dictionnaire classique. de place… d’étendue à dominer. « L’espace géographique est l’étendue terrestre utilisée et aménagée par les sociétés ». Cette définition étant très vague. nos représentations.dimensions dans lesquelles se déroulent nos actes. d’une connaissance personnelle. Belbéoch. Voyons les définitions plus précises des termes de mon sujet. un espace est une « étendue indéfinie qui contient et entoure tous les objets ». l’espace cognitif représente l’espace vécu mais avec des déformations. l’espace vécu se définit sur un double plan. chaque individu se crée des images mentales de l’espace en 8 . nos sensations ». Il est important de garder cette remarque à l’esprit car ceci peut expliquer que certains élèves n’auront peut-être pas la même représentation que d’autres de l’espace qui les entoure. Loudenot et du Saussois). Etymologiquement. L’espace représenté est appelé par cet auteur « espace cognitif ». Pour Brunet. Pour lui.

Le plan. donc en deux dimensions. Brunet explique que les espaces familiers se représentent plus amples et avec plus de détails que les autres. de l’appréhension plus ou moins fréquente de ce lieu. et le plan est une représentation plane. En effet. Il nous faut donc prendre la définition du dictionnaire. plan de maison ». Brunet nous éclaire sur ce terme en le définissant comme « une représentation plane d’un espace. Toutefois ces notions ne renvoient pas à la même dimension. Un dictionnaire classique définit la maquette comme une « représentation en trois dimensions. chaque élève n’aura pas les mêmes représentations. dont elle montre les formes internes. Donc. d’un objet. pour le dictionnaire. 9 . Il me semble essentiel de faire comprendre à l’enfant les spécificités (ici évoquées) des deux représentations qu’ils vont utiliser pour représenter leur espace vécu. à échelle réduite. ces deux termes renvoient à des représentations réduites d’un espace réel. La maquette est une représentation en trois dimensions. d’un bâtiment… ». lors des séances de travail. Roger Brunet dans son ouvrage ne définit pas ce terme. nous le voyons encore une fois. Il me semble important de définir ces deux termes puisqu’ils vont être utilisés. pour permettre aux élèves de représenter leur espace vécu par le biais de ces deux outils. Toutes ces informations nous permettent de différencier le plan de la maquette. Il sera aussi nécessaire de leur faire comprendre l’utilité de chaque représentation. est « une représentation graphique d’un ensemble de constructions. donc en volume. d’un lieu… ». c – Les définitions des termes « maquette » et « plan ». l’organisation : plan de ville. d’un bâtiment. pour un même espace.fonction de l’affectivité.

3 – Les instructions officielles pour l’école. 2002. Qu’apprend-on à l’école maternelle ?. 10 . Petit à petit. je vais m’appuyer sur un ouvrage du Ministère de l’Education nationale. l’enfant constitue son premier capital de connaissances…Il identifie des réalités. la différence des programmes dans le domaine de la géographie est bien nette entre le cycle I et le cycle II. Pour les cycles I et II. apprend à utiliser des repères 6 Ministère de l’Education nationale. Paris. Les activités proposées dans les classes doivent être en accord avec les programmes de l’école primaire. C’est donc à l’école maternelle que l’élève prend conscience du monde qui l’entoure. Dans une rubrique intitulée : « Les objectifs » (p 120). Pour cette partie. Cette rubrique nous éclaire sur ce fait en expliquant : « l’enfant commence à se confronter aux contraintes de la pensée logique. En effet. les activités relatives à l’espace sont regroupées dans le domaine « Découvrir le monde ». l’élève prend en compte les objets et l’espace.6 Bien que l’école maternelle regroupe les classes du cycle I et une classe du cycle II (la grande section). Voyons quelles sont les instructions officielles dans le domaine de la représentation de l’espace pour les trois cycles. en poussant toujours plus avant ses expériences et ses tâtonnements. la géographie ne sera réellement considérée comme une discipline qu’au cycle III. CNDP. Un interrogation se pose alors : à quelles instructions doit-on faire référence pour la grande section ? De plus. a – Les programmes de l’école maternelle. L’enfant peut alors comprendre leurs fonctions et construire des représentations. « l’élève découvre la richesse du monde qui l’entoure…. grâce à l’expérience quotidienne. le terme « géographie » n’est pas évoqué dans cette partie des programmes. les représente et les nomme ». les instructions officielles nous expliquent qu’à l’école maternelle. en jouant.

La 1ère rubrique nous explique qu’il est nécessaire d’explorer et de connaître le milieu proche avant d’étudier les milieux moins familiers. Il serait intéressant de connaître. du langage pour la construction de l’espace chez l’enfant. les programmes nous disent : « se repérer dans différents espaces. Ceci me paraît difficile puisque les enfants de cet âge ont des difficultés à s’exprimer et expliquer leurs pensées. coder un déplacement. Chaque enfant étant différent. Les programmes insistent sur le fait que l’élève doit apprendre à se décentrer de son point de vue. les repères spatiaux de chaque enfant. Ceci reprend ce que nous avons vu dans la première partie et confirme que l’enfant n’appréhende les espaces et les objets que par rapport à lui. De plus. 11 . l’école. Mes différents travaux devraient donc permettre aux élèves de mieux comprendre l’espace dans lequel ils évoluent quotidiennement. La découverte et l’observation de l’environnement proche se fera grâce à la classe. utiliser les marques spatiales du langage sont des compétences qui s’acquièrent tout au long de l’école maternelle ». représenter des objets localisés. On nous explique ici que l’enfant utilise des repères spatiaux pour se représenter son espace. sensibilisation aux problèmes de l’environnement » (p 123) et « repérage dans l’espace » (p 126). s’y déplacer avec ou sans contraintes.spatiaux et temporels pour structurer ses observations et son expérience… L’enseignant lui montre qu’il est possible de décentrer son point de vue et il l’aide à se forger un début de pensée rationnelle ». Ceci pointe l’importance des représentations (quelque soit leur forme). Mon travail s’étant fixé sur les représentations d’un village et d’une classe. pour la salle de classe. ces activités sont donc en parfait accord avec les instructions officielles. Deux autres rubriques sont importantes pour notre travail : « découverte de différents milieux. je pense que ces repères doivent être inconscients donc non repérables pour les élèves. les observations faites de l’espace seront donc diverses et les repères spatiaux utilisés très variés. Dans la 2nde rubrique. le quartier.

école. dans la partie analyse de pratique. décrire ou représenter un parcours simple. d’échapper à la pensée égocentrique pour pouvoir construire son espace mais aussi se construire soi même en fonction des autres. . A la fin de l’école maternelle. . . Lorsque plusieurs enfants jouent dans un même lieu (le coin cuisine par exemple). « Les situations proposées…. en les représentant) ». pour l’élève. doivent donner à l’enfant la possibilité d’échapper à l’usage exclusif de son propre point de vue et le conduire à pouvoir adopter celui d’autrui ». Ceci peut se réaliser grâce au travail de groupe et au débat. Elle suppose que l’enfant accepte la contrainte de l’orientation de l’espace graphique. les élèves doivent avoir acquis certaines compétences. .décrire et représenter simplement l ‘environnement proche (classe.savoir reproduire l’organisation dans l’espace d’un ensemble limité d’objets (en les manipulant. On verra. on peut remarquer qu’ils ne jouent pas ensemble mais seuls les uns à côté des autres.suivre un parcours. décrire oralement. que les notions d’orientation de l’espace et de représentation posent un important problème aux élèves. 12 . On le voit très souvent dans les classes : les enfants ne prêtent pas. En effet. La présence de l’autre est essentielle. l’enfant doit être capable de : « . ont peu d’échanges les uns avec les autres. il est important de prendre conscience de l’existence de l’autre et d’accepter de vivre avec lui. Ceci montre bien encore une fois l’importance. Ceci n’est pas évident surtout pour des élèves de cycle I. pour pouvoir évoluer dans un espace. En matière d’espace. quartier…). Les maquettes sont une étape importante qui précèdent le dessin ». les élèves jouent souvent ensemble et coopèrent. il est important de faire comprendre aux enfants la différence de point de vue.repérer des objets ou des déplacements dans l’espace par rapport à soi. Cette tendance évolue rapidement puisqu’en grande section. « La représentation des relations spatiales reste difficile tout au long de l’école maternelle.décrire des positions relatives ou des déplacements à l’aide d’indicateurs spatiaux et en se référant à des repères stables variés.

se déplacer. Découvrir le monde (cycle II).7 8 Au cycle II. Ce point et les suivants 7 Ministère de l’Education nationale. Les programmes expliquent que « l’élève a pris conscience de l’espace qui l’entoure à l’école maternelle.commencer à représenter l’environnement proche. Elles sont l’occasion. les élèves sont plus disponibles pour écouter des points de vue différents et les débats sont alors plus systématiques. de confronter leurs idées lors des discussions collectives. Qu’apprend-on à l’école élémentaire ?. CNDP. 2002. les élèves doivent avoir acquis certaines compétences. Paris.se repérer dans son environnement proche. A la fin du cycle II.Il est alors important pour un professeur des écoles de proposer aux élèves des activités ayant pour but d’amener à la maîtrise de ces compétences. je vais m’appuyer sur deux ouvrages du Ministère de l’Education nationale. s’orienter. de chercher des réponses à leurs questions à la fois sur le réel et dans des documents ». b – Le cycle des apprentissages fondamentaux. 13 . 2002. Documents d’application des programmes. pour les élèves. l’enfant doit être capable de : « . La représentation grâce aux outils et aux supports (notamment le plan) est plus systématique au cycle II. Au cycle II. L’élève apprend à l’école maternelle à observer et décrire son espace. 8 Ministère de l’Education nationale. Voyons maintenant les précisions des programmes dans ce domaine pour le cycle II. . Ce fait est évoqué dans les programmes (p 116) : « les activités du domaine « découvrir le monde » soutiennent de nombreux apprentissages transversaux. . En matière d’espace. CNDP. Il me semble que l’on peut utiliser ce point pour la grande section en simplifiant les représentations et en abordant lentement chaque étape.décrire oralement et localiser les différents éléments d’un espace organisé… ». il apprend à le représenter… ». Les élèves de cycle II découvrent ensuite des espaces plus lointains et décrivent la diversité des milieux et des modes de vie. Pour cette partie. Paris.

l’Europe…) ». en matière de représentation et de compréhension de l’espace être capable de : « . « Les sociétés humaines ont investi la presque totalité de la planète. . 14 . L’objectif est de transmettre aux élèves les connaissances nécessaires pour nommer et commencer à comprendre les espaces dans lesquels ils vivent… L’élève découvre un vocabulaire spécifique et utilise des supports variés de lecture et de réflexion ». créent des territoires en s’adaptant à ses composantes physiques et biologiques qu’elles modifient de façon plus ou moins importante ». Au cycle III. Qu’apprend-on à l’école élémentaire ?. Au cycle III. les élèves doivent. 2002. CNDP.réaliser un croquis spatial simple. l’accent est mis sur l’organisation des espaces par les sociétés. Documents d’application des programmes.9 10 Dans les programmes (p 217).situer des lieux dans des espaces (l’école. je ne vais alors pas m’étendre plus sur le cycle II. CNDP. Paris. Elles organisent l’espace. on consolide les apprentissages des années précédentes et on les enrichit en travaillant dans le sens de la compréhension des espaces et la découverte de la grande diversité des supports mis à notre disposition pour compléter nos savoirs. 10 Ministère de l’Education nationale. Pour cette partie. on nous explique que « le programme actuel est centré sur la mise en relation de la lecture des paysages et de l’étude des cartes. c – Le cycle des approfondissements. . 2002. la France. A la fin de ce cycle. Histoire et géographie (cycle III). C’est ici que la géographie est réellement définie en tant que discipline enseignée. les principales villes françaises.évoqués dans les programmes ne sont plus en rapport avec le sujet de mes recherches et travaux.mettre en relation des cartes à différentes échelles pour localiser un phénomène. 9 Ministère de l’Education nationale. les évolutions et les dégâts causés. Paris. je vais m’appuyer sur deux ouvrages du Ministère de l’Education nationale.

Ce domaine est très présent aux cycle I et II comme nous avons pu le remarquer. Dans cette partie nous avons décrit ce que les instructions officielles proposent en matière de représentation de l’espace familier. Nous allons maintenant passer à la description et à l’analyse des activités proposées aux différentes classes. Au cycle III. la représentation passe à la compréhension de l’espace grâce à la lecture de divers supports et à la prise de conscience du rôle humain dans la modification des espaces. 15 .

Cette partie va se composer essentiellement de descriptions de séances menées lors de mes différents stages. Le postier et la coiffeuse nous ont expliqué leur métier et montré leurs outils. 1 – La naissance du projet : le stage de pratique accompagnée. les fonctions des lieux publics. nous prenions bien soin de faire observer aux enfants les rues. Cette classe est composée de 20 élèves : 17 CP et 3 CE1. a – Ce qui m’a amené à cette réflexion. mais elle suit le déroulement chronologique de mes stages. 1ème visite : Lors de nos visites nous nous sommes intéressés aux lieux importants de la vie de la commune : la mairie.II . la poste…). le lavoir… Lors de ces déplacements dans le village. Nous sommes entrés dans ces établissements et nous avons questionné les personnes qui y travaillaient. Le projet de travailler sur la représentation de l’espace vécu m’a été inspiré par des activités proposées aux élèves lors de mon stage de pratique accompagnée. L’institutrice voulait travailler sur la découverte d’un milieu familier : la commune et amener les élèves jusqu’ à la notion de plan. Elle ne suit pas le déroulement de la scolarité dans l’enseignement primaire. Nous avons débuté la séquence sur ce thème par deux visites du village. Ainsi la secrétaire de mairie nous a expliqué le travail effectué dans ce lieu très important pour la vie de la commune. J’ai effectué ce stage dans une classe de CP-CE1 d’un petit village près d’Auxerre. l’église. 16 . la route (en faisant la différence entre ces deux termes).Analyse de la pratique. les commerces (la boulangerie. les maisons des enfants. c’est-à-dire d’abord le cycle I puis le cycle II et enfin le cycle III.

2ème visite : Cette seconde sortie dans le village avait pour but de photographier les maisons des élèves et les plaques des rues. des plaques de rues et des panneaux de signalisation. Elle m’a demandé de construire les séances et de les mettre en uvre auprès de ses élèves. Le 1er groupe obtient un classement en deux familles : • les maisons • les plaques et panneaux Le 2ème groupe obtient trois familles : • les monuments • les commerces • les lieux de loisirs 17 . Tous ces éléments sont des notions importantes pour la localisation et la vie dans le village. des commerces et des lieux de loisirs. Un groupe travaille avec les photos des maisons.Lors de cette visite. La classe est divisée en deux. Pour permettre aux élèves de garder une trace de nos déplacements. b – Le travail sur les photographies et la fonction des lieux publics du village. Ces deux visites constituaient la 1ère séance de la séquence. nous avons photographié les différents lieux publics et les plaques des rues dans lesquelles se situaient ces bâtiments. Le deuxième groupe doit trier les photos des monuments. (cf annexe 1 : fiche de préparation) Cette seconde séance consistait en un tri des photographies prises lors des sorties dans le village. L’institutrice voulait travailler sur les fonctions des lieux publics du village. Séance 2 : le tri des photographies.Les plaques de rues ont aussi fait l’objet d’explications. nous nous sommes arrêtés sur la signification des panneaux de signalisation routière que nous avons rencontrés tels que le « stop » et la « voie sans issue ».

Globalement les élèves ont tous été actifs dans les groupes. la gestion de classe aurait pu être problématique.En collectif. se mettre d’accord sur des éléments (ici la constitution des familles). De plus. Cela permet de travailler l’échange. La phase de travail individuel a permis un retour au calme après l’agitation du travail de groupe. Après le travail de groupe et la mise en commun collective. je demande aux élèves un travail individuel. les grands groupes sont plus difficiles à gérer car les échanges sont plus nombreux et les chamailleries aussi ! Dans cette classe tout s’est bien passé. Le tri des photos a permis un travail de groupe. Comme toujours au sein d’un groupe. l’association de la photo de la maison et de l’adresse va permettre une représentation de l’espace qui pourra être réinvestie sur le plan de la commune. j’ai remarqué certains élèves omniprésents et d’autres en retrait mais tout de même actifs. En divisant la classe en deux groupes. Cette activité nous permet d’introduire des règles importantes dans le travail de groupe : respecter le temps de parole de l’autre et ses opinions. Je pense que le fait d’avoir des catégories très vite repérables a facilité les échanges. En effet. nous élaborons cinq affiches (représentant les cinq familles) où les élèves collent toutes les photos. la colle sur une fiche et doivent recopier leur adresse. 18 . Les élèves prennent ainsi conscience de l’organisation d’un village et de l’importance des plaques de rues pour se repérer. les discussions et les confrontations d’opinions. faire participer l’ensemble des élèves présents dans le groupe… Cette séance a introduit les bases des débats. aucun problème de discipline n’est venu déranger le travail. Chaque enfant prenait une photo pour venir la placer dans une des catégories. Les enfants récupèrent la photo de leur maison. (cf annexe 2) Analyse de ces séances (les visites et le retour sur les photographies) : Ces acticités permettent une première localisation des bâtiments.

Analyse de cette partie de séance : Pour cette première partie de séance. Je demande aux élèves de me rappeler ce que la secrétaire de mairie nous a expliqué sur les fonctions de cette institution. ils apprennent les fonctions d’un lieu essentiel pour la vie de la commune. jouets…). Des enfants m’ont parlé de clés (ceci parce que la mairie détient les clés des grilles des terrains de sport. Les enfants commencent à avoir une représentation de l’organisation d’un village. les élèves ont bien compris le principe du vrai/faux. du foyer communal. Lorsque les propositions des élèves sont validées par l’ensemble du groupe classe. de l’école. de façon ludique. Lors de cette phase je ne m’étais pas assez renseignée sur les actions spécifiques gérées par cette mairie. En effet.Les fonctions des lieux publics du village. c . de la garderie…donc c’est à la mairie que les personnes se rendent lorsqu’elles ont besoin d’accéder à ces lieux). comment se représentent-ils ces lieux ? J’ai alors construit cette séance comme un jeu de vrai/faux sur la fonction des lieux. J’ai débuté le travail en proposant une affiche sur la mairie où on retrouvait le nom du bâtiment. 19 . Quelques exemples de symboles : l’eau est représentée par un robinet. Séance 3 (cf annexe 3 : fiche de préparation) J’ai élaboré cette séance avec quelques questions en tête : . la photographie et deux colonnes : OUI et NON. Certains élèves m’ont posé des questions auxquelles je ne savais pas répondre. dans cette commune les employés municipaux sont chargés de l’entretien des égouts. Ces éléments sont alors collés dans la colonne NON. D’autres m’ont parlé d’égouts. on symbolise ces éléments par des illustrations découpées que l’on colle dans la colonne OUI. les transports scolaires par un bus…) Des symboles intrus sont proposés aux élèves (pain. quelles images mentales les enfants ont-ils des lieux publics de leur village ? . Ainsi.

la poste ou le salon de coiffure). Toutefois. Même fonctionnement que l’affiche de la mairie. je passerai plus de temps avec les secrétaires de mairie pour parer aux éventuels questionnements de ce genre. compte tenu du nombre important de symboles à placer).Devant toutes les interrogations des élèves. Toutefois. le postier nous avait expliqué ces éléments. (cf Annexe 4-4) 20 . les symboles proposés et les intrus étaient clairement identifiables. par groupe. (cf annexes 4 : les productions des élèves) Les élèves sont répartis en groupes : 4 groupes de 3 élèves et 4 groupes de 2 élèves. l’argent et les colis sont placés dans la colonne NON. Cette confusion est donc tout à fait normale. Lors de notre visite. Cet établissement ne vend pas de pain puisque le village possède déjà une boulangerie mais il propose d’autres produits alimentaires. Analyse de cette seconde phase : Pour moi. je leur ai expliqué que je ne connaissais pas bien le fonctionnement de leur village et que toutes leurs questions feraient l’objet d’une nouvelle visite à la mairie pour obtenir des réponses. Deuxième partie de la séance. même si nous habitons dans le village. il me semble impossible de connaître l’ensemble des actions spécifiques d’une mairie. Après le travail de groupe les élèves se rassemblent pour une exposition débat de leurs productions. Toutes les erreurs sont facilement explicables. quelques erreurs sont apparues (peu. Pour chaque affiche les enfants possèdent des symboles qu’ils devront coller dans la colonne correspondante. Les élèves valident ou corrigent si d’éventuelles erreurs s’y sont glissées. Les groupes sont constitués en fonction des difficultés de certains. Les élèves doivent. Si c’était à refaire. travailler sur les affiches de deux lieux publics du village (le magasin d’alimentation. Dans chaque groupe un élève est capable d’aider les autres s’ils éprouvent d’éventuelles difficultés. Nous regardons le contenu des affiches. Par exemple une image de pain dans le magasin d’alimentation. (cf Annexe 4-2) Pour l’affiche de la poste.

Ce groupe d’enfant n’a pas intégré ces explications et s’est fixé essentiellement sur l’acheminement du courrier. Par exemple un enfant n’étant jamais entré dans le magasin d’alimentation peut demander à ses camarades de lui indiquer les produits que l’on peut acheter. Analyse de cette séance : Il m’a semblé que ce changement de méthode : on part des représentations initiales des élèves puis on valide par une visite. Cette vision des choses peut permettre aux élèves d’être plus motivés pour les activités scolaires. à côté du nom. dessiner sur l’affiche ce qui pour eux représente (ou pas pour la colonne NON) la boulangerie et le bar . Cette variation de l’organisation de travail permet aux enfants de moins se lasser de l’activité et cela permet un retour au calme. Les élèves doivent coller la photo du bâtiment. Pour cette séance il n’y a pas de validation collective en classe. ou du lieu. par leur propre expérience. Il me semble que ceci est très valorisant car l’enfant peut penser qu’un jour ce sera lui qui expliquera aux autres ce qu’il sait. les livres qui diffusent le savoir mais un élève comme lui. Les affiches du travail en groupes sont fixées au tableau. Toute cette séance m’a semblée très enrichissante pour les élèves du fait de l’organisation du travail. les élèves effectuent un travail individuel. (cf Annexe 5 : fiche de préparation et Annexes 6 : productions des élèves) Les élèves sont groupés de la même façon que lors de la séance précédente. les élèves doivent. Ce n’est plus alors la maîtresse. Sur le même principe. cette fois–ci. 21 . Comme nous l’avons déjà évoqué. vient compléter le travail fait auparavant. Après le travail de groupe. de la validité ou non de leur représentations initiales. Celle-ci se fera lors d’une nouvelle sortie dans le village pour visiter la boulangerie et le bar - tabac. Séance 4 : la représentation des lieux non visités.tabac. Les élèves peuvent ainsi se rendre compte. Chaque élève dispose d’une fiche avec le nom des lieux publics et les photos étudiées lors de la séance précédente. un travail de groupe permet des confrontations qui semblaient nécessaires ici.

on a envie d’aller plus loin et je pense que ce travail a permis une ouverture d’esprit et un plus grand intérêt des enfants pour leur village. un village n’est alors plus une entité active.Pour cela l’enfant doit repérer l’écriture des noms sur les grandes affiches. Lorsque l’on connaît bien un lieu. D’une part parce que cela représente quelque chose de concret pour eux (leur espace de vie quotidien) et d’autre part. les explications de ce qui est fait dans chacun de ces lieux me semble très important pour l’évolution des élèves. un espace vit grâce aux sociétés qui l’ont maîtrisé et exploité. comme beaucoup. on aurait pu pousser plus loin la réflexion en géographie et montrer l’importance des commerces et des services dans un village. Une photo intruse est introduite parmi les autres pour complexifier le travail. une commune dortoir et meurt petit à petit. Les élèves ont pris beaucoup de plaisir à réaliser ce travail. (cf Annexe 7) Cette activité permet aussi de travailler sur la capacité des élèves à utiliser les outils présents dans la classe (ici les affiches collectives) pour faciliter leurs tâches. Toutes ces activités sur les représentations initiales. parce que les apprentissages véhiculés ne venaient pas de 22 . Tout au long de cette séquence. Avec des élèves plus âgés. Ce travail peut aussi être perçu sous un angle d’éducation à la citoyenneté car les élèves ont découvert le fonctionnement de la mairie et de leur village. Je pense qu’une bonne connaissance des lieux et de leurs fonctions est un moyen intéressant pour maîtriser un espace familier (ici le village) et de s’investir plus facilement par la suite dans une représentation géographique (le plan) de ce même espace. il devient. Cet exercice s’inscrit aussi dans un travail de lecture (de mots et de documents photographiques). le travail effectif n’était pas centré sur la représentation de l’espace vécu par une maquette ou un plan mais par une vision globale des bâtiments du village et de leurs fonctions. Sans tous ces commerces et ces personnes. les visites. Cette activité représente alors un travail pluridisciplinaire. De plus cette approche est en accord avec les instructions officielles qui proposent de faire vivre à l’enfant son espace et alors de mieux le connaître et le comprendre. d’écriture en plus d’un travail de découverte du monde. En effet.

d . Les élèves remarquent que plusieurs lieux se trouvent dans la même rue. Cette réflexion peut paraître simpliste car les élèves observent bien plusieurs maisons dans une rue mais il y a une grande différence entre ce que les enfants voient et ce qu’ils comprennent. Cette dernière activité se fait individuellement. (cf Annexe 8 : fiche de préparation). Celles-ci permettent de se repérer dans le village et éviter à une personne étrangère à la commune de se perdre. Les élèves travaillent en groupe (demi. Chaque groupe possède les photos de plusieurs lieux publics. ils doivent repérer l’adresse de ces lieux grâce à la grande affiche et associer la photo à celle de la plaque de rue correspondante. Que faire ? Les élèves pourraient lors d’une séance d’arts visuels créer cette plaque pour combler ce manque dans le village.(Ce travail permet une première approche de la fonction d’un plan de ville). 23 .les adresses des lieux publics (séance 5 non mise en place faute de temps). Cette remarque peut leur permettre de faire évoluer leurs représentations spatiales et comprendre qu’une rue abrite plusieurs bâtiments.classe ou 3 groupes 6 ou 7 enfants). Ce point peut être très intéressant pour mieux comprendre la fonction des plaques de rues. Un nouveau problème se pose aux élèves : il n’existe pas de plaque pour désigner l’adresse de l’église. Cette remarque n’est alors pas inutile. Sur chaque affiche collective j’ai inscrit l’adresse de chaque lieu. Chaque élève reprend ensuite sa fiche (cf Annexe 7) et la complète avec l’adresse des lieux.livres mais de personnes réelles racontant leur travail et la vie du village par la même occasion.

de même que la séance précédente). L’enfant doit prendre du recul et entrer dans une phase d’observation et de représentations. La 2ème séquence portait sur la notion de plan. Je pense qu’il est donc nécessaire de bien expliquer les fonctions et l’utilisation des plans aux enfants et ça dès leur plus jeune âge. travailler sur le plan en géographie est assez compliqué puisqu’ interviennent de notions nouvelles pour les élèves. je n’ai pas pu mettre en place cette séquence. De plus l’enfant perd tous ses repères. 24 .Vont-ils comprendre la notion d’échelle ? En effet.La notion de plan du village. (séquence non mise en place dans la classe) Ce projet m’a tellement intéressée que j’ai poussé ma réflexion encore plus loin. J’ai élaboré une autre séquence qui porte cette fois-ci sur le plan du village. Mes interrogations étaient les suivantes : . Dans cette dernière partie je vais décrire mes interrogations ainsi que le déroulement pensé pour la suite de ce travail. l’enfant ne peut plus toucher les bâtiments… L’échelle n’est plus la même. Lorsqu’un enfant est habitué à côtoyer régulièrement des outils ils aura moins de mal par la suite à les utiliser. il n’est plus au centre de cet espace. n’est symbolisé que par un minuscule rectangle. Sur un plan. il ne peut plus appréhender l’espace en le vivant.Vont-ils comprendre le passage d’un espace en 3 dimensions à un espace en 2 dimensions ? . L’espace en 3 dimensions passe alors à une représentation plane. ce bâtiment si grand à l’origine. e .Comment expliquer aux élèves ce qu’est un plan ? . Faute de temps. Nous pouvons alors comprendre assez aisément que le plan peut être un outil difficilement abordable pour les élèves. un bâtiment tel que l’église peut paraître immense à l’enfant compte tenu de sa taille et de sa vision faussée des choses.

Les enfants peuvent repérer des mots et faire la correspondance avec les noms de rues sur les plaques. La différence d’échelle peut aider les élèves à découvrir la signification des symboles par rapport à la réalité (les rues. Je propose aux enfants plusieurs plans à différentes échelles.. Ce premier exercice est un travail d’observation et les élèves émettent des hypothèses. En effet ce lieu sur le plan est représenté par une petite plage au bord de l’Yonne. Les élèves doivent essayer de repérer des éléments bien identifiables tels que la baignade par exemple. Par groupe de deux. Lors de la 3ème séance.. La séance 4 a pour but d’apprendre à se déplacer sur un plan. Sur ce plan ils doivent situer les lieux sur lesquels nous avons travaillé ainsi que leur habitation. les maisons…). symbolisée par un baigneur dans l’eau et la couleur jaune pour le sable. je propose aux élèves un plan de leur commune. Dans un 2ème temps ils doivent expliquer par écrit leur trajet. Grâce à la séance précédente. Le travail se fera dans un premier temps collectivement et oralement. puis ……. les symboles définis peuvent être repérés sur ce nouveau plan. les élèves sont en groupe et disposent d’un plan de la commune. On pointe tous les endroits repérés et on les symbolise avec des flèches.Comment les élèves de cette classe vont-ils appréhender cette nouvelle représentation de leur vécu ? Séance 1 : La découverte d’un plan. Les enfants peuvent aussi repérer la voie ferrée. Pour cela les élèves se servent de la fiche précédemment constituée. Les enfants repèrent certains symboles identiques dans les différents plans (par exemple les rectangles pour le bâti…). Les affiches précédemment élaborées peuvent aider au repérage des noms de rues. Par exemple pour aller de l’école à la poste je dois passer par la rue…. Le travail de chaque groupe est affiché. A la séance 2. les autres élèves vérifient et valident l’emplacement des lieux notés sur le plan. les élèves doivent tracer sur le plan le chemin pour aller d’un point à un autre. 25 . traverser la voie ferrée.

. leur recherche dans ce domaine. C’est pour cela que j’ai choisi ce thème pour mon mémoire afin de pouvoir mettre en place de nouvelles choses dans d’autres classes. 26 .. Si j’avais pu mettre en place cette séquence je pense que les enfants auraient pris conscience de nouvelles notions (la symbolisation des bâtiments. Cette frustration m’a donné envie de poursuivre mes investigations dans ce domaine et voir l’évolution des élèves par rapport à une notion difficile à aborder pour eux.Une fiche type sera faite à l’avance et distribuée aux élèves. Rappelons que ce travail était destiné à une classe de CP-CE1 dont 17 CP. Toute cette séquence était plus en rapport avec le thème de réflexion de mon mémoire. Je n’ai malheureusement pas pu voir le travail des enfants. l’échelle. Les élèves à cette époque déchiffraient encore difficilement et ne pouvaient écrire des mots inconnus sans modèle puisque ce stage avait lieu au mois d’octobre.). le déplacement et le repérage dans l’espace en 2 dimensions. Ceux-ci inscriront les noms des rues empruntées dans l’ordre de cheminement. En effet. les élèves avaient vécu l’espace familier lors des visites dans le village et allaient passer à une représentation décentrée de leur corps. Je n’ai pas pu aller au bout de mes attentes et ceci m’a beaucoup frustrée.

Pour Terrier et Vandenweghe-Bauden ce stade se nomme le stade de l’espace vécu ou sensori moteur. J’ai effectué mon premier stage en responsabilité en petite section de maternelle. on connaît leurs envies. Comme nous l’avons vu lors de la première partie. ne conçoivent l’espace que par l’action et/ou le langage. les enfants. Je voulais travailler avec des élèves de grande section pour me permettre de pousser un peu plus loin la réflexion mais la collègue ayant en charge ce niveau n’a pas voulu me confier ses élèves pour quelques séances. Si l’on se réfère aux auteurs. cette activité amenait une dimension ludique au travail (dimension essentielle en maternelle) et permettait à l’enfant d’appréhender l’espace par rapport à ses propres déplacements. Je ne pouvais donc pas anticiper leurs réactions par rapport au travail que je leur proposais. les réactions. Voulant tout de même observer les capacités des élèves de cycle I à se représenter l’espace. leurs réactions…) et des élèves que l’on ne connaît pas. à ce stade. les résultats ne sont pas les mêmes avec les élèves de sa classe (que l’on côtoie toute la journée. L’enfant est centré sur lui- même et n’appréhende l’espace que par rapport à lui et ses déplacements. 2 – Les premiers essais de représentation d’un espace vécu : le premier stage en responsabilité. un enfant de moyenne section de maternelle se trouve dans le stade de l’espace représentatif pour Piaget. En effet. j’ai alors demandé à une collègue de me « prêter » ses élèves de moyenne section pour quelques séances sur la notion d’espace. Le travail s’avérait difficile puisque je ne connaissais pas les élèves et réciproquement. Sur ce point il me semble que cette activité est en accord avec les instructions officielles. à son espace vécu. Pour travailler la notion de représentation de l’espace je me suis naturellement tournée vers le parcours de motricité. En effet. Compte tenu de l’âge de mes élèves (entre 2 ans et demi et 3 ans) il m’était difficile de faire un travail sur la représentation de l’espace vécu. 27 .

Lorsque les enfants ont verbalisé leur parcours. marcher au pont. Je pense que si aucun retour oral n’est fait sur les actions des enfants de cet âge.En évoluant sur le parcours de motricité. l’enfant prend connaissance des obstacles. (séance 1) (cf annexe 9 : fiche de préparation et annexe 10) Avec les 17 élèves de moyenne section nous avons travaillé dans la salle de motricité. il n’est pas évident que tous puissent prendre conscience de leurs déplacements. Il m’a semblé important de demander aux élèves d’expliquer leurs actions afin qu’ils construisent déjà une première représentation mentale de l’espace qu’ils venaient d’appréhender. Tous les élèves ont effectué trois fois le parcours puis nous avons fait une mise en commun. je marche. 28 . Les enfants verbalisent et prennent conscience de leurs actions. intègre les éléments du parcours et les difficultés. se fixe des objectifs (aller très vite. L’enfant se concentre uniquement sur son jeu. J’ai demandé aux enfants ce qu’ils devaient faire et dans quel ordre. je saute… ». bien atterrir dans les cerceaux…) et ne pense pas aux mouvements qu’il effectue. Par exemple : « je rampe. je leur demande de désigner chaque élément correspondant à chaque verbe. sauter aux haies et aux cerceaux. Les élèves refont le parcours de motricité en verbalisant à chaque fois qu’ils abordent un nouvel élément. marcher. pour eux cette activité est un jeu. En effet. réfléchit et met en place des actions pour pouvoir les franchir. a – Le parcours de motricité. je monte. Le verbe ramper est attribué aux arches. Les élèves ont expliqué leurs déplacements grâce à des verbes d’action : ramper. sauter. J’ai installé un parcours de motricité et j’ai demandé aux élèves d’expliquer l’activité. monter aux plots. monter.

En effet. à quelques détails près. je leur demande de se mettre d’accord sur l’ordre du parcours. en leur donnant le schéma du parcours pour qu’ils le comparent avec celui qu’ils venaient de réaliser. J’ai effectué moi-même la validation du parcours pour ne pas influencer les enfants pour la suite du travail. je demandais à quelques élèves d’aller chercher le matériel installé. lui aussi jouer. (séance 2) (cf annexe 11 : fiche de préparation) Je demande aux élèves de se rappeler les actions qu’ils avaient effectuées afin de reconstituer oralement le parcours de motricité. Seuls deux élèves se souvenaient de l’ensemble du parcours. confronter leur point de vue et accepter celui de l’autre. Il me semble que ceci est dû à la mémoire qui ne garde que les éléments les plus significatifs d’un ensemble. on remarque bien l’évolution des enfants. Avec ces phases de mise en commun. Les élèves énoncent leurs propositions. Certains pensent que le 29 . Les élèves évoluent sur le parcours deux nouvelles fois. Cette phase de concertation est très difficile car les enfants de cet âge sont très égocentriques et je suis obligée d’intervenir pour mettre tout le monde d’accord. Lorsque les enfants se remémoraient un élément du parcours. Un élève prend la figurine et le fait évoluer sur le parcours de motricité. Ce fait démontre bien que l’école permet aux enfants de se construire avec les autres et d’évoluer. Je leur montre ensuite un bonhomme « playmobil » et j’explique aux enfants que ce bonhomme voudrait. les élèves de CP-CE1 du stage précédent pouvaient travailler en groupe sans trop de problème. la notion de plan aurait été introduite. Une discussion s’instaure entre les élèves. Les éléments intermédiaires ont été oubliés pour la majorité des élèves. En effet. Les objets de début et de fin du parcours sont ici les plus significatifs pour la mémoire des enfants. Les éléments les plus facilement remémorés sont les arches du début et le cerceau de la fin. à certains moments de la confrontation. b – La maquette du parcours de motricité. qui ne sont évidemment pas toutes identiques.

je suis obligée de leur proposer la réponse : « si on fabriquait un parcours pour lui. Un élève trouve une solution pour ne pas placer des éléments en trop. 30 . Le parcours miniature est alors effectué en espaçant les éléments grâce à l’unité de mesure : « pied de playmobil » ! (cf annexe 13) Durant toute cette séance de constitution d’un parcours miniature le terme de maquette a été évoqué avec les enfants. Je leur précise qu’il faut refaire le même parcours.bonhomme est trop petit pour le parcours car les éléments sont fabriqués pour des enfants comme eux. J’aide les élèves en leur montrant que l’on peut trouver la distance entre chaque objet en comptant le nombre de « pieds collés ». Un autre élève émet une objection : « c’est trop grand » je lui demande de préciser sa pensée. Je pose la question aux enfants : « que faut-il faire alors ? ». L’enfant m’explique qu’avec cette configuration le bonhomme playmobil ne peut pas sauter du pont dans le cerceau car les deux éléments sont trop éloignés. ce sont nos pieds donc pour son parcours ce sont ses pieds ». Les enfants utilisent ce système pour le parcours miniature mais les éléments sont encore trop éloignés. Il installe à côté de l’élément réel le même mais en miniature. Après plusieurs essais un enfant dit : « pour notre parcours. J’interviens pour leur expliquer qu’il y a une distance à respecter entre les éléments réels et que c’est la même chose pour le matériel miniature. Ils se trouvent avec un nombre d’éléments supérieur à leur besoin. Pas de réponse de la part des élèves. Chaque élève individuellement essaye de reproduire le parcours réel. à sa taille. » Je donne aux enfants le matériel Asco miniature pour représenter le parcours de motricité. (annexe 12) Je demande aux autres élèves de regarder la stratégie de cet enfant et je demande à l’élève d’expliquer ce qu’il est en train de faire. Un problème de matériel se pose à eux : il n’y a pas assez de matériel pour que chaque enfant reconstitue un parcours. Trois enfants décident alors de travailler ensemble. Les élèves décident de rapprocher tous les éléments les uns des autres. Ils viennent chercher un à un les éléments et les disposent comme dans la réalité. Ainsi il reconstitue son parcours sans oublier d’objet ni en placer en trop.

c – passage de la maquette au plan. (Séance 3) (cf annexe 14 : fiche de
préparation)

Lors de cette séance, le vrai parcours de motricité n’est plus en place. Les
élèves sont répartis en trois groupes et doivent reconstituer la maquette du parcours.
Avant le travail en équipe nous avons rappelé l’ordre d’apparition des éléments sur
les parcours et j’ai proposé un défi aux enfants : « vous allez travailler en équipe et
celle qui aura refait le parcours le plus rapidement sans se tromper aura gagné ».
Ici je n’ai pas fait intervenir la notion de distance précise entre les éléments. Tout le
matériel miniature était placé dans une boîte au centre de la salle.
Sur les trois groupes, un seul a effectué une erreur. Le parcours possédait
une subtilité : le dernier cerceau était plus petit que les autres. Cette difficulté avait
été évoquée lors de la séance précédente. Le groupe avait utilisé la même taille pour
l’ensemble des cerceaux. Je pense que ce groupe était tellement pressé de terminer
son travail qu’il ne s’est pas souvenu de ce détail.

Je demande alors aux enfants de faire le dessin de ce parcours. Cette
question a posé beaucoup de problèmes aux élèves. Contrairement à mes
hypothèses aucun enfant n’a pris spontanément un crayon pour dessiner ce qu’il
voyait. Ces réactions m’ont beaucoup étonnée et étant prise de court j’ai proposé un
exemple aux enfants. J’ai posé un cerceau sur une feuille, j’ai tracé le contour et
l’intérieur avec le crayon de papier. Les enfants ont ensuite imité mon geste pour
l’ensemble des éléments. Ils ont ensuite disposé leurs dessins à côté de la maquette
pour reconstituer le parcours à l’identique. (cf annexe 15)

Analyse de cette séance :
Si c’était à refaire, j’éviterai de donner la solution du problème. Je leur
laisserai plus de temps de réflexion et j’anticiperai cette réaction par des questions
préparées pouvant aider les enfants à dépasser cette difficulté rencontrée.
Les questions pourraient être :
- « comment je vais faire pour dessiner exactement la même chose ?
- où je place les objets pour les dessiner ? »
Je pourrai aussi passer par le dessin de la main :
- « dessine moi une main.

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- dessine moi ta main.
Faire comprendre la différence aux enfants et leur expliquer qu’il faut faire le contour
de l’objet que l’on veut représenter.

J’ai été déstabilisée par la réaction des élèves. Jamais je n’aurai imaginé
qu’un enfant soit bloqué face à un dessin. De plus, tous les enfants ont eu cette
réaction. Cela peut s’expliquer par la présence de leaders (quatre) dans le groupe
classe. Les leaders n’ont pas pris l’initiative, comme à l’habitude, et les autres se
sont conformés à cette passivité.

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3 – La représentation de la salle de classe : le second stage en
responsabilité.

Lors de ce stage j’ai été affectée en cycle II dans une classe de grande
section de maternelle. Pour faire avancer ma réflexion sur mon sujet de mémoire, il
aurait été intéressant de voir fonctionner un cycle III. Puisque ceci n’a pas été
possible j’ai mis en uvre une séquence avec les élèves de grande section. Je
voulais travailler la représentation d’un espace familier, je me suis fixée sur la salle
de classe.

a – Pourquoi ce choix ?

La salle de classe, telle qu’elle est construite, offre de nombreuses possibilités
de réflexions et de problèmes à résoudre pour les élèves.
Cette classe possède trois portes sur trois murs différents. Ceci complique le
problème d’orientation d’une maquette ou d’un plan. Toutefois une salle de classe
permet d’avoir des repères simples tels que le mobilier, les différents coins (cuisine,
bibliothèque…). Ces repères, plus évidents, équilibreront les difficultés de travail que
les élèves vont rencontrer lors de l’orientation de leurs représentations.
De plus, un travail sur cet espace me semblait intéressant et important. Les
enfants vivent à l’intérieur de leur classe tous les jours mais ils ne la voient pas
comme un espace à part entière. L’élève est encore dans le stade représentatif de
Piaget où tout se déroule par rapport à lui. La classe existe car l’enfant y vit et
occupe cet espace.
Représenter la classe peut permettre aux élèves de prendre conscience de
« l’espace classe » en soi, de poser différentes visions sur cet espace (notion
d’échelle et de dimension : 2 et 3 dimensions).

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Comprendre la notion de maquette (séance 1). je leur demande d’essayer de refaire la classe mais en miniature. (cf annexe 17) J’ai bien expliqué ce fait aux enfants et un à un nous avons identifié tous les éléments en les associant aux meubles réels de la classe. Ceux-ci étaient donc moins ressemblants que les éléments de la ferme. ici. Afin que les élèves puissent manipuler le matériel. occupés avec un autre travail. Lors de la découverte du matériel. il me semble que je rééquilibre alors les différences d’apprentissage pour les deux groupes. était de faire comprendre la symbolisation des meubles par des objets que j’avais fabriqués. j’ai proposé aux élèves deux objets avec lesquels ils ont l’habitude de jouer : la ferme et le garage. même s’ils devaient les cacher ! Un retour sur les règles de travail de groupe mais aussi sur les règles de vie générales dans une classe s’imposait alors. b – Le passage du réel à la maquette de la classe. En procédant ainsi.(cf annexe 16 : fiche de préparation) Pour amorcer le travail sur la maquette. Chacune des séances s’est faite deux fois à l’identique pour faire travailler les deux groupes J’alterne le passage des groupes. perçoivent tout de même des morceaux de conversation et observent quelques actions de leurs camarades. Ce travail s’est effectué en demi - classe afin de faciliter les échanges et la manipulation du matériel. Les élèves doivent ensuite trouver des représentations d’objets réels sous forme d’un objet miniature. J’explique aux enfants mon projet de créer la maquette de la classe. Ceci a été très difficile. Pour certains enfants l’objectif était devenu : récupérer le plus d’objets possible et les garder. chaque enfant n’avait pas tout le matériel nécessaire et la collaboration devenait indispensable. La classe était composée de 23 élèves. 34 . La difficulté. Le groupe passé en 1er lors de la séance 1 passera en 2nd à la séance 2. Cette étape me permettait de constater les premières réactions des enfants vis-à-vis de ce travail. Je leur ai posé toute une série de questions pour qu’ils se détachent de la vision de jouet et qu’ils arrivent à une idée de représentation du réel. Les enfants.

En effet. cela aurait nécessité d’avoir trois groupes en autonomie sur un travail (sans la présence d’une ATSEM). Une élève s’étant mise à l’écart du groupe en milieu de travail (dans le but d’observer ce que faisaient ses camarades) vient me voir et m’explique qu’elle n’est pas d’accord avec le travail fait. Le rappel des règles de travail de groupe est nécessairement fait. Vous avez mis le bureau de la maîtresse à côté des bancs alors que c’est pas du même côté ». Je lui demande d’expliquer ses objections à ses camarades. Elle dit : « vous avez tout mélangé. Deux enfants ont essayé de disposer les éléments sur le sol en les alignant les uns à côté des autres. elle se déplace et va montrer le banc qui est bien accolé à un mur. il me semble qu’elle avait une meilleure représentation de l’espace. Contrairement aux élèves de moyenne section du 1er stage aucun enfant n’est allé placer l’objet miniature à côté de sa correspondance réelle.(cf annexe 18 : fiche de préparation) On commence par se rappeler la signification de chaque objet miniature. Contrairement à ses camarades. 1ère phase de la construction de la maquette (séance 2). Elle avait compris la nécessité de repères « en plus. on en a besoin car ça c’est contre ». Je questionne les enfants pour savoir où ils désirent construire leur maquette (une table…). Elle faisait référence ici à un problème de disposition. « Et le parterre de la classe n’est pas le circuit de voiture tout le temps ». il manque les murs. Petit à petit les binômes viennent se greffer les uns aux autres. Elle 35 . Les élèves constituent très vite de petits groupes de travail (2 ou 3 enfants). En effet. un travail en demi -classe n’est pas évident ici mais il m’était totalement impossible pour une bonne gestion de classe de travailler avec un groupe plus restreint (5 ou 6 élèves). Les élèves terminent leur maquette. Ce détail marque incontestablement une évolution de la pensée et de la représentation de l’espace par les enfants. la facilité s’impose à tout le groupe : dans l’espace où ils se trouvent (le tapis de regroupement). Les élèves investissent l’espace du tapis de regroupement et disposent les éléments les uns en fonction des autres. le tapis de regroupement représentait une route. Je rappelle la consigne « il faut construire exactement notre classe en plus petit ».

il faut que tu le fasses ! » Je leur ai demandé comment je pouvais fabriquer ces éléments. Pour un groupe le carton servait pour les murs et ils ont disposé les éléments de la maquette à l’intérieur. Pour eux le jeu était sûrement plus important que le travail ! Les élèves ont ensuite trouvé le carton et la feuille cartonnée. tout est allé plus vite. Ayant repéré le travail de leurs camarades.faisait comprendre ici à ses camarades que l’espace sur lequel ils construisaient leur maquette ne représentait pas le sol de la classe. des cailloux. La présence de cette élève avec ses représentations et ses questions a fait avancer à grands pas le travail. Les élèves reviennent rapidement avec le jeu de Kapla (jeu de construction en bois). « Avec des grands morceaux de bois pour aller jusqu’au plafond » (cet enfant n’avait pas encore intégré la notion de maquette. sont partis chercher les Kapla pour jouer quelques instants et nous avons enchaîné avec le carton et la feuille cartonnée. Les enfants peu à peu ont intégré les objections de leur camarade. Nous pouvions construire les murs avec du sable. Les enfants n’ont pas pensé à associer les deux. L’autre groupe s’est servi de la feuille cartonnée et a disposé les éléments dessus. un moment de réflexion plus important leur était nécessaire. J’ai expliqué aux élèves que je n’avais pas le matériel qu’ils me proposaient et qu’ils pouvaient chercher dans la classe si certains objets pouvaient nous servir. 36 . Pour le second groupe. Pour le sol : une feuille de la même couleur que le vrai sol. Les réponses à mes questions sur leurs actions ou leurs interventions orales étaient moins assurées que pour le 1er groupe. Un élève a proposé de les coller et les autres ont répondu qu’ils ne pourraient alors plus jouer avec. Ils m’ont alors dit : « maîtresse t’as oublié de fabriquer les murs et le parterre de la classe. ils m’ont rapidement demandé des murs et un sol. Un petit moment de flottement s’est senti dans le groupe. J’ai demandé aux autres élèves de lui réexpliquer). J’avais prévu dans la classe la présence d’un carton pour représenter les murs de la salle de classe et une feuille cartonnée à la dimension du carton. Ces deux éléments étaient disposés dans des lieux différents de la classe. des petits morceaux de murs (j’en ai déduit que l’enfant faisait référence à des parpaings). Il me fallait leur démontrer la non validité de cette méthode : la construction risquait de s’écrouler. j’ai recueilli toutes sortes de réponses. J’ai stoppé la séance sur cette discussion.

Pour la feuille cartonnée. 2nde phase de la construction de la maquette. (cf annexe 19 : fiche de préparation) Cette séance débute avec un rappel de la séance précédente. (Séance 3). lorsque je faisais pivoter la maquette. Les éléments miniatures sont ensuite correctement disposés dans l’espace. Avec le 2ème groupe. Pauline la remettait en place pour garder l’orientation. l’attention des élèves est toujours attirée par le travail dirigé par l’adulte. (cf annexe 20) Les côtés du carton les gênaient dans leurs mouvements et ils ont alors décidé d’éliminer cette représentation. Pour le 2nd groupe. Elle mimait et expliquait (ainsi tous ses camarades pouvaient suivre son raisonnement) « si tu rentres de ce côté (à gauche) il y a les ordinateurs et ici (à droite) la table. Ceci démontre bien que. 37 . donc c’est pareil en petit ». Les autres enfants ont matérialisé ce déplacement avec le bonhomme playmobil sur la maquette. Les éléments étaient posés correctement sur notre feuille cartonnée les uns par rapport aux autres mais il restait encore la question de l’orientation. Que ce soit dans la carton ou sur la feuille. même occupée à d’autres travaux. Pour le 1er groupe je demande aux enfants : « le bureau des ordinateurs est-il placé à côté des bancs ? ». A partir de ce moment nous avons inscrit des repères sur la maquette (dessin et numérotation des portes) ce qui a permis aux élèves une orientation correcte. les élèves disposent les meubles miniatures les uns à côté des autres sans se soucier de l’orientation. Je leur fais remarquer : « si un petit bonhomme entre par la porte du couloir. Dans le carton les élèves ont placé les meubles contre les bords (les murs). les objets ont été disposés au ras des bords. quel meuble va-t-il rencontrer en premier ? » Les enfants ont eu besoin de mimer la scène réellement puis avec un bonhomme playmobil. je n’ai pas eu besoin d’intervenir car la petite fille (Pauline) qui s’était posé beaucoup de questions veillait à une disposition des objets miniatures identique à celle des éléments réels. Constatant leur erreur les élèves modifient leur maquette. Lorsque je faisais pivoter la maquette. aucun élève du groupe 1 ne réagissait. Les élèves m’ont expliqué que les bords de la feuille représentaient la fin du sol de la classe et que les murs étaient invisibles.

Je pointe un élément miniature. Pour conserver les deux maquettes nous en avons fixé les éléments avec de la pâte à fixe et nous avons confronté les deux productions. Sur une maquette un banc était trop près du mur et réduisait l’espace du coin poupées. ils ont défini ce document comme étant le dessin d’une classe. Les autres ont refusé puisque la peinture allait couler et salir le dessin. La plupart des élèves réalisent l’activité sans problème. Un autre a proposé de faire le contour (ce sont ses propres mots) des objets. J’explique aux enfants que j’aimerais qu’ils fassent un dessin de leur maquette. Les élèves avaient déjà dû travailler (en arts visuels je pense) sur le dessin d’objets et les traces laissées par ceux-ci. que ce travail tient beaucoup de place dans la classe mais que j’aimerais garder une trace de cette activité et aussi montrer leur travail à leur maîtresse. qu’en cas de chute il faudrait tout refaire. l’enfant doit se placer au même endroit dans l’espace réel. j’ai affiché un plan simplifié d’une classe. Séance 4 (cf Annexe 22 : fiche de préparation) L’activité se déroule toujours en demi – classe. Sans aucune hésitation. Les élèves devaient expliquer la signification de ce document.« Que manque t-il pour que l’on sache dans quel sens il faut disposer la maquette ? » Nous représentons alors les portes. Spontanément un élève a proposé de faire les traces des objets. J’explique aux élèves que leur maquette est fragile. J’avais prévu cet outil pour aider les élèves à comprendre la notion de contour et de dessin de maquette. Peu de différences étaient visibles. bientôt de retour. (cf Annexe 21) A la fin de cette séance j’ai vérifié que chaque élève se représentait bien cet espace. Ce document n’a pas été une aide mais une validation de la théorie 38 . Certains élèves l’ont signalé. Au tableau. (cf Annexe 23). Les seules hésitations étaient provoquées par les meubles identiques (3 tables ovales et 2 octogonales). la maquette a été modifiée. c – Le passage de la maquette au plan de la classe. Nous avons explicité ce terme par des exemples pour que tous les élèves se remémorent bien la technique.

Globalement l’activité se déroule sans problème. Par exemple : il faut partir du coin bibliothèque. Elle leur a permis de se repérer dans un espace qu’ils appréhendent tous les jours mais cette fois-ci en utilisant un support visuel en deux dimensions qu’ils ont eux -même créé.des enfants. Les enfants verbalisent le chemin à suivre. Lors d’une mise en commun nous comparons les deux plans et je m’assure que chaque élève comprend bien la signification de tous les éléments en procédant de la même manière que pour la maquette. les objets sont décollés. Les enfants s’installent autour de la maquette et font. Les enfants doivent suivre un parcours tracé sur le plan (photocopie réduite des plans initiaux) en repérant bien les lieux de départ (signalé par un point) et d’arrivée (par une croix). L’élève connaît le chemin mais il hésite sur l’endroit précis où passer (devant ou derrière la table ?). les enfants découvrent le résultat final. Une fois le plan terminé. le contour d’un élément. Lorsqu’un enfant est en difficulté un autre va l’aider. J’avais pensé à des activités de prolongement sur le même thème : 39 . Les enfants n’ont pas eu de difficulté pour passer d’un espace en 2 dimensions à l’espace réel. Faute de temps je n’ai pas pu faire passer tous les groupes sur cette activité. Nous avons réalisé cette activité plusieurs fois. Je trace le 1er parcours pour que les élèves visualisent l’activité. Séance 5 : se repérer et s’orienter avec un plan. Des élèves m’ont demandé de décaler des objets du bord pour leur permettre de bien tracer le tour. J’explique aux élèves que le dessin d’un lieu se nomme un plan et j’aborde la notion de vue du dessus. Les seules difficultés se rencontrent en cours de trajet. chacun leur tour. (cf Annexe 26) Lors de la 2ème phase ce sont les élèves qui créent les parcours pour leurs camarades. J’ai demandé au professeur titulaire de bien vouloir terminer mon travail avec les autres groupes. aller jusqu’aux ordinateurs et revenir s’asseoir sur le banc… Après quelques reformulations. La classe est divisée en 4 groupes de 5 ou 6 élèves. passer entre les deux tables. un élève réalise le parcours. Cette activité a bien été accueillie par les enfants. (cf Annexe 25) Cette séance a pour but de faire comprendre à l’enfant comment s’orienter et se repérer dans un espace réel grâce à une représentation : le plan. (cf Annexe 24).

Si tous les indices sont récupérés. Les enfants suivent le plan et découvrent tout au long du chemin des indices. Une 2nde chasse au trésor peut être mise en place. Les élèves doivent passer par un parcours imposé et des étapes. les élèves possèdent un plan où le trésor est symbolisé par une croix. (réinvestissement du travail sur les parcours et le déplacement structuré dans l’espace). Une chasse au trésor. les enfants peuvent avoir accès au trésor. 40 . Par équipe. . Les enfants peuvent emprunter le chemin qu’ils désirent. . Cette activité permet de réinvestir les symboles présents sur le plan.

la vision égocentrique du jeune enfant et les images mentales qu’il a de l’espace sont des obstacles à la construction d’une représentation d’un espace familier. Pour aider l’élève à dépasser ce point de vue. par des mouvements et des déplacements imposés. pour moi. d’orientation et de dimension (2D et 3D). De plus cela permet une évolution des connaissances et du vocabulaire spatial. Conclusion Comme nous l’avons vu tout au long de ce travail. aux enfants. l’espace est un concept difficile à comprendre pour les enfants. Les difficultés rencontrées par les élèves lors des différentes activités proposées montrent bien la complexité de passer d’un espace vécu à une représentation. différentes représentations (maquettes. Cette appropriation corporelle de l’espace va permettre aux enfants de prendre des repères (identiques à tous) qui faciliteront la représentation. La verbalisation des déplacements dans l’espace est aussi importante puisqu’elle permet à tous les enfants de prendre conscience de leurs mouvements. il faut tout d’abord lui faire vivre corporellement. Il est donc. Ainsi. plans) de l’espace vécu. nécessaire de faire travailler régulièrement les élèves dans ce domaine en leur proposant des activités variées capables de les faire évoluer. De plus. les élèves peuvent récolter des indices sur le milieu. ils se confrontent aux problèmes d’échelle. Tous ces obstacles vont permettre aux enfants de faire évoluer leurs connaissances en matière d’espace. Un dernier point est essentiel pour aider l’enfant à dépasser ses difficultés. 41 . l’espace familier. Il faut faire construire et manipuler.

éditions ESF. enfants de 4 à 6 ans. Histoire et géographie (cycle III). 2002. Reclus. L’espace et la diversité des paysages au CP. Ministère de l’Education nationale. Les mots de la géographie. Ministère de l’Education nationale. Qu’apprend-on à l’école élémentaire ?. CRDP du Nord-pas-de Calais. 1976. PIAGET Jean. Nancy. PUF. 42 . Paris. Intuition et construction de l’espace. Etude de la représentation d’un espace familier. INHELDER BÄRBEL. CNDP. Paris. Ministère de l’Education nationale. LOUDENOT C. Documents d’application des programmes. espace connu à l’école maternelle. Paris. Ministère de l’Education nationale. construire le temps. LURÇAT Liliane. La représentation de l’espace chez l’enfant. Paris. BIDEAUD Jacqueline. Paris. La documentation française. Magnard. Recherches Pédagogiques. 1982. Paris. Paris. CNDP. Vivre l’espace. TERRIER Didier et VANDENWEGHE-BAUDEN Marie-Dominique. 1996. Bibliographie BELBEOCH O. CNDP. dictionnaire critique. Espace vécu. Documents d’application des programmes. 1948. 2002. du SAUSSOIS N. école maternelle. INRDP. CNDP. Paris. 1992. BRUNET Roger. Qu’apprend-on à l’école maternelle ?. 1994. 2002. 2002. Découvrir le monde (cycle II).

Annexes Note : manquent les annexes en format A3 .

recopier son adresse sur une fiche... de 10 Consigne : on regarde bien toutes les photos. des commerces et des lieux de loisirs. rassembler les photos qui vont ensemble. élève... Une fois la fiche complétée. ..Effectuer un tri de documents. . On discute en groupe pour trouver comment enfants.Reconnaître les éléments du village.Modèle de l’adresse et . 1 ère phase classe 1 groupe travaille avec les photos des maisons. Séance : Le tri des photographies Classe CP/CE1 Matériel Objectifs . les élèves la collent dans leur cahier. .Affiches (5)..5. n°de téléphone de chaque .Distinguer les constituants d’une adresse.replacer les photos dans 5 catégories. . éléments du village./. . compléter par le mot maison. en 2 ème phase collectif 5 affiches au tableau représentant les 5 familles.effectuer un tri de photos. faire un exemple de ce qu’il faut compléter au tableau. Consigne : idem 1er groupe 2 familles : •les maisons • les plaques et panneaux 2ème groupe 3 familles : •les monuments • les commerces •les lieux de loisirs. attention : bien préciser aux enfants de ne pas réécrire ce qui est entre parenthèse. .Annexe 1 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date 8/10/04 Séquence : La découverte d’un milieu familier : la commune Séance n° .fiche de renseignement (1 par élève) Compétences être capable de : . Les élèves viennent 1 à 1 placer les photos sur les affiches.2. . Les élèves expliquent leur classement au autres débat si nécessaire. Chaque enfant vient récupérer la photo de sa maison.photos couleur des .travailler en groupes. Durée Déroulement Groupe Classe En demi. 1 groupe travaille avec les photos des monuments. Individuel 3 ème phase Distribution de la fiche individuelle et du modèle de chaque adresse pour chaque enfant. les plaques de rues et les panneaux de 2 groupes signalisation. ex : (j’ai fait une photo de ma) ---------. la colle sur la fiche et complète par son adresse grâce au modèle.

Annexe 2 Fiche élève J’ai fais une photo de ma ------------------------------- * ' • • • • • • • • • • .

.3..2 petites . Quelqu’un peut me donner des exemples du travail de la mairie. transport scolaire… . Annexe 3 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date 11/10/04 Séquence : La découverte d’un milieu familier : la commune Séance n° .se repérer dans l’environnement proche. cantine. propositions des élèves et validation par le groupe classe. route.transposer les informations orales récoltées lors des visites pour symboles.associer des symboles et des fonctions. Consigne : qu’est ce qu’on a fait avec les photos des maisons ? on a collé nos photos sur notre fiche et on a écrit notre adresse et notre numéro de téléphone.. Lorsque nous sommes allés photographier les maisons et les bâtiments. carte d’identité. . Durée Déroulement Groupe Classe collectif Rappel de la séance précédente Consigne : qui peut me dire ce qu’on a fait le semaine dernière ? réponse attendue on a trié des photos et on les a collées sur les affiches. nous sommes entrés dans la mairie et nous avons vu les dames qui y travaillent.travailler en groupes.. affiches/groupe + .comprendre la fonction des lieux publics. afficher les travaux de la dernière séance. Faire répéter à plusieurs élèves. Est-ce que quelqu’un se rappel le nom de leur métier ? Les secrétaires de mairie. accomplir le travail. . mairie + symboles ./.commencer à représenter l’environnement proche ...décrire et localiser les différents éléments d’un espace organiser.grande affiche de la .5. Compétences être capable de : . Lorsqu’une proposition est validée on colle le symbole correspondant sur l’affiche. Collectif Travail sur l’affiche de la mairie. Séance : La fonction des lieux publics Classe CP/CE1 Matériel Objectifs .apprendre à observer une photo. Elles nous ont expliqué ce que fait la mairie dans le village.. eau.

il faut coller l’objet dans la partie OUI. Proposer aussi des intrus. on le colle dans le NON. leur montrer le symbole et leur demander à quoi il correspond. Si l’objet ne correspond pas au lieu. Si le groupe classe n’est pas d’accord avec la production d’un groupe. si les enfants ne proposent pas certains éléments. • Pour les élèves à l’aise avec cette acticité : Donner un nombre plus important de symboles. Pour faire un bon travail de groupe. collectif Exposition débat. . groupes Travail sur les affiches : 4 groupes • le magasin d’alimentation • le salon de coiffure • la poste de 3 et 4 groupes composition des groupes (un enfant sans difficulté dans chaque groupe). de 2. affichage au tableau des affiches d’un même lieu. attention chaque groupe n’a pas les mêmes symboles pour le m^me lieu donc le groupe classe doit valider les affiches. On va travailler en groupes. Si l’objet représente ce que l’on trouve dans ce lieu. Faire l’exemple avec l’affiche de la mairie. consigne : je vais vous distribuer une affiche et une enveloppe par groupe. Dans les enveloppes il y a des objets découpés. il faut justifier et ensuite on corrige. Chaque groupe travaille sur 2 affiches. Demander à plusieurs élèves de reformuler le travail à faire : tu peux redire à tes camarades ce que l’on doit faire. il faut que tous les élèves du groupe participent et travaillent. Ainsi on élimine la difficulté de placer les éléments dans une colonne. On parle des objets représentant le lieu et les intrus. Remédiation • Pour les élèves en difficulté : On peut coller des éléments et demander aux élèves d’entourer les objets représentant le lieu et de barrer ceux qui ne le représentent pas.

Annexe 4 .

Cette fois-ci.ciseaux .associer le nom d’un lieu et sa représentation (photo).crayons de couleur Compétences être capable de : ..comprendre la fonction des lieux publics...apprendre à observer une photo. groupes de 2. tu peux redire à tes camarades ce que l’on doit faire. Vous devez réfléchir et imaginer ce que l’on peut vendre dans ce lieu.Planche avec les . Lorsque vous avez trouvé vous dessiné des objets que l’on trouve dans ce lieu (dans la colonne OUI) et aussi 2 objets au moins que l’on ne trouve pas (dans la colonne NON). Consigne : Je vais vous distribuer une nouvelle affiche par groupe. .travailler en groupes. Il n’y a pas d’objets à coller.4. . photos des lieux ..se repérer dans l’environnement proche.décrire et localiser les différents éléments d’un espace organiser.colle Durée Déroulement Groupe Classe collectif Rappel de la séance précédente Consigne : qui peut me dire ce qu’on a fait le semaine dernière ? on a collé des objets sur des affiches. Les élèves doivent créer cette affiche grâce à leurs représentations initiales. ..commencer à représenter l’environnement proche 1 planche par . groupes Travail sur l’affiche. Annexe 5 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date 12/10/04 Séquence : La découverte d’un milieu familier : la commune Séance n° . bar .associer des symboles et des fonctions.symboliser ses représentations initiales. tabac) . . 4 groupes de 3 et 4 Une fois le travail terminé les groupes viennent expliquer les objets qu’ils ont dessiné. Les élèves vont travailler sur l’affiche de la boulangerie et du bar-tabac./.repérer le nom et le recopier sans erreur. Faire reformuler 2 fois la consigne. affiche/groupe . (boulangerie ou .1 petite . Classe CP/CE1 Matériel Objectifs . afficher les travaux de la dernière séance. Séance : La représentation des lieux non visités. . il n’y a pas de symboles à coller.5. enfant..

Faire reformuler 2 fois et si nécessaire faire un exemple. individuel Travail sur fiche : associer la photo du lieu avec le nom. Lorsque vous l’avez trouvé sur votre fiche. cette fiche sera complétée avec chaque lieu important de la vie de la commune. Retour ensuite sur les productions. les fiches sont collées dans le cahier. Annexe 5 (suite) Il n’y a pas de validation par le groupe classe. distribution des fiches et photos. Cette démonstration se fera ultérieurement. . Un fois le travail terminé. Grâce aux affiches que vous avez faites. vous collez la photo de lieu correspondant. nous irons visiter la boulangerie et le bar-tabac pour valider ou non les représentations initiales des élèves. Chaque enfant dispose de 2 fiches (cadre + nom) et des photos des lieux étudiés lors de cette séance. Lors d’une prochaine sortie. vous regardez le nom écrit en haut. une habitante possédant encore le matériel se propose de faire une démonstration du travail des lavandières. Pour le lavoir (1 seul enfant sur 20 connaît la fonction du lavoir). Je vais vous distribuer la fiche et les photos des lieux.

Annexe 6 .

Annexe 7 .

travailler en groupes. Travail sur les adresses. Pourquoi n’y a-t-il pas de photo de la plaque « place de l’église » ? car elle n’existe pas.5. vous avez collé la photo et vous avez écrit votre adresse. Qui peut me dire ce que nous avons fait la séance précédente ? On a collé dessiné les objets de la boulangerie et du bar-tabac on a associé la photo avec le nom du lieu.Retrouver la fonction des lieux publics. . Séance : Les adresses des lieux publics. . Travail sur les affiches. . .. Classe CP/CE1 Matériel Objectifs . collectif Affiche avec les photos des lieux pas encore étudiés. Si une personne vient dans votre village comment fait-elle pour savoir où elle est ? On pourrait fabriquer la plaque.Affiches avec la photo . .. dessin de la plaque de . collectif faire remarquer aux élèves l’adresse de chaque lieu./. .Adresses de ces lieux.Constituer une « collection » tous les lieux publics de la même rue.. Est-ce que quelqu’un peut venir nous montrer l’adresse sur l’affiche ? En groupe Chaque groupe travaille sur une affiche et doit repérer l’adresse et l’associer à la plaque de la rue. Est-ce que vous connaissez l’adresse de tous ces lieux ? Pour vous aider je les ai écrit sur les affiches. Explication orale de la fonction de chacun. Compétences être capable de : . des lieux publics.Associer 2 photos (lieu+plaque).feuille blanche pour le . Lorsque nous avons travaillés sur vos maisons.5. attention : le groupe travaillant sur l’affiche de l’église ne possède pas de photo de plaque.Photo des plaques de rues. plusieurs lieux sont dans la même rue.. l’église.. individuel Travail sur les fiches (Annexes 7) Les élèves reprennent les fiches collées dans le cahier.. Et les complètent avec les adresses des différents lieux.Créer une plaque en prenant modèle sur les photos.Associer 2 informations (photo plaque + adresse). Annexe 8 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date 14/10/04 Séquence : La découverte d’un milieu familier : la commune Séance n° . Durée Déroulement Groupe Classe collectif Rappel de la séance précédente. (sur la 2 ème ligne).

Prendre conscience de ses actions en verbalisant ses passerelle. .Respecter la parole de l’autre.. Regardez bien ce que je mets en place car je vais vous demandez ce que nous allons faire avec.. Les élèves évoluent 3 fois sur le parcours de motricité.3 arches.3. sauter). ../.D’attendre son temps de passage sur le parcours.. Installation du parcours. .Donner son opinion. s’équilibrer. Durée Déroulement Groupe Classe collectif Les élèves sont assis dans le coin regroupement de la salle de motricité. Annexe 9 Domaine disciplinaire découvrir le monde/motricité Date Séquence : La représentation d’un parcours de motricité Séance n° . 1 Compétences être capable de : barre (haie). Classe MS Matériel Objectifs . Qu’est ce qu’on va devoir faire ici ? Réaction des élèves.1.Faire des hypothèses de déplacement en analysant le parcours. 1 . Je vais installer un parcours. 2 cubes.Matériel de . Séance : L’évolution sur le parcours. 1 petit cerceau. Les hypothèses des élèves sont vérifiées en faisant essayer à certains sur le parcours de motricité. 2 plots pyramide. .Comprendre la manière de se déplacer en fonction des motricité Asco : obstacles rencontrés (ramper. . . 1 grand et mouvements...

Annexe 10 Les élèves évoluent sur le parcours de motricité. .

On va faire. réponse attendue : Il faut un petit parcours pour lui. Faire évoluer le bonhomme playmobil sur son parcours en même temps qu’un enfant sur le parcours réel..Se remémorer les éléments du parcours.remettre dans l’ordre tous les éléments du parcours.3.Réaliser...Faire la correspondance entre des éléments réels et miniatures. groupe collectif Validation des parcours effectués par les autres. 2 nouvelles évolutions sur le parcours.Attendre son tour pour réaliser le parcours. motricité Asco . On pointe 1 à 1 les éléments en réel et en miniature./.S’associer pour réaliser une tâche. ? Hypothèses des élèves.Comprendre la notion d’échelle. Je montre le matériel miniature Qu’est ce que c’est ? C’est la même chose mais en petit. . en miniature et à l’identique. Il aimerai bien jouer avec vous. Voici un bonhomme playmobil... On a fait un parcours. faire le parcours. le parcours de motricité. Séance : Passage du parcours réel à la maquette. En Réalisation du parcours miniature. en petit. . .. .2. Durée Déroulement Groupe Classe collectif Rappel de la séance précédente.Matériel Asco miniature pour la Compétences être capable de : maquette . . Classe MS Matériel Objectifs . .Matériel de . .Trouver des stratégies pour remettre les éléments dans l’ordre. .1 bonhomme . Annexe 11 Domaine disciplinaire découvrir le monde/motricité Date Séquence : La représentation d’un parcours de motricité Séance n° .Donner son opinion. Comment peut-il faire. playmobil. . Se remémorer les éléments du parcours et les replacer. le même parcours pour le bonhomme playmobil.

. Annexe 12 Positionnement des éléments miniatures à côté des éléments réels.

. Annexe 13 La réalisation du parcours miniature.

Remettre dans l’ordre tous les éléments du parcours./. Séance : Passage de la maquette au plan. Les enfants avaient posé 1 élément miniature à côté d’1 élément réel. groupes de 6 et 1 Les élèves reconstituent le parcours miniature. . Compétences être capable de : ..crayons de papier. Ici placer le dessin à côté d’1 élément miniature. Collectif Expliquer aux élèves les notions de contour. .Donner son opinion.Dessiner des éléments en faisant le contour. réprésentations très aléatoires. Se remémorer l’ordre des éléments du parcours. ..Faire le contour des éléments pour en dessiner une représentation.Respecter la parole de l’autre. miniature pour la . .Matériel Asco . J’ai une méthode pour dessiner exactement les éléments du parcours.. Même procédé que pour la maquette. individuel Faire le dessin du parcours.Passer d’une représentation en 3D à une représentation plane. groupe de5 Validation par les autres groupes et éventuelles corrections. Les élèves prennent des « productions contour » et les alignent dans l’ordre du parcours en se repérant au parcours miniature. Annexe 14 Domaine disciplinaire découvrir le monde/motricité Date Séquence : La représentation d’un parcours de motricité Séance n° . On a construit un petit parcours pour le bonhomme. Classe MS Matériel Objectifs . . Montrer aux enfants comment faire le contour.. Les élèves prennent une feuille et un crayon et dessinent les éléments. . Durée Déroulement Groupe Classe collectif Rappel de la séance précédente. maquette .S’associer pour réaliser une tâche.3..feuilles blanches .3..Réaliser avec les dessins le parcours à l’identique. 2 Travail en groupe.

Annexe 15 Le plan du parcours.(Les dessins des éléments) .

le four.1 sac opaque.Faire évoluer sa représentation de l’espace.matériel miniature . Classe GS Matériel Objectifs .1.Comprendre la notion de maquette.la ferme . On va refaire la classe en plus petit.Comprendre la notion d’échelle..Faire évoluer son point de vue. Trouver dans la classe des maquettes. . classe Qu’est ce que c’est ? Une ferme. je vais prendre un objet et vous devez deviner à quel meuble de la classe il correspond. Durée Déroulement Groupe Classe En demi.Associer un élément de la classe à sa représentation miniature et (2 bancs. Les élèves vont me dire que j’ai oublié les chaises Leur expliquer que dans une maquette on ne peut pas tout représenter. . Séance : Comprendre la notion de maquette..le garage . 2 bureaux. . ça s’appelle une maquette. . La cuisine. Quand on voit les choses plus petites que la réalité. se décentrer. les bancs. J’ai un sac magique.Accepter une nouvelle représentation de son espace familier./. un garage. ..Respecter la parole de l’autre.Comprendre la place de chaque objet en fonction des autres dans 3 tables ovales. 2 simplifiée armoires. Sortir en 1er les objets les plus identifiables : Les tables octogonales. . Annexe 16 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date Séquence : Représenter la salle de classe Séance n° .Présenter aux enfants la ferme et le garage. .. Compétences être capable de : . les tables ovales. tables octogonales) . Il va falloir remettre tous ces objets au bon endroit pour que ça ressemble à notre classe.. En vrai c’est plus grand. . le château fort… Nous allons faire la maquette de notre classe. les armoires et les bureaux. 1 élève se déplace pour montrer le meuble réel auquel correspond l’objet miniature.5. .Verbaliser ses interrogations et donner son opinion. Est-ce que c’est une vraie ferme ? Non Comment tu le sais ? Explique. 2 l’espace. J’ai des objets qui ressemblent aux meubles de la classe.Travailler en groupe. Laisser les élèves manipuler le matériel..

Annexe 17 Le matériel pour construire la maquette .

Les élèves reviennent avec les 2 nouveaux éléments et construisent leur maquette dedans ou dessus. Réalisation de la maquette par les élèves./.. ère Séance : La construction de la maquette : 1 phase Classe GS Matériel Objectifs . . .Comprendre la place de chaque objet en fonction des autres dans .. I Avec ces objets vous devez refaire exactement la classe en plus petit Où allez vous construire votre maquette ? le sol. On va retravailler plus tard avec votre maquette donc pour garder votre travail tel que vous l’avez fait. .Faire évoluer son point de vue. . Durée Déroulement Groupe Classe En demi. .Comprendre la notion d’échelle et de distance entre les objets.Faire évoluer sa représentation de l’espace. .1 feuille cartonnée l’espace...Respecter la parole de l’autre.Travailler en groupe. classe Rappel de la signification de chaque objet.pâte à fixe. il faut fixer les éléments. .5. . Ces éléments représenteront 2 autres choses à symboliser : les murs et le sol. ...Utiliser des repères fixes de la classe. Rappel de la séance précédente. Annexe 18 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date Séquence : Représenter la salle de classe Séance n° . Leur demander de trouver dans la classe des objets que l’on pourrait utiliser pour fabriquer la maquette (le carton et la feuille cartonnée). la table.matériel miniature .Accepter une nouvelle représentation de son espace familier. montrer aux élèves que l’emplacement choisi n’est pas valide car nous aurons besoin de ces lieux plus tard.Verbaliser ses interrogations et donner son opinion. Donner de la pâte à fixe.2. Compétences être capable de : . Une fois les éléments disposés.1 Carton .

. . Que faut-il faire pour que la porte d’entrée soit de nouveau à la bonne place ? tourner la maquette.Respecter la parole de l’autre. comparaison des 2 maquettes. Annexe 19 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date Séquence : Représenter la salle de classe Séance n° . A côté de quel autre meuble se trouve le banc ?. Faire plusieurs essais pour que tous les élèves comprennent bien la représentation.matériel miniature . Demander à un enfant de pointer la porte d’entrée sur la maquette.. .5.Travailler en groupe. classe Réalisation de la maquette par les élèves. Validation ou non du travail de chaque groupe. Se servir des côtés du carton pour positionner les objets. Rappel de la séance précédente. les fenêtres. Durée Déroulement Groupe Classe En demi.. différence entre les éléments réels à côté de la porte d’entrée et ceux placés à côté de la porte désignée.1 feuille cartonnée ..1 Carton .. Poser des questions si les élèves n’arrivent pas à positionner correctement les objets.Comprendre la notion d’orientation . Séance : La construction de la maquette 2ème phase Classe GS Matériel Objectifs .Faire évoluer sa représentation de l’espace. . Vérifier que les élèves se représentent bien l’espace : pointer 1 élément sur la maquette et demander à 1 élève d’aller se placer à côté du meuble réel que je montre. . Aider les enfants à trouver des repères fixes dans la classe : les portes.. commun Mise en commun. Intervenir pour expliquer que les objets ont une place par rapport aux murs.. Pas évident puisqu’ils placent les objets les uns à côté des autres sans tenir compte de l’emplacement réel.pâte à fixe.3. l’espace. Compétences être capable de : .Comprendre la notion d’échelle et de distance entre les objets. Après le passage des 2 groupes./..Comprendre la place de chaque objet en fonction des autres dans . Mettre la maquette dans une position différente de l’orientation réelle.Verbaliser ses interrogations et donner son opinion. .Utiliser des repères fixes de la classe.Faire évoluer son point de vue. . Intervenir pour démontrer aux élèves que chaque objet a sa place par rapport aux autres et par rapport à l’espace de la classe. . . Travail sur l’orientation. pareil pour le carton : les côtés du carton sont les murs pour placer les éléments.Accepter une nouvelle représentation de son espace familier.

Annexe 20 La construction de la maquette .

Annexe 21 Les maquettes terminées .

on pourrait faire un dessin de la maquette.Faire évoluer sa représentation de l’espace et accepter une nouvelle représentation.. 1 enfant. Si elle tombe. de la maquette. Je pointe un élément sur le plan et je demande à un enfant d’aller se placer à cet endroit dans la classe. votre travail n’existera plus. Comment va-t-on faire ? Laisser les élèves faire des essais et leur montrer ensuite la technique du contour. Elle tient beaucoup de place dans la classe… Pour résoudre notre problème. à la fois. déplace 1 élément et le replace sur la feuille./. Séance : Passage de la maquette au plan. Compétences être capable de : .maquette.Comprendre la notion de plan . Comment vous le savez? avec les dessins des tables et des chaises.5. Après le passage des 2 groupes...replacer les éléments à la bonne place sur la feuille.. Accrocher le plan d’une classe au tableau. Je vérifie que les élèves comprennent bien la représentation de chaque forme dessinée.Associer une représentation 2d à une représentation 3D.Travailler en groupe.Dessiner le contour de l’objet pour laisser la trace sur la feuille. .Attendre son tour. grâce à la maquette. Durée Déroulement Groupe Classe En demi. Redisposer tous les éléments 1 à 1 sur la feuille blanche. à la fois. dessine le contour de chaque objet.4. 1 élève. La nécessité du plan. Montrer le plan sur la porte pour les évacuations en cas d’incendie. Expliquer la notion de plan : Le dessin d’un lieu en plus petit s’appelle un plan. Ceci pour être sûr de ne pas modifier la maquette. . crayon de papier.. . Découverte du plan. Annexe 22 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date Séquence : Représenter la salle de classe Séance n° . Classe GS Matériel Objectifs .feuille à la dimension . Nous allons faire.. commun Mise en commun. classe Expliquer aux élèves la fragilité de la maquette. le plan de notre classe. Qu’est – ce que c’est ? le dessin d’une classe. Les élèves enlèvent les éléments miniatures et découvrent le plan de la classe. comparaison des 2 plans. . . .

Annexe 23 Un exemple de plan .

Annexe 24 .

. . . réinvestissement de la séance sur la signification des lieux sur le plan. Plusieurs verbalisations.feutres. . Pour augmenter les difficultés : mettre des haltes au cours du trajet. Le départ est signalé par un point et l’arrivée par une croix. Séance : Utiliser un plan. 5 ou 6 Je vais dessiner un chemin sur le plan et vous allez refaire le même chemin mais élèves en vrai.plans réduits..Suivre un parcours tracé sur un plan.Se repérer dans l’espace réel grâce à un outil géographique. Compétences être capable de : . les élèves doivent le retrouver.. S’il ne se rappelle plus du trajet.Tracer un parcours pour ses camarades. 2ème phase : Les élèves tracent un chemin pour leurs camarades.. Prolongements : Chasse au trésor : un trésor est indiqué sur le plan. Plusieurs trajets. . Annexe 25 Domaine disciplinaire découvrir le monde Date Séquence : Représenter la salle de classe Séance n° . Réinvestissement de la séance : utiliser un plan pour se déplacer...5./. Classe GS Matériel Objectifs . Je trace le parcours et enfants verbalisent les lieux où passer.Comprendre un trajet sur un plan et le reproduire en réel. 1 enfant réalise le parcours dans la classe. . Chasse au trésor avec trajet imposé : Les élèves doivent suivre un trajet pour trouver des indices cachés qui les mènera au trésor. Durée Déroulement Groupe Classe Groupe 1ère phase : d’atelier J’ai fait des photocopies de votre plan de la classe. . dans la classe. les autres l’aident et peuvent se référer au plan affiché au tableau.Repérer les étapes du trajet.5.Savoir se repérer sur un plan .

Annexe 26 .