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PHYSIQUE - ELECTRICITE
LE COURANT CONTINU ET LE COURANT ALTERNATIF
I) Le courant continu
I-1) Introduction
Un courant électrique ne peut s’établir que dans un circuit électrique fermé. Pour cela celui-ci doit
contenir au moins un générateur électrique et un récepteur.

Le courant électrique est un mouvement d’ensemble de porteurs de charges électriques :
Les porteurs négatifs.
Les porteurs positifs.

I-2) Deux grandeurs à définir (U et I)
Il y a deux grandeurs importantes que nous manipulerons sans cesse, il s'agit de la tension U et de
l'intensité du courant I. Mais avant d'en arriver là, nous allons faire un bref rappel sur la matière.

L'atome :
Toute la matière, qu'elle soit inerte ou vivante,
est composée d'atomes (du grec Atomos, qu'on
ne peut pas diviser). L'atome est formé d'un
noyau et d'électrons qui tournent autour de lui.
Le noyau, comme vous pouvez le voir à droite
est lui-même constitué de neutrons et de
protons. Les protons portent une charge positive
tandis que les neutrons sont, comme leur nom
l'indique, neutres électriquement, c'est à dire
qu'ils ne portent pas de charge électrique.
L'électron quant à lui porte une charge négative.
Globalement, les atomes sont neutres, les
charges positives égalant les charges négatives,
toutefois sous certaines conditions on peut
ajouter ou retrancher un ou plusieurs électrons à
un atome. On imagine facilement qu'après cette
opération, l'atome ne sera plus neutre
électriquement mais positif s'il a perdu un
électron ou négatif s'il a gagné un électron. Il ne
s'appellera plus d'ailleurs atome mais ION.
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Passons à l’électricité :
Prenons une analogie simple : supposons que vous
soyez assez habile pour faire tenir en équilibre une bille
dans un tube. Si vous maintenez le tube bien
horizontal, la bille est immobile, à peine frémissez-
vous que la bille se met en mouvement, parallèlement
vous observez que ce mouvement n'est possible que
dans la mesure où vous inclinez le tube. Vous avez
donc créé une différence de niveau pour mettre en
mouvement la bille.
En électricité, il en va de même, pour faire circuler des
électrons (le courant) on a besoin de produire
préalablement une différence de potentiel (la tension).
A quoi est due cette tension ?
A l'accumulation de charges positives d'un côté
et à l'accumulation de charges négatives de
l'autre. Un pôle est chargé positivement, le +,
l'autre négativement, le -.
Tant que ces deux pôles ne sont pas réunis,
aucun courant ne circule
Vous connaissez une foultitude de systèmes
capables de générer cette tension : exemple une
batterie de voiture, une pile, le secteur
domestique, des panneaux solaires, etc.
La tension, également appelée DDP ou
différence de potentiel se mesure en VOLT,
symbole U
L'intensité ou le courant se mesure en
AMPERE, symbole I
Remarque :
Le Volt et l'Ampère sont, de grandes valeurs,
nous traiterons plus souvent de leurs sous-
multiples.

Sous-multiples du Volt Sous-multiples de l'Ampère
Volt = 1 V
Millivolt = 10-
3
V
Microvolt = 10-
6
V
Nanovolt = 10-
9
V
V
mV
<V
nV
Ampère = 1 A
Milliampère = 10-
3
A
Microampère = 10-
6
A
Nanoampère = 10-
9
A
A
mA
<A
nA
Pour mémoire : Les puissances de 10
10
0
= 1
10
1
= 10
10
2
= 100
10
3
= 1000
10
4
= 10 000
10
5
= 100 000
10
6
= 1 000 000
10
7
= 10 000 000
10
8
= 100 000 000
10
9
= 1000 000 000
10
0
= 1
10
-1
= 0,1
10
-2
= 0,01
10
-3
= 0,001
10
-4
= 0,0001
10
-5
= 0,00001
10
-6
= 0,000001
10
-7
= 0,0000001
10
-8
= 0,00000001
10
-9
= 0,000000001
giga = 10
9
mega = 10
6
kilo = 10
3
milli = 10
-3
micro = 10
-6
nano = 10
-9
pico = 10
-12
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Revenons sur le courant :
Imaginons un tuyau dans lequel circule de
l'eau, si nous voulons mesurer le débit
(pour la facturation par exemple) nous
devrons insérer un dispositif qui mesure le
volume d'eau qui traverse à un point donné
et en une seconde notre tuyau. Il en est de
même pour le courant, nous allons
comptabiliser les charges électriques qui
circulent dans un endroit du circuit et ce en
une seconde.

Charge élémentaire d'une particule :
e= 1,6 10
-19
Coulomb.
La mesure s'effectuera à l'aide d'un
Ampèremètre.

Vous comprenez aisément que pour faire
circuler une quantité d'électricité de 1 C/s,
soit 1 A, il faille beaucoup de charges.

1 Ampère = 1 Coulomb par seconde
1 A = 1 C/s ou 1 A = 1 C . s
-1
La loi s'énonce ainsi :
Le courant est égal au quotient de la
quantité d'électricité traversant une surface
S par unité de temps.
Q
I = ___
t
avec :
I Courant en Ampère A
Q quantité d'électricité en Coulomb C
t temps en seconde s
Nous retiendrons :
La tension ou différence de potentiel est
due à une accumulation d'un côté de
charges positives, de l'autre de charges
négatives. La tension est de l'énergie
potentielle (différence de niveau).
Le courant est une circulation d'électrons à
travers un matériau. Le courant est de l'énergie
cinétique (de mouvement).
La tension peut exister sans courant. Le courant ne peut pas exister sans tension.
On mesure la tension avec un voltmètre. On mesure le courant avec un ampèremètre.
L'unité de mesure est le Volt V. L'unité de mesure est l'Ampère A.
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I-3) Les effets du courant électrique
Nous avons vu dans le chapitre précédent que le courant était une circulation d'électrons dans nos circuits.
Ce passage ne va pas s'effectuer sans conséquence. Nous allons détailler les effets du courant électrique.

Voici le montage de test :
Une batterie de voiture alimente une ampoule très ordinaire. En série dans le circuit, nous
trouvons un bac à électrolyse contenant essentiellement de l'eau à laquelle on a ajouté de la
soude. Si nous fermons le circuit électrique de manière à ce que le courant circule, nous
constatons :
La lampe s'éclaire et chauffe.
L'aiguille de la boussole a dévié.
Un gaz se forme dans chaque tube.
Le filament de la lampe, pour émettre un rayonnement visible, est porté à haute température,
c'est l'effet thermique. L'aiguille aimantée de la boussole s'est déplacée sous l'action du champ
magnétique occasionné par le passage du courant électrique, c'est l'effet magnétique. La solution
aqueuse se décompose et l'on recueille d'un côté de l'oxygène, de l'autre de l'hydrogène. Par
ailleurs on note un volume d'hydrogène plus important que celui de l'oxygène, (H
2
O), c'est
l'effet chimique.

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Polarisation des effets :
Essayons d'inverser les polarités de la batterie et observons ce qui se passe :
L'aiguille de la boussole change de sens.
On recueille maintenant de l'oxygène là où l'on recueillait de l'hydrogène et réciproquement
La lampe brille du même éclat sans autre forme de manifestation.
Deux effets sur trois sont polarisés (Ils sont influencés par le sens de passage du courant.), il
s'agit des effets magnétique et chimique, l'effet thermique quant à lui n'est pas polarisé.

Effet thermique Appelé également effet joule, cet effet est exploité par exemple
dans un grille pain, une ampoule ou un radiateur.
Malheureusement cet effet n'est pas toujours souhaité et il se
manifeste quand même conduisant à la mise en place de
systèmes dissipateurs de chaleur permettant d'évacuer les
calories. D'une manière générale on constatera que tout
échauffement est synonyme de perte de rendement.
Effet chimique Le cas le plus connu, l'électrolyse. C'est cet effet qui est utilisé
pour la charge/décharge des batteries.
Effet magnétique Si l'on place une boussole à proximité d'un fil parcouru par un
courant électrique, on constate que l'aiguille aimantée bouge.
Le courant a créé un champ magnétique. Cette propriété
extrêmement importante sera exploitée de façon extensive pour
produire des relais, des moteurs électriques, des haut-parleurs
etc. Nous verrons plus avant les propriétés du magnétisme et
ses implications.

I-4) La résistance
Dès que nous aurons traité ce sujet, nous pourrons passer à l'étude de circuits électriques. Rien ne semble
plus simple à traiter que la résistance, toutefois s'il est aisé de définir ce que fait la résistance il n'en est
pas tout à fait de même pour dire ce qu'elle est.

Nous allons définir :
- La résistance en tant que phénomène physique.
- La résistance en tant que composant.
- Les potentiomètres et rhéostats.

La résistance est la propriété qu'a un matériau de convertir de l'énergie électrique en énergie calorifique.
La résistance représente l'action d'une propriété du matériau qui a pour effet de freiner le passage du
courant.

Ceci explique ce que fait une résistance mais pas ce qu'elle est. On trouve dans certains ouvrages une
définition consistant à décrire la résistance comme un convertisseur d'énergie cinétique en énergie
potentielle, ceci déborde quand même du cadre fixé de ce traité.

Les résistances dans nos montages (et elles sont nombreuses) nous serviront soit à limiter le courant
circulant dans un circuit, soit à créer une chute de tension (ddp).

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Comment cela se présente t'il physiquement ?
Voici un exemple :
Quelle est l'unité de mesure ?
C'est l'OHM,
Le symbole de la résistance est R.
O
Un Ohm, est-ce une grande valeur comme l'était un ampère ?
Non, un ohm est une résistance de faible
valeur (tout est relatif), vous trouverez dans le
tableau à droite les multiples usuels.
1 ohm = 1 O
1 kilohm = 1 000 O
1 megohm = 1 000 000 O
Les résistances portent un marquage de couleur, comment s'y retrouver ?
C'est extrêmement simple mais cela
nécessite quand même un petit
apprentissage.
Explications :
Le marquage, qui indique la valeur du
composant en ohm, est composé de barres
de couleur. A chaque couleur est affectée
une valeur de 0 à 9, bon jusque là, ça va
non ?
Bien, où cela se complique c'est qu'il va
falloir introduire une notion de
multiplicateur.
Non rien de méchant, notez :
La troisième couleur est la valeur du
multiplicateur, c’est à dire le nombre de
0 qu'il faudra ajouter.
Seules les 3 premières couleurs sont
significatives pour déterminer la valeur de
la résistance, les autres indiquent la
tolérance et autres paramètres non
indispensables pour le moment.
Couleur Valeur
0 noir
1 marron
2 rouge
3 orange
4 jaune
5 vert
6 bleu
7 violet
8 gris
9 blanc
Tolérances usuelles :
Rouge : 2%
Or : 5 %
Argent : 10%

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Un exemple pour comprendre :
Voici une résistance.
La bague de droite représentée en couleur dorée indique la tolérance de la valeur c’est à dire l'écart en
pourcentage autour de la valeur indiquée.
Commençons par la bague rouge, rouge = 2, la suivante est violette c’est à dire = 7 et la troisième qui est
le multiplicateur = 4.
Posons ceci sur le papier, il vient :
27 0000 c’est à dire 270 000 O ou encore 270 kO.
C'est aussi simple que cela.

Comment sont faites les résistances ?
En général de carbone, certaines sont faites de fil résistant, d'autres d'agglomérat de matériau résistant.
Les résistances bobinées ont le grave défaut, en haute fréquence, (ce qui nous intéresse) de présenter une
composante selfique (ceci est lié à la fabrication), nous expliciterons cela plus tard.

Variation autour du même thème :
Tous les jours vous agissez (ou vous agissiez autrefois) sur une résistance sans le savoir en triturant le
bouton de volume de votre téléviseur, chaîne HI-FI ou poste de radio. Plus précisément sur le
potentiomètre.

le potentiomètre
Ce dispositif permet de faire varier en continu la
résistance de la valeur maximum à la minimum.
Nous verrons d'ici peu que c'est surtout et
essentiellement un magnifique diviseur de tension.
Notez :
On trouve 3 électrodes sur ce composant.
la résistance variable
Ce dispositif permet de faire varier en continu la
résistance de la valeur maximum à la minimum.
Quand nous aurons besoin de d'ajuster une valeur de
résistance, nous utiliserons ce composant qui est à ne
pas confondre avec le potentiomètre.
Notez :
On trouve 2 électrodes sur ce composant.
Pour réaliser une résistance variable à
partir d'un potentiomètre (cas pratique), il
suffit de relier le curseur à un côté du
potentiomètre.
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Les valeurs des résistances sont normalisées :
On ne trouve pas dans le commerce n'importe quelle valeur, celles-ci appartiennent à une série
basée sur la racine énième de 10. Voici ci dessous la série E12.
10 - 12 - 15 - 18 - 22 - 27 - 33 - 39 - 47 - 56 - 68 - 82 -100.
On trouve naturellement dans cette série tout les multiples de 10, ce qui donnerait
100 - 120 - 150 - 180 - 220 - 270, etc. Vous avez compris.

Les résistances ont une tolérance de valeur :
Si vous lisez 4700 O sur le corps de la résistance, ne soyez pas étonné, si vous la mesurez avec
un instrument digne de foi, de ne pas lire cette valeur car les fabricants affichent une tolérance
de fabrication. Les résistances que nous utilisons dans notre domaine ont une tolérance comprise
entre 5 et 10 %. On pourra utiliser des valeurs de 1% mais ce sera plus cher.
Les résistances supportent une puissance maximum :
Au delà de laquelle, elles fument. Comme leur fonction est de freiner le passage du courant,
elles convertissent en chaleur cette énergie. On doit donc utiliser une résistance dimensionnée
pour la mission qu’on lui confie, c’est à dire veiller à sa puissance max. Les valeurs usuelles en
électronique sont 1/8 W, ¼ W, ½ W.

Les résistances ont des coefficients de température :
Ce qui veut dire que leurs valeurs changent en fonction des variations de température. Si cet
effet n'est pas désiré, il est néfaste ce qui se conçoit aisément. Certaines résistances particulières
exploitent ce phénomène. Ces coefficients peuvent être positifs ou négatif.
Calcul de la valeur d'une résistance
connaissant sa valeur à 0°C, sa valeur à
x°C et son coefficient de température.
R
t
= R
0
( 1 + o t )
Avec
Rt = valeur à température t en °C
R0 = valeur à température de 0°C
o = coeff de température
t = température en °C atteinte
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Les thermistances :
Ce sont des résistances dont la valeur varie avec la température soit positivement avec
l'accroissement de température soit en sens inverse selon que le coefficient de température est
positif ou négatif. On distinguera donc :

Les thermistances CTN
Le coeff de tempé est négatif, une
augmentation de température diminue la
valeur de R.
Les thermistances CTP
Le coeff de tempé est positif, une augmentation de
température augmente la valeur de R.
Si l'on traduit cela sur un graphique, nous voyons :
Ces résistances seront utilisées pour des applications mettant en jeu la température (Thermostat,
capteurs et senseurs divers et variés, …).

I-5) La résistivité
La nature d'un matériau est caractérisée par un facteur appelé RESISTIVITE qui traduit la facilité avec
laquelle, dans un matériau donné, on peut arracher un électron de son orbite autour de son noyau.

Symbole de la résistivité : Rhô : p
Unité : l'ohm-mètre : O.m
Calcul de la résistance d'un
conducteur connaissant ses
caractéristiques physiques.
Avec :
R en O
p en O.m
S en m
2
l en mètres
On en déduit de la formule ci-dessus et on retiendra que la résistance d'un conducteur filiforme
et homogène sera : proportionnelle à sa longueur, inversement proportionnelle à sa section et
dépendante de la résistivité intrinsèque du matériau.

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On va donc définir, en fonction de la résistivité plusieurs classes de matériaux.

Les isolants : La résistivité est très grande, on ne peut pas ou presque pas
arracher d'électrons au noyau et conséquemment, pas d'électron,
pas de courant, le matériau est isolant.
Les conducteurs : La résistivité peut évoluer de presque de rien (cas des métaux) à
des valeurs permettant de réaliser des résistances par exemple.
Un des meilleurs conducteurs est l'or (pour les applications
nécessitant de bons contacts, ceux-ci sont dorés) mais son coût
rend son usage difficile aussi lui préfère t'on le plus
démocratique cuivre. Pour des applications demandant une
résistivité faible, une masse légère et une bonne tenue
mécanique, cas typique des antennes, on choisira l'aluminium
et/ou ses alliages.
A savoir : Si l'on refroidi certains matériaux vers le 0 absolu (0° K soit -
273 °C), on atteint la supraconductivité et la résistivité chute à
une valeur presque nulle. Sachez toutefois qu'atteindre une telle
température n'est pas chose aisée.
Quelques valeurs de résistivité de matériaux usuels :
Un petit exemple : soit à calculer la résistance d'un fil de
cuivre de longueur 40 cm et de section de 1mm2 (cas d'une
self).
Il faut ramener tout cela aux unités normalisées :
1 mm2 = 10-6 m2
40 cm = 0,4 m
1,5 10
-8
x 0,4
R= ------------------ = 0,6 10
-2
= 0,006 O
10
-6

Aluminium
Cuivre
Argent
Fer
Nickel
Plomb
2,5 10
-8

1,5 10
-8

1,6 10
-8

1,1 10-
-7

1,2 10
-7

2 10
-7

O.m
O.m
O.m
O.m
O.m
O.m
I-6) Loi d’Ohm
Nous y voici, le moment est venu de découvrir cette fameuse loi qui est fondamentale. Elle vous guidera
dans tous les instants de votre vie car c'est le principe que vous appliquerez pratiquement partout, que ce
soit pour la conception de vos circuits, le dépannage, l'analyse.
Son apparente simplicité cache des trésors, Il est indispensable de bien maîtriser cette loi.

Tout d'abord, voyons cela sur le plan arithmétique.
U = RI
U
I = -----
R
U
R = -----
I
U, la tension en Volt . I, le courant en Ampère. R, la résistance en Ohm.
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Bien, nous ne sommes guère plus avancés, il faudrait un exemple pratique pour la discussion, le
voici.

Cas n° 1 :
Nous avons relié avec des fils conducteurs une résistance de 10 O à une batterie de voiture
fournissant une tension continue de 12 V. Que nous dit la loi d'Ohm ?

Réponse : Que nous pouvons facilement
calculer le courant qui circule dans ce circuit
en appliquant la formule I = U/R , ce qui nous
donne :
I = 12/10 soit 1,2 A
Si nous passions à l'expérimentation avec des
appareils de mesure, en utilisant un
ampèremètre, nous pourrions vérifier que le
courant qui circule est bien d'1,2 A.
Cas n° 2 : Nous avons relié une résistance de valeur inconnue à notre batterie de voiture de 12
V, nous mesurons un courant de 0,6 A soit 600 mA, quelle est la valeur de R ?
Réponse :
Nous connaissons U et I, il suffit d'appliquer :
R = U/I
R = 12 / 0,6 soit 20 O
Vous noterez la flèche rouge indiquant une
circulation de courant dans le circuit. Vous
noterez également que dans ce circuit, le
courant de 0,6 A circule dans tous les éléments
du circuit (batterie-résistance), ceux-ci étant
montés en « SERIE ».
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Cas n° 3 :
Nous avons relié une résistance de 12 O à une batterie dont la tension nous est inconnue. Nous
mesurons dans le circuit un courant de 2 A. Quelle est la tension fournie par la batterie ?
Réponse :
Nous connaissons I et R, il nous suffit
d'appliquer :
U = R . I
U = 12 x 2 soit 24 V
Important :
On est amené à constater que le phénomène d'insertion d'une résistance dans un circuit était souvent mal
interprété, conduisant les jeunes impétrants électroniciens à des conclusions erronées. Une résistance n'a
pas d'effet d'entonnoir, il n'y a pas d'un côté de la résistance un énorme courant et de l'autre côté un fin
filet qui circule. Le courant est en tout point identique dans les circuits que nous venons d'examiner car le
générateur (la batterie dans notre cas) voit une résistance globale.

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Et pour apprendre tout en jouant et déterminer deux importantes caractéristiques :
Nous allons réaliser le montage de test que vous
apercevez à gauche et procéder à mes mesures
de courant et tension. Pour la première mesure,
nous maintiendrons R constante et égale à 1 O
et nous ferons varier U de manière à déterminer
le courant.
Pour la seconde mesure, nous ferons varier R en
maintenant U constante.
U (V) 1 2 3 4 5
I (A) 1 2 3 4 5
R (O) 1 1 1 1 1
U (V) 10 10 10 10 10
I (A) 10 5 3,3 2,5 2
R (O) 1 2 3 4 5
Ici nous maintenons R constante et nous faisons
varier U de 1V à 5 V. A chaque fois nous
mesurons I.
Dans ce cas, nous maintenons U constante
(10V) et faisons varier R de 1 O à 5 O.
Le courant évolue en fonction de la tension
appliquée, en d'autres termes, le fait d'augmenter
la tension fait croître le courant et inversement
naturellement.
A tension constante, le courant varie
inversement à la résistance, le fait
d'augmenter la résistance diminue le courant
et réciproquement.
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I-7) Résistances en série
Nous avons défini ou du moins tenté de définir ce qu'était la résistance dans un chapitre précédent.
L'objectif de celui-ci sera de déterminer la valeur résultante d'une association de résistance en série, c'est à
dire mises les unes au bout des autres.

Manipulation :
Nous avons puisé dans notre stock de composants
une résistance de 10 kO et une autre de 4,7 kO. Nous
les avons connecté comme indiqué sur le schéma à
droite.
Nous nous proposons de déterminer la valeur
résultante.
Comme nous le savons, une résistance freine le
passage du courant, donc si nous en mettons 2 bout à
bout, (on appelle ceci, les mettre en série) nous allons
augmenter la valeur du frein. Traduit en langage
mathématique cela donne :
R
t
= R1 + R2
Dans notre cas nous aurons : Rt = 10 + 4,7 = 14,7 kO
Notez que l'on n'additionne pas des kilogrammes et des tonnes, on prend soin d'utiliser une unité
commune, en l'occurrence des kO. Nous aurions pu effectuer ce calcul en convertissant tout en O soit :
Rt = 10 000 + 4700 = 14 700 O soit 14,7 kO.
Et si nous avions 5 résistances les unes au bout des autres :
Aucun problème, les freins s'additionnent, la résultante serait : Rt = R1 + R2 + R3 + R4 + R5.
Il n'y a aucune difficulté avec les groupements série de résistances.

Qu'en est-il du courant dans le circuit ?
Appliquons la fameuse loi d'Ohm sur un exemple.

Bon, voici le nouveau montage, nous trouvons un
générateur, en l'occurrence une batterie de 10V, une
résistance de 3 kO et une autre de 7 kO. Les valeurs,
non conventionnelles, ont été choisies de manière à
simplifier les calculs.

Commençons par calculer la valeur totale des
résistances en série :

Rt = R1 + R2
Rt = 3000 + 7000 = 10 000 O soit 10 kO
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Jusqu'à présent rien de nouveau me direz-vous et je le
confirme, nous allons calculer le courant qui circule
dans ce circuit.

Application immédiate de la loi d'Ohm.
I = U / R
I = 10/10 000 = 0,001 A = 1. 10
-3
A = 1
mA (habituez-vous à la notation
scientifique)
C'est ici que cela devient intéressant, nous savons que
le courant qui circule est identique en tout point dans
ce circuit, c’est à dire que le courant qui traverse la
résistance de 3 kO est identique à celui qui traverse la
résistance de 7 kOY.
Nous allons maintenant calculer quelle est la tension
aux bornes de chaque résistance. Oui, car aux bornes
de l'association de résistances, on retrouve le
générateur, soit 10 V mais il n'en est pas de même
aux bornes de chaque résistance.

Comment pratiquer ?
Merveilleuse loi d'Ohm, tu vas encore nous sauver.
Nous savons que U = R I, appliquons ceci :

1) Sur la résistance de 3 kO :
U = R I
U = 3000 x 0.001 = 3 V
2) Sur la résistance de 7 kO :
U = R I
U = 7000 x 0.001 = 7 V
Ceci est encore fondamental !
Nous avons réalisé avec ce montage un
diviseur de tension (3 V d'un côté et 7 V
de l'autre), également appelé pont
diviseur.
Le courant de 1 mA circule dans tout le
circuit, il est constant en tout point

La flèche rouge représente le courant, le
sens conventionnel (par convention)
indique qu'il circule du + vers le - alors
qu'en fait physiquement, il va en sens
inverse.

La tension aux bornes de chaque
résistance est proportionnelle à la valeur
de la résistance, en d'autres termes plus la
valeur est élevée plus forte sera la
tension (on dit la chute de tension).

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En conclusion :
Suis-je obligé de passer par le calcul du courant pour
déterminer la chute de tension aux bornes de chaque
résistance ?
Non, il suffit de calculer le rapport ( la
proportionnalité) du pont diviseur comme ceci :
Nous voulons calculer la tension aux
bornes de R2 :
R2
U
R2
= ------------ x U
R1 + R2
Nous voulons calculer la tension aux
bornes de R1 :
R1
U
R1
= ------------ x U
R1 + R2
I-8) Résistances en parallèle
Autre grand type d'association de résistances, l'association parallèle que nous noterons, aussi, comme ceci
« // » par souci de gain de temps.

Manipulation :
Nous avons puisé dans notre stock de composants une résistance de
10 kO et une autre de 20 kO. Nous les avons connecté comme
indiqué sur le schéma à droite.
Nous nous proposons de déterminer la valeur résultante.

Cette fois-ci vous allez être surpris, car le fait de mettre en // deux
résistances fait diminuer la résistance totale.

Comment expliquer un tel mystère ?
Mettez-vous un instant à la place du courant. Vous voyez ces deux
résistances devant vous (pt A), vous allez vous engouffrer dans celle
qui offre le moins de résistance, ce qui déterminera un courant I1. Il
vous faudra quand même traverser celle qui offre la plus grande
résistance ce qui occasionnera un courant I2.
Résultat des courses : le courant total sera égal à I1 +I2, où encore le
courant total sera de toute manière plus élevé que le plus fort des
courants d'une branche, ce qui démontre que la valeur de 2
résistances en // est inférieure à la plus faible des deux valeurs !
Voyons cela en termes arithmétiques.
Approche simplifiée ne fonctionnant que pour 2 résistances en // :
Rt = R1 X R2
R1 + R2
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Approche académique.
Pour calculer la valeur résultante d'une
association de résistances R1 et R2 mise en //,
nous allons passer par un calcul utilisant
l'inverse de la résistance et qui s'appelle la
conductance.
N'oubliez pas, pour calculer les valeurs de n
résistances en //, il faut obligatoirement
réduire au même dénominateur.
1 1 1
--- = ----- + ---- (il faut maintenant réduire
Rt R1 R2 au même dénominateur).
1 1 x R2 + 1 x R1 R2 + R1
--- = -------------------- = ------------
Rt R1 x R2 R1 x R2
Nous sommes en possession de 1/Rt et nous
désirons
Rt donc prenons l'inverse et il vient :
Rt = R1 X R2
R1 + R2
Un petit exemple numérique pour vous aider.
Supposons que nous ayons 3 résistances en // dont les valeurs sont :
R1 = 50 O
R2 = 100 O
R3 = 200 O Quelle est la résultante ? (nous savons déjà que la valeur sera < à 50 O).
1 1 + 1 + 1
-- = ---- ---- ---- réduisons au même dénominateur.
Rt 50 100 200
1 1 x 100 x 200 + 1 x 50 x 200 + 1 x 50 x 100
--- = ------------------ ------------------ -------------------
Rt 50 x 100 x 200 50 x 100 x 200 50 x 100 x 200
1 20000 + 10 000 + 5000 35 000 35
--- = ----------------------------- = ------------- = ------
Rt 1 000 000 1 000 000 1000
Maintenant que nous savons que 1/Rt = 35/1000, inversons le rapport pour avoir Rt :
Rt = 1000/35 = 28,57 O
Ceci appelle plusieurs commentaires :
1) C'est long et fastidieux.
2) Les risques d'erreurs sont nombreux.
3) La résultante est effectivement inférieure à la plus faible des valeurs en //.

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Qu'en est-il de la tension et du courant dans cette association ?
Pour la tension, on voit facilement qu'elle est identique
sur chaque branche, c’est à dire que la tension aux
bornes de R2 = la tension aux bornes de R1. Ce sera une
constante, dans une association // la tension est
commune à tous les composants.
Pour le courant, le courant total se divise en deux (car 2
résistances) et sa valeur sera :
(encore la loi d'Ohm décidément universelle)
U U
I
R1
= ------- I
R2
= --------
R1 R2
Soit un générateur (batterie) de 60 V alimentant
une association de deux résistances en // :
R1 = 100 O
R2 = 150 O
Quels sont les courants qui traversent chaque
résistance et quel est le courant fourni par le
générateur ?
Nous pouvons soit calculer le courant dans
chaque branche et sommer, soit calculer la
résistance équivalente, puis le courant total,
puis le courant dans chaque branche. Adoptons
la solution 1 :
U 60
IR1 = ---- = ------ = 0,6 A
R1 100
U 60
IR2 = ---- = ------ = 0,4 A
R2 150
Le courant total = 0,6 + 0,4 = 1A.
Vérifions nos calculs :
R1 R2 100 x 150 15 000
Rt = ----------- = -------------- = --------- = 60 O
R1 + R2 100 + 150 250
U 60
I total = ------- = ------ = 1 A
Rt 60
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I-9) Le générateur
Jusqu'à présent nous avons considéré le générateur comme une boîte noire nous fournissant tension et
courant à la demande. Hélas, rien n'est parfait, nos générateurs ont des limitations que nous allons passer
en revue.

ll existe différents types de sources :
Source de tension.

Source de courant.
Cette source fournit une tension indépendante de la
résistance de charge (c’est à dire du courant qu'on
lui demande). Elle possède une résistance interne
très faible. (exemple : batterie de voiture).
Cette source fournit un courant indépendant de la
résistance de charge. Elle possède une résistance
interne très élevée (exemple : transistor).
Chaque source possède une résistance interne.
Ce sera souvent un facteur de limitation des performances.

Comment cela se traduit-il pour les sources de tension :
Dans l'exemple ci-dessous, la source est
parfaite, on pourrait faire varier la charge dans
de grandes proportions sans noter de variation
de la tension fournie.
Le monde réel :
Notre source possède une résistance interne, très
faible, certes, mais présente.
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En quoi cela peut-il être gênant ?
Vous devez vous souvenir de la loi d'Ohm qui dit que U= RI.
Dans ce circuit de droite, ci-dessus, le courant sera identique en chaque point.
Ceci implique que la résistance interne à la source sera également traversée par le courant I du
circuit et que selon cette bonne vieille loi, il se produira aux bornes de cette résistance interne
une chute de tension.
Cette chute de tension viendra se soustraire à la tension fournie par la source, donc la charge ne
verra plus que U à vide (sans débit) - Ri x I. Phénomène encore plus pernicieux, quand le débit
augmentera suite à une diminution de la valeur de la charge, la chute de tension augmentera,
réduisant encore plus la tension disponible pour la charge.
Voyons cela avec un exemple pratique :
Nous avons une batterie de 12 V de tension à
vide qui possède une résistance interne de 0,1
O. Ceci vous paraît raisonnable, voire faible,
attendez la suite.
On connecte sur cette batterie une charge
constituée par une résistance de 1 O .
Nous nous proposons de calculer le courant qui
circule dans ce circuit et la tension aux bornes
de R, la charge.
1) Calculons la résistance globale :
Rt = ri + R = 0,1 + 1 = 1,1 O
2) Calculons I :
U 12
I = ------ = ------- = 10,91 A
Rt 1,1
3) Calculons la tension aux bornes de R :
U = R I
U R = 1 x 10,91 = 10,91 V
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Quelles conclusions pouvons nous en tirer ?
La chute de tension aux bornes de ri prive la
charge (R) de cette tension.

Plus ri est grand, plus la chute de tension est
importante.

La résistance interne limite de débit maximum
à une valeur appelée Courant de court-circuit.

Et une notion qui sera approfondie plus tard car
vitale dans le monde de la radioélectricité :
pour obtenir un transfert de puissance
maximum (UI) ceci nous imposerait de
connecter une charge de résistance égale à la
résistance du générateur.
Courant de court-circuit (CC).
Dans notre cas, supprimons la charge et ne
laissons que la résistance interne ri.

U 12
Calculons I = ------ I = ----- = 120 A
R 0,1
Ceci est le courant maximum qui pourra être
fourni par ce générateur.

Introduisons une notion effleurée
précédemment :
En termes mathématiques :
Nous pourrons définir pour un générateur, une
tension à vide, c’est à dire le générateur ne
débitant pas et une tension en charge, c’est à
dire générateur débitant dans une charge.
U
charge
= E - (r I)
Notez que nous écrirons pour la résistance
interne du générateur « r » de manière à la
distinguer de la résistance de charge.

Notez également que nous venons d'introduire
une nouvelle notion qui est la force
électromotrice. Remarquez comme elle porte
bien son nom, car il s'agit bien d'une force
électrique qui font se mouvoir (motrice) les
électrons. On parlera de fem à vide et de
tension en charge.
U
charge
en V
E: fem = force électromotrice
r = résistance interne en O
I = courant débité par le générateur en A

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I-10) La puissance
Il est temps d'aborder ce thème maintenant que nous connaissons les constituants principaux de
l'électricité. Préalablement nous allons revenir sur la notion de travail.

Le travail
Supposons que vous ayez à transporter un tas de terre provenant de votre jardin d'un point A
vers un point B et ce à l'aide d'une brouette.
Le contenu de votre brouette sera une charge (au propre comme au figuré) que vous allez
déplacer, pour faire rouler la brouette il vous faudra de l'énergie (beaucoup). Quand vous aurez
mené à bien votre mission au bout de quelques heures, vous serez heureux de constater votre
travail.
Il en va de même en électricité.
Les charges (les électrons) déplacés par l'action de la tension dans un temps « t » effectuent un
travail.
Ce travail peut être quantifié par la formule :
W= U I t
Avec :
Wen joules
U en V
I en A
t en secondes
Et la puissance ?
La puissance est le travail fourni en 1 seconde, ce qui donne P = W/ t
comme W = UIt la formule devient :
U I t
P= --------- = UI , c'est tout.
t
Avec :
P en Watt (symbole W)
U en V
I en A
P = U I
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Un exemple de calcul de puissance :
Prenons un exemple qui nous fera faire, qui plus est, une révision sur les générateurs.
Nous souhaitons connaître la puissance
consommée par la résistance, le générateur
ayant une résistance interne ri de 2 O .
1) Pour calculer cette puissance, nous avons
besoin de connaître la tension aux bornes de
cette résistance (R) de charge ainsi que le
courant qui la traverse.
2) Calculons le courant dans le circuit.
U 12 12
I = --------- = ------------ = ------- = 1A
(R + ri) (10 + 2) 12
3) Calculons la tension aux bornes de R.
U = RI U = 10 x 1 = 10 V
4) Calculons maintenant la puissance absorbée
par R.
P = U I P = 10 x 1 = 10 W
Si nous nous intéressions à la puissance
fournie par le générateur maintenant.
Ceci est extrêmement simple à calculer.
Nous savons que I = 1 A, que U = 12V, il vient
:
P = U I P = 12 x 1 = 12 W
12 W sont fournis par le générateur, 10 W sont
absorbés par la charge et les 2 qui manquent ?
Ils sont consommés en pure perte (chaleur)
dans la résistance interne du générateur.
Tout échauffement, quand cet effet n'est pas
désiré (c'est utile dans un radiateur) est
synonyme de perte de rendement et d'énergie
perdue.
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Les autres formules utiles pour calculer la puissance :
P = UI n'est pas la seule formule permettant de déterminer la puissance, nous pouvons faire
intervenir la résistance pour effectuer ce calcul.
U
2
P = ------
R
P = R I
2
Avec :
P en W
I en A
R en ohm
Reprenons l'exemple précédent :
Calculons la puissance absorbée par R :
1er cas
U
2
10
2
100
P = ---- P = ----- = ----- = 10 W
R 10 10
2ème cas
P = RI2 P = 10 x 1
2
= 10 W
I-11) La loi de Joule
Nous avons déjà abordé, sans le spécifier, ce thème avec la formule de puissance
P = RI
2
. Voyons plus en détail ce phénomène.
Définition :
L'effet Joule est le phénomène d'échauffement qui apparaît dans un conducteur ohmique
parcouru par un courant.
Loi de Joule :
L'énergie électrique perdue par effet
Joule dans un récepteur est
proportionnelle au temps (t), au carré de
l'intensité (I²) et à la résistance
électrique du conducteur (R).
W= R I² t
Wen Joule
R en
I en A
P en W
t en s
Puissance perdue par effet
Joule :
P = R I²
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Quand il n'est pas souhaité, l'effet Joule diminue le rendement des appareils électriques et cause
des échauffements qui peuvent être néfastes voire dangereux pour les systèmes.
Ceci impose de veiller attentivement à une
autre notion appelée « densité de courant »
qui est le quotient de l'intensité du courant
circulant dans un conducteur par la section de
ce conducteur.
I
J = -----
S
Avec J en A/m² (ampère par mètre carré)
S en m²
I en A
Applications de la loi de Joule :
- chauffage
- appareils électroménagers
- fusibles
- fer à souder, ...

Pensez que chaleur et électronique font mauvais ménage. L'électronique chauffe même si les concepteurs
essaient systématiquement de réduire les consommations, un bon ventilateur additionnel sur un émetteur-
récepteur prolongera sa vie dans des proportions non négligeables.

I-12) Associations de générateurs
Imaginons que nous disposions d'une énorme quantité de batteries rechargeables de 1,2 V pouvant débiter
chacune 1A. Si nos besoins en énergie demandent 120 V et 45A, nous allons constituer des associations
de générateurs nous permettant de satisfaire ces besoins.

Les générateurs en série :
Nous allons préalablement définir les caractéristiques de nos générateurs.
Dans tous les cas de figure nous utiliserons ce
générateur, qui fournit une tension U aux points
A-B, qui possède une résistance interne notée ri
et qui est capable de délivrer un courant I
pendant un temps t.
Nous sommes en présence du générateur réel,
tel que nous le rencontrons lors de nos essais
ou expérimentations.

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Imaginons que nous mettions en série comme suit nos générateurs, quels sont les résultats d'une
telle association :
Nous découvrons expérimentalement que les tensions, dans ce montage s'ajoutent.
Les résistances internes s'ajoutent.
Le courant total est égal au courant maximum que peut fournir un générateur.
Pour ajouter n tensions, il convient de veiller à brancher correctement les pôles des générateurs, un +
doit être suivi d'un moins.
Nous retiendrons que dans la mise en série de générateurs :
E ce symbole signifie : somme, vous le
retrouverez souvent.
I total = I max débité par 1 générateur
U totale = E des U
R interne totale = E résistances internes
Quels sont les avantages et inconvénients d'une telle association ?
Avantages :
1) On obtient la tension de sortie désirée en
ajoutant les générateurs les uns derrière les
autres.
2) On n’est pas obligé de mettre des
générateurs fournissant la même tension, on
peut très bien mettre en série une batterie de
12V avec une batterie de 24 V pour obtenir 36
V.
Inconvénients :
1) Le débit d’ensemble est dicté par le débit maximum
du générateur le plus faible.
2) les résistances internes sont en série, donc
s’ajoutent. Ceci limite à la fois le courant maximum et
la tension utile .
3) un générateur H.S. dans l’association perturbe
grandement le fonctionnement.
Exemple numérique :
Nous disposons de piles dont les caractéristiques sont les suivantes :
tension = 1,5 V
I max = 150 mA
ri = 0,01 O
Nous souhaitons connaître la tension disponible à vide aux bornes d’une association de 3 piles en série ,
le débit maximum consenti par cet assemblage et la résistance interne totale.
Solution :
Nous savons que les tensions s’ajoutent donc il vient pour 3 piles :
Ut = 1,5 + 1,5 + 1,5 = 4,5 V
Imax = i max d’une pile soit 150 ma
rs = 0,01 + 0,01 + 0,01 = 0,03 O
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Les générateurs en parallèle // :
Que se passe t-il si nous connectons maintenant
nos générateurs comme le montage l'indique ?
- Nous remarquons que les résistances internes se retrouvent en parallèle, ce qui diminue la
résistance interne globale.
- La tension totale (on suppose les générateurs identiques) = la tension d'un générateur.
- Le courant total disponible est égal à la somme des courants pouvant être fournis par les
générateurs.
Quels sont les avantages et inconvénients d'une telle association ?
Avantages :
1) Le courant disponible est multiplié par un
facteur n = nombre de générateurs.
2) La résistance interne de l’ensemble est divisé
par un facteur n = nombre de générateurs.
3) Un générateur H.S. ne perturbe que très peu
l’ensemble.
Inconvénients :
1) La tension d’ensemble est dictée par la
tension unitaire des générateurs.
Nous retiendrons que dans la mise en // de générateurs :
I total = n fois le courant d’un générateur
U totale = U d’1 générateur
R interne totale = divisée par n fois le
nombre de générateurs
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Les générateurs en opposition :
Rien ne nous interdit d'opérer un branchement
de générateurs tel que celui que vous pouvez
observer à gauche. Il peut s'agir d'une erreur ou
au contraire d'une action délibérée. Qu'en est-il
de la tension disponible aux points A et B ?
Dans le cas ci-dessus les tensions sont en opposition et vont se retrancher ce qui peut nous
conduire à 3 cas simples :
Le générateur 1 fournit une tension supérieure au générateur 2, auquel cas c'est lui qui imposera
le sens de circulation du courant dans le circuit. La résultante vaudra U1-U2.
Le générateur 1 fournit une tension égale au générateur 2, la résultante est nulle, aucun courant
ne circule dans le circuit.
Le générateur 1 fournit une tension inférieure au générateur 2, auquel cas c'est le générateur B
qui imposera le sens de circulation du courant dans le circuit, la résultante vaudra U2-U1.
Examinons cela à partir d'un exemple concret :
Ne vous posez pas trop de questions à propos
des polarités inscrites sur le schéma, ni sur les
équations présentées ici. Tout ceci sera vu en
détail au chapitre consacré aux lois de
Kirchhoff, cet exemple ne sert qu'à présenter
une situation complexe de mise en série et
opposition de générateurs.
Nous avons fixé arbitrairement un sens de
circulation du courant et placé des polarités en
fixant comme règle :
Quand le courant entre nous posons le signe « -
« , quand le courant sort d'un composant, nous
posons le signe « + ». Nous respectons les
polarités des générateurs. Nous déterminerons
ultérieurement si le sens de circulation du
courant était correct ou pas. Nous cherchons le
courant dans cette boucle.
Nous pouvons écrire les relations suivantes :
En partant de la batterie de 100V.
U1 + Ur2 + U2 + U3 + Ur1 = 0 (nous ne tenons pas compte des polarités)
Sachant que U = RI nous pouvons aussi écrire :
U1 + R2.I + U2 + U3 + R1.I = 0
Remplaçons par les valeurs numériques, il vient :
100 - 250.I - 5 - 20 - 500.I = 0
100 - 5 - 20 - 250.I - 500.I = 0
75 - 750.I = 0
75= 750 I soit I = 75/750 = 0,1 A
Retenez les propriétés essentielles des générateurs plus particulièrement le fait que l'on puisse mettre des
tensions en série ou en opposition.

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I-13) Associations de résistances
Nous savons calculer la valeur résultante de n résistances en série, nous sommes en mesure de faire la
même chose pour des résistances en //, nous allons appliquer nos connaissances à une association série -
//.

Soit à déterminer la résistance équivalente aux points A et B de ce montage :
Les valeurs en ohm :
R1 : 10
R2 : 20
R3 : 20
R4 : 60

R5 : 34
R6 : 40
R7 : 40
R8 : 14
Comment procéder ?
On voit aisément dans cet exemple que nous avons affaire avec une association qui comporte trois
branches principales en //.

1) Celle formée par R1 R2 R3 R4.
2) Celle formée par R5.
3) Celle formée par R6 R7 R8.

Au sein de chaque branche, on retrouve des associations série // faciles à calculer.
Calculons la branche n°1 :
Nous avons R2 et R3 en série
R2 - R3 est en // sur R4.
Cet ensemble est en série avec R1.
Calculons la branche n°2 :
1 seule résistance R5
Calculons la branche n°3 :
R6 est en // sur R7
R6 // R7 en série avec R8
R2 + R3 = 20 + 20 = 40
(R2 + R3) // R4 : 24
((R2 + R3) // R4) + R1 = 34

R5 : 34

R6 // R7 : 20
(R6 // R7) + R8 = 34
Voici notre montage réduit à 3 branches de 34 O en parallèle ce qui donne : 11,3 O.
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Un autre exemple :
Toutes les valeurs en Ohm.
R1 = 100
R2 = 100
R3 = 20
R4 = 30
R5 = 60
R6 = 8
R7 = 20
Comme toujours dans de telles associations, nous retrouvons des branches séries et des branches
parallèles. Le premier travail va consister à isoler les branches séries élémentaires.
Dans cet exemple, nous pouvons procéder comme suit, c'est une voie, il y en a d'autres.
Calcul de R3 // R4 : 12 O.
Calcul de l'association précédente en série avec R6 : 12 + 8 = 20 O.
Calcul de l'association précédente en // avec R7 : 10 O.
Calcul de R1 // R2 : 50 O.
Calcul de R1 // R2 avec l'association précédente : 50 + 10 = 60 O.
Calcul de l'association précédente avec R5 en // : 30 O.
I-14) Les lois de Krichhoff
Ce grand physicien a laissé son
nom à l'histoire, il faut dire que sa
contribution a été de taille. Les lois
décrites ici nous accompagnent en
permanence. C'est une raison
suffisante pour faire une incursion
dans ce domaine. Ces fameuses
lois vous permettront de résoudre
beaucoup de problèmes complexes.
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Que disent les lois de Kirchhoff ?
Des choses très intuitives que nous connaissons et que voici :
dans un montage on trouve des mailles et des noeuds. Les noeuds sont les points de croisement
des éléments (au moins 3 composants conducteurs ? …), les mailles sont les boucles formées
par les composants et les conducteurs. En image cela donne ceci :
Les mailles sont représentées en rouge.
Ce circuit comporte 3 mailles.
Nous parlerons de la loi des MAILLES.
Les noeuds sont représentés en bleu.
Ce circuit comporte 2 nœuds.
Nous parlerons de la loi des NŒUDS.
Loi des Nœuds. Loi des Mailles.
La somme algébrique des intensités en un
point est nulle.
La somme algébrique des tensions dans une
maille est nulle.
On peut exprimer cela en disant que la somme
des courants entrant dans un noeud est égale à
la somme des courants sortant de ce nœud.
Idem pour les tensions, (les chutes de tensions
aux bornes d'éléments passifs sont négatives et
se retranchent à la tension des éléments actifs).
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Appliquons nos connaissances à un exemple.
Il est extrêmement important de bien comprendre les notations des polarités pour appliquer les
lois de Kirchhoff.
Les courants qui entrent dans le noeud sont
notés positifs, ceux qui en ressortent sont sont
notés négatifs.
Le courant entre par le potentiel le plus bas et
sort par le potentiel le plus haut.
Passons à la pratique !
Comme à l'accoutumée, il conviendra d'être méthodique et de respecter les règles énoncées ci-
dessus.
1)
Voici le schéma de départ, nous connaissons
bien ce type de montage et en appliquant la loi
d'Ohm, nous pourrions tout aussi bien nous tirer
d'affaire.
Ici nous n'avons qu'une seule maille, l'exercice
est très simple.
2)
Maintenant, nous allons indiquer sur le schéma
les polarités sur les divers éléments de notre
circuit en nous rappelant que nous choisissons
un sens totalement arbitraire de circulation du
courant.
Le courant entre dans les éléments passifs par le
potentiel bas que nous noterons - et sort par le
potentiel haut que nous noterons +.
Les éléments actifs (sources de tension/
courant) conservent leurs polarités.
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3)
Posons les équations. Chaque chute de tension
aux bornes de la résistance est identifiée par E.
Nous tournerons dans le sens horaire (c'est
arbitraire, nous pouvons faire contraire) en
partant du point A.
Il vient :
- E1 - E2 - E3 + U = 0
En tournant dans l'autre sens nous aurions eu :
- U + E3 + E2 + E1
Voici l'équation de la maille. Nous pouvons
appliquer la loi d'Ohm en remplaçant E par sa
valeur R.I :
- R1 I - R2 I - R3 I + U = 0
- 15 I - 25 I - 10 I + 100 = 0
- 50 I + 100 = 0
- 50 I = - 100
I = -100 / - 50 = 2 A
Quelques précisions vitales :
L'application de lois de Kirchhoff reposent sur le respect strict de règles.
Dans le sens d'examen choisi, quand on aborde un composant par le (-), on ajoute la valeur.
Dans le sens d'examen choisi, quand on aborde un composant par le (+) on retranche la valeur.
On fixe arbitrairement le sens de circulation du courant.
On tourne autour de la maille selon un sens ou l'autre.
Certes ce n'est pas impressionnant car une simple addition suivie d'une division nous aurions
fourni exactement le même résultat sans passer par toutes ces étapes. (addition des résistances
dans la maille 15 + 25 + 10 = 50 O puis calcul du courant en divisant la tension du générateur
100 V par la résistance totale 50 O soit 2 A). Cet exercice nous permet de comprendre le
positionnement des polarités et appréhender la loi des mailles (somme algébrique des tensions
nulle sur une maille).

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Exercice n°2.
Celui-ci consiste à écrire les équations des mailles pour bien maîtriser le principe.
Voilà le schéma. Nous allons appliquer
consciencieusement la règle.
1)
Nous fixons arbitrairement un sens de
circulation du courant comme l'indique la figure
suivante. Partant de ce sens nous plaçons les
polarités.
2)
Le courant entre par un moins dans les éléments
passifs et sort par un plus. Pour les sources de
courant ou tension, les polarités sont respectées.
3)
Il ne nous reste plus qu'à écrire l'équation de la
maille en choisissant de parcourir celle-ci dans
un sens ou un autre. Quand nous entrerons dans
un composant par le moins, le signe sera positif
et quand nous entrerons par un plus le signe
sera négatif.
Ce qui nous donne en supposant que nous partions de la résistance R1 en tournant dans le sens
des aiguilles d'une montre :
- R1 I1 - R3 I2 + U = 0
Nous pratiquons de manière identique pour la
maille de droite en tournant dans le sens indiqué
par la flèche verte. Précision importe :
nous avons une résistance (R3) qui est
commune aux deux mailles, nous conservons
les polarités fixées lors de l'étude de la première
maille. Il vient :
- R2 I3 - R4 I3 + R3 I2 = 0
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Nous maîtrisons maintenant les éléments de base pour l'application des lois de Kirchhoff.
Rappelons la méthode à suivre :
Identifier une maille dans le circuit.
Donner un nom à chaque élément (Résistances, sources, etc.).
Définir un sens de circulation du courant (arbitrairement).
Poser les polarités en se rappelant que les sources de tension gardent leurs polarités
« naturelles » et que, en suivant le sens du courant, il entre dans une résistance par le moins et il
sort par le +.
Choisir un sens d'examen de la maille et écrire l'équation de la maille en tournant dans le sens
choisi.
La finalité est de trouver un certain nombre d'équations indépendantes (autant que d'inconnues)
et en utilisant la loi d'Ohm (U = RI) pour les chutes de tension dans les résistances.
Pour finir un problème très classique et que l'on ne pourrait pas résoudre simplement avec la loi
d'Ohm :
Voici le schéma (3 résistances et 3 sources).
Nous allons commencer par identifier les
mailles, les noeuds, fixer le sens de circulation
des courants et poser les polarités ce qui devrait
nous donner le schéma suivant. Ces étapes sont
indispensables, bien réalisées, l'analyse est
ensuite très simple et ce ne sera plus qu'une
question de calcul.
Les valeurs :
R1 = 10 O E1 = 5 V
R2 = 5 O E2 = 10 V
R3 = 5 O E3 = 5 V
Pour faire cela, nous avons appliqué les
principes édictés plus haut. Pour le sens de
circulation des courants, il est évident que nous
n'avons aucune idée du sens réel, nous
postulons qu'il circule comme cela, seul le
calcul nous permettra de vérifier notre
hypothèse car si le signe du courant est positif,
notre hypothèse de départ se vérifie, si le signe
est négatif cela signifie que le sens est inversé.
Comme vous pouvez également le constater les
sources ont leurs polarités normales. D'autre
part (répétition, reformulation, la clef du savoir,
...) pour les éléments passifs, en suivant le sens
du courant, quand on entre, le potentiel et plus
bas qu'en sortant où il est plus élevé.
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Attaquons nous à la première maille :
nous tournons dans le sens des aiguilles d'une
montre et nous partons du point A.
E1 + R1 I1 + R2 I2 - E2 = 0
On peut arranger comme suit :
E1- E2 = - R1 I1 - R2 I2
Et remplacer par les valeurs :
- 5 = - 10 I1 - 5 I2
Voici l'équation de la 1ère maille.
Nous tournons dans le sens des aiguilles d'une
montre et nous partons du point A.
E2 - R2 I2 + R3 I3 + E3 = 0
On peut arranger comme suit :
E2 + E3 = R2 I2 - R3 I3
Et remplacer par les valeurs :
15 = 5 I2 - 5 I3
Voici l'équation de la 2nde maille.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 37/128
Passons à la loi des noeuds :
En analysant notre montage, nous voyons que que le courant I1 se scinde en deux courants qui
sont I2 et I3 et nous pourrons écrire :
I1 - I2 - I3 = 0 (la loi des noeuds)
ou
I1 = I2 + I3
Pour déterminer la valeur des courants
circulant dans ce circuit, nous n'avons plus
qu'à résoudre le système de 3 équations à 3
inconnues.
- 5 = -10 I1 - 5 I2
15 = 5 I2 - 5 I3
I1 = I2 + I3
La résolution est laborieuse, vos pouvez ici appliquer la méthode vous convenant le mieux
(Cramer, substitution, etc). Nous allons maintenant remplacer dans la ère équation I1 par son
équivalent tiré de la loi des noeuds, à savoir I1 = I2 + I3.
1) Equation de depart :
- 10 I1 - 5 I2 = -5
5 I2 - 5 I3 = 15
2) Remplaçons I1 par I2 + I3 :
-10 I2 - 10 I3 - 5 I2 = -5
5 I2 - 5 I3 = 15
3) Il vient :

- 15 I2 - 10 I3 = -5
5 I2 - 5 I3 = 15
4) Multiplions le second terme par 2 et
soustrayons :

- 15 I2 - 10 I3 = -5
10 I2 - 10 I3 = 30
5) Le résultat de la soustraction est :
- 25 I2 = - 35
Soit I2 = - 35 / - 25 = 1,4 A.
6) Il suffit ensuite de remplacer I2 par sa valeur
pour déterminer I1et I3.
I1 = - 0,2 A et I3 = - 1,6 A
I2 et I3 n'étaient pas positionnés dans le bon
sens dans notre hypothèse de départ.
I-15) Théorème de Thévenin
Vous allez découvrir le théorème de Thévenin qui va vous apporter une grande aide dans
l'analyse de vos schémas.

A quoi sert-il ?
A modéliser des circuits électriques complexes et à les réduire en circuits électriques très
simples nous permettant d'appliquer les lois fondamentales de l'électricité sans aucune acrobatie
de calcul. Le théorème de Thévenin est particulièrement adapté dès lors que la charge prend
plus d'une valeur.

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Prenons un exmeple :

Voici un réseau de résistances alimenté par une batterie de 10V. La charge est représentée par
RL. On désire connaître le courant qui circule dans la charge pour des valeurs de RL de 1,5 k, 3
k et 4,5 k.
Ce circuit est loin de représenter ce que l'on peut imaginer de pire en matière de complexité.
Voici le montage suivant :
Pour lequel il faut donner le courant qui circule
dans RL quand celle-ci fait 900 O :
U 3
I= ---- = ----------------- = 1 mA
R 2 100 + 900
Recalculons ceci pour RL = 3,9kO, vous répondrez avec la même facilité : 0,5 mA, etc.

Pourquoi est-ce si facile ?
Parce que le circuit ne présente qu'une maille et ainsi on peut appliquer immédiatement la loi
d'Ohm.
Quid du théorème de Thévenin ?
Ce théorème va nous permettre de réduire n'importe quel circuit en un circuit à une maille,
comportant une source de tension accompagnée en série d'une résistance.
Quelques définitions :
Tension de Thévenin :
C'est la tension entre les bornes de la charge lorsqu'on ouvre cette résistance de charge
(tension à vide). On l'appellera V
th.

Résistance de Thévenin :
Résistance que l'on voit depuis les bornes de la charge, une fois que l'on a remplacé les sources
de tension par un court-circuit et les sources de courant par un circuit ouvert et débranché la
charge.
On l'appellera R
th.

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Pour bien comprendre la démarche, un exemple :
Soit le montage proposé à gauche. On se
propose de déterminer le courant qui circule
dans RL quand Rl prend la valeur de 1 - 3 et
5k.
1) Notre objectif est de réduire le montage
ci-dessus au montage de droite :
2) Déterminons la résistance de Thévenin :
- On débranche RL
- On court-circuite la source
- On obtient le montage suivant

La résistance de 4k est en parallèle avec la
résistance de 2k ce qui nous donne 1,33k.
A cette résistance équivalente vient s'ajouter la
résistance de 5k en série ce qui fait :

5 + 1,33 = 6,33 kO
Rth = 6,33 kO
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3 - Déterminons la tension de Thévenin Vth
Reprenons notre schéma d'origine ---->

Il vient :
U x 4
Vth = -------- = V
2 + 4
Ici nous avons simplement calculé la
proportionnalité du pont et multiplié ce rapport
par la tension fournie par la source.
On peut aboutir différemment au même résultat
en calculant avec le courant circulant dans le
pont :
U 12
I = ------ I = ----------------- = 2 mA
R 2 000 + 4 000
La tension aux bornes de la 4 kO sera :
U = R I U = 4 000 x 2 10
-3
= 8 V
1) Débranchons la charge RL2.
2) On voit immédiatement un pont diviseur de
tension formé par les résistances de 2 et 4 k. La
résistance de 5 kO ne débite pas, puisqu'en
l'air d'un côté, on retrouve intégralement la
tension à son extrémitéY.
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4 - Redessinons notre montage :
Donc notre montage peut se résumer à une
source de tension de 8 V avec un résistance
série de 6,33 kO.
Pour répondre à la question initialement posée,
il nous suffit d'appliquer la loi d'Ohm comme
suit :
Valeurs de RL : 1 - 3 - 5 kO
Calcul pour 1000 O :
U 8
I = ----- = ------------------- = 1,09 mA
R 6 330 + 1 000
Calcul pour 3000 O :
U 8
I = ------ = ------------------- = 857 <A
R 6 330 + 3 000
Calcul pour 5000 O :
U 8
I = ------- = ------------------- = 706 <A
R 6 330 + 5 000
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I-16) Théorème de Norton
Tout aussi incontournable que son cousin Thévenin, le théorème de Norton vous amènera sur la
voie de la modélisation. Comme nous maîtrisons bien Thévenin, Norton ne sera qu'une
formalité pour nous.
Principe :
Dans le théorème de Thévenin, nous réduisions un montage quelconque à une source de tension
associée à une résistance série. Dans le modèle de Norton, nous allons réduire le montage à une
source de courant associée à une résistance en parallèle.

Il faut toutefois bien comprendre le principe suivant :

Nous allons déterminer la résistance d’un circuit, celle-ci sera égale à la résistance de Thévenin,
donc pas de problème.
Ensuite, nous allons calculer le courant de court-circuit, c’est à dire que nous allons remplacer la
charge par un court-circuit (CC) et mesurer (plutôt calculer) le courant. Ce courant sera le
courant maximum qui pourra être débité.
Ensuite, il ne nous restera plus qu'à introduire une charge et à calculer le courant qui y circule en
appliquant le principe de proportionnalité entre la charge et la résistance de Thévenin.
Comment allons nous réaliser cela ?
Concernant la résistance de Norton. Elle est identique à la résistance de Thévenin,
donc nous appliquerons rigoureusement le
même principe de calcul à cette différence près
que la résistance sera en // sur la source de
courant.
Concernant la source de courant. Nous allons court-circuiter la charge et calculer
le courant qui circule.
Vth
Elle sera aussi égale à : -----
Rth
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Transformons un circuit de Thévenin en circuit de Norton:
A votre gauche un modèle classique de Thévenin.
Nous savons que la résistance est identique mais
qu'elle est placée en // sur la source de courant, ce
problème est déjà résolu.
Maintenant pour déterminer le courant, nous
court-circuitons la sortie de notre modèle, c’est à
dire que nous relions le point A au point B. Un
courant devrait circuler. Calculons sa valeur.
Vth 10
I = ------- I = -------- = 5 mA
Rth 2 000
Un exemple ne serait-il pas le bienvenu ?
Voici le schéma suivant :
calculer i dans RL quand RL = 1 - 2 et 8 kO.
Calculons notre résistance de Thévenin : 1) Débranchons la charge.
2) Court-circuitons la source de tension.
Il vient : 2k // 8k = 1600 O.
Calculons le courant de court-circuit
(faites des schémas au fur et à mesure) :
1) Remplaçons la charge par un court-circuit.
Ceci court-circuite la résistance de 8 kO ,il reste
seulement la résistance de 2000 O dans le circuit.
Icc = 10 / 2000 Icc = 5 mA
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On peut donc dès maintenant retracer notre
circuit comme suit :
Connectons la première charge de 1000 O.
Appliquons le principe de proportionnalité,
attention, soyons vigilant, c'est naturellement
dans la résistance de plus forte valeur que le
courant est le plus faible.
Nous avons un courant de 5 mA qui se scinde
en deux courant inégaux dans Rth et RL.
Le courant circulant dans RL :
Icc x Rth 5 x 1 600
IRL = ------------ = ------------- = 3,08 mA
Rth + Rl 2 600
De même le courant dans Rth :
Icc x RL 5 x 1 000
IRth = -------------- = ------------- = 1,92 mA
Rth + RL 2 600
I-17) Les ponts
Il existe plusieurs types de ponts, nous nous contenterons d'étudier le plus célèbre , le pont de Wheatstone
qui a certainement d'ailleurs donné naissance aux autres.

A quoi cela sert-il un pont ?
A traduire un équilibre ou un déséquilibre électrique. Les principales applications se
retrouveront tout naturellement dans la mesure de grandeurs physiques.

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Voyons un exemple :
décrivons le:
Le pont est constitué de 4 résistances, d'une
batterie alimentant l'ensemble et d'un appareil
de mesure (G : galvanomètre) qui s'il ne dévie
pas dans un sens ou dans l'autre nous indique
que le système est équilibré, c’est à dire
qu'aucune différence de potentiel (ddp =
tension) n'est présente à ses bornes et que par
conséquent aucun courant n'y circule.
Naturellement, le circuit étant alimenté comme
représenté sur le schéma, un courant circule
dans chaque résistance du pont.
Que se passe t'il dans ce pont ?
Petites modifications par rapport au précédent
schéma :
- R4 est devenue X (valeur inconnue).

- Nous avons ajouté pour chaque nœud du
pont, une lettre (ABCD).
Notre résistance X à une valeur inconnue et
c'est justement sa valeur que nous nous
proposons de déterminer.
Cette résistance est variable et nous l'avons
faite varier pour obtenir l'équilibre du pont,
c’est à dire le point « 0 » du galvanomètre.
Nous en déduisons que la différence de
potentiel en les points B et C est nulle (= 0).
Convention :
- Le courant qui circule dans R1 et R3 sera
appelé I1.
- Le courant qui circule dans R2 et X sera
appelé I2.
Vab = différence de potentiel entre les points A
et B
Posons quelques équations :
Vab = R1 x I1
Vbd = R3 x I1
Vac = R2 x I2
Vcd = X x I2
Pour que le pont soit en équilibre, c’est à dire
que la ddp entre les points B et C soit nulle (
Vbc = 0); il faut que les chutes de tension aux
bornes de R1 et R2 soient identiques.
Idem pour R3 et X.
On en déduit que :
R1 I1 = R2 I2
R3 I1 = X I2
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Reformulons notre équation :
R1 I1 R2 I2 R1 R2
-------- = --------, simplifions, il vient : ------ = --------
R3 I1 X I2 R3 X
Déduisons la valeur de X :
R2 R3
X = ---------
R1
Une autre façon de comprendre le montage en pont :
Voici une autre représentation du fameux pont de Wheatstone moins usuelle mais à laquelle
vous êtes sûrement plus habitué. Que constate t-on ?
Nous avons affaire à un montage regroupant deux résistances en série R1+R3.
Nous retrouvons en // une autre branche regroupant R2 + R4 en série.
Quand on parle de pont en équilibre, cela signifie que l'ampèremètre (noté A) ne voit circuler
aucun courant, ni dans un sens ni dans l'autre. Les deux voltmètres (notés V) mesurent des
tensions rigoureusement identiques. Ceci n'est réalisé qu'à la condition que la chute de tension
aux bornes de R3 égale celle de R4 et conséquemment que la chute de tension aux bornes de R1
= la chute de tension aux bornes de R2. Et pour en finir, nous en arrivons à la conclusion qu'il
faut que le rapport R1 / R3 soit équivalent au rapport R2 / R4.
Si l'on modifie une seule des valeurs des résistances, on va provoquer un déséquilibre du
rapport, les voltmètres indiqueront des tensions différentes et l'ampèremètre indiquera une
circulation de courant.
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I-18) Le shunt
Nous allons voir une application du diviseur de courant (2 résistances en //).

Quelle est la nature du problème ?
L'intensité du courant circulant dans un circuit se mesure avec un ampèremètre, appareil de
mesure s'insérant en série dans le circuit. Un ampèremètre n'est rien d'autre qu'un mesureur de
débit d'eau appliqué à l'électricité, nous étudierons plus tard le principe de fonctionnement du
voltmètre et de l'ampèremètre.
L'appareil que nous utilisons est un système utilisant les effets magnétiques du courant, il est
muni d'une belle aiguille qui dévie et sur le plan électrique, il présente une résistance très faible.
Or les « capteurs » de mesure de courant ne sont capables de mesurer qu'un courant
extrêmement faible, voire infinitésimal.

Notre problématique :
Mesurer un courant de plusieurs ampères avec un appareil de mesure ne supportant que le
passage d'1 milliampère, tout dépassement de cette valeur occasionnant la destruction
irrémédiable de l'appareil.
Notre solution :
Il nous faudrait laisser passer 1 milliampère dans notre appareil de mesure et dériver l'autre
grosse partie de courant dans une autre résistance extérieure, bref faire un diviseur de courant.
Le schéma :
Une portion du circuit (celle qui nous intéresse)
est représentée ici. Nous avons notre
galvanomètre dans lequel circule un courant Ig
et notre shunt S dans lequel circule un courant
Is.
A l'entrée le courant total I total se scinde en
deux courants et se reforme à la sortie en u
courant I total.
Les données :
Ig : courant dans le galvanomètre
It : courant total à mesurer
Is : courant dans le shunt
Rg : résistance du galvanomètre
Rs : résistance du shunt
Sur le plan calcul :
Nous parlerons du facteur « m », dit
multiplicateur du shunt, c’est à dire la capacité
qu'a le shunt de « multiplier » le courant
passant dans le galvanomètre.
Attention, il n'y a pas de multiplication de
courant, c'est une image.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 48/128
Les indispensables formules : m : multiplicateur du shunt
Rg + Rs
m= ------------
Rs
Rs : valeur de la résistance shunt
Rg Ig
Rs = -----------
It - Ig
Un exemple qui clarifie les idées :
Nous avons à mesurer un courant maximum de
10A avec un galvanomètre qui dévie à pleine
échelle pour 1 mA. Sa résistance Rg = 2000 O.
Quelle sera la valeur de la résistance shunt à
mettre en parallèle pour obtenir à pleine
échelle, une indication de 10 A ?
Nous appliquerons directement la formule
suivante :
Rg Ig
Rs = ----------
It - Ig
Nous obtiendrons :
2 000 x 0,001
Rs = ------------------- = 0,2 O
10 - 0,001
Vous constatez :

1) Que la résistance de dérivation du shunt est très faible ce qui peut conduire à des problèmes
de réalisation.

2) Que le courant dans cette résistance sera très élevé ce qui implique que celle-ci soit
correctement dimensionnée (puissance admissible).

I-19) Le magnétisme
Introduction :
Nous allons aborder un chapitre extrêmement important. Les applications du magnétisme et de
l'électromagnétisme sont omniprésentes.
Nous nous contenterons de décrire les effets du magnétisme, pas d'expliquer le comment et pourquoi du
phénomène.
Tout le monde sait ce qu'est un aimant, ceux-ci sont connus depuis longtemps. Ils sont composés d'oxydes
de fer (Fe
3
O
4
pour les chimistes), ce sont des aimants naturels.

On peut toutefois réaliser un aimant avec une barre d'acier que l'on aimantera avec un aimant naturel et
on obtiendra un nouvel aimant.

Il est également possible d'obtenir la même chose avec un courant électrique, le saviez-vous ?

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 49/128
Examinons les propriétés des aimants :
Les pôles :
les propriétés magnétiques qui consistent à
attirer de la limaille de fer ne se manifestent
qu'aux extrémités. Ces extrémités s'appellent
les pôles.
La boussole :
C'est un aimant monté sur axe. En dehors de toute autre
influence que celle du champ magnétique terrestre, elle
s'oriente sur un axe Nord-Sud. L'extrémité qui s'oriente
vers le nord est appelé pôle nord.
Phénomènes magnétiques liés à la présence
d'un aimant :
Un aimant approché d'une boussole fait tourner
l'aiguille de celle-ci traduisant ainsi une action
mécanique.
Actions réciproques des aimants :
Si nous approchons deux aimants l'un de l'autre, on
constate que :
- Les pôles de même nom se repoussent.
- Les pôles de noms contraires s'attirent.
Action d'un aimant sur un corps non
aimanté :
L'effet magnétique ne se manifeste pas sur tous
les corps, seuls les les substances dites
magnétiques y sont sensibles (fer, cobalt,
nickel et alliages).
Aimantation par influence :
Pour certaines substance, la magnétisation disparaît dès
que cesse la cause de la magnétisation, pour d'autres
celle-ci demeure.
Expérience de l'aimant brisé :
Si l'on prend un aimant, qu'on le casse en deux,
nous nous retrouvons avec deux aimants munis
chacun d'un pôle nord et d'un pôle sud. On en
déduit qu'il est impossible d'isoler un pôle
d'aimant.
I-20) L’électromagnétisme
Voici le chapitre consacré au magnétisme du au courant. Nous allons voir ici des propriétés qui sont
mises en application au quotidien.

Quels sont les systèmes susceptibles de
produire un champ magnétique ?
Fondamentalement deux :
1) Les aimants.
2) Les courants électriques.
Mise en évidence du champ magnétique :
Prenez un aimant droit, une boussole et approchez l'aimant
de la boussole. Vous constatez que vous pouvez faire
dévier l'aiguille. Il y a bien une action mécanique à distance
du champ magnétique.
Définition :
On dit qu'il existe un champ magnétique,
aussi appelé excitation manétique, si en
une région de l'espace, il existe un état
magnétique susceptible de se manifester
par des forces.
Symbole et unité :
->
H : vecteur excitation magnétique

qui se mesure en ampère / mètre A/m.
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On ne doit plus parler aujourd'hui du champ magnétique H, mais de l'excitation magnétique.
Que ceux dont les études remontent à un certain temps s'y résolvent ! De même l'induction
magnétique B est devenue le champ magnétique.
Comment se matérialise un champ
magnétique ?
Par des lignes de force (ou de champ c'est
pareil), pour les voir, il suffit d'étaler sur
une table de la limaille de fer et
d'approcher un aimant. La limaille va
épouser les lignes du champ.
Retenez ce qui suit :
Un champ magnétique est produit dès l'instant où
une charge électrique est en mouvement.
Donc tous les fils parcourus par un courant
généreront un champ magnétique. Cette propriété
fut découverte par Oersted en 1819.
Le dessin ci-dessus représente un
conducteur traversé par un courant
électrique. Les lignes de champ sont
clairement visibles.
Le tire bouchon placé sur l'axe du fil et dans le sens
du courant vous indique le sens du champ (Ce
moyen mnémotechnique est dû au grand Maxwell).
La boussole indique la direction du champ (on voit
qu'elle est tangente aux lignes de force).
Et un courant traversant une bobine (il faudrait
dire un solénoïde) ?
Le champ à l'intérieur d'une bobine est
pratiquement uniforme. On remarquera que les
lignes de champ se referment à l'extérieur de la
bobine, créant ainsi des fuites et du rayonnement.
Comment déterminer les faces sud et nord ?
C'est très simple, la face sud est toujours la face par
laquelle pénètrent les lignes de champ.

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Et si nous utilisions un tore, quid du champ ?
Un tore est un anneau de matériau magnétique, il
est très utilisé pour la réalisation des inductances en
haute fréquence.
Les lignes se referment à l'intérieur du tore, il n' y a
pas de fuite, et si l'on place des boussoles à
proximité d'un tore, elles indiqueront le nord sans
être perturbées par celui-ci.

Relation champ magnétique, excitation
magnétique :
Petit rappel :
Nous savons que les actions magnétiques,
quelles qu'elles soient sont des actions à
distance (boussole par exemple).
Nous retiendrons que toutes les actions
dues à un champ magnétique sont liées à
l'intensité de ce champ. Cette intensité sera
notée B.
B = Vo Vr H
B : champ magnétique en Tesla
Vo : perméabilité du vide = 4 t 10
-7

Vr : perméabilité relative = 1 pour le vide
retenez bien cette valeur de Vo :
4 t 10
-7

Nous pouvons déterminer quelle sera la valeur de l'intensité du champ magnétique pour
différentes formes de bobinages :
Cas n°1 : fil rectiligne
Vo I
B = -------
2 a
avec B en Tesla
<o = 4 t 10
-7

I en ampère

a = distance en mètre en le fil et le point de mesure

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Cas n° 2 : la spire
Vo N I
B = ---------
2 r
avec B en Tesla
<o = 4 t 10
-7

I en ampère

r = rayon en mètre de la spire

N : nombre de spires
Cas n°3 : bobine longue
Vo N I
B = -----------
l
avec B en Tesla
<o = 4 t 10
-7

I en ampère

l = longueur en mètre du solénoïde

Notion de flux :
Le flux magnétique est la mesure du flux
d'induction magnétique B traversant une
surface donnée S.

m = B S
Avec :
m en Weber
S en m2
B en Tesla
Et si notre surface pour une raison ou une
autre n'est pas rigoureusement
.perpendiculaire au champ, la formule
s'écrira :
m = B S cos o
Avec o = angle formé par le plan de la surface et le
champ.
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La notion de flux est extrêmement
importante.
Et tout naturellement si on déterminera le flux
embrassé par une bobine de N spires par la
formule :
m total = N m
Avez-vous une idée de la valeur du champ
magnétique terrestre ?
Celle-ci est très faible, de l'ordre de 4 à 5 10
-4
T
qui plus est, elle n'est pas constante, puisque très
forte aux pôles et diminuant à l'équateur.
L'induction électromagnétique.
Réalisons le montage et l'expérience suivants :
Rien de compliqué, on réalise une bobine
contenant un nombre N de spires, on relie
cette bobine à un voltmètre sensible (c’est
à dire capable de mesurer de toutes petites
tensions) et on se munit d'un aimant.

Quand nous allons approcher notre aimant
de l'axe de la bobine, nous allons constater
que le voltmètre dévie. Comment un tel
miracle peut-il se produire ?
Notre aimant par définition produit un
champ magnétique permanent, vous le
savez déjà.
Quand nous approchons notre aimant, nous
produisons une variation du flux m.
C'est cette variation du flux qui produit
cette tension détectée par le voltmètre.
Ce phénomène s'appelle l'induction
électromagnétique, il y a création d'un courant
induit dans la bobine et conséquemment d'une
tension induite.

Ceci nous amène tout naturellement vers la loi de
Lenz qui dit :
Une variation Ad m ddu flux à travers un circuit électrique crée un courant induit i. Le sens du
courant i est tel que les effets qu'il produit tendent à s'opposer à la cause qui lui a donné
naissance.
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Nous retiendrons que toute variation de
flux magnétique produit un courant induit.
Pouvons nous déterminer la valeur de la fem (force
électromotrice) induite ?
oui, simplement, la loi de Lenz nous dit :
dW m
e = - --------
dt
Ce qui se traduira par :

e = variation du flux / variation du temps.
Ceci est vrai pour une spire, il faudrait multiplier ce
résultat nous N spires.
Auto-induction:
Si nous poussons notre raisonnement, nous
avons vu qu'une spire et a fortiori un
solénoïde parcourus par un courant
produisent un champ magnétique B. Si ce
courant est variable, le champ sera
variable, ce qui veut dire que le flux sera
également variable (m = B S cos o) ce qui
signifie également qu'il y aura un courant
induit dans notre solénoïde qui respectera
la loi de Lenz, c’est à dire qui s'opposera à
la cause lui ayant donné naissance, c’est à
dire au courant initial variable.
Ce phénomène s'appelle l'auto-induction de
l'anglais self induction.
La tension d'auto-induction aura pour valeur :
d m
e = --------
d t
d m : variation du flux
d t : variation du temps en seconde
e : en volt
m = L i
di
e = - L -----
dt
En l'absence de matière ferromagnétique (de
noyau), le flux propre à travers un circuit est
proportionnel à l'intensité du courant dans ce
circuit.
Mise en évidence de l'auto-induction :
Il s'agit d'une expérience classique de
lycée, voici le montage, R à la même
valeur ohmique que L, A et B sont des
ampoules.

Quand on ferme l'interrupteur Int, La
lampe A brille immédiatement, tandis que
la lampe B s'éclaire progressivement. A
l'ouverture de Int; phénomène inverse, A
s'éteint tout de suite, B s'éteint
progressivement.
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Explication du phénomène :
A la fermeture de Int, un courant s'établit dans L, ce courant provoque un flux magnétique.
Comme ce flux s'établit progressivement, il y a apparition d'une fem auto-induite qui s'oppose à
la cause qui lui a donné naissance, à savoir l'établissement du courant initial.
Conséquences :
- Retard à l'allumage.
- Retard à l'extinction.
Que se passe t-il si un conducteur parcouru par un courant se trouve plongé dans un
champ magnétique ?
Il subit une force, dite force de Laplace.
Regardez ce petit dessin :

Nous avons un conducteur articulé autour
d'un axe (en noir au dessus de l'aimant),
alimenté par une batterie avec un
interrupteur dans le circuit et un aimant
permanent. Initialement le circuit est
ouvert, il n' a pas de courant dans le circuit.
Nous fermons le circuit, un courant circule
et le conducteur subit une force F qui le fait
tourner autour de son axe. Si nous ouvrons
le circuit le conducteur retrouve sa position
normale.
Si nous inversions le sens du courant, le
conducteur de déplacerait dans l'autre sens.
Si nous inversions le sens du champ magnétique,
nous obtiendrions le même effet à savoir un
déplacement en sens contraire.
Cette force, appelée Force de Laplace est
quantifiée par la formule :
F = I B l sin o
Application la plus célèbre : le moteur
électrique et le haut-parleur
électrodynamique. Celui-ci est constitué
d'une bobine pouvant coulisser entre les
pôles d'un aimant. La bobine est solidaire
de la membrane du HP. Quand la bobine
est alimentée, celle-ci est soumise à une
force de Laplace qui la fait se déplacer et
ce déplacement crée des ondes de pression
que nous entendons.
Avec F en newton
I en Ampère
B en Tesla
l en mètre (longueur du déplacement)

I-21) Le condensateur
Dans ce chapitre, nous allons étudier le condensateur qui est un des constituants essentiels des montages.
Il y a plusieurs approches possibles pour cette étude, de la plus simple à la plus compliquée.

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Commençons par le symbole et quelques
images :
Comment est constitué un condensateur ?
Aussi surprenant que cela puisse paraître, un condensateur est constitué par deux conducteurs
séparés par un isolant. Ceci apparaît clairement sur le symbole.
Quelles sont ses propriétés fondamentales ?
Un condensateur ne laissera pas passer le
courant continu, il le bloquera et inversement
laissera passer le courant alternatif, attention
cette dernière assertion est soumise à
conditions.
On dit souvent qu'un condensateur est un
réservoir d'énergie. C'est plus ou moins vrai,
c'est vrai quant au bilan énergétique, c'est
moins vrai quant à son fonctionnement. Nous
retiendrons quand même cette image.
On parle de la capacité d'un condensateur, de quoi s'agit-il ?
C'est le rapport entre la quantité d'électricité Q
qu'il est susceptible d'emmagasiner et la tension
U à ses bornes.
Q
C = -----
U
Avec :
C en Farad
Q en Coulomb
U en volt
Sous-multiples du Farad. La capacité du condensateur s'exprime en
Farad. Le Farad est une grandeur énorme aussi
les sous-multiples sont-ils plus fréquemment
utilisés.
Farad = 1
MilliFarad = 10-
3
F
MicroFarad = 10-
6
F
NanoFarad = 10-
9
F
PicoFarad = 10-
12
F
1 F
1 mF
1 <F
1 nF
1 pF
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De quoi dépend la capacité du condensateur ?
- Elle est proportionnelle à la surface S des
armatures.
- Elle est inversement proportionnelle à
l'épaisseur e du diélectrique (isolant).
- Elle est proportionnelle à la permittivité
relative c r également appelée constante
diélectrique.
- Elle est proportionnelle à la permittivité
absolue c o également appelée constante
diélectrique.

1
c o = ------------
36 t 10
9
c r = 1 pour le vide, + / - 1pour l'air
c r c o S
C = ---------------
e
avec:
C en Farad
e en mètre
S en m
2
c o = dépendant du matériau utilisé
c o = 1 / 36 t 10
9
Passons à la pratique :
Nous réalisons le petit montage suivant :
Nous relions un condensateur C à une batterie
fournissant 10V. Nous laissons mijoter un peu
histoire de bien « charger » notre condensateur.
Maintenant, nous déconnectons notre batterie et
nous mesurons la tension aux bornes de notre
condensateur avec un voltmètre ce qui nous
donne le montage suivant :
Là nous mesurons à peu près notre tension de
batterie, mais ne l'oublions pas celle-ci n'est
plus connectée.
Nous venons de vérifier expérimentalement
que notre condensateur a stocké de l'électricité
c’est à dire des charges positives sur une
armature, des charges négatives sur l'autre.
Comme vous êtes attentifs, vous allez objecter
que dans les propriétés fondamentales du
condensateur il avait été écrit que celui-ci ne
laissait pas passer le courant continu !
C'est vrai. Tout cela est exact. Notre
condensateur s'est chargé, un courant a circulé
mais c'est fini, une fois la charge effectuée, il
n'y a plus circulation d'électrons, donc pas de
courant. Le condensateur va se comporter
comme un interrupteur ouvert dans un circuit à
courant continu.
Tout ceci nous amène à penser que nous utiliserons des condensateurs quand nous aurons besoin
de diriger ou véhiculer des signaux alternatifs d'un point vers un autre ou bien quand nous
ressentirons le besoin d'isoler un ensemble ou un composant d'une composante continue
indésirable.

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Est-il possible d'associer des condensateurs comme nous l'avons fait pour les résistances ?
Condensateurs en parallèle. Condensateurs en série.
Si j'ai 3 réservoirs d'eau intuitivement je
comprends qu'en les connectant de la sorte, j'ai
augmenté ma capacité aqueuse. Il en va de
même avec les condensateurs.
Inversement, si je connecte mes réservoirs
comme suit, je me rends compte
immédiatement que mon débit d'eau sera limité
par le débit du plus petit réservoir.
La capacité résultante aux points A - B sera :
C
totale
= C1 + C2 + C3
La capacité résultante aux points A - B sera :
1
C
totale
= ---------------------
1 + 1 + 1
---- ---- -----
C1 C2 C3
Principe pour le calcul :
En parallèle, pour les condensateurs on applique le principe de calcul des résistances en
série.
En série, pour les condensateurs, on applique le principe de calcul des résistances en
parallèle.
Et l’énergie dans tout cela ?
Nous savons que nos condensateurs stockent de
l’énergie mais combien ? Telle est la question.
la réponse est :
1 1 Q
2
W= ---- CU
2
= ---- QU = ----
2 2 2 C
Wen joule
C en Farad
Q en Coulomb
U en volt
Et le champ électrique ?
Puisque nos condensateurs sont chargés
électriquement, il paraît évident qu’il existe
entre les armatures un champ électrique. Ce
champ a pour valeur :
U
E = ----
e
E en volt/mètre
U en volt
e = distance entre plaques en mètre

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Aspects technologiques :
Il existe une variété considérable de condensateurs, chacun a un usage particulier. Certains
condensateurs seront plus stables à la HF que d'autres, certains sont conçus pour les forts
courants, d'autres pour des applications particulières, d'autres sont polarisés.
Dans nos montages VHF ou UHF le condensateur classique ne sera pas seulement un
condensateur, mais également un élément selfique (la longueur des connexions aux hautes
fréquences représentent une part non négligeable de la longueur d'onde), il faudra utiliser des
condensateurs spéciaux.
On veillera à toujours choisir le condensateur idoine pour l'application choisie.
Un autre aspect qu'on ne peut passer sous silence est la tension d'isolement. ll s'agit de la tension
maximum d'utilisation.
Le marquage :
Soit en clair (ou presque) soit comme les
résistances. Vous trouverez à droite un type de
marquage fréquent.
Soyez attentif au fait que le 3ème chiffre est un
multiplicateur, si vous lisez 120, il s'agit d'un
condensateur de 12 pF et non pas 120 pF. Le
condensateur de 120 pF est marqué 121.
Dépannage :
le condensateur est un composant facétieux, surtout quand il vieillit ! Combien de récepteurs ou
émetteurs n'ayant pas fonctionné depuis longtemps, à la remise sous tension seront
complètement silencieux.
Les condensateurs présentent (entre autres) deux défauts courants :
1) La fuite.
2) Le court-circuit.
Si le deuxième cas est relativement facile à détecter (il a « fumé », ou il est chaud, on retrouve à
sa sortie une composante continue, etc), le premier cas est bien plus sournois. Dans ce cas, le
condensateur présente une résistance directe qui est loin d'être infinie, et il vous dérive vos
signaux vers la masse (cas de découplages plus particulièrement) ou vous écroule une tension
continue.
La loi de charge et de décharge :
Il fallait bien y venir à un moment ou à un autre,
c’est à dire parler de la loi de charge et de
décharge d'un condensateur.
Il y a là aussi plusieurs angles d'attaque
possibles. Nous allons rester simple et nous
baser sur un exemple.
Nous réalisons le montage suivant, à savoir un
générateur de tension carrée, un condensateur C
et une résistance R.
Maintenant grâce à un appareil qui s'appelle
oscilloscope, nous allons examiner l'allure des
tensions aux bornes du générateur et du
condensateur.
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Voici le résultat :
- En bleu, la tension observée aux bornes du
générateur.
- En rouge, la tension observée aux bornes du
condensateur.
On constate que la forme des signaux est
différente et qu'il faut un certain temps au
condensateur pour se charger complètement (
c’est à dire avant d'atteindre l'amplitude
maximale). On constate le même phénomène à
la décharge. Ceci est su à la résistance R insérée
dans le circuit.
Si nous décidions d'augmenter la valeur de R
fortement, on pourrait constater sur
l'oscilloscope que le condensateur ne peut pas
se charger à la valeur maximum.
Les lois de charge et de décharge sont de la
forme :
e
- t/RC

e logarithme de base e (2.72)
avec l'expression -t / RC en exposant
Donc la tension aux bornes d'un condensateur
chargé par une tension E au bout d'un temps t
dans un circuit comprenant une résistance R
sera de :
V = E ( 1 - e
- t/RC
)
La tension aux bornes d'un condensateur se
déchargeant au bout d'un temps t et ayant été
chargé par une tension E dans un circuit
comprenant une résistance R sera de :
V = E (e
- t/RC
)
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I-22) Mesure de U et I
Fonctionnement du galvanomètre à cadre mobile:
Nous allons employer un appareil universel pour la mesure du courant et de la tension, voici
l'appareil :
Quelques explications :
- Les faces rouges et bleues sont les pôles d'un aimant permanent.
- Le noyau vert est un noyau en fer doux monté sur un axe.
- La partie noire solidaire de l'aiguille est un solénoïde bobiné autour du noyau de fer doux.
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Fonctionnement :
Quand nous effectuons une mesure, nous relions les extrémités de notre solénoïde au circuit à
mesurer. Il circule donc un courant dans ce solénoïde, ce qui a pour effet de produire au sein du
bobinage un champ magnétique B multiplié par la perméabilité relative du noyau.
Comme ce champ est lui même confronté au champ de l'aimant, cet « équipage mobile »
(noyau, bobine, aiguille) subit un couple de forces qui a pour effet de le faire tourner.
Un ressort de rappel (non représenté) en forme de spirale à la charge de ramener l'ensemble en
position de repos quand l'excitation cesse.
L'angle de rotation est proportionnel au courant qui circule dans le bobinage.
Il suffit de placer une échelle graduée en unités correctes pour effectuer une mesure.
Ce dispositif n'autorise pas le passage d'un grand courant, la gamme classique se situe entre 50
et 100 <A.
Ll faudra adjoindre des composants extérieurs pour réaliser un appareil de mesure susceptible de
fonctionner avec une gamme étendue.
L'ampèremètre. Le voltmètre.
- La mesure s'effectue toujours en SERIE dans
le circuit à mesurer.
- La mesure s'effectue toujours en
PARALLELE sur le circuit ou composant à
mesurer.
L'ampèremètre se caractérise par une très faible
résistance afin de ne pas perturber le circuit
observé (imaginer le produit RI si
l'ampèremètre avait R non négligeable).
Le voltmètre se caractérise par une très grande
résistance, toujours pour ne pas perturber le
circuit observé. R est très grand, typiquement
sur un contrôleur universel 20 000 O par volt.
Synoptique de l'ampèremètre. Synoptique du voltmètre.
II) Le courant alternatif
II-1) Introduction
L'étude du courant alternatif fait appel à quelques notions de trigonométrie.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 63/128
Notion de Sinus et de Cosinus :
Les fonctions sinus et cosinus sont des fonctions comme les autres, au même titre de f(x) = 2x.
Regardez, grâce à cette figure comme il est simple de s'en souvenir.
Nous traçons un cercle de rayon « r » qui
vaudra toujours 1.
L'axe vert est l'axe des cosinus.
L'axe rouge est l'axe de sinus.
Et maintenant que vais-je bien pouvoir faire de
ceci ?
Je cherche à déterminer le sinus et le cosinus
d'un angle de 60°.
Avec la méthode graphique, rien de plus
simple.
Je trace le cercle de rayon 1, le positionne avec
un rapporteur mon angle de 60° et je réalise la
projection du point obtenu sur le cercle sur les
axes sinus et cosinus. Il ne me reste plus qu'à
prendre une règle et à mesurer.
Je mesure 0,5 sur l'axe des cosinus et 0,86 sur
l'axe des sinus, donc
Sin (60) = 0,86
Cos (60) = 0,5.
C'est bien joli mais à quoi cela sert-il ?
Et bien, par exemple à calculer la longueur de vos haubans d'antenne quand vous connaissez la
hauteur du pylône et l'angle que vous voulez donner.
A ce propos, nous avons évoqué la fonction
f(x) = 2x. Qu’est-ce que cela signifie ?
C'est très simple. Je fais varier x de 1 à 10 par
exemple et je calcule à chaque fois la valeur de
f(x).
Ce qui donne :
x = 1 2 3 4 5
f(x)= 2 4 6 8 10
Vous avez compris le principe. Maintenant
traçons le résultat, les x sur l'axe des x, f(x) sur
l'axe des Y.
Ceci est juste un rappel pour la culture
générale.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 64/128
Pour expliquer ce qu'est le courant alternatif,
rien ne vaut la pratique, nous allons voir
comment nous pourrions le produire nous-
même.
Nous réalisons un bobinage muni d'une
manivelle pour le faire tourner (nous ferons
abstraction des problèmes mécaniques, ce n'est
pas l'objet). Nous plaçons l'ensemble entre les
pôles d'un gros aimant.
Nous relions les fils de notre solénoïde à un
oscilloscope et en avant, nous faisons tourner
aussi régulièrement que possible notre
manivelle.
Et nous obtenons ceci sur notre écran qui
représente l'allure de la tension induite dans
notre bobinage.
Si vous vous demandez comment un tel prodige
à pu se produire, je vous recommande de relire
attentivement le chapitre consacré à
l'électromagnétisme !
Quelques explications quand même :
Nous avons entraîné notre manivelle à une
vitesse angulaire e de 1 tour par seconde.
L'aimant produit un champ magnétique B.
Notre solénoïde est composé de N spires de
section S.
Nous savons que le flux sera égal à
u = B S N
Mais ce flux n'est pas constant, puisque notre
bobinage tourne et qu'il n'offre pas toujours la
plus grande section au champ magnétique.
Nous dirons que le solénoïde a tourné d'un
angled o = e t.
Le flux vaudra donc :
uW = WB S N cos (e t).
Par ailleurs nous savons que toute variation de
flux implique une fem induite qui aura pour
valeur:
u = u
m
sin (e t).
Tout ce qui se trouve à gauche n'est pas à
retenir, il s'agit juste de comprendre le
phénomène de production et de faire un rappel
sur l'électromagnétisme.
Retenez que tout champ magnétique tournant
induit dans un bobinage une fem (la fem étant
la force électromotrice tandis que le courant est
la force magnétomotrice).
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Les notions essentielles à retenir :
Toute tension alternative sinusoïdale sera de la
forme :
u = u
m
sin (e t)
Nous étudierons au chapitre suivant ce que
sont w, la période, la fréquence.
U en volt
Um en volt, c'est la tension maximale atteinte
e = pulsation = 2 t f en radians/seconde
f = fréquence en Hertz
t = temps en seconde
L'allure d'un courant ou d'une tension
sinusoïdale est comme ceci ---->

Observez l'axe rouge qui scinde notre
sinusoïde en deux parties égales, à chaque fois
que cet axe est traversé, le courant change de
sens, c’est à dire que les électrons partent en
sens inverse.
II-2) Fréquence, période, pulsation
Nous avons vu au chapitre précédent quelle était l'allure, vue sur un oscilloscope, d'une sinusoïde.
Nous allons la regarder de plus près et définir de nouveaux termes.
Reprenons notre sinusoïde.
L'axe rouge représente le temps.
Le phénomène que nous observons se
déroule dans le temps.
L'axe noir représente l'axe de l'amplitude
en Volt du signal.
La période : Vous constatez sur le dessin ci-dessus que le phénomène
observé est périodique, c’est à dire qu'il se répète dans le
temps.
Si nous mesurons le temps nécessaire au déroulement
complet d'un cycle nous obtenons la période de notre
signal . Cette période sera mesurée en secondes (plus
souvent en sous-multiples de la seconde) et s'écrira : t.
La fréquence : Un temps de 1 seconde est représenté sur le dessin ci-
dessus. Il est facile de compter combien de cycles
complets se sont déroulés durant cet intervalle de temps.
(Dans notre exemple : 2),
le nombre de cycles par unité de temps s'appelle la
fréquence (dans notre cas 2 Hz).
La fréquence, notée f se mesure en Hertz (Hz).
Ceci explique pourquoi les anciens de la radio utilisaient
le cycle par seconde (c/s) comme unité.
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Relation fréquence période : 1 1
f = ------ T = ------
T f
Avec f en Hertz (Hz)
T en seconde
Petits exercices de compréhension:
J'émets un signal non modulé sur 7 MHz.
Quelle est la période de mon signal ?
7 MHz représentent 7 000 000 Hz donc la période de
mon signal sera de :
1
T = -------------- = 0,1428 10
-6
s = 0,1428 <s
7 000 000
Ce temps représente le temps nécessaire à
l'établissement complet d'une sinusoïde.
Je détecte sur un appareil spécial une
émission non désirée de mon émetteur
ayant 1 ns de période. (1 10
-9
s)
Sur quelle fréquence se trouve cette
émission ?
Appliquons la relation :
1
f = ---------- = 1000 MHz = 1 GHz
110
-9

Et la pulsation ?
Vous savez déjà qu'elle est notée e. e = 2 t f
e en radians / seconde
t = 3,14 (valeur approchée)
f = fréquence en Hz
e West la vitesse angulaire de notre signal.
Qu'est-ce que cela veut bien dire ?
Vous avez remarqué que notre signal est une
fonction périodique, c’est à dire qui se répète dans le
temps. Ce signal est de forme sinusoïdale (c’est à
dire faisant intervenir la fonction sinus).
Dans le chapitre « Définition », nous avons
représenté la fonction sinus par un vecteur dans un
cercle. Pour chaque valeur d'angle, notre vecteur
prend une valeur différente. Nous pouvons donc
représenter notre signal comme un vecteur tournant
à la vitesse angulaire e.
S'exprime en radians / seconde.
Pour faire un tour complet, soit 360°, il faut 2 t rd
donc 1/2 (180°) tour vaut t
et 1/4 (90°) de tour vaut t /2.
Nota :
Le sens dans lequel nous tournons
s'appelle le sens trigonométrique et il est
en sens inverse des aiguilles d'une montre.

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Et puisque nous y sommes, définissons
la longueur d'onde :
Nous émettons des signaux, plus précisément des
ondes électromagnétiques.
Ces ondes parcourent une certaine distance dans
l'espace.
La longueur d'onde d'un signal est la distance
parcourue pendant un temps égal à sa période.
Avec :
ì en mètres
c = vitesse de la lumière = 3 10
8
m/s
f = fréquence en Hz
c
ì = -----
f
Constat : nos signaux voyagent à la vitesse de la lumière.
Exemple :
Quelle est la longueur d'onde du signal
que j'émets sur 144 MHz ?
3 10
8
ì = ---------- = 2,083 m
144 10
6
II-3) Valeurs efficaces
Nous en savons un peu plus désormais sur le courant alternatif sinusoïdal. Nous avons observé que sa
valeur n'était jamais constante contrairement à celle d'un courant continu. Comment déterminer ne serait-
ce que l'effet Joule avec un tel courant variable ?

Observons les deux montages suivants :
Dans le cas ci-dessus une résistance R
est alimentée par un générateur de
tension continue.
Un courant I = U/R va s'établir et ce
courant, par effet Joule, provoquera un
échauffement de la résistance.
et dans le cas ci dessus, la même résistance R est
alimentée par un générateur de tension alternative.
Un courant i = u/R va s'établir et ce courant, par effet
Joule, provoquera un échauffement de la résistance.
On voit clairement qu'il sera difficile de comparer les effets de ces courants sur une même durée
car ils sont très différents. Nous aurions besoin d'un coefficient nous permettant, une fois
appliqué à l'un des courants d'effectuer des comparaisons.
Les physiciens ont répondu à cette
épineuse question par ceci :
La puissance transformée en chaleur dans un élément
résistant sera déterminée par les valeurs efficaces du
signal alternatif appliqué.
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Calcul de Ieff et Ueff
Connaissant les valeurs maximales (lues sur un
oscilloscope par exemple), nous appliquerons :

Pour mémoire racine de 2 = 1,41.
Important:
la tension du réseau EDF de 230 V est une
valeur efficace. Votre contrôleur universel
affiche des valeurs efficaces, votre oscilloscope
des valeurs max.
Prenez la bonne habitude de travailler avec les valeurs
efficaces.
Des confusions à éviter:
Observez bien que la tension max se mesure
entre l'axe du temps et l'amplitude maximale.
Vous trouverez parfois dans la littérature des
tensions notée Ucàc (crête à crête) qui serviront
à mesurer des puissances d'enveloppe.
Un exemple :
On mesure sur un oscilloscope une
tension crête à crête de 648 V. Quelles
sont les valeurs de la tension max et
efficace ?
La tension max sera égale à la tension crête à crête divisée par
2 soit :

U max = Ucàc / 2 = 648 / 2 = 324 V
Ueff = Um / (racine 2) = 324 / 1,41 = 230V

II-4) Le déphasage
Avant d'aborder les thèmes suivants consacrés aux comportements des condensateurs et inductances en
alternatif, il convient de se remémorer ou de découvrir de manière simple ce que signifie le déphasage.

Nous allons découvrir (très bientôt) que dans nos
circuits alimentés par du courant alternatif, le
courant et la tension ne sont pas en phase.
Ceci peut sembler un peu mystérieux, regardons
toujours à l'aide de notre oscilloscope ce que cela
donne.

La tension est représentée en vert, l'intensité en
rouge.
Nous voyons ici que la tension démarre franchement
avant le courant, peu nous importe pour le moment
de savoir à quoi ceci est dû, contentons-nous de
constater le phénomène.
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Pourrions nous représenter différemment ce déphasage ?
oui d'une manière très simple qui consiste à
utiliser un vecteur pour chaque grandeur et à
les séparer de l'angle du déphasage. Regardez
cet exemple.
Nous avons un vecteur rouge d'une certaine
longueur qui représente une grandeur, un
vecteur bleu d'une certaine longueur qui
représente une autre grandeur physique, ces
vecteurs sont à 90° l'un de l'autre.
Appréhendons sur un cycle ce que
représentent les angles :
Essayons de nous souvenir de la notation en
radians que l'on retrouve souvent :
0° 90° 180° 270° 360°
0 t/2 t 3t/2 2t
De plus en plus fort ...
Imaginons que nous soyons confrontés au
problème suivant :
nous avons deux grandeurs physiques, nous
savons qu'elles sont liées par un déphasage,
nous ne connaissons qu'une seule de ces
grandeurs.
A partir de ces éléments, est-il possible de
déterminer la valeur inconnue ?
Ceci est tout à fait réalisable, nous avons
seulement besoin de revoir quelques notions
simple de trigonométrie.
Vous vous souvenez ce cet exemple que nous
avions étudié ?
Nous allons simplifier les choses en
débarrassant ce dessin de tout ce qui encombre.
Voilà le résultat, ne vous affolez pas, il est
identique au précédent. Nous avons rajouté des
lettres désignant les côtés, à savoir :
H pour l'hypoténuse
O appelé côté opposé à l'angle de 60°
A appelé côté adjacent à l'angle de 60 °
Vous noterez que nous avons un angle de 90°
entre les segments O et A.
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Bien, que pouvons-nous faire de tout cela ?
Résoudre un petit problème simple par
exemple. En voici les termes :
nous connaissons la longueur de H, nous
connaissons la longueur de A, nous
connaissons la valeur de l'angle formé par A et
H, nous cherchons la longueur de O.
La trigonométrie nous dit :
côté opposé
sin (a) = ------------------
hypoténuse
Ce que nous cherchons est le côté opposé.
transformons ceci comme cela et
sin(a) x hypoténuse = côté opposé.
Appliquons à un exemple numérique :
Notre segment A mesure 5 m, notre segment B
mesure 10m, l'angle a = 60°, quelle est la
longueur de O ?
D'après ci-dessus
Côté opposé = sin(a) x hypoténuse.
O = sin(60) x 10
O = 0,86 x 10 = 8,6 m
Les valeurs des sinus et cosinus peuvent être
trouvées avec un simple calculette (ou avec une
règle et un compas sur un dessin).
Retenez que la somme des angles d'un
triangle est égale à 180 °.
côté opposé côté adjacent sin côté opposé
sin (a) = ---------------- cos (a) = ---------------------- tangente = ------ = ------------------
hypoténuse hypoténuse cos côté adjacent
Et Pythagore alors ?
Nous allons voir un autre grand (très grand)
théorème de géométrie qui nous sera
indispensable dans les chapitres suivants, il
s'agit du théorème de Pythagore.
Rien n'est plus simple que le théorème de
Pythagore, n'en ayez pas peur, il va vous rendre
d'immenses services, ne serait-ce que pour
tailler les haubans de votre antenne à la bonne
longueur.
Regardez ceci, à gauche, c'est un triangle
rectangle (ceci signifie qu'il y a un angle droit
(90°) dans ce triangle).
Le théorème de Pythagore nous dit que dans un triangle rectangle, le carré de la longueur de
l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés. En d’autres
termes, si le triangle ABC est rectangle en A, alors BC
2
= AB
2
+ AC
2
.
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Vous retiendrez:
C'est ceci que nous utiliserons le plus
fréquemment dans la suite de l'étude en
alternatif.
Vous demandez certainement pourquoi nous avons revu toutes ces notions et c'est bien légitime.
Voici un début d'explication :

Depuis longtemps vous savez que l'on ne mélange pas les serviettes et les torchons; il en va de
même dans bien d'autres domaines comme nous allons le voir ici.
Supposons que vous habitiez La Rochelle et
que vous ayez à vous rendre à Cahors. Vous
connaissez la distance La Rochelle Bordeaux,
la distance Bordeaux Cahors mais pas la
Rochelle Cahors.
Il paraît évident que si nous additionnons les
distances que nous connaissons, le résultat sera
supérieur à la réalité car la distance La Rochelle
Cahors est bien inférieure à la distance cumulée
La Rochelle Bordeaux, Bordeaux Cahors.
Pour connaître la distance exacte séparant ces deux villes, nous pourrons utiliser plusieurs
méthodes toutes aussi efficaces les unes que les autres.
1) La méthode graphique, nous dessinons à l'échelle et mesurons avec une règle.
2) La trigonométrie (sin , cos).
3) Le théorème de Pythagore.
Il en sera exactement de même pour la suite quand nous allons être confrontés à des circuits
présentant des déphasages entre tension et courant. Nous ne pourrons plus ajouter simplement
les grandeurs, il faudra tenir compte de l'angle de déphasage, exactement comme l'exemple
routier ci-dessus.
II-5) La résistance en courant alternatif
Nous allons aborder le thème des comportements de nos composants face au courant alternatif. Pour ce
chapitre ce sera la résistance.

Le schéma de base et de principe :
Nous réalisons le montage suivant composé d'une
source alternative et d'une résistance R dite pure c’est à
dire n'offrant qu'une composante résistive. Nous verrons
qu'hélas les composants ne sont jamais « purs » et
qu'une résistance est souvent accompagnée d'une
composante inductive.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 72/128
Nous allons relier un oscilloscope à deux
voies sur ce montage, deux voies signifiant,
schématiquement, que nous possédons deux
oscilloscopes en un seul boîtier.
La voie A sera reliée aux bornes de la
source, nous examinerons la tension
délivrée, la voie B, quant à elle sera
connectée aux bornes de la résistance, nous
examinerons le courant.
A ce propos, pourquoi allons nous examiner le courant
en nous connectant aux bornes de R ?
Parce que le courant "i" traversant cette résistance va
produire une chute de tension, cette chute de tension sera
l'exact reflet du courant.
Le fait d'avoir deux voies nous permettra d'observer sur
un même écran et simultanément deux phénomènes
distincts.
Qu'observons nous ?
Qu'en ajustant les amplitudes de l'une et
l'autre trace, nous pouvons les superposer
pour ne plus former qu'un seul signal visible
sur notre écran d'oscilloscope.
Interprétation : Nous retiendrons :
Si nous pouvons superposer nos deux signaux, c'est
que ceux-ci ne sont pas déphasés l'un par rapport à
l'autre, en d'autres termes, la tension et le courant
apparaissent simultanément, croissent
simultanément, s'inversent simultanément.
Une résistance pure alimentée par un courant
alternatif n'introduit pas de déphasage entre
tension et courant.
U et I sont en phase.
Ce qui implique les relations suivantes :
U
I = ----
R
L'impédance d'une résistance sera égale à sa
résistance :
Z = R
avec U et I en valeurs efficaces - R et Z en O. La puissance consommée dans la résistance sera :
P = U I P = R I
2
Nous voici amené à définir un nouveau terme
que nous venons de citer, à savoir l'impédance
(Z).
L'impédance sera égale au rapport de l’amplitude
de la tension du circuit à l’amplitude du courant
qui le traverse.
Ceci doit vous rappeler quelque chose car c'est la
définition de la résistance (en continu). En étendant
cette notion, nous dirons que l'impédance est la
résistance appliquée au courant alternatif.
Alors pourquoi avoir donné un autre nom ?
Parce qu'en alternatif, le fait de « résister » au
passage du courant n'implique pas forcément une
consommation de puissance, ceci est une autre
histoire que nous verrons plus tard dans le
chapitre « Puissance » en alternatif.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 73/128
Et graphiquement, peut-on faire quelque chose ?
Nous pouvons représenter la tension et le
courant par des vecteurs (les vecteurs sont
proportionnels aux amplitudes respectives de U
et de I).
On note que U et I sont positionnés sur le
même axe, ce qui signifie qu'il n'y a pas de
déphasage entre eux
Les inévitables limitations:
Nous retiendrons qu'en alternatif l'impédance vaut la résistance pour une résistance à condition
que celle soit pure ce qui n'est pratiquement jamais le cas. Toute résistance, par construction,
finit par présenter des termes réactifs et c'est bien embêtant lorsque l'on pratique les UHF et au
dessus. Une bien modeste résistance dans un montage UHF est connectée au circuit par
l'intermédiaire de ses pattes et celles-ci se comportent comme des inductances (vous verrez un
peu plus loin), d'autre part des capacités apparaîssent aussi. Nous nous retrouvons avec un
composant qui n'a plus du tout un comportement prévisible. Pour lutter contre cela, il faut
réaliser des câblages limitant les connexions au minimum, utiliser des composants spéciaux
(CMS et composants UHF) et des techniques de conception adapatées aux fréquences à traiter.

Vous retiendrez qu'en alternatif l'impédance d'une résistance vaut sa résistance : Z = R.

II-6) La réactance capacitive
Nous avons vu dans la section
consacrée au courant continu ce
qu'était un condensateur et quel était
son comportement tant en continu
qu'en alternatif. Pour mémoire
rappelons qu'il laisse passer le courant
alternatif et qu'il bloque le courant
continu.
Pour vous en convaincre s'il en est
besoin, réalisez le montage suivant et
observez :
Vous constatez que la lampe n'éclaire pas, manifestement quelque chose empêche le courant de
circuler.
Maintenant, faites une légère
modification qui consiste à enlever la
batterie et à la remplacer par une
source de tension alternative et
constatez par vous même :
La lampe s'éclaire ! Ceci confirme clairement les propriétés du condensateur.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 74/128
Mais l'histoire ne s'arrête pas là :
Notre condensateur en alternatif va
présenter une autre caractéristique
plutôt surprenante, il va être sensible à
la fréquence de la source de tension et
cette « sensibilité » va jouer sur sa
réactance.
Encore un nouveau terme !
La réactance du condensateur sera sa
propriété à s'opposer au passage du
courant alternatif.
1
X = --------
C e
La réactance sera notée X et
s'exprimera end O (tout ce qui freine est
en O !).
Avec X en O
C en Farads
e = 2d t f
f en Hertz
Un exemple d'application :
Nous désirons connaître la réactance d'un
condensateur de 100 pF à la fréquence de 50
MHz.
Sachant que X = 1/C e
il vient :
1
X = ----------------------------------
100 10
-12
x 2 x t x 50 10
6
1
X = ------------------------------- = 31,8 O
100 x2 x t x 50 10
-6

Sans être un mathématicien de génie, on
comprend vite que plus la fréquence f va
croître, plus X diminuera.
Dans le même ordre d'idée, on notera que la
réactance est également fonction de la capacité,
donc à une fréquence donnée f, deux
condensateurs de valeurs différentes auront des
réactances différentes.
On peut essayer de visualiser graphiquement
comment évolue la réactance du condensateur
en fonction de la fréquence. (faites le vous
même avec les valeurs du tableau, vous
reconnaîtrez facilement les courbes en 1/x).

Dans cet exemple le condensateur à une
capacité de 10 pF (10.10-
12
F).
Fréquence en MHz Réactance en O
1 15924
5 3185
10 1592
15 1062
20 796
25 637
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En image, voici l'allure de la courbe
représentant l'impédance d'un
condensateur de 10 pF pour une
fréquence évoluant de 1 MHz à 29
MHz. En abscisse la fréquence en
MHz et en ordonnées la réactance en
Ohm.
On retiendra que pour une valeur de C
donnée, aux basses fréquences, la
réactance est élevée et qu'au fur et à
mesure que la fréquence croît, la
réactance diminue.
La réactance, c'est une chose mais ce condensateur, nous réserve t-il autre chose ?
Non content d'avoir un comportement en
fonction de la fréquence et de la capacité, il
offre une autre caractéristique intéressante: il
déphase
Vous devez vous souvenir qu'en continu, quand
on applique une tension (continue) sur le
condensateur, un courant circule pendant
l'accumulation de charge. Une fois le
condensateur chargé, le courant cesse et on peut
mesurer une tension aux bornes de notre
condensateur.
Intuitivement on comprend qu'il y a d'abord
établissement du courant dans le condensateur
puis établissement de la tension.
On retiendra qu'un condensateur soumis à une
tension alternative avance le courant sur la
tension. Cette avance vaut 90°.
Si nous observons la tension et le courant aux
bornes d'un condensateur dans un circuit
alternatif, voici ce que nous voyons :
En vert, le courant.
En rouge, la tension.

La représentation vectorielle :
Afin de pouvoir faire des calculs simplement
en s'appuyant sur la méthode graphique, on
dessine ceci :
Les abus de langage :
Il vous arrivera d'entendre parler de l'impédance d'un condensateur. Cette expression n'est pas
correcte mais comme elle est passée dans le vocabulaire courant, il est maintenant difficile de
s'en débarasser.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 76/128
Et pour finir :
Un condensateur (supputé sans perte) ne consomme pas de puissance.
C'est une propriété très importante car si le condensateur présente bien une réactance (il
s'oppose au passage du courant alternatif), il ne consomme pas de puissance.
Ce qu'il faut en retenir :
- La formule de la réactance.
- Le déphasage de t / 2 (90°) de la tension sur le courant (courant en avance sur tension).

II-7) La réactance inductive
Nous avions introduit la notion d'inductance
dans la section courant continu, chapitre
« Electromagnétisme ».
Nous avions également montré grâce à une
expérience simple ce qu'était l'auto-induction.
Pour mémoire, le schéma a été reproduit à
droite. Nous constations que la lampe en série
avec l'inductance ne brillait pas immédiatement
et qu'à l'ouverture du contact Int, elle s'éteignait
progressivement. Ces phénomènes étaient dûs à
la self (de l'anglais "self induction").
Avant d'aborder les propriétés des selfs en courant alternatif, quelques notions simples :
Si nous mettons en série plusieurs inductances (
L1, L2, L3), l'inductance équivalente sera :
Lt = L1 + L2 + L3
Si nous mettons en parallèle plusieurs
inductances ( L1, L2), l'inductance équivalente
sera :
L1 L2
Lt = ------------
L1 + L2
Vous retrouvez les mêmes formules de calcul
que pour les résistances. Le coefficient de
self-induction est noté L, son unité est le
Henry.
Le Henry est une grosse unité, dans nos gammes de fréquences nous aurons plutôt l'occasion de
jouer avec des valeurs de l'ordre du <H.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 77/128
Quel va être le comportement de notre self en alternatif ?
A l'instar de ce que faisait le condensateur,
notre self va être sensible à la fréquence de la
source qui l'alimente, et cette « sensibilité »
interviendra sur sa réactance.
La réactance de l'inductance sera sa propriété à
s'opposer au passage du courant alternatif.
La réactance sera notée X et s'exprimera end O.
X = L e
Avec X en O
L en Henry (symbole : H)
e = 2d t f
f en Hertz
Un exemple de calcul serait le bienvenu:
Nous possédons une inductance de 10 <H et
nous désirons connaître sa réactance à la
fréquence de 50 MHz.
Nous savons que X = L e
il vient :
X = 10 10
-6
x 2 x t x 50 10
6
X = 3140 O
A l'inverse du condensateur, on constatera que
sur une self, plus la fréquence croît, plus la
réactance croît.
On notera que la réactance d'une self et
également fonction de son coefficient de self-
induction L.
Pour vous en convaincre voici dans le tableau
de droite les valeurs que prend la réactance
d'une self de 10 <H quand on fait varier la
fréquence de 1 à 25 MHz.
Fréquence en MHz Réactance en O
1 63
5 314
10 628
15 942
20 1256
25 1570
Comme pour la réactance
capacitive, voici en image,
l'allure de la réactance inductive
en fonction de la fréquence.
On remarque d'une part que cette
variation est linéaire et d'autre
part que la réactance inductive
croît quand la fréquence croît ce
qui est exactement le
comportement opposé à celui du
condensateur. Dans l'exemple
représenté ici, la self a une valeur
de 10 <H et la fréquence évolue
de 1 MHz à 30 MHz.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 78/128
Est-ce que notre self va se révéler aussi facétieuse que notre condensateur ?
Eh oui ! Car comme le condensateur elle va
déphaser, mais attention, pas dans le même
sens !

Le condensateur retardait la tension sur le
courant (on dit que le courant est en avance), la
self, au contraire, va retarder le courant sur la
tension, on dira que le courant est en retard.
Si vous reprenez l'expérience du début, vous
constatez que la self introduit un retard à
l'allumage de l'ampoule et au contraire à
l'extinction, elle prolonge son éclat. On
pourrait, intuitivement, penser que la self
stocke de l'énergie quand celle-ci lui parvient et
la restitue quand la source primaire disparaît.
C'est ce qui se produit, la self commence par
emmagasiner de l'énergie sous forme
magnétique.
Nous allons reprendre notre oscilloscope et
observer comment se comportent le courant et
la tension.
En vert la tension.
En rouge le courant.

La représentation vectorielle:
Retenez que la self déphase le courant de 90°,
ou
t/2 en arrière sur la tension.
Une self « pure » (sans composante ohmique)
ne consomme pas de puissance.
Une self présente une réactance variable en
fonction de son coefficient d'auto-induction et
de la fréquence.
II-8) L’impédance
Nous avons vu (et compris) ce qu'était la réactance pour les condensateurs et les inductances,
nous avons étudié la comportement des résistances pures en alternatif.
Nous savons que la résistance pure ne produit pas de déphasage tension-courant mais qu'en
revanche, le condensateur avance le courant et la self le retarde.
Jusqu'à présent nous avons travaillé sur les élément isolés, que se passe t-il si nous combinons
ces trois éléments ?
Si nous combinons une résistance, un
condensateur et une self, nous réalisons,
quel que soit l'arrangement (série, //), un
circuit extrêmement utilisé.
Or il se trouve que ce circuit possède une autre
caractéristique importante, il présente une impédance
au courant alternatif. L'impédance sera la propriété du
circuit à s'opposer au passage du courant alternatif dès
lors que l'on combine des éléments possédant une
réactance (condensateurs, inductances) et une
résistance.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 79/128
Intuitivement on sent bien que le comportement
antagoniste des selfs/condensateurs va produire quelque
chose et c'est ici que nous allons avoir besoin de notre ami
Pythagore.
L'impédance sera notée Z et
s'exprimera en O.
Un début d'explication :
Grâce à différents instruments de mesure et calculs, nous
avons déterminé les réactances XL et XC (de la self et du
condensateur) à une fréquence f. J'ai réalisé un montage
mettant en jeu ces trois éléments.
Nous avons la possibilité de faire un graphique qui nous
montre le fonctionnement de notre circuit.
Examinons ce graphique.
Nous voyons différents vecteurs identifiés par des couleurs
différentes.
La longueur de ces vecteurs est proportionnelle à la valeur
de la grandeur électrique.
En noir : la résistance R.
En bleu : la réactance de la self XL.
En rouge : la réactance du
condensateur XC.
En vert : l'impédance du circuit Z.
On constate que si l'on prend l'axe des résistances comme
référence de déphasage = 0°, l'axe des réactances est bien à
90°.
Pour le vecteur Bleu indiquant une réactance inductive, le
vecteur est orienté vers le haut, tandis que le vecteur rouge
de la réactance capacitive est orienté vers le bas, toujours à
90° de l'axe des résistances.
La réactance capacitive se retranche
à la réactance inductive (toujours)
puisque, souvenez-vous, les
déphasages sont opposés. Il
apparaît une résultante (qu'elle soit
capacitive ou inductive), ce sera la
réactance dominante.
L'impédance sera la combinaison
vectorielle de la réactance
résultante et de la résistance.
L'angle noté « a » sur le dessin correspond au déphasage
entre la tension et le courant.
Nous pourrons calculer Z par
différents moyens, soit la méthode
graphique (la règle suffit), soit par
Pythagore (on déterminera la valeur
de l'hypoténuse correspondant à Z)
ou la trigonométrie.
Les abus de langage:
Vous entendrez souvent parler de l'impédance d'un
condensateur ou d'une self. On devrait essentiellement
parler de la réactance de la self ou du condensateur. Ceci
n'est pas bien grave d'autant que ces composant ne sont pas
parfaits et qu'une self est obligatoirement résistive.
Rappelons que l'on calcule les
réactances par :

X
C
= 1/ C e
X
L
= L e
Avec e = 2 t f
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 80/128
Nous venons de définir l'impédance, qu'en est-il de la loi d'Ohm ?
La loi d'Ohm décrite pour le courant continu ne pourra pas
s'appliquer aux circuits alternatifs sans quelques
aménagements.
Le principal facteur est que la
résistance seule ne suffit plus à
représenter l'opposition au passage
du courant.
Mais nous venons de découvrir que
l'impédance, elle est représentative
de cette opposition.
Nous retiendrons :
U = Z I
U
I = -------
Z
U
Z = ------
I
Les valeurs de U et I sont des valeurs efficaces.
II-9) Circuits « Série »
Vous le savez déjà, il existe deux grands types d'arrangements possibles : série ou parallèle. Dans ce
chapitre l'étude portera sur les circuits série qui sont simples à analyser.

Le circuit série le plus simple :
Voici notre circuit composé d'un générateur de
tension alternative de fréquence f, d'une résistance R
et d'une inductance L.
Que va t'il se passer dans un tel circuit ?
On peut imaginer qu'il va y circuler un
courant, que des chutes de tension
apparaîtront aux bornes des éléments
présent, qu'une puissance sera
consommée.
Mais ce n'est pas tout.
Comme nous sommes en présence de courant
alternatif, il y a fort à parier que la tension ne sera
pas en phase avec le courant.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 81/128
Essayons de quantifier :
Nous savons que le courant I sera égal au
quotient de la tension U sur l'impédance
Z, rien de nouveau. Il semble donc
judicieux de déterminer cette fameuse Z.
Or nous ne sommes pas sans ignorer que
R et Xl (la réactance de la self) ne
peuvent s'additionner algébriquement,
nous devons passer par le théorème de
Pythagore.
Notre circuit est un circuit « série » ce qui implique
que le courant est la grandeur commune à tous les
éléments du circuit. Nous utiliserons donc comme
axe de référence celui du courant.
Sur cet axe nous porterons des vecteurs représentant
les tensions aux bornes des éléments de notre circuit.
Pour la résistance, la chute de tension à
ses bornes sera égale à R.I.
Pour la self la tension aux bornes sera
égale au produit X.I (réactance x courant)
ce qui peut s'écrire L e d I.
Pour un condensateur ce serait XI soit
I
------.
C e
Retenez bien ce qui se trouve à gauche et ne vous
laissez pas dérouter par ces notations. Souvenez-vous
qu'en continu la chute de tension aux bornes d'une
résistance est égale à RI, il n'y a pas de raison qu'il en
aille différemment en alternatif. La seule différence
est qu'avec une self ou un condensateur on ne prend
pas R mais X la réactance.
Nous avons tous les éléments pour calculer :
Connaissant les valeurs de R et L et le
courant, j'ai pu calculer L e I qui
représente la tension aux bornes de la
self. De même j'ai aisément calculé RI
représentant la chute de tension aux
bornes de la résistance. Sachant que la
self déphase le courant de 90° par rapport
à la tension, Nous traçons un vecteur.
Remarquez au passage que la tension aux
bornes de la résistance est en phase avec
le courant.
Le vecteur U représente la tension
délivrée par notre générateur. Comme
vous le savez, on ne peut pas faire une
somme algébrique des tensions L e d I et
RI celles-ci n’étant pas en phase. On
effectue une somme géométrique.
L’angle noté « a » représente le déphasage qui existe
dans ce circuit entre le courant et la tension. Comme
ce circuit est selfique, le courant sera en retard sur la
tension.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 82/128
Et avec des formules :
Nous allons simplement appliquer
Pythagore.

Dans la représentation vectorielle ci-dessus, nous
constatons que le courant est commun. Ce dessin est
aussi significatif de l'impédance globale du circuit.
Xl représente la réactance de la self, R la résistance,
Z l'impédance du circuit.
Si nous appliquons Pythagore, il vient :

Z
2
= R
2
+ X
2
Nous prenons la racine carrée de Z
2
pour
obtenir Z, il vient :
avec X = L e
Vous pouvez retenir la formule, ce n'est pas
indispensable, par contre sachez-retrouver le
cheminement.
Voyons ce qui se passe avec un condensateur :
Peu d'évolutions par rapport au circuit
précédent si ce n'est que le condensateur
a remplacé la self.
La seule différence notable sera liée au
déphasage qui sera en sens inverse.
Nous représenterons notre circuit comme
ceci :
RI est la chute de tension aux bornes de R, I/C d est la
tension aux bornes du condensateur, U est la tension
délivrée par le générateur. Les remarques faites pour
la self sont rigoureusement applicables pour le
condensateur.
L'impédance du circuit sera :
Z
2
= R
2
+ X
2
Pour obtenir Z, nous prenons la racine de
Z
2
et il vient :
avec X = 1/Ce
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 83/128
Et pour finir :
Il ne nous reste plus qu'à connecter un
condensateur, une résistance et une
inductance en série pour aboutir au
fameux et célèbre circuit RLC série.
Le schéma :
Que pouvons-nous imaginer ?
Nous savons que le condensateur et la
self ont des comportements antagonistes
pour ce qui concerne le déphasage
tension/courant. On peut intuitivement
penser qu'ils pourront partiellement ou
totalement annuler leurs effets.
Bien que le phénomène ne soit pas simple à
représenter mentalement, c'est quand même ce qui se
passe. C'est un peu comme le tire à la corde, l'équipe
la plus forte entraîne la plus faible dans son camp.
Voyons cela sur un graphique :
Comme déjà expliqué dans le chapitre concernant
l'impédance, on voit que les réactances se
retranchent.
Sur ce dessin, vous pouvez imaginer que les vecteurs
représentent les tensions aux bornes des composants.
les valeurs seront les suivantes :
U
L
= L e d I
U
R
= R I
U
C
= I / C e
U
L
est la tension aux bornes de la self.
U
R
est la tension aux bornes de la résistance.
U
C
est la tension aux bornes du condensateur.
Notons :
Si la réactance de la self est, à une
fréquence f de travail du circuit, plus
élevée que la réactance de la capacité,
c'est celle-ci qui dominera, le circuit
sera selfique, le courant sera en retard
sur la tension d'un angle noté m.
Si la réactance de la capacité est, à une fréquence
f de travail du circuit, plus élevée que la réactance
de la self, c'est celle-ci qui dominera, le circuit
sera capacitif, le courant sera en avance sur la
tension d'un angle noté m.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 84/128
Et une formule qui synthétise tout cela :
Nous l'avons vu, les réactances se
retranchent (c'est normal, elles ont des
comportements opposés sur le
déphasage), la formule va le faire
apparaître clairement et c'est toujours
une application du théorème de
Pythagore.
Pas de panique, c'est très simple.
L ed - 1
------
C e
représente simplement les vecteurs
réactance self/capa qui se retranchent. On
élève au carré pour respecter Pythagore et
c'est fini.
Plus simplement retenez :

Un exemple ne serait-il pas nécessaire ?
Nous avons le montage suivant composé
d'une self de 1 <H, d'une résistance de 50
O et d'un condensateur de 10 pF. Le tout
est alimenté par un générateur délivrant
une tension alternative à la fréquence de
10 MHz.
Quelle est l'impédance de ce circuit ?
Il nous suffit d'appliquer ce que nous
savons et de remplacer les lettres par
leurs valeurs.
Afin de décomposer le calcul, nous allons
calculer chaque réactance à la fréquence
de 10 MHz.
XL = L e = 1.10
-6
x 2 x t x 10.10
6
XL = 63 O
XC = 1/ Ce = 1 / (10.10
-12
x 2 x t x 10.10
6
)
XC = 1592 O
R = 50 O
Désormais nous pouvons soit appliquer la
méthode graphique, soit le calcul.
Comme vous pouvez le constater, ce n'est
pas compliqué.
Dans ce circuit et à cette fréquence, la
réactance capacitive domine, le courant
sera en avance sur la tension.
Z = racine (50
2
+ (63 - 1592)
2
)
Z = 1529 O
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Attention sur les derniers points étudiés,
grâce à l'exemple ci-dessus.
Supposons que la tension alternative alimentant ce
circuit est de 100 V (toujours à 10 MHz).
U
Le courant qui circule I = -----
Z
100
I = -------- = 0,065 A
1 529
La tension aux bornes du condensateur
1
UC = XI = ------- x I
C e
UC = 1592 x 0,065 = 103.5 V
La tension aux bornes de la self
UL = XI = L e I
UL = 63 x 0,065 = 4.12 V
La tension aux bornes de la résistance
UR = R I
UR = 50 x 0,065 = 3.25 V
Nous vérifions bien que la somme algébrique des tensions est supérieure à la somme
géométrique ce qui confirme que les tensions ne sont pas en phase.
Un dernier effort et c'est fini !
Nous avons sans cesse parlé de
déphasage, d'avance ou de retard mais
sans jamais quantifier ce déphasage, peut-
être est-il utile de connaître cette valeur.
Comment procéder ?
Toujours grâce à la trigonométrie.
Reprenons notre diagramme.
Ce que nous cherchons à calculer est l'angle noté
« a ».
Que connaissons-nous ?
La résultante des réactances.
L ed - (1/C e) et la résistance R.
Ces deux vecteurs correspondent respectivement au
côté opposé et au côté adjacent de l'angle « a ».
côté opposé
-----------------= tangente
côté adjacent
Une fois que l'on a la valeur de la
tangente, n'importe quelle calculette fait
l'affaire pour tirer l'angle.
Transcrivons ces notions de côtés en
grandeurs électriques et nous aurons
résolu notre problème.
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II-10) Circuits « parallèle »
Nous avons vu comment calculer l'impédance d'un circuit série dans le précédent chapitre. Si les circuits
série sont assez simples à étudier, il n'en est pas de même avec les circuits parallèle. Notre étude sera
donc limitée car au prochain chapitre, nous verrons une méthode simple bien qu'un peu fastidieuse
applicable à tous les circuits pour déterminer impédance et déphasage.

Le circuit :
Voilà l'engin, il est plus théorique que pratique
car la self qui est toujours résistive devrait être
représentée avec une résistance série.
On voit vite que dans ce circuit, l'élément
commun sera la tension et que les courants
circulant dans chaque branche n'auront pas la
même phase.
Pourquoi les circuits // sont-ils plus compliqués à analyser que les circuits série ?
Vous vous souvenez du calcul des résistances
en //, vous étiez obligé de passer par l'inverse
de la résistance pour pouvoir calculer la
résultante , puis de nouveau passer par l'inverse
pour obtenir la résistance équivalente. Il en est
de même ici mais avec des réactances.
Retenez que l'inverse de la résistance s'appelle
la conductance.
1
G = -------
R
Passons à notre circuit:
Nous allons utiliser l'axe des tension comme
référence et tracer les différents vecteurs
représentatifs du courant circulant dans chaque
branche.

IL sera le courant dans la self.
IR sera le courant dans la résistance.
IC sera le courant dans le condensateur.

I sera le courant résultant.
U la tension aux bornes.
Comme vous pouvez le constater, rien de
nouveau sous le ciel de l'électricité. On notera
toutefois que :
IR est en phase avec U.
IL est en retard de 90° sur U.
IC est en avance de 90° sur U.
si nous voulons connaître la valeur du courant
total, nous passerons inéluctablement par une
addition vectorielle.
__ __ __ __
IT = IR + IL + IC
La barre supérieure indique un vecteur.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 87/128
Voyons ce qui se passe sans les vecteurs:
Nos souvenirs de la loi d'Ohm nous disent que
I = U/R d'une part et d'autre part que le courant
dans la self IL = U/X soit :
IL = U / L e
Le courant dans le condensateur IC sera égal à
IC = U / X soit
IC = U / (1 / Ce) soit :
IC = UCe
Le courant dans la résistance sera quant à lui
I = U/R.
Si nous posons :
I
2
= IR
2
+ ( IL - IC)
2
Nous sommes toujours dans le vrai.
Et si nous bricolons en remplaçant I par sa
valeur tirée de la table ci-dessus on obtient :
I
2
= U
2
/R
2
+ ( U/Le - UCe)
2
Mettons U en facteur :
I
2
= U
2
[1/R
2
+ (1/Le - Ce)
2
]
Il ne reste plus qu'à tirer la racine et nous
obtenons I et du coup la valeur de l'impédance
du circuit Z.
Impédance du circuit parallèle à la résonance :
Z = R
Nous allons grandement simplifier les choses
en abordant uniquement et assez
schématiquement l'impédance du circuit // à la
résonance. C'est un chapitre ultérieur mais je
présume que vous avez déjà une petite idée sur
la question. Donc, à la résonance, les courants
dans L et C sont identiques mais opposés, il ne
reste plus en terme d'impédance que la valeur
de la résistance.
Voyons un cas particulier pourtant très réel :
Voici la situation : Nous nous retrouvons en présence d'une self
ayant une résistance ohmique ce qui est la réalité physique car aussi
petite soit-elle, cette résistance existe. L'ensemble se trouve en
parallèle avec un condensateur.
Nous nous proposons de déterminer l'impédance à la résonance.
Pour réaliser ce prodige, on passe par une transformation du circuit
série en parallèle et on aboutit à :
ou
Z : ohm
L : inductance en H
O : 2 t f
R : ohm
Q : coeff de qualité
Xl : réactance de L en ohm
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II-11) Méthode de détermination de l’impédance pour les circuits « série » et/ou « parallèle »
Quelques révisions (ou découvertes) :
Quand nous avons déterminé l'impédance de nos circuits série, nous avons noté cette impédance sous
la forme 6,7 O , déphasage tension courant de 26,6°.
Cette notation s'appelle une
notation en coordonnées polaires.
Graphiquement nous pouvons
représenter ceci comme cela.
On peut aussi noter cette impédance
sous forme dite « rectangulaire »
et qui se décompose en deux
valeurs :
1ère partie : la valeur de la partie
résistive (6 O dans l'exemple).
2ème partie : la valeur et le signe
de la réactance (+ 3 O dans
l'exemple).
Les valeurs que nous avons calculées avec nos formules d'impédance pour les circuits série nous
fournissaient un résultat en coordonnées polaires, c’est à dire que Z (l'impédance du circuit) était égale
à l'hypoténuse du triangle rectangle ayant pour base la résistance et pour hauteur la réactance.
Ce système est parfait mais ne nous donne pas de vision immédiate de la situation car nous ne savons
pas quelle est la nature de la réactance (capacitive/inductive).
En revanche la notation en coordonnées rectangulaires nous donne immédiatement ces indications, ce
qui nous fait défaut est la valeur du déphasage mais que l'on peut bien sur calculer aisément.
En résumé chaque notation qui représente les mêmes grandeurs à ses avantages et inconvénients.
Vous retrouverez souvent la notation rectangulaire, autant vous y habituer.
Pour quelques détails de plus :
Voici, tiré de l'exemple ci-dessus la
valeur de Z.

Z = 6 + j3
Z est la valeur de l'impédance série
du circuit, 6 représente la valeur
résistive en ohm, et 3 la partie
réactive, toujours en Ohm.
et le « j » ?
Le « j » indique que nous avons affaire à une notation vectorielle
et que nous ne pourrons jamais additionner 6 +3. (les vecteurs 6
et 3 sont à 90° l'un de l'autre, regardez le dessin).
Le + indique une réactance inductive, le - une réactance
capacitive.
Les nombres qui portent cette « marque » sont dit « nombres complexe », par extension, nous
traiterons des impédances complexes.

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Les opérations sur les nombres
complexes demandent quelques
connaissances qui débordent plus
que largement du cadre fixé, qui
plus est comme déjà dit, nous allons
appliquer des recettes de cuisine.
Mais, afin de peaufiner la compréhension, essayons de
calculer, à partir de l'impédance complexe, la valeur
polaire :
Z = 6 + j3
On applique pythagore :
Z = racine (6
2
+3
2
)
Z = racine (36 + 9) = racine de (45) = 6,7 O
Vous voyez, ça marche.
Conventions :
Il s'agit uniquement ici de données utiles à votre culture générale, il est toutefois bon de
connaître ce qui suit pour bien comprendre ce que l'on va faire dans le cadre de cette méthode.
Résistance R Z = R + j0
Inductance L Z = 0 + jLe
Capacité C 1
Z = 0 - j --------
Ce
Ne soyez pas effrayé, c'est juste une
convention d'écriture.
Vous noterez qu'il n'y a rien ici de
nouveau. Si vous prenez la
résistance le j0 signifie qu'il n' y a
pas de réactance; pour l'inductance,
sa résistance = 0 et le + j devant sa
réactance Le indique que la tension
est en avance sur le courant.
Pour ce qui concerne la capacité, même système, il n'y a
pas de résistance, c'est indiqué par le 0 et la réactance du
condensateur est précédée de -j indiquant que la tension
sera en retard sur courant, en d'autres termes que le courant
sera en avance sur la tension.
Donc nous constatons que notre impédance est, pour tout type de composant, composée de deux
parties distinctes. On les appellera :

1) La partie réelle qui est la partie résistive de l'impédance.
2) La partie imaginaire qui est la partie réactive de l'impédance.
On retiendra : Z = R + jX ou Z = R - jX
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 90/128
Essayons appliquer nos connaissances à nos trois composants de base :
J'ai une résistance de 50 O, quelle est sa
notation en impédance série ?
Là pas de question à se poser, on sait que l'impédance
d'une résistance est égale à sa résistance donc Z = R donc
Z = 50 + j0.
J'ai un condensateur de 100 pF, mon
circuit fonctionne à la fréquence de 50
MHz, quelle sera la notation ?
Là par contre, changement car il faut tenir compte de la
fréquence à laquelle est soumise le condensateur, ceci
apparaît dans le terme e.
Calculons la réactance de C.
1 1
X = ------ = ---------------------------------
Ce 100 10
-12
x 2 x t x 50 10
6
Il vient : X = 32 O, il ne reste plus qu' à écrire
Z = 0 - j32 .
J'ai une self de 10 <H soumise à une
tension alternative de 50 MHz, quelle sera
la notation ?
Même principe que pour le condensateur, nous savons que
X = Le.
Calculons la réactance de L.
X = Le = 10 10
-6
x 2 x t x 50 10
6
= 3 140 O
et Z = 0 + j 3 140
Ce n'est pas difficile, ce n'est pas nouveau, vous avez déjà fait beaucoup de calculs similaires. Petite
explication que nous allons utiliser dans la recette de cuisine mais qu'il n'est pas nécessaire de
connaître, c'est juste pour la culture générale.
Je connais l'impédance complexe de la forme Z = 48 + j25 d'un circuit.
1) Quelle est la valeur de l'impédance
du circuit ?
Facile, nous appliquons Pythagore et il
vient :
Z = racine ( 48
2
+ 25
2
) = 54 O.
2) Quel est le déphasage tension
courant et dans quel sens ?
Le sens est donné par le signe devant la
réactance, ici la tension sera en avance sur
le courant (circuit selfique).
Pour le déphasage nous savons que la
tangente = X/R soit 25 / 48 = 0,52.
Pour obtenir la valeur de l'angle, nous
utilisons une calculette et nous cherchons
la fonction Arctangente. Toujours sur la
calculette, il suffit de cliquer sur INV puis
TAN ce qui donne : 27,5 °.
3) J'ai entendu parlé du conjugué, de quoi s'agit-il ?
Il se peut qu'à un moment, nous ayons besoin de simplifier
une expression. Reprenons notre exemple où Z = 48 + j25.
Le conjugué de cette expression sera 48 - j25.
Exemple :
Imaginons que nous ayons l'expression suivante :
1
Y = -------------
48 + j25
Nous voulons simplifier et nous multiplions par le
conjugué, il vient :
48 - j25
Y = ------------------------
(48 + j25) (48 - j25)
48 - j25 48 - j25
Y = -------------- = --------------
48
2
+25
2
2 929
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Nous en savons assez pour passer à la recette !
La recette : notre objectif est d'appliquer une méthode simple nous permettant de calculer l'impédance
et le déphasage d'un circuit connaissant la fréquence de travail et les éléments constitutifs du circuit.
Principe n° 1 :
Nous analyserons notre circuit en partant du premier composant, la charge, puis en rajoutant les
éléments les uns après les autres en remontant vers les points de connexion. Il s'agira d'une analyse
séquentielle.
Principe n° 2 :
Quand nous rajouterons un composant en parallèle, nous passerons par les admittances (vous le faites
sans le savoir en continu quand vous calculez les résistances en //). Ici cela signifiera qu'avant de
rajouter un composant, on calcule l'inverse de l'impédance (1/Z) qui est l'admittance Y, que l'on ajoute
l'admittance du nouveau composant et que l'on calcule l'impédance par Z = 1/Y.
Principe n° 3 :
L'inverse de l'impédance est l'admittance notée Y valant 1/Z en Siemens.
L'inverse de la résistance est la conductance notée G valant 1/R en Siemens.
L'inverse le la réactance est la susceptance notée B valant 1/X en Siemens.
Principe n° 4 :
Pour passer de Z à Y ou de Y à Z nous appliquerons systématiquement les formules suivantes
sachant que toute impédance complexe sera de la forme Z = R + jX ou Z = R – jX.
Partant de Z = R + jX R X
Y = ----------- - j -------------
R
2
+ X
2
R
2
+ X
2
Partant de Y = G + jB G B
Z = ------------ - j -------------
G
2
+ B
2
G
2
+ B
2
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Résumé et synthèse de la méthode :
R (1) Z = R + j0
C (2)
j
Z = 0 - -------
Ce
Calcul de Z
pour :
L (3) Z = 0 + jLe
Passage de
l'impédance à
l'admittance :
de Z vers Y (4)
R X
Y = ---------- - j -----------
R
2
+X
2
R
2
+ X
2
Les équations :
Passage de
l'admittance
vers
l'impédance :
de Y vers Z (5)
G B
Z = ----------- - j -----------
G
2
+ B
2
G
2
+ B
2
1
Poser le 1er composant (la charge).
Calculer son impédance Z
1
= R
1
+ jX
1
par formule (1-2-3).
2
Ajouter le 2nd composant.
Calculer son impédance Z
2
= R
2
+ jX
2
par formule (1-2-3).
Question :
à placer en série ? à placer en // ?
3
Ajouter les impédances termes
résistifs avec termes résistifs,
termes réactifs avec termes
réactifs.
Z
t
= Z1 + Z2 = R
t
+ jX
t
avec Rt = R
1
+ R
2
et
X
t
= X
1
+ X
2
Calculer Y1 par formule (4).
Calculer Y2 par formule (4).
Ajouter les admitances avec
conductance avec conductance,
susceptance avec susceptance
Y
t
= Y
1
+ Y
2
= G + jB avec
avec Gt = G
1
+ G
2
et
B
t
= B
1
+ B
2
4 Repasser aux impédances si nécessaire par formule (5).
Démarche :
5 Ajouter composant suivant en reprenant étape 2.
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Le problème :
L = 1<H
R = 50 O
C = 1 pF
f = 1 GHz
Nous avons le circuit ci contre à analyser. Nous
désirons connaître l'impédance aux points de
connexion du circuit et le déphasage s'il existe
entre tension et courant.
Notre circuit fonctionne à la fréquence de 1
GHz.
1ère étape :
Positionnons le premier élément, à savoir la
résistance et calculons son impédance
complexe.
Ceci ne pose pas problème, c'est la définition
ZR = 50 + j0.
2ème étape :
Positionnons le deuxième élément, le
condensateur en //.
Calculons la réactance ( 1/C ) du condensateur à 1 GHZ, il vient 159 O.
Posons la valeur de l'impédance complexe ZC = 0 - j159.
Maintenant comme ces deux composants sont en //, pour déterminer la résultante, nous devons
passer par les admittances.
Préalablement calculons à partir des impédances les admittances de R et C.
Pour mémoire dans le cas du condensateur, (ZC = 0 - j159), 0 est la partie résistive (R) et 159
la partie réactive (X).
Pour la résistance nous savons que
Z = 50 + jo.
Calculons les deux composantes de
l'admittance, G et B :
50
GR = ------------ = 0,02 S
50
2
+ 0
2
et B = 0 (car j0).
Nous écrivons :
YR= 0,02 - j0.
Pour le condensateur nous savons que
Z = 0 - j159.
159
BC = ------------ = 0,00629 S
159
2
+ 0
2
et G = 0 (car R = 0).
Nous écrirons :
YC = 0 + j0,00629.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 94/128
nota : vous avez remarqué que le fait de passer des impédances aux admittances change le signe
de la réactance.
Nous pouvons additionner les admittances ce qui donne :

Yt = YR + YC = (0,02 - j0) + (0 + j0,00629) = 0,02 + j0,00629.
Nous sommes en possession de l'admittance totale de notre circuit RC.
Calculons maintenant l'impédance de notre circuit, pour ce faire nous allons appliquer la
formule idoine permettant de passer de Y à Z.
Pour passer de Y à Z nous appliquons :
G B
Z = ---------- - j -----------.
G
2
+ B
2
G
2
+ B
2
Ce qui donne :
0,02 0,00629
Z = ----------------------- - j -----------------------.
0,02
2
+ 0,00629
2
0,02
2
+ 0,00629
2
Ceci est l'impédance du condensateur en // avec la résistance :
Z = 45,5 - j14,3.
3ème étape :
Bon maintenant, nous allons connecter
l'inductance en série et calculer l'impédance.
Cette fois-ci l'inductance est connectée en série. Nous pourrons donc ajouter les impédances.
Calculons l'impédance série de notre self.
D'abord calculons la réactance selfique Z = Le :
Z = 1.10
-6
x 2 x t x 1.10
9
= 6 280 O.
Nous allons écrire maintenant l'impédance série de notre self, il vient :
Z = 0 + j6283.
Additionnons maintenant l'impédance de notre self à celle obtenue lors du calcul précédent, il
vient :
Zt = Z + Zl
Zt = (45,5 - j14,3 ) + (0 + j6283) = 45,5 + j6269.
Ici on additionne algébriquement les résistances, donc dans cet exemple 45,5 + 0 = 45,5 et on
procède de même pour les réactances comme ici -14,3 + 6 283 = 6 269.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 95/128
Il ne nous reste plus qu'à calculer le déphasage tension courant.
Nous avons vu qu'il nous suffisait, à partir de l'impédance complexe d'appliquer X/R pour
obtenir la valeur de la tangente. Nous pouvons, par la fonction arctangente, calculer directement
la valeur de l'angle :
X 6 269
Arctangente ----- = ---------- = arctangente (137,8) = 89,6 °.
R 45,5
II-12) La résonance
Nous allons maintenant voir la propriété
essentielle de ces circuits. Vous avez déjà
expérimenté les phénomènes de résonance
mécanique à un moment ou l'autre de votre vie.
A cette occasion on vous a dit qu'il était interdit
de marcher au pas sur un pont.
En effet on peut imprimer des chocs mécaniques avec
la marche « au pas » susceptibles de faire entrer en
résonance le pont et de le détruire.
Nos circuits électriques vont résonner électriquement,
cette fois-ci l'effet sera bénéfique et nous l'utiliserons
dans nos émetteurs et nos récepteurs.
Commençons par voir les effets de la résonance avec un exemple pratique :
Nous réalisons le montage suivant, c'est un classique
circuit série. L'inductance est variable et nous avons
placé une ampoule aux bornes du condensateur. Notre
circuit est alimenté par une tension alternative.

1) Nous positionnons la self à sa valeur la plus
basse ce qui revient à dire qu'elle est
pratiquement supprimée et nous alimentons le
montage.
2) Nous augmentons progressivement la valeur
de l'inductance.
3) Nous continuons d'augmenter la valeur de L.
Rien ou presque ne se produit, la lampe rougit à peine.
A un moment l'éclat de la lampe augmente, et atteint
son maximum pour une position bien précise du
curseur de la self.
L'éclat diminue très rapidement pour pratiquement
disparaître.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 96/128
Interprétation et résultat des mesures :
Nous avons également placé un voltmètre alternatif aux bornes de l'ampoule. Quand l'éclat a
atteint son maximum, nous avons pu constater que la tension aux bornes de l'ampoule était bien
supérieure à la tension délivrée par le générateur ! Miracle ?
Non physique seulement !
Que se passe t-il dans notre circuit ?
Quand la self est à 0, le condensateur qui
présente une certaine réactance limite le
courant dans le circuit comme la
résistance d'ailleurs. Le courant est en
avance sur la tension.
Progressivement nous augmentons L. La
réactance de L qui était de 0 ou presque
augmente.
A un moment, la réactance de L égale celle de C. Les
courants dans les deux composants sont égaux mais
en opposition de phase (ils s'annulent), le courant
global n'est plus limité que par la résistance R, il est
donc, à ce moment, maximum.
Notre self et notre condensateur ont à ce moment une
réactance qui n'est pas négligeable, nous savons que
la tension U aux bornes du condensateur est égale à :
XI
U
C
= ----- soit :
I
I
U
C
= ------
Ce
et U
L
= Le I.
Et voilà d'où vient cette « surtension ». Elle ne se produit que dans cette circonstance , quand X
C
= X
L
.
Quand ce phénomène se produit, nous dirons que le circuit entre en résonance ou résonne.
Il y aura résonance dans un circuit RLC ou LC qu'il soit « série » ou « parallèle » quand et
uniquement quand la réactance de la self sera égale à la réactance du condensateur. On traduira
cela par deux relation extrêmement importantes :
Cette relation traduit
l'égalité des réactances
de la self et du
condensateur.
Cette relation n'est que le
développement de la formule de
gauche et ne traduit que le même
phénomène.
Avec L en H, C en Farad, e = 2d t f et f en Hertz.

Nous connaissons désormais le principe, voyons en les effets pour les circuits série et
parallèle :
Principe de base : Tout circuit série ou parallèle à une et une seule fréquence de résonance.
Pour ce qui suit nous négligerons R, et nous ferons cette fois varier la fréquence du générateur
de manière à observer le comportement de notre circuit, sous la fréquence de résonance, à la
fréquence de résonance et au dessus de la fréquence de résonance.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 97/128
Circuit Série. Circuit parallèle.
Nos deux circuits utiliseront les mêmes composants, à savoir :
f = 50 MHz
C = 10 pF
L = 1<H
XL est la réactance de la self.
XC est la réactance du condensateur.
Z l'impédance du circuit.
La dernière ligne indique le comportement du circuit.

Nous allons calculer les réactances du condensateur et de la self ainsi que l'impédance totale du
circuit. Du déphasage nous tirerons le comportement global du circuit.
F 10 MHz 50 MHz 90 MHz
XL 63 314 565
XC 1592 314 177
Z 1529 0 388
capacitif résistif selfique
F 10 MHz 50 MHz 90 MHz
XL 63 314 565
XC 1592 314 177
Z 65 infini 257
selfique résisitif capacitif
Sur le circuit série, on constate qu'à la
résonance l'impédance tend vers 0 (s'il
n'y a pas d'élément résistif), ce qui
implique que le courant sera maximum.
Sous la fréquence de résonance, le circuit
est capacitif (le courant est en avance sur
la tension) car la réactance du
condensateur est plus élevée que celle de
la self, au-dessus de la fréquence de
résonance, c'est l'inverse, le circuit est
selfique.
Sur le circuit parallèle, on constate qu'à la résonance,
l'impédance est maximum, le courant minimum. On
notera toutefois qu'il y a surintensité dans les
éléments réactifs (L et C). Sous la fréquence de
résonance le circuit est selfique (le plus grand courant
passe par la self), au-dessus de la fréquence de
résonance, le circuit est capacitif (le plus grand
courant passe par le condensateur qui a une réactance
plus faible).
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 98/128
Nous allons utiliser la courbe que vous voyez ci-dessus :
Pour les circuits « série », elle indique la
variation du courant en fonction de la
fréquence.
Pour les circuits « parallèle », elle indique les
variations d'impédance en fonction de la fréquence.
Ici deux courbes de résonance sont représentées, la courbe bleue est représentative d'un circuit
comportant peu de résistance, la courbe violette est issue d'un circuit deux fois plus résistant que
le précédent.
Comme on l'imagine facilement plus la résistance est faible plus le courant est important dans
un circuit série et plus l'impédance sera grande dans un circuit //.
Résumé des propriétés des circuits série et //.
A la résonance. Circuit série. Circuit parallèle.
I maximum minimum
U surtension
Z minimum maximum
A quoi cela peut-il nous servir ?
Nous allons utiliser ces circuits pour faire des filtres, pour réaliser des oscillateurs, pour mettre
en évidence une fréquence parmi « n » fréquences, pour faire des multiplicateurs de fréquence,
etc.

II-13) Fréquence de résonance - Facteur de qualité
Nous avons étudié au chapitre précédent la résonance dans les circuits série et // sans toutefois quantifier
cela. De plus nous nous sommes placés dans un monde imaginaire et merveilleux où les pertes et les
facteurs parasites n'existaient pas. Hélas, la vie n'est pas ainsi faite et nous allons revenir à la réalité.
Dans ce chapitre, nous allons déterminer la fréquence de résonance d'un circuit et son facteur de qualité
Q.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 99/128
Nous avions pris l'habitude de raisonner en alternatif comme en continu à propos des
composants. En continu une résistance est une résistance, il n' y a rien de mystérieux. En
alternatif une résistance n'est pas seulement une résistance, cela peut aussi devenir une self non
négligeable quand la fréquence croît et en même temps une capacité. Un condensateur peut
s'avérer selfique et une inductance n'est jamais pure car elle est aussi résistive. Plus ennuyeux
une self possède une capacité plus ou moins répartie entre spires.
Bref, les choses ne sont pas aussi simples qu'il y paraît.
Autre phénomène lié à l'alternatif, l'effet de peau (skin effect).
En continu le courant circule dans tout le corps des conducteurs, en alternatif le courant ne
circule que sur la périphérie des conducteurs. De ce fait la résistance ohmique de ces
conducteurs n'est pas constante mais croît avec la fréquence.
le condensateur réel. L'inductance réelle.
La fréquence maximale d'utilisation d'un tel
condensateur est limitée par l'inductance série
LS qui peut annuler la réactance capacitive CP
et/ou résonner avec CP.
CP est la capacité parasite distribuée entre
spires, RS la résistance série, RP est la
résistance distribuée le long de la bobine. Aux
basses fréquences notre self est fortement
capacitive.
Dans ce qui suivra, nous considérons tout ceci sous la forme d'une seule et unique résistance qui
prendra en compte toutes les résistance parasites.
Reprenons notre circuit série :
Nous voici face à notre classique circuit série.
Ici c'est la fréquence du générateur qui est
variable et nous allons la faire varier de 5 à 85
MHz.
A chaque fois nous calculerons les réactances
du condensateur, de la self ce qui nous
permettra de calculer l'impédance du circuit. Z
et U connues, nous calculerons I et la tension
aux bornes de L et C.
Valeurs des éléments du circuit :
L = 1 <H, C = 10 pF, R = 50 O, df = variable de 5 à 85 MHz et U = 100 V.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 100/128
MHz 5 20 50.3 70 85
XL 31 126 316 440 534
XC 3183 796 316 227 187
Z 3152 671 50 218 350
I (A) 0.0317 0.149 2 0.458 0.285
Effectuez ces calculs.
Bon maintenant que nous avons ces données,
calculons les tensions aux bornes de R, C et L
en appliquant simplement la loi d'Ohm qui dit
que :

U = ZI, U = Xc.I et U = Xl.I
MHz 5 20 50.3 70 85
UL 0.98 18.8 632 201.5 152.2
Uc 100.9 118.6 632 104 53.3
UR 1.858 7.45 100 22.9 14.25
Nous constatons que notre circuit résonne sur
50.3 MHz quand les réactances Xl =Xc, rien de
nouveau.
Nous constatons également que la tension est
très importante, à la résonance, aux bornes de L
et C.
Pouvons nous interpréter cela ?
Tout se passe comme si nous avions un coefficient multiplicateur de la tension fournie par le
générateur.
Poursuivons dans cette voie :
A la résonance nous avons aux bornes de L et de C une tension de 632 V. Notre générateur
alimente le montage sous une tension de 100V. Faisons le ratio, il vient :
632
ratio1 = ------ = 6.32
100
Si nous observons attentivement nos chiffres dans les tableaux ci-dessus et que nous fassions le
même ration mais pour la self et la résistance nous trouvons :
316
ratio2 = ------- = 6.32
50
Nous mettons en évidence un coefficient multiplicateur qui se manifeste à la résonance. Ce
coefficient est connu sous le nom de coefficient de qualité du circuit, on l'appelle également le
Q du circuit.
Quantification de Q pour un circuit SERIE. XL
Q = ---------
R
avec Xl et R en O det Q : grandeur sans unité.
Quantification de Q pour un circuit
PARALLELE.
R
Q = -------
X
On constate que c'est l'inverse d'un circuit. A la résonance Xl = Xc, on prendra pour la calcul
indifféremment l'une ou l'autre.
Quantification de Q pour circuit MIXTE. XL
Q = ---------
R
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 101/128
Voici l'allure de la courbe du courant dans
notre circuit. Les points de mesure ne sont pas
nombreux ce qui explique ce tracé un peu
taillé à coups de serpe.
Nous savons que le courant est limité, pour le
circuit série, par la résistance globale du circuit
(parasite + ohmique).
Dans notre cas nous l'avons évaluée à 50 O. Si
nous avions eu seulement 25 O de résistance
l'allure de la courbe eut été différente.
Voici la nouvelle courbe avec une résistance
globale de 25 OY
On constate :
1) Que le courant est beaucoup plus important
(rapport des résistances).
2) Que la courbe est beaucoup plus raide
(en rose la précédente).
Ceci va nous amener vers un nouveau concept qui est la bande passante.
Entre parenthèses, vous en entendrez beaucoup parler. Sachez qu'il serait préférable de parler de
débit de connexion que de bande passante.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 102/128
Définition :
La bande passante sera l'écart de fréquence compris entre les deux fréquences F1 et F2 ou
le maximum de tension diminue de 3dB.
Nous n'avons pas défini le décibel, retenez pour
le moment que 3 dB correspondent à une chute
de l'amplitude de 1,41 (racine de 2). Voyons
cela en images.

Nous reconnaissons notre courbe de courant du
circuit série résonant à 50 MHz.
En bleu la courbe avec un Q de 12.64.
En rose la courbe avec un Q de 6.32.

Nous avons tracé les points ou l'amplitude
chute de 3 dB et projeté ces points sur l'axe des
fréquences.

Nous remarquons que le circuit qui possède le
Q le plus élevé est celui qui a la bande passante
la plus faible, donc celui qui est le plus sélectif.
La sélectivité sera souvent recherchée dans nos
circuits.
Nous écrirons que la bande passante à -3dB est
égale au quotient de la fréquence de résonance
par le coefficient de qualité du circuit.

B : Bande passante en MHz.
f0 : Fréquence de résonance en MHz.
Q : Facteur de qualité ou surtension -
grandeur sans unité.
f0
B = -------------
Q
Quelques compléments de culture générale sur la bande passante :
On parle toujours de bande passante à -3 dB car c'est devenu une norme, sachez cependant que
l'on peut calculer la bande passante pour toute autre valeur, comme par exemple -6 dB. Comme
vous l'imaginez la formule précédente d'une si élégante simplicité va subir quelques
aménagements car ces fameux 3dB amenaient à une simplification bien commode.
Une nouveauté le coefficient « a » qui vaut justement racine (2) à -
3dB (pratique non ?). Vous constatez qu'effectivement que a
2
vaut 2 et
que racine (2-1) = 1 et que racine de 1 = 1.
Si nous avions voulu calculer la bande passante à -6dB (rapport de 2),
nous aurions obtenu : racine(2
2
– 1) = 1,73.
Cette notion de sélectivité des circuit est importante, dans nos montages nous aurons soit besoin
de beaucoup de sélectivité, ce qui impliquera des circuits à fort Q, soit au contraire des systèmes
à large bande demandant des coefficients de qualité bas.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 103/128
Nos circuits résonnent, nous le mesurons, nous le constatons mais sur quelle fréquence ?
Nous avons déjà dit que la condition de
résonance était liée, que ce soit pour les
circuits série ou parallèle à l'annulation
mutuelle des réactance. Ceci ne signifie pas
qu'il n'y ai pas de réactance, bien au contraire,
cela veut dire les ces réactances sont égales et
opposées.
En termes mathématiques :
1
Le = -----------
Ce
Réécrivons notre équation comme suit :
ce sera la condition de résonance.
LC e
2
= 1
Sachant que e = 2 t f nous pouvons écrire :

LC 4 t
2
f
2
= 1 ou encore

1
f
2
= --------------
LC 4 t
2
Extrayons la racine pour obtenir f et nous obtenons:
Cette formule est plus connue sous le nom de
formule de Thomson et vous démontre que la
fréquence de résonance d'un circuit LC dépend
hormis la constante 2t de la valeur de la self et
du condensateur.
Approche pratique du calcul de la fréquence de résonance.
C L f
2
= 25330 La formule ci-dessus n'est pas forcément très
commode à manipuler avec son inverse et sa
racine. En y regardant bien, on voit que 1/2 t
est une constante et que nous pouvons
modifier la formule pour la rendre plus
pratique. Nous pouvons également utiliser un
coefficient multiplicateur de manière à
n'utiliser que des unités courantes comme le
pF, le <H et le MHz. Tout ce conduit à retenir
:
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 104/128
Précision concernant l'amortissement des circuits :
Nous venons de voir l'importance de la bande passante et corrélativement du « Q » des circuits
qu'ils soient série ou parallèle. Nous avons également noté l'importance de la résistance R de ces
circuits qui détermine justement en grande partie ce fameux « Q ». Examinons les exigences
pour les circuits série ou //.
Circuit Série. Circuit parallèle //.
Si R est élevée, le courant sera limité, le
facteur de qualité faible, le circuit sera
fortement amorti. Il faudra donc limiter dans
les circuits « série » R quand on souhaitera un
Q élevé.
Si R est faible, le Q sera faible et l'impédance
détermoinée par la valeur de R. On demande à
un circuit // d'avoir une impédance élevée. On
amortit un circuit // en abaissant la valeur de R.

II-14) La puissance en alternatif
Revenons un instant au continu :
Nous nous souvenons qu'en continu la puissance était égale au produit de la tension par le
courant circulant dans le circuit. A l'occasion de l'étude des circuits alternatifs nous avions dit
que la loi d'Ohm s'appliquait à la condition (entre autres) d'utiliser les valeurs efficaces des
grandeurs en jeu.
Par ailleurs nous avons vu qu'en alternatif tension et courant n'étaient pas en phase dès lors que
des réactances étaient présentes dans le circuit. Tout ceci va nous amener à définir trois types de
puissance en alternatif.
Les puissances en alternatif :
La puissance apparente qui s'exprimera en
VA (volt Ampère). Cette puissance ne prend
pas en compte le déphasage qui pourrait exister
dans le circuit.
P
a
= U I
La puissance réelle ou active, la vraie,
s'exprime en Watt et intègre le déphasage
tension courant par le biais du cosinus de
l'angle noté mY.
P = U I cos ](m)
La puissance réactive, serait la puissance
consommée par les réactances, le conditionnel
s'impose car nous savons que les réactances ne
consomment pas de puissance. Elle s'exprimera
en VAR (Volt Ampère Réactifs).
P
r
= U I sin ](m)^
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 105/128
Relation liant les 3 puissances :
Le facteur de puissance k ou cos ](m)^ : On appelle facteur de puissance "k" en
alternatif le cos n (m)o de l'angle de déphasage
tension-courant
Relation entre Pa, P et k :
Pour obtenir la puissance active connaissant la
puissance apparente et le facteur k, nous
appliquerons la formule de droite. k ne peut
être qu'égal ou inférieur à 1.
P = k . Pa
Reprenons un exemple.

Le générateur de tension alternative fournit une
tension de 100 V à ce circuit.
Nous pouvons à l'aide des calculs effectués
précédemment calculer les différentes
puissances.
MHz 5 20 50.3 70 85
XL 31 126 316 440 534
XC 3183 796 316 227 187
R 50 50 50 50 50
Z 3152 671 50 218 350
I (A) 0.0317 0.149 2 0.458 0.285
Préalablement à tout calcul, nous devons
déterminer le facteur de puissance. Rappelons
que nous pouvons symboliser notre circuit
comme ceci.
Donc avec un peu de trigonométrie que nous
connaissons, ou de mémoire, nous appliquons :
ce qui nous fournit la valeur de la tangente d'où
nous tirons par la fonction arctangente l'angle.
Nous calculons pour chaque fréquence ce qui
donne :
MHz 5 20 50.3 70 85
m -89° -88° 0° 77° 81°
Z 3152 671 50 218 350
I (A) 0.0317 0.149 2 0.458 0.285
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 106/128
Il ne nous reste plus qu'à calculer nos puissances.
MHz 5 20 50.3 70 85
Pa 3.17 14.9 200 45.8 28.5
P 0.055 0.52 200 10.3 4.46
Pr 3.16 14.89 0 44.6 28.15
Que peut-on constater ?
Si nous prenons le cas du 70 MHz, nous voyons que la puissance apparente consommée est de
45.8 VA, la puissance active 10.3 W et la puissance réactive 44.6 VAR. Le déphasage courant
tension est de 77°, le courant dans le circuit de 0.458 A.

- La seule puissance réellement consommée est la puissance active
(10,3W).
- La puissance réactive existe bien à un instant « t » mais est
refournie au générateur, le bilan est nul.
- A la résonance la puissance apparente égale la puissance active
car le déphasage est nul.
La seule réalité physique dont vous devez tenir compte est la puissance active.
Encore un mot sur la facteur de puissance:
Vous avez dû entendre parler du fait qu'EDF faisait relever le cos n(m)o chez certains de ses
clients. Ce n'est pas une plaisanterie et EDF ne prend pas ceci à la légère. En effet chez les
industriels qui utilisent de nombreuses machines ce qui impliquent souvent des installations
plutôt inductives, le cos n(m) est très bas.
Comme la tension réseau est fixe, pour fournir de la puissance (U.I cos n(m)o) il faut du courant;
plus le courant croît plus les pertes en ligne RI
2
croissent et c'est pourquoi EDF demande à ses
clients de remonter le cos n(m)o de manière à diminuer, à puissance équivalente le débit. Chez les
clients « selfiques » cela se réalise en ajoutant des batteries de condensateurs qui ayant une
réactance opposée annule le déphasage.

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Parlons des puissances utilisées en émission « radio » :
Le concept de puissance active ou efficace est
utilisé. Toutefois les annonceurs publicitaires
se plaisent à utiliser une autre forme de
puissance qui est la puissance PEP de l'anglais
Peak Envelope Power.
Quel en est l'avantage ?
Un signal FM à enveloppe constante ne pose
pas de problème en revanche un signal modulé
qui évolue entre des maximas et des minimas
est plus difficile à quantifier.
Après avoir moi aussi confondu puissance crête
et puissante PEP, voici la définition qu'en
donne l'ARRL Handbook.
La puissance PEP est la puissance moyenne
fournie à la ligne de transmission d'une antenne
par un émetteur durant un cycle à la crête de
l'enveloppe de modulation.
Traduit mathématiquement cela donne :
Avec PEP en W
PEV en Volt (tension crête)
Notez donc que les watts PEP sont des watts
efficaces.
La PIRE ou EIRP et la PAR ou ERP :
Moins exotique et beaucoup plus utile voici la PIRE, la Puissance Isotrope Rayonnée
Equivalente que nos amis anglo-saxons appelle EIRP ou Equivalent Isotrop Radiated Power.
Si un émetteur fournit une puissance de 100 W à une antenne ayant 6 dB de gain, il est
intéressant de savoir quelle serait la puissance équivalente dans un aérien isotropique, c’est à
dire un aérien rayonnant de la même façon dans toutes les directions. Il s'agit d'un aérien
totalement hypothétique d'un gain unitaire, c’est à dire de 0dB.
Définition et calcul de la PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Equivalent :
C'est le produit de la puissance transmise à
l'antenne multipliée par le gain par rapport à
l'isitrope de l'antenne en rapport (pas en dBi).
PIRE = P x G
Avec P en W
Gain isotropique en rapport.
Exemple :
Vous avez acheté une antenne portant la
mention Gain = 6dBi.
Vous le verrez plus tard, 6dB correspondent à
un rapport de 4 en puissance.
Votre émetteur délivre 100 W à l'antenne et
vous n'avez pas de perte dans le coaxial.
Votre PIRE sera :
100 x 4 = 400 W.
Ce qui revient à dire qu'utiliser vos 100 W avec
votre antenne de 6dBi est équivalent à utiliser
400 W dans une antenne isotropique. En
d'autres termes, un correspondant quelconque
vous recevrait avec la même intensité dans un
cas d'installation comme dans l'autre.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 108/128
Définition et calcul de la PAR (Puissance Apparente Rayonnée) :
C'est le produit de la puissance transmise à
l'antenne multipliée par le gain par rapport au
dipôle de l'antenne en rapport (pas en dBi).
PAR = P x G
Avec P en W
Gain par rapport au dipôle en rapport.
Exemple :
Vous avez acheté une antenne portant la
mention Gain = 4dBd ce qui correspond à un
rapport de sensiblement 2,5.
Votre émetteur délivre 100 W à l'antenne et
vous n'avez pas de perte dans le coaxial.
Votre PAR sera :
100 x 2,5 = 250 W.
La puissance peut s'exprimer aussi en décibel (dB) par rapport au watt ou à un sous-multiple, le milliwat.
Il s'agira du dBW et du dBm.

II-15) Courants non sinusoïdaux
Regarder ces deux figures, à priori tout les distingue et elles n'ont rien en commun, d'accord ?
Et pourtant pas si sûr !
Un grand physicien nommé Fourrier a démontré que tout signal périodique pouvait se
décomposer en une somme de sinusoïdes qu'il convenait de placer judicieusement en amplitude,
fréquence et phase.
Ceci nous amène tout naturellement à parler des harmoniques.
D'abord on dit « UN » harmonique puisqu’il s’agit du masculin. Ce n'est pas spécifique à
l’électricité, on retrouve cela partout, nous verrons quelques exemples tout à l'heure.
Définition :
L'harmonique est un multiple entier d'un
signal de fréquence f.
l'harmonique 2 du signal de fréquence f
sera égale à 2f.
H
2
= 2 f
H
n
= n f
Manifestation des harmoniques dans la vie courante.
Le saviez-vous que vous étiez les « Jourdains » des harmoniques ? Car vous en produisez sans
répit !
Prenons l'exemple des instruments de musique. Faisons effectuer un sol par un piano et un sol
par un violon. Vous identifiez sans ambiguïté les instruments même si ceux-ci jouent la même
note, de même fréquence. Ceci est dû aux harmoniques présents.
La fréquence fondamentale est la même mais la répartition spectrale des harmoniques est
différente. Il en va de même avec votre voix, on appelle cela le timbre ! Revenons à l’électricité.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 109/128
Nous venons d'aborder un autre thème en évoquant la répartition spectrale, voyons
préalablement, pour mémoire, comment on peut décomposer tout signal périodique en
sinusoïdes reliées entre elles par une relation harmonique.
Un signal périodique sinusoïdal est de la
forme avec Am amplitude maximum du
signal, e = 2 t f et o le déphasage.
S = A
m
sin (e t + o)
Il n'est pas interdit de mettre plusieurs
générateurs en série. Si nous mettons deux
générateurs de tensions sinusoïdales en
série, l'un de fréquence f et l'autre de
fréquence 2f, sans déphasage et
d'amplitude identique, voici ce que nous
obtiendrons.
Sur le graphique, la sinusoïde bleue est de
fréquence f, la violette est de fréquence 2f
et l'aire en vert représente la somme de f
+2f.
Fourier concrétise cela par cette formule.
Retenez simplement le dessin qui sera
certainement plus parlant pour vous et
notez qu'il suffit de prendre une règle et
un crayon et d'additionner les valeurs des 2
sinusoïdes pour obtenir la résultante.
S= A
m
sin (et + o) +
Bm sin (2et + o
2
) +
Cm sin (3et + o
3
) +
Xm sin (net + o
n
)
Pourquoi parler des harmoniques ?
Car que ce soit volontaire ou non, il s'agit d'un phénomène omniprésent dans le monde de
l’électricité. Les quelques applications décrites ci-dessous vous en persuaderont.
Nous avons un oscillateur de fréquence 10
MHz, nous souhaiterions obtenir du 30
MHz, comment faire ?
Il nous suffira de faire passer ce 10 MHz dans un
système non linéaire comme par exemple un
amplificateur non linéaire qui produira en sortie la
fondamentale f et un bon nombre d'harmoniques.
Nous n'aurons plus qu'à filtrer 3f et à l'amplifier.
Mon émetteur réglé sur 50 MHz perturbe
la réception en bande FM de mon voisin.
Il y a fort à parier que l'harmonique 2 (2f) du 50
MHz soit 100 MHz soit responsable de cette gêne.
Un filtre supprimera cette émission indésirable.
J'ai construit un récepteur mais il me
semble que je reçois des stations qui ne
sont pas dans la bande que j'écoute.
Les harmoniques de l'oscillateur de mon récepteur
se mélangent à d'autres stations et produisent par
somme ou soustraction l'apparition de ces signaux.
J'ai installé dans ma station une horloge
numérique que j'ai réalisée. Depuis mes
récepteurs reçoivent quantité de signaux
non modulés qui me perturbent.
On peut supposer que cette horloge possède une
base de temps réalisée à partir d'un quartz avec des
circuits intégrés. Cet oscillateur fonctionnant en
signaux carrés génère une quantité énorme
d'harmoniques qui sont reçus par mes systèmes de
réception.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 110/128
Essayons d'examiner les harmoniques sous l'aspect spectral.
Jusqu'à présent nous n'avons qu'observé l'aspect temporel des variations d'amplitude de nos
signaux, c’est à dire que nous avons observé, grâce à l'oscilloscope par exemple, les variations
quelles qu'elles soient, en fonction du temps.
Ici nous observions les variations de l'intensité en
fonction du temps.
Le temps est positionné sur l'axe de « x » et le
courant sur l'axe des « y ». Ceci est une
représentation commode mais incomplète. Si à la
place du temps nous mettions la fréquence du
signal, quels enseignements pourrions-nous en tirer
?
Ne vous inquiétez pas si I a été remplacé par u.
Analysons un peu la chose. Sur l'axe « x » nous
avons les fréquences, sur l'axe « y », nous
retrouvons les amplitudes comme sur l'oscilloscope.
Cette représentation nous permet de mesurer d'une
part l'amplitude du signal appliqué à l'entrée de
l'appareil de mesure appelé analyseur de spectre et
d'autre part la fréquence et surtout la répartition
spectrale. Nous faisons de l'analyse fréquentielle.
Dans notre exemple qui n'est pas très parlant, nous
avons affaire à un signal parfaitement sinusoïdal qui
ne comporte qu'une seule composante.
Maintenant, reprenons l'exemple qui avait mis en évidence les harmoniques. Le dessin de
gauche vous montre ce qu'affiche, pour ce signal composé de f + 2f, un oscilloscope et à droite
ce qu'affiche un analyseur de spectre.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 111/128
Voici le spectre d'un signal carré, comme précédemment, à gauche la vue temporelle, à droite la
vue fréquentielle.
Notez, au passage, que ce signal ne contient que des
harmoniques de rang impair, les harmoniques pairs
sont absents.
Relation entre forme de l'onde et répartition spectrale :
Comme vous venez de le voir dans l'exemple précédent, notre signal carré est totalement
dépourvu d'harmoniques pairs. Comment savoir si un signal quelconque contiendra ou pas ces
harmoniques pairs et quelle sera l'amplitude relative de ces harmoniques ?
Voici les quatre formes d'ondes fondamentales, avec leur spectre.
Les formules vous indiquent l'amplitude de l'harmonique de rang « n ».
Par exemple, prenons le 1er cas et calculons l'amplitude de l'harmonique de rang 3 sachant que
l'amplitude du signal de base est de 10V.
10
il vient V
3
= -------------- = 1,06 V
3,14 x 3
A
V
n
= -----
n t
2A
V
n
= ------
n t
4A 1
V
n
= ------ ----------
t 4n
2
- 1
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 112/128
4A
V
n
= --------
(t n)
2
Voyons maintenant comment savoir si un signal contient ou pas les harmoniques pairs :
Nous dirons que tout signal à symétrie demi-onde ne contient que des harmoniques
impairs.
Ce n'est pas particulièrement clair, voici
quelques explications complémentaires
basées sur un exemple.
A votre droite un signal (en rouge).
Prenons le symétrique de l'alternance
négative et traçons le. Il vient ce que vous
voyez en bleu pointillé.
Maintenant, faisons glisser vers la gauche
ceci et nous constatons que l'alternance
positive est totalement recouverte et
identique à ce symétrique. Nous en
concluons que notre signal ne contient pas
d'harmoniques pairs.
II-16) Le transformateur
Le principe :
Un transformateur est constitué de deux
enroulements indépendants appelés primaire et
secondaire, bobinés sur un noyau magnétique
commun.
A quoi cela sert-il ?
Le transformateur, qui ne fonctionne qu'en
alternatif, alimenté au primaire par une tension
alternative U, nous permettra d'obtenir au
secondaire, soit une tension plus élevée soit
une tension moins élevée.
En électricité, nous pouvons bénéficier de ces
effets de réduction-augmentation sur les
impédances des circuits.
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 113/128
Principe de fonctionnement du transformateur :
L'enroulement primaire est alimenté par une
tension sinusoïdale, le circuit est donc fermé.
Cet enroulement peut être représenté comme
une inductance L de réactance X et un courant
I y circule. Ce courant alternatif I, produit à
son tour un flux sinusoïdal dans le circuit
magnétique du transformateur.
Nous l'avons dit, le circuit magnétique est
commun et au niveau du secondaire, chaque
spire qui est traversé par ce flux variable est le
siège d'une force électromotrice e. C'est ainsi
qu'apparaît la tension secondaire.
Vous pouvez observer à votre gauche l'allure
des transformateurs les plus usuels.
Conventions :
Les grandeurs physiques du primaire seront
notées avec l'indice 1.
On considérera le transformateur comme
parfait, c’est à dire exempt de pertes.
Les grandeurs physiques se rapportant au
secondaire seront notées 2.
Le transformateur est dispositif réversible.
Constitution :
Le noyau magnétique, qui est fermé, est
constitué de tôles empilées les unes sur les
autres, on dit qu'il est feuilleté, ceci pour
réduire les pertes par courant de Foucault.
Ces tôles sont réalisées à partir de tôles de fer
avec adjonction de silicium pour réduire cette
fois-ci les pertes par hystéresis.

Les enroulements sont réalisés à base de fil
conducteur isolé. On trouve donc au moins
deux enroulements, l'un appelé primaire, l'autre
appelé secondaire, ces enroulements sont
totalement isolés entre eux.
Un transformateur peut comporter plusieurs
enroulements secondaires.
Le rapport de transformation :
Nous avons dit que notre transformateur avait la capacité d'augmenter, de diminuer ou de
restituer à valeur égale la tension primaire (dans ce dernier cas il s'agira d'un transformateur
d'isolement). Il existe donc une relation liant ces deux tensions (primaire et secondaire)
et cette relation fait apparaître le rapport de transformation noté « m ».
Cette relation dit que le rapport des tensions secondaire sur primaire est égale au rapport du
nombre de spires du secondaire sur nombre de spires du primaires.
U
2
N
2
m= ------- = --------
U
1
N
1
Avec m grandeur sans unité
U en volt
N = nombre de spires
Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 114/128
Et pour les courants primaire et secondaire ?
Voyons cela sous l'angle pratique. Nous admettrons que le bilan énergétique de notre
transformateur soit le suivant : P1 = P2.
Ceci ne peut être vrai que dans la mesure où nous négligeons les pertes mais dans la pratique
c'est presque correct.
Si donc P1 = P2 (puissance consommée au primaire = puissance restituée au secondaire), nous
écrivons le P1 = U1 * I1 et P2 = U2 * I2.
Si notre transformateur est abaisseur de tension, pour obtenir la puissance, il faudra que le
courant augmente, c'est la simple application de la loi d'Ohm. En revanche si notre
transformateur est élévateur, il faudra que le courant secondaire soit inférieur au courant
primaire pour satisfaire la condition.
Donc intuitivement on pense que le courant régira en sens inverse de la tension (pour l'aspect
quantitatif bien sûr !) et donc inversement au rapport de transformation.
I2 1
--------- = ---------
I1 m
I1
m= --------
I2
Notez bien que le rapport des courants est l'inverse du rapport des tensions ou du nombre de
spires du transformateur.
Nous pensons quand il s'agit de transformateur à l'utilisation la plus classique qui consiste à
abaisser ou augmenter la tension réseau, or le transformateur n'est pas utilisé uniquement pour
cela. Imaginez que vous ayez un amplificateur BF et que l'impédance de sortie de cet
amplificateur soit de 200 O, en face de cela vous utilisez un haut-parleur de 4 O. Même sans
avoir encore vu le chapitre dédié aux adaptations d'impédances, il vous semble évident que
quelque chose ne va pas aller. On peut (on doit) dans ce cas de figure réaliser une adaptation et
on la réalise grâce à un transformateur.
Les impédances :
Nous appellerons Z1 l'impédance du primaire
et Z2 l'impédance du secondaire.
Essayons de calculer le rapport Z1 / Z2.
Z
2
U
2
/ I
2
U
2
I
1
--- = --------- = --------- x ----------
Z
1
U
1
/ I
1
U
1
I
2
Nous remarquons que U
2
/ U
1
= m et que
I
1
/ I
2
= m
donc Z
2
/ Z
1
= m
2.

Ce résultat est à retenir, servez-vous de l'exemple qui suit.
Nous devons relier la sortie de notre amplificateur de 200 O à notre haut-parleur de 4O.
Quel devra être le rapport de transformation de notre transformateur ?
m = racine (4 / 200) = 0,14, c’est à dire que notre secondaire devra avoir 7 fois moins de spires
(1 / 0,14) que notre enroulement primaire, notre transformateur devant être abaisseur dans ce cas
là.
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Le monde réel :
Nous avions supposé notre transformateur parfait, hélas comme vous avez déjà dû le remarquer
dans cette vie, rien n'est parfait et le transformateur n'y échappe pas.
Le transformateur a des pertes par courants de Foucault, et vous remarquerez, plus
particulièrement sur les petits modèles que même à vide c’est à dire sans charge au secondaire,
le transformateur chauffe !
Les fils composant les enroulements sont résistants, c'est incontournable. Plus le courant
demandé croît, plus la chute de tension RI croît, plus l'effet joule croît, moins la tension
disponible au secondaire est importante.
Le transformateur est également affligé de perte par hystérésis. Tout ceci conduit à une perte de
rendement du transformateur.
Le rendement se calcule en divisant la puissance sortie au secondaire par la puissance
consommée au primaire.

L'auto transformateur :
Il existe un type de transformateur appelé auto-
transformateur. Attention, il ne s'agit pas d'un
véritable transformateur offrant une isolation
complète de la source, l'auto-transformateur à
un point commun réseau-utilisation et peut
s'avérer dangereux. Sur le principe on déplace
un curseur sur l'enroulement primaire, c'est
tout.
La puissance et les transformateurs :
La puissance des transformateurs s'exprime en VA (Volt Ampère). Ce n'est pas une curiosité,
ceci permet de s'affranchir des inévitables déphasages tension courant et d'exprimer ainsi une
puissance maximum susceptible d'être fournie par le transformateur.
Rappelons qu'aux pertes près, P1 = P2. Le rendement des transformateurs classiques avoisine
les 0,85 - 0,9 soit 85 à 90 %.

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Les transformateurs en HF :
Vous utiliserez fréquemment les transformateurs en HF. Ils servent souvent sur un enroulement
à constituer un circuit résonnant, l'énergie est ensuite transmise par le secondaire à l'étage
suivant.
L'utilisation de tores, hormis l'aspect financier, n'offre que des avantages.
Le rayonnement et les fuites sont supprimés, les blindages ne sont plus nécessaires, c'est
compact et facile à réaliser.
Vous trouverez souvent dans le circuit magnétique un noyau permettant de faire varier L donc la
fréquence d'accord du circuit. Il existe des noyaux en ferrite et des noyaux en aluminium qui ont
exactement le comportement opposé. Ceci est résumé dans le tableau ci dessous.
Action Noyau ferrite Noyau aluminium
Enfoncer F diminue F augmente
Sortir F augmente F diminue
Le transformateur est un composant indispensable, il nous aidera à résoudre bon nombre de
problèmes d'adaptation d'impédances, en autres sans négliger, par ailleurs, son rôle
« historique » d'élévateur ou abaisseur de tension.
II-16) Les séries de Fourier
Le concept de base :
Le baron Fourier (jean Baptiste Joseph
1768 - 1830) nous a appris que l'on
pouvait créer des formes d'ondes très
complexes en ajoutant seulement entres
elles des courbes sinus et cosinus. A
titre d'exemple voici un signal
complexe et sa décomposition.
Il s'agit d'un signal de fréquence
fondamentale f auquel on ajoute un
signal 2f et 3f de mêmes phase et
amplitude.

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Aspect temporel, aspect fréquentiel du signal :
On peut observer un signal électrique
sous différents angles comme tente de le
démontrer cette image. Si vous vous
placez face à l'axe du temps, vous
observerez l'amplitude des signaux en
fonction du temps, c'est la vue que vous
fournira un oscilloscope. Si vous vous
placez face à l'axe des fréquences, vous
observerez l'amplitude du signal en
fonction de la fréquence, c'est la vue
fournie par un analyseur de spectre.

Si vous reprenez la vue précédente d'un
signal complexe, vous comprenez
immédiatement que la vue en fonction du
temps ne peut vous fournir aucune
indication sur les composantes spectrales
du signal. C'est à partir de maintenant
que les séries de Fourier deviennent
intéressantes.

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L'indispensable rappel de trigonométrie.
Essayons de reprendre quelques notions simples:
Les fonctions Sinus et Cosinus.

Prenez votre calculatrice :

Tapez 0 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : 0.
Tapez 30 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : 0,5.
Tapez 90 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : 1.

Vous voyez c'est simple quand même. La valeur minimum pour cette
fonction est 0 et la valeur max est 1. Il serait intéressant de voir ce qui se
passe quand on dépasse 90°.

Testons :

Tapez 135 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : 0,707.
Tapez 180 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : 0.

Tapez 235 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : - 0,81.
Tapez 270 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : - 1.
Tapez 330 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : - 0,5.
Tapez 355 puis cliquez sur le bouton SIN, l'afficheur indique : - 0,087.
Méthode graphique pour
déterminer le sinus ou cosinus
d'un angle.

Et maintenant traçons la courbe avec les points obtenus, le résultat est celui-ci :
La courbe blanche représente les sinus tandis que la courbe bleue
représente les cosinus. La seule différence entre les deux, c'est le
décalage de 90°.

Quand vous mettez une porteuse sur 7,0 MHz pour régler votre boîte
de couplage, votre émetteur produit une suite de sinusoïdes, il y en a
même 7 millions par seconde !
Donc un signal alternatif pourra s'écrire dans sa forme la plus simple comme suit :

b = a sin (et) ou b = a sin (2 tWf t).
b est le signal périodique, a est un coefficient qui caractérise l'amplitude, e représente la pulsation et vaut
2 tdf, t représente le temps.
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Les harmoniques :
Au passage, signalons que harmonique est un nom masculin, il faut donc écrire (et dire) un harmonique.
Donc un harmonique est un multiple entier d'une fréquence f. Par exemple si f vaut 10 Hz, l'harmonique 2
de f vaut 20 Hz, l'harmonique 3 vaut 30 Hz, h4 (harmonique de rang 4) vaut 40 Hz, h5 vaut 50 Hz et hn
vaut n f (n fois la fréquence f).
On peut écrire cela sous une forme quand même plus condensée comme indiqué
sur la figure ci-contre. Pas de panique, cette formule indique simplement que le
signal f est la somme du signal fondamental et des harmoniques jusqu'au rang N.
On peut développer en écrivant que c'est équivalent à :
f(t) = sin (1et) + sin (2et) + sin (3et) + sin (Net).
Comment tenir compte des amplitudes des harmoniques ?
Dans l'exemple précédent il était admis implicitement que les harmoniques
avaient la même amplitude que le signal fondamental ce qui est aller un peu vite
en besogne. Nous constaterons fréquemment (et heureusement) que l'amplitude
des harmoniques décroît comme le rang augmente. Ceci dit, il faut introduire un
facteur dans la formule qui permette de prendre cela en compte. Le coefficient
« a » vient d'être introduit suivi de l'indice n car à chaque harmonique de rang
« n » correspondra une amplitude « a ». Si vous devions réécrire la formule
comme au-dessus, cela donnerait :
f(t) = a
1
sin (1et) + a
2
sin (2et) + a
3
sin (3et) + a
n
sin (Net).

Fonctions sinus et cosinus.
Cette image nous montre quelque chose de nouveau. Le signal
ne démarre pas à « 0 » à l'instant « 0 ». La somme de fonctions
sinus ne permet pas cela car quand t = 0, sin (0) vaut 0, on voit
donc qu'il faut trouver autre chose. Ce sera chose faite en
pouvant additionner des fonctions cosinus aux fonctions sinus.
Bien naturellement, ceci va avoir un effet sur la formule et
comme il peut exister aussi une composante continue, nous
allons aussi rajouter un autre coefficient. Voici le résultat :
Le coefficient a
o
représente la composante continue quand elle
existe. Pour le reste, rien de bien nouveau si ce n'est que l'on
intègre la possibilité de travailler avec des fonctions cosinus. La
formule est maintenant complète et universelle.

Les coefficients :
Nous retiendrons que les a
0
, a
n
et b
n
sont appelés les coefficients des séries de Fourier.

an et bn représentent les composantes d'amplitude de rang n du spectre. Pour un rang « n » on calculera la
valeur par la relation :

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Décomposition d'un signal composite.
Nous venons de passer en revue les principes généraux, ce qui nous intéresserait maintenant, ce serait
partant d'un signal complexe riche en harmoniques, de décomposer celui-ci et de déterminer l'amplitude
et la phase de chacun de ses harmoniques, en un mot de réaliser un analyseur de spectre.
Pour ce faire, nous allons voir quelques propriétés extrêmement intéressantes des fonctions
trigonométriques.

Une idée de l'intégration.
D'une manière schématique, intégrer une fonction cela revient à
calculer une aire dans des limites données. Si nous observons cette
sinusoïde et que l'on calcule son aire sur une période, on va
s'apercevoir que celle-ci est nulle, la partie supérieure étant
rigoureusement égale à la partie inférieure, cette dernière étant de signe
opposé, la somme vaut 0.
Quelques propriétés intéressantes :
Voici un signal périodique composé de deux signaux d'amplitudes
égales et contenant la fondamentale « f » et l'harmonique 2 (2f). Nous
allons maintenant multiplier ce signal par un autre signal sinusoïdal.
Pour les besoins de la démonstration graphique, on se contentera de
multiplier par un signal de fréquence f, 1,5 f et 2 f. Voyons le résultat
ci dessous.

1) Sur la courbe ci-dessus, nous avons multiplié
le signal original par un signal sinusoïdal de
fréquence f. On note que si l'on intègre cette
fonction (on calcule la surface, l'aire), cette
dernière est différente de 0.
2) Même principe, mais cette fois nous avons
multiplié le signal f par un signal 1,5 f, donc un
signal qui n'est pas en relation harmonique avec le
signal d'origine ou ses harmoniques. On constate
que l'aire vaut 0, les surfaces au-dessus de l’axe
sont identiques à celles en dessous.

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3) Idem mais en multipliant f par un signal
sinusoïdal 2f (soit l'harmonique 2), l'aire est
différente de 0.
Nous en déduisons quelques propriétés intéressantes :
- L'aire sur une période d'une fonction sinus ou cosinus vaut
0.

- L'aire sur une période d'une fonction (ou onde si vous
préférez) qui est le produit de deux fonctions sinus ou
cosinus qui ne sont pas en relation harmonique vaut 0 (voir
figure 2).

- L'aire sur une période d'une fonction qui est le produit de
deux sinus ou cosinus de même fréquence ou en relation
harmonique n'est pas égal à 0 (figures 1 et 3).

Donc d'une manière très schématique, pour déterminer les
composantes spectrales d'un signal, il suffira de multiplier le
signal d'origine par un autre signal, d'intégrer le résultat
(calculer l'aire). Si cette dernière est nulle, le signal
multiplicateur n'est pas un signal harmonique, on peut donc
l'ignorer, si l'aire n'est pas nulle alors on passera au calcul
des coefficients. On prendra ensuite l'harmonique suivant
comme signal multiplicateur et on effectuera une nouvelle
série de calculs.
Calcul des coefficients :
La transformée de Fourier discrète et la transformée rapide.
Vous la connaissez aussi sous son appellation anglaise de DFT, elle va consister à déterminer les
composantes spectrales d'un signal en appliquant la méthode esquissée ci-dessus. Ceci va nécessiter
beaucoup (mais vraiment) beaucoup de calcul. La transformée inverse permettra partant des composantes
spectrales de recomposer le signal original.

Deux chercheurs d'IBM dans les années 60 ont inventé la Transformée de Fourier Rapide ou FFT en
anglais (Fast Fourier Transform), cette méthode a considérablement réduit les temps de calcul, c'est elle
que nous retrouvons le plus souvent.

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III) Autres unités électriques
III-1) Le décibel
Voilà une unité de mesure (le décibel) que vous allez employer quotidiennement. Il est important de bien
le maîtriser.

Comme son nom l'indique, le décibel est le dixième du Bel. On a donné ce nom à cette unité en
hommage à Alexander Graham Bell. Avant d'aller plus loin sur cette merveilleuse unité qui est
très simple d'emploi malgré les apparences, effectuons un petit retour en arrière et regardons un
instant les logarithmes.
Vous possédez sans le savoir, (peut-être) un merveilleux instrument de mesure logarithmique sur
vous, je pense à votre oreille. Celle-ci ne vous restitue pas linéairement les variations de
puissance auditive de votre environnement.
Si, quand vous écoutez de la musique sur votre chaîne haute fidélité, vous multipliez par 10 la
puissance émise par votre amplificateur, votre sensation physiologique vous indiquera seulement
un doublement de la puissance sonore.
Vous voyez ci-dessus l'allure d'une courbe
logarithmique. En clair cela signifie que les
« x » évoluent beaucoup quand
parallèlement les « y » évoluent peu.
Ceci pourrait être la courbe de réponse de votre
oreille à une excitation sonore. Sur l'axe des « x »
vous trouvez l'augmentation de puissance, sur les
« y » la sensation physiologique.
Notation :
Vous êtes habitué à compter en base 10 (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9) depuis votre plus tendre
enfance, ceci ne vous empêche pas de savoir qu'il existe d'autres bases comme la base 2 que nous
avons étudié.
Il en va de même pour les logarithmes et l'on distinguera :
Le logarithme naturel de base « e ».
Il est noté log.
C'est le seul, le vrai, la référence. Si vous
trouvez des résultats abracadabrants, il est à
parier que votre calculatrice ne connaît que
ceux-ci alors que vous désiriez le log en
base 10. Soyez attentifs à ces petites
facéties.
E = 2,72
(valeur approchée).
On utilise en radioélectricité par exemple le logarithme de base 10. On passe du logarithme
naturel au logarithme en base 10 par une opération simple qui consiste à diviser comme suit :
log X
Log
(10)
X = -----------
log 10
Ce qui pourra s'énoncer comme suit :
le Logarithme en base 10 du nombre X sera égal au
logarithme base e de X divisé par le logarithme base
e de 10.
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Vous remarquerez que l'on note les logarithmes de base e avec un petit « l » (log) et les Log
base 10 avec un grand « L ». On trouve souvent aussi comme notation pour les bases e
« ln ».
Exemple :
Calculons le Log base 10 de 1000 :
Nous posons :
log 1000 6,9077
Log
(10)
1000 = --------------- = -------------- = 3
log 10 2,30025
Pourquoi utiliser des décibel ?
Revenons sur l'acoustique et essayons de mesurer le rapport entre le plus fort signal auditif
supportable par un être humain et le plus faible. Le bruit est dû à une onde de pression. La
pression la plus faible entendue par une oreille humaine se situe vers 20.10
-6
Pa.
Le signal le plus fort et encore supportable avoisine les 200 000 000 10
-6
Pa.
Si nous calculons le ratio du signal le plus fort sur le plus faible, nous obtenons un rapport de 10
000 000, avouez que ce n'est guère commode à manipuler. SI nous calculons le Log de ce
rapport nous trouvons R = 7 ce qui revient à dire que ce rapport est égal à 7 Bel
D'où vient le décibel ?
Nous venons de voir avec l'exemple précédent que 7 Bel représentent un rapport de 100 000
000. Le bel est une « grosse » unité, il est bien plus commode de mesurer avec une unité plus
fine comme le décibel qui est le 10ème du Bel. Dans notre exemple notre rapport serait de 70 dB,
c'est mieux non ?
Les décibels et la radio :
Nous avons souvent, en radioélectricité par exemple, des écarts comme celui cité en exemple
concernant l'oreille humaine. Prenez le plus petit signal perceptible par un récepteur et le plus
fort, l'écart est encore plus important. Nous avons également besoin de quantifier les gains et les
atténuations et il est plus commode de parler d'un amplificateur de 20 dB de gain que d'un
amplificateur qui amplifie 100 fois. Nous avons également besoin de pouvoir ajouter ou
soustraire des gains et des atténuations, avec le dB c'est ultra simple car les logarithmes ont cette
merveilleuse propriété de pouvoir transformer les multiplications en additions et les divisions en
soustractions. Nous avons besoin de pouvoir donner un niveau de puissance par rapport à une
référence fixe, le décibel par rapport au Watt ou mW le permet. Vous l'aurez compris cette unité
endémique de la radioélectricité est indispensable.
Définitions :
En puissance.
Le dB est 10 fois le logarithme base 10 du
rapport de puissance P1 / P2.
P1
dB = 10 Log -----
P2
En tension ou courant.
Le dB est 20 fois le logarithme base 10 du
rapport des tensions V1 / V2 ou des
courants I1 / I2.
V1
dB = 20 Log -----
V2
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Exemple 1 :
Quel est l'amplification de puissance
exprimée en dB d'un amplificateur qui sort
20 W pour 1 W à l'entrée ?
20
A = 10 Log --------- = 13 dB
1
Exemple 2 :
Quel est l'atténuation de puissance
exprimée en dB d'un atténuateur auquel on
applique un e puissance de 100 W et qui
restitue 15W ?
15
A = 10 Log -------- = - 8,2 dB
100
Exemple 3 :
Quel est l'amplification de tension exprimée
en dB d'un transistor monté en
amplificateur sur lequel on mesure 3 V de
tension de sortie pour 10 mV de tension
d'entrée ?
3
A = 20 Log -------- = 49,5 dB
0,01
Note :
Assurez-vous quand vous faites ces calculs d'utiliser les mêmes unités. On ne peut pas calculer
avec des unités hétéroclites.
Pour votre culture personnelle, quelques propriétés des logarithmes :
Log (A x B) = Log (A) + Log (B)
Log (A / B) = Log (A) - Log (B)
Si A
b
= C alors log
(a)
C = B (10
2
= 100 équivaut à Log
(10)
100 = 2)
Log A
b
= B x log A
Application pratique des log en radioélectricité :
Vous avez ci dessus une chaîne d'amplificateurs et d'atténuateurs. Connaissant l'atténuation ou le
gain de chaque élément, il est très facile de calculer le gain / atténuation total.
1er cas en dB :

+10 - 3 + 6 + 3 - 20 = - 4dB
Globalement cette chaîne atténue le signal appliqué en entrée.
2ème cas avec les rapports de puissance :

10 x 0,5 x 4 x 2 x 0,01 = 0,4
Vérifions simplement en calculant 10 Log 0,4 = - 4 dB
C’est extrêmement commode car beaucoup de données vous sont fournies en dB. Prenez
l’atténuation d’un câble coaxial, on vous fournit l’atténuation en dB pour 100 m, il est aisé
connaissant votre longueur d’en déduire la perte apportée.

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Et l'opération inverse pour déterminer le rapport connaissant la valeur en dB ?
Connaissant la valeur en dB nous
souhaitons déterminer la valeur du rapport.
A (db) sera la valeur en dB
R sera le rapport P1 / P2.
Il existe au moins deux méthodes pour parvenir au
résultat. Sans démonstration voici les résultats.
Dans la formule ci-dessus, il est bien
entendu qu'il faut utiliser le log naturel et
que cette formule n'est utilisable que si le
calcul a été fait en base 10.
Cette formule est plus simple d'emploi, toutefois la
remarque concernant la base du log s'applique ici
aussi.
En utilisant la seconde formule et une calculatrice, calculons à quel rapport de puissance
correspondent 23 dB.

R = 10 puissance 23 / 10 soit 10
2,3
= 200 c'est simple non ?
Tableau de quelques valeur usuelles (en puissance):
en rouge, les valeurs remarquables.

Rapport dB Rapport dB Rapport dB Rapport dB
1 0 20 13 100 20 1000 30
2 3 25 13,98 150 21,76 2000 33
3 4,77 30 14,77 200 23 3000 34,77
4 6 35 15,44 250 23,98 4000 36
5 6,99 40 16 300 24,77 5000 36,99
6 7,78 45 16,53 350 25,44 6000 37,78
7 8,45 50 17 400 26 7000 38,45
8 9 55 17,4 450 26,53 8000 39
9 9,54 60 17,8 500 27 9000 39,54
10 10 65 18,1 550 27,4 10000 40
11 10,4 70 18,45 600 27,78 20000 43
12 10,8 75 18,75 650 28,13 30000 44,77
13 11,14 80 19 700 28,45 40000 46
14 11,46 85 19,3 750 28,75 50000 47
15 11,76 90 19,54 800 29 100000 50
On peut souvent lire dans la littérature des
phrases du genre :
La bande passante de cet amplificateur de
puissance à -3 dB est de 4 MHz. Cela
signifie que l'on note sur la courbe de
puissance en fonction de la fréquence les
points (supérieur et inférieur) où la
puissance chute de moitié (3dB).
L'écart entre ces deux points constitue la bande
passante. Le principe est le même pour les antennes,
etc. Quand vous faites ces calculs, faites attention à
ne pas confondre gain en tension (sur un
amplificateur bas niveau par exemple) et gain en
puissance. 3dB en puissance correspondent à un
rapport de 2 et de 1,41 (racine de 2) en tension /
courant.
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Le dBm :
Variation sur le même thème, le décibel par rapport au milliwatt.
Il est commode d'exprimer une puissance par rapport à une référence qui sera en l'occurrence le
milliwatt sur une impédance de 50 O. Cette notion d'impédance de charge est importante et doit
être spécifiée car 0 dBm sur 50 O ne correspond pas à 0 dBm sur 75 O.
0 dBm sur 50 O = 224 mV sur charge de 50 O = 1mW.
En quoi est-ce utile ?
Nous pouvons exprimer la puissance de notre émetteur en dBm, retrancher les pertes du câble, en
déduire la puissance restante, ajouter le gain de l'antenne et calculer quel sera notre signal à 800
km.
Plutôt que d'utiliser un S-mètre poussif et imprécis, il vaut mieux quantifier le signal en
puissance car toute puissance correspond aussi à une tension se développant aux bornes d'une
résistance. La résistance est constituée par l'antenne, votre signal chez un correspondant vaut x
dBm.
Exemple : votre signal vaut -120 dBm chez un correspondant, vous multipliez votre puissance
par 4 ce qui revient à ajouter 6dB (regardez le tableau ci-dessus), votre signal passera de -120
dBm à -114 dBm chez votre correspondant.
Calcul :
Vous connaissez la puissance P en milliwatt :
dBm = 10 Log P
Vous connaissez la puissance P en watt :
dBm = 10 Log P . 10
3
dBm 0 10 20 30 40 50 60 70
W 0,001 0,01 0,1 1 10 100 1000 10000
Pour passer des dBm aux milliwatt ou aux watt :
Très simple ,il suffit d'appliquer cette formule.
R = puissance en milliwatt
A = dBm
Exemple : je dispose d'une puissance de 20 dBm, à quoi cela correspond t'il en mW ?
R = 10 à la puissance 20 / 10, 10
2
= 100 mW
Le dBW :
Même principe que ci-dessus hormis que la puissance s'exprime par rapport au Watt.
On utilise cette unité pour les bilans de liaison.
Vous connaissez la puissance P en Watt.
dBW = 10 Log P
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Les dBi et dBd :
Ceux-ci, on les retrouve partout, plus particulièrement chez les fabricants d'antennes qui non
contents de vous faire mettre de l'aluminium en l'air, aiment à entretenir une douce confusion
entre ces malheureux dB.
Le dBi exprime en dB le gain d'une antenne par rapport à un aérien isotrope qui émet la même
quantité d'énergie dans toutes les directions. Cet aérien n'existe pas.
le dBd exprime en dB le gain d'une antenne par rapport à un aérien dipole demi-onde. Cet aérien
est une réalité physique.
Les catalogues ne spécifient pas souvent si nous avons affaire à des dB i ou d. Pourtant la
différence est de taille.
Une antenne de 10dBd de gain à un gain de 12,15 dBi.
Voyez que la tentation est grande d’afficher plutôt des dBi que des dBd sans l’écrire.
Les dBc :
Bien que rencontrés moins fréquemment dans le domaine de
la radioélectricité, il est utile de savoir de quoi l'on parle.
Le « C » majuscule indique « Carrier » en anglais soit
« Porteuse » en français. Intuitivement, vous comprenez
que l'on va comparer une puissance « p » à la puissance
d'une porteuse. Ce pourra être dans le cas de la mesure de
signaux harmoniques (mesure relative des harmoniques de
rang « n » par rapport à la fondamentale) ou dans le cas de
mesure de bruit de phase sur les oscillateurs.
Voyons cela avec comme 1er exemple la mesure du bruit de
phase de l'oscillateur. Cette vue est réalisée par un analyseur
de spectre. On mesure sur l'axe Y l'amplitude du signal,
c'est le point 1 et on note une deuxième amplitude, au point
2, à un écart de fréquence valant f0 - f (On va dire 10 KHz
pour l'exemple). Nous aurons donc deux valeurs de
puissance si notre axe Y est gradué en puissance. Si nous
faisons le rapport de la puissance 1 sur la puissance 2 et que
nous appliquions 10 fois le Log, nous obtiendrons en dBc
l'amplitude du signal f par rapport au signal f0. Ce type de
mesure est très utilisé pour quantifier le bruit de phase des
oscillateurs.

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Voici un autre exemple.
Cette fois nous nous proposons de mesurer l'écart d'amplitude en dBc
entre le signal fondamental et les différents harmoniques produits par
un oscillateur. Voici une vue très stylisée d'un analyseur de spectre
laissant apparaître un oscillateur de fréquence fondamentale F. Cet
oscillateur produit aussi des fréquences harmoniques, de fréquences 2F
(H2) et 3F (H3). Il est intéressant d'évaluer les amplitudes relatives des
signaux harmoniques par rapport à la porteuse. Il suffit pour ce faire de
mesurer les puissances de F, H2 et H3 et d'appliquer 10 Log (H2 / F) et
10 Log (H3 /F). Nous pourrons ainsi déterminer que H2 est à - 30 dBc
et H3 - 40dBc (C'est un exemple).
IV) Schématisation en électricité
Afin de vous aider à lire un schéma électrique ou pour effectuer des montages électriques, ce chapitre
vous est destiné.

Pour représenter les circuits électriques, on utilise les symboles du tableau suivant :

SYMBOLES SIGNIFICATION ROLE
Fil conducteur
généralement en cuivre, de
section 1,5, 2,5 et 4 mm².
Il assure la liaison entre les différents éléments du
circuit électrique.
Interrupteur ouvert. Il ouvre le circuit et empêche le courant de circuler.
Interrupteur fermé. Il ferme le circuit et permet la circulation du
courant.
Générateurs
Générateur. Dans un circuit électrique, le générateur impose la
circulation d’un courant.
Générateur de tension
continue (pile,
accumulateur).
Dans un circuit fermé, le courant sort de la borne
positive + et va vers la borne négative - (Le courant
électrique est dû aux électrons qui se déplacent dans
le sens inverse).
Générateur de tension
alternative.
EDF (ou SCICAE) délivre une tension alternative
de 230V efficace et de fréquence 50 Hz aux
particuliers.
Récepteurs
Lampe. Elle est constituée d’un filament en tungstène qui en
chauffant permet d’éclairer.
Moteur. Il permet de transformer de l’énergie électrique en
énergie mécanique (applications : perceuses).
Résistor. Il permet de transformer l’énergie électrique en
énergie thermique.
Il s’oppose au passage du courant électrique (Il
limite son intensité dans un circuit).

Passons à l’électricité : Prenons une analogie simple : supposons que vous soyez assez habile pour faire tenir en équilibre une bille dans un tube. Si vous maintenez le tube bien horizontal, la bille est immobile, à peine frémissezvous que la bille se met en mouvement, parallèlement vous observez que ce mouvement n'est possible que dans la mesure où vous inclinez le tube. Vous avez donc créé une différence de niveau pour mettre en mouvement la bille. En électricité, il en va de même, pour faire circuler des électrons (le courant) on a besoin de produire préalablement une différence de potentiel (la tension). La tension, également appelée DDP ou différence de potentiel se mesure en VOLT, A l'accumulation de charges positives d'un côté symbole U et à l'accumulation de charges négatives de l'autre. Un pôle est chargé positivement, le +, L'intensité ou le courant se mesure en l'autre négativement, le -. AMPERE, symbole I Tant que ces deux pôles ne sont pas réunis, aucun courant ne circule Remarque : Vous connaissez une foultitude de systèmes capables de générer cette tension : exemple une Le Volt et l'Ampère sont, de grandes valeurs, batterie de voiture, une pile, le secteur nous traiterons plus souvent de leurs sousdomestique, des panneaux solaires, etc. multiples. A quoi est due cette tension ? Sous-multiples du Volt Sous-multiples de l'Ampère Volt = 1 V Millivolt = 10-3 V Microvolt = 10-6 V Nanovolt = 10-9 V V mV <V nV Ampère = 1 A Milliampère = 10-3 A Microampère = 10-6 A Nanoampère = 10-9 A A mA <A nA

Pour mémoire : Les puissances de 10 100 = 1 101 = 10 102 = 100 103 = 1000 104 = 10 000 105 = 100 000 106 = 1 000 000 107 = 10 000 000 108 = 100 000 000 109 = 1000 000 000 100 = 1 10-1 = 0,1 10-2 = 0,01 10-3 = 0,001 10-4 = 0,0001 10-5 = 0,00001 10-6 = 0,000001 10-7 = 0,0000001 10-8 = 0,00000001 10-9 = 0,000000001 giga = 109 mega = 106 kilo = 103 milli = 10-3 micro = 10-6 nano = 10-9 pico = 10-12

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Revenons sur le courant : Imaginons un tuyau dans lequel circule de l'eau, si nous voulons mesurer le débit (pour la facturation par exemple) nous devrons insérer un dispositif qui mesure le volume d'eau qui traverse à un point donné Charge élémentaire d'une particule : et en une seconde notre tuyau. Il en est de e= 1,6 10-19 Coulomb. même pour le courant, nous allons comptabiliser les charges électriques qui circulent dans un endroit du circuit et ce en une seconde. La mesure s'effectuera à l'aide d'un Ampèremètre. Vous comprenez aisément que pour faire circuler une quantité d'électricité de 1 C/s, soit 1 A, il faille beaucoup de charges. La loi s'énonce ainsi : 1 Ampère = 1 Coulomb par seconde 1 A = 1 C/s ou 1 A = 1 C . s-1

Q I = ___ Le courant est égal au quotient de la t quantité d'électricité traversant une surface avec : S par unité de temps. I Courant en Ampère A Q quantité d'électricité en Coulomb C t temps en seconde s Nous retiendrons : La tension ou différence de potentiel est due à une accumulation d'un côté de charges positives, de l'autre de charges négatives. La tension est de l'énergie potentielle (différence de niveau). La tension peut exister sans courant. On mesure la tension avec un voltmètre. L'unité de mesure est le Volt V. Le courant est une circulation d'électrons à travers un matériau. Le courant est de l'énergie cinétique (de mouvement).

Le courant ne peut pas exister sans tension. On mesure le courant avec un ampèremètre. L'unité de mesure est l'Ampère A.

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Un gaz se forme dans chaque tube. c'est l'effet chimique. c'est l'effet magnétique. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 4/128 . Ce passage ne va pas s'effectuer sans conséquence.I-3) Les effets du courant électrique Nous avons vu dans le chapitre précédent que le courant était une circulation d'électrons dans nos circuits. nous constatons : La lampe s'éclaire et chauffe. Le filament de la lampe. (H2O). L'aiguille aimantée de la boussole s'est déplacée sous l'action du champ magnétique occasionné par le passage du courant électrique. c'est l'effet thermique. de l'autre de l'hydrogène. Voici le montage de test : Une batterie de voiture alimente une ampoule très ordinaire. Si nous fermons le circuit électrique de manière à ce que le courant circule. L'aiguille de la boussole a dévié. est porté à haute température. pour émettre un rayonnement visible. La solution aqueuse se décompose et l'on recueille d'un côté de l'oxygène. nous trouvons un bac à électrolyse contenant essentiellement de l'eau à laquelle on a ajouté de la soude. En série dans le circuit. Par ailleurs on note un volume d'hydrogène plus important que celui de l'oxygène. Nous allons détailler les effets du courant électrique.

. C'est cet effet qui est utilisé pour la charge/décharge des batteries.). . Le cas le plus connu. il s'agit des effets magnétique et chimique. Effet chimique Effet magnétique I-4) La résistance Dès que nous aurons traité ce sujet. cet effet est exploité par exemple dans un grille pain.La résistance en tant que composant. Malheureusement cet effet n'est pas toujours souhaité et il se manifeste quand même conduisant à la mise en place de systèmes dissipateurs de chaleur permettant d'évacuer les calories. l'effet thermique quant à lui n'est pas polarisé. l'électrolyse. Ceci explique ce que fait une résistance mais pas ce qu'elle est. Cette propriété extrêmement importante sera exploitée de façon extensive pour produire des relais. On recueille maintenant de l'oxygène là où l'on recueillait de l'hydrogène et réciproquement La lampe brille du même éclat sans autre forme de manifestation.La résistance en tant que phénomène physique. Nous allons définir : . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 5/128 . nous pourrons passer à l'étude de circuits électriques. Si l'on place une boussole à proximité d'un fil parcouru par un courant électrique. une ampoule ou un radiateur. Les résistances dans nos montages (et elles sont nombreuses) nous serviront soit à limiter le courant circulant dans un circuit. ceci déborde quand même du cadre fixé de ce traité. Le courant a créé un champ magnétique. Deux effets sur trois sont polarisés (Ils sont influencés par le sens de passage du courant.Polarisation des effets : Essayons d'inverser les polarités de la batterie et observons ce qui se passe : L'aiguille de la boussole change de sens. soit à créer une chute de tension (ddp). Effet thermique Appelé également effet joule. on constate que l'aiguille aimantée bouge. Nous verrons plus avant les propriétés du magnétisme et ses implications. On trouve dans certains ouvrages une définition consistant à décrire la résistance comme un convertisseur d'énergie cinétique en énergie potentielle. des moteurs électriques. La résistance est la propriété qu'a un matériau de convertir de l'énergie électrique en énergie calorifique. des haut-parleurs etc. La résistance représente l'action d'une propriété du matériau qui a pour effet de freiner le passage du courant. toutefois s'il est aisé de définir ce que fait la résistance il n'en est pas tout à fait de même pour dire ce qu'elle est. D'une manière générale on constatera que tout échauffement est synonyme de perte de rendement.Les potentiomètres et rhéostats. Rien ne semble plus simple à traiter que la résistance.

Comment cela se présente t'il physiquement ? Voici un exemple : Quelle est l'unité de mesure ? C'est l'OHM. Tolérances usuelles : Rouge : 2% Or : 5 % Argent : 10% Couleur 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Valeur noir marron rouge orange jaune vert bleu violet gris blanc Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 6/128 . bon jusque là. vous trouverez dans le 1 kilohm = 1 000 tableau à droite les multiples usuels. Seules les 3 premières couleurs sont significatives pour déterminer la valeur de la résistance. qui indique la valeur du composant en ohm. c’est à dire le nombre de 0 qu'il faudra ajouter. les autres indiquent la tolérance et autres paramètres non indispensables pour le moment. comment s'y retrouver ? C'est extrêmement simple mais cela nécessite quand même un petit apprentissage. où cela se complique c'est qu'il va falloir introduire une notion de multiplicateur. Le symbole de la résistance est R. un ohm est une résistance de faible valeur (tout est relatif). Explications : Le marquage. 1 megohm = 1 000 000 Les résistances portent un marquage de couleur. notez : La troisième couleur est la valeur du multiplicateur. est composé de barres de couleur. Non rien de méchant. est-ce une grande valeur comme l'était un ampère ? 1 ohm = 1 Non. Un Ohm. A chaque couleur est affectée une valeur de 0 à 9. ça va non ? Bien.

Commençons par la bague rouge. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 7/128 . Comment sont faites les résistances ? En général de carbone. On trouve 2 électrodes sur ce composant. nous utiliserons ce composant qui est à ne Pour réaliser une résistance variable à pas confondre avec le potentiomètre. partir d'un potentiomètre (cas pratique). nous expliciterons cela plus tard. rouge = 2. Les résistances bobinées ont le grave défaut. Posons ceci sur le papier. Plus précisément sur le potentiomètre. Notez : On trouve 3 électrodes sur ce composant.Un exemple pour comprendre : Voici une résistance. Quand nous aurons besoin de d'ajuster une valeur de résistance. certaines sont faites de fil résistant. C'est aussi simple que cela. il suffit de relier le curseur à un côté du Notez : potentiomètre. (ce qui nous intéresse) de présenter une composante selfique (ceci est lié à la fabrication). d'autres d'agglomérat de matériau résistant. la résistance variable Ce dispositif permet de faire varier en continu la résistance de la valeur maximum à la minimum. Variation autour du même thème : Tous les jours vous agissez (ou vous agissiez autrefois) sur une résistance sans le savoir en triturant le bouton de volume de votre téléviseur. chaîne HI-FI ou poste de radio. il vient : 27 0000 c’est à dire 270 000 ou encore 270 k . Nous verrons d'ici peu que c'est surtout et essentiellement un magnifique diviseur de tension. la suivante est violette c’est à dire = 7 et la troisième qui est le multiplicateur = 4. le potentiomètre Ce dispositif permet de faire varier en continu la résistance de la valeur maximum à la minimum. La bague de droite représentée en couleur dorée indique la tolérance de la valeur c’est à dire l'écart en pourcentage autour de la valeur indiquée. en haute fréquence.

39 . celles-ci appartiennent à une série basée sur la racine énième de 10. ¼ W. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 8/128 . ce qui donnerait 100 .15 .120 .150 . On pourra utiliser des valeurs de 1% mais ce sera plus cher. 10 .180 . Les valeurs usuelles en électronique sont 1/8 W. elles convertissent en chaleur cette énergie. Les résistances ont une tolérance de valeur : Si vous lisez 4700 sur le corps de la résistance.22 . Certaines résistances particulières exploitent ce phénomène. Si cet effet n'est pas désiré. de ne pas lire cette valeur car les fabricants affichent une tolérance de fabrication.56 .220 . ½ W. On trouve naturellement dans cette série tout les multiples de 10. il est néfaste ce qui se conçoit aisément. On doit donc utiliser une résistance dimensionnée pour la mission qu’on lui confie. Vous avez compris. Comme leur fonction est de freiner le passage du courant.33 . c’est à dire veiller à sa puissance max. Ces coefficients peuvent être positifs ou négatif. Les résistances ont des coefficients de température : Ce qui veut dire que leurs valeurs changent en fonction des variations de température.270.68 .27 . Voici ci dessous la série E12. elles fument. Les résistances supportent une puissance maximum : Au delà de laquelle.47 .18 .82 -100. Rt = R0 ( 1 + t) Avec Rt = valeur à température t en °C R0 = valeur à température de 0°C = coeff de température t = température en °C atteinte Calcul de la valeur d'une résistance connaissant sa valeur à 0°C. Les résistances que nous utilisons dans notre domaine ont une tolérance comprise entre 5 et 10 %.12 . si vous la mesurez avec un instrument digne de foi.Les valeurs des résistances sont normalisées : On ne trouve pas dans le commerce n'importe quelle valeur. ne soyez pas étonné. etc. sa valeur à x°C et son coefficient de température.

Avec : R en en . On distinguera donc : Les thermistances CTN Le coeff de tempé est négatif. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 9/128 . …). Les thermistances CTP Le coeff de tempé est positif.m S en m2 l en mètres On en déduit de la formule ci-dessus et on retiendra que la résistance d'un conducteur filiforme et homogène sera : proportionnelle à sa longueur. une augmentation de température diminue la valeur de R. dans un matériau donné. nous voyons : Ces résistances seront utilisées pour des applications mettant en jeu la température (Thermostat. une augmentation de température augmente la valeur de R. on peut arracher un électron de son orbite autour de son noyau. inversement proportionnelle à sa section et dépendante de la résistivité intrinsèque du matériau. I-5) La résistivité La nature d'un matériau est caractérisée par un facteur appelé RESISTIVITE qui traduit la facilité avec laquelle.m Rhô : Calcul de la résistance d'un conducteur connaissant ses caractéristiques physiques. Symbole de la résistivité : Unité : l'ohm-mètre : . Si l'on traduit cela sur un graphique.Les thermistances : Ce sont des résistances dont la valeur varie avec la température soit positivement avec l'accroissement de température soit en sens inverse selon que le coefficient de température est positif ou négatif. capteurs et senseurs divers et variés.

6 10-2 = 0. U R = ----I R. on atteint la supraconductivité et la résistivité chute à une valeur presque nulle.m .m . La résistivité peut évoluer de presque de rien (cas des métaux) à des valeurs permettant de réaliser des résistances par exemple.m .5 10-8 1. Un des meilleurs conducteurs est l'or (pour les applications nécessitant de bons contacts. Il est indispensable de bien maîtriser cette loi. Aluminium Cuivre Argent Fer Nickel Plomb 2.5 10-8 1.6 10-8 1. la résistance en Ohm.m Les conducteurs : A savoir : Quelques valeurs de résistivité de matériaux usuels : Un petit exemple : soit à calculer la résistance d'un fil de cuivre de longueur 40 cm et de section de 1mm2 (cas d'une self). cas typique des antennes. ceux-ci sont dorés) mais son coût rend son usage difficile aussi lui préfère t'on le plus démocratique cuivre. en fonction de la résistivité plusieurs classes de matériaux. le courant en Ampère. Pour des applications demandant une résistivité faible. pas de courant. voyons cela sur le plan arithmétique.m . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 10/128 .5 10-8 x 0. U = RI U. le matériau est isolant. on ne peut pas ou presque pas arracher d'électrons au noyau et conséquemment. la tension en Volt .4 m R= 1. le moment est venu de découvrir cette fameuse loi qui est fondamentale. Sachez toutefois qu'atteindre une telle température n'est pas chose aisée.4 -----------------. l'analyse. Tout d'abord. pas d'électron.006 10-6 I-6) Loi d’Ohm Nous y voici. Les isolants : La résistivité est très grande. U I = ----R I. on choisira l'aluminium et/ou ses alliages. une masse légère et une bonne tenue mécanique. que ce soit pour la conception de vos circuits. Il faut ramener tout cela aux unités normalisées : 1 mm2 = 10-6 m2 40 cm = 0.= 0.2 10-7 2 10-7 .1 10--7 1. Si l'on refroidi certains matériaux vers le 0 absolu (0° K soit 273 °C). Elle vous guidera dans tous les instants de votre vie car c'est le principe que vous appliquerez pratiquement partout. le dépannage.m . Son apparente simplicité cache des trésors.On va donc définir.

le voici. en utilisant un ampèremètre. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 11/128 . Vous noterez également que dans ce circuit. quelle est la valeur de R ? Réponse : Nous connaissons U et I. ce qui nous donne : I = 12/10 soit 1. il suffit d'appliquer : R = U/I R = 12 / 0. Que nous dit la loi d'Ohm ? Réponse : Que nous pouvons facilement calculer le courant qui circule dans ce circuit en appliquant la formule I = U/R . ceux-ci étant montés en « SERIE ». le courant de 0. Cas n° 2 : Nous avons relié une résistance de valeur inconnue à notre batterie de voiture de 12 V.6 A circule dans tous les éléments du circuit (batterie-résistance).6 soit 20 Vous noterez la flèche rouge indiquant une circulation de courant dans le circuit.Bien.6 A soit 600 mA.2 A Si nous passions à l'expérimentation avec des appareils de mesure. nous ne sommes guère plus avancés. Cas n° 1 : Nous avons relié avec des fils conducteurs une résistance de 10 à une batterie de voiture fournissant une tension continue de 12 V. nous mesurons un courant de 0. nous pourrions vérifier que le courant qui circule est bien d'1.2 A. il faudrait un exemple pratique pour la discussion.

Nous mesurons dans le circuit un courant de 2 A. Une résistance n'a pas d'effet d'entonnoir. il nous suffit d'appliquer : U = R. il n'y a pas d'un côté de la résistance un énorme courant et de l'autre côté un fin filet qui circule.Cas n° 3 : Nous avons relié une résistance de 12 à une batterie dont la tension nous est inconnue. conduisant les jeunes impétrants électroniciens à des conclusions erronées. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 12/128 . Le courant est en tout point identique dans les circuits que nous venons d'examiner car le générateur (la batterie dans notre cas) voit une résistance globale.I U = 12 x 2 soit 24 V Important : On est amené à constater que le phénomène d'insertion d'une résistance dans un circuit était souvent mal interprété. Quelle est la tension fournie par la batterie ? Réponse : Nous connaissons I et R.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 13/128 . nous ferons varier R en maintenant U constante. U (V) I (A) R( ) 1 1 1 2 2 1 3 3 1 4 4 1 5 5 1 U (V) I (A) R( ) 10 10 1 10 5 2 10 3. Pour la seconde mesure. Pour la première mesure. A chaque fois nous (10V) et faisons varier R de 1 à 5 . le courant varie inversement à la résistance. Le courant évolue en fonction de la tension appliquée.3 3 10 2.5 4 10 2 5 Ici nous maintenons R constante et nous faisons Dans ce cas. nous maintenons U constante varier U de 1V à 5 V. le fait d'augmenter la tension fait croître le courant et inversement naturellement. le fait d'augmenter la résistance diminue le courant et réciproquement. en d'autres termes. A tension constante.Et pour apprendre tout en jouant et déterminer deux importantes caractéristiques : Nous allons réaliser le montage de test que vous apercevez à gauche et procéder à mes mesures de courant et tension. mesurons I. nous maintiendrons R constante et égale à 1 et nous ferons varier U de manière à déterminer le courant.

ont été choisies de manière à simplifier les calculs. en l'occurrence des k . Nous les avons connecté comme indiqué sur le schéma à droite. la résultante serait : Rt = R1 + R2 + R3 + R4 + R5. Comme nous le savons. une résistance de 3 k et une autre de 7 k . Les valeurs. les mettre en série) nous allons Rt = R1 + R2 augmenter la valeur du frein.I-7) Résistances en série Nous avons défini ou du moins tenté de définir ce qu'était la résistance dans un chapitre précédent. Commençons par calculer la valeur totale des résistances en série : Rt = R1 + R2 Rt = 3000 + 7000 = 10 000 soit 10 k Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 14/128 .7 = 14. en l'occurrence une batterie de 10V. Qu'en est-il du courant dans le circuit ? Appliquons la fameuse loi d'Ohm sur un exemple. L'objectif de celui-ci sera de déterminer la valeur résultante d'une association de résistance en série.7 k . on prend soin d'utiliser une unité commune. c'est à dire mises les unes au bout des autres.7 k . une résistance freine le passage du courant. nous trouvons un générateur. Nous nous proposons de déterminer la valeur résultante. Manipulation : Nous avons puisé dans notre stock de composants une résistance de 10 k et une autre de 4. Et si nous avions 5 résistances les unes au bout des autres : Aucun problème. Il n'y a aucune difficulté avec les groupements série de résistances. non conventionnelles. les freins s'additionnent. (on appelle ceci.7 k Notez que l'on n'additionne pas des kilogrammes et des tonnes. Traduit en langage mathématique cela donne : Dans notre cas nous aurons : Rt = 10 + 4. donc si nous en mettons 2 bout à bout. voici le nouveau montage. Nous aurions pu effectuer ce calcul en convertissant tout en soit : Rt = 10 000 + 4700 = 14 700 soit 14. Bon.

il est constant en tout point La flèche rouge représente le courant. tu vas encore nous sauver. 1) Sur la résistance de 3 k U=RI U = 3000 x 0. nous savons que le courant qui circule est identique en tout point dans ce circuit.Jusqu'à présent rien de nouveau me direz-vous et je le Application immédiate de la loi d'Ohm. Nous savons que U = R I. également appelé pont diviseur.001 = 7 V : : Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 15/128 . 10-3 A = 1 mA (habituez-vous à la notation scientifique) C'est ici que cela devient intéressant. appliquons ceci : Ceci est encore fondamental ! Nous avons réalisé avec ce montage un diviseur de tension (3 V d'un côté et 7 V de l'autre). confirme. Comment pratiquer ? Merveilleuse loi d'Ohm. Nous allons maintenant calculer quelle est la tension aux bornes de chaque résistance. nous allons calculer le courant qui circule dans ce circuit. Le courant de 1 mA circule dans tout le circuit. c’est à dire que le courant qui traverse la résistance de 3 k est identique à celui qui traverse la résistance de 7 k Y. Oui. on retrouve le générateur. La tension aux bornes de chaque résistance est proportionnelle à la valeur de la résistance.001 A = 1. il va en sens inverse. le sens conventionnel (par convention) indique qu'il circule du + vers le . soit 10 V mais il n'en est pas de même aux bornes de chaque résistance.001 = 3 V 2) Sur la résistance de 7 k U=RI U = 7000 x 0.alors qu'en fait physiquement. I= U/R I = 10/10 000 = 0. car aux bornes de l'association de résistances. en d'autres termes plus la valeur est élevée plus forte sera la tension (on dit la chute de tension).

ce qui démontre que la valeur de 2 résistances en // est inférieure à la plus faible des deux valeurs ! Voyons cela en termes arithmétiques. ce qui déterminera un courant I1. l'association parallèle que nous noterons. Il vous faudra quand même traverser celle qui offre la plus grande résistance ce qui occasionnera un courant I2. comme ceci « // » par souci de gain de temps. Nous nous proposons de déterminer la valeur résultante.x U R1 + R2 I-8) Résistances en parallèle Autre grand type d'association de résistances. Manipulation : Nous avons puisé dans notre stock de composants une résistance de 10 k et une autre de 20 k . Nous les avons connecté comme indiqué sur le schéma à droite.x U R1 + R2 Nous voulons calculer la tension aux bornes de R1 : R1 U R1 = -----------. Vous voyez ces deux résistances devant vous (pt A). Approche simplifiée ne fonctionnant que pour 2 résistances en // : Rt = R1 X R2 R1 + R2 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 16/128 . aussi.En conclusion : Suis-je obligé de passer par le calcul du courant pour Nous voulons calculer la tension aux déterminer la chute de tension aux bornes de chaque bornes de R2 : résistance ? Non. Cette fois-ci vous allez être surpris. où encore le courant total sera de toute manière plus élevé que le plus fort des courants d'une branche. Comment expliquer un tel mystère ? Mettez-vous un instant à la place du courant. il suffit de calculer le rapport ( la R2 proportionnalité) du pont diviseur comme ceci : U R2 = -----------. car le fait de mettre en // deux résistances fait diminuer la résistance totale. Résultat des courses : le courant total sera égal à I1 +I2. vous allez vous engouffrer dans celle qui offre le moins de résistance.

+ ---Rt R1 R2 Quelle est la résultante ? (nous savons déjà que la valeur sera < à 50 ).= -----------------.---. il faut obligatoirement Rt donc prenons l'inverse et il vient : réduire au même dénominateur.= ----.= ------------.= ---. inversons le rapport pour avoir Rt : Rt = 1000/35 = 28. N'oubliez pas.------------------Rt 50 x 100 x 200 50 x 100 x 200 50 x 100 x 200 1 20000 + 10 000 + 5000 35 000 35 --. association de résistances R1 et R2 mise en //. 1 1 + 1 + 1 -. Supposons que nous ayons 3 résistances en // dont les valeurs sont : R1 = 50 R2 = 100 R3 = 200 1 1 1 --.Approche académique. 2) Les risques d'erreurs sont nombreux.57 Ceci appelle plusieurs commentaires : 1) C'est long et fastidieux. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 17/128 . Rt 50 100 200 1 1 x 100 x 200 + 1 x 50 x 200 + 1 x 50 x 100 --. pour calculer les valeurs de n Nous sommes en possession de 1/Rt et nous désirons résistances en //. 3) La résultante est effectivement inférieure à la plus faible des valeurs en //.réduisons au même dénominateur.---.= -----------Rt R1 x R2 R1 x R2 conductance.-----------------. Rt = R1 X R2 R1 + R2 Un petit exemple numérique pour vous aider.= -------------------.= ----------------------------.= -----Rt 1 000 000 1 000 000 1000 Maintenant que nous savons que 1/Rt = 35/1000. nous allons passer par un calcul utilisant 1 1 x R2 + 1 x R1 R2 + R1 l'inverse de la résistance et qui s'appelle la --. (il faut maintenant réduire Pour calculer la valeur résultante d'une au même dénominateur).

Ce sera une constante.= -----.= -----.= 0. on voit facilement qu'elle est identique sur chaque branche.= -------------. c’est à dire que la tension aux bornes de R2 = la tension aux bornes de R1. puis le courant total. Pour le courant.= 60 R1 + R2 100 + 150 250 U 60 I total = ------.= --------.4 A R2 150 Le courant total = 0. Adoptons la solution 1 : U 60 IR1 = ---. dans une association // la tension est commune à tous les composants.6 A R1 100 U 60 IR2 = ---. soit calculer la résistance équivalente. le courant total se divise en deux (car 2 résistances) et sa valeur sera : (encore la loi d'Ohm décidément universelle) U U IR1 = ------.= 1 A Rt 60 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 18/128 .Qu'en est-il de la tension et du courant dans cette association ? Pour la tension.4 = 1A.IR2 = -------R1 R2 Soit un générateur (batterie) de 60 V alimentant une association de deux résistances en // : R1 = 100 R2 = 150 Quels sont les courants qui traversent chaque résistance et quel est le courant fourni par le générateur ? Nous pouvons soit calculer le courant dans chaque branche et sommer. Vérifions nos calculs : R1 R2 100 x 150 15 000 Rt = ----------. puis le courant dans chaque branche.= -----.6 + 0.= 0.

ll existe différents types de sources : Source de tension. Cette source fournit un courant indépendant de la résistance de charge. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 19/128 . Comment cela se traduit-il pour les sources de tension : Dans l'exemple ci-dessous.I-9) Le générateur Jusqu'à présent nous avons considéré le générateur comme une boîte noire nous fournissant tension et courant à la demande. mais présente. on pourrait faire varier la charge dans Notre source possède une résistance interne. rien n'est parfait. Chaque source possède une résistance interne. Elle possède une résistance interne très élevée (exemple : transistor). Cette source fournit une tension indépendante de la résistance de charge (c’est à dire du courant qu'on lui demande). très de grandes proportions sans noter de variation faible. (exemple : batterie de voiture). Source de courant. la source est Le monde réel : parfaite. de la tension fournie. Hélas. Ce sera souvent un facteur de limitation des performances. certes. nos générateurs ont des limitations que nous allons passer en revue. Elle possède une résistance interne très faible.

Dans ce circuit de droite.1 3) Calculons la tension aux bornes de R : U=RI U R = 1 x 10. Phénomène encore plus pernicieux.91 = 10. Voyons cela avec un exemple pratique : Nous avons une batterie de 12 V de tension à vide qui possède une résistance interne de 0. Nous nous proposons de calculer le courant qui circule dans ce circuit et la tension aux bornes de R. Cette chute de tension viendra se soustraire à la tension fournie par la source. ci-dessus. Ceci vous paraît raisonnable.= 10. 1) Calculons la résistance globale : Rt = ri + R = 0.Ri x I. quand le débit augmentera suite à une diminution de la valeur de la charge. Ceci implique que la résistance interne à la source sera également traversée par le courant I du circuit et que selon cette bonne vieille loi.91 A Rt 1. attendez la suite.= ------.1 + 1 = 1.1 . le courant sera identique en chaque point. donc la charge ne verra plus que U à vide (sans débit) . il se produira aux bornes de cette résistance interne une chute de tension. la chute de tension augmentera.1 2) Calculons I : U 12 I = -----.En quoi cela peut-il être gênant ? Vous devez vous souvenir de la loi d'Ohm qui dit que U= RI.91 V Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 20/128 . réduisant encore plus la tension disponible pour la charge. On connecte sur cette batterie une charge constituée par une résistance de 1 . voire faible. la charge.

On parlera de fem à vide et de tension en charge. c’est à dire le générateur ne Ucharge = E . supprimons la charge et ne laissons que la résistance interne ri. Dans notre cas.= 120 A à une valeur appelée Courant de court-circuit. Courant de court-circuit (CC). Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 21/128 .1 Ceci est le courant maximum qui pourra être Et une notion qui sera approfondie plus tard car fourni par ce générateur.Quelles conclusions pouvons nous en tirer ? La chute de tension aux bornes de ri prive la charge (R) de cette tension.(r I) débitant pas et une tension en charge. c’est à dire générateur débitant dans une charge.I = ----. Notez que nous écrirons pour la résistance interne du générateur « r » de manière à la distinguer de la résistance de charge. Introduisons une notion effleurée précédemment : En termes mathématiques : Nous pourrons définir pour un générateur. U 12 La résistance interne limite de débit maximum Calculons I = -----. U charge en V Notez également que nous venons d'introduire E: fem = force électromotrice une nouvelle notion qui est la force r = résistance interne en électromotrice. Plus ri est grand. vitale dans le monde de la radioélectricité : pour obtenir un transfert de puissance maximum (UI) ceci nous imposerait de connecter une charge de résistance égale à la résistance du générateur. R 0. une tension à vide. Remarquez comme elle porte I = courant débité par le générateur en A bien son nom. car il s'agit bien d'une force électrique qui font se mouvoir (motrice) les électrons. plus la chute de tension est importante.

vous serez heureux de constater votre travail. Les charges (les électrons) déplacés par l'action de la tension dans un temps « t » effectuent un travail. Ce travail peut être quantifié par la formule : Avec : W en joules U en V I en A t en secondes W=UIt Et la puissance ? La puissance est le travail fourni en 1 seconde. Le contenu de votre brouette sera une charge (au propre comme au figuré) que vous allez déplacer. Préalablement nous allons revenir sur la notion de travail. Le travail Supposons que vous ayez à transporter un tas de terre provenant de votre jardin d'un point A vers un point B et ce à l'aide d'une brouette. Quand vous aurez mené à bien votre mission au bout de quelques heures.I-10) La puissance Il est temps d'aborder ce thème maintenant que nous connaissons les constituants principaux de l'électricité. ce qui donne P = W/ t comme W = UIt la formule devient : UIt P= --------.= UI . c'est tout. t Avec : P en Watt (symbole W) U en V I en A P=UI Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 22/128 . pour faire rouler la brouette il vous faudra de l'énergie (beaucoup). Il en va de même en électricité.

1) Pour calculer cette puissance. Ceci est extrêmement simple à calculer.= 1A (R + ri) (10 + 2) 12 3) Calculons la tension aux bornes de R. une révision sur les générateurs. 2) Calculons le courant dans le circuit. 12 W sont fournis par le générateur. P = 10 x 1 = 10 W Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 23/128 . quand cet effet n'est pas : désiré (c'est utile dans un radiateur) est synonyme de perte de rendement et d'énergie P = U I P = 12 x 1 = 12 W perdue. U 12 12 I = --------.= ------. Nous savons que I = 1 A. 10 W sont absorbés par la charge et les 2 qui manquent ? Ils sont consommés en pure perte (chaleur) dans la résistance interne du générateur.Un exemple de calcul de puissance : Prenons un exemple qui nous fera faire. que U = 12V. nous avons besoin de connaître la tension aux bornes de cette résistance (R) de charge ainsi que le courant qui la traverse. le générateur ayant une résistance interne ri de 2 . P=UI Si nous nous intéressions à la puissance fournie par le générateur maintenant. Nous souhaitons connaître la puissance consommée par la résistance.= -----------. U = RI U = 10 x 1 = 10 V 4) Calculons maintenant la puissance absorbée par R. il vient Tout échauffement. qui plus est.

P = ----.Les autres formules utiles pour calculer la puissance : P = UI n'est pas la seule formule permettant de déterminer la puissance. ce thème avec la formule de puissance P = RI2. sans le spécifier. Loi de Joule : L'énergie électrique perdue par effet W = R I² t Joule dans un récepteur est proportionnelle au temps (t).= 10 W R 10 10 2ème cas P = RI2 P = 10 x 12 = 10 W I-11) La loi de Joule Nous avons déjà abordé. au carré de l'intensité (I²) et à la résistance électrique du conducteur (R).= ----. W en Joule R en I en A P en W t en s Puissance perdue par effet Joule : P = R I² Avec : P en W I en A R en ohm Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 24/128 . Voyons plus en détail ce phénomène. U2 P = -----R P = R I2 Reprenons l'exemple précédent : Calculons la puissance absorbée par R : 1er cas U2 102 100 P = ---. Définition : L'effet Joule est le phénomène d'échauffement qui apparaît dans un conducteur ohmique parcouru par un courant. nous pouvons faire intervenir la résistance pour effectuer ce calcul.

2 V pouvant débiter chacune 1A. Ceci impose de veiller attentivement à une autre notion appelée « densité de courant » I qui est le quotient de l'intensité du courant J = ----circulant dans un conducteur par la section de S ce conducteur. L'électronique chauffe même si les concepteurs essaient systématiquement de réduire les consommations. l'effet Joule diminue le rendement des appareils électriques et cause des échauffements qui peuvent être néfastes voire dangereux pour les systèmes. Nous sommes en présence du générateur réel. . Avec J en A/m² (ampère par mètre carré) S en m² I en A Applications de la loi de Joule : .fer à souder.appareils électroménagers .. nous allons constituer des associations de générateurs nous permettant de satisfaire ces besoins. tel que nous le rencontrons lors de nos essais ou expérimentations. un bon ventilateur additionnel sur un émetteurrécepteur prolongera sa vie dans des proportions non négligeables. Les générateurs en série : Nous allons préalablement définir les caractéristiques de nos générateurs. I-12) Associations de générateurs Imaginons que nous disposions d'une énorme quantité de batteries rechargeables de 1. qui fournit une tension U aux points A-B.chauffage .Quand il n'est pas souhaité. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 25/128 .fusibles . Dans tous les cas de figure nous utiliserons ce générateur.. qui possède une résistance interne notée ri et qui est capable de délivrer un courant I pendant un temps t. Pensez que chaleur et électronique font mauvais ménage. Si nos besoins en énergie demandent 120 V et 45A.

donc 2) On n’est pas obligé de mettre des s’ajoutent.01 + 0. un + doit être suivi d'un moins.5 = 4. peut très bien mettre en série une batterie de 12V avec une batterie de 24 V pour obtenir 36 V. Inconvénients : 1) Le débit d’ensemble est dicté par le débit maximum du générateur le plus faible. Exemple numérique : Nous disposons de piles dont les caractéristiques sont les suivantes : tension = 1. dans ce montage s'ajoutent. Solution : Nous savons que les tensions s’ajoutent donc il vient pour 3 piles : Ut = 1.5 V I max = 150 mA ri = 0. Les résistances internes s'ajoutent.5 V Imax = i max d’une pile soit 150 ma rs = 0. 3) un générateur H. Pour ajouter n tensions. Le courant total est égal au courant maximum que peut fournir un générateur. I total = I max débité par 1 générateur U totale = des U résistances internes R interne totale = Quels sont les avantages et inconvénients d'une telle association ? Avantages : 1) On obtient la tension de sortie désirée en ajoutant les générateurs les uns derrière les autres. vous le retrouverez souvent. le débit maximum consenti par cet assemblage et la résistance interne totale. Nous retiendrons que dans la mise en série de générateurs : ce symbole signifie : somme.Imaginons que nous mettions en série comme suit nos générateurs. quels sont les résultats d'une telle association : Nous découvrons expérimentalement que les tensions. 2) les résistances internes sont en série.5 + 1.S.01 Nous souhaitons connaître la tension disponible à vide aux bornes d’une association de 3 piles en série .01 + 0. il convient de veiller à brancher correctement les pôles des générateurs. dans l’association perturbe grandement le fonctionnement.03 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 26/128 .5 + 1. on la tension utile .01 = 0. Ceci limite à la fois le courant maximum et générateurs fournissant la même tension.

2) La résistance interne de l’ensemble est divisé par un facteur n = nombre de générateurs.Les générateurs en parallèle // : Que se passe t-il si nous connectons maintenant nos générateurs comme le montage l'indique ? . 3) Un générateur H. ne perturbe que très peu l’ensemble. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 27/128 .La tension totale (on suppose les générateurs identiques) = la tension d'un générateur.Le courant total disponible est égal à la somme des courants pouvant être fournis par les générateurs.Nous remarquons que les résistances internes se retrouvent en parallèle. . Quels sont les avantages et inconvénients d'une telle association ? Avantages : 1) Le courant disponible est multiplié par un facteur n = nombre de générateurs.S. Nous retiendrons que dans la mise en // de générateurs : I total = n fois le courant d’un générateur U totale = U d’1 générateur R interne totale = divisée par n fois le nombre de générateurs Inconvénients : 1) La tension d’ensemble est dictée par la tension unitaire des générateurs. ce qui diminue la résistance interne globale. .

500.5 .I = 0 Remplaçons par les valeurs numériques.5 .I = 0 100 . Le générateur 1 fournit une tension égale au générateur 2. auquel cas c'est le générateur B qui imposera le sens de circulation du courant dans le circuit. Nous cherchons le courant dans cette boucle. Nous pouvons écrire les relations suivantes : En partant de la batterie de 100V. aucun courant ne circule dans le circuit. la résultante est nulle. cet exemple ne sert qu'à présenter une situation complexe de mise en série et opposition de générateurs.Les générateurs en opposition : Rien ne nous interdit d'opérer un branchement de générateurs tel que celui que vous pouvez observer à gauche. Nous respectons les polarités des générateurs. Tout ceci sera vu en détail au chapitre consacré aux lois de Kirchhoff.750. ni sur les équations présentées ici. Nous avons fixé arbitrairement un sens de circulation du courant et placé des polarités en fixant comme règle : Quand le courant entre nous posons le signe « « . Nous déterminerons ultérieurement si le sens de circulation du courant était correct ou pas.20 . Qu'en est-il de la tension disponible aux points A et B ? Dans le cas ci-dessus les tensions sont en opposition et vont se retrancher ce qui peut nous conduire à 3 cas simples : Le générateur 1 fournit une tension supérieure au générateur 2. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 28/128 .1 A Retenez les propriétés essentielles des générateurs plus particulièrement le fait que l'on puisse mettre des tensions en série ou en opposition.I = 0 75 . nous posons le signe « + ». la résultante vaudra U2-U1.250.250. Le générateur 1 fournit une tension inférieure au générateur 2.I .I = 0 75= 750 I soit I = 75/750 = 0.500.I . U1 + Ur2 + U2 + U3 + Ur1 = 0 (nous ne tenons pas compte des polarités) Sachant que U = RI nous pouvons aussi écrire : U1 + R2. Il peut s'agir d'une erreur ou au contraire d'une action délibérée. quand le courant sort d'un composant.20 . La résultante vaudra U1-U2. il vient : 100 . auquel cas c'est lui qui imposera le sens de circulation du courant dans le circuit.I + U2 + U3 + R1. Examinons cela à partir d'un exemple concret : Ne vous posez pas trop de questions à propos des polarités inscrites sur le schéma.

R3 est en // sur R4. Calculons la branche n°1 : Nous avons R2 et R3 en série R2 . Soit à déterminer la résistance équivalente aux points A et B de ce montage : Les valeurs en ohm : R1 : 10 R2 : 20 R3 : 20 R4 : 60 Comment procéder ? On voit aisément dans cet exemple que nous avons affaire avec une association qui comporte trois branches principales en //. nous sommes en mesure de faire la même chose pour des résistances en //. nous allons appliquer nos connaissances à une association série //.I-13) Associations de résistances Nous savons calculer la valeur résultante de n résistances en série. 2) Celle formée par R5. R5 : 34 R2 + R3 = 20 + 20 = 40 (R2 + R3) // R4 : 24 ((R2 + R3) // R4) + R1 = 34 R5 : 34 R6 : 40 R7 : 40 R8 : 14 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 29/128 . 3) Celle formée par R6 R7 R8. 1) Celle formée par R1 R2 R3 R4.3 . Au sein de chaque branche. on retrouve des associations série // faciles à calculer. Calculons la branche n°2 : 1 seule résistance R5 Calculons la branche n°3 : R6 est en // sur R7 R6 // R7 en série avec R8 Voici notre montage réduit à 3 branches de 34 R6 // R7 : 20 (R6 // R7) + R8 = 34 en parallèle ce qui donne : 11. Cet ensemble est en série avec R1.

nous retrouvons des branches séries et des branches parallèles. Calcul de R3 // R4 : 12 . nous pouvons procéder comme suit. Dans cet exemple. Calcul de R1 // R2 : 50 . Calcul de l'association précédente en // avec R7 : 10 . Les lois décrites ici nous accompagnent en permanence. il y en a d'autres. c'est une voie. il faut dire que sa contribution a été de taille. Le premier travail va consister à isoler les branches séries élémentaires. Calcul de R1 // R2 avec l'association précédente : 50 + 10 = 60 . C'est une raison suffisante pour faire une incursion dans ce domaine. Ces fameuses lois vous permettront de résoudre beaucoup de problèmes complexes. Calcul de l'association précédente en série avec R6 : 12 + 8 = 20 . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 30/128 .Un autre exemple : Toutes les valeurs en Ohm. I-14) Les lois de Krichhoff Ce grand physicien a laissé son nom à l'histoire. R1 = 100 R2 = 100 R3 = 20 R4 = 30 R5 = 60 R6 = 8 R7 = 20 Comme toujours dans de telles associations. Calcul de l'association précédente avec R5 en // : 30 .

La somme algébrique des tensions dans une maille est nulle. Ce circuit comporte 2 nœuds. Les noeuds sont les points de croisement des éléments (au moins 3 composants conducteurs ? …).Que disent les lois de Kirchhoff ? Des choses très intuitives que nous connaissons et que voici : dans un montage on trouve des mailles et des noeuds. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 31/128 . Loi des Nœuds. Les noeuds sont représentés en bleu. Nous parlerons de la loi des NŒUDS. On peut exprimer cela en disant que la somme Idem pour les tensions. les mailles sont les boucles formées par les composants et les conducteurs. se retranchent à la tension des éléments actifs). En image cela donne ceci : Les mailles sont représentées en rouge. Ce circuit comporte 3 mailles. Nous parlerons de la loi des MAILLES. La somme algébrique des intensités en un point est nulle. (les chutes de tensions des courants entrant dans un noeud est égale à aux bornes d'éléments passifs sont négatives et la somme des courants sortant de ce nœud. Loi des Mailles.

Le courant entre dans les éléments passifs par le potentiel bas que nous noterons . notés négatifs. ceux qui en ressortent sont sont sort par le potentiel le plus haut. 1) Voici le schéma de départ. Il est extrêmement important de bien comprendre les notations des polarités pour appliquer les lois de Kirchhoff. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 32/128 . l'exercice est très simple. nous pourrions tout aussi bien nous tirer d'affaire. Ici nous n'avons qu'une seule maille. nous allons indiquer sur le schéma les polarités sur les divers éléments de notre circuit en nous rappelant que nous choisissons un sens totalement arbitraire de circulation du courant. il conviendra d'être méthodique et de respecter les règles énoncées cidessus.Appliquons nos connaissances à un exemple. Les éléments actifs (sources de tension/ courant) conservent leurs polarités. 2) Maintenant. Les courants qui entrent dans le noeud sont Le courant entre par le potentiel le plus bas et notés positifs.et sort par le potentiel haut que nous noterons +. Passons à la pratique ! Comme à l'accoutumée. nous connaissons bien ce type de montage et en appliquant la loi d'Ohm.

On fixe arbitrairement le sens de circulation du courant.R1 I . quand on aborde un composant par le (+) on retranche la valeur. On tourne autour de la maille selon un sens ou l'autre. Nous tournerons dans le sens horaire (c'est arbitraire. Certes ce n'est pas impressionnant car une simple addition suivie d'une division nous aurions fourni exactement le même résultat sans passer par toutes ces étapes. Cet exercice nous permet de comprendre le positionnement des polarités et appréhender la loi des mailles (somme algébrique des tensions nulle sur une maille).10 I + 100 = 0 . Nous pouvons appliquer la loi d'Ohm en remplaçant E par sa valeur R. quand on aborde un composant par le (-). Il vient : .3) Posons les équations.R2 I .E3 + U = 0 En tournant dans l'autre sens nous aurions eu : .U + E3 + E2 + E1 Voici l'équation de la maille. Dans le sens d'examen choisi.E1 . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 33/128 . Dans le sens d'examen choisi. nous pouvons faire contraire) en partant du point A.15 I . (addition des résistances dans la maille 15 + 25 + 10 = 50 puis calcul du courant en divisant la tension du générateur 100 V par la résistance totale 50 soit 2 A).50 = 2 A Quelques précisions vitales : L'application de lois de Kirchhoff reposent sur le respect strict de règles.25 I .50 I + 100 = 0 .E2 . Chaque chute de tension aux bornes de la résistance est identifiée par E.R3 I + U = 0 .I : .50 I = .100 I = -100 / . on ajoute la valeur.

R1 I1 . le signe sera positif et quand nous entrerons par un plus le signe sera négatif. Quand nous entrerons dans un composant par le moins.R3 I2 + U = 0 Nous pratiquons de manière identique pour la maille de droite en tournant dans le sens indiqué par la flèche verte.Exercice n°2.R2 I3 . Ce qui nous donne en supposant que nous partions de la résistance R1 en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre : . nous conservons les polarités fixées lors de l'étude de la première maille. Il vient : . 1) Nous fixons arbitrairement un sens de circulation du courant comme l'indique la figure suivante. Voilà le schéma. les polarités sont respectées. Partant de ce sens nous plaçons les polarités. Précision importe : nous avons une résistance (R3) qui est commune aux deux mailles.R4 I3 + R3 I2 = 0 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 34/128 . Celui-ci consiste à écrire les équations des mailles pour bien maîtriser le principe. 3) Il ne nous reste plus qu'à écrire l'équation de la maille en choisissant de parcourir celle-ci dans un sens ou un autre. 2) Le courant entre par un moins dans les éléments passifs et sort par un plus. Nous allons appliquer consciencieusement la règle. Pour les sources de courant ou tension.

Pour finir un problème très classique et que l'on ne pourrait pas résoudre simplement avec la loi d'Ohm : Voici le schéma (3 résistances et 3 sources). Rappelons la méthode à suivre : Identifier une maille dans le circuit. Ces étapes sont indispensables. seul le calcul nous permettra de vérifier notre hypothèse car si le signe du courant est positif. Choisir un sens d'examen de la maille et écrire l'équation de la maille en tournant dans le sens choisi. bien réalisées. reformulation. nous avons appliqué les principes édictés plus haut. en suivant le sens du courant. il entre dans une résistance par le moins et il sort par le +. quand on entre. le potentiel et plus bas qu'en sortant où il est plus élevé. D'autre part (répétition. Nous allons commencer par identifier les mailles.. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 35/128 .. en suivant le sens du courant. Donner un nom à chaque élément (Résistances.). nous postulons qu'il circule comme cela. la clef du savoir.) pour les éléments passifs. etc. les noeuds. si le signe est négatif cela signifie que le sens est inversé. Définir un sens de circulation du courant (arbitrairement). Comme vous pouvez également le constater les sources ont leurs polarités normales. sources. il est évident que nous n'avons aucune idée du sens réel. l'analyse est ensuite très simple et ce ne sera plus qu'une question de calcul. La finalité est de trouver un certain nombre d'équations indépendantes (autant que d'inconnues) et en utilisant la loi d'Ohm (U = RI) pour les chutes de tension dans les résistances. notre hypothèse de départ se vérifie. Les valeurs : R1 = 10 E1 = 5 V R2 = 5 E2 = 10 V R3 = 5 E3 = 5 V Pour faire cela.Nous maîtrisons maintenant les éléments de base pour l'application des lois de Kirchhoff. fixer le sens de circulation des courants et poser les polarités ce qui devrait nous donner le schéma suivant. Poser les polarités en se rappelant que les sources de tension gardent leurs polarités « naturelles » et que. Pour le sens de circulation des courants. .

10 I1 .E2 = 0 On peut arranger comme suit : E1. E2 . Nous tournons dans le sens des aiguilles d'une montre et nous partons du point A.R1 I1 .Attaquons nous à la première maille : nous tournons dans le sens des aiguilles d'une montre et nous partons du point A.5 = .E2 = .R3 I3 Et remplacer par les valeurs : 15 = 5 I2 . E1 + R1 I1 + R2 I2 . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 36/128 .5 I3 Voici l'équation de la 2nde maille.R2 I2 Et remplacer par les valeurs : .5 I2 Voici l'équation de la 1ère maille.R2 I2 + R3 I3 + E3 = 0 On peut arranger comme suit : E2 + E3 = R2 I2 .

5 I2 = -5 5 I2 . etc). Le théorème de Thévenin est particulièrement adapté dès lors que la charge prend plus d'une valeur.15 I2 . Nous allons maintenant remplacer dans la ère équation I1 par son équivalent tiré de la loi des noeuds. à savoir I1 = I2 + I3.1.5 I3 = 15 3) Il vient : . 1) Equation de depart : .25 I2 = .10 I3 = 30 6) Il suffit ensuite de remplacer I2 par sa valeur pour déterminer I1et I3.5 I2 15 = 5 I2 . I-15) Théorème de Thévenin Vous allez découvrir le théorème de Thévenin qui va vous apporter une grande aide dans l'analyse de vos schémas. A quoi sert-il ? A modéliser des circuits électriques complexes et à les réduire en circuits électriques très simples nous permettant d'appliquer les lois fondamentales de l'électricité sans aucune acrobatie de calcul. . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 37/128 .15 I2 . nous voyons que que le courant I1 se scinde en deux courants qui sont I2 et I3 et nous pourrons écrire : I1 .35 Soit I2 = .10 I3 = -5 10 I2 .0.6 A I2 et I3 n'étaient pas positionnés dans le bon sens dans notre hypothèse de départ.10 I1 .4 A. I1 = .25 = 1. substitution.I3 = 0 (la loi des noeuds) ou I1 = I2 + I3 Pour déterminer la valeur des courants circulant dans ce circuit.2 A et I3 = .Passons à la loi des noeuds : En analysant notre montage.10 I3 . vos pouvez ici appliquer la méthode vous convenant le mieux (Cramer.10 I3 = -5 5 I2 .5 = -10 I1 .5 I3 I1 = I2 + I3 La résolution est laborieuse. 2) Remplaçons I1 par I2 + I3 : -10 I2 .5 I3 = 15 4) Multiplions le second terme par 2 et soustrayons : .5 I3 = 15 5) Le résultat de la soustraction est : . nous n'avons plus qu'à résoudre le système de 3 équations à 3 inconnues.35 / .I2 .5 I2 = -5 5 I2 .

Résistance de Thévenin : Résistance que l'on voit depuis les bornes de la charge.5 mA.5 k. On l'appellera Rth. Quelques définitions : Tension de Thévenin : C'est la tension entre les bornes de la charge lorsqu'on ouvre cette résistance de charge (tension à vide). On l'appellera Vth. Pourquoi est-ce si facile ? Parce que le circuit ne présente qu'une maille et ainsi on peut appliquer immédiatement la loi d'Ohm. La charge est représentée par RL. une fois que l'on a remplacé les sources de tension par un court-circuit et les sources de courant par un circuit ouvert et débranché la charge.Prenons un exmeple : Voici un réseau de résistances alimenté par une batterie de 10V. etc.= ----------------.= 1 mA R 2 100 + 900 Recalculons ceci pour RL = 3. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 38/128 . comportant une source de tension accompagnée en série d'une résistance. vous répondrez avec la même facilité : 0. Voici le montage suivant : Pour lequel il faut donner le courant qui circule dans RL quand celle-ci fait 900 : U 3 I= ---.5 k. Quid du théorème de Thévenin ? Ce théorème va nous permettre de réduire n'importe quel circuit en un circuit à une maille. On désire connaître le courant qui circule dans la charge pour des valeurs de RL de 1.9k . Ce circuit est loin de représenter ce que l'on peut imaginer de pire en matière de complexité. 3 k et 4.

On débranche RL .33k.33 = 6.On obtient le montage suivant La résistance de 4k est en parallèle avec la résistance de 2k ce qui nous donne 1.33 k Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 39/128 . un exemple : Soit le montage proposé à gauche.33 k Rth = 6. 1) Notre objectif est de réduire le montage ci-dessus au montage de droite : 2) Déterminons la résistance de Thévenin : .On court-circuite la source .Pour bien comprendre la démarche. On se propose de déterminer le courant qui circule dans RL quand Rl prend la valeur de 1 . A cette résistance équivalente vient s'ajouter la résistance de 5k en série ce qui fait : 5 + 1.3 et 5k.

= 2 mA R 2 000 + 4 000 La tension aux bornes de la 4 k sera : 1) Débranchons la charge RL2. On peut aboutir différemment au même résultat en calculant avec le courant circulant dans le pont : U 12 I = -----. on retrouve intégralement la tension à son extrémitéY.I = ----------------.3 . La résistance de 5 k ne débite pas. U = R I U = 4 000 x 2 10-3 = 8 V Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 40/128 . puisqu'en l'air d'un côté.= V 2+4 Ici nous avons simplement calculé la proportionnalité du pont et multiplié ce rapport par la tension fournie par la source.Déterminons la tension de Thévenin Vth Reprenons notre schéma d'origine ----> Il vient : Ux4 Vth = -------. 2) On voit immédiatement un pont diviseur de tension formé par les résistances de 2 et 4 k.

09 mA suit : R 6 330 + 1 000 Calcul pour 3000 : U 8 I = -----. Valeurs de RL : 1 .= ------------------.4 .= 706 <A R 6 330 + 5 000 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 41/128 .Redessinons notre montage : Donc notre montage peut se résumer à une source de tension de 8 V avec un résistance série de 6.33 k .= 1.= ------------------.3 . U 8 il nous suffit d'appliquer la loi d'Ohm comme I = ----.5 k Calcul pour 1000 : Pour répondre à la question initialement posée.= 857 <A R 6 330 + 3 000 Calcul pour 5000 : U 8 I = ------.= ------------------.

nous allons réduire le montage à une source de courant associée à une résistance en parallèle. donc pas de problème. Nous allons court-circuiter la charge et calculer le courant qui circule. le théorème de Norton vous amènera sur la voie de la modélisation.I-16) Théorème de Norton Tout aussi incontournable que son cousin Thévenin. donc nous appliquerons rigoureusement le même principe de calcul à cette différence près que la résistance sera en // sur la source de courant. Comment allons nous réaliser cela ? Concernant la résistance de Norton. Principe : Dans le théorème de Thévenin. Il faut toutefois bien comprendre le principe suivant : Nous allons déterminer la résistance d’un circuit. Elle est identique à la résistance de Thévenin. Ce courant sera le courant maximum qui pourra être débité. Vth Elle sera aussi égale à : ----Rth Concernant la source de courant. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 42/128 . Ensuite. Ensuite. c’est à dire que nous allons remplacer la charge par un court-circuit (CC) et mesurer (plutôt calculer) le courant. celle-ci sera égale à la résistance de Thévenin. Norton ne sera qu'une formalité pour nous. Comme nous maîtrisons bien Thévenin. il ne nous restera plus qu'à introduire une charge et à calculer le courant qui y circule en appliquant le principe de proportionnalité entre la charge et la résistance de Thévenin. nous réduisions un montage quelconque à une source de tension associée à une résistance série. Dans le modèle de Norton. nous allons calculer le courant de court-circuit.

Nous savons que la résistance est identique mais qu'elle est placée en // sur la source de courant.I = -------. Vth 10 I = ------. Il vient : 2k // 8k = 1600 .= 5 mA Rth 2 000 Un exemple ne serait-il pas le bienvenu ? Voici le schéma suivant : calculer i dans RL quand RL = 1 .il reste seulement la résistance de 2000 dans le circuit. ce problème est déjà résolu. nous court-circuitons la sortie de notre modèle. Un courant devrait circuler. Calculons notre résistance de Thévenin : 1) Débranchons la charge. Calculons sa valeur.2 et 8 k . Calculons le courant de court-circuit (faites des schémas au fur et à mesure) : 1) Remplaçons la charge par un court-circuit. c’est à dire que nous relions le point A au point B. Ceci court-circuite la résistance de 8 k . 2) Court-circuitons la source de tension. Maintenant pour déterminer le courant. Icc = 10 / 2000 Icc = 5 mA Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 43/128 .Transformons un circuit de Thévenin en circuit de Norton: A votre gauche un modèle classique de Thévenin.

92 mA Rth + RL 2 600 I-17) Les ponts Il existe plusieurs types de ponts. Nous avons un courant de 5 mA qui se scinde en deux courant inégaux dans Rth et RL. nous nous contenterons d'étudier le plus célèbre . A quoi cela sert-il un pont ? A traduire un équilibre ou un déséquilibre électrique. attention. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 44/128 . Les principales applications se retrouveront tout naturellement dans la mesure de grandeurs physiques.On peut donc dès maintenant retracer notre circuit comme suit : Connectons la première charge de 1000 . Le courant circulant dans RL : Icc x Rth 5 x 1 600 IRL = -----------.= ------------. soyons vigilant. le pont de Wheatstone qui a certainement d'ailleurs donné naissance aux autres. Appliquons le principe de proportionnalité.= ------------.= 1.= 3. c'est naturellement dans la résistance de plus forte valeur que le courant est le plus faible.08 mA Rth + Rl 2 600 De même le courant dans Rth : Icc x RL 5 x 1 000 IRth = -------------.

Cette résistance est variable et nous l'avons faite varier pour obtenir l'équilibre du pont. c’est à dire le point « 0 » du galvanomètre.Nous avons ajouté pour chaque nœud du pont. Notre résistance X à une valeur inconnue et c'est justement sa valeur que nous nous proposons de déterminer. Naturellement.Le courant qui circule dans R2 et X sera appelé I2. c’est à dire que la ddp entre les points B et C soit nulle ( Vbc = 0).R4 est devenue X (valeur inconnue). .Voyons un exemple : décrivons le: Le pont est constitué de 4 résistances. Nous en déduisons que la différence de potentiel en les points B et C est nulle (= 0). le circuit étant alimenté comme représenté sur le schéma.Le courant qui circule dans R1 et R3 sera appelé I1. c’est à dire qu'aucune différence de potentiel (ddp = tension) n'est présente à ses bornes et que par conséquent aucun courant n'y circule. Vab = différence de potentiel entre les points A et B Pour que le pont soit en équilibre. une lettre (ABCD). . Idem pour R3 et X. il faut que les chutes de tension aux bornes de R1 et R2 soient identiques. On en déduit que : R1 I1 = R2 I2 R3 I1 = X I2 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 45/128 . Posons quelques équations : Vab = R1 x I1 Vbd = R3 x I1 Vac = R2 x I2 Vcd = X x I2 Convention : . d'une batterie alimentant l'ensemble et d'un appareil de mesure (G : galvanomètre) qui s'il ne dévie pas dans un sens ou dans l'autre nous indique que le système est équilibré. Que se passe t'il dans ce pont ? Petites modifications par rapport au précédent schéma : . un courant circule dans chaque résistance du pont.

Si l'on modifie une seule des valeurs des résistances. Nous retrouvons en // une autre branche regroupant R2 + R4 en série. ni dans un sens ni dans l'autre. Et pour en finir. on va provoquer un déséquilibre du rapport. cela signifie que l'ampèremètre (noté A) ne voit circuler aucun courant. Les deux voltmètres (notés V) mesurent des tensions rigoureusement identiques. nous en arrivons à la conclusion qu'il faut que le rapport R1 / R3 soit équivalent au rapport R2 / R4. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 46/128 . il vient : -----. Que constate t-on ? Nous avons affaire à un montage regroupant deux résistances en série R1+R3. simplifions.= -------R3 I1 X I2 R3 X Déduisons la valeur de X : R2 R3 X = --------R1 Une autre façon de comprendre le montage en pont : Voici une autre représentation du fameux pont de Wheatstone moins usuelle mais à laquelle vous êtes sûrement plus habitué. Quand on parle de pont en équilibre.Reformulons notre équation : R1 I1 R2 I2 R1 R2 -------. Ceci n'est réalisé qu'à la condition que la chute de tension aux bornes de R3 égale celle de R4 et conséquemment que la chute de tension aux bornes de R1 = la chute de tension aux bornes de R2.= --------. les voltmètres indiqueront des tensions différentes et l'ampèremètre indiquera une circulation de courant.

Les données : Ig : courant dans le galvanomètre It : courant total à mesurer Is : courant dans le shunt Rg : résistance du galvanomètre Rs : résistance du shunt Sur le plan calcul : Nous parlerons du facteur « m ». A l'entrée le courant total I total se scinde en deux courants et se reforme à la sortie en u courant I total. Notre problématique : Mesurer un courant de plusieurs ampères avec un appareil de mesure ne supportant que le passage d'1 milliampère. nous étudierons plus tard le principe de fonctionnement du voltmètre et de l'ampèremètre. Nous avons notre galvanomètre dans lequel circule un courant Ig et notre shunt S dans lequel circule un courant Is. L'appareil que nous utilisons est un système utilisant les effets magnétiques du courant. bref faire un diviseur de courant. Or les « capteurs » de mesure de courant ne sont capables de mesurer qu'un courant extrêmement faible. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 47/128 . c'est une image.I-18) Le shunt Nous allons voir une application du diviseur de courant (2 résistances en //). Quelle est la nature du problème ? L'intensité du courant circulant dans un circuit se mesure avec un ampèremètre. il présente une résistance très faible. tout dépassement de cette valeur occasionnant la destruction irrémédiable de l'appareil. Attention. Le schéma : Une portion du circuit (celle qui nous intéresse) est représentée ici. il n'y a pas de multiplication de courant. voire infinitésimal. Notre solution : Il nous faudrait laisser passer 1 milliampère dans notre appareil de mesure et dériver l'autre grosse partie de courant dans une autre résistance extérieure. Un ampèremètre n'est rien d'autre qu'un mesureur de débit d'eau appliqué à l'électricité. appareil de mesure s'insérant en série dans le circuit. il est muni d'une belle aiguille qui dévie et sur le plan électrique. c’est à dire la capacité qu'a le shunt de « multiplier » le courant passant dans le galvanomètre. dit multiplicateur du shunt.

ce sont des aimants naturels. ceux-ci sont connus depuis longtemps. Ils sont composés d'oxydes de fer (Fe3 O4 pour les chimistes). Nous nous contenterons de décrire les effets du magnétisme. On peut toutefois réaliser un aimant avec une barre d'acier que l'on aimantera avec un aimant naturel et on obtiendra un nouvel aimant. 2) Que le courant dans cette résistance sera très élevé ce qui implique que celle-ci soit correctement dimensionnée (puissance admissible).Ig Un exemple qui clarifie les idées : Nous avons à mesurer un courant maximum de 10A avec un galvanomètre qui dévie à pleine échelle pour 1 mA. I-19) Le magnétisme Introduction : Nous allons aborder un chapitre extrêmement important.= 0. Tout le monde sait ce qu'est un aimant.Ig Vous constatez : Nous obtiendrons : 2 000 x 0. le saviez-vous ? Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 48/128 . pas d'expliquer le comment et pourquoi du phénomène.2 10 . Les applications du magnétisme et de l'électromagnétisme sont omniprésentes.Les indispensables formules : m : multiplicateur du shunt Rg + Rs m = -----------Rs Rs : valeur de la résistance shunt Rg Ig Rs = ----------It . Sa résistance Rg = 2000 . Il est également possible d'obtenir la même chose avec un courant électrique.001 1) Que la résistance de dérivation du shunt est très faible ce qui peut conduire à des problèmes de réalisation. Quelle sera la valeur de la résistance shunt à mettre en parallèle pour obtenir à pleine échelle.0. une indication de 10 A ? Nous appliquerons directement la formule suivante : Rg Ig Rs = ---------It .001 Rs = ------------------.

il existe un état magnétique susceptible de se manifester par des forces. Il y a bien une action mécanique à distance du champ magnétique. si en une région de l'espace. elle s'oriente sur un axe Nord-Sud.Examinons les propriétés des aimants : Les pôles : les propriétés magnétiques qui consistent à attirer de la limaille de fer ne se manifestent qu'aux extrémités. L'extrémité qui s'oriente vers le nord est appelé pôle nord. Symbole et unité : -> H : vecteur excitation magnétique qui se mesure en ampère / mètre A/m.Les pôles de noms contraires s'attirent.Les pôles de même nom se repoussent. Actions réciproques des aimants : Si nous approchons deux aimants l'un de l'autre. Mise en évidence du champ magnétique : Prenez un aimant droit. Vous constatez que vous pouvez faire dévier l'aiguille. Définition : On dit qu'il existe un champ magnétique. En dehors de toute autre influence que celle du champ magnétique terrestre. cobalt. nous nous retrouvons avec deux aimants munis chacun d'un pôle nord et d'un pôle sud. pour d'autres les corps. mécanique. qu'on le casse en deux. on Un aimant approché d'une boussole fait tourner constate que : l'aiguille de celle-ci traduisant ainsi une action . seuls les les substances dites celle-ci demeure. Expérience de l'aimant brisé : Si l'on prend un aimant. nickel et alliages). I-20) L’électromagnétisme Voici le chapitre consacré au magnétisme du au courant. . Phénomènes magnétiques liés à la présence d'un aimant : La boussole : C'est un aimant monté sur axe. On en déduit qu'il est impossible d'isoler un pôle d'aimant. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 49/128 . 2) Les courants électriques. Ces extrémités s'appellent les pôles. Quels sont les systèmes susceptibles de produire un champ magnétique ? Fondamentalement deux : 1) Les aimants. la magnétisation disparaît dès L'effet magnétique ne se manifeste pas sur tous que cesse la cause de la magnétisation. aussi appelé excitation manétique. Action d'un aimant sur un corps non aimanté : Aimantation par influence : Pour certaines substance. Nous allons voir ici des propriétés qui sont mises en application au quotidien. magnétiques y sont sensibles (fer. une boussole et approchez l'aimant de la boussole.

La boussole indique la direction du champ (on voit qu'elle est tangente aux lignes de force). Donc tous les fils parcourus par un courant généreront un champ magnétique. pour les voir. Comment déterminer les faces sud et nord ? C'est très simple. Comment se matérialise un champ magnétique ? Par des lignes de force (ou de champ c'est pareil). Retenez ce qui suit : Un champ magnétique est produit dès l'instant où une charge électrique est en mouvement. Cette propriété fut découverte par Oersted en 1819. créant ainsi des fuites et du rayonnement. mais de l'excitation magnétique.On ne doit plus parler aujourd'hui du champ magnétique H. La limaille va épouser les lignes du champ. la face sud est toujours la face par laquelle pénètrent les lignes de champ. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 50/128 . Le tire bouchon placé sur l'axe du fil et dans le sens du courant vous indique le sens du champ (Ce moyen mnémotechnique est dû au grand Maxwell). Les lignes de champ sont clairement visibles. Que ceux dont les études remontent à un certain temps s'y résolvent ! De même l'induction magnétique B est devenue le champ magnétique. Le dessin ci-dessus représente un conducteur traversé par un courant électrique. On remarquera que les lignes de champ se referment à l'extérieur de la bobine. il suffit d'étaler sur une table de la limaille de fer et d'approcher un aimant. Et un courant traversant une bobine (il faudrait dire un solénoïde) ? Le champ à l'intérieur d'une bobine est pratiquement uniforme.

elles indiqueront le nord sans être perturbées par celui-ci. retenez bien cette valeur de Vo : Nous retiendrons que toutes les actions 4 10-7 dues à un champ magnétique sont liées à l'intensité de ce champ. B : champ magnétique en Tesla Vo : perméabilité du vide = 4 10-7 Vr : perméabilité relative = 1 pour le vide Nous pouvons déterminer quelle sera la valeur de l'intensité du champ magnétique pour différentes formes de bobinages : Cas n°1 : fil rectiligne Vo I B = ------2a avec B en Tesla <o = 4 10-7 I en ampère a = distance en mètre en le fil et le point de mesure Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 51/128 . quid du champ ? Un tore est un anneau de matériau magnétique. il est très utilisé pour la réalisation des inductances en haute fréquence. Cette intensité sera notée B. et si l'on place des boussoles à proximité d'un tore. quelles qu'elles soient sont des actions à distance (boussole par exemple). B = Vo Vr H Relation champ magnétique. Les lignes se referment à l'intérieur du tore.Et si nous utilisions un tore. excitation magnétique : Petit rappel : Nous savons que les actions magnétiques. il n' y a pas de fuite.

=BS Avec : en Weber S en m2 B en Tesla Et si notre surface pour une raison ou une autre n'est pas rigoureusement .perpendiculaire au champ.Cas n° 2 : la spire Vo N I B = --------2r avec B en Tesla <o = 4 10-7 I en ampère r = rayon en mètre de la spire N : nombre de spires Cas n°3 : bobine longue Vo N I B = ----------l avec B en Tesla <o = 4 10-7 I en ampère l = longueur en mètre du solénoïde Notion de flux : Le flux magnétique est la mesure du flux d'induction magnétique B traversant une surface donnée S. la formule s'écrira : = B S cos Avec = angle formé par le plan de la surface et le champ. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 52/128 .

Ce phénomène s'appelle l'induction électromagnétique. Réalisons le montage et l'expérience suivants : Rien de compliqué. vous le savez déjà. de l'ordre de 4 à 5 10-4 T qui plus est. Le sens du courant i est tel que les effets qu'il produit tendent à s'opposer à la cause qui lui a donné naissance. C'est cette variation du flux qui produit cette tension détectée par le voltmètre. puisque très forte aux pôles et diminuant à l'équateur. Ceci nous amène tout naturellement vers la loi de Lenz qui dit : Une variation d ddu flux à travers un circuit électrique crée un courant induit i. nous produisons une variation du flux . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 53/128 . il y a création d'un courant induit dans la bobine et conséquemment d'une tension induite. Et tout naturellement si on déterminera le flux embrassé par une bobine de N spires par la formule : total = N Avez-vous une idée de la valeur du champ magnétique terrestre ? Celle-ci est très faible.La notion de flux est extrêmement importante. nous allons constater que le voltmètre dévie. Comment un tel miracle peut-il se produire ? Notre aimant par définition produit un champ magnétique permanent. elle n'est pas constante. Quand nous allons approcher notre aimant de l'axe de la bobine. on réalise une bobine contenant un nombre N de spires. L'induction électromagnétique. Quand nous approchons notre aimant. on relie cette bobine à un voltmètre sensible (c’est à dire capable de mesurer de toutes petites tensions) et on se munit d'un aimant.

tandis que la lampe B s'éclaire progressivement. A s'éteint tout de suite. Quand on ferme l'interrupteur Int. le champ sera variable. électromotrice) induite ? oui. =Li di e = . nous avons vu qu'une spire et a fortiori un solénoïde parcourus par un courant produisent un champ magnétique B. Ceci est vrai pour une spire. La tension d'auto-induction aura pour valeur : d e = -------dt d : variation du flux d t : variation du temps en seconde e : en volt En l'absence de matière ferromagnétique (de noyau). Auto-induction: Si nous poussons notre raisonnement.L ----dt Mise en évidence de l'auto-induction : Il s'agit d'une expérience classique de lycée. Ce phénomène s'appelle l'auto-induction de l'anglais self induction.-------dt Ce qui se traduira par : e = variation du flux / variation du temps. voici le montage. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 54/128 . ce qui veut dire que le flux sera également variable ( = B S cos ) ce qui signifie également qu'il y aura un courant induit dans notre solénoïde qui respectera la loi de Lenz. phénomène inverse. il faudrait multiplier ce résultat nous N spires. B s'éteint progressivement. A et B sont des ampoules. c’est à dire au courant initial variable. R à la même valeur ohmique que L. le flux propre à travers un circuit est proportionnel à l'intensité du courant dans ce circuit. La lampe A brille immédiatement. la loi de Lenz nous dit : dW e = . simplement. c’est à dire qui s'opposera à la cause lui ayant donné naissance. Si ce courant est variable.Nous retiendrons que toute variation de Pouvons nous déterminer la valeur de la fem (force flux magnétique produit un courant induit. A l'ouverture de Int.

Retard à l'extinction. Regardez ce petit dessin : Nous avons un conducteur articulé autour d'un axe (en noir au dessus de l'aimant). conducteur de déplacerait dans l'autre sens. le Si nous inversions le sens du champ magnétique. Nous fermons le circuit. à savoir l'établissement du courant initial. Il y a plusieurs approches possibles pour cette étude. ce courant provoque un flux magnétique. La bobine est solidaire de la membrane du HP. un courant s'établit dans L. Conséquences : . Cette force. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 55/128 Avec F en newton I en Ampère B en Tesla l en mètre (longueur du déplacement) .Explication du phénomène : A la fermeture de Int.Retard à l'allumage. I-21) Le condensateur Dans ce chapitre. Si nous ouvrons le circuit le conducteur retrouve sa position normale. il y a apparition d'une fem auto-induite qui s'oppose à la cause qui lui a donné naissance. nous allons étudier le condensateur qui est un des constituants essentiels des montages. il n' a pas de courant dans le circuit. dite force de Laplace. Si nous inversions le sens du courant. nous obtiendrions le même effet à savoir un déplacement en sens contraire. Initialement le circuit est ouvert. Que se passe t-il si un conducteur parcouru par un courant se trouve plongé dans un champ magnétique ? Il subit une force. de la plus simple à la plus compliquée. appelée Force de Laplace est F = I B l sin quantifiée par la formule : Application la plus célèbre : le moteur électrique et le haut-parleur électrodynamique. celle-ci est soumise à une force de Laplace qui la fait se déplacer et ce déplacement crée des ondes de pression que nous entendons. alimenté par une batterie avec un interrupteur dans le circuit et un aimant permanent. un courant circule et le conducteur subit une force F qui le fait tourner autour de son axe. Celui-ci est constitué d'une bobine pouvant coulisser entre les pôles d'un aimant. Quand la bobine est alimentée. Comme ce flux s'établit progressivement. .

attention cette dernière assertion est soumise à conditions.F 1 nF PicoFarad = 10-12 F 1 pF Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 56/128 . Nous retiendrons quand même cette image. un condensateur est constitué par deux conducteurs séparés par un isolant. Quelles sont ses propriétés fondamentales ? Un condensateur ne laissera pas passer le courant continu. c'est moins vrai quant à son fonctionnement.Commençons par le symbole et quelques images : Comment est constitué un condensateur ? Aussi surprenant que cela puisse paraître. de quoi s'agit-il ? C'est le rapport entre la quantité d'électricité Q Q qu'il est susceptible d'emmagasiner et la tension C = ----U à ses bornes. On dit souvent qu'un condensateur est un réservoir d'énergie. MicroFarad = 10-6 F 1 <F 9 NanoFarad = 10. Ceci apparaît clairement sur le symbole. Farad. On parle de la capacité d'un condensateur. il le bloquera et inversement laissera passer le courant alternatif. c'est vrai quant au bilan énergétique. Le Farad est une grandeur énorme aussi Farad = 1 1F 3 les sous-multiples sont-ils plus fréquemment MilliFarad = 10. C'est plus ou moins vrai. U Avec : C en Farad Q en Coulomb U en volt La capacité du condensateur s'exprime en Sous-multiples du Farad.F 1 mF utilisés.

Elle est proportionnelle à la permittivité relative r également appelée constante diélectrique. Tout ceci nous amène à penser que nous utiliserons des condensateurs quand nous aurons besoin de diriger ou véhiculer des signaux alternatifs d'un point vers un autre ou bien quand nous ressentirons le besoin d'isoler un ensemble ou un composant d'une composante continue indésirable. Notre condensateur s'est chargé. donc pas de courant. . . + / . il n'y a plus circulation d'électrons. Le condensateur va se comporter comme un interrupteur ouvert dans un circuit à courant continu. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 57/128 . nous déconnectons notre batterie et nous mesurons la tension aux bornes de notre condensateur avec un voltmètre ce qui nous donne le montage suivant : Là nous mesurons à peu près notre tension de batterie. Tout cela est exact.Elle est proportionnelle à la permittivité absolue o également appelée constante diélectrique. r oS C = --------------e avec: C en Farad e en mètre S en m2 o = dépendant du matériau utilisé o = 1 / 36 109 Maintenant. vous allez objecter que dans les propriétés fondamentales du condensateur il avait été écrit que celui-ci ne laissait pas passer le courant continu ! Nous venons de vérifier expérimentalement que notre condensateur a stocké de l'électricité c’est à dire des charges positives sur une armature. mais ne l'oublions pas celle-ci n'est plus connectée. une fois la charge effectuée.De quoi dépend la capacité du condensateur ? .Elle est proportionnelle à la surface S des armatures. 1 o = -----------36 109 r = 1 pour le vide. . Nous laissons mijoter un peu histoire de bien « charger » notre condensateur. un courant a circulé mais c'est fini. C'est vrai.1pour l'air Passons à la pratique : Nous réalisons le petit montage suivant : Nous relions un condensateur C à une batterie fournissant 10V. des charges négatives sur l'autre. Comme vous êtes attentifs.Elle est inversement proportionnelle à l'épaisseur e du diélectrique (isolant).

Il en va de même avec les condensateurs. Et l’énergie dans tout cela ? 1 1 Q2 2 Nous savons que nos condensateurs stockent de W = ---.CU = ---.B sera : Ctotale = C1 + C2 + C3 Inversement. pour les condensateurs. j'ai augmenté ma capacité aqueuse. La capacité résultante aux points A . Si j'ai 3 réservoirs d'eau intuitivement je comprends qu'en les connectant de la sorte.B sera : 1 Ctotale = --------------------1 + 1 + 1 ---. La capacité résultante aux points A . je me rends compte immédiatement que mon débit d'eau sera limité par le débit du plus petit réservoir.---. on applique le principe de calcul des résistances en parallèle. 2 2 2C la réponse est : W en joule C en Farad Q en Coulomb U en volt Et le champ électrique ? Puisque nos condensateurs sont chargés électriquement. pour les condensateurs on applique le principe de calcul des résistances en série. Ce champ a pour valeur : U E = ---e E en volt/mètre U en volt e = distance entre plaques en mètre Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 58/128 .Est-il possible d'associer des condensateurs comme nous l'avons fait pour les résistances ? Condensateurs en parallèle. il paraît évident qu’il existe entre les armatures un champ électrique. En série. Condensateurs en série.----C1 C2 C3 Principe pour le calcul : En parallèle. si je connecte mes réservoirs comme suit.QU = ---l’énergie mais combien ? Telle est la question.

certains sont conçus pour les forts courants. c’est à dire parler de la loi de charge et de décharge d'un condensateur. La loi de charge et de décharge : Nous réalisons le montage suivant. baser sur un exemple. surtout quand il vieillit ! Combien de récepteurs ou émetteurs n'ayant pas fonctionné depuis longtemps. nous allons examiner l'allure des tensions aux bornes du générateur et du condensateur. etc).Aspects technologiques : Il existe une variété considérable de condensateurs. un condensateur C et une résistance R. Le marquage : Soit en clair (ou presque) soit comme les résistances. Certains condensateurs seront plus stables à la HF que d'autres. mais également un élément selfique (la longueur des connexions aux hautes fréquences représentent une part non négligeable de la longueur d'onde). Maintenant grâce à un appareil qui s'appelle oscilloscope. Un autre aspect qu'on ne peut passer sous silence est la tension d'isolement. il s'agit d'un condensateur de 12 pF et non pas 120 pF. d'autres pour des applications particulières. Les condensateurs présentent (entre autres) deux défauts courants : 1) La fuite. Dans nos montages VHF ou UHF le condensateur classique ne sera pas seulement un condensateur. Nous allons rester simple et nous Il fallait bien y venir à un moment ou à un autre. Soyez attentif au fait que le 3ème chiffre est un multiplicateur. le condensateur présente une résistance directe qui est loin d'être infinie. Dans ce cas. à savoir un générateur de tension carrée. on retrouve à sa sortie une composante continue. ll s'agit de la tension maximum d'utilisation. Le condensateur de 120 pF est marqué 121. 2) Le court-circuit. le premier cas est bien plus sournois. et il vous dérive vos signaux vers la masse (cas de découplages plus particulièrement) ou vous écroule une tension continue. à la remise sous tension seront complètement silencieux. ou il est chaud. Vous trouverez à droite un type de marquage fréquent. Dépannage : le condensateur est un composant facétieux. Il y a là aussi plusieurs angles d'attaque possibles. chacun a un usage particulier. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 59/128 . On veillera à toujours choisir le condensateur idoine pour l'application choisie. si vous lisez 120. d'autres sont polarisés. il faudra utiliser des condensateurs spéciaux. Si le deuxième cas est relativement facile à détecter (il a « fumé ».

72) avec l'expression -t / RC en exposant Donc la tension aux bornes d'un condensateur chargé par une tension E au bout d'un temps t dans un circuit comprenant une résistance R sera de : La tension aux bornes d'un condensateur se déchargeant au bout d'un temps t et ayant été chargé par une tension E dans un circuit comprenant une résistance R sera de : V = E ( 1 . Les lois de charge et de décharge sont de la forme : Si nous décidions d'augmenter la valeur de R fortement. Ceci est su à la résistance R insérée dans le circuit.t/RC) V = E (e . On constate le même phénomène à la décharge.En rouge. .e . la tension observée aux bornes du générateur. e . On constate que la forme des signaux est différente et qu'il faut un certain temps au condensateur pour se charger complètement ( c’est à dire avant d'atteindre l'amplitude maximale).t/RC) Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 60/128 . la tension observée aux bornes du condensateur. on pourrait constater sur l'oscilloscope que le condensateur ne peut pas se charger à la valeur maximum.t/RC e logarithme de base e (2.En bleu.Voici le résultat : .

Le noyau vert est un noyau en fer doux monté sur un axe.Les faces rouges et bleues sont les pôles d'un aimant permanent. voici l'appareil : Quelques explications : . . .I-22) Mesure de U et I Fonctionnement du galvanomètre à cadre mobile: Nous allons employer un appareil universel pour la mesure du courant et de la tension.La partie noire solidaire de l'aiguille est un solénoïde bobiné autour du noyau de fer doux. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 61/128 .

la gamme classique se situe entre 50 et 100 <A. Il suffit de placer une échelle graduée en unités correctes pour effectuer une mesure.Fonctionnement : Quand nous effectuons une mesure. Ll faudra adjoindre des composants extérieurs pour réaliser un appareil de mesure susceptible de fonctionner avec une gamme étendue.La mesure s'effectue toujours en SERIE dans . toujours pour ne pas perturber le circuit observé.La mesure s'effectue toujours en le circuit à mesurer. II) Le courant alternatif II-1) Introduction L'étude du courant alternatif fait appel à quelques notions de trigonométrie. Synoptique de l'ampèremètre. Ce dispositif n'autorise pas le passage d'un grand courant. L'ampèremètre se caractérise par une très faible résistance afin de ne pas perturber le circuit observé (imaginer le produit RI si l'ampèremètre avait R non négligeable). R est très grand. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 62/128 . Le voltmètre se caractérise par une très grande résistance. Un ressort de rappel (non représenté) en forme de spirale à la charge de ramener l'ensemble en position de repos quand l'excitation cesse. PARALLELE sur le circuit ou composant à mesurer. cet « équipage mobile » (noyau. . L'ampèremètre. typiquement sur un contrôleur universel 20 000 par volt. aiguille) subit un couple de forces qui a pour effet de le faire tourner. nous relions les extrémités de notre solénoïde au circuit à mesurer. Il circule donc un courant dans ce solénoïde. ce qui a pour effet de produire au sein du bobinage un champ magnétique B multiplié par la perméabilité relative du noyau. L'angle de rotation est proportionnel au courant qui circule dans le bobinage. Comme ce champ est lui même confronté au champ de l'aimant. Synoptique du voltmètre. bobine. Le voltmètre.

par exemple à calculer la longueur de vos haubans d'antenne quand vous connaissez la hauteur du pylône et l'angle que vous voulez donner. Je mesure 0. Maintenant traçons le résultat. Ceci est juste un rappel pour la culture générale. rien de plus simple. le positionne avec un rapporteur mon angle de 60° et je réalise la projection du point obtenu sur le cercle sur les axes sinus et cosinus.86 Cos (60) = 0. Je trace le cercle de rayon 1. Je fais varier x de 1 à 10 par exemple et je calcule à chaque fois la valeur de f(x).Notion de Sinus et de Cosinus : Les fonctions sinus et cosinus sont des fonctions comme les autres. C'est bien joli mais à quoi cela sert-il ? Et bien. les x sur l'axe des x. Et maintenant que vais-je bien pouvoir faire de ceci ? Je cherche à déterminer le sinus et le cosinus d'un angle de 60°. Ce qui donne : x = 1 2 3 4 5 f(x)= 2 4 6 8 10 Vous avez compris le principe. Qu’est-ce que cela signifie ? C'est très simple. A ce propos. Avec la méthode graphique. Regardez. L'axe rouge est l'axe de sinus. Il ne me reste plus qu'à prendre une règle et à mesurer. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 63/128 . f(x) sur l'axe des Y. grâce à cette figure comme il est simple de s'en souvenir. au même titre de f(x) = 2x.86 sur l'axe des sinus. L'axe vert est l'axe des cosinus. donc Sin (60) = 0. Nous traçons un cercle de rayon « r » qui vaudra toujours 1.5. nous avons évoqué la fonction f(x) = 2x.5 sur l'axe des cosinus et 0.

Retenez que tout champ magnétique tournant induit dans un bobinage une fem (la fem étant la force électromotrice tandis que le courant est la force magnétomotrice). Nous plaçons l'ensemble entre les pôles d'un gros aimant. Notre solénoïde est composé de N spires de section S. rien ne vaut la pratique. Nous relions les fils de notre solénoïde à un oscilloscope et en avant. Le flux vaudra donc : W = WB S N cos ( t). puisque notre bobinage tourne et qu'il n'offre pas toujours la plus grande section au champ magnétique. Nous réalisons un bobinage muni d'une manivelle pour le faire tourner (nous ferons abstraction des problèmes mécaniques. il s'agit juste de comprendre le phénomène de production et de faire un rappel sur l'électromagnétisme.Pour expliquer ce qu'est le courant alternatif. je vous recommande de relire attentivement le chapitre consacré à l'électromagnétisme ! Quelques explications quand même : Nous avons entraîné notre manivelle à une vitesse angulaire de 1 tour par seconde. Si vous vous demandez comment un tel prodige à pu se produire. Tout ce qui se trouve à gauche n'est pas à retenir. ce n'est pas l'objet). Nous dirons que le solénoïde a tourné d'un angled = t. Et nous obtenons ceci sur notre écran qui représente l'allure de la tension induite dans notre bobinage. Par ailleurs nous savons que toute variation de flux implique une fem induite qui aura pour valeur: u = um sin ( t). L'aimant produit un champ magnétique B. nous faisons tourner aussi régulièrement que possible notre manivelle. nous allons voir comment nous pourrions le produire nousmême. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 64/128 . Nous savons que le flux sera égal à =BSN Mais ce flux n'est pas constant.

c’est à dire qu'il se répète dans le temps. La fréquence : Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 65/128 . Le phénomène que nous observons se déroule dans le temps. Un temps de 1 seconde est représenté sur le dessin cidessus. période. vue sur un oscilloscope. à chaque fois que cet axe est traversé. d'une sinusoïde. La période : Vous constatez sur le dessin ci-dessus que le phénomène observé est périodique. c’est à dire que les électrons partent en sens inverse. la période. L'axe rouge représente le temps. U en volt Um en volt. Il est facile de compter combien de cycles complets se sont déroulés durant cet intervalle de temps. Cette période sera mesurée en secondes (plus souvent en sous-multiples de la seconde) et s'écrira : t. la fréquence. La fréquence.Les notions essentielles à retenir : Toute tension alternative sinusoïdale sera de la u = um sin ( t) forme : Nous étudierons au chapitre suivant ce que sont w. c'est la tension maximale atteinte = pulsation = 2 f en radians/seconde f = fréquence en Hertz t = temps en seconde L'allure d'un courant ou d'une tension sinusoïdale est comme ceci ----> Observez l'axe rouge qui scinde notre sinusoïde en deux parties égales. le courant change de sens. notée f se mesure en Hertz (Hz). pulsation Nous avons vu au chapitre précédent quelle était l'allure. le nombre de cycles par unité de temps s'appelle la fréquence (dans notre cas 2 Hz). Si nous mesurons le temps nécessaire au déroulement complet d'un cycle nous obtenons la période de notre signal . Reprenons notre sinusoïde. Ceci explique pourquoi les anciens de la radio utilisaient le cycle par seconde (c/s) comme unité. Nous allons la regarder de plus près et définir de nouveaux termes. (Dans notre exemple : 2). II-2) Fréquence. L'axe noir représente l'axe de l'amplitude en Volt du signal.

Dans le chapitre « Définition ». Je détecte sur un appareil spécial une émission non désirée de mon émetteur ayant 1 ns de période. Qu'est-ce que cela veut bien dire ? Vous avez remarqué que notre signal est une fonction périodique.= 0. il faut 2 donc 1/2 (180°) tour vaut et 1/4 (90°) de tour vaut /2. soit 360°. Nota : Le sens dans lequel nous tournons s'appelle le sens trigonométrique et il est en sens inverse des aiguilles d'une montre. Pour chaque valeur d'angle. (1 10-9 s) Sur quelle fréquence se trouve cette émission ? Et la pulsation ? Vous savez déjà qu'elle est notée . Nous pouvons donc représenter notre signal comme un vecteur tournant à la vitesse angulaire . c’est à dire qui se répète dans le temps. Pour faire un tour complet. rd Appliquons la relation : 1 f = ---------. notre vecteur prend une valeur différente.1428 10-6 s = 0. Ce signal est de forme sinusoïdale (c’est à dire faisant intervenir la fonction sinus). nous avons représenté la fonction sinus par un vecteur dans un cercle. S'exprime en radians / seconde. =2 f en radians / seconde = 3.= 1000 MHz = 1 GHz 110-9 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 66/128 .T = -----T f Avec f en Hertz (Hz) T en seconde Petits exercices de compréhension: J'émets un signal non modulé sur 7 MHz.Relation fréquence période : 1 1 f = -----. 7 MHz représentent 7 000 000 Hz donc la période de Quelle est la période de mon signal ? mon signal sera de : 1 T = -------------.1428 <s 7 000 000 Ce temps représente le temps nécessaire à l'établissement complet d'une sinusoïde.14 (valeur approchée) f = fréquence en Hz West la vitesse angulaire de notre signal.

définissons la longueur d'onde : Nous émettons des signaux. plus précisément des ondes électromagnétiques. par effet Joule.083 m 144 106 Nous en savons un peu plus désormais sur le courant alternatif sinusoïdal. une fois appliqué à l'un des courants d'effectuer des comparaisons. Nous aurions besoin d'un coefficient nous permettant. courant. et dans le cas ci dessus. c = ----f Avec : en mètres c = vitesse de la lumière = 3 108 m/s f = fréquence en Hz Exemple : Quelle est la longueur d'onde du signal que j'émets sur 144 MHz ? II-3) Valeurs efficaces Constat : nos signaux voyagent à la vitesse de la lumière.= 2. Comment déterminer ne seraitce que l'effet Joule avec un tel courant variable ? Observons les deux montages suivants : Dans le cas ci-dessus une résistance R est alimentée par un générateur de tension continue. provoquera un échauffement de la résistance. Page 67/128 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN .Et puisque nous y sommes. On voit clairement qu'il sera difficile de comparer les effets de ces courants sur une même durée car ils sont très différents. provoquera un échauffement de la résistance. Les physiciens ont répondu à cette épineuse question par ceci : La puissance transformée en chaleur dans un élément résistant sera déterminée par les valeurs efficaces du signal alternatif appliqué. Nous avons observé que sa valeur n'était jamais constante contrairement à celle d'un courant continu. La longueur d'onde d'un signal est la distance parcourue pendant un temps égal à sa période. par effet Un courant I = U/R va s'établir et ce Joule. 3 108 = ---------. la même résistance R est alimentée par un générateur de tension alternative. Ces ondes parcourent une certaine distance dans l'espace. Un courant i = u/R va s'établir et ce courant.

La tension est représentée en vert.Calcul de Ieff et Ueff Connaissant les valeurs maximales (lues sur un oscilloscope par exemple). il convient de se remémorer ou de découvrir de manière simple ce que signifie le déphasage.41. Quelles 2 soit : sont les valeurs de la tension max et efficace ? U max = Ucàc / 2 = 648 / 2 = 324 V Ueff = Um / (racine 2) = 324 / 1. le courant et la tension ne sont pas en phase. l'intensité en rouge. Votre contrôleur universel efficaces. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 68/128 . Ceci peut sembler un peu mystérieux. Nous voyons ici que la tension démarre franchement avant le courant.41 = 230V II-4) Le déphasage Avant d'aborder les thèmes suivants consacrés aux comportements des condensateurs et inductances en alternatif. nous appliquerons : Pour mémoire racine de 2 = 1. Un exemple : On mesure sur un oscilloscope une La tension max sera égale à la tension crête à crête divisée par tension crête à crête de 648 V. Des confusions à éviter: Observez bien que la tension max se mesure entre l'axe du temps et l'amplitude maximale. peu nous importe pour le moment de savoir à quoi ceci est dû. contentons-nous de constater le phénomène. votre oscilloscope des valeurs max. regardons toujours à l'aide de notre oscilloscope ce que cela donne. Vous trouverez parfois dans la littérature des tensions notée Ucàc (crête à crête) qui serviront à mesurer des puissances d'enveloppe. affiche des valeurs efficaces. Important: la tension du réseau EDF de 230 V est une Prenez la bonne habitude de travailler avec les valeurs valeur efficace. Nous allons découvrir (très bientôt) que dans nos circuits alimentés par du courant alternatif.

un vecteur bleu d'une certaine longueur qui représente une autre grandeur physique. nous avons seulement besoin de revoir quelques notions simple de trigonométrie. Voilà le résultat. Regardez cet exemple. Imaginons que nous soyons confrontés au problème suivant : nous avons deux grandeurs physiques.Pourrions nous représenter différemment ce déphasage ? oui d'une manière très simple qui consiste à utiliser un vecteur pour chaque grandeur et à les séparer de l'angle du déphasage. Appréhendons sur un cycle ce que représentent les angles : Essayons de nous souvenir de la notation en radians que l'on retrouve souvent : 0° 90° 180° 270° 360° 0 /2 3 /2 2 Ceci est tout à fait réalisable. De plus en plus fort . à savoir : H pour l'hypoténuse O appelé côté opposé à l'angle de 60° A appelé côté adjacent à l'angle de 60 ° Vous noterez que nous avons un angle de 90° entre les segments O et A. A partir de ces éléments.. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 69/128 . ces vecteurs sont à 90° l'un de l'autre. Nous avons rajouté des lettres désignant les côtés.. Nous avons un vecteur rouge d'une certaine longueur qui représente une grandeur. nous ne connaissons qu'une seule de ces grandeurs. est-il possible de déterminer la valeur inconnue ? Vous vous souvenez ce cet exemple que nous avions étudié ? Nous allons simplifier les choses en débarrassant ce dessin de tout ce qui encombre. ne vous affolez pas. il est identique au précédent. nous savons qu'elles sont liées par un déphasage.

notre segment B Côté opposé = sin(a) x hypoténuse. alors BC2 = AB2 + AC2.tangente = -----. n'en ayez pas peur. nous sin (a) = -----------------hypoténuse connaissons la valeur de l'angle formé par A et H. quelle est la longueur de O ? O = sin(60) x 10 O = 0.86 x 10 = 8. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 70/128 . côté opposé côté adjacent sin côté opposé sin (a) = ---------------.cos (a) = ---------------------. transformons ceci comme cela et sin(a) x hypoténuse = côté opposé. En voici les termes : nous connaissons la longueur de H. triangle est égale à 180 °. c'est un triangle rectangle (ceci signifie qu'il y a un angle droit (90°) dans ce triangle). Rien n'est plus simple que le théorème de Pythagore. Le théorème de Pythagore nous dit que dans un triangle rectangle. l'angle a = 60°. mesure 10m. si le triangle ABC est rectangle en A. que pouvons-nous faire de tout cela ? Résoudre un petit problème simple par La trigonométrie nous dit : exemple. il s'agit du théorème de Pythagore.= -----------------hypoténuse hypoténuse cos côté adjacent Et Pythagore alors ? Nous allons voir un autre grand (très grand) théorème de géométrie qui nous sera indispensable dans les chapitres suivants. nous côté opposé connaissons la longueur de A.Bien. Regardez ceci. nous cherchons la longueur de O.6 m Les valeurs des sinus et cosinus peuvent être trouvées avec un simple calculette (ou avec une Retenez que la somme des angles d'un règle et un compas sur un dessin). Ce que nous cherchons est le côté opposé. D'après ci-dessus Appliquons à un exemple numérique : Notre segment A mesure 5 m. En d’autres termes. le carré de la longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés. à gauche. ne serait-ce que pour tailler les haubans de votre antenne à la bonne longueur. il va vous rendre d'immenses services.

exactement comme l'exemple routier ci-dessus. cos). Le schéma de base et de principe : Nous réalisons le montage suivant composé d'une source alternative et d'une résistance R dite pure c’est à dire n'offrant qu'une composante résistive. Nous ne pourrons plus ajouter simplement les grandeurs. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 71/128 . 2) La trigonométrie (sin . il faudra tenir compte de l'angle de déphasage. 1) La méthode graphique. Vous connaissez la distance La Rochelle Bordeaux. Bordeaux Cahors. Il en sera exactement de même pour la suite quand nous allons être confrontés à des circuits présentant des déphasages entre tension et courant. le résultat sera supérieur à la réalité car la distance La Rochelle Cahors est bien inférieure à la distance cumulée La Rochelle Bordeaux. 3) Le théorème de Pythagore. Nous verrons qu'hélas les composants ne sont jamais « purs » et qu'une résistance est souvent accompagnée d'une composante inductive. Voici un début d'explication : Depuis longtemps vous savez que l'on ne mélange pas les serviettes et les torchons. Supposons que vous habitiez La Rochelle et que vous ayez à vous rendre à Cahors. Il paraît évident que si nous additionnons les distances que nous connaissons. Pour connaître la distance exacte séparant ces deux villes.Vous retiendrez: C'est ceci que nous utiliserons le plus fréquemment dans la suite de l'étude en alternatif. Vous demandez certainement pourquoi nous avons revu toutes ces notions et c'est bien légitime. la distance Bordeaux Cahors mais pas la Rochelle Cahors. nous pourrons utiliser plusieurs méthodes toutes aussi efficaces les unes que les autres. Pour ce chapitre ce sera la résistance. nous dessinons à l'échelle et mesurons avec une règle. II-5) La résistance en courant alternatif Nous allons aborder le thème des comportements de nos composants face au courant alternatif. il en va de même dans bien d'autres domaines comme nous allons le voir ici.

pourquoi allons nous examiner le courant en nous connectant aux bornes de R ? Parce que le courant "i" traversant cette résistance va produire une chute de tension. U et I sont en phase. ceci est une autre histoire que nous verrons plus tard dans le chapitre « Puissance » en alternatif. la tension et le courant apparaissent simultanément. A ce propos. à savoir l'impédance (Z). Ceci doit vous rappeler quelque chose car c'est la définition de la résistance (en continu). croissent simultanément. s'inversent simultanément.R et Z en . Interprétation : Si nous pouvons superposer nos deux signaux. en d'autres termes. nous pouvons les superposer pour ne plus former qu'un seul signal visible sur notre écran d'oscilloscope. nous examinerons le courant. La voie A sera reliée aux bornes de la source. Qu'observons nous ? Qu'en ajustant les amplitudes de l'une et l'autre trace.Nous allons relier un oscilloscope à deux voies sur ce montage. Nous retiendrons : Une résistance pure alimentée par un courant alternatif n'introduit pas de déphasage entre tension et courant. quant à elle sera connectée aux bornes de la résistance. nous examinerons la tension délivrée. la voie B. Nous voici amené à définir un nouveau terme que nous venons de citer. Le fait d'avoir deux voies nous permettra d'observer sur un même écran et simultanément deux phénomènes distincts. cette chute de tension sera l'exact reflet du courant. nous dirons que l'impédance est la résistance appliquée au courant alternatif. deux voies signifiant. L'impédance d'une résistance sera égale à sa résistance : Z=R La puissance consommée dans la résistance sera : P=UI P = R I2 L'impédance sera égale au rapport de l’amplitude de la tension du circuit à l’amplitude du courant qui le traverse. En étendant cette notion. que nous possédons deux oscilloscopes en un seul boîtier. Ce qui implique les relations suivantes : U I = ---R avec U et I en valeurs efficaces . Parce qu'en alternatif. c'est que ceux-ci ne sont pas déphasés l'un par rapport à l'autre. Alors pourquoi avoir donné un autre nom ? Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 72/128 . le fait de « résister » au passage du courant n'implique pas forcément une consommation de puissance. schématiquement.

utiliser des composants spéciaux (CMS et composants UHF) et des techniques de conception adapatées aux fréquences à traiter. réalisez le montage suivant et observez : Vous constatez que la lampe n'éclaire pas. ce qui signifie qu'il n'y a pas de déphasage entre eux Les inévitables limitations: Nous retiendrons qu'en alternatif l'impédance vaut la résistance pour une résistance à condition que celle soit pure ce qui n'est pratiquement jamais le cas. peut-on faire quelque chose ? Nous pouvons représenter la tension et le courant par des vecteurs (les vecteurs sont proportionnels aux amplitudes respectives de U et de I). Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 73/128 . d'autre part des capacités apparaîssent aussi. Pour mémoire rappelons qu'il laisse passer le courant alternatif et qu'il bloque le courant continu. Pour vous en convaincre s'il en est besoin. Nous nous retrouvons avec un composant qui n'a plus du tout un comportement prévisible. Vous retiendrez qu'en alternatif l'impédance d'une résistance vaut sa résistance : Z = R. par construction. finit par présenter des termes réactifs et c'est bien embêtant lorsque l'on pratique les UHF et au dessus. Pour lutter contre cela. On note que U et I sont positionnés sur le même axe. il faut réaliser des câblages limitant les connexions au minimum.Et graphiquement. manifestement quelque chose empêche le courant de circuler. Toute résistance. faites une légère modification qui consiste à enlever la batterie et à la remplacer par une source de tension alternative et constatez par vous même : La lampe s'éclaire ! Ceci confirme clairement les propriétés du condensateur. Une bien modeste résistance dans un montage UHF est connectée au circuit par l'intermédiaire de ses pattes et celles-ci se comportent comme des inductances (vous verrez un peu plus loin). Maintenant. II-6) La réactance capacitive Nous avons vu dans la section consacrée au courant continu ce qu'était un condensateur et quel était son comportement tant en continu qu'en alternatif.

La réactance sera notée X et Avec X en s'exprimera end (tout ce qui freine est C en Farads en !). Fréquence en MHz Réactance en 1 15924 5 3185 10 1592 15 1062 20 796 25 637 On peut essayer de visualiser graphiquement comment évolue la réactance du condensateur en fonction de la fréquence. Sachant que X = 1/C il vient : 1 X = ---------------------------------100 10-12 x 2 x x 50 106 1 X = ------------------------------. il va être sensible à X = -------la fréquence de la source de tension et C cette « sensibilité » va jouer sur sa réactance. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 74/128 . deux condensateurs de valeurs différentes auront des réactances différentes.10-12 F). Dans le même ordre d'idée.= 31. = 2d f f en Hertz Un exemple d'application : Nous désirons connaître la réactance d'un condensateur de 100 pF à la fréquence de 50 MHz. vous reconnaîtrez facilement les courbes en 1/x). on notera que la réactance est également fonction de la capacité. plus X diminuera. Encore un nouveau terme ! La réactance du condensateur sera sa propriété à s'opposer au passage du courant alternatif.Mais l'histoire ne s'arrête pas là : Notre condensateur en alternatif va présenter une autre caractéristique 1 plutôt surprenante. (faites le vous même avec les valeurs du tableau. donc à une fréquence donnée f. Dans cet exemple le condensateur à une capacité de 10 pF (10.8 100 x2 x x 50 10-6 Sans être un mathématicien de génie. on comprend vite que plus la fréquence f va croître.

on dessine ceci : Les abus de langage : Il vous arrivera d'entendre parler de l'impédance d'un condensateur. la tension. Si nous observons la tension et le courant aux bornes d'un condensateur dans un circuit alternatif. nous réserve t-il autre chose ? Non content d'avoir un comportement en fonction de la fréquence et de la capacité. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 75/128 . La réactance. c'est une chose mais ce condensateur. La représentation vectorielle : Afin de pouvoir faire des calculs simplement en s'appuyant sur la méthode graphique. Cette avance vaut 90°. En rouge. la réactance est élevée et qu'au fur et à mesure que la fréquence croît. tension. le courant. voici l'allure de la courbe représentant l'impédance d'un condensateur de 10 pF pour une fréquence évoluant de 1 MHz à 29 MHz. le courant cesse et on peut mesurer une tension aux bornes de notre condensateur. la réactance diminue. quand on applique une tension (continue) sur le condensateur. Intuitivement on comprend qu'il y a d'abord On retiendra qu'un condensateur soumis à une établissement du courant dans le condensateur tension alternative avance le courant sur la puis établissement de la tension. il offre une autre caractéristique intéressante: il déphase Vous devez vous souvenir qu'en continu. Cette expression n'est pas correcte mais comme elle est passée dans le vocabulaire courant. un courant circule pendant l'accumulation de charge. En abscisse la fréquence en MHz et en ordonnées la réactance en Ohm. aux basses fréquences.En image. il est maintenant difficile de s'en débarasser. voici ce que nous voyons : En vert. Une fois le condensateur chargé. On retiendra que pour une valeur de C donnée.

Le Henry est une grosse unité. L2. dans nos gammes de fréquences nous aurons plutôt l'occasion de jouer avec des valeurs de l'ordre du <H. l'inductance équivalente sera : L1 L2 Lt = -----------L1 + L2 Vous retrouvez les mêmes formules de calcul que pour les résistances. quelques notions simples : Si nous mettons en série plusieurs inductances ( L1.Le déphasage de / 2 (90°) de la tension sur le courant (courant en avance sur tension).La formule de la réactance.Et pour finir : Un condensateur (supputé sans perte) ne consomme pas de puissance. L2). Nous constations que la lampe en série avec l'inductance ne brillait pas immédiatement et qu'à l'ouverture du contact Int. C'est une propriété très importante car si le condensateur présente bien une réactance (il s'oppose au passage du courant alternatif). l'inductance équivalente sera : Lt = L1 + L2 + L3 Si nous mettons en parallèle plusieurs inductances ( L1. il ne consomme pas de puissance. Avant d'aborder les propriétés des selfs en courant alternatif. son unité est le Henry. Ces phénomènes étaient dûs à la self (de l'anglais "self induction"). chapitre « Electromagnétisme ». L3). le schéma a été reproduit à droite. . Nous avions également montré grâce à une expérience simple ce qu'était l'auto-induction. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 76/128 . Le coefficient de self-induction est noté L. Pour mémoire. Ce qu'il faut en retenir : . elle s'éteignait progressivement. II-7) La réactance inductive Nous avions introduit la notion d'inductance dans la section courant continu.

plus la également fonction de son coefficient de selfréactance croît. voici en image. la self a une valeur de 10 <H et la fréquence évolue de 1 MHz à 30 MHz. Pour vous en convaincre voici dans le tableau de droite les valeurs que prend la réactance d'une self de 10 <H quand on fait varier la fréquence de 1 à 25 MHz. La réactance de l'inductance sera sa propriété à s'opposer au passage du courant alternatif. Nous savons que X = L il vient : X = 10 10-6 x 2 x x 50 106 X = 3140 A l'inverse du condensateur. La réactance sera notée X et s'exprimera end . plus la fréquence croît. on constatera que On notera que la réactance d'une self et sur une self. notre self va être sensible à la fréquence de la source qui l'alimente. et cette « sensibilité » X=L interviendra sur sa réactance.Quel va être le comportement de notre self en alternatif ? A l'instar de ce que faisait le condensateur. Avec X en L en Henry (symbole : H) = 2d f f en Hertz Un exemple de calcul serait le bienvenu: Nous possédons une inductance de 10 <H et nous désirons connaître sa réactance à la fréquence de 50 MHz. induction L. On remarque d'une part que cette variation est linéaire et d'autre part que la réactance inductive croît quand la fréquence croît ce qui est exactement le comportement opposé à celui du condensateur. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 77/128 . Fréquence en MHz Réactance en 1 63 5 314 10 628 15 942 20 1256 25 1570 Comme pour la réactance capacitive. Dans l'exemple représenté ici. l'allure de la réactance inductive en fonction de la fréquence.

Jusqu'à présent nous avons travaillé sur les élément isolés. ou /2 en arrière sur la tension. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 78/128 . C'est ce qui se produit. nous réalisons. le condensateur avance le courant et la self le retarde. il présente une impédance au courant alternatif. que se passe t-il si nous combinons ces trois éléments ? Si nous combinons une résistance. au contraire. mais attention. Nous allons reprendre notre oscilloscope et observer comment se comportent le courant et la tension. intuitivement. on dira que le courant est en retard. //). En vert la tension. pas dans le même sens ! Si vous reprenez l'expérience du début. Or il se trouve que ce circuit possède une autre caractéristique importante. va retarder le courant sur la la restitue quand la source primaire disparaît. On Le condensateur retardait la tension sur le pourrait. penser que la self courant (on dit que le courant est en avance). un circuit extrêmement utilisé. L'impédance sera la propriété du circuit à s'opposer au passage du courant alternatif dès lors que l'on combine des éléments possédant une réactance (condensateurs. Une self présente une réactance variable en fonction de son coefficient d'auto-induction et de la fréquence. inductances) et une résistance. elle prolonge son éclat. Nous savons que la résistance pure ne produit pas de déphasage tension-courant mais qu'en revanche. un condensateur et une self. Une self « pure » (sans composante ohmique) ne consomme pas de puissance. emmagasiner de l'énergie sous forme magnétique. En rouge le courant. la self commence par tension. la stocke de l'énergie quand celle-ci lui parvient et self. quel que soit l'arrangement (série. nous avons étudié la comportement des résistances pures en alternatif. vous constatez que la self introduit un retard à l'allumage de l'ampoule et au contraire à l'extinction. II-8) L’impédance Nous avons vu (et compris) ce qu'était la réactance pour les condensateurs et les inductances. La représentation vectorielle: Retenez que la self déphase le courant de 90°.Est-ce que notre self va se révéler aussi facétieuse que notre condensateur ? Eh oui ! Car comme le condensateur elle va déphaser.

Rappelons que l'on calcule les réactances par : XC = 1/ C XL = L Avec = 2 L'angle noté « a » sur le dessin correspond au déphasage entre la tension et le courant. Pythagore. souvenez-vous. Ceci n'est pas bien grave d'autant que ces composant ne sont pas parfaits et qu'une self est obligatoirement résistive. soit la méthode graphique (la règle suffit). Un début d'explication : Grâce à différents instruments de mesure et calculs. La réactance capacitive se retranche à la réactance inductive (toujours) puisque. Examinons ce graphique. Les abus de langage: Vous entendrez souvent parler de l'impédance d'un condensateur ou d'une self. f Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 79/128 . nous avons déterminé les réactances XL et XC (de la self et du condensateur) à une fréquence f. le vecteur est orienté vers le haut. Pour le vecteur Bleu indiquant une réactance inductive. soit par Pythagore (on déterminera la valeur de l'hypoténuse correspondant à Z) ou la trigonométrie. J'ai réalisé un montage mettant en jeu ces trois éléments. En bleu : la réactance de la self XL. Nous avons la possibilité de faire un graphique qui nous montre le fonctionnement de notre circuit. l'axe des réactances est bien à 90°. En vert : l'impédance du circuit Z. tandis que le vecteur rouge de la réactance capacitive est orienté vers le bas. ce sera la réactance dominante. L'impédance sera la combinaison vectorielle de la réactance résultante et de la résistance. toujours à 90° de l'axe des résistances. On devrait essentiellement parler de la réactance de la self ou du condensateur. La longueur de ces vecteurs est proportionnelle à la valeur de la grandeur électrique. Nous voyons différents vecteurs identifiés par des couleurs différentes. Nous pourrons calculer Z par différents moyens. En noir : la résistance R.Intuitivement on sent bien que le comportement antagoniste des selfs/condensateurs va produire quelque L'impédance sera notée Z et chose et c'est ici que nous allons avoir besoin de notre ami s'exprimera en . Il apparaît une résultante (qu'elle soit capacitive ou inductive). On constate que si l'on prend l'axe des résistances comme référence de déphasage = 0°. les déphasages sont opposés. En rouge : la réactance du condensateur XC.

Dans ce chapitre l'étude portera sur les circuits série qui sont simples à analyser. Mais ce n'est pas tout. Comme nous sommes en présence de courant alternatif. d'une résistance R et d'une inductance L. représenter l'opposition au passage du courant. Mais nous venons de découvrir que l'impédance. elle est représentative de cette opposition. II-9) Circuits « Série » Vous le savez déjà. il existe deux grands types d'arrangements possibles : série ou parallèle. Nous retiendrons : U=ZI U I = ------Z U Z = -----I Les valeurs de U et I sont des valeurs efficaces. il y a fort à parier que la tension ne sera pas en phase avec le courant. Le circuit série le plus simple : Voici notre circuit composé d'un générateur de tension alternative de fréquence f. que des chutes de tension apparaîtront aux bornes des éléments présent. qu'en est-il de la loi d'Ohm ? La loi d'Ohm décrite pour le courant continu ne pourra pas Le principal facteur est que la s'appliquer aux circuits alternatifs sans quelques résistance seule ne suffit plus à aménagements. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 80/128 . qu'une puissance sera consommée. Que va t'il se passer dans un tel circuit ? On peut imaginer qu'il va y circuler un courant.Nous venons de définir l'impédance.

nous devons passer par le théorème de Pythagore. Le vecteur U représente la tension délivrée par notre générateur. il n'y a pas de raison qu'il en aille différemment en alternatif. rien de nouveau.Essayons de quantifier : Nous savons que le courant I sera égal au quotient de la tension U sur l'impédance Z. Remarquez au passage que la tension aux bornes de la résistance est en phase avec le courant. Sachant que la self déphase le courant de 90° par rapport à la tension. le courant sera en retard sur la tension.I. Nous traçons un vecteur. Comme ce circuit est selfique. j'ai pu calculer L I qui représente la tension aux bornes de la self. De même j'ai aisément calculé RI représentant la chute de tension aux bornes de la résistance. C Notre circuit est un circuit « série » ce qui implique que le courant est la grandeur commune à tous les éléments du circuit. Pour un condensateur ce serait XI soit I ------. On effectue une somme géométrique. Nous utiliserons donc comme axe de référence celui du courant. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 81/128 . La seule différence est qu'avec une self ou un condensateur on ne prend pas R mais X la réactance. Or nous ne sommes pas sans ignorer que R et Xl (la réactance de la self) ne peuvent s'additionner algébriquement. L’angle noté « a » représente le déphasage qui existe dans ce circuit entre le courant et la tension. Nous avons tous les éléments pour calculer : Connaissant les valeurs de R et L et le courant. Sur cet axe nous porterons des vecteurs représentant les tensions aux bornes des éléments de notre circuit. Il semble donc judicieux de déterminer cette fameuse Z. on ne peut pas faire une somme algébrique des tensions L dI et RI celles-ci n’étant pas en phase.I (réactance x courant) ce qui peut s'écrire L dI. Comme vous le savez. Souvenez-vous qu'en continu la chute de tension aux bornes d'une résistance est égale à RI. la chute de tension à ses bornes sera égale à R. Retenez bien ce qui se trouve à gauche et ne vous laissez pas dérouter par ces notations. Pour la résistance. Pour la self la tension aux bornes sera égale au produit X.

Xl représente la réactance de la self. Dans la représentation vectorielle ci-dessus. Ce dessin est aussi significatif de l'impédance globale du circuit. il vient : avec X = L Vous pouvez retenir la formule. Si nous appliquons Pythagore. L'impédance du circuit sera : Z2 = R2 + X2 avec X = 1/C Pour obtenir Z. Nous représenterons notre circuit comme ceci : RI est la chute de tension aux bornes de R. I/C est la d tension aux bornes du condensateur. ce n'est pas indispensable. Z l'impédance du circuit.Et avec des formules : Nous allons simplement appliquer Pythagore. La seule différence notable sera liée au déphasage qui sera en sens inverse. U est la tension délivrée par le générateur. R la résistance. il vient : Z2 = R2 + X2 Nous prenons la racine carrée de Z2 pour obtenir Z. nous prenons la racine de Z2 et il vient : Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 82/128 . par contre sachez-retrouver le cheminement. nous constatons que le courant est commun. Voyons ce qui se passe avec un condensateur : Peu d'évolutions par rapport au circuit précédent si ce n'est que le condensateur a remplacé la self. Les remarques faites pour la self sont rigoureusement applicables pour le condensateur.

vous pouvez imaginer que les vecteurs représentent les tensions aux bornes des composants. On peut intuitivement penser qu'ils pourront partiellement ou totalement annuler leurs effets. plus élevée que la réactance de la capacité. UC est la tension aux bornes du condensateur. Voyons cela sur un graphique : Comme déjà expliqué dans le chapitre concernant l'impédance. c'est celle-ci qui dominera. le courant sera en avance sur la tension d'un angle noté . le courant sera en retard sur la tension d'un angle noté . Si la réactance de la capacité est. Le schéma : Que pouvons-nous imaginer ? Nous savons que le condensateur et la self ont des comportements antagonistes pour ce qui concerne le déphasage tension/courant. les valeurs seront les suivantes : UL = L dI UR = R I UC = I / C Notons : Si la réactance de la self est. plus élevée que la réactance de la self. UL est la tension aux bornes de la self. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 83/128 . Bien que le phénomène ne soit pas simple à représenter mentalement. on voit que les réactances se retranchent. l'équipe la plus forte entraîne la plus faible dans son camp. UR est la tension aux bornes de la résistance. le circuit sera selfique. Sur ce dessin. C'est un peu comme le tire à la corde.Et pour finir : Il ne nous reste plus qu'à connecter un condensateur. c'est quand même ce qui se passe. à une fréquence f de travail du circuit. à une fréquence f de travail du circuit. c'est celle-ci qui dominera. une résistance et une inductance en série pour aboutir au fameux et célèbre circuit RLC série. le circuit sera capacitif.

On élève au carré pour respecter Pythagore et c'est fini.Et une formule qui synthétise tout cela : Nous l'avons vu. elles ont des comportements opposés sur le déphasage). Quelle est l'impédance de ce circuit ? Il nous suffit d'appliquer ce que nous savons et de remplacer les lettres par leurs valeurs. soit le calcul. les réactances se retranchent (c'est normal. nous allons XC = 1592 calculer chaque réactance à la fréquence R = 50 de 10 MHz. Un exemple ne serait-il pas nécessaire ? Nous avons le montage suivant composé d'une self de 1 <H. Pas de panique. Z = 1529 Comme vous pouvez le constater.106 ) XC = 1/ C = 1 / (10. c'est très simple. Désormais nous pouvons soit appliquer la Z = racine (502 + (63 . XL = L = 1. le courant sera en avance sur la tension. la formule va le faire apparaître clairement et c'est toujours une application du théorème de Pythagore. Dans ce circuit et à cette fréquence.1 -----C représente simplement les vecteurs réactance self/capa qui se retranchent. d'une résistance de 50 et d'un condensateur de 10 pF.10-6 x 2 x XL = 63 x 10. ce n'est pas compliqué. Plus simplement retenez : L d. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 84/128 .106 x 10. la réactance capacitive domine. Le tout est alimenté par un générateur délivrant une tension alternative à la fréquence de 10 MHz.10-12 x 2 x Afin de décomposer le calcul.1592)2) méthode graphique.

065 A 1 529 UC = 1592 x 0.5 V UL = 63 x 0. n'importe quelle calculette fait l'affaire pour tirer l'angle. d'avance ou de retard mais sans jamais quantifier ce déphasage. L d . Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 85/128 . Transcrivons ces notions de côtés en grandeurs électriques et nous aurons résolu notre problème.12 V UL = XI = L I UR = 50 x 0.(1/C ) et la résistance R.Toujours grâce à la trigonométrie.065 = 3. grâce à l'exemple ci-dessus.Attention sur les derniers points étudiés. Ces deux vecteurs correspondent respectivement au côté opposé et au côté adjacent de l'angle « a ».065 = 4. Un dernier effort et c'est fini ! Nous avons sans cesse parlé de Comment procéder ? déphasage.065 = 103. Que connaissons-nous ? La résultante des réactances. côté opposé -----------------= tangente côté adjacent La tension aux bornes de la résistance Une fois que l'on a la valeur de la tangente.x I C La tension aux bornes de la self Supposons que la tension alternative alimentant ce circuit est de 100 V (toujours à 10 MHz). Reprenons notre diagramme. Ce que nous cherchons à calculer est l'angle noté « a ». 100 I = -------.25 V UR = R I Nous vérifions bien que la somme algébrique des tensions est supérieure à la somme géométrique ce qui confirme que les tensions ne sont pas en phase. être est-il utile de connaître cette valeur. U Le courant qui circule I = ----Z La tension aux bornes du condensateur 1 UC = XI = ------.= 0. peut.

II-10) Circuits « parallèle » Nous avons vu comment calculer l'impédance d'un circuit série dans le précédent chapitre. Si les circuits série sont assez simples à étudier, il n'en est pas de même avec les circuits parallèle. Notre étude sera donc limitée car au prochain chapitre, nous verrons une méthode simple bien qu'un peu fastidieuse applicable à tous les circuits pour déterminer impédance et déphasage. Le circuit : Voilà l'engin, il est plus théorique que pratique car la self qui est toujours résistive devrait être représentée avec une résistance série. On voit vite que dans ce circuit, l'élément commun sera la tension et que les courants circulant dans chaque branche n'auront pas la même phase. Pourquoi les circuits // sont-ils plus compliqués à analyser que les circuits série ? Vous vous souvenez du calcul des résistances Retenez que l'inverse de la résistance s'appelle en //, vous étiez obligé de passer par l'inverse la conductance. de la résistance pour pouvoir calculer la résultante , puis de nouveau passer par l'inverse 1 pour obtenir la résistance équivalente. Il en est G = ------de même ici mais avec des réactances. R Passons à notre circuit: Nous allons utiliser l'axe des tension comme référence et tracer les différents vecteurs représentatifs du courant circulant dans chaque branche. IL sera le courant dans la self. IR sera le courant dans la résistance. IC sera le courant dans le condensateur. I sera le courant résultant. U la tension aux bornes. Comme vous pouvez le constater, rien de nouveau sous le ciel de l'électricité. On notera toutefois que : si nous voulons connaître la valeur du courant total, nous passerons inéluctablement par une addition vectorielle. IR est en phase avec U. IL est en retard de 90° sur U. IC est en avance de 90° sur U. __ __ __ __ IT = IR + IL + IC La barre supérieure indique un vecteur.

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Voyons ce qui se passe sans les vecteurs: Nos souvenirs de la loi d'Ohm nous disent que I = U/R d'une part et d'autre part que le courant dans la self IL = U/X soit : IL = U / L Le courant dans le condensateur IC sera égal à IC = U / X soit IC = U / (1 / C ) soit : IC = UC Et si nous bricolons en remplaçant I par sa valeur tirée de la table ci-dessus on obtient : Le courant dans la résistance sera quant à lui I = U/R. Si nous posons : I2 = IR2 + ( IL - IC)2 Nous sommes toujours dans le vrai. I2 = U2 /R2 + ( U/L - UC )2 Mettons U en facteur : I2 = U2 [1/R2 + (1/L - C )2 ] Il ne reste plus qu'à tirer la racine et nous obtenons I et du coup la valeur de l'impédance du circuit Z. Impédance du circuit parallèle à la résonance : Nous allons grandement simplifier les choses en abordant uniquement et assez schématiquement l'impédance du circuit // à la résonance. C'est un chapitre ultérieur mais je présume que vous avez déjà une petite idée sur la question. Donc, à la résonance, les courants dans L et C sont identiques mais opposés, il ne reste plus en terme d'impédance que la valeur de la résistance.

Z=R

Voyons un cas particulier pourtant très réel : Voici la situation : Nous nous retrouvons en présence d'une self ayant une résistance ohmique ce qui est la réalité physique car aussi petite soit-elle, cette résistance existe. L'ensemble se trouve en parallèle avec un condensateur. Nous nous proposons de déterminer l'impédance à la résonance. Pour réaliser ce prodige, on passe par une transformation du circuit série en parallèle et on aboutit à : Z : ohm L : inductance en H :2 f R : ohm Q : coeff de qualité Xl : réactance de L en ohm

ou

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II-11) Méthode de détermination de l’impédance pour les circuits « série » et/ou « parallèle » Quelques révisions (ou découvertes) : Quand nous avons déterminé l'impédance de nos circuits série, nous avons noté cette impédance sous la forme 6,7 , déphasage tension courant de 26,6°. Cette notation s'appelle une notation en coordonnées polaires. Graphiquement nous pouvons représenter ceci comme cela. On peut aussi noter cette impédance sous forme dite « rectangulaire » et qui se décompose en deux valeurs : 1ère partie : la valeur de la partie résistive (6 dans l'exemple). 2ème partie : la valeur et le signe de la réactance (+ 3 dans l'exemple). Les valeurs que nous avons calculées avec nos formules d'impédance pour les circuits série nous fournissaient un résultat en coordonnées polaires, c’est à dire que Z (l'impédance du circuit) était égale à l'hypoténuse du triangle rectangle ayant pour base la résistance et pour hauteur la réactance. Ce système est parfait mais ne nous donne pas de vision immédiate de la situation car nous ne savons pas quelle est la nature de la réactance (capacitive/inductive). En revanche la notation en coordonnées rectangulaires nous donne immédiatement ces indications, ce qui nous fait défaut est la valeur du déphasage mais que l'on peut bien sur calculer aisément. En résumé chaque notation qui représente les mêmes grandeurs à ses avantages et inconvénients. Vous retrouverez souvent la notation rectangulaire, autant vous y habituer. Pour quelques détails de plus : Voici, tiré de l'exemple ci-dessus la Z = 6 + j3 valeur de Z. Z est la valeur de l'impédance série du circuit, 6 représente la valeur résistive en ohm, et 3 la partie réactive, toujours en Ohm. et le « j » ? Le « j » indique que nous avons affaire à une notation vectorielle et que nous ne pourrons jamais additionner 6 +3. (les vecteurs 6 et 3 sont à 90° l'un de l'autre, regardez le dessin). Le + indique une réactance inductive, le - une réactance capacitive.

Les nombres qui portent cette « marque » sont dit « nombres complexe », par extension, nous traiterons des impédances complexes.

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Les opérations sur les nombres complexes demandent quelques connaissances qui débordent plus que largement du cadre fixé, qui plus est comme déjà dit, nous allons appliquer des recettes de cuisine.

Mais, afin de peaufiner la compréhension, essayons de calculer, à partir de l'impédance complexe, la valeur polaire : Z = 6 + j3 On applique pythagore : Z = racine (62 +32) Z = racine (36 + 9) = racine de (45) = 6,7 Vous voyez, ça marche.

Conventions : Il s'agit uniquement ici de données utiles à votre culture générale, il est toutefois bon de connaître ce qui suit pour bien comprendre ce que l'on va faire dans le cadre de cette méthode. Résistance R Inductance L Capacité C Z = R + j0 Z = 0 + jL

1 Z = 0 - j -------C Ne soyez pas effrayé, c'est juste une Pour ce qui concerne la capacité, même système, il n'y a convention d'écriture. pas de résistance, c'est indiqué par le 0 et la réactance du Vous noterez qu'il n'y a rien ici de condensateur est précédée de -j indiquant que la tension nouveau. Si vous prenez la sera en retard sur courant, en d'autres termes que le courant résistance le j0 signifie qu'il n' y a sera en avance sur la tension. pas de réactance; pour l'inductance, sa résistance = 0 et le + j devant sa réactance L indique que la tension est en avance sur le courant. Donc nous constatons que notre impédance est, pour tout type de composant, composée de deux parties distinctes. On les appellera : 1) La partie réelle qui est la partie résistive de l'impédance. 2) La partie imaginaire qui est la partie réactive de l'impédance. On retiendra : Z = R + jX ou Z = R - jX

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mon circuit fonctionne à la fréquence de 50 MHz.j25 Y = -----------------------(48 + j25) (48 . 1) Quelle est la valeur de l'impédance du circuit ? Facile. 3) J'ai entendu parlé du conjugué. Je connais l'impédance complexe de la forme Z = 48 + j25 d'un circuit. 1 1 X = -----. on sait que l'impédance d'une résistance est égale à sa résistance donc Z = R donc Z = 50 + j0.= --------------------------------C 100 10-12 x 2 x x 50 106 Il vient : X = 32 Z = 0 .j25) 48 .j25 Y = -------------.j25.52. Reprenons notre exemple où Z = 48 + j25. 2) Quel est le déphasage tension courant et dans quel sens ? Le sens est donné par le signe devant la réactance.5 °. Pour obtenir la valeur de l'angle. nous savons que tension alternative de 50 MHz. vous avez déjà fait beaucoup de calculs similaires. nous ayons besoin de simplifier une expression. c'est juste pour la culture générale. il vient : 48 .j32 . ici la tension sera en avance sur le courant (circuit selfique). J'ai une self de 10 <H soumise à une Même principe que pour le condensateur. Le conjugué de cette expression sera 48 . nous utilisons une calculette et nous cherchons la fonction Arctangente. la notation ? Calculons la réactance de L. Toujours sur la calculette. il suffit de cliquer sur INV puis TAN ce qui donne : 27. quelle sera la notation ? Là pas de question à se poser. de quoi s'agit-il ? Il se peut qu'à un moment.= -------------482 +252 2 929 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 90/128 . il ne reste plus qu' à écrire Ce n'est pas difficile.j25 48 . Là par contre. ce n'est pas nouveau. Petite explication que nous allons utiliser dans la recette de cuisine mais qu'il n'est pas nécessaire de connaître. changement car il faut tenir compte de la fréquence à laquelle est soumise le condensateur. ceci apparaît dans le terme . quelle sera X = L . Exemple : Imaginons que nous ayons l'expression suivante : 1 Y = ------------48 + j25 Nous voulons simplifier et nous multiplions par le conjugué. nous appliquons Pythagore et il vient : Z = racine ( 482 + 252 ) = 54 .Essayons appliquer nos connaissances à nos trois composants de base : J'ai une résistance de 50 . Pour le déphasage nous savons que la tangente = X/R soit 25 / 48 = 0. Calculons la réactance de C. X = L = 10 10-6x 2 x et Z = 0 + j 3 140 x 50 106 = 3 140 . quelle est sa notation en impédance série ? J'ai un condensateur de 100 pF.

Partant de Z = R + jX R X Y = ----------.Nous en savons assez pour passer à la recette ! La recette : notre objectif est d'appliquer une méthode simple nous permettant de calculer l'impédance et le déphasage d'un circuit connaissant la fréquence de travail et les éléments constitutifs du circuit.j ------------G2 + B2 G2 + B2 Partant de Y = G + jB Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 91/128 . que l'on ajoute l'admittance du nouveau composant et que l'on calcule l'impédance par Z = 1/Y. Ici cela signifiera qu'avant de rajouter un composant. Principe n° 4 : Pour passer de Z à Y ou de Y à Z nous appliquerons systématiquement les formules suivantes sachant que toute impédance complexe sera de la forme Z = R + jX ou Z = R – jX. nous passerons par les admittances (vous le faites sans le savoir en continu quand vous calculez les résistances en //).. Il s'agira d'une analyse séquentielle.j ------------R2 + X2 R2 + X2 G B Z = -----------. Principe n° 3 : L'inverse de l'impédance est l'admittance notée Y valant 1/Z en Siemens. Principe n° 2 : Quand nous rajouterons un composant en parallèle. L'inverse le la réactance est la susceptance notée B valant 1/X en Siemens. L'inverse de la résistance est la conductance notée G valant 1/R en Siemens.. la charge. on calcule l'inverse de l'impédance (1/Z) qui est l'admittance Y. puis en rajoutant les éléments les uns après les autres en remontant vers les points de connexion. Principe n° 1 : Nous analyserons notre circuit en partant du premier composant.

.. 5 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 92/128 . termes réactifs avec termes Ajouter les admitances avec 3 réactifs. conductance avec conductance. Calculer Y2 par formule (4).------C Z = 0 + jL Les équations : Démarche : R X Passage de Y = ---------. Ajouter le 2nd composant. 2 Calculer son impédance Z2 = R2 + jX2 par formule (1-2-3). 1 Calculer son impédance Z1 = R1 + jX1 par formule (1-2-3).j ----------vers G2 + B2 G2 + B2 l'impédance : Poser le 1er composant (la charge).j ----------l'impédance à de Z vers Y (4) R2 +X2 R2 + X2 l'admittance : Passage de G B l'admittance de Y vers Z (5) Z = ----------. 4 Ajouter composant suivant en reprenant étape 2. résistifs avec termes résistifs. Question : à placer en série ? à placer en // ? Ajouter les impédances termes Calculer Y1 par formule (4). Zt = Z1 + Z2 = Rt + jXt susceptance avec susceptance avec Rt = R1 + R2 et Yt= Y1 + Y2 = G + jB avec Xt = X1 + X2 avec Gt = G1 + G2 et Bt = B1 + B2 Repasser aux impédances si nécessaire par formule (5).Résumé et synthèse de la méthode : R (1) Calcul de Z pour : C (2) L (3) Z = R + j0 j Z = 0 .

j159). (ZC = 0 . pour déterminer la résultante. 159 BC = -----------.= 0. Calculons les deux composantes de l'admittance. 2ème étape : Positionnons le deuxième élément. . le condensateur en //. Préalablement calculons à partir des impédances les admittances de R et C.j0. à savoir la résistance et calculons son impédance complexe. il vient 159 Posons la valeur de l'impédance complexe ZC = 0 . nous devons passer par les admittances.j159. G et B : 50 GR = -----------. c'est la définition ZR = 50 + j0. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 93/128 .j159.02 . Nous écrivons : YR= 0. Pour mémoire dans le cas du condensateur. Calculons la réactance ( 1/C ) du condensateur à 1 GHZ. Nous écrirons : YC = 0 + j0. Nous désirons connaître l'impédance aux points de connexion du circuit et le déphasage s'il existe entre tension et courant.00629 S 1592 + 02 et G = 0 (car R = 0). Maintenant comme ces deux composants sont en //.Le problème : Nous avons le circuit ci contre à analyser. L = 1<H R = 50 C = 1 pF f = 1 GHz 1ère étape : Positionnons le premier élément.02 S 502 + 02 et B = 0 (car j0). Ceci ne pose pas problème.= 0. Pour la résistance nous savons que Z = 50 + jo. 0 est la partie résistive (R) et 159 la partie réactive (X). Notre circuit fonctionne à la fréquence de 1 GHz.00629. Pour le condensateur nous savons que Z = 0 .

3 ) + (0 + j6283) = 45.5 + j6269. Cette fois-ci l'inductance est connectée en série.006292 Ceci est l'impédance du condensateur en // avec la résistance : Z = 45.02 + j0.02 . G2 + B2 G2 + B2 Ce qui donne : 0.022 + 0.10-6 x 2 x x 1. Ici on additionne algébriquement les résistances.00629 Z = ----------------------.j0) + (0 + j0.006292 0. Nous pouvons additionner les admittances ce qui donne : Yt = YR + YC = (0. Nous sommes en possession de l'admittance totale de notre circuit RC. Additionnons maintenant l'impédance de notre self à celle obtenue lors du calcul précédent. Pour passer de Y à Z nous appliquons : G B Z = ---------.j14.5 + 0 = 45. D'abord calculons la réactance selfique Z = L : Z = 1.3 + 6 283 = 6 269. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 94/128 .3. il vient : Zt = Z + Zl Zt = (45.109 = 6 280 .nota : vous avez remarqué que le fait de passer des impédances aux admittances change le signe de la réactance.j -----------------------.j -----------.5 et on procède de même pour les réactances comme ici -14. Nous allons écrire maintenant l'impédance série de notre self. Calculons maintenant l'impédance de notre circuit. 3ème étape : Bon maintenant. Calculons l'impédance série de notre self.00629. donc dans cet exemple 45.. nous allons connecter l'inductance en série et calculer l'impédance.00629) = 0. 0.5 .02 0.. Nous pourrons donc ajouter les impédances.j14.5 . il vient : Z = 0 + j6283. pour ce faire nous allons appliquer la formule idoine permettant de passer de Y à Z.022 + 0.

Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 95/128 . Nous pouvons. Commençons par voir les effets de la résonance avec un exemple pratique : 1) Nous positionnons la self à sa valeur la plus basse ce qui revient à dire qu'elle est pratiquement supprimée et nous alimentons le montage. R 45. 3) Nous continuons d'augmenter la valeur de L.= ---------. Nous réalisons le montage suivant.Il ne nous reste plus qu'à calculer le déphasage tension courant. A cette occasion on vous a dit qu'il était interdit de marcher au pas sur un pont. et atteint son maximum pour une position bien précise du de l'inductance.= arctangente (137. par la fonction arctangente. Vous avez déjà expérimenté les phénomènes de résonance mécanique à un moment ou l'autre de votre vie. cette fois-ci l'effet sera bénéfique et nous l'utiliserons dans nos émetteurs et nos récepteurs. L'inductance est variable et nous avons placé une ampoule aux bornes du condensateur. à partir de l'impédance complexe d'appliquer X/R pour obtenir la valeur de la tangente. En effet on peut imprimer des chocs mécaniques avec la marche « au pas » susceptibles de faire entrer en résonance le pont et de le détruire. Nous avons vu qu'il nous suffisait.8) = 89. Notre circuit est alimenté par une tension alternative. calculer directement la valeur de l'angle : X 6 269 Arctangente ----.5 II-12) La résonance Nous allons maintenant voir la propriété essentielle de ces circuits. Nos circuits électriques vont résonner électriquement. c'est un classique circuit série. Rien ou presque ne se produit. L'éclat diminue très rapidement pour pratiquement disparaître. la lampe rougit à peine. 2) Nous augmentons progressivement la valeur A un moment l'éclat de la lampe augmente.6 °. curseur de la self.

le condensateur qui présente une certaine réactance limite le courant dans le circuit comme la résistance d'ailleurs. Avec L en H. A un moment. Nous connaissons désormais le principe. nous savons que la tension U aux bornes du condensateur est égale à : XI UC = ----. Quand ce phénomène se produit. Notre self et notre condensateur ont à ce moment une réactance qui n'est pas négligeable. voyons en les effets pour les circuits série et parallèle : Principe de base : Tout circuit série ou parallèle à une et une seule fréquence de résonance. C en Farad. Le courant est en avance sur la tension. Les courants dans les deux composants sont égaux mais en opposition de phase (ils s'annulent). et nous ferons cette fois varier la fréquence du générateur de manière à observer le comportement de notre circuit. Et voilà d'où vient cette « surtension ». nous avons pu constater que la tension aux bornes de l'ampoule était bien supérieure à la tension délivrée par le générateur ! Miracle ? Non physique seulement ! Que se passe t-il dans notre circuit ? Quand la self est à 0. à la fréquence de résonance et au dessus de la fréquence de résonance.soit : I I UC = -----C et UL = L I. il est donc. Progressivement nous augmentons L. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 96/128 . Pour ce qui suit nous négligerons R. maximum. = 2d f et f en Hertz. quand XC = XL. nous dirons que le circuit entre en résonance ou résonne. Cette relation n'est que le développement de la formule de gauche et ne traduit que le même phénomène. à ce moment. La réactance de L qui était de 0 ou presque augmente. la réactance de L égale celle de C. le courant global n'est plus limité que par la résistance R. sous la fréquence de résonance. Quand l'éclat a atteint son maximum. On traduira cela par deux relation extrêmement importantes : Cette relation traduit l'égalité des réactances de la self et du condensateur.Interprétation et résultat des mesures : Nous avons également placé un voltmètre alternatif aux bornes de l'ampoule. Elle ne se produit que dans cette circonstance . Il y aura résonance dans un circuit RLC ou LC qu'il soit « série » ou « parallèle » quand et uniquement quand la réactance de la self sera égale à la réactance du condensateur.

Sur le circuit parallèle. Circuit parallèle. le circuit est capacitif (le courant est en avance sur la tension) car la réactance du condensateur est plus élevée que celle de la self. on constate qu'à la résonance. Z l'impédance du circuit. au-dessus de la fréquence de résonance. le circuit est capacitif (le plus grand courant passe par le condensateur qui a une réactance plus faible). on constate qu'à la résonance l'impédance tend vers 0 (s'il n'y a pas d'élément résistif). Sous la fréquence de résonance. le circuit est selfique. au-dessus de la fréquence de résonance. ce qui implique que le courant sera maximum. l'impédance est maximum.Circuit Série. le courant minimum. Nous allons calculer les réactances du condensateur et de la self ainsi que l'impédance totale du circuit. à savoir : f = 50 MHz C = 10 pF L = 1<H XL est la réactance de la self. On notera toutefois qu'il y a surintensité dans les éléments réactifs (L et C). XC est la réactance du condensateur. Sous la fréquence de résonance le circuit est selfique (le plus grand courant passe par la self). F XL XC Z 10 MHz 63 1592 1529 capacitif 50 MHz 314 314 0 résistif 90 MHz 565 177 388 selfique F XL XC Z 10 MHz 63 1592 65 selfique 50 MHz 314 314 infini résisitif 90 MHz 565 177 257 capacitif Sur le circuit série. La dernière ligne indique le comportement du circuit. c'est l'inverse. Du déphasage nous tirerons le comportement global du circuit. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 97/128 . Nos deux circuits utiliseront les mêmes composants.

la vie n'est pas ainsi faite et nous allons revenir à la réalité. elle indique les variation du courant en fonction de la variations d'impédance en fonction de la fréquence. etc. nous allons déterminer la fréquence de résonance d'un circuit et son facteur de qualité Q. A quoi cela peut-il nous servir ? Nous allons utiliser ces circuits pour faire des filtres. la courbe bleue est représentative d'un circuit comportant peu de résistance. maximum surtension minimum minimum maximum Circuit parallèle. II-13) Fréquence de résonance . A la résonance.Nous allons utiliser la courbe que vous voyez ci-dessus : Pour les circuits « série ». Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 98/128 . Comme on l'imagine facilement plus la résistance est faible plus le courant est important dans un circuit série et plus l'impédance sera grande dans un circuit //. De plus nous nous sommes placés dans un monde imaginaire et merveilleux où les pertes et les facteurs parasites n'existaient pas. Résumé des propriétés des circuits série et //. elle indique la Pour les circuits « parallèle ». fréquence. pour réaliser des oscillateurs.Facteur de qualité Nous avons étudié au chapitre précédent la résonance dans les circuits série et // sans toutefois quantifier cela. Hélas. la courbe violette est issue d'un circuit deux fois plus résistant que le précédent. pour mettre en évidence une fréquence parmi « n » fréquences. Ici deux courbes de résonance sont représentées. I U Z Circuit série. pour faire des multiplicateurs de fréquence. Dans ce chapitre.

df = variable de 5 à 85 MHz et U = 100 V. le condensateur réel. Reprenons notre circuit série : Nous voici face à notre classique circuit série. R = 50 . La fréquence maximale d'utilisation d'un tel condensateur est limitée par l'inductance série LS qui peut annuler la réactance capacitive CP et/ou résonner avec CP.Nous avions pris l'habitude de raisonner en alternatif comme en continu à propos des composants. nous considérons tout ceci sous la forme d'une seule et unique résistance qui prendra en compte toutes les résistance parasites. nous calculerons I et la tension aux bornes de L et C. RS la résistance série. En continu une résistance est une résistance. RP est la résistance distribuée le long de la bobine. Plus ennuyeux une self possède une capacité plus ou moins répartie entre spires. L'inductance réelle. A chaque fois nous calculerons les réactances du condensateur. Autre phénomène lié à l'alternatif. Ici c'est la fréquence du générateur qui est variable et nous allons la faire varier de 5 à 85 MHz. Z et U connues. il n' y a rien de mystérieux. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 99/128 . de la self ce qui nous permettra de calculer l'impédance du circuit. Bref. l'effet de peau (skin effect). Aux basses fréquences notre self est fortement capacitive. les choses ne sont pas aussi simples qu'il y paraît. CP est la capacité parasite distribuée entre spires. en alternatif le courant ne circule que sur la périphérie des conducteurs. cela peut aussi devenir une self non négligeable quand la fréquence croît et en même temps une capacité. Valeurs des éléments du circuit : L = 1 <H. En alternatif une résistance n'est pas seulement une résistance. Dans ce qui suivra. De ce fait la résistance ohmique de ces conducteurs n'est pas constante mais croît avec la fréquence. En continu le courant circule dans tout le corps des conducteurs. Un condensateur peut s'avérer selfique et une inductance n'est jamais pure car elle est aussi résistive. C = 10 pF.

3 632 632 100 70 440 227 218 0. Quantification de Q pour circuit MIXTE.3 14. U = Xc.I et U = Xl. Notre générateur alimente le montage sous une tension de 100V.32 50 Nous mettons en évidence un coefficient multiplicateur qui se manifeste à la résonance.285 85 152. il vient : 632 ratio1 = -----. on prendra pour la calcul indifféremment l'une ou l'autre.8 118.= 6.I Nous constatons que notre circuit résonne sur 50. Ce coefficient est connu sous le nom de coefficient de qualité du circuit. aux bornes de L et C. Quantification de Q pour un circuit SERIE.2 53.MHz XL XC Z I (A) MHz UL Uc UR 5 20 31 126 3183 796 3152 671 0. rien de nouveau. On constate que c'est l'inverse d'un circuit. on l'appelle également le Q du circuit.6 7. calculons les tensions aux bornes de R.= 6.98 100.32 100 Si nous observons attentivement nos chiffres dans les tableaux ci-dessus et que nous fassions le même ration mais pour la self et la résistance nous trouvons : 316 ratio2 = ------.5 104 22. R Q = ------X det Q : grandeur sans unité. A la résonance Xl = Xc. Faisons le ratio. Nous constatons également que la tension est très importante.3 316 316 50 2 50.3 MHz quand les réactances Xl =Xc. Bon maintenant que nous avons ces données. C et L en appliquant simplement la loi d'Ohm qui dit que : U = ZI. XL Q = --------R avec Xl et R en Quantification de Q pour un circuit PARALLELE.858 20 18.9 85 534 187 350 0.25 Effectuez ces calculs.9 1.458 70 201.45 50. à la résonance.149 5 0.0317 0. Poursuivons dans cette voie : A la résonance nous avons aux bornes de L et de C une tension de 632 V. Pouvons nous interpréter cela ? Tout se passe comme si nous avions un coefficient multiplicateur de la tension fournie par le générateur. XL Q = --------R Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 100/128 .

Ceci va nous amener vers un nouveau concept qui est la bande passante. pour le circuit série. Les points de mesure ne sont pas nombreux ce qui explique ce tracé un peu taillé à coups de serpe. Si nous avions eu seulement 25 de résistance l'allure de la courbe eut été différente. vous en entendrez beaucoup parler.Voici l'allure de la courbe du courant dans notre circuit. Dans notre cas nous l'avons évaluée à 50 . par la résistance globale du circuit (parasite + ohmique). Nous savons que le courant est limité. 2) Que la courbe est beaucoup plus raide (en rose la précédente). Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 101/128 . Entre parenthèses. Sachez qu'il serait préférable de parler de débit de connexion que de bande passante. Voici la nouvelle courbe avec une résistance globale de 25 Y On constate : 1) Que le courant est beaucoup plus important (rapport des résistances).

32. soit au contraire des systèmes à large bande demandant des coefficients de qualité bas. Une nouveauté le coefficient « a » qui vaut justement racine (2) à 3dB (pratique non ?). dans nos montages nous aurons soit besoin de beaucoup de sélectivité. Nous écrirons que la bande passante à -3dB est f0 égale au quotient de la fréquence de résonance B = ------------par le coefficient de qualité du circuit. comme par exemple -6 dB. En rose la courbe avec un Q de 6. Cette notion de sélectivité des circuit est importante. Nous remarquons que le circuit qui possède le Q le plus élevé est celui qui a la bande passante la plus faible. Vous constatez qu'effectivement que a2 vaut 2 et que racine (2-1) = 1 et que racine de 1 = 1. Voyons cela en images.Définition : La bande passante sera l'écart de fréquence compris entre les deux fréquences F1 et F2 ou le maximum de tension diminue de 3dB.73. En bleu la courbe avec un Q de 12. sachez cependant que l'on peut calculer la bande passante pour toute autre valeur. nous aurions obtenu : racine(22 – 1) = 1.64. f0 : Fréquence de résonance en MHz. Q : Facteur de qualité ou surtension grandeur sans unité. Nous reconnaissons notre courbe de courant du circuit série résonant à 50 MHz. ce qui impliquera des circuits à fort Q. La sélectivité sera souvent recherchée dans nos circuits.41 (racine de 2). Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 102/128 . Q B : Bande passante en MHz. Quelques compléments de culture générale sur la bande passante : On parle toujours de bande passante à -3 dB car c'est devenu une norme. retenez pour le moment que 3 dB correspondent à une chute de l'amplitude de 1. Nous avons tracé les points ou l'amplitude chute de 3 dB et projeté ces points sur l'axe des fréquences. donc celui qui est le plus sélectif. Comme vous l'imaginez la formule précédente d'une si élégante simplicité va subir quelques aménagements car ces fameux 3dB amenaient à une simplification bien commode. Nous n'avons pas défini le décibel. Si nous avions voulu calculer la bande passante à -6dB (rapport de 2).

que ce soit pour les 1 circuits série ou parallèle à l'annulation L = ----------mutuelle des réactance. nous le mesurons. cela veut dire les ces réactances sont égales et opposées. Réécrivons notre équation comme suit : ce sera la condition de résonance. le <H et le MHz. Ceci ne signifie pas C qu'il n'y ai pas de réactance. Approche pratique du calcul de la fréquence de résonance. Tout ce conduit à retenir : Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 103/128 . En y regardant bien. bien au contraire. Nous pouvons également utiliser un coefficient multiplicateur de manière à n'utiliser que des unités courantes comme le pF. La formule ci-dessus n'est pas forcément très C L f 2 = 25330 commode à manipuler avec son inverse et sa racine. nous le constatons mais sur quelle fréquence ? Nous avons déjà dit que la condition de En termes mathématiques : résonance était liée.Nos circuits résonnent. on voit que 1/2 est une constante et que nous pouvons modifier la formule pour la rendre plus pratique. Sachant que LC 4 2 LC 2 =1 =2 f nous pouvons écrire : f 2 = 1 ou encore 1 f 2 = -------------LC 4 2 Extrayons la racine pour obtenir f et nous obtenons: Cette formule est plus connue sous le nom de formule de Thomson et vous démontre que la fréquence de résonance d'un circuit LC dépend hormis la constante 2 de la valeur de la self et du condensateur.

serait la puissance consommée par les réactances. le circuit sera fortement amorti.Précision concernant l'amortissement des circuits : Nous venons de voir l'importance de la bande passante et corrélativement du « Q » des circuits qu'ils soient série ou parallèle. le conditionnel s'impose car nous savons que les réactances ne Pr = U I sin ]( )^ consomment pas de puissance. Il faudra donc limiter dans les circuits « série » R quand on souhaitera un Q élevé. Nous nous souvenons qu'en continu la puissance était égale au produit de la tension par le courant circulant dans le circuit. Tout ceci va nous amener à définir trois types de puissance en alternatif. Les puissances en alternatif : La puissance apparente qui s'exprimera en Pa = U I VA (volt Ampère). Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 104/128 . A l'occasion de l'étude des circuits alternatifs nous avions dit que la loi d'Ohm s'appliquait à la condition (entre autres) d'utiliser les valeurs efficaces des grandeurs en jeu. On demande à un circuit // d'avoir une impédance élevée. Circuit parallèle //. le Q sera faible et l'impédance détermoinée par la valeur de R. Par ailleurs nous avons vu qu'en alternatif tension et courant n'étaient pas en phase dès lors que des réactances étaient présentes dans le circuit. le courant sera limité. Circuit Série. Si R est élevée. La puissance réelle ou active. le facteur de qualité faible. P = U I cos ]( ) La puissance réactive. Nous avons également noté l'importance de la résistance R de ces circuits qui détermine justement en grande partie ce fameux « Q ». Cette puissance ne prend pas en compte le déphasage qui pourrait exister dans le circuit. II-14) La puissance en alternatif Revenons un instant au continu : Si R est faible. la vraie. Examinons les exigences pour les circuits série ou //. On amortit un circuit // en abaissant la valeur de R. s'exprime en Watt et intègre le déphasage tension courant par le biais du cosinus de l'angle noté Y. Elle s'exprimera en VAR (Volt Ampère Réactifs).

Relation liant les 3 puissances :

Le facteur de puissance k ou cos ]( )^ :

On appelle facteur de puissance "k" en alternatif le cos n( )o de l'angle de déphasage tension-courant

Relation entre Pa, P et k : Pour obtenir la puissance active connaissant la P = k . Pa puissance apparente et le facteur k, nous appliquerons la formule de droite. k ne peut être qu'égal ou inférieur à 1. Reprenons un exemple. Le générateur de tension alternative fournit une tension de 100 V à ce circuit. Nous pouvons à l'aide des calculs effectués précédemment calculer les différentes puissances. MHz 5 20 50.3 70 85 XL 31 126 316 440 534 XC 3183 796 316 227 187 R 50 50 50 50 50 Z 3152 671 50 218 350 I (A) 0.0317 0.149 2 0.458 0.285

Préalablement à tout calcul, nous devons déterminer le facteur de puissance. Rappelons que nous pouvons symboliser notre circuit comme ceci.

Donc avec un peu de trigonométrie que nous Nous calculons pour chaque fréquence ce qui connaissons, ou de mémoire, nous appliquons : donne : MHz 5 20 50.3 70 85 -89° -88° 0° 77° 81° Z 3152 671 50 218 350 I (A) 0.0317 0.149 2 0.458 0.285 ce qui nous fournit la valeur de la tangente d'où nous tirons par la fonction arctangente l'angle.

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Il ne nous reste plus qu'à calculer nos puissances. 5 20 50.3 MHz 3.17 14.9 200 Pa 0.055 0.52 200 P 3.16 14.89 0 Pr Que peut-on constater ?

70 45.8 10.3 44.6

85 28.5 4.46 28.15

Si nous prenons le cas du 70 MHz, nous voyons que la puissance apparente consommée est de 45.8 VA, la puissance active 10.3 W et la puissance réactive 44.6 VAR. Le déphasage courant tension est de 77°, le courant dans le circuit de 0.458 A. - La seule puissance réellement consommée est la puissance active (10,3W). - La puissance réactive existe bien à un instant « t » mais est refournie au générateur, le bilan est nul. - A la résonance la puissance apparente égale la puissance active car le déphasage est nul. La seule réalité physique dont vous devez tenir compte est la puissance active. Encore un mot sur la facteur de puissance: Vous avez dû entendre parler du fait qu'EDF faisait relever le cos n( )o chez certains de ses clients. Ce n'est pas une plaisanterie et EDF ne prend pas ceci à la légère. En effet chez les industriels qui utilisent de nombreuses machines ce qui impliquent souvent des installations plutôt inductives, le cos n( ) est très bas. Comme la tension réseau est fixe, pour fournir de la puissance (U.I cos n( )o) il faut du courant; plus le courant croît plus les pertes en ligne RI2 croissent et c'est pourquoi EDF demande à ses clients de remonter le cos n( )o de manière à diminuer, à puissance équivalente le débit. Chez les clients « selfiques » cela se réalise en ajoutant des batteries de condensateurs qui ayant une réactance opposée annule le déphasage.

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Parlons des puissances utilisées en émission « radio » : Le concept de puissance active ou efficace est utilisé. Toutefois les annonceurs publicitaires se plaisent à utiliser une autre forme de puissance qui est la puissance PEP de l'anglais Peak Envelope Power. Quel en est l'avantage ? Un signal FM à enveloppe constante ne pose pas de problème en revanche un signal modulé qui évolue entre des maximas et des minimas est plus difficile à quantifier. Après avoir moi aussi confondu puissance crête et puissante PEP, voici la définition qu'en donne l'ARRL Handbook. La puissance PEP est la puissance moyenne fournie à la ligne de transmission d'une antenne par un émetteur durant un cycle à la crête de l'enveloppe de modulation. Traduit mathématiquement cela donne :

Avec PEP en W PEV en Volt (tension crête) Notez donc que les watts PEP sont des watts efficaces. La PIRE ou EIRP et la PAR ou ERP : Moins exotique et beaucoup plus utile voici la PIRE, la Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente que nos amis anglo-saxons appelle EIRP ou Equivalent Isotrop Radiated Power. Si un émetteur fournit une puissance de 100 W à une antenne ayant 6 dB de gain, il est intéressant de savoir quelle serait la puissance équivalente dans un aérien isotropique, c’est à dire un aérien rayonnant de la même façon dans toutes les directions. Il s'agit d'un aérien totalement hypothétique d'un gain unitaire, c’est à dire de 0dB. Définition et calcul de la PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Equivalent : C'est le produit de la puissance transmise à l'antenne multipliée par le gain par rapport à l'isitrope de l'antenne en rapport (pas en dBi). Exemple : Vous avez acheté une antenne portant la mention Gain = 6dBi. Vous le verrez plus tard, 6dB correspondent à un rapport de 4 en puissance. Votre émetteur délivre 100 W à l'antenne et vous n'avez pas de perte dans le coaxial. PIRE = P x G Avec P en W Gain isotropique en rapport. Votre PIRE sera : 100 x 4 = 400 W. Ce qui revient à dire qu'utiliser vos 100 W avec votre antenne de 6dBi est équivalent à utiliser 400 W dans une antenne isotropique. En d'autres termes, un correspondant quelconque vous recevrait avec la même intensité dans un cas d'installation comme dans l'autre.

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Vous identifiez sans ambiguïté les instruments même si ceux-ci jouent la même note. Regarder ces deux figures. fréquence et phase. le milliwat. de même fréquence. on appelle cela le timbre ! Revenons à l’électricité. Exemple : Vous avez acheté une antenne portant la mention Gain = 4dBd ce qui correspond à un rapport de sensiblement 2. Ceci est dû aux harmoniques présents.5. on retrouve cela partout. Il en va de même avec votre voix. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 108/128 . Votre émetteur délivre 100 W à l'antenne et vous n'avez pas de perte dans le coaxial. Faisons effectuer un sol par un piano et un sol par un violon.Définition et calcul de la PAR (Puissance Apparente Rayonnée) : C'est le produit de la puissance transmise à l'antenne multipliée par le gain par rapport au dipôle de l'antenne en rapport (pas en dBi). l'harmonique 2 du signal de fréquence f sera égale à 2f. D'abord on dit « UN » harmonique puisqu’il s’agit du masculin. La fréquence fondamentale est la même mais la répartition spectrale des harmoniques est différente. Ceci nous amène tout naturellement à parler des harmoniques. II-15) Courants non sinusoïdaux PAR = P x G Avec P en W Gain par rapport au dipôle en rapport. d'accord ? Et pourtant pas si sûr ! Un grand physicien nommé Fourrier a démontré que tout signal périodique pouvait se décomposer en une somme de sinusoïdes qu'il convenait de placer judicieusement en amplitude. Ce n'est pas spécifique à l’électricité. à priori tout les distingue et elles n'ont rien en commun. La puissance peut s'exprimer aussi en décibel (dB) par rapport au watt ou à un sous-multiple. nous verrons quelques exemples tout à l'heure.5 = 250 W. Il s'agira du dBW et du dBm. H2 = 2 f Hn = n f Manifestation des harmoniques dans la vie courante. Votre PAR sera : 100 x 2. Définition : L'harmonique est un multiple entier d'un signal de fréquence f. Le saviez-vous que vous étiez les « Jourdains » des harmoniques ? Car vous en produisez sans répit ! Prenons l'exemple des instruments de musique.

sans déphasage et d'amplitude identique. = 2 f et le déphasage. Les harmoniques de l'oscillateur de mon récepteur se mélangent à d'autres stations et produisent par somme ou soustraction l'apparition de ces signaux. J'ai construit un récepteur mais il me semble que je reçois des stations qui ne sont pas dans la bande que j'écoute. Sur le graphique. Depuis mes récepteurs reçoivent quantité de signaux non modulés qui me perturbent. voyons préalablement. nous souhaiterions obtenir du 30 système non linéaire comme par exemple un MHz. J'ai installé dans ma station une horloge numérique que j'ai réalisée. pour mémoire. l'un de fréquence f et l'autre de fréquence 2f.Nous venons d'aborder un autre thème en évoquant la répartition spectrale. la sinusoïde bleue est de fréquence f. Mon émetteur réglé sur 50 MHz perturbe la réception en bande FM de mon voisin. comment on peut décomposer tout signal périodique en sinusoïdes reliées entre elles par une relation harmonique. Il y a fort à parier que l'harmonique 2 (2f) du 50 MHz soit 100 MHz soit responsable de cette gêne. On peut supposer que cette horloge possède une base de temps réalisée à partir d'un quartz avec des circuits intégrés. Nous n'aurons plus qu'à filtrer 3f et à l'amplifier. Les quelques applications décrites ci-dessous vous en persuaderont. Pourquoi parler des harmoniques ? Car que ce soit volontaire ou non. S = Am sin ( t + ) S= Am sin ( t + ) + Bm sin (2 t + 2) + Cm sin (3 t + 3) + Xm sin (n t + n) Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 109/128 . Fourier concrétise cela par cette formule. Cet oscillateur fonctionnant en signaux carrés génère une quantité énorme d'harmoniques qui sont reçus par mes systèmes de réception. comment faire ? amplificateur non linéaire qui produira en sortie la fondamentale f et un bon nombre d'harmoniques. la violette est de fréquence 2f et l'aire en vert représente la somme de f +2f. voici ce que nous obtiendrons. Il n'est pas interdit de mettre plusieurs générateurs en série. Nous avons un oscillateur de fréquence 10 Il nous suffira de faire passer ce 10 MHz dans un MHz. Retenez simplement le dessin qui sera certainement plus parlant pour vous et notez qu'il suffit de prendre une règle et un crayon et d'additionner les valeurs des 2 sinusoïdes pour obtenir la résultante. Si nous mettons deux générateurs de tensions sinusoïdales en série. Un signal périodique sinusoïdal est de la forme avec Am amplitude maximum du signal. il s'agit d'un phénomène omniprésent dans le monde de l’électricité. Un filtre supprimera cette émission indésirable.

Si à la place du temps nous mettions la fréquence du signal. Cette représentation nous permet de mesurer d'une part l'amplitude du signal appliqué à l'entrée de l'appareil de mesure appelé analyseur de spectre et d'autre part la fréquence et surtout la répartition spectrale. quels enseignements pourrions-nous en tirer ? Ne vous inquiétez pas si I a été remplacé par u. Nous faisons de l'analyse fréquentielle. Maintenant. pour ce signal composé de f + 2f. Dans notre exemple qui n'est pas très parlant. nous retrouvons les amplitudes comme sur l'oscilloscope. Le dessin de gauche vous montre ce qu'affiche. sur l'axe « y ». un oscilloscope et à droite ce qu'affiche un analyseur de spectre. en fonction du temps. Analysons un peu la chose. Sur l'axe « x » nous avons les fréquences. reprenons l'exemple qui avait mis en évidence les harmoniques. grâce à l'oscilloscope par exemple. Ceci est une représentation commode mais incomplète. nous avons affaire à un signal parfaitement sinusoïdal qui ne comporte qu'une seule composante. Jusqu'à présent nous n'avons qu'observé l'aspect temporel des variations d'amplitude de nos signaux. Ici nous observions les variations de l'intensité en fonction du temps. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 110/128 . les variations quelles qu'elles soient.Essayons d'examiner les harmoniques sous l'aspect spectral. Le temps est positionné sur l'axe de « x » et le courant sur l'axe des « y ». c’est à dire que nous avons observé.

au passage. Les formules vous indiquent l'amplitude de l'harmonique de rang « n ».1 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 111/128 . Relation entre forme de l'onde et répartition spectrale : Comme vous venez de le voir dans l'exemple précédent. avec leur spectre.Voici le spectre d'un signal carré.= 1. que ce signal ne contient que des harmoniques de rang impair. 10 il vient V3 = -------------. Par exemple. à gauche la vue temporelle. comme précédemment. à droite la vue fréquentielle. Notez. notre signal carré est totalement dépourvu d'harmoniques pairs.---------4n2 . les harmoniques pairs sont absents.06 V 3.14 x 3 A Vn = ----n 2A Vn = -----n 4A 1 Vn = -----. Comment savoir si un signal quelconque contiendra ou pas ces harmoniques pairs et quelle sera l'amplitude relative de ces harmoniques ? Voici les quatre formes d'ondes fondamentales. prenons le 1er cas et calculons l'amplitude de l'harmonique de rang 3 sachant que l'amplitude du signal de base est de 10V.

4A Vn = -------( n)2 Voyons maintenant comment savoir si un signal contient ou pas les harmoniques pairs : Nous dirons que tout signal à symétrie demi-onde ne contient que des harmoniques impairs. Ce n'est pas particulièrement clair. Maintenant. nous permettra d'obtenir au impédances des circuits. voici quelques explications complémentaires basées sur un exemple. bobinés sur un noyau magnétique commun. A quoi cela sert-il ? Le transformateur. Il vient ce que vous voyez en bleu pointillé. faisons glisser vers la gauche ceci et nous constatons que l'alternance positive est totalement recouverte et identique à ce symétrique. alimenté au primaire par une tension effets de réduction-augmentation sur les alternative U. II-16) Le transformateur Le principe : Un transformateur est constitué de deux enroulements indépendants appelés primaire et secondaire. nous pouvons bénéficier de ces alternatif. Nous en concluons que notre signal ne contient pas d'harmoniques pairs. secondaire. soit une tension plus élevée soit une tension moins élevée. A votre droite un signal (en rouge). qui ne fonctionne qu'en En électricité. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 112/128 . Prenons le symétrique de l'alternance négative et traçons le.

Le rapport de transformation : Les grandeurs physiques se rapportant au secondaire seront notées 2. Cet enroulement peut être représenté comme une inductance L de réactance X et un courant I y circule. on dit qu'il est feuilleté. Ces tôles sont réalisées à partir de tôles de fer avec adjonction de silicium pour réduire cette fois-ci les pertes par hystéresis. Constitution : Le noyau magnétique. l'un appelé primaire.Principe de fonctionnement du transformateur : L'enroulement primaire est alimenté par une tension sinusoïdale. qui est fermé. Conventions : Les grandeurs physiques du primaire seront notées avec l'indice 1. Il existe donc une relation liant ces deux tensions (primaire et secondaire) et cette relation fait apparaître le rapport de transformation noté « m ». Nous avons dit que notre transformateur avait la capacité d'augmenter. produit à son tour un flux sinusoïdal dans le circuit magnétique du transformateur. Les enroulements sont réalisés à base de fil conducteur isolé.= -------U1 N1 Avec m grandeur sans unité U en volt N = nombre de spires Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 113/128 . Nous l'avons dit. c’est à dire exempt de pertes. Cette relation dit que le rapport des tensions secondaire sur primaire est égale au rapport du nombre de spires du secondaire sur nombre de spires du primaires. C'est ainsi qu'apparaît la tension secondaire. ceci pour réduire les pertes par courant de Foucault. Ce courant alternatif I. On trouve donc au moins deux enroulements. Un transformateur peut comporter plusieurs enroulements secondaires. est constitué de tôles empilées les unes sur les autres. On considérera le transformateur comme parfait. ces enroulements sont totalement isolés entre eux. Le transformateur est dispositif réversible. le circuit magnétique est commun et au niveau du secondaire. U2 N2 m = ------. l'autre appelé secondaire. chaque spire qui est traversé par ce flux variable est le siège d'une force électromotrice e. le circuit est donc fermé. de diminuer ou de restituer à valeur égale la tension primaire (dans ce dernier cas il s'agira d'un transformateur d'isolement). Vous pouvez observer à votre gauche l'allure des transformateurs les plus usuels.

pour obtenir la puissance.Et pour les courants primaire et secondaire ? Voyons cela sous l'angle pratique. Si notre transformateur est abaisseur de tension. il faudra que le courant augmente.x ---------Z1 U1 / I1 U1 I2 Nous remarquons que U2 / U1 = m et que I1 / I2 = m donc Z2 / Z1 = m2. Essayons de calculer le rapport Z1 / Z2. servez-vous de l'exemple qui suit. Même sans avoir encore vu le chapitre dédié aux adaptations d'impédances. On peut (on doit) dans ce cas de figure réaliser une adaptation et on la réalise grâce à un transformateur.= --------I1 m 1 I1 m = -------I2 Notez bien que le rapport des courants est l'inverse du rapport des tensions ou du nombre de spires du transformateur. Nous devons relier la sortie de notre amplificateur de 200 à notre haut-parleur de 4 . or le transformateur n'est pas utilisé uniquement pour cela. Les impédances : Nous appellerons Z1 l'impédance du primaire et Z2 l'impédance du secondaire. En revanche si notre transformateur est élévateur. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 114/128 .14) que notre enroulement primaire.= --------. Nous admettrons que le bilan énergétique de notre transformateur soit le suivant : P1 = P2. il faudra que le courant secondaire soit inférieur au courant primaire pour satisfaire la condition. nous écrivons le P1 = U1 * I1 et P2 = U2 * I2. Donc intuitivement on pense que le courant régira en sens inverse de la tension (pour l'aspect quantitatif bien sûr !) et donc inversement au rapport de transformation. Z2 U2 / I2 U2 I1 --. c’est à dire que notre secondaire devra avoir 7 fois moins de spires (1 / 0. en face de cela vous utilisez un haut-parleur de 4 . c'est la simple application de la loi d'Ohm. Nous pensons quand il s'agit de transformateur à l'utilisation la plus classique qui consiste à abaisser ou augmenter la tension réseau. Quel devra être le rapport de transformation de notre transformateur ? m = racine (4 / 200) = 0.14. Imaginez que vous ayez un amplificateur BF et que l'impédance de sortie de cet amplificateur soit de 200 . Ce résultat est à retenir. I2 --------. Si donc P1 = P2 (puissance consommée au primaire = puissance restituée au secondaire).= --------. il vous semble évident que quelque chose ne va pas aller. notre transformateur devant être abaisseur dans ce cas là. Ceci ne peut être vrai que dans la mesure où nous négligeons les pertes mais dans la pratique c'est presque correct.

L'auto transformateur : Il existe un type de transformateur appelé autotransformateur. l'auto-transformateur à un point commun réseau-utilisation et peut s'avérer dangereux. rien n'est parfait et le transformateur n'y échappe pas. Le rendement se calcule en divisant la puissance sortie au secondaire par la puissance consommée au primaire. plus particulièrement sur les petits modèles que même à vide c’est à dire sans charge au secondaire. et vous remarquerez. P1 = P2. Attention. Ce n'est pas une curiosité. plus la chute de tension RI croît.Le monde réel : Nous avions supposé notre transformateur parfait. moins la tension disponible au secondaire est importante. ceci permet de s'affranchir des inévitables déphasages tension courant et d'exprimer ainsi une puissance maximum susceptible d'être fournie par le transformateur. Tout ceci conduit à une perte de rendement du transformateur. il ne s'agit pas d'un véritable transformateur offrant une isolation complète de la source.9 soit 85 à 90 %. Plus le courant demandé croît. plus l'effet joule croît. c'est incontournable.85 . Rappelons qu'aux pertes près. Sur le principe on déplace un curseur sur l'enroulement primaire. c'est tout.0. La puissance et les transformateurs : La puissance des transformateurs s'exprime en VA (Volt Ampère). Le transformateur est également affligé de perte par hystérésis. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 115/128 . le transformateur chauffe ! Les fils composant les enroulements sont résistants. Le transformateur a des pertes par courants de Foucault. Le rendement des transformateurs classiques avoisine les 0. hélas comme vous avez déjà dû le remarquer dans cette vie.

les blindages ne sont plus nécessaires. c'est compact et facile à réaliser. Ceci est résumé dans le tableau ci dessous. en autres sans négliger. son rôle « historique » d'élévateur ou abaisseur de tension. L'utilisation de tores.Les transformateurs en HF : Vous utiliserez fréquemment les transformateurs en HF. l'énergie est ensuite transmise par le secondaire à l'étage suivant. Ils servent souvent sur un enroulement à constituer un circuit résonnant. Le rayonnement et les fuites sont supprimés. A titre d'exemple voici un signal complexe et sa décomposition.1830) nous a appris que l'on pouvait créer des formes d'ondes très complexes en ajoutant seulement entres elles des courbes sinus et cosinus. hormis l'aspect financier. II-16) Les séries de Fourier Le concept de base : Le baron Fourier (jean Baptiste Joseph 1768 . par ailleurs. n'offre que des avantages. Action Enfoncer Sortir Noyau ferrite F diminue F augmente Noyau aluminium F augmente F diminue Le transformateur est un composant indispensable. Il s'agit d'un signal de fréquence fondamentale f auquel on ajoute un signal 2f et 3f de mêmes phase et amplitude. Il existe des noyaux en ferrite et des noyaux en aluminium qui ont exactement le comportement opposé. il nous aidera à résoudre bon nombre de problèmes d'adaptation d'impédances. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 116/128 . Vous trouverez souvent dans le circuit magnétique un noyau permettant de faire varier L donc la fréquence d'accord du circuit.

Si vous vous placez face à l'axe des fréquences. Si vous reprenez la vue précédente d'un signal complexe. vous comprenez immédiatement que la vue en fonction du temps ne peut vous fournir aucune indication sur les composantes spectrales du signal. c'est la vue fournie par un analyseur de spectre. Si vous vous placez face à l'axe du temps. vous observerez l'amplitude des signaux en fonction du temps. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 117/128 . c'est la vue que vous fournira un oscilloscope. vous observerez l'amplitude du signal en fonction de la fréquence.Aspect temporel. C'est à partir de maintenant que les séries de Fourier deviennent intéressantes. aspect fréquentiel du signal : On peut observer un signal électrique sous différents angles comme tente de le démontrer cette image.

Tapez 270 puis cliquez sur le bouton SIN. l'afficheur indique : 1. La seule différence entre les deux.0. l'afficheur indique : . Testons : Tapez 135 puis cliquez sur le bouton SIN. a est un coefficient qui caractérise l'amplitude. 2 df.1. Tapez 355 puis cliquez sur le bouton SIN. Tapez 90 puis cliquez sur le bouton SIN. l'afficheur indique : . l'afficheur indique : 0.0. l'afficheur indique : . Essayons de reprendre quelques notions simples: Les fonctions Sinus et Cosinus.81. La valeur minimum pour cette fonction est 0 et la valeur max est 1. Et maintenant traçons la courbe avec les points obtenus. le résultat est celui-ci : La courbe blanche représente les sinus tandis que la courbe bleue représente les cosinus. il y en a même 7 millions par seconde ! Donc un signal alternatif pourra s'écrire dans sa forme la plus simple comme suit : b = a sin ( t) ou b = a sin (2 Wf t). votre émetteur produit une suite de sinusoïdes.707. l'afficheur indique : 0. Tapez 330 puis cliquez sur le bouton SIN.L'indispensable rappel de trigonométrie. b est le signal périodique. Il serait intéressant de voir ce qui se passe quand on dépasse 90°. Tapez 30 puis cliquez sur le bouton SIN. Tapez 235 puis cliquez sur le bouton SIN.0 MHz pour régler votre boîte de couplage. Prenez votre calculatrice : Tapez 0 puis cliquez sur le bouton SIN. l'afficheur indique : 0. t représente le temps.5. représente la pulsation et vaut Méthode graphique pour déterminer le sinus ou cosinus d'un angle. c'est le décalage de 90°. Tapez 180 puis cliquez sur le bouton SIN.5.087. l'afficheur indique : . Vous voyez c'est simple quand même. l'afficheur indique : 0.0. Quand vous mettez une porteuse sur 7. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 118/128 .

l'harmonique 2 de f vaut 20 Hz. nous allons aussi rajouter un autre coefficient. Pour le reste. h5 vaut 50 Hz et hn vaut n f (n fois la fréquence f). Bien naturellement. on voit donc qu'il faut trouver autre chose. Fonctions sinus et cosinus. an et bn représentent les composantes d'amplitude de rang n du spectre. an et bn sont appelés les coefficients des séries de Fourier. Voici le résultat : Le coefficient ao représente la composante continue quand elle existe. Ce sera chose faite en pouvant additionner des fonctions cosinus aux fonctions sinus. On peut développer en écrivant que c'est équivalent à : f(t) = sin (1 t) + sin (2 t) + sin (3 t) + sin (N t). Pas de panique. cela donnerait : f(t) = a1 sin (1 t) + a2 sin (2 t) + a3 sin (3 t) + an sin (N t).Les harmoniques : Au passage. rien de bien nouveau si ce n'est que l'on intègre la possibilité de travailler avec des fonctions cosinus. ceci va avoir un effet sur la formule et comme il peut exister aussi une composante continue. cette formule indique simplement que le signal f est la somme du signal fondamental et des harmoniques jusqu'au rang N. il faut introduire un facteur dans la formule qui permette de prendre cela en compte. Cette image nous montre quelque chose de nouveau. Donc un harmonique est un multiple entier d'une fréquence f. Par exemple si f vaut 10 Hz. La somme de fonctions sinus ne permet pas cela car quand t = 0. Nous constaterons fréquemment (et heureusement) que l'amplitude des harmoniques décroît comme le rang augmente. sin (0) vaut 0. Ceci dit. Si vous devions réécrire la formule comme au-dessus. Comment tenir compte des amplitudes des harmoniques ? Dans l'exemple précédent il était admis implicitement que les harmoniques avaient la même amplitude que le signal fondamental ce qui est aller un peu vite en besogne. Le coefficient « a » vient d'être introduit suivi de l'indice n car à chaque harmonique de rang « n » correspondra une amplitude « a ». h4 (harmonique de rang 4) vaut 40 Hz. On peut écrire cela sous une forme quand même plus condensée comme indiqué sur la figure ci-contre. signalons que harmonique est un nom masculin. Le signal ne démarre pas à « 0 » à l'instant « 0 ». Les coefficients : Nous retiendrons que les a0. il faut donc écrire (et dire) un harmonique. Pour un rang « n » on calculera la valeur par la relation : Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 119/128 . l'harmonique 3 vaut 30 Hz. La formule est maintenant complète et universelle.

intégrer une fonction cela revient à calculer une aire dans des limites données.5 f. nous avons multiplié le signal original par un signal sinusoïdal de fréquence f. on va s'apercevoir que celle-ci est nulle. la partie supérieure étant rigoureusement égale à la partie inférieure. en un mot de réaliser un analyseur de spectre. Nous venons de passer en revue les principes généraux. cette dernière étant de signe opposé. Une idée de l'intégration. ce qui nous intéresserait maintenant. On constate que l'aire vaut 0. 1. D'une manière schématique. Pour ce faire. l'aire). Nous allons maintenant multiplier ce signal par un autre signal sinusoïdal. 2) Même principe. nous allons voir quelques propriétés extrêmement intéressantes des fonctions trigonométriques. ce serait partant d'un signal complexe riche en harmoniques. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 120/128 .Décomposition d'un signal composite.5 f et 2 f. Voyons le résultat ci dessous. mais cette fois nous avons multiplié le signal f par un signal 1. on se contentera de multiplier par un signal de fréquence f. les surfaces au-dessus de l’axe sont identiques à celles en dessous. cette dernière est différente de 0. Quelques propriétés intéressantes : Voici un signal périodique composé de deux signaux d'amplitudes égales et contenant la fondamentale « f » et l'harmonique 2 (2f). On note que si l'on intègre cette fonction (on calcule la surface. donc un signal qui n'est pas en relation harmonique avec le signal d'origine ou ses harmoniques. de décomposer celui-ci et de déterminer l'amplitude et la phase de chacun de ses harmoniques. Pour les besoins de la démonstration graphique. Si nous observons cette sinusoïde et que l'on calcule son aire sur une période. 1) Sur la courbe ci-dessus. la somme vaut 0.

Si cette dernière est nulle. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 121/128 . Calcul des coefficients : La transformée de Fourier discrète et la transformée rapide. . le signal multiplicateur n'est pas un signal harmonique. si l'aire n'est pas nulle alors on passera au calcul des coefficients. cette méthode a considérablement réduit les temps de calcul. il suffira de multiplier le signal d'origine par un autre signal. elle va consister à déterminer les composantes spectrales d'un signal en appliquant la méthode esquissée ci-dessus.L'aire sur une période d'une fonction qui est le produit de deux sinus ou cosinus de même fréquence ou en relation harmonique n'est pas égal à 0 (figures 1 et 3). La transformée inverse permettra partant des composantes spectrales de recomposer le signal original. Deux chercheurs d'IBM dans les années 60 ont inventé la Transformée de Fourier Rapide ou FFT en anglais (Fast Fourier Transform). différente de 0.Nous en déduisons quelques propriétés intéressantes : . Donc d'une manière très schématique. on peut donc l'ignorer. c'est elle que nous retrouvons le plus souvent. Ceci va nécessiter beaucoup (mais vraiment) beaucoup de calcul. On prendra ensuite l'harmonique suivant comme signal multiplicateur et on effectuera une nouvelle série de calculs.L'aire sur une période d'une fonction (ou onde si vous préférez) qui est le produit de deux fonctions sinus ou 3) Idem mais en multipliant f par un signal cosinus qui ne sont pas en relation harmonique vaut 0 (voir sinusoïdal 2f (soit l'harmonique 2). . d'intégrer le résultat (calculer l'aire). Vous la connaissez aussi sous son appellation anglaise de DFT. pour déterminer les composantes spectrales d'un signal.L'aire sur une période d'une fonction sinus ou cosinus vaut 0. l'aire est figure 2).

(peut-être) un merveilleux instrument de mesure logarithmique sur vous.III) Autres unités électriques III-1) Le décibel Voilà une unité de mesure (le décibel) que vous allez employer quotidiennement. effectuons un petit retour en arrière et regardons un instant les logarithmes. Ceci pourrait être la courbe de réponse de votre oreille à une excitation sonore. le décibel est le dixième du Bel. 5. Si. Si vous trouvez des résultats abracadabrants. la référence. 6.72 parier que votre calculatrice ne connaît que (valeur approchée). je pense à votre oreille. Il en va de même pour les logarithmes et l'on distinguera : Le logarithme naturel de base « e ». Il est important de bien le maîtriser. On passe du logarithme naturel au logarithme en base 10 par une opération simple qui consiste à diviser comme suit : Ce qui pourra s'énoncer comme suit : log X le Logarithme en base 10 du nombre X sera égal au Log (10) X = ----------logarithme base e de X divisé par le logarithme base log 10 e de 10. vous multipliez par 10 la puissance émise par votre amplificateur. le vrai. En clair cela signifie que les « x » évoluent beaucoup quand parallèlement les « y » évoluent peu. quand vous écoutez de la musique sur votre chaîne haute fidélité. C'est le seul. Sur l'axe des « x » vous trouvez l'augmentation de puissance. Comme son nom l'indique. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 122/128 . Avant d'aller plus loin sur cette merveilleuse unité qui est très simple d'emploi malgré les apparences. votre sensation physiologique vous indiquera seulement un doublement de la puissance sonore. ceux-ci alors que vous désiriez le log en base 10. 3. 2. 4. 1. Il est noté log. 8 et 9) depuis votre plus tendre enfance. On utilise en radioélectricité par exemple le logarithme de base 10. sur les « y » la sensation physiologique. ceci ne vous empêche pas de savoir qu'il existe d'autres bases comme la base 2 que nous avons étudié. Vous possédez sans le savoir. On a donné ce nom à cette unité en hommage à Alexander Graham Bell. Vous voyez ci-dessus l'allure d'une courbe logarithmique. Notation : Vous êtes habitué à compter en base 10 (0. Celle-ci ne vous restitue pas linéairement les variations de puissance auditive de votre environnement. Soyez attentifs à ces petites facéties. il est à E = 2. 7.

30025 Pourquoi utiliser des décibel ? Revenons sur l'acoustique et essayons de mesurer le rapport entre le plus fort signal auditif supportable par un être humain et le plus faible. Nous avons également besoin de pouvoir ajouter ou soustraire des gains et des atténuations. Nous avons besoin de pouvoir donner un niveau de puissance par rapport à une référence fixe. Dans notre exemple notre rapport serait de 70 dB. Exemple : Calculons le Log base 10 de 1000 : Nous posons : log 1000 6. Le dB est 10 fois le logarithme base 10 du rapport de puissance P1 / P2.9077 Log (10) 1000 = --------------. l'écart est encore plus important.Vous remarquerez que l'on note les logarithmes de base e avec un petit « l » (log) et les Log base 10 avec un grand « L ». c'est mieux non ? Les décibels et la radio : Nous avons souvent. Prenez le plus petit signal perceptible par un récepteur et le plus fort. Le bruit est dû à une onde de pression. Nous avons également besoin de quantifier les gains et les atténuations et il est plus commode de parler d'un amplificateur de 20 dB de gain que d'un amplificateur qui amplifie 100 fois.10-6 Pa. Définitions : En puissance. Si nous calculons le ratio du signal le plus fort sur le plus faible. nous obtenons un rapport de 10 000 000. En tension ou courant. le décibel par rapport au Watt ou mW le permet. V1 Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 123/128 . il est bien plus commode de mesurer avec une unité plus fine comme le décibel qui est le 10ème du Bel.= -------------. avouez que ce n'est guère commode à manipuler.= 3 log 10 2. en radioélectricité par exemple. Le signal le plus fort et encore supportable avoisine les 200 000 000 10-6 Pa. Le bel est une « grosse » unité. On trouve souvent aussi comme notation pour les bases e « ln ». SI nous calculons le Log de ce rapport nous trouvons R = 7 ce qui revient à dire que ce rapport est égal à 7 Bel D'où vient le décibel ? Nous venons de voir avec l'exemple précédent que 7 Bel représentent un rapport de 100 000 000. P1 dB = 10 Log ----P2 Le dB est 20 fois le logarithme base 10 du dB = 20 Log ----V2 rapport des tensions V1 / V2 ou des courants I1 / I2. La pression la plus faible entendue par une oreille humaine se situe vers 20. avec le dB c'est ultra simple car les logarithmes ont cette merveilleuse propriété de pouvoir transformer les multiplications en additions et les divisions en soustractions. Vous l'aurez compris cette unité endémique de la radioélectricité est indispensable. des écarts comme celui cité en exemple concernant l'oreille humaine.

4 Vérifions simplement en calculant 10 Log 0. Pour votre culture personnelle.3 + 6 + 3 .20 = . Prenez l’atténuation d’un câble coaxial. On ne peut pas calculer avec des unités hétéroclites.20 Exemple 1 : A = 10 Log --------. quelques propriétés des logarithmes : Log (A x B) = Log (A) + Log (B) Log (A / B) = Log (A) .8.5 x 4 x 2 x 0.01 tension de sortie pour 10 mV de tension d'entrée ? Note : Assurez-vous quand vous faites ces calculs d'utiliser les mêmes unités.= .01 = 0. il est aisé connaissant votre longueur d’en déduire la perte apportée.4dB Globalement cette chaîne atténue le signal appliqué en entrée. 1er cas en dB : +10 .2 dB Quel est l'atténuation de puissance 100 exprimée en dB d'un atténuateur auquel on applique un e puissance de 100 W et qui restitue 15W ? Exemple 3 : Quel est l'amplification de tension exprimée 3 en dB d'un transistor monté en A = 20 Log -------.4 = .= 13 dB Quel est l'amplification de puissance 1 exprimée en dB d'un amplificateur qui sort 20 W pour 1 W à l'entrée ? 15 Exemple 2 : A = 10 Log -------.= 49.4 dB C’est extrêmement commode car beaucoup de données vous sont fournies en dB. Connaissant l'atténuation ou le gain de chaque élément.Log (B) Si Ab = C alors log(a) C = B (102 = 100 équivaut à Log (10) 100 = 2) Log Ab = B x log A Application pratique des log en radioélectricité : Vous avez ci dessus une chaîne d'amplificateurs et d'atténuateurs.5 dB amplificateur sur lequel on mesure 3 V de 0. 2ème cas avec les rapports de puissance : 10 x 0. on vous fournit l’atténuation en dB pour 100 m. il est très facile de calculer le gain / atténuation total. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 124/128 .

3 = 200 c'est simple non ? Tableau de quelques valeur usuelles (en puissance): en rouge.45 450 26.77 700 28. Rapport dB Rapport dB 1 0 20 13 2 3 25 13. résultat. calcul a été fait en base 10.44 5 6.54 550 27. il est bien Cette formule est plus simple d'emploi.75 13 11.98 4000 36 300 24.41 (racine de 2) en tension / courant.77 250 23.46 85 19.75 50000 47 800 29 100000 50 L'écart entre ces deux points constitue la bande passante. Dans la formule ci-dessus.45 50 17 8 9 55 17. les valeurs remarquables.77 4 6 35 15.8 10 10 65 18.4 70 18.4 9 9.54 60 17.54 On peut souvent lire dans la littérature des phrases du genre : La bande passante de cet amplificateur de puissance à -3 dB est de 4 MHz.77 30 14. faites attention à ne pas confondre gain en tension (sur un amplificateur bas niveau par exemple) et gain en puissance. R = 10 puissance 23 / 10 soit 10 2. Sans démonstration voici les résultats.99 350 25.45 12 10.76 2000 33 200 23 3000 34.78 45 16.8 75 18.78 20000 43 650 28.77 5000 36.4 10000 40 600 27.13 30000 44. Le principe est le même pour les antennes. Cela signifie que l'on note sur la courbe de puissance en fonction de la fréquence les points (supérieur et inférieur) où la puissance chute de moitié (3dB).53 8000 39 500 27 9000 39.78 400 26 7000 38. En utilisant la seconde formule et une calculatrice. 3dB en puissance correspondent à un rapport de 2 et de 1. toutefois la entendu qu'il faut utiliser le log naturel et remarque concernant la base du log s'applique ici que cette formule n'est utilisable que si le aussi. calculons à quel rapport de puissance correspondent 23 dB.3 15 11. Rapport dB Rapport dB 100 20 1000 30 150 21.Et l'opération inverse pour déterminer le rapport connaissant la valeur en dB ? Connaissant la valeur en dB nous Il existe au moins deux méthodes pour parvenir au souhaitons déterminer la valeur du rapport.98 3 4. etc.14 80 19 14 11. A (db) sera la valeur en dB R sera le rapport P1 / P2.76 90 19.53 7 8. Quand vous faites ces calculs. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 125/128 .44 6000 37.1 11 10.45 40000 46 750 28.99 40 16 6 7.

Il est commode d'exprimer une puissance par rapport à une référence qui sera en l'occurrence le milliwatt sur une impédance de 50 .il suffit d'appliquer cette formule. ajouter le gain de l'antenne et calculer quel sera notre signal à 800 km. Plutôt que d'utiliser un S-mètre poussif et imprécis. Exemple : votre signal vaut -120 dBm chez un correspondant. votre signal passera de -120 dBm à -114 dBm chez votre correspondant. en déduire la puissance restante. dBW = 10 Log P Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 126/128 . Cette notion d'impédance de charge est importante et doit être spécifiée car 0 dBm sur 50 ne correspond pas à 0 dBm sur 75 . le décibel par rapport au milliwatt. Calcul : Vous connaissez la puissance P en milliwatt : Vous connaissez la puissance P en watt : dBm = 10 Log P dBm = 10 Log P . retrancher les pertes du câble. Vous connaissez la puissance P en Watt. il vaut mieux quantifier le signal en puissance car toute puissance correspond aussi à une tension se développant aux bornes d'une résistance. à quoi cela correspond t'il en mW ? R = 10 à la puissance 20 / 10. vous multipliez votre puissance par 4 ce qui revient à ajouter 6dB (regardez le tableau ci-dessus). 0 dBm sur 50 = 224 mV sur charge de 50 = 1mW. R = puissance en milliwatt A = dBm Exemple : je dispose d'une puissance de 20 dBm.01 0. En quoi est-ce utile ? Nous pouvons exprimer la puissance de notre émetteur en dBm. 102 = 100 mW Le dBW : Même principe que ci-dessus hormis que la puissance s'exprime par rapport au Watt. La résistance est constituée par l'antenne. 103 dBm 0 10 20 30 40 50 60 70 W 0. votre signal chez un correspondant vaut x dBm.001 0. On utilise cette unité pour les bilans de liaison.1 1 10 100 1000 10000 Pour passer des dBm aux milliwatt ou aux watt : Très simple .Le dBm : Variation sur le même thème.

vous comprenez que l'on va comparer une puissance « p » à la puissance d'une porteuse. c'est le point 1 et on note une deuxième amplitude. Nous aurons donc deux valeurs de puissance si notre axe Y est gradué en puissance. Le « C » majuscule indique « Carrier » en anglais soit « Porteuse » en français. nous obtiendrons en dBc l'amplitude du signal f par rapport au signal f0. Intuitivement. Une antenne de 10dBd de gain à un gain de 12. On mesure sur l'axe Y l'amplitude du signal. Voyons cela avec comme 1er exemple la mesure du bruit de phase de l'oscillateur. le dBd exprime en dB le gain d'une antenne par rapport à un aérien dipole demi-onde. Ce type de mesure est très utilisé pour quantifier le bruit de phase des oscillateurs. plus particulièrement chez les fabricants d'antennes qui non contents de vous faire mettre de l'aluminium en l'air. Les catalogues ne spécifient pas souvent si nous avons affaire à des dB i ou d. au point 2. Si nous faisons le rapport de la puissance 1 sur la puissance 2 et que nous appliquions 10 fois le Log.15 dBi. Pourtant la différence est de taille. on les retrouve partout. à un écart de fréquence valant f0 . Le dBi exprime en dB le gain d'une antenne par rapport à un aérien isotrope qui émet la même quantité d'énergie dans toutes les directions. il est utile de savoir de quoi l'on parle. Ce pourra être dans le cas de la mesure de signaux harmoniques (mesure relative des harmoniques de rang « n » par rapport à la fondamentale) ou dans le cas de mesure de bruit de phase sur les oscillateurs. Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 127/128 .Les dBi et dBd : Ceux-ci. Cet aérien n'existe pas. Cette vue est réalisée par un analyseur de spectre. Voyez que la tentation est grande d’afficher plutôt des dBi que des dBd sans l’écrire. Les dBc : Bien que rencontrés moins fréquemment dans le domaine de la radioélectricité. aiment à entretenir une douce confusion entre ces malheureux dB.f (On va dire 10 KHz pour l'exemple). Cet aérien est une réalité physique.

le générateur impose la circulation d’un courant.5 et 4 mm². Générateur. le courant sort de la borne positive + et va vers la borne négative . Générateurs Dans un circuit électrique.(Le courant électrique est dû aux électrons qui se déplacent dans le sens inverse). Voici une vue très stylisée d'un analyseur de spectre laissant apparaître un oscillateur de fréquence fondamentale F. Il ouvre le circuit et empêche le courant de circuler. Nous pourrons ainsi déterminer que H2 est à . de circuit électrique. Cette fois nous nous proposons de mesurer l'écart d'amplitude en dBc entre le signal fondamental et les différents harmoniques produits par un oscillateur. Il ferme le circuit et permet la circulation du courant. section 1. Interrupteur fermé. Il est intéressant d'évaluer les amplitudes relatives des signaux harmoniques par rapport à la porteuse. ce chapitre vous est destiné. accumulateur). Elle est constituée d’un filament en tungstène qui en chauffant permet d’éclairer. de fréquences 2F (H2) et 3F (H3). Document réalisé par Philippe DANTAGNAN Page 128/128 . Il suffit pour ce faire de mesurer les puissances de F.5. IV) Schématisation en électricité Afin de vous aider à lire un schéma électrique ou pour effectuer des montages électriques. Dans un circuit fermé.Voici un autre exemple. on utilise les symboles du tableau suivant : SYMBOLES SIGNIFICATION ROLE Fil conducteur Il assure la liaison entre les différents éléments du généralement en cuivre. Générateur de tension continue (pile. Interrupteur ouvert.40dBc (C'est un exemple). Récepteurs Lampe. de 230V efficace et de fréquence 50 Hz aux particuliers. Cet oscillateur produit aussi des fréquences harmoniques. Générateur de tension EDF (ou SCICAE) délivre une tension alternative alternative. Il s’oppose au passage du courant électrique (Il limite son intensité dans un circuit). Il permet de transformer l’énergie électrique en énergie thermique. Pour représenter les circuits électriques. 2. H2 et H3 et d'appliquer 10 Log (H2 / F) et 10 Log (H3 /F). Résistor.30 dBc et H3 . Il permet de transformer de l’énergie électrique en énergie mécanique (applications : perceuses). Moteur.