You are on page 1of 6

PERCHERON Lundi 1er Mars 2010

CAMILLE TES

Dm géographie

LES LITTORAUX, TERRITOIRES DE LA CROISSANCE ET DE


L’INTEGRATION DE L’ASIE ORIENTALE.

QUESTIONS PREPARATOIRES :

1. Relevez les informations montrant la croissance


rapide du trafic maritime dans l’Asie orientale.

L’Asie de l’Est ou Asie orientale est une région d'Asie,


comprenant: la Chine et Taiwan; le Japon; la Corée, la Mongolie, le
Vietnam et Singapour. Elle est couramment associée à la notion
d’Extrême-Orient. Le cœur historique de cette région est formé par
la Chine de l'Est, la péninsule Coréenne et le Japon. Ces pays et
territoires ayant plusieurs points communs : un climat humide, plus
ou moins tempéré et propice à l'agriculture; des civilisations
millénaires; une écriture à base d'idéogramme, une spiritualité
associant Bouddhisme, Taoïsme et Confucianisme. En 10 ans, l’Asie
orientale s’est considérablement développée. Tout d’abord, le trafic
des ports à conteneurs a plus que doublé dans des ports tels
qu’HongKong, Pusan et Shanghai. Mais il y a également eu une
expansion des zones et régions industrielles qui se trouvent aux
environs des zones portuaires comme le port de Nagoya au Japon.
De plus, la maritimisation qui est le processus par lequel une région
se développe en fonction du littoral, du fait des échanges maritimes,
de la présence d’industries porteuses et du dynamisme des villes
côtières et des économies a permis la croissance du trafic maritime.
L’Asie orientale compte aujourd’hui 8 des 10 premiers ports
mondiaux; le trafic des ports de Singapour et de Shanghai vient de
dépasser celui de Rotterdam. Ces économies exportatrices sont de
fait tournées vers la mer. La construction navale, flotte et transport
maritime permettent le développement des ports et industries
maritimes.

2. Quelle est la fonction d’une zone franche comme


celle de Waigaoqiao ?

Une zone franche est une zone géographique d'un pays


bénéficiant d'avantages comme l'exonération de charges fiscales ou
de taxe douanières. Les réglementations sociales,
environnementales et de l'emploi y sont favorables à certains types
de projets économiques. Les entreprises qui s'y installent,
bénéficient d'un régime de faveur par rapport à celles qui travaillent
dans l'environnement fiscal et réglementaire normal. Les « ports
francs » et les « zones commerciales franches » constituent le
groupe le plus ancien. Ce sont généralement de vastes zones
exonérées de droits de douane où sont implantées de véritables
usines et dont les marchandises fabriquées sont toutes exportées.
Ainsi, Shanghai est aujourd'hui, un ensemble de plusieurs ports au
carrefour de l'« autoroute fluviale » du Yangzi, de la rivière
Huangpu et de la façade pacifique. La construction d'un nouveau
quartier des affaires à Pudong dans les années 1990 a été crée
comme une zone franche pour attirer les investissements étrangers
à développer un nouveau port: celui de Waigaoqiao a subi 5 phases
d'agrandissement. Depuis 2001, le port est engorgé par son taux de
croissance annuel de 20 à 30 %. Les autorités chinoises ont en
conséquence décidé la construction d'un nouveau port à Yangshan
sur des îles inhabitées au large de Shanghai. Il est relié à Shanghai
par un pont de plus de 33 Km en mer, le pont de Donghai. La fin des
travaux étant prévu pour 2012. Cette nouvelle zone franche
permettra d’assurer l’augmentation du trafic commercial entre la
Chine et le reste du monde.

3. Comment nomme-t-on les aménagement


représentés sur le document 4 ? À quoi servent-ils ?

Le port de Nagoya est un port industriel important, en raison


notamment des exportations de Toyota. Ce sont des îles artificielles
qui permettent d’accueillir des entreprises industrielles
supplémentaires. Son industrie principale est celle des véhicules
automobiles ; le siège social et plusieurs usines du groupe Toyota,
première entreprise du Japon et premier constructeur automobile
mondial en 2007, sont implantés à proximité de la ville (ou à
proximité de ces îles). L'électronique, l'aéronautique et les
industries lourdes sont également très présentes dans la région.

4. Quelles informations montrent que Singapour et


Shanghai sont des métropoles émergentes?

Singapour et Shanghai sont deux métropoles. Une métropole


concentre une grande population, ainsi qu'un réseau urbain et une
économie industrielle importante qui lui permet d'exercer des
fonctions stratégiques sur le plan international. Elles sont
émergentes car leur localisation et situation sont similaires. En effet,
Singapour se trouve à la pointe de la Malaisie, elle a une importance
économique et industrielle mondiale. Shanghai est l’importance
économique et industrielle de la Chine avec ses deux ports et ses
extensions industrielle afin de pouvoir accepter plus d’entreprises.
Ainsi, Singapour et Shanghai sont en effet émergentes car elles
montrent une réussite économique rapide mais encore perfectible.

5. Décrivez et expliquez le rôle de Singapour en tant


que pôle d’intégration régionale.

Singapour est une métropole qui possède une économie


prospère et moderne, caractérisée par un environnement ouvert et
exempt de corruption, des prix stables et un des plus élevé PIB par
habitant au monde (PNB par habitant : 30228 $US en 2006). Son
économie repose sur les services bancaires et financiers (deuxième
place financière d'Asie après le Japon), le commerce, la navigation
(le deuxième en tonnage (avec 20 600 000 conteneurs), le
tourisme, les chantiers navals et le raffinage du pétrole (3e raffineur
mondial). Le secteur de l'industrie électronique est également très
dynamique et connu dans le monde entier. Signalons aussi
l'importance du secteur de l'armement. Singapour qui est en pleine
expansion est en relation étroite avec la Malaisie et l’Indonésie. Ces
relations expliquent le rôle de Singapour en tant que pôle financier
d’intégration régionale. En effet, un circuit a été formé entre
Singapour, l’Indonésie et la Malaisie. Ce circuit concerne les
capitaux, les biens mais aussi les flux migratoires. La place
financière attire les capitaux étrangers dans une zone économique
et politique stable qu’elle recycle ensuite pour assurer le
développement d’activité industrielle dans L’Asean. D’autre part,
Singapour étant un pôle important de l’Asie orientale. Il produit des
cadres et la Malaisie, l’Indonésie produisent de la main d’œuvre qui
sera ensuite envoyée à Singapour. Singapour assure une aide aux
pays en voix de développement en situation économique difficile.
Singapour avec son centre universitaire international produit des
cadres pour la gestion des entreprises et des états asiatiques à fort
potentiel.

QUESTION DE SYNTHESE :

LES LITTORAUX, TERRITOIRES DE LA CROISSANCE ET DE


L’INTEGRATION DE L’ASIE ORIENTALE.

L’Asie orientale est une aire multinationale. Elle est éclatée


territorialement et composée de différents systèmes politiques. Des
démocraties comme le Japon, la Corée, Taiwan, des régimes
communistes comme la Chine ou le Vietnam et des pays à
système autoritaire comme Singapour, mais avec une civilisation
commune. C’est également une aire de forte croissance
économique au niveau mondial avec la deuxième puissance
économique mondiale, des NPI de première et deuxième génération
et une puissance émergente souvent nommée à tort l’atelier du
monde. La Chine grâce à sa façade littorale connaît une croissance
économique de 10% par an. Cette Asie orientale a comme base de
sa puissance un foyer de peuplement de plus de 2 milliards
d’habitants avec 700 millions d’habitants pour les seules provinces
du littoral chinois. Elle a un poids économique et industriel
considérable, mais peu de rôle stratégique à l’échelle mondiale.
Mais les littoraux sont-ils une aire de puissance en expansion ?

***

L’intégration dans l’économie mondiale de l’Asie orientale est


due à la littoralisation des activités. En effet, La mise en valeur des
littoraux et le développement par les façades maritimes est liés à
l'essor des flux internationaux et intra régionaux, à l’extraversion
des économies de la région grâce aux Investissements Directs des
étrangers et aux vigoureux essors des activités portuaires et du
transport maritime. L’aire asiatique possède la première façade
portuaire au monde en terme de volume. L’intégration de l’Asie
orientale est également due au développement du trafic
commercial et des activités maritimes. En effet, Le mode de
transport le moins coûteux, particulièrement adapté dans une zone
où la mer est omniprésente est le porte conteneur. Celui-ci a des
effets induits spectaculaires sur l’aménagement. Des quais plus
longs en eau profonde, équipés de grues et de portiques spécialisés
pour la manutention à très grande vitesse ont apporté aux ports qui
ont fait ces efforts d’investissement une compétitivité accrue. Le
porte conteneur est un mode de transport très lié à la nature des
marchandises transportées, particulièrement intéressant pour les
produits manufacturés de grande consommation. Les pays d’Asie
orientale représentent 43 % du trafic conteneurisé dans le monde.
HongKong, Singapour et Kaohsiung à Taiwan sont les trois premiers
ports à conteneurs dans le monde.
Les ports maritimes qui ce sont le plus développés sont situés sur
des routes maritimes majeures ou à proximité de détroits comme
Singapour. Ce sont ceux qui ont fait l’objet d’une politique
volontariste de développement tels que Pusan et Shanghai. Et enfin,
ceux qui offrent les moindres coûts. Les ports japonais ont tendance
à stagner alors que les ports chinois et coréens se développent en
raison des faibles coûts de manutention. C’est ainsi, que les
littoraux ont permis une intégration de l’Asie orientale dans
l’économie mondiale.

Le centre moteur qui a permis la croissance de l’Asie orientale


est le Japon, seconde puissance économique mondiale. Le japon a
eu une orientation industrielle précoce qui remonte à l’ère du « Meiji
» (1868): période de l’empereur Meiji à partir de laquelle le Japon se
modernise avec la formation de grandes entreprises familiales: les
zaibatsu. Elles seront ensuite démembrées en 1945. Un essor
vraiment décisif renaîtra après la seconde guerre mondiale avec
l’aide américaine. Pendant cette période Tokyo a agrandi sa baie
afin de pouvoir accueillir plus d’industries qui ont ainsi permis une
croissance importante pour cette aire de la puissance asiatique.
Mais dans la période plus récente, la multiplication des zones
franches fut une stratégie récurrente dans cet espace de l’Asie
orientale. Cette stratégie de défiscalisation, qui consiste à attirer
des capitaux étrangers avec des entreprises de type Joint-Venture
qui permettent à chaque partenaire d’y trouver son intérêt. En effet,
la société étrangère apporte capitaux et technologie au pays
d’accueil, tandis que le pays d’accueil offre des coûts de production
bas et l’ouverture sur son marché intérieur à son partenaire. Les
étrangers bénéficient des coûts de production bas quant les Chinois
bénéficie du transfert de technologie et l’emploi de leur main
d’œuvre. Ce fut une orientation décisive pour le développement de
la Chine littorale comme Shanghai mais aussi à Shenzhen.
En effet, les ZES (zones économiques spéciales) en Chine à la fin
des années 80 ont permis une ouverture planifiée voulue et décidée
par l'état avec des avantages considérables pour les investisseurs
étrangers. C’est pourquoi, le développement des
IDE(environnement de développement intégré), concentrés dans les
régions côtières, qui proviennent surtout des Chinois d'outre mer et
qui concernent de plus en plus des secteurs à technologie avancée.
C’est ainsi que les littoraux ont permis la croissance de l’Asie
orientale.

***

En conclusion, l’Asie orientale est une zone dans laquelle les


états se sont développés à partir du modèle japonais mais à des
moments différents. La Chine avec les quatre dragons qui se
composent de la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taiwan ont
pris le relais depuis les années 90 du Japon comme moteur de la
croissance de l’économie asiatique.
On a assisté à une contagion temporelle et spatiale de la
croissance économique occidentale. Partie du Japon après guerre, la
croissance de l’économie asiatique n’a fait que se développer. Tout
d’abord sur le modèle économique japonais mais ensuite sur le
modèle chinois de développement de plateformes de sous-traitance
pour les entreprises étrangères en Asie. C’est ainsi, que les littoraux
ont été les territoires de la croissance et de l’intégration de l’Asie
orientale dans l’économie mondiale. Mais l’hétérogénéité politique
de cette aire ne contient-elle pas en son sein un facteur de fragilité?
Comment l’économie mondiale massivement libérale va-t-elle
assimiler de façon durable un état communiste ?