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Congrégation de la Divine Providence

Saint Jean de Bassel


7 décembre 2018

Chères Sœurs,

Dans le sillage du Chapitre général, certaines choses ont évolué. Voilà ce que nous
aimerions partager avec vous.

Un aspect de l'étude des structures qui a retenu l’attention des capitulantes portait sur
le rôle des conseillères générales. Sur la base de l'expérience des mandats précédents où
deux des conseillères générales n'étaient pas en permanence à la Maison Mère, et où
l'une d'entre elles vivait et travaillait aux États Unis, le désir fut exprimé que chacune
des conseillères puisse rester dans sa Province d’origine afin de lui permettre une plus
grande proximité avec la réalité de son pays et celle des Sœurs. Et avec les progrès
technologiques il est tout à fait possible de vivre à distance tout en assumant ses
responsabilités.

Après avoir réfléchi à ce qui est possible, nous avons décidé de tenter l’expérience.
Comme dans toute nouvelle situation, il y a des questions concrètes auxquelles il faut
répondre. En conseil général et avec le Conseil Général Élargi, nous avons essayé de
clarifier certains points. La conseillère générale participera à la vie de sa province
d'origine comme toute autre sœur : vie communautaire, petits et grands
rassemblements de Sœurs, engagement dans une mission. Cependant, pour éviter toute
confusion concernant les niveaux d'autorité, elle n'acceptera aucun poste de
responsabilité au sein de sa province telle que la responsabilité d'une communauté, d'un
réseau, d’une école, de la formation. La première responsabilité de la conseillère
générale restera celle de collaborer avec la Supérieure générale à l'animation de la
Congrégation. Vivre dans sa province d’origine peut lui permettre d'être mieux informée
de la réalité des sœurs, de l'Église et de la société et ainsi d’enrichir le partage au niveau
du conseil général. Elle sera en communication régulière avec la Supérieure générale,
participera à distance aux réunions programmées, exercera les tâches d'animation, sera
partie prenante des visites canoniques, et si nécessaire, sera physiquement présente
pour de plus longues réunions de travail.

Si les conseillères générales restent dans leur province, qu'en est-il de la supérieure, de
la secrétaire et de l’économe générales ? Déjà, dans chacune des provinces, des membres
de l'administration provinciale vivent en communauté avec d'autres sœurs. En plus de
leur responsabilité dans la Congrégation, certaines ont un engagement à l’extérieur.
Elles vivent en contact quotidien avec des voisins, des paroissiens, des étrangers...
Pourquoi pas les autres membres de l'administration générale ?

Nous avons donc décidé que nous n'établirions pas une communauté du généralat. La
secrétaire et l’économe issues de la Province d’Europe, feront partie de la vie de cette
province et auront ainsi un horizon plus large. Concrètement, Sœur François Iffrig
restera en résidence à la Maison Mère et fera partie d’un réseau. Sœur Martine Paul
Bonningues rejoindra la communauté des Marronniers. Sœur Susan est en train de
discerner pour rejoindre une communauté en dehors de la Maison Mère afin d'être
davantage en contact avec la réalité de la vie quotidienne. Elle pourra éventuellement y
faire du bénévolat. Elle travaillera régulièrement à la Maison Mère pour assurer sa
responsabilité. Les moyens technologiques lui offrent la possibilité de rester en contact
même quand elle n'y est pas présente.
Toutes ces décisions concernant l’Administration générale ont été discernées avec les
Supérieures provinciales concernées. Nous leur sommes reconnaissantes de leur
collaboration.

Nos Constitutions définissent les responsabilités des membres de l'Administration


générale. La façon dont nous nous organisons pour nous acquitter de ces responsabilités
dépend de chaque équipe. La perspective de nouvelles attentes concernant l'autorité, les
progrès technologiques qui ouvrent de nouvelles possibilités et l'évolution de notre
réalité nous offrent la possibilité d'être flexibles et créatives dans la recherche de
nouvelles façons de nous organiser en vue de promouvoir une vie meilleure tant
personnelle que communautaire.

En réponse aux appels de la Congrégation et compte tenu de l'expérience des années


passées, dans un abandon actif, nous nous engageons dans quelque chose de neuf. Nous
commençons avec enthousiasme. Nous espérons que cela nous rendra plus fortes pour
accomplir notre mission. Après un certain temps, nous évaluerons ce nouveau
fonctionnement. Nous vous remercions d’y être ouvertes et de nous faire savoir
comment il favorise ou non la responsabilité qui nous est confiée.

Soyez assurées de notre communion avec vous dans la confiance en la Providence de


Dieu,

Sr Susan au nom des membres du conseil général