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COMPTABILITE GENERALE

INTRODUCTION

Que l’on soit responsable de soi, d’une famille ou d’une entreprise, Il est conseillé
de gérer ses dépenses et ses recettes pour ne pas se retrouver sans argent au milieu
du mois. Cet impératif «de bons père de famille» conduit à tenir une pseudo
comptabilité des recettes et dépenses sur un cahier ou des souches de chèque ou
autres.

La comptabilité générale est une technique permettant de codifier et de conserver


une trace des opérations réalisées par une entreprise dans le cadre de son activité.
Elle permet ainsi de produire des informations adaptées aux différents utilisateurs :

 pour les investisseurs et les banquiers : bilan et compte de résultat,


 pour l’administration fiscale : déclarations fiscales,
 pour les chefs de services : état de suivi des budgets,
 pour le service juridique : liste des factures impayées,
 mais aussi des informations pour les clients, les fournisseurs, le comité
d’entreprise, etc …

La comptabilité est une discipline de synthèse : elle a ses sources dans les
disciplines économiques et juridiques et fournit les matériaux de base pour le
contrôleur de gestion et l’analyste financier. Elle a également ses propres règles et sa
propre logique.

L’objectif de ce cours est d’acquérir, non seulement la maîtrise des techniques


comptables de base, mais surtout la logique du raisonnement qui les sous-tend.

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C’est en effet le raisonnement logique (et non pas l’étude exhaustive des différentes
opérations à comptabiliser) qui permet de s’adapter aux situations nouvelles et de
trouver le schéma comptable pour rendre compte de toutes les opérations réalisées
par l’entreprise.

Dans le cadre de ce module, nous étudierons :


 Chapitre 1 – Sources et nature des obligations comptables.
 Chapitre 2 – Le bilan et le compte de résultat.
 Chapitre 3 – Les opérations courantes (achat, ventes, les réductions
commerciales)
 Chapitre 4 – Les majorations (le transport, Emballages)
 Chapitre 5 –La T.V.A
 Chapitre 6 – Les effets de commerce
 Chapitre 7 – Les charges du personnel

BIBLIOGRAPHIE

- Mohammed ZEAMARI "Initiation pratique à la comptabilité générale


marocaine"
- Abouljawad, Comptabilité égénrale.

Chapitre 1 – Sources et nature des obligations comptables.


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La comptabilité est une source d’information privilégiée pour les partenaires de
l’entreprise. C’est également un moyen de preuve lors d’un litige entre
commerçants ou avec l’administration fiscale.
Afin de remplir correctement son rôle, son fonctionnement a été fortement codifié
par le législateur. Ainsi, les règles sont les mêmes pour tous et les comparaisons
sont possibles.
la comptabilité s’intéresse aux opérations qui affectent immédiatement le
patrimoine de l’entreprise :
 soit en l’enrichissant : ventes réalisées, …
 soit en l’appauvrissant : dépenses de publicité, achat de fournitures, etc …
 soit en modifiant sa composition : règlement d’une créance client, emprunt
bancaire, …

Pour remplir sa mission d'information, la comptabilité doit produire des documents


de synthèse qui ont pour objet de:

 faire apparaitre la situation patrimoniale et financière de l'entreprise,

 présenter le résultat de la période et d'expliquer sa formation

Il existe plusieurs types de comptabilité:

 comptabilité générale: a pour objet de déterminer le résultat de l'ensemble de


l'entreprise en tenant compte des emplois et des ressources également des
produits et des charges.

 comptabilité analytique: permet de calculer les couts par activité, produit,


fonction, opération

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 comptabilité des sociétés: S'occupe des traitements comptables liés :
ouvertures, liquidations des consolidation en cas de fusion.

1- La nature des obligations comptables

Les obligations comptables découlent du code de commerce qui impose


notamment :
 l’enregistrement chronologique des mouvements affectant le patrimoine de
l’entreprise,
 la tenue d’un inventaire annuel,
 l’établissement de comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe),
 le respect des principes comptables,
 la tenue de livres comptables obligatoires.

2- Les objectifs de la comptabilité

Selon le code de commerce, les comptes annuels doivent :


 être réguliers, c’est-à-dire conformes aux règles en vigueur ;
 être sincères, c’est-à-dire traduire la connaissance que les responsables de
l’établissement des comptes ont des évènements enregistrés ;
 donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du
résultat de l’entreprise.

3- Le traitement des opérations de l’entreprise

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L’entreprise est un système ouvert qui effectue des échanges au niveau interne
également externes avec ses différentes parties prenantes qu’on appelle les FLUX
ECONOMIQUES.

Notion de Flux.

Le flux économique est le mouvement d’un bien réel, quasi-réel , monétaire ou


financier d’un point de départ qui l’unité économique d’origine vers un point
d’arrivée qui est l’unité économique destinataire.

Les différents Flux.

 Réel ou physique est le mouvement d’un bien matériel et physique


(marchandises, matières premières, matériel…)

 Quasi-réel est le mouvement des services (travail)

 Monétaire traduit le mouvement des moyens de règlements immédiats


(monnaies, chèques, virements…)

 Financier traduit le mouvement des créances et des dettes.

4- Le traitement comptable des opérations de l’entreprise

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L’enregistrement comptable des opération s’effectue en termes d’emplois et de
ressources.

Les ressources.

Une ressource est le moyen financier qui a permis la réalisation de l’opération

Les emplois

Par emploi, on désigne l’utilisation qui a été faite de ce moyen financier.

Dans la comptabilité, il convient de préciser la ressource et de montrer comment


cette ressource a-t-elle été utilisée, c-à-d l’emploi.

SITUATION DE L'ENTREPRISE

Biens possédés par l'entreprise Moyens lui permettant de posséder


ces biens

Acquisition des biens (matériel,


mobilier, voiture...) Capital (apport des propriétaires)

Stocks (marchandises, Matières Dettes (banques, dettes accordées par


premières...) les fournisseurs)

Crédits accordés aux clients

Avoirs en banque, caisses,


chèques postaux

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Origine des ressources


Emplois des ressources
En comptabilité, la situation d'une entreprise à une date T est représentée par un
tableau BILAN.
LES RESSOURCES s'inscrivent à droite et constituent le PASSIF.
LES EMPLOIS s'inscrivent à gauche et constituent l' ACTIF.

CHAPITRE 2 – LE BILAN ET LE COMPTE DE


RESULTAT

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Le bilan et le compte de résultats sont deux tableaux complémentaires : le bilan
reflète le patrimoine de l’entreprise à un moment donné alors que le compte de
résultat reflète son activité sur une période donnée.

1. LE BILAN

Le bilan décrit le patrimoine de l’entreprise à une date donnée : le dernier jour de


l’exercice comptable. Ainsi, on parle du bilan « au 31/12/2013 » et non pas « de
l’année 2013 ».

Il est composé de deux parties :


 l’actif, qui présente ce que l’entreprise possède : machines, stocks, créances,
caisse, etc ...
 l'actif c'est la situation des droits de propriété et de créances (droits
détenus par l’entreprise)
 le passif, qui présente d’une part ce que l’entreprise doit (dettes envers ses
banquiers, ses fournisseurs, etc …), et d’autre part ses fonds propres (apport
en capital et bénéfices accumulés).

le passif représente les obligations de l'entreprise (droits détenus sur l’entreprise),


c'est à dire les dettes réelles envers les tiers (banquiers, fournisseurs...) et les
dettes dites "fictives" envers les propriétaires de l'entreprise.
On peut également considérer que l’actif regroupe les éléments que l’entreprise
utilise pour les besoins de son activité et que le passif regroupe les ressources qui
lui ont permis de se procurer ces éléments.

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Par exemple, lors de la création d’une entreprise, c’est l’apport en capital des
associés et le prêt accordé par le banquier (tous les deux figurant au passif) qui
permettent d’acheter le matériel nécessaire à l’exploitation et de disposer de
liquidités (tous les deux figurant à l’actif).

ACTIF PASSIF
= =
DROITS QUE L’ENTREPRISE A OBLIGATIONS QUE L’ENTREPRISE A
 DROITS DE PROPRIETE = biens  OBLIGATIONS ENVERS LES
immeubles et biens meubles corporels PROPRIETAIRES DE L’ENTREPRISE
ou incorporels possédés (immeuble, = Capital apporté et bénéfices accumulés
matériel, mobilier, titres représentant mis en réserve (= Capitaux propres)
un droit de propriété, stocks de  OBLIGATIONS ENVERS DES TIERS
matières ou marchandises destinés à = dettes envers les établissements
être transformés ou vendus, espèces) financiers, les fournisseurs, etc.
 DROITS DE CREANCE = créances
que l’entreprise a sur des tiers (clients,
établissement financier, etc.), titres
possédés représentant un droit de
créance (titres obligataires)

Le bilan = état à un moment donné représentant :


D’un côté, l’origine des ressources utilisées par l’entreprise (Passif).
De l’autre, les emplois (ou la destination ou l’utilisation) de ces ressources
(Actif).

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Par définition, le montant des éléments dont dispose l’entreprise (actif) est égal au
montant des ressources qui ont permis leur acquisition (passif).

L’égalité ACTIF = PASSIF sera donc toujours vérifiée.

ACTIF = EMPLOIS PASSIF = RESSOURCES


(Emplois des Ressources) (Origine des Ressources)
EMPLOIS TEMPORAIRES RESSOURCES APPORTEES OU
IMMOBILISES = LAISSEES PAR LES ASSOCIES =
 moyens de production permanents  Apports = Capital
utilisés (terrains, constructions,  Bénéfices Accumulés = Réserves
matériels, etc.)
RESSOURCES APPORTEES PAR DES
EMPLOIS TEMPORAIRES TIERS =
CYCLIQUES =  Crédits accordés par les
 Stocks Etablissements de crédit = Dettes
 Créances sur les clients Financières
 Disponibilités en banque ou en  Crédits accordés par autres tiers =
caisse Dettes d’exploitation

1.1. La structure générale du bilan

ACTIF DU BILAN

Définition

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« Un actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur
économique positive pour l’entité, c’est-à-dire un élément générant une
ressource que l’entité contrôle du fait d’événements passés et dont elle attend des
avantages économiques futurs. »

Structure de l’ACTIF

Les éléments de l’actif sont classés par ordre croissant de liquidité.

- l’actif immobilisé regroupe les actifs durables de l’entreprise, c’est-à-dire ceux


destinés à être conservés au moins un an. Ceux-ci peuvent être :
 « corporels », c’est-à-dire tangibles comme un terrain, un bâtiment ou du
matériel industriel,
 « incorporels » : brevets, licences acquises, fonds commercial, …
 ou « financiers » : cautions versées, placements à long-terme, …

- l’actif circulant regroupe les éléments qui ont vocation à se transformer


rapidement en argent :
stocks, créances clients, etc …

- les liquidités regroupent les éléments positifs de la trésorerie : argent en banque


ou en caisse.

PASSIF DU BILAN

Définition

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« tout élément du patrimoine ayant une valeur économique négative pour
l’entité, c’est-à-dire une obligation de l’entité à l’égard d’un tiers dont il est
probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de
ce tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci. »

Structure du passif

Les éléments du passif sont classés par origine et par ordre croissant d’exigibilité :

 les capitaux propres : ils représentent les "ressources propres" de


l'entreprise. Ce sont essentiellement le capital (apport), les réserves et le
résultat (ressources secrétées par l’entreprise).
 les dettes : ce sont les ressources étrangères à l'entreprise, c'est à dire
provenant de tiers : les établissements de crédit, les fournisseurs, les
RECAPITULATIONS
organismes sociaux et l'Etat en particulier.

La situation patrimoniale de l'entreprise est présentée dans un tableau appelé BILAN.

Lors de l'établissement d'un bilan, il faut rappeler que:

 LES RESSOURCES se répartissent dans 3 masses:

- Le financement permanents: (capitaux propres et dettes de financements,

- Le passif circulant (HT): dettes d'exploitation généralement inférieures à un an,

- La trésorerie-passif : sommes avancées par les banques à court terme.

 LES EMPLOIS se subdivisent en 3 masses

- L'actif immobilisé: biens durables non consommés par le premier usage.

- L'actif circulant (HT): stocks et créances.

- La trésorerie-actif: valeurs disponibles et chèques à encaisser.

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L’égalité Ressources = Emplois sera donc toujours vérifiée.


NOTION DE COMPTE SCHEMATIQUE

Définition

Un compte est un Tableau divisé en deux parties:


 La partie gauche appelée débit,
 La partie droite appelée crédit.

DEBITER un compte: c'est inscrire une opération au débit;


CREDITER un compte: c'est inscrire une opération au crédit.
L'opération d'inscrire une somme au débité ou au crédit d'un compte est appelée
IMPUTATION.

ARRETER un compte: c'est calculer son solde. Trois cas se présente:


 Totale débit SUPERIEUR au Total crédit SOLDE DEBITEUR
 Total débit INFERIEUR au Total crédit SOLDE CREDITEUR

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 Total débit EGAL au Total crédit SOLDE NUL (il s'agit d'un compte
soldé)
Présentation du compte

Même s'il existe différentes façons de présenter un compte, la présentation


devrait contenir les informations suivantes:
 La date d'opération,
 les libellés (explication) de l'opération,
 les montants imputés,

Les présentations les plus utilisées sont:


 Le compte à colonne séparées,
 le compte à colonne mariée ou regroupée
 le tracé schématique sous forme de T
 le tracé informatique.

PRINCIPE DE LA PARTIE DOUBLE

L'enregistrement des opérations de l'entreprise dans les comptes se traduit par une
double écriture.
 Une première écriture affecte les emplois des comptes c-à-d leurs débits.

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 Une deuxième écriture est imputée aux ressources des comptes c-à-d à
leurs crédits.
à Condition que le total des débits soit égal à celui des crédit. C'est le fondement
du principe de la partie double.

EXEMPLE
Achat de Marchandises pour 5.000 dhs dont la moitié est réglée comptant par
chèque bancaire et le reste à crédit.

Achat de Marchandises Banque Fournisseur

2.500
5.000 2.500

RECAPITULATIONS

Le principe de la partie double signifie que la comptabilisation d'une opération se traduit par
l'utilisation de deux types d'écritures: une première écriture affecte le débit d'un ou de plusieurs
comptes et une seconde écriture, imputé au crédit d'un ou de plusieurs autres comptes.

LA CODIFICATION COMPTABLE

Le Plan Comptable Marocain PCM, se présente selon deux types de cadre


comptables à la fin d'exercice, à savoir le modèle normal et le modèle simplifié
(voir ci-dessous)

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Les comptes annuels doivent être selon la loi comptable, réguliers, sincères et
donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l'entreprise.

Le modèle normale

Il est destiné au moyennes et grandes entreprises, celles qui réalisent un chiffre


d'affaires annuel supérieur à 10 million de dirhams.
Il s'agit d'un plan très détaillé qui répond aux besoins de ce type d'entreprises. Ces
entreprises doivent obligatoirement publier cinq états de synthèses: Bilan, Compte
Produits et Charges CPC, Etat des soldes de gestion ESG, Tableau de
Financement TF et Etat des Informations Complémentaires ETIC.

Le modèle simplifié

Il s'agit d'un modèle résumé. Il est conçu pour les Petites entreprises qui réalisent
un Chiffre d'affaires annuel inférieur ou égal à 10 millions de dirhams. Pour ces
entreprises deux états de synthèses doivent être publiés: Le Bilan et le CPC.

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La classification des comptes du PCM

En général, dans le P.C.M il y a dix classes qui forment le :


Bilan
 Classe 1 : comptes de financement permanent.
 Classe 2 : comptes d‘actif immobilisé.
 Classe 3 : comptes d’actif circulant et hors trésorerie.
 Classe 4 : comptes de passif circulant hors trésorerie.
 Classe 5 : comptes de trésorerie.
Les comptes de Gestion
 Classe 6 : comptes de charges.
 Classe 7 : comptes de produits.
 Classe 8 : comptes de résultats.
Autres comptes
 Classe 9 : comptes analytiques.
 Classe 0 : comptes spéciaux.

Présentation simplifiée d’un Bilan :

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La codification décimale des comptes

Pour faciliter le repérage des différents comptes du PCM, la comptabilité générale


propose une codification décimale.

La codification permet de donner une signification à chaque chiffre.


Un compte comporte au moins 4 chiffres:
 Le 1er chiffre permet d'identifier la CLASSE ou la MASSE
 Les deux premiers permettent d'identifier la RUBRIQUE
 Les Trois premiers identifient le POSTE
 Les Quatre premiers identifient le COMPTE PRINCIPAL
 Codification à 5 chiffres concerne le COMPTE DIVISIONNAIRE

CODE: Classe Rubrique Poste Compte Compte divisionnaire


1 1 1 1 1
EXEMPLE
La subdivision de la masse 1 : Financement Permanent
 Classe 1 : Financement permanent
 Rubrique 11 : Capitaux propres
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 Poste 111: Capital social ou personnel
 Compte principal 1111: Capital personnel
 Compte divisionnaire 11111: Capital individuel

La subdivision de la masse 2: Frais de constitution


 Classe 2 : Actif Immobilisé
 Rubrique 21 : Immobilisation en non valeur
 Poste 211: Frais préliminaire
 Compte principal 2111: Frais de constitution

La signification de certaines codifications

Selon le PCM, il existe des constantes et des parallélismes dans la codification


afin de faciliter l'utilisation des comptes

LES CONSTANTES

Le chiffre 4 en deuxième position


Le compte de Bilan qui comporte un chiffre 4 en deuxième position est soit un
compte de créances soit un compte de dettes.
 1481 : emprunt auprès des établissement de crédit.
 2411 : prêt du personnel
 3421: clients
 4411 : fournisseurs

Le chiffre 8

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- Un compte qui comporte un 8 en quatrième position est:
 dans le cas d'un compte de bilan soit un compte appelé "autres..." ou
"divers..."
 dans le cas de compte de CPC, il s'agit d'un compte appelé "...sur exercices
antérieurs"
- Un compte qui comporte un 8 en deuxième position dans la masse 2: "compte
d'amortissement "

Le chiffre 9
- en 2ème position: "Compte de provision "

LES PARALLELISMES

Un parallélisme de codification existe au niveau du 2ème et 3ème chiffre pour les


créances et les dettes circulantes.
 343 Personnel-Débiteur
 443 Personnel-Créditeur
 345 Etat-Débiteur
 445 Etat-Créditeur

LES PRINCIPES COMPTABLES

Les principes comptables sont des règles définies par le Code Générale de la
Normalisation Comptable (CGNC) de commerce.
Elles sont obligatoires parce qu’elles permettent de rendre homogène la

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comptabilité. C’est-à-dire que le format des bilans et comptes annuels est
normalement le même pour toutes les entreprises.
Ils permettent de créer un standard pour la communication financière des
entreprises.

Les principes comptables sont assez stables, c’est-à-dire qu’ils sont rarement
modifiés. Il s'agit de:

 Le principe de continuité d’exploitation

Le principe de continuité d'exploitation est un principe qui permet d'intégrer, lors


de l'établissement du bilan, le fait que l'entreprise va poursuivre son exploitation
au-delà de la date de clôture de l'exercice.

Par exemple, c'est ce principe qui permet d'amortir un bien sur plusieurs années. Si
ce principe n'est pas respecté, c'est à dire que la société cesse toute activité après la
clôture de l'exercice, tous les actifs doivent être dépréciés en fonction de leur
valeur de marché. Dans ce dernier cas, la valeur comptable de ces biens est alors
très inférieure.

 Le principe d’indépendance des exercices

Le principe comptable d’indépendance des exercices impose de rattacher, par


exemple, les factures clients et fournisseurs à l'exercice comptable qu'ils
concernent, indépendamment de leur date de facturation. Il impose par ailleurs, de
ne comptabiliser qu'une seule fois une même facture.
 Le principe des coûts historiques
Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 21
Ce principe veut qu'à leur date d'entrée dans l'entreprise, les biens achetés sont
enregistrés à leur coût d'acquisition, les biens acquis à titre gratuit sont enregistrés
à leur valeur estimée et les biens produits à leur coût de production.
Ce principe veut également, qu'au moment du bilan, la valeur du bien ne soit
jamais réévaluée si elle a augmenté.
Si au contraire, la valeur du bien a baissé, l'entreprise doit comptabiliser une
provision pour constater la dépréciation.

 Le principe de prudence

Le principe de prudence est un des principes comptables les plus importants en


comptabilité française. L'entreprise doit enregistrer à la clôture de l'exercice toutes
les pertes probables ou certaines qui concernent l'exercice, même si elles
apparaissent après la date de clôture de l'exercice.

Exemple : Pour une entreprise qui clôture ses comptes au 31 décembre, un


licenciement signé au mois de décembre avec un départ en février devra être
entièrement comptabilisé dans les charges au 31 décembre.

 Le principe de permanence des méthodes

Il s’agit de toujours respecter les mêmes principes d’enregistrement comptable


pour une entreprise.

Par exemple, si une entreprise achète chaque année des ordinateurs et qu'elle a

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amorti sur 3 ans ses premiers ordinateurs, elle devra continuer à amortir sur la
même durée les autres ordinateurs.

 Le principe d’importance relative

C’est un principe selon lequel certains aspects négligeables peuvent être laissés de
côté en comptabilité et tous les éléments importants doivent au contraire être
rendus publics.

 Le principe de non-compensation

La compensation des éléments d’actif et des éléments de passif est interdite, c’est-
à-dire qu’on ne peut pas fusionner au bilan une dette et une créance.

 Le principe de bonne information

Les informations contenues dans les documents comptables doivent être suffisantes
et significatives pour permettre au lecteur de bien comprendre les comptes annuels.

 Le principe de prééminence de la réalité sur l’apparence

Le respect de ce principe comptable amène à enregistrer et à présenter dans les


états financiers les opérations effectuées par l’entité conformément à leur nature et
à leur réalité financière et économique.

C'est à dire que le fond doit primer sur la forme. Par exemple, certaines entreprises

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enregistrent des contrats de crédit-bail comme un emprunt, alors que
juridiquement, ce sont des contrats très différents.

 Le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture :

Le bilan d’ouverture doit correspondre au bilan de clôture de l’année précédente.


On ne peut jamais modifier un bilan d'ouverture de telle sorte qu'il ne corresponde
pas au bilan de clôture de l'exercice précédent.

APPLICATION
(Voir les exercices des TD)

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 24


L'ETABLISSEMENT DES ETATS DE SYNTHESE

A la fin de chaque exercice comptable, toute entrepris est amenée à établir un


ensemble de documents comptables qui fournissent des informations fiable,
pertinentes sur son patrimoine et son résultat. Ces documents représentent ce qu'on
appelle les états de synthèse et comprennent le Bilan, le Compte de Produits et
Charges (CPC), le Tableau des informations Complémentaires (ETIC), L'Etat des
Soldes de Gestion (ESG).

LE BILAN
Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 25
RECAPITULATIONS

Le Bilan est un état de synthèse qui permet de décrire en termes d'emplois et de


ressources la situation patrimoniale de l'entreprise à une date donnée. C'est un
Tableau dont la partie des ressources est appelée "PASSIF" et celle des emplois
"ACTIF"

Structure Du Bilan

Le Bilan est composé de 5 Classes.


 La classe 1 : Financement permanent.
Regroupe l'ensemble des fonds propres et étrangers qui sont mis à la disposition
de l'entreprise pour une durée supérieur à 12 mois. Elle comprend 5 rubriques.

 La classe 2: Actif Immobilisé


Elle est composée de tous les biens et valeurs destinés à rester durablement (plus
de 12 mois) dans l'entreprise. Elle comprend 5 rubriques.

 La classe 3: Actif Circulant (Hors Trésorerie)


Elle représente l'ensemble des biens et valeurs lié à l'activité d'exploitation tels que
les stocks, les créances d'exploitation quel que soit leur délais de recouvrement, les
titres et valeurs de placement; ...etc.

 La classe 4: Passif Circulant (Hors Trésorerie)

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 26


Cette masse représente le montant des fonds d'origine dettes mises à la disposition
de l'entreprise pour une durée inférieure à 12 mois, en outre elle regroupe les dettes
liées au cycle d'exploitation et ce quel que soit le délai d'exigibilité. Elle comprend
Trois rubriques.

 La classe 5: Trésorerie Actif


Elle traduit le mouvement de valeurs en espèces, chèques ou virements ainsi que
les opérations avec les banques présentant un solde débiteurs chez l'entreprise.

APPLICATION

Voir Les exercices des TD

LES OPERATIONS IMPACTANT LA STRUCTURE ET LE RESULTAT

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 27


Les opérations sans impact sur le résultat

Les opérations sans impact sur le résultat ont pour seule conséquence de modifier
la structure du patrimoine de l’entreprise.

Ces modifications peuvent toucher uniquement l’actif, uniquement le passif ou les


deux à la fois.

Modification de la structure de l’actif

L’entreprise utilise un élément de son actif pour se procurer un autre actif : achat au
comptant d’une immobilisation, encaissement d’une créance sur un client, etc …

Exemple : encaissement d’une créance client diminution des créances et


augmentation des liquidités.

Modification de la structure du passif

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 28


L’entreprise obtient une nouvelle ressource et qui en remplace une autre.

Exemple : augmentation de capital par abandon de créance ainsi augmentation des


fonds propres et diminution des dettes.

Augmentation simultanée de l’actif et du passif

L’entreprise obtient une nouvelle ressource et l’utilise pour acquérir un nouvel


élément d’actif : achat à crédit d’une immobilisation, obtention d’un prêt bancaire,
etc …

Exemple : achat de mobilier à crédit entraine une augmentation des


immobilisations et des dettes.

Diminution simultanée de l’actif et du passif

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 29


L’entreprise utilise un élément de son actif pour rembourser une dette : règlement
d’une dette envers un fournisseur, …

Exemple : règlement d’un fournisseur entraine une diminution des dettes et des
liquidités.

Les opérations avec un impact sur le résultat

Les opérations avec un impact sur le résultat sont celles qui modifient le montant
du patrimoine net de l’entreprise, en l’appauvrissant (consommation) ou en
l’enrichissant (vente).
Elles touchent à la fois le bilan et le compte de résultat.

Les opérations de vente

La vente est une ressource, enregistrée comme un produit dans le compte de


résultat.
Au bilan, elle a pour contrepartie une augmentation des liquidités (vente au
comptant) ou la naissance d’une créance sur un client (vente à crédit).

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 30


NB : par soucis de simplification, la TVA sera laissée de côté dans un premier
temps.

Les opérations de consommation

Les consommations sont des emplois, enregistrés comme des charges dans le
compte de résultat (à voir après).

Au bilan, elles ont pour contrepartie une diminution des liquidités (achat au
comptant) ou la naissance d’une dette envers un tiers (achat à crédit).

NB : par soucis de simplification, la TVA sera laissée de côté dans un premier


temps.

LA DETERMINATION DU RESULTAT A PARTIR DU BILAN

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 31


La comptabilité consiste à enregistrer les mouvements financiers afin de pouvoir à
tout moment savoir d’où vient l’argent et ce que l’on en fait.

Plus couramment encore, l’entrepreneur se pose deux questions :


 Mon activité est elle rentable ?
 Comment évolue mon patrimoine ?

Puisque toutes les dépenses et recettes sont enregistrées dans des comptes, il est
possible en les sommant et en les regroupant de répondre à ces deux questions.

En enregistrant tous les flux financiers, un des objectifs de la comptabilité est de


déterminer, à l'issue d'un exercice comptable, le résultat de l'entreprise.
Deux optiques peuvent amener au calcul du résultat annuel :
 l'optique bilan,
 l'optique résultat.
Dans l'optique bilan, le résultat provient des variations du patrimoine net de
l'entreprise au cours de l'exercice.

LE COMPTE DES PRODUITS ET DES CHARGES

Toutes les opérations sont enregistrées dans des comptes.


Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 32
La plupart des opérations d’une entreprise consistent à acheter des fournitures ou
des biens destinés à être revendus (Marchandises), transformés (Matières) ou
consommés (électricité, essence etc.) rapidement par l’entreprise dans un délai
maximum de 12 mois.

Définition

Le CPC représente un état de synthèse qui permet de récapituler les comptes de


charges et de produits pour déterminer le résultat net de l’entreprise:
Résultat = total produits – total charges

Notion de charges et de produits

Dans l'optique résultat, pour tout exercice comptable, le résultat provient des flux
d'enrichissement et d'appauvrissement de la période

Flux d’enrichissement = produit = ressource créée par l’entreprise


Flux d’appauvrissement = charge = emploi définitif (consommation

Fonctionnement des comptes de gestion

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Les comptes de charges représentent des emplois définitifs (classe 6 du PCG)
Les comptes de produits représentent des ressources créées par l’entreprise (classe
7 du PCG)

Présentation du CPC

Le CPC est déterminé à partir des comptes de produits et des charges tenus tout le
long de l'exercice comptable et en tenant compte à la fin des écritures d'inventaires,
telles que les amortissements, les provisions et les régularisations.

Le CPC permet de décomposer le résultat net de l'exercice à trois niveaux:


 le résultat d'exploitation: c'est la différence entre les produits d'exploitation
et les charges d'exploitation.

 le résultat financier: c'est la différence entre les produit financiers et les


charges financières.
 le résultat non courant: c'est la différence entre les produits non courant et
les charges non courante.

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Le résultat net dégagé au niveau du CPC est reporté au Passif du Bilan et plus
précisément dans le Poste 119. "Résultat de l'exercice" et ce quelque sont son
signe qu'il soit perte ou bénéfice.

La structure du CPC

les activités de l’Entreprise sont classées par nature :

 Les activités d'exploitation liées à l'exploitation courante et normale de


l'entreprise.(Achats et ventes de produits, matières, marchandises, salaires,
assurances, loyers, impôts et taxes diverses etc.)

 les activités financières concernent les activités qui permettent à


l’entreprise de se financer. (Intérêts perçus ou versés, escomptes accordés ou
obtenus, les pertes ou gains de change etc.)

 les activités exceptionnelles n'ont pas pour objectif la réalisation des


finalités de l'entreprise.

Ce sont des activités annexes ou accessoires, qui doivent (normalement) le


demeurer. (Pertes ou gains sur cessions d'immobilisation, dons, amendes, pénalités
payés ou perçus etc.)

Le CPC est établi en fonction à partir des comptes de gestion regroupés dans les
classes 6 et 7.

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 35


La classe 6: Comptes des Charges.

Elle contient trois rubriques différentes correspondant à Trois niveaux liés au CPC
et un autre correspond aux impôts sur le résultat:
- les charges d'exploitation (61)
- Les charges financières (63)
- Les charges non courantes (65)
- Les impôts sur les résultats (67)

La classe 7: Comptes de Produits

Elle se compose de Trois rubriques:


- Les produits d'exploitation (71)
- Les produits financiers (73)
- Les produits non courants (75)

La classe 8: Comptes de résultat

Six niveaux de résultat peuvent se présenter:


- Résultat d'exploitation (81)
- Résultat financier (83)
- Résultat courant (84)
- Résultat non courant (85)
- Résultat avant impôt (86)
- Résultat net de l'exercice (88)

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Le Résultat de l'exercice est déterminé en cascade comme le montre le tableau ci-
dessous.

LA PRISE EN COMPTE DES STOCKS

Les stocks sont inscrits à l’actif du bilan (les stocks étant des éléments
identifiables du patrimoine de l’entreprise et dont elle attend des avantages
économiques futurs).

Les stocks posent deux problèmes :

 L’évaluation des stocks (valeur d’entrée dans le patrimoine).


 La comptabilisation des stocks

I- L’ÉVALUATION (VALORISATION) DES STOCKS

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 37


A la clôture de l’exercice l’entreprise recense les quantités en stock (marchandises,
matières, fournitures stockées et produits fabriqués) et les enregistre à l’actif en les
valorisant à leur :

 coût d’acquisition (ou coût d’achat) pour les biens acquis (marchandises et
approvisionnements)
 coût de production pour les biens produits (produits en-cours et produits
finis).
Valeur d’entrée des stocks dans le patrimoine = Quantités x Coût unitaire
(d’acquisition ou de production).

Les coûts regroupent toutes les charges qui ont permis d’acquérir ou de produire
les stocks :

 Coût d’acquisition = prix d’achat + autres charges d’approvisionnement


(frais de transport, salaires…)
 Coût production = coût d’acquisition des matières + autres charges de
production (salaires, amortissements…)

Remarque 1 :

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 38


Les stocks sont constatés à la clôture de l’exercice, au moment de l’établissement
du bilan, pour respecter l’obligation légale d’un inventaire annuel (au moins une
fois par an) mais les entreprises peuvent mettre en place un inventaire comptable
permanent qui permet de connaître à tout moment les quantités et valeurs en stock:
il suffit d’enregistrer toutes les entrées et sorties de stock en cours d’exercice (Sous
réserve d’effectuer au moins une fois par an un inventaire physique

Remarque 2 :
Si, à la clôture de l’exercice, la valeur d’inventaire (valeur actuelle) des stocks est
inférieure à la valeur d’entrée (valeur comptable), l’entreprise doit comptabiliser
une dépréciation .

Remarque 3 :
L’enregistrement de la valeur des stocks revient à enregistrer à nouveau toutes les
charges qui ont permis d’acquérir ou de produire les stocks (rattachement des
charges pour le stock initial et élimination des charges pour le stock final .

II- L’ENREGISTREMENT DES STOCKS : LA VARIATION DES STOCKS

Une charge est comptabilisée lorsqu’elle est consommée pour obtenir des produits
(principe logique qui consiste à comparer ce qui est comparable : les ventes avec
les consommations et non les ventes avec les achats).

Exemples :

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 39


Les achats de marchandises sont des charges uniquement lorsque les marchandises
sont vendues.
Les achats d’approvisionnements (matières) sont des charges lorsque les
approvisionnements sont utilisés pour fabriquer des produits vendus.

Théoriquement, on devrait distinguer l’achat (qui n’est pas une charge) de la


consommation (qui est une charge) et on devrait effectuer les enregistrements
suivants :

Si les entreprises procédaient de cette manière, il n’y aurait pas d’autre écriture (le
solde du compte 3, SD = 20, représente le stock final à reporter au bilan).

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 40


Cependant, en pratique en cours d’exercice tous les achats sont comptabilisés en
charge sans attendre le moment de leur consommation réelle, car on suppose que
cette consommation interviendra rapidement (avant la fin de l’exercice).

Par conséquent, en fin d’exercice, les achats non consommés (donc les stocks)
doivent être éliminés des charges de l’exercice (puisqu’ils ne sont pas
consommés!).

Ces achats non consommés seront rattachés aux charges de l’exercice suivant
(exercice au cours duquel ils seront normalement consommés).

Par conséquent, les enregistrements sont les suivants

Le solde du compte 6, SD = 80, représente bien le montant des achats consommés.

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 41


Le stock final est éliminé des charges de l’exercice et inscrit à l’actif.

Toutefois, pour éliminer le stock final des charges de l’exercice, les entreprises ne
doivent pas créditer directement le compte d’achats : elles doivent créditer le
compte variation des stocks :

Parallèlement, le stock initial (i.e. le stock final de l’exercice précédent qui a été
éliminé des charges de cet exercice et inscrit à l’actif) est éliminé de l’actif et
rattaché aux charges de l’exercice (le stock initial étant supposé consommé au
cours de l’exercice).

En supposant : Stock initial = 10

NB : L’écriture de variation des stocks ne modifie pas les charges de l’entreprise


mais constitue simplement un « transfert » de charges d’un exercice à l’autre (Le
stock final d’un exercice est éliminé des charges de cet exercice pour être rattaché
aux charges de l’exercice suivant
Le stock final de N étant le stock initial de N+1.

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 42


La variation des stocks de marchandises (exemple

A retenir :

 SD Si > Sf (diminution des stocks) Augmentation des charges


 SC Si < Sf (augmentation des stocks) Diminution des charges

Dans tous les cas, les soldes des comptes variation des stocks sont inscrits du côté
des charges dans le compte de résultat (en plus ou en moins). (C’est logique
puisqu’il s’agit d’un transfert de charges d’un exercice au suivant).

Cas « particulier » des stocks de produits (en-cours et produits finis)


Le principe est exactement le même que pour les approvisionnements :

Introduction àà là Comptàbilitéé Géé néé ràlé Pr BENAZZI Pàgé 43


 SI : charges de production engagées lors de l’exercice précédent mais
rattachées à l’exercice en cours.
 Sf : charges de production de l’exercice en cours mais éliminées de cet
exercice et rattachées au suivant.

Mais on utilise des comptes Variation des stocks et leur solde est inscrit du côté
des produits dans le compte de résultat (SC en plus, SD en moins) :

Seules les ventes constituent réellement un produit: l’écriture de variations des


stocks consiste seulement à corriger les charges (les transférer d’un exercice à
l’autre) afin d’obtenir :

Résultat de l’exercice = Ventes (uniquement !) – Charges consommées pour vendre

RECAPITULONS:

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