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DROIT DE REPONSE

Personnellement cité dans un article paru dans la publication du 12.25 août 2018 sous la rubrique
« Confidentiel », je m’inscris en faux contre certaines des affirmations qui y figurent.
Pour rappel, cet article est relatif à la « fuite » d’un rapport sur la situation en Côte d’Ivoire : élaboré
collectivement par les Ambassadeurs des 7 Etats-membres de l’Union européenne représentés en
Côte d’Ivoire et par moi-même, ce rapport a été transmis par Bruxelles aux 28 Etats Membres de
l’Union et validé par ces derniers. Il n’avait aucunement vocation à être rendu public.
Il est cependant indiqué dans votre article que lors d’un entretien que j’ai eu avec M. Sarassoro,
directeur de cabinet du Président de la République, j’aurais affirmé que « j’assumais ce rapport ,
tout en m’excusant pour sa fuite ».
Cela ne correspond pas aux propos que, devant plusieurs témoins, j’ai tenus à M. Sarassoro à qui
j’ai dit déplorer, tout comme lui, la divulgation sur les réseaux sociaux de ce rapport. Pour autant,
l'Union européenne pas plus que moi-même n'ayant été impliqués dans cette fuite, je n'avais pas à
m'en excuser et je ne l'ai donc pas fait. Sur le fond, cependant, j'ai bien confirmé à mon interlocuteur
que ce rapport était l'exact reflet de l'analyse collective des huit ambassadeurs européens présents
en Côte d'Ivoire.
Quant à l’accusation à la fois gratuite, et calomnieuse, de « discourtoisie» qui me vise
personnellement, je tiens à préciser que pour ma part j’ai trouvé très surprenante la publication sur
la page Facebook du MAE ivoirien, avant même que nous ne la recevions, de la Note Verbale que
nous avait adressée ce ministère.
Je mentionne ce fait pour que vos lecteurs, et le cas échéant vos rédacteurs, sachent où se situe
réellement l’absence de ce qu’il est convenu d’appeler le respect de la courtoisie et des usages
diplomatiques.