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présentent

JAZZ Villette
DOSSIER DE PRESSE
à la

29 août / 10 septembre 2019


jazzalavillette.com Grande Halle de La Villette
Philharmonie de Paris
Atelier du Plateau
Studio de l’Ermitage

MARCUS
La Dynamo
Villette Makerz

MILLER
JOSHUA
KENNY GARRETT REDMAN
YARON HERMAN

LEE FIELDS & The Expressions


RESPECT TO
ARETHA FRANKLIN
avec Antibalas, Bettye LaVette,
José James, Alice Russell...

OUMOU
SANGARÉ

YASIIN
OMARA CHRIS DAVE BEY
& Hypnotic Brass Ensemble

PORTUONDO avec Mayra Andrade & Ibeyi

BCUC
& SONS OF KEMET
Graphisme : Hartland

KAMAAL
WILLIAMS
Villa
Licence : E.S. - 1083294 - 1041550 - 1041546 - 1041547 * Le Jazz n’est pas mort

CONTACTS PRESSE
OPUS 64 V. Samuel
Gaby Lescourret
KOKOROKO
Alyssa Zayani
CONTACTS PRESSE
g.lescourret@opus64.com
a.zayani@opus64.com
O
+ 33 PUS 64 / VALÉRIE SAMUEL
(0)1 40 26 77 94 PHILHARMONIE DE PARIS
Gaby Lescourret
PHILHARMONIE DE PARIS Hamid Si Amer
Hamid Si Amer
+ g.lescourret@opus64.com
33 (0)1 44 84 45 78 hsiamer@cite-musique.fr
hsiamer@cite-musique.fr
+ 33 (0)1 40 26 77 94 + 33 (0)1 44 84 45 78
Une coproduction
Philharmonie de Paris / La Villette
En association avec Little Villette, l’Atelier du Plateau,
la Dynamo de Banlieues Bleues, le Studio de l’Ermitage

JAZZ à la VILLETTE
du 29 août au 10 septembre 2019

Cité de la musique / Philharmonie / Grande Halle de La Villette / Villette Makerz


Parc de la Villette / 221, avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

Atelier du Plateau
5, rue du Plateau – 75019 Paris

La Dynamo de Banlieues Bleues


9, rue Gabrielle Josserand – 93500 Pantin

Studio de l’Ermitage
8, rue de l’Ermitage – 75020 Paris

Catégories de tarif Plein tarif Tarif réduit /


formule
Tarif A 35 € 30 €

Tarif B 30 € 25 €
Tarif C 25 € 20 €

Grande salle Pierre Boulez - Cat.1 45 € 40 €


Philharmonie
Cat.2 35 € 30 €
Omara Portuondo « Ultimo Beso »
feat. Mayra Andrade & Ibeyi Cat.3 25 € 20 €
(30/08)
Grande salle Pierre Boulez - Cat.1 35€ 30€
Philharmonie

Joshua Redman « Still Dreaming »


/ Benoît Delbecq 4 (31/08) Cat. 2 30€ 25€

Christian Sands Trio « Tribute to


Erroll Gardner » / Eric Legnini Trio
/ Yaron Herman solo (07/09) Cat.3 25€ 20€
Le Bal de Jazz à la Villette Gratuit

Tarif Jazz à la Villette for kids ! * 8 € (enfants) /


10 € (adultes)
Tarif Under The Radar * 12 €
* les concerts Jazz à la Villette for kids ! et Under the Radar ne peuvent pas être inclus dans la formule
Formule :
Bénéficiez du tarif Formule Festival à partir de 3 concerts ou plus achetés simultanément et pour toute place supplémentaire
achetée.
Informations et réservations
jazzalavillette.com
01 44 84 44 84 et 01 40 03 75 75

2
Jazz à la Villette sonne l’heure de la rentrée. Aucune raison néanmoins de vous faire des cheveux
blancs car le festival vous a concocté cette année un programme qui devrait vous mettre de bon
poil.

Comme à son habitude, Jazz à la Villette tresse des mèches avec toutes les couleurs du jazz, du
free au hip hop en passant par la soul, les musiques du monde et remonte jusqu’aux racines. Lé-
gendes parfois dégarnies, jeunes talents souvent hirsutes, stars d’hier et d’aujourd’hui ne sont pas
là pour se crêper le chignon mais pour présenter l’extraordinaire diversité et vitalité d’une musique
décoiffante.

Que vous vous laissiez aller à une coloration cubaine, à une coupe radicale, ou à une frange plus
classique de cette musique, il y a de la matière, alors profitez-en pour vous changer la tête ! Laissez
vous surprendre par ces artistes, souvent de mèche, car rien ici n’arrive comme un cheveu sur la
soupe.

Ne manquez pas non plus les concerts Under The Radar qui s’implantent un peu plus chaque an-
née comme un festival dans le festival, mettant en avant une scène des musiques improvisées qui
ne manque pas d’épaisseur.

Enfin, pour boucler la boucle, Jazz à la Villette for kids est l’occasion de découvrir le jazz en fa-
mille.

Si tout cela vous semble quelque peu tiré par les cheveux, vérifiez sur place : Jazz is not dead, it
just smells funny looks funny hairy !

BON FESTIVAL !

3
ÉDITO
***

Pour cette 18ème édition, Jazz à la Villette, coproduction de la Philharmonie de Paris et de la


Grande Halle de la Villette, met Paris, La Havane, Soweto, New York, Londres et Bamako à la même
heure. Il croise les genres et les tendances, du free jazz au hip hop, offrant ainsi un panorama vivant
d’une musique toujours en mouvement.

Cette année, le festival évolue vers davantage de concerts en format debout afin de diversifier
plus encore la programmation et les publics, souvent en présentant trois formations par soir, pour
accompagner le dynamisme actuel d’une scène jazz tournée vers un public plus jeune et plus nom-
breux : plus de 30 000 festivaliers attendus pour 50 formations.

Les têtes d’affiches et légendes, marqueurs de la programmation, sont là : Marcus Miller, Lee
Fields, Omara Portuondo dont ce sera la dernière tournée, Oumou Sangaré, Kenny Garrett,
Archie Shepp, Yasiin Bey (a.k.a. Mos Def), Joshua Redman…Elles croiseront les nombreux ta-
lents qui écrivent le jazz de demain que nous vous invitons à découvrir : Emma-Jean Thackray,
Maisha, Laurent Bardainne, Ghost-Note, Kokoroko, Christian Sands, Arnaud Dolmen, Kamaal
Williams, Jaimie Branch, Delvon Lamarr, Marquis Hill…

Ensuite, deux créations à ne pas rater vont rythmer cette édition.


En clôture du festival, la création événement « Respect to Aretha » rend hommage à la Queen of
Soul disparue en août 2018. Sous la direction musicale de la formation new-yorkaise Antibalas,
cette soirée réunit chanteuses et chanteurs de premiers plans (Betty LaVette, Nona Hendryx,
José James, Alice Russell, Zara McFarlane) pour célébrer la musique d’Aretha Franklin.
La rencontre exclusive et à haute valeur énergétique entre les Sud Africains de BCUC et les anglais
de Sons of Kemet, deux des formations les plus explosives du moment, s’annonce également
comme un temps fort du festival.

Ne manquez pas non plus le Bal swing du festival, en plein-air, sous le péristyle de la Grande
Halle. C’est gratuit !

A travers une série de douze concerts, Under The Radar, temps fort à part du festival, continue
son développement et nous emmène à la rencontre d’artistes-explorateurs faisant la part belle à la
musique improvisée et aux projets inclassables. Ce programme est rendu possible grâce aux par-
tenariats noués au fil des ans avec des lieux de créations de l’Est parisien (L’Atelier du Plateau, La
Dynamo de Banlieues Bleues, le Studio de l’Ermitage, Villette Makerz).

Les plus jeunes ont aussi leur festival avec la série Jazz à la Villette for kids proposant des concerts
et ateliers à faire en famille.

4
Calendrier des concerts : du 29 août au 10 septembre

Laurent Bardainne Tigre d’eau douce


JEU
29 AOÛT 20h
+ Maisha + Marcus Miller
Grande Halle de La Villette

VEN
30 AOÛT 20h Omara Portuondo Ultimo Beso feat. Mayra Andrade & Ibeyi Philharmonie

SAM
31 AOÛT 11h
& 16h
JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! Loin de Garbo Cité de la musique

Benoît Delbecq 4 feat. Mark Turner, John Hébert & Gerald


16h30 Cleaver + Joshua Redman Still Dreaming feat. Ron Miles, Philharmonie
Scott Coley & Dave King
Chris Dave & The Drumhedz + Kenny Garrett Quintet
20h Grande Halle de La Villette
+ Ghost-Note
Jad Salameh Trio
UNDER THE RADAR
20h Villette Makerz
+ Bruits de la Conversation + Lown
DI
1ER SEPT 16h JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! Planète Groove Cité de la musique
16h &
17h30
JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! Sieste musicale dessinée Little Villette

16h30 Le Bal de Jazz à la Villette avec le Umlaut Big Band Plein air, devant la Grande Halle

Jaimie Branch & Jason Nazary Anteloper


16h30 Cité de la musique
+ Marquis Hill Blacktet + Belmondo Quintet
MA
3 SEPT 20h Kokoroko + Oumou Sangaré + BCUC & Sons of Kemet Grande Halle de La Villette
20h UNDER THE RADAR Alexandra Grimal Naga + 1 partie : 1/4b + 3/4r
re Cité de la musique
ME
4 SEPT 20h
Étienne Jaumet + Paul Jarret & Jim Black
+ Guillaume Perret Elevation
Cité de la musique

21h UNDER THE RADAR Yves Rousseau Septet Fragments Studio de l’Ermitage
JEU
5 SEPT
20h
Cheick Tidiane Seck Hommage à Randy Weston
feat. Archie Shepp + 1re partie : Arnaud Dolmen
Cité de la musique

20h UNDER THE RADAR Ikui Doki Atelier du Plateau


21h UNDER THE RADAR Théo Girard Quartet Bulle Studio de l’Ermitage
VEN
6 SEPT
20h
ALA.NI + Delvon Lamarr Organ Trio
+ Lee Fields & The Expressions
Grande Halle de La Villette

20h UNDER THE RADAR Hugues Mayot L’Arbre rouge Atelier du Plateau
SAM
7 SEPT 11h JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! Tapa Mitaka Cité de la musique
15h JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! L’Arbre de Sagesse La Dynamo de Banlieues Bleues

Yaron Herman Solo + Eric Legnini Trio


16h30 Philharmonie
+ Christian Sands Trio Tribute to Erroll Garner
Emma-Jean Thackray + Kamaal Williams + Yasiin Bey live
20h Grande Halle de La Villette
band feat. Hypnotic Brass Ensemble
20h UNDER THE RADAR Le Banquet invite Nicolas Jules Atelier du Plateau
20h UNDER THE RADAR Dune + YOSH ! + Oko Oko Villette Makerz
DIM
8 SEPT 11h
& 16h
JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! Lumière ! Philharmonie

Bobby Sparks II & Keith Anderson Tribute to Jimmy Smith


16h30 Cité de la musique
& Stanley Turrentine + Houston Person Organ Quartet
16h &
17h30
JAZZ À LA VILLETTE FOR KIDS ! Sieste musicale dessinée Little Villette

17h UNDER THE RADAR Le Banquet invite Fidel Fourneyron Atelier du Plateau

Christophe Monniot & Didier Ithursarry + Hélène


UNDER THE RADAR
17h Studio de l’Ermitage
Labarrière & Sylvain Kassap + Claude Tchamitchian Quintet
FANTôME + Olivier Lété, Aymeric Avice
9 SEPT
UNDER THE RADAR
LUN 20h30 La Dynamo de Banlieues Bleues
& Toma Gouband Ostrakinda
Respect to Aretha avec Antibalas , Bettye LaVette, Alice
MAR
10 SEPT 20h
Russell, José James, Zara McFarlane & Nona Hendryx
Grande Halle de La Villette

Venez participez en famille aux activités et ateliers de Jazz à la Villette for kids
+ à la Cité de la musique et Little Villette
Jeudi 29 août - 20h
Marcus Miller / Maisha / Laurent Bardainne Quartet
Grande Halle de La Villette
Placement Debout - Plein tarif : 35€ / Tarif réduit : 30€

Une soirée triangulaire entre la France, l’Angleterre et les États-Unis. Trois styles et trois époques, entre le
néo-free de Laurent Bardainne, les envolées afro-spirituelles de Maisha et le slap tellurique du boss de la basse,
Marcus Miller.

1 / LAURENT BARDAINNE QUARTET


« Tigre d’eau douce »

Saxophoniste ténor, Laurent Bardainne est l’un des musciens


les plus discrets et pourtant les plus actifs de la scène
parisienne. Difficile de ne pas croiser sa route quand on aime
le jazz et ses musiques connexes : on peut l’entendre dans le
Supersonic de Thomas de Pourquery, aux côtés de Camélia
Jordana avec Lost, avec son groupe rock Poni Hoax, dans
les digressions électro de Sabrina & Samantha, ou encore au
sein de Limousine, avec lequel il a publié un excellent disque au
printemps, L’Été suivant. Laurent Bardainne revient aujourd’hui
avec ce quartet d’une folle liberté, intitulé Tigre d’Eau Douce.
Une musique qui invoque les complaintes d’Albert Ayler et les
heures les plus free de John Coltrane, le tout entrecoupé de
ballades et de moments apaisés aux couleurs d’une spiritualité
soul distillée par l’orgue Hammond B3 d’Arnaud Roulin.

Laurent Bardainne - saxophone ténor


Arnaud Roulin - orgue Hammond
Sylvain Daniel - basse
Philippe Gleizes - batterie

2 / MAISHA
Révélé par Gilles Peterson et découvert par un public attentif il y a quelques mois avec un premier et ambitieux album,
There is a Place, Maisha fait partie de l’effervescente nouvelle scène londonienne qui développe un jazz décloisonné,
entre tradition et modernité. Dans un contexte purement acoustique, enraciné dans la mouvance spirituelle des années
1960, ce septet emmené par le batteur Jake Long revendique l’héritage de Sun Ra comme de Pharoah Sanders.
Une musique aux arrangements riches, à la dimension orchestrale, où l’improvisation et l’écriture se fondent au cœur de
longues compositions tout en reliefs. Un groupe destiné au live – c’est d’ailleurs dans ces conditions qu’a été enregis-
tré son disque – et dont la pulsation hypnotique et entraînante évoque également l’afrobeat de Fela Kuti.
Distribution à venir

3 / MARCUS MILLER
Après un album tourné vers le continent africain et la Caraïbe,
Afrodeezia, Marcus Miller nous est revenu au printemps dernier
avec Laid Black, un disque pour le label Blue Note, entre la plus
pure tradition de son style (celui qui a façonné le Miles Davis
de Tutu) et de très éclectiques collaborations (aux accents de
trap music, R&B et gospel) avec Trombone Shorty, Selah Sue
ou encore le groupe vocal Take 6. Monument vivant du jazz
électrique, Marcus Miller marque de son empreinte l’histoire
de la musique moderne avec un son de basse reconnaissable
entre mille, et une technique du slapping qui a emmené
l’instrument vers de nouveaux horizons. De Bill Withers à
Aretha Franklin en passant par Brian Ferry ou Luther Vandross,
il a su s’imposer en quarante ans de carrière comme l’un
des plus prestigieux producteur et compositeur au monde
et a embrassé tous les genres. Multi-instrumentiste, il est
également un virtuose de la clarinette… basse, bien entendu.
Distribution à venir

6
Vendredi 30 août - 20h
Omara Portuondo feat. Mayra Andrade & Ibeyi
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
Placement Numéroté Assis - Plein tarif : 45€ / 35€ / 25€ / Tarif réduit : 40€ / 30€ / 20€

Découverte par le grand public à la fin des années 1990 grâce au Buena Vista Social Club, Omara Portuondo
s’illustrait déjà comme l’une des plus importantes figures musicales de Cuba. Après plus de 70 ans d’une carrière
ininterrompue, l’heure est à la tournée d’adieu, pour un « ultimo beso ».

OMARA PORTUONDO
«Ultimo Beso»
feat. Mayra Andrade & Ibeyi
Un dernier baiser. L’heure est venue, pour Omara Portuondo,
de rendre hommage à ses fans à travers une ultime tournée
mondiale, qu’elle effectue avec le pianiste Roberto Fonseca à
la direction musicale et en compagnie de nombreux invités, de
vieux compagnons de route comme de plus jeunes rencontres.
Pour son étape parisienne, elle sera entourée de la sirène
capverdienne Mayra Andrade (qui a publié le formidable
Manga il y a quelques mois) et des sœurs franco-cubaines
d’Ibeyi, héritières directes du Buena Vista Social Club, pour
entonner quelques classiques (« Besame Mucho », « Veinte
Años ») et retracer sa carrière de presque 75 ans : des débuts
dans les cabarets de La Havane jusqu’aux belles heures sous les
feux des projecteurs du Buena Vista Social Club. Car c’est bien
grâce à ce disque du label World Circuit et au documentaire
du cinéaste Wim Wenders, en 1999, que le nom d’Omara a fait
le tour du globe, dépassant ainsi la sphère des amateurs de
musiques cubaines. À l’époque, contrairement à Ibrahim Ferrer
et Rubén González, qui étaient déjà paisiblement retirés de la
scène musicale, Omara parcourait toujours les scènes de Cuba
et d’ailleurs. Un amour inconsidéré qu’elle offre à son public
depuis l’âge de 15 ans, avec la même ferveur.

Omara Portuondo - voix


Roberto Fonseca - piano, direction musicale
Yandy Martinez - basse
Ruly Herrera - batterie
Coayo - percussions
et invitées spéciales -
Mayra Andrade - voix
Naomi Diaz (Ibeyi) - voix
Lisa-Kaindé Diaz (Ibeyi) - voix

7
Samedi 31 août - 16h30
Joshua Redman feat. Ron Miles, Scott Colley & Dave King / Benoit Delbecq 4
Grande salle Pierre Boulez - Philarmonie
Placement Numéroté Assis - Plein tarif : 35€ / 30€ / 25€ / Tarif réduit : 30€ / 25€ / 20€

Deux quartets pour une soirée qui réunit la crème des musiciens américains. Seul Français à bord, le pianiste
Benoît Delbecq présentera son super-groupe new-yorkais avant de laisser la place à Joshua Redman pour un
hommage à son père Dewey et au jazz des années 1960.

1 / BENOIT DELBECQ 4
C’est à la fin des années 1980, au Canada, que le pianiste français Benoît Delbecq reçoit une solide formation inculquée
par de très grands noms du jazz, à l’image de Kenny Wheeler, Dave Holland ou plus tard Steve Coleman. Passionné
par la musique de György Ligeti et John Cage (à qui il emprunte le concept de « piano préparé »), Delbecq est
un instrumentiste d’un grand éclectisme, avec un intérêt manifeste pour l’interdisciplinarité : du théâtre à la poésie
en passant par la danse. Créé en 2016 à New York, son nouveau quartet (qui réunit les musiciens les plus respectés de
la scène américaine, à commencer par Mark Turner) poursuit ses ambitieuses explorations, après un premier disque en
2018, Spots on Stripes. L’écriture de Delbecq, érudite, truffée de références aux répertoires contemporains comme
aux musiques extra-occidentales, fait preuve d’un équilibre certain, entre une complexité apparente et une sensibilité
portée par un lyrisme anguleux.

Benoit Delbecq - piano


Mark Turner - saxophone ténor
John Hébert - basse
Gerald Cleaver - batterie

2 / JOSHUA REDMAN
« Still Dreaming »
feat. RON MILES, SCOTT COLLEY & DAVE KING

Joshua Redman est tout simplement l’un des saxophonistes les


plus importants de sa génération. Au milieu des années 1990,
alors qu’il enregistrait aux côtés de Charlie Haden et Paul
Motian, son quartet réunissait Brad Mehldau, Christian McBride
et Brian Blade. Tous sont devenus des références absolues de
leurs instruments. Aujourd’hui encore, Joshua Redman sait
s’entourer des meilleurs, comme le prouve son récent album
Come What May. Mais c’est encore avec une autre bande qu’il
débarque à Paris en cette rentrée, avec un quartet sans piano
(impliquant une liberté harmonique infinie) au sein duquel
officie le terrible batteur de The Bad Plus : Dave King. Le tout
pour un hommage à son père saxophoniste, Dewey Redman,
compagnon de route de Keith Jarrett et Ornette Coleman, ainsi
qu’à l’incontournable trompettiste et multi-instrumentiste Don
Cherry : deux figures d’un jazz libre et intemporel.

Joshua Redman - saxophone


Ron Miles - cornet à piston
Scott Colley - basse
Dave King - batterie

8
Samedi 31 août - 20h
Ghost-Note / Kenny Garrett Quintet / Chris Dave & The Drumhedz
Grande Halle de La Villette
Placement Debout - Plein tarif : 30€ / Tarif réduit : 25€

Des rythmiques nu-soul et hip-hop du batteur Chris Dave aux envolées post-bop et calypso du
saxophoniste alto Kenny Garrett en passant par le funk millimétré de Ghost-Note, cette soirée réunit
des musiciens de jazz imprégnés d’une culture urbaine actuelle et dont le langage est celui du groove.

1 / CHRIS DAVE & THE DRUMHEDZ


Dans l’imaginaire collectif, Houston, Texas, n’a rien d’une capitale jazz. C’est pourtant une ville – en grande partie
grâce à sa mythique High School for the Performing and Visual Arts – dont sont issus de nombreux instrumentistes
actuels incontournables. Parmi eux, le pianiste Robert Glasper et le batteur Chris Dave. Tous deux ont enregistré
à plusieurs reprises ensemble (Double Booked, Black Radio) et ont secoué la planète jazz dès le milieu des années
2000 en distillant dans leur musique acoustique une bonne dose de hip-hop et de R&B. Hyperactif depuis la
fin des années 1980, Chris Dave a été le sideman de Kenny Garrett, de Meshell Ndegeocello ou, dans un tout
autre style, d’Adèle pour l’album 21, vendu à plus de 30 millions d’exemplaires. Entre deux collaborations (parfois
aux allures de grand écart) avec Anderson .Paak, D’Angelo ou Justin Bieber, Chris Dave emmène son groupe The
Drumhedz vers des latitudes nu-soul.
Distribution à venir

2 / KENNY GARRETT QUINTET


Habitué du festival Jazz à la Villette, Kenny Garrett revient cette
année en quintet pour présenter un nouveau répertoire attendu
depuis la sortie de son dernier disque, Do Your Dance, en 2016.
Plus que par les enregistrements, c’est par la scène qu’il faut
découvrir la musique de ce saxophoniste alto sous l’influence
de John Coltrane (à qui il a rendu un vibrant hommage au
milieu des années 1990 avec Pursuance: The Music of John
Coltrane) comme de Sonny Rollins, avec un tropisme caribéen
et calypso largement exprimé depuis les débuts de sa carrière.
Last but not least, le hip-hop fait également partie intégrante
de sa signature stylistique. Musicien d’une immense générosité
et d’une flamboyance inaltérable, Kenny Garrett est un virtuose
hors pair et un véritable showman qui, à chaque live, parvient à
émouvoir autant qu’à faire danser.

Kenny Garrett - saxophone alto, saxophone soprano


Vernell Brown - piano
Corcoran Holt - basse
Samuel Laviso - batterie
Rudy Bird - percussions

3 / GHOST-NOTE
Les amateurs du collectif américain Snarky Puppy seront heureux de découvrir ce nouvel arrivant sur les scènes françaises.
Ghost-Note, formé en 2015, est un groupe à géométrie variable emmené précisément par deux membres des
Snarky Puppy, le batteur Robert Sput Searight (qui travaille aussi avec Herbie Hancock ou Kendrick Lamar) et le
percussionniste Nate Werth, et par l’un des derniers bassistes de Prince : MonoNeon. Pour son premier album au
titre prometteur de Swagism, publié en 2018, Ghost-Note s’est offert une liste de featurings et d’invités plus prestigieux
et branchés les uns les autres – l’organiste du feu RH Factor, Bobby Sparks, comme le saxophoniste Kamasi Washington.
Le tout au service d’une funk hyper millimétrée aux arrangements foisonnants et imprégnés de toutes les influences
de la Great Black Music : du hip-hop à l’afro-funk en passant par le jazz, langage qui réunit tous ces fabuleux musiciens.
Distribution à venir

9
Dimanche 1er septembre - 16h30
Le Bal de Jazz à la Villette avec le Umlaut Big Band
Plein air - Grande Halle de La Villette
Gratuit

Un bal en plein air pour replonger dans l’atmosphère swing des années 1920 et 1930, quand petits et grands
dansaient ensemble au son des big bands. Le Umlaut Big Band, orchestre de jeunes virtuoses français, fait
revivre cette belle humeur familiale avec une jubilation communicative.

LE BAL DE JAZZ À LA VILLETTE AVEC LE UMLAUT BIG BAND


Séparément, ils traînent dans le monde des musiques improvisées, voire expérimentales. Presque tous sont issus de
l’exigeant Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Et puis leur collectif s’est créé en 2004 avec pour
devise : « transformer le son ». Mais quand ils se rassemblent en format XL, c’est une autre histoire – dans tous les
sens du terme. Car c’est à un excitant retour vers le futur que convie l’Umlaut Big Band. Mené par le saxophoniste
Pierre-Antoine Badaroux, le collectif frondeur célèbre l’époque où le jazz se dansait et où les grands arrangeurs se
nommaient Don Redman, Mary Lou Williams ou Benny Carter. Un emballant travail de mémoire ? Oui, mais aussi et
surtout une plongée dans une ambiance folle : celle du swing qui fait transpirer.

Pierre-Antoine Badaroux - saxophone alto, direction musicale


Bastien Weeger - saxophone alto, clarinette
Geoffroy Gesser - saxophone ténor, clarinette
Pierre Borel - saxophone ténor, clarinette
Benjamin Dousteyssier - saxophone alto, saxophone baryton, saxophone basse
Brice Pichard - trompette
Louis Laurain - trompette
Gabriel Levasseur - trompette
Fidel Fourneyron - trombone
Michaël Ballue - trombone
Romain Vuillemin - guitare, banjo
Matthieu Naulleau - piano
Sébastien Beliah - contrebasse
Antonin Gerbal - batterie

10
Dimanche 1er septembre - 16h30
Belmondo Quintet / Marquis Hill Blacktet / Jaimie Branch & Jason Nazary
Salle des concerts - Cité de la musique
Placement Libre - Plein tarif : 25€ / Tarif réduit : 20€

De la modernité la plus radicale à la tradition, c’est ainsi que s’organise cette soirée avec le duo électro-free
Anteloper, le trompettiste aux accents R&B Marquis Hill, puis deux étoiles de la scène hexagonale : les frères
Belmondo pour célébrer la renaissance de leur quintet des années 1990.

1/ JAIMIE BRANCH & JASON NAZARY


« Anteloper »
Repérée en Europe par Gilles Peterson et par les oreilles les plus attentives du Winter Jazz Festival de New York,
la trompettiste de Chicago Jaimie Branch a publié son premier album, Fly or Die, en 2017. Un disque d’une
grande liberté pour une musique protéiforme, aux accents bruitistes, aux pulsations afro-caribéennes et aux lignes
mélodiques anguleuses. C’est dans cette perspective free que Jaimie Branch poursuit ses ambitieuses explorations
musicales, cette fois-ci en duo et non plus dans un répertoire purement acoustique, mais avec l’aide de claviers et
autres machines électroniques. Le résultat se nomme Anteloper, avec un premier album, Kudu, publié l’an dernier.
On peut y entendre les échos minimalistes d’un Nils Petter Molvær aux digressions électro et radicales. Une
musique qui s’affranchit de toute norme avec un étonnant travail sur les textures sonores.
Jaimie Branch - trompette
Jason Nazary - batterie, électronique

2 / MARQUIS HILL BLACKTET


S’il vit désormais à New York où il joue comme sideman pour Marcus Miller et Joe Lovano, c’est bien au cœur
de la très vivante scène de Chicago que Marquis Hill a fait ses armes. Aujourd’hui, il incarne une génération qui a
su replacer la ville au centre de la carte mondiale du jazz, à l’instar de son camarade Makaya McCraven. Avec une
discographie de leader déjà imposante, le jeune trentenaire s’illustre comme un trompettiste capable d’aborder
tous les répertoires. Si c’est en écoutant Lee Morgan et les grands disques de hard-bop que Marquis Hill a décidé de
devenir musicien professionnel, son écriture intègre tous les styles de sa génération : la nu-soul des années 1990, le
hip-hop, le r&b et même le slam. Des influences que l’on retrouve dans son tout dernier album, Modern Flows Vol.
2, publié en 2018 avec son « Blacktet », quintet avec vibraphone pour lequel il compose depuis de longues années.

Marquis Hill - trompette


Braxton Cook - saxophone alto
Joel Ross - vibraphone
Jeremiah Hunt - basse
Jonathan Pinson - batterie

3 / BELMONDO QUINTET
Difficile d’aborder le jazz français sans évoquer la famille
Belmondo. Un père saxophoniste, mais plus encore deux
frères : Lionel, l’aîné, le plus discret, lui aussi saxophoniste,
et dont on vante depuis toujours la science de l’arrangement
et de la composition. Un talent nourri par une immense
culture de l’histoire du jazz. Né quatre années plus tard, en
1967, Stéphane a su s’imposer, au fil d’une brillante carrière
internationale, comme l’un des trompettistes européens
les plus importants, aussi à l’aise dans le répertoire hard-
bop que dans le registre des ballades, avec un timbre de
bugle d’une grande délicatesse et un sens mélodique d’une
rare élégance. Dans le Saint-Germain-des-Prés des années
1990, Stéphane et Lionel créaient un quintet qui a construit
leur réputation. À l’hiver 2019, ils décidaient de faire revivre
ces moments heureux avec une nouvelle section rythmique
et un nouveau répertoire. Le jazz français à son sommet.

Lionel Belmondo - saxophone ténor, saxophone soprano


Stéphane Belmondo - trompette, bugle
Eric Legnini - piano
Sylvain Romano - basse
Tony Rabeson - batterie

11
Mardi 3 septembre - 20h
BCUC & Sons of Kemet / Oumou Sangaré / Kokoroko
Grande Halle de La Villette
Placement Debout - Plein tarif : 30€ / Tarif réduit : 25€

Un programme panafricain qui débute sur des pulsations highlife et afrobeat, avant de laisser place à la trop
rare chanteuse malienne Oumou Sangaré, puis à une rencontre tout en percussions, entre les Londoniens de
Sons of Kemet et les Sud-Africains de BCUC.

1 / KOKOROKO
Encore un remarquable groupe issu de la bouillonnante scène londonienne ! Emmené par la trompettiste Sheila
Maurice-Grey, Kokoroko revendique tout l’héritage des musiques africaines des années 1960, de l’afrobeat au
highlife ghanéen, de Fela Kuti à Ebo Taylor. Révélé et adoubé par l’infatigable digger Gilles Peterson, c’est sur
son label Brownswood que cet octet (néanmoins à géométrie variable) a publié son premier EP en 2018. Passé par le
New Morning il y a quelques mois avec un concert à guichets fermés, c’est un groupe en pleine émergence et déjà
plébiscité par le public francilien qui revient cet automne sur nos scènes. Son premier single, « Abusey », édité sur la
fameuse compilation We Out There, a fait plus de 28 millions de vues sur Youtube : une élégante ballade, apaisée,
qui ne représente qu’une facette de son répertoire, car c’est bien avant tout une musique de danse, tout en cuivres et
rythmes funky, que développe Kokoroko.
Distribution à venir

2 / OUMOU SANGARÉ
Après une longue absence, Oumou Sangaré a signé en 2017
un retour flamboyant avec Mogoya. Un album ancré dans la
tradition africaine mais avec une production française aux
accents électro-pop pour un résultat à la hauteur du talent
de cette grande voix malienne. Originaire de Bamako, d’un
milieu d’une grande modestie, la jeune Oumou Sangaré a été
repérée par les orchestres locaux dès sa plus tendre enfance
avant d’entamer une carrière professionnelle à l’adolescence
et de publier ses premiers enregistrements en 1988, à 20 ans.
À l’instar de son compatriote et immense guitariste Ali Farka
Touré, c’est grâce au label World Circuit qu’Oumou Sangaré
s’est fait connaître à travers le monde. Depuis, elle s’est
imposée comme une figure essentielle de la musique malienne
mais aussi comme une référence féministe en Afrique en
devenant une entrepreneuse combattante aux idéaux sociaux
et progressistes.

3 / BCUC & SONS OF KEMET


Une création sur-mesure pour les deux groupes les plus exaltés de l’édition 2018 de Jazz à la Villette.
BCUC (pour Bantu Continua Uhuru Consciousness) est un groupe né il y a une quinzaine d’années dans les rues de Soweto.
Une musique qui emprunte aux répertoires traditionnels d’Afrique du Sud comme à la soul et au gospel avec une
véritable dimension d’un chant déclamé. Une musique tonitruante, d’une tension rythmique inaltérable, assurée par
sept musiciens, entre voix, percussions et basse électrique. Adoubés par le public européen, c’est sur la route des festivals
que les membres de BCUC ont rencontré ceux de Sons of Kemet, ensemble britannique emmené par l’hyperactif
Shabaka Hutchings – dont on connaissait déjà l’intérêt pour les musiques sud-africaines. Comme BCUC, Sons of
Kemet ne présente aucun instrument harmonique et développe une musique de transe, avant tout rythmique.

Zithulele «Jovi» Zabani Nkosi - voix, mbomu


Kgomotso Neo Mokone - voix
Letlhogonolo Atlareland Maphunye - voix
Thabo Saul «Luja» Ngoepe - voix, percussions
Theon Cross - tuba
Shabaka Hutchings - saxophone
Mosebetsi Jan Nzimande - basse
Daniel Thabo «Cheex» Mangel - congas
Ephraim Skhumbuzo Mahlangu - percussions

12
Mercredi 4 septembre - 20h
Guillaume Perret / Paul Jarret & Jim Black / Étienne Jaumet
Salle des concerts - Cité de la musique
Placement Libre - Plein tarif : 25€ / Tarif réduit : 20€

Une soirée au profil underground avec les digressions électro-jazz du saxophoniste Étienne Jaumet, la frappe
tellurique du New-Yorkais Jim Black au service des compositions du guitariste parisien Paul Jarret, et le retour
attendu en groupe du saxophoniste Guillaume Perret.

1 / ÉTIENNE JAUMET
C’est en partant du constat que peu de fusions électro-jazz
du début du siècle étaient à son goût qu’Étienne Jaumet
(tête pensante de Zombie Zombie) a décidé d’associer de
grands thèmes mélodiques du jazz à des boîtes à rythmes
électroniques. Il pioche dans toutes les époques : du standard
parmi les standards « Caravan » jusqu’aux compositions des
années 1960 d’Ornette Coleman, de Sun Ra ou du Art Ensemble
of Chicago avec le fameux « Thème du Yoyo ». Avec une
grande liberté formelle, mais un souci de préserver l’essence
de chacune des mélodies, le saxophoniste français a choisi
de réinterpréter sept morceaux (plus un titre de son cru)
qui ont marqué sa formation d’instrumentiste, tous publiés
sur l’album 8 Regards Obliques. Huit regards minimalistes
aussi, avec une production électro et des synthés aux couleurs
industrielles, effectivement bien loin d’un acid-jazz britannique
et autres pulsations « lounge » des années 2000.
Étienne Jaumet - synthétiseur, saxophone

2 / PAUL JARRET & JIM BLACK


C’est en empruntant des disques de jazz un peu au hasard dans la médiathèque de son quartier que Paul Jarret a
découvert Jim Black. Une claque. L’énergie d’un rock underground et le langage du jazz. Musicien incontournable de
la scène « downtown » new-yorkaise (cette mouvance dont le gourou est John Zorn), Black est un ovni de la batterie et
un virtuose des métriques tordues. Figure émergente de la scène parisienne, Paul Jarret est le leader du très remarqué
PJ5, qui a publié l’an dernier I Told the Little Bird, disque qui révèle une écriture poétique et une grande maîtrise
des silences. Lauréat du prix « Talents Adami Jazz 2019 », le jeune guitariste a vu un rêve se concrétiser en ayant
l’opportunité de se consacrer à l’écriture de compositions pour son drummer-hero et de créer avec lui un groupe sur-
mesure, avec le spécialiste du Fender Rhodes Jozef Dumoulin. C’est ce tout nouveau répertoire que l’on découvrira
sur la scène de la Cité de la musique.
Paul Jarret - guitare
Jim Black - batterie
Julien Pontvianne - saxophone
Jozef Dumoulin - piano

3 / GUILLAUME PERRET
« Élevation »
C’est sous les feux des projecteurs et sous les applaudissements
de la critique que la carrière de Guillaume Perret a démarré
en 2012 avec The Electric Epic. Signé sur le label Tzadik de
John Zorn, le jeune saxophoniste au look futuriste avait attiré
l’attention du pape de l’underground new-yorkais avec une
musique à l’énergie rock et un son de ténor bardé d’effets
– mais toujours, entre deux coups de tonnerre, un lyrisme
envoûtant. Après trois publications en groupe, l’heure était à la
liberté totale en 2016 avec Free : un ambitieux travail d’auto-
sampling, seul en scène. Puis Thomas Pesquet est redescendu
sur terre, et Guillaume Perret a composé la musique du film
16 Levers de soleil, sorti l’an dernier. C’est dans la continuité
de ce travail que s’inscrit le répertoire de son nouvel album,
Élevation, sur lequel on retrouve plusieurs invités de marque
comme le rappeur Nya. Une musique plus épurée, assure-t-il,
mais certainement pas moins énergique !
Guillaume Perret - saxophone
Laurent Coulondre - clavier
Julien Herné - basse
Martin Wangermée - batterie
13
Jeudi 5 septembre - 20h
Cheick Tidiane Seck feat. Archie Shepp
+ 1ère partie : Arnaud Dolmen
Salle des concerts - Cité de la musique
Placement Libre - Plein tarif : 30€ / Tarif réduit : 25€

CHEICK TIDIANE SECK feat. ARCHIE SHEPP


« Tribute to Randy Weston »

Randy Weston laisse derrière lui un héritage transatlantique entre jazz et traditions afro-maghrébines, une
musique célébrée par l’Ambassadeur Cheick Tidiane Seck et notre héros free, Archie Shepp. Le batteur guade-
loupéen Arnaud Dolmen ouvre la soirée en quartet, sur un répertoire d’influences gwokas et new-yorkaises.

Randy Weston, mort à Brooklyn le 1er septembre 2018 à l’âge


de 92 ans, s’est forgé son identité stylistique à travers un
rapport extrêmement fort aux musiques africaines. Ayant
vécu plusieurs années au Maroc, il a été l’un des premiers à
jouer avec des musiciens gnawas, avant de vivre une existence
presque itinérante, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique.
Un géant dans tous les sens du terme, musicalement et
physiquement : sur scène, il enveloppait de son imposante
carrure tout le clavier du piano – ce piano qu’il frappait avec la
même vigueur que Thelonious Monk, sa première véritable
influence – et aura donné des concerts jusqu’à l’automne
de sa vie. C’est cette ouverture sur le monde que célébrera
Cheick Tidiane Seck. Depuis ses débuts avec le Super Rail
Band de Bamako, le pianiste malien est devenu un véritable
ambassadeur des musiques subsahariennes, enregistrant
notamment en duo avec Hank Jones. Le jazz est donc sa
deuxième langue maternelle et son association avec Archie
Shepp, légende vivante du free, semble toute naturelle pour
porter haut la musique libre et intemporelle de Randy Weston.

Archie Shepp - saxophone


Cheick Tidiane Seck - orgue Hammond, piano, fender rhodes, moog
Yizih Yode - saxophone
Mohamed Hafsi - contrebasse
Marque Gilmore - batterie
Adama Dembele - percussions

Première partie
ARNAUD DOLMEN
Il a su s’imposer ces dernières années comme un batteur essentiel de la nouvelle scène parisienne, aussi à l’aise
dans les répertoires caribéens que dans l’expression la plus moderne du jazz. Le guadeloupéen Arnaud Dolmen,
qui a rejoint la capitale métropolitaine il y a maintenant dix ans, est un sideman très prisé : de Mario Canonge à
Naissam Jalal en passant par Jowee Omicil et Jacques Schwarz-Bart. Avec Tonbé Levé (2017), à la tête d’un quartet
de haut vol, il a également prouvé qu’il était un compositeur de talent, et notamment d’élégantes ballades, à l’image
de « Tèt Kolé ». C’est donc avec impatience que l’on découvrira la suite de ce répertoire, entre influences gwokas et
new-yorkaises.
Arnaud Dolmen - batterie
Adrien Sanchèz - saxophone
Leonardo Montana - piano
Zacharie Abraham - contrebasse

14
Vendredi 6 septembre - 20h
Lee Fields & The Expressions / Delvon Lamarr Organ Trio / ALA.NI
Grande Halle de La Villette
Placement Debout - Plein tarif : 35€ / Tarif réduit : 30€

Retour à l’âge d’or de la Stax et de la Motown des années 1960 avec l’infatigable Lee Fields, précédé du trio de
l’organiste Delvon Lamarr qui invoque les plus belles heures du répertoire soul-jazz. En ouverture, le retour pop
de la délicate vocaliste britannique, ALA.NI.

1 / ALA.NI
Publié en 2015 par l’excellent label français No Format, le premier album d’Ala.ni a fait l’unanimité au sein de la critique
hexagonale. Chanteuse jusqu’alors totalement inconnue, cette jeune Britannique a été révélée par Damon Albarn
(Gorillaz) avec des compositions acoustiques délicates et minimalistes, écrites entre Londres et l’île de Grenade, où vivent
ses grands-parents. Passée par le filtre d’un vieux micro des années 1930, sa voix, d’une ravissante désuétude, empruntait
aussi bien au folk du bayou qu’à la tradition du songbook de Broadway ou encore à la musique populaire américaine
d’avant-guerre. En avril dernier, Ala.ni revenait avec un single, « Differently », avant-goût de son second disque Acca –
abréviation d’« a cappella », qui annonce un répertoire plus encore centré sur la voix. Mais c’est aussi un virage stylistique
radical qu’opère ALA.NI avec une production pop et urbaine concoctée en partie avec le beatboxer Dave Crowe.

Distribution à venir

2 / DELVON LAMARR ORGAN TRIO


Au cœur d’un incontestable revival de toute la mouvance soul-jazz des années 1960, voici un nouvel « organ combo »
à suivre de près. Créé en 2015 à Seattle, le Delvon Lamaar Trio s’inscrit dans la tradition d’une musique instrumentale
qui emprunte à tous les styles noirs américains : soul, funk, jazz, rhythm & blues, et par moments une puissante
influence blues-rock distillée par le guitariste Jimmy James. On pense à Johnny « Hammond » Smith, aux Meters, à
Booker T. & The MG’s et à bien d’autres groupes sixties. Après un premier disque, Close But No Cigar, Delvon Lamarr
a publié en 2018 Live at Kexp, un enregistrement qui offre un bel aperçu de la fulgurante énergie scénique de ce trio
dont le répertoire emprunte à Curtis Mayfield (« Move On Up ») comme à Big John Patton (« Memphis »). L’orgue à
son sommet.

Delvon Lamarr - orgue


Jimmy Jammes - guitare
Keith Laudieri - batterie

3 / LEE FIELDS & THE EXPRESSIONS


Lee Fields est l’un des derniers représentants de l’âge d’or
de la soul, où la Motown de Detroit et la Stax de Memphis
rivalisaient de tubes toujours plus dansants. S’il compte plus
de cinquante ans de carrière, il fait partie de ces voix, à l’image
des regrettés Sharon Jones et Charles Bradley, qui ont été
(re)découvertes tardivement par les diggers et amateurs de
productions sixties. Au début des années 2000, celui qu’on
surnomme « Little JB » a retrouvé les studios d’enregistrement
avec ce qui est désormais devenu son fidèle groupe : The
Expressions. Depuis, Lee Fields enchaîne les enregistrements
aussi funky que délicats, à l’image de It Rains Love, sorti au
printemps sur le label new-yorkais Brooklyn Big Crown. Un
répertoire inscrit dans la pure tradition soul, sans artifices
ni maquillage de post-production, qu’il interprète avec une
jeunesse intarissable, du haut de ses 68 ans.
Distribution à venir

15
Samedi 7 septembre - 16h30
Christian Sands Trio / Eric Legnini Trio / Yaron Herman Solo
Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
Placement Numéroté Assis - Plein tarif : 35€ / 30€ / 25€ / Tarif réduit : 30€ / 25€ / 20€

Une soirée placée sous le signe du piano avec trois improvisateurs hors pair, qui présenteront de nouveaux
répertoires : un hommage à Erroll Garner par Christian Sands, le retour d’Éric Legnini à la formule du trio avec
guitare et d’inédites explorations en solo de Yaron Herman.

1 / YARON HERMAN SOLO


Il a publié au printemps dernier l’un des plus ambitieux disques de sa carrière, Songs of the Degrees. Un retour au
trio, formule qui a participé au succès d’une série de disques entamée en 2007 et dont sont issues des reprises pop
de Radiohead et Britney Spears… De quoi attiser la curiosité d’un large public. Mais pour Jazz à la Villette, Yaron
Herman revient à ses premiers amours : c’est en solo que le pianiste israélien, parisien d’adoption, s’est fait connaître
des amateurs de jazz en 2006 avec Variations, un enregistrement sous l’influence de Keith Jarrett. Depuis, il s’est
forgé son propre langage avec l’ambition de développer ce concept de composition en temps réel, qui lui est cher
: une manière de développer une improvisation comme on raconte une histoire, parfaitement structurée, mais dont
on écrit les chapitres dans l’instant. Le solo, qui offre toutes les libertés, reste donc le meilleur format pour de telles
explorations.
Yaron Herman - piano

2 / ERIC LEGNINI TRIO


Un jazz virevoltant, empreint de soul et de funk. Le triptyque
discographique d’Éric Legnini, entamé en 2006 avec Miss Soul
(puis Big Boogaloo et Trippin’), signaiten beauté les premiers pas
de leader d’un pianiste au langage bop hyper érudit, découvert
dès le milieu des années 1990 aux côtés du saxophoniste
Stefano Di Battista. Depuis, le musicien belge installé à Paris
a tracé une carrière éclectique, multiplié les collaborations
avec des vocalistes (son camarade Hugh Coltman entre autres)
et enfile régulièrement sa casquette de producteur. En cette
rentrée 2019, Éric Legnini revient au trio, mais cette fois-ci sans
batterie : c’est accompagné du guitariste Rocky Gresset
(référence de la scène manouche) et de Thomas Bramerie
(compagnon de route de longue date et très probablement le
contrebassiste parisien le plus prisé) qu’il présentera un tout
nouveau répertoire.
Eric Legnini - piano
Rocky Gresset - guitare
Thomas Bramerie - contrebasse

3 / CHRISTIAN SANDS TRIO


« Tribute to Erroll Garner »
Alors qu’il vient de publier un très bel album, Facing Dragons, il y a quelques mois seulement, le pianiste Christian
Sands présente en cette rentrée un nouveau répertoire en hommage à Erroll Garner : l’une des figures les plus
importantes de l’histoire du jazz, celui qui a projeté la formule du « piano trio » dans l’ère moderne, tout juste avant
Bill Evans. C’est donc à un sommet qu’il s’attaque. Et fort est à parier que le défi sera relevé avec brio, car le jeune
Américain est l’un des plus talentueux pianistes de sa génération : poulain de l’immense et regretté Billy Taylor,
engagé à l’âge de 20 ans par Christian McBride, adoubé par Wynton Marsalis qui voit en lui l’un des plus grands
héritiers de la tradition, Christian Sands possède effectivement un langage instrumental qui invoque toute l’histoire de
son instrument, tout en réussissant à rester d’une grande modernité.
Christian Sands - piano
Yasushi Nakamura - basse
Clarence Penn - batterie

16
Samedi 7 septembre - 20h
Yasiin Bey Live band feat. Hypnotic Brass Ensemble / Kamaal Williams / Emma-Jean Thackray
Grande Halle de La Villette
Placement Debout - Plein tarif : 30€ / Tarif réduit : 25€

Hip-hop et beatmaking entre Londres et New York avec la multi-instrumentiste Emma-Jean Thackray, le
claviériste révélé par Gilles Peterson Kamaal Williams et le poids lourd du rap américain Yasiin Bey, soutenu par
un brass band de Chicago.

1 / EMMA-JEAN THACKRAY
Do it Yourself. Voici le leitmotiv d’Emma-Jean Thackray, musicienne anglaise qui a enregistré l’intégralité de son album
Ley Lines dans son petit home studio du sud de Londres. Voix, batterie, percussions, clarinette... une véritable
multi-instrumentiste. Originaire du Nord de l’Angleterre, dans le Yorkshire, région minière qui possède une ancienne
tradition d’orchestres de rue, la jeune Emma a fait ses débuts au sein du Tingley Brass Band, toute habillée de rouge,
interprétant des hymnes et des marches au cornet. Ce avant de découvrir Gil Evans et sa science des arrangements.
La porte d’entrée vers le jazz. Aujourd’hui, sa musique n’a pas grand chose à voir avec l’écriture d’Evans, mais s’inscrit
plutôt dans la mouvance d’une production britannique très actuelle, empreinte de hip-hop et autres styles urbains.
Revendiquant l’influence de Madlib et une culture du beatmaking, Miss Thackray s’illustre comme une musicienne
véritablement singulière.

Emma-Jean Thackray - direction musicale, trompette, voix, électroniques


Ben Kelly - tuba
Elliott Galvin - clavier
Dougal Taylor - batterie

2 / KAMAAL WILLIAMS
Le jazz anglais est un fil conducteur de cette rentrée 2019. Au cœur de la très prolifique scène londonienne, Kamaal
Williams nous a été révélé il y a trois ans, via le duo Yussef Kamaal, avec l’album Black Focus, édité sur le label
Brownswood de Gilles Peterson – devenu le véritable parrain des productions labellisées british jazz. Une musique
ambiant,marquée par des nappes de Fender Rhodes et autres claviers, des beats hip-hop et jungle, mais aussi des
influences évoquant George Benson, voire Ronny Jordan. En 2018, Williams se lance en solo avec l’album (autoproduit
cette fois-ci) The Return. Un répertoire au cœur duquel l’influence hip-hop se fait encore plus prégnante, présenté
sur la scène de Jazz à la Villette en trio clavier, basse, batterie.

Distribution à venir

3 / YASIIN BEY LIVE BAND feat. HYPNOTIC BRASS ENSEMBLE


L’Hypnotic Brass Ensemble a comme particularité de réunir
les huit enfants du trompettiste et multi-instrumentiste
originaire du sud de Chicago Phil Cohran – ex-compagnon de
route de Sun Ra, entre autres. Avec un son funky et festif, les
frangins n’hésitent pas à associer la tradition new-orleans à
des rythmes hip-hop. Dans ce registre, ils accompagneront le
flow de Yasiin Bey, que le public connaît mieux sous le nom de
Mos Def – et qui a fait parler de lui au printemps dernier avec
un nouvel album pour happy-few, Negus, uniquement diffusé
dans des galeries d’art. Poids lourd du hip-hop américain
depuis la création de son duo Black Star (avec Talib Kweli) et
des albums solo comme Black on Both Sides à la fin des années
1990, Bey entretient de fortes accointances avec le monde
du jazz, comme en témoignent ses diverses collaborations
avec Robert Glasper. Son association avec l’Hypnotic Brass
Ensemble débute quant à elle au milieu des années 2000.

Yasiin Bey - voix Seba Graves - trombone


Gabriel Hubert - trompette Uttama Hubert - euphonium
Jafar Graves - trompette Kevin Hunt - guitare
Tarik Graves - trompette Hashim Bunch - basse
Justin Jones - saxophones Justin Carter - batterie
Saiph Graves - trombone

17
Dimanche 8 septembre - 16h30
Houston Person Organ Quartet / Bobby Sparks II & Keith Anderson
Salle des concerts - Cité de la musique
Placement Libre - Plein tarif : 25€ / Tarif réduit : 20€

Orgue Hammond et sax ténor pour une soirée au profil soul-jazz, avec un hommage à Jimmy Smith et à Stanley
Turrentine, précédé du nouveau quartet (avec orgue) de l’octogénaire et infatigable saxophoniste Houston Per-
son qui revient à ses premiers amours.

1 / BOBBY SPARKS II & KEITH ANDERSON


« Tribute to Jimmy Smith & Stanley Turrentine »
S’il ne fallait retenir qu’un nom lorsqu’on évoque l’orgue
Hammond B3, ce serait évidemment celui de Jimmy Smith,
dont la popularité a largement dépassé la sphère du jazz,
ce grâce à une flopée de réjouissants albums à l’image de
Midnight Special. Un enregistrement de 1960 pour le label
Blue Note sur lequel on retrouve son compère saxophoniste au
jeu détendu: Stanley Turrentine. C’est à ces deux géants que
Bobby Sparkset Keith Anderson rendront hommage en cette
soirée au goût d’un soul-jazz intemporel. Le premier, né en
1973, est l’un des organistes les plus prisés de sa génération
et a été un pilier du RH Factor. Aujourd’hui, on peut l’entendre
au sein des Snarky Puppy, entre mille autres groupes. Le
second, né trois ans plus tôt à Dallas, est également un ancien
membre du groupe de Roy Hargrove et en connaît un rayon
en termes de soul-jazz pour avoir été le saxophoniste du
légendaire Les McCann.
Bobby Sparks II - orgue, fender rhodes
Keith Anderson - saxophone
Todd Parsnow - guitare
Jackie Whitmill - batterie

2 / HOUSTON PERSON ORGAN QUARTET


Saxophoniste octogénaire né en Caroline du Sud, Houston Person a fait ses armes dès le milieu des années 1960 avec
l’organiste Johnny « Hammond » Smith avant d’accompagner au cours de la décennie suivante la grande vocaliste
Etta James. Pas de quoi l’empêcher de mener sur un autre front une carrière de leader, là encore avec un organiste
de talent : Jimmy Watson. Au sein d’une riche discographie, les oreilles les plus attentives ont pu remarquer son
chaleureux timbre de ténor aux côtés du géant de la contrebasse Ron Carter sur Now’s the Time. C’est justement
avec ce même Ron Carter que Houston a publié l’an dernier un second duo, Remember Love, où il explore son talent
pour les ballades et les tempos apaisés. Mais c’est à une musique plus enlevée et à ses premiers amours des organ
combos qu’il revient aujourd’hui, non pas en trio mais en quartet. Nouveau groupe et nouveau répertoire, donc, pour
cet infatigable souffleur.
Distribution à venir

18
Mardi 10 septembre - 20h
Respect to Aretha
Avec Antibalas, Bettye LaVette, José James, Alice Russell, Nona Hendryx & Zara McFarlane
Grande Halle de La Villette
Placement Debout - Plein tarif : 30€ / Tarif réduit : 25€

RESPECT TO ARETHA
AVEC ANTIBALAS, BETTYE LAVETTE, JOSÉ JAMES, ALICE RUSSELL,
NONA HENDRYX & ZARA MCFARLANE
Pour clore son édition 2019, Jazz à la Villette rend hommage à la reine de la soul Aretha Franklin, disparue à
l’été 2018. La direction musicale de la soirée est confiée à Antibalas, groupe afrobeat de Brooklyn rattaché au
label Daptones, accompagné pour l’occasion de plusieurs chanteuses invitées : Bettye LaVette, Alice Russell,
Zara McFarlane...
Le 16 août 2018, le monde musical pleurait la disparition d’Aretha Franklin. Née en 1942 à Memphis, ville de la Stax,
c’est à Detroit, où est installé le siège de la Motown, qu’elle a grandi : une histoire de soul. De jazz aussi, car c’est le
producteur John Hammond qui en 1960 l’engage chez Columbia. Mais ses toutes premières vocalises remontent au
répertoire gospel. L’idiome qui incarne le plus l’universalisme de la Great Black Music, celle d’une musique africaine
devenue américaine. C’est précisément dans ce contexte d’influences transatlantiques, et plus précisément dans
le registre de l’afrobeat, qu’Antibalas rendra un vibrant hommage à la reine de la soul pour une soirée inédite
avec une foule d’invités… surprise ! Le groupe de Brooklyn, qui fête deux décennies de musique en cette rentrée,
était à l’origine formé en grande partie de membre des Dap-Kings – groupe résident du label Daptones – qui
accompagnaient les héros tardivement (re)découverts qu’étaient Sharon Jones et Charles Bradley. Pour tous ces
musiciens, la funk, la soul et l’afrobeat sont donc un même langage qui ce soir empruntera les mots d’Aretha Franklin.
Distribution à venir

19
Under the radar
Under The Radar, temps fort à part du festival, vous emmène à la rencontre d’artistes-
explorateurs. Ce programme fait la part belle aux découvertes, aux projets inclassables, aux
artistes novateurs et aux coups de coeur. Empruntez ces chemins de traverse, pas toujours
balisés. Vous découvrirez des musiques innovantes et des artistes passionnants !

Samedi 31 août - 20h (Under The Radar)


Lown / Bruits de la Conversation / Jad Salameh Trio
Villette Makerz
Placement Libre - Tarif unique : 12€

1 / JAD SALAMEH TRIO


Tout aussi sensible qu’explosif, ce trio exprime son dynamisme à travers une nouvelle perspective de cette formule
relativement classique. Explorant la beauté de la vulnérabilité humaine, ainsi que la folie qui en émane, cette « réflexion » d’ordre
musical nous mène à un questionnement sur la profonde dichotomie omniprésente dans l’état actuel de l’humanité.

Jad Salameh - piano, composition


Arthur Henn - contrebasse
Kevin Lucchetti - batterie

2 / BRUITS DE LA CONVERSATION
Ce projet réunit les compositions et arrangements d’Etmo alias Etienne Molina et Jean-Jacques Elangué, deux
musiciens avec des écritures complémentaires, qui ont en commun de puiser leur énergie créatrice en s’inspirant
des musiques de transe. L’idée de Bruits de la Conversation c’est de partager, prolonger et explorer ces pièces
avec un groupe acoustique car elles sont nées dans des contextes différents (musique électronique jazz, afrobeat).
L’interaction entre les musiciens introduit de nouvelles dimensions et trouvailles. Elle bonifie et transcende la musique.

Etmo aka Etienne Molina - saxophones, kaoss pad, flûtes, percussions, voix, composition
Jean Jacques Elangue - saxophones, piano, percussions, voix, composition
Olivier Lagodzki - trombone, voix, percussions
Thomas Hugenel - basse, contrebasse, claviers
Chris Daily McCraven - batterie

3 / LOWN
Autour des compositions du pianiste Alexis Bajot-Nercessian, LOWN est un quartet qui développe un univers
atmosphérique et métissé, qui puise dans la funk, la pop cinématique, l’Orient. Les quatre complices construisent
une musique soit très libre, soit très écrite.

Fanny Menegoz - flûte


Rafaël Koerner - batterie

20
Mardi 3 septembre - 20h (Under The Radar)
Alexandra Grimal - Nāga / 1ère partie : 1/4b + 3/4r
Amphithéâtre - Cité de la musique
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

ALEXANDRA GRIMAL - NĀGA


Envisagée comme une vaste suite, réunissant des musiciens phares de la scène jazz et musique improvisée européenne,
Nāga est une expédition astrale mêlant voyages et mythologies. La recherche musicale d’Alexandra Grimal unifie
des mondes aussi divers que le jazz, la musique contemporaine, les musiques traditionnelles et expérimentales.
En quête d’un décloisonnement unifié, dans une sorte de forme « ovni », en constante évolution, chaque interprète
trouve dans cette partition des chemins inédits de liberté et de mouvements au sein du groupe. Nāga catalyse les
mondes.
Alexandra Grimal - saxophone ténor, saxophone soprano, saxophone sopranino, voix, composition
Lynn Cassiers - voix, électronique
Fabrizio Cassol - saxophone alto
Jozef Dumoulin - fender rhodes
Antonin Rayon - piano
Nelson Veras - guitare
Stéphane Galland - batterie

Première partie
1/4B + 3/4R
1/4b + 3/4r présente un jazz coloré teinté de vifs reflets. Subtiles mais fringantes, les compositions des quatre
funambules appellent des improvisations généreuses et conviviales conférant à l’ensemble un croquant relevé. Ce
jazz corsé mais équilibré, mûri entre la hauteur des pics verglacés, la profondeur des forêts et la bonhomie des vallons
saura vous surprendre par sa minéralité. Conservez-le dans un endroit sûr, et il s’épanouira remarquablement au fil des
ans. Température de service : 19 à 30°C.
Distribution à venir
Programmation en collaboration avec le département Jazz et musiques improvisées du Conservatoire de Paris

Mercredi 4 septembre - 21h (Under The Radar)


Yves Rousseau Septet
Studio de l’Ermitage
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

YVES ROUSSEAU SEPTET


« Fragments »
J’ai conçu ces « Fragments » dans le souvenir des années « lycée », au milieu des années 1970, lorsque les grands
groupes pop/rock alors à leur apogée créatrice marquaient pour toujours l’histoire de la musique.
Pas de relectures, pas d’arrangements mais uniquement de nouvelles pièces originales, fruits de mon parcours
d’improvisateur et de compositeur aux multiples influences, écrites dans le souvenir de ces exaltantes découvertes et
de ces fulgurances… Yves Rousseau
Yves Rousseau - contrebasse, composition
Géraldine Laurent - saxophone alto
Jean-Louis Pommier - trombone
Thomas Savy - clarinette basse
Etienne Manchon - claviers
Csaba Palotaï - guitare
Vincent Tortiller - batterie

Jeudi 5 septembre - 20h (Under The Radar)


Ikui Doki
Atelier du Plateau
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

IKUI DOKI
Convoquant les monstres sacrés de la musique française du début du XXe siècle (Debussy, Ravel, Fauré ou Satie), Ikui
Doki fait voler en éclats les cadres habituels de ce répertoire. Improbable, pensez-vous ? Pas avec Ikui Doki !
Dans une interprétation audacieuse, le trio développe sur scène l’inédite palette sonore de leur instrumentarium
spécifique : basson, clarinette, saxophone et harpe amplifiée. Leur musique s’aventure vers des paysages extatiques,
teintés de sonorités free jazz et de trames harmoniques raffinées.
Ikui Doki dévoile son univers où l’impressionnisme et le jazz s’associent dans une composition mouvante et
émouvante, entre tradition et création.
Hugues Mayot - saxophone ténor, composition
Sophie Bernado - basson
Rafaëlle Rinaudo - harpe
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Jeudi 5 septembre - 21h (Under The Radar)
Théo Girard Quartet
Studio de l’Ermitage
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

THÉO GIRARD QUARTET


« Bulle »
« Quand j’écoute ou quand je joue la musique, je suis dans une bulle. Je pars parfois très loin, porté par une collection
d’images ou d’états. Ce nouvel opus met ces divagations en musique. » Deux ans après la révélation 30YearsFrom
en trio, disque sélectionné par les Inrocks parmi les meilleurs albums jazz de 2017, Théo Girard est de retour avec un
deuxième album en quartet. Le batteur indo-écossais Seb Rochford, le trompettiste Antoine Berjeaut et le jeune
saxophoniste Basile Naudet en sont les fougueux interprètes.
Théo Girard - contrebasse
Basile Naudet - saxophone alto
Antoine Berjeaut - trompette, bugle
Seb Rochford - batterie

Vendredi 6 septembre - 20h (Under The Radar)


Hugues Mayot
Atelier du Plateau
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

HUGUES MAYOT
« L’arbre rouge »
Pour ce projet musical, le saxophoniste Hugues Mayot a conçu une instrumentation proche de la musique de
chambre, rappelant l’intimité d’un quintet classique. Porté par cinq musiciens à la technique instrumentale redoutable,
comptant parmi les plus talentueux de la nouvelle scène jazz, l’Arbre rouge ose les expérimentations tous azimuts.
À travers une écriture minimaliste et répétitive, une recherche sur les timbres et les textures, le musicien donne une
singulière dimension rythmique à cet orchestre miniature, et crée un terrain de jeu propice à l’improvisation, qu’il
partage avec jubilation avec ses quatre compagnons d’aventure.

Hugues Mayot - saxophone ténor, composition


Sophie Bernado - basson
Théo Ceccaldi - violon, alto
Valentin Ceccaldi - violoncelle
Joachim Florent - contrebasse

Samedi 7 septembre - 20h (Under The Radar)


Le Banquet invite Nicolas Jules
Atelier du Plateau
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

LE BANQUET invite NICOLAS JULES


Gourmandise des sons, soif des genres, appétit insatiable pour le mélange, Le Banquet aborde le quatuor avec l’esprit
du musicien moderne, pluriel et sans frontière.
A la fois compositeurs, interprètes et improvisateurs, les instrumentistes mettent leur éclectisme au service d’un travail
collectif pour l’élaboration d’un nouveau langage.
Comme un écho à ce qu’a pu être la musique de table qui accompagnait fêtes et banquets, Le Banquet installe sa table
à l’Atelier du Plateau pour une douce orgie acoustique, une subtile débauche, un festin de réjouissance.
Pour sa première soirée, le samedi 7, Le Banquet convie le chanteur Nicolas Jules à mêler des mots à ses sons, avec un
soupçon de drôlerie et de théâtralité, le tout distillé dans un alambic improvisatoire.

Nicolas Jules - voix


Clément Janinet - violon
Johan Renard - violon
Clément Petit - violoncelle
Simon Drappier - contrebasse

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Samedi 7 septembre - 20h (Under The Radar)
Oko Oko / YOSH ! / Dune
Villette Makerz
Placement Libre - Tarif unique : 12€

1 / DUNE
Dans l’énergie du dénuement, de la sincérité et avec une certaine espièglerie, Dune remonte aux sources des mu-
siques que ses fondateurs aiment et défendent. Musique de mélodies et de mouvement, d’interaction et de prise de
risques. Au travers d’improvisations, ce duo flûte et batterie propose une musique de recherche et de partage, entière
et joueuse.
Fanny Menegoz - flûte
Rafaël Koerner - batterie

2 / YOSH !
A partir d’éléments écrits, la musique fait la part belle à l’improvisation afin d’explorer les possibilités sonores que per-
met le saxophone. Un octuor à quatre jouant sur les énergies, les timbres, les fréquences…

Jean-François Petitjean - saxophone soprano, saxophone ténor, composition


Arnaud Sacase - saxophone alto, saxophone soprano
Benoît Meynier - saxophone alto, saxophone ténor
Jon Vicuna - saxophone alto, saxophone baryton

3 / OKO OKO
Influencé par les contemplations sonores épurées de Morton Feldman, les mélodies puissantes d’Alas no Axis ou encore
les tournes déstructurées et l’énergie de Deerhoof, ce quartet singulier propose une plongée décomplexée et entière-
ment improvisée entre rock expérimental, berceuses pop ou transes noisy.

Thomas Letellier - saxophone ténor


Yannick Lestra - fender rhodes
Thomas Caillou - guitare électrique
Ariel Tessier - batterie

Dimanche 8 septembre - 17h (Under The Radar)


Le Banquet invite Fidel Fourneyron
Atelier du Plateau
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

LE BANQUET invite FIDEL FOURNEYRON


Gourmandise des sons, soif des genres, appétit insatiable pour le mélange, Le Banquet aborde le quatuor avec l’esprit
du musicien moderne, pluriel et sans frontière.
A la fois compositeurs, interprètes et improvisateurs, les instrumentistes mettent leur éclectisme au service d’un travail
collectif pour l’élaboration d’un nouveau langage.
Comme un écho à ce qu’a pu être la musique de table qui accompagnait fêtes et banquets, Le Banquet installe sa
table à l’Atelier du Plateau pour une douce orgie acoustique, une subtile débauche, un festin de réjouissance.
Pour sa seconde soirée, le dimanche 8, Le Banquet convie le tromboniste Fidel Fourneyron à transformer le quatuor en
un animal sauvage à cinq têtes.

Fidel Fourneyron - trombone


Clément Janinet - violon
Johan Renard - violon
Clément Petit - violoncelle
Simon Drappier - contrebasse

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Dimanche 8 septembre - 17h (Under The Radar)
C.Tchamitchian Quintet / H.Labarrière & S.Kassap / C.Monniot & D.Ithursarry
Studio de l’Ermitage
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

1 / HYMNES À L’AMOUR - DUO CHRISTOPHE MONNIOT / DIDIER ITHURSARRY


Saxophoniste au lyrisme à la fois épidermique et lunaire, Christophe Monniot rencontre le merveilleux accordéoniste
basque Didier Ithursarry pour un duo tendre et haut en couleurs. Tous les deux y développent, dans une luxuriante forêt
acoustique, la liberté et la pulsation du jazz, l’énergie des musiques populaires, la sophistication formelle du domaine
contemporain.
Christophe Monniot - saxophone alto, saxophone baryton, saxophone sopranino
Didier Ithursarry - accordéon

2 / DUO HÉLÈNE LABARRIÈRE - SYLVAIN KASSAP


En 1990, Hélène Labarrière & Sylvain Kassap se rencontrent au sein du collectif Montreuillois « Incidence ». Depuis, ils
jouent ensemble. En duo, en trio, en quartet, en orchestre, en France à l’étranger. Toutes les occasions sont bonnes
pour se retrouver et jouer (donc s’amuser !), dialoguer, écouter, raconter des histoires et commenter le monde qui nous
entoure… Une fusion entre le son de la contrebasse et celui des clarinettes naît de cette complicité.
Hélène Labarrière - contrebasse
Sylvain Kassap - clarinettes

3 / WAYS OUT - CLAUDE TCHAMITCHIAN QUINTET


Faisant le lien entre la sophistication langagière du post-jazz new-yorkais le plus contemporain dans son rapport à
l’espace et au jeu collectif, le lyrisme incandescent du prog-rock des années 70 et la somptuosité mélodique de son
propre univers mêlant constamment sensualité et abstraction, Claude Tchamitchian dans ce projet ambitieux dynamite
les organisations orchestrales traditionnellement associées au quintet « de jazz » pour (s’)ouvrir de nouveaux horizons.
Avec cette musique spontanée, fondée sur l’énergie, se jouant des contraintes formelles pour mieux prendre la tangente
et s’aventurer sur des territoires idiomatiques pluriels et métissés, Ways Out, entremêlant traditions et imaginaires avec
une ineffable poésie et une superbe liberté, est une des petites formations les plus stimulantes du jazz européen actuel.

Claude Tchamitchian - contrebasse


Daniel Erdmann - saxophone
Régis Huby - violon
Rémi Charmasson - guitare
Christophe Marguet - batterie

Lundi 9 septembre - 20h30 (Under The Radar)


FANTôME / Olivier Lété, Aymeric Avice & Toma Gouband « Ostrakinda »
La Dynamo de Banlieues Bleues
Assis Placement Libre - Tarif unique : 12€

1 / FANTôME
Un FANTôME mutant hante la nouvelle scène parisienne improvisée et alternative ; en se jouant des codes de la musique
répétitive américaine (Steve Reich, Moondog), il tisse des mondes enveloppants, des contre-chants minimalistes, des
motifs en constante expansion...

Morgane Carnet - saxophones


Jean-Brice Godet - clarinettes
Luca Ventiglimia - vibraphone, machines
Alexandre Du Closel - piano, claviers

2 / OSTRAKINDA
Inspiré par les transes sonores de Terry Riley, Miles Davis ou les mélodies épurées de Neil Young, le singulier trio fondé
par Olivier Lété ouvre des pistes imprévisibles à l’opposé des formes écrites du jazz, en cultivant les grandes lignes
mélodiques, les résonances, les vibrations et les larges étendues.

Olivier Lété - basse électrique


Aymeric Avice - trompette
Toma Gouband - batterie, percussions, litophones

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Jazz à la Villette for Kids !
Dans le cadre du festival Jazz à la Villette, un programme de concerts, spectacles et
ateliers en tous genres autour du jazz, concocté pour le plaisir des oreilles et des yeux,
pour les enfants, leurs parents et les autres : une manière ludique de découvrir en famille
l’univers de cette musique souvent réservée aux plus grands.

ATELIERS & ACTIVITES


Samedi 31 août - 7 septembre - 14h & 15h15
Dimanche 1er - 8 septembre - 10h15, 11h30, 14h 15h15
CHANTONS JAZZ !
Espaces éducatifs - Cité de la musique
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes
CHANTONS JAZZ !
Dans une ambiance conviviale, parents et enfants sont invités à chanter ensemble quelques thèmes de jazz. À
découvrir également : quelques techniques vocales à base d’onomatopées, comme le scat, et des adaptations de
grands standards du jazz avec des paroles en français, à la manière du mythique groupe Les Doubles Six.
Durée : 60 min - Dès 5 ans

Samedi 31 août - 7 septembre - Ouvert de 14h30 à 18h30


Dimanche 1er - 8 septembre - Ouvert de 14h30 à 18h30
JAZZ À LA LITTLE VILLETTE
Little Villette
Gratuit, en accès libre

JAZZ À LA LITTLE VILLETTE


Ça va aussi swinguer à Little Villette ! Fabrication de pochettes vinyles, de pop-up Jazz’up club, jeu du qui est-ce façon
« Où est Miles ? », igloo musical, chacun pourra trouver le rythme qui lui convient !
Little Villette, c’est plus de 1 000 m² d’espaces aménagés pour les enfants avec aussi : un bar à jeux, une table LEGO,
un salon de lecture… et à 15h30 et 16h30, Little Ciné spécial Jazz !
Dès 1 an

SPECTACLES
Samedi 31 août - 7 septembre - 11 & 16h
« LOIN DE GARBO » - Collectif de l’Autre Moitié
Amphithéâtre - Cité de la musique
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes - Placement Libre Assis

« LOIN DE GARBO » - Collectif de l’Autre Moitié


Loin de Garbo est un conte musical sur l’exil et les migrations, porté par l’énergie communicative du Collectif de l’Autre
Moitié, sur les musiques entrainantes et teintées d’inspirations tziganes d’Alexis Ciesla et le texte plein de larmes et de
rires de Sigrid Baffert. Darius et Greta, jeunes amoureux insouciants sont forcés de quitter Garbo, leur village, et leur
atelier de couture pour fuir la dictature montante avec leur bébé Milo. Vêtu d’un étrange manteau, Oncle Raskine les
accompagne, il ne parle que grâce à sa contrebasse.
On suit leurs péripéties et la transformation de leur quotidien au fil du temps – le temps d’une vie -, entre un petit coin
d’Europe de l’Est et un supposé Eldorado, où tout reste à découvrir et réinventer.
Joakim Ciesla - saxophone
Quentin Degeorges - clarinette
Lisa Favre - voix, narration
Romain Montiel - batterie, guitare
Xavier Nunez Lizama - contrebasse
Adrien Philippon - clarinettes
Anaïs Poingt - vibraphone, violon
Jérémy Ravoux - lumières Conte musical- 60 min - Dès 5 ans

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Dimanche 1er septembre - 16h
« PLANÈTE GROOVE » - Gimick
Amphithéâtre - Cité de la musique
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes - Placement Libre Assis

« PLANÈTE GROOVE » - Gimick


Rappelez-vous le plaisir ressenti après un concert où l’on danse, on frappe dans les mains, on siffle, on persifle, on
remue toutes les parties de son corps de la tête aux pieds, on entonne des refrains sensés ou loufoques, et bien, cette
somme de sentiments est la raison essentielle du pourquoi de Planète Groove.

Mathieu Le Nestour - voix, claviers, percussions


Alexandre Martin - voix, guitares, trombone
Allan Houdayer - basse, choeur
François Gay - batterie, choeur
Bertrand Bouessay - mise en scène
Mehdi Izza - création lumière
Concert - 60 min - Dès 4 ans

Dimanche 1er septembre - 16h & 17h30


Dimanche 8 septembre - 16h & 17h30
« SIESTE MUSICALE DESSINÉE » - Judith Gueyfier & William Hountondji
Little Villette
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes - Placement Libre Assis

« SIESTE MUSICALE DESSINÉE » - Judith Gueyfier & William Hountondji

Chacun est amené à fermer les yeux le temps d’un voyage poétique sonore, sur la musique de William Hountondji.
Judith Gueyfier (illustratrice) dessine en direct les personnes présentes. Chacun pourra repartir avec un bout de son
rêve croqué sur le papier.
Judith Gueyfier - dessin
William Hountondji - saxophone
Spectacle - 45 min - Dès 1 an

Samedi 7 septembre - 11h


« TAPA MITAKA » - Ikui Doki
Amphithéâtre - Cité de la musique
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes - Placement Libre Assis

« TAPA MITAKA » - Ikui Doki

Un basson, une clarinette, un saxophone et une harpe : partant de cet instrumentarium atypique, le trio Ikui Doki invente
une musique tout aussi originale, en éclairant son jazz des teintes chatoyantes de la musique classique française.
Avec Tapa Mitaka, Ikui Doki s’adresse aux enfants dans un spectacle insolite et drôle où se mêlent compositions
originales, improvisations, situations cocasses, chorégraphies et projections. Un accès à la musique plein de fantaisie !
Sophie Bernado - basson, voix
Hugues Mayot - saxophone, clarinette
Rafaëlle Rinaudo - harpe
Cécile Saint Paul - mise en scène

Concert - 50 min - Dès 6 ans

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Samedi 7 septembre - 15h00
L’ARBRE DE SAGESSE - Andrè Ze Jam Afane & Clément Janinet
La Dynamo de Banlieues Bleues
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes - Placement Libre Assis

L’ARBRE DE SAGESSE - Andrè Ze Jam Afane & Clément Janinet

« Pourquoi l’araignée a-t-elle de sa toile ligoté l’éléphanteau ?


Pour un mauvais partage de chenilles.
Le vol est mauvais !
La gourmandise est mauvaise ! »

La colère disproportionnée de l’araignée nous fait dans son chant, entendre au loin, la grande plainte de l’inégalité
des parts de notre monde.
Alors on chante de plus belle et de tout son cœur, avec les violons bien préparés de Clément Janinet, et ils nous
enchantent comme un chœur féerique de cigales et de crapauds, fêtant la pleine lune de ces « dits de la nuit » de la
forêt équatoriale africaine.

Ces chantefables enchanteresses vous seront chuchotées de bouche à oreille comme un secret, pour que de leurs
mélodies entêtantes, elles viennent vivre dans la mémoire du cœur de nos enfants, et en nourrissent l’intelligence pour
toute la vie.
André Ze Jam Afane - voix
Clément Janinet - violon

Conte - 50 min - Dès 6 ans

Dimanche 8 septembre - 11h & 16h


« LUMIÈRE ! » - Carré Blanc cie
Le Studio - Philharmonie
Tarifs : 8 € pour les enfants et 10 € pour les adultes - Placement Libre Assis

« LUMIÈRE ! » - Carré Blanc cie

Par l’entrelacement de danse, musique, chant ou encore percussions corporelles, Lumière ! est fondamentalement
jazz. C’est via ce métissage de sonorités, de rythmes et de mouvements que la musique jazz viendra se glisser au
creux des oreilles des tout-petits. D’abord entraînant, le swing portera une danse éprise de plaisir du mouvement,
débordante d’énergie et de liberté et explosant au grand jour. Pas à pas, la clarté laissera place aux premières étoiles
qui scintilleront à l’horizon, un arc-en-ciel naîtra de l’obscurité, et de l’intérieur de la maison résonneront les notes du
chant de la berceuse et de la batterie, tout en douceur et en sensualité. C’est dans ce clair-obscur qui délicatement
s’installe que la vue s’éclipsera au profit de l’ouïe, pour ainsi mieux nous lover dans l’écoute de la musique et savourer
la danse. Comme si la diminution de la luminosité permettait à l’esprit de s’ouvrir et à l’imaginaire de grandir.
Lydie Dupuy - batterie, création musicale
Suzel Barbaroux - danse
Stanislas Siwiorek - danse
Michèle Dhallu - chorégraphe
Yves-Marie Corfa - création lumière
Coline Vergez - scénographe
Danse & Musique - 35 min - Dès 3 ans

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