atelier d’image dans le milieu esapv 2008-2009

1ère bachelier

Virginie HUYGHEBAERT 1e bachelière

Virginie a envie de raconter trop d’histoires en même temps. Overdose ou abondance d’images ? Est-ce que Virginie produit trop ? Virginie doit-elle mettre de l’ordre dans son esprit ou laisser venir à elle ces flots réguliers d’images, de mots ? Le beau est-il dans les yeux ou dans l’objet regardé ? Est-ce que c’est tout ce qui est harmonieux et symétrique qui est beau ? Qu’est ce que c’est savoir dessiner ? Après tout qu’est ce que la beauté ? Virginie se demande qui crée les idéaux… Pourquoi tout le monde les suit sans se poser la moindre question ? Et existe-t-il vraiment une beauté ? Est ce que la beauté = chirurgie esthétique ? Pourquoi l’apparence attire et répugne ? La vitalité de la laideur peut rendre séduisant(e). Canons de beauté qu’ est-ce que c’est ? Formatage du plus grand nombre. Il n’y a plus de vieillesse, et toute cette presse féminine qui nous indique comment êtrephysiquement et mentalement ! Beauté illusoire. Dépasser la « belle » apparence. La jeunesse = beauté, dans les contes, la princesse est toujours jeune et l’être sombre de la nuit, la sorcière est toujours vieille et méchante. Audrey, ma sœur : obsédée par son poids ne mange quasi rien, minceur, anorexie. Christelle, ma marraine : obsession des régimes et du vieillissement: ne mange pas à sa faim et met toutes sortes de crème anti-rides. Et Virginie ?

______________________________________________________________________________ Travaux présentés : Installation au mur : dessins, collages, photos, différents formats. Sculptures-tensions avec matériaux de récupération et bas-collants vidéo.

Sébastien HERICKX 1e bachelier

Mes premières idées miennes. Qu’est-ce que tu montres ? La chaise-échasses. Découpée en deux équilibres. Deux demi-cercles au sol. Deux arcs renversés. Certains l’on pris pour une rampe de skate. Une série de dessins. Faits avec une latte. Qu’est-ce que c’est ? Des bâtiments, des portes, des murs avec fenêtres. Ou autre chose. Un bébé à quatre pattes. Un bonhomme géométrique. Il sera au BAM, à côté de l’entrée. On s’assoit sur les jambes, on passe en dessous du ventre.

Nose and red legs

Qui sont ces choses?

Arnaud EECKHOUT 1e bachelier

C’est en déménageant que l’on expérimente le poids et le nombre de nos choses. J’ai fait la peau de tous mes objets, un à un. J’ai emballé, lissé, collé des jours durant, pour appréhender comme jamais leurs surfaces, leurs proportions. Le corps-à-corps fût intense car un objet ne se laisse pas dépiauter sans résister. Ils étaient durs et s’amollissent, ils étaient pleins et se vident, ils étaient opaques et deviennent transparents, ils étaient utiles et sont inutilisables, ils étaient dispersés de ça de là et se rassem blent. Il ne leur reste que la forme pour dernière expression. Entre anthropomorphisme et évocation froide, ces gestes sont l’expression d’un questionnement Qui sont ces choses?

L’appât, 2008 caisses en carton, corde, hameçons et billet de banque

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François RODRIGUES 1e bachelier

______________________________________________________________________________ 1 - Night photos – collaboration avec Renaud Bourguet 2 - Objet explosif 3 - Blanchir votre argent ? 4 - Chaise (Massarat)

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2ème bachelier

Mona MARCHETTI 2e bachelière

« Harold s’approcha d’elle, s’accouda au piano et dit en regardant les cadres vides : - Pourquoi n’y a-t-il pas de photos dans ces cadres ? - Je les ai enlevées. - Pour quelle raison ? - Elles me narguaient. Elles représentaient des gens que j’ai tendrement aimés, mais qui peu à peu s’estompaient dans ma mémoire. Avec le temps je n’aurais plus gardé d’eux qu’un vague souvenir, alors que leurs photos restaient d’une pénible netteté. C’est pourquoi je les ai toutes enlevées. Je sais que ma mémoire n’est plus ce qu’elle était, mais je préfère cependant les images créées par moi avec amour à celles d’un kodak. » (Harold et Maude, Colin HIGGINS). Suite à une rupture, j’ai décidé de me débarrasser des souvenirs de boutique : présents dépassés et autres instantanés désincarnés. Depuis, je privilégie ma mémoire, ses tours et détours. J’aime n’avoir aucune preuve de ce que je me raconte.. ______________________________________________________________________________ Travail composé de photos numériques, de vidéos, et d’objets divers (une traîne, une chaise, une horloge, une forêt magique).

Préparation d’une traîne, filmée en plan fixe : avec, en fond sonore, l’énumération de tous les souvenirs qui s’y trouveront. TV(+ casque) diffusant en boucle une vidéo (sans titre - 9min08).

Matérialisation d’un souvenir : Quand j’étais petite, je prenais rarement la voiture; Les seules occasions,c’était quand j’allais dans les Ardennes avec mon grand-père. Par manque d’habitude la route me donnait souvent la nausée. Cette sensation était accentuée par l’odeur de l’arbre magique qui pendait au rétroviseur. Je regardais par la fenêtre por essayer de penser à autre chose et la forêt que j’apercevais me paraissait toute petite. Je me disais que s’il n’y avait pas de vitre, je pourrais la tenir dans mes mains.

3ème bachelier

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Lola TIGRATO 3e bachelière

Un univers de sentiments en 3D. Voyage entre les sentiments d’oublis, de protection, d’intimité, les sentiments de deuil, les frustrations, les obligations, les passages et enfin l’envie. Travail intéressé par la rencontre et l’assemblage d’objets trouvés, habités par la trace du temps, avec la photographie, la vidéo, le son et l’ambiance. 1 - « Installation au sol » : l’obligation de construire sa vie, qui se fait de plus en plus présente, se bat contre cette couverture qui aimerait continuer à border, qui voudrait empêcher le plus longtemps qu’elle le peut ces pierres de pousser et de se dresser. 2 - « Les fleurs » : réflexion sur la série, en rendant un hommage aux personnes que j’ai vu mourir dans les fictions télévisées (“séries télévisées”) depuis mon fauteuil. 3 - « Le mur » : monter un mur, comme un rempart contre le temps. Le mur-sauveur de l’oubli, le gardien des secrets, le protecteur de ma petite vie cocoon. 4 - « J’ai exorcisé des démons, les ai rendus matière, les ai imagés, trouvé leurs symboles, et ils sont devenus des portes. Une nouvelle ouverture par laquelle je vous demanderais d’écouter en vous.Ces aboutissements pour moi, sont devenus des ouvertures pour les autres. Des ouvertures aux sentiments, ceux propres à chacun, les vôtres » « Les totems » : deux constructions d’objets et de photos dos-à-dos à dos qui sont pour moi la matérialisation d’un deuil. « Le passage » : installation mur et sol évoquant l’idée d’un monde caché... 5 - « Le peignoir » : grand bonhomme qui nous offre son dos, bras ouverts au monde extérieur, à la lumière, et qui a pour corps un monde imaginaire et des wagons qui tournent en rond en guise d’entrailles.

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Julie KOWALCZYK 3e bachelière

Infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos infos ionfs inofs ifons iotns iofns ifnos inofs ionfs inofs infso in fos .. un Faux. Entre rêve et réalité. L’information, c’est le fait d’informer autrui ou de s’informer soi-même. C’est une source de connaissance sur un sujet donné, qui est susceptible d’être représenté afin d’être conservé, traité, et communiqué. Quelle est la vérité sur les images ? Les reproductions excessives d’une icône risquent parfois de dissimuler l’aveu essentiel du messager. Mon travail s’inspire de ce qui m’est donné, autour de moi je guette, j’explore les continents médiatiques, revisitent leurs paysages, pêchent certaines informations et redimensionnent ceux-ci selon l’idée ou le flou que tout cela m’évoque. Les informations bafouées, répétées, dupliquées, déformées font partie intégrante de mon travail et donnent naissance à une perception réactualisée du monde qui m’entoure. « L’actualité ce n‘est plus l’évènement mais l’accident » Paul Virilio. ______________________________________________________________________________ 1 - technique mixte 2 - vidéo : « Home sweet home », (Masarat) 3 - dessins au lavis

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Aline FAGNART 3e bachelière

Presque rien………. On peut regarder mes objets-sculptures, estimer que ce sont de beaux objets, ou pas, et passer son chemin, je ne m’en offusque pas. Clous, fils de laine, pain, bouteilles en plastique, élastiques, pinces, cuillères et autres objets du quotidien, en mouvement ou non, sont disposés de sorte à créer un monde miniature. Les visiteurs déambulent, s’accroupissent pour voir les détails, se relèvent pour avoir une vision aérienne de l’ensemble… Je vous invite au calme et à la contemplation. Juste recréer un univers bien à moi, fait d’assemblages de petites choses que je trouve dans ma vie, autour de moi, qui ont appartenu aux gens qui m’entourent… Assemblages de ces petites choses qui ne sont que des « fouffes », des ordures, des inutiles, que je recycle en sculptures… J’aime m’attarder sur ce qui est à jeter. Assembler pour raconter ou méditer. Ces petits objets témoignent de ma vie, des petits moments perdus, suspendus, … C’est l’expression de la sensation que j’éprouve quand mes mains s’agitent intuitivement autour de ces petits restes de nous. Une sorte d’échantillon de mon quotidien, une enquête sur moi-même... Un autoportrait. Témoignage de ce que je suis par ces gestes que je ne gère pas tout à fait. Comme s’il était impossible de ne pas les faire. Ce besoin presque maladif d’occuper mes mains nerveuses. Pour fuir ce qui m’entoure ? Echapper à un regard qui me dérange… Esquiver une conversation qui me gêne… Ma timidité… mais aussi ma volonté de faire partie du jeu…

______________________________________________________________________________ Assemblage 3D, vidéo, installation, découpage, jeux de lumières et d’ombres, jeu de perception olfactive, …

Pièce pour l’exposition «Masarat» à la Maison folie. Il s’agit d’un couloir en bois de 2m50 de haut et de large. Des extraits de textes de notre correspondance avec Zan Studio, un collectif d’artistes palestiniens, sont écrits sur les parois intérieures. Certains mots sont découpés pour avoir leur projection sur le sol. Ces silhouettes sont troubles et déformées...Tout comme les informations de Palestine qui nous sont communiquées...

The Slap: Installation peluche feutrine rose, mixed media.

Flaviano MUCEDDA 3e bachelier

Pouvoir : Le pouvoir est la faculté et la possibilité dont un ou plusieurs individus ou groupes d’individus disposent pour appliquer, faire accepter, faire exécuter ou imposer - fût-ce par la force - des décisions d’ordre physique, moral, intellectuel ou psychologique, à un ou plusieurs individus ou groupes d’individus - dans des domaines variés tels que la culture, l’économie ou la politique, soit dans un secteur spécifique, soit dans un ensemble de secteurs, soit dans tous les secteurs subissant leur autorité physique, morale, intellectuelle, économique, politique ou psychologique... (Dictionnaire en ligne). Jeux de pouvoir, pouvoir éducatif, pouvoir de l’image, du dogme, de l’argent... Prise de pouvoir, inversion des pouvoirs, respect de l’ordre, respect des valeurs et violation de celles-ci. Regards d’une époque aux changements latents et persistants, ouvrons l’œil, les pouvoirs évoluent et se confondent...

Power : Peluche feutrine différentes couleurs ± 5 m de long sur 1,5 m de haut.

Time Lost : installation labyrinthe en alu et béton plus cordon. Dimensions variables.

Le Saint gode : silicone , 27 cm de haut + photo.

Le déchetisme : Maxime Leroy et Maxime Toussaint (1er master).

Maxime LEROY 3e bachelier

Collaboration avec Maxime Toussaint Rappel : RECYCLING est un collectif artistique à caractère écologique et social. Partant d’un terrain à l’abandon situé au « 47b » de la rue Jean-Lescart à Mons. Nous sommes intervenus de différentes manières pour revitaliser cet endroit : Nettoyage, tris, classement et réutilisation des déchets ; archivage photographique ; Interventions sur le lieu ; sensibilisation des riverains à l’écologie sociale. Le collectif tente en toute modestie de sensibiliser le plus grand nombre sur la l’idée du vivre ensemble. Cela faisait 4 ans que le collectif existait. Une amitié poussée jusqu’à l’amour, un amour amical que nous revendiquons par notre duo artistique notamment nos performances et notre cohabitation. Depuis 5 ans, nous avons un travail en commun se rattachant par les mêmes médiums : la récupération d’objets délaissés. Nous avons par la suite fait partie du collectif «Recycling» (collectif à caractère écologique et social) dont nous nous sommes séparés pour nous concentrer sur notre nouvelle pratique: «le déchétisme». Le « déchétisme » consiste à utiliser les détritus de la vie quotidienne dans un but créatif afin de porter un regard sur la surconsommation et fatalement l’abondance de déchets qui en résulte.

Vidéos : Maxime Toussaint et Maxime Leroy - petites vidéos entre amis.

1ère master

Salopette pour respirer ses propres odeurs corporelles.

Maxime TOUSSAINT 1er master

Collaboration avec Maxime Leroy Rappel : RECYCLING est un collectif artistique à caractère écologique et social. Partant d’un terrain à l’abandon situé au « 47b » de la rue Jean-Lescart à Mons. Nous sommes intervenus de différentes manières pour revitaliser cet endroit : Nettoyage, tris, classement et réutilisation des déchets ; archivage photographique ; Interventions sur le lieu ; Sensibilisation des riverains à l’écologie sociale. Le collectif tente en toute modestie de sensibiliser le plus grand nombre sur l’idée du vivre ensemble. Cela faisait 4 ans que le collectif existait. Une amitié poussée jusqu’à l’amour, un amour amical que nous revendiquons par notre duo artistique notamment nos performances et notre cohabitation. Depuis 5 ans, nous avons un travail en commun se rattachant par les mêmes médiums : la récupération d’objets délaissés. Nous avons par la suite fait partie du collectif «Recycling» (collectif à caractère écologique et social) dont nous nous sommes séparé pour nous concentrer sur notre nouvelle pratique: «le déchétisme». Le « déchétisme » consiste à utiliser les détritus de la vie quotidienne dans un but créatif afin de porter un regard sur la surconsommation et fatalement l’abondance de déchets qui en résulte.

Vidéos : Maxime Toussaint et Maxime Leroy - petites vidéos entre amis.

2e master

Tatiana AMPE 2e master didactique

Les rencontres et les instants de vie font d’une personne ce qu’elle est. Qui suis-je ? Archivage (petit Larousse) : Action de recueillir, de classer et de garder des documents. Me voilà archiviste de moi-même Ne le sommes nous pas tous ? Qui n’a jamais recueilli, classé et gardé des documents, des souvenirs ? Souvenir (petit Larousse) : 1 : Survivance, dans la mémoire, d’une sensation, d’une impression, d’une idée, d’un événement passé. 2 : Objet qui rappelle la mémoire de qqn ou d’un événement 3 : Petit objet vendu aux touristes sur les lieux particulièrement visités Après cet archivage, je sais mieux d’où je viens et peut-être qui je suis, tout au moins je le sais un peu mieux. Si je vous dis : Se souvenir c’est avoir présent à l’esprit une image liée au passé. Où êtes-vous, que voyez-vous ? Si vous deviez ne garder qu’un souvenir matériel, lequel serait-il ? Pourquoi je m’encombre de toutes ces choses ? Pourquoi avons-nous besoin de garder des choses ? Est-ce qu’on oublierait si l’on ne gardait pas ? Avant de me débarrasser du passé je dois peut-être penser à construire un futur. Je vis sûrement plus dans le passé que dans l’avenir. Je ne parle pas d’oublier mais de m’alléger.

______________________________________________________________________________ Vues de l’installation : archives diverses (d’ordinateur, objets souvenirs, moments souvenirs, albums de famille) photos collectées dans son entourage.

La semeuse

Anne LEROY 2e master à finalité spécialisée en art public

Pour ma dernière année, j’ai réalisé des animations, installations publiques, photos témoins, dessins, sur les domaines qui me tenaient le plus à cœur, c’est-à-dire : l’environnement, la place de la nature en ville, la récupération de l’eau de pluie et la société. Je crois à la vertu bienfaisante de la nature sur notre moral. Je cherche donc diverses solutions pour que le maximum de personnes profitent des bienfaits naturels. Alors, je me suis posé la question suivante : comment introduire davantage la nature en ville de manière discrète et accessible à tous ?

PUR - IMPUR : les mots «pur» et «impur» s’inscrivent sur la façade au moyen de pots de fleurs placés aux balcons par les habitants.

Comment récupérer l’eau de pluie ? Manière ironique de montrer qu’il y a de multiples façons de récupérer l’eau de pluie.

Aspirateur à mauvaises odeurs : sculpture et photos. Je construis un aspirateur comprenant des plantes qui transformeraient les mauvaises odeurs en air pur respirable.

Intervention dans les rues, dessins et photos. J’ai fait pousser des plantes dans des récipients récupérés et je les ai déposées en ville. À prendre ou à laisser.

Maison en laine : maquette recouverte de laine. J’ai voulu protéger une maison comme on protège un homme. Car la maison nous protège alors pourquoi pas l’inverse ?

Fleurs pour tous : kiosque à fleurs sur la place de la gare : animation et dessins. Les passants deviennent acteurs en semant leurs propres plantes dans de petits pots de récupération qu’ils ont eux-mêmes ramenés. L’eau pour arroser les plantes provient de l’eau de pluie stockée dans un conteneur au cœur du kiosque.

Cagoule pour reposer l’esprit. J’ai créé un vetement à enfiler où que vous soyez pour vous couper du monde un instant et vous ressourcer mentalement.

IDM© activités 2OO8-2OO9

Asseoir l’espoir

Une série de chaises conçues et réalisées par les étudiants sont mises en vente pour le projet du PAC «Asseoir l’espoir» qui aide une école de cirque en Palestine.

Stéphanie Kerckaert & Cédric Sabato Malgré deux tables séparées, deux cultures, deux cuisines se mélangent. Mais ces cultures sont-elles réellement différentes ? (Buffet de vernissage)

Masarat 07>15.11.2008: zan studio & idm©

Pour sa deuxième collaboration avec la Maison Folie, l’atelier d’Image dans le Milieu idm© de l’ESAPV, est confronté à des défis très différents de son expérience de janvier 2008 [non mais oui…]. Comment des jeunes étudiants montois peuvent-ils aborder “le” politique ? Et cela, avec l’un des problèmes les plus difficiles à appréhender : la situation en Palestine, abordée au travers des emails que Zan Studio nous a envoyés au printemps. On pourrait appeler ça : “Vu de l’extérieur”, tant les réalités diffèrent d’ICI à LÀ-BAS… Bien sûr idm© a plusieurs fois abordé l’idée du politique: en imaginant tout un parcours dans Mons lors de la Triennale de l’Affiche Politique en 2001, ou en intervenant lors de la manifestation intitulée “A(r)ctivisme” à Bruxelles en 2006, etc… mais cette fois-ci, les travaux des étudiants et artistes idm© sont placés directement à côté de ceux des artistes palestiniens. Les enjeux ne sont pas évidents à résoudre. Et, étonnamment, cela fonctionne ; les deux approches pourtant différentes créent un par-cours dynamique, une tension passionnante : le labyrinthe de Flaviano Mucedda frustre le visiteur et recule le moment d’aborder l’expo, les portes murées de Maxime Toussaint renvoient aux humilia-tions sans cesse vécues à Ramallah et ailleurs, la “cellule” blanche et lumineuse d’Aline Fagnart pro-jette les mots de Zan Studio sur des murs gardés dans la pénombre, et l’on voit le mot “mer” danser dans l’espace, non loin de la vidéo d’Amer. En haut, le couloir grillagé de Damien Petitot empêche l’accès aux photos menaçantes de Mona Marchetti, et l’on doit faire demi-tour, et redescendre et re-monter les escaliers pour arriver aux vidéos palestiniennes. Sans oublier les formules d’Émilie Las-seaux qui s’embrouillent avec humour et nous montrent l’absurdité des conventions religieuses, ou côté rue, les silhouettes d’Anne Leroy où deux adolescents s’accusent mutuellement : “C’est pas moi, c’est toi qui as commencé !” : éternelle “justification” des conflits entre Israéliens et Palestiniens, en-tre Fatah et Hamas, ou entre Wallons et Flamands !!! etc… Sans oublier les interventions tout aussi intéressantes de Virginie Huyghebaert, Recycling, Julien Brunet, Tatiana Ampe, Julie Kowalczyk, Stéphanie Kerckaert et Cédric Sabato. Jean-François Octave 21/11/2008

La maison des Gharib Givon Hadasha. Juillet 2007. Damien Petitot se souvient: “Nous marchons dans la colonie juive de Givon Hadasha, un village entouré de barbelés, le long du mur de séparation. En longeant l’enceinte de la colonie nous découvrons une maison enclavée, une rue de quelques mètres et un grillage la sépare du reste de la colonie, c’est la maison des Gharib, une famille du village mitoyen de Beit Ijza, ils sont palestiniens.”

Émilie Lasseaux Deux textes sur deux conventions religieuses, qui se confrontent, puis se mélangent et s’embrouillent… (Vidéo)

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