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COMMUNIQUE DE PRESSE : REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MESURES RESTRICTIVES EUROPÉENNES : LES QUINZE PERSONNALITÉS
CONGOLAISES CONCERNÉES DEMANDENT LA LEVÉE DES SANCTIONS ET
LE RESPECT DU DROIT D’ÊTRE ENTENDU

Malgré leurs demandes répétées depuis plus d’un an et les nombreuses
explications documentées, le Conseil de l’Union européenne ne réserve aucune
réaction positive aux demandes d’être entendues des 15 personnalités congolaises
concernées par les sanctions afin d’apporter leur version des faits qui leur sont
reprochés.

L’ensemble des accusations qui ont justifié des mesures restrictives à leur égard
ressortent pourtant de rapports unilatéraux d’organisations diversement motivées
ou d’articles de presse sans qu’aucune vérification n’ait été opérée par l’Union
européenne.

La jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne impose qu’il soit
procédé à toutes les vérifications nécessaires dès lors que naissent des
interrogations légitimes quant à la fiabilité des informations fournies à l’encontre
d’une personne concernée par des sanctions. Il s’agit d’un droit élémentaire
conforme aux standards internationaux et qu’impose notamment la Charte des
droits fondamentaux de l’Union européenne.

Cette demande d’audition s’impose d’autant plus que dans la plupart des
documents produits par le Conseil de l’Union européenne, les noms des personnes
concernées ne sont, soit pas cités, soit le sont de manière telle qu’il n’en ressort
aucune possibilité de leur imputer les faits qui y sont décrits.

Les éléments apportés par les 15 personnalités et leur volonté affirmée à de
nombreuses reprises de collaborer aux devoirs d’enquête qui auraient dû être mis
en œuvre ne permettent plus aujourd’hui de maintenir à leur encontre ces
sanctions humiliantes, dégradantes et disproportionnées tant par leurs effets que
par le grave préjudice d’image qu’elles imposent à des personnes qui, pour
certaines, sont candidates aux scrutins électoraux majeurs qui se tiendront le 23
décembre 2018.
A cet égard, le maintien des mesures restrictives constitue une interférence
manifeste de l’Union européenne sur le processus électoral en cours en
République Démocratique du Congo, alors même que celle-ci appelle à un scrutin
paisible dans un environnement pacifié.

Parallèlement aux demandes d’être entendues et de voir l’ensemble des mesures
restrictives levées, les 15 personnalités concernées ont chargé leurs avocats, Mes
Thierry Bontinck, Patrick De Wolf et Marie Forgeois, avocats aux barreaux de
Bruxelles et de Paris (DALDEWOLF) de porter cette affaire devant le Tribunal de
l’Union européenne. La procédure est actuellement en cours sous les références
T-163/18 à T-177/18.

Ramazani Shadari, Lambert Mende, Evariste Boshab, Kalev Mutondo, Jean-
Claude Kazembe Musonda, Alex Kande Mupompa, Roger Kibelisa, Delphin
Kahimbi, John Numbi, Celestin Kanyama, Ferdinand Ilunga Luyoyo, Gabriel
Amisi Kumba, Ilunga Kampete, Muhindo Akili Mundos, Éric Ruhorimbere

demandent donc sans délai au Conseil le respect de leur droit fondamental d’être
entendu et la levée des mesures restrictives injustement prises à leur égard.

Communiqué de presse :

De : DALDEWOLF, cabinet d’avocats (av. Louise, 81 à 1050 Bruxelles – tel :+32 2 627 10 10
Date : 9 octobre 2018
Contacts :
- Thierry Bontinck tbo@daldewolf.com + 32 477 43 09 09
- Patrick De Wolf pdw@daldewolf.com + 32 475 42 07 08