Catalogue Des Bustes

Europa Donna, association militante européenne présente dans 44 pays, de
femmes ayant eu un cancer du sein ou se sentant concernées par cette maladie. Europa Donna informe, soutient et rassemble, donne la parole aux femmes pour mieux les accompagner et les représenter auprès des institutions. Europa Donna en Rhône-Alpes, c’est près de 400 adhérentes et 10 bénévoles qui donnent de l’information sous forme de : - conférences : cancer du sein et sexualité, reconstruction, lymphoedème ,etc. - brochures : « Tout ce que vous devez savoir sur le dépistage du cancer du sein « Hormones et cancer du sein » « Histoire familiale et cancer du sein » - bulletins trimestriels - actions de sensibilisation sur le cancer du sein et le dépistage organisé Europa Donna s ‘adresse aux femmes opérées qu’elle accompagne avec : - des soins de socio-esthétique offerts dans un hôpital lyonnais. - des rencontres/partages, 2 fois par mois au café « chez Thibault » 80 rue Montesquieu à Lyon 7ème. Et à Paris - colloque annuel : Lundi 4 octobre 2010 au Palais du Luxembourg « Jeunes ou âgées - Face au cancer du sein - Égalité d'accès ? Pour une prise en charge optimale à chaque âge »

Contact Lyon : 06 81 26 90 14 delegation.lyon@europadonna.fr

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PROJET VENUS

Le Projet Vénus, mené dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) a pour objectif de sensibiliser les femmes à l’importance du dépistage du cancer du sein et de rompre avec les tabous associés à la maladie. Le projet s’adresse plus particulièrement aux femmes résidant dans les zones urbaines sensibles du Grand Lyon. Il s’agit de zones délimitées géographiquement et à l’intérieur desquelles se croisent et s’entrecroisent des diversités ethniques et culturelles. Ces femmes n’ayant pas forcément de suivi gynécologique régulier, il a semblé important à Spacejunk d’aller à leur rencontre afin de leur faire prendre conscience de l’importance et de l’utilité d’un suivi médical régulier. Pour cela, Spacejunk s’est rapproché de nombreuses structures implantées dans ces zones sensibles ewt qui côtoient au quotidien ces femmes (MJC, Centres sociaux, Associations). Une prise de contact a également été effectuée avec tous les acteurs œuvrant autour du Cancer du sein (dépistage organisé, sensibilisation, accompagnement). A la suite d’échanges et de rencontres, c’est finalement Europa Donna, association de coalition européenne contre le cancer du sein qui rassemble, informe, soutient les femmes dans leur lutte contre la maladie, qui a été choisi comme partenaire privilégié. Europa Donna a été présente à chaque étape du projet, aidant, conseillant, orientant Spacejunk, dans ces différentes décisions. Suite aux regards croisés des intervenants santé de la mairie (Mme Arthaud et Mme Labry) et des intervenants de l’association Europa Donna, (Mme Marnier et Mme Scalbert), il a semblé pertinent d’orienter le projet Vénus, et plus particulièrement les ateliers de sensibilisation au cancer du sein, vers les femmes de 35 ans et plus. Les 18/25 ans n’ont cependant pas été laissés pour compte, et continuent à être au cœur du projet, notamment à travers les ateliers de moulage.

Spacejunk a choisi d’aborder une question de Santé par la voie artistique. C’est ainsi que cent femmes ont prêté anonymement leur poitrine, pour être moulé. Une fois les cent moulages en plâtre réalisés, soixante-treize artistes (lyonnais pour la plupart), trois associations et un centre social ont participé à la customisation de ces bustes. L’ensemble des bustes sera exposé durant le mois d’octobre, dispersé sur l’ensemble de l’agglomération lyonnaise. Le Centre Hospitalier Saint Joseph/Saint Luc, Le Groupement Hospitalier Lyon Est, le Groupement Hospitalier Lyon Sud, le Groupement hospitalier Lyon Nord, l’espace d’exposition du Village des créateurs ainsi que Spacejunk accueilleront l’exposition, au mois d’octobre, dédié à la lutte contre le Cancer du Sein, nommé aussi « octobre Rose ». Dans chaque lieu, un intervenant santé ainsi qu’un médiateur culturel seront présents plusieurs fois par semaine pour répondre aux interrogations et inviter les visiteurs à aborder la question du Cancer.

A la fin du mois d’octobre, l’ensemble de l’exposition sera rassemblé dans un même lieu, où une vente aux enchères caritative sera organisée. Une sélection de cinquante pièces (peintures, sculptures, dessins) sera proposée à la vente et l’intégralité des fonds récoltés sera reversé à Europa Donna. Pendant les ateliers de customisation organisés au sein du centre social Petit Taillis et de l’atelier ZigZag, une intervenante d’Europa Donna, un représentant de Spacejunk ainsi qu’un artiste se sont déplacés pour encadrer le groupe de femmes. Ces ateliers ont été l’occasion d’aborder la maladie de manière simple et sans tabous. Le représentant d’Europa Donna était là pour répondre, informer et écouter les femmes, pendant que celles-ci travaillaient sur les bustes. Des femmes de différents quartiers, des artistes de réseaux divers ont eu l’occasion de se rencontrer au cours du projet créant ainsi une toile de liens géographiques et sociaux. Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet.

Centre Sociale Petit Taillis et Atelier ZigZag

A1 : Adrien Rouvière

Louis, 29 ans, peintre auto-didacte. Je trouve mon inspiration à travers les différentes étapes de ma vie. La base de mon travail est une invitation à aller au-delà des apparences. J’ai à cœur d’exprimer à travers ma peinture le côté non conventionnel d’une société formatée toujours à la recherche d’une image parfaite. A l’inverse, l’essentiel de ma démarche ne fait pas abstraction des imperfections mais les exploite parce qu’elles ont leur raison d’être. L’objectif : provoquer une interrogation, faire naître une émotion, un ressenti. En ce moment, je travaille une peinture abstraite mais je peux toucher aussi au figuratif. J’ai voulu faire ressortir le tiraillement et la morsure de la maladie à travers les traits rayonnants qui fusent du centre du buste. Les couleurs utilisées sont des couleurs relativement vives qui expriment le côté optimiste, à savoir que dans toute infection, l’espoir de la guérison demeure.
32,5 x 26 x 22 cm - 350 €

A2 : Fix(x)

Vénus : le dépit du mal sein Identités & anonymats hantent les couloirs étriqués de la science, et s’abandonnent aux mains propres qui tranchent et suturent. L’argent par le sang. Le coût de la vie. Codes, chiffres et numéros prennent possession de l’individu. Le blanc s’aseptise au service de l’uniforme. À deux vitesses. À double sens. La chance ou le malheur La vie ou la mort. Lentement désir et sentiment s’essoufflent sous le poids d’un cancer social aussi ravageur que la douleur d’un sein semblant pourrir. Que l’argent serve alors à fleurir les tombes… À moins qu’en soulevant un coin du voile, l’on se contente de la dignité d’un corps nu pour compagnonnage.

34 x 32,5 x 25 cm - 150 €

A3 : Centre Sociale Petit Tallis
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Fondé au début des années 50, le Centre social Les Taillis est une association Loi 1901. C’est un équipement de quartier à vocation sociale globale. Il développe un projet d’animation sur deux territoires de Bron : le centre-ville, et le quartier de Parilly. Il est ouvert à l’ensemble des Brondillants intéressés par le projet, des activités sont proposées quelque soit l’ âge. C’est un lieu pour se retrouver, échanger, partager, créer ensemble, s’organiser, un lieu de proximité favorisant le lien social. Le groupe qui a travaillé sur les bustes est composé en majorité d’habitantes du quartier de Parilly qui s’investissent auprès des professionnels du Centre social et participent ainsi à la démarche de développement social global. Des plumes, des perles, ça brille, c’est la fête ! Une soirée, du plaisir, se mettre en valeur. Garder l’espoir, continuer comme avant, vivre tout simplement.

30 €

A4 / A5 / A6 : Nadège Cezette

En bobine moi est née en 1998, une histoire de bobine, de fil, de fils qui courent… autour des corps pour draper, plisser, habiller...habiller toutes ces jeunes femmes, ces femmes, qui passent, repassent et pour certaines déjà disparaissent... Et de cette mémoire qui reste ainsi que toutes ces tenues qui les ont recouvertes et rendues encore plus belles, j’en extrait des chutes qui viennent se poser sur des poupées et objets textiles d’amour et d’accompagnement. C’est de ces chutes de tissus, de dentelles, de vie, de rires, de pleures mais surtout, oui, surtout de bonheur, que je souhaite laisser à travers elles, leurs regards et leurs passés. Ne pas oublier, surtout pas, c’est tout ce qui fait notre richesse, ce qui fait ce que nous sommes. Ce patrimoine que je désire transmettre, remplit de mes sentiments et mes émotions qui me portent tellement..... Nadège Cezette. Mémoire à ma grand-mère, Jeanne Josserand – Nemo qui à insuffler ce regard sur la vie Si j’étais une de ces femmes atteintent du cancer du sein je leur dirais soyez ce que symbolise : Anaïs ninn: ............. Joséphine Backer: ............ Dali: Artémis d’Ephèse: ................ ying & yang: ...................... Et je me le formule en même temps..... un vrai coktail de forces, de croyances, de créations, de vie et d’energie.....il faut bien tout cela pour combattre......

A7 : Jean Pierre Olinger
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Jean-Pierre OLINGER 58 ans Ecole d’Art de la ville de Valence. Beaux Arts de Lyon avec Pierre Pelloux de 1972 à 1974. Apprend la gravure avec Ricardo Licata à la Scuola internazionale di Grafica de Venezia (1978). Expositions de 1975 à 1980 (Alsace, Venise, Lyon). Arrêt du parcours de peintre puis reprise en 1998 à travers les happenings, les installations, les pratiques alternatives. Création de l’association multi culturelle Div’Art en 1998. Aujourd’hui ma pratique se développe de façon hybride en combinant la peinture et l’installation, l’expression théâtrale et la performance. La peinture, mise en scène, est aussi le prétexte qui sert à conjuguer matériaux et outils divers. J’appréhende l’espace où se construit l’identité, passage entre le dedans et le dehors. Transition où s’affiche une nouvelle réalité : représentations et mutations du corps que l’on peut considérer comme le miroir du monde. Pour en tracer les contours (corps/identité) il est bien sûr nécessaire d’en approcher les limites. Si les représentations que j’en ai données récemment lors de performances jouxtent le plus souvent la mort, c’est dans le sens du renouveau, la mort comme passage, comme renaissance. Prendre un buste de femme, le modeler, le manipuler, le nourrir de son imaginaire, le re-créer dans sa singularité et tenter de lui donner vie. Lui conserver la vie après et malgré, ou avant et pendant l’atteinte du mal. Buste corseté, cuirassé par la maladie mais aussi tentative de faire éclater cette carapace trop mal ajustée. Mais poitrine libérée. Violence de la coupure, déchirure du corps et de l’âme et projection de soi dans le miroir défaillant, fracassé ! Ce miroir où se reflète l’autre soi puis l’autre tout court. Corps suspendu au temps et à l’espace qui se rétrécit. Corps retenu par le lien ténu du cordon qui l’enlace au chevalet qui le tient érigé tout comme la volonté de la psyché qui l’habite. Chevalet noir de bitume, peinture goudron tout comme les anciens qui en apprêtaient leur toile. Mais ici peinture du Diable…

450 €

A8 : Association Conciliabules

Conciliabules trouve son originalité dans le fait que l’association est née un 8 mars, jour de la Journée Internationale des Femmes. Elle a été conçue par des femmes qui ont croisé à un moment ou à un autre un des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale femmes-enfants du Rhône (comme La Charade-Hôtel Social à Lyon 3ème ou Viff Sos Femmes à Villeurbanne). La démarche créatrice des femmes leur permet de prendre place dans leur propre histoire de vie mais aussi dans notre société. Découvrir son potentiel à travers la création artistique est un moyen pour chacune de se ressourcer et de ne pas rester dans l’échec. C’est aussi participer activement à la création du lien social, à la vie festive et citoyenne. S’associer au projet Vénus, c’est contribuer à la prise de conscience des femmes, les conforter dans le fait que leur corps leur appartient et qu’elles doivent agir pour préserver dans son intégrité ce bien précieux qui est le leur. Nous soutenons Europa Donna dans sa lutte contre le cancer du sein, véritable fléau planétaire.

La Femme Fleur Qu’elle s’appelle Marguerite, Violette, Anémone, Rose, Juliette, Françoise ou Simone, La femme est une fleur Avec un F majuscule.

37 x 29,5 x 22,5 cm - 100 €

A9 : Rosalie Vedovati

Quand les émotions du voyage se cristallisent devant l’étale du marchand d’étoffes ! Quand l’envie de partager fourmille au bout des doigts ! Alors naissent les vêtements du voyage… Issue d’une formation de modéliste dans l’habillement, mon stage d’étude en Inde m’ouvre le monde des tissus traditionnels. Mes diverses expériences m’enseignent le respect de l’autre et me montrent, concrètement, la voie nécessaire du commerce équitable. Inspirées de mes voyages mes collections tendent à faire découvrir d’autres univers, d’autres cultures. Elles répondent à mon désir d’associer les arts textiles traditionnels du monde avec des coupes occidentales. Mon interprétation du projet Vénus est basée sur l’utilisation croisée de techniques et de matières issues de différentes cultures. Le choix des couleurs et des matières est une symbolique simple. La couleur dominante étant le vert de l’espoir et le rose, couleur de la féminité dès le berceau. Le métal utilisé pour la colonne vertébrale rappelle la dureté de la maladie et la froideur de son cortège de soins plus ou moins invasifs. Mais ce buste est posé sur un coussin: douceur et nécessité de prendre soin de soi, sans tabou ni honte ni reproche, en toute transparence, c’est le tulle. Entourant tout cela, le soutenant, une multitude de liens venant de tous les horizons: saris de l’Inde et batiks du Sénégal… symboles de l’échange et du dialogue qui sont les fondamentaux de la démarche du projet Vénus pour vaincre ensemble le cancer du sein.

93 x 55 x 55 cm - 300 €

A10 : JM&JM

Le projet JM&JM est né d’une osmose co-sanguine, d’un délire fraternel, d’un désir commun... Thomas et Benoît, aka. Jean-Michel et Jean-Maurice, respectivement 35 et 27 ans, abordent l’art d’une façon globale et singulière. Ils cultivent le sens de la dérision et leur quête intuitive place leur vie au coeur du processus artistique explorant dès lors tous les supports possibles. Toujours à la recherche d’une satisfaction jouissive où chacun trouve son plaisir... à regarder, à toucher, à partager, à échanger... En résumé, j’y aime (JM)... Diamonds Are Forever ? Oui, mais pour combien de temps ? Alors que l’apparence, le superficiel, le « bling-bling » atteignent leur apogée, les mentalités évoluent et l’Homme appréhende peu à peu les valeurs fondamentales pour son existence... C’est dans cet esprit que nous avons réalisé « Diamonds Are Forever ? ». Les femmes (et les hommes) d’aujourd’hui ont le devoir de prioriser leur bien-être et leur santé au détriment de leur apparence à laquelle elles vouent trop souvent un culte intarissable. Il est vraiment temps de nous prendre en main et de changer nos comportements. Cette œuvre « antithétique », schématise les effets pervers d’un corps malade sur une enveloppe sacralisée... Cette femme a commis l’erreur de ne pas comprendre qu’elle porte en elle son plus précieux bijoux !

1900 €

A11: Laeticia Caron

Laëtitia CARON est une jeune plasticienne grenobloise, née à Aubervilliers il y a 29 ans. Depuis 2003, elle expose régulièrement dans des galeries, salons, lieux culturels, etc. « […]Curieusement et alors même qu’elle crée et superpose, Laëtitia Caron, semble exhumer des terres rouges-ocres de contrées inconnues, des fragments de tablettes et les mettre à jour à la manière d’un archéologue... Ses mains envoûtées, pétrissent, caressent, collent, superposent, déchirent pour lever une part du mystère. Le langage s’insère dans les tableaux et la dimension qu’il apporte fait naître une vibration, écho d’un vécu vascillant entre rêve et réalité. Les doigts de l’artiste jouent avec la matière, laissent tomber pinceaux et couteaux pour l’empoigner, la faire couler en grumeaux, en grains de sable lumineux ou fragments de pépites... Rien de lisse mais le retour à une sensation brupte obtenue en broyant et forçant la matière. Une technique mixte, utilisant l’acrylique, l’encre, etc. donne à ces compositions souvent «tissées» sur des feuilles d’argent ou de cuivre, une dimension particulière. Couches, surimpressions, strates, épaisseurs deviennent autant de métaphores du temps. « Jacques Ducret Sublimer la féminité. Rendre à ces femmes, malgré la maladie, toute leur sensualité. Ne pas oublier l’essentiel : être, rester, devenir Femme. Faire de ce buste un bijou, sans pour autant masquer le vécu de celle à qui il appartient. Le moulage a été travaillé majoritairement à l’acrylique. De la toile de la jute, de la feuille de cuivre oxydée et des encres de différentes couleurs complètent cette réalisation.
34,5 x 28 x 28 cm - 250 €

A12 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique. La vie, la mort, l’espoir, le désespoir, la santé, la maladie naît avec l’être humain. C’est pourquoi, si le cancer vient un jour, je ne le verrais pas comme un point noir qui peut détruire ma vie, mais je l’appréhenderais avec toute mon énergie, car selon moi il n’y a pas de vie possible avec le désespoir. Vie et désespoir ne sont pas compatibles.

37,5 x 38,5 x 38 cm - 30 €

A13 : Collectif auPoin

AuPoin est un collectif crée à Lyon en juillet 2010 par cinq artistes designers : Louis-Rémi Babé . Mahé Chemelle . Louise Cunin . Johany Sapet . Elodie Thibault. Intervenant principalement dans l’espace public, cette jeune collaboration se définit comme «poinçonneur de design» pour que la création fasse partie de chaque(s) quotidien(s). « Ariane » Travailler sur le buste d’une inconnue nous à fait réfléchir au caractère unique du corps de la femme. Notre parti pris s’est arrêté sur la mise en avant de l’objet sculptural et des caractéristiques plastiques originales du plâtre. Avec « Ariane » nous appréhendons le buste féminin dans sa complexité volumique. Notre envie est de sublimer un corps anonyme en lui donnant le statut de sculpture tout en le rendant plus complexe. Le regard est accroché par une multitude de fils soulignant la colonne vertébrale du buste. Des couleurs vives qui appellent à regarder à l’intérieur. Là s’y trouve un trésor d’enchevêtrements qui rappelle le flux, les fluides, la complexité du corps humain mais aussi le côté fantastique de la chevelure, figure de la féminité.
220 €

A14 : Stan Akha

Stan Akha, photographe, plasticien, artiste peintre décalé et depuis peu apprenti tatoueur. Influencé entre autre par l’art populaire et le mouvement surréaliste, Stan peint sa vision du monde moderne. Ses doutes et ses fantasmes donnent naissance à un univers polymorphe et fantasmagorique peuplé d’êtres hybrides, créatures tentaculaires, nymphes mutilées, poupées et divinités délurées ... Pour orner ce buste destiné a sensibiliser les femmes aux risques du cancer du sein, j’ai décidé d’opposer deux techniques propres a mon univers artistique. La majeure partie du buste est peint dans un style naïf emprunté a l’art populaire. Couleurs froides et vives,arabesques végétales et vagues s’opposent au sein droit séparé par des fermetures éclair ouverte censé représenter le risque d’ablation . J’ai réalisé sur ce sein une prothèse rappelant les prothèses oculaires portée par les borgnes et les pirates, celle ci est ornée de pointe et de tissu vinyl rouge vif symbolisant le risque de contracter un cancer du sein.

39 x 37,5 x 31 cm - 110 €

A15 : Nathalie Touillon

Née le 2 juillet 1977. Telle une ensorceleuse vaudou, elle concocte avec malice. Tour à tour, esprit de brocanteuse, puis d’artisan restauratrice, l’habitent. Peintures et collages contribuent à ressusciter des objets chinés. Nathalie s’épanouit dans le serendipity : l’embellissement à partir de chutes de papier de l’imprévu. Les détournements insolites avec leurs narrations chamarrées maraboutent vos yeux, piquent votre curiosité et ravissent votre cœur. Les œuvres aphrodisiaques vantent féminité, plaisirs, et humour décalé. Interpellés, vous êtes…Chipés. Buste de plâtre éclairé, recouvert de collages, de peinture et de dentelles.

38 x 34,5 x 28,5 cm - 300 €

Parole en Liberté

A16 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique. Le travail effectué sur le buste reste simple et féminin. D’un côté nous avons un sein malade et de l’autre nous avons un sein en bonne santé. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue le fait que la maladie ne soit pas visible au premier regard.

34 x 30 x 24 cm - 30 €

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A17 : Michèle Caussin-Bellon
Née le 24 avril 1954 à Marseille, France. Après 15 ans de pratique de mon métier d’architecte d’intèrieur, mon intérêt et ma passion de l’Être humain ont fait que je ne me suis consacrée qu’à l’observer et à l’exprimer au travers de mes peintures et mes stucs : son image, ses sentiments, ses joies, ses douleurs, ses secrets ,son mystère, son quotidien, ses modes de vie m’ont contraint à le représenter ,en transcrivant sur la toile toutes les émotions que son observation me procurait (au début plus particulièrement avec du pastel puis maintenant avec du stuc). Au cours de mes nombreux voyages, de mes longs séjours africains, de mes déambulations journalières et du partage de ces différentes vies ; tout ce ressenti , je l’ai transcrit dans des yeux, tout le poids des ans je l’ai tracé dans les sillons d’un front, toute la sagesse d’une vie je l’ai exprimée dans un pas, toute la joie d’une naissance je l’ai dessinée dans une main, tout l’amour vécu je l’ai peint sur des lèvres, voila la source principale de l’ inspiration de mon travail d’artiste. Mes touaregs, mes regards drapés, mes sourires esquissés, mes scènes de vie quotidienne ont fait le tour des continents ainsi que mes personnages solitaires accoudés aux comptoirs de bistrot. La vie est trop belle et trop précieuse, même la plus simple et la plus banale mérite d’être vue. La vie est, à elle seule, une magnifique œuvre d’art. Il faut la préserver. J’ai divisé le buste en deux parties distinctes mais non séparées. Les deux seins ont été détachés du corps. La partie gauche est entièrement recouverte de cristaux ,de perles dorées et de chaînes d’or et noires et expriment un corps caché, dissimulé et enchainé par des effets colorés, clinquants et artificiels qui cachent la réalité et sont un leurre de bonne santé et de la réalité et laissent passer, venant de l’intérieur du corps, une lumière noire . Il est inutile de se cacher sous des artifices et de se décorer de belles choses, l’essentiel est d’aller voir plus loin et de ne pas avoir peur de se faire dépister pour voir ce qu’il y a derrière ces artifices brillants et faux. La partie droite a aussi le sein détaché et de nombreux trous qui laissent apparaître une lumière intérieure blanche, claire, lumineuse et saine parcequ’on n’a pas hésiter à aller voir ce qu’il y avait derrière. Cette partie du buste est recouverte d’un stuc marbre lisse et doux qui contraste avec l’autre partie qui au premier abord est plus attirante mais fausse et illusoire. Cette sculpture est éclairée de l’intérieure et est posée sur une plaque en miroir.

39 x 42 x 42 cm - 600 €

A18 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique. Dans un premier temps, j’ai souhaité participer au projet Vénus pour son aspect et sa dimension esthétique. Puis, au fur et à mesure de mon travail, j’ai pris pleinement conscience de ce que voulait dire le mot « cancer ». Finalement, aujourd’hui, je ne me sens pas capable d’expliquer mon travail et préfère vous laisser la possbilité de vous faire votre propre avis.

32,5 x 31 x 24 cm - 30 €

A19 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique. Nous avons habillé un buste et avons souhaité participer au projet pour expliquer que chaque femme peut-être concernée (touchée ?) par la maladie et que même si un jour nous sommes atteintes du cancer, nous restons des femmes : féminines, dynamiques et pleines de vie. Nous continuons à vivre comme Monsieur et Madame tout le monde ; dans la foi.

32 x 31 x 23 cm - 30 €

A20 : Romain Durillon aka V.

Depuis toujours intéressé par l’art, ce jeune artiste de 26 ans se passionne rapidement pour les arts graphiques. Dessin, peinture, infographie… Il puise son inspiration dans un univers résolument tourné vers la rue « street art ». Du graffiti aux toiles en passant par le pochoir il s’essaye à toutes ces techniques différentes mais néanmoins complémentaire. Il suit des études d’arts graphiques dans la région lyonnaise, puis part se perfectionner dans différentes agences de communication aux Pays-Bas. De retour en France il crée son agence de communication pour aboutir à son rêve , vivre de sa passion. Le thème de départ me paraissait être un thème vraiment intéressant mais pas spécialement facile à aborder. En y réfléchissant je me suis aperçu que je ne voulais pas refléter, à travers ce buste, les idées qui passent en général dans la tête des gens lorsque on leur parle de cancer du sein. C’est à dire douleur, peur et tout ce qui peut aller avec. J’ai préféré m’intéresser à un coté plus positif de ce combat. J’ai donc décidé de représenter la combativité, l’énergie, l’espoir qu’il est nécessaire d’avoir lorsqu’on rencontre une telle difficulté. J’ai donc représenté une forme plutôt abstraite et assez foncée sur la poitrine. Celle-ci représente la maladie, mais également une certaine perte de la féminité avec une atténuation des « formes féminines », due à ces couleurs foncées qui laissent apparaître nettement moins les formes. Les différentes touches de couleur sont là pour représenter l’énergie qu’il peut, et surtout qu’il faut avoir, dans ces situations.
34,5 x 29,5 x 23 cm - 450 €

A21 : Aurélie Rhumeur

Aurélie Rhumeur est née le 14 mars 1979 à Bourges, dans le Cher. Mais c’est sur le continent américain, aux Etats Unis et en Guyane, qu’elle passera son enfance, pour revenir en France dès l’adolescence. Enfant déjà, elle ressentait une certaine fibre artistique, un goût et une sensibilité pour tous les travaux manuels… à commencer par ses cahiers d’école couverts de dessins ! ! ! A 16 ans elle intègre une école de joaillerie où elle apprend ce métier : de la conception technique et la peinture du bijou, jusqu’à sa réalisation dans les ateliers. S’en suivent les diplômes de CAP joaillerie, puis le Brevet des Métiers d’Art. En 1999 pour ses 20 ans, elle réunit ses maigres économies pour s’installer à Saint Barthélémy aux Antilles où elle travaille pour une joaillière de renom à la clientèle internationale. Quelques années plus tard, elle réalisera dans un atelier Parisien des bijoux prestigieux destinés aux boutiques luxueuses de la Place Vendôme. Parvenue à une nouvelle maturité, c’est en 2007 que sa révélation pour la peinture est plus forte que tout, et qu’elle décide d’en faire son métier, revenant à sa passion originelle. La femme est sa principale source d’inspiration, sans doute parce qu’elle a passé tant d’années à l’habiller de métal brillant et de pierres précieuses ! La beauté, les courbes élégantes, les mains, une femme inaccessible et mystérieuse dans des décors flous et suranés sont les atouts que l’artiste met en avant dans la plupart de ses oeuvres. Son amour pour la nature et l’authenticité donne également place à des toiles colorées et dynamiques d’animaux en mouvement. Aurélie Rhumeur, autodidacte, réalise toutes ses oeuvres à la peinture à l’huile sur toile avant vernissage. Elle peut également vous produire une toile sur un thème à la dimension souhaitée. L’univers suggéré autour du buste créé, est issu de mon personnage «Lilou». «Lilou» est une femme imaginaire, romantique, mutine, un brin coquine. En bref, une femme épanouie et qui s’assume! Elle existe depuis plusieurs années au travers de mes toiles tous formats, et est à présent déclinée en cartes postales auprès de boutiques d’encadrement. J’ai trouvé qu’elle était parfaitement adaptée pour cet évènement. Elle transmet de par ce buste le message d’une femme s’assumant telle qu’elle est, avec ses défauts, mais surtout mettant en avant toutes ses qualités! La dentelle, les strass, le corset sont pour moi synonyme de pure féminité, et accessibles à toutes ! Le travail autour de ce buste est de ce fait un clin d’oeil à toutes ces femmes qui ne devraient pas perdre de vue qu’avant tout, la séduction est un pouvoir... Que les artifices, qu’ils passent par une teinture, divers accessoires ou même la chirurgie, sont un atout pour l’épanouissement de chacune d’entre nous. Vive les femmes!

33 x 25 x 22 cm - 280 €

A22 : CPAM

les Z’elles Frédérique & Marie-Pierre & Régine & Saïda Z’elles sont quatre. Z’elles bossent dans la même boîte. Z’elles aiment bricoler le dimanche. Z’elles inventent leurs “créativ’days” communs Z’elles découvrent le projet Vénus Z’esperluette ! Quel beau sujet pour le créativ’ day prochain ! Alors, Z’elles s’y collent... « Pour mes sœurs, pour nos sœurs, pour nos filles. » Frédérique « Je porte l’empreinte du cancer dans ma chair. Dix ans après, je vais bien et j’ai le furieux désir de témoigner de mon envie de vie. Merci le dépistage, tu m’as guérie! » Marie-Pierre « 1 femme sur 9, touchée par le cancer du sein, c’est important, il faut le dire ! Et si … Blancs ou bigarrés, ribambelles de beaux bustes en balade boostaient le dépistage ? » Régine « Parce que le cancer du sein concerne les femmes de tous âges… Moi, z’elle, demoiselle, je veux promouvoir l’espoir. » Saïda « Atouts Seins » Une base colorée d’atouts (solidité), rehaussée d’habillés –les dames sont devant !- (humanité). Le haut du buste, constitué de cartes plus claires et d’aspect marbré (luminosité, espoir, vie) invite à la légèreté. « L’excuse », côté cœur peut remplacer n’importe quelle autre carte… Au centre, un atout de choix, unique, à la fois vulnérable … et potentiellement tellement fort ! Entre les seins, en relief, un éventail d’as…gagnants !

39,5 x 34 x 26,5 cm - 150 € collage, peinture acrylique pour l’intérieur du buste

A23 : Coralie Goutin aka Co

30 ans, Lille, peintre. Autodidacte, son travail porte sur la femme, une femme moderne, belle et torturée, tiraillée par ses contradictions. Ses peintures sont le reflet de son vécu en tant que femme dans une société encore divisée sur son rôle, coincée entre liberté et oppression, entre espoir et inquiétude. Co travaille en technique mixte (encre, huile, collage...), sur des supports bruts privilégiant le bois de récupération. Les pièces sont réalisées dans un jeu d’opposition entre noirceur et énergie, dureté et douceur. Le travail pour le projet Vénus a suivi cette logique de contraste. J’ai voulu le buste poli et très doux à l’image des sculptures antiques, reflet de la féminité dans l’imaginaire collectif. Le pied est donc à l’exact opposé: massif, brut, réalisé avec des pièces de mécanique usinées puis soudées. Il représente la force, la violence nécessaire à l’arrachement de toute condition. J’ai vu l’illustration enlevée, empreinte de douceur et d’espoir. 52 x 26 x 39 cm - 400 €

A24 : Misstif

Misstif créatrice de peluches est passionnée depuis toujours par la couture. Ce qu’elle préfère par dessus tout, c’est rafistoler, transformer, broder, coudre, embellir et redonner vie à ses petits animaux. Après avoir passé des heures de manipulation dans son labo, avec fils, aiguilles, ciseaux et tissus de toutes sortes. Et bienvenue dans mon univers. « Palper, s’informer, diagnostiquer, prévenir, coudre, recoudre, réparer, transformer, reconstruire. À mon amie betty qui a combattu ce crabe.»

39,5 x 25 x 29 cm - 172 €

A25 : Association Concilliabules

Conciliabules trouve son originalité dans le fait que l’association est née un 8 mars, jour de la Journée Internationale des Femmes. Elle a été conçue par des femmes qui ont croisé à un moment ou à un autre un des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale femmes-enfants du Rhône (comme La Charade-Hôtel Social àLyon 3ème ou Viff Sos Femmes à Villeurbanne). La démarche créatrice des femmes leur permet de prendre place dans leur propre histoire de vie mais aussi dans notre société. Découvrir son potentiel à travers la création artistique est un moyen pour chacune de se ressourcer et de ne pas rester dans l’échec. C’est aussi participer activement à la création du lien social, à la vie festive et citoyenne. S’associer au projet Vénus, c’est contribuer à la prise de conscience des femmes, les conforter dans le fait que leur corps leur appartient et qu’elles doivent agir pour préserver dans son intégrité ce bien précieux qui est le leur. Nous soutenons Europa Donna dans sa lutte contre le cancer du sein, véritable fléau planétaire.

La Femme Feu d’Artifice Pétillante et Gaie Lumineuse et épanouie Eclatante de vie Eblouissante dans sa féminité Rayonnante dans sa plénitude

35 x 31 x 30 cm - 100 €

A26 : Mlle Terite

Armée de ciseaux, Mlle Terite triture photos, journaux et magazines afin de créer des univers en papier et carton. Ses «bricoleries», des mises en scène empreintes de mystère et de poésie, à cheval entre l’innocence de l’enfance et une vision sombre de la société prennent alors vie. La réalisation en mode petit format ne lui suffisant pas, Mlle Terite s’essaye aussi à des projets de scénographie et d’installations, quand elle ne travaille pas sur une nouvelle série de photos. Elle a collaboré dernièrement, avec Monsta, sur une installation, dans le cadre de l’événement Perffusion Lyon 2010. Un buste / une légende. Celle-ci veut que neuf prêtresses, nommées Barrigènes par les Gaulois, exerçaient leur magie sur l’Île des Sept Sommeils. On leur attribuait le pouvoir de déchaîner les vents et de soulever les mers, de se métamorphoser en toutes sortes d’animaux, de guérir les maux incurables, de connaître et de prévenir l’avenir.

40 x 40 x 38,5 cm - 250 €

A27 : Russ

Russ (Lyon) - 27ans - Né à Orléans. Etudes supérieures dans le design produit. 2007 à 2009 création et membre du collectif toastconcept depuis 2009 graphiste/illustrateur indépendant Développer un univers illustratif lié à mes origines soviétiques. Je travaille sur des supports variés tels que toiles, cartons, murs, skates, figurines, poupées russes, affiches,... La découpe du buste et la composition générale de ce volume permettent de placer en point central le sein. Il est blanc, lisse et vierge de contamination. La maladie est matérialisée par des formes incisives, agressant le corps. Ces volumes saillants ainsi que la bande grise paraissent transpercer le buste, le traverser, représentant ainsi un danger proche pour la poitrine. Les formes organiques noires représentent l’aspect naturel mais sombre du cancer, elles renforcent également la notion de menace environnante enserrant le corps. On y retrouve d’ailleurs les inscriptions «BRCA1 et BRCA2» étant les principaux gènes associés au développement du cancer du sein. La notion de féminité est tout de même préservée par différentes formes courbes, le toucher lisse et sensuel du buste et la couleur rose, qui est également symbole de la lutte contre le cancer du sein.

largeur 45 cm hauteur 70 cm épaisseur 20 cm 540 €

A28 : Martine Couter

Martine COUTER, Lyonnaise, artiste amateur (huile, acrylique, peinture au couteau), a participé à certaines expositions organisées par l’atelier de peinture Tourellois ; a animé pendant une année un atelier dessin et peinture sur DOMMARTIN (groupe pré-adolescents). «Je participe à cette action qui allie art et communication ciblée vers les femmes de tout âge et tous horizons, touchées de près ou de loin par le cancer du sein, action qui s’inscrit dans la prévention.» Isis, représentant l’archétype féminin, incarnant à la fois le monde réel et le monde de l’au-delà, dotée de pouvoirs magiques... symbole de la féminité, c’est par elle que s’accomplit le mystère de la vie ; le lotus, symbole intemporel de pureté et d’élèvation spirituelle ; le triangle vert (au niveau du centre d’énergie du coeur), pyramide dont la base s’ancre à la terre et le sommet se relie au ciel, comme l’homme situé entre terre et ciel, représenté par l’idéogramme chinois dont la base s’ouvre aux énergies de la terre, le cercle ouvert vers le ciel et la croix unissant terre et ciel ; la croix de vie qui assure protection présente dans les scènes gravées sur les murs des temples égyptiens. Recherche de l’exceptionnel dans l’existence, du sacré dans les petites choses du quotidien, donner du sens aux rencontres, aux évènements pour trouver en soi un potentiel de vie, de créativité. A toutes les femmes et aux hommes qui les côtoient, à chacun d’entre nous !

36 x 37 x 26 cm - 90 €

A29 : Michèle

Buste Blanc Mastectomie du sein gauche en 2002 à 51ans Reconstruction en 2004

A30 : Marjolaine Larrivé

29 ans née à Paris. Illustratrice, Graphiste et Plasticienne. Formation de graveuse à l’école Estienne, Diplôme des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle travaille pour l’édition adulte et jeunesse ( romans ados, documentation), affiches de théâtre, de concerts (GrrrndZero), exposition de 25 sculptures érotiques sur savon à la maison des arts de Pérouges (Ain juillet2010), septembre 2010 commande d’une sculpture par le théâtre des Asphodèles. Plein de références au passé, mon travail flirte constamment avec le kitch dans la mesure ou il témoigne très fidèlement de nos idéaux et de nos aspirations secrètes... Mauvais goût, bon goût..., pourquoi choisir? Dans la salle des moulages, le buste était comme écorce morte. J’ai voulu animer cette poitrine, la ciseler entre bijou et statue, comme des armures de la statuaire antique, qui font comme une seconde peau, épousant un corps palpitant et idéal. J’ai crée un aspect minéral, légerement translucide qui rappelle l’albâtre; tandis qu’au toucher cela reste étonnament doux et tiède. Malgrés son aspect imposant, c’est un objet très fragile; ce n’est qu’un habit. Le vrai corps, lui, démabule quelquepart, à coté de nous peut-être.

500 €

A31 : Agatha Ruiz de la Prada

Agatha Ruiz de la Prada débute sa carrière professionnelle en 1981, par un défilé de sa première collection, à Madrid, dans le tout nouveau Centre de Design : LOCAL. Agatha passionnée d’art contemporain et d’expression artistique d’avant garde, applique ses goûts de modernité dans ses créations de mode bien sûr, mais aussi en créant ou collaborant à maints événements artistiques. En 1998, elle crée une installation « Robe de mariée en carrelage » pour l’IVAM (Institut Valencien d’Art Moderne) et réalise en même temps pour la salle Parpallo de cette ville l’exposition rétrospective de son travail. L’exposition devient itinérante : 1999, Bilbao Arte, à Bilbao. L’exposition « Hommage à Chillida », collection de robes sur les thèmes du grand sculpteur basque sera exposée au Musée National Reina Sofia de Madrid en 1997 et au Würth Museum en Allemagne en 1999. Après l’exposition « Arte e/o Moda » à la Triennale de Milan en 2005, elle emmène encore la mode aux musées dans la Biennale de Design à Liège en 2006 et avec “Color, dibujos y trajes” à la Fondation La Caixa de Barcelone en 2007. En France, 10 ans après son exposition rétrospective au CAPC de Bordeaux en 1999, La Piscine de Roubaix organise en 2009 une grande exposition sur son univers et processus de création qui lie les arts appliqués aux beaux-arts. Buste « en pelotas » par Agatha Ruiz de la Prada Transformation d’une figure réaliste en une figure complètement abstraite, couverte de boules de piscine. L’essence de l’objet original se conserve après avoir été « agathisé » puisque en espagnol l’expression « être en pelotas » (« être en boules ») signifie « être nu ». L’objectif est de conserver cette idée de nudité et de la transformer « atomiquement », comme Dali : Agathiser ce buste en additionnant l’effet d’abstraction et de couleur.

Boules de couleurs de piscine

A32 : Emmanuelle

Treize ans auparavant, ma tante et ses bandanas colorés nous avaient rendus vigilantes. Au toucher de cet ennemi invisible, j’ai d’abord attendu. Puis la bienveillance de ma gynécologue m’a encouragé à de prudents examens. 17 Février 2009, 27 ans, toutes mes dents, mais une tumeur d’un centimètre et demi au sein. « Neuf mois de traitement pour accoucher de vous » m’a dit le chirurgien, dont le sourire apaise mes angoisses. Oncologues, infirmières et secrétaires, vous entourent d’attentions pour vous prémunir des douleurs à venir. Petit à petit, vous souffrez d’inquiéter vos proches et portez le poids de leurs interrogations. L’intime combat s’immisce en vous, et vous dévaste. Accepter d’être malade fut facilité par un choix d’arme personnel : amour, amis, famille, humour, féminité, et super anti-cernes. Février 2010, la maladie revient, la coquine se tapie dans l’aisselle. Cette fois je m’isole…cruel pour l’entourage, vital pour mon mental. Je souris aujourd’hui aux défis de demain grâce à la force que tous m’ont insufflée.

A33 : Elisabeth

Il est parti voilà douze ans de mon sein droit! .... et cependant malgré toute ma vitalité, il est encore en pensée dans un coin de moi ! Ne pas comprendre et se révolter et enfin accepter pour mieux revisiter sa vie. Alors se mobiliser et lutter avec les autres femmes contre cette maladie.

A34 : Richard Fuinel
!

Plutôt que d’écrire une présentation, voici un article de Patricia Marmier paru dans le magazine « Reelfet » : « Richard FUINEL, plasticien au parcours très particulier est un créateur-compositeur de boîtes, de tableaux en trois dimensions dans lesquels les objets qu’il a installés nous racontent des vérités sur notre monde. Mises en abyme ou jeux de miroirs, la mise en scène des différents matériaux utilisés évoque le regard ironique et critique posé sur notre société par un Autre : mais toujours avec bienveillance et surtout … beaucoup d’humour et de poésie. L’objet, l’œuvre et le titre sont en résonance, le créateur également. Derrière l’humour se devine quelque chose de plus profond. Un philosophe qui , par delà le coté ludique de ses inventions et grâce à elles, nous invite à réfléchir sur la nature de la société, sur les comportements et les rapports humains. » D’un gris intense rappelant celui des radiographies, ce buste symbolise toute l’évolution du cancer mammaire. Ces rayons rouges pénétrant la glande mammaire sont à la fois les rayons X qui viennent visualiser le mal, et la matérialisation des rayonnements de la radiothérapie. Si on les considère dans une optique centrifuge, ils symbolise alors l’extériorisation du mal, son exorcisme… Mais ces parallélépipèdes rouges en forme d’histogrammes sont aussi le rappel des courbes statistiques qui nous informent des évolutions positives du traitement du cancer du sein depuis de nombreuses années.

35 x 32,5 x 35,5 cm

A35 : Julie Chauville

Formée au KIAD au Royaume-Uni et à Saint-Luc en Belgique, Lady Shove alias Julie Chauville est actuellement graphiste indépendante créant des logos, dépliants, affiches, illustrations... Mais c’est aussi une artiste - graffeuse - bidouilleuse, ce qui lui a permis d’être invitée à participer à plusieurs expositions collectives et évènements artistiques en France et en Europe. 2010 : exposition chez Ligne Roset à Strasbourg «De la rue au salon» 2009 : exposition «North Faith» à Strasbourg chez Toys and Noise, 2009 : expose au Tripostal à Lille lors de l’exposition «Klasen vu par...» Lady Shove a également suivi une formation en sérigraphie manuelle en 2007 et a enseigné le design graphique et la sémiologie à Efficom. Ses dessins ont un trait rappelant un peu les dessins d’enfants, le but est de simplifier les représentations de la nature, des choses qui nous entourent, des formes humaines... Lady Shove raconte des histoires imaginaires. Elle crée un monde mignon et gentil au premier regard mais ce monde apparaît plus violent, hanté et sombre en y regardant de plus près. «Love tits» Elle a voulu exprimer le fait que nous sommes tous différents, nous humains de par nos traits, mais que nous sommes aussi tous égaux face à certaines choses. Lady shove a donc dessiné, par dizaines, des seins simplifiés au maximum... ils sont tous différents par leur forme mais ils sont aussi tous égaux face au risque de cancer. Il y a des seins dans tous les sens... ils se croisent, se bousculent... paniquent! A cela s’ajoute un petit jeu amusant de recherche de lettres parmis les seins... et ces dernières formeront à leurs tours des mots et ensuite une phrase secrète. Shove a voulu ici nous rappeler que la vie est aussi un jeu et que le plus agréable c’est d’y jouer! 36 x 39 x 27,5 cm - 200 €

A36 : Angelina Herrero

Aprés des études de scénographie et costumes à l`institut du théâtre de Barcelone,Angelina Herrero travaille avec entre-autres : La Fura dels Baus, Els Comediants, le Teatre Lliure. Elle revient en France en 1989 où elle collabore avec Gilles Chavassieux (Théâtre des Ateliers), Laurent Vercelletto, Christian Taponard, La Nieme Cie, l`Opéra Théâtre, le Théâtre Mobile etc. Elle navigue avec un intérêt similaire entre le théâtre contemporain et classique, l’opéra, la danse hip hop et contemporaine. Aprés quelques petites interrogations sur l’histoire de ce buste et de sa propriétaire, j’ai observé autour de moi les amis, famille et connaissances qui ont traversé cette maladie pour le meilleur et pour le pire. Je ne pouvais me résoudre à ne concevoir cette maladie qu’à travers de la souffrance physique et morale. Tous les gens que j ai côtoyés m`ont enseigné le courage et l`envie de lutter à fond contre la maladie, dans l’espoir d’une vie douce pleine d`espérance. La mort n’existe pas sur ce buste, juste une cuirasse en cuir découpée qui laisse entrevoir des seins sous divers facettes et des corps de femmes sereins et épanouis. Il faut juste soulever les bandes de cuir pour apercevoir ,certes difficilement,ce qui en partie peut constituer la vie d’une femme, peut être être un voyeur pudique...

75 €

A37 : Eloïse Dumas

Conceptrice, styliste et illustratrice, je travaille dans une agence de communication spécialisée dans l’image des produits commerciaux. Durant mes études de stylisme, j’avais déjà une nette préférence à créer l’univers des collections plutôt que les vêtements de la collection elle-même… Aujourd’hui mon travail consiste à inventer l’atmosphère qui mettra en valeur et favorisera le succès d’un produit. J’aime l’originalité, les univers décalés, et dans mes créations il me plait de surprendre, toujours avec une touche d’humour et de féminité ! « Eclosion » évoque les étapes de la vie d’une femme. La perception de ce qui nous constitue de l’intérieur. Avec des objets qui symbolisent l’enfance, le quotidien, la chance, les choix, les aléas. Tous les bonheurs, les plaisirs, l’amour… mais aussi les brûlures, les écorchures… autant de peines et de joies qui finissent par constituer un individu. Du tissu, des objets insolites, des fleurs et ce rouge omniprésent qui représente tant la colère et la lutte que la féminité, la passion et l’amour. Une illustration d’étapes qui marquent la vie d’une femme et la rendent plus forte.

35 x 30 x 25 cm - 400 €

A38 : Remi

Rémi, 26 ans, Villeurbanne, 15 ans de graffiti entre Paris et Marseille. Je me suis servi de la signalétique des panneaux, inscrits dans notre mémoire visuelle. J’ai utilisé le panneau jaune et noir, que l’on retrouve en montagne, signalant les lieux dangereux classés «hors-pistes». J’ai transposé cette idée sur le buste, afin d’inciter au (dé)pistage, en sous-entendant que si une femme ne s’en soucit pas, elle se retrouve «horspiste», par rapport à la réalité du cancer du sein, dont on dénombre environ 50 000 nouveaux cas en France, chaque année. J’ai peint ce buste en jaune à la bombe, puis j’ai réalisé le noir, au marqueur, à main levée. J’ai rajouté «(dé)», en écriture manuscrite, afin de démarquer le préfixe de «pistes», pour attirer l’attention de la femme, qui doit faire le bon choix et aller se faire (dé)pister. Cette éciture manuscrite permet de communiquer le côté humain, en décalage avec la typographie froide de la signalétique du panneau original, cela peut-être une écriture d’enfant, soulevant une notion d’espoir et de futur. Sur les côtés, il y a un dégradé noir, pour exprimer la dégradation de santé que peut entraîner le cancer du sein, au niveau physique et mental, qui progresse dans le temps. Mon but étant de transmettre un message de prévention simple et percutant. J’ai utilisé un jaune plus chaud que celui du panneau classique afin de donner une sensation de chaleur (humaine) et d’adresser un message d’espoir aux femmes, concernant la lutte contre ce cancer.

34 x 31,5 x 22 cm - 100 €

A39 : Tarek

Tarek / Ben Yakhlef Scénariste, auteur, photographe et conférencier / Bande dessinée, histoire & art contemporain. Diplômé de la Sorbonne ( Paris I ) en histoire médiévale et en histoire de l’art, Tarek publie Paris Tonkar en 1991 à l’âge de 19 ans. Premier livre d’art consacré au Spraycan art à Paris, il devient la référence des amateurs du Street art. Pendant près de dix ans, il voyage dans de nombreux pays tout en continuant ses études et la photographie. Il vit à Damas, de 1995 à 1997, où il enseigne et donne des conférences au centre culturel français. Son travail photographique est exposé à Lattaquié, à Damas puis en France dans de nombreux lieux dont le centre culturel syrien à Paris. Tarek scénarise une cinquantaine d’albums chez plusieurs éditeurs, entre 1999 et 2010, pour lesquels il rencontre l’adhésion du public et remporte de nombreux prix dont le Saint-Michel du meilleur scénario en 2007 pour sa série Sir Arthur Benton. Cette même année, son travail sur Sir Arthur Benton fait l’objet d’une grande exposition de 200 m2 au Mémorial de Caen durant quatre mois : c’est la première fois qu’une bande dessinée est ainsi mise en valeur dans un lieu d’histoire et de mémoire. Depuis 15 ans, il donne régulièrement des conférences sur la bande dessinée, l’histoire et l’art contemporain. En 2009, il participe à un colloque sur la Guerre froide au mémorial de Caen en présentant son travail sur la propagande et la BD durant cette période. Tarek se consacre également à la photographie et prépare actuellement une réédition de son premier ouvrage ainsi qu’un livre sur l’histoire du graffiti de 1983 à 1995. En préparation, une revue sur le grafitti & Street art (Paris Tonkar magazine) et de nouvelles séries BD dont une consacrée à la Rafle du Vel’ d’Hiv chez Quadrants (Soleil production) avec Christian Maucler au dessin. J’ai écrit le mot SEIN sur le buste en utilisant toutes les déclinaisons qui existent dans l’argot... Avec bien entendu des variantes et des citations se rapportant à cette partie du corps qui est un élément essentiel de la féminité. Titre de l’œuvre : Ode mammaire 36 x 30,5 x 29,5 cm - 200 €

A40 : Remi Hurel

Rémi Hurel, artiste-peintre, illustrateur, peintre en décors. Originaire de la ville de Lyon, Rémi Hurel s’inspire de son environnement, des scènes du quotidien ainsi que de l’actualité. Influencé par le Street Art, il met en avant un art naïf emprunté au monde de l’imaginaire et du rêve. Il donne alors vie à un univers macabre. Ses créations marquées par la sphère de la Bande Dessinée et de l’illustration, s’inscrivent également dans une démarche critique de la société et de nos mœurs. Le buste illustre le combat de toute femme face à la menace que constitue le cancer pour son intégrité de femme, il affirme que la guérison n’est pas une illusion . La pomme symbolise la féminité et l’espoir de renaissance après avoir vaincue la maladie, des cendres renaît la vie. Le personnage figure l’aide, le soutien moral par l’entourage, le corps médical etc... mais également le combat personnel, la force de refuser la fatalité. La longue échelle est le chemin à parcourir vers la guérison. Le choix des couleurs (opposées sur le cercle chromatique) représente la gravité de la maladie (sombre) face à l’espoir d’une guérison et la victoire sur le mal (vives et claires).

34 x 31,5 x 22 cm - 100€

A41: Fikri Fikramis

Artiste plasticien ; 42 ans ; (Peintures, Gravures ; dessins, et photos...) Diplomé en 1992 : DNSEP de l’école sup des Beaux-Arts de Clermont Ferrand,licence D’histoire de l’Art. Diverses expositions personnelles et en groupe depuis 1990 (en France et à l’étranger). Participation à la création d’ateliers d’estampes en Puy de dôme et Alentours, une consacrée à la lithographie, les autres à la gravure sur bois, lino et sur métal. Je poursuis mes recherches plastiques sur le geste premier : le cheminement, le croisement, l’alchimie entre outils et supports. C’est l’instant présent qui compte : La ligne devient respiration et inversement. Voilà le résumé . En partant d’un corset, extérieurement brodé de mes dessins automatiques et en y incrustant: un oeil (rester vigilant en face de ce fléau) ; une lumière qui clignote sur un sein masqué par un masque de protection ( pour ne pas oublier le sujet du projet ). Et sur un coté une paire de lunettes sans verre qui donne accès au dedans , où un miroir reflète le visage de chacun qui veut scruter l’intérieur à travers l’ouverture ; un petit ange qui veille et un chat qui dort tranquillement pour dédramatiser le tout, car, en restant vigilant « dépistage et autres» on peut maintenant éviter le pire . Le reste de l’intervention est : Me laisser transporter par les arts plastiques pour accorder tous les éléments qui sont à ma portée et en réaliser un objet plastique. ++

38 x 37 x 26 cm - 2000 €

A42 : Le pon Yan

Etudes d’arts graphiques à l’ATEP (Paris). J’ai commencé à travailler dans l’animation en 1990, successivement, gouacheur, intervalliste, décorateur, layoutman, réalisateur et story-boader. A Lyon depuis 1995, j’entame une longue collaboration avec, Doki-Denki où je travaille sur l’habillage de la Chaîne FOX KIDS et pour Disney Interactive. En 2001 je story-board sept épisodes de la serie cartoon «ALIEN BAZAR» dif. TF1. En 2006 je tente l’aventure de la BD et je story-board deux tomes de la série d’espionnage: ÉGIDE (B.D. chez Delcourt). Je collabore sur le story et la conception des décors sur la série « KAAMELOTT» sur les livres IV et V. Depuis 2004 j’illustre les programations du Café du Bout du Monde à la Croix-Rousse. De 2007 à 2009, je travaille chez ELB à Villeurbanne où je collabore sur des jeux de consoles SPYRO: «DAWN OF THE DRAGON», «HOW TO TRAIN YOUR DRAGON» et «Tim Burton’s ALICE IN WONDERLAND». À coté de cela, j’enseigne le story-board et la construction de personnages pour l’animation, à : ESIA 3D, «Ecole Supérieure d’Infographie et d’Animation 3D» à Lyon. Si je devais lui donner un titre ce serait : « la Rémission». Je pense que le message d’espoir est simple et je voulais qu’il soit rapidement identifié par le public. J’ai traité l’emprise de la maladie comme un corset dont les spirales progressantes envahissent le corps. La guérison vient du cœur, qui symbolise le combat et l’espoir. De celui-ci part la guérison de la personne représentée par les petites sphères rouges, qui vont faire reculer la maladie jusqu’à la rémission complète. J’ai opté pour un code couleur simple et graphique. 35 x 31,5 x 26 cm - 450 €

A43 : Caroline Rushforth

Née à Lyon le 24 février 1982 Couturière et chapelière de formation, je travaille aujourd’hui avec des matériaux issus de la récupération. Le déchet me permet d’explorer d’autres pistes de travail parfois éloignées des techniques de la couture ou de la chapellerie. Je crée principalement des accessoires de mode. Mon travail tourne autour de la matière à réemployer, la matière est la contrainte mais aussi l’inspiration. Il s’agit de créer à partir de matières souvent neuves mais destinées à être jetées. Le buste est noir, sombre, anonyme. En lui cheminent des tourbillons noirs et rouges qui peuvent être vus comme des blessures ou au contraire comme des cercles de vie, de joie. Un cercle plus grand englobe presque tout le buste, sur lui des mots sont posés, pour dire que le corps a besoin de la parole pour être reconnu, c’est en le nommant que l’on commence à prendre soin de lui.

30 x 39 x 40 cm - 150€

A44 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique.

37,5 x 31,5 x 27 cm - 30 €

A45 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique. En participant à ce projet, nous avons mis l’accent sur la féminité. Nous avons d’un côté un sein en bonne santé et de l’autre un sein touché par la maladie. La maladie se caractérise par les flammes. En effet, quand une femme est touchée par le cancer, on pourrait penser qu’une sensation de brûlure l’envahit. A l’inverse, le côté orné de fleurs symbolise le bonheur. Tout en se battant contre la maladie, chacune continue de se battre pour vivre.

33 x 32,5 x 23,5 cm - 30 €

A46 : L’atelier ZIGZAG

Depuis 2000, la Régie de quartiers EUREQUA développe dans le huitième arrondissement un atelier d’insertion couture/confection (Agrément Etat «ACI ») Ce projet d’économie sociale et solidaire permet à une trentaine d’habitantes, chaque année, de bénéficier d’un contrat de travail à mi-temps. Cette activité de création et de production, encadrée par une formatrice technique, permet aux personnes recrutées de préciser et de construire leur projet personnel et professionnel, grâce à un accompagnement spécifique. Un Philosophe dit que nous ne sommes pas responsables de tout ce que la maladie nous donne mais nous devons gérer ce qu’elle nous donne. Nous ne choisissons pas la maladie, c’est elle qui nous choisis, il ne faut pas la laisser nous détruire. La femme c’est comme une fleur, sa valeur est dans sa beauté. Il faut prendre soin de soi, garder sa féminité. C’est ce qui contient la force et nous permet d’avancer dans la vie. Comme ils disent chez nous : « Face à la mort, nous sommes seuls quelle que soit la cause. »

34,5 x 32 x 27,5 cm - 30 €

A47 : Marie Pierre

Adénocarcinome canalaire in situ dignostiqué en avril 2001. J’ai été opérée en juillet 2001. «Il m’a tout expliqué, sans jamais dramatiser. Il a répondu à toutes mes questions, mes « pourquoi ? », mes « comment ? », mes « combien de temps ? », mes « est-ce que ? ». Il avait même l’habileté de suggérer mes interrogations lorsque j’abordais les gestes techniques de l’opération. Des opérations : une ablation plus une reconstruction au cours de la même séance. Je crois même qu’il avait capté qu’étant bricoleuse à mes heures perdues, j’avais le besoin de visualiser chacun des gestes qu’il allait pratiquer sur moi, endormie. Alors il m’expliquait, dessins à l’appui. Ecrivez comme vous voulez ! Et là, j’imaginais tout. Non… ! En fait, je voyais tout : découpage de l’aréole, ablation de la glande mammaire, et reconstruction immédiate à partir du grand dorsal grâce à la conservation de l’enveloppe du sein. Prélèvement d’un morceau de peau du dos pour reconstitution de l’aréole. Capuchon circulaire. D’ailleurs, sur ce dernier point, ce « petit soleil » - surnom affectueux qu’on lui a donné dans l’intimité-, ce « petit soleil », donc, découpé dans mon dos m’a fait découvrir un grain de beauté que je ne me connaissais pas. Je le vois tous les jours depuis. Impression verso qui devient recto».

A48 : Cs petit Taillis

Fondé au début des années 50, le Centre social Les Taillis est une association Loi 1901. C’est un équipement de quartier à vocation sociale globale. Il développe un projet d’animation sur deux territoires de Bron : le centre-ville, et le quartier de Parilly. Il est ouvert à l’ensemble des Brondillants intéressés par son projet et des activités sont proposées quelque soit son âge. C’est un lieu pour se retrouver, échanger, partager, créer ensemble, s’organiser, un lieu de proximité favorisant le lien social. Le groupe qui a travaillé sur les bustes est composé en majorité d’habitantes du quartier de Parilly qui s’investissent auprès des professionnels du Centre social et participent ainsi à la démarche de développement social global. Passionata Rouge : couleur du sang, de la violence, de la maladie, mais aussi de la vie, de la passion, de l’amour.

30 €

A49 : Haider Wady

Né à Bagdad le 17 août 1976. Membre de l’Association Irakienne des Artistes Plasticiens depuis 2000. Après obtention du baccalauréat (Bagdad 1996), formation académique complétée dans les ateliers du sculpteur Mondher Ali et du peintre Abdullah al Khatib (1991-1997). Actuellement en projet : un livre illustré sur l’Irak, mêlant calligraphie et miniature et s’inspirant de l’histoire des Mille et Une Nuits ainsi qu’une bande dessinée ayant pour thème ‘les Français vus par un Oriental’. « Mon approche par rapport au buste à d’abord été visuel, c’est-à-dire que mon travail doit être présenté comme une sculpture. Je réfléchis donc à l’objet et l’espace et la manière dont je vais le lier à l’idée, ici le Cancer du Sein. Le buste est penché symbolisant le glissement d’un être humain touché par la maladie. En effet,une personne malade est fragilisée, déstabilisée en même temps il y a quelque chose qui retient le buste (les cordes) symbolisant le soutien de la société ( la science, le recherche, la volonté, l’espoir de vivre) ».

43,5 x 40 x 27 cm - 1000 €

A50 : Scarfos

14/11/1971 Mes créations expriment un sentiment, une situation, un vécu, ou laisse place à l’imaginaire. Mes créations peuvent susciter, chez certaines personnes, un dégout, un choc, une prise de conscience, mais au finale une réaction, une émotion, positive comme négative. La plupart des gens y voit une thérapie, une échappatoire, mais en ce qui me concerne je n’ai trouvé que cette forme d’art pour m’exprimer et il n’ y a que dans cette dernière que j’y arrive.

36 x 38 x 32 cm - 200 €

A51 : Theyellow

TheYellow trentenaire : « Depuis que Andy Warhol a dit que chacun à l’avenir aurait droit à son quart d’heure de gloire, nous sommes dans une société de starification des individus. Chacun pense « être » quelqu’un. Société contre laquelle je lutte. » Touché de près par la maladie, il a souhaité participer au projet pour mettre une image sur la douleur qu’a pu ressentir la personne de son entourage atteinte par le Cancer. L’hirondelle démontre que la maladie est actuelle, la symbolique de cet oiseau est la liberté. En la posant sur ce buste, il a cherché à montrer la modernité et l’universalité des femmes touchées, ainsi que cette perte de liberté féminine dans notre societé juge et parti ; en habillant un sein de verres brisés, il a voulu montrer que le corps est un bijou fragile. Le verre brisé symbolise la part de féminité et la part de maternité qui s’en vont avec le Cancer. De même que le buste rempli de verre brisé montre la destruction de «l’être» dans son ensemble.

450 €

A52 : Ahero

Graffiti writer francais de la premiere heure. Ahero a commencé le graffiti en 1987. Toujours actif 23 ans aprés ses debuts, il decline aujourd’hui son travail sur divers supports (Toyz, toiles, printing...) tout en essayant de rester fidèle à l’esprit premier du « writing », saturer l’espace de son pseudo. Un corps, comme une ville qui resiste à l’invasion et dit non à ce crabe.

35 x 30,5 x 19 cm - 120 €

A53 : Benjamin Fessetaud

33 ans Lyon. Un diplôme de photo en poche, et une expérience dans le monde de la publicité plutôt decevante le font retourner à ses premières passions (dessins, skate, tatoo...). C’est alors que l’envie de s’intéresser aux aiguilles s’installe. Depuis cinq ans maintenant, il travaille dans le milieu du tatoo, et c’est en 2009 qu’il répond àl ‘invitation de son ami «Bullitt» pour rejoindre «In My Brain» suivi de Sophie Haza en 2010, où ils officient actuellement.

34,5 x 30 x 23 cm - 300 €

A55 : Aline Robin

Aline Robin – née en 1982, vit et travaille à Lyon. Travail guidé par les formes et motifs de la nature, l’animal et le végétal reviennent par fragments, formes abstraites formant des paysages grotesques, voire monstrueux. Le trait est dur, abrupt, incisif et se mélange parfois à des textures quasi-luxueuses réalisées avec minutie. Les tâches, zébrures sont autant de ponctuations, traces de gestes frénétiques. Les motifs se fondent, se confondent. Quelle différence parfois entre écorces, écailles, poils, herbages ou surfaces frémissante de l’eau ? L’animalité et la nature à l’état sauvage sont les principales préoccupations. L’animalité est cette zone indicible entre l’homme et l’animal qui les éloigne et les rapproche de l’état sauvage, cet état de nature impalpable avant l’intervention de l’homme. Cela amène à envisager la question du monstre, l’Etre entre l’homme et animal ; le monstre, c’est le phénomène de foire que l’on exhibe, la créature des mythes et des légendes mais également le résultat des corps meurtris des conflits armés. ’’ On dit qu’à la belle Guinier votre femme, qui est si ravissante, il manque le bout du sein car son frère le lui a tranché lorsqu’il vous a vengé de la vipère. Ne vous fâchez pas mais prenez la boule de la bosse et mettez-la-lui sur le sein. C’est tout ce que vous aurez à faire : vous verrez que l’or s’y appliquera et qu’il y adhérera exactement, comme par les soins de la nature elle-même.’’ Aalardin à Caradoc, Le Livre de Caradoc issue de La Légende Arthurienne, XIIIéme siècle, anonyme. (éditions Robert Laffont, 2002 ). 33 x 30 x 18 cm - 150 €

A56 : Ponce

Olivier paulus_27 ans _(graffiti artiste) évoluant dans la ville de lyon Sur un buste de femme enceinte, le futur nouveau né sort prématurément du ventre de sa mère pour réparer le sein malade, car il sent que son allaitement est compromis. Vision utopique. Le lien maternel est mis en avant car je pense que le rôle principal des seins d’une femme est de nourrir son enfant. bombe aérosol, posca, encre de chine

36,5 x 31 x 35,5 cm - 300 €

A57 : Emilie D’Hauteville

Mes premiers jobs dans le dessin textile se situaient sur les pentes et ailleurs. Aujourd’hui je couds tout ce qui me passe sous la main: papier, carton, plastique. Je récupère , j ‘assemble, je déchire et froisse. Le papier et le tissu font partie de ma vie. Mes carnets remplis de croquis rapides ont voyagé en Amerique latine et en Asie ; ils sont exposés à la biennale du carnet de voyage et au musée de la poste à Paris. Avec le collectif «trame de soi» , nous organisons en 2011 une exposition d’art textile contemporain dans une ancienne usine. Mon atelier se situe à Lyon. Nos tissus nous trahissent Nos tissus internes , nos veines, nos nerfs, nos muscles sont une organisation compliquée et extrêmement dense, ils nous cachent des éléments négatifs. J’ai utilisé le tissu avec son double sens : tissu organique et tissu textile : découpage, couture, chirurgie, fil, les épingles évoquent la chirurgie , la douleur mais aussi la maladie avec ses petites boules de couleur.

36 x 28,5 x 27,5 cm - 170 €

A58 : Marie Anglade

Polyvalente dans ma pratique, mon travail se situe dans l’installation mixant peinture, sculpture et/ou vidéo. En m’emparant de références liées au monde de la consommation, aux fétiches contemporains, aux codes et aux valeurs de la culture populaire, aux habitudes quotidiennes ou à ces clichés et stéréotypes, mon travail délivre un commentaire sur le monde, un point de vue engagé ou désaxé sur l’état des savoirs et des façons de vivre. La recherche esthétique me permet de créer un dialogue contradictoire dans l’oeuvre, une lecture à deux niveaux, afin de créer une zone de réactivité. En juxtaposant des symboles apparemment contradictoires, je cherche à mettre en phase ce que produit l’univers des loisirs, du quotidien et l’amnésie presque totale qui nous caractérise. Ainsi mon travail joue du rapport entre séduction et répulsion. Pour ceci, l’aspect scénographique et narratif est largement développé dans mes installations. II permet une immersion du spectateur dans la fiction, dans un univers parfois ludique, poétique souvent énigmatique... Cette recherche m’a amené à travailler sur le sacré et le profane, le rituel et le travail à la chaîne, la mort et la mode.... Dans diverses installations. Cette recherche conceptuelle a aboutie, aujourd’hui, à un concept clé dans mon travail: Le fétiche. C’est donc sur ses interrogations que mon travail actuel se porte: quel rôle a l’objet dans notre société d’hyperproduction ? Comment est -il détourné à des fins religieuses, sexuelles, identitaires ou commerciales ? Quelle place a t’il dans l’univers du luxe et de la mode ainsi que dans celui de la guerre et des religions ? En utilisant l’esthétique de l’effeuillage burlesque, Marie Anglade tente de nous signifier le regard que le corps à de lui de lui même. Cette création nous présente une poitrine recouverte de sequins formant un oeil sur chaque sein et une longue traîné noire brillante qui s’étale sur tout le corps. Sublimer le corps malgré la maladie, le laisser se regarder, le laisser voir aussi... être en contact avec lui-même...

38 x 30,5 x 32 cm - 550 €

A59 : Steph COP

Graphic designer, textile designer, and toy designer. In 1986, Steph is an active member of the crew ”Control Of Paris”, from which he took his name. This name will last long as a reference in Paris graffiti scene. The COP crew, always created debate, being the best in large murals and also street graffiti. Since the beginning of the 90’s The C.O.P elite group was composed of 10 talented, visionary and activist artist . In 1993 the self-educated person, fashion designer, graphic designer, and designer toy. In 2002, the artist developped the concept A.R.O Analysis, Reflexe, Obsessed fulfilled by 5 eponymous figurines who each symbolize at their turn the vital topics of the label. They were the 5 Imaginery Friends. One of the characters became the icon of Steph Cop’s work . More recently he becomes « Wooden Aro » , the result of the nature and machine meeting. Aro is sculpt in a 150 years old wood. This oak, hard as a rock, meet the machine, for a pure and raw representation of the ARO. Mechanic versus Oraganic is his moto, ARO is the genesis of his artistic work. Soul Making, we have the soul that we build ourseleves. Partir d’un point et suivre une flèche. Ne surtout pas le contourner. Se laisser guider. Expérimenter. Se tromper. Recommencer. Contempler. Chercher les angles. Les réduire. S’arrêter. Respirer profondément. Ne pas regarder en arrière. Construire avec le coeur. Recommencer. Le support a une âme, combattre les obstacles..Vivre sa vie. Venus X Aro ..

38,5 x 30 x 34 cm - 450 €

A60 : Evelyne Postic

Il y a notre planète, bien concrète, avec ses océans habités d’êtres mystérieux, aux formes et couleurs extraordinaires, avec ses forêts peuplées d’animaux et d’insectes dont la morphologie ne cesse de nous étonner.Il y a nous les humains, aux couleurs de peaux diverses, avec leurs coutumes et leurs cultures différentes. Et puis des mondes invisibles, aussi bien organisés que le nôtre. Les bactéries, les virus, multiples et variés dans leurs formes et activités. Ces mondes nous sont accessibles avec les microscopes, mais il y a d’autres mondes présents que nous ne pouvons ni voir ni toucher ni entendre. Nous savons qu’ils existent et nous les artistes, nous ne nous privons pas de concrétiser ce présent invisible dans nos créations. C’est pourquoi j’ai inventé un monde, ou les humains s’identifient dans la forme, au monde animal et végétal, tout en gardant leur intégrité d’êtres humains. Pourquoi n’y aurait-t’il pas d’autres mondes présents et invisibles à nous? Avec des morphologies différentes, des civilisations ayant évolué autrement. Ce sont ces mondes imaginaires que je dessine, peint et sculpte, c’est comme un espoir pour un monde idéal qui pourrait exister, et répondre à cette question angoissante, pourquoi suis-je sur cette planète? Les multiples vaisseaux, canaux, cellules que constituent les seins de femme, cachent un monde intime, complexe, et fragile. Ces dessins au trait en noir et blanc, sont autant de symboles imaginaires, oiseaux protecteurs, petites graines à germer pour le renouveau de la vie, toutes ces formes communiquent entre elles, et forment un réseau de multiples relais, comme une armée de sentinelles, prêtent à se battre pour sauvegarder leur raison d’exister, et protéger le processus de création de la vie.

37 x 30 x 33 cm - 1400 €

A61 : Association Conciliabules

Conciliabules trouve son originalité dans le fait que l’association est née un 8 mars, jour de la Journée Internationale des Femmes. Elle a été conçue par des femmes qui ont croisé à un moment ou à un autre un des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale femmes-enfants du Rhône (comme La Charade-Hôtel Social à Lyon 3ème ou Viff Sos Femmes à Villeurbanne). La démarche créatrice des femmes leur permet de prendre place dans leur propre histoire de vie mais aussi dans notre société. Découvrir son potentiel à travers la création artistique est un moyen pour chacune de se ressourcer et de ne pas rester dans l’échec. C’est aussi participer activement à la création du lien social, à la vie festive et citoyenne. S’associer au projet Vénus, c’est contribuer à la prise de conscience des femmes, les conforter dans le fait que leur corps leur appartient et qu’elles doivent agir pour préserver dans son intégrité ce bien précieux qui est le leur. Nous soutenons Europa Donna dans sa lutte contre le cancer du sein, véritable fléau planétaire. La Femme Coffre-fort En son ventre En son sein En son coeur Femme Porteuse de l’Avenir Femme Créatrice du Présent Femme Gardienne du Passé

20 x 36 x 42 cm - 100 €

A62 : Eric Chambon

Né à Perpignan Eric Chambon touche à la peinture et à la couture dès son plus jeune âge ; il est créateur de costumes de spectacles depuis 25 ans. Comédien et chanteur Lyrique parallèlement, il signe plus de 90 créations costumes tant dans l’univers du théâtre que la danse contemporaine ou le cirque. Depuis 6 ans, la sculpture en art floral le passionne et obtient lors de concours internationaux plusieurs médailles d’or dont la Palme d’or de Cannes en 2008. La sculpture qui l’attire depuis son enfance prend une part importante dans sa vie actuelle, et travaille depuis des deux ans aux cotés de Christiane Boone et son maître Paul Marandon. Ma création laisse le buste en son état, sans couleurs tel qu’il a été conçu pour respecter l’émotion véritable de cette empreinte laissée par le corps de cette femme. Il est simplement protégé par une couche de durcisseur, apprêt transparent .Le blanc symbolise la pureté mais aussi le milieu hospitalier. Il est envahi de branches de Mitsumata blancs symbolisant la maladie, le fibrome du cancer qui petit à petit recouvre le buste tout entier ; mais avant de le détruire les lasers sont là pour tenir le corps debout et droit dans la dignité et la lutte. Ces lasers de métal bleu, espoir de vie et de lutte scientifique, traversent le sein et détruisent à l’intérieur, la tumeur…

106 x 75 x 65 cm - 1400 €

A63 : Caroline Cunha

L’homme civilisé, les relations hommes/femmes, la place de la femme dans la société actuelle font partie de mes inspirations. Que ce soit traité par le dessin, l’installation, la performance ou l’écriture ; c’est une continuelle recherche de la féminité en tentant de la faire sortir de tous les clichés culturels prédominants. La Fée Verte En partant du travail sur le monochrome et les anthropométries d’Yves Klein, de son travail sur la libération du corps de la femme par ses empreintes. Ainsi que sur ses performances. Un rapport au modèle où son rôle est plus actif (un parallèle entre le buste presque anonyme et l’artiste). Un monochrome vert comme libération et espoir du corps sur la maladie. Et puis un poème inscrit, inspiré par cette citation de Klein : « Mes modèles riaient beaucoup de me voir exécuter d’après elles de splendides monochromes bleus bien unis ! Elles riaient, mais de plus en plus se sentaient attirées par le bleu. »

37,5 x 31,5 x 38 cm - 150 €

A64 : Stéphane Peclier / Knar

Artiste peintre graffeur depuis 1989, koin koin , koin koin ! koin koin ?koin koin .... Réalisation de deux mondes qui se côtoient dans un même corps de femme enceinte . Un côté ludique et colorisé , fait de joie , d’ insouciance et d’ amour pour l’ être à venir . L’ autre partie est représentée comme un mal de vivre dans une prison qu’est la maladie, où les médicaments sont omniprésents et l’ espoir d’ allaitement impossible . Tout est déstructuré par le désespoir , le chagrin et les pleurs .

34,5 x 35 x 33 cm - 600 €

A65 : Rodolphe BESSEY

Plasticien Lyonnais. Je fabrique des photogrammes numériques ou argentiques à base d’imageries médicales (radiographies, IRM, écographies) ; de plans, d’empreintes corporelles et différentes matières sur Rhodoïds transparents. Mon travail est le plus souvent une expérimentation et une recherche proche d’une alchimie visuelle et étrange. Je cherche des formes nouvelles sensibles et sensitives. Un travail sur la mémoire, l’oubli. Une recherche qui ne se désire pas forcément originale mais plutôt originelle… Enfin j’apprécie beaucoup «l’art brut», les peintures rupestres, le chamanisme ou encore le butô. Mon travail est brut, je ne suis pas infographiste. Je fabrique aussi des «hologrammes» Images en réseau lenticulaire avec Thomas Garrigues et Sylvain Ordureau. Une tétine et biberon remplace un sein désignant la matrice et le rôle nourrissant, seulement le biberon est caché, tout comme la seringue se substitue à l’autre téton, remplie d’un liquide chimique,visqueux et rose, l’éventail rouge farde tout ça et couvre le buste, accroché à des épingles à nourrice . Le corps sera ponctué de moulins à vent fluos et mets plus brillants (vieillis) en broche ainsi que de badges trouvés ici et là. Une poche couvrira un sein en transparence, comme un fermoir. Pour finir j’ai collé du papier découpé chinois, rouge aussi, rappelant mon idée de départ. Tout ça pour m’éloigner de ces tumeurs qui nous gangrènes... Un sein pour la mère, un sein pour l’hôpital, le corps pour la fantaisie, le rêve, l’érotisme et la couleur et peut être la poésie de l’enfant. Dans une société démagogue et bien pensante,où bientôt on nous vendra du boudin de règle ou du fromage de femme... 38,5 x 34 x 22,5 cm - 150 €

A66 : Diane THIBAULT

Scénographe, décoratrice et plasticienne, je travaille depuis 6 ans en tant que concepteur et réalisateur pour le spectacle vivant. Ma pratique s’articule entre l’étude dramaturgique, la mise en scène et sa traduction plastique. Je travaille en étroite collaboration avec les concepteurs son, lumière et costume dans l’élaboration de dispositifs croisant nos sensibilités et supports. Mon travail s’attache au trouble des perceptions son-image-espace et donne au spectateur une lecture qui s’appuie sur le ressenti. Le corps ici est une armure cellulaire. Métaphore des défenses naturelles du corps humain, protégé par lui même comme par une cotte de maille. L’agencement de ses mailles protectrices est aussi aléatoire et changeant qu’un code génétique, unique comme il l’est pour chaque être. Sa forme même, moulée précisément sur le corps dédie cette protection à la femme qui s’est prêtée au projet. L’armure ainsi moulée donne au corps l’image d’un bijoux cellulaire.

1400 €

A67 : LAURE VIAL LENFANT

Laure Vial-Lenfant se définit comme une ecodesigner. Jeune créatrice lyonnaise , elle multiplie les rencontres et les expériences dans le milieu artistique. Sensibilisée, puis engagée dans une démarche responsable, elle accorde une place primordiale au recyclage dans son travail. Même si sa formation touche au domaine textile, elle se tourne vers d’autres pratiques, en mixant ses différents savoirs-faire. Son intérêt et sa motivation se portent dans la diversité de ses projets, de leurs ébauches jusqu’à leurs réalisations. Trouver les bons matériaux en alliant les compétences techniques dans une démarche artistique et éthique sont des facteurs qui éveillent ses sens créatifs. Elle est aujourd’hui responsable de la plateforme de recyclage artistique de l’association Art Gens, codirectrice de l’agence de décoration évènementiel LM show, et plasticienne indépendante. ROSINE#642# 46 cerveaux - 1 clavicule - 2 omoplates -28 vertèbres cervicales - 5 vertèbres lombaires - 4 sternums 1appendice -1 sacrum - 3 rotules - 1 coccyx - 2 pariétaux - 2 temporaux - cartilage costal - Parure de radiographies médicales. 950 €

A69 : Collectif PETIT TAILLIS

Fondé au début des années 50, le Centre social Les Taillis est une association Loi 1901. C’est un équipement de quartier à vocation sociale globale. Il développe un projet d’animation sur deux territoires de Bron : le centre-ville, et le quartier de Parilly. Il est ouvert à l’ensemble des Brondillants intéressés par le projet, des activités sont proposées quelque soit l’ âge. C’est un lieu pour se retrouver, échanger, partager, créer ensemble, s’organiser, un lieu de proximité favorisant le lien social. Le groupe qui a travaillé sur les bustes est composé en majorité d’habitantes du quartier de Parilly qui s’investissent auprès des professionnels du Centre social et participent ainsi à la démarche de développement social global. Une robe pour rester féminine, prendre soin de soi, s’habiller, se coiffer, sortir, vivre.

30 €

A70 : VINZ

France Vinz rentre dans la prestigieuse école de dessin Emile Cohl à 18 ans et s’attaque ensuite sérieusement au graffiti. Fort d’une excellente technique (dessin traditionnel et pinceaux), Vinz s’approprie aussi facilement le travail en volume que les situations engagées : grosse prestation au premier Meeting of Style avec le collectif Force Urbaine comme plusieurs sessions à Mostar dans une Bosnie toujours sur le pied de guerre. Ses réalisations à la frontière entre illustration et graffiti, ont rapidement trouvé leur place dans les pages du journal Le Monde et celles de publications à la pointe de l’art urbain comme Rétroactif des Editions Populaires. Vinz a notamment signé la réalisation d’une série de 9 skates pour les riders du team Quiksilver, a participé à la biennale d’art contemporain de Lyon ainsi qu’à toutes les expositions collectives Spacejunk, dont il est l’un des piliers pour toutes les actions « Live ». Il a participé à la Biennale d’Art contemporain de Lyon en 2001, Pour le buste, j’ai voulu mettre en avant la sensualité, la générosité de la femme, d’un côté la beauté, et se qu’évoque la poitrine, pour elle et au regard des autres.. et de l’autre élever la femme dans son statut de mère (nourricière...)de femme...

32 x 31 x 21 cm - 300 €

A71 : GABRIELLA RIOUX
Aujourd’hui comme hier, les préoccupations de l’art sont d’ordre politiques, sociales et culturelles. Quand la galerie Spacejunk me propose de participer au Projet Venus, c’est un rôle d’artiste engagé, spectateur et acteur du monde que j’accepte volontier. Dans l’idée, la sphère artistique est à la croisée des chemins entre le rôle de la santé publique et le quotidien du citoyen touché par la question de la maladie. La rencontre est le mot d’ordre. « En 2012, le cancer du sein touchera 1 femme sur 10 en France ». Ces sombres chiffres nourrissent le malaise et l’incompréhension face à la maladie. On connaît mal le jargon médical et on l’emploie sans savoir réellement de quoi il est question. En tant qu’artiste, on fait appel à notre implication. Certes, il est difficile de faire front à ce sujet de réflexion en mettant de côté ses angoisses, mais il faut refuser d’adopter un point de vue ombilical! L’heure n’est plus au “trash”. Les clichés des années 90, pour le moins pessimistes, nous ont déjà assez tiré vers le bas autour de la question du SIDA. Les témoignages de ces femmes qui ont prêté leur corps à l’art pour l’occasion du Projet Venus m’ont profondément touché. L’objet de ma proposition est un échos au traumatisme causé par une mammectomie. L’ablation d’une partie de soi est vécue comme un deuil. En outre, l’image de la poitrine d’une femme véhicule diverses connotations. À travers l’Histoire de l’Art, la figure de la mère s’oppose à celle de la putain , l’identité de la génitrice à celle de l’objet de désir. Au regard de notre société, une femme privée de sa poitrine doit renouer avec ce qu’elle est intimement ; elle reste la femme, la mère ou l’épouse quoiqu’il advienne. Deux concepts s’opposent dans l’objet présenté. Les seins mis en négatif sont tournés vers l’intérieur du buste ; comme le souvenir du corps intact, le fantôme du passé ancré dans le corps cotoît les six protubérances de plâtre rajoutés sur l’abdomen. Ces dernières confèrent au torse une nature animale, ces tétons de louve, tels des bourgeons, évoquent une renaissance en devenir, tournés vers notre origine en même temps que vers le monde extérieur. Entre deux eaux, la pulsion de vie et la pulsion de mort sont les moteurs de l’existence qui font avancer l’humain malgré les épreuves de la maladie. La reconstruction physique accompagne la reconstruction identitaire après la maladie. Le courage et la persévérance de ces femmes doivent être soutenus dans nos sociétés et le concours de la galerie Spacejunk et de l’association Europa Donna peuvent contribuer à cette lutte autant sur le plan international qu’à l’échelle individuelle. Le citoyen ou l’artiste qui se fait porte-étendard d’une cause comme celle-ci ouvre un chemin entre l’anonymat du patient et le quotidien de son voisin.

36,5 x 36 x 36 cm - 500 €

A72 : Philippe REICHSRATH

«Créateur cyclique et animal, P.Reichsrath évolue entre 3 os. Sonor/isateur à ses temps morts il aime à enfanter des boucles minimales mais magistrales, aux ritournelles intemporelles/Volum/isateur compulsif, il peint au doigt, au pinceau, au posca, il repeint. Il colle décolle tourne et détourne, il casse, vrille et redéfinit enfin l’Objet. Enfin, photo/grapheur intempestif et imag/inateur volubile il traque et collectionne le cliché. Puis il y installe ses traces, sa nature et ses cicatrices. On y retrouve d’ailleurs quelques fois ses volumes dans une nouvelle vie.» A.G Grunenwald Projet Venus « Life & Pain, Golden Hope» Un travail plastique de texture, d’usure et de vécu. Un ajout d’éléments symboliques (religieux/maternels/medicaux). Une dorure pour le luxe de vivre. Un marquage typographique sur la «peau», personnel et informel. Un vernis pour «briller» et survivre.

40 x 33,5 x 41 cm - 250 €

A73 : SAINT MOLOTOV

Né en 1973 dans la banlieue parisienne entre campagne et cité, entre ferrailles et graffitis... Des dessins toujours dans la tête ou sur les feuilles... En 1989 dessine dans des fanzines alternatifs et ne s’arrête plus vraiment. Tout est bon pour éteindre ses incendies de l’imaginaire... Ces ferrailles rencontrées lors de chantier en maçonnerie seront le chiffon imbibé d’essence qui finiront de mettre le feu à sa vie... Toujours un cocktail Molotov dans la tête prêt à enflammer son esprit. La nuit sera longue ... entre poésie et révolte... Avec ce buste j ai voulu montrer que souvent on prend soin de l’exterieur de notre corps on lui réserve mille soins , mais on oublie trop souvent que la vraie vie est dedans, qu’il faut en prendre le plus qrand soin. Le dépistage du cancer du sein fait parti de ces attentions à porter à notre corps, à notre intimité profonde, notre arbre interieur c’est la vie. Alors pour ne pas perdre de feuilles mais toujours en avoir de nouvelles, il faut l ‘arroser chaque jour avec le plus grand amour...

37 x 37 x 23 cm - 300 €

A74 : Amandine FRANCIOSO

Graphiste, 05/11/78 Diplomée de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims, je travaille actuellement dans le packaging, en tant que salariée à mi-temps. Mais ce qui m’interesse dans le Design, c’est qu’il est protéiforme. Voilà pourquoi le reste du temps, je travaille également en tant que freelance, le graphisme, la peinture, et la création d’objets. Pour cet exercice autour d’une réflexion précise, qu’est ce buste, j’ai voulu un impact visuel ludique. Le travail le plus important dans la lutte contre le cancer du sein étant l’espoir de la renaissance, j’ai rajouté le ruban rose (emblème de la lutte contre le cancer du sein) afin que la lecture du buste se fasse bien dans le sens d’un nouvel essor.

38 x 31 x 17 cm - 150 €

A75 : Stephanie DUMAZOT « Mademoi’ Zen»

Styliste, et créatrice de la marque Mademoi’zen depuis un an. Aprés un BTS stylisme, j’ai travaillé pour des boutiques de créateurs en leur proposant des collections en modèle unique. Puis, poussée par le vent et un désir profond, j’ai décidé de créer Mademoi’zen, collection intemporel. C’est un concept ou le noir est à l’ honneur et ou la soie cotoie le bambou et le coton. Toute la fabrication se fait en région Rhône Alpes, en série limitée. Bustier « fleurs et liens». Je suis partie de l’idée du «lien» . Le «lien» entre le malade et sa maladie, le «lien» entre le malade et ses soignants, le «lien» entre le malade et son entourage (famille et amis) et enfin le «lien» entre la maladie et l’après maladie. Pour aboutir à la résilience qui est la faculté à rebondir, à vaincre des situations traumatiques, « l’art de naviguer entre les torrents». La poitrine recouverte de pétales forme une fleur symbole de la féminité, un sein d’une fleur complète, alors que le second est partiellement recouvert, sous entendant le sein malade. J’ai choisi des mots qui évoquent, qui expriment, le resssenti, les sentiments. Ils sont liés les uns aux autres pour exprimer un tout .... « avant, pendant, après» le cancer du sein.

37 x 35 x 26 cm

A76 : Geneviève

Octobre 1987 : Geneviève a 35 ans et une fille de 3 ans. Cancer du sein droit : tumorectomie et radiothérapie. Juin 2001 : Geneviève a 49 ans et une 2ème fille de 10 ans. A nouveau cancer du sein droit : mastectomie et hormonothérapie. Octobre 2010 : Geneviève a 58 ans et ses filles ont 26 ans et 19 ans.. VIVE LA VIE...

A77 : ERPI

PIER - ERPI (1976) Enfant de la ville, ERPI, a fait ses armes dans le graffiti début 1990, puis s’est très vite essayé aux toiles. Affectionnant toujours les terrains vagues, il continue à faire évoluer sa technique et son style ; mais désormais il transpose ses dessins, compositions, plus proches de sa vie et de ses rencontres, afin de créer un champ lexical propre à son travail. Le buste est traité comme une statue de béton, une allégorie de la ville. J’ai repris des codes simples de l’ univers graffiti , car je le vois plus comme un tatouage sur le buste. Le buste en lui-même est une oeuvre , un don. J’ ai plutôt cherché, à ne pas l’ altérer, intervenir discrètement. Technique : Acrylique, posca, bombes de peintures.

34 x 32 x 20,5 cm - 200 €

A78 : Nanan

Gaël Brienne aka Nanan, 31 ans, Lille, plasticien (touche à tout). Autodidacte, Nanan tente d’engager une réflexion sur la société de (sur)consommation dans laquelle nous vivons. Il travaille essentiellement à partir de matériaux de récupération, d’objets abandonnés dans la rue ou simplement inusités, il les agglomère pour générer des êtres hybrides, mécanisés. Ses œuvres reflètent les méfaits d’un système économique générant de plus en plus de déchets qui finissent par littéralement envahir notre environnement, la technologie n’étant pas nécessairement synonyme de développement durable. «Pour le projet Vénus j’ai tenté d’évoquer l’importance du dépistage du cancer du sein en comparant le corps à une mécanique bien huilée qui malgré une technologie avancée peut s’enrayer si on l’entretient mal et finir à la casse. J’ai cherché à avoir un rendu brut, une carcasse en acier rouillé, le processus d’oxydation étant analogue à celui du cancer, un point de rouille pouvant s’étendre à l’ensemble du corps. Le buste est comme brisé, comme arraché à son existence, ceci pour souligner la violence du cancer et le tragique d’une situation qui aurait pu être évitée si elle avait été traitée à temps.» Nom du buste Tragédie Mécanique 76 x 27 x 23,5 cm - 400 €

A79 : Nathalie

Je m’appelle Nathalie et j’ai 42 ans. Mon cancer a été diagnostiqué lorsque j’avais 39 ans. Compte tenu de mon âge et le type de cancer (SBR III), j’ai subi une tumérectomie, des séances de chimiothérapie et de radiothérapie. Actuellement, je suis guérie et je suis suivie médicalement tous les ans. J’ai accepté tous ces traitements lourds car je savais qu’ils étaient nécessaires à la guérison. Jamais je n’ai perdu espoir, je m’accrochais à tout ce qui pouvait m’apporter du bonheur et du plaisir (le sourire des gens dans la rue, la beauté de la nature, la réflexion d’un enfant...). Je vivais beaucoup plus intensément tous moments et plus précisément les instants que je partageais avec autrui (personnes qui m’étaient proches ou non). Maintenant, je continue à vivre aussi intensément car je sais que je suis chanceuse d’être en bonne santé. J’essaie d’avoir une bonne hygiène de vie, je suis plus à l’écoute de mon corps, de mes émotions et le plus important : je vais à l’essentiel !

A80 : ASHE Graphiks

Né en 1982 à Lyon. Autodidacte, il démontre dès son plus jeune âge un intérêt prononcé pour l’art qui a toujours été le moteur de ses actions. Tombé dans la marmite du hip hop, il découvre le graffiti et le street art à la fin des années 90. Et adopte le pseudo de ASHE. Pour lui, c’est déjà plus qu’une attitude ou un simple mode d’expression contestataire. “Peindre est pour moi un moyen d’évasion, d’expression et de partage, j’aime que mes productions dérangent qu’elles soient vues et critiquées.” Ses créations, issues de son regard face à une société toujours plus explosive, sont au croisement de notre environnement urbain et de nos modes de vie. Les thèmes abordés peuvent être divers et variés, provocants et insolents, réalistes et utopiques… “Pour moi l’art doit être en mouvement, en effervescence et constamment remettre en cause les règles établies.” Le travail de l’artiste symbolise la féminité et la détermisation de chacune à vaincre la maladie

33,5 x 32 x 24,5 cm - 250 € projection de café, papier kraft, spray, marqueur, pochoir

A81: les Z’elles

les Z’elles Frédérique & Marie-Pierre & Régine & Saïda Z’elles sont quatre. Z’elles bossent dans la même boîte. Z’elles aiment bricoler le dimanche. Z’elles inventent leurs “créativ’days” communs Z’elles découvrent le projet Vénus Z’esperluette ! Quel beau sujet pour le créativ’ day prochain ! Alors, Z’elles s’y collent... « Pour mes sœurs, pour nos sœurs, pour nos filles. » Frédérique « Je porte l’empreinte du cancer dans ma chair. Dix ans après, je vais bien et j’ai le furieux désir de témoigner de mon envie de vie. Merci le dépistage, tu m’as guérie! » Marie-Pierre « 1 femme sur 9, touchée par le cancer du sein, c’est important, il faut le dire ! Et si … Blancs ou bigarrés, ribambelles de beaux bustes en balade boostaient le dépistage ? » Régine « Parce que le cancer du sein concerne les femmes de tous âges… Moi, z’elle, demoiselle, je veux promouvoir l’espoir. » Saïda « Les effrontées du printemps » « On aurait dit qu’on était des complices et qu’on allait gagner. On aurait dit qu’on voulait encore jouer, rire, vivre. On aurait dit que l’impertinence, c’était la voie de la sagesse. Alors on aurait su que le dépistage, c’est faire un pied de nez au cancer. »

181 € Largeur = 32,5 cm Hauteur = 37 cm Technique mixte : peinture acrylique, collage

A82 : Pascale

1997, 40 ans Pourquoi moi ? 2004, 47 ans Encore moi ? 2010, 53 ans Toujours moi, toujours là! On se bat, on ne baisse pas les bras et on pense aux autres, à ceux qui nous aiment et qui se posent la question. Pourquoi moi?

A83 : Michaël Relave

«Michael Relave est né en 1978 à Lyon, il étudie à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon, puis suit des études en Arts Appliqués. Il commence sa première exposition en 1998. Parallèlement il travaille pendant un an au Musée d’art contemporain de Lyon et ouvre une Galerie d’Art en 2005. Il revient par la suite complètement à la peinture et travail actuellement sur ses expositions à venir. Mu par une pensée métaphysique et spirituelle du bonheur Michael RELAVE invente son propre langage, répondant à l’élan expressif qui l’anime. Il nous livre son monde intérieur à travers des formes curvilignes où des corps surprenants paraissent en apesanteur. Entre les limites du figuratif et du fantastique, il nous propose un ailleurs aux couleurs respirant la vie. Jeune artiste confirmé, Michaël est tout à la fois doué et inventeur. Ces corps indéfinissables, enlacés, emmêlés ont la fâcheuse tendance à nous ramener vers nos instincts les plus profonds, les plus fous, les plus délirants, ceux qui ont fait de nous des adultes responsables.» «Sans équivoque un hymne à la vie, à la Femme, Mère universelle, déesse aux mille tétons, mère nourricière, terre de notre humanité. Nourrice en son jardin elle sème et voit pousser, grandir, grandir et grandir encore son potager. Avancer, monter, descendre et puis monter monter monter en direction du ciel... Au sein de notre terre commune jaillit la vie, emprunt d’humilité, de joie et d’espérance.» 38 x 37,5 x 30,5 cm - 600 €

A84 : CS Petit taillis
!

Fondé au début des années 50, le Centre social Les Taillis est une association Loi 1901. C’est un équipement de quartier à vocation sociale globale. Il développe un projet d’animation sur deux territoires de Bron : le centre-ville, et le quartier de Parilly. Il est ouvert à l’ensemble des Brondillants intéressés par le projet, des activités sont proposées quelque soit l’ âge. C’est un lieu pour se retrouver, échanger, partager, créer ensemble, s’organiser, un lieu de proximité favorisant le lien social. Le groupe qui a travaillé sur les bustes est composé en majorité d’habitantes du quartier de Parilly qui s’investissent auprès des professionnels du Centre social et participent ainsi à la démarche de développement social global. Des plumes, des perles, ça brille, c’est la fête ! Une soirée, du plaisir, se mettre en valeur. Garder l’espoir, continuer comme avant, vivre tout simplement.

30 €

A85 : Lo Klavo

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours dessiné. De ma grand mère m’apprenant à décalquer mes BD de Bambi, aux marges de mes cahiers sur les bancs de l’école, jusqu’à mes «dessous de mains» au boulot (au grand damne de mes supérieurs): J’ai toujours dessiné! (avec plus ou moins de fréquence, certes!) N’ayant pas eu l’opportunité de faire une école d’art, j’ai appris «sur le tas». D’abord en reproduisant ce que je voyais sur la déco de mes skateboards, puis sur les photos des magazines. À la mort de mon père je me suis mis à peindre. J’ai petit à petit découvert que j’étais meilleur coloriste que dessinateur. Maniaque et rigoureux, j’ai travaillé mes «manques» pour que mon niveau de dessin n’entrave pas ma progression, même si à ce jour je considère toujours qu’il me faut encore beaucoup avancer. La peinture est devenu mon mode d’expression privilégier. Où je peux développer mon sens du cynisme et mes idées pas toujours évidentes à appréhender à l’oral. Si j’étais arrivé à une finesse de trait (toujours rapport à mes maniaqueries, sans doute) je m’impose maintenant des exercices de style en rangeant pointes fines et autres Posca, et ne chérissant que mes bombes et mes pinceaux. Depuis un an, je me consacre exclusivement à cette tâche, avec l’envie de m’améliorer sans cesse. Ayant eu le privilège d’être exposé à plusieurs reprises, j’ai été conforté dans mon désir de continuer. «Comment faire?... Comment sensibiliser sans choquer? Hum... Pas facile parce qu’avec le cynisme que je me paie et bah... C’est pas gagné!» Tant de questions me sont passées par la tête avant d’arriver à me lancer... Ne jamais avoir travaillé sur des «volumes» auparavant n’a pas facilité ma tâche! Qu’à cela ne tienne, j’ai finalement assimilé le sein à un arbre. À la vie, quoi! Une entité gigantesque (de par sa symbolique parce que pour certaines... Héhé!). Généreuse mais vulnérable. Où l’attention et une bonne dose d’Amour sont nécessaires à son équilibre. Son bien être... Mais oui. Parfois. Malgré toute notre bonne volonté le «mal» arrive à trouver une faille. Voilà, j’ai donc voulu laisser mes personnages «mangaesques» s’atteler à la tâche titanesque de maintenir le fragile équilibre de la vie, de la femme. 37 x 37,5 x 34,5 cm - 350 €

A86 : Jaké

Né à Lyon en 1967, j’ai fini mes études aux Arts Appliqués en 1990. Après de longues années de recherches de style, de développement graphique et de pérégrinations créatives, je réalise ma première toile «majeure» en 2003. Le caractère se défini immédiatement, grâce à l’utilisation du Posca et de l’acrylique avec lesquel je m’impose, une palette d’une quinzaine de couleurs uniquement et une technique proche de la sérigraphie. Tout autour de moi m’inspire. De ma vie familiale à mes aspirations mystiques, des rêves d’enfants aux faits de société, tout m’intérrèsse, me rend curieux, me met en appétit et parfois me chavire... Click Here Signée au dos : Jakè X – Vénus Ma démarche artistique sur ce buste est avant tout positive, généreuse, colorée et bien sur vivante. L’idée était pour moi de rapprocher, les aspects techniques du dépistage du Cancer du sein, symbolique de la féminité et spontanés de la figuration libre, courant artistique auquel je me refère naturellement. Technique : Acrylique et Posca pen

39 x 31,5 x 29,5 cm - 600 €

A87 : Pierre Gonzales iz neR

Poète transgenre, multisupports. Membre de l’intergalactique de développement, code DoX, des collectifs ABI/ABO du Lieu X et encore résident à la Friche RVI (dont il est un des initiateurs) PG iz neR est né en 1961 à Mosataganem (Algérie). Masque corset 1 Le Buste ici présenté illustre à la fois l’agression cancérigène et l’accueil/défense que le corps met en œuvre. Le cancer est au plus près des forces vitales de son hôtesse. La notion d’hôte est ici pleinement à l’œuvre dans son double sens. Il n’y a pas d’intrus... C’est évidemment une démarche ludique qui sert de guide à la réalisation de ce buste. Costume, farces et attrapes, support d’un maintien dynamique qui repasse à l’attaque ; carapace de confort.

39,5 x 31 x 25 cm - 1400 €

A88 : Emilie Teillaud

Emilie TEILLAUD, plasticienne, est là où l’on pourrait l’attendre. En réponse. Inconsciemment et collectivement. Hier, ses peintures flirtaient avec l’onirique, le feutré de la sensualité, le velours du regard…Jouant avec les irisés dans des « toiles – miroirs » accrochant la lumière pour ceux qui voulaient bien la laisser filtrer ! Dans un art quasi introspectif. Aujourd’hui, son registre plutôt « rock and roll » explose la mélancolie, culbute les principes, arrache des sourires avec des toiles hyper colorées, positives, irrésistiblement drôles, glamour, coquines et diablement décalées ! Ses pinceaux se sont encanaillés et se posent en baume-miracle sur ces temps de crise ! Dans un art totalement extraverti. Du murmure des anges au vacarme de nos démons, Elle n’a de cesse de nous surprendre avec sa douceur mais aussi sa « crudité », sa profondeur et sa légèreté, sa force et sa fragilité. Le talent d’Emilie TEILLAUD est de savoir jongler avec ses paradoxes et d’en colorer instinctivement l’air du temps ! Du haut vol « Demain, ensemble. » Et si l’espoir était une trêve, une respiration, un « arrêt sur image », une pause contemplative ? Et si notre regard pouvait ouvrir la fenêtre du monde, s’il savait se poser là où d’autres se perdent bien souvent ? S’aimer, en se redécouvrant, différente mais au centre. S’autoriser de la douceur, s’octroyer du plaisir, se pardonner aussi… Accepter de donner la parole à notre corps, écouter la sagesse de ses messages, mais aussi panser ses souffrances et l’accompagner fidèlement sur le chemin de la sérénité. Ce buste orné de filaments témoigne de la fragilité du corps et de sa force aussi. Le choix de matériaux naturels s’est imposé à sa création. Organique et volontairement paradoxal, il reflète toute l’ambiguïté du corps. Les trèfles s’inscrivent en espoir, la mousse se ligue en mouvement, les filaments nous racontent l’éphémère, les cristaux et sequins sont les trésors que nous avons toutes, cachés quelque part au fond de notre pudeur. Les couleurs dorées et argentées subliment sa beauté et nous rappellent l’importance de prendre soin de soi. Pour soi. Et pour les autres. Puissamment charnelles, précisément humaines, divinement tendres, vibrantes, radieuses et combatives… Debout et fièrement belles, la vie devant!

42 x 32 x 28 cm - 200 €

A89 : Marie-Véronique Isnard Hessmann

Le corps pour terrain d’exploration... À travers mes Reconstructions et Disparitions anatomiques, Diagnostiques ou Solitudes corporelles j’interroge notre rapport au corps, à sa représentation et à son vécu. Je tends à construire et à déconstruire l’ordre établi afin d’en proposer une vision particulière : celle de la disparition, du morcellement, du retournement, de l’exhibition ou encore de la suggestion.... Avec mes Greffons c’est une expérience que je propose : il faut manipuler et endosser ces adjonctions corporelles. Ainsi elles deviennent des objets à panser, des transplants textiles qui soulagent, réparent et prolongent les corps. En suspend.... Ici le corps physique disparaît pour ne laisser que sa mue... Signe de transformation et de renaissance, de ce passage résulte la perte d’une partie de soi-même. Alors que ces transformations sont de véritables épreuves qui nécessiteraient un repli sur soi, il y a à l’inverse une véritable mise à nue, une mise en périle du corps et de l’âme. Il ne reste alors plus que cette seconde peau, l’enveloppe : organe le plus étendue du corps, interface avec le monde intérieur et le cœur: organe vitale par exellence, vulnérable, découvert, dévoillé, en suspend....

42 x 36,5 x 30 cm

A90 : Jérôme Dupré la Tour

Dessine sur des supports variés, de la presse à la fresque, en passant par la bande dessinée et l’improvisation en live. Au prolongement de mon bras, à la plume et au doigt, se tracent d’anxieuses volutes. Grilles acérées, paysages de ficelle, trésors cachés, vérités criardes, belles voluptés, personnages pris sur le nu, couleurs Tango, sourires mi-raisin, blondeurs antillaises, uniformes hébétés, crachoirs pour la hype, royaumes de coton pour les larmes, et les yeux doux du revolver. Publications récentes : Soul-sic (autoédition) Blanche Mûre, bien plantée, vivante. Une cathédrale de chair. Ses jeunes rides lui demanderaient presque de parler de sa vie, aux amants qu’elle rencontre, aux regards choisis, aux orages, aux épaves d’or. Sa vie c’est cette ligne blanche qui la pare jusqu’au creux de ses reins, et tranche son ventre rouge et puissant. C’est le corset de son âme, celui d’un tambour battant. Elle est vigilance victorieuse. Une lutte toute consciente, contre le drame qui la prend du dedans et s’avoue vaincu au dehors. Reine fleur ignorée des costards, Elle a retourné sa veste, révélant sa rougeur royale, à l’air, libre. Seule sa poitrine glorieuse reste divinement blanche. Au delà, la sombre graine explose comme un cri aux éclats, jaillit d’un cabaret d’amour, branché en haut débit sur ce coeur saignant à point. Fertile et rutilante comme une Rolls, la vénus blanche a tiré la sonnette d’alarme. Et elle est rouge.

36 x 35 x 28,5 cm - 1200 €

A91 : Marie Claire Cordat

Nosophe gnostik «je suis au monde mais je ne suis pas du monde» ARTOTAL surréalisme, révolte et culture apocalyptique De 1984 à 1988 elle est l’élève de Orlan à l’école nationale des beaux arts de Dijon. Elle découvre le théâtre orgiaque des actionnistes viennois et le théâtre de la cruauté d’Antonin Artaud. Que se soit dans les arts plastiques comme dans l’actionnisme (Journiac, Lebel…) tout son travail artistique place le corps, la chair et le refus d’insoumission à l’égard du Système au centre de chacune de ses œuvres. Passionnée de littérature et de poésie Marie-Claire Cordat cultive avec une obsession singulière tout ce qui appartient au domaine des mythes et légendes, des rituels chamaniques et de l’ésotérisme. Sa rencontre avec l’écrivain Jacques Lacarrière bouleverse sa vie aussi elle se tourne vers le magique et la gnose. Depuis 1990 elle donne des actions (corps nu, chant, vidéo, musique) nommées «érotico-politiques» de partout en France, dans des lieux undergrounds ou dans la rue. Marie-claire Cordat est également commissaire d’exposition, des expositions toujours très remarquées comme « art, torture et pouvoir » en 1999 au PEZ NER à Villeurbanne. L’artiste, le poète, trouve une solution plastique à des phénomènes complexes et souvent révoltants. Mon crayon, mon pinceau : un flingue, le lieu de la représentation : une prise de pouvoir. J’organise le chaos, fais une beauté à la laideur du monde. MATERIAUX : peinture, mousse polyuréthane, mortier adhésif, textile, bois, ventouse … Le moulage du tronc est peint de façon réaliste, un sein est coupé et l’intérieur est travaillé comme on le représente sur un dessin d’anatomie. Une flèche le traverse en direction de l’extérieur . Un corset réunit les deux parties du moulage pour créer un dos féminin, la peau est un vêtement vivant, les lacets des veines ou circule le sang. Le tout est surmonté d’un cercle coupé en deux symbolisant le combat intérieur, une sorte d’emboitage « yin yang », face noire/face blanche, jouant sur la dualité, vie/ mort, beauté/laideur, séduction/répulsion, lumiére/obscurité, lisse /rugeux …

1900 €

Vénus Amazone, une guerrière en lutte contre une maladie répandue et singulière. Le cancer est souvent décrit par les patients comme une lutte acharnée avec une partie de soi-même. Cette maladie est souvent personnifiée, le patient se livre à un combat au corps à corps. Le cancer est une sorte d’ennemi intime. J’ai nommé cette oeuvre Vénus Amazone A 91 . Les amazones, femmes guerrières du bord de la Mer Noire, se coupaient un sein pour chasser à l’arc d’une façon plus efficace. Pour un cancer avancé on pratique une ablation du sein. Celui-ci est le symbole même de la Vénus romaine, de l’Aphrodite grecque, beauté séduction amour et vie, des vierges allaitant l’enfant Jésus à la photographie de charme de notre époque, le sein nourrit l’homme, nous tétons tous ! Les amazones avaient donc sacrifié l’ organe même de la séduction féminine ! (on est loin du « airbag » d’aujourd’hui, mode des gros seins greffés sur un corps mince, on est dans la consommation soumise du corps de la femme ! le business exige des ménagères, non des guerrières !) Ma sculpture se lie comme la lutte menée par Vénus (déesse de la beauté, des charmes et des passions) pour échapper à la dégradation physique, à la perte de séduction, à la fin du désir amoureux, et même à la mort. De Lascaux en passant par Goya, Géricault, Delacroix…aux actions de Journiac, du super masochisme de Bob Flanagan (atteint lui-même de la mucoviscidose) aux métamorphoses chirurgicales que Orlan expérimente sur son propre corps, à l’écriture photographique de P.J. Witkin, la lutte d’Eros et de thanatos c’est l’histoire humaine. Le désir et l’angoisse sont les deux piliers de l’histoire de l’art, de tous les arts. De la grotte à l’hôpital, la maladie et la mort sont indissociables du désir de vivre. Cette lutte est en réalité perpétuelle. La maladie peut nous contraindre au « dépassement de soi-même », et à la réflexion. La maladie, en nous soumettant à l’épreuve nous ramène à l’essentiel. Nous ne sommes pas immortels, cancer ou pas, jeunes ou vieux, beaux ou laids, pauvres ou riches, la vie est une performance ; nous sommes égaux devant la maladie et la mort. Peut-être faut-il changer carrément de vie, de peau, pour guérir de maux obscures puisque la boîte de Pandore est ouverte !?

Marie Claire Cordat

A92 : David Pellet

!

Né en mars 1973, à l’île de la Réunion. Rapatrié en France en 1986, j’ai suivi une formation technique jusqu’à travailler dans un bureau d’étude pendant deux ans. Je profite de mon service militaire pour partir deux ans dans les Antilles comme chauffeur mécanicien pour l’armée de l’air en 2000. Peu de temps après mon retour en France, j’intègre un studio de dessin animé à Arles où je suis décorateur d’animation. Puis c’est la valse des productions de studio en studio, parfois animateur, parfois décorateur, jusqu’à finir sur une production à Madrid en tant que lay-out-man sur «Nocturna». De retour en France en 2005, je fais un bref passage dans le monde de la bande dessinée puis dans le jeux vidéo. Aujourd’hui je cumule toutes ces activités en tant qu’indépendant. Comme l’accalmie après l’orage, le printemps après l’hiver, tout est naturellement renaissance. Après des tempêtes de douleurs, espoir et féminité peuvent éclore de nouveau. Du dos à la poitrine, les pétales évoquent la résurrection, les arbres, la force et la sérénité, le soleil du plexus, la résilience. Une œuvre douce, effigie de ce moment suspendu et si désiré, du retour à la vie.

33 x 31,5 x 25 cm - 300 €

A93 : Alexis Lainel

PLOT : Terme anglais, intrigue… C’est l’assemblage de plusieurs évènements, ou circonstances qui se rencontrent dans une affaire, et qui embarrassent ceux qui y sont intéressés. PLOT de son vrai nom Alexis Lainel, est de ces graphistes aux champs d’investigation multiples. Son style se traduit par l’intérêt qu’il porte à ce qui se passe autour de lui dans la vie de tous les jours et par l’utilisation des codes et des archétypes de tout temps. Mon buste est une représentation onirique de la définition du cancer. Le cancer est une pathologie caractérisée par la présence d’une (ou de plusieurs) tumeur(s) maligne(s) formée(s) à partir de la transformation par mutationss et/ou instabilité génétique (anomalies cytogénétiques), d’une cellule initialement normale.

33 x 34,5 x 21,5 cm - 180 €

B1 : Nicolas Hessmann

Nicolas Hessmann, multiplie les approches artistiques à travers ses peintures, photographies, impressions et empreintes. Il provoque à chaque fois un espace, à l’intérieur même de son travail , destiné à immiscer le spectateur dans son processus. Dans ses « rituels » et ses « papillons » il répète encore et toujours les mêmes gestes depuis des années à la recherche d’un état d’innocence et d’impulsivité. Paradoxe de la répétition qui aboutit à chaque fois à un résultat différent. Rendre l’impression des choses et non pas en donner l’expression. « Filandre synaptique » L’intention ici est de contraster la profondeur du réseau de communication de cette surface qui cache. Le corps récepteur, transfiguré par le graphisme, devient émetteur : Hommage a l’incessante activité cellulaire

37,5 x 31 x 24,5 cm - 1400 €

B2 : les Z’elles
les Z’elles Frédérique & Marie-Pierre & Régine & Saïda Z’elles sont quatre. Z’elles bossent dans la même boîte. Z’elles aiment bricoler le dimanche. Z’elles inventent leurs “créativ’days” communs Z’elles découvrent le projet Vénus Z’esperluette ! Quel beau sujet pour le créativ’ day prochain ! Alors, Z’elles s’y collent... « Pour mes sœurs, pour nos sœurs, pour nos filles. » Frédérique « Je porte l’empreinte du cancer dans ma chair. Dix ans après, je vais bien et j’ai le furieux désir de témoigner de mon envie de vie. Merci le dépistage, tu m’as guérie! » Marie-Pierre « 1 femme sur 9, touchée par le cancer du sein, c’est important, il faut le dire ! Et si … Blancs ou bigarrés, ribambelles de beaux bustes en balade boostaient le dépistage ? » Régine « Parce que le cancer du sein concerne les femmes de tous âges… Moi, z’elle, demoiselle, je veux promouvoir l’espoir. » Saïda

« Comme un cerf-volant » D’abord une solide armature. Puis la transparence d’une étoffe légère. L’ensemble retenu par le long fil de la vie. Et l’amour avec le vent. L’espoir s’envole plus haut que le plus haut des cerfs-volants.

150 € Largeur = 29 cm Hauteur = 42 cm Technique mixte : peinture acrylique, collage

B3 : Monsta

Je tente de créer un univers où se mêlent l’innocence et la cruauté enfantine. Un monde imprégné de distorsions, qui me permet de sortir le joyeux bordel que j’ai dans la tête. Je joue avec le côté ambigu et schizophrène de mes persos, les contrastes et l’aspect «freaky/cute». J’aime explorer des médiums différents : dessin, toile, maquette, 3D... Et pour accompagner le tout, je me nourris de musique et de café, plein... Je suis intervenu avec la volonté d’unir et de mettre en avant des opposés. Un contraste de forme joint par une même couleur. La violence de la structure face au sujet en «lévitation». Traduire l’idée que la maladie et le corps ne font qu’un, c’est un tout. Une cohabitation qui révèle une conscience du corps. 107,5 x 38,5 x 34 cm - 300€ plâtre, bois, acrylique.

B4 : Baptiste Payen

«Batist est dessinateur de bande dessinée et photographe. Après avoir terminé ses études à l’ENNAI (enseignement aux arts appliqués et à l’image), il ne tarde pas à rencontrer Tarek, scénariste de bande-dessinée, et auteur d’un livre de référence sur le graffiti : Paris Tonkar. Ensemble, ils réaliserons cinq bandes dessinées et participerons à de nombreuses animations, débats ou conférences. Au delà de la bande dessinée, Batist met actuellement sa pratique de la photographie au service de la création du «Paris Tonkar magazine», et prépare plusieurs expositions photographiques.» «J’ai voulu montrer le poids du regard sur la maladie. L’idée que la curiosité, la méfiance, le dédain ou le dégoût peuvent être des points d’ancrage du mal être lié au cancer. J’ai opposé le blanc sur fond noir et le noir sur fond blanc afin de fractionner visuellement le buste et priver l’observateur de la possibilité de voir le corps comme une personne.»

35,5 x 33 x 26 cm - 150 €

B5 : Oneselio

Graffiti Writer depuis 1999, Oneselio a participé à quatre expositions collectives (plastique Mix 1 et 2, exposition Ninkasi opéra et exposition chez un collectionneur privé). Dealer de peinture depuis 2008. L’artiste représente les différentes étapes de la lutte interne contre la maladie. Le noir symbolise le mal, le graffiti couleurs symbolise l’énergie nécessaire à la guérison et les halos du rouge au blanc caractérisent la rémission naissante.

34,5 x 30 x 23 cm - 250 € bombe de peintures

B6 : Lime

Quoi qu’il veuille bien en dire, Lime, aka Gris1, est avant tout un graffeur. Il a beau être aujourd’hui vu comme un artiste ayant participé à de nombreuses expositions et festivals à travers le monde (Paris, Barcelone, Seville, Mexico, New york, Sao Paulo…), ventes aux enchères (Million et Cornette de St Cyr Paris, Leclere Marseille…), son sang bout de la même adrénaline qui le poussait à recouvrir la ville d’Aix en Provence des tags, flops et chromes de sa jeunesse. Il a bien essayé de dompter cette fureur graphique en intégrant une école d’art, voire en réalisant avec Sowat ‘La France d’en Bas’, premier livre consacré au graffiti dans le sud de la France, mais sa passion pour le graffiti dans sa forme la plus noble n’en a été que renforcée. S’il exerce actuellement la profession de designer graphique, son cerveau continue de lui dicter des centaines de lettrages épurés aux couleurs toujours plus sobres et originales, qu’il ne cesse d’apposer partout où il passe, avec les DMV, les W73 , les GREETINGS ou encore les AYCE… (texte : Mathieu Kendrick)

33 x 33 x 23 cm - 600 €

B7 : Anne Agostini

Artiste, vit et travaille à Gréasque, France. révéler les racines. les sens voyagent au fil des saisons. dansent aux vents, traversent les matières, tissent les mains de fils. qui y a-t-il après mes mains? après la limite comment dessiner l’ineffable? “Les poésies d’Anne Agostini traversent les matières. Elle investit tous les supports qui s’offrent à elle pour exprimer sa musicalité, pour cristalliser l’instant d’émotion. Encres sur papier, images photographiques, vidéos, fresques in situ, elle n’hésite pas à s’adapter au lieu afin de rendre son œuvre vivante.” extrait du site http://europe.agnesb.fr feuille peau aux limites délicates à fleur de cordes sourdes lames souterraines opacités lumineuses d’une chair rêvée éclats d’aurore révèlent et soignent les flous de soi opacités luineuses d’une chair rêvée révèlent et soignent les flous de soi feuille peau aux limites délicates à fleur de cordes sourdes larmes souterraines. buste largeur 34cm hauteur 31cm 300 €

Black Ass

Anna Rozman

200 €

200 €

OG

Hervé Lehoux

18 x 24,5 x 21 200 €

200 €

C. Junghanns

Blue sans nom

200 €

200 €

Baptiste Dussand

Idelfonse

200 €

200 €

Mr Jago

Mr Jago (Monsieur pour ses amis) est l’un des fondateurs du fameux Scrawl Collective en Angleterre. Mr Jago n’est pas un artiste issu de la scène graffiti, il s’est juste emparé de quelques influences et techniques pour partir dans une direction complètement différente de celles de tous les autres à l’époque. Grandir dans un petit village ne laisse aucune opportunité pour aller bomber les rues et a obligé Mr Jago à noircir un nombre incroyable de cahiers à croquis sans avoir la moindre idée à l’époque de l’endroit où tout cela l’amènerait. Après avoir rencontré Will Barras et Steff Pleatz durant ses études de design graphique, son chemin s’est éclairé et il a très vite commencé à travailler pour la scène musicale florissante de Bristol. Mr Jago peut être défini sans complexe, avec Will Barras et Steff, comme l’un des pionniers de « l’école DOODLE » qui semble être partout aujourd’hui et qui, tout en étant l’équivalent du Graffiti il y a 20 ans, est acceptée comme une partie de notre langage visuel au sens large. Le résultat est là, et il le mérite : une notoriété internationale dans les milieux artistiques urbains, le propulsant au niveau de ses propres héros. Assez récemment, il a dessiné un jouet pour adulte avec la marque Addict Clothing et, en plus d’être l’un de leurs créateurs réguliers pour leur ligne de teeshirts, il a aussi dessiné l’imprimé camouflage pour cette marque.

200 €

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