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40 ÉTÉ 2018 - #08 ` ` - Partie I

Collection d'ete

LAURENT BERGER
À PAS FEUTRÉS
propos recueillis par Nicolas Brulebois

A l’occasion de la sortie de son sa stature imposante contraste avec rythme, placide et déterminé ;
cinquième album, L’âme des cette voix étrangement douce, dotée déroule sa réflexion tranquillement
maraudeurs, merveille de finesse de ce petit accent indéfinissable mais sûrement, laissant entrevoir un
dont il assume pour la première – d’aucuns disent nasal, voire tempérament plus imposant que ne
fois la direction musicale, on croise métallique – qui le singularise. Au le suggère son air de gendre poétique
Laurent Berger dans un lieu tout départ, on craint que le brouhaha idéal. Sous les textes raffinés aux
ce qu’il y a de plus prosaïque : un nuise à l’enregistrement, que ce musiques caressantes, un homme fort
bruyant café de Seine-Saint-Denis. timbre délicat s’avère inaudible à et sensible, raisonneur amoureux des
Moins éthéré que prévu, beaucoup la réécoute. Peur infondée : non résonances, artisan de la nuance, qui
plus costaud qu’en photo, mâchoire seulement il tient tête au bruit théorise son art en toute discrétion
carrée et housse de guitare maousse, alentour, mais impose son propre mais sans fausse modestie.
Entretien intégral (6 pages) disponible dans le
numéro 8 de la revue trimestrielle de la chanson
Hexagone disponible ici :
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