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Les noces spirituelles

Les 53 sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N°45
( Le Sermon du 19° dimanche après Pentecôte)
« Des noces royales »
- Matthieu XXII –

« Beaucoup sont appelés, mais bien peu sont élus ! »


Vous devez toujours avoir présent que dans les paroles qui sortent de
ma bouche, se cache toujours une signification bien plus grande que
ne l’imaginèrent les auditeurs de ces temps, et comme d’ailleurs ne
pourraient l’imaginer et y découvrir même de nombreux lecteurs des
temps actuels et futurs.
Je comparai donc le royaume des cieux à un roi qui voulait célébrer
les noces de son fils. Donc regardez : Cette comparaison prise dans
son sens le plus élevé, veut signifier les noces spirituelles ou l’union
totale du monde matériel avec celui spirituel, le dénouement et la
libération de l’esprit des liens de la matière, pour pourvoir réaliser sa
jonction avec l’esprit primordial éternel.
Les noces signifient l’union de deux êtres corporels de sexe différent,
en un être spirituel unique ; elles représentent aussi une image de ces
temps à venir au cours desquels des éléments de sentiments
homogènes se rencontreront, pour réaliser réunis, ce que pour des
particuliers, il ne serait pas possible s’ils restaient séparés.
A cette union, ou ces noces, au début seront ainsi invités tous ceux
qui seront considérés comme les plus en harmonie avec la famille
royale, c’est-à-dire les parents, amis et connaissances les plus
intimes ; mais la parabole dit que ces invités refusent de participer au
banquet nuptial.
Ce banquet nuptial que le Père (l’Amour), offre à Son Fils (la Sagesse),
dure déjà depuis la création du premier homme conscient (Adam)
jusqu’aux temps actuels.
Les premiers invités au banquet par l’entremise de mes prophètes
furent les hébreux, en tant que peuple élu, mais celui-ci ne voulut
pas trop en savoir, ni de l’invitation ni des serviteurs, ni du fils du
roi ; raison pour laquelle je le fis de temps en temps soumettre à de
vrais châtiments, et qu’à la fin je fis détruire aussi Jérusalem.
Je leur envoyai à eux la lumière qui à l’origine leur avait été
principalement destinée, et je la donnai aux gentils des contrées de la
terre. Les invités rassemblés sur les chemins représentent justement
tous les peuples de cette terre, et cet invité qui n’avait revêtu l’habit
nuptial, qui n’avait apporté avec lui allégresse au consentement à de
telles noces, représente les hommes endurcis dans l’égoïsme qui, bien
que connaissant ma doctrine d’amour, ne veulent pas se convertir à
elle pour des raisons d’intérêts terrestres. De telles âmes, entravées
dans la matière, devront encore pendant longtemps mener une vie
pleine de souffrance, avant de pouvoir parvenir à leur purification.
Tous ceux qui sentent au moins une impulsion à améliorer l’état de
leur âme, se sont ceux qui s’ornent au moins de l’habit de noces. Ce
sont ceux qui, bien que sentant en eux l’impulsion vers un mieux
œuvrer, avec la volonté d’atteindre une certaine élévation spirituelle,
au moins théorique, pèchent toujours en raison de leurs faiblesses ;
tandis que sous l’image de l’hôte sans habit nuptial, il faut entendre
tous ceux qui sont incorrigibles, qui, comme Satan et ses acolytes,
connaissent certes le bien, mais excitent et veulent même détourner
de lui les autres aussi.
Donc la parabole dit qu’à cet incorrigible furent liés les mains et les
pieds, qu’il fut mis dans des conditions de ne pouvoir nuire et jeté
ensuite dans les plus épaisses ténèbres de la matière, là où il y a des
pleurs et des grincements de dents, ou bien en d’autres termes : là où
lui et ses fidèles seront laissés dans les ténèbres de leur âme , jusqu’à
ce que soit possible leur repentir.
Sont venus, il est vrai, et viennent encore toujours des invités, mais
ceux-ci exigent stupidement que j’adapte les choses de l’esprit à leurs
exigences matérielles et à leur opportunité ; mais comme il n’est pas
possible que cela arrive, alors ils tournent le dos au spirituel,
préférant battre la longue route de la connaissance à travers
l’expérience, au lieu de celle plus courte et plus difficile de l’amour.
Jamais je ne me lasse, et toujours j’envoie encore des messagers avec
mission de faire comprendre aux hommes quel est vraiment le
véritable but de leur existence.
Je vois avec douleur comment la grande majorité me tourne le dos ; et
au lieu de me suivre, elle suit ce qu’elle reconnaît elle-même être un
mal. Par conséquent je me trouverai contraint comme d’autres fois,
par égard pour les bons, à diriger leurs propres mauvaises actions
sur leur propre tête, comme les calamités semblables à celles des
temps passés ; de sorte que de telles calamités seront comme une
sorte de baume spirituel.
Je déverserai sur l’humanité des flots de lumière, et j’éveillerai des
esprits meilleurs afin qu’ils la diffusent ; et quand la lumière sera
partout, alors aux amants des ténèbres il ne restera rien d’autre à
faire qu’à fuir devant sa splendeur, et à se retirer jusqu’aux extrêmes
confins de cette obscurité qui est naturelle à leur âme.
Beaucoup s’irriteront de façon impressionnante à cause de cette
puissante lumière, parce qu’elle éclairera leurs œuvres tenues si
longtemps cachées dans les ténèbres ; mais de toute façon : LA
LUMIERE DOIT ETRE FAITE ! bien que les ténèbres s’y opposent.
Le destin de tous les êtres créés, qu’ils soient à l’état spirituels ou
corporel matériel, est celui de parvenir à la purification soit par la voie
la plus courte, qui est celle de la souffrance, de la lutte avec les peines
et des sacrifices, soit par cette voie beaucoup plus longue, dans les
ténèbres de leur propre âme.
Tous sont invités sans exception ; mais celui qui se hasarderait à se
présenter sans habit nuptial devant le royaume de la lumière, il serait
relégué dans les ténèbres, jusqu’à ce que le désir de quelque chose de
meilleur provoquât finalement une aube naissante spontanée dans
son âme.
De même qu’aux temps de ma pérégrination visible sur la terre, je
cherchai à illuminer chaque plus obscur repli du cœur humain, ainsi
doit aussi à l’occasion de ma prochaine venue se faire la lumière dans
le cœur de tous les hommes ; ou tout au moins ceux-ci doivent être
rendus accessibles à la lumière, afin que puisse être célébrée la fête
nuptiale de l’union entre Moi et mes esprits.
AMEN !

http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Source:
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer