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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 1er novembre 2010 – Volume LXXVIII No 7

lA culture à OttAwA

Dans la ville et sur le campus de l’U d’O, les arts et la culture se manifestent sous toutes leurs formes... Article en page 9

La Rotonde

AssurAnce sAnté de lA FeuO

50 000 $ pour des clauses non respectées eXclusiF
Article en page 3

crise à lA FeuO

Employés mal traités, comité controversé et tensions apparentes entre des membres de l’exécutif : le conflit se poursuit. | P. 2

Les représentants au CA de la FEUO, méconnus des étudiants ?
Pages 4 et 5

Improvisation
Deux recrues de l’équipe des Rouges parlent de leur arrivée dans la LIEU et de leur vision de l’improvisation à l’U d’O. | P. 11

entrevue

Dominic Jalbert, ancien joueur des Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ, est maintenant la nouvelle vedette de l’équipe de hockey du Gris et Grenat. | P. 14

Sports » Statistiques | P. 17

Catherine Cimon Isabelle Larose actualites@larotonde.ca

Actualités
sociales, on s’attendait à une rémunération. Toutefois, le message n’a pas été transmis. Une source très au fait de ce qui se passe à la FEUO a dit à La Rotonde qu’« Alexandre Chaput [vice-président aux activités sociales] n’a jamais transmis le message, parce qu’il ne voulait pas que son équipe ne se fasse pas payer; c’est une décision que l’exécutif est supposé prendre ensemble, donc au lieu de décider sur ce problème, ils ont décidé de ne pas en parler. » En entrevue avec La Rotonde, M. Chaput, qui en est à sa dernière année en tant que v.-p., a refusé d’indiquer la source des problèmes actuels. Il a cependant donné quelques explications quant au traitement réservé aux employés : « J’ai été un employé de la FEUO pendant quelques années avant d’être élu comme v.-p. [aux activités sociales], et comme employé de la FEUO, j’ai vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de négligence de la part des [membres] exécutifs envers leurs employés. Il y a des problèmes à la Fédé en termes de la façon qu’on traite les employés. » Ces problèmes seraient liés à la charge de travail imposée aux employés, qui n’ont pas assez de ressources pour remplir leur mandat. Un manque d’employés serait aussi l’une des causes des problèmes. Lorsque Alexandre Chaput a rapporté les heures de travail de son équipe (une centaine, selon les informations obtenues par La Rotonde), Sarah Jayne King, v.-p. aux finances, aurait refusé de les payer. Elle aurait demandé au service de la comptabilité de la FEUO de ne pas payer les employés pour leurs heures supplémentaires. Mme King n’a pas retourné les appels téléphoniques de La Rotonde. Les employés ont finalement été payés après une demande de M. Chaput auprès de la comptabilité. Deux sources, qui ont demandé de garder l’anonymat, ont rapporté à La Rotonde que Sarah Jayne King, Amy Hammett (v.-p. aux affaires étudiantes) et Paige Galette (v.-p. aux communications), fortement appuyées par le coordonnateur de l’exécutif, François Picard, « ne voulaient pas que les employés soient payés plus qu’un certain nombre d’heures ». Alexandre Chaput aurait, selon ces sources, « envoyé promener François Picard » pour son implication dans ce dossier. M. Chaput reste très évasif à propos de la situation actuelle au sein de l’exécutif. « Il y a une division qui est claire dans l’exécutif et les deux côtés pensent que l’autre a tort et qu’ils ont raison; j’ai juste peur qu’on se retrouve dans une situation où ça ne va jamais finir, à cause qu’il y a eu beaucoup d’histoires qui se sont passées pendant l’été », explique-t-il. Tyler Steeves, président de l’exécutif de la FEUO, refuse toujours de commenter ce qui se passe à l’interne, affirmant qu’une rencontre devrait avoir lieu prochainement.

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crise à lA FeuO

La vérité commence à sortir
Le silence est une vertu à la Fédération étudiante (FEUO). Alors que le conseil exécutif s’entête à ne pas parler de ses problèmes à la population étudiante, La Rotonde a appris que ce n’est pas un, mais bien plusieurs événements qui ont divisé l’exécutif de la FEUO. Des employés qui n’ont pas été payés, un comité « ad hoc » controversé, un manque de respect mutuel et une continuité des problèmes du passé… bref, les membres de l’exécutif sont loin d’être sur la même longueur d’onde. Antoine Trépanier rapporte les faits.

Des employés mal traités

L

a Rotonde a appris que les employés de la Semaine 101 n’allaient pas être rémunérés pour les heures supplémentaires qu’ils ont offertes à la Fédération étudiante. Le manque de communication au sein de l’exécutif serait la cause de cette situation. Dans les faits, l’arrivée du nouveau syndicat des employés de la FEUO empêche l’attribution d’heures supplémentaires aux employés sans autorisation et la disparition des bonus. Le conseil exécutif de la Fédération étudiante a décidé de ne pas payer les employés pour leurs heures supplémentaires, prétextant que ceux-ci allaient fournir leurs heures supplémentaires bénévolement. Du côté de l’équipe des activités

Un comité ad hoc qui fait du bruit
Retour au calme
Le 18 octobre dernier avait lieu au Café alternatif une rencontre intitulée « Town Hall » entre la FEUO et les étudiants qui voulaient être au courant des problèmes actuels à la Fédération étudiante. Une rencontre d’environ trois heures qui n’a finalement rien révélé de nouveau aux participants. Les étudiants présents ont malgré tout pu être témoins d’un échange assez musclé entre Alexandre Chaput, v.‑p. aux activités sociales, et Amy Hammett, v.‑p. aux affaires étudiantes. M. Chaput était sur le point de dévoiler certains problèmes que l’exécutif rencontre actuellement quand Mme Hammett l’a rapidement interrompu en lui disant : « Tu sais que je t’aime, Alex, mais tu ne peux pas parler de ça, c’est confidentiel. » À quoi M. Chaput a répondu sèchement : « Tu ne m’aimes pas ! » La séquence a rapidement été interrompue par Maureen Hasinoff, présidente de cette rencontre, qui était dans une situation de conflit d’intérêt, Alexandre Chaput étant son patron. De son côté Tyler Steeves, président de l’exécutif de la FEUO, a refusé de dévoiler quoi que ce soit. Il a répété que « chaque équipe a des problèmes et [qu’ils essayaient] de les régler ». Seul membre de l’exécutif à ne pas s’être présenté, Paige Galette, v.‑p. aux communications, brillait par son absence à cette rencontre. Tristan Dénommée, étudiant ayant pris part à la rencontre entre les étudiants et la FEUO, a pourtant dit avoir été dans les locaux de la Fédération étudiante pour constater qu’« elle était à son bureau » après la rencontre. Jointe par La Rotonde, Mme Galette a attribué son absence à des raisons personnelles et affirmé s’être présentée au bureau après que cette réunion extraordinaire a eu lieu.
La Rotonde a mis la main sur une copie du premier rapport du comité ad hoc sur la politique et l’éthique des achats en vrac. Ce comité, qui a été mis en place par le Conseil d’administration (CA) de la FEUO, avait trois objectifs très précis : enquêter sur les actions des personnes impliquées dans l’achat en vrac de t-shirts ou d’objets promotionnels à l’effigie de la FEUO et des différents corps fédérés; émettre des recommandations au CA et aux comités permanents; proposer aux comités de campagnes promotionnelles une campagne sur les normes de travail internationales. Ce comité était constitué de trois étudiants qui représentent également deux facultés au CA de la Fédération étudiante : Jesse Root et Iain Brannigan, représentants des Sciences sociales, ainsi que Martin SchootsMcAlpine, représentant des Arts. Ceux-ci se sont rencontrés trois fois durant le mois d’août afin de mettre ce rapport sur pied. Selon Amanda Marochko, v.-p. aux affaires sociales anglophone de l’AEEPID, « Iain [Brannigan] n’était présent à aucune des entrevues préliminaires, donc en principe, il ne pouvait se prononcer sur la question. » Le comité est également controversé puisque le document qu’il a produit ne mentionne aucune source. Alexandre Chaput, v.-p. aux activités sociales du conseil exécutif de la FEUO, est par ailleurs réprimandé par ce comité pour trois raisons. Le comité a jugé que M. Chaput ne coopérait pas avec lui. Lorsque La Rotonde a rencontré Alexandre Chaput, ce dernier semblait troublé par les conclusions du rapport. Il a confié qu’on l’« accusait » non seulement de ne pas coopérer avec le comité, mais également « d’influencer les v.‑p. [aux activités sociales des corps fédérés] pour qu’ils aillent avec une autre compagnie que [la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE)] » et « d’attaquer Paige Galette [v.-p. aux communications de la FEUO] » pour le manque de communication avec les corps fédérés. Alexandre Chaput est catégorique quant à sa participation au comité ad hoc. « Moi, je suis très offensé par ça parce que j’étais l’un des premiers à envoyer un courriel pour leur dire que j’allais leur donner ce qu’ils voulaient. Une fois que je les ai rencontrés, […] je leur ai imprimé chaque courriel [qui contenait le mot “bulk” (vrac)], explique-t-il. Donc eux, qu’ils reviennent et qu’ils m’accusent d’être un menteur et de ne pas coopérer… Je pense que j’ai coopéré plus que tout le monde qui est allé et il y a beaucoup de personnes qui ont refusé de les rencontrer aussi! » M. Chaput conclut ainsi : « Je crois qu’il y a beaucoup de mensonges qui sont présentés dans le document, puis le fait qu’il n’y a aucune preuve qui appuie leurs accusations est encore plus troublant. » Les corps fédérés avaient deux choix pour la commande en vrac d’objets promotionnels pour la Semaine 101: La compagnie Festival Promotion et la FCEE. La FEUO devait proposer ces options durant l’été et les corps fédérés avaient le choix entre une entreprise locale (Festival Promotion) et une grande fédération. Le coût et le développement durable sont deux des facteurs qui étaient considérés dans le processus décisionnel. La FEUO devait par la suite procéder à la commande. Le rapport final sera déposé lors de la prochaine rencontre du Conseil d’administration, dans deux semaines.

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Actualités

eXclusiF
chAngement de cOurtier

La FEUO pourrait devoir payer 50 000 $ d’indemnités
Le 21 octobre dernier, la Fédération étudiante de l’U d’O (FEUO) a reçu une mise en demeure de son ex‑courtier d’assurance santé et dentaire, le Groupe financier Major. Le courtier soutient que certaines clauses de l’entente qui le lie à la FEUO n’ont pas été respectées et réclame au moins 50 000 $ d’indemnités compensatoires.

Isabelle Larose Louis-François Major, président du Groupe financier Major, considère qu’en vertu du contrat signé avec la FEUO, il est toujours le courtier de cette dernière. Major soutient que la FEUO n’a jamais résilié l’entente dans les délais prescrits et qu’elle n’a pas donné suite à son analyse de marché, ce qui fait en sorte qu’elle s’expose à 50 000 $ d’indemnités compensatoires. Dans la mise en demeure, dont La Rotonde a obtenu copie, on peut lire que la convention liant les deux parties prévoit un renouvellement automatique de l’entente, « à moins que l’une ou l’autre des parties ne fasse parvenir à l’autre, dans les 30 jours précédant l’arrivée du terme, un avis à l’effet qu’elle désire mettre fin à la convention ». Bien que Major ait reçu quelques avis l’informant du non-renouvellement du contrat avec la FEUO, il soutient que les ententes légales n’ont pas été respectées : « Je devais m’en remettre aux droits des parties [le contrat], qui stipulent que le Groupe financier Major doit

être avisé dans un délai de 30 jours avant la fin de l’entente. Ni la lettre de Roxanne Dubois en avril qui désignait un nouveau courtier, ni le message de Sarah Jayne King en juillet ne respectaient la convention. » Comme l’entente entre les deux groupes prenait fin le 31 août 2010, un avis aurait dû être envoyé entre le 2 et le 31 août. « Sarah Jayne King a négligé de nous aviser du non-renouvellement du contrat dans les délais, ce qui a pour conséquence que l’entente est toujours en vigueur et qu’on est en droit d’exiger une compensation en dommages », soutient Louis-François Major. Analyse de marché sans réponse Le 26 août dernier, le Groupe financier Major a envoyé une analyse de marché, incluant ses nouvelles soumissions, aux membres du Conseil d’administration (CA) de la FEUO. Ce dernier avait toutefois choisi le courtier Morneau Sobeco en juillet, le seul courtier invité par la FEUO à présenter ses offres devant le CA. La Rotonde avait

pourtant appris que l’offre de Morneau Sobeco était de 163 $ par étudiants, soit de 30 $ supérieure à celle du Groupe financier Major, ce qui représente un écart d’environ 510 000 $ lorsque multiplié par le nombre d’étudiants couverts par l’assurance. Selon les termes de l’entente, le dépôt de la proposition du Groupe financier Major, en août dernier, obligeait la FEUO à lui donner suite dans les 60 jours suivant sa réception. Selon la mise en demeure datée du 20 octobre, six jours avant la fin du délai prescrit,

la FEUO n’avait toujours pas rempli cette exigence : « Nous vous prions de noter, qu’à défaut d’accepter la proposition soumise dans le délai prescrit, que notre client entend vous tenir responsable et vous réclamer l’indemnité compensatrice prévue au contrat, soit la somme de 25 000 $ et ce, sans autre avis ni délai. » Selon l’entente entre les deux parties, dont La Rotonde a aussi obtenu copie, la FEUO dispose de 90 jours, après la réception de l’analyse de marché, pour payer l’indemnité, ce qui mènerait au 25 novembre 2010. Résiliation De plus, toujours selon la convention qui lie la FEUO au Groupe financier Major, la résiliation du contrat avant l’échéance du terme entraîne également une indemnité compensatoire de 25 000 $. Puisque l’entente n’a pas été résiliée par la FEUO dans les 30 jours précédant la fin du contrat, M. Major soutient que la convention a été

renouvelée automatiquement pour une durée de deux ans, comme stipulé dans l’entente, et reconduite jusqu’au 31 août 2012. Ainsi, toute résiliation de la convention avant cette date mènerait au versement d’une indemnité de 25 000 $ par la FEUO. La FEUO reste muette L’avocat de la FEUO, Marc Labrosse, n’a pas voulu commenter l’affaire en précisant qu’il n’était pas autorisé par la FEUO à parler aux médias et qu’il valait mieux consulter les membres de l’exécutif. Contacté par La Rotonde, Tyler Steeves, président de la FEUO, a toutefois été avare de commentaires : « C’est un item légal alors ce n’est pas quelque chose qui doit être dévoilé. On va prendre tous les moyens nécessaires pour régler cette affaire. On n’est pas ici pour avoir des secrets, mais il est encore trop tôt pour en parler. » Quant à Sarah Jayne King, vice-présidente aux finances et responsable du régime d’assurance santé, elle n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de La Rotonde.

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Actualités
vOX-pOp cOnseil d’AdministrAtiOn

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CA de la FEUO Qui sont nos représentants?
Texte de Fortunat Nadima et photos de Mark Colletti

La Rotonde a voulu savoir si 1) les étudiants connaissaient leur représentant de faculté au Conseil d’administration de la FEUO et 2) s’ils sont satisfaits du travail de ces derniers.

En sondant un échantillon représentatif d’étudiants pour le vox‑pop de cette semaine, La Rotonde a constaté que la majorité d’entre eux ne savaient pas qui étaient leurs représentants facultaires au Conseil d’administration (CA) de la FEUO et encore moins quel était leur rôle.
Catherine Cimon La Rotonde s’est entretenue avec Logan Ouellette et Danika Brisson, tous deux représentants de la Faculté des arts au Conseil d’administration de la Fédération étudiante, pour qu’ils expliquent eux-mêmes leurs tâches et leur rôle au CA, en plus de donner leurs commentaires, défis et solutions par rapport à la situation actuelle qui y règne. Rappelons qu’une pétition circule présentement au sein de la communauté étudiante demandant la dissolution du CA (voir article en page 5). Les membres votants en savent-ils trop ou pas assez? Tout d’abord, Logan Ouellette, représentant à son premier mandat, croit que le rôle premier d’un représentant facultaire est de faire valoir l’opinion des étudiants quand des motions sont mises sur la table aux réunions mensuelles du CA de la Fédération étudiante. Par ailleurs, il pense que l’un des principaux problèmes chez les 32 représentants facultaires, actuellement, est que plusieurs ne connaissent même pas la teneur des enjeux étudiants pour lesquels ils sont ultimement appelés à voter : « J’ai beaucoup de frustrations […]; maintenant, les gens font pour euxmêmes, ils ne pensent pas comment ça peut affecter les étudiants. » De son côté, Danika Brisson abonde partiellement dans le même sens que son collègue de la Faculté des arts. En effet, elle croit que le mandat d’un représentant facultaire est « à la base dans le but de prendre les meilleures décisions en tant qu’organisme incorporé », pour les étudiants. Néanmoins, elle ajoute De plus, à l’opposé de Logan Ouellette, elle croit qu’un autre des problèmes actuels au CA n’est pas que les représentants ne connaissent pas assez la politique étudiante, mais bien du Conseil croit que la FEUO devrait donner une adresse courriel aux représentants facultaires et mettre leurs coordonnées sur le site web, mais selon lui, Paige Galette, vice-prési-

« Le problème, c’est que les gens qui ne sont pas déjà impliqués ne gagnent pas les élections […] C’est un cercle impliqué qui vote pour ses candidats. »
qu’ils la connaissent trop : « Le problème que je vois, c’est que le CA est trop impliqué; ce sont pour la plupart des gens très engagés […]. C’est bon, mais en tout cas, c’est ça! » Patience VS action En ce qui concerne les solutions possibles pour faire en sorte que les représentants facultaires et le CA soient plus accessibles pour les étudiants, Danika Brisson et Logan Ouellette prônent encore une fois des approches différentes. Ainsi, pour M. Ouellette, la visibilité passe avant tout par l’engagement du représentant facultaire sur le campus. Dans son cas, l’implication auprès des corps fédérés l’a aidé à avoir beaucoup de connexions et à mieux connaître les étudiants qu’il représente : « J’ai beaucoup d’expérience au niveau des corps fédérés; ça me donne une perspective plus globale et je trouve que c’est un apport à mon travail. » Une bonne façon de se rapprocher des étudiants, selon Logan Ouellette, serait de perpétuer le forum de discussion extraordinaire qui s’est déroulé le lundi suivant la dernière

– Danika Brisson

Adrien Binette, Sciences de l’activité physique, 1re année 1. Non. J’aimerais bien les connaître, mais je ne cherche pas vraiment l’information. 2. Je n’en ai aucune idée.

« Je suis conscient que je devrai peut‑être sacrifier mon rôle […], mais ça ne me dérange pas de le faire pour la cause. »
Carol-Anne Crépeau Prud’homme, Psychologie, 3e année 1. Non 2. Je n’en ai aucune idée. que « le seul problème qu’[elle verrait] au CA, présentement, concernant le résultat des votes, est que les gens se connaissent et votent ensemble ».

- Logan Ouellette

réunion du CA pour qu’il prenne place avant chaque réunion du CA. Les représentants facultaires seraient avertis à l’avance pour venir discuter et entendre les étudiants. Le membre

dente aux communications de la FEUO, qui a le mandat de s’occuper de ce genre de chose, n’a rien fait jusque-là pour les aider. Danika Brisson pense quant à elle que l’accessibilité et la visibilité des représentants facultaires et de la FEUO en général est un enjeu qui perdure. Elle explique ainsi qu’elle n’a pas de solution miracle pour l’instant, qu’à part les activités classiques comme les déjeuners aux crêpes dans les complexes résidentiels, le réel défi est de ne pas seulement donner à manger à des étudiants une fois, mais de les intéresser à la politique étudiante par cette initiative. Néanmoins, elle est d’avis que ce qu’il faut changer est justement l’accessibilité de la politique étudiante en soi : « Le problème, c’est que les gens qui ne sont pas déjà impliqués ne gagnent pas les élections […]; c’est un cercle impliqué qui vote pour ses candidats. » Finalement, concernant la pétition qui circule présentement pour la dissolution du CA, M. Ouellette affirme qu’il se voit comme « un allié des étudiants au CA » et que s’il doit mettre sa tête à prix pour les étudiants et pour faire passer le référendum, il le fera : « Je suis conscient que je devrai peut-être sacrifier mon rôle […], mais ça ne me dérange pas de le faire pour la cause. » Bien qu’elle admette qu’il ne fasse jamais plaisir d’entendre les étudiants se plaindre de leur travail au CA, Danika Brisson prend la pétition de façon plus modérée. En effet, elle croit qu’il s’agit d’une crise et que les choses évoluent très vite maintenant, mais qu’elles se calmeront; ce n’est, selon elle, qu’une mauvaise passe que la FEUO doit traverser.

Joshua Robertson, Études des conflits et droits humains, 3e année 1. Non. En fait, je ne savais pas que j’en avais un. 2. Je ne m’implique pas, alors je ne sais pas. Beaucoup d’étudiants ne s’intéressent tout simplement pas à ça. On n’a pas assez d’information sur ce qu’ils peuvent nous apporter.

Victoria Nguyen, Sciences biomédicales, 3e année 1. Non. Je connais ceux qui se sont présentés aux élections, mais pas les gagnants. 2. Je n’ai pas d’opinion là‑dessus. Je ne sais rien de ce qui se passe à la FEUO. Je n’ai pas l’impression qu’ils font grand-chose.

Michael Taylor, Criminologie, 3e année 1. Non, mais je crois que je devrais. 2. J’aimerais dire que oui, mais comme je ne m’implique pas beaucoup, ma réponse est non. Cette année, je n’ai pas été informé de quoi que ce soit concernant la Fédération étudiante.

Tara MacDougall, Common Law, 1re année 1. Non. 2. Je ne sais pas. J’entends très peu parler de ce qui se passe à la Fédération étudiante. La seule fois où j’en ai entendu parler, c’était pendant la Semaine 101.

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Actualités
Les deux questions référendaires
tres mensuelles avait poussé Pam Hrick, alors présidente de la FEUO, à revoir sa composition. Selon Bruno Gélinas-Faucher, un encadrement plus sévère devrait être imposé : « On veut rétablir cela, mais l’encadrer pour ne pas revenir aux problèmes du passé. » Un conseil exécutif dysfonctionnel « En ce moment, le Conseil d’administration est politiquement chargé. Les administrateurs se font souvent élire pour appuyer l’agenda politique et l’idéologie des membres de l’exécutif de la FEUO afin que leurs motions soient acceptées », poursuit M. Gélinas-Faucher . Depuis la dernière rencontre du CA, le 17 octobre, une motion présentée par Sarah Jayne King, viceprésidente aux finances, empêche le président de l’exécutif, Tyler Steeves, d’imposer son droit de veto (tiebreak) en cas d’égalité lors de votes entre les six membres de l’exécutif. C’est maintenant le CA qui doit prendre les décisions dans ces dossiers, une situation que déplore Casey Perreault : « C’est intéressant de savoir que la [motion] a été présentée au CA avant une discussion à l’interne, c’est-à-dire à une réunion du comité

réFOrme du cA de lA FeuO
Isabelle Larose Une pétition demandant la tenue d’un référendum sera bientôt déposée auprès du Conseil d’administration (CA) de la FEUO. Deux questions référendaires (voir encadré) seront alors posées aux étudiants concernant la composition du CA et pourraient entraîner la dissolution immédiate de celui-ci. Une meilleure représentation étudiante : voilà ce que demandent les corps fédérés de la FEUO. Découragés par la situation qui règne actuellement au sein de la FEUO et de son CA, plusieurs étudiants se sont mobilisés et ont décidé de créer une pétition. « En somme, cette initiative est un mouvement étudiant sur le campus. Il s’agit d’une initiative qui cherche à redonner le CA, qui a pour mandat de gouverner la FEUO, aux membres des comités exécutifs des différents corps fédérés […] afin de démontrer la structure décentralisée, mais surtout le caractère diversifié de notre campus », rapporte Casey Perreault, présidente de l’Assocation étudiante de la Faculté des arts. Pour l’instant, aucun regroupement n’endosse officiellement le projet de référendum. « Il s’agit d’une coalition étudiante composée d’étudiants impliqués dans les services, les

Un référendum imminent
corps fédérés, les clubs et la FEUO », explique Casey Perreault. Clivage entre les facultés et le CA Actuellement, le conseil d’administration de la FEUO est composé de 25 administrateurs élus pour représenter chacune des facultés, proportionnellement au nombre d’étudiants. À moins qu’ils aient également brigué un poste au sein du conseil exécutif de leur faculté, ces administrateurs n’assistent pas aux réunions de leur propre association étudiante. Bruno Gélinas-Faucher, qui a siégé au CA en tant que représentant de la Faculté de droit civil tout en occupant le poste de président de l’association étudiante facultaire, croit qu’il existe un important clivage entre les deux paliers décisionnels : « Les gens des corps fédérés sont des gens qui sont plus près des étudiants. Pourtant, plusieurs administrateurs au CA de la FEUO n’ont aucune connexion avec le conseil exécutif de leur faculté. » Si le OUI l’emporte, chacun des représentants siégeant au CA sera remplacé par un membre du conseil exécutif de chacun des corps fédérés. Avant 2007‑2008, le CA de la FEUO était composé ainsi; toutefois le taux d’absentéisme élevé lors des rencon-

1. Êtes‑vous d’accord que le Conseil d’administration de la FEUO soit composé d’un(e) membre de l’exécutif de chaque corps fédéré de la Fédération, ainsi que des membres de l’exécutif de la FEUO, à partir du 1er mai 2011? 2. Êtes vous d’accord que le Conseil d’administration soit immédiatement dissout et qu’il soit remplacé par un conseil composé d’un(e) membre de l’exécutif de chaque corps fédéré de la Fédération ainsi que des membres de l’exécutif de la FEUO?
exécutif [de la FEUO]. En acceptant cette proposition, ça ne force pas le comité exécutif à travailler ensemble. C’est plutôt le CA qui nous dit qu’il est en accord avec le fait que le comité exécutif ne trouve pas un moyen de travailler ensemble. » Mme Perreault remet aussi en question la légitimité du geste des membres du CA, qui ont eux-mêmes voté pour une motion leur permettant de s’arroger plus de pouvoir en ravissant le droit de veto du président de l’exécutif de la FEUO. Date encore inconnue La date de la tenue d’un éventuel référendum n’est pas encore connue, puisqu’elle dépend du jour où la pétition sera déposée à la FEUO. L’objectif du groupe est de remettre, le 2 no-

President’s

Global knowledge. Local learning.

vembre, 2000 signatures, soit 500 de plus que le minimum nécessaire pour la tenue d’un référendum. La coalition étudiante s’était d’abord fixé comme but le vendredi 22 octobre, mais le nombre de signatures n’était finalement pas assez élevé. Selon Casey Perreault, la cueillette de signatures avance bien, malgré le fait que « la grosse majorité des étudiants ne sont pas conscients de la situation actuelle de la FEUO ». Selon la Constitution de la FEUO, après le dépôt officiel d’une pétition, les questions référendaires doivent être approuvées par le CA, après quoi un référendum doit se tenir dans un délai minimum de 20 jours ouvrables. Pour que le résultat du référendum soit valide, 5 % des étudiants membres de la FEUO doivent exercer leur droit de vote.

Les idées vous fascinent?

du recteur
L’univers du savoir à votre portée
Professeure Diane Pacom Faculté des sciences sociales

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L’Université d’Ottawa présente avec erté les Conférences du recteur, une série de conférences captivantes présentées par des gens de chez nous sur divers sujets. Par l’actualité de l’information et les idées véhiculées, ces rencontres seront une tribune idéale pour élargir les horizons et remettre certaines hypothèses en question.

Quand le Boom fait face à son Écho : ré exions sociologiques sur une rencontre intergénérationnelle complexe et paradoxale
Professeure à l’Université d’Ottawa, Mme Pacom examinera les di érences socioculturelles qui sous-tendent les rapports intergénérationnels dans le contexte social contemporain à l’occasion de la prochaine conférence intitulée « Quand le Boom fait face à son Écho : ré exions sociologiques sur une rencontre intergénérationnelle complexe et paradoxale ».

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Actualités
FACE À FACE

le 1er novembre 2010

François Houle, vice-recteur aux études
Catherine Cimon Originaire de Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, François Houle, vice-recteur aux études, a suivi un parcours universitaire riche, à l’Université Laval puis à Cambridge, en Angleterre, pour terminer à l’Université d’Ottawa, où il se dédie aux problématiques étudiantes qu’il doit gérer dans le cadre de son poste. Ayant déjà occupé des fonctions de professeur en tant que doyen jusqu’à sa nomination au poste de vice-recteur il y a deux ans, M. Houle dit se sentir toujours près des étudiants. Savoir faire la part des choses Questionné sur les relations qu’il entretient avec l’exécutif de la FEUO pour les dossiers qu’il doit mener de concert avec eux, tels que les modalités d’attribution et de réattribution des bourses d’admission offertes par l’U d’O, François Houle affirme qu’elles sont bonnes et que ça n’a pas changé depuis le temps où il était doyen : « Par exemple, avec Ted [Horton, vice-président aux affaires universitaires], l’important, c’est d’identifier les priorités des côtés et les enjeux, puis on peut en parler. » Ainsi, pour M. Houle, lorsqu’il travaille avec l’exécutif de la FEUO, il faut toujours savoir tempérer les demandes par rapport à ce qu’il est possible de faire selon les différentes politiques de l’U d’O. De fait, dans des dossiers comme le calendrier des examens qui vient tout juste d’être mis en ligne sur le site de l’Université, il explique que les premières dates avancées par la FEUO ont dû être modérées, car plusieurs facteurs importants doivent être pris en compte avant sa publication, comme l’obligation d’attendre la fin de la période d’inscription sur Rabaska et la date limite d’abandon de cours, ou le fait que beaucoup de cours sont à sections multiples. Pour M. Houle, il est donc primordial, tout d’abord, de s’assurer que tous ces facteurs sont réglés avant d’élaborer un calendrier d’examens qui doit à tout prix éviter les conflits d’horaire. M. Houle affirme aussi avoir travaillé avec Ted Horton, entre autres, sur plusieurs autres problématiques étudiantes et réalisations conjointes récentes. La semaine de relâche dont viennent de bénéficier les étudiants de l’U d’O en fait partie et le vice-recteur croit que c’est une bonne chose pour ceux-ci ainsi que pour le corps professoral : « Cette semaine d’étude-là enlève de la pression aux professeurs pour les corrections et assure davantage de feed-back aux étudiants », estimet-il. Il mentionne que la semaine de relâche automnale est depuis longtemps un sujet de discorde entre la FEUO et l’administration, mais que de travailler avec Ted Horton pour définir les enjeux véritables de la création d’une telle semaine d’étude avait permis de trouver un terrain d’entente pour accommoder l’administration et les étudiants. D’autre part, il ajoute qu’un autre gros dossier sur lequel il a pu travailler avec Ted Horton est celui du renouvellement des bourses d’admission offertes aux étudiants. Encore une fois, il s’est assis à la table avec Ted Horton pour discuter et il en a résulté des conclusions positives pour les étudiants : « Avant, le renouvellement des bourses d’entrée se faisait si l’étudiant avait une moyenne de 8,5 ou plus, mais dès l’année prochaine, ce sera entre 8,0 et 8,5. » À propos des tensions de travail Le manque de communication et les problèmes éprouvés au sein du comité exécutif de la FEUO pourraient‑ils influer sur le bon fonctionnement des projets menés conjointement par celle-ci et l’administration de l’U d’O? Le vicerecteur aux études ne croit pas que cela aura une quelconque influence sur ses relations avec les membres exécutifs et ajoute qu’elles sont plus bilatérales avec Ted Horton et Tyler Steeves (président) qu’avec le reste du comité. Finalement, M. Houle ajoute que, selon lui et sous toute réserve, « il y a toujours des tensions dans un milieu de travail; c’est certain qu’ils ont intérêt à régler leurs problèmes, quelle qu’en soit la source, et qu’ils ne soient pas handicapés par cela ».

Photo de Anne Danford Dussault

Le vice-recteur aux études, François Houle, dit se sentir près des étudiants.

Ted Horton, vice-président aux affaires universitaires
Catherine Cimon Durant ses années de contribution à la vie politique étudiante de l’U d’O, Ted Horton a eu l’occasion de travailler avec plusieurs têtes dirigeantes du mouvement étudiant telles que Seamus Wolfe, ex-président de la FEUO, et Julien de Bellefeuille, ex-vice président aux affaires universitaires (2005‑2007) et directeur des élection démissionnaire (2009). Celui qui est arrivé à l’U d’O à seulement 17 ans a profité de son passage dans l’établissement pour maximiser son expérience en devenant vice-président aux affaires universitaires pour l’année 2009‑2010. Réélu l’hiver dernier pour un second et dernier mandat, Ted Horton a bien voulu s’entretenir avec La Rotonde concernant son poste à la FEUO et les projets qu’il tient à mener avant son départ de l’U d’O. Ted Horton doit gérer plusieurs grands projets de la Fédération étudiante qui sont en lien avec l’U d’O et son corps administratif. Ainsi, il s’est notamment beaucoup investi dans le dossier du laissez-passer universel de transport en commun, les négociations avec l’administration de l’U d’O ayant eu lieu l’année dernière pour faire accepter le projet et faire bénéficier la population étudiante d’un tarif préférentiel chez OC Transpo. Néanmoins, le dossier sur lequel il se penche le plus actuellement est celui de Rabaska. De fait, M. Horton croit que le système informatique de l’Université à travers lequel les étudiants choisissent et abandonnent leurs cours devrait être modifié pour être plus facile d’utilisation : « Rabaska doit fournir d’autres options aux étudiants et être plus clair pour être plus accessible aux étudiants. » De plus, si pour lui Rabaska n’est qu’un reflet des politiques académiques de l’U d’O, il demeure que beaucoup de travail reste à faire pour rendre le système plus efficient et efficace pour satisfaire les besoins des étudiants, qui sont nombreux à avoir des problèmes avec le système actuel. En ce qui a trait au projet du nouveau Centre universitaire, Ted Horton reste confiant que les plans iront comme prévus et est d’avis que la population étudiante dira oui si un référendum est mené auprès d’elle pour la construction d’un nouvel espace étudiant commun, même si cela implique une augmentation de la facture universitaire : « Je ne crois pas que les étudiants diront non. Il n’y a plus d’espace et c’est très dérangeant pour tout le monde. » Pour continuer, celui qui travaille souvent avec l’administration de l’U d’O décrit ses relations avec celleci comme étant « plutôt cordiales ». En effet, il croit que ses rencontres avec l’administration se déroulent toujours de façon constructive et positive. Il ajoute qu’il croit fermement que l’administration de l’U d’O voit l’importance de l’exécutif de la Fédération étudiante au sein de la vie étudiante. Un vice-président proche des étudiants Comme M. Horton l’affirme lui‑ même, les membres exécutifs de la FEUO ne sont pas obligés, dans leur définition de tâches, de prendre des cours pendant leur mandat. Pourtant, il croit pour sa part que de continuer à suivre des cours tout en étant vice-président est une bonne façon de rester près de la population étudiante et des problématiques qu’ils vivent de façon quotidienne.« J’aime prendre des cours, avoue-t-il. Maintenant j’ai deux classes d’histoire et c’est vraiment intéressant! […] Je crois aussi que c’est une bonne façon de rester avec les étudiants […] Pour ce qui est du manque d’espace pour les classes, je peux vraiment l’expérimenter, car j’ai un cours dans la salle de prière; c’est spécial, car à chaque début et fin de cours on doit tout déplacer et replacer les pupitres! »

Photo de Mark Colletti

Ted Horton: au cœur de la vie étudiante.

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Actualités
gsAed

électiOns municipAles

Nouveau visage pour Un acteur de premier plan représenter les résidants de Vue d’ensemble de l’Association des étudiants diplômés, mieux connue sous l’acronyme GSAED. Rideau-Vanier
Catherine Cimon

Le jeune Mathieu Fleury est élu comme conseiller municipal dans le quartier de l’U d’O.

L’Association des étudiants diplômés représente les étudiants de deuxième et troisième cycle de l’U d’O. Bien qu’elle rejoigne plus de 4500 étudiants sur le campus et qu’elle participe à la plupart des projets d’envergure de la FEUO, comme le laissez-passer universel de transport en commun (U-pass), peu sont au courant du mandat et des dossiers de la GSAED. La Rotonde a donc rencontré son coordonnateur des communications et des activités politiques, Mike Fancie, pour qu’il expose aux étudiants les réalisations de la GSAED depuis le début de la session ainsi que les projets en cours et les aspirations cette année. De grands projets Les deux gros projets auxquels la GSAED travaille actuellement sont la pérennité du U-pass dans l’appareil politique et la baisse des frais de scolarité pour les études supérieures. Ainsi, Mike Fancie explique dans un premier temps que la GSAED travaille très fort avec l’administration de l’U d’O et même les institutions gouvernementales, qu’elle a d’ailleurs rencontrées récemment au cours d’une vaste consultation populaire : « On vient de rencontrer le gouver-

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Mathieu Fleury: un conseiller à l’écoute de la population.

Hélène Boulay L’anticipation et la nervosité régnaient lundi dernier au quartier général de Mathieu Fleury, candidat au poste de conseiller municipal de Rideau-Vanier, le quartier de l’U d’O, alors que les résultats du scrutin étaient dévoilés au compte-goutte. Une euphorie générale s’est répandue dans la salle au moment où le jeune candidat de 25 ans a été déclaré vainqueur, par seulement 88 voix, de la lutte la plus serrée des élections municipales d’Ottawa 2010. Son opposant, George Bédard, occupait le poste de conseiller pour le quartier Rideau-Vanier depuis 2003. Mathieu Fleury se décrit comme un jeune dont les racines sont dans le quartier Rideau-Vanier. Il se dit aussi très actif dans le milieu sportif d’Ottawa. Il explique qu’il s’est présenté aux élections afin d’offrir plus de flexibilité dans les programmes à Ottawa et un meilleur service en général pour les citoyens. « J’attribue ma victoire au fait que j’ai su rencontrer les gens et comprendre les enjeux. J’ai cogné à toutes les portes dans le quartier », explique Mathieu Fleury à La Rotonde. Moderniser le transport en commun, s’occuper du problème de l’itinérance et régler les problèmes entre propriétaires et locataires ne sont que quelques enjeux sur lesquels il compte se pencher pendant la durée de son mandat. Université d’Ottawa Le nouvel élu n’a pas oublié de mentionner les étudiants de l’U d’O lorsqu’il a annoncé ses projets dans son discours de remerciement : « Il faut inclure l’Université d’Ottawa, elle a une grande part à jouer dans notre communauté. » Il espère aussi travailler à l’amé-

lioration de plusieurs programmes offerts par la Ville et l’Université à la population étudiante. « Le U-pass est un projet d’un an. C’est un bon projet, mais il faut le réviser et peut-être le rendre plus flexible. On parle par exemple de clauses de sortie, d’inclure les étudiants à temps partiel et même d’inviter d’autres institutions au projet comme le Collège Algonquin et La Cité collégiale. » Il lance aussi l’idée d’un partenariat avec la ville afin d’élargir le service de raccompagnement. La Rotonde a demandé à Mathieu Fleury si son âge le rendait plus apte à comprendre la population étudiante de son quartier. À cette question, il a répondu que oui, tout en précisant que son but est d’être un conseiller à l’écoute de la population, qu’elle soit jeune ou moins jeune, afin d’améliorer le quartier. Élection à la mairie Alors que la course entre Mathieu Fleury et George Bédard a tenu le public en haleine toute la soirée, la course à la mairie a quant à elle vite été remportée par Jim Watson, ancien député libéral en Ontario. Une victoire qui surprend peu puisque le candidat, qui avait déjà occupé les fonctions de maire entre 1997 et 2000, dominait les sondages depuis le début de la campagne électorale. Jim Watson a obtenu un appui solide de la population partout dans la ville, avec 49 % des suffrages, contre 24 % pour Larry O’Brien et 15 % pour Clive Doucet. Le taux de participation à ces élections a été d’environ 40 %. En 2006, les élections municipales avaient attiré aux urnes près de 54 % des électeurs. Les grands enjeux électoraux de 2010 sont semblables à ceux de 2006 : le transport en commun et les impôts fonciers.

nement sous le cadre de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants. Il y a eu beaucoup de réception. » M. Fancie ajoute que la GSAED trouve anormal que les étudiants de deuxième et troisième cycle doivent payer des frais allant jusqu’à 6500 $ par session même s’ils n’ont plus de cours et profitent beaucoup moins des avantages du campus, puisqu’ils y sont moins souvent que leurs homologues de premier cycle. Un autre des objectifs essentiels de la GSAED est de veiller à ce que les conseillers élus et réélus et le maire d’Ottawa continuent de travailler dans le sens du laissez-passer universel d’OC Transpo. Une autre des problématiques étudiantes sur lesquelles la GSAED travaille actuellement est de trouver plus d’espace commun pour les étudiants des cycles supérieures : « Ce qui manque, c’est un lounge étudiant pour les étudiants diplômés », affirme Mike Fancie, qui voit les nouvelles rénovations de la bibliothèque Morisset comme une avenue possible à étudier pour la création d’un tel espace. En route pour plus de visibilité Néanmoins, M. Fancie précise que si la GSAED a de grands projets et tente de représenter au mieux

ses étudiants, il est parfois difficile pour elle d’avoir la visibilité et l’impact voulus, que ce soit par manque d’écoute de l’administration, notamment au Bureau des gouverneurs, ou encore par manque de moyens. Concernant ce dernier point, pour Mike Fancie, il est certain que le Café Nostalgica, situé au cœur du campus et géré par l’Association, est un aspect important des nouvelles politiques de développement et d’expansion de la GSAED. De fait, le coordonnateur des communications et des activités politiques explique qu’un autre défi de l’Association, cette année, est de maximiser les profits qu’elle peut faire avec le Café Nostalgica et que jusqu’ici, ça va très bien : « Le problème, c’est que personne ne sait ce qu’on offre, au Nostalgica. On a plusieurs bons groupes moins connus et très intéressants, en plus d’offrir une sélection de bières uniques sur le campus […]. Maintenant, je suis très confiant pour l’avenir du café, on a une gérante très compétente et les choses se sont modernisées […]. Les gens qui y vont l’aiment et y retournent! » Enfin, pour ce qui est de la visibilité de la GSAED, Mike Fancie ajoute que l’Association tend à se moderniser, notamment avec un nouveau site Internet ainsi qu’une présence dans les médias sociaux Facebook et Twitter.

Université d’Ottawa

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Vous serez peut-être invité à participer au sondage annuel de l’Université sur les Services alimentaires, du 1er au 12 novembre 2010. Cela nous permettra de mieux connaître votre niveau de satisfaction concernant l’ensemble des services disponibles sur le campus.

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Actualités Main pleine
Ô CA, quand tu nous as
Catherine Cimon,

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mOis d’espOir pOur hAïti

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La Maison internationale vient en aide aux enfants haïtiens pour la rentrée
Nedggy Mauricin avec l’aide de bénévoles. Elle explique que ce nouveau projet est une occasion pour toute la Un nouveau projet a été mis sur pied par la communauté universitaire de se rassembler et Maison internationale, un service sur le cam- de participer, car « c’est notre responsabilité pus qui s’occupe de plusieurs événements de venir en aide aux gens dans le besoin puispour les étudiants internationaux, en collabo- que c’est en s’impliquant que nous faisons une ration avec l’organisme haïtien Fanm Deside : différence ». De plus, il s’agissait d’une occa« Haïti, mois d’espoir pour les enfants ». Le sion de faire des dons aux gens plus défavoribut du projet était de faciliter la rentrée sco- sés. Dans le cadre de l’événement pour Haïti, laire de ces enfants. Fanm Deside est un or- plusieurs activités étaient prévues comme des ganisme qui a été créé en 1989 à Jacmel et qui collectes de fonds, des ventes de gâteaux et la s’occupe des droits des femmes en Haïti pour Maison internationale ouvrira ses portes pour leur assurer de meilleures conditions. que les gens puissent laisser des dons. Marie‑Ange Noel, coordonnatrice de l’orgaComme l’explique Mme Moubouyi, les pronisme, est donc venue blèmes qui surviennent chercher le soutien de dans le monde sont les la Maison internatioproblèmes de tous puisnale pour venir en aide que lorsque des catasaux jeunes enfants de trophes se produisent, Jacmel et leur permetplusieurs personnes se tre d’avoir de meilleuaider. ‑ Gwen Madiba Moubouyi mobilisent pour « c’est En res conditions de vie. effet, selon elle, en Le mois d’octobre était aidant les gens que nous crucial puisqu’il soulignait la rentrée scolai- faisons une différence puisque nous recevons re. Il faut se rappeler qu’au début de janvier quelque chose de profond ». 2010, un séisme de magnitude 7 sur l’échelle Finalement, la Maison internationale, en de Richter a frappé Haïti. Ce séisme a fait collaboration avec l’organisme dirigé par Mabeaucoup de ravages, ce qui a aussi eu une in- rie‑Ange Noel, Fanm Deside, a amassé des cidence sur l’éducation dans ce pays. dons et des fournitures scolaires pour que les Gwen Madiba Moubouyi, coordonnatrice de enfants de Jacmel reçoivent une meilleure la Maison internationale, s’occupait du projet éducation.

Il est rare qu’un journaliste puisse s’exprimer sur les problématiques qu’il doit couvrir, car sa mission est de rapporter les faits de la manière la plus objective et neutre possible pour en informer le public, qui s’en fera par la suite sa propre idée et opinion. Néanmoins, il reste que certains des sujets auxquels je suis confrontée ne manquent pas de déclencher en moi une sourde envie de crier à l’injustice et de dénoncer sur tous les toits certaines pratiques que je trouve révoltantes. C’est le cas entre autres avec la récente décision du Conseil d’administration de la FEUO de révoquer le droit de bris d’égalité, ou tie-break, de Tyler Steeves; une décision prise suite à une motion de la vice-présidente aux finances, Sarah Jayne King. J’étais rouge de colère quand cette motion révoquant le droit de bris d’égalité du président de la FEUO a finalement été adoptée, donnant du même coup au CA la responsabilité de prendre une décision finale sur tout dossier ou problématique qui résulterait en un vote nul du comité exécutif. Bien entendu, je comprends que le CA est l’organe décisionnel au-dessus du comité exécutif, mais il est à mon sens absolument antidémocratique qu’une clique de gens élus pour représenter les intérêts d’étudiants qui n’ont aucune idée de leur existence, se donne le droit de révoquer le droit de bris d’égalité de Tyler Steeves. Rappelons que le président de la FEUO a été élu en février avec une majorité écrasante par les étudiants pour défendre leurs intérêts et travailler au mieux pour eux. C’est non seulement ridicule, mais très grave de jouer dans le dos de la population étudiante de la sorte : nous n’avons pas voté pour un président qui a dorénavant les mains attachées dans le dos par des représentants élus à l’issue de campagnes fantômes et de taux de participation de la population étudiante dérisoire. Bâillonner Tyler Steeves pour faire plaisir à trois vice-présidentes qui n’ont aucune envie que les choses s’arrangent au sein de l’exécutif de la FEUO est selon moi ahurissant et reflète bien la malheureuse réalité dans laquelle est plongé l’exécutif actuellement : une véritable garderie où des enfants se chamaillent et les plus vicieux d’entre eux dénoncent les autres aux éducateurs pour ensuite mieux jouer les victimes. C’est très triste. Bref, je ne crois pas, après cette suprême insulte au poste de président, que les choses s’arrangeront à l’exécutif, même si Tyler Steeves et Alexandre Chaput, vice-président aux activités sociales, disent le contraire. De fait, il est selon moi impossible que l’exécutif puisse fonctionner de façon optimale et dans l’intérêt des étudiants quand ses membres sont incapables de s’entendre entre eux au point que Sarah Jayne King requière l’aide du CA pour régler des dossiers étudiants importants. Le pessimisme n’est habituellement pas mon fort, mais je ne peux que me désoler de la situation présente et me dire que les choses empireront et que ce sont les étudiants qui en paieront nécessairement le prix; alors qu’attendons-nous pour nous faire entendre?

« C’est en aidant les gens que nous faisons une différence puisque nous recevons quelque chose de profond. »

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Un peu de répit pour Haïti...

Revue de presse universitaire
Joanie Demers Les tournées de campus sont une perte de temps The Dalhousie Gazette De passage à l’Université Dalhousie (N.‑É.) le 19 octobre, la députée de Halifax à la Chambre des communes, Megan Leslie (Nouveau Parti démocratique), a expliqué aux étudiants que la plupart des membres du Parlement considèrent les visites d’universités comme une perte de temps, puisque les moins de 30 ans ne votent pas. « Mon gérant de campagne va me dire d’arrêter d’aller à l’Université Dalhousie parce que je perds mon temps, que je devrais plutôt aller dans les foyers pour personnes âgées », a-t-elle dénoncé. Emily Smith van Beek de la Dalhousie Political Society s’est dite « déçue » des propos de Mme Leslie. Pour elle, les campus universitaires démontrent qu’ils peuvent se mobiliser et les députés devraient plutôt tenter d’en tirer profit. Collation des grades teintée de controverse The Uniter La collation des grades d’automne à l’Université de Winnipeg s’est teintée de controverse lorsque Erin Larson, major de sa promotion, a profité de la tribune qui lui était offerte pour dénoncer la remise d’un diplôme honoris causa au député de Provencher et ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews (Parti conservateur). « C’est un grand honneur d’avoir été choisie major de ma promotion, mais je dois admettre que je ne suis pas fière de partager la scène avec tous ceux qui s’y trouvent », a-telle prononcé dans son discours d’adieu. Pour Mme Larson et la cinquantaine de protestataires qui tenaient des pancartes en silence à l’extérieur, c’est un geste hypocrite de la part d’une université qui se veut progressiste que d’honorer une personne qui s’oppose au mariage gay et à l’avortement et qui considère les réfugiés comme des terroristes. Si beaucoup ont été choqués de la teneur politique du discours d’adieu, la bachelière maintient avoir eu l’appui des étudiants et des professeurs. Une ordonnance de la Cour affirme le droit des étudiants de critiquer l’enseignement reçu The Gauntlet Accusés de mauvaise conduite par l’Université de Calgary en 2007 pour avoir critiqué les compétences d’une chargée de cours sur Facebook, les jumeaux Keith et Steven Pridgen ont vu leur droit à la liberté d’expression reconnu par une juge de la Cour du Banc de la Reine. « On ne devrait pas empêcher les étudiants d’exprimer des critiques concernant la matière ou la qualité de l’enseignement qu’ils reçoivent », a statué la juge Jo’Anne Strekaf, qui n’a pas trouvé que le contenu de la page Facebook justifiait les accusations de mauvaise conduite. Par ailleurs, les frères Pridgen soutiennent avoir exploré d’autres avenues avant de créer la page « Je n’ai plus peur de l’enfer : j’ai eu un cours avec Aruna Mitra ». « Nous avons parlé avec la chargée de cours et le doyen associé de la faculté, rempli l’évaluation de l’enseignement et approché le professeur à maintes reprises », explique Keith Pridgen.

St. John’s se dote d’un programme de recyclage The Muse St. John’s (T.‑N.‑L.) rattrape son retard par rapport aux autres grandes villes canadiennes puisqu’elle vient de mettre en place un programme de cueillette des matières recyclables. La nouvelle usine de tri traite le papier, le carton, les bouteilles de plastique et les canettes, puis ces matières sont envoyées en Nouvelle‑Écosse ou ailleurs pour recyclage. En effet, comme l’explique l’adjointe au maire de la capitale terre-neuvienne, Shannie Duff, St. John’s « ne fournit pas la masse ou la quantité suffisante pour que ce soit économiquement viable d’y faire [le recyclage] ». La seule cueillette des matières recyclables, entièrement subventionnée par la Ville, frôlerait les 2 M $. Pour l’instant, toutefois, le programme ne dessert pas les résidences de l’Université Memorial.

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Arts et culture

L’avenir de La cuLture

Ottawa et le campus, culturellement éloquents ?

Avec le dénouement des élections lundi dernier, de nouveaux espoirs quant au développement culturel de la collectivité ottavienne se forment, tandis que d’autres seront peut-être abolis. Catherine Dib et Jean-Thomas Tremblay ont pris le pouls artistique et culturel de la ville et du campus afin de mieux en saisir la dynamique.

Photo de Mark Colletti

La Cour des Arts est au nombre des institutions culturelles qui se sont développées durant le mandat de Larry O’Brien.

L

’art : on le danse, on le chante, on le glorifie de multiples façons. Bien qu’Ottawa soit la capitale nationale, foisonnante de politiciens et de scandales financiers, les arts y sont une façade que d’aucuns déclarent négligée, faisant bien triste figure entre ses gargantuesques voisines : Montréal et Toronto. Avec ses paysages tout droit sortis d’une carte postale et son abondance de musées, Ottawa, en comptant sur son potentiel touristique, se traîne dans un laisser-aller déterministe et vend la peau de l’ours bien avant de l’avoir tué. Plus près de la réalité étudiante, le Service de vie communautaire de l’U d’O souhaite faire fi du statu quo qui semble prévaloir au sein de la municipalité en visant un haut niveau d’accessibilité, tant en ce qui a trait aux activités offertes sur le campus qu’aux méthodes de financement. Un véritable indicateur de changement ou un cas isolé? Ottawa : renouveau culturel? Bien que les compressions budgétaires du gouvernement fédéral pour la culture aient causé du remous au cours des dernières années, un certain progrès est palpable. Durant le mandat de Larry O’Brien, l’ouverture de plusieurs centres d’art, tels que le Centre des Arts Shenkman en juin 2009, ou encore le redéveloppement de la Cour des Arts, a permis l’avancée de la cause. Ainsi, quoique un peu réticent au début, l’ancien maire a constaté l’importance des arts comme fac-

teur d’identité pour la municipalité. C’est surtout vers la fin de son mandat qu’il a semblé comprendre le rôle des arts pour la ville : « Au cours de son mandat, M. O’Brien a développé une appréciation pour le monde de la culture et a appuyé ce qui avait déjà été entrepris avant son entrée en poste », mentionne Christine Tremblay, directrice du Conseil des arts de l’Ontario (CAO). Le progrès a été grandement aidé par un investissement dans les arts durant les dix dernières années totalisant à 2,5 M $. Ce financement a certes amélioré les programmes de subvention, l’achat des services et les fonds pour les festivals, mais il reste bien du chemin à faire. Un développement soutenu Bien des éléments doivent être pris en compte pour qu’un bouillonnement artistique local s’avère un succès. La clé, d’après les expériences antérieures de la ville, réside surtout dans le partenariat et la communication. Heather Jamieson, présidente du CAO, cite l’exemple du Musée canadien de la nature, récemment rénové, qui a collaboré avec la Marche hantée d’Ottawa pour s’ouvrir aux visiteurs les jeudis soirs d’octobre. Il y a plus, le Café du musée s’étant à son tour transformé en bar jazz pour l’occasion. « Nous avons donc ici un exemple flagrant, permettant à des étudiants en théâtre et à des musiciens de mettre à profit leur talent, où la collaboration a permis d’ouvrir une porte à un monde d’idées », indique Christine Tremblay.

Un maire visionnaire « Un maire, bien qu’il ne soit pas seul à la tâche, se doit de faire preuve de leadership et d’avoir une grande vision de ce que la ville peut être, mais surtout, en ce qui concerne les arts, il doit avoir une compréhension de l’industrie culturelle », estime Heather Jamieson. C’est souvent dans les détails qu’on sent une amélioration, avec des centres communautaires exposant des œuvres, par exemple, précise Mme Tremblay. « Il faut être en mesure d’offrir aussi des studios et des espaces propices à la créativité afin de soutenir les artistes et de les garder dans la capitale à la place de migrer vers les métropoles », ajoutet-elle. Bien que Clive Doucet ait été le candidat à la mairie qui insistait le plus sur la préséance de la culture dans une municipalité, Mme Jamieson estime que les promesses et opinions de celui-ci auront du poids sur le mandat du nouvel élu. « Nous sommes très optimistes quant à ce que Watson pourra apporter et nous espérons qu’il appuiera ce qui a déjà été amorcé par les agents culturels de la région », déclare-t-elle. Avec son expérience de la gérance du tourisme, le nouveau maire, Jim Watson, a souligné, dans sa plateforme, l’importance du secteur, troisième plus grande industrie ottavienne employant plus de 20 000 citoyens. Sur le campus : un financement ciblé pour les arts Alors que les récentes élections municipales ont nourri l’optimisme des citoyens à l’idée de voir la culture

locale se renouveler, la réalité artistique à l’U d’O, ou plutôt le cynisme qui prévaut dans la perception qu’en ont les étudiants, a de quoi décourager. En effet, la vie en résidence, où s’accumulent trop souvent des clichés empruntés au glorifié college lifestyle, fait pâle figure devant le culte de l’indépendant et de l’alternatif qui prévaut au sein des grandes universités de Montréal et Toronto. Le campus s’anime Oui, Ottawa comporte une vie culturelle active, souvent plus accessible financièrement que dans les autres grandes villes canadiennes. L’U d’O possède d’ailleurs, par l’entremise du Service de vie communautaire (SVC), sa propre structure de financement afin d’accorder un coup de pouce financier et une expertise aux différentes initiatives étudiantes. Muni d’infrastructures permanentes et d’une enveloppe budgétaire annuelle de 30 000 $, le SVC évalue les demandes de financement qui lui sont soumises (42 en 2009-2010, dont 37 acceptées) selon leur conformité aux termes de référence sur lesquels se base le comité permanent pour prendre ses décisions. Les demandes peuvent être acceptées en tout ou en partie à l’issue d’un vote mensuel organisé de concert avec la FEUO et la GSAED. Le critère principal auquel doivent se conformer les projets est la promotion d’un sentiment d’appartenance au campus. « Nous voulons que les étudiants, quand ils quittent l’Université d’Ottawa, se souviennent de l’expérience communautaire qu’ils ont vécue », explique Jane Cyr, chef, Événements et programmation du SVC. Dans l’optique de garantir à la langue

française la place qui lui revient, une enveloppe budgétaire distincte lui est consacrée et la distribution de cette dernière est discutée lors de réunions à cet effet. Un dialogue culturel Question de distinguer la structure de financement des projets culturels étudiants de celle qui prévaut à l’échelle provinciale ou même au sein de la haute direction de l’U d’O, Mme Cyr insiste : « Les projets présentés sont de moindre envergure. Bien que nous exigions un rapport, ce dernier a des visées formatives plus que bureaucratiques. » À la lumière de cette précision, une question se pose : la limpidité du financement des projets culturels étudiants sur le campus est-elle un cas atypique ou reflète-t-elle plutôt un désir de réforme dans l’allocation des moyens financiers aux artistes? Après tout, si l’on souhaite que la population étudiante refuse tout compromis et propose des projets audacieux, il faut que de telles aspirations se reflètent dans un milieu culturel local plus sensible aux idées radicales. Bref, la culture est le tissu fondamental de la collectivité, surtout sur le campus. Des améliorations peuvent certes être apportées par la collaboration et la communication amplifiée entre les multiples strates d’un groupe donné, dans la ville comme sur le campus. La directrice du CAO résume sa pensée ainsi : « Avec la multitude de réseaux à portée de main par le biais d’Internet, être capable de rejoindre et d’informer la population, et surtout les étudiants, est facile, mais reste délicat. Il faudrait savoir avant tout comment ils désirent s’impliquer. »

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Arts et culture
GaLerie La Petite Mort

le 1er novembre 2010

Une exposition pour sauver des vies
Audrey Labrie Pour la deuxième fois en moins de deux mois, la galerie La Petite Mort accueillera des œuvres qui seront vendues au profit de l’organisme Médecins sans frontières. Après le succès renversant de la première collecte de fonds le 25 septembre dernier, la galerie rouvrira ses portes le 6 novembre pour cette cause. Julie Hodgson est l’auteure de cette initiative en collaboration avec la galerie et participe aux campagnes de financement de Médecins sans frontières depuis 1999. L’organisme lui-même existe depuis bientôt 40 ans. Il a été fondé par des médecins et des journalistes qui croyaient que tous les citoyens du monde devraient avoir accès aux services d’un médecin d’urgence. Médecins sans frontières a donc été le premier organisme non gouvernemental à aborder ce problème et à procurer des soins d’urgence sur tout le globe. Aujourd’hui, cette organisation internationale a son siège social à Genève et compte 19 bureaux nationaux abritant 20 000 employés qui aident plus de 70 pays. De nombreux photographes ont été choisis pour participer à cet événement, dont trois qui ont gagné le prestigieux prix Karsh d’Ottawa : Lorraine Gilbert (lauréate 2003), Justin Wonnacott (lauréat 2005) et Tony Fouhse (lauréat 2010). Certains ont une formation professionnelle et d’autres ont appris le métier avec le temps. Les artistes ont généreusement donné leurs œuvres afin d’amasser des fonds pour la cause. Les œuvres portent sur divers sujets et comprennent des paysages locaux ou internationaux, ou encore des portraits qui choquent ou plaisent par leur beauté. Aucun thème précis ne lie les œuvres, qui proviennent du Pérou, du Nouveau-Mexique, de Cuba, du Bangladesh, des Philippines ou encore de l’Italie, pour n’en nommer que quelques-uns. Parmi les 47 œuvres, plusieurs sont percutantes par leur signification et l’émotion qui s’en dégage. David Barbour, un artiste engagé qui parcourt Cuba afin de donner des ateliers et de capter l’essence du quotidien dans ce pays, présente pour cette cause une œuvre en noir et blanc qui représente deux jeunes garçons s’amusant dans une ruelle délabrée. Le regard brillant de l’un d’eux met de l’avant l’aspect humain de la photo. Sous un tout autre thème, l’artiste Dave Cooper expose son œuvre, « Three Girls ». Les trois femmes photographiées relèvent du burlesque avec leur énorme tête et leur accoutrement grotesque. Leurs tatous et perçages contrastent sur un fond de grande peinture italienne. « A View from Amal’s House », de l’artiste Rehab Nazzal, représente non seulement la vue d’une fenêtre, mais une vue obstruée par plusieurs sortes de barreaux, grillages et rideaux qui empêchent les gardes palestiniens de jeter des roches à travers la fenêtre. La photographe Tara O’Halloran expose l’œuvre « The Simple Joys of Childhood », où des enfants courent dans un quartier au Liban. L’essence de la photographie réside dans le fait que les enfants sont flous et qu’on peut s’imaginer soi-même étant jeune à leur place. Médecins sans frontières recueille des dons privés seulement et n’accepte pas de dons des gouvernements puisque trop souvent des conflits politiques surviennent. L’organisme dénonce même l’utilisation d’organisations militaires à des fins stratégiques.

Photo de Rehab Nazzal

Les artistes ont fait don de leurs oeuvres au profit de médecins sans frontières.

tHÉÂtre

Questionnements existentiels sur les flots de la mer
Gabrielle Boucher Présentée du 21 au 30 octobre à la Nouvelle Scène par le théâtre du Trillium, Écume, le spectacle revisité d’Anne-Marie White présenté en 2007, a suscité chez le public des réactions diverses. Plusieurs rires ont émergé de l’auditoire, qui faisait salle comble pour la première. Des élans de compassion ont aussi été manifestés lors de parties plus émotives. Un voyage aquatique L’histoire, à première vue aisée à saisir, est représentée de telle sorte qu’il est difficile de comprendre où l’auteure veut aboutir réellement. Peut-être veut-elle laisser les spectateurs libres d’y voir ce qu’ils veulent bien. Il s’agit à la base de l’histoire de Morgane (Marilyne Castonguay), femme-poisson qui tombe amoureuse d’Émile (Pierre Antoine Lafon Simard), biologiste rationnel extrêmement raisonnable qui ne croit pas au potentiel surhumain qui réside en l’homme. Puis, Morgane tombe enceinte de lui et caresse soudainement le désir de retourner vers sa terre natale, à Marrakech, au Maroc, afin de raconter à sa mère la tournure des événements. Toutefois, il y a un obstacle à la quête principale : la mère de Morgane, une femmereptile, est morte mystérieusement et Morgane est certaine qu’elle s’est suicidée. Contre toute attente, le croque-mort, un personnage extravagant campé par Marc André Charrette (remarquable dans l’incarnation de cet énergumène bizarroïde travesti), communique avec les morts, dont la mère de Morgane. Des questionnements tempêtueux On entrevoit chez Anne-Marie White, metteuse en scène et créatrice de la pièce, une réelle volonté de croire en la rencontre improbable entre les êtres, mais bénéfique pour chacun. Et si l’on croyait irrémédiablement en nos désirs, serait-on plus heureux? La grâce et les caractères des personnages appartenant à l’univers parallèle (tous les personnages exceptés Émile) illustrent le besoin de rêver dans la vie pour conserver espoir en l’avenir de l’Homme et que chacun assume et accepte ses différends. La Mer incarne carrément un personnage. Elle représente à la fois la foi en la vie et la peur de se laisser emporter par celle-ci, sans contrôle, de se perdre dans les flots, dans l’inconnu, et de quitter le réel. La force de la mise en scène réside dans la synergie du mouvement corporel. La gestuelle des acteurs renvoyait à une esthétique soignée et des codes théâtraux très précis. Par exemple, la femme-poisson porte dans sa gestuelle la sophistication du poisson. Elle maîtrise parfaitement la grâce que cette espèce arbore à tout moment lorsqu’elle nage dans la mer. On a beau remettre en question la pertinence de l’étude du mouvement, il est évident dans cette production que le temps consacré à l’exploration du mouvement a été bénéfique. Non seulement le public adhéret-il au personnage de Morgane, mais il désire tout bonnement que la fiction rencontre la réalité. Malgré toute la volonté de l’auteure de nous transmettre son univers intérieur, certains aspects semblent compromettre la compréhension de la fable par le public. Entre autres, il y a de multiples ruptures de temps, qui, bien que codées de façon très significative et précise, semblent se diriger dans tous les sens, de sorte que plusieurs intrigues s’enchevêtrent et mettent en péril l’unicité de la fable. Ce qui marque, dans ce spectacle, c’est la chimie entre les différents langages scéniques. Tous les artisans se sont appliqués à donner forme à ce spectacle à mi-chemin entre la fiction et la réalité. Les costumes, la musique et l’interprétation s’entrelacent et rendent crédibles les aspects surréalistes et fantastiques de la fable. Le seul bémol est la difficulté à suivre l’histoire, mais c’est aussi cet aspect qui garde le public en haleine. La phrase la plus évocatrice du texte représente l’esprit général dans lequel la dramaturge a écrit la pièce : « C’est beau, la peur, ça veut dire qu’on tient au moins un peu à la vie. » Bref, une pièce magnifique envisageant une rencontre improbable entre le monde imaginaire, le monde mortel et le monde réel témoignant de l’harmonie qui peut naître, voire régner, entre tous les langages scéniques.

Conseil d’administration de la FÉUO

Votez le 22&23 novembre 2010 Posez votre candidature avant 16H le 5 novembre 2010
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ÉLECTIONS PARTIELLES

Postes vacants

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Représentant.e pour Science Représentant.e pour Éducation
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le 1er novembre 2010

Arts et culture

Musique

Le « roi du violon » et ses contemporains sur le campus

Du nouveau chez les Rouges
Catherine Dib La Ligue d’improvisation étudiante universitaire (LIEU) accueille chaque année de nouvelles recrues au sein de ses équipes. Deux nouveaux membres mystérieux fraîchement débarqués de la métropole québécoise sont venus grossir les rangs de l’équipe des Rouges. Zakaria Mestari et Frédéric Assabgui sont leurs noms et l’humour déglingué est leur spécialité. Investiguons de plus près ces deux bonshommes fort colorés. La Rotonde : Qui êtes-vous? Zakaria Mestari : Un Montréalais d’origine marocaine âgé de 21 ans et aimant la parole. Surtout, une personne qui court vite, drôle par moments, excepté présentement. Frédéric Assabgui : Un Égyptoquébécois biologiste exigu qui aime beaucoup les arts de la scène et les sciences, amour fort controversé. LR : Depuis quand faitesvous partie de la LIEU et quelle est votre expérience en improvisation? ZM : Depuis le début de l’année et auparavant, j’avais joué trois ans dans les Pamplemousses, plausiblement la plus grande ligue du monde [ligue d’improvisation de la région de Montréal]. FA : [Je suis dans la LIEU] depuis une semaine, et je prends part à l’improvisation depuis le secondaire. En fait, deux ans au secondaire, deux ans dans les Pamplemousses, un an au cégep et un an dans la Rocambolesque l’an dernier. LR : Quelles sont les différences les plus flagrantes entre la LIEU et les autres ligues?

Fusillade

Projecteurs sur Zakaria Mestari et Frédéric Assabgui, deux nouvelles recrues à la LIEU.
ZM : Certainement au niveau de la taille, celle de l’U d’O étant bien plus conviviale et permettant de connaître tout le monde rapidement. Sinon au niveau du jeu, la technique de la LIEU est beaucoup plus orientée vers les blagues. J’ai été très surpris, mais surtout content qu’il y ait une ligue d’improvisation francophone à Ottawa! FA : L’ambiance est très différente, c’est vrai. Les Pamplemousses avaient des gens de partout au Québec; ici, c’est intra-muros! Dans d’autres ligues, c’était très compétitif parce que tu n’étais jamais certain de finir dans les tournois alors qu’ici, c’est plus un spectacle qu’on donne. Le public aussi se distingue : ce sont presque exclusivement des étudiants d’université, alors qu’ailleurs on jouait dans des bars. LR : En quoi votre programme d’études universitaire correspond-il à vos aspirations dans la LIEU? ZM : À absolument rien! La psychologie scientifique ne me sert à rien pour la LIEU. FA : Mes connaissances en biologie m’ont servi à brancher des mots que personne ne connaissait pour avoir l’air de quelqu’un d’intelligent quand je joue un personnage du type. ZM : On peut faire semblant que j’ai répondu ça aussi? LR : Si vous étiez pris à jamais avec quelqu’un de la LIEU, qui serait-ce? ZM : Probablement Manuel Belmadani [ joueur dans les Jaunes ]. Je m’entends juste trop bien avec ce gars-là! On prend des bières ensemble, on est heureux. C’est juste la personne la plus easygoing que je connaisse! FA : Étant donné que mon répertoire de personnes dans la LIEU est plutôt limité pour le moment, je dirais Zak. ZM : Yeah! FA : Mais je précise que c’est parce que mon répertoire est limité, sinon j’aurais pris quelqu’un d’autre! LR : Une personne, n’importe qui, avec qui vous désirez prendre une bière? ZM : Si c’est n’importe qui, ce serait sans aucune hésitation Jacques Brel; j’en suis méga-fan. Une bière avec lui, je le ferais all the way. FA : Einstein, parce que j’aime sa coupe de cheveux, et un vieux en vélo, ça a beaucoup de classe. J’irais faire du vélo ou de la voile en sa compagnie pour qu’il m’explique ensuite ses théories autour d’une bière froide. Tu imagines, prendre une bière dans un pub irlandais avec cet homme? Ce serait débile! Ou encore avec Jack Layton, mais ce serait juste pour la bière. LR : L’épitaphe sur votre tombe? ZM : « LOL ». FA : « Le tout pour la blague »… ah non, ce n’est pas très bon. ZM : « LOL » pour toi aussi! FA : Un petit bonhomme sourire, alors. ZM : « LMAO ». LR : Une dernière déclaration avant de clore cette entrevue? ZM : Je suis content d’en faire partie, j’ai fait des rencontres sympathiques. J’aime la LIEU! FA : J’aime la LIEU parce que j’aime les équipes de la LIEU parce que j’aime les gens!

Stéphanie Déborah Jules Le 5 novembre prochain aura lieu un hommage à Ysaÿe et à ses contemporains dans la pièce 122 du pavillon Tabaret. De 20 h à 22 h, David Stewart et Élise Desjardins, de l’École de musique, seront les musiciens à l’honneur : le premier au violon et la deuxième l’accompagnant au piano. Ils emporteront le public 79 ans en arrière, à la rencontre du roi du violon du xxe siècle. Quatre pièces seront jouées en cette soirée : la Sonate en sol majeur de Lekeu, l’opus 27 de la Sonate pour violon seul d’Ysaÿe, l’opus 75 de la Sonate en ré mineur de Saint-Saëns, le caprice d’après l’Étude en forme de valse de SaintSaëns et Ysaÿe, et l’Introduction et Rondo capriccioso de Saint-Saëns. David Stewart, au violon, apportera un aspect éducatif et intéressant à la soirée en commentant les œuvres et le mouvement. Un violoniste peu égalé Professeur de violon à la Faculté des arts de l’U d’O, David Stewart est un musicien prolifique qui a navigué les eaux symphoniques d’un éventail riche d’orchestres partout en Europe. Au cours de son périple outre-Atlantique, il a tour à tour été chef d’orchestre et soliste de l’orchestre philharmonique de Bergen, en Norvège. Originaire de Chicoutimi, au Québec, il a pris part à plusieurs projets, enregistrant notamment le Concerto pour violon d’Andrew P. MacDonald, œuvre qui a mérité un prix Juno en 1995. Une pianiste réputée Reconnue pour son talent dans le monde de la musique, Élise Desjardins s’est rapidement taillé une place parmi les grands en tant qu’accompagnatrice et chambriste. Les deux cd qu’elle a enregistrés, Phantasiestücke et German Ro-

mantic Works, ont connu un succès critique dans bien des magazines. Collaborant autant avec des artistes locaux que d’ailleurs, elle est détentrice d’un premier prix de piano et d’un premier prix de musique de chambre du Conservatoire de musique de Montréal, où elle est professeure-accompagnatrice depuis 1998. Ysaÿe, l’irrévocable violoniste Petit fils d’un violoniste du dimanche et fils d’un musicien, Eugène Ysaÿe n’est pourtant pas né dans un environnement propice au développement de son talent musical. En effet, la vie est dure et son père s’oppose au métier de musicien, car il ne rapporte pas beaucoup. C’est sous la tutelle du violoniste belge Henri Vieuxtemps, qui remarque son talent un peu plus tard, qu’il prend définitivement le chemin du conservatoire et devient un élève exceptionnel. Son talent en impressionne plusieurs et grâce à l’influence de grands musiciens de son temps, avec qui il a la chance de partir en tournée, il atteint rapidement une réputation de musicien hors pair. Sa célébrité et son succès sont principalement attribuables à son style inimitable et innovateur. Il a, selon ses contemporains, une individualité qui se ressent jusqu’à son interprétation des chefs-d’œuvre du violon, leur donnant un ton qui lui est typiquement propre. Eugène Ysaÿe joue avec les plus grands orchestres de son temps, pour les monarques les plus importants de toute l’Europe et avec des musiciens célèbres. Chausson, Debussy, Fauré ou Lekeu, impressionnés par le talent de ce grand violoniste, lui dédient plusieurs de leurs compositions.

Où? Pièce 112 du pavillon Tabaret Quand? Le 5 novembre à 20 h

Au début du xxe siècle, les innovations technologiques et les progrès bouleversèrent le monde des arts et de la musique. Considéré comme le « roi du violon » et chevauchant aisément les remous du néoromantisme, Eugène Ysaÿe se démarquait par ses prouesses en frottant de la corde. Issu de l’école francobelge de la période romantique, il fit évoluer de manière flagrante la technique du violon et l’interprétation du répertoire jusque-là rigoureusement encadré. Il n’y allait pas de main morte, interprétant ses contemporains, dont Saint-Saëns et Lekeu. - Catherine Dib
culture@larotonde.ca

Photo de Catherine Dib

Photo de Catherine Dib

Frédéric Assabgui

Zakaria Mestari

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Arts et culture Mots à maux
Un putsch contre dame Nature
Catherine Dib
Chef de pupitre Arts et culture culture@larotonde.ca

le 1er novembre 2010

nouveLLe revue LittÉraire

Un plan d’action pour une culture franco-canadienne enrichie

Nul n’abhorre la musique de Noël abrutissante qui envahit les ondes d’écoute dès le 1er novembre plus que moi. « Les anges dans nos campagnes » peuvent aller se faire voir ailleurs pour le moment. Non mais, quelle abomination! L’automne n’a pas eu le temps de s’installer confortablement dans toute sa splendeur ambrée que l’hiver entre en trombe avec ses extravagances! Bon, vous me voyez encore arriver sur mes grands chevaux, à lever pseudo-glorieusement le masque glamour et souriant de cette diabolique société capitaliste de consommation à saveur Coca-Cola. Je vous entends d’ici : « Pff, encore à jouer les héroïnes de gauche qui achètent leur Earl Grey au Café Alt, celle-là! » Je vous en conjure, compagnons de guerre, je ne destine mon message point aux sanguinaires multinationales aux désirs obséquieux; c’est quelque chose de plus grand, de plus inquiétant. Je dirais même que dame Nature s’est fait désarçonner par nos habitudes de consommation, les saisons se déterminant maintenant par les produits offerts autour de nous. Mesdames et messieurs, bienvenue aux quatre saisons de la société marchande, inlassable cycle rythmant notre année. Le terme « produit de saison » a traversé les délicieuses frontières des fruits et légumes afin de s’étendre confortablement dans le lit de notre quotidien. Il ne s’arrête plus aux produits dérivés du père Noël qui envahissent les tablettes une fois l’Halloween passé, il se manifeste à travers chaque saison. Notre définition du temps est sans ambages rendue subjective, nos achats concrétisant et s’appropriant la saison qu’on a fini par conceptualiser plutôt que vivre. Nos points d’ancrage séparant l’été de l’automne passent par l’arrivée annuelle du latté épicé à la citrouille de nos dévouées succursales caféinées plutôt qu’au dépouillement des arbres. Et notre saison chaude n’a pas lieu sans qu’un animateur à la voix excessivement enjouée façon Passepartout annonce l’exécrable « tune de l’été » et que l’on s’arme de nos flip-flops saisonniers. Je peux comprendre qu’avec la météo qui fait des siennes (de la neige en avril et point en décembre?) et le réchauffement climatique qui nous met en état d’alerte, l’on cherche à se réfugier avec nos petits bonheurs saisonniers. Peut-être est-ce justement face à ces changements de température bouleversants que l’on consomme à tort et à travers ces symboles d’un déroulement théorique des saisons? Nous ne sommes pas à blâmer entièrement non plus : avec tous ces poètes qui romantisent à qui mieux mieux chaque caprice du ciel, nous avons envie de nous acheter une part de cette magie pour nous approprier ces belles images. J’en suis autant coupable, c’est en fait mi-figue, mi-raisin, mi-pamplemousse que je dénonce ces œillères diaboliques. Oui, je dénonce, lecteurs, je dénonce. Laissons dame Nature reprendre ses droits, que d’autres qualifieraient de tyrannie. Au Canada, elle a décidé de nous gratifier de quatre saisons distinctes, contrairement à d’autres. Laissonsla, gracieusement sur son trône, nous chanter, au gré du temps, ses humeurs. Car c’est une bien triste chose de songer que la nature fredonne et que l’homme n’écoute pas.

Tout le monde peut soumettre son texte à la nouvelle revue franco-canadienne.

Photo libre de droit

Catherine Dib Fraîchement diplômé de l’U d’O, Pierre Rivard a immédiatement su se démarquer dans son champ d’intérêt en remportant le concours national « Jeunesse francophone en action ». Son idée consistait au lancement d’une revue, Le Beaupré, un projet multimédia ciblant la jeunesse franco-canadienne partout au pays. Rencontre avec un jeune homme passionné de littérature, mais surtout, de la langue française. Un départ prometteur En participant au concours « Jeunesse francophone en action » créé par le Centre de la francophonie des Amériques, Pierre Rivard estimait avoir de fortes chances de l’emporter. En effet, il s’était inspiré d’un concours auquel il avait participé il y a plusieurs années et dont le prix était un stage au sein d’une revue canadienne : « J’étais très excité; une fois que j’ai eu l’idée, j’ai surtout passé beaucoup de temps à réfléchir sur les moyens de la développer. C’est presque comme si je croyais

avoir déjà gagné! » déclare le bachelier en histoire de l’art. Ses études à l’U d’O ont accru la conscience qu’il avait déjà au départ par rapport au bilinguisme au Canada. « C’est un projet qui devait encourager l’utilisation du français à travers les communautés. Ce n’est pas suffisant d’avoir un public, il faut aussi une interaction par des discussions, des blogues, bref de la participation! » insiste-t-il. Le Beaupré ouvert à tous Cela va sans dire, tous sont invités à soumettre leur texte à la revue Le Beaupré, M. Rivard désirant surtout de la diversité. Partant de l’idée d’une revue ciblant un public universitaire, le projet du Beaupré prendra en premier lieu la forme d’un site Internet où faits vécus, fiction, poésie, art visuel et bandes dessinées seront au rendezvous. Les textes qui s’y trouvent incluront des éléments de la culture canadienne et les bandes dessinées, par conséquent, prendront un humour défini dans un style canadien. M. Rivard s’inspire ainsi de certains artistes du pays, notamment de Nicholas

Gurewitch et sa bande dessinée, The Perry Bible Fellowship. Ayant auparavant publié des bandes dessinées dans La Rotonde, M. Rivard a des aspirations autant artistiques que littéraires. « Je désire avoir quelque chose qui documente la réalité canadienne en y intégrant des légendes folkoriques », précise-t-il. Cette volonté se manifeste d’ores et déjà dans le titre même du projet, Le Beaupré, qui désigne le célèbre géant de Willow Bunch ainsi que la chanson de Beau Dommage. À l’abordage! Le site ouvrira officiellement ses portes à la sauce franco-canadienne dès janvier 2011 et tous sont invités à soumettre des projets de toutes les formes. De plus, le premier concours lancé par le site, « Le Diable au Canada », encourage tous les intéressés à y prendre part en proposant une histoire liée de près ou de loin au diable en tant que concept folklorique. « Je désire encourager les gens à créer du nouveau contenu dans des genres traditionnels, mais tout est accepté! » conclut M. Rivard.

Calendrier culturel du 20 au 27 septembre
ARTS VISUELS
Haïda – Vie, âme et art Quand? Jusqu’au 23 janvier 2011 Où? Musée canadien des civilisations, 100, rue Laurier, Gatineau L’humanitarisme à travers l’Art (Collecte de fonds pour Médecins Sans Frontières) Quand? Vernissage le 6 novembre à 19 h, exposition jusqu’au 7 novembre Où? Galerie La Petite Mort, 306, rue Cumberland, Ottawa Matthew Dayler Quand? Vernissage le 5 novembre à 19 h, exposition jusqu’au 28 novembre Où? Galerie La Petite Mort, 306, rue Cumberland, Ottawa

MUSIQUE
Maurice Boyer et Dominique Gosselin Quand? Le 1er novembre à 19 h 30 Où? Les Brasseurs du temps, 170, rue Montcalm, Gatineau Entrez dans la danse! Quand? Du 4 au 6 novembre à 20 h Où? Salle Southam du Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa

THÉÂTRE La Librairie Quand? Le 7 novembre à 14 h Où? Salle Jean-Despréz, Maison du citoyen, 25, rue Laurier, Gatineau

DIVERS
Soirée SWING Quand? Le 2 novembre à 21 h Où? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau Champs électriques (festival de musique électronique et médias des arts) Quand? Du 3 au 7 novembre Où? La Court des Arts, 2, avenue Daly, Ottawa Humour : Daniel Lemire Quand? Les 5 et 6 novembre à 20 h Où? Maison de la culture de Gatineau, 855, boul. de la Gappe, Gatineau

SUR LE CAMpUS
Orchestre :Ysaÿe et ses contemporains Quand? Le 5 novembre à 20 h Où? Chapelle du pavillon Tabaret Ligue d’improvisation étudiante universitaire (LIEU) Quand? Le 4 novembre à 20 h 30 Où? Agora du Centre universitaire

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le 1er novembre 2010

Vincent Duquette sports@larotonde.ca

Sports

Tournoi Jack-Donohue

Des Gee-Gees fins prêts pour une autre saison
Photo de Anne Danford Dussault Photo de Anne Danford Dussault

Le match opposant le Double G aux Varsity Blues de Toronto a soulevé les passions.
Catherine Cimon 11 points de retard sur les gagnants. Le Gris et Grenat a ainsi perdu un nombre important de points à cause de tirs de pénalité, conséquences de l’avalanche de fautes auxquelles il semble s’être abonné dès le tout début de la rencontre et qui a handicapé la construction des jeux et le rythme des échanges. Dur réveil du géant Au chapitre de la performance, la rencontre opposant les Gee-Gees aux X-Men est une tout autre histoire. De fait, Ottawa n’a eu d’autre choix que d’adopter le rythme infernal imposé par l’équipe adverse, qui a su donner le ton et intimider les Ottaviens dès le premier quart. C’est après une démonstration de force des X-Men, qui menaient déjà le premier quart de façon presque outrageuse par plus de 20 points, que les Ottaviens se sont finalement décidés à enclencher la machine et démarrer en trombe. À partir de la fin du premier quart, le public a donc eu droit à un match de basketball de haut calibre, à des jeux étoffés, à une énergie qui ne s’est jamais tarie d’un côté comme de l’autre du terrain et à des prouesses athlétiques de niveau supérieur. Néanmoins, les Gee-Gees n’ont jamais réussi à reprendre le dessus sur les X-Men avant le milieu du deuxième quart, mais ont tout de même fait preuve de résilience et n’ont jamais abandonné. Ils ont finalement réduit l’écart de point à 78‑65 en faveur des X‑Men à la fin du match. Questionnés sur l’issue de la partie, l’entraîneur James Derouin et le joueur ottavien Warren Ward étaient tous les deux du même avis. Selon eux, l’équipe est plus jeune cette année et il y a toujours des choses à améliorer, mais ils étaient tous de même fiers de la performance du Double G. Warren Ward a aussi tenu à ajouter qu’il était « toujours aussi confiant ».

D

Ottawa indique la sortie à Montréal Pour leur dernière rencontre du tournoi, les Gee-Gees jouaient contre les Citadins de l’UQAM, qui n’ont à aucun moment fait le poids contre le Double G, toujours échauffé par l’électrisante partie de la veille contre les X-Men. Pour la première fois pendant la fin de semaine, le Gris et Grenat n’a pas perdu de temps, a démarré en force et a ainsi imposé une cadence dynamique tout au long de la rencontre, qui a encore été entachée par un nombre de fautes considérable du Double G. La première demie a donc porté la marque ottavienne en se terminant sur une note positive avec une confortable avance de 44-34 en dépit du jeu ponctué de tirs de pénalité contre Ottawa. Durant les deux derniers quarts, l’UQAM a tant bien que mal essayé de remonter la pente, soutenue par les cris de leur entraîneuse, mais Ottawa n’ayant pas dit son dernier mot, elle n’a pu que reprendre quelques points de retard au troisième quart (58‑40) pour finalement se laisser écraser par le Double G par la marque finale de 80-62. Des nouveaux visages à surveiller Somme toute, même si le tournoi Jack-Donohue est préparatoire à la saison de basketball qui commencera prochainement, il a permis aux équipes présentes de faire étalage de leurs talents et de roder leurs jeux. On peut maintenant avoir une bonne idée des nouveaux venus à surveiller cette année, notamment au sein du Gris et Grenat, qui ont brillé tout au long de la rencontre. Ainsi, si Louis Gauthier et Warren Ward ont continué de se démarquer, leurs coéquipiers Luc Minani, Ryan Malcolm Campbell et Johnny Berhanmeskel se sont aussi fait remarquer tout au long de la fin de semaine en s’imposant comme des éléments clés de la formation ottavienne.

u 22 au 24 octobre se déroulait le 36e tournoi Jack-Donohue et cette année, c’est l’U d’O qui accueillait cette rencontre classique entre les murs des gymnases du pavillon Montpetit. Pour l’occasion, quatre équipes universitaires ont pris part à la compétition : les Varsity Blues de l’Université de Toronto, les X-Men de l’Université St. Francis Xavier (Halifax), les Citadins de l’UQAM et les Gee-Gees de l’U d’O. Au terme d’une fin de semaine enlevante et de matchs corsés, ce sont finalement les X‑Men qui ont remporté le tournoi. Toronto, Ottawa et St. FX ayant tous trois remporté deux matchs et perdu un autre, c’est finalement le différentiel de points accumulés au cours du tournoi qui a permis aux X-Men de s’imposer devant leurs homologues ottaviens et torontois, Ottawa se classant finalement deuxième. Choc ontarien Le soir du vendredi 22 octobre, le Double G s’est d’abord mesuré aux Varsity Blues de Toronto dans un match qui a soulevé les passions des nombreux spectateurs venus encourager leur équipe, mais qui n’a toutefois pas démontré leurs réelles capacités. En effet, bien que dominants durant toute la partie, les Gee-Gees n’ont pas su instaurer une cadence soutenue, adoptant plutôt le rythme mou et conservateur de leurs adversaires, ce qui a donné lieu à une poursuite entre chat et souris qui a perduré jusqu’à la fin du quatrième quart, quart au cours duquel les Varsity Blues ont semblé tirer avantage de la faiblesse en fin de partie du Double G et remonter leur retard pour la marque finale de 66‑55, un résultat décevant à plusieurs égards. Même si les Gee-Gees avaient vraisemblablement un monde d’avance sur Toronto, cela ne les a pas empêchés de finir la rencontre avec

L’Ud’O était l’hôte du 36e tournoi Jack-Donohue

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Sports
hockey masculin

le 1er novembre 2010

Après Blain, voilà qu’Ireland s’illustre
Siniša Šindik Confortablement installée au 5e rang du classement de l’Est des Sports universitaires de l’Ontario, la formation des Gee-Gees entamait une fin de semaine de deux matchs en deux soirs. Le vendredi 22 octobre, la troupe ottavienne accueillait les Rams de Ryerson au Complexe sportif pour ensuite se diriger le lendemain vers Nipissing, où elle affrontait les Lakers. Le week-end a bien débuté pour le Gris et Grenat, qui a démontré tout son talent offensif dans une victoire de 7-3 contre Ryerson sans toutefois être capable de coller deux victoires de suite, ayant plié l’échine 4-1 face aux Lakers samedi soir. Point positif : ces deux rencontres auront permis de découvrir tout le savoir-faire de Kyle Ireland. Les béliers domptés Le match face aux Rams a très mal débuté pour les joueurs de Dave Leger, ces derniers ayant accordé un but dès la deuxième minute de jeu. Les joueurs adverses ont profité d’une descente à trois contre un pour y aller d’un beau jeu de passe que Jarrod Connolly a conclu. Les choses auraient pu s’aggraver pour les Gee-Gees, mais heureusement pour eux, Harrison May, le gardien recrue, veillait au grain. Celui-ci a réalisé 13 arrêts au premier tiers, et 33 au total. Il aura certainement inspiré ses coéquipiers. Jamie Collins s’est chargé de le remercier en créant l’égalité à la 15e minute. Puis, 120 secondes plus tard, Matthieu Methot a permis aux siens de se retirer au vestiaire avec une avance de 2‑1, puisqu’il a inscrit son troisième but en deux matchs. Le deuxième vingt a été l’affaire d’Ottawa. En effet, le Double G a disputé une période presque parfaite en marquant trois buts et en limitant les chances de marquer adverses. D’abord, Kyle Ireland, héros de la soirée, a compté le premier de ses trois buts sur un tir de pénalité, lui qui avait été accroché sur une échappée quelques instants auparavant. Lucas Bini et Carl Hayes ont également voulu participer à la fête; les deux ont d’ailleurs inscrit leur premier but de la saison pour permettre à leur équipe de prendre les devants 5‑1. Au lieu de finir en force et de conclure le match en toute logique, les Gee-Gees ont encore une fois prouvé qu’ils avaient de la difficulté à conserver une avance. En effet, le Gris et Grenat a concédé deux buts rapides aux visiteurs pour porter le score à 5‑3 et donner espoir aux Rams de revenir dans le match. Toutefois, avec l’aide de Harrison May, qui a réalisé plusieurs beaux arrêts, Kyle Ireland s’est chargé de mettre le match hors de portée de Ryerson. Il a brisé les reins de l’équipe adverse en marquant à trois minutes de la fin, puis a complété son tour du chapeau dans un filet désert. L’entraîneur Dave Leger était satisfait au terme de la rencontre : « Ce n’était pas un Picasso, nous n’avons pas joué un match parfait, on a commis des erreurs, mais les gars ont démontré de belles choses et au bout de la ligne, ce sont les deux points qui comptent. » Les Lakers prennent leur revanche Une semaine après avoir vu leur belle remontée gâchée par une victoire des Gee-Gees en fusillade, les Lakers se sont assurés de leur rendre la monnaie de leur pièce. En effet, notamment grâce à un gardien en feu qui a bloqué 41 des 42 tirs dirigés vers lui, et à trois buts en avantage numérique, Nipissing s’est imposé par la marque de 4-1. Kyle Ireland, avec son quatrième but en deux matchs, a été l’unique marqueur du Double G. « Nous les avons certainement bombardés de tirs et surpassés au total, mais ils ont profité de trois supériorités numériques pour marquer. Nous avons manqué de chance », a commenté Leger au terme de la rencontre.

Photo de Anne Danford Dussault

Kyle Ireland

Une recrue qui en fait voir de toutes les couleurs
Dominic Jalbert est partie intégrante du mouvement jeunesse de l’équipe de hockey masculine de l’U d’O. Le jeune homme originaire de Gatineau connaît un début de saison du tonnerre et est un atout important à la ligne bleue des Gee-Gees. À la suite de la victoire contre Ryerson, Jalbert a bien voulu s’entretenir avec La Rotonde pour une entrevue qui vous permettra de mieux connaître ce joueur dévoué autant sur la patinoire que dans une salle de classe.

Tirs de barrage

Le jeune hockeyeur Dominic Jalbert, originaire de Gatineau, ne regrette pas de poursuivre sa carrière à Ottawa.
Vincent Duquette La Rotonde : Comment se passe le début de saison de l’équipe? Dominic Jalbert : Je pense que comparativement à l’année dernière, nous avons déjà accumulé la moitié des victoires, donc je pense que tout le monde est enthousiaste face à ça. Je pense aussi que les recrues apportent un nouveau souffle à l’équipe. LR : Est-ce que tu es surpris que l’entraîneur te fasse confiance au point de t’utiliser dans toutes les situations? DJ : C’est sûr que je ne suis pas surpris parce que lorsque Dave m’a approché pour venir jouer à Ottawa, c’est mon temps d’utilisation qui a fait la différence entre Ottawa, McGill et l’UQTR. Dave m’a tout de suite garanti le premier jeu de puissance, ce que les autres équipes n’ont pas fait. LR : Est-ce que c’est la seule raison pour laquelle tu es venu poursuivre ta carrière ici, à Ottawa? DJ : Non, pas du tout, c’est vraiment un ensemble de facteurs qui m’ont permis de choisir l’U d’O. D’abord, la fiche des Gee‑Gees de l’année dernière m’a un peu fait peur parce que je n’ai jamais rien gagné lors de mon parcours junior et c’est quelque chose que je ne voulais pas revivre. Pour être honnête, Trois‑Rivières était mon premier choix. Par contre, j’ai bien aimé la façon dont Dave m’a approché, j’ai trouvé qu’il avait de bonnes valeurs qui m’ont rejoint en tant qu’individu. Il y a aussi le fait que je suis originaire de Gatineau, qui est tout près d’ici. Jusqu’à maintenant, je ne regrette pas mon choix! LR : As-tu une bonne relation avec ton père, qu’on voit souvent dans les estrades lors des parties des Gee-Gees? DJ : Mon père, c’est mon plus grand fan. On a une très bonne relation et je pense qu’il est heureux que je sois venu ici. Ça va lui permettre de venir me voir jouer plus souvent que lors de mon séjour à Chicoutimi, où il devait regarder les matchs sur internet. LR : Est-ce que tu crois que le fait de gagner le prix du joueur étudiant de l’année dans la Ligue canadienne de hockey représente une certaine victoire personnelle face au fait que tu n’as pas été repêché par une équipe professionnelle? DJ : Comme je le disais l’année dernière, ma coupe du Président [trophée remis aux champions de la LHJMQ] à moi, c’est le trophée du joueur étudiant de l’année dans la LHJMQ; mais jamais je n’aurais cru remporter le titre de la LCH. Ça a vraiment mis fin à une belle carrière. C’était la cerise sur le sundae! LR : Nous avons la chance de te voir dans des publicités de Subway à la télévision. Est-ce que certains joueurs te taquinent à ce sujet sur la glace? DJ : Les joueurs des autres équipes peuvent m’écœurer avec ça, mais j’ai quand même fait une publicité pour Subway, et ce, grâce au prix du joueur étudiant que j’ai remporté l’année

Photo de Anne Danford Dussault

dernière. Ils peuvent bien me dire ce qu’ils veulent! C’est sûr que mes coéquipiers ne se gênent pas pour me taquiner un peu en chantant la chanson thème de la pub! LR : Il est arrivé un incident dans Ligue nationale de hockey, cette semaine, où Rick Rypien s’en est pris à un partisan. Peux-tu commenter cet incident? DJ : Je n’ai pas encore vu le geste, mais je peux dire que j’ai vécu le même genre de situation au niveau junior durant la rivalité Chicoutimi-Québec. Il y a des partisans qui peuvent être extrémistes et émotionnels, mais c’est sûr que je ne suis pas d’accord avec de tels gestes. Il faut être capable de gérer ses émotions, car ce sont les partisans qui font en sorte que le hockey est aussi populaire au Canada.

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Sports

FooTball

Les Gee-Gees passent directement en demi-finale
Alexandre Baillairgé Les représentants de l’U d’O ont complété leur calendrier régulier de la saison 2010 en remportant une impressionnante victoire de 54‑11 contre les Gryphons de l’Université de Guelph, le samedi 23 octobre, au stade Frank-Clair. Mené par une défense étanche et une attaque bien balancée, le Double G a donné une véritable leçon de football à une équipe qui, avant le match, représentait un bon test avant les séries. Brad Sinopoli s’est de nouveau signalé en complétant 19 de ses 29 passes pour des gains de 204 verges et un touché, tout en ajoutant 157 verges sur neuf courses, dont une de 58 verges qui a mené à un touché. Le joueur de 4e année est d’ailleurs devenu le porte-couleurs ottavien avec le plus de passes de touchés en carrière (22) en rejoignant Bogdan Raic à la fin de la première demie. Après la rencontre, l’entraîneur‑chef Jean‑ Philippe Asselin s’est dit peu surpris du déroulement de la rencontre : « Pour moi, la partie reflète bien ce qu’on peut accomplir. Notre but, au début de l’année, était de nous améliorer à tous les matchs, et si nous réussissons à éviter les pénalités et à garder notre concentration, nous serons durs à battre. » Un jeu improvisé donne le ton Alors que le pointage était de 7-3 en leur faveur, les Gee‑Gees ont profité d’un jeu pour le moins bizarre, mais chanceux, pour inscrire un touché sur le dernier jeu du premier quart. Lors d’une tentative de placement, la remise trop haute a dévié sur l’épaulette du teneur pour se retrouver dans les mains de Matthew Falvo. En difficulté, celui‑ci a repéré le numéro 44, Nicolas Lecour, complètement seul dans la zone des buts. Le Gris et Grenat n’a plus jamais été inquiété par la suite. Une défensive impressionnante Guelph n’a rien cassé à l’attaque, n’arrivant pas à prendre un rythme. « Nous avons regardé les vidéos et les entraîneurs ont noté que leur attaque était efficace en situation de deuxième jeu et quelques verges, a indiqué Asselin. Nous ne voulions pas que ce soit le cas aujourd’hui, et nous avons vu le résultat. » En effet, le porteur de ballon étoile des visiteurs, Nick Fitzgibbon, a accumulé seulement 35 verges au sol sur 12 courses. « Nous savons qu’il est bon et nous voulions les forcer à nous battre par la passe, où ils ont un peu plus de difficultés », a raconté le joueur de ligne défensive Sébastien Tétreault, auteur de deux sacs du quart pendant le match. Interrogé à propos de la défaite d’il y a quelques semaines contre Toronto, le sympathique géant a ajouté : « C’est sûr que ça nous a ramenés sur terre. Ce n’est pas qu’on avait un mauvais esprit d’équipe avant, mais depuis les deux derniers matchs, les joueurs ont compris qu’ils allaient devoir travailler ensemble pour se rendre jusqu’au bout. » L’attaque au sol se réveille Le quart‑arrière Sinopoli n’est pas le seul qui possède des statistiques intéressantes au sol, Frank Ngandui ayant récolté 156 verges en 13 courses en plus d’ajouter deux touchés, dont un de 69 verges en début de quatrième quart. En tout, les joueurs de la capitale ont couru pour près de 400 verges, ce qui est de bon augure pour les séries éliminatoires. « Lors de ces matchs, la température est généralement très basse et le terrain, très dur. Il est donc important de compter sur une bonne attaque au sol pour compléter notre jeu aérien, a noté Sinopoli. Non seulement serons-nous plus en mesure de contrôler le cadran, mais la course peut nous rendre moins prévisibles si elle est efficace. » C’était la première fois cette année qu’Ottawa récoltait plus de verges par la course que par la passe (389 contre 244). L’U d’O a donc fini la saison au premier rang de la section ontarienne avec une fiche de sept victoires et une défaite. Les joueurs peuvent alors profiter d’une semaine de congé et passer directement en demi‑finale, le 6 novembre. Ce match sera disputé au stade Frank-Clair d’Ottawa.

Photo de Vincent Duquette

Le Double G est au premier rang de la section ontarienne.

Université d’Ottawa

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Sports
Plan de match
hockey Féminin

le 1er novembre 2010

Ne pas perdre la tête
Vincent Duquette,
Chef de pupitre Sports sports@larotonde.ca

Une victoire qui fait du bien

En écoutant plusieurs matchs de football la fin de semaine dernière, j’ai remarqué un fait assez curieux, mais plutôt inquiétant pour les sportifs : l’équipement des joueurs augmente en qualité, en durabilité et en légèreté, mais les coups à la tête et les blessures continuent d’augmenter en gravité. Les joueurs de football et de hockey ont la chance de pratiquer leur sport avec des casques anti commotion à la fine pointe de la technologie. L’équipement a été amélioré pour qu’il soit extrêmement léger et très résistant aux chocs, jusqu’à prévenir les blessures sérieuses à la tête et au corps. Pourtant, dans les ligues professionnelles, nous n’avons jamais vu autant de blessures à la tête causées par des contacts violents. Chaque semaine, des joueurs sont obligés de manquer plusieurs semaines d’activité à cause de ces coups qui peuvent laisser des séquelles permanentes. Pourquoi le nombre de blessures augmente-til autant même si l’équipement est à son plus haut niveau de qualité? Il y a plusieurs réponses possibles. C’est probablement causé par la légèreté de l’équipement, qui fait en sorte que les joueurs peuvent bouger plus aisément et ainsi prendre plus de vitesse avant un contact. D’autres diront que les joueurs sont de plus en plus en forme et qu’il est normal que leur niveau d’athlétisme supérieur leur permette d’avoir des contacts plus intenses. Il y a aussi le fait que certains joueurs utilisent des substances qui améliorent leur performance, mais qui peuvent être dangereuses pour leur santé. Certaines substances illicites peuvent en effet améliorer la forme physique et la masse musculaire d’un athlète, mais peuvent aussi augmenter le risque de blessures aux tendons et aux ligaments puisqu’elles touchent seulement le côté musculaire du corps de l’athlète. Quoi qu’il en soit, les ligues professionnelles sont en train de prendre des mesures sérieuses pour enrayer les coups à la tête et ainsi tenter de réduire le nombre de blessures. Plusieurs carrières détruites pourront ainsi être évitées. Rypien pris la main au collet Je me devais de parler de cette nouvelle qui a fait le tour de l’Amérique au cours de la dernière semaine. Pour vous mettre en contexte, l’attaquant Rick Rypien des Canucks de Vancouver s’en est pris à un partisan du Wild du Minnesota dans la Ligue nationale de hockey. Le joueur de 26 ans n’a pas apprécié le commentaire d’un partisan et l’a agrippé au collet pour lui faire savoir qu’il n’aimait pas se faire crier des insultes par la tête. Ce geste lui vaudra une suspension de six matchs, ce qui est bien en deçà de ce à quoi je m’attendais. En effet, les athlètes professionnels sont des idoles pour les partisans jeunes et moins jeunes et doivent absolument faire preuve de calme et de respect. Les gestes comme celui-là sont tout simplement inacceptables. Même si ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit (on se rappellera l’incident où Tie Domi a été attaqué par un partisan sur le banc des punitions), les équipes sportives doivent faire en sorte que les athlètes interagissent le moins possible avec les adeptes. Ça pourrait éviter bien des ennuis…

Photo de Anne Danford Dussault

Les Gee-Gees ont remporté leur premier match de la saison contre les Stingers de Concordia.
Vincent Duquette Les Gee‑Gees ont mérité leur première victoire de la saison le dimanche 24 octobre en disposant des Stingers de Concordia par la marque de 2 à 1 au Complexe sportif de l’U d’O. La victoire a été obtenue en tirs de barrage : l’attaquante Fannie Desforges a déjoué la gardienne adverse d’une belle feinte et la gardienne de but ottavienne Kaitlynn Blasco a stoppé les trois joueuses qui lui faisaient face pour permettre à Yanick Evola de remporter son premier match en tant qu’entraîneur du Double G. « Nous avons fait beaucoup de vidéo pour corriger nos erreurs. Nous étions souvent pris à contre-pied dans notre échec avant, ce qui causait beaucoup de revirement. Nous commençons aussi à comprendre qu’il faut jouer 60 minutes pour espérer remporter le match », a déclaré Evola après le match. Les Gee-Gees ont encore une fois dû se défendre en désavantage numérique pendant une bonne partie du match, mais l’excellent travail des spécialistes de la situation a limité les dégâts. C’était la première fois depuis le début de la saison que le Gris et Grenat n’accordait aucun but à court d’une joueuse durant un match. « Dans cette ligue, les unités spéciales sont un aspect du jeu plus qu’important; il faut corriger le problème d’indiscipline que nous avons. C’était une lacune de l’équipe l’année dernière et nous sommes aux prises avec le même problème cette saison », a ajouté Evola. Domination du Double G La première moitié de la partie a été tout à l’avantage de l’équipe ottavienne, qui a imposé son rythme et récolté la majorité des chances de marquer. La gardienne de but Audrey Doyon-Lessard a sauvé les meubles à plusieurs reprises pour les Stingers, qui ne savaient plus où donner de la tête à un certain point. Même si les Gee-Gees ont eu quelques chances avec une joueuse en plus, les deux premières périodes se sont terminées avec un pointage de zéro de part et d’autre. La troisième période a été beaucoup plus intéressante pour les quelques centaines de spectateurs qui s’étaient déplacés pour le match. Ceux-ci ont eu droit au premier but de la partie : Erika Pouliot a marqué sur un retour de lancer en avantage numérique pour procurer les devants 1-0 à Ottawa. Les Stingers n’étaient tout simplement pas dans le coup jusqu’à ce qu’elles s’inscrivent au pointage plus tard, à six minutes de la fin du match. Les deux équipes se dirigeaient inévitablement vers la prolongation. C’est finalement l’effort collectif de Blasco et de Desforges qui a procuré la victoire au Double G en fusillade après une période de prolongation sans but. La capitaine Erika Pouliot ne cachait pas sa joie après la rencontre : « C’était vraiment bien de gagner devant nos parents et amis, ça fait du bien d’être de retour devant nos partisans. Nous avons travaillé fort toute la semaine pour cette victoire-là et ça fait du bien pouvoir la savourer en équipe. » Difficile de gagner à Montréal La veille, la troupe de Yanick Evola disputait la victoire aux mains des puissantes Carabins de l’Université de Montréal. Malgré une excellente performance collective de l’équipe, les Gee-Gees ont dû s’avouer vaincues, elles qui ont accordé trois buts en désavantage numérique. Cette défaite de 3 à 2 était la troisième en autant de sorties pour Ottawa. Même si elles se sont bien reprises le lendemain en battant Concordia, les Gee-Gees auraient aimé que la partie se termine autrement puisqu’elles ont tenu tête à la 7e meilleure formation au Canada.

Football

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NE MANQUEZ PAS LES GEE-GEES EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES DES SUO!
6 NOV • 13:00
Les billets étudiants achetés à l’avance sont seulement 6 $! La vente des billets à 6 $ se fera du 1 au 5 novembre de 10 h à 17 h dans le hall d’entrée du Complexe sportif.

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le 1er novembre 2010
classemenTs
Football SUO : PJ x.Ottawa x.Western McMaster Laurier Guelph Queen’s Toronto Windsor 8 8 8 8 8 8 8 8 V 7 7 6 4 4 3 3 2 D 1 1 2 4 4 5 5 6 PTS 14 14 12 8 8 6 6 4 PP 291 317 289 250 159 249 140 156 PC 168 96 200 172 192 183 236 261 Classement SIC football (en date du 26 octobre) Laval Western Saskatchewan Ottawa Calgary Regina McMaster Montreal Saint Mary’s Sherbrooke Classement SIC soccer féminin (en date du 12 octobre) Alberta Montreal Queen’s McGill Wilfrid Laurier Ottawa Dalhousie UPEI Trinity Western UBC Hockey masculin SUO Est PJ McGill Carleton Concordia UQTR Ottawa Queen’s Ryerson Nipissing Toronto CMR 8 8 9 8 7 8 8 8 8 V 8 5 5 8 4 4 4 3 2 0 D 0 1 3 5 3 3 5 3 2 7 DP 0 2 0 3 1 1 0 2 3 1 PTS 16 12 10 0 9 9 8 8 7 1 BP 50 24 33 10 34 30 33 29 21 17 BC 17 21 30 31 33 38 37 28 25 45 No Joueur 77. Kyle Ireland* 90. Luc Blain* 63. Matthieu Methot 71. Dominic Jalbert* 88. Matt White* 24. Julien Demers* 14. Steve Blunden* 10. Patrick Burns 21. Paul Forster 91. Simren Sandhu * Joueurs recrues

Sports

Les trois étoiles de La Rotonde
Hockey masculin »kyle irelanD
Ireland a connu une semaine d’enfer avec le Double G en amassant sept buts et quatre passes en seulement quatre parties. Il a d’ailleurs inscrit deux tours du chapeau contre l’Université Ryerson les 22 et 29 octobre derniers. Il est maintenant le meilleur pointeur des Gee-Gees avec neuf buts et 19 points en seulement huit matchs.

York 8 0 8 0 73 416 x. Obtiennent un laissez‑passer pour la première ronde des séries Soccer féminin SUO Est : PJ Queen’s Ottawa Toronto Carleton Laurentian Nipissing Ryerson CMR Trent 16 16 16 16 16 16 16 16 16 14 12 8 7 6 5 4 2 0 V 2 1 4 6 5 7 6 12 15 D 0 3 4 3 5 4 6 2 1 N 42 39 28 24 23 19 18 8 1 PTS 50 37 28 20 15 35 14 11 4 BP 10 7 11 17 18 26 22 46 57

Football »maTThew Falvo

Le botteur des Gee-Gees a réalisé une performance sans faille lors du dernier match de la saison de l’équipe en réussissant ses quatre tentatives de placement en plus de réussir six convertis. Il a même complété une passe pour un touché lors d’un jeu improvisé à la fin du premier quart du match contre l’Université de Guelph. Il termine la saison avec 18 placements réussis en 21 tentatives.

Soccer féminin »Gillian baGGoT

Gillian a terminé le calendrier régulier sur une excellente note en inscrivant le seul but de son équipe lors de la victoire des Gee-Gees contre les Varsity Blues de l’Université de Toronto. De plus, elle a marqué à la 80e minute du match de quart de finale des Sports universitaires de l’Ontario contre l’Université Laurentienne pour forcer la prolongation. Son équipe a finalement gagné le match en tirs de barrage.

1 2 3

Meilleurs marqueurs des Gee-Gees PJ 8 8 8 8 8 8 3 7 4 4 B 9 6 4 4 2 0 2 1 1 1 P 10 11 8 5 3 5 2 2 0 0 PTS 19 17 12 9 5 5 4 3 1 1

Ont participé à cette édition :
Siniša Šindik Alexandre Baillairgé Chloé Drouin Nedggy Mauricin Gabrielle Boucher Hélène Boulay Jean-Thomas Tremblay Stéphanie Déborah Jules

De toute l’équipe de La Rotonde, merci!
soccer Féminin

Sur le chemin de la victoire
Chloé Drouin En vue de leurs deux derniers matchs de saison régulière, les Gee‑Gees font honneur aux couleurs gris et grenat en faisant preuve de détermination et d’esprit compétitif. L’équipe a disputé un match le mercredi 20 octobre contre les Ravens de Carleton, et un deuxième le dimanche 24 octobre contre les Varsity Blues de Toronto. Les deux matchs n’étant pas disputés sur son territoire, le Double G a démontré qu’avec un petit fan club présent aux parties, il peut toujours remporter la victoire. Mercredi soir, les Gee-Gees se sont mérité une victoire contre les Ravens de Carleton au Ravens’ Nest avec un score de 2 à 1. Les GeeGees ont prouvé à tous qu’elles étaient prêtes pour les séries éliminatoires, qui débuteront sous peu. Le premier but a été marqué par Elisabeth Wong et le deuxième, par Élise Desjardins. Wong a inscrit un grand total de neuf buts cette saison, ce qui est remarquable pour une joueuse recrue. L’entraîneur-chef Steve Johnson était bien heureux de la performance de ses joueuses : « C’était une performance dominante lorsque nous avions le vent avec nous pendant la première demie. J’ai aussi aimé le fait que nous avons commencé la deuxième demie par un deuxième but. Comme nous essayions de nous défendre, Carleton s’est montrée un peu plus présente dans le match et le jeu s’est tenu un peu plus dans notre moitié, en conséquence de quoi nous avons dû nous adapter avant de repousser efficacement leurs attaques. » Malgré leur place déjà assurée dans le quart de finale, qui allait avoir lieu le 30 octobre, les Gee‑Gees devaient jouer une dernière partie contre les Varsity Blues de Toronto le samedi 24 octobre. Le match n’a pas été exécuté au plein potentiel des joueuses de l’U d’O, mais celles-ci ont quand même obtenu la victoire. Le score du match a été de 1-0 pour Ottawa grâce à Gillian Baggot, qui a trompé la vigilance de la gardienne adverse pour inscrire le but gagnant de la partie. Avec deux victoires pour clore la saison, les GeeGees se voient attribuer un total de 39 points, la deuxième place du classement de la division Est des Sports universitaire de l’Ontario (SUO), tout juste derrière les Gaels de l’Université Queen’s. Les Gee‑Gees ont terminé leur saison régulière avec une impressionnante fiche de 12 victoires, un revers et trois matchs nuls.

Photo de Anne Danford Dussault

Wong a compté le premier but contre les Ravens

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Opinions
Cynisme
Aujourd’hui je vous écris en tant qu’étudiant qui entame une quatrième année à l’Université d’Ottawa. Depuis mon arrivée, je me suis impliqué de près ou de loin à la sphère de la politique étudiante. Étant un étudiant en science politique, je trouvais tout à fait logique de ma part de m’impliquer. Cependant, à ma grande surprise, être un leader sur notre campus n’a rien pour nous rendre fiers. Nos représentants ont peut‑être le droit légal de gouverner, mais n’ont certainement pas la légitimité pour le faire. Ces gens sont élus par une très petite partie de la population étudiante, on parle ici d’à peine plus de 20 % des étudiants qui ont voté lors des dernières élections générales. Il serait intéressant de savoir pourquoi nos élus ne sont pas légitimes, pourquoi si peu d’étudiants exercent leur droit de vote sur notre campus. Il est vrai de dire que généralement les élections (peu importe à quel niveau) n’ont pas la cote chez les jeunes. Mais, ce qui est le plus triste là-dedans, c’est que nos représentants étudiants ne font rien pour changer le cynisme qui règne dans notre institution. Une fois élues, une majorité de ces personnes se regroupent pour faire avancer leurs propres intérêts avant ceux des étudiants qui se trouvent ici même à l’Université d’Ottawa. Pourquoi est-il impossible pour nos élus d’être à notre écoute? Pourquoi est-il impossible de recevoir des réponses appropriées lorsque nous leur posons des questions? Pourquoi est-il impossible d’obtenir un compte rendu des membres de l’exécutif ou du Conseil d’administration (CA)? Nous contribuons, à même nos frais de scolarité, à financer la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO). Ce montant représente plusieurs millions de dollars, alors il est tout à fait normal que nous nous attendions à recevoir des réponses quand nous avons des questions. Donc, est-il possible que nous, les étudiants, ayons des représentants élus redevables ou est-ce trop demander? Je n’arrive pas à comprendre pourquoi nous avons à nous poser toutes ces questions… C’est un peu à cause de cela que la politique étudiante ne semble pas rejoindre les étudiants. Nous, les étudiants, avons du mal à nous identifier aux leaders puisqu’ils ne sont pas en mesure de nous représenter, de satisfaire nos attentes. Nous en sommes rendus au point où nous ne croyons plus que ces personnes élues vont un jour être en mesure de nous comprendre et de défendre nos intérêts. Je crois que tous seront d’accord si je dis que les leaders étudiants représentent une force aliénante et difficile à influencer. Ils ne sont pas en mesure de comprendre que les étudiants sont en mesure de contribuer à l’épanouissement de la vie étudiante ainsi que de notre établissement. Nous vivons et étudions à l’Université d’Ottawa, alors qui de mieux que nous pour comprendre les besoins de la population étudiante et de notre campus? Personne n’est mieux placé que nous pour décrire nos besoins. Personne. Nous avons des idées et des points de vue intéressants qui doivent être pris en considération par nos leaders (qui ne sont malheureusement pas toujours des étudiants, soit dit en passant) et tout cela dans la quête d’accroître notre bien-être. Lumière au bout du tunnel

Pour une transformation du Conseil d’administration
Nous vous proposons que le Conseil d’administration de la FEUO soit composé d’un membre de l’exécutif de chaque corps fédéré. Le Conseil d’administration (CA) de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) est l’organe décisionnel suprême de notre fédération. Que ce soit l’adoption du budget, des états financiers ou bien les changements constitutionnels, toutes ces décisions importantes doivent être adoptées par le Conseil d’administration. Or, malheureusement, depuis quelques années, il semble que ce conseil soit paralysé par un problème systémique. Ce problème, c’est en fait l’agenda politiquement chargé des membres du CA. Vous en conviendrez, faire partie de l’organe décisionnel le plus puissant de la Fédération peut procurer certains avantages. Or, il nous apparaît évident que depuis maintenant trois ans, plusieurs étudiants tentent de se faire élire au CA non pas pour y représenter les intérêts de leur pairs, mais plutôt pour y amener leur agenda politique. D’ailleurs, il est extrêmement facile d’illustrer cette situation à l’aide de plusieurs événements ayant affecté la crédibilité de la FEUO au cours des dernières années. Les lecteurs assidus de La Rotonde se rappelleront certainement des conflits d’intérêt de plusieurs membres du CA lorsque ceux‑ci ont voté pour leur intérêt lors du scandale électoral ayant frappé la FEUO il y a deux ans. Il en va de même de plusieurs membres de ce même Conseil d’administration, qui ont été à la fois instigateurs et parties lors du référendum d’affiliation à la [Fédération canadienne des étudiantes et étudiants]. C’est donc ce CA politiquement chargé qui limite la possibilité d’action de cet organe. En effet, alors que plusieurs motions constructives sont amenées périodiquement sur la table de travail du CA, la majorité des membres votent aveuglément pour leur famille politique et idéologique. Également, il nous est devenu apparent avec les derniers événements au CA que la communication entre les corps fédérés et les représentants au CA n’est pas toujours présente. Au dernier CA, de grands changements constitutionnels ont été suggérés, en méprisant totalement l’opinion des corps fédérés, qui seraient les premiers à en être affectés. Nous croyons donc que les problèmes énoncés précédemment pourraient être réglés partiellement avec le changement que nous proposons. En effet, en remplaçant les membres du CA par des membres de l’exécutif des corps fédérés, nous croyons que la dynamique du CA pourrait être transformée positivement. En ce sens, je suis confiant d’affirmer que les tâches associées aux membres exécutifs des corps fédérés limitent l’implication idéologique de ces étudiants. De plus, ces étudiants sont beaucoup plus redevables envers leurs pairs puisqu’ils ont des heures de bureau, sont accessibles et font plus que se présenter à une table du CA une fois par mois. Il ne serait donc plus possible pour des membres de l’exécutif de contrôler le CA puisque se faire élire au sein de leur corps fédéré requiert plus qu’un vote aveugle et idéologique, mais demande plutôt un engagement réel et constant. Ne vous trompez pas, ce nouveau système ne sera pas parfait… mais ce n’est qu’avec cette nouvelle structure administrative que l’on pourra éventuellement amener des changements positifs au sein de la Fédération étudiante. Je vous invite donc à signer la pétition qui circule présentement sur le campus et qui demande que se tienne un référendum sur la question de ce changement. Bruno Gélinas-Faucher Étudiant de 3e année, droit civil et développement international Membre du CA 2009-2010

PhoTo De la semaine

En date du 17 octobre 2010, lors d’un dérapage qui s’est produit à la rencontre du CA, Tyler Steeves, président de la FEUO, a invité la population étudiante à venir discuter, le jour suivant, avec les membres de l’exécutif et ceux du CA. Discuter à propos du désaccord entre les étudiants et les décisions du CA. Je dois donner le crédit à M. Steeves pour cette initiative, cependant la rencontre elle-même fut un échec. Aucun membre de l’exécutif n’a assisté à la totalité de cette rencontre. Notons que Tyler Steeves (président), Ted Horton (v.-p. aux affaires universitaires) et Alex Chaput (v.-p. aux activités sociales) n’ont seulement manqué que quelques minutes. Par contre, Amy Hammett (v.-p. aux affaires étudiantes) et Sarah Jayne King (v.‑p. aux finances) ont brièvement été présentes, alors que Paige Galette (v.-p. aux communications) n’a tout simplement pas assisté à la rencontre. De plus, seulement quatre membres du CA ont momentanément fait acte de présence. Il y a tout de même un peu de positif qui ressort de cette rencontre : les étudiants ont réussi à faire quelques propositions à l’exécutif et au CA. Il ne reste plus qu’à attendre et voir si les étudiants seront finalement écoutés par leurs représentants. La balle est dans le camp de nos leaders maintenant; les étudiants se sont exprimés, il ne reste plus qu’à les écouter. Tristan Dénommée Étudiant de 4e année, science politique

NOUS VOULONS VOUS LIRE!
La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non-publication. Nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez nous envoyer un courriel. redaction@larotonde.ca

Photo de Mark Colletti

La fin de semaine n’aura pas été de tout repos dans le quartier de la Côte-de-Sable. De nombreux étudiants ont pris part aux festivités entourant l’Halloween, certains déguisés, d’autres pas, et ce, même avec la neige tombée le samedi soir. Faites-nous parvenir des photos amusantes ou insolites afin
qu’elles soient publiées dans cet espace en envoyant un courriel à redaction@larotonde.ca.

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le 1er novembre 2010

Éditorial

Déficit d’attention

le 1er novembre 2010 • Vol. LXXVIII No. 7 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

RÉDACTION rédactrice en chef Julie-Anne Lapointe redaction@larotonde.ca secrétaire de rédaction Joanie Demers revision@larotonde.ca adjoints à la secrétaire de rédaction Katy Le Van Fortunat Nadima actualités Catherine Cimon (Chef de pupitre) actualites@larotonde.ca Isabelle Larose (Adjointe) nouvelles@larotonde.ca arts et culture Catherine Dib culture@larotonde.ca sports Vincent Duquette sports@larotonde.ca section opinions redaction@larotonde.ca web Antoine Trépanier web@larotonde.ca

C

onseil d’administration de la Fédération étudiante. Un terme qui fait autant frémir les étudiants engagés politiquement à l’Université qu’il laisse indifférents ceux qui ignorent son existence. À l’U d’O, le CA est pour plusieurs un autre de ces acronymes qu’on entend dans l’air du temps et dont on se soucie peu. L’étudiant moyen étudie, va à ses cours et paie ses frais de scolarité sans penser qu’une partie de ceux-ci va à la Fédération étudiante, organisme sous la tutelle de 25 représentants élus qui, ensemble, forment la bête noire du Conseil d’administration. Si les étudiants haussent les épaules d’indifférence en entendant parler du CA, c’est bien parce qu’ils ne sont pas au courant du mandat de ce dernier. Et on ne peut pas leur en vouloir : le CA est un de ces secrets bien gardés à l’U d’O. C’est à croire qu’il est de son devoir de ne rien dévoiler aux gens qui l’ont élu pour les représenter : nuls autres que ces étudiants à qui il oublie de rendre des comptes. En effet, aux élections générales de la FEUO, en février, les étudiants sont appelés à voter pour le candidat de leur faculté qui, selon eux, les représentera le mieux et saura défendre leurs intérêts lors de la prise de décisions concernant la Fédération étudiante. Que les étudiants ne savent pas que le CA est le corps responsable de la gestion des affaires (et donc de la prise des grandes déci-

sions) de la FEUO est une chose. Mais qu’ils ne savent pas qui les représente au sein de cette équipe est ahurissant. On ne peut d’ailleurs pas dire que les étudiants sont coupables de cette désinformation, car encore faudrait-il qu’ils aient les ressources nécessaires pour demeurer au courant des faits. Le manque de visibilité flagrant de ces représentants – leur nom, leur mandat, leur apport à la vie étudiante, leurs objectifs en tant que représentants élus – est sans aucun doute la grande cause de cette incompréhension générale du fonctionnement politique chez la population étudiante. Selon la Constitution de la Fédération étudiante, les rencontres mensuelles du CA, ouvertes à l’ensemble de la population étudiante, doivent être « affichées clairement sur la page d’accueil de la FEUO au moins deux jours avant la réunion », et « les procès‑verbaux du Conseil d’administration […] disponibles sur le site web de la Fédération ». Ainsi, une simple visite sur Internet permettrait aux étudiants de se tenir informés des derniers développements. Mais non : un rapide aperçu du site permet de constater qu’aucun procès‑verbal n’a été publié depuis des mois, et que les réunions ne sont pas non plus annoncées. C’est sans compter que l’adresse courriel de la plupart des représentants facultaires n’est indiquée nulle part. Bref, difficile de se tenir au courant et difficile,

surtout, de prendre au sérieux des élus qui ne respectent pas leur propre Constitution. Peut-être est-ce leur but? Peut-être les représentants au Conseil d’administration préfèrent‑ils que les étudiants ne s’intéressent pas aux décisions prises, par le simple fait que les faux mouvements passent ainsi inaperçus? Ainsi, les étudiants engagés pourront toujours crier pour dénoncer les coupables, mais si personne ne les écoute, par manque d’intérêt, l’histoire sera rapidement oubliée. Une pétition circule actuellement pour redéfinir les bases du Conseil d’administration de la FEUO. Le plus dommage, dans cette initiative étudiante, c’est que plusieurs préféreront s’abstenir d’y apposer leur signature sous prétexte qu’ils ne sont pas informés des faits et que, de toute façon, ils s’en fichent. Et certains signeront en ne sachant pas en quoi leur geste en est un susceptible de mettre fin à bien des irrégularités à la Fédération étudiante. Or, cette pétition pourrait permettre de mettre enfin un visage sur les gens qui nous représentent et dont on ne connaît même pas le nom. Et d’ici à ce que les choses changent, ou que les représentants du CA daignent donner signe de vie ou démontrer un quelconque désir d’écouter la voix étudiante, on continuera à alimenter le déficit de communication entre représentants et représentés, deux groupes qui auraient intérêt à être alliés... et informés.

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La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 4000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires francophones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

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