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Matière : droit de l’entreprise d’assurance

Semestre …

Filière : …

Mme.FASLY AZIZA

Année Universitaire 2018/2019


Introduction générale
Le secteur des assurances fait partie des secteurs introduits au Maroc à la suite de l’activité
maritime qui a permis l’émergence d’agences des compagnies d’assurances étrangères dans les
principaux ports marocains au cours du XIXe siècle. Il a connu ensuite un développement
organisé et bien structuré sous le Protectorat, ainsi qu’une évolution accentuée après
l’Indépendance. À travers les sommes importantes qu’il mobilise, le secteur des assurances joue
un rôle important dans la collecte de l’épargne intérieure et dans son acheminement vers le
financement des besoins de l’économie. Le secteur des assurances au Maroc est régi par le code
des assurances entré en vigueur en novembre 2002. Celui-ci oblige les risques situés au Maroc
d’être assurés par des contrats souscrits et gérés par des entreprises d’assurance agréées au
Maroc.

L’assurance fait partie de notre quotidien. C’est une technique de couverture contre les
risques incertains dans le futur basé sur un contrat d’assurance par laquelle l’assureur s’engage
à réaliser une prestation au profit de l’assuré en cas de survenance d’un sinistre et moyennant
le paiement d’une prime. Elle répond à un besoin instinctif de sécurité. Mais elle constitue aussi
un outil de prévoyance, ce qui fait d’elle un instrument inévitable de gestion de la possession.
Elle est par ailleurs le complément indispensable de nombreuses opérations juridiques.

Contrairement aux principes de droit commun de la libre détermination du prix par le contrat
(consentement des volontés) ou de l'encadrement des prix par le marché, le calcul du montant
de la prime exige une détermination précise et adéquate afin que l'assureur puisse faire face au
préjudice à indemniser.

Penser aux exemples sur la voiture.

Il existe différents moyens d'assurances : la co assurance et les métas assurances pour les
gros risques à grosses implications financières (les assurances entre elles collectivisent la
mutualisation des risques).

La réassurance est l'opération par laquelle une entreprise d'assurance cédante transfère à une
autre société réassureur cessionnaire en exécution d'un traité de réassurance tout ou partie des
risques qu'elle assure en contrepartie des primes. L'assuré est tiers au traité de réassurance.

La coassurance est différente de la réassurance, car plusieurs assurances se répartissent le


risque garanti dès l'origine. Elle permet de diviser à la base la mutualisation d'un gros risque.
Plusieurs assureurs s'engagent à garantir un même risque à hauteur d'une fraction déterminée et
sans solidarité chacun étant garant que de la seule fraction ou part de risque qu'il a accepté
d'assumer.

La mission essentielle de l'assurance est d'apporter aux hommes cette sécurité dont ils
ressentent le besoin.

Elle les protège contre les risques du hasard qui les menace dans leur personne comme dans
leurs biens et leur donne ainsi confiance dans l'avenir.

C'est une vente de sécurité au profit de l'action.

D'un point de vue individuel, l'assurance à une valeur morale indéniable, c'est un acte de
prévoyance donnant à son auteur conscience de ses responsabilités, lui permettant d'accroitre
son indépendance et sa liberté et même d'accomplir parfois un devoir moral envers autrui.

L'assurance décès... au profit d'un enfant handicapé...

D'un point de vue plus général, l'assurance joue un rôle important dans la vie économique et
sociale.

Rôle social car c'est un facteur de sécurité car elle garantit la réparation et favorise la
création.

Le droit des assurances est une matière jeune pour une activité relativement ancienne.
L'assurance est un mécanisme que l'on retrouve dans toutes les activités, qu'elles soient
lucratives ou non. C'est un moyen de financement complémentaire des activités bancaires.

L'étude de la matière consiste à mettre l'accent sur sa spécificité : d’une part Octroi de
l’agrément d’assurance, conditions et formalités et procédure. D’autre part les intermédiaires
d’assurances, les obligations et la cessation d’activité.

Techniquement, l'opération d'assurance est toujours organisée pour une population donnée.
Au-delà même des entreprises d'assurance et leurs intermédiaires, des organismes publics sont
partie prenante de la bonne marche de l'activité. L'opération d'assurance se caractérise aussi par
une série de relations contractuelles.
Partie 1 : Octroi de l’agrément d’assurance
Conformément aux dispositions du dahir du 3 octobre 2002 portant promulgation de la loi
n° 17-99 portant code des assurances et des textes réglementaires pris pour son application, est
intermédiaire d'assurances toute personne agréée par l'Autorité de Contrôle des Assurances et
de la Prévoyance Sociale, en qualité d'agent d'assurances, personne physique ou morale, ou en
qualité de société de courtage.

Toutefois, l’octroi dudit agrément peut être refusé pour des impératifs d’organisation du
marché des assurances, tels que la concentration, l’assainissement et la saturation.
L’agent d’assurances est la personne habilitée par une entreprise d’assurances et de réassurance
dont il est le mandataire, à présenter au public les opérations prévues aux articles 159 et 160 de
la présente loi. Cette présentation s’effectue sous la responsabilité de ladite entreprise.
L’agent d’assurances doit réserver l’intégralité de sa production à l’entreprise d’assurances et
de réassurance mandante.

Toutefois, l’agent d’assurances peut après accord de sa mandante présenter des opérations
d’assurances pour le compte d’au plus deux autres entreprises d’assurances et de réassurance,
sous leur responsabilité et ce, dans les conditions et selon les modalités fixées par circulaire de
l’Autorité.
En outre, les entreprises pratiquant les opérations d’assistance peuvent, sous leur propre
responsabilité, faire présenter leurs opérations par les entreprises d’assurances et de réassurance
et les agents d’assurances.

La loi traitée de nomination comme le document régissant les engagements réciproques de


l’entreprise d’assurances et de réassurance et de son agent d’assurances. Ce document fixe les
conditions dans lesquelles l’agent présente les opérations d’assurances. Il ne peut comporter
aucune clause réputée abusive ou contraire à la présente loi et aux textes pris pour son
application.
A. Conditions et formalités
Article 9 : L'agrément est accordé ou retiré aux entreprises d’assurances et de réassurance
par arrêtés du ministre chargé des finances, pris après avis du Comité consultatif des assurances
et publiés au Bulletin officiel.

Les modalités de dépôt des demandes d’agrément sont fixées par arrêté du ministre chargé
des finances.

Article 10 : Le montant du cautionnement, prévu à l'article 166 de la loi n° 17-99 précitée,


est fixé par le ministre chargé des finances. Toutefois, ce montant ne peut dépasser la moitié du
montant minimum du capital social ou du fonds d'établissement visés aux articles 171 et 176
de ladite loi.

Article 11 : Les cautionnements sont représentés soit en espèces, soit en obligations émises
par l'Etat. Ces espèces ou valeurs sont déposées ou inscrites en compte auprès de Bank Al
Maghrib, de la Caisse de dépôt et de gestion ou auprès des banques agréées à cet effet par le
ministre chargé des finances.

Article 12 : Lors du dépôt du cautionnement, les valeurs qui le représentent sont évaluées à
leur prix d'émission.

Le dépôt ou l'inscription en compte du cautionnement est justifié par les attestations délivrées
par les établissements dépositaires et communiquées au ministre chargé des finances avant le
31 janvier de chaque année. Ces attestations doivent préciser que les valeurs ou espèces
déposées ne peuvent faire l'objet d'un retrait qu'après son autorisation.

Article 13 : Le cautionnement ne peut être retiré qu'après accord du ministre chargé des
finances. Sauf en cas de retrait total de l'agrément, ce cautionnement ne peut être restitué
pendant la période du plan financier prévisionnel produit à l'occasion de la demande d'agrément.

Ledit cautionnement ne peut, également, être restitué lorsque l'entreprise d'assurances et de


réassurance concernée ne satisfait pas aux dispositions des articles 238 et 239 de la loi n° 17-
99 précitée.

Article 14 : Lorsqu’une entreprise d’assurances et de réassurance, qui a obtenu l'agrément


pour une ou plusieurs des catégories d'opérations d'assurances, n'a pas commencé à pratiquer
les opérations correspondantes dans le délai d'un an à dater de la publication au Bulletin officiel
de l’arrêté d’agrément, ou si une entreprise ne souscrit, pendant deux exercices consécutifs,
aucun contrat relatif à une catégorie d'opérations d'assurances pour laquelle elle est agréée, le
ministre chargé des finances constate cette situation conformément aux dispositions de l’article
167 de la loi n° 17-99 précitée.

L’agent d’assurances, personne physique, ne peut être agréé que sur demande d’une
entreprise d’assurances et de réassurance prévue à l’article 158 de la présente loi.
Pour l’octroi de l’agrément, ledit agent d’assurances doit satisfaire aux conditions suivantes :
1- être de nationalité marocaine ;
2- être titulaire d’un diplôme sanctionnant au moins trois années d’études supérieures,

Approuvé par une commission dont la composition et les modalités de fonctionnement sont
fixées par circulaire de l’Autorité.

Toutefois, ne sont pas soumis à l’exigence dudit diplôme, les personnes titulaires d’un
baccalauréat et justifiant d’une expérience professionnelle supérieure à dix (10) ans et ce, à
condition de réussir à l’examen professionnel prévu à l’article 299 ci-dessous ;
3- justifier d’un stage de formation ou d’une expérience professionnelle dans les conditions et
selon les modalités fixées par circulaire de l’Autorité ;
4- justifier de l’honorabilité requise, prévue à l’article 317 de cette loi.

Les conditions susmentionnées s’appliquent au représentant responsable de l’agent


d’assurances personne morale.

En cas de transfert d’un portefeuille de contrats d’assurances d’une entreprise d’assurances


et de réassurance à une autre, l’entreprise cessionnaire reprend à son compte les agences
relevant de l’entreprise cédante.

En cas de refus de la reconduction d’un ou de plusieurs traité(s) de nomination liant


l’entreprise d’assurances et de réassurance cédante et ses agents, l’entreprise cessionnaire reste
solidaire avec celle-ci de tous les droits acquis par ces agents, des commissions arriérées et du
droit- à une indemnité compensatrice.

Les agents d’assurances ne tiennent du fait de leur mandat aucun droit pour s’opposer à une
mesure de transfert d’un portefeuille de contrats d’assurances d’une entreprise mandante à une
autre ou du retrait d’agrément de celle-ci.

En cas de liquidation d’une entreprise d’assurances et de réassurance dans les conditions


prévues aux articles 269 à 275 de la présente loi, les traités de nomination prennent fin de plein
droit.

Société de courtage d’assurances ou agent d’assurances « personne morale » :


L’intermédiaire d’assurances « personne morale » doit prendre la forme d’une SA ou d’une
SARL et doit :

Être régie par le droit marocain et avoir son siège au Maroc ;

Avoir cinquante pour cent (50%) au moins du capital détenu par des personnes physiques de
nationalité marocaine ou des personnes morales de droit marocain ;

De plus, cette personne morale doit désigner un représentant responsable, personne physique
répondant aux critères 2, 3, 4, 5 susvisés et ayant la qualité de gérant (SARL) ou
d’administrateur dirigeant (SA) de ladite personne morale.

La date dudit examen fait l’objet d’un avis publié dans des journaux habilités à recevoir les
annonces légales, trois (3) mois avant cette date, lequel avis fixe les conditions et délais du
dépôt des dossiers de candidature.

L’examen professionnel porte sur l’ensemble des opérations prévues aux articles 159 et 160
de la loi n° 17-99 susvisée. Toutefois, les candidats à cet examen ne sont évalués sur les
opérations d’assurances crédit-caution et réassurance qu’à leur demande
B. Procédure
Partie 2 : les intermédiaires d’assurances
Le Dahir portant loi du 9 octobre 1977 régit la profession d'intermédiaire d'assurances et la
met sous la tutelle du Ministère de l'Economie et des Finances.

Ce sont les agents généraux et les courtiers d’assurances qui sont regroupent au sein de la
Fédération Nationale des Agents et Courtiers d’Assurance au Maroc et aussi les bureaux directs
(sont des succursales des sociétés d’assurances).

Dans le public, il y a parfois confusion entre courtier et agent général. Voici les principales
différences entre ces 2 catégories d’intermédiaires.

Tableau N° 01 : la différence entre courtiers et agent général d’assurance

Tableau N°02 : Répartition du nombre des intermédiaires d’assurances et des bureaux de gestion
directs par région en 2018

Source : Situation liminaire Secteur Marocain des Assurances 2017 (FMSAR)


En 2018, le nombre d’intermédiaires d’assurances agréés s’est élevé à 1873. Ce nombre est
réparti comme suit :

 1427 agents d’assurances ;


 446 courtiers d’assurances ;

La région de Casablanca-Settat connait une grande concentration des intermédiaires


d’assurances (+35,4%). Plus que la moitié des courtiers d’assurances sont présents dans cette
région (+52,9%), leur présence reste ainsi faible dans les autres régions du Royaume.

A côté des intermédiaires d’assurances, les entreprises d’assurances et de réassurance


présentent leurs opérations d’assurances à travers 463 bureaux de gestion directs.
A. Les obligations des intermédiaires d’assurances
Article 306 : Les intermédiaires d'assurances sont tenus de garantir la responsabilité civile
qu'ils peuvent encourir en raison de leurs activités. Cette garantie doit être matérialisée par la
souscription d'un contrat d'assurance pour un montant au moins égal à cinq cent mille (500.000)
dirhams pour les agents et un million (1.000.000) de dirhams pour les sociétés de courtage.

L’étendue de la garantie obligatoire est fixée par l’Autorité.

Il est interdit à une entreprise d'assurances et de réassurance agréée pour pratiquer l'opération
d'assurance contre les risques de responsabilité civile de refuser de garantir les intermédiaires
d’assurances assujettis à l'obligation d'assurance instituée par l'alinéa ci-dessus.

Article 307 : L'intermédiaire d'assurances ne peut exercer que dans un seul local. Ce local
doit être réservé exclusivement à la présentation des opérations d’assurances par ledit
intermédiaire.

Toutefois, l’intermédiaire d’assurances peut exercer dans ce local les activités réputées liées
à la profession d’intermédiaire d’assurances. La liste de ces activités est fixée par circulaire de
l’Autorité.

Tout transfert ou changement d’adresse dudit local est subordonné à l’accord de l’Autorité.

Toute demande de transfert ou de changement d’adresse, restée sans réponse au terme d’un
délai de trente (30) jours courant à compter de son dépôt emporte accord de l’Autorité.

Article 308 : Les intermédiaires d'assurances doivent communiquer à l’Autorité les


informations et documents qui permettent de rendre compte de leurs activités selon la forme et
dans les délais prévus par circulaire de l’Autorité.

Article 309 : L’intermédiaire d’assurances est tenu d’un devoir de conseil et d’information
envers les souscripteurs des contrats d’assurances selon les conditions et modalités prévues par
circulaire de l’Autorité.

Article 310 : Les intermédiaires d’assurances doivent verser les primes d’assurances
encaissées pour le compte des entreprises d’assurances et de réassurance dans les délais fixés
par circulaire de l’Autorité.

Article 311 : Les opérations financières liées à la présentation des opérations d’assurances
doivent être effectuées sur un ou plusieurs comptes bancaires séparés des comptes bancaires
afférents aux autres opérations selon les modalités prévues par circulaire de l’Autorité.
Article 312 : Les titres de toute nature, prospectus, affiches, circulaires, plaques, imprimés
et tous autres documents destinés à être distribués au public ou publiés par l’agent d’assurances
ou la société de courtage doivent porter toujours à la suite du nom ou de la dénomination sociale
la mention ci-après, en caractères uniformes et apparents ; selon le cas : “agent d’assurances
régi par la loi n° 17-99 portant code des assurances” ou “ société de courtage d’assurances régie
par la loi n° 17-99 portant code des assurances”.

Ils ne doivent comporter aucune insertion susceptible d'induire en erreur sur la nature du
contrôle exercé par l’Autorité, ni sur la véritable nature de l'activité de l'intermédiaire
d'assurances ou de l'importance réelle de ses engagements.

Article 313 : Sont interdits :

1) L'usage de notes de couverture au nom de l'intermédiaire d’assurances ;

2) La délivrance d’attestation d’assurances sans autorisation écrite de l’entreprise


d’assurances et de réassurance couvrant le risque ;

3) Toute rémunération ou avance effectuée par un intermédiaire d’assurances qui,


moyennant émoluments convenus au préalable, se charge de garantir aux assurés et
bénéficiaires de contrats ou à leurs ayants droit le bénéfice d’accords amiables ou de décisions
de justice ;

4) L’encaissement d’un montant de prime supérieur à celui fixé par l’entreprise d’assurances
et de réassurance auprès de laquelle le contrat est souscrit ;

5) L’octroi aux assurés de toute ristourne de commission ou escompte sur prime sous
quelque forme que ce soit.

Article 314 : Les intermédiaires d'assurances doivent se conformer aux dispositions de la


loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants.
B. La cessation de l’activité des intermédiaires d’assurances
Article 323 : L'agrément de l'intermédiaire d'assurances est retiré définitivement :

1) lorsqu'il ne remplit plus l'une des conditions nécessaires à l'octroi de l'agrément ;

2) lorsque son traité de nomination a été dénoncé par l'entreprise d'assurances et de


réassurance dont il est le mandataire, dans les conditions prévues par ledit traité ;

3) lorsqu'il renonce à son agrément ;

4) lorsqu’il n’a pas commencé son activité, dans un délai d’une (1) année ou a cessé, pendant
une année, de présenter les opérations d’assurances pour lesquelles il a été agréé. Ce délai est
porté à deux (2) années lorsque la cessation est justifiée par une incapacité physique à la suite
d’une maladie ou d’un accident. La maladie ou l’incapacité doit être constatée par un collège
de trois (3) médecins dont une copie du rapport doit être remise à l’Autorité ;

5) lorsque l’agent d’assurances a cessé pendant une année de présenter des opérations
d’assurances pour le compte de l’entreprise d’assurances et de réassurance mandante ;

6) en cas de dissolution de l’intermédiaire d’assurances personne morale.

Toute cessation d'activité dépassant trente (30) jours doit être portée, sans délai, à la
connaissance de l’Autorité.

Article 324 : A l’exception des 3) et 6) de l’article 323 ci-dessus, l'agrément ne peut être
retiré qu'après que l'intéressé soit préalablement mis en demeure, par lettre recommandée avec
accusé de réception à son dernier domicile ou siège social connu de l’Autorité, de présenter ses
observations par écrit dans un délai de trente (30) jours courant à compter de la date d’envoi de
ladite lettre.

Article 325 : Lorsque l’agrément d’intermédiaire d’assurances est retiré, l’Autorité saisit le
président du tribunal compétent à l’effet de prononcer un jugement de liquidation judiciaire.
Cette liquidation est régie par les dispositions du titre III du livre V de la loi n° 15-95 précitée.

Dans ce cas, toute plaque, enseigne ou affiche utilisée par l’intermédiaire d’assurances doit
être retirée sans délai.

Les statuts de l’intermédiaire d’assurances doivent mentionner les dispositions du présent


article.

Les dispositions du 2ème alinéa ci-dessus s’appliquent à l’agent d’assurances personne


physique.
Article 326 : Lorsqu'une entreprise d’assurances et de réassurance cesse toute collaboration
avec un intermédiaire d'assurances et réciproquement, ce dernier doit remettre à celle-ci les
imprimés et documents qu'elle lui avait confiés dans le cadre de l'exercice de sa profession
d'intermédiaire d'assurances.

Cette disposition s'applique également en cas de dénonciation par l'une ou l'autre des

parties du traité de nomination et en cas de retrait d'agrément.


Conclusion
Domaine des assurances étant un domaine très sensible du fait que le flux des primes est
injecté dans le courant économique national, reste placé sous le contrôle du ministère des
finances et le droit des assurances est une discipline beaucoup plus concrète que théorique, c’est
une activité déterminée et pratique. Il n’est pas à la portée de tous, contrairement au droit civil
ou du droit de la famille. C’est un domaine substrat (dérivé) d’une autre discipline et qui fait
partie d’un autre contrat.

- Les entreprises d’assurance commerciales sont des sociétés anonymes à but lucratif dont
le capital doit être de 50 millions de dirhams initial au minimum.
- Les compagnies d’assurances mutuelles à but non lucratif ont un mécanisme similaire à
celui des prétendantes, toutefois dans cette forme se trouvent à la fois assureurs et assurés en
même temps.

Une compagnie d’assurance ne peut exister sans réassurance, c'est-à-dire, lorsqu’une société
d’assurance directe à une clientèle, ses contrats, son portefeuille diversifié… chaque fois que
cette société va exercer dans une certaine branche, elle devra calculer à quel point elle peut
aller, le plein de souscription dans tel domaine (combien dois-je, moi assureur, retenir sur le
marché ?)

J’ai 30% de l’assurance totale de la SAMIR, si je n’arrive pas à assurer mes 30% entièrement,
je vais faire appel à une compagnie de réassurance, je lui donne alors 20% de l’assurance et
20% de la prime que me verse la SAMIR à moi, et je ne garde que 10%.
Cette compagnie de réassurance à laquelle j’ai fait appel peut elle aussi à son tour faire appel à
une autre compagnie de réassurance en lui cédant une partie de la même assurance et son
équivalent de la prime en adoptant le même processus.

Au Maroc, les compagnies assurances doivent rétrocéder une part de 10% des assurances
locales de toutes les polices qu’elles souscrivent. Il s’agit là d’une obligation légale à contracter
avec la centrale de réassurance.

Chaque compagnie est tenue d’envoyer un rapport périodique au ministère des finances.
Celles-ci étant sous le contrôle du ministère.

Les biens immobiliers achetés pas les compagnies d’assurance sont affectés aux privilèges
des assurés, il s’agit là d’une obligation légale, qui ne permet la revente de ces biens qu’avec
l’autorisation du ministère des finances. Celui-ci exerce également un contrôle sur place.

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