La fin de la Belgique ?

André MOMMEN *

* Rédacteur en chef du Vlaams Marxistisch Tijdschrift – contribution au Congrès Marx International 6 (22-25 septembre 2010), Paris-Nanterre. Version néerlandaise dans VMT, automne 2010 – traduction CM, et annotations pour un public international et francophone.

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La fin de la Belgique va-t-elle se produire ? Peut-être. Si nous pouvons en croire les partis flamands, ils voient dans la frontière linguistique une « frontière politique ». Cette idée s’est seulement développée au cours des dernières années, sans débat explicite. On parle donc d’une frontière entre deux Etats qui en tout cas n’existent pas encore. La Wallonie, c’est déjà un pays extérieur pour la plupart des Flamands. Les Wallons sont maintenant des étrangers. C’est ainsi qu’à propos de la Wallonie peut s’exprimer un avis surtout négatif. D’autant que le bien-être des Flamands est maintenant menacé par la Wallonie assistée. Le vieux slogan « Walen buiten » a de ce fait reçu une nouvelle dimension historique1. Le souhait d’une séparation de patrimoine belge vit-il partout de manière également intensive ? Non, car la grande majorité tant des Wallons que des Flamands veulent finalement conserver le lien étatique belge. L’animosité envers des habitants d’autres parties de pays existe partout. Egalement dans les Etats dits fédéraux où on n’a pas/plus connaissance d’aspirations séparatistes. Un Rhénan n’aime pas trop considérer un Bavarois comme un vrai Allemand. Car celui-ci parle de manière si bizarre, court en culottes de cuir et se bourre le ventre à la bière. La langue n’est donc pas toujours tout le peuple2. L’accent local joue parfois aussi dans le même sens. Cela vaut naturellement aussi pour la Flandre, qui est un conglomérat de provinces historiquement et linguistiquement très différentes. Et cela vaut aussi pour la Wallonie. En Flandre, on préfère sauter joyeusement par dessus ces différences internes pour mieux prendre distance et se positionner contre la Wallonie et les Bruxellois francophones. De préférence avec une petite nuance autoritaire et raciste. Car il s’agit aussi et surtout de sous. Les Wallons seraient des gaspilleurs paresseux pour lesquels les Flamands durs travailleurs doivent tous payer. Ces stéréotypes en sont arrivés à vivre leur propre vie en Flandre depuis un bon bout de temps. Entretenir cette disposition anti-wallonne est devenu le moyen d’unir le nouveau populisme flamand. Il a tout-à-coup supplanté le sentiment anti-musulman cultivé par le Vlaams Blok3. Alors que l’année passée on jacassait encore abondamment sur le fait d’autoriser ou non un petit foulard dans l’enseignement, aujourd’hui c’est le discours flamingant4 qui est de retour dans les médias. Et cela en une période où chacun respirait, soulagé, du fait de la disparition de la Volksunie5. Rappelons seulement qu’après 2000, la vieille Volksunie avait connu un processus presque naturel de décomposition. Le programme revendicatif flamand était en effet accompli. Il restait seulement à attendre ensuite la mort-subite des restes enragés gravitant autour de la N-VA6. Ce parti croupion ne pouvait plus franchir le seuil électoral par ses propres forces. Entretemps, les gouvernements violets7 fêtaient des triomphes avec la promesse d’une prospérité séculaire via la hausse de la Bourse et des subventions pour les couples à deux revenus de diplômés du supérieur. Aujourd’hui nous savons mieux. Le crash boursier et la crise bancaire ont fait voir le manque de consistance des promesses violettes. L’incertitude à propos de l’Etat-Providence8 a
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« Walen buiten » fut le slogan symbole, en 1967, de la lutte pour la scission de l’Université catholique de Louvain et le transfert revendiqué des francophones (à Ottignies). 2 « De taal is gans het volk », formule des romantiques des années 1830, notamment flamands. 3 Parti d’extrême-droite, devenu Vlaams Belang à la suite de condamnations pénales visant un racisme avéré. 4 Le qualificatif est connoté positivement et revendiqué dans le mouvement flamand ; négativement en milieux francophones « belgicistes ». 5 VU – Parti nationaliste recomposé dans les années 1950, après les errements des années 30-40 ; ancêtre commun au VB et à la N-VA. 6 Nieuw-Vlaamse Alliantie : parti, nouvelle alliance flamande. 7 Coalitions libéraux-socialistes, rouge + bleu. 8 Welvaartsstaat : littéralement, Etat de Bien-être, comme Welfare State.

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augmenté. Du fait de la dépilarisation9, de plus en plus d’électeurs ont flotté. Ils ne sont plus captifs de structures mais bien mis cul par-dessus tête par l’infotainment des médias. Le résultat de tout cela, c’est que le populisme flamand a joui comme par miracle d’une popularité jamais vue. Ainsi le CD&V d’Yves Leterme10, dans une coalition opportuniste avec la N-VA, est-il d’abord devenu (en 2007) un champion des votes. Pour lui et son parti, il fut tout de même surtout question de la scission de l’arrondissement électoral bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV. Via BHV, on pouvait imaginer une réforme de l’Etat « systémique », ardemment souhaitée par le nain politique que la N-VA était encore. Après que Leterme se soit vilainement cassé la figure, Bart De Wever, « le plus malin »11, a repris le fanal. Les médias firent de lui le champion flamand qui allait enfin remettre de l’ordre dans les affaires en remettant à leur place tant les Wallons que les Bruxellois francophones. L’agenda de la N-VA n’était pas tellement ou seulement de scinder BHV mais surtout de revoir le financement de l’Etat fédéral et des Communautés. L’idée est en somme de garder les sous de ses propres impôts dans ses propres poches. Comment cela a-t-il pu aller si loin ? En 1968, quand la question de la scission de l’Université catholique de Louvain conduisit à la chute du gouvernement Van den Boeynants de l’époque, un journaliste français demanda au chrétien-démocrate flamand Théo Lefèvre si la Belgique n’allait pas éclater. Lefèvre pensait que non. Et il pouvait à bon droit signaler que, du fait de la fixation de la frontière linguistique en 1963, seul Bruxelles bilingue et ses villages frontaliers avec facilités linguistiques faisaient encore penser à la vieille Belgique de la bourgeoisie francophone. Louvain était un défaut de fabrication des évêques. Et Lefèvre pensait devoir souligner que « la Belgique est un pays de petites idées et de grande intolérance »12. Alors le nationalisme flamand est-il un bric-à-brac de petites idées et d’intolérance ? Jamais auparavant ce phénomène ne s’est encore exprimé avec une telle acuité qu’au cours des dernières années. On a pu, avec beaucoup d’argent, scinder Louvain. Hugo Schiltz13 a fait en sorte que, légalement, les entreprises doivent utiliser la langue de la région dans leur communication avec la population et avec leur personnel. Et pourtant, il y avait encore Bruxelles. C’était le dernier rempart de la vieille Belgique. La bourgeoisie de holding fransquillonne14 y menait encore la danse. Qui voulait y faire carrière devait y être parfaitement francophone. Mais entretemps ce problème a déjà également été résolu. Sans que les flamingants aient besoin de lever même le petit doigt. Dans la mondialisation du capital, les holdings belges ont tous été soldés. A leur place sont venues les multinationales et les institutions internationales qui se fichent des situations linguistiques belges. Qui compte à Bruxelles, parle Anglais. Car c’est la langue de la vie internationale des affaires. Les journaux flamands ne s’étranglent pas d’imprimer de la publicité en Anglais. La bataille linguistique a été menée. Mais un jour l’enseignement supérieur en Flandre ne sera plus donné dans la langue du peuple, mais bien en Anglais. Le Flamand recevra alors le statut du
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La théorie ou doctrine politique des « piliers » désigne chacun de ceux-ci comme ensemble socio-politique : parti, syndicat, mutuelle, école, cercle, club de foot, … fanfare... Ces ensembles sont/étaient relativement cloisonnés : la dépilarisation vise le décloisonnement, et les autonomies centrifuges des composants. 10 Parti « chrétien-démocrate & flamand ». 11 Du nom d’un très populaire jeu-concours télé flamand, en étapes, « de slimste mens », où Bart De Wever a tenu sept ou huit semaines d’affilée. 12 Citation en français. 13 Hugo Schiltz (1927-2006) : dirigeant de la VU (président 1975-79) et ministre national 1988-1991. 14 « Franskiljons » est le terme par lequel les militants flamands désign(ai)ent la bourgeoisie, haute et moyenne de Flandre dont le français était la langue de culture, de promotion sociale et de distinction.

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Luxembourgeois au Grand-Duché de Luxembourg : une petite langue pour travailleurs et campagnards. Dans laquelle les comiques des soaps s’expriment le mieux. Et les déshérités autochtones se sentent bien. Et Bruxelles alors ? La minorité flamande – selon certains, plus que 6% de la population – y est la mieux protégée et culturellement gâtée au monde. Avec une représentation politique plus que proportionnelle. Non, ce n’est pas là que ça cloche. A l’heure de la pause-déjeuner, quand les bureaux se vident, on peut avoir en rue un peu l’impression que Bruxelles est une ville flamande. Simplement parce que plus de 200 000 navetteurs y viennent en train ou en voiture quotidiennement depuis les villes et villages flamands. Non, ce n’est pas là que ça cloche. Dans tous les services et magasins on peut être reçu en Néerlandais. Ne serait-ce qu’en raison du fait que, derrière les guichets il y a couramment des navetteurs flamands. Le problème, c’est qu’aujourd’hui la bourgeoisie flamande rurale ne veut plus payer pour l’entretien d’une capitale dont une grande partie de la population est composée de migrants indigents. Et qu’elle s’alarme de l’essaimage de Bruxellois francophones dans la campagne flamande voisine de la ville où ils veulent imposer leur langue. Soit le revenant de la vieille image de tache d’huile. Cette bourgeoisie rurale flamande, qui a son origine parmi d’anciens rouisseurs de lin15 et marchands de tricots et carpettes s’est tirée elle-même de la glaise par les cheveux. Elle a beaucoup travaillé et pense avoir contribué à la force populaire flamande. Cela s’est produit quand la classe ouvrière des usines fordistes gagnait assez pour jouir du confort moderne. Du tapis plain flamand, du parquet collé, des radiateurs, des salles de bain et des cuisines,… à profusion. Les usines automobiles demandaient des composants. Dans leurs anciennes étables, ces paysans ont en toute hâte monté des entreprises de sous-traitance. Cette nouvelle bourgeoisie de Flamands travaillant dur a pris progressivement le pouvoir social et financier en Flandre. Et elle sait compter. Elle veut en réalité, pour tenir une place dans la mondialisation, être débarrassée des charges salariales et impôts élevés. Cela requiert le réaménagement des rapports de force politiques en Belgique. La vieille politique « du gaufrier »16, selon laquelle un franc investi par l’Etat en Flandre devait être compensé par un même franc en Wallonie, a été arrêtée. Mais il y a encore les « transferts sociaux » de la Flandre vers la Wallonie. C’est là qu’il faut mettre le fer. Seule une réforme fondamentale de l’Etat pourrait mettre fin à ces « gaspillages ». C’est pourquoi la bourgeoisie rurale flamande a financé l’ascension d’Yves Leterme dans le CD&V et fit ensuite de Bart De Wever son champion. Le nationalisme flamand qu’on croyait mort est ressorti tout-à-coup de ses cendres, mais cette fois comme un pur phénomène médiatique. On peut seulement comprendre ce nationalisme flamand ressuscité en partant de la dépilarisation de la société flamande, avec pour base la transformation de la campagne en une zone informe de lotissements, et de l’influence accrue des médias commerciaux. Sous la majorité violette un nouveau populisme a pris d’un coup une forme où l’action politique s’est médiatisée de façon croissante. Le message politique est désormais vendu par de petites dames et petits messieurs « connus »17, plus en tenant des congrès de parti. C’est ainsi que la N-VA, via le sociable Bart De Wever est parue à l’écran après la chute de Leterme. Si celui-ci pouvait encore compter sur un CD&V avec mandataires politiques et structures, pour la N-VA de De Wever ce n’est pratiquement plus le cas.

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Vlaskutser : paysan qui faisait pourrir (rouir) le lin dans l’eau et le transformait en fibres. Dans le jargon politique : une gaufre pour toi, une gaufre pour moi, s’il en faut pour toi, il en faut pour moi. 17 « Bekende Vlamingen », Flamands connus, ou « BV », est l’expression consacrée.

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Et le mouvement flamand ? N’est-il pas fermement derrière De Wever ? Hélas, ce mouvement flamand n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. Au dernier Pèlerinage de l’Yser18, n’ont plus paru qu’un millier de zombies. Le Davidsfonds19, qui fut jadis un abri des flamingants à la campagne, dépérit depuis longtemps avec ses 50 000 clients âgés. Le fantomatique Vlaamse Volksbeweging ne pourrait plus improviser une « marche sur Bruxelles »20. La manifestation à pied et en vélo autour de Bruxelles, la bien nommée Gordel (ceinture), est depuis longtemps devenue un événement pour simples sportifs, subventionné et organisé par la Bloso (l’administration flamande des sports). Depuis que Guy Verhofstadt n’est plus premier ministre, on ne l’y voit plus pédaler en groupe. Non, le peuple flamand ne descend plus en rue massivement pour des revendications nationales-populaires. Ceux qu’on voit encore, ce sont les petits groupes fascistes flamands du Vlaams Belang. Les jeunes Flamands se mettent seulement en mouvement l’été, pour des concerts pop ou les Fêtes gantoises ou lokerennoises. Les rouisseurs de lin lèvent leur verre aux Waregem Koerse21. Les cyclotouristes flamands se traînent le weekend jusqu’à la première colline wallonne, où dans le dernier bistrot flamand ils s’enfilent une Westmalle. Non, une Orval ils ne désirent ou connaissent pas22. Le peuple flamand, dans sa majorité, se fait surtout du souci pour demain. A propos des pensions trop basses, des impôts sur le revenu trop élevés, de l’épargne disparue dans le crash boursier et la crise des banques, de l’emploi précaire, du chômage croissant, du vieillissement et de ses coûts, des soins de santé. En somme aussi de l’avenir des enfants. Selon De Wever, cet avenir sera le mieux garanti par une Flandre indépendante. Certes, une Flandre autonome qui trouvera une place autonome comme Région dans l’Union européenne. Mais ne faites surtout pas attention aux contradictions de ce discours. Ce serait impoli. Oui, De Wever est un « bon Européen ». Pourquoi tous ces thèmes concernant l’avenir de l’Etat-Providence n’entrent-ils pas en débat public sans démagogie communautaire ? Ce n’est pas seulement parce que la Belgique est un pays de petites idées, mais surtout parce que les politiciens aiment s’abandonner à la pression au profil communautaire. C’est elle qui maintient l’irrationalisme. Grâce à quoi les véritables objectifs de la bourgeoisie rurale flamande peuvent être mieux vendus. Car elle ne veut pas seulement réduire les impôts mais aussi démanteler l’Etat-Providence solidaire. Raison pour laquelle elle veut démanteler financièrement l’Etat fédéral en détruisant les mécanismes solidaires23. Du fait que la bourgeoisie rurale flamande travaille avec du capital familial et couramment aussi avec des membres de la famille, elle se fiche des mécanismes de protection solidaires. Elle aime l’Ouest sauvage et avoir les syndicats dehors, à la porte. Le Texas est le modèle économique. La Bavière, l’idéal politique et social. Dans ce contexte, Bruxelles reste un problème. Le statut et les modalités de financement de Bruxelles doivent être revus, avec l’objectif de transférer la capitale (flamande) en Flandre, ou au moins de placer Bruxelles sous tutelle flamande. On espère que la pauvre Wallonie n’aura
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La Tour de l’Yser a été construite au souvenir des soldats morts de la première guerre mondiale. Elle a été progressivement récupérée comme seul symbole flamand, lesdits soldats étant réputés flamands et conduits à l’abattoir par des officiers francophones (et franskiljonsen). 19 Mouvement d’éducation populaire flamand, du pilier catholique. 20 Dans les années 1960, les « marches sur Bruxelles », comprendre la capitale, mobilisèrent des dizaines de milliers de Flamands avec des objectifs plutôt communautaires-linguistiques. 21 A Waregem (entre Courtrai et Gand), sorte de concours hippique un dimanche de fin août, fête pour plusieurs dizaines de milliers de participants. 22 Parmi les bières de Trappistes (historiquement, puis 7 d’appellation contrôlée) Orval est à l’extrême Sud (près d’Arlon), Westmalle à l’extrême Nord (au Nord-est d’Anvers). 23 La Sécurité sociale – assurance maladie, assurance chômage,… – est (encore en Belgique) gérée et financée au niveau « fédéral ».

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plus la force de continuer à cofinancer Bruxelles. Alors finalement Bruxelles tombera comme un fruit mûr dans le giron flamand. Diverses raisons peuvent être invoquées en ce sens. Car territorialement, Bruxelles est enfermée en Flandre. Sans corridor avec la Wallonie24. Le grand ring autoroutier et l’aéroport de Zaventem se trouvent en territoire flamand. Une stratégie d’étranglement pourrait donc connaître un succès. L’étape suivante sera alors de faire à nouveau de Bruxelles une ville « flamande ». Et les francophones seront alors placés devant le choix : s’adapter ou décamper. Il n’est pas non plus nécessaire que le sang coule. Non, la Yougoslavie n’est pas le modèle pour le divorce belge. Ces plans évidemment sauvages rencontrent les frustrations de la bourgeoisie rurale flamande. Ils ont été discutés au club de rouisseurs de lin flamands In de Warande, à Bruxelles. Ce club finance des « scientifiques » qui peuvent transformer ces aspirations en modèles comptables. Jan Jambon25 pourrait y mettre son grain de sel. Ce club maintient aussi en vie, sur fonds propres, la petite école flamande de Comines. Il a depuis longtemps ses entrées à la KBC, au VOKA, au Waregem Koerse et dans lesdits « service clubs » de rayonnement déclaré à droite. Cette bourgeoisie rurale rêve de prendre le pouvoir. Avec l’espoir que les grandes entreprises et les multinationales réunies dans la VBO-FEB26 donneront leur accord et que la classe politique flamande optera « en masse »27 pour l’indépendance flamande. Alors la Flandre pourra devenir la Bavière de la Mer du Nord. (17 septembre 2010)

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La revendication d’un tel corridor (voire d’un viaduc !) a été récemment mise en avant par le parti démocratechrétien francophone. 25 Parlementaire N-VA d’Anvers. 26 VOKA = Vlaams netwerk van ondernemingen – regroupe des entreprises moyennes, avec une identité flamande affirmée ; VBO = Vereniging van de Belgische Ondernemingen, alias Fédération des Entreprises de Belgique. L’UNIZO regroupe les indépendants et (toutes) petites entreprises chrétiens. 27 En Français dans le texte.

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