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PRATIQUE

DE LA
REASSURANCE VIE

MM. - Joseph Luc FOADING


Directeur des Opérations Vie

- Zakaye DJIBO
Souscripteur Vie

- Jabbar SOUMAHORO
Actuaire

- Messan K. HUKPORTIE
Chef service vérification et statistiques

CICA-RE – B.P. 12410 – LOME (Togo) Tél. (228) 22 23 62 62 – Fax : (228) 22 61 35 94 – E-mail : cica-re@cica-re.com / Juin 2016 / Dakar
SOMMAIRE
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INTRODUCTION

I- CONCEPTS DE BASE

I-1 DEFINITION ET OBJET DE LA REASSURANCE


I-2 LES DIFFERENTS TYPES DE REASSURANCE
I-3 LES FORMES DE CESSION DE PRIMES EN REASSURANCE VIE
I-3.1 REASSURANCE PROPORTIONNELLE
I-3.2 REASSURANCE NON PROPORTIONNELLE
I-3.3 EXEMPLE DE COTATION D’UN TRAITE XS PAR TETE

I-4 DIFFERENTS MODES DE CESSION DE RISQUE EN REASSURANCE

II- LE TRAITE DE REASSURANCE


II-1 PRÉSENTATION
II-2 PRINCIPALES DISPOSITIONS D’UN TRAITE DE REASSURANCE VIE

II-3 BORDEREAUX ET COMPTES DE REASSURANCE VIE


II-3.1 BORDEREAUX DE REASSURANCE
II-3.2 COMPTES DE REASSURANCE

II-4 LES DIFFERENTS TYPES DE COMPTABILISATION


II-3.1 LES MOUVEMENTS DE PORTEFEUILLE
II-3.2 DESCRIPTION DES TYPES DE COMPTABILISATION

II-5 EXEMPLES DE TRAITES DE REASSURANCE VIE

II-6 LE PLAN DE REASSURANCE

III- CAS PRATIQUES

IV- COMPTABILISATION DES ECRITURES DE REASSURANCE

I.1- INTRODUCTION
I.2- RAPPEL DES PRINCIPES D’UNE BONNE CODIFICATION COMPTABLE
I.3- COMPTABILISATION DE LA REASSURANCE

V- ANNEXES

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INTRODUCTION

A côté de sa mission première, le réassureur professionnel se doit d’apporter une assistante


technique aux compagnies d’assurances. Afin de jouer pleinement ce rôle, la CICA-RE a
développé depuis sa création une politique d’assistance multiforme au profit de ses partenaires.

Le présent séminaire s’inscrit naturellement dans le cadre de cette politique d’assistance. Il porte
sur la pratique de la réassurance vie. Un thème d’une importance capitale pour les assureurs. En
effet la réassurance étant d’une manière générale l’assurance de l’assureur, elle permet à celui-ci
de pratiquer ses opérations dans la quiétude en diminuant l’aléa dans ses résultats techniques
d’exploitation, limitant ainsi son risque de perte.

Nous avons volontairement choisi de traiter uniquement « la réassurance vie » pour souligner ses
aspects spécifiques qui sont très souvent ignorés dans les ouvrages ou séminaires portant sur la
réassurance en générale.

Les concepts fondamentaux de base de la réassurance vie feront l’objet de la première partie de
notre intervention.

La deuxième partie est la composante principale du séminaire. Elle présente dans un premier
temps le traité de réassurance, document contractuel qui concrétise l’accord entre la compagnie
d’assurance vie et ses réassureurs. Ensuite elle décrit de façon pratique les tâches à accomplir par
le service de réassurance d’une compagnie d’assurance vie pour une gestion rationnelle de sa
réassurance. Nous mettrons un accent sur les types de comptabilisation et le plan de réassurance
d’une compagnie.

Pour mettre en pratique les différents concepts développés, la troisième partie du séminaire
porte sur des cas pratiques de confection de bordereaux et de comptes de réassurance.

La quatrième et dernière partie du séminaire traite de la comptabilisation des écritures de


réassurance.

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I - CONCEPTS DE BASE

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I.1 DEFINITION ET OBJET DE LA REASSURANCE

La réassurance consiste pour une compagnie d'assurance, dénommée la cédante, à transférer tout
ou partie des risques souscrits initialement pour son propre compte à une société de réassurance,
dénommée le cessionnaire.

L'objet de la réassurance est la diminution des aléas dans les résultats de la cédante, et la
limitation de son risque de perte car les événements prévus ne se réalisent pas toujours selon les
lois établies, et l'assureur reste donc exposé aux variations dues au hasard.

En plus de cet objet principal de la réassurance, d'autres motivations, non moins importantes,
justifient l'opération de réassurance :

- l'augmentation de la capacité de souscription : la réassurance permet à l'assureur de


souscrire des risques aux montants supérieurs à sa capacité propre ;

- le financement des activités de la cédante : du fait des avances sur sinistre et des dépôts
constitués, la réassurance contribue à renforcer la trésorerie de la cédante ;

- l’homogénéisation du portefeuille de la cédante : la cession en réassurance sur les


capitaux importants permet de ramener la part conservée par la cédante au même niveau
que l’ensemble des autres souscriptions ;

- la dispersion : la réassurance, du fait de son activité internationale permet la répartition


des risques ;

- la sécurité : sur le plan commercial, la réassurance a l’avantage sur la coassurance d’être


invisible aux yeux du client et de ne pas poser de problème de concurrence ;

- l’assistance technique offerte aux cédantes par le réassureur : le réassureur de par sa


position est à la fois à l’écoute de toutes les cédantes d’un même marché et des cédantes
de plusieurs marchés. Il a donc une bonne expérience des différents marchés lui
permettant de conseiller efficacement ses cédantes.

Concernant ce dernier point, à la CICA-RE nous avons tenu à mettre un accent particulier sur
l’assistance que nous apportons à nos cédantes. Cela va de la confection des dossiers d’agrément
de société d’assurance en création, à la mise à disposition des cédantes de logiciels vie, de l’audit
des provisions mathématiques, de la tarification médicale pour la sélection des risques, de l’aide
au lancement de nouveaux produits (établissement conditions générales, notes techniques et
tarifs), de la formation technico-commercial des cadres d’assurances.

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I.2. LES DIFFERENTS TYPES DE REASSURANCE

Lorsqu’une compagnie d’assurance décide de se réassurer, elle a le choix entre deux types de
réassurance qui sont la réassurance proportionnelle et la réassurance non-proportionnelle.

I.2.1 - LA REASSURANCE PROPORTIONNELLE

En réassurance proportionnelle, le réassureur reçoit une proportion de la prime et s'engage à


participer pour cette même proportion au paiement de la prestation garantie en cas de réalisation
du risque. Il existe deux formes de réassurance proportionnelle :

a) la Quote-Part :
La totalité des affaires entrant dans le champ d'application de la réassurance est cédée par
l'assureur au réassureur selon la quote-part fixée (dit taux de cession) et dans la limite de
l’engagement maximum du réassureur défini. Le réassureur participe aux paiements des
capitaux garantis dans la même quotité en cas de réalisation des risques couverts.

b) l'Excédent de Plein :
Dans ce type de réassurance, la cédante définit un montant appelé « Plein de conservation » ou
« Rétention » qui correspond à son engagement sur chaque affaire. Tous les assurés dont les
capitaux garantis cumulés dépassent ce « Plein de conservation » sont cédés en Réassurance
pour la part du capital assuré dépassant ce plein. La part cédée en réassurance s'appelle
l'Excédent de Plein. L’engagement maximum du réassureur est en général égal à un multiple du
plein de conservation. La somme du plein de conservation et de l’engagement maximum du
réassureur donne le « Plein de souscription »

I.2.2 - LA REASSURANCE NON-PROPORTIONNELLE

En réassurance non-proportionnelle, le réassureur s'engage à prendre en charge la part des


sinistres au-delà d'un seuil à la charge de la cédante appelé « Priorité » ou « Franchise ». Ici, la
prime de réassurance n'a pas de rapport avec la prime perçue par la cédante sur chaque police.
On distingue trois types de couverture non-proportionnelle :

a) L'Excédent de Sinistre ou XS par tête


Dans ce type de réassurance, l'assureur détermine son engagement sur tout sinistre frappant une
tête assurée, appelé "Franchise" ou "Priorité".
Le réassureur intervient pour la part de tout sinistre par tête dépassant cette franchise ou priorité,
et qui est appelée Portée par tête.

b) L'Excédent de Sinistre Catastrophique ou XS Catastrophe


Ce type de réassurance couvre les événements, qui sont définis comme des sinistres entraînant un
nombre déterminé de victimes décédées ou invalides (en général un minimum de 3 victimes).
L'intervention du réassureur se situe au-delà d'une priorité ou franchise par événement.
c) L’Excédent de Perte ou Stop-Loss (SL)
Dans ce type de réassurance, l'assureur détermine sa conservation en fonction d'un rapport
sinistres sur primes de l'année considérée, qui constitue sa priorité ou franchise (exprimée donc
en pourcentage). Cette couverture qui vise particulièrement la limitation des pertes annuelles de
la cédante est rarement utilisée en Vie. L'intervention du réassureur se situe au-delà de cette
franchise jusqu'à un niveau de rapport sinistres sur primes prédéterminé : c'est la portée
(exprimée également en pourcentage).

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I.3 - LES FORMES DE CESSION DE PRIMES EN REASSURANCE-VIE

I.3.1 - REASSURANCE PROPORTIONNELLE

En réassurance proportionnelle (Quote-Part et Excédent de Pleins) la cession des primes se fait


principalement sous deux formes :

- la réassurance à la prime originale ou à la prime commerciale ;


- la réassurance à la prime de risque.

a) La Réassurance à la prime originale ou à la prime commerciale

Dans la réassurance à la prime originale ou commerciale, l'assureur et le réassureur se partagent


la prime originale versée par l'assuré en couverture des risques prédéfinis selon la répartition
(quote-part ou excédent de pleins) prévue. Ils se répartissent également sur les mêmes bases tous
les règlements qui seront effectués en cas de réalisation d’un risque couvert (capitaux échus,
rachats, sinistres, etc...). Le taux de répartition initiale est conservé pendant toute la durée du
contrat.

Cette forme de réassurance est la manière la plus simple de réaliser la division des risques (le
partage du sort) puisque tous les éléments du contrat (primes et prestations) sont partagés entre la
cédante et le réassureur y compris les frais généraux inclus dans les primes, lesquels frais font
l'objet d'un remboursement à l'assureur sous forme de commissions.

Exemple :

a) Un contrat Temporaire-Décès sur la tête d'un Assuré âgé de 45 ans, pour une durée de 10 ans.
Capital = 10 000 000. La prime annuelle est de 91 274 FCFA.

. Cas d'une Quote-Part de 70 % à la prime originale

- Cession aux réassureurs : 70 %


- Conservation cédante : 30 %.

. La prime annuelle cédée sera de 91 274 x 70 % = 63 892


. La prime annuelle conservée par la cédante sera de : 91 274 x 30 % = 27 382.

Ce contrat est frappé d'un sinistre en 8ème année du contrat, d'un montant à payer de
10 000 000 FCFA.

. Le réassureur paiera 10 000 000 x 70 % = 7000 000


. La cédante paiera 10 000 000 x 30 % = 3000 000.

. Cas d'un Excédent de Pleins à la prime originale :

Avec le même contrat, couvert par un Excédent de Pleins aux caractéristiques suivantes :
. le plein de la conservation de l'Assureur est de 2000 000 CFA ;
. l’Excédent de Plein a une capacité de 10 pleins, soit 20 000 000.CFA

L'Excédent de Plein portera sur 8000 000 c'est-à-dire 10 000 000 de capital assuré moins
2000 000 de conservation qui rentre bien dans la limite de la couverture.
La prime annuelle cédée sera de :
7
8000 000
------------- x 91 274 = 73 019
10 000 000

La prime annuelle conservée sera de :

2000 000
-------------- x 91 274 = 28 255
10 000 000

Le contrat est frappé d'un sinistre en 8ème année, d'un montant de 10 000 000.

La Cédante paiera 2000 000, qui est sa rétention ;

Le Réassureur paiera 10 000 000 - 2000 000 de rétention = 8000 000.

b) Supposons le même contrat de capital 10.000.000 sur 10 ans, souscrit par l’assuré de 35 ans
en couverture de prêt bancaire et garantissant le solde restant dû. (taux d’intérêt du prêt 15%)
La Prime unique est de 467 351 FCFA

. Cas d'une Quote-Part de 70 % à la prime originale

- Cession aux réassureurs : 70 %


- Conservation cédante : 30 %.

. La prime unique cédée sera de 467 351 x 70 % = 327 146


. La prime unique conservée par la cédante sera de : 467 351 x 30 % = 140 205.

Ce contrat est frappé d'un sinistre en début de 8ème année du contrat. Le montant à payer égal
au solde restant dû à cette date est 4 654 073 FCFA

. Le réassureur paiera 4 654 073 x 70 % = 3 257 851


. La cédante paiera 4 654 073 x 30 % = 1 396 222

. Cas d'un Excédent de Pleins à la prime originale :

Avec le même contrat, couvert par un Excédent de Pleins aux caractéristiques suivantes :
. le plein de la conservation de l'Assureur est de 2000 000 CFA ;
. l’Excédent de Plein a une capacité de 10 pleins, soit 20 000 000.CFA

L'Excédent de Plein portera sur 8000 000 c'est-à-dire 10 000 000 de capital assuré moins
2000 000 de conservation qui rentre bien dans la limite de la couverture.

La prime unique cédée sera de :

8000 000
------------- x 467 351 = 373 881 soit 80%
10 000 000

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La prime unique conservée sera de :

2000 000
-------------- x 467 351 = 93 470 soit 20%
10 000 000

Le contrat est frappé d'un sinistre en début de 8ème année, d'un montant de 4 654 073 FCFA.

La Cédante paiera : 20% x 4 654 073 = 930 815, pour sa rétention ;

Le Réassureur paiera : 80% x 4 654 073 = 3 723 258 pour sa participation.

Remarques :

1) Les rapports entre la prime cédée en réassurance et la prime totale (80 %) et celui entre la
prime conservée par la cédante et la prime totale (20 %) s'appliquent au sinistre pour déterminer
la charge de sinistres supportée respectivement par le réassureur et la cédante.

2) La périodicité de la prime cédée est nécessairement identique à celle de la prime originale

b) La Réassurance à la Prime de Risque :

Dans ce type de couverture, la réassurance porte sur le capital sous risque :

Notion de capital sous risque :

Lorsque l’assuré décède, l’assureur paye les prestations prévues. Ce paiement met fin au contrat
et la provision mathématique constituée devient disponible. Tout se passe alors comme si la
charge réelle de sinistre pour l’assureur est égale à la différence entre le capital garanti et la
provision mathématique. Cette différence entre le capital initial assuré et la provision
mathématique du contrat au 31 décembre de l'exercice précédent l’année de réassurance est dite
« capital sous risque ».

L'engagement annuel du réassureur est égal au capital sous risque ainsi déterminé, diminué de la
conservation de l'assureur.

La prime cédée au réassureur est égale au capital sous risque cédé multiplié par le taux de prime
du tarif, correspondant à l'âge atteint par l'assuré en début d'année. La prime cédée est toujours
annuelle.

Il est important de noter qu’en réassurance à la prime de risque :

- le réassureur ne participe pas à la constitution des provisions mathématiques parce que la


prime qu'il reçoit correspond exactement au risque de décès garanti. Seule une provision
pour risque en cours peut être mise à sa charge.

- L'avantage pour la cédante est de garder toute la gestion financière des provisions
mathématiques.

- Cette forme de réassurance ne comporte habituellement pas de commissions.

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- La périodicité de la prime cédée n’est pas forcément identique à celle de la prime directe

Exemple de capital sous risque dans un Contrat Mixte :

. Durée : 5 ans
. Age de l'Assuré : 40 ans
. Capital assuré : 10 000 000
. Conservation : 5 000 000

Année Age PM Capital sous risque Capital réassuré Prime cédée


1 40 0 10 000 000 5 000 000 18 359
2 41 1 852 819 8 147 181 3 147 181 12 610
3 42 3 775 163 6 224 837 1 224 837 5 329
4 43 5 770 965 4 229 035 0 0
5 44 7 844 380 2 155 620 0 0

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I.3.2 - REASSURANCE NON PROPORTIONNELLE
Ici, les primes cédées ne seront pas calculées affaire par affaire. Elles seront calculées à partir
d’un taux de prime défini et fonction de la sinistralité moyenne observée sur le portefeuille
réassuré ou sur un portefeuille semblable, ou à partir du profil du portefeuille.
Dans la pratique il est indiqué un montant de prime dite prime provisionnelle et minimum que
l’assureur devra payer en une ou plusieurs tranches avant la fin de l’année de réassurance. En fin
d’année on procède à un ajustement en fonction du taux de prime (fixe ou variable).
L’ajustement consiste à appliquer le taux de prime à l’assiette de primes (définie au traité) des
affaires réassurées. Si le montant ainsi obtenu est supérieur à la prime provisionnelle, l’assureur
complète la prime provisionnelle déjà payée en cours d’année. Dans le cas contraire, la prime
provisionnelle reste acquise au réassureur.

Exemple de réassurance en excédent de sinistre par tête


Soit un excédent de sinistre ayant une franchise ou priorité de 10 000 000 FCFA et une portée
de 90 000 000 FCFA , soit en écriture abrégée : 90 000 000 XS 10 000 000
Le taux de prime est de 10 % des prime émises avec une prime provisionnelle minimum de
50 000 000 FCFA payable en deux tranches le 1er Janvier et le 1er Juillet. Donc en cours d’année
de réassurance et au plus tard le 1er juillet, l’assureur devra avoir payé 50 000 000 FCFA au
réassureur.
Si en fin d’année l’assiette de prime s’élève à 600 000 000 FCFA, l’ajustement donnera une
prime dite d’ajustement et de montant égal à 10% x 600 000 000 - 50 000 000 = 10 000 000
que l’assureur devra reverser au réassureur.

Si en fin d’année l’assiette de prime avait été de 450 000 000 FCFA, il n’y aurait pas
d’ajustement à faire et les 50 000 000 FCFA déjà payés en cours d’année resteraient acquises au
réassureur.

Si en cours d’année, l’assuré d’un contrat temporaire décès de capital 45 000 000 FCFA
décède, le réassureur prendra en charge 35 000 000 FCFA et la cédante paiera 10 000 000 FCFA.

Exemple de réassurance en excédent de sinistre par événement catastrophique


L’excédent de sinistre par événement protège généralement la rétention de la cédante.
Si par exemple la rétention de la cédante est de 10 000 000 FCFA par tête assurée, on pourra
mettre en place un XS catastrophe intervenant après un minimum de 3 têtes décédées, soit une
couverture 500 000 000 XS 30 000 000.
Le calcul de la prime cédée est le même que celui d’un XS par tête (à taux de prime fixe).
Par contre l’application de la réassurance se fera en cas d’événement ayant provoqué la mort
d’au moins 3 personnes. Par exemple soit un même accident occasionnant le décès de 5 assurés
ayant chacun un capital garanti de 15 000 000 FCFA : sur chaque tête assurée décédée, la
cédante prendra à sa charge 10 000 000, soit une charge totale de 50 000 000 qu’elle partagera
par la suite avec le réassureur de l’XS par événement. En fin de compte la cédante conservera 30
000 000 et le réassureur prendra 20 000 000.

NB : On notera qu’en réassurance non proportionnelle, le partage entre cédante et réassureur se


fait uniquement sur la base du sinistre et non sur la base des capitaux garantis comme en
réassurance proportionnelle.

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I.3.3 EXEMPLE DE COTATION D’UN TRAITE EXCEDENT DE SINISTRE PAR TETE

a. Description de la méthode d’exposition au risque : le profil de portefeuille

Elle consiste à calculer le taux de prime d’un traité, en partant du profil du portefeuille et des
caractéristiques du traité.
Elle est très utilisée en assurance vie pour la cotation des traités, quel que soit leur type et quelle
que soit la sinistralité observée sur le portefeuille de la cédante.

Informations attendues de la cédante


 Le profil de risque par police ou par tranche (ensemble des capitaux garantis et des
primes collectées par police ou par tranche, avec éventuellement le nombre de polices
dans la tranche)
 Les éventuels changements de tarifs
 Le volume de prime estimé de l’année à coter
 Changements éventuels dans la composition du portefeuille
 Changements éventuels des caractéristiques du traité notamment ses bornes
 Le plan de réassurance à appliquer.

Conditions requises pour l’application de la méthode


 Le portefeuille devra, pour l’année à coter, se révéler de structure similaire à celle de
celui servant à la tarification, ce qui suppose une stabilité relative du portefeuille dans la
période sous revue
 Le traité doit couvrir un seul risque.

Déroulement de la méthode

On calcule :
 Le capital moyen assuré par police
 Le capital moyen réassuré d’après les bornes du traité (as if)
 La prime de réassurance (par le taux de cession)
 Le total des primes de réassurance.
Le taux pur du traité est alors donné par :

Total des primes de réassurance /


Total des primes d’assurance
------------------------------------------
Taux pur moyen global de l’XS

Ce taux pur appliqué à un certain pourcentage (entre 80 % et 90 %) du total des primes


attendues de l’exercice donne sa PMD.

Application (Voir feuille Excel)

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I.4 DIFFERENTS MODES DE CESSION DE RISQUE EN REASSURANCE

Les différents types de réassurance décrits ci-dessus peuvent se faire sous trois modes :

a) Les Cessions Obligatoire-Obligatoire :

La compagnie d'assurance est obligée d'effectuer les cessions de toutes les affaires entrant dans
le champ d’application de la réassurance, et le réassureur est obligé de les accepter.

b) Les Cessions Facultative – Obligatoire

La compagnie d'assurance a le choix de céder des polices au réassureur de son choix, mais celui-
ci est obligé d'accepter cette cession dès le moment où elle rentre dans le champ d’application de
la réassurance. Ce mode de cession est rare en réassurance vie

c) Les Cessions Facultative-Facultative

La compagnie d'assurance et le réassureur ne sont pas liés par une obligation quelconque. La
compagnie d'assurance a la possibilité de proposer la cession au réassureur de son choix, et celui-
ci est libre d'accepter ou de refuser cette cession.

Ce mode de cession dit également « facultatif » est très courant en réassurance vie car les
cessions obligatoires sont toujours limitées.

d) Les Cessions Légales

Sans être véritablement un mode de cession, les cessions légales sont des cessions obligatoires
définies par une législation nationale ou sous-régionale et commandant aux compagnies de céder
obligatoirement des affaires à un ou plusieurs réassureurs bénéficiaires.

On distingue :

- Les cessions légales au premier franc,


- Les cessions légales sur traité.

1- Les cessions légales au premier franc

Ici, les cessions portent sur les primes originales émises par les compagnies concernées. Elles
font donc obligation à toutes ces compagnies de céder une partie de toutes les affaires souscrites
dans une branche donnée, à un réassureur défini. Elles sont au premier franc car elles portent
directement sur la totalité des primes à l’origine. Ainsi la prime cédée au réassureur indiqué,
pour chaque branche, sera simplement égale à une quote part de la prime totale émise dans cette
branche pour une période donnée.

Exemple : V o i r A r t . 2 6 - 2 - 2 d e l ’ a c c o r d p o r t a n t c r é a t i o n d e l a C I C A -
RE.
« chaque Etat Membre garantit qu’il sera offert à la Compagnie, à
compter de l’entrée en vigueur du présent accord :

13
- Par toutes les Compagnies étrangères opérant sur son
territoire, sous quelques formes que ce soit, 5% des primes
directes afférentes à toutes les branches, à l’exception de la
branche Automobile ; »

2- Les cessions légales sur traité

Ici, il est fait obligation aux compagnies concernées, de céder obligatoirement une part sur leurs
traités au réassureur indiqué. C’est le cas de la CICA-RE dans les pays membres. Suivant cette
disposition, toute compagnie d’assurance opérant dans un pays membre de la CICA-RE a
l’obligation de céder au moins 15% de part sur tous ses traités de réassurance à la CICA-RE.

Voir Art. 26-2-1 de l’accord portant création de la CICA -RE.

« chaque Etat Membre garantit qu’il sera offert à la Compagnie, à


compter de l’entrée en vigueur du prése nt accord :

- Par tous les Organismes d’Assurance et de Réassurance de


Droit National opérant sur son territoire, sauf ceux
pratiquant à titre exclusif des opérations de Réassurance,
15% de tous les traités de Réassurance souscrits par ces
organismes ; »

Remarque : La domiciliation

La dernière modification apportée à l’Art 308 du Code CIMA, interdit aux compagnies de la zone de faire des
cessions en réassurance à l’étranger sur certaines branches dont la branche 20 (Vie, Décès). (L’Art. 804 énumère les
entreprises de réassurance habilitées à exercer dans les Etats Membres de la CIMA).

Cette décision prend effet le premier jour du mois suivant sa date de publication. (Décision du 08 avril 2016).

14
II- LE TRAITE DE REASSURANCE

15
II.1 PRESENTATION

Le Traité de Réassurance est un contrat par lequel un assureur et un réassureur s’engagent


mutuellement.

Il porte sur les différentes modalités de l’échange d’affaires. Il est établi en deux exemplaires et
est signé par les deux parties, de même que toutes les modifications qui portent le nom d’avenant
au Traité.

Il est généralement conclu entre une Cédante et plusieurs Réassureurs et est établi par l’un des
Réassureurs appelé le Leader ou l’Apériteur.

Le Traité consiste à la manière d’une police collective en assurance directe, à disperser le risque
entre plusieurs Réassureurs, indépendants les uns des autres mais liés, chacun individuellement
sur le plan technique à la Cédante, par des clauses contractuelles identiques.

La mise en place d’un traité de réassurance nécessite avant tout de connaître les capacités des
différentes parties :

- La cédante, en fonction du profil de son portefeuille, des segments de marché qu’elle


exploite ou souhaite développer, de ses capacités financières et de ses objectifs de
rentabilité va définir son plein de conservation ou sa rétention qui est la part du risque
souscrit qu’elle gardera pour propre compte.
- Avec son réassureur leader, la Cédante négociera des capacités de réassurance.

Le plein de souscription sera donc égal au plein de conservation, plus les capacités de
réassurance.

II.2 PRINCIPALES DISPOSITIONS D’UN TRAITÉ DE RÉASSURANCE VIE

Dans la pratique, un Traité se compose de deux parties distinctes : d’une part les Conditions
Générales, et d’autre part les Conditions Particulières.

Les Conditions Générales sont formulées par articles, de même que les Conditions Particulières
qui peuvent figurer en annexe et dans ce cas, reprendre certains des numéros d’articles
mentionnés par les Conditions Générales.

16
II.2.1 - LES CONDITIONS GENERALES

Les Conditions Générales définissent le cadre général du Traité. Leur contenu indique les
obligations de chaque partie au contrat.

Parmi les obligations des parties, certaines sont de caractère si habituel que, même omises dans
le texte des Conditions Générales, elles sont considérées comme énoncées. Elles sont dites
Clauses de Style et sont au nombre de quatre :

- le partage du sort,

- le droit de regard,

- les clauses d’arbitrage,

- les clauses exceptionnelles de résiliation.

Les autres éléments figurant dans les Conditions Générales sont décrits plus en détail dans les
Conditions Particulières : la nature des affaires entrant dans le champ d’application du Traité, le
type de Réassurance, l’effet du Traité etc….

II.2.1.1- LE PARTAGE DU SORT

Formulé ou non dans le texte du Traité, le principe du partage du sort ou de l’«Identité » de


fortune de l’Assureur et du Réassureur est le fondement du Traité de Réassurance.

C’est une question importante et délicate. Il semble au premier abord tout à fait normal que le
Réassureur et sa Cédante suivent, en tout point et en toutes circonstances le même sort. Mais on
s’aperçoit vite que ce n’est pas le cas en tout point dans la pratique.

Examinons quelques aspects du « sort commun » :

1- La Prime

Le Réassureur reçoit rarement l’intégralité de la prime correspondant à sa quote-part. La prime


suivant la voie normale de la Réassurance est nette de divers chargements (Coût de police et
accessoires divers) qui restent acquis à l’Assureur seul. L’importance de ces distractions peut
être considérable et cela d’autant plus que la part cédée au Réassureur est élevée.

Si nous prenons l’exemple d’un Assureur qui se réassure en quote-part à 80%. Le coût de police
et les accessoires divers représentant 15% de chaque Prime totale hors taxes. La commission de
réassurance est de 20%. Que se passe-t-il en réalité ?

-a) Le Réassureur perçoit au net :

0,80 X 0,85 X 0,80 = 0,544


La quote-part prime totale hors taxes Cotisation nette
nette de chargements de commissions

Soit 54,4% des primes totales hors taxes, pour faire face à 80% des sinistres.
17
Le rapport de couverture du Réassureur donne : 54,4 sur 80 soit 0,68.

-b) L’Assureur par contre retient 1-0,544 = 0,456 ou 45,6% des primes hors taxes pour payer
20% des sinistres et couvrir ses frais généraux, qui sont de l’ordre de 12% des cotisations totales.

Il lui reste ainsi 33,6% de primes pour 20% des sinistres, soit un rapport de couverture de 33,6
sur 20, soit 1,68.
Il n’y a donc pas, sur ce point des primes, partage intégral du sort entre l’Assureur et le
Réassureur.

2- Les Sinistres

Ici il y a bien partage de sort, et nul n’en doute. Le sinistre est reparti entre Assureur et
Réassureur proportionnellement à la rétention de l’un et à l’acceptation de l’autre.

Pour notre exemple ci-dessus, en cas d’un sinistre d’un montant S donné, l’Assureur prendra à sa
charge 20% et le Réassureur 80%.

En résumé, le réassureur suit la fortune de l’Assureur principalement en cas de sinistres sur les
affaires qui le concernent. Cependant, si l’Assureur a une très grande marge de manœuvre dans
sa façon de contrôler ou de régler les sinistres (par exemple), le Réassureur n’est pas engagé sur
les négligences répétées de l’Assureur, ou les libéralités dans le règlement des sinistres.

II.2.1.2- LE DROIT DE REGARD DU REASSUREUR

Le Réassureur s’engage en faisant très largement confiance à sa Cédante, en lui laissant toutes
les initiatives et en la suivant aveuglement.

Mais cela exige que de son côté la Cédante travaille en parfaite loyauté, et notamment qu’elle
accepte sans élever de difficultés que le Réassureur puisse examiner dans ses livres, la bonne
application du Traité et la bonne représentation des éléments chiffrés, correspondant aux risques
couverts, mais aussi, au niveau des relations entre l’Assureur et l’Assuré dans l’application
d’une tarification correcte et en cas de sinistre, la validité du montant versé. Ce droit de regard
est surtout dicté par le partage du sort du Réassureur.

II.2.1.3- ARBITRAGE

La clause d’arbitrage est fondamentale. Elle exprime un caractère spécifique de la Réassurance.

Internationale, la Réassurance rencontrerait des difficultés énormes si les différends entre


Cédante et Réassureur étaient du domaine des tribunaux ordinaires :

Quel serait le tribunal compétent et quelle serait la loi retenue ?

- celui du pays de la Cédante,


- celui du pays du Réassureur,
- celui du pays d’origine des affaires.

Le Traité de Réassurance est fondé sur la confiance et contracté entre gens d’une « même
famille ». Les uns comme les autres répugnent à exposer leurs différends au grand jour.

18
En conséquence, les clauses d’Arbitrage nécessaires, préconisent tout d’abord le règlement des
différends à l’amiable, par des compromis qui leur paraissent finalement plus avantageux que de
longs procès, et qu’ils sont seuls à connaître.

Un Réassureur qui perdrait un procès contre une Cédante perdrait du même coup la
considération des autres Cédantes du marché.

De même, la Cédante qui perdrait un procès contre un Réassureur verrait se rétrécir


dangereusement le cercle de ses Réassureurs et pourrait être pratiquement condamnée à
disparaître.

Par l’entente amiable, pas de bruit, pas de déshonneur. Dès lors que le différend n’est pas résolu
à l’amiable, les parties doivent cependant être départagées.

La spécificité du Traité de Réassurance, son internationalité, font que le jugement par les
tribunaux ordinaires se révèlerait trop délicat.

Dans de telle situation, la clause prévoit la formation d’un tribunal constitué de trois arbitres, un
représentant pour chaque partie, et un tiers nommé par les deux arbitres choisis par chaque
société. Ils doivent, en principe, avoir exercé une fonction de direction dans la profession.

Les délais de constitution du tribunal sont généralement fixés (2 ou 3 mois), ainsi que le lieu où
il siègera. Ce dernier point peut être important, en effet, le choix de la ville détermine la
réglementation du pays correspondant. La ville retenue est souvent celle où est domiciliée la
compagnie cédante.

Enfin il est recommandé aux arbitres de juger en toute équité, selon les usages plutôt qu’en droit
strict. Les parties s’engageant à exécuter la sentence sans faire appel.

II.2.1.4- LA RESILIATION SANS PREAVIS

Elle correspond à une dénonciation du Traité, suite à des modifications fondamentales


intervenues au niveau de l’autre partie, affaiblissant les garanties offertes par celle-ci, ou à un
événement remettant en cause le fonctionnement du Traité.

L’affaiblissement des garanties peut être dû à la faillite, à la liquidation volontaire ou forcée,


mais aussi à une diminution du capital de la société, à une cession de portefeuille, à une fusion
ou une mise sous contrôle d’une autre société, ou tout simplement à un manquement aux
obligations du Traité.

L’interruption des relations pendant un certain délai (souvent 60 jours), notamment suite, à la
guerre, à un blocus, à la révolution, font jouer la clause, de même que l’édition d’un texte légal
entravant le fonctionnement normal du Traité.

Dès que les conditions sont réunies pour que la clause joue, et que le Traité est résilié, il est
généralement prévu un Retrait des affaires. La date de Retrait est fixée à la date de résiliation, ou
souvent pour simplification, au 31 décembre précédent celle-ci. Les conditions de Retrait
peuvent être identiques à celles prévues, en cas de Résiliation normale, dans les conditions
particulières.

19
II.2.2- LES CONDITIONS PARTICULIERES

Les Conditions Particulières précisent de manière détaillée les dispositions des Conditions
Générales.

Elles décrivent :

- le type de Réassurance (nature du Traité),

- les caractéristiques des affaires couvertes par le Traité,

- les documents à fournir par la Cédante,

- les primes et commissions de réassurance

- la participation bénéficiaire si elle est prévue,

- les comptes à envoyer par la Cédante, les dépôts à constituer,

- l’effet du Traité,

- les conditions normales de résiliation

- et les autres particularités pouvant exister.

II.2.2.1- NATURE DE REASSURANCE ET CARACTERISTIQUES DES AFFAIRES

Traités Proportionnels (TP) Traités Non-Proportionnels (TNP)

- La nature de Réassurance indiquera, - La nature de Réassurance indiquera,


notamment, s’il s’agit d’une Quote Part notamment, s’il s’agit d’un Excédent de
Pure, d’un Excédent de Plein ou d’une Sinistre par Tête ou par Evènement, ou d’un
combinaison des deux (Quote Part et Excédent de Pertes Annuelles (Stop Loss).
Excédent de Plein).

- La participation du Réassureur dans le - Idem


Traité (Intérêt du Réassureur) devra y
figurer.

- Le champ d’application du Traité fixe la - Idem


nature des affaires réassurées ;
- La Territorialité précise la région - Idem
géographique de provenance des affaires
réassurées ;

- Les Garanties couvertes : citer - Idem


explicitement les risques couverts par le
Traité ( décès, IPT etc…)

20
II.2.2.2- L’ENGAGEMENT MAXIMUM ET LA RÉTENTION DE LA CÉDANTE

TP TNP
- L’Engagement Maximum correspond à la - La Portée correspond à la valeur supérieure
valeur supérieure du montant du capital du montant du sinistre pouvant être mis à la
assuré pouvant être mis à la charge du charge du Réassureur.
Réassureur.
- La Priorité ou Franchise représente le
- La Rétention ou Plein de conservation montant du sinistre restant à la charge de
représente le montant du capital assuré l’Assureur.
restant à la charge de l’Assureur

II.2.2.3- LES MODALITES DE CALCUL DE LA PRIME DE REASSURANCE

TP TNP

- Elles concernent principalement, le mode - Elles concernent principalement, la méthode


de cession des primes de réassurance. de calcul de la prime de réassurance.

Toutes les modalités de calcul des primes de Toutes les modalités de calcul des primes de
Réassurance doivent être précisées pour Réassurance doivent être précisées :
chaque garantie:
- Primes Provisionnelles Minimum ou
- réassurance à la prime originale, non
- Taux de prime fixe ou variable
- réassurance à la prime de risque avec - Assiette de primes utilisée
tarif.

II.2.2.4- LES COMMISSIONS

C’est la participation du réassureur aux frais de l’assureur, puisqu’il a dû rémunérer l’agent ou


l’intermédiaire qui lui a apporté l’affaire. La logique voudrait que cette commission soit
identique aux frais réellement engagés par la cédante mais les considérations commerciales font
que le réassureur accepte parfois de payer des commissions supérieures aux frais réels. Le
réassureur finance donc par là une partie des charges de production.

- Préciser la nature des commissions de - Habituellement Les Traités N.P. ne prévoient


réassurance par garantie (taux ou autre). pas de commissions proprement dites.
On notera que les cessions à la prime de Cependant, ils peuvent prévoir une forme de
risque ne prévoient pas généralement de ristourne à la Cédante pour absence de sinistre
commissions pour la garantie décès appelée No Claim Bonus et exprimée en
toutes causes. pourcentage de la prime définitive cédée en
réassurance.

21
II.2.2.5- LES DOCUMENTS

TP TNP

- Le Traité doit spécifier les différents - Le Traité doit spécifier les différents
documents techniques ou comptables que la documents techniques ou comptables que la
Cédante doit transmettre au Réassureur : Cédante doit transmettre au Réassureur :

- les bordereaux de cession des - les bordereaux de sinistres


affaires nouvelles - les formalités médicales
- les bordereaux de cession des d’acceptation
affaires renouvelées - les avis de sinistre
- les bordereaux des modifications - les comptes courants.
- les bordereaux de sinistres
- les formalités médicales
d’acceptation On notera que pour les traités non
- les avis de sinistre proportionnels, la cession ne se faisant pas
- les comptes courants. affaire par affaire, il n’y a pas de bordereau de
cession de primes.
Les documents à fournir par la Cédante
dépendront de la nature du Traité de
Réassurance.

Elle sera complète pour les Excédents de


Plein, et réduite en Quote Part, les contrôles
étant plus aisés.

II.2.2.6- LES COMPTES

TP TNP
- Les modalités d’enregistrement des - Les enregistrements des écritures se font
écritures (comptabilisation par exercice de principalement par exercice de survenance
souscription, comptabilisation par exercice (comptabilisation par exercice de
comptable ou comptabilisation par exercice survenance). Les modalités de règlement des
de survenance) et de règlement des soldes soldes doivent être spécifiées dans le Traité.
doivent être spécifiées dans le Traité.
- Le compte courant est un compte
- La tenue d’un compte courant, à charge de d’ajustement annuel. Il est réglementé par ses
la Cédante est réglementée par sa périodicité, délais d’envoi, de vérification, de règlement
ses délais d’envoi, de vérification, de de solde, par l’indication des taux d’intérêt sur
règlement de solde, par l’indication des taux solde technique ou financier, et du tiers
d’intérêt sur solde technique ou financier, et éventuel.
du tiers éventuel.
- Les particularités liées aux appels au
- Les particularités liées aux appels au comptant ou aux paiements au comptant, pour
comptant, pour certains sinistres devront être certains sinistres, les paiements des primes
spécifiées. provisionnelles devront être spécifiées.

- L’exercice de Réassurance se confond avec -Idem


l’année civile.

22
II.2.2.7- LES DÉPÔTS

L’Assureur est seul garant des intérêts de l’Assuré, mais se garantit en demandant au Réassureur
de déposer tout ou partie des Provisions, montant qui d’autre part figurera dans les comptes :

TP TNP
- provisions pour Sinistres à Payer - provisions pour Sinistres à Payer

- provisions pour risque en cours - provisions pour sinistres survenus


non encore connus
- provisions mathématiques

- provision pour sinistres survenus non


encore connus

Le Traité devra indiquer le type de dépôt (espèces, titres, ou autre) par nature de provision.

Dans le cas de dépôts espèces, la Cédante retient chez elle, ou se fait verser par le Réassureur, le
montant correspondant aux clauses conditionnant la représentation des réserves ou le dépôt de
garantie.

Comme le Réassureur placerait, s’il les conservait chez lui, les sommes ainsi rendues
indisponibles, il est juste que la Cédante lui serve un intérêt. Ce taux servi est appelé taux de
rémunération des dépôts. Il varie généralement entre 3,5 et 5%, rarement d’avantage, sauf si une
situation particulière permet au Réassureur d’exiger un effort de la Cédante sur ce point.

Les dépôts sont ajustables périodiquement (périodicité des comptes). Pratiquement, la Cédante
« libère » l’ancien dépôt, c’est-à-dire qu’elle crédite le Réassureur du montant du dépôt devenu
disponible ainsi que de l’intérêt généré par ce dépôt, et elle débite le Réassureur du montant du
nouveau dépôt à constituer.

Les modalités de calcul des provisions devront être indiquées dans le Traité.

Le dépôt représentatif des Sinistres en suspens, peut s’analyser comme un paiement d’avance,
par le Réassureur, des sinistres non réglés au jour de la constitution.

Il pourrait paraître logique qu’au fur et à mesure que la Cédante règle les sinistres, elle diminue
d’autant le dépôt. Dans ce cas, le dépôt peut s’analyser comme une avance du Réassureur à la
Cédante. Cette méthode est très rarement pratiquée. Par contre quelques Traités prévoient
formellement que la méthode ne sera pas employée et que le dépôt restera fixe pendant la
période prévue (périodicité des comptes). Dans la généralité des cas, le Traité ne dit rien sur cette
question mais cette dernière clause est considérée comme sous-entendue.

Il convient de souligner la différence de nature des dépôts au titre des risques en cours et de ceux
au titre des sinistres à payer.

Dans le premier cas, la Cédante a perçu la prime, elle doit au Réassureur et elle ne lui verse pas.

Dans le second cas, la Cédante n’a pas payé le sinistre, le Réassureur ne lui doit donc rien, et
cependant il lui verse le montant estimé du coût de ces sinistres.

23
Cette constitution des dépôts permet à la Cédante de couvrir ses engagements réglementés. En
effet la réglementation prévoit que les provisions techniques doivent être calculées sans
déduction des réassurances cédées. Le législateur, affectant d’ignorer la réassurance, a voulu que
l’Assureur direct demeure seul responsable de ses engagements envers les assurés.

La Cédante doit donc à tout moment disposer d’un actif correspondant à l’ensemble de ses
engagements réglementés (cas du Code CIMA : art. 335).

II.2.2.8- AUTRES RUBRIQUES DES CONDITIONS PARTICULIERES

Les caractéristiques ci-dessus décrites sont communes aux deux types de Traité (Proportionnel et
Non Proportionnel).

II.2.2.8-1 AVANCES SUR SINISTRES

Les Avances sur sinistres sont encore appelées Appels au comptant. Il peut se produire que face
à un sinistre important, la Cédante éprouve des difficultés de trésorerie pour le règlement des
sommes garanties. La Cédante peut, dans ce cas, demander à son Réassureur le versement d’une
avance. Les modalités de cette opération doivent être précisées (montant du sinistre pouvant
donner lieu à un appel au comptant).

II.2.2.8-2 LA PARTICIPATION AU BÉNÉFICE

Le Traité peut prévoir une restitution à la Cédante d’une partie des profits réalisés par le
Réassureur sur le Traité. Cette super-commission est appelée Participation Bénéficiaire (P.B.).

Le Traité devra fournir tous les éléments permettant d’établir un compte spécial, qui comportera
une partie Crédit ou figureront les primes et les libérations de provisions, et une partie Débit où
figureront les Sinistres, les Règlements, les Constitutions de provisions, ainsi que les Frais
Généraux du Réassureur et exprimés dans le Traité en pourcentage des primes. Si le report des
pertes est prévu (et effectif), il sera porté à la colonne Débit les pertes du même compte de
l’exercice précédent.

Le montant de la P.B. sera déterminé par application du taux prévu au Traité, sur le solde positif
obtenu précédemment.

Dans le cas d’un solde négatif, il constituera, si le Traité le prévoit, le nouveau Report de perte.

Une Provision Technique de Stabilité (PTS) peut également être prévue avant la détermination
de la P.B. pour contenir les pertes. La PTS est gérée et capitalisée par la Cédante à un taux défini
au Traité.

En cas d’existence de la PTS, elle se constitue et fonctionne de la manière suivante :

1- Si le solde du compte spécial défini ci-dessus est bénéficiaire :


- un pourcentage de ce solde, défini au Traité, est inscrit au débit du compte
courant, et est versé au crédit de la PTS.

2- Si le solde du compte spécial ci-dessus est déficitaire :

- 100% de ce solde sont prélevés sur la PTS et portés au crédit du compte courant
- En cas d’insuffisance de la PTS, le déficit non compensé sera reporté dans le
24
compte spécial suivant jusqu’à extinction totale.

Lorsque la PTS excède un certain pourcentage (défini au Traité) du montant des primes de
réassurance du compte spécial, cet excédent est immédiatement versé à la Cédante à titre de P.B.

A l’extinction des affaires du portefeuille, la PTS capitalisée sera, sur le compte suivant,
conservée à 100% par la Cédante.

La comptabilisation de la PTS apparaît au compte courant des réassureurs, soit au débit lorsque
le solde du compte spécial est bénéficiaire (au montant prélevé et versé dans la PTS), soit au
crédit par prélèvement sur la PTS à concurrence du montant capitalisé atteint, de la totalité du
solde déficitaire du compte spécial.

II.2.2.8-3 LA RÉSILIATION DU TRAITÉ

Le texte du Traité prévoit, en général, un délai de Résiliation de trois mois avant la fin de chaque
exercice de réassurance, la date de résiliation étant (sauf exception) fixée au 31 décembre à
minuit.

Dans la pratique, la société envoie une demande de Résiliation Provisoire avant le 30 septembre,
ce qui permet de se donner du temps pour négocier et pour arrêter la décision. Ensuite
l’éventuelle demande de Résiliation Définitive pourra être envoyée jusqu’à fin décembre. Ces
échanges se font par lettres recommandées avec accusé de réception, la date retenue étant celle
d’enregistrement par la poste de l’accusé réception.

Le Traité peut prévoir trois principales possibilités en cas de Résiliation :


- Soit une simple suppression d’aliment en affaires nouvelles, les affaires déjà en
portefeuille restant en cours, ou autrement dit, en expiration naturelle (Gestion par
exercice de souscription) ;
- Soit un retrait de toutes les affaires en cours ou sinistrées (Gestion par exercice
comptable);
- Soit un retrait des seules affaires en cours, celles sinistrées restant en liquidation
naturelle (gestion par exercice de survenance).

En cas de retrait, le Traité doit préciser les modalités de retrait (mouvement de portefeuille
primes et sinistres).

II.2.2.8-4 LES AFFAIRES FACULTATIVES

Les affaires facultatives sont celles ne remplissant pas les conditions du Traité. Il s’agit
généralement des affaires à capitaux supérieurs au plein du Traité ou ne rentrant pas dans le
champs d’application du Traité. Le Traité prévoit que ces affaires peuvent être soumises au
Réassureur qui a la faculté de les accepter.

- Voir procédure de placement d’une affaire en facultative à la CICA-RE.

25
II.3 BORDEREAUX ET COMPTES DE REASSURANCE VIE

II.3.1 BORDEREAUX DE REASSURANCE VIE

En Traité Proportionnel, on distingue les bordereaux suivants :

- Bordereaux de cession des primes


- Bordereaux de sinistres (payés et à payer)

(Voir modèles en annexe).

En Traité Non-Proportionnel, on distingue principalement les bordereaux de sinistres (payés et à payer) et


le récapitulatif des primes de risque émises pour la détermination de l’assiette de primes de l’exercice.

(Voir modèles en annexe).

II.3.2 COMPTES DE REASSURANCE

A- DEFINITION ET OBJET

Le Traité de Réassurance définit les critères de partage des affaires entre la Cédante et le
Réassureur. Il engendre dont des flux financiers permanents entre les deux parties. Le suivi de
ces mouvements financiers se fait à travers un tableau dressé périodiquement (périodicité définie
au Traité), appelé Compte de Réassurance.

Le Compte Courant de Réassurance permet de constater la situation financière entre la Cédante


et le Réassureur sur une période donnée et de faire apparaître le solde revenant à l’une des
parties.

Le Compte courant est établi par la Cédante mais toujours présenté vu par le Réassureur, c’est-
à-dire que celui-ci trouvera à la lecture du compte ce qu’il doit à la Cédante, par exemple les
sinistres à sa charge, dans une colonne « Débit » et inversement, ce que la Cédante lui doit, par
exemple les primes cédées, dans une colonne « Crédit ».

B- PRESENTATION DU COMPTE COURANT DE REASSURANCE

Le Compte courant comporte habituellement deux parties :

- une partie technique portant sur les éléments techniques des opérations d’assurance
(primes, commissions, sinistres payés)

- une partie financière portant sur les opérations purement financières (constitution des
dépôts divers, libération des dépôts, intérêts sur dépôts libérés, divers paiements).

Nous allons dans notre présentation, uniformiser les différents éléments du compte courant pour
tous les réassureurs et ressortir après une situation dite « Financière » individuelle pour chaque
réassureur.

Le Compte Courant d’une période donnée se présente sous la forme d’un tableau ayant en entête
les informations suivantes:

26
1- nature du traité (Ex. Traité EDP à la prime originale, à la prime de risque ; Traité quote
part etc…)

2- caractéristiques du traité (Ex. Traité EDP : Rétention de la cédante, engagement des


réassureurs, plein de souscription ; Traité Quote Part : quote part cédée, plein de
souscription etc…)

3- période du compte (Ex. 1er trimestre, 2e trimestre …. de l’exercice).

Ainsi le compte courant se présente comme suit :

27
COMPTE DE CESSION EN REASSURANCE VIE
CEDANTE :
NATURE DU TRAITE :
PERIODE (1) : MONNAIE (2):
EXERCICE (2’) :
DESIGNATION DES OPERATIONS DEBIT CREDIT
PARTIE TECHNIQUE

Primes émises nettes d’annulations (3) xxxxxxx

Commissions (4) xxxxxxx

Sinistres payés (5) xxxxxxx

Créditeur xxxxxxx
Solde Technique
Débiteur xxxxxxx

TOTAL

Créditeur xxxxxxx
Report solde technique
Débiteur xxxxxxx

Dépôts constitués (6)


Provisions pour Sinistres en suspens constituées xxxxxxx

Provisions pour risques en cours constituées xxxxxxx


PARTIE FINANCIERE

Provisions Mathématiques constituées xxxxxxx

Dépôts libérés (7)


Provisions pour Sinistres en suspens libérées xxxxxxx

Provisions pour risques en cours libérées xxxxxxx

Provisions Mathématiques libérées xxxxxxx

Intérêts sur dépôts libérés (8) xxxxxxx

Créditeur
Solde Technico-financier (9) xxxxxxx
Débiteur
xxxxxxx

TOTAL (10) xxxxxxx xxxxxxx

N.B. Le compte courant est établi à 100% pour l’ensemble des réassureurs. Une copie de ce
compte est envoyée à chaque réassureur avec indication de sa part au bas du compte.

La part de chaque Réassureur du Traité dans le solde du Compte courant n’est autre qu’un
pourcentage (part du réassureur définie dans le Traité) du solde technico-financier.
28
C- DESCRIPTION DE CERTAINS POSTES DU COMPTE COURANT

(1) Période : Période pour laquelle le compte est établi (trimestre,


semestre ou année)

(2) Monnaie du Traité : habituellement monnaie du pays d’émission des contrats


(Exemple FCFA)

(2’) Exercice : Exercice de rattachement du compte

(3) Les primes émises nettes : totalité des primes cédées sur les émissions de la période
d’annulations (toutes garanties confondues), nettes d'annulations ou
primes de risque émises s'il s'agit d'une réassurance à la
prime de risque ou primes définitives s’il s’agit d’un traité
Non Proportionnel.

Remarque : Calcul de la prime cédée en traité non


proportionnel est spécifique:

1er cas : Traité à taux de prime fixe

2e cas : Traité à taux de prime variable

(4) Les commissions : totalité des commissions de réassurance (toutes garanties


confondues) aux taux prévus au traité (TP).

(5) Sinistres payés : part des réassureurs dans les Sinistres (ou prestations
garanties) payés de la période.

(6) Réserves techniques : Réserves constituées sur les primes cédées et les sinistres.
constituées
Elles comprennent :

. Les provisions mathématiques au 31.12 de l'année de


compte (cas de la réassurance proportionnelle à la prime
originale)

. Les provisions pour risques en cours constituées au 31.12


de l'année de compte.

. Les provisions pour sinistres en suspens

(7) Réserves techniques libérées : Elles concernent

29
. les provisions mathématiques constituées dans les comptes
correspondant à la même période de l'exercice antérieur
(cas de réassurance proportionnelle à la prime originale).

. les provisions pour risques en cours constituées dans les


comptes correspondant à la même période de l'exercice
antérieur.

. les provisions pour sinistres en suspens constituées dans


les comptes correspondant à la même période de l’exercice
antérieur.
(8) Intérêts sur dépôts : les intérêts (au taux prévus au traité) sur l’ensemble des
réserves techniques libérées.

(9) Solde : différence entre la somme des éléments de crédit et celle


des éléments de débit. Elle s’inscrit dans la colonne Débit
si elle est positive et dans la colonne Crédit elle est
négative.

(10) Total : Total


des éléments du débit et du crédit. Le montant est le
même dans les deux colonnes.

Certains éléments supplémentaires peuvent figurer dans le compte courant en fonction des
dispositions du Traité de Réassurance :

- la participation au bénéfice (PB)

- la commission pour non-sinistre ( No Claim Bonus) en NP.

- la provision technique de stabilité ( PTS)

II.3.3 LA SITUATION FINANCIERE

Elle se présente également sous la forme d’un tableau et récapitule les différentes opérations
financières entre la Cédante et le Réassureur à une date donnée. Elle est particulière à chaque
réassureur. Elle peut être établie soit par la Cédante, soit par le Réassureur.

30
SITUATION FINANCIERE
AU –---------------------(a)

Réassureur ou Cédante:

DESIGNATION DES OPERATIONS En faveur En faveur


Cédante Réassureur

Créditeur xxxxxxx
Report ancien solde (1)
Débiteur xxxxxxx

Créditeur xxxxxxx
Solde technico-financier (2)
(dernier compte courant) Débiteur xxxxxxx

PMD échues ( Traités NP) (3) xxxxxxx

Règlement par le réassureur (ex. avance sur sinistre)(4) xxxxxxx

Règlement par la Cédante (ex. paiement PMD)(5) xxxxxxx

En faveur Réassureur xxxxxxx


Solde à nouveau (6)
En faveur Cédante xxxxxxx

TOTAL (7) xxxxxxx xxxxxxx

DESCRIPTION DES DIFFERENTS POSTES DE LA SITUATION FINANCIERE

(a) Situation financière au………. : Préciser la date

(1) Report ancien solde : C'est le solde de la précédente situation financière. Il est
inscrit en faveur Cédante s’il est Débiteur et en faveur
Réassureur s’il est créditeur.

31
(2) Solde technico-financier : Part du réassureur dans le Solde technico-financier du
dernier compte courant actuel. Il est inscrit en faveur
Cédante s’il est Débiteur et en faveur Réassureur s’il est
créditeur.

(3) PMD échues : Les primes provisionnelles arrivées à échéance (cas des
traités Non Proportionnels) dans la période.

(4) Règlement par le Réassureur : Paiements effectués en faveur de la cédante par le


Réassureur (soit le règlement d’un solde antérieur, soit le
paiement d’une avance sur sinistre etc…) dans la période.

(5) Règlement par la Cédante : Paiements effectués par la Cédante au Réassureur


(paiement d’un solde antérieur, paiement des primes
provisionnelles etc…) dans la période.

(6) Solde à nouveau : Solde financier à cette date.

(7) Total : Total des éléments « en faveur Cédante » et « en faveur


Réassureur ». Le montant est le même dans les deux
colonnes.

N.B.
Il est à noter que la situation financière peut porter sur plusieurs traités. Dans ce cas, l’ancien
solde à reporter sera unique mais les soldes technico-financiers seront par traité pour la période
des comptes.

32
II.4 LES DIFFERENTS TYPES DE COMPTABILISATION

Pour des raisons pédagogiques, nous avons décrit les opérations de réassurance comme elles sont
couramment pratiquées dans les compagnies d’assurance vie sans faire allusion aux notions de
mouvements de portefeuille et de types de comptabilisation des opérations de réassurance. Ce
qui correspond au cas d’une compagnie qui vient par exemple de commencer ses activités avec
un programme de réassurance inchangé et des réassureurs ayant maintenu une part constante
dans le programme.

Mais dans la pratique, les choses ne se passent pas toujours ainsi. En effet des modifications
portant sur des caractéristiques essentielles du traité (Rétention de la cédante, plein de
souscription) peuvent survenir au renouvellement. De même, des changements peuvent
intervenir dans la participation d’un ou plusieurs réassureurs de la cédante (retrait d’un
réassureur, modification de part, arrivée d’un nouveau réassureur etc…)

Ces modifications éventuelles, ajoutées au fait que la période de validité du traité de réassurance
et celle des polices originales réassurées, ne coïncident pas toujours, entraînent des difficultés
dans la comptabilisation de certaines opérations de réassurance :

- En cas de modification de la rétention de la cédante au renouvellement, comment se


fera la répartition (entre la cédante et les réassureurs) d’un sinistre survenu sur une
affaire souscrite avant la modification ?

- Que se passe-t-il en cas de retrait d’un réassureur alors que des sinistres en suspens
existent et des polices déjà cédées continuent à courir?

La réponse à ces différentes questions passe par la spécification du type de comptabilisation des
opérations de réassurance dans le Traité de Réassurance.

Il existe trois types de comptabilisation des opérations de réassurance :

- La méthode de comptabilisation par exercice comptable (Type 1);

- La méthode de comptabilisation par exercice de souscription (Type 2) ;

- La méthode de comptabilisation par exercice de survenance (Type 3).

La description du fonctionnement de ces différentes méthodes nécessite la compréhension des


notions de mouvements de portefeuille.

II.4.1 LES MOUVEMENTS DE PORTEFEUILLE

On distingue les différents mouvements de portefeuille suivants :

- les entrées et sorties de portefeuille prime


- les entrées et sorties de portefeuille sinistre

a) Les sorties et entrées de portefeuille sinistre

33
Un réassureur peut se retirer du programme de réassurance de la cédante au renouvellement. A la
date de la rupture des relations, il peut exister à la charge de la cédante des sinistres en suspens et
dans lesquels le réassureur devrait supporter sa part dans la limite prévue au traité. Avant son
retrait, le réassureur devrait donc rembourser sa part dans ces sinistres en suspens. Ce
remboursement est appelé sortie ou retrait de portefeuille sinistre pour ce réassureur partant.

En sens inverse, si un autre réassureur se substitue sous les mêmes conditions au réassureur
partant, il devra supporter les sinistres qui restaient à la charge de son prédécesseur. A cet effet il
recevra de la cédante la somme qui a été remboursée à celle-ci appelée entrée de portefeuille
sinistre pour le réassureur entrant.

b) Entrée et sortie de portefeuille prime

Un réassureur peut se retirer du programme de réassurance de la cédante au renouvellement. A la


date de la rupture des relations, certaines polices sont encore en cours alors que les primes ont
déjà été émises. Avant son retrait, le réassureur devrait donc restituer sa part dans les provisions
pour risque en cours. Cette restitution s’appelle sortie ou retrait de portefeuille prime pour le
réassureur sortant.

En sens inverse, si un autre réassureur se substitue sous les mêmes conditions au réassureur
partant, il devra assurer la couverture des polices en cours à la date de son entrée. Pour cela, il
devra recevoir la part des primes pour risque en cours correspondant, appelée entrée de
portefeuille prime pour le réassureur entrant.

II.4.2 DESCRIPTION DES TYPES DE COMPTABILISATION

Pour une bonne compréhension des différentes méthodes citées ci-dessus, il faut distinguer les
situations pouvant se présenter lors du paiement d’un sinistre au cours d’un exercice donné.

a) La méthode de comptabilisation par exercice comptable

Dans cette méthode, le règlement du sinistre est imputé au plan de réassurance de l’exercice
social de l’assureur. En d’autres termes, les sinistres réglés au cours d’un exercice N sont
imputés à ce même exercice N quelque soit la date d’émission des primes ou la date de
survenance des sinistres. Le réassureur qui rentre au premier janvier de l’exercice N, reçoit une
entrée de portefeuille prime et une entrée de portefeuille sinistre.

Pour comprendre les mouvements de portefeuille qui résultent de cette méthode, il faut noter
qu’il y a trois situations possibles :

1- La prime est émise dans l’année N, le sinistre est survenu dans l’année N et le
règlement a lieu dans l’exercice N :

Dans ce cas, il n’y a pas de problème. Le réassureur entré au 1er janvier de l’année N, paiera
automatiquement le sinistre car il a reçu la prime correspondante.

2- La prime est émise avant l’année N (pour une période de couverture au-delà du 1er
janvier de l’année N), le sinistre est survenu dans l’année N et est réglé dans l’année
N:

34
Dans ce cas, un problème se pose. Le réassureur entré au 1er janvier de l’année N paiera le
sinistre alors qu’il n’était pas présent au moment de l’émission de la prime. Pour lui
permettre de payer le sinistre, il faut lui transférer la responsabilité de l’ensemble des polices
en cours au 1er janvier de l’exercice N en versant une entrée de portefeuille prime.

3- Le sinistre est survenu avant l’année N et est réglé dans l’année N

Dans ce cas également un problème se pose. Le réassureur entré au 1 er janvier de l’année N,


paiera le sinistre alors qu’il est arrivé après la survenance du sinistre. Il devra recevoir une
entrée de portefeuille sinistre correspondant à l’ensemble des sinistres à payer constitués au
1er janvier de l’année N.

b) La méthode de comptabilisation par exercice de souscription

Dans cette méthode, le règlement du sinistre est imputé au plan de réassurance de la prime
d’émission. Autrement dit, les sinistres ayant touché une police émise au cours de l’exercice N
sont imputés à l’exercice N quelque soit leur date de survenance et leur date de paiement.

Ici aucun problème ne se pose. Le réassureur qui a reçu la prime, paie le sinistre. Le réassureur
entré au 1er janvier de l’année N, n’est concerné ni par les sinistres antérieurs, ni par les sinistres
survenus sur des polices émises avant le 1er janvier de l’année N. Il n’y a pas de mouvement de
portefeuille.

c) La méthode de comptabilisation par exercice de survenance

Dans cette méthode, le règlement du sinistre est imputé au plan de réassurance de l’année social
de survenance du sinistre. Ce qui signifie que les sinistres sont rattachés à l’exercice au cours
duquel ils sont survenus, quelque soit leur date de règlement et quelque soit l’exercice
d’émission de la prime. Le réassureur qui rentre au premier janvier de l’exercice N, reçoit une
entrée de portefeuille prime mais pas d’entrée de portefeuille sinistre.

Pour comprendre les mouvements de portefeuille qui résultent de cette méthode, il faut noter
qu’il y a deux situations possibles :

1- La prime est émise dans l’année N, le sinistre est survenu dans l’année N et le
règlement a lieu dans l’exercice N :

Dans ce cas, il n’y a pas de problème. Le réassureur entré au 1er janvier de l’année N, paiera
automatiquement le sinistre car il a reçu la prime correspondante.

2- La prime est émise avant l’année N (pour une période de couverture au-delà du 1er
janvier de l’année N), le sinistre est survenu dans l’année N et est réglé dans l’année
N ou après:

Dans ce cas, un problème se pose. Le sinistre est imputé au réassureur entré au 1 er janvier de
l’année N alors qu’il n’était pas présent au moment de l’émission de la prime. Pour lui
permettre de payer le sinistre, il faut lui transférer la responsabilité de l’ensemble des
polices en cours au 1er janvier de l’exercice N en versant une entrée de portefeuille prime.

Les traités habituellement comptabilisés par exercice de survenance sont les traités non-
proportionnels. Ici l’entrée de portefeuille prime est comptabilisée dans l’assiette de primes
de l’exercice qui est constituées des primes acquises de l’exercice.
35
Observations :

1- A la lecture des documents contractuels du Traité, nous pouvons nous référer au schéma
suivant pour connaître le type de comptabilisation même s’il n’est pas spécifié dans le traité :

ENREGISTREMENT
Y-a-t-il un retrait de PAR EXERCICE
portefeuille OUI COMPTABLE
sinistre ? (TYPE I)

NON

ENREGISTREMENT
Y-a-t-il un retrait PAR EXERCICE DE
de portefeuille OUI SURVENANCE
primes ? (TYPE III)

ENREGISTREMENT
PAR EXERCICE DE
NON SOUSCRIPTION
(TYPE II)

2- Les enregistrements par exercice de souscription ou par exercice de survenance, donneront


lieu à l’établissement des comptes de liquidation (ou compte de rattachement) respectivement
par exercice de souscription et par exercice de survenance ;

3- En prenant en compte les entrées et sorties de portefeuille, le compte courant de réassurance


subira quelques modifications dans sa partie technique en fonction du type de comptabilisation
tandis que la partie financière restera inchangée. Ainsi La forme générale du compte courant se
présente de la manière suivante :

36
COMPTE DE CESSION EN REASSURANCE VIE
CEDANTE :
NATURE DU TRAITE : PERIODE : MONNAIE :
EXERCICE :
DESIGNATION DES OPERATIONS DEBIT CREDIT
Entrée portefeuille primes (1) xxxxxxx
Entrée portefeuille sinistres (2) xxxxxxx
PARTIE TECHNIQUE

Primes émises nettes d’annulations (3) xxxxxxx


Commissions (4) xxxxxxx
Sinistres payés (5) xxxxxxx
Sortie portefeuille primes (6) xxxxxxx
Sortie portefeuille sinistres (7) xxxxxxx
Créditeur xxxxxxx
Solde Technique
Débiteur xxxxxxx
TOTAL

Créditeur xxxxxxx
Report solde technique
Débiteur xxxxxxx

Dépôts constitués (8)


Provisions pour Sinistres en suspens constituées xxxxxxx
PARTIE FINANCIER

Provisions pour risques en cours constituées xxxxxxx

Provisions Mathématiques constituées xxxxxxx

Dépôts libérés (9)


Provisions pour Sinistres en suspens libérées xxxxxxx

Provisions pour risques en cours libérées xxxxxxx

Provisions Mathématiques libérées xxxxxxx

Intérêts sur dépôts libérés (10) xxxxxxx


Créditeur xxxxxxx
Solde Technico-financier (11)
Débiteur xxxxxxx
TOTAL (12) xxxxxxx xxxxxxx

N.B. - Pour l’enregistrement par exercice de souscription, les lignes (1), (2), ( 6) et (7) ne
seront jamais renseignées.
- Pour l’enregistrement par exercice de survenance, les lignes (2) et (7) ne seront jamais
renseignées.

37
II.5 EXEMPLES DE TRAITES DE REASSURANCE VIE

Les Conditions Générales des Traités Proportionnels sont identiques. Seules les conditions
particulières diffèrent d’un Traité à un autre. Il en est de même des Traités Non Proportionnels.

Les exemples de Traités ci-dessous présentés comporteront pour chaque type de Traité des
Conditions Générales communes et des Conditions Particulières par nature de Traité.

II.5.1 LES TRAITES PROPORTIONNELS

Les Traités Proportionnels les plus courants sont les suivants :

- le Traité Excédent de Pleins à la Prime Originale (EDP_PO)

- le Traité Excédent de Pleins à la Prime de Risque (EDP_PR)

- le Traité Quote - Part et Excédent de Plein à la Prime Originale (QP/EDP_PO)

(Voir Annexes)

38
II.6 LE PLAN DE REASSURANCE

C’est un document retraçant les caractéristiques essentielles du programme de réassurance mis


en place par la cédante, avec l’accord de ses réassureurs, pour protéger son portefeuille pour un
exercice donné. Il peut comporter un ou plusieurs traités.

Exemples

PLAN DE REASSURANCE

NATURE TRAITE CARACTERISTIQUES REASSUREURS


RETENTION: 10 000 000 CICA-RE 60%
EXCEDENT : 40 000 000 REASS2-RE 30%
TAUX DE COMMIS: 20% REASS3-RE 10%
EDP / PO

NATURE TRAITE CARACTERISTIQUES REASSUREURS


PRIORITE: 50 000 000 CICA-RE 70%
PORTEE: 50 000 000 REASS2-RE 30%
PMD: 60 000 000
TAUX DE PRIME: Variable
XS/TETE Taux mini: 12%
Taux maxi 19%
Ajustement: 100/75
ECHEANCES PMD 1er janvier et 1er juillet

NATURE TRAITE CARACTERISTIQUES REASSUREURS


PRIORITE: 30 000 000 CICA-RE 50%
PORTEE: 170 000 000 REASS2-RE 30%
PMD: 40 000 000 REASS3-RE 20%
XS/CATASTROPHE TAUX DE PRIME: 3%
Nbre mini de victimes 3
ECHEANCES PMD 1er janvier et 1er juillet

39
III- CAS PRATIQUES CONFECTION BORDEREAUX ET
COMPTES DE CESSION EN REASSURANCE VIE

40
III-1 CONFECTION BORDEREAUX COMPTES ET SITUATIONS FINANCIERES

L’objectif de cette partie est de mettre en pratique les différents concepts développés pendant le
séminaire.

Pour chaque Traité proportionnel décrit dans la partie II, nous allons suivre la réassurance de
notre compagnie d’assurance vie ABC pendant ses premières années d’activités à partir des
éléments de production de ABC joints en annexe.

Pour les Traités Non Proportionnels, nous allons pratiquer la réassurance de notre compagnie
ABC qui est protégée par le traité Excédent de sinistre par tête.
Cas 1 : à taux de prime fixe,
Cas 2 : à taux de prime variable

41
IV. COMPTABILISATION DES ECRITURES DE REASSURANCE

42
IV-1 INTRODUCTION GENERALE

Les compagnies d’assurances, comme toutes les sociétés, établissent des comptes sociaux et des
comptes consolidés. La tenue des comptes sociaux ne relève pas du Plan comptable général mais
d’un plan comptable particulier édicté par les articles 422 et 422-1 du Code CIMA. Les règles
applicables à la consolidation et à la combinaison des comptes sont précisées par le Règlement
Particulier N°002 /CIMA/PC MA/VE/SG/08 du 02 Avril 2008.

LES PRINCIPES COMPTABLES FONDAMENTAUX

Les entreprises doivent établir à la fin de chaque exercice comptable les états de synthèse aptes à
donner une image fidèle de leur patrimoine, de leur situation financière et de leurs résultats.
La représentation d’une image fidèle repose nécessairement sur un certain nombre de
conventions de base constitutives d’un langage commun appelées principes comptables
fondamentaux.
Les principes comptables fondamentaux sont au nombre de sept :
• Le principe de continuité de l’exploitation
• Le principe de permanence des méthodes
• Le principe du coût historique
• Le principe de spécialisation ou de séparation des exercices
• Le principe de prudence
• Le principe de clarté
• Le principe d'importance significative

LES PRINCIPES GENERAUX DU CODE CIMA


Le plan comptable
Le cadre comptable et les états de synthèse prévus aux articles 422 et 422-1 du code CIMA, sont
établis par référence aux principes généraux définis dans les articles 401 à 405, à savoir :
1. Le Plan Comptable (article 401) : Les entreprises d’assurance soumises au contrôle de
l’Etat, qu’il s’agisse d’entreprises de droit national ou de succursales d’entreprises
étrangères, doivent établir leur comptabilité dans la forme prévue par le code CIMA.
Leur comptabilité doit notamment fait apparaître par exercice et pour chacune des
catégories indiquées à l’article 411, les éléments suivants de leurs affaires brutes de
cessions et de leurs affaires cédées : primes, sinistres, commissions, provisions ;
2. L’inventaire (article 402) : L’inventaire qui doit être établi chaque année doit
comprendre l’estimation détaillée de tous les éléments qui entrent dans la
composition des postes de l’actif et du passif,
3. Exercice comptable (article 403) : Sauf impossibilité reconnue par la Commission de
Contrôle des Assurances, l’exercice comptable commence le 1er janvier et le 31
décembre de chaque année. Exceptionnellement, le premier exercice comptable de
des entreprises qui commencent leurs opérations au cours d’une année civile peut
être clôturé à l’expiration de l’année suivante ;
4. Conservations des pièces comptables (article 404) : Les entreprises d’assurance
doivent conserver pendant dix ans au moins leurs livres de comptabilité, les lettres
qu’elles reçoivent, les copies des lettres qu’elles adressent, ainsi que tous les
justificatifs de leurs opérations.
5. Les Etats annuels (article 405) : Les entreprises d’assurance doivent produire chaque
année à la Commission de Contrôle des Assurances et au Ministère chargé des assurances
dans l’Etat membre, au plus tard le 1er août, le compte rendu détaillé annuel de leurs
opérations. Les entreprises doivent communiquer à la Commission de Contrôle des
Assurances et au Ministre en charge des assurances dans l’Etat membre, sur leur
demande, tous documents et renseignements permettant d’apprécier la valeur des
43
immeubles, prêts, titres ou créances quelconques figurant dans leur bilan à quelque titre
que ce soit et sous quelque forme que ce soit, et tous les autres renseignements sur leurs
opérations que la Commission de Contrôle des assurances et le Ministre en charge des
assurances dans l’Etat membre estiment nécessaires à l’exercice du contrôle. La
Commission de Contrôle des Assurances et le Ministre en charge des assurances dans
l’Etat membre peuvent demander que le compte d’exploitation générale, le compte
général de pertes et profits et le bilan leur soient communiqués avant d’être soumis à
l’Assemblée Général au plus tard à la date à laquelle ils doivent être tenus à la disposition
des commissaires aux comptes.

LES COMPTES DU PLAN COMPTABLE CIMA RELATIFS A LA REASSURANCE


Plusieurs comptes relatifs à la réassurance sont prévus par le plan comptable du Code CIMA. Il
faut distinguer deux catégories de comptes :
- Les comptes relatifs à la réassurance cédée ;
- Les comptes relatifs à la réassurance acceptée ;
Nous vous présentons ci après les états schématiques du bilan et du compte d’exploitation
générale avec les comptes spécifiques de la réassurance VIE.

COMPTES DE BILAN

ACTIF PASSIF

Valeurs immobilisées Capitaux permanents

263 – Créances pour valeurs ou espèces 18 – Dettes pour valeurs et espèces remises
déposées chez les cédantes en par les cessionnaires C
représentation des engagements
techniques A

39 – Part des cessionnaires et 34 Provisions techniques des acceptations vie


rétrocessionnaires dans les provisions C A
techniques

Compte de tiers Compte de tiers

400 Comptes courants des cessionnaires 400 Comptes courants des cessionnaires
et rétrocessionnaires C et rétrocessionnaires C
404 Comptes courants des cédants et 404 Comptes courants des cédants et
rétrocédants A rétrocédants A
409 Provision pour dépréciation des comptes de
réassureurs, cédants A-C

REMARQUES :
- Type d’opération C : cession ou rétrocession
A : acceptation
- les comptes indiqués sont précédés de leur numéro selon le Plan Comptable du code
CIMA.
44
COMPTE D’EXPLOITATION GENERALE

DEBIT CREDIT
Brut Cession Net Brut Cession Net

Prestations 601 6091 Primes 701 7091


échues s/acceptations cession acceptations cessions

65 751
Commission commissions commission
s 6571 s et
Commissions participation
acceptations s reçues des
vie réassureurs
Frais financiers Produits financiers
6710 – Intérêts versés aux réassureurs sur 7761 – Intérêts des dépôts espèces
leurs dépôts espèces C effectués chez les cédantes A

IV-2 RAPPEL DES PRINCIPES D’UNE BONNE CODIFICATION COMPTABLE

La codification ou le paramétrage des comptes comptables répond aux objectifs d’analyse déjà
préétablis. Les exigences en matière de détails et les états spécifiques d’analyse à fournir dans le
cadre du contrôle des assurances doivent être pris en compte lors de la définition de la
codification et du paramétrage des comptes.
Dans la codification ou le paramétrage comptable, on distingue deux parties, la racine du compte
et les clés d’analyses.
Exemple : Dans l’article 401 du code CIMA il est stipulé que : « Leur comptabilité doit
notamment fait apparaître par exercice et pour chacune des catégories indiquées à l’article
411, les éléments suivants de leurs affaires brutes de cessions et de leurs affaires cédées :
primes, sinistres, commissions, provisions ». Ceci voudrait dire qu’il faut prévoir chaque
compte de prime, sinistre, commission et provisions, les clés d’analyses qui sont l’exercice et la
catégorie. Pour la prime assurance sur la vie humaine grande branche 2011, on pourrait avoir le
paramétrage suivant :
- Racine Principale 701 Primes affaires VIE en direct
- Racine du compte 7010 Primes périodiques émises ;
- Première clé : l’exercice = 2011 ;
- Deuxième clé : la catégorie Assurance vie grande branche = 100.

Le compte ainsi paramétré sera : 7010 2011 100


En fin d’année l’analyse du compte 701 pourra ressortir directement toutes les analyses prévues
et éviter ainsi les erreurs de regroupage manuel.
Pour atteindre les objectifs d’analyse, la procédure de codification ou de paramétrage doit
préciser les différentes clés, leurs positions, les tranches de numéro correspondant à chaque clé,
prévoir un répertoire qui sera régulièrement mis à jour et surtout définir le niveau de
responsabilité pour la création des codes comptables.

45
IV-3 COMPTABILISATION DE LA REASSURANCE

Les informations doivent provenir des sources fiables et doivent avoir des pièces justificatives, à
ce sujet, le circuit des informations de réassurance à enregistrer, doit être clairement défini dans
la procédure de comptabilisation de la réassurance. L’article 408 du code CIMA stipule que :
« les entreprises doivent être à même d’apporter la justification de toutes les écritures comptables
».
La procédure permet d’assurer la fiabilité des informations et de remonter aux sources pour leur
justification.

46
Exemple de circuit d’informations comptables de réassurance :

LE CIRCUIT DES INFORMATIONS


COMPTABLES DE LA REASSURANCE

STRUCTURE NON INFORMATISEE

Service Production Service Sinistre

Bordereau de
Production

Bordereau de
Sinistres

Fiche Technique des Fiche Technique des


traités traités

Service Réassurance
Bordereau de cession
PMD Etablissements des comptes
Bordereau des facultatives

Comptes de cession Règlement effectué


Bord Facultatives Comptes de cession ou reçu
Règlement effectué PMD

Bord Facultatives

REASSUREURS COMPTABILITE TRESORERIE


Enregistrement Comptable Banques

47
STRUCTURE INFORMATISEE

Service Service Sinistre


Production
Saisie des
Production informations de Saisie des
Production informations de
Sinistres

Fiche Technique des


Fiche Technique des
DIVISION INFORMATIQUE traités
Fiche Technique des
traités traités
Bordereau de
Cession

Service Réassurance
Bordereau de cession
Comptes de cession
Bord Facultatives PMD Etablissements des comptes
Règlement effectué
Bordereau des facultatives Règlement effectué
ou reçu
Comptes de cession
PMD
Bord Facultatives

TRESORERIE
REASSUREURS COMPTABILITE BANQUES
Enregistrement Comptable

48
Exemple de comptabilisation

49
50
51
V - ANNEXES
1- Fiche de transmission affaire facultative
2- Fiche de cession affaire facultative
3- Exemples de Traités de Réassurance Vie
4- Modèles de bordereaux de cession en réassurance (Primes et sinistres)
5- Formulaire compte de cession (Traités proportionnels et Traités Non proportionnels)
6- Formulaire Situation Financière
7- Enoncé des cas pratiques

52
ANNEXE 1 : FICHE DE TRANSMISSION AFFAIRE FACULTATIVE.

53
ANNEXE 2 : FICHE DE CESSION AFFAIRE FACULTATIVE.

54
ANNEXE 3 : EXEMPLES DE TRAITES DE REASSURANCE VIE.

- Les Traités Proportionnels


- Les Traités Non-proportionnels

55
- LES TRAITES PROPORTIONNELS

Les Traités Proportionnels les plus courants sont les suivants :

- le Traité Excédent de Pleins à la Prime de Risque

- le Traité Excédent de Pleins à la Prime Originale

- le Traité Quote Part

Les Conditions Générales sont les mêmes et seules les Conditions Particulières diffèrent.

56
-
CONDITIONS GENERALES

AU

TRAITE DE REASSURANCE VIE

Conclu entre

-ABC

ci-après dénommée la Cédante

ET

- LA COMPAGNIE COMMUNE DE REASSURANCE DES ETATS MEMBRES DE


LA CICA "C I C A - R E"

ci-après dénommée le Réassureur

Il est convenu ce qui suit :

ARTICLE 1er

Le présent traité a pour objet la réassurance des affaires souscrites par la Cédante et définies aux
Conditions Particulières.

Le Réassureur s'engage à accepter les réassurances qui lui seront ainsi faites dans les limites
fixées aux Conditions Particulières.

La Cédante aura la possibilité de proposer au Réassureur des parts facultatives pour les montants
excédant ces limites.

Ces cessions facultatives feront l'objet d'une acceptation spéciale dont les conditions seront
fixées d'un commun accord.

ARTICLE 2

La Cédante donnera avis au Réassureur des contrats cédés au moyen des documents prévus aux
Conditions Particulières.

Pour chacun des contrats réassurés, la responsabilité du Réassureur prendra effet en même temps
que celle de la Cédante.

Les documents d'avis porteront chacun un numéro d'ordre devant constituer une série
ininterrompue, de façon que, si l'un d'eux s'égarait, le Réassureur puisse, à la réception du
suivant, prévenir immédiatement la Cédante qui lui en adressera alors un duplicata.

ARTICLE 3
57
Le Réassureur recevra de la Cédante les primes afférentes aux risques réassurés, déterminées aux
Conditions Particulières.

En cas de non paiement d'une prime ou d'une fraction de prime d'un contrat réassuré, le
Réassureur remboursera à la Cédante la prime ou la portion de prime de réassurance
correspondante, sous déduction des commissions y afférentes.

ARTICLE 4

Le Réassureur allouera à la Cédante les commissions prévues aux Conditions Particulières.

ARTICLE 5

Le Réassureur sera tenu de participer, en fonction de son engagement, à tous les paiements faits
par la Cédante à l'occasion des contrats réassurés.

Toutefois, la Cédante devra, lorsqu'elle le juge nécessaire aviser le Réassureur préalablement à


tout règlement. Cet avis préalable est obligatoire si la Cédante conserve pour propre compte
moins de 10 % d'une affaire.

Le Réassureur partagera le sort de la Cédante pour tout ce qui a trait aux affaires réassurées.

C'est ainsi que, si la Cédante recouvrait tout ou partie des sommes déjà versées auxquelles le
Réassureur aurait participé, elle rembourserait au Réassureur sa quote-part dans les
recouvrements. Le Réassureur participera également à l'escompte éventuellement prélevé par la
Cédante dans le cas d'un paiement anticipé.

ARTICLE 6

Les opérations relatives à la présente convention feront l'objet de comptes courants établis par la
Cédante dans les conditions stipulées aux Conditions Particulières.

Les soldes devront être payés par la partie débitrice dans les 15 jours qui suivront l'expiration du
délai de vérification du compte. Tout retard non justifié dans le règlement d'un solde portera
intérêt selon le taux indiqué aux Conditions Particulières.

A l'appui de ces comptes, la Cédante, fournira au Réassureur des bordereaux donnant, contrat par
contrat, le détail des écritures figurant dans lesdits comptes.

ARTICLE 7

Les provisions techniques seront déterminées par la Cédante, d'après ses méthodes, et leur
représentation s'effectuera suivant les règles précisées aux Conditions Particulières.

A la fin de chaque exercice, la Cédante donnera avis au Réassureur de la valeur des provisions
techniques ventilées par nature (provisions mathématiques, risques en cours, provisions pour
sinistres à payer...)

58
ARTICLE 8

Chacun des contractants supportera ses frais de correspondance, d'envoi de pièces, de


télégrammes, etc...

ARTICLE 9

Le Réassureur est autorisé à toute époque et jusqu'à l'expiration du portefeuille réassuré, à faire
prendre connaissance, par un mandataire qualifié, au siège de la Cédante, de tous les documents,
dossiers et registres concernant les affaires entrant dans le cadre du présent traité.

ARTICLE 10

Tous les litiges auxquels la présente convention peut donner lieu pour sa validité, son
interprétation, son exécution ou sa résiliation, sont résolus par un Tribunal Arbitral composé de
trois arbitres.

Chaque partie désigne son arbitre et, avant toute discussion au fond, ces deux arbitres choisissent
le troisième qui assume les fonctions de Président du Tribunal Arbitral.

A défaut par l'une des parties de désigner son arbitre, dans un délai de quatre semaines à compter
de la mise en demeure effectuée par l'autre partie, par lettre recommandée avec accusé de
réception, ou par les arbitres des parties de nommer dans le même délai le troisième arbitre, il y
est procédé par le Président du Tribunal compétent pour la partie défenderesse.

En cas de refus d'accepter sa mission, de déport, de décès ou d'empêchement de l'un des arbitres,
il est dans les quatre semaines du jour où les parties en auront eu connaissance pourvu à son
remplacement selon la même procédure qui avait permis de le désigner. A défaut de nouvelle
désignation dans le délai imparti, il y est procédé par le Président du Tribunal compétent pour la
partie défenderesse.
Le délai pour statuer sera toutefois en ce cas prolongé d'une durée égale à celui qui s'est écoulé
entre le jour où les parties ont connaissance du fait susvisé et celui où le nouvel arbitre est
désigné.

Les arbitres doivent nécessairement être ou avoir été Membres de la Direction de Société
d'Assurance ou de Réassurance.

En aucun cas, ils ne peuvent être intéressés au litige soumis à leur arbitrage.

L'arbitrage a lieu au Siège Social de la partie défenderesse. La langue utilisée, faute par les
arbitres d'en décider autrement, est le français.

Les arbitres ont les pouvoirs les plus étendus d'amiables compositeurs, dispensés d'observer les
règles de Droit ainsi que les formes de la procédure.

Ils statuent suivant leur conscience et en équité s'inspirant plus des usages internationaux,
généralement suivis en matière de réassurance, que des règles de Droit.

59
Néanmoins, en cas de besoin, ils peuvent se référer aux règles du Droit français tant en ce qui
concerne les règles de fond que de procédure.

Ils décident de la procédure à suivre ainsi que de ses délais évitant, dans la mesure du possible,
toute formalité judiciaire.

La sentence du Tribunal Arbitral doit être rendue au plus tard dans les trois mois qui suivent la
constitution de ce Tribunal ; à défaut et sauf si les parties s'entendent pour accorder un délai
supplémentaire au Tribunal Arbitral, le litige est porté par la partie la plus diligente devant le
Tribunal compétent pour la partie défenderesse.

La sentence arbitrale doit être écrite, motivée et signée ; si l'un des arbitres refuse de la signer,
elle n'en produit pas moins tous ses effets. Elle doit comporter une décision sur la répartition des
frais et des dépens entre les parties.

Il appartient au Président du Tribunal Arbitral de veiller à ce que la sentence soit signifiée et de


prendre les dispositions nécessaires pour la rendre exécutoire.

ARTICLE 11

Le présent traité prend effet à la date fixée aux Conditions Particulières et est conclu pour une
durée indéterminée.

Cependant, il pourra être résilié par l'une ou l'autre partie au 31 décembre de chaque année,
moyennant un préavis de 3 mois donné par lettre recommandée postée au plus tard le 30
septembre précédent la date de résiliation.

En cas de dénonciation, les réassurances cédées restent en vigueur jusqu'à leur expiration
naturelle.

Toutefois, chaque partie se réserve le droit de résilier à tout moment, sans avis préalable, la
présente convention, dans le cas où l'une des quatre conditions suivantes serait réalisée :

1 - Si l'autre partie entrait en liquidation volontaire ou forcée, ou en faillite, ou si un


changement quelconque dans sa constitution réduisait, sous quelque forme que
ce soit, la garantie qu'elle offrait à la date d'effet de la présente convention, ou si elle cédait
son portefeuille, fusionnait ou passait sous le contrôle d'une autre Société.

2 - Si l'autre partie n'accomplissait pas l'une quelconque des obligations essentielles de la


présente convention.

3 - Si les communications entre la Cédante et le Réassureur restaient interrompues pendant


plus de soixante jours par suite d'un cas de force majeure tel qu'une guerre,
un blocus ou une révolution.

4 - Si un texte légal, émanant d'un gouvernement d'un pays quelconque, avait pour effet de
prohiber ou de rendre illégales une ou plusieurs stipulation de la présente convention.

60
La partie qui se prévaut du droit de résiliation sans préavis fixera la date d'effet de la résiliation
sans que celle-ci puisse être antérieure à la date d'envoi de la lettre recommandée notifiant la
résiliation.

Elle aura la faculté de demander le retrait du portefeuille en cours qui entraînera le versement des
provisions mathématiques et des provisions pour règlement restant à payer afférentes audit
portefeuille, sous déduction des commissions non amorties.

ARTICLE 12

Les parties reconnaissent avoir reçu un exemplaire des statuts et textes régissant leur activité et
s'engagent à se faire part mutuellement, de toutes modifications qui pourraient y être apportées
ultérieurement.

Fait en double exemplaire et signé

A , le A Lomé, le

61
CONDITIONS PARTICULIERES

AU TRAITE DE REASSURANCE VIE

EXCEDENT DE PLEINS A LA PRIME ORIGINALE

Conclu entre :

ABC

ci-après donnée la Cédante

et

LA C I C A - R E

ci-après dénommée le Réassureur

Les articles auxquels il est fait référence, ci-après, sont ceux des Conditions Générales du Traité
de Réassurance Vie.

ARTICLE 1

Compagnie réassurée : ABC

a) Nature du Traité : Excédent de Pleins.


Réassurance à la Prime Originale.

b) Champs d'application : Totalité des souscriptions de la


Cédante en Assurance Vie (Grande
Branche et Collectives).

c) Territorialité : République du …………………………

d) Garanties couvertes : . Décès-IPT (tierce personne)

62
. Complémentaires :

- Doublement Accidentel et
- Triplement Accidentel
- Invalidité Permanente Partielle ( IPP)

e) Plein de souscription : 35 000 000 de FCFA au cumul des garanties par


tête assurée.

f) Rétention de la Cédante : 5 Millions de FCFA au cumul des garanties par


tête assurée.

La conservation pour chaque garantie est


proportionnelle au montant respectif des garanties
Décès et Complémentaires.

g) Engagement du traité : 30 Millions de FCFA, au cumul des garanties par


tête assurée, en excédent de la rétention de la
cédante.

Garanties Complémentaires :

- Le Réassureur prendra en charge une part


proportionnelle à celle cédée sur le risque Décès.

h) Réassurance Facultative : Pour les affaires dont les capitaux cumulés sur une
tête assurée dépassent le plein du Traité (i.e. cumul
capitaux supérieur à 35.000.000 CFA), le
dépassement sera proposé à la CICA RE en
Facultative.

i) Accord préalable : La cédante devra demander au Réassureur Apériteur


son accord préalable avant l'établissement de la
police pour les capitaux supérieurs à 20 Millions de
FCFA.

j) Part du Réassureur : 80 % de la Réassurance.

k) Apériteur du Traité : CICA-RE.

l) Sélection médicale : Suivant les tableaux en annexe.

ARTICLE 2

Envoi des documents : La Cédante adressera au Réassureur un :

. un bordereau annuel pour les affaires nouvelles et


renouvelées,

63
Ce bordereau contiendra les informations
suivantes :

- numéro de cession
- numéro de police
- nom assuré
- âge assuré
- date d’effet et date d’échéance des polices
- date d’effet et date d’échéance de la réassurance
- capitaux assurés par garantie
- primes et surprimes originales par garantie
- capitaux cédés par garantie
- primes et surprimes cédées par garantie

A la fin de chaque année, la Cédante adressera au


Réassureur, un bordereau d’annulation concernant
les polices résiliées, modifiées en cours d’année avec
les ristournes correspondantes, ainsi que les
renseignements en sa possession sur les sinistres
survenus notamment la date et la cause du décès.

ARTICLE 3

a) Primes de Réassurance : Décès - IPT (tierce personne) : Primes et surprimes


originales

Complémentaires : Primes originales

Risques spéciaux : Surprimes originales.


(surprimes sportives, professionnelles)

DETERMINATION DE L'AGE

. Différence de millésime.

RISQUES MEDICALEMENT AGGRAVES

La Cédante soumet au Réassureur pour tarification


préalable tous les risques aggravés qu’elle estime ne
pas pouvoir accepter aux conditions normales.

. Si l'aggravation est exprimée en vieillissement,


celui-ci s'appliquera au calcul de l’âge ;

. Si l'aggravation est exprimée en pourcentage, la


prime d’assurance sera majorée de ce pourcentage.

ARTICLE 4

a) Commissions de
Réassurance : Décès-IPT (tierce personne) : 20%
64
Complémentaires : 20 % des primes nettes
d'annulations

Risques spéciaux : 20 % des primes


nettes d'annulations.

b) Participation aux
bénéfices : A - Compte d'Exploitation

Au Crédit :

1) Les primes et surprimes de Réassurance de


l'exercice nettes d'annulations.

2) Les provisions pour sinistres à payer constituées


à la fin de l'exercice précédent.

Au Débit :

3) Les commissions de l'exercice nettes


d'annulations.

4) Les sinistres payés de l'exercice.

5) Les provisions pour sinistres à payer constituées


à la fin de l'exercice.

6) Les frais généraux : 10 % des primes nettes


d'annulations.

7) Report des pertes du compte d'exploitation


précédent jusqu'à extinction totale.

. Si le solde du compte d'exploitation ci-dessus,


défini au paragraphe A est bénéficiaire :

- 25 % de ce solde sont versés à la cédante par


débit du compte courant de réassurance ;
.

. Si par contre, le solde du compte d'exploitation


défini au paragraphe A est déficitaire :

- le déficit est reporté sur les comptes


d’exploitation (défini au paragraphe A) des années
suivantes jusqu'à extinction.

65
ARTICLE 5

Règlement au comptant : Sur demande de la Cédante, dès que le montant


réassuré excède le montant de la rétention de la
Cédante (soit 10 millions de francs CFA).

ARTICLE 6

a) Périodicité des comptes : Annuelle.

b) Délai d'envoi : 45 jours après l'arrêté des comptes.

c) Délai de vérification : 15 jours.

d) Délai de règlement
des soldes : 30 jours.

e) Intérêts sur solde


comptable : 5 % net l'an payable du 1er janvier au jour du
règlement.

ARTICLE 7

a) Provisions Techniques : . Risques en cours : au prorata temporis

. Provisions mathématiques : s’il y a lieu selon les


dispositions de la note technique

. Sinistres à payer : 100 % des sinistres en suspens


au 31 décembre de l’exercice.
b) Représentation des
Provisions Techniques : En espèces, au taux d'intérêt de 3,5 % l'an net.

ARTICLE 10 : Par dérogation aux stipulations du 11ème


paragraphe de cet article, les dispositions du droit
…… sont applicables à titre subsidiaire au présent
traité.

ARTICLE 11

Effet du Traité : 1er janvier …………..

Fait en double exemplaire et signé

A , le A Lomé, le
66
CONDITIONS PARTICULIERES

AU TRAITE DE REASSURANCE VIE

EXCEDENT DE PLEINS A LA PRIME DE RISQUE

Conclu entre :

ABC

ci-après donnée la Cédante

et

LA C I C A - R E

ci-après dénommée le Réassureur

Les articles auxquels il est fait référence, ci-après, sont ceux des Conditions Générales du Traité
de Réassurance Vie.

ARTICLE 1

Compagnie réassurée : ABC

a) Nature du Traité : Excédent de Pleins.


Réassurance à la Prime de risque.

b) Champs d'application : Totalité des souscriptions de la


Cédante en Assurance Vie (Grande
Branche et Collectives).

c) Territorialité : République du …………………………

d) Garanties couvertes : . Décès-IPT (tierce personne)


67
. Complémentaires :

- Doublement Accidentel et
- Triplement Accidentel
- Invalidité Permanente Partielle ( IPP)

e) Plein de souscription : 35 000 000 de FCFA du capital sous risque par


tête assurée, au cumul des garanties

f) Rétention de la Cédante : 5 Millions de FCFA du capital sous risque par


tête assurée, au cumul des garanties

La conservation pour chaque garantie est


proportionnelle au montant respectif des garanties
Décès et Complémentaires.

g) Engagement du traité : 30 Millions de FCFA, du capital sous risque


toutes garanties cumulées, en excédent de la
rétention de la cédante.

Le capital sous risque est défini de la manière


suivante :

- Chaque année, au 1er janvier, le capital cédé en


réassurance sera égal à la différence entre le capital
sous risque et la rétention de la Cédante définie ci-
dessus ;

- Par capital sous risque, on entend pour chaque


année la différence entre la prestation assurée en cas
de décès et la provision mathématique au 31
décembre de l'année précédente.

Garanties Complémentaires :

- Le Réassureur prendra en charge une part


proportionnelle à celle cédée sur le risque Décès.

h) Réassurance Facultative : Pour les affaires dont les capitaux cumulés sur une
tête assurée dépassent le plein du Traité (i.e. cumul
capitaux supérieur à 35.000.000 CFA), le
dépassement sera proposé à la CICA RE en
Facultative.

i) Accord préalable : La cédante devra demander au Réassureur


Apériteur son accord préalable avant l'établissement
de la police pour les capitaux supérieurs à 20
Millions de FCFA.
68
j) Part du Réassureur : 80 % de la Réassurance.

k) Apériteur du Traité : CICA-RE.

l) Formalités médicales : Suivant le tableau des formalités médicales en


annexe.

ARTICLE 2

Envoi des documents : La Cédante adressera au Réassureur un :

. un bordereau annuel pour les affaires nouvelles et


affaires renouvelées

Ce bordereau contiendra les informations suivantes :

- numéro de cession
- numéro de police
- nom assuré
- âge assuré
- date d’effet et date d’échéance des polices
- date d’effet et date d’échéance de la réassurance
- capitaux sous risque assurés par garantie
- primes et surprimes originales par garantie
- capitaux cédés par garantie
- primes et surprimes cédées par garantie

A la fin de chaque année, la Cédante adressera au


Réassureur, un bordereau d’annulation concernant
les polices résiliées, modifiées en cours d’année avec
les ristournes correspondantes, ainsi que les
renseignements en sa possession sur les sinistres
survenus notamment la date et la cause du décès.

ARTICLE 3

a) Primes de Réassurance : Décès - IPT (tierce personne) :


100 % de la Table de Mortalité TD CIMA
(voir tarif de réassurance en annexe)

Complémentaires : Primes originales

Risques spéciaux : Surprimes originales.


(surprimes sportives, professionnelles)

DETERMINATION DE L'AGE

. différence de millésime.

RISQUES MEDICALEMENT AGGRAVES

69
La Cédante soumet au Réassureur pour tarification
préalable tous les risques aggravés qu’elle estime ne
pas pouvoir accepter aux conditions normales.

. Si l'aggravation est exprimée en vieillissement,


celui-ci s'appliquera au calcul de l’âge ;

. Si l'aggravation est exprimée en pourcentage, la


prime de réassurance sera majorée de ce
pourcentage.

ARTICLE 4

Commissions de
Réassurance : Décès-IPT (tierce personne) : Néant

Complémentaires : 20 % des primes nettes


d'annulations

Risques spéciaux : 20 % des primes


nettes d'annulations.

ARTICLE 5

Règlement au comptant : Sur demande la Cédante, dès que le montant


réassuré excède le montant de la rétention de la
Cédante (soit 10 millions de francs CFA).

ARTICLE 6

a) Périodicité des comptes : Annuelle.

b) Délai d'envoi : 45 jours après l'arrêté des comptes.

c) Délai de vérification : 15 jours.

d) Délai de règlement
des soldes : 30 jours.

e) Intérêts sur solde


comptable : 5 % net l'an payable du 1er janvier au jour du
règlement.
ARTICLE 7

a) Provisions Techniques : Risques en cours : au prorata temporis

. Sinistres à payer : 100 % des sinistres en suspens


au 31 décembre de l’exercice.

b) Représentation des
70
Provisions Techniques : En espèces, au taux d'intérêt de 3,5 % l'an net.

ARTICLE 10 : Par dérogation aux stipulations du 11ème


paragraphe de cet article, les dispositions du droit
…… sont applicables à titre subsidiaire au présent
traité.

ARTICLE 11

Effet du Traité : 1er janvier………….

Fait en double exemplaire et signé

A , le A Lomé, le

71
Annexe

TARIF DE REASSURANCE
( 100% TD CIMA H)

AGE TAUX AGE TAUX


18 0,140% 47 0,634%
19 0,156% 48 0,673%
20 0,166% 49 0,711%
21 0,171% 50 0,750%
22 0,175% 51 0,792%
23 0,177% 52 0,836%
24 0,181% 53 0,883%
25 0,184% 54 0,933%
26 0,189% 55 0,984%
27 0,194% 56 1,038%
28 0,199% 57 1,112%
29 0,204% 58 1,199%
30 0,209% 59 1,308%
31 0,214% 60 1,420%
32 0,221% 61 1,556%
33 0,232% 62 1,695%
34 0,246% 63 1,839%
35 0,260% 64 2,008%
36 0,277% 65 2,182%
37 0,295% 66 2,367%
38 0,315% 67 2,537%
39 0,339% 68 2,721%
40 0,367% 69 2,918%
41 0,401% 70 3,131%
42 0,435%
43 0,473%
44 0,512%
45 0,554%
46 0,595%

72
CONDITIONS PARTICULIERES

AU TRAITE DE REASSURANCE VIE

QUOTE-PART

Conclu entre :

ABC

ci-après donnée la Cédante

et

LA C I C A - R E

ci-après dénommée le Réassureur

Les articles auxquels il est fait référence, ci-après, sont ceux des Conditions Générales du Traité
de Réassurance Vie.

ARTICLE 1

a) Nature du Traité : Quote – Part


Réassurance à la Prime Originale.

b) Champs d'application : Totalité des souscriptions de la Cédante en Assurance


Vie Collectives.

c) Territorialité : République du ……….

d) Garanties couvertes : . Décès-IPT (tierce personne)


. Complémentaires :
- Doublement Décès Accidentel
- Triplement Décès / Accident
de la circulation

e) Plein de souscription : 35 Millions CFA par tête assurée

73
f) Rétention de l'ABC : Le plein de conservation de l'ABC est de 40 % de chaque
Assurance, avec une rétention maximale de 14 Millions de
Francs CFA toutes garanties confondues, sur une seule et
même tête assurée.

g) Engagement du Traité : La Cédante s'engage à céder au Réassureur :

- 60 % en Quote-Part de chaque Assurance,


soit au maximum 21 000 000 CFA

L'engagement total des réassureurs par tête sera


de 21 000 000 CFA, toutes garanties cumulées sur
une seule et même tête.

h) Réassurance Facultative : Pour les affaires dont les capitaux cumulés sur une
tête assurée dépassent le plein du Traité (i.e. cumul capitaux
supérieur à 35.000.000 CFA), le dépassement sera proposé
à la CICA RE en Facultative.

i) Accord préalable : La cédante devra demander au Réassureur Apériteur son


accord préalable avant l'établissement des polices ayant des
capitaux assurés supérieurs à 20 000 000 FCFA.

j) Part du Réassureur : 80 % de la Réassurance.

k) Apériteur du Traité : CICA-RE.

l) Sélection médicale : Suivant les tableaux en annexe.

ARTICLE 2

Envoi des documents : La Cédante adressera au Réassureur un :

. un bordereau annuel pour les affaires nouvelles, et


renouvelées.

Ce bordereau contiendra les informations suivantes :

- numéro de cession
- numéro de police
- nom assuré
- âge assuré
- date d’effet et date d’échéance des polices
- capitaux assurés par garantie
- primes et surprimes originales par garantie
- capitaux cédés en quote part par garantie
- primes et surprimes cédées en quote part par
garantie

74
A la fin de chaque année, la Cédante adressera au
Réassureur, un bordereau d’annulation concernant
les polices résiliées, modifiées en cours d’année avec
les ristournes correspondantes, ainsi que les
renseignements en sa possession sur les sinistres
survenus notamment la date et la cause du décès.

ARTICLE 3

a) Primes de Réassurance : Décès - IPT (tierce personne) : Primes originales

Complémentaires : Primes Originales.

Risques spéciaux : originales.


(surprimes sportives, professionnelles)

DETERMINATION DE L'AGE

. différence de millésime.

RISQUES MEDICALEMENT AGGRAVES

La Cédante soumet au Réassureur pour tarification


préalable tous les risques aggravés qu’elle estime ne
pas pouvoir accepter aux conditions normales.

. Si l'aggravation est exprimée en vieillissement, celui-ci


s'appliquera au calcul de l’âge ;

. Si l'aggravation est exprimée en pourcentage, la prime


d’assurance sera majorée de ce pourcentage.

ARTICLE 4

Commissions de
Réassurance : Décès-IPT (tierce personne) 17,5 %
& Garanties complémentaires : 20 %

ARTICLE 5

a) Règlement au comptant : Sur demande la Cédante, dès que le montant réassuré


excède le montant de la rétention de la Cédante.

ARTICLE 6

a) Périodicité des comptes : Annuelle.

b) Délai d'envoi : 45 jours après l'arrêté des comptes.


75
c) Délai de vérification : 15 jours.

d) Délai de règlement
des solde : 30 jours.

e) Intérêts sur solde


comptable : 5 % net l'an payable du jour de l'exigibilité au jour du
règlement (dans les deux sens).

ARTICLE 7

a) Provisions Techniques :
. Risques en cours : au prorata temporis.
. Sinistres à payer à 100 %.
. Provisions mathématiques, s'il y a lieu, selon les
dispositions de la Note Technique.
b) Représentation des
Provisions Techniques : En espèces, au taux d'intérêt de 3,5 % l'an net de taxes.

ARTICLE 10 : Par dérogation aux stipulations du 11ème paragraphe de


cet article, les dispositions du droit ………sont applicables
à titre subsidiaire au présent Traité.

ARTICLE 11

Effet du Traité : 1er janvier ………

Fait en double exemplaire et signé

A , le A Lomé, le

L'Assureur, Le Réassureur,

76
- LES TRAITES NON PROPORTIONNELS

Les Traités Non Proportionnels les plus courants sont les suivants :

- le Traité Excédent de Sinistre par Tête (à taux de prime variable et à taux de prime
fixe)

- le Traité Excédent de Sinistre par Evènement

les Conditions Générales sont les mêmes et seules les Conditions Particulières diffèrent.

77
CONDITIONS GENERALES

DU TRAITE DE REASSURANCE VIE

Conclu entre

ABC

Ci-après dénommée la Cédante

et

CICA-RE

B.P. 12410

LOME / TOGO

Ci-après dénommée le Réassureur

Il est convenu, entre la Cédante et le Réassureur, ce qui suit :

ARTICLE 1

Le présent traité a pour objet la couverture précisée et définie aux Conditions Particulières.

ARTICLE 2

Les limites de la couverture et les exclusions éventuelles sont définies aux Conditions
Particulières.

Le Réassureur participe au Traité pour la part fixée aux Conditions Particulières.

ARTICLE 3

La prime annuelle est calculée sur la base du taux de prime précisé aux Conditions Particulières.

La couverture du Réassureur donnera lieu au versement par la Cédante, d'une prime


provisionnelle annuelle et minimum dont le montant et les modalités de paiement sont indiqués
aux Conditions Particulières.

La prime provisionnelle sera ajustée aussitôt que possible, après la clôture de l'année calendrier,
sur la base du taux de prime annuel précisé aux Conditions Particulières.

ARTICLE 4

78
Par sinistre, il faut entendre le cumul des prestations accordées à un assuré pour les risques
réassurés indiqués à l’article 1.

Dès que la cédante a connaissance d’un sinistre susceptible de toucher le présent traité, elle en
avise au plus tôt le Réassureur conformément aux dispositions des Conditions Particulières.

ARTICLE 5

Le présent traité donnera lieu à l'établissement des comptes, suivant les modalités prévues aux
Conditions Particulières.

ARTICLE 6

Le Réassureur est autorisé en tout temps et jusqu’à l’expiration du portefeuille réassuré, de faire
prendre connaissance de l’exactitude des opérations qui font l’objet du Traité, par l’examen de
tous les documents, dossiers, registres originaux au siège de la Cédante.

Ces documents font toujours foi et le Réassureur s'engage à ne jamais les discuter ni prendre
prétexte de l’examen des pièces pour refuser ou retarder le paiement de toute somme due en
exécution du Traité. Il pourra demander à le Cédante tout renseignement ou toute justification
correspondant.

Cette vérification sera effectuée seulement par un mandataire qualifié du Réassureur, qui avisera
la Cédante de son intention huit jours à l’avance.

ARTICLE 7

La date d'effet et la durée du présent traité sont indiquées aux Conditions Particulières.

Cependant, il pourra être résilié par l'une ou l'autre partie au 31 décembre de chaque année,
moyennant un préavis de 3 mois donné par lettre recommandée postée au plus tard le 30
septembre précédent la date de résiliation.

En cas de dénonciation, les réassurances cédées restent en vigueur jusqu'à leur expiration
naturelle.

Toutefois, chaque partie se réserve le droit de résilier à tout moment, sans avis préalable, la
présente convention, dans le cas où l'une des quatre conditions suivantes serait réalisée :

1 - Si l'autre partie entrait en liquidation volontaire ou forcée, ou en faillite, ou si un


changement quelconque dans sa constitution réduisait, sous quelque forme que
ce soit, la garantie qu'elle offrait à la date d'effet de la présente convention, ou si elle cédait
son portefeuille, fusionnait ou passait sous le contrôle d'une autre Société.

2 - Si l'autre partie n'accomplissait pas l'une quelconque des obligations essentielles de la


présente convention.

3 - Si les communications entre la Cédante et le Réassureur restaient interrompues pendant


plus de soixante jours par suite d'un cas de force majeure tel qu'une guerre,
un blocus ou une révolution.

4 - Si un texte légal, émanant d'un gouvernement d'un pays quelconque, avait pour effet de
79
prohiber ou de rendre illégales une ou plusieurs stipulation de la présente convention.

La partie qui se prévaut du droit de résiliation sans préavis fixera la date d'effet de la résiliation
sans que celle-ci puisse être antérieure à la date d'envoi de la lettre recommandée notifiant la
résiliation.

Elle aura la faculté de demander le retrait du portefeuille en cours qui entraînera le versement des
provisions mathématiques et des provisions pour règlement restant à payer afférentes audit
portefeuille, sous déduction des commissions non amorties.

ARTICLE 8

Tous les litiges auxquels la présente convention peut donner lieu pour sa validité, son
interprétation, son exécution ou sa résiliation, sont résolus par un Tribunal Arbitral composé de
trois arbitres.

Chaque partie désigne son arbitre et, avant toute discussion de fond, ces deux arbitres choisissent
le troisième qui assume les fonctions de Président du Tribunal Arbitral.

A défaut par l'une des parties de désigner son arbitre, dans un délai de quatre semaines à compter
de la mise en demeure effectuée par l'autre partie, par lettre recommandée avec accusé de
réception, ou par les arbitres des parties de nommer dans le même délai le troisième arbitre, il y
est procédé par le Président du Tribunal de Grande Instance, compétent pour la Cédante, statuant
en référé.

En cas de refus d'accepter sa mission, de décès ou d'empêchement de l'un des arbitres, il sera
pourvu à son remplacement, selon la même procédure qui avait permis de le désigner, dans les
quatre semaines du jour où les parties en auront eu connaissance. A défaut de nouvelle
désignation dans le délai imparti, il y sera procédé par le Président du Tribunal de Grande
Instance, compétent pour la Cédante, statuant en référé.

Le délai pour statuer sera toutefois en ce cas prolongé d'une durée égale à celle qui s'est écoulée
entre le jour où les parties ont eu connaissance du fait susvisé, et celui où le nouvel arbitre a été
désigné.

Les arbitres doivent nécessairement être, ou avoir été, Membres de la Direction de sociétés
d'assurance ou de réassurance.

En aucun cas, ils ne peuvent être intéressés au litige soumis à leur arbitrage.

L'arbitrage a lieu au siège social de la Cédante. La langue utilisée, faute par les arbitres d'en
décider autrement, est le français.

Les arbitres ont les pouvoirs les plus étendus d'amiables compositeurs, dispensés d'observer les
règles de Droit ainsi que les formes de la procédure.

Ils statuent, suivant leur conscience et en équité, s'inspirant plus des usages internationaux,
généralement suivis en matière de réassurance, que des règles de Droit.

Néanmoins, en cas de besoin, ils peuvent se référer aux règles du Droit français tant en ce qui
concerne les règles de fond que celles de la procédure.

80
Ils décident de la procédure à suivre ainsi que de ses délais en évitant, dans la mesure du
possible, toute formalité judiciaire.

La sentence du Tribunal Arbitral doit être rendue au plus tard dans les trois mois qui suivent la
constitution de ce Tribunal ; à défaut, et sauf si les parties s'entendent pour accorder un délai
supplémentaire au Tribunal Arbitral, le litige est porté par la partie la plus diligente devant le
Tribunal de Grande Instance compétent pour la Cédante.

La sentence arbitrale doit être écrite, motivée et signée ; si l'un des arbitres refuse de la signer,
elle n'en produit pas moins tous ses effets. Elle doit comporter une décision sur la répartition des
frais et des dépens entre les parties.

Il appartient au Président du Tribunal Arbitral, de veiller à ce que la sentence soit signifiée et, de
prendre les dispositions nécessaires pour la rendre exécutoire.

ARTICLE 9

Les parties reconnaissent avoir reçu un exemplaire des statuts et textes régissant leurs activités,
et s'engagent à se faire part mutuellement de toutes modifications qui pourraient y être apportées
ultérieurement.

Fait en double exemplaire et signé,

A , le A Lomé, le

81
CONDITIONS PARTICULIERES

AU TRAITE DE REASSURANCE VIE

EXCEDENT DE SINISTRES
PAR TETE (1)

Conclu

entre

ABC

ci-après donnée la Cédante

et

CICA- RE

ci-après dénommée le Réassureur

Les articles auxquels il est fait référence, ci-après, sont ceux des Conditions Générales du Traité
de Réassurance Vie.

ARTICLE 1

a) Nature du Traité : Excédent de Sinistres par tête

b) Champs d'application : Les souscriptions directes Vie (GB et Collectives).

c) Risques couverts : Décès – IPT ( Tierce Personne)

d) Définition des
garanties : Décès : Décès toutes causes
IPT : Invalidité Permanente et Totale.

e) Sélection médicale : La Cédante soumettra pour les affaires nouvelles à cica-re


les dossiers médicaux pour les capitaux supérieurs à 20
Millions F.CFA.

Elle devra constituer les dossiers médicaux suivant les


tableaux des formalités médicales en annexe.
f) Mode de couverture : Excédent de sinistres par tête :

82
1) Montant du sinistre :

Pour un assuré, au titre d'une ou plusieurs assurances


entrant dans le cadre de la présente couverture, le
Réassureur prend à sa charge, après cumuls de tous
les capitaux, la partie du sinistre excédant la priorité
et dans la limite de la portée.

2) Comptabilisation des sinistres

Les sinistres sont comptabilisés dans leur exercice


de survenance.

ARTICLE 2

a/ Plein de souscription
par tête : 60 000 000 F.CFA .

b/ Priorité (franchise)
par tête : 10 000 000 F.CFA.

c/ Portée (capacité)
par tête : 50 000 000 F.CFA.

d/ Part du Réassureur : 80 %

e/ Réassureur-Apériteur : CICA-RE

f/ Exclusions : - Ensemble des exclusions figurant aux conditions


générales des polices.
- Risque de guerre passive ou active, civile ou
étrangère, déclarée ou non.
- Actes de terrorisme ou de sabotage.
- Emeutes ou insurrections, mouvements populaires,
grèves.
- Equipes professionnelles de sport.
- Travail des mineurs en souterrain.
- Fabrication ou utilisation d'explosifs.
- Risques liés à la production et l'utilisation de la
fission atomique ou nucléaire, sauf utilisation des
isotopes.

- Travail des équipages des navires


sauf des ingénieurs et autre personnel participant aux
essais et lancements (à l'exception de la Société
ABC).
- Personnel navigant des compagnies aériennes.
- Les risques résultant d'un accident de navigation
aérienne ne sont couverts que si l'assuré se trouve à
bord d'un appareil muni d'un certificat de navigabilité
et conduit par un pilote possédant un brevet et une
83
licence non périmés.

ARTICLE 3

a/ Taux de prime
de Réassurance : Il sera déterminé à partir du S/P de l'exercice ( S sinistres à
charge Traité de l’exercice et P assiette des primes de
risque acquises de l’exercice nettes de primes cédées en
facultatives) , ajustable au 100/80ième des sinistres réglés
et en suspens, avec un :

. taux minimum de 10 %
. taux maximum de 19 %

b/ Prime Provisionnelle
et Minimum (P.P.M.) : 52 000 000 F.CFA à 100 % de la réassurance
payable par moitié au 1er janvier et 1er juillet.

ARTICLE 4

a/ Informations sur
les sinistres : Dès que la Cédante aura connaissance d'un sinistre pouvant
intéresser le présent traité, elle en avisera immédiatement le
Réassureur Apériteur.

Celui-ci donnera son avis sur la validité du sinistre.

La Cédante devra demander au Réassureur Apériteur son


accord préalable avant le règlement d'un sinistre pour un
montant assuré supérieur à 20 Millions de F.CFA par tête.

Une fois par an, un état des sinistres (en cours) Décès sera
communiqué par la Cédante au Réassureur. Cet état
reprendra, tête par tête, les éléments suivants :

- Numéro sinistre
- Numéro police
- Date effet et date échéance
- Nom assuré
- date de naissance
- date du sinistre
- Type de sinistre
- Montant du sinistre réglé et/ou provisionné.

ARTICLE 5

a/ Périodicité des
comptes : Annuelle

b/ Délai : 3 mois (au plus tard le 31 mars de l'exercice suivant).


84
c/ Délai de
vérification : 15 jours

d/ Délai de règlement
des soldes : 15 jours après le délai de vérification

e/ Provisions Techniques : Sinistres à payer uniquement

f/ Représentation des
Provisions Techniques : En espèces, au taux d'intérêt de 3,5 % l'an net de taxes.

g/ Sinistres au comptant : Sur demande de la Cédante, dès que le montant réassuré


excède 100 % de la franchise à la charge de l'excédent de
sinistre.
ARTICLE 7

a/ Date d'effet du
traité : 1er janvier ……

b/ Durée du traité : 12 mois.

c/ Résiliation : Les Réassureurs restent uniquement engagés sur les


sinistres survenus avant la date de résiliation et ce jusqu'à
leur liquidation complète.

ARTICLE 8

a/ Dérogation aux
stipulations de
cet article : . Les dispositions du droit …….. sont applicables à titre
subsidiaire au présent traité.

. Le tribunal de Grande Instance est remplacé par


le Tribunal compétent.

Fait en double exemplaire et signé :

A , le A Lomé, le

L'Assureur, Le Réassureur,

85
CONDITIONS PARTICULIERES

AU TRAITE DE REASSURANCE VIE

EXCEDENT DE SINISTRES
PAR TETE (2)

Conclu

entre

ABC

ci-après donnée la Cédante

et

CICA- RE

ci-après dénommée le Réassureur

Les articles auxquels il est fait référence, ci-après, sont ceux des Conditions Générales du Traité
de Réassurance Vie.

ARTICLE 1

a) Nature du Traité : Excédent de Sinistres par tête

b) Champs d'application : Les souscriptions directes Vie (GB et Collectives).

c) Risques couverts : Décès – IPT ( Tierce Personne)

d) Définition des
garanties : Décès : Décès toutes causes
IPT : Invalidité Permanente et Totale.

e) Sélection médicale : La Cédante soumettra pour les affaires nouvelles à cica-re


les dossiers médicaux pour les capitaux supérieurs à 20
Millions F.CFA.

Elle devra constituer les dossiers médicaux suivant les


tableaux des formalités médicales en annexe.
f) Mode de couverture : Excédent de sinistres par tête :

86
1) Montant du sinistre :

Pour un assuré, au titre d'une ou plusieurs assurances


entrant dans le cadre de la présente couverture, le
Réassureur prend à sa charge, après cumuls de tous
les capitaux, la partie du sinistre excédant la priorité
et dans la limite de la portée.

2) Comptabilisation des sinistres

Les sinistres sont comptabilisés dans leur exercice


de survenance.

ARTICLE 2

a/ Plein de souscription
par tête : 60 000 000 F.CFA .

b/ Priorité (franchise)
par tête : 10 000 000 F.CFA.

c/ Portée (capacité)
par tête : 50 000 000 F.CFA.

d/ Part du Réassureur : 80 %

e/ Réassureur-Apériteur : CICA-RE

f/ Exclusions : - Ensemble des exclusions figurant aux conditions


générales des polices.
- Risque de guerre passive ou active, civile ou
étrangère, déclarée ou non.
- Actes de terrorisme ou de sabotage.
- Emeutes ou insurrections, mouvements populaires,
grèves.
- Equipes professionnelles de sport.
- Travail des mineurs en souterrain.
- Fabrication ou utilisation d'explosifs.
- Risques liés à la production et l'utilisation de la
fission atomique ou nucléaire, sauf utilisation des
isotopes.
- Travail des équipages des navires
sauf des ingénieurs et autre personnel participant aux
essais et lancements (à l'exception de la Société
ABC).
- Personnel navigant des compagnies aériennes.
- Les risques résultant d'un accident de navigation
aérienne ne sont couverts que si l'assuré se trouve à
bord d'un appareil muni d'un certificat de navigabilité
et conduit par un pilote possédant un brevet et une
licence non périmés.

87
ARTICLE 3

a/ Taux de prime
de Réassurance : Taux fixe annuel de 12,5% applicable aux primes de risque
acquises de l’exercice (nettes de primes cédées en
facultatives), tous exercices confondus.

b/ Prime Provisionnelle
et Minimum (P.P.M.) : 52 000 000 F.CFA à 100 % de la réassurance
payable par moitié au 1er janvier et 1er juillet.

ARTICLE 4

a/ Informations sur
les sinistres : Dès que la Cédante aura connaissance d'un sinistre pouvant
intéresser le présent traité, elle en avisera immédiatement le
Réassureur Apériteur.

Celui-ci donnera son avis sur la validité du sinistre.

La Cédante devra demander au Réassureur Apériteur son


accord préalable avant le règlement d'un sinistre pour un
montant assuré supérieur à 20 Millions de F.CFA par tête.

Une fois par an, un état des sinistres (en cours) Décès sera
communiqué par la Cédante au Réassureur. Cet état
reprendra, tête par tête, les éléments suivants :

- Numéro sinistre
- Numéro police
- Date effet et date échéance
- Nom assuré
- date de naissance
- date du sinistre
- Type de sinistre
- Montant du sinistre réglé et/ou provisionné.

ARTICLE 5

a/ Périodicité des
comptes : Annuelle

b/ Délai : 3 mois (au plus tard le 31 mars de l'exercice suivant).


88
c/ Délai de
vérification : 15 jours

d/ Délai de règlement
des soldes : 15 jours après le délai de vérification

e/ Provisions Techniques : Sinistres à payer uniquement

f/ Représentation des
Provisions Techniques : En espèces, au taux d'intérêt de 3,5 % l'an net de taxes.

g/ Sinistres au comptant : Sur demande de la Cédante, dès que le montant réassuré


excède 100 % de la franchise à la charge de l'excédent de
sinistre.
ARTICLE 7

a/ Date d'effet du
traité : 1er janvier …………

b/ Durée du traité : 12 mois.

c/ Résiliation : Les Réassureurs restent uniquement engagés sur les


sinistres survenus avant la date de résiliation et ce jusqu'à
leur liquidation complète.

ARTICLE 8

a/ Dérogation aux
stipulations de
cet article : . Les dispositions du droit …….. sont applicables à titre
subsidiaire au présent traité.

. Le tribunal de Grande Instance est remplacé par


le Tribunal compétent.

Fait en double exemplaire et signé :

A , le A Lomé, le

L'Assureur, Le Réassureur,

89
CONDITIONS PARTICULIERES

AU TRAITE DE REASSURANCE VIE

EXCEDENT DE SINISTRES "CATASTROPHE"

Conclu entre

ABC

Ci-après dénommée la Cédante

et

CICA-RE

Ci-après dénommée le Réassureur

Les articles auxquels il est fait référence, ci-dessous, sont ceux des Conditions Générales du
Traité.

ARTICLE 1

Compagnie réassurée :ABC

a/ Nature du traité : Excédent de sinistres en cas d'événement catastrophique,


protégeant la rétention de la cédante sur son portefeuille
Vie (portefeuille Grande Branche et Collective).

b/ Nature des garanties : . Décès toutes causes.


. Invalidité Permanente et Totale (tierce personne).
. Décès accidentel.

c/ Définition de l'accident : Toute atteinte corporelle non intentionnelle de la part de


90
l'assuré et provenant de l'action soudaine d'une cause
extérieure qui résulte, dans un délai de douze mois
après l'accident, en la mort ou l'invalidité permanente
totale de l'assuré.

d/ Définition de l'événement : Cause unique entraînant au minimum 3 victimes,


décédées ou invalides, à l'occasion d'un même accident
selon la disposition du paragraphe c/ ci-dessus.

e/ Rétention de la Cédante
par tête : 10 000 000 FCFA.

f/ Part du Réassureur : 80%

g/ Apériteur du traité : CICA-RE.

ARTICLE 2

a/ Etendue de la couverture
de Réassurance : Chaque événement entrant dans le champ d'application
du traité donne lieu à l'application d'une franchise de
30 000 000 FCFA.

La garantie des réassureurs joue pour chaque Evénement


immédiatement au-delà de la franchise, avec toutefois un
maximum par événement fixé à 200 000 000 FCFA à
100% de la réassurance.

b/ Clause de reconstitution
de garantie : Après un événement faisant jouer la garantie, il y aura
une seule reconstitution moyennant le versement d'une
prime additionnelle calculée au prorata des capitaux
absorbés.

c/ Exclusions : . Risque de guerre passive ou active, civile ou


étrangère, déclarée ou non.

. Actes de terrorisme ou sabotage

. Emeutes ou insurrections,
mouvements populaire, grèves.

91
. Equipes professionnelles de sport.

. Travail des mineurs en souterrain.

. Fabrication ou utilisation d'explosifs.

. Risques liés à la production et l'utilisation de la


fission atomique ou nucléaire, sauf utilisation
des isotopes.

. Travail des équipages des navires, sauf des


ingénieurs et autre personnel participant aux
essais et lancements.

. Personnel navigant des compagnies aériennes.

. Les risques résultant d'un accident de


navigation aérienne ne sont couverts que
si l'assuré se trouve à bord d'un appareil muni
d'un certificat de navigabilité et conduit par un
pilote possédant un brevet et une licence non
périmés.

ARTICLE 3

a/ Taux de prime de
réassurance : 2 % de l'assiette des primes conservées par la Cédante
pour l'exercice couvert.

b/ Prime Provisionnelle
Minimale : 3.000.000 FCFA à 100 % de la réassurance
payable par moitié le 1er janvier et le 1er juillet

ARTICLE 5

a/ Périodicité des comptes : Annuelle.

b/ Délai d'envoi : 1 mois au plus tard après l'arrêté des comptes.

c/ Délai de vérification : 15 jours.

d/ Délai de règlement : 30 jours.

92
ARTICLE 7

Effet et durée du traité : 1er janvier …….. pour une durée de 12 mois.

Fait en double exemplaire et signé,

A , le A Lomé, le

La Cédante Le Réassureur

93
ANNEXE 4 : MODELES DE BORDEREAUX DE CESSION EN REASSURANCE
(PRIMES ET SINISTRES)

94
ANNEXE 5 : FORMULAIRES COMPTES DE CESSION (TRAITES
PROPORTIONNELS ET NON PROPORTIONNELS)

95
ANNEXE 6 : FORMULAIRE DE SITUATION FINANCIERE

96
ANNEXE 7 : ENONCE DES CAS PRATIQUES

97