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[Bible. N.T.. Évangiles (français). 1868-1869] - Thomas d'Aquin (saint) - Péronne, Mgr Joseph-Maxence (trad.

) - Nicolai, Jean (O.P., Le P.). annot.. Explication suivie des quatre Évangiles : composée d'extraits des interprètes grecs et latins... de manière à ne former qu'un seul texte..., Comprend :I-III. Saint Matthieu ; IV. Saint-Marc ; V-VI. Saint Luc ; VIIVIII. Saint Jean. 1868-69.

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r EXPLICATION P§|f DES SUIVIE lÊÊÈ

ÉVANGILES OUATRE l'Ai'. LE DOCTEUR ANGÉLIQUE
SAINTTHOMAS D'AQUIN
DK '.OIIDHE COMPOSEE D'EXTRAITS DKS ntKItFS l'IlLCHKlîllS I)KS INTERPRÈTES AIlMinAllI.KSIKNT UE MASIKIIE A SE hOllMKR QUUN SEUL TEXTE SUIVI ET APPELÉ A Jl'STE TITIlf (illKLS ET l.ATI.NS, ET SURTOUT DKS SS. PliDES COOIlUO.NNlis KT ENCHAINES LA

CHAINE D'OU
Edition où le tnle cunigii par le P. Nicolai a été revu a\tc greo tt latins le plus grand sjiii sur les telles oripînaut TRADUCTION Atrc «oiuaiHirr» BHti]rlli|urb <-t NOUVELLE nutt-a l'Ail It «•srtfi-tiqDvt c-t tiUtorii|ur«

M, L'ABBÉJ.-M.PÉRONNE
Cudumim litiild:rt Je l'eslise du Suiibons, ain'it;» prulo^eur d'Ecriture sainte i*t d'fkufuriice »icr«o TOME SIXIÈME

PARIS
librahhiî B^P^ o wA,y ni<: Loris l VIVES, m due, 1 8(i!) j il~~ .I` '>:} 1 kihïeiu tïiQSwi IHJ.A~lnl\E, t:; _"r~ c

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EXPLICATION SUIVIE
DES

QUATRE ÉVANGILES
SAINT LUC (Suite)

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l'ordre DES frères

D'AQUIN
prêcheurs DES SS. PÈRES

DES interprètes

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ET surtout GRECS ET latins, COORDONNÉS ET ENCHAINES

A NE FORMER QU'UN SEUL TEXTE SUIVI ET appelé

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I. A

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D'OR le plus grand soin sur les textes originaux

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corrigé

i TRADUCTION Avec sommaire* analytiques et NOUVELLE note* exégûtinjuex et historique»

PAR

M. L'ABBÉ J.-M. PÉRONNE
Cliaroine UlQlaire de l'ègUse de Soissons, ancien professeur d'Ecriture Siuitte et d'elorjusnce sacrot

TOME

SIXIÈME'

il j'
LIBRAIRIE

PARIS DE LOUIS VIVES, ÉDITEUR RUE DELAMBRE, 13 1869.

EXPLICATION

DES.. UATRE ÉVANGILES Q PAR SAINT THOMAS
LE

SUIVIE

DE SAINT ÉVANGILE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT LUC
(suite)

CHAPITRE

XI.

SOMMAIRE ANALYTIQUE. se f. 1-4. – Pourquoi otre-Seigneur livreà la prière, lui qui est la sourcede N tout bien. Demande lui font les apôtres. Deuxsortes de prières. – que la Comme premièreparole de la prière que Jésus-Christnous enseigneest -Dans quels sentimentsnous devonsappleinede grâce et <iemiséricorde. pelerDieunotre père. -Que signifientces paroles Qui4tesdansles cieux. Quellepréparationest nécessairepour que nouspuissionsdire avec confiance Notre Père. -Quecomprendcette demande Que votre nom soit sanctifié.-Sentiment que fait éprouverle spectaclede la vertu.-Comment le nomdu Père est vraimentsanctifié,lorsqueJésusest connu.--Quel est ce règne de Dieuqui fait l'objetde la demandesuivante.-Comment la vie présente doitêtre une préparationà la viedes cieux.-Pourquoi l'oraisondominicaledans saint Matthieucontientsept demandes,tandis que saint Luc n'en rapporteque cinq.-Quel est ce pain de chaquejour que nousdemandons à Dieu. Commentles saints peuvent demandersans se rendre coupablesle pain matérielnécessaireà la vie du corps.-Comment Notre-Sei– gneur restreint cette demandeaux seules choses nécessaires. Pourquui ajoutet-il cette demande Pardonnez-nousnos offenses?Comment Dieu se rend l'imitateurde la patienceet de la bontédont les hommeslui donnent nous devonsrendre grâces à nos débiteurs.– Quelles l'exemple. – Combien sont les dettes que nous avons contractéesà l'égard de Dieu.-Dans quel sens Dieupourrait-ilnousinduireen tentation? -PourquoisaintLucne rapporte pas la dernièredemandeque saint Matthieuajoute à la précédente. S-9.– Comment otre-Seigneur rémunitses disciplescontre la négligence, l N p est dans la tiédeuret le défaut de persévérance la prière.– _Quel cetami dont il est parlé ^ans cette parabole. Comment nous devons prier le jour et la J 1 TOM.VI, I 1 ;'I!

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

nuit commele saint roi David.- Que figurent ces trois pains que cethomme demandeà son ami. Pourquoi Dieudiffèrede nous exaucer. -Dans quel desseinnous représente-t-illa difficultéd'obtenir? Que signifie cette porte qui est fermée. Que figurent ces enfants qui reposent avec leur père. Que figure encore cet ami qui vient au milieu de la nuit prier son ami de leur prêter trois pains. -Comment le milieude la nuit représente encoreles tribulationsde la vie présente, la fin de la vie ou l'abîme des tentations. y. 9-13. -Nouvelle exhortationpour nous exciterplus vivementà demander, à chercher, à frapper. 7– Zèle, sollicitudeet persévérance dans la prière. Joindreles oeuvresà la prière. Comment ces trois choses demander, chercher, frapper, peuvent encore s'entendre d'une autre manière. Pourquoi Dieunous presse si fortement de le prier.- Pourquoila prière n'est pas touDieu jours exaucée. Dispositions u'il faut apporter à la prière. – Pourquoi q veut que nous le priions, bien qu'il sache ce dont nous avons besoin. Exempleque Notre-Seigneur apporte pour confirmer l'espérance qu'il nous donne d'être exaucésdans nos prières. Commentil nous apprendqueDieu n'exaucepoint les désirs pernicieuxque nous pouvonslui exprimer dans nos prières. Interprétationfigurée du pain, du poisson,et de l'œuf que l'enfant demandeà son père. -Efforts que fait le mondepour nousdétournerdela voie tire droite. Conclusion Notre-Seigneur de l'exemplequ'il vient de citer. que f. 14-16. Signification propre du mot muet. Pourquoi l'Evangélistedit-il dans la que ce démonétait muet? -Trois miracles que fait Notre-Seigneur guérison de cethomme.-Comment les scribes et les pharisiens, à rencontre de la foule, cherchent à nier les œuvres du Sauveur ou a en donner une fausse interprétation.–Qu'était-ce que Béelzebub? Pourquoilui demandent– ils de leur faire voir un prodige dans le ciel? f 17-20. Pourquoi Jésus répond aux pensées des pharisiensplutôtqu'à leurs paroles. Pourquoine tire-t-il pas sa réponse des Ecritures? Commentil leur prouve d'une manière péremptoirequ'il chasse le démon par une puissance toute divine. Comment il nous montre en même temps que son royaume est indivisible. Quelsétaient ces enfants des Juifs qui chassaient les démons.– Force du raisonnement de Notre-Seigneur. Comment il prouvejusqu'à l'évidenceque c'est par l'esprit de Dieu qu'il chasseles démons. -Pourquoi l'Esprit saint est appelé le doigt de Dieu.-Dans quel sens et sous quel rapport Notre-Seigneurreconnait-il que c'est par l'esprit de Dieu qu'il chasseles démons? – Que signifientces paroles Le royaumede Dieu est venu jusqu'à vous. f. 21*23.^– Commentprouve-t-ilpar une comparaison des plus claires qu'il a triomphé du prince de ce siècle par la puissance qui lui est naturelle? Pourquoiappelle-t-ille démon,le fort armé? Quelles sont les armes et la maison du démon. Quand a-t-il été dépouillé un plus fort que lui?– par Comment Notre-Seigneurprouvepar une quatrième raison qu'il est impossible que le démonait joint ses effortsaux siens pour chasser les démons. f. 24-27. – Quel est cet homme d'où est sorti l'esprit impur. – Quels sont ces sept esprits avec lesquelsil revient prendre possessionde la maison d'où il a été chassé. Comment l'état de cet homme est pire que le premier. On peut encore entendre ces paroles de tous les hérétiques, de tous les schisma– tiques, et desmauvais catholiques. Commentnous pouvonsnous les appliquer à nous-mêmes.

DE SAINT LUC, CHAP.- XI.'

f. 27, 28. – Commenten présencedes scribes et des pharisiensqui tentent le Seigneuret blasphèmentses œuvres, une simple femme proclame avec une foi admirablele mystère de sonIncarnation.-Comment elle confondtout ensembleles calomniesdes princes des Juifs et la perfidiedes hérétiquesfuturs. -Comment Notre-Seigneuren répondant à cette femme déclare qu'il n'eût servi de rien à sa mère de l'avoir mis au mondesi ellen'avait été d'ailleurs le modèlede toutes les vertus. f. 29-32. CommentNotre-Seigneur répond à ses ennemisqui lui demandaient un signe. Que figure le signe de Jonas. Cause de la condamnationdes Juifs. Commentils seront condamnéspour n'avoir pas cru en Jésus-Christ par la conduitede la reine du Midi. Figure éclatante de l'Eglisedans cette reine avide d'apprendre la sagesse de la bouchede Salomon. Application de cette comparaisonà l'âme chrétienne.-Comment le jugement de condamnationest prononcé par des personnesde même condition, ou de condition différente. L'Eglisefigurée à la fois par la reine du Midi et par les Ninivitespénitents. L'inversiondans le récit des actionset des paroles, ne détruit pas la vérité du fait qui reste toujours le même. f. 33-36. CommentNotre-Seigneurrepoussela calomniedes Juifsqui l'accusaient de faire des miracles pour obtenir les applaudissements la foule. – de Commentil montre que l'éclat de la lumièrene devrait pas rester caché pour les fidèles.-Comment il nous prescrit en même temps de purifier avec un soin tout particulier, non seulementnos actions, mais nos penséeset les plus secrètesintentionsde notre coeur. Cette lampe est encore la figure de la foi. On peut aussientendre que Notre-Seigneurreprocheaux Juifsque tout en ayant reçu de Dieul'intelligence,l'envie les aveugle au point de méconnaître ses miracles et ses bienfaits. – Que figurent ici l'œil et le corps. – Si l'intelligenceest dans les ténèbres, l'àme y sera tout entière. – 11 ne s'agit pointici de ténèbressensibles. A quellesconditionsnotre corpsspirituel, c'est-à-direnotre âme, peut devenir tout lumineux.-Cette lumièrepeut encore figurer l'œilde l'Eglise, le pontife.– Le corps peut aussi figurer chacune de nos actions, et la lumièrel'intention. r f. 37-44. Liaisondu fait rapporté ici par saint Luc avec ce qui précède.– CommentNotre-Seigneur 'appliqueà ramener les pharisiens avec une misés ricordieusecondescendance. Etrange disposition du pharisien qui reçoit Jésus. Commentle Sauveurtire ses enseignements de ce qu'il avait sous les yeux. Quellessont les souillures qu'il faut surtout éviter.-Comment ce qui est dans une coupefigure les pensées qui s'agitent dans l'intérieur de notre âme. Commentles pharisiensen méprisant la foi ne songeaientqu'à se purifier des taches extérieures, tandis que leur intérieur restait plein de souillures.-Dieu auteur des deux natures de l'homme veut qu'elles soient toutes deux également pures. -Comment nous devons nous purifier par l'aumônede ce qui peut souillernotre corps. Qualités que doit avoir cette aumône.-Riches avantages de l'aumône.– Jusqu'où va et où s'arrête le préceptede l'aumône.-Que comprendce précepte.-Explication plus raisonné d'après saint Augustinde ces paroles Fuites l'aumône, et tout sera pur pour vous.-Ces paroles peuvent encore être considéréescomme une censure de la conduite des pharisiens.-Pourquoi Notre-Seigneurleur recommande jugement. Comment n combattant les orgueilleusesprétenle e tions des Juifs, il veut détruire en nous tout germe d'ambition.– Comment

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

les pharisiensétaient semblablesà des sépulcres.– Fausse interprétationque Julienl'apostat donnait de ces paroles. l f. 45-S4. Comment es reprochesqui rendent meilleursles esprits humbleset doux, sont ordinairementinsupportablesaux hommes superbes.-Différence des docteurs de la loi d'avec les pharisiens.-Comment les docteurs de la loi rendaient la loi déjà si onéreuse,plus onéreuseencore.-Ce que doitfaire un docteurde la loi. Contradictiondans laquelle tombent plusieurs de ceux qui enseignent aux autres la loi et les règles de la vertu. Vaine superstition des Juifs qui élevaientdes tombeauxaux prophètes,et serendaient dignesdes mêmeschâtimentsque leurs pères en imitant leurs crimes.-La sagessede Dieu c'est Jésus-Christqui a envoyéles apôtres et les prophètes.-Comment le sang de tous les prophètes est-il redemandé à une seule génération des Deuxmanières d'expliquerces paroles ou en les étendant à tous les Juifs. ou méchants, en les restreignant aux Juifs seuls.-Comment Notre-Seigneur montre que les Juifs étaient héritiers de la malice de Caïn. – Quel-est le Zachariedont il parle ici et quelle fut la cause de sa mort. Qu'est-ceque cette clef de la scienceque Notre-Seigneurreproche aux docteurs de la loi d'avoir pris. Sous le nom des Juifs, quels sont ceux qu'il condamneencore y et menace des suppliceséternels.-Où faut-il placer ce discours du Sauveur? – Commentles pharisiens et les docteurs de la loi attestent combien ces i reproches d'incrédulité étaient fondés. – Commentls se réunissent pour l'accabler d'une multitudede questions, et le surprendre dans ses paroles.

Un jour que Jésus était en prière en un certain lieu, lorsqu'il eut f. 1-4. 1fini, un de ses disciples lui dit Seigneur apprenez-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples (1). Et il leur répondit Lorsque vous priez, dites Père, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive. Donnez-nous aujour• d'hui notre pain de chaque jour, et remettez-nous nos offenses, comme nous remettons nous-mêmes à tous ceux qui nous doivent; et ne nous induisei point en tentation. Bédé. Après avoir raconté l'histoire des deux soeurs (2) qui ont comme personnifié en elles les deux vies de l'Eglise, l'Evangéliste nous à Jean-Baptiste nseigne ses disciples à pas e (1)Nousne voyons dansl'Evangileà quelleoccasion prier. c se (2)Il n'est nullement ertainque les choses soientpasséesdansl'ordre adopté ici p»r saint cet n Luc,puisque évangéliste 'indiqueaucunedate précise,et que d'ailleurssaint Matthieurap-

eum Domine, doce nos orare, sicut docuit EVANGELH1 discipulos suos. Et ait Mis Cum Joannes JESli SANCTUM GHRISTI oratis, dicile Pater, sanctifieelur nomen LCGAM. SECONDUM tuum; adveniat regnum tuum;panem noslrum quctidianum da «obis hodie; et dimitte nobù (SEQUITUK.) peceala itotti'a, siquîdetn et nos dimitlîmusde. benti nobis; et te nos inducas in tentationem. Bed. Post historiam sororum, quae duas Ecclesiœ vitas sigui&caverunt, non El factum est cum esset in quadam loco orans, lit c&tavit, dixil wmt et discipulis ejus ad frustra Dominus et ipse orasse, et disCAPUT XI.

DE SAINT LUC, CHAP. XI.

représente, en suivant un ordre admirable, Notre-Seigneur en prière et enseignant à ses disciples à prier, parce qu'en effet la prière dont il donne les précieux enseignements renferme le mystère de ces deux vies, et que la perfection de chacune d'elles .s'obtient, non par nos propres forces, mais par la prière « Unjour que Jésus était en prière S. CYR.(Ch. des Pèr. gr.) Mais pourquoi en un certain lieu, » etc. prier, puisqu'il est la source de tout bien qu'il possède dans sa plénitude, et qu'il n'a besoin de rien ? Nous répondons qu'une des conséquences de l'incarnation pour le Sauveur était de se conformer aux actions de la vie humaine, alors qu'il le jugeait convenable; si, en effet, il se soumet à la nécessité du boire et du manger, quel inconvénient qu'il se livre à la prière, pour nous apprendre à ne pas négliger ce devoir, et à persévérer avec ferveur dans l'exercice de la prière ? Tite DE Bostr. {sur S. Matth.) Les disciples à qui Notre-Seigneur avait donné les règles d'une vie toute nouvelle, lui demandent aussi une nouvelle formule de prière, bien que l'Ancien Testament en contînt un grand nombre « Et dès qu'il eut cessé de prier, un de ses disciples lui dit Seigneur, apprenez-nous à prier, de peur que nous n'offensions Dieu en lui demandant une chose pour une autre, ou en ne le priant pas avec les dispositions convenables. »
ORIG. les règles (Ch. des Pèr. gr.) le Pour disciple dont déterminer de Jésus vous le Sauveur ajoute nous avez à leur tracer Jean était l'a le de la prière, à ses disciples, « Comme dit, « qu'il

appris

» Jean,

porte que ce fut après le discours sur la montagne que Jésus-Christ a enseigné à ses apôtres l'Oraison dominicale. On peut du reste adopter le sentiment de certains auteurs qui prétendent que saint Matthieu a raconté par anticipation des faits qui se sont passés plus tard, ou que Notre-Seigneur a enseigné deux fois la formule de l'Oraison dominicale, une fois à la multitude, après le sermon sur la montagne, et une seconde fois à ses disciples en particulier j dans la circonstance rapportée par saint Luc.

cipulos orare docuisse seribitur, quia et oratio quam docuit, utriusque in se vitse continet mysterium et ipsarum perfectio vitarum, nostris non viribus est obtinenda, sed precibus unde dicitur « Et factum est cuin esset iu quodam loco orans, » etc. Cybil (in Cat. Crxcorum Palrmn. ) Cnm autem habeat omnis boni plenitudinein car oral si plenus est, et in nullo peuitus eget'? Ad hoc dicimus quod competit ei ex modo dispensationis in carue ( cum voluerit) bumaua prosequi tempo.re ad hoc convenienle si enim comodit et bibit, uon incongrue utebatur oratioue, lit doceat nos, non esse erga hoc topi-

dos, sed attentius insistere orationibus. Titus Bostrens. (in Matlh.) Cuin autem novam conversationem vidissent discipuli, uovam formam orationis postulaverunt cum plures orationes continerentur in Veteri Testameuto. Unde se« Ut cessavit, dixit unns ex quitur discipulis ejns ad eum Domine, doce nos orare; » ne scilicet contra Deum peccemus, aliqua quajreutes pro aliis; vel Deo assistentes in orationc non eo modo quo expedit. Obig. (in Cat. Grxconim Patrum.) Et nt orationis doetriuain proferat, infert « Sicut et Joannes docuit discipulos suos » De quo scilicet nos doenisti

EXPLICATION L'ÉVANGILE DE

plus grand de tous les enfants des femmes, Vous nous faites un précepte de vous demander les biens éternels et ineffables, mais qui nous donnera de les connaître, si ce n'est vous notre Dieu et notre Sauveur? S. Gkbg. de Nyss. (Serm. i, sur la prière.) Le Sauveur expose à ses disciples la divine doctrine de la prière, parce qu'ils la lui demandent avec instance, et il leur enseigne comment ils doivent prier Dieu S. BAS. (Const. mon., chap. i.) Il y a deux pour être exaucés. sortes de prières, la prière de louange, jointe à un grand sentiment d'humilité, et la prière de demande, qui est moins parfaite. Lors donc que vous vous mettez en prière, ne vous hâtez pas de passer à la demande, autrement vous accusez vos dispositions intérieures, et vous témoignez que c'est la nécessité qui vous amène aux pieds de Dieu. Mais lorsque vous commencez à prier, séparez-vous de toute créature visible et invisible, et donnez pour exorde à votre prière la louange du Créateur de toutes choses « Et il leur répondit Lorsque vous priez, dites Père, » etc. – S. Ace. (Serm. 27, sur les parol. du Seig.) Comme cette première parole est pleine de grâce et de miséricorde Vous n'osiez pas lever votre front vers le ciel, vous recevez tout d'un coup la grâce de Jésus-Christ de mauvais serviteur vous êtes devenu fils bien aimé, ayez donc espérance, non dans vos oeuvres, mais dans la grâce du Sauveur. Ce n'est point de la présomption, mais de la confiance proclamer la grâce que vous avez reçue, ce n'est point un acte d'orgueil, mais de dévotion. Levez-donc les yeux au ciel, vers votre Père, qui vous a donné une nouvelle vie dans le baptême, qui vous à racheté par son Fils. Dites lui comme un bon Fils a Mon Père, mais ne vous attribuez rien de trop particulier dans ce titre, car Dieu, n'est, dans la rigueur du mot, le Père que de Jésus-

quod inter natos mulierum nullus eo major surrexil et quia prœeepisti nobis petere œterna et grandia; uude erit nos ad horum pervenire notitiam, nisi a te Deo et Salvatore nostro? Greg. Nyss. {in Orat. Soin., serm. 1.) Orationis doetrinani esplicat discipulis, qui solerter notitiam orationis expostulant, oslendens qualiter implorare oporteat divinum anditam. Basil, (in Constitut. Monusl., cap. 1.) Duo autem sunt modi oratiouis «nus quidem laudis oum kuiiiilitale; sceundus vero petitionis, remissior. Quoties ergo oras, non prius ad petendum prorumpai; siu autem tuum criminaris afTectum, quasi necessitate coactus, supplices Deo. Sed cum incipis orare, quamlibct desere crea-

turam visibilem et invisibilem; sumas autem exordium a laude illius qui cuncta creavit. Unde subditur « Et ait illis Cum oratis, dicite Pater, » etc. Ane (de Yerb. Dom.. serm. 27.) Primus sermo quantœ gratiie faciem tuam non audebas ad cojlum aLtollere, et subito accepisti gratiam Christi, ex uialo servo factus es bonus filius ideo présume, uon de tua opcratione, sed de Christi gratia. Non ergo bic arrogantia est, sed lides prajdicare quod acceppris non est sulierbia, sed devotio. Ergo attolle oculos ad Patrem, qui te per lavacrinu genuil. qui per Filium te redemit Putrem dicas quasi iiliua sed noli tibi aliquid specialiter vendicare solius Christi speeialis est Pater; est Pater omui-

DE SAINT LUC, CHAP.

XI."

Christ seul, parce qu'il est le seul qu'il ait engendré, tandis qu'il est notre Père commun à tous parce qu'il nous à crées. C'est pour cela que dans saint Matthieu, nous lisons « Notre Père, et qu'il ajoute « Qui êtes dans les cieux; » c'est-à-dire dans les cieux dont il est écrit: « Les cieux racontent la gloire de Dieu dans les cieux où le péché Théophyl. Ces paroles n'existe plus, où la mort n'a plus de blessure. a Qui êtes dans les cieux, » ne signifient pas que Dieu se trouve circonscrit par les limites des cieux, mais Notre-Seigneur les emploie pour relever notre âme vers le ciel, et nous séparer des choses de la terre. S. Grég. DENyss. (Serm. 2, sur Forais, domin.) Voyez quelle préparation est nécessaire pour que vous puissiez dire avec confiance « Père » car si vous arrêtez vos regards sur les choses de la terre, si vous ambitionnez la gloire qui vient des hommes, si vous êtes l'esclave des passions de la chair, et que vous osiez faire cette prière, il me semble entendre Dieu vous dire Comment, votre vie n'est que corruption, et vous invoquez comme votre Père l'auteur de l'incorruptibilité, et vous ne voyez pas que votre voix criminelle profane ce nom incorruptible En effet, celui qui vous a commandé de l'appeler votre Père, ne vous a pas autorisé à ouvrir votre bouche au mensonge. (Serm., 3.) Or, le principe de tout bien e'est de glorifier le nom de Dieu dans notre vie. Aussi le Sauveur ajoute « Que votre nom soit sanctifié. » Qui pourrait être assez dépourvu de raison, que d'être témoin de la vie pure et sainte des vrais chrétiens, et de ne pas glorifier le nom qu'ils invoquent? Celui donc qui dit à Dieu « Que votre nom que j'invoque soit sanctifié en moi » fait à Dieu cette prière Que je devienne à l'aide de votre grâce juste, et éloigné de tout mal. S. Chrys. (hom. 18, sur l'Ep. i, aux Cor.) A la vue de

bus in communi, quia illum solum genuit, nos autem creavit. Et ideo secundum Matthœum (cap. 6) « Pater noster, » et additur, « qui es in cœlis, » in illis scilicet cœlis de quibus dictum est (Ps. 18) « Cœli enarrant gloriam Dei; » coelum est ubi culpa cessavit, ubi nullum est morlis vulnus. TheoNon l'HYLACT. autem dicit « Qui es in cœlis, » tanquam ibi circumscribatur; sed ut ad coelos erigat auditorem, et abstrahat a terrenis. GitEG.NYSS.{in Orat. Dorn., serm. 2.) Vide quantm prteparationis opus est, ut audacter possis Deo dicere Pater; quia si ad res mundanas intuitum diriges, ant humanam gloriam ambis, aut servis passionibus appctitus, et hanc orationem

enuntias audire mihi videor Deum dicentem Cum corrupt© fueris vitre, si Patrem vocas iacorruptibilitatis geuitorem, fœda voce inquinas incorrnptibile nomen. Nam qui Patrem, mandavit vocare, proferre mendacium non concessit. (Et serm. 3.) Omnium vero bonorum exordium est, glorificare nomen Dei in vita nostra. Unde subdit « Sanclificetur nomen tuum. » Quis euim est adeo bestialis qui videus in credentibus vitam puram, non glorificet uomen invocattim in tali vita? Igitur qui dicit in oratione « Sanctificetur in me iuvocatum nomen tuum, » hoc erat « Fiano tuo concurrente subsidio, justus, abstinêns a quolibet malo. » Curys. {in l ad Connth.. houit 18.) Sieut enim cum quis cœl»

CYR. quando Christus erit nolus. (Ps. AUG.) Il nous commande donc de prier pour la sanctification du S. » scilicet in nobis. S. » sic etiam cum aspicit alicujus virtutem. et on éprouve le même sentiment au spectacle de la vertu. Le Sauveur nous enseigne donc à demander que le nom de Dieu soit réservé au seul vrai Dieu. 28. c'est-à-dire. pas encore reçu la foi. {Dan. car la vertu de l'homme donne plus de gloire à Dieu que la magnificence des cieux. . ORIG.} 24) Ensuite.anctificettir nomen tuum. ut nomen Dei adaptetur soli vero Deo. qu'il demeure confondu avec des choses dont il doit être nécessairement séparé. ix. et virtus. Deus. ils confesseront qu'il est le saint des saints. DE à d l (I) Allusioncesparoles esaintPaul(1Cor.) Ou bien encore. (commeprécéd. toute puissance. aussi bien que le péché qui règne dans nos corps mortels (1).) Tite DE Bostr.{Ch. et tegnum mundi. auquel seul peuvent s'appliquer les paroles suivantes « Que votre règne arrive. ad quos uondum pervenit fides.) Et quia in nomine Jesu est gloria Dei Patris. de manière que la sainteté de Dieu puisse s'étendre jusqu'à nous. Gbkg. n'ont que du mépris pour le nom de Dieu. Aug. gr. Bosm.) « Vel -. » de manière que tout empire. Dom. gr. des Pèr.EXPLICATION DE. Cykil. Bostrens. Trr. lorsque Jésus-Christ sera connu. 24. Orig.l'ÉVAMGUE la beauté et de la magnificence des cieux on ne peut s'empêcher de s'écrier: Gloire à vous.. contemuitur adbue nomen Dei. le nom du Père sera vraiment sanctifié.v. sed ubi jubar veritatis super eos illtixerit. dicit « Gloria tibi. tune nomen Patris sanctiflcabitur. (sur S. car c'est aux justes qu'il appartient de publier les louanges de Dieu. quin etiam peccatum. quia hominis virtus multo magis quam cœluni glorificalDeuin. (Serm.) Quoniam pênes eos. (Psal. Docet ergo nos orare. eum fatobuntur Sanctum Sanctomm.) Jussit igitur orare pro cniundatione mundi totius. sur les parol. et laudet te decenter rectos enim decet collaudatio. nondum est sanctifleatum ut sit separatum ab iis a quibus débet separari. Grœeorum Petrum. (in Matth.) En effet.. nota sit tua sanctitas toti mundo. quod regnat in mortalibus nostris corporibus. Grœcorum Palrum. et qu'elle soit l'objet de leurs louanges. pulcbritudinem aspicit.) Ou bien ces paroles veulent dire « Que votre nom soit sanctifié » en nous.) Vel quia nomen Dei ab idololatris et errantibus attribuitur culturis et creaturis. » id est. des Pèr. toute domination. mais aussitôt que la lumière de la vérité aura lui à leurs yeux. « que votre nom soit sanctifié. (de J'erb. 28. (ubi sup. » c'est-à-dire.) Ou bien encore. ceux qui n'ont monde entier. ut mtp. viendraa findetoutes x. comme les idolâtres et les pécheurs attribuent le nom de Dieu aux plantes et aux créatures. S.) Vel dicitur « Sanctificetur nomen tuum. du Seig. (in Cat. cui idaptatur quod subditur « Adveniat legnum tuum » ut seilicet evacuetur ptincipatus. et le règne du monde soient anéantis. ut ad nos possit ejus sanelificatio pervenire. Matth. que votre sainteté soit connue de tous les hommes. et potestas. xxxii. 32. TiT.(Ch. Tite DE Boste. serm. ô mon Dieu. (in Cal. ce nom n'est pas encore sanctifié.) Et comme la gloire de Dieu le Père est dans Lenom de Jésus.

exui a morte.(ubi sup. (hom. Unde secundum « Fiat volunlas Matthaeum sequitur tua sicut in cœlo et in terra. Cm Ou bien ceux qui font cette prière. quatenus queecunque tu vis.) Notre-Seigneur nous déclare que la vie de l'homme après la résurrection sera semblable à la vie des anges. Aufl. DE Nyss. nous ne vivions pas selon les inspirations de la chair (1). carnaliter non vivamus. ut in carne viventes.. vu. – S. etc.. selon quelques interprètes « Que votre règne arrive. et que tout en vivant dans la chair. sur les paroi. • [Bout. 12) < Quoique nous vivions dans la chair. Nyss. Or. sur l'orais. il nous fait un commandement de demander dans la prière l'arrivée de ce temps vraiment redoutable. . Nous demandons encore à Dieu s'être délivrés de la corruption.. Dom.) Quasi dicat « Prgesta nobis. 20. 17) « Regnum Dei intra vos est. Cra. il faut donc que la vie présente soit une préparation à cette vie que nous espérons après la mort. advcniat regnum twum.) Vel qui hoc dicunt videntur optare rursum refulgentem in mundo omnium Salvatorem.. Grég.) Quoniam enim vitam humanam post resurrectionem similem dicitesse venturam vit» angelicœ. ut puriJlcet nos. lorsqu'il d le dominationtoute et et n a ( vi. Nyss. disponi. lit illud tempus non paret eis flammam et vindictam. ex hom. dom. ut eis tempus illud nectat coronas. et affranchis de la mort.. (i) Nous ne sommes point redevables à la chair. sed magis honeste secuudum voluntatem ipsius. t qu'ilauraanéanti empire. 24. ut sciant quod vivere decet eos non lente vel remisse. Xl. 24. voulions que ce que vous voulez vous-même. serm. Nyss. serm. (Serm. Ou bien encore. (in Cat. (ubi snp. quand nous avons eu le bonheur d'obtenir sa grâce car Jésus lui-même nous a dit « Le royaume de Dieu est au milieu de vous. du Seig.. 20. conversalionem imitari cœlestem. x. Aug. que votre Esprit saint descende sur nous. » Greg. » CYRIL. son choses. CHAP. C'est ainsi que le à son e tout toute auraremis royaumeDieu Père. Voilà pourquoi dans saint Matthieu la demande suivante est celle ci « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. votre règne dans corps pas mortel. vitam mundanam ad vitam quao postmodum speratur.î) o Que péché e puissance. Dom. consequens est. 4. dez-nous d'imiter la vie des habitants des cieux. 4. Vel secundum quosdam. pour nous purifier. Grœcorum Patrum. » (II Cor. sur S. Domine. pour nous apprendre à fuir la négligence et la tiédeur si nous ne voulons que cet avènement nous amène les flammes vengeresses de l'éternité.) C'est-à-dire Accor. Matth.DE SAINT LUC. (in Orat. id est. nos etiam velimus. expriment le désir de voir le second avènement du Sauveur de tous les hommes paraissant à leurs yeux dans toute sa gloire. pour que ces jours ne nous apportent que des couronnes d'immortalité. » Cyml. (Serm. quando cjus sumus gratiam consecuti ipse enim ait (Luc. » S. » c'est-à-dire. de sorte que nous ne S.) Le royaume de Dieu arrive pour nous.) Tune enim venit regnum Dei. (de Verb. S.) Imploramus etiam a Domino liberari a corruptione. pour vivre selon la chair. veniat «uper nos Spiritus sanctus tuus. 3. Il veut au contraire que notre vie s'écoule dans une sainte conformité à sa volonté. in Matth. à cesautres umême pôtreRom. Mandavit autem in oratione petere illud tempus revera terribile.) Greg. nous ne combattons pas selon la chair.

En effet.. Ce qui ne peut s'appliquer au pain qui entre dans le corps et le nourrit.. nec ab illo utique discrepavit sed quomodo illa aeplein sint intclligenda. [Enchirid. teioûaiov. quiestpropre li substance. quem Grœei dicant advenientem. il nous fait comprendre comment les sept demandes doivent être entendues.. pain qui arrive (chaque jour) (2*). ce n'est donc que par une conformité entière à cette divine volonté que nous serons délivrés de ces infirmités. a morbo denuo liberet copulatio ad voluntatem divinant est enim sanitas animas.) viendrait cesensdeëîtst|j. chap. l'évangéliste saint Lue. executio debita voluntatis divin». pourquoi ne le prenez-vous qu'une fois est à lesens et d (i*) Cependant premier littéral umotèraoûirtov. S. mais au pain de la vie éternelle qui fortifie la substance de notre âme.»-S. car la santé de l'âme consiste dans l'accomplissement légitime de la volonté divine.Cyr. . Or. 28. dicens « Panem nostrum quctidiamim da nobis hodie.) In Grœco dicitur. septem petitiones continere videtur dominica oratio Evangelista vero Lucas in ora' tione dominica petitiones lion. Euthym. et d'abord celle du pain quotidien « Donnez-nous aujourAra.. Saint Luc veut donc nous apprendre que la troisième demande n'est pour ainsi dire que la répétition des deux premières et. 116. hoc est. à du et chaque (S. arriver. (de Verb. Dont. dans et ê (2')Lemotè7tioû<rtov.. cap.septem. quemadmodum Greeci in Oriente faccre .approcher. Bas. ipse sub brevitate commonuit nomen quippe Dei sanctificatur in Spiritu. n'en donne que cinq. serm. S Théophyl. cur post annum illum sumis. Viennent ensuite les trois autres demandes. le pour présent. son intention est de nous la faire mieux comprendre en l'omettant. l'oraison dominicale contient sept demandes. si ce pain est le pain de chaque jour. La version latine l'appelle pain de chaque jour.i imita*. Ostendens ergo Lucas tertiam petitionem duarum superiorum esse quodim modo repetitioneni magis eam prastermittendo voluit intelligi deinde tres alias adjunxit et primo de pane quotidiano.. Ato.) Dans l'Evangile selon saint Matthieu.) Apud Evangelistam igitur Matthœuui.C qui estajouté la substance corps. Latinus autem hune qitotidiatium panent dicit.) Le texte grec porte èmoûwov qui est au-dessus de toute substance (1*).. S. et les Grecs. d'hui notre pain de chaque jour. sed ille panis vitre «steruse. quiestnécessaire jourà saconservation hrys. qui anini» nostrse substantiam fulcit.DE EXPLICATION L'ÉVANGILE véritable médecin de nos âmes guérit les maladies de notre nature le principe de nos infirmités c'est de nous être mis en opposition avec la volonté divine. Si quotidinnus ille est panis. mais dans l'abrégé qu'il nous donne de cette prière. Dei autem re- gnum in resurrectione futururn est. (in Enekirid. tre c'est-à-direpainquenousdemandons lejourquiarrive. supersubstantialem non iste est pania qui vadit in corpus. du Seig. (Serm. » Aug. et le royaume de Dieu doit venir à la résurrection. 28. sur les paroi. sed quinque complexus est. Per hoc autem verus inedicus animée solvit morbi naturaîn ut quos occupavit infirmitas. 116. per hoc quod a voluntate divina recesserant. AuG. le nom de Dieu est sanctifié dans l'Esprit saint. et cependant il n'est pas en opposition avec saint Matthieu.

Tit. Recevez chaque jour ce qui doit vous être utile chaque jour. medicina est coeleste et venerabile Sacramentuni.) Vel panis animarum divina est virtus. Bostk. comme les Grecs dans l'Orient ont contume de le faire. J'admets que les biens spirituels doivent être l'objet principal et premier de la prière des saints.DE SAINT ttIC. Cyril. atque gustum. Nous prions Dieu de nous l'accorder aujourd'hui. en leur enseignant à demander à Dieu du pain. quaudo Christus resurgit. le pain ordinaire. or. Celui qui est blessé cherche un remède à ses blessures. quae superat omnem virtutem humanam. i>anem communem ex eo enim quod panem jnssit quœrere (id est. En effet. Cum autem quotidianum dixisset. Ego autem concedam quod oportet sanctos prœcipue satagere ad obtinenda spiritualia dona illud tamen decet inspicere. appliquent ces paroles à la vie spirituelle. et digne de toute notre vénération. quod irrepreheusibiliter petuut. etc. le pain des âmes. CYR. divinum qui advenit et futurus est signifient. puisque nous sommes esclaves du péché. et de la rémission des péchés. poscentes quoddam ejus principium. figure le pain divin qui approche et qui doit venir.) Putant autem forsau aliqui indecens esse sanctos a Deo quaerere corporalia. Matth. liumilitatem. ment aujourd'hui. mais il faut cependant convenir qu'ils peuvent demander sans se rendre coupables. et ob banc eausam applicant quod dicitur.XI. etc. Si quotidie accipis. Domino prœoipieute. et chaque jour Jésus-Christ ressuscite pour vous car le jour où Jésus-Christ ressuscite.dire comme un commencement et un avant-goût de ce pain ce qui se fait lorsque l'Esprit saint qui habite en nous y produit ces vertus qui surpassent toutes les vertus humaines. et qui. S.{comme précéd. Mors Domini significatur et remissio peccatorum qui volnus habet. dans l'intention du Sauveur. comme le pain qui provient de la terre. sert à la conservation de la vie temporelle. doit être appelé véritableTite DEBOSTR. CHAP. comme la chasteté.) Ou bien encore. Christus tibi quotidie resurgit hodie enim est. chaque année. et vivez de manière à mériter de le recevoir chaque jour. sic vive ut quotidie merearis accipere. quem nobis liodie prsestari requirimus. c'est la vertu de Dieu qui devient pour nous le principe de la vie future et éternelle. quando Spiritus in nobis inhabitans. quia sub peccato sumus. puta castitatem.) Il eu est qui pensent qu'il n'est pas digne des âmes saintes de demander à Dieu les biens du corps. (ubi supra. ad spiritualem considerationem. c'est-à. quotidie tibi est hodie. Ce pain est le symbple de la mort du Seigneur. quotidia- . (in Matth. Si vous le recevez tous les jours. chaque jour devient pour vous atijourd'hui. virtutem operatur. Ainsi le pain quotidien. par conséquent. puisque le Sauveur lui-même leur en fait un devoir. {sur S. c'est-à-dire la nourriture de chaque consueverunt? Accipe quotidie quod quotidie tibi prosit. et le véritable remède à nos blessures est ce sacrement descendu du ciel. l'humilité. afferens futuram vitam perennem sicut panis ex terra prodiens vitam temporalem conservat. medicinam quaerit vulnus est. nous sommes blessés.

sequitur enim « Et dimitte nobis peccata nostra.) Postulanda ergo sunt divinitus necessaria vitse. ysse. Dom. si nous ne conservons pas la pureté de ce temple intérieur. (in Regnlis brevioribus. la bonté de Dieu vient au secours de notre fragilité. et Notre-Seigneur. et caetera qute délectant quttur. redirguendi sumus si non servemns ei templutn mundum. charge l'estomac. sed magis honestam colère paupertatem non enim est habentium panem petere. » – Tite DEBoste. ut de crastino non cogitemus unam autem solam petitionem sensibilem quaerimus. sed oppressorum penuria. exponens ei necessitatem naturae.(Serm: 5 sur l'Orais. S. et mentem perturbant. et leur commander de pratiquer une pauvreté honorable car ce ne'soat point les riches qui demandent du pain.(Do». nous enseigne à implorer la rémission de nos fautes « Et pardonnez-nous nos offenses. sur S. 252. non tibi ipsi commendes. c'est-à-dire celui qui nous suffit aujourd'hui. nous sommes obligés d'offrir une sainteté parfaite à Jésus-Christ. et vina odorifera. ajoute cette demande nécessaire. BOSTR. et nous sommes gravement coupables. BAS. CHRYS. (fwm. qui choisit notre cœur pour être la demeure de l'Esprit saint. mais recourez à Dieu pour l'obtenir. 19. in MattJi. – S.DE PXPLICATION L'ÉVANGILE jour. sans nous inquiéter du lendemain. Basil. si ce malheur nous arrive.DENYSSE.) Quasi dicat « Panem quotidianum » (qui seilicet nostri» substantiae eompetit ad vitam diurnam). ad interrogat. pro eo quod nullus sine peccato reperitur. serm. onerant autem ventrem. abrég. En effet. mais ceux que l'indigence opprime. et trouble l'esprit. Matth. pour le pain quotidien qui vous est nécessaire pour soutenir votre vie de chaque jour. » Trr. Matth. Or. dominic.) Nous devons donc demander à Dieu.) Le Sauveur semble nous dire Ne vous en rapportez pas à vous-même. celle de ne point être exposés à la privation et à la souffrance dans le présent. en lui exposant les besoins de votre nature. Aucun homme n'est sans péché. ille scilicet qui nobis hodie tantummodo sufficit. ut praesentibus non affiigamur. en num alimentum). quest. le pain destiné à soutenir notre existence. mais les choses nécessaires à la vie. Chrys. ne impediamur a sacra parlicipatione propter humana peccata cum enim teneamur exhibera Christo omoimodiini sanctitatem. XIX. Huic autem defectui subvenitut per Dei bonitateni indulgentem lmmaiiœ fragi- . après nous avoir inspiré la confiance qui vient de la pratique des bonnes œuvres. S. consequenter remissionem reatuum docet imptorare. il semble leur défendre de posséder autre chose." pour lever les obstacles que nos péchés apporteraient à la participation des saints mystères. non ciborum dWersitates. N S. sed panis qui potest substantiam corporis sustentare.) Le Sauveur. videtur quod nihil concedat eos habere. 252. sed ad Deum causa ejus refugias.. GREG. qui Spiritum sauctnm habitare facit in nobis. GRÉG. et tout ce qui plaît au goût. (in Orat.) (mi Hoc etiam additum est uecessario.(Régi.) Postquam autem per bona opera fiduciam sumere docuit. Ainsi nous ne faisons qu'une seule demande pour les choses temporelles. les vins délicats et parfumés. non pas la multiplicité des mets.

et qu'ils demandent à Dieu d'exercer à leur égard. (ubi supra. dont les hommes lui donnent l'exemple. pour ainsi parler. (ut sup. Dom. en effet. vous avez reçu un trésor qui vous a rendu riche en naissant. alieni fœnoria pecuniam non deberes et ideo peccatum tibi imputatur habuisti enim pecuniam. Aug. 28 sur les par. Chrys. S. 1 d litati peccatorum punitionem. nous donnons peu pour recevoir beaucoup. et pauca exhibentes. quelle est cette dette. En effet. ils sont la cause de l'indulgence excessive de Dieu à notre égard. plurima reperiemus nam et nos multa debemus et magna debita Domino.) Or. accepisti a diabolo debitum. gr.DE SAINT LUC CHAP. cum qua dives nascereris. et s'il en voulait exiger la moindre partie. qui juste recompensat. ut qualem ipsi exhibuerunt conservis bouitatem. Cïh. quand vous avez cherché à soutenir votre orgueil. jam perissemus. et c'est ce qui vous rend coupable. à ceux qui nous ont fait tort. et novit omnium misereri. (Ch. la bonté dont ils font preuve à l'égard de leurs semblables.. si ce n'est le péché ? Si donc vous n'aviez rien reçu. parce que Dieu sait rendre à chacun ce qui lui est dû. Le Diou juste agit alors en toute justice avec nous. vous avez contracté à l'égard du démon une dette qui n'était pas nécessaire. » S. Chrys.) Le Sauveur veut. serm. in Cat. et l'ennemi avait entre les mains votre engage-" citationstcomposée e dedifférents 10et (I)Cette passages empruntée lesensauxhomélies pour 62sur saintMatthieu. vous n'auriez pas contracté de dettes. (de Ver. vous avez perdu le trésor de l'humilité. quorum si minimam partem a nobis vellet exigere. quando nos quasi debitoribus relaxamus. J talem pari lance recipere petant a Deo. C'est pour cela qu'il ajoute a Comme nous remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent. Grœcorum Patrum. et debita exhibuerunt. (serm. imitatorem fieri Deum. dans la même mesure. cautionem tuam tenebat iuimi- . quand nous remettons nousmêmes ce qui nous est dû. XI. S. Thomélie l'Ouvrage à 31de à l'homélie surla Genèse. car si nous savons bien l'apprécier. ` l'homéliesurl'Epitre Philémon. (commeprécéd. his scilicet qui nobis nocuerunt. 27 4 incomplet. » Cyril.) Vult enim (ut ita loquar) patientise quam homines colunt. 28. lorsque vous avez été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu mais vous avez perdu ce trésor qui vous a été confié. nous devons rendre grâces à nos débiteurs. Ainsi. du Seigneur. Aua. gratias agere debemus debitoribus nostris sunt enim nobis (si sapirnus) causa indulgentioe tnaximcé.) Hœo igitur animadvertentes. Hoc autem ipsum juste fit a justo Deo. nous serions perdus. et être plein de miséricorde pour tous les hommes. c'est-à-dire. nous remettant la peine que nos péchés ont méritée. et se sont rendus nos débiteurs.) (\) Une fois pénétrés de ces pensées. des Pèr. que Dieu soit l'imitateur de la patience. nisi peccatum? Ergo si non accepisses. quod non erat neccssarium.) Debitum autem quid est. Unde subditur « Siquidem et nos dimittimus debentibus nobis. ad imaginem et similitudinem factus Dei. sed perdidisti quod habebas sicut dum' arrogantiam desideras vendicare perdidisti humilitatis pecuniam. car nous avons contracté envers Dieu des dettes nombreuses et considérables.

de ne point permettre que nous soyons victimes des tentations volontaires de volupté. qui abstulit peccatum et debita nostra donavit. 9. qui culpam generare eonsuevit unde sequitur « Et ne nos inducas in tentationem quam seilicet ferre non possumus sed quasi athleta talem vult tentationem. sed ne a Deo derelinquamur ad tentationcs hoc deprecamur. L'Ecriture attribue ordinairement à l'action de Dieu. 2. 1) « Omne gaudium existimate. de même qu'il a effacé votre péché et qu'il vous a remis toutes vos dettes.) A diabolo enim non tentari est impossibile. et suo cruore delevit.. quam ferre possit humana conditio. Tit. gr.) Il est proportionnée à ses forces. expe- . abrég. Jacobus autem docet pro veritate certantes non remitti in tentationibus involuntariis et causativis laborum. Regu(in lis brcviortbus. 221. Potens est autem Dominus. Universaliter eQim Christus praecepit orare non subire tentationem sed postquam aliquis subit. Matth. s'il ne s'opposait au progrès d'une tentation au-dessus de nos forces. fratres mei. nous devons demander à Dieu la force nécesautresaits. quae su- pra nos est. Jésus-Christ nous commande en général de prier Dieu. BAS. Or.non permittas voluptuosarum et spontanearum tentationum nos experientiam pati.) Vel mandat Dominus ut petamus « Ne nos inducas in tentationem. dans une tentation supérieure à nos forces. ce qui n'est l'effet que d'une simple permission (]) et c'est dans ce sens que Dieu nous induirait en tentation. (in Cat. Maxime. regardez comme la source de toute joie les diverses afflictions qui vous arrivent. d'écarter de nous la tentation. Quod autem ex permissione divina contingit. impossible que nous soyons complétement à l'abri des tentations du démon. illud Deus quandoque facere dicitur in Scriptura et secundum hoc. qui est en nous l'auteur du péché. i. et qui nous entraînent dans de rudes épreuves. nous dit-il. il est encore assez puissant pour nous défendre contre les embûches du démon. custodire nos adversus diaboli insidias. le Sauveur nous ordonne de demander à Dieu de ne point nous induire en tentation.explication DE l'évangile ment. qu'ilpermettra soient qu'ils (Ezech. mais nous demandons à Dieu qu'il ne nous abandonne pas au milieu des tentations. mais dès qu'elle se présente. dicens (cap.) Cependant il ne convient pas que nous demandions à Dieu des afflictions corporelles. (Ch. mais Notre-Seigneur l'a attaché à la croix et l'a effacé de son sang. » id est. » BASIL. tune nos in tentationem inducit. sed eam Dominus crucifixit. des Pèr. Bostr. Maxim. S.) – S. eus.) Ou bien.. Quant aux tentations involontaires qui sont la suite des combats que nous soutenons pour la vérité. nisi prohibeat tentationis iavalescentiam.. (sur S.' c'est pour cela qu'il nous fait ajouter dans cette prière « Et ne nous induisez pas en tentation. » c'est-à-dire. cum lu tentationes varias incideritis.) Non tamen decet nos orando petere afflictio nes corporales. car nous sommes comme l'athlète qui désire une lutte TITE DEBostb. xiv. c'est-à-dire. saint Jacques nous enseigne à ne point nous y laisser abattre a Mes frères.) trompés. Gracorum Patrum. (Régi. » (Jacq. adinterrogat 221. ous citer assure u'iltrompera lui-même faux les (1)Entre f n pouvons celuioùDieu q c'est-à-dire prophètes. quest. (in Matth.

pro 8. (de Verb. ab inimico et peccato) liberetur. quod non infertur in tentationem.. AuG. quis Et ait ad illos Quis veslrunt habebit amicum. pertinere ideo quippe ait « Sed libera. disait Nem'importunezpoint. chap. 28 sur les par. S. sed hoc. (Enchyrid. il ne dit pas a Et délivrez-nous. » pour montrer que c'est une seule et même demande. sed qui Deo se comniiltit. parce qu'un de mes amis est arrivé chez moi de voyage. je ne saurais me joo!'<e~</efM~. x. 5-9. de sorte que chacun sache qu'il est délivré du mal. et dicet illi: Amice.) {in Cat. » Auo. diabolum non timet. .et queje n'ai rien à lui offrir. mais accordez-nous cela. enfants sont au c le secondne se lèveraitpoint pour lui donner quelquechoseparcequ'il est son ami. et si non dabit illi surgens eo quod amicus ejus sit. commoda mihi tres panes. c'est-à-dire. 10) « Qui sustinet usque ad finem. CHAP. po* Apostolorum qualiter oportet terat autem ces qui hoc sacontingere. et qu'il aille le trouver f. pendant la nuit et lui dise Mon ami. jam astium clausum est. de notre ennemi et du péché. e<MM M:/<M~ porteestfermée.la e M?!< lit comme mot.DE SAINT LUC. Palrum. U6. S. Aussi saint Matthieu s'exprime de la sorte « Mais délivrez-nous. cap.je vousle dis. ut intelligamus ad illud superius quod de tentatione dictum est. (Chaîne des Pères grecs. Et si ille perseveraverit pulsans. car si Dieu est pour nous.. serm. et ibit ad illum media nocte. » iste non posuit. ut consummetur in nobis illud (Matth. qui sera contre nous? i Il leur dit encore Si l'un de vousa un ami. saire pour y résister. préte-moi trois pains. répondantde dedans sa maison. XI. afin que nous puissions voir en nous l'accomplissement de cette parole a Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.) S. » (Matth. salvus erit. par là même qu'il n'est pas exposé à la tentation. Atre. pom.) Unusquisque enim petit ut a malo (hoc est. et da* bit guotquot habet necessarios. Âne. Gmconm Docuerat Salvator ad petitionem supra orare. et puet'i mei mecum sunt in cubili non possum surgere et dare tibi. mais celui qui met en Dieu sa confiance. 28. et si celui-là.. ne craint pas le démon.. propter improbilatem tamen ejus surget. leur avait enseigné comment il faut prier mais dit a Domino petere virtutem perferendi. Cïhil.il se lèvera. sur la de-" mande des Apôtres.. dico vobis. ye Ke~aMraM aMK<coMMemoi. et mes si néanmoinsle premier ontinuede frapper. 116. » tanquam unam petitionem demonstrans « noli hoc. à cause de son importuniié et lui donnera tout ce dontil a besoin. (serm.) Notre-Seigneur. du Seign.) nobis.) Saint Luc n'a point rapporté la dernière demande que saint Matthieu ajoute à la précédente.. contra Si euim Deus nos? (ad Rom.) Nous demandons tous d'être délivrés du mal. Ctr. (»» Enchirid. ne nous exposez pas à ceci. » non ait « Et libera. pour nous faire comprendre qu'elle fait partie de la prière que nous faisons à Dieu d'être délivrés des tentations. » il dit. et non habeo quod ponam ante illum.)Atvero quod Matthœus in ultimo posnit « Sed libera nos a malo. quoniam amicus meus venit de via ad me. et ilhs de intus respondens âicat Noli mihi molestus esse. quand leveret vousrien donner. » sed sciât unusquisque in eo se liberari a malo.

lutare documentum receperant. n C'est ce que faisait David.) Qui autem . (de Verb. Sequitur enim « Et dicet illi Amice. desistere ab orationibus.'quam qui pro nobis corpus suum tradidit? Datur autem nobis hic alius prœoepti modus. que la fragilité de notre chair et de notre esprit nous entraîne dans un plus grand nombre de fautes? Et si vous avez un véritable amour pour le Seigneur votre Dieu. Théophyl. sed et aliis poteris emereri. per modum parabolse manifestat. 118) « Media norte surgebam ad confitendum tibi » neque enim timuit excitare dormientem. vous pouvez obtenir. 29. ami que celui qui a livré son corps pour notre salut? Le Seigneur nous donne encore ici un autre précepte. Aton. que ne devons-nous pas faire nous-mêmes?2 Notre prière ne doit-elle pas être d'autant plus fréquente. ut omnibus momentis (non solum diebus. utilissimum vero est in eis patientiam habere unde dicitur « Et ait ad illos Quis vestrum habebit amicum. 4. H8). et qu'il aille le trouver au milieu de la nuit. si ce saint roi. Amicus iste Deus Est. qui omnes amat. Sequitur enim « Et ibit ad illum media noete » sicut petiit David. c'est que notre prière doit être continuelle. et omnes salvos vult fieri. c'est Dieu. et qui regni erat necessitatibns occupatus. mais pour les autres. en effet. cxviii) car il ne craignait pas de réveiller de son sommeil celui qu'il savait avoir toujours les yeux ouverts sur son peuple.. Quod si diligas Dominum Deum tuum. sed etiam noctibus) oratio deferatur. septies in die laudem Domino dicebat (eodem Psal.explication de L'ÉVANGILE ceux qui avaient reçu ces salutaires enseignements. au moyen d'une parabole. » etc. la suite a Et que cet ami lui dise Mon ami.9. Ambr. C'est pour les préserver de ce malheur qu'il leur montre. II Pierre. et qui veut sincèrement S. Itaque ne hoc pateremur.mentis fragilitate delinquimus. u. Acgust. Cet ami. tout occupé de l'administration de son royaume. Qui d'ailleurs est plus notre que tous soient sauvés (1). redisait sept fois le jour les louanges du Seigneur (Ps. quod pusillanimitas in orationibus damnosa est. quando dicebat (Psal. et que nous devons prier le jour comme la nuit « Si l'un de vous a un ami. pouvaient le faire avec négligence et avec tiédeur. » etc. cxvm). commoda mihi tres panes. non-seulement pour vous-mêmes. quid nos facere debemus? qui eo amplius rogare debemus quo frequentius carnis ae. et qu'il est on ne peut plus utile d'y persévérer avec patience a Il leur dit encore Si l'un de vous a un ami. . prêtez-moi trois pains. Voyez. ou bien en voyant leur première ou leur seconde demande sans effet. qui aime tous les hommes. quem scit semper esse vigilantem nam si ille tam sanetus. non solum tibi. tout en priant selon la forme qu'il avait prescrite. » (Ps. abandonner complètement l'exercice de la prière.t serm. effundere quidem preces juxta traditam formam. Quis etiam est nobis amielor. » etc. Or. m (i) T Timoth. deinde cum non exaudirentur per primam vel secundam orationem. » Theophïl. Dom. que le découragement dans la prière est dangereux. sed negligenter et remisse hoc facere. quand il disait a Je me levais au milieu de la nuit pour chanter vos louanges.

monast. pressé par la faim. avec lequel toute sa famille se repose. sed omni homini dicitur (Eccl. pour vous faire sunt isti tres panes. faites place à celui qui doit vous succéder. Venit ergo tibi amicus de via. et non est unde reficias esuHenteni. oui simplcx fides non sufficit nunquid deserendus est'ï Ergo ad ipsum Dominum. insiste auprès de vous. venit ad te tanquam ad Christianum. non inventons veritatem. et on reconnaît alors qu'on n'a pas ce qu'on devrait lui donner. Ou encore. nec ullus quasi possessor manet. » Mais s'il tarde à vous donner. qua audita et percepta beatus fiât.) Il diffère encore pour cieux.) Forsitan etiam ob hoc differt. cap. (in Constit. ce qu'il vous demande se trouve dans les saints Livres. c'est-à-dire. 29 sur les par. » Qui differt dare. et frappez à la porte par vos prières a De l'intérieur de la maison il vous répondra Ne m'importunez pas. vous ne pouvez donc apaiser la faim qui le tourmente. jam enim requiescit familia ista cum domino isto suo. où ils n'ont ni véritable propriété ni demeure permanente. ni aucun prophète. nox media. c'est pour vous faire désirer plus vivement ce qu'il diffère de vous accorder. sed interrogavit. Basil. c'est-à-dire. quando coactus est dare. » Et interrogat quod forte tu per simplicltatem iidei nesciebas. versw finein. car. Or.. 29) « Transi. et urget amicus esuriens. et tuue se invenit non habere. peut-être vous demande-t-il ce que vous ignorez dans la simplicité de votre foi. et freqnentiam erga se. Bas. et il vous dit Veuillez m'instruire. (Constit. et dicit « Redde mihi rationeui. de la vie du inonde. Cependant l'ignorance du monde est profonde. il vient donc à vous. votre ami. De quo subditur « Et ille de iutus respondeus. vult ut amplius desideres dilatum. in qua onines velut peregrini transeunt. il n'a pas trouvé la vérité qu'il eût été si heureux d'entendre et de recevoir. redoubler votre assiduité et vos instances près de lui. cum quo familia requiescit. <>ù les hommes passent comme des voyageurs. chap. car toute cette famille repose avec son maître. 1. (serm. aut Petrum. Vous ne pouvez interroger Paul. ut aliquis passus fuerit amicum aliquid interrogautem quod respondere non possit. mais où tout homme s'entend dire Passez. XI. hoc est. ni Pierre. peut-être. mais enveloppé d'obscurité. i.DE SAINT LUC. dicat Noli mihi molestus esse. quasi ingeminans tui assiduitatem. V 2 . CHAP. et compelleris qnœreve in do- minicis libris fortassis enim quod ille in libro positum est. faudra-t-il l'abandonner ? Allez donc trouver le Seigneur lui-même. la foi dans sa simplicité ne lui suffit pas. de vita mala) fatigatus nescio quis amicus tuus. et vous rendre ses dons plus préS. c'est le milieu de la nuit. monasi.. S. I. qui êtes chrétien. id est. du Seign. un tous ami vous arrive de voyage. et ut BOM. sinon l'aliment céleste que nous offrent les divins mystères? Or.) Quels sont ces trois pains. cet ami vous arrive fatigué d'un mauvais voyage. da venturo locum » aut forte de via mala (hoc est. et vous êtes obligé de recourir aux livres du Seigneur.. et seculi hujus ignorantia valida est. nisi mysterii cœlestis alimentum ? Fieri enim potest. il peut se faire qu'on ne puisse satisfaire à la demande d'un ami. aut aliqueui propbetam interrogare non sineris. Ainsi. Ipsum Paulum. de vita seculi. pulsa oraudo. Aua. d'une vie coupable. obscurum est. ne vilescat cito datum.

(Amos.) dela du u vin. » Gret. En effet. que Dieu nous ouvre une porte à la prédication de sa parole. per rationem exercilio vitas tune virtuosas passionem confutavit. et illi qui evangelicam sapieiitiam tanquam pauem erogantes. Nyss. pueros appellat. cum intelligentia clauditur.. Evang. en nous montrant la difficulté d'obtenir « Déjà la porte est fermée. GLOS. Hoc est oslium. évang.) Peut-être est-ce cette porte que saint Jean vit ouverte dans le ciel. afin d'annoncer le mystère de Jésus-Christ.. lorsqu'un homme a renoncé à la vie de la chair. sed etiam populi oralionibus obsecrans se juvari. et ostendam tibi quse oportet fieri. Grég. cap.Non ergo aufert impetrandi licentiam. sont entrés dans leur repos mystérieux avec le Seigneur. suum laborem amittat. et qu'à l'aide de la raison il triomphe de ses passions par la pratique d'une vie vertueuse et ditle lafaim surlaterre.) Significatur ergo tempus famis verbi. lorsque l'intelligence est fermée et que ceux qui ont distribué le pain de la sagesse évangélique.ni la soif el'eau. jam sunt in sacrela et hoc est quod quiete cum Domino subditur « Et pueri mecum sunt in cnbili. LA Glose. docens quod bonum quod pcr studia in nobis acquiritar. liv.(Quest.. 4). Oppoi'tuue eos qui per arma justilioe inipassibilitatem vendicaverunt sibi. Et fortasse illud est ostium. » Ambh.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE connaître ce que c'est que le don de Dieu. et il nous enseigne que le bien que nous ne pouvons acquérir qu'au prix de grands efforts. non solum suis. » AuG. lorsqu'il lui fut dit « Monte ici.. car on garde avec beaucoup plus de soin ce qui a coûté beaucoup à acquérir. lib. n. Notre-Seigneur nous excite à prier avec plus d'ardeur. ut aperiatur sibi ostium aermonis ad loquendum îuysterium Cbristi. 11 appelle ses enfants ceux qui ont conquis l'impassibilité avec les armes de la justice. » S. et comment il faut le conserver avec crainte. avait été déposé dès le commencement dans notre nature. ab iuitio fuerat in natnra renam quando aliquis abrenunposilum tians carni. Aua. ostensa difficuHale consequendi sequitur cnim « . non-seulement par ses prières. « afin. Seigneur oùje vais q Dieu. et in timore donata custodias quicquid enim aliquis multo labore acquirit. c'est ce que signifient les paroles suivantes « Et mes enfants sont au lit comme moi. n. en prêchant par tout l'univers. » (Coloss. on ne perde en même temps tout le fruit de son travail. de peur qu'en le perdant. disait-il. ii.» – S.Tamostium elausuin est. nititur custodire. » S. ais d m lafaim parole Seigneur. C'est cette porte que saint Paul demandait de voir s'ouvrir pour lui. Ambr. quod aperiri sibi etiam Paulus qxposcit (Colos. 4) « Ascende hue. (1)«Voilàuelesjoursviennent. ne cum illud perdiderit. (de Qumst. mais à l'aide des prières des fidèles. cognoscas quid donum Dei sit. iv... per orbem terra) prœdicaveruûl. sed vehemsntius accemJit desi derium orandi. DENyssE. et je te ferai voir les choses qui doivent arriver désormais. . envoyer du nonlafaim pain. cui dictum est (Apocal. Loin donc de nous ôter l'espérance et le pouvoir d'être exaucés.) Nous voyons donc figurer ici ce temps où les hommes devaient éprouver la faim de la parole de Dieu (1).. quod apertum vidit Joannes.

» ce qui se rapporte à la difficulté d'obtenir. 21. pour le consoler des travaux et des peines de la vie présente. passions. qu'il ne cesse de prier. GLOS. ut accipiat desiderans intellectum a Domino. secundum quam quis rogat Deum in média tribulatione constitutus.) Vel aliter amicus ad quem venitur média aocte. Sequitur enim « Et ille si perseverave- . qui debet rationi servire serviebat autem consuetudini temporali. à cause de son importunité. car l'angoisse de la tribulation c'est le milieu de la nuit. qui doit être assujetti à la raison. (de Queest. cet ami qui vient au milieu de la nuit prier son ami de lui prêter trois pains. CHAP. ne répand pas dans l'àme la consolation et la joie. évang. Or.. quem premit œrumna mortalis. parce que dans le monde tout est fugitif. quam viam vocat propter omnia transeuntia conversione autem houiinis ad Deum. Et propter praemissa subdit « Non possuin surgere. Aug. ut accommodet très panes. il ajoute « Je ne puis me lever et vous rien donner. Evang.DE SAINT LUC. je vous le dis. etiam ille appetitus a consuetudine revocatur. In tribus autem panibus etiam illud significatur unius substanti» esse Trinitatem. S.) Ou bien encore. il devient alors insensible comme un enfant. et il est comme accablé par les chagrins de cette vie. il se lèvera. prœcipitur abstinentia et iutus non est refectio de laetitia doctrines spiritualis et tamen orando efficitur. Àu&. il faut entendre le repos du Sauveur. d'un côté on lui interdit la joie qui vient des objets extérieurs. quand celui-ci ne se lèverait pas pour lui en donner. du milieu de la tribulation. parce qu'il est son ami. En effet. est la figure de celui qui. » etc. m quod est ad difficultatem impetrandi référendum. l'homme est en proie à de grandes angoisses. mais qui était devenu l'esclave des habitudes du monde. cuiu ab his quae foris delectaut. cependant. qu'il appelle la voie. qua prEesentis vitœ consoletur labores ipsa enim angustia media nox est. sainte. lib. Par le lit. Cependant. qui lui fait demander avec instance les trois pains dont il a besoin. ijii. magnas augustiœ sunt in homine. Ces trois pains sont aussi la figure de l'unité de substance dans la Trinité. et dare tibi. prie Dieu de lui accorder l'intelligence de la Trinité. et il ne jouit pas dans son àme de la consolation que produit la doctrine spirituelle. Sed si non consoletur interius gaudium de doctrina spirituali. n. ut ei tribuat intelligentiam Trinitatis. etiamsi homo desit per quem sapientia prœdicelur. C'est une quasi puer insensibiliter se habet erga passiones eubile autem requiem inlelUgimus Salvatoris. qua CreatorisTrinitas prsedicatur. vis-à-vis de ses LA GLOSE. Xl. qua cogitur vehementer instare ut accipiat tres panes. Pour les causes qu'il vient d'énoncer. Ami- eus autem veniens de via. intelligitur hominis appetitus.(Quest. Mais si en même temps la doctrine spirituelle qui proclame la Trinité du Dieu créateur. Cet ami qui arrive de voyage représente l'appétit sensuel de l'homme. quand même il n'aurait aucun maître pour lui enseigner la sagesse « Si cependant l'autre continue de frapper. n. utique ad similitudinem ponitm'. et Dieu se rendant à ses désirs lui donnera l'intelligence. lorsque l'homme se convertit à Dieu. 21. l'appétit sensuel est arraché à ses anciennes habitudes.

(serm. Nourrissez votre âme. 29. mais lorsque nous y sommestombes. prosparaliouis janua clauditur. cherchez. Je vousdis de même Demandez. Couiparatio est a uiinori si enim atnicus liomo surgit de lecto et dat. nous sommes en danger de périr. Cet ami qui arrive de voyage c'est Dieu lui-même. La porte est fermée. S. c'est-à-dire que c'est avant les tentations qu'il faut nous préparer. qui accipit animara.quern in tenlatiouibns non periclilamur. pulsate. et invenietis. serm. periclitainur. et iinpurati iuveoti. et donnez la nourriture à l'âme des autres. à combien plus forte raison Dieu donnera-t-il. vous aurez l'aliment nécessaire à l'entretien de votre vie et de la vie des autres. car ce pain ne s'épuisera jamais.) Cum anleni pervenwis ad Ircs pnups (hoc est. ot unde pascas. Car quiconque demande. et cet ami est l'ange qui est chargé de recevoir notre âme.t qui . Ou bien dans un autre sens.f. uisi Deus adjuvet. in quu niulli ad Deum adveuiunt amicus autem est angélus. donnfz largement. Amicus autem qui de via venit ipse Deus est. animse et spiritus. quœrite. du sein duquel on demande à Dieu les trois pains qui nous sauvent dans les tentations en venant au secours de notre corps. Theopuyl. » iutelligendiim est quod deecl nos ante tenlationes prseparalos esse poslqnam vero iu cas iaridiiiiua. Soyez sans inquiétude. pasee. qui in leutatione inflriuatur. qui nous éprouve par les tentations et celui que la tentation accable n'a rien à lui donner. et vous trouvera. nous sommes surpris dans notre imprévoyance. frappa. Quod autem dicit « Et clausa est jauua. cui non liabet quod apponat. (de Verb. J)om. de notre âme et de notre esprit. lui qui accorde avec tant `de liberté tout ce qu'on lui demande. qui tentationibus prolat.et l'on vous donnera. Disce et doce. ad cilnim et intelligenliuin Triuilalis)j habcs et undc vivaâ. qui sine tœdio largUsime douât quod petitur? Ai'O. in qun constilulus petit a Deo tres paues. mais fera cesser votre indigence. la porte de la préparation est fermée. Instruisez-vous et enseignez. l. pour se débarrasser d'un importun plutôt que par amitié.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE comparaison du moins au plus. Vel aliter média nox finis est vitœ. Et ego dico vobis Petite. et l'on vous ouvrira. sed indiguutiatu tuain iîuict. 9-13. Vel média nox est profundum Icnfatiojnini. car si un ami se lève de son lit et donne ce qu'on lui demande. ue iiuias non enim pams îlle finietur. et si Dieu ne nous vient en aide. et eperietur vobis omms ettha qui petit t aceipit.. le milieu de la nuit représente l'abime profond des tentations. avec abondance. du Seign. Aug. et dabitw vobis. sed taedio compulsus.) Lors donc que vous aurez obtenu ces trois pains (c'est-à-dire la nourriture de votre âme dans l'intelligence de la Trinité). par . Ne limeas. » etc. f. vive cl. le milieu de la nuitestla fin de la vie qui amène à Dieu un si grand nombre d'hommes. 29 sur les par. non amicllia. Théophyl. rit. Ou bien encore. necessitatem scilicet corporis. quanto magis Deus dat.

S.) Cette manière de s'exprimer a Et moi. Or. . quod maxime est in Deo plura manque sunt quje sensum nostrum impediunt. vous trouverez infailliblement. « Dico vobis. quœrit. je vous dis. toutes les fois qu'il affirme quelque chose avec serment. CYR. ( in Cat. demandez. » c'est la prière qu'il nous recommande « Cherchez. NotreSeigneur ajoute une nouvelle exhortation pour nous exciter plus vivement à chercher. et il vous sera donné.) A cette parabole. et omnino stimulavit nos rjuserere. lui donnera-t-il ioiepierre! Ous'il du lui demandeun poisson. où notre intelligence rencontre tant d'obstacles. Critcorum Putrmn. à demander. 29. S. et s'il tarde à se rendre à vos désirs. bien qu'il n'ouvre pas aussitôt la porte « Frappez et l'on vous ouvrira » si vous ne vous lassez pas de chercher. Ostendit etiam quod quamvia non aperiat illico januam. pulsare. et dabitur vobis. je vous dis de même. (ïnsc. (de Verb. » Cïiul. In Matth. Sicut ergo aurum perditum quociimus.) Per petitionem autem orationein ostendit. petere. sic Deum sollicite perquiramus.T)E SAINT LUC. (hom. tiunqidd porriget illi scorpionem Si ergo vos cune sitis mali. votrePère à célestedonnera-t-ilun esprit bon à ceuxqui le lui demandent? S. Unde dicit dico vobis Petite. lui donnera-t-ilun serpent? Ou s'il lui demandeun œuf. des Pèr. » Qnœ enim qnaeruntur. » etc. lui présentera-t-ilun scorpion?Si doncvousqui êtesmauvais. et unde subdit dum est aperieltir vobis » quia si quoerens immoi'abevis. et l'on ouvrira à celui qui frappe.. ostendit inexcusabilem nostrae fidei parvitatem. Si quelqu'un d'entre vousdemande pain à sonpère. plurima cura indigent. 29 sur les par. 34 sur S. Quis autemex vobis palrem petit panem. Dom. « vim liabet Deus enim non mentitur. » équivaut à un serment. Cïïhys. gr. (kl est Severus Antiochcwvs in Cat. Matth. et qui cherche.trouve.) En nous disant « Demandez. En effet. nunquid lapidem dabit illi ? Aut piscem. juramenti Qnandocunque autem iuuuit audieuti- bus aliquid cum juramento. quanto niagis Pater rester cœlestis de cœlo dabit spiritum bornaitpetentibus se? AUG. et invedinenij cum subdit nietis.(Ch. 3i. invenit. Ato.nunquidpro pisce serpentem dabit illi? Aut si pelient ? ovum. c'est pour que vous demandiez avec SÉVÈRE d'Ant. voussavez donnerà vosenfants de bonneschoses.) Posita similitudine. (serm. la porte n'est fermée que pour vous obliger de frapper. en nous disant plus d'instances. nostis hona data dare filiis vestris. exige de grands soins. per inquisilionein vero studium et sollicitu(cQu<&rite. (hont. plus forte raison. à frapper « Et moi. du Seig.combien. » c'est le zèle et la sollicitude dans la prière. ce qui est l'objet de nos recherches. Ou bien encore. serm. utique recipies ob hoc occlusum est ostium. tameu immoran« Pufeate. surtout dans les choses de Dieu. adjnimt exbortationem Dominus. ut faciat te pulsare ideo non mox annuit. il ôte toute excuse à la faiblesse de notre foi. CHAP.) Quod dicit. Chrts. et pulsanti aperietur. XI. donec accipiamus « Et ego quod petimus. Cherchons donc Dieu avec la même sollicitude que nous cherchons l'or que nous avons perdu. reçoit. car Dieu ne peut mentir. Le Sauveur nous apprend encore à persévérer dans la prière. ut exposcas.

serai. Ces trois choses peuvent encore s'entendre d'une autre manière le premier degré de la vertu est de demander la connaissance de la voie qui conduit à la vérité. tertius gradus est. promissis fkles et ideo subdil « Omnis enim qui petit. des Pèr. Ambh. 29.) On demandera [peut-être pourquoi la prière n'est pas toujours exaucée. s'il n'avait l'intention de nous exaucer. seeundus vero gradus est quasrere qualiter oporteal Iransire per viam. ut cum non recipiat. Vel petere quidem est orare. reçoit. nous répondons que celui qui s'adresse à Dieu en toute droiture. C'estpourquoiNotreOrig. (in Cat. ut mandatis obedientia deferat. Ajibr. et n'omet rien de ce qui peut assurer le succès de ses prières. Qui autem promittit aliquid. car c'est avec la main qu'on frappe. Si donc il ne reçoit rien.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE a Frappez. gr. chercher. obtiendra certainement ce qu'il a demandé. Honte donc à la tiédeur de l'homme.. S'il s'écarte. Ou bien encore. c'est prier. ut intret spaciosamcoguitionem qute omnia orando aliquis acquirit. Dieu ne nous presserait pas si fortement de le prier. ut cum virtutes attigerit. c'est perséS. quod hic dicitur. au contraire. Dom. le second degré est de chercher à savoir comment on doit marcher dans cette voie le troisième degré consiste lorsqu'on est arrivé à la pratique des vertus. Quo fit. Dieu est bien plus disposé à donner. non falsificetur nam et magistro di- . sa prière. Adg. pulsare autem est orationi inmiorari. frapper. demander. quœrere vero est per bona opera agere orationi condigna. Seigneur ajoute « Quiconque demande. dépourvue des conditions voulues. du Seig. spem débet afferre promissi. » etc. S. cum uou petat ut decet. » peut-être nous enseigne-t-il à joindre les œuvres à la prière. (serm. nihil omittens ex his quse conférant ad petitorum obtentum.) Assurément. accipit. et la confiance dans ses promesses. pour entrer dans une connaissante plus étendue de la vérité toutes choses qui s'obtiennent par la prière..) Vel per hoc quod dicit.) Quseret autem alisquis qualiler ad quidem orantes non exaudiantur quod dicendum quod quicunqut recto tramite ad quairendum accedit. nisi dare vellet. que nous ne le sommes à recevoir. Gracortttn Patrum. pulset ad ostium. (Ch. nec desistere. doit donner l'espérance des choses qu'il promet. n'est plus une prière. pour rendre plus faciles l'obéissance à ses commandements. Si quis autem divertens a yroposito débite petitionis. accipiet revera quod precatus est dari sibi. AuG. les paroles du Sauveur n'en sont pas moins véritables. ( de Verb.. » etc. forsitan insinuat petere cum effectu pulsat enim aliquis manu boni autem operis signum est manus vel haac tria possunt aliter distingui virtutis enim initium est petere notam fieri viam veritatis. pulsate. 29 sur les vérer dans la prière sans se décourager. Erubescat humana pigritia plus vult ille dare quam nos accipere.) Non autem nos tantum hortaretur ut peteremus. par. et la main est comme l'instrument des bonnes œuvres. à frapper à la porte. Celui qui fait une promesse. c'est joindre à la prière des œuvres qui la rendent digne d'être exaucée. car Dieu ayant Grœcorum Patrum. des règles prescrites à celui qui prie. non petit. Orig.

et. clamare autem ad Deum ut adjuvet eum. (cap. si lorsqu'on paraît devant un prince de la terre. ni avec un esprit distrait et égaré.) Qu'un homme encore s'abandonne par lâcheté à ses désirs. les yeux de l'âme et du corps.DE SAINT LUC. c'est-à-dire dans l'intérêt de vos passions frivoles. ce n'est pas avec tiédeur qu'il faut implorer le secours divin. non obtinent » cui dicendum quod. sed magis Dominum irritabit nam si aliquis coram principe stans. S. et vous ne recevez pas. eo quod talis non solum non impetrabit quod petit. Or. quelle ne doit pas être notre attention et notre tremblement. CHAP. et se livre lui-même entre les mains de ses ennemis. une semblable prière. vous empêche de fixer votre attention dans la prière. (Constit. et crions vers lui pour qu'il vienne à notre secours. BAS. (in Constit. par crainte du châtiment.) Si quis etiam ob torporem exhibeat se desideriis. nec exaudit. Est autem divinum subsidium implorandum non remisse. nec mente hue illucque vagante. dans la prière. toutes les dispositions qui dépendent de nous. quand nous nous présentons devant Dieu pour prier ? Si la faiblesse. ut stando coram Deo ad eum dirigas intellectum. assequetur disciplinarum peritiam. ut ferventer et diligenter vacet documentis ipsius unde et Jacobus dicit « Petitis. puisqu'il s'est volontairement éloigné de lui. ne fait qu'irriter Dieu davantage. recuperatioue virtutem. 1. non propter se bona petiverunt aecipere. produite en vous par le péché. vons dirigiez vers lui tous les efforts de votre esprit et Dieu vous pardonnera. On m'objectera qu'il en est qui prient pour obtenir la connaissance de Dieu. je réponds que la raison en est qu'ils ont demandé ces biens. » adire magistrum realiter accipimus. pour nous appliquer avec ferveur et avec zèle à l'accomplissement de ses préceptes. dans l'attention la plus sévère. Saint Jacques dit de son côté a Vous demandez. afin qu'en paraissant devant Dieu. fixum habet intrinsecum et extrinsecum oeulum. sed ut commendentur per ea. quanto magis corain Deo altentum ac tremebundum oportet assistere? Si vero debilitatus a peccato fixe nequis orare. eo quod.. quautulucunque potes. mais pour l'estime et la considération qui pouvaient leur en revenir. ou leur retour à la vertu. non ex uegligentia. eo quod per peccatum alienum se fecit a Deo: decet ergo offerre quidem quicquid interest sua. cap. non pour eux-mêmes. et traditor sui fiat in manus hostium. ne forsitan puniatur. sed ex fragilitate uon po- . loin d'obtenir ce qu'elle demande. teipsum cohibeas. hune Deusnec adjnvat. sans rien obtenir. on retient. i) eo quod male petatis » scilicet causa voluptatum vanarum. et non accipitis. nous recevons en réalité la grâce de nous approcher du divin Maitre. dit « Celui qui vient à moi. hoc est. et Deus ignoscit. BASIL. XI. obtiendra la science de la sagesse. » parce que vous demandez mal. En effet. Offrons donc à Dieu. il ne peut espérer que Dieu ni le secoure. ni ne l'exauce. faites-vous cependant violence dans la mesure du possible. parce que si vous ne vous présentez pas devant lui cente « Quicunque veniet ad me. Sed dicet aliquis « lmo cum aliqui rogant pro divina notitia obtinenda. i.

Cum igitor aliquid talinm a Deo petimus. votre prière reste quelquefois sans effet. ou sans persévérance. lorsque nous portons devant Dieu l'expression de ces désirs.cepto. avant même que nous les demandions mais pour les œuvres de la vertu. C'est ainsi que le précepte qui nous est donné de prier souvent. Cyril. cen'est pointtiédeur.) in quo instruitnos Salvator quiddam necessarium fréquenter euim inconsulto (voluptatum impetu) irruimus ad perniciosa desideria. ou sans discernement dans l'objet de votre prière. Quando vi»ro sensus peuuria lapidem poscil ut . Grœcorum Pati uni. Si vous luttez ainsi contre vous-même ne vous retirez pas que vous n'ayez été exaucé. Ideoergo quandoque petis et non accipis quia perperam postulasti vel infideliter. et il nous donne avec abondance ses faveurs spirituelles. Vous avez prié. Le Sauveur cherche à nous convaincre d'abord par ce commandement qu'il nous donne. vel non rouferentia tibi. in nullo delicto redarguhun a propria conscientia. Si sic ergo teipsum coimpellis. il vous demande une pierre en guise de pain. CYR. ou sans foi. dans des désirs pernicieux. nequaad qnod ostenquam impetrabimus denduin utitur palenti exempli"»ex bis quœ penes nos sunt eum enim filius tuus petit panem. que Notre-Seigneur emprunte une comparaison aux usages ordinaires de la vie. Ambr. «Quave oramus ? An ignorat Deus quibus opus est nobis? Novit quippe et omuia spiritualia uberius dat nohis. qu'avons-nous besoin de prier? Est-ce que Dieu ne sait pas ce dont nous avons besoin ? Oui Dieu le sait. parce que sa demande est raisonnable et légitime.EXPLICATION DE l'ÉVANGILE avec les dispositions convenables. diceiites. il vent que nous en ayons d'abord le désir. S. Or. Ergo prœceplivus locus fréquen- ter orandi. gratauter propinaâ. Si. en effet. vel leviter. en faisant avec foi et patience tout ce qui dépend de nous. et etiam antequam postulemus. au contraire. nous donne l'espérance certaine d'être exaucés. et en prenant soin que notre conscience ne nous reproche aucune faute. vel destitisti. Ambr. que le désir nous porte à les chercher. loin de vous tes ut oportet assistere coram Deo. Que votre fils.Le Sauveur nous donne ici une leçon bien nécessaire. c'est qu'elle n'avait pas les conditions voulues. et pour le royaume des cieux. Sœpius autem quidam obviant. spes est impetrandi. ne discedas donec accipias. quia cibum petit opportunnm. optantem vero quœrere iugerentera per Bdem et patientiam quicquid interest sua. (in Cut. car souvent nous nous jetons imprudemment et par l'entraînement des passions. filais si par défaut de discernement. ratio autem persuadendi prius fuit in pra. vous demande du pain. postea fit in exemple ijuoJ ostendit siibdans « Quis autem ex vobis pntreni petit pauem. mais fragilité. vous vous hâtez de lui en donner. nunquid lapideiu dabit illi? » o(t. ou sans attention. Il en est souvent qui font cette difficulté. sed opera virtutis et regnum cœlornm oportet prius optare. S. jamais nous ne serons exaucés c'est pour nous convaincre de cette vérité. et ensuite par les exemples qu'il nous apporte « Si quelqu'un demande du pain à son père lui donnera-t-il une pierre? » etc.

AuG. non affers ei.) Si l'on peut entendre ce pain de l'aliment intérieur de l'àme. le poisson représentera l'amour de la science qui consiste à connaître la création du monde. Or. vers22.) Ou bien encore. de quo subdit « Aut piscem. quem volebat diabolus a Christo manduoari. S.. au lieu de poisson. ce pain représente la charité. des Pèr. 3. pour l'œuf et pour le scorpion.) comedat. ri. n. de quo subdit « Aut si petierit ovum. sine quo non contingit salvari. sicut sine pane mensa est inops cui contraria est cordis duritia quam lapidi comparavit. et si nécessaire. nunquid pro pisce serpentem dabit illi?» Et similiter in ovo et scorpione. lib.-itatione. lui donnera-t-il une pierre. Graic. ne nous donne pas une pierre. piscis autem est amor disciplinée puta mundi constitutionem agnos- cere. vbi sup. Itaque nec vice panis Deus propinat lapidem. cibus in co.) Vel panis intelligitur charitas propter majorem appetitum.(Matth. vous le combattez avec raison. évang. XI. qui est comparée à une pierre.) » Eadem quoque ratio est in serpente et pisce. s'il lui demande un poisson. (1) Après u'ill'aurait q changéen pain. au lieu de pain. lui donnera-t-il un serpent? Ou s'il lui demande un œuf lui donnera-t-il un scorpion? Orig.. (Quest.. vel . puta perspicax ratio vitae debitœ. nunquid lapidem dabit illi (scilicet si petierit. Aire. au lieu d'une nourriture bienfaisante et salutaire. et tout ce qui fait l'objet de l'enseignement de la philosophie. que le démon pressait Jésus-Christ de manger (1). ou à cause de l'eau du baptême. etquoecutnque consequenter disserit sapientia. nec simpliciter dat vice nutritivi et utilis non comestibilia et nociva quod refertur ad scorpionem et ovum. nec vice piscis serpentem.DE SAINT LUC. que tout le reste n'est rien sans elle. est la dureté du cœur. sed potins prohibes eum a nocivo desiderio ut sit sensus « Quis autem ex vobis patrem petit panem (quem seilicet pater dat). qui sont indignes de se nourrir de poissons en un mot. sans lequel on ne peut être sauvé. Piscis autem intelligitur fides invisibilium vel propter aquam baptismi. il ne nous donne pas d'aliments dangereux et nuisihles. quem comedunt jEthiopes indigni pisces comedere. s'il venait à l'en prier ? Le sens est le même pour le serpent et pour le poisson. c'est-à-dire de l'intelligence claire de la vie qu'on doit mener. 'gr. elementorum effectum. CHAP. et tam necessarium ut sine illa caetera nihil sint.(in rat. c'est ce que représente l'oeuf et le scorpion. les propriétés des éléments. Evan.) Tu tamen attende si punis quidehi est anima. ou parce e iv. Le poisson représente la foi aux choses invisibles. (de Qwest. nunquid porriget illi scorpionem'' » ORIG. de même qu'une table sans pain est une table où manque le nécessaire. Le vice opposé à la charité. 22. parce qu'elle est le bien le plus désirable. Ainsi Dieu. Voici donc le sens de ce passage Si quelqu'un demande à son père du pain que son père est disposé à lui donner. il ne nous donne pas un serpent tel qu'en mangent les Ethiopiens. (Ch. rendre à ce désir mauvais.

Notre-Seigneur tire cette conclusion de l'exemple qu'il vient de citer « Si donc vous. qui dantilla quEesecunduinsensum suum judicant bona. par la grâce de leur vocation. peuvent quia de invisibilibus locis capitur quod etiam fldes hujus mundi fluctibus circumjactata non frangitur. BÈDE. tout méchants que vous êtes. mais il en donne l'espérance aussitôt qu'il aura été couvé. et n'est point constante et immuable dans le bien. Notre-Seigneur oppose le serpent. se extendat. à cause de son venin de mensonge qu'il a jeté dans le coeur du premier homme en le portant au mal. cum spes fnlurorum in illa quae ante sunt.) Ex praeinisso autem exemplo concludit « Si ergo vos cum sitis mali. sans en être ébranlée.) Quanta tibi loquitur mundus. cum mentem susceptivam pravitatis geratis. ( de Verb. Vel malos vocat seculi ainatores. (serm. il appelle ici mauvais les amateurs du monde. non antem uniformem et fixam in boiio aient Deus... Aug. serm.) Que de sollicitations le monde vous adresse. et servent aux usages de cette misérable vie « Si donc vous tout méchants que vous êtes. Au poisson. comme Dieu. (ubi supra. Dom. Bed. pourquoi ce bruit? Pourquoi veux-tu nous détourner de la voie ? Tu veux nous retenir.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE que le poisson est tiré des profondeurs invisibles des eaux. sicut contrarium spei est retro respicere. S. que de bruit il fait après vous. si tes joies étaient durables? Qui serait à l'abri des séductions de ta douceur. du Seig. rt ad usum infirmas unde subdit «Nostis vitœ pertinent bona data dare filiis vestris n apostoli etiam qui merito electionis bonitatem humani seneris excesserant. 29 sur les par.Ou bien. quanta post doraum strepit ut retro respicias? 0 munde immunde. » Les Apôtres eux-mêmes qui. s'étaient élevés au-dessus de la bonté ordinaire des hommes. Le Sauveur lui oppose le scorpion qui porte derrière lui le venin de son redoutable aiguillon ainsi le défaut opposé à l'espérance. In ovo intelligitur spes ovum enim nondum est fœtus perfectus. puisque tu sais nous tromper en ne nous donnant qu'un pain d'amertume ? S. quae etiam in sua natura bona sunt. quid strepis? quid avertere conaris ? Tenere vis periens. si amarus alimenta mentiris ? Cyril.superni» . » id est. » c'est-à-dire dont l'âme est portée au mal. pour vous faire regarder en arrière 1 0 monde impur. L'œuf est la figure de l'espérance car l'œuf n'est pas encore le petit être dans sa perfection. qui sont bonnes en effet par leur nature. tout périssable que tu es. qui donnent des choses que dans leur appréciation ils croient bonnes. quid faceres si maneres? Quem non deciperes dulcis. 29. sed fovendo speratur cui contrarium posuit scorpionem cujus aculeus veuenatus retro timendus est. vous savez donner à vos enfants de bonnes choses. parce que l'espérance des biens' futurs se porte toujours en avant. est de regarder en arrière. recte pisci comparatur cui contrarium posuit serpentem proptervenena fallaeiœ. CYR. Le poisson peut aussi figurer la foi qui est assaillie et ballottée par les flots de ce monde. que ne ferais-tu pas. Ado.quœ etiamprimo homini male suadendo preeserninavit.

ATHA. E tocutux est mutus. alors que Dieu même ne vous suffit pas ? f.. que Dieu seul. Aug. bonitatis respectu mati esse dicuntur. être cependant appelés mauvais. Et le lorsqu'ileut chassé démon. qui solus est bonus. 29. Un jour Jésus chassaitun démon. Notre-Seigneur venait de promettre que l'Esprit de bonté serait donné à ceux qui prient. quia nihil per semetipsum bonum nisi Deitassola. romiseratDoniinusquod SpiriP tus bonus daretur orantibus cujus quidem beneficium subsequentimiraculo demonstrat. 29. quid quœris? aut si aliud petas. puisque le Seigneur luimême ne voulut point être appelé bon. et le peuple dans l'admiration. ab tes. et illud erat mutum. principe dcpmoniorum. t cumejecissetdœmonimn.DE SAINT LUC. quia omnes utilitates quae ex donorum Dei gratia suscipiuntur.Et d'autrespour le tenter. CHAP. parce que rien n'est bon par soi-même. sur les parol.'amour qu'ona pourquelqu'un sourcet le principe estl'amour procède Père. r. Dom. S. avare. en comparaison de la bonté suprême. 14-16.(Vialog. Les paroles qui suivent a Combien plus votre Père céleste donnera-t-il l'esprit bon. XI. Acg.) Nisi autem Spiritus Sanctus esset de substantif Dei. On appelle ordinairement muet En l estla e detouslesdonsqu'on (1) elfet. émanent de cette source (i). n Theophïlact. qu'est-ce qui pourra vous suffire. (I Dial. Athan. car tous les avantages que nous apporte la grâce des faveurs célestes. quid tibi sufficiat cui Dominus non sufficit'? Et erat Jésusejiciensdœmonhmi. Dicitur autem . Quidam autemex eisdixerunt la Beelsebub. (de Verb. que demandez-vous donc ? ou si vous demandez autre chose. rince desdémons. si le Saint-Esprit n'avait pas une seule et même substance avec Dieu qui est seul bon on ne lui donnerait pas ici la qualification de bon. du e O qui peutluifaire. ex isto fonte emanant. fut Mais quelques-uns d'entreeuxdirent C'est par Béelzébub. » Th^ophyl.) 0 avare.et admiratœsunt turiœ. du Seig. » ostendit Spiritum Sanctum plenitudinem esse donorum Dei. S. sur la Trin. tc.) Ergo. illud erttt et mutum. p u qu'il chasselesdémons. Unde sequitur « Et erat Jesus ejiciens dsemonium. quando Dominus renuit dici bonus in eo quod homo factue est. signum GLOS. LA GLOSE (2). dœmoniaet atii tentanejicit decœloguœrebant eo.) Or.. nequaquam hic appellaretur houus. et il donne des preuves de cette bonté dans le miracle suivant « Un jour Jésus chassait un démon et ce démon était muet. serm. et ce démon était muet. lui demandaient n prodige dans le ciel. » nous enseignent que l'Esprit saint est la plénitude des dons de Dieu. » et dans saint Matthieu « Combienplus donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. en tant qu'il s'était fait homme.le muetparla.le Saint-Esprit (2) Cette citation n'est pas dans la Glose actuelle.Quodverosubditur: «Quanto magis Pater vester de coelo dabit Spiritum bonum petentibus se 7 pro quo Matthœus posnit « Dabit bona petentibus se. (Serm. 1 de Trin.

Cyr. et il délivre un possédé du démon. sed magis proprie qui nec audit.» » – Bède. Unde sequitur ejecissetdîeinonium. ne pouvait voir sans admiration les œuvres ut cophos (x«<p6ç) in pluribus qui non k>quitur dicitur etiam et qui non audit. Bède. puis ils voient la lumière de la foi. Jésus-Christ est venu sur la terre pour chasser le démon. Ce triple miracle se renouvelle encore tous les jours dans la conversion des infidèles ils sont d'abord délivrés du démon. mais encore aveugle. parce qu'il produit en nous cette infirmité pour nous empêcher d'entendre la parole de Dieu.) Mvtwn autem ve) surdum dicit daernonium. la multitude proclame les louanges et la gloire de Jésus à l'égal de celle de Dieu « Et la foule était dans l'admiration. Titus Bostmns.EXPLICATION DE [/ÉVANGILE (xwf6ç). cet homme non-seulement était muet. car nous ne parlons que parce que nous avons entendu parler.de ce mot. locutus est mutus. rien n'empêche que celui qui est venu sourd par accident. D'après saint Matthieu. il rend la vue à un aveugle la parole à un muet. Au contraire. et enfin leur bouche qui était muette s'ouvre pour publier les louanges de Dieu.) L'Evangéliste dit que ce démon était muet ou sourd. Or tandis que la foule. Notre-Seigneur fait donc trois miracles dans la guérison de cet homme. {in Matlh.) Hoc autem miraculo peracto. et nous faire entendre la parole de vérité et dans ce seul homme il nous a donné comme un avant goût du salut de tous les hommes. Daaniomaeus autem iste apud Matthasum. ne puisse parler. (in Çat. fidei lumuu aspieiant. Qui autem a nativitate non audivit. qiifp « Et admiDeum decet. ea enim loquimur quae per auditum loqui docemur. A la vue de ce miracle. celui qui ne parle pas.. et aussi celui qui n'entend pas. Grœcorum J'atrvm. Tuvbis autem qnee minus eruditse videbantur. Matth. passione superveniente auditum amiserit.» n Bed. Domini . Celui qui est sourd de naissance. mutus lorluitur. Tite DE BOSTR. et surdus auditu. hune nihil prohibât loqui. deinde ad laudes Dei tacenlia prius ora laxeutur. les démons détruisent les bonnes dispositions du cœur de l'homme pour fermer plus facilement les oreilles de son âme Or. et mutus erat lingua. Or. quod hanc ingerit passionemutnonandiaturdivinum verbum nam daemones auferentes aptitudinem humani affectus. Tria igitur sigua simul in uno homine perpetrtta sunt Cfsctis videt. Si quis tamen ex aliqua. non solum mutus sedetcœcms fiasse narratur. mais la signification propre. (sur S. possesstts a àasmone liberatur quod quotiiie comut pletur in conversione credenlium expulso primum dœmone. obtundunt animai nostrœ auditum ideirco venit Christus ut et ejiciat dsmonium et audiamus verbum veritatis unum enim sanavit ut universalem prsegustationem faciat hu« Et cum manae salutis. est nécessairement muet. Cyrix. qui paraissait avoir moins d'instruction. extollebat eum uniltitudo prtecouiis et gloria. En effet.» BED. est qui n'entend et ne parle pas. S. qui autem Domino oblatus fuit. nec loquitur. celui qui fut présenté au Seigneur était tout à la fois sourd et muet. Unde sequitur ratre sunt turbse. ex necessitate non loquitur.

XI..par qui vos enfants O envoieonsulter Dieu l'idole c le ou d'Accaron sursa t (t) 1 Rois. par semper facta mirantibus. 12) Josue vero. et domiis supra domimi cadet. mais ce n'est pas là une preuve de divinité. Ipse autem ut vidit cogitationeseorum. indique que telles étaient leurs pensées à son égard. » Béelzébub était le Dieu d'Accaron (1). ejicit da> nionia. à cause du culte impur qui était rendu au prince des démons.. ontreelle-même c tomberaen mine. ou à en donner une fausse interprétation. du Sauveur. qu'il chasse les démons. On appelle donc cette fausse divinité Béelzébub.) ïuveronihilhorumostendisti.16. Dicitur autem B^elzebiib quasi vir muscarum. ex cujus spureissimo rilu princeps dœmonioruin cogaouiinabalur. S. quasi non Divinitatis sed immimdi spiritus « Quiopera fuissent unde sequitur dam autem ex cis dixerunt in Beelzebub. son successeur. lui demandaient un signe du ciel. chasse le démon de cet homme. Si avtem et Salanas in seipsum divisus est.dixit eis: Omne regaum in se divisum desolabitur. il est vrai. scribas et pharissei vel negare hac vel sinistra interpretatione pervertere laborabant. Si donc Satan est divisé contre lui-même.). Or. 10. divisécontre lui-même. xi. 3. (ubi supra. si aiitern ego in . ou l'homme des mouches. vous n'avez jusqu'ici rien fait de semblable. 17-20. Cïril. lui demandaient de faire un prodige du ciel « D'autres. tels que ceux de Moïse.) Alii vero paribus slimulati Hvoris^culois petebant ab eo cœleste videre portentiim unde sequitur « Alii tentantes signum de cœlo quœrebant ab eo » quasi dicerent Quamvis ab homine daeinonium ejeceris. (Josue.rereenim prodigia de cœlo innuit quod hujusmodi cogilalionibu3 tune temporis affleiebantur erga Chripluni.DE SAINT LUC. La demande qu'ils font au Sauveur d'opérer un prodige dans le ciel. si je chasse les démonspar Béelzébub. Mais Jésus connaissant leurs pensées. commentson car règnepourra t-il subsister? vousdites que c'estpar Béelzébub queje eluisse les démons. comme si elles avaient pour auteur non pas Dieu mais l'esprit immonde « Quelques-uns dirent: c'est par Béelzébub prince des démons. CHAP. principe dœinoniorum. pour le tenter. leur dit Tout royaume y. et toute maison divisée. sera détruit. Qua. et semblaient lui dire Vous avez. Béel est la même chose que Baal.lorsque chozias et aï maladie. 2. qu'ilenestsévèrerc»repris Elie. qvmodo statut rewmm ejus ? quia dicitis la Beelsebubejicio daimonia.6. solem retardavit in Gabaon. et Zébub signifie mouche. CYR. successor ejus. car nous n'avons encore rien vu de pareil aux anciens miracles. » (Beelzebub Deus erat Accaron: nain Beel quidem ipse Baal. les scribes et les pharisiens cherchaient à les nier. non tamen hoc est divin» operationis nondum enim vidimus argumentum Moaliquid prioribus simile miraculis yses enim transduxit populum per medium maris {Exod. ouvrant au peuple de Dieu un passage au milieu de la mer [Exod. qui arrêta le soleil à Gabaon.D'autres excités par les mêmes aiguillons de l'envie. et de Josué. Zobub autem iirusca vocalur. Or.

eio dœmûnia. metu multitndinis non audebant eam divulgare. Non enim Satanas sibi ipsi repugnat. En effet. l est donccertainquele royaume de Dieu est venujusqu'à vous. et etiam regnum Dei. comment son règne pourra-t-il subsister? » Car loin que Satan soit contraire à lui-même. parce que leur témoignage eût été de nul poids pour les pharisiens qui en donnaient de fausses interprétations.) Jésus ne tire pas sa réponse des Ecritures. (ubi supra. dissipatur.explication de l'évangile vos les chassent-ilsC'est pourquoi ils seront eux-mêmes juges. qui cordis videbat occulta. une maison ou une ville divisée ne tarderont pas à être détruites. S. Chiiys. sed ad cogitata respondit. sed potins slatuit regnum suum. Restat ergo quod divina virtute conteram Satauam. Il ne répond pas à leurs paroles. Porro si in digito Dei ejimonta. Non ad dicta. ce qui fait dire à l'Evangéliste « Mais Jésus connaissant leurs « Tout royaume divisé contre lui-même sera pensées. [commeprécéd. S. la division règne parmi eux. sur S. il leur apporte donc un exemple emprunté à ce qui se passe ordinairement. Chrys. non attendebant Ulis falso eas exponentes sed ex bis quo nihil est validus firmat enim régna et domos subditorum concordia. C'est le sens de ces paroles « Si Satan est divisé contre lui-même. » Bed. Unde dicitur: «Ipse autem ut vidit cogitationes eorum.Meopst respoudit que communiter aceidunt t filii vcstri in. Ambr. Chrïs. leur dit détruit. que son royaume est indivisible et perpétuel et nous apprend que ceux qui ne placent point leur espérance en Jésus. comme des maisons particulières Si donc. dixit eis Omne regnum in se divisum desolabitur. ut vel sic compellerentur credere potentiaa ejus. quomodo stabit. }noeiichmt ? \Ideo ipsi domus enim et civitas si fuerit divisa. la hoc etiam ostendit regnum suum individuum esse atque perpetuum et ideo qui non in Christo spem gerunl sed in principe dasmonioruni ejicefe dse- . il cherche bien plutôt à consolider son empire. Notre-Seigneur nous enseigne encore par ces paroles. » Bède. {hom.) Comme les pensées des pharisiens étaient déraisonnables. et perit virtus eoruui.) Cum pharisseoruni suspicio irrationabilis esset. sed in animo suo eam vertebant. Si ergo (inquit) ego per doemonein dœmonin ejicio. et se contentaient de les agiter dans leur esprit. 48. dit le Sauveur je chasse les démons par le prince des démons./!Kt ~esM <H}tt0 e)MMmt?i. et se déclare contre ses suppôts. monM. uec suis satellitibus nocet. Unde subdit :« Siautem Salanas in seipsum divisus est. car c'est l'union des sujets qui fait la force des royaumes. ils n'osaient les produire au dehors par crainte de la multitude. » etc. et leur puissance est détruite.Christ. Chkïs.profeetopervenit in vos regnum velociter judices veslri erunt. il en sera de même d'un royaume. 48 in Mallli.) Non autem respondebat ex Scripturà. dissensio inter eos est. La seule conclusion possible c'est donc que je triomphe du démon par une puissance toute divine. Maissi c'est i par le doigt deDieu queje chasseles démuni. qui est ce qu'il y a de plus fortement constitué. {hom. mais à leurs pensées. pour les forcer ainsi de croire à la puissance de celui qui pénétrait le secret des cœurs S. Ahb. Matth.

DE SAINT LUC, CHAP. XI.

mais qui osent dire que c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons, n'auront aucune part à son royaume éternel. Ces paroles s'appliquent aussi au peuple juif. En effet, comment le royaume des Juifs pourrait-il être éternel, alors que le peuple de la loi ne veut pas reconnaître Jésus, dont la loi annonçait la venue. C'est ainsi que la foi du peuple juif se met en opposition avec elle-même, qu'en se contredisant elle se divise, et que cette division entraine sa ruine, tandis que le royaume de l'Eglise durera éternellement, parce qu'elle ne forme qu'un seul et même corps, grâce à sa foi une et indivisible. – Bédé Le royaume du Père, du Fils et de l'Esprit saint, ne souffre pas non plus de division, parce qu'il est fondé sur une immutabilité éternelle. Que les Ariens cessent donc de dire que le Fils est inférieur au Père, et l'Esprit saint au Fils, car ceux qui ne forment qu'un seul et même royaume, ont aussi une seule et même nature divine. S. Chrys. (hom. 42.) A cette première réponse, Jésus en ajoute une seconde « Or, si c'est par Béelzébub que je chasse les démons, par qui vos enfants les chassent-ils ??»Il ne dit pas Mes disciples, mais « Vos S. Cru. En effet, les disciples enfants, » pour adoucir leur fureur. de Jésus-Christ étaient Juifs, et descendaient des Juifs selon la chair, ils avaient reçu de leur divin Maître le pouvoir de chasser les esprits immondes, et de délivrer au nom de Jésus-Christ ceux qui en étaient possédés. Quelle folie donc, alors que vos enfants écrasent Satan en mon nom, d'oser dire que c'est de Béelzébub que je tiens cette puissance 1 Le foi de vos enfants sera donc votre condamnation « C'est S. Chbts. pourquoi, leur dit-il ils seront eux-mêmes vos juges. » (hom. 42.) Car puisqu'ils sont de votre nation et qu'ils me rendent

mones opinantur, eos regni negat esse perpetui quod spectat etiam ad populum Judœorum. Quomodo enim potest regnum Judœorum esse perpetuutn,quando a legis populo Jesus negatur, qui ex lege debetur? Ita ex parte se fides judaicœ plebis impugnat impugiiando dividitur, dividendo dissolvitur et ideo regnum Ecclfesiso manebit œternum, quia individua fides corpus est unum. Biîd. Regnum etiam Patris, et Filii, et Spiritus Sancti non est divisum, quod est ceterna stabilitate saucitum. Desistant igitur Ariani minorem Paire Filiunï, Filio vero Spiritum Sanetum dicere, quia quorum unum est regnum, borum est et una majestas. Chrvs. {hom. 42 ut sup.) Hœc igitur est prima solutio, secunda vero (quae est

de diseipulis) quam ponit subdens « Si autem ego in Beelzebub ejici^ dEBmonia, filii vestri in quo ejiciunt? » Non «filii vesdicit, « discipuli mei, sed, tri, » volens eorum permulcere furorem. Cyril, {in Cat. Grcacorum Patrum.) Judeei namque fuernnt et a Judœis secundum carnem exorti sunt Christi discipuli; qui potestatem in spiritus iinmundos adepti crant a Christo, et oppressos ab eis in nomine Christi liberabant. Cutn ergo filii vestri Satanam in nomine meo couterant, quomodo non habent multam amentiam dicere me a Beelzebub virtutem habere f Damnâbimini igitur ex fide notorum vestrorum. Unde subditur « Ideo ipsi judices vestri erunt. » Ohiîys. {hom. 42 ut sup.) Quoniam enim ex vobis emanantes mihi liquet obediunt,

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

hommage, il est manifeste qu'ils condamneront ceux qui tiennent une conduite contraire. Bède. Ou bien encore, par ces enfants des Juifs, Notre-Seignénr entend les exorcistes de cette nation, qui chassaient les démons par l'invocation du nom de Dieu; et tel est le sens du raisonnement du Sauveur Si c'est de Dieu et non du démon que vos enfants tiennent le pouvoir de chasser les démons pourquoi donc les chasserais-je en vertu d'un autre pouvoir? Aussi vos enfants seront-ils vos juges, non par la puissance qu'ils exerceront sur vous, mais par l'opposition de leur conduite avec la vôtre, puisqu'ils reconnaissent que je chasse les démons par un pouvoir divin, et que vous attribuez ce pouvoir au prince des démons. S. CYR. i donc ce que vous me reprochez est marqué au coin de la S calomnie, il est manifeste que c'est par l'Esprit de Dieu que je chasse les démons. « Or, si c'est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, il est donc certain que le royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous. » S. AuG. (de l'ace, des Evang., n 36.) Saint Luc dit <tPar le doigt de Dieu, et saint Matthieu a Par l'Esprit de Dieu, » mais ces deux expressions ont le même sens, et nous enseignent comment nous devons entendre cette locution :«le doigt de Dieu, » partout où nous la S. AuG. (quest. Evang., n il.) Or, rencontrons dans l'Ecriture. l'Esprit saint est appelé le doigt de Dieu, à cause de la distribution des dons dont il est l'auteur, et qui est propre à chacun des hommes et des anges car la division n'est dans aucun de nos membres aussi S. Cyr. (Très., xIII, 2.) On bien apparente que dans les doigts. encore, l'Esprit saint est appelé le doigt de Dieu, comme le Fils est appelé la main et le bras du Père, parce que c'est par le Fils que le

contraria. quod condemnabuntoporantes « filios Judœorum » Bed. Vel aliter exorcistas gentis il'ius signifioat qui ad invocationem Dei ejieiebat daemones Si expulsio daenioninn in quasi dicat Sliis vestris Deo non dœmonibus deputatur, quare in me idem opus non eamdem habeat causam ? tërgo « ipsi vestri judices ernut,» non potestate, sed eonidumilli expulsionfiin diBjnopiratione num JJeo assignant vos Beclzehub prineipi dccnioiiioruiu. Cyril, (ubisiip.) Postquamcrgoquoddicaluuiniœ notam habet, mauifeslum eitiSj est quod in Spiritu Dei ejicio djeinonia. Unde subdit « Porro si in digito Dei ejicio dsemonia profocto pen-enit in vos reguum Dei. » Auoijst. (f/c Con.

Evang., lib. u, cap. 36.) Quod Lucas tligitum Dei dicit, ubi MattUaens dixit Spivitum, ab eadem sententia non recedit quin potius et aliquid docet, ut noverimus quemadmodum intelligamus {ubictmque m Scriplura legerituus) digitum Dei. AUGUST.[de Qxumst. livaiuj., lib. il, qu. 17.) Dicitur autem Spiritus Sanctus dicjiius Dei, propter partilioneni donorum quai in eo datur unicuiqtte prosive augelorum pria, sive Jiommum in nullis euim membris nostris magis apparet partitio quam in digitis. Cybil. (in TJiesauro, lib. nu, cap. 2.) V*) Spiritus Sanctus dicitur « digitns Dei Filius enim « manus et braclaiuln Patris » dictus est operatur enim Pater enneta per eum. Sicul igitur digitus non

DE SAINT LUC, CHAP. XI.

Père fait toutes choses. De même donc que le doigt n'est pas étranger à la main, mais lui est naturellement uni, ainsi l'Esprit saint est consubstantiellement uni au Fils, et c'est par lui que le Fils opère toutes choses (1). S. Ambr. Il ne faut pas cependant que cette comparaison tirée de l'union de nos membres vous porte à établir une espèce de division dans la puissance de chacune des personnes divines, car ce qui est un et indivisible ne peut admettre de division. Ainsi cette expression, « le doigt de Dieu doit être entendue comme exprimant l'unité de nature et non la distinction de puissance. S. Athan. (Il dise. cont. les Ar.) Toutefois, pour le moment NotreSeigneur ne refuse pas à raison de son humanité de se déclarer inférieur à l'Esprit saint en reconnaissant que c'est par lui qu'il chasse les démons comme si la nature humaine ne pouvait opérer ce miracle sans le secours de ce divin Esprit. S. CYR.C'est en suivant la même idée qu'il ajoute « Le royaume de Dieu est venu jusqu'à vous, » c'est-à-dire Si tout homme que je suis, je chasse les démons par l'Esprit de Dieu, la nature humaine à donc été enrichie en moi, de grâces toutes particulières, et le royaume de Dieu est venu jusqu'à vous. S. CHRYS. (hom. 42.) Il emploie cette expression « Jusqu'à vous, » pour les attirer davantage, comme s'il leur disait Puisque Dieu vous comble de bienfaits, pourquoi cet orgueilleux dédain pour S. Ambr. Le Sauveur nous représente les grâces qu'il vous fait? ici le Saint-Esprit, comme ayant une puissance souveraine, puisque c'est en lui que se personnifie le royaume de Dieu, et nous-mêmes comme étant une demeure royale, puisque ce divin Esprit daigne habiter en nous. ïite DEBostr. Ou bien encore ces paroles a Le et auFilsdeDieu ces Plusieurs .interprètes saintAmbroisesaintAugustin, après (1) appliquent duPs. xi «Que votre mainmanifesteotre v puissance mesauver»el cesautres paroles pour etsonbrassaintontopéré salut,» etc. le duPs. xcvn,2 Sa droite

est alienus a manu, sed ei naluraliter iusitus, sic SpirHus Sanclus consubstantialiter connexus est Filio, et per emn omnia Filius operatur. Ambr. Nec tamen tibi membroiuin compaclione nostrorum portio quiedam videatur facienda virtutis individu» enim rei non potest esse divisio et ideo ad formam unitatis, non ad distinctiouem potcsUlis, rcferenda digiti nuncupatio est. Atha. (Orat. 2 contra Arianos.) Ad prœseus autew non renuit Dominus gratia sune hmnanitatis, dicere se minorem Spiritu sancto dicens se in eo dœuiones ejicere; quasi non sufficiente humana natura ad dcemûiuun expulsioneiu, TOJf. VF.

nisi virtute Spiritus sancti. CYRIL,(in Cat. Grœcortim Patrum.) Et ideo couvenienter dicitnr « Pervenit in vos regnum Dei, » id est, si ego homo exislens, in Spirilu divino ejicio dœmones, ditata est humana natura in me, et advenit regnum Dei. Chbys. (hom. 42, ut sup.) Dicitur super vos, ut eos attraheret quasi dicat Si vobis adveniiint autem, prospera, cur vestra bona fastiditis '1 Ambr. b'mml ostendit etiam imperialem quamdam esse Spiritus sancti potDàtatem, in quo regnutn est Dei; nos quoque in quibus habitat Spiritus, esse regalem domum. Titus BOSTRENSIS. Matlh.) (in Vel dicit Pervenit iu vos regnum 3

e.

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

Est venu royaume de Dieu est venu jusqu'à vous, » veulent dire pour votre ruine, non pour votre bonheur car le second avènement de Jésus-Christ sera terrible pour les chrétiens perfides.
21-23. Lorsque le fort armé garde sa maison, tout ce qu'il possède est en paix. Mais s'il en survient un plus fort que lui, et qu'il en triomphe, il emportera toutes ses armes dans lesquelles il mettait sa confiance, et distribuera ses dépouilles (1). Celui qui n'est pas avec moi, est contre moi, et celui qui n'amasse point avec moi, dissipe au lieu d'amasser. S. CYR. (Ch. des Pèr. gr.) Notre-Seigneur voulant confondre ses

accusateurs par le nombre et l'évidence des raisons, emploie une comparaison des plus claires, pour prouver à ceux qui ne veulent pas fermer obstinément les yeux, qu'il a triomphé du prince de ce siècle par la puissance qui lui est naturelle « Lorsque le fort armé garde S. Chrys. {hom. tel, sur S. Matth.) Il appelle sa maison, » etc. le démon le fort armé, non qu'il tienne cette force de sa nature, mais pour exprimer la tyrannie qu'il exerçait depuis si longtemps par suite de notre faiblesse. S. CYR.[Jean, xir.) En effet, avant l'avènement du Sauveur, il se jetait avec une violence inouïe sur les troupeaux qui n'étaient pas à lui, mais à Dieu, comme pour les emmener dans sa propre bergerie. TuÉoPHYL. armes du démon sont les différentes espèces de péchés Les dans lesquelles il mettait toute sa confiance pour asservir les hommes à son empire. Bède. Sa maison, c'est le monde entier qui est fondé sur le mal, (I Jean., v, 19), et sur lequel le démon régnait en maître, jusqu'à l'avènement du Sauveur, parce qu'il habitait sans opposition l toute toutes esinnés. s (1)Letextegrecporterh-tîtavoiûïav, ittéralement sonarmure,

Dei; » ut intelligatur « Pervenit contra vos, non pro vobis » horrendus enim est perfidis Christianis Christi secundus adventus. Cumfortis armatus custoditatrium suum, in pace sunt ea quœpossidet si antemfortior viceriteum universaarma illo superueniens ejus auferet, in quibusconfldebat et spolia contra me ejus distribuet.Qui «onest mecum, est et quinoncolligitmecum, ispergit. d CYRIL,(in Cat. Gracorum, ttbl svp.) Quia necessarium erat per mullas considerationes detrahenlium retractare seromnem, ulitur nunc excmplo manifestissimOj quo demonstrat volentibus intucri, quod principemlmjus seculi virtute

sibi insita vicit, dicens « Cum fortis a:'matus custodit atrium suum, » etc. Chrys. (hom. 42, in Matth.} Forlem vocat diabolum, non quia ntituralitcr hujusmodi sit, sed innuens intiquam ejus tyrannidem, quam puaillanimitas nostra causavit. Ctiul. (in Joat., lib. x, cap. 11.) Erat ante Salvatoris adventum violentia multa rapiens aliène* greges (scilicet Dei), et quasi ad proprium ducens ovile. Tiieopïïylact. Arma autem ejus sunt omnes species peccatorum, in quibus confidens invaluit contra homines. Bed. Atrium vero illius mundum vocat, qui in maligno positus est (1 Joan., v, 49), in quo usque ad Salvatorisadveitum po-

DE SAINT LUC. CHAP. XI.

dans le cœur des infidèles, mais il a été vaincu par la puissance bien supérieure de Jésus-Christ, qui a délivré les hommes de son esclavage, et l'a honteusement cliassé « Mais il en survient un plus fort que lui, » etc. – S. Cyr. C'est en effet lorsque le Verbe du Dieu très^haut, source de toute puissance, et le Seigneur des vertus (1) a daigné se faire homme, qu'il s'est emparé du démon, et lui a enlevé ses armes. – Bède. Ses armes sont la ruse, les fourberies, le mensonge, que met en œuvre sa méchanceté; ses dépouilles sont les hommes qu'il trompe et séduit. E S. CYR. n effet, ceux qu'il retenait depuis longtemps dans les liens de l'ignorance de Dieu et de l'erreur, ont été appelés par les saints Apôtres à la connaissance de la vérité, et offerts à Dieu le Père, S. BAS. (Comment. sur Isai., par la foi qu'ils avaient en son Fils. xviii.) On peut aussi entendre par ces dépouilles qu'il a distribuées, BÈDE. les anges fidèles, qu'il a préposés à la garde des hommes. Jésus-Christ vainqueur a distribué les dépouilles, (ce qui est le propre des triomphateurs), lorsqu'il a mené captive la captivité elle-même, et répandu ses dons sur les hommes, en établissant les uns apôtres, les autres évangélistes, ceux-ci prophètes, ceux-là pasteurs et docteurs. {Ephès., îv.) S. CHRYS. (hom. 42.) Le Sauveur donne enfin une quatrième réponse, en ajoutant « Celui qui n'est pas avec moi, est contre moi, » paroles dont voici le sens Je veux donner les hommes à Dieu, Satan veut le contraire; comment donc celui qui, loin de se joindre à moi, dissipe ce qui m'appartient, pourrait-il s'entendre avec moi au point de joindre ses efforts aux miens pour chasser les démons ? « Et celui o C'est-à-dire desarméesudespuissances, letexte etletexte hébreu d'après (1) grec5\Jvâ[J.£iov, Sabhaoth. Ps.xxm.10;Ps. xlvii,9; Ps. Lvra, ; Ps, lxxix,19,20; Ps. lxxxiii,, 4, 6 Voyez î 9 Ps. lxxxvih, . 9,13

tiebatur imperio, quia in cordibns iufidelium sine ulla conlradiclione quiescebat sed fortiori et potiori potentia Cbristus victor, omnes hommes liberando, ipsum ejicit. Unde subditur « Si autem fortioriilosuperveniensviceriteuBi,»etc. CYRIL.{ubi supra.) Postquam enim Dei summi verbum totius fortitudinis dator et Dominus virtutum, faotum est homo, invasit illum, et arma ejus abstulit. BED. Sunt ergo arma ejus astutia dolique nequitite spiritualis; spolia vero ejus ipsi homines sunt ab eo decepti. CYRIL.(ubi mpra.) Nam qui dudum irretiti fnerant ab eo Judtei in divinam ignorantiain et errorem, evocati sunt per sanctos apostolos ad notitiam veritatis, et oblati suut Deo Patri per fidem adhibilam Filio.

BASIL.(in Esai., 18.) Distribuit etiam spolia, exhibons fidèles custodias angelorum ad hominum salutem. Bed. Victor etiam Christus spolia distribuit (quod est insigne triumphantis). quia captivam ducens captivitatem, dedit dona hominibus quosdam apostolos, alios evangelistas, lios prophetas, illos pastores ordinans et doctores. (ad Ephes., 4.) Cimvs. (hom. 42, ut sup.) Deinde ponitur quarta solutio, cum subdi*ur « Qui non est mecum, adversnm me est; » quasi dicat Ego volo homines offerre Deo, Satanas autem contrarium qualiter ergo qui mihi non cooperaîur, sed dissipat quse mea sunt, tam mihi consentaneus flerel, ut una mecum ejiceret dœmones'? Seqnitnr « Et qui non

EXPLICATION DE r/ÉVAN&ILE

qui n'amasse point avec moi, dissipe au lieu d'amasser. » – S. CYR. C'est-à-dire Je suis venu pour réunir les enfants de Dieu que le démon avait dispersés, et Satan qui n'est pas avec moi, s'efforce de disperser de nouveau ceux que j'ai cherché à recueillir et à sauver. Comment donc celui qui s'oppose à tous mes desseins, pourrait-il me communiquer son pouvoir ? S. Chrts. (hom. 42.) Si donc on est ennemi quand on refuse de joindre ses efforts à ceux d'un autre, à plus forte raison quand on y met obstacle. Le Sauveur semble aussi avoir en vue les Juifs dans cette allégorie et il les range avec le démon, parce qu'eux aussi se déclaraient contre lui, et dispersaient ceux qu'il rassemblait.
f. 24-27. Lorsque l'esprit impur est sorti d'un homme, il s'en va par des lieux arides, cherchant du repos, et comme il n'en trouve point, il dit Je retournerai en ma maison d'où je suis sorti. Et lorsqu'il y est rentré, il la trouve nettoyée et parée. Alors il s'en va prendre avec lui sept autres esprits plus méchants que lui, et entrant dans cette maison, ils en font leur demeure; et le dernier état de cet homme est pire que le premier. S. Cyr. (Ch. des Pèr. gr.) Notre-Seigneur fait voir ensuite comment

le peuple juif en est venu à se faire de semblables idées sur le Christ «Lorsquerespritimpure&tsorti d'un homme,)) etc. Dans saint Matthieu, le Sauveur applique aux Juifs cette comparaison en termes exprès « C'est ce qui arrivera à cette génération criminelle. o (xn, 45.) En effet, lorsqu'ils vivaient en Egypte, en se conformant aux usages des Egyptiens, ils étaient la demeure de l'esprit mauvais, il en fut chassé lorsqu'ils immolèrent l'agneau qui était la figure du Christ, et qu'ils marquèrent leurs portes de son sang pour échapper à l'ange exterminateur. (Exode, xii.)

colligit mecum, dispergit. » Cyril, (ubi supra.) Quasi diceret: Ego veni ut filios Dei ab eo dispersos congregena, et ipse Satanas cum mocura non sit, qute collegi et salvavi, tentat dispergere. Qualiter ergo qui meis dispensationibus refragatnr virtuteminiliimimstrat?CHRys.(/io?ït.42, ut snp.) At si qui non eooperatur, adversariug est, multo magis qui obstdt. Videtur tamen mihi et Judieos ad preesens sub jEuigmate tangore, ordiuans eos cum diabolo nam et ipsi agebant contra eum, et dispergebant quos congregabat. Cum immundusspiritus exierit ab Iwmiiw,ambulat per loca înûquosa, quœrcns requiem, et non inventent, dicit. .• Hevertar damummeam in nntU exila et cum venerit, invarit eam scopis mmidalam tuxe vadit, et assitmit septem alios

nequioresse, et ingrelsi habispiritus seemn tant ibi,' et fiuntnovissima kominis iUiuspe. jora prioribus. CïEtL. (in Cal. Grœcorum Patrum.) Post prœniissa ostendit Dominus unde conligit populo Judœorum ut ad hujusraodi opiniones laberentur de Christo, dicens « Cumhmnunilus spiritus exierit ab homme, » etc. Quod eolui hoc exemplum ad Judœos spectel, AUtthœus oxpressit dicens (cap. 12, vers. 48) « Sic erit et generalioni huic pessimoe:» quandiu eniui erant iu iEgyplo viventes ritu ^Egyptiorunij inliabitabat iu eis Bpiritu3 malignus; qui expulsus est ab ei?,quando mactaverunt agnum in fiburam Christi. et liniti sunt ejus sanguine, et sic evilaverunt destructorem.

DE SAINT LUC, CHAP. XI.

S. Ambr. Dans ce seul homme, se trouve donc figuré tout le peuple juif qui avait été délivré de l'esprit mauvais par la loi. Cependant comme les cœurs des Gentils, arides d'abord, mais pénétrés ensuite de la rosée de l'Esprit saint par le baptême, ne pouvaient offrir au démon un lieu de repos, parce qu'ils croyaient en Jésus-Christ, et que JésusChrist est une flamme dévorante pour les esprits impurs, il revint vers le peuple juif « Et comme il n'en trouve point, il dit Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti. » Orig. (Cla. des Pèr. gr.) C'est-à-dire Je retournerai vers les enfants d'Israël qui n'ont en eux rien de divin, qui sont comme déserts, et m'offrent un endroit où je puis habiter, « Et lorsqu'il y est rentré, il la trouve nettoyée et parée. » S. Ambb. Mais sous cette pureté extérieure et apparente, l'intérieur n'en demeurait que plus souillé; car elle ne pouvait ni se purifier de ces souillures, ni éteindre le feu des passions dans les eaux de la fontaine sacrée aussi l'esprit impur s'empressait-il de rentrer dans cette « Alors il s'en va maison, avec sept esprits plus mauvais que lui prendre sept esprits plus méchants que lui, et entrant dans cette maison, ils en font leur demeure. » Juste punition du crime que ce peuple sacrilège avait commis en violant la semaine de la loi, et le mystère du huitième jour (1). Ainsi de même que la grâce se répand avec abondance sur nous par les sept dons de l'Esprit saint, toute la malice des démons s'empare aussi de ce peuple par ces sept esprits impurs car le nombre sept, dans l'Ecriture, exprime ordinairement l'universalité. S. Chrys. (hom. 44 sur S. Matth.) Les démons qui habitent les Lesaint octeur d faiticiallusionuxseptsemaines s'écoulèrent a (1) qui depuis âques P jusqu'au ainsi l etc. jour jouroùlaloifutdonnée; qu'auhuitième oùavaitieula circoncision,

AMBR.Itaque in uno homine totius populi judaici comparatio est a quo per legem spiritus immundus exierat. Sed quia iu gentibus quorum corda prius arida erant, sed postmodum per baptisma rore spiritus humescebanl, propter fidem Christi requiem diabolus invenire non potuit (immundis enim spiritibus Christus incendium est) ideo regressus est ad plebem Judaeomm. Unde sequitur « Et non inveniens, dicit Reveitar in domum meam unde exivi. » Orig. (in Cat. Grœcorum l'atrum.) Id est, ad eos qui sunt ex Israel, quos vidit nihil divinum in se continentes, sed desertos et vacantes h&bitationi ejus. Unde sequitur « Et cum venerit, et invenerit eam scopis mundatam. » Ambr. Forensi

enim et perfunctoria specie compta anime manet interiore pollutior neque enim sacri fontis irriguo aut abluebat aut restringebat ardorem; mentoque ad eam spiritus redibat immundus, adducens secum septem spiritus nequiorea. Unde se« Et vadit, et assurait secum quitur septem alios spiritus nequiores se, et ingressi habitant ibi. » Quoniam scilicet in hebdomadam legis et octaves mysterium sacrilega mente commisit. Uaque ut nobis multiplicatur septiformis Spiritus gratia, ita illis immundorum spirituum universitas omnia cumulatur injuria enim hoc numero aliquoties comprehenditur. Chrys. [hom. 44, in Matth.) Incolunt autem animas Judœorum dasmones pejo-

EXPLICATION DE l'ÉVANGILE

âmes des Juifs sont pires que les premiers. Autrefois, ils traitaient avec cruauté les prophètes aujourd'hui c'est au Seigneur lui-même que s'adressent leurs outrages, aussi en ont-ils été punis bien plus sévèrement par Vespasien et par Tite, qu'ils ne l'avaient été en Egypte et lors de la captivité de Babylone « Et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. » Autrefois encore, ils étaient gouvernés par la divine Providence et par la grâce de l'Esprit saint, mais aujourd'hui cette protection toute paternelle leur fait défaut, et par suite, ils sont dans un dénûment complet de vertu, et en proie à des peines plus déchirantes et à toute la violence des démons. S. CYR.Le dernier état devient pire que le premier, selon cette parole de l'apôtre saint Pierre « Il eut mieux valu pour eux ne jamais connaître la voie de la vérité, que de s'en écarter après l'avoir connue. BÈDE.On peut encore entendre ces paroles de tous les hérétiques, de tous les schismatiques, et même des mauvais catholiques qui, à l'époque de leur baptême, avaient été délivrés de l'esprit immonde. Ce mauvais esprit parcourt alors les lieux arides c'est-à-dire, qu'en tentateur habile et rusé, il examine les cœurs des fidèles qui ont été purifiés de toutes les pensées impures et dangereuses pour voir s'il peut y imprimer la trace de ses pas maudits. Il dit « Je retournerai. dans ma maison d'où je suis sorti. » Ces paroles doivent nous fairel craindre que les fautes, que nous regardions comme à jamais effacées,' ne profitent de notre négligence pour reprendre sur nous leur funeste empire. Il trouve cette maison nettoyée, c'est-à-dire purifiée par la grâce du baptême des souillures du péché; mais complètement dénuée de l'ornement des bonnes œuvres. Les sept mauvais esprits qu'il prend avec lui, représentent l'universalité des vices. Ces esprits sont plus

res prioribus. Nam tune temporis in prophetas sœviebant; nunc vero ipsi Domino prophetarum injuriantur atque ideo a Vespasiano et Tito pejora passi t'uerunt, quam in /Egypto et Babylone. Unde sequitur « Et fiunt novissima hominis illiu3 pejora prioribus. » Tune etiam aderat eis divina provisio, et gratia Spiritus sancti nnnc vero etiam hac cura privantur propter quod virtutis major penuria nunc, et œrumua intensior, dsemonum exactio ssevior. CYRIL.(ubi supra.) Sunt etiam novissima pejora prioribus secundum illud apostolicum (Il Pétri, 2 vers. 21) « Melius erat eis veritatis viam non agnosrerp, quam post agnitam retroire. » Bkd. Potcst etiam hoc accipi de hœre-

tico quolibet, vel schismatico, vel etiam malo catliolico, de quo (tempore baptismatisl spiritus exierat inimnndus; locaque inaquosa peragrat, id est, corda fidelium quse a mollitie fluxae cognitionis expurgata sunt, callidus insidiator explorat, si quos ibi nequitiae sme gressus figere possit. Dicit autem • Revertar in domum meam unde eïivi » in quo timendum est ne culpa quam in nobis extinctam credebamus, per ineuriam nos vacantes opprimat. luvenit autem eam scopis mundatam; hoc esl gratia baptismatis a peccatorum labc castigatam, sed nulla boni operis industria cumulatam. Per septem autem malos spiritus quos assumit, unhersa vitia designat. iïrquiore.i autem dicualur, quia

DE SAINT LUC, CHAP. XI.

mauvais que lui, parce que cette maison non-seulement aura les sept vices directement opposés aux sept vertus spirituelles, mais elle voudra encore, par un sentiment d'hypocrisie, paraître avoir ces vertus. S. Chrys. (hom. 44.. Ce n'est pas seulement aux Juifs, mais à nous) mêmes, que s'appliquent les paroles suivantes « Le dernier état de cet homme devient pire que le premier. » En effet si après avoir été éclairés et délivrés de nos fautes passées, nous retournons à nos habitudes vicieuses, le châtiment qui attend ces nouvelles fautes sera bien plus terrible. Bèbe. On peut encore dire que Notre-Seigneur n'a dans ces paroles d'autre but, que d'établir la distinction qui sépare ses œuvres de celles du démon c'est-à-dire que le caractère du Sauveur est de purifier tout ce qui est souillé, tandis que celui du démon est de s'empresser de souiller encore davantage ce que Jésus a purifié. 51.27, 28. Lorsqu'ilparlait ainsi, une femme élevant la voixdu milieu du peuple, lui dit Heureusessont les entrailles qui vousont porté; et le sein qui vousa nourri. Mais Jésus lui répondit Heureux bienplutôt ceuxqui entendentla parole de Dieu, et qui la mettentenpratique. BÈDE.Tandis que les scribes et les pharisiens tentent le Seigneur, et blasphèment contre ses oeuvres, une simple femme proclame avec une foi vraiment admirable le mystère de son incarnation « Lorsqu'il parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu du peuple, lui dit « Heureuses les entrailles qui vous ont porté, » etc. C'est ainsi qu'elle confond tout ensemble, les calomnies des princes des Juifs et la perfidie des hérétiques futurs. En effet, de même que les Juifs, par leurs blasphèmes contre les oeuvres de l'Esprit saint, niaient que le Sauveur

non solum habebit illa septem vitia quae septem spiritualibus sunt contraria virlutibus, sed etiam per hypocrisim ipsas se virtutes habere simulabit. CURYS. {hom. M, ut sup.) Non solum autem illis, sed et nobis fuisse dicta accipiamua quas seqimntur « Et erunt novissima hominis illius pejora prioribus; » quia si illustrati, et a pristinis malis remoti, denuo redimus ad eamdem uequitiam, gravior deiuceps erit pœna sequentium peccatoruin. BED.Posset etiam simpliciter iutelligi Doniimun hase ad diatinclionem suorum et Satan» operum, adjunxisse; quod scilicet ipse semper pollata mundare, Satanas vero mundata gravioribns sordibtis contaminare festinet.

Facturaest autemeumkœcdiceret, xtollens oe v cemqvadammulierde turba, diiit illi. Beatus vealerquiteportavit,et uberaqua suxisti. At ille dixit Quinimo, qui audiuntverbeati bumDeiet custodiunt illud BED. Scribis et pharisseis Dominum tentantibus simul et blasphemantibus, incarnatiouem ejus magna fiducia quœdam mulier confitetur. Unde seqnitur « Factum est autem cum htec diceret, extollens vocem quœdaia mulier de turba, dixit illi Beatus venter qui te portavit, » etc. Ubi et prœscntiuin procerum calumniam, et fiilurorum confundit haereticorum perfldiam. Nam sicut tune Judtei sancti Spiritus opera blasphemando vemm Dei Filium nega-

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

fût le vrai Fils de Dieu, ainsi les hérétiques, en niant par la suite que par la coopération de l'Esprit saint, Marie, toujours vierge, ait contribué à former la chair du Fils de Dieu, n'ont pas voulu reconnaître que le Fils de l'homme fût le Fils véritable du Père de même nature que lui. Mais si la chair du Verbe de Dieu fait homme, est étrangère à la chair de la Vierge mère, pourquoi proclamer bienheureuses les entrailles qui l'ont porté, et les mamelles qui l'ont allaité. Quelle raison de croire qu'il ait été nourri de son lait, si l'on ne veut admettre qu'il ait été conçu de son sang, puisque selon les médecins, le lait etle sang ont une seule et même source. Or, ce bonheur n'est pas le partage exclusif de celle qui a mérité d'enfanter corporellement le Verbe de Dieu, mais encore de tous ceux qui s'appliquent à concevoir spirituellement par la foi ce même Verbe, à l'enfanter et à le nourrir dans leur cœur, et dans celui du prochain, par la pratique des bonnes œuvres « Mais Jésus lui répondit Bien plus heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. » S. CHRYS. hom. 45 sur S. Matth.) En parlant de la sorte, le Sau{ veur ne reniait pas sa mère, mais il montrait qu'il n'eût servi de rien à Marie de l'avoir mis au monde, si elle n'eût d'ailleurs été le modèle de toutes les vertus. Or, s'il n'y avait aucun avantage pour Marie d'avoir donné le jour à Jésus-Christ, sans les vertus qui ornaient d'ailleurs son âme, n'espérons rien absolument des vertus d'un père, d'un frère ou d'un fils, si nous ne faisons aucun effort pour les imiter. Bède. La Mère de Dieu est heureuse pour avoir été dans le temps l'instrument de l'incarnation du Verbe, mais elle est bien plus heureuse pour avoir gardé inviolablement et éternellement son saint amour. Ces

bant, sic hœretici postea negando Mariam semper virgineni, Spiritus sancti cooperante virtute, nascituro unigenito Deo carnis siub materiam ministrasse, verum consubstantialenique Patri Filium hominis fateri non debere dixerunt. Sed si caro Verhi Dei secundnm carnem nascentis a carne Virginis matris pronunliatur extranea, sine causa venter qui num portasset, et ubera qu» lactassent beatificantur. Qua vero eonsequenlia ejus lacté credatur nutritus, ex cujus semine negatur ctmceptus? cum ex unius et ejusdem fontis origine secundum physicos uterque liquor emanare probetur? Non autem tantummodo eam qiue Verbum Dei corporaliter generare meruerat sed et omnes qui idem verbnm spirilualiter auditu fidei eoncipcre, et boni operis custodia (vel in. suo, vel in pioxi-

morum corde) parère et quasi alere studuerint, asserit esse beatos. Sequitur enim « At ille dixit Quinini», beati qui audiunt verbum Dei, » etc. CHRYS. (hom. 45, in Mattlt.) Non fuit hoc responsum repudiautis matrem, sed ostendentis quod nihil ei partus profuisselj nisi valde bona et fidelis fuisset. Cœlerum si Marias non proderat sine virlutibus animœ Christum ab eo originem traxisse; multo magis nohis sive patrem, pive fratrem, sive filium virlnosum habeamus; nos autem absistamus ab illius virtnte, neqnaquam hoc prodesse valehit. Bed. Eadem autem Dei genitrix, et inde quidem beata, quia Verbi incarnandi ministra est facta temporalis, sed inde multo beatior, quia ejusdem semper amandi custos manebat aetema, Hac

DE SAINT LUC. CHAP. XI.

paroles sont une condamnation des sages d'entre les Juifs qui, au lieu d'écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique, en faisaient un objet de négations et de blasphèmes. l à f. 29-32. Et commee peuple s'assemblaiten foule, Jésus commença dire Cettegénérationest une générationméchante,elle demandeun signe, et il ne lui en sera pas donnéd'autre que celuidu prophète Jonas. Car comme Jonas un signepour <MAaM/aK~<<e MM les l'homme le sera Ninive, le Fils /M< st~M ~OMr habitants de NHK'ue, F:~ de <'Ao)H?MeMMpour cette fut génération. La reine du Midi s'élèvera au jour du jugement contre les hommesde cette génération, et les condamnera,parce qu'elle est venue des < / e~ e.i'<r~K:<~<es ~)'re, jt)OMf eM~K~re M~MM Sa~cmOH, ce~Mt M< ~M! ici estplus grandterre,pour entendreNinivites s'élèverontau jour du jugement extrémitésde la que Salomon.Les la sagessede Salomoaa, t celui qui est e contrecepeuple, et le condamneront, arce qu'ils ont fait pénitenceà la voix p de Jonas; et cependantcelui qui est ici estplus grand que Jonas. Bèbe. Les ennemis du Sauveur lui avaient fait deux questions insidieuses, les uns l'accusaient de chasser les démons par Béelzébub et nous l'avons vu confondre cette accusation calomnieuse; les autres, pour le tenter, demandaient un signe du ciel, et c'est à eux qu'il va répondre « Et comme le peuple s'assemblait en foule, Jésus commença à dire « Cette génération est une génération méchante, » etc. S. Ambr. Paroles qui indiquent que la synagogue perd toute sa beauté au moment où l'Eglise doit briller de tout son éclat. Or, le Fils de l'homme sera un signe pour les Juifs, comme Jonas l'a été pour les Ninivites « Elle demande un signe, et il ne lui en sera pas donné d'autre que le signe du prophète Jonas. » S. Bas. (Ch. des Pèr. gr.) Un signe est une chose sensible, placée sous les yeux de tous, et qui a pour objet de faire connaître une chose cachée, et c'est ainsi que les faits miraculeux de la vie de Jonas représentent la descente

Judœormn sapientes Dei, non audire qui verbum percutit; sed negare et blasphemare et custodire, quœrebant. autem sententia Turbis autera concuvrçntibus ccepit dicere: Generatio hmc generatio nequam est signum t/uœrit, et signum non dabitur ei nisi signum Joute prophétie. Nam sicut fuit Jonas signum eritet Filius hominis gsnerationi ita isti. Régula Austri surget in judicio cunt viris geixeralionis hujus, et condemnabit illos, quia venu a finiàus terres audire sapientiant Salamonis et ecce plus guam Salomon hic. Viri Ninioitœ surgent in judicio cum generatione hac, et condemnabunt illam, qui panitentiam egerunt in prœdicatione Jonœ et ecce plusqitam Jonas hic. Bed, Duplici Dominas fuerat quaeç-

tione pulsalus quidam enim calumniabantur eum in Beelzebub ejecisse dœmonia, quibus haetenus est responsum, et alii tentantes signum de coelo queerebant ab eo, quibus abhinc respondere Turbis autem incipit unde sequitur concurrentibns, ccepit dicere Genpratio hsec generatio nequam est, n etc. Asibros. Ut scias synagogœ populum deformari, ubi Ecclesiai béatitude laudatur. Sicut autem fuit Jonas signum Ninivitis, ita erit et Filius hominis Judœis. Unde subditur « Signum quant, et signum non dabitur ei, nisi signum lotio: propuetse. BASIL. (in Caf. Grœcorvm Patrum.) Signum est res in propatulo posita, alicujus occulti conlincns i» se declarationem; sicut Jouas sigaum des-

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

de Jésus aux enfers, sa sortie et sa résurrection d'entre les morts a Car, comme Jonas fut un signe pour les Ninivites, leFits del'tiomme le sera pour cette génération. » BÈDE.IL ne leur donne pas un signe du ciel, parce qu'ils étaient indignes de le voir, mais des profondeurs de la terre, c'est-à-dire le signe de son incarnation non de sa divinité le signe de sa passion, et non celui de sa gloire. S. ÂMBR. e signe de Jonas n'est pas seulement la ngure de la pasL sion du Sauveur, mais encore un témoignage des crimes énormes commis par les Juifs, et nous y voyons une prophétie qui porte tout à la fois le caractère de la justice divine et celui de la miséricorde. En effet, l'exemple des Ninivites nous présente et la menace du supplice, et l'indication des moyens propres à l'éviter; et ainsi les Juifs euxmêmes, ne doivent pas désespérer du pardon s'ils veulent faire pénitence. THÉOPHYL. les Ninivites se convertirent à la prédicaMais tion de Jonas, lorsqu'il fut sorti du ventre de la baleine tandis que les Juifs ont refusé de croire à Jésus-Christ ressuscité des morts c'est ce qui a été la cause de leur condamnation, et le Sauveur en donne successivement deux preuves par comparaison « La reine du Midi s'élèvera au jour du jugement contre les hommes de cette génération, et les condamnera. » BÈDE.Elle les condamnera, non par la puissance qui lui sera donnée de juger, mais par la simple opposition de sa conduite sage avec celle des Juifs c Parce qu'elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, )) et cependant il y a ici plus que Salomon. Le mot hic (ici), en cet endroit, n'est pas un pronom, mais un adverbe de lieu, qui veut dire Vous avez ici, et parmi vous, celui qui est incomparablement plus grand S. CYR.Il ne dit pas Je suis plus grand que Salomon, que Salomon.

censum ad inferos, ac iterum ascensum liât agére pœnitentiam. ÏHEOPHYLACT. Christi, et resurrectionem a mortuis re- Sed Jonas post exitnm suuu) a ventre prœsentat. Uude subditur « Nam sicut ceti, sua praedicatione Kimvitas converJonas fuit signum Niaivitis, ita et Fi- tit Christo vero resurgenti Jtd{eoram lius hominis generationi isti. a BEDA. gcneratio non credid!). unde pro'judtSignum eis tribuit, non de cœlo, qnia ciutu fuit eis de quo preejud~'io subindigtit erant videre, sed de profuudo in- ditur d~ptex fxeu~phmt, cum dicitur t'erni, signutu scitieet incarnationis, non cum Hegi)]!i Austri ~ui~ft judicio Divinitatis, passionis, non ~orincationis. viris genoratioxis huju.~ et condemnaAMBn.Ut autem ~oute signum typus bitUtos. o BHD.XonutiqoepotMtatejudominica; passionis est, i)a etian) t;ra- dicii, sed comparatione faeti meiiori. vium qmc Judœi commisernnt. testiHca- Unde soqditur :«Qni~ venit n Hnibm tio peccatorum est Mmu) advsrtei't' tcfr.'B uudu'e sapieuti.mt Sa)ot!ioni5j et licet et majestatis oraculum, ft pietatis esse ptusquam Salomon hic. !)te i!) indicium. Vainque Kiumiaram excmplo, istc loco, non prouomeiN, sed atverbium et denuntiatur supplicium, et remedium loci significat id est, M preseutiarum in demonstratur unde etiam dehent Jn- intft' vos cotiversattir qui incomparabi')?) non desperare indn)jïentia)n si ve- titer est Satomone pM'stMitior.') Cytt)L.

AMBR.ln hoc quoque judoeortiin ptebein rum quasi dicat Festinavit ad audien. E NYSSE.~Aom. composée de ces différents peuples. les Gentils viennent le trouver. (AoMt. auditura scientiam vi.da. mais aussitôt que le Christ pacifique apparut. !? f'a)!<. si la reine du Midi.tus emicutt. pour lui offrir les au de A (f( llusion nom Salomon selon qui 1étymologie hébfaïque signifie pacr~/M~. et ses miracles vous laissent insensibles. S. Voici le sens de ces paroles Cette femme barbare. cum assistatis et audiatis de monisYerbacognoscat: Regin~pt~ae. s'est empressée de venir entendre Salocc~a pour apprendre de lui la science des êtres visibles.) tra verbum. il est évident qu'il n'y aura pour tous les hommes. CHAP. mille annis ante jusnm.NYss.veri Dei uotitia at ubi pacilicus Chriirio cum reprobis ostenditur uua cun. qui est sans nul doute du nombre des élus. atienamim eon. ft verba signis e~ distMtibns populis iuunum corpus as~uropcribns comprobantem.gens. per ter exprimit. Ecctesiae mysterimn vehemendum Su)omouem mulier barbara. semblable à la reine du Midi. et qu'elle n'aura pas lieu. pour nous apprendre à nous humilier. se compose des peuples les plus divers et les plus éloignés. etsi fecundi simus spirituaUnm pmth. l'Eglise. sic m principio nigra erat Ecclesia gcutiumj et muttum distabnt a BEM. tandis que les Juifs restent dans l'aveuglement. reine véritable. bons et mauvais. entendez la sagesse elle-même vous enseigner les choses invisibles et célestes. dont le royaume. et avide d'apprendre la sagesse. et hoc nonjuxta pietatM Momat:). damne le peuple juif.DE SAINT LUC.et vires herharum: orbis finibus eougregatur ut paciB J Safovos autem.7 sur les C<ïM<. sans tenir compte de la longueur du voyage. de diversis et < tia~t vos instruentem. qner: in regina Austri per tam iongtuu iter. mais au temps même fixé S. et les propriétés des plantes. pour entendre les paroles du Salomon pacifique {!). o0'et'untf[~c Christo 'urrectio morta!iu)t).mnans.qUtC etecta esse noti dubitutur. et vous qui. conformément aux fables des Juifs.' 'torum (bonorum sfi1i(!ct mainrnmque) accednnt Gentiles.) D A l'exemple de cette reine d'Ethiopie qui venait d'un pays éloigné. GKÉ&. et miracnla insensibiliter Sicut autetu illa MegiM ~thiopum et pra'teritis.jus regnum est indi~isnm. se rassemble des extrémités de la terre. AMBR. Non autem dixit Major Salomone ego fabuiM Judœomm. sans sortir de votre pays. et trés-éloignée de la connaissance du vrai Dieu. judicio. était noire aussi au commencement. n même temps que le Sauveur conE pour le jugement. et aurum d~vituf tifti" . mille ans avant le jugement. et la voyez confirmer sa doctrine par des oeuvres et par des prodiges.SinutemregiaaAustri.~utpersuadeatnobishumitiarij dichtm. qu'une seule résurrection. longe distans. vous vous révoltez contre sa parole. GREC. tune cœcutientibua J[«!!)'i. un et indivisible. Or. il nous donne une figure éclatante de l'Eglise qui. sed in ipso esse futurs. doit s'élever au jour du jugement avec les réprouvés. ). surget in judi.studium per<ipieadM sapientise de totius sibitium auimar<tiutt). cuit)YMibi)ibns cœlestibus ipsam sapien. alors même que nous sommes combles de grâces spirituelles. X(. réunis en même corps. BtDE.

AttBR. TnEOPSYLAnT. igitur regMns in Austro (id eat. Unde subdit: '< Quia paemt. au témoignage de l'Ecriture. et les autres des Juifs. Dieu n'envoya qu'un de ses serviteurs aux Ninivites. et luimême vint trouver les Juifs. in coDtempUtionem erigttur) ad quem nullus perveuiat. iste l'eguum fodorum au!)u. de même que !e vent du midi. qu'autant qu'on règne véritablement sur soi-même par une vie vertueuse. l'or de la connaissance de Dieu et les pierres précieuses de l'obéissance aux commandements. Cat. dicens « Viri NinivUiB surgeut in judicio cum generatione hac.)Le jugement de condamnation est prononcé par des personnes de mèmé condition ou de condition différente de même condition.cntiam egerunt in pt'tedicatione JonK*~ et esse plusquam Jonas hic. mais c'est le contraire qui arriva « Ils ont fait pénitence à la voix de Jonas. quod Judœos decebat potins credere accidit autem contrarium. les uns étaient des barbares. dont on ne peut s'approcher. CuRYS. » S. aut peccare desinat (quod sci- . En effet. sicut cum Ninivitfc cocdetDBant eos qui erant tempore Christi.) Condemnationis judicium ex similibus vel dissimilibus fit ex simUibus quidem. » A MB. et gemmas. de condition différente. nisi regnet in bona vita. Ponit autem coBsequenter exemplum de Ninivitis. vient entendre la sagesse du roi pacifique Salomon. et condemnabuat il)am. Notre-Seigneur apporte ensuite l'exemple des Ninivites « Les Niniconvites s'élèveront au jour du jugement contre ce peuple et le C damneront. </?'. » S. lorsque les ministres condamnèrent ceux qui vivaient au temps de Jésus-Christ. obedientiam scilicet Vel quia prseceptorum. et il y a ici plus que Jonas. ut aut pectare uesciat (quod scilicet pertinet ad Austri Reginam). Cra'CtM'MHj (in Pa~'M))!.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE parfums de la piété. Jésus annonçait le royaume des cieux. ut sic Bat condemnatio clarior nam illi quidem barbari. c'est-àdire dans une vie toute spirituelle. ainsi l'âme qui règne dans le Midi. ou tias.ihftt notum est ergo cmhbet. Dans le sens allégorique.(ÇA. in spiritnali conversatione) venit andire sapientiam Satomonis Regis pacifici Domini Dei nostri (id est. comme dans la parabole des dix vierges. ille eversioneni pr~dtcahaL. –THÈOMYL. répand la chaleur et la vie. Il est donc évident que les Juifs avaient beaucoup plus de motifs pour croire. ce que figure la reine du Midi. ceux-ci étaient nourris des enseignements prophétiques. des Pef. ceux-là n'avaient jamais entendu la parole divine. qui est le Seigneur notre Dieu. On bien encore. hi vero JuAmi hi refecti propheticis documentis illi nunquam acceperant auditum diviumn i)iac ivit servus. » CHBYS. l'Eglise se trouve dans deux états ou elle est exempte de fautes. hnc dominus. Jonas annonçait la destruction de Ninive. sicut in parabola de decem virgmibns ex dissimilibus autem. amma. Auster laudatur in Scriptura sicut calidus et vivtHcans.Secundmu mysterium autem ex duobus constat Ecclesia. c'est-à-dire qu'elle s'élève jusqu'à la contemplation.

et la sagesse l'évite. cum ipsius ordiuia tnhU intersit ad rem. mais pour obtenir les applaudissements de la foule et pour se faire des sectateurs. ~(! Nupï'a caH~~t'tt~.Le Sauveur veut parler ici de lui-même. elle cesse d'en commettre.m~«.DE SAINT MC~ CHAP.:c garde que ~i /MM!'°~ ~t<t est f. – Il n'y a jMfM~MM ~M(a~oKt a~Mm~ MMC &HMpe. et comme il avait del'homme queJésus muet d délivra udémon ui]epossédait. (de l'acc. tt'o~a.<< 'tMCtMe < sera e< jaa)'<M<e)M6ret(se. MeMeM M. » etc.) Les Juifs accusaient le Seigneur de faire ses miracles. des P~.) Saint Luc place ces paroles 11. cap. et m tt~CMtfK<e poMf'f. sive ita sit.M accota. (C'A.!Mt' M M C/M~e/M?' pOMr~MC CMM caeA~ OMMMSM). quo illa ordine Dominus dixerit. tMt~t M<ttft)?i /'<te~~ e~'a~ corpus fttMt fene6rOSMÏ~rit.'<B !!«. &0!MMM. sive ita. cum e~ hoc discere habeamusperevangelistarumexcRUent. oculus ~K!~ simplex. sed ~tiquante dispari ordiue.uoh'f e< eotys cm~t set's ténébreux. quel que soit l'ordre dans lequel il est présenté? 33-36. n&~ habens aliquam ~Mr~M teue~ 6ra~!<'Hj C~ ~MCK~tttHM)M. probat igitur prœsentem cum dicit ducens lucerniB excmplum et in abscoc« Nemo htcemam accendit. t)0<M0!t~. De seipso Dotîet/ue sub modio. Il repousse cette calomnie par la comparaison de la lampe « II n'y a paonne qui. S. AuG.. BÉDE. BED. Quis autem non videat supmiluo qitcrt.'eK<'4. ~<[ ~M:~e de t)0/)'C CfM'/M. 39. S. ayant allumé une lampe. ut candctabrum.Si votre a' est ~MM~~c JMM'tout votre co!p~ se)'a'e'e/aM'~ ma: <7 est MSMfaM. Nemo ~<e<'rtM. et afin que l'on crût eu lui.Mootts ?MM:'<-e~~ M~M< w'MM <Mt~6?'M. ce que représente la pénitence des Ninivitcs~ car la pénitence efface le péché. C'M< ~M:<M< OOM.) Judaei Dominum miexercere fidem (ut illi crenon propter racutiij sed propter videnapp)ans<is derehtf). V!f~Cergo ne lumen ~«0~ in te est e .issimum uon esse meudacmm.sapientiacavet. quo ille aqno proccssit. la mette en un lieu caché ou sous un boisseau. ~?'. (i)C'est-à-dire Ftiistoh'e après q Ucet pertinet ad Ninivitas pœnitentiam a~ente~) pœnitentia pnim detictum aboiet.. ~. sed supra dito ponil. vous ~a:~t'« co~~M M~c ~)~<? &t':M(!H~.) incahuuui.ftfet'H<! .) Hoc autem Lucas narrat eo loco quidem quo Matthaeus.:~MM msM ore la M~ . ~MMt~.. t~M fuerit. puisque l'autorité si imposante des Evangélistes nous apprend que l'inversion dans le récit des actions ou des paroles ne détruit pas la vérité du fait qui reste toujours le même. Ans. mais on la met sur un chandelier.') etsi M COr' minus hic tofjnitur ostendens qui ingrediuntu1'~MO!M~a~f. Evang. Mb. dot!cuo<)'e Si eo~s est tout ec~re. 39. CYR. des E'ue!M<y. Il. Mais qui ne voit qu'il est superflu de chercher dans quel ordre précis Notre-Seigneur les a dites. tout en suivant un ordre tant soit peu diB'érent (t). Si ergo corpus tuum <o<t..nn. si auct. et sicui /KCCrM<t /M~9ft$ t~MWHta6~ CvRti. etc. Uiceb~nt (in Cat Cr~cot'wM P<?<n<w. ~U!H corpus ~t<M ~[fCÎ~~M~!7.oritatem quisrlue non hoc ordine cuiasquam sermonem d!xnrit. Si porî'f? tui est oculus <UM~. netitu)] (ut sactatorM ptures h~berct. non pour établir la foi. OM< hMHMMMX-. (de t'otM. nequo sub modio. Xt. du Sauveur au même endroit que saint Matthieu. ~*rMM~o.

a En effet. Nemo ergo fidem sub tege constituât tex emm intt'a mensuram est. vel intra unius Jada~fB gentis tei'tuinos volnit cohibere: sed supra caudelabnuu posu~ id est.'B mentis et seiMus Mcenditur ut ut):t fju:M porierat. ultra measHram gratex obutnbra. cette lampe c'est la foi. tandis que la grâce projette de vives clartés. sur l'Eglise. propter hoc dicit Uorninus quod accipientes lucernam a Dco (intellectum scilicet) eamotatione . parce qu'il a gravé sur nos fronts la foi à son incarnation. AMR. sed cogitatinnes et ipsas cordis nUenU~nes mundaro et t'astipare me- « Lucerna minerint. Ipse quidem lucernam accendit. il montre cependant que l'éclat de la lumière ne devait pas rester caché pour les fidèles. mais nos pensées et les plus secrètes intentions de notre S. Domine » verbum euhu Dei fides nostra e~t. 8). iucerua auLem Jucerenonpotestj. à cause de la malice de leur esprit. c'est-à-dire. Enfin. nequaquam tameu lucis sn!B claritatem fidelibus occultandftm. nisi !i)i~nde lun)en acceperit onde et virtus nostr. c'est-à-dire l'intelligence. puissent voir clairement la lumière de la vérité. Ou cœur « La lampe de votre corps. il n'a voulu ni dérober aux fidèles la lumière de cette lampe.t. l'envie les neiupra dixerit nuUum generationi quam uisi signum Jonœ dandum. ni la mettre sous le boisseau. Notre-Seigneur leur reproche. nec modio supponere. que tout en ayant reçu de Dieu une lampe allumée. ne opéra taniummodo. c'est votre œil. Ou bien. qui testam humanae naturœ tlamma i-uff divimtfttis imptevit. afin que ceux qui veulent entrer dans l'Eglise conduits par la foi.EXPLICATION DE L'ËVANGtLE dit précédemment qu'il ne serait donné à cette génération que le signe de Jonas. TnEOpnYLACT. selon ces paroles du Psalmiste « Votre parole. Ecclesian~ quia in nostris tronUbus {idem sum ulCiM'juatiouis affixit ut qui Ecclesiam tideliter ingredi voluerint. fia gratin chrifieat. Vcl lucprua fides est. possit reperiri. donc ne place la foi sous la loi. Nam sequitur corporis tui est oculus tuus. or. juxta quod su'i))' tum est (7~M/. ni la restreindre dans les limites étroites du peuple juif. mais il l'a placée sur le chandelier. lorsqu'il a rempli le vase de la nature humaine de la flamme de la divinité. En effet. mais la grâce ne connaît pas de mesure la loi répand TsÉopBrL. » bien encore. en faisaient un sujet d'accusation contre lui. la parole de Dieu est notre foi. car la loi est contenue dans une certaine mesure.~ quam profecto lucernam nec credeutibus abscondere.MC. hoc est. est comme une lampe devant mes pas. témoins des miracles de Jésus. non-seulement nos actions. c'est-àdire. dans~uu autre sens. )) AMBR.. Vel aliter quia Jndœi videntes miracula acousabant ex eorum mentis maUtia. mais une lampe ne peut donner de lumière qu'autant qu'elle la reçoit d'ailleurs c'est ainsi que les facultés de notre esprit et de notre intelligence sont éclairées pour nous aider à retrouver la drachme perdue (Z. Que personne xv. Douque praicipit. lumen veritatis palam queant iutueri. sub mensura~egis inchidere. des ombres. il nous prescrit aussi de purifier avec un soin tout particulier. il a lui-même allumé cette lampe. Seigneur. la renfermer sous la mesure de la loi. H8) «LucerNftpedihu~ meis verbum tuum. comme les Juifs.

CHRYS. hic rum ca)iginem. totum ambutat. qui vero addiseit.(ut ~t</).perveTsione excœMti in Unde snbdit Vi ~e er~one!)[tropologicc vocat co'~MM itiu~tratur )et[ectus. Unde secundum bunc intellec. H)<')t qnnd in te est. C'est en suivant cette même pensée qu'il ajoute « Votre œil est la lumière de votre corps. corpus lueidun. a reste fidèle à son principe. que la lumière qui est en vous n c o de dans c p (t)Cette itatione setrouve asdans Orig&nenlit quelque hose semblable l'ho2 mélie t del'OMffa~e sursaintAfaM/ti'eM. sed pio. Sen- . Le Sauveur semble donc dire aux pharisiens Votre intelligence doit vous servir à reconnaître la véritable cause de mes miracles.) Deo suscepimus. Celui qui est sage est déjà entré.Ndeiabrnm erit. ajoute Notre-Seigneur. CHRYS. et dans un sens métaphorique. iLsaint hrysostome. totam autem tam tœsimus auimam. nulFi)ii Dei. le corps également sera dans les ténèbres.sivero<eael)rosus.(in Ca<. mais s'il est ténébreux. est encore en chemin. 21 sur S.DE SAINT LUC. si au contraire votre œil est mauvais. tiam. Quasi pharisœis dicat OpM'tet corpus thum laeidam erit. S.quam.Car l'intelligence. ne sont point les œuvres de Béelzébub. et l'aveugle perversité de notre intelligence nous plonge dans d'épaisses ténèbres « Prenez donc garde. lumen videant. sunt opera. ut supra ca.) prie intellectum nostrnm. tum subdit « Luccrna corporis tut est et divisionem in se. ni division. CHAP. mais celui qui est à l'école de la sagesse. nous avons fait à toute notre âme une profonde blessure.(1) Il appelle œil notre intelligence.) hiteUechH enim a suo princi detis. G)'<TCO)'MHt J)f<!<f/t.. totum tenebrosum erit. Sicut autem corpori:! gnoscebant. au point de méconnaître ses miracles et ses bienfaits. car c'est par l'intelligence que l'âme tout entière est éclairée. Nous avons donc reçu de Dieu l'intelligence pour la placer sur le chandelier.militer tenebrosam. adhuc <'Si oculus tans fuerit simpicx. o 0!HG. /M)M. XI.rimus~ qui potest solvere passionMj tojPt)'<)'K7)t. Sapiene qnidem jam teUeetus ad animam unde sequitur ingressus est. t ( 2 oculus tttUS. et c'est pour quoi Notre-Seigneur ajoute « Sivotre œil est simple et pur. tout votre corps sera lumineux. tant qu'elle corps sera dans les ténèbres. et aUis deelarare quoniam qure vi.]am continens dUpUcitaten~ et dolnm. » OMG. THEOPHYL. in ~0)0 situpticitatis studio est. aveuglait. tout votre Oiu&. l'œil du corps est lumineux. sed ad hoc intellectum a oculus si ttieidus fuerit. Afa~) Si donc nous laissons corrompre en nous l'intelligence qui devait nous affranchir de nos passions.< enim ab in[e))ecfu aninn tutj. ne recherche que la simplicité et ne contient en elle-même ni duplicité~ ni ruse. le corps sera aussi dans Si la lumière. (hom.) i ergo inteDectum corrupe!? S Oc~~Mt quippe appellat pro. ut etiam a)ii qui ingrediun. il donne le nom de corps à toute notre âme.» ORIG. tenebKp sint. attribué UMOMpM C obscurati miracu)a et bénéficia non coTuEOHpyLACT. non Beelzebub. sic coinpm~Utr intur. et à apprendre aux autres que les œuvres dont vous êtes témoins. et corpus siponeremus. afin que tous ceux qui entrent voient la lumière. bien qu'elle soit immatérielle. Ainsi en est-il de l'intelligence par rapport à l'âme. mais les œuvres du Fils de Dieu. patimurque flianimam qnamvis non corpoream. si autem nevos uti inteUectu ad miraculorum noti.

bonum opus efEcitur. Uude dmHur « Lucerua itnque corporis est oculus. OM&. C'est de la puissance de cet œil. totum corpus tuum . et qnas nobiseum passim deferimus. et nous les portons partout avec nous. si votre corps matériel. totum corpus tuum imidum erit quia si recte intendimus per simplicitatem ctMjit. S. x et.) Id e~t. que son éclat sera semblable à une lampe qui répand partout sa hunière.. Mp. N <{uiiiper bonK! intectionis radium. devient tout lumineux. quiti consueverat esse caligo. tandis qu'un oeil ténébreux l'égare infailliblement. la lumière et l'oeil de D 22. ORtG. (XXVm J~-<. l'œil est la lumière de notre corps.iMt~utum itetlueiduui Lohuu taum corpus spirHutùe ut eotupareJitur splendores ejusiUustranti!ncem<c.) Vel aiiter âppcUatioue corporis uo. lorsqu'il est éclairé par la lumière. extincto nobia oculo a.7. NAX. tout votre corps spirituel deviendra si lumineux. (ut ~<p. t. mais ces ténèbres ont une origine extérieure.c.a. tout votre corps sera lumineux.) l'Eglise. me]'!ht i)h<stMuh)r actionis. memhruni )uu)). auparavant. même bonne. dum lux quœ erat in corpore. « Si ergo curpus tuum totum dicem iucidum fuerit.atiom'i. n'ayant aucune partie ténébreuse. etiam si minus bonum e~e videatur et si oculus tuus nequam fuefit. S. adeo ut non amplius in te sit. dès que l'œil de notre âme vient à s'éteindre.o magis te non ~ectenebrosum.desM<n ve! saJvari.) Ou bien enfin.. cante. votre action deviendra bonne. lui donne tout son éclat. le (??' corps ngure ici chacune de nos actions qui suit l'intention. ENAz. c'est le Pontife de même donc qu'un œil pur et lumineux dirige sûrement tous les pas du corps. G&EG. quand il ajoute a Si donc votre corps est tout éclairé. f etc. sie et in Prseiato (qualitercuuque se babeat) opor~et panternanfragimM pati Ë(. Si ergo ucuhts tuus simplex fuerit. lorsqu'il est simple et lumineux que Notre-Seigneur veut parler. quand même l'apparence extérieure serait défavorable. (epi5L . alors que la lumière du corps qui.ni habeutes originem.nim:Bj de cujus imumis virtute subdit. ainsi le salut ou la ruine de l'Eglise sont attachés à la conduite bonne ou mauvaise de l'Eglise. Dans ce sens. GRÉG. (&e<<&*e Ou bien encore. sed mtru)seca. sibiles dicit tenebras.si corpus tuum seusibi]e factun~ est httNiuosuia iitustrato corpore a lucerna. parce que si une pensée simple rend votre intention droite. parce que la bonne intention rayonnant sur notre action. imputo vero existeute deviat. dirigitur quoenuque prasceperit iuleUeûtus. Si donc votre œil est simple. a II semble parler de ténèbres sensibles. de telle sorte qu'il n'y ait plus en vous aucun membre dans les ténèbres.C'est-à-dire.) ~'ct aliter Kcciestas lucerna et oculus est Prce)utus necesse est ergo ut sicut oculo se pure babeute corpus dirigitur.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE ne soit elle-même de vraies ténèbres. était ténébreuse. parce qu'une action. Mais si au contraire votre œil est mauvais. GttEG. dans un autre sens. comme un œil qui l'éclairé.qnœque actio inteUigitur~ qua: mtentioneu) snam quasi mtucntunu ocntuM sequitur. tout votre corps sera dans les ténèbres. xxvm. à plus forte raison si vous fuyez le péché.2. GREC. se trouve dirigée au gré de l'intelligence. 6.

~/MfMMM ~M'M MMiK~er ~M. et in futuro lucis gloria doTOM. et tout sera pur ~OMr ous. etsi contingit a]iquem proximorum tua bona actione uoceri. faite avec une intention mauvaise. est toujours une œuvre ténébreuse pour celui qui voit et juge l'intérieur.Lorsque NotreSeigneur ajoute « Si donc votre corps est tout éclairé.qui deciv matis meMMam. et illa Mot:cm)«er<.!<<prtt. dans quelles ténèbres seront plongées )es œuvres que nous savons être mauvaises. p~/ttfm est t-apMta t't«~Mt'<a<e. non habens in tua conscientia aMquampartem tenebroscB cogitationis.Sed e« vobis pAarMftM. Me~c~Mrapineet est e< de coupeet dM~)~<. pharisiens. demandantcommentil ne s'était point lavé les mains avant le repas. Unde et recte subditur < Vide ergo ne lumen quod in te est. vous nettoyezle dehors lui de la cot~e e<du <S~MMf au dedans ~AiM'MM~M. C'est surtout contre l'hypocrisie des pharisiens qui venaient astucieusement demander des signes.~OM)! e~<M! ?-t:p:Mc celui qui a fait le dehorsn'a t-il pas fait aussi le dedans? ~Me?M~ <<'MM'~M: v Toutefois. tu tamcn pro tuo simplici corde. quand nous les faisons. et hic gratia. CBAP. C'est donc avec raison que Notre-Seigneur ajoute a Prenez donc garde que la lumière qui est en vous. Jésus CM<y<t sa MMtM<Mt mit à table. quand même cette action aurait un certain éclat aux yeux des hommes.DE SAINT LUC. naberis quod significat-subdens « Et sicut Jucerna Mgoris illuminabit te. tenebrœ sint.p/Mrtf~ quod deforis est ca<!CM catini MtCi~a~M' et quod <t~)i m<Mest et OM~'MM. ro~amttMttm~MMet)! phat'MtfM. et dans la vie future les splendeurs de la gloire. la à vous. etiam est quod de <tt<Mf /'e<!« Verumtanten quod su? pefMf date e&emotyttam.pharisiens~Mt'~St/M <M)M<! t?te)t</te. BED. t rM~am. specialiter dicta sont. t ait ~omMM~ ilE ad lum A'Ke!'a). Le Seigazeur dit vous. )-M. ex mala iutentione fuscumus quanta. XI. quia cum perversa intentione quid vel rectum agitur. Si donc vous faites le bien avec une bonne intention. Si igitur bonum bona intentione patraveris.Mta! aM<Ms?M ooMi.!de!'e< apudse: Jesus autem in~'A<!)'im<M autem CtBpX gressus. Totum corpus nostrum omnia opera nostra dicit.. » etc. – P~M~M< le de C/<&! $M't~ ~)aWfK<. » quia si hoc quod bene nos agere credimus. alors même que votre bonne action pourrait nuire au prochain cependant la droiture de votre coeur vous obtiendra la grâce de Dieu ici-bas. indicere. la rue et de la Mais MC~/MM~ de M:~ de toutesles herbes.t6MK. Cum autem subdit « Si ergo corpus tuum.et omMeoh). Haec contra hypocrisim phansœorum sub dolo signa quaerentium. Stul<t. un 37-44.. quare non ta~Ma<Ma <)'<)'f~fa'M esset ante pfaK&aM!.et ~tte'n'acM soucide la justiceet de ~'<!MOM~D!'et</ tenebrosum erit. sans avoir dans votre conscience aucune pensée ténébreuse. Vt. auxquelles le Sauveur fait allusion dans les paroles suivantes « Et il vous éclairera comme une lampe éclatante. Or le pharisien commença dans à penser en M-M&Ne. tiOHtte ~Mt'< qui quod de foris est. tamen apud examen interni judtcia obscuratur. etsi splendere coram hominibus cermtur. ipsa mata sunt quce mala esse (et cum agimus) non ignoramus. 4 . se trouvent obscurcies par une intention mauvaise. et e et pf<Bf~[K~ j'M&tiMm c~artMem Dei ~itf ««tern oportuit facere. car si même les œuvres que nous croyons bonnes. ne se change en ténèbres. que ces paroles sont dirigées. MecemoMmMn~a SM))t obis.)) etc. BÈDE. par le corps il entend toutes nos œuvres.faites faM~d~e ce que vous avez. Et ettm/o~M<s-<'<tt)-.

car saint Matthieu ajoute immédiatement « Comme il parlait encore à la foule.) Sed ipse Christus qui eorum pharis~eorum nequitiam noverat. Mais Jésus. et mater est. la reine du Midi et l'esprit immonde. Malheur à vous. qui connaissait la malice des pharisiens~ s'applique à les ramener avec une miséricordieuse condescendance. AuG. ËED. sed a!iquot interpositis apud pharisceum prandere rogatum. parce que vous salue dans vous aimez les ~~Mt'~M places ~n. S. saint Matthieu. quiadiligitis pruN<M et thedras Msynagogis. sata- . 26. sa mère et ses frères étaient dehors.tmemot'ave- rant quod dictum est a Domino de si~no Jonae. Un pharisien~ malgré son opiniâtreté. omises par BÉDE.Ua etiam quibusdam quae Matt. Dominum tamen in propriam domum vocat. n. S. » datur intelligi rogatu pharias~i intrasse convivium. saint Luc s'est sépare de saint Matthieu à cet endroit. Ainsi nous pouvons supposer que lorsque Jésus répond à ceux qui viennent lui annoncer que sa mère et ses frères sont dehors « Celui qui fait la volonté de Dieu. et ma mère. hic frater meus.! les synagogues et ~M'OM d séles places publiques. unde dici. et de spiritu immundo post quem sermonem dicit MatthiBus « Adhuc eo loquente ad turbas. Itaque postquatii nutitiatis sibi fons matre et fratribus. Malheur à vous.tur « Et eum loqueretur. sur le signe de Jonas. CïR. et ma soeur. et sur lesquels les hommes )Ka?'<A<'M< le savoir. et soror mea. s'écarte de l'ordre suivi par cet Evangéliste. s il était déjà entré sur l'invitation du pharisien dans la salle du festin. rogavit illum quidam phariseeus ut prauderet apnd se.(ubi sMpt'e. au contraire. à caVœvabispAaft'MBM. S. après avoir rapporté quelques autres paroles du Sauveur.ha'us dixisse Dominum pimtermisit~ ab ordine quem cum Mattiiseo tetluera. celui-là est mon frère. ut ostendat eum. ~o<!< lib. cap. et de Regina Austri. salutationesin foro! non vobisqui M!Mut mOHitMMKtS opVtB ~Mff supra nesparent. ubi ambo oon. Ac&. des jEM<m~ Uj 36.) En effet. et haminesaH~M~NfM ciunt CYRIL. CYRtL.uon statim finitis que proposuerat verbis. un pharisien le pria de venir manger chez lui. pour en venir à ce récit. (de CoM. commemora. invite cependant le Sauveur à venir dans sa maison « Pendant qu'il parlait. (de face. » C'est à dessein que saint Luc ne dit pas Pendant qu'il disait ces choses.xes sans pulcres qui ne paraissent point. cherchant à lui parler. dispensative condescendit.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE Il fallait faire ces choses. CYR.t digreditur. pour montrer qne ce ne fut pas immédiatement après les enseignements qui précèdeat. digressns est a Matth~o circa iHutn )ocum.) Ut enim hoc Lucas narraret. M?Momettre /M autres. où tous deux racontent les enseignements du Seigneur. » Saint Luc. parce que vous ?'&Me~Me. ait « Qui enim fecerit voluntatem Domini.(!? Ca<. mais quelque temps après qu'il fut invité à dîner par le pharisien. 6'?'<M<M'MM T'C~'ttt!) Phartsœus qu~mvis tenax esset sui propositi.Consulte Lucas non ait « Et cum htec loqueretur. » BED. ecce mater ejus et fratres stabant foris. qusBretites ei loqui » LMaa autem in eo sermone Domini.

mais votre intérieur est plein de rapine et d'iniquité. non solum a spurcitia corporali. autem Dominus et aliis uti verbis. vous purifiez le dehors de la coupe et du plat. l'exemple des bons médecins. et il prend pour objet de comparaison les coupes et les plats.. afin de nous apprendre que ceux qui veulent servir Dieu en toute sincérité. et tire ses enseignements de ce qu'il avait sous les yeux. pharisa. Unde sequitur e Jésus atttf. comme si ces ablutions répétées pouvaient purifier leur cceur. » S.udini unde aubditur a Pharisœus autem ccepit intra se roputans dicere quare non esset baptizatus ante prandium. cependant il saisit l'occasion favorable. mais il ne laissa pas d'être entendu par celui qui pénétrait le fond de son cœur a Et le Seigneur lui dit Vous autres pharisiens. namque mensM et pabuli sumit pro exemplo calicem et catinum. abluebalit se aqua. qu'il regardait comme un juste et un prophète. commonens pharisamm insauum captat tamen tempus. Unde se- « Et ait Dominus ad illum quitur Nunc vos. du 6'e~H.) Omni enim die pharisœi autequam pranderent. Apud seipsum autem phahseens cogitavit. Dedit antem occasionem verbis Christi indocilis pharisaeus scanda]izatua. bonum est et extrinsecis carere contagiis. » Auo. Jésus étant entré. mais de celles qui se cachent dans l'intérieur de l'âme. Ce pharisien avait eu cette pensée en lui-même. sicnt aliquod Taaorum quibus servitur in mensa. -OoMt. ostendens quod mundos et lotos decet esse sincere ministrantes Deo. plenum est rapine et iniquitate. quia cum opinaretur eum ~~<xm et~t'opAe~Ht. de même qu'on doit tenir nets de toute souillure les vases qui servent à l'usage de la table. serm. Ille tamen audivit. imo et ab ea quœ latet intrinsecus penes mentem. quod de foris est calicis et catini mundati6. vocem non sonuit.Le Seigneur aurait pu sans doute prendre une autre forme pour instruire ce pharisien insensé. se mit à table. (de ï''e?-6. Considérons l'image fidèle de nos corps dans ces objets gens commonere eos ad simiUtudinem optimorum medioornm. qui se scandalisait de ce que Jésus.(serm. non conformabahtr irrationabili eorum consuet. qui déploient toutes les ressources de leur art pour ceux de leurs malades. (ubi Mtpra. contexit documentum.DE SAINT UJC~ CHAP. AMBR. CYR. qui interiora cernebat. » CYRIL. non-seulement de toute souillure extérieure. Il était à table à l'heure du repas. » Ce qui donna lieu aux sévères leçons qui suivent sur l'étrange disposition d'esprit de ce pharisien. AUG.m ingressus recubuit. ide autem corpora nostra terV . S. 30. AMBR. les pharisiens se purifiaient chaque jour avant leurs repas par des ablutions. ne se conformait point à leurs coutumes déraisonnables « Le pharisien commença à dire en lui-même Pourquoi ne s'est-il pas purifié avant le repas ? » S.) En effet. qui gravius inârmantibus afferunt remédia suée industriœ. sans la manifester extérieurement. et ex his qaœ erant pjœ manibus.) Poterat. dont l'état est plus grave a Or. XI. doivent être purs. quod antem intus est vestrnm. quasi quotidiana lavatio possit cordis esse muudatio. Hora. 30 sur les ~a?'.

Deinde ostendit nobis'quia et baptisma quod semel adhibeturj per fidem mundat. iavabint. etiam id quod de intus est fecit? » BEDA.se brisent. purifie l'âme par la foi. Cernis igitur quod nos. plenum est rapina et iniquitate.) Maispourquoi Jésus traite-t-il les avec si peu d'indulgence un homme qui l'avait invité ? Il se montre bien plus indulgent en lui faisant ce reproche. 38. qu'il suffit de les laisser tomber pour qu'ils.) Sed quomodo non pepercit homim a quo fuerat invitatus? Magie quidem objurgando pepercit. mais l'intérieur. serm. De même encore que ce qui est dans une coupe parait au dehors. et qui ne tiennent nul cas des péchés spirituels qu'ils relui nevonlezasque boivee calice uemonPère l m'a [)*) orsqu'il dit «Est-ceuevous L q p je q n donné?" renorum et fragilium expressione significari. foris lucent unde et in posterioribns non dnhium est vocabulo calicis. non exteriora hujus calicis et catini. veut qu'elles soient toutes deux également pures. suivant ces paroles du Sauveur « Votre intérieur est plein de rapine et d'iniquité. n'a pas fait aussi le dedans? » BÈDE. ainsi toutes les pensées qui s'agitent dans l'intérieur de notre âme se révèlent facilement par les sens et par les actes de notre corps. nonne qui feoit quod deforis est. la coupe ne soit l'emblème de sa passion (1*). 30 ~M~ par. parce que cette indul1e gence est appliquée avec prudence et discernement. et quod foris erat. qui animam tantum a Dec. Aussi n'est-il pas douteux que dans ces paroles qu'il adresse à Pierre dans le jardin des Olives. UoM. Vous voyez donc que ce n'est pas l'extérieur de cette coupe ou de ce plat qui nous souille. utramqne mundari desiderat hoc est contra Manichaeos. tandis que leur intérieur restait plein de souillures contradiction que le Sauveur leur reproche par ces paroles « Insensés. dicens « Stulti.' carnem vero putaNt a diabolo creatam. en se purifiant des taches extérieures. a S. sicut illa qu<Bcalix interius continet. spiritua- . fides autem intus est. » Aus. quee brevi lapsu prœcipitata.. paroles qui condamnent les manichéens. per sensus et gesta corporis prodit. fidem autem contemnebant pharisaei. franguntur. et que le corps a été créé par le démon. Hoc etiam est contra itiog. la foi est à l'intérieur et non au dehors. qui corporalia peccata (fornioationem.C'est-à-dire: Celui qui est l'auteur des deux natures de l'homme. scilicet furtum et oa:tera talia peccata) quasi gravi ssima detestantur. (de ~e)'6. du Seig. et c'est cette foi que méprisaient les pharisiens. intus iaquinatissimi manebant quod Domiuns improbat. non foris.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE de terre si fragiles. et facile ea quce tiiens volvit (hoc est versat) interne. est-ce que celui qui a fait le dehors. quia dixit «Quod intus est vestram. qui prétendent que l'âme seule a Dieu pour auteur. or. ut correcte in jadicto parceret. passionem corporis declarari.Apc. sed interiora contaminant. Elles sont aussi la condamnation de ceux qui détestent comme les plus grands crimes les péchés extérieurs (la fornication le vol et d'autres péchés semblables). Il nous enseigne ensuite que le baptême. (serm.Quasi dicat Qui utramque hominis naturam fecit. qu'on ne donne qu'une seule fois.

tMJCtMtG~cnnMt. l'aumône est plus riche en avantages. et toutes choses seront pures pour vous. de même aussi si nous faisons notre occupation de secourir les pauvres. AMBR. CHAP. CHRYS. CHRïs. m~w. nous enseigne comment nous devons nous purifier de ce qui peut souiller notre corps « Néanmoins.) S. dans 8. post gratiam baptismi sordidatos docet denuo posse pargari. et non pas Donnez le fruit de l'injustice. Cette aumône purifie toutes choses. bonam efRcit et decoram. Au&. il y a une aumône qui est pure de toute injustice. nous mépriserons plus facilement les choses présentes. œttcfes e t C (i) Cettecitationstplutôtiréedutraité ivà citelui-mème telivre Bouifaoe. Qui ccgHat miset'en roganti. (!M Cat. comme un bon maître. et jejuuio est prsestantior quod quamvis sittaboriostus. il enseigne à ceux qui ont perdu la grâce du baptême. » Vous voyez quels remèdes puissants il met à votre disposition.) (1) H est miséricordieux luimême. et nos pensées s'élèveront vers le ciel. » Vides quanta remedia. (Ch. Notre-Seigneur. compatit plus facilement aux souffrances des autres. car de même qu'un médecin qui prodigue ses soins à un grand nombre de blessés. uesaint ugustin chapitre q A lia vero. citins a peccatis désistât sicut enim medicus qui crebro vulneratis medetur. de la bonté. desaint yprien. S. faites l'aumône de votre superflu. de la force. Cependant. comme il le dit mi-même dans saint Jean: « Vous êtes déjà purs à cause de la parole que je vous ai dite. Celui qui pense à secourir l'indigent. frMgitnr de facili in terumnis aliorum. . et l'emporte sur le jeune car bien que le jeûne soit plus pénible.<!<«<5) ut levia contemnnnt. juxta quod scriptum est (Tfatt. des Pèr.) Dicit autem Date e~MMO~moot. Non parvnu) est igitur eleemosyuœ cataplasma. et ecce omnia. » AuG. Mundat noa misericordia. et quia servare quœrit quos magno redemit pretio. qufe non minus damnat Apostotua. Elle donne à l'âme de la lumière. date eleemosynam. s'éloignera promptement du péché.DE SAINT LUC. cum valeat omnibus apponi vulneribus. et que saint Paul n'a pas moins condamnés. M~'ws~hoM estenuu eleemosyna qnsa caret injustitia qualibet. sic et nos si vacaverimus egenorum auxiliis de facili coutemnemus prtesentia. comment ils pourront se purifier de leurs souillures. parce qu'en effet. Hteo omuia facit munda. AMB. non. <) a Donnez Faumône~ » dit-il.btmur. et comme il veut conserver à jamais ceux qu'il a rachetés à un si grand prix.j H) « Jam vos mundi estis propter sermonem quem locutus sum vobis.Dominus autem quasi bonus praeceptor docuit.(M)ttM etsurl'au. surles<. et c'est pour cela qu'il nous commande de pratiquer la miséri corde. (G~Y. L'aumône est donc un remède bien efficace. munda sunt vobis. illa tamen est lucrosior. et in ccBf'iot leva. de l'éclat.(et~ (. impiDgudt. mundat nos Dei sermo. (de E!eeHto~M<) Misericors monet misericordiam Seri. gardent comme légers. quomodo uosh'i corporis mundare contaginm debeamus. puisqu'elle peut s'appliquer à toutes les blessures. il nous donne la parole de Dieu. » S. dicens « Verumtameu quod superest.P<!<MMt ex AoMtHM nem. XI. (de l'aumône. Illustrat animam. Il nous donne pour nous purifier la miséricorde.

qu'en croyant en celui qui purifie le cœur par la foi. 30. S.) Si autem mundari non possunt. nisi credentes in emn qui nde mundat cor. (serm. atque orat pro eo. verum etiam qui dat veniam peccanti. quid est quod dicit « Date eleemosynam. mais d'assister le pauvre dans la mesure du possible.Totus itaque putehen'imus ab Mnc dirigitur locus. T S. pourquoi nous dit-il « Faites l'aumône. On tion. ut teipsum cousuma. par ce qui domine. supertlua Judeeorum et terrent condemnet. AuG. carle de vous réprécepte de l'aumône vous impose. sed ut tui cura corporis expleta. licet necessario victui et vestimento neque enim ita facienda jubetur eleemosyna. s'ils veulent être miséricordieux. 30 sur les du ~e/) Mais si l'on ne peut être purifié de ses péchés. Ou bien. AuG. et tout sera pur pour vous? » Examinons attentivement l'explication qu'il nous donne luimême de cette difficulté. (de ~e?' J9oM. pour en faire l'aumône. prier pour lui. ou d'autres secours de ce genre. et qui corripit. Les pharisiens prélevaient la dixième partie de tous leurs fruits. ut quoniam nos ad studium simplicilatis invitât. ÂMBR.. et htec omnia munda sunt vobis? » Attendamus forte et ipse exponit illi enim de omnibus suis fructibus decimam partem detrahebant. quasi hominibus qui eleemosynus non facerent.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE BÈDE. inopem quantum vales sustentes. » nam facultates preBsident cnpido cordi. serm. » dans ce sens Le seul remède qui reste à ceux qui sont coupables de tant de crimes. Et tameu ipsis peccator~un abolitio promittitur. il faut entendre ces paroles « Ce qui reste. Et cependant il leur promet aussi la rémission de leurs péchés.Nôtre-Seigneur dit « Donnez ce qui vous reste. et tout ensemble de condamner les jouissances terrestres et les superûuités des Juifs. parce qu'en effet. <) d est quod tam multo scelere prœoccupatts solum remedium restât ciDate eteemosynami » qui sermo ad omnia qua' utili miseratione fiunt. non pas l'obligation duire à la mendicité. ce précepte embrasse toutes les œuvres de miséricorde car donner l'aumône. ce que ne font pas ordinairement les chrétiens et ils se riaient des reproches que leur adressait le Sauveur. Vel ita mtdKi gendnm « Quod superest. c'est de donner l'aumône.Dicit autem quod ~<pe<'e4<. ce n'est pas seulement donner du pain à celui qui a faim. ÂMBu. remplir le devoir de la correcTHÉOTHYl. les richesses dominent les coeurs avides. et eteemosyuas dabant quod non facile aliquis facit Chri" stianus irriserunt ergo illum eu hoc dicentem. THEOPHYLACT. out ce magnifique passage a donc pour but de nous inspirer l'amour de la simplicité. et aliqua emendatoria pœna plectit.s inopia. mais pardonner à celui qui vous offense. après avoir donné à votre corps ce qu'il réclame. peut encore traduire cette parole Quod superest. comme s'ils uég'UgeaLcnt le devoir de l'aumône. !)oc Deus MieM . Or. sciBEDA. eleeVel tnosynatn dat. dicit « Quod superest. si misericordiam consequmtw. valet non enim solum qui dat esurienti cibum et cœtera hujusmodi. et infliger au besoin une punition salutaire. » c'est-àdire ce qui vous reste de votre nourriture et de votre vêtement.

quia decimatis mentham. CYR. dilige pr~ximum. si crudetis es tibi? Audi Scripturam diceutem (Eccles. et vous y trouverez votre âme réduite à la mendicité~ ou peut-être réduite an silence par son indigence même. ces paroles sont une censure de la conduite des pharisiens.[uma tn. si vous êtes cruel pour vous-même ? Ecoutez la sainte Ecriture qui vous dit (1) « Ayez pitié de votre âme. et qui négligez la justice et l'amour de Dieu! Il fallait faire ces choses.Mctuutee. en cherchant à plaire à Dieu. » Redi ad couscientiam tuatu. HMHftorentersacra (. (n judicio et cliaritate f~c ele~mosynain cum a. c'est ainsi qu'ils n'oubliaient aucune des plus petites herbes. tandis qu'ils négligeaient d'exciter au devoir de la charité envers Dieu.DE SAINT LUC/ CHAP. s En agissant de la sorte. et prsËteritis judicimn et ohaTitatom Dei. et de la justice exacte à l'égard des autres. n qu'ondonnuit excellence aux le l par puisqu'il citecomme'Ecriture.ut. c'est pratiquer la miséricorde. Quid est judictam ?Uisplice libi. en y même esaintAugustin. vous qui vivez dans le vice ou dans l'infidélité. commencez par vous-même. a (~ce~ xxx. et rutam~ et omne olus. a te incipe quomodo enim es miaericors alteri. pharisiens.THËOPHYL. aimez le prochain. puisque vous ne faites rien pour vous-même. » Non ergo est hoc fafa. Jésus. q~antumvig âmes. qnaado tecum non facis. Comment remplir le devoir de la charité? Aimez Dieu. Par là même qu'ils méprisaient Dieu ils traitaient avec négligence les choses sacrées il leur recommande donc l'amour de Dieu. S.t. et ne pas omettre les autres.Quia. c qui r c subjungit « Sed vœ vobis phM'ismis. enim Denn) coutemnehant. car comment serez-vous miséricordieux pour les autres. Si vous négligez de faire cette aumône. qui ne recommandaient à ceux qu'ils dirigeaient que l'observation stricte des préceptes qui étaient pour eux une source de revenus abondants.cere enim eieecere eleemosynam mosvnam est facere misericordiam si intelïigis.. pt ibi inveuis meudicautem suimam taan)) vel forte egestate obmutescenten). vous ne faites pas l'aumône car faire l'aumône. qui payez la dîme de la menthe. nihil facis. quia illa sola preecepta attentius ûbsei'vMi jubebant a popuHs !!ubje<'Hs. vers. prteciptt . XI. quœ causa eraut illis reddinade nec miuima tumn fecundorum olerum postpoaebantj opus autem ingerendfe dticctioms ad Ueum et judicu justant censnram negligeba. quicunque mate aut infideliter vivis. THHOPHYLACT. vous ne faites rien. Donnez donc l'aumône à votre âme en toute justice et en toute charité.Ou bien encore. Hano cteemosymon si praitorminis.. Vel koe dicit in pbin-Ma'orum repreheMstonem. om livres étaientegafdesommeanoniques. quel que soit d'ailleurs votre amour. livre t'jE'ee/e'jrîtMt~MC d le de citationrouveuedutemps pas(i) Cette p q sait pourcanonique. Quid est nharitas'? Ditige Deum. 24. de la rue et de toutes les herbes. Qu'est-ce que vous commande la justice ? De vous déplaire à vous-même. connaissant leurs dispositions.) Rentrez dans votre conscience. tum placens Deo. ajoute « Malheur à vous. CyntL. 24) « Miserere anima. 30. si donc vous comprenez bien cette mérite.

!)! jt/o~A.nn quoque jactanex ejus dileetione provenit. ÂMBR. (ubi ~M/i.Vel tuuu Jud~ortun redarguit. et non. charita.enttum. quod tune autfm oportuit facere. sans nous occuper des oeuvres. perfectiouena fidelis meliores. dilectionem innuit proxtmi tuit facere. Ht non plus ve!)M'i appart'ntmm. En effet. En leur pharisiens.)fer ea Sed ue rursus fidei s<. CHRys. e) pr..phnriso'i n~ebatit.leg&]ia. ut et (ide rerc. lhedras. (/<ow. mais comme la dîme était une espèce d'aumône. Arrognuti. nos facit opcrum négligentes. et la charité. il s'est bien gardé de dire rien de semblable (1). non veie mM Ubi quidem sermo judaic-B )))uudationis idoneos e~sc opteudnat pturibus ''nim agebatur. point p eis dilectionem Dei habere. totaliter prœterivit. parce que toutes leurs actions n'étaient pas conformes aux règles de la justice. parce qu'ils n'aimaient pas Dieu d'un véritable amour. il leur dit « Il fallait faire ces choses.) Lorsqu'il a pailé des purifications en usage chez les Juifs. AMBn. » etc. AMBR. et ne pas omettre les autres. et illa non omi).) qmbns.vobis pharMiBMqui diligitis primM ca<eM. Cependant comme il ne veut pas que nous n'ayions de zèle que pour la foi.. il leur enseigne indirectementl'amour du prochain. et operibus approbetur.c contingnnt. de quibus iUos reprehendtt. per ~M~. e Sauveur combat ensuite les orgueilleuses prétentions L des Juifs qui recherchaient les premières places a Malheur à vous. il leur recommande le jugement. ~<. a etc. dicens « H:BC quant veram cxist.germe d'ambition. dum primaideo.tidiososmM facial. car le juste jugement que l'on porte du prochain. encore. CvR. et nous apprendre à ne pas poursuivre l'apparence au lieu de la réalité~ ce que faisaient alors les pharisiens. 74. cum bout non sint </ec~Mo Va' vobis qui esiia ut eleemosyna quaidam est. Cytut.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE ajoutant le devoir de la justice. que nous soyons salués par les hommes. sahd<u-ienim at) alitere. VuH emm nos ambition ça' viri hrevi sermone conctudit.Ou bien peut venir que d'un véritable amour pour lui.unde subdit dum erat tempus expresse ir~erimendi monomenta qum non apparent vo- . Il veut détruire en nous tout.propter hoc dicit « Heac oporC!MM: vero. in judicinm referunt. (/M/M. ne S. AMBn.'PMdere eis. quia non omnia qum tus appeiunt ~<ff<:c<KM sequitur enim « Vce agunt. Notre-Seigneur s'empresse-t-i) d'a« Malheur à vous qui êtes comme des sépulcres qui ne pajouter n'a la o l d'observer coutume ùétaientes ())C'est-à-direueJésus-Christ pointrecommandé q Juifsdese purifier lerepas. » S. il résume en une courte maxime la perfection de l'homme fidèle. tout mauvais qu'ils sont ? Aussi.parcelue ces avant i icide l ablutions n'étaient pre~r~cs !u'la loi. quia non ex affectu diligunt Deum. Notre-Seigneur veut nous rendre meilleurs.74 sur S. perfection qui exige le concours de la foi et des œuvres « Il fallait. faire ces choses. dit-il.. et que le temps de l'abolition définitive des pratiques légales n'était pas encore venu. » C)f~s. )) S. S. qui aimez les premières pièces. que nous soyions même à leur tète ce n'est pas une preuve que nous en soyons dignes car combien en est-il qui obtiennent ces avantages. » nam quod atiquts juste judicet proximo.commelrecommande donnera dime. adressant ce reproche. sed quia h:t.

S. iicsciunt i) ita soi)i. CHAP. 74. que nous devons fuir les sépulcres que Jésus-Christ lui-même a déclarés immondes mais il n'a point compris le sens et la portée des paroles du Sauveur. Non j sunt autem plena omni spurcitia.qua:ChrMtns:pseaitt~mM)nJ!a. et contre Ji~. visuqdo decipinut trans.t)a<por<a)'e )!on poMM)!<. ils ressemblent à des sépulcres. patres <<<?" ~<rt oeton nos digni roputnti fieri templa Dei. mais le sens lentes enim nb hominibus aa)utari.~o!'<ef. C'est j00i!t'~t<0! a la sagesse de Z)MM dit ()) Je leur enverrai t~~)'q~<'<M et des apdtres.)Aïta. eo!'tfHt!~pM!<e . doc<CMM la loi. au dehors.) Julien l'Apostat conclut de ces paroles. AMBR. ab apostate Juliauus vitaud~ esse sepulcra. non est uurabite. 74. vous MO!M outragez aussi. eis comparavit fictorem pbaris:eoi'uu] specie fi~Uunt. rien de surprenant. et (i) Ce n'est pas qu'on trouvedans Mcnn prophèteque Dieu ait tenu ce langage.B«tTM de vos pères. raissent pas. a c'est-à-dire qu'au dehors ils ne font paraître que magnificence. A<Bcf~tCË~N. ils sont pleins de pourriture. occultis sepnicris non dtfferuutj quœ ni. (ÇA. (hom. mais qui a compare à des sépulcres le peuple hypocrite des pharisiens.) Que les pharisiens fussent semblables à des sépulcres.Per.DE SAINT LUC.! de aussi. ils brillent par les ornements~ dont ils sont couverts au dedans ils sont pleins de corruption. et ipsi uno digito ce<<ro <M<: (~o~t. ptena intus fœtoris jucludaut.. non appareut. CHRYs. promittant. «< j!K~.<em CYB!L. euntos unde sc~uit~ur MEt hommes ait /~pOtt'~CM <M~ quidam &?? ~Mj9cW~ ambiante? supra.(~t C<!<. Alors un des docteurs de la loi ~M'eH<M<parole. car eux les ont <t< et vous. XI. ~MfMM~t contineutift. vous J<<?' bâtissez des ~M/C/M. tM~AeM?' (()'ceque vous chargez les hommes de /«?'~ ficatM qu'ils )te ~pM~en. Ct'~e)'M)ïf !OS ~eC~ <~t~<'antt'fH'f''?~ C<Mtiamu~ repente sepulcra sfttmu ftEtorem senlités operibus ptt~'um UË~~orMM. e~atM co~aM~'m~î nobis facis. tandis qu'au dedans. qui n'a point commandé de fuir toute communication avec les sépulcres. et être mis à leur tête pour obtenir une vaine réputation de grandeur. Et quasi sepulcra. Cya. ÂMBR. mais que nous-mêmes. que. S. qui avons été juges dignes de devenir les temples de Dieu. t<e. et e<cot!<ff~ta)M<M. et trompent les regards des passants « Et les hommes marchent dessus sans le savoir. Si auttxotenM y~~tfM!.) Sed quod t:t)es extimo~<M~ ~~rc?'~M~ tta* !'0&t'S~tt <pd't'/tCO<~ terint p)mns!Bi.~)rop<ffM e< M~t'mtXt /)et <<)'- . 4S-S4. c'est le comble de la misère. ~f: ~:< ~<'t~<° lu eMparlant de la sorte. nous devenions tout d'un coup des sépulcres remplis de corruption. gr. ils séduisent par leurs apparences. A< ille fn'~ Et vobis ~jer~M cet.illi: ~~</M~r. vos pères les OM< et à ~M.ute)nhic eis prfBsidere. CnnYS. Jésus ~oMfh'< Et à t'ou. ut magni eestimentnr.sed tent quidem extrinsecus OTnameutis i~noravttvim verborum SaIvatorM. a Car en désirant être salués par les hommes. ~'ttft 0)!e)'a<M homines o))<'f!'6)M<.popukitn. ut cutn foris spcciosa. S. enim jus$H moimmeutis sed discedere. hic est extremce miseriœ. <B~t'Mt<! ~M)'t!em~)St eos f)c<'Mer«n<.t)o<<!t. des . et que vous H'? les ~CMC~M même ~M doigt! p pas Afa~/M«)' vous qui bdtissez des <OM&eS:M ~)!'0~/te<M.Semblables encore à des sépulcres qui ne paraissent pas ce qu'ils sont en réalité.C~'tfeOMtm 7'0<)-<tMt.ï -<M~ Certes vous MO<:<)'M tt'e~ que vous cotMO~M<ïtM.

sont ordinairement insupportables aux hommes superbes.Les reproches qui rendent meilleurs les esprits humbles et doux. des e ab ahis quasi religiosi videbautut'j I< CYRIL. despiéges.et aussi. prenant la parole. CYR. et commemorata pœna H ipsi ?~0tt ~fOt' /t&MM<M. at n<:<ti!are)!<eMm. car les pharisiens étaient des hommes qui se séparaient des autres pour affecter une apparence de religion plus sévère.)! ~O~Mm.EMn<. je vous le dis. s à J'end commei ellese disait eUe-même q cette l tterd Christui-même estla sagesse verrai oubienencore. qui a été tué entre fatt~~ et le temple.MeMeM< à l'accabler d'une multitude de questions. verset 4 a Voici x quej'envoie. autem /ta'cad illos diceret.isons-cous s t j'ai danssaintMatthieu. vous nous outragez aussi. . Les docteurs de la loi étaient différents des pharisiens.liam fieri putat.. les docteurs de la loi étaient chargés d'en expliquer les difficultés. 3 chapitre\ui.7<a ab dico vobis: Jïc~MU'e~M' bac ~e~e~/?'otie. G?'. » BED. Quam misera consdenco~M ciafen: sc!e!!<<e.damnaudam.' tia quœ audito Dei verbo sibi contumelegisperitis. ca'. et qui voit toujours sa condamnation dans les chàtiments dont les méchants sont menacés 1 THËopHTL.etc.1)neparle nonpins pas desapôtres anscetendroit. ( in Cat. Erant autem aUi legistes <t~ et ~u~rcM~M aliquid cnp~a~e ex ore periti a pharisaiis nam pharisaM divisi e.Comme leurdisaitceschoses. perceltebatuf ex ra~ ~ûH~MM omniumprfpAe/Mmj qui e~M. c'est ainsi que pour avoir repris les pharisiens de s'écarter du droit chemin. en parlant de la sorte. docteursde la loi.M. et vous avez eM~eAed'entrer ceux la <e:'M!C~ il e qui se présentaient. Qu'elle est misérable la conscience qui se croit offensée de la parole de Dieu qu'elle entend. S. CyRiL. o – BEDE.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE redemandeà cette ils tueront les uns et poursuiveront les autres afin ~M'OK ~e ~M~a<tOK sang de tous les prophètesqui a été répandu depuis la création du !K.fyM!CHÏ<3'alegisperitis. ) autem periti scribœ eraut doctoresque.'Mj')H~Mtdeviantes a recto calle. Redargutio quœ mansuetos transfert in quee$tiones legis sotventes.~M:p<'rt't<:M<e)'f<~a<'e<'<œ'Je))t. ~(</MM)' vous. ais d m seulement sages t desscribes.c'estJésus qui nelleduPère. et perunt ~)/(afK!<Bt ~t'~e!'<<! ~ra)).OM~< depuisle sang ~'A&e~ jusqu'au sang de Zacharie. vator reprelienderet phariseeos tanquam ad <'<M:HMceeMe)!<e<p<')'M~Me)!<!tf. ait illis Contumetiam noe/!<tf:'<B. ytp bis faeis.ct< ~yt'<hm! illos prophetas et apostolos.pcrûdoruu] se CMMt semper intetligit tsse ))MM. et deprimit vanum eo- .. et os ejus opprimere de m?f~ M~M?t TtmopHYLACT.AMM point M~'M. sagesse eDieu.hoc )egisperi forum caterva unde (]icisMse~ac'~?i.<tifM<'tOHe???HKt<!ttt~~M)'a~oMc « tur Respondens autem quidam ex ~<a~MH<yMMC-A6e~M~MeN~~a). lui dit Maître. S.C'estdonccomme'ily avait C'estpourquoi dit etc. Oui.les pharisiens t les docteurs à le et se !KM's?t< presser t. et cherchantà <t~eH~'e ~M<?~M<* de sa bouche lui )!eM~<'(K< parole pour l'accuser. « Et il leur pour abaisser leurs vaines et orgueilleuses prétentions estquelasagesse e Dieua déerété u'elleenverrait.Or. superbis liominibus commutiiter M<p)'<) Christus autem tcgisperitis iniuto)crab]lis esse solet unde cum Sal. ce sang sera redemandéà M~e à pris la clef de génération.'<e'' tere.veetivam iugerit. le Sauveur indispose contre lui tout le corps des docteurs de la loi « Alors un des docteurs de la loi. parce ~M'ayaKt n~M ooMS-m. CYR. qui <M~MiM eos qui t'OI~H~ p?'0. c'est contre les docteurs de la loi que Jésus dirige ces sévères reproches. (M&t melius.

alleviat fascem. et gis colligantes et subditis auperponentes. et faibles athlètes pour les combats de la vertu tout à la fois législateurs impitoyables. en rum supercilium unde sequitur « At sine Me et gratia Christi servare et serille ait lit vobis legisperitis viBj quia vandam tradere prœsnmebaut. H se sert pour les accuser d'une comparaison frappante. Erat. Gn. in cunctos principes Jtidajornm dicens BED. inducit commanem invectivam utpote qui nec a doctore possunt portari. quam se contra morem Patrum adversus superatitionem vanissimam Ju- . {<~ Cat. Nous en voyons ainsi beaucoup qui. tandis qu'ils l'exigent sans pitié de ceux qui leur sont soumis. il allége le fardeau pour ses disciples. le fardeau leur parait lourd et insupportable puisque le docteur luimême refuse de le porter. tuuo graves fasces reprobavit onerosam legtspet'ito)'0tn ofEvidentur eis qui doctrinam stiscipiunt.agoniattE. enseigne. chaque fois qu'un docteur pratique ce qu'il compte. Quoties etiam doctor fM!t quœ qnam irremediabiliter exigunt a subdocet. tandis qu'ils n'en tenaient eux-mêmes aucun THÉOPHYL.jectis.volentes. CyniL. puisque contrairement aux exemples de leurs pères. jLox ~'MH!. et observateurs négligents. tradens ad exem. Nyss. XI. (ubi swp)'a. intolerabiles tegislatores. ils prétendaient observer et faire observer la loi sans la foi et la grâce de Jésus-Christ. en chargeaient ceux qui leur étaient soumis. Après avoir condamné les dures pratiques imposées par les docteurs de la loi. et debiles cipuli. docteurs de la loi. ne in minimis quidem eam per. Exemplo patenti utitur ad eos dirigeadum. qui chargez les hommes. juges sévères pour les pécheurs. LMT. et patres vestri occtdehoc est.Ils méritaient bien de s'entendre reprocher qu'ils ne voulaient pas même toucher du bout du doigt le fardeau de la loi. ipsi vero fasces imporLabiles te.É~. nec palpare vitB honestatem. AttBR.rant illos. debUes portatores: nec appropinquare nullatenus operari curabunt. S.DE SAINT LUC. Or. pTophetarum. S. CHAP. TnEOPHï. en se donnant luimême pour exemple. dit Malheur à vous aussi. o etc. onus est hie locus B ficerent. ut fatentur Christi dis. Rien de plus fort que ce passage contre la vaine superstition des Juifs qui.)Tales quoque modo plures sunt oncrosaJud~eis. ces docteurs de la loi. CYR. c'est-à-dire qu'ils n'en observaient pas même les moindres prescriptions. qui bâtissez des tombeaux aux prophètes et vos pères les ont tués a – S. Or. BÈDE.DENrssE. réunissant comme en un faisceau tous les préceptes de la loi.judices severi peccantium. (rro'c<M'MM faoneratis homines. mais quand il ne fait rien de ce qu'il enseigne. GaEG.« Vœ vobis qui sedificatis monumenta cinas legis uno digito non tangerent. » AMBR. ils refusent même de s'approcher de la vertu pour essayer de la pratiquer. Recte autem audiunt quod sar. La loi était très-onéreuse pour les Juifs comme l'avouent les disciples de Jésus-Christ. le Sauveur étend ses reproches à tous les principaux d'entre les Juifs « Malheur à vous. ciuam.) Postquam igitur ptum seipsum quando vero nil agit eorum qufB docet. » etc.

a – S. Unde subdit « Profecto testificamini quod eonseutitis.ui apostolica Scriptura prophetaa. fuga . ils donneront plus d'éclat et d'étendue aux témoi- dœorum. il est vrai. mais ils prouvaient assez par leurs œuvres qu'ils étaient complices de l'iniquité de leurs pères. ajoute-t-il. H AMBH. » feignaient d'avoir en horreur l'impiété de leurs pères.i~ «'e /'Mya ~Mo. sur sa fuite. iujuriis agendo Dominum it propbctis prœnuntiatum onde subditur « Propterca et sapientia Dei dixit Mittam ad Uios prophetas. prœdictHit. et ex illis occiD dent. C'est pour cela qu'il ajoute « Vous témoignez bien que vous consentez aux œuvres BÈDE. Si donc c'est la sagesse de Dieu qui a envoyé les prophètes et les Apôtres. sed tctuulatio )oM criminis a2sLiniattir. lium A'oft Tes<<t~teM<< Dcum praedt<. memorias prophetarum qui ab eis occisi suât magnifice ornando sed ipso opere testificanhn' quantum paterne nequitia! cons6ntiant. <) tc. que les hérétiques cessent donc de prétendre que le Christ ne tire son origine et son existence que de la Vierge. ATi!A. ÂMBR. en poursuivant de leurs outrages le « C'est pourquoi. sive persequantur. donnent. qu'ils ne disent plus que le Dieu de la loi et des prophètes est différent du Dieu du Nouveau Testament. » BED. Les Apôtres. ATHAN. cessent haeretici Chrislo ex Virgine pnneipium dare omittant alium a legis et pt'o~e~Ct'MM<.) S'ils font mourir ceux qui leur sont envoyés.logi ordioe priBferendos. s'ils les persécutent. et persequentur. (~po~<y. qui œdiBcando sepulcra prophetaruin. a sagesse L de Dieu. non-seulement à ceux qui ont prédit longtemps d'avance l'incarnation de Jésus-Christ. Sed nequaquam lies crediderim apostolis tu cata. ils de vos pères. condamnaient la conduite de leurs pères tandis qu'ils se rendaient dignes des mêmes châtiments en imitant leurs crimes. appellet. le nom de prophètes.)Siva autem oectd:n]~ mors occisorum altius contra eos clamabit. simulando autem paterna sceler~ in seipsos sententiam retotquebaut non enim eediËcatio. mais d'imiter les crimes de leurs pères. non solnui qui faturatn Christi tncirnationem. en décorant avec magnificence les tombeaux des prophètes qu'ils avaient mis à mort. car ce qu'il leur reproche. et apostolos. e BED. et ils tueront les uns et poursuivront les autres. pour capter la faveur du peuple. ce n'est pas d'élever des tombeaux. Cependant je ne pense pas que ces prophètes doivent être placés à un rang supérieur à celui des Apôtres. c'est Jésus-Christ.ia. Nous lisons d'ailleurs dans saint Matthieu « Voici que je vous envoie des prophètes et des sages. Denique in Matthœo habes « Ecce ego mitto ad vos prophetas et sapientes. Si auLem eadem sapientia Dei prophftM aposiolosque tuisit.are: quamvisaœpe e!.En effet. memoMMasuœ iniquitatis emittunt. S.EXPLICATION DE L'ÉVAN&ILE élevant des tombeaux aux prophètes. Simutabant quidem se ob favoreui vulgi captandum. » –BÈEE. la mort des victimes criera plus haut contre eux. dans leurs écrits. t. patrum suorum facta damnabant. sed eos qui futura cœlestis regni g~udia. patrum suorum horrere perEdiam. ei sa- pientia Christus est. (~~o~of?. la saSeigneur prédit par les prophètes gesse de Dieu a dit Je leur enverrai des prophètes et des apôtres. mais à ceux qui annoncent les joies futures du royaume des cieux.

sed quemUbet homicidant: astrultur enim simiU simile. (/MM. c'est en toute justice. NotreSeigneur ajoute a Afin qu'on redemande à cette génération le sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la création du monde. quidam dicnnt esse antiquum . augmente et atteste le crime de leurs persécuteurs car on ne fuit pas celui qui est ami de la piété et de la douceur. hoc non immerito fit. alors qu'un grand nombre de saints. CYR. sed cnm vidissent alios peccasse et punitos fuisse. 73. Le Sauveur ne veut donc pas dire ici qu'ils seront châtiés pour les crimes des autres. » il embrasse dans sa pensée. et Nntto priBtentornm castigat{ fuerunt. mais la vue des crimes et des châtiments de leurs pères. sed similia commiserunt non antem ita quod pro commissia aliorum a. a et Zacharie que les Juifs firent périr entre l'autel et le temple.Le Seigneur montre ensuite que les Juifs étaient héritiers de la malice de Caïn en ajoutant « Depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie. car ceux qui se ressemblent méritent d'être tous confondus. qui effusus est a constitutione mundi.) D'ailleurs s'il prédit aux Juifs des châtiments plus sévères. soit avant soit après l'incarnation. 7S. s BÈDE. mais tous les homicides.ct)Miec~ etc.(ubi ~t<p. et la génération des méchants. « est. THEOPHYLACT. XI. CBRYS. loin de les rendre meilleurs ne les a pas empêchés de se livrer aux mêmes crimes.) Ceeterum si dicat Judœos graviora passuros. 6'. CHRYS. aed potius austerum et moribus imbutum iniquis.eneratione ista. ~M~ ~a~A. la génération des bons. ?? ~<?«A. S. H BED. ont été mis à mort par d'autres peuples ? Nous répondons que l'Ecriture a coutume de diviser les hommes en deux générations. bien que le Sauveur dise d'une manière indicative « Onredemandera à cette génération. a generatione ista. C~RIL.Iiiluant pfBNam. fut tué par Caïn. sive post) ab aUis nahombus sint interempti sed moris est Scriptnrarum duas saspe {:enerationes homtnum bonorum matoEtsi rumque computare.) ergo dicat démonstrative « t f. Ostenditautem Dominus Jadaeos esse hiBredes tuatittœ Cain ex eo qnod subdit c A sanguine Abel usque ad » SMguinem Za. Qu~eritur quomodo sanguin omn'mm prophetarum atque juatofHm ab una Judecorutn generatione requimtur. Abel. (hom. com mu)ti sanctorum (sive ante incarnationem. Et ideo sequitur «Ut in quiratur sanguis omnium prophetarum. en effet. mais bien plutôt celui dont l'âme est crueUe et les instincts mauvais. car ils ont surpassé les crimes des autres peuples.Mais comment le sang de tous les prophètes et de tous les justes est-il redemandé à une seule génération des Juifs. En effet. gnages de leur iniquité. » non exprimit solum tune astantes et audiantes. TnÉOMyL. Ainsi. suivant quelques- enim persecntionem passorum in magnum redundat persequentium crimen nemo enim pium et mausuetum fugit. la fuite de ceux qui souffrent persécution. eo quod et pejora omnibus ausi sunt. non fuerunt meliores effecti.DE SAINT LCC~ CHAP. S. et n'ont été convertis par aucun des exemples des siècles passés. a etc. Abel si qnidem a Cain occisus est Zachariam autem quem occideruut inter attare et eedem. non-seulement ceux qui étaient présents et qui l'entendaient.

a qui putato volens ostendere quod in poprimus martyrium passus est. qui ne ferait point perdre à celle qui enfanterait l'éclat de sa virginité.udirent. &M~' naiss.). sub eorum intimantur vocabulo. » bien qu'un grand nombre après lui aient été mis à mort. afin de montrer que la puissance du Créateur pouvait manifester une naissance nouvelle. Aiuut etiam quod tor ovium.hoc eum occiderunt. cet endroit se trouvait entre l'autel et la partie du temple où était placé l'autel d'airain. GRÉG. les laïques et les prêtres voués au service des autels nous sont représentés par ces deux noms ? S.) charias. Zachariam fiUumJoiadœ sacerdotis.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE BÈDE.-C. On dit encore. Erat. spiritu proplie. quia Abel pas. et cum a. <? (vel Geowte<<')' Cat. Pater Joannia.) Suivant quelques la auteurs.derentur infantes. Zacharie. Mt <<MM Ma~a~eMt~<M.Nyss. DENvss. Cum enim occiC/M. de J. une autre cause de la mort de Zacharie lorsqu'eut lieu le massacre des Innocents. » quœrendum est.dispensative metu subjec Honisaggrediuntus est utriusque gradus martyres (et tur eum qui attestabatur ortum ip~ius~ laici scilicet et altaris officio mancipati) maclantessacerdotemin templo. ne l'exclut point de la partie du temple réservée aux vierges. hic in campo. etcraignant qu'il ne les soumit à son empire. (0?'n<. Zacharias sacerdos fuit. et Zacharie grand prêtre et que l'un fut mis à mort au milieu des champs. uns. . Jean-Baptiste devait être mis à mort avec les enfants de son âge. Cr~cott~M PaGBEG. cum libatus non aurerret.Hegem mundi ventnrum. Gx~c. ubi prcpter perempti siutj uisi forte. et c'est pour cela qu'il fut mis à mort en cet endroit. et l'autre dans le temple. Or.esse interitus Zachariee. N'est-ce point peut-être parce qu'Abel était pasteur de brebis. père de Jean. GaÉs.coœtaneissuis ocoidendus erat. et ipso moi nato innocentes era. BED. mais pourquoi Zacharie. u GEOMET..) AUiautem aliam causam dicunt Quidam autem dicnnt quod Za. et que peu de temps après ait eu lieu le massacre des Innocents.altare eeneum situm. sedEtitMtœ Dei genitricis. se jetèrent sur celui qui annonçait sa naissance et massacrèrent le S. mirum testate Conditoris omnium erat uovum nou est sed quare « usque ad saagut. (Dise. le patriarche Zacharie fils du grand prêtre Joïadas (i). in qua ChrisLi.ortum ostendere qui enixae vigorem cœnem ZacbanaB. et que les deux classes de martyrs. travit illam a loco templi virgiaibue deQuare Igitur « a sanguine Abel. ille in atrio tetapit ueca. magnus Joannes tum tifB conjiciens mysterium virginitatis in. u « Jusqu'au sang de qui a été le premier martyr. donne encore o On grand prêtre dans le temple.sabeth. enpiensBHum de medio cadis. que les Juifs ayant appris l'avènement prochain du Roi du monde. mais Elisabeth s'enfuit dans le désert pour arracher son s d a 2 (t)C'estZacharie ontla mortou le massacreontracontésu chapitre 4dulIelivredes etsaintJérôme rétendu'ilnepeutêtreiciquestion'unautreZacharieomme d c q ~Pt~a~pfMHM~ p du 2 onlepeutvoirà l'explication chapitre 3desaintMatthieu. nequaquam seques. autem hit loet mutti post eum usque ad nativttatem cus médius inter altare et aBdem. ayant connu par l'esprit depropiLétie le mystère de la virginité inaltérable de la Mère de Dieu. Il n'y a rien d'étonnant que le Sauveur dise « Depuis le sang d'Abel. avant la naissance de Jésus-Christ.

eua~ n. s'applique bien à ceux qui devaient être bientôt livrés au plus redoutable supplice. et le massacrèrent pendant qu'il remplissait dans le temple les fonctions de son ministère. non intelligelis. CYRIL. qu. Mais bien loin de le faire. qnas cum int. e~.) H:BCvox. S. eis convenii. A~cmsT. S. non permittentes hominescredereinChristum. a qui annonce d'intolérables douleurs. vous les en avez empêchés. B~s. Vie vobis legisperitis. hoc autem non fecernnt. « Malheur à vous. qui Sequitur tulistis ctavcm scientite! » BASJt. c'est la loi elle-même qui était une ombre et une figure de la justice du Christ.) Sed et clavis M<eM<«B humilitas Cbristi quam est nec ipsi inteUigere nec ab atiis intelligi volebaut.DE SAINT LUC. ni laisser comprendre aux autres. tournèrent leur rage contre Zacharie. i. docteurs de la loi. et eos qui introibMtj prohibuistis.AUG. occidentes ipsum ministrantum in templo. » Sustuterunt ergo legisperiti clavem scienties.) C~tMM autem scteH<J<B ipsam dieimus esse )e!!em erat enim et umbra et figura justitift! Christi. (sur /$<M'e. S. fils à une mort certaine. et d'ouvrir pour ainsi dire.Unde sequitnr tis.. que les docteurs de la loi ne voulurent ni comprendre par eux-mêmes. car c'est par la foi qu'on arrive à la connaissance de la vérité selon ces paroles du prophète Isaïe a Si vous ne croyez pas vous ne comprendrez point (i). 23. vous nesubsisterez H pas. et alors les satellites d'Hérode ne trouvant ni Elisabeth ni l'enfant.Xt. abstuierunt) clavem seiea« Ipst non iutroisti<B. 23. parce que vous avez pris la clef de la science'? – S. sed e contra derogabantdivinisuuracutis. au peuple Juif. en ne permettant pas aux hommes de croire en JésusChrist. les portes de la connaissance du Christ. et ceux qui entraient. a Les docteurs de la loi prirent donc la clef de la science. (in Isaiaî)e ~!S:o)!e t. de scruter avec soin la loi de Moïse et les oracles des prophètes. CYR.EMM~ Mb. convertunt iram iu Zachariam. et contra ejuf dogmata clamabaut « Quid eMm ~udttis? x Sie igitur tulerunt (id est. » Sed et Mes est clavis scieMtiœ fit enim par iideai veritatis cogmttû secundum illud ~Mac (cap. » La foi est aussi la clef de la science. '?) « Nisi credideritis. reserare quodammodo populo Judœorum januas no- titMe Christi. CHA~P. AMBR. et dicta prophetarum. il. et s'élevaient contre son ensrignement en disant au peuple « Pourquoi l'écoutez-vous ? a C'est ainsi qu'ils ont pris ou enlevé la clef de la science Nôtre-Seigneur ajoute « Vous n'êtes pas entrés vous-mêmes. (Q«a-~t . ils contestaient-la divinité de ses miracles. Decebat ergo legisperitos quasi indagantes legem Moysi. qui paulo post detrudendi erant in grave supplicium. la clef de la science. AMBu.Or.oIeMbi)ibus profertnr doloribus.) Cette parole <tMalheur. la Vulgate orte «Si vous ecroyezasmes p p parotes. («< ~Mp.. C'était donc un devoir pour les docteurs de la loi. petiit eremum unde cum satellites Herodis Elisabeth et puerum non invenirent.dis.) La clef de la science est encore l'humilité de Jésus-Christ.(quest. Arguuntur etiam adhuc < .Sous le nom des Juifs. le Sauveur condamne d S car n (1) elonta.version esSeptante.

BEU. ou /<x!'feviolence.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE encore et menace des supplices éternels ceux qui s'arrogeant injustement l'enseignement de la connaissance de Dieu. Notre-Seigneur se dirigeait alors vers Jérusalem.E~M~ n. cum adhuc Dominusiter aperet in Uierusalem. « Lui tendant des pièges. <? ejus opprimere (le muKis. a–TnËOPHYL. (ubi SM~'o. à l'exciter à dire quelque chose qui leur donnât lieu de le condamner. Quam autem vera perfidiee. lorsque plusieurs hommes se réunissent pour accabler un seul homme d'un grand nombre de questions de dinérente nature.Coepernut autem interrumpere sermonem ejus in pluribus unde sequitur a Et. cum nequeat simu) oinuibus respoNdere vidctur insipientibus quod dubitet. Le mot presser. mais ils cherchaient en outre à l'accabler. S. Au&. « Cum autem hoc ad sequitur enim iHos diceret. » CyRiL. simulationis et inipietatis sua* criu~ina audierint pharisfBi et legisperiti ipsi testantur.) Smntturautem HMM~'epro !):v ~fa~ vel . » etc. Hoc igitur i. el M:~M'e.)sidiabantur.) Saint Matthieu place ce des discours de Notre-Seigneur lorsqu'il fut entré dans la ville de Jérusalem. )r. ou ~OMce?'. s<'d docloremveritatis insidiiauMUuut. et cherchant à surprendre quelque parole de sa bouche pour l'accuser.ur aggredi.. . » THEOpm'LACT. Ils se mirent aussi à l'interrompre en lui adressant une multitude de questions « Et ils commencèrent à l'accabler d'une multitude de questions. BËDE. cœperunt pbarisœi et legisperiti graviter insistera. 78. En effet. de dissimulation et d'impiété puisque loin de revenir à de meilleurs sentiments. Je pense donc que Notre-Seigneur fit deux discours semblables dont l'un a été rapporté par saint Matthieu et l'autre par saint Luc. Lucas auteni hic nm'rat. c'est-à-dire. quorum ille a)ternm~ istc aUcrum narravit. S. les pharisiens et les docteurs de la loi commencèrent à le presser vivement. scilicet. (De ~!CC<M*6~. empêchent les autres d'y parvenir. et illi Mfiu'ii contra ipsun) sed et aliter quaerebant os ejus opprimere. ils dressent des embûches au divin Docteur de la vérité « Comme leur il disait ces choses.~a~ Uh. ut provocarent eum ad aliquid dMendum unde posset damnari unde n [nsidiautcs ei et quairentes sequitur aliquid capere de ore ejus ut accusarent . il ne peut répondre à tous à la fois et les insensés l'accusent d'hésitation ou d'ignorance. nec ipsi qnod profitentur aguoscunt. Auc. msM~* veut dire faire des instances. CïR. )) Après avoir dit qu'ils sub nomine Judaeorum et future supplicio statuuntur obnoxii qui cum doctrinam sibi divinœ cogaitionis usurpent et alios impedmnt. qui non resipiscere. Tel était le piège qu'ils lui tendaient dans leur malice. Unde mihi similes videntur esse sermones. et ne connaissent point eux-mêmes ce qu'ils enseignent.) Hœc autem omnia Matthasus narrât esse dicta. tandis que d'après saint Luc. Cum enim plures interrogact nn))m de diversis materiis.Les pharisiens et les docteurs de la loi attestent eux-mêmes combien étaient fondés ces reproches d'incrédulité. 75. (~e CoM.HtMm:M'e. cap. postquMii Dominas iu lIierusalcm venerat.

eum. ut accusarent eum tanquam iusidiosum et hostem maje~tatis CiBsareœ. En et!et. \). nunc dicit. tantôt sur la loi. pour l'accuser de blasphème contre Moïse tantôt sur César. XI. [nterro~abant eum nunc quidem de tc~e. & . pour l'accuser d'être un conspirateur et un ennemi de la majesté de César. ils l'interrogeaient. voulaient l'accabler l'Evaugélistc ajoute qu'ils voulaient surprendre ou arracher quoique parole de sa Louche. o/)/Jr<w<'re. ut arguerent eum quasi de Moyse Hasphetumn ohtoqueutem nuuc vero de Ca. co~c~ vel <)c)'c ('<«/)«<< ex ore <iM.HE SAINT UJC~ CHAP.sare. n Quud primo dixerat. iuM.

-La mort est la fin de la nature et non du chàtiment. T SOMMAIRE ANALYTIQUE. ou que le SaintCommentNôtre-Seigneur accuse-t-il les Esprit soit supérieur au Fils? pharisiens de blasphème contre le Saint-Esprit qu'il n'avaient pas encore reçu?–Véritable signification du blasphème contre le Saint-Esprit. lui sera remis.-Double supplice que les pécheurs ont à subir. -Comment le Sauveur prouve l'immortalité de l'âme en exhortant ses disciples à mépriser mêmela mort. Impuissancedes persécuteurs sur l'âme des disciples de Jésus-Christ. 8-12. Dieu ne se contente pas de la foi intérieure. Quand devons-nousreuéch!r à ce qu'il nous faut répondre? Comment Notre-Seigneurcombat ici les deux causes de notre faiblesse. que l'abondance des richesses ne peut prolonger la vie humaine. Quelest ce temps où toutes choses seront dévoilées. etc?–Que faut-il entendre par le Fils de l'Homme? Quand se rendon coupablede blasphèmecontre l'Esprit saint?– Peut-on conclurede là que la doctrine de l'Esprit saint surpasse la doctrine du Fils. Ce que doit comprendre la foi. Autre interprétation de ces paroles du Sauveur. – Que figurent les cinq passereaux Jans le sens mystique. et de combien de manières peut-on le nier? Le même sort est-il réservé indistinctement à tous ceux qui l'ont nié?–Comment faut-il end tendre ces paroles QMMOM~ parlera contre ~e. Commentà cette occasion il prémunit la fouleet ses disciplescontre le fléau contagieux de l'avarice.– Ce riche ne .–Magnifique leçon de simplicitéet de foi qu'il nous donne ici.–Tous ceux qui nient l'existencede la divinitéde l'Esprit saint sont-ils coupablesde ce crime irrémissible? De quel blasphèmes'agit-il ici suivant l'mtetprétation de saint Ambroise? Pourquoi ses disciples ne devront pas s'inquiéter de la réponse qu'ils ferout a leurs juges. -CommentDieu a pour les saints la sollicitudela plusattentive.–Comment Notre-Seigneur prouve ce qu'il vient d'enseigner.–Pourquoi cherche-t-il à détruire jusqu'au germe de l'avarice dans notre âme? – Pourquoi rejette-t-illa demande de celui qui l'appelait à diviserl'héritage avec son frère? Quel a été J'ohjet principal de la mission du Fils de Dieu en venant sur la terre.-A qui peuvent s'appliquer les paroles qu'il leur adresse. ~3-i5. 16-21. Comment Notre-Seigneur cherche à rendre la foi plus vive.J'Ws e fjEfoMme. il en demande la confessionextérieure et publique. Pourquoi le Sauveur menace ici de renier celui qui l'aura renié devant les hommes. t. i-3. -Combien glorieux sera le témoi"nage que le Fils de Dieu rendra au jour du jugement à l'âme qui l'aura confessé sur la terre.–Efforts inutiles des pharisiens pour détourner le peuple de suivre Jésus. -Comment Nôtre-Seigneurfortifiela fUde ses les disciplespar les exemplesempruntés aux choses plussimples.– Différentes significationsdu levain.–Comment Notre Seigneur prémunit ses disciples contre la crainte qui les porterait à renier le Dieu qu'ils reconnaissent dans leur eœxr. -Quels sont ceux qui nient JésusChrist.CHAPITRE XII.–Dieu prend soin des plus petites créatures.-Que signifient la tète et les cheveux dans le sens figuré. ~-Tf.– Pourquoi Nôtre-Seigneurdonne ici le nom de levain a l'hypocrisie.

Commentcet hommese trompe encoreen regardant comme des biens véritables des choses tout à fait indifférentes.–Motifsquidoiventnous porter à thésauriser pour le ciel. Sa folie en se promettant une longue vie. Ne vous inquiétez pas.élevant ses disciples à une perfection plus grande. Cinquièmeraison ne point s'inquiéter de la nourriture et du vêtementcomme les personnesdu monde. -Autre paroleinconsidérée. . songeaità faire aucun bien avec ses grandes richesses. CommentNôtre-Seigneur.– Dieu juge cet hommeau momentmêmeoù il prononceces paroles. il semblequ'il n'est pas redevableà Dieu de ses richesses..–La pratique de la miséricorde est-elleobligatoireou facultative?– Par quel motif il faut vendre ceque l'on possède.–Quatrième raison. des richesses. soit pour celuides pauvres. j! 24-26. ne leur permet pas même la sollicitudepour le nécessaire.–Sixième raison de ne point s'inquiéter Vo<)'fPère sait <jfM<? <K'Mbesoin<~ choses né'cot<s cessaires.EXPLICATION DE ~ÉVANGILE DE S. tels que le cygne et le paon? –Ce qui suffit aux sages. l'exemple des lis des champs. -Pourquoi Dieu e permet que les uns soient dans l'abondance. XII.–Avantages attachés à la pratique de ce conseil. Jusqu'où doit porter la confiancecelui qui combat pour le royaume de Dieu. -Ce qui nous suit et nous accompagneau sortir de la vie.– Dieu nous a donné et nous continue le bienfait de la vie. -Que deviendront ses richessesaprès sa mort.–Pourquoi Notre-Seigneurmet ici une simple fleur en comparaison avec l'homme. 27-31. le soin que Dieu prend de donner la nourriture aux oiseaux.-Pourquoi Notre-Seigneur au lieu de donner pour exemple les hommesqui ont professé une souveraine indiSërenb'epour les choses de la terre. Différentes manièresde faire t'aumônc. prétcre-t-ilemprunter ses comparaisonsaux oi&caux?–Pourquoi choisit-illes corbeauxde préférenceaux autres oiseaux Troisièmeraison. t.–Première raison de ne point s'inquiéter. Haison qui doit bannir de leur cœur toute crainte. LUC. et en donnant en nourriture à son âme les aliments du corps.-Signification de ces paroles On te redemandera ton âme cette nuit. l'attachement trop grand de notre cœur aux richesses. 22. Notre-Seigneurdonne ici pour le vêtement la même leçon qu'ii vient de donner pour la nourriture. Commentcette vériténe s'appliquepas seulement aux richesses.–Pourquoi Notre-Seigneur appelle petit troupeau ceux qui veulent devenirses disciples. CHAP.– Seconderaison. Raison plus décisive encore. t les autres dans la pauvreté. l'objet de nos prières? – Pourquoile Sauveur défend-il ensuite d'éviter l'orguci)? – Quelleest cette élévationd'esprit que le Sauveur défend ici. n'est pas cependantdéfenduaux chrétiens qui veulentJe pratiquer de rien avoir en réservesoit pourleur usage. 23. Pourquoi n'apporte-t-i) pas ici l'exemple des oiseaux. le ?– soin que prend la Providencede donner l'accroissementau corps. 32-34. – Le roi sait commenti) doit entretenir. nourrir et vèlir sa maison. ne veut pas dire Ne <f<M)(N~Mp<M. Ce qu'on doit accorder au corps lui-mêmeet ce qu'it faut lui refuser.-Dans quel sens it fautentendre ces paroles. Que ferai-je ? – Résolutioninsensée qu'il prend de détruire ses grenierspour en bâtir de plusgrands.–Pourquoi Notre-Seigneur donnc-t-it cet avertissement à ses disciples? Nous est-il défendude faire des honneurs. Combienil serait honteux des hommes qui combattent pour un royaume de s'inquiéter de ta nourriture. Son langage est celui d'un indigent.

le juge et l'exécuteur. -Comment et pourquoi les disciples de Jésus doivent ceindre leurs reins. 48. S4-57. dans le sens figuré. 58.–Puissance que Dieu donne à ses fidèles serviteurs. et avoir toujours leurs lampes a)lumëes. Quel est l'objet de la question que saint Pierre fait ici à Notre-Seigneur.-Que signifie. Combienun tel dispensateur est rare. chacun peut discerner ce qui est juste.?-Que figure ici pour les serviteurs l'action de se mettre à table. Comment sans savoir les lettres humaines. etc. le magistrat.prêts à le recevoir. Les commandements qui précèdent s'adressent-ils à tous les chrétiens en général ou à ceux que Notre-Seigneur a élevés à la dignité de ses apôtres et de ses ministres? Deux qualités essentielles à un dispensateur.Commentla grandeur et l'élévation de la dignité deviennent la cause d'une condamnation plus sévère aussi bien que la connaissance plus parfaite de la volonté de Dieu. Applicationde ces paroles à ce qui se passe dans l'intérieur de l'homme lorsque Jésus-Christ vient à y entrer. Dans quel sens ceindra-t-il lui-même ses reins. 41-46. Quel est le feu que Notre-Seigneur est venu apporter sur la terre. En quoi consiste cette division qui doit être le supplice du méchant serviteur. Quels sont dans un autre Mins. 59. -Quelles sont les différentes veilles dont parle ici Notre-Seigneur.–Comment il récompensera ceux de ses serviteurs qui auront pratiqué cette vigilance. – Pourquoi Dieua voulu que notre dernière heure fut inconnue.–Multitude de fautes dans lesquelles on tombe pour ne pas penser à sa dernière heure. -Quelle est cette terre qu'il voudrait voir embrasée de ce feu. 47.-Comment il doit diriger la familleà la tête de laquelle n est placé.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE a 3S-40. Comment Notre-Seigneur excite également à la vigilancepar la menace des châtiments qui attendent les méchants. quels sont les exécuteurs. Dans quel sens n'est-il pas venu apporter la paix sur la terre? Notre-Seigneur prédit ici ce qui doit arriver.-Comment ce feu devait embraser tout l'univers.-La différencequi existe pour lesmérites entre les bons auditeurs et les bons docteurs. existeraaussi dansles récompences. la fidélitéet la prudence. Comment les Juifs étaient coupables de ne point connaltre le temps de l'avènement du Seigneur. – Utdité des pronostics que l'on tire des astres. et aussi de ceux qui auront reçu de plus grandes grâces sera plus sévère. -Comment il nous fait voir par la comparaison du voleur les funestes effets de la tiédeur de l'âme. Pourquoi Notre-Seigneur se compare à un homme qui est parti pour des noces. -Quel est cet adversaire avec lequel Notre-Seigneur nous engage à faire notre paix en chemin. . 49-S3. frapper les serviteurs et les servantes.. l'adversaire. Quand revient-il de ces noces?-Comment nous devons toujours être . Commentfaut-il entendre que dans les supplices de l'autre vie l'un recevra un plus grand nombre de coups que l'autre? Pourquoi le châtiment des docteurs et de ceux qui sont plus instruits. Quand peut-on dire que ce feu embrase une âme terrestre? Quel est ce baptcmo dont Jésus devait être baptisé. Autre interprétation des mêmes paroles. – D'où venait la tristesse qu'il montrait aux approches de sa mort. Quel est ce juge à qui cet adversaire livre le coupable.–Différentes manières d'entendre ces recommandations symboliques.– Quelle sera sa récompense.

GREG.DE SAINT LUC.ita ttt se in. S.TMaM~c~t quod est hypocrisis ?tt7<!7 o~frfMmest. alterantem et corrumpentem intsnf. AZi\NZEif. DENAz. ~!M Cae/M}M! ne M!~ CO)!)!M.reut. et dolus imbedHis ubique r BEt). rien de caché ~)'aMd! e< ce ~M<* sMe. mais leurs efforts aboutissaient à un résultat contraire. )M AHM!M ~MC ~OM~ avez dit ~o!)M ténèbres. ils se foulaient les uns les autres. pharisiens s'efforçaient de surprendre Jésus dans ses Les paroles. une 1. Gf. THÉOPHYL.tur /e~MCt~)/M hypocrisim. a de sorte qu'ils se foulaient les uns les autres.p!['d!'eaM<Mf tectis. comme étant le symbole d'une méchanceté aigre et invétérée. Car rien de qui MCf~(~M! ~0~ f<e. exptiqaeamt un sensmystique cérémonies t'agnesm les de pascal. dicere ad discipulos Attendite a fermento phariseeortun. ~OM~ l'oreille. ita ut se invicem conculcaAM)'s aM<em turbis eMCMfrmh'tM. car le peuple se pressait autour de lui par milliers.utem quando (~ <'a~e)Mf~t <Ti'a?co.1-3. qund crant. unde dicitur Multis autem turbis concurrentibus. !'t fermentum )nudat. quod eœpt'< :MO< Attendite a fermento p/if. Vocat igipopulos ~b eo ab~ncerent. est ~'A~ocrm'e.ur tauquam efficiens THEOPH)'LACT. dans l'intérieur de la maison.m. estllypûc. Sauveur donne le nom de levain à l'hypocrisie. BËDE. Nam sicut modicutn fe'rmet)tum CAPUT XI. (in Co<. ut se in. » S. et dans le vif désir qu'ils avaient de s'approcher de sa personne. Le THËOPHYL. tant la vérité a de puissance. il commença à dire à ses disciples ?« Gardez-vous du levain des pharisiens. (1) Le levain est tantôt pris en bonne part. (hR. )'um.. pour détourner le peuple de le suivre. parce qu'elle altère et corrompt les intentions des hommes dans le cœur desquels elle pénètre car rien ne corrompt les moeurs comme l'hypocrisie.] Quia enim ca~matorea ~uo~fMt!reveletur. il COMt~CMCa à ses discià dire ples Gardez-vousdu levain des~AaWszoM.hominim~ quibus se ingesserit nihil vicem comprimerent tam validum quid enim sic alterat mores ut hypocrisis. oh hoc Christus ab eis sibi cavere non sciatur: quoniam ~XfS ~Me&t'M )'t! dixistis. Pharisœi quidam co.hsis.i)i.) <MMCttH~JfM. signiScMs vctustam et acihoc autem dam mahtia. XH. ut tuperatur. neque a&MoH<!t<Km. tant au contraire la fourberie est toujours faible a Cependant une grande multitude s'étant assemblée autour de Jésus. et tantôt en mauvaise part. CepMM&!K< grande multitude ~<a~< assemblée autour de Jésus.)) Cv~tL. admonebat N d!sctputos. GaEG. o~zle dira au grand soit et que vous avez dit< secret uidanssoit révélé. comme produisant le pain qui alimente la vie. tanquam bant populi per millenarios cougreg.:~f<à q les aM jour.panem vitalem est autem quando vinabantur Jesum capere in sermone.De même qu'un peu de levain aigrit toute la pâte c dans d (t)Ontrouve quelque hosedesémblable le discours oùlesaintdocteur 42. TuEOPHYLACT. Notre-Seigneur recommande à ses disciples de se garder des pharisiens parce que c'étaient des fourbes qui se moquaient de tout. M lumine A'Mt!<!<fet quodM CMWt ~C!«tMEstn. J'o<M~t. in contrarium vertitur magis enim ttdi.<'MfBorMm. est veritas. 'cœpit dicere ad discipulos suus Bt'eeMt eo)M!<<eare)i<. CHAP. i . de sorte ~M't'~se foulaient les uns les autres. qui est l'hypocrisie. sera publié sur les toits.ionea adeo cupientes itaererc Christo.

('~t.nmuimtot:). Ces paroles ccSera prêché sur les toits. et dévoileront ainsi le secret de notre âme a Rien de secret qui ne soit révélé.i' etc. nos pensées cachées nous accuseront ou nous défendront. Prêchez donc hardiment. e~an] defeNdentintn (~!oH!.. alia.35. G)'œcot'MM. aut.TKc. jtt-<ta morem provmcim Patpstiuœ tdqai- .)ectis eorum acUbus publiée pr«idicantur. aendca simplicitatis et aemulandae Rdei Salvator intexuit.'o?'. quando judicabit Deus aut id dicit. il mettra au grand jour leurs calomnies et fera éclater votre vertu. » etc. Unde subditur « Nihil autem opertum est ~uod non revctetur. et re~rdc cetteespèce ~ magie Celle-ci la s q que s'appetleuelquefoismagienoire. et nous rappelle qu'à la fin des temps. (11 ceux !ep LemotYQv. ÂMBR.c inter thuchra~ quondam pressm'arn)M cfu'ce)'uMqueu[Ubras)ocHtive)pMsit'nnt~[)osto)i. il parle de la sorte.(/M?M. est maintenant annoncé publiquement par la lecture qui se fait de leurs actes.CHnys. Vêt hou dicit.. » etc.2) ~eoretum nûstrœ mentis apcrt"a videantur. Pulcherrimum autem locum teAMHR.) Quasi dicittdisMpuhs: Qu~mvis imm'. quidam voeent MdK<.argnet eorum oaiuumiam.i!in hinnue dic<'ntur. S. Omû. Il veut donc parler de ce temps où Dieu jugera les actions les plus cachées des hommes ou il veut dire que quelques efforts qu'on fasse pour étouffer le bien que font les autres sous le poids de la calomnie.icte more per6dnB alia promamus iu effeutu. plusdétestable la magie mipte. InBC audacter et froate deincta et <juaUbetsublata fonmdiue toti orbi prœdicatt! et idao subdit « QuonMm quat o iu). our nous détourner d'imiter la conduite perfide des Juifs en agissant d'une manière et en parlant d'une autre Nôtre-Seigneur place ici une magnifique leçon de simplicité et de foi. UR!G. Unde qusecuu~ue vohis in pat'vo ansulo Patestinn) to''ntus sutu. CHRTS. cum ultimo tempore oncutta co{<itaHonumaccusantium.utem. sur 6') Il semble dire à ses disciples On vous traite maintenant de séducteurs et de magiciens (t). Sane quod dicit « Prtedic~bitur in tectis.enebrisd!xis).sicsimu[atiua.c)a. e se rapl et Oubien de prestidigitateiit'sd'imposteursd'aprèse texte j grecyoTT~ ~o~ou~. parce que tout ce que les apôtres ont dit et souffert autrefois dans les ténèbres des persécutions et dans les noirs cachots où on les enfermait. le front découvert. plusparticulièrement quiprétendent évoquer mortsparlescris signifie et e lamentables poussent destombeaux qu'onappelle oot.(/<om. nejuda. de même la dissimulation ôte à l'âme toute smc~rite et toute vérité dans la pratique des vertus.Ptf~'MM. totam fanum cassant corrumpit ([/«! (.<o~'M e/Mf[~o~dctepe).B).voee simutcmus. le bien de sa nature ne peut rester caché.virtutum sinceritate et veritate fraudahit. P S. ce que je yous ai enseigné dans ce petit coin de la Palestine a Ainsi ce que vous avez dit dans les ténèbres. )' etc.)Aut ergo de illo tempore hoc dicit. BÈm.rM)cat:).EXPLICATION DE L'ÉVANGILE (I Cor. quia occulta hominum fpiantumculique conetur aUquis occultare bona aliorum infamiis~ bonum na- tut'aHteriateMuoupot. aint ugustina f~tmenY S A qu'ils près d comme illefois m tionau livrev dela Citéde Dieu. v). Et vestraDt declarabit vh't. on le dira au grand jour. qni&qu.pfrorb<'mEcc)e~a.chap.()M('o<.o'!i!iMtempuset. mais le temps dévoilera toutes choses. dans l'Eglise répandue partout l'univers. et sans crainte aucune à tout l'univers. 3Sj<M~/a«/?. BEû. Ou bien encore.

cuoctisaudienUbus palam (Ucet)])'. tt. ita mihi fuit audible. <ee<c vero a)ta' apostobrnm auilnff: qootqunt verc cousiSin. Quouiam ~etaiua eatcaus:) perNdia. eux causes produisent ordinairement la perfidie de la D trahison. in lumine dicenhu' H<'fîo enim sum )nx~ et iir me tuce notulll Cet quiequid vcstra muchinatur caligo « et quod iu aurem locnti ''sti~~ et in cuhicuUs (id est. XII portent à l'usage de la Palestine. ~nne ~MM~Me f ~f~Gr~ r<e~CMf!/ (~po~JO. seront dévoilées au grand jour car je suis la lumière.DE SAINT LUC. ou une crainte acci- D tur ubi solent iu tectis t'esidere n~u enim tecta.e sit Evctugetiuu]. audits in Evau}:. bien encore. c'est-à-dire en surface plane Ainsi ces paroles « Sera publié sur les toits.ti suntph!U'ufC).st!UttetiiaguoprMcone Spiriti) S<meto super apostotormn mnu)a~. mais nivelés en plate-forme. pt'œdieahitur in tectis. Or. <jUtBaut ex inohtn inatitm. sera prêché sur les toits. ~OtH. fïH!tCt'x ~tt?~ Ap crrca')t ~ J~tcoOH~! ~~&!X o& ~M ~f~ocft'<7u~/ /'pM. MMii'S~V<? 'a~KMpas ceux O 4-7. Et ce que vous dites à l'oreille et dans l'intérieur de vos maisons (c'est-à-dire.ft'.op)' ~e~'e~)' dans /« ~p/te~)M.3~c t/~ )tMtcst ). tout ce que vous murmurez à voix basse à l'oreille).)<< SMH<Mt)/t<(' Crf/f CSpt'fM M<?4'<)'[ tt'HMt'C HtM~~ paMO i'&tM ~)~«m <<M "0~.) c&/H)tû)te . D S. ce que vous avez dit dans les ténèbres. et ~HK. crat~cz ee~H-M.Cinq ~eMa. Notre-Seigneur s'adresse aux pharisiens. <:le qui le oui. » signifie sera annoncé THÉOPHYL. t'~ft<!if0 net! /tt())e ~'mote. c'est-à-dire. 37oMje vous MMH~'e~a! <. Ou de manière à être entendu de tous. to/e~? et ~(M M~d'eux t'*es<en oubli o passereaux ne ~e~Mf~tt-th ~)fM dt.mijtt). qnioqmd tnutn's susurris vestris aurihus instittastis). a id est. quod in opacis cordibus vpstris tentare me nona. et je révèlerai dan~ cette lumière tout ce que vous tramez ténëbreusement contre moi.Tn).?)'<</~o ? . On peut dire encore que la lumière. ao si iu tectis prœd!ca am f~isset-Hocetiam intetli~ere potes quod /«. et mises au grand jour dans la lumière de l'Evangile.sedp)auo ptaua figura) faciuut iBquatia.oPHYLACT. ou les habitants se tiennent sur les toits. car les toits ne sont point surmontés de combles comme les nôtres. une méchanceté naturelle cL mvét6rée. AMDR. f~'e.~d el ca~tW < OmOM HKM. hoc proponihtr pitarisœis Vei quasi diceret 0 pharisK'i. C~'N~KM cch<! qui. « qure in tenebria dixistis (id est.<Jtvutet. et après celrt ne peuvent rien faire de ~M. uostt'o more. oulminibus ?nschen)att!(id est: b)tmata.0!M ~efMe/'a~eh'e.))i(test. (?~us~ AocHM/ta&e~~ M os~nf~)~ ~~Mj t'~A~ a~t~A' 'y!~ /<tc~ <tï~[MCt<!7Hpa/)S~)~! CMm y)OS~/ ~Kt ~Mp?t~ 7M~efy]0~'N~<cm H!tf~fe t)i y~Hy~m o!<'rt~. que les toits sont les âmes élevées des Apôtres car toutes les âmes insidieuses des pharisiens furent dévoilées. AMBR.' je !.0!M t~.s avoir <w. Krgo di''it:('Praedicabitu)'iutectts. CHAP. je vous dis à t'OMS. aut ex .t~~f))!]tpos~modu:n ~etn U)ce. comme si on le prêchait sur les toits. les embûches que vous méditez contre moi dans les épaisses ténèbres de vos cœurs. et leur dit 0 pharisiens. ~e~'Hie~ ~ qui tuent le corps. c'est l'Evangile. par l'oracle divin de l'Esprit saint qui se reposait sur les âmes des Apôtres. c'est-à-dire sera entendu de moi.t!Mt< ieu.

honores. puisqu'ils ne peuvent empêcher la toute-puissance de Dieu de leur rendre la vie en les ressuscitant. msania qui morbiles ~unt.. ne serait-il pas souverainement injuste de ne pas rendre à Jésus-Christ ce que nous avons reçu de lui ? S. Souvenons-nous donc que Dieu prépare des couronnes et des honneurs pour récompenser les travaux de ceux sur lesquels les hommes exercent ici-bas leur colère~ et que la mort du corps met un terme à leurs persécutions. AMBR. la. Christi? x Qui autem non t~ies sunt.Ces paroles ne peuvent s'appliquer indifféremment à tous mais à ceux-là seulement qui aiment Dieu de tout leur cœur. )) BEM. » etc. quibus mortates us~ue ad / buscunque enim simpjioit6r hic s~rmo tempus suam iram cx~nduat.C'est donc en vain que les persécuteurs exercent leur fureur insensée sur les membres déchirés des martyrs.1S) « Ma.) ConsivenienUssimut)) Christo oon rependere dcra quatiter Domums disëiputos omniM quod ab eo recopimus'! AMBK. quibus ronvcnit in~t'if. CYïOL. l leur apprend aussi que la mort n'a I plus rien de redoutable. 23. ne terreamini C'i'[<ir.hu'. et qui peuvent dire en toute assurance « Qui nous séparera de la charité de Jésus-Christ? H(t) Ceux qui ne sont point dans cette disposition. rend ses disciples supérieurs à tousles événements. ') Or.3 coustitui!. sont faibles et bien près de tomber.Mtia: Dci.) Considérez comment le Seigneur 23.. (7~'a'eo<'M')t 'n<MM. CupYS.) accidenti metu Nasoitur. vin.) Nou (jui.cndmn q~od taborihus para. CYR. ortem bus superior<.ntm*coroatB (!t C~<. qnMn territus Deum quem corde cognoscit.(/MMM. comme l'ajoute Notre-Seigneur « Et après cela ils ne peuvent rien faire de plus. ~f. ). autem vobis amicis meis.3S-3S. ne quis metu etiam docet non esse terribilem. puisque l'immortalité la rachète par une si riche compensation.Ht'go supcrvacua furnn).!). S. ''nu~ neqaaquMu jorem ditcftioûetn nemo habct.1 EXPLICATION DE L'ÉVANGILE dentelle. puisqu'il les exhorte l ffdt l (i)C'est edéfi nesaintPan) à toutesescréatnres.)Este]'goadverab his qui occiduot corpu~ Hetc. Cv&. qtt'ui oa resusciUMido ut animam suam ponat quis pro amicis vivifireLreaisterf posant..) ipsam mortom . qu'ils jettent en pâture aux bêtes féroces ou aux oiseaux du ciel. sed tus qui ))enm ex illis nostrm persccntionis finis corpornlis tota diti~unt mente. J/aM/t. iitque conveuit'e videtur. ~M?'S. S. S. je vous dis à vous qui êtes mes amis Ne craignez pas ceux qui tuent le corps. c'est le Seigneur lui-même qui a dit « Personne ne peut témoigner un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.(M<4'<~Y!. Notre-Seigneur prémunit donc ses disciples contre la crainte qui les porterait à renier le Dieu qu'ils reconnaissent dans leur coeur «. qutun omnipot. suis » quornodo antem nnu est inconCURYS. N – BÈDE.(/~M.Or. q (/!oM. putchre addit a Dtco demptura. ad prositiendun) parât i tua martyrnm mcmht'a feris avibnsque porro Dominus dicit (Vof. "t ~t:«/<.disc?rppt)()a pr<'ji''innt. )ocupinUore foonore sit immortalitas ?negare coga.ua midt! aubdit Et post hoc dicere « Quis nos separuhi) a chnritiite nou habcnt anjplins q~id faMant.et.

En effet. « )tit di(.t'uduntur iu poeuam. à la puissance duquel la nature ne peut prescrire des bornes. et. AMBR.it'nutu et. Sud si aermonem discusser~. » TuEOl'UYL.cstnt.(.ct'ei)Lseh['n))!un. sed o lit iu). ideo mor~'ut sup~ticii corporatis esse defe<. leur foi seule était chancelante. p~mun voro nnim. S.mitB. )]ispir:tvcMt crgo Dominus sunptieit. et du supplice de l'enfer où ils sont jetés.cr<hunt'ptu'M&tohhU. » c'est-à-dire. vous y trouverez encore un autre enseignement.ntisatTectum. et que nous ne devons craindre que Dieu seul. si Dieu n'oublie point les passereaux. » mais a Qui a le pouvoir d'envoyer. a le pouvoir de jeter dans la géhenne.» » Car tous ceux qui meurent dans le péché ne sont pas immédiatement livrés au supplice. Simui autem et documenta imninrttLUtatis. <[uipo). craignez celui qui. Si vous approfondissez ces paroles. l nepeutdonc q tcmporcUc. tandis que le châtiment de l'âme est éternel.euthabetmitte)'e:"non eLUjUquiconque cutnpccc~tn monuntur.. il la fortifie donc merveilleusement par les exemples empruntés aux choses les plus simples « Est-ce que cinq passereaux ne se vendent pas deux as (un diponde)? et pas un d'eux n'est en oubli devant Dieu. à mépriser même la mort si redoutable à tous les hommes. Mais voyez en même temps comme il multiplie les preuves de l'immortalité de l'âme « Mais je vous montrerai qui vous devez craindre. Uinc uokt quod p<:CH)ttoribu9f[uidcmmot'i!t). que la mort met fin au supplice du corps. s'agn' uedelapeine ounctis terribitcm hortaos contcumere.se(teidetU[!!)h)t'!).()suppticium iafertur. après avoir ôté la vie.eînn)iH. et conscquenter iUia !n gehfn- uam detrusis. subdens a Nonne quinque passeres vœucnnL dipoudio.ht!n.8ubJ!Meat. oraMonum causa.Ncm enim dici).DE SAINT LUC.:St Deus obliviouon passerum nf") b~bct. itddetts meLo.eatati )M)) unhu'a praMerth!U.'u fs~c perpetHu~u. S. mais ils éprouvent quelques moments de repos et d'adoucissement par suite des sacrifices et des prières qui sont offertes pour les âmes des défunts (t). et hic er~cintis ipsis per intcrituu). cujus pot." AMBH. XII. C'est qu'en effet la mort est la fin de la nature et non du châtiment. quiddau) aUud in). pro (tehmc)is (hutur. aussi la conclusion de Notre-Seigneur est-elle. la qui (t) IInepeutêtreiciquestion delu taotm péché d e) éternelleuine peutêtreremise pre-). ÂMBR.'iiSjCumsubdU: «OAtendam it!~cui vubH quctn )Lme!iLis GumUmutc~uipos)()uaLUO('ci'tcrit.A!or9Ctumu.ha» betpatesLu!.ttiscs. AMUM.<mort. qua. statim det. mais qui lui-même commande à la nature « Oui je vous )e dis. et. H T)u':op))YLAC'[.magserat.dnrn'th)isnonpœt)a) est.:NQn!nuttitiugt.heuuan).e<umcu)iserexerat~ fides sola tmtahat bene eam da re))us viUoribtis rohoravi~.virLu(. unus ex UlMnon fat iu obiivionecoi'a. CHAP. neumfpte sotmn cssc nictuendntn. Remarquez que les pécheurs ont à subir le double châtiment et de la mort temporelle. ajoute-t-11. hunc t!concfudit.ed. Notre-Seigneur venait d'inspirer à ses Apôtres l'amour de la simplicité. .u))Jeo'?HQRa. pour peine q ~ laqueUe ne peutoffrir esoblann I tions. comnide ni du mortel uopeutêtreeflanée.bidicert't. et d'affermir leur courage. craignez celui-là.C). Notre-Seigneur ne dit pas « Qui envoie dans Jagéhenne.

TuEorHTL. autre chose la connaissance que Dieu a des plus petites créatures. gustMtes panem vittC. savourent le pain de vie. l'Aéquivaut à deux as. hoc <po)tfMiM. Ils sont vendus deux as. et il est composé de deux as. ORt&. car nous avons reçu nous-mèmes de la nature la puissance de voler. et le diponde S. des poids les plus légers.1 per hoc si~uir~at.ur. 0</)0!)[<KM genus est ponderis levissimi ex duobus assibus composiLi. entendent sa voix. vocem audientes divinam. Quod autem in numeris est wxMMt.. A q~otaodo Apostolus dixit ([ 6'o?' 9) MNunne de boj~ns cura est Dec. Mystiee autem ftuiuqnc passeres. vmneuntEs.quod duo. stuttitiam judicautj non Jantur in oblivione coram Deo. qui ea qnEe suut spiritns. ') t'um bos passere pretiosior sit? sed atiud est cura. id est. alirluis. ÂMB&. Deum ixtuentes. a)iud scientift. respirent l'odeur des parfums de Jésus-Christ. et Veteri Testamento et ideo nfni Aantur ohlivioni a Deo quorum enim sensus traduntur verbo vitae.juste si~QtËcantj 'lui excelsa et supra homines Pentium. le bon passereaû est celui qui a reçu de la nature la faculté de voler. et ainsi ils ne sont pas en oubli devant Dieu. Nous répondons qu'autre chose est le souci. car Dieu se souvient toujours de ceux qui appliquent leurs sens à la parole de vie. objectera-t-on. gr. Mais. bien enOu core.) Ces paroles signifient donc littéralement que l'action pénétrante de la Providence s'étend aux plus petites choses. ces cinq sens sont vendus pour deux as. horuni semper memor est Dominus. Dicitur autem Deus aliquorum immemor iteri propter eornm f. comment. }tB. et se rendent dignes de cet aliment spirituel. S. Qui dipoudio palpantes vivumverbutu. Le diponde est un LA GLOSE. TnEOpnYLACT. spirihmJes sensu. l'as est dans le poids ce que un est dans les nombres. c'est-à-dire. atque m . qui voient Dieu. les cinq passereaux sont le symbole des sens spirituels de l'âme. en appesantissant l'âme par ses jouissances grossières et en s'inclinant vers la terre comme une masse hominumquomodo haberepotest? BED. GMffO)')<))! fc~'M?):. vilipensi ab eis. AMBH.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE ment pourrait-il oublier les hommes? BEBE. Vel tu quinque seusus duobus assibusvendnnhir. Or. !?)? procedtt usque ud tuiohua. des 7~.) Ad litterant igitur aoumen divin:~ provisiollis. ut sint apti ad spir)tu&ie pubuhim.Vêt aliter passer bonus est cui votandi iiaturasupvo)audi enim nobis gratiam peditat natura dedit. l'Ecriture dit quelquefois que Dieu oublie certains hommes à cause de leurs crimes. voltiptas abstulit~ quœ matorum esfis gravât animam. et touchent le Verbe divin.. oH'adentes odorem ungueutorum Christi.icinora. novo scilicet. Néanmoins.Fort. Ou bien encore. Dans le sens mystique. qui perçoivent les choses célestes et supérieures à l'homme. (:M <'('t<. pour le Nouveau et l'Ancien Testament. OMG.hoc in ponderibus fM~M.is9e autem dieet. ÂMB&.(Cla.Gi-os. pôtre a-t-il pu dire « Est-ce que Dieu prend soin des bœufs? o Et cependant un bœuf est d'un plus grand poids qu'un passereau. qu'ils sont mis à vil prix par ceux qui regardent les choses de l'Esprit comme une folie. et la volupté nous l'a ravie. c'est-à-dire. mais cependant ils ne sont pas en oubli devant Dieu.

CfCBeO)'XMt M&t!Mp?'o. bien encore. bene tamen numeterrena: vitio labis aboteverttj quates r~ti dicuntn~ quia ea. CvR.DE SAINT LUC. uumeramus.) Mystice autem sarius enim tanquam captiva maocipia <'f'pK<quidem hominis est utteUectus vilioris pretio featunationis addicit at capifli vft'o c<')gitaf. convcrsatMuem. nous a rachetés à un grand prix comme de nobles serviteurs qu'il avait faits à son image.gentissime novit diUgcntiam enim cuque igitur corporis sensus si terrenarum rœ adhibitaa numeratio manifestât. qu'elle connaît exactement tout ce qui les concerne. ut unns ex passerihus. ne serait-ce pas une indignité de penser que le naturatu corporem molis inclinât. ad superiorum Deuique numerns capillorum. pour les plaisirs impurs du monde. Si donc les sens du corps cherchent à se nourrir des souillures de la terre. non in opermn fructus revotm'G non possunt. et digna sunt prftvisionc . qui s'applique à imiter Jésus-Christ. de Dieu est si grande. Dans le sens mystique.jnsqne iideUum intelliges aptam Christo ris mstimator magno pretio nos rodemit. c~j/Mo. idoneus sui ope. actu compntationis.soientiam Dei non . AMER. S.)Est igitur sibi curée discurantnr a Deo. dili. ÂMBR. ter nosse sanctorum vitam unda subdit divina.CYmL. et les cheveux sont les pensées qui sont toutes à découvert aux yeux Ou de Dieu. juste appréciateur de son œuvre. parce que nous comptons ce que nous voulons conserver. ÂMB. luxuriœ scilicet pretio secnlaris a<)ver. TiiBOHtYL. ette manière de parC ler ne veut pas dire que Dieu ait compté tous nos cheveux.ionesqum patent Vel uniuscuDominus tanquam speotosn servit iaquœ Deo. Il cherche donc avec le plus grand soin à connaître la vie des saints. Quin. CHAP. qu. par la tète on peut entendre la vie du Rdèlc. Celui-là donc ressemble au mauvais passereau. qu'un seul passereau. quae nnmeCYK)! ( ~t Cat. (M&!<?'o. ant tmmeraH sunt » per quod signiBeat nostrornm numerus capit)or<nn prêter quod omnia qum ad eos spectant.Si igitur tanta Dei es) « Sed et capilli oapiti~ vestri o[UDe9 majestas. à qui les jouissances corrompues de la terre ont retranché les ailes tels sont ces passereaux qui se vendent deux as. Nôtre-Seigneur dit cependant qu'ils sont comptés. S. vare. tandis que le Seigneur. qnam itxtisaunt . qu'aucun de nos cheveux ne lui soit inconnu.a*volumus sersunt isti passeres qut dipondio vn-ucunt. Cm. wo'est-à-diro. Si donc la puissance sont dignes de fixer son attention. <'f<p<t< ad imaginem sui fecit.it. TnEOpnvLACT. ÂMBn. la tête est l'intelligence de l'homme. et par les cheveux les œuvres de mortification extérieure que Dieu compte et qui S. car l'action de compter manifeste une sollicitude des plus attentives. de chair. car notre ennemi nous met à vil prix comme un troupeau d'esclaves. comme l'indiquent les paroles suivantes « Les cheveux même de votre tête sont tous comptes. spd in facilitate coEst ergo malus passer qui volandi ~sun< !ï~!tioni9 accipttnr. ils deviennent incapables de s'élever jusqu'aux fruits des œuvres surnaturelles.! autem ejus ~a<)'M)M mortificativa curporis opéra. mais exprime la science naturelle qu'il a de tout ce qui existe. S. sordium cibum quicrant. c'est-à-dire. XII.

il les a créés par sa parole. Supr:i dictnm est op rra quB)iesse revetauda: bf't. qui viliora. conclut-il. devant le Juge et le Roi éternel des siècles « Or. car f~p)'< ~ùtM enseignera à <MU)'6)?t~mece ~tt~t~vous /<tM~/Y< dt~. S. mais vous êtes plus (pluris). soiuni Fil'mm fticiL. ou qu'il les dédaigne. « Ne craignez lui dont la science s'étend aux plus petites choses donc point. (Or~t. n'a fait que son Fils. f'ot)<(t /i)'. CMH~ K~~e~ f'~MM/~ vos ~~ttt~'0e~ ~o/f?~/afc~. ~/aM~ confessé devant les AOMMM.C))M. 8-12. et ~e vous M~~M point M jtMtHef~e<c que vous repon~i'ex OM ~tt'M. un passereau? Car tous les êtres que Dieu embrasse par sa providence. je vous le dis.7Myo~Mes. est œstimare quod Sdeliulu corda Dominus aut ignoret. Lo~M'om <jrtt: MtM eo~~uM'a f<tm. ~efa )'(.' M J~t'M hominis /r~Me60r(M!&<MHM~MS~<~ COH/t~i<Mfï'~MmCO!'aMa?!~e~. cetera vero Fdio suntihtr bro~avd ~uomodo provisionc M~uc ad tain mndica. les a!) Or. ~M<~MiW ~!ttK ~H~Uy f!oC0~?Cft~~ ~H' &~ vos m :/Ma ~ora quid <?~07'~M~vos ~tef'< BEDA.. o BEDE. confessé 7ro)). vous êtes d'un plus grand prix aux yeux' de Dieu ()). et lui a abandonné toutes les autres créatures.em vobts .? Unde eonse([uent.ATH4X. il ne M~< point t'em!s. vous êtes plus (plures). spemat.&. que toutes nos pensées les plus secrètes seront révélées.') a'~eKs Dei. et vet'hti abAcnndita btufe reve)atiocon<')u()it )U)))C autcm in vUi. N ct. <j'M:C!)K~e Fils de <M'n~e aussi le coK/fM~ff): devant les anges de Dieu. mais en présence de la cité céleste. aut. ~mM~aupr~mecf]ram~o'~t)oô~s.M~ vous snr ()) Le textegreclèvetonteambiguité OTpouStM~ StK~spST6 j'emporte: de beaucoup passereaux. mais celui qui M'sMya renié devant les hommes. fm?a &h.):e devant les anges de Dt6M.) QumM :~ttcm ah Arianis ~i quasi dcdiguaretur Deus alia facere. nitjue Hegis~c a)MM~ Omuis qmcuuque ~KhMMx~Me eoM/eMtts « Dtco Mt. c'est-à-dire.'Après avoir déclaré que toutes nos œuvres.?~ët.6H~!tt in &'p)f«!<mi<!))('<K'H6<f).ef con« KoULe ergo inuere dudit mnttis pa~seribus pluris astn vù~. Non ~<M)'M ex<M tegcndam est. jusqu'à un cheveu. it: eotwttett~. JP< OM!s qui dicit verbum )'um/to~rcH!e~Mr?7/pïfï!/j. qnoUbet eoucil)ab)))o. capiHun) et p!Hserem ? Quorum enim pruvisktne fuoc: tur. 3.~eudau). cognoscat. Nôtre-Seigneur ajoute que cette révélation aura lieu. comme s'il était question du nombre.EXPLICATION DE L'ÉVAN&ILE Seigneur ne connaît point les cœurs des fidèles. ?i0~e <y~ c~ ad Ht~a~m ~oHK)'ii esse ~~ait/c)' ffM~nt'f! fM/)o't~ee<M. !M<tM Mh<ï quiconque parlera contre le Fils de f/tOMMe. uem: ))on ctvit. comment sa providence s'étend-elle jusqu'aux moindres choses.dor e~t suo vprho. Et à ht! sera fe~M. je vous le dis.ionem nunMi'i pcrtinet~ p<M)'M <M<M.hoc e&tj apud Ueuna majofis digtiHaLt.M.~)/:eMecontre ~'jE~h~ saint.gMdK. vous valez plus que beaucoup de passereaux.?!eyo&~Mr eo)'a.On ne doit point lire. <taod ad sed compm'at. Or. BE~.3 cont. horum cre. devant les magistrats et les px~M~cM.</tAmM))e)'<.sles M/. non pas au milieu d'une assemblée ordinaire. je demanderai aux ariens si Dieu dédaignant de créer les autres êtres. !M< reM~M'. (DMC. quiconque m'aura.!itis mtersed h) eonspcc~supet'mc Judicb Jicens a. ~ee <'M<em ~H. soMt~ BÈDE. AfHAN.

qu'y aura-t-il de plus glorieux que de voir le Fils unique. Pra*clare etiam fidem acuendo iotexuit. il faut d'abord reconnaître que le Verbe qui est sorti du Père. Et quia hoc omnibus utile est. ut Deuni et Dominum) Christus eum contitebitur corau] angelis Dei. in seculi consumtMaLione.) Non est ergo Dominus contentus intrinseca. Et comme cet enseignement est utile à tous. CYR. ÂMBR. tune temporis. ~a~A. SMr S. EfjSEB. il en demande la confession extérieure et publique. et qui a souffert la mort pour nous. EusÈBE. 35. car de même que la foi est le stimulant du courage. id est. mais qu'il lui vient. vers. le Sauveur. CuRYs.) Quid autem erit gtoriosius quam ipsum unigenitum Dei Verbum attestari pro nobis in divino judicio.NoM. ral S. et furtivum sortitum dotninium. » etc. le Verbe de Dieu. sic enim resurrexit a mortuis. qui s'est fait homme. Ait (in C«<. est le Seigneur de toutes choses. (in Cat. et nous excite ainsi à une plus grande confiance et à un plus grand amour. Quiconque confessera ainsi devant les hommes la divinité et le souverain domaine de Jésus-Christ. rendant témoignage au jour du jugement. cum descendet cum sanctis angelis in gloria Patris sui.DE SAINT MJC_. iide. car c'est ainsi qu'il est ressuscité des morts. et si vous croyez de cœur que Dieu l'a ressuscité après la mort.) Dieu ne se contente donc pas de la foi intérieure. CHAP. communiteT to<[uitur. dicens <(Omnis quicunquc confessus fuerit me.(hom. Quisquis ergo sic confUebimnr Christum coram hominibus (videlicet. comme à son Père~ de sa nature même et de son existence. Il faut ensuite confesser que Dieu a ressuscité des morts ce même Seigneur. blement tout ce qui peut rendre la foi plus vive. lorsqu'il descendra avec les saints anges dans la gloire du Père. la force est le plus ferme appui de la foi. Or. sed existeutem revera et naturatiter Dominum. 35. fateri Dominum omnium. confessus fuerit me. sicut et Pater consequenter oportet fateri quod Deus hutic a mortuis suscitavit ipsum scilicet factum hominem et passum in carne pro uobis. son Fils unique. né de sa substance. <? ~a~M. uuigenihim ex ipsius substautia. En effet. non tauquam ab extrinseco. XII S. » Totum Christi decet myaterium in his interpretatur enim prius ortum a Deo Patre Verbum. Cm)L. S. en lui donnant la force pour fondement et pour base. ita fidei Ërmamentum est fortitudo. vous serez sauvé. » etc. le confessera devant les anges de Dieu. et credas in corde quod Deus eum a mortuis suscitavit. » etc. 9) « Si confitearis ore tuo Dominum Jcsum. e Sauveur insère ici admiraL devant les hommes. (Aorn. à la consommation des siècles. CnnYS. » Tous les mystères du Christ sont compris dans ces paroles. c'est-à-dire. ac ipso affectu . urgens nos ad Cdnciam et majorem affectum.Saint Paul dit dans son Epître aux Romains « Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur. Gt-a-co~'MM F<!<n<Mt. <tCco?MtM <?<)'!<)?. et que son souverain domaine n'est point un domaine usurpé.10. il parle en géné« Quiconque m'aura confessé-devant les hommes.) autem f Paulus (od . sed exteriorem confessionem expostulat. AMB. ni qui vienne d'un principe extérieur.)imsiacentivutu est fides. salvus eris. et fidei ipsi virtuteni fundamenta subjecit nam ut fortttu<. à son tour.

(/MH:.it pm!ms6a. à perdre la vie. ue ''oufe'isi. il les aSermit encore par des menaces non moins enrayantes «Mais celui qui m'aura renié devant S.) N&gmtes autem suut pritno fruidem qui i)Hmu)cntc persecutionc tiuatn postposucrtint. t. que le châtiment sera plus sévère et la récompense plus abondante. Après avoir fortifié ses Apôtres par la douce espérance d'aussi magnifiques promesses.cgoante)ni))ic:M bonorum enuu mfdorumfjuR re~'ihutio cuniaugmentoinfuturosfcutotepi'œstotat)n'. et a vita defjrere. 16) « Coniiteutur se nos~e Deum. Cr&. rerûtinerationem Lestimonii pratnere indi. 8) « Si quis snorua) s) maxune doiacs . et. sera renié devant les anges de Dieu. S.)EtiudaLn[iatioucmajussupp)[cimtt. il faut y joindre encore les docteurs hérétiques et leurs disciples.OM. (/. implens eum lumine suo. hœe cMeta. et dépouillé de tous les biens. diceus Qm antem negaverit me eorMn homiaibus.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE et donnant dans son amour une récompense sensible du témoignage qui lui a été rendu sur la terre. (-«&< . B (7' l. Cn&ïs. EusËBE.) Sunt etiam aUi nbncuftHoTns modi quos Paulus d~Mribit. vers. quod est a si)pi6]]). S. ~eM. M. mais au jour du jugement. et particulièrement de ceux de sa maison.(M<<!M~'ft. M Nuuc hic u cont'it.) Opportune autfni haue cotnu]iuatt0)]ein ponit. qui est dans les cieux et les anges de Dieu. pour leur faire comprendre combien il est important qu'ils confessent son nom. dicens [c~ ?'< [. et au~elis Dei. ou le châtiment du mal que vous aurez commis. à être privé de la lumière. que saint Paul énumère. vous seront rendus avec usure dans l'autre vie.i[eruiueosinducitterri))tliuribt]S mmis.onem jpsius contemuerent propter pœmun. sed ]tnbitans in eo. par la sagesse de Dieu. ou qui me niez. comme s'il disait Ici-bas.0!:). par la perspective du châtiment qui les attend. «: J/f/«/<.nega~.ehttN in munnnm ejus cui tMtunoLuuni perhibeturPNonenimtnanetisextM eum cui testimonium redde~ur. Le Sauveur fait ici cette menace.erisaut.t'M~. mais ils le renoncent par leurs actions. 16) et encore « Si quelqu'un n'a pas soin des siens. et ainsi la récompense du bien que vous aurez fait.)/'s. <'t tumine privan~ et omt)ibus dcstitui .~ 5.iu)ouium dabiL Cuti) auteM cort'oborasse). Or ceux qui nient Jésus-Christ sont d'ahord ceux qui abjurent la foi aux approches de la persécution. tac)M Mtem uegunt. à l'âme qu'il aura jugée digne de cette récompense? Car il ne restera pas en dehors de cette âme. c'est vous qui me confessez. châtiment qui consiste à être renié par le Fils de Dieu. abocgimL etiam hacresum doctores et discipnii. qus est negari FiKo Dei. CuRYS. eus spe ijût]& per tMt.bonis sed o!. )' et itorum (! oc! ?:M. » 35 sur 6'Ma!M/) C'e=t-à-dire. à souffrir ce châtiment devant le Père.) Il est encore d'autres manières de renier Jésus-Christ. ce sera moi-même.EcsEH. (eo?KM<? /~cc. CYtOL. les hommes. pâti coram Paire qui est ))J ccelis. lorsqu'il dit K Ils font profession du connaître Dieu.iadene!fari.etinbonis<n[)jurrecou)pensatio pouitur quasi diceret. !) Ct]i)ïs. c'est-à-dire. mais il lui rendra témoignage en habitant au milieu d'elle et en l'inondant de sa lumière. (:<<. CHRYS. ijpgabiku' coram angelis Dei.

se uegaveriut. Mais pour celui qui nie. mais à l'aide de la grâce de Dieu. CïtUL. emendat volentes pmnLvernm si ad ipsum Ckristum retere torqueatur sermo. comment S. on lit « Quiconque aura confessé en moi. aussi Notre-Seigneur ajoute « Et quiconque parle contre le S. il a renoncé à la foi. ÂMPR. quia destitntio propter eum qui descritur.)Sed si hoc vultinuuereSalvator~quodsiquodii)juriosutuvct'buJHdicaturauot'isit! homiuen) commuuen). eou« m omius qui diut tinuo subjecit verbmu in Filium hominis remittctur ci. rendant un glorieux témoignage à tous ceux qui l'auront confessé. Ne autem ex eo quod ait eos qui. nous entendons le Christ.) conditio putaretur. v. quœ est idololatria. et à ceux qui ne l'ont fait que par faiblesse et par ignorance. mais: « Celui qui m'aura renié. CvR.. qualiter incondemnabilis est qui dicit verbnm in eum? AM)). audict illam beatissimam vocem. qui a été engendré par ticorum curam non liabet. et eorum qui inBrmitate vêt ignorantia negAn). qui est une espèce d'idolâtrie. et il est pire qu'un infidèle. in grreco enim di'< Quistfuis contitebitur in me. non propriis viribus. pardonne à ceux qui veulent se repentir.DE SAINT HtC. il ne laisse pas toutefois d'être coupable. entendra cette voix si consolante de Jésus-Christ. Ces paroles du Fils de l'homme. 8) et enfin « Fuyez l'avarice.m us) nH)!a difficulté ('st. eo quod pareus eju~ in . qu'on peut confesser Jésus-Christ. à ceux qui l'ont nié de dessein prémédité. nous sera pardonnée. il ne s'ensuit pas que le même sort soit réservé à tous indifféremment. » (1 Tim. » Postquam ergo tot suut modi )Mya</ot. sed adjutus superua gratia Christum alide negaute vero non quis coufitebitur dixit «: ?Me. » ce qui veut dire que ce n'est point par les forces naturelles. CHAP. obUuebimus veniMi (si pœnitea. ceux qui l'ont nié sur la terre. v.) BED. » etc. Considérez ici la propriété des expressions.Gorunquist. n cit ostendena quod. il est évident qu'il y a autant de manières de le confesser. et que c'est par sa propre faute qu'elle lui fait BËDE. qui de Spiritu saucto geueratos ex Virgine est. sed oie nam destitutus gratia denegat redarguitur tameu. si nous nous en repentons.udio.cuninn~uralitm bonus sit Deus. et iuiidcii est deterior. XII. parce qu'il est cause de cette privation de la grâce. qua Christus laudavit on)nes qui confessi fuerint eutu. Utique /!<KtM /<oM<H!~Christum inteU!gimus. dans le texte grec. fit (sive destituitur propter propriam culpam. et celui qui aura confessé le Sauveur de ces différentes manières. patum est quod totidem sunt <:OH/e~:o)!M~ quos quicunque servaverit.inserMonejquia. if. mais si elles doivent s'entendre de Jésus-Christ lui-même. Attende autem verbot'mn cauteiam. iidem negavit.. e (f Cor. » Hem (1 ad CM' 2. Sauveur signifient-elles que toute parole injurieuse que nous aurons dites contre un de nos semblables.) Puisqu'il y a plusieurs manières de renier Jésus-Christ. il ne dit point Celui qui aura nié en moi. ar celui qui parle contre lui ne sera-t-il pas condamné ? P le Fils de l'homme. (K<'<A'K~). De ce que le Sauveur doit un jour renier tous défaut. 5. S) « Avariti&m' fugite. il lui sera remis. esse deuegandos unacunctcrutu(boceat. c car celui qui le nie est privé de la grâce. elles n'offrent alors aucune difficulté~ puisque Dieu étant naturellement bon. a etc.

r. quand ils deviennent dignes du sacrement . parce bien il Fils seraitplusvraidedire qu'ilest appelé de ~omme. le savant Origène et l'admirable Théognoste. puissent obtenir leur pardon. leur crime atteint l'Esprit saint. n'ont aucune miséricorde à attendre? Mais où il y a unité de puissance.ado qui digni reputati sunt dono Spiritus sancti per baptismum regrediuutur ad peoeandum ob hoc enim aiunt illos. et c'est la cause. arcequ'ilest Filsd'Adam. ()M!COM~Me_. quand ils retombent dans le péché. » etc. qui les rend indignes de pardon.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE l'opération du Saint-Esprit. Or. Filsde c de qui (t) Peut-êtreetteinterprétation saintAmbrcuse veutqueJésusait étéappelé Il e p q ~OMtM~ qu'il u'a eusur!aterre qu'unemèreseule. qui ont été faits participants du Saint-Esprit. possunt tamen veniam obtinere~ enm digni fiuut donc regeneratiouis quando vero baptiz:ttideli))qmmt.) Chacun de ces deux docteurs motive ainsi son sentiment Dieu le Père.) Viri quidem antiqui. soient renouvelés par la pénitence. et siuguia continet virtus autem Filii ad ~oia rttLonatia extenditu. quand après avoir reçu ce divin Esprit par le baptême. dit Origène. ( y~'ec~. etc. tandis que ceux qui pèchent contre l'Esprit. nulla comparationis est quœstio. studiosus Origencs et miraudus Theognostus. dicit hoc nefas attingére Spiritum.) (Traité sur ces par. ATHAN. ut in Christum peccantes.ni seLH&tuin delinquentes.ntibus eum in dono baptismatis. prout Paulus dicit («f/ 7:M~6):<(ImptMsibiteesteosqui facti sunt participes Spu'itus sancti renovari. in Spiritu. » (B<) vi. on retourne à ses anciens péchés. « QuiATHA. ~d quem cum pervenissent. veniam consequantur. retnis~'onem non mereantur adipisei? Sed ubi unitas potestatis est. après le baptême. qui est seule sur la terre la cause de sa naissance temporelle. Spiritus vero sanctus. la puissance du Fils ne s'étend qu'aux créatures raisonnables. qna. ils peuvent cependant obtenir leur pardon. disent-ils. pénètre et embrasse toutes choses. de manière que ceux qui pèchent contre le Christ. nec veniam obtinere. terris sola sit virgo uunqald ergo major Spiritus sanctus Christo. qui ont goûte le don du ciel. et l'Esprit saint n'habite que les âmes qui l'ont reçu dans le baptême. Addit autem uterqne intentionem propriam nam Origenes causam liujus sic ëxplicat Deusquidem Pater omnia percurrit. contre lequel ils pèchent après l'avoir reçu. peccaverant. Lors donc que les catéchumènes ou les gentils se rendent coupables.. ils pèchent contre le Fils. f't ideo irrevocabilem fore damnatio- . Au contraire. qu'il p n'aitpaseudepèreici-bas. S. etc. solua inest parHûipa. tMper cunque dixerit verbum contra FiUnm homiuis. hanc conscribuut esse Spiritus sancti blaspliemiam. enseignent qu'on se rend coupable du blasphème contre l'Esprit saint. aussi leur condamnation est-elle irrévocable. D'anciens auteurs.de la régénération. peccant in filium qui in eis manet. dirons-nous que l'Esprit saint est plus grand que ]c Christ. de la Vierge. on ne peut établir aucune comparaison. qui demeure au milieu d'eux. suivant ces paroles de saint Paul « Il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés. Quando ergo cateehuMEni peccant et gentiles. st-ellelussubtile uevéritable.

)ia SpH'itus. alors surtout qu'il ne les accuse pas de simples pèches. 16) « Cum venerit Spiritus veritatis. non de peccatis simpliciter. Spiritus vero signacutum est eorum qui porfiKiuntur. iu parUcipatione Spiritus saucti. c'est la doctrine du Père et du Fils. il vous enseignera toute vérité. fxpers est venta: b)aspheu. mais de blasphème? car le péché n'est que la a c o (t) « Touteshoses ntété faitespar lui. secuudum ithid (/oftM. ut [lecesMrmm sit peccMitem m FiMum~ in Patrem et in Spiritum satictum peccare sacrum autem baptisma iN uorniue Patris. et Filii. sed quia Filius eoudescendit impcrfectis. mais le Fils est plein de condescendance pour les âmes imparfaites. et ne subsistent que par lui (t). et si omnia. qu'ils n'avaient pas encore reçu.Il par subsistent lui. Si donc le blasphème contre l'Esprit saint ne mérite aucun pardon. non tanquam doctrina Spiritus dogwa FUii supcret.n (Co~oM. car la sainte Trinité est indivisible. minorem pœnam meretur. sed quia imperfectorum quidem est remiss)0) perfectis vcro Miia restat excusatio. sed qui tertiutu quoque pertransit.Ceptefum. ceux donc qui retombent dans le péché après le baptême. nec abest Spiritus indivisibilis est enim sancta Trinitas. ce n'est pas que l'Esprit saint soit supérieur au Fils. non quia superet Spiritus Fftiutu. mérite un moindre châtiment. XU. Car il faut reconnaître que le Fils étant dans le Père.DE SAINT LUC. tandis que le Saiut-Esprit est comme le sf-jau des âmes arrivées à la perfection. mais celui qui franchit le troisième n'a plus de pardon à espérer. et que l'Esprit saint y est aussi. Ajoutons que si toutes choses ont été faites par le Fils. et du Fils.17. erit ipse nimirum in omnibus. enseigne que celui qui a franchi le premier~ et le second degré de culpabilité. le premier et le second degré. pourquoi les accuse-t-il de blasphème contre le Saint-Esprit. tandis que celles qui sont arrivées à la perfection. suivant lui.. et Spiritus sancti datur et sic peccantes post baptismum. conformément à ces paroles du Sauveur a Lorsque l'Esprit de vérité sera venu.~ c estavantout. nou amplius accipiet veuifun. sed de blasphemia cos increpttbat? Diffe6 . il est dans ceux en qui le Père habite. · TOM. in saoetaft! Triaitatem exercent MasphetNMun. c'est la participation à l'Esprit saint. Enfin le sacrement de baptême s'administre au nom du Père.3) a Tout été créé luiet en lui. XYt. il est donc lui-même en toutes choses. sedcumFiliussitin Patre. terlium vero. Théognoste. que la doctrine de l'Esprit saint surpasse la doctrine du Fils. et du Saint-Esprit. S)!: igitur. de son côté. Primum quidem et secundum limen vocavit doctrinam Patris et FiUi. Or. ne peuvent apporter aucune excuse.et toutes hoses ij 16. si pharisaci haptismum non susceperant quatiter redarguebat cos ae si h)asphemasseutiti Spiritum MnchtutjCuJM nondum erant facti participer? priBsertim cum. pèche nécessairement contre le Père et le Saint-Esprit. est in illis in quibus est Pater. CHAP. Ad h<MC oiuum per Filium faeta sunt. blasphèment contre la sainte Trinité. Mais puisque les pharisiens n'avaient pas reçu le baptême. docebit vos omuem veritatem.) Ce n'est pas sans doute. VI. le troisième.) par t nom Theognostus vero ait quod et qui primum et secundum excessit limen. mais parce que les âmes imparfaites ont droit au pardon. m ipso consistunt. (Ym). et ainsi celui qui pèche contre le Fils. a (Jean.

quoniam qui peccat transgreditar 'es:em qui vero MasphetNaL.iam post haptismum'? Apostolus iuituT ad Uchrfcns non dissipat pœuitcnUiuu pecc:tt. qu'il les enfante de nouveau. (fi Cor. étant Dieu s'est fait homme qui comme Dieu ressuscitait les morts. ub hoc pcontiere qmdpm mcmet. retrogressua vero Galatas parit. ipsi qnoque nimium peccant sed t't his puinitentihus cito potest igtiosci. Qu~ndo is:itur aliqui spect~uites Irtmauc~. qnaliter Apostolus pœnitenti in Corintho condonat (J) ça Co~). ils prononcent contre eux une runt antem. selon les prescriptions de la loi. Et encore. Talia vero comiderans. pourquoi l'Apôtre pardonne-t-il à l'incestueux pénitent de Corinthe. Ceux donc qui. homo factus est taaquam Deus suscitabat mortuos sicut carne vestitus. ne détruit pas la pénitence après le baptême. à la fatigue.) P~arquoi écrit-il aux Galates. le voient sujet à la soif et à la douleur. n.j 4. H exhorte donc à la pénitence. Sed aliter si eis qui delinquuntpast baptisma. in ipsau) oH'cndit Deit&tcm. non indu)~etnr vindicta. qu'il pût y avoir des baptêmes multipliés tous les jours pour la rémission des péchés. revêtu de notre chair.ent. tandis que le blasphème est uu outrage direct à Dieu lui-même. praettndentes pro causa fragilitateni corpocis qnundo vcro rursus aspicientes atiqui '.pera. poccant fptidem possunt tamen cito (cuu) pœnHuerint) a. IIL) Pourquoi reprochons-nous à Novatien de ne pas admettre la pénitence après le baptême? Disons donc que l'Apôtre. ne considérant en lui que l'homme. mais il combat la fausse idée des Juifs devenus chrétiens. re- curro ad dispensationem quae fit in Christo. et en tant qu'homme. En méditant ces diverses considérations.cciperc veniam. parce qu'ils peuvent donner pour excuse la grandeur des oeuvres opérées par Jésus-Christ.orum sed ne pttt.) Cur autem et Kovatum argmmus iHtot'imentem pfcnit. mais ils peuvent par le repentir obtenir promptement le pardon de leur péché. sont coupables. co quod et ipsi exensationem liabent ab opcrum ma~nitudine qnando veo Divinilatis opera rétorquent ad diab&tum.irent sccundnm ritum )c~ia pœniLeutM* causa muKa fore et quot'diana baptismata. quousque Christus denuo formetur iu cis? (c</ Gf~. Ceux qui au contrai: considèrent les œuvres divines de Jésus-Christ. EXPLICATION DE L'ÉVAN&ILE transgression de la loi. dubitaut de natuM corporis. était soumis à la soif. je me reporte à l'admirable économie de l'incarnation du Christ qui.. vident Dom'num aiti. reatuum. s'il n'y a plus de pardon à espérer pour ceux qui pèchent après le baptême.1. il est vrai. jusqu'à ce que Jésus-Christ soit formé en eux? (tM. et tiennent des discours injurieux à son humanité. Mais quand ils attribuent aux démons les oeuvres de la divinité. en s'excusant sur les faiblesses de la nature humaine. mais il déclare qu'il n'y a qu'une seule régénération par le baptême. dans son Epitre aux Hébreux. et obtoqauntur in Salvatorem vehtt in liominem. et doutert qu'il ait un corps véritable. . sitiebat. pèchent gravement eux-mêmes.nt p~tientem. uniciirn autem fore iusiuuat per baptisma renovationem. qui étaient retournés en arrière. patiehntur. cependant le repentir peut encore leur mériter le pardon.onteu) t. Deitatis. qui Deus existens. MMrabat et.. à la souffrance.

pectant'.novit?))Su6t)nehaLeûattH)qu!H])inFi)inm hominis peecautM. tant qu'ils ne murmuraient que de manquer de pain et d'eau.inicsscBeelzebub: fKquncnim diccrcpoterantYidentf'g )nundiordinM)!.)boht patata.L~u}'n!" . et verum Deum udut ptns quam da. S5. au jour de la vengeance.'ibMtt sad postquam vitulmu conHante~. et par la prédiction des châtiments à venir « Je les punirai. que les pharisiens en étaient arrivés. comme si le Saint-Esprit était plus grand que saint (t)Oufilsd'unart'sau /ai~ se)on Matthieu. h~jus[)<0f)i opéra dicch. c (Exod. Mais dès qu'ils ont poussé le délire jusqu'à dire que les oeuvres de Dieu avaient pour auteur Béelzébub.i audiuntsententitUUjXt in )hm!tntt')).ibpre. quandia causa panis et aquœ mm'nmr. dans le feu qui a été préparé pour lui. x:Si:ir.DR SAINT i. Dieu les punit. dit-il. Notre-Seigneur ne veut donc point ici établir une comparaison entre le blasphème proféré contre lui et le blasphème centre le Saint-Esprit.) Le Sauveur prédit le mème châtiment aux pharisiens condamnés à brûler éternellement avec le démon.<nf)ubps!. la vue aux aveugles. il rendait la vie aux morts..Nonip'iturJ'Mieudocu!)a!ioR<')~i" )))nsphcu)iKmdiftnn)iuip<nn'etSpiri).qnndi)Utn't~<!tBeei.<eatn~. puisqu'il ne les a pas apprises? a U a supporté leur incrédulité qui était un péché contre le Fils de l'homme.34. qu'il a été créé par Béelzébub. et en n'accordant pas au vrai Dieu plus de puissance qu'au démon.)uoncsin op<'i'ibuspn!. il faisait mille autres prodiges semblables.uitn et uonampUuseos ta~diu pâtres corum sustinebat. mais lorsqu'ils eurent fondu le veau d'or et qu'ils lui attribuèrent les bienfaits qu'ils avaient reçus du ciel.u'i!f. et par la mort d'un grand nombre d'entre eux. XII. sentence de condamnation irrévocable. et simitia faciento. C'est à ce degré d'aveuglement et de perfidie. filius xnf.i). CHAP. Ils auraient pu dire avec autant de raison.avprnu). en voyant l'ordre du monde.3'i):KH~:udemin d)Cu)ti~)isYjsitaho)~ncpcccHtn)<icom!n. co)iat&sibi diviuit.s.HTa)ot))f:r~ctju)i)cp)t. Ad hune ergo perfidMm ]iharM:fi ~atvatore enim osU'ndeute pervcnerant Patris operi)~ mortuos stMcitante.)~n'cdi\it. il ne put les souffrir davantage. tn)t)Mnetum.Quandini::ihu'ndhnnnn)~f.c!er~<'uu)pMvi~io))etTi. sustinuit. et ils attribuaient ces oeuvres à Béelzébub.Sice. du crime qu'ils ont commis.e<')~!dt('aba~tjdie~ntM: "Ko)<i)cbicc-!tunrj)f'))ff])'iij))iu~'?Kt ')))()n)odo)iHc['as~H!t!n(!i<!if. merito irrevoea. perpétue cot'rudaofur en)]! ('o. et la Providence qui le gouverne. C'est ainsi qu'futrefois il avait supporté l'incrédulité de leurs pères.ino))(. primo <[utdem non paud~ porau) occisis. caecos i)iu[)unautc. Aussi tant qu'ils se sont bornés à ne voir en JésusChrist qu'un homme et à dire d'un esprit incertain et douteux « N'est-ce pas là le fils du charpentier? (1) Et comment sait-il les Ecritures.us bénéficia in eum rcfct'Hn~ puuiti suut.'jc. Le Sauveur opérait sous leurs yeux les œuvres de son Père. postmodun) vcrc dixit (~THf/32~vers. Sed ubi magis insaniunLdicentes opera Dei esse Beelzebub.bitem t'ernut sentcntiatû. suntdiabolum esse (jjuMdo arbitrât! Deutn. en donnant au démon un pouvoir divin.

re de dignes fruits de pénitence. Vel aliter: qui opera Spiri- tus Saueti dicit esse Beelzebub. ne peut espérer de pardon ni en ce monde ni en l'autre. sed quod credamus eum Naephentuu) exige)]tibua meritis. quanta promulgatur contm blas'1 phémantes in Deum? BED. Jérém. le Seigneur.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE lui. puisque le Père est saint. mais des deux blasphèmes qu'ils proféraient contre lui. sed utraque blasphemia in ipsum prolata. AMBR. est appelé l'Esprit dans la sainte Ecriture « L'Esprit de notre bouche. saiva.).) BÈDE. et en attribuant à Béelzebub les oeuvres toutes divines qu'il faisait. hanc minorem. Cependant tous ceux qui nient l'existence de la divinité dela (i) Traduction Vulgitte. 4) « Spiritus ante faciem uostram ChristMDo[ï)inus.. 20. sicut scriptum est [?'/o'e)t. et ejus opera Beelzebub esse dicebant. le Christ. quiB est diversitas nisi ut sciamus quia Divinitatem Christi nobis negare non licéat? BEC. H S. et sanemiUos. Si donc le Christ est l'un et l'autre.H[deH)Mnctas. quia et Pater et ~<!MC<)<~ FUius ~attc~H. selon ces paroles d'baie « Il les a frappés d'aveuglement. il faut entendre le Christ. et oMenir leur guérison a (/MM. et Spiritus MHc<!M. jor sit Spiritus. ic igitur videtur quibusdam j S ut eamde)N et Fitinm et Spiritum Sanctum. neque in futuro non quod negemus ei. vituperabant. non pas que pous refusions à Dieu de lui pardonner s'il pouvait se repentir. » Cymi-. C)'fccot'«M j!'a<tHt. On peut encore donner cette explication Celui qui attribue au démon les œuvres de l'Esprit saint. 12): « Excœcavit oculos eornm ne touvertantur. v. distmctione peraonarum et unitate substantif quia nnns et Deus et homo Christus est Spiritu2. sicut nuaqu~m ad remissionem. ita necudipsos dignœ poeniteNtia!û'actus esse pervcuturum secuudum illud(Isai.. pourquoi cette différence. et que l'Esprit est saint. non-seulement d'obtenir son pardon. Dieu et homme tout ensemble. si pœmtentiam agere possit. si ce n'est pour nous apprendre quel crime c'est pour nous que de nier la divinité de Jésus-Christ? – BËDE.Si ergo utt'umque Christus est. Neque tameti qulcunque Spiri- . si l'Esprit saint n'était qu'une simple créature et qu'il ne fût pas consubstantiel au Père et au Fils. tout en gardant la distinction des personnes et Funité de substance. illam VaUdiorem ostendit ipsum enim videntes hominEui. Or. Christum intelligamus.ti a Dec. tv. (~t C'a<. AMBR. 6j6t~a<M. car ils l'outrageaient en ne voyant en lui qu'un homme. qualiter acta in eum contnmeua tamam fert pœnam. parce que le même Jésus-Christ. non autem de divina subiitautia Patris et Filii.) Quod si cfeatura esbet Spiritus Sanetus. à ce point qu'ils ne pourront se convertir. isti non dimittetnrneque in preesentisecuio. mais parce qu'il est presque impossible à celui qui se rend coupable d'un tel blasphème.. mais de fa. comment les outrages proférés contre lui entraineraient-ils un châtiment aussi terrible que celui qui est réservé aux blasphèmes contre Dieu? (Lam. il veut montrer que l'un est plus grave que l'autre. » (1) Il est également saint. que le Fils est saint. en est qui pensent que par le Fils et le Saint-Esprit. poMe dimit.

parce que c'est la pénitence seule qui obtient en cette vie la rémission des péchés dont nous devons recueillir les fruits en l'autre. )) ille intelligatur qui non omni modo. C'est dans le même sens qu'il est dit « Dieu ne tente personne. Prinmm quidem credentium beiieficiuni est in Spiritu Saneto remissio peccatorum contra hoc donutu gratuitnm loipsa ergo imquitur cor impa'nitens pœnitentia. CYR.) paux d'entre les Juifs. Quia autem sit iste modus btaaphenjandi contra Spiritual Sanctum dieamas. Mais quel est ce blasphème irrémissible contre l'Esprit saint ? Le voici Le premier bienfait dont les fidèles sont redevables à l'Esprit saint. AuG. ne sont point pour cela coupables de ce crime irrémissible de blasphème. Unde sequitur «Ctlm autem inducent vos in synaso~as. 2 sur les par. non pas un blasphème quelconque. S. celui qui profère. Donnons encore cette autre explication si le Sauveur s'était exprime de la sorte Celui qui se sera rendu coupable de n'importe quel blasphème contre l'Esprit saint.DE SAINT LUC. sed quodam tentationis modo. du Seign. » c'est-à-dire. parce que l'Esprit saint qui habite dans les âmes bien disposées pour les instruire. est ~<t't7Ms M~/iewM H qum non remittitur. qu'il ne puisse jamais être pardonné. neque in hoc seculo. de l'Esprit saint. mais d'un certain genre de tentation. quia humana iguorantia ducti facitmt. sed Patre Filioqne minorem confitentur. sed eo modo blasphentaverit ut ei nnnquam possit in~nosci. neque in futuro. CYR[L. il leur recommande de ne point s'inquiéter d'ailleurs de la réponse qu'ils devront faire. parce qu'ils agissent par ignorance naturelle plutôt que par le principe d'envie diabolique qui animait les princiS. prtecepit de cfBtero non curare de responso eo quod fideliter di~positi~ coustruitverbttcongruaSpiritustftnquatU doctor iahabitans.disciples une crainte salutaire et les avoir préparés à résister généreusement à ceux qui s'écartent de la vraie foi.) Vel a)it. aut Deum non esse.Hr si hic diceretur «Qui blasphemaverit (jnamcnnquR btaspliemiMn in Spiritum Sanctum. (sey~.ur.. CHAP. (de !'M't. et prepparaverit ad generose resistendum discedentibus a recta confessione. scilicet omni. (M<" ~t~)'<) Cum autem tantum metum incusserit Uf-jinns. quia pœnitentia impetrat remissionem in hoc secuio. i) non « Deus neminem tentat. quae valeat in future. sicut principes Judœoru. sic enim dictum est ~oeot. l'impénitence est donc le blasphème contre l'Esprit saint. c'est la rémission des péchés. /)oM: serm. il. qui ne sera remis ni en ce monde ni en l'autre. hoc irremisstbiUs htasphemne crimine ter<'nt. mais il se borne à dire a Celui qui blasphémera contre l'Esprit saint. Xtf. non invidentia diabolica. leur suggérera ce qu'il convient de répondre « Lorsqu'on vous conduira dans les synagogues et devant les magistrats. c'est contre ce don purement gratuit que blasphème le cœur impénitent. nous devrions entendre toute espèce de blasphème sans exception. non pas de toute tentation en général.Après avoir inspiré à ses .)' omnem mtoHigere deberemus: sed quia dictum est Qui blasphemaverit Spiritum Sanctum. » (7ac~ i) ce ~ui doit s'entendre.m. mais un blasphème de telle gravité. uotitf! . AuG. ne vous mettez point en peine com- tum Sanctum non esse.

et tmt pa'na'! formidine martyrium fup. lorsqu'il dit « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps. » S. où tout inspire la terreur. utrumque cxc!usit.) Dicit autem. ou parce que notre ignorance nous empêche de rendre compte de notre foi.) Alibi vero dicitur MEstote parati cunctis ad reapondendum~ quicunque qua:sivei'int a vobis ration cm spel. j~~A.imus. il nous entoure comme d'un rempart de sa propre force. s la crainte de l'ignorance. in ~/ft«A. ~MH! t vos. pour le reste.pnd~m. 13. loquenduia. et nous donne THÉOPHYL. par ces dernières paroles « Ne soyez point en peine comment vous répondrez ni de ce Y que vous direz. (/. » pour le fond même des choses. <Mt~!<: ~<<<~a ù fouet (1) 1 P:'et' m. qum fovet vos. i ment vous répondrez ni de ce que vous direz. qua. » <3-1S. CHRYS. » timorcm vcro iuseientin'. die ~fc A< ~<'< et~UtWt!~ mecMm ~f/t')'. ou parce que nous voulons éviter le martyre par la crainte du supplice. On ne voit pas ou saint Chrysostome a pu puiser cette variante. comme notre faile courage de parler sans crainte. En effet. que vous exposerez à ceux qui désireront s'instruire.CHRYs. a etc. nous devons alors réfléchir à ce qu'il nous faut répondre. ut attdeuJum sit et.) Il est dit ailleurs. 34 sur S.Uudesmhditur: Ki"piritus!5ULm Sanctus docebitvos. que lorsqu'il s'élève une discussion. ~n't cM~tH d!~t<<a< t<t'ta/!0*ref!!<a<e))t. iu hoc quod dixit « Notitc sotUciti esse quaMt. nutqui)! rudes sumus. ~<M~~)'. – A~O~~tM~M~f)! ~MM~t'CM t~C la /OM/C. » cogitare quaUter autquidrespondeatis.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE LA GLOSE. le Sauveur combat ces'deux causes la crainte de la douleur. circumquaqno dat proprium tnunimcntum. il est vrai « Soyez toujours prêts à répondre pour votre défense à tous ceux qui vous demanderont raison de l'espérance qui est en vous. votuntatom tantum nostram pro Christo debemus ouct'ro cœterum in re3pondeudo Spiritus sancti gratia ministrabitar. inNruutas. 34. mais quand nous sommes traduits devant ces tribunaux.craut quid respondeatis. une controverse entre amis. TnEOPE~LACT. nous devons nous contenter d'offrir pourlui notre bonne volonté. » Ait autent ei quidava dr tttrGa Magister.atu. » (1) C'est-à-dire.rn ad modumproferendij'j'MM~ )'Mpo)tquantum admoduminveniendi. lorsque nous sommes conduits devant les tribunaux pour la cause de Jésus-Christ. blesse vient de deux causes. » Le Sauveur dit a Comment vous répondrez~ a quant à la forme de la réponse que vous ferez à ceux qui vous questionneront « Ni de ce que vous direz. non aulem obst. metutn ~iuLdompœnaruui~ ia no quod dixit « Ne timeatis occidentes corpus. BED.B » GLOS.oM. («t~'<«t. la grâce du Saint-Esprit nous assistera dans nos réponses « Car l'Esprit saint vous enseignera à l'heure même ce qu'il vous faudra dire. val cortamen~ pmeoepit nos nMditari quando vero terribile est prectorium et pavor. Quo nitim igitur duplex est nostra.upesc. Quando namque oritur inter amicoa agon. etneseimus reddere rationem fidei. Cu))t eniui propter Christum ducimM)' ad judices. /')'a/ meoM< . <<ea«~ intevrogiiiittbuSj aut quid dicutis discero volentihus. Or. nterl.–BEDE. (hom.

quando faotu~ est . ont pour but de nous encourager à souorir pour le nom du Seigneur. rejette la demande de celui qui l'appelait à diviser cet héritage « Mais Jésus lui répondit Homme. terrena HecLi. AMBR. qui m'a établi pour vous juger ou pour faire vos BÈDE. de toute avarice. Unde sequitur: dam pro confessiotie Domini passionem.Tous les enseignements qui précèdent. aut spe pro'mii. qui M'a établi pour vous juger. XII. S. e toutà (t) Cette n 7). « At ille dixit ei Homo.(4) Lorsque le Fils de Dieu a daigné se rendre semblable à de saiut ( d'un citationst composée ta fois passage t'apotre Paul PAf~ H.Cet homme veut préoccuper du souci de diviser partages? c la terre le Maître qui est venu nous inspirer le goût des joies et de la paix du ciel.Usdivisionem.udt!i nunqua~m venia laxehu'. Dominus au)'<! 6ttM<<a))Ma t)i'<s a CM/tM~Maat ejus est es At~ tem doeeus nos quod non oportet ad '/MO) possidet. » S. aussi est-ce avec raison que Nôtre-Seigneur lui donne le nom d'homme. du milieu de la foule. ou par la menace des supplices éternels. Or.' quia <mH tcran) fraudare iuteuderet.Ht duo fratres quia Fuit autem Dei Filius. mcrit. inter vos zelua et conlcntio noutie » dicit. ctii B~D. repellit voca-ntem eum ad AMBR. GnMOrMM 7~MMt~ tatem. Or. secundum illud (1 Cot' 3): '< Cum pr. ou pour faire vos partages ? Et avec ~0!K.Tieeptum subjicttur et exomptum. quis me coM<SM![<)t~t'csH hœreditate pa).erna. oonsequens erat ut alter alVidete et cavete at omnt at'affHa. instruitu)'. qu'aucune miséricorde ne viendra jamais adoucir./CMfdit-il. dites à mon Cesdeux frères frère de partager avec moi notre héritage. Et comtnend&nU terriB divisionis vult iu'tuonitttu avaritia pterumque solet teu. CYR. quis me consaut conteinptit mortis. ou par le mépris de la mort. et à l'appui du précepte qu'il donne. tituit judiceniaut divisorem supra vos ? n aut tnansuri denuntiatione supplicii. Notre-Seigneur veut en détruire jusqu'au germe dans notre âme. cum si).tare virtutem.DE SAINT LUC.etd'unautretiréduPsaume . CHAP. mon frère de partager avec moi H0<?'e héritage. il apporte cet exemple a Alors. se disputaient pour diviser l'héritage paternel.ur Il Ait autem ei q)iidtun de ttU'ba hoininca estis H t)ic frutri meo ut dividat luccum bœrediCYtUL. quelqu'un lui dit Maître.' tendebant. THEOPHïLiCT. ou par l'espérance de la récompense. Mais Jésus lui répondit homme. et que vous vous conduisez comme des hommes. Qui magistro suporua' pacis ga.gererc inotestiam. voulant nous appendre à ne point abaisser notre esprit jusqu'aux choses de la terre. illi <!M'i< ~omo. comme l'avarice est une source fréquente de tentations pour la vertu. le Sauveur.ta. (t't C()<.o //omo vooi.Tottts sup~rior locus ad subeuu. il fallait donc que l'un cherchât à frauder l'autre. dans le même sens que ces autres paroles « Puisqu'il y a parmi vous des jalousies et des contentions. n'est-il pas visible que vous êtes charnels. )) –THÉorHYL.hset'edi. dividenda con< de ad aut ~t):sorem supra vos? /)M!:<</Ke t'Hos. etiam hujus aboiendec roi tur. s'adressant aM~eMp~e Gf<~M-!)OtM car dans l'abondance M~M~ vie de chacun ne dépendpoint des choses qu'il possède.

il dédaigne d'être le juge des différends et l'arbitre des biens de la terre. annuntias mandatum divinum. Notre-Seigneur profite de l'occasion de cette demande inconsidérée pour prémunir par des préceptes et des exemples. pour annoncer ses divins commandements.) Vel dicit s « Ab onmi avaritia. Ajoutons d'ailleurs que ce n'est point par l'intervention d'un juge.uorumque judicium.t: nec judex dignatur esse litium et arbiter facultatum. et discipulos preceptis pariter et exemplis muniresata~i!.vMitiœ pestem. qui dispensatorum cœleetium gesticbat corruptibilibus oecupare. lui qui n'est descendu sur la terre que pour nous enseigner les choses du ciel. arbitriumque meritorun]. CïR!L. et turbas. sed a quo postules intuendum est nec majoribus intento animo putes minoribns obstrcpendum unde non immerito refutatur hic frater. car l'avarice est tout à fait inutile au témoignage du Seigneur lui-même a Vous bâtirez des maisons magnifiques (1). » Remarquez ces paroles « De toute avarice. mais à qui vous faites cette demande. constitntus a Deo Patre in regem et principem super Sion montem sancttun ejus. BEDE. cnm inter fratres patrimonium. Ou bien encore « Gardez-vous de toute avarice. mais leur intention vicieuse n'échappe pas à l'oeil pénétrant du juge intérieur.. (W&: t~t'a. Il faut donc considérer ici. dijudicat. non judex medius. et ne pas chercher à détourner à des choses de médiocre importance.' « Uomos zelatas œdtficabitis. vivorumhabens mort. Enfin les hommes doivent attendre et espérer le patrimoine de l'immortalité plutôt que celui des richesses. AMBR. celui dont l'esprit est appliqué à des objets d'un intérêt supérieur. quanquam immortalitatis patrimoaium non pecuniœ sit hominibus expectandum. mais par l'affection. il leur dit « Gardez-vous avec soin de toute avarice. l '(i) Des d ~tOuj~Toù. et non liabitabitis in eis.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE nous. non pas ce que'vous demandez. Non igitur quid pétas. et l'appréciation décisive des mérites des hommes. ene ergo terrena deB clinat. unde seqHituï: « Dixit ad il)os Videte et cavete ab omni avaritia » dicit autem. Occasione autem hujus stuiti petitoris adversus a. 'aprèsetextegreo. CïR. grande ou petite. Dieu son Père l'a établi roi et prince sur la sainte montagne de S. sed pietas debeat sequetra dividere. lui qui voulait que le dispensateur des biens célestes. sed internes Mbiter qua intentione tiant. qu'un bien patrimonial doit être partagé entre des frères. » parce que bien des actions ont une apparence de droiture. s'occupât des intérêts périssables de la terre. contre le fléau contagieux de l'avarice « Et s'adressant à tous ceux qui étaient présents. la foule et ses disciples. et vous maisons ésirables. dicente Domino (~Mo~). » scilicet magna et parva est enim inutilis avaritia. qui propter divina desuendera. AMBB. S. Ce frère méritait donc la réponse que lui fit le Sauveur. donc avec raison qu'il refuse de s'occuper des intérêts de la terre. )) et .C'est Sion. BED. d simitis nobis. ab OM!n!/ quia nonnulla simplieiter gert videntur. lui à qui Dieu a donné le pouvoir de juger les vivants et les morts.

? <!)'M!!<? &'e nus refellens avarorum intentione~ qui 9'tfa' <tM~t'tparas/t. Mais l'opulence peut-elle prolonger votre vie? Pourquoi donc vous dévouer à des inquiétudes certaines pour un repos qui n'est rien moins que certain ? Car il est bien douteux que vous atteigniez la vieillesse pour laquelle vous amassez des trésors. très. hnmana.Quia bona p<ïs~0t CM!O~Mr/Mo$/ rc~Mï'Mce. repose-toi. » THËopHYL. tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs Mais Dieu lui dit DM~Me. bois.) Et ailleurs « Dix arpents de vigne ne rapporteront qu'une mesure. 16-21. que l'abondance des richesses ne peut prolonger la vie humaine.M~ est qui sibi fAM<!«)'Ma<. Postquam dixit quod tines main iucerteB causa qnietis? Nam ex aff!uenMa opmn non protendatur vita dubium est an dcbeas attingere senium. t. Nôtre-Seigneur connrme la vérité qu'il vient d'enseigner. car je n'ai point où serrer ma récolte? Voici. alibi (Isai. qnce .<<<<?')!tt')K!H<!<~<:Ht<!(!<M)M. v.e<ef)yt'<at<ti!t<f«M. 10.BASIL. e~c?! /!°?'a:de plus grands.) Nou facturi quidem illos.H Sed et secundum alium modumest <'<<<t<'f!)!!nHt'm<mea!))m!ft. et qui H'e~ point richedevant Dieu. il s'entretenait en /M:-?K<~e de ces pensées Que ferai-je. ce queje ferai. » etc. il.MMMye. Dixit autem illi Deus HocdicitDomiStultc. dit. vers. ~OM<produit de mes terres. 5. condamne ici les vains prétextes des avares. » Seigneur ne dit pas que cet homme voulut faire aucun bien avec ses ses grandes richesses. opulare.<'<ma/o)'ft/'f!<'M'M. » (Amos. Or. v.<!tc<'tM!0«M/'ftmagie divina lonKaNttaitas pateat. ut' <~t<. comme s'ils devaient toujours vivre. dont les terres avaient S. quem ostendit subdens «. » (Isaïe. ne les habiterez pas. M non in ~bundautia cujusquam vita ejus NM~e. Et je dirai à e~y 0!M<tMM'tï: mon dt?te ~OM âme.et ce que tu a~ amassé yoMrqui sera-t-il? Il en est ainsi de celui qui thésaurise pour soi.~KMtnos habeo quo eoH~feyem/i'M~Mt KMos. Sed nunquid te opulnutia toaga}vum efficict? Quid igitur manifeste susTaKOPHYLACT. THEOrtn'LACT. Je détruirai mes greniers.bibe."r DE SAINT LUC~ CHAP. BASIL. minisC).MSd<n divilisK<'erM Ofrer ~t'«e<<M at. Xn. cettenuit M~Keon te redemandera <oK dme. ad hujus ûdem parabolam sub« Dixit autem simiMtudtcujusgratia thésaurisas." etc.!<.'Bo. par ]a parole suivante (f U y avait un homme riche. et il rend plus éclatante la longanimité de Dieu. 10) « Decemjugera e&M. co. fais bonneeAe?'e. TuÉopHYL. la vie d'un homme ne dépend pas des biens qu'il possède.' a?tK~. la terre ne rendra plus que la dixième partie de la semence. et tous mes biens.(/:OM!. qu'on voit Il entasser des richesses. dit-il. NOttest t): Deum <:< vidcntur coacervarc divitias quasi diu dives. hac Hoefe cHtmam <Mcmrepetent a est. et !'MmM.6 de /'<M~) Nôtrerapporté beaucoup de fruits. – Il leur dit ensuite cette parabole: J/ y avait un hommerichedont le champ avait rapporté beaucoupde fruits./ta<)MmKKft inutilis. (ita /W7H..ex ubertate frnctu~m aliquid boni. victuri. dicens Nem Homulis cnju&dftm divitis. 6. t tottft mea.c<tHM<:ecM~retriginta modii sementis facient modios K e yato omnia ~Ma< a<aSM))< Bit'At.Et ~t'a:!< Hoc /'«eMtt! desiruam horvinearum facient lacunculam unam.) Le Sauveur donne une autre raison de l'inutilité de l'avarice « Dans l'abondance même. /)).

)b!i). qui ma. Quse vero sunt qutc hic homo beuefactori. dicit. Or.) 0 inquiétudes. tant était grande son avarice il ne savait ni recueillir les nouveaux. abattez donc ces greniers d'où la usque ad malos suam honitatem extendit.entibus de t'eliquiis impnrt. nolens vetoribu~ cedere propter avaritiam. semblables à ces gens avides et affamés. que de laisser les restes de leur table aux indigents.).EXPLICATION DE L'ÉVANGtLE qui étend sa bonté même aux méchants. preMaa. tant ils étaient abondants. tloc facLun dixit ioea ') beoe facis nsuM dtgrm destruodtssotve tione nequititc protuptuarin . quia votorutu suormn etTectibu. qui aimeraient mieux être victimes de leur voracité. GnEG.. comment cet homme témoigne-t-il sa reconnaissance à son bienfaiteur? Il oublie la nature qui lui est commune avec tous les hommes. Undc sequttur « Et cogitnbat. ce que je ferai Je détruirai mes greniers.) Quoi de plus facile que de dire J'ouvrirai mes greniers. je réunirai tous les pauvres. dit-il. mais son cœur insatiable n'était pas rempli. ce que dit l'indigent Que feraije ? Comment me procurer la nourriture et le vêtement? Tel est aussi le langage de ce riche. Conqucritur œquo pauperibus an non quem premit inopin. <fquid faciam? o unde viclnq? unde c:)!ceamenta ? Talia et ]ocuples profort ur- gentenim ipsius animam divitiœ apromptuariis émanantes. ses greniers étaient surchargés par l'abondance de ses récoltes. n'est-ce pas là. t3. il est comme accablé sous le poids de ses richesses. mais non. aussi sa prudence est aux abois et ses soucis frap« Et il s'entretenait lui-même de ces pensées Que pés de stérilité ferai-je? car je n'ai point où serrer ma récolte. quidetn in promptu diccre Aperiam )torM~ co~vocabo e~euos. BAS. u Rt sed ut congre~ot sequitur fniKt dfstruani horrca. et qu'il gémit. » etc. sub q~odinn reran) fasce )abor. Vous faites là une bonne action. a simili gutosoran). provint o~cntibns. BAstL(tft 6'). ce n'est point de distribuer le trop plein de ses greniers. en effet. » sod cogitât j uou ut distribuât. et fait tomber sa pluie sur les justes et sur les coupables. qui êtes le fruit de l'abondaucc et de la satiété En disant a Que ferai-je? a ne montre-t-il pas clairement qu'il est comme accablé par l'accomplissement de ses désirs. ptuens super justos et injustes. GRÉS. récompensât? Non me~iuit communia naturce. S. il ne pense pas qu'il y a obligation pour lui à distribuer aux indigents son superflu. une seule pensée le préoccupe.) 0 angnstia ex saUetate iiata! Uiceus enim.(Moral. oovf). dont ses greniers regorgent et dont il ne veut point les laisser sortir pour le soulagement des misérables. ces greniers d'iniquité méritent d'être détruits. n ne voulait rien donner des fruits anciens.Hcut edMi~ate crepare.) Erat. quam mdip. 13. c'est d'entasser sa nouvelle récolte « Voici.. ne forte cum exiverint. (XV ~)/o!-f:< cap.non valens susciperc proptnr muttttudinem proptcr quod impM'feota crant ejus consilia et steriles ourfB. pour ainsi dire. (comme ~?'eced'. « fjtlid faciam? profecto indica. » ILs'inquiète à l'égard des pauvres. sous le fardeau de ses liens? S.iN. xv.. nec ar])ih'a!]s est oportere quod auperDtlit dispensari egcutibus et horrea quidem crepabant pra3 copia couditornm avnrus tMtiatt afnn)us nequaquam imptebatuf.

BAS.rtr simites sont divites. et prétendrait avoir la jouissance exclusive de ce qui est destiné au puhlic.(«tt ~M~. les riches regardent comme leur appartenant en propre des biens dont ils se sont empare lorsqu'ils étaient la propriété commune de tous les hommes. ille vero patifiitiœ hraviis decoretur. arrivant avant l'heure du spectacle. cette tunique que vous serrez dans votre garde-robe. Si chacun ne pré' nait que ce qui suffit à ses besoins. consolation n'est jamais sortie pour personne. n'ôtes-vous pas un véritable spoliateur.HDic mihij quM tmt? Onde ça smuens m Ti.(eo?K. CYn~L. MDites-moi quels sont les biens que vous avez en propre ? De quelle source les avez-vous tirés pour les apporter dans cette vie ? Semblables à un homme qui.?!e~eee<) Mais qu'elles sont le fruit de ses travaux? si vous reconnaissez que vous les tenez de Dieu.hocimpIever<s. celui-ci dans la pauvreté. » Et si vous parvenez encore à les remplir. UMn a. cum dictt. Subdit « EL majora i'aciMU a atsie). il n'y aurait plus ni riche ni pauvre.ius ~U!m) inmtimtum t!t))orare'?Horreastu)). insequaliter res nobis distribuons Cm' tu abundas. S. doivent être les maisons des pauvres. Ecoutez une autre parole inconsidérée de ce riche « J'y amasserai tout le produit de mes terres et tous mes biens. empêcherait les autres d'y venir. et abandonnait tout le superflu aux indigents.(in Co<. appartient à cet homme qui meurt de faim.: « Cougregabo omuia~ quee nati). Il ajoute « Et j'en ferai de plus grands. Cru. nudi tuuica qua'n in) . DAS)L. At tu nouue spoliator es. et à ce pauvre de recevoir un jour le prix glorieux de sa patience? Or.)Ca. sed fructus esse h)borntN snorutn. CHAP. au iujMtus est Dca.c)'p~vorunt œsthnatit sui esse.tcruMj si fatearis ca tibi dh'initus provcnMse. ille vcro meudieaL? Nisi ut tu bouœ dispensationia menta cnnscqaaris. Vous medirez A qui fais-je tort. en gardant ce qui m'appartient? Car ce riche ajoute « Et j'y amasserai le produit de mes terres et tous mes biens. prohiberet adveuiente~j nppropriaudo sihi quod ad usum Foninnotent ordinat. propria rcpntando? Est panis fameiicij quem tu tenes. su~L mihi o quasi non putaret ea divinitu~ ob)h)erc.bouamea. en regardant comme votre propriété ces biens que vous n'avez reçus que pour en faire part aux autres? Ce pain que vous conservez. et S. est-ce que Dieu serait injuste en nous distribuant inégalement les biens de la fortune? Pourquoi êtes-vous dans l'abondance. propria rctinendo? Nam et sef~uitur '( Et iUuc congt'cgaho on)nia qu~ natttsuutmihijCt.DE SAtNT LUC. ex quibns nullus conaolatiouem accepit. » Ne semble-t-il pas qu'il n'est pas redevable à Dieu de ses richesses. Ct'œconfm 7'N<)'tw ) Attende et aliter esse irivolum ejus verbum. qtu Kommuuia qum prcuo'. si ce n'est pour vous donner occasion d'exercer une générosité méritoire.Ub[(sivM)pnupcrntn donuM sed dices Cui injurinn) fado. si enim quUihct auco ncnessitatis suMcionMam rccipicns. appar- horrea. les détruirez-vous de nouveau? Mais quelle folie que ce travail sans fin? Vos greniers (si vous voulez). XII.ttu)iaH ?Sicut fptt pi'mvenicus spectacula. relinqucrot supcrftuum indigente non esset dives NecpaupN'. qnto diapcusauda suscopisti.Bunqniddcs)rnfs iterum''quidsUdt.

) Sed et in hoc errat. quandoque ad malum.) Dives igitur non parat permanentia liorrea. cette chaussure qui dépérit chez vous. Les vices opposés à ces vertus sont essentiellement mauvais. eo quod incerta est naturaliter vita nostra.(in Cat. Il en est de même de la pauvreté. en effet des choses qui sont essentiellement bonnes. comme les richesses. secundum affectum utentium. non peccabit. quoe homo dum elegit. semper enim major timor plurimum voluptatis dissolvit. habes multa bonarepositain annos plurimos. La chasteté et l'humilité. qui penes te mavceseit. CYRIL. elle conduit tantôt au blasphème.) Si quis aittem sic vivat quasi quotidie moriturus. appartient aux indigents. mais qui peut te garantir S. Bona quidem sunt castitas et humilitas. conclavi conservas. tes greniers. aspire après les plaisirs da c de dans 8surla deuxième pitre Timothéi.Ce ne sont point des greniers permanents. CYR. et ce qui est une folie plus insigne. quœ qaandoque quidem ordinantur in bonum. qusedam niaise. sed annos plurimos imde poteris obtinere"! Athan. et rendent bon celui qui les pratique. (Contra Ântigcnwn ex eadem Cat. tantôt elles servent à faire le bien. il se promet une longue vie « Et je dirai à mon âme Mon âme. D'autres choses tiennent le milieu.) Celui qui vit plusieurs années de vie? comme s'il devait mourir chaque jour à cause de l'incertitude naturelle de la vie ne commettra point ce péché car cette crainte de la mort prémunit contre l'attrait séduisant des voluptés mais au contraire. que ce riche construit. et liujusmodi. media vero sunt. et quod stultius est. il est vrai. scilicet ad eleemosynam. Grasca.» Sed. quod bona putat quae sunt indifferentia: rerum enim quaedam suut bonae. Grœcorum Patrum. Athan. par exemple. et les autres vertus sont de véritables biens. quœ cuin homo elegit. (1). ut divitiœ. tantôt à la véritable sagesse. des choses tout à fait indifférentes. sed caduca. S.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE tient à cet autre qui est sans vêtement. quœdam mediœ. Mais il se trompe encore en regardant comme des biens véritables. est à celui qui marche pieds nus cet argent que vous avez enfoui dans la terre. à (1)Ontrouve quelquehose semblable l'homélie E verslemilieu desréflexions morales. Chrys. fit bonus his autem opposita sunt mata. fit malus. et rendent également mauvais celui qui s'y livre. quot dare valeres. indigentis argentum quod possides inhumatum quocirca tot injuriaris.(in eadem Cat. (contre Antig. mais de passagère durée. l'aumône. scilicet ad avaritiam et similiter inopia quandoque ad blas- plieiniam. d'autres essentiellement mauvaises. regorgent de fruits. » 0 riche. fructns quidem habes in liorreis. sei econtrario longœvitatem sibi repromil- . quandoque ad sapientiam. Grœca. vite longitudinem sibi taxat sequitur enim « Et dicam animae mea? Anima. celui qui se promet une longue vie. CHRYS. tantôt elles sont un instrument pour le mal. o dives. d'autres enfin qui tiennent le milieu. selon les dispositions intérieures des personnes. tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années. c'est-à-dire pour l'avarice. S. Il y a. discalceati calceus. vous commettez donc autant d'injustices que vous pourriez répandre de bienfaits.

et le corps qui devait obéir. si Deo adhaesit. en effet. Tandis. (hom. S. S. (comme précéd. es sano aegrotativum. Audi conveniens tibi stultiliic nomen.. (ut sup. verum quia totus carnalis es passionibus subjectus. S. hac nocte animam tuam. CHAP. servile vero corporis dominatur. afin que son avarice insatiable reçût le juste châtiment qu'elle méritait. tu es si oublieux des biens de l'âme. (comme précéd. (XXII Moral. epulare. domine et commande. comede. Les aliments sont nécessaires au corps mais non pas les délices. 2. non ut scindatur et fluat neque enim animée soli. cap. ut nutriatur. si elle s'attache à Dieu. et tenebras obducere. elles le rendent faible à la. ac ex juvene veterosum. ses pensées et ses paroles sont jugées dansle ciel. fais bonne chair. 39 sur la Ire Epît. SH. 39. mange. et jouit d'une véritable joie. (Moral.) 0 riche. la laideur. bois. sed dum in abdito loquitur. BASIL. elle possède alors de grands biens. Or. {hom. bibe. xxn. » etc. et de faire connaître ses intentions. in 1 ad Cor. a ventre. sed et ipsi corpori sunt nocives delicias eo quod ex forti fit debile. d'où lui vient cette réponse « Insensé! 1cette nuit même. si fecunda est operationum bonarum. Bas.) Cet homme a été laissé libre de délibérer sur toutes ces choses. eo quod in deliciis dominativum anima? servit. on te redemandera ton âme. non deliciarum. une vieillesse prématurée. il faut le nourrir. CnRYS. Ecoutez en effet ce riche « Mon âme. » c'est-à-dire fais des repas somptueux. mais comme tu es tout charnel et esclave de tes passions. à l'agilité. . d'engraisser le corps et d'affaiblir l'âme. Gkeg.) Non autem decet vacare deliciis. tes désirs et tes cris viennent tout entiers du corps et non de l'âme.. ut condignam mereatur sui affectus sententiam. Alimentorum au- tem indiget eorpus. (ut sup. que tu lui donnes en nourriture les aliments du corps Si cette âme est vertueuse. tens. de l'envelopper dans les ténèbres et de la couvrir d'un voile épais.) Tam improvidus es erga bona animan ut escas corporeas animse ascribas siquidem virtutem habet. fascemque ei gravare. et impinguare corpus. santé. eloquia ejus examinante in coelo.) Permissus autem est deliberare in omnibus et manifestare propositum.) Il ne convient nullement de se plonger dans les délices. elles font succéder la maladie. la chair.sed ipse Deus. ce ne sont pas les hommes. Lorsque l'homme vit dans les délices l'âme qui devait être reine. unde sibi responsa proveniunt sequitur enim « Dixit autem illi Deus Stulte. devient esclave. Chuys.DE SAINT LUC. Grec. S. la pesanteur. qu'il parle ainsi dans le secret de son âme. Entendez-vous ce nom d'insensé que votre folie vous a mérité. quod tibi nullus imposuit hominum. de lui imposer un lourd fardeau. non ab anima clamas. Basil. ex formoso deforme. » magno scilicet apparatu. spissumque velamen. repose-toi. à la beauté. BAS. et attenuare animam. les délices sont nuisibles au corps autant qu'à l'âme de fort qu'il était. mais non pas le débiliter et l'amollir. Sequitur enim « Requiesce (scilicet a labore). 2. ad voluptates aspirat. bona pluriiiia possidet et bono gaudio gaudet. à la jeunesse. si elle est féconde en bonnes œuvres. ex agili grave. aux Cor. c'est Dieu lui-même qui vous l'a donné.

mais bien plus encore lorsqu'elle est sortie du corps. Grcpcitrinu Patrum. de Lasaro. GréG. îtiulto magis anima abaoluLa a corpore. » etc. xxvi « Si j'ai regardé l'or. ut quod pati poteral prœvider«t. 23 sur la Gen. mentem percellit et sicut carcerati semper quidein dolorosi sunt. et non-seulement vous n'en retirerez aucun avantage. et rcfjreditur in profiimluni eum duhri exire a corpore seni|ier onhu stimulât nos conscientia peccatoruin sed piwcipue cum debemus trahi ad tcrribilu judicium timc onim tota nongerifis cri- minum innovatur. (Conc. sur le point de quitter le corps. il ne voit même pas le jour du lendemain. subsequenfem diein vel un nui minime viderct. » etc.es ad hoc niissic. que toute la multitude de nos crimes vient se placer sous nos yeux et glacer notre âme d'effroi. d'années. parce qu'elle a fermé les yeux à la lumière de la raison qui aurait pu lui faire prévoir les supplices qu'elle s'exposait à souffrir. quœ in obsciiritate cordis est emissa. qutB considerationis lucem liabere noluil. mais c'est surtout lorsque nous devons être traduits devant le tribunal redoutable du juste Juge. 2. ex hom. surtout lorsqu'arrive pour eux le moment de paraître devant leur juge ainsi l'âme est alors attristée et torturée par le souvenir de ses péchés.) Eadem nocte sublatus est qui multa tempora f uerat proestolatiis ut scilicet qui in longum sibi subsidia colligendo prospexerat. et ad futuram vitam transmigrons. 2. séparée du corps. 2 sur Lazare. Peut-être quelques puissances terribles étaient envoyées pour lui redemander son âme. niullotipsrécusât anima. (dise. combien plus l'âme. résiste fortement. xxv. Greg. (Ch. des Pèr. quoniam si de civitate in civilatein transeuutoa. et hom. et prœ oculis positi. lui qui s'était promis de longues années. car toujours la conscience de nos péchés nous fait sentir son aiguillon. 31 « Si putavi aurum robur.) In nocte aiiloni ablata est anima. ninlto autem magis cum fuerit evulat. c'est-à-dire dans l'obscurité du cœur elle 'est séparée du corps pendant la nuit.. gr. 23. vi Gènes. mais vous serez accablé sous le poids de vos péchés. Toutes super illuU Job. tune aatem prœoipue cum debent judici pr»sentari sic et anima maxime in ipso tempore de peceato crucialnr et dolet. et tandis qu'il avait amassé des biens considérables pour un grand nombre S.) Cette âme a été enlevée pendant la nuit. S.. « Et ce que tu as amassé pour qui sera-t-il ? » Dieu ajoute S.) « On te redemandera ton âme. (ni Coi.) Car vous laisserez tous ces biens. Chbts.EXPLICATION DE r/ÉVANGILE sur ces par. Comme des prisonniers sont toujours dans les angoisses. cap.) FIfut enlevé cette nuit-là même. 2. Subdit autem « Qune autem parasli cujns erunt'ï » Cuuts.) Hic cuim ra deseres. (Moral. car si nous ne pouvons sans guide passer d'une ville à une autre. non solum ntilluiu inde percipicus commodum.) « Repetent a te » exposeehanl enim eam fcrsan lerribiles qnœdani virtai. (XXV Moral. C'est pour cela que l'âme. Oh lion. du chap. in nocte ablata est. et rentre dans les profondeurs du corps. Chrts. sed et sarcinam poccftlorum portans snpor Iiuitièros proprios et quœ qutdcui a te cos- . a-t-elle besoin d'être conduite vers les régions inconnues de l'autre vie. indiurebit duciilu. egemus ducloro. Chrys. » etc.

et non est in Deum dives. et nous conduit après la mort dans les tabernacles éternels (2). » quasi dicat: « Poslquani .et corpus plus quam veslimailum. et leur a cité à l'appui la parabole du riche pour leur démontrer plus clairement la folie de celui qui désire des choses superflues il va maintenant plus loin. Et il ajouta en s'adressanlà ses disciples C'est pourquoi je vous dis Ne vous mettezpoint en peine pour votre vie. ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels.) amassant desrichesses Dieu. Sequitur « Sic est qui sibi thésaurizat. qni se bis" nescit usuruin ueque enim nostra sunt que non possumus auferre nobiseum sola 'virtus cornes est defunctoruiu sola nos sequitur misericordia. Theophylact. on ne sait faire aucun emploi ? Pouvons-nous regarder comme nous appartenant des choses que nous ne pouvons emporter avec nous? La vertu seule nous accompagne au sortir de cette vie. Ambk. et qui n'est pas riche selon Dieu. mais c'est vous qui aurez à en rendre compte. et in nocte rapiendus. en effet. subdiditque parabolam divitis. non sibi thesaurizet. 9. insinuans per eam quod slullus est qui suporflua cupit. n'amasse pas de trésors pour lui mais qu'il distribue aux pauvres ceux qu'il S. XII. a te vero super his ratio reqtiirelur. Que celui donc qui veut être riche selon Dieu (1). Dixilquead discipulos nolitcsollicitiesseanima) vestrtsquid mauditcetis. plerumque in manus inimicorum pervenient. quœ tabernacula del'unctis acquirit œterna. Ergo qui vult esse in Deum dives. » {Luc. de quoi vousle vûiire%. xvi. » Bed.ou?b>v. nequecorpori vestro quid induairàm: animaplus est quantesca. sed pauperibus possessa distribuât. Frustra cniui congregat opes. Il leur a enseigné à se mettre en garde contre l'avarice. Pourquoi. deinde procedeute sermone. 22. lorsque vous viendrez lir. pour à défail- gesta sunt. de ce que vous mangerez.C'est un insensé qui doit être enlevé dans la nuit. Paulatim Dominus provehit ad perfectiorem doctrinam. « Il en est ainsi de celui qui thésaurise pour soi. C'est-à-dire puisque vous avez compris la folie de (2) « Faites-vous des amis avec les richesses d'iniquité. la miséricorde seule nous suit.DE SAINT LUC. Hic enim stultus est. ni pour votre corps. Dooiiit enim supra cavendum esse ab avaritia. » etc. et arrache ainsi de nos cœurs. neque de necessariis sinit nos sollicitudinem gerere. f. jusqu'à la racine de l'avarice a C'est pourquoi je vous dis Ne vous mettez pas en peine. Amito. unde dicit « Ideo dico vobis Nolite solliciti esse. » BÈDE. il ne nous permet pas même la sollicitude pour le nécessaire. CHAP. vie est plus que la nourriture. 23. avaritiai radicem evelletis. Théophtl. passeront le plus souvent aux mains de vos ennemis. (t)Elç Oeov ic). afin que. Notre-Seigneur élève peu à peu ses disciples à une doctrine plus parfaite. La et le corpsplus quele vêtement. ces richesses que vous avez amassées. suos Ideo dico vobis. amasser des richesses dont possède.

Chrys. non que l'âme spirituelle et intelligente se nourrisse d'aliments corporels. Malth. nec iutellectus uoster serviat ad vestitum et victum quterendumj mains autem cogitet quœcunque salvant animam. aussi Notre-Seigneur ajoute «Ni pour votre S. sans effort de notre part. qumu quod aerius ille spiritus vitale collegium animœ corporisque contubernio fœdera- . Notre-Seigneur s'exprime de la sorte. et exinde.Nihii auttm inoralins ad faciendani fidem omnia credentibus a Deo posse conferri. et corpus vestitui. » Le corps. Que des choses si peu importantes ne soient donc point l'objet unique de nos pensées. » ne veut pas dire Ne travaillez pas mais a Ne vous laissez pas absorber par les choses de la terre. stultus est qui sibi majorem vit» mensuram attribuit. mais qu'il se préoccupe surtout des moyens de sauver l'âme et de S. » non idem est quod. [hom. ne dédaignera pas de faire le moins. et que cette espérance rendait encore plus avare ne vous mettez pas en peine pour votre âme de ce que vous mangerez. magis efficitur cupidus. 22 sur S. nisi dum nutrimur vel quia animati corporis est nutrimentum suscipere. nolite solliciti esse animœ vestrae quid manducetis » non quia intelligibilis anima comedat. mais parce que la nourriture de notre corps est une condition essentielle de l'union de l'âme et du corps ou bien encore comme c'est le propre le Sauveur attribue à du corps animé de prendre de la nourriture l'âme le soin de la nourriture car l'âme est appelée la vertu nutritive du corps. peut être couvert'de vêtements. u etc. au témoignage du Sauveur a La vie est plus que Dieu la nourriture. à établir cette vérité. que Dieu accorde tout à ceux qui se confient en lui. et ses paroles peuvent recevoir ce sens :. « no- lite rébus mundanis mente affigi » » contingit enim aliquem operantem nihil sollicitum esse. CYR. » c'est-à-dire qui a fait le plus. on peut très-bien se livrer au travail.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE celui qui se promettait une longue vie. nulrlri attribuit nam et virtus nutritiva dicitur « Ne sollianima ut sic intelligitur citi sitis nutritiva} parti anhnee quid edalis.« Ne vous mettez pas en peine pour la partie nutritive (1) de votre âme. et le corps plus que le vêtement. 22. » sed. Cyril. mais sans préoccupation. que notre esprit ne soit pas l'esclave du vêtement et de la nourriture. corps au vêtement. et le tation d'esprit. Rien de plus propre l'élever jusqu'au royaume des cieux. AMBn.) Quod autem dicitur « Nolite solliciti esse. Unde subdit « Anima plus est quam esca. sans agiS.) corps de quoi vous le vêtirez. de ce que vous mangerez. « nolite operari. » Potest autem etiam corpus mortuum vestiri « Neque mule subdit corpori vestro quid iuduamini. sed quia non videtur aliter anima posse conjunctam immanere corpori.La vie est supérieure à la nourriture. in Malth. (m Oat. (kom. Ambr. quomodo non dabit quod minus est? » Non ergo multum nostraintentio modicis insistat. et sublevantad regnum cœloruin.) Prœeminet autem anima cibo. perc n del'âme lesanciens hilosophes (i)C'est ettepartielamoins oble que p appelaient végétalive.m. » a Ne vous inquiétez pas. Grœcorum Pattv. » Cimvs. même privé de la vie. au contraire. » en effet. Quasi dicat « Deus qui quod majus est exhibuit. congrue anima. que de voir ce souffle céleste qui.

C'est là un grand exemple offert à notre foi. et que le corps. et Dieu les nourrit. Cum igilur anima induinento corporis vestiatur. (tibi siipro. niurreçgûip^uin^-r ^m^bmilibna nulCyml. quia non seminant neque metunt (scilicet ad acquirendum cibum).quid de cœlerissollicitiestis? cœli. modico pretio œstimautur.pourquoi vous inquiéterdes autres? S. qui vivendi jugem substantiam consequainur. sublimins ordinatum pluris estis illis? Quis autemvestrumcogi. XII. VI. (i) 'Euavêpiavtextuellement. et Dieu les nourrit. peraves quœ proventus \"< WMl £-»/ i TOM. occupe dans la nature un rang plus élevé que les êtres dépourvus de raison. carius vos valetis. ils n'ont ni cellier ni grenier (pour mettre leur récolte). certitudinem induxit. à son tour. pétue l'union intime du corps et de l'àme dans une communauté de vie à qui l'aliment nécessaire ne fait défaut. ajouter une coudéeà sa taille? Si donc les moindreschosesdépassentvotrepouvoir. nec salutaris deficit usus alimenti. » sic et nunc ex volatilibus firmam et indubitabilem fiduciam nobis adducit. <Q.quimiï2tilli^|^r^tiu!tf:o|ltioni3. dicens « Considerate corvos. ils ne sèment ni ne moissonnent.neque quanto magis vos pluris estis illis?» Bed. Combienne valez-vouspas plus qu'eux? Qui de vous pourrait avec tous ses soins. 24-26. ils ne sèment ni ne moissonnent (pour se procurer la nourriture). Ambr. – Considérez les corbeaux. tandopotestadjiceread staturamsuamcubi. ils n'ont ni cellier ni grenier. quia rationale rcum et Deuspascit illos quantomagisvos animal sicut homo. que lorsqu'arrive le jour de la séparation et de la mort. uneconfiance virile.est in reruja"BSraç-<ïuam irrationabilia.sicut suffi ^tèA h est ?Si tum umim. quia non seminant. « Combien ne valez-vous pas mieux qu'eux.) Sicut supra eri. CHAP.DE SAINT LUC. ergo nequequodminimum dfide sequaAiiB^JS^ùùuûAuCeai'-gu'Oii potestis. nisi cum venerit dies suprema moriendi. S. dicens «Multis passeribus pluris estis vos. alors que Dieu nous a donné et nous continue le bienfait précieux de la vie? f. C'est-à-dire. » vous êtes d'un plus grand prix. En effet. Bèdb. eL vigore animée corpus animelur. Puisque donc l'âme est enveloppée du corps comme d'un vêtement. les oiseaux qui n'ont ni les travaux de la culture.nl quibusnonest cellariumnequehor. comme sont les oiseaux. puise sa vie dans la vigueur de l'àme. car un être raisonnable tel que l'homme.Id est. Notre-Seigneur a voulu produire dans l'esprit de ses disciples une foi vive et ferme à la Providence (J) par l'exemple des oiseaux qui sont de peu de valeur. ni de riches moissons. pour nous inspirer une ferme et inébranlable confiance en Dieu « Considérez les corbeaux. tum sine nostro labore perpetuat. quibus non est cellarium neque horreum (scilicet ad conservandum). melv. Ctr. n'est-ce pas une absurdité de craindre que la nourriture puisse nous faire défaut. absurdum est ut victus nobis copiam defuturam putemus. De même que dans ce qui précède.f' 1`~Y'~`j~ . gendo uos ad spiritualem. il se sert encore de la même comparaison. et Deus pascit illos Considéraiscorvos.

Matth. là où tous \oè événements sont incertains? S. Pour nous. Moïse. hic vero specialiter ad corvos tanquam gulosiores et rapaciores. 8). toto significato per partem unde in Malthteo ( cap. 22 sûr S.) Cum antem posset Dominus exemplum ab hominibus sumere. il nous renvoie aux oiseaux du ciel en général. ldeo autem omissa mentione aliorum volatilium corvorum roonticneai facit. et Joannem. Or. nous perdons nos droits à ces biens communs. (in Cat. quod biantes suscipinnt. c'est notre avarice. Verum est igitur causam inopias nostrae avarltiam videri etenim illis idciroo sine labore pabuli usus exuberat. après que leurs petits sont éclos. de préférence aux autres oiseaux. En effet. au contraire. qui renvoie l'homme à. d'une manière vraiment merveilleuse. 6) Dominns reiuittit ad volatilia cœli.) Notre-Seigneur pouvait donner en exemple ces hommes qui ont professé une souveraine indifférence pour les choses de la terre.) In corvis etiaul aliquid plus significat avibus enim colli- . (hom. comme Elie. non autem nutriunt. l'exemple des corbeaux a-t-il une signi- est. suivant en cela l'exemple de l'Ancien Testament. et c'est le vent qui. EtrsÈBE. sequens Vêtus Testamentum quod ad apem transmittit et formicam et alia hujusmodi. les corbeaux. et à d'autres animaux qui ont reçu du Créateur des instincts qui leur sont propres. Chets. Nos communia amisimus.EXPLICATION DE L'EVANGILE trouvent cependant leur nourriture dans le fond inépuisable de la providence divine. il nous donne pour exemple les corbeaux. les abandonnent sans se mettre en peine de les nourrir. quibusnaturales quosdam mores inseruit Conditor. Peut-être encore parle-t-il ainsi par synecdoehe en prenant la partie pour le tout. l'abeille et à la fourmi (Prov. en voulant les posséder en propre. GrœCQrumPatrum. leur porte à travers les airs leur pâture qu'ils reçoivent dans leur bec entr'ouvert. qui minime terrena euraverunt (Eliain dico. sed negligunt pullos suos. Il est donc vrai que la cause de notre indigence. là où il n'y a rien de duratle. parce que la providence de Dieu nourrit les petits des corbeaux avec un soin tout particulier. et sic uutriuutur. dans saint Matthieu (vi). Eused.Peut-être aussi. quia pullus corvorum specialiprovidentia Deus mitrit nam corvi pariunt quidem. ici. au contraire. indeficientem providentia divina largitur alimoniam. Theophylact. quelles richesses assurées. CnRYS. Moysen. quibus miro modo ab aere pabulum quadam aura delatum ad eos pervenit. quo fructus ad escam couimunem datos speciali quodam nesciunt vendicare dominatu. et cœteios hujusmodi) commemoravit volatilia. Jean-Baptiste. vi. mais il préfère emprunter ses comparaisons aux oiseaux. et d'autres semblables. dum propria vendicamus nam nec proprium quidquam ubi perpetuum nihil. il cite l'exemple des corbeaux. 22 ut sup.. Et d'ailleurs quelle propriété véritable pouvoms-nous avoir. comme plus avides et plus voraces. Forsan ctiam et talia per synecdoclisn dicta sunt. En effet. (hom. nec certa copia ubi incertus eventus. Théophyl. 6. car pourquoi les oiseaux reçoivent-ils sans travail aucun une abondante pâture? c'est parce qu'ils ne cherchent pas à s'approprier la possession des biens destinés à la nourriture commune de tous les êtres.

CHRYS. Evang.) Cum autem de augenda corporis statura loquorelur. Chkys. qu. de solo corpore facit menlionoui dans intelligcre quod non augetur per solum aUmentum sed provisione divina per hoc quod nullus uutriraen- tum accipiendo aliquidad suam staturam « Si adjicere potest. que personne ne peut à l'aide de la nourriture ajouter quelque chose à sa taille « Donc. Unde coneluditiir ergo neque quod minimum est potestis. s'il ne peut.) Nota qnod animam quidem semel dedit Deus. {quest. cur oportet saperflue de necessariis -vita' cogitare ? BED. quid de cteteris solliciti estis?» Eoseb. pourquoi s'inquiéter outre mesure des choses nécessaires à l'entretien de sa vie ? Bèbe.n. et de lui donner la taille qui lui convenait. 28. Laissez donc le soin de gouverner votre corps à celui qui a pris soin de le créer. (de Quœst.) Quasi di. Grœcorum Pairum. des Pèr. voilà pourquoi NotreSeigneur passe sous silence l'âme qui n'est point susceptible d'accroissement. ajouter une coudée à sa taille? » S. demeure toujours la même. mais à la providence divine. Evan. Matth. 22 sur S. ajouter un seul instant à la durée que Dieu a fixée à son existence. XII.potest aliquis vel brevissimam moram excogitaudo objicere.. tandis que le corps prend tous les jours de nouveaux accroissements. et ne parle que du corps et il nous donne à entendre que ce n'est point aux aliments seuls qu'il doit son accroissement. la trouvent avec plus de difficulté. Utitur autem ad idem et « Quis autem tertio syllogismo. grâce à cette providence de Diell qui s'étend à tout.) Comme s'il disait quiéter des autres ?» Si aucun homme n'a pu par tous ses soins se donner sa taille. fication particulière car les oiseaux qui se nourrissent de graines et de plantes. S. lih. CHAP. Auc. conclut-il. Illi ergo regendi corporis curam relinquite. gr. îr. ceret Si nullus sua cura corpoream ingeniatus est sibi staturam. dicit quod minimum est hoc. et cependant ces derniers eux-mêmes ne manquent jamais de nourriture. ut tanlje staluraî corpus Labeatis.) Notre-Seigneur dit de l'accroissement du corps que c'est une chose moindre.DE SAINT LUC. 22. defectum pabuli patiuntur propter providentiam Dei diffusam ubique. avec toute son industrie. et eadem perseverat. gentibus legumina promptius est alimentum vescentibus vero carnibus (sicut corvis) diffîcilius est ad liabendum: nec tamen liujusmodi aves.. par cette raison. dicens vestrnm cogitans potest adjicere ad staturam. 28. (Ch. pourrait avec tous ses soins. » etc. cujus videtis cura factum esse.) Remarquez que l'âme que Dieu nous a donnée. trouvent plus facilement leur pâture tandis que les corbeaux qui sont carnivores. . sed corpus quotidie stimit iucreu«u)liitn perlransiens igiliir animam quasi nonrecipieutem augmeuluni. scilicet Deo corpora operari. (in Cat. sed neque praefinito termino temporis vits. Il prouve ensuite la même vérité par un troisième raisonnement « Qui de vous. parce qu'en effet c'est pour Dieu une de ses moindres œuvres que de créer des corps. (Soi». si vous ne pouvez pas même les moindres choses peurquoi vous inEusèbe. (hom. in Matth. AUG.

neque Salomon in omni gloria sua vestiebatur sicut unum ex istis.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE y. et toutesceschosesvousseront donnéespar surcroit. sed cogitalionem. à ce point que les plus grands rois. » non reprobavit sementem. En nous proposant dans ce qui précède l'exemple des oiseaux qui ne sèment ni ne moissonnent le Sauveur n'a point condamné l'ensemencement des champs mais les soins superflus. Yerumtamen guœrite prirtium regnum Dei et justitiam cjiis. n'était pas vêtu commel'un d'eux. l'Evang. sed superfluam curam. itu et nunc monet de vestitu.) Si quis antem mortaliurii vult decorari pretioso vestitu. comment ils croissent ils ne travaillent ni ne filent. dans toute sa gloire. vobis. non laborant neque nent dico autem vobis. et cependant je vousle dis. Or. et ne vousperdez pas dans cesvains soucis(1*). Euseb. (h( sup.Car cesont les nations du mondequi s'inquiètent de toutes ces choses. Deus sic vestit. Sicut su[hom. hommesde peu de foi Ne vous mettezdonc pas en peine de ce que vous mangerezou de ce que vous boirez. combienplus le fera-t-il pour vous. carc'estl'effet e l'inquiétudesoyez onc pascommeuspendus. non opus interimit. licet sibi faciant indumenta. et nolite ia sublime tolli nia gantes mundi quœrunt Pater autem vester scit quoniam his indigetis.. si aatûm foanum quod hndie est in agro. non laboruul ueque uent.n nous d i (!')Parmitoutes explications prét commetantplusenrapport vec é a l'ensembleesrecommandationsSauveur. ornavit hos diversis coloribus. il ne condamne pas le travail. in Maitli. mais votre Père sait que vous en avez besoin. videat oculate quod Deus etiam usque ad flores qui ex terra oriuiltiir. les a ornées de couleurs variées en donnant à leurs membranes délicates. Dieu la revêt ainsi. S. sic cum dixit Non laborant ueque nmt. et hac omnia adjicientui. mais les vaines sollicitudes. 23. et ne filent point. multiplicem sui sapientiam propagans.>i ommenpôiil p s dansl'agitation. sur x journée. et Salomon lui-même qui fut si célèbre les données ecesparoles «Nolitensublimeolli. CHRYS. Ainsi cherchez premièrementle royaume de Dieu et sa justice. des teintes plus vives que celles de la pourpre et de l'or. qui .) Dominus de aliraentis perius uioncbal. solid d non mais s dement ppuyésurla divine s Providence. Salomon lui-même. 23. nec etiam ipsum Salomoneitt. xxe Considerate lilia agri quomodo crescunt.. (hom. 27-31 – Considérezles lis. et cras in clibanum mittitur. murice et auro lonçe meliores tincturas aeeommodans adeo quod nec pênes aliquem regem deliciosuiU. Sicut autem supra cum Dominus dixit « Nonseminant volatilia. sur S. de même ici en nous proposant celui des lis qui ne travaillent point. Matth. Que celui qui désire se parer de vêtements précieux considère que Dieu étendant sa providence jusqu'aux fleurs qui naissent sur la terre. que d du celle férons.» pour se faire des vêtements. dicens « Considerate lilia ngri quomodo crescunt. quanta magis vos pusUlœ fidei ? Et vos nolite quœrere quid manducetùs aut qteid biliœc enim ombatis. Eusèbe. » ut sciChrys. la même leçon qu'il vient de donner pour la nourriture « Considérez les lis comment ils croissent ils ne travaillent ni ne filent.) a (Médit.) Notre-Seigneur donne ici pour le vêtement. si l'herbe qui est aujourd'hui dans les champs. tenuibus membrania floruni. donne e Bossuet« Ne en c illetomber toujours et soyez ascommeuspendus l'air. et qui demain serajetée au four.

sed fanum. sa sagesse et sa magnificence. CHAP. Enfin. et de la gloire qui doit les suivre. il leurparle avec douceur. Unde postmodum non vocat ealilia. » ut per hoc magis excitet nos ad dictonun persuasionem. mais l'herbe des champs « Or. in Ghvislo spiritualos deliciœ. » etc. dans toute sa gloire. il ne les appelle plus les lis. » sed subdit « Et cras in clibanum » nuque dicit simpliciler mittitur « Dons vestilj sed. et la nourriture dont ils ont besoin. » S. et la providence dont il est l'objet. «un subdit. CHRYS. Amub.) Pourquoi Notre-Seigneur n'apporte pas ici l'exemple des oiseaux tels que le cygne et le paon. n'était pas vêtu comme l'un deux.) Il suffit aux sages en effet parures. (comme précéd. Aussi dans la suite de son discours. non pas de leur manque absolu de foi. Notre-Seigneur Christ.) Sufficit enim prudentibus solius causa necessilalis aptum Imbcre vestitum. gr. cum snbdit « Pusillœ fidei. XII. sed paucitatis tidei arguons. Non otiovel hosum autem videtur. » nec dicit « Cras non entia. paroles qui expriment à la fois l'excellence du genre humain. CYniL. Unde « Dico autem vobis quia nec sequitur Salomon in omni gloria sua vestiebatur sicut unumex istis. » Remarquez encore qu'au lieu de dire simplement Si Dieu la revêt. quod los . des vêtements convenables et simples.ur « Si autem fœmun quod in agro rst hodio. Denique cum increpare deceret. il emploie cette locution plus expressive « Si Dieu la revêt ainsi. mais a Qui demain sera jetée au feu. » et qu'il ajoute « Combien plus le fera-t-il pour vous. parmi les anciens par ses richesses. et les accuse. et subsequeus gloria. au témoignage de Notre-Seigneur « Je vous déclare que Salomon même. » et quod multam habet expressionetn subdit « Quanto magis vos? Quod est oxprimentis pretiositatem et provideutiam humani generis. il lui donne même apud antiquos tam in divitiis quam in sapientia et in deliciis celeber fuit. Sufllcinnt etiam s. sed lilia. (ubi supra. qui concessus est liliis.DE SAINT LUC. au lieu des reproches que méritaient ses disciples.) Non utitur hic volatilium exemple eyguum commeinorans aut pavonem. met une simple fleur en comparaison avec l'homme. la fragilité des choses qui brillent d'un si vif éclat et la richesse de la parure qu'il a donnée aux lis. mais celui des lis? C'est pour faire ressortir davantage ces deux extrêmes. des Pèr. sed nec affectemus vestimentorum decorem. utitur et hic moderantia non infidelitatis dicit. si l'herbe qui est aujourd'hui dans les champs. pour satisfaire à la nécessité. n'eurent jamais une siriche parure. Et quant aux saints ils se contentent de ces délices spirituelles que donne l'union avec JésusS. ut non solum non cogitemus de vestibus. Vult enim utrinque declarare hyperbolein scilicet ab infirmitate rerum. Ambr. CHRYS. tam pretiosum opus fuerit inventum. d'avoir. modestiam non excédent em et ciboruni quod salis est. « Deus sic vestit. quaî tantum sunt sortilœ decorem et a pretio decoris.iuetis quns sunt. (ita Cet. mais de leur peu de foi « Combien plus le ferait-il pour vous hommes de peu de foi? » Langage persuasif qui a pour objet de nous ôter la préoccupation des vêtements et de l'éclat des vaines S. » Il ne dit pas non plus Et qui ne sera plus demain.(Cla. Gnecorum Painim. CYR.

ni fatigués d'aucun travail. qui était comme couverte et enveloppée par les vertus de son âme. In hoc eliam Domiuus consuluil non modicum studio samonens discicrarum pncdicaliouuni pulos sollidlndineni lmuiaiiain abjicerc. se rendissent coupables des défauts dont ils devaient préserver les autres. recto lient maximo viro praeferuntur nec tamen iu nobis misericordiatu Dei desperarc debemus. parce qu'en effet ilrevètait de la gloire de ses œuvres la faiblesse de sa nature corporelle. Kt ideo Pominus snhdit « Et vos uolile quoororc quid iiiauduectiSj » eh:. qu'il était couvert de sa gloire. qu'ils répandent partout le parfum de leur sainteté. qui devaient donner aux autres la règle et l'exemple d'une vie parfaite. mini confertur.. S. divhiœ in se liberalitatis gratiam et ennlestis servant doua naturap. Quant aux anges dont la nature plus parfaite est exempte des infirmités du corps. mais danstontesa gloiren'ajamaisété couvert (1) SaintMatth.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE la préférence sur l'homme dans la personne de Salomon. des qualités aussi éclatantes que celles des anges. 9 où nouslisons « Salomon v comme'nnd'eux.» suivanta traductionela Vulgatecoopertus.evêtu.) Ahsommi auteni crat discipulos debentos uormain el cxeinplar conversalionis honestas aliis traderc. ou du vêtement. quod infinnitalem eorpovcfc naturor velul virtute ijuadam mentis ndopertnm operum gloria vcsltcbat. ISotandunilaineu est quod no» ait « Nolile quœrere aut sollicifi esse de cibo aut polu ant indumonto. circumvestitus. ils sont justement mis au-dessus du plus grand des hommes. a quibus discedondum osse oportebat cos considère. parce qu'ils en sont l'ornement par l'éclat de leur perfection. pour nous faire voir dans l'éclat de ses vives couleurs une image de la grâce des anges du ciel. il les applique tout entiers aux intérêts de la prédication. Aussi est-ce avec et dans saint raison qu'il est dit ici que Salomon était revêtu Matthieu (1). Aussi écoutez la recommandation du Sauveur « Ne vous mettez donc pas en peine de ce que vous mangerez. CYR. Unde bene et hic vestittts glorhi sua Salomon et alibi coopérais ostenditur. ils conservent en eux les dons de la libéralité divine et de leur nature toute céleste. qui nulla sollicitudine prtnpedili. (vbi sup. et honum odorem sauctificalionis aspirant. i. quod eornm claritalibus imindus ornatur. vel certa plus pêne quain hominibus in Salomone praofortur ut prœ claritate coloris angolorum cœlestlutn gratiam putemns expressam. qui vere muudi istius flores sunt. textegrecportedansles l l d Le deuxévangélistes r entouré. Angeli vero quorum natura divinior expers manet injuria. ne vous inquiétez point de la nourriture. nous à qui Dieu promet par la grâce de la résurrection. Cyril. quibus per rosurrectionis gratiam Douiinus similem angeloi'um speciem poilùetur. Biîn. qui sont véritablement les fleurs de ce monde. corporalis. 7CEpts6àX£To. ou de ce que vous bohez. et que sans être préoccupés d'aucun souci.Il eût été contraire à la raison que les Apôtres. » sed . nullo uen laboris exerciti. ou de la boisson. in ea incidere. Cependant nous ne devons pas pour cela désespérer de la miséricorde de Dieu. Remarquez cependant qu'il ne dit pas Ne vous occupez pas. En détachant ainsi ses disciples des préoccupations de la terre.

dom. il n'est personne qui n'en soit convaincu. habeat limita cmploslra in domo. mas. et ne nno si vero malernis adlurrent mox nalipublient parvulus.. Greg. Nôtre-Seigneur nous recommande conséquemment d'éviter l'orgueil « Ne vous élevez pas si haut. évang. lib. cependant Dieu les accorde à ceux qui les demandent.) 11en est qui ont demandé et obtenu en priant la puissance. c'est ainsi quenous voyons les enfants.DE SAINT LUC. Dom. Ou bien cette élévation de l'esprit que le Sauveur défend. quia. ou de ce que vous boirez.) Aliqui obtinuerunt dominia. Grég. (de Qnœst. (in Orat. 1. mais lorsque l'enfant grandit. AuG. se vanterait d'avoir quantité de remèdes dans sa maison. quoerit a parentibus quœ conveuiunt vitse perfectœ. Tueopuyl.) Prohibita autem solliciludine de alimentis. mais lorsqu'il les a en abondance. Théophyl. ac si se vuilneratus aliquis jactet. omnibus patet hase tamen a Deo conferuntur petentibus ut discentes Deuut nos exaudire in minoribus petilionibus. S. alimenta vel indumenta requirunt. recherchent un genre de nourriture. il laisse le sein de sa mère.. s'étant blessé. qui spreto victu vel vestitu commuai. Aug. cum hoc illi lioniim esset ut vulnera non haberct. qu.) Après avoir défendu toute sollicitude de la nourriture et du vêtement.qnideui indigeret emplastro. elovemur ad nltiorum affectum sicut in pueris videmus. XII. DE Nyss. » Primo enim haïe ad necessitatem complendam homo qurerit cum autem his abundaverit. S. uberibus. pourquoi donc nous défend -on d'en faire l'objet de nos prières? Que tous ces biens dépendent de la volonté divine. les honneurs. qualiter ergo prohibes nos talia orando quaerere Et quidem quod omnia hase ad divinum consilium pertineaut. aut aliquid Vel elevalionem nihil allud . Il. quibus oculus delectatur postquam autem mens cum corpore creverit. et demande des parures ou quelqu'autre chose qui charme ses yeux. incipit de talibus superbire talc est hoc. (I Disc. « Ne vous mettez pas en peine de ce que vous mangerez. ou plus austère que ne l'adoptent ceux au milieu desquels ils vivent. Evong. et demande à ses parents ce qui est en rapport avec son âge plus parfait. s'attacher de toutes leurs forces au sein maternel. serin. Nyss. qui talium. » Car l'homme recherche d'abord ces choses pour satisfaire à ses besoins. semblable à un homme qui. quasrit autem monile. «ubimihi videntur argui. cedens cunctis puerilibus desideriis. et de n'avoir point besoin de remèdes. dédaignant la manière de vivre. ou de se vêtir du commun des hommes. afin que nous nous élevions au désir de biens plus parfaits.» Paroles qui condamnent ceux qui. dicens « Nolite in sublime tolli. 29. aussitôt qu'ils sont nés.. honores et divitias. c'est un « quid manducetis autbibatis. II 29. il en conçoit de l'orgueil. ou de vêtement plus somptueux. CHAP. les richesses. lorsqu'enfin son esprit s'est développé avec le corps. consequenter ne extollamur admonuit. alors qu'il lui serait mille fois plus avantageux d'être sans blessure. lautiora sibi vel austeriora pi'fB his cum quibus vitam ducuut. il rompt avec tous les désirs de l'enfance. (guest. en voyant que Dieu nous accorde des grâces bien moins importantes. cum orassent. sur l'orais. spernil mam.

mémento vanitatis proprise juvpntutis si quando manens solus cogitasti de vita ct proniolionibnsj diseurrens a principatu in principatuw amplexus es divitias. Ambh. (hom. alors qu'étant seul. nourrir et vètir sa maison? « Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et sa justice. Basil. Car c'est le propre de ceux qui n'ont ni l'espérance de la vie future. BAS. feront jamais défaut aux fidèles. rappelez-vous la vanité de vos jeunes années. neque metum judicii. car quel est le Père qui laisserait manquer ses enfants du nécessaire ? Et vous ne pouvez pas objecter qu'il est Père. sed. amicis benefoeisti. Ostendit autem conseqnenter nec ad prmsens née in reliquum fidelibus gratiam defuluram. si modo qui divina desiderant.»etc. sur S. (ubisvp. Pater ut ipsos ad majorem promoveret fiduciam quis enim est pater qui patiatur necessaria filiis non îninistrare Sed et aliud adjicit non enim poteris dicere. ni pour l'avenir à la condition toutefois qu'en désirant les biens du ciel. aussi Notre-Seigneur ajoute «Car ce sont ces choses que les nations du monde recherchent. comblant de bienfaits vos amis. CHRYS. Basil. (ut sup.gr. Est-ce que le roi ne sait pas comment il doit entretenir. Unde conséquente? subdit « Hœc enim omnia geutes mundi quifirunt. Est autem peccatttm talis abslraetio intenta enim circa superflua delectatio a veritate sedueil. Unde sequitur: « Verutntamen quœrite primmn roguuni Dei et . proprium est eorum quinullam supponunt spem futuvi seculi. de telles pensées sont coupables. » – S.) Et utintelligas hujusmodi elevationera. il est vrai. » Chrys. Notre-Seigneur montre ensuite que la providence et la grâce de Dieu ne. vous pensiez à la vie et à ses honneurs. alatetvestial.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE mouvement inconstant de l'âme qui embrasse une foule de pensées.) Sed de ne- cessariis vite subdit « Pater autem vester scit quoniam his indigetis. Or. car il serait honteux à des hommes qui combattent pour un royaume de s'inquiéter de la nourriture. quod Pater qnidem est. (ut sup. ignorat tamen his nos indigere nam qui naturam creavit. GRÉG. Matth. Novit rex quemadmodmn familiam suam pascat. l'âme s'éloigne de.) Adhibere enim sollicitudinem rébus apparentibus.la vérité. terrena non quadrant indecorum quippe est hommes curare de cibo. et toutes ces vagum mentis motum. œdifioasti palatia. alias aliud meditantis et ex hoc in hoc salienLis ac sublimiacogitantis. et S. ejus indigentiam novit.) Voulez-vous bien comprendre en quoi consiste cette élévation. mais « Votre Père » pour leur inspirer une plus grande confiance. sait bien ce qui lui est nécessaire. DENyss. ni la crainte du jugement. et vous vengeant de vos ennemis.S. des passe de l'une à l'autre pour nourrir son orgueil. (in Cat. de s'inquiéter de tous ces biens extérieurs.) Une dit pas Votre Dieu. bâtissant des palais.) Non dixit Deus. Gkeg. amassant des richesses. Pèr.Quant aux choses nécessaires « Votre Père sait que vous en avez besoin. S. ni pour le temps présent. » S. promenant vos désirs de dignité en dignité. 23. qui militant pro regno. Ambh. Nyss. GrœcorumPatrum. (Ch. parce qu'en mettant son plaisir dans les choses superflues. BAS. mais qu'il ne connaît pas vos besoins car celui qui a créé notre nature. ultus es inimicos. ils ne chercheront pas avec inquiétude les biens de la terre.

Pusilluni greffon Dominus vocat volentes discipulos ejus Geri. et où les vers ne rongent point. Judieat enim aliud esse datur. » etc. Gios.Il distingue dans les dons de Dieu. vel potius oh humililulis dovolionem. aliud quod suquod principaliter in iutentione œlerperadditur. et faire simplement usage des biens du temps présent. – ~Vc car Ne e~H~M ~o:K<. là sera aussi votre cœur. THEOPHYLACT. soit plutôt à cause de l'amour des élus pour l'humilité. parce qu'en effet nous devons nous proposer les biens éternels comme la fin de notre vie. ou bien à cause de la pauvreté volontaire qu'ils ont embrassée. etc. sed etiam opes Christus pollicetur cum eo si euim nos a curis eos eripimus. Car où est votre trésor. Quasi dicat: Eumaui tam . Vendile quœ pnssidetis. Faites-vous 32-34.P~e ~e roM~ craignezpoint. 32-34. Notre-Seigneur appelle petit troupeau troupeau. Nolite timere pnsiUus ffrex. des Pèr. petit Théophyl. subdens vestro. Postquam Dominus lempora- lium curam a cordibus discipulorum removit. S. des bourses quele temps n'use point.!7a ~M a oo~e . (in Cat. ce qui est essentiel de ce qui n'est que de surcroît. (utsvp. » etc. (I)Cepassage pas liœc omnia adjicientur. car si nous-mêmes nous nous faisons un devoir de délivrer de tout souci. / petit troupeau.DE SAINT LUC. (Ch. donner son royaume. CHRYS. wque tinea corrumpit uliienim thésaurus vester est. et donnesl'aumône. LA GLOSE. )~!<<nM<~e<!M. Grœcorum Patrum. ibi et cor vestrum erit. Vendezce quevous avez. vel quia superantur a mulLitudine angelorum. Bède. qui est le principe des vaines inquiétudes « Ne craignez point. quo fur non appropiat. dont la nature est incomparablement supérieure à la nôtre. ou parce qu'ils sont au-dessous de la multitude des anges. choses vous seront données par surcroît. Deus. et date elcetnosynmn facile vobis sacculns qui non vtilcrascunt thesaurum non deficientem in ccnlis. BÈDE. XII. qui incompurabiliter prœcellmit nuae nostra sunt. CHAP. Après avoir banni du cœur de ses disciples la sollici(1) tude des choses de la terre. » – S. Cyril. ceux qui sacrifient leurs intérêts pour s'occuper des nôtres. un trésor qui subsistedans les cieux. où les voleursn'ont point d'accès. vel ad eomparationom majoris numeri reproborum. Grœcorum Patrunt. Notre-Seigneur en exclut la crainte. mais des richesses que JésusChrist nous promet. ceux qui veulent devenir ses disciples. in nsu vero temporalilas esse debet. Cm Il leur donne ensuite la raison qui doit bannir de leur cœur toute crainte « Parce qu'il a plu à votre Père de vous donner son nesetrouve danslaGlose actuelle.) Non modo regnum. quia comphxcuit Patri vestro dore vobis regnum.quianobis nitas. vel quia in hoc seculo sancti parvi videntur causa voluntariœ. hic excludit ah eis timorem. Brda. Pusillum etiam Dominus grogem clectorum nominat. ea~ il a plu à votre Père de vous f. à plus forte raison Dieu agira-t-il de la sorte. soit par comparaison avec le grand nombre des réprouvés. » Cnnys. ex quo superflua cura procedit. qui praetermittentes sua nostrorum diligentiam imilto magis hahent. gr. in Cat. Bed.) Ce n'est pas seulement son royaume. Notre-Seigneur appelle encore petit le troupeau des élus.) Quare autem timere non debent osten« Quia complacttit Patri dit. dicens « Nolite tiniere. paupertatis.

Si vous voulez donc posséder le royaume des cieux. quaiiter pigebit erga vosclemenliam exercero ? Quamvis eniin hic grox parvus sit (natura. c'est un remède efficace pour toutes les blessures. Notre-Seigneur veut leur dire Ne craignez pas qu'en combattant pour le royaume de Dieu. S. (Dise. Unde subditur « Vendite quai possidetis. sed arbilriuui opiuabarct ipse hoc. scilieetregnum cœloruin. Gheg. non pour avoir ravi le bien d'autrui. Naziaxz. QuaSi dicat Nolite timere ne propter rcgnnui Doi militdiilibus Iiujus vitœ necessaria desint quin otiam possessa proptcr uleomosynam vendite quod tune digne fit. (Oral. le nombre. et gloria). 25. mais pour avoir négligé d'assister Jésus. mais je suis épouvanté par la vue des boucs placés à la gauche du Sauveur. non solum in pecuniislit sed et in rébus.) Il n'est point de péché que l'aumône ne'puisse effacer. » etc. Grœca ex . c'était d'abord aussi mon avis. su? l'am. S. sur les Actes.Christ dans la personne des pauvres (1*). cependant c'est à ce petit troupeau que la bonté du Père a donné l'héritage des esprits célestes c'est-à-dire le royaume des cieux. vendez même ce que vous avez conseil qui est noblement pratiqué par celui qui. Chrys. dutn aliquis aliimi protegit. Chrys. » que nous lisons dans la traduction de saint Thomas. mais comme facultative. – Bède. ( in eadem Cat. preliosa largilur. endéfendant le faible. vous manquiez jamais du nécessaire loin de là. sur (1*) Au lieu de « Quia in Clirisluin ingcntibus non placaverunt. Bed.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE royaume.7cswcxtTtvnous avons rectifié la traduction en mettant in indigeatibts pour rendre la pensée plus claire. en donnant un sage conseil. dum sapiens consulil. et numéro. nersvs finem.) INon est euim peccatuui quod eleemosyna nequeat obolere. non content d'avoir fait pour Dieu le sacrifice de tous ses biens travaille ensuite de ses mains pour suffire à ses besoins et pouvoir encore donner l'aumône. sed terrent me bîodi ad siniatram staluti non quia rapnci'unt. de paupentm a more. des pauv. Grœcorum Patrum. » etc. » Comme s'il leur disait Comment celui qui vous destine un si précieux héritage pourrait-il refuser de vous traiter avecbonté? Car bien que ce troupeau soit petit (par la nature. quando quUqac semel pro Domino suo suis omnibus spretis nibilominus post hoc labore maimiu operatur unde et victum transigere et eleo- mosyiiani d&re queat. 25. et l'éclat). (mi Cat. en guérissant les malades. Or. (hom. ENazianze. Sed et eleemosyna. mais en faisant des œuvres de charité. in Acla. GRÉG. le texte mème de saint Grégoire porte ôti \>i Xpistov Sià tôv 8eous'vwv TcO£p». – S. (hom. on ne fait pas seulement l'aumône en donnant'de l'argent. 16.) Vefeor autoin ne putes piclatis tibi neeessitatera nonosse. Chrïs. sed quia CUristutu in indigentibus non jilacaverunt.) Je crains que D vous ne regardiez la pratique dela miséricorde noncomme obligatoire. honitas tamen Patvis concessit et huio pusillo gregi cœleslium spirituum sorlein. Chrys. ex hom. méprisez les richesses de la terre « Vendez ce que vous avez. tërgo ut possidealis resnnm cœlorum opes terrenas conlcinnilc. anLidotuin est enilibet convenieus vulneri. dum medicus inedilui".

Jtegulis brevioribvs. » fons si aqnas in se continuerit.forte est hoc mandatum dLvitibus. (Ch. (in eadem Cat. puisque le Seigneur lui-même. sed dispensare. il ne faut pas croire cependant qu'il soit défendu ici aux chrétiens de rien avoir en réserve. S.ELeemosynas videlicet operando.timorem justitia deseratur.( IIad T) molli iOGonsoquenler Deo propter ista sevviatur. abrég. primo quideiu quod sin. 92.merces in a-lernuin maucat ubi non liter noxiis.vol paupernm usibus) cum et ipse Doguliuu eorum quœ sunt si in mundo per minus.. tlicens impossibile est regnum videre sicutenim « Et date eleemosynam.« locuïos halniisse legatur d (Joan. quia mandatum quoque domiui. car toute chose créée de Dieu est bonne (II Timoth. vitiatur. avait cependant une bourse (Jean. S. » ne nous commande pas de nous dépouiller de nos richesses comme si elles étaient mauvaises. il en est de même de ceux qui conservent leurs richesses pour euxmêmes. mais de les distribuer aux pauvres.) Nam sine eleemosyna quœ possidentur. En faisant des aumônes dont la récompense durera éternellement.) Sed qurcret aliquis quid sacculos (lui non velerascunt. des Pcr. Grœcorum Patnim. se corrompt. CYR. tura Deï omnis enim creatura Dei a fidelibus oblala conservans. qui était servi par les anges {Matth. nam tamen meutem habentibus non est Basil. puisqu'ils peuvent ainsi gagner le royaume des cieux «Faites-vous des bourses que le temps n'use point? » etc. et ob inopiœ autem. {Régi. (ubi sup. Matth. Uiide sequitur « Facite vobis interrogat.. XII. A'tss. 4) 0II seipsum uialuui existeret. DE Nyss. cui augeli ministrabant (11 h. sur S.DE SAINT UIC. Bas.) Prœcipit . Cyril. (in Cat..) Il leur recom- hom. saneant. ut cidentem animabus ex cis ?Ad hoc nit peeuniaj reservetur a sauctis (vel suis direndum est. ou à cause des tentations dont ils peuvent-être la source? Je réponds premièrement. secondement que le Sauveur en nous disant « Faites l'aumône. quarum sidentur ? Nmujuid tauquam cis natura. (Irma ex As. xu) pour conserver les offrandes des âmes fidèles. CHAP. non esset crea. une source qui retient ses eaux.) Molestum autem sic et divites cum omnia penes se te. vel propter tentatiouein ac. BED. » etc. S.inutile tliesaurisant enim sibi regmim cclicis. que si une seule des choses qui existent dans le monde. ni abandonner la pratique de la justice dans la crainte de les perdre. soil pour -leur usage. 12).. iv). NotreSeigneur veut simplement dire qu'on ne doit ni servir Dieu en vue de ces biens. cum non docuit abjicere laiiquam mala. soit pour celui des pauvres. était essentiellement mauvaise. in Matth.) On me demandera peut-être pour quel motif il faut vendre ce que l'on possède? Est-ce parce que les biens de la terre sont naturellement mauvais. id est.Bède. iv)..hoc pneeoptuni esse putandum est. consideraniem oportet vendere que pos. 02. Greg. t.. sed ne boua est.Peut-être ce commandement paraîtra-t-il dur aux riches cependant quels avantages il offre à des esprits raisonnables. ) Sans l'aumône en effet il est impossible de posséder le royaume. gr. Gré&. ad cœleste. elle cesserait par là même d'être créature de Dieu..

sed fur lollit. addit de fure Aururn enim non demolitur tinea. data antem proximo porennem fruulum conférât. mais ils ne les rongent pas dans le ciel. » comme s'il leur disait Soit. comme il y a des biens qui sont à l'épreuve des vers. digttum suppliinitnergere . in ctrlis. il produit des fruits éternels pour le ciel ou encore. mais quel supplice ne mérite pas celui qui attache son cœur à un trésor qu'il a enfoui. ni enlevés par les voleurs. et. -t si cœlesti solum intentione congeralur. et qui ensevelit ainsi dans la terre son âme. que le trésor des bonnes œuvres. » peuvent ronger ces biens. mais il peut être enlevé par les voleurs. tandis que s'il est donné au prochain. Theopiivl. se corrompt facilement et se perd. comme le ver.) LA Glose. Notre-Seigneur donne une raison plus décisive et qui « Là où est votre trésor là est votre ne souffre aucune réplique cœur. Porro quia non omnia furto lollunlur addit poti«retn rationpm. non exterius liominum favore (quasi a fure qui deforis rapit) non intus inani gloria (quasi a tinea quee interins scindit) talet maculari. dans cesens que l'argent mis en réserve se perd. œuvre de Dieu par excellence? autem seusibiles et lerrenas opes sursurn oonderCj quod virtus eorruptiva non at« ïliesauraui undo snbdit non ttngit deflcientenij » etc. nullani prorsus palientiam in« UM euim est théstanliam. tandis que s'il est acquis en vue du ciel. qui ne cherchent qu'à nous dépouiller des biens spirituels le ver qui ronge secrètement les vêtements c'est l'envie qui ronge et déchire le zèle où le fruit des bonnes œuvres et réduit le lien de l'unité. Quasi dicerot Hic tinea demoliinr. qui ad hoc intenti snnt ut spiritalibus nos spolient iineu rjuœ vesles latenter rodit. il ajoute « Et où les voleurs n'ont point d'accès » car l'or ne peut-être rongé par les voleurs. Theopiiyl. Bhd. hoc ipsum quod est habore cor affixum thesauro sepulto. il ne peut être atteint ni extérieurement par la vaine estime des hommes (semblable au voleur qui ravit au dehors). iv. qnœ studium vel fructum bonum lacerai. C'est-à-dire Ici bas les vers subsiste dans les cieux. Vel fures aunt lifcretici et dœmones. Il faut donc entendre simplement ce passage. sen ila quod thésaurus boni operis ai commodi lerreslris ocoaaionc condatur. et compaetionem unitalis dissipât. Mais comme il est des biens qui ne peuvent être enlevés • par les voleurs. et divimun opus (scilicet animam) terriB quanto est. facile corruptu3 intereat. ronge et déchire au dedans. que vos biens ne soient ai rongés par les vers. » Quasi dical Esto. Bède. 16. ihi et cor veatrum Prît. qnod nec tinea demolialnr. GLObS. ci.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE ` mande de placer leurs biens et leurs richesses terrestres dans le ciel où la corruption ne pourra les atteindre « Faites-vous un trésor qui Théophyl. {Ephès. nec fur tollat.) Théophyl. Sive isnlur hoc situplieiler aocipiendnm est quod pecunia servata delîciat. invidia est. s'il est amassé en vue d'un avantage terrestre. ni intérieurement par la vaine gloire (qui. dicens saurus vester. Ou bien les voleurs sont les hérétiques et les démons. non mitera demoHtur m cœlis deinde quia linea qiuedam non demolitur.

les trésors de l'homme dissolu C la volupté. il dirige toutes les facultés de son âme vers les choses du ciel. quand il viendra. lascivi. Hoc autem. qumulo reoertrum. et in rébus prasseutis vilic habet totam faciet illos discumbere. Unde si quis Amen dieo vobis quod prascinget se.DE SAINT LUC. [in Cat. tandis que par son àme. le trésor de l'impudique. Beati servi illi quos totum auimum applicat.lum modestum statuit Dominus. et si tnenteui et intentiouem (quam cor noin tertiu vigilia venerit et ila invenerit beati minavil). il veillerait et ne laisserait point percer sa maison. ludicra. (Ch. ut cum tiimerit et putsauerit ab co erga quod studet. afin que dès qu'il arrivera et frappera à la porte. il y aura aussi son cœur il paraîtra vivre avec les hommes par le corps seul. et ayez en vos mains des lampes allumées. tenez-vous prêts. gr. quoniam si ad cœlcstia. Si vero sunt servi ith. jam uunc ad uainistrandum Sint Ittmbivestri prmdncti et lucernte ardentes cens « « Sint lumbi vestri inducit. ubi totum coincum venerit Daminus inventent vigilantes. non solum de suum diseipuTiieoi'iiyl. Hoc auiem scitole. et les fera mettre à table. 35-40. sachez que si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir. pecunia. animo porc euni sitam et vos eslote parati.) Nam quilibel liomo naturaliter tatur a nupliis. et toutes ses intentions. ilest tout entier plongé dans les choses de la terre. f. ut videatur solo corgilaret utiqne. Bed. cum tjualibet vitas cura et elevalioue. Après avoir établi ses disciples dans une sage modération. illuc depcDdct confestim aperiant ci. Cette vérité ne s'applique pas seulement aux richesses. des Pèr. et non sineret perfodi domum liomiuibns conversari. il applique toute son âme aux choses dont il espère retirer de plus grands avantages. amatoris. Heureux ces serviteurs que le maître. luxuriosi épuise sunt the. semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces. Si. au contraire. mais à toutes les passions les festins sont les trésors de l'homme sensuel les vains amusements. je vous le dis. qu'il vienne à la troisième.) En effet. mentem applicaverit ibi scirel jiaterfamiiias qua hora fur ueniret. XII. en les délivrant de tous les soins et de toutes les sollicitudes de la vie. CHAP. in terrenis versatur. eiineutein habebit. soyez toujours prêts à accomplir in manibus vestris. ils lui ouvrent aussitôt. Qu'il vienne à la seconde veille. cl transiens minisirabit illis et si venerit in secunda vigilia. Si donc il met dans les biens de la vie présente toute son âme. il sera déjà en possession des demeures célestes. prascincli (id di< . Grœcorum Paexpectantibus domimim suum. heureux cesserviteurs! Or. tout homme devient naturellement l'esclave de ce qui fait l'objet de ses affections. trouvera veillants En vérité. Et vous aussi. spoliaiis sauri. parce qu'à l'heure que vous ne pensez pas. le Seigneur les prépare aux œuvres du ministère en leur disant « Geignez vos reins » c'est-à-dire. il se ceindra. et vos similes hominihits cio? Euseh. le Fils de l'homme viendra. Bède. EusÈBE. et allant de l'un à l'autre il les servira. Ceignez vos reins. Théophyl. lestes. sed de cuuctis passionibus seul'ostquam tiendutn est. s'il les trouve ainsi. modum possidere putavit. quia qua hora non vero jam sit aggressua mansiones cœputatis Filius hominis veniet. libido.

c'est-à-dire le don de la discrétion pour pouvoir distinguer dans la pratique. et doctriiiani.) Vel subeingi signiiicat agilllatem ul promptitudiiicm ad sustineuda mala intuitu divini amoris. Appliquons-nous donc à pratiquer la vertu. quihus oportet adesse. qui practicam sive aclivam vitam exequuntur. Vel lu(in Cut. discretionis donuni. Maxi. ne vient qu'après l'action. aaere. des Pèr. luceruœ aulem acceusio sisniflc. ut duas lucernas habeamus ardentes. par notre application à la prière. deinde speculatio.il.) Ou bien encore. fîRi:c {m homil. Nam talis est ministrantium habitus. Igitur studeaunis exercerc virtutes. (du liv. avoir aux reins la ceinture c'est être prêts pour la vie active et pratique. Nolandmn autem quod primo jubel lumbos prœciugi. 13. est illuslralio mentis. à la contemplation et par la charité. mais comment il faut le faire autrement on s'expose à tornler dans le précipice de l'orgueil. de l'ador. il nous enseigne à porter toujours des lampes allumées. Telle est en effet la tenue des serviteurs. non-seulement ce qu'il faut faire. (Jiom. Grœcorum Patrum. in spirilv. lorsque nous comprimons par la continence les passions de la chair. – S. GiiÉa. ils doivent avoir aussi des lampes allumées. et la doctrine qui S. cincti vero lumhos sunl. Remarquez encore que Notre-Seigneur commande premièrement de ceindre les reins. car la source de la luxure pour les hommes est dans les reins. d'avoir des lampes allumées. répand la lumière dans l'âme des autres. id est. Cye. qua eseteros illuminanms. » c'est-à-dire ne passez pas votre vie dans les ténèbres. Max. altoqui in pra> cipitiuui superbiœ boulines ruunt.) cernas accensas docet habere fer oratiocl spirituanem. en second lieu. sed et quomodo. en esprit.) Ou bien l'action de ceindre ses reins est un symbole de l'empressement et de la résolution avec lesquelles nous devons supporter les maux de la vie par un motif d'amour de Dieu les lampes figurent la vive lumière que nous devons projeter.) Vel aliter lumbos propcinghuus. (m eedem Cut. lucernas ardere nam primo qiiidem est operaUo. Le monde. » id est. mais ayez toujours la lumière de la raison pour vous montrer ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter. parce que la contemplation qui est la lumière de l'âme. ut valeal. – S. en effet. m Evang. de Adorât. Cyeil. semper proclives ad exequenda et lucernaï aropera Domini vestri) dentes. et luccrnas ardentes. et eonleniplationem lem dilectiojiem. ut non patinmiir aHquos in lenebris iguoranlia? vivsrr. èl ferainis in umbilico a priucipali igitur sexu . de manière à ce que nous ayons toujours deux lampes allumées l'intelligence qui éclaire toujours notre âme. Grœca ex lib. ostendens vobis agenda et fugienda. 13 sur les Evang. gr. et pour les femmes dans est. secundo. est une nuit profonde. Est enim hic uiuudus nox. cum cafnis luxuriarn per contineuliam coaretanms viris enim luxuria in lumbis est. sed adsil vobis lux ratiouis.) Ou bien dans un autre sens. scilicet eoncepturn mentis jugiter iu anima emicantem. de manière à ne laisser personne vivre flans les ténèbres de ^'ignorance. quo nos illustranwr. non ducatis vitam in tenebris. (Ch.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE les œuvres de votre Maître. qua. dignoscere non solum quid oporteat practicus. « et ayez dans vos mains des lampes allumées. nous ceignons nos reins.

nisi etiam quisijuc studeat bonis operibus in« Et luceriuc ardentes sudare.) Vel docet et lumbos pra> cingere propter conlinentiani ab aniorc rerum seculariuin et lucernas ardentes habere.. XII. Cyril. à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces. soit quand à la fin du monde. xi. gr.. 25. Greg.) Considera etiam quod a nuptiis . restat ut quisquis ille est. Ctr. quas ei Pau lus vel alius similis offert virgincm castam. ni sup.) Remarquez encore qu'il estdansses S G à d (1) aint régoire faireallusion ce passage u livredeJob a Saforce parait dans desonventre. Il revient des noces qu'il a célébrées dans le ciel. e h reins. Ad nuplias quippe Dominus abiit. (in hom. l'ombilic (1) c'est donc à cause du sexe le plus noble. Théophyl. prochain des exemples éclatants de lumière. 13. parce qu'en montant aux cieux. » etc. Theophïl.. Evang. t savigueur le nombril »(Job. (hom. » etc. et avec une intention droite. et qu'il faut encore s'appliquer de toutes ses forces à la « Ayez dans vos pratique des bonnes œuvres. que la luxure se trouve figurée par les reins. 2. Acte. ii. (Çh. H. CHAP. quando venict de cœlo in gloria Patriâ forsnn etiam singulis horis astans inopinate consummaparticulari uniuscujusque lioni. que lui présente comme des vierges chastes saint Paul (2). » car nous tenons dans nos mains des lampes allumées.) Ou bien encore il nous commande de ceindre nos reins. » (II Cor. S.) lumboruui uomino luxuria desiguatnr. 2S. additur in manibus vestris "r » luceruas quippe ardentes in manibus tenemus. son humanité renouvelée s'est uni la multitude des esprits célestes.) Si quelqu'un accomplit fidélement ces deux commandements. redit autem a nuptiis celebra1is in cœlis forsan quidem universaliter in consummationc tolius mundi. [in Cot. des Pèr.DE SAINT LUC. (de Quœst. lorsque par nos bonnes œuvres nous donnons au S. il reviendra pour tous les hommes dans la gloire de son Père soit lorsqu'à chaque heure du temps présent. pour vous présenter à lui comme une vierge pure. ut hoc ipsum vero fine et recta intentione fiut. Aua. ou tout autre de ses ministres. Mais comme il ne suffit pas de ne pas faire le mal. Gués. le Sauveur ajoute mains des lampes allumées.) Scd si utrumque horum agitur. au Christ. \. c'est-à-dire d'agir en cela pour une fin louable. Tous les jours encore. évang. Unde « Et vos similes hominibus snbditur expectautibus dominum suum quando reverlatur a nuptiis.) (2) Je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu. en ne nous laissant point aller à l'amour des choses du monde et d'avoir des lampes allumées. Notre-Seigneur est parti pour des noces. son espérance dans la venue du Rédempteur leur dit-il. lib. cum per bona opera proximis nostris lncis exempla monslramus. 13 su?" les Evang. il épouse les âmes des saints. ( Quest. Quotidic etiam in cœlis desponsat sanctorum animas. Grœcorttm «W sup. S. car je vous ai fiancée à un épouv unique. ii. il ne lui reste plus qu'à placer toute « Soyez semblables. quia ascoudens in cœluin supematn sibi mulLiludinem angelorum novus homo copulavit. Sed quia minus est mala non agere. totam spenr suam in lledemptoris sui advcntu constituat. il revient inopinément pour la mort de chacun de nous. c.

Grec. les anges attendaient le retour de leur roi dans le séjour de sa béatitude naturelle.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE revient des noces comme d'une fête qui est l'état permanent de la diGrëg.-S.) Venit quippe cum ad judicium properal. » GREG. à son retour. confestim aperiant ei. et die redoute de paraître devant ce juge qu'elle se souvient d'avoir méprisé pendant sa vie mais celui à qui son espérance et ses œuvres inspirent une humble confiance. (ineademCat. parce il se réjouit de voir qu'en voyant le temps de sa mort approcher aussi approcher la gloire de la récompense. lorsqu'il vient pour nous juger il frappe lorsque la gravite de la maladie nous avertit que la mort est proche nous lui ouvrons aussitôt. Or. qui servat opérande qiiod credit. qui a se torporis ct. Giiég. 11 sur le Cant. si nous le recevons avec amour car l'âme qui craint de sortir du corps.) Notre-Seigneur est de retour. aperire enim judici pulsanti non vull. quasi a solemnitate venit. Nysse. et admissa ea in thalamum secretoruin praestolabantur angeli reditum régis ad naturaleni bealitudinem quibus similem fieri decet uostram vitam. ainsi nous devons veiller nous-mêmes à l'entrée de sa maison. vinité car rien ne peut attrister cette nature incorruptible. et repousse loin de lui les ténèbres de la tiédeur et de la S. nous devons rendre notre vie semblable à celle des angesi. épousé l'Eglise. iu qua semper existit Divinitas. » Celui-là veille qui tient les yeux de son âme ouverts pour contempler la lumière véritable. (hom. ouvre à son juge aussitôt qu'il frappe. Vigilat qui ad aspectum veri luminis mentis oculos apertos tenet.. qui exire de corpore trépidât. pulsanti confestim aperit. ut sup. si hune cum amore suscipimus. dit-il.(hom. uihil euim potest incorruptibili iialurse inferre tristitiam. GRÉG. que dès qu'il arrivera et frappera à la porte.ûegligentiaj tenebras repellit. et enin quem conteuipsisse se meminit. et comme en vivant dans l'innocence ils sont toujours prêts à recevoir leur Maître à son retour. m Cant. quia cum tempus propinquai mortis ajmovei'it. videre judicem foruiidat. et desponsata sibi Ecclesia. » S. NYSSE. 'est pour nousfaciliterla pratique C négligence. 11. et nous préparer à lui obéir promptement lorsqu'il viendra frapper à la porte « Afin. 43 sur les Evang. trouvera veillants. de ploria retributionis hilavescit. Grœconon Patrum ex illius orat. sic et nos vigilantes in vestibulis ejus ad obedientiam promptos nos faciamus cum advenerit pulsans sequitur enim « Ut cum venerit et pulsaverit.) Vel aliter consuimnalis nuptiis. qui autem de sua spe et operatione securua est. et qu'il l'eut admise dans son lit mystérieux.(ubi supra.) Ou bien encore après qu'il eut terminé ses noces. Aussi le Sauveur ajonte-t-il « Heureux ces serviteurs. pulsai vero cum jam per œgritudinis inolestiam esse mortem vioinaiu désignât cui confeslim aperiraus. DENYSSE. qui conforme sa conduite à sa croyance. Unde subditur « Beati servi quos cum venerit Domiuus invenerit vigilantes. ut sicut illi sine nialitia conversantes parati sunt dominicum rogressum recipere. vel hom. ( in homil. que le maître.) Propler banc igitur vigiliam ob- . DE NYSSE. Greg. ils lui ouvrent aussitôt. ne veut pas ouvrir au juge qui frappe à la porte.

ainsi lors du second avénement les saints jouiront d'un repos complet. de cette vigilance. plena gaudebunt quiète. dum cum succiuctis se prœeinget. comme nous aurons agi à son égard. gr. vi.) GREC. Si donc le Seigneur trouve à son retour ses serviteurs éveillés. « Et faciet illos (Isai. et la ceinture que nous mettons autour de nos reins. la ceinture aux reins. CYRIL. S. sed hanc cohibet secundum eertam mensuram quis enim Deum capere potest quantus est? Unde seraphini illi velari dicuntur propter excellentiam divini splendoris. » etc. (in Cat. Gbég. 11. sic in futuro adventu sancti totaliter requiescent hic enim non habuerunt requiem corporis. Ici-bas. » etc. ut sint lumbi prœcineti et lucemas ardentes lnnien enim opposilum oculis pellit somnolen liam oculorurn. quam prœcingit se.) Erit enim prœcinctus justitia circa lumbos suos secundum lsaiam. Omfi. lumbi etiam cingulo perstricti redduut corpus insuseeptibile somni.(ubi supra. S. et statuens dapsilem (sea 8 . xi. ne se laisse jamais aller au sommeil.) Faciet igitur illos discumbere quasi fessos refocillans. id est. CtfAP.il les proclamera bienheureux « Je vous le dis en vérité. persévérât insoumis. TheoPhyl. selon la prophétie d'Isaïe (chap. c'est-à-dire qu'il se préOu THÉOPHYL. et d'avoir des lampes allumées car la lumière qui brille devant nos yeux en éloigne le sommeil. (cap.) Cum igitur Dominus veniens suos insomnes invenerit et prœeiuctos. illic vero simul cum animabus spiritalia corpora incorruptionem sortita. nam qui prœcùictus est castitate. bien il se pare à rendre à chacun ce qui lui est dû. CYR. dans ce sens qu'il ne versera pas toute l'abondance de ses biens. » c'est-à-dire qu'il agira envers nous. il se ceindra lui-même. leur servir des délices spirituelles. mais alors leurs corps devenus spirituels et revêtus d'incorruptibilité. De même qu'en s'asseyant. pour réparer leurs forces épuisées.) « Et il les fera mettre à table. des Pèr. Vel prœcinget se in co quod. jouiront avec leurs âmes d'un repos parfait. CYRIL. en effet. tune eos promulgabit beatos.DE SAINT LUC. ceindra. on fait reposer tout le corps.. VI. servandam supra Dominus monuit. cor illuminalum habentes. apponens spiritales delicias. non totam ubertatem bonorum largitur. Sequitur enim « Amen dico vobis quod prœcinget se » ex quo percipimus quod similia nobis retribuet. il aura pour ceinture autour de ses reins la justice.'Ainsi celui qui a la chasteté pour ceinture et une conscience pure pour flambeau. Il prend pour ceinture la justice. (Ch. en se ceignant les reins pour ceux qui se seront ainsi disposés à le recevoir. {ubi supra. Grxcorum Patrum.ILles fera mettre à table. (Isaïe.) En effet. (ut supra.) S. XIÎ. G) Sequitur discumbere.) Per TOM. Sicut enim discumbens totum corpus facit pausare. et dresser devant eux la table somptueuse et richement servie de ses grâces et de ses dons. et la lumière dans le cœur. ad retributionem se prœparal. mais qu'il la retiendra dans une certaine mesure car qui pourrait contenir Dieu dans toute sa grandeur? Aussi voyons-nous les séraphins -se voiler la face devant l'éclat des splendeurs divines. empêche le corps de dormir. et pura conscientia illustratus. Cyr. que Notre-Seigneur nous avertit précédemment de ceindre nos reins. leur corps n'a pas eu de repos. OniG.

id ut sicut ipsi ministruverunl Ri. soit attentif à veiller pendant la seconde. figure le repos après tous les travaux. [lit supra. (hom. ut juvenlits. vitam sine lœsioue. lorsqu'après le jugement. Voilà ce que fera Jésus en les faisant asseoir à table. et con. il retourne dans son royaume. Gyr. lorsqu'il nous élève de la vue de son humanité jusqu'à la contemplation de sa divinité. Grég. ita et ipse csl. » etc. partagent la nuit en trois ou quatre veilles.honul. secundum quani lee. source d'une joie parfaite. ou bien le Seigneur passe pour nous après le jugement. et leur distribuera la multitude de ses dons « Et passant de l'un à l'autre. Unde sequitur in tres aut quatuor vigilias. dans eis pcr. remédia non amit- . et dat nobis pœnitcnliain in salutis omnium donorum. sed magis misereadimpletam.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE S. il les servira. univcrso sancto affeclu desperare non siuil. loin de nous laisser tomber dans le désespoir. ils l'ont servi sur la terre. sup. 13. vel Domi. de judicio ad reguum redit. ne perde pas les ressources que lui offre la troisième. (in « Et trausicus ministrabit illis.Quasi vicem ajqualem eis reddens. {in hom. terlice vigilia'. Gni«. et s'il a négligé de se opiparam) donorum suorum mensam.) Prima ergo vigilia I'HYL. noctem norum niullitudincin. Il leur rendra pour ainsi dire la pareille. et s'il vient à la troisième. Que celui donc qui n'a pas été vigilant pendant la première veille. 13.custodiatvel âocuudaui et qui in secunda nus uubis post judicium transit. la troisième est la vieillesse.) Il passe les servira lui-même dans le ciel. Notre-Seigneur connaît le penchant de la fragilité humaine pour le péché mais commeil estbon. humamtatis forma in Divinitatis suce Dionys. » Tiieo. et distribuons ois ho. priniicviun ionipus est vite nostrœ. la seconde veille. une existence sans douleur. 12. cum Qui ergo vigilare in prima vigilia noluit. » ete.et liostium servantes apgressus. S.) La première veille est donc le premier âge de notre vie. il les mettra en possession d'un repos éternel. petuam quietem.} dividunt tilitt odiuiplentur Jesus faciet eos recumbore.) Cette action de se mettre à table. tiitm cnina opinantur quietem a uiullAs Cyril. 13 lit svp.) Discubi.) Transiens vero dietum est. et l'abondance de tous les dons. » Théophyl. Gueg. Denis {sur l'Epît. à Tit. (in epist. ad TUum. il S. c'est pour cela qu'il ajoute « Et s'il vient à la seconde veille. c'est-à-dire l'enfance. pnetuf ia seconda. une vie divine dans la lumière et la région des vivants. et copiosam donationem tur. c'est l'adolescence ou la jeunesse. il a pitié de notre faiblesse.minus lubricum fragilitatis liuinanœ ad versationem divinam in luiuinc et re. qui ab uoluit.peccandmu sed quoniam bonus est. et que celui qui a laissé passer la seconde veille. (hom.) Novit autem Dolaboribus. et il nous donne la pénitence comme remède salutaire. – S.autidolum et ideo subdit « Et si vehoc est enim quod nerit in secuuda vigilia. udolescentia vel eis miuislrel. gione vivcntium. Ceux qui font sentinelle la nuit sur les murailles des villes. Grég. avec toutes les saintes affections.contemplationem nos elevat. pour observer les attaques des ennemis. teiiiaaulcuisenecftw accipitur.cnim excubanles in mœuiis civitatum.

on peut dire qu'il y a dans notre vie certaines circonstances qui nous rendent heureux. soit le démon la maison notre âme. pour secouer la tiédeur de notre âme. quia pueritia non punitur a Deo. convertir à Dieu dans son enfance. secunda vero et terlia a?tas debet obedientiam Dco. comme les veilles sont les heures de la nuit qui portent les hommes au sommeil. Tueophïl.) Ad oxcutieudaui vero uostrœ mentis desidiam ctiam cxleriora damna persiiuilittulinem ad médium dedttcuutur nam subditur « Hoc autem scitote quoniam si sciret paterfamilias qua hora fur venirct. et (si contingat) de quinta: diverste euim sunt conversationmn meusurœ et bonus remuneralor melilur unicuique quod dignum est. » etc. à la troisième ceux qui leur sont et ainsi de la quatrième et de la cinquième (si toutefois inférieurs elle existe) car il y a divers degrés dans la vertu. ad seeundam vero. Tueopuyl. – Théopuyl. le Sauveur nous en fait voir les funestes effets par une comparaison prise des pertes extérieures que nous pouvons faire « Sachez que si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir. Cyril. ad lerliiynvero. si au milieu de ces épreuves vous ne faites rien qui soit contraire aux commandements de Dieu. id est. Greg. (hom. Le Sauveur ne parle cependant pas de la première veille.intelligunt esse diabolmn. inleliigas etiam in vita nostra esse quasdam horas quœ faoiunt nos beatos. et le juste rénumérateur rend à chacun suivant son mérite. qui sunt infra hos et idem de quarta putfindmn est. Vel quia vigiliae sunt horœ noctis provocantes soporem hominibus. et par la pratique des vertus conformer leur vie à sa divine volonté.) Or. Ainsi on vous a dérobé vos biens. On peut dire encore qu'à la première veille appartiennent ceux dont la vie est plus parfaite et qui occupent le premier rang. à la seconde. (nabi supra. il veillerait. qu'il revienne à lui au moins dans sa jeunesse ou dans ses dernières années. Ctk. sed veniam merelur. S. si insomnes reperti fuerimus. ceux dont la vertu est ordinaire. CHAP. – Tbéophtl. XII. (id est. Rapuit tibi aliquis facultates ? defuncti sunt tibi fllii ? accusatus es ? Sed si in bis temporibus non feceris contra Dei mandata quidquam.) Vel ad primaiu vigiliam pertinent diligentius viventes quasi primutn gradum sortiti. la mort vous a enlevé vos enfants. Grœcorum Patnim. ils doivent obéir à Dieu. médite conversationis niensuram tenentes. tat ut qui converti in pueritia neglexit saltem in tempore juvenlutis vel in senectute resipiseat. Grég. Gb^ec.) De prima laineru vigilia mentionem non facit. » etc. 13 sur les Evang. il vous trouve attentifs à veiller dans la seconde et la troisième veille c'est-à-dire dans ce temps plein de dangers où les âmes négligentes se laissent aller a. Quidam hune furent. et vitam honestam ducere ad volunlalem ipsius. in lemporc malo perniciosum somnum auimabiiâ ignavis inferente. S. 13 ut sup. vigilantem te inveuict in secunda et tertia vigilia. un sommeil pernicieux. Ou bien encore. si nous sommes vigilants et attentifs à en profiter. {in homil. parce que l'enfance est plutôt digne de pardon que de châtiment. domu?n} animam . vous êtes injustement accusé. 11 en est qui veulent que le voleur dont il est ici question.DE SAINT LUC. Severus Autiochenus in Cul. Sévère d'Ant. mais pour le second et le troisième àge de la vie.

improvisamors vcniens carnis noslrn' liabitaculum irrumpit furi nnlcm rcsislerel si vigilaroL: quia adventum Judicis qui occulte auimam capit prrecavens ci pœnilendo occurreret. ne impœnitens periret.est-ceà nous que vous adressez cette parabole. et lui donnera son lot parmi les serviteurs infidèle!. f. lorsqu'il viendra. et il le retranchera. (comme précéd. la mort vient à l'improviste forcer la maison de notre corps. et à l'heure qu'il ne sait point. partemoue ejus cuminfîdelibusponet. trouvera agissant ainsi Je vous le dis en vérité. parce qu'à l'heure que vous ne pensez pas. et bis bere. Elle aurait pu résister à l'attaque du voleur. ad nos dicis hanc parabolaniy an ad otnnes? Dixit aute?nDomitius Quis putas est ~delrs dtspensator et prrcdens quem consliluit Dominas super famrfiam suam.) Vel aliter nesciento patrefamilias fur donmin perfodil quia dum n sui custodia spiritus dormi i. GRÉG. ou à tous? Le Seigneur lui répondit Quel est. » – S. Iueophyl. et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes. le Seigneur a voulu que notre dernière heure nous fût inconnue. le voleur force la maison à l'insu du père de famille. invenent ita facienlem. quia qua hora non piiialis. à boire et à s'enivrer. Q'xoàsi dixerit servutille incorde suo: 3/oram facit dmmmts meutvenire. amslituet t illum. Pctrus. tandis que l'âme endormie néglige de veiller sur elle-même. à votre avis le dispensateur fidèle et prudent que le maître a établi sur ses serviteurspour donner à chacun sa mesure de froment en son temps? Meurent ce serviteur que le maître. parce qu'en effet. secundum illud Apostoli (1 ThessaL. S) « Dies Domiui sicut fur in noclc. Pierre à qui le Sauveur avait déjà confié le soin de bominem non tamen pairemfamilias. videtur hœc acceptio consouare soquentibus advenlus enim Domini comparatur huic furi tanquam ex inopinato proveniens. à manger. et cœperit pcrdiitere servos et anallas. le Fils de l'homme viendra. 41-46. (in Imnvl.EKPLICATION DE i/ÉVANGILE et le père de famille. l'homme mais cette explication ne paraît pas s'accorder avec la suite. le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne l'attend pas. il eilere. Ait autem ei Petrns Domine. cui jam commissa . Théophyl. » Aussi Notre-Seigneur ajoute « Et vous aussi soyez donc prêts. veniet dominuservi illius in die qua non sperat et hora qua nescit. ita veniet. ut det Mis in tempore fritici mensuram ? Beatus ille senus quem aim venerit Dominas. Giîeg. Que si ce serviteur dit en lui-même Mon maître tarde à venir.) Ouencore. car en se mettant en garde contre l'arrivée du juge qui vient prendre en secret les âmes. elle eût été au devant de lui par le repentir. Iloram vero ultimam Doniinus ideirco nobis voluit esse incognitain ut dum illam praevidere non possumus. et ne serait point morte dans l'impénitence. » Unde et Mu subditur « Et vos eslolo parati. et dividet eum. il l'établira sur tous les biens qu'il possède. ad illam sine inlermissione prseparernur. si elle eût été vigilante. car l'avènement du Seigneur est comparé dans les Ecritures à un voleur qui vient à l'improviste comme dans ces paroles de l'Apôtre « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur pendant la nuit. AlorsPierre lui dit Seigneur. et inebrian. Or. afin que cette incertitude même fût pour nous un motif de nous y préparer sans cesse. » etc. Vere dico vobis quoniam supra omma quœfossidel.

s'adressent aux Apôtres et à ceux qui remplissent le même ministère. vivi sunt in carne reperiendi. et. avoir les reins ceints et porter des lampes allumées. piétéen nosdevoirs envers D:eu. nul ad omniH qui salvandi sunt ]iertiuiMUil. vcl eos qui viritini (id est. Notre-Seigneur avait donné deux avertissements distincts. Or. Mirum est antem si l'etius dubilavit. vel Christianos el infidèles. il serait étrange que Pierre ait pu douter que nous devions tous vivre avec tempérance. et ceux qui seront encore vivants. his scilicet duobus jam bene cognitiâ. et qui acceptent volontiers ou à contre cœur l'avénement de leur juge. luml)is priceinctis lucernisquo ardeutihns vigjlare praoepperat ad nposlolos similesqno eorum. si les préceptes sublimes d'une vie plus parfaite comme de vendre ce qu'on possède se faire des bourses qui ne s'usent pas. il faut nécessairement admettre que sa question a pour objet des choses qu'il ne savait pas c'est-à-dire.) à avec avec l (2)Avec tempérance l'égardde nous-mêmes.il. il est difficile de dire. et cîbtcros fidèles. Duo Dominus in prœmissa parabola monucrat et se vidfilicet subito venturum. qui» bus pussossa vendere. vel inopinatum singulorum et omnium futurum esse judicium undo restât intelligi. Il fautrendre chacun quilui estdû. videlicet si sublimiailla vit. Dans ce qui précède. CHAP. Donc puisque ces deux choses lui étaient parfaitement connues. inquiril utrum ad omnes Dominus parabolam protulisset.) esparoles e l'Apètre mbrassent Ecclesia fuerat. d o 12. ou pour tout le monde ? » Ces expressions nous et tous ne peuvent guère désigner que les Apôtres et les continuateurs de leur ministère et le rpste des fidèles ou les chrétiens et les infidèles ou ceux qui meurent successivement et un à un. du d x [Matlh. quo>sisse. l'Eglise (1). et illum cos paratos expectare debere sed de quo horum. an ad omnes ? » Bed. non alios quam nposlolos aposlolorumque similos. an ad omnes ? » non facile patet. quasi omnium curam gerens. en attendant la félicité que nous espérons. qu'il viendrait à l'improviste et qu'ils devaient être toujours prêts à le recevoir. vi. à ce T remplissant C toutela morale. s les (t)Parla promesseu'illuiavaitfaitequ'ilMUrait urluison Egliseet qu'illuidonnerait q clefs royaume escieux.» cœlestisinslituta. agit comme s'il en avait déjà la responsabilité. omnes.DE SAINT LUC. et cos qui veniento universali judicio. fil quidem in co quod ait. quosve sibi sociiseum ait « Ad que suis comparavoril nos dicis. et quels sont ceux qu'il met en opposition avec lui et avec ses compagnons quand il dit a Est-ce pour nous que vous dites cette parabole. ou à tous les chrétiens en général. nos. piété et justice (2). lors du jugement universel. an de utroque Petrns interrogaverit. justiceenverse prochain. quand il fait cette question. vel omnibus sobrie. ou que l'heure du jugement viendrait pour tous à l'improviste. sacculos qui non veterascereut facere. si Pierre a en vue ces deux vérités ou l'une des deux seulement. ou pour tout le monde ? ?» – Bède. et pie. sigillatim) tnoricnles.. ea quas nescire poterat. TJnde dicitur « Ait autem Pctrus Domine ad uos dicis parabolam banc. significare putandus eat.(Voyez ile. Or. XII. et juste vivendum expeotantibus beatam spem. et sui Judicis adventnm nolentes scilicet volentesquo suscipiunt. et demande à son divin Maitre si cette parabole s'adressait à tous « Alors Pierre lui dit Seigneur est-ce pour nous que vous dites cette parabole. .

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

S. Cm. Les âmes fortes sont faites pour ce qu'il y a de plus difficile et de plus élevé dans les commandements de Dieu, mais pour ceux qui n'ont point encore atteint ce haut degré de vertu, ils ne peuvent accomplir que des préceptes plus faciles. Aussi le Seigneur se sert d'une comparaison des plus claires, pour bien établir que les commandements qui précèdent s'adressent à ceux qu'il a élevés à la dignité de ses disciples « Le Seigneur lui répondit Quel est à votre avis le dispenS. Ambe. Ou bien dans un autre sateur fidèle et prudent ? » etc. sens les préceptes qu'il vient de donner, s'adressent à tous, mais celui qu'il donne par la comparaison suivante s'adresse spécialement « Et le Seigneur lui aux dispensateurs, c'est-à-dire aux prêtres répondit Quel est à votre avis le dispensateur fidèle et prudent que le maître a établi sur tous sps serviteurs, pour leur distribuer, dans le Tiiéophyl. La parabole précétemps, leur mesure de froment ? – dente s'adressait à tous les fidèles mais écoutez ce qui vous regarde particulièrement, vous qui êtes apôtres ou docteurs. Je demande donc où l'on pourra trouver un dispensateur qui réunisse tout i la fois la fidélité et la prudence. Dans l'administration des biens de la terre, l'imprudence même avec la fidélité, ou la prudence avec L'infidélité, amènent également la ruine de la fortune du maître il en est da même dans les choses divines qui demandent tout à la fois de la fidélité et de la prudence. J'ai connu un grand nombre de bons et fidèles serviteurs de Dieu, mais qui, incapables de traiter avec prudence les affaires ecclésiastiques, non-seulement perdaient les biens de l'Eglise, mais encore les âmes elles-mêmes, en exerçant à l'égard des pécheurs un zèle indiscret, soit en leur imposant des pénitences exagérées, soit en ayant pour eux une douceur inopportune.

CYRIL. (in Cat. Grœcorvm Patrum.) Validam autem mentem habeutibus conveniunt ardua et excellenlia mandatorum sanctorum. His vero qui uondum ad hune virtntem alligerunt, conveniunt ea a quibus omnis difficultos excludit unde Dominus exemple manifeslissimo utitur, ostendens mandatum proemissiini convenirc bis qui admissi sunt in f*radum discipulorum sequitur enim « Dixit, autem Dominus Quis putas est lidelis dUpcnsalor? » Amdii. Vel aliter superioris quidem in omnes prœcepli forma est gencralis, vcrnni séries sequenlis exempli dispensatoribus ( hoc est, sacerdotibus ) videtur esso prnpo« Dixil alltem Dosita unde sequitur minus Quis pillas est fidelis dispeusator et prudens, quem consliluit Dominus

super familiam suam, ut det illis in tempore tritioi mcnsuram? » Tiieopiiyl. Prsodicla parabola conimiiniter omnes fideles altingit sed quid vobia aposlolis et doctorihus couveniat, audiatis. Qnrero enim quis dispensator iuvontatur in se hnbeus iidelitatem et prudentiam sicut enim in dispensationibus fncuUatum, sive aliquis incaulus fit fuinlts Domino existons, sive etiam pruJeiis sit et inildelis disperen.nl res Doinini; sic et in robus divinis opus est fldclilalc et prudeutia novi enim înnllos Denm colonies et fidèles, quia vero non polerant prudenter ecclcsiaslica tractare uegolia, non solum possession es, sed etiam animas dnstrncljant; utentes in peccatores indiscreta virlutOjperimmoderaUpœnitentiœ mandata, vel nnportunam mansuetudinem.

DE SAINT LUC, CHAP. XII.

S. Chrys. {hom. 78, sur S. Matth.) Le Sauveur fait cette question, non pas qu'il ignore quel est le dispensateur fidèle et prudent, mais il veut nous faire entendre la rareté de la chose, et l'importance de cet Théophyl. Tout dispensateur fidèle et prudent doit donc emploi. se mettre à la tête des serviteurs de son maître, pour leur donner dans le temps convenable la mesure de froment, c'est-à-dire l'enseignement de la doctrine qui est la nourriture des âmes, ou l'exemple des bonnes œuvres pour être la règle de la vie. S. Aua. (Quest. éoang/ h, 26.) Il dit: «La mesure de froment,» parce que la capacité varie suivant les auditeurs. S. Isibor. (liv. m, lett. 70; liv. rv, lett. 145.) Il ajoute « Dans le temps, » parce qu'un bienfait qui ne vient pas en son temps est rendu inutile, et perd le nom de bienfait; de même que le pain est désirable pour celui qui à faim, tandis qu'il l'est très-peu pour celui qui est rassasié. Quant à la récompense de ce dispensateur fidèle et prndent, la voici « Heureux ce serviteur que le maître, lorsqu'il viendra, trouvera agissant ainsi. » S. Bas. (Ch. des Pèr. gr.) Il ne dit pas qu'il trouvera agissant par hasard, mais «agissant ainsi; car il ne suffit pas de vaincre, il faut encore combattre suivant les règles c'est-à-dire faire chacune de ses actions, comme Dieu nous l'ordonne. S. Cye. Si donc le serviteur fidèle et prudent distribue en son temps avec prudence aux serviteurs leur nourriture, c'est-à-dire les aliments spirituels, il sera heureux suivant la promesse du Sauveur, c'est-à-dire qu'il obtiendra un emploi supérieur, et recevra la récompenseréservée aux amis. « Je vous le dis en vérité; qu'il l'établira sur tous les biens qu'il possède. » – Bède. Il y a une grande différence de mérites

CHRrs. {1mm. 78, in Matth.) Quœrit autem hic Dominus, non qnasi fidelem et prudentem dispensatorem ignorans, sed volens innuere raritatem rei, et kujusmodi preusulatus magnitudinem. Theophyl. Quisquis ergo fidelis fuerit inventas et prndens, praesideat faimliœ Domini, ut singulis temporibus det tritici mensur am vel sermonem doctrinœ, vel operum quo pascantur animas exemplum, quo vita informetur. Aug. (de Quœsl. L'vang., lib. Il, cap. 26.) Mensuram autem dicit propter modum capacitatis quorutneumque audientium. Isroon. ( in Cat. Grœcomm Patrtem.) Additum est etiam in tempore; quod heneficium non suo tempore dalnm redditnr cassuin, sjt nomen heneficii perdit. Idem panis esurienti quidem appetibilis est, satiato autem non multum.

De hujus autem servi dispensatoris « Beatus ille prfemio subdit, dicens servus quem cum venerit Dominus, invenerit sic facientem. » Basil. ( in Cat. Grascorum Patmm ex Asceticis.) Non dicit agentem casu, sed, sic facientem non euim vincere solum convenit, sed etiam certare légitime hoc autem est sic singula exequi, sicut recipinnis in mandatis. Cyril, (in eadeni Cat. ubl sup.) Si ergo fidelis servus et prudens opportuno temporc distribuera prudenter cibaria famulis (hoc est, spirituales escas), beatus erit juxta dictum Salvatoris in hoc scilicet quod obtinebit adhuc majora, et mercbitur priemia familiaribus debita. Unde sequitur « Vere dico vobis, quia super omnia bona sua constituet eum, » etc. BED.Quanta enim inter bonos auditores et bonus doctores

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

entre les bons auditeurs et les bons docteurs cette différence existera également dans les récompenses. Pour les premiers s'il les trouve attentifs à veiller, il les fera mettre à table, mais pour les dispensateurs fidèles et prudents, il les établira sur tout ce qu'il possède, c'est-à-dire sur toutes les joies du royaume des cieux, non pas pour qu'ils en aient la possession exclusive, mais pour qu'ils en jouissent plus pleinement pendantl'éternitéquelesautres saints. – Théophyl.Oubien,«ill'établira sur tous ses biens, » non-seulement sur sa maison, mais il soumettra à son commandement les créatures du ciel et de la terre. Tel fut Josué fils de Nave (1), tel fut encore Elie, l'un commandant au soleil, l'autre aux nuées du ciel; de même tous les saints usent des créatures comme des amis de Dieu. Tel est encore tout homme dont la vieest vertueuse, et qui gouverne sagement ses serviteurs, c'est-à-dire la colère et la concupiscence, et qui donne à chacun dans son temps la mesure de froment, à la colère, en tournant ses efforts contre les ennemis de Dieu à la concupiscence, en réglant sur la nécessité l'usage des choses extérieures, et en le rapportant à Dieu. Celui qui agira de la sorte, sera établi sur tous les biens que possède le Seigneur, et méritera de contempler toute vérité par l'œil éclairé de son intelligence.
S. Chrys. promesse châtiment (hom. 78 sur de la récompense S. Matth.) réservée par la pas seulement aux bons, mais par la menace du excite à la vique Notre-Seigneur Ce n'est si ce serviteur » etc. dit en lui-même qu'au BÈDE. Remarquez

les mauvais, qui attend « Que ceux qui l'écoutent gilance n'est pas près de venir, Mon maître

(1) Josué était fils de N'un, ou de Nave, comme l'appelle YEcclésiastique (.xlvi, 1). « II a commandé au soleil, lorsqu'au fort du combat il dit Soleil, arrête-toi en lace de Gabaon. » (Jos., 12.) Elie a commandé aux nuées, quand il a fait cesser la pluie (t1I Rois, il, 2), et quand ensuite il la fait tomberà sa parole. (xvm, 24; Jacq., v, 17, 18.)

est meritorum distantia, tanta est etiam prœnriorum. Hos enim adveniens cuni vigilantes invenerit, faciet discumbere; illos autem cum fideliter prudenterque dispensantes invenerit, super omnia quas possidet, constituet, id est, super oumia eœlestis regni gaudia; non ntique nt horum soli dominium teneant, sed ni eorum abnndantius espteris sanctis aeterua possessione fruantur. Théophyl. Vel, « super omnia hona sua constituet eum » non solum super suam familiam scd ut tam terrena quam cœlestia ei obedianl qualis fuit Jesus Nave et Elias alter soli, alter nubibus aiandans et omnes sancti quasi Dei amici rébus Dei utuntur. Quicunqnc etiam vilam virtuose perapit,

et servos suos (id est, iram et coucupiscentiam ) recte disposuit, exhibera temporihus singulis mensurnul frumenti (ira? qnidem ut afficialur in lnibentes odio nenm concupiseenlife vero, ut necessaria utatur cnmis provisione, ordinans eani in Deum.) Talis, inquatn, constituetnr super omnia qutc possidet Dominus, dignus omnia prr spccitlntivum intelleclum intueri. Chuys. (in Cal. Grmcoruin Pntrum ex hom. 78, in Matth.) Dominus aitlem, non solmn ex honore bonis rescr\'ato, sed ex minis pœiuc in malos, corrigit « Quod si auditorem. Unde sequitur dixerit servus ille in cordnsuo Moram facit Doininns mens venin1. » Bed. Nota

DE SAINT LUC, CHAP.. XII.

nombre des vices de ce mauvais serviteur, le Sauveur met la pensée où il était que son maître tarderait à venir, tandis qu'il ne met point au nombre des vertus du bon serviteur qu'il espérait le prompt retour de son maître, mais simplement qu'il a rempli fidèlement son devoir. Le mieux pour nous est donc de supporter patiemment l'ignorance où nous sommes de ce que nous ne pouvons savoir, et de nous appliquer seulement à être trouvés dignes de la récompense qui nous est préparée. Théophyl. On se laisse aller à une multitude de fautes, parce qu'on ne pense pas à sa dernière heure car sinous avions toujours présent à l'esprit que le Seigneur doit venir, et que le terme de notre vie approche, nous commettrions moins facilement le péché. Voyez, en effet, la suite « Et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer. »- Bède. Dans la condamnation de ce mauvais serviteur il faut voir celle de tous les mauvais supérieurs qui, sans crainte aucune de Dieu, non-seulement mènent une vie criminelle, mais accablent de mauvais traitements ceux qui leur sont soumis. Dans le sens figuré, « frapper les serviteurs et les servantes, » peut signifier corrompre les âmes faibles par de mauvais exemples; comme « manger, boire et s'enivrer, » signifie être esclave des séductions et des plaisirs coupables du monde qui font perdre la raison à l'homme. Or, voici quelle sera la peine de ce mauvais serviteur «Le maître de ee serviteur viendra au jour où ilne l'attend pas, et à l'heure qu'il ne sait point (c'est-à-dire à l'heure de. la mort et du S. Bas. (liv. satr l'Esprit saint, xvi.) jugement), et il le divisera. » Le corps n'est pas divisé, en ce sens qu'une partie soit soumise au châtiment, tandis que l'autre partie en serait exempte car c'est une opinion fausse et contraire à toute justice, qu'une partie seulement du

inter vitia servi mali ascriptum quoi! tanlum Doinhii sui reditnm pulaverit; non autom iulcr boni virlutes anoiimfratuin, quod lmnc citnm speraveril, sed Lantiuti fUlcKler minislraverit. Nil ergo mêlais osl quam ni patienter suslineuînus ignorare quod sciri nou potest, sed tauluin laborcimis ut, idonei invoniamur. Thiîopiiyu Ex eo autant quod non f onsidoratur liora finis multApeerala cveiiiunl nam si cojjitarcmus Dmiiinnm veuirts cl pwsto Msc terminnm vilrc îioslro:, ntiniis iiliqno peceareinus. Unde seimiltir « tët ecnperil perentere pueros et ancillas, cl edere, el bibere, ot inebnari. » Bkd. lu hoc servo cuuctoram prœsnlum maloruui narratur daintmlio;

«lui negleclo Domini timoré, non modo ipsi luxuriaî vacant, sed etiam subditos injuriis stimulant quanivis et typice posait iutelliîii « pueros el aneillas perontore, » corda, infirmorum pra"o exeml>loviliare « edere autem.» bibere et inebriuri, » facinoribus et seculi illocebris (quaa lipminem démontant) occupari. De ejus tmlem pœna subditur « Veuiet domiuus servi illius die qua non sperat (soilket jndicii vel morUs). et, dividet cum.» Basil, (in libiv do ipiiïtu sancto, cap. 10.) Non quidem diviilitttr corpus, uthocquideni exponalnr lonnentU. itlud veto dimillalur (nami'abnlodiun od Iioc, neqno jnsti jndicii, cum dcliquerit totum, dimidiiuu pati pœuéni), uec anima

EXPLICATION DE i/ÉVANGILE

corps soit punie, quand le corps a péché tout entier. L'âme non plus ne sera pas divisée; car elle est unie tout entière à la conscience coupable, et partage avec le corps la complicité du mal; celte division n'est donc autre chose que l'éternelle séparation de l'âme avec l'Esprit saint. En effet, dans la vie présente, bien que la grâce de ce divin Esprit ne réside pas dans les âmes, qui en sont indignes elle paraît cependant être près d'elles en quelque sorte, attendant la conversion qui doit les conduire au salut, mais alors cette grâce sera complétement retranchée de l'âme coupable. Le Saint-Esprit est donc tout à la fois la récompense des justes et la première condamnation des pécheurs, parce que les indignes en seront dépouillés à jamais. – BÈDE. Ou bien encore, il le divisera en le retranchant de la société des fidèles, et en le rangeant parmi ceux qui n'ont jamais eu la foi « Et il lui donnera son lot parmi les serviteurs infidèles. Car, «litl'Apôtre « Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et particulièrement de ceux de sa maison,il arenoncé àlafoi, etilestpire qu'un infidèle. »([ Tlmoth., Théophyl. Le dispensateur infidèle mérite en effet le sort des v, 8.) infidèles, puisqu'il n'a pas eu la véritable foi.
Or le serviteur qui a connu la volonté de son maître, et ne s'est pas f. 47, 48. tenu prêt, et n'a pas agi selon sa volonté, recevra un grand nombrede coups; maiscelui qui ne l'ayant pas connue, aura fait deschosesdignesie châtiments, recevra moins de coups; car on demandera beaucoupà celui à qui l'on a beaucoup donné; et plus on aura confié à quelqu'un, plus on exigerade lui. ïhéophyl. Notrc-Seigneur nous enseigne ici une vérité plus importante et plus terrible, non-seulement le dispensateur infidèle sera dépouillé de la grâce qu'il avait reçue, et qui ne pourra lui faire éviter le supplice, mais la grandeur et l'élévation de sa dignité seront pour

secatur, tota erimiuosam conscientiam possidens, et, cum corpore ad mala cooperans; sed divisio ejns est perpétua aHcnalio anima) a spiritu. Nunc euim etsi non sit gratin Spiritus in indifjnis, videlur (amen uteuuque adosse, oouversionem connu expeclans ad salutem, tune voro Intaliter amputalntnr ah anima. Spiritus crqo Sanrtus, et bravium est juslunim et prima rondeimiatio peei'ïilonnn, quoninm pain indiçni amittent. Bkd. Vel dividet num, a fidc-lium consorlio sesropçando et fis irai nonquam ad lîtlom portinuerant, sociando. Vudo Acquitur « Pnrlpnirjne pjus cura infldolibus poneL; » quia qui suorum et (lomeiticorum curam non hahet, tîdem

negavit, et est iniidell d^lerior, ut, ait Aposlohis. (I Tim., 3.) Theophyl. Hecte etiam infidelis disponsator num infidelibus partsin accipiel, qui \era caruit (Ule. Wc antem sarviis gui coynnviïvoliintatt*rïi /o< minîsut, et non se prœparaiit, el nnnfpeit secundum mtlmitataa ejus,ploi/isvapulabil multiv gui aulptnnon cagnomt.rt{< digna plarit nittem intilturn eui gis, vapvlabitpaucis. Omni (latum est, multtim quœi'elur ab eo; et cui cojnmendauerunt multum, \\Uispèlent ab en* Thkophylact. tlie nobfe Dominns mnjus aliquid et lerribilius oâtendit non eniin soluui disponsalor infiilelta accepta privabilur pralia, uL nihil eum juvet ad vitaudum supplicia, sed niagis ftet ei

l'

DE SAINT LUC, CHAP. XII

lui la cause d'une condamnation plus sévère « Le serviteur qui a connu la volonté de son maître, et ne lui a point obéi, recevra un grand nombre de coups. » – S. Ghrys. [hom. 27 sur S. Matth.) En effet, les mêmes actions ne seront pas soumises pour tous les hommes au même jugement, mais une connaissance plus parfaite deviendra la cause d'une punition plus grande. S. Ctk. (sur S. Jean, liv. vr, chap. 10.) Ainsi l'homme qui a reçu une intelligence plus pénétrante, et a dégradé ses affections jusqu'à les trainer dans de honteux excès, n'aura aucun titre pour implorer la miséricorde divine, parce qu'il a commis un crime sans excuse en s'écartant par une malice réfléchie de la volonté de son maître, mais l'homme grossier et ignorant sera plus fondé à implorer le pardon de son juge; car « celui qui n'a pas connu la volonté de son maître, et qui aura fait des choses dignes de Théophyl. A cette objection, châtiment, recevra moins de coups. » On punit justement celui qui, connaissant la que font quelques-uns volonté de son maître, ne l'a pas suivie; mais pourquoi punir celui qui ne l'a pas connue ? nous répondons, parce qu'il aurait pu la connaitie, s'il avait voulu, et que sa négligence a été l'unique cause de son ignorance. S. BAS. (Rég. abrég., Qitest. 267.) Mais s'il est vrai que l'un reçoive un plus grand nombre do coups, et l'autre un plus petit nombre, comment peut-on dire que les supplices de l'autre vie n'auront point de fin ? Il faut donc entendre que ces paroles ont pour objet d'exprimer, non la durée ou la fin des supplices, mais leurs différents degrés. Un homme peut avoir mérité d'être condamné au feu qui ne s'éteint et au ver qui ne meurt pas, pas, mais qui est plus ou moinsintense; mais qui ronge et déchire avec plus ou moins de force.

damnât ionis causa dignitalis immensi« Illc milcm servus tas. Unilc dicilur qui coanovlt volnnlalem domini sui, et non l'oeil, pl.ipçis vnpuUbitunillis, » etc. Chiiys. {liom. 27, in Mattli.) Non cnim siuiililor in omnibus mnnia juiliuautuv, sed major engnilio fit majoris prenro niatcria unde saeerdos eadom pecoans cum populo nmllo graviora patiotur. Cyril, {in ,/o//«., cap. 10, lib. \i.) lîomo enini porspiciix, <]ni Uirpinribus suum voliinlalfiiii iiK'linavit. inipuilontcr uuVcricordinni implorabit, i|uia inexcusuhilc pcco.duin coniniisilj quasi projder nialiliani rofOflciisa iiomhii vokiulate; spil homo rublicauua vol iinpuritii-, raliouabilius implorabit veniam viudicanlis umle subditur « Qui autem non cogno-

vit et fecit digiia plagis vapulabit paucis. » ïiieopiiyl. Hic ohjieiutit aliqui merito punilur, «ixxi cien.s voluutalcm s domini. non prosequitur; sed cur punitur isnoraas? quia cran ipre seîre potuissolj noluilj sed piglilan* ipse fuit isnorantiie suro causa. Basil, {in Regulis brcriorllms ad inlerrogat. 207.) Sed dioes: Si hic quittera limita sustinct vprltcra, illu aulem pauca, qnalil.Gr dicuut quidam quoi! uou imponit fincm suppliciis"? Soi! sfiendum est quod hoc quod hic diuiUir, non monjuviun posnaruin sive sed carniii iînpm, dilTorcnliam indicat; polost onim aliqnU esse dignus inextiuguibili tlamma, vel remissiori, vel intonsiorij et ititlcfictcnle vomie, vel mitiiis lorquenle vel forlitw.

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

Tuéophtl. Il explique ensuite pourquoi le châtiment des docteurs et de ceux qui sont plus instruits sera plus sévèro a Car on demandera beaucoup à celui à qui l'on a beaucoup donné et on exigera davantage de celui à qui on a confié beaucoup. » Dieu donne aux docteurs la grâce de faire des miracles, il leur confie le ministère de la parole etle pouvoir d'enseigner; il ne ditpas qu'il demandera davantage, pour ce qu'il a donné, mais pour ce qu'il a confié comme un dépôt; car la grâce du ministère de la parole demande un accroissement continuel, et on demandera au docteur plus qu'il n'a reçu, il ne doit donc jamais rester oisif, mais développer de jour en jour le talent de la parole qui lui a été confié. BÈDE. Ou bien encore, souvent Dieu donne de plus grandes grâces à de simples fidèles, qui reçoivent la connaissance de sa volonté, et la grâce de mettre en pratique ce qu'ils connaissent. Mais il confie beaucoup à celui qui avec le soin de son âme est revêtu de la charge de paître le troupeau du Seigneur. Ceux donc qui ont reçu de plus grandes grâces seiont punis plus sévèrement s'ils viennent à pécher (1). Pour ceux qui ne sont coupables d'autre péché que du péché originel, le châtiment sera des plus doux et pour les autres qui ont ajouté à ce péché des fautes volontaires, Leur punition sera d'autant moins sévère, que leurs fautes seront moins grandes. Je suis venu jeter le feu sur lu terre, et quel est mon désir, si ce f. 49-53. n'est qu'il s'allume ? Je dois être baptisé d'un baptême, et combienje suis pressé jusqu'à ce qu'il s'accomplisse!Pensez-vousqueje sois vinu apporter la paix sur la terre? Non, je vous le dis, mais la division. Cai désormais, dans une seule maison, cinq seront divisées, trois contre deux, et deuxcontre trois c à d dela Sagesse n Un estréservé cenx (i)D'aprèsesparoles ulivre très-rigoureux jugement aux maislespuissants seront uissamment tourestaccordée petits, quiK'guciillamiséricorde p mentés. Ivij8. 9.)Cequisuitpsttirédis YEnrhirhlion dosaintAugustin, 93. » chsp.

Tdeophylact. Ostendit autem consequcnter quare docloribus et sriciitibns intensior pœna debealur, cum dicitur « Omni autem rut îmiltum datum est, tnultuin qmerclur ah va » datur quidem doetoribus seraiia faciendi înimcula, sed eommondatur cis sertuonis et doctrinal irralia scd in dalo quidem tion dieil uliijnid plus peiendum., sed in commendato sive deposilo nam gratia verbi inuremenlo eget, et a doctoroiequiritur umplius non enim decet cuni torpere, sed nugere verbi (iilpntnm. Bed. Vol aliter: mnllnni ampe datur etiam qutbusdam pi'iviiliâ, quilws etiam cosnilio dominirni voHiatalis et exequeudi qun? co«uos«iml, facilitas impendituv. MnlIniu aulcm coinmcnilalnr illi, oui ou m

sua salute dominici quoijuc ftregis pas<:eudi cura eotumittitur majori ergo gratia donatos si delitjHerint major vindicte sequitur: loitissima autem omniiim poona erit eorum i|iû (prœtor peccatnui, quodoriaiiniliter Iraxcninl), nullum insuper addidcrunl c[ in encteris qui addiderunt, tanto, qiiisquû ihi lolerabiliorem habebit damiMtinnem. quauto hic minorem babuil iniijuitatein. ïgnem uenimilfcrein tenant; et ijuid vùlo msi knbeobapliut acceiidatur? BaptismoAutem xnri et qumnodo coarctor,usine tiumperflciatur ?Ptifalts quia pa^cmveiti inittero in len'am? Xo?iffjro vobisve(ï Sfiparaiioncïn, Jù'unt ennnex hoc quwqut in domftnna divisi très in duos ct duo mtrès divideiUrir paicr in fihmn,et fîliusitipalrem suiim; ma-

DE SAINT tDC,

CHÀP. XII.

le père contre son fils, et le fils contre son père la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère la belle-mèiecontre sa belle-fille, et la belle-fillecontre sa belle-mère. S. Ambr. C'est aux dispensateurs, c'est-à-dire aux prêtres, que NotreSeigneur adresse les enseignements qui précèdent, et il leur apprend qu'un châtiment sévère les attend dans l'autre vie, si l'amour des plaisirs du monde les détourne de veiller sur la maison du Seigneur et de gouverner le peuple qui leur est confié. Cependant comme on fait peu de progrès quand on ne revient de ses égarements que par la crainte du châtiment, et qu'il vaut mieux devoir ce retour à la charité et à l'amour de Dieu, le Sauveur cherche à enflammer ses disciples de cet amour de Dieu en leur disant « Je suis venu jeter le feu sur la terre, » non pas ce feu qui dévore les bons, mais ce feu qui produit la bonne volonté, qui purifie et transforme les vases d'or de la maison du Seigneur, tandis qu'il consume l'herbe et la paille. S. Cyr. (Ch. des Pèr. gr., ou comment, sur S. Luc.) Les saintes Ecritures ont coutume de désigner par le feu les discours inspirés et divins. Eu effet de même que ceux qui travaillent à l'épuration de le purifient par le feu de toutes ses souillures; ainsi le Sauveur il'or, purifie par les enseignements de l'Evangile, par la vertu de l'Esprit saint l'intelligence de ceux qui croient en lui. C'est donc là le feu salutaire et utile qui embrase d'ardeur pour la vie de la piété les habitants de la terre froids, et comme éteints sous les glaces du péché.- S. Ciirys. Cette terre dont parle le Sauveur, n'est pas celle que nous foulons aux pieds, mais celle que Dieu a formée de ses mains, c'est-à-dire l'homme à qui Dieu inspire un feu tout divin pour détruire ses péchés et renouveler son âme. Tite DEBostr. Or, c'est du ciel que descend ce

ter in filiaui et filia in matrem socrus in nurum suant,et nurus in socritm shcim. Asibr. Dispensatoribus (id est, sacerdotibus) prœuiissa videntur esse proposita, quo sciant ibi gvavem m faturntn pœnam esse subeundam, si seeularibus intenti deliciis, i'amiliain Domini plobomque sibi commissam gubernare ncglcxerint scd quia exiguus est profectus metu supplicii ab errore revocari, inajorque procrogaliva cliaritaUs est et amoris; ideo Domiuus ad acquireudoî cupiditatcm Divinitatis iuflanimat, dicens « lguem veni inillerc in lorrain » non utique illum consumptorem bonorum, sed bonœ voluntatis auctorem qui aurea dominiciB domus vasa meliorat fœnutn vero consumil et stipulam.

Cïuil. (in Vat. Grxcofum Patrum.) Mos est autem sacrie Scripturœ ignem quandoque dicere sacros et divines sermonei sicut enim qui aurum et argentum purgare noverunt, per ignem consumunt eoi'um sorditiem, sic Salvator, per evangelica documenta in virlute Spiritus abslcrgit iutclleeluin eorum qui credunt ia eum. Hic est igitur iguis salubris et ulilis, quo habitatores terras frigidi quodammodo et exlincti propter ppccatuu] incalcscunt ad pietatis vitam. GiinYS. (in eadem Cat. Ormca.) Terrain euim ad prfesens vocat, non cain quaiu ppdibus teriinus, sed plasmatam manibus ejus; scilicet lioniineui cui Domiuus ignem ingerit ad consumptionem peccatorum, elinnovatlouemanimarum.TiTD3

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

feu car s'il venait de la terre sur la terre, Notre-Seignaur ne dirait S. Cyil, Le Seigneur pas « Je suis venu jeter le feu sur la terre. » hâtait l'embrase aient de ce feu, commeille déclare « Et que désire-je, sinon qu'il s'allume. « Quelques Israélites avaient embrassé la foi, et les premiers avaient été ses fidèles disciples, mais ce feu une fois allumé dans la Judée, devait embraser tout l'univers, lorsque le mystère de sa passion serait consommé. C'est pour cela qu'il ajoute « Je dois être baptisé d'un baptême et combien je me sens pressé jusqu'à ce qu'il s'accomplisse. » En effet, avant l'auguste mystère de la croix, et la résurrection du Sauveur d'entre les morts la Judée seule était témais après que dans moin de ses prédications et de ses miracles l'excès de leur fureur, ils eurent mis à mort l'auteur de la vie, c'est alors qu'il ordonna à ses disciples d'aller enseigner toutes les nations. – S. GBÉa. {Matth., xxviii ) {hom. fâsur les Evq7ig.) Ou bien encore, le feu est jeté sur la terre, quand les ardeurs de l'Esprit saint embrasent une âme terrestre, consument en elle tous les désirs charnels, et l'enflamment d'un amour spirituel, qui lui fait déplorer le mal qu'elle a commis, c'est ainsi que la terre est embrasée lorsque la conscience s'accuse elle-même, et que le coeur est comme consumé dans les douleurs de la pénitence. Bè&e. Notre-Seigaeur ajoute « Je dois être baptisé d'un baptême, » c'est-à-dire je dois être d'abord comme inondé de mon propre sang avant d'embraser les coeurs des fidèles du feu de l'Esprit saint. S. Ambr. La bonté du Sauveur pournous estsi grande, ({n'il éprouve le besoin de nous attester le désir qu'il a de nous inspirer son divin amour, de nous conduire à la perfection, et de hâter le moment où il doit souffrir et verser son sang pour notre salut « Et comme je me

Bostbens. Est autem inlclligendum cum de cœlo venisse non enim si de terra venisset in terram, dicerct n ignem veni uiUture iu terrain. » Cïkil. (ul>isupra.) Hujus auleui ignis Dominus accelerabat « Et quid incendium. Unde sequitur volo nisi ut accendatar ? » Credebant enim jam quidam ex Israel, quorum exordium fuerant veneraudi discipuli; sed ignis semé! in Judœa accensus totum orbem occupare debebat, consnmmata tamen passionis ejus disponsatione. « Baplismo aulein liaUnde sequitur beo baptizari. » Nam ante venerabilem cruccui, et ejus resurreetionem a mortuis, in sola Judœa fiebat menlio prœdicationis et iniroeulorum ipsius postquam autem principem vita) insaniciites acciderunt, tune apostolis prœcopit di-

cens (Matth., 28) Eunles docete omnes pentes. » Gkeg. {super Eztch. hom. 12.) Vel aliter ignis in Itirrain uiiltilur, cum per ardorein Saneti Spiritus afflata terrena mens a carnolibus suis desideriis succensa autem spirituali cremalur amore malum quod fecit, plangit; et sic terra ardet, quando aceusante se conscientia cor peccatoris iu dolore pœnitentiœ eoncrematur. BED.Addit autem « Baplismo habeo baptizari » id est, sanguinis proprii tinclioue prius habeo perfiuidi, et sic corda credeuttuni Spiritus igné iuflammare. ÀMtiii.'fauta antem est Dontini dignatio, ut iufimdcudœ nobis devotioniâ et consummandaî perîeclionis iu nobis, et maturandco pro uobis passionis studnm), sibi inesse tesletur. Unde sequitur «Et

DE SAINT LUC, CHAP. XII.

sens pressé jusqu'à ce qu'il s'accomplisse, » – BÈDE.Quelques manuscrits portent Combien je suis dans l'angoisse, c'est-à-dire dans la tristesse. Notre-Seigneur n'avait rien en lui qui pût l'attrister, mais il s'attristait de nos misères, et cette tristesse qu'il montrait aux approches de sa mort, ne venait point de la crainte qu'il avait de mourir, mais du retard même de l'oeuvre de notre rédemption. En effet puisqu'il était dans l'angoisse jusqu'à l'accomplissement de sapassion, il devait l'envisager sans inquiétude et sans trouble, et s'il manifeste quelque frayeur, elle ne vient point de la crainte de la mort, mais d'un sentiment naturel à la faiblesse humaine car dès lors qu'il s'est revêtu d'un corps semblable au nôtre il a dû prendre sur lui toutes les infirmités du corps, la faim, l'anxiété, la tristesse; mais la divinité reste immuable au milieu de ces affections. Il nous montre encore par ces paroles, que dans le combat qu'il eut à soutenir au temps de sa passion, la mort du corps mit un terme à ses angoisses, et ne fut point pour lui la cause d'un redoublement de douleur. Bède. Il nous enseigne ensuite comment la terre doit s'embraser après le baptême de sa passion, après la venue de ce feu tout spirituel: « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? » etc. S. CYR.Que dites-vous, Seigneur ? Est-ce que vous n'êtes pas venu apporter la paix, vous qui êtes devenu notre paix (Ephès., n), pacifiant par le sang que vous avez répandu sur la croix, tant ce qui est sur la terre, que ce qui est dans le ciel (Coloss., i), vous qui avez dit: « Je vous donne ma paix ? » Il est évident que la paix a ses avantages, mais elle devient quelquefois funeste, et nous sépare de l'amour de Dieu, lorsque, par exemple, elle nous fait vivre en intelligence avec ceux qui sont éloignés de Dieu; et ce sont ces liaisons de la terre que le Sauveur nous enseigne à éviter. C'est pour cela qu'il ajoute « Car

quomodo coarctor usque dum perficiatur? » Bed. Quidam codices habent « Et quomodo eoaugor, » id est, « contristor. » Cuui enim in se nihil habuerit quod doleret, nostris tamen angebantur œrumnis, et lemporo mortis rnœslitiam preelendebat, quam non ex metu mortis suw, sed ex mora nostrœ redemptionis assmnpaerat qui enim usque ad perfectionem augilur, de perfectione securus est; quia ou mconditio corporalis affectus, non formido mortis offeadit, nam qui corpus suscepil omnia dobuit subire quas corporis siml; ut esurirct, Divinitas angoretur et contristaretur autem per hos affectus uescit commutari. Sirnul etiam osteudit quod in certamine

passionis mors corporis, absolutio anxietudinis non concertativa sit doloris. BED. Quomodo autem post baptisma suae passionis, post ignis spiritualis ad. venturn terra sit arsuia, déclarât, subdens « Putatisquiapaeenivenidare.» etc. Cïbil. (nbi svp.) Ôuid dicis, Domine?I non venisti pacem daturus, qui factus es nobis pax {Epli., 2), pacil1cans ercrup cem cœlestia et terrestria? (Coloss., i) (lui dixisti {Joail., 14) « Patem meam n sed mauifestiini est quod do vobis utilis quidem est pax, quandoque autem damnosa, et separans ab amore divino, per quam scilicet consentitur bis qui a Deo dissident et ob hoc fœdera terreua docuit vitare fideles. Undc se-

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

désormais cinq personnes dans une maison seront divisées, trois contre S. Aaibr. Quoique l'énumération deux et deux contre trois, » etc. qui suit, comprenne six personnes, le père et le, fils, la mère et la fille, la belle-mère et la belle-fille, il n'y en a réellement que cinq, parce que la mère et la belle-mère peuvent être prises pour une seule et même personne car la mère du fils est naturellement la belle-mère S. Chrys. (Ch. des Pèr. gr.) (1) C'est ici une préde son épouse. diction de ce qui devait arriver. On vit, en effet, danslamême maison, des chrétiens que leur père voulait entraîner à l'apostasie, mais telle fut la puissance de la doctrine de Jésus-Christ que les fils se séparaient de leurs pères, les filles de leurs mères et les parents de leurs enfants. Les disciples fidèles de Jésus-Christ consentirent non-seulement à sacrifier tous leurs biens mais à endurer tous les genres de souffrance, pour conserver la foi qu'ils avaient embrassée. Si Jésus-Christ n'avait été qu'un homme, comment aurait-il pi', entrer dans son esprit que les pères l'aimeraient plus qu'ils n'aimaient leurs enfants, que les enfants l'aimeraient plus que leurs pères, les époux plus que leurs épouses? et cela non-seulement dans une seule maison dans cent familles, mais par toute la terre. Or, non-seulement il a fait cette prédiction, mais il l'a réellement accomplie. S. Ambr. Dans le sens mystique, cette maison c'est l'homme, nous lisons souvent que l'homme est composé de deux parties, de l'âme et du corps; si ces deux parties sont d'accord entre elles elles ne font plus qu'un. On distingue aussi trois parties dans l'àme l'une raisonnable, l'autre concupiscihle et la troisième irascible; c'est ainsi que
(1) On ne retrouve pas cette citation dans les œuvres qui nous restent de saint Chrysostome; tout au plus lit-on quelque chose de semblable dans l'homélie 36 sur saint Matthieu.

« Ërunt enim quinqne ex hoc quitur in domo una divisi; tres in duos, » etc. Ambb. Cum set personaruiu videalur factasul)jectio (patris eliilii, matris et filiœ, socrus et nurus). fjuimjue tauieu sunt, quia cadetn violer qure socrus accipi potest quas enim est nuiler lilii, so crus cjus uxoris est. Ciihys. (in Cnt. Grœconun nbi stip.) Pcr lioc autem futurum ovenlum prolulil. Contingcbat enim in eudem domo nliijuon case fuleleiu cujus pnter vellet cum ad iiilidclitnlom prolrahero scd intantum prrovalnil, virtus doctrinal Christ ut iilii patres dimittereut, malresquo filiœ, et lilieros pa. rentes. Libuil enim fidèles Christi, non solum conlemnere propria, sed et cuncta

simul pati, dummodo cultu fidei non careant. Si autem purm homo esset, nnde suppeteret ci hoc posse meditari quod a palrihus plus ainaîetur quam filii, et a iiliis plusqnaui patres? et a viris plusquain conjures? et hoc, non iu una domo aut ccutnm, sed ubique terrarum et non solum hoc prœdixit, sed etiam opère consuminavit. Amdk. Mystiea auletn iulerpretatione domus ma homo uuus est; duos autem legimus fréquenter miinaui et corpus quod si duobns convenerit, efficit ulraquc unum aliud est quod servit, aliud cui subjicitur. Très autem animte affeclionessnnl: una ratlonahilis alia concùpiscibilts 'terlia itascilibis duo ergo

DE SAINT LUC, CHAP. XII.

deux sont divisés contre trois, et trois contre deux car à l'avènement de Jésus-Christ, l'homme qui, dans sa conduite, était dépourvu de raison, est devenu raisonnable nous étions charnels, terrestres, Dieu a envoyé son Esprit dans nos cœurs (Gal., iv), et nous sommes devenus des enfants spirituels. On peut encore dire qu'il y a dans cette maison cinq autres choses, l'odorat, le toucher, le goût, la vue et l'ouïe. Si donc, nous rendant dociles à ce que nous lisons ou à ce que nous entendons par les sens de la vue et de l'ouïe, nous renonçons aux plaisirs superflus du corps, dont les trois sens du goût, du tact et de l'odorat sont pour nous les instruments, nous en opposons deux à trois, en préservant notre âme de tomber dans les piéges de la volupté. Ou si nous admettons que les cinq sens sont corporels, la division sera entre les vices et les péchés du corps. On peut encore voir ici le corps et l'âme qui est séparée de l'odorat, du tact et du goût des plaisirs sensuels car la raison, comme représentant le sexe le plus fort, aspire aussi à des sentiments plus nobles, tandis que le corps cherche à amollir la raison. Telle est donc la source des diverses passions mais dès que l'âme rentre en elle-même elle renie ces enfants dégénérés, la chair elle-même gémit d'être ainsi enlacée dans les passions auxquelles elle a donné naissance, comme dans les buissons du monde mais la volupté, comme la bru du corps et de l'âme, a épousé ces mouvements des passions mauvaises. Tant que la paix régnait dans cette maison par l'accord et la complicité des vices entre eux, on n'y voyait point de division; mais dès que Jésus-Christ eut jeté sur la terre le feu qui devait consumer les péchés du cœur ou qu'il eut apporté ce glaive qui [pénètre au plus intime de l'âme, alors le corps et l'âme, renouvelés dans le mystère de la régénération, se sé-

etin tres, et. tres in duo dividuntur enim per adventum Clmsli homo qui eratirrationabilis, rationabilis factus est: eramus carnales terreni, misit Deus Spiritum snum in corda nostra (ex Apost. ad Gal., 4), facti sumus iîlii spirituales. Possumus etiam dicere quod in hac domo sunt alii quinque, id est, odor, tactus, gustus, visus <>!audilus. Si ergo secundum ea quao audimus ant legimus sensu visus atque nuditus, excludamus supertluas voluptatÈS corporis, qure gustu taetuque et odore percipiuntur, duo in très dividimus; eo quod mentis habitus vitiorum non capiatur illecehris. Aut si quinque sensus acoeperimus corporales, vitia jam corporis et peccata se separant. Possunt etiam caro videri atque TOM. VI.

anima ab odore tactu gustuque luxuriœ separata fortior enim rationis sexus velut in viriles fertur affectus, hsec molliorem studet tenere rationem. Ex his itaque diversarum cupiditatum motus inolevit sedubi in se anima redit, degeneres abjurat kœredes caro quippe cupiditatibus suis (quas sibi ipsa generavit), tanquam sentibus mundi se doluit esse conflxam sed velul corporis quœdam atque animas nurus voluptas motui pravœ cupiditatis innubit. Ergo quandiu mansit in una domo conspirantibiis vitiis individua consensio, nulla videbatur esse divisio; ubi vero Christus ignem quo delicta cordis exureret, vel gladiuni quo secreta penctrantur, misit in terras, tune caro atque anima regenerationis inno9

et nous montra un autre père qui est dans les cieux. et ita fit. Eeclesiddcguulibus. Christus iilius csl synagogœ secundum cariieui syungcga ergo iu nurum et filiam est divisa qua. CO!KMMK<ne MCO)MM!MM-t)0!M /<M~H~ Oti MOMS comment dOHC reconnaisses -vouspoint les temps où nous sommes donc HC MMMM ? ? ~OM< vata mysteriis. Pater autem diabolus est. f. forte de la vérité de sa foi. lorsque la passion de l'intempérance renonce à se satisfaire. c'est le démon dont nous étions les enfants en marchant sur ses traces. La mère. mais lorsque ce feu du ciel fut descendu sur la terre. S4-57. Filii quoque iii parcuteâ dividuntur. slatim dicilis Nimbus venit. vous dites 11 fera chaud.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE parent de leur malheureuse postérité et les pères sont ainsi divisés contre leurs fils. c'est l'Eglise qui vient des nations. et anima déclinai consortium culpœ. car Jésus-Christ. lit quand e vous voyezque soufflele vent du midi. La synagogue se trouve donc divisée contre sa bru et contre sa fille en persécutant les fidèles qui viennent de l'un et de l'autre peuple et celles-ci sont à leur tour divisées contre leur mère et leur belle-mère. credentea de ulroque populo persc'iuitur sed et illaj in socium et in raatrom sunt divisiBj quia voluut carnaleiu etreumeisionem suscipere. La belle-mère. c'est la synagogue. ceux qui se sont séparés de l'unité de la foi. copulam posteritalis eliminat ut dividantur parentes in filios dumintenipcrans motus iutoniporanliam abdicat.vous ditesaussitôt La pluie vient. quiasponsus Ecclesia. Hypocrite. Beda. alors que les hommes renouvelés rompent avec leurs anciennes habitudes criminelles. refuse de se soumettre aux règles de la piété. hoc autem . en refusant de se soumettre à la circoncision de la chair. voussavez juger d'après l'aspectdu tiel et de la terre. représentent ceux qui croient à la Trinité les deux. c'est encore la synagogue. t il arrive ainsi. Hypocrites. qui a été persécutée dans sa foi par la synagogue qui lui avait donné le jour. lutta elle-même contre la synagogue. et qui. et ipsa eidem synagogœ fidei veritate coulradixit: soents synagoga n'unis. Vel aliter per tres signiiîcuntur qui fidem Trinitulis habent. et cela arriveainsi. la bru. synagoga. c'est la primitive Eglise.Ou bien encore. et semble se révolter contre le BÈDE.' filia est Ecelesia primitiva quas et eamdern de qua genus ducit synagogaui fidei persecutricem suslinuit. et ostendit ailerum Patrem qui est iu cœlis mater. dum renovati homines vitia vclusla declinaut. les trois régime d'une maison trop sévère. avec la fougue du jeune âge. infidèles qui a fidei unitate dissentiunt. et que l'âme refuse la complicité du consentement coupable.et ita fil et cnmmislrumflanlem didtis. qui est l'époux de l'Eglise. per duo. tandis que la volupté. est le Fils de la synagogue selon la chair. Dimbat autem ad turbast Cumviderilis nubem orientemab occasu. Les enfants sont aussi divisés contre leurs parents. Il disait encoreau peuple Lorsquevousvoyezun nuagese former au couchant. faciemcœli et terra nosl'sprobarc. quia œslm erit. cujus filii imitando eramus sed postquam venit iguis ille cœlestis nos ab invicem separavit. il nous s6para du démon. piotatisque norniam voluplus adolescetitior lanquam seriœ dormis refugit disciplinant. Le père. la fille.

ventus calidus et oppositus boreali frigiditati. sed imbrem et turbincm ego enim sum uubes et venio ab occasu. mais l'orage et la tempête car je suis la nuée. statim dieitis Nimbus venit. CHAP. vous dites aussitôt La pluie vient. si vellent. Gyk. quia Tolueriml. ceux qui par les variations des éléments peuvent facilement conjecturer l'état de l'atmosphère pourraient aussi.DE SAINT LUC. id est. c'est le sens de ces paroles « La pluie vient. et je viens de l'occident. Comment e discernez-vous ce qui estjuste par cequi vousarriveà vousn pas mémes ? P Ce THÉOPHYL. s'ils le voulaient. » Comme s'il leur disait Mes paroles et mes oeuvres indiquent clairement que je suis en contradiction avec vous. porter leurs regards vers les choses futures et ne pas ignorer les tempêtes qui doivent suivre la vie présente. – Bèee. » Ils auraient dvi également connaître les tempusquomodonon probatis?Quid autem et a vobisipsisnonjudicatis quodjustumest ? Tueophyl. car ce sera le temps du vent. s'ils étaient 1prudents. XII. et cela arrive ainsi. dicitis. et cum austrum flantem. Aussi. Et hue est quod dicit « Cum videritis nubem oricntem ab occasu. ab Uumaua na- tura pridem multa induta peccatorum caligine. Ils devraient donc. Ou bien encore. Je suis venu aussi apporter le feu. Gnecorum Patnim. » etc. quia œstus erit. ajoutet-il. sic debercnt ejus adventum cognosecre. Potestis igitur conjectare quia non veni pacem dare. Cybil. Cum de prœilicalione disceptasset et eam nominasset gladlum. de la pluie et du supplice du feu. id est. et cela arrive ainsi. de même qu'ils connaissent les variations de l'atmosphère à certains signes particuliers « Lorsque vous voyez un nuage se former au couchant. (in Cet. car je suis le vent du midi. connaître par les oracles des prophètes le temps de l'avénement du S. que le Sauveur venait de dire de la prédication qu'il avait comparée à un glaive pouvait jeter le trouble dans l'esprit de ses auditeurs qui ne savaient pas le but de ces paroles. nec ignorare futuras lempeslates poslvitam prœsentenr valerent erit enim ventus et pluvia^ et supplicium futarum per ignem el hoc significatur cum dicitur J « Nimbusve- . Car les mystères de Jésus-Christ se trouvent anSeigneur. tempus adventns Domini ex dictis intelligerc prophetarnin. facillime pranoscete potuerunt. Quasi dicat Verba mea et opera mea me indicant contrariura vobis. posscut etiam. Vel qui ex elementorum imnmtatione statum aurarum. nescientes quid diceret et ideo Dominus subdit. Decebat ergo (si prudentes essent) ad futura prospeclum intendere. Veni etiam ponere ignem. c'est-à-dire de la nature humaine qui depuis longtemps est enveloppée des ténèbres épaisses du péché. Et quand vous voyez que souffle le vent du midi vous dites Il fera chaud. noncés en mille endroits des prophètes. vent brûlant qui est opposé au froid glacial du nord. Vous pouvez donc conjecturer que je ne suis pas venu apporter la paix. J poterant audienlos turban. quod sicut aercas dispositiones per quœdam signa cognoscuut. qu'ils devraient connaître son avénement. œstum meitare sum enim auster.) Prophète enim multifarie prsouunliaveruut Christi mysterlum. c'est-àdire inspirer une grande chaleur. BED.

Il importe en effet au navigateur de prévoir les dangers des tempêtes. hoc autem tempus quomodo non probatisî » Basil. per quem perfecta pietas iutravit in muudum et hoc signiûcatur cum dicitur « Dicitis quia œstus erit. scilicet adventum Salvatoris. probare.) Nisi autem esset nobis natura insitum id quod justum est judicare. (ftoniil. nit. . t» Ilexameron. Il est utile en effet de connaître par avance les signes qui annoncent la pluie. fructuuih copiam. 35. nunquam Salvator hoc diceret. le Sauveur leur ôte cette excuse en ajoutant « Comment ne discernez-vous point par vous-même ce qui est juste?» et il leur apprend ainsi que sans savoir les lettres humaines.) Remarquons que les pronostics que l'on tire des astres sont nécessaires aux hommes pourvu qu'ils ne soient pas exagérés. au voyageur les changements de temps. BÈDE. ( homél. aaturali tamen ingenio posse dignoscere eum qui opéra fecit quœ nullus alius fecisset. et de savoir si elles seront violentes ou modérées. Luc. » Unde in eorum reprehensionem subditur « Hyfaciem coeli eL terrue nostis pocrite. -ORIG. plut a quoqne de œslibus et impetu vel univentoram. (ante médium hotnll.BAS. in lucam.Il pouvait s'en trouver dans la foule qui allégueraient leur ignorance des oracles prophétiques et s'excuseraient ainsi de ne pouvoir connaître les temps marqués. au laboureur les signes qui lui promettent une grande abondance de fruits. viatori. comment donc ne reconnaissez-vous pas les temps où nous sommes? » • S. et qu'aux injustices du monde présent. » Decebat etiam salutis tempus non ignorare. succéderait un jour le juste jugement du Créateur. ce que signifient ces paroles « Vous dites Il fera chaud. » Aussi leur fait-il ce reproche « Hypocrites. vi« Quid autem et a gilanter adjungit vobis ipsis non judicatis quod justum est? » ostendens eos etsi litterns nesciant. Il n'est personne qui ne sache quelle utilité on peut retirer dans la vie de ces divers pronostics. mutationem aeris. supra hominem et Deum esse unde post hnjus seculi injustitias. 6. colono. leur sens naturel seul pouvait leur faire reconnaître que celui qui avait opéré des œuvres que nul autre n'eût pu faire était au-dessus de l'homme et qu'il était Dieu. Om«. vous savez reconnaître l'aspect du ciel et de la terre.) Est autem notandum quod neces3ariae sunt humanoe vitoe siderum dummodo quis ultra menconjectura suram non perquirat eorum indicia est enim uounulla de pluviis futuris percipere. ) Or si nous n'avions en nous-mêmes la faculté de discerner ce qui est juste. jamais le Sauveur n'eût parlé de la sorte. les signes précurseurs des grandes chaleurs et des tempêtes soit particulières soit universelles. vel parlicularibus versalibus. BED. 6 sur l'hexamer. Quanta vero commoditas ex eorum con- jectura vitae prœstetur quis nescit? interest enim nautas prognosticari procellarum pericula.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE jours de salut. c'est-à-dire l'avénement du Sauveur. Sed ne aliqui de turba se propheticfe leclionis ignares temporum cursus probare non posse causarentur. (homét. justum Crealoris judicium esse venturuiii. qui a introduit dans le monde la religion parfaite. vel violentis vel lenibus. 35 sur S.

homél. CHRYS. lorsque votre adversaire vous traîne devant les tribunaux. et judex tradat te exacet exactor mitlat te in carcerem. cum dicit « Cum tur mihi de prœsentibus judicibus diautem vadis cum adversario tuo ad prin.in.) Videlaudabilem pacem. (1) umotgrec grossiers. c'est-à-dire faites tous vos efforts' pour vous libérer envers lui. Où vous aurez à souffrir jusqu'à ce que vous ayez payé la dernière obole « Je vous le dis. diro Cumautemvadis cumadversario\tuoad princi. Postquam ostendit Dominus subdit « Dico tibi. (ubi svp. » S. cipem. tâchez. laudabilem discordiam.) ln quo antibi. etjudex tradat te exac. empruntez pour vous acquitter envers lui. ne coram judice te convepem. ne forte niat.te ad jndicem. et des prisons de ce monde. nihil habeas. Cyr. c'est-à-dire si vous n'avez rien. gustias patieris donec etiam novissiminutum reddas. vousallez avecvotreadversaire devantle magistrat.varis ab illo. n O vertir. Ou bien encore. que l'exécuteur e vousjette en et n prison. 59. de peur qu'il ne vous fasse comparaître devant le juge.sueverunt frequenter enim. ut absot. tâchez.tâches f 58. XII. omnibus modis excogites ) ut absol. <)a~< ~~M~ cAeouM. et que le juge ne vous livre à l'exécuteur.) Notre-Seigneur me paraît ( vouloir parler ici des juges de la terre. de~Mrqu'il ne eoMX de de~a~ey lui CM de et que le jugene vous livre à l'exécuteur. vousne sortirezpas delà que vousn'ayespayéjusqu'à la dernièreobole. id est. il nous apprend maintenant qu'il y a une paix qui ne l'est pas moins « Lorsque vous allez avec votre adversaire devant le magistrat. et de itinere ad prsesens judicium. non solum varis ab illo. qu'il ne vous traîne devant le juge. Vel da operam. « De peur.sed etiam ex prœsentibus propter gros- . » etc. non exies inde.DE SAINT LUC. in via da operam liberari ab et de carcere hujus mundi per hœc illo. » S. etsi ex futuris bonis vel malis commonet. Théophyl. 16. Lorsque ~e <f0i~e de<~ootM vousdégager <~M e~aclcem. Je vousle dis. Aussi ce n'est pas seulement par la perspective des biens et des maux à venir. Unde sequitur « Ne forte trabat trahat te adjudicem. in Matth. AMBR. D quiveut épais. Quasi dicat Cum trahit te enim quw apparent et in promptu sunt. in via da operamliberariab illo. Notre-Seigneur vient de parler d'une guerre bonne et louable. [bomll.Dico tori. ajoute-t-il. CHAP. da operam (id irrationabiles homines se corrigere conest. et que l'exécuteur ne vous jette en prison. mum assem reddas et hoc est quod THEOPYL. donecetiam novissimum tori. ex hinc docet Chkys. non exibis. înutuura accipe. » etc. vous ne sortirez pas de là que vous n'ayez payé jusqu'à la dernière obole.cere.. Cyril. itaj(UTÉpou. Matth. peur }M't/ voustraîne devant le juge. car souvent ce sont ces comparaisons tirées des choses qui se passent sous leurs yeux qui ramènent au bien les hommes sans raison qui s'en sont écartés. mais par le spectacle des choses présentes que le Sauveur cherche à conS. tâchez de vous dégager de lui en chemin. » etc. » etc. adversarius ad judicium. de la comparution devant leurs tribunaux. 16 sur S. à cause de la grossièreté (1) de ses auditeurs. C'est-à-dire.

et le jette en prison « Saisissez-vous de lui (1). Ambr. de quibus dicit (Matth.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE bien.. laiiquam a malo adversario. C'est lui-même qui livre le coupable à l'exécuteur. de même la peine due au péché ne peut-être acquittée que par la charité. quel est ce magistrat.) Ses exécuteurs ce sont les anges. » Sed snbditur « Dico tibi. que vous n'ayez payé jusqu'à la dernière obole. de peur qu'en allant avec cet adversaire devant le magistrat. non inde exies donec oliam novisshimm mi» sicut enim qui pecunulum rnddas ninui solvnnt. siores auditores. et mittent eos in caminum ignis. Or. et in futurum accusabit et prodel. ne cessent d'être délateurs jusqu'à ce qu'ils aient payé intégralement toute la somme par quelque moyen que ce soit. 13) « Exibunt angeli.) Vel aliter . nisi penes quem omnis potostas est? Hic autem uiagistratus tradit réuni judici. » (Matth.( homél. ila ab iniproho liberenaur actu ne dura iimis cuin adversario ad magiatralum in via nostnun condemnet errorem. qui serit illecebras delictorum ut habeat iu supplicio participes. homil. c'est-à-dire à JésusChrist qui mettra au grand jour tous les crimes secrets. si ce n'est celui qui possède toute puissance? Il livre le coupable au juge. dit-il. » De même que ceux qui acquittent une dette. (svp.) On peut encore donner cette explication Nous desnoces ansavoire vêtement s l (1)Deceluiqui avaitoséentrerdansla salledu festin nuptial. et qui sera notre accusateur et notre condamnation dans l'autre Faisons donc tout au monde pendant le voyage de cette vie pour nous délivrer de toute action coupable.. 33. 33.. 22) « Tollite et mittite illum in lencbras exleriores et oxacloros suos » monstrat esse angelos. qua3 nos et hic afficit. sic compensatioue charitatis acluumque reliquorum vel salisfattione quacunque peccati pœna dissolvilur. comme d'un adversaire dangereux. quos habnit in errore consortes. ORIG. Ipse oxaclori tradit et in earcerera mitlit dicit enim [Malth. et ils les jetteront dans la fournaise de feu. dont il est dit « Les anges viendront et sépareront les mauvais du milieu des justes. Vel adversarius nostcr diabolns est. Demus igitur operam dum iu hoc sumus vitsc cnrrîculo constituti ut. et qui infligera le châtiment à toutes les œuvres mauvaises. qnain totius sortis usque ad niinimuin quocmn|Tie solntionis genere quantitas univers solvatur. Adversarius pliant nobis est omuis viLiorum usus. vous ne sortirez pas de là. » Et il ajoute « Je vous le dis. il ne condamne en chemin nos égarements. et improbi operis pœni mandatur. à celui qui a reçu le pouvoir de juger les vivants et les morts. Quis aulcm est magistratus. et jetez-le dans les ténèbres extérieurs. qui fait ici-bas notre tourment. ei scilicet eut vivomm et morluorum tribuit poleslatcm scilicet Jesu CJiristo. xxii. per quem occulta redargunntur. et separabunt malos de medio justorum. afin de faire partager son supplice à ceux qui auront été les complices de son crime. par les bonnes œuvres et par la satisfaction. non prius evacuant fœnoris nomen. notre adversaire est le démon qui sème sous nos pas les séductions du vice. Notre adversaire c'est encore notre mauvaise conscience. Denique adversaria est nobis mala conscieutia. Oiuo.

je n'en connais pas d'autre que Notre-Seigneur Jésus-Christ. quia unusqniaquc sub sum gentis est principe. et remplace l'exécuteur par ce qu'il appelle ministre. et pro exactore minister insertus. Les deux évangélistes diffèrent encore en ce que saint Matthieu se sert du mot de denier. Da ergo operam ut libereris ab adversario tuo. XII. nous lisons l'adversaire avec l'article. » Or. Cum articulo autem in Graeco eum posuit. tibi debeo. » Mais si aa contraire je suis débiteur. exactores proprios liabemus dominantur exactorcs si debuerimus aliquid.. habendo sapientiam. uterque autem dixit novisstmum. Jlle autem adversarius noster quotiescunque peccamas exultat sciens quoniam habet potestatein apud principem seculi linjus (qui se miscrat) cxuliandi et gloriandi. mais si je paie à tous mes créanciers ce que je leur dois je me présente devant l'exécuteur et je lui réponds avec fermeté a Je ne vous dois rien. en cherchant à acquérir la sagesse. toutes les fois que nous succombons au péché notre adversaire triomphe. CHAP. iste mlnufum posuit. l'exécuteur me jettera en prison et ne m'en laissera sortir que lorsque j'aurai payé toute ma dette.vousdonc de vous délivrer de votre adversaire. 11se sert de cette expression « II vous traînera. bonum qui optima persuadet. si omnibus universa reddidero. » alioquin trahet te adversarius ad judicem. l'adversaire. » pour montrer qu'il force les coupables de venir entendre leur condamnation malgré toutes leurs résistances. autrement votre adversaire vous traînera devant le juge. la justice. et intrepida. saint Matthieu ne parle pas du prince. ut ex pluribns unum monstraret. ce qui désigne un adversaire spécial entre tous. Dicit autem trahet. fortitudinem et temperantiam. Cunetis autem hominibus duos angelos adesse legimus malum qui ad perversa exhortatur. xiv). Judicem autem alium nescio. et ils ont pouvoir sur nous. » (Jean. Si autem dederis operam esto in eo qui dicit (Joan. 14) « Ego sum vita. quod mittet me exactor in carcerem tiec patietur exire. car l'exécuteur n'a pas le droit quatuor personas ponit hie adversarii apud principis. mente respondeo « Nihit si debitor fuero. venio ad etactorem. Discrepant ctiam. et saint Luc de celui d'obole. justitiam. Dans le texte grec. sive a principe ad qnem te adversarius trahit. parce qu'il sait qu'il a le droit de se glorifier devant le prince de ce monde qui l'a envoyé. Singuli. nous lisons que tous les hommes ont deux anges près d'eux. le juge et l'exécuteur. quod ille qiwdrantem. voyons ici quatre personnes. soyez uni à celui qui a dit « Je suis la vie. exactoris et judicis Matthaeum vero persona praetermissa est principis. lorsque nous sommes leurs débiteurs. un bon qui leur conseille le bien. ut ostendat nolentes ad condemnationem compelli. un mauvais qui les excite au mal. Quant au juge qui doit livrer à l'exécuteur. la force et la tempérance.DE SAINT LUC. ou du prince devant lequel votreadversaire veut vous traîner. car chacun est sous la domination du prince qui commande à sa nation. qui tradit exactori. nisi debitum omne peraol- . nisi Dominum nostrmn Jesum Christum. Nous avons tous nos exécuteurs. tous deux disent « jusqu'au dernier. Efforcez. le prince ou le magistrat. Mais en faisant tous vos efforts.

Mais dans lesfautes même légères. mais il sera condamné à des peines éternelles. car le mépris qu'on aura fait de la parole du Seigneur est un crime dont le pécheur rendra compte au tribunal du juge. vero non enim habet exactor potestatem ut mihi saltem quadranlem concedat qui donavit debitori quingentos denarios. Bêde. pour le punir. autrement le Sauveur ne dirait pas a Jusqu'à ce que vous ayez payé la dernière obole. il n'en sortira donc jamais. et alii quinquaginta (Luc. à l'autre cinquante. c'està-dire à l'esprit mauvais. il est chargé par le maître d'exiger tout ce qui lui est dû. LUC. non egredietur. Il dit a Jusqu'à la dernière obole » pour signifier ce qu'il y ade moindre et de plus léger. Nous nous délivrons de cet adversaire en obéissant à ses préceptes autrement il nous livrera au juge. Celui que nous voyons remettre à l'un de ses débiteurs cinq cents deniers. CHAP. de me faire grâce de la moindre obole. Peccata enim nostra. vi) était le maître l'exécuteur au contraire n'est pas le maître. alioquin non diceret « Donec novissimum redderet minutum » si enim parum débet. aut tenuia beatus igitur est qui non peccat secundo autem si tenue peccatum habeat inter ipsa quoque tenuia diversitas est. Car les fautes que nous commettons sont graves ou légères. aut pinguia sunt. sed a domino ad exigenda debita prsepositus. nisi solvat « minimum quadrantem » qui autem magno débite fuit obnoxius. avec le serpent redoutable. Le juge le livrera à l'exécuteur. bienheureux donc celui qui ne pèche point. mais pour celui qui est chargé de dettes énormes. notre adversaire dans le chemin. maligno spiritui) ad ultionem qui mittetur in carcerem. (Luc.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE DE S. BED. il lui faudra un nombre infini de siècles pour s'acquitter. celui-ci le jettera en prison. c'est-à-dire dans l'enfer. heureux ensuite celui qui ne commet que des fautes légères. ïufinita ei ad reddendum secula numerabuntur. infermim ubi quia sed semper solvere pœnss patiendo nunquam persolvendo veniam consequi poterit.. sed cum lerribilissimo serpentediabolo perpetuas pœnas luct. id est. Kovissimum autem minutum dicit gracile et tenue. c'est là que le pécheur souffrira éternellement sans pouvoir jamais acquitter ses dettes et obtenir son pardon. dominus erat iste qui exactor est. Vel aliter adversarius noster in via est sermo Dei contfarius nostris carnalibus desideriis in pnesenti vita a quo liberatur. dominus non est. quia ex sermone Domini contempto peccator rens tenebitur in examine judicis quem judex exactori tradet ( id est. avec le démon. XII. ~i). c'est la parole de Dieu qui est en opposition avec nos désirs charnels dans la vie présente. » Ainsi celui dont les dettes sont minimes ne sortira pas qu'il n'ait payé jusqu'au dernier denier. Ou bien encore. il y a des degrés. qui praeceptia ejus subditnr alioquin tradetur judici. nunquam exinde exibit. .

Dieu n'a point trouvé de fruit à recueillir. – Différentes manières dont Dieu punit les pécheurs. Cette femme est le symbole de l'Eglise. – Pourquoi et comment le Sauveur guérit cette femme. – Notre-Seigneur s'applique à répandre lui-mème la doctrine évanComme il visite avec soin toutes les localités. -Comment pendant trois ans consécutifs. -Comment Notre Seigneur avait fréquemment cherché le fruit de la foi dans la synagogue. Que figure la porte étroite par laquelle il veut que nous nous eflorcions d'entrer.-Comment concilier ces paroles avec ces autres que son joug est doux.Rapports entre la foi et le grain de sénevé. 10-17. cette femme. Comparaison de la synagogue avec le figuier. Pourquoi Jésus traite d'hypocrite le chef de la synagogue. – Comment Notre-Seigneur enseigne le progrès de l'Evangile sous le voilede plusieurs paraboles. – On peut encore la considérer comme la figure de l'àme humaine. Comment sa guérison miraculeuse est le symbole du sabbat. -Application de ces détails aux Juifs. –Sous quel rapport le nombre de ceux qui seront sauvés est-il à la fois petit et grand? – .CHAPITRE XIII. Que représentent ici le père de famille et le cultivateur de la vigne.. Que représentent dans le sens figuré ceux dont Pilate mèla le sang avec leurs sacrifices.-Pourquoi Dieu a permis le supplice de ces Galiléens. Pourquoi Notre-Seigneur propose immédiatement aux Juifs la parabole du figuier stérile après la nouvelle qu'ils lui ont apprise. SOMMAIRE ANALYTIQUE. Comment nous devons l'imiter.– Est-il venu avant le temps pour chercher ce fruit? Prière et promesse du vigneron. f. ou chacun de nous. Quelle était son infirmité. Que représente cette femme dans le sens figure. – Comment Notre-Seigneur lui-même est ce grain de senevé. Pourquoi ne répond-il pas directement à la On peut question qui lui a été faite Y en a-t-il peu qui soient sawêsi dire encore qu'il répond affirmativement à cette question.. -Ce figuier figure encore le genre humain. plutôt que celui d'autres aussi coupables. -Tout homme occupe inutilement la terre dès lors qu'il ne produit aucune bonne œuvre. 22-30. – Pourquoi ne les punit-il pas tous ici-bas? – II faut voir dans tous les jugements édictés par les hommes une permission de la divine justice. -Noire envie du cher de la synagogue qui se couvre d'un zèle apparent pour la loi. y. les souffrances de cette femme. 1-5. f. -Même raisonnement pour ceux qui furent écrasés par la chute d'une tour. gélique par ses prédications.Autres significations de ce levain. Que figure ici Pilate. Quelles sont les œuvres permises le jour du sabbat. Comment il se contente d'invoquer la propre conduite de Leur dureté vis-à-vis de ses ennemis pour répondre à leur accusation. – Le royaume de Dieu est encore l'Evangile figuré par ce grain de senevé. Que figure le levain dans la seconde parabole. et son fardeau léger. 6-9. – Quels sont ces Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices. 18-21. -Pourquoi la divine miséricorde fait toujours précéder les châtiments de menaces. – Caractère de l'enseignement de Notre-Seigneur. f. D'où venaient f.

dont Pilate avait mêlé le sang aveccelui de leurs sacrifices. Comment ces tristes prédictions s'appliquent encore aux Israélites auxquels Notre. Ce récit de saint Luc est-il en oppositionavec ce que nous lisons dans saint Matthieu que la foule accueillit le Sauveur à son entrée à Jérusalem en lui disant Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur? En ce même temps. omnes similiter prribitis. Pourquoi le Sauveur appelle Hérode un renard. La GLOSE. supra quos eccidit turris in Silae. f. quia talia passi swt ? Non <lico«obis sed nisi pœnitentiam habueriïis. sed si pœnitcntiamnêi egeritis. était arrivé aux Galiléens. je vous le dis mais si votis ne faitesvous périrez tous de la mêmemanière.EXPLICATION DE i/ÉVANGUE Combiensont coupables ceux qui ne peuvent entrer par celte porte. 1 -S. (En termes équival. et occidil pos. Adorant antefn quidam ipso in tempore.ut illi decfin et nrlo. -Dans quel oubli des bienfaits de Dieu elle était tombée. Double peine de l'enfer. exemple dont il se sert pour menacer les pécheurs d'une peine semblable a En ce même temps. pulatis qnia et ipsi débiterasfuerint. CAPUT XIII.prattr omneshomines ? habitantes in Mterustiem Non dico vobis. non expresse. – Triste prédiction de la ruine de la ville et du temple. -Justesse de la comparaison sous laquelle il se présente à elle. – Comment Les paroles de Notrepeut-on entendre ces paroles dans le sens figuré? Seigneur 11 ne convient pas qu'un propre meure hors de Jérusalem. quelques-unsvinrent racontar à Jésus ce qui f. et qu'elle tua. je vous le dis mais si vous ne faites pénitence.Il leur répondit Pensez-vousque ces Galiléensfussent plus pécheurs que tous les autres Galiléens. -Dans quel sens Dieu peut-il dire Je ne sais qui vous êtes ? – A qui s'appliquent les paroles de ceux qui viennent frapper à la porte en alléguant le souvenir de ce qu'ils ont fait. ex cujus exemplo etiam aliis peccatoribus poenam comminatur. 31-35. quorum sanguhwm Pilaitis miscuit cumsacn ficus cortim.) Notre-Seigneur venait de parler du supplice qui est réservé aux péchevirs lorsqu'on vient lui annoncer le châtiment infligé à des rebelles.Jït respondens.Seigneur s'adressait. pensezvous que leur dette fut plus grande que celle de tous les cuiras habitants de Jérusalem ? Non. iimîiiïfr ohhwspenbtiis. Que figure le père de famille dont la porte est fermée. Glossa. Et à nous mêmes. mmliâmes illi da lîahlaris. pour avoir été traités ainsi ? Non. dint Mis Putntis qued hi Oatilœijirœ omitihus (jaUtœinpneatores fuerint. Sir. Peut-on appliquer ces paroles à l'hypocrisie des pharisiens?-Comment le Seigneur leur fait voir qu'il agit librement dans toute sa vie et même dans sa mort.-Que signifie dans le sens figuré manger et boire devant le Seigneur. De même ces dix-huit sur qui tomba la tour de Siloé. signifient-ellesque les Juifs étaient forcés de le faire mourir? – Profond sentiment de compassion et de tendresse du Sauveur pour la villede Jérusalem. Comment les pharisiens simulent pour Jésus une affection hypocrite.) Quia de pœnis peecantiiira feccrat mentionenij opportune mmtiatur quorumdam peceantium pœua. {œquivaltnier. Unde dicitur « Aderant . vous périrez tous de la mime manière.

incitantes principes iu . Le P. Le peuple.DE SAINT LTIC. Galiléens. lit habiller en bourgeois ses soldats. contre ces Galiléens. section v. quasi scandaia seminaiites in populo. de Judas des prétendaient Aussi plusieurs de César devait offrir ne devait donner à personne qu'on eux qui ne voulaient d'entre pas reconnaître furent Ils enseignaient encore punis par Pilate. à Dieu d'autres victimes Apôtres (v) (2) qui le nom de maître. écrasant sous ses ruines dix-huit pauvres ouvriers du faubourg de Jérusalem. Gtr. à la piscine de Siloé. 7). construisirent l'aqueduc de manière qu'il ne put résister longtemps. cherchait le moyen de se venger et c'est pour cela que cette année même il fil attaquer et massacrer les Galiléens au moment où ils offraient leurs sacrifices à Dieu. ehap. saint Luc fait mention le sang avec les sectateurs gr. » (4*) – le Galiléen (Ch. qu'ils que ce qu'ils méritaient. se souleva. Credente autem vulgo justissime prœdielos talia passos esse. courroucé do la perfidie d'IIérode. xvm. occidi ita <[uod sanguiâ olFerentium oblatis victimis tniseerelur. S) qui dicebat non oportere quettiquam vocari dominum. comme on vint le raconter au Sauveur. Nicolaï croit qu'ils'agit ici des Galiléens que Pilate fit mettre à mort lorsqu'ils sacrifiaient sur le mont Sinai. et chercha par ses cris tumultueux à détourner les Komaina de cette entreprise sacrilège. /««'«. D'après Sepp (176' de A'oh'e-Seignoitr Jésus-Christ. une des piles en construction s'abaissa. cujus inenlionem Lucas iu Actibus apostoloruni fecit (oap. comme des rebelles qui conspiraient contre la domination romaine. » CYRIL. qui devait traverser la ville au-dessus de la vallée située entre le mout Moria et les sommets du Siou. Pilate voulant faii'e payeraux Juifs la faveur qu'il leur avait accordée eu faisant enlever du dedans de la ville sainte les étendards des légions avec les images do l'empereur. annonça le projet de faire construire avec l'argent du temple un aqueduc de deux ou trois cents stades. parce qu'ils étaient originaires de la Samarie. qu'ils offraient et mêla ainsi le sang comme des sacrificateurs au sang des victimes qu'ils immolaient. ordonna de les mettre à mort au milieu indigné même des sacrifices suivant les prescriptions de la loi.) Erant enim sequaces dogmatum Judas Galilaei. et Notre-Seigneur leur donne Je nom de Galiléens. présentées et du peuple romain. qu'ils semaient parce et indisposaient vinrent les princes contre leurs sujets quelques-uns (1*)Suivant plusieurs interprètes. elle se détruira d'elle-même comme la secte de Judas le Galiléen. mi). Pilate n'en poursuivit pas moins ses projets de (ïonstriietïon. Pilate. a Pilato puniti sunt dicebant etiam non oportere alias a statutis viclimis in lege Moysi offerre Deo iinrtc proliibf>bant statutas a populo vielimas pro salutc imperatoris et populi Romani offerre putnbant. fait raconte par Josèphe (Antzq. autem quidam ipso in. Jl fit élever. telle serait l'occasion des deux événements dont il est ici question. Mais les architectes d'après les conseils du perfide Hérode. Unde quamplures eorum. Et en effet. elle résistera à tous leurs efforts. (2) Gamaliel cite ce fait aux pharisiens pour les engager à ne pas persécuter les ap6tres. quelques-uns dont Pilate S. (in Cat. quia Gœsarem non falebautur dominum. la division dans le peuple. Orœcornm Palrum. la foule pensait n'avaient souffert Or.) C'étaient dans les Actes ce qui était arrivé aux celui de leurs sacrifices. qui portant sous leurs vêtements des massues. il n'est fait dans l'histoire aucune mention de ce massacre. des Pèr. tempore nuntiantes illi de Galilœis quorum sanguinern Pilatus miscuit omn saerificiis corum. Pilate par le peuple pour le salut de l'empereur. car si leur œuvre vient de Dieu.. Pilato irrité. à cause de la secte dont ils faisaient partie et dont Judas le Galiléen était le chef. et assommèrent les séditieux dont un grand nombre périrent ou furent blessés. CHAP. et si elle vient des hommes. à cette nouvelle. L'historien juif les appelle Samaritains. se mêlèrent au peuple. dont vinrent avait mêlé raconter à Jésus XHI. l'autorité ne qu'on été pres- que celles qui avaient ils défendaient donc crites d'offrir les victimes par Moïse. des arcades destinées à supporter l'aqueduc.

sed etiam nutu Dei contingunt: unde sive justa conscientia puniat judsx. et plene semovens eos ab alüs. ne sont pas seulement édictées par l'au10rité des juges mais par la volonté de Dieu. (Dise. en mettant un terme à leur iniquité. si sibi caverint pœnitentes praesentem poenam effugiant et futurum supplicinm. et pœnam illis statuens leviorem. si vern pprseveraverint. sur Lazare. (et si vous ne cessez de conspirer contre vos princes. » et vester sanguis vestris victimis conjungetur. il faut voir dans le jugement qu'il prononce une permission de la divine justice. – Tite deBostr. Unde scquitnr « Et respondens dixit illis Putatis quod praj omnibus Galilais peccatores i'uerint. Il ne punit pas tous les pécheurs ici-bas. ut viventes alicnis . (Con. S.) In hoc autem ostendit quod illos permisit tatia pati. de Lazare) Punit enim Deus quosdam peccatores. Que le juge condamne suivant les règles de l'équité. (ut sup. en les séparant complétement des autres. CYR. rt viventes in malitia corrigens per horum damnationem. Le Sauveur nous apprend encore ici que toutes les sentences qui condamnent les coupables aux derniersupplice.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE raconter ces faits au Sauveur pour savoir ce qu'il en pensait. NotreSeigneur déclare que c'étaient des rebelles et des pécheurs. ils doivent s'attendre à un châtiment plus sévère. Cyril. Cdrys. leur montre aussi par ces paroles que s'il Il a permis ce châtiment pour quelques-uns c'est afin que la frayeur salutaire qu'il inspirerait à ceux qui survivraient. Chrys. » S. CHRYS. vous périrez tous de la même manière. 3. (ubi supra. » etc. amputans eorum ncquilinm. les rendît héritiers odinm subditorum. et votre sang sera mêlé au sang de vos victimes. Manifestât et hic quia quœcunque ex judiciis accidunt in reorum supplicium. et il ajoute « Si vous ne faites pénitence. volentes percipere quid ci super hoc videretur. commendandum est negoliam divinse censurœ. ut. il veut ainsi leur donner le moyen d'éviter par la pénitence les peines de cette vie. mais sans affirmer qu'ils étaient plus coupables que ceux qui avaient échappé à ce châtiment « Il leur répondit Pensez-vous que les Galiléens fussent plus pécheurs que tous les autres Galiléens. onines similiter peribitis. Titus Bostrexs. Chrys. quod nutu divino non agitis). en leur infligeant des peines légères. et en instruisant par l'exemple de leur châtiment ceux qui vivent dans le péché.) Dieu punit certains pécheurs. majus patiautur tornientum. et les supplices de l'éternité. 3. non solum judicantium potestate. Rursus alios hic non punit. S. Innquam pejores non patientibus.) Removens ergo populares ab intestinis insidiis occasione « Sed religionis concitatis subjungit nisi pœnitentiam habuerilis (et nisi cessaveritis conspirare contra principes. pour avoir été traités ainsi ? » etc. Ipse autem peccatores hos esse ponit non tamen sic asserit talia passos esse. Harraveruut hoec Salvatori. sive aliud intendens eondemnet. ce qui est contraire à la volonté divine). ou pour tout autre motif. mais s'ils persévèrent dans le mal.Notre-Seigneur veut donc détourner le peuple de toutes ces séditions intestines dont la religion était le prétexte.

S. » c'est-à-dire. me direz-vous. non-seulement les parvis du temple où on offrait les sacrifices. les Romains (figurés ici par Pilate qui était de leur nation) envahirent la Judée.DE SAINT LUC. En effet. S. Mystice autem in illis Ijuorum sauguiuoai Pilatus miscnit cun) saerificiis eorum. si ses habitants persévèrent dans l'infidélité. Dieu en punit un autre pour me rendre meilleur ? Non pas précisément. venienles Romani (quos designabat Pilatus ad eorum pentem et iueipîenlcs a Galilira pertiiiens). Una autem turris coinparatur toti civiunde tati. Asibu. et souillèrent de sang. dans illis inducias pœnitendi nec tamen cuuctos fuiurœ punilioni réservât. ut pars totuzn perterr-eat subditur « Scd si premtenliam non egeritis omnes similiter peribilis » quasi diwrcl Tola civitas naalo post occupabilur.J radicitua hnpiam genlem Ueleveruntj et non solum utria teinpli quo stmriticia deferri cousuevcrant. cette tour à toute la ville afin que le malheureux sort de quelquesuns épouvante tous les autres. ïitus Bostrens.Mais comme les Juifs n'ont pas voulu qui en sont témoins. fit vero ex hoc videutibus salutis materia. du royaume. et c'est pour cela qu'il ajoute: « Si vous ne faites pénitence.) Iterum autem alii decem et octo obruti fuerant a quadam turre. si persevcra\cvint iu inttdelitatu. quarante ans après la passion du Sauveur. Sed quia pœnitentiam non habueruut quadragesimo dominicae passionis anuo. pensez-vous qu'ils fussent plus redevables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non. mais l'intérieur même des maisons. mais il ne les réserve pas non plus tous aux châtiments de l'autre vie pour ne Tite DEBostr. et occidil en-. Chivïs. Canvs. (tit sup. (unde dominica prœdicalio copporat). je vous le dis. de quibus eadem subdit dicens « Sicut illi deccm et octo super quos cecidit turris in Siloe. ils détruisirent entièrement cette nation impie. humain. vous périrez tous de la même manière. Dieu ne punit pas ici-bas tous les pécheurs pour leur laisser le temps de se repentir. toute la ville sera bientôt envahie. il est puni pour ses propres crimes.. Beb. Dans le sens figuré ceux dont Pilate mêla le sang avec leurs sacrifices. Dix-huit autres encore avaient été écrasés par la chute d'une tour. Quoi donc. faire pénitence. représentent ceux qui sous l'impulsion du démon periculis territi fierent rogni h.vredes. Il oppose pas donner lieu de nier sa providence. Notre-Seigneur en parle en ces termes «De même ces dix-huit sur qui tomba la tour de Siloé et qu'elle tua. CHAP. ille punitur1? » Non ideo. et. ne plures providcutiatn abuefïarent. mais son châtiment devient une occasion de salut pour ceux BÈDE. scd ialeriow domus humauo sanguine fcedamnt. ttguva quœdain videtur eos tangens qui coacLu diabolico non pure of- . commençant par la Galilée (où le Sauveur avait commencé le cours de ses divines prédications). putatis quia et ipsi debitores fueiiiit prseter omnes homines habitantes in Iliornsalem Non dico vobis » nou enim hic omnes punit. XIII. « Quid igitur? » dices « Ut melior ego fiam. sed punitur quidem propter propria crimina. Amer.

d c ?: avait /M:<H' )! 6-9. elle est située à Siloé qui veut dire envoyé. et qui écrasera tous ceux sur lesquels il tombera. c'est qu'Us n'ont pas voulu recevoir le nom de Jésus. et H (i). scriptum est). )enom Jésuscommence cesdoux Or.!(.. quod nomen Salvatous reeiperc nolueruut. par le désir des louanges. qui omdcs super quos ceci(Ht.nr ticut cnint oum qui mi~aus tt Patre. sempet' caidcrc pnratum. )tht t.c!)c~ bouas acLioncs nxprijmmt. <jt)iprodi~oucul s!tn~uinis donunici inter sucrifinia poslUta cogHnbat. sacriiichmi quorum ura.erpretat. ~!te tfMM f ~M<f)'eM. quiutdo din])o)us elcemosytiam Rt ctuteru . Tient t'erunt. cette dernière encaractère lettre delamême anière leslatins cam français majuscule qae ct~es la ractérisentlettre de on I)i<H)u.. eisdem Uttaris quibus nomen Jesu incipit) oxprimitur.5-/e t)ecM~e-t7 to-a. Ces habitants de Jérusalem qui furent écrasés par la chute de cette tour. DEn. parce qu'elle représente celui qui a été envoyé par son père. qui sont les premières du nom de Jésus. /J)<*<f)f nMfMt*< ( ~<mc MH~t'MMC'Hrborem A /t(.. quand le démon cherche à souiller et à corrompre les aumônes et les autres bonnes œuvres des fidèles. ~'t-1hum!mn: hmdis unihit.boxn.couteret.t /rMe<MKt / 7M /feM~<ï ~tc. (qui signifie la bouche du ~o~e~OM)est la figure du démon. le sang figure le péché. grec d'où lelatittIHS.<tm<a. cu)n nMrnihus sois ossc perihu'os née rrnsh'it dcccm c) octo (qni numerus apud Grœeos ex [ et JI hoc est. Et le nombre de dix-huit a ici une signification particulière. Ce nombre signifie donc que la cause première de la ruine des Juifs. cot(pe.vc) ~u.' sigmSi!oc. aspirée.. quœ mt. e ())C'est-'t-ttire lalettre quivautdix. et les sacrifices représentent les bonnes œuvres. f~t'~M ('nitu (qui int. et non int)e~)'<f<)!'f f)t<<em eK~offaicmeo JS'cce ad ~)it')/rM . SigniHcat aulent Jud~os Ldm. ]))) ctunn ]fi~Mso)yuti):K n)i!)n Lurris opprc~st si~aiticani.un'i~ significat i)htm qui est tm'ris for)it.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE offrent des sacrifices impurs. et dont la prière devient un nouveau péché.Pilate eucharistique songeait à vendre le sang du Seigneur.u<~in:s tjuœ merito cat in M<MM. ftdpiiuin. yc] carni:) delHctuUunc. rihitus fr~o san~uincin GaHhuormn <'nm Mt'riticiis coram iniscct. par les plaisirs sensuels. (comme il est écrit de Juda). venit in muufhun. Judn'os qui pœnitcre nohmrnn).tio est.)OHO. t't ft t'ft))'< ~XtBt'mx ~'«r<ttM illa. Pilate mêle donc le sang des Galiléens avec leurs sacrifices. ou par tout autre vice. in pcccatum (sien) de Juda. Alors du y ~oMf il dit au o!'yHeroMVoilàtrois «)M à viense/terc/M)' /'?':H< ce/M:'c~ du yMe~'c ~oxe tt quoi&OH encore <e~'e? la et je M'c?t ~'OMuejoo!K<. furent écrases sous les ruines de leurs murailles. représentent les Juifs qui pour n'avoir pas voulu faire pénitence. par tetttes. qui est venu dans le monde. e< ?~HtHucKfo sMceïefe ergo . t la lettre quiiYaut lesgt'ecsecnvect par yjTK hait. (ce nombre s'écrit en grec par les deux lettres I.'<7 't~M~ </cAe''e/{M' /nK'~ et M'Mtrouvapoint.sua.t'/M~r'6s< ~«tt~m~hn~Mm M vinea . Cette tour est la figure de celui qui est la tour de la force.!)ihpt nlit) peste con)n)~culut.crprehtm' os mo/<e<f~)'M) diubotuut siguificttt. – Il ~Mt' it HMore ette~<M'a&o~ /tOM!He Mm p/tm<e danssa vigne. qui au milieu même du sacrifice BÈDE. maxime perituros. toujours prêt à frapper et à répandre le sang. AYOt~M~ pCfCKtuui: .

pulcberduudttt. utfccundi.ViueaUondui ëab.uien aHqua. que cet arbre se couvre de larges feuilles en abondance. laissez-le tout autour et j'y mettrai du ~M!M! Peut-dire portera-t-il ainsi du /ht:'f~ sinon. dixit illi: DomMe. nourris et colorés par cette double sève et semblables aux premières figues qui arrivent à la maturité. J Trjua BosTRENS. !M/'KiKf)tm tegM fxubeML Htce eHam aota artjor Mm. et trompe l'espérance de son maître qui en attend inutilement beaucoup de fruits ainsi la synagogue avec ses docteurs stériles en œuvres. dmu doctores ejus operibus <!<AafOH)M.ur. XIH. ut de KDiccb~ant.. priorum perrara. c'est pour cela que NotreSeigneur leur propose cette parabole du figuier a tl leur dit encore cette parabole Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. à l'ombre de la loi et de la croix. ut pomas~ccedant~ maeo quod decein et oetu perieraut~ ip$i ncnt. aciabaHt se Judo?i ex poma deciduut. Cependant les premiers d'entre les Israélites qui avaient été produits par un rameau d'une nature plus vigoureuse. et qui conserve cependant une partie des premiers fruits. TiTE DEBosTR. AMBR. primi tamen in viueilsufi.était sous l'autorité de la synagogue est tombé comme un fruit inutile. AMU~. dans le sein de l'une et de l'autre. îruetuum fiptens preestisoris sui cassa sporatorun) provontuuru ieruu). quia sicut istt arbor re. vigne du Dieu des armées est celle qu'il a livrée au prise aux nations. atin que le nouveau peuple qui a formé l'Eglise sortit de la sève abondante de l'ancienne religion. iH~si uu<lo decidnu). sueco gemino coturati coHiparatio est. inanis umbra succides <!tm. l'ont emporté sur les autres par la richesse des plus beaux fruits et c'est à eux qu'il est dit « Vous serez assis sur douze trônes. quam dcdU ht l'~ptunnt geu.ex lame! quos uatnrm va!idioris ramua baoth cra).. et ?pcm posses. foliis fluentibus. en effet.DE SAINT MJC~ CHAP. vousle couperez. ab iuitio germinat pomapro ftoribus~ et.dfmtKetHam nap .(grossi matnrc~ccntis Rxcmpio). et fiers de leurs paroles pompeuses qui ressemblent auxfeuilles dufiguier est toute couverte des ombres d'une loi infructueuse.K!!<j'MeAfHt/'C'~MMeft'M~A«M.udiuen): piusucthne rcligtonis :iut[quœ novus EeArboreni iici )!:). Il en est cependant qui voient dans ce t'Ham ut quid etiam<et'7'am oecupat?At ille expectatione destituit ita etiam in syrespondens. » La S. Le figuier est encore le seul arbre qui tout d'abord produit des fruits au lieu des fleurs. La comparaison de la synagogue avec le figuier est on He peut plus juste de même. ta. encorecetteannée je creuserai Levigneronlui répondit Seigneur. in tium. eteniui pnmus synagog-H poproponit cis fici parabotam dicit enim puins velut inutilis decidit fructus.Les Juifs tiraient vanité de ce que dix-huit d'entre eux ayant péri. nec vero omues rcntitnset'ut)). tous avaient été préservés. Apta autetu syuago~<u iu'boris istim utrius~uo sinn. C'est ainsi que le premier peuple qui.rhnormu gratia.ouh~ucsiunUt.oga. dont les premiers fruits tombent pour faire place à d'autres.oxttderat~ sub unibra legis et erucis.bcbaL quidam ptantutum ctobiiu poputus emcrgpret. qwibu9 dieitur Sedebitia super . 60:0 s~t ftiffest. verbis tamen velut foins rec<M!M<:M~<'t'ccr<<'<K)'(!eNt/<'cer!'<)'tfe-dund~Htibua g!tU'iaut.

sed m pharisceorum mente non invenit. non pas qu'il ignorât que le figuier n'en portait pas. Circumcisio purificavit. que la synagogue aurait dû produire des fruits. et nous reconnaissons son avènement à ses bienfaits. non se ante tempns vemsse.. non animi hnbuit. de l'autre la sanctification. D'ailleurs la suite fait bien voir qu'il n'est pas venu avant le temps. Deuiqua ex sequentibus doce). était omme . que contractait luiet avec descendants xvtf. lui qui est venu pendant trois années consécutives a Et il dit au vigneron Voici trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier. non quia ft'uctnm iicuttietc déesse uMcirct. parce que ne faisant aucune pénitence de ses péchés. et dans la chair qu'il a prise du sein de Marie. quia circumcisionem corporis."es avec del'alliance Dieu lesigne (Genes. avait par ses fréquents enseignements dans la synagogue cherché le fruit de la foi et ne l'avait pas trouvé dans le cœur des pharisiens « Il vint pour y chercher du fruit.)C'est c c)e de d tv. venit in corpore adventuni ejns ex benenciis recosnoscimua alibi pnriticatiO) alibi sanctincatio. ncque sanctificari.m habere deheret. o – S. dans la loi. non synagogao. mais de la malice et de la perversité leur interprétation ne diffère de la précédente qu'en ce qu'ils prennent le genre pour l'espèce. quia virtutem !cgiH ignorans carnatia magis quam spirittMl!aseqaebatur. Il étàit donc impossible de trouver des fruits dans la synagogue. sed ut ostenderet in figura quia i'ruotum synagogaja. de l'autre enfin la justification. et qu'il était bien plus fidèle aux formalités extérieures qu'aux prescriptions spirituelles. (~cm. gratia jnstiucavit ergo popnlus . et je n'en trouve point. gratiam nesciebat. in carne natns apparuit. c'est-à-dire dans le signe de la circoncision (1). Il est venu aux jours d'Ahraham so. lex sanctiCcavi). neque juslificari.us Moïse et au temps de Marie.Or. AMBR. venit in aignacuio.EXPLICATION. d'un côté la purification. la grâce a justifié.U. et non mvûnit.H. parce qu'il ignorait la vertu de la loi. Maître cherchait du fruit.. nisi quod pro specie genus eligunt. le Seigneur qui avait daigné naître et se manifester dans une chair sensible. et non invenio. ') Venit ad Abraham.. la loi sanctifiait. mais pour montrer par cette figure. et qui c a a l l d que (i)Dansacirconcision Dieu établievantaloiautemps 'Abraliam. quia delictorum suorum poenitentiam non gerens. H AMBR. Le peuple juif n'a donc pu ni être purifié. sed ma)itiaa et improbitatis figuram putaut ht tamen in nullo distant. Ouccrebat autem Dominus.) q l'appelle sceau lajusticeuivient eh foi. ni être justifié. Unde sequitur « Ht venit frnctum quœrens iu illa. et il n'en Le trouva point. qui per triennium venit sic enim habes o Dixit autem ad cultorem vineae Ecce anni tres sunt ex quo venio quœrens fructum in Bcuinea hac. Ipse autem Dominus qui synasosam per Moysen instituit. hoc est. et crebrius in synagoga docens fruetum fidei qufcsivit. BÈDE.tndfBormn neque purificari potuit. DE L'ÉVANGILE figuier la figure non de la synagogue. venit ad Mariam. venit ad Moysen. parce qu'il n'avait que la circoncision extérieure sans avoir la circoncision de l'esprit ni être sanctifié. il ne connaissait pas la grâce de Dieu. » Nonnutli tamen <ieum istam. BED. venit in tege. alibi jtistificatio est. La circoncision purifiait.. Merito ergo nttnua fructus in synagoga . quet'Ap&tre pourcela duodccim thronos.

dimitto illam et hoc anno. tandis que lui-même serait envoyé au peuple de la circoncision. aliter arbor ftculnea genus humanum est primus enim homo quando peccavit. S.E~<Mt~. Sequitur enim « Succide ergo illam. hoc est. obruat et abscondat.) Vel J9MM.(/MMM.. C'est ce qui s'accomplit. bene (scilicet. Seigneur est venu trois fois à ce figuier. in . présageant qu'un autre irait évangéliser les Gentils. » BED Qnod quidem per Romanos factum est a quibus gen~ Judœa succisa. humili. S. » Pollicetur dura cordia eorum apostolicisligonibus esse fodienda. CHAP. » –BËDE.) Ou bien encore.. il prit des feuilles de figuier pour couvrir sa nudité. et a terra promissionis expulsa est. afin que la racine de la sagesse ne soit ni étoùnée ni cachée sous un amas de terre «Et je mettrai dn fumier. 23. c'est-à-dire les membres dont nous sommes nés. Sed et quisqae aostrom Scus est. ~e Ilutem ad eos qui ex circumcisione sunt esse mtttendum. 23. » Il reconnut aussitôt que c'était la dureté et l'orgueil des Juifs qui étaient la cause de leur stérilité. ce figuier c'est le genre humain. et la chassèrent de la terre promise. religiose ne excidatur iutervenit. parce qu'il sait les reprendre de leurs vices « Je creuserai tout autour. Undesubdit: « Et si quidem fecerit fructum. m Ëcctcsiavel in hoc mundo. a c'est-à-dire le sentiment de l'humilité qui peut faire produire aux Juifs eux-mêmes des fruits dignes de l'Evangile de Jésus-Christ. sinon vous le couperez. GnÉ&. iti futurum succidesillam.)Le 31.DE SAINT LUC. Unde sequitur « At ille respondens dixit illi Domine. GREC. TaÉOHm. erit). iu vmea Dei. parce qu'il a cherché le fruit inventus est. (serm. plantata. pourquoi occupe-t-il encore la terre ? » Cependant le bon vigneron (peut-être celui sur lequel a été bâtie l'Eglise).(in //<W! 31.) Tertio autem Dominus ad to . AuG. SM?' ~s~ du Seig. laissez-le encore cette année. ne radicem sapientias terrarum acervus TON.Itaquo novit excolere. (c'est-à-dire ce sera bien). Cito duritiem superbiamque JudiBorum CMsas esse sterilitatis agtiovit. (de t~ serm. aussi commande-t-il qu'elle soit retranchée « Conpez-le donc. yt. Xm. foliis ficulneis pudeuda veiavit hoc est membra uude nati sumus. sin autem. c'est-à-dire dans l'Eglise de Dieu ou dans ce monde. à la bonne heure. Il sait donc comment il faut les cultiver. AcG. Aussi ajoute-t-il « Alors s'il porte du fruit. et ideo jubetur excidi. fretus vocationesua. tatis aSectum~per quem in HvangeUun) Christi etiam Jndaeus fore existimatu)' fructuosus. » id est. Subdit autem « Et mitttim stercora. car lorsque le premier homme eut péché. parce qu'il puise dans sa vocation la confiance que le peuple juif pourra aussi être sauvé par l'Eglise « Le vigneron lui répondit Seigneur. intervient dans un sentiment de charité chrétienne pour prier qu'il ne soit point coupé. ut quid etiam terram occupât? Bonus autem cultor (et fortassis ille in quo EcctesnBhmdamentam est) prœsagions alterum ad gantes. Unde subdit « Usque dmn fodiam circa mam. TttEOFHYt.. )) 11promet de labourer profondément leurs cœurs si durs avec la bêche apostolique. qui novit vitia reprcUendere. lorsque les Romains détruisirent la nation juive. etiam populum Judeecrum per Ecclesiamposse salvari. Chacun de nous est encore ce figuier planté dans la vigne de Dieu. sur ~s JE~aMy.

troisièmement. de ne pas infliger de punitions sans avertir. lorsqu'ils renièrent le Sauveur. sicut Ntûivida fecit.) C'est le propre de la divine miséricorde. Tcrtu) autem natura uo~Lra fructum pom. S. il n'a point trouvé de fruit. GRÉ&. à sa manière. tertio cum Salvatorem renueruat. et il vigneron excite cette âme stérile à produire les fruits qu'il a droit d'exiger S. en second lieu. il est un obstacle au bien que d'autres pourraient produire. lorsque les Israélites adorèrent le veau d'or qu'ils avaient fabriqué (Exode. THEOpttYL. en le visitant). Par THÉopHYl. semel quidem uum in paradiso pr. et sous la grâce.8 sur la ~6ï~. quia in eo loco iu quo ipse est. et qu'il fait encore ici en disant au a Coupez-le » il le presse par là d'en prendre soin. occupe inutilement la terre comme un arbre infructueux. visitando) requisivit. (disc. Et cependant il se plaint de ce que pendant trois années consécutives. » provocaus quidem ipsum ad curam ejus. dans la place qu'il occupe. GREG. dicens < Suecide eam. Ces trois ans peuvent encore figurer les trois âges de la vie l'enfance. D d'elle. ni instruits par les préceptes de la loi. 26 sur la modération y:<~7 ficulneam venit. mais de faire toujours précéder les menaces. sous la loi. parce que certains esprits dépravés n'ont pu être corrigés par la loi naturelle gravée dans leurs cœurs. (M~M. suaeitans vero sterilem animam ad producendos debitos fruetus. (Cotte. quia naturam generis humant ante legem. trois fois notre nature a refusé de donner le fruit qui lui est demandé. in quantum locum vitœ priBsoatis tenet. wt SM~. pourquoi de crainte qu'il faut entendre ces paroles occupe-t-il inutilement la terre? » Tout homme en effet. NA. 8.Bvaricati sunuM prtcceptmu secundo cmu iu lege vitutum eontlaverhut. s'il ne peut présenter les fruits de ses bonnes œuvres parce qu'en effet. sub legSj sub gratia (expectando. la virilité et la vieillesse. E NAZfANZE. xxxn).) C'est avec un grand sentiment « Coupez-le. quia quorumdam pravorum mentes nec iiispirata lex uatUraUs corrigitj nec praeeeptaerudiunt. dans le paradis lorsque dans la personne de nos premiers parents nous avons desobéi au commandement de Dieu.a non tribuit. GNEG. et en tant qu'il tient une place dans cette vie. GRÊG. admonendo. S. ËAStL. 26. ni convertis par les miracles de l'incarnation. pour rappeler à la pénitence. (<? /K)M< 31.) Proprituu enim est divinœ propitiationis. (~'a<.) Sed cum magno timore audiendnm est quod dicitur « Succide ergo illam. et uunc cultori.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE que produirait le.genre humain avant la loi. ~MBde pfBnitentia ~MeWM<). si fructum bonœ opemtionis non exhibet.31 sur les Evang. BAS. Sed id triennium inteUigendum est pro tribus œtatibus puerili. (en l'attendant. sed pr~tniHerc tamaa revocando ad pusu[teud:nu. (/:OM. en l'avertissant. nec iucaruationis ejus miracula convertnnt.) Igitur nec . M<& ~aem. non siknter ptenas ioSigere. velut in'fructuosa arbor terram occupât. ut quid etiam terram occupât? » Unusquisque euim juxta modum suum. Sed tamen tribus annis fructum se non invenisse coaqueritur. C'est ainsi qu'il avait fait pour les Ninivites.x)ANz.. et aliis operandi occasion'jm uegat. virili et seuili.

prie pour ceux qui sont hors de l'Eglise en disant à Dieu « Seigneur.(hom.31 tf< M{p. xm.) Ne soyons donc pas nous-mêmes trop prompts à frapper. c'est la douleur du pécheur. c'est Dieu le Père. dimitte illam hoc anno (id est. S. mais il aide à produire des fruits. c'est toute âme sainte qui. peut-être alors ils produiront des fruits d'obéissance. et forsitan d<). ~)o?~ serm. Sed . sed fruetum daut sm'des cultoris.) Vel colonus qui iutercedit.bunt nhedientiœ fructum. GRË&. S. ainsi c'est du fumier qu'il tire sa vie et sa fécondité. dans le sein de l'Eglise. paraissent sous des dehors négligés.m genmt.) Vel peccata carnis stfrcora vocautur ex stereore igitur ad iructum revivbcit arbor. père de famille. laissez-le encore cette année (c'est-a-dtre dans ce temps de grâce). qui dum fraisant EcctGs)!ï'. laissez-le encore cette année. faut garder <~M les discussions. le ultivateur qui intercède. dominicce virteir cura. » Creuser autour. TnEOPHYL. M<t~. quia de consideratione pfcc~H ad bona se opera resuscitat animna. » etc. 3i. car une terre creusée est déprimée le fumier (il faut l'entendre dans un bon sens). parce que c'est la considération du péché qui ressuscite l'âme à la vie des bonnes nos feriamus subito. et veMciter a. S. et qui peut être guéri de « Le vigneron lui résa stérilité par les soins d'un habile jardinier pondit Seigneur. (<? /<OM< 31.-« DE SAINT LUC. [(<e Fef6. ne coupons pas le figuier qui peut encore faire du fruit. GRÉ&. sed prasvateamus misericordia. Unde et hic subditnr « At ille respondensj dixit illi DimiU. faisons prévaloir la miséricorde. et qui semble dire à son Père Ni la loi. jusqu'à ce que je creuse tout autour.m. ne secenms iicum potcntem adhuc fructum facere. GREC. quam forsitan curabit periti cultoris st~dium.) Ou bien encore. cependant je les arroserai de mes souffrances et de mes enseignements.0. in snt'dtbus n~nnt. Le fumier du cultivateur. AuG. le cultivateur. Vêt paterhmiLiaa Deus Pater est. c'est de l'ordure. 31 sur les jE~aM~.) Le cultivateur de la vigne représente l'ordre des supérieurs qui sont placés à la tête de l'Eglise. dolor est pcceatorts qni autem ngunt pmnitcntiu. u bien le O pour prendre soin de la vigne du Seigneur. c'est Jésus-Christ qui ne permet pas que l'on coupe le figuier stérile. ni les prophètes n'ont pu leur faire produire des fruits de pénitence. meis eos irrigabo passiouibus et doctrinis. c'est enseigner l'humilité et la patience. CHAP. (in /<o))M<. tempore Mto sub griititt) usque dum fodiMil circa illam.) Ou bien encore. 34. est omnis sanetus qui intr& EcetestMi orat pro eis qui suaL extra Ecdesiam~ dicens K î~o" mine. )' etc.) Per cuHorem vinetBj pr<BposHorum ordo exprimitur. ce sont les péchés de la chair qui sont appelés du fumier. 31 sur les p<s'. (hom. du Seig. Ceux qui font pénitence. » Circumfodere est humiUt~tem et pationtiam docere fossa enim est humiHs territj stercus autem (in bonn inteUige] sordes sunt. TnÉorHYL.~MUt. GREG. et agissent en cela selon la vérité. AUG. cultor vero Christs qui Ncum amputari ut sterilem uou pcrmitUt quasi ad Patrem diceret Et~i per tegem et prophetas fructum pœnit.(~e~~ï.entiœ non dedcruut.

' Erat autem docensin synagogaeomim habebat~t)'!<Mm et eccemulier 9Maf !n~ftH!'<a. et ne pouvait aucunement regarder en /taM<. tous ses adversaires étaient couverts de confusion. lui répondit le Seigneur.Respondens autem Archi~aoyo<)tM. eain videret ~!<<. et non pas le jour du sabbat. ne délie Ot< pas de la e~e/ie son &66M/ son ~Me.)<n~t a tJt'x't~o t't<odie <aMa<t? Et ('«m /.. ecce decent et acto annis.31.M adoersarM ejus. M<~.) porte du fruit. qui in eadem priBdicabat. vous ~M délivrée de ~o<M infirmité. vocavileam M. Respondens autem ad t7<«tx CoH)!H)M dutti KTtMS~y/K)ert'<a. et tamen ad pœnitentiam redire contemnunt propter quod subditur « Et siquidem fecerit fructum. GRÉG.) (de t''e<'< ~om. tttfft'~Mtta~uia sabbato <!MraMe< q dicebat <Kfta. quisque vestrum sabbato non !o<t)t~bouem ~MMmaM<f<tstmumapy<Bs~ptOj~<fttC~<a~~Mo-c? ~nHe aK~))!filiam ~6faA<B. illie cadit undc jam resurgere per pœuitentiam non vatet. dimissa es ab t'tt~)t'<a<e tua. <~a)<)7K. in futurum succides eam. AMBR. Mais la plupart entendent ces menaces~ et refusent cependant de faire pénitence. non K~t!~t< s op<)r<). Cito quod de synagoga dixerat.) Qui autem non vult ad fecunditatem ptugueccere per inerepationem. en la et il fait (1) Dans les éditions corrigées de la Bible.ab eo. i0-i7. quando scilicet in judicio ventes judiintérim modo care vivos et mortuos parcitur.Nôtre-Seigneur dire de la synagogue. erubescebant cmt. Gm!G. (comme précéd. et elle glorifiait Dieu. qu'il S.M<t. . le mot bene. Et il se trouva là une femme qui avait un esprit f!'H!~M!~ depuisdix-huit ans. » a Sinon. c'est pour cela que le cultivateur ajoute a S'il S. comme dans le texte grec x~ jtsv jco~tnj xapjro~.) Celui donc qui ne veut pas écouter ces menaces pour revenir à la vie et à h fécondité. lis annisdecemet octo. (ita /<oMt~.pour les mener boire? Et cette fille d'A&?'a/M)K Satan a tenue /!ee/)pH~SM< dix-huit ans. ne se trouve pas. bene. à la bonne heure (1). vous le couperez.Jésus la voyant. Or Jésus enseignait dans leurs synagogues les jours de sabbat. (~o?M. La construction reste ainsi suspendue dans la Vutgate Et si quidem fecerit fructum. est-ce que chacun de vous. wc ad ipsam utique venisse se omat'HO p poterat :to't<t't r<q)t'ee''e. le jour du sabbat. tombe dans un état dont il lui est impossible de se relever par la pénitence. (scilicet erit. » c'est-à-dire lorsque vous viendrez au jour du jugement pour juger les vivants et les morts. ne tarde pas à prouver ce qu'il vient de voir qu'il est venu jusqu'à elle. OtHtits popM<M gaudebat in universis 9«tt' ~o'iMe ~e&a. jusque-là. Et il lui imposa les mains. Mamcum iudicavit. dit au peuple 77)/ a six jours pendant lesquels on doit <raM:~er VcKM donc cesjours-là vous faire guérir.< ergo uenile et cKramtS!.AME.EXPLICATION DE L'ÉVAN&tLE œuvres. oportet operari: in /!).e<coH/'M<«He)'«:<NM<. ))oe<!))t< ad se. » Auo. Et <m~)<)!!f!<!H!manM.e< glorifcabat DeKm. sunt plerique qui increpationes audiunt. Hypocrites. il ne /af/a:~<it~qu'elle que /~< délivréede ses liens le jour du sabbat? PMcffH<qu'il partait ainsi. e<no') ira(lie sabbati.~!ta)n alSatanas. AuG.' monstrat. Sex dies sunt in ~K[t)~ Jesrts. siu antem. figuier est épargné. et ml illi: ~tHer.). etc. et erat inclinata.Unde t<'<<ere< tesus. sftMah's. à la bonne heure. le S. et elle était courbée.3t. Maisle chefde la synagogue <Me!!yK<:K< Jésus eil< que guéri un jour de sabbat. l'appela et lui dit Femme. et aussitôt elle se fe~.~ «&t ~) « Sin autem. et tout le peuple était ravi des chosesmen'M~eMMS faisait.<rc diceret.

Or. Genu~ autem infirmitatis ostendit. nec aliquid contra legem Moysi statuena sabbato autem. et ses yeux contemplent le ciel car il est appelé à chercher les choses du ciel et à porter ses regards au-dessus de la terre. les faits évangéliques nous en donnent la preuve a Et voici qu'une femme. C'est pour triompher de la corruption de la mort et de l'envie du démon. Dieu donne au démon ce pouvoir.)Ostendens autem Dominus adventum suum in hune mundum dissolutivum esse humanarum pas sionum. oou!i convenit enim superna oonspicmnt quairere superna. Jésus enseignait dans leurs synagogues les jours de sabbat. derelicta a Deo propter propria crimina. accablés sous le poids de l'adversité. L'Evangëliste dit a Un esprit d'infirmité. » parce que les souSrances de cette femme venaient de la cruauté du démon abandonnée qu'elle était de Dieu pour ses propres fautes. guérit cette femme a Jésus la voyant. s – S. CYHtL. dicens « Et erat inclinata. prodiit incarnatio Verbl et hoc apparet ex ipsis eventibus. afin que les hommes.(/MMt<. (KM <Mp. (Ch. mais en public dans les synagogues avec fermeté sans hésitation et sans rien dire contre la loi de Moïse. CYR.Le Sauveur. vocavit eam ad se. CMK'ofMMt. choisissant pour lui faire entendre ses divins enseignements a Or. 9. vel propter transgressionem Adee.) Les animaux ont la tête inclinée vers la terre et ne regardent que les choses de la terre. nec omnino poterat sursum respicere. » eLc. caput hominis erectum est in cœtum. CïR)L. » S. (hom. CnRTS. pour montrer que sa venue dans le monde était le remède de toutes les infirmités humaines. » Cmvs. des Pèr. CHAP. et ait illi Mulier. sed in synagogis. 9 sur l'hexam. Saint Luc nous fait ensuite connaître quelle était l'infirmité de cette femme « Elle était courbée et ne pouvait aucunement regarder en haut. dimissa es ab infirmitate tua. qui avait un esprit d'infirmité depuis dix-huit ans. gr. Vox aptissima .) Ad C expugnationem autem corruptionis et mortis et iuvidiœ diaboli contra nos.c?Me!o)t. Sequitur enim « Et ecce mulier quœ habebat spintum infirmitatis. » BASIL. CvB. non seorsum. parce que les Juifs s'appliquaient ce jour-là à l'étude de la loi. quia tune JudcBL legi vacabant. Il choisit le jour du sabbat. que le Verbe s'est incarné. (in eat~M C*<!<. éprouvent le désir de s'élever à une condition meilleure. quia mulier hmc patiebatur atrocitate diaboli.)Brutortim siquidem caput humi deSexum est. ut hommes mole adversitatis depressi vent ad meliora transire. ob quam humana corpora infirmitatem et mortem incurrunt. Dicit autem <p«'~MM in/!fMt<e~. S. secure in nullo dubitans. ou à cause de la transgression d'Adam qui a soumis le corps de l'homme aux infirmités et à la mort. t'o~ca. ~fea. » etc. S. XUI. transcendere terrena intuitu.) Ce n'est pas en secret qu'il enseigne.)Docet quidem. tandis que la tête de l'homme est tournée vers le firmament.DE SAINT LUC. vous êtes délivrée de dicitur '< Erat autem docens in synagoga eorum sabbatis. mulierem sacavit undc sequitur « Quam cum vidisset Jésus. (in Ca~. terram cernil. l'appela et lui dit Femme. BAS. Dat autem super hoc Deus diabolo potestatem.

et gtoriiicabat Deum. dans la crainte qu'ils ne croient en lui. Sed die lex prohibuit ab opere manuali die sabbati ahstinore. nunquid ft ab eo qnod verbo et ore Bt? Cesses ergo comedere. quasi videretur solUcitari pro sabbato unde sequitur « Respondens autem archisynagogus. » tu qno oporlet perpendere sacram carnem induisse virtutem diviuum erat enim. Sed ingratee synagog~ praesn). car c'était la chair de Dieu lui-même. Qui etiam manus iHi imponit sequitur enim Ktmposmt illi tnanus.iitque miraculum. quasi separatim existente titio hoMinis a )''ilif< Dei. sicut falso aliquihus visum est. de boire. dit au peuple II y a six jours pendant lesquels on doit travailler.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE votre infirmité. Et si nec legem legis. défend-elle aussi celles qui se font par une simple parole. et que le Sauveur venait ds redresser en lui imposant seulement les mains. ardens Domini gloria irretitur iuvidia. de parler et de chanter les psaumes le jour du sabbat. Mais le chef de cette ingrate synagogue. est-ce donc une ceuvre manuelle que de redresser d'une seule parole cette femme courbée jusqu'à terre? (t) Nestorius qui tut l'unteur de cette hérésie du temps même de saint Cyrillo et qui fat oon- Deo. comme quelques-uns ont oséJe soutenir (i). et divina referentom magnalia. Il faut se rappeler ici que la chair sacrée du Sauveur était revêtue d'une puissance toute divine. ne forte credant. ipsius Dei caro. oir tibi sahbatttm? Cœterum si manuale opus lex prohibuit. Il lui impose aussi les mains mains. à la vue de cette femme qui était courbée jusqu'à terre. arg. est comme enûammé d'envie contre la gloire du Seigneur. s'indignant que Jésus eût guéri un jour de sabbat. dicebat turbse Sex dies sunt in quibus operari oportet. Et si vous ne lisez même pas la loi ce jour-là. quomodo manuale opus est feminam verbo erigere `' ? . Hortatur c!Bteris diebu) dispersos et propriis vacantes operibus non sabbato videre et mirari prodigia Domini. » paroles dignes de Dieu pleines d'une majesté toute puissante. » Il les engage à choisir les autres jours où ils sont tous dispersés et occupés chacun de leurs travaux. Mais dites-moi La loi défend toute œuvre manuelle le jour du sabbat. plena majestate superna fugat euim morbum imperatorio nutu. et aussitôt elle se redressa et elle glorifiait Dieu. pour voir et admirer les miracles du Seigneur. venez donc ces jours-là pour vous faire guérir~ et non le jour du sabbat. n etc. du Fils de l'homme qui aurait existé séparément du Fils de Dieu. à quoi vous sert le sabbat? Admettons que la loi a défendu toute œuvre manuelle. ac loqui. indignans quia sabbato curasset Jesus. et psallcre in sabbato. postquatu vi" dit feminam humi repentem solo tactu erectam. non indie sabbati. et condamne hautement cette guérison miraculeuse en se couvrant d'un zèle apparent pour le sabbat a Maisle chef de la synagogue. et potare. et confestim eMfta est. et non le jour du sabbat. et par la bouche? Cessezdonc alors de manger. et nond'une autre personne. nnu autem aHoujus aMerius. par exemple. qui met en fuite la maladie par un seul acte de sa volonté a Et il lui imposa les souveraine.

/b<M. et ego operor. mens vero ejus erat versuti et invidi non enim turbatnr propter sabbatnm quia violatur. car ce qui l'émeut ce n'est point la violation du sabbat. qui sous l'apparence d'un zélé défenseur de la loi. traustulit sermonem ad majus. 1. convincens eos per dignitatem Patri9. au contraire. il se contente d'invoquer leur propre conduite pour répondre à leur accusation. mais non pas de ces œuvres saintes et divines qu'il ne cesse d'opérer. et dixit Hypocrita. Tu tamen attende. vers. 5. Bene igitur dicit ~~oct'~CM principem synagogœ quia factem habebat legis cultoris. S..D'ailleurs. i sur le ~Me. 'est donc. Dieu s'est reposé des œuvres de la création du monde. AMBR. et fait appel à la dignité de son Père par ces paroles a Mon Père ne cesse point d'agir jusqu'à présent. selon cette parole de son Fils « Mon Père ne cesse point d'agir jusqu'à présent. unusquisque vestrum sabbato non solvit bovem suuui~ n etc. 17) « Pater meus usque modo operatur. en nous abstenant des œuvres terrestres. Unde Dominus specialiter ci respondit. chacun de vous ne délie-t-il pas son bœuf ou son âne de la crèche le jour du sabbat pour les mener boire ? » S. CERTS.) On appelle hypocrite celui qui joue sur un théâtre le rôle d'une personne étrangère (1). Notre-Seigneur répond-il directement au chef de la synagogue a Hypocrites. mais la gloire que tous rendent à JésusChrist. parce qu'il délie damné dans le concile tBoumÉniqued'Ephèse que saint Cyrille présida comme légat du souverain Pontife.Denique et Deus ab operibus mundi quievit. cujus sempiterna et jugis operatio est. S. à juste titre. Remarquez cependant que lorsqu'il s'agit d'un travail quelconque (comme lorsqu'il commanda au paralytique d'emporter son lit). de ~MMto.DE SAINT LUC. Argmtur autem archisynagogus ut hypocrita.) Hypocrita est qui in tlieatro nssumit alienam sic et in vita prœsenti quipersonam dam alia geruut in corde. Aussi. CïR. sicut Filius ait (. CïML. et ego operor autem ubi totum faciens verbo. quod ubi quidem opus Neri jussit (sicut cum paralytico jussit ~rabatum tcUere). BAStL. Sequitur euim « Respondit autem ad Uhun Dominus. Xm. S. Le chef de la synagogue est traité d'hypocrite. (t) C'est le sens du mot grec {moxptï~ qui veut dire comédien. et j'agis aussi. BAS. » nous enseignant ainsi à imiter Dieu. (Z?o?K~. » (Jean. (homil. c'est ainsi que dans cette vie. quelques-uns ont dans le cœur des sentiments tout différents de ceux qu'ils affichent à l'extérieur devant les hommes. non ab operibus sanctis. S) « Pater meus usque » hic modo operatur. CHAP.) Ici. cuui dicit (7oaM. non religiosa cessarent. il puise ses raisons plus haut. » ut ad sumUtudinem Dei secularia nostra opera.. CaRYS. AttBR. nihil aimd adjicHj ex his quiB ipsi faciebant. dam bruta quidem . où il fait tout par sa seule parole. v. et j'agis aussi. cachait le cœur d'un homme fourbe et envieux. qu'il traite d'hypocrite le chef de C la synagogue. et alia superNciaUter ostendunt hominibus. calumniam solvit. mais non des œuvres de religion. sed propter Christum quia glorificatur.

ecce decem et octo annis. Aussi. 31 M~' les Evang. dummodo Christus non magnificaretur. au contraire.) Dans le sens figuré. autant par la foi que par le sang. Non autem erat eis quid rcsponderent. S. (:? /. et ils étaient à eux-mêmes leur inévitable condamnation. non dignant putat sotvi ab a:grttu<]m!s K Uano autcm vinculo unde subdit filiam Abraha'. ÂMBR. quod mulier incUnata humana enim natura ad pectatum ex voltintate corrucus. Denique in muNere infirma quasi Eecicsia. irrefra!. plutôt que de reprendre la posture qui convient à la créature raisonnable. GuEG. le figuier stérile et cette femme courbée vers la terre. ont la même signification. quam bominum staturam recipefe. » etc. ajoute l'Evangéliste « Pendant qu'il parlait ainsi. in iiia quiète perpétua in sublime erecta fasU~ium.3~ tK ~cKjy. tandis que pour cette femme. que Satan a tenue liée pendant dixhuit ans. il ne croit pas qu'on doive briser les liens de son infirmité « Et cette fille d'Abraham. S. qui recueillait les avantages de ces miracles. mulierem vero non magis genere quam fide filiam Abrahce. la nature humaine. figura succerlit. après avoir épuisé le temps de la loi et de la résurrection. pourvu qu'il ne revienne aucune gloire à Jésus-Christ ils ne pouvaient d'ailleurs rien lui répondre. quod mulier erecta. n L'éclat de ces prodiges tranchait toute difficulté pour des esprits qui cherchaient la vérité avec une intention droite. le peuple. Ou cette femme infirme est comme le figuier de l'Eglise. le figuier représente la synagogue. qua: cum mensuram legis et resurrectionis impleverit.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE ses animaux le jour du sabbat pour les faire boire. qui.OM)~. et le figuier qu'on réserve. fille d'Abraham. a perdu son premier état de droiture en refusant de produire les fruits de l'obéissance. Utide Et cum hacc diceret. lui dit le Sauveur. il ne fallait pas rompre son lien le jour du sabbat? a Peu leur importe que cette femme reste toujours courbée vers la terre comme les animaux. faisait publiquement éclater sa joie « Et tout le peuple était ravi des choses merveilleuses qu'il faisait. En effet. enfin. AMBR. Nam claritts operum omnem quœstionem solvebat apud eos qui non quœrcbant mentibus perversis.) Mystice autem hoc signifient ficninea infructuosa. crubessequitur cebant cmuea advpNarit ejns )' sed populus quasi commoda e\ miractilis nonsequens tœtabatnr de signis. (/M)~. sed ipsi sibi ipsis er:mt. Undc « Et omnis populus gaudesequitur bat.. sera élevée au faîte des grandeurs dans un repos éternel. statum rectituttinis amisit et hoc signt8cat ficuluea reservata.abi)is rcprebensio. et ne pourra plus être courbée sous le poids de nos misères. bien encore. Cette femme ne pouvait être guérie que par adaquat in sabbato. signifie également la même chose que cette femme qui est redressée par le Sauveur. quia fructufn obedientitB ferre noluit. GRÉG. quam aUigavit Satanas. précipitée dans le péché par sa volonté. tous ses adversaires étaient couverts de confusion. inclinationem nostra* infirmitatis sentire non pot<rit uec aliter curari potuisset hœc mulier.Vel ficws syna~ogam figurat. nisi quia legem . non oportttit solvi a vincuto isto die sabbati ?» Malebat siquidcn) mulierem tanquam quadrupedia eernere terram.

cœlcstia non reqnirens. 31. et erexit. (ita Ao??t<<.muliere. (<tt /iow. il perd la droiture première de son âme. et ce sixième jour.)Quod ergo signifioavit triennium quœ agenda sunt. le nombre six multiplié par trois. (serm. Elle était courbée et ne pouvait regarder en haut.DE SAINT JLCC. hoc decem et octo anni in iUa opere non implemus usitata enim culpa . 31. Curva autem erat. atque eodem sexto die opera 31 ut ~ttp).) Vel aliter sexto die homo sine causa andiebat. quia dum desideria inferiora sequitur. CHAP. Vocat exim et octo annis mulier curva fuit. est incapable de regarder en haut. et cependant par notre faute. pendant lesquelles le figuier est resté stérile. xm. sub let:e atfjue in exordio cogitat. ont donc la même signification que les dix-huit ans d'infirmité de cette femme. implevit et gratiam nam in decem ver. (de ~ef< DoM.) Ou bien dans un temps de la résurrection. Vocavit eam Dominus. sous la loi et au commencement du règne de la grâce. GnÉ&. GREG. nous négliC'est à le deJésus-Christ donne (1) l'avertissement le prêtre seprépare consacrercorps que qui auxfidèles commencement préface. parce qu'en suivant les désirs de la nature dégradée. » S. quia itktmiAce. ut sup. S. quandoque.(hom. Aua. 31 sur les par. GRÉct. (hom. perfecta opera habere noluit. quia ~H'MtM corda. car trois fois six font dix-huit. représente donc l'homme qui créé le sixième jour. l'accomplissement des préceptes de la loi et de la grâce.) Les trois années. quia ter seni decem et octo bis legis perfectio est. qui sexto die factus tis suœ rectitudine curvatur. et ne voit plus que ce qui fait l'objet habituel de ses pensées. Notre-Seigneur appelle cette femme et la redresse. GREG. cette femme qui fut courbée pendant dix-huit ans. a status sui vel menangulos) ductus. decem et octo facit quia ergo homo. et hoc est. cere non poterat. tout pécheur qui ne pense qu'aux choses de la terre et oublie les choses du ciel. M< nati per graMam plerumque videmus <!M~. fait dix-huit. En effet.Cettecitation rouve uecesparolesemontent la plushaute r à et l p q antiquité. sed propter cutpam in arbore. autre sens l'homme a été fait le sixième jour. du Seign. n'a pas voulu produire des œuvres parfaites. Il appelle quelquefois. fermea boucheuxhérétiques enMarnent encondamnent a et qui l'usage. parce qu'elle était incapable d'entendre ces paroles « Elevez vos cœurs en haut (1). inchoantis gratitc infirmus extitit. car la perfection résulte de l'observation des dix commandements de la loi. c'est-à-dire. il arrive quelquefois que la grâce nous éclaire suffisamment pour nous montrer ce que nous devons faire. qu'il l'éclaire de sa lumière et l'aide de sa grâce. les engager élevereurcœur ersleschoses <m dela à l v pour du ciel. et qui est resté dans un état d'infirmité avant la loi. toutes les œuvres de Dieu étaient achevées or. sursum aspiresurrectionis plenitudo. sursum autem numerus in trigouum (seu très respicere non valet. mais sans redresser. sed semper videt. sed non erigH. 31. factus est.) En effet. Omnis enim peccator terrena cuncta Domini perfecta sunt senarius cogitans.. decem quia iUuminavit et adjuvit. quod sine intermissione ante legem. 31. xet'm. in octavo numéro faciunt. et le nombre huit exprime le plein accomplissement des préceptes du S.

ou l'Eglise formée des deux peuples et réunie par une seule et même foi. BED.e< les oiseaux et prit etsema dans so~~a~ du ciel se reposèrent sur ses branches. sic per vocationem duorum populorum Ecctesiam satvam faturam.) Après avoir couvert ses ennemis de confusion et comblé le peuple de joie par les œuvres glorieuses qu'il opérait. elle s'efforce et retombe toujours comme malgré elle dans l'état où elle a longtemps vécu volontairement. Cur autem non aliud animal indicavUj nisi ut ostenderet futurum u.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE geons de le faire. et à quoi le comparerais-je? Il est semblableà MM homme ~'aHt de senevé<jrM'MK e!')M devint MHgrand ar&re. profectum Evangebi conseqaenter sub quibusdam similitudinibus mani- .B a vinculo nostro mciinattoniseri~i. quod est filiam Abrali. jusqu'à ce quele tout ait /ër)MCK~. Dans le sens ugoré. nous serons délivrés par la miséricorde de Dieu de toutes les misères de la fragilité corporelle. Dicebatergo Cui ~tm[7eM< regnumDei? et cui similea'HM~o illud Nt'm:<e grano sinaest pis. quod acceptum AûMûmisit in ~Ao~~M .!tt!t))tet crfMf. (en ~e~Me~ équivalents. Cette œuvre miraculeuse est donc le symbole du sabbat éternel.t. ÂMBR. LA GLOSE. e~factumest in arboremmaramis cœ~ y~nm. Il dit e~cofe A ~MO! le MM~MyeraM-y'e et w~~ /<:)M)Mep~eMc! dans royaume de Dieu ? Il est semblableau levain <~M'M~e trois mesures de farine. qu'ils éteindraient dans les sources abondantes du Seigneur. GLOssA. d" i8-2i.nsque mundi hujus (dominici fontis uhertate) depouat'! et. Idem ergo mystice est bovem vel afinum solutum a prBsepio potum duci. Opus autem sabbat i signum futuri est. (<p?MtOo~e<< MOMe~rMM.' Ho~Merc~ requieverunt7M 7i'<t<0'M)H A. FUia. ibi cum noluerit. aesf. AMBR. lorsqu'après avoir tous passé sous le régime de la loi et de la grâce. Mais pourquoi le Sauveur ne parlet-il pas d'autre animal que du bœuf et de l'âne. I)ei t'esnxt)! ? Simileest fermento~'<o(< aceep<Mm mulier abscoeidil~t/*af!M<B tria dot sala Hm/<)'«')!<n)'~Mr totum. c'est rompre les liens de nos inclinations qui retenaient captive cette fille d'Abraham.Ct<Cui simile astimabo f~'tM.Toute âme fidèle est peuples assurerait le salut de l'Eglise ? cette fille d'Abraham. – Jésus leur disait CKeo'ë A quoi est semblable le royaume Dieu. ut nequaquam surgere possit ad Mctitudinem. car une faute qui devient habituelle est comme un lien pour l'âme qui l'empêche de reprendre sa droiture première. autnm pst anima qusacunque fidelis vel Mcclesia de utroque populo ad Mei uuitatem collecta. Conatnr et labitur quia ubi diu sponte perstitit. judaious et gentilis populus sitim corporis.) Erubescontibus adversariis et populo ~audente de bis quic gloriose fiebant a Christo. si ce n'est pour montrer que le peuple juif et celui des gentils seraient un jour délivrés de la soif du corps et des ardeurs de ce monde. et que la vocation de ces deux BËDE. quod unusquisque perfonctu~ ]ege et gratia per misericordiam Dei corporeas fragilitatis motestiis exuetur. cadit. S. délier son bœuf ou son âne de leur crèche pour les mener boire. Jésus leur découvre le progrès de l'Evangile sous le voile obligat mentem.

a (ÏI C'<M'M~ ir. AMBR. 2. afin que nous puissions dire '( Nous sommes la bonne odeur de J6susChrist. cum sepetitur in terra. (~MC. car c'est dans un jardin que Jésus-Christ a été fait prisonnier et qu'il a été enseveli.17. La persécution est venue. Les martyrs sont des grains de senevé. mais si elle est aussi broyée par les souffrances. Unde ssquitur est iu arborem magnam. sed latebat. sed si atteratur ad' versis. qu'un homme prend et sème dans son jardm. le grain grain de sénevé. Unde dicitur « Dicebat ergo Cui simile est regnum Dei ? Grano sinapis. CHAP. arhor. Grana sinapis martyres sunt habobant odorem fidei. vim suam fundit. H Dom!u'j euim uoster granum est. (Z. gratiam suœ virtutis effundit. la foi est donc le royaume des cieux qui est. Il est aussi cet arbre qui couvre le monde de son ombrage « Et les oiseaux du ciel se reposèrent dans ses rameaux... de senevé est comparé à la foi (t). comme il le dit lui-même « Il crût et devint un grand arbre.oùJésus it& disciples vous x 1 la foicomme gram senevé. chapitrevti. Et fides simplex primo videtur. Pierre et D s d ses Si aviez e d (1) ans aintMatthieu. Est etiam arhor ruuudum obumbrans c Et requieverunt voluunde seqnitur cres cœU m ramis ejus. et tous ceux qui.DE SAINT LUC.) Le grain de sénevé est très-commun et sans beaucoup de valeur. ÂMBR. ubi etiam resurrexit et factus « Et factum est arbor. xvn. Ergo si reguum sinapis est. au dedans de nous.) Il a voulu être semé comme legrain de sénevé. Si donc le royaume des cieux est semblable à un grain de senevé.verset 9. contriti suutgladiOj per totius mundi terminos grana sui sparsere martyrii. ut diceremus nus odor sumus. de plusieurs paraboles « Il disait encore A quoi est semblable ie royaume de Dieu. un de festat.) Seminari voluit velut granum sinapis. les puissances des cieux. ans un autre endroit. ainsi la foi elle-même paraît au premier abord sans valeur. mais elle était cachée. quod acceptum homo misit in hortum suum in horto enim Christus captus et sepultus est. quod intra nos est. ft fides sient granum sinapis.MC. elle rép&nd la grâce de sa force. ils avaient en euxmêmes le parfum odoriférant de la foi. par leurs œuvres spirituelles. XtH. Il a voulu être broyé. ramua Mf Petrus.) Granum quidcm sinapis res est vilis et simptex si teri cfMperit. » (II ad Cor. etc. Notre-Seigneur lui-même est un grain de sénevé. et que la foi elle-même soit figurée par ce grain de senevé. » etc. potestates <"B)orum et qutcuuque spirittialibus factis evolare merucrunt. ramus est Panlus in quorum sinus . mais il devient un grand arbre lorsqu'il s'élève dans les cieux. et à quoi le comparerai-je? Il est semblable à un D S. » c'est-à-dire. cum elevatur in cœ)u<N. » etc. fides est utique reguum cœlcru]]]. en effet. Ipse etiam Dominus granum est sinapis. o NotreSeigneur. « Christi boTeri voluit. ont le privilége de prendre leur essor au-dessus de la terre. mais aussitôt qu'il est broyé il répand sa force.Alio loco granum sinapis legitur ttbi fidei confertur. id est. Venit persecutio. c'est là aussi qu'il est ressuscité et qu'il est devenu un grand arbre. est le grain de sénevé lorsque est enseveli dans la terre. ils ont été brisés par le glaive et ont répandu jusqu'aux extrémités du monde la semence de leur martyre.

BÈDE. Cet homme a reçu cette semence. CYR)i. a pris ensuite les plus grands accroissements. evangeUcum ser- . sed arborum instar exsur~H. qui doit être cultivée par ses enseignements. per quod adquirimns posse regnare cum Christo. a pris successivement des développements prodigieux.) proches sang Jésus-Christ. uobiscum accepit ex humanitate.aat et requiescunt. hortus Ecclesia ejus disciplinis colenda qui bene dicitur gra. nobis cum Patre tribuit ex Divinitate. diversitates. La prédication de l'Evangile.Cet homme. mais il croit et s'élève. et nous qui étions loin (1).Rami hujus arboris dcgMiatuu) sunt. in quibus imimœ castB virtut~m pennis ad snperna tendentes [)idi)i(. Les rameaux de cet arbre sont les divers dogmes dans lesquels les âmes chastes~ prenant leur essor sur les ailes des vertus. et qu'elles y exhalent les parfums variés des vertus chrétiennes. S.t3. elle se développe aussi progressivement dans l'âme de chaque fidèle. nous nous envolons sur les ailes des vertus dans les retraites cachées de ces branches à travers les profondeurs des controverses. mais à la manière des arbres. un jardin est un lieu parsemé de fleurs. le royaume de Dieu. 6tes (~pAet. répandue par tout l'univers. n. c'est Jésus-Christ. Jésus-Christ se trouve là où la semence produit des fruits. c'est l'Eglise. viennent faire leur nid et trouver un doux lieu de repos. c'est l'Evangile qui nous O donne le droit d'aspirer à régner un jour avec Jésus-Christ. sic et salutaris doctrina penes paucos erat in principio. in quo gratia tui operis effloreat. Crevil autem Evangelii praidicatio cunctum disscmi)i!i)~ per orbem crescit et in mente cujusquG credanUs quia nemo repente fit perfectns crescendo autem non hcrhru'nm (quae velooiter Mescunt). ut plurium fiat nmbracutun) avium. et multiplex odor van!B vit'tutis exhale1. sed postea Mcipit augmentum. non pas comme les plantes qui se dessèchent si vite. Christ dans votre jardin. que vos œuvres soient donc les fleurs de ce jardin. dit le Sauveur. TBËOPnn&CT. mais il prend ensuite de si grands développements qu'il reçoit sous ses ombrages une multitude d'oiseaux. BEDA. tout homme qui prend ce grain de seOu fi)vous qaiétiez vous devenus loin. Ibi ergo Christus.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE Paul sont les rameaux de cet arbre. parle de per quosdam disputationum recessus (qui eramus longe) assumptis virtutum remierjïo semina in horto giis advotamus hortns ntique locus est tuo Chnstuni plenus florum. CYR.num accepisse.. ainsi la doctrine du salut peu répandue dans le commencement. Stcut i~itur sinapis semen superatur quidem quantitate a seminibus ntermn atiorum crescit autem adeo. Vd homo quilibet granum sinapis (id est. Le grain de senevé est plus petit que toutes les autres semences. quia dona qua. car personne n'arrive tout d'un coup à la perfection.. parce qu'il a reçu avec nous comme homme les dons dont il est avec son Père la source en tant que Dieu. Vêt aliter regnum Dei est Evangetium. le jardin. Semez donc Jésus-. THÉOFHTL. u bien encore. dont il est ici parlé.Homo autem Christus est. ubi h'uctus est seminis. bien encore.

mais il le sema dans le jardin de son âme. et la sème dans le jardin de son âme. et. H BKD. <MHtChristmu putant. itcfum dicit Cui simile œstimabo illud ? S'mite est etc. et les oiseaux du ciel. XU!. ceux qui s'élèvent au-dessus des choses de la terre. et mêle dans trois setiers de farine.DE SAINT LUC. quia fermentum ex farina. . produit un grand arbre qui étend ses rameaux. tx). S.MKD. séa en hébreu~ était le tiers de l'épha. AMBR. AMUR.D'après le plus grand nombre des interprètes. generi suo pr<B~tnt sic et Christm ex patribus tequalis corpore. dont il est dit « Qu'une femme prend. virhite non specie. AMBn. C'est ainsi que Paul reçut les premières leçons d'Ananie comme un grain de senevé (Actes.) in ramis (id est. qui dépose Notre-Seigneur Jésus-Christ dans l'intérieur de notre âme. unum et dimidium uiodium caF piens. dans les magnifiques développements des vérités chrétiennes (t). » etc. et beaucoup d'autres. 'est nous qui sommes la faC rine de cette femme. la doctrine de l'Evangile. par sa nature corporelle. ut et ramos producat. est supérieur à cette matière première. W~jMKtt~. non par sa nature. (!*) Cette mesure/en latin MtMO!.MOt. armn. Sequitur cnim « Et. jusqu'à ce que le tout soit fermenté. Notre-Seigneur compare ensuite le royaume de Dieu au levain « Etil dit encore A quoi comparerai-je le royaume de Dieu? II est semblable à du levain qu'une femme prend. nevé. 9). sed plantans illud in viridario suo produxit multas et bonas doctriuas. et m horLo animœ suœ serens. CHAP. tfia donee fermentareitu' totum. c'est-à-dire. On peut l'évaluer à neuf pintes et demie. ce levain est la figure de JésusChrist.Pterique /MCMfermento. autcm hujus mulieris uos sumuSj quiB Horninum Jesum in intet'torUjUs nostrai ~entts abscondit. et lui fit produire de nombreux et utiles enseignements où viennent habiter ceux qui ont l'intelligence élevée. ainsi Jésus-Christ. arborem magnas facit.en grec OKTM. jusqu'à ce que la chaleur de la sagesse cé(t)E~~J~M{<.. qui sunt inteHectu exce~si~ puta Dionysius. S.. sed dignitate incomparabilis pt'!)ccmitjehaL t~itur sancta Ecclesin typum mulicris ngurat~ de qua SMb<)itur Quod acceptum mulier abscoudit in f<inu)f sata. c'est-à-dire.So<MMest genus mensura: juxta morem provincife Patestinœ. AMBR. monem) accipiens. Nous avons donc une figure de l'Eglise dans cette femme. comme Denis. elle tenait cent quarante-quatre œufs de Foule. et alii quamplures. M– B~DE. Deinde simile dicit fermento regnum Dei. Le setier est une mesure en usage dans la Palestine et qui contient un boisseau et demi (2*). suivant l'estimation des rabbins. Hierotheus. et Ctph volatilia (id est. mais leur était incomparablement supérieur par la dignité. c'est-à-dire. viennent se reposer dans ses branches. était égal à ses ancêtres. Pfmtus CtUil) quasi granum modicum accepit Anilniae rudimentmn (Act. in expansis considerationibtts) requiescuut. Hiérothée. parce que de même que le levain qui est un composé de farine. qui terreuis superemtnent. in quibus habitant. mais par la force dont il est doué.

et spiritn.(C/<. ooucotdia an A (1')Letextede saint mtn'oise « ~qnalis porte aspirât votuptatum~ lieude concordia les delaCAafM dor. ( <)t Cat. quod de tribus Noe mulier qufB absRliis est reparatum coudit fcrmentutn. Si igitur atiquis i)i hae trixa condiderit VerhumDei. cette union sera un jour suivie par ceux qui aiment Jésus-Christ d'une communion éternelle et incorruptible. penetratia eator sapienLitc cœtestis obducat. est. :)*qu!dis aspirat concordia voluptatum. M Dei sapientia. Lorsque l'homme a pris une nouvelle naissance dans son corps. que la colère et la concupiscence ne's'emportent plus à aucun excès. l'Eglise le sanctifie par le levain spirituel. la partie irascible et la partie concupiseible. Gr<fcon<Bt P<!<ntm. de manière que la raison ne soit plus en opposition avec les divins enseignements. anima. et la Eufemme qui mêle et cache le levain.) Dotninus nomfVel aliter: /<!rMeH<Mm nat Spiritum sanctum quasi virtutem .) Vot tru sata farinaBn genus huma.um. Et quia in tribus mensuris absconditum dicit esse fennen).(serin. /Equa)i9 aspirat votuntatumj portent exemplaires <qoe douée nostra accreta. que ce levain est la doctrine spirituelle de l'Eglise. et qu'elles aspirent ensemble aux mêmes jouissances (1*). elles ne formeront plus qu'un seul tout spirituel. voilé dans les prophètes et accompli dans la prédication évangélique.)tsanctiitcat. du <S'e!'</M. Uaque si in hac vita. ces trois mesures de farine figurent le Ou genre humain. cvangehcis praedicationibus adimplehun u)e tamon sequi. S. fa. Auc. qui est comme la vertu qui procède de son principe. et.des jpe~.<.) Ou bien dans un autre sens. c'est la sagesse de Dieu. jusqu'à ce qu'elles fermentent et ne fassent plus qu'un. congrue visum est ut Dei FiUum credamus absconditum in lege.m)m est.un. on a été conduit à y voir le Fils de Dieu caché dans la loi.) bien encore. Ecclesia aMtem rcuatum honiinem 4)t eorpore. cependant j'aime mieux suivre le sentiment indiqué par Notre-Seigneur luimême. ému tria hœc pari q~adum cupiditatum lance cousentiunt. AuG. tres 'nensura' in codem mnnsnrint. sÈBE. le levain c'est l'Esprit saint. THËopHTL. irascibilem et coueupiscibi!em. p). on peut encore voir l'âme humaine. 7~oi'< sprm. Comme ce levain se trouve ici mêlé dans trois mesures de farine. TftEOt'HYLACT.u'thoc toh'm spintu~ ut nec ratioue peccet in (loeuiiiedtis. quand ces trois facultés sont unies ensemble par une certaine égalité de désirs. S2. rationabilem. gr. et dans les trois mesures les trois parties. juvat quod ipae Dominus docuit e /'C)')))e)t<KHi sse spirititiom doctrina. Si donc un chrétien dépose et cache le Verbe de Dieu dans ces trois mesures.o 6pit'it. Dans cette femme. donec fermenteutu)' et Haut umim erit in fu- turum ditigenhbus Christum incorrupta colummuo.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE leste anime et soulève les sentiments les plus intimes de notre cœur. dans son âme et dans son esprit. EusEB. (f~ ~er6. Si donc ces trois mesures demeurent unies au levain en cette vie.ia enormiter ferahifj sed ccnformehu' Yerbo Dei. pro Vel MMtMf inteHig!Manimam tria vero M<a trinam partem ejus. la partie raisonnable. ac opertum in propheUs. 32 sur les par.m EcctesiiB. qui a été reproduit par les trois enfants de Noé. nec ira aut con(~npiscent. fermout. mais se conforment à la parole du Verbe.

vos o'<t'< <i~tHM operarii ~i~M!7a~ ibi erit ~e/M~ et <!tM«)' (~e)~t'Mn).Ou femme. et ne le pourront pas.p<OccMeofe. ~Ute)'f!)!!pftmt. XHt.tcor~~t le. Lorsque ~joere de famille sera entré et aura fermé la porte.enseignant. Pr. et cela jusqu'à ce que le tout ait fermenté. id est.Bcepit ut diiigMnus Uoum ex toto corde. id est. id est. e/M~cAero~f entrer. e<<<<')' iH) A<< faciens jNt'erMM/em. Cette femme. LA GLOSE. que donne cette BÈDE.de fA~M~OK t<M ~'c!~ et ils ~M?M~roH< a'< banquet ~MMle place royaume de Dieu. parce qu'elle nous ordonne d'aimer Dieu de tout notre cœur. et A?M)7ot.etmn<pft'mt. Or. Et ceux qui sont les derniers scroH<les premiers. qu:c fervere facit. t oHHX's e pro/)Affa< t'. en disant: Seigneur. ~KM'. l'Eglise. il vous répondra Je ne sais d'où vous êtes. c'est-à-dire. Vel /'M'))te~:<M~dilectionelti dicit. c'est-à-dire. quam mulier. di<.Isaac et Jaeo&.'Be))):'Me. et Spiritus sancti.(t) Après que Notre-Seigueur a exposé sous le voile des actueUe. c'est-à-dire du Verbe de Dieu. ~Mte''a"< HOtJt!tH!t. et vous chassés dehors. je vous le dis.AAraAant. Tune tHCtvos p!f*/Mf~tcere ~~n~f~fïftMM. <<a<'<'HS.<<M(t. de et royaume de Dieu. c<t. ne pas (i~Cettecitation se trouve dansla Gtoso procedentem ex semine. et '*<<p0t:<<e')~. ex tota anima. Et il vous répondra Je ne sais «"0& vous <OU~ de OMUt'M~ d'iniquité. vos attiem ~. les trois mesures de farine signifient la connaissance du Père. id est. de toutes nos forces. mais qui ne s'achève que dans la vie future.dico vobis. $M<yM'MK~M! ~<'?Ha)!c~ Seigneur.et faisant son chemin vers Jérusalem. Ecclesia. et excilat mentem.eMm oideritis .et jm<Mre ad oslium. ce levain c'est l'amour de Dieu. Et il allait par les villeset par les villages.'quia MMM. BED.. c'est-à-dire. publiques. t~ ceux qui sont les premiers seront les derniers. largitur. AM~/ro <M o<CKN)6<'t)ft'f~MeN<*t. douée charitas totan) iiieilleili iu sui pcrfectionem commutet quod luuc incho~iutj sed in futurum perticietur. tria autem sata farinaa siguificant notitiam Patris.t regno Dei. feH< M<)'<!re. )<*)':tMtt~.<. de toute notre âme. Verbo Dei.<'t)'fs.GLoss.DE SAINT LOC~ CHAP. mêle donc le levain de l'amour de Dieu dans trois mesures. et Spiritus sanctus. quia pr. et tous les prophètes dans le viendra de <'On'eM<. jE< venient ab Or)e!!<e. et ex tcta virtute.A*< ~)'c« &K)MS. et Filii. et vous avez enseigné dans nos places vous <?/M ~i're~-fo!~ de moi. Kt Iioc douce fermentetur totum. n'y aurat-il </M'MM nombre qui soient sauvés? Il leur d'entrer petit jS/~OrcM-pOM~ à par la porte étroite. !< po<ef'm< cum a«<eM in< mm et ~'<tMrt'< in~0~)'<t)H~)'N)! <aK~?f)'<M<t'MM.. Et il CM et l'Occide. si SMH/ M~HM~ur 7p.TpeMforas. J! 22-30. A\ta< < t/fteo~.Tmissis NimiHtudimbua de .c.?~f?~? DomtMC~ pOMCt qui <eMdixit ad tHes Contendite intrare per NH~KS<aM ~Ot'~om. la divine sagesse et l'Esprit saint. divina sapicntia. < ({tf't ))0&M ~'PtCtO t"i~ sitis. Là seront les pleurs et les ~'HtCCHMM~ dents. ce qu'elle commence ici-bas.'et ecce iK"< Mom~t'M simi. <t /?<ibat p~' t:t)ifa<e. jusqu'à ce que la charité ait opéré dans l'âme une parfaite transformation d'amour.zt. du Fils et du Saint-Esprit. t!o6M A~Mcfo «M<<<' ~Me<'<~ea nx. quand vous ~efrM A&ra/KtM. fermentniK dilectiouis in sata tria. car &e<!Mcot<p. Ahscondit er~o mulier. qui fait fermenter et soulève l'âme. bien encore. et dehors vous c<M!M?MMC<'rM ~M'~et?!< par frapper « la porte. CtptetM/'o! ~<(t)'e. aM<em ~«Mat)). Alors vous direz OMM'ez-KOM~ Nous avons mangé et bu devant vous. et &<et plaleis HM<rM doo<M<t.

sicut faciunt qui simptices fallere volunt. ut ostentatores faciuut. ibi se medicus magis iugcrcbat. comme le maître de tous les hommes. on enim sola parva loca visitabat. on tombe dans les voies larges de l'erreur. comme un père dont la providence s'étend à tous ses enfants. M TuMpHYL. unde qum putprat inde contin~cm subdit « Et iter fanions in Hicrusaipm )) nam ubi pturcs orant a'grot.) Rectun) autetti iter est ana:ustun). on ne peut sans danger s'en écarter soit à droite soit à gauche. de quo supra agebatur. et ~torian) quairentes sed sicut co)Mmunis dominas et pater omuibus providetis. on trouve de larges issues. Non autem visitabil) municipia. (Et ad <M<e~'oyf?~. « Et ibat per civ itates et Unde dicitur N castetta. sieut in ponte. (<M ~'ciyM~M<ef<o!'<&M~e~ fM<en'{)~a<. 2H. le Seigneur ne lui répond pas en particulier a Il leur répondit Efforcez-vous d'entrer par la porte S. » 2 cette vie. ()un)ibet dectinatione perieulosa ~xistfute sive dextrorsum. par crainte des accusations des docteurs. quand on sort du droit chemin. ainsi quand on sort du sentier qui conduit au royaume des cieux. ni seulement les villes.(règle abrég. En visitant les villes.) De même que dans étroite.i. avait parlé plus haut. » etc. il s'apparaboles plique lui-même à la répandre par ses prédications t Et il allait par Il THËOPHYL. comme font ceux qui veulent tromper les esprits simples.nutn coetorum. il n'évite point la ville de Jérusalem. doit surtout sa présence et ses soins aux endroits qui contiennent un plus grand nombre de malades. <yMe~. sive sinistroraum. n'y aura-t-il qu'un petit nombre qui soient Cette question parait se rapporter à ce dont il sauvés ? a – LA GLOSE. il est semblable à un pont qu'on mulipUcatione evangelicœ doctrinai. comme ceux qui veulent se faire valoir et cherchent la gloire qui vient des hommes. Comme cet homme faisait cette question au nom de tous. visitait pas seulement les petites localités. cumin drcnibat.) Le droit chemin est toujours étroit. « Or.2M. si paoci sunt qui salvcnt. dans la parabole précédente.EXPLICATION M L'ËVANûILE qui précèdent les progrès de la doctrine évangélique. Nam in prœmissa similitudlne dixerat. Sequitu)' Ait autem quidam illis Domine. ritorum rcjtrnhcnsiones. ou de la mort qui pouvait en résulter. a quo . En effet. (Quest. Ot)!f quidetn qua'stio ad hoc pcrtiuerc videtur. car l'Evangéliste fait remarquer a Qu'il se dirigeait vers Jérusalem. en euet. vitans Hicrusatcm ac si timer''t legispeaut mortem. mais il allait partout. BAS. neque so~s civitates.) Sicut onim in vita terrcna cxihM a recto multam !atitudinem habe~ sic qui egreditur a tramite ducen~o ad rcs. ce qui donnait à entendre qu'il y en aurait un grand nombre qui parviendraient au repos du salut. 40. quod requieverunt volucreb cœli in ramis ejus par quod mtelUgi potest multos esse qui salutis requiem nonsequerentur. ejus diffusioni ubique prœdicando intendit. a le médecin. ne les villes et par les villages. Et quia ille unos pro omnibus qucesierat. quelqu'un lui demanda Seigneur. » BAStL. le Sauveur avait dit que les oiseaux étaient venus se reposer sur les branches de l'arbre. enseignant. Dominus non singulariter ei respoudet.Mss. Unde sequihn' « Ipse autem dixit ad illos Conteudite intrare per augustam porta)n.nr? H C. 241. in multa latHadine errorit reperitur.

DE SAINT LUC, CHAP. XIII.

ne peut quitter d'un côté ou de l'autre sans être englouti dans le fleuve. S. CvR. (Ch. des Pèr. gr.) La porte étroite est aussi la figure des souifrances et de la patience des saints. De même en effet, que la victoire qui suit le combat atteste la bravoure du soldat, de même les travaux et les tribulations courageusement supportés donnent de l'éclat et Mais pourquoi de la gloire.-S. CHRTs. hom. 24 et 40, sur S. ~<) ( donc le Sauveur dit-il aUteurs « Mon joug est doux, et mon fardeau léger? » (Mattlt., xi.) Il n'y a point ici de contradiction, d'un côté Nôtre-Seigneur a en vue la violence des tentations, de l'autre l'amour de ceux qui les éprouvent. En effet que de choses accablantes pour la nature, et qui nous deviennent faciles quand nous les embrassons avec amour? D'ailleurs, si la voie du salut est étroite à son entrée, elle conduit cependant dans des régions vastes et spacieuses au contraire S. Gims. (Moral., xi, la voie large mène directement à la mort. 26.) Avant de parler de l'entrée de la porte étroite, il dit: a Efforcezvous, parce qu'en effet si l'âme ne déploie toute son ardeur elle ne pourra triompher des flots du monde qui toujours l'entraînent dans les abîmes. S. CvR. (C?!. des P< y?'.) Il semble que Notre-Seig'neur ne répond pas directement à cette question «Y eu a-t-il peu qui soient sauvés? a en faisant connaître la voie qui peut conduire à la justice. Mais il faut se rappeler qu'il avait coutume de ne pas répoudre en entrant dans les pensées et les désirs de ceux qui l'interrogeaient, toutes les fois qu'ils demandaient des choses inutiles, mais en ayant pour but l'utilité de ceux qui l'entendaient. Or, quel avantage pouvait résulter pour eux de savoir si le nombre de ceux qui seraient sauvés serait petit ou

utrinque divcrteiM t)nmini imu)ergi- troitu, tamen pur eam perveuitur ad latur. tihidntcni e couf.rarto vero In!.a deducit CTRIL. (<? C~<. 6rMO)'HM ~0~'MM.) ad mteritum. GKEG. (X) ~ow~ cap. 28.) Augusta etiam porta œruinaam et pa- Oic~trus autem auguake pot't.e intt~itientiamsanctorttm siguiticat. Sicut cnitn t)nM, pi'œinisit, co;;<eM(/<<e/~mauis! pngMrntn victoritiat,te.s[!itu).'mthtis stre- meut.is cutitent.lo fnrvfat, unda mundi nuituti; sic prK'da.rutn efficict vaUdn per- non viacitm', par qn~manuDasemper pessio tahorutn et, teutationum. CHKYS. ad i)))a revocatm'. Cvn)L. (;< AM~ra) Non vi<tur au~/<:MA. e); ~?. ~t~ew (/;oM. 24 et 40 Ca<. Cresca.) Quid est ergo qund Domi- tRt)) [)oMunns~ntisfacet'c~).Merenti ntruu) nusa)ibidic)t(J)~/<tl):«J))s;um pauci shit qui sah'cutur, dum dfdar&t meu'n suave et onus tneum levé Non viiuu pcr quam quisque potMt fieri jusquidem eoutradieit, sed hoc dictum est. tus. Sod (hcendmn qnndmoseratSfdv~proptcr tetttntionn)f) naturani, illud vero toris uou respoudcrc iutcrrogaMt.ihus sf" propter att'ccLum t.mn~euMUu))).«st cnim cunduui ~uod cis vidcbittm', quotif~ [nûtestuu) attqtlid uatura', fa~itc repu- iuutilia quœreban~scd re~pictcndo')t'ud tari, quando id affcdfHttPt'amph'.cthnur. ntite audiputibtM foret. Quid autett) c<in)Si etiam via sa)u),!s nn~usta t't'it in in- modi )i)'fiV(~nr<'t !Uidieuf'ht)s scift; :))) roM.V!. n

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

grand ? Il était bien plus nécessaire de connaître les moyens d'arriver au salut. C'est donc dans un dessein plein de miséricorde, que sans répondre à cette question inutile, il traite un sujet beaucoup plus nécessaire. S. Ans. (serm. 32, sur &sp~M Seig.) Oubien encore, le Sauveur répond affirmativement à la question qui lui est faite « Y en a-t-il peu qui soient sauvés ? ? parce qu'il y en a peu qui entrent par la porte étroite. C'est ce qu'il déclare lui-même dans un autre endroit: <Le chemin qui conduit à la vie est étroit, et il en est peu qui le trouvent. a (MaMA.,vu.) BÈDE.C'est pour cela qu'il ajoute ici « Car beaucoup, je vous le dis, chercheront à en~er, (excités par le désir de sauver leur âme), et ils ne le pourront pas, » effrayés qu'ils seront des difficultés de la route. S. BAS.(sur le Ps. i.) L'âme, en effet, hésite et chancelle quand, d'un coté, laconsidération de l'éternité lui fait choisir le chemin de la vertu, et quand en même temps la vue des choses de la terre lui fait donner la préférence aux séductions du monde. D'un côté elle voit le repos et les plaisirs de la chair, de l'autre l'assujettissement, l'esclavage de soi-même; d'un côté l'intempérance, de l'autre la sobriété; d'un côté les rires dissolus, de l'autre des ruisseaux de larmes, d'un côté les danses, de l'autre les prières; ici le son des instruments, là les pleurs; d'un côté la volupté, de l'autre la chasteté. S. Au&. (.!e?' 32.) Nôtre-Seigneur ne se contredit pas en disant ici qu'il en est peu qui entrent par la porte étroite, et en déclarant dans un autre endroit « qu'un grand nombre viendront de l'Orient et de l'Occident, » etc. (/)7<!KA., vm.) Ils seront peu en comparaison de ceux qui se perdent, mais ils seront beaucoup dans la société des anges. Quand le grain est battu dans l'aire, à peine si on le voit,

mutU sint qui satvcntur, an pauot ?NecessariutuautemmagtseraLsciremodutn ad salutem. Disque iUiquispervcuit pensaUve ergo inl quicstionis vaui)otransfert suum qtuumjuhit.dicitjsed serm)Jnetuadrcni]'ua}.;ism'cessariatH. ALG.((<cr<'?'&. /~M.,serm.32?<< M'p.) Vêt aliter :coutirma.viL))['minua q)todaudtvit,;sci)icet,qun~ptn~'i;uut. quisab'nnt.m',<j[H[a.per!ing(bt!)Hi[jOt'tam !J(}ul'Ïiulranl.. Ah" tlllLCtt110('0 lux; idem ipso ait (~««/); t'Ai'c~icst est tampaut'iintra~LAth'auLemtucoJtoc viaqu:BducitadvUMn,ctpaut;isunt quiiligreJitmLurpcriUaM'tUudesub<)it:«Qni!imu)H(f/<co'('&t4)t)U!Bi'f'nt. iutnt.M. BED. (Snlutis amore provoMt)), et non poternn), itineris asperitate deterriti.BAs~L. t.)Vaci))at ~M~M~

enim anima, quando quidem considerat a'tei'ca, eligende virtutem, sed quando pr<Bseutia respidt, prœferendo illecebras. Hic iutuetur otia vel oMectatiouem carnis; itUu su~ject.ionem vel captivam hic ebrieta.tetu, illie servituteLU ipsius sobi'ietatem;l)iedisMlut.os.<'isu~itUc copiani!uM'Ymarn)));t!MchoreM,i)UH ~)'aUo<]etn;hict!).H)as,iUicOetus;hi(; )ux)n')au)jmiccMUmuniam.AUG.(~e ret'<?)t)m.,senn.32w<~t<)Nona.ute<n eontrarius sibt est DomintM qui dixit quoJ pauci sunt qui intrant per aagustam porLam; et alibi dicit (J/o«/i., 8) <f Mu)ti ab oriente venient, » etc. Pauci suut in compamtione perditorum, multi iu societate angeiorum. Vix videntur grana quando area trituratur; sed tanta

&E SAINT LUC, CHAP. XI!t.

mais cependant il sortira de cette aire un si grande quantité de grains qu'elle remplira le grenier du ciel. S. CYR.Notre-Seigneur nous montre ensuite par un exemple manifeste combien sont coupables ceux qui ne peuvententrer «Lorsque le père de famille sera entré et aura fermé laporte, etc.; c'est-à-dire, supposez un père de famille qui a invité beaucoup de monde à son festin, lorsqu'il est entré avec ses convives et que la porte est fermée, d'autres arrivent et frappent à la porte. BÈDE.Ce père de famille, c'est Jésus-Christ qui est présent partout par sa divinité, mais qui nous est représente dans l'intérieur du ciel avec ceux qu'il réjouit de la vue de sa présence, tandis qu'il est comme dehors avec ceux qu'il soutient invisiblement dans le combat de cette vie. Il entrera définitivement, lorsqu'il admettra toute l'Eglise à le contempler, il fermera la porte lorsqu'il refusera aux réprouvés la grâce de la pénitence. Ceux qui se tiendront au dehors et frapperont à la porte, c'est-à-dire ceux qui seront séparés dos justes, imploreront en vain la miséricorde qu'ils auront méprisée « Et il leur répondra Je ne sais d'où vous S. GRÉG.(~7o~ êtes. a rm.) Ne point savoir, pour Dieu, c'est réprouver, comme on dit d'un homme vrai dans ses paroles, qu'il ne sait pas mentir, parce qu'il a horreur du mensonge; ce n'est pas qu'il ne saurait mentir, s'it le voulait., mais l'amour de la vérité lui inspire un profond mépris pour le mensonge. La lumière de la vérité ne connaît donc point les ténèbres qu'elle réprouve. « Alors vous commencerez a dire Nous avons mangé et bu devant C S. CYK. eci s'applique aux israélitos qui offraient à vous, » etc. Dieu des sacrifices selon les prescriptions de la loi, et se livraient à la joie en mangeant la chair des victimes, Ils entendaient aussi dansleurs

massa, processura est de are hac, ut impleat horreum cœ)i. CyML. (<? Cc<- Gt'<econ< /'<t~M.) Quod autem dftestabUes sint, qui intrare non possunt, per evidcua exomplum declaravit, suhdens «Cum autcn) Sicutsi iutraverit, paterfamilias, etc. qui mnttos ad convivinm paterfamiiias couvocavit. ingrasso cum convivis, et oslio rectuso, postmodum puIsa.Mtes n<tveniaut. BEI). Est mtem paturfatnihus Christus qui cum ub!quc ex Divinitate sit, ittis jam iutus esse dicitur quos in cœtum prmscns ~ta visiouc taitincat; sed quasi forts est his quos in hac peragrinatioue certantes occuKus adjuvat. Intrahit vero, cnm totam Kcciesiam ad sui contemptationem perducet, ctaudet.

ostuuu, cum reprobis locum pœnitentiœ lollet. Qui foris slantes pulsabuut, id est, a .j<istissegrca:ati, tmscricordiamquameontempscruut, frnstra impJorabunt. Unde sequiU~r « Et reapondeus dicet Yobis Nescio vos un<]o siti~. GnEG. (~/o)' c!tp. 8.) Nescirc ))?, ituprobare est; sicnt'.et uescu'e montiri vir vurax dicitur, 'j))t I:t])t pcr M)end:tciu)n dedignatur non qund si mentit'i velit, ncseiat, sed quod fais:t ]oqui vci'Hat.iamnoM contemna.f.. YentaU~ igitxr tumen, K*nebras quos rfpro))!tt, iguorat. n Tune incipietis dicere: Scqoitnr Manducuviinns coram te et bibimus, etc. CYKIL. (ubi ifMp.) Hoc !sme)tt.i!: conveuit qui secundum ritum tegis offerentes Deo victimas, edebant et gandëbaat. Audie-

EX~LICAttON

DE L'ÉVANGILE

synagogues la lecture des livres de Moïse qui, dans ses écrits, ne parOu THÉOPHTL. lait point en son nom, mais au nom même de Dieu. bien encore, on peut sans doute appliquer ces paroles aux Israélites, parce que Jésus-Christ est né d'eux selon la chair, qu'ils ont mangé et bu avec lui, et ont entendu ses prédications. Mais elles s'appliquent aussi aux chrétiens; car nous mangeons le corps de Jésus-Christ, et nous buvons son sang, lorsque tous les jours nous nous asseyons à la table mystique, et il enseigne sur les places de nos âmes. BÈDE.Ou bien dans un sens Hguré, manger et boire devant le Seigneur, c'est recevoir la nourriture de la divine parole, et le Seigneur semble confirmer cette explication en ajoutant « Vous avez enseigné dans nos places publiques, » Eneffet, la sainte Ecriture, dans les choses obscures, est une nourriture, parce qu'on la rompt pour ainsi dire en morceaux en l'expliquant, et qu'on la broie avant de l'avaler. Elle est comme un breuvage dans les vérités plus claires, parce qu'on les prend comme elles se présentent. Mais les joies de ce festin spirituel ne servent de rien à celui qui ne se recommande pas par une piété appuyée sur la foi la science des Ecritures ne fait pas connaître à Dieu ceux que l'iniquité de leurs œuvres rendent indignes de cet honneur. Aussi que leur dit Nôtre-Seigneur « Et il lui dira Je ne sais d'où vous êtes, retirez-vous de moi, )) etc. S. BAS.(règl. abr., quest. 282.) Peut-être s'adresse-t-il à ceux que J'Apôtre semble personnifier lui-même, quand il dit «Quandje parlerais toutes les langues des hommes et des anges. quand j'aurais toute la science. quand je distribuerais toutes mes richesses pour nourrir les pauvres, si je n'ai point la charité, je ne suis rien a (t Co?' xm); car ce qui ne se fait point par un motif d'amour de Dieu, mais pour obtenir les louanges

bant quoque in synagogia libres Moysi, manducatido ghtitur; ~o~M est in aperqui in suis scriptis, non quae sua sunt~ tioribus, ubi ita sorbetur sicut invenitur. l, sed quœ Dei tradebat. TnEûpHYL. Vel Nonanteni festivaotem eputaHojuvat, simpHciter ad tsraeUtas dicitur, eo quod quem Ëdei piet.~ nMi commendat, non ex eis Cbristus spcundum earaon u&tus scicntia Scnpt.urMnm notum Deo facit, es),, et cum <io comedebant (!t btbMbauL quem operum iniquitas indignum ostenet eum prœdicantem audidjant. Sc<t et dit. Undc sequihn' « Et dicet vobis Christiauis hœc con~munt, etc. nos Mtiui Nescio vosuudcsi tia ? Disced it u]e, M ite comedhxus curpus ChrisU et bibiuma BASJL. (?H V?ep~<(~&rct'«)n&M.!0(< !)t/e~ sans')')~e)u ejus, quoLidic ad utfnMu) t'oyc<. B82.) ))]M forsan loquttur~ quos mysticam accidentes; do~ctquc iu pla- describit, Aposbtus in proprmpeMona, teis animarmn uostrarum. diecus « t;i )!ugnia !<omit)um loquar, BEDA. Vel my~ticc tManducat coram et, augctormn, et habcam omnem scienDomino, et bibit, qui verbi pabhium iiam, et dishibuero oumea facuttatea avide suscipit. Unde quasi oxponendo mca'5 m cibo~ paupcrum, cbaritat.cm subditur « )n plateis uostris docuisti B nuLem hon I~buo'o; nihit mihi proScriptura enim in obscunoribus ci6M.s' d<:st. quud euim non lit divini amoris est, quia quasi e\pnnendo rnntuitu)-, et iutuitn, bcd t~J acquirendaiu ab hu)nml-

DE SAINT LUC, CHAP. XM.

'des

TKÉomnj. Rehommes, ne mérite point les éloges de Dieu. marquez combien sont détestés de Dieu ceux qu'il est forcé d'enseigner sur les places publiques. Il nous faut donc écouter ses divins enseignements, non dans les places publiques, mais dans un coeur que l'humilité a rendu petit; si nous voulons éviter ce malheur. BÈDE.Or, nous voyons ici la double peine de l'enfer, celle du froid et celle de la chaleur « Là sera le pleur et le grincement de dents. » L'excessive chaleur, en effet, fait verser des larmes, et le grand froid produit le grincement de dents. Ou bien ce grincement de dents est un signe d'indignation, indignation tardive de celui qui attend trop tard pour faire pénitence. LA.GLOSE (i). Ou bien encore, le grincement de dents sera pour ceux qui, sur la terre, mettaient toute leur joie dans les plaisirs de la table; et les pleurs, pour ces yeux qui s'égaraient ici-bas dans les désirs de la concupiscence. Ces deux tourments sont du reste une preuve de la résurrection des impies. TnÉopHYL. es tristes prédictions s'appliquent encore aux Israélites C auxquels il s'adressait, et dont le plus grand supplice sera de voir les Gentils entrer avec leurs pères dans le repos éternel, tandis qu'ils en seront exclus « Quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, s etc. EusÉBE. Les patriarches, en effet, avant la promulgation de la loi, abandonnaient l'erreur de la pluralité des Dieux comme s'ils avaient été instruits par l'Evangile, eLse sont élevés à la connaissance du Dieu très-haut. Un grand nombre d'e Gentils ont été associés à leur bonheur parce qu'ils ont suivi leurs exemples, tandis que leurs enfants ont repoussé « Et ce sont les derles enseignements de la doctrine évangélique sur 3 est (i) La première artiede cettecitation tiréede l'homélie8desaintGrégoire les p Evangiles.

bus laudem, non invenit laudem apud Attende etiam quod Deum. THEOPHYL. detestabiles sunt illi, in quorum plateis Dominus docet. Unde si docentem eum audierimus, non in plateis, sed in angustis et humilibus cordibus, non erimus detestabiles. BEDA.Duplex autem ostenditur gohennfBpœnaj scilicet frigoris et fervoris. Unde sequitur: « !bi erit ûetus et stridor dentium. Fletus enim de ardore, stridor dentium de frigore solet exoitari. Val stridor dentium prodit indignantis aKectum,quod qui sero pcenitet, sero sibi irascatur. GLOS. êt stridebunt V dentes, qui hic de edacitate gaudebant; flebunt oculi, qui hic per concupisoen-

tias vagabantur. Per utrumque autem veram impiorum resurrectionem designât. THEOPHYL. Pertinet etiam hoc ad Israelitas, cum quibus !oqnebatur; qui ex hoc maxime percelluntur, quod Gentiles cum Patribus requiescunt, ipsi vero excluduntur. Unde addidit « Cum videritis Abraham, Isaac et Jacob, in regno Dei, » etc. EusEB. Prœdicti enim Patres aute tempera. legis, secundum evangelicam fonnam errorem multorum deorum dereiinqaoutes, aaMunpseruntsubite mis Dei notitiam; quibus pares facti sunt multi Gentilium ob aimitem vitam, filii antem eorum alienationem suut passi ab evangelica disciplina. Undeseyuitur:

EXPLICATION DE L'ÉVANGILE

niers qui seront les premiers, et ce sont les premiers qui'seront les S. Cya. En effet, les Gentils ont été préférés aux Juifs derniers. » TsÉopEYi..Nous-mêmes, qui avons qui tenaient le premier rang. reçu dès notre enfance les enseignements de la foi, nous sommes ce semble aussi, les premiers, et peut-être serons-nous les derniers en comparaison des Gentils qui n'ont embrassé la foi qu'à la fin de leur vie. BÈDE.Il en est beaucoup, en effet, dont laferveur dégénère en tiédeur, beaucoup qui, de froids qu'ils étaient, s'enflamment d'amour pour Dieu beaucoup qui, méprisés dans ce monde, seront couverts de gloire dans l'autre; d'autres, au contraire qui, honorés des hommes sur la terre, seront à la fin de leur vie condamnés pour l'éternité. Ce M~nMJ~M~, lui dire ~.31-35. ~M~MM-MKS <~p/KM'MM!M<!MM'eK< Allezt'<~M'e;t;otM t'ar Hérodeen veut « votrevie Il leur répondit MOtM-en., d'ici; Allezet ditesà ce )'MM~ Voilàqueje chasselesdémons t guéris lesmalades e MMt c aujourd'huiet ~eMcH'et le troisième <OM< ~en: onsommé. jour Cependant il faut queje eo)t<M:Me demarchersM/oM~tM: ~eMt:'M, le jour suivant, et et deJérusalem.Jérusalem, Mt'!7?<eeOM~MH<~M6' prophète MMMre/!M' ~M'tMt Jérusalem,qui <MM j~'o~Ae<M, qui /f<M ceux qui te sont envoyés, les et combien fois ai-je voulu?'asMHt6/<')' de tes eM/c?: comme oiseaurassemble M?t sa couvée soM'jses ailes, et <tt!tc l'as pas voulu! Voicique votremaisonva demeurer éserte.Je t!OM! dis vous~M ue)TK d le me ce plus, ~'M~M'a que vienne Béni soit celuiqui tJ:M< !M)K Seigneur! au <<M le jour 0&vousf~M-M S. CYR.(C~. des Pèr. ~?*.)Les paroles que le Sauveur venait de prononcer avaient profondément irrité les pharisiens car ils voyaient déjà le peuple, touché de repentir, croire en lai. Désolés donc de perdre leur autorité sur les peuples, et de voir diminuer le profit qu'ils en retiraient, ils simulent pour lui une affection hypocrite, et

« Et ecce sont novissimi, qui GMnt priilli Ecce e/tCM do'mom't!, et Mnt7a<Mper/ie mi et sunt primi, qui ern.nt novissimi. » ci'o/to<<te t f;'<t~ et <<)'<adie consummor oeme )'ttMtfa!))ea pot'/c< hodie, et crM et sequenti o CY)HL.[M&tM<pro.)Jud!piseuim;qui die aa;&Mia)'c, jMm oon < primum toenm tencbunt. priciMtfe sun). !'&'ecj<t'<!/~M!'Me~m. capit p!'opAe<amye~efM!a!em, Ft'efMaTnEOPHYL. Nos autem {ut viderentes. /em, ~)«BoccidispropAe/a~, lapidas eos qui tur) primi sumus, qui ab ipsis enu~bumï'M~~]' N~ tJO~Ht ~MO~'M con~fp~ûrc /ïlis rudioent.~ accepimus j R~ fd~itan /)'cs <tfos,~McmodmodMm m'<<M< aott' suum <Mt vobis do''rimue novis.<imi respoctu nentitiutN. et ? ~CHNMj ttO~Mh' ~ece!'f/M~K<'<Mi' vobis quia qui circa JincHi vit.œ crediderunt. BRU. m;M e'est'a ~<?tef<a.Dtea <tM<e))t ~'?M videbitis ~ef/onefî veniat cunt dicetis J\iu)ti etiam prius ferventes postea torHfffj'C~M.f f'~M? ?tOMN]C M Domini. y?~ pent, multi pm~ fri~idi su)MLoinardesCYRJL. (!)t (.'(!<. <<eWMM ~<)'!<Mt. ) cutit, HmUiin hocsp.Mto despecti, in futuro sunt gtonticaod); alii apud' ho- Pra*dicht Domini verha pharisaiorum mines ~toriosi. in fine sunt damnandi. auimos provotavernnt, ad iram videhaut euim poptttos jam contritos fldem /t! ~<a die, f!rceM<')'!t);< ejus in'riperp. Uaqna quasi perdentes of<)M!~am pAa!fM<ort<m, dtce'ttMt~t Ë'r~ et pn~f A<;)c, Herodes Scuuu populis ))r:Bstdendi, et deficientes quia )K/<te oecMcrf.Et ait Ulis: 7<e <!te<<? et et<~)!'m iucro, simulantes se cum diligere,

DE SAINT LUC, CHAP. Xm.

lui conseillent de se retirer a Le même jour, quelques-uns des pharisiens vinrent lui dire Allez-vous en, retirez-vous d'ici car Hérode veut vocs faire mourir. a Mais Jésus, qui sonde les cœurs et les reins, leur répond avec douceur et dans un langage figuré « Et il leur dit BÈDE.Il appelle Hérode un renard à Allez, et dites à ce renard. » cause de son esprit rusé et insidieux; car le renard est un animal rempli d'astuce, qui se cache dans sa tanière pour mieux tendre ses piéges, exhale une odeur fétide et ne suit jamais les droits chemins. Tous ces traits conviennent aux hérétiques, dont Hérode estlafigure, et qui cherchent à faire mourir Jésus-Christ, c'est-à-dire l'humilité de la foi chrétienne dans le cœur des fidèles. S. CYR.Ou bien encore, les paroles du Sauveur ont un autre objet, et ne se rapportent pas à la personne d'Hérode (comme quelques-uns l'ont pensé), mais plutôt à l'hypocrisie des pharisiens. En effet, NotreSeigneur parait indiquer ce pharisien qui n'est pas loin en disant c Allez, et dites à ce renard, selon le sens du texte grec. Il leur commande de dire ce qui était de nature à exciter contre lui la multitude des pharisiens « Voilà que je chasse les démons et guéris les malades aujourd'hui et demain, et c'est le troisième jour que je dois être consommé. Il leur annonce donc qu'il fera ce qui leur déplaisait souverainement, c'est-à-dire qu'il commandera aux esprits immondes, et guérira les malades jusqu'à ce qu'il subissevolontairement le supplice de la croix. Mais comme les pharisiens s'imaginaient qu'il redoutait la puissance d'Hérode, lui qui était le Dieu des vertus, il éloigne cette pensée en ajoutant a Cependantil faut que je marche aujourd'hui et demain, et c'est le troisième jour que je dois être consommé, a Cette

suadent illi ut inde discederet. Unde dicitur « Jn ipsa die accesseruut quidam pharisa'orum décentes illi Exi et vade hinc, quia Herodes vult te occidere » Christus autem, qui renés et corda scrutatur, eis leniter et figuraliter respondet. Unde sequitur « Et ait illis Ite et didieite vulpi illi. n BKDA. Propter dolos et insidias Herodem vutpem appellat quod plenum fraudis est animal, in fovea propter insidias latens, odore fcetens, nunquam rectis itineribus iuoedens quœ omnia hfcreticis couveniunt quorum typum Herodes teuet, qui Christum (id est, humilitatem christiana* fidei) in credentibus conantur extu~ucrc. CYmi,. (ubi ~Mp.) Vel aliter videtur hic sermo mulatus esse, et non spectare ad personam Herodis (ut aiiqui pu-

taverunt), sed magis ad pharisaicas Betiones;peneenimipsumpharIStBum ostendit prope manentem dum dixit « Meet dicite vulpi huic, o sicut in Graeco habetur. Unde hoc priEcepit dicendum qnod poterat urgcre pharisn;orum turbam « Ecce, inquit, ejicio da:mon)a, et sanitales perficio hodie et cras; et tertia die consummor. n Hoc se promittit operatnruu~ quod JudiBis disp)ieebat~ scilicet, quod immuadi~ imperaret apiritibus, et criperet a morbia i[)Iirtnautes usque dum propria sponte sustineret crucis patibutnrn. Quia vero pbariSK'i credebant quod manum trepidarel Herodis, qui Dominus erat virtutuu) hoc excludit dicens Verumtaxten oportet me tiodie~ et cras, et s<'qn"nti die ambutare. » Quod dieit~ oportet,

EXPLICATION DE T/ÉVAN&tLE

expression a Il faut, » n'indique nullement une nécessité qui serait imposée au Sauveur mais bien plutôt qu'il se rendait librement et volontairement vers le but qu'il se proposait, jusqu'à ce qu'il terminât sa vie par le supplice de sa croix adorable dont il annonce que le TnÉopNYL. temps approche en disant «Aujourd'hui et demain. n Comme s'il leur disait Pourquoi vous préoccuper de ma mort ? Le temps n'en est pas éloigné. Cependant ces expressions Aujourd'hui et demain, » signifient un espace de plusieurs jours. C'est ainsi que dans le langage ordinaire nous disons Je ferai ceci aujourd'hui et demain; » bien que nous ne puissions le faire dans un si court espace de temps. Et pour donner une explication plus claire de ces paroles, ne les entendez pas dans ce sens « Mfaut que je marche aujourd'hui et damain, non, arrêtez-vous après ces mots « Aujourd'hui et a Le jour suivant je dois marcher. » De demain, » puis ajoutez même que souvent pour compter, nous disons Dimanche, lundi, mardi, je sortirai; nous comptons deux jours pour indiquer le troisième, Notre-Seigneur dit aussi « Aujourd'hui et demain, et le troisième jour, je dois aller à Jérusalem (1*). » S. AuG. (Quest. et)6!M<y.) Ou bien encore, Notre-Seigneur parle ici (2) dans un sens figuré et ces paroles ont pour objet son corps mystique qui est l'Eglise. En effet, il chasse les démons, lorsque les nations idolâtres abandonnent leurs superstitions pour croire en lui, et il opère des guérisons lorsqu'apr' qu'elles ont renoncé au démon et au Mas a d'imN d cette pour vaut,mais y attacher utrement (i~) ous onnons c\p!ication cequ'elle etenla regardant comme beaucoup subtile uevraie. plus q portance,
ni dans les questions spé(2) Cette citation ne se trouve m d.ms tes questions ~M'' r~a~/ë, rtates SKf ~aù~J)~a«/i~!t, n~ dans le 7'rat'~c' <!eMfn'moa/e des jF~(t~t'7!<e~, mais dans te commentaire de Rëde sur cet endroit. Cependant on rctfonYe quelque chose de semblable dans l'ouvrage de saint Augustin <'mi<"e7«&~ chapitre ter <ars le miheu.

sibi uecessitatem in~rncanequaquam tem ostendit, sed 'jood nn~ts arbitrio proprim votuntatis pergeret que volebat, (juûUsqM tincm veneran~'B t-i'Rcis subiret; fnjns jam Christus imminerc a Hodie et. tempns ostenlit, cum dixit ~'ras. Tu)!CP))YL. Ac si dirat: Quid de n~ortc incn copitatis? Rcee fiet post moUodic et dicum. Qnod autem dicitur cras, » hoc multos dies si~aticat. Sieut soliti sunaM rt noA in coujumuifennone '< ftodiu t't crM iH ))fCj « non dtcere quod f!at i)i tm)t.a dist)U!<iit Leu~poris. Rt ut (;Taagc)i''u))t scrmoncn) cvid<'u(ins fxpouamos, jton iot.t'Ui~as qucd opm'trt juc hodie et cras aLuhu)<tre, sed sistas in ~cf~e etc?'<M, dcindesubjuogasj «et se-

sicut etpturies quenti die aabutare; numerando o~usuevimus dicere '<Die domiuica,etsecuuda f<:ria,ettertia t'~rodiat' » quasi computando duas, ut tertia denotetur stc Dominus quasi computaudo dicit « t~po)~ me hodie et cras, et postea tertio die ire Hierusalem. AuG. ('7e <?x.Kt<. jEe~M~.)Vel mystice itb illo bœc(Mctit iuteUisunt"~ ut refer;o)tur ~d corpus e.)'M, quod est Ecdesia expei]u])tur eniu) deemonift, cum retictist~MsoperstitioaibtMcreduntiu ~'tUt'geutes~etpernciuut'u'sanitcttes, cum se~undum praecepta ejus posteaquam f~erit diabolo et huic acculo rentinSnem resurrectionis (qua tiatutu ~uc

DE SAINT HJC~ CHAP. XtH.

monde, il conduit l'Eglise à la perfection angélique par l'immortalité du corps qui aura lieu à la résurrection, figurée ici par le troisième jour comme la consommation de toutes choses. TnÉopHYL. ais comme ceux qui lui disaient « Retirez-vous d'ici, M parce que Hérode veut vous faire mourir, » lui parlaient ainsi dans la Galilée où régnait Hérode Notre-Seigneur leur déclare que ce n'est pas en Galilée, mais à Jérusalem, qu'il a été réglé d'avance qu'il devait souffrir. a Car il ne peut se faire qu'un prophète périsse hors de Jérusalem, o En entendant ces paroles a II ne faut pas, a c'est-àdire, il ne convient pas qu'un prophète meure hors de Jérusalem~ n'allez pas croire que les Juifs aient été forcés de le faire mourir; le Sauveur parle ainsi, parce que les habitants de Jérusalem avaient comme soif du sang. Quand on entend parler d'un atroce scélérat, on dit, il faut que le chemin où il dresse'ses embûches soit arrosé du sang des voyageurs; de même, il fallait pour ainsi dire que le Seigneur des prophètes ne périt pas ailleurs que dans la ville où demeuraient les meurtriers. Accoutumés à verser le sang des prophètes, ils feront aussi mourir le Seigneur des prophètes c'est ce qu'il déclare dans « Jérusalem, Jérusalem;, qui tues les proles paroles suivantes phètes, » etc. BÈDE.Ce n'est ni aux pierres ni aux édifices de cette vil!e que NotreSeigneur s'adresse d~ns cette apostrophe, mais aux habitants de Jérusalem sur lesquels il pleure avec une affection de père. S. Cyn. (AûM. 75 $Mf.S'. ~M/t.) Cette répétition Jérusalem, Jérusalem, indique un profond sentiment de compassion ou d'amour, le Sauveur parle à cette ville infortunée comme à une personne qui oublie celui qui l'aime, et il lui prédit le châtiment dont sera punie son ingratitude. SÉVÈRE D'ÂNT.Cette répétition est aussi l'indice d'un violent

tanquam tertia consummabitur) ad ple- oportet banc viam, in qua prœdo insinitudinem angelicam per corporis etiam diatur, viataribtis tmnnumm esse a sanimmortalitatem perncietur Ecclesia. gume sic et non oportebat alibi, quam TttEopHYL.Sed quia illi dicebaut et nbi morabantur priBdoneSjperire Domi'< Exeas hiuc, quia Hcrodes te qnaerit num prophetarum. Nam assueti propjteoccidere; H m GaU)œaloquentes b~i re- tarnm sanguiNibus, occident et Domi« UiartMaIem, gnabat Hcrodes; oatendit t~tod non in uum. Unde sequitur GaUifea, sed in Hieruaatelu prteordina- Hierusalem, quse occidis prophetaa, etc. tum fucrat ci pati. Unde sequitur Quia BEnA. ~et'tMp/fm non saxa et. mdiHnon capit propbetam perire extra tUe- cia civitatis, h~d habitatores vocat; quam rusalem. Cum audis a Non capit (id patris plangit atfectu. CYRIL.(AoMt.75) est, non decet) extra Hierusalem pro- <M JtfaMA.) Goiiiinatio enim verbi misephetam interitni; » uou putes, vim coac- rautis est, aut dituinm diligentis oann tivam Judœis inductani; sed quantum ad tanquam ad amicam negligentem amacorum affectum sanguinis avidum con- torem j et ideo puniendam Dominus )o~ venienter hoc dicit; velut si quis pr~B- quitur. GR-EC. vel ~ef~'iM:): C<!<. 6't'a'( donem atrocissimum videns dicat, non cot-MM.)Sedet ominis geminatio rehe-

EXPUpATMN

DE L'ÉVANGILE

reproche, comment, en effet, cette ville qui a reçu la connaissance de Dieu, peut-elle persécuter les ministres de Dieu?– S. CYR.Il fait bien voir, du reste, dans quel oubli des bienfaits de Dieu ils étaient « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes tombés, en ajoutant enfants, comme un oiseau rassemble sa couvée sous ses ailes et tu ne l'as pas voulu ))Sa main les a conduits par Moïse, un de ses plus fidèles et de ses plus sages serviteurs, il les a mille fois avertis par les prophètes il a voulu les voir réunir sous ses ailes, c'est-à-dire sous sa protection toute puissante, mais ils ont rendu inutiles toutes ces faS. AuG. (Enchirid., chap. xvn.) a J'ai veurs par leur ingratitude. voulu, » dit Nôtre-Seigneur, « et tu n'as pas voulu, » c'est-à-dire Tous ceux que j'ai rassemblés par ma volonté toujours efficace, je les ai rassemblés malgré toi, parce que tu n'as cessé d'ètre ingrate. BËDE. Après avoir appelé renard le roi Hérode qui en voulait insidieusement à sa vie, il se présente lui-même sous la comparaison pleine de justesse d'un oiseau, parce que les renards tendent toujours astucieusement des piéges aux oiseaux. j! t. S. BAS. (sur Isaïe, xvi.) Il compare aussi les enfants de Jérusalem à des petits qui ne peuvent sortir de leur nid, comme s'il disait Les oiseaux qui prennent leur essor dans les airs, échappent aux atteintes de ceux qui leur dressent des embûches mais pour vous, vous serez comme un poussin qui a besoin de protection et de secours, et une fois privé de votre mère qui s'envolera, vous serez arraché de votre nid, incapable de vous défendre, et trop faible pour prendre la fuite. C'est ce qu'il lui prédit en ces termes « Voilà que votre maison va demeurer déserte. » BÈDE.Cette ville qu'il avait comparée à un nid, il l'appelle maintenant la maison des Juifs car après qu'ils eurent mis le Seigneur à mort, les Romains vinrent et ravagèrent cette maison

mentem reprehensionem ostendit uam quœ novit Deum, quomodo Uei mmisLros persequitur? CYntL. (?tM~) Qnod autem essent immemorcs divinonuu honorum, osteudiL subdens o Quoties vclui congregare filios tnos.. quemadmodum Mis nidum suum sub permis, et noluisti? » ManudHxit eos per sftpientMsimum Moysen, monui! pcr prophète voluit suh alis (id est, suh ~«une som virtutis) iltos habore; at illi cmmir~nt. tam desiderabUibus honis, ina;t'aU existentes. Au&. (<? /K;cMWf/.) Dinit a~tem <' Ego volui, et tu notmsU )) quasi dictt. Quoiquot. a~M~i mea votuutate semper efficace, te notante fct'i. qniit ingrata semper fuisti. BED. Putchre autem

qui Herodem de sua nece tractautem t!tf~CHt vocavcrat, seipsmn avi comparat quia vulpes fraudntenter semper avihus insidias in~endunt. BAs;L. (<? V~oMM, cap. 18.) Filios etiam nierusate~n pullis in nido comparavit; ac si difat Aves quac in attnm consueveruut, \o)are, excepta: sunt a '~Hummitis insidiantHUn; Lu tamen eris ~n puUus u~cns aliène suffragio vel auxilio matre igt)t' avojaute aufereris a uido quasi impcten~ ad tutciMi, et debitis ad fuga))). Unde Mqmt.ur « Ecce relinquetur domus vestra déserta. H BKO. Jpsam civitatem, quam M~KM vocaverat~ ftifun Munc <~owjMmM~a:cn<MftppeUat ~ occiso enim Domino, venerunt Romani,

DE SAINT LUC, CHAP. X!H.

comme un nid vide, et détruisirent leur ville, leur nation et leur Ou THEOPHYL. bien encore, votre maison c'est-à-dire royaume. votre temple, et tel est le sens de ces paroles Tant que la vertu a été en honneur parmi vous, ce temple était le mien mais depuis que vous en avez fait une caverne de voleurs, ce n'est plus ma maison, c'est la vôtre. Ou bien enfin, cette maison, c'est toute la nation des Juifs, selon ces paroles du Psalmiste « Maison de Jacob, bénissez le Seigneur, et il leur prouve ainsi que c'était lui qui les gouvernait, et qui les délivrait des mains de leurs ennemis. « Je vous le dis, vous ne me verrez plus jusqu'à ce que vienne le jour où vous direz « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, » S. Are. (de l'acc. des ~a~y., n, 78.) Ce récit de saint Luc n'est pas en opposition avec ce que nous lisons dans saint Matthieu, que la foule accueillit le Sauveur à son entrée dans Jérusalem en lui disant « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, » parce qu'il n'y était encore venu, et que ces paroles n'avaient pas encore été dites. – pas I S. CYR. l s'était éloigné de Jérusalem, et avait abandonné ses habitants comme indignes de jouir de sa présence puis après avoir opéré un grand nombre de miracles, il revient de nouveau à Jérusalem, et la foule se porte à sa rencontre en disant « Salut au Fils de David 1 Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, a – S. Auc. (de l'ace. des Evang.) Mais comme saint Luc ne dit pas où le Seigneur s'estretiré, pour ne venir dans cette ville qu'au temps où il serait accueilli par ces paroles (il continue, en effet, de marcher jusqu'à ce qu'il vienne à Jérusalem), cet Evangéliste veut ici parler de l'avénement glorieux du Sauveur. TnËOFHYL. Alors ils seront forcés de le reconnaître pour (1) ils leura t desalutnécessaires~ par leurfaute, mais (t)Notre-Seigneur donneoustesmoyens

et quasi nidum vacuum diripientes, tu- « Benedietus qui venit in nomine Doferunt eorum locmn, gentem et regnum. mini, » quia nondum iliuc venerat, et nondum dictum erat. CYML. (<? Co<. THEOPHYL.Velf<oMMMt'e$<tt(idest, temptum), ac si dicat Quandi.n virtas Gt'tMtM'MM,ubi <M~.)Discesserat enim erat in vobis, templum erat meum; sed Dominus a Hierosolymis, tanquam indipostquam fecistis ipsum spetuncam 1:1- gnes existentes su) prœaentift deaere))~ tronum, non est de ciftero domns mc&, deinde multis miracutia factis rursum sed vestra. Ve] f<o~ntMdicit totam gen- Hierosoh'mMU redit, uM ea turba octem J)ida'oi'))m juxta illud (Ps. i34) currit, dicens « Hosanna filio David « Domns Jacob, henedicite Domino M Benedictus qui venit in nomine Domini )' per quod ostendit qttod tpse erat, qui Ace. (dû Co)M. ~'MM~ t/M~Mp.) Sed guhernabat eos, et eripiebat ab hostium quia non dicit Lucas qun inde tune acmauibds. cessit Dominus, ut non veniret, nisi eo Sequitur;«Dico)MtemvoMsqum,Hetc. tempore (quo jam illud diceretur, perseAUG. (de Co~M'. ~'f<!tey., lib. n, cap. 7S.) verat quippe in itinere suo donec veniat, Huic narrationi Luca: non videtur ad- Hierusalem) de illo suo adventu, quo in versari, qnod turbar' dixernnt venienta claritate venturus est hoc signiNcat. Domino in Hierusalem (Afa< THEOPHYL. une enim et inviti confite. T 21)

EXPUCATION

DE L'ËVANMLE

DE S. LUC, CHAP. XtH.

leur Sauveur et pour leur Dieu, alors que cette profession de foi ne leur servira de rien. Ces paroles « Vous ne me verrez plus, » etc., ne doivent pas s'entendre du moment même où il leur parlait, mais du temps de sa mort sur la croix, et tel en est le sens Après que vous m'aurez crucifie vous ne me verrez plus jusqu'à ce que je revienne de nouveau. S. Au&. (de l'acc. des Evang., n, 75.) Il faut donc entendre que saint Luc a voulu raconter ceci par anticipation, avant que son récit conduisit le Seigneur à Jérusalem, ou bien que lorsque le Sauveur approchait de Jérusalem, il a tenu à ceux qui l'engageaient à se mettre en garde contre Herode, le même langage que lui prête saint Matthieu lorsqu'il entre dans cette ville.- BÈDE. bien encore, Ou ces paroles « Vous ne me verrez plus, » signifient Si vous ne faites pénitence, et si vous ne confessez que je suis le Fils du Dieu toutpuissant, vous ne serez point admis à contempler ma face adorable, lors de mon second avènement.
n'ont pas voulu s'en servir, et ils ont ainsi fait de Jcur Sauveur leur Juge, comme saint Augustin le dit de tous les Juifs (7'fat<. iv, ~Kt'saint Jean), et comme on peut le dire généralement de tous les pécheurs.

buntureum.Ssi'oa'~oreMetJ~oHMMtiMj quando nullus erit inde profectus. Dicens autem « Non videbitis me donec ventât, )) eto.~non signiRcat. ttiam horam, sed tempus crucis, quasi dicat Postquam crucifixeritis me, non amplius videbitis me donec iterum veniam. AuG. ubi ~<~)'a.) [cteUi(de CoM. ~OH~ gendus est ergo Lucas velle préoccupasse antequam ejus narratio Dominum

perduceret Hierusalem; aut eijem civitati jam appMpinquantem talia respondisse monentibns ut caveret Herodem, qualia Matthœus dieit esse loeutum cum jam pervenisset Hierusalem. Bi!DÂ. Vel « Nou me videbitis » id est, dicit nisi pœnitecttam egeritis, et confessi fueritis me FHium omnipotentis Patris, in secundo adventu faciem meam non videbitis.

Quel est le serviteur qui est envoyé pour inviter à ce festin.-Ne faire jamais du bien aux autres dans l'intention qu'ils nous le rendent. -Comment. aux riches de se donner mutuellement des repas?– Ce qu'il y a de louable et de b!âmah)edans ces invitations mutuelles. – Que figurent cette maison de campagne.–Pourquoi le Sauveur consent à s'asseoir à la table des pharisiens.–Pourquoi Notre-Seigneur fait-il ici une mention spéciale de la résurrection des justes?–Comment nous ne devons pas nous laisser arrêter par les dehors repoussants des pauvres. i-6. nous nous exposons au blâme et à de honteux affronts. Quel est ce grand festin qu'il a préparé. -Pourquoi Jésus choisit le bœuf et l'âne comme objet de comparaison. ou par cette idée que les pauvres n'ont droit à rien. i2-l4. Pourquoi ils n'osent répondre à la question du Sauveur. -Il ne faut pas non plus vouloir s'emparer de la dernière place avec obstination. alors qu'ils voulaient le prendre en défaut. Pourquoi est-il dit qu'il leur répond? -Comment il se rit de leur folie qui leur fait proscrire les bonnes œuvres le jour du sabbat. et quiconque s'humilie sera ea:a~M.CHAPITREXtV. bien qu'il connût leur malice. -Comment il confond leur témérité. Quel est le sens figuré de cette parabole. Comment les invités sont sans excuse d'avoir refusé l'invitation qui leur était faite.-Comment Notre-Seigneur se sert de la parabole suivante pour déclarer que le dédain d'un grand nombre pour le pain céleste les rend indignes du festin des cieux. -Diverses causes qui peuvent donner lieu aux relations d'amitié. Comment le Sauveur confond leur impudence obstinée par de sérieusesraisons. ces cinq paires de boeufs. Quel est cet homme qui fait un grand festin. – Notre-Seigneur défend-il aux frères. Que représente l'hydropique dans le sens figuré. i5-M.-Comment doivent s'entendre ces paroles Quiconques'ëMue sera humilié. cette femme qu'un autre invité vient d'épouser.–. au-devant des honneurs qui ne nous sont pas dûs. –Comment celui qui ne désire pas être placé au-dessus des autres l'obtient justement de la divine Providence. Comment Notre-Seigneur enseigne l'humilité. -Motifs d'intérêt qui déterminent trop souvent les relations avec les personnes de condition. Comment en allant t. -Pourquoi Jésus guérit cet hydropique sans tarder. –Dans quelle intention et par quel motif nous devons faire des invitations. Comment le mariage qui est bon et établi par la divine providence peut devenir un principe de ma) – «apport de ces trois excuses avec les trois concupiscences . aux amis. 7-H. j)'.–Opportunité de ces enseignements. Comment ces enseignements ne sont pas indignes de la grandeur du Verbe de Dieu. -Comment dans le sens figuré agit celui qui veut éviter la vainc gloire. quand il s'agit d'un grand bien. – Que signifient leurs trois excuses diucrcntes. nous ne devons pas nous préoccuper si les insensés en seront scandalisés. SOMMAIRE ANALYTIQUE.–tdées toutes charnelles que se taisaient ceux qui entendaient le Sauveur de ce qu'il venait de dire sur la résurrection des justes. Pourquoi dit-il que tout est prct?–Dans quel autre sens peut-on entendre cet homme et ceux qu'il envoie pour faire ses invitations? -Ce que figure le serviteur envoyé par le père de farniHe.

deviennent un objet de moquerie pour ceux qui les voient. -Que représentent ceux que le père de famille envoie chercher dans les chemins et le long des haies. Comment toutes nos actions doivent être précédées d'une sérieuse réflexion. ni méconnaître les droits de la nature.–Que figure cette tour que Nôtre-Seigneur prend pour terme de comparaison.–Pourquoi Notre-Seigneur compare ses apôtres an sel. avec l'obligation qui nous est faite ailleurs d'aimer jusqu'à nos ennemis.-Comment il faut entendre en Dieu cette colère et cette indignation. Juste indignation du père de famille en apprenant le refus que font les invités.-Comment faut-il entendre la contrainte dont il veut qu'on use à leur égard?–Pourquoi nous devons-nous garder de mépriser l'invitation qui nous est faite? 25-28. Comment les simples Hddcs sont obligés d'ctru utiles euxmêmes à leur prochain a la manière du sel. et abandonner tout ce qu'on possède. -Ceux qu'il appelle à la place des principaux d'entre les Juifs. –combats que nous avons à livrer lorsque nous voulonstendre à la perfection. alors qu'il sait parfaitement par lui-même ce qui se passe dans le monde. –Comment celui qui après avoir connu la mérité retourne en an'io'e. – Pourquoi invite-t-il les pauvres. De qui sont la figure ceux qui sont dans les rues et les places publiques. -Comment il y avait encore de la place lorsqu'ils forent entrés dans la salle du festin. les innrmes et les aveugles?-Dans quel sens il faut entendre ces infirmes et ces pauvres. .–Comment nous devons assaisonner les parties intimes de notre cœur avec le sel de la sagesse.–A quelles conditions peut-on parvenir aux récompenses éternelles? –Qualités que doit avoir le disciple de Jésus-Christ. – Dans quel sentiment cette haine légitime pour nos parents prend son principe.EXPMCAT!ON DE L'ÉVANGILE dont parle l'apôtre saint Jean.-Comment ceux qui ne renoncent pas à tout ce qu'ils possèdent sont incapables de soutenir les assauts des tentations des dcmons. – Application de la secondecomparaison au jugement où Dieu marche avec deux armées contre une seule. Que signifient ces paroles de Nôtre-Seigneur eK~~< Que celui gtMa des oreilles pow <M<<'H(~'e.Différence entre renoncer à tout.–Nous ne devons à l'exemple du Sauveur. – Comment sans chercher à quitter la vie. -Comment on peut encore voir ici trois sortes d'hommes. devient incapable de produire aucun fruit de bonnes œuvres.Comment peut-on encore entendre ce fondement de l'édifice de notre perfection? Comment ceux qui négligent cette sage précaution. 28-33. Pourquoi Dieu se sert d'envoyés.-Que renferme le précepte de renoncer a tout ce qu'on possède. -Explication des différentes parties de cette seconde comparaison. Comment on aime son prochain tout en le haïssant. -Comment cette haine pour notre vie doit-elle se manifester? Deuxmanières de porter la croix du Seigneur.–Grands efforts qu'exige toute grande entreprise spirituelle. nous devons être prêts à l'exposer lorsque le service de Dieu le demande.–L'intention de Nôtre-Seigneur dans les deux comparaisons qui précèdent est-elle de laisser croire à chacun qu'il a le droit d'être ou de n'être pas son disciple?. 34. Quels sont ceux qui pour différents motifs ont refusé de se rendre à l'invitation qui leur était faite. -Autre interprétation de ces trois excuses. ni nous en rendre esclaves.–Comment concilier cette obligation de haïr nos parents. 35.

XIV. (. c< ipsi o&se~*t?a~a)~ Et siib))!ito manducare panem. » c'est-àdire. S.) Bien que le Seigneur connût à fond la malice des pharisiens. Unde ncM<.mum cujusd:uii principis pharisfBoram ~'M~Omprincipis ~AnT'MN'OrMM ctt~ ~Mea~ep~~em. Jésus étant entré dans la maison d'un chef des pharisiens pour y prendre son repas. eum. aux pensées de ceux dont il dit plus haut ils l'observaient. Onpeutciter J'appm cette uneJucuiion se<nblahte 1'6'!ans eo)HM'~o~ a/)~ s s ~ x 33 vangileelonaint ïï'Cjchap'trctfj~erpet etdans !f)f~~ïs~ nhapitre verset 3~ Vïr. Nous lisons dans le texte sacré « Et Jésus répondant.ouviv:) ut prodesset. ne /'CM surent que lui répondre. (~C'est-a-dire répond-inoniem"9 q~'tt parûtes.Quod dicitur respondisse Jésus.~ icilesens ~'&]~. et miracula. dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens Est-il permis de guérir le jour du sabbat? Et ils gardèrent le silence. serv:ihfmt. Jésus étant entré dans la maison d'un chef des pharisiens pour y prendre son repas. ~.con)m coguoscerel.o!)<M)<o e. qu'ils regardaient s'il manquerait au respect dû à la loi. et ipsi obecce homo ~!<t<fam /~df0~e<f! erat a. [<? Cet. . acomme de ~e ~Mt'j c~w~r~~ ymr/~ouCOM~)Mt!H~ par/ef. il consent à s'asseoir à leur table pour l'utilité de ceux qui seraient témoins de ses paroles et de ses miracles « Un jour de sabbat. ? n parce qu'il ré« Et pond.!)tf Ipse hydropico 'vcnie)]~ m médium.7H~ )c~is co))tem)Mrct. et s'il ferait quelque action défendue le jour du sabbat. en effet. ceux-ci l'observaient. guérit et le feHKOya. Il arriva qu'un jour de sabbat.f!. (Ch. prœsentibus per verba. si son dne ou son maMt. i -6.<et'HtOH. eum argnere volentium. ceux-ci l'observaient. et an quicquam prot <'< s pAnrM<t'c< Si /tC<. CvR. C)'<f<'0!'MW ~'<!<)'MMt. 1 où lemotfx~oxpLO~L.. mnin~!fu)'mtention (J'je)ques entendcHfocuhon. Et voici se lui. Hsi sci)!cet reverentiam /< )'<)OH(feMJ<'SKS. dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens Est-il permit de guérir le jour du sabbat ? » BtDE. Unde subditur « Et factum est cum introisset Jesus in do~< /'a<'<«m eum tHft'otM<'< est Jesus M c!otMUMt ettsabbalo 77!aJ!. t ?'M~uM~s E [~~ Cj?illos. » etc. a (i) car le Seigneur pénétre les plus secrètes ! a du & mauvaise. interroMe<7~)Mt7.c<fa/te<t«KM die sabbati? et sœorum. BEDA. cefO <t/)pre/M)!!K))! Sf))X.l'!<ad /<~M/)Ct'. Un hydropique s'étant donc présenté. ~atione rept'chMidit insolentiam pharia ~'Mvestrum aSt'ttMSut bosin ~!M<eKH) et cadet.) sus. qu'un homme Ay~'o~~MC trouvait <!et!<:Kf Et Jésus prenant la parole.( abbalo eKt'are ?A< )'~t bibitovutn facerot in die sabbati. tameo eorum [iebat missum est :« Et ipsi observabant eum: CAPUTXiV.DE SAINT MJCj CHAP. di~itur et ecce bomo quidam hydro?to~t jto~erûf~ ad /i0'c re~c~e~e picus cmt antc iHun) et respondens JeCYRIL.. Jtaqne <'M'H <<!CMM'tmf. Alors Jésus prenant cet hommepar la Puis il leur dit Qui de vous. des Pèr. retire aussitôt te jour du sabbat? Et ils ne tœM/'tombedans un puits. ad hoc respicit quod prœQnamvis Dominns matitiam pharis. Notre-Seigneur confond par la question suivante la témérité des pharisiens qui voulaient le prendre en défaut « Et voici qu'un homme hydropique se trouvait devant lui et Jésus prenant la parole.'<~oH~att<. Matdf'nat eupaiHcnher a do c\p~c~Uon. c l danslesens de interprètes cependant.

afin que le Sauveur.tbbatuu). guérit et le renvoya.m' MAt illi tacu'. ()</). CYR)~. non cm'MRsistuItisMtidatizentur. THEOPHYL. no prenez ce jour-la aucun soin de votre fils. ne l'en retire aussitôt le jour du sabbat? » TjlÉonm. cnrMn habeas Htiitui poir)i<antii! in s~bbato aed quid .) NCi:)prti:! igi)). Dans la question qu'il leur pensées des hommes.Comme les pharisiens continuent à garder un silence ridicule. adresse.thct i))U)ttdie sabbaU? )) TUEOmy~. est un jour maudit. il ne songe qu'à faire du bien à éelui dont l'état réclame son secours ainsi quand il s'agit d'un grand bien.sedut ht'nGfaci~t ~'genti reiDediis decet enim )Ris.uorum remédia non postu)nbat ptoptcr s. BEDA. il le le guérit sans tarder «e THÉOPHYL. n'osent.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE TsËopHYLACTE. CYR. et avec raison. ohsnn'utt? si non Uect. quelle que soit leur réponse.)Scdqnit). jna]cdict!i est. Q~fM)dicpret Si prohibuit Jex mism'cri in sabbato. n'osait lui demander sa guérison le jour du sabbat. in c&~ dies autem f[uac bonorum opéra iioa :tdn<i).. si son âne ou son bœuf tombe dans un puits.n]"). a Notre-Seigneur ne s'inquiète pas du scandale que vont prendre les pharisiens. viden! sah))!tto ''nrare.quand votre Dommus enim novit cogitationes Iiominum.!t) sna autem interrogt~tioue deridet eos sicut. <p).Sans donc se préoccuper des embûches que lui tendent les Juifs. Notre-Seigneur guérit cet hydropique qui.tit.d i))oa dixit Cujus vestrnni asittus aut bos in puteum cadet. pourquoi prennent-ils soin de leurs animaux même le jour du sabbat « Et ils gardèrent le silence.ti tMfnt.p))arisrei taem'run~ !:o)vit Ct'ristus itdlcxibitem eorum tinpuduntiiU)).CYMl. C'cst-a-dire. quicquid dixcnnt. pourquoi épier le Sauveur pour voir s'il guérira? Et si ce n'est pas permis. par crainte des pharisiens. ()tu )neh] pbaris.ute)M.nTtlEOp)nL. qui leur fait proscrire les bonnes œuvres le jour. ils voient qu'elle tournera contre eux.s' 2). à la vue de son triste état.tTitfumMditBiSLt. touché de compassion. il se tenait seulement devant lui. . inepte (~Mi)fp)'«. répondre à cette question.). si la loi défend les œuvres de miséricorde le jour du sabbat. lui rendit la santé. ipsi prohUjent upo'M'I houn. et uon c\tr. f)nia contra M dictun) n!m) si Ucct. en effet.~fprfr.Ils l'on ne fait point de bonnes œuvres. il se rit de leur folie.b. – S. cMMiderationibmi !9~t'imiu)ho(. Hm~ntM Deo euim beucdicente su. un jour où BÈDE. cu)u n<)'U!i rcsu)tn.Sed mcrito iuterroca.U')']esoquitm':«Et rMpnndfns n. car s'il est permis de guérir le jour du sabbat. n!.)nquononhOKprospexttDomitUM~upscatida[iztu'etpharis:Bos. n uiorbo bydrupieum.t utitLtas.'d xt ~'x napr<'j)) tnis~'rt. qui est en danger mais pourquoi parler de votre fils. Jésus confond leur impudence obstinée par de sérieuses raisons « Puis il leur dit Qui de vous. nous ne devons pas nous préoccuper si les insensés en seront scandalisés. non postulât ab eo si veUet sidvus fieri. sed protinua eum sanavit undeseqt'it)tr:«fpMvero!tppr'ihenStMMSM. o S.M ejus sanaret eu))) '[nnd U~n)nn)s cognosceiM. CYR. sed so!nm a~).r Jtidœoru~n nistdtM. mais il « Et prenant cet homme par la main. que Dieu lui-même a béni. connaissant ses dispositions.u'c ipsL aabbatn pfcoyn cnr:utt* Uudtj scquit..bhatnm (Cc)te. tibnMt. Aussi Jésus. ne lui demande pas s'il veut être guéri. qu~re Salvittoron nn Kurct.du sabbat.

ut eos<. figure le riche avare.)emetiam ava. 6. tunto am]))ius sitit. le Christ devait-il délivrer Fhomme~ mille S. quia pcr atterhts {egritudmem corporis iu altero exprimitur acgrittido cordis.Il tranche donc la question par un exemple des plus propres à les convaincre qu'ils violaient le sabbat par un motif de cupidité.) Le Sauveur compare justement l'hydropique à l'animal qui est tombé dans un puits (car c'est un excès d'humeur liquide (t) qui le rendait malade). ut osteudat eos \'M)are sabbatum iu opère cupiditatis. BÉDE. comme il a comparé plus haut à l'animal qu'on délie pour le mener boire.) ramus diviti avMO sicut enim ille qHanto magis abundat huinoro inordiiinto.o quod solvitur. car l'hydropisie tire son nom d'un épanchement de sérosité S.) Recte er~o )[y()ropie)M aute pUarisHium curatm'.) CongrtMatrr autem hydropicum inumaH quod cecidit in puteum. Quanto ergo magis Christus hominon (qui mutto i)]'')ior est pecore) dobuit tiborare'' Auc. » Atystice autem hydropicus comparatur ci. eux qui l'accusaient de le violer par une œuvre de cha« Et ils ne pouvaient rien lui rérité. cap. (Quest. Aue. GREC. GRÉS. parce que l'infirmité corporelle de l'un était la figure de la maladie intérieure des autres. Aussi l'Evangéliste ajoute-t-il pondre. plus aussi ses désirs s'enflamment. évang. qui eum \'io)are arguunt iu jperc K)M. BHDA. car plus le liquide épanché abonde chez l'hydropique. Unde sequitur « Et non poterant ad hoc respondere illi. l'hydropique est la figure de celui qui est comme accablé sous le poids du cours déréglé des voluptés charnelles.) Ou bien encore. comparavit (immore euiM laborabat) sicu). sua) avarit. etMM~u. tanto ardentius talia concupiscit.iiic consutobant. ~uaM~ M&< Vp) Iiyjropicutn recto compa~M/). et condamne à.ritiœ condemnet. CHAP. n quo sic observatores suos pharisajos convincit. A. plus il est dévoré par la soif. ompctenti ergo exemplo solvit qua:stionom. BÈDE. qui in liberatione animaUs. M d ())Allusion motgrec hydropique. bic et iste quanto est copkMior divitiis~ quibus non bene utitur. G. ut ad C aquatn ducatur.H choisit le bœuf et l'âne comme objet eau. iOam muticrem quam alligatam dixerat. Ace.DE SAINT LUC. (</e QM<p~<.Bcue autem in excmpto bovem 12 . S. (de Q)M. eL ipse sotveba! (. fois supérieur à l'animal sans raison? 29. 23. Au&. a Dans le sens mystique.omparavit jument. viont eùSMp. n. Vt. quem fluxus carnaUutN voluptatum exuberans aggravât liydropieus enim morhns ab aquoao humore vocabulum trahit. BËDE. ~'fMM~ lib. qui dico filli? quaudo nec bovem pra'teris ) si periclitantem videris. (Quest.(.(X)V ~fotY~ cap. car c'était par un sentiment d'avarice qu'ils délivraient leurs animaux en péril le jour du sabbat. combien plus juste titre. charitatis. BED. ainsi plus le riche avare voit s'augmenter les richesses dont il fait un mauvais usage. la femme qui était comme liée depuis plusieurs années.la fois leur avarice.) C'est a dessein que Notre-Seigneur guérit cet hydropique en présence des pharisiens. l'hydropique aqueuse. BEDA.~m'< xiv.<. XtV. bœuf en péril a droit le jour du sabbat à toute sollicitude? Notre-Seigneur confond ainsi les pharisiens qui épiaient sa conduite.

fa. tous ceux qui seront à <<:M< montezplus haut. aller au-devant des honneurs qui ne vous sont pas dus. qui nobi: . G~ ( recumbe in Hoct~fm~ loco.' lune erit tibi gloria eofam stm).hat autem cp~ ad t7/M. i)en. ele peuple des Gentils. et quiconques'AMM:e M?'c élevé.conMit /'n<MtM. ANBtt.e<f. CyntL.Kt!eAM!)ttKa<. Alors vous serezhonoré<~eM~ avec vous. ï)iC~)Ïas « Ne forte honoratior tE locum tmefe. (i) C'est ainsi que l'ambitieux n'ob tient pas les distinctions qu'il désire. Unde dicitur « Dieo Non diMumbfis in prim. e etc. Epitre Z't'ntOtAee. dun in convivio nuptiali appctentia loci su Dicebat autem et ad ntu~a~~ pa?'c&o~M. car Notre-Seigneur les a tous retirés du puits de la concupiscence oi ils étaient tombés. /<t<t'Ka tt. nequaquam obtinuit ambittosua . anima grav~b~t officia.c deuxtème à et dans 2 Myt'fe. CuRYs. vel utrumque populum signiticet sciticet Jtida'u'n jugo legis pressum.Mr. 7-ii. le peuple juif. · 7-"1 S. celui qui vous a invités l'un et l'autre ne viennecotti dire Cédez-lui la place et qu'alors vous n'alliez avec confusionoeeMper dernièreplace. AMBR. Car quiconques'élève sera abaissé. pour signifier les sages et les insensés. ut vel sapientes et hebetes.me<'f< ~Mt dicat <t&!'A?ntc6~cscfH<7e . de peur ~M'MK plus considéréque coMi autre ayant été invité aussi. Prius curatus est hydropicus ia quo nuxns carnis exuberaus. cette d mais d (1)Onnotrouve littéralement citationanssaint hrysoatomCj oa rencontree! pas C daus 66et d 17 penséesnalogues leshomélies 72sursa~)'J~a~~M~anst'hotnélie sur l'Epitr~ a S9 aux~atHat't~ dMs]'homé)ie surla deuxième danst'homéliesur Il 4 Cot'f)i</it'eHs. spiritus extinguebat ar dorcm deinde docetnrhumULtas. Mais lorsque vous serez invité. Ec leur dit Quand vous serez invité à des noces. (~t< stip. Jésus leur proposacetteparabole Quand vous serez invités à des MOM~ ne prenezpas la première place.sillre prompte ad honores. dicat h&t. CORYS. Notre-Seigneur a commencé par guérir l'hydropique. etc.ccM&t<t~ e/t'ye~e~~ di. » etc. in Cat. effet. accablé sous le joug de la loi.aKt!6!<nr. qui n'avait pu être dompté par aucun moyen. afin que quand viendra celui qui vous a invité il vous dise Mon ami.<' ?iora~or te MUt<a~t~& tllo. non dMOtfttai t't)pt't'H):)~co /'orM/<o.tt)'squia omnisqui se exaltai.) Nam pro <tas.t otmeocafMf!/'<terM. c'est-à-dire. S. Aussi 1( Sauveur ajoute « De peur qu'il ne se trouve quelqu'un plus consi.' CM~ !ftfï~«x /'t<p7~at/ !tt<p. «< cunt t. <ctMutfaM<. l'homéliesur1Ep!tre et o~:M«M nominat. Xt~M.EXPLICATION DE L'ÉVAN&ILE de sa comparaison.loco. oules deua peuples.Mt. il enseigne maintenant l'humilité en dé. Epit'e<M. vit.) Et sic quod concupifttM. Metc. et u~i~is is non û conveniunt.M~CH-perions arcetur. fendant de choisir les premières places dans les repas de noces « Il S. CTR.t~ff< Unde sequitur sit invitatus.tdHCttm. ratione domitum. et gentilem nuUa. en qui la surabondance de l'humeur appesantissait l'activité de l'âme el éteignait l'ardeur de l'esprit. c'est un< preuve de témérité qui rend notre conduite digne de blâme. mais subit un honteux affront. allez vous mettre à la ~M!< p~ee. déré que vous.– e/MM:~ à les des VoyaK< l'empressement eoM)M)M e/MM:)* ~M)M!er& places.-Da Ame/t)et uosLra facta vituperio replet <M?tC CM??ï eum ~f&Ofe ~OUM~ïU~t esse. t~s ~MOfUt~o pr~/toy f. Omnes enim a puteo coneupisceutiœ demeisos Dominus extrahit. indwat nos temerarios qui te el <~KM cocamt.

car un simple avertissement suffit aux sages. <~Me~. 2t. Majus pst pnim ex rep))f!nant!a od ~t<e)')'o~a<. mais une observation pleine de douceur. HK'c dicens non graviter ohjurnat. non ad apparentavit. BAS. Nous ne chercherons pas non plus à pratiquer une humilité affectée au prix de vives contestations~ mais nous paraîtrons humbles surtout par la condescendance mutuelle et par la patience. le Sauveur engage ceux qui l'écoutent à faire le contraire.est). Car l'amour de la contestation et de la dispute honoris. C'est ainsi que nous nous supporterons mutuellement en toute patience et en toute charité. et fuyant toute vaine gloire et toute ostentation.locum nttimum in cotiviviis juxta mantagens qualiter abundet hcmorihus non datum dominicum est conveniens unihonoratur et quia nihil est a'qnipolleus cuiqnc. Ut'dH tientia vct ciMritate nos mutuo austincscquitur « Ut cuni veueril qui te invi. sed passus est repulsam. nec snMcit euun uMni~io videhhutn' hmmhtatem pertractare ve) leniter inungit apud discrctos et. est chose louable pour tous.if. tentio œquipM~bit vos )it. vêt per pitieNtium humi)itateu) obtineBASIL.u'ruere reprobum (sive improbandum cit non solum prohibet an~bire prima. comme l'observe Notre-Seigneur.2i. et qu'en cherchant de trop grands honneurs il n'en reçoit aucuns: Mais comme rien n'est comparable à l'humilité. tanquatn intr-remptorium ordiniset tuin. etc.(<? Mej7!. nous traitant les uns les autres avec déférence selon l'ordre. allez vous asseoir à la S. et sa. sed rursna in hune contentiose modesticc. XIV. Cru.) Prendre la dernière place dans les repas.magis aliterti per condescensionem « Tnnc erit tibi gloria. mais vouloir s'en emparer avec obstination est une action digne de blâme. parce qu'elle trouble l'ordre et devient une cause de tumulte. auditorem ad oppositum du. » Ce n'est pas ici une réprimande sévère. sic pro )))uni)itate aH. GM'CM'KM /'fy~tM. rcoumbe iu uovissimo loco. etc. .hM fueris.bimus imneste ft secundum ordinem omnia pro~cquentfs. sed tia)u vc) ostentationem pturinn].aiTeotarc per véhémente))) contradictioquis coronatur honorn. inittpn* aecubttus ordincm.DE SAINT UJC. CHAP. et c'est ainsi que l'humilité est couronnée de « Alors ce sera une gloire pour vous devant ceux gloire et d'honneur qui seront à table avec vous. Unde scquihtr nem. dicat tihi AMC)idf. » etc. et une contestation soulevée à ce sujet. Car celui qui ne désire point d'être dernière place.) Occupai'c igitur vpt noutMdicttonf supRfbia' indiciutn.!KMfH. Nous devons donc laisser au maître du festin.(tn Ca~.) Si dicit) cxpedit ''onvivixm facienti comenin) aiiquia non vult atii!) pra'tocM't. il vous dise Mon ami. vous rend semblables à ceux qui se disputent la première place. s S.~))t~<M bi)nus. il leur commande de rechercher les dernières « Mais lorsque vous serez invité. non-seulement il leur défend d'ambitionner les premières places.. Unde cMsativum tnmultns. sed eL veuari jubet oUima. montez plus haut.hieJDomitUts CYRIL. développ. primatu.Sic in pananciscitur hac ex diviua sententia. et df eo mota con« Sed cum ~oca. le soin de placer ses convives. Qnapropter (atnuf. l'obtient justement de la divine Proviplacé au-dessus des autt" dence a Ann que quand viendra celui qui vous a invité.fM /'<t. snpcrius. (A?~7.:intibus de sequitur vade.

ne jouit pas d'une estime durable et universelle.e radicis ter nec outtubus hotninihus est reverenauipuhM sed et. alors qu'on allait se mettre à table. quia dua qui se houoribu-i inscrit. Mum coMSuetudincm aecundum quam plures concupiscentes honorern consesivettu'haLhat. CYML.'ua. ciun snbdtt))r:KQuiaomnis qui se exalverbiDei:n[)nenimpiumdiKCse~en)edtchm. tandis que les uns semblent l'honorer. mais qui refuserait de guérir une plaie survenue à votre doigt ou un simple mal de dents. Sr~CorKM.Après avoir montré par ce fait si simple comment les orgueilleux étaient abaissés. Cependant celui qm se pousse lui-même aux honneurs. vero digiti vel dent. humMiabItur. Que personne ne pense que ces enseignements de JésusChrist soient peu importants indignes de la grandeur et de la magninceu~e du Verbe de Dieu. CYR.) f)cce))!it i~itur hunntitaU~ rcm~uent. et que le Sauveur était témoin du violent désir d'occuper les premières places qui tourmentait ces infortunés. K&!M~). seneratem seutentiam proferens. qui accordent souvent les honneurs à ceux qui les désirent. et qm se humiliât. . ot'ro non Sna)ituagistrum omnem r~nuurn prnv. et quandoque etiam ipsi qui eum exterius honorant. tiosorum ex:tttahoue. TmsopHYL. sera humilié. et qui lassent les humbles dans l'obscurité.atnbitiosot'um contemptu. seros.opportuui)atemlMbch:ttu)ouit.ei.est. et proclame cette maxime générale « Car quiconque s'élèvera. Porro qnomf~opnrvn ~itieri divinumj~dicimn.('osqmprm)osac~u)'~us P qun'runt. Nemo autem putet prce. THÉOMYL. passio VM~M i:)MitBquM vcrs~)]:tt. etp:tssloue pntna. illud cousidem. et non ambimiss~tn Christi doctritiam modicMn esse.potUt'itmn sandre podagrm').(w Cat. sed dum praesto existente ca. TttËO)'[tYL.parvo. Remarquez enfin l'opportunité de cet enseignement.cm exntt!tbitu)' » (juod dicitur secundum curure. S.is dotorein noieut. adjicit magnum et mdigcnm cu]minis vel msLgniScentiM.a quibuadum bonoratur. THEOPHYL.) quam ex primo accubitu quando emn Ostenso igitur (ex tam modico exemple) imperioobtmemus. alii detrahuut tus eorum uc-t)ti~Satvatoris vexante mi. car vous ne regarderiez pas comme un médecin dévoué celui qui vous promettrait de vous guérir de la goutte. ictum tat. et comment les humbles sont exaltés. les autres le déchirent. quand on ne la prend que par obéissance. » paroles qui doivent s'entendre de la règle suivie par la iustice de Dieu et non de la conduite ordinaire des hommes. nun secnndmu humapxt.it). que de s'asseoir à la première place. D'ailleurs est-elle donc si peu importante cette passion de la vaine gloire qui agitait et troublait ceux qui recherchaient les premières places? U était donc souverainement utile que le Maître de l'humilité retranchât toutes les branches de cette racine pernicieuse.prmiOspenjuirentc~aucu')nuntu'ai)i verosc humiliantes higio'ii bitu6'!tidE:!t.EXPLICATION DE L'ÉVANMLE est un plus grand signe d'orgueil. et souvent ceux qui affectent de le traiter avec plus de distinction. il fait suivre cet exemple d'une leçon plus importante. et quiconque s'humilie sera exalté.

ascendere superius priBcipiet qmcnnque enim h~mitiaverit se sicut. soient abaissés. m. ut discmnbeutiunt (id est. NeqtM R""<t omnis qm se coram hominibu~ exaltat. car il n'est pas vrai de dire que tous ceux qui s'élèvent devant les hommes. de tueritis gtoriando dabit enim loeum houoratiori post mvit. non se extollat. et qui se trouve par la foi en union avec les membres de l'Eglise. lorsqu'il se verra précédé par l'ardeur de ceux qui l'ont suivi dans les voies ouvertes par Jésus-Christ. car il sera obligé de céder la place à un plus honorable que lui. 20) « Quanto magtms fs. » (Eceli. ou que ceux qui s'humilient devant les hommes soient exaltés par eux. lui commandera de monter plus haut. est le plus grand dans le royaume des cieux.0)1 BËDZ. prouve qu'il faut entendre dans un sens plus élevé les paroles de Notre-Seigneur. plus vous devez vous humilier en toutes choses. 4.. Potest et. mMtfeste claret pra'cedt'ntom Domini sermonem typice mte))iscndum. brev viter intuendum quid mystice significet. XIV 3ED. On s'assoie à la dernière place quand on met en pratique la recommandation de l'Esprit saint « F~is vous êtes grand. quicquid de sua opérations celsum 8~'t~iebat.Mais puisque l'Evangéliste appelle cet enseignement une parabole. Sed quoniam banc admonitionem Evangelista pc<'a6o<CMt ocat.iam et in h)m vita hoc intelligi. car quiconque s'humilie conrae un enfant. humiliat. car Notre-Seigneur entre tous les jours dans la salle du festin nuptial. (Jua«/ xvni. quand il reconnaîtra la supériorité des autres sur lui. amici nomine beatiûcans. ne s'enorgueillisse pas de ses mérites. o ne cherchez donc pas maintenant ce qui vous est réservé pour la fin. Que celui qui est invité aux noces de Jésus-Christ et de son Eglise. 20. quaudo de aliis îneUora coguosocHs. <ide)ium) coetus eos admirando glorilicet. comme s'il était plus élevé que les autres. parvutus. bien qu'invité après lui. 3.. 6HAP. qua* subditur. Ex conchM'ofx' vero gaucrah. membris Ecclesice per Rdem conjunctus. On peut aussi cependant l'entendre de cette vie. quia quotidie Dominns suas nuptias intrat. Quisquis nuptias Christi Ecclesiœ invitatus adierit. tous les jours il abaisse les orgueilleux.) Alors le Seigneur donnant le nom d'ami à celui qu'il trouvera dans ces sentiments d'humilité. et qu'il se verra obligé de rabattre de la haute estime qu'il avait de sa vertu. quasi snblLmior cœteris. Et il descendra couvert de confusion à la dernière place.ato cum iUorum qui se in Christo secuti sunt agilitate prœitur et cutu rubore Dovissuuum tocmn tenet.. que tous les convives. humi- . superbos despiciens et humilibus saepe tauta sui spiritus doua priMtaM. La conclusion générale qui termine cette parabole. et répand en si grande abondance dans le cceur des humbles les dons de son esprit. ne nunc qncerere incipias quod tibi servatur in fine.) Remarquez ces paroles « Alors ce sera une gloire pour vous. Pulchreautem dtci'ur "Tune ent tibi gloria. hic est major in regno cfBlorum. Sed recumbit aiiqms i)i uovissimo loco secundum illud (Ecf'<Mita. examinons brièvement quel en est le sens figuré. DE SAINT LUC. hutuHia te in omnibus » vemeus autem Domiuus qu&m humilem invenerit. c'est-à-dire l'assemblée des fidèles les admire et les honore.<< vers.

))f/'Ot'<e<'<ie t'ftt!Bt«')<.c\!tUdC)t[nt'!ici~[)]'am)inm<tt!tecenam. les estropiés.. et le Sauveur y fait allusion en ajoutant sins.is)pMt. en lui recommandant de ne point inviter par un motif d'intérêt et dans l'intention de recevoir de ses convives une invitation semblable « ïl dit aussi celui qui l'avait invité Lorsque vous donnerez à dîner ou à souper.ca. Mais <0!'Syt<e vous /<H'<M festin. » Les causes morales sont les invitations réciproques ou le « Ni vos voivoisinage. /« ~MA «</ Co~). retrahens eum ne convivaret.imu9:jiMpouctUtM a~tcm uahtrat<M cL morales: ) jtatttKttes q~tidem pnt.J!tn)momierM). t'tatiorum ))ujusm~di f'ra~ris Neque ffatres. de ~CM!' ~M'<~ ne vous invitent a leur tour et ne vous rendent ce ~M'<~ auront reC!<de vous.')u:mtUiU!tdhosdic4t: <. i~~t<e))MtM()i. aux Co?'.u).ra.eutci~uiseinvi~averat: ftquisedeh''nc<it. ni vos S.HO~'f~c~rsa/7tt~ox /«M.ei/!H:~t're<<'t&M<t'o.huu)HiiUjih))'alumine.enu ('Ln)if'itn&qmdf'"tpra'termitt. diceus moM)es ~tttcm neque coa. ![uod signit!cnt. des TnËopHYL. «Uicehata~t.emvoCtit(''rnmat))nmti)i!ah'm! .) i~tuttiie c!t'Mm Meeta<<!M<t'))tf<f)~MtMM~)~~frat:C'htK/afœdus eont. et celui qui s'humilie des bienfaits qu'il en a reçus sera élevé par sa main puissante.e).ur: soi~~uibusamicitiiB ~sp7'aMd'!t'MMï~u<c<n~~m. les boiteux et les f(MeM< et vous ~M'M heureux de ce qu'ils <~OH< neK à vous fCKare. Uudcdickur qui ec<)e t.Nôtre-Seigneur ne défend pas comme un crime aux frères.Ncque vi<i)Ms.hotnmum mentisetevat. (/tOH!. les causes naturelles produisent les rapports d'amitié entre le père et le fils. Nôtre-Seigneur ayant donc exhorté ceux qui sont invités à la pratique de l'humilité. CuRys.ria ad iitinn~ ad fr~retn. Libi retrilruelttr Pn:rrz h6i irt rnstu·rrc<K~tS~'M. Frères igitur~ et nmicos.~M)'la J~p~. entre les frères et les autres parents. CuRys. cat. i2-'t4. et c'est d'eux que Notre-Seigneur dit « Ni vos frères.C<~M)'MC'r')'K~~fT!~a~C~ bvcrr. s'acquitte envers celui qui l'avait invité. – Il dit aussi à celui qui l'avait invité: Lorsque vous donnerez à dîner ou à souper.) Il est plufrères. at~rutrmn .EXPLICATION DE L'ÉVANGILE mais celui qui s'enorgueillit de ses mérites sera certainement humilié par le Seigneur..no)i bihir~bfo.))~!t. sieurs causes qui peuvent donner lieu aux relations d'amiue nous passons sous silen"" les causes qui sont criminelles pour ne parler que des causes naturelles et morales. ttMucndc rémunéra).uho))]innu] exattattirubeis~bpd humiliât. appelez-y un les pauvres. et di''onvivia uetehrare \ii. < fL voBEti. Un festin se compose de deux sortes de personnes (ceux qui invitent et ceux qui sont invités). tuof.t pttt. car vous en recevrez la récompense à la ~MMfi'CC~M.iiii)in!nUin).«'d<'itm/'Mm CUMUtf!MH~fOCfty~)~<'rc~)~t'&t~L'f/OS< C'ŒCO~.'(<t'tM<M.autquoeincon~ppc!. n'appelez ni vos amis.S~O~Hm. » BÈDB. <'ousunt.otMe~u~ttervoca. ni vos parents. ni vos ~<ï~ ni vos voisins riches.ratia. (/'OM.: justes. H'~J~M ni vos NM: M!vos frères. Hatur. Ex ftuahus ~artibus ex vofanUb~ta eomposita (sciti').hU. Vocarc )miif0!i Metc. ïiet/He /ro/?'es ~M<?~~ H~Me co~m~oy. putnsi convivajartus cœjja Yif'i)H)se. » etc.nat(M tues <'sL aut. THEOPHYL.

CHAP. et ex copia viui mcitetu~ libidinis diversa voiuptM. CHRYS. a De peur qu'ils ne vous Invitent à leur C'est pour cela qu'il ajoute tour. voca pa. XtV. quel est votre mérite? » (Lue. Unde subditur « Ne forte et ipsi te reinvitent. les estropiés. ut illis mndiantibus ampUorem sratiam obtineantprin- . et où on ne se réunit que dansunbut criminel et pour exciter.j ) « Et si bcnefecpritis lus qui 6 vobis benefacim)t.(K~ sup.) Non igitur sub hac spe aliis bénéficia conferamus. les boiteux et les aveugles. Uude M~uitur Sed cum fMis convivmm. si au contraire vous invitez les pauvres. sont de nul prix pour obtenir les récompenses de la vie céleste. qui non-seulement reçoivent leur récompense ici-bas. et Ml quibus Hd hoc convenitur ut fœda gerantm'. ebiles. ?Non ait a Et fiet tibi peccatum.) Ne faisons donc jamais du bien aux autres. . CHRYS.dam mntua. afin d'avoir par leur crédit une plus grande part aux faveurs des princes. Ce sont ces festins qu'on se donne à frais communs.<[ua: vobisestgratm?a Sunt tamen qua. c'est là une intention misérable.o<)t. le fait souvent pour un motif de vaine gloire ou pour un motif semblable.) îl est cependant de ces festins mutuels entre frères et voisins. Ces paroles ont la même signification que ces autres « Et si vous faites du bien à ceux qui vous en font. dans l'espérance qu'ils nous le rendent. mais aussi leur condamnation dans l'autre vie. » (/MMï.Mc. sed et d:uunationcm pcrcipi~nt in futuro. ut nobis rétribuant hœc enim frigida est intentio unde talis amicitia celerius evanescit si vero paupereM vocaveris. Deum nunquam obUviscentem habebis debitoretu. Celui qui reçoit un homme de condition. sed sicut caetera neoessitatis bumans! commercia.))pere&.(comme p?'ec~. claud dos et ca'cos.) Quanto enim minor est trater. aussi une amitié de ce genre perd-elle bientôt toute sa force. aux amis et aux riches. 45 sur les Actes. non sotutu in preasenti retrtbutiouen). ut promovealur pcr illum. et ne vous rendent ce qu'ils auron t reçu de vous. » Cui simile est id quod alibi dtcit (~.) Plus votre frère est obscur et pauvre. ad promerenda -vita} cœteLtis pra~mia nil valere ostendit. Je pourrais en citer un grand nombre qui courtisent les plus illustres sénateurs. appelez-y les pauvres. aut Tiuibua soient a cmtubet'naiibus exhiberi. fratrum vicinorumque convivia. toutes les passions de la chair. S. in ~c<«.fl DE SAINT MM. qui ne vous oubliera jamais « Mais lorsque vous faites un festin. qua:. mais il veut montrer que ces rapports comme toutes les autres relations sociales. » (Et /. de se donner mutuellement des repas. par l'excès du vin. » 11ne dit pas De peur que vous ne deveniez coupable. souvent encore dans un but d'intérêt personnel pour arriver plus aisément aux honneurs. tanto magis per eum Christus aceedil et visitât nani qui magnum suscipit. PoMen) quidem ptuMs proponere qui ob hoc cetobernmos senatorum colant. et fiat tibi retnbutio. ou bien tour à tour. vous aurez pour débiteur Dieu. vt. aœpe propter vanax) gloriam facit et a!iM acd et utiUtas pturics quitiritur.45. plus vous êtes certain que Jésus-Christ se présente à vous et \~us visite dans sa personne. Ne recher- non quasi scelus interdicit. Qua! scilicet coUatione omnium cetciu'antnr.

sona divitis aut potentis eligitur. C'est ainsi qu'il se montre en tout fidèle observateur de la loi jusqu'à la fin de sa vie. sed culum. AMBR. non habemus taberna. paroles du Sauveur. et il sait ce qui doit se passer dans un autre endroit. Le Seigneur connaissait le nom de celui dont il prévoyait ainsi la mystérieuse rencontre. rarent ad quem mitterentur. » Audiant quibus <Bditica)idarum pauper ambitur. pour leur faire comv m deuxhommes voustrouverez près (t)17!aM. mais un pauvre dont il choisit la maison. a etc. etjam ditur « At illi dixerunt Ubi vis pare. alioquin apud aliquem eorum Pascha ce]ebrasset et ideo sub. sequimini eum in domum. il leur donna pour le reconnaître un signe semblable à celui que Samuel avait donné à Saûl (i) «Il leur répondit En entrant dans la ville. nommer. sicut et Samuel Sauli (1 Vel ideo mittit eos ad hommeto igno10). le Maitre de toutes choses. y trouverez hommes d vous passé àBéthel ouradorer ieul'und'eux D trois i'Mtre autant e d quimonteront p portera chevreaux. car ni lui ni ses disciples n'avaient de maison en propre. non habuisse.MH. autrement il eût célébré la pâque chez l'un d'eux a Ils lui dirent donc Où voulez-vous que nous la préparions? » BÈDE. 3 Lorsque ous 'aurez x. de surlafrontière Benjamin. CHRys. Per omnia manifestans quod usque Ecce introeuntibus vobis in civitatem. quittéaujourd'hui. Ou encore. ut ostendat quod pasatonem votun- . Quasi dicat « Non habe. et augustum bospitinm domorum cura est cogaoscMt Chd.gnationem ejus intuere quia non permus domicilium. Primum majestatem Divinitatis discipulis ejus. n'avait même pas où reposer sa S. et apprenez que le Christ.titautemeosadaKenumdoportans. il s'entretient avec ses disciples. vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau suivez-le dans la maison où il entrera.sum sed ideo sine nomine detignatnr. lemidi.ACT. ous erez v s arrivé chêne eThabor.Comme s'ils disaient Nous n'avons ni demeure ni habitation. Seiebat autem Dominus nomen caput reclinaret. sur 5'M<) point celui à qui Nôtre-Seigneur les envoyait. Il envoie ses disciples dans une maison étrangère. dusépulcre Rachel. cujus sciebat mysterium èt occur(/. pour faire ressortir son humble condition. Admirez ensuite sa condescendance ce n'est ni un riche ni un puissant du siècle. ad extremum vitae non est adversarius occurret vobis homo amphoram aqnœ iegi. CHRYS Commels ne connaissaient i tête. uivous iront Les ânesses de vers d q allé sont etc. in mum cam nulla domus erat ei neque quam intmt. mais il le désigne sans le TnËûPHYL.OMM. 82 (/MMM. 3 v serez d quevousétiez chercher retrouvées.KXPUCATMN DS r/ËVANSILE et Jean pour préparer ce qu'il fallait. dedit eis.pauperis amplius nobilium œdibus antestum. il les adresse à un homme inconnu.adverte cnm disciputis loquitur. omnium Dominum.novit quid alibi sit futurum deinde dimus ? H BEn. un e de ? pains. t ledernier vase rempli vin. locum ubi fertur. THEOMHi. ejus. Etauverset Lorsque ous sorti e au trois làetqu'ayant outre. et il préfère cette étroite et modeste demeure aux palais des grands. signum ut ignobilis fBstimetur. etc. in ~/a«/) Cum autem igno. Entendez ces paroles vous qui mettez tons vos soins à vous construire des maisons sur la terre. 82. )) AMBR. » Considérez d'abord la puissance de la divinité dans ces S. unde subdit « Et dixit ad eos tum. '1 etc.

poterat quodcunque voluisset cum JudtBis tractare. Intelligamus autem diem quidem azymorum. L'apôtre saint Paul. Quibus si~nis inventis. tentus ac ligatus. v. aurait bien pu aussi amener les Juifs à faire tout ce qu'il aurait voulu. nuHam redolentem vetustatem primfB pra.) Il fallait que cette pâque fût alors immolée. ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. hac tamen nocte qua agnus immolabatur a JudiBis. Heec autem mysteria Petras et . et il consacra ainsi les préliminaires de son immolation ou de sa passion. parlant de cette pâque. » etc. discipuli sollicite quœ mandata eis fuerant impieverunt: unde sequitur « Euntes autem invenernnt sicut praadixit tins Jesus. sed quibusdam indiciis in quamdam domum dirigit eos unde sequitur « Et dicetis patrifamilias domus Dicit tibi magister Ubi est diversorium. et lorsque nous vivons de cette vie. totam conveMationem q)i!B est in luce spirituali. venant à savoir ce nom. ne fît connaître la maison aux pharisiens. En effet. accomplirent exactement ce qui leur avait été prescrit « S'en allant donc. Quelques-uns pensent que le Sauveur ne voulut point dire le nom de cet homme. Hoc Pascha exponens Apostolua ait ( [I sd Co?' S <'Paselia nostrum immolatus est Christus. passionis suée) sacravit exordium. nous devons mettre toute notre joie dans les tarie snbiit qui enim mentem hujus ignoti viri subegit ut eos susciperet. c'est-à-dire le quinzième jour de la lune cependant il fut arrêté et chargé de chaînes la nuit même où l'agneau pascal était immolé parles Juifs. de peur que le traître. » Quod quidem Pascha tune necesse erat occidi. quasi paterno cousilio ac defininitione sancitum qui licet die sequenti (hoc est 15 luna) sit crucifixus. a BÈDE. suite de la faute de notre premier père. Par TnÉOTEYL.. » etc.DE SAINT UJC~ CHAP. qui n'a rien de commun avec la vie ancienne.qui venientes coepisseut eum priusquam eœna fieret. « Et ipae ostendet vobis cœnacutum. XXH. immolationis (hoc est. celui qui pouvait inspirer à cet inconnu des dispositions si favorables pour ses disciples. Jésus-Christ a été immolé. et para- verunt Pascha. o BED. et spiritualia mysteria discipulis traderet. THEOPHYL. prendre que c'était volontairement qu'il allait souffrir dans sa passion. et au décret du Père céleste et bien que le Sauveur n'ait été crucifié que le jour suivant. nous dit « Notre agneau pascal. les signes qui leur avaient été donnés. » etc. )) (t Cor. pour obéir à un ordre tout divin. GLOSS. le jour des azymes. il nous faut entendre cette vie lumineuse et toute spirituelle. qui auraient pu venir s'emparer de lui avant qu'il eût célébré la cène et distribué aux disciples les augustes mystères il se contente de leur donner quelques signes pour trouver cette maison « Et vous direz au maître de cette maison Le Maître vous mande Où est le lieu où je mangerai la pâque avec mes disciples? Et il vous montrera une LA GLOSE. et ils préparèrent la pâque.varicationis Adae. Dicunt autem quidam quod ideo non dixit nomen hominis ne proditor cognito nomine domum panderet photrisoeis. in qua conversatione viventes decet nos delectari in Christi mysteriis. es disciples ayant reconnu L grande salle meublée.

) Cet homme que les disciples rencontrèrent à leur entrée dans la ville. es disciples préparent la pâque là où Us voient cet homme porter la cruche d'eau. OMG. L BÊDE. ut ca- . Hec autem timine auferatur cruor.Parant autem Pascha. ubi aquœ diversorHun.cratur. miubus enim dat gratiam. parce que ces deux vertus nous font retrouver l'homme qui a été créé à l'image de Dieu. un des serviteurs du père de famille. (sup.Ego autem puto quod homo qui ingremo quiaper prasdictareperimusstattun dientibus discipulis in civitatem occurhominis qui creatus est ad imaginem rit. symbole de la grâce de l'Esprit saint. (Traité 35 sur S. Ceux qui ne peuvent atteindre à cette doctrine spirituelle. et de purifier au lieu d'être elle-même purifiée. 8. erat quiDei qui portat amphoram aqua*. Qui autem non conVel amphora est mensura perfectior: sequuntur spiritaliter eum. Cet homme porte une cruche d'eau.spiritualem doctnnam portaBtem in corgnoscunt esse terram et pulverem. quia tempus adest lectu (qui est paterfamHias) umcuiqne quo veri Paschae cultoribus typieus de homini a discipulis Christi. dont la doctrine spirituelle était contenue dans le récit de faits extérieurs.poralibus historiis. Que cette salle située dans l'endroit le plus élevé de la maison. Ce vase figure l'humilité du coeur. ampborajn &qns6portans. 35. HK autem paratoribus occurrit ho. qua: lavare meruit.brant Pascha cum Jesu. et mansuetudo paei. quœ dam minister patrisfamiliM portans significat gratiam Spiritus saucti.EXPLICATION BE L'ÉVANGILE mystères de Jésus-Christ. et je pense qu'il était la figure de Moïse. et que l'intelligence (figurée par le père de famille). ear Dieu ne donne sa grâce qu'aux humbles qui reconnaissent qu'ils ne sont que cendre et poussière. tract. qui est au milieu de nous. actio et contem. à mon avis.vase ËctUi. c'est-à-dire l'action et la contemplation la ferveur du zèle et la douceur de la paix. qui portait dans un vase de terre l'eau destinée à la boisson ou aux purifications légales. portant une cruche d'eau. et cette eau est celle qui a mérité de devenir la matière du sacrement de Jésus-Christ. encore. à cet endroit plus élevé où se trouve le lieu du festin. AMBR. aut potabilem aqaam in phora autem est humilitas cordis hu. soit grande pour Joannes parant. Ces deux disciples rencontrent un homme. pour être remplacé par la source vivifiante du baptême qui efface les péchés. découvre à chacun des disciples de Jésus-Christ. qui se co. C'est Jean et Pierre qui nous préparent ces mystères. Am.mundatoriam. non celeaqua autem est quas sacramentum Chri. ne célèbrent point la pâque avec Jésus. cuni ad superiorem locum in quo est BEC.crimina vivifici fontis baptisma conseptatio~ fervor zeli. était.) fica. Matth. J~<tttA. Montons donc avec le Seigneur luimême. Ascendamus sti esse meruit. quod monstratur ab intelinfertur amphora. lion ergo cum ipso Domino constituto nobislavari.. ce vase c'est la mesure de Ou la perfection. ÂMBR. et ad tollenda domus superior sit nobis magna. ORIG. quem puto esse Moysen. id est. parce que le temps était venu où le sang devait cesser de marquer la porte de ceux qui célèbrent la pâque véritable.

dit J'ai désiréd'un granddésir de mangercette pdque avec a!!< J*<K e< e~M~<~MM ~e fttwc lui/tM – ~M~ ~<tK~eMM~ MMM~ceMe ~)<~Me vous.ubi sup. CHAP. le Verbe de Dieu. e S. n superioribus autem magnum habet stratum. l'intelligence.' Desideravi hoc Pascha manducare fC~MCMW paaM~MOM tiar dico enint vobisquia e~ hoc tio)!manducabo illud. il rendit grdce~<dit Prenez et partagez entre vous. Et cnmfacta esset hora diseubuit. agitur de unde dicitur « » etc. Carje vousle dis. comme l'indiquent ces paroles de Jésus dans saint Matthieu a Allez dans la ville chez un tel.. et <<«o<fm<m apostoli cum eo.Cet homme a une grande salle au haut de sa maison. Et l'heure étant venue. Verbum Dei. Post sermones enim discipulorum. piat Jesum. intelleetum) venit et Divinitas eoepulans discipulis in domo praediota. non aacendunt in domum illam superiorem et propterea non celebrant cum Jesu Pascha. Que le nom du maître de cette maison ne soit point connu de la foule. CYRIL. Et cum facta esset Horam msndncaadi . nisi a magnis sensu. avant que de souffrir. ne montent point dans cette salle supérieure et ne célèbrent point la pâque avec Jésus.L'heure de manger la pâque. discipuli paraveruat Pascha comestioue.) Scire autem debemus quoniam qui in epulationibus et sollicitudinibus secularibus sunt. Carje vousle t!M. l'intelligence). qui non capitur. AMBR. Sit etiam domus illius princeps non qualibuscunque cognitum habens nomen Matthœum unde mystice dicit secundum f « Ite ad quemdam. hora. qui ne peut être reçu que par les âmes vraiment grandes. (sup. et sit mundata. il se mit à table et les douze apBtresavec f4-f7. ut magnum meritum ejus advertas. quibus catecMzaverunt patremfamilias (id est. Que ce soit le père de famille (c'est-à-dire. qui prépare cette demeure pour le Fils de Dieu. je ne boirai plus du fruit de la vignejusqu'à ce que viennele royaume de Dieu. disciples un doux repos au milieu des plus sublimes vertus. donec regnum Dei veniat. ÂMB&. c'est le soir du nue. ~<!«/<. que Dieu vient avec ses disciples dans cette maison pour y célébrer le festin sacré. recevoir Jésus. Car ce n'est qu'après que les paroles des disciples ont instruit le père de famille. ~)'<!<tm et <<Mt< egit ~c<ap!<e'.Après que les disciples eurent préparé ce qu'il fallait pour célébrer la pâque.yene la mangeraiplus désormais. BED.. l'heure vint de la manger « Et l'heure 'étant veBÈDE. jusqu'à ce qu'elle soit accompliedans le royaumede Dieu. CTR. Et accepta calice. Filio Dei. Et prenant le calice. Et sit domus heec a patrefamilias (id est. » etc. Et ait t'Kt's. c'est-à-dire. N'oublions pas que ceux qm passent leur vie dans les plaisirs de la table et les sollicitudes de ce monde. qu'elle soit purinée et ne conserve plus aucune des souillures de l'iniquité. in quo Dominua cum discipulis subtiminm virtutum ejus delectatione requiescerot.DE SAINT HJC. t. et dividite inter vos dico enim vobis }t<a<! non bibamde generatione vitis. S. nullo modo habens matiHea sordes. intellectu) prœparata. ce qui vous fait comprendre quel mérite éminent doit avoir celui en qui le Seigneur vient prendre avec ses ORIG. OaiG. XXtf. donec impleatur M regno Dei. Postquam Pascha.

aussi m'est-elle précieuse et chère.Desiderat ergo primo typieum Paseba cu~m discipulis maudLtCMe. uod ideo dicit. sorte. Ou THEOpHYL. suivant l'usage. BED. nous voyons que plusieurs fois. hivenimus autem piuhes eum pMedicantem suam passiouem. encore et il donne ici la raison de cette conduite. accubuerunt secundum communem usum. quod plures ante eum proplietm et justi cupiverant. ils se. comme il avait Pascha designat 14 diem primi mensis. EusEBE. » etc. quod tradebat discipulis. mirent à table. propter quod et amabilis M desiderabilis est tnibi.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE quatorzième jour du premier mois.Ou bien encore. dicit « DesiVêt derio desideravi. au moment où la lune du quinTHËopHYL. qnaSed liter Dominus discambere dicitur. Mais pourquoi l'Evangéliste nous zième jour se lève. Or.Il désire manger d'abord avec ses disciples la pâque figurative et révéler ainsi au monde les mystères de sa passion. cum Jadœi stantes Pascha manducarent? Dicunt ergo quod cum manducassent legale Pascha. x etc. parce que l'avare disciple épiait le moment où il pourrait livrer son divin Maître. perductam ad vesperam. il dit avec raison a J'ai désiré ardemment cette pàque. et que tant de prophètes et de justes avaient désiré voir. CYR. Sed et ipse sitieus coHunuaem salutem. parce que Ou cette pâque devait être suivie de sa mort sur la croix. encore. 13 luna jam terris apparente. hoc dicit. puisque les Juifs devaient se tenir debout pour manger l'agneau pascal? Nous répondons qu'après avoir mangé l'agneau pascal. (in Cat. » id est. il prédisait sa passion et manifestait le désir ardent de la voir arriver. BÈDE. ultima verba suis ([t'le{us proferuut. il s'exprime ainsi. hoc trade- . pour qu'on ne pût se saisir de sa personne avant qu'il l'eût célébrée. non explicaverat Dominus domum vel vinim. mmdacmtea quosdam alios cibos. a J'ai désiré d'un grand désir. » c'est-à-dire.) Vel aliter cum Dominus novum Pascha celebraret. or."sicutetquipeL'egreprofecturi sunt. le mystère nouveau du Nouveau Testament qu'il donnait à ses disciples. THEOpnyLACt. et eam cupieutem evenire.et sic passionis sute mundo mysteria declarare. pênes quem Pascha perageMtj cujus causam per lime verba ostendit. pendant sa vie.Notre-Seigneur s'exprime de la pâque avec vous. THEOPHYL. a Et il leur dit J'ai désiré d'un grand désir de manger cette S. le Seigneur étant sur le point d'instituer une pâque nouvelle. pour prendre d'autres aliments. suivant les prescriptions de la loi. quia post ilVel lud Pascha crux immine)Mt. Sequitur « Et ait iUis Desiderio desideravi hoc Pascha manducare vobisQ cum. S. quasi dicat Heec ul- tima mihi coena vobtscum est. EusEB. CHRYS. CHRYS. novum mysterium Nov~ Testament). quia discipulus avarus proditionis tempus exptorabat. dit-il que le Seigneur se mit à table. » c'est-à-dire. c'est la dernière cène que je fais avec vous. G)œcon<m Pu~'«m. adressent à leurs amis leurs plus tendres adieux. mais le Sauveur n'avait fait connaître ni la maison ni le nom de celui chez qui il devait célébrer la pâque. Ainsi ceux qui partent pour un long voyage. CYRIL. sed ne traderet eum ante festum Paschœ. opportune dixit « ))esiderio desideravi hoc Pastha.

» afin qu'on ne puisse l'entendre autrement. 22.) Ex hoc EMonitaruni dementia. » ne quis ad aliud iuvert. et en même temps il en interdit désormais la célébration. xxx.) Ce fait seul peut servir à confondre l'erreur insensée des ébionites sur l'usage de la chair.. selon cette parole « Le royaume de Dieu est au' milieu de vous. mangez donc avec modération et sobriété. « nequaquam ultra K)M. » etc. ac supplicare Deo. Pascba vero Moysi statutum erat in une loco (scilicet in Hierusalem) celebrari unde non congrnebat omnibus gentibus. soif du salut de tous les hommes. 17) « Regnum Dei intra vos est. tandis que la pâque établie par Moïse ne pouvait être célébrée que dans un seul endroit. car elle est vraiment le royaume de Dieu. ne nous dirigeons donc pas aussitôt vers notre bat mysterium.spirit~a)iteriute))ectu!ucomp)eatur:)))psaonimestregaMnDei. et veatura fuerant omnia. num. S.erc posset. CHRYs. c~fet'SM~ /.<p/'Me~hœr.) Memento ergo cum ad mensam sederis. CHAP. » etc. Après nos repas. ni prier Dieu.Notre-Seigneur donne ainsi par son exemple son approbation à la pâque légale.(Z)~c.) Lorsque vous prenez place à table. tfosaicum Pascha celebrabo. Il rend grâces. 30. je ne célébrerai plus la pâque mosaïque~ jusqu'à ce que le mystère dont elle est la figure. il instituait un mystère qui devait être célébré dans le monde entier. XXII. xvn. BED. vetat ultra carnatiter exhiber!. soit accompli dans l'Eglise. 22. grattas e~it. de peur qu'appesantis par les excès de la table.DE SAINT LUC. quod post menaarn oportet teoMr3. souvenez-vous que la prière doit succéder au repas. de carnis esu redargui poterat. de /. et dixit « Accipite. BËDE. i. i sur Za~M'e. VI.. hérés. CaRys. pertinet etiam illud quod subditur « Et accepto calice. » Ad vêtus antem illud PasfUa. et il dit expressément « J'ai désiré manger cette pâque. elle n'était donc point destinée à toutes les nations et ne S. en enseignant qu'elle n'était que la ngure des mystères qu'il venait révéler « Car je vous le dis. 1 cont. les pouvait être l'objet d'un désir si ardent. eui Ëaem desiderabat imponere.Sic ergo Uominus legalis Pascha' approbator extitit. Domino maaducante Pascha Juda'orum unde signanter dixit « [)oc Pascha. je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. nova.) C'est encore à cette pâque ancienne à laquelle le Sauveur voulait mettre fin que se rapportent les paroles qui suivent « Et prenant le calice. à Jérusalem. parce que toutes les cérémonies de l'ancienne loi allaient finir et céder la place à des rites tout nouveaux. et hoc ad sua* dispenaationis figuram docens pertinuisse.atqueideoventremhnpfea3 moderato (sive sobrie). ') (Luc. donec impleatur m rf~no Dei » id est. quod toti mundo competeret. EpipH. Ob hoc gratias e~it quia vetera transitura. ne gravatus! nequeas genuâectere. il rendit grâces et dit Prenez et partagez entre vous. i. vous ne puissiez ni fléchir les genoux.MtM'o. Epirs. (Liv. puisque le Sauveur a mangé l'agneau pascal des Juifs. (Zi&. et ideo non erat desideratum. Non igitur post escas ad tectuu~ sed ad orationem vertamur evidenter enim 31 . (Ora<. secundum illud (Luc. c'est-à-dire. Unde subdit tf ))ieo enim vobis quia ex hoc non manducabo illud. donec in Kcclesia. » c'est-à-dire.

» THEOPHYL. jusqu'à ce que la manifestation de la gloire de son royaume fit embrasser la foi chrétienne à tout l'univers. il est plus logique de dire que Notre-Seigneur déclare qu'il ne boira plus le vin de la pâque comme il a déclaré précédemment qu'il ne mangerait plus l'agneau figuratif. ut probaret quod resurrectio non erat phantasttc~.. a résurrection de Jésus-Christ est apL (Actes. selon la prophétie d'Isaïe. postquam resurrexit Uicitur autem a mordis. il s'est dépouillé de la corruption du corps pour se revêtir d'un vêtement de magnificence et d'honneur. non somnus.Cependant.) pelée le royaume de Dieu. Sequit. x. que le Sauveur ne devait plus boire de vin depuis cette heure de la cène jusqu'au temps de sa résurrection où il devait venir établir le royaume de Dieu. c'est-à-dire que. 63). après sa résurrection. ut sicut supra typicum agai esum. itct'tim cum discipulis bibit. BLD. non le sommeil et le repos. pour leur prouver que sa résurrection était réelle. il a voulu boire en présence de ses disciples. ce qui a fait dire à David « Le Seigneur a régné. Hestirrectioue autem adveniente. mais livrons-nous à la prière. En effet. vinuin bihiturus non e~se). car évidemment le Sauveur a voulu nous enseigner ici qu'au repas doivent succéder. Sed mu)LocoDsequentius est. yt-affose~tt. postea namque cibum potumque sumpsisse eum Lestatur Petrus. 41) « Qui inaiiducavimus et bibimus eum illo. iO. jusqu'à ce que vienne le royaume de Dieu. Al. vera. secundum Isaiam (cap. quod post essed oratio cas.Ces paroles peuvent être entendues simplement en ce sens. parce qu'elle a détruit l'empire de la mort. resurrectio t-e~'tMMt ei. quia mortem D exterminavit uade et David ait (fM~ 92) « Dominus regnavit. saint Pierre atteste qu'ils le virent alors manger et boire avec eux « Il s'est manifesté. poris corruptela. non cnbiLe~ et sacrartim lectio Scripturarum succedere dcheat. BÈDE. dicens (Act. disceres omnia legis sacramenta ad spiritualem observautiam fuisse transferenda. exuta cor. e .le rompit. Potest quidem boc et sinipliciter Mcipi. 19-2d. et le leur donna. Or. » TnÉopHYL. je ne boirai plus du fruit de la vigne. il renditgrdces.ur <' Dicoenim vobis qt~d non bibam de generatioue vitis donec regnum Dei veniat. hoc Chnstua signiScavit. » BÊDB. a BEu.EXPUCATMNE L'ÉVANCIM B lit. decorem indutus est. et que le changement spirituel des deux grandes prescriptions de la loi (la nourriture et le breuvage de la pâque). » MiUcet formosi amictus. f/'f~. quod ab bac hora cœufe usque ad tenipua resurrectionis m quo reguo Dei erat venturus. vous fit comprendre que toutes les observances figuratives de la loi ne seraient plus désormais accomplies que d'une manière spirituelle.~opmM. à nous qui avons mangé et bu avec lui depuis sa résurrection. mais la prière et la lecture des saintes Ecritures « Car je vous le dis. e(<feA'f~. Et ayant pris du pain. donec ostensa gloria regui. Aecq. il s'est revêtu de gloire. fides mundi adveniatj ut per duo maximategis edicta(esean) seilicet et potum paschalem) spihtua))ter immutata. sic et potum P~schfB neget se ultra ~ustaturum.

quod in ana: redemp. de Jésus-Christ. il remprêtre selon l'ordre de Melchisédech (Ps. de dire que l'effet de la conséle à corrigées. aprèsle souper. XXII. dicens « Hoc est BEO. « et dedit eis. non bus termitMndis gratias egerat.tuentu. elle est Hocest corpusmeum. le Sauveur institue la nouvelle pâque.Nec dubites an hoc verum sit. gratias egi~ o sicut et de veteri.m ubi coMÈMatur mysterio. en disant Ceci est M<M corps qui est donné (i) pour vous faites ceci en mémoirede moi Il prit de même calice. » H avait déjà rendu grâces en mettant fin à la pâque ancienne. et Kf<eo manifeste diceute « Hoc est corpus Kt accepto mcum.Après avoir accompli les cérémonies solennelles de la pâque ancienne. xt. mais aussitôt le mystère de la consécration. postquam corporis sui fractionem (id est.corpus Christi. cix. fit et dicitur iu panis M viui figura substituens. pour montrer que son corps ne sera brisé dans sa passion que par sa volonté « Et il le leur donne en disant Ceci S.M~M~'Me ~c passtoncm). (Et ad Calosyrium Episcopum:) exemptum tribneus in omni boni operis insauiunt igitur dieentes mysticam beneicchoatioue et perfectione Deum esse dictioDem a sanctificatione cessare. ram. si . sed potius suscipe verbftSatva~fe~)' 7). sa. Il rompt lui-même le pain qu'il donne à ses disciples. GRË&. (sur D est mon corps qui est donné pour vous. ipse pauem quem porrigit.B carnis sanguimsque saera. pro carne tigni et stmgmue. et commande à son Eglise de la célébrer en mémoire du mystère de la rédemption. sans nouveau nom d'anteut. et il nous enseigne ainsi par son exemple à louer. non sine sua spoute futuMPO. i09. Etabli vu). le CM est le Nouveau rM~SMMK~nzon. uude dicitur piule. à glorifier Dieu au commencement comme à la fin de chacune de nos bonnes oeuvres.) Avant la consécration. C'est donc une erreur autant qu'une folie. il devient et il est appelé le corps de Jésus-Christ. sed sti. pro t!0&?' /'M~M7'.' Sequitur « Et fregit n meamCO?MM~MC7'~KM!CM. cousecrationem comumnis panis est.Se~ place la chair et le sang de l'agneau par le sacrement de son corps et de son sang sous les espèces du pain et du vin a Et ayant pris du pain il rendit grâces. pour (2) Cette citation faisait autrefois suite à la précédente. & le bapt.d'aprèsa première l duquel Epitredesaint Pauls~ Comit/tietM. qnod pro vobis dator.tons in fide cnm enim sit veritas. de &<~<Mme P tionis jnetuoriam Ecctesiam froquentare 6<. car il est la vérité et ne peut mentir.DE SAINT MC. ~/U~ hoc facite !'M frangit dicens: ostendat Similiteret caKeeM M')MM<.(2) Ne doutez point de cette vérité. cerdos m iBtM'num factus secundum ordiacu) i\)e)chisedeuh (~s~'M. CYniL. « M le rompit. CHAP.S<M!~j sera répandu pour vous. disant Ce calice. corpus meum. ut glorificandum. le pain est un pain ordinaire. S. cn/ï'-e VofM~ ~ 7*e$~M~M .quodpro eo<)M [KefM. tirée de la lettre de Cyrille à Calosyrius. (Om<.GnE&. nobis mentitur.FitutM PMChœ voteris aotemtnis. » Mais plutôt recevez avec foi les paroles du Sauveur. d'après mot grecEtSojievov la place (i)C'estainsiqu'oniit danslesbibles onavaitmis. qui BÈDE. CTR. Nyss.fp<MHM<MiC/M'M<<. E NysSE. puisque le Fils de Dieu vous dit clairement « Ceci est mon corps.) anis enim aute desiderat. e~. M chapitre s Oui eralivré vous. » vel ot transit ad uevum.

aliud ipsum fuisse factum carnem. afin que ce corps vivifiant soit en nous comme une semence de vie. (Et cap. parce que la vie de Dieu est en nous. quse accepimus in benedictioiiem vivificativam in pane et viuo. Pouvons-nous en conclure que notre éorps a part aussi à cette vertu vivifiante. cap. il s'imprégne aussitôt du goût de cette liqueur. id est. et l'union étroite par laquelle il s'est incarné dans le corps qu'il a pris dans le sein de la vierge Marie.. proprium corpus effecisse. carnis. IV sur . que le Fils de Dieu s'unît à nos corps par sa chair sacrée et son sang précieux que nous recevons sous les espèces du pain et du vin. fecit eam vivifcativam. (hom. ooiidescendens Deus nostris fragilitatibus. Il était convenable. a donc communiqué aux dons offerts une vertu vivifiante en les changeant véritablement en sa propre chair. subdit « Hoc facite in mearu comniemorationem. Unde. 46 sur S. Dieu.. Ne enim horreremus carnem et sanguinem apposita sacris altaribus. Chrys. ut corpus vitse (quasi quoddam semen vivificativum) inveniatur in nobis. communique cette vertu vivifiante à sa chair par l'union étroite qu'il a contractée avec elle. 23. chap. Igitur vivificativum Dei Verbum imiens seipsum propriaî carni. son Fils unique. source de vie. vel 46. corpus sumplum ex aima Virgine. pour nous communiquer une bénédiction vivifiante. » a institué ce mystère pour nous faire contracter avec lui une alliance quoe reliquiae remanseriut ejns in diem subsequeutem.) Jésus-Christ moire de moi. Jean.e S. en effet. Decebat ergo eum uoslris quodammodo uniri corporibus per sacrant ejus carnem et pretiosum sanguinem. et qui a communiqué à sa chair une vertu vivifiante (chap. quod caro factum est. (Et lib. et que le Verbe de Dieu demeure dans notre âme? Non. » Chrys.1 Si enim in aliquo lii[uore niodicum panis immiseris. Car la vertu vivifiante de Dieu le Père Verbe. non desinens Verbum. C'est ainsi que le Verbe de Dieu. xxm). plein de condescendance pour notre faiblesse. et il conserve'toujours la vertu de la consécration aussi bien que la grâce qui donne la vie (Liv.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE cration mystérieuse cesse. Si vous trempez un peu de pain dans une liqueur quelconque..) Hocfecil Chrislus ducens . qui s'est fait chair sans cesser d'être le Verbe.) Acdeinceps: virtus enim vivificativa Dei Patris unigenitum Verbum est. sed efficiens carnem viviticativam. convertens ea iu veritatem propria.loa>i. influit oblatis Tim vita. in Joan. secundum parliei- patiouis habitudinem nos habere in nobis Dei Fiiiinn. reperies lunic imbibilum qnalitale illius. 14. car il y a une différence entre la participation que le Fils de Dieu nous donne à sa vertu lorsqu'il demeure en nous. homil. Non enim mutabitur sased virtus crosanelurn corpus Christi benedictionis et vivificativa gratia jugis in eo est. {sup. Il ajoute « Faites ceci en méS. Nous aurions eu horreur de la chair et du sang placés sur les saints autels. xiv). iv. Dei Verbo existente in nobis vivificativum erit nostram corpus? Et alibi sed alind est. et dont il a fait son propre corps. Nuuquid ergo et quouiam in uobis vita Dei est. Jean. car aucun changement ne se fait dans le corps sacré de Jésus-Christ. lorsqu'on réserve pour le jour suivant quelquesfragments du pain consacré. 43.

Subauditur. l'une dont Jésus dit plus haut « Prenez-la et distribuez-la entre vous. lib. » – Bèdb. S. régula 21.DE SAINT LUC. et une seconde fois lorsqu'il l'eût distribué. equel ar l p a doitêtre soigneusement d d conséquent. 172. (d'Alliou. Duos autem calices Lucas commémorât de altero quidem supra dixit « Accipite et dividite inter vos. et comedere. ncalice ircula utour elatable. indeque postquam panem dcdlt illud quod superius dixit. BAS. le manger. S. et in Regulis brevioribws ad inlerrog. non commemoraverat superins. AuG. et totum affectum explere. m. nous avons le même récit que nous donne saint Matthieu et saint Marc. Igitw ut leones Hammam spirantes. c'est-à-dire. 3. (De l'ace. Théopiiyl.. m.) Apprenez à quelles conditions il nous est permis de manger le corps de Jésus-Christ. vers. la manducationl'agneau. afin que la phrase soit complète.. quest. semblables à des lions qui respirent la flamme. selon sa coutume. cap. 172. Le Sauveur appelle ce calice le calice du Nouveau Testament « Ce calice est le Nouveau Testament en mon de Selon'usage observéans célébration d la dufestin l pascal. règl.) Theofdyl. mais pour celui qui est mort et ressuscité pour pour eux.) Vel quod Lucas bis de calice commemoravit.. àug. d'abord avant que Jésus distribuât le pain. ut solet. (Moral. » Unde se- . » la seconde qu'il distribue lui-même à ses disciples après la fraction et la distribution du pain (1*). et dont il est dit « De même le calice après le souper. saint Luc parle deux fois de la coupe. après (I*) c surla findurepas. BaSIL (in Moral. distingué u calicemystérieuxe la nouvellelliance. XXII. i\am illornmest. c'est pour cela que.) – Théophyl. sed in eo qui pro eis mortuus est et resurrexit. scilicet Matthrei et Marci. et il raconte ensuite en son temps ce dont il n'avaitpointparlé précédemment or. 15. et amplecti. et règl. m. ce qu'il en dit en premier lieu. ut qui vivunt. ne vivent plus pour eux-mêmes. Utrumque autem conjunctuni eamdem sententiam facit. mais encore qu'ils les laissent le toucher. cap. et devenus terribles au démon. Il faut sous-entendre Il leur donna. sic ah illa mensa discedimus terribiles effecti diabolo.. des Evang. TheoPHYL. (II Cor. n Bed. en réunissant ces deux parties. « dédit eis » ut sit plena constrnctio. l'embrasser et rassasier leurs saints désirs. 1.) nos ad majus amicitise fœdus. non amplius in se vivant. Il est question dans saint Luc de deux coupes. suamqne charitatem declarans erga nos.. Nominat autem Dominus hune calicem « Novi Testamenti.) Ou encore. (de Consentit Evnng. » quem dicet aliquis esse typum Veteris alternm vero postpanis Testamenti fractionem et distributionem ipse partitur discipulis unde subditur « Similiter et calicem postquam cœnavit. en mémoire de l'obéissance qu'il a portée jusqu'à la mort. v. (Il ad Cnrlnlh. de sorte que ceux qui vivent. Nous sortons donc de cette table. 15.) Disce autem quo pacto decet edere corpus Christi. illud vero quod ordine suo posait. il le fait par anticipation. chap. CHAP. prius antequam Chnstus panem darot. plus étroite. sed et palpare. in memoriam scilicet obedientiœ Christi usque ad mortem. 1.. abrég.C'està lecalice u a d l dontil s'agit. et nous manifester toute l'étendue de son amour. prajstans se. prœoceupavit. non solum videri desiderantibus. xxi. non-seulement il se rend visible à ceux qui désirent le voir.

La pàque ancienne avait pour objet la délivrance de la servitude d'Egyte. sic si imbutus conscientia prava. magis auteiu ipso rege induti. » significans Novum Testamentum in suo sanguine exordium sumere nam in Veteri Testamento sanguis animalium affuit. Jean. sanguis autan agui ad priroogenitoruin custodiam novum vcru Pascha ad peccatorum remissioneui j sanguis autem Clirisli. mais si vous osez vous présenter devant lui avec une conscience coupable. le sang des animaux vint consacrer la promulgation de la loi. Ces paroles vous. ib.) Ce consacrés au service de Dieu. et maintenant le sang du Verbe de Dieu est pour nous le signe « Qui sera répandu pour sacré de la nouvelle alliance. advoc.it angelos. pro solis apostolis corpus Christi datum et sanguinem effusum fuisse. qui pro vobis fundetur. Or. Eneffet. (hom. Cum autem dicit « Pro vobis. car il a donné l'un et l'autre pour le salut du genre humain tout entier. cum data fuit Iex nunc vero sanguis Verbi Dei significat nobis Novum Testameutum. Ceux qui participent à ce sang divin sont associés aux vertus des cieux. si et qui . Hic sangnis fugat dEemones. 46 sur S. protinus irrigans animam. ou plutôt revêtus de ce divin roi lui-même.) Hic enim sanguis operatur in nobis imaginem regiam nobilitatem anim» non permittit marcesccrc. et lui inspire une force surhumaine.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE sang qui sera répandu pour vous. vel 46 in Joan. » Il nous apprend ainsi que le Nouveau Testament commence dans son sang. ce sang répandu sur la terre l'a purifiée et lui a ouvert les portes des cieux. sang'imprime en nous l'image auguste de notre roi. et adibile fecit cœlum. Chrys. Nam si qui imperaloriam coinquinant purpuranij pari ptrna ploctuntur cum eis qui divcllunlj aljsurdmn nou est. dans l'Ancien Testament. En effet. il préserve de toute flétrissure la noblesse de notre âme. et Uoininuiu augelorum liicsouguis elïusus lavit orbem. le sang de l'agneau avait été versé pour sauver de la mort les premiers nés des Hébreux la pâque nouvelle a pour fin la rémission des péchés. Hujus participes sanguinis sunt cum supernis virtutibus construclijCt amicti regia Christi stola sen regio pallio. non significat. » ne signifient pas (lue Jésus-Christ n'ait donné son corps et répandu son sang que pour les Apôtres seuls. Chrvs. si vous approchez de lui avec un cœur pur. Ce sang met en fuite les démons et fait descendre en nous les anges et le Seigneur des anges. sed causa totius humanae natiir*. Et sicuti si nwndus ac. Et vetus quidem Pascha ad removendam servitutem Mgypti flebal. vous commettez un sacrilège et vous le recevez pour votre condamnation et votre supplice. si ceux qui profanent la pourpre royale sont punis du même châtiment que ceux qui la mettent en pièces. et le sang de Jésus-Christ est versé pour le salut éternel de ceux qui sont S. est-il contraire à la raison de dire que ceux qui reçoivent le quitur « Dicens Hic est calix Novum Testamentum in sanguine meo. il pénètre notre cœur de sa divine rosée.cesserisj salubrilei1 accessisti. (hom. dauinose accedis in pœnam et supplicia. Tnagnamque inspirans virtulem. revêtus du manteau royal de Jésus-Christ. il sera pour vous un principe de grâce et de salut. ad cnnservalionem eorumqui dedicati sunt Doo.

ac deinde terrenis. succède la joie Bjède. non est facilis ad glutienduvn. BED. se rapporte au corps de Jésus-Christ. Ensuite aux fatigues de cette vie laborieuse. vinum dominici calicis aqua miscetnr teste enim Joanne {ApocaL. et que Jésus-Christ doit demeurer en nous. celui qui communie reçoit aliment terrestre. dans la vie spirituelle. corps de Jésus-Christ dans une conscience souillée. en effet. tout le corps et tout le sang du Seigneur. Bed. Apôtres communièrent au corps de Jésus-Christ après la cène. xvn). et le vin à son sang. Ideo autem tune cœnati communicarunt apostoli. méritent le même Bède.OK SAINT LUC. Mais depuis. et demeure intégralement le même après l'avoir communiquée. Les produite par la grâce divine dont le calice est la figure. GrxcoEiitychms Patriarclia rum Palrum. on mêle au vin de l'eau dans le calice du Seigneur. Comme le pain a supplice que ceux qui l'ont percé de clous? pour but de fortifier notre corps. secuudario calix prior enim est in spiritualibus laboriosus actus velut pauis. il faut commencer par les actions laborieuses et pénibles qui sont comme le pain. illud refertur ad sanguinem. ditus sic nnlli dubium sit corpus et . l'autorité de l'Eglise nous a ordonné de prendre tout d'abord cette nourriture spirituelle avant tout Eutych.(vel in Cat.) Totum autem corpus et sanguinem Domini suscipit communicans. GR. non-seulement parce que nous ne devons manger notre pain qu'à la sueur de notre front (Gen. pari pœna plectuntur cum bis qui illud clavis transfoderunt. Quia vero panis confirmat.-EC. PATRIAR. Le Sauveur distribue d'abord le pain. nous devons croire aussi sans hésiter que le corps et le sang du Seigneur sont tout entiers dans tous ceux qui commu- obscœna mente corpus Christi recipiunt. Deinde post labores sequitur exultatio divinae gratiae. alors même qu'il ne reçoit qu'une partie des espèces consacrées. ni). car au témoignage de l'apôtre saint Jean. quae est calix..«aqu8einultœ populisunt.» THEOl'HYL. parce qu'il fallait d'abord accomplir et terminer la pâque figurative avant de célébrer les mystères de la véritable pâque. les eaux sont la figure des peuples [Apoc. XXII. quia necesse erat Pascha typicum ante consiiniroari. vinum vero sanguinem operatur in carne hoc ad corpus Christi.. non solum quia in vultus sndore laboratur (Genes. de même encore qu'une seule et même parole se fait entendre à un grand nombre. et sicut una vox pénétrai ad multorum au-. pour l'honneur d'un si grand sacrement. mais parce que le pain quand on le mange est d'une déglutition tant soit peu difficile. n). et puis ensuite le calice. et sic ad veri Paschae sacramenta transiri nunc autem in honorem tanti sacramenti placuit magistris Ecclesiaî prius nos spiritualibus cpulis refici. Verum quia et nos in Christo et in uobis Christum manere oportet. etiam si mysteriorum partem accipit sicut enim unum sigilluia diversis totam suam flguraui impartitur. Mais aussi comme nous devons demeurer en JésusChrist. l'un. et integrum manet post distributionem. car de même qu'un sceau imprime son empreinte tout entière sur plusieurs choses à la fois.Primo autem datur panis. Or. le pain. 3) sed etiam quia dnm comeditur. CHAP. et le vin de produire le sang dans nos membres.

1. sed etiam ut ostendat nobis agat conscius pœnitentiain.) Cum tradidisaet Dominus disci. lement.) Après avoir distribué le calice à ses disciples. m.» – Théophyl. bis exemplum. de. non solumnl ostendat se ret. S Chrts. ut usque ad tinem salaecce mmms tra&eMhme mecum ftanius lucrari peccatores: et ut ostenerumtamen est in viensa. S.adiens melinr factus non fuit. noc honore. aussi bien qu'à la reconnaissance et à l'honneur incomparable que le Sauveur BÈDE. ut seire futura. AuG. est. Quant à la fraction du pain consacré.r/rdetur1 El ipsi cœt interse quis esset c. Notre-Seigneur parle de nouveau de celui qui devait le a Cependant voici que la main de celui qui me trahit est avec trahir moi à cette table.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE nient. Il veut aussi nous montrer la noire méchanceté de ce traître disciple qui ne rougit point de s'asseoir à la table de son Maître. nirsiis rio traililorc sno nec beneiîcio. f.) La participation aux divins mystères ne te fait pas renoncer à son dessein..Et cependant Jésus ne le désigne pas spécialui témoigne. des Evang.Et quideinFilius homùtissecun. et il parle en général de celui qui doit le trahir. mauifestius correptus. lib. Théophyl.vcis qui . Chiiys. son crime n'en devient donc que plus monstrueux. quietconvivia dum fjuoddéfinition vaiiit vcrumtamen fieri non erubuit. selonce qui a été décrété. 111. dicens « Vermvitamen ecce men enm non designat speciiliter ne manus tradentis me. mais malheur à l'hommepar lequelil sera trahi! Et Ht commencèrent à se demander les uas aux autres qui serait celui d'entre eux qui devait faire cela. mais pour faire ressortir sa grande bonté. (de l'ace. qui épuisa tous les moyens propres à détourner Judas de son perfide dessein. 1. et parce qu'il a osé s'approcher des saints mystères avec cette intention criminelle. Prmdicit au- . il s'en va. 83. Pour ce qui est du Fils de l'homme. 21-23. Mallh. de peur que ce reproche public ne le rende plus audacieux.. Et talocutus est.) Et particeps exislens mysterioperuntgvatrere l'inn conversus non est fit enim scelus hocfacturas esset. 83 su?' S. 11 tient ce langage non-seulement pour montrer qu'il connaît l'avenir. nec metu. {Consensu Evang.dat proditoïis nequitiam. Il prédit en même temps le châtiment sanguinem Domini totum in omnibus propriam bonitatem secundum quam reperiri f radio autem panis venerandi non prœlennisit quin prosequeretur ea quœ spectabant ad eum dat enim nopassionem significat. tum quia fali proAug.. et parce qn'il les reçoit sans en devenir meilleur. Cependantvoici que la main de celui qui me trahit est avec moi à cette table. posito inibulus adiit myslcrinj tum quia cap. Bkd. (hom. pour toucher de repentir celui qui se sentira coupable. [homil. AliLtil autem crimen i« numero. pulis calicem. » etc. ejus utique iimnanins. elle est uue figure de la passion. et en restant insensible à la crainte. impudenlior fieQuod dixit. fa dit hominiilli per quem.Vatlh. C'est ainsi qu'il nous donne l'exemple du zèle avec lequel nous devons poursuivre jusqu'à la fin la conversion des pécheurs.

dont le traître sera puni. » etc. Chrys. il s'en va. qtiest. Unde sequitur « Et quidem Filins hominis vadit. Il en est de même pour les maladies de l'âme celui qui ne se sent point coupable doit s'en rapporter plus volontiers au témoignage de ceux qui peuvent mieux connaître l'état de son âme. Sequitur enim « Et ipsi cœperunt quaîrere. il en est qui ne sont point senties par ceux mêmes qui en sont atteints et ils ont plus defoi aux conjectures des médecins qu'à leur propre insensibilité. S. abréç/. quaerunt de peccato cujus conscientiam non babebanl. sed peccatoribus membris suis! Et quamvis scirent undecim apostoli quod nihil contra Dominum cogitarent. in Matth. S. 301.(règ. Sed etvœ homini illi qui admensam Domini indignas accedens. quia tamen plus credunt magistro quam sibi timentes frasilitateni suam. mais à des membres souillés par le péché 1 Les onze Apôtres savaient bien qu'ils ne méditaient rien contre leur divin Maître. qnam propriam insensibilitatem attendant. CBAP. – II s'élevaaussiparmi euxune contestation. lequeld'entreeuxdevait être estiméle plus grand. à l'exemple de Judas. » etc. 82. il accomplissait les Ecritures avec une pensée criminelle. Non quasi non valens tueri seipsum.) Sicut enim in corporalibus passionibus sunt multœ quas non sentiunt patientes. quis eorum videretur esse major. trahit le Fils de l'homme. porro niagis adhibent fidem conjectura. sed sicut dellniens sibi mortem propter bumanam salutem. néanmoins ils s'en rapportent plus volontiers à son témoignage. medicornm. Theophyl. sic elinanimie passionibus si quis in se peccatunt npn sentiatj credere tamen debet his qui plus possuut cognoscere sua peccata. » ete-. ) Sed quia Judas ea quae sunt scripta. et qui. in exemplum Judro Filium hominis tradit. ne quis pntet cum innoxium tanquam dispfnsationis ministrum subdit « Vernmtanien vse homini illi per qtieni Iradelur » Bkd. {in liagulis bremoribus ad interrogatl 301. Ce n'est pas qu'il n'eût pu se défendre lui-même mais parce qu'il avait résolu de souffrir la mort pour le salut des hommes. ( homil. qu'à celui de leur conscience et la crainte de leur faiblesse leur fait se demander s'ils ne sont pas coupables d'une faute qu'ils ne découvrent point en eux-mêmes « Et ils commencèrent à se demander les uns aux autres. non quidem Judxis. » etc.DE SAINT LUC. pour ramener par la perspective du supplice celui que la honte n'a pu fléchir « Pour ce qui est du Fils de l'homme. XXII. Quant à Judas. en le livrant non pas aux Juifs. Maisil leur dit Lesrois desnationsdominentsur tem et pœnatn ut quem pudor non vicerat. l Facto est auteinet coute/ith î/iter eoî. Théophyl. BAS. prava intentione agebat. 24-27. BASIL. Chays. corrigant denunliata supplicia.• 1 . gardons-nous de le justifier comme ayant été l'instrument de la Providence écoutons plutôt le Sauveur « Cependant malheur à l'homme par lequel il sera trahi! » – Bède. Malheur aussi à l'homme qui s'approche indignement de la table du Seigneur.Dixit autem eis .) Parmi les maladies du corps.

ce que les Apôtres ont fait sous l'impression d'un sentiment tout humain. il fallait que l'un d'eux fut mis à la tête des autres et tînt la place du Sauveur.nos de prœlatione possit esse contentio. Regesgentium dominantureorum.) Vel hœc contentio videtur ha. benefici Vosautemnon sic. pour autoriser et couvrir leurs propres fautes. autemin mediovestrumsumsicut qui minis. La conduite des Apôlres dans disciples de Jésus-Christ. n'est point pour nous une excuse. » (Ch. et celui qui a la préséance. Cheys. Considérons plutôt. qui recumbitt autem boni in Scripturis. come. de même que les bons cherchent dans les Ecritures les exemples de nos pères dans la foi qui peuvent augmenter en eux le zèle pour la perfection et l'humilité de même aussi les méchants saisissent avec joie ce qu'il peut y avoir de répréhensible dans la conduite des élus.requirunt. quod facta est contentio inter disquens erat ad invicem sibi dicere « Tu cipulos Christi.et qui po. um inter se quaererent soient amplecti. mais un avertissement. Sicut sicut junior. quod cum Domiuus ab tur enim « Dixit autem eis Reges . quem eorum fieri aliorum principem. Ideo multi ardentius lequis esset Dominum traditurus. Aussi sont-ils enchantés de lire qu'une contestation s'éleva entre les S.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE elles. commecelui qui sert. sed quimajor estin vobis Domini vicem gerentem. Ils THÉOPHYL. C'est ce que raconte l'Evangéliste eux une contestation. Veillons donc à de qu'aucune contestation sur la préséance ne Bède. » etc. Ambr.quid jusserit spiritualis inagistér. celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-cepas celui qui est à table? Et moi cependantje suis au milieu de vous commecelui qui sert. lequel d'entre eux devait être estimé le plus APOLLIN. oportebat alivocantur. non excusationi obtendicere « Ego potior. cette circonstance. AMER. non quid Âppollinarins in Cat. » et autres choses « Il s'éleva aussi parmi semblables. et ceux qui exercentsur elles l'autorité sont appelés bienfaiteurs. grand. Unde dicitiir « Facta est autem mus ergo ne in perditionem aliqua inter et contentio inter eos quis eorum vide. electis reprehensibile repererint (quasi suas ex eo nequitias obtecturi). et qui prmcessorest. Pour vous. c'est moi qui suis le plus grand. Caveasimilia.) Ou encore. ego major. libenter C THEOPHYL. gr.gunt. testatem habentsuper eos. il était donc naturel de les entendre se dire l'un « C'est vous qui le trahirez. (hom. Sequibuisse inolivum. la cause de cette contestation put venir de ce que le Seigneur devant bientôt quitter la terre.kominibus transmigraret. sicut quasi fiât ministrator. retur esse major. des Pèr. » et ditur. Grœconim Pa. » Ghjîc. mais la recommandation que leur a faite leur divin Maître « Il S. non s'élève entre nous pour notre perte. 66 sur leur dit Les rois des nations. sic reprobi si quid forte in trat. sed trum. venaient de rechercher entre eux quel était celui qui trahirait le Seigneur. exempla Paan qui ministrat? Nonnequis reannbit? Ego trum quibus proficiant et humilientur.Si enim contenproditurus es.Namquis majorest. sed cautioni proponitur. Car quel est le plus grand.Potius autem videamus. (nimirum BEDA. se fasse commele moindre. Or. » et ex' hoc coacti sunt debant apostoli. » et de tirer cette conclusion à l'antre « Je suis le premier. ne faites pas ainsi mais que celui de vousqui est le plus grand.camales adhuc discipuli gesserint.

S. sont appelés bienfaiteurs. S. v). S. quest. Remarquez que l'humilité ne consiste pas seulement dans les marques d'honneur que vous témoignez aux autres car vous pou- gentium. ut ex hoc rem vituperandam ostendat Gentilium enim est anibire primatum. sed in imitatione panditur humilitas. Unde sequitur « Et qui prœcessor est. in Matth.) Decet autem et corporale obsequium ab his qui prajsident offerri. Basil. c'est au contraire pour lui une éclatante leçon d'humilité. rendre compte de tout au tribunal de Dieu.) Il dit « Les rois des nations. ut omnium minister redditurus pro omnibus rationem. 30 et 31. » (Et ad interrogat. » etc. » ce qui déjà est un préjugé défavorable contre l'action dont il s'agit car c'était le défaut dominant des païens d'ambitionner la primauté. Ambr. à l'exemple de Notre-Seigneur qui a lavé les pieds de ses disciples « Et celui qui a la préséance. » Comme ils sont étrangers à toutes les lois divines ils sont en proie à toutes ces passions funestes. lllud :mtem noverit quod Juimilitas vera iuinisterium plurium est. et qui doit. exemple Domini lavantis pedes discipulorum. CHAP. il n'en sera pas ainsi. Sed et blandi sermones eis offeruntur a sub« Et qui potestaditis. à plus forte raison celui à qui Dieu a confié le soin de guérir les langueurs spirituelles de ses frères. Matth. s'il ne veut perdre le mérite et la récompense de la béatitude promise à l'humilité (Matth. BAS. Coutuendum est autem quia non omnis konorificentiœ studio humî- . {in Regitlis ftisius disputatis ad interrogut. doit être comme celui qui sert.(règ. et ainsi « Celui qui est le plus grand. 66. » etc. dévelop. sicut ministiator.. » Non est autem timendum ne in subdito solvatur humilitatis propositum. fiat sicut minor. de même que celui qui est chargé du soin d'un grand nombre de blessés. ne ab humilitatis beatitudine corruat. comme serviteur de tous.Ajoutons que leurs sujets leur adressent des paroles de flatterie « Et ceux qui exercent sur elles l'autorité. Sicut onim qui pluribus ministrat vulneratis. Ambr.DE SAINT LUC... Chrys. et abster- git cujuslibet vulneris saniem. S. et qui étanche le sang de leurs plaies. Unde sequitur tem habent super eos. 30. mais pour vous votre grandeur sera dans la pratique de l'humilité « Maispour vous. Or. doit veiller avec le plus grand soin sur lui-même. ne s'enorgueillit point des services qu'il leur rend. CYR. cogitare debet et esse solliciius et sic « qui major est. leur rendent des services même corporels. dum ei a majori servitur.) Que personne donc ne s'enorgueillisse de la préséance. sic multo magis cui commissae sunt curas fraternorum languorum. et qu'il sache que la véritable humilité nous porte à être le serviteur de tous nos frères. doit être comme le moindre. XXII. ù JI est juste encore que ceux qui sont à la tête des autres.) Non ergo extollat prœsidentom dignitas.) Gentilium meminit. » Il n'est pas à craindre que cette condescendance du supérieur ne détruise l'humilité dans l'inférieur. benefici voeantur » sed illi quidem quasi extorres a sacris legibus hujusmodi suhjacent morbis vestrum autem culinen est in hu« Vos autem militate unde sequitur non sic. » etc. CYRIL. non sumit ministerium in causam elationis. (homil. 31.

tua oedificatio utilitatisque contnitum et ideo queeritur. qui recuinbifc. Ostendit autem se ministrantem eis. lorsqu'il leur a distribué le pain sacré et le calice. . je suis descendu au rang de serviteur. ne scilicet ad instar regum gentium doniinari subjectis seque ab eis gaudeant laudibus attolli. CHRYS. Theophïl. rememorans eos quod si de eodem pane comederunt. (Jean.ln hac tamen forma a Domino tradita majores non minima discretione opus habent. ce qui est le propre des rois des nations. » – S. aussi Notre-Seigneur formule-t-il pour tous la même règle qui défend toute recherche de la préséance. vous cherchez alors votre avantage. si ipie Christus omnibus ministravit. our suivre cette règle que prescrit le Seigneur. an qui ministrat? Ego autem. et il fait mention de ce fait pour leur rappeler que puisqu'ils ont mangé du même pain et bu du même calice. sans cesser néanmoins d'être animés du zèle de la justice contre les vices des coupables. au contraire. ou par un motif d'intérêt personnel. Quasi dicat Non putes discipulum tui egere. il veut parler de l'humble officequ'il a rempli en leur lavant les pieds. Le Sauveur confirme ensuite cette leçon par son exemple « Car quel est le plus grand celui qui est à table. cuin panem et calicem distribuit cujus ministerii mentionem facit. litas definitur potes enim deferre alicui propter seculi gratiam. et de eodem calice biberant. vous en êtes complétement indépendants car moi-même. ils doivent tous faire profession des mêmes sentiments que Jésus-Christ. BED. qui n'ai besoin de personne. 13) eorum pedes lavit domittns et magister quamvis etiam verbo ministrandi possint omnia quae in cïme gessit. » etc. Unde sequitur « Nam quis major pst. quo universa egent cœlestia et terrestria. les P milité. quo secundura Joattnera (cap. toutes les créatures du ciel et de la terre ont besoin. qui n'a point dédaigné de se rendre leur serviteur.) On pourrait encore appliquer cet office de serviteur à toutes les actions de sa vie mortelle. xiii. Beda. et ne permet que les saintes luttes de l'huBÈDE. ad miuisterialem gradum condescendi. ils doivent éviter l'esprit de domination sur leurs inférieurs. par crainte de ceux qui ont la puissance. supérieurs ont besoin d'un grand discernement. Chrys. plutôt que l'honneur des autres. et tamen contra delinquentium vitia per zelum justiliae sint erecti. Il a exercé à leur égard les fonctions de serviteur. 34. et la vaine complaisance dans les louanges qui leur sont données. Ad verba autem exhortalionissuiinetadjungit exemptai». Paroles qui reviennent à celles-ci Ne croyez pas que vos inférieurs aient besoin de vous. Enfin. O BÈDE. ut non de praelatione jactantia sit. intelligi sed et suum sanguinem se pro nobis effundere ministrando significat. Vel loquitur de minKterio. de qui. unum debent omnes sentira. non alterius honor una datur omnibus forma sententiœ. on peut aussi l'entendre du sang qu'il a répandu sur la croix pour notre salut. sed de humilitate contentio. te vero non illius ego enim qui nullo egeo.EXPLICATION DE l/ÉVANGILE vez agir en cela pour obtenir la faveur du monde. potentiœ metum. – Théophyl. tandis que pour vous. u encore. lui leur Maître et Seigneur. ou celui qui sert? Et moi cependant je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

Remarquons ici que l'homme ne doit pas ambitionner la parfaite égalité avec Dieu.DE SAINT LUC. Bède. même que Notre-Seigneur avait dit malheur au traître. CHAP. » Unde ego dispono mearnin regno n)M. sicut mortis ejus. est comme la base et la colonne de toutes les vertus. que le Fils de Dieu fait entrer dans son royaume éternel. lorsque la connaissance de Dieu le porte à mépriser le monde pour reproduire en lui la ressemblance de la vie divine.imitandam divinae conversation^ similestis regni gloria donatur. Filius ergo ticipes propter quod sequitur « Ut Dei secum permanentes in tentationibus edatia et bibatis super mensam mcam •Bterauui ducit ad regnum « Si enim in regno meo. sed similitudinis œmulatio pnentinliaverat vœ. Pour vous.. Bkda. simul et resurrectionis eridisposaitmihi Pater meus.regnum. Ce n'est point aux premiers essais de la vertu de patience. je vous prépare un royaume. comme l'ajoute le Sauveur « Et moi. » etc. » etc. L'homme juste porte en lui l'image de Dieu. XXII. parce qu'il reproduit en lui l'unité de la gloire du Père. sed perseverantia cœ. sic discipulis rema. » Ce que Jésus-Christ nous promet ici Vos autemestis qui permanmtismecumin tenfacti sumus similitudini tationibus mets. ut vit* aeternm possimus esse parcam. 28-30. qnia perse. vr. meam t'a f<'y)to e<Mtan! ~xpermoMftm meo. Le royaume de Dieu n'est pas de ce monde.' et ego dispono vobis. Non autem œqualitatis homini THEOPHYL. THÉOPHYL. la persévérance (qui est aussi appelée constance ou force d'âme).homo ad imaginem Dei est. Unde et corpus Christi edimentis vocatur) cunctarum. Sicut Dominus proditori ad Deum.mus. vous êtes demeurés avec moi dans mes tentations. 5). mais à la persévérance qu'est donnée la gloire du royaume des cieux. si propter choatio patienliœ.vousêtes demeurés vecmoidansmestentations. Non enim iu. » Non enim victus et po- . Justus autem sislis mecum. » ete. udican. Regnum Dei non est de hoc tes duodecimtribus Israël. » etc.vobis. mundo. a f. est columna virtutum. nous y serons aussi entés pour sa résurrection (Rom. Dei est propter expressam in se paterdicens « Vos autem estis qui perman.et que vous siégiez et destrônes. De il promet des récompenses aux disciples qui lui resteront fidèles « Pour vous.aussi cûMMC OH M jPcre <Ke préparé finque l'a « moi je vousj~'epaMM~foyaMHM mo! fOM~ prépareun royaumecommemonPère me /'a:~)~s~ aa/!H~Me à sur vousmangiez buviez ma tabledans mon royaume. sedealis super thronos j Ajibh. S. car Jésus-Christ seul est la > parfaite image de Dieu. Ce sont donc ceux qui ont persévéré avec lui dans les tentations. parce qu'en effet.littidinem wundum hune Dei cognitione verautia (qum Constantin seu fortittiflo contemnat.est solus enim Christus plena imago nentibus e contrario bona prasnuntiat.pourjugerles douzetribusd'Israël. mais seulement la ressemblance avec lui. et bibatis super mensam duodecim.nai clariliulmis unitatem. car si nous sommes implantés en lui pour la ressemblance de sa mort. Ambr. ut ita di.ut edatis coiBplantati sequitur « Et in us. Or nous mangeons le corps de Jésus-Christ afin de pouvoir participer à la vie éternelle suivant la promesse du Sauveur « Afin que vous mangiez et que vous buviez à ma table dans mon royaume.

formation (Ps.EXPLICATION DE r/ÉVANGILE pour récompense. » Theoph. nous déclare que le royaume de Dieu n'est ni dans le manger ni dans le boire (1). 14. Ex humano ergo judicio ostendit. Theophïi. Ambr. ceux qui sont restés fidèles avec le Seigneur au milieu des tentations et des injustes jugements des hommes « Et que vous siégiez sur douze trônes. iu terttationibus injuste judicati cum Domino permanent. S. 'Apôtre Paul rend paroles unautre que deDieu nes'obtient parleboire tle manger.e perpétuée dapibus alantur. parla justice. ni que son royaume doit être extérieur et sensible. 5) fruendo desiderato gaudio veri boni.[in Cat. qui apud eum in primis honoribus statuentur. sicut Sadducaeis prœdixit. Ces paroles du Sauveur ne signifient tous leurs désirs. et quasi regno suo sensibili future Erit enim illiu angelica conversatio. et qui hic. Ctr. C'est-à-dire pour condamner dans les douze tribus ceux qui auront persévéré dans l'infidélité. [Rom. {Matth. comme il l'a prédit lui-même aux sadducéens {Matth. Luc. dont ceux qui ont eu faim et soif de la justice seront ra°sasiés. n'est ni le manger. et c'est par cet usage qu'il veut nous faire comprendre ceux qui auront part aux premiers honneurs dans son Bède. par la pleine jouissance du vrai bien. c'est la gloire elle-même de la vie des cieux. pour juger les douze tribus d'Israël. donc point qu'il y aura dans les cieux des aliments matériels. ceux qui s'asseoient à la table des rois de la terre. ni le boire. sed communicatio gratiœ cœlestis et -vitae. car la vie des élus sera semblable à celle des anges. objet de Théophyl. 17. tune super Domini mensam sublimes vit.) Sed ex his qua: sunt apud nos. Notre-Seigneur explique les vérités spirituelles par des comparaisons prises dans ce qui se passe au milieu de nous.) Sed et Paulus dicit non esse regnum Dei escam et potum. Eneffet. 117) ut qui mine liuwiles gaudent ministrare couservis. Hoc est. qui eis qnasi eonvivse eonsident. d'ailleurs. cette table qui est préparée pour le bonheur de tous les saints.. tla e la e mais royaume point le joiequedonne Saint-Esprit.) CYRIL. 20. Grœcorum Patrum. tus nobis prœmii loco spondetur. 22 et Luc. » Théophyl. judicantes duodecim tribus Israël. L (1) om. C'est la droite du Très-Haut qui opère cette transroyaume. saint p ces dans sens c'est-à-dire le R xiv.. cxyii) elle fait asseoir à la table des cieux pour les nourrir des mets de la vie éternelle ceux qui sur la terre se sont fait gloire d'être les humbles serviteurs de leurs frères et elle établit les justes juges de leurs persécuteurs. BED. xxn... Vel meusa proposita omnibus sanctis ad fruenduin. Ou encore. Bédé. paix. et saint Paul. spiritua- lia designat nam prserogativa quadam funguntur apud reges terrenos. illic euui eo super tentalores suos justi judices veniaut unde sequitur: « Et sedeatis super thronos duodecini. condemiiantes ex duodecim tri- . mais la communication de la grâce et de la vie des cieux. Hœc est enim iromutatio dexlerœ excelsi (l'sal. Non autem hoc dixit quasi futuris illic corporalibus escis.. xx).. S. jouissent auprès d'eux de certaines prérogatives. Bed.. cœlestis est gloria vitœ qua qui esuriunt et sitiunt justitiaujj saturabuntur (Matth.

(Jean. pour l'établir et pour l'affermir. Cheïs. vers.teeumpara. et en poursuivant de leur haine le crime des sacriléges. Simon. et toi.) Le Seigneur dit encore Satan vous a demandés Simon. CHRYS. S. si vous vous en rendez indigne. (Joan. 18) « Si quid boni promi- sero. e. apostoli in judicium spirituale formantur remuneratione fidei. afin que ta foi ne pour vous cribler comme le froment. Pierre lui dit Seigneur je suis prêt à aller avec vous. 65 sur S. virtute errorem redarguentes. cité par saint Chrysostome lni-méme « Quand je me serai déclaré en faveur d'une nation ou d'un royaume. en condamnant l'erreur par l'exemple de leur vertu.) bus infideles. si censearis indignus. Matth. Judas est donc exclus de ces magnifiques promesses. execrStione perfidie. Quidinsit i Domine. quand tu seras converti. 67. défaille point. 6. 65. Ab ejus ergo sublimitate promissi Judas excipitur nam et antequam hîec Dominus diceret. mais j'ai prié pour toi. quicunque auditis iucompreliensibilis sacramenti verbis. (hom.cpe<tt):< MtCfttrafe!MCtt< ego expetivitvos. sed addidit perinansistis mecum in tentationibus. il faut d'ailleurs admettre qu'il était sorti avant ces paroles de Notre-Seigneur. abierunt retro. vi. Excipiuntur et illi. sed quia sieut secundum divinam similitudinem judicat Christus. 31-34.) Mais est-ce que Judas prendra place aussi avec les autres Apôtres? Non. f. Ces douze trônes ne sont point des sièges matériels et sensibles comme ceux dont se servent les hommes pour s'asseoir mais il faut les entendre dans ce sens. Non autem duodecim Uironi tanquam aliqua corporalis sunt receptacula sessionis. exiisse credendus est. XXII.) Nunquid autem illio sedebit et Judas? Sed considera quod lex est data a Deo per Hieremiam (cap. » (xvin. » – Bède. que de même que Jésus-Christ juge comme Dieu. sacrilegos odio persequentes. et qu'elle n'écoute point ma rois. sans doute. je me repentirai aussi du bien que j'avais résolu de lui faire. in Mattli. n'est pas absolue. par les louanges qu'ils donneront à la foi et l'horreur qu'ils témoigneront pourl'infidélité. de ces promesses ceux qui se retirèrent de Jésus et ne marchèrent plus avec lui. non interrogatione factorum virtutem remuita nerans. mais conditionnelle « Vous qui avez persévéré avec moi dans les tentations. Ambr. 67. pro te. si ce royaume ou cette nation pèche devant mes yeux. récompense la vertu et punit l'impiété par la seule connaissance qu'il a des cœurs et sans avoir besoin de discuter les actions ainsi les Apôtres entreront en participation de ce jugement tout spirituel. {hom.ecceSatan<M ~ri'hettm oos. » Beij. je vous châtierai (1). cognitione cordium.confirma frae tres tuas.DE. » Aussi la promesse du Sauveur. CHAP. ut non deficiatfides nas autemrogavi ut cribraretsieut triticum tua et tu aliquandoconversas. confirme tes frères. . et en prison et à la mort.. » Et ideo loquens discipulis non sim« Qui pliciter promisit. écoutez la loi que Dieu proclame par la bouche du prophète Jérémie « Lorsque j'aurai promis quelque bien ou quelque faveur.) Ait autem DominusSimoni Simon. après qu'ils l'eurent entendu parler de l'incompréhensible sacrement de son corps et de son sang. 10. Jésus (!) Voici le texte même du prophète Jérémie. SAINT LUC. mulctabu te. 9. impietatom condemnans. Nous devons aussi excepter.

ut huuianitatem demonstret. avait dit avec le ton du commandement « Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. Nam qui non deprecatione. » ait eu besoin de la prière pour confirmer dans la foi l'âme chancelante d'un homme? Il ne lui tus sum. il veut nous apprendre que les hommes qui ne sont rien (tant par leur nature que par là faiblesse de leur esprit). et superbire poterat in his quae promissa erant a Christo. Bed.. parce qu'il était plus fort que les autres. ils eussent été brisés comme les autres par la même tempète « Le Seigneur dit encore Simon. et suis virihus tribuerent qnod soli pene inler tot nrillia Judîeorum dicerentur in teutationibus permausisse cum Domino. » etc. Chrts. et (velut qui in triticum purgat ventilaudo) concutere in quo docet nullius fidem a diabolo. Simon. oravi » humiliter enim loquitur tendens ad passionem. 83 sur S. Matlh.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE lui répondit Je te le dis. venil ad Pelruin caeteris praîlalum. qu'il a demandé à vous tenter et à vous secouer. – Théophyl. pour demeurer avecle Seigneur au milieu des tentations. le Sauveur leur déclare ques'ils n'avaient été protégés et soutenus par l'assistance divine. et ille dimit:Dicotibi. C'est-à-dire.Dans la crainte que les onze Apôtres ne se laissent aller à un sentiment d'orgueil et n'attribuent à leurs propres forces d'avoir été presque les seuls de tant de milliers de Juifs. ostendit eos. lime autem Petro dixit. et lubricum mentis nostrae) non decet ut proeesse cœleris velint et ideo omissis cœteris. si non juvantis se Domini ossent opitulatione protecti. afin que ta foi ne défaille pas.) Non autem dixit « Ego permisi. il s'adresse à Pierre qui avait été placé à leur tête « J'ai prié pour toi. BÈDE. donecter abnegesnosseme. » quomodo opus liabebat oratiene. c'est pour cela que. le coqne chanterapoint aujourd'huique tu n'aiesnié trois fois me connaître. » etc. et qu'il pouvait s'enorgueillir des promesses que Jésus-Christ lui avait faites. Id est. doivent fuir tout désir de domination sur leurs frères. Ou encore. pour prouver la vérité de sa nature humaine. sed. in Uallh. laissant tous les autres disciples. ut concitatam . Unde sequitur « Ego autem roaavi pro te ut non deficiat fuies tua. tentari. ecce Satanas expetivit vos ut cribraret vos sicut triticum. expetivit vos teulare. et in carcerem. {hom. sans recourir à la prière. 83. Il s'adresse à Pierre. Cvml. (hom.) 11ne dit pas J'ai voulu. Uude sequitur « Ait autcm Uomirms Simoni Simon. » S. Pierre. eadein procella cum caeteris potuisse oonteri. Petre non cantabit hodie gallus. Théophyl. Vel ut ostendat quod hommes nihil existentes (quantum pertinet ad humanam naturara. voilà que Satan vous a demandés pour vous cribler comme lé froment. eo quod fortior aliis erat. et je te donnerai les clefs du royaume des cieux. sed imperio dixerat [Matth. 16) « Super hanc petram œdifieabo Ecclesiam meam. Ne gloriarentur undecim apostoli. paroles qui nous apprennent que le démon ne peut tenter la foi de personne sans la permission de Dieu. comme on secoue le froment pour le cribler.et in mortemire. et tibi dabo claves regni cœlorum. mais « J'ai prié. » CniiYS. » langage plein d'humilité qu'il tient aux approches de sa passion. nisi Deo permittente. Car comment supposer que celui qui.

cnm te principem aposloloruui deputaverim hoc enim decet te. demande et cherche à te nuire. mais tous les fidèles qui se succéderont jusqu'à la fin du monde. Que personne donc. S. Cave ergo jactantiam cave seculum. quand tu seras converti. ac iterum ipsum in apostolicum gradum restituil. ne scilicet aliquis credentium diffidat. corrobora creteros. Satan. tu ne laisseras pas de succomber à ses attaques « Et quand tu seras converti. et il le rétablit ensuite dans tous les droits de sa dignité d'Apôtre. c'est là ton devoir. Ambr. contirme tes frères. habes tamen reconditum semen fidei quamvis dejecerit folia spiritus lentationibus.Admirare igitur exuberantiam divinse patientiœ ne diffidere disciputum faceret. Souviens-toi donc aussi de fortifier la faiblesse de tes frères. sed. VI. ut roborentur a Petro. mais tu conserveras la semence de la foi que j'ai déposée dans ton âme. sed et de omnibus qui usque ad finem mundi futuri sunt fidelibus. gardez-vous du monde. Ambr. sed quamvis egomet pro te sim deprecatus. S. tu tamen deîinques. confirme tes frères. toi que j'ai établi le prince des Apôtres. ac iterum per pœnitentiam obtinuit prœrogativam ut esset antistes mundi. que tu ne perdes point la foi. Ce ne sont point seulement les Apôtres qui existaient alors que Pierre devait fortifier. ita tu infirmiores fratres (ne de venia desperent ) confortare memento. » BÉDE. après que tu auras expié dans les larmes et dans la pénitence le crime de m'avoir renié. Nam etsi paululum agitandus sis. CYR. c'est à celui qui a dit « Nous avons tout quitté pour vous suivre.Admirez ici la patience vraiment inépuisable de Dieu. dicens « Confirma fratres tuos. » unius hominis animam coerceret? Non autem dixit « Rogavi. ne deseras fidem. mais afin Théophyl. denegavit. afin qu'ils ne désespèrent point du pardon. viget tamen radix. jaloux de l'amour que je te porte. Quasi dicat Postquam me negato plnraveris ac pœnitueris. Petit ergo Satanas te lœdere tanquam invidens tibi de mea dilectione. videns eum qui cum esset apostolus. tune erant.C'est-à-dire. CYRIL. qui mecum robur es et petra Ëcclesiœ. ne perde confiance en voyant cet Apôtre renier son divin Maître. non solum de apostolis qui TOM. » C'est-à-dire. Unde sequitur « Et tu aliquando conversus confirma fratres. dit pas non plus J'ai prié. mais la racine demeurera ferme. pour empêcher son disciple de tomber dans la défiance et le désespoir. » etc. le vent des tentations fera tomber les feuilles. » BED. Ille jubetur couiirmare 32 . Tu seras. comme étant avec moi la force et la pierre fondamentale de l'Eglise. il est vrai. Hoc autem intelligendum est. et recouvrer ensuite par la pénitence la sublime prérogative qui fait de lui le souverain Pontife du monde entier. Gardez-vousdonc de tout sentiment d'orgueil. confirme tes frères. et bien quej'ai prié pour toi.DE SAINT LUC. CHAP. j'ai préservé ta foi par mes prières. » Thëophyl. ut non neges. Quasi dicat Sieut ego tuam fidem (ne deficiat) oraudo protexi. XXII. ébranlé pour un moment. nondum patrato crimine largitus est veniam. afin qu'elle ne vint point à défaillir. parmi les chrétiens. en lui disant « Et toi. afin que tu ne me renies point. il lui promet le pardon avant même qu'il ait commis son crime.

qu'il le renierait. 8. Passio Domini semulos habet. qui dixit {Matth. denuntiatur Dominum negaturus neque enim poterat divins constantiam intentionis aequare. dans sa Théophtl. » etc. Petrus quidem etsi spiritu promptus. non credit se ullatenus ab eo posse deficere. conscius ille prsesentis affectus fideique ferventis. lui précise la tentation à laquelle il doit succomber. derelictus tamen a Deo. Unde sequitur « Et ille dixit « Dico tibi.. Hine autem magnam doctrinam haurimus. Sed quamvis idem videatur esse delictum timorati et aliorum.(Règl. Pierre en effet. 8.) U est bon de savoir que Dieu permet quelquefois que les justes eux-mêmes fassent des chutes pour les guérir de l'orgueil dont ils se sont précédemment rendus coupables. le coq ne chantera point aujourd'hui que tu ne m'aies renié. » – Théophylacte. abrég. quest. frères. Sed Dominus videns eum prœsuniptuose loquentem. » BED. dont l'esprit était prompt mais dont la chair était faible. Petre non cantabit hodie gallus. et in mortem ire. dans la ferveur de sa foi. le Seigneur voyant ce langage présomptueux. xix) que Notre-Seigneur commande de confirmer ses BÈDE. Unde sequitur « Qui dixit ei Domine. quod non suffi cit humanum propositum Petrus enim absque divino subsidio quamvis fervens esset. lapsum patiuntur quandoque ad fastus prœcedentis remedium. peut avoir des imitateurs mais pas d'égaux. supplantatus fuit ab hoste.. S. Or.) Sciendum autem quod permittente Deo timorati. donec abneges. et impossibilia sibi pollicetur decebat autem. malgré toute sa ferveur. non amplius contendere. et ne prévoyant point la chute lamentable qu'il va faire. Il passion. e Seigneur ayant promis à Pierre qu'il prierait. Notre-Seigneur. et lui prédit qu'il le reniera « Jésus lui répondit Je te le dis. sed futuri casus nescius. c'est que la volonté de l'homme ne peut rien sans le secours de Dieu. » etc. ne peut croire qu'il puisse jamais être infidèle à son maître « Pierre lui dit Seigneur. et secuti sumus te. pares non habet. promit tentationis speciem. nous donne ici une grande leçon.EXPLICATION DE L'ÉVAttGiLE (Matth. en entendant la vérité même lui prédire qu'il succomberait à la tentation. Ambr. S. et in earcerem. plein de confiance dans l'amour qu'il ressent pour le Sauveur. Le Sauveur prédit à Pierre. et vaincu par l'ennemi du salut. tandis qu'il aurait dû ne point s'obstiner. BAS. Prœ nimia quidem dilectione flaminescit. refert non . pour que L sa foi ne vînt pas à défaillir. Bien que leurs fautes paraissent avoir les mêmes caractères que celles fratres suos. La grandeur de son amour l'enflamme et lui fait promettre l'impossible. » THEOPHYL. Quia vero se Dominus dixerat pro fide Petri rogasse. teeum paratus sum. scilicet quod negaturus esset. Theophïl. fut abandonné de Dieu. Ambr. 19) « Omnia reliquimus. Pierre. je suis prêt à aller avec vous en prison et à la mort.(in Regulis brevioribus ad interrogat. car il ne pouvait égaler le courage et la force d'âme de son divin Maître.. corporis tamen adhuo infirmus affectu. cet Apôtre. BASIL. audito semel a veritate quod tentandus esset.

cap. m. qui ont détruit dans leur âme tout ce qu'il y avait de bien. ni de Dieu. aut illos duos ea recapitulando posuisse. et presque sans le vouloir. (De face. quod tam diversa.. S. le Seigneur lui répondit qu'il le renierait trois fois avant que le coq eût chanté. et ne mettent même aucune distinction entre le péché et la vertu. peccant. jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'ils ont pour juge un Dieu juste. affligi. avant qu'il en fût sorti. saint Luc et' saint Jean. Evang. non tantam verba. sed non oumes ex una eademque occasione sermonis ad eam commemorandam veniunt nam Mattbœus et Marcus eam subnectunt posteaquam Dominus egressus est ex illa domo ubi manducaverant Pascha. 2. il faut les soumettre aux châtiments. et les deux autres par anticipation. lib. omnes quidem evangelistee commemorant. quibus permotus Petrus illam praesumptionem praaferret (seu prœ se ferret). aut istos praeoecupando nisi magis moveret. quousque ratum sit illis Deum justum judicem esse. sive punitioni subjici debent. mais tous ne la racontent pas dans les mêmes circonstances. Sed facile possumus intelligere.) Hoc autem quod hic dicitur de Petri negatione praedicta. nam timoratus ex quibus. et eontremiscant. Quant aux autres. tandis que les autres pèchent sans prendre aucun souci. ni d'eux-mêmes. vel pro Domino. et objurgari. XXIÎ. objurgationem debet sustinere alii vero cum totum bonum anima? destruxerint. peccavit alii vero nullam gerendo curam neque sui. et par les avertissements si différents. m. modicum dam insidiis et pene pront noluit. qui donnent lieu à Pierre de faire cette promesse si téméraire de mourir pour son Maître ou avec son Maître. . Aussi ne doivent-ils pas être repris de la même manière. des autres. ce qui nous force d'admettre que Pierre fit éclater trois fois sa confiance présomptueuse à l'occasion de trois divers discours du Seigneur. AuG. (de Cons. aux avertissements. au contraire. CHAP.) Tous les évangélistes racontent cette prédiction que le Sauveur fit à Pierre qu'il le renierait.DE SAINT LOC. Il nous serait facile de les concilier en disant que les deux derniers racontent cette prédiction. et circa eamdem rem erga quam peccavit. et qu'à trois reprises. neque Dei. et la réprimande qui lui est faite doit se borner à la faute qu'elle a commise. il y a cependant une grande différence. 2. ut magis cogant intelligi ter eum expressisse praesumptionem suam diversis locis sermonis Cliristi. Aug.. des Evang. vel cum Domino moriendi. Lucas vero et Joannes antequam inde esset egressus. et qu'ils en conçoivent une crainte salutaire. l'âme timorée a besoin d'être soutenue. si nous n'étions arrêtés par les paroles si diverses du Sauveur. et moneri. en effet. neque distinguentes inter peccare et agere virtuose unde reor et objurgationis modum in eis debere facere diversum nam timoratus quodam juvamine indigens. Saint Matthieu et saint Marc placent cette prédiction après que Notre-Seigneur fut sorti de la maison où il avait mangé la pâque. aux reproches sévères. comme par récapitulation. quod eum ante galli cantum ter esset negaturus. pèche comme par surprise. sed etiam seutentias Domini preemittunt. le juste. et ter illi a Domino responsum.

» En effet. lui direntmanquéde quelque ils. S. el calceamentis. vendat lunieam suam. En effet. le Sauveur avait envoyé ses saints Apôtres prêcher le royaume des cieux dans les villes et les bourgades. et leur commande de s'aider eux-mêmes. en leur défendant toute préoccupation des besoins du corps. Dans les commencements il était attentif à tous leurs besoins. [in illud ad Jiom. parans eis uberrime unde sequitur affluentiam omnium . Cybil. et leur préparait toutes choses avec une extrême abondance « Et ils lui dirent Nous C est homélie cetitreet quiaetrouveprèseshomé(1*) epassage tiréd'une a l séparée quiporte liessurl'EpitreuxRomains. lui dirent Voicideuxépées. sed in eo totam spem vivendi reposèrent. ces par. commence par soutenir avec grande attention ses élèves de la main. jubet ut sibi opilulenlur. ecce duo gladu hic. a Et dixit eis: Quando misi vos sine sacculo. nuntiat conséquentes supervcuienteni contra Judaeos conlllcluin. quiuimo et paululuin ita et Christus fecit deniergi permittit discipulis. les oraclesqui meregardenttouchentà leur accomplissement. il annonce à ses disciples la lutte qu'ils vont avoir à soutenir contre « Il leur dit ensuite les Juifs Quand je vous ai envoyés sans bourse. circa priucipium quidem manus suai supponens. postea vero plernmque manuua abstrahens. et pera.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE sans bourse. CYR. At Ille dixit eis Satis est. et leur commandant de mettre en lui toute leur confiance pour les choses de la vie. » etc. et son sacde même et que celui qui n'en a point. At illi dixerutd Domine. vende sa tunique et achèteune épée.avez-vous chose?Derien. NotreSeigneur tient cette conduite à l'égard de ses disciples. je vousle dis. sans f. tempore scilicet sum captionis sed quia semel facta est mentio de captione ejus. CHRYS. Il ajouta Mais maintenantquecelui qui a une boursela prenne. 3S-38. Chrys.Notre-Seigneur avait prédit à Pierre qu'il le renierait alors qu'il le verrait au pouvoir de ses ennemis. Salutate Priscillam et Aquitain. In exordiis quidem prœsto in cunctis eis aderat. aux Romains Saluez Priscille et (sur Aquilée.) (1*) Celui qui enseigne l'art de la natation. il les laisse même s'enfoncer quelque peu. attentius sustentât suos discipulos. 3. numquid aliquid defult vobis? At illi dixerunt Nthil. S. Dixit ergo eis Sed nuiiCqui habet sacculum.Car. » etc. xvi. Praedixerat autem Dominus Petro quod eum esset negaturus. il faut encore cetteparole del'Ecriture s'accomque plisse enmoi «II a étémis au rang desscélérats.) Sicut autem qui docct natare. II leur dit ensuite Quand vous ai envoyés je sac et sans chaussure. tollat similiter et peram et qui non hahet. de l'Epît. et comme il avait déjà parlé de la manière dont les Juifs s'empareraient de sa personne. Ils il leur répondit C'estassez. finem habent. Unde dicitur « Et dixit eis Quando misi vos sine sacculo. mais ensuite il retire de temps en temps la main. Miserat enim Salvator sanctos apostolos praedicare in civitatibus et oppidis regnnm cœlorum prœcipiens ut euntes nullius corporalium curam gererent. 16. et emat gladium dico enim vobis quoniam adttuc hoc quod scriptumest oportet impleri in me: L't cum iniquis deputatus est etenim ea quœ snnt de me.

et peram. qua pacis tempore discipulos informat. lorsqu'ils n'avaient ni chaussures. ne gravis et intolerabilis fieret eis vita. Non enim eadem vivendi régula tempore perseculionis. ni bâton. Missis quidem discipulis ad praedicaudiuu. mais do S C veut de ava)t à (1) aint hrysostome parler la défense le Sauveur faite ses disciples que n ni etc. » Mais lorsque le moment fut venu pour eux de montrer leurs propres forces. au contraire. il ne le voulut pas pour plusieurs raisons premièrement. » Poterat autem et Deus usque in 6nem eos in tanta constituere copia. ut nihil sibi tribuerent. maintenant je veux que vous éprouviez la pauvreté. ils furent exposés à souffrir la faim. il veut que celui qui annonce l'Evangile. nullius ut aulem marsupassi sunt penuriaui pium concessit eis et peram. sed recognoscerent totum émanasse divinitus. (Matth. sed mando et loculum habere. dès que le Sauveur leur eut permis d'avoir une bourse et un sac. x. il leur retira une partie de son secours et voulut qu'ils agissent un peu par eux-mêmes. il adoucit la sévérité de la première loi qu'il leur avait imposée. ni ceinture. Horum igitur causa permittens eos incurrere multa iuopinata niala. secuudo nt moderari sibi sciant.ni chaussure. CHAP.8. XXO. pour leur apprendre à se conduire eux-mêmes troisièmement pour prévenir l'idée trop avantageuse qu'ils auraient eue d'eux-mêmes. 3. ne majora de se opinentur. sitire et nuditatem pâli ac si eis diceret « Hactenus cuucta vobis uberrime affluebant. Il leur dit donc « Mais maintenant que celui qui a une bourse (pour mettre son argent). x. Bèbe. ut qui Evangeliuin nuntiat. et je vous permets de porter une bourse et un sac.18.vi. de Evan- . ideoque non addico necessitati pristinae legis. Or.. loin de rien s'attribuer. Ainsi. aussi je ne vous oblige plus d'observer la loi que je vous ai donnée en premier lieu (1). la nudité. Le Sauveur ne prescrit pas à ses disciples la même règle de vie pour les temps de persécution et pour les temps de paix. sac. afin que ses disciples. comme il permet que ses disciples soient exposés à des épreuves imprévues.DE SAINT LUC. tertio. subtraxit eis aliquantulum gratiam. pour que la vie ne fût pas pour eux trop dure et trop accablante. sed uoluit ob militas causas primo quidem. nec baculam. ils n'ont manqué absolument de rien. ordinans scilicet. Dieu aurait pu sans doute les maintenir dans cette même abondance. nunc autem volo vos et inopiam experiri. comme s'il leur disait Jusqu'à présent vous avez eu tout en abondance. qu'il prenne de même son sac qui porte ses vivres. ni argent. la soif. esurire videntur.) Et quidem quando nec caleearnenta. relaxavit prioris legis rigorem. n'avons manqué de rien. porter ibourse. Luc.Marc.) i « At illi dixerunt Nihil » at ubi oportebat et proprias vires ostendere. vive de l'Evangile. la prenne. fussent obligés de reconnaître que tout ce qu'ils avaient venait de Dieu. nee . ne quid tollereut in via praecipit. BED. secondement. il leur défend de rien emporter avec eux. née zonam habebant. Unde sequitur « Dixit ergo eis Sed uunc qui habet sacculum (quo scilicet portatur pecunia). tollat similiter eL peram (qua scilicet portautur cibaria.bs. Lorsqu'il envoie ses disciples prêcher l'Evangile. jubens eis ex se nonnulla peragere.

vi) et voilà qu'il les arme pour se défendre. nutriti . Que signifient ces paroles? tunique et achète une épée. Sed etsi raille hujusœodi possidereut arma. et que le temps d'annoncer l'Evangile soit revenu. S. mais par une sage économie. urbiuui. sed ratione dispensantis. ses préceptes. vende sa S. commande-t-il d'acheter un glaive? C'est pour les préparer à une légitime défense. qui défend de frapper. » nunc armat dUcipulos et solo gladio. lib. qui adonné S A siDieu sesert (1) aint ugustin decetexemple prouver n'estpasétonnant qu'il pour auxprédicateurs d aux duNouveau Testament préceptes des différents deceux avait ounés qu'il del'Ancien. et que le peuple juif tout entier est sur le point de persécuter à la fois le pasteur et le troupeau. Chbys.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE quand l'heure de sa mort approche. Chbys. non solum oportebat glatliuni possidere. vertas ei et aliam. sed et scuta et galeas. veur n'agit donc point ici par inconstance.. 77. AUG.. jusqu'à ce que la fureur des persécuteurs soit apaisée. pro temporum diversitate. Quid est hoc? Qui dixerat. « Si quis te percusserit {Matth. que gelio vivat instante vero mortis articulo. 6) (ut sup. » Jésus a dit à ses disciples « Si l'on vous frappe sur la joue droite. justa nonnimquam causa instante. Mais encore quand ils auraient eu ces armes par milliers. donec sopita insania persécute mm. et pour qu'il soit bien constant qu'on a renoncé à se venger. présentez l'autre. AMBR. et videat potuisse vindicart. Le snul aspect des armées ennemies eût jeté la terreur dans l'âme de ces hommes. et leur permet d'emporter les choses nécessaires à la vie.. alors qu'on aurait pu. tyrannorarn. eongruani tempori regulam decernit. nisi forte ut sit parata defensio. Auft. et seulement d'une épée. [contia Fcnist. des villes et des nations. xn. Il ajoute « Et que celui qui n'en a point.) (1) Le Saunous sommes prescrites. Qui autem ferire prohibât. Il nous donne en même temps l'exemple de nous relâcher un peu pour une cause juste et pressante des règles sévères que nous S. prœcepta. qualiter undocim comparèrent. ses conseils ou ses permissions. tempus evangelizandi redeat ubi nobis quoque dat exeinplum. il leur donne une règle appropriée aux circonstances. contre etcela lesManichéens de prédicateurs quiprétendaient cela leDieu pour que l'Ancien TesUment pasle même le Dieu n'était duNouveau. il fallait joindre à l'épée le bouclier et le casque. 77. et es solo aspectu agminuiu non contremiscorent. sed noluisse? Unde sequitur « Et qui non habet (scilicet sacculum) vendat tunicaui » etc. AMBR. Mais pourquoi Notre-Seigneur. (cont. et non pour autoriser un acte de vengeance. Nam si penitus srmare decehat.. et tota pente pastorem simul et gregein persequente. uatiouuiu. perntittens ut toUant victus necessaria. des tyrans. S'il jugeait nécessaire de les armer.) Nulla ergo incoustautia prœcipientis. il modifie suivant la diversité de temps.le faire. Faust. qua> dam de nostri propositi rigore posse sine culpa intermitti. pro tôt insiiltibtis et insidiis populorum. cûr emere gladium jubet. xii cap. vel permissa uiutantur. non ultto necessaria.) in dextera gêna. vel consilia. » (Matth. comment les Apôtres auraient-ils pu lutter contre tant de violences et d'embûches venant à la fois des peuples.

mais il prédit ce qui doit arriver à ses Apôtres. nec prorsus revelavit. C'est pour cela qu'il ajoute « Car je vous le dis. Volens ergo violentum insultum innuere. ne turbarentur) repentinis aggressibus fluetuarent. oseront se servir de l'épée. NotreSeigneur leur fait pressentir l'agression violente dont il va être l'objet. sed prmflicit fntarum quod seilicet apostoli obliti temporis passionis. rappelleraient plus tard leurs souvenirs. quoique cependant. deputatus est. Basil. In pluribus tamen libris non inveuitur. ne tangerentur acedia (sive ne metu nec prorsus obticuit. XXII. souvent. qui.) Ou encore. <[iiomodo seipsum pretium exhibuit passioni pro salute liumana. imo periculorum et cœdium nam et ego magister vester ducor ad mortem non honorabilem. sed. donorum et legis Domini. c'est-àdire. » Théophyl. et emore gladium. tollet et emet.Cum enim ipsi inter se supra de prœrogativis contendcreul. 52. les grâces qu'ils avaient reçues. quest. de peur que cette attaque subite et imprévue ne vint les ébranler.) Vel Dominus non jubet portare marsupium et peram. audercnl sumere gladios ssepitis enim Scriptura utitur serimperativa monis specie loco prophétise.) ciples se disputer entre eux la préséance. à leur accomplissement. Ne croyons donc pas que Notre-Seigneur commande ici à ses disciples de se munir de glaives. tollat. meminit gladii. moi-même qui suis votre maître. » Theophyl. je vais être conduit à une mort ignominieuse et mis au rang des malfaiteurs. Les disciples ainsi avertis. iinplelionem. non est (inquit) tempus prajrogalivarum. qu'il porte et qu'il achète. c'est le temps des dangers et des blessures. S. il faut encore que cette parole de l'Ecriture s'accomplisse en moi. « accipiat. » (Isaise. on ne lise point Qu'il prenne.DE SAINT LUC. leur dit Ce n'est point ici le moment de vous occuper des premières places. Le Sauveur. il ne la leur révèle pas tout entière pour ne point les frapper de terreur et d'abattement. mais « Il prendra. qui venait d'entendre ses dis(Isaïe. id est. 31. il se sert ici de cette expression pour figurer les embûches que les Juifs lui tendaient pour le perdre. dans plusieurs manuscrits. Unde sequitur « Dico enim vobis. Sous cette image du glaive. il achètera. oubliant les circonstances de la passion. car toutes les prédictions qui me regardent touchent à leur fin. (in Regitlis brevioribus ad interrogat.) THEOPHYL. BAS. 31. sed postea recolentes mirarentur. » « Il a été mis au rang des malfaiteurs. quoniam hoc quod scriptum est oportet impleri in me « Et cum iniquis. et admireraient comment leur divin Maître s'était offert lui-même dans sa passion pour être la rançon du genre humain. avaient passé leur vie sur le bord des lacs et des fleuves. sed per gladios innuit imminentes insidias Judœorurn. aecipiet. il ne veut pas non plus la leur laisser entièrement ignorer..(Règl. CHAP. l'Ecriture emploie l'impératif pour le futur dans les prophéties. abrég. il portera. lu. et la loi de Dieu. en effet. cum impiis deputandus etenim ea qiuc sunt de me ( scilicet prœdicla ) finem habent. » in stagnis et fluviis1? Non ergo putemus eum jussisse ut gladios possiderent. vel emat. le Seigneur ne fait pas ici un commandement de porter une bourse et un sac et d'acheter un glaive. Vel per hou I .

et de nombreuses tribulations (figurées par le glaive). que rien ne pourra lui résister. sed dicens. quœ a propbetis sunt prasdicta. et les persécuteurs subiront les châtiments prédits par les prophètes. Cïkil. quod innuit per gladium. » Chuys. Hœc igitur Dominus prsedixit de futuris regioni Judœosed discipuli non intelligebant rum profunditatem dictorum. sumet finem verbum dispensationis persecutoribus autem accidenl. il se contenta de leur dire « C'est assez. Noluit ergo Uominus eos reprcbeiidere quasi non intelligentes. les prophéties qui avaient pour objet la rédemption seront accomplies.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE Théophyl. qu'il les réunisse et qu'il prenne la fuite et si quelque habitant de ce pays se trouve réduit à la dernière indigence qu'il vende sa tunique pour acheter une épée car le choc de l'attaque qui viendra fondre sur eux sera si terrible. ut nihil ad resisleudum sufficiat. nec ceutum sufficerent gladii quod si nolebat cos nti humano subsidio. Or. il leur annonce qu'ils auront à souffrir la faim et la soif (sous l'expression figurée du sac). quia scilicet passus est pœnam nefariis debitam.) Et quidom si humauo eos volebat uti auxilio. Unde sequitur Domine. et gladium emat invadet enim eos intolerabilis impetns pugnœ. NotreSeigneur a donc prédit ici le sort réservé à la nation juive mais les disciples ne comprenaient pas la portée de ses paroles et pensaient que c'était pour résister à l'attaque du perfide disciple qu'il était besoin voici deux épées. c'est-à-dire parce qu'il a été condamné au supplice destiné aux criminels et qu'il a été crucifié avec des voleurs. congestis omnibus fugiat. Vel aliter quod Dominus dicit « Qui habet sacculuin lollat similiter et peram. » c'est ce que nous disons nous-mêmes lorsqu'une personne à qui nous adressons la prsenuntiat eis quod incurrerent famem et sitim (quod innuit per peram) et adversitates nonnullas. pu!antes ob futurum proditoris insultum gbJiis opus « At illi dixerûnl esse. Le Seigneur ne voulut point les reprendre de leur peu d'intelligence. CYR. et qu'il prenne aussi un sac. [ut sup. cum . i son intention était qu'ils eussent recours pour le défendre à des moyens humains. etiam duo supervaeni suut. CHRYS. Tqeopiiyl. ces paroles du Sauveur a Que celui qui a une bourse la prenne. S. » d'épées a Ils lui dirent donc Seigneur S S. lorsque ce crime aura été consommé. ecce duo gladii bic. Deinde pandit horum rnaloram causam. » ne s'adressent pas à ses disciples. sed rêvera respicil quamlibet Judœi porsonam quasi dicat Si quis Judœorum abundat facullatibus. et il semble leur dire: Si quelqu'un. si autem quis nltima oppressus penuria colit regkmem. parmi vous. cum latronibus cruci- fixus et cum ad hoc perventnm fuerit. mais à tous les Juifs en général. « satis est. hic etiam amictum vendat. Il leur fait connaître ensuite la cause de ces calamités. Théophyl. cent épées n'auraient pas suffi et s'il ne voulait qu'ils se servissent de ces moyens naturels ces deux épées étaient même de trop. videtur sermo ad discipulos fieri. » eos dimisit sicut cum nos aliquem alloquentes.Ou bien encore. Ou bien. a de grandes richesses.

Est etiam giadius passionis. fortasse Petro duos gladio3 offerenti satis esse di. ces deux épées qui doit nous assaillir. ne forte uuum Veteris dicandi doceret inesse alter. qui et apostolis audaciam pro Do. [Ephes.DE SAINT LUC. quia lex referire non vetat. Où bien encore. Ambr.Testamenti sit. quibus adversus diaholi quaquam vagina exemptus. vt.et l'épée l d d spirituelle. » quasi dicat: dius spiritualis. quasi niliil desitei. selon sa coutume. Ou bien encore. in Evantestemus. étant sorti. S. prouve qu'il ne leur a pas permis de faire tout ce qu'ils auraient pu pour le défendre. Dieu. est la parolee qui etc. Dans ces deux glaives que les disciples avaient avec eux. 39-42. et Domino virtutem me. il s'en alla. Vel utriusque Testamenti doctrina munierit. quasi licuerit usque ad Evangelium. AMBR. et de la puissance qu'il a de guérir les blessures. et acheter la couronne sacrée du martyre avec les dépouilles de notre chair immolée. sine. n pour faire entendre que cette juste vengeance n'était permise que jusqu'au règne de l'Evangile. osteuderet armamur insidias. ous uissiez jourmauvais en v p au résister (1)«Prenez armes eDieu. parole. Enfin Notre-Seigneur dit « C'est assez » comme pour dire que rien ne manque à celui qui a pour armes la doctrine de l'Ancien et du Nouveau Testament. Est etiam glaironice dixisse « Satis est. peut-être le Seigneur dit-il à Pierre « C'est assez. qnem facere defensione permissos. XXII. » comme pour dire Puisqu'il y a deux épées elles suffiront pour nous défendre contre la multitude Bède.Movet adhuc. pour ne pas la fatiguer davantage. sufficiant nobis et emas verbum quo mentis penetralia ad tantam multitudiuem quanta nos debet vestiuntur. dicimus « Bene. unus. Deinde dicit Domieos nec totum quod potuere pro ejus nus Satis est. cela suffit.) videmus non intelligere quod dicitur cit. Quelques-uns prétendent que c'est par ironie que le Sauveur dit « C'est assez. ne nous comprend pas C'est bien. qui sont les armes mises en nos mains contre les attaques insidieuses du démon (1).puli protulerunt. Et.17. suffisent pour attester que le Sauveur a souffert volontairement sa passion l'une témoigne du couragè des Apôtres pour défendre leur divin Maître. l'autre. qui ne.13. elimmolatce carnis exuad testiinoniuin sponte passi Salvatoris viis ematur tibi sacra corona martyrii. Bed. comme la loi ne défendait pas de frapper celui qui avait frappé. ut vendas patrimonium Ex quo duo sunt fïladii. quod duos gladios discimino certandi. je ne puis m'empêcher de voir encore la figure de l'Ancien et du Nouveau Testament. invaderet. parce que la loi ne commandait que la stricte justice.. Quidamautem dicunt Dominum gelio bonitatis perfectio.Et egressus ibat secundumco7isueludineot in .ut sit in lege asquitatis eruditio. des f. qui n'est point tirée du fourreau. Preneze casque u salut. Il y a encore le glaive de la souffrance qui nous fait sacrifier notre corps. » ne ipsum mo. Vel duo gladii sufûcimit ut exuas corpus. que etdemeurer fermes. Il y a aussi un glaive spirituel qui porte le chrétien à vendre son patrimoine pour acheter la parole qui est comme le vêtement intérieur de l'âme. tandis que l'Evangile enseigne la charité parfaite. CHAP.à la montagne les d aflu fortifiés tout.

ni au sommeil. transfer calicem nonmea voluntas. il se retirait avec ses disciples sur la montagne des Oliviers a Et ses BÈDE. il priait. se dirige vers l'endroit où il avait coutume de se retirer. ni aux douceurs du repos. et s'étant mis à genoux. » etc. Et il s'éloigna d'eux à la distance d'un jet de pierre. à la montagne des Oliviers. obs. Bed. » nourris des mystères de son corps et de son sang. Beda. afin de ne point entrer en tentation. Unde subditur: etc. Unde pulis. disit illis Orate. et somnus occupant Dominum. » etc. cependantque ce ne soit pas ma volonté qui se fasse.dixit discipulos educit. doivent être confirmés par l'onction du SaintEsprit (1). adit. Mais être utile ce n'est il s'avance pas seulement par ses paroles qu'il veut donc un peu plus loin. soit exempte de tentations.temini. » . Après le repas. sed oratio. il les conduit sur la montagne des Oliviers. Bède. il leur BÈDE. ut omnes in morte sua illis: Orate.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE Oliviers et ses disciplesle suivirent. Tradendus a discipulo Dominus Unde sequitur « Et cum pervenisset ad consueti secessus locum. Imreperiri. Théophtl.possibile quidem est humanam animam sus ibat secundum consuetudinem in nontentari. afin de ne point entrer en tentation » c'est-à-dire afin de n'être pas vaincus dans cette dernière tentation. Pulchre autem sui corporis sequitur « Et ipse avulsus est ab eis. il s'en S. » set. sed. disant Mon Père. et locus.Et curapervenissetad locum.orabat dieens Pater. Aussi ne leur dit-il pas Priez afin de n'être point tentés.tionem » hoc est ne tentatio vos sucura vero nocte succédante in monte peret ultima. si vous le voulez. BED.sed tua fiat.C'est avec dessein qu'après les avoir disciples le suivirent. et se met en prière leur « Et (t) Le pieux commentateur fait allusion à la matière du sacrement de Confirmation. sancti Spiritus chrismate j et posilis genlbus. et doctrina. le Seigneur ne se laisse aller ni à l'oisiveté. mais « Priez. Sed ne solis verbis eis prodes« Secuti suut. mais la vôtre. Gïr. qui est le saint chrême composé d'un mélange de baume et d'huile d'olive.Secutisunt autemillumet mysteriis imbutos in montem Olivarum discipuli. et à la forme du même sacrement Je te confirme avec le chrême du salut. Il alla.Il est impossible que l'âme de l'homme dit Priez. Olivarum cum suis conversabutur disciCyril. Unde sequitur « Etegres. suivant sa coutume. » Cyril. Undenonait: «Orate ne tenmontem Olivarum. procedens paululum orabat. ipse Et conavulsusestab eis quantum actus est lapidis. et le soir venu. Post cœnam autem neqnavis. pour que ses ennemis le trouvent plus facilement « Et étant sorti. orate ne intretis in tentaque conversabatur Hierosolymis. istuma me verumtamen Theophyl. S. » passait toute la journée dans la ville de Jérusalem. mais il s'applique à la prière et à l'enseignement « Lorsqu'il fut arrivé en ce lieu. De die nam. si firmandos esse designet. quo facillime locum. baptizatos. il leur dit Priez.neintretis in tentatianem. éloignezde moi ce calice. pour nous apprendre que tous ceux qui ont été baptisés en sa mort. Lorsqu'il fut arrivé en ce lieu. montem Olivarum. Le Sauveur voyant arriver l'heure où son disciple devait le trahir. CYR. quam inertia.

facto ostendentes fortiores esse qui rogantur. sed magis orationibus insistendum. GREG. (ou Isid. significans tantum orationem suam quantum et passionem a nostra distare. lib. et s'est rendu notre médiateur. pour témoigner notre respect à l'égard de ceux qui sont élevés audessus de nous.. DE NYSSE. n. mais prier avec plus d'instance. Solus etiam orat pro omnibus. Ch. ac pro nobis intercessit.DE SAINT LUC. orabat » humanus quidem usus est pronos terrae supplicare majoribus. pour nous apprendre à fuir l'orgueil penN a d fait »étaitim(1) ous vons éjà remarquer cetteocution« Hominem sumpsit. (Quest. Grtscorum Patrum. il s'éloigna d'eux à la distance d'un jet de pierre » etc. il vous apprend ainsi la nécessité du recueillement de l'esprit et de la paix du cœur pour vous entretenir avec le Dieu très-haut.. ut in eum dirigerent lapidem id est usque ad ipsum perducerent intentio- nem legis. évang. et il nous enseigne par là que sa prière est aussi élevée au-dessus de la nôtre. Or. mais il veut nous apprendre qu'il ne faut pas s'endormir dans les tentations. n. qui solus erat passurus pro omnibus. BÈDE. (de Queest. fléchit pour prier les genoux de l'humanité dont il s'est revêtu (1). Or. e Sauveur prie seul pour tous les hommes. ut discas quod animo attento et corde quieto colloquendum est cum Deo sublimi. (vel Isidorus in Cat. comme pour les avertir par cette figure qu'ils devaient diriger vers lui la pierre c'est-à-dire conduire jusqu'à lui le sens de la loi qui fut écrite sur la pierre. Grég. AuG. lui qui est la vertu toute puissante du Père. Ubique invenies eum semotim orantem. CHAP. témoignant ainsi par leur attitude. Atjg. ce n'est point qu'il ait besoin d'un secours étranger.) Mais pourquoi fléchit-il les genoux. c'est pourquoi dans les devoirs que nous rendons à cette nature incomparable.) Avulsus est autem ab eis quantum jactus est lapidis tanquam typice admonuerit. que terme oncretétait mployé leterme bstrait.) Il s'éloigne de ses disciples à la distance d'un jet de pierre. gr. s'il s'applique ainsi à la prière. nous employons les marques d'honneur en usage parmi nous. 50. il est évident que la nature humaine n'est rien en comparaison de celle de Dieu. quae scripta erat in lapide. transumpsimus ad obsequia incomparabilis naturee.) Quid autem sibi vult flexus genuum? de quo dicitur « Et positis genibus. fatentes nos humiliores esse respeetu excellentise proximi. qui est omnipotentissima virtus Patris sed ut discamus non esse in tentationibus dormitandum. Evang. per hominem quem sumpsit genufleetit orando sanciens non esse superbien- . C'est ainsi que'celui qui a pris sur lui nos misères. Partout vous voyez le Sauveur se retirer à l'écart pour prier. selon le récit de l'Evangéliste « Et s'étant mis à genoux. 50.. que l quem et le c a propre. Bed. lui qui L devait seul souffrir pour tous. cap. XXII. S. y e pour etc.Nyssen. Unde ille qui nostros languores portavit. S. Non autem quasi egens alieni suffragii precibus insistebat. que ceux qu'ils prient leur sont supérieurs. des Pèr. que sa passion l'est au-dessus de nos souffrances. il priait? » Les hommes ont coutume de se prosterner ainsi devant les grands pour les supplier. Palam est autem humanam naturam nihil habere Deo condignum et ideo honoriflca signa quae invicem exhibemus.

Unde quia jusserat verbis orare. Quselibet autem ars verbis et operibus ostenditur ab eo qui docet quiaerao Domiuus venerat doclurus non quamlibet virtutem. puis il vint lui-même revêtu d'une chair véritable (pour bien convaincre qu'il n'était pas un fantôme). à l'angoisse. 1 (Jacq.. à la soif. comme tous les mystères de sa vie mortelle étaient presque incroyables. » (Jacob.. ob boc eadem dicit et fftcit.) Pour comprendre la raison de cette prière. voyant un de ses Apôtres s'opposer à ses souffrances l'avait repris sévèrement jusqu'à l'appeler Satan. sed per omnia humilitati confornianduin quia « Deus superhis resistit. disant Mon Père. » quasi ignorans an Patri placeret neque enim magis ardua cognitio est bac cognitione paternae substantiae quam ipse solus perspicaciter novit.) S. Sequitur enim « Diceus Pater. au travail. iv. il appuie ce précepte de son exemple « Il priait. sitire et dor- . CHRYS. xvi.) Cuitys. » neque hoc dicit quasi respuens passionem qui enim comminatus est discipulo volenti ejus passionem impedire. ait voulu se renfermer dans le sein d'une vierge. Il nous fait un devoir de prier pour ne point entrer en tentation. lac suger^. et humana qu«eque pati. il envoya d'abord les prophètes pour les prédire à l'avance. tiansfer calicem istum a me. secundum illud (Joan.)S'il parle de la sorte... 16) qualiter cmcifigi nolebat? Cur igitur ita dictum est. ainsi je connais mon Père. 4. conforme sa conduite à ses enseignements. I Pierre. à la faim. éloignez de moi ce calice. » ne supposent pas que le Sauveur ignorât que sa prière était agréable à son Père car cette connaissance n'était pas plus difficile pour lui que la science de la nature du Père.. x. et à suivre en tout les inspirations de L'humilité car Dieu résiste aux superbes et il accorde sa grâce aux humbles. Quoniam ergo fere incredibile erat quod erat fulurtiui. ixt Satanam eum vocaret post multa prseconia {Maitli. hoc etiam opere docet. non dicit « Si vis. Or. dat autem humilibus gratiam. et c'est par suite du dum orationis tempore. postea ipse iudutus carne veniens (utnon pliautasma putaretur) permittit carnem ferre naturales defcctus. et I Pet. ainsi qu'il le déclare lui-même « Comme mon Père me connaît. ne intrarent in tentationem. (Jean. v. primo quidem misit prophetas hoc nuulianleâ.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE dant que nous prions. 5. être nourri de son lait. » Ces paroles « Si vous le voulez. esurire. après qu'il avait fait un si magnifique éloge de sa foi? (Matth. consideres quantum erat audire quod Deus ineffabilis (qui quemlibet intellectum transceudit ) voluit utertim subire virgineum. si vous le voulez. car comment admettre qu'il refusât d'être cr ucifié lui qui. doit joindre l'exemple aux paroles c'est pourquoi Notre-Seigneur qui est venu nous enseigner toutes les vertus.. que lui seul connaît dans toute son étendue. et il permit que cette chair fût soumise à toutes les infirmités de la nature humaine. si vis. 10) « Sieut novit me Pater. ce n'est pas non plus pour éloigner sa passion. à la douleur. et souffrir toutes les infirmités humaines. et ego novi Patrem. Tout homme qui enseigne un art quelconque. considérez combien il était difficile de croire qu'un Dieu ineffable et incompréhensible. au sommeil.

quasi Deus. qu'il de- S. il repousse la pensée de la mort. qu'il commença à être affligé et attristé et c'est lorsqu'il le vit sous ses yeux. ne ab illo bibat calicem propinatum.. habens legem etprophetas qui me quotidie vaticinantur. même dessein. gr. » ne veulent pas dire Faites qu'il ne m'arrive pas. transfer a me caticem istutn. C'est donc lorsque le Sauveur sentit que ce calice était présent. Or. « hoc non adveniat mihi.S. (Ch. Vel transferri a se calicem postulat. mortem recusans. » commehomme. comme BÈDE. éloignez de moi ce calice. Unde et signanter non «iixit « Transfer a me caticem. sic et Salvator leviter invadentem tentationem flagitat pelli et hoc est non intrare in tentatiouem (quod consulit esse orandum).)On bien encore. » En effet. Bkda. perfectisimus autem modus tentationes evilandi manifestatur. » non est. non mea voluntas. Ambr. qui ne peut alléguer son ignorance pour excuser son crime. et il veut sincèrement nous combler de icidudécret arlequel avaitésolu il r demourir ourle salut u genre umain? d h (1) 'agit-il S p p oudelasentence A après comme siJésus-Christ etdelaloidemort ortéeontre dam sonpéché. qui excusationem ignoranliœ habere non potest si me occiderit. il deO Dieu. Aussi ne dit-il pas Eloignez de moi le calice. sed. sed misericordia prioris populi. et quasi jam propin« Transfer ealicem quante eo dicit hune sicut enim quod praeterierit nec intactum est. mande à Dieu d'éloigner de lui ce calice non par crainte des souffrances. (in Cat. mais la vôtre. AMBn. veram humanitatem demonstrans. CHAP. des Pèr. laborare. populi Judaeoruui. non quidem timore patipndi.DE SAINT LUC. » c'est-à-dire le calice que me prépare le peuple juif. il maintient la loi qu'il a portée (1). et pour prouver la vérité de son humanité mande à son Père d'éloigner de lui la mort. mais par un sentiment de miséricorde pour son ancien peuple. Grmcorwn Patrum. car on ne peut l'éloigner que parce qu'il est déjà arrivé. nec permanens. » car ce qui passe. sed tua fiat » Deus enim inexpertus est . Dieu est essentiellement étranger au mal. mais « Eloignez de moi ce calice. des mains duquel il ne voudrait pas recevoir ce calice.) Vel quod dicit « Transfer ealicem istum a me. calicem istum » hoc est. sententiam suam servans. ne demeure pas dans le même état. il nous indique la voie la plus parfaite et la plus sûre pour échapper aux tentations « Cependant. puisqu'il a entre les mains la loi et les prophètes qui lui parlent tous les jours de moi. On a l'une p i mire. s'il me met à mort. Dicit ergo « Si vis. transferri non poterit igitur ut sensit jam prœsentem. Dion. Denysd'Aiex. c p à cetteloide la personne d'Adam aitvoulu sesoumettrela mort our aintenir p m représentant mort ortéeontreoute postérité c t la d'Adam? peut dopter etl'autrenterprétation. que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse. Il dit donc à Dieu « Si vous le voulez. u encore. affixi et anxiari ob hoc et recusat mortem. cœpit affici et tristari. Jésus donc demande à Dieu d'éloigner de lui la tentation qui commence à l'assaillir. cum dicitur :« Verulutanien.» quasi homo. XXII. et c'est dans ce sens qu'il nous conseille de prier pour ne point entrer en tentation. ces paroles « Eloignez de moi ce calice. Alexan. qu'il dit à son Père « Eloignez de moi ce calice. » nisi enim advenerit.

car la divinité ne peut renoncer à sa propre volonté. paterna voluntate minorem. Alorsun ange du ciellui apparut.) Geminum enim hic velle ostendit.Et étanttombé en agonie. Nyss. quatenus per fortitudinem parati simus ut voluntas Conditoris nostri etiam contra nostram voluntatem fiat.qui le fortifiait. sic per infirmitatem petamus ut non fiat. Le Sauveur demande donc que la volonté parfaite du Père qui lui est connue. Bède. infirmantium in se vocem sumpsit. eo quod non esset possibile eum detineri a morte. il vint à sesdisj C nesetrouve nidansesouvragessaint régoire Nysse.) NotreSeigneur nous fait donc voir en lui deux volontés. pour nous apprendre à demander dans notre faiblesse l'éloignement des maux dont nous sommes menacés.1a passion avec amour. Apollinaris autem asse- rit quod Christus non habuit secundum terrenam naturam propriam voluntatem. et qu'il n'y a en lui qu'une seule volonté. 43-46. Apparuit autemilli angélusde cœloconfortans eum. au delà même de ce que nous pouvons demander et comprendre. quœ eadem est et sua secundum Deitatem c renuit autem impleri humanam voluntatem. refuse de souffrir. l de de nidans laChaîne (1) epassage G · des Pères recs. tout en ayant la force d'être prêts à dire Que la volonté de notre Créateur s'accomplisse. fut-elle opposée à la nôtre. Appropinquans etiam passioni Salvator. et qui est inférieure à celle de son Père. la volonté humaine et la volonté divine la volonté humaine. alterum quidem humanum.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE biens. vel. de naiura humana suscepta. Athan. mais la volonté divine se soumet à . Gkég. Et il eut unesueur commede gouttesde l sangdécoulantusqu'àterre. f. g malorum vult aatem nobis bona largiri supra id quod petimus. ut cum hoc imminet quod fieri nolumus. contre les Ariens.il priait encoreplus. Le Sauveur.prolimiusorabat. vel intelligimus ergo perfectam voluntatem Patris (quam ipse noverat) petit sortiri effectum. quam dicit suam. parce que cette volonté est la même que la sienne en tant qu'il est Dieu et il renonce à l'accomplissement de la volonté humaine. Mtcumsurreteisaêt b . Gheg. ait son plein effet. a pris la voix de nos infirmités. qu'il appelle la sienne. sed solum in Christo est voluntas Dei qui de cœlo descendit. S. Et factus ei!tsudorQ'Msicuts"«t sangnims Ef /'<M<M<SMde). quod est carnis. (de l'incarn. celle du Dieu qui est descendu du ciel. aux approches de sa passion.Et s' étant evéaprèssa prière. Dicat ergo quam voluntatem vult Dominus nequaquam evenire neque Deitas aufert propriam voluntatem. alterum vero divinum humanitas enim ob carnis fragilitatem recusat passionem. (de Incarnat. sed divinusejus affectus affectanter eam subiit. DENYSSE. contra Arianos. Qu'il nous dise donc quelle est cette volonté dont le Sauveur ne veut point l'accomplissement. S.MCMt MtpN&ny est ejus gutta a Accumulesin terrain. qui ne voit que la faiblesse de la chair. versus finem. Et factus m agonia. Atha. BED. Apollinaire prétend que la nature humaine (1) en Jésus-Christ n'avait pas de volonté propre. parce qu'elle sait que le Fils de Dieu ne peut rester enchaîné dans les liens de la mort.

Et quia non phantastice. Theophïl.DE SAINT LUC. XXII. 4. que les anges s'approchèrent de lui et le servaient. TnÉoPHYL. plerique hoc loco qui tristitiam Salvatoris ad argumentum inolitae potius a principio quam susceptœ ad tempus infirmitatis inclinant. sicut propter nos tristis est. ne intretis in tentationem. Selon quelques-uns. mais s'étant fait homme. mais nulle part je ne trouve plus à admirer sa miséricorde et sa puissance.et ventssetad discipulossuos. Quidam autem dicunt quoniam apparuit ei angelus glorificans eum. BED. prolixius orabat. nonseulement je ne crois pas devoir excuser ce sentiment. pour nous faire comprendre la puissance de la prière et nous BÈDE. tua est virtus tu namque potes contra mortem et infernum genus humanum liberare.. car vous pouvez délivrer le genre humain de la mort et de l'enfer. Notre-Seigneur s'est revêtu véritablement de notre chair. la rédemption de Notre-Seigneur m'eût été beaucoup moins avantageuse. inoeniteosdormientes prœ tristitia. (Matth. et ministrabant ei. toutes nos fai- oratione. «etc. Chrys. » {Matth. sont un sujet de difficultés pour un grand nombre de ceux qui inclinent à voir dans la tristesse du Sauveur une preuve de l'inSrmité essentielle à sa nature plutôt que la suite d'une faiblesse qu'il n'avait acceptée que pour un temps. A&tBR. Et ait illis Quid dormitis? Surgite et orale. Ut nobis innotesceret orationis virtus. suitede leur tristesse. angeli et ei ministrasse et eum confortasse dicuntur Creator enim creaturœ suœ non eguit prœsidio sed homo factus. Quant à moi.Etil leur dit: Pourpar quoi dormez-vous?Levez-vous. il a voulu être fortifié pour notre instruction.) Nous avons donc une preuve de sa double nature dans ces anges qui tour à tour le servent et le fortifient. afin de ne point entrer en tenet tation. S. » S. Unde dicitur « Apparuit autem illi angelus confortans eum. de même Théophyl. prie?.) In documento ergo utriusque naturse. quaeque humana sustinet sequitur enim « Et factus in Hœrent agonia. Alibi legimus quia « angeli accesserunt. qu'il se soumet à toutes les faiblesses de notre nature « Et étant tombé en agonie. s'il n'avait pris sur lui toutes nos passions. car le Créateur n'a pas besoin du secours de ses créatures. Théophyl. et c'est pour établir la vérité de son incarnation et fermer la bouche aux hérétiques. c'est à vous qu'appartient la puissance.. sed nusquam magis pietatem ejus majestatemque demiror minus enim contulerat mihi. quatenus eam in adversis praeponamuSj orans Dominus ab angelo confortatur. cipleset lestrouvaendormis.. et oppilet teereticorum ora. Ego autem. lisons dans un autre endroit. ita propter nos confortatur. ous N apprendre à y recourir avant tout dans nos adversités. tristesse. sed vere nostram carnem suscepit. non solum excusandum non puto. » CHRYS.Cette. et dicens « Domine. cette agonie. il priait encore plus. ut approbet dispensationis veritatem. En effet. nisi meum suscepisset affectum susee- . qu'il s'est soumis à nos tristesses par amour pour nous. cet ange apparut au Sauveur pour le glorifier et lui dire Seigneur. Ajhbh. iv. Seigneur veut être fortifié par un ange alors qu'il Le priait. CHAP.

Quod autem humante naluree foret prœniissa oratio. et surtout des tristesses de la mort. Sequitur enim « Et foetus est sudot ejus velut guttse sauguinis decuirentes in terrani. nec immerito. Nec illud distat a vero si tristis erat pro persecutoribus suis quos sciebat itumanis sacritegii pœnas daturos. futurs mortis înœslitiani vincereuius. ut mihi suam lselitiam largiretur. Peut-être aussi est-il triste de ce que depuis la chute d'Adam. n'ont point le mérite du véritable courage. C'est avec confiance que je parle de la tristesse. nouvelle preuve que la prière du Sauveur était un Une acte de la nature humaine et non de la divinité. qui était d'épurer par son qu'il pit enim tristitiam meam. » Bède. qui vim quamdam terroris ac formidims patimur. 24. Gbeg. quoniam anima post pusillum hoc invenit. nostrae mentis in se certamen expressit. ut mori esset necesse. BED. cum per solutioneni carnis aeterno judicio propiuquamus. Nos ergo volait erudire quemadmodum mortem..EXPLICATION DE L'ÉVANGILE blesses. car c'est à cause de nos péchés qu'il a été blessé. (XXIV Moral. Domine. circa médium. lorsque la dissolution prochaine de notre corps nous annonce l'heure du jugement éternel. -Vousêtes affligé. sed potius intelligat per hoc nobis declaratum quoi effectum jam suie precis obtineret ut scilicet fidem disci- . Doles ergo.Nemo sudorem liuue infirmitati deputet. quio.Debuit ergo dolorem suscipere. ut viuceret: neque enim babent fortitudinis laudem qui sluporern magis vulnerum tulerint quam dolorem. cap. vu. le Sauveur a voulu reproduire en lui les combats de notre âme qui est aussi en proie à la terreur et à l'effroi. car ceux en qui les souffrances produisent la stupeur et l'insensibilité plutôt que la douleur. Et fortasse tristis est ideo quia post Ada. puisqu'elle est sur le point d'entendre la sentence qui doit fixer immuablement son sort pour l'éternité. car il a pris ma tristesse pour me communiquer sa joie. contra naturam est sudare sanguinem. c'est la sueur dont il est inondé « Et il eut une sueur comme des gouttes de sang découlant jusqu'à terre. parce que je suis prédicateur de la croix. nou tua. quia cruceniprœdico.. Il ne faut point attribuer cette sueur à la faiblesse. c'est des miennes. THÉOPHY. Seigneur. non autem divina. Le Sauveur a dû prendre sur lui nos douleurs pour en triompher. {Moral. Ajoutons qu'il n'est pas moins vraisemblable que sa tristesse eût pour cause les châtiments que le crime sacrilége de ses persécuteurs devait attirer sur eux. S. Grés. Confidenter tristitium nomino. (ut dicunt Ariani) petitur etiam ex eo quod sudavil. et quod est amplius.L. lapsuin tali transitu nobis erat ex hoc seculo recedendum. mais ce n'est pas de vos blessures. et ce n'est pas sans raison. mais reconnaître plutôt l'enseignement que Notre-Seigneur a voulu nous y donner.) Aux approches de sa mort.) Appropinqiiante etiam morte. c'est avait obtenu l'effet de sa prière. quod in «eternum mulare non possit. une sueur de sang est contre nature. 7. la mort est la seule voie par laquelle nous puissions sortir de ce monde. sed mea vulnera infirmatus est enim propter delicta nostra. Tueophyl.. » etc.' Jésus a donc voulu nous apprendre à triompher de la mort.

VI. Bède. Gmiys. Sequitur enim « El cum surrexisset ab oratione et venisset ad discipulos. que tous les martyres découleraient' de son corps sacré qui est l'Eglise. sang la foi de ses disciples encore entachée des imperfections de la fraS. lib. c'est ici une manière de parler au figuré. prié. les yeux des disciples étaient appesantis par le chagrin. 4. et en vous à-dire. quam terrena adhuc fragilitas arguebat. qui accompagne la prière du Sauveur. Erat enim intenipestum noctis. cap.) D'ailleurs la possibilité d'une sueur de sang ne peut plus être contestée. (de Cons. éprouva réellement Saint Athanase dit même anathème à celui qui le nierait (Liv.. quia pro discipulis oraverit. Atjg. en gouttelettes ordinaire. [in sent. en se contractait. L'Evangéliste voulant nous représenter Notre-Seigneur inoncEéde sueur. d'angoisses terribles et d'imminent danger. signi&eabal de corpore suo toto. Notre-Seigneur engage eux-mêmes. mais il n'y a ici aucune contradiction entre son récit et celui de saint Marc. ne a tentatione superentur hoc enim est. Demonstrat autem Dominus consequenter. improperat eis. non torporis.) Saint Luc ne dit pas combien de fois le Seigneur avait adressé à Dieu sa prière avant de venir trouver ses disciples. et les trouva endormis à cause de la tristesse. la tentation. Ou encore. dormez-vous? a – Théophti. Voleus igitur Evangelista ostendere quod grossis sudorum guttis madebat. XXII. AuG. le cœur. Post hoc autem inventons discipulos dormientes prae Irktitia. » Theophyl. manatura martyria.. d'après lesquels Jésus-Christ une sueur de sang. Théophyl. sed mœroris. figurait encore. 111. et cette sueur de sang signifie une sueur très-abondante. quos monetorationum suarum vigilando et orando existere participes sequitur enim « Et ait illis Quid dormitis? Surgite et orate. il vint à ses disciples. On était au milieu de la nuit. Aug. (sur les nzax. Hoc est.) Non autem expressit hic Lucas quota oratione Dominus ad discipulos venerit. . des plutôt par tristesse que par épuisement. sumit guttas sanguinis ad exemplum. afin n'être de ne apprend à entrer «Et point vaincu à ses disciples en participation il leur entrer par dit Pourquoi en tentation. in. « non 33 J . d'où il transsude par les pores et se forme sur la peau. vi à Theoph. CHAP. ne point car cette explication de Théophylacte.) Cette sueur sangilité humaine.) Oraus etiam cum sudore sanguineo Dominus. et discipuloruin oculi prœ angustia premebanturj et erat somnus. pour prières. nous dit qu'il eut une sueur de sang (1*). » TOM. Evang. suo sanguine purgaret. et ils succombaient au sommeil S. pousse avec violence le sang jusque dans les artères capillaires. glante. Vel hoc proverbialiter didtur de eo qui vehenientersudavitquod sudavit sanguinem. que de ses c'est pour eux en qu'il veillant levezC'estpas entrer a et il les priant et priez. invenit eos dormientes. nihil tamen hoc Marco répugnât. 'i Ghuts. A-u&. et il leur en fait un reproche en même temps qu'il leur recommande de prier « S'étant levé après sa prière. en prouvant qu'en certains cas de frayeur extrême. de-puis que des phénomènes récents et nombreux l'ont mis hors de doute. Prosper. Theophyl. quod est Ecclesia.Cependant il trouve ses disciples endormis sous le poids de la tristesse. » – S. simul admonens ut orttrent. 4 Evang. ne intretis in tentationem. Elle est contraire au sentiment (t*) On ne 'peut admettre commun dès-saints Pères.(De l'ace.DE SAINT LUC. pareilles à celles d'une transpiration pulorum. BED. de Prosp.

Dixit autem Jetus ad eos qui venerant ad se. si nous frappions de l'épée? Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand-prêtre. CYR. Il ajoute « Un des douze. si percutitnus in gladio ? lit percussit untts ex illis servhm principis sacerdnlum. et qui vocabatur Judas. en acceptant volontiers et avec joie ce qui vous arrive malgré vous. l'un des douze. i) non dixit « Injicite vos in tentaliones cum incideritis. ([lia a discipulo prodilur dicit enim. Glossa. aux officiers du temple et aux anciens qui étaient venus pour le prendre. signifie n'en être pas victime. unus de duodecim.) f. » de invito voluntarium facientes. le guérit. Jesus aitlcm dixit illi Judn. et potestas tenebrarum. mais « Considérez comme le sujet d'une grande joie lorsque vous tomberez dans les tentations. il nous recommande de prier pour obtenir une vie calme et tranquille. et à leur tète celui qui s'appelait JuS. et qui voenbatur Judas. car c'est en suivant les inspirations du démon st de l'orgueil qu'on se jette dans la tentation. Dicit autem « Qui vocabatur Judas. Mais voici votre heure et la puissance des ténèbres. omne gaudium exislimatc. et vous n'avezpas mis la main sur moi. ut oscularetur eum. et seniores Quasi ad lalranemexistis cumgladits et fustibus: cum quotidievobhcumfuerim in tsmplo. Jésus lui dit Judas. Addit autem «Uimsileduodecim. et magistratus templi. Ou encore. vous traliissez le Fils de l'hommepar un baiser! Ceux qui étaient avec lui. – II parlait encore. et à leur tête celui qui s'appelait Judas. non extendistismanusin me sed hac est hora vestra. et appropinquaoit Jesu. » ad signiflcauliam nequiliœ proditoris nam qui honoratus fuerat aequo apostoli. Et cum tetigisset auriculam ejus. voyant ce qui allait arriver. Praarnissa oratione Christi. « Adlmc eo loquente. sanavit eum. Aussi l'apôtre saint Jacques ne dit pas Jetez-vous dans la tentation. 47-53. Uude et Jacobus (cap. et amputavit auriculam ejus dexte- ram.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE en tentation. principes tacerdotwn. il leur dit Vous êtes venus armés d'épéeset de bâtons. exempte de tout mal. sod. dixerunt ei Domine. n. ecce turha. Il dit « Celui qui s'appelait Judas. Cyril. Vel simpliciter tranquilla sit nostra vita. Et ayant touchél'oreille de cet homme. lorsqu'une troupe de gens parut. factus est occisiouis causa iu . lui dirent Seigneur. Mais Jésus lui dit Arrêtez-vous là. l'Evangéliste raconte sa trahison par son perfide disciple « 11parlait encore. a (Jacq. Vidantes autan Iti qui circa ipsuni erant. aiuecedebat eos. » quasi uomwl ejus babens exosuui. Respondensauteni Jesss. ait Siniie usquehue. osculo FiHum homiuis tradis. lorsqu'une troupe de gens parut. qui est devenu la cause de la mort de Jésus-Christ. » nom lui faisait horreur. Après le récit de la prière de Jésus-Christ. quemquani se in tentationem praecipitare. subditur de ejus proditioue. quod fulurum erat. comptepour prendre un voleur. nos jubet orare ut ea. LA GLOSE.. Adhuc eo loquente. » pour faire ressortir davantage la méchanceté de ce traître disciple.. qui s'approchade Jésus pour le baiscr. ecce turba. Puis s' adressantaux princes des il prêtres. et lui coupa l'oreille droite. a comme si ce das. J'étais tous les jours avec vous dans le temple. après avoir été élevé par lui à la » non demergi ab induci in tentationem. nec iiumergadiabolimur in aliquod molestorum cum enim est et superbum.

Piscator enim per totam diem vacua trabeus retia. Chuïs. lorsque bien même ils ne profitent pas de nos avertissements. fluunt et si forsan non persuaseris hodie. XXII. seii Conc. vous trahissez le Fils S. il crut donc pouvoir consommer son crime en secret. C'est ce qui s'est vérifié dans Judas. vous choisissez le symbole et le gage de l'amour pour me faire le plus cruel outrage. {Onit. S. etsi nullus hauriat. et seipsam dedit cuicunque peccato. comme exprimant mieux le reproche tendre S. et c'est avec le plus doux signe de la paix que vous me don- Chrislum. Per iuterrogationem pronuutianduin puto. et il o^a donner pour signal de cette trahison sacrilège le symbole de l'affection la plus tendre. qui ne renonça pas au dessein de trahir son maître. Unde Doniiuus. quauquaui nihil propter nostra verba eveniat nam el rivuli. nbi semel est captivata. quasi aimutis affectu corripiat proditorem. 1 sur Laz. nec demulcentihus. ainsi l'âme une fois captivée et enchaînée volontairement dans les liens du vice. Ambr. (Dise. Ambr. » Cyhil. Chiiys. Dicit autem « Osculo tradis? hoc est. il ne laissa pas de faire tout ce qui pouvait le détourner de son mauvais dessein « Jésus lui dit Judas. sic anima.) Non antem discedcndum est a fratrum adinonitione. Sequitur enim « Jesus autem dixit Osculo Filium ho minis tradis ?» etc. et c'est vers le soir qu'il les remplit de poissons. etsi sciret Judam non couverteuduni. peutêtre serez-vous plus heureux demain. comme à ceux qui sont les plus doux. Immemor ouim glorias Christ puluvit forsitan posjse lalenler agere. Proprium autem nomen ponit. S. rables qui sont rebelles aux remèdes les plus énergiques. quod magis dolentis erat et revocantis.DE SAINT LUC. » c'est-à-dire. nullum eniolumentum ex admonitionibus eouserjuelur quod et accidit Judce a prodilione non cessanti. Il et affectueux que le Sauveur fait à ce traître disciple. Aussi bien que le Seigneur sut parfaitement qu'il ne convertirait pas Judas. Uude sequitur « Et appropiuquavit Jesu. quamvis omni modo doolrinte esset a Christo prohibitus. CHAP. S. circa sero piscem capit. osculari eum. amoris pignore vulnus iulligis. Cnitvs. Il lui dit « Vous trahissez par un baiser. Ambiî. Il faut donner à ces paroles de l'homme par un baiser ? » la forme interrogative. de Lazaro. quam pvovocanti ad irani. bien que Jésus ait cherché à l'en détourner par tous les moyens possibles « Et il s'approcha de Jésus pour le baiS. àmpr. ausus prœcipuum dilecliouis sigmun organum eflic. et pacis in. lors même que personne ne vient y puiser. 1. Chrys. Il est des maladies incusublime dignité de l'apostolat. . car les ruisseaux ne cessent pas de couler. » du Christ. Il avait oublié la gloire qui avait environné la vie ser. Vous ne persuadez pas aujourd'hui. non destitit facere quœ sua iutererat. Cte.) Nous ne devons pas cesser d'avertir nos frères. ne se rend à aucun avertissement. Sicut enim icsanabilia vulnera nec austeris medicamentis obediunt. l'appelle par son nom plutôt pour exprimer sa douleur et ramener le traître à de meilleurs sentiments que pour redoubler sa fureur. Le pêcheur traîne ses filets vides pendant toute la journée. poteris forsan cras. Cuiivs.ere doli. Ciirys.

les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci rapportées par saint Luc « Vous trahissez le Fils de l'homme par un baiser. en disant «Le Fils de l'homme. cap. mais pour nous montrer qu'il ne repousse pas même ce traître. et il le supporte encore avec patience il lui montre celui qu'il trahit. vous trahissez votre maître..) lioc ergo Dominus cum traderelur primo dixit. in. [de Consens. mon disciple. dum dicit « Filium hominis. S. Erang. mon serviteur. non esset a te prodendus. ad quid venisti? » Deiude id quod Joan« Quem quœritis? » nes commémorât Amdk. celui qui vous a témoigné tant de tendresse et de bonté. mais « Vous trahissez le Fils de l'homme. Magna divinœ signiBcatio potestatis. » Aog. . il montre celui qu'il va livrer. sed ut neque proditorem refugere videretur. que vous ne devriez jamais songer à le trahir. Ambr. c'est pour toi que j'ai pris cette humanité S. ostendit quem traderet. Ostendit quem proderet dirai occulta manifestat. discipulus prodis magistrum. et adhuc paticntia non negatur. quod ait Lucas « Osculo Filium hominis tradis?» Deinde quod Mattha'iis « Amice. quia lamen tam suaviter erga te gessit. Le Sauque rapporte saint Jean « Qui cherchez-vous? » veur donne le baiser à Judas. quod tradis in hypocrisi. que tu trahis avec tant d'hypocrisie m. » puis celle que lui prête saint Matthieu « Monami. Vous. et plus efficeret proditorem cui amoris officia non negaret. Osculatus est autem eum Dominus. Ghhys. Il dévoile le crime de son traître disciple.. et Jésus semble lui dire Ingrat. 5. (de l'ace. mais l'humanité dont les ennemis de Jésus vont se saisir. Et cependant ce qui rend plus odieuse l'ingratitude du traître disciple. étant le Fils de Dieu. » quia caro. non pour nous enseigner à dissimuler. Non autem « Tradis niagistrurn tuum. dans quel dessein êtes-vous venu? » Et enfin celles S. vous trahissez votre Seigneur. AuG. qui cum esset Dei Filius. S. vous trahissez le Dieu auteur de votre vocation. electus auctorem. Illud tamen plus confutat ingratmn. mansed. Ambe. votre Seigneur. lib. » ear ce n'est pas la divinité. magna disciplina virlutis. dostrumento mortem irrogas Servus minum. votre bienfaiteur. non Divinitas com- prehenditur. la mansuétude et la douceur même. non quo siniulare nos doceat. Cependant il ne lui dit pas en termes exprès Vous trahissez votre maître. vous que j'ai choisi pour apôtre. 5. hoc suettun et initem qui si non esset magister et dominus. et pour rendre sa trahison plus odieuse.) Lorsque le Seigneur fut trahi. Filium hominis. propter nos Filius hominis esse voluissel quasi dicat « Propter te suscepi. vous. Dodixit benefactorem tuum minum tuum est. Chrys.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE nez le coup de la mort. quand même il ne serait pas votre Seigneur et votre maître. en dévoilant aux yeux de tous les secrets de ses noirs desseins. Et consiliuin proditionis aperitur. Ambr. quod eum tradiderit. a voulu devenir pour nous le Fils de l'homme. ingrate. c'est d'avoir trahi celui qui. » c'est-à-dire. Le Sauveur donne ici à la fois une preuve éclatante de sa puissance divine et une grande leçon de vertu. des Evang.

mais sans vouloir rien de plus. Sed qualiter habent gladios? Quia mactaverant agnum. Àu&. si nous frappions de l'épée? » Mais comment pouvaient-ils avoir des épées ou des glaives? Parce qu'ils venaient d'immoler l'agneau et sortaient de table. CHAP. 28. per- eussit principis servum. cum in verbis. et gladios evaginant. » et d'après laquelle le Sauveur approuverait ce qui avait été fait. Hlud enini verum est. Ahbr. ut sup. n quasi post islam percussionem ita dictum fuerit ut placuerit ei usque hue tactum. Unde sequitur sit unus ex illis.DE SAINT LUC. (de Con. » Nec moveat quasi contrarium sit. x\v. intelligatur potius totum factum. qui semble désapprouver tout ce que Pierre a fait en se servant de son épée. savait que le zèle de Pliinées. sed amplins fieri noluerit. laissez-les. Théophyl. qui sciret Phinees repulatuni ad justitiam quod sacrilegos peremisset..) Theophyl. AMBR. » etc. et frappe aussitôt le serviteur du grand-prêtre « Et l'un S. Evang. Unde sequitur « Videntes autem il qui circa ipsum erant. Alii autem discipuli quœrunt an peroiterent.Pierre. Eruditus enim in lege Petrus promptus affectu. et il frappe sans hésiter le serviteur du grandS. Cependant les disciples veulent prendre la défense de leur maître. dicenles « Domine. (de Con. qui avait mis à mort des sacriléges. (De l'acc.) D'après saint Jean.) Saint Luc ajoute « Jésus prêtre. telle que la rapporte saint Luc « Arrêtez-vous là.vouslà. des Evang. il faut les laisser s'avand au (t) Voyez l'élogeePhinées avoir is mortunIsraélite selivrait qui pour m à publiquement a une M crime vec femme adianite c {Nombres. toujours plein de zèle pour son divin Maître. Tandis que les autres disciples demandent s'ils doivent se servir de leur épée. (De l'ace. Au&. dixerunt Si percutimus in gladio. et a mensa discesserant. imo statim percutit servum « Et percuspontificis. secundum Joaunoin Petrus erat. Domino displicuisse.) Qui percussit. persuasionem non expectat.. n'attend pas sa réponse. quo usus est gladio Petrus. XXII.31. Il est certain que lorsque les disciples lui firent cette question « Si nous frappions avec l'épée? » il leur répondit «Arrêtez. » Et hoc est quod Matthœus commémorât « Couverte gladium tuum in locum suum.Eccles. des Evang. sed Petrus ubique fervens pro Domino. » id est. quod Lucas hic dicit Dominum respondisse « Sinite usque bue. Aug. Zelantur autem discipuli. et celle que saint Matthieu prête au Sauveur. ubi sup. dont et celui qui fut frappé s'appelait Malchus. » ete. ii. » JI n'y a pas de contradiction entre la réponse du Seigneur. Evang. ne vous inquiétez pas de ce qui doit arriver. dit Arrêtez. » etc. quae Mattbœus posuit. et tirent l'épée « Ceux qui étaient avec lui.. » C'est ce que saint Matthieu rapporte en d'autres termes « Remettez votre épée dans son fourreau. quod. S. voyant ce qui allait arriver lui dirent Seigneur. ilalehus vocabatur. si percutimus « Sinite in gladio? » tune respondit usque huc. celui qui frappa fut Pierre. Pierre. l'ardeur n'avait pas d'égale et qui était instruit dans la loi. 54. d'eux frappa l'un des serviteurs du grand-prêtre. àtjg. quoin autem percussit. laissez-les » c'est-à-dire.1 Machab. xLv. non vos moveat .) Deinde Lucas dicit « Respondens autem Jesus ait Sinite usque hue. lui avait été été imputé à justice (1). Psaumev. cum iulerrogassent..

selon le récit de saint Luc. Alors. peuvent parvenir au salut. Pierre. c'est-à-dire. eo quod omne pecoatum fldei mysteriis ablitatur. et illius respondentis. mais par sa faute. mais les Evangélistes n'ont pu raconter en même temps ce qui s'était passé simultanément. Petrus aviditate defcnsionis percnssit sed non potnérnnt simul dici qnœ simul fieri potuerunt. Mais le Seigneur rend aussitôt à cet homme l'usage de l'ouie. Bed. ou si Pierre lui-même a voulu frapper cet homme à l'oreille. Sequitur enim « Et entn tetigisset auriculam ejus. Yel servus iste . parce qu'il n'a point voulu écouter les enseignements de la sagesse. En guérissant la sanglante blessure de cet homme. qui in passione Domini vulnerati sunt. permittendi sunt hue usque progredi hoc est. AMBR. non par la condition de sa nature. Nunquam enim pietatis sum Dominus obliviseitur illi justo mortem inferunt iste persoquentiuin vulnera sanat. emporté par son zèle. s'ils veulent se convertir. tem et ideo toilit gladio spirituali aurem interiorem maie iutelli^entts. c'e^t pour nous enseigner que celui qui n'a point l'oreille du cœur ouverte pour les saints mystères. Sed cum Dominus vulnera cruenta detersit mysteria divina subjecit ut servus principis mundi (non naturœ conditione. S. non facto Petri. Mais pourquoi est-ce Pierre plutôt qu'un autre disciple? Parce qu'il a reçu le pouvoir de lier et de délier. NotreSeigneur nous révèle ses divins mystères.. ut me apprebendant. qui non audisset verba sapienliœ. et c'est pour cela qu'il coupe avec le glaive spirituel l'oreille intérieure de celui dont l'intelligence est rebelle aux divins enseignements. et impleantur quœ de me Resscripta sunt non enim diceret pondens autem Jésus. Or. et recevant une blessure à l'oreille.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE cer jusqu'au bout. » s'il ne répondait par le fait à la question de ses disciples plutôt qu'à l'action de Pierre. et à ce moment même il guérit les blessures de ses bourreaux. frappa le serviteur du grand-prêtre. Sed inter moras verbnrum interrogantium Dominum. En effet. ne mérite point d'avoir l'oreille du corps qui en est la figure. posse salvari. dans l'intervalle qui s'écoule entre la question faite au Seigneur et sa réponse. » BEn. sed culpic) auris vulnus exciperet. se saisir de moi pour accomplir ce que les prophètes ont écrit de moi. et nous montre le serviteur du prince de ce monde réduit en servitude. docuit quod aurem in specie habere non deberet qnam in raystorio non sed quare Petrus? Quia ipse haberet ligandi et solvendi adeptus est potesta. parce qu'il n'y a point de péché qui ne puisse être effacé par la puissance mystérieuse des quod futurum est. ils vont faire mourir le juste. » – BÈDE. Ambk. Jésus guérit celui qui « Et ayant touché l'oreille de cet homme il le avait été frappé guérit. » nisi ad interrogationem eorum responderet. l'Evangéliste ne dirait pas « Jésus répondit. Aut si Petrus volens perciwsit aurem. Tune (sicut dicit Lucas) sanavit emn qui pereussus oral.Jamais le Seigneur ne cesse d'exercer sa miséricorde. pour nous apprendre que ceux mêmes qui ont été blessés et scandalisés de sa passion. Sed Dominas ipse refundit auditnm. sanavit cum. demonstrans et ipsos si couvertantur.

) Ubi non cerdotum indebito mancipatus officio inculpât Dominus prsesides Judaeorum qui passione Domini dexteram auricu. XXII.DE SAINT LUC. parce que je ne le voulais pas. épées et des bâtons » etc. » c'est-à-dire mon Père qui se rend à mes vœux vous accorde ce peu de temps pour exercer contre moi votre cruauté.quod non sibi mature paraverant insilam (id est. sed nec nune posseablatum judicio negligentibus pandat.est hora vestra. U ajoute que cette puissance de sévir contre le Christ. CHRYS. a été donnée aux ténèbres (c'est-à-dire au démon et aux Juifs) mais voici votre heure et la puissance des ténèbres. e'est-à-dire. tis. parce qu'ils craignaient le soulèvement de la multitude. non que cet Apôtre ôte le sens de l'intelligence à ceux qui en font un bon usage. » etc. vestra ( qua sic contra lucem mundi ar- . non quod ille sensum vito ac si dicat « Tune non cepistis intelligendi audientibus tollat. ont embrassé la foi. BÈDE. Grœeorum Patru-m. » id est. nisi me sponte vestris subjicerem « Sed heeo Verum eadem dextera auris in his qui manibus. Patre votis meis faQuasi ad latronem existis cum gladiis et vente. si je ne me livrais moi-même entre vos mains « Mais voici votre heure. dans la passion du Sauveur. quia nolebam. Notre-Seigneur ne blâme pas les principaux d'entre les Juifs de n'avoir pas cherché plutôt à le mettre à mort. mais il le retranche aux âmes négligentes qui méritent de le perdre par un juste jugement de Dieu. CHAP. » etc. Dicit etiam quod hœc potestas est fustibus. puisque j'étais tous les jours avec vous dans le temple? » S. C'est-à-dire Vous vous réunissez contre moi dans les ténèbres. spiritualem legis inlelliçen. CYR. Cependant la bonté divine rétablit dans son premier état l'oreille droite de ceux qui.dias înortis sed arguit eos qui temere tiam) perdidit: quse auris seilicet Petri opinabantur se eum invasisse ipso ingladio deciditur. « Or. CYRIL. dans leur aveuglement. l'intelligence spirituelle de la loi. Cuhys. diabolo et Judaeis) nocte timentes multitudinis impetum insurgendi in Christum et hoc est quod et ideo dicit « Quid vobis opus erat his subditur « Et potestas teuebrarurn. » Unde sequitur in eodem populo crediderunt.Ils étaient venus de nuit. potestas quotidie vobiscum fuerim. – Bède. avec des S. parmi le peuple juif. Quasi dicat « Ideo adversum me per ? » Et hoc est quod sequitur « Cum in tenebris congregamini. divina di. sed divino me. perd l'oreille droite. Cette oreille est coupée par le glaive de Pierre. parvum temgnatione pristino est restituta officio. mais il leur reproche de s'imaginer. peuple juif. Jésus leur dit Vous êtes venus comme à un voleur. ce serviteur est la figure du sacrements de la foi. Accessoraut enim tenebris data (id est. armis in eum qui vobiscum est sem. et aujourd'hui encore vous ne le pourriez pas davantage. qu'ils peuvent se saisir de lui contre sa volonté et tel est le sens de ses paroles Vous n'avez pu vous saisir de moi alors.Ou encore.BED. et qui. et Jésus leur dit « Qu'aviez-vous besoin de ces armes pour prendre celui qui est tous les jours au milieu de vous.[in Cat. principibus sa. pus concessum est vobis exercendœ in Sequitur « Dixit autem Jésus ad eos me vestrœ sœvitiae. quia. parce que la puissance dont vous vous populus est Judœorum. réduit injustement en servitude par les princes des prêtres.

Un peu après. Non intellexerunt iufelices mysautem ignéin quebatureuma longe.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE est la puissance comment saint Luc a pu dire que Jésus prêtres. et leschosesse passèrentalorscommeelles sont racontéespar saint Marc(xev. Au même instant. alloqui dicatur cum dixit Et tude illis es. Ces infortunés point le mystère de cette et n'eurent aucun égard pour ce sentiment de bonté et de guérison. nec venerati sunt tam clomentrus in medio eorum quem mm vidisset tem pietatis affectum quod etiam hostes . regarda Pierre. le coq chanta. tu me renieras trois fois. non qu'apparente. On est d'autant plus fondéà admettrecette explication.tandis que les autres s'étaientjoints à la quelques-uns troupe desserviteursqui devaientse saisirde Jésus. rat.{xxvi. ils l'amenèrent à la maison du grandprétre. – S'étant donc saisis de lui. et aux le prendre. et qui par eux-mêmes. et hic cwti ilîo erat vatn et Galiiieus est. et Pierre le suivait de loin. lorsqu'un autre vint lui dire avec assurance Certainement cet homme était avec lui. » Quaritur aufuisset intuila.67. et eum mamini) in tenebris est. 54-62.Et miserunt ad apprehendendum Christum recordatns est Petrus verbi Vominisicut dixein suée jussionis potestate venerunt. Et egressusforas Petrus ftwit amare. magistratus templi et seniores. mais envoyèrent leurs la maison armez contre la lumière On se demande parlait ainsi aux princes des anciens qui étaient venus pour ils ne vinrent Evangélistes. car il est aussi de C7-alilée. et attendirent des ténèbres. qui illum. et Pierre s'assit parmi eux. canteeit gallus. disant Femme. pleura amèrement. dans serviteurs. l'ayant considéré attentivement. mais par ceux qu'ils envoyèrent en leur nom. un autre le voyant. aux officiers du temple. non nom tum. sed per eos quos Et conversus Dominas respexit Petrum. comme il parlait encore. Une heure environ s'était écoulée. ueles parolesde saintMatthieusontindéfinies tandisquesaintMare q ne se réunirentchezle grand-prêtre que lorsque Jésus y fut amené.Pierre répondit: Mon ami. ter me autem eum.Petrus vero sc~ Ambb. alios evangelistas non per seipsos apud mOjnon snm.terium. je ne le connais point. vous êtes de ces genslà. Et post pusillum alius videns eum. quod coniinuoadhitc illo loquente. je ne sais ce que vous dites. lui dit Vous aussi. » Et Pierre étant sorti. ad se venerunt. ji. Amer. Mais Pierre 'c nia. se retournant. les scribeset lesanciens. (i*) SaintMatthieuseulraconte que Jésusfut amené chezle grand-prêtreCaiphedansla maison duquels'étaientréunisles scribeset lesanciens. duxeruntad do. dit clairementqu'ils ancilla guœdam sedentem ad lumen. Petrus car» ait 0 ho. Et le Seigneur. tem quomodo Jesus principes sacerdoAt ille net/avit eum dicens Midier. Une servante qui le vit assis devant le feu. Pierre répondit Mon ami. Comprehendentes muniprincipissacerdotum.dio illis. Nous répondons que cette contradiction et que les princes des prêtres vinrent effectivement. duens Vere tantes ministros misisse perhibeantur. Et intervallo fado quasi kora venisse. quia priusquam gallus canlel.où s'assemblèrenttousles princesdes prêtres. non per seipsos. tandis que d'après les autres pas en personne. dit Celui-ci était aussi avec cet homme. illi. dixit: Et hic curt illo erat. nescio qail dicis. et circumsedentibus erat Pe. verum in atrio Caiphae expecunius: alius quidam oflirmabat. je n'en suis point. Et Sed huic contrarietati respondetur.negabis. avaient reçu d'eux l'ordre de se saisir de Jésus-Christ (i*). et Pierre se ressouvint de la parole que le Seigneur lui avait dite « Avant que le coq chante. n'est de Caïphe. atrii. ils s'assirent autour. Et ait Petrus 0 homo. Après avoir allumé du feu au milieu de la cour.)Oron peut très-biensupposer que d'entre eux s'étaient réunischez Caïphe.Acccnso me.53) « Et ils amenèrentJésus chezle grand-prètee. ne comprirent S.

» Ambïi. Matth. . ils l'amenèrent.) Sed 'primo ad Annam ductus est socerum Caipliœ (siout Joannes dicit) quam ad Caipham. Mareus autem et Lucas nomen non dieunt pontificis. AMBR. Pierre. parce qu'il allait bientôt le renier. car l'Eglise souffre pour elle-même. BED. est la figure de l'Eglise. BED. ut de consensu principis sacerdotum singula quœquc fa. Chrys. S. qui suit. caveamus ne putemus eum teneri secundum Divinitatem. des Evang. mais d'une manière bien différente. naturae est. Toutefois il est digne d'éloges pour n'avoir point abandonné le Sauveur. malgré la crainte qu'il éprouvait. Peutètrehabitaient-ils (i*) suos non passus est vulnerari dicitur enim « Comprehendentes autem eum. suivant de loin le Seigneur qui se dirige vers le lieu de ses souffrances. pour que tout se fît de son consentement et par son ordre car c'est là qu'ils s'étaient tous réunis pour attendre Jésus. » etc. (de l'ace.) Ideo autem dicitur ad domum pontificis. pietatis. » jam proxime negaturus neque enim uegare pdtuisset. Bene « a longe sequebatur. [in Jtomil.Remarquez cependant qu'il le suivait de loin. cura. cum alios fugientes vidisset sequitur » enim n Petrus ver sequebatur a longe. Attg. il est vrai. et non chez Caïphe. (de Con. s'il se fût tenu plus près de Jésus-Christ. mais son zèle était l'effet de son amour.Bède. » AUG. S. Cum legimus teneri Jesum. » etc. qui secundum Joannem « erat pontifex auni îllius. Bède. CHAP. Sed in hoc fit reverendus.) Cependant Jésus fut conduit premièrement chez Anne beau-père de Caïphe. Le prince des prêtres était Caïphe qui était grand-prêtre pour cette année. c'est-à-dire qui doit imiter la passion du Sauveur. Quod autem ad passionem euntem Dominum a longe sequitur Petrus.. Magnus autem fervor Petri oslenditur. » S. il a vu tous les disciples prendre la fuite et ne les a point imités « Et Pierre le suivait de loin. ut Mattheeus dicit.DE SAINT LUC. XXII. si Christo proximus adhœsisset. quod Dominum non reliquit. Lorsque nous lisons qu'ils se saisirent de Jésus gardons-nous de l'entendre de sa divinité. clémence. tandis que Jésus-Christ souffre pour l'Eglise. at ille pro Ecclesia. comme le raconte saint Matthieu (1*). qui ne peut souffrir que ses ennemis mêmes soient blessés « S'étant donc saisis de lui.) Il fut conduit dans la maison du grand-prêtre. 84 sur S. ut sup. Pierre donne ici une preuve de son ardent amour.. Evang. sed longe differenter sia enim pro se patitur. qui non aufugit. duxerunt. cerent illuc enim omnes convenerant. Princeps autem sacerdotum Caipbam signifleat. ou de croire que ce fut malgré lui et par suite de sa faiblesse ils ne s'emparent de lui et ne' le chargent de chaînes qu'en tant qu'il est revêtu d'un corps véritable semblable au nôtre. selon le récit plus circonstancié de saint Jean. Christum praestolantes. in Matth. et invitum quasi infiramui tenetur enim et ligatur secundum corporis veritatem. etiam cum timeret metus. Saint Marc et saint Luc ne disent pas le nom du grand-prêtre. cette crainte était un sentiment naturel. Chrts. 84. dans touslesdeux uneseule môme et maison. car il n'eût pu se rendre coupable de ce crime. significat Rcctesiam secuturain quidem hoc est imitaturam passionem EccleDomini. (hotn.

si donum non peccandi fuisset adeptus. 124 du temps. Ambr.) Quid agis. quelle indulgence aurait-il eue pour les peuples qui devaient lui être confiés s'il avait reçu le privilège de lJimpeccabilité ? La Providence divine permit donc qu'il tombât le premier dans le péché. sicut truucata servi principis sacerdotum declarat auricula. Jam autem in domo principis sacerdotum ignis ardebat. n'a assez d'autorité S. plutôt que de dire que le Seigneur s'est trompé « Et Pierre le nia. avec cette sévérité et cette dureté. [Serm. l'ayant considéré attenS. Mais il avait encore quelque dureté dans le caractère. je ne le connais point. Erat autem Petrus paulo durior. » etc. Aug. Petret Vox tua repente mutata est os enim plénum fidei et amoris. in odium perfidiamque cènversum est nondum tibi flagella. pour que le souvenir de sa propre chute modérât la sévérité de ses jugements à l'égard des pécheurs. » faites-vous Pierre ? votre langage est tout à coup changé votre bouche. une jeune fille s'approcha de lui « Une servante qui le vit assis devant le feu. Unde sequitur « At ille negavit dicons Mulier. . pour qu'il eût part aussi à la grâce de la rédemption par sa passion ? Pierre étant reconnu. AuG. disant S. la chaleur de son âme s'était déjà refroidie. Ambh. (sernz. Comme il était près du feu pour se chauffer. quœ esset involuta peccatis. [ut supra. cum viri utique magis potuerint eum recognoscere. comme il le fait voir en coupant l'oreille au serviteur du grand-prêtre. couvre la première la présence de Pierre. Hic igitur tam durus tainque severus. alors que c'était bien plutôt aux hommes à la reconnaître ? N'est-ce point que Dieu permit que ce sexe ne se rendît coupable dans la passion du Seigneur. quœ venia commissis populis donarotur'? Quein divina providenlia perniisit. non novi illum. temperaret et cum se calefacere vellet ad prunas. primo eum prodit ancilla. Accessit Petrus ut calefaceret se. » etc. ut et iste sexus redimeretur per Domini passionem? Petrtts autem proditus negat malo enim negasse Petrum quam Dominum fefellisse. » etc. on avait allumé du feu dans la maison du prince des O prêtres « Après avoir allumé du feu au milieu de la cour. Or.) Pierre avait reçu les clefs du royaume des cieux. quod primo ipse laberetur in peccatum quo erga peccantes duriorem sententiam.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE AMBR. credenda erat ei populorum innumera multitudo. parce qu'à la vue du Seigneur chargé déchaînes. ne laisse plus sortir que des paroles de haine et de perfidie? Vous n'avez encore à craindre ni violences. » AUG.) Que Femme. aucun de ceux qui vous interrogent. » Pierre s'approcha pour se réchauffer. ils s'assirent autour. (comme précéd. proprii casus in- tuitu. pleine de foi et d'amour. renie son Maître je préfère voir Pierre renier Jésus.) Traditœ enim erant Petro claves regni eœlorum. ni tortures. nisi ut iste sexus peccare in nece Domini videretur. Pourquoi est-ce une servante qui détivement. et devait avoir la charge d'une multitude innombrable de peuples encore ensevelis dans leurs péchés. – S. Aug. AMBR. Unde sequitur « Accenso autem igné. quia clauso Domino calor mentis jam in eo refriguerat. et Pierre s'assit parmi eux. de temp. nondum sunt admota tormenta qui te interrogat. accessit ad eum puella de qua sequitur « Quem cum vidisset Quid sibi vult quod ancilla. 124. r.

In hac autem negatione Petri dicioms non solum ab eo negari . xt. » Aug. ni dans le temple. dixit Et tu de illis es. Ce reniement de Pierre nous apprend qu'on ne renie pas seulement Jésus-Christ en est Cette et explication plussubtile uefondée. non in sua domo. je seconde fois.) Bientôt il renie Jésus une seconde fois « Un peu après. ubi veritas non est. Bède. Pierre a renié Jésus parce que sa promesse a été présomptueuse. cap. sans intention peut-être d'abuser de votre réponse pour vous faire connaître. » – S.) Intelligitur autem quod in hac secuuda negatione a duobus est compellatus ab ancilla scilicet. Maluit enim se negare. Or. » Pierre était déjà sorti. quem mens humana non potest comprehendere nemo enim novit Filium. ni dans sa maison. si elleétaitvraie. Ambr. c'est une humble servante. III. De qua negatione sequitur « Petrus vero ait O homo. quam Cbristum aut quia videbatur negare Christi societatem. Il aime mieux se renier lui-même que de renier Jésus-Christ. pour vous faire trembler. un autre le voyant. lui dit Vous aussi. lier. ut (quemadmodum dicit Joannes) ad focuni stans iterum nepraret. disant de dire qu'il connaissait celui que l'esprit humain ne peut comprendre (1*) « Car personne ne connaît le Fils si ce n'est le Père.) Lors de ce second reniement.. Pierre fut interpellé par deux personnes par cette servante dont parlent saint Matthieu et saint Marc. non sum. écoutez-le « Pierre répondit n'en suis point. dont fait mention saint Lue.DESAINT X LUC. {de Con. » – S.CHAP. et le coq avait chanté pour la première fois. ut Marcus dicit. jamque redierat. quia S promisit incaute non negat in monte. » etc. que dis-je. vous êtes de ces gens là. une femme vous fait une simple question. mais dans le prétoire des Juifs. 1 S. quem commemorat Lucas. sed puella ostiaria. 17. utique se negavit. nisi Pater. 11. il renie Jésus là où il est enchaîné là où ne se trouve point la vérité. nec tamen mu. vile mancipium. Ambr. Evang. Aug. » {Matth. c'est une jeune fille chargée de garder la porte. et ab alio. (de l'accord des Evang. Ambk. quam commemorant Matthœus et Marcus. vers. lib. ou encore. Il ne le renie pas sur la montagne. ed ideo negavit Petrus. et forte nec proditura confessum. Il le renie en « Je ne le connais point. et se tenait devant le feu près de renier Jésus pour la Mon ami. non in templo. ubi Jesus ligatus est. l'éDOrmitéreniement qu'àexcuser nullus est eorum qui auctoritate sua possit formidinem incutere confitenti mulier te simplici voce interrogat. comme le raconte saint Marc puis il était rentré (selon le récit de saint Jean). ce n'est pas une femme. Biîda.) Rursuni secunda vice negat Chri« Et post pusilstum sequitur enim lumalius videns eum. Negans autem dicit « Non novi illum » temerarium quippe erat ut diceret quia noverat eum. et par une autre personne. qu'il se renie lui-même. En effet.. 17. Au moment dont saint Luc dit « Un peu après.ellen'iraità rienmoins q (l*) oudumoins diminuer à du desaintPierre. » il eût été téméraire en effet. AMBR. c'est en niant qu'il soit de la société de Jésus. sed in praetorio Judaeorum ibi negat. (ifatlh. Hoc ergo « Et post pusitquod hic Lucas dicit lum. et prininm gallus ca-ntaverat. XII.. » jam egressus erat januam Petrus.

.) Saint Luc précise l'intervalle qui s'écoula entre le deuxième et le troisième renoncement e Une heure environ s'était écoulée » intervalle dont saint Matthieu et saint Marc ne parlent « Un peu après. lorsqu'on autre vint dire avec S. » l'accord des Evang. aut utroque modo dictum. non singulari. negat se esse Christianum. » .. et que tous les autres insistaient en s'appuyant sur son témoignage. Ava. On ajoute « Car il est Christum qui dicit eum non esse Christum sed ab illo etiam qui cum sit. nam et loquela tua manifestum te facit. et que les Evangélistes n'en ont raconté qu'une seule des deux. afflrmabat. On peut adopter l'opinion de ceux qui croient que d'après tous les Evangélistes Pierre fut interpellé directement (car parler de lui devant lui-même n'était-ce pas la même chose que lui parler à lui-même ) ou bien qu'on s'est servi de ces deux manières de parler. AMBR. » et saint Jean qu'un autre lui dit également a Est-ce que je ne vous ai pas vu dans le jardin ? b tandis que selon saint Marc et saint Luc. De même saint Matthieu et saint Marc parlent au pluriel de ceux qui adressaient ces questions à Pierre tandis que saint Lue et saint Jean ne font mention que d'un seul. quantum si illi diceretur).» de hoc autem intervallo tacet Joannes. ) Quod Matlliœus et Marcus dicunt. alius quidam affirmabat dicens Vere et hic cum illo erat. » saint Jean n'en fait qu'en ces termes généraux point mention. quantum nifestât hic Lucas dicendo': « Et intervallo facto quasi horae unius. (de assurance Certainement cet homme était avec lui. Ami). cœteri autem secuti ejus fidem. saint Matthieu raconte qu'un de ceux qui étaient présents dit à saint Pierre « Certainement vous êtes aussi de ces gens-là. Bed. ou bien qu'un seul surtout affirmait avoir vu Pierre. Subdit autem «Nam et Galileus eat. lorsqu'on l'est en effet. « post pusilesset hoc temporis malum. aut pluralem numerum pro singulari usitata locutione usurpasse Malthseum et Marcuoi aut quod unus maxime tanquam qui eum viderat. Item quod Mattlioeus et Marcus. ut sup. sed plurali numero enuntiant eos qui cum Petro agebanl (cum Lucas et Joannes unum dicant) facile est intelligere. S. Tertio qnoque interrogatur sequitur enim « Et intervallo facto quasi horœ unius. mais en niant qu'on soit chrétien. D'un autre côté. et alios hune. Petrum simul urgebant. Evang. a même question est répétée à Pierre une troisième fois L a Une heure environ s'était écoulée. » sicut et Joannes eidem Petro dictum asseverat « Nonne te vidi in horto 1 Marcus autem et Lucas inter se illos de Petro locutos aut sententiam intelligimus tenuisse eos qui compellatum dicunt Petrum (tantam enim valet quod de illo coram illo dicebatur.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE soutenant qu'il n'est pas le Christ. car votre langage même vous trahit. » Ane ( de Cons. ils s'entretenaient de Pierre à peu près dans les mêmes termes. Il est facile de résoudre cette contradiction apparente en disant ou bien que saint Matthieu et saint Marc ont suivi l'usage souvent adopté de mettre le pluriel pour le singulier. Jam vero illud quod Matthaîus ipsi Petro dictum asserit « Vere tu ex illis es. alios illum modum commemorasse. Bède.

sed aperta confessio et ideo Petrus non de industria respondisse sic inducitur. 34.) (1*)Il en est qui ont fait un crime à saint Ambroise. » (f Cor. Evang. CHAP. on ne voit rien absolument d'où l'on puisse inférer qu'il regardait le reniement de l'apôtre comme un simple péché véniel. et gardez-vous du péché. Dans le sens figuré ce coq représente les docteurs qui excitent les âmes languissantes et engourdies. d'avoir cherché à diminuer la faute de saint Pierre reniant Jésus-Christ. » . aussi Galiléen. C'est-à-dire. BED. » le souvenir de la vraie lumière lui fait expier le crime S. sacrilegia vestra nescio sed nos excusamus. l'accent qui lui était particulier. le coq chanta. ne pouvait éviter. puisque bientôt le souvenir de son reniement lui fit verser des larmes amères. Il y a des degrés dans les péchés mortels. » non pas sans doute que les Galiléens eussent une langue différente de celle des habitants de Jérusalem (qui étaient aussi des hébreux). AuG.) Le chant du coq se fit entendre après le triple reniement de Pierre. non quod alia lingua Galilœi. 'Ecriture sainte a coutume de caractériser le mérite des faits par les différentes circonstances des temps.mais lui-même ne s'excusa point. justi. quia postea recordatus est. atque alia loquerentur Hierosolymitœ (qui utique fuerunt Hebrœi). faire tout ce qu'il pouvait pour atténuer ici l'énormité de son crime.. Aug. XXII. Unde Petrus. Hoc est. Hune galtum mystice opinor aliquem doctorum intelligenduui. m. sicut Marcus expressit. ce n'est pas avec une réponse vague que l'on peut confesser Jésus-Christ il faut une déclaration claire et formelle aussi ne peut-on dire que Pierre ait eu dessein de répondre dans ce sens. (de Cons. je ne connais point vos discours sacrilèges. sed quod unaquœque provincia et regio suas hàbendo proprietates. par honneur pour le chef des apôtres. (de l'accord qu'il a commis dans les ténèbres de l'oubli. » – S. tenez-vous dans la vigilance. L BÈDE. « Pierre répondit Mon ami. en lisant attentivement l'exposition tout entière que le saint docteur fait de ce passage. ipse non excusavit: non enim satis est involuta responsio confitentis Jesniu. gallus canlavit » quod in tenebris oblivionis erravit. mais parce que chaque province et chaque pays ayant ses usages propres.. xv. je ne sais ce que vous dites. Sequitur enim adhuc loquente illo. et saint Ambroise a cru pouvoir. dicens « Evigilate.) Galli autem cantum post trinam negalionem Petri intelligimus.DE SAINT LUC. en parlant. « Et ait Petrus 0 bumo Sequitur nescio quid dicis » Am^r. se repentit de son péché au chant du coq « Et aussitôt. c'est qu'en effet. qui avait renié son divin Maître au milieu de la nuit. qui média nocte peccavit. comme il parlait encore. vernacolum loquendi sonum vitare non possit. et nolite peccare. ainsi Pierre.Solet autem sacra Seripturassepe meritum causarum per meritum designare temporum.. des Evang. ut sup. Cependant. AMBR. en leur adressant ces paroles de l'Apôtre « Justes. qui jacentes et somnolentos increpat. et tamen flevit. BED. 7. ad galli cantum poe« Et coutiuuo nituit. comme saint Marc le dit expressément. verse lucis rememoralione correxit. Nous cherchons à excuserPierre (1*). Bède. Estius en particulier.

. de son côté. AMBR.) Quod quoniodo accipienduiu sit. Dei misericordia necessaria est. Saint Marc. sed etiam iu superioribus gesta quaî dixerat. 6) « Convertere. « Pierre était assis au dehors dans la cour. dili. et exaucez-moi » (Ps. » et {Psal. Jean. ter me necabis. quia cura vinctus esset. larmes « Et le Seigneur. il le touche et lui fait verser un torrent S. » Quelle Chrys. Unde sequitur « Et recordatus est Petrus verbi Domini sicut dixerat quia priusquam gallus cantel. dans la cour. c'est faire miséricorde et cette miséricorde nous est nécessaire non-seulement pour faire pénitence. ad lacrymas provocavit. regarda Pierre. avec ceux qui se chauffaient. si Notre-Seigneur n'eîit été alors dans l'intérieur de la maison. gentius consideraudum est. (hom. nisi illa cum Domino intus a#erentur. regarder. mais même pour en concevoir la résolution. » – BÈDE.En effet. nous dit que a Pierre était en bas. ti) et c'est dans ce sens qu'il faut entendre ces paroles « Et le Seigneur. pleura amèrement. Et egressus foras flevit amare. et font l'objet de son récit. Similiter et in co quod dixit Marcus « Et cum esset Petrus iu atrio deorsuni. » Quaro flevit? Quia erravit ut . Qilapropter mihi videtur illa respectio divinitus facta et sicut dictnm est (Psal. » Aug. eux sur lesquels Jésus daigne ainsi jeter un regard. se retournant. regarda Pierre. tel que celui qu'implorait le Psalmiste. Aug. cum bœc agebantur in interioribus partibus domus. » quod non diceret. » et il ne se fût pas exprimé de la sorte. (homil. » Bed. 'dans la cour. mais dans le haut de la maison. mulla utebalur provisione erga discipuluim quem nutu erigens. C pleurent amèrement leurs fautes « Et Pierre se ressouvint de la parole que le Seigneur lui avait dite « Avant que le coq chante. » oslendit. Denique quos Jesus respicit pi oraii t delictum. il est chargé de chaînes et il veille avec amour sur son disde ciple. lorsqu'il disait « Regardez-moi. et d'un seul regard. 82. Evang. Ambh. d'après saint Matthieu. Domine. se passaient non-seulement dans l'intérieur. xm) et encore « Tournez-vous vers moi. » paroles qui indiquent que les faits qui concernent Jésus. pour Jésus. Quomodo erpto respexit Dominus Pclrum 1 Non facie corporali. (de Con. Il est donc ici question d'un regard tout divin. Itespicere namque ejus misereri est. » (de l'accord des Evang. se retournant. ni sitp. Chrts. 42 sur S. quia non solum cum agitur pœuitentia verum etiam ut agalur. En effet. Comment donc le Seigneur a-t-il regardé Pierre? Ce ne fut pas des yeux du corps puisque Pierre alors se trouvait en dehors.) Admirare autem curarn vnagistri. et libera animant meam » ita dictum arbitror « Conversus Dominus respexit Petrum. et délivrez mon âme » (Ps. in Joan. pendant que tout le reste se passait dans l'intérieur de la maison. cum Petrus fuerit in atrio exterius inter eos qui se calefaciebant. dixit enim Matlliaius « Petrus enini sedebat foris in atrio.EXPLICATION DE i/ÉVANGILE S. 13): Respice et exaudi me.) Admirez la tendre sollicitude du Sauveur. non solum in interioribus. Sequitur eniin « Et conversus Dominus respexit Pe~ trum. Et Pierre étant sorti. S. tu me renieras trois fois.) Il faut examiner attentivement dans quel sens il faut entendre ces paroles.

At illi dixerunt Quid adhuc desideramus teslitnotàum? Ipsi enim audivimus de ore ejus. Non autem audebat Petrus palam flere. quod voce pudor est confiteri. lemotsatisfacpar que homo lacrymas ejus lego. El alia multa blaspliemantes. Et interngaverunt eum. quia adhuc non respexerat Dominus negavit tertio.) Tous les évangélistes ne L desaintAmbroise non L porte « Laerymas ejuslego. Je lis bien que Pierre a pleuré je ne vois point qu'il ait cherché à s'excuser (1*) ses larmes effacent le crime qu'il avait honte d'avouer. dites-le nous. non propter pœnam. cap. 6. il le renie une troisième fois. de peur que ses larmes ne le fissent découvrir. S. Cybil.eril Filius hoininissedens a dextris virtutis Dei. Cependant Pierre n'osait pleurer publiquement. dicentes Si tu es Christus. CHAP. nanrespondebihs mihi. fut la cause de ses larmes ? la faute qu'il avait commise.DE SAINT LtJC. Dixernnt autem onmrs Tu et go es Filins Dei ? Qui ait Vos dicitis qnia ego sum. Flehal autem. et il pleure amèrement. vous ne me répondrezpas. et amare flevit et tu si veniam vis mereri. je le suis Et ils répartirent Qu'avons-novs besoin d'autre témoignage Nous l'avons ? entendunous-mêmesde sa propre bouche. mais parce qu'il avait renié son Maître bien-aimé pensée plus accablante pour lui que tous les supplices. ilest facile Mais deseconvaincre le contexte. nequediinittelis. coiwenertmt seniores plebis. XXII. non credelis mifù. les princes des prêtres et les scribes s'assemblèrent. et principes sacerdotum. satisfactionem non lego lavant lacryrnîe delictum. et percutiebant faciem ejus. f. dilue lacrymis culpam tuam. Or. lib. Aug. Et si je vous interroge. il pleurait non par crainte du châtiment qu'il avait mérité. S. et duxe* Tuntillwn in conciliumsuum. Evang. -Et ait iilis Si vobis dixero. illudebantei. es en. Si donc vous voulez mériter votre pardon. Et ils proféraient contrelui beaucoup d'autres outrages.. dicebanl ira eum. Il leur répondit Si je vous le dis.66 . sed quia dilectuni negaverat. si autem et inlerrogavero. ils le frappaient au visage.satisfactionem lego. et non flevit. le raillaient en le déchirant de coups. dicentes Prophétisa quis est qui te percussif. Aus. 63-71 Cependant ceux qui tenaient Jésus. vous ne me croirez pas. ne a sed foras lacrymis deprehonderetur esieiiâ lacrymabatur. Jésus le regarde. Et viri qui leneboul llum. et l'ayant fait amener devant eux. des Evang. ils lui dirent Si vousêtes le Christ. quod uiolestius erat ci quolibet supplicio. (De l'acc. (1*) etexte ontcherché sefairedecesparoles nearmecontrea nécessité à u l nemis lafoi catholique de dela confession sacramentelle. et l'interrogeaienten disant Prophétise. ni ne me renverrez.. vous aussi lavez vos fautes dans vos larmes. CYR.qui est celuiqui t'a frappé. Puis. mais sans verser de larmes. Et ut faetus est dies. mais il sortit dehors pour donner un libre cours à ses larmes. Dès qu'il fut jour. les aiicietisdu peuple. m. lui ayant bandé les yeux. cœâeni tes et velavenait eum. Negavit primo et secundo. respexit eum Jesus. parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. die nobis. Mais désormais le Fils de l'hommesera assis à la droite de la puissance de Dieu. 11avait renié son divin Maître une première et une seconde fois. (de Con. Alors ils dirent tous Vousêtes doncle Fils de Dieu ? Il répondit Vousle dites. et scrihœ. Ex hoc autem. m.

dieunt: «Quisest quilepercussit? »Dum ab illo suas cogitalionei et opera tenebrarum cognosci non astiinant. n'a ici d'autre signification que celle de défense ou d'excuse. Sequitur « Et velaverunt eum. « Puis lui ayant bandé les yeux. non eodem ordine omues narrant nam illas primo commémorât Matthœus et MarLucas cus. pour nous donner un sublime exemple de patience. et ce n'est qu'après le reniement de Pierre. Cœli et terra. Bed. » etc. S. Or.) la nuit Le Seigneur la fut maison donc du en butte des à dans prince tionem ne signifie nullement la confession telle que nous l'cntendons. Hoc quasi in conlumeliam facie- bant ejus qui se populis prophetam voluit liaberi. Aug. Bèbe. en ajoutant « Sed quod defendi non potest. non ut eormn illa scelora non videat. Ils lui bandèrent les yeux. Auc. Hœrclici autem. De Petri tentatione. non pour lui dérober le spectacle de leurs violences. nousoffre eaucoup pensées de b analogues. Nec non Dominns prophetarum ut pseudopropheta deluditur. qu'il parle de ces outrages en ces termes « Cependant ceux qui tenaient Jésus le raillaient. lui disent encore pour se moquer de lui « Qui t'a frappé ? » lorsqu'ils s'imaginent qu'il ne peut connaître leurs pensées et leurs œuvres de ténèbres. illndebant. Jésus. sed ut a seipsis faciem ejus absoondat. Ils lui faisaient subir cet indigne traitement. Velaverunt autem eum. » etc. ablui polest » c'est-à-dire que le mot satisfactionem. Ajoutons que le Seigneur des prophètes est l'objet de leurs moqueries comme un faux prophète. Cdhys. S. qui eut lieu pendant que le Seigneur était en butte aux outrages de ses ennemis. les Juifs et les mauvais catholiques. le Seigneur du ciel et de la terre. Saint Matthieu et saint Marc racontent d'abord ces outrages et puis la chute de Pierre saint Lue suit un ordre contraire. mais pour dérober à eux-mêmes la vue de sa face adorable. pas plua que ce que nous appelons satisfaction. parce qu'il avait voulu se faire passer aux yeux du peuple pour un prophète. » etc. ces outrages (De l'accord pendant des toute Evang.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE rapportent pas dans le même ordre le reniement de Pierre. conduite criminelle. deinde contninelias Domini dicens « Et viri qui teuebaut cum. ils le frappaient au visage. quœ utjamsup. Dominus Jésus suslinet et patilur impioruui ridicula..) Hase autem intelligitur passas Dominus usque mane iu domo principis sacerdo- . » etc. Sed tune qui eœsus est colacoedilur etiam nunc phis JudiBorum blasphemiis falsortiiii Cliriatianorum. qui continuent de l'outrager par leur. C'est ainsi que les hérétiques. formam nobispalienliaj prœbens. CHRYS. et Judœi elmali oalholici eum reprobis actibus exacerbantes quasi ei illudentes. quel'homélie pas e 86sursaintMatthieu. Theopiiyl.) inter Domini contunielias facta est. ce même Jésus qui fut alors souffleté par les Juifs. est encore aujourd'hui outragé de la même manière par les blasphèmes des faux chrétiens. ut sup. supporte et (1) souffre les dérisions des impies. Saint Ambroise nous donne lui-même le véritable sens de cette expression.. (de Con Etang. e d bien (1)Onne trouve cepassage n termes xprès anssaintChrysostome. deinde Petri tentationem vero explicavit prius tentationem Petri. Théophyi.

ais Jésus connaissait leurs dispositions intérieures et M il savait bien que n'ayant point voulu croire à ses œuvres ils se rendraient encore bien moins à ses discours a Et il leur répondit Si je vous le dis. c.42. tum. ipse vero sciebat eorum prsecordia. Uude sequilur « Et ait illis Si vobis dixero non credetis.36. il leur fait entendre une vérité beaucoup plus importante « Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu.xn. dites-le nous. » vérité. ils n'avaient voulu ni croire à sa parole.. » etc. où vous me verrez. devait être de la race de David. S. Le Christ dont ils espéraient la venue. CHAP. cum David in spiritu Domiuiim suum illum vocaverit verum illi neque dicenti credere neque interroganli respoudere volueruut quia autem semen David caluinniari quœrebant. xu.. (in Thesauro lib. puisque David inspiré l'appelait son Seigneur (1). puta cum dicebat (Joan.1 Gum autem de Ueo sessio dicitur atque thronus. quod qui non crediderant operibus. x) et en d'autres termes semblables « Et si je vous interroge vous ne me répondrez pas. lioc ab eo quaerebant ut si diceret « Kço sum Christus. et ils lui font cette question.DE SAINT LUC. » THÉOPHYL. Sequitur « Kx hoc autem erit Filius homiuis sedeus a dextris virtutis Dei.Quasi dicat Nou est vobis de cœtero tempus seriiionutu et doctriueb. 42. quo prius adductus est. » C'est ainsi qu'il leur avait demandé comment ils pouvaient dire que le Christ fût le Fils de David. XXII. » (Jean. sed calumniam procparabant. convenerunt seniores plebis et principes sacerdotum. Siquidem Christum hominem tantummodo de stirpe David venturum speranles. Or. vousne me croirez pas. Interrogaverat enim eos quomodo dicerent Christum Filium esse David. 10) « Ego et TOM. calunmiarenlur quod sibiarrogaret regiain potestatem. Bed. xn. et duxeruut eum in concilimu suum dieentes Si tu es. Paroles dont voici le sens Le temps des discours et des enseignements est passé pour vous désormais c'est le temps du jugement. » Théophïl.etc. plus est quod audiunt. Lorsque la sainte Ecriture nous M (t)Voyez alth. il leur avait déclaré qu'il était le Christ. CYRIL. sed deiuceps judicii tempus erit. par exemple lorsqu'il leur disait: « Mon Père et moi nous sommes un. Souvent en effet. les anciens du peuple. mais ils attendent sa réponse pour le calomnier. et comme ils s'attachaient à calomnier le fils de David..Tmc. et scribïc. les princes des prêtres et les scribes s'assemblèrent. ni répondre à ses questions. Ils ne désirent point connaître la Christ. » etc. multo miuus semionibus crederent. Unde sequitur « Et ut factus est dies. pour lui faire un crime de s'être attribué la puissance royale. s'il répondait affirmativement « Je suis le Christ.Marc. BED. moi le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu. » – Bède. x xx. prêtres où il avait d'abord été conduit a Et dès qu'il fut jour. cum videbiLis me Filium liominis sedentem a dextris virtutis Dei. et l'ayant fait amener devant eux ils lui dirent Si vous êtes le Bèdb. Theophyl. Pater unum sumus >• et caetera talia « Si autem interrogavero. Cru. 35. 14. 34 .Non verilatem de»iderabant. non respondebitis mihi neque dimittetis. » THEOPHYL. VI. Sœpa enim dixeratse Clirislnm esse.

acceperunt in eo quod ait «Erit Filius hominis sedens a dextris virtutis Dei. Nous ne pouvons admettre. Qualiter autem paris bonoris. d'occuper une place. s'il n'a pas en lui l'essence même du Père ? Théophtl. ni que la nature divine ait une droite ou une gauche. et sessio. quod inobedientea nulla commoda ferunt. figura. s'il n'est pas son Fils par nature. car il n'appartient qu'aux corps d'avoir une forme. » Notre-Seigneur aime mieux prouver qu'il était roi plutôt que de le dire. mais qu'ils n'en deviennent que plus coupables. aussi vaut-il mieux les leur laisser ignorer. usurpans ignoaiinisB vocem.A ces paroles. loin de là. regia et universis principans dignitas designatur. » CYRIL. ou d'être assis.) Hoc autem dicente Christo. succeri3uit pbarisaeoram cohors. si non est secundum naturam Filius. » – S. Hoc igitur audientes timere debebant. afin de leur ôter tout motif de le condamner. qu'il existe un tribunal où le Seigneur de toutes choses vienne siéger.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE DE S. sed illi post htec verba magis insaniunt. AMBR. Beda. et locus. » Ambr. Ils comprirent qu'il s'était déclaré le Fils de Dien en disant de lui-même « Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la S. CYR. toute la troupe des pharisiens entre en fureur. et qu'il a sur tous les hommes une puissance souveraine. » etc. Mais comment le Fils de l'homme pourra-t-il paraître dans la même gloire et au même rang que son Père. sed majorem pœuam acquirunt propter quod taliaoportet eis esse occulta. Cette déclaration solennelle aurait dû leur inspirer une crainte salutaire. Non enim putamus tribunal quoddam positum esse. qui quod objiciunt. en effet. naturalem in se proprielatem babens Patris? Tueophyl. elle ne fait que redoubler leur acharnement « Alors ils dirent tous Vous êtes donc le Fils de Dieu ?» Bèbe. Quod seFilium Dei dixerat. puissance de Dieu. sed nec omnino dextrum vel sinistrum esse penes divinam naturam proprium enim est corporum. {in Cat. Unde sequitur « At illi dixerunt Quid adhuc desideramus testimonium. cui credamus inniti Dominum omnium. Unde sequitur « Dixerunt omnes. Tiieophïl. Ex quo patet. Grxcorum Palrum. . revelatis sibi secretioribus. paris quoque consessus Filius videbitur esse. je le suis. et l'accuse de blasphème « Et ils repartirent Qu'avons-nous besoin d'autre témoignage ? nous l'avons entendu nous-mêmes de sa propre bouche. » etc. Sequitur enim « Qui ait: Vos dicitis quia ego sum. puisqu'ils étaient forcés d'avouer eux-mêmes ce dont ils lui faisaient un crime « 11 répondit Vous le dites. hoc fatentur. MJC. XXII. Cette conduite des Juifs nous montre que les esprits rebelles ne tirent aucun avantage des mystères qui leur sont révélés. Dominus autem maluit se regem probare quam dicere ut condemnandi causam habere non possint. CHAP. » – Théophyl. représente Dieu comme assis et qu'elle nous parle de son trône elle veut exprimer qu'il est le Roi de l'univers.

-Que représente Simon requis de porter la croix comme il revenait des champs. f. – Quereprésentent dans le sens figuré Pilate et Hérode. et ne fait aucun miracle pour satisfaire au désir d'Hérode. – Conduite lâche et criminelle de Pilate. au grand jour et d'une mort ignominieuse?-Pourquoi veut-il que son corps reste entier et indivisible ? – Pourquoi meurt-il les bras étendus sur le bois de la crois ?– Signification mystérieuse de la forme de la croix. Comment le corps de Jésus a pu être victime de la mort.CHAPITRE XXIII. -Fausseté des accusations dirigées contre le Sauveur. – Interprétation spirituelle de ces paroles. -Comment s'accomplit la prophétieque Jésus avait faite sur sa mort. f. – Comment ils répondent aux nouvellesinstances de Pilate pour délivrer Jésa». Comment en voulant accuser le Sauveur. 33. -5. eux qui demandaient avec tant d'instance la mort d'un innocent. f. – Ils ne pouvaient que solliciter la grâce d'un homicide.-L'innocence de Jésus proclaméepar ses ennemis.-Dispositions différentes de ceux qui suivent Jésus marchant au Calvaire.-Dessein mystérieux pour lequel il est1revêtu d'une robe blanche. Les Juifs ont recours aux cris et aux vociférations. -Coutume annuelle dont la nation juive était en possession. -Pourquoi Simon le Cyrénéen porte la croix après Jésus. Cruauté de Pilate à l'égard de Jésus.-Quels sont les deux griefs que les ennemis de Jésus formulaient surtout contre lui. de demander la délivrance d'un prisonnier. que Leçon nous donne en cela le Sauveur. ils s'accusent eux-mêmes. -Qu'est-ce que c'était que ce mont du Calvaire? Différentesraisons pour lesquellesJésus a voulu que son corps fùt livré aux souffrances et à la mort. – Pourquoi Pilate envoieJésus à Hérode. Comment ils sont encore aujourd'hui victimes de cette indigne préférence. 6-12. – Pourquoi Notre-Seigneura voulu être crucifié sur le mont du Calvaire. – Dans quelle intention Pilate lui demande-t-il s'il est le roi des Juifs ?– Réponse que lui fait Jésus. Pourquoi Notre-Seigneur se compare au bois vert. 13-25. – Comment les dérisions dont Jésus est l'objet sont une preuve de son innocence.-Pourquoi Jésus se tait devant ces accusations. . Ils demandent que Jésus meure de la mort la plus affreuse. f. – Pour quel motif Hérode lui adresse-t-il une multitude de questions? -Pourquoi Jésus ne lui répond pas. II labandonne Jésus à leur volonté. – Que figurent ces deux voleurs. f. Pourquoi choisit-il de mourir publiquement. Pourquoi les Juifs crucifièrent deux voleurs avec Jésus. Commentle démon sait réunir 'ceux qui sont le plus divisés pour consommerla mortde Jésus-Christ. 26-32 – A quel moment Simon le Gyrénéen fut-il requis pour porter la J croix de Jésus? – Comment ésus chargé de sa croix porte sur ses épaules le signe de sa puissance et le trophée de sa victoire. A quels événements Notre-Seigneur fait allusion en engageant ces femmesà pleurer sur elles. SOMMAIRE ANALYTIQUE. Pourquoi l'Evangéliste ne parle que des femmes parmi le grand nombre de persounes qui devaient s'affliger de la mort de Jésus. Que figurent ces femmes.

Railleries outraQue représente le sort. mande le corps de Jésus. Qu'annonçait le voile du temple déchiré. son espérance. 34-37. avant les apôtres eux-mêmes?– La récompenseque Jésus-Christ promet d'accorder ce jour-là même au bon larron rend-t-elle inutile et superfluela résurrection? – Véritable explication des paroles de Notre-Seigneur au bon larron. Joseph d'Arimathie triomphe de la crainte qui le retenait. -Son admirable conversion. Pourquoi introduit-il dans le paradis un voleur avant tous les autres hommes. – Le Centurion reconnaît son innocence et sa divinité. – Pourquoi le tombeau dans lequel son corps est déposé est-il taillé dans le roc ?– Pourquoi être a-t-il voulu crucifiéle sixièmejour de la semaine et déposédans le tombeau le septième? – Pieux empressement des saintes femmes pour honorer la sépulture de Jésus. Langage différent des deux voleurs crucifiés avec Jésus. Pourquoi les soldats tirent ses vêtements au sort.– CommentNotre-Seigneur pratique sur la croix le commandement qu'il nous donne. sa charité. f. – Explicationfigurée des différentes circonstances de la sépulture de Jésus. – Exemplepuissant pour nous exciter à revenir à Dieu. J Ces deux voleurs. Comment expliquer que Notre-Seigneurait été à la fois dans les entrailles de la terre. A quelle conditionle pardon est-il accordé à ses bourreaux? – La prière du Sauveur a-t-elle été sans effet?– Pourquoi Jésus veut mourir entièrement dépouilléde ses vêtements. – Que signifie l'inscription écrite en trois langues. Dureté des Juifs qui demeurent inflexiblesau milieu du bouleversement de l'univers. y.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE f. – Modeste sépulture du Sauveur.-Comment il proclame l'innocence du Sauveur. – Que figuraient les ténèbres qui couvrirent la terre après la mort du Sauveur.-Comment la grâce de Dieu est ici plus abondante et s'étend plus loin que la prière du larron. . Pourquoi Dieu permit ce prodige. geantes des princes des prêtres contre Jésus. sa foi. 47-49. -Preuve que l'obscurcissement du soleil ne fut pas l'effet d'une cause naturelle. Aveu salutaire que le bon larron fait de ses crimes et de la justice de son supplice. 44-47. dans le paradis et dans les mains de son Père. – Le Sauveur attire tout à lui dès qu'il est élevé sur la croix. – Effets produits par ce grand cri sur ceux qui en furent témoins. 38-43. Que prouve le grand cri qu'il poussa en expirant. Que nous apprennent les paroles par lesquelles Jésus remet son âme entre les mains de son Père. et confesse sa divinité. et de50-56. Commentest-il jugé digne d'entrer dans le paradis dont un glaive de feu défendait l'entrée? -Les deux voleurs ont-ils commencé par insulter Jésus. et placée au haut de la croix. f.-Que signifie le vinaigre que les soldats présentent à Jésus. symboles des n'y en eut-il qu'un seul pour l'outrager? deux peuples pécheurs qui devaient être crucifiés par le baptême avec JésusChrist. Jésus-Christ tout à la fois triomphateur et juge sur la croix. -Que figure ici le centurion. Pourquoi Jésus n'a pas voulu se sauver lui-même comme ils le demandaient. – Fidélité des pieuses femmes à demeurer près de la croix.

» scilicet Romanis: nam Pilatus Romûnvs erat. (de Cons. (De l'ace. quem de sua morte praedixit « Tradetur gentibus. commemorans queedain quae alii tacuerunt atque ita contexuit narrationem. eumque Romani in Judseain praesidem miserant. Evang. ces accusations sont contraires à la vérité. incipiens a Galilata usque hue.) Postquam complevit Lucas narrando Petri negationeui. AUG. . Atjg. sed magis dari jussit. dicentes Hune invenimus subvertentem gentem nostram. HT. 7.répandant sa doctrine dans toute la Judée. Cœpenmt autem illum accusare. dicens: Tu es remJudœnrum ? At ille respondens ait: Tu dicis.. tandis que saint Luc précise l'objet de ces fausses accusations. depuisla Galilée. aperuit. Pilate l'interrogea donc en lui disant Etes-vous le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Vousle dites. Pilatus antem interrogavit eum. S. Evidemment. des Evang. résume tout ce que le Sauveur eut à souffrir vers le matin. Loin de défendre. et se donnant le nom de Christ roi. » etc.8. tnr veritati. cap. BEDA. similia aliis narrans. Aug. CHAP. et dicentem se ChristvPi regem esse. Evidenter autem adversanTHEOPHYL.) Deinde apud Pilatum « Cœperunt autem gesta sic narrat eum accusare. et il poursuit son récit « Toute l'assemblée s'éen racontant les mêmes faits que les autres BÈDE. cum tamen dicerent quod eum accusabant sed iste etiam ipsa crimina quaa falso objecerunt. docens per universam Judisant.) Saint Luc raconte ensuite ce qui se passa chez Pilate « Et ils commencèrent à l'accuser en disant Nous avons trouvé cet homme pervertissant notre nation. défendant de payer le tribut à César. et prohibenlem tributa dari Cœsari. Et ils commencèrent l'accuser en disant Nous avons trouvé cet hommeperverà tissant notre nation. (De l'ace. » c'est-à-dire. Mais redoublant leurs instances. » etc. At illi invalescebant dicentes Commovitpopulum. des Evang. où il a commencé.. lib. » etc. 8. Ait alitent Pilatus ad principes sacerdotum et turbas Nihil inventa eausœ in hoc homine.Ut impleretur sermo Jesu. AuG. 111. iii. «ap. Alors Pilate dit aux princes des prétres et au peuple Je ne trouveaucune causede mort en cet homme. jusqu'ici. 1-S. Et surgens omnis multiiudo eorum duxerunt eum ad Pilatum. » etc. – Toute l'assemblée s'étant levée.) Saint Luc ayant achevé le récit du reniement de Pierre. cum dicit « Et surgens omnis multitudo eorum duKerunt illum ad Pilatum. Non enim Dominus prohibuit dari censum.. car Pilate était romain. XXIII. c'était l'empereur romain qui l'avait nommé gouverneur de la Judée. ils le menèrent à Pilate.DE SAINT LUC. ils menèrent Jésus à Pilate. et Gentils. en rapportant quelques circonstances que les autres évangélistes ont passées sous silence. 7. (de Cons. bien qu'ils disent qu'ils portaient contre le Sauveur diverses accusations. f. recapitulavit qu<B cum Domino gesta sunt circa mane. m. Saint Matthieu et saint Marc n'ont point fait mention de cette circonstance. lib. dicentes Hune imemnms subvertentem gentem nostram. s'accomplit cette prophétie de Jésus sur sa mort « Il sera livré aux aux Romains.. ils ajoutèrent Il soulève le peuple. C'est ainsi que tant levée. Théophtl. le Sauveur a bien plutôt recommandé de payer le CAPUT XXIII. Evang. Hoc Matthœus et Marcus non dixerunt. S.

Duobus autem Domino objectis (sci)icet quod tributa Cœsari dari prohibuerit. Juifs voyant l'inutilité de leurs calomnies. qui l'accusent d'un crime si peu vraisemblable. Comment semble-t-il lui dire. pour qu'il soit condamné aussi par son propre aveu « Jésus lui répondit Vous le dites. de regni verho interronaudum putavit. Eodem autem verbo praesidij quo et principibus sacerdotum respondet. qu'on ne peut obtenir qu'à l'aide d'une multitude de partisans et d'immenses richesses? –BÈDE. ut propria sententia eondemnetur. c'est-à-dire. incipieus a GalitaBa usque hue. solum quod Desciebat. quia volente multitudine tota eum in regem eligere. il put très-bien se faire que Pilate lui-même eût appris que le Sauveur enseignait formellement « Rendezà César ce qui est à César.. lorsqu'on le voit se dérober par la fuite à la multitude qui voulait le choisir BÈDE. par dérision pour ces Juifs hypocrites. Pour quel motif d'ailleurs aurait-il cherché à soulever le peuple? Est-ce pour se faire roi ? Mais qui pourrait le croire. ut illud quod Dominus ait « Reddite quae sunt Csesaris Ctesarij etiam Pilatum audisse contigerit ideoque causam banc quasi apertum JudtBorum mendaoium parvipendens. BED. jusqu'ici où il est venu en traversant la Judée. mais depuis la Galilée. il soulève le peuple. THEOPHYL. sans appui. ils '1 Qualiter autem populum subvertebat ? An ut regnum aggrederetur? Sed hoc incredibile cunctis. Sequitur « Pilatus interrogavit eum dienim cens Tu es rex Judteorum ? a etc. Seqmtur enim < At ille respondens ait Tu dicis. dénué de tout. recurrunt ad clamoru!u subsidia. BED. sed volentes . fait cette question à Jésus-Christ. et qu'il se disait le Christ-roi.Mihi videtur quod hoc a Christo quBsierit. sciens fugit. cum nihil aliud faveret eorum catumniae. autem. lui deux griefs qu'il défendait de payer le tribut à César.EXPLICATIONDE L'ÉVANGILE tribut. sed a GaH)a'a incipit. cui nullus adjutor. accusaris de regni ambitione ad quod opus est multis adjutoribus et sumptibus. non-seulement dans une partie du pays. jusqu'ici. » Quasi dioant « Pervertit populum. on vous accuse d'aspirer à la royauté. méprisé. H Illi THEOPHYL. je crois. depuis la Galilée. Or. convitium sive syeophantiam objëcti criminis subsauhaudo quasi dicat Tu pauper. » aussi sans s'arrêter à cette accusation qu'il regardait comme un mensonge flagrant des Juifs. où il a commencé. nudus. ils dirent Il soulève le peuple. vous le roi des Juifs? » Pilate. » TnÉopHTL. sur ce que Jésus avait pu dire de sa royauté e Pilate l'interrogea donc en lui disant EtesTnÉopHYL. Sequitur enitn « At illi iuvalescebant. nec in una parte tantum. docensperuniveMam Judœam. Jésus fait au gouverneur la même réponse qu'aux princes des prêtres. C'est avec dessein qu'ils font mention de la Galilée. ont reLes cours aux cris et aux vociférations a Mais redoublant leurs instances. vous qui êtes pauvre.Les ennemis de Jésus formulaient surtout contre pour roi. il crut ne devoir l'interroger que sur ce qu'H ignorait. où il a commencé. humilis. » C'est-à-dire. et se C'A~s<Mmreyem diceret) potuit fieri. dicentes Commovit populum. répandant sa doctrine dans toute la Judée. et hucusque pervenit transieus per Judœam » puto autem eos !)on absque causa meminisse GaH)e6a.

Hérode avec sa cour. convaincu qu'il ne peut ni interroger.~re))!'<au<emt«MmBi*)'o<~MC!tmMe)'t. et nova tentantes. Cependantles princesdes prêtres et les scribesétaient là. qui ad Pilalum. Pilatus de prœmiasa acousatione non interrogandum acquirat omnium.i'<t< autem Dominus. entendantnommerla Galilée. fMM BÈDE. S. Que ceux-là cherchent des défenseurs. abandonne le soin de son propre salut pour ne s'occuper que du salut de tous les hommes. ttous eux étaient à de mais c qui entrés a e ineutere timorem Pilato Galilœi enim Pilatus aMtemaudiens CaH/<t<tm. ayant en entenduraconterbeaucoup dechoses lui. Quid ergo timeret. viso Jesu. et tacet. parce qu'il n'a pas besoin de défense. Herodis potestate esset. car les Galiléena étaient Mhismatiques et amateurs de nouveautés. Hérode Pilate à et le devinrentamis. etilattira luibeaucoupmonde il périt ussi.le méprisa. dont il est parlé dans le livre des Actes (i).CHAP. talique actu totam terram progabat autem etM multis ~emtfttttNs al ipse ?MA~ fM~OH~cta~.DESAINT X LUC.et illusit Mtit<<!tM sioue non indiget. Notre-Seigneur se tait. car ce n'est point un crime. AMBR. 37 Judas v. ut BED. Hérodeeut une grandejoie de voir Jésus. Sn. Devant ces accusations. le Sauveur de tous. qui craignent à bon droit de perdre leur cause. bus apostolorum fit mentio. et a pride eum. mferrog'attK~t homo Ca~t&BM! esset. qui et ipse Hierosolymis erat illis <eA)M. et espérantlui voir faire quelque de de Mta:'S ne lui yejSOK~ J~M~ rien. et remisit ~Ko. Ence jour-là. non crimiuiSj sed sacerdotum et se~ï6<B constanter accusantes indicium est virtutis. ~< factisunt amici Herodeset Pi. His Herodes autem. en y produisant de semblables effets. BED.l le renvoya i à Hérode qui se trouvait lui-mêmeà Jérusalem en cesjours-là. Et ut ce~ttomi ~M<! de schismatici fuerunt. a l dupeuple. ils s'accusent eux-mêmes au lieu d'accuser Jésus. timent vinci. lui qui ne désire point échapper à la mort qu'on lui prépare? Lui. autem verbis. sed se accuErat enim cupiens ex multo tempore videre sant docuisse enim populum. BÈDE. mais il les dédaigne comme indignes d'être réfutées. Non ergo accusattonem ta<af'<!m !pM die. et sperastini temporis ignavia docendo commobat signum aliquod videre ab eo /!e)' Interrovisse. Pilate. nam antea inimici erant cendo confirmat. non illum. gavisus est valde. quia defenveste cMa. Ambiant defendi. remisit eura ad jHero' qualis fuit Judas Galilmus. car depuis/OH~<e)Hp~ avail le désir. Dominum Mtus .Accusatur eMM. l'accusantavec dérision opinidtreté. sed despicit non refetad tt)t)fceM<. Que craindrait-il d'ailleurs. Pilate. 6-12. tel que fut Judas le Galiléen. qui non ambit salutem? Salus omnium suam prodit. prodige. fait sortir ce peuple de sa trop longue torpeur et parcouru toute la terre promise. cujus in Actidem.K~t: ~< doncbeaucoup questions.et l'ayant ~)<M' revêtud'unerobeMaMe/te~renvoya Pilate.demandasi cethommeétait GaM~K. illi Stabant aM~cmp~ïMC~M missionis pertransisse. ÂMBR. mais un acte et une preuve de vertu que d'avoir par ses enseignements.Et dèsqu'il sut <~M~ étaitde la juridiction d'Hérode. eo quod audiret mM~a eo.Mais en parlant de la sorte. lendo. Il ne confirme donc point ces accusations par son silence. ni condamner deGatitée aélevaprèsui(Théodas) letemps udénombrement dans d (i)Actes.Or. veulent réveiller les craintes de Pilate. car auparavantils étaientoMtemM de l'autre.

quem insontem et propter invidiam traditum cognoverat.) Or. sed patiens novorum cupidhiem.am~ interrogavit si homo GalitiBus esset. daitquelesJuifsdevaient seipsum magis nacta occasione cupit ab eo judicando Uberam reddere. cum ejus miracula videre concupivit. que par la noire envie de ses ennemis. Volebat etiam audire ab eo et ideo interrogat eum quid diceret quasi irrisorie se habens ad ipsum. » Il voulait aussi savoir ce qu'il lui dirait. et qui (teste David) suos sermone. et dans ce dessein il l'interroge sur le ton de la dérision et de la raillerie « Il lui fit donc beaucoup de questions. » etc. GREG. H. ut ipse potius eum qui ejus patrice tetrarcha existebat. et ipsum subsannans. pium esse judicavit in talibus habere silentium. s'affranchir.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE le Sauveur. (X ~ot'a< cap. credebat videre quemdam extraneum hominem. tanquam lucraturus quidquam aUtitatis ex ejus aspectu. vel absolveret. Sequitur enim « Herodes autem. » etc. mais il avait la passion des nouveautés. demanda si cet homme était Galiléen. vel puniret. qua* jubebatqnen)libet a principe suc? juridictionis condemnari. gavisus est.tn hoc sequitur )egemRomanatN.) Christi autem famam Herodes explorare voluit. » Il craint d'être obligé de prononcer une sentence de mort contre un homme innocent à ses yeux. S.» Jésus autem qui ouncta ratione perenit. il le renvoie donc au tribunal d'Hérode. Herodi eum misit audiendmn. se conforme Il lui-même à Jérusalem en ces jours-là. » etc. saisit avec empressement l'occasion qui lui est offerte. Ce n'est pas qu'il voulut tirer quelque utilité de la présence du Sauveur. viso Non Jesu. crut plus utile pour Hérode de garder le sià danssonpartifurent ispersés. sur les accusations portées contre lui. cxf. Sermo enim . d'échapper à la responsabilité du jugement de Jésus « Pilate. il le sait. THEOPHYL. au témoignage de David. GRÉG. d'après laquelle chacun devait être jugé par son prince naturel. Uade sequitur « Ëo quod audierat multa de eo. sententiam dare cogeretur.~ in judicio dispouit. et qui n'est accusé. il le renvoya à ce prince qui se trouvait THÉOPHTL. –TnÉopHYL. règle tous ses discours avec prudence et jugement (Ps. » en cela aux prescriptions de la loi romaine. de qno audierat quod sapiens et mirificus esset. 17. remisit eum ad Herod''m. dont toute la conduite est dirigée par une raison souveraine. » Et ne contra eum. et il espérait lui voir faire quelque miracle. » Mais Jésus. 5). Sequitur enim a lnterrogabat autem illam multis sermonibus. » etc. TUEOPHYL. entendant nommer la Galilée. et qui. pour être absous ou condamné par le tétrarque qui gouvernait son pays « Et dès qu'il sut qu'il était de la juridiction d'Hérode. Hérode voulut's'assurer de la renommée de Jésus-Christ. et il désirait lui voir opérer quelque prodige «Hérode eut une grande joie de voir Jésus.(Jt~M'a~ x. &cause dela sédition u'ilavaitexcitée contreles Romains d q l l'occasion del'éditpromulgué forceresJuifsdepayer denouveaux etdontil prétenpour impôts. Unde dicitur « Pilatus autem audiens Galita. Sequitur enim f<Et ut cognovit quod de Herodis potestate esset. et il s'attendait à voir un homme extraordinaire dont il avait entendu vanter la sagesse et les prodiges « Car il avait entendu raconter beaucoup de choses de lui.

. Uude sequitur « Et Tacuit ipse nihil ei respondebat. il préfère le mépris public des orgueilleux aux louanges stériles de ceux qui refusent de croire en lui a Cependant les princes des prêtres et les scribes étaient là. expectatus miracula adbibere contempsit. toutes les fois que nos auditeurs témoignent le désir de nous entendre pour faire l'éloge de nos discours plutôt que pour corriger leurs vices. et nostra quae non erat fiat. et Dominus jactantiam declinabat. et l'ayant par dérision revêtu d'une robe blanche. qui ne peuvent voir et comprendre les miracles de Jésus-Christ. GnEG. tout discours adressé à celui qui n'en fait aucun profit. Or. 12. Hérode est-il la figure de tous les impies. &REG. n'est pas sans un dessein mystérieux que Jésus est revêtu prolatus. Et forte typice in Herode omnes impii signi&cantur. GRÉ&. lence dans cette circonstance. in~ratos foris reliquit. parce qu'Hérode n'avait pas la foi qui mérite d'avoir des miracles. nous pouvons reconnaître à plusieurs signes les intentions douteuses de ceux qui nous écoutent. non autem sua perversa mutare. racontés dans l'EvanS. ésus se tait et J ne fait aucun miracle.(Moral. et laisse dehors sans leur accorder aucune grâce.. Mtp. quia nec illius credulitas merebstur videre. (Moral. et iUorum. et Bihil fecit.Christi opéra in Evangelio videre non possunt. Or. avec sa cour. ei qui nihil proficit. » etc. XXHI. 17. le méprisa. qui si )€{. sans jamais mettre en pratique les enseignements dont ils font l'éloge. qnam a non credentibus vacua voce laudari. magis eligens aperte a superbientibus despici. AMBR.) Inquisitus 11t ergo Redemptor tacuit. En effet. mirabiUa. quœ erat culpa. x. il dédaigne d'opérer les prodiges qu'on attend de lui. Multa autem sunt quœ audientie animum produiit maxime si auditores nostri et semper laudant qtiod audiunt. i2. et nunquam quod laudant sequuntur. sans avoir rendu les autres meilleurs. devient pour lui une cause de condamnation « Mais Jésus ne lui répondit rien. GRÉG. de peur qu'en annonçant la parole de Dieu par un motif de vaine gloire.) Cette conduite de Jésus nous apprend à garder nous-mêmes un silence absolu. AMBR.Non otiosum . eos quos exteriora qu~crere comperit. seseque apud se in oocuttis retinens. l'accusant avec opiniâtreté. nos discours n'aient d'autre résultat que de nous rendre coupables.' non crediderint et prophetis. Peutêtre aussi. il se-recueille dans l'intérieur de son âme. et que lui-même fuyait toute ostentation. ceux qu'il voit ne rechercher que ce qui frappe les sens.) Hoc etiam audientes nos oportet addiscere ut quoties auditores nostri nostra votunt quasi iaudando cognoscere. CHAP. Hérode. xxn. ÂMBR. S. » S. Unde sequitur « Stabant au~em principes sacerdotum constanter accusantes eum sprevit autem iltum Herodes. mais surtout lorsque nous les voyons louer sans cesse ce qu'ils entendent. esse non desinat. gile.DE SAINT LUC.(X Af<M'c~. » ÂMB&. condemnationis fit causa. et illusit indutum veste alba. » Ce S. qu'à la condition de croire à la loi et aux prophètes.)Notre-Seigneur ne répond à aucune des questions qui lui sont adressées. (XX![ J/ortt! c. il le renvoya. otanino taceamus ne si ostentationis studio verbum Dei loquimur.

dans l'intérêt de notre propre salut. s'il avait soulevé contre l'autorité. Hérode (1) et Pilate. devint pour eux une occasion de rapprochement. Erabescamus ergo nos. Unde « Et facti sunt amici. tamen considera quod per ea quae facit diabolus impeditur congerit derisiones et opprobria in Christum. et plebis IsraeHs et populi gentilis figura servatur. le symbole de sa mort innocente et le signe glorieux de l'agneau sans tache. ita tamen ut prins populus nationum capiat Dei verbtim. ÂMBR. si causa nostrœ salutis nec amicos in proprio fœdere conservemus.Ou encore. Miasio autem Chr'~ti a Pilato ad Herodem fit amicitia. ex quibus dectaratur quod Dominus saditio~us non sit alioqui non deridetur plebe reddita suspecta. quasi Pilato non usurpante sibi subditos ditioni Herodis. ÂMBH. et feraient ensuite entrer en participation de leur foi et de leur charité. qui devait expier les péchés du monde. et ad ppputum Judœoram fidei suœ devotionem trammiMat.Vel hof. considérez comme le démon est pris et entravé dans ses propres filets.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE par Hérode d'une robe blanche. t quod veste alba induitur ab Herode immaculatae tribuens indicia passionis.ilétaitsimplement à leurreligionous nom prod affilié s le de point j comme il sélyte. BEDA. C'est dans carHérode lui-même pasderace n'était (1) seulement unsens et figuratif. et no?itatibus gaudente. » ctf. Ce renvoi de Jésus. uisque Muméens s p tiraient origine leur desJuifs. quod ante despexerant.étaitjuifenuncertainens. qui amici ex inimicis per Jesum Christum facti sunt. ne faisait partie upeupleuif. les Juifs qui revêtiraient aussi de gloire et de majesté le corps de BÈDE. point le peuple juif et le peuple des Gentils. ce peuple qui aimait tant les nouveautés. quod Gen- . de Pilate à Hérode. S. qui devaient aussi se réconcitier entre eux par la passion du Seigneur. communia exordium. représentent jusqu'à un certain. si. Il multiplie contre Jésus-Christ les dérisions et les outrages. TtfÉopHTL. car on ne se serait pas contenté de se moquer de lui. ut illi quoque gloria majestatis suœ corpus vestiant Christi. » Voyez comme le démon sait réunir ceux qui sont le plus divisés. Cependant. Rougissons donc nous-mêmes. ut Christi peragat neeeai. Herodis et Pilati fœdus significat. nous ne savons pas conserver l'union avec nos amis. quod per Domini passionem utriusque sit futura concordia. car auparavant ils étaient ennemis l'un de l'autre. la Jésus-Christ. subditur Attende diabolum ubique conjungentem disjoncta. Dans un sens figuré. les Cependant il étaitIdnméen. Hérode et Pilate devinrent amis. juive. qui prouvent jusqu'à l'évidence qu'il n'est point coupable de sédition. qui se réconcilièrent à l'occasion de Jésus-Christ. Pilate voulant ainsi prouver à Hérode qu'il n'usurpait point la juridiction sur ses propres sujets a Et ce jour-là. en suivant néanmoins cet ordre que les Gentils recevraient les premiers la parole de Dieu. Tu THEOPHYL.tn typo etiam Herodis atque Pilati. objet autrefois de leurs mépris. quod Agnus Dei sine macula cum gloria mundi peccata susciperet. pour arriver à consommer la mort de Jésus-Christ.

e<<!<mt«at)!. Pour la troisiéme f fois.cruci iez-le. Mais ils insistaient avec de grands cris. nullam causam invenio in homine isto. genere. m. neque Herodes nam remisi vos ad tHMm. et plebe. m.t/e<'e<«r.et leurs cris devenaient de plus en plus forts. Je le renverrai doKc après d'avoirfait chdtier. se réuniront et se ligueront pour persécuter les chrétiens. Aoc. Mais ils redoublaient leurs clameurs en disant Crucifiez-le. les magistrats et le commeexcitant le peuple à peuple.et après l'avoir interrogé devant vous. et il abandonna Jésus à leur volonté. car je vous ai rMMMj/~ à lui. Dimisit aMtem illis eum qui propter homicidium et seditionem missus fuerat in carcerem. je vais donc le faire e/td<:c?' je le renverrai. quemintettigituas eum praetermisisse. et magistratibus. ~uaMy. Exclamavit aMfeM simul universa turba dicens ï'oMe hune.et ecce nihil dignum mnr<eae<Mm ei. Alors Pilate ordonna que ce qu'ils de??taMda:eM< /?< exécuté.) et tiles et Judeei. xv. (t) a N'entendez-vousles graves pas témoignages qu'onportecontrevous (3f<!«/<xxvn. cap.Ft'ot! 8. in Christianis persequendis consentiunt. ut narraret quod apud Herodem actum « Pilatus autem. S. à cause d'une sédition qui s'était faite dans la ville e<d'un meurtre. Necesse autem habebat dttHt«<feeis per diem festum unnm. Mais la foule tout entière s'écria Faites mourir celui-ciet aoM~-MOtM Barabbas. ni Hérode non plus.. e lib. selon leur désir. ne d i d t3) Vous répondez rien. Oril était obligéde leur accorderla délivranced'un prisonnier à la Pdques. illi t)!:<«6at)< cibus oM~tt~ postulantes ut <'r!«. Pilate ayant assembléles princes des prétres. celui qui avait été mis en prison pour causede meurtre et de sédition. (Quest. Hinc catis principibus sacerdotum.XXtIt. et religione. Nous voyons par là que cet Evangéliste a passé sous silence la demande que Pilate fit au Seigneur de répondre à ses accusateurs (i). et on ne l'a convaincude rien qui mérite la mort. <!u:f< adtHM. et invalescebant voceseorum. demandant qu'il /%<crucifié. mente dissidentes. je n'ai trouvé en lui aucun des crimesdont vous l'accusez.) Saint Luc revient aux événements qui se passèrent chez le gouverneur et dont il avait interrompu le récit pour raconter ce qui arriva chez Hérode « Pilate. et a'mtMe nobis BaffaMam.voyez ecombiene choseslsvousaccusent?(~hfc.missus Meareerem. o etc.!présentécet /MMme la ?'et)o~c. quempeteta'<< Jesum vero tradidit BffMttiott orum. Qui erat prop~* ~eat<ton<*)H ~uam~am /ae<aM tMcivilaie e<homicidium. 13-2S. ayant assemblé les princes des prêtres.) Rediens Lucas ad ea qnœ apud prcesidem gerebantur (unde digresaus erat. mihi A'<mhominem. Emendatum est ergo ilium dimittam. CHAP. Et ft't<t~M adjudicavit ~ert petitionem eorum. lequel. de religion et de sentiments. coram vobisinterro<e)Hp<)pt<hm!« gqns. si différents d'origine. leur dit VousM'aM. AuG. réconciliation d'Hérode et de Pilate signifie que les Gentils et les Juifs.4.J<leur délivra. Sed e~ his in quibus eum a<:CMfa<ii. avait été mis en prison. Pilate leur dit: Qu'a-t-il donc fait de mal? je ne trouverien en lui qui et mérite la mort. admodum a Domino queesierit. eouMoea~pftMCt'pttM! sacerdotum. Ft<a<M axffot. . (de QtMM<.DE SAINT MC. 8. Pilate leur parla de nouveau. quid accusatoribus responderet. /i'ef«m autem MattM locutus est ad eos. dans le désir qu'il avait de délivrer Jésus. convoest) ita dicit etc. No<e'M dimitlere Jesum a<illi <t<ce!aMa~att( MK<M < Cruci xge crucifige eum THe autem tertio f dM'ttadillos Quid enim maK fecit iste ? Nullam causam mortis invenio in <o corripiam At eoergo ilium. quasi averten06<ttiM~t< ecce ego.

ne peuvent produire aucun témoin digne do foi. perBdiœ et fa)sitatis accusandos esse demonstrant. » etc.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE P S. Voyez. ÂMBR. et on ne l'a convaincu de rien qui mérite la mort. » BÈDE. ils n'ont pu réussir à prouver que le Sauveur avait été accusé de magie au tribunal de Pilate mais ils démontrent jusqu'à l'évidence que ceux qui les ont composés sont coupables au tribunal de Dieu de perfidie et de mensonge.' Jésus est envoyé à Hérode. et testautur pro eo inimici proclaniant Juda*ij et nullus eorum attestatur clamoribus. )) BEt). nec satis pro veritate severus. Vide ergo quomodo superet vpritas. pourvu que vous cessiez d'avoir soif du sang innocent. ésus est donc déclaré innocent par le témoignage de ces deux hommes.Quasi dicat Fia~'s illam et ludibnii f{ua]]tmM jubetis. quelle est la puissance de la vérité. tant que vous le voudrez. Unde sequitur « Sed ncque Herodes nam remisi vos ad illum. » etc. par un lâche sentiment de crainte. ni Hérode non plus.. et ses ennemis lui rendent témoignage les Juifs demandent sa mort à grands cris et personne ne vient appuyer BÈDE. cruciHgit ministerio ad Herodem mittitur. ob metum tamen. tandis que les Juifs qui l'accusent.Hic Pilatus Christum absolvit judicio. qui ont été composés si longtemps après contre Jésus-Christ. at'fictau]. et qu'il AMBtt. non par une disposition d'une loi impériale. un acte arbitraire de son autorité. Jesxs tacet. Jésus se tait. Judœi vero qui accusahant. BED. et il le crucifie par. je le couvrirai d'ignominie. Pereant ergo scripta qna. ilate reconnaît judiciairement l'innocence du Sauveur. ad Pilatum remittitur.Huorum ergo virorum testimonio Jesus insons cstenditur. sed annu* gentis . dumtucdo innoximn snnsuinem non sitiatis. Etsi uterque reum non pronuntiat. Pilate se rend aux désirs sanguinaires d'un peuple cruel. cm credere oporteret. quia timebat accusationes. et ecce nihil dignum morte actum est ei. Paroles dont voici le sens: Je l'accablerai de coups. THËorHYl. ajoute « Je le renverrai donc après l'avoir fait châtier. THEOPHYL. THEopnYL. « Or. il était obligé de leur accorder la délivrance d'un prisonnier à la fête de Pâques. qui le renvoie à Pilate « Je n'ai trouvé en lui aucun des crimes dont vous l'accusez. subjungit « Emendatum cr~o itium dimittam. LenhM ergo et mollion Pilatus. Sequihtr « Nccesse autem habebat dliiiittere eis. nhUmn testem ohtulerunt. alienae crudelitatis studiis Pilatus obsequitur. et cependant. J THÉopHTL.. Cette nécessité lui était imposée. tanto post tempore contra Christum composita non Htum apud Pilatum magieœ artis aecusatum. car je vous ai renvoyés à lui.Périssent donc ces écrits leurs vociférations sanguinaires. mais par la coutume annuelle dont la nation juive était en possession. nou imperialis legis sanctione. sed componentes ipsos apud Dominum. Pilate donc lâche et timide et sans fermeté pour la défense de la vérité parce qu'il craint d'être lui-même accusé. Ainsi tous deux s'accordent à proclamer son innocence. Necesse habebat.

citur « Vos ex patre diabolo estis. ritus proprios conversari. ut dem prohibât.DE SAINT LUC. BEDA. Mais ils redoublaient leurs clameurs. XXIII. telles sont les lois auxquelles obéit l'iniquité. et ils se sont livrés à tant de brigandages et de séditions. cui per talia gau. Sur le choix qu'il leur fut donné. debat placere. (1 . voici la demande qu'ils firent à Pilate: « La foule entière s'écria Faites mourir celui-ci et donnez-nous Barabbas.furit ad caedeudum. Pilatus Gentilia c:Btales leges habet iniquitas. sicut a Saule Jonatbam petiverunt.. Sequitur enim « iterum tium antem Pilatus locutus osi ad eos. Le nom de ce grand criminel a d'ailleurs une signification symbolique Barabbas veut dire en latin fils du père (1). consuetudine devictus.enim genere mortis occidere ianoeentettt . vers. c'est ainsi que nous les voyons demander à Saül la grâce de Jonathas. Or. » etc. a – BÈDE.dimittere Jesum at illi sueciatnabant ciem dat Sgura.sua petitio quia enim data sibi optione. THEOpHYL. Hœret Mtem Judœis usque hodic tnus erat Judœis petere damnatos a prin. essimo P /<?! latine dieitur illi ergo quibus di. Or. qui Oagitabant innocentis exi. l'affection du crime est acquise à ce que l'innocence a en horreur. païen d'origine « Pilate leur parla de nouveau. pro Jesu latronem. ~S. 45. Les Juifs sont encore aujourd'hui victimes de cette indigne préférence. c'était une coutume nationale parmi les Juifs de demander à celui qui les gouvernait la grâce des condamnés. Barrabbas enim patris diceutes Crucifige. leur père. scelus diiigat in quo tamen nominis interpretatio spe. crucifiez-le. seditionibus lutautum subjecerunt. cipe. » que nous voyons donner la préférence au fils de BÈDE.) Unde et de eorum fectorem elegerunt uterito salutem vipetitione nunc subditur « Exclamavit tamque perdtderunt. TsÉomYL. AmBR. observait fidèlement pour leur être agréable. TnÉOFHYL. pro Salvatore inter(t Reg. qu'ils se sont vu enlever leur patrie et leur royaume. ils ont préféré à Jésus un voleur.Sic igitur gous oUm sa[n.) Or. ut et et dimitte nobis Barrabbam.ta petunt.RoM~xiv. ce sont ceux à qui Jésus a dit a Vous êtes les enfants du démon. et ils ont mérité par là de perdre à la fois le salut et la vie. effet. eux qui demandaient avec tant d'instance la mort d'un innocent. CHAP. » Romani euim vero Dei Filio patris sui 6Hum (id est. au Sauveur un assassin.Ils demandent que l'innocent meure de la mort la plus affreuse c'est-à-dire de la C'est donnée arBède a f (1) l'interprétation p quiajoute cependant cenomsignifieussi ilsdu que ma~fe. Non immerilo bomieidE absolutionem THEOPHïL. en disant Crucifiez-le. etc. s'oppose à ce désir sanguinaire dans le désir qu'il avait de délivrer Jésus. AMBR. a S. c'est-à-dire à l'Antechrist sur le vrai Fils de Dieu. Mes autem pa. En les Romains avaient permis aux Juifs de vivre selon leurs lois et leurs rites particuliers. volens quod oderit inuocentia. tandis que Pilate. 14.BED. patriatu et regnum suum perduteruut.Il est juste qu'ils sollicitent la grâce d'un homicide. Jadœis eoncesseraat seeundam leges et Antichristum) prielaturi esse produatur. et latrocimis se ac auLemsimul universa turba Tolte hune. C'est ainsi que cette nation autrefois sainte s'acharne à demander la mort de l'innocent.

Tertio autem PHatos Cbristum ab~olvit. etc. celui qui avait été mis en prison pour cause de meurtre et de sédition. – S. voyant que tout le système d'accusations qu'ils avaient dressé contre Jésus ne pouvait tenir contre la persistance de Pilate à le déclarer innocent. a Pour la troisième fois Pilate leur dit Qu'a-t-il donc fait de mal ? Je ne trouve rien en lui qui mérite la mort. Mais le Seigneur avait choisi cette mort de la croix. Tertio clamant contra Christum. ut per trinam liane vocem. mais qu'après l'avoir fait flageller. et adeo nequam. Pilate proclame une troisième fois l'innocence de Jésus TsÉOPHYL. sollicita Pilati interrogatione videbant e~acuatam. verba Joannis testantur. Je vais donc le faire châtier et je le renverrai. et il abandonna Jésus à leur volonté. THËOPHYLACT. de admettre Pilate de lasorte désarmer le spectacle (I)Onpeut ependant c que agit pour par tantde douleurs. n'ont plus recours qu'à la prière. Quia vero totam accMationem. Il leur délivra j selon leur désir. ut neque pro . les crucinés attachés au bois de h croix par des clous qui leur perçaient les pieds et les mains. non solum obtulisse. craciEgere) desiderant pendentes enim in iiguo crucinxi. pMtutantes ut cruciSgeret. quam advenus Dominum detulerunt. clavis ad lignum pedibus manibusque confixis producta morte neeabantur. Sequitur enim « Ille autem tertio dixit ad illos Quid enim mati fecit? Corripiam ergo illuai et dimittam. placer cette croix sur le front des fidèles comme un trophée de sa victoire.Nous lisons dans l'Evangile selon saint Jean. et demandent avec instance qu'il soit crucifié. lahaine esJuifs. d e de (hoc est. » CHMS. suam esse occietonem Christi approbent.EXPLICATIONDE L'ÉVAN&IM mort de la croix.ur. quam petendo extorserunt. il le leur présenta comme un objet de dérision (i). étaient condamnés à mourir d'une mort lente pour prolonger plus longtemps leurs souffrances. pour constater par ce triple cri que cette mort du Sauveur est bien leur œuvre.Ils croyaient ainsi pouvoir persuader que Jésus était mille fois pire que ce voleur. que Pilate ne se contenta pas de proposer aux Juifs pour leur être agréable. et qu'ils l'ont obtenue violemment par leurs demandes répétées a Alors Pilate ordonna que ce qu'iis demandaient fût exécuté. Alors les Juifs. ne dolor citius Rniretur verum a Domino electa erat mors crucis. tlestoucher compassion. sed etiam deridendo et ÛageUmdo exhibuisse. après avoir triomphé du démon. En effet. Sequitur enim <<Et Pilatus adjudicavit fieri petitionem eorum dimisit autem illis eum qui propier bomicidium et seditionem missus fuerat in carcerem Jesum vero tradidit voluntati eorum. Putabant enim hoc ae posse astruere quod Jésus deterior esset Jatrone. TnÉOHPrL. espérant désarmer ainsi leur acharnement à demander sa mort. CaRYs. tandem ad solas se preces convertunt. quam ( diabolo superato ) tanquam tropba:um m frontibus ndeHuu] erat positurus. Usrenouvellent trois fois leurs cris de mort contre Jésus-Christ. THEOPHïL. de châtier Jésus. » BÈDE. parce qu'il voulait. o BEC. Hanc correptionem qua populo satisfacere (ne usque ad crucifigendum Salvatorem sœvirent) Pilatus qu~erebat.

heureuses à K'OK< point allaité!Alors ils commenceront a:i'e aux montagnes Tombez C sur nous. m. car pleurez point surmoi. et que dans le chemin. apprehenderunt Simonem quemdam Cyrenensem venientem de villa. Conversus autem ad tMas a!m< <a6fN<<«'' ye~xt f<<t<e BterMM~m.) Ace.. 10. qui dicitur Ca!oat't<p. Filles de Jérusalem. ut Mt~ceffntM' Christi GLOss. Simon autem in itiuere angariatus est. comme ils l'emmenaient. ils prirent un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs et le chargèrent de la croix. nt.DE SAINT UJC. a lib. TBÉorHYL. et coilibus Operite nos quia si in viridi tt~))oA<M/'acmtt<. leur dit ~Mr Me maMp/eMrM !)OM~-Nt~mM ~t//M J~MM~ew. 10.ne voicique viendrontdesjours pleurezsur . ce qu'il faut entendre du moment où il sortait pour aller au lieu dit du Cc/M~e. que sera-cedu bois sec? On menait aussi avec lui deux criminelspour les faire mourir. Hic adimpletur illud tsaifB . (de Cons. ullus enim aliorum aeceptabat crucem bajulare.mais où l'on dira Heureuses lesentraillesqui n'ont pas engendréet lesmamellesqui les stériles. et ideo Simom Cyreaœo quasi in quamdam jacturam imposuerunt crucem portare. Ainsi fut accomplie la prophétie d'Isatf a la nese p (t) Cepassage trouve asdans Glosectuelle. qui revenait des champs et le chargèrentde la croix. ils prirent un certain Simon. cap. sed super vos ipsas ~e. jo~pHrez SMr jfOtMt M<M. Qum dicitur ccEt cum ducerent eum. coi data est portauda crux usque ad locum. locum. quam aUi recusabant. en effet. n'eût consenti à porter la croix. XXIII. et aux collines: Couvrez-nous. et imposuerunt ei crucem portare post Jesum. Après le récit de la condamnation de Jésus vient (1) naturellement celui de son crucifiement « Or. pleurantet se lamentantsur lui. qua plangebant et ~s")fNeum. la lui faisant l porter après Jésus. Cyrène. N THEOPHYL. ~att~ Joannes autem narrat quod Jesus bnjulabat sibi cruceu) unde inteHigtturquod ipse sibi portabat crucem cum exiret in eum. pro festi prserogativa de- Et cum ducerent eum. et super filios d ecce MM!'e'!<ies <))quibus eM<o). CHAP.) Saint Jean raconte que Jésus portait lui-même sa croix. qu'on regardait comme un bois infàme et maudit. c'est pour cela qu'ils imposèrent à Simon l'humiliation forcée de se charger de cette croix que tous les autres refusaient de porter. de 26-32. ar si l'on traite ainsi le boisvert. ils requirent Simon pour la porter jusqu'à ce lieu. Or une grandefoule de peuple et de femmese suivaient. eo quod lignum detestabile putabatur. Personne. Tune nMerMnf. et tellement coupable que ni la compassion.S~MrctMM et sur vos enfants. apprehenderunt Simonem quemdam Cyrenensem venientem de villa. se tournant vers elles. – 0~ commeils /'eMMMMa:eM<. Sequebalur n«<em t/~m mulla turba populi et vnulierum.' ~aM at'c<'n< ~ea<(Bsteriles et ventres qui non geet ubera ~M<tnon lactaverunt. LA GLOSE. incipient dicere montttM! Cadite super )«M. Auc. nolile flere super me. pietate neque beret liberari. et imposuerunt illi crucem portare post Jesum. MaisJésus. (De face. la lui faisant porter après Jésus. des Evang.in <!r<aoquid /!e<?Btteebantur autem et oht duo nequam cum eo. Posita condemnatione convenienter agitur de ej"s crueiBxione. B S. ni l'occasion privilégiée de la fête n'avaient pu déterminer à lui rendre la liberté.

t.aum dignitatis alu baltenm. L'ordre de notre progrès dans la perfection demandait que Jésus dressât d'abord lui-même le trophée de sa croix. (~ fx. niai per aaperi)..n t'eregrini et !)06pites testutnentortU)) jJ nunc obedieudo t'ach sunt Dei hoTedes. mais un étranger et un voyageur. sa croix est vraiment le signe de sa puissance. puisque la signification mystérieuse est la même. sic et Do)nit]us crurent.9):<fTotlat crucem suam. S. )) BEO. soit en effet qu'il l'ait portée lui-même ou que Simon en ait été chargé. et Chrtstus in homiue. Nec discordant evaugelistaruni scuteuti~. Or. sive ipse por~averit). Prineipatus euim ChrisH estcrux ejus. et homo portavit in Christo. et C~'e~e. ce n'est pas un Juif qui porte la croix. ChrisU cruci: AMBR. propter qaam. 9) « Cujus principatus super )~umerum ejus. c'est sa croix. quaado concordat mysteriutu. Et sifuL in si{. mais se contente de le suivre selon la parole du Sauveur « Qu'il porte sa croix. les autres une tiare ou un diadème quant au Sauveur.V<?<16. et qui maintecomplétement étranger aux alliances (jE'/?/ nant est devenu par son obéissance héritier de Dieu.t. et s<quatuT me. signifie /:e?'e?'.) Vous voyez les uns porter comme marque de leur dignité un riche baudrier. et qu'il le transmît aux martyrs pour le porter après lui. Sunou auLem t)6c~eKS Cyrcne /<rM interpréteur: ~ndcpcrounpopuii gentinui (tesignantur.KoaJudtBHsestfjuicrucemporta~sed &tienigeuaaLqMperegriaus. de même que l'homme la porte dans la personne du Christ.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE « Il portera sur ses épaules le signe de sa puissance. la croix est placée sur ses épaules. ésus portant sa croix. deticiosi inimuci smt. ÂMBR. eom pagauia ritibus derelictis ves)ia:ia dominiez passions obedieuter ampiecUtur villa enim Greece . EL si iuquiras~ inventes cou aliter in nobis resmu'o Jesum. est comme un vainqueur qui porte J déjà le trophée de sa victoire. (Philipp. u. C'est en revenant de la maison des champs.Mc. c'est toujours le Christ qui la porte dans l'homme. deinde martyribus traderet Et'igandum. et qu'il me suive. ut priuaipsecrucissMBtrophtfumerigeret. que Simon porte la croix après Jésus.Christus erp:o crucem bajutins. Il n'y a point ici de contradiction dans le récit des évangélistes.) En effet. jaut LrophfBum sumu victor nttuht crux super itumo'oa iu)pouitur. et il ne marche pas devant Jésus. qui autrefois était Ir. née prœced~ sed sequitur. De viUttnutctu Simon egredieas crucem portât post Jesum. » BÈDE. juxta hoc scriptmne8t(.. ligure en cela des Gentils qui commencent par renoncer aux superstitions du paganisme pour suivre avec obéissance les traces de la passion du (cap. la marque de sa dignité. Et si vous voulez bien y réuéchir. cet homme est donc la figure du peuple des nations. qui qnonda. aussi ceux qui recherchent les délices de la vie sont ennemis de la croix de Jésua-Christ. s~cundum Apoatotuni (ad f/ 32) enm exaltavit.Simon veut dire obéissant. Et bonus ordo nostti profectus est. alii mitram portant.aLcs quo fit n). vous verrez que Jésus n'établit en nous son royaume que par les souffrances. quia (sive Simon. et c'est à cause de sa croix que Dieu l'a élevé si haut. 12).

ce n'est pas que dans cette multitude innombrable d'hommes. Non autem ideo solus mulierumplaact. u). encore les païens ont tiré leur nom. hoc etiam significabatur quod muttitudo magna Judfeormu esset posL crucem itura credens in Jesum. mulSequitura. brisée par la contrition verse les larmes du repentir. Cependant pagos vocatur. La femme signifie aussi l'âme pécheresse qui. doit commencer aussi par porter sa croix et crucifier sa propre chair par la crainte de Dieu. et leur âme est plus accessible à la compassion. Amans etiam lacrymartim est semper sextM femineus. mais parce que les femmes attirant moins l'attention. CYR.cm lœtus TODI. ostentare. mais avec des dispositions bien différentes le peuple qui a demandé et obtenu qu'il fût cruciué. Sauveur. el tollit crucem ChriV sttqutveDit. il ne s'en trouvât aussi qui ne fussent profondément afuigés de sa passion. Flebant igitur mulieres per com33 . (pages).DE SAINT LUC. Sed et meus inËrma quae signi9catur per feminam.umetiam nam subdititudo plebis et mutierutu o tur:<fSe<. tandis que les pieuses femmes au contraire le suivent pour répandre des larmes sur lui. » Une grande multitude suit la croix de Jésus-Christ. et marche à la suite de Jésus afûigé pour notre salut. CyntL.avin!i(Mtest. Les femmes pleuraient donc par compassion. aspiceret) mulieres vero. sed non una eademquH meute sonam populus qui ejus morquebalur tem itupetruverat ut morieNt. Ces THÉOPHYL. d'où Ou THÉOPHYL..dimittit.ttuUft ~nidctu turba crueem Domini.utemChrkt. \I. et sic subditis et ubediendbus pam impouere. XXIII. et de femmes qui pleuraient et se lamentaient sur lui. timoré Dci propriam carnem contigere. Celui qui se porte la croix de Jésus-Christ revient des champs. c'est-à-dire sépare du monde et de ses ceuvres~pourse diriger vers Jérusalem. femmes sont aussi la figure de la grande multitude des Juifs qui devait un jour suivre la croix et embrasser la foi. femmes sont naturellement portées aux larmes.huuc muadum et opéra ejus) iu Hierusalcm (id est. D'ailleurs. les un cours plus libre à leurs sentiments.ussequHbatur. a qua pa~ani nomen trahunt. et mentem hahens ftexibitem ad pietatem. avant d'en charger ceux qu'il instruit et qu'il dirige. CHAP. moriturum plorarent. pouvaient donner S. veut rassasier ses yeux du spectacle de sa mort. c'est-à-dire vers la liberté des cieux. car maison des champs se dit en grec TK~o<. Si l'Evangéliste remarque que les femmes seules le suivaient en pleurant.H BUDA. c'est que celui qui est à son exemple le maître de ses frères. si sumpta cordis contritione per pœnitetitiam Neatj sequitur Jesmu propter nostram salutem afflictum.)ueb!)turaute)ninun)tm'ba. THEOPHïL. debet ipse prius toUere orncett]. et. Per THKOPHYL. in supernam tibertutem) tendens: ex ea etiam non modicum sumitur documenturn qui enim ad modum Christi mstgister est. Notre-Seigneur nous donne encore ici une importante leçon. quia nou etiam imiumerus virorum cœtus de ejus erat passione mti'stissimus sed quia femineus quasi contemptibilior sexus )iberius poterat quod senserat. « Cependant Jésus était suivi d'une grande multitude de peuple.

t))i))<'i)r<'f))~if'qn)~n'rf.i. TnKO)'UYL.Nf')a~v~!))n)'))'~)t<)!n)U)isf']'sh)i~ni~~t.<')tpti()))))) tt))t('))it'U))) yt/<ff.i~(Mf'MHcrnvct!tt:snt't))Mrv!.p~)n)nintpn<)f')'t!. J~<)!t'<)t')U))C))ncUmn~)tj)<))'i))t)nt.iu<)<)ih<M<)i(.(i!ftfr)))h)<(-rtt')<~ihu'suM)Ms~))nnUi!i'Mt)t.<Jnquihuasup<'UMt.jt)ss(.cj))sn)fn'!<.<'tt!ti")vf)'(')M~f'!}). » Josèphe nous raconte en effet. et il pleurer sur ellesmêmes Mais pleurez sur vous meme'j. &etc. s'étaient jointes celles de la ville de Jérusalem qui s'étaient attachées a lui.a<x)<'jtM()t')M)it'hia tri('nLihU!thti)fi6()ie))))s!))Nat))n))t!Mt.).i)')mm(!)!t<'<:n))tivit<tt. TxËopnYL. )'tMU)'i'f't:ti()n)nrt. Cyn)! Si~nin.<))tonnj)C)'n<tM. Cvn.tJ))<)t!t!()t)itt))':«Q))i)tocct) (~))t)t)'et))!n:«C<)~vf'et)snat()niJoaoa Y<'ni<'t)t.M)t.. C~).Hf"i.u)'<tmn)i«)'<!s)ib<triat'ni)()o)'. nuntinmtft <!)ih).Tut!<))'nYL.t'.Il engage ces femmes qui pleurent sur lui.t'0)xtt. a – S. 'est-A-dirc ces jours C où des mères dénaturées feront cuire leurs propres enfants et que leurs entrailles recevront de nouveau te fruit midheun'nx qui eu était sorti. A porter leurs regards sur les calamités qui les menacent. et le temps de la captivité dont il avait dit précédemment <tMaihenr aux femmes qui seront grosses ou qui nourriront! a Lorsqu'on est envahi par un ennemi qui doit vous entraîner eu captivité il est naturel de chercher dans les montagnes ou dans les lieux inaccessible.C)))))aciH'!<Jt.* '')tns)nfMt.))Ct. unrefuge assuré.')"f)dn<<<)ht')~t'tnt)~<i\'t)]))' tt!X<'r)t!<V<u pt'a'g~Rnt'hu~f!.<'t<))UtHt))tn~~h!)U)~~i))a))n) rtnt<n't'n))c).6upt'rit!)annrf':epqni)t))'o))i))):«Sn"Tmt<incit))(!))t)))('ntih))t!<)ic<')a :C~j~r vofipNM t)eK.M/~<)< ap.t)it. )nf))tum)na)np)f0!. civ<!9fi[hu)i('rM)K)htf'RMntit.i)i. Remarquez que le Sauveur les appelle « Filles de Jcrusak'm.eht)8t.))t))<ttt~vchtbf)i)M. aussi Nôtre-Seigneur défend-t-il ces femmes de pleurer «Jesus~se tournant ver!! cites.~ct<')'t<~ti))tJ'Mt'[)!)usinitMtcuUbusaibi .t)u)))U!!n))H(:M)dMt. )U)t):n). a parce qu'aux femmes qui l'avaient suivi de lit fialilee.i)m'eno)'«port<'). <lontla mort a triomphé de la mort et détruit l'auteur même de la mort.0)t ttXf'CATÏON ~'f!VANS!LB il ne faut point pleurer sur celui qui marche volontairement an-devant des souffrances. car lorsque la guerre viendra fondre sur la Judée.))r: ft.)Jt)(i<'Mt. Ne pleurez pas sur moi dont la prompte résurrection va bientôt briser les liens de la mort.))rho.nM!. grands et petits u Car voici que viendront des jours <*ù dira heureuses les stériles. < ctf.:t<'th~nM)'uaa)<))n)ite ))('t'<'m))w!)')n<)))!!<)). )nii))))-t)ixi). – HEM:. –])ÈM!. qu'aux approches de paMioncn).c(t)Mt)tM:Op~t'itatMa.)U''<'t.)'t)-' Vt'nU't'~))i~)'f)th)x<)'& t)ti~r))hiti tf''tt.!ntf!n'tt M'<) )))a~ht'i tt)t'.ni !q)))hm<i<'rn:o~. tous sans distinction en seront l'on victimes.viti~istt!)n)~Msi~)ut)<'itt.MMM~).h~n<)!ts:niU))im)C))toh<')to.t't. H leur fait pressentir que bientôt ies femmesseront privées de leurs enfants.t/<M. 11prédit ici )e ~i'~o'ede Jérusalem par les Uomains. )!u)HM~C)))f)t)i)t)).)n..t))t~. TnËopnyL.dfp)ut'<mUhu9f. mais bien plutôt applaudir A son généreux dessein.t[)t')tt<t' sh'ri)M. no pleurez point sur moi. leur dit t'eues de Jérusalem. )')<<)')"! )nort!a<)')s)L)'nr)<t<~)mh'h'rfti)i. C'est le sens qu'on pcnt donner a ces paroles « Alors il commenceront à dire aux montagnes Tombez sur nous et aux collines Couvrez-nous.

prive de touLes~veviviiiante ct.n!t).<)))id])uttttMf)iam)U)~MtorHM))tiqut fumti.) Not.~U<M <:t)U)<)~i)i)~~HUMrrf).. a j)euvent aussi s'entendre des chrétiens des doux sexes qui ont (imi'rass~votontairement ta chasteté pour le royaume des cieux.)n'pcU<ttM. a Ou menait aussi nvec lui deux voleurs pour les faire leurs tnourir. eti~u) )n)t'('))()!< ''). je ne pui$ sorttr de ce monde sans passer par le feu do ma passion..quin'ajtunais produitaucuu fruit?–HEM:.ioncrniuent.nh)))))ntQr~ftV(M? f'. (~/b~ se X)t. des couines et des montagnes. arbre toujours vert et fécond. du 1) a Car si l'o!) traite ainsi )e bois vert.i)H)t. au fort do ta tcutatiou. nous ressemblons au hois sec. cènes qui suivent « Montagnes.Vat '(Cm)i~9U))''fU«!<)i).iht~)Mn)n'nnre!) <)n))simn))i)'u!)di('cr(!t:SieMO(jui)'c< iuf!)U'n).s réserves ces arbres tombes qui n'ont jamais porte de fruits?'1 TtmoruY).t')'o~ tut'. Il nt~:)))!un))')'~t'hUMff')-onte)t).i(Mt!S))('hu)(:t(!Po. qui n'avons que la faible humanité en partage.:)«MVGM) <))tu))u~u<Ut)t!ttmu<)u<. le dëmon porte ses ennemis a crucifier avec lui deux vo. et. seront les tourment. dans les <'xc'nplcs.pop))h)n)dico. tandis que nous.h)t)'t'ttc. t'h)tf!)!t'[n~)M.va<t))it 1')tK())')nL.T)n!OP)tYLACT.h)tu'i<)('qun)JioL'(])tK' deUûtnino~encnu'ti vo)MM()ittht))(M. tes Ic~ons~et les prières des hommes d'une po'l'ect. Pour noircir dans l'esprit du peuple la réputation du Sauveur. e'cst-a-dirc.i'p)H'Unmm'. L l'armée romaine.nfj)i/~)'MM<tW~f<Ht<)ixit. u)iut))()no<'mt"n~)tMvh'on)h)<)HUMi8Hittoi~nopMa'MniutttMundononcMtt.t)t<)nitiHo!. ru~t Jupiter vh'~n~tfUitf)'amvio'mtt HnY rii<ii'.vivH!t'tmt(!vh'(ut<). crm'iti~i cun) et).ft'))t'tiht)i. Ces paroles « Heureuses les stériles.) Sa/<f/Mxw.p''up~'rrt't[)t) )oru))t: )n<')~))))). <juet'era-L-ou bois sec? ? – S. coltines.tJ<)'<f/c..iuthM))nHnqt)Mj)(!t. hctebnt. qui suis appela l'arbre de vie.))u t)uipmih()umtCttH)H<m~~y)tM<Mt«'<f<Mm .nh. coutrc ce peuple qui est comme un bois sec. 4. Voici le sens de ces paroles Si les Ho)nains se sont portes à de tels excès da cruauté sur moi. a':t'f)!)!ntver"nt. a)))tt.~)<ht!i~:Si~rsointh<))igu))tnfnu}ti)t!' t<'t)t(:~HU)tt)~()d))Cf)t. (X)t~0)'< c.~tWM)~). Uu encore.))p.'tni~t'<')'tntimJu()n'rM)t!nv~'n!Mn)f)n. 4.d<'))Mitt~U)si~"i"f)')"'tscx)) t)UU)i. quels.8nh)i'<'<tt))mn<)nr('('i.t'K~tW.nn aAtN'r Uc.))~)t)t<iinvhn)iU~))n ))mHfnf. c'est A tous que le Sauveur s'adresse et dit Si moi qui n'ai point commis de p~cl~. tombez S)u' nous. que ne feront-ils pas contre vous. » peuvent ûtre misessur io~Jèvt'csdo ctiux à qui lu souvenir de leur i't'ugi~Mfait chercher du accours.U){)<.Ouuai <ji):ut ).)nhtti~n~!t)'u')i(i«)o. pensezvous. ') tto)h.~dc.<'pt~H.vefnes et les autres creusas dans lu nanc.)n'H('.~t'f~Hhu~jnû'tici )n'i<htmtjUfth))o). M~ttn)<mt<!))W))iniM)at)t Sf!qnitur:«<. xxm.c.u'. – TnËoruYL. couvrex-nous.otAp.ihn.~Ni<)))0)tMK<. les Juifs s'enfuirent precipitammentdans les ca.re-Seig'neu)' cofnpare au bois vert et nous au hnis sec.iitt:ttN'hMt)i<tNh.i~M) U')daM~tnUu':t))HCt)ha))tHrMtf)))&)ii !nacvh"))ivinit<tH!'ha))u!t.q))M)~j'/))Mm(. parfc qu'd avait en lui la sève de la puissance divine. finË8.

EXPLICATION DB L'ËVAN&ILE Lorsqu'ils furent arrivés au lieu qui est appelé Calvaire. faM<M sa gauche.nitus. mais qu'il a souffert comme homme. ibi crucifixerunt eum » <)'«?. et à cfuet/MrcM~lesvoleursaussi. &'<pos~Kcm venerunt m locum qui vocatur noxius inter noxios crucifigitur. (Rom. après avoir vécu sur la terre au milieu des hommes. on le jette dans les flammes pour l'en retirer dans m des. des décapités). d'où leur venait le nom de lieu du Calvaire (c'est-à-dire. ATBAN. 20. superabundet et a N!Mm fiM~M.) S. afin que la grâce surabondât là où le péché avait abondé.. ftammee illud lraderet.) St autem aliter post coaveMatioquem locum doctores Jud.) Si au contraire. et le Sauveur a voulu être crucifié comme un coupable au milieu des coupables. ÂTHAN. (!? Cal. CvR. Cra-'co~t~ 7~atur Culvariai.icorum aiant nem cum hominibus evaiiesceus subito evolaret fugiens mortem.vatens ignis naturfB nomeu et sic pro omnium salute quasi vellet ostenderet. Gfa:con. gr.()? Ca<.Vel aliter foris portam loca erant iu quibus trun. des Pèr. qui devaient avoir la tète tranchée. ibi lius Dei in propria natura qua Dens est. il eût disparu subitement sans passer par la mort. on l'eùt regardé comme un fantôme. Ce n'est point dans sa nature divine et en tant que Dieu. ut ubi eum. De même donc que pour prouver qu'un vase quelconque est à l'épreuve du feu. v. et passum esse humat Catvuftœ crucingitur postquam venerunt in locum qui voca. ') Les docteurs des Juifs disent que c'est sur BÈDE. EuSEB. ab jMmiaibos esse seputcrum Adœ. l'un à sa droite.et allerum a sm!!<t-M. afin que l'incorruptibilité prit naissance là où la corruption avait comme été semée. EnsËBE. des lieux affectés au supplice des criminels.Mr&! d'auecM n'est C c indication ais grecs (1) etteitation accompagnée laC/ta&M du d surla o au elledoitêtreempruntéediscours saint octeur passionusur laeroM:. Notre-Seigneur a livré son corps aux souffrances et (1) à la mort. que le Fils unique de Dieu a souffert ces tourments corporels. BEDA. core. ils le crucifièrent. car tel est le langage qu'il convient de tenir à l'égard de la personne du Fils de Dieu.m ~'a<<'MM.in natura terrena: decet enim utrmnque corruptio oriatur propter quod in loco de uno et eodem Filio dici stdicet et dicit enim « Et non pati divine. Caicarftf. ibidem in. sed magis ubi semmata est corruptio. ils le 33.) CYML. gratia.modum si quis incombustibile quoddam rix (id est. .Non autem ipse unigenitus FiUbi corruptum est genus humanum. pour le salut de tous les hommes. ibi cfMCt~erMnt et latrones abundavit peccatum. S.compararetur phantasmati et quemadcabanhu' capita damuatorum et Calva. (ÇA. Christus proprium corpus exposuit ut passus est quœ sunt eorportS. là où le genre humain a perdu son intégrité première. et c'est pour cette raison qu'il veut être crucifié sur le mont du Calvaire « Et lorsqu'ils furent arrivés au lieu qui est appelé Calvaire.Ou encette montagne que se trouvait le tombeau d'Adam. il y avait hors des portes de la ville. et d'une nature incombustible. t<ecoM<:<o)'MM) sumpseruut nobis vas et pra. mais dans sa nature humaine et en tant qu'homme. c'est qu'il n'a pas souffert comme Dieu.

et consequenter a flamma illud illeesum extraheret sic Dei Verbum volens ostendere instrumentum quo usus est ad humanam salutem. et error quilibet est sedatus. ad quam propriam spem erigere doeebantur ut mort. uest. corpus Christi h)hacum enim antiquitus deificabitantis renthomines eommunem exitum mortis nominaet sortitos. presque aussitôt. Dans l'antiquité. voulant prouver que le corps dont il s'est servi pour le salut du genre humain est supérieur à la mort. on déifiait les hommes qui avaient subi la loi commune de la mort. l'a délivré de la mort par la vertu de sa divine puissance.fM bant docuit illnm solunt mortuum verum Deum esse fatendum. Ce n'est point sa propre mort que le Sauveur est venu (1) détruire (puisque étant la vie il ne pouvait être soumis à la mort). était de rendre ses disciples témoins de sa résurrection. quelques le avec changements l'ordretdanslesexpressions. de ranimer ainsi leur foi. Tertia ratio est victima pro toto genere homiDum mactanda qua oblata tota potestas dœmonuni periit. la seconde est de faire ressortir la puissance divine qui habite dans son corps comme dans un temple. CHRYS.. Non. essepMBvatens morti. Et prima quidem causa mortis Christi hcec est secunda vero divinœ po'. non d'une mort qui lui fut propre. ad demonstrandeinde post modidam ejus naturam cum a morte illud eripuit vi divina? virtutis. mais Jésus a voulu nous enseigner que celui-là seul méritait d'être proclamé vrai Dieu après sa mort. CHAP. de relever leur espérance. Sed etsi iegrotavisset corpus ejus. mortale morti exposuit. une victime dont l'immolation détruisit la puissance des démons et anéantît toutes les erreurs. inconveniens erat .DE SAINT LUC. Une quatrième raison enfin. et in conspectu omnium solveretur. a été d'immoler une victime digne pour le salut du genre humain tout entier. sed ab hominibus illatam susUnuit. complétement intact. XXHI. l'a livré à la mort pour montrer sa nature. puis. Si son corps eût été en proie aux maladies. sans craindre la mort. quem bravia ~ictoriœ morte prostrata decorant. llenesetrouve asdureste E dans sans art. Telle est la première raison de la mort de Jésus-Christ. et s'était revêtu des glorieux trophées de sa victoire. du saint hrysostome. CHUYS. qui avait triomphé de la mort. et on leur décernait le nom de héros et de dieux.3.estatis ostensio.ad. S. et qu'on l'eût vu se dissoudre et se détruire comme dans les autres desaintChrysostomepart. quos /te~'o<'M <<K. mais indiquer p l'ouvrage elle maisdans aintAthanase. s ]e T donne (m q 4 (t)Saint homas cettecitationous nom d'où esttirée. 6. mais il est venu détruire la mort à laquelle l'homme était condamné aussi la séparation de son âme d'avec son corps a été l'effet. La troisième raison de sa mort. mais du supplice cruel que les hommes lui ont fait souffrir.ï). ut discipuli occulta fide eonspicerent resurrectionem post mortem. Est et alia causa salutiferœ mortis. C dans e vers milieu. agonem contra errores inirent alacriter. sed hominum venit consumpturus Salvator uude non propria morte corpus deposuit. ainsi le Verbe de Dieu. et de les préparer à marcher avec joie au combat contre toutes les erreurs.autem sui mortem (quam non habebat cum sit vital.em contemnentes. sontraité s dans del'M)''ta<!0'! Filsde Dieu.

clanculo vero moreretur ?Nimirum si latenter haM evenissent. ut hac iuterempta dominium mortis totaliter destruatur propter quod non caput ei amputatur ut Joauni. » lu . Pourquoi d'ailleurs prêcher publiquement sa résurrection. que de calomnies l'incrédulité n'eût-elle pas inventées? Comment aurait-on pu savoir la victoire de Jésus-Christ sur la mort. la mort de la croix. ne pût en garantir son propre corps. Il voulait encore porter la malédiction que nos péchés avaient attirée sur nous. <c)mdi incurreramus tualedictio'dictam mortem (seilicet cru'. ainsi celui qui est la vie de tous les hommes. pour détruire complétement. Cur ergo resurrectionem palam quidem preidicaret. Voiehat etiam supportare quam i]. S'il eût agi ainsi.t\do: secundum illud «MaIft~ homo qui pendet in liguo. nisi corata omnibus eam patiens per ~orrupt'onem corporis prohasset extiii~tam? Sed dices Decebat saltem gloriosom mortem sibi excogitare. De même donc qu'un athlète qui terrasse l'adversaire que lui oppose son ennemi. car la résurrection doit nécessairement être précédée de la mort. par le triomphe de sa résurrection l'empire universel de la mort. Sed etsi absque aliquo morbo aeoTsum alicubi corpus deposuisset. quasi non habens virtutem contra quamiibet mortem. et s'il n'eût ainsi rendu publique sa défaite par l'incorruptibilité de son corps? Mais. que ses ennemis lui ont fait souffrir comme la plus cruelle et la plus infâme. sus- pectum se reddidisset. et l'eût fait voir ensuite de nouveau. après qu'il aurait tenu sa mort secrète? Si les circonstances de sa passion s'étaient passées dans l'ombre. me direz-vous. son corps n'est pas scié comme celui d'ïsaïe. on eût trouvé étrange que celui qui guérissait les infirmités des autres. habere proprium corpus affeotum languo. ostenditur excellentior omnibus. Sicut ergo pugil prosternens iUum quem hostis obtulerit. On ne lui coupe point la tête comme à Jean-Baptiste. pour ne point donner un prétexte à ceux qui voudraient un jour mettre la division dans l'Eglise. neque sectus est ut Isaias ut corpus inte' grum et indivisibite morti servet. ribus. quot excogitafeut hommes mcredu)i(aUs catumnias? Quoicodo pateret Christi in mortem victoria. en subissant une mort qui était maudite. ut evitaret ignominiam crueis. on n'eût pas voulu croire aux preuves de sa résurrection. sed etai hoc feoisset. ac deinde rursus se offerret. a voulu souffrir la mort ignominieuse de la croix. s'il ne l'avait soufferte au grand jour. non credereter ei de resurrectione disserenti oportet enim mortem resurreetionem praecedere. fait ressortir la supériorité incontestable de sa force sur tous les autres. selon cette' parole « Maudit de Dieu est l'homme qui est suspendu au eum qui sanaret aliorum languores. et non fiat occasio volentibus Ecctesiam dividere. il aurait dû au moins trouver une mort glorieuse pour échapper aux ignominies de la croix. Si au contraire il eût quitté secrètement son corps sans être atteint d'aucune maladie. il aurait excité les justes soupçons que sa puissance ne s'étendait pas sur toute espèce de mort.EXPUCATION M! L'ËVAN~tLE hommes. sic omuium vita ab Itostibus ii)atan) (quam putabant esse d~ram et infamem) detestabilem mortem m cruce suscepit. mais il veut que ce corps reste entier et indivisible jusque dans la mort.

usque ad terram conspicaum est. et ne plus faire des deux qu'un seul peuple. quia ibi extenduntur manus. XSH. dent partout. trahat. persistitur et perseveratur)..~ i 8. (DMc. Quia etiam per lignum mors' intraverat. xpsjMtTto~ pendu bois. c'est là qu'elle trouve son point d'appui. C'est par le bois que la mort était entrée dans le monde. vers 'la tête du crucifié. (de ~<!«a ~et't et t~<e~ re~~a' menti. utrosque sibi conjunsens. et profunditatis (de quibus Apostolus loquitur ) magister existeret nam latitudo est in eo ligno quod transversum desuper figitur hoc ad boaa opera pertinet.LaVulgate seulement auditdeDieu l'homme est sasxxi. elle désigne les bonnes œuvres. la longueur est dans la partie du bois qui descend du haut jusqu'à terre.DE 8AJNT LUC. c'est-à-dire. pour attirer d'une main le peuple ancien.EpAes. necesse erat ut per lignnmexterminaretnr. parce que la véritable espérance tend vers le ciel enfin la partie du bois de la croix qui. etutDominus per ligni dolores invictus transiens. c'est-à-dire. THÉOMTL.1. et de l'autre le peuple des Gentils. CHAP. (. cette profondeur dont parle l'Apôtre. Ace. porte qui an » l «Tout homme estsuspendu. TBKOPHYL. Moriens etiam in cruce a dœmotiibus expiât aerem. cette hauteur. hoc est ad caput cfMCt/M quia bene sperautium superna expectatio est jam vero iUud ex ligno quod Nxum occultatur (unde totum iUud exsurgit) . ?~) Cen'est pas sans raison que Jésus a choisi ce genre de mort. sa fermeté et de sa persévérance. Il meurt encore sur la croix pour purifier l'air souillé par la présence des démons.) La largeur est in.CeM~f. Ans. ENyssE. cette longueur. de ~esM'rec<. (Oy-f~. (De la grdce de ~MC.!<. ibi euim quodammodo statur (id est. GREG. signifie que la vertu et la puissance de celui qui y est attaché s'étenS. ne paM est (t) . cruce etiam expansis manibus moritur. ubique diffusam. S. a (i) Il meurt aussi les bras étendus sur la croix.) Non frustra etiam tale geuus mortis elegit. qui sont le fruit de la patience. coufutaret delectatiouem provenieatem ex ligno.) Sed et figura crucis a medio contautu in quatuor extrenia partita significat virtulem et providentiam ejus qui in ea pependit. dont les quatre extrémités partent d'un même centre. la hauteur est cette partie de la croix qui part du centre et s'étend vers le haut. GRÉG. et altitudinis.. dans la partie de la croix qui est en travers. sans en être victime par les douleurs du bois de la croix pour expier la volupté produite par le fruit de l'arbre du paradis. altera eos qui sunt ex gentibus. 1 sur la ?'~?<~ec~e7&MS-C')La D forme de la croix. et le Seigneur devait passer. tandis u'on q litdansesSeptante qui jJtE~O. enfoncée dans la terre. il a voulu nous enseigner quelle est cette largeur. et longitudinis. et ascensum nobis parat in ccelum. )ougHudo in eo quod ab ipso ligne . C~W. ut altera quidem manu veterem populum. parce que les mains y sont attachées. c'est par le bois'qu'elle devait en être chassée.NYSSEN. ut latitudinis. et nous ouvrir la vole qui conduit au ciel. 23. quod lonaltitudo est in ea gaaimitaLi tribuitur ligni parte quœ ab illo quod transversum figilur aursum versus relinquitur. du Nouv. bois.

Jesusautem dicebat Pater.EXPLICATIONDE L'ËVANûILE rait point et soutient tout le reste. mais après sa croix tout est triomphe. pour l'as(i) socier à leurs crimes dans l'opinion publique « Ils le crucifièrent. CaRYS. ut scias non puram hominem esse crucifixum. mais il en fut tout autrement.cpe<:<<M. alterum a sinissed non ita evenit tris nam de illis nit dicitur hujus antem crux ubique reges diademata déponentes honoratur assumunt crucem in purpuris. t~r:'de<MM. ce n'est que tristesse profonde.ls les jetèrent au sort. S. Les rois déposent leurs couronnes et mettent la croix sur leur pourpre royale. Mf est Christus Dei electus. Il n'en est pas ainsi des choses humaines. principes et eKm eMmeu f<K'e't<M. l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.Les deux voleurs crucifiés avec Jésus-Christ figurent les chrétiens qui soutiennent les combats sanglants du martyre. tout est gloire.aussibien que M <M<:M< <!MMî)e aM<reSj MM!. dextri latronis./HMdeet acetum 6a')<<ttt<a')<)'cimt7t<M<M:<'e<~H<M. <MM)!<a miseruntsortes. Unde sequitur « Et latrones. ces voleurs sont maintenant oubliés. <<)'n)t«< non tHf) eHtm !CtMH< Bt))MeHMt oeeMro quid/'<K:t'MK<. . sur leurs diadèmes. Le i et du peuple était là ~<M'<&at<. Duo autem latrones cum Christo cmciRxi significant eos qui sub fide Christi vel agonem martyrii vel conlinentiee arclioris instituta subeunt. soldats autres. josr~OM~ez-~M?'. leurs œuvres sont exaltées. unum a dextris. la croix brille sur les saints autels dans tout l'univers. tant que vivent ceux qui ont fait des actions d'éclat. his autem pereuntibns. in diadematibus. imitent la conduite du voleur de gauche. sur leurs armes. profunditatem signat gratuitœ gratise. et les voleurs aussi. in armis in mensa sacrata ubinon talia que terrarum crux emicat sunthUmana:viventibusenimiUisqui egerunt strenue. sed qui hœe pro iBterna gloria faciunt. nésaventce qu'ils font. BED.Les soldats aussi s'approchaient et c esttiréeenpartie et'hométie saintMatthieu. partie l'homélie d SSSKf en da ())Cette itation est à queJésus-ChristDieu. Ils cruciSèrent aussi avec lui deux voleurs. ut eorum suspicionis Caret particeps. BÈDE. ou ceux qui embrassent les obligations d'une chasteté plus parfaite. Duos etiam latrones utrinque crucifixerunt. Pour JésusChrist. Partageant ensuiteses vêtements. sinistri latronis aetus imitantur. car ils 34-37.t)e < /M h peM~c. sont repfësentés par le voleur de droite. <<eDMM. et ceux qui n'agissent que par un motif de vaine gloire.. ceux quij)ratiquent cette perfection en vue de la gloire éternelle. CBRYS. arrident propria gesta.le /e C/M'M~.A~MM~Ot/M~ sesaloum M' /'aeM<. c'est tout le contraire. pour vous apprendre que ce crucifié n'était pas seulement un homme. quelques expressions près. tandis que la croix de Jésus reçoit partout des honneurs. Et si abatpopuf~'tM lus e. pereunt sed in Christo totum contrarium nam ante crucem omnia mœsta.qu'il se sauve et f~M Les l'élu de Dieu. Et Jésus disait . qui autem humause )audis intuitu. avant sa croix. représente la profondeur de la grâce que Dieu nous donne gratuitement.MonPère. que le souvenir en périt avec eux. post crucem autem iœta et gloriosa. les mfM&rM grand conseil. mais à peine sont-ils morts. ?'<HMa:CK< yM':7 mêmes'il est le Clip-ist. le peuple.

CHAP. 'MMM~MM!<.) pro persequentibus vos. Notandum sane quod non pro eis oravit qui quem FHium Dei intellexerunt. nous enseigner à prier pour nos persécuteurs. ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Unde sequitur <' Jesus autem dicebat Pater. » GR. CHBYS. Dicit autem « Dimitte eis. v. Unde subdit sciunt qnid faciunt. dansleshomélies surla croix. Or. et s a entermes dansl'homélieS sur saintMati (t)Cettecitatione trouve. Quant à ceux qui persévèrent dans leur incrédulité~ depuis que Jésus-Christ a été crucifié. ut seculi adjumenta non queerat. )' hoc etiam crucem ascendens fecit. » S'il fait cette prière. quod orabat. pardonnez-leur.DE SAINT LUC. elle a eu toute son efficacité pour ceux qui. » Non quia non posset ipse relaxare. égarés par un zèle qui n'était pas selon la science. sed ut nos pro persequentibus orare doceret non sotnm verbo. tel doit être celui qui veut triompher du monde il ne doit rechercher ni les biens ni les consolations du siècle. AMER. comme il le dit « Car ils ne savent ce qu'ils font. pœnitnerint si volint post tantam nequitiam reatum suum per fidem dilucre. impetrasse. Neque putandum est hic eum frustra orasse. S. car Dieu est plein de miséricorde pour les vrais pénitents qui prennent la généreuse résolution d'effacer par BÈDE.) a Et Jésus disait Mon Père. S. dignis miracu~s sonora voce enm prœdicantibus esse Deum. XXM. ais il importe de considérer dans quel état Jésus monte M sur la croix. <AMM. et dicentes Si tu es f<a:Jusalvumte fac. qu'ils n'espèrent point pouvoir s'excuser sur leur ignorance. ze)um Dei habentes. Adam fut vaincu par le démon. C'~<BC. il dit pardonnez-leur. après sa passion. BED. sed pro eis qui nesciebant quid facerent. ont mieux aimé le crucifier que le confesser hautement mais pour ceux qui. alors que d'éclatants miracles ont proclamé hautement sa divinité. ce n'est pas qu'il ne pût leur pardonner lui-même. sauve-toi. CR.) Quia a Orate Dominus dixerat (~7a< S. . Remarquons encore qu'il n'a point prié pour ceux qui. umoins équivalents. sed in ois qui post ejus passionem credide- runt. mais il voulait par son exemple autant que par ses paroles. 61. je le vois entièrement dépouillé de ses vêtements. lui présentant du vinaigre et disant Si tu es le roi des Juifs. si favet enim potniteutibus. <f<Bor«m. CRRYS. ÂMBB. Fc<f!'M. croire que la prière du Sauveur ait été sans effet. » (Matth.EC. nullus per ignorantiam juvari pntabit. difnitte it)!3.Rffert ergo considerare qualis crucem ascendat nudum enim TidM.62. sed non secundum « Non enim scientiam. qui seculum vincere parat. sed et opere. crucifigere magis quam confiteri voluerunt. » CnAtNE DES expressément PEU. Talis ergo ascendat. crurent en lui.et aussidansl'homélie nlferentesei. Notre-Seigneur pratique sur la croix le commande(i) ment qu'il nous a donné a Priez pour ceux qui vous persécutent. mais à la condition qu'ils se repentiront. tout en reconnaissant qu'il était le Fils de Dieu. Permanentes vero post crucem in infidelitate.(<MCat.. Gardons-nous de la foi les longues iniquités de leur vie.

t!. Or que devait faire le peuple en voyant les chefs de la nation donner l'exemple de ces railleries outrageantes? <: Etie peuple était là (ceux qui avaient demandé qu'il fut crucifié). et horum vice iuduat uos vi. sur la Dieu.. 23. bien que le Christ soit l'un et l'autre.non persou:B cujusquam vel ineritis. (OM~. S.petierat eum crucifigi). et triomphe de l'ennemi du salut. car quand on consulte le sort.) Les trois premiers évangélistes (~M~ xxv. et deridebant eum principes . se couvrit aussi de nos vêtements (signes de la mortalité d'Adam). (de l'accord des Evang.quid dicere oportet de vntgo ? Sequitur tam et incorruptionem. pass. et ex quadam iascivia quid enim Deo natura formavit. Dek)deuteg ig)tr<r hue agenostra (signa mortificationia Adm). on abandonne tout au secret jugement de Dieu. induit vestimenta TnKOt'tn'L. 35.) Celui qui. Joannes autem distinctius hic ~'OA~tOMeM Qui etiam cnndas conditiones nostras cxplkat quem~dmoduui hocgestum sit. ATHAK. ni~ cap.cet finem). non quasi Deum etsi Co)M.Le sort quel prix pouvaient être les vêtements du Sauveur. Ce n'est pas sans raison qu'avant de monter sur la croix. et les membres du grand conseil le raillaient aussi bien Victus est autem Adam qui vestimenta Forsitan eaim plures eorum egebant qua~sivit. Pn)chre mendata esse quia cum sors mittitur. attendant (quelle serait la fin). il voulait nous apprendre que c'est en tant qu'homme qu'il a souffert. pour s'en dépouiller ensuite.occulto Dei judicio ceditur. a Partageant ensuite ses vêtements. vicit ille qui tegmuenta depo. autetD ascensurus crucem regalia vesti. )) THEOFH. 24) rapportent sommairement cette circonstance qui se trouve plus détaillée dans l'évangile selon saint Jean.)u sorte autem videtur gratia Dei eotndisnm homo secundus itJravit. N!'o)t<)' )ib. a Peutêtre plusieurs d'entre eux en avaient besoin. AïHAN. du Seig. AuG. primus homo habitaverat. c'est dans le même état que le second Adam entre dans le paradis des cieux. expeetans (seiliSequitur menta ejus. (Jean. causa'Dosti't sliscepit. ~/a/'c. talis in para.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE se couvrit de vêtements Jésus se dépouille de ses vêtements.) Hoc quiutrumquo Otriskis. ils les jetèrent au sort. exuat illa. 12. sed menta deposuit ut scias quasi homi. ou plutôt c'est par dérision et pour lui faire outrage qu'ils agirent de la sorte. il se dépouille de ses vêtements. miseront sortes. (de nem passum esse.vel forte magis ad opprobrium hoc faeiesuit talis ascendit qu:i)es nos auctore bant. car de BÉDE.) TnËoFHYL. et nous revêtir en échange de la vie et de l'incorruptibilité. C'est dans cet état que le premier Adam habita le paradis terrestre. Auc. (disc. xix. ni. et noncomme S. s'était soumis à toutes les conditions de notre nature. paraît être ici le symbole de la grâce de Dieu. il monte sur la croix tel que Dieu a formé l'homme dès l'origine. par amour pour nous. :? dem breviter dictum est a ttibus evanvel i)t C/MCfM ~oMtt~) setistis. v. Nam ubi priucipes subsanuabaut. Talis in paradiso pretiosum inveniebant in vestibus ? BED.C'est donc par dérision qu'ils tirent an sort les vêtements du Sauveur. ut baut. on ne tient aucun compte des personnes ou du mérite. enim « La stabat populus tqut sciiicet « Dividentes vero vesti.

THEOPH. En effet. quamdescensus de cruce. quasi a)iudnonvalens. lib. non en se sauvant lui-même. non pas en descendant de la croix mais en mourant sur la croix. CHAINE PÈRES CRECS. volebat cognosci Salva. s'il est le Christ. et en désespoir de cause. » BED. sed lurenim:«Dicentos:SituEsrexJumoriendo multo namque majorem sa. mais en appliquant sa science aux maladies des autres ainsi NotreSeigneur qui était aussi notre Sauveur. titubabat. mais en délivrant ses créatures. sauve-toi. cap. ne savait plus que faire. en général. (de race.) Sous le nom que le peuple. 3. m~ 3. Jésus prenait pour lui toute cette amertume pour nous donner à boire. lui présentant du vinaigre. ix. en échange de ce vinaigre. Auc. e Seigneur Jésus. Sequitur enim « IDudebant auAlios salvos fecit. H ATHAX. MEC. omnes primates Gn~:c. autem milites Christo accsequi* opus salute. l'Evangéliste comprend tous les premiers de la nation. voulait être reconnu en cette qualité. disent ils. qua'D ille sumeua cousumedetur. (de Co~. » S. qui L est le Sauveur véritable. soit les anciens. Sequitur enim « Uicentes dum.utem vere Salva. lutem mors Salvatoris affert hominibns. et acetum si hic est Christus Dei eleetus. » Ane. le vin préparé par la sagesse divine. ))– BÈDE. soipsums~lvumfaKiilt. nisi bat ut vice acett vinum det nobM in erga tanauidos artem probet sic Domi.BËDE. quod sapientia iiiisciiit. a de princes. Videns autem diabolus nullum generali uomine couiplexus est ut ibi esse sibi defensaonlum.facere diabolus ignorabat tor non salvando seipsum. –TnÉorRYL. neque descendendo de tum quasi re~i subministrantes cruce volebat cognosci Salvator.. Et uo- .tent. il voulait être reconnu pour Sauveur.potum. tcm ei et milites accedentes. il offrait au Sauveur l'amertume de la colère. qu'il n'aurait pu le faire en descendant de la croix. des Evang. Les soldats présentèrent ce vinaigre à Jésus-Christ comme à un roi a Et ils lui disaient Si tu es le roi des Jui&. Jtt. salvum te fac. » Le démon ignorait qu'il agissait ici contre lui-même. démon se voyant forcé dans tous ses DES Le retranchements. Un médecin ne fait point connaître son talent médical en se guérissant lui-même. l'élu de Dieu. Evang. CHAP.praebebat. (P~ou. car en mourant sur la croix..Remar- cum eis. ÂTHAN. et possent intelligi scribEBet seniores. mcdieus esse coguoscitur.factiirn (qua cuuctos detiuebat) Satvatori tor neque enim medicus quia sibi mc. offerentes ittt n <. produite par les prévarications de la loi (qui pesaient sur tous les hommes). il fait présenter du vinaigre à boire au Sauveur « Les soldats aussi s'approchaient et l'insultaient.av]tut)erius Qui etiam uolentes conEtenturquod atios propinari Salvatori acetum ad bibensalvos fecit. Ils sont forcés de reconnaître malgré eux que Jésus a sauvé les autres « Il a sauvé les autres.tudinem irfB ex prœYantatioue legis ram ]iberando. nus (Sa)Yatût' existens) non habebat Obtuterunt. sed creatu. XXIII. soitles scribes.) Quia p?':Me~M dixit. n'avait pas besoin d'être sauvé. il a sauvé bien plus efficacement les hommes. sans ajouter des prêtres.DE SAINT LUC. S. nec addidit ~ace~o~tm. qu'il se sauve lui-même.dœorutN..uod contra seipsuin nam amari(ubi M<) Dominus a.

t. en latin et < fO/CMM en /~&MM. ~rM~CMSi <MM CAr)'!ftt<.EXPLICATION DE L'ÉVANGILE quez que les Juifs font du nom du Christ. C se soumettraient à l'empire de Jésus-Christ. y<'Mt'<. a (xix./f!Knt. A~HR. c'est avecjustice. n'insultent pas le Christ. THEOPHYL. . MON. faM<M reprenaiten disant Ne a Pour CM'MM-<MDieu Ko~plus.f*M digna (actis t'Mt/tt'mM! /<M supracrucem ponitur titue< . 'est avec raison que cette inscription est placée au haut de la croix. sed dimet'fttm ee'Mrt's m rc~Mant<)fKnt.t!CM Rie et hebraicis Hic est rex JudcBorum » est rf. comme les Romains les plus sages.. <<< illi Et V[!)t6pn~cst. paradiso.) dœmonis agitatam in Christum. M. dem ~amMait'o'M t'<nos ~)<t.~mtm fac temetipsurn et i/<'K<«fM!.7eM~')M<)')' subjict debere imperio Christi. parce que le règne de Jésus-Christ n'a point pour principe sa nature humaine. tnrr<'po6a<~Mw tissintas qua)M G)'a!ci. quia non hutnani corporM. que lesEcritures leur avaient appris.' Bemme.ecH! per quod siguificabatur ~)c<eM~M<mM quales eraut Romani. comme le peuple juif.itis est reguum f[uod habet 7MM~ AmM dico tttt. les plus religieux. 19) « Regnnm meum THEOpnYL. en latin. la cause de la condamnation de Jésus. Aliam attende sagacitatem non est de hoc mundo.souvenez-vous fait de moi quand vous serezentré dans votre royaume. car K0t<! celui-ci)!'«?'MH de ?!?/. quia se regem factebat dicitur enim « Erat autem et euperscriptio Erat autem et )!Mp<er!M scripta super eMM scripta super eum litteris graicis latinis litteris Cra'<'t' et &t<t))M.0?-~'Mt ~M des /e en hébreu.et ~e6r. où était écrit Celui-ci est le roi des Juifs.fu~CM/M quale fuit Juda!ot'Utn geuus. mais sa puissance divine.' 'iam vero Ht/tt<Mali 5)erito !U)t. t/mp/fematai e«M {f. JMaM qui étaientsuspendus en croix<0! Maisl'autre disant Si tu es le Christ. 0&C~ ecf~ C~M!-Ct M</e ?'0! jMi/S. hodie niMMm ~rM in Christus. S. ais c nous. at«eM de his qui pe)!~MK~ (<<'tat)< latranibus. qui ne connaissaient pas les Ecritures. toi qui escondamné u Mt~me supplice? ~a~ m recevons e que nos actionsm~<M:<. afin que tous les passants voient qu'il a été cruciSé~ parce qu'il se disait roi « Et audessus de sa tête était une inscription en grec. at<. où était CM O'O:~ &~j0&e~tat<Juifs. ÂMBR. et en hébreu. » Lego causam tandum quod Judaei vocabulum C/M'<! Scripturca sibi auctoritate creditum blamilites vero utpote sphemantes irrident nescUj non Christo Dei Scriptumrum electo.. mais le roi des Juifs. Et il disait à Jésus Seigneur. Tïe~o'~e'M ott~emalter. sed regi Jadœoram insultant.OM~7tM! vousserezavecmoi dansle paradis. dicebat ad . en caractères différents. Considérez le nouvel artifice que le démon met en œuvre contre Jésus-Christ.)!eBte)Xolus. Il publie par trois inscriptions. » Cette triple inscription signifiait que les peuples les plus puissants. cum lego (~oot). tandis que les soldats. l'élu de Dieu. Triplici enim litterarum figura promulgat accusationem Jesu. l'objet de leurs blasphèmes et de leurs dérisions. ~t<d<BorMm. comme les Grecs.Jésus lui !qoot!< Je vousle dis en vérité. 38-43. Je lis l'inscription du roi des Juifs lorsque je lis dans saint Jean <: Mon royaume n'est pas de ce monde. Et au-dessusde sa /Ae était une inscriptionen grec. maxime CeMM ~tcpn~ Neque <Mlirnes ~e! quod in ca. ne scilicet quemquam transeuntium lateat quod obhocsuspensus fuerat. Lcgo tittiltim regis JudaEcrutn. Or l'undes voleurs le sauve-toitoi-mémeet nous avectoi.

d'ailleurs. Il fait plus encore. Sequitur enim « Unus Mtem de his qui peudeb:mt latronibus. Sequitur enim « Et dicebat ad Jesum Domine. il proclame l'innocence de Jésus-Cbrist en « Mais celui-ci n'a rien fait de mal » comme s'il disait ajoutant Voyez ce nouveau genre d'injustice qui condamne l'innocence avec le crime. et aliud Deus. hic mortnos suscita~it: nos alicua sumus furat). quand vous serez entré Christi super caput ejus scriptam. quia in cadem damnationo es. hic et sua jabot tribuere. et confesse ses propres crimes a Pour nous. Mais dès qu'il vit que cette multitude avait les oreilles fermées. CYR. du moins c'est S.Alter autem latrouum eadem cum Judscis eructabat. Xt. l'un des voleurs qui étaient suspendus en croix. (t ad Cor<M<tl. c'est qu'en effet.et incipit de veritate censere qui coram Pilato post multa tormenta confessus est scetera quia aliud est homo ceusor. quem latent intima. CH&rs. . nous avons tué les vivants. souvenez-vous de moi. fangiturvicejudiciscondemnat))s. diceus Si tu es Chritu~. a CHRYS. toi qui partages le même supplice? Il va plus loin. après mille tortures. cum Deus erat Verlego (Joan.DE SAINT LUC.) S.bat eMH. Beatus igitur latro asiantes docobat.. commence à reconnaître de lui-même la vérité.L. Sed ut vidit estinctos audi tus astanHum. sauve-toi toi-même « Ne crains-tu et nous avec toi. le jugement de l'homme qui ignore le secret des cœurs.) CYB. Nos viventes oecidimus. ici. est bien différent de celui de Dieu. » (I Corinth. Là. au contraire. c'est le condamné qui remplit les fonctions de juge. b)a~phema. dicens Neque tu times Deum. XXnt.Cependant un des voleurs s'associait aux outrages des Juifs contre le Sauveur a Or. il revient à celui qui connaît le secret des cœurs a Et il disait à Jésus Seigneur. 1) Et bum 0 Mput enim Christi Deus. qui mentes penetrat et ibi quidem post confessionem pœna subsequitur. celui qui. le blasphémait en disant Si tu es le Christ. quand je lis « Et le Verbe était Dieu. qui pénètre jusqu'au fond des consciences. redit consequenter ad eum qui novit praicordia. justice. CHAP.. Sed et pr~prium reatum confcMus « Kt nos quidem juste est. nous sommes traités comme nous le méritons. celui-ci commande de donner son propre bien. C'est ainsi que ce bienheureux larron instruisait ceux qui étaient présents tout en reprenant le complice de ses crimes. car Dieu est la tête ou le chef de Jésus-Christ. cum subdit « Hic vem nihil mali fecit quasi dicat Novam vide injuriam. Ml'autre lui adressait ce reproche pas Dieu non plus. a fini par avouer ses crimes devant le tribunal de Pilate. Pour nous. subdens Hic nam digna factis Mcipimua. houestatem damuari eum scelere. sa)vmn fac temetipsum et B alter vero refriBnubat voces nos ipsius soqaitur enim « Respondens alter increpabat eum. celui-ci a ressuscité les morts nous avons dérobé le bien d'autrui. hic autem coufessio fit ad salutem sed et Christum pronulitiat innocentem. Je lis au-dessus de la tête de Jésus-Christ la cause de sa condamnation. la confession de son crime devient pour lui un principe de salut. l'aveu est suivi du châtiment. talia disserens quibus alterum increpabat. » Ici donc.

) Il eut en effet la foi. larron. remfinserttnt. mais je découvre son royaume caché aux yeux des autres et vous. qnod tatu cito latroui venia reiMetur. tnspit'anto Deo totum illud ei obtulit <j')od in se liherum invenit. charitatem qtMque in morte sua vivaciter tcnuit. et Oontiuum profiteris. quia cito ille eonvertttur et uberior est gratia quam precatio semper cnim Uorninus plus tri- .EXPLICATION DE L'ÉVANGILE dans votre royaume.(~o~ xvm. et confessât de bouche pour obtenir le salut. qui fratrem et coMatronem pro aitniii scelere morieatetu de iuiquilale sua redarguit. et vous demandez à la source de toute justice de se souvenir de vos iniquités? Oui. nisi co)' et )in~ua. S. Disciputum veritutis usurpavit nequitia.) C'est ainsi que cet heureux x. qui l'egm ejus aditua~ postutavit.(XVttt ~/o~< c.Quel exemple plus puissant pour nous exciter à revenir à Dieu. ore conSteretur ad salutem. 23. car Dieu accorde toujours plus qu'on ne demande... et acceptas fidem intcntiouis occuitee. sed intueor latons regnum et lu avertis mea puhtica scetera. en reprenant de sa conduite coupable son compagnon et son complice qui mourait en punition des mêmes crimes. mais la conversion a été prompte aussi la grâce est plus abondante et s'étend bien plus lom que la prière. spem )iahuit. disciputum nequitiiE non conr mutahit veritas ? GUEG. postulas justitice fontem reuunisci tua. Dieu lui inspire donc de lui offrir tout ce qu'il avait encore de libre afin que selon la doctrine de l'Apôtre « Il crût de cœur pour être justifié.j 3) subito repictus gmUa. mille maiis imbutus. AMBR. GRË&. qui regnaturum Deum credidit. rempli tout à coup de la grâce divine. puisqu'il crut que celui qu'il voyait mourir avec lui. reçut et conserva sur la croix les trois vertus dont parle encore l'Apôtre saint Paul (fCo~ lit.~ 10.uc ))abuit. le larron memento mei cum veneris in regnum tuum.~10) « Corde crade- ret ad justitiam.dicas dignitatou. Seigneur vous effacez mes crimes publics. puisqu il lui demanda l'entrée de son royaume il fit aussi profession en mourant d'une vive charité. H Cruc. et accepit lutro. quem secum paritor inorieiitein vidit. » Quoi 1 vous ne voyez qu'un crucifié et vous Fappelez votre Seigneur vous avez sous les yeux la figure d'un condamné. et vous agréez la foi des sentiments secrets de mon âme. et servavit in cruee Mem natN<. L'iniquité s'est emparé précédemment du disciple de la vérité.ifixum nspicis. que l'exemple de ce voleur qui obtient si facilement son pardon? Le Seigneur pardonne promptement. et vous proclamez sa puissance royale vous êtes couvert de crimes. Cito innoscit Dominus.) Les pieds et les mains de ce voleur étaient attachés à la croix avec des clous. est-ce que la vérité ne changera point le disciple de l'iniquité ? S. Pu!(. régnerait un jour en Dieu il eut l'espérance. 23.) In cruce ctavi manus cjus pedE~[))e tigaverant~ uihi!()ue a pfpni~ in co liberum. couTersiouia exempium. condemnati vides Hgnran~et regis pra. AMun. » (~<MH.herritiinn) sutcm datur affectanda. » Tres autetn virtutes quas Apo. et il n'avait de libre des souSrances que le cœur et la langue. ut juxta hoc quod scriptum est (ad ~OM.~totus memorat (1 nf/ Cor.) n~quitia.

même qu'un roi victorieux rentre en triomphateur De dans ses Etats. hodie mecum eris in paradiso. et qu'il le fait entrer dans le paradis. et là où est Jésus-Christ. Quel spectacle admirable de voir le Sauveur au milieu de ces deux larrons. CHRYS. Or.. THF. la résurrection ne devient-elle pas inutile? Le Seigneur introduit ce larron dans le paradis et abandonne sur la terre son corps à la corruption il est donc évident qu'il n'y a point de résurrection des corps. uon ad betievotantiam illius. Le démon avait chassé Adam du paradis Jésus-Christ introduit un voleur dans le ciel' avant tous les hommes. trutina justifiai trutinantem fidem et iaMelitatem. quemadmodum quisque rex victoriosus rediens ex triumpho optima preedarum fert secum. » (t Cor. une simple parole et la foi seule lui ont ouvert les portes du paradis. avant les Apôtres eux-mêmes. si Dieu accorde dès maintenant la récompense des cieux. la porte avec lui dans le paradis. il passe de la croix dans les cieux. Attende cfleritatem a cruce in cœlos. » Sed si Dominus poUicitu~ est regnum coelorum. Ëxpuiit diabolus de paradiso Adam. Et voyez avec quelle promptitude s'opère ce changement. ne quis post errores iutroitum desperaret. Christus latronem intulit in paradisum ante totum (Mbetn et ante aposto)o9 nudo verbo et sola fide in paradisum introivit. vous serez avec moi dans le paradis.Erat ergo videre Salvatorem in medio latronum. xv.OPHYLACT. i5) « Oportet uorruptibite. jevous le dis.– THËopHTL. Vita est énim esse cum Christo. Sed caro qua* fuit labornm particeps. tiquet non esse reaurrectiouem corporu)n hfec dicunt illi. ut noveris. » car la vie. pesant avec la balance de la justice la foi et l'incrédulité. là aussi est le royaume. nunquid supervacua erit resurractio. sic et Dominus prœdatus portionem diaboticarum pra'darum (scilicet latronem) ducit secum in paradisum.. hoc incorruptiouem induere. corpus autem ejtis corruptmn remausit foris. XXIII. Tel est le langage que tiennent quelques-uns Mais quoi l est-ce que le corps qui a partagé les travaux del'àme~ n'aurait aucune part dans les récompenses? Ecoutez ces paroles de saint Paul a Ufaut que ce corps corruptible soit revêtu de l'incorruptibilité. ainsi NotreSeigneur ayant enlevé au démon une partie de son butin (c'est-à-dire ce larron). Si autem jam facta est bouorum retributio. CHAP. pour vous apprendre que c'est ici l'ceuvre de la miséricorde de Dieu plutôt que l'effet des bons sentiments de ce grand coupable. sed ad clementiinn Dominum totum fecisse. d'un supplice infâme dans le paradis.) Mais puisque le Seigneur a promis au bon larron le royaume des cieux. et uM Et Chriatua~ibi regnum. si enim introduxit latronern in paradisum. portant avec lui les plus riches dépouilles.DB SAINT MC. et Jésus lui répond a En vérité. S. il ne lui a pas encore huit quam rogatur ille rogabat ut memor sui esset. c'est d'être avec Jésus-Christ. le prie de se souvenir de lui. de Domino autem sequitur « Et dixit iUi Jesus Amen dico tibi. nunquid privabitur praerniis? Audi Pautum dicentem (<!(/Cor. afin que personne ne désespère d'obtenir la même grâce après ses égarements. CHRYS. introduxit autem la- . a comdemuatione in paradisum.

dicunt Utumucu.hRrum ad vitam patcfaciataditum. parce qu'il savait qu'il devait disparaître uu jour. cum S!inctis romph-Ta tiatutnea « Oodie mccun) eris in ptirn. AMCR.. et latro.a). Quidam a. usitato uontiae uteus dun) CLUoqucrotur GREG.sciMEt qnando~uc Youire tempus.NYSSEX. Mais remarquez que le texte sacré dit que ce glaive de feu s'agitait toujours pour éloigner les indignes et laisser librement entrer dans la vie ceux qui en sont dignes. n'dn niedici cmu (XH~o)'o/ nom suhjungchnM cap. –THjsornYL.. ic itcrum opor!et (UsH latronem qui nihil audierat de . pro eo quod « Jam mornm. nondum ei re. iste unum .ctinm rcuinveri dchuissct.. tribuit prtBmiit. ne siuc nobis consummMcntur. parce qu'on n'avait plus à craindre qu'il retombât dans l'abîme de la perdition. di~uis \'ero licousec[uenLct' dbo. GnËG. saint Matthieu et saint Marc. 6).nt dicitur in epistoh ad Hebrœos (cap. diso ') scd su. qui sufe incarnatiouis tUysintmi~e. ut Mccum et'is in para.terio paradisi nobis iter apenret. On dit à cela que sous le nom de paradis. venirct. S.jus rc~t'cs." Sed a(J)n)(.utfm non sic )< parndiso.) Ve) illa romphtea vident idhjumn dHsperidtnn. ~nc htoon est ve. o e~ scrtuo dtvinns onn <?e<tt!<aM dit:it. Uhjd sotvcndmu est. pamdiao. « dico Hhi hodie.i est )) sh. a coupent ainsi la phrase serez avec moi dans le paradis. et.lutroituin'! Scd uUcuJa quod gunt. dicitt))' pantdisom cet.~ut' c. Sed diomt Nomiue il). quand~ sciUs)M ttd pftrddioncm. préseute les autres cvangelistes. ut nitUM non an)pU)Mtimeb. xn. Il nous faut encore examiner comment le bon larron est jugé digne d'entrer dans le paradis. en s'adressant au larron qui n'avait jamais entendu ses sublimes enseignements. Enfin. » Voici toutefois une explication plus claire lorsque les médecins voient un malade dans un état désespéré. et il s'est servi de cette expression usitée chez les Juifs. ils disent Kl)est mort » ainsi dit-on de ce larron qu'il est entré dans le paradis. 40).prot)ib<. (jRÉG.EXPUCATMN DE L'ËVAJfGtM donné la récompense promise. (Moral. rapportent que les deux voleurs insultaient le Sauveur. rius omnibus. !.) Ou encore. Une autre difficulté se par le mystère de l'incaruation.K<s' dicitur.e!'f. quod quamvia non onmin Scd et. alors qu'un glaive de feu en interdit l'entrée aux saints.GnEG. 6i. ÂMB~. et uiii (sct)icet Matthmus et Marcua) du~a consancti. latro quo. qnm aUi pTomissa sorUti !}unt.ovidentiorom botuU~. tronem ijo paradisum.DE NvssE. S. sunt tamen in regno cœloruut et in pMadisi rcgnum cœ~t'un) noniilmvit. lorsque viendrait celui qui devait nous ouvrir le chemin du paradis S. d'après saint Luc. le Sauveur a voulu désigner le royaume des deux. viciantes mducuut latronea.u'dnis cutere qaomudû latro ccnseatar dignua documentis. parce que selon la doctrine de saint Paul dans l'épître aux Hébreux (xt. Dieu n'a pas voulu qu'ils reçussent sans nous l'accomplissement de leur félicité mais ils sont néanmoins dans le royaume des cieux et dans le paradis. il est dit que ce glaive de feu s'agitait toujours. ïl en est d'autres qui au lieu de lire « Aujourd'hui vous serez avec moi dans le paravous « Je vous le dis aujourd'hui dis. il est plus vrai de dire encore que le bon larron et les autres saints n'ont pas encore reçu tout l'efTet des promesses. ÏHKOt'tn'L.indmnis ~untem ohviet.

iMti Uominom omnioni. et teneLrm /act~e ~MM<W~O'~tttt'fa MS~MCtW~M! ttt ~ Mt tus esse doceatur. Isaias aec. n'est guèro probable et nous préférons ta suivattta. Hcaut per baptismum cractfigendos esse nt< . l'univers cruciué le Seigneur de toutes que les Juifs curent tout entier pleura son Créateur et son Maître. Dans le sens figuré. <OK<e 44-47.' c<e~cm'~M et<<a!.Pafm'. On trouve dans les ecrtvains profanea de semblables m:micn:s de partcr. unnm repugnantom for.Hcme la et coMen'rea< /<eMre.e ipsins bapt. CHAP. parce qu'ils ont renoncé à la foi et aux ccuvres de leur baptême. S.c'ost'&-diMquûMititM&tthiBU. t et illud « sectt suât » cum solus Elias uielotidetis ha. et of~m templiMiM' latrones duos populos pccoatorcs siguie~<m<'<!tMm. et l'autre supposait à ces outrages. cum pcccatores essonus~ abluitasse et iste prius convitiatus est. tntem paritcr credentinm signincat.– Il ~«!<MKWOM. le soleil s'obscurcit. a]ii dum aut uno pluraliter dici. que le Sauveur reçut dos opprobres et des injures de tous ceux qui étaient là. » et dans cet autre « Ils ont été sciés. per )mptis<n)n)t ~ehat )n'~p)'ium Uoniinut)]. Potuit etiam de sum laudant. nous avons été puriBés dans les eaux du baptême. XXIII. « in niort. et que l'un d'eux ne tarda pas à changer de sentiments et de langage (i*). et leur conduite si opposée représente la conduite si différente de ceux CÈDE.t'H m<!MK< commendop:) iYKm <«a< s cum Christo. mundi manhina h)~Utnoa H (ad ~m. les ~Me&fM la terre jusqu'àla neuvième A<'Mre. Mystice autem duo E~a<aM<e')!<'re ora s<t<t. v. parce qu'ils glorifient le Dieu qui a daigné souffrir dans une chair mortelle.P~ratautem/ère hora sexta. AlorsJésus s'écriad'une voixforte ~M)?t par ces Père. )ab<mt. et la (t*) Cette explication quoique absolument admissible. au contraire l'un Jeux insultait Jésus. tandis que les autres perdent la grâce qu'ils ont reçue. c~atxa'M jT( Mce Hta~MJesus. coronantur. Atee <fx'eM ('M'amf. quorum dissensio diversiet n<e«)!<. dono qnod accepere privmtu)'. DHD. 3<i .B( <*)t p)'o)Mnc«M< mots. cependant les uns sont couronnés. il e~!f<t.bnisse.antem. je remetsmon ~mf entre vos mains.M. Aussitôt choses. CYR. Nous répondons qu'ils ont pu tous deux commencer par l'insulter. CïniL.. se sort de la forme plurielle pour mieux rendre cette pensée générale. Postquam cruci tradMerunt Quiotn~ue enim baptizati sumus in Christo Jesu.toutcns&ch&ntbiûn qu'un des deux larrons seulemont avait insulté Jésus. nous avons été baptisés en sa mort. et fett~rœyacM / ttOMaHt. » (Rom. sicat est t!)ud (ad Mem aut opem baptismi habere renaeNe&)' H) « tn MprimspeUibnsamburunt. On peut encore dire que les deux premiers évangélistes ont employé ici le pluriel pour le singulier comme dans ce passage « Ils ont mené une vie errante.et le voile dit Et templese f~e/M'M! le milieu.) Et lorsque nous étions pécheurs. MNvitiantem. » bien qu'Elie seul fût vêtu de cette manière. et que le seul prophète Isaïe ait souffert le supplice de la scie.« Car nous tous qui avons été bapqui ont embrassé la foi.DE SA!NT LUC. et obtenez TOM. ces deux larrons sont le symbole des deux peuples pécheurs qui devaient être crucifiés par le baptême avec Jésus-Christ. t!). Vt. tisés en Jésus-Christ. sed mur sed atii dnm Deum in carne pasrepente conversus est. couverts de peaux de chèvres..

et elle atteignit jusqu'au bord occidental du soleil. ()!t lib. S. Cette profonde obscurité était la figure manifeste des ténèbres qui devaient se répandre dans l'âme de ceux qui avaient crucifié le Fils de Dieu. » Ane. etiam ~Ui duo Mattheeus et Marcus contestantur addit autem Lucas unde faotae sunt tenebra.'M~) tune prœsentes. Hoc igitur prodiginm factum est. ANBR. e C teur que le Christ. n etc.. Sol etiam occidit snct'itegis. (De ~:ec. &R. (de Con. pour ne pas L d ouoH/e uMM. cap. DION. 8. c'est que c'était la Pâque des Juifs qui se céiebrfdt à la pleine lune. ANBR. » etc. p ~e (1) Héliopolis cette ausoleil. – S. mais par le côté opposé. Tels sont les phénomènes surnaturels qui parurent alors et qui n'ont pu'avoir pour auCn. Lettre Tft à Po~c.(De la cité de Dieu. Eclipsim etiam illam ex Oriente vidimus incepfsse. ) Nous ( étions alors à Hé!iopo!is (1). et soli Christo qui est omnium causa. i5. Ans. ut pateret quod qui mortem susceperat. Au&. Saint Matthieu et saint Marc rapportent également que les ténèbres couvrirent toute la terre. lu. S. Evang. ut fune~ti . H!. vers. po-6sibiliafactu. ff)]bernator esset totius o. créateur de toutes choses. quod plena luna solemniter agitur regularis autem solis defectio non mst in Hne lunae contingit. i7. et qu'ensuite.).ainsiappelée arce lespaiens avaient dédia ('~tO!t6M. les éclipses ordinaires de soleil n'ont lieu que lorsque la lune est en pleine décroissance. mais saint Luc en indique la cause en ajoutant « Et le soleil s'obscurcit.. ville brata est lux in meridie secundum Amos (cap. Nous vîmes aussi cette éclipse commencer du côté de l'Orient. et usque ad solarem terminum. sed ex adverao diamet. des Evang. DESPÈR. Quod erat manifestum indicium quod forent passarae caliginem erticifigentium animaB. e soleil se voile aux yeux de ces sacrilcges. e – S.E lumière s'obscurcit en plein midi/ selon la prédiction du prophète Amos (vni. Gnxc. AUG. quod tune erat pascha JudaMrum. de ('<<)<< cap. ac rur<us n~x ex eodem defectum et t'estttntionem )uminis extitisse. était le Seigneur et le maître de toutes les créatures. i7). de sorte que la disparition et le retour de la lumière ne se firent point par le même côté. 9). unde dicitur « Erat autem fere hora sexta. DENYS. depuis la neuvième heure jusqu'au soir. prodige eut lieu pour montrer jusqu'à l'évidence que celui qui se soumettait à la mort. cum subdit « Et obscu-' ratus est sol.ri faetam esse talia sunt ejus tempM'i~ facta supernaturalia. or. Ensuite elle rebroussa chemin.) Une preuve évidente que cet obscurcissement du soleil n'était pas le résultat du cours régulier des astres. pervenissc.) Hoc autem quod de tenebris dictum est. elle revint miraculeusement en opposition directe avec le soleil. iuopmabitttpr soli Innam incidentem videbamus (non enim erat conveniens conjunctionis hujus tempus ) et rursus ipsam a nona hora usque ad vesperam. ( ad Apnd HeMop~im enim P«~ccf. 9) a Il était environ la sixième heure. postea ve~o rétro cessisse.Matur!f.) Quam solis obscurationem non canonico cursu siderum accidisse satis ostendit. lib.. III. et nous vîmes que la lune était venue inopinément se placer devant le soleil (car ce n'était pas l'époque de sa conjonction). 13. ad solis diametrum supernaturaliter restitutam.EXPUCA'HON DE L'ÉVAXG!).

Scin. que Jésus eut bu le vinaigre qu'on lui présentait. je remets mon âme entre vos mains. saint Luc le place ici par anticipation. sed conâdentiam et syna~ogae profanatio declaratur.ejusdem cum Patre potestati~ insinuat ditnr velum vetus. XXtH. et en remettant son esprit entre ses mains. mais la confiance qu'il possède une seule et même puissance avec son Père. qu'il serait livre auxprofanations des Romains. SynagoT~e ve)amen tus Patri commendatur. a C'est au moment même où Jésus expira que ce prodige eut lieu.aufertur. S. quodnon erunt ulterius Sancta Sanc. ut cœ)esti!t q~o . il déclare qu'il est le Fils de Dieu. asMatthœus et Marcus contestantur. ut religionis interna mysteria brae eSusse sunt oculis peradorum. c'est-à-dire.clarat. TnzoPHYLACT. C'est encore une figure que le voile qui nous séparait des mystères du ciel est déchiré. AMBR. AMBR. AMBR. Spirisuac vela i. et eorum trem invocando. er hoc antem Dominus osteude. et que l'entrée en serait ouverte à tous. quo duorum populorum divisio. spiritum vero commendando. Deinde ubi acetum bibit. En invoquant Dieu comme son Père. tous Dès les mystères de sa vie mortelle furent accomplis et l'immortalité seule demeura « Alors Jésus s'écria d'une voix forte Mon Père. ut revelato mentis cernamus intuitu. id est. BÈDE. Le Seigneur annonçait ainsi que désormais le saint des saints ne serait plus inaccessible. éclairer le triste spectacle de ce crime affreux. ') BED PaRomanorum inquinarentnr. non ditur. AMBR. Le voile ancien se déchire pour laisser l'Eglise déployer et suspendre les voiles nouveaux de la foi chrétienne. corps du Sauveur ne meurt que pour ressusciter. et il Le remet son esprit à son Père. » Dei inimicitia et peccatum. et ia profanation de la synagogue. miraculo adjungere. ut Ecctesia nova fidei AMBn.DE SAINT UJC. ce miracle.sit. Le voile de la synagogue disparaît. hoc etiam ostenditur quod Per fidei tumen reMgeret. F<<<«MDei se e?se deV aditus pateret. que l'inimitié de Dieu et le péché sont détruits. et immortalitas sola reman« Et clamans vote LACT. sed sumptiB mortalitatis impletum est omn<' Lucas prœocenpando narravit. defectum sum vittutia. S.magna ait Jesus Pater. THEOPHY-mysterium. sicut AMBR.sed traditain manu8 commendo spiritum memu. CË[AP. elum etiam scin.uspptxiat. il ne révèle point un défaut de puissance. et les ténèbres se répandent sur les yeux de ces perfides pour rendre plus éclatante la lumièrede la foi. afin que toutes les créatures qui habitent spectaculum sceleris obumbraret.Caro moritur. S. in manns tuas torum inaccessibila. subjungit velum templi scissum est medium. tene. BED. Volens autem Lucas miracu)um velum ( quod sequestrabat nos a saeris « Et quae sunt in cœ!o) disrumpitur. e voile du L temple se déchira encore pour ngurer la division des deux peuples. Unde sequitur P bat. Hoc expirante Domino factum est. comme le rapportent saint Matthieu et saint Marc.. ut resurgat. THËoptrn. » BtDE. pour nous permettre de voir des TaÉopaY! yeux de notre âme les profonds mystères de la religion. saint Luc en ajoute un autre « Et le voile du A temple se déchira par le milieu.

d'après ses dernières paroles. CYRii. recommande son âme à son Père. et itt Christo omnia. et S. Sed recte considerantibus. GRÉG. AMBR. ÂMBR. xn.) Dans S. CYR. est à la fois présent en tout lieu par sa divine Il S. tandis que par son âme. C'est ainsi qu'il détruit la puissance de la mort par son corps qu'il livre à la mort.(de /<tCC)'Mc<:<'Me~ Mo<«ra ltumana s<Mce~f<! coM<)'<: t'M~ MOt. » ut dixit latroni.(De Christ les a délivrées. Christus enim omnia. iv. et que la paix! commence par le ciel pour servir de modèle à celle qui doit se faire sur la terre. dans le paradis. selon ces paroles de l'apôtre saint Paul aux Galates a Vous n'êtes tous qu'un en JésusChrist.xn.) Alia sotutio est quod tempore passants neu' tram partem humauitatis semet unita Divinitas dimisit.. se tamen in utroque permauentem ostendit..Nvss. Nam qui ubique est.) S. a (Gal. in manus paternas.ttTeC<. (0?'C<. ut dixera) phari- sœis (JtfaMA. Nam sumus membra ejus. comme auparavant.Commendatur ergo Patri spiritus sed cum sit in superioribus. 28. divmMn potentiam in quo):bet loco ad.) Uecet autem qua'rere qualiter in eodem tempore Uorninus tripartitar seipsum « tn viscera terraB. hoc nec quaestione dignum videtur.NïSSE. et qu'elle sépara volontairement l'âme du corps en restant elle-même unie à l'une et à l'autre. en étant dans le ciel. ut universa redimantur. ATHA. la divinité n'abandonna aucune partie de l'humanité à laquelle elle s'était unie.) On peut encore répondre qu'au temps de la passion. 1. toutes choses subsistent en lui. vers.. de ~C. comme il l'a dit au bon larron. conf')- .4). (Coloss. t. Or. 17... ATHAN.) Commendat enim Patri per se universos mortales iù se vivificatos. car nous sommes ses membres. » ut nunc dicitur. per. sed apud Deum sunt. « in paradisum Dei. DENvssE.cont..M! EXPUGATtON L'ÉVANGILE les deux soient affranchies des liens de l'iniquité. C S. GRÉ&. mais tout. sa personne. M[uminat et inferna. secundum iUad ApostoU ad Gatataa « Omnes unum estis m Christo. hujus rei facto Christo <'e! principio.Haec autem vox edocet quod animœ sanctorum non deinceps in inferno clauduntur (ut prias). il éclaire les enfers (les limbes) et étend à toute créature les effets de la rédemption. cette difficulté ne forme même pas une question pour ceux qui veulent tant soi peu réfléchir~ car celui qui est partout. les Ar. quam pax terrena sequeretur. (M&< sup. Il convient ici d'examiner comment Jésus-Christ a pu dans le même temps se diviser en trois et aller dans les entrailles de la tetre. et dans les mains de son Père. comme il l'avait prédit aux pharisiens (~<A.DENySSE. mais qu'elles sont avec Dieu. 4). Nam per corpus in quo mortem anscepit. ') GBEG. il recommande à son Père tous les hommes auxquels il a rendu la vie. puissance. il iciteslimbes lesquelles dans lesAmes esjustes orts )avenue d m avant enfersignifient (t)Les s dumonde. sed animam de corpore sponte disjunxit. car le Christ est en toutes choses. depuis que Jésusf~MC~M. es paroles du Sauveur nous apprennent que les âmes des saints ne sont plus retenues captives dans les enfers (i). GREG. est. duChrist attendaient rédemption le Sauveur leur par que ab iniquitatis vinculo solverentur et pax fieret in cœlo.

à ~Me~Me Tja w <e/«Me~ ceuxde ~acosKaMtous <!M<<t)M~ MHce eJésuse<~Mfemmes <'af<t:e?t< de Ga/~ee. i6) (~paroles qui S. S. in throno AuG.) Cun< crat cum Pâtre et Spiritu saiictc. (IV de ï')'tM<< cap. DAMAS. de Sabbato sancto post ~etont. car ce qu'on rend est volontaire. Uude ligno suspecsi unde dicitur « Videns sequitur « Et haco diceus expiravit. aussi. Et omnis turba eorumqui simuladein paradiso manus Patris inhabitat. emittitur. (De ~acco~ (t) Nous donnons ici la traduction de la Vulgate. et m paradiso cum latrone sed sicut Deus. Aue.DE SAINT t.) Tous ceux qui étaient présents furent saisis d'étonnement en voyant Jésus rendre rame après avoir poussé ce grand cri.) Vel (expressiua toquendo) in et mulieres~!«e Mfx<!EtMterant a Cc<t<o'< e sepulcro erat secundum corpus. Hierusalem. Ane. <<:ce)M nia tua unde palam est quod existens tuserat. le prophète Isaïe. x. 2?<toute <<: à ce ~pec<se<equi c~cKt<OM<M e< CMc/M~e~'e~~OMrMer~< M /?'o~MM< ~ C M ~ajce~ftMe. regardantce qui d suivi qui MJMM<M<. (hom.) Ou encore pour être plus précis il était dans le tombeau quant à son corps quant à son âme. ouvre au bon larron l'entrée du paradis. et eam rcsuMcndi. Or. » – S. DA. quia incrat ci potestas ponendi mirati longa enim morte cruciabautHf anituatn suam. qnas a paradiso non est Videns autem centurio quod factum fuerat. (De 7~M~ !V. mais ce qu'on perd est forcé. Il rendit l'âme. ÏHËopHYL. xux. ce qui <?<<< a/rn~ y/oy:a DieueM voyant ce~/iom!Ke de ceux V?'<KMe)!< ?nM~<t<!«<e qui MMS<s:ent ~<a!M~c. hoc maxime qui aderant. post ittam vocem continuo tradidit spiTHEOPHYL.at . )' autem centurio quod factum fuerat. 13. in inAffcvidentes.rant ad spectaculumistud. percutientes pectora sua T'eo~etantur. d:MM< 47-49. parce qu'il avait le pouvoir de quitter la vie et de la reprendre (Jean. fait ainsi parler Dieu a Je vous porte gravée sur ma main. et videbanty)'tB MAS. XX!H. 49) de superna titur~necessarium. qui n'est autre que le paradis. cet homme était juste. glorifia Dieu en disant Vraiment. 11expire en poussant un grand cri. à la fois dans les enfers et dans le paradis avec le bon larron. gluAMBR.UCj CHAP. voluntarium est. en décrivant la céleste Jérusalem.– 0)' ~eecn~Mn'OM. aMa « Super manM meas depinxi m(BVere hichomojusglorificavit~emn. il ne perdit point la vie malgré lui. pour le samedi saint. quod amitDieit autem tsaias (cap. le centurion voyant ce qui était arrivé. ÂMBR. et comme Dieu sur son trône avec le Père et l'Esprit saint. prouvent que !a main de Dieu le Père est dans le paradis. 18) « Et en proParoles dont voici le sens nonçant ces mots il expira.Ctamans vero atta voce ritum. Tradidit spirituu) ç rificavit Deum diceus Vcrc hic homo Quasi di'. ferno secundum aniniam. Stabant autem omnesnoti ejus a longe.(~ homil. 13. D S. tavit mortis potentiam per animam quia non invitas amisit quod euim vero latroni paravit introitum paradisi. vos murailles sont sans cesse devant mes yeux » (Isaie. car les crucifies ne mouraient qu'après de longues tortures « Or. Me<<(M. suttt expirat.

parce qu'il croyait à son innocence. quomodo dixerit Je~um Fi<n<MBct forle enim non eum mt~e!t!<«?K<«:~cm Patri centurio intellexcrat.) Il n'y a point de contradiction entre saint Matthieu. et dans le même sens qu'un grand nombre de justes ont été appelés fils de Dieu (i). non est ''('n)ra- . démontre la vérité du récit de saint Luc.. Quod autem a)iM dixit centurionem dixissc Vere Filius Dei erat iste. putari potett diversum sed vel utrumque dictum a ccnturione debemus intelligore. de son côté. didit.. et aliud iU)im. 30. v). mais il l'a proclamé Fils de Dieu. Saint Luc. 20. d'après lequel le centurion fut saisi d'étonnement de voir Jésus expirer aptes avoir poussé ce grand cri. sed ideo . ou que saint Luc a exprimé dans quel sens le centurion avait confessé que Jésus était le Fils de Dieu. sicut multi dicti sunt ~'«tt ~)et. tous les prodiges qui eurent lieu alors. Lucas vero hoc tacuit. et saint Lue. D'ailleurs saint Matthieu. circonstance dont . (de CoM~. mais où est la contradiction. Quod autem Lucas etiam ipse '< Videns autem centurio quod dixit factum erat. En effet..ZXHUCATtON DE t/)ÈVANGILN des Evang. ceux qui étaient avec le centurion partagèrent sa crainte.saint Luc n'a rien dit. cap. le centurion n'a peut-être pas voulu dire qu'il était le Fils unique et consubstantiel du Père. aliud istum commémorasse.) Non est autem contrarium quod Matthaens viso terreEmotu diMt admiratum centurionem. en attribuant l'étonnement du centurion au tremblement de terre et à tout ce qui se passait. qui attribue l'étonnement du centurion au tremblement de terre qui eut alors lieu. et que chacun des évangélistes n'en a rapporté qu'une seule. Mb. tanquam unum mirabile factum commemorans cujus quasi membre e) partes erant omnia illa miracula. U[. ostendens quam potestatem habuit quando moreratur. et /iM ~NtB /!e&s)!~ integrum locuin fuisse demonstravit LuciH ut diceret ipsum Domini mortem fuisse miratum. le centurion dit « Celui-ci est vraiment le Fils de Dieu. d'après un autre évangéliste. In eo autem quod Matthasus dised adeit non solum i'Mo <e)'r<emo<M. chapitre versetset 4. ni. cum Lucas dicat hoc eum admiratum fuisse quod emissa illa voce expirasset. en s'exprimant de la sorte « Lecenturion voyant ce qui était arrivé. quia justnm crediderat. in eo geaere inclusit omnia quae facta erant in illa hora mirabiliter. B comprend dans cette manière générale de parler. MLucas auten. et les renferme dans un seul prodige dont les autres faisaient partie et dont ils étaient comme des circonstances détaillées. vel forta~se Lucam exprimere sententiam centurionis. justus erat. et montrer ainsi quelle puissance il avait en mourant. D'après le récit de saint Matthieu encore. lorsque l'un raconte ce que la d deSeth ï (t)Voyez Genèse. qui donne pour cause de cet étonnement la mort même du Sauveur. » tandis que d'après saint Luc. ait quod justus M'et. Ou pourrait peut-être trouver une divergence ence que. il se contente de dire a Cet homme était vraiment juste. Jam vero quia Mittthaeua addidit eos qui cum centurione erant.fM~M J')C!dixerat. » Mais on peut admettre que le centurion a confessé ces deux vérités. uùlespieux escendants sontappelés lesenfantseDieu. d Ane.Evang.

ous voyons ici l'aceomplis'ement de cette prédiction N du Sauveur a Lorsque j'aurai été élevé de terrer j'attirerai tout à' moi. tandis que les Juifs se contentent de frapper leur poitrine et retournent en silence dans leurs maisons.c<y!)ns'"g!tco)i)i)'n!n. le centurion et plusieurs autres d'entre les Juifs. ou parce qu'ils s'affligeaient de la mort injuste de celui dont ils avaient tant aimé la vie. videbant. les éléments se troublent. percntiehant pectora. AMBR. proet quosdam Juda'orum.. tandis que la synagogue garde un coupable silence. terra c''aeuUtur. suivant saint Matthieu e Ms furent saisis de crainte. impet)'assc)npmincrut)~hm)cinmor~ glorificavit Deum » quis non ioteUi~at amplius glorificatum trenicbaut. Unde merito per centurion)'!)) t'nsnitfnti. qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu.0 cœurs des Juifs plus durs que les rochers Celui qu'ils ont pris pour juge les condamne. et cependant la dureté des Juifs demeure inflexible au milieu du bouleversement de l'univers. ') etc. mo Jadaicrum tamen mul adorant ad spectaculum istud.0 duriora saxis peetora Jnd{eotraham.à ce spectacle et qui virent toutes ces choses. pectora quasi BED. cujus vitam diiexerunt. Remarquez aus?i que la crainte de Dieu ouvre la bouche des Gentils. ie traître disciple désavoue son crime par sa mort. Quod pcrcuticbant. l'autre passe sous silence? Enfin. '~)m !)<'i F)'topUcttfr i)dc))i:!i sive qo'id ftu') ))U)])t!)~<'))t. <) Exaltatus namque in cruce attraxit latronem et' centurionem. BÈDE. sed rnm Judex arguit. a Mais qui ne comprend que c'est un sentiment de crainte qui l'a porté à glorifier Dieu ? TnËOPHYL. Notimeum timendo Deum ~toriQcMse? dum autem quod Gentiles Deum t)men TuEOPHYL. sed.Ils frappaient leur poitrine en signe de repentir et de tristesse. le centurion est forcé de croire. ce qui peut s'entendre de deux manières. ou parce qu'ils voyaient celui dont ils avalent demandé la mort. apertae confessions voce glorificaat Judaei perentientcs solum pectora. frappaient leurs poitrines.Nunc autem videtur cfTH. !{Kn. injuste occisum etMatthsus dixit: uTitouerunt valde.Le centurion figure ici la foi de l'Eglise.tes. dont l'Evangéliste dit « Et toute la multitude de ceux qui assistaient.-r et iuctns indicium. credit miuigter.XXIH. C'est alors aussi que s'accom- rium cum alius dicit quod alius tacet.!)Hi')' . de quibus se. environné dans sa mort même d'une gloire encore plus éclatante. la terre est ébranlée.! desi~natu)'. les sépulcres s'ouvrent.M SAtKTLUC~CHAP. et numct)<a reserantur etc. sive fjuod cnjus mortem i=p dotebM) Lucas autem non dixit « TitB'ut. et leur fait confesser et glorifier Dieu à haute voix. sietum sortiri quod Dominus dixerat « Cum exattfttus fuoroj omnia ad me lentes dommu redeutit.ditor scelus &u)im morte condemnat. immobUis durits tnanct orbe <'nn''uMn. p~te~t Me~ Kcdesio.eietucnta fu~iuut. quitur « Et omuis turba eoruu) qui si. e En effet.). c'est lorsqu'il fut élevé su la croix qu'il attira le boa larron. a tandis que saint Lue dit simplement du centurion a Il glorifia Dieu. S. BÈDE. AMBN.

et le jour du sabbat elles demeurèrent en repos. dcnujuc vinjnst)Hc:tt. Et voici qu'un membre du grand conseil. demeurent et considèrent toutes ces choses « Et les femmes qui l'avaient suivi de Galilée se tenaient à l'écart. tieres q)). D et c'est ainsi qu'elles recurent les premières la grâce de la justification et toutes les bénédictions qui découlent de la passion aussi bien que de la résurrection de Jésus-Christ.?!&!? C<~M:~M<<! ~C yoyQMPTMDMM. don'iuicmu corpus turpi~r pen<)cns a liguo deposuitj compar. tM?Mm<! J<MCp/t. ~!«z tur Stabtmt autem omnc~ noti ejus <~MM~ ~iO~MMCH~UM~ ~ttMta~HtO~MM pOS'Ïn TnKOt'))YL.qui MpMMtat e< ipse ff~MMMt seph qui erat decurnj. FueraL quandoque Joseph oc~ videutHS » et sic pt-hna: refucittautur cu)h)s OtrisU Jiscipulus.ione.tiittCNjhwc CR. » TsÉoPHYL.<ttMit lia acttGus eo'Mm). où le Seigneur se plaint à Dieu son Père en ces termes « Vous avez éloigné de moi mes amis et mes proches. ') Bnn. Gn. e (Ps. vers. fecKrto Dei. dont le sexe fut autrefois maudit.Etdies era~p~faseeMs.DOMinoJoaorum). es /bMme!qui étaient venuesde la Galilée avec Jésus.qui n'avait ni approuvéle dessein des autres )MprM~)(ft'< it leurs actes. et tff/XMitttm UtCO~t)t< tur autem quod Dominus P:iLri conquc!MotM. et attendait lui aussi le ville ~e <r0:<~r. A''t'ma</<tm.Les femmes. à quelque distance se tenaient tous ceux de la connaissance de Jésus.EC. il triomphe aujourd'hui de la crainte qui le retenait. EtoHgitst) a me amicum et proxiniutn. ~7te'K'CfM~~)7t:<m. mM~ft'M a<meo tXMefNHt Ca&7<ea. il dépose le corps du Seigneur de la croix où il était ignominieusement et acquiert ainsi la attaché pierre précieuse de l'Evangile par la sagesse de ses paroles « Etvoici BÈDE.«GAriutath®n.~M!~ CM~M 7eS:M. 'f/f a /Mif: vocatur q<tnd . lum erat carpusejua et rcuertentrsparauc · e<MmyMti<t! rKMt ~«Mi cery<!M prat <t)'oma<o f~'tt: <<< ~at&o<o rccfr/on~ paraue <'< KetUM. selon la loi. qui f~Mt~rto. de Judée. miseria. » tJndR sequide ttt.tiM prceceeutr MOtMtHe e)*<t< Vf)~pp/t. homme SO-56.) « Là aussi. qui était ~'A~tH<t</Me.oa meos a. et vous avez fait que ceux qui me connaissaient m'ont quitté à cause de ma misère. manct et vidot ~MMem hiBc omui~ scquitnr cuim « Kt out4:<tM)'M< jMCmtdxm tHaM(!ft<t)t. et posuit )M«d Ht WOMMïHCM<0 M quo HNUdMM C~C~O~ ~MMritur.Et royaumede Dieu. et plein de zèle et d'ardeur.Stt&M<*t<f<B <m~)~ et uot. virent le sépulcre et commentle corps de Jésus y avait été déposé. rt M'y<M . CHAINE DES PÈR. de l'ayaazt détac7zé la croix. Joseph avait été jusque là un disciple caché de Jésus-Christ.tiosmu margaritatu verborum utodestia.p crant a ~. ct. 19.c<M<ofe ~MArtt.elles préparèrent des aromateset desparfums. dit l'Evangéliste.t)s. et sa~Ac~Mm ï7~cp~ce6~. » etc. il l'enveloppa d'u9z linceul et corps deJészts.) df ordin~ <uri:f. 87. a))t benedicti~nc a jtassioue cntunt tituoris rumpeus~ ferventior faj'rottuuute~ sicut et resurrocUoue. )9) ~tta~pos~MS /~tcj'at.c secnt. Lxxxvu. at ciuatutc Undc dicitur « Et ecce vit.Et s'en étant retournées. Or c'était le L s jour de la préparation et celui <<tt abbat allait commoMe)'. oit personne n'avait encoreété mis.o)im Ma]et])ct)))n.DE EXPUCAHON L'ÈVANOLE plit cette prédiction du Roi-prophète. vertueux C~M~C. C~S~iMf'O~ Utr&O~K~MS/U~/~CMOi { !fo et a(. vint trouver Pilate et lui demandale le déposa dans xt~z sépulcre taillé dans le roc. ayant suivi Joseph.tl est qu'un membre du grand conseil nommé Joseph.Scd fcminarum a lon~c. regardant ce qui se passait. diccns (PMJf.

22. CHAP. Il est situé à quelques lieues à l'ouest de Jérusalem. Sequitur enim « Hic accessit ad Pi)atum. parce qu'elle a pour objet de veiller sur les intérêts civils des citoyens (1*).! a procurando munera. ce qui fait ajouter à saint Luc « Et il attendait. il prenait soin d'éviter la haine et la vengeance des Juifs. D'ailleurs. comme l'a fait saint Jérôme et comme le fait encore la tradition du pays~ avec Ramta près de Joppi. mais il était bien plus élevé encore en vertu et en mérite aux yeux de Dieu a C'était un homme vertueux et juste. qui etiam CM«a«. (<<eCoMi.urass<! de Judu'is: qmunvis so)eret in Domina a'tdiend'i f't'ruu) itTimi''i!)!? dcvititrp. patrie d'Helcana et de Samuel (2*). si l'on considère que la haute dignité de Joseph lui donnait ses entrées chez Pilate.tt. Arimathie est la même ville que Ramatha. audcret. civitate Judaca*. appelé décurion. quod nullus eo)''an qui eum palam scquebantur. fecissO)quu pricdit. si lorsqu'il allait écouter les divins enseignements du Sauveur. et lui demanda le corps de Jésus.) Auu. MMérite aut.dans le monde. . nr. ait osé demander son corps. l'ancienne Rama-Dan..). et pcUit corpus Jesu. B Sed iotettigendum est. Ce lieu s'appelle aujourd'hui Soba ou Zop/tïtH. (De l'accord des ~a~y. ni avec Rama de la tribu de Benjamin. patrie de Samuel dans la tribu d'JEphratm. Joseph est ici appelé décurion. Saint Luc nomme Arimathie une ville de Judée.cm movetj cur ille qui propter t