L’INVESTISSEMENT

Définition :
Renoncement à une consommation directe pour obtenir des gains à l’avenir, ou engagement de capitaux dans une entreprise. C’est toute dépense visant à accroître ou améliorer le potentiel de production. Mais c’est aussi améliorer le niveau de main d’œuvre (autre manière d’investir). Ce qu’on compte, c’est la valeur des biens durables acquis par les unités de production.  Selon les estimations, l’investissement immatériel représente 36% des investissements totaux. Donc, on ne prend en compte qu’une partie des investissements. Et cette part augmente. Donc on sous-estime de plus en plus l’investissement.

Flux et investissement :
Le flux constitue le stock. L’investissement est un flux, car c’est ce qu’on ajoute (ou enlève) au stock. Cela représente environ 18% du PIB, mais c’est la part la plus variable de la demande (un pour quatre par rapport à la consommation). Lorsque la demande augmente, l’entreprise réagit en produisant plus. Rentabilité de l’investissement = différence entre le coût et ce qu’il rapporte.

Lien avec la demande : l’accélération
C. Clarck 1917 : la demande détermine l’investissement (motrice). Mais il y a survolatilité de l’investissement. On parle d’accélérateur.  Capacités de production augmentent = Investissement > 0  Demande augmente  Capacités de production augmentent fortement = Investissement > 0 et croissant  Capacités de production constantes = Investissement nul  Demande stagne  Capacités de production décroissantes = Investissement < 0  Demande baisse La production doit suivre la demande. Hypothèse 1 : il n’y a pas de stock Hypothèse 2 : la hausse de la demande doit être durable (sinon, une hausse des prix est possible). Hypothèse 3 : les capacités de production doivent être totalement employées (mise en attente possible)  TUC = Taux d’utilisation des capacités (employées) : rarement > 80% Hypothèse 4 : biens de production nécessairement accessibles Hypothèse 5 : capacités de financement nécessaires. Résultat ? Réalité conforme aux études, mais mouvements pas forcément de la même ampleur  Nouvelles hypothèses : l’investissement a deux buts : faire croître au remplacer. Hypothèse 6 : Prise en compte de la durée de vie des équipements (usure / obsolescence) : à certaines périodes, il s’agit quasi uniquement de remplacer. Donc, en cas de prise en compte de la durée de vie, une stagnation des capacités peut également se traduire par un investissement positif, donc par une hausse de la demande. De la même façon, une baisse des capacités de production peut se traduire par un investissement nul (on compte sur l’usure naturelle du bien). Hypothèse 7 : prise en compte des frais de l’investissement et des délais : frais d’installation du matériel, frais de formation, délais de formation, délais de mise à plein régime du matériel, etc.

alors effet pervers. Donc. pas d’autres placements réalisés.lien entre rentabilité du capital et investissement (lien négatif) : productivité marginale décroissante (plus j’investis. L’investissement est donc facilement déterminable.lien entre rentabilité du capital et taux d’investissement (lien positif) : si la rentabilité du capital est forte. car on aura les moyens de rembourses AU TOTAL  lien négatif entre taux d’intérêt et investissement.  Quel est le lien entre taux d’intérêt et investissement ? Deux étapes : . mais si méfiance. c’est la rentabilité du fonds propre (ce qui rapporte en fonction de l’investissement). (15 à 20 %) . c’est à dire un effet de massue.) . une variabilité des taux) ou par crédit inter-entreprise (délai de paiement de client à fournisseur par exemple). En fait.La hausse de la demande peut aussi être ponctuelle. par exemple billets de trésorerie) ou par crédit bancaire (intermédié. mises en conformité avec des investissements. plus la production nouvelle est faible) . retard (effets de Brown ou Duisenberry). dividende à payer si réussite. le taux d’intérêt a baissé. en en créant si la demande baisse. Pourquoi ? . c’est que plus l’entreprise s’endette. ou financement par endettement : o accumulation de capital préalable par autofinancement : pas de contrainte de remboursement et pas de dépendance. etc. o financement par endettement : de marché (direct. rôle des anticipations. et en les utilisant si la demande augmente. Modalités de financement : autofinancement. hausse du capital social. alors on accepte un taux d’intérêt fort. ou de baisse de l’inflation. on peut avoir un endettement massif. . le cas en général pour les PME. mais pas l’investissement. Ce coût peut être égal au taux d’intérêt si l’investissement a été effectué grâce à un emprunt. L’entreprise peut aussi décider de laisser des capacités vacantes (TUC diminue) pour faire face rapidement en cas de hausse. mais pas de dividendes. ça ne fonctionne pas toujours : sur les 10 dernières années. comme dans les années 1980). etc.Effet de levier : ce qui intéresse les actionnaires. Ce qu’on constate. C’est ça l’effet de levier. Le coût de l’opportunité d’un investissement est le coût d’un renoncement (à un placement par exemple). rien à payer si échec.  Comment mesure-t-on le rendement de l’investissement ? On compare les recette complémentaires avant et après l’investissement. o hausse du capital social (soit par émission d’actions ou par émission de parts sociales)  pas de remboursement de fonds. Comment cela influe-t-il sur le volume de l’investissement ? .certains investissements sont contraints. ce qui peut poser des problèmes avec une dépendance. Lien avec la rentabilité et le taux d’intérêts La rentabilité (ce qu’il rapporte moins le coût = rendement anticipé) de l’investissement peut être pris en compte. L’entreprise donc jouer sur les stocks. plus la rentabilité des fonds propres est grande.effet de levier et Q de Tobin (autres déterminants). ceux de renouvellement. car attractivité nécessaire et retour sur investissement requis le plus rapidement possible (il faut que ce soit attractif à court terme).il y a d’autres déterminants (effet d’accélérateur. C’est le cas dans lequel le taux d’intérêt est inférieur à la rentabilité de l’investissement. les effets en chaîne. Sinon (cas de remontée des taux. délais + ponctualité = inertie.

. mais j’achète des actions en bourse.Incertitude liée aux coûts de financement.Réactions des entreprises concurrentes . diffuser des informations (entreprises de rating comme Dun & Bradstreet). La conjoncture boursière influe sur les entreprises. il y a deux façons : . ©Sauget 2002-2003 . alors le prix du capital existant est inférieur à celui du capital neuf. alors j’achète des actions. cela aura un effet boule de neige). rôle des anticipations L’investissement est une dépense qui rapporte sur le long terme  la décision d’investir dépend des prévisions ou de l’état de confiance des entrepreneurs.Incertitude liée aux coûts de production (chauffage par exemple) .- Q de Tobin (prix Nobel 1981) : il y a deux possibilités de hausse d’une production : des biens de production neufs ou d’occasion (en rachetant une entreprise existante par exemple). Si Q < 1.rôle des faits actuels dans les développements futurs . Comment gérer l’incertitude ? Selon la macroéconomie keynésienne. comportement préventif face à certaines crises (décourager spéculation). alors j’investis. soit grâce à un investissement public (la recherche de rentabilité étant mise alors au second plan). mais aussi économique [obsolescence]. Solution pour corriger les incertitudes ? Un certain nombre d’organisations (parapubliques ou privées) sont là pour prévoir une conjoncture. Si Q > 1. Et cela fonctionne ! L’investissement comme pari sur l’avenir. Si la conjoncture boursière est favorable. On peut constater que les prévisions sont généralement précaires sur le long terme : .Taux d’intérêt nominal allégé par une inflation forte (en rapport au taux d’intérêt réel). d’où l’importance de la durée de vie économique). donc je n’investis pas. alors les actions deviennent chères et j’investis. On prévoit d’avantage en fonction de la réaction des autres que de l’état réel de la conjoncture (à cela sont dus les phénomènes de bulles.degré de confiance dans la précision (dépend du climat des affaires.Incertitude liée au perspectives de vente . Q = prix du capital existant / prix du capital neuf. Si elle est défavorable. car si une personne influente vend. alors le prix du capital existant est supérieur au prix du capital neuf.Incertitude liée à la durée de vie de l’équipement (pas seulement physique. de la psychologie des entrepreneurs). . soit en limitant l’accès au marché.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful