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Hydraulique Générale- Université Mohamed Cherif Messadia Souk-Ahras Chapitre 1 – Cinématique et

LGC S05 Dynamique des Fluides

Chapitre 1
Cinématique et Dynamique des Fluides
La cinématique des fluides étudie le mouvement d’un liquide en utilisant les notions de la
ligne de courant et le champ de vitesse. La description du mouvement des particules du fluide
en termes de déplacement, de vitesse et d’accélération sera présentée sans l’intervention des
forces.

Dans ce chapitre, essentiellement, les questions suivantes sont abordées : (i) l’équation de
continuité; (ii) les taux nets de rotation et de déformation angulaire ; et (iii) la fonction de
courant et la fonction du potentiel des vitesses.

1.1. Description des configurations d’un écoulement

1.1.1. Lignes de courant :

A un instant t, on peut dessiner en chaque point de l’espace un vecteur représentant la vitesse


en ce point et a cet instant. L’ensemble de ces valeurs est appelé « champ des vitesses ».

On appel ligne de courant une courbe tangente en chacun de ses points au vecteur vitesse v à
l’instant t prédéfinie. Les lignes de courant sont des lignes imaginaires tracées dans le liquide
pour indiquer la direction du mouvement.

Dans un écoulement bidimensionnel on a

dx dy
tan g ( )  v  dy   --Équation 1
u dx u v
Dans un écoulement Tridimensionnel on aura

dx  dy  dz
u v w --Équation 2
L’obtention de l’équation de la ligne de courant dans sa forme analytique passe par une
intégration de l’équation ci-dessus.

1.1.2. La trajectoire :

C’est la ligne selon laquelle se déplace une particule fluide. La forme des trajectoires ne se
modifie pas durant le mouvement en écoulement permanent.

Si l’écoulement est non permanent, la vitesse d’écoulement varie continuellement tant en


valeur qu’en direction. Les trajectoires des particules dans ce cas varient toujours dans le
temps.

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En cas d’écoulement permanent, les lignes de courants coïncident avec les trajectoires des
particules du liquide.

1.1.3. Tube de courant, filet liquide, courant liquide :

On appel tube de courant, une surface tubulaire de section transversale infinitésimal formé par
un système de lignes de courant passant par les points de contour fermé infinitésimal

Le faisceau tridimensionnel de lignes de courant passant à l’intérieur de ce tube est appelé


filet liquide.

Un courant liquide est constitué d’un ensemble de filets liquide

1.1.4. Exercice :

La distribution de vitesse pour un écoulement tridimensionnel est donné par : u   x ;


v  2 y ; w  3  z . Trouvez l’équation de la ligne de courant passant par (1,1,2).

1.2. Débit volumique et débit massique


Pour résoudre les problèmes hydrauliques ou de mécanique des fluides, on utilise souvent les
notions du débit et de la vitesse moyenne du courant. Le débit du liquide est la quantité du
liquide passant par unité de temps par une section d’écoulement donnée du courant. On
distingue :
 Le débit volumique « Q » de dimension [L3/T], généralement mesuré en (m3/s) ou (l/s) ;
 Le débit massique « Qm » de dimension [M/T], généralement mesuré en (kg/s) ou (g/s) .

1.2.1. Débit pour une vitesse constante  à la section (fluide parfait) :

Si le fluide circule à vitesse constante à travers une section transversale d’une conduite ou
canal, alors :

Q  u  A ; --Équation 3
Qm    u  A ; --Équation 4
Ou
A : section transversale de la conduite
u : vitesse moyenne et constante dans la direction x
ρ : masse volumique du liquide

1.2.2. Débit pour une vitesse variable  à la section (fluide réel) :

En générale, la vitesse à travers une section transversale d’une conduite est variable. Dans ce
cas, le débit à travers cette section d’écoulement A devient :

Q   u.dA ; --Équation 5
A

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Qm    .u.dA ; --Équation 6
A
Ou
dA : variation de la section transversale de la conduite
u : vitesse moyenne dans la direction x
ρ : masse moyenne volumique du liquide

1.2.3. Débit dans le cas où le vecteur vitesse non perpendiculaire à la section :

Dans ce cas, seulement la composante normale à dA de la vitesse contribue au débit à travers


la section, ce qui nous raméne à considérer seulement la composante normale à la section :

Q   u.dA   v. cos .dA ; Équation 7


A A
 
Or, on sait que par définition v. cos  .dA  v  dA , d’où, l’équation ci-avant
 
Q   v  dA ; Équation 8
A
 
Qm    .v  dA ; Équation 9
A
Et si la vitesse et constante a travers la section (fluide parfait) on aura
 
Q  v  A  v. cos . A ; Équation 10
 
Q   .v  A  .v. cos . A ; Équation 11
La vitesse moyenne à travers une section donnée d’écoulement est calculée par l’expression
suivante :
 
    dA
v
Q
v  A   v  dA  v  A

Équation 12
A
A A
Le débit massique : « Qm » de dimension [M/T], généralement mesuré en (kg/s) ou (g/s) .

1.2.4. Exercice :

L’air de densité ρair=1.24 Kg/m3 coule dans une conduite de 30cm de diamètre avec un débit
massique de 0.5 kg/s. trouve la vitesse moyenne de l’air et le débit volumique à travers une
section droite du tuyau.

1.3. Mouvement d’un fluide


Le mouvement d’un fluide est repérable au moyen de variables adéquates. Deux méthodes
sont considérées : variables lagrangienne et eulérienne. La méthode de Lagrange consiste à
suivre une particule dans son mouvement ; tandis que la méthode d’Euler consiste a observer
la vitesse des particules passant en un point déterminé de l’espace.

1.3.1. Méthode de Lagrange :

A un instant t0 on isole à l’intérieur d’une masse fluide une particule fixée de coordonnées
Pt0(x0, y0, z0) et on la suit dans ses mouvements. La position de cette particule Pt (x, y, z) au

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cours du temps est définie à partir des variables indépendantes x0, y0, z0 et t par la fonction
suivantes :

x= f1(x0, y0, z0 ,t)

y= f2(x0, y0, z0 ,t)

z= f3(x0, y0, z0 ,t)

Ce sont les variables de Lagrange.

Les positions successives de cette particule de fluide au cours du temps décrivent une courbe,
qu’en appelle trajectoire. On l’obtient expérimentalement en immergeant dans le fluide des
granulés colorants de même densité que lui. Chaque granulé dessine alors la trajectoire de la
particule fluide qui le contient.

Les vitesses et les accélérations correspondantes sont déterminées par les relations suivantes :

x y z
u ;v  ; w  --Équation 13
t t t
2 x 2 y 2 z
a x  2 ; a y  2 ; a z  2 --Équation 14
t t t
Pour la méthode de Lagrange, on étudie chaque particule fluide individuellement, en suivant
son mouvement.

1.3.2. Méthode d’Euler :

En un point M(x,y,z) situé à l’intérieur d’une masse fluide en mouvement, la vitesse



v (u, v, w) d’une particule fluide à chaque instant peut être obtenue a partir des variable
indépendantes x, y, z et t par les fonctions suivantes :

u  g1 ( x; y; z; t ) --Équation 15
v  g 2 ( x; y; z; t ) --Équation 16
w  g3 ( x; y; z; t ) --Équation 17
Ce sont les variables d’Euler.

On détermine alors en fonction du temps la vitesse v des particules fluides qui passent
successivement par ce point M.

La variation totale de vitesse selon x est ensuite donnée par :

u u u u
du  .dt  .dx  .dy  .dz --Équation 18
t x y z
Avec : dx=udt, dy=vdt, dz=wdt

L’accélération selon x est alors obtenue de la façon suivante :

du u u u u
ax   u v w --Équation 19
dt t x y z
Par analogie, on peut écrire les composantes de l’accélération dans les autres directions :

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du u u u u
ax   u v w
dt t x y z
 
dv v v v v dv v   
ay   u v w    v . grad .v --Equation 20
dt t x y z dt t
dw w w w w
az   u v w
dt t x y z
L’accélération totale se trouve ainsi être la somme d’une accélération locale et d’une
accélération convective.

Pour un écoulement bidimensionnel, l’expression 20, l’accélération z s’annule et devient :

du u u u
ax   u v
dt t x y
dv v v v
ay   u v --Equation 21
dt t x y

1.3.2.1. Accélération pour un écoulement unidimensionnel :

Considérons un écoulement unidimensionnel le long d’une ligne de courant. La particule de


fluide qui se déplace le long de cette ligne fait un déplacement ds dans un intervalle de temps
dt. La vitesse v de cette particule s’écrit sous la forme :

v = vs = ds/dt --Equation 22

ou : vs est la vitesse tangentielle à la ligne de courant. Le vecteur vitesse est tangentiel à la


ligne de courant, donc, v et vs sont identiques.

Supposons que l’écoulement est permanent le long de la ligne de courant. Pour ce cas, il est
possible d’exprimer la position de la particule de fluide en terme de distance s. la particule
fluide est supposée initialement au point P, et bouge de ds de distance dans un intervalle de
temps dtà un autre point Q.

L’accélération de la particule est le changement de sa vitesse au pont Q par rapport à sa


vitesse au point P, divisé par l’intervalle de temps infinitésimal dt :

a = dv/dt --Equation 23

Considérons les axes de coordonnées le long des directions tangentielle et normale à la ligne
de courant. L’accélération est donc peut être décomposée en accélération tangentielle as et
accélération normale an . L’accélération normale an est dirigée vers le centre de courbure o de
la ligne de courant.

Soit v la vitesse initiale de la particule fluide au point P qui est tangentielle a la ligne de
courant. Quand la particule arrive au point Q, sa vitesse devient v  (v t ).ds , elle est toujours
tangentielle à la ligne de courant, mais sa direction en ce point forme un angle infinitésimal
dθ = ds/r par rapport à celle au point P.

Puisque dθ est très petit, cos(dθ) ≈ 1, sin(dθ) ≈ dθ

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a. La composante de la vitesse au point Q dans la direction de la tangente au point P est/

.ds). cos(d )  v  vs .ds


v
v s  (v  --Equation 24
s s

L’utilisation de l’équation 23 nous mène a la nouvelle écriture de l’accélération tangentielle et


s’écrit :

v
(v  .ds)  v
dv s  vs .
ds
as  s

dt dt s dt

v s v
Notons que  on aura :
s s

v
as  v
s

b. La vitesse normale à la ligne de courant au point P est nulle. Au point Q, la vitesse dans la
direction normale à la ligne de courant au point P

v v ds ds 1 v
v n  (v  .ds). sin( d )  (v  .ds)  v n  v  (ds) 2 --Equation 25
s s r r r s

Puisque ds est très petite, (ds)2 est négligeable, d’où :

L’utilisation de l’équation 23 nous mène a la nouvelle écriture de l’accélération tangentielle et


s’écrit :

ds
vn  v
r

Et l’accélération dans la direction normale est :

ds
v 0
dvn r v ds v 2
an    
dt dt r dt r

Les composantes de l’accélération pour un écoulement unidimensionnel non permanent


s’écrivent sous la forme :

v v
as  v
t s

v n v 2
an  
t r

Dans ce chapitre, le concept du système et du volume de contrôle sont d’abord introduits.


Ensuite, l’application du volume de contrôle aux lois gouvernant les écoulements des fluides

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(équations de continuité, de mouvement, et d’énergie) est démontré à l’aide des exemples


pratiques simples.

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Dynamique des Fluides

1.3.3. Approche volume de contrôle

1.3.3.1. Systèmes et volumes de contrôle

Un volume de contrôle est une entité géométrique dans l’espace indépendante de la masse, à
travers laquelle le fluide peut s’écouler. En général le volume de contrôle peut être fixe,
mobile, et/ou déformable. Sur la Figure 1 quelques exemples de volumes de contrôle typiques
sont illustrés. Le concept du volume de contrôle est approprié et pratique pour la description
des écoulement du fluide, et ainsi pour résoudre les problèmes de la dynamique des fluides.

1.3.3.2. Théorème de transport de Reynolds

Comme toute substance le comportement du fluide est gouverné par les lois fondamentales de
la physique; à savoir,
 conservation de la masse (Eq. de continuité),
 la deuxième loi de Newton (Eq. de mouvement),
 la première loi et la deuxième loi de thermodynamique (Eq. d’énergie).
Ces lois ont été établies à l’origine pour des substances solides en se basant sur le concept du
système. Pour les réécrire sous forme de volume de contrôle, le théorème de transport de
Reynolds a été utilisé.

A la Figure 2, on a illustré un écoulement unidimensionnel à travers une conduite de sections


variables (i.e. un divergent). Considérons un volume de contrôle (CV) stationnaire (fixe) dans
la conduite entre les sections (1) et (2). Le système (SYS) que l’on considère est celui
occupant (CV) à l’instant t. Après un certain temps δt, le SYS est déplacé vers la droite. Les
particules fluides qui coïncidaient avec la section (2) du (CV) sont déplacées de δl2 = V2δt,
vers la droite, où V2 est la vitesse du fluide traversant la section (2). Similairement, le fluide
initialement à la section (1) est déplacé de δl1 = V1δt, où V1 est la vitesse du fluide traversant
la section (1). Supposons que les vitesses V1 et V2 sont normales respectivement aux sections
(1) et (2) et uniformes (pas d’effet de friction sur les parois). Comme illustré à la Figure3,
l’écoulement du fluide sortant ("ouflow") du volume de contrôle, entre le temps t et (t+δt), est
dénoté (II) et le fluide entrant ("inflow") est dénoté (I). Ainsi, on peut écrire

SYS = CV , à l’instant t
SYS = (CV-I) + II , à l’instant (t + δt)
Si B est une propriété extensive (e.g., la masse, l’énergie, …etc.) du système, et b (= B/m) est
la propriété intensive correspondante (spécifique ou massique) ; alors, le taux de changement
de la propriété B du volume de contrôle (CV) peut être calculée en additionnant toutes les
quantités élémentaires dans CV, à savoir ;
dBsys BCV
   2 A2V2 b2  1 A1V1b1
dt t
Celle-ci représente une version simplifiée du théorème de transport de Reynolds valide pour
un volume de contrôle fixe avec une entrée et une sortie, dont les propriétés sont uniformes
(masse volumique, vitesse, et le paramètre b) à travers les surfaces de contrôle (1) et (2), et les

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vitesses sont normales. En utilisant les notions d’infinitésimale et l’intégration on obtient le


théorème de transport de Reynolds sous sa forme générale pour un volume de contrôle fixe.
dBsys   
dt
 
t CV
bd    .ndA
t CS
bV

L’interprétation physique des concepts impliqués donne à cette équation un "teint" plus clair,
et montre qu’elle est un outil facile à utiliser. Tout simplement, elle permet de faire la liaison
entre les concepts du volume de contrôle et du système. Le terme à gauche représente le taux
de changement d’un paramètre arbitraire extensive B du système (e.g. la masse, la quantité de
mouvement, ou l’énergie du système, …) c-à-d le changement global de B (changements en
fonction du temps et de la position - espace). Le premier terme à droit représente le taux de
changement du paramètre B dans le volume de contrôle quand le fluide s’écoule à travers les
surfaces de contrôle, i.e., changement local de B (en fonction du temps dans le volume de
contrôle). Le dernier terme représente le débit net du paramètre B à travers toute la surface de
contrôle. Par exemple, le débit massique d’un fluide entrant ou sortant d’un réservoir ou
d’une conduite (volume de contrôle).

1.3.3.3. Conservation de la masse – Equation de continuité

Etant donné que le système est défini comme une collection d’objets identiques et invariables,
ainsi le principe de la conservation de la masse pour un système peut simplement s’écrire
(avec B = m, la masse, et b = m/  = ρ, la masse volumique ou densité)
dmsys  
dt
 
t CV
d   .ndA  0
CS
V

Q1  A1V1  A2V2  Q2

1.3.3.4. Equation de quantité du mouvement



 mV
La deuxième loi de Newton pour un système,  Fsys  , peut s’énoncer comme suit:
t
"la somme de toutes les forces extérieures agissant sur le système = le taux de variation de la
quantité du mouvement du système par rapport au temps". Le théorème de Reynolds avec B
 
= m V , et b = B/m = V , peut ainsi s’écrire comme suit :
 d    
 sys dt 
F  V d  
t CV
 Vd   .ndA
 V
sys CS

1.3.3.5. Equation d’énergie

La première loi de la thermodynamique pour un système stipule que le taux de variation de


l’énergie totale du système avec le temps est égale à la somme du taux net d’énergie échangée
sous de forme de chaleur, Q, et du taux net d’énergie échangée sous forme de travail, W.
Ainsi, si l’énergie du système par unité de masse e = Esys/m, alors, le théorème de transport de
Reynolds s’énonce comme suit :
dEsys  
dt
 
t CV
ed   .ndA  0
CS
eV

En l’absence des effets nucléaire, électrique, magnétique, …, on a

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e  eint erne pression  ecinétique  e potentielle


1
e  p  V 2  gz
2
1.3.3.5.1. Equation de Bernoulli

Considérons un tube (ou une ligne) de courant (Figure 4 : un écoulement de fluide uniforme à
travers un tube de diamètre infinitésimal), avec les hypothèses simplificatrices suivantes :
 écoulement permanent;
 écoulement unidimensionnel;
 fluide incompressible;
 fluide non- visqueux; et
 pas de machine (pompes, turbines);
Alors, l’équation précédente devient ainsi :
 p V2   p V2 
   z      z   Cte  H
  2g 1   2 g 2
Cette équation signifie donc que l’énergie totale du fluide demeure constante le long du linge
de courant. Chaque terme dans cette équation a l’unité de longueur ou d’énergie par poids.
On distingue ainsi trois types de charge; a savoir, la charge de pression, p/γ, la charge de
vitesse, V2/2g, et la charge d’élévation, z. La somme de ces trois charges est une constante
appelée la charge totale. On distingue deux types de lignes d’importance pratique:
 La ligne d’énergie est une ligne représentant la charge totale disponible dans un fluide.
 La ligne piézométrique est la ligne représentant la somme des charges de pression et
d’élévation. Elle peut être mesurée par un piézomètre.

1.3.3.5.2. Equation de Bernoulli généralisée

Considérons un tube de courant avec les hypothèses suivantes (i) écoulement permanent et (ii)
fluide incompressible, l’équation précédente peut s’écrire comme suit
 p V2   p V2 
   z    
  z   hw  hl 
  2g 2   2g 1
où hw énergie ajouté (pompe) ou soustraite (Turbine) par une machine tournante, et hl les
pertes d’énergie. Pour une pompe, W = γQhw , ou W est la puissance effective de la pompe.
Le rapport entre la puissance (effective) utilisée et la puissance fournie est appellé le
rendement.

Cette équation est donc applicable pour un écoulement unidimensionnel dont les distributions
de vitesses sont approximativement uniformes à travers les surfaces de contrôle. Si le profil
de vitesses n’est pas uniforme à une section où le fluide traverse la surface de contrôle, un
facteur, α, de correction du terme d’énergie cinétique est appliqué. Ce coefficient de

2  V2 V .n dA
2

correction est défini par la relation suivante :   , ou m est le débit massique;


m Vm2
Vm est la vitesse moyenne.

1.3.3.6. Equations de Navier Stokes (équations de mouvement)

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 V 
 V . V    gh  p   2V
dV
  
dt  t 
sous forme de composantes on obtient les équations suivantes:
du  u u u u  h p   2u  2u  2u 
     u v  w    g     2  2  2 
dt  t x y z  x x  x y z 
dv  v v v v  h p   2v  2v  2v 
     u  v  w    g     2  2  2 
dt  t x y z  y y  x y z 
dw  w w w w  h p   w  w 2w 
2 2
    u v  w    g     2  2  2 
dt  t x y z  z z  x y z 
Ces équations n’ont jamais été résolues analytiquement d’une manière générale. L’Académie
National des Sciences des E.U. considère la solution de ces équations comme top priorité dans
sa liste des Grands Défis. Ainsi, l’étude des équations de N-S doit concentrer sur des cas
particuliers. Par example, si u, v, et w sont nuls, les équations précédentes se réduise au cas
particulier de la forces hydrostatique.

1.3.3.7. Conversion d’unités

o Pression : 1 Pa = 1 N/m2 = 10-5 atm= 10-3 kPa = 10-4 mH2O


o Puissance: 1W = 1 J/s = 1 N.m/s= 1 HP/746= cal/4.19 = 10-3
kW
o Force: 1N = kgF/9.81 10-3kN

CS

CV Volume de
control fixe
déformable V
(1) (2)

Figure 1 Volume de contrôle fixe et Volume de contrôle déformable

δl2 = V2δt
δl1 = V1δt

Figure 2 Volume de contrôle fixe et V2


V1
frontière du système aux temps t et t+dt
C S out
I CV - I II
(1)
(2)
n

A

V
11

C V
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Figure 3 Ecoulement du fluide sortant ("ouflow") du volume de contrôle.

V 2

n 2

(2 )

Figure 4. Un écoulement de fluide uniforme


à
travers un (1 )
tube de diamètre infinitésimal.
n 1

V 1

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