N° 50157 # 08

– Déclaration spéciale des revenus fonciers – Contribution sur les revenus locatifs

Revenus de 2003 Notice pour remplir la déclaration spéciale des revenus fonciers
Cette notice n’a qu’une valeur indicative. Elle ne se substitue pas à la documentation officielle de l’administration. Les principales nouveautés sont signalées par un trait vertical en marge.

Vous devez souscrire une déclaration n° 2044 spéciale si, en 2003 : – vous avez perçu des revenus provenant de la location de logements neufs pour lesquels vous optez pour la déduction au titre de l’amortissement (dispositif « Robien », « Besson » ou « Périssol ») ; – vous avez perçu des revenus provenant d’immeubles situés en secteur sauvegardé (ou assimilé) ou classés monuments historiques (loyers, fermages, droits de visite) ; – vous avez procédé à la réhabilitation d’un immeuble destiné à la location et situé dans une zone franche urbaine ; – vous possédiez des immeubles en nue-propriété donnés en location par l’usufruitier et pour lesquels vous avez supporté des charges ; – vous étiez associé d’une société immobilière non passible de l’impôt sur les sociétés et non dotée de la transparence fiscale ou dans une société immobilière de copropriété transparente qui réalise des revenus locatifs provenant soit de logements neufs pour lesquels vous demandez à bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement, soit d’immeubles situés en secteur sauvegardé ou assimilé ou dans une zone franche urbaine, ou classés monuments historiques ou possédés en nue-propriété ; – vous êtes associés d’une société civile de placement immobilier (SCPI) et vous avez opté pour la déduction au titre de l’amortissement de la souscription de vos parts (dispositif « Robien »). Si vous êtes également propriétaire d’autres immeubles que ceux ci-dessus, vous devez déclarer l’ensemble de vos revenus fonciers sur la déclaration n° 2044 spéciale. Les revenus fonciers comprennent, non seulement les produits tirés de la location de locaux non meublés, mais également les recettes accessoires (redevances d’affi-

chage…) ainsi que celles provenant de certains biens ou droits dont vous vous réservez l’usage tels qu’étangs, cours d’eau, droits de chasse, etc.

Dispositif « Besson »
Si en 2003, vous avez conclu un bail avec un locataire dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond, vous pouvez sous certaines conditions, bénéficier d’une déduction forfaitaire pour frais divers de 40 % (anciennement 25 %) s’il s’agit d’un logement ancien ou d’une déduction au titre de l’amortissement s’il s’agit d’un logement neuf (voir paragraphes 235 et 236). L’article 91 de la loi Urbanisme et Habitat supprime la déduction au titre de l’amortissement « Besson » applicable aux logements neufs pour les investissements réalisés à compter du 3 avril 2003.

Dispositif « Robien »
L’article 91 de la loi Urbanisme et Habitat met en place un nouveau dispositif dit « Robien » pour les investissements de logements neufs réalisés à compter du 3 avril 2003. Toutefois le nouveau dispositif s’applique à toutes les options exercées à compter du 1er janvier 2004 qu’elles soient afférentes à des investissements réalisés avant ou après le 3 avril 2003 à la condition que vous renonciez au bénéfice de la déduction au titre de l’amortissement des logements neufs prévus par le dispositif « Besson neuf ».

N° 2044-Spe-DSF

Dispositif « Lienemann »
Si en 2003, vous avez conclu un bail avec un locataire aux ressources très modestes, vous pouvez, sous certaines conditions, bénéficier d'une déduction forfaitaire pour frais divers de 60 % (voir paragraphe 235).

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Régime micro foncier
Il existe un régime simplifié de déclaration des revenus fonciers. Il concerne soit les propriétaires de biens ruraux et urbains ordinaires, soit les détenteurs de parts de sociétés immobilières qui possèdent également des biens ruraux et urbains ordinaires, et dont les revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 €. Ce régime ne s’applique pas aux revenus provenant des immeubles spéciaux pour lesquels une déclaration n° 2044 spéciale doit être remplie. Pour des informations complémentaires sur ce régime, reportez-vous à la notice jointe à votre déclaration des revenus n° 2042 ou renseignez-vous auprès de votre centre des impôts.

Locations consenties à des personnes de condition modeste :
L'article 15 bis du Code général des impôts exonère d'impôt sur le revenu, pendant trois ans, les produits tirés des locations consenties aux bénéficiaires du RMI, aux étudiants titulaires d'une bourse à caractère social, ou aux organismes sans but lucratif agréés mettant les logements loués à la disposition de personnes défavorisées. Cette exonération est supprimée pour les baux conclus, renouvelés ou reconduits à compter du 1er janvier 2002. Elle est remplacée par une déduction forfaitaire majorée de 60 % (voir paragraphe n° 235). Cette exonération continue cependant à s'appliquer jusqu'au terme de la période d'exonération de 3 ans en cours au 1er janvier 2002 (baux conclus en 2000 ou 2001). Pour bénéficier de l'exonération, le loyer annuel par mètre carré de surface habitable (charges non comprises) ne doit pas excéder pour 2003, 58 € en région Ilede-France, et 48 € dans les autres régions. Cette exonération a pour contrepartie l'impossibilité de déduire les charges afférentes au logement loué. Vous n'avez pas à mentionner ce logement sur la déclaration n° 2044. Contribution sur les revenus locatifs (CRL) : Bien qu'exonérés d'impôt sur le revenu, les loyers provenant de la location de logements à des personnes de condition modeste peuvent être soumis à la contribution sur les revenus locatifs. Vous devez les indiquer, dans ce cas, ligne BL de votre déclaration des revenus n° 2042 (voir paragraphe 210-1 de la présente notice).
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Désignation du déclarant
Vous devez déclarer l’ensemble de vos revenus fonciers à l’adresse de votre domicile personnel.

110 et

Parts de sociétés immobilières
Si vous êtes associé dans une société immobilière non transparence fiscale), vous êtes personnellement soumis à l’impôt au titre des revenus tirés des locations nues pour votre part dans les bénéfices sociaux. À compter de l’imposition des revenus de l’année 2003, si vous êtes détenteur de parts de sociétés immobilières non soumises à l’impôt sur les sociétés (et non dotées de la transparence fiscale) et que vous donnez également en location des immeubles nus, vous pouvez bénéficier du régime micro foncier à la condition que le montant

400 passible de l’impôt sur les sociétés (et non dotée de la

annuel de vos revenus fonciers bruts c’est-à-dire les loyers en principal, les recettes accessoires et le revenu brut annuel correspondant à votre quote-part dans les sociétés immobilières n’excède pas 15 000 €, charges non comprises. Ce régime ne s’applique pas aux revenus provenant de la location de propriétés bénéficiant d’un régime spécial (Périssol, Besson, Malraux, Monuments historiques, etc.). Pour des informations complémentaires sur ce régime, reportez-vous à la notice jointe à votre déclaration des revenus n° 2042 ou renseignez-vous auprès de votre centre des impôts. Si vous ne disposez pas d'autres revenus fonciers, déclarez vos revenus de parts ligne BA de votre déclaration d'ensemble des revenus n° 2042 et indiquez en annexe les coordonnées des sociétés, le montant des revenus par société et éventuellement le montant de vos intérêts d'emprunts (voir paragraphe 250). Dans le cas contraire, déclarez les revenus de vos parts de SCI à la rubrique 110 de la déclaration n° 2044 (ou à la rubrique 400 s'il s'agit de sociétés possédant des immeubles en nue-propriété ou situés en secteur sauvegardé ou assimilé ou en zone franche urbaine ou classés monuments historiques). À la rubrique 110, indiquez le nom et l'adresse des sociétés dans lesquelles vous êtes associé ainsi que la part du résultat vous revenant (si le nombre de lignes est insuffisant, joindre un état établi sur le même modèle). Pour remplir les différentes colonnes, conformez-vous aux indications figurant sur l'attestation annuelle que la société vous a remise. Si vous avez contracté personnellement des emprunts pour acquérir vos parts ou faire vos apports à la société, vous devez ajouter les intérêts de ces emprunts à ceux de la société. Pour vos prêts personnels, indiquez page 6, rubrique 610, la dénomination de la société concernée par ces emprunts, le nom et l'adresse de la personne ou de l'organisme prêteur et le montant des intérêts versés. Les dispositions relatives à l'amortissement « Périssol », « Besson » ou « Robien » (voir paragraphe 236) ou aux déductions forfaitaires majorées de 40 % (anciennement 25 % - dispositif Besson ancien) ou 60 % (dispositif Lienemann) [voir paragraphe 235] s'appliquent dans les mêmes conditions lorsque les immeubles y ouvrant droit sont la propriété d'une société immobilière. Toutefois, à la différence des dispositifs « Périssol » et « Besson neuf », les sociétés civiles de placement immobiler (SCPI) sont expressément exclues de la nouvelle déduction au titre de l’amortissement « Robien ». Cette dernière est en effet pratiquée sur la quote-part de revenus reçue par chaque associé souscripteur qui désire opter pour le dispositif « Robien ». En conséquence, si vous avez souscrit au capital d’une SCPI qui réalise un investissement éligible au dispositif dit « Robien », vous pouvez déduire, sur option, le montant de l’amortissement sur votre déclaration de revenus fonciers en ligne 113. La base de cet amortissement est égale à 95 % du montant de votre souscription. De plus, vous pouvez déduire immédiatement le montant de cet amortissement sans avoir à attendre l’acquisition du logement ou son achèvement. Vous devez joindre à votre déclaration de revenus fonciers, l’attestation que doit vous délivrer chaque année la SCPI pour pouvoir bénéficier de ce dispositif. N'oubliez pas de remplir le tableau page 8, rubrique 850).

3

Chaque associé peut choisir s'il souhaite ou non bénéficier de la déduction au titre de l'amortissement ou des déductions forfaitaires majorées. Selon votre option, cochez la case concernée de la rubrique 110. Le choix pour le bénéfice de ces dispositions est subordonné : – à un engagement de la société de louer le logement non meublé à usage d'habitation principale pendant neuf ans pour la déduction au titre de l'amortissement (dispositif « Périssol », « Besson » et « Robien ») de trois ans pour la déduction forfaitaire majorée de 60 % (dispositif Lienemann) ou de six ans, pour la déduction forfaitaire majorée de 40 % anciennement 25 % (dispositif Besson) ; – et à un engagement de l'associé de conserver ses parts jusqu'à l'expiration du délai de location de neuf ans (dispositif « Périssol », « Besson » et « Robien »), de trois ans (dispositif Lienemann) ou de six ans (dispositif Besson) imparti à la société. Si vous demandez à bénéficier de la déduction au titre de l'amortissement, vous devez impérativement joindre votre engagement de conserver vos titres, à votre déclaration des revenus de l'année au titre de laquelle les parts ont été souscrites ou acquises ou, si elle est postérieure, de l'année de l'acquisition ou de l'achèvement de l'immeuble. Si vous demandez à bénéficier de l'une ou l'autre des déductions forfaitaires majorées, vous devez joindre cet engagement à votre déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle le bail initial a pris effet. En cas de non-respect des engagements, les déductions obtenues par l'associé seront remises en cause. Celles obtenues au titre de l'amortissement seront réintégrées dans le revenu net foncier de l'année au cours de laquelle intervient la rupture de l'engagement ou la cession des parts. L'imposition supplémentaire qui en résulte peut, dans certains cas, être calculée selon le système du quotient. En cas de remise en cause de l'une ou l'autre des déductions forfaitaires majorées, le supplément de déduction pratiqué fera l'objet d'une reprise au titre de l'année de rupture de l'engagement ou de la cession des parts (voir paragraphe 262). Si vous avez bénéficié d'une déduction au titre de l'amortissement sur vos revenus fonciers de 1996 à 2002 et si l'un des engagements de location ou de conservation des parts n'a pas été respecté, indiquez sur une note jointe à votre déclaration, le montant des amortissements à réintégrer pour chaque année de déduction.
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et « Lienemann ») ou pour la déduction au titre de l'amortissement (voir paragraphe 236). Indiquez également les dates d'acquisition et d'achèvement de l'immeuble, les nom et prénom du locataire. En cas de changement de locataire dans l'année, indiquez l'identité des locataires successifs.
210

Recettes
vez soit utiliser autant de colonnes que de locaux ou appartements, soit regrouper l’ensemble des revenus afférents à cet immeuble dans une seule colonne en distinguant les recettes soumises à la CRL et celles exonérées de CRL. En cas de regroupement, indiquez le nombre de locaux ou appartements que l’immeuble comporte.

et Lorsqu’un immeuble comporte plusieurs locaux ou appar420 tements soumis à un régime fiscal identique, vous pou-

210-1 Généralités sur la contribution sur les revenus locatifs et (CRL). 420-1

Signature
Votre déclaration doit être datée et signée.

200 201 et

Propriétés rurales et urbaines
Caractéristiques des propriétés
Indiquez l'adresse précise de chacune de vos propriétés. 40 % (anciennement 25 % - dispositif Besson), 60 % (dispositif Lienemann) ou amortissement (dispositif « Périssol », « Besson neuf », « Robien ») si vous avez opté pour l'une ou l'autre des déductions forfaitaires majorées (voir paragraphe 235 - dispositifs « Besson »

411 Lorsqu'il s'agit d'une propriété urbaine, cochez les cases

La CRL est applicable aux revenus issus des locations d'immeubles bâtis achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier 2003. Remarque : un immeuble est considéré comme achevé lorsque l'état d'avancement des travaux en permet l'utilisation ou l'occupation effective, c'est-à-dire lorsqu'il ne reste à effectuer que des travaux d'aménagement. Pour un local ancien reconstruit, la contribution sur les revenus locatifs cesse d'être exigible sur les locations d'immeubles achevés depuis plus de quinze ans et qui ont subi depuis cette date des transformations susceptibles de les assimiler à des constructions nouvelles. Toutefois, la contribution reste due sur les loyers des locaux situés dans ces immeubles lorsqu'ils ont fait l'objet de travaux d'agrandissement, de construction ou de reconstruction financés avec le concours de l'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat (ANAH). Ces travaux s'entendent de ceux qui sont exclus des charges déductibles pour la détermination des revenus fonciers. La contribution sur les revenus locatifs est à la charge du propriétaire. Toutefois, elle peut être récupérée auprès du locataire, à concurrence de la moitié de son montant, lorsqu’elle est due pour un local commercial situé dans un immeuble comportant, à concurrence de la moitié au moins de sa superficie totale, des locaux affectés à l’habitation ou à l’exercice d’une profession. Cette contribution est calculée sur les revenus encaissés au cours de l'année d'imposition au taux de 2,5 %. Elle est mise en recouvrement et acquittée dans les mêmes conditions que l'impôt sur le revenu. Son montant figure sur votre avis d'impôt sur le revenu. Remarque : seuls doivent être mentionnés dans la déclaration n° 2044 les immeubles et les droits dont les revenus sont imposés à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Pour les locations en meublés, les locations de fonds de commerce et de clientèle, reportez-vous à la notice jointe à la déclaration des revenus n° 2042. La base imposable à la CRL est égale au montant des recettes encaissées au cours de l'année 2003 au titre de la location. Ces recettes s'entendent des revenus des locations augmentés du montant des dépenses incombant normalement au bailleur et mises par convention à la charge du locataire, à l'exclusion de la CRL, et diminués du montant des dépenses supportées par le propriétaire pour le compte du locataire.

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Par mesure de simplification, il est toutefois admis de ne pas inclure dans les recettes, les appels provisionnels de charges et les remboursements de charges perçus des locataires. En contrepartie, les dépenses supportées par le propriétaire pour le compte du locataire ne doivent pas être déduites. Remarque : les loyers arriérés, dont le paiement intervient en 2003, doivent être compris dans les recettes de l'année 2003. Il en est de même pour les loyers perçus d'avance. Dans certains cas, toutefois, les arriérés de loyers perçus en 2003 peuvent avoir déjà été soumis à la taxe additionnelle au droit de bail (loyers courus avant le 30 septembre 1998) et ne sont donc pas pris en compte dans la base imposable définie ci-dessus. Sont exclus de la base de la contribution sur les revenus locatifs, les subventions, primes et indemnités d'assurance destinées à financer des charges déductibles ou à dédommager le bailleur d'une dépréciation de son capital ainsi que les revenus accessoires, tels que les droits d'affichage (voir paragraphes 218 et 219).
210-2 Régimes d’exonérations relatifs à la CRL. et Sont notamment exonérés de la CRL au titre de l’année 420-2

211 à 213 et 215 à 217 421 à 423 et 425 à 427

Loyers ou fermages bruts encaissés En vous aidant des informations contenues dans les paragraphes précédents, indiquez aux lignes 211 ou 421, 215 ou 425, le montant des loyers (ou fermages) bruts soumis à la CRL (ligne 211 ou 421) et ceux exonérés de CRL (ligne 215 ou 425). Il s’agit des loyers (ou fermages) perçus en 2003 quelle que soit la période à laquelle ils se rapportent. Si vous êtes assujetti à la TVA (immeubles à usage industriel, commercial ou de bureaux), les recettes doivent être déclarées pour leur montant hors TVA ligne 215 (ou 425). Les recettes tirées des propriétés rurales sont : – les revenus tirés de la location des exploitations agricoles, y compris ceux qui se rapportent à la maison d’habitation du fermier incluse dans l’exploitation ; – les revenus provenant de la location des propriétés rurales qui ne constituent pas une exploitation agricole (terrains de chasse, étangs). Les revenus des bâtiments d’exploitation des propriétés rurales (tels que les granges, les écuries, les caves, les celliers, les pressoirs, etc.) sont imposables. La fraction des fermages correspondante doit donc être déclarée en recettes. En contrepartie, les charges et les travaux qui se rapportent à ces bâtiments d’exploitation peuvent être déduits dans les conditions exposées au paragraphe 239. Pour les baux ruraux conclus à l’occasion de l’installation d’un jeune agriculteur bénéficiant de la dotation d’installation aux jeunes agriculteurs ou d’un prêt à moyen terme spécial, les sommes correspondant à plusieurs annuités de fermage reçues par les bailleurs au cours d’une même année, au titre d’avances, peuvent, sur leur demande, être imposées selon le système du quotient. De la même façon, indiquez aux lignes 212 ou 422, 216 ou 426, le montant remboursé par vos locataires des dépenses acquittées par vos soins pour les locations dont le revenu est soumis à la CRL (ligne 212 ou 422) ou exonérés de CRL (ligne 216 ou 426). Il s’agit des remboursements de certaines charges payées par le propriétaire pour le compte du locataire : charges locatives telles que frais de chauffage, d’éclairage, d’entretien des ascenseurs, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, taxe de balayage, moitié de la taxe pour frais de chambre d’agriculture, fraction légale ou conventionnelle de la taxe foncière sur les propriétés bâties ou non bâties, etc. Par mesure de simplification, il est toutefois admis de ne pas inclure dans les recettes, les appels provisionnels de charges et les remboursements de charges perçus des locataires. En contrepartie, les dépenses correspondantes payées par le propriétaire pour le compte du locataire ne doivent pas être déduites (voir paragraphes 231 à 233). Enfin, indiquez aux lignes 213 ou 423, 217 ou 427 les dépenses conventionnellement acquittées par vos locataires, afférentes aux loyers soumis à la CRL (ligne 213 ou 423) ou exonérés de CRL (ligne 217 ou 427). Il s’agit des dépenses par nature déductibles incombant de droit au propriétaire qui ont été mises par convention à la charge des locataires. Elles peuvent avoir été payées directement à des tiers par les locataires ou remboursées par ces derniers au propriétaire. Ce sont par exemple : – les grosses réparations (couverture, gros œuvre) ; – les impôts afférents à la propriété (taxe foncière) ;

2003 :

– les revenus des locations dont le montant perçu en 2003 n’a pas excédé 1 830 € par local (il n’y a pas lieu de procéder à un ajustement, prorata temporis, de ces limites pour les locations d’une durée inférieure à un an) ; – les revenus provenant des locations qui donnent lieu au paiement de la TVA. Si vous désirez connaître les autres exonérations, procurez-vous le document d’information n° 2041 GO. Précisions : lorsqu’un immeuble comporte plusieurs locaux ou appartements, les limites d’exonération de 1 830 € s’apprécient pour chacune des locations, local par local ou appartement par appartement. La partie du loyer afférente aux locaux accessoires (caves, garages…) est couverte par le même seuil d’exonération dès lors que ces locaux font l’objet d’une même convention conclue entre le bailleur et le locataire. Le fait que certaines locations fassent l’objet de conventions distinctes pour le logement et le garage est sans incidence sur la limite d’exonération qui s’apprécie de façon globale pour les conventions conclues entre le même propriétaire et le même locataire, dès lors que la location d’un local annexe est étroitement liée à celle du logement. 210-3 Remboursement de la taxe additionnelle acquittée à raiet son des loyers courus du 1er janvier au 30 septembre 420-3 1998. La taxe additionnelle au droit de bail payée en novembre 1998 et afférente aux loyers courus du 1er janvier au 30 septembre 1998 sera imputée sur l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année de la cessation ou de l’interruption de la location du local. En cas de cessation ou d’interruption de la location en 2003, indiquez ligne TQ de votre déclaration de revenus n° 2042, après conversion en euros, le montant des loyers courus du 1er janvier 1998 au 30 septembre 1998 afférent au local concerné et joignez l’imprimé n° 2042 TA. Procurez-vous cet imprimé auprès de votre centre des impôts ou par Minitel 3615 IRSERVICE (0,16 € la minute) ou par internet : www.impots.gouv.fr. La ligne TQ ne doit être remplie que si les loyers afférents aux locaux concernés ont été effectivement soumis à la CACRDB au titre de 1998.

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– les primes d’assurances contre les risques dont le propriétaire est responsable (incendie de l’immeuble par exemple). Vous devez également déclarer, au terme normal du bail, le prix de revient des travaux d’amélioration, de construction, de reconstruction ou d’agrandissement réalisés par le preneur dans le cadre d’un bail à construction. De même, les travaux d’amélioration réalisés par le preneur dans le cadre d’un bail à réhabilitation sont imposables. En revanche, les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement réalisés par le preneur dans le cadre d’un bail à réhabilitation sont exonérés lorsque leur réalisation est expressément prévue par le contrat.
214 et 218 424 ou 428

Recettes brutes diverses Indiquez ligne 214 ou 424, les recettes brutes diverses, soumises à la CRL, provenant notamment de contrat dit de « garantie de loyers ». Ces contrats proposés par certains organismes aux propriétaires consistent à leur verser un revenu de substitution à la perte de loyers qu'ils peuvent subir du fait de la vacance du logement ou du non-paiement des loyers par le locataire. Indiquez ligne 218 ou 428, les recettes brutes diverses non soumises à la CRL. Il s'agit des recettes provenant notamment du droit d'affichage, du droit d'exploitation des carrières, de la location des panneaux ou d'emplacements publicitaires, du droit d'extraction du minerai, des redevances tréfoncières et autres redevances, y compris celles afférentes aux logements ou aux immeubles dont vous vous réservez l'usage et, pour les propriétés rurales, aux bâtiments d'exploitation, ainsi que les recettes provenant de la location du droit de chasse ou de pêche. Les revenus accessoires des propriétés rurales perçus par les propriétaires exploitants agricoles doivent être considérés comme des revenus fonciers, sauf lorsque les terres sont inscrites à l'actif d'une exploitation soumise au régime du bénéfice réel ou transitoire. Dans ces derniers cas, ces produits accessoires sont imposables dans la catégorie des bénéfices agricoles. Dépôts de garantie : les sommes reçues des locataires à titre de dépôts de garantie ne sont pas imposables lors de leur versement. Elles le deviennent lorsque vous les utilisez pour compenser le montant des loyers qui n'ont pas été payés à leur terme ou les frais de remise en état des locaux après le départ des locataires (voir toutefois paragraphe 231). Elles sont également, dans ce cas, soumises à la CRL lorsqu'elles sont afférentes à un logement achevé depuis quinze ans au moins. Ventilez les montants de ces recettes selon qu'elles sont imposables à la CRL (ligne 214 ou 424) ou exonérées de CRL (ligne 218 ou 428).

Pour les propriétés rurales, il s’agit des revenus qu’auraient pu produire les étangs et cours d’eau dont vous vous réservez l’usage ainsi que les terres sur lesquelles vous vous réservez le droit de chasse, à condition dans ce cas : – que la propriété soit utilisée principalement pour la chasse et ne soit pas inscrite à l’actif d’une entreprise ; – que sa superficie soit supérieure aux limites suivantes : 9 hectares s’il s’agit de marais, 60 hectares pour les bois et landes et 200 hectares pour les zones de causses et montagnes ; – que vous n’ayez pas renoncé, par un engagement joint à votre déclaration des revenus, à exercer votre droit de chasse (en cas de renonciation, le double de l’engagement doit être adressé au directeur de l’Agriculture du département où est située la propriété). Pour les propriétés urbaines, il s’agit du loyer qu’auraient pu produire les locaux commerciaux nus dont vous vous réservez l’usage, notamment en les mettant gratuitement à la disposition de tiers sans y être tenu par contrat de location. Les logements dont vous vous réservez l’usage à titre d’habitation personnelle ne sont pas imposables. Les charges afférentes à ces logements ne peuvent pas être déduites au titre des revenus fonciers.
221 Total des recettes

Effectuez le total des recettes par immeuble, puis reportez case F la somme des totaux de la ligne 221 de chaque colonne.
230 Frais et charges et Il s’agit des frais et charges afférents à des immeubles ou 440

parties d’immeubles productifs d’un revenu imposable et acquittés au cours de l’année 2003. En conséquence, les dépenses propres aux locaux d’habitation dont vous vous réservez l’usage dans un immeuble dont le surplus est donné en location, ou dont les recettes sont comprises dans une autre catégorie de revenus, doivent être exclues des charges à déduire pour la détermination du revenu imposable de cet immeuble ; les dépenses communes ne sont admises qu’au prorata des parties louées (la ventilation doit être effectuée d’après les pourcentages qui servent à la répartition des charges locatives entre les occupants). Vous devez être en mesure de justifier, à la demande du service des impôts, les sommes portées en déduction. Conservez les factures et états de répartition des charges établis par les syndics ou gérants. Si vous êtes assujetti à la TVA, vous devez reporter vos dépenses pour leur montant hors TVA. En cas d’assujettissement en cours d’année, les dépenses payées durant les mois précédents sont déductibles des revenus fonciers pour leur montant TVA comprise. Dépenses payées par le propriétaire Il s’agit des dépenses incombant aux locataires et que vous avez payées pour leur compte (frais de chauffage ou d’éclairage, entretien des ascenseurs, taxes de balayage et d’enlèvement des ordures ménagères, location de compteur, etc.). Vous ne pouvez déduire ces dépenses que si vous avez préalablement déclaré lignes 212, 216 (422, 426) les appels provisionnels de charges et les remboursements de charges perçus des locataires. Indiquez lignes 232, 233 (442, 443) le montant de ces dépenses selon que les revenus sont soumis à la CRL

219 Subventions ANAH, indemnités d’assurance et Indiquez sur cette ligne les subventions de l'ANAH, les 429

primes à l'amélioration de l'habitat rural et les indemnités d'assurance perçues en 2003 et destinées à financer des charges déductibles (travaux d'amélioration ou de réparation à déclarer ligne 239). réservez la jouissance La valeur locative représente le loyer annuel théorique qu’aurait pu produire le bien s’il était loué à des conditions normales.

231 à 233 et 441 à 443

220 Valeur locative réelle des propriétés dont vous vous

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(ligne 232 ou 442) ou sont exonérés de CRL (ligne 233 ou 443). Dépôts de garantie : quand ils sont remboursés aux locataires lors de leur départ, ils ne constituent pas une charge déductible. En revanche, si ces sommes sont conservées pour financer des charges locatives ou des travaux de remise en état, elles peuvent être déduites au titre des dépenses incombant aux locataires et acquittées par le propriétaire. Vous pouvez cependant vous abstenir d’en faire état lorsque le chiffre à indiquer en déduction est identique à celui à déclarer en recettes (voir paragraphes 214 et 218 ; 424 et 428).
234 Indemnités d’éviction, frais de relogement et L’indemnité d’éviction versée par le propriétaire est 444

Dispositif « Besson » : Sous certaines conditions, le taux de la déduction forfaitaire est fixé à 40 % (avant le 1er janvier 2003 fixé à 25 %) pour les revenus des six premières années de location des logements anciens (logements qui ne peuvent pas faire l’objet d’une déduction au titre de l’amortissement « Périssol », « Besson » ou « Robien »). Pour bénéficier de ce taux majoré, vous devez : – avoir conclu un bail en 2003 avec un locataire (autre qu'un membre de votre foyer fiscal, un ascendant, un descendant ou une personne occupant déjà les locaux à quelque titre ou usage que ce soit). Toutefois, à compter du 1er janvier 2002, vous pouvez suspendre votre engagement de location pour mettre le logement à la disposition d'un ascendant ou d'un descendant à la condition qu’il ait été loué depuis au moins trois ans dans les conditions normales d'application du dispositif « Besson ». Durant la période de mise à disposition du logement, qui ne peut excéder neuf ans, le taux de la déduction forfaitaire sur les revenus perçus est ramené de 40 % à 14 % si la mise à disposition s'effectue à titre onéreux ; – vous engager par écrit, sur l’imprimé n° 2044 EB disponible auprès de votre centre des impôts ou sur le site du ministère www.impots.gouv.fr, à louer le logement non meublé, à usage de résidence principale du locataire pendant six ans. Les ressources du locataire ainsi que le montant du loyer (hors charges) ne doivent pas excéder certains plafonds qui varient en fonction de la situation de l’immeuble. Renseignez-vous auprès de votre centre des impôts. Le taux de 40 % s’applique aux revenus perçus à partir de la prise d’effet du bail. Pour les locations conclues en cours d’année, vous devez calculer le montant de la déduction forfaitaire en ventilant les revenus sur lesquels cette déduction s’applique au taux de 40 % et ceux sur lesquels la déduction se calcule au taux de droit commun. Dispositif « Lienemann » : Sous certaines conditions, le taux de la déduction forfaitaire est porté à 60 % pour les revenus des 3 premières années de location des logements loués à des personnes aux ressources très modestes. Pour bénéficier de ce taux majoré, vous devez : – avoir conclu un bail en 2003 avec un locataire (autre qu'un membre de votre foyer fiscal, un ascendant ou un descendant) ; – vous engager par écrit à louer le logement nu, à usage d'habitation principale du locataire, pendant une durée minimale de 3 ans. Les ressources du locataire ainsi que le montant du loyer (hors charges) ne doivent pas excéder certains plafonds qui varient en fonction de la situation de l’immeuble. Renseignez-vous auprès du centre des impôts. Vous devez joindre cet engagement à votre déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle la location ouvre droit pour la première fois à la déduction forfaitaire majorée, ainsi que les documents suivants : • une note annexe comportant votre identité et votre adresse ; l'adresse et la date d'acquisition ou d'achèvement du logement concerné ainsi que sa surface habitable ; le montant du loyer mensuel, charges non comprises ; • une copie du bail ;

déductible lorsqu’elle a pour objet de libérer les locaux en vue de les relouer dans de meilleures conditions. En revanche, elle n’est pas déductible lorsqu’elle présente le caractère d’une dépense personnelle ou d’une dépense engagée en vue de la réalisation d’un gain en capital (exemples : reprise des locaux pour l’usage personnel du propriétaire pour les revendre libres de toute location ou pour en permettre la démolition). Les frais de relogement d’un locataire durant les travaux affectant le logement loué sont déductibles s’ils sont exposés dans des conditions permettant de considérer qu’ils sont effectués en vue de la conservation d’un revenu (au sens de l’article 13 du CGI) et si l’engagement de ces frais et leur montant résultent d’une gestion normale.

235 Déduction forfaitaire pour frais divers et La déduction forfaitaire représente l'amortissement 445

annuel de l'immeuble, les frais de gestion (frais de procédure, de déplacement, de téléphone, de correspondance…) ainsi que les frais d'assurances. Toutefois, les primes d'assurances destinées à couvrir le risque de loyers impayés, celles afférentes aux immeubles ruraux sont déductibles pour leur montant réel (ligne 238 ou 447). Pour l’imposition des revenus de 2003, le taux de la déduction forfaitaire est en général de 14 %. Il est toutefois de : – 6 % pour les logements neufs pour lesquels la déduction au titre de l’amortissement est pratiquée (voir paragraphe 236) ; – 6 % pour les revenus des neuf premières années de location des logements ouvrant droit à la réduction d’impôt prévue en faveur des personnes qui ont investi à compter du 1er janvier 1999 dans une résidence de tourisme classée située dans une zone de revitalisation rurale, ou à compter du 1er janvier 2001 dans les zones rurales inscrites sur la liste pour la France des zones concernées par l’objectif n° 2 prévue à l’article 4 du règlement (CE) n° 1260/1999 du conseil du 21 juin 1999 portant dispositions générales sur les fonds structurels.Le taux de 6 % s’applique de date à date à compter de celle de la prise d’effet du bail. Procurezvous le document d’information n° 2041 GF ; – 15 % pour les immeubles ruraux faisant l’objet d’un bail à long terme (18 ans au moins) ; – 25 % pour les revenus des dix premières années de location de certains logements issus de la transformation d’un local professionnel en logement, à compter du 1er juin 1993 ; – 50 % pour les redevances perçues en contrepartie du droit d’exploitation des carrières ou de sablières.

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• une copie de l'avis d'impôt sur le revenu du locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du bail. Le taux de 60 % s’applique aux revenus perçus à partir de la prise d’effet du bail. Pour les locations conclues en cours d’année, vous devez calculer le montant de la déduction forfaitaire en ventilant les revenus sur lesquels cette déduction s’applique au taux de 60 % et ceux sur lesquels la déduction se calcule au taux de droit commun. Le bénéfice du taux majoré de 60 % est prorogé, par période de 3 ans, en cas de poursuite, de reconduction ou de renouvellement du bail avec un même locataire. Il faut toutefois que la condition relative au montant des loyers demeure remplie.
236 Montant de la déduction pratiquée au titre de l’amor-

tissement Pour la détermination des revenus fonciers, l’amortissement des immeubles est pris en compte par l’application de la déduction forfaitaire pour frais divers (voir paragraphe 235). Toutefois, pour certains logements, vous pouvez opter pour une déduction au titre de l’amortissement. Cette déduction est prévue dans le cadre de trois dispositifs (« Périssol », « Besson » et « Robien »). Les logements concernés • Dans le cadre du dispositif « Périssol », il s’agit : – des logements que vous avez acquis neufs ou en l’état futur d’achèvement entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 1998 ; – des logements que vous avez fait construire entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 1998 ; – des logements que vous avez acquis réhabilités entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 1998, dès lors que leur acquisition entre dans le champ d’application de la TVA ; – des locaux affectés à un autre usage que l’habitation que vous avez acquis entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 1998 et transformés ensuite en logements ; – des logements que vous avez acquis neufs ou en l’état futur d’achèvement ou acquis réhabilités entre le 1er janvier 1999 et le 31 août 1999, à condition qu’ils aient donné lieu à la délivrance d’un permis de construire avant le 1er janvier 1999 et qu’ils soient achevés avant le 1er juillet 2001. • Dans le cadre du dispositif « Besson », il s’agit : – des logements que vous avez acquis neufs ou en l’état futur d’achèvement entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 inclus ; – des logements que vous avez fait construire et qui ont fait l’objet d’une déclaration d’ouverture de chantier entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 inclus ; – des logements que vous avez acquis réhabilités entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 inclus, dès lors que leur acquisition entre dans le champ d’application de la TVA ; – des locaux inachevés que vous avez acquis entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 inclus et dont vous poursuivez la construction à usage de logements ; – des locaux affectés à un autre usage que l’habitation que vous avez acquis entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 inclus et que vous transformez ensuite en logements.

• Dans le cadre du dispositif « Robien », il s’agit : – des logements que vous avez acquis neufs à compter du 1er janvier 2003 (1) ; – des logements que vous avez acquis en l’état futur d’achèvement et pour lesquels l’achèvement intervient à compter du 1er janvier 2003 (1) (2) ; – des logements que vous faites construire et pour lesquels l’achèvement intervient à compter du 1er janvier 2003 (1) (2) ; – des logements inachevés que vous avez acquis et pour lesquels l’achèvement intervient à compter du 1er janvier 2003 (1) (2) ; – des logements affectés à un autre usage que l’habitation que vous transformez en logement et pour lesquels l’achèvement des travaux de transformation intervient à compter du 1er janvier 2003 (1) ; – des logements que vous avez acquis à compter du 3 avril 2003 en vue d’être réhabilités.
(1) à la condition, pour les locaux acquis avant le 3 avril 2003, que vous renonciez au bénéfice de la déduction au titre de l’amortissement « Besson ». (2) à la condition, pour les logements qui ont fait l’objet d’une déclaration d’ouverture de chantier avant le 3 avril 2003, que vous renonciez au bénéfice de la déduction au titre de l’amortissement « Besson ».

Extension aux locations déléguées. Par exception à la règle selon laquelle la location doit être consentie à usage d’habitation principale du locataire, la location consentie à un organisme public ou privé qui le donne en sous-location nue à usage d’habitation principale ne fait pas obstacle au bénéfice de l’avantage fiscal, à la condition que cet organisme ne fournisse aucune prestation hôtelière ou parahôtelière. Quel que soit le dispositif, il doit s'agir de propriétés urbaines situées en France (métropole ou départements d’outre-mer). Les obligations à respecter • Dispositif « Périssol » Vous devez vous engager par écrit à louer le logement non meublé, à usage d’habitation, pendant neuf ans. • Dispositif « Besson » Vous devez vous engager par écrit, sur l’imprimé n° 2044 EB disponible auprès de votre centre des impôts ou sur le site du ministère www.impots.gouv.fr, à louer le logement non meublé, à usage d’habitation principale du locataire pendant neuf ans, renouvelables par période de trois ans et dans la limite de six ans si les conditions demeurent remplies. L’imprimé n° 2044 EB doit être joint en même temps que votre déclaration de revenus fonciers de l’année d’achèvement de l’immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure et ce, même si votre bien n’est pas encore loué (la location doit toutefois intervenir dans les douze mois). Si vous n’optez pas à cette date, vous ne pourrez plus bénéficier ultérieurement de ce dispositif. Le locataire doit être une personne physique autre qu’un membre de votre foyer fiscal. Dispositif Besson et location à un ascendant ou un descendant La possibilité de louer à un ascendant ou un descendant dépend de la date d’acquisition du logement qui bénéficie de la déduction au titre de l’amortissement : – pour les logements acquis neufs ou en état futur d’achèvement avant le 9 octobre 2002, la location ne

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peut être consentie à un ascendant ou un descendant. Toutefois, à compter du 1er janvier 2002, et jusqu'au 8 octobre 2002 inclus, vous pouvez suspendre votre engagement de location pour mettre le logement à la disposition d'un ascendant ou d'un descendant à la condition que le logement soit loué depuis au moins trois ans dans les conditions normales d'application du dispositif « Besson ». Durant la période de mise à disposition du logement, qui ne peut excéder neuf ans, vous ne pouvez plus bénéficier de la déduction au titre de l'amortissement. Le taux de la déduction forfaitaire sur les revenus perçus est porté de 6 % à 14 % si la mise à disposition s’effectue à titre onéreux ; – pour les logements acquis neufs ou en état futur d’achèvement entre le 9 octobre 2002 et le 2 avril 2003 inclus, la location peut être consentie à un ascendant ou un descendant. Les ressources du locataire ainsi que le montant du loyer (hors charges) ne doivent pas excéder certains plafonds qui varient en fonction de la situation de l’immeuble. Renseignez-vous auprès de votre centre des impôts. • Dispositif « Robien » Vous devez vous engager par écrit sur l’imprimé n° 2044 EB disponible auprès de votre centre des impôts, ou sur le site du ministère www.impots.gouv.fr, à louer le logement non meublé, à usage d’habitation principale du locataire pendant neuf ans, renouvelables par période de trois ans et dans la limite de six ans si les conditions demeurent remplies. L’imprimé n° 2044 EB doit être joint en même temps que votre déclaration de revenus fonciers de l’année d’achèvement de l’immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure et ce, même si votre bien n’est pas encore loué (la location doit toutefois intervenir dans les douze mois). Si vous n’optez pas à cette date, vous ne pourrez plus bénéficier ultérieurement de ce dispositif. Obligations spécifiques aux logements acquis en vue d’être réhabilités : lors du dépôt de votre engagement de location, vous devrez également fournir : – avant le début des travaux : un état descriptif du logement ainsi qu’une attestation indiquant les rubriques pour lesquelles le logement ne répond pas au moins à quatre normes minimales d’habitabilité définies par le décret relatif aux caractéristiques du logement décent. – après le début des travaux : un état descriptif du logement ainsi qu’une attestation indiquant d’une part que les travaux de réhabilitation ont permis de donner au logement l’ensemble des caractéristiques d’un logement décent et, d’autre part, qu’au moins six des performances techniques exigées ont été obtenues à la suite de ces travaux de réhabilitation. Ces états et attestations seront établis par un contrôleur technique ou un technicien de la construction qualifié, couvert par une assurance pour cette activité et totalement indépendant des personnes physiques ou morales qui réaliseront les travaux de réhabilitation. Le locataire doit être une personne physique autre qu’un membre de votre foyer fiscal. En revanche, la location consentie à un de vos ascendants ou descendants ou à un ascendant ou descendant de l’un des membres de votre foyer fiscal est admise. Pour les baux conclus en 2003, le montant du loyer (hors charges) ne doit pas excéder certains plafonds qui varient

en fonction de la situation de l’immeuble. Aucune condition de ressources n’est exigée du locataire. Renseignez-vous auprès de votre centre des impôts. Quel que soit le dispositif, l’engagement de location doit être impérativement joint à la déclaration des revenus de l’année d’achèvement du logement ou de son acquisition si elle est postérieure. La location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement ou la date d’acquisition si elle est postérieure. Si l’engagement n’est pas respecté, la déduction obtenue au titre de l’amortissement sera réintégrée dans le revenu net foncier de l’année au cours de laquelle intervient la rupture de l’engagement. L’imposition supplémentaire qui en résulte peut, dans certains cas, être calculée selon le système du quotient. Si vous avez bénéficié d’une déduction au titre de l’amortissement « Périssol » ou « Besson neuf » sur vos revenus fonciers de 1996 à 2002 et n’avez pas respecté l’engagement de location, remplissez la rubrique 860, page 8 de votre déclaration et indiquez à la rubrique 870 « renseignements divers », page 8, le montant des amortissements à réintégrer pour chaque année de déduction. Les conséquences de l’option Le choix pour la déduction au titre de l’amortissement « Périssol », « Besson » ou « Robien » est irrévocable et définitif. Une fois l’option exercée, vous ne pouvez pas demander à bénéficier du régime de droit commun des revenus fonciers. Par ailleurs, l’option entraîne les conséquences suivantes : – le taux de déduction forfaitaire pour frais divers (ligne 235 de la déclaration) est ramené à 6 % définitivement pour les logements au titre desquels est pratiquée la déduction de l’amortissement « Périssol » et seulement durant la période de déduction de l’amortissement pour les logements au titre desquels sont pratiquées les déductions de l’amortissement « Besson » ou « Robien » ; – les dépenses ultérieures d’agrandissement ou de reconstruction ouvrent droit à une déduction au titre de l’amortissement selon les mêmes modalités que le logement ; – les dépenses d’amélioration ne sont pas déductibles immédiatement mais ouvrent droit à une déduction au titre de l’amortissement de 10 % pendant 10 ans ; – si un déficit est constaté sur un logement pour lequel est pratiquée une déduction au titre de l’amortissement « Périssol», le plafond d’imputation du déficit foncier sur le revenu global est porté de 10 700 € à 15 300 €. Il reste fixé à 10 700 € dans le cadre des dispositifs « Besson » ou « Robien ». Si vous optez pour la déduction au titre de l’amortissement, vous ne pouvez pas, pour le même logement, bénéficier de la réduction d’impôt pour investissement dans les DOM-TOM ou de certains autres avantages fiscaux spécifiques. Comment calculer le montant déductible au titre de l’amortissement • Dispositif « Périssol » Le montant déductible au titre de l’amortissement est égal à :

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– 10 % du prix de revient du logement ou des dépenses de reconstruction ou d’agrandissement pour les quatre premières années et à 2 % pour les vingt années suivantes ; – 10 % des dépenses d’amélioration pendant 10 ans. • Dispositif « Besson » ou « Robien » Le montant déductible au titre de l’amortissement est égal à : – 8 % du prix de revient du logement ou des dépenses de reconstruction ou d’agrandissement pour les cinq premières années et à 2,5 % les quatre années suivantes et pendant les périodes de prorogation ; – 10 % des dépenses d’amélioration pendant 10 ans. La base amortissable s'entend : – en cas d’acquisition d’un logement neuf ou en l’état futur d’achèvement, du prix d’achat majoré de certains frais (honoraires du notaire, TVA, droits d’enregistrement…) ; – en cas d’acquisition d’un immeuble inachevé, du prix d’achat du local majoré de certains frais et du prix des travaux d’achèvement de la construction ; – en cas de construction, du prix du terrain et du prix payé pour la construction du logement (prix d’achat des matériaux, mémoires des entrepreneurs, salaires des ouvriers et charges sociales… et autres frais généraux qui ne constituent pas des charges déductibles des revenus fonciers) ; – en cas d'acquisition d'un logement en vue de le transformer, du prix d’acquisition du local majoré des frais d’achat et du coût des travaux de transformation (dépenses de reconstruction, d’agrandissement, de réparation et d’amélioration) ; – en cas d'acquisition d'un logement en vue de le réhabiliter, du prix d’acquisition du logement et des frais de réhabilitation majoré des frais afférents à ces opérations (frais liés à l’établissement des états et attestations…). La période d’amortissement débute le premier jour du mois : – de l’acquisition du logement, en cas d’achat d’immeuble neuf ou réhabilité ; – de son achèvement, en cas de construction ou d’acquisition d’immeuble inachevé ou en l’état futur d’achèvement ; – de l’achèvement des travaux, en cas de transformation d’un local en logement, de réalisation de dépenses de reconstruction, d’agrandissement, d’amélioration ou de travaux de réhabilitation. Les première et dernière annuités ainsi que les cinquième ou sixième (compte tenu du changement de taux) sont réduites prorata temporis lorsque la période d’amortissement débute après le 31 janvier. Pour les immeubles pour lesquels vous optez pour la déduction au titre de l’amortissement, n’oubliez pas de cocher la case concernée de la rubrique 201 et de remplir le tableau page 8, rubrique 800 (en cas d’étalement des dépenses de reconstruction et d’agrandissement ou d’amélioration, utilisez une ligne par tranche de travaux).
237 Frais réels de gérance et de rémunération des et

les dépenses engagées par les propriétaires qui gèrent eux-mêmes leur immeuble, ainsi que les commissions versées à une agence de location sont réputés couverts par la déduction forfaitaire visée au paragraphe 235. Les rémunérations des concierges comprennent les rémunérations en espèces et l’évaluation des avantages en nature (eau, gaz, chauffage, etc.), ainsi que les charges sociales ou fiscales (taxe sur les salaires) correspondantes. En revanche, il n’y a pas lieu de comprendre la valeur locative du logement mis à leur disposition dès lors qu’il n’en est pas tenu compte pour la détermination du revenu brut de l’immeuble.
238 Primes d’assurances (des immeubles ruraux, pour risque et

de loyers impayés) primes d’assurances : • des immeubles ruraux. Les primes d'assurances payées en 2003 pour garantir les bâtiments d'habitation et d'exploitation sont déductibles pour leur montant réel. En revanche, les primes qui garantissent les récoltes, le bétail, le matériel ou le mobilier ne sont pas déductibles. • pour risque de loyers impayés. Les primes d'assurances payées en 2003 et afférentes à un contrat dont l'objet est de couvrir le risque de loyers impayés sont déductibles pour leur montant réel. Il s'agit des contrats qui, en cas de défaillance du locataire, garantissent au souscripteur le paiement d'une indemnité égale aux loyers et charges dus. Lorsque le contrat comporte également la garantie d'autres risques, la fraction des primes destinée à couvrir le risque de loyers impayés doit, pour être déductible, être distinguée. L'indemnité encaissée doit être déclarée au titre des revenus fonciers de l'année de l'encaissement.

447 Seules sont déductibles, pour leur montant réel, les

239 Dépenses d’amélioration, de réparation et d’entretien 448 Sont déductibles les dépenses d’amélioration, de répara449 tion et d’entretien effectivement acquittées par vos soins 452 en 2003 à l'exclusion des dépenses correspondant à des

concierges res qui confient la gestion de leur immeuble à un gérant ou à un administrateur de biens. Les frais de gestion et

446 Il s’agit des rémunérations supportées par les propriétai-

travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement. Si vous déduisez des dépenses d'amélioration, de réparation et d'entretien, remplissez page 6, la rubrique 600, paiement des travaux. Vous ne pouvez pas déduire la rémunération du travail que vous avez consacré à la réparation ou à l’entretien de votre immeuble. Les travaux d’amélioration sont ceux qui ont pour objet d’assurer une meilleure utilisation de l’immeuble et son adaptation aux conditions modernes de vie, soit par une modification de son aménagement, soit par l’adjonction d’installations, d’équipements ou d’éléments de confort nouveaux ou complémentaires. Tel est le cas, par exemple, de l’installation du chauffage central, du toutà-l’égout ou d’une salle d’eau, des frais d’installation d’un ascenseur, des dépenses d’isolation thermique ou de régulation du chauffage, de traitement des immeubles contre l’amiante, etc. Il est précisé que si la structure et la destination de l’immeuble sont modifiées par l’exécution des travaux, le montant de ces travaux n’est pas déductible. Ces dépenses doivent concerner uniquement les locaux affectés à l’habitation. Toutefois, les dépenses d’amélioration afférentes aux locaux professionnels et commerciaux destinées à trai-

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ter les immeubles contre l’amiante ou à faciliter l’accueil des personnes handicapées sont déductibles. Les dépenses d’amélioration réalisées dans des logements pour lesquels vous avez opté pour la déduction de l’amortissement (voir paragraphe 236) ne sont pas déductibles immédiatement mais ouvrent droit à une déduction au titre de l’amortissement de 10 % pendant 10 ans. Les propriétaires d’immeubles ruraux peuvent déduire : – les dépenses d’amélioration afférentes à ces bâtiments (travaux d’électrification ou d’installation de bassins, fosses ou clôtures…) si elles ne sont pas de nature à entraîner un accroissement de la valeur de la propriété rurale ; – les frais de construction d’un nouveau bâtiment d’exploitation, à l’exclusion des équipements, destinés à remplacer une installation de même nature vétuste ou inadaptée aux techniques modernes de l’agriculture, lorsque ces travaux ne donnent pas lieu à une augmentation des fermages ; – les dépenses d’amélioration et de construction qui s’incorporent aux bâtiments existants, rendues obligatoires par la loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement. Une copie de l’autorisation préfectorale ou de la déclaration prévue à l’article 3 de la loi du 19 juillet 1976, accompagnée du récépissé délivré par le préfet, ainsi qu’une facture des dépenses effectuées doivent être jointes à la déclaration n° 2044. Les travaux de réparation et d’entretien sont ceux qui ont pour objet de maintenir ou de remettre en état un immeuble afin d’en permettre un usage normal sans en modifier la consistance ou l’agencement et sans en accroître la valeur. À titre d’exemples, sont déductibles les dépenses suivantes : – réfection des peintures extérieures, des planchers ; – réparation d’une toiture ; – remise en état des conduits de fumée ; – remplacement par un appareil du même type d’une chaudière ou d’un appareil sanitaire vétuste ; – réparation d’un ascenseur. Les travaux de réparation et d’entretien concernant les bâtiments d’exploitation des propriétés rurales sont déductibles dans les mêmes conditions. Les dépenses de réparations locatives (frais de réfection des peintures intérieures, par exemple) sont déductibles ligne 239 ou 448 lorsqu’elles sont rendues nécessaires par la vétusté ou la force majeure ou lorsqu’elles sont engagées, avant l’installation du locataire, en vue de faciliter la location. Elles sont déductibles lignes 232 à 233 ou 442 à 443 dans tous les autres cas, à condition toutefois que vous en ayez effectivement supporté la charge et que les conditions de la location ne puissent pas être considérées comme anormales. Les travaux de construction, de reconstruction et d’agrandissement ne sont pas déductibles. Il s’agit notamment des travaux qui comportent la création de nouveaux locaux, qui apportent une modification importante au gros œuvre ou qui ont pour effet d’accroître le volume ou la surface habitable de locaux existants. Ne sont pas non plus déductibles les travaux indissociables des travaux d’agrandissement (par exemple, réfection de la toiture en cas de construction d’un étage supplémentaire).

Remarques : les dépenses d’agrandissement ou de reconstruction effectuées dans des logements pour lesquels vous avez opté pour la déduction au titre de l’amortissement peuvent être amorties dans les mêmes conditions que le logement (voir paragraphe 236). Les subventions de l’ANAH et les indemnités d’assurance doivent être déclarées en recettes, ligne 219 ou 429. En contrepartie, les dépenses de travaux déductibles qu’elles ont servi à financer peuvent, toutes les conditions étant par ailleurs remplies, être portées ligne 239 (ou 448, 449, 452).
240 Taxes foncières et taxes annexes de 2003, CRL payée et en 2003 454

Sont déductibles les impôts perçus au profit des collectivités locales et d'organismes divers sur les propriétés dont les revenus sont déclarés. Il s'agit de la taxe foncière, des taxes annexes à cet impôt (taxes spéciales d'équipement) et de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux dans la région Île-de-France. Ces taxes sont déductibles pour la fraction restant à la charge du propriétaire c'est-à-dire, sauf convention contraire : – pour la totalité de la taxe foncière sur les propriétés bâties et des taxes annexes en ce qui concerne les propriétés urbaines ; – à concurrence de la fraction des taxes foncières, de la taxe régionale et de la taxe spéciale d’équipement légalement ou conventionnellement à votre charge, ainsi que la moitié de la taxe pour frais de Chambre d’agriculture en ce qui concerne les propriétés rurales. Remarque : bien que figurant sur votre avis de taxe foncière, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères n’est pas déductible des revenus fonciers. En effet, il s’agit d’une charge récupérable par les bailleurs auprès de leurs locataires (cf. paragraphes 211 et 231). En revanche, la totalité des frais de gestion afférents à l’avis de taxe foncière (y compris ceux relatifs à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères) est déductible des revenus fonciers. Ces taxes ne peuvent être déduites que si elles ont été effectivement payées au cours de l’année d’imposition. Toutefois, pour 2003, même si exceptionnellement elles n’ont pas été payées, elles seront admises dans les charges à déduire de vos revenus fonciers pour leur montant exact si vous avez reçu votre avis d’imposition. Indiquez également sur cette ligne le montant de la contribution sur les revenus locatifs que vous avez payé en 2003. Son montant figure globalement sur votre avis d'impôt sur les revenus 2002 pour l'ensemble de vos immeubles. Si vous possédez plusieurs immeubles, répartissez son montant par propriété au prorata des loyers encaissés. 241 Provisions sur charges (uniquement pour les copropriéet taires bailleurs) 455 La loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite loi « SRU », a modifié le mode de comptabilisation des charges pour les copropriétaires bailleurs. Celle-ci prescrit, en effet, l’établissement d’un budget prévisionnel annuel en fonction duquel les copropriétaires doivent verser à leur syndicat des provisions égales au quart du budget voté. En principe, seule la partie des provisions annuelles qui ont été effectivement déboursées, la même année, par le syndic de la copropriété aux fournisseurs ou aux entreprises au titre du paiement des charges immobilières est déductible.

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Cependant, par mesure de simplification, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2002, les copropriétaires bailleurs sont autorisés à déduire, pour la détermination de leurs revenus fonciers imposables, le montant des provisions versées au cours de l’année civile augmenté ou diminué des régularisations opérées au titre des charges de l’année précédente. Ainsi, sur la déclaration de revenus fonciers à déposer en 2004 au titre des revenus fonciers de 2003, les charges seront constituées de la somme algébrique des provisions versées en 2003 et des régularisations effectuées en 2003 au titre des charges de l’année 2002. Par conséquent, ces charges ne devront pas être ventilées dans les autres rubriques de la déclaration, ni avoir déjà été déduites au titre des revenus de l’année 2002.
242 Total des frais et charges et Effectuez pages 2 et 3 le total des divers frais et charges 456

tion forfaitaire majorée de 25 % ; il est de 46 % pour la déduction forfaitaire majorée de 60 %. Portez, ligne I, la somme des montants de la ligne 262 de chaque colonne.
263

Bénéfice ou déficit
Déterminez par immeuble le montant du bénéfice (ou du déficit) en additionnant les montants inscrits aux deux lignes précédentes (ligne 261 + ligne 262) et reportez, ligne J, la somme des montants de la ligne 263 de chaque colonne.

400

Parts de sociétés immobilières possédant des immeubles spéciaux
Remplissez cette rubrique si vous êtes associé d’une société immobilière possédant des immeubles en nuepropriété ou situés en secteur sauvegardé ou assimilé ou dans une zone franche urbaine, ou classés monuments historiques. Préalablement, reportez-vous aux explications indiquées au paragraphe 110 de la présente notice.

par immeuble (lignes 232 à 241) et reportez ligne G, la somme des montants de la ligne 242 de chaque colonne. De même, effectuez pages 4 et 5 le total des divers frais et charges par catégorie d’immeubles (lignes 442 à 455).

250 Intérêts d’emprunts

Il s’agit des intérêts payés en 2003 au titre des emprunts 460 contractés pour l’acquisition, la construction, la réparation, l’amélioration d’un immeuble ou pour sa conservation (par exemple, emprunt contracté par un héritier ou cohéritier pour le paiement des droits de succession ou pour le rachat de parts successorales). Sont également déductibles les frais d’emprunts, commissions et agios retenus par les organismes de crédit ainsi que les frais de constitution des dossiers. En cas de souscription d’emprunts se substituant aux emprunts initiaux, les intérêts déductibles sont limités à ceux correspondant au capital restant dû de l’emprunt initial. D’autre part, ils ne doivent pas excéder ceux qui étaient prévus sur l’échéancier initial. De plus, les frais d’emprunts liés à la souscription du nouveau contrat (excepté les primes d’assurances) ne sont pas déductibles. Si vous déduisez des intérêts d’emprunts, remplissez page 6, la rubrique 610, Intérêts d’emprunts. Dans le cas d’un emprunt se substituant à l’emprunt initial, précisez à quel prêt le nouveau se substitue. Portez ligne H, page 3, la somme des montants de chaque colonne de la ligne 250.
260

et

401

Détail par poste et catégorie d’immeubles
Remplissez les colonnes correspondant à la catégorie de l’immeuble possédé par la société. Conformez-vous aux indications figurant sur l’attestation annuelle que la société vous a remise. Si vous êtes associé dans plusieurs sociétés possédant des immeubles de même catégorie, globalisez par type de propriétés les sommes à déclarer au titre des différentes lignes. N’oubliez pas d’indiquer page 5 le nom et l’adresse des sociétés dans lesquelles vous êtes associé. Pour les sociétés qui possèdent des immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou assimilé, le déficit provenant de travaux déductibles est imputable sur le revenu global dans certaines conditions (voir paragraphes 410 et 720).

410

Immeubles spéciaux
La détermination du revenu net des immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou assimilé ou dans une zone franche urbaine, classés monuments historiques ou possédés en nue-propriété s’effectue dans les mêmes conditions que pour les propriétés rurales ou urbaines ordinaires. Pour les explications des lignes 411 ; 420 à 430 ; 440 à 449 ; 452 à 460, reportez-vous aux pages précédentes. Une colonne est prévue par type d’immeubles. Pour les immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou assimilé, la colonne à utiliser dépend de la date d’obtention de l’autorisation des travaux. Si vous possédez plusieurs immeubles d’une même catégorie et si vous désirez déterminer les résultats par propriété et non pas globalement, joignez à votre déclaration un état établi suivant le modèle de la rubrique 410 (lignes 420 à 470), donnant le détail par immeuble et reportez le résultat global ligne 470 de la colonne concernée.

Revenus fonciers taxables
En cas de non-respect des conditions requises pour bénéficier des déductions forfaitaires majorées de 25 % (engagement de louer le logement neuf à usage d'habitation principale pendant une durée de 6 ans, engagement de conserver les parts de SCPI pendant 6 ans), 40 % (engagement lié à l'application du dispositif Besson) et de 60 % (engagement lié à l'application du dispositif Lienemann), ces déductions forfaitaires sont remises en cause (voir paragraphe 235). Le supplément de déduction pratiqué les années précédentes doit être réintégré au titre de l'année de rupture de l'engagement. Le supplément de déduction à réintégrer est de 12 % (années 1995 et 1996) ou 11 % (années 1997 à 2002) du revenu brut des années précédentes pour la déduc-

262 Réintégration du supplément de déduction

Immeubles situés en secteur sauvegardé ou assimilé
Doivent être déclarés colonnes 1 et 2 les revenus et les charges afférents à des immeubles qui, situés dans un

12

secteur sauvegardé ou dans un périmètre de restauration immobilière, ont fait l’objet de travaux d’amélioration, de réparation, d’entretien ou, sous certaines conditions, de démolition (à l’exclusion des travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement) réalisés dans le cadre d’une opération groupée de restauration immobilière (à l’exclusion des opérations programmées) menée à l’initiative des communes, des associations syndicales de propriétaires ou par des organismes publics, en application des articles L 313-1 à L 313-15 du Code de l’urbanisme. Pour ces immeubles, l’autorisation de travaux doit avoir été obtenue avant le 1er juillet 1993 (colonne 1) et entre le 1er juillet 1993 et le 31 décembre 1994 (colonne 2). La colonne 3 concerne les immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou dans une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager qui ont fait l’objet de travaux, en vue de la restauration complète d’un immeuble bâti, menés à l’initiative soit d’un ou plusieurs propriétaires, soit d’une collectivité publique (État, commune, groupement de communes…) ou d’un organisme chargé par elle de l’opération et répondant à des conditions fixées par décret (établissement public d’aménagement, société d’économie mixte, association de restauration immobilière). Pour ces immeubles, l’autorisation de travaux doit avoir été obtenue à partir du 1er janvier 1995. Pour les opérations de restauration immobilière autorisées à compter du 1er janvier 1995, la liste des dépenses déductibles des revenus fonciers est étendue aux travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs d’immeubles existants ou de transformation en logement de tout ou partie d’un immeuble (voir paragraphe 720). Précisions : Remplissez les colonnes 1, 2 ou 3 en fonction de la date d’autorisation des travaux. Cette date conditionne les modalités d’imputation des déficits sur le revenu global (voir paragraphe 720). Toutefois, pour les opérations qui étaient en cours au 1er janvier 1995, c’est-à-dire celles qui ont obtenu une autorisation de travaux avant cette date et qui n’étaient pas achevées, il est admis de faire application de certaines dispositions prévues pour les opérations autorisées à compter du 1er janvier 1995. Renseignez-vous auprès de votre centre des impôts et si vous êtes concerné, remplissez la colonne 3. Ne doivent être déclarés colonnes 1, 2 ou 3 que les immeubles affectés à l’habitation et donnés en location dans certaines conditions (voir paragraphe 720). Si les conditions ne sont pas remplies, ces immeubles doivent être déclarés à la rubrique 200 de la déclaration n° 2044.

Si vous êtes propriétaire de tels immeubles, vous pouvez déduire, sous certaines conditions (voir page 16), les dépenses de démolition rendues nécessaires par le réaménagement de l’immeuble et les travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs d’immeubles existants. Si vous êtes concerné, déclarez les revenus et les charges afférents à ces immeubles, colonne 4.

Immeubles historiques
Il s’agit des immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire ou ayant reçu un agrément ministériel. Immeubles non productifs de revenus : Les charges foncières correspondantes ne doivent pas figurer sur la déclaration n° 2044. Elles doivent être portées page 4 de la déclaration n° 2042 • 6 « déductions diverses ». Elles sont déductibles de votre revenu global en totalité ou en partie selon que l’immeuble est ouvert ou non au public (voir notice de la déclaration n° 2042). Immeubles productifs de revenus : Les propriétaires d’immeubles historiques et assimilés donnés en location ou entièrement ouverts au public moyennant un droit de visite peuvent imputer, dans les conditions de droit commun, la totalité des charges foncières qu’ils supportent (ex. : les cotisations de strict entretien versées à l’administration et les charges résultant de l’ouverture au public) sur le montant des recettes perçues (loyers, droits d’entrée). Immeubles productifs de revenus pour partie (location partielle, visite payante de certains locaux…) : Seules les recettes et les charges correspondant aux locaux loués ou ouverts à la visite payante doivent figurer sur la déclaration n° 2044. Remarque : les propriétaires percevant un droit de visite peuvent déduire du montant brut des recettes, sans justification, au titre des frais occasionnés par l’ouverture au public, un abattement de 1 525 € ou 2 290 € si l’immeuble comprend un parc ou jardin ouvert au public. De ce résultat, et seulement s’il est positif, les propriétaires peuvent retrancher la déduction forfaitaire visée au paragraphe 445 ainsi qu’éventuellement les autres charges de la propriété. En aucun cas, l’application de cet abattement forfaitaire ne doit conduire à un déficit foncier. Portez ligne 453, le montant des primes d'assurances et des frais de promotion et de publicité payé en 2003 et afférents aux monuments historiques ouverts au public et qui procurent des recettes imposables dans la catégorie des revenus fonciers. Ces dépenses sont déductibles pour leur montant réel et ne sont plus comprises dans la déduction forfaitaire de 14 %. Lorsque l'immeuble historique n'est pas occupé par son propriétaire, les primes d'assurances afférentes à cet immeuble sont déductibles, pour la détermination du revenu net foncier, pour l'intégralité de leur montant. En cas d'occupation partielle des locaux par son propriétaire, seule est déductible, pour la détermination du revenu net foncier, la quote-part des primes d'assurances se rapportant aux locaux visités, à l'exclusion de celle se rapportant aux locaux dont le propriétaire se réserve la jouissance. Pour déterminer cette quote-part, il convient en principe de tenir compte de toutes les circonstances de fait et

Immeubles situés en zone franche urbaine
Il s’agit des immeubles situés dans une zone franche urbaine telle que définie au B du 3 de l’article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire, pour lesquels leur propriétaire s’engage à procéder à la réhabilitation complète des parties communes. Ces immeubles doivent être affectés à l’habitation avant et après la réalisation des travaux. Les travaux doivent avoir fait l’objet d’une convention approuvée par le Préfet.

13

notamment de l'importance relative des locaux dont le propriétaire se réserve l'utilisation et des parties de l'immeuble que le public est admis à visiter. À titre de règle pratique, il est admis, toutefois, que les propriétaires peuvent, sans justification particulière, déduire de leurs revenus fonciers les trois quarts du montant des primes d'assurances. Les frais de promotion et de publicité s'entendent notamment : – des frais d'édition de dépliants publicitaires et d'achat d'espaces publicitaires ; – des frais relatifs aux prospections promotionnelles tels les contacts avec les agences de voyages ou les frais de réception et de tournées promotionnelles ; – le cas échéant, les rémunérations versées à un salarié affecté à la promotion du monument au titre de son activité promotionnelle et les charges sociales correspondantes. Précision : sont considérés comme ouverts au public, les monuments historiques que le public est admis à visiter au moins : – soit cinquante jours par an, dont vingt-cinq jours fériés au cours des mois d'avril à septembre inclus ; – soit quarante jours pendant les mois de juillet, août et septembre.

immeubles déclarés pages 2 et 3) ou le numéro de la colonne où sont déclarés les revenus et les charges afférents à l’immeuble concerné (pour les immeubles spéciaux des pages 4 et 5), le nom et l’adresse de l’organisme prêteur ainsi que la date du prêt et le montant des intérêts versés en 2003. Si le nombre de lignes des rubriques 600 ou 610 est insuffisant, joignez à la déclaration un état établi sur le même modèle.
620

Détermination du revenu ou du déficit global annuel
Résultat global annuel Totalisez ligne 630, les résultats des cases E (rubrique 110, page 1), J (page 3), 4L, 4M, 4N, 5D, 5E, 5F (rubrique 401, pages 4 et 5) et 5P (ligne 470, page 5). Si vous obtenez un bénéfice, reportez ce chiffre sur votre déclaration n° 2042 rubrique 4, revenus fonciers, ligne BA. S’il s’agit d’un déficit, reportez-vous à la page 7 de votre déclaration n° 2044 pour calculer la part de ce déficit qui est imputable sur votre revenu global de 2003 et celle qui est reportable sur vos revenus fonciers des années suivantes.

Immeubles possédés en nue-propriété
Si vous possédez, en nue-propriété, un immeuble bâti ou non bâti donné en location par l’usufruitier et pour lequel vous avez supporté des charges, remplissez : – la colonne 6 lorsque le démembrement du droit de propriété résulte d’une succession ou d’une donation entre vifs, effectuée sans charge, ni condition et consentie entre parents jusqu’au 4e degré inclusivement ; – la colonne 7 pour les démembrements autres que ceux mentionnés colonne 6 (démembrement par convention, résultant d’un partage de communauté, démembrement d’un immeuble appartenant à une société, etc.). Portez ligne 452 des colonnes 6 et 7 le montant des dépenses de grosses réparations que vous avez supportées en tant que nu-propriétaire. Pour les autres immeubles, ces dépenses doivent être inscrites ligne 448.
470

650 Déficits antérieurs restant à imputer

Revenus fonciers taxables
Après avoir déterminé le revenu foncier taxable pour chaque catégorie d’immeubles, reportez, case 5P, le total de la ligne 470 de chaque colonne.

600

Descriptif des frais
Paiement des travaux
Pour chacune des propriétés pour lesquelles vous avez effectué des travaux, indiquez le numéro de l’immeuble concerné (pour les immeubles déclarés pages 2 et 3) ou le numéro de la colonne où sont déclarés les revenus et les charges afférents à l’immeuble concerné (pour les immeubles spéciaux des pages 4 et 5), la nature des travaux, le nom et l’adresse des entrepreneurs ainsi que la date et le montant du paiement.
660

Depuis l’imposition des revenus de 1996, la fraction des déficits fonciers non imputée sur le revenu global est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Cette mesure s’applique également aux déficits ou fractions de déficit des années antérieures à 1996 qui étaient encore reportables après le 31 décembre 1995, c’est-àdire les déficits constatés au cours des années 1993 et suivantes. Les déficits ou fractions de déficit des années antérieures (1993 à 2002) que vous n’avez pas pu encore imputer sur vos revenus fonciers, seront déduits de vos revenus fonciers de 2003. Reportez, exclusivement en regard de son année d’origine, le déficit (ou partie de déficit) qui n’a pu, jusqu’en 2002, être absorbé par des bénéfices. Inscrivez le total ligne 651, puis reportez-le ligne BD de la déclaration des revenus n° 2042 (ligne BD de la rubrique 4). Lors de la réalisation de bénéfices, après la constatation de déficits, les déficits les plus anciens s’imputent en priorité. Une fois cette compensation effectuée, le solde non imputé doit être reporté face à son année d’origine. Jusqu’à compensation complète sur des bénéfices ultérieurs, ce déficit devra rester attaché à son année d’origine.

Calcul des recettes nettes soumises à la CRL
Reportez ligne 661 le montant des cases K et ES (ligne 270, page 3 et ligne 480, page 5). Reportez le montant de la ligne 661, ligne BL de la déclaration des revenus n° 2042. Remarque : pour les immeubles situés en Guyane, le montant des recettes nettes soumises à la CRL, à reporter sur la déclaration n° 2042, doit être réduit de moitié.

661 Total des recettes nettes soumises à la CRL

610

Intérêts d’emprunts
Pour chacun des immeubles pour lesquels vous déduisez des intérêts d’emprunts, indiquez son numéro (pour les

14 700

Répartition du déficit
La page 7 de votre déclaration n° 2044 vous permet de déterminer la part de votre déficit foncier qui est imputable sur votre revenu global de 2003 et celle qui est reportable sur vos revenus fonciers des années suivantes. Pour la remplir, suivez scrupuleusement les indications qui vous sont données, puis reportez les résultats de la ligne 776, cases BA, BB, BC de la déclaration des revenus n° 2042, selon le cas. La répartition du déficit s’effectue en déterminant l’origine du déficit.

l’un d’entre eux dans les trois ans qui suivent l’imputation, la fraction du déficit imputable sur le revenu global sera reconstituée en faisant abstraction des résultats déficitaires des immeubles cédés ou dont la location a cessé. En outre, pour les logements ayant donné lieu à la déduction de l’amortissement et les immeubles situés dans des zones franches urbaines, des modalités particulières de remise en cause de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global sont prévues, en cas de nonrespect de l’engagement de location ou des conditions d’application du dispositif (voir paragraphes 236 et 720).
720

701

Propriétés rurales et urbaines
Les déficits fonciers qui résultent de dépenses, autres que les intérêts d’emprunts, sont déductibles de votre revenu global dans la limite annuelle de 10 700 €. Lorsqu’un déficit est constaté sur un logement pour lequel est pratiquée la déduction au titre de l’amortissement « Périssol », la limite d’imputation des déficits fonciers est portée à 15 300 €. La fraction du déficit qui est supérieure à 10 700 € ou à 15 300 € ou qui provient des intérêts d’emprunts est uniquement imputable sur vos revenus fonciers des dix années suivantes, qu’il s’agisse de propriétés urbaines ou de propriétés rurales. Remarque : l’imputation des déficits fonciers sur le revenu global n’est pas optionnelle. Elle s’applique automatiquement dès lors qu’un déficit est dégagé ligne 630. Toutefois, elle sera remise en cause si vous cessez de louer l’immeuble avant le 31 décembre de la troisième année qui suit cette imputation, sauf si l’abandon de la location est motivé par le licenciement, l’invalidité ou le décès du contribuable ou de l’un des époux ou partenaires soumis à imposition commune ou en cas d’expropriation de l’immeuble ayant donné lieu à un déficit. Ce régime d’imputation des déficits est également applicable si vous êtes associé de sociétés immobilières (voir paragraphe 110 de la présente notice). Dans ce cas, vous devez conserver vos parts pendant au moins trois ans et la société doit louer l’immeuble pendant les trois années qui suivent l’imputation sur votre revenu global. Précisions : si vous êtes propriétaire de plusieurs immeubles (y compris des immeubles situés en secteur sauvegardé ou assimilé ou situés dans une zone franche urbaine, ou classés monuments historiques ou possédés en nue-propriété) ainsi que de parts de sociétés immobilières et si les résultats de ces immeubles sont, les uns bénéficiaires, les autres déficitaires, vous devez d’abord imputer les déficits sur les résultats positifs. La fraction du déficit résultant des intérêts d’emprunts s’entend de l’ensemble des intérêts et frais d’emprunts visés au paragraphe 250, mais également des intérêts et frais d’emprunts contractés par les membres des sociétés immobilières non soumises à l’impôt sur les sociétés pour acquérir leurs parts ou faire leurs apports à la société. En cas de remise en cause de l’imputation d’un déficit foncier sur le revenu global, le revenu foncier et le revenu global des trois années qui précèdent celle au cours de laquelle intervient la cessation de la location sont reconstitués selon les modalités applicables en cas de non-imputation sur le revenu global. Cependant, si vous avez déclaré au titre de la même année un déficit imputable en tout ou partie sur le revenu global provenant d’immeubles différents et si vous cessez de louer

Immeubles situés en secteurs sauvegardés ou assimilés ou en zones franches urbaines
Les déficits fonciers portant sur des immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou assimilé sont, après compensation éventuelle avec les revenus nets des autres immeubles dont vous êtes propriétaire, déductibles de votre revenu global sans limitation à 10 700 € (sauf exception ci-dessous). Toutefois, cette imputation est soumise à plusieurs conditions cumulatives qui diffèrent selon la date d’obtention de l’autorisation des travaux réalisés dans le cadre d’une opération de restauration immobilière. Autorisation des travaux obtenue avant le 1er juillet 1993 Seule est imputable sur le revenu global, sans limitation, la partie du déficit provenant de travaux de réparation, d’amélioration ou de démolition, de frais de relogement, de frais d’adhésion à des associations foncières urbaines ou d’indemnités d’éviction. La partie du déficit résultant des autres charges, à l’exclusion des intérêts d’emprunts, est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € ; le surplus ainsi que la fraction issue des intérêts d’emprunts sont reportables sur les revenus fonciers des dix années suivantes. L’immeuble doit être exclusivement destiné à l’habitation. Les déficits fonciers portant sur des locaux affectés à un autre usage que l’habitation sont imputables dans les conditions de droit commun ; dans ce cas, les locaux concernés doivent être déclarés page 2 ou 3 de la déclaration n° 2044. Le propriétaire doit s’engager à louer les locaux non meublés à usage de résidence principale du locataire pendant une durée minimale de neuf ans. La location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement des travaux de restauration. Le propriétaire bailleur doit signer une convention avec la Direction départementale de l’Équipement pour une durée de neuf ans (excepté lorsque la demande d’autorisation de travaux a été déposée avant le 1er juillet 1991). Les ressources du locataire doivent être inférieures à un certain plafond et le loyer annuel par mètre carré de surface habitable (charges non comprises) ne doit pas excéder, pour 2003, 142 € en Île-de-France, 102 € dans les autres régions. Autorisation des travaux obtenue entre le 1er juillet 1993 et le 31 décembre 1994 Les propriétaires qui ont obtenu une autorisation de travaux à partir du 1er juillet 1993 peuvent imputer sur leur revenu global la fraction du déficit résultant de l’ensemble des dépenses déductibles des revenus fonciers à la seule exception des intérêts des emprunts. Doivent être compris dans la partie du déficit provenant des intérêts

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d’emprunts, les intérêts et frais d’emprunts contractés pour la conservation, l’acquisition, la construction, la réparation ou l’amélioration de l’immeuble, mais aussi les intérêts des emprunts contractés par les membres de sociétés civiles immobilières non soumises à l’impôt sur les sociétés pour acquérir leurs parts. Cette partie de déficit issue des intérêts d’emprunts ne peut être imputée que sur les revenus fonciers des dix années suivantes. L’immeuble doit être affecté à l’habitation. Dans le cas contraire, les déficits sont imputables dans les conditions de droit commun et les locaux concernés doivent être déclarés page 2 ou 3 de la déclaration n° 2044. Le propriétaire doit s’engager à louer l’immeuble non meublé à usage de résidence principale du locataire pendant six ans. La location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement des travaux de restauration. En revanche, les conditions de loyers et de plafond de ressources du locataire ainsi que le conventionnement avec l’État sont supprimés. Autorisation des travaux obtenue à compter du 1er janvier 1995 Pour les propriétaires qui ont obtenu une autorisation de travaux à compter du 1er janvier 1995, la liste des dépenses pouvant créer un déficit foncier imputable sur le revenu global est étendue aux travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs d’immeubles existants ou de transformation en logement de tout ou partie d’un immeuble. Pour être déductibles, les travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs doivent être rendus nécessaires par les travaux de démolition admis eux-mêmes en déduction (voir paragraphe suivant « précisions concernant les travaux de démolition ») et doivent porter sur des immeubles existants à la date de l’autorisation des travaux. En outre, ils doivent être expressément prévus par le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou par la déclaration d’utilité publique. Les travaux de transformation en logement admis en déduction s’entendent de ceux qui sont effectués dans des immeubles d’habitation afin de rendre habitables des combles, greniers ou parties communes. Ces travaux ne doivent pas avoir pour effet d’augmenter le volume bâti existant de l’immeuble ni d’en modifier les contours. Ils peuvent toutefois accroître la surface habitable. En outre, la conservation du volume bâti de l’immeuble existant doit être conforme au plan de sauvegarde et de mise en valeur ou à la déclaration d’utilité publique de restauration. En revanche, les travaux destinés à transformer en logement des locaux précédemment affectés à un autre usage (commercial, professionnel, etc.) ne sont pas déductibles des revenus fonciers. Les conditions relatives à l’affectation de l’immeuble, l’engagement et la prise d’effet de la location sont les mêmes que pour les autorisations de travaux obtenues à compter du 1er juillet 1993. La partie du déficit qui provient des intérêts d’emprunts ne peut être imputée que sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Les dispositions qui précèdent sont également applicables si vous êtes associé d’une société immobilière non passible de l’impôt sur les sociétés et non dotée de la transparence fiscale, possédant des immeubles situés

dans un secteur sauvegardé ou assimilé. Vous devez, en outre, conserver vos parts pendant neuf ans pour les opérations dont l’autorisation de travaux a été obtenue avant le 1er juillet 1993, ou pendant six ans en ce qui concerne les opérations pour lesquelles l’autorisation de travaux a été obtenue à partir du 1er juillet 1993 ou du 1er janvier 1995. Si vous êtes dans ce cas, remplissez la rubrique 400 de la déclaration n° 2044. Le revenu global de l’année au cours de laquelle l’engagement ou les conditions de location ou de conservation des parts ne sont pas respectés est majoré du montant des déficits indûment imputés. Précisions concernant les travaux de démolition Seuls les travaux de démolition exécutés dans le cadre d’une opération de restauration immobilière et prévus par les plans de sauvegarde et de mise en valeur imposés par l’autorité qui délivre le permis de construire ou par la déclaration d’utilité publique sont déductibles des revenus fonciers et peuvent créer un déficit imputable sur le revenu global. En revanche, ces travaux ne sont pas déductibles si l’opération de restauration peut être qualifiée de construction, de reconstruction ou d’agrandissement. Justificatifs à joindre à votre déclaration n° 2044 Pour bénéficier de l’imputation du déficit sur votre revenu global, vous devez notamment joindre à votre déclaration n° 2044 : si vous êtes directement propriétaire de l’immeuble : – un engagement, établi sur papier libre, de louer le logement non meublé à usage de résidence principale du locataire pendant neuf ou six ans ; – une copie du bail ; si vous êtes associé d’une société civile immobilière : – un engagement de conserver les parts pendant neuf ou six ans ; – un engagement, fourni par la société, de louer le logement dans les conditions requises ; – une attestation de souscription fournie par la société ; – une attestation annuelle comportant un relevé de votre compte personnel auprès de la société. Quelle que soit votre situation, ces pièces ne sont à fournir que si vous ne les avez pas déjà produites les années précédentes, sauf en ce qui concerne l’attestation annuelle de la société. Par ailleurs, d’autres pièces justificatives sont également à joindre, dans certains cas particuliers. Renseignez-vous auprès de votre centre des impôts. Immeubles situés en zone franche urbaine Les propriétaires qui procèdent à une opération de réhabilitation complète des parties communes d’un immeuble bâti situé dans une zone franche urbaine peuvent déduire de leur revenu global, sans limitation à 10 700 €, la partie du déficit foncier provenant des charges déductibles des revenus fonciers, à l’exception des intérêts d’emprunts. En outre, pour ces immeubles, la liste des dépenses déductibles est étendue : – aux dépenses de démolition lorsqu’elles sont rendues nécessaires par le réaménagement de l’immeuble ; – aux travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs d’immeubles existants lorsqu’ils sont rendus nécessaires par les travaux de démolition et portent sur un immeuble bâti existant au début de l’opération de réhabilitation. Ce dispositif s’applique sous réserve du respect des conditions suivantes :

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– l’immeuble doit être affecté à l’habitation avant et après la réalisation des travaux ; – vous devez vous engager à louer le logement, non meublé, à usage de résidence principale du locataire, pendant six ans. Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement des travaux de réhabilitation ; – les travaux doivent avoir fait l’objet d’une convention approuvée par le préfet et qui comporte l’engagement du propriétaire de procéder aux travaux. La décision d’approbation doit être intervenue avant le début des travaux. Ces dispositions s’appliquent dans les mêmes conditions lorsque les locaux sont la propriété d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés. Si vous êtes associé, vous devez conserver vos titres jusqu’au 31 décembre de la sixième année qui suit celle au titre de laquelle le bénéfice du dispositif a été demandé. Pour bénéficier de ce dispositif, vous devez joindre à votre déclaration n° 2044 : – un engagement établi sur papier libre, de louer l’immeuble ou de conserver vos parts dans les conditions requises ; – une copie de la convention approuvée par le préfet. La déduction des dépenses de démolition et de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs ainsi que l’imputation du déficit sur le revenu global seront remises en cause en cas de non-respect des conditions initiales d’application du dispositif ou de l’engagement de location ou de conservation des parts.
740

intérêts d’emprunts contractés pour financer les dépenses de grosses réparations, sont à imputer uniquement sur d’autres revenus fonciers ou sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Il en est de même de toutes les charges déductibles (y compris les dépenses de grosses réparations), lorsque le démembrement du droit de propriété ne résulte pas d’une succession ou d’une donation consentie entre parents jusqu’au 4e degré (démembrement par convention, résultant d’un partage de communauté, démembrement d’un immeuble appartenant à une société, etc.). En cas de démembrement de titres de sociétés, le nupropriétaire ne peut pas imputer son déficit sur son revenu global.
770 à

Montant à reporter sur la déclaration n° 2042
de la déclaration des revenus n° 2042.

776 Reportez les résultats de la ligne 776, cases BA, BB, BC

800 à 854

Tableau d’amortissement des logements neufs
Si vous avez opté pour la déduction au titre de l’amortissement des logements neufs (dispositif « Périssol », « Besson » ou « Robien », voir paragraphe 236), complétez ce tableau. Précisez, ligne 801, le numéro de l’immeuble concerné et indiquez, ligne 802, le dispositif d’amortissement : « Périssol », « Besson » ou « Robien ».

Monuments historiques
Les déficits fonciers portant sur des immeubles historiques sont, après compensation éventuelle avec les revenus nets des autres immeubles que vous possédez, imputables sans limitation sur votre revenu global.
860

Vente ou abandon de location
Si, en 2003, vous avez vendu ou cessé de louer un immeuble (ou cédé des parts de sociétés immobilières) ayant donné lieu à un déficit imputable sur votre revenu global ou à une déduction au titre de l’amortissement des logements neufs, indiquez ligne 860, l’adresse de l’immeuble ou la dénomination et l’adresse de la société ainsi que la date de la vente ou de l’abandon de la location.

750

Immeubles possédés en nue-propriété
le cas échéant après compensation avec d’autres revenus fonciers, les dépenses de grosses réparations qui lui incombent (gros murs, voûtes, planchers, toitures, clôtures). Cette possibilité est toutefois réservée aux nus-propriétaires d’un immeuble bâti ou non bâti dont le droit de propriété est démembré à la suite d’une succession ou d’une donation entre vifs effectuée sans charge, ni condition et consentie entre parents jusqu’au 4e degré inclusivement. Les autres dépenses dont le nu-propriétaire a personnellement et effectivement supporté la charge, ainsi que les

et Lorsque l’immeuble est donné en location par l’usufruitier, 760 le nu-propriétaire peut déduire de son revenu global,

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Renseignements divers
Si vous avez bénéficié d’une déduction au titre de l’amortissement « Périssol » ou « Besson » sur vos revenus fonciers de 1996 à 2002 et n’avez pas respecté l’engagement de location, indiquez ligne 870 le montant des amortissements à réintégrer pour chaque année de déduction (cf. paragraphe 236).