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CHAPITRE II SYSTEME COMBINATOIRE

CHAPITRE II
SYSTEME COMBINATOIRE

I-1 Introduction :
De nombreux dispositifs électroniques, électromécanique, (mécanique, électrique, pneumatique,
etc....) fonctionnement en TOUT ou RIEN. Ceci sous-entend qu’ils peuvent prendre 2 états.
 arrêt marche
 ouvert fermé
 enclenché déclenché
 vrai faux
 conduction blocage
Ces deux états possibles sont généralement notés par 0 et 1.
Pour ces raisons, il est beaucoup plus avantageux d'employer un système mathématique
n'utilisant que 2 valeurs numériques (exemple 0 ou 1) pour étudier les conditions de fonctionnement
de ces dispositifs. C'est le système BINAIRE.
L'ensemble des règles mathématiques qui pourront être utilisées avec des variables ne
pouvant prendre que 2 valeurs possibles représente : "L'ALGÈBRE DE BOOLE".

I-2 Notions sur l’algèbre de Boole :


George Boole, mathématicien, logicien et un peu philosophe est né le 2 novembre 1815 à
Lincoln, dans le Lincolnshire (Angleterre).C'est le père fondateur de la logique moderne. En 1854
il réussi là où Leibniz avait échoué : allier en un même langage mathématiques et symbolisme. Le
but : traduire des idées et des concepts en équations, leur appliquer certaines lois et retraduire le
résultat en termes logiques. Pour cela, il crée une algèbre binaire n'acceptant que deux valeurs
numériques : 0 et 1.L'algèbre booléenne ou algèbre de BOOLE était née. Les travaux théoriques de
Boole, trouveront des applications primordiales dans des domaines aussi divers que les systèmes
informatiques, les circuits électriques et téléphoniques, l'automatisme...

I-2-1 Quelques définitions :


 Variable logique ou variable binaire
La variable logique est une grandeur qui peut prendre 2 valeurs qui sont repérées
habituellement 0 ou 1. Cette variable binaire se note par une lettre comme en algèbre. La variable
binaire est aussi appelée variable booléenne.
Exemple : a, b, x
Physiquement, cette variable peut correspondre à l’un des dispositifs cités ci-dessus dont les 2 états
représentent les 2 valeurs possibles que peut prendre cette variable.
 Fonction logique
Une fonction logique est le résultat de la combinaison (logique combinatoire) d'une ou
plusieurs variables logiques reliées entre elles par des opérations mathématiques BOOLEENNES
bien définies, la valeur résultante de cette fonction dépend de la valeur des variables logiques, mais
de toute façon cette résultante ne peut être que O ou 1. Une fonction logique possède donc une ou

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des variables logiques d'entrée et une variable logique de sortie. Cette fonction logique se note
par une lettre comme en algèbre.
 Logique combinatoire
La logique combinatoire, à l'aide de fonctions logiques, permet la construction d'un système
combinatoire.
Un système est dit combinatoire quand il est de type boucle ouverte, c'est à dire qu'aucune
des sorties n'est bouclée en tant qu'entrée.
A chaque combinaison d'entrée correspond une seule sortie. Les systèmes combinatoires sont
les plus simples et peuvent se représenter par une table de vérité indiquant pour chaque état d'entrée
quel est l'état de sortie correspondant.

I-3 Fonction à une variable logique :


Représentons cette variable par un commutateur- inverseur appelé "a"
En position L, nous lui attribuons la valeur 0
En position H, nous lui attribuons la valeur 1

Pour chacun des schémas suivants, donner l’état du voyant V (fonction) en prenant
V=1, si le voyant est allumé.
V=0, si le voyant est éteint

Ce qui nous donne le tableau de synthèse suivant :

Position du Valeur de
Valeur de a
commutateur a V

en L 0 0
en H 1 1

Il n'y a pas d'autres combinaisons possibles.

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 Fonction à deux variables logiques


Soit a et b les variables logiques pouvant être représentées par 2 commutateurs inverseurs
indépendants.

4 combinaisons possibles de commutation sont :


Position de a L L H H
Position de b L H H L
Remplaçons la position L par la valeur 0 et la position H par la valeur 1, Nous obtenons le tableau
suivant :
a b
1 1
1 0
0 0
0 1

 Fonction à n variables logiques


En examinant les deux cas précédents, nous obtenons :
 pour 1 variable  2 combinaisons
 pour 2 variables  4 combinaisons
 Ainsi pour n variable  2n combinaisons
Exemples :
 3 variables  8 combinaisons
 4 variables  16 combinaisons

I-4 Concepts de la logique combinatoire


En abordant le concept de logique combinatoire avec l'algèbre de Boole comme outil
mathématique nous étudions les principales combinaisons logiques souvent utilisées à des fins
techniques.
Les différentes fonctions logiques de base sont décrites sous cinq formes :
 une représentation logique : symbole logique,
 une représentation arithmétique : table de vérité,
 une représentation algébrique ou canonique : équation de l'algèbre de Boole,
 une représentation temporelle : chronogramme,
 une représentation électrique : schéma développé à contacts.

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I-4-1 Table de vérité, forme canonique et chronogramme


Une fonction X peut comporter n variables. Nous avons vu que nous obtenons 2 n
combinaisons de ces n variables. Pour chacune de ces combinaisons, la fonction peut prendre une
valeur 0 ou 1. L’ensemble de ces 2n combinaisons des variables et la valeur associée de la fonction
représente "la table de vérité". Voici un exemple d'une table de vérité :

c b a X
0 0 0 0
0 0 1 1 (1)
0 1 0 1 (2)
0 1 1 0
1 0 0 0
1 0 1 1 (3)
1 1 0 1 (4)
1 1 1 1 (5)

Pour écrire l'équation de X en fonction des 3 variables il faut dire :

Si
(1) a=1 et b=0 et c=0
ou (2) a=0 et b=1 et c=0
X=1
ou (3) a=1 et b=0 et c=1
ou (4) a=0 et b=1 et c=1
ou (5) a=1 et b=1 et c=1

Ce qui donne une écriture "algébrique" ou « canonique » en notant :


la variable par sa lettre si elle vaut 1 (ex : si a vaut 1 nous écrirons a)
la variable par sa lettre surlignée si elle vaut 0. (si a vaut 0 nous écrirons a et nous lirons a barre).
Pour la table de vérité ci-dessus, cela nous donne :
a.b .c  a .b.c  a.b .c  a .b.c  a.b.c
Cette forme d’écriture est appelée forme canonique.
Une expression est sous sa forme canonique si tous les symboles qui représentent les
variables apparaissent dans tous les termes qui la constituent. Lorsqu'une équation est écrite à partir
de sa table de vérité, elle est dans sa forme canonique.
Les variables binaires sont représentées par un niveau de tension lorsqu’elles sont à 1. Elles
évoluent dans le temps et nous représentons la fonction logique résultante de ces variables,
également par un niveau de tension.

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Exemple : Soit X=a.b

Le chronogramme ou appelé aussi ou diagramme des temps, il est également utilisé pour
représenter le fonctionnement complet, par exemple d'un système électromécanique, c'est le cas des
programmateurs à cames (par ex : lave-vaisselle).

I-5 Les fonction « portes » logiques : OUI, NON, ET, OU


 Fonction « OUI »
Cette fonction est obtenue avec une seule variable.
Table de vérité :
a x
0 0
1 1
La valeur de la fonction est toujours identique à la valeur de la variable. Nous l'écrivons : X=a.

Ancienne symbolisation Symbolisation actuelle


Forme canonique : X=a
Chronogramme :

Réalisation électrique :

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 Fonction « NON » ou « NOT »


La fonction NON est obtenue avec une seule variable.
Table de vérité :
a X
0 1
1 0

La valeur de la fonction est toujours la valeur inverse (complémentaire) de celle de la


variable. Nous l'écrivons : X  a et nous lisons : X égale a barre. Cette fonction est aussi appelée :
Fonction Inversion, Fonction complémentation. Nous disons également que a est la valeur
complémentaire de a et X la valeur complémentaire de X.
Symbolisation :

Forme canonique : X=a


Chronogramme :

Réalisation électrique :

 Fonction « OU » ou « OR » :
On obtient la fonction OU avec un minimum de deux variables.
Table de vérité :
a b X
1 1 1
1 0 1
0 0 0
0 1 1
La fonction X prend la valeur 1 quand l'une ou l'autre ou les 2 variables sont à 1.
Nous l'écrivons : X = a + b  addition ou somme logique (Ou encore : X=a b  disjonction: a ou
b (ou les deux)). Nous lirons X égale a ou b.

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Symbolisation :

Forme canonique :
X=a+b
Chronogramme :

Réalisation électrique :

 Fonction « ET » ou « AND » :
Cette fonction est obtenue avec au moins deux variables.
Table de vérité :
a b X
1 1 1
1 0 0
0 0 0
0 1 0
La fonction X prend la valeur 1 quand l'une et l'autre variable sont à 1.
Nous l'écrivons : X = a . b  produit logique (Ou encore : X=a b  conjonction: a et b. Nous
lirons X égale a et b.
Symbolisation :

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Forme canonique :
X=a.b
Chronogramme :

Réalisation électrique :

I-6 Les fonctions logiques NOR, NAND, XOR


 Fonction « NOR » ou « OU-NON » :
Cette fonction est obtenue avec au moins deux variables. Elle s’appelle aussi : fonction « NI »
Table de vérité :
a b X
1 1 0
1 0 0
0 0 1
0 1 0
La fonction X prend la valeur 1 quand les deux variables sont à 0. La fonction NOR « OU-NON »
est le complément de la fonction OR « OU ». (X prend une valeur 1 quand NI l'une NI l'autre
variable sont à 1.). Nous l'écrivons : X = a b. Nous lirons : X égale a NI b (X égale a NOR b en
anglais).
Forme canonique :
abab
Symbolisation :

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Chronogramme :

Réalisation électrique :

 Fonction « NAND » ou « ET-NON » :


Cette fonction est obtenue avec au moins deux variables.
Table de vérité :
a b X
1 1 0
1 0 1
0 0 1
0 1 1
La fonction X prend la valeur 1 quand les deux variables ne sont pas en même temps à 1. La
fonction NAND « ET-NON » est le complément de la fonction ET « AND ». Nous l'écrivons : X =
a b. Nous lirons : X nand b en anglais.
Forme canonique : a b  a  b
Symbolisation :

Chronogramme :

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Réalisation électrique :

 Fonction « XOR » ou « OU Exclusif » :


Cette fonction est obtenue avec au moins deux variables.
Table de vérité :
a b X
1 1 0
1 0 1
0 0 0
0 1 1
La fonction X prend une valeur égale à 1 quand l'une OU l'autre des variables, à l'EXCLUSION des
2 à la fois, prennent une valeur égale à 1. Nous l'écrivons : X = a b. Nous lirons : X égale a XOR
b ; X égale a OU EXCLUSIF b. Nous remarquons également que : X = 1 quand a b.
Forme canonique :
X=a b
Symbolisation :

Chronogramme :

Réalisation électrique :

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I-6 Propriétés de l'algèbre de Boole


 Commutativité
Somme logique : X = a + b = b + a

Produit logique : X = a . b = b . a

 Associativité
Somme logique : X = a + b + c = (a + b) + c = a + (b + c)

Produit logique X = a . b . c = (a . b) . c = a . (b . c)

 Distributivité

Produit logique : X = a . (b + c) = a . b + a . c

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Somme logique : X = a + (b . c) = (a + b) . (a + c)

I-8 Lois ou théorème de De Morgan


 Complément d'une somme logique
Complétons le tableau suivant et comparons les valeurs des fonctions Y1 et Y2 .
a b a+b Y1  a  b a b Y2  a  b
1 1 1 0 0 0 0
1 0 1 0 0 1 0
0 0 0 1 1 1 1
0 1 1 0 1 0 0
Conclusion :
a  b  ab
Généralisation
a1  a2  a3   a n  a1  a 2  a 3 an
 Complément d'une produit logique
Complétons le tableau suivant et comparons les valeurs des fonctions Y1 et Y2 .
a b Y1  a  b Y1  a  b a b Y2  a  b
1 1 1 0 0 0 0
1 0 0 1 0 1 1
0 0 0 1 1 1 1
0 1 0 1 1 0 1

Conclusion :
ab  a  b
Généralisation
a1  a2  a3   a n  a1  a 2  a 3  an

Résumé :
Le théorème de MORGAN s'exprime par les deux relations :
a  b  ab
ab  a  b
Les simplifications fondamentales des fonctions logiques ET et OU sont dans le tableau suivant :
ET a.0=0 a.1=a a.a=a aa  0
OU a+0=a a+1=1 a+a=a aa 1

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 Relation entre les opérations NOR et NAND


On peut démontrer que les opérations NOR et NAND ne sont pas distributives l'une pour l'autre :

 Généralisation du théorème de MORGAN


a bab
aba b
Les simplifications fondamentales des fonctions logiques NAND et NOR sont dans le tableau
suivant :
NAND a  0  1 a  1  a a  a  a a  a  1
NOR a0  a a10 aa a aa 0

I-9 Technologie de réalisation :


 Fonction « OUI » :
Exemples de circuits intégrés :
CMOS : 4010, 4050
TTL : 7407, 7417, 5407, 5417.

 Fonction « NON » :
Exemples de circuits intégrés :
CMOS : 4009, 4049
TTL : 7404, 7405, 7406, 7416.

 Fonction « ET » :
Exemples en circuit intégré :
CMOS : 4073, 4081, 4082
TTL : 7408, 7409, 7411, 7415, 7421.

 Fonction « OU » :
Exemples en circuit intégré :

CMOS : 4071, 4072, 4075 - TTL : 7432.


 Fonction « NOR » :
Exemples de circuits électroniques
CMOS : 4000, 4001, 4002, 4025, 4078
TTL : 7402, 7427, 7428, 7433.

 Fonction « NAND » :
Exemples de composants
CMOS : 4011, 4012, 4023, 4068, 4093
TTL : 7400, 7401, 7403, 7410, 7430, 74133...

 Fonction « XOR » :
Exemples
CMOS : 4030, 4070
TTL : 7486, 74136.

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I-10 Principes de simplification :


I-10-1 Simplification algébrique :
Avoir la représentation la plus simple possible d'une fonction est avantageux. Premièrement,
les équations les plus simples sont plus faciles à manipuler et le risque de faire des erreurs est
réduit. Deuxièmement, une équation simplifiée implique un nombre réduit de composants
électroniques, ce qui a l'avantage d'augmenter la fiabilité et de réduire les coûts de fabrication.
La première méthode de simplification consiste à utiliser intuitivement les propriétés définies
par l'algèbre booléenne en effectuant des mises en facteurs ou autres manipulations pouvant
conduire à la simplification de la fonction. Pratiquement, l’utilisation de cette méthode est limitée
par la complexité des équations à manipuler lorsque le nombre de variables est grand.

 Application 1 :
On veut simplifier le circuit suivant :

La transcription directe du schéma en équation donne: S  AC  AB  BC


En reformulant sous la forme canonique on obtient :
S  AC  B  B   AB  C  C   BC  A  A 

S  ABC  ABC  ABC  ABC  ABC  ABC


Le terme ABC apparaît deux fois, on peut en éliminer un :
S  ABC  ABC  ABC  ABC  ABC
On regroupe pour mettre AB et AB en facteur :
S  ABC  ABC  ABC  ABC  ABC
S  AB  C  C   AB  C  C   ABC

S  AB  AB  ABC
Mise en facteur de B:
S  B  A  A   ABC

S  B  ABC
Création d'un nouveau terme pour mettre AC en évidence :
S  B  1  AC   ABC
S  B  ABC  ABC
S  B  AC  B  B 
S  B  AC

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 Application 2 :
On veut simplifier le circuit suivant :

S  ABC  ABC  ABC  ABC


S  A  BC  BC   A  BC  BC 

 
S  A B  C  A B  C 

S  A B C

Cependant cette méthode, qui demande astuce et chance, n'est pas toujours très aisée à mettre
en œuvre. Nous allons maintenant décrire une méthode graphique très utile.

I-10-2 Tableau de Karnaugh :


La méthode de simplification de Karnaugh repose sur l'identité :
 A  B   A  B  A B  B  A
Elle est basée sur l'inspection visuelle de tableaux disposés de façon telle que deux cases
adjacentes en ligne et en colonne ne diffèrent que par l'état d'une variable et une seule.
Si une fonction dépend de n variables il y a 2 n produits possibles. Chacun de ces produits est
représenté par une case dans un tableau. Les figures suivantes donnent la structure des tableaux de
Karnaugh pour 2, 3, 4 et 5 variables. Observez comment sont numérotées les lignes et les colonnes :
d'une case à sa voisine une seule variable change d'état.

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Tableau à 2 variables
x
y
0 1
0
1

Tableau à 3 variables
xy
z
00 01 11 10
0
1

Tableau à 4 variables
xy
zt
00 01 11 10
00
01
11
10

Tableau à 5 variables
xyz
tu
000 001 011 010 110 111 101 100
00
01
11
10

Chaque case d'un tableau correspond au seul minterm prenant la valeur 1 pour la combinaison
identifiée par la ligne et la colonne. Par exemple les trois cases dans le tableau qui suit correspond
respectivement aux produits suivants : x y z t , x y z t et x y z t

xy
zt
00 01 11 10
00 1 1
01
11 1
10

Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh consiste à remplir chaque case avec
la valeur de la fonction pour le produit correspondant. Il est possible de ne copier que les 1.

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La méthode de simplification de Karnaugh consiste à rassembler les cases adjacentes


contenant des 1 par groupes de 2, 4 ou 8 termes. Considérons en effet les groupements des cases, du
tableau ci-dessous.

Pour G1 : F1  xyz xyz , mettons xy en facteur, ce qui conduit à : F1  xy  z  z   xy . La


variable z qui prend les deux valeurs 0 et 1 dans le groupement disparaît. Il ne reste que le produit
des variables x et y, qui gardent ici la valeur 1.
Pour G2 : F2  xz
Pour G3 : F3  yz

Dans un groupement de deux termes on élimine donc la variable qui change d'état et on
conserve le produit des variables qui ne changent pas. Dans un groupement de quatre on élimine les
deux variables qui changent d'état. Dans un groupement de huit on élimine trois variables, etc…

On cherche à avoir le minimum de groupements, chaque groupement rassemblant le


maximum de termes. Une même case peut intervenir dans plusieurs groupements car C+C=C.
Pour les cases isolées on ne peut éliminer aucune variable. On conserve donc le produit
caractérisant la case. L'expression logique finale est la réunion des groupements après élimination
des variables qui changent d'état.
La fonction cherchée d’après le tableau de Karnaugh est :
F  F1  F2  F3  xy  xz  yz

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Application : Considérons une fonction F de quatre variables x, y, z et t définie par la table de


vérité ci-dessous. Donnons le tableau de Karnaugh équivalent. Sur ce tableau, nous avons
également matérialisé les trois groupements possibles : deux groupements de quatre termes, dont un
contenant les quatre coins, et un groupement de deux termes. Cette méthode nous permet d'écrire :
F  x y yt  yz t

Table de vérité
x y z t F
0 0 0 0 1
0 0 0 1 0
0 0 1 0 1
0 0 1 1 0
0 1 0 0 0
0 1 0 1 1
0 1 1 0 0
0 1 1 1 0
1 0 0 0 1
1 0 0 1 1
1 0 1 0 1
1 0 1 1 1
1 1 0 0 0
1 1 0 1 1
1 1 1 0 0
1 1 1 1 0

Tableau de Karnaugh

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