Université de Franche-Comté UFR des Sciences et Techniques

Cours d’électrocinétique : Régimes continu et transitoire

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Electrocinétique en régimes continu et transitoire

1. INTRODUCTION 1.1. DÉFINITIONS 1.2. HISTORIQUE 1.3. BIBLIOGRAPHIE 1.4. REMARQUES PRÉLIMINAIRES

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2. NOTIONS ÉLÉMENTAIRES SUR LES COMPOSANTS ÉLÉMENTAIRES EN RÉGIME CONTINU 6 2.1. COURANT ÉLECTRIQUE 6 2.2. CHAMP ÉLECTRIQUE, POTENTIEL ÉLECTRIQUE, DIFFÉRENCE DE POTENTIEL. ACTION D'UN CHAMP ÉLECTRIQUE SUR UNE CHARGE Q. 7 2.2.1. CHAMP ÉLECTRIQUE, POTENTIEL ÉLECTRIQUE, DIFFÉRENCE DE POTENTIEL 7 2.2.2. ACTION D'UN CHAMP ÉLECTRIQUE SUR UNE CHARGE Q 7 2.3. DIPÔLES PASSIFS 8 2.3.1. RÉSISTANCE ET LOI D'OHM 8 2.3.2. AUTRES DIPÔLES PASSIFS 10 2.3.3. DIPÔLES PASSIFS NON LINÉAIRES 11 2.4. LES DIPÔLES ACTIFS 11 2.4.1.DÉFINITIONS ERREUR! SIGNET NON DÉFINI. 2.4.2 GÉNÉRATEUR DE TENSION 12 2.4.3 GÉNÉRATEUR DE COURANT 13 2.4.4 EQUIVALENCE ENTRE LES DEUX MODÈLES DE GÉNÉRATEUR 13 2.4.5 DIPÔLES ACTIFS RÉCEPTEURS 14 3. THÉORÈMES SUR LES CIRCUITS LINÉAIRES EN RÉGIME CONTINU 3.1. DÉFINITIONS 3.2. LOIS DE KIRCHHOFF 3.2.1. LA LOI DES NOEUDS 3.2.2. LOI DES MAILLES 3.2.3. LOI DES BRANCHES : LOI D'OHM GÉNÉRALISÉE 3.2.4. TRANSFORMATION SÉRIE - PARALLÈLE, PARALLÈLE - SÉRIE D’UN CIRCUIT 3.3. THÉORÈME DE SUPERPOSITION 3.3.1. DÉFINITION 3.3.2 EXTINCTION D’UNE SOURCE LIBRE 3.3.3 APPLICATION DU THÉORÈME DE SUPERPOSITION 3.4.THÉORÈMES DE THÉVENIN ET DE NORTON 3.4.1 THÉORÈME DE THÉVENIN 3.4.2 THÉORÈME DE NORTON 3.4.3 EQUIVALENTE ENTRE LES DEUX THÉORÈMES 3.4.4 APPLICATION 3.5. THÉORÈME DE MILLMAN 15 15 16 16 16 17 17 18 19 19 19 21 21 22 22 23 24

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1.4.1.3 PUISSANCE DANS UN CONDUCTEUR OHMIQUE 5. POINT DE FONCTIONNEMENT 26 4. L ET C 6.1 RELATION TENSION – COURANT AUX BORNES D’UNE RÉSISTANCE 6.2 RELATION TENSION – COURANT AUX BORNES D’UN CONDENSATEUR 6.1.1.1 RÉPONSE D’UN CIRCUIT R 6.1. PRINCIPE 4.2 EXPRESSION GÉNÉRALE DE LA PUISSANCE 5. EXEMPLE 5.3 PUISSANCE CONSOMMÉE PAR UN DIPÔLE 6.3.2.2. PUISSANCE DANS UN DIPÔLE ACTIF RÉCEPTEUR 6 LE RÉGIME TRANSITOIRE 6. PUISSANCE DANS LES DIPÔLES LINÉAIRES EN RÉGIME CONTINU 5.1 RELATION TENSION .2 PUISSANCE CONSOMMÉE DANS UN CIRCUIT RL 26 26 28 28 28 28 28 29 30 30 30 30 31 31 31 34 36 37 37 4 .1 PUISSANCE CONSOMMÉE DANS UN CIRCUIT RC 6.2.3 RELATION TENSION – COURANT AUX BORNES D’UNE BOBINE 6.3. PUISSANCE DANS UN DIPÔLE ACTIF GÉNÉRATEUR 5. INTRODUCTION 5.COURANT POUR LES DIPÔLES R.5.2 RÉPONSE D’UN CIRCUIT RL 6.4. MÉTHODE DE RÉSOLUTION GRAPHIQUE D'UN SYSTÈME LINÉAIRE.2 RÉPONSE D’UN CIRCUIT RC ET RL À UN ÉCHELON DE TENSION OU DE COURANT 6.

Volume 1 : "Techniques mathématiques pour la physique" de Soum et al. . James Clarke Maxwell (1831-1879) propose une théorie reliant les champs magnétique et électrique et prédit la propagation des ondes électromagnétiques. Définitions Il faut distinguer différents termes relatifs à l'électricité. Introduction 1. Cette théorie reste en vigueur pour expliquer de nombreux phénomènes physiques. . .C.Collection Flash Universitaire chez A.Collection Travaux Dirigés 1er cycle chez Hachette Supérieur : . Fourier. .Collection H prépa chez Hachette Supérieur : "Electronique. On distingue 3 types de régimes : . George Simon Ohm (1787-1854) et Gustav robert Kirchhoff (1824-1887). Si ces grandeurs sont constantes dans le temps 5 .2.Les phénomènes d'origine électrique et magnétique sont connus depuis l'antiquité. . . Michael Faraday (1791-1862). Historique .Ces différents phénomènes resteront anecdotiques jusqu'au 17ième siècle. l'électronique et l'électrotechnique.1.Collection J'intègre chez Dunod : "Electrocinétique.3.Collection Cursus chez A. . l'électrocinétique et l'électromagnétisme. Remarques préliminaires L'électrocinétique est le domaine ou les manifestations des mouvements de porteurs de charge sont étudiées en terme de courant et de tension.Le génie électrique regroupe l'électricité. électrocinétique I". . c'est à dire des déplacements de charges dans des milieux matériels appelés conducteurs. Benjamin Franklin (1706-1790) établie la théorie des condensateurs est construit des paratonnerres.En 1864.L'électricité regroupe l'électrostatique. Stephen Gray (1666-1736) découvre la conduction de l'électricité. Bibliographie .le régime transitoire. 1. C'est aussi l'étude des circuits électriques soumis aux différents régimes des courants électriques. Thalès De Milet (VI ème siècle avant J. . 1.Volume 3 : "Circuits électriques et électroniques" de Soum et al. François Arago (1786-1853). Alexandro Volta (1745-1827) construit la première pile.) faisait la description de quelques phénomènes électriques et magnétiques : l'électrisation par frottement d'un morceau d'ambre qui attire des objets légers ou la pierre de magnésie (oxyde de fer) qui attire des anneaux de fer. Colin : "Electrocinétique" de L.le régime stationnaire ou continu (courant continu).L'électricité qui était jusqu'à lors statique devient dynamique et l'étude des courants électriques permet de mettre en évidence le lien entre l'électricité et le magnétisme. Tous ces travaux seront menés par André-Marie Ampère (1775-1836). . .L'électrocinétique est l'étude des courants électriques. .et le régime permanent sinusoïdal (courant alternatif).4. Quaranta. 1. Colin : "Electronique" de M. . Le mot électricité vient du mot grec signifiant ambre (elektron :jaune).1.

Les effets électriques connu avant le 19ième siècle ne permettaient pas de connaître la nature de ces charges aussi le choix du sens de déplacement a été arbitrairement celui des charges positives.s-1) avec ∆q en coulomb et ∆t en s (1A≡1C. I = ∆t s’exprime en ampère (A ou C. Il ne faut pas confondre le régime continu avec le régime permanent que l'on utilise pour décrire le fonctionnement de circuits soumis à des tensions/courants alternatifs. Définition de l'intensité d'un courant électrique à travers un cylindre conducteur de section S : ∆q c'est la quantité de charge électrique ∆q qui traverse S pendant un temps ∆t.s-1). 2.1. Il s'agit des électrons qui possède une charge négative q = -e = -1.6 10-19 C (Coulomb). Notions élémentaires sur les composants élémentaires en régime continu 2. Courant électrique Le courant électrique est dû au déplacement de charges dans un conducteur. I pour le courant et U pour la tension.s-1~6. Enfin. Ce n'est qu'en 1879 avec la découverte de l'effet Hall que l'on a identifié la nature des porteurs de charges. Ces grandeurs seront alors notées avec des majuscules. 6 . le régime transitoire décrit la réponse d'un circuit soumis à une brusque variation de courant/tension.1018 e-.on parle de régime continu ou indépendant de temps.

7 . Action d'un champ électrique sur une charge q.2. Cette force s’exprime en newton (N). r est la distance entre la charge et le point M.1. ε 0 = 10 −9 F / m 36π OM est la permittivité du vide. différence de potentiel.p. 2.u . potentiel électrique. le potentiel croît lorsque le point M s’éloigne de la charge.2. Action d'un champ électrique sur une charge q En électrocinétique il y a des charges fixes qui créent des champs et d'autres charges mobiles qui se déplacent dans ces champs. 4πε 0 r1 r2 2. Il s'exprime en Volt (V). potentiel électrique. Le champ électrique produit par cette charge en un point M de l’espace q .2. OM 1 u= est le vecteur unitaire pris dans la direction du vecteurOM . Champ électrique. On constate alors que le champ électrique E produit par la charge en un point M de l’espace est orienté vers les potentiels décroissants. Ainsi une charge électrique q placée dans un champ électrique E est soumise à une force F = qE . Si la charge se déplace d'une quantité dr .2. dr .m-1 ou V/m.) qui 1 1 q est égale à V1 − V2 = ( − ) qui s'exprime en Volt (V). Le potentiel au point M créé par la charge est égal q àV = . Entre les points M1 et M2. le potentiel décroît lorsque le point M s’éloigne de la charge. il existe une différence de potentiel (d. sous l’action de cette force elle se déplacera dans le sens opposé au champ électrique. Lorsque la charge est négative (q<0).Dans le cas ou cette charge mobile est un électron (q=e). De façon évidente les électrons se déplacent donc vers les potentiels croissants et le courant électrique et orienté comme le champ électrique vers les potentiels décroissants. est donné par E = 4πε 0 r 2 Le champ s'exprime en V.d. Lorsque la 4πε 0 r charge est positive (q>0). Champ électrique. cela va induire une variation du potentiel au point dV = − E.2. différence de potentiel Soit une charge q dans le plan.

il s'agit d'une droite affine dont la pente correspond à R ou G selon la représentation choisie.R est toujours positif. Dipôles passifs linéaires : la résistance. R est appelée la résistance du dipôle. Dans le cas d'une résistance.3.La loi d'Ohm peut également se mettre sous la forme I = GUAB ou G = 1/R est la conductance et s'exprime en Siemens (S). 8 . la courbe représentant la variation du courant I traversant un dipôle ou de la tension UAB à ces bornes en fonction de la tension appliquée à ses bornes ou du courant qui le traverse. il sera parcouru par un courant I tel que UAB = RI. UAB sera orienté de B vers A. le courant lui est orienté de A vers B. Loi d'Ohm Une résistance est un dipôle linéaire passif dont le symbole est le suivant : Si on lui applique entre ses bornes A et B une d. . 2. C) CARACTERISTIQUE STATIQUE D'UN DIPOLE On appelle caractéristique statique d'un dipôle. UAB = VA-VB.p. Un dipôle passif est un dipôle récepteur qui transforme toute l’énergie qu’il reçoit sous forme de chaleur. A) REMARQUES .d.3. Cette loi entre le courant et la tension est empirique et est vérifiée par la plupart des dipôles passifs en régime continu. CONDUCTIVITE Dans le cas d'un conducteur cylindrique de section S et de longueur l présentant des charges libres assurant la conduction. Si on soumet les extrémités de ce conducteur à une différence de potentiel.1.2. Un multipôle présente plus de 2 bornes. B) CONVENTION DE SIGNE La convention « récepteur » indique que la tension est toujours orientée du potentiel le plus bas vers le potentiel le plus élevé. Dipôles passifs Un dipôle est un élément de circuit présentant 2 bornes. UAB et I sont donc de même signe. les électrons libres vont avoir un mouvement d’ensemble de vitesse moyenne v. R s'exprime en Ohm (Ω). Les électrons se déplaçant dans le sens du potentiel croissants (B vers A). D) RESISTIVITE. Si VA > VB.

ρ est la résistivité (Ω. Association série : 9 . qui est uniforme. µ neS S Si R augmente (S et l constants) cela signifie que la résistivité augmente ou que la conductivité diminue. CALCUL DE RESISTANCE EQUIVALENTE On distingue deux façons d'associer des résistances. C'est ce que l'on appelle la supraconductivité. d’où : dQ=neSvdt et I=nSve. On a alors conduction de l'électricité sans perte d'énergie. Ou encore I = GU AB avec G = γ . F) ASSOCIATION DE RESISTANCES. En effet le dipôle passif transforme l'énergie électrique en énergie calorifique. E) CONSEQUENCE DE LA RESISTANCE : L'EFFET JOULE La circulation d'un courant dans une résistance produit un échauffement :l'effet Joule.m). la résistivité est nulle donc R = 0. Applications : radiateurs. La puissance dissipée par le dipôle est égale à P = RI². Les dN électrons constituant la charge dQ sont contenus dans un volume dV=Svdt. Dans cette expression seule la vitesse moyenne des électrons peut varier. En inversant la relation on a : U AB = I = ρ I ou encore U AB = RI µ neS S l l avec R = = ρ . est proportionnelle à la d.d. éclairage à filament. S S S En conséquence I = µ ne U AB = γ U AB .m-1). Elles sont associées soit en série soit en parallèle. entre les extrémité du conducteur de U longueur l : v = µ AB . γ est la l l l l l conductivité (S.Pendant un temps dt la section S du conducteur sera traversée par un courant dQ I= ou dQ représente la quantité de dt charge traversant la section S pendant un temps dt. En effet. A T = 0 °K (-273 °C). Si T augmente R augmente.p. Cette vitesse. Cette puissance s'exprime en Watt (W). due au champ électrique E . l'agitation thermique gêne la circulation des électrons. fusible. D’autre part on a dQ=dNe=ndVe où n est la densité volumique de porteurs de charges. La résistance dépend de la température. µ est appelée la l mobilité des électrons.

10 . D’où la résistance équivalent à l’association de ces dipôles : Réq. Le courant I qui alimente ces dipôles branchés en parallèle va alors se repartir dans les dipôles tel que : ⎡1 U U U 1 1 ⎤ U AB I = I1 + I2 + I3 = AB + AB + AB = U AB ⎢ + + . i =1 N 2. Dans le cas ou N dipôles sont associés en série.3. D’ou la résistance ⎥= R1 R2 R3 ⎣ R1 R2 R3 ⎦ Réq. la résistance équivalente s’exprime : Réq. i =1 Ri en parallèle utiliser la conductance : Géq.Les résistances Ri sont toutes traversées par le même courant I et ont une seule borne en commun avec un autre dipôle. Autres dipôles passifs A) LES CONDENSATEURS PARFAITS Ils sont constitués de deux armatures conductrices séparées par un isolant.2. = ∑ Gi . i =1 N Association parallèle : L’association de dipôles en parallèle se caractérise par le fait que tous les dipôles ont leurs bornes en commun deux à deux. En conséquence de quoi la tension aux bornes de chacun des dipôles est identique. = R1 + R2 + R3 .I . Pour l’association de N dipôles en parallèle on note respectivement la résistance et la conductance équivalentes : Géq. = ∑ Ri . équivalente : 1 1 1 1 = + + ou on préfèrera alors dans le cas d’association de dipôles Réq. R1 R2 R3 N 1 1 = ∑ et Réq. = G1 + G2 + G3 . La tension UAD est égale à la somme des tensions aux bornes de chacun des dipôles : U AD = U AB + UBC + UCD = R1I + R2I + R3I = (R1 + R2 + R3 )I = Réq.

Caractéristiques de dipôles non linéaires 2. Dipôles passifs non linéaires Ce sont des dipôles qui présentent une caractéristique courant/tension qui n'est pas linéaire tels que les varistances ou les diodes. Cependant la puissance moyenne dissipée est toujours nulle. Par analogie avec les résistances. ils présentent une résistance infinie. L : inductance en henry (H). Les dipôles actifs - Pour un dipôle actif toute l’énergie électrique mise en jeu n’est pas dissipée sous forme de chaleur.m.c. Ils sont capable alors d'emmagasiner de l'énergie puis de la restituer ultérieurement. électrique).é. Il s'agit d'une tension. Il y a transformation. C : capacité en farad (F). optique. chimique. appliquée à ses bornes et il se comporte comme un interrupteur ouvert (I=0).). Il peut transformer : o de l‘énergie électrique en énergie non calorifique (mécanique. 2. Par analogie avec les résistances.d.3. elles présentent une résistance nulle. L'intérêt de ces deux dipôles résident dans les propriétés en régime transitoire ou permanent sinusoïdal.p. 11 .En régime continu le condensateur est chargé par la d. Il s’agit d’un dipôle actif récepteur et à ces bornes on mesure une force contre électromotrice (f.3. B) LES SELF-INDUCTANCES PARFAITES Elles sont constituées de bobines qui lorsqu'elles sont parcourues par un courant continu se comporte comme un court-circuit.4.

2 Générateur de tension 2.4. lorsque l’intensité du courant qu’il délivre croît la tension à ces bornes décroît.1 Générateur de tension réel C’est un dipôle tel que. La tension à ses bornes lorsqu’il est branché aux bornes d’un récepteur s’écrit : UMN=E-rI. Cette tension est appelée force électromotrice (f. L’intersection de la courbe avec l’axe des ordonnées correspond à la tension relevée aux bornes de générateur lorsque qu’il n’y a aucune charge branchée aux bornes du générateur (I=0.2. Lorsque le courant est négatif. optique.2. On écrit ∆U=-rI avec r la résistance dite « interne » du générateur. Il s'agit aussi d'une tension. du générateur. La chute de tension ∆U est proportionnelle à I ce qui est caractéristique d’une résistance.).1 Générateur de tension idéal C’est un dipôle aux bornes duquel la tension reste constante quelle que soit l’intensité du courant délivré. La caractéristique coupe l’axe des abscisses lorsque UMN=0 c'est-à-dire lorsque la charge présente une résistance nulle c'est-à-dire lorsque les bornes du générateur sont court-circuitées alors le générateur débite un courant dit de court-circuit Icc=E/r.m. ou générateur en circuit ouvert) soit UMN=E la f. Par convention le signe « + » indique la borne positive et la tension au borne du générateur de tension est orientée vers le « + ».…).- o de l’énergie non calorifique (mécanique. Il s’agit d’un dipôle actif générateur et à ces bornes on mesure une force électromotrice (f. La caractéristique d’un générateur de tension réel est une droite ne passant pas par l’origine de pente négative.m. 2. turbine.4.m.4. alors le générateur se comporte comme un récepteur (le sens du courant est alors imposé au générateur par un autre dipôle actif du circuit). Le courant +Ilim indique la valeur maximal que peut délivré ce générateur avant sa destruction. 2. Le modèle équivalent dit de Thevenin est l’association en série d’un générateur parfait de f.é.é. génératrice.…) Un dipôle actif peut-être récepteur : il transforme alors l’énergie électrique en une autre forme d’énergie (moteur. Certain dipôle actifs sont réversibles et fonctionner soit comme générateur soit comme récepteur (cas d’une batterie de voiture). La caractéristique UMN=f(I) est une droite horizontale. électrique) en énergie électrique. E et d’une résistance r.é. chimique. 12 . Un dipôle actif peut-être générateur : il fournit alors de l’énergie électrique (pile.).é. transformateur. batterie. Dans le cas ou le générateur de tension se comporte comme un générateur le courant quitte la borne « + » et est compté comme positif.m.

.2. La caractéristique I = f(UAB) est une droite horizontale. La caractéristique I=f(UMN) est une droite ne passant pas par l’origine. Lorsque la tension UMN =0.4. de pente négative.4. dit de Norton.3 Générateur de courant 2. Lorsque le générateur fonctionne comme générateur dans un circuit la tension est comptée positive et orientée comme le courant. Nous avons établi que : E U • générateur de tension : UMN = E − rI. Cette chute de courant est proportionnelle à UMN et elle est associée à une résistance de conductance g telle que ∆I=-gUMN.é. g g E 1 L’identification entre ces deux systèmes d’équations donne : I0 = . g = . l’intensité délivrée sera alors égale à : I=I0-gUMN avec g=1/r conductance du générateur.4.1 Générateur de courant idéal C’est un dipôle débitant un courant constant I0 (courant électromoteur c. D’autre part lorsque la charge présente une résistance infinie (autrement dit lorsque le générateur est en circuit ouvert I=0) alors on relève aux bornes du générateur une tension rI0.) indépendant de la tension à ses bornes.2 Générateur de courant réel C’est un dipôle à la sortie duquel il y a une chute de courant ∆I lorsque la tension à ces bornes croît.m. 2. Le modèle équivalent.m. c’est à dire lorsque les bornes M et N sont courtcircuitées le courant débité par le générateur est égal au c.é.3. UMN = 0 − .4 Equivalence entre les deux modèles de générateur Nous venons d’établir les modèles équivalents des générateurs de tension et de courant réels. est l’association en parallèle d’un générateur de courant idéal et d’une résistance r. r r 13 . r r I I • générateur de courant : I = I0 − gUMN .4. I = − MN .3. 2.

Cette équivalence r entre les deux types de générateurs est importante pour la simplification de circuit comportant uniquement des dipôles linéaires. Pour ces dipôles actifs récepteurs. L’intersection de la droite avec l’axe des ordonnées correspond la tension relevée aux bornes du dipôle lorsque celui-ci est en circuit ouvert (I=0).5 Dipôles actifs récepteurs Ce sont des dipôles consommant de l’énergie électrique et qui en transforme une partie sous une autre forme d’énergie. 2.m.é.4.Ces égalités peuvent également s’obtenir à partir des deux modèles en circuit ouvert : Ces générateur sont considérés comme équivalent si I0 = E ou E = rI0 . du dipôle actif récepteur est notée « e » également pour la distinguer de celle d’un dipôle actif générateur. Remarque : Le symbole que nous utilisons pour le récepteur est différent de celui du générateur pour bien montrer qu’il s’agit d’un récepteur. Ils sont de deux types : • polarisés si leurs bornes sont indépendantes du sens du courant. l’intensité entre toujours par le pôle « + » et ressort par le pôle « . 14 . Dans les deux cas le modèle équivalent sera : La caractéristique d’un dipôle actif récepteur est une droite ne passant pas par l’origine de pente positive. • polarisables si leurs bornes sont dépendantes du sens du courant.» à l’inverse d’un dipôle actif genérateur. La f.

3. • La masse est un noeud de référence de potentiel. La valeur du potentiel des autres noeuds du circuit sera donnée par rapport à cette référence. 2 dipôles sont montés en série lorsqu'ils sont traversés par le même courant. de branches et de mailles. Remarques: • Dans un circuit qui possède n noeuds indépendants il y a n-1 potentiels inconnus et le nième est appelé la masse. • un noeud est un point de jonction entre trois fils de connexion minimum.1. 15 .3. • une br anche est constituée par un ensemble de dipôles montés en série entre deux noeuds. Toutefois. Théorèmes sur les circuits linéaires en régime continu L'objectif est d'analyser des circuits et de calculer les tensions/courants de ces circuits. Nous allons étudier un ensemble de techniques de bases et nous discuterons du choix de la méthode en fonction du type de circuit et de sa complexité. Le symbole est le suivant : Il ne faut pas le confondre avec le symbole de la terre qui correspond au vrai potentiel 0V. la masse d'un circuit est en général reliée à la terre (mais pas toujours). • une m aille est un ensemble de branches formant un contour fermé que l'on peut parcourir en ne passant qu'une fois par chaque noeud intermédiaire. Dans notre exemple on compte 2 noeuds et 3 mailles et 3 branches. Définitions Soit le circuit suivant : On définit ainsi les termes suivants : • un ci rcuit/réseau est un ensemble de composants ou dipôles reliés par des fils de connexion qui peut être analysé en terme de noeuds. Une maille pourra être orientée de façon arbitraire.

.2. 16 . Lois de Kirchhoff Le physicien allemand Gustav Robert Kirchhoff a établi en 1845 deux lois qui fondent tous les calculs de réseaux électriques : . Ces deux relations sont identiques et donne : I2+I3-I1=0. L’application numérique indique selon le signe si le courant a été orienté correctement. la loi des noeuds Cette loi exprime la loi de conservation de la charge électrique.maille n°3 → E1-rI1-R2I2-R3I2=0. On constate avec cette équation que sur les trois inconnues deux sont indépendantes. Les tensions explicitées en termes de différences de potentiels nous permettent d'écrire pour la maille considérée et orientée de façon arbitraire : (VA-VB) + (VB-VC) + (VC-VD) + (VD-VA) = 0. A priori l’orientation des courants est initialement inconnue.au nœud A → I1=I2+I3. Pour un noeud donné la somme des courants qui arrivent à ce noeud est égale à la somme des courants qui en partent.2. . Dans l’exemple présenté ci-dessus contenant 2 noeuds : . .au nœud B → I2+I3= I1. Soit encore : UAB + UBC + UCD + UDA = 0. avec εk = +/-1 selon que le courant Ik arrive ou part d'un noeud. .maille n°1 → E1-rI1-R1I3=0. Ce qui réduit le nombre d’inconnues à 2.2. Pour un noeud donné.la loi des mailles. Loi des mailles Cette loi est une conséquence de l'additivité des tensions. D'où la relation généralisée pour une maille orientée : ∑ ε kUk = 0 . 3.2. 3. Cette dernière relation ne préjuge en rien de la nature des dipôles de la maille. aussi on oriente arbitrairement ces courants dans les différentes branches du circuit. on peut symboliser cette relation par l'expression générale suivante : ∑ε I k k k = 0 .la loi des nœuds.1.3. Dans notre exemple pour les 3 mailles identifiées : .maille n°2 → R1I3-R2I2-R3I2=0. avec εk = +/-1 selon que la tension aux k bornes du dipôle est orientée ou non selon l’orientation choisie de la maille.

Dans notre exemple c=3-2+1=2. Loi des branches : loi d'Ohm généralisée Dans une branche d’un circuit contenant un ou plusieurs dipôles associés en série entre les deux nœuds délimitant cette branche. Par exemple ou peut rechercher la tension UAB ou la tension aux bornes de R3.2. Nous pouvons donc simplement substituer aux résistances R1.branche n°3 : UAB= R2I2+R3I2.branche n°2 : UAB= R1I3.série d’un circuit La résolution du système d’équations est simple lorsque le nombre d’inconnus est faible toutefois lorsque celui-ci devient important il est souhaitable de simplifier au maximum le montage dans la perspective de la question posée.parallèle. il est pratique de réaliser la transformation suivante du circuit : Dans la mesure ou l’on s’intéresse au courant débité par le générateur.4. R2 et R3 la résistance équivalente à l’association de ces trois résistances. Parmi toutes ces équations deux suffisent pour résoudre le problème.3.1 si on cherche la valeur du courant I1 ou de la tension UAB. Il est utile parfois d’utiliser la résistance équivalente de résistances associées soit en série soit en parallèle et l’équivalence entre les générateurs de courant et de tension vue précédemment dans cet objectif de simplification. Dans un circuit présentant n noeuds et b branches il existe c=bn+1 courants indépendants dans le circuit.3.2. 3. . Ce qui 17 . . parallèle . Grâce à ces différentes lois nous avons établi suffisamment d’équations pour résoudre toutes les inconnues de ce circuit. Ainsi dans l’exemple de circuit présenté au § 3. Le problème revient donc à résoudre un système à c inconnus. la nature des autres dipôles constituant le circuit importe peu. Dans notre exemple où nous avons identifié 3 branches : . Il faut donc écrire c équations indépendantes. Il s’agit de l’association en série des résistances R2 et R3 associée en parallèle avec R1. la tension est égale à la somme des tensions aux bornes de chacun des dipôles telle que : U AB = ∑ ε iUD i avec εi = +/-1 selon que la tension aux bornes du dipôle Di est orientée ou non i =1 n comme la tension UAB. Transformation série .branche n°1 : UAB= E1-r1I1.

il est commode ici de réaliser une transformation parallèle du générateur de tension. Les nœuds A’ et B’ sont respectivement identique aux nœuds A 1 et B. soit I3 = G1U AB = . Théorème de superposition Lorsqu’un circuit comporte plusieurs dipôles actifs générateurs. Le théorème de superposition ne s’applique qu’aux circuits constitués de dipôles linéaires. la résolution du circuit devient rapidement compliquée. transformer le générateur de tension en son générateur de courant équivalent. soit : Nous avons également remplacé l’association en série des résistances R2 et R3 par la résistance équivalente R2+R3. + r Maintenant si on cherche le courant I3 circulant dans la résistance R1. en fonction de la grandeur recherchée il convient d’opérer les simplifications et transformation pertinentes.donne : Réq.I1 soit I1 = . On en déduit U AB = éq. De façon général un circuit peut-être représenté sous la forme de l’association en parallèle du dipôle passif étudié avec un dipôle actif contenant toutes les sources du circuit et les autres dipôles passifs. g + G1 + G23 g + G1 + G23 La tension UAB calculée dans ces deux exemples donne le même résultat.3. c. Alors R1 R2 + R3 gE G1gE U AB = . 3. r 1 1 G1 = et G23 = les conductances des résistances dans chaque branche. Réq. Le schéma se simplifie alors en remplaçant R1 + ( R2 + R3 ) ces résistances par la résistance équivalente. = R1 //(R2 + R3 ) = R1 ( R2 + R3 ) . Le montage ne contient alors plus qu’une seule maille parcourue par le courant I1 que l’on cherche. Pour cette maille on peut écrire R E E U AB = E − rI1 = Réq. 18 . Aussi nous allons voir une méthode permettant de résoudre simplement ce type de circuit.d. + r Réq. La loi des nœuds permet d’écrire que : gE = gU AB + G1U AB + G23U AB ou g = .a. En conclusion. .

Cela revient à donner une valeur nulle à sont c.é.2 Extinction d’une source libre 3. 3.. constitué d’un générateur de tension et d’un générateur de courant respectivement de résistance interne r1 et r2 et d’une résistance R associés en parallèle.2. Cela revient à donner une valeur nulle à sa f.2 Extinction d'une source de courant Une source libre de courant est éteinte lorsqu'elle est remplacée par un circuit ouvert.3.3.1.1 Extinction d'une source de tension Une source libre de tension est éteinte lorsqu'elle est remplacée par un courtcircuit. 3.2. Définition En régime continu l’intensité I qui parcourt le dipôle étudié et la tension UAB à ses bornes sont égaux respectivement à la somme des courants et des tensions relevés lorsque l’on éteint successivement l’ensemble des sources sauf une.3. Remarque : Il est utile de se rappeler que l'extinction d'une source libre revient à enlever le cercle de son schéma. Extinction du générateur de tension : 19 .3.3 Application du théorème de superposition Soit le circuit suivant.m.3.. 3.m.3.é.

Après extinction du générateur de tension on peut simplifier le schéma en considérant d’une part l’association en parallèle des résistances r1 et r2 puis en réalisant la transformation parallèle-série du générateur de courant (remplacement du générateur de courant par le générateur de tension équivalent).I0 I1 = éq. ) r1(R + réq. 0 et U AB1 = RI1 = . ) Lorsque les deux générateurs sont allumés alors : 20 . Le circuit est alors constitué d’une seule maille et on obtient : r I Rréq. R + réq. r1(R + réq. R + réq.E I2 = et U AB2 = RI2 = . La résolution du circuit conduit à : réq. Extinction du générateur de courant : Après extinction du générateur de courant on peut simplifier le schéma en réalisant la transformation série-parallèle du générateur de tension (remplacement du générateur de tension par le générateur de courant équivalent) puis en considérant d’autre part l’association en parallèle des résistances r1 et r2.E Rréq.

nous avons vu précédemment qu’il était possible de considérer le circuit comme l’association de deux dipôles : un dipôle passif D2 (le dipôle étudié) et d’un dipôle actif linéaire D1 regroupant les autres composant du circuit.I0 R + réq. où RD2 est la résistance Rth + RD2 Rth + RD2 équivalente du dipôle D2. Lorsque l’on coupe la liaison entre les dipôles D1 et D2. et .4. En effet il vient U AB = .1 Théorème de Thévenin Lorsque l’on s’intéresse à la tension aux bornes d’un dipôle ou au courant qui le traverse.I0 R + réq. + réq. I= simplifiée. ) + = réq. ) = . 21 .é. ( r1I0 + E ) r1(R + réq . En déterminant les expressions de Eth et Rth) en fonction des caractéristiques de dipôles constituant le dipôle D1. 3. La détermination des caractéristiques du générateur de Thévenin équivalent s’opère de la façon suivante.m.E r1(R + réq. on a aux bornes du dipôle une intensité nulle du courant et on relève ce que l’on appelle la tension en circuit ouvert UAB0 telle que : UAB0 = Eth .4. Le modèle équivalent choisi peut être celui de Thévenin ou celui de Norton. U AB = U AB1 + U AB2 = Rréq. ( r1I0 + E ) r1(R + réq. ) 3.I = I1 + I2 = réq.Théorèmes de Thévenin et de Norton Toute portion d’un circuit ne comportant que des dipôles actifs et passifs linéaires peuvent être remplacés par un dipôle actif linéaire équivalent. Rréq. ) Rréq. Si on remplace le dipôle D1 par son modèle équivalent de Thévenin (générateur de tension idéal de f. Eth en série avec une résistance Rth) la tension UAB est égale à : U AB = Eth − RthI .E r1(R + réq. la résolution du circuit est alors RD2 Eth Eth .

2 Théorème de Norton Il s’agit d’une variante du théorème de Thévenin ou le dipôle D1 est remplacé par son modèle équivalent de Norton (générateur de courant idéal de c. 3. il est possible d’établir une équivalence entre les modèles équivalents deThévenin et de Norton. 3.4. Rth = RN ⎩ ⎪R = R ⎩ N th 22 .4. la tension UAB est nulle et le courant de court-circuit Icc est égal à : Icc = IN .é.3 Equivalente entre les deux théorèmes Comme nous l’avons vu précédemment. En conséquence Eth représente la tension à vide et Rth est la résistance équivalente entre les bornes AB lorsque toutes les sources de ce dipôle sont éteintes. En conséquence IN représente le courant de court-circuit et RN est la résistance équivalente entre les bornes AB lorsque toutes les sources de ce dipôle sont éteintes. Aussi les générateurs de Thévenin et de Norton Eth ⎧ ⎧Eth = RNIN ⎪IN = R équivalents déterminés par les deux théorèmes sont identiques si ⎨ ou ⎨ th . Pour déterminer IN il faut simplement constater que lorsque l’on court-circuite les bornes A et B du dipôle D1.D’autre part si on éteint toutes les sources du dipôle D1 la résistance « vue » entre les bornes AB est égale à la résistance Rth.m. Encore une fois il RN + RD2 RN + RD2 s’agit de déterminer les expressions de IN et RN en fonction des caractéristiques des dipôles constituant le dipôle D1. I = . D’autre part si on éteint toutes les sources du dipôle D1 la résistance « vue » entre les bornes AB est égale à la résistance RN. IN en parallèle avec une résistance RN RD2 RNIN RN. Alors il est facile d’établir que U AB = IN .

Pour déterminer Eth r1 + r2 considérons le dipôle D1 en circuit ouvert est exprimons la tension à vide U AB0 . éteignons les différentes sources et calculons la résistance équivalente du dipôle. Pour déterminer Rth. ⎞ Eth Rth ⎛ E ⎪I = I ⎪ R +R = R +R⎜ r + 0⎟ th D2 th ⎝ 1 ⎠ ⎩ Résolution par le théorème de Norton 23 . on trouve ⎨ . D’où U AB0 = = th r1 + r2 r1 + r2 r1 + r2 Maintenant si considère le générateur de Thévenin équivalent du dipôle D1 associé au dipôle ⎧ RD2 Eth ⎞ RRth ⎛ E = ⎪U AB = ⎜ + I0 ⎟ Rth + RD2 Rth + R ⎝ r1 ⎠ ⎪ D2. En conséquence : E = ⎝ 1 ⎠.4. On constate que les rr résistances r1 et r2 sont associées en parallèle : Rth = ( r1 // r2 ) = 1 2 . r1 + r2 r2r1 ⎛ E + I0 ⎞ r2r1 ⎛ E + I0 ⎞ ⎜ r ⎟ ⎜ r ⎟ r2 ( E + r1I0 ) ⎝ 1 ⎠ . On constate que U AB0 = E − r1I ' = r2 (I '+ I0 ) soit I ' = E − r2I0 .4 Application Considérons le circuit étudié dans le cadre du théorème de superposition. Résolution par le théorème de Thévenin Cherchons le générateur de Thévenin équivalent au dipôle D1.3.

Il permet d'exprimer de manière simple la conservation des courants à un nœud et de trouver l’expression du potentiel en ce nœud du circuit... R2.. Soit R1. M3N. Pour déterminer IN r1 + r2 considérons le dipôle D1 en court-circuit et exprimons le courant de court-circuit Icc. D’autre part en considérant les résultats obtenus par l’application du théorème de superposition nous retrouvons également le même résultat. r1 r1 Maintenant si considère le générateur de Norton équivalent du dipôle D1 associé au dipôle D2. Théorème de Millman C'est une conséquence directe de la loi des noeuds. Pour déterminer RN. on retrouve bien le même résultat qu’avec le théorème de Thévenin. En considérant la relation liant le courant dans une branche avec la différence de potentiel entre les deux nœuds constituant cette branche : Ii = GUMi N = Gi VMi − VN .Cherchons le générateur de Norton équivalent au dipôle D1. La loi des nœuds donne : ∑I i =1 n i = 0. ⎧ RN RD2 ⎞ RN R ⎛ E IN = ⎪U AB = ⎜ + I0 ⎟ RN + RD2 RN + R ⎝ r1 ⎠ ⎪ on trouve ⎨ . En conséquence IN = + I0 .5. i ( ) Le potentiel au noeud N obéit à la relation suivante : 24 .. 3. .. et Rn les résistances des dipôles correspondants à ces branches.MnN d'un circuit. R3. E E + I0 . éteignons les différentes sources et calculons la résistance équivalente du dipôle. En considérant l’équivalence entre les ⎞ RNIN RN ⎛ E ⎪ I= = ⎜ + I0 ⎟ ⎪ RN + RD2 RN + R ⎝ r1 ⎠ ⎩ Il vient U AB = 0 = E − r1I ". Icc = I ''+ I0 = deux modèles. . M2N. Soit le noeud N ou se rejoignent les branches M1N. On constate que les rr résistances r1 et r2 sont associées en parallèle : RN = ( r1 // r2 ) = 1 2 .

Ce résultat est identique à celui G + g1 + g 2 G + g1 + g 2 trouvé avec les précédents théorèmes. k =1 n ∑ G k VM k =1 n k =( ∑ G k )VN k =1 n Application : Considérons toujours le même circuit. En appliquant le théorème de Millman il vient : (G + g1 + g2 )VA = GVB + g1VC + g2VD .. Comme VB=0 et E = VC − VB = VC . 25 . il vient simplement : g E + g2r2I0 g E + g 2r2I0 VA = 1 soit U AB = VA − VB = VA = 1 . D’autre part nous réalisons la transformation parallèle-série du générateur de courant pour simplifier le circuit. Nous considérerons que le nœud B constitue la masse du circuit et que VB=0.+ G n VM n = ( D’ou la relation générale au noeud N : ∑ G k )VN .G1VM1 + G 2 VM 2 + G 3VM 3 +. r2I0 = VD − VB = VD ..

celui-ci avec la convention récepteur U=f2(I) Les caractéristiques sont tracées pour U et I > ou < 0. la convention générateur U=f1(I) • le même observateur regarde cette fois le dipôle D2 et on trace la caractéristique de (C2). Point de fonctionnement Les lois de Kirchhoff proposent une solution analytique à la résolution des circuits. linéaires ou non).4. Principe Soit les 2 dipôles quelconques associés : L'intérêt de la méthode graphique est qu'elle s'applique quelque soit la nature des dipôles (passifs ou actifs. • Pour un observateur qui regarde le dipôle D1 on trace la caractéristique de celui-ci avec (C1). Exemple 26 . Cette solution correspond à l'intersection graphique des 2 caractéristiques ce qui équivaut à la solution d'un système de 2 équations à deux inconnues. 4.1. IF) pour point de fonctionnement du système.2. U et I peuvent prendre n'importe quelle valeur lorsque les dipôles fonctionnent séparément mais lorsqu'ils sont associés il existe alors une solution unique (UF. La seule condition qu'ils doivent vérifier est qu'ils soient indépendants l'un de l'autre. Méthode de résolution graphique d'un système linéaire. Mais quand ceux-ci deviennent trop complexe il devient plus commode de chercher expérimentalement une solution graphique au problème. 4.

27 . Lorsque les deux dipôles sont branchés ensemble le courant IF et la tension UF correspondant au point de fonctionnement du circuit lorsque ces deux dipôles sont associés REth ⎧ ⎪UF = R + R ⎧UF = Eth − RthIF ⎪ th vérifient : ⎨ . D’où : ⎨ . La caractéristique du dipôle D1 a pour équation U AB = Eth − RthI et celle du dipôle D2 est égale à : U AB = RI .Considérons le montage vu dans les § précédents. Ce qui correspond aux coordonnées du ⎩UF = RIF ⎪I = Eth ⎪ F R + Rth ⎩ point d’intersection des deux caractéristiques. On utilisera le modèle de Thévenin équivalent du dipôle D1. Ce résultat est encore une fois conforme avec celui établit par les théorèmes de superposition et de Thévenin.

En remplaçant la force par sont expression ou obtient : WB→ A = ∫ qEdl . le travail résistant des forces de frottement s’oppose au déplacement des charges. Considérons la charge élémentaire libre q qui traverse ce dipôle sous l’action d’un champ électrique issu de la différence de potentiel appliquée entre les bornes A et B. La puissance électrique consommée ou fournie par un dt dt dipôle est donc égale au produit entre la tension à ses bornes multipliée par le courant qui le traverse. 5.2 Expression générale de la puissance Soit un dipôle défini par ses bornes A et B. Puissance dans les dipôles linéaires en régime continu 5. c’est qu’il existe au sein de ce dipôle un champ électrique exerçant une force sur les porteurs de charge pour les déplacer. Cette puissance s’exprime en watt (W). R Remarque : Lorsqu’un courant traverse un conducteur ohmique. Nous l’avons vu précédemment. 5. D’où la puissance dissipée par le conducteur ohmique : 2 UAB 2 2 P = U ABI = RI = = GU AB . C'est-à-dire la puissance électrique consommée fois le temps d’utilisation. Puissance dans un dipôle actif générateur Soit le dipôle actif générateur suivant : 28 . Le travail fourni pour déplace la charge de la borne B à la borne A s’exprime de la façon suivante : WB→ A = ∫ Fdl ou dl représente un élément infinitésimal du B A trajet parcouru par la charge.1. La puissance électrique est alors égale à : B B A A dWB→ A dq P= = (VA − VB ) = UABI . L’énergie électrique apportée au dipôle fournit donc un travail. L’énergie électrique (ou le travail correspondant) s’exprime en joule de façon générale ou en kW. Compte tenu de la définition de la différence de potentiel vu initialement on B A a : WB→ A = ∫ qEdl = q ∫ Edl = q (VA − VB ) .h dans le cas particulier de l’énergie électrique. La dérivée de ce travail par rapport au temps constitue ce qu’on appelle la puissance électrique. 5. cette charge est soumise à une force F = qE . Introduction Lorsqu’un dipôle est parcouru par un courant. Or toutes force dont le point d’application se déplace produit un travail.3 Puissance dans un conducteur ohmique Aux bornes d’un conducteur ohmique la tension et l’intensité sont reliées par la loi d’Ohm tel que : U AB = RI ou I = GU AB .4.5. Cela se traduit par un échauffement du conducteur : c’est l’effet Joule.

Puissance dans un dipôle actif récepteur Soit le dipôle actif récepteur suivant : Aux bornes d’un générateur la tension et l’intensité sont liées par : UAB = e + rI . d’où l’expression de la puissance P = UMNI = EI − rI 2 . • eI + rI 2 représente la puissance totale reçue par le récepteur. • eI représente la puissance ut ile fournie au récepteur pour la transformation de l’énergie électrique en une autre forme d’énergie. On cherchera toujours à minimiser ces pertes.Aux bornes d’un générateur la tension et l’intensité sont liées par : UMN = E − rI . c. • EI représente la puissance totale fournie par le générateur qui correspond au travail du champ électromoteur dans le générateur. • rI 2 représente la puissance dissipé e par e ffet Joule dans le récepteur. • EI − rI 2 représente la puissance fournie (ou puissance disponible) par le générateur à l’extérieur. 29 .d. 5. On cherchera toujours à minimiser ces pertes.5.a. au réseau dans lequel il fait circuler le courant. Ce travail traduit la perte d’énergie des porteurs de charges lors de la traversée du générateur. d’où l’expression de la puissance P = U ABI = eI + rI 2 . • rI 2 représente la puissance dissipée par e ffet Joule dans le générateur. Ce travail traduit la perte d’énergie des porteurs de charges lors de la traversée du récepteur. Ce travail se traduit par une augmentation de l’énergie des porteurs de charge pendant la traversée du générateur.

l’accumulation des charges électriques q(t) au cours du temps va induire une q(t ) tension u(t) aux bornes du condensateur tel que : u(t ) = . dt dt Dans le cas ou nous considérons un condensateur dans une branche d’un circuit parcourue par un courant i(t). ou C est la capacité (en farad F). A l’inverse si i(t) est négatif.1.1. L et C 6. Remarques : • Lorsque la quantité de charge d’un condensateur croît (dq(t) > 0) cela signifie que le condensateur se charge. On retrouve alors la loi d’ohm : u(t ) = Ri (t ) 6. la quantité de charge dq(t) arrivant sur l’armature du condensateur devient nulle. des condensateurs. si i(t) est positif. On obtient alors la grandeur dq(t ) d instantanée du courant tel que : i (t ) = = [q(t )] . cela correspond à un accroissement de la quantité de charge accumulée par le condensateur (dq(t) > 0). notée Q. correspond au passage entre deux régimes continus ou permanent d’un circuit.6 Le régime transitoire Jusqu’à maintenant nous avons étudié les circuits en régime continu. cela correspond à une réduction de la quantité de charge (dq(t) < 0).1 Relation tension – courant aux bornes d’une résistance Comme en régime continu.1 Relation tension . ∆q peut Lorsque l’on fait tendre ∆t vers 0 le rapport ∆t s’interpréter comme la variation ou la dérivée par rapport au temps de la charge q(t). C En remplaçant q(t) on obtient alors la relation courant – tension aux bornes d’un condensateur : dq(t ) d d d du(t ) i (t ) = = [q(t )] = [Cu(t )] = C [u(t )] = C dt dt dt dt dt Dans l’exemple présenté par le schéma. Par conséquent le courant circulant dans la branche contenant le condensateur s’annule également (i(t)=0). Aussi lorsqu’il atteint sa charge maximale. 6.courant pour les dipôles R. L’analyse de circuit en régime transitoire consiste essentiellement à décrire les variations en fonction du temps des grandeurs électriques courant et tension entre les deux états d’équilibre correspondant aux régimes continus. la tension aux bornes d’une résistance est proportionnelle au courant qui la traverse.2 Relation tension – courant aux bornes d’un condensateur Comme nous l’avons vu précédemment le courant électrique est défini par la quantité de charge ∆q qui traverse la section S d’un conducteur pendant un temps ∆t. comme nous l’avons vu en introduction de ce cours. Le régime transitoire. Nous nous limiterons ici à l'étude du régime transitoire entre deux régimes continus de circuit simple contenant des dipôles passifs ou actifs linéaires tels que des résistances. Un condensateur ne peut se charger infiniment. des bobines et des générateurs. En régime transitoire comme en régime permanent la tension et le courant sont notés respectivement : u(t) et i(t). Dans ce cas le condensateur est 30 .

La tension aux bornes du condensateur est donc nulle ainsi que la tension aux bornes de la résistance puisqu’il n’y a pas de courant qui circule dans le circuit. Dans ce cas le condensateur est également équivalent à un circuit ouvert. dt dt La relation dépend également d’une constante L appelée inductance de la bobine (en henry H). Remarque : En régime continu. Un condensateur ne peut se décharger infiniment. lorsque le courant qui traverse la bobine est constant au cours du temps (di(t) = 0) la tension aux bornes de la bobine est nulle. Ce phénomène se traduit par l’apparition aux bornes de la bobine d’une tension qui s’oppose à la variation du courant qui la traverse.2. Lorsque le courant traversant la bobine croît (di(t) > 0).1.é. Dans ce cas la bobine est équivalente à un court-circuit.1 Réponse d’un circuit RC La charge du condensateur Soit le circuit suivant constitué d’un générateur de tension idéal de f.m. En écrivant la loi des mailles pour ce circuit nous obtenons : E − uC (t ) − uR (t ) = 0 . la tension est positive et lorsque le courant décroît (di(t) < 0). 6. L’interrupteur est initialement ouvert et le condensateur est déchargé. Par conséquent le courant circulant dans la branche contenant le condensateur s’annule également (i(t)=0).3 Relation tension – courant aux bornes d’une bobine En régime transitoire et en régime permanent la relation courant – tension est régie par le phénomène d’autoinduction. Aussi lorsqu’il est complètement déchargé. 31 . 6. Lorsque la quantité de charge d’un condensateur décroît (dq(t) < 0) cela signifie que le condensateur se décharge. d’une résistance R et d’un condensateur de capacité C.2 Réponse d’un circuit RC et RL à un échelon de tension ou de courant 6.• équivalent à un circuit ouvert comme nous l’avons vu précédemment en régime continu. E en série avec un interrupteur K. la tension est négative. A l’instant t = 0 l’interrupteur est fermé. Cette tension est proportionnelle à la variation du courant i(t) par rapport au temps est elle est notée : di (t ) d u(t ) = L = L [i (t )] . la quantité de charge dq(t) quittant l’armature du condensateur devient nulle.

l’intensité du courant circulant dans le circuit : condensateur uC (t ) = C ⎣ ⎦ t t − dq(t ) E − RC RC i (t ) = = e ou la tension aux bornes de la résistance : uR (t ) = Ri (t ) = Ee . Pour trouver ces 2 inconnues il est nécessaire de considérer les conditions initiales du problème. dt RC R Il s’agit d’une équation différentielle du premier ordre avec second membre non nul qui dont la résolution donne l’évolution de la charge du condensateur en fonction du temps. Pour résoudre cette équation on suppose dans premier temps que le second membre de l’équation est nul. C dt Cette équation peut-être mis sous la forme suivante : dq(t ) 1 E + q(t ) = . Nous avons dit dans l’énoncé que le condensateur était initialement déchargé. Soit A=-B. dt RC q(t ) RC Le terme de gauche correspond à la dérivée de la fonction logarithme népérien tel dx . La solution de l’équation régissant la charge du condensateur est alors donnée par : t t − − ⎡ ⎤ ⎡ ⎤ RC RC q(t ) = CE ⎢1 − e ⎥ = Q ⎢1 − e ⎥ . D’autre part en remplaçant l’expression de q(t) dans l’équation différentielle on obtient : t t ⎞ E dq(t ) 1 A − RC 1 ⎛ − RC + q(t ) = − e + Ae − A⎟ = soit A = −CE = −Q qui est bien ⎜ dt RC RC RC ⎝ ⎠ R homogène à une charge. On en déduit alors la tension aux bornes du ⎣ ⎦ ⎣ ⎦ t − ⎡ ⎤ q(t ) = E ⎢1 − e RC ⎥ . L’équation devient : dq(t ) 1 dq(t ) 1 =− q(t ) puis =− dt . dt R Remarque : Pour des raisons d’homogénéité de l’équation donnant q(t) le produit τ=RC est donc homogène à un temps et défini ce qu’on appelle la constante de temps du circuit RC. L’intégration par rapport au temps de la fonction précédente nous donne que d [Ln( x )] = x alors : t t − +C te − t Ln [q(t )] = − + C te soit q(t ) = e RC = Ae RC ou A est une constante homogène à une RC charge électrique que l’on doit déterminer. − t RC 32 . En remplaçant t = 0 dans l’équation précédente on obtient la relation suivante entre les constantes A et B : A+B=0.En exprimant la tension uC(t) aux bornes du condensateur en fonction de la charge q(t) et la tensions uR(t) aux bornes de R en fonction du courant i(t) circulant dans le circuit et en exprimant i(t) en fonction de la charge du condensateur q(t) on obtient : q(t ) dq(t ) E − uC (t ) − Ri (t ) = E − −R =0. L’équation initiale présentée un second membre non nul dont nous devons prendre compte dans la recherche de la solution. Dans le cas d’un second membre constant par rapport au temps la solution est donnée par l’équation suivante : q(t ) = Ae + B ou B est une autre constante qu’il faut également définir. Soit à t = 0. q(t = 0) = 0.

La vitesse de charge du condensateur dépend de la constante de temps τ. Grâce à cette courbe on constate que la charge du condensateur tend au cours du temps vers la charge Q qui représente la charge maximale du condensateur. La loi des mailles donne : uR (t ) + uC (t ) = 0 . Le circuit équivalent est alors donné par la figure ci-contre. on éteint le générateur de tension idéal qui. est alors équivalent à un courtcircuit. La décharge du condensateur Considérons toujours le même circuit une fois le condensateur complètement chargé. Pour déterminer graphiquement la valeur de la constante de temps d’un circuit RC on utilise la tangente à l’origine (T) de la courbe q(t) Q d’équation : y = t . nous le rappelons. La figure représente différentes courbes de charge du condensateur C pour différentes valeurs de résistance. 33 .La représentation graphique de q(t) donne l’allure de la charge du condensateur. A un instant t1 que l’on considèrera comme nouvelle origine des temps. La tangente coupe RC alors l’asymptote horizontale d’ordonnée Q en t = τ.

à partir de l’expression de la charge q(t) il est possible d’en déduire l’expression de i(t) uR(t) ou uC(t). La représentation graphique de la décharge du condensateur permet comme pour la charge de déduire la constante de temps en utilisant la tangente à l’origine. Fermeture du circuit A l’instant t = 0 l’interrupteur est fermé. La charge du condensateur va alors décroître au cours du temps et tendre vers 0.é. E en série avec une résistance R et une bobine d’inductance L et d’un interrupteur K. dt RC La résolution de cette équation différentielle avec second membre nul s’établi de la même façon que pour la charge et on trouve : q(t ) = CEe RC = Qe RC . La loi des mailles donne alors : E − uL (t ) − uR (t ) = 0 .2 Réponse d’un circuit RL Nous considérons cette fois un circuit comprenant un générateur de tension idéal de f.Par la même méthode que pour la charge du condensateur en remplaçant les tensions par leurs expressions en fonction du courant et de la charge du condensateur on obtient : dq(t ) 1 + q(t ) = 0 . 34 .2. Comme dans le cas de la charge. q(t ) = CEe i (t ) = − − t RC − t − t = Qe − t RC t t − E − RC e = −I0e RC R − t RC uR (t ) = −Ee uC (t ) = Ee − t RC 6.m.

Lorsque que le nouveau régime continu est atteint la tension aux bornes de la bobine est nulle et elle est alors équivalente à un court-circuit.On exprime cette fois les tensions en fonction du courant i(t). soit l’équation différentielle du premier ordre avec second membre constant et non nul : di (t ) R E + i (t ) = . du générateur. R⎣ ⎦ ⎣ ⎦ L’interprétation de cette équation montre que la présence de la bobine s’oppose à l’établissement instantané du courant dans le circuit et que celui-ci s’établit avec une L constante de temps définie par τ = . La R tension aux bornes de la bobine s’exprime R − t di (t ) alors : uL (t ) = L = Ee L et aux bornes dt de la résistance on a: R − t⎤ ⎡ uR (t ) = Ri (t ) = E ⎢1 − e L ⎥ . Au fur et à mesure que le courant croît dans le circuit la tension aux bornes de la bobine décroît alors que la tension aux bornes de la résistance croît. dt L L La résolution de cette équation donne : R R − t⎤ − t⎤ ⎡ E⎡ L i (t ) = ⎢1 − e ⎥ = I0 ⎢1 − e L ⎥ . Remarque : La présence d’une bobine dans un circuit induit en général un retard au démarrage d’un dipôle actif. 35 .é. ⎣ ⎦ A l’instant où l’interrupteur est fermé le courant dans le circuit est nul et la tension aux bornes de la bobine est égale à la f.m.

tension uR (t ) = Ri (t ) i (t ) = du (t ) dq(t ) =C C dt dt di (t ) uL (t ) = L dt Puissance consommée PR (t ) = Ri 2 (t ) PC (t ) = CuC (t ) duC (t ) d ⎡ 1 2 ⎤ = ⎢ CuC (t )⎥ dt dt ⎣ 2 ⎦ di (t ) d ⎡ 1 2 ⎤ PL (t ) = Li (t ) = ⎢ Li (t )⎥ dt dt ⎣ 2 ⎦ 36 . En régime transitoire la définition de la puissance est identique. Nous rappelons E qu’initialement il circulait un courant I0 = R dans le circuit. Dipôle Résistance R Condensateur C Bobine L Relation courant . D’où la solution i (t ) = I0e R − t L 6.3 Puissance consommée par un dipôle Nous avons dans le chapitre sur le régime continu que la puissance fournie ou consommée par un dipôle D est égale au produit entre la tension à ses bornes et le courant qui le traverse. toutefois en régime transitoire cette puissance va dépendre du temps telle que : P (t ) = u(t ) ⋅ i (t ) .Extinction de la source Une fois que le nouveau régime continu c’est établi on éteint à l’instant t1 (que nous considérons comme nouvelle origine des temps) le générateur de tension. soit + i (t ) = 0 . La loi des mailles nous donne cette fois : di (t ) R uL (t ) + uR (t ) = 0 . En tenant compte des relations courant – tension pour les différents dipôles on obtient les relations suivantes pour les puissances consommées par une résistance R un condensateur C ou une bobine L. dt L .

Puissance fournie par le générateur : t − ⎤ E2 ⎡ τ PG (t ) = E ⋅ i (t ) = ⎢1 − e ⎥ R ⎣ ⎦ Puissance consommée par la résistance : t − ⎤ E2 ⎡ τ PR (t ) = uR (t ) ⋅ i (t ) = Ri (t ) = ⎢1 − e ⎥ R ⎣ ⎦ Puissance consommée par la bobine : t − ⎤ E 2 −τt ⎡ τ PL (t ) = uL (t ) ⋅ i (t ) = e ⎢1 − e ⎥ R ⎣ ⎦ On constate qu’à tout instant la puissance dissipée par les dipôles R et L est égale à la puissance fournie par le générateur : PG (t ) = PR (t ) + PL (t ) . la bobine va s’opposer à l’extinction du courant dans le circuit en voyant apparaître une tension à ses bornes.6. R 6.1 Puissance consommée dans un circuit RC Considérons le circuit RC étudié au §6.2.2. Après l’extinction du générateur. Représentons la puissance consommée ou fournie par les différents dipôles après la fermeture de l’interrupteur. Puissance fournie par le générateur : E 2 −τt PG (t ) = E ⋅ i (t ) = e R Puissance consommée par la résistance : E 2 −2τt 2 PR (t ) = uR (t ) ⋅ i (t ) = Ri (t ) = e R Puissance consommée par le condensateur : t − ⎤ E 2 −τt ⎡ PC (t ) = uC (t ) ⋅ i (t ) == e ⎢1 − e τ ⎥ R ⎣ ⎦ On constate qu’à tout instant la puissance dissipée par les dipôles R et C est égale à la puissance fournie par le générateur : PG (t ) = PR (t ) + PC (t ) . le condensateur va alors se comporter comme un générateur qui va rendre l’énergie emmagasinée qui sera alors dissipée par la résistance.2.1. Le condensateur a stocké sous forme d’une charge Q une partie de l’énergie fournie par le générateur. Représentons la puissance consommée ou fournie par les différents dipôles après la fermeture de l’interrupteur.2 Puissance consommée dans un circuit RL Considérons le circuit RL étudié au §6. D’où 2t E² − τ PR (t ) = PL (t ) = e . D’où E ² −2τt PR (t ) = PC (t ) = e .3. Après extinction du générateur.3. R 2 2 37 . La bobine va alors se comporter comme un générateur qui va fournir une puissance qui sera dissipée par la résistance.

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