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Electronique de puissance Commande MLI de l'onduleur monophasé

Université Oum El Bouaghi


Institue des Sciences et Technologies
Département d’Electronique

Module : TEC 518 Le :14-03-2009


Laboratoire : Electronique de Puissance
Niveau : 4 ELN

Les étudiants : L’enseignante :

CHERRAD Ali S. KEBAILI


GHENNAM Abd El Aziz
MEROUANI Achour
BELAZIZIA Said

2008 - 2009
Université Oum El Bouaghi 4ELN 1 http://istoeb.3oloum.org
Electronique de puissance Commande MLI de l'onduleur monophasé

Electronique de puissance

L'électronique de puissance assure, à l'aide de dispositifs semi-conducteurs fonctionnant


en interrupteurs, le réglage et la mise en forme de l'énergie électrique fournie par un
générateur à un récepteur.

Différents chapitres seront abordés dans la thématique :

 Généralités
 les "hacheurs"
 les "onduleurs", qui sont des convertisseurs destinés à alimenter des récepteurs à
courant alternatif à partir d'une source continue.
 les "redresseurs"
 Autres convertisseurs.

Origines
Les premiers convertisseurs de puissance électrique ont été réalisés avec des
machines électriques.

Ainsi, ont vu le jour le convertisseur de type Ward-Léonard qui a ouvert la porte


de la vitesse variable pour la machine à courant continu.

Cet ensemble était composé de deux machines accouplées mécaniquement.

• Une machine à courant alternatif d'une part (de type synchrone ou


asynchrone) couplée au réseau permettant de convertir l'énergie électrique en
énergie mécanique à vitesse fixe.
• Une machine à courant continu d'autre part dont l'excitation
commandée permettait de disposer d'une tension continue variable en sortie.

Le développement des composants de puissance au milieu du siècle a permis de


développer des convertisseurs de puissance électrique sans machines tournantes, qui
présentent en outre comme avantages ceux d'être peu encombrants, facilement
commandables et de très bon rendement.

Réversibilité
Réversibilité

Suivant l'application, la conversion d'énergie peut nécessiter ou non d'être


bidirectionnelle.

Pour un convertisseur statique, il y a distinction suivant le sens du courant par


rapport à la tension, ces deux grandeurs étant par ailleurs, soit positives, soit
négatives.

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Dans le cas général, on distingue alors 4 possibilités avec une convention récepteur :

• Tension et courant de même sens :

Le moteur reçoit de l'énergie (récepteur)

• Tension et courant de sens opposés :

Le moteur renvoie de l'énergie (générateur)

Ces phases peuvent être facilement traduites sur un graphique avec l'axe vectical pour
la tension et l'axe horizontal pour le courant. On distinguera alors les 4 quadrants
suivants :

Nous reviendrons sur cet aspect lors de l'étude de la variation de vitesse des machines
électriques.

Familles de convertisseurs
Suivant le type de machine à commander et suivant la nature de la source de
puissance, plusieurs familles de convertisseurs statiques ont été bâties.

C'est ainsi que l'on trouvera :

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• Les convertisseurs alternatif - continu


• Les convertisseurs continu - continu
• Les convertisseurs alternatif - continu
• Les convertisseurs alternatif - alternatif

Il est possible de les rassembler sur le graphique suivant :

Onduleur assisté
L'onduleur assisté est nommé ainsi par la nécessité pour la charge
connectée de disposer d'une force électromotrice pour fonctionner
tout comme pour le redresseur commandé.

Dans ce cas, les composants utilisés peuvent être de simples thyristors commandés
uniquement à la fermeture et la commutation est "naturelle" contrairement à
l'onduleur autonome qui necessité des composants commandés à la fois à la
fermeture et à l'ouverture.

L'application principale de ce type d'onduleur se trouve dans les variateurs pour


moteurs synchrones de très forte puissance où les thyristors sont souvent les seuls
composants utilisables.

La structure de l'onduleur assisté est la même que celle du redresseur commandé,


avec une inversion du sens de transfert de l'énergie.

Afin de rendre le montage réversible en courant, on placera des composants tête-


bêche comme le montre la figure ci-dessous.

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Dans le cas des montages devant délivrer une tension alternative sur des charges sans
force électromotrice (réseau de secours, machines asynchrones), un autre type de
montage appelé onduleur autonome doit être utilisé.

Onduleur autonome
L'onduleur triphasé fait appel à trois bras identiques dont la sortie constitue alimente
une phase de la machine.

Son fonctionnement est similaire à celui du hacheur à 4 quadrants, chacun des trois
bras élémentaires permet de commuter +U ou -U sur chaque enroulement.

En effet, si les tensions sont triphasées équilibrées, la tension moyenne du neutre est
nulle et le neutre de la machine n'est pas relié.

L'onduleur complet comprend non seulement les éléments de puissance mais


également les régulateurs nécessaires au contrôle des courants délivrés au moteur.

La commande d'un onduleur s'effectue la plupart du temps en mode découpage

Les onduleurs

Les onduleurs autonomes sont des convertisseurs destinés à alimenter des récepteurs à
courant alternatif à partir d'une source continue.

Ils sont généralement monophasés ou triphasés.

Suivant les applications, ils peuvent :

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 soit fournir une ou des tensions alternatives de fréquence et d'amplitude fixe :


c'est le cas en particulier des alimentations de sécurité destinées à se substituer au
réseau en cas de défaillance de celui-ci.
 soit fournir des tensions ou courants alternatifs de fréquence et amplitude
variables : c'est le cas des onduleurs servant à alimenter des moteurs à courant
alternatif (synchrones ou asynchrones) devant tourner à vitesse variable.

On distingue deux grandes familles d'onduleurs autonomes :

 les onduleurs de tension


 les onduleurs de courant

Les onduleurs de tension

Un onduleur de tension est alimenté par un générateur à courant continu du type source
de tension

 Idéalement, la tension à son entrée a une valeur constante U qui est


indépendante du courant i que l'onduleur absorbe (figure 1).

Figure 1

 En pratique, le caractère de "source de tension" du générateur est obtenu en


plaçant en parallèle avec ses bornes d'accès un condensateur C de forte valeur ou un
filtre L-C. Le générateur proprement dit est le plus souvent
• le réseau redressé (figure 2)

Figure 2

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• ou une batterie d'accumulateurs (figure 3)

Figure 3

Pour respecter la règle de l'alternance des sources, l'onduleur doit alimenter un récepteur
à courant alternatif du type source de courant.

 Idéalement, le courant absorbé par le récepteur est (figure 4)

Figure 4

• un courant sinusoïdal si le récepteur est monophasé


• un système triphasé équilibré de courants sinusoïdaux si le récepteur est
triphasé.
 En pratique, le caractère de source de courant du récepteur découle de la
présence d'inductances série à ses bornes d'accès (figure 5).

Figure 5

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Dans les onduleurs en pont, chaque borne du récepteur est reliée au générateur par deux
interrupteurs à semi-conducteurs : l'un permet de la relier à la borne + du générateur,
l'autre à la borne -. Ces deux interrupteurs forment un bras d'onduleur (figure 6).

Figure 6a Figure 6b

En commandant l'état (ON-OFF, passant-bloquant) des interrupteurs, on peut imposer


les tensions aux bornes du récepteur de manière à obtenir une ou des tensions
alternatives.

Le ou les courants absorbés par le récepteur découlent des tensions qui lui sont
appliquées. Ces courants et la commande des interrupteurs fixent le courant absorbé au
générateur.

Pour étudier les onduleurs de tension, il convient tout d'abord d'en préciser la structure
en déterminant les caractéristiques exigées des interrupteurs à semiconducteurs et la
manière de les faire commuter d'un état à l'autre.

Il faut ensuite examiner les différents modes de commande

 la commande pleine onde


 la commande par réglage MLI des tensions
 la commande par modulation delta.

Commande MLI
En régime permanent, pour obtenir un courant sinusoïdal, il faut une tension
d'alimentation sinusoïdale.

Or, si les amplificateurs de puissance audio, par exemple, permettent de reproduire


fidèlement, c'est à dire avec un minimum de distorsion un signal de référence, il n'en
va pas de même pour les amplificateurs de puissance pour moteurs.

En effet, un paramètre important pour ces systèmes se trouve être le rendement.

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Dans le cadre des amplificateurs audio classe B, celui atteint au maximum 67 %, ce


qui est bien trop faible dans le cadre des moteurs électriques.

C'est pourquoi ces derniers fonctionnent en classe D, c'est à dire en modulation de


largeur d'impulsion.

Les transistors ne fonctionnent plus en régime linéaire, mais en commutation. Les


pertes dans les semi-conducteurs sont donc réduites et le rendement peut atteindre
98 % facilement !

Pour s' approcher le plus possible d'une onde sinusoïdale, on module le rapport
cyclique de la période de conduction des transistors pour obtenir une suite de
créneaux de tension dont la moyenne correspond à la valeur instantanée de l'onde
pendant la période de découpage.

Le principe revient à considérer une forme discrète de l'onde sinusoïdale et l'on s'en
approchera le plus possible avec un grand nombre de périodes de découpage.

C'est pourquoi la fréquence de commande des interrupteurs peut facilement atteindre


10 kHz pour synthétiser une onde sinusoïdale à 50 Hz.

La modulation s'effectue généralement en comparant la référence de tension à une


porteuse triangulaire. Les intersections définissent alors les instants de commutation
comme le détaille la figure à la page suivante.

La figure ci-dessous illustre le cas de la synthèse d'une onde sinusoïdale par des
créneaux de fréquence élevée.

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La décomposition en série de Fourier de cette onde fait apparaître de nombreux


harmoniques.

Toutefois, avec un choix judicieux des fréquences et des instants de commutation, on


peut éliminer bon nombre des harmoniques basse-fréquence.

En notant fo la fréquence de l'onde sinusoïdale et fd la fréquence de découpage, on


peut montrer que les harmoniques se placent à des fréquences k.fd ± n.fo.

Si fd est choisie suffisamment haute par rapport à fo, les fréquences harmoniques
sont rejetées assez loin et peuvent alors facilement être éliminées par filtrage, comme
le montre le spectre ci-dessous.

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Lorsque l'on veut synthétiser une onde triphasé, on utilise trois références
sinusoïdales que l'on compare à la même porteuse triangulaire afin de générer des
ondes synchrones comme le montre la figure ci-dessous.

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Nous venons de voir la modulation faisant appel à des références de tension


sinusoïdale.

Or, la plupart du temps, ce n'est pas tant la tension qu'il est important de piloter,
mais le courant de chaque phase.

La technique de contrôle du courant la plus simple consiste à maintenir l'erreur de


courant dans une fourchette grâce à un comparateur à hystérésis qui détermine
lequel des deux transistors il convient de mettre en conduction.

Le principe est identique à celui étudié pour les moteurs pas à pas et fait appel à un
capteur de courant pour chaque phase.

Le schéma de principe de type de contrôle est représenté ci-dessous.

Les courbes suivantes illustrent l'onde de courant et de tension recueillie sur une
phase
d'un
moteur.
Grâce à
l'emploi
d'une

fréquence de découpage élevée ( 10 kHz) par rapport à la fréquence fondamentale


souhaitée (ici 300 Hz), l'ondulation résiduelle de courant est maintenue très faible.

Ce mode de commande sera largement exploité pour les hacheurs et les onduleurs.

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