par Flavien Chantrel et Benjamin Romei

Présentation du service

Historique, par Frédéric Pereira Guide pratique d’utilisation, par Emilie Ogez Pourquoi Twitter ne sera jamais grand public ? Pour qui est vraiment Par Cédric

Twitter ?

L’intérêt

10 types d’utilisation de Twitter, par Flavien Chantrel Actualité avant tout ! Par SEOMAN Les échanges : l’ère de l’accessibilité, par Julien Guyomard Mettre en valeur sa recherche d’emploi via Twitter, par Flavien Chantrel Réputation numérique et Twitter, par Antoine Dupin Twitter, quand son insertion dans l’économie de l’attention devient une assertion pour l’économie de l’information, par Camille Alloing 10 solution pour soigner votre tweetadiction, par Jean-Paul Oury Trouver des followers et développer son influence sur Twitter, par Lionel Roux

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement, ...

Trouver des comptes intéressants, par Cyrille Franck Chercher sur Twitter, Utilisez la vraie puissance de Twitter, par Genaro Bardy Les clients Twitter, par Gonzague Dambricourt Services d’aide à l’utilisation, par Christophe Ramel, Emilie Ogez et Anne-Laure Raffestin

Twitter et information

Comment expliquer l’attirance des journalistes pour Twitter ?, par SEOMAN Twitter et la qualification des sources, par Camille Alloing Twitter et partage d’information : la face B des journalistes, interview de Jean-Marc Manach Twitter, et l'application concrète de la théorie des six degrés de séparation, par Cédric Motte Le local, une voie royale pour Twitter ? par Erwann Gaucher

Dans les rédactions

Twitter et le journalisme de source, par Antoine Dupin Twitter : une école d'écriture efficace, par Cyrille Franck Les twittos et les autres, par Marie-Amélie Putallaz Twitter a réduit la frontière entre les espaces professionnels et privés, par Flavien Hamon

La place des journalistes

Les journalistes ont-ils toujours le monopole de l’information ? par SEOMAN Les journalistes, community managers en puissance ? par Cyrille Franck Le personal branding : journalistes narcissiques ou évolution des moeurs ? par Flavien Hamon Quand le journaliste fait disparaître Twitter, par Marie-Amélie Putallaz

L’intérêt de Twitter pour une entreprise
Activer les relais d'information sur Twitter, par François Mathieu Un outil de veille simple et gratuit pour commencer, par Franck Lapinta Comment faire ses premiers pas , par Franck Lapinta Twitter comme outil pour lancer une réflexion entre experts, par Jean-Christophe Anna

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer

Que penser des concours sur Twitter ? par Flavien Chantrel Quel contenu/tweets faut-il publier pour un compte entreprise ? par Camille Jourdain Qui suivre ? Par Florian Karmen Adapter ses contenus au média Twitter , par Frédéric Pereira Quantité et qualité sont deux choses différentes, par Jean-François Ruiz Comment engager la relation et mesurer son ROI, par Jean-François Ruiz Twitter et le story-telling, par Fadhila Brahimi Les mauvaises pratiques sur Twitter, par Cyril Rimbaud Faire de la publicité sur Twitter, par Mathieu Flaig Cdiscount VOD et Twitter, par la Community manager de Cdiscount VOD

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client
Vendre sur Twitter, un leurre ? par Camille Jourdain Twitter comme outil de service client ? par Sylvain Gueguen Comment utiliser Twitter en équipe, par Michelle Chmielewski Elle court, elle court, la communication 2.0, par Myriam L’Aouffir

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement

Typologie des membres de Twitter : quels profils peut-on y trouver ? par Vincent Rostaing Comment trouver les meilleurs profils sur Twitter, par Vincent Rostaing Comment Twitter vient compléter les sites de recrutement traditionnels, par Franck Lapinta Les limites de Twitter en matière de recrutement, par Flavien Chantrel

Et les entrepreneurs/freelances ?

Introduction à la création d’une communauté autour de soi, par Kim Auclair Twitter, la pause détente du freelance ? par Jean-Paul Oury

Audience

Twitter comme source de trafic, par Julien Guyomard Flux RSS ou ajout manuel ? Les stratégies pour twitter efficacement quand on blogue, par Valentin Pringuay Les possibilités de référencement avec Twitter, par Alexandre Santoni Quel est le meilleur moment pour tweeter ? par Jean-François Ruiz Optimiser les chances de lecture par Twitter de son nouvel article, par Alexandre Santoni Adieu commentaires, bonjour RT ! par Frédéric Pereira Tuer père et mère pour un RT, par Jean-Paul Oury

Fidélisation

Twitter remplace-t-il le flux RSS ? par Benjamin Romei Bonjour Twitter, par Emilie Ogez L'effet Poney, par Priscilla Gout

Chapitre 5 – Témoignages
Emery Doligé Eric Dupin Franck Lapinta Manuel Dorne FHDR Julien Guyomard Michelle Chmielewski Géraldine Dormoy Sophie Saulnier Siegfried Thouvenot Oxmo Puccino

En Octobre 2009, nous avions réuni une quinzaine de rédacteurs pour formaliser leur expérience de professionnels du Web et leur utilisation de l’outil que peut représenter Twitter. Un guide à destination des agences et des marques, mais également à destination des early-adopters et du grand public. Aujourd’hui, Twitter est plus que jamais présent et s’est démocratisé auprès d’un public plus large. Son arrivée massive en France a permis à de nombreuses entreprises de franchir le pas et de créer de vraies stratégies de vente, de communication ou simplement de veille sur Twitter. Mais un an plus tard, le constat d’un manque évident de formation et de stratégie d’approche de Twitter reste toujours d’actualité. La croissance en termes d’utilisateurs a été impressionnante dans certains pays. Les pays hispanophones par exemple, avec une croissance de plus de 1 200% en partie suite au tragique séisme au Chili, la population se tournant vers Twitter pour établir le contact et s’entraider. En Colombie, les inscriptions ont augmenté de 300% suite à l'inscription d'hommes politiques qui utilisent Twitter pour rester en contact avec leurs électeurs. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Etats-Unis n’ont pas le monopole du micro-blogging : 60% des inscrits habitent hors de leur territoire ! Le service est désormais disponible en six langues. Twitter à également mûri en un an, de nouveaux services sont arrivés, des rachats de startups ont été effectués. D’ailleurs depuis début 2010, Twitter se définit comme un réseau d'information mondial, une vraie avancée quand on pense que le concept initial de Twitter devait permettre aux utilisateurs de dire ce qu’ils font à un instant T. Twitter a évolué d’un service interpersonnel à un service plus global, de plus collectif. Septembre 2010, un autre mois important dans le développement de Twitter dans le monde : le lancement de sa nouvelle interface web ! Un nouveau design, une nouvelle vision : le tout Embed. Tous les médias sont embarqués directement sur le site Twitter : vidéo, photos, liens, tweets similaires... Il s’agit de la seule réelle innovation du coté de l’interface depuis la création du service en 2006. Mais c’est aussi le mois qu’a choisi Evan Williams, l’un des co-fondateurs du site internet, pour démissionner de ses fonctions et donner les rênes à Dick Costolo, l’ancien directeur d’exploitation de Twitter. Evan reste tout de même dans l’aventure Twitter et garde une position-clé dans la société en se concentrant la stratégie produits. Alors, en chiffres, ça donne quoi ? 145 millions d'utilisateurs dans le monde, avec une estimation de 225 000 utilisateurs en France en Août 2010. 370 000 nouveaux inscrits par jour, pour une moyenne de 90 millions de tweets quotidiens. 47% des utilisateurs sont des hommes et 53 % sont des femmes. 57% des utilisateurs ont entre 20 et 34 ans. Et niveau contenu, 30% sont des récits personnels, 27% des conversations privées, 10% des liens vers des articles d'actualité, 6% des livetweets et 4% des spams. Joli programme. Il nous a semblé intéressant de refaire le point, un an après la première édition de l’ebook, sur l’utilisation de Twitter en France dans différents domaines. Nous avons donc pris le soin de contacter de nombreux interlocuteurs actifs sur Twitter. Des journalistes, des blogueurs, des artistes, des entrepreneurs… Autant de points de vue, d’utilisations et d’objectifs différents. Voici le résultat, découpé en cinq chapitres. Le premier s’adresse au grand public. Le deuxième aborde la question du journalisme sur Twitter. Le troisième est à destination des entreprises, de plus en

plus nombreuses à vouloir découvrir et utiliser Twitter. Le quatrième se concentre sur les blogueurs. Et enfin, puisque que chacun a une utilisation différente de Twitter, nous nous sommes entretenus avec une dizaine d’utilisateurs dans un cinquième chapitre dédié aux témoignages. Nous espérons que cet ebook vous intéressera, vous apprendra des choses, vous fera réagir. Il n’est pas exhaustif, ce n’est pas possible de l’être sur un tel sujet. Mais nous l’espérons complet. Chaque article reflète la vision, la pensée ou l’expérience de son auteur. Cette pluralité des points de vue permettra, nous l’espérons, de vous faire une idée des utilisations possibles de Twitter. Pour finir, un grand merci aux nombreuses personnes qui ont accepté de participer à ce projet collaboratif ! Flavien Chantrel & Benjamin Romei

Projet initié par Flavien Chantrel et Benjamin Romei Coordonné par Flavien Chantrel Mise en page et relecture par Anne-Laure Raffestin Illustrations par Isabelle Gatzler Camille Alloing est actuellement consultant en gestion de la réputation en ligne. Il est ailleurs doctorant sur ce même sujet, au laboratoire CEREGE de l'IAE de Poitiers. Twitter : @CaddeReputation Kim Auclair fait de la création, animation et gestion de communautés Web à son compte. Elle est fondatrice de MacQuébec, Entrepreneurinternet.com. Elle possède également son blogue. Twitter : @KimAuclair Fadhila Brahimi est coach en stratégie de présence, certifiée par l' ICF. Conférencière AFCP, Chroniqueuse sur radio Widoobiz et Administrateur ISOC France. Elle est responsable éditorial du Blog Personal Branding. Twitter : @fbrahimi Jean-Christophe Anna est consultant Apec, expert en réseaux sociaux, blogueur sur l'identité numérique, l'image de marque employeur et le recrutement 2.0.

Twitter : @Jchristopheanna Genaro Bardy dirige le développement international du Salon du chocolat, "le plus grand événement mondial dédié au chocolat”, avec 16 événements dans 9 pays.

Twitter : @naro Cédric est blogueur sur Autour du Web. Il présente quotidiennement des compilations de sites Internet, l'actualité du Web ainsi que des conseils et astuces pour les blogueurs . Twitter : @CedricADW

Flavien Chantrel est Community manager pour Regionsjob depuis bientôt 4 ans, formateur sur le thème du recrutement et des réseaux sociaux, blogueur assidu, très actif sur Twitter. Twitter : @moderateur

Michelle Chmielewski est Community Manager chez Synthesio, américaine (bien) installée à Paris, amoureuse de tout ce qui est nouveau et un peu différent.

Twitter : @michmski

Gonzague Dambricourt est passionné de nouvelles technologies, d'automobiles et de communication. Il a travaillé pour Ogilvy PR et Vanksen.

Twitter : @gonzague Travaillant depuis 6 ans en Agence, Mathieu Flaig est l’auteur du blog Publigeekaire où il propose une veille quotidienne dans les domaines de la publicité, des médias sociaux, du digital, de la réalité augmentée... et du lol. Twitter : @MathieuFlex

Social Media Digital Natif Samouraï, Antoine Dupin est Chargé de Communication Web et dispose de la reconnaissance de la profession pour ses écrits grâce à son formidable esprit d'analyse et de synthèse. Twitter : @AntoineDupin Cyrille Franck est journaliste et responsable éditorial sur Internet, en radio et en presse. Intervenant pour WAN-IFRA et consultant éditorial freelance en matière de stratégie web et usage des réseaux sociaux. Twitter : @Cyceron

Erwann Gaucher est journaliste, ancien responsable d'une filière d'étude à l'ESJ, formateur et consultant web et print, spécialisé dans la presse régionale et passionné des médias. Twitter : @egaucher

Priscilla Gout est rédactrice Web à RegionsJob. Elle alimente le contenu du Fil Info de RegionsJob, de Jobtrotter et du blog Mode(s) d’Emploi avec Fabrice Mazoir. Elle est notamment spécialisée sur l’emploi au féminin. Twitter : @Priscilla_RJ

Consultant Web depuis 2005, Sylvain Guéguen accompagne ses clients de la définition à la mise en place de leur stratégie Web (communauté, contenus, etc.)

Julien Guyomard : "Le Web est ma passion, son développement mon métier. J'aime innover, et je tente de partager ma passion à travers mon blog ilonet"

Twitter : @akostic

Twitter : @ilonet

Flavien Hamon est journaliste animateur de communauté pour LEXPRESS.fr, sponsor officiel de Nescafé. Geek apprivoisé.

Camille Jourdain est consultant web social et community manager pour l'agence C2B interactive. Bloggeur sur "Le Marketing sur le Web" et passionné par le web depuis plusieurs années. Twitter : @camj59 Myriam L'Aouffir est responsable de la communication on-line des chaines du groupe France Télévisions. Ex Ambassade du Royaume du Maroc, Ex AIDES, Ex France 2. Présidente www.JustepourEux.com Twitter : @Laouffir François Mathieu est WebCommunicant chez cBanque. Il s'est spécialisé dans les stratégies de communication sur les médias sociaux et sur la manière dont les entreprises et institutions mobilisent l'outil web. Twitter : @secteur_sud

Twitter : @FlavienHamon Florian Karmen est référenceur et rédacteur web de formation, actuellement employé comme community manager dans une société spécialisée dans l'analyse et la gestion de la réputation numérique des entreprises. Twitter : @floriankarmen Franck La Pinta est Responsable Marketing Web à la DRH du Groupe Société Générale. Sa mission est de développer l'attractivité de la Marque Employeur auprès des candidats et des collaborateurs. Twitter : @careersocgen

Cédric Motte est journaliste web depuis 1998, et transmet ses expériences via un blog, des formations, des conférences, et conseille des sites de contenu pour leur refonte ou le traitement en ligne des événements. Twitter : @chouing

Emilie Ogez est consultante en médias sociaux et gestion de l'identité numérique, blogueuse et responsable marketing chez XWiki.

Twitter : @eogez

Jean-Paul Oury est consultant en e-reputation chez Image et Stratégie. Spécialiste de la communication de crise sur Internet, Phd en histoire des sciences et technologies, auteur de la Querelle des OGM Twitter : @JP_O Blogueur curieux & passionné sur WebTribulation, Valentin Pringuay est Manager France de Symbaloo.com.

Consultant et chef de projet technique, les compétences de Frédéric Pereira regroupent le design, le référencement ou encore la stratégie web. Il tient depuis 2007 le blog Fredzone et écrit aussi sur Weedle. Twitter : @Fredzone Marie Amélie Putallaz est journaliste animatrice de communauté, squatte à LEXPRESS.fr, boit trop de café, incorruptible - sauf avec des photos de chats.

Twitter : @Vaelentin Anne-Laure Raffestin est community manager à RegionsJob. Elle écrit sur le Blog du Modérateur.

Twitter : @marieamelie Christophe Ramel, alias Kriisiis, Community Manager et Blogueur sur Kriisiis.fr, le Social Media Blog.

Twitter : @alraffestin

Twitter : @Kriisiis

Cyril Rimbaud (alias Cyroul) a mis ses compétences de consultant ergonome, de concepteur et développeur web au service de plus d’une cinquantaine de projets. Il a fondé, il y a plus d'un an, Curiouser. Twitter : @cyroultwit

Benjamin Romei est fondateur de Vendeesign agence de conseil en communication en ligne. L’agence ne fait quasiment que de l’édition web et un peu de conseil auprès d’annonceurs et de marques. Twitter : @vendeesign

Vincent Rostaing Talents & Technology Management : Conseil et Accompagnement dans le management du cycle de vie professionnel , le tout en mode 2.0. Membre des associations : A Competence Egale / CENIO / Atlantic 2.0 Twitter : @lecairn

Lionel Roux est responsable informatique, architecte IT et blogueur. Il s'intéresse particulièrement à l'entreprise 2.0, aux outils collaboratifs et au webdesign.

Twitter : @lionelroux

Jean-François Ruiz est CoFondateur de PowerOn : Agence de Web Marketing spécialisée dans les médias sociaux

Gérant d'une agence de communication multimédia, Alexandre Santoni est aussi un blogueur captivé par les médias sociaux et passionné par le référencement.

Twitter : @jfruiz SEOMAN est Serial blogueur principalement SEO et Monétisation : il sévit principalement sur http://bababillgates.free.fr, accessoirement il est consultant en SEO et Webmarketing. Twitter : @seoadsenseman

Twitter : @keegfr Un compte lancé à l'occasion de la VOD par CDiscount, géré par une Community Manager

Twitter : @CDiscountVOD

Avec les témoignages de :
Emery Doligé Pataphysicien, Chroniqueur France Info, Intervenant Europe1.fr, Animateur du Buzzomètre Stratégies, Digital strategist since 1994. Blog : Choses vues Twitter : @mryemery Géraldine Dormoy Chef de rubrique Mode Internet L'EXPRESS.fr Styles

Blog : Cafe Mode Twitter : @cafemode

Manuel Dorne Consultant, blogueur et mangeur de chocolat noir.

Eric Dupin Blogueur influençable sur Presse-citron

Blog : Korben Twitter : @korben FullHDReady w0of ! Télé Veilleur Tv Zappeur News Informations Humour

Blog : Presse-citron Twitter : @pressecitron Oxmo Puccino Musicopathe Rapologue

Blog : FHDR sur Le Post Twitter : @FHDR

Site : Oxmo Twitter : @OxmoPuccino

Sophie Saulnier Ex étudiante en Communication - plus en recherche d'emploi. Danseuse de salsa à l'occasion (et autre).

Siegfried Thouvenot Blogueur High-tech, Newb Podcaster, dev Web etc...

Twitter : @SophierSaulnier

Site : CaptainWeb Twitter : @CaptainWeb

Merci aux personnes suivantes de nous avoir accordé un entretien approfondi:

Jean-Marc Manach Qui surveillera les surveillants ? Journaliste à internetactu.net & owni.fr, blogueur au Monde.fr & auteur de La vie privée, un problème de vieux cons ? Blog : Bug Brother Twitter : @manhack

Johan Hufnagel Rédacteur en chef et cofondateur de Slate.fr. Ex 20minutes.fr et Libération.

Site : Slate Twitter : @JohanHufnagel

Graphisme

Isabelle Gatzler Isabelle Gatzler est graphiste illustratrice freelance depuis 2008. Elle réalise vos projets de communication web et print de la création à l'éxecution. Site : Phénomène Graphique Twitter : @pommezede

L'auteur : Frédéric Pereira
C o n s u l ta n t e t c h e f de pr o j e t te c h n i qu e , l e s c o m pé te n c e s de F r é dé r i c r e gr o u pe n t l e de s i gn , l e r é f é r e n c e m e n t o u encore la stratégie web. Il ti e n t de pu i s 2 0 0 7 l e bl o g Fredzone, et écrit aussi sur Weedle.

S o n bl o g
http://www.fredzone.org/

T w i t t er @fredzone

résenter Twitter en quelques mots n’est pas une tâche facile. Et pour cause puisque depuis son lancement, soit en 2006, le célèbre service de micro-blogging a fait énormément de chemin. Si bien que tout le monde en parle désormais, y compris les médias traditionnels très friands de ce nouvel outil même s’ils n’en cernent pas toujours les tenants et les aboutissants. Certains le voient comme une application de messagerie instantanée, d’autres comme un réseau social amputé et simplifié à l’extrême, et on comprend pourquoi l’internaute lambda peine parfois à comprendre l’intérêt et le fonctionnement de ce service pas comme les autres. Mais pour tenter de percer ses mystères, il faut sans doute commencer par s’intéresser à son histoire.

Twitter, les débuts du service
Comme beaucoup de services, Twitter est avant tout né d’une rencontre entre trois hommes : Evan Williams, Biz Stone et Jack Dorsey. Des hommes dotés de compétences multiples et complémentaires, sans lesquelles Twitter n’aurait pas forcément rencontré autant de succès. Mais ce qu’il faut surtout souligner, c’est que l’histoire de Twitter est intimement liée à celle d’un autre géant du Web, un géant que tout le monde connaît, à savoir Google. Avant de lancer Twitter, Evan Williams travaillait pour une autre société, Pyra Labs. Une entreprise relativement connue dans le milieu puisque c’est elle qui éditait à l’époque la plate-forme Blogger. Comme chacun le sait, Google s’est très vite montré intéressé par cette dernière et a décidé, en 2003, de sortir la carte bleue et de la racheter. C’est donc à cette époque que notre ami Evan rejoint les effectifs de la firme de Larry Page et de Sergey Brin. Au même moment, Biz Stone travaillait sur Xanga, un service communautaire similaire à Blogger et qui permettait aux internautes d’héberger des blogs, bien sûr, mais aussi de disposer d’une page personnelle. Notons d’ailleurs que le service existe toujours. L’homme s’est ainsi fait remarquer et c’est sans doute ce qui a conduit Google à le recruter en 2003 suite à son rachat de la société Pyra Labs. C’est en 2004 que Biz Stone et Evan Williams décident de quitter Google. Biz

Présentation du service

disparaît alors dans la nature alors qu’Evan en profite pour créer une nouvelle société spécialisée dans l’enregistrement, l’hébergement et la diffusion de podcasts : Odeo. Il faudra attendre l’année suivante, soit 2005, pour que Biz revienne dans la partie et rejoigne son ancien collaborateur, rapidement suivi par un certain Jack Dorsey. Un Jack Dorsey qui n’a quant à lui jamais travaillé pour Google et qui n’était pas directement lié au Web puisqu’il occupait le poste de dispatcheur pour les urgences américaines. Le plus étonnant, bien sûr, c’est que Twitter n’aurait jamais pu exister sans cet homme. Car en effet, c’est Jack Dorsey qui a eu le premier l’idée de travailler sur une application Web fonctionnant à partir de la technologie SMS. Biz Stones et Evan Williams se joignent très vite à lui et commencent à développer leur nouveau service. Nous sommes alors en 2006, Flickr est devenu un incontournable du Web mondial et ils décident donc d’appeler leur service Twittr pour surfer sur la vague. Finalement, c’est le 21 mars de la même année que le tout premier tweet est publié de la main de Jack Dorsey. Un tweet qui restera sans doute dans les annales : "just setting up my twittr". Les premières semaines de test se passent bien et la version beta du service est finalement lancée le jour même de l’anniversaire d’Evan, à savoir le 31 mars 2006. Twitter ne compte alors qu’une centaine de comptes actifs.

Présentation du service

Twitter, changer le monde en 140 caractères
La fameuse limitation des 140 caractères est instituée en 2007. Jack Dorsey déclare alors "one could change the world with one hundred and forty characters". Autant dire que ce tweet a fait le tour du monde, et plusieurs fois encore. C’est aussi à cette époque que les choses s’accélèrent pour Twitter. Pour commencer, nos trois compères décident, enfin, de créer une entreprise pour développer plus facilement et plus efficacement leur service. Mais ce n’est pas tout car c’est en mars de la même année que Twitter remporte le South by Southwest Web Award. C’est grâce à ce succès que le service parviendra à se faire connaître auprès des investisseurs. Deux levées de fond sont organisées en 2007 et en 2008. Twitter reçoit alors 5 et 15 millions de dollars. Une belle somme qui lui permettra d’assurer son fonctionnement et d’améliorer son infrastructure, mais aussi et surtout de commencer à racheter d’autres entreprises comme Summize (qui est devenu le moteur de recherche du service). Durant la même période, le service commence à se faire un nom dans le milieu et ce sont finalement 100 millions de tweets qui sont publiés chaque trimestre. Précisons que John Edwards et Barack Obama ont fait leur entrée sur Twitter en 2008 pour communiquer plus facilement sur les élections présidentielles des EtatsUnis, rapidement suivis par un nombre important de politiciens, de stars et d’artistes en tout genre.

Twitter, raconter le monde
Il faudra finalement attendre 2009 pour assister à l’explosion du service. Une nouvelle levée de fond est ainsi organisée et Twitter reçoit alors 35 millions de dollars, ce qui lui permet notamment de racheter la société Mixer Labs, spécialiste de la géo-localisation. En décembre de la même année, ce sont alors 2 milliards de tweets qui ont été publiés à chaque trimestre. Logique, dans le sens où tout le monde parlait alors du célèbre service. Et c’est à cet instant précis que les médias s’en sont emparés. Tout à commencer lorsque des opposants au régime iranien ont décidé de communiquer sur leur quotidien et de le partager avec les utilisateurs du service. Grâce à Twitter, le monde entier a pu se rendre compte des atrocités commises par le régime de Mahmoud Ahmadinejad. Durant la même année, les utilisateurs de Twitter apprennent en avant-première et même avant la plupart des journalistes la mort de Mickael Jackson, le roi de la pop. Et là, une course folle commence. Le service n’est plus seulement un endroit où les internautes ont la possibilité de parler de leur vie, il est devenu un nouveau moyen de diffuser l’information. Et c’est bien pour cette raison qu’il est indispensable de lever le voile sur certains de ses aspects.

Présentation du service

L 'a u t e u r : E m i l i e O g e z
E m i l i e O g e z e s t c o n s u l ta n te e n m é di a s s o c i a u x e t ge s ti o n de l ' i de n ti té n u m é r i qu e , bl o gu e u s e e t r e s po n s a bl e marketing chez XWiki.

A première vue, Twitter est simple à utiliser. Mais quand on sonde son entourage proche (souvent non expert), on réalise que le très connu site de microblogging n'est pas si évident à appréhender d'une part et à utiliser d'autre part. Pourquoi ? D'abord parce que comme tout outil/écosystème, il a ses spécificités et qu'un jargon bien précis existe. Si on ne le connaît pas (au moins les bases), on est vite un peu perdu. Ensuite parce que quand on arrive sur Twitter, généralement, on se demande à quoi cet outil dont tout le monde parle va bien pouvoir nous servir. C'est le plus gros souci à l'heure actuelle. D'ailleurs, nombreux sont ceux qui s'inscrivent sur le site puis laissent leur compte à l'abandon, faute d'y avoir trouvé une utilité. C'est ce que j'ai fait et finalement, aujourd'hui, je ne m'en passe plus. Donc, persévérez, vous verrez que vous avez vraiment un intérêt.

S o n bl o g
http://www.emilieogez.com

T w i t t er @eogez

Dans la suite de cette article, nous allons présenter Twitter, son vocabulaire, quelques rituels et les usages (non exhaustifs) qu'il est possible d'en faire.

1. Comment ça marche ?
Twitter est un site de microblogging qui vous permet d'envoyer des messages (ou tweets) de 140 caractères maximum. Vous avez des followers (utilisateurs de Twitter qui ont choisi de recevoir vos tweets) et des followings (utilisateurs de Twitter dont vous suivez les mises à jour). Vous pouvez "forwarder" des messages à vos followers (on utilise alors le terme "retweet") si vous l'avez trouvé intéressant, répondre publiquement aux tweets (un tel tweet a la forme suivante : "@eogez merci pour votre article sur Twitter") ou encore envoyer des messages privés ("Direct Message"), uniquement visibles de vous et du destinataire. Mais attention, pour pouvoir envoyer ce type de message, il faut que la personne vous suive et que vous la suiviez. Comme dans votre navigateur, vous pouvez gérer une liste de favoris (les tweets que vous aimez ou que vous voulez lire plus tard). Vous pouvez ajouter dans vos tweets un hashtag. Il s'agit d'un mot-clé précédé d'un # (par exemple #ebook). Il est l'équivalent des tags qu'on trouve sur un site comme Diigo (site de bookmarking social), mais pour Twitter. En cliquant sur ce hashtag, vous accédez à la liste de tous les tweets qui l'utilisent ; c'est un système de recherche et de filtre efficace. Vous avez enfin les listes, permettant de regrouper des personnes selon des thématiques (par exemple "actualités Web", "identité numérique", "emploi"...).

Présentation du service

Présentation du service

2. Bien démarrer sur Twitter

2.1 Créer un compte
Rendez-vous sur http://www.twitter.com et créez un compte puis : ● Choisissez un pseudo explicite, pas trop long et qui reflète vos activités personnelles ou professionnelles. ● Remplissez votre mini bio. Allez à l'essentiel, dites qui vous êtes, ce que vous faites, pourquoi vous avez créé ce compte... N'oubliez pas de fournir l'URL de votre site si vous en avez un et le lieu d'où vous tweetez ● Choisissez de le rendre public ou privé. Si vous vous voulez gagner en visibilité, choisissez plutôt "public" ● Ajoutez une photo de vous, un portrait, récent et assez fidèle. ● Personnalisez enfin votre fond Twitter. Plusieurs sites vous proposent d'en télécharger ou de les créer vous-mêmes. Vous pouvez aussi le faire créer par un designer professionnel.

2.2 Créer son réseau
La dernière étape est de se créer un réseau. Oui, mais qui suivre ? Twitter vous fait quelques suggestions au moment de l'inscription mais aussi plus tard. Rendez-vous dans l'onglet "Who to follow". Dans "View suggestions", vous trouverez une liste de personnes à suivre (générée à partir de l'analyse des personnes que vous suivez déjà). Si vous êtes plutôt intéressé par un sujet spécifique, allez dans "Browse Interests" et choisissez celui qui vous intéresse. Pour chaque sujet, une liste de personnes de référence est proposée. Vous pouvez enfin utiliser le moteur de

Présentation du service

recherche "Find friends" pour retrouver les personnes que vous connaissez déjà et faire une recherche dans le répertoire de vos différentes messageries (c'est d'ailleurs une des premières choses à faire !). Vous pouvez enfin consulter des annuaires (par exemple Twitts.fr et WeFollow) et faire quelques recherches sur le Web (vous trouverez par exemple une liste de spécialistes de l'identité numérique et des RH ici). Enfin, fiez-vous au #followfriday de vos followings. Le principe du #followfriday est de recommander chaque vendredi des personnes intéressantes à suivre. Et maintenant, comment gagner des followers ? Il n'y a pas de recette miracle. Il y a bien des techniques artificielles, on peut acheter des followers, mais je ne vous conseille pas de passer par là. Il est préférable d'être patient et de construire son réseau doucement mais sûrement comme le dit le dicton. La qualité prime sur la quantité. Quelques conseils : ● Produire du contenu pertinent sans se disperser ● Etre poli (comme dans la vie de tous les jours) ● Aider son réseau ● Répondre aux sollicitations ● Tweeter régulièrement ● Mettre un peu d'humanité dans vos tweets Comment utiliser Twitter ? Vous pouvez utiliser Twitter de deux façons. ● Depuis sa page Web Twitter (http://twitter.com/#!/votrepseudotwitter). Depuis cette page, vous accédez à toutes les fonctionnalités offertes par le site de microblogging. ● En utilisant un client Twitter (par exemple : Tweetdeck, Tweetie, Hootsuite, Seesmic...), sur son ordinateur ou sur son téléphone : ce sont des logiciels spécialisés très utiles, surtout si on devient un inconditionnel. Ils proposent des fonctionnalités supplémentaires et permettent de faire plus facilement face au flot d'informations.

Présentation du service

Les usages L'usage de Twitter peut être personnel ou professionnel et je dirais aussi que tous les usages sont à inventer ! Mais en voici déjà une petite sélection : ● Faire de la veille et trouver des clients : surveiller des sujets (en suivant des personnes, un hashtag, un liste) ● Se faire aider : ● Partager : diffuser au près de ses followers les informations qu'on trouve, susceptibles de les intéresser. Il faut savoir donner pour recevoir. ● Interagir : à la base, Twitter n'est pas un outil de conversation, mais il est tout de même possible de l'utiliser en ce sens, si les échanges ne sont pas trop longs ; il peut même remplacer le mail ou la messagerie instantanée dans certains cas (via l'utilisation de messages directs). ● Promouvoir ses produits, son site... : diffuser les URL de ses articles de blog, faire la promotion d'une nouvelle gamme de produits, annoncer un événement... ● Faire du live-tweeting : il s'agit de couvrir des événements en temps réel. Il peut s'agir aussi bien d'une conférence, d'une émission de télévision que d'un événement sportif ● Faire des interviews : pourquoi pas ? ● Faire du live-tweeting : c'est-à-dire tweeter en temps réel lors d'un événement (sport, conférence...), de la même façon que le ferait un journaliste radio en direct. Cela permet aux personnes non présentes de savoir ce qui se dit ou se passe. ● Faire du support : prenez l'exemple de Free ! ● Vendre des produits : l'exemple le plus célèbre est celui de Dell, qui vend des ordinateurs et fait du déstockage.

Présentation du service

L 'a u t e u r : C é d r i c
C é d r i c e s t bl o gu e u r s u r Autour du Web. Il présente qu o ti di e n n e m e n t de s c o m pi l a ti o n s de s i te s Internet, l'actualité du Web a i n s i qu e de s c o n s e i l s e t a s tu c e s po u r l e s bl o gu e u r s

Selon de récents sondages, parmi les millions d'utilisateurs en ligne sur Twitter en 2010, très peu se connectent tous les jours et tweetent. Il y a bien entendu différentes raisons à cela... Certaines personnes ne trouvent aucune utilité à ce service et d'autres n'ont tout simplement pas le temps de tweeter. En fait, beaucoup de personnes ont probablement suivi la tendance et ont enregistré un compte Twitter par curiosité. Mais passé ce moment de découverte, l'utilisateur fuit, pourquoi ? Après m'être posé la question, je suis parti faire un tour sur le Net. J'ai lu quelques forums, étudié quelques commentaires et j'en suis arrivé à la conclusion suivante :

S o n bl o g Autour du Web T w i t t er @cedricadw

Twitter est tout bêtement difficile à utiliser pour un utilisateur novice ! Pourtant, en y réfléchissant bien, qui peut inventer un service aussi simple ?? Il suffit de saisir un message de 140 caractères maximum dans une zone de texte et de cliquer sur un bouton "Tweet"... Facile non ? Apparemment, pas pour tout le monde.

Alors pourquoi Twitter est si difficile à utiliser ?
En fait, nous nous trompons complètement sur la vision que nous nous faisons de Twitter. Ce n'est pas parce qu'un service est conceptuellement simple à employer

Présentation du service

qu'il est techniquement facile à utiliser, ou que nous pouvons nous en servir de manière utile. Quand il s'agit d'en faire un usage utile, Twitter se résume à ça : • Il faut un but • Il faut des efforts • Il faut du temps • Il faut de la motivation • Il faut de l'engagement • Il faut de la persévérance • Et plus que tout, il faut de la passion ! Paradoxalement, les choses qui font que Twitter est techniquement difficile à utiliser sont aussi celles qui en font ses points forts. C'est ce qui le rend si puissant (pour ceux qui arrivent à le maîtriser). En fait, il existe d'innombrables façons d'utiliser Twitter. Même si des modèles d'utilisations typiques sont apparus, ils ne sont pas explicites. Il n'y a pas beaucoup d'aide pour les novices. Lorsque vous créez un compte Twitter, vous n'obtenez pratiquement aucune orientation ou conseil sur la meilleure façon de l'employer. Il n'y a aucune règle précise qui vous indique comment vous comporter sur un réseau de micro-blogging.

Twitter, ça remonte à l'enfance !
Depuis que nous sommes enfants, nous avons appris à suivre des règles (rappelezvous les "Fais pas ci... Fais pas ça"), que chaque question a une réponse. La plupart d'entre nous attendent des orientations, des règles, de la structure, avant de faire quoi que ce soit lorsque nous rencontrons de nouvelles situations. Si nous n'obtenons pas cela, nous nous inquiétons et nous ne savons pas comment agir... Alors nous préférons ne rien faire ! Twitter a oublié ces règles de bases...

Alors pour qui est réellement Twitter ?
Vous ne trouverez pas beaucoup de gens en quête de conformité parmi la population active de Twitter.

Présentation du service

Twitter est, comme dirait une certaine enseigne, un "agitateur de curiosité" ! Twitter attire des acteurs, des chanteurs, des hommes politiques et aussi des gens tout à fait banals comme vous et moi. Mais • • • • • pour résumer, Twitter c'est pour : Les curieux Les créatifs Les ouverts d'esprit Les artistes Les extravagants

Conclusion
Choix, responsabilité et liberté sont 3 mots qui vous aideront à vous affirmer. N'hésitez pas à observer comment font les personnes influentes pour tweeter et prenez exemple sur eux. C'est à vous, l'utilisateur, de définir la meilleure façon d'exploiter ce formidable outil qu'est Twitter.

Présentation du service

L'auteur : Flavien Chantrel
Flavien Chantrel est Community manager pour Regionsjob depuis bientôt 4 a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e du r e c r u te m e n t e t de s r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r assidu, très actif sur Twitter.

S o n bl o g
Le Blog du Modérateur

T w i t t er @moderateur

De nombreux débats ont lieu sur la meilleure manière d'utiliser Twitter. Certains pensent que suivre de nombreuses personnes est impossible et enlève tout intérêt à l'outil. D'autres n'envisagent pas d'avoir une timeline qui n'est pas hyper-active, envoyant de nouveaux liens toutes les quelques secondes. Il n'y a aucune vérité absolue en matière d'usage, chacun est libre de décider la façon dont il va utiliser Twitter pour arriver à ses fins. Tout dépend bien sûr des besoins : création de trafic, discussions, veille... De nombreuses possibilités s'offrent à vous, le tout est de savoir ce que vous souhaitez faire ! Voici 10 possibilités en la matière, la liste n'est bien sûr pas exhaustive.

1 - Twitter pour s'informer
Quand on pense à Twitter, l'intérêt qui vient tout de suite à l'esprit est la rapidité de propagation de l'information. Twitter est devenu indissociable du temps réel. Plus besoin de vous donner d'exemples, on a assez parlé du crash de l'Hudson, de la mort de Michael Jackson et de leurs équivalents. L'intérêt n'est pas tant dans cette course à l'exclusivité que dans la possibilité d'être informé en permanence des actualités marquantes. De fausses rumeurs circulent bien sûr, il ne faut pas prendre tout ce que vous trouvez sur Twitter comme parole d'évangile. Mais globalement, Twitter vous donne accès à de nombreuses sources simplement : actualités, réflexions, insolite...

L'intérêt

2 - Twitter pour échanger avec une communauté de fans
Le phénomène est en plein développement. Il suffit de regarder les tweets les plus populaires sur la homepage du site pour s'en rendre compte. Ils sont fans de Justin Bieber, de Miley Cirus, des Jonas Brother ou d'autres popstars très en vogue et se servent de Twitter pour partager cette passion. Déclarations d'amour, anecdotes, liens, photos, vidéos... L'idée est d'être monomaniaque. Cet usage se rapproche souvent du concept de Skyblog, les utilisateurs étant généralement des jeunes qui en profitent pour partager leur vie quotidienne. Dans ce cadre, Twitter se rapproche d'un mix entre les updates Facebook et MSN messenger, le tout saupoudré de communautaire.

3 - Twitter comme lieu de discussion
Ils sont beaucoup à utiliser Twitter de cette manière. Généralement très bavards, leur but est de converser avec un maximum de membres. Cela peut prendre la forme de discussions, de réactions à l'actualité, de commentaires sur ce qui passe à la télé ou autre. L'essentiel des tweets s'adressent à d'autres utilisateurs. Une sorte de tchat géant en quelque sorte ! Les échanges peuvent être intéressants. Le but dans ce cas est soit de cibler les personnes que l'on suit (pour discuter avec des personnes que l'on connait) soit de suivre un maximum de personnes pour avoir toujours quelqu'un à qui parler.

4 - Twitter pour créer du trafic
La création de trafic, obsession de la plupart des blogueurs et éditeurs de sites. Twitter étant un carrefour de liens divers et variés et permettant principalement de rediriger les utilisateurs vers du contenu, il est logique de voir de nombreuses personnes l'utiliser pour tenter de s'approprier une partie des clics. Le but est généralement de ne pas tomber dans l'autopromo pure, mais plutôt de se fixer une ligne éditoriale correspondant à celle de son blog et d'y inclure régulièrement ses propres billets. Et comme toujours, plus on réussira à s'intégrer dans la communauté d'intérêt visée et plus les résultats seront au rendez-vous. Surtout si la qualité est là, bien sûr !

5 - Twitter comme équivalent d'un flux RSS
Certains sites ont un gros trafic mais pas la volonté ni le temps d'être présent sur Twitter. Dans ce cas, certains se contentent de poster un flux de news sur leur compte. C'est le cas de gros journaux en ligne, par exemple. Aucune interaction et aucune personne de suivies donc, uniquement une présence virtuelle qui permettra aux lecteurs utilisant l'outil d'être informé des mises à jours du site ou du blog. Certains blogueurs ont même deux comptes, un pour publier leur flux RSS et un autre pour les échanges plus personnels. Cela peut être une bonne idée, mais seulement si vous disposez d'un nombre d'aficionados suffisant. Les comptes sans

L'intérêt

échanges dégagent généralement peu de plus-value, seuls les plus motivés resteront...

6 - Utiliser Twitter sans Twitter
Nul besoin d'avoir un compte pour que le site de micro-blogging soit utile. Une bonne manière d'utiliser le site est tout simplement de proposer le partage de ses articles en un clic. Cela suppose donc d'avoir un site, mais aussi des lecteurs qui utilisent Twitter. Cela peut être efficace sur certaines thématiques si vous avez beaucoup de lecteurs. Facile à installer, cette méthode est devenue quasiincontournable. Cela peut fonctionner de la même manière avec Facebook.

7 - Twitter pour troller (ou pour loler)
Oui, certains se font un malin plaisir à utiliser Twitter de manière anonyme (ou pas) pour balancer sur un peu tout le monde. L'étendue est vaste, des simples comptes Détente assumés qui cherchent à s'amuser un peu aux vrais anonymes qui passent leur temps à cibler certaines personnes. La frontière entre Lol et Troll est parfois mince, mais ces comptes sont souvent assez suivis, les voyeurs étant nombreux (et officiellement indignés bien sûr).

8 - Twitter comme outil professionnel
C'est bien connu, aujourd'hui tout le monde est expert sur la toile, en particulier sur Twitter. Si le procédé peut être critiqué (et l'est généralement d'ailleurs), se servir de Twitter comme outil professionnel peut être très utile. L'idée est alors d'adopter une ligne éditoriale professionnelle et centrée sur son domaine d'activité.

L'intérêt

On publie régulièrement des liens intéressants, on commente l'actualité, on se rapproche d'autres personnes de son secteur d'activité avec qui on discute, on réseaute... Et on essaie de décrocher des opportunités, notamment grâce au marché caché. Utile, mais clairement chronophage. Mais Twitter pourra vous permettre d'atteindre des personnes difficilement atteignables autrement.

9 - Twitter et le SAV
C'est la posture qu'adoptent beaucoup d'entreprises. Le compte devient alors un canal de discussion, une porte d'entrée vers l'entreprise. Les clients peuvent venir poser leurs questions et échanger avec des personnes dédiées qui répondront rapidement à leurs questions. Cela reste assez peu répandu en France, et généralement les bénéfices pour l'entreprise concernent plus l'image et la communication qu'un réel SAV. Mais l'idée est bonne, et les accros à Twitter y trouveront leur compte. Citons BNP-Paribas ou Free parmi ceux qui s'y essaient. Des informations un peu plus corporates peuvent parfois être publiées, mais globalement l'utilisation de tels comptes est plus liée à des évènements particuliers qu'à une réelle volonté de rester informé de l'actualité de l'entreprise.

10 - Twitter et la communication de marque
Les entreprises sont de plus en plus présentes sur Twitter. Si on enlève celles qui ne savent pas pourquoi elles sont venues (social media washing oblige), il reste plusieurs types de comptes. Communication, vente de produits, recrutement... Certains optent pour plusieurs comptes, d'autres concentrent leur activité sur un seul. L'idée étant de mettre en avant les actualités de la marque et de créer un lien entre les utilisateurs/clients/prospects et l'entreprise. Une veille un peu plus générale sur son secteur d'activité est toujours appréciée. Et les concours sont récurrents pour attirer plus de monde, même si généralement les followers obtenus ne sont pas ciblés... Il est bien sûr possible de combiner plusieurs types d'utilisation. Ces exemples ne sont qu'un aperçu, après tout il y autant de types d'utilisation que d'utilisateurs. C'est ce qui fait d'ailleurs l'intérêt de l'outil : c'est un moyen, et non une fin ! Et vous, comment utilisez-vous Twitter ?

L'intérêt

L 'a u t e u r : S E O M A N
S e r i a l bl o gu e u r pr i n c i pa l e m e n t S E O e t M o n é ti s a ti o n : i l s é v i t pr i n c i pa l e m e n t s u r h ttp: / / ba ba bi l l ga te s . f r e e . f r ( B l o g s u r l e r é f é r e n c e m e n t) , a c c e s s o ir e m e n t il e s t c o n s u l ta n t e n S E O e t Webmarketing.

S o n bl o g
http://twitteradar.com

Tout le monde se rappelle du séisme médiatique qu'a provoqué l’amerrissage de l'Airbus A320 d'American Airlines le 15 Janvier 2009 sur l'Hudson. Ce séisme médiatique n'était pas lié uniquement à la dextérité du pilote qui a réussi à sauver les passagers et l'équipage sans faire la moindre victime : non, le vrai séisme était lié à une photo prise sur place par un jeune New Yorkais présent sur un ferry sur l'Hudson.

T w i t t er
@seoadsenseman

Cette photo était en quelque sorte une première, puisque tous les médias, y compris les grands networks américains, l'ont reprise dans leurs journaux. Elle représentait l'an zéro de l'avènement de Twitter en tant que média de l'instantanéité. Nul besoin d'attendre qu'il y ait un reporter de la chaine locale pour avoir les premières images. Twitter est depuis utilisé comme le chaînon manquant entre le terrain de l'actualité et les journalistes traditionnels, en attendant l'arrivée des reporters sur le terrain. Avec la présence potentielle de "citoyens reporters" tous équipés de mobiles, avec pour la majorité un accès Internet, les journalistes ont potentiellement sous le coude des reporters de l'instantanéité présents sur tous les points du globe. Du séisme à Haïti à l'alerte à la bombe sous la tour Eiffel en passant par la récente prise d'otage au sein de la chaine de télévision Discovery, l'information est systématiquement arrivée par le canal Twitter.

Première photo de l'avion dans l'Hudson dans les premières minutes suite au crash via Twitter

L'intérêt

Première photo aux abords de la Tour Eiffel suite à l'alerte à la bombe arrivée sur Twitter. Crédit : Cédric Garoffe

De cette culture de l'instantanéité est née une course effrénée à l'actualité et à l'information. Un nouveau concept est presque né que je nommerais "le dictat du premier quart d'heure" et qui s'impose aux médias d'actualité : tout évènement d'importance sera relayé sur Twitter dans le premier quart d'heure de son avènement sous peine d'être considéré comme obsolète. Twitter est donc devenu un média de transition pour l'actualité, le média du premier quart d'heure : ce fameux chaînon manquant entre le terrain et les newsroom des journalistes. Les journalistes l'ont bien compris aux Etats-Unis : que ce soit CNN ou MSNBC par exemple, tous s'appuient sur des remontées de photos ou de témoignages arrivés par Twitter. En France on en est encore un peu loin, les journalistes ayant encore une utilisation de Twitter comme une messagerie instantanée, mais ceci est une autre histoire

L'intérêt

L'auteur : Julien Guoymard
"Le Web est ma passion, son développement mon métier. J'aime innover, et je tente de partager ma passion à travers m o n bl o g i l o n e t. "

S o n bl o g I lo n e t T w i t t er @ilonet

Twitter offre une facilité d’accès sans égal. Votre clavier connecté, vous êtes téléporté au beau milieu d’une place publique. Journalistes, entrepreneurs, personnalités, vos compagnons. Actualités, futilités, débats, vos conversations. Inimaginable dans la réalité. Discuter sans frontière avec vos stars préférées, de grands hommes politiques ou des journalistes du monde entier – les tutoyer même – relève de l’utopie. A moins, bien entendu, de vous armer de votre plus beau costard-cravate, accompagné d’une carte de presse. Ou tout simplement de votre Twitter !

Des célébrités à portée de main
L’Internet a cette force, cette magie. Les frontières n’existent plus, les piédestaux se gomment. Bien sûr, les célébrités y restent célèbres, mais leurs gardes du corps disparaissent. Aucune barrière. Regardez avec quelle facilité, liberté et accessibilité des stars comme Justin Bieber, Lady Gaga ou même Patrick Sébastien discutent avec leurs fans. Autre exemple, Sébastien Chabal. Lui aussi communique avec ses fans à travers son compte Twitter. Directement et sans détour, il prend même la peine de leur répondre. En février dernier, il y avait annoncé, en exclusivité, sa blessure au dos. Avant même que les communiqués officiels ne soient rédigés, avant que la presse ne soit au courant. Propos personnels, parfois intimes, vous êtes transporté dans la vie de ces stars. Elles s’y expriment directement, sans agent. Comme des personnes ordinaires, en somme.

Tout le monde est entendu
Pas de frontière, pas de limite. Twitter est en train de révolutionner la diffusion de l’actualité. Tout le monde peut maintenant contribuer à l’information, tout le monde peut se transformer en source d’actualité. Quel que soit votre métier, quel que soit votre âge.

L'intérêt

Premier sur un scoop ? Spécialiste dans un domaine ? Vous serez écouté, vous serez relayé. En fait, tout le monde peut y bâtir une réputation, voire une renommée, sans pour autant être connu dans le monde extérieur. En effet, des utilisateurs ont réussi à se faire une place, une notoriété. Par la pertinence de leurs propos, la richesse de leurs découvertes et la fraîcheur de leurs informations, ils ont su attirer les regards, êtres appréciés, voire devenir incontournables. Par exemple, Jean-Luc Raymond, consultant de métier, est actuellement suivi par plus de deux cent mille personnes sur Twitter.

Crédit : Onurhazar

Une réputation limitée à la twittosphère
Ce petit nuage reste malheureusement virtuel. Augmenter votre réputation dans la communauté en ligne ne vous donnera pas d’invitation au banquet d’anniversaire du président des Etats-Unis, et ne fera pas de vous une star journalistique. A la limite, vous pouvez espérer être cité dans un journal, guère plus. Ne vous imaginez pas devenir le Patrick Poivre d'Arvor de demain.

L'intérêt

L'auteur : Flavien Chantrel
Flavien Chantrel est Community manager pour Regionsjob depuis bientôt 4 a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e du r e c r u te m e n t e t de s r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r assidu, très actif sur Twitter.

S o n bl o g
Le Blog du Modérateur

T w i t t er @moderateur

L’arrivée des réseaux sociaux a agité le monde du recrutement. Ces derniers permettent en effet aux recruteurs et aux candidats d’être en contact rapidement et facilement. Du moins, en théorie. Les candidats commencent à utiliser ces nouveaux outils dans leur recherche d’emploi, les recruteurs également, dans une moindre mesure. Cette arrivée progressive devrait s’accentuer dans les années à venir, si ce n’est dans le cadre des sourcings, au moins dans la diffusion des offres et le déploiement de la marque employeur. Et Twitter dans tout ça ? Réel outil d’aide au recrutement ou vernis hype dernière génération ? Certaines personnes ont réussi à se faire recruter sur Twitter, nombreuses. Reste à savoir si ce sont les exceptions qui confirment la règle.

Twitter comme composante d’une action plus globale
Twitter ne peut pas être considéré comme une fin en soi. Si le réseau a beaucoup d’utilités, une présence sur Twitter uniquement risque de ne rien apporter à son auteur au point de vue professionnel, à part exception. La mise en valeur d’une recherche d’emploi sur le web passe par la construction d’une identité numérique solide. Twitter est un des maillons de la chaîne mais ne doit pas être envisagé seul. Créez un espace de contenu (un blog ?) et couplez-le à Twitter mais aussi à d’autres réseaux : LinkedIn, Facebook, réseaux spécialisés dans votre domaine d’activité… Votre compte Twitter vous permettra de diffuser votre contenu mais aussi d’accueillir des retours et commentaires. N’oubliez de penser global : une présence en ligne nécessite une ligne de conduite et une logique centrale. Une stratégie de présence est nécessaire pour ne pas vous perdre, Twitter peut en faire partie. Ou pas. Pour le savoir, essayez tout simplement ! Mettez en application les conseils donnés dans cet ebook, essayez d’utiliser l’outil de la manière la plus adaptée à vos envies et problématiques, et faites un point régulièrement sur ce que cela vous apporte, plaisir compris. Et attention à la dépendance bien sûr ! Perdre trop de temps sur Twitter peut être contre-productif.

De l’art de dialoguer et de créer son réseau
Le principal intérêt de Twitter repose sur ses utilisateurs et son fonctionnement. Cela suppose bien sûr un travail de recherche permanent, du temps pour trouver l’usage adapté à ses besoins et un centrage sur le qualitatif et non le quantitatif.

L'intérêt

Mais la proximité offerte par Twitter est une composante importante de son attractivité. Les dialogues sont facilités et rapides, les gens y sont plus accessibles. Ces échanges permanents offrent de nombreux avantages si vous êtes en recherche d’emploi. Le premier intérêt repose bien sûr sur le réseau concret que cela peut vous apporter. Personnes travaillant dans votre secteur, entreprises, responsables des ressources humaines… Vous trouverez sur Twitter de nombreux interlocuteurs de qualité. La valeur de vos échanges avec eux et la promiscuité que vous pourrez obtenir dépendra beaucoup de la valeur ajoutée que vous apporterez vous-même à votre timeline. En publiant des updates correspondant à une ligne éditoriale précise, vous attirerez et fidéliserez un public ciblé qui partage vos centres d’intérêt. Vous pourrez mieux les connaître en continuant les échanges (sur Twitter ou ailleurs), en réagissant à leurs updates et en dialoguant au quotidien. Pas question de jouer les groupies bien sûr, mais plutôt de mettre en place une relation constructive. Pour cela, il vous faudra cibler les personnes que vous suivez. Personnes de votre secteur d’activité bien sûr, mais pas seulement. Cherchez les entreprises qui vous attirent, les recruteurs, les utilisateurs dont les mises à jour vous intéressent, les blogueurs…Vous vous prendrez vite au jeu et entamerez des amitiés virtuelles enrichissantes. Ces dernières vous ouvriront peut-être les portes du fameux marché caché et vous aideront également à publiciser vos actions relatives à votre recherche d’emploi. Et c’est sans compter les autres avantages de ce réseau : obtenir des informations utiles, vous lier d’amitié avec des personnes intéressantes, obtenir des encouragements réguliers… La dimension sociale de Twitter est centrale. Elle peut être utile professionnellement mais aussi personnellement. Et l’épanouissement personnel est un pas important vers une reprise en main !

Affirmez vos compétences
Etre en période de recherche d’emploi a la malheureuse (et logique) incidence de créer un trou sur votre CV. Derrière cette évidence se cache un problème possible : prendre du retard sur les personnes en poste sur les nouveautés affectant votre domaine d’activité et perdre (un peu) les réflexes acquis durant vos précédentes expériences. Si vous faites les bons choix dans les personnes que vous suivez (cf paragraphe précédent), vous pourrez vous informer facilement et régulièrement sur ce qui touche à votre métier. Cette veille régulière vous permettra d’être à jour, parfois plus que les personnes en poste qui n’ont pas forcément le temps d’effectuer ces démarches. Mais ce n’est bien sûr que la première partie de ce que vous pouvez faire. Etre à l’écoute de ce qu’il se dit est bien, mais n’hésitez pas à être actif. Mettez en place une veille efficace, surveillez les blogs et sources importantes de votre secteur d’activité, et tweetez régulièrement des liens intéressants. Cela vous permettra de mettre en valeur le temps que vous passez à vous informer et vous aidera à obtenir des followers de qualité. Cela vous permettra de vous démarquer, et pourquoi pas à vous faire remarquer par un éventuel recruteur de votre secteur. Dans tous les cas, vous aurez le plaisir d’échanger régulièrement avec des personnes de votre secteur et de rester à jour au niveau professionnel !

L'intérêt

Et bien sûr…
Les recruteurs ne sont pas très nombreux sur Twitter. Les représentants des entreprises sur le site de micro-blogging sont généralement des Community managers ou des chargés de communication. Et très peu de recruteurs mettent les pieds sur le site dans le but de chercher des profils intéressants. La raison est simple : les profils présents sont en majorité des profils informatique, webdesign ou web. Si vous travaillez dans un de ces secteurs, Twitter aura toute sa place dans votre stratégie de présence. Dans le cas contraire, cela pourra être un bon moyen de travailler votre notoriété et la diffusion de vos différents articles. Mais comme expliqué plus haut, Twitter ne sera pas le lieu central de votre présence mais seulement une de ses composantes. Et la notion de réseau, centrale sur le site, peut également apporter beaucoup dans une démarche à moyen terme. Les personnes ayant trouvé un emploi via Twitter sont relativement nombreuses, même si leur profil est la plupart du temps orienté web/marketing/communication. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

L'intérêt

L 'a u t e u r : A n t o i n e D u p i n
S o c i a l M e di a D i gi ta l Na ti f Samouraï, Antoine Dupin est C h a r gé de C o m m u n i c a ti o n Web et dispose d'une légitime très grande reconnaissance de l a pr o f e s s i o n po u r s e s di f f é r e n ts é c r i ts gr â c e à s o n f o r m i da bl e e s pr i t d' a n a l y s e e t de s y n th è s e . I l pa r ti c i pe é ga l e m e n t à de s c o n f é r e n c e s où il n'est pas rare de voir la foule se lever et acclamer ses di s c o u r s d' u n e pe r ti n e n c e rarement éprouvée.

S o n bl o g
http://antoine-dupin.com/leblog/

La réputation numérique, que l’on pourrait définir comme notre image de marque sur la toile, joue un rôle de plus en plus stratégique sur le Web. Si elle peut devenir un fardeau pour certains qui n’auraient pas suffisamment pris leurs précautions, elle peut se révéler un formidable levier, tant dans une recherche d’emploi que dans la prospection ou dans des logiques d’affaires.

T w i t t er
@AntoineDupin

Cependant, il convient de tuer tout de suite un mythe : tout internaute n’a pas d’obligation ou même de nécessité de se créer une réputation numérique. Il apparaît évident, par exemple, que l’ouvrier du bâtiment dispose d’un réseau physique qui va juger de la pertinence de son travail dans une réalité concrète. Pour l’heure, tout secteur n’est par conséquence, dans une moindre mesure, pas concerné par les enjeux fondamentaux découlant de ce concept. Attention, il faut cependant garder une certaine prudence quant aux informations personnelles mises en ligne, mais ce n’est pas là le sujet de cet article. Cet ebook concernant le site de micro blogging Twitter, nous allons étudier les enjeux liés à une réputation numérique basée essentiellement sur une approche de "veilleur " ayant pour objectif d’affirmer une expertise.

1 – Concepts
1 – A : Identité Numérique et Réputation Numérique Il convient de bien comprendre la différence entre réputation numérique et identité numérique. > Identité Numérique L’identité numérique concerne la manière dont l’internaute se qualifie.

L'intérêt

Sur les médias sociaux, le profil incarne l’internaute. Il écrit lui même sa biographie, met son avatar … bref, il transcende la banalité. Cependant, ce n’est pas parce l’internaute se définit comme un social media expert qu’il en est un, ou que sa communauté va l’appréhender comme tel. Il faut produire du contenu pertinent qui rentre dans une certaine ligne éditoriale en adéquation avec l’image que l’on cherche à véhiculer. Sur Twitter, cela passe par sa biographie et son avatar :

ATTENTION : Dans le cadre d’une expertise, il vaut mieux choisir un identifiant qui pourra se répercuter dans les moteurs de recherche. Dans la mesure où votre identifiant est également votre adresse url twitter.com/antoinedupin par exemple, n’oubliez pas certaines logiques de référencement. De même, un recruteur, ou votre client, ne saura probablement pas que vous êtes biloubiloubila13, dieu incontesté du référencement Web. > Réputation Numérique : La réputation numérique concerne la manière dont les autres nous appréhendent Parallèlement à l’homme, il y a le miroir informant (à la différence de déformant), la réputation numérique constituée d’un panorama émotionnel des acteurs ayant été confrontés de près ou de loin à l’internaute concerné. Sr Twitter, cela peut passer par les listes, bien qu’il soit rare qu’une personne s’amuse à répertorier les boulets parmi sa communauté, préférant plutôt les supprimer. Cependant, ces listes permettent, dans une certaine mesure d’appréhender la manière dont une communauté qualifie un internaute.

L'intérêt

Sur Twitter, la réputation numérique passe également par les résultats de recherche interne ou externe. Nous le verrons dans les prochains points, mais ces derniers sont les catalyseurs d’une information protéiforme dont Twitter est une composante de plus en plus mise en avant. ATTENTION - Comprenez bien, vous ne serez jamais totalement ce que vous prétendez ou voulez être. Cependant, vous pouvez influencer une vision globale en abordant une démarche pertinente car répondant à des mécanismes professionnels.

1 – B : Veille vs Analyse
Il faut comprendre que le fonctionnement de Twitter ne vous laissera pas d’autre choix que de produire de l’information courte. Ce n’est pas avec 140 caractères que vous allez pouvoir valoriser un savoir faire … et c’est tant mieux. Vous n’avez pas suffisamment de temps, ou vos compétences linguistiques et rédactionnelles laissent à désirer, il faut par conséquence se positionner sur la diffusion d’une information produite par un autre. On appelle cela réaliser et diffuser une veille. Ne vous en faites pas, il n’y a rien de malsain dans cette approche dès lors que vous adoptez une démarche intelligente. Vous devez nécessairement comprendre le sujet, la problématique, et qui plus est être à même de répondre à de possibles interrogations. De plus, vous valorisez un contenu auprès d’une communauté, et par conséquent faites de la promotion pour le rédacteur. Attention. Il est possible de créer des analyses sur un blog et de les valoriser par la suite sur Twitter. J’évoque la veille comme une manière crédible de montrer que l’on maîtrise un environnement dans lequel on évolue. A vous de choisir la manière dont vous allez façonner votre réputation numérique.

1 – C : Flux RSS et Agrégateurs
Parce que vous allez diffuser une veille, il est important de disposer de sources. Ces dernières sont constituées de blogs, de journaux en ligne spécialisés, voire de médias (présentation, vidéo, audio). Afin d’éviter de se rendre tous les jours sur tous les sites identifiés, vous pouvez synchroniser le tout dans un agrégateur Web

L'intérêt

au travers des flux RSS. > Flux RSS Flux RSS est défini comme tel par Wikipédia : Un flux RSS est un fichier dont le contenu est produit automatiquement (sauf cas exceptionnels) en fonction des mises à jour d’un site web. Les flux RSS sont souvent utilisés par les sites d'actualité ou les blogs pour présenter les titres des dernières informations consultables en ligne. Il est généralement représenté au travers d’une icône : > Agrégateur Un agrégateur est une application Web ou logicielle permettant de centraliser l’ensemble des flux d’informations, mais également de les lire. C’est le cas pour Netvibes ou Google Reader. Voici ce que donne par exemple mon Netvibes (en bordel, je le consens), chaque bloc émanant d’un site en particulier :

2 – Créer une expertise
Comme je l’expliquais dans l’introduction, l’expertise est à mon sens au cœur de la valorisation d’une réputation numérique. Contrairement à un blog qui peut vite devenir chronophage car nécessite souvent de bonnes qualités rédactionnelles ou un bon niveau en tant que traducteur, Twitter peut faire passer pour expert celui qui diffuse une veille pertinente et qui va légèrement transformer son identité numérique, à savoir sa biographie. En effet, il n’y a qu’à regarder les grands noms de Twitter pour s’apercevoir que des étudiants se travestissent en professionnel, que des amateurs se drapent du manteau du senior (genre "depuis maintenant 30 ans je fais du community management sur Facebook) et que des individus lambda écrivent des articles pour des livres sur Twitter… (je vous fais peur là hein ?)

L'intérêt

Vous l’aurez compris, tout un chacun peut aujourd’hui être un Social Media Gourou, un Evangeliste Brand Content Analyser ou encore un Ninja Crowdsourcer Raton Laveur … on ne compte plus les mots ridicules qui viennent donner du corps à une réputation numérique. Ces anglicismes, couplés aux professions en vogues, tels que Community Manager, donnent à l’internaute l’impression d’avoir face à lui un véritable professionnel. Pourtant sur la toile, qui est qui ?

Source : Peter Steiner

2-A L’expertise n’est qu’une façade
L’objectif de mes propos portant sur Twitter, il convient de se focaliser sur cet outil qui offre vraiment de grandes possibilités. Il existe de nombreuses typologies d’utilisateurs, allant de l’utilisateur qui va suivre une information à celui qui va la diffuser voire qui va la créer. Soyez actifs !

L'intérêt

Source : NGOnlinesNews

Il faut l’avouer, avec l’avènement du Web social, tout un chacun peut aujourd’hui devenir expert dans son domaine dès lors qu’il dispose : - d’une liste de blogs ou de sources d’informations pertinentes, - d’un agrégateur de flux RSS (type Netvibes) permettant de centraliser le tout - d’un dictionnaire franco-anglais digne de ce nom Comme le rappelait François Mathieu, le véritable expert : Critique et met en valeur ses connaissances pour prendre, intellectuellement, des risques. Et le risque n'est pas l'ennemi de la connaissance au contraire. Le risque c'est l'art de faire des hypothèses qui devront être éprouvées, rejetées ou acceptées ; c'est l'art de faire avancer. Le passionné, lui, agrège. Il essaie d'être le premier à posséder l'information brute et lorsqu'il pense faire une analyse c'est au final la synthèse de ce qu'il a lu ici et là croisée avec ses convictions personnelle. Grâce à Twitter, vous n’avez pas à suivre ce cheminement intellectuel. Vous pouvez au travers d’experts identifiés, vous faire vous même passer pour un spécialiste de votre domaine. Cela peu paraître aberrant, mais comme je l’évoquais, il vous suffira de bien vous renseigner sur certains influenceurs que vous allez suivre pour comprendre qu’au final, ils ne sont pas Community Managers mais étudiants (par exemple) et qui plus est pas dans leur secteur. Dans cette expertise de façade se croisent donc étudiants, amateurs et professionnels (au sens où c’est leur profession), boostés par les statistiques qui leur confèrent des qualités de référent, ou d’influent. Ainsi, le nombre de lecteurs d’un blog, sa position dans des classements opaques ou le nombre de followers d’un compte Twitter vont donner du crédit à certains profils. PROFITEZ-EN, vous aussi, vous pouvez le faire ! Vous avez peur de vous faire démasquer ? Qu’importe, aujourd’hui les experts encensent les travaux des amateurs, ne vous faites pas de bile, tant que vous agissez avec intelligence, il n’y a aucune raison que l’on vous saute à la gorge. Car cela n’importe guère au final, dans la mesure où ce n’est pas le fond qui prime sur Twitter (bah oui avec 140 caractères) mais bien la forme, le titre. Plus vous allez diffuser des titres pertinents, plus vous serez associé à des termes. C’est une sorte de syndrome de Pavlov, vous diffusez des informations avec pour nom Voiture et Sécurité (par exemple), dès que votre nom apparaitra auprès de personnes vous connaissant, ils vous identifient comme expert sur le marché de l’automobile. Je suis récemment tombé par exemple sur une liste de profils à suivre (blogs et

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comptes twitter) dans le domaine des ressources humaines, produit par un blog reconnu dans ce domaine. Parmi les professionnels, l’on retrouvait des étudiants, des chefs de projets ou des communicants. Ce n’est pas réellement leur analyse d’un secteur qui compte, mais leur manière de se vendre. Avec la place de plus en plus importante des médias sociaux dans l’affinage de profils, ou encore dans la diffusion d’une expertise auprès de prospects, la réputation numérique d’un individu dans certains secteurs a une valeur stratégique.

2-B Appréhender votre environnement
Dans un premier temps, pour créer votre veille, identifiez les blogs de votre secteur. Cela peut simplement se faire par Wikio Top Blog ou en tapant des mots clés spécifiques dans des moteurs de recherche dédiés comme Google Blog. A partir de cette première recherche, vous allez pouvoir constituer un premier panel de sources d’informations. Pour aller plus loin, vous pouvez également prendre en considération les sources de ces blogs. Lorsque j’évoquais le fait de disposer d’excellentes capacités de traducteur, c’est bien parce qu’une bonne partie des blogs français ne se contente que de traduire des articles américains. Généralement, en bas de l’analyse se trouve "inspiration " ou "source " avec un lien vers un site externe. Vous allez au fur et à mesure de votre veille créer ainsi un ensemble pertinent de sources à relayer. Cependant, il faut évidemment que l’identité numérique soit en corrélation avec la veille. Quelqu’un qui se définit comme "étudiant geek " a moins de poids qu’un "community manager " ou autre. Dès lors, l’identité numérique place l’individu dans un contexte, sa veille va asseoir son regard. Si vous désirez créer une veille, il faut comprendre deux choses : - Des gens qui font de la veille, il y en a plein (principe de Twitter) - Vous n’aurez pas 10 000 followers demain

2-C Confrontez-vous pour vous faire connaître
Nous l’avons vu, créer une expertise est somme toute simple. Cependant, pour pousser les processus de valorisation d’une réputation numérique, il va falloir arguer et argumenter des propos courts mais pertinent (d’où l’importance de comprendre ce que l’on échange). Ainsi, lorsque vous diffusez une information, il est préférable de la commenter succinctement. Par exemple "Le Mondial de l’auto affiche une hausse de 70% => une cause à effet de la loi Trucmuche ? ". Il faut montrer que vous n’êtes pas qu’un relais, mais une personne qui pense, qui prend en considération des faits et les confronte à un contexte. De même, lorsque vous relayez une information, n’utilisez pas le bouton de Twitter dédié, mais copiez-collez le lien, mettez une mention "rt " devant et ajoutez une annotation. Au delà du point évoqué précédemment, vous serez visible auprès de

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l’utilisateur que vous retweetez qui va, de ce fait, avoir une première approche avec votre réflexion. rt @secteur_sud "Le mondiale de l’auto affiche une hausse de 70% " => une cause à effet de la loi Trucmuche ? " NOTE : Le rt a cela de bien qu’il va vous permettre de vous faire connaître. En effet, sur Twitter, n'importe quel internaute qui a été retweeté peut suivre dans l’onglet "@mention ". Vous pourrez ainsi toucher des influenceurs. L’objectif est d’aller au delà du simple relai et bien d’offrir une véritable expertise dans le sens où il y a une démarche liée à l’intellectuel. Vous êtes humain, vous avez votre propre réflexion, n’hésitez pas. Lorsque vous diffusez votre propre veille, n’oubliez pas de temps en temps de remercier ceux qui l’ont relayée, du type "merci pour vos rt @machintrucbidule ". Vous devez adopter un visage humain, du moins dans un premier temps, pour démontrer votre potentiel.

3 – Moteurs de recherche
Les moteurs de recherche sont les catalyseurs d’un panorama émotionnel et retranscrivent comment les internautes appréhendent un profil spécifique. Ils sont d’autant plus important qu’ils sont accessibles à tout un chacun, recruteur ou clients. Pire encore, ils sont de plus en plus un réflexe pour en savoir plus sur une personne. Le fait de taper un nom et un prénom s’appelle le "Name Googling ", en rapport avec le célèbre moteur de recherche Google. Twitter occupe une place de plus en plus stratégique car il diffuse vos informations en temps réel, et sont par conséquent susceptibles de varier d’un moment à un autre (selon votre production). Sur Google :

Sur Bing (bientôt en France):

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CAS CONCRET : l’EMPLOI
Si l’on applique ces résultats avec une étude de RegionsJob parue cette année, on constate que d’une part les médias sociaux sont de moins en moins un secret pour les recruteurs :

Par conséquent, ces derniers sont à même d’aller chercher des informations audelà de Google, et de lancer une recherche dans le moteur interne sur des mots clés spécifiques. Autre fait marquant, la prise de contact au travers des médias sociaux, notamment Twitter. Cependant, comme le rappelle Flavien Chantrel : Attention, les contacts ne sous-entendent pas la présence de recruteurs, cela peut aussi bien concerner des anciens ou actuels collègues, des clients, des offres de services... Ne reste que la transformation. Et là, les réseaux sociaux s'en portent bien, avec 30% des contacts qui ont abouti sur un entretien téléphonique, écrit ou mail. Mais entretien ne veut pas dire embauche...

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Enfin, les chiffres clés parlent d’eux même :

Le chiffre important : presque un recruteur sur trois utilise le Web pour rechercher des informations liées à un candidat. Les médias sociaux ne sont pas encore, à ce jour, le point névralgique du recrutement en ligne. Cependant il faut prendre en considération deux aspects : - Le marché caché, qui selon les experts représente environ 80%. Par conséquent, la prise de contact au travers de collègues, de connaissances ou de followers peut s’avérer payante (d’où la nécessité de confronter son savoir faire) - La vérification de données, qui peut s’avérer ennuyeuse si on utilise un média comme Twitter pour balancer des informations à contre sens de la philosophie de l’entreprise.

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4 – Danger du DM, piège du retweet
Pour celui qui se sert de Twitter de manière très personnelle et diffuse des informations pouvant être compromettantes (type : en slip avec une bière dans le jardin), il existe la possibilité de mettre son compte en privé. Mais évidemment, il y a des pièges à éviter et l’anonymat de façade, même avec un pseudonyme, peut vite se transformer en porte ouverte de la bêtise humaine dès lors que l’on se sent intouchable. Pourtant vos followers sont vos pires ennemis, et vous ne le savez probablement pas. Le piège est grand, un message direct adressé à un contact tournant autour d’une blague potache ou d’un humour déplacé peut très vite se retrouver de manière publique, mis en ligne par celui qui l’a réceptionné. De même, si vous pensez que vos propos son protégés, n’oubliez pas que votre communauté, elle, agit de manière publique, et que ces derniers peuvent également "retweeter " vos propos, provoquant de ce fait les foudres publiques. Donc agissez avec discernement. Oui vous pouvez vous amusez, oui vous pouvez mettre des bêtises, mais n’oubliez pas que ce que vous produisez peut toujours être retrouvé.

Conclusion
Voyez en Twitter une formidable opportunité. Voyez en Twitter une carapace d’expert que vous pourrez endosser pour peu que vous agissiez avec intelligence, discernement et calme. Les réseaux sociaux pro vous crédibilisent par votre CV et vous confortent par votre communauté, les blogs vous valorisent par votre analyse ou votre faculté à traduire un article étranger. Twitter, un lien, un titre et un ou deux mots et vous voilà plongé dans le monde fabuleux de l’expertise. Au delà d’une simple critique, ce que je veux faire comprendre c’est le potentiel de cette plateforme dans la valorisation de son appréhension d’un environnement et dans sa capacité à apparaître dans les moteurs de recherche. A l’internaute de faire les bons choix, à savoir de se placer comme un simple relai sans conscience, ou réellement de comprendre ce qu’il va diffuser et être à même de produire une réflexion pertinent dans le cadre d’un échange.

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L 'a u t e u r : C a m i l l e A l l o i n g
C a mi l l e A l l o i n g , a c tu e l l e m e n t c o n s u l ta n t e n ge s ti o n de l a r é pu ta ti o n e n l i gn e po u r l e s o r ga n i s a ti o n s (veille d'opinion, social media marketing). Je suis par ailleurs doctorant sur ce même sujet, au laboratoire CEREGE de l'IAE de Poitiers.

S o n bl o g
http://caddereputation.over-blog.com/

T w i t t er
@CaddeReputation

Temps réel, scoops, rumeurs, mème, influence, médiatisation… Les "concepts" liés à Twitter sont nombreux. Il parait difficile aujourd’hui de réfléchir au fonctionnement de l’économie dite de "l’attention" sur le Web, sans prendre en compte cet outil et ses usages. Mais au-delà de son acceptation comme composante à part entière du paysage numérique actuel, Twitter dévoile une autre réalité économique : pour produire/diffuser de l’information il FAUT être sur Twitter ! Au risque d’être parfois piégé par un système dont les règles sont en constante redéfinition…

Les journalistes utilisent Twitter… Les entreprises utilisent Twitter… Les producteurs de contenus Web utilisent Twitter… Les particuliers utilisent Twitter… Même les animaux de compagnie sont maintenant sur Twitter… Si les usages semblent globalement similaires, les finalités, elles, sont parfois diamétralement opposées. Un journaliste a pour objectif de fournir à ses lecteurs une information vérifiée, et à son patron (si possible) une exclusivité par rapport à ses concurrents. Un blogueur visera souvent une meilleure diffusion de ses billets, soit in fine une hausse de la fréquentation de son blog. Un particulier visera à capter de l’information et à dialoguer avec ses contacts, etc, etc. Le tout en s’adaptant à trois des règles qui régissent Twitter : un contenu de 140 caractères maximum, l’idée de diffusion et d’interactions en temps réel, ainsi qu’une multiplication de sources pouvant diffuser des informations contradictoires sur le même sujet. Seulement voilà : lorsque ces divers objectifs s’entremêlent sur le même réseau, que la capacité d’usage de l’outil de micro-blogging varie considérablement d’un abonné à l’autre, il arrive souvent que certaines "vérités" sur Twitter et ses possibilités prennent le pas sur des constats moins émerveillés… Voici quelques uns des constats que nous allons traiter dans cet article : - pour les producteurs/diffuseurs de contenus : l’ère du titre remplace peu à peu celui du contenu

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- pour les entreprises : le temps réel diffère du temps médiatique - pour les journalistes/veilleurs : qualifier l’information et les sources est la nécessité première

De l’ère du contenu à l’ère du titre
Lorsque l’on commence à expliquer ce qu’est Twitter, à sa grand-mère ou à son patron par exemple (l’un étant souvent aussi connaisseur sur le sujet que l’autre), on ne peut passer à côté de l’une des bases de son fonctionnement : s’exprimer en 140 caractères textuels. Car au-delà des aspects de temps et de véracité de l’information que nous verrons ensuite, le micro-blogging (comme son nom l’indique) se caractérise par une nécessaire compression du contenu que l’on souhaite diffuser. Ce qui, de prime abord, n’est pas problématique si l’on se confine à l’utilisation première de ce service : relayer un événement que l’on observe en "temps réel". Mais comme tout outil Twitter a subi une modification de ses usages (surtout en France) pour non pas devenir un réseau "mainstream" où chacun décrit à son voisin la pomme qu’il est en train de déguster, mais un réel réseau d’informations où les "twittos" (utilisateurs de Twitter) essayent d’attirer l’attention de leurs publics vers des contenus publiés sur le Web (articles, vidéos, etc.). Il n’est d’ailleurs pas étonnant de s’apercevoir qu’une très large majorité de blogueurs possède un compte Twitter. Et qu’il ne sert parfois qu’à annoncer la sortie d’un nouveau billet (mais c'est un autre débat). Il est de plus intéressant de constater que Twitter (littéralement "gazouillement") a bien choisi l’analogie avec l’oiseau : la majorité des utilisateurs ne font que picorer l’information. Avec un minimum d’abonnements (disons une centaine), le volume d’informations qu’un utilisateur de ce service peut voir défiler dans la journée est parfois impressionnant. Il est alors raisonnable de penser que : 1) il ne lit pas l’ensemble des tweets qu’il voit passer 2) il ne clique pas sur l’ensemble des tweets qu’il lit 3) il ne lit pas l’ensemble des contenus vers lesquels ses clics l’ont renvoyé. Naturellement donc (ou sauf s’il ne fait que ça de sa journée), un utilisateur de Twitter fait du tri, il sélectionne le contenu qu’il va lire en fonction de divers critères : le temps dont il dispose, le sujet du contenu vers lequel le tweet renvoie, la source vers laquelle le tweet renvoie, la personne qui tweete… et bien entendu le contenu et la signification des 140 caractères en eux-mêmes ! Mettons nous maintenant à la place d’un blogueur, ou de toute autre personne qui diffuse du contenu sur Twitter. Au-delà du fait que ce service est réellement intéressant pour dialoguer avec ses lecteurs et d’autres blogueurs, il reste tout de même un outil incontournable de promotion de contenus (c’est souvent d’ailleurs l’une des sources amenant le plus de visiteurs vers un blog). Les techniques pour attirer des twittos (et obtenir aussi des re-tweets) sont diverses et variées : choisir l’heure, le jour, renvoyer plusieurs fois le même tweet, etc. Mais au final, le plus efficace reste le tweet en lui-même, soit (souvent) le titre de l’article ! Si par exemple cet article s’intitulait : "Comment être efficace sur Twitter en 5 étapes", il est quasiment sûr que son lancement sur Twitter ramènerait de

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nombreuses visites et serait sûrement re-tweeté plusieurs fois. Car sur Twitter, le tweet doit être explicite et résumer déjà en grande partie le contenu vers lequel il pointe. Au risque souvent d’induire en erreur le lecteur ou de le décevoir par un contenu trop pauvre par rapport à son titre prometteur. Et comme nous l’avons dit, le twittos picore… Le temps réel le pousse à faire vite, à sélectionner l’article avant même de l’avoir lu, à être en quelque sorte dépendant du titre de celui-ci (ou du tweet qui l’annonce). Mais certains producteurs de contenus ne s’arrêtent pas seulement à un titre élaboré et explicite (attirant l’attention), et vont parfois plus loin en condensant leurs articles afin que ceux-ci s’insèrent au mieux dans la logique d’un contenu en 140 caractères : ils font des listes de titres, des infographies, des copiés/collés d’articles, etc. Le contenu essentiel doit sauter aux yeux, car le temps de parcourir l’article, 15 autres tweets attendent d’être lus (certains parlent "d’infobésité", on peut pousser plus loin le concept et remarquer parfois une certaine addiction à l’information). La compression du titre visant à attirer l’attention devient petit à petit une compression des idées et de l’argumentation pour rester en adéquation avec le rythme de lecture et de consommation de l’information imposé par la pratique du micro-blogging. Le must étant de constater que très souvent des articles de plusieurs milliers de caractères sont re-tweetés sitôt leurs annonces faites : comme si un individu normalement constitué pouvait lire 3 pages en quelques secondes…

Que faut-il retenir ?
1) Pour être lu et/ou re-tweeté, le titre d’un article doit être pensé en fonction des "règles" d’usages de Twitter : explicite, court, aguicheur… 2) Un twittos retiendra plus facilement un titre qu’un contenu en lui-même. D’ailleurs, lorsque l’on fait une recherche sur Twitter, on se base sur des mots-clés précis, qui ont intérêt à être dans le titre. 3) Cette volonté d’attirer l’attention en simplifiant au maximum ses idées se ressent de plus en plus sur les contenus en eux-mêmes.

Temps réel + temps médiatique = temps communautaire
Si maintenant l'on demande à une personne un peu plus au fait du micro-blogging et de ses usages (votre grand-mère a ses limites), quelle "révolution" ce nouveau système de production de contenu a apporté au Web, il est fort probable que celleci vous réponde : le temps réel ! Au-delà du fait que la notion de temps réel n'a pas été inventée par Twitter (le "direct live" existe depuis un certain temps dans les médias par exemple), son appréciation par les entreprises est souvent confondue avec celle du temps médiatique... Car nous pouvons partir du principe qu'il y a plusieurs "temps" : le temps politique, le temps sociétal (développement durable par exemple), le temps concurrentiel, etc. Et le temps médiatique : celui où une information arrive sur le devant de la scène, où son relais par les médias et ses acteurs fait d'elle un "fait de société".

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Pour illustrer cela plus concrètement : - un iPhone explose au visage d'un utilisateur aux USA le vendredi à 1 heure du matin (heure de Paris) => événement - plusieurs personnes tweetent l'événement en direct (elles étaient juste à côté quand cela a eu lieu) => temps réel - c'est seulement le lendemain (samedi) que la majorité des utilisateurs de Twitter et d'iPhone relaient la nouvelle => appropriation « communautaire » - le lundi matin, des journalistes s'en sont emparé et en font la une de leurs journaux => temps médiatique Autrement dit, il existe toujours un temps de battement (sauf peut-être pour certains événements touchant une majorité de personnes, comme un attentat par exemple) entre le moment où une information est diffusée en temps réel, et où celle-ci est reprise par diverses communautés d'intérêts sur les réseaux sociaux pour devenir un fait médiatique. Schématiquement : temps réel (diffusion de l'information) + temps médiatique (la visibilité de l'information s'accroît) + Web 2.0 (échange, partage, déformation de l'information) = temps communautaire Ce "temps communautaire" devient un enjeu important pour tout producteur de contenu, et spécialement pour les organisations souhaitant utiliser Twitter comme moyen de promotion de leurs produits, ou tout simplement comme outil de veille. Il est autant utile de repérer une information concernant son organisation lorsque celle-ci est diffusée "en direct", que d'avoir défini à l'avance qui seront les personnes (leaders d'opinions, "influenceurs", etc.) pouvant rendre visible très rapidement cette information au sein d'une communauté. Ce laps de temps peut être réellement utile pour préparer une stratégie, prendre du recul face à un événement négatif, définir un argumentaire, etc. De plus, il apparaît comme nécessaire pour les organisations de bien appréhender le rythme de vie numérique des communautés qu'elles observent et sur lesquelles elles souhaitent s'appuyer pour diffuser un message : quels sont les temps morts (week-end, jours fériés, etc.) ? Quels sont les sources/personnes déclenchant généralement un "re-tweetage" de masse ? Une organisation devra donc prioritairement s'intéresser non pas au rythme de diffusion des informations la concernant sur Twitter, mais au rythme d'utilisation de ce même outil par les communautés/réseaux d'utilisateurs qui font vivre la ou les thématiques la concernant sur le Web dit 2.0. En bref, faire du tri avant de veiller, observer et temporiser avant d'agir. Au risque sinon de vite s'essouffler et de développer un anachronisme numérique incompatible avec les attentes des usagers du Web ("ils ne m'ont toujours pas répondu", "aucune réactivité", etc.).

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Qualifier ses sources et ses informations : des bases à se réapproprier
Récapitulons : Twitter est régi par une logique de la compression des idées, du 140 caractères et du titre roi. Qui plus est, le temps réel est devenu un élément inhérent aux pratiques communautaires numériques, temporalité variant d'un groupe d'utilisateurs à l'autre. Au milieu de tout cela donc, les professionnels de l'information, tout du moins de sa collecte et de son traitement (spécialement les veilleurs et journalistes), doivent s'adapter à ce nouvel environnent où vitesse est souvent confondue avec précipitation, et où tout est parfois possible pour attirer l'attention. Et certains, que ce soit pour rigoler/ironiser, voire plus rarement pour lancer des rumeurs à l'encontre de concurrents (économiques ou politiques), n'hésitent pas à créer de "faux comptes" dont les informations sont réellement visibles mais faussement informatives : bref, faire du faux pour faire croire au vrai, tout en donnant un peu de vrai pour ne pas faire trop faux (est-ce assez clair ?) ! Libération a par ailleurs publié, en ce début du mois d'octobre 2010, un papier concernant ces "faux comptes". Ce qu'il en ressort, non pas de plus important mais plutôt de plus inquiétant pour le métier de journaliste, est que cela marche : de nombreux journalistes tombent dans le panneau, et utilisent les informations diffusées par des comptes Twitter douteux pour écrire des articles ! Bien évidemment, ces comptes paraissent "douteux" après-coup... Et d'ailleurs, même l'AFP se permet maintenant de reprendre des tweets comme dépêches ! Vérifier ses sources et qualifier l'information est peut-être devenu désuet à l'heure du "temps réel" et du "140 caractères" ? Partons du principe que non, et voyons quelles sont les possibles méthodes pour s'assurer que l'information que l'on pêche sur Twitter n'est pas avariée, voire pire, toxique : - Ne pas se reposer sur la biographie présente sur Twitter : aller plus loin en cherchant quels sont les autres lieux numériques où se trouvent la personne, vérifier si le compte Twitter qu'elle présente sur ses autres outils (blogs, etc.) est bien le même. - Si le compte est "anonyme" (pseudonyme), laisser un temps de battement après diffusion de l'information, et voir si celle-ci se retrouve dans d'autres comptes "officiels" (en tout cas pas anonymes et traitant du même sujet). Car sur Twitter, comme ailleurs sur le Web, l'exclusivité n'existe pas réellement, on peut toujours retrouver la même information provenant d'une autre source (surtout pour un événement ayant une portée médiatique forte) - Identifier le réseau de ce compte : quels sont les comptes qu'il suit, qui le suivent ? Et quels sont leurs réseaux ? L'idée étant de repérer si le compte en question ne fait pas partie d'un réseau de faux comptes (par exemple). Un outil (enfin plutôt un gadget) comme Mention Map permet de visualiser de manière heuristique ce type d'informations. - Prendre en compte le temps communautaire : laisser (encore une fois) un temps de latence afin de voir si la communauté la plus active sur la thématique ne réfute pas d'elle même l'information diffusée.

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Ces 4 approches ne sont bien entendu pas les seules, mais il apparaît comme impossible de lister toutes les possibilités, tant elles varient en fonction de la nature de l'information, du type de comptes, etc. Mais l'outil principal, qui lui n'est pas numérique, pas 2.0, mais tout à fait maîtrisable par tous, est l'esprit critique ! Ne pas se laisser subjuguer par la technologie, toujours penser qu'un être humain est derrière une information, qu'un être humain est le destinataire de cette information, et que par conséquent l'idée même de fiabilité et d'objectivité est toujours toute relative...

Au final : une nouvelle dialectique numérique ?
Twitter n'a donc pas révolutionné notre société de l'information et de l'immatériel en elle-même, mais a induit peu à peu une nouvelle façon de consommer et diffuser l'information : compression des idées, rapidité des échanges et nouvelle temporalité, brouillage de la notion même d'autorité et de fiabilité des sources. On pourrait même dire que Twitter a permis le développement d'une "grammaire du gazouillis"... On ne dit pas (par exemple) "tiens je vais micro-bloguer", mais "je vais tweeter", etc. Twitter est devenu un verbe, un adjectif, un nom, voir un objet sémantique à lui tout seul... Cet article en est d'ailleurs un bon exemple, sur 2475 mots, les termes liés à Twitter (utilisant de près ou de loin son "étymologie") sont au nombre de 63 ! Alors, amis twittos et twittas, quel tweet allez-vous tweeter pour annoncer cet article sur Twitter ?

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L'auteur : Jean-Paul Oury
J ea n - P a u l O u ry e s t c o n s u l ta n t e n e - r e pu ta ti o n chez Image et Stratégie. S pé c i a l i s te de l a c o m m u n i c a ti o n de c r i s e s u r I n t e r n e t , Ph d e n h i s t o i r e d e s s c i e n c e s e t te c h n o l o gi e s , a u te u r de L a Q u e r e l l e de s OGM (PUF, 2006)

S o n bl o g M a l i be r té T w i t t er @JP_O

Après avoir mené une petite enquête sur le Web, j’ai trouvé une grande quantité de billets et de tests divers qui parlaient de l’addiction à Twitter, mais aucune méthode pour soigner cette pathologie. Il y a quelques temps, j’ai soigné mon addiction à Facebook en me mettant à Twitter. Je me suis donc amusé à imaginer une solution pour soigner cette nouvelle addiction qui est bien plus forte que la précédente1.

1) L’abstinence
Comme pour toute addiction, allez-y doucement. Ne forcez-pas les choses. De la même manière que vous êtes venu progressivement à Twitter, vous allez devoir en sortir pas à pas. Commencez par vous forcer à passer une heure sans tweeter. Je ne vous cache pas que pour cela vous devez être armé d’une volonté à toute épreuve. Ce qui ne vous empêche pas de mettre en application quelques petits trucs et de saisir les opportunités qui se présentent. Profitez du fait que vous avez une grosse présentation à rendre de toute urgence pour ne pas lancer votre client Twitter habituel. Si vous avez une envie pressante, évitez de prendre votre Blackberry ou votre iPhone aux toilettes. Si vous ne résistez-pas, ouvrez simplement un onglet dans votre browser et connectez-vous sur le site Twitter (non non, Nambu ou Tweetdeck c’est interdit !!!!). Avec un peu de chance, la page s’ouvrira avec la baleine. Si ça n’est pas le cas, la lourdeur des opérations (même sur la nouvelle version) vous dissuadera de virevolter. Tenez-bon. Vous avez résisté une heure sans Twitter ? C’est bien. Accrochez-vous et réitérez l’opération le lendemain. Au bout de dix essais concluants, vous êtes mûr pour la journée. A ceux pour qui l’opération semble trop difficile, je leur conseillerais de tenter l’exercice lors d’un moment important dans leur vie : mariage, enterrement,
1

Je me suis rendu compte de la forme aigüe de mon addiction lors de mes dernières vacances. Arrivé à l’autre

bout du monde dans un hôtel paradisiaque, logé dans une chambre avec vue sur mer, j’ai été extrêmement angoissé à l’idée de ne pas avoir de WiFi. Un nœud s’est dénoué dans ma gorge quand j’ai reçu les codes d’accès de la réception : j’allais enfin pouvoir tweeter une photo à mes followers

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naissance d’un premier enfant.... Si vous êtes croyant, se raccrocher aux fêtes religieuses peut sacrément aider. Rosh Hashana, le Carême, ou le Ramadan peuvent être de bonnes occasions fantastiques pour s’abstenir de tweeter. Si toutefois vous sentez votre volonté faiblir ou si vous rechutez, passez à la méthode forcée.

2) L’isolement
Une démarche «semi-forcée» peut être un pis-aller à la démarche volontaire. Il est certain que s’arrêter de soi-même sans que l’on n’ait été obligé de rien est toujours mieux, mais bon parfois, il faut savoir faire de nécessité vertu. Donc rendez-vous un week-end à la campagne avec de très bons amis. Choisissez un trou perdu où «ça ne capte pas» et où le WiFi signifie en patois local rien d’autre que le fiston du Wi (on se comprend !). N.B. : partez avec des friends de Facebook et non des followers pour ne pas être tenté. En guise de substitution, vous pourrez encore leur placer en direct quelques commentaires sous les photos qu’ils prendront de vous. Essayez de partir au moins une semaine. Si jamais en revenant vous vous rattrapez en vous connectant une journée entière pour tweeter l’ensemble de vos vacances et relisez le fil de la semaine passée, ce qui risque fort d’arriver, alors, vous venez d’échouer. Passez à la méthode forte : le dégoût.

3) Dégoûtez-vous de vos «followings»
Tout le monde se rappelle du Capitaine Haddock dans Tintin et les Picaros. Tournesol avait trouvé la pilule miracle pour le dégoûter à vie de son whisky le barbu. Vous pouvez donc, de la même manière, trouver quelques solutions pour vous dégoûter de Twitter. Commencez par follower tous les trolls que vous trouvez. Les bots qui retweetent les #lol, les #ptdr et les #j. Les ados qui racontent leur vie «J’ai trop la win ce matin». Les influents qui se la racontent en balançant des «Salut les gens» le matin et des «Sur ce, je vous laisse, je vais dormir» le soir. Vous prenez le métro en période de grève ? Suivez les comptes des syndicats. Vous êtes célibataire ? Trouvez un ou deux couples qui tweetent en amoureux: «Chérie t’as sorti la poubelle ce matin ?», «Non mon amour, c’était ton tour». Les twittos qui font 140 fautes au tweet. Les racoleuses aux shorty url chelous qui vous proposent 250 twitpics d’elles. Rajoutez quelques fils en serbo-croates et d’autres en japonais. Vous allez vite être dégoûté de votre #TL. Mais le travail n’est accompli qu’à moitié. Malgré tous vos efforts, vous vous rendez-compte que Twitter a encore un intérêt pour vous : vos followers. Voici une manière de les liquider.

4) Dégoûtez vos followers
Rien de plus facile que de perdre des followers. Ouvrez un petit #tweetclash contre vos meilleurs amis ou contre quelques blogueurs influents. Prenez-vous Eolas entre quatre tweets et démontrez-lui que ses billets ne valent pas un RT ou mieux qu’il devient commercial ces derniers temps. Vous tweetez habituellement pour une communauté heavy-metal ? Balancez-leur les derniers tubes de Justin Bieber et de Katy Perry. Vous faites partie de la sphère très fermée des #leftblogs ? Tweetez à

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tour de bras le lip dub de l’UMP et chantez les louanges de Sarko, Besson, Woerth sans oublier de RT chacun des tweets de @NK_M et @fred_lefebvre. Vous tweetez habituellement des versets de la Bible ? Racontez des histoires de fesses.... Je ne vais pas vous faire un dessin : vous savez certainement mieux que quiconque ce qu’il faut faire pour chasser vos followers. Oui, mais voilà : Twitter est un moulin à vent et la natwure a horreur du vide. Vous allez voir apparaître une nouvelle communauté : celle des fans de Bieber... bien plus nombreuse que celle des fans «tweets» à contre-courants vous en rapportent plus et multiplient par deux ou trois votre communauté de followers... Vous voilà reparti à la case départ. Sortez les bonnes vieilles méthodes.

5) Le patch
Le fameux patch anti-Twitter. Comme il n’existe pas encore sur le marché et que je ne suis pas moi-même développeur pour lancer demain une application qui vous insulte chaque fois que vous tweetez ou qui transforme vos 140 signes en une bouillie incompréhensible, j’ai conçu une idée de patch artisanal. Rendez-vous dans une papeterie (si si ça existe encore !) Achetez un bon vieux calepin des familles et un crayon. Et chaque fois que vous avez une idée à tweeter, notez-la simplement sur une feuille de votre cahier. Attention, astreignez-vous à respecter les règles! N’oubliez pas de recopiez les RT et les shortlinks et comptez les 140 signes par vous-mêmes : ahah ! On fait tout de suite moins les malins. Mais le clou du spectacle : à la fin de la journée, prenez votre calepin et relisez-vous. Les tweets s’envolent mais le papier reste. Si vous trouvez que tout ce que vous avez écrit ne valait pas la feuille de votre calepin, alors vous venez de faire un premier pas. Par contre, si vous êtes fier de vous, alors c’est que la méthode a échoué. Il faut sortir l’artillerie lourde. La campagne de pub anti-Twitter !

6) Tu t’es vu quand tu tweetes ?
Il est clair que si vous en êtes arrivé à ce stade, cela veut dire que vous ne pouvez pas vous en sortir par vous-même. Il vous faut sérieusement une aide extérieure. Qui d’autre que l’Etat est capable de vous soutenir ? Car là il faut mettre les grands moyens et lancer une grosse campagne de publicité. Donc voilà, c’est parti coco. On lance l’appel d’offre : réaliser une campagne nationale qui montre les ravages de Twitter sur la jeunesse. Le slogan qui tue «Tu t’es vu quand tu tweetes ?». Au hasard, un truc bien glauque qui montre des apprentis blogueurs qui tweetent des infos qu’ils n’auraient même pas vérifiées et qui déclenchent la 3ème guerre mondiale, des jeunes en train de tweeter et qui se suicident juste après ou encore, ou, encore mieux, un innocent qui tweete dans un coin et sans le savoir chaque tweet envoyé, c’est un arbre qu’on abat en forêt avec tout le texte légal qui va avec pour les équivalents carbone.... Et puisque tous ces mots ne peuvent avoir un impact sur vous que si on leur donne une déclinaison physique, notre agence va enfoncer le clou en organisant une grande campagne comportementale.

7) La mise à l’amende façon taxe carbone
Comme nous le rappelle le site Green IT, un employé de Twitter a évalué la consommation électrique d’un tweet à approximativement 90 joules, soit 0,025

L'intérêt

Wh. Twitter génère donc 1 tonne de CO2 chaque jour soit 20 allers-retours ParisLondres en avion. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’imposer une taxe carbone sur chaque tweet et vous mettre à l’amende en le forçant à racheter votre addiction en équivalent carbone. Voici donc une méthode qui risque de faire mal à votre portemonnaie. Mais, après tout, peut-être que vous êtes un écologiste convaincu et que vous êtes trop fier de pouvoir racheter vos tweets et dédommager ainsi la nature.... D’ailleurs vous militez pour l’environnement dans chacun de vos tweets. Donc c’est justifié de la même manière que les litres de kérosène de Yann Arthus Bertrand. Dans ce cas, je ne vois plus qu’une solution pour vous.

8) La twhérapie de groupe
Ca y est, vous y êtes. Vous vous levez de votre chaise pour prendre la parole devant l’assemblée - Bonjour je m’appelle @guykawasaki Le groupe - Bonjour @guykawasaki - Ca va être difficile pour moi de faire moins de 140 signes car j’ai tellement à raconter sur mon addiction... Le twhérapeute - Ne t’inquiètes-pas, Guy, ici tu peux te lâcher.... On est en mode Friendfeed. Si tu veux, au début, tu peux même t’aider avec un tweetlonger. - Oui c’est sympa, mais je préférerais y arriver par moi-même.... Le twhérapeute - On te comprend Guy, on est tous passé par là un jour et ça fait mal. Mais vas-y explique-nous ce qui t’amène ici. - Et bien en fait, je me suis rendu compte que ça faisait quatre ans maintenant que je passais ma vie sur Twitter au rythme continu d’un tweet tous les quart d’heures. Le groupe - Humpfffff ... Ca doit être dur.... Pendant ce temps, @guykawasaki en train de mettre sa main à la poche pour saisir son iPhone, le coach qui se précipite sur lui. - Non Guy, pas ici, pas maintenant devant les autres, résiste.... tu es plus fort que ça.... - Bah quoi, je suis juste en train de checker ma présence parmi vous sur Foursquare...

9) La séance au sanatorium
Le problème de toute thérapie de groupe, c’est qu’elle vous laisse seul face à vousmême le soir. Rien ne vaut par conséquent de se faire interner dans un sanatorium. Au hasard, prenons... Lindsay Loan. Il paraîtrait que la starlette accro à Twitter s’est faite interner dans une clinique spécialisée. Et oui, la réalité passe toujours la fiction. Mais on est en droit de douter qu’étant donné l’ampleur du trou de la sécu, le gouvernement français décide de prendre en charge l’hospitalisation des milliers de Français accros à Twitter. Pourtant Facebook a bien son Monsieur Apéro Facebook.... Pourquoi Twitter n’aurait-il pas le sien. Cela mérite réflexion non ?

L'intérêt

10) Le Grenelle de la tweet-addiction
Voici donc la solution finale à tous les problèmes d’addiction. Quand on a un phénomène de société qu’on ne réussit pas à résoudre, dans notre cher pays, on fait un Grenelle. Donc la voilà la solution à votre tweet-addiction. Les plus grands spécialistes et des politiques qui vont se réunir en conciliabule pour réfléchir à des solutions sur votre appétence pour cet outil issu de la mondialisation sauvage... Et vous allez voir ce que vous allez voir ! Toute une série de mesures radicales et innovantes : - La nomination d’un métwiateur de la République - Mise en place d’une commission sur la tweet-addiction - Ouverture des salles de Tweets où les gens trouvent des gens à qui parler de leur addiction - Mise en place d’un Télétwon afin de financer le séquençage génétique des accros à tweeter afin de mieux les soigner... - Etc, etc.... Et si avec tout cela vous n’avez pas trouvé le moyen de soigner votre pathologie, alors je ne vois plus qu’une solution pour vous : continuez à vous envoyez vos 14000 signes par jour (140 signes X 100 tweets) ou plus si vous pouvez, et surtout prenez-y le plus de plaisir possible !

L'intérêt

L'auteur : Lionel Roux
Lionel Roux est responsable i n f o r m a ti qu e , a r c h i te c te I T e t blogueur. Il s'intéresse pa r ti c u l i è r e m e n t à l ' e n tr e pr i s e 2.0, aux outils collaboratifs et a u w e bde s i gn .

S o n bl o g
h ttp: / / bl o g. w e bs o u r c i n g. f r /

“Dois-je continuer à envoyer des tweets à 5 personnes ou abandonner pour me focaliser sur autre chose ?” C’est l’un des dilemmes que pose rapidement Twitter au néo-twittos. La majorité se lasse et au mieux abandonne son compte, mais d’autres persévèrent et tentent de développer leur compte. “Pourquoi et comment attirer des followers ?”, “Comment développer son influence en utilisant le webware de microblogging?

T w i t t er @lionelroux

Des followers, mais pourquoi ?
Avant de voir comment augmenter le nombre de ses followers, voyons pourquoi c’est intéressant. De nombreuses études ont montré que Twitter est l’un des médias les plus puissants pour diffuser de l’information et créer du trafic. En effet, l'utilisation de Twitter a littéralement explosé, devenant au passage l’une des sources d’informations principales dans le monde. Dès lors Twitter est devenu un réflexe pour s’informer pour un grand nombre de personnes. Voila une manière efficace de promouvoir une marque, un produit ou une idée, de susciter des réactions (feedback, polémique, buzz, ...) ou bien encore d'accroître son influence. Diffuser un message sur Twitter est la quasi-assurance de le voir vivre à peu de frais. A condition d’avoir une masse critique de personnes en capacité de le lire ... et donc de le relayer.

L'intérêt

Les méthodes
. Tweeter et occuper le terrain Une fois son compte créé, il faut le faire vivre. Un compte “mort”, qui n’a plus tweeté depuis des semaines n’incitera pas à le suivre. Il faut tweeter régulièrement, ne serait-ce qu’une ou deux fois par semaine. Plus vous tweeterez, pour vous serez suivi. . Retweetter L’autre moyen de se faire connaître est de faire connaître les autres. Le twittos, comme le blogueur, est narcissique et il aime retweeter les RT de ses tweets. Du coup, ses followers verront votre identifiant passer et peut-être que certains iront voir votre timeline. D’autre part, les RT comme vos propres tweets peuvent représenter une information pertinente pour vos followers. Là encore, ne retweetez pas n’importe quoi et faites le avec parcimonie. . Écrire une biographie Pour attirer des followers, donner le minimum vital d’information sur vous et votre action. La biographie de Twitter (les quelques lignes qui apparaissent sous votre identifiant) permet de faire ceci. Soyez concis et pertinent. Usez et abusez des mots-clés. . Suivre vos followers Tant que vous le pouvez (c’est à dire tant que votre timeline reste lisible) suivez à votre tour vos followers. Premièrement ça leur fera plaisir, ce qui les incitera à vous retweeter. S’ils vous suivent, c’est qu’ils apprécient vos tweets. Ensuite vous apparaîtrez dans leurs followers, ce qui vous donne une seconde chance d’être vu et suivi. Si vous ne pouvez pas tous les suivre, suivez ceux qui ont le plus de potentiel (par exemple le plus de followers). Attention à ne pas suivre des comptes purement publicitaires ou bidons. . Suivre des Twittos influents Suivre un twittos influent (c’est à dire un twittos avec un ratio followers/followés supérieur à 10) vous permettra de glaner certains bon tweets ou RT. Vos RT seront probablement vus par ce twittos et qui sait, s’il juge que vos tweets sont pertinents, il vous suivra. Et là c’est le jackpot car les autres utilisateurs verront qu’il vous suit, ce qui est un “gage” de “qualité”. . Participer aux discussions et réagir. Participez activement à des débats ou discussions sur Twitter est un moyen de se faire remarquer. Tout d’abord par la qualité de vos intervention et ensuite parce que pour vous répondre, votre “correspondant” devra inclure votre identifiant. Une chance de plus de donner de la visibilité à votre compte. . Répondre aux mentions Si votre identifiant est mentionné dans une discussion ou si on vous interpelle par ce biais, autant que possible, répondez.

L'intérêt

Le mépris n'entraînera que des défections. Un peu de considération fera l’effet inverse. . Ne pas polluer la timeline Au premier point je mentionnais l’occupation du terrain. Attention toutefois à ne pas provoquer l’overdose en surchargant les timelines de vos followers, sous peine de les voir déguerpir en moins de deux. De la même façon, ne tweetez pas n’importe quoi et ne racontez pas votre vie. Il n’y a rien de plus envahissant qu’un tweet #malife. . Utiliser le Follow Friday N’hésitez pas à remercier par un #FF (Follow Friday) un twittos qui vous RT souvent. Ça ne coûte rien, à part un peu de temps, et cela fait toujours plaisir. Variez de semaines en semaines les identifiants de vos #FF. . Promouvoir son compte Si vous êtes blogueur, indiquez clairement que vous avez un compte Twitter que ce soit sur votre webdesign ou dans vos billets (s’ils sont en rapport avec Twitter par exemple). De la même façon, n’hésitez pas indiquer votre identifiant Twitter lorsque vous commentez un blog, en l’utilisant à la place de votre nom. Sur les forums, placez un lien vers votre compte Twitter dans votre signature Faites-en de même dans vos emails. . Créer un design de compte original Twitter permet de créer une page de compte à son image. Il faut en profiter et agrémenter sa page, avec un beau fond d’écran, lequel pourra comporter des informations personnelles, comme son email, l’adresse de son blog, ... et surtout une image professionnelle. Comme un webdesign de site qui sort de l’ordinaire, un beau compte Twitter attire l’œil et donne envie de s’y abonner.

Les outils
Certains points sont à faire une fois pour toute (biographie, blog, ...) mais d’autre nécessitent un peu de travail. Même si tout ce qui a été dit précédemment est parfaitement faisable avec l’interface de Twitter et un peu de rigueur, il existe des outils qui vont vous faciliter la vie. . Gérer ses followers Pour gérer à la fois ses propres followers et ses followés, il existe pléthore d’outils. On peut citer par exemple Twittoria, FriendOrFollow ou ReFollow. Ma préférence va clairement au dernier. . Trouver les meilleurs comptes Twitter à suivre Il y a plusieurs façons de trouver les meilleurs comptes. La première consiste à jouer la carte locale. Allez faire un tour dans vos followers et trouvez les meilleurs profils. Un outil comme FriendOrFollow le fait très bien.

L'intérêt

Une autre façon de faire est de sélectionner les comptes par mots clé. Tapez quelques mots clé pertinents pour vos centres d'intérêt ou d’activité et trouver de bons comptes. Aidez-vous pour cela d'outils comme Buzzom ou Docteur Tweety. Autre méthode efficace, partez d’un twittos influent ou intéressant et trouvez ses meilleurs followers. Tweepi est fait, entre autre, pour cela. Sinon laissez le hasard décider pour vous avec SuggestR. . Générer automatiquement ses #FF Bien que simple dans son principe, le Follow Friday prend un peu de temps pour sélectionner les twittos à remercier ou mettre en avant. Heureusement, il existe plein d’outils pour le faire automatiquement. AutoFF le fait bien et est une production française. Follow Friday fait la même chose, avec un design minable ;) . Créer un design en 3 clics Si vous n’êtes pas un webdesigner dans l’âme, pas de panique. Le nombre impressionnant d’outils vous permettant de réaliser de somptueux fonds de page devrait vous rassurer. Si je n’en avait qu’un à recommander, ce serait l’excellent ColourLover Themeleon. A défaut, MyTweetSpace est pas mal non plus. . Tweeter automatiquement les billets de son blog Au même titre qu’un flux RSS, un compte Twitter peut devenir une façon de suivre l’actualité d’un blog. C’est d’ailleurs beaucoup plus intéressant car un lien sur Twitter générera plus de visite qu’un flux RSS car les internautes sont obligés d’aller sur le site. De nombreux plugins permettent de réaliser ce genre de chose, en fonction de votre plateforme. De même, Feedburner permet de Twitter automatiquement son flux RSS. . Rattraper les désabonnements Malgré tous vos efforts, il arrive toujours que des Twittos se désabonnent de votre compte Twitter. Sauf qu’avec l’outil par défaut, vous n’êtes pas prévenu. Qwitter permet d’être prévenu qu’un twittos ne vous suit plus. Une bonne occasion de lui envoyer un petit tweet sympa pour tenter de le rattraper.

L'intérêt

L'auteur : Cyrille Franck
J o u r n a l i s te e t r e s po n s a bl e é di to r i a l de pu i s 1 5 a n s s u r I n te r n e t ( Z D n e t, A l ta V i s ta , AOL), en radio (Fun radio) en presse (Future France). Intervenant pour l'association mondiale des journaux (WANI F R A ) e t c o n s u l ta n t é di to r i a l f r e e la n c e Il écrit aussi pour Frenchweb.

Parmi les difficultés qui attendent le débutant Twitter figure la laborieuse quête des abonnements (ou following). De la qualité des profils suivis dépend naturellement l’intérêt de Twitter en tant qu’outil de veille ou de réseautage.

Twitter pour quoi faire ?
La première question à se poser, est celle de l’objectif poursuivi. Il faut en amont déterminer si l’on veut plutôt se servir de Twitter comme d’un outil de veille, de réseautage, de communication, de recrutement ou de sourcing (les cinq grands usages de l’oiseau bleu).

S o n bl o g
http://www.mediaculture.fr/

T w i t t er @cyceron

La sélection des profils sera plus ou moins drastique selon que l’on souhaite obtenir des informations pointues sur un domaine ou diffuser sa marque au plus grand nombre. Une fois accomplie cette étape de réflexion indispensable, l’on pourra partir en chasse, mais pas avant, au risque de fabriquer un outil hybride inefficace. Car c’est à la fois toute la force et la faiblesse de Twitter : étant totalement paramétrable, il est le résultat de ce que l’utilisateur en fait, pour le meilleur et pour le pire. Twitter est un peu "l’Ikea de l’information", le site à monter soi-même, d’où l’inversion de responsabilité du développeur vers l’usager.

Les annuaires insuffisants
Des sites proposent des listes d’usagers triés par thématiques et classés par ordre de popularité. Le problème est qu’ils souvent à tonalité très anglo-saxonne, tel listorious ou wefollow. Vous pourrez y piocher quelques "références" néanmoins, tel Pete Cashmore (Mashable) ou encore David Carr du New York Times, pour ceux qui s’intéressent aux médias.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...

Evitez de vous ruer sur les médias (CNN, Reuters...) qui utilisent Twitter comme un outil de diffusion de leurs flux RSS. Pour cela vous disposez d’un agrégateur de type Google Reader ou Netvibes. Réduire Twitter à cela serait bien dommage, car son intérêt majeur consiste à connecter des "vrais gens" entre eux afin que se créent des liens et des interactions. Il existe aussi quelques annuaires francophones comme quitwitte ou twitts, mais ils restent peu étoffés avec quelques milliers d’inscrits. Seuls y figurent ceux qui s’y sont inscrits, d’où le problème d’exhaustivité.

La recherche par mot-clé
Le mieux est de commencer par faire une recherche par mot-clé sur search.twitter.com

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...

Vous pouvez entrer le mot "médias" dans le cartouche de recherches et voir qui a utilisé ce mot dans les messages twittés récemment. Pour être encore plus pointu, ajoutez le hashtag (ou dièse) #médias, afin d’isoler les sujets "médias", classés comme tels par leurs émissaires. Vous pourrez ensuite vous rendre sur le profil de chaque profil, regarder sa récente production de messages pour vérifier qu’ils correspondent bien à vos attentes et le cas échéant, vous abonner.

La recherche via les sites d’analyse de tendances
Tweetmeme, topsy ou wikio font un classement des messages les plus relayés. C’est un bon moyen de découvrir leurs émissaires et de voir si cette popularité était justifiée. A combiner par thématique comme sur wikio pour éviter de se voir infliger les amateurs de Britney Spears si l’on cherche plutôt des informations Marketing...

A quoi repère-t-on une "bonne source" ?
A chacun de se faire son opinion, mais il y a quand même quelques indices... En voici cinq : 1-La régularité de publication. Pas forcément tous les jours, mais pas non plus une fois tous les 15 jours. 2-La spécialisation des thèmes traités. C’est très important de pouvoir ranger son abonnement dans une liste pour pouvoir filtrer la masse des informations par thème. Les généralistes éclectiques ne sont pas à proscrire, mais de fait leur production sera moins souvent pertinente qu’un pourvoyeur d’infos plus pointu. 3-La présence de liens sélectifs et pertinents. Sélectifs car faire un choix, trier l’information est le premier des services à rendre à ses abonnés. Méfiez-vous de ces usines à liens qui balancent tout et n’importe quoi, pour peu que cela entre dans leur thématique. Pour l’usager, mieux vaut 2 liens puissants par semaine que

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...

150 inutiles ou redondants. Pertinents, c’est à dire qui apportent une information nouvelle, intéressante, polémique ou pas. 4-La recherche de la source. Le bon profil tâchera de remonter à la source de l’information, et vous apportera le rapport lui-même plutôt qu’une pâle retranscription d’un blog. Ou alors au contraire il vous procurera la synthèse intelligente qui vous fait gagner du temps. Ce genre de profils est rare, si vous en découvrez un, sautez dessus, ça vaut de l’or ! 5-Le sens critique. Le bon twitteur lit attentivement avant de retwitter. Il réfléchit à ce qu’il vient de découvrir, et le passe au t"amis de sa raison" pour décider si cela lui paraît intelligent ou pas. Il ne se contente pas de relayer un lien qui "a l’air intéressant", sous prétexte que le sujet est engageant a priori. Vous constaterez à l’usage que beaucoup d’usagers Twitter relayent des liens qu’ils n’ont pas ouvert, sur la base unique du sujet du message.

Creuser à partir des sources identifiées
Une fois une bonne source identifiée, il faut se précipiter sur la liste de ses abonnements (following) pour y faire son marché. Il y a de bonnes chances que ses centres d’intérêt (et les vôtres du coup) s’y retrouvent. Search.twitter.com permet aussi de sélectionner la langue des messages postés, si vous souhaitez éviter l’anglais ou au contraire cherchez à recueillir des sources et points de vue étrangers. Pensez aussi aux listes que vous pouvez récupérer telles qu’elles en vous y abonnant (ex :@hweytens/e-marketing-veille) ou dans lesquelles vous pouvez piocher pour faire le tri. Pour trouver une liste, utilisez Google : entrez [site:twitter.com liste marketing] pour trouver les listes traitant du marketing ou [site:twitter.com liste médias] pour celles recensant les médias, entre autres exemples.

Résister aux sirènes du copinage
il faudra veiller à ne pas polluer vos sources d’information, votre fil d’actualisations (ou time-line) en vous abonnant aux amis et connaissances, "pour ne pas vexer" ou par sentiment de reconnaissance. Créez plutôt un autre compte dédié à cet usage plus social et marketing, qu’informationnel. L’efficacité de Twitter en tant qu’outil de veille dépend de sa rigueur et sa sélectivité.

Y-a-t-il un maximum de sources tolérable pour le commun des mortels ?
Difficile à dire car cela dépend de la vitesse de lecture de chacun, de sa disponibilité, de sa curiosité. A titre personnel j’ai 350 abonnements et il me semble que j’arrive à un mon maximum, car ma time-line s’allonge et je ne peux de toute façon pas la parcourir intégralement. Donc attention, toute nouvelle source risque de diluer les autres dans un flot ingérable.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...

Mais rassurez-vous, de toute façons vous passerez à côté de certaines choses. Prenez-en votre parti, nul ne saurait être omniscient. Et puis, vous apprenez déjà tellement de choses grâce à Twitter, ne soyez donc pas si gourmand ! ;-)

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L 'a u t e u r : G e n a r o B a r d y
G e n a r o B a r dy di r i ge l e développement international du S a l o n du c h o c o l a t, " l e pl u s grand événement mondial dédié au chocolat”, avec 16 événements dans 9 pays.

Le pouls du web
Il est possible de n'expérimenter Twitter qu'à travers une liste de personnes à suivre dont vous appréciez les informations partagées. C'est malheureusement une utilisation très partielle de l'outil. Si j'avais un marteau, hormis le fait que je frapperais le jour, je ne l'utiliserais pas qu'avec des punaises. Il serait beaucoup plus utile d'essayer avec des clous. La recherche rend Twitter bien plus solide, comprendre plus utile.

S o n bl o g
http://www.narominded.com/

T w i t t er @naro

La recherche est la vraie puissance de Twitter car les tweets sont majoritairement publics, ce qui vous permet d'observer littéralement ce qui se DIT sur un sujet dans le monde entier, dans toutes les langues, si bien sûr quelqu'un trouve utile de le tweeter. Le caractère public et éphémère d'un tweet permet donc de se connecter directement à ce qui se pense ou au moins ce qui se dit en temps réel. En d'autres termes la recherche sur Twitter permet de prendre le pouls du Web.

Trending topics, les sujets chauds de Twitter
Sur quel sujet effectuer une recherche sur Twitter ? D'abord sur le sujet qui vous intéresse, cela va de soit. Que le sujet qui vous fasse vibrer soit professionnel ou personnel, il est probable que quelqu'un en tweete au moment où vous lisez ces lignes. Twitter donne d'ailleurs une indication des sujets qui sont les plus discutés par l'intermédiaire des trending topics, également appelés "à la une" dans la version française de Twitter. Vous pouvez retrouver les trending topics sur l'interface Web de Twitter ainsi que sur certains clients Twitter que nous verrons plus loin. En cliquant sur modifier, vous pouvez restreindre ces trending topics à une zone géographique, comme Londres ou Miami, malheureusement pas encore à la France ou l'une de ses villes.

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Mais nous verrons plus tard qu'en utilisant search.twitter.com vous pourrez contourner le problème.

Qui est sur Twitter ?
Il convient de préciser qu'en effectuant une recherche sur Twitter, vous toucherez principalement la population qui tweete le plus. Cela va sans dire, mais cela nous oblige également à nous demander : qui est sur Twitter ? Une étude récente de ExactTarget et CoTweet nous montre que les utilisateurs réguliers de Twitter sont trois fois plus susceptibles que les autres d'influencer leur entourage sur les marques. Les utilisateurs de Twitter sont ceux qui publient le plus. 70% d'entre eux publient un blog, 71% postent des commentaires, 75% donnent au moins un avis sur un produit ou une marque tous mois. Ce sont les blogueurs, les journalistes, les médias... En effectuant une recherche sur Twitter, par exemple sur votre marque, vous allez donc découvrir ce que disent de vous les personnes les plus influentes du Web. Autant dire que même si l'utilisation de Twitter est encore loin de celle Facebook, il est conseillé de prêter attention et de tendre l'oreille.

Apprenez les basiques sur search.twitter.com
Très rapidement après son lancement, Twitter a racheté un service de recherche dans les tweets nommé Summize puis renommé search.twitter.com. Le service n'a presque pas bougé depuis et se révèle très puissant.

Vous pourrez y retrouver toutes les astuces avancées de recherche, notamment le choix des langues ou la limitation de votre recherche à une zone géographique. Search.twitter.com vous donne quelques astuces pour améliorer vos recherches. Personnellement j'aime beaucoup inclure des smileys pour trouver une humeur en plus d'un commentaire. Globalement la seule limite est votre imagination, et les tweets des internautes bien sûr :) Notez bien une astuce précieuse, à chaque recherche est associé un flux rss, qui vous permet de suivre cette recherche depuis un lecteur de flux rss, comme par exemple Google reader. Un bon moyen de rester en veille. Les moteurs de recherche les plus classiques intègrent maintenant les tweets, retrouvez ici l'exemple de Google en sélectionnant les "mises à jour", mais cela vaut pour Yahoo et Bing.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...

Pour rester connecté à vos recherches,adoptez Tweetdeck ou Seesmic
Pour conclure, si vous souhaitez utiliser un même outil pour tweeter, même avec plusieurs comptes, je vous recommande l'utilisation d'un de ces deux clients Twitter : Seesmic ou Tweetdeck. Ils vous permettront de créer des colonnes ou onglets dédiés à vos recherches les plus fréquentes, et ainsi être alerté en toute circonstance. Je ne serais pas complet si je ne vous disais que vous pouvez également sauvegarder des recherches sur l'interface Web de Twitter, cette possibilité étant limitée à 10 recherches.

Et maintenant à votre tour :)

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L 'a u t e u r : Gonzague Dambricourt
Go n z a g u e D a m b r i c o u r t a 2 3 a n s , i l e s t pa s s i o n n é de nouvelles technologies, d' a u to m o bi l e s e t de communication. Il a travaillé pour Ogilvy PR et Vanksen. Il a l a n c é tr o i s s i te s i n te r n e t dont deux collaboratifs dédiés à s e s pa s s i o n s : G o n z a gu e . m e / BlogAutomobile.fr et Z i k n a ti o n . c o m

S o n bl o g
h ttp: / / go n z a gu e . m e /

T w i t t er @gonzague

Les clients Twitter sont des logiciels (installés sur un ordinateur, téléphone ou autre périphérique) ou services web (hébergés par des prestataires et accessibles en ligne). Ils apportent parfois des fonctionnalités supplémentaires et permettent un confort d'utilisation différent. En effet tout le monde n'a pas forcément envie de subir l'interface web de Twitter et l'utilisation d'un logiciel amène par exemple le glisser déposer etc. Evidemment le but de ce passage du livre n'est pas de citer tous les clients existants au monde mais de passer en revue nos préférés.

I) Clients desktop
A) Multiplateforme

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Mixero - Gratuit - http://www.mixero.com/ Mixero est un client Adobe Air qui offre tout un tas de personnalisations ainsi qu'une version iPhone. Il gère le multi compte, les filtres, la synchronisation multiplateforme mais son interface assez surchargée en découragera plus d'un. Seesmic Desktop - Gratuit - http://seesmic.com/ Seesmic est disponible sur toutes les plateformes majeures (sauf Linux à ma connaissance) et repose sur Silverlight. L'outil gère les comptes Facebook, Foursquare, Google Buzz, LinkedIn, Ping et bien sûr Twitter. L’intérêt? Seesmic Desktop peut être enrichi de plugins. Sur le site vous trouverez aussi Seesmic Look, fonctionnant sous Windows XP, Vista et 7 qui propose une approche plus "grand public" et visuelle de Twitter. Tweetdeck - Gratuit - http://www.tweetdeck.com/ Tweetdeck est un client fonctionnant sous Mac, Windows, Linux avec Adobe Air. Multi-comptes, très paramétrable et gère la synchronisation entre vos ordinateurs et téléphones. Le seul souci ? De base il occupe tout de même énormément d'espace sur votre écran… et ça … C'est gênant sauf si votre seul activité au travail est de tweeter ;-) Ce qui est bien c'est qu'il y a une version iPhone, iPad et Android. A éviter : TweetGlide - http://tweetglide.com/ Encore un multiplateforme sous Adobe Air malheureusement très marketing car on vous force à entrer votre adresse mail puis on vous propose de suivre deux comptes Twitter puis de tweeter une information. Tout cela sent le marketeux un peu moisi . A éviter, il n'apporte rien. B) Mac

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Je commence par la partie Mac car c'est mon outil de travail principal et que je connais donc plutôt bien. Tweetie - Freeware et version payante - http://www.atebits.com/tweetie-mac/ Développé par Atebits dont le fondateur a été embauché par Twitter, ce client n'est plus du tout maintenu à jour et présente pas mal de soucis car il n'intègre pas les dernières évolutions de Twitter dont le retweet natif. Son intérêt ? Une interface extrêmement intelligente avec des animations qui mettent en valeur les conversations. Tweetie est aussi multi-comptes (vous pouvez par exemple y mettre votre compte perso et votre compte pro). C'est le client que j'utilise au quotidien malgré ses défauts. Twitterific - Gratuit et payant - http://iconfactory.com/software/twitterrific Twitterific est un petit client assez léger mais dont l'ergonomie est à revoir. C) Linux

Termterr - Gratuit - http://termtter.org/ Client en ligne de commande, pour les fanatiques du Terminal. Mis à part le cliché Linuxien de base , les clients Air sont normalement compatibles avec Linux. Pensez aussi à regarder du côté de Twitux ( http://live.gnome.org/DanielMorales/Twitux ) ou plus récent : Pino (http://pinoapp.appspot.com/)

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II) Clients web

Les clients Web sont accessibles directement depuis une page Web. A défaut de tous les décrire précisément nous vous recommandons : Twitter.com ( http://twitter.com ) L'interface - évidente - de Twitter , officielle mais pas forcément complète en termes de fonctionnalités Seesmic Web ( http://seesmic.com/app ) Décidément le client présent sur le plus grand nombre de plateformes et sous 3 formes ( client desktop - mobile - web ), il est plein de fonctions pratiques au quotidien dont la gestion multi comptes ( Twitter, Linkedin , Google Buzz, Foursquare , Ping .. ) et intègre les notifications Desktop Hootsuite ( http://hootsuite.com/ ) Client en ligne disponible en version gratuite et pro avec diverses options qui seront idéales aux équipes et aux entreprises. Cotweet ( http://cotweet.com/ ) Dans la lignée de Hootsuite et décliné en deux versions ( gratuite et entreprise ) un client en ligne qui permet d'annoter des tweets, de gérer des rôles et permissions, tracker les clicks , programmer des tweets. Le must have en entreprise à mon goût

III) Clients Mobiles
Les clients mobiles sont les logiciels s'installant sur des smartphones, des tablettes telles que l'iPad et le Samsung Galaxy Tab. Nous avons listé ici les trois plateformes

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principales de smartphones. Ces applications sont disponibles via les "appstores" respectifs de chaque environnement. A) Android

Twitter pour Android Application officielle - Pas toujours pratique car fonctionnant sous un système d'onglets. Gratuite Seesmic On vous avait prévenu ils sont partout. Une des applications les plus complètes pour Twitter sous Android. Gratuite Twidroid C'est un des pionniers du client Twitter sous Android , assez complet. Gratuite et payante (3.39 euros) Hootsuite Visée totalement professionnelle avec notamment l'affichage des statistiques - 2.99 dollars Swift Un client rapide et efficace mais dépourvu de fonctionnalités A voir aussi : TweetCaster / Twicca

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B) Blackberry

Twitter for Blackberry Client officiel, gère le push. Assez complet mais ne gère pas le multi compte. Gratuit. Seesmic Encore présent ici … Pas mal mais ne gère pas le push. Gratuit Ûbertwitter Très complet. Gratuit TwitterBerry (OpenBeak) Mon premier client twitter… émotions… . Gratuit B) iPhone

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Twitter for iPhone (anciennement Tweetie 2) Client officiel, gère le push. Gratuit Tweetdeck La version iPhone et synchronisable du client desktop. Gratuit Twiterrific La version iPhone du client desktop ici aussi. Gratuit Seesmic Ahah quelle surprise il allait nous manquer : Seesmic est aussi sur iPhone avec un affichage type dashboard, une intégration à Evernote, la gestion multicompte. Gratuit Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix !

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A u t eu r : E m i l i e O ge z C o n s u l ta n te e n m é di a s s o c i a u x e t ge s ti o n de l ' i de n ti té n u m é r i qu e , bl o gu e u s e e t r e s po n s a bl e marketing chez XW i k i .

S o n bl o g : http://www.emilieogez .c o m/ Twitter : @eogez

Emilie Ogez a sélectionné :
Backup

Cotweet, Tweepi, Visible Tweets et Twitter

A u t eu r : Anne-Laure Raffestin Community Manager chez RegionsJob, bl o gu e u s e po u r l e Blog du moderateur.

S o n bl o g : http://moderateur.blog .regionsjob.com Twitter : @alraffestin

Anne-Laure Raffestin a sélectionné :

TumblIn, ClockTweets, E-Manurama, MinURL, Twitpic, Packrati et Cadmus

Backtweets,

A u t eu r : Christophe Ramel Christophe Ramel, a lia s K r iis iis , Community Manager e t B l o gu e u r s u r Kriisiis.fr, le Social M e di a B l o g

S o n bl o g : http://www.kriisiis.com

Twitter : @kriisiis

Christophe Ramel a sélectionné :
AdvancedTweepsSearch et Formulists

CuratedBy, Twoolr,

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L 'a u t e u r : S E O M A N
S e r i a l bl o gu e u r pr i n c i pa l e m e n t S E O e t M o n é ti s a ti o n : i l s é v i t pr i n c i pa l e m e n t s u r h ttp: / / ba ba bi l l ga te s . f r e e . f r ( B l o g s u r l e r é f é r e n c e m e n t) , a c c e s s o ir e m e n t il e s t c o n s u l ta n t e n S E O e t Webmarketing.

S o n bl o g
http://twitteradar.com

T w i t t er
@seoadsenseman

Les journalistes ont au début vu en Twitter un concurrent, un nouveau média qui allait les concurrencer. S'en suit une salve de critique à l’encontre du site de microblogging. Des radios publiques francophones ont même lancé une expérience où des journalistes étaient enfermés à huis clos avec comme seules sources d'informations Facebook et Twitter, l'objectif non avoué étant de prouver que le média n'était pas fiable.

Aux Etats-Unis, les journalistes sont fascinés par Twitter. Cette fascination s'explique par l'instantanéité de l'information : le journalisme temps réel, ils ont en rêvé, Twitter l'a "presque" fait. Le tableau est idyllique : des centaines de "reporters" sur le terrain 24/7 toujours fascinés d’être questionnés par un journaliste vedette de CNN ou d'ABC, et qui ne rechignent pas à donner l'information qu'on leur demande en 140 caractères. Que penser d'un Carel Pedre, qui, au péril de sa vie lors du séisme d'Haïti, est resté derrière son écran pour donner via Twitter les informations que ni les agences de presse mondiale ni les télévisions locales n'auraient pu donner avant des heures ? Twitter était devenu pour ces journalistes US un nouvel eldorado grisant où les reporters citoyens étaient disponibles tout le temps, gratuitement, et surtout permettaient de faire un travail de fourmi en attendant l'arrivée des reporters traditionnels. Deuxième source de fascination de Twitter pour les journalistes, la facilité et la concision des échanges : nos amis journalistes français n'ayant retenu finalement que ce deuxième aspect. C'est ainsi que Twitter est devenu une newsroom multiple et colorée : on peut y croiser des échanges de tweets entre un journaliste du Figaro, un pigiste de Marianne ou encore une stagiaire de Mediapart sans que cela ne paraisse surprenant. Il s’agit d’une sorte de cour de récréation pour journalistes (spécifique à la France). Certains ont essayé sans succès de se l’approprier. Verdict : flop total.

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Autre point intéressant pour les journalistes, la présence sur Twitter des hommes politiques qui usent et abusent des tweets au plus grand bonheur des journalistes : Twitter est devenu le vrai "OFF" pour les politiques. Certains députés ont même demandé l'interdiction de Twitter dans l'Assemblée nationale suite à certaines fuites mémorables. Dans le futur, Twitter prendra sa vraie place comme outil auprès des journalistes. Ils cesseront de le considérer comme nouveau média concurrent. Il n'est rien de plus que le chaînon manquant dans la circulation de l'information entre son avènement et sa couverture et leur fascination n'en sera que plus grandie.

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E n t ret i en a v ec : Jean-Marc Manach J ea n - M a rc M a n a c h e s t o u r n a l i s te à i n te r n e ta c tu . n e t & owni.fr, blogueur au M o n de . f r & a u te u r de L a v i e pr i v é e , u n pr o bl è m e de v i e u x cons ?

De puis combien de temps es-tu sur Twitter, et pourquoi as-tu effectué cette démarche ? Je suis sur Twitter depuis un an et demi, voire deux ans. J’avais d’abord réservé mon nom pour éviter le cybersquatting, mais il y a deux ans je ne comprenais pas l’intérêt de Twitter. Je ne voyais pas ce qu’on pouvait faire avec 140 caractères. A la rentrée il y a deux ans, je voyais de plus en plus de gens utiliser Twitter, j’ai donc voulu tester. Ca a correspondu au moment où pas mal d’autres journalistes Internet se sont connectés sur Twitter, et où on a commencé à faire du journalisme de

S o n bl o g
B u g B r o th e r

T w i t t er
@manhack

liens avec aaaliens notamment. Là par contre, je voyais vraiment l’utilité. Je faisais déjà une revue de Web depuis pas mal d’années, j’utilisais Delicious (pour InternetActu). La revue de Web pour InternetActu dépassait un peu les 140 caractères, j’ai voulu faire pareil pour aaaliens mais en plus court. J’ai donc commencé à faire une revue de Web à la fois sur Delicious et sur Twitter, et il se trouve que la mayonnaise a commencé à prendre, parce que les sujets que je traite commençaient à intéresser les gens : toutes ces questions de surveillance, de liberté sur le Net, de technologies de contrôle. Ensuite, il y a eu un papier de Vincent Glad dans BienBienBien sur le classement des journalistes Internet sur Twitter où il me surnommait « le papy du Web » (je l’avais eu comme étudiant à l’ESJ). Cela a contribué à booster le truc . C’est vraiment intéressant pour moi car ça me permet de partager tout ce que je vois d’intéressant, et que je ne peux traiter en tant qu’article, car j’ai plus un profil de journaliste d’investigation, il me faut du temps pour faire mes enquêtes. C’est la culture du partage sur internet ! Twitter vient donc en complémentarité de tes autres activités. Je ne fais pas des articles très régulièrement, j’en sors un voire deux par semaine. Par contre, c’est quasiment quotidien, je vais envoyer entre 5 et 20 infos par jour. Je ne fais pas la promo de mes articles sur Twitter. Par contre, la notoriété de ma revue de presse et des infos que je balance sur Twitter permet ensuite d’amener des gens vers mes articles. Ça fait donc partie de mon boulot : je ne suis pas payé pour tweeter, mais j’estime que dans mon boulot de journaliste, ça fait partie de ce

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qu’attendent mes lecteurs. Je ne suis pas là uniquement pour écrire des papiers, je suis aussi là pour dire : cet article là, il est intéressant. On rejoint l’idée de personal branding, et du fait qu’un journaliste peut être limite un média à lui tout seul. Non seulement on est présent via ses articles ponctuellement, mais en plus on va occuper le terrain quotidiennement pour se faire connaître et avoir une caisse de résonnance pour le reste. Je n’aime pas l’expression de "personal branding" car je suis un Français. Je vais prendre la chose différemment : la majeure partie des journalistes de la presse écrite travaille pour des médias où leur signature apparaît en bas à droite. Et personne ne sait qui a écrit les articles dans Libération ou Le Monde. Le nombre de gens qui lisent la signature du journaliste est infime. Par contre, quand on est blogueur, on récupère son nom. Et ça c’est extrêmement intéressant dans le journalisme sur internet, c’est qu’à partir du moment où on fait aussi du blog, où on s’exprime à la première personne, on récupère son nom. Sur twitter c’est exactement la même chose : on ne va pas lire tous les articles sur Slate, mais ce que fait Vincent Glad, oui. Je sais que c’est un bon journaliste, car j’ai lu ses papiers et parce que sur Twitter je vois ce qu’il fait et je trouve ça bon. C’est pas uen question de personal branding : il y a certains journalistes qui arrivent à se faire un nom, ou à récupérer le leur, car avant ils étaient dilués dans la masse de tous les noms de tous ceux qui travaillent dans un journal papier ou à la TV ou à la radio. On arrive donc à une période où on va suivre plus un journaliste qu’un journal… Il y aura toujours plein de journalistes qui vont bâtonner de la dépêche parce que c’est comme ça qu’ils travaillent, ou qu’ils n’ont pas le choix. En même temps sur le Net, on peut faire de la qualité. On peut prendre le temps, d(ans certains cas) de faire de longs papiers fouillés, vaec des liens, des photos, des vidéos… Des choses qu’on n’a pas le temps de fair en TV ou même en presse écrite : en presse écrite, ton article doit faire 3 fueillets, point barre. Sur le Net, tu as la place. Cette notion de qualité et, pardaoxalement, les tweets de 140 caractères, participent de cette mutation du journalisme sur internet. Un autre exemple : avant je travaillais beaucoup avec les fils RSS pour suivre l’actualité. Le problème, c’est qu’en suivant Le Monde ou libé, j’ai l’intégralité de tout ce qu’ils envoient. Or, ce n’est pas forcément intéressant. Par contre, avec cette notion de journalisme de liens sur Twitter, les liens postés le sont par des êtres humains en grande majorité. C’est tout l’intérêt ! Ca rehausse considérablement la qualité de la veille. Je me sers donc de Twitter pour savoir les infos intéressantes sur les sujets qui me préoccupent. Du coup, Twitter +les réseaux sociaux+ le blog, c’est un vrai plus pour les journalistes, ou ça devient une obligation ? Ca peut être une obligation dans certains cas, mais pour plein de journalistes ça ne servira à rien. En termes de veille, je pense que c’est plus intéressant que les flux RSS, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter d’en lire. Pour arriver à se faire un nom, Twitter est effectivement plus intéressant.

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Et ce n’est pas Twitter, mais ls réseaux sociaux en général : peut-être que d’ici quelques années, twitter azura été complètement absorbé, ou sera vraiment différent, on n’en sait rien. Ce qui m’intéresse : On introduit un nouveau rapport avec le lectorat. Tu utilises Twitter pour échanger avec les lecteurs et les fournisseurs de contenu ? C’est comme les commentaires sur mes articles : je ne vais pas répondre systématiquement car je n’ai pas forcément quelque chose à répondre. Quand la question ou la critique qu’on me fait est pertienent, je réponde, c’est le minimum sur les réseaux sociaux ; la base. C’est chronophage, mais à partir du moment où tu mises sur la qualité, ça prend beaucoup de temps, et donc tu publies moins de papiers que quelqu’un qui n’est pas sur les médias sociaux, ne répond jamais à rien et se contente de publier. Mais ça vaut le coup ! Et en même temps, je n’ai pas le choix : dans la façon que j’ai d’aborder le journalisme sur le Net, je suis dans cette dynamique là. Concernant ton utilisation de Twitter en général, tu te fixes une ligne éditoriale ? Oui. On en revient un petit peu à la marque : les sujets qui m’intéressent majoritairement sont les questions de surveillance de liberté, que ce soit sur Internet ou les technologies de contrôle. C’est là-dessus que je vais me focaliser, je ne vais pas raconter tout ou n’importe quoi. De temps en temps, je vais retweeter un message, un article ou une vidéo qui m’aura particulièrement fait rire, oui qui n’est pas dans mon scope mais que je trouve très intéressant. Mais c’est l’exception, sinon tu brouilles les pistes pour le lecteur. Une bonne partie de ceux qui utilisent Twitter dans une optique professionnelle et qui ont beaucoup de personnes qui les suivent fonctionnent de cette façon. Il faut savoir à qui tu parles, à défaut de savoir qui t’entend. 8 000 personnes me suivent sur Twitter, je ne peux pas les suivre tous, mais eux savent à peu près les sujets que je traite. C’est un contrat de lecture gratuit. On peut remarquer plusieurs utilisations de Twitter par les journalistes eux-mêmes : certains s’en tiennent à une ligne éditoriale, à une promesse, et d’autres qui partent plus dans des comptes personnels plus que pro mais qui cartonnent quand même, comme Voncent Glad ou Alex Hervaud, et d’autre qui sont très suivis mais n’ont pas forcément axé leur compte Twitter sur leur vie professionnelle en elle-même. Alex et Vincent, il y a un côté kikoulol qui participe de leur réputation sur le Net. Quand Vincent avait trouvé le profil Facebook de Zahia, il l’avait balancé sur Twitter mais n’avait pas fait d’articles. A contrario, à la suite de ça, beaucoup ont fait des articles dessus. C’est un peu le back office du journalisme Ce que j’explique aux étudiants que j’ai dans les écoles de journalisme dans lesquelles j’interviens, c’est qu’avant tu faisais ton reportage radio Tv ou presse écrite, tu le vendais au rédac chef et c’est lui qui décidait de l’heure à laquelle

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c’était diffusé. Après, tu passais à autre chose. Aujourd’hui, une fois l’article publié, tu dois lire les commentaires, parler sur Twitter ou Facebook, donc il ya des gens qui vont réagir, il y a presque un côté un SAV. Une fois ton papier fini, ton travail de journaliste n’est pas terminé, il y a du boulot après. Et la c’est quelque chose qui est nouveau, et c’est dû au fait que les gens peuvent répondre en temps réel, ce qu’ils ne peuvent faire à la TV ou la radio, ou en presse écrite. C’est pareil pour les journalistes : et le minimum quand quelqu’un te parle, c’est d’écouter ! On en arrive au fameux journaliste Commnuity manager décrit en ce moment. Effectivement. Il y a un côté CM . Ca s’appelle l’interactivité, la liberté d’expression, les gens discutent. Après, certains ne lisent pas les commentaires sur leurs blogs, qui il est vrai peuvent être de véritables usines à trolls, par exemple sur le conflit israélo-palestinien. Je comprends tout à fait. Mais c’est l’exception. Il faut lire les commentaires, c’est le minimum, car il y a toujours quelqu’un qui en sait plus que toi sur le sujet sur lequel tu écris un article. Il faut impérativement être très humble sur le Net sinon tu vas te faire démonter sur les commentaires ou sur d’autres blogs. Et donc il faut lire les commentaires et répondre aux choses les plus intéressantes. Et maintenant, les commentaires ont aussi lieu sur Twitter et sur Facebook. C’est la notion de microblogging, le fait d’aller chercher les gens où ils sont. Le métier de journaliste aujourd’hui, ce n’est pas seulement de faire des reportages, des enquêtes, ou d’écrire des articles, c’est aussi d’aller au contact comme dirait un militaire. La différence entre Twitter et Facebook, c’est que sur Facebook on n’a pas forcément accès à ce que la personne a partagé. Là où sur Twitter avec un ou deux outils on peut savoir qui a dit quoi. De fait, j’ai 4 fois plus de personnes qui me suivent sur Twitter que sur Facebook. Twitter et grand public, est ce que tu penses qu’un jour ça peut vraiment se faire ? Sur Twitter, non. C’est trop geek, il y trop de termes à comprendre : followers, RT… Il y a trop de règles, c’est quoi ow.ly, bit.ly, les j.mp etc Ce n'est pas aussi grand public que Facebook. C’est pour ça que je lis aussi Facebook, pour le grand public, ils ont un espace à eux. Quand tu es journaliste maintenant, tu as face à toi des gens qui ont leur propre canal de média, d’expression, sur Facebook et sur Twitter. Ca change tout au sens où ce n'est pas seulement la possibilité de laisser un commentaire en bas de ton article. Il ne vient pas sur le blog du monde, sur InternetActu ou sur OWNI et je lui offre la possibilité de s’exprimer chez moi, là il a son propre profil Facebook ou son propre compte Twitter où il va pouvoir faire tourner l’information. Par exemple, ça m’est arrivé plusieurs fois l’année dernière, je publie un article sur le blog que j’ai sur le Monde, il y avait eu quelque chose comme 140 retweets mais il y avait eu 800 partages sur Facebook. C’est énorme ! Alors que j’ai 4 fois plus de gens qui me suivent sur Twitter que sur Facebook. En même temps, sur les statistiques, personne n’est dupe : j’ai plus de 8000 personnes abonnées à mon compte, mais combien sont actifs ? A mon avis, peutêtre, 500, 1000 ou 1500. La majeure partie s’est inscrite mais ne s’en sert plus.

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Tu utilises des outils pour tracker le nombre de clics justement ? J’utilise bit.ly, je regarde les stats… Avec OWNI, nous sommes justement en train de préparer un outil pour calculer le degré d’influence non pas au nombre de followers mais au nombre de clics. Par exemple : LeMonde.fr a un compte Twitter, 58, 27, 125 personnes… ont cliqué sur les liens publiés il y a une heure. Et pourtant, ils ont 113 000 followers. Moi si je vais sur mon compte, les trucs que j’ai publiés : 60, 99,192… J’ai fait une expérience avec JeanLucR, qui a plus de 200 000 personnes qui le suivent, et on s’aperçoit que le degré d’influence n’est pas le nombre de followers. Le compte Twitter du monde.fr entraîne généralement moins de clics sur un lien que ce que moi je peux produire. C’est complètement paradoxal. Il ne faut pas raisonner Twitter et microblogging, je préfère "médias sociaux" : les gens s’expriment aussi, et on parle à des gens qui répondent, voire qui peuvent t’interpeller directement. Alors que dans les autres médias, radios, TV, presse écrite, les journalistes parlent à des gens qui n’ont que le droit de se taire quasiment. A moins de faire un courrier des lecteurs ou d’appeler le standard, mais ils ne peuvent pas répondre sinon. Sur le net, ils peuvent répondre, et cela n’a jamais été aussi puissant qu’avec Facebook et Twitter. Donc pour toi, Twitter est plus symptomatique des changements du journalisme actuel plus que l’outil en lui-même est intéressant. Oui : Altavista et Netscape ont disparu, mais les moteurs de recherche et les navigateurs Web en tant que tels n’ont pas disparu. Je ne sais pas où en seront Facebook et Twitter dans 5 ou dans 10 ans, mais je sais qu’on ne pourra plus revenir en arrière sur le fait qu’aujourd’hui un journaliste quand il est sur Internet, il parle à des gens qui peuvent lui répondre en temps réel.

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A u t e u r : C é dr i c M o tte
J o u r n a l i s te w e b de pu i s 1 9 9 8 ; n ' a j a m a i s a r r ê té de pu i s e t essaie de transmettre mes ( m o de s te s ) e x pé r i e n c e s v i a u n bl o g, de s f o r m a ti o n s ; de s c o n f é r e n c e s ; to u t e n c o n s e i l l a n t de s s i te s de c o n te n u po u r l e u r r e f o n te o u le traitement en ligne d' é v é n e m e n ts .

Elaborée en 1929 par un chercheur hongrois, la théorie des six degrés de séparation repose sur un principe simple : chaque être humain est à 6 personnes intermédiaires, au maximum, de tout autre être humain dans le monde. Exemple : vous connaissez quelqu'un (1) qui connaît un vendeur d'Apple (2) qui connait le directeur d'Apple France (3), qui lui-même connaît le Responsable Europe (4) qui rapporte à Steve Jobs (5). Vous voilà donc à 5 personnes de Steve Jobs. Ô joie suprême !

S o n bl o g
http://www.chouingmedia.com

T w i t t er
@chouing

Source : Wikipédia

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Ce qui ressemble à une théorie fumeuse prend toute sa dimension dans les réseaux sociaux actuels. Toutes les recommandations automatiques type "Suggestions d'amis", "Vous connaissez peut-être", "Comment vous connecter à Bob", etc, mettent en application ce principe, sous le diminutif FOAF – pour Friend of a Friend. Mais c'est sur Twitter que cette théorie prend tout son sens, grâce à la rapidité de propagation d'un message, notamment via les re-tweets. J'en ai fait l'étonnante expérience en septembre 2009. Afin de préparer une intervention au quotidien Le Temps, je cherchais des informations sur l'état de la presse et du Web en Suisse. Les moteurs de recherche m'ont permis de trouver des informations factuelles, mais rien qui permette de sentir l'état d'esprit des Suisses vis-à-vis des médias, du Web, et plus largement des institutions politiques. Un peu en désespoir de cause, je lance un tweet le 8 septembre après-midi.

Sur Twitter, parmi mes 800 followers, 10 ont relayé mon message original. Par ordre chronologique de RT, un grand merci à @xternisien (journaliste au Monde), @Polo_ (journaliste au Courrier Picard), @philippe_lagane (blogueur), @leGouter (fan de groove...), @mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr), @berkati (politologue et journaliste), @MonsieurPierre (journaliste), @wubitt (résident suisse), @la_nr_chantal (l'un des comptes Twitter de la Nouvelle République) et enfin @webatou (qui se bat pour des sites Web accessibles)... Sur Facebook, deux personnes basées en Suisse m'ont demandé de préciser ma demande (il faut reconnaître qu'en 140 caractères...). D'après l'outil bit.ly (qui a

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tendance à gonfler les stats), 200 clics ont amené 83 personnes vers cette page sobrement intitulé Le web en Suisse :

Cette page est un Google Doc en mode wiki ouvert, c'est-à-dire que toute personne se retrouvant sur la page peut l'éditer. Elle est maintenant fermée. En 6 heures, cette page a enregistré 350 "activités".

Quelles sont les informations recueillies ?
Un peu de tout, sans doute en raison de questions trop évasives. Quoiqu'il en soit, ces informations m'ont permis de mieux recentrer mes questions pour la deuxième phase de mes recherches sur les moteurs.

Chercher de l'information, et trouver des contacts
La voilà la grande différence entre un moteur de recherche et un réseau social : le premier donne des informations, le second apporte des contacts qualifiés. Comment ? Sur la page wiki sont apparus très vite des noms de personnes ad hoc à interroger. En parallèle mon réseau sur Twitter s'est agrandi. Une (modeste mais qualifiée) vague de nouveaux twittos, suisses pour la plupart, sont arrivés. 10 personnes qui retweetent, c'est relativement faible mais c'est justement tout l'intérêt de la chose : je ne suis pas une star des réseaux sociaux, ai une influence discutée par ma propre progéniture et ne suis pas salarié par un journal ou une marque connue. Ce qui tend à démontrer que s'il est nécessaire d'avoir un nombre de contacts minimum, il est surtout crucial d'avoir un réseau qualifié. En raison d'un temps limité, je n'ai pas pu contacter toutes les personnes recommandées. Trois personnes m'ont permis d'avoir une vision éclairée de la

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situation, et je tiens à les remercier pour leur réactivité et surtout leur disponibilité à des horaires fantaisistes (de 21 à 23 heures avec Sandrine Szabo, entre minuit et une heure du matin avec Clément Péquignot, et le lendemain matin pour PierreYves Revaz). Ces trois personnes ont été contactées et interviewées moins de 24 heures après lancé le premier message sur Twitter.

Quelles leçons en tirer ?
Une vaste question à laquelle il serait bien exagéré de répondre en une seule expérience, qui présente un bémol important. Les gens sur le Web, et notamment les francophones sur Twitter, sont particulièrement friands d'internet. Du coup, leur poser une question qui traite du Web les titille assez vite. Pas sûr d'avoir les mêmes réponses sur des sujets d'actualité. Quelques remarques cependant : - la question posée était une demande d'information et non une demande de contact. En lançant "Cherche plusieurs personnes pour les interviewer sur l'état du web en Suisse", il n'est pas sûr que les bonnes personnes se soient présentées, tout simplement parce que dans ce cas vous attirez celles qui veulent être interviewées - et non celles qui sont prêtes à partager une information gratuitement. - il est illusoire de croire que lancer une question relativement complexe sur un réseau social va apporter une réponse. Il y a un moment où il faut prendre son téléphone pour préciser les questions et les réponses. - c'est un gain de temps considérable. "Mon" réseau a travaillé pour moi. Très concrètement, j'ai lancé le message à 14h, mais n'y suis revenu que deux heures après. Entre temps, les informations et les contacts sont arrivés d'euxmêmes. Reste évidemment à trier. - c'est une facilité de mise en relation exceptionnelle. Comment aurais-je fait il y a 15 ans ? J'aurais appelé des organismes officiels ou des entreprises, serait tombé sur de gentil(le)s secrétaires dont le métier est de filtrer les coups de fil, aurais eu des réponses plus ou moins claires, plus ou moins rapidement, mais surtout des réponses en impasse. Là, chaque personne du réseau est un pont vers une autre personne, éventuellement plus qualifiée ou d'avis différent. - Twitter ne se suffit pas à lui-même. Ce qui a permis de récupérer des informations, c'est le Google Doc, pas Twitter. Il semblerait qu'une partie des internautes aiment vraiment aider des inconnus, et n'en attendent rien en retour, si ce n'est un remerciement. Les RT de chacun ont transmis l'information de cercles d'internautes peu pertinents sur le sujet, mais dont le cercle de connaissance – plus exactement le graphe social comme on dit en ligne – contient des groupes de personnes qualifiées en fonction du sujet.

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Auteur : Erwann Gaucher
Erwann Gaucher est j o u r n a l i s te , a n c i e n r e s po n s a bl e d' u n e f i l i è r e d'étude à l'ESJ, formateur et c o n s u l ta n t w e b e t pr i n t, s pé c i a l i s é da n s l a pr e s s e r é gi o n a l e e t pa s s i o n n é de s m é di a s .

Tous ceux qui, aujourd’hui, travaillent dans la presse locale et utilisent Twitter se posent cette question et pressentent déjà les réponses. Twitter a-t-il vocation à devenir un outil privilégié dans l’information de proximité ? Commençons par un traditionnel mais inévitable état des lieux. Dans les différentes rédactions de journaux locaux de France, la greffe a été sans doute un peu plus longue à prendre avec Twitter que pour Facebook. Pas étonnant : si l’outil est plus simple à prendre en main, sa finalité est beaucoup moins évidente. Et surtout, les exemples de journaux nationaux l’utilisant, et sur lesquels la presse locale aurait pu s’appuyer, sont aussi beaucoup plus rares.

S o n bl o g
http://www.erwanngaucher.com

T w i t t er
@egaucher

Malgré tout, petit à petit, les journaux régionaux, principalement les quotidiens, ont vraiment commencé à utiliser Twitter à l’aube du second semestre 2010. Des débuts qui restent logiquement timides. Twitter est un "pur outil", c’est la façon de l’utiliser qui en fait la finalité. Les journaux régionaux, dont les équipes sont parfois encore balbutiantes sur le web, commencent donc à jouer avec l’outil, tout en expérimentant ses fins. Début octobre 2010, plus d’une trentaine de quotidiens régionaux disposaient d’un compte Twitter officiel, d’autres étant "représentés" plus ou moins officieusement par un membre de la rédaction ayant ouvert un compte personnel. Quant au top 10 des journaux locaux les plus suivis sur Twitter, il était le suivant au 21 septembre 2010 : La Voix du Nord (2 716 followers) Ouest France (2 682 followers) Sud Ouest (2 492 followers) Le Télégramme (1 671 followers) Les Dernières Nouvelles d’Alsace (1 252 followers) Le Progrès (1 221 followers) Presse Océan (1 040 followers) La Provence (816 followers) La Montagne (816 followers) Le Midi Libre (728 followers)

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Un impact encore très modeste en terme de communauté, on le voit. Pourquoi ?

Un outil encore mal connu des rédactions
Il est aujourd’hui encore difficile de mobiliser les rédactions locales sur Twitter. Les journalistes y sont encore très rarement formés, même si la tendance s’inverse très progressivement, et leurs efforts en termes de réseaux sociaux se concentrent à 95% sur Facebook. La mise en place d’un compte Twitter et son alimentation au quotidien dépend encore très souvent de la volonté d’un(e) journaliste, utilisateur de Twitter à titre privé, et qui en pressent l’intérêt pour le journal avec lequel il collabore. Deux stratégies sont alors à la disposition du titre pour assurer sa présence sur le site de micro-blogging : en confier l’animation à un(e) ou plusieurs journalistes, ou en automatiser l’actualisation. Cette dernière est souvent retenue, car plus simple à mettre en place, elle paraît également plus sûre. Il est techniquement simple, aujourd’hui, de faire en sorte que le site web d’un journal soit relié à son compte Twitter. Chaque nouvelle dépêche ou article mis en ligne sur le site génèrera alors automatiquement un tweet qui sera généralement tronqué une fois les 140 caractères utilisés. Pour lire l’intégralité de l’information, le follower devra cliquer sur le lien et naviguer sur le site. Simple, facile et sûr, un tel dispositif est tout le temps disponible, de jour comme de nuit, week-end compris, et s’appuie sur la production d’infos locales de toute la rédaction et non d’un ou deux journalistes seulement. Midi Libre ou l’hebdomadaire L’Avenir de l’Artois (groupe Voix du Nord) ont par exemple opté en partie pour cette automatisation, séduisante en termes d’organisation (elle ne demande pas de ressources temps/hommes supplémentaires) mais en partie inefficace. Elle prouve surtout la méconnaissance de Twitter, de ses atouts et de ses utilisations possibles, par bon nombre de journalistes locaux.

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Twitter, simple canal de diffusion pour les journaux locaux ?
Pour le moment et dans la majorité des cas, les journaux locaux cantonnent Twitter dans un rôle d’outil marketing basique, de boîte à écho de leurs contenus. Twitter devient un support, un canal supplémentaire pour faire connaître au public le plus large possible les sujets traités dans le média. Le contenu qui y est diffusé est alors le même que sur le site et, parfois, le même que dans le journal papier. L’interactivité y est nulle, la conversation se déroule en sens unique, le partage est inexistant… Bref, cette utilisation de Twitter oublie totalement l’aspect communautaire de l’outil et il n’est pas étonnant, donc, que les retours soient très limités, voire décevants. Dans le même temps, se développent ici ou là de nouvelles utilisations locales de Twitter, des expérimentations utilisant de façon beaucoup plus poussée les autres possibilités de l’outil de micro-blogging. De nombreux journaux commencent ainsi à tester les différentes utilisations possibles de Twitter, son potentiel au sein de différentes stratégies en ligne plus élaborées.

Twitter, outil live de l’événementiel local
Parce qu’il est simple à maîtriser et facile à intégrer à un site, Twitter est de plus en plus utilisé en local pour traiter l’événementiel "en direct". Début 2010, à l’occasion des élections régionales, plusieurs journaux régionaux ont décidé de "tweeter les résultats" en direct des bureaux de votes. Le réseau Vivrici, qui édite une quinzaine d’hebdomadaires locaux (L’Observateur du Valenciennois…), avait ainsi installé en home page de ses sites un widget Twitter. Le compte, alimenté par les journalistes présents à la préfecture et dans les bureaux de vote via leurs mobiles, permettait ainsi un traitement "live" des résultats électoraux locaux.

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Le Télégramme a proposé en novembre 2010 un suivi "live" de la Route du Rhum. Un traitement qui, s’il n’était pas totalement spécifique à Twitter (chaque tweet renvoyant vers un contenu du site), avait le mérite de permettre le suivi de la course sans passer obligatoirement par le site.

Depuis quelques mois, Le Télégramme, toujours lui, tente d’aller plus loin avec un contenu spécifiquement réalisé pour Twitter Le quotidien breton a ainsi lancé en août dernier un second compte Twitter, @telegrammelive "le premier service officiel de live-tweets des événements bretons". Objectif affiché : le traitement en direct et sur Twitter des grands événements culturels bretons. Un premier essai a été mené avec le Festival du Bout du Monde de Crozon et les rendez-vous ne manquant pas dans la région, le compte devrait se développer rapidement. Sur ce mode, Twitter pourrait partiellement remplacer les applications mobiles pour les médias locaux n’ayant pas les moyens ou la possibilité d’en développer. La fonction d’alerte peut être en partie assumée par une bonne utilisation de Twitter et certains médias locaux commencent à avoir le réflexe de ce traitement pour les événements importants tels que ce fait divers important survenu le 13 novembre à Dijon et traité "en direct" par @dijonscope

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Twitter, une communauté resserrée
C’est sans doute l’aspect le moins exploité aujourd’hui en local, alors qu’il s’agit peut-être, paradoxalement, du plus prometteur. Quelques rares journaux locaux ont commencé à mettre en place de vraies communautés locales via Twitter. Le Berry Républicain (@leberry_fr) qui, non seulement a su fédérer une communauté, créer une véritable conversation avec ses membres, mais n’a pas hésité à mettre sur pied une rencontre IRL (In Real Life), une Tweet-party en février 2010. Malgré un nombre de followers à l’époque réduite (130 followers), celle-ci était véritablement animée par l’une des journalistes, Sabine Blanc, ce qui a permis de mobiliser une partie de sa communauté pour un événement réel (le compte-rendu de la soirée est disponible sur http://pqrmonamour.owni.fr/2010/02/02/premiereberry-twitter-party-pedagogie-au-pub/). En local, l’événement reste très exceptionnel mais pourrait se révéler prometteur dans les mois à venir, à condition que les médias prennent réellement en compte l’aspect communautaire de Twitter. Pour cela, la présence au moins partielle d’un véritable community manager dialoguant avec la communauté est indispensable. L’échange est alors véritable, comme c’est le cas avec la communauté de Maville.com, animée par @VirginieMaville :

Message de bienvenue des nouveaux membres de la communauté, retweets de leurs propres messages, questions posées à la communauté, mise en avant des contenus… Le potentiel de Twitter est ici évident en local, et les médias locaux ont tout intérêt à se positionner sur cet aspect qui devrait exploser dans les 18 prochains mois avec la montée en puissance de Twitter auprès du grand public français.

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Malgré tout, l’une des erreurs serait d’attendre la même chose d’une communauté Twitter par rapport à une communauté Facebook. La communauté Twitter sera sans doute plus resserrée, mais également plus réactive et proactive. L’une des premières pistes des médias locaux pour animer cette nouvelle communauté pourrait être la mise en ligne des réseaux de correspondants locaux. Communautés préexistantes, ces réseaux de correspondants sont déjà animés par les médias locaux et pourraient constituer une bonne base, comme cela fut le cas pour le Midi Blog, le réseau de blogs locaux de Midi Libre.

Twitter, un outil pour médias et journalistes locaux
2011 devrait voir Twitter s’imposer de plus en plus visiblement en local, mais sous différentes formes. Deux grandes utilisations se dégagent aujourd’hui : celle des médias et celle des journalistes, et la nuance est de taille. Les médias locaux, qu’ils soient historiques (quotidiens et hebdomadaires régionaux) ou pure player (Dijonscope et bien d’autres), pourront tirer un vrai bénéfice de Twitter à trois conditions : - inverser la logique habituelle de contenus et ne pas traiter Twitter comme un canal de diffusion du contenu d’un média préexistant, mais un nouveau support à part entière. Le contenu que les médias locaux y proposent doit donc être spécifique et complémentaire du contenu traditionnel du média. Le "direct" est sans doute l’une des pistes privilégiées pour cela. - Prendre véritablement en compte la dimension communautaire de Twitter. Une communauté s’anime, dialogue, pose des questions, attend des réponses et des échanges. - Faire la promotion cross médias de leur présence Twitter dans le journal (en reprenant les tweets les plus intéressants dans la version papier…) et en ne limitant pas Twitter à un logo sur la page d’accueil du site. Pour les journalistes locaux, Twitter est aujourd’hui un outil de veille professionnelle exceptionnel. Le milieu journalistique est aujourd’hui surreprésenté sur Twitter et propose une veille immédiate, gratuite et foisonnante de l’activité des médias, du Web, de la presse et des innovations. Jusqu’ici réservée aux cadres dirigeants de la presse, dépendante du filtre de quelques journalistes spécialisés et peu accessibles à la masse des journalistes locaux, cette veille éditoriale, technique et marketing est à leur disposition. Non pour la copier mais pour s’en inspirer, l’adapter et expérimenter. La présence Twitter très diversifiée de titres tels que The Guardian (une dizaine de comptes et plus de 100 000 followers) peut inspirer localement, tout comme celle de DNAInfo.com … Isolés dans leur pratique journalistique et n’ayant que très peu l’occasion de partager leur idées et leurs expériences, les journalistes locaux ont avec Twitter l’occasion de créer leur propre réseau. La meilleure façon de s’approprier l’outil ?

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L 'a u t e u r : A n t o i n e D u p i n
S o c i a l M e di a D i gi ta l Na ti f Samouraï, Antoine Dupin est C h a r gé de C o m m u n i c a ti o n Web et dispose d'une légitime très grande reconnaissance de l a pr o f e s s i o n po u r s e s di f f é r e n ts é c r i ts gr â c e à s o n f o r m i da bl e e s pr i t d' a n a l y s e e t de s y n th è s e . I l pa r ti c i pe é ga l e m e n t à de s c o n f é r e n c e s où il n'est pas rare de voir la foule se lever et acclamer ses di s c o u r s d' u n e pe r ti n e n c e rarement éprouvée.

S o n bl o g
http://antoine-dupin.com/leblog/

T w i t t er
@AntoineDupin

Un bon journaliste ne donne jamais ses sources. Cet adage semble bien être passé ad hoc. Si les médias sociaux transforment les mécanismes de la communication, il ne faut pas négliger leur impact dans la mutation de la diffusion d’actualités. Cette mutation se retrouve tant dans les usages (appréhension des différentes plateformes par les utilisateurs lambda) que dans la technologie (PDA surpuissants, temps réel)

Or, il convient de constater un fait. Parmi le flot d’informations, difficile de différencier le faux et le vrai. La mort annoncée de Bernard Montiel est un excellent exemple mêlant crédulité des internautes, temps réel propageant une information de manière instantanée et centralisation d’un tout dans des moteurs de recherche. Au milieu de tout cela, les grands médias ont pourtant leur place à jouer, rajoutant une casquette de "sourcier", à savoir un journalisme qui va identifier des sources crédibles diffusant de l’information sur la toile. Ainsi, nous sommes dans une nouvelle logique inédite : les internautes diffusent et consomment de l’information, les grands médias la confirme, la confronte. Aujourd’hui plus que jamais, le public a ce besoin d’avoir l’aval des grands médias pour consommer des actualités notamment dans le cadre de catastrophes. Le journalisme de source consiste donc à mettre en relation les internautes consommateurs d’une information avec des relais identifiés, crédibilisés et par conséquent officialisés.

1 – Journalisme demande citoyens
Mais qu’est ce que concrètement le journalisme ? D’après Wikipédia, il est défini comme tel : "Le journalisme est l’activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter des faits pour les porter à l’attention du public à travers les médias." Cependant, il existe une autre facette du journalisme, le journalisme citoyen. Il peut être défini comme l’action d’individu "jouant un rôle actif dans les processus

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de récupération, l’information".

reportage,

analyse

et

dissémination

de

l’actualité

et

de

L’avènement des technologies, couplé à l’augmentation et la simplicité des plateformes de partage font de tout un chacun un potentiel journaliste en herbe. Tout internaute, ou mobinaute, a à un moment ou un autre la possibilité d’être présent à un moment clé (atterrissage d’un airbus dans une rivière, fusillade dans une école), et par conséquent de pouvoir prendre des photographies, des vidéos ou de retranscrire des faits. La technologie nous a donné des instruments, le Web une tribune. La problématique pour celui qui cherche de l’information réside dans l’impossibilité de vérifier ce qu’il appréhende comme de l’actualité (voir les cas de l’Iran, de Mumbai..). Or, lorsque l’on voit la mutation des comportements, une valeur forte émerge, celle de la suspicion. L’information sur le Web n’est plus une valeur sûre, les internautes l’ont compris et cherchent souvent à trouver une validation d’un événement, ou l’identification de sources crédibles. Les journalistes commencent peu à peu à comprendre l’importance qu’ils représentent, ils sont le tampon officiel, le certificat. On se souvient de l’importance des chaînes d’informations lors de grands conflits. Rappelez-vous, CNN, la pluie d’obus dans un ciel verdâtre (vision nigh shot) lors de la première guerre du golf, ces images terribles que seuls les grands médias pouvaient nous ramener. Aujourd’hui, nous avons l’information en direct de l’Irakien sous les bombes, ses sentiments, les cibles réellement touchées ou encore les résultats. En 2008, les attentats de Mumbai commençaient déjà à changer la donne. Les téléphones portables avaient pris le pas sur les caméras épaules des reporters. On n’est plus dans l’après, mais dans l’instant. CNN disait justement, à propos de Mumbai : "Le jour où les médias sociaux sont apparus comme mûrs" Cependant, attention, les grands médias ont toujours un bug avec la rapidité de l’information. Le cas Montiel où l’on annonçait sa mort est resté en suspens une bonne heure (voir plus) avant d’avoir un démenti. De même, en voulant surfer sur la vague des médias sociaux, à trop se précipiter, ils érigent des comportements inquiétants. C’est ce qu’il s’est passé en 2009 avec les élections en Iran. Sous les yeux du monde entier, une jeune femme était assassinée lors des manifestations par la police. Cette vidéo amateur, non du fait d’un journaliste, a fait le tour du monde. Il fallait coller un visage à cette martyre. Comme l’explique Le Point : "À ses côtés, un homme crie "Neda, Neda". Les médias s'en emparent et relayent l'information. Seule une chose manque : un visage à coller sur ce nom, nouveau symbole de la révolte iranienne, d'ores et déjà surnommé "l'ange de l'Iran". Ce prénom, commun aux deux jeunes femmes, induit en erreur. La photo de Neda Soltani, extraite de son profil Facebook, est prise pour celle de Neda Aghan-Soltan alors agonisante. L'image est reprise en boucle par les grandes chaînes de télévision (Fox News, Voice of America, CNN et la BBC) et dans les agences de presse internationales (Reuters, Associated Press, AFP)."

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Résultat, Neda Soltani est en exil en Allemagne, les médias se sont précipités. Je reprendrai une phrase de Benoît Raphaël pour illustrer mes propos : "Le problème, c’est que les journalistes traditionnels ne sont pas habitués au "fast checking " sur Internet (vérification rapide de l’information). Nombre d’entre eux sont encore un peu perdus face au Web." A mon sens, l’avenir du journalisme sur la toile ne réside pas dans des logiques de scoop, trop dangereuses. C’est en partie dans la valorisation de sources identifiées. Le journalisme de source prend tout son sens car il répond à un besoin fort d’appréhension d’une certaine vérité.

2- Le journalisme de source
Comme dit le célèbre adage : "la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres". Si le citoyen lambda peut produire de l’information, le despote à son tour peut jouer la carte de la désinformation.

Lycéen pendant les manifestations contre la réforme ou militant Iranien ? Qui peut dire où et quand cette photo a été prise? Vous? Moi? J’avais déjà évoqué des dérives dans le précédent guide sur Twitter : "un tweet avait été relayé par des centaines de gens, qui disait que les autorités indiennes avaient demandé aux blogueurs de stopper de poster des informations, au risque d’aider les terroristes. Il a été avéré que l’auteur de cette précieuse news était un jeune … américain." Le cas de l’Iran a plus que jamais conforté le fait qu’une information pouvait être faussée. Soit par esprit de désinformation (pouvoir en place, parties concernées), soit par simple bêtise (farce, test grandeur nature). L’internaute devient intelligent, il appréhende le fait que l’information sur le Web n’a pas de valeur tant qu’elle n’est pas confirmée par des canaux officiels. Le journaliste dispose aujourd’hui de nombreux outils lui permettant d’identifier des profils pertinents. Par ce qu’il représente, il va donc les crédibiliser au nom de son journal.

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Comme je l’écrivais dans le précédent ouvrage : "En terme de veille, Twitter, c’est l’information en temps réel, un outil important qui joue sur plusieurs tableaux : • les breaking news (information de dernière minute), comme ce fut le cas pour les attentats de Bombay ou encore l’incroyable histoire de l’avion se posant sur l’Hudson… plus fort que l’AFP ou Reuters ! • le crowdsourcing (littéralement "sources par la foule ") où le journaliste va lui même lancer un appel à témoin, comme ce fut le cas pour France 24 qui, lors de la fusillade de Winnenden, trouva un témoin sur place en moins d’une heure. " Si il y a quelque temps encore, tout le monde se précipitait sur la moindre info, aujourd’hui on voit une vraie évolution tendant vers la prudence. La mort de Michael Jackson en est la preuve flagrante. L’info est d’abord tombée sur Twitter. Un média, que certains avaient jugé douteux, lançant la rumeur, les gens sur le réseau qui gazouille attendant qu’un grand média viennent conforter la news et poom, la déception quand ces derniers viennent la confirmer.

Les premiers pas dans le journalisme de source sont venus du New York Times. Le massacre de Fort Hood aux US a donné lieu à de nombreux tweet et un hashtag, #FTHood

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Le journalisme de source prend tout son sens dans cette démarche. Outre les traditionnelles spécificités d’un journal en ligne, la création de listes autour d’un événement permet de guider l’internaute dans une jungle de plus en plus dense. Les listes sur Twitter sont apparues fin 2009 et ont très vite suscité un intérêt pour les grands médias. Leur principe fait que sur un moment, l’internaute peut en un clic suivre un ensemble d’internautes sélectionnés par des journalistes, et de se désabonner l’événement passer. Il suffit de regarder sur Google pour comprendre leur impact, par exemple ici dans le cadre du tremblement de Terre en Haïti.

Voici l’exemple avec le New York Times :

Conclusion
Le journalisme de source propose une piste intéressant sur l’avenir de la presse en ligne. Les médias peuvent ainsi appuyer et inscrire sur la durée une information en la confrontant avec des sources identifiées Le journaliste commence de plus en plus à appréhender les nouveaux outils, même si des dérives existent, et il est de plus

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en plus à même d’apporter un complément dans l’ère du temps. La rapidité de l’information doit cependant être en corrélation avec à sa rapidité à la certifier. Qui se cache derrière tel ou tel pseudonyme? Telle information est-t-elle crédible? Que peut nous apporter le journalisme de source dans un futur proche? • Des listes d’individus, de blogs de comptes à suivre • Un mur Twitter dédié aux événements, avec des sources sûres en avant • Un mur des rumeurs, avec possibilité de les démonter (et pourquoi pas nommer la source) ou de les affirmer. Le journalisme est l’activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter des faits pour les porter à l’attention du public à travers les médias, comme Wikipédia le définissait. Le journalisme de source serait alors l’activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter des sources pour les porter à l’attention du public à travers les médias. Le journaliste de demain sera donc une sorte de sourcier. Un individu scrutant la terre avec un outil adapté pour dénicher de bonnes sources.

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L'auteur : Cyrille Franck
J o u r n a l i s te e t r e s po n s a bl e é di to r i a l de pu i s 1 5 a n s s u r I n te r n e t ( Z D n e t, A l ta V i s ta , AOL), en radio (Fun radio) en presse (Future France). Intervenant pour l'association mondiale des journaux (WANI F R A ) e t c o n s u l ta n t é di to r i a l f r e e la n c e Il écrit aussi pour Frenchweb.

Ecrire court est un exercice bien plus difficile que remplir des pages, comme le savent bien les journalistes secrétaires de rédaction. Twitter est de ce point de vue une très bonne école, car écrire en 140 signes nous contraint à l'efficacité narrative.

S o n bl o g
http://www.mediaculture.fr/

1- Une obligation de concision
140 signes c'est peu, surtout qu'en réalité c'est plutôt 120 avec le lien pour laisser la place aux retweets. Ce qui correspond en réalité à une centaine de signes, espaces compris, pour le texte lui-même.

T w i t t er @cyceron

D'autant que si l'on veut maximiser ses chances d'être repris, il faut ajouter les hashtags qui rangent vos messages par thème et les rendent ainsi accessibles au plus grand nombre. Le message retweeté suivant de 134 signes comporte en réalité 111 signes de texte seulement : RT: @egaucher: Rue89 présente aujourd'hui sa plateforme où les internautes financent l'info, Jaimelinfo : http://bit.ly/cBLKD1 #medias Pour gagner quelques caractères tout est bon, à commencer par le choix du raccourcisseur le plus efficace. C'est comme cela que s'est imposé bit.ly au détriment de tinyurl, en économisant 6 caractères, comme le montre l'exemple suivant à partir de la même url : http://bit.ly/bRL8Vt http://tinyurl.com/3x8cj2p Etre concis, c'est être efficace sur le plan intellectuel. C'est l'obligation de cerner d'emblée l'idée essentielle. C'est l'obligation de tri, de choix et de franchise. Plus possible de tourner autour du pot, de passer par des détours diplomatiques plus ou moins liés à une absence de fond ou de courage intellectuel.

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C'est l'antithèse de la méthode universitaire qui introduit le sommaire. D'où la difficulté de prise en main voire le rejet de l'outil par les élites culturelles françaises. "Comment dire de choses intelligentes en si peu de signes ?" se plaignent-elles, bien davantage que leurs homologues anglo-saxons. D'où au contraire la bonne maîtrise de Twitter par les journalistes, habitués professionnellement à cet effort de synthèse constant via l'écriture des chapôs, des brèves ou des alertes.

2- Clarté, simplicité et précision
Dans notre société de la surabondance informationnelle, l'attention aux autres est réduite et fugace. C'est comme si l'on tentait de parler au passager d'un TGV arrivant vers nous. Il faut être concis d'une part, mais aussi très clair du premier coup, sans quoi, aucune chance d'être lu : votre tweet tombera dans le grand néant communicationnel, ces mots qui ne trouvent aucune conscience, aucune résonance. Etre clair c'est commencer par faire des phrases simples : sujet, verbe, complément. C'est aussi renoncer aux adverbes qualificatifs à rallonge et bien souvent inutiles, si ce n'est à valoriser l'ego de l'émetteur : "indubitablement", "assurément", "nonchalamment"... Twitter ne nous laisse guère de choix : renoncer au superflu ou amputer le message essentiel. Car c'est bien cela le principal : véhiculer le message essentiel. Et là rien de tel que la méthode journalistique d'agence : Qui fait Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment (avec quels effets)? règle qu'on résume par les 5 W+H (who, what, when, where, why + How). Informations présentées selon la règle de la pyramide inversée : du plus important au plus accessoire.

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Si l'on parvient à indiquer au moins les 4 premiers, alors le message Twitter a de bonnes chances d'être réussi. Souvent le "quand" sera de moindre importance étant donné la nature immédiate de Twitter, mais pas toujours. Notamment lorsqu'il s'agira de rendre compte de chiffres : sur quelle période ? Ex : Anatomie d'un journaliste en 2010, qu'est-ce qui a changé depuis 10 ans ? http://bit.ly/bDEogh au contraire du tweet suivant qui de manière implicite indique le caractère tout à fait récent de l'action : Paiement par mobile http://on.mash.to/98b3ua dans les Starbucks à New York

Tout comme une bonne accroche, un bon tweet doit être suffisamment précis pour donner envie de lire la suite, il doit comporter assez de "biscuit", comme l'on dit chez les journaleux. Le tweet suivant ne me permet pas de savoir de quoi l'on parle. Uno Extreme, addictif dès 5 ans cc @fannyberrebi http://yfrog.com/xxxxx Il y manque le mot-clé "jeu" : Uno extrême, un jeu addictif dès 5 ans En cliquant sur le lien, l'on comprend qu'il s'agit d'un message plus relationnel qu'informatif. C'est le témoignage personnel d'une maman observant son petit garçon pris par le jeu. Mais il n'empêche : l'absence de compréhension du sujet n'incite pas au clic. Cliquer sur un lien est un acte non neutre : c'est un investissement en temps important qui ne se fera que si suffisamment de garanties s'offrent a priori et notamment la connaissance du sujet. Pas de lien aveugle, pas de cadeau surprise. Peu prendront le risque de cliquer vers l'inconnu. Une précision qui peut aussi être synonyme de justesse. Ex : Le Walkman, c'est fini http://is.gd/gi5RS (25 octobre 2010) C'est faux, la production ne s'arrête à cette date qu'au Japon. D'ailleurs la vente se poursuit là bas avec l'épuisement des stocks. Le bon tweet est celui-ci : Sony arrête la fabrication de Walkman au Japon http://tinyurl.com/2wdesby

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3- Le choix des angles
Twitter, par sa concision, oblige à choisir le message le plus efficace, l'angle d'attaque le plus attractif. Ainsi sur mon article des chiffres Twitter qui comportait beaucoup d'angles possibles, certains ont choisi de le retweeter comme tel : Twitter, chiffres 2010 et usages à la loupe http://bit.ly/a7b9Um D'autres ont mis en avant des messages plus précis : Twitter : 5% des actifs = 75% des échanges ! http://fb.me/tzMKfFZJ ou encore Twitter pour les riches ? Chiffres 2010 http://bit.ly/a7b9Um Cet effort de mise en avant d'un aspect intéressant du papier, ce choix d'angle peut s'avérer payant sur le plan du taux de clic et de retweet. Il rend un vrai service au lecteur en lui mâchant un peu le travail et en lui proposant un premier niveau de satisfaction informationnelle qui l'incite au clic d'après. Le classement des messages dans des hashtags correspond aussi à ce service de simplification du sens pour le lecteur. Voici le thème principal, le sujet auquel se raccroche mon tweet : #webmarketing #socialmedia #infographie... Et là aussi cela se révèle efficace sur la durée. Vous serez davantage lu et repris en faisant usage de ces agrégateurs de tweets.

4- La création d'un lien, d'une complicité
Twitter est aussi une école de communication interpersonnelle. Et l'écriture un vecteur de lien et d'implicite incroyable. Tous les jeux de mots, calembours, connotations sont autant de fils qui tissent la relation entre les individus au delà des informations froides qu'ils peuvent s'échanger.

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Et c'est là probablement que se trouve l'intérêt principal de l'outil, la face immergée de l'iceberg : rencontrer de vraies personnes intelligentes, riches... Ex : francbelge : Regarder Michel Drucker, ça me donne envie d'envahir la Pologne. (allusion à la phrase de Woody Allen "quand j'écoute du Wagner, ça me donne envie d'envahir la Pologne") PenelopeB : Quelqu'un a répondu "j'ai la phobie de faire des paquets cadeau aussi moches que les tiens", je m'en vais pleurer dans mes cheveux, bonsoir. Et puis les échanges absurdes : morganetual Suspense insoutenable du jour : y aura-t-il de l'eau à mon retour à la maison ? TintintinTINTINTIIIIIIIIiiiin.... Moi : @morganetual quand tu dis "tintin", je te trouve pessimiste...

Twitter est donc un très bon entraînement à l'écriture efficace, qu'il s'agisse de véhiculer des idées ou de la relation pure. Comme au 17e siècle, les joutes orales ou les blagues révèlent les esprits et contribuent à la popularité et à l'influence d'un individu. Certaines conversations publiques entre deux individus en révèlent d'ailleurs plus sur la personne que tous les liens envoyés à la chaîne. Veillez donc à ne pas rater ces sorties là, même si vous pensez n'intéresser personne, vous serez sans doute davantage observé que le reste du temps. Peut-être un réflexe un peu voyeur qui fait qu'on aime intercepter les messages qui ne nous sont pas adressés...

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L 'a u t e u r : M a r i e A m é l i e Pu t a l l a z
J o u r n a l i s te a n i m a tr i c e de c o m m u n a u té , s qu a tte à LEXPRESS.fr, boit trop de café, incorruptible - sauf avec de s ph o to s de c h a ts .

T w i t t er @marieamelie

Le petit cahier noir est rangé dans un tiroir. A chaque page, une collection de noms et de numéros, accumulés au fil des années. Mais de moins en moins consultés,“Mon carnet d’adresses est sur Twitter”, lance, presque provocateur, Eric Mettout, le rédacteur en chef de LEXPRESS.fr. Il déjeune avec un autre rédacteur en chef ? Le rendez-vous est pris par Direct Message. Il cherche un blogueur pour analyser un fait d’actualité ? La réponse vient par @mettout. Et s’il faut défendre un choix éditorial, les mini-messages volent sur son compte.

Au sein des rédactions, la veille a changé. En plus de l’AFP, des radios, des télés, des RSS, les journalistes ne quittent pas de l’œil Twitter. De peur d’être dépassés. De passer à côté de l’info qui agite la sphère du Web francophone, alors que la dépêche n’est pas encore disponible. Pour ne pas rater l’annonce d’une mort ou d’une rupture. Parce que Twitter fait gagner du temps - ô combien précieux à l’heure du temps réel. Jusqu’à risquer le dérapage, comme dans le cas du bruit autour de “la rumeur” ou de la fausse annonce de la mort de l’animateur Bernard Montiel. N’empêche. Twitter reste un outil sans égal pour sonder les conversations du jour. Un peu la machine à café du Web 2.0. Celle où l’on s’échange bruits de couloirs et recommandations, parfois à demi-mots. Où l’on glane des contacts, éveille des réflexions et échange des plaisanteries. Un journaliste peut-il rester en dehors? Ce journaliste d’une grande radio généraliste et twittos confirmé en fait les frais au quotidien: pas facile de faire comprendre l’intérêt de l’outil aux vieux routards de l’antenne. Immanquablement, la fracture commence à se faire sentir. Comme si les deux mondes - la communauté des connectés, avec ses private jokes, ses codes, et les autres journalistes - peinaient à communiquer. Rares sont les rédactions françaises qui peuvent se vanter d’avoir 10 journalistes actifs sur le site de micro-blogging. Malgré les cas d’école que sont devenus la révolution iranienne ou l’avion sur l’Hudson, Twitter est encore trop lol, trop geek, trop chronophage pour un bon

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nombre de salariés des médias. Qui passent ainsi à côté d’une partie de leur réseau potentiel - et manquent sans le savoir le lifting numérique de leur carnet d’adresse.

Et si, finalement, Twitter venait surtout bouleverser notre carnet d'adresses ?

Photo : Flickr Alexandre Dulaunoy

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L'auteur : Flavien Hamon
J o u r n a l i s te a n i m a te u r de c o m m u n a u té po u r LEXPRESS.fr, sponsor officiel de Nescafé. Geek apprivoisé.

T w i t t er @FlavienHamon

Le journalisme est sujet à de nombreux bouleversement, notamment dans ses pratiques. Twitter n’est pas le dernier à avoir fait irruption dans les rédactions. Il devient indispensable et s’impose petit à petit. Mais le réseau social nécessite un gros investissement de temps pour les journalistes, ils y sont connectés en permanence. Johan Hufnagel, rédacteur en chef du site d’information Slate.fr, nous éclaire sur l'intérêt pour les médias de l’utiliser.

Depuis quand êtes-vous inscrit sur Twitter ? Qu’est-ce qui a motivé la création de votre compte ? Mon premier compte date du lancement du site en 2007. Comme chaque nouveauté, j’ai essayé Twitter pour voir ce qu’il était possible de faire avec. Mais vu qu’il n’y avait personne encore, j’ai vite laissé tomber. Et un an plus tard, j’y suis revenu. Le public s’était étoffé et les utilisations possibles sont vite devenues très claires. Quelle utilité le site de micro-blogging peut-il avoir pour un journaliste ? C’est un outil extraordinaire pour nous, tout en étant très différent de Facebook. Mais tout dépend ce qu’on en fait, de qui on suit. Il peut servir en tant que veille sur des informations précises ou plus globales. Il permet d’être alerté rapidement, de faire du fact checking ou de diffuser une information. Mais également d’assurer un service après vente en alimentant les conversations autour d’un article. Voire le tout à la fois. Twitter nous permet par exemple de débusquer ce qui est passé sous le radar des autres sources d’infos comme l’AFP, la veille des blogs, etc. Twitter, c’est un job à plein temps ? Travailler sur le Web est en soi un job à plein temps. Une fois sorti de la rédaction, on continue de fouiner sur Internet, de faire des découvertes, de lire des articles,

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d’avoir de nouvelles informations. Pas uniquement parce que c’est notre travail, mais parce qu’on aime ça. C’est la même chose pour Twitter. Le site de microblogging a encore réduit la frontière entre les espaces professionnel et privé, on est susceptible d’y être à toute heure. Qu’on le veuille ou non, les gens voient en nous des ambassadeurs permanent de notre média, même quant on intervient à titre privé. Les réseaux sociaux quels qu’ils soient, sont-ils devenus un passage obligatoire pour les médias ? Vu que nous ne sommes plus maître de la diffusion de notre contenu, et que la simplicité de partager et de commenter un article ont considérablement augmenté, oui. Pour un média pur player comme Slate, historiquement engagé sur le communautaire, il est nécessaire d’y être au moins pour y faire de la veille. Mais plus globalement, les journalistes se doivent d’y avoir une présence pour se trouver là où sont les lecteurs. Là ou avant on fournissait des journaux dans les avions, on les fournit maintenant sur les réseaux sociaux. Directement sous les yeux des lecteurs. Twitter et les réseaux sociaux en général ont élargi le rôle du journaliste. On ne produit plus seulement le contenu, on le suit sur toute sa durée de vie. Twitter est-il une durablement ? passade ou bien pensez-vous qu’il va s’intégrer

A l’heure actuelle tout change très vite. Il y a quelque temps encore c’était Google le grand patron, on articulait beaucoup de nos choix autour du moteur de recherche. Maintenant c’est le tour de Facebook et de la recommandation. Qui sait ce que se sera demain ? Twitter fonctionne très bien aux États-Unis parce que les peoples y sont. Dès que ce sera le cas en France, ça va se développer très vite. Les gazouillis ne sont pas juste une histoire d’image, c’est un investissement pour l’avenir.

Dans les rédactions

L 'a u t e u r : S E O M A N
S e r i a l bl o gu e u r pr i n c i pa l e m e n t S E O e t M o n é ti s a ti o n : i l s é v i t pr i n c i pa l e m e n t s u r h ttp: / / ba ba bi l l ga te s . f r e e . f r ( B l o g s u r l e r é f é r e n c e m e n t) , a c c e s s o ir e m e n t il e s t c o n s u l ta n t e n S E O e t Webmarketing.

S o n bl o g
http://twitteradar.com

T w i t t er
@seoadsenseman

Quoi que l'on puisse en dire et malgré le fait que Twitter prend beaucoup de place dans l'espace médiatique branché, Monsieur Durand, la quarantaine et père de famille à Saulxures-surMoselotte allume sa télévision chaque jour à 20h pour voir le fameux JT pour se tenir informé. Certes, il y a des informations qui arrivent en premier sur Twitter avant même les chaînes d'information continue ou encore les radios locales mais ces informations sont hypothétiques, exceptionnelles, et elles ne peuvent pas dans le temps se substituer à un canal professionnel établi, outillé et aguerri au traitement de l'information.

Twitter ne sera jamais un nouveau média de substitution au journalisme dit traditionnel, il y aura toujours un besoin d'analyse, de filtrage (qui a dit contrôle ?) du magma d'information et ceci est un métier à part entière. Le monopole de

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l'information est toujours du ressort des journalistes ne serait-ce que par l'audience. Une information peut arriver sur Twitter dans un premier temps, si elle n'est pas relayée par les journalistes elle n'est pas considérée comme crédible et vérifiée. Au delà de l'effet de loupe et de notoriété qu'a connu le parfait inconnu qui a pris la photo de l'avion dans l'Hudson, qui aujourd'hui connaît Janis Krums ? Qu'est t il devenu ? Peu importe, et d'ailleurs on s'en fout puisqu'il a joué son rôle de relais ou de "reporter jetable" : qui dit instantanéité de l'information dit aussi brièveté du média et du reporter aussi.

Quand le compte Twitter BreakingNews a commencé à faire de l'ombre aux journalistes, celui ci a été racheté par le network américain MSNBC : le monopole de l'information restera toujours aux mains des journalistes, ils ont réussi à chaque fois à réutiliser et contrôler tout nouveau média pour conforter cet état de fait, et Twitter ne dérogera pas à cette règle. Twitter est et restera un nouveau canal de diffusion de l'information avant tout, il a la particularité d'être un média bi-directionnel mais il n'ébrèchera jamais le monopole des journalistes sur l'information. Ceci est une certitude : il ne s'agit pas de confondre le métier de journalisme avec l'outil lui-même. Ami journaliste, tu peux retourner dormir sur tes deux oreilles, la révolution de l'information ne verra pas le jour en 140 caractères.

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L'auteur : Cyrille Franck
J o u r n a l i s te e t r e s po n s a bl e é di to r i a l de pu i s 1 5 a n s s u r I n te r n e t ( Z D n e t, A l ta V i s ta , AOL), en radio (Fun radio) en presse (Future France). Intervenant pour l'association mondiale des journaux (WANI F R A ) e t c o n s u l ta n t é di to r i a l f r e e la n c e Il écrit aussi pour Frenchweb.

S o n bl o g
http://www.mediaculture.fr/

Avec l’irruption du Web 2.0 et du "feedback" utilisateurs, le métier de journaliste Web change profondément. La communication descendante unilatérale cède sa place à la collaboration avec le lecteur. Une "révolution" qui ne doit pas non plus être anarchique.

T w i t t er @cyceron

La première conclusion qui s’impose généralement d’informations mal modéré, c’est : "aucun intérêt, si c’est ça le Web 2.0, autant revenir à l’ancienne version". Il est vrai que les messages injurieux, agressifs, dégradants fleurissent derrière l’anonymat d’une adresse IP. L’être humain (en particulier masculin, si j’en crois mes statistiques personnelles) n’est pas toujours ni courageux, ni bien glorieux. Mais renoncer aux bienfaits de l’interaction utilisateurs en raison d’une poignée d’individus plus ou moins névrosés, reviendrait à condamner la démocratie au motif qu’elle engendre aussi des monstres (Marat si tu nous écoutes...). Or nous savons depuis Churchill, que "la démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres" :) Comme toute technologie nouvelle, le Web 2.0 demande donc à être apprivoisé, maîtrisé afin d’en tirer le meilleur sans céder à ses travers. Gare aux jugements excessifs dans un sens ou l’autre, une fois de plus, tout est question de mesure.

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I/ Le changement de donne du Web 2.0

Il est assez difficile pour un journaliste traditionnel de comprendre et d’accepter ce nouveau partage du pouvoir avec le lecteur. Longtemps supposé idiot ou ignorant, le lecteur n’était bon qu’à subir la prose des journalistes et à délier sa bourse pour acheter son canard et accessoirement financer les journaux. Ceci a changé grâce aux technologies de l’information concomitantes aux évolutions sociales. Le lecteur, consommateur ou citoyen passif recevant la bonne parole édictée d’en haut par les journaux, marques ou politiques n’est plus. Il a mûri, a beaucoup écouté et désormais, puisque la technique lui en donne l’occasion, il s’exprime. Un internaute actif qui reste toutefois minoritaire, si l’on en croit la règle du 90-9-1 développée par Jacob Nielsen : 90% de lecteurs, 9% de commentateurs, 1%, de créateurs, ratio qui se vérifiait à titre personnel chez AOL, à l’époque où j’étais responsable des contenus. Nous voici donc passés d’une information descendante et unilatérale à une info multilatérale partagée et co-construite.

II/ Risques et opportunités de l’ouverture au public
Donner la parole au public ne doit pas conduire les journalistes à se désengager et à déléguer leur expertise. Attention au risque de démagogie qui consisterait à s’effacer devant la parole majoritaire. La majorité n’a pas toujours raison, il est des combats journalistiques qui s’inscrivent contre elle (affaire Dreyfus, peine de mort...) Attention aussi à ne pas céder à la force du nombre ou à la violence des attaques. Ouvrir le robinet de la critique, c’est aussi assumer le risque de se prendre un jet de récriminations en plein visage. Il faut pouvoir y faire face psychologiquement et doctrinalement : avoir suffisamment de fond pour tenir en respect la meute parfois déchaînée, mue par la passion. En revanche, l’expertise des lecteurs ne doit pas être minorée et constitue une

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réelle force sur laquelle il faut pouvoir capitaliser. A condition de respecter quelques bonnes pratiques...

III/ Les bonnes pratiques du community management journalistique - La gestion des commentaires

1- Définir les règles en amont Il est très important de préciser les limites nécessaires de la discussion dans une charte communautaire et notamment s’agissant des obligations légales : interdiction de l’injure, la diffamation, l’appel à la haine raciale... Mais également l’interdiction du spam, de la publicité déguisée. Et préciser les mesures envisagées : retrait du commentaire, avertissement, fermeture du compte en cas de récidive... 2- Maintenir le dialogue et rester ouvert à la critique Le public est parfois violent dans sa manière de s’exprimer. Il faut tâcher d’être indulgent et ne pas prendre la mouche, même quand ses compétences, son sérieux voire son honnêteté sont remis en cause. Très souvent d’ailleurs le ton se fait beaucoup plus mesuré à la première réponse du journaliste, dès que les gens se rendent compte qu’il y a vraiment quelqu’un derrière l’écran. 3- Préserver l’équilibre des points de vue "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." Cette phrase attribuée (à tort d’ailleurs) à Voltaire résume la rectitude journalistique : permettre l’expression de tous les points de vue (à l’exclusion de très rares interdits tel le négationnisme) afin de

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rendre compte de la diversité sociale. 4- Etre présent, faire preuve d’autorité Intervenir quand il faut pour faire la police : supprimer les messages illicites, rappeler les commentateurs à plus de modération et de respect en cas d’invectives agressives, remettre un peu d’ordre quand les propos digressent sur des sujets sensibles ou plus ou moins malsains... 5- Encourager et valoriser les bons éléments Le journaliste doit aussi être un peu le coach de sa communauté, citer les commentaires intéressants et leurs auteurs, féliciter les bonnes idées, les utilisateurs les plus actifs, les plus serviables, les plus pertinents... Ce rôle de "journaliste-animateur" est au cœur du nouveau service d’information des sites Internet : tirer le meilleur parti de l’intelligence collective grâce à l’expertise journalistique, son sens critique et son savoir-faire, sans céder au populisme ni à la facilité démagogique.

- Le "crowd-sourcing"
Autre rôle important du journaliste 2.0 : sa capacité à extraire de l’information, des savoirs de son public. On appelle cela le crowd-sourcing dans le jargon Internet (sourçage de foule). Mais pour tirer le meilleur parti de l’expertise collective, il y a quelques règles à respecter : 1-Poser des questions claires et précises Pas de sujets vagues aux interprétations innombrables. Du concret, du pratique, du précis. Ex : plutôt que de demander "Quelles sont vos vacances idéales ?", demander plutôt aux gens de raconter une expérience précise. Ex : "Première expérience du camping : déçu ou convaincu ?"

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2- Demander un effort acceptable La tâche doit être réalisable en termes de temps et d’expertise pour le plus grand nombre. Inutile de demander aux gens d‘envoyer la vidéo montée de leur reportage local. Trop long à faire, trop compliqué. Mieux vaut demander l’envoi de photos prises sur le vif (Ex : 20minutes qui fait régulièrement appel à ses lecteurs pour recueillir des témoignages photo sur le terrain) 3- Offrir une mission valorisante et porteuse de sens Le lecteur-participant doit se sentir valorisé par le projet. Cela doit lui offrir une belle image de lui-même ou vis à vis des autres. Action humanitaire, écologique, scientifique ou purement journalistique : comme le Guardian qui demanda à ses lecteurs d’éplucher les notes de frais de ses élus, ou encore dans un registre plus léger, lorsque Rue89 demande à ses lecteurs d’identifier les marronniers du mois d’août.

4- Organiser le work-flow Rien de plus démotivant que de voir son travail non pris en compte par faute de temps, de moyens de vérification ou de publication... Il faut absolument éviter les goulets d’étranglement éditoriaux, en anticipant les besoins d’encadrement du travail amateur. 5- Pas de récompense explicite Ne pas encourager les "mercenaires" qui ne produisent que par intérêt financier, pas par passion. Plutôt s’attacher à valoriser les individus que leur porte-monnaie. La qualité n’en sera que meilleure, paradoxalement, car la passion est un ressort beaucoup plus puissant que l’intérêt ou la nécessité économique.

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Les journalistes disposent donc avec Internet d’un outil incroyable de recueil d’informations, de témoignages, d’expertises. Mais s’ils doivent entrer dans la conversation et jouer le jeu, ils ne doivent pas s’effacer devant elle. Ce journaliste "community manager" n’est pas qu’un animateur de communautés, c’est avant tout un chercheur d’informations et un vérificateur de faits qui ne doit pas céder aux tentations démagogiques ni au politiquement correct. Equilibre qui s’apprend et se trouve sur la durée...

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L'auteur : Flavien Hamon
J o u r n a l i s te a n i m a te u r de c o m m u n a u té po u r LEXPRESS.fr, sponsor officiel de Nescafé. Geek apprivoisé.

Le temps où l’on avouait à demi-mot qu’on le pratiquait est bientôt révolu. Si ses détracteurs sont encore nombreux, le personal branding fait son chemin dans le journalisme. Mais est-ce pour le mieux ? L’éclosion de journalistes-marques ne va-t-il pas brouiller encore les lecteurs ? Doiventils se détacher de leur titre de presse ?

T w i t t er @FlavienHamon

crédit : Flickr/life by design

“Comment gérer son e-réputation”. Ça pourrait être le nom des cours qui y sont consacrés dans la branche alternance de l'Institut pratique du journalisme (IPJ). Et elle n’est pas la seule école à proposer à ses élèves d’apprendre à contrôler les informations disponibles quand on tape son nom dans Google et à mettre en valeur celles que l’on souhaite. En deux mots, du personal branding.

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Ce terme a été utilisé la première fois par Tom Peters, en 1997, dans un article intitulé “The Brand called you” (la marque qui porte votre nom). Le principe est simple, se valoriser ainsi que ses compétences à l’aide des outils numériques à notre disposition. Selon lui, toutes les recettes marketing sont bonnes pour faire la promotion de notre nom-marque en ces temps de crise de l’emploi. “Pour trouver un job, faites vous remarquer”. Mais si Peters a introduit le terme, le concept n’est pas récent pour autant. Cette gestion de réputation en ligne est juste une évolution de pratiques déjà anciennes. Avant on distribuait des cartes de visites, on intervenait à la radio ou à la télévision, les rédactions mettaient en avant les plumes de leurs éditorialistes. Maintenant on donne son compte Twitter, on fait du guest blogging, des podcasts et les rédacteurs en chef demandent à leurs salariés de tenir un blog.

Un moyen de survie

Crédit : Flickr/gg.ranee

La presse est plongée dans un climat morne : déficit, récession, suppressions de poste, recherche de nouveaux modèles économiques, le secteur va mal. Les quelques 400 diplômés annuels d’école de journalisme sont contraints à une compétition féroce pour obtenir un des rares contrats disponible. Mais pour faire partie des élus et décrocher autre chose qu’un stage, il faut se démarquer. Si le stade de l’entretien d’embauche n’est pas passé, comment prouver sa valeur ? En commençant par l’afficher bien en amont. C’est là que le personal branding prend tout son sens. Il est l'apanage, non pas des arrivistes, mais des journalistes qui souhaitent se faire ou refaire une place dans le métier. Démontrer ses compétences, devenir un spécialiste reconnu par ses pairs et le lectorat sont devenus des atouts déterminants. De même que contrôler les informations disponibles aux recruteurs qui n’hésitent plus à “Googleliser” le nom d’un postulant. Et pour parvenir à ses

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fins, les outils ne manquent pas : des blogs aux réseaux sociaux, tout doit être mis à profit. Twitter est un de ces moyens, tout en élargissant son réseau relationnel, il permet de diffuser ses travaux, ses idées, le tout avec simplicité.

“Sans leur média d’origine ils ne seraient rien”
Perçu comme une pratique égocentrique, le moi© ne fait pas l’unanimité. Marwan Chahine en dresse un portrait peu flatteur dans le Libération du 26 août 2010, Les journalistes, rien que des brandeurs. Pour une partie de la profession, il existe une méfiance, une aversion envers cette pratique et ceux qui l’utilisent. Si bien souvent cela est dû à une incompréhension, certains avancent des arguments intéressants. Dans un article paru sur son blog le 30 avril dernier, J.C Féraud, journaliste au Echos, averti du danger qui selon lui va de pair avec la pratique. “Si le ‘journalismemarque’ peut-être plaisant pour certains sur le plan narcissique (finalement ce n’est pas autre chose que le chroniqueur, éditorialiste, billettiste vedette d’hier). Les journalistes auto-starifiés en oublient que sans leur média d’origine qui les a marqués de leur sceau originel ils ne seraient rien .”

“Ca devient un gage de sérieux et de crédibilité pour l'internaute”
Au delà d’une nécessité pour obtenir un poste, le personal branding est aussi une politique voulue par certaines rédactions. En période de crise, la presse s’essaye à de nouvelles approches. Le site d’information Rue89 l’a relevé avec humour. “La presse starifie son marketing : on ne s'abonne plus à L'Express, au Point, à Libération ou à Mediapart, mais à Christophe Barbier, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin ou Edwy Plenel.” Peut-on le leur reprocher ? Sur Internet la majorité des lecteurs arrivent par un moteur de recherche. Ils ne soucient pas de savoir sur quel site ils se trouvent, certains ne s’en rendent même pas compte. Les rédactions se voient dans l’obligation de mettre en place d’autres moyens de fidélisation, en “starifiant” leurs journalistes. Xavier Ternisien, journaliste pour Le Monde, le dit lui même : “L'essor du journalisme multimédia a conduit les éditeurs à mettre en avant le concept de marque de presse : dans la jungle de l'information sur Internet, le titre d'un magazine ou d'un quotidien, qui se décline sur plusieurs supports, devient un gage de sérieux et de crédibilité pour l'internaute en mal de repères.” Nécessaire pour se faire sa place, nouvelle façon de se démarquer pour les groupes de presse, le personal branding s’impose peu à peu. Même si cette pratique ne convient pas à tous. Il est maintenant normal pour les lecteurs de pouvoir discuter avec un journaliste sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires. Mais si cette évolution de vieilles pratiques n’est pas néfaste, cette “starification” doit avoir un but : propager ses articles et son média. Et non pas uniquement l’élévation de la popularité du journaliste. Un bon journaliste sera toujours apprécié, sauf si personne ne voit ses travaux.

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L 'a u t e u r : M a r i e A m é l i e Pu t a l l a z
J o u r n a l i s te a n i m a tr i c e de c o m m u n a u té , s qu a tte à LEXPRESS.fr, boit trop de café, incorruptible - sauf avec de s ph o to s de c h a ts .

T w i t t er @marieamelie

“Twitter? C’est un peu comme les statuts Facebook non?” “Ah oui, c’est ce réseau social pour les journalistes ! J’ai vu un sujet au 20Heures làdessus”. Twitter à la conquête du grand public français? Ce n’est pas gagné. Lorsqu’il est connu (et c’est de plus en plus souvent le cas, grâce à sa récente médiatisation), l’outil garde une image de gadget geek, réservé aux professionnels de l’information et aux fous du Web.

Est-ce intrinsèque à Twitter? Pas forcément, si l’on en croit l’exemple américain. Outre-Atlantique, le site de mini-messages a un tout autre succès: près de 10% des internautes américains se seraient mis au micro-blogging en 2009, contre moins de 3% en France. Des stars comme Justin Bieber ou Britney Spears y ont trouvé leur place, et sont suivis tous deux par plus de 6 millions de fans. Bien loin des 56 000 abonnés de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’une des personnalités twitteuses les plus connues de l’Hexagone. D’où la réticence des rédactions à afficher leurs affinités avec l’outil de microblogging. On y envoie les journalistes pour réseauter avec des blogueurs, des confrères ou pêcher des infos. Samuel Laurent pour LeMonde.fr, Melissa Bounoua pour 20Minutes.fr, Laurent Suply pour LeFigaro.fr... Tous soignent leur présence Twitter. Mais, dans le cas de ces trois médias, rarement pour en sortir du contenu étiqueté Twitter à diffuser aux lecteurs. Bien sûr, une citation d’un politique laissée sur le site de micro-blogging sera sourcée comme telle. Mais s’il faut mettre en place le live d’un événement sur un site d’actualité et que les journalistes sur place donnent leurs infos en tweets, les médias Internet choisissent souvent de remplacer le label “en direct de Twitter” par “de nos envoyés spéciaux”. Juste pour ne pas faire fuir les lecteurs, rebutés par le mot. Et si de plus en plus de médias permettent aux internautes de s’inscrire à leur site avec leur compte Facebook, tous rechignent à emboîter le pas du Huffington Post

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pour permettre un Twitter connect. Quant à la recommandation de listes de journalistes à suivre sur Twitter, pratiquée par le NYTimes, seul LePost.fr a sauté le pas côté français.

Photo : Flickr Courtee

Si Twitter a envahi l'ordinateur des journalistes, il reste souvent caché aux yeux des internautes...

En France, Twitter semble, pour le moment tout du moins, condamné à rester dans l’ombre, utile au journaliste comme au lecteur - à condition de ne pas se montrer. Pas si loin, en somme, du fil AFP.

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L'auteur : François Mathieu
F ra n ç o i s M a t h i eu e s t WebCommunicant chez cBanque. Observateur du web de pu i s pl u s i e u r s a n n é e s , i l s ' e s t s pé c i a l i s é da n s l e s stratégies de communication s u r l e s m é di a s s o c i a u x e t po r te u n r e ga r d a tte n ti f s u r l a m a n i è r e do n t l e s e n tr e pr i s e s e t i n s ti tu ti o n s m o bi l i s e n t l'outil web.

T w i t t er @secteur_sud

Activer les relais d’information sur Twitter est une fin en soi pour les entreprises, les institutions et toutes les autres formes d’organisations stratégiques qui utilisent l’outil. C’est assurer la circulation de leurs messages auprès d’un public réceptif. Cela sous-entend deux tâches bien distinctes. La première consiste à identifier les éventuels relais. La seconde est bien de motiver ces derniers à relayer le contenu que l’on produit. Il est déjà bien évident que toutes les entreprises ne sont pas capables de relayer leurs messages dans les mêmes proportions, comme il est évident qu’elles ne sont pas toutes mondialement connues.

Des ressources humaines pour un contenu original dans le temps.
On ne le dira jamais assez (comme toutes les évidences), vous devez créer (ou plutôt relayer) un contenu original sur Twitter. Vous n’obtiendrez que de petites retombées si vous n’acceptez pas qu’un de vos collaborateurs "passe son temps" sur les médias et réseaux sociaux. Mais c’est somme toute logique : tout dans l’entreprise se fait avec des ressources humaines ou financières, il en va de même avec le développement de votre notoriété sur Twitter. L’outil demande en effet un certain temps d’utilisation avant d’offrir une visibilité intéressante pour l’entreprise. Et pour cause, la découverte de votre compte par votre public cible et l’activation des relais ne se font pas en claquant des doigts. Il faut que l’information diffusée soit de qualité pour le(s) public(s) qu vous ciblez. Ou… Encore mieux ! La réserver aux utilisateurs de Twitter. Les choses que l’on peut raconter sur une entreprise ne manquent pas. Couplé à un bon blog expert, un compte Twitter animé par l’équipe rédactionnelle du blog trouvera toujours son public.

Quel est mon environnement Web ?
Ce sont les toutes premières questions à se poser quand on découvre le fonctionnement d’un réseau social : comment mon environnement réel se décline ? Mes clients, mes partenaires, mes concurrents, les journalistes sont-ils déjà présents ? Quelles sont leurs pratiques ?

L'intérêt de Twitter pour les entreprises

En règle générale, on part du site d’un concurrent ou d’un partenaire, on regarde s’il a un compte Twitter et on observe les interactions qu’il y entretient. On reproduit le même schéma avec le concurrent ou le partenaire suivant. C’est un travail qui peut prendre un certain temps mais assez rapidement, on identifie des acteurs récurrents ; ceux dont le nom ou les messages reviennent souvent. Il sera encore plus rapide de savoir si oui ou non ils représentent des potentiels relais d’information. Et si ce n’est pas le cas : veillez-les.

Les premiers relais d’information ; vous les connaissez déjà.
Prenez garde au mythe persistant qui veut que tout ce qui se trouve sur le Web est accessible au monde entier (sous-entendu: "donc ma communication aussi !"). C’est faux ou pas tout à fait vrai. Celui qui voudra vous trouver effectivement le fera… Encore faut-il qu’il vous connaisse. En tant qu’entreprise ou qu’institution, vous avez un rayon d’action (votre zone de chalandise ou le territoire sur lequel vous exercez vos missions). C’est dans celui-ci que sont vos relais et partenaires habituels, s’ils sont sur Twitter, ce seront les premiers à relayer vos messages. Commencez par verrouiller ce premier cercle pour ensuite voir comment étendre la diffusion de vos messages.

Twitter : domaine des journalistes ?
A la frontière de ce premier cercle, de nombreux journalistes utilisent particulièrement bien Twitter. Il faut bien différencier le compte officiel d’un titre de presse et les journalistes. Ces derniers utilisent souvent l’outil à titre personnel même si le titre auquel ils contribuent peut être mentionné dans leur description. Il serait malvenu de les solliciter comme dans des relations presse classique. Mais tous les utilisateurs avertis de Twitter vous le diront ; la simplicité et la rapidité dans la prise de contact sont remarquables. Des caractéristiques qui peuvent encourager des journalistes à privilégier l’outil Twitter dans leur recherche de personnes ressources. Je conseillerai, par défaut, d’être assez passif avec cette catégorie d’utilisateurs de Twitter. A moins bien sûr que vous n'ayez une information particulièrement cruciale à communiquer… J’ai bien dit information, pas communication ;)

Comment toucher les influents ?
Si par influents vous parlez de personnalités comme Korben, Eric Dupin ou Gonzague, soyez prudents. Ces personnes sont souvent très très sollicitées et elles ont peu d’intérêt à présenter à leur lectorat votre dernier communiqué de presse. A moins que vous ne vendiez des pelotes de laine, il y a peu de chance qu’une personne comme Korben (Champion européen de Air Tricot en 2008) vous relaie. Et s’il le fait, vous aurez sûrement passé beaucoup de temps à veiller et essayer pour une retombée que vous aurez du mal à mesurer. Tout simplement parce que la thématique éditoriale des influents n’est vraisemblablement pas très proche de votre secteur d’activité. Il vous faut donc trouver des influents à votre mesure. Ca peut être une association professionnelle, un blog spécialisé, un partenaire ; n’importe quel acteur qui parle de votre métier. Et s’ils n’ont peut être pas des milliers de

L'intérêt de Twitter pour les entreprises

followers, ces derniers sont plus qualifiés et seront sûrement plus attentifs à votre contenu.

Petite méthodologie pour les stratèges débutants sur Twitter.

La méthodologie qui suit doit être vivement critiquée. Gardez bien en tête que les objectifs que vous recherchez sont propres à votre entreprise ou institution et/ou à son environnement. C’est à vous, et à personne d’autre, de dresser les indicateurs performants et de voir dans quelles manières vous allez pouvoir les mesurer. Cette méthodologie est donc destinée aux débutants qui se demandent comment mesurer ses actions sur Twitter. Plutôt qu’une méthode, c’est une logique à appliquer. Comment me positionner dans mon environnement Twitter ? Dresser les indicateurs clés de performance d’une stratégie sociale n’est pas une chose simple car vous ne trouverez aucun patron sur lequel caller votre grille. En bref, vous ne pourrez compter que sur vous-mêmes et votre propre expérience de l’outil. Voici comment on peut procéder dans un premier temps. Déterminer le nombre de comptes qui parlent de votre activité, votre secteur professionnel, votre territoire, etc. Sélectionnez les comptes les plus pertinents à vos yeux. Dans l’idéal entre 10 et 30 comptes doivent vous servir d’échelle. Observez leur nombre total de followers des comptes, leur nombre de tweets moyen et les interactions qu’ils entretiennent. Pour chaque critère, donnez une note sur 10 à chaque compte surveillé (sachant que le compte qui possède le plus de followers a la note de 10, etc) et vous faites la moyenne. Ca vous apportera un premier regard sur les forces en présence dans votre environnement. Gros problème, les comptes évoluent en fonction de l’actualité, des ressources allouées par tel concurrent ou tel partenaire et vous devez donc réajuster votre grille très souvent. Le faire vous apportera néanmoins des indices sur les bonnes pratiques à l’œuvre dans votre secteur. Si tel compte a obtenu un nombre croissant de followers et de relais d’informations en quelques mois, vous vous en apercevrez pour tenter de déterminer les bonnes pratiques. Au bout d’un an, jetez tout ça au feu et dressez vous-mêmes les indicateurs à votre mesure. Comment évaluer la performance de mes relais sur Twitter? Pour cet indice encore vous partez de zéro. Vous devez donc trouver des ratios propres à vos objectifs. Ca peut très bien être de "grands" indicateurs comme le nombre de tweets qui génèrent une interaction sur le nombre de tweets total. Si votre cible est les journalistes, observez le nombre de fois où vous avez la preuve qu’un journaliste a vu votre contenu (Réponse à un tweet, RT, etc) Vous reportez mois par mois le nombre de fois où c’est arrivé et vous observez les tendances Procédez de la même manière pour chacun des publics ciblés. En fonction de votre activité, du dynamisme ou de l’agressivité de votre environnement vous aurez l’occasion de dresser d’autres indicateurs. Ne soyez pas trop optimistes car même en marquant vos tweets, il est souvent très dur de relier directement votre activité Twitter à vos objectifs en termes de trafic, de performance ou de notoriété. Les éléments dont vous disposez sont maigres et ne vous permettent pas de faire des analyses réellement fines.

L'intérêt de Twitter pour les entreprises

L'auteur : Franck La Pinta
Franck La Pinta est Responsable Marketing Web à l a D R H du G r o u pe S o c i é té Générale. Sa mission est de développer l'attractivité de la Marque Employeur auprès de s c a n di da ts e t de s collaborateurs, en s'appuyant n o ta m m e n t s u r l e s m é di a s n u m é r i qu e s e t s o c i a u x .

S o n bl o g
careers.societegenerale.com

T w i t t er @flapinta

Chaque jour, des millions de tweets sont échangés : il est fort probable que dans cette masse d’informations, une partie non négligeable concerne votre marque, vos produits, votre secteur d’activité, et que ces tweets soient postés par vos concurrents, vos clients, vos fournisseurs… ou vos collaborateurs.

Une des questions les plus fréquemment posées par les non utilisateurs concerne le temps à y consacrer. 15 minutes quotidiennes sur Twitter peuvent être suffisantes pour écouter ce qui se dit sur votre marque ou vos produits, sur les nouveautés de votre secteur grâce à certains outils : des générateurs d’alertes email comme http://www.tweetscan.com/alerts.php vous envoient un rapport quotidien sur ce qui se dit sur vous sur Twitter, à l’instar de Google Alertes. des outils tels que www.search.twitter.com ou http://monitter.com/ vous permettent de filtrer plusieurs mots clés sur l’ensemble de la plateforme. des clients Twitter tels que TweetDeck ou Hootsuite, vous permettent également de créer des timelines de recherche sur la base de mots clés ou expressions. Comme pour tout outil de veille, il est important de bien sélectionner les sources d’informations (ici vos "followings"), c’est-à-dire les comptes Twitter que vous allez suivre : recherchez vos concurrents directs ou indirects, vos fournisseurs, à partir de leur marque ou de leurs noms de produits identifiez les médias, les journalistes, les institutionnels s’il en existe qui sont spécialisés dans votre domaine ou secteur d’activité. Si vous lisez certains blogs professionnels, regardez si leurs auteurs ne sont pas déjà sur Twitter. Pour compléter cette liste, utilisez les moteurs de recherche pour saisir les mots

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clés ou expressions significatifs de votre domaine ou secteur d’activité, ainsi que les noms de vos produits. Vous suivrez ainsi les conversations qui comportent ces termes, et pourrez identifier de nouveaux comptes Twitter à suivre : ceux que vous jugerez particulièrement pertinents. Sans doute également parviendrez vous à identifier les clients ou prospects les plus actifs : les critiques, qui peuvent nuire à votre image, ou au contraire ceux susceptibles d’être des avocats de votre marque. Même sans prendre la parole sur Twitter, même si vous n’envisagez pas dans l’immédiat de l’exploiter comme canal de promotion ou de dialogue avec vos populations cibles, ne négligez pas cette source d’informations qui regroupe des millions d’utilisateurs et qui connaît une croissance fulgurante à l’heure où ces lignes sont écrites.

Un élément important à prendre en compte avec Twitter, c’est que votre courbe d’expérience et votre audience vont croître conjointement. En d’autres termes, si vous faites beaucoup d’erreurs au début, peu de followers la verront. L’impact en termes d'image sera limité les premiers temps, cela vous laisse donc toute latitude pour expérimenter. Créer son compte pour protéger son nom Même si vous n’envisagez pas dans l’immédiat d’utiliser Twitter, une précaution élémentaire est de créer un compte au nom de votre marque, de votre produit, simplement pour qu’un autre ne se l’approprie pas. Ecouter avant de parler Ne vous précipitez pas pour prendre la parole : comme dans toute discussion, commencez par identifier les interlocuteurs, comprendre les règles de la discussion. C’est pendant cette phase que vous allez identifier les acteurs de votre écosystème présents sur Twitter : clients, fournisseurs, entreprises et produits concurrents… et repérer, s’ils existent, des sujets récurrents ou à forte présence. Se poser les bonnes questions Si la phase d’écoute vous a convaincu que Twitter présente un intérêt pour votre business, quelques questions indispensables vous aideront à définir comment exploiter au mieux Twitter : Pourquoi vais-je sur Twitter ? Qu’est-ce que j’en attends ? Quels sont mes objectifs ? Quelle image je veux donner de mon compte ? Comment Twitter va s’articuler avec mes autres prises de parole on-line ? Comment Twitter peut m’aider dans mon business ? Ouvrir son compte Sur www.twitter.com, 15 mn suffisent pour créer gratuitement votre compte. Vous n’avez pas besoin d’autre chose qu’une adresse mail. Et si vous avez quelques doutes, n’hésitez pas à consulter les sites et blogs qui donnent de nombreux conseils sur l’utilisation de Twitter pour les débutants.

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Soigner son profil Les réponses à ces questions vont vous aider à rédiger la bio de votre compte, c’est-à-dire présenter succinctement l’émetteur du compte (entreprise, association, particulier…) et surtout ce que vous vous engagez à apporter à vos followers. N’hésitez pas à intégrer la photo du ou des animateurs du compte. Cela va le réchauffer par une dimension humaine, surtout s’il s’agit d’un compte d’entreprise. N’oubliez pas que vous êtes sur un réseau social. Soigner sa présentation Si vous êtes une entreprise, appuyez-vous sur votre charte graphique. En effet, votre présence sur Twitter doit être cohérente avec vos autres prises de parole online. Il existe également sur Internet de nombreuses ressources qui vous proposent gratuitement des "fonds de page" optimisés pour Twitter : vous n’avez que l’embarras du choix. Une règle à retenir : comme pour la bio, l’aspect visuel de votre compte est un élément de votre message, ne le négligez pas.

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L'auteur : Jean-Christophe Anna
C o n s u l ta n t A pe c , E x pe r t e n R é s e a u x s o c i a u x , B l o gu e u r s u r l ' I de n ti té Nu m é r i qu e , l'Image de Marque Employeur et le Recrutement 2.0

S o n bl o g
http://www.job2-0.com

T w i t t er
@Jchristopheanna

Lors de mes diverses interventions (conférences, matinales RH, démonstrations sur les Salons Cadres & Co de l’Apec, ateliers destinés aux cadres et jeunes diplômés …) sur les réseaux sociaux et les outils du Web 2.0, j’ai coutume, pour rendre l’outil plus accessible, de comparer Twitter à un Grand Journal planétaire où chaque utilisateur peut être à la fois et à tour de rôle lecteur et pigiste ! Je présente alors les 5 principales utilisations que pourraient en faire les personnes que je sensibilise : un suivi de l’actualité en temps réel, une veille pointue sur leur domaine d’expertise, un partage d’informations entre professionnels, la promotion de l’image de marque de leur entreprise ou de leur propre identité numérique et enfin le sourcing et le recrutement ou la recherche d’un job.

Je souhaite partager ici avec vous une toute nouvelle utilisation de ce fabuleux média que j’ai expérimentée il y a peu ! Le 21 juillet 2010, après avoir réalisé un dossier en 3 parties sur les nouvelles tendances du recrutement online sur mon blog "Job 2.0", je me suis tout naturellement posé la question de savoir à quoi pourrait bien ressembler le recrutement dans l’avenir. J’avais déjà écrit un billet d’anticipation sur l’évolution du recrutement dans un futur proche, mais ne souhaitant pas réfléchir sur l’avenir du recrutement tout seul, je me suis mis à rêver à un débat d’experts sur mon blog. Alors que j’étais en train de relever les tweets de la journée tombés sur ma Timeline Tweetdeck 2 jours avant de partir en vacances, une petite ampoule s’est allumée dans mon cerveau : ces experts du Web 2.0, du recrutement on line, des Ressources Humaines 2.0, du community management et du personal branding, je les avais sous les yeux ! Leurs noms défilaient sur ma Timeline : @fbrahimi, @Altaide_JF, @flapinta, @eogez, @vgiolito, @StephenDemange, @VinceBerthelot, @jfruiz, @aponcier, @edonis, @caroleblancot, @SylvainePascual, @kriisiis, @LilianMahoukou, @Sophiead, @sandrinea, @aurelieg34, @JulienCotteALU, @romainnavarre, @lecairn, @LaurentBrouat, @PierreDenier, @camilletravers, @florencesinoir, @moderateur, @SophieGirardeau, @dserfaty, @hweytens, @Job__Hunting, @jpouget, @olivierzara, …

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Quel casting ! Et en plus c’est moi qui l’avais tout naturellement constitué au fil des mois dans mon utilisation de l’outil !

Le DM comme outil d’interview
Fantasmant sur leur participation à ce projet que je jugeais complètement fou, surtout à la veille des grands départs en vacances, je me suis demandé comment les solliciter tous tout en donnant à mon projet la chance de réussir ! Un tweet adressé à tous mes followers ? Non, pas forcément adapté, et que pouvais-je y mettre ? " Des volontaires pour un projet un peu fou sur l’avenir du recrutement ? Contactez-moi ! " ? Je ne pense pas que cet appel aurait rencontré un réel succès et puis je perdais forcément le contrôle du choix des intervenants, tout comme l’effet de surprise auprès des personnes sollicitées et de mes followers ! Une ou plusieurs interviews, combien d’experts, qui… ? J’ai alors pensé à une fonction Twitter que j’utilisais encore trop peu, le fameux DM ! Il allait me permettre de toucher à coup sûr chaque expert personnellement, du moins ceux qui me suivaient également (la fameuse limite du DM !), dans une relation un peu plus confidentielle. Cette approche par DM avait surtout le mérite de ne rien dévoiler de l’ambition de mon projet, chaque expert pouvant très bien penser être sollicité individuellement pour une interview classique ! Enfin, classique elle ne l’était pas vraiment puisqu’elle allait être multiple et finalement expresse ! Nom de code de l’opération : #ITWXPRESS Et oui, comment solliciter ces experts avec un seul DM limité, comme tout tweet, à 140 caractères ? Forcé d’adopter un style télégraphique et suffisamment explicite à la fois ! Voilà ce que cela donne : "Bonjour, itw express : Après le e-Rec et le Rec 2.0, comment imagines-tu le Recrutement 3.0 ? Réponse > jeanchristophe.anna@yahoo.fr"

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Suffisamment intrigant tout en étant délibérément provoc ! Le choix des mots étant déterminant, surtout dans un espace texte aussi réduit, j’ai volontairement opté pour une question qui fasse réagir à coup sûr, du moins je l’espérais, les passionnés de l’évolution des outils web tout comme les " gardiens du temple " de la relation humaine recruteur-candidat ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que mon approche a fonctionné au-delà de mes espérances. Très vite, quasi instantanément pour certains, de nombreux experts se sont manifestés pour répondre favorablement à ma sollicitation. Ainsi à partir du 23 juillet (2 jours à peine après l’envoi de mes DM) et " Le Recrutement 3.0 selon Vincent ROSTAING ", jusqu’au 12 août et " Le Recrutement 3.0 selon Vincent BERTHELOT ", j’ai publié en continu, sans interruption, 15 points de vue d’experts en 15 jours (hors week-ends) !!!

La limite du DM
Si le DM est une fonction extraordinaire pour son côté direct et immédiat qui s’accompagne généralement d’une réactivité expresse du destinataire (mon expérience l’atteste), il peut aussi devenir rapidement extraordinairement frustrant ! En effet, ce n’est qu’à cette occasion que j’ai découvert que l’on ne pouvait l’utiliser qu’à destination de ses followers et non de ses following !!! Au début, je pensais que c’était Tweetdeck qui buggait ou que certains twittos avaient paramétré leurs comptes pour ne pas être sollicitables ! Mais le message sans appel " Recipient not following you ! " m’a rendu à l’évidence. Je ne comprends toujours pas bien pourquoi cela ne marche pas dans les 2 sens, sauf bien sûr quand les 2 personnes se suivent mutuellement. C’est encore plus agaçant quand vous recevez un DM sans pouvoir y répondre !!! Pour illustrer cette frustration et cet agacement, rien de mieux qu’un petit clin d’œil à Franck LA PINTA, HR Community Manager de la Société Générale. Quand @flapinta m’envoie un DM, et bien la seule solution pour lui répondre c’est d’envoyer un DM à @CareersSocgen ! ;) Pour parer à cette limite, j’aurai pu crier sur les toits : " @olivierzara Peux-tu me follow pour que je te DM ? ". J’ai préféré opter pour un autre média et je suis parti à la chasse aux experts sur Facebook en leur écrivant directement des messages. Et là ça marche que l’on soit amis ou non et en plus on a plus de place pour s’exprimer … ;) Mais que faire quand on ne peut pas envoyer de DM à certaines personnes et que les messages adressés sur Facebook ou ailleurs restent sans réponse ? Back to Twitter ! En m’adressant par DM à un Expert relai :

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ou en lançant une bouteille à la mer :

Si peu de followers m’ont réellement aidé à les contacter, la réaction de mes 2 cibles ne s’est pas fait attendre ! Voici celle de Jaques FROISSANT :

Le DM comme outil d’alerte
Le DM peut également être très efficace pour alerter. Certains experts s’en sont servis pour s’assurer que j’avais bien reçu leur mail avec leur contribution. Je l’ai utilisé de mon côté pour leur demander d’urgence une photo et / ou une mini-bio pour illustrer leur contribution.

Autre utilisation possible : m’alerter d’un oubli ou d’un lien inactif dans une interview !

Enfin, je pense tout naturellement à un événement récent qui m’a interpellé sur les 2 faces de la toile. De nature optimiste et positif, je préfère toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ! Ainsi, convaincu du formidable potentiel des outils du Web 2.0, je privilégie, lors de mes interventions, une présentation très enthousiaste de ces outils. Sans négliger les risques, surtout quand il s’agit de Facebook, je me concentre sur le bon côté, même pour Facebook ! ;) Je recommande toujours aux personnes que je sensibilise d’être très vigilantes sur le réglage de leurs paramètres de confidentialité (photos taguées " vues par moi uniquement " et mur perso non accessible) et sur la nécessaire séparation des sphères privée, sur Facebook, et professionnelle, sur Viadeo ou Linkedin. Je leur indique au passage qu’il est possible de gérer les 2 sur Facebook via notamment la création de listes séparées. J’en profite quelques fois pour leur dire que je le fais moi-même avec plaisir depuis la création d’une page Facebook " Job 2.0 " il y a quelques mois et la constitution d’une liste " contacts pros ".

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J’ai connu le côté obscur de la force le 24 septembre dernier à l’occasion du Salon Cadres & Co de Lille auquel je participais pour animer avec Frédéric CHANCHOLLE et Elodie HENION de Viadeo l’espace Réseaux pros. J’ai assuré des démos toute la journée sur l’utilisation de Viadeo et le partenariat Apec-Viadeo et animé 2 conférences sur les outils du Web 2.0. Alors que je venais de m’installer dans le train du retour après une journée de sensibilisation bien remplie, j’ai eu la désagréable surprise en ouvrant Tweetdeck de découvrir 2 DM de @LilianMahoukou et @moderateur m’alertant que mon compte Facebook avait été piraté dans la journée !!!

Ces DM avaient été écrits entre 11H45 et midi, pile au moment où je venais de quitter l’espace Réseau pro pour aller animer la première conférence de la journée sur les réseaux sociaux. Et comme j’avais fait des démos sur 3 PC toute la matinée en me servant de mes comptes Viadeo, Twitter et Facebook, sans avoir pris le soin de me déconnecter … Le " plaisantin ", appelons-le comme ça, avait écrit sur mon mur un message très raffiné " J’AIME LA BITE ! ". Le pire restait à venir … Et j’ai eu là un exemple concret des risques potentiels liés à une double utilisation, privée et professionnelle, de Facebook. En effet, le hacker s’était également servi de mon compte pour écrire sur le mur d’Emilie OGEZ un très élégant " PUTE " … Je le remercie aujourd’hui d’avoir utilisé des termes aussi grossiers et vulgaires et tellement décalés par rapport à ma personnalité et mon vocabulaire ! S’il avait été un peu mieux (ou plus mal ?) inspiré, cette usurpation de mon identité numérique aurait pu être bien plus dommageable ! Je tire de cette anecdote 2 enseignements : la bienveillance entre utilisateurs est extraordinaire, spontanée et réconfortante, la vigilance personnelle doit être totale !

Le DM comme outil de lancement de communication
Revenons à mon projet #ITWXPRESS sur l’avenir du Recrutement ! Dès réception d’une nouvelle contribution, j’envoyais un DM pour signaler à son auteur que je l’avais bien reçue tout en proposant un jour de publication.

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Chaque jour de publication, après avoir mis en forme l’interview, la mini-bio et la photo, je lançais la communication avec un tweet à tous mes followers et j’adressais dans la foulée un DM à l’expert du jour pour lui signaler que son itw était en ligne, que je venais de lancer un Tweet et que je comptais sur lui ou elle pour faire du bruit !

Le DM comme outil d’échange
Twitter est un outil de discussion assez atypique. Si la vocation première du micro-blogging est d’informer et de partager l’information, les utilisateurs se sont servis de 2 fonctions pour échanger entre eux : le DM pour des échanges privés " one to one " et le @ pour des échanges publics ou des discussions à plusieurs. A mi-chemin entre le mail (dans sa fonction d’info ou d’alerte) et le chat (dans sa fonction d’échange instantané), le DM est réellement un formidable outil synthétique, direct, avec un impact immédiat (" in real time ! "). Plus puissant et rapide que le premier car les timelines des utilisateurs sur Tweetdeck, Seesmic ou Hootsuite, sont toujours allumées, il est aussi plus riche et plus " excitant " que le second. En effet, il peut être assez étonnant d’avoir un échange privé avec un autre Twittos dans une colonne de Tweetdeck tout en gardant un œil sur les messages publics de ses following qui continuent de tomber

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dans la colonne d’à côté ! Il devient alors même possible de poursuivre cet échange confidentiel par DM interposés, tout en se mêlant à une discussion publique ou d’interpeller individuellement avec un DM une personne en pleine discussion publique @ @ et @ !!!

Twitter comme accélérateur de rencontre IRL !
Bon nombre de personnes opposent la " vie réelle " off line et la " vie virtuelle " on line. Or, Twitter peut s’avérer être bien au contraire un extraordinaire accélérateur de rencontres IRL ! En effet, la possibilité de choisir librement ses propres sources d’informations (les following ou Abonnements) permet d’être très qualitatif, beaucoup plus facilement (transparence des centres d’intérêts et des points de vue des Twittos) et rapidement (consultation de l’historique des tweets) que dans la " vraie vie " ! Quand vous suivez tous les jours des professionnels qui partagent la même passion, le même intérêt que vous pour votre domaine d’expertise, vous avez forcément l’impression de les connaître déjà un peu avant même de les avoir rencontrés. Ils commencent à faire partie de votre quotidien. Vous les suivez, les RTweetez, les recommandez (#FF) et cela devient réciproque. Le dialogue va se nouer, des discussions se créer (alternance de DM et de @) plus vite, plus spontanément, plus directement (tutoiement quasi immédiat) que sur les autres médias sociaux. Le besoin d’échanger IRL se fait alors pressant et débouche sur ces formidables rencontres informelles et improvisées que sont les Twunchs, Twapéros et autres Apéros RH ! La rencontre physique a alors toutes les chances d’être concluante et passionnante, comment pourrait-il en être autrement entre passionnés ! J’ai moi-même eu le plaisir de rencontrer certains des experts que j’ai sollicités dans le cadre de mon projet #ITWXPRESS sur le Recrutement 3.0. Et la qualité de ces échanges IRL m’a conforté dans mon nouveau projet : les rencontrer tous ! ;)

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L'auteur : Flavien Chantrel
Flavien Chantrel est Community manager pour Regionsjob depuis bientôt 4 a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e du r e c r u te m e n t e t de s r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r assidu, très actif sur Twitter.

S o n bl o g
Le Blog du Modérateur

T w i t t er @moderateur

L’intérêt marketing du concours n’est plus à prouver. Les entreprises y ont recours depuis bien longtemps pour attirer des prospects, fidéliser leurs clients, constituer des bases de données et faire parler d’elles. Rien de plus simple en effet que d’offrir des cadeaux pour faire venir du monde. Le concept s’est décliné à l’excès sur le web. Encore plus facile à mettre en place, il suffit d’un formulaire ajouté rapidement sur une page pour se lancer. Et récolter de précieux renseignements sur des clients potentiels… Et sur Twitter, qu’est-ce que cela donne ? Tout comme sur Facebook et consorts, ils se multiplient. C’est en effet un moyen facile de gonfler ses stats et d’arrondir son nombre de followers. Le principe est souvent le même : chacun doit retweeter un message prédéterminé pour faire partie d’un tirage au sort. La simplicité du geste fait que les retours niveau qualitatif, est-ce vraiment efficace ?

Un concours… Mais pour quoi faire ?
C’est bien sûr la première question à se poser. Organiser un concours, c’est bien, mais dans quel but ? Sur Twitter, vous ne pourrez pas constituer de base de données ou faire un suivi des participants. Au mieux vous aurez une liste d’utilisateurs ayant participé, sans moyen de les recontacter autrement que par un tweet, donc non utilisable à grande échelle. Vous souhaitez augmenter le nombre de personnes qui vous suivent ? Un concours n’est pas (ou peu) ciblé s’il s’agit juste d’un tirage au sort. Vous obtiendrez bien des followers en plus, reste à savoir quelle proportion va être vraiment intéressée par votre entreprise. Votre but est plutôt la fidélisation ? Cela peut alors être efficace si vous disposez d’un nombre de followers suffisant et déjà intéressés par votre entreprise.

Une population peu nombreuse
Un paramètre à ne pas oublier est la place restreinte de Twitter en France. Quelques dizaines de milliers d’utilisateurs vraiment actifs seulement, c’est peu. C’est même moins que ce que vous pourrez attirer en faisant un concours sur votre site, pour peu que les lots offerts soient attrayants. N’oubliez donc pas que votre concours aura une portée limitée. Et comme souvent dans ce genre de cas, c’est la valeur des lots offerts qui déterminera le succès du concours, donc l’investissement est-il justifié ? N’espérez pas vous faire connaître à grande échelle par ce biais, au mieux vous vous ferez remarquer de quelques happy few. Cela peut déjà être pas

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mal, il faut juste le savoir. Du quanti, oui, du quali, moins… Beaucoup de concours ont un but quantitatif. Augmenter le nombre de followers, point barre. Dans ce cas cela fonctionnera probablement. Mais on est loin de la notion de quali et des followers ciblés qui seront intéressés par les vraies informations que vous souhaitez faire passer. Cette partie réclame un travail de fond, et non des évènements ponctuels détachés de votre ligne éditoriale. Ce qui n’empêche pas de les mettre en place, il y aura probablement une partie des nouveaux abonnés qui seront intéressés par la suite.

Les concouristes
Les concouristes sont l’illustration parfaite de cette notion de quantitatif. Le dernier concours que j’ai fait sur Twitter avait pour but de remercier mes followers en leur offrant une BD que j’avais fortement appréciée. Pas un lot qui fait spécialement rêver donc… Au final, sur les 82 participants, un bon tiers était composé de concouristes. Car oui, jouer aux concours est une passion voire un métier pour certains. Soyez conscient qu’une partie non-négligeable (et parfois même majoritaire) des participants n’ont absolument aucun intérêt pour votre entreprise ou vos produits mais jouent simplement systématiquement à tous les concours trouvés en ligne. Cela fait partie du jeu, mais n’espérez pas obtenir un retoru positif par la suite…

Organiser un concours facilement
Vous avez bien compris les avantages et les limites d’un concours sur Twitter et vous souhaitez en faire un ? Twcontest vous aidera. Entièrement gratuit, il permet de viraliser et de gérer votre concours facilement. Pour organiser un concours, identifiez-vous via vos pass Twitter. Choisissez ensuite la catégorie des lots du concours, le pays concerné, les lots, la date et l'heure du tirage ou encore un lien dirigeant vers plus d'informations. Le site générera alors un tweet qui servira aux participants. Vous pouvez même obliger les participants à vous suivre. Si ce n'est pas le cas, ils recevront un tweet leur précisant que c'est obligatoire pour jouer. Une fois le concours lancé, il sera annoncé sur le compte Twitter de twContest. Vos propres tweets ne seront pas comptabilisés, c'est pratique. Vous pouvez si vous le souhaitez annuler le concours ou le finir plus tôt que prévu. Pour cela rendez-vous en bas à droite de la page du concours une fois que vous êtes identifié. Le site se révèle très pratique, donc n’hésitez pas à l’utiliser si vous décidez de vous lancer ! Au final, en matière de concours sur Twitter, chacun voit midi à sa porte. Ils peuvent booster un peu votre présence et animer votre timeline, soyez simplement conscient que les retours ne seront pas miraculeux et rarement très qualitatifs.

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L 'a u t e u r : C a m i l l e J o u r d a i n
C a m i l l e J o u rd a i n e s t c o n s u l ta n t w e b s o c i a l e t community manager pour l'agence C2B interactive. Bloggeur sur "Le Marketing sur le Web" et passionné par l e w e b de pu i s pl u s i e u r s an n ées .

Aujourd’hui, les entreprises se mettent aux réseaux sociaux et comprennent que le microblogging a un gros potentiel dans le cadre d’une communication Corporate. Plus de 65 % des plus grandes entreprises mondiales ont un compte Twitter (Source : istrategy) alors qu’à peine plus de la moitié d’entre elles ont une page Facebook. En effet, Twitter correspond à l’évolution des habitudes de consommation des internautes et aux principales valeurs du Web 2.0, le principe d’échange, le sens du collectif et du "gagnantgagnant". Twitter est une messagerie instantanée, une plateforme de microblogging, un réseau social, une communauté Web, un lieu de rencontre… Voilà pourquoi le réseau est utilisé pour créer des conversations avec les clients et pour communiquer différemment, facilement, "gratuitement" et efficacement.

S o n bl o g
http://www.camillejourdain.fr/

T w i t t er @camj59

Les entreprises ont intérêt à être présentes sur Twitter mais quels contenus sontelles amenées à tweeter ? Le contenu Twitter c’est du texte, des liens, des photos, des vidéos, des fichiers audio… Elles ont donc la possibilité de publier des tweets de natures très différentes. L’entreprise peut tweeter des informations sur son actualité ou son activité en temps réel. Elle peut partager ses conseils et astuces sous la forme de messages avec des liens vers un article d’actualité de son blog, vers un article d’un site qui parle de l’entreprise, vers une photo en rapport avec son actualité, vers une vidéo réalisée par l’entreprise ou vers un événement organisé par l’entreprise. Mais elle peut aussi partager des informations issues de sources différentes en tweetant une information issue d’un blog qui parle de l’entreprise ou d’un produit, un lien vers un forum, une vidéo intéressante, une photo en rapport avec l’activité de l’entreprise, ou un lien vers un événement important pour l’entreprise. Twitter peut être destiné à gérer la relation client, dans ce cas, l’entreprise répond simplement aux questions des clients, discute avec les internautes et construit un dialogue avec les consommateurs. Elle doit repérer les clients mécontents afin de leurs proposer quelque chose pour compenser ce mécontentement. Si l’entreprise est réactive, les clients seront très surpris et pourront changer d’avis. Grâce à Twitter, les entreprises ont la possibilité de montrer leurs expertises et

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renforcer leur crédibilité. Si les tweets offrent une information intéressante et sont de qualité, les internautes pourront attester de l’expertise de l’entreprise et relayer les informations. Ils auront confiance et n’hésiteront pas à devenir client. Concrètement, l’entreprise publie une réponse directe à une question précise, un lien vers une fiche conseil de son site Web ou vers un formulaire de contact, pose une question à un utilisateur de Twitter qui a parlé de l’entreprise, réalise un sondage sur une nouvelle idée, un nouveau concept que souhaite lancer l’entreprise, propose un test de produit auprès de la communauté d’utilisateurs qui la suit. Utiliser Twitter pour augmenter son chiffre d’affaires peut également être envisageable. L’entreprise peut vendre directement, organiser des jeux concours, proposer des promotions et des offres spéciales. Elle tweete un lien vers une fiche produit, une description du produit, un commentaire/avis sur un produit, un lien vers un jeu concours ou vers une vente Flash. Notez bien que les entreprises sont amenées à respecter quelques règles pratiques si elles veulent percer sur Twitter : Apporter une valeur ajoutée en partageant des informations pertinentes. Communiquer en utilisant des majuscules, une bonne ponctuation et une bonne orthographe. Remercier les internautes qui disent du bien de l’entreprise et qui font des retweets. Publier régulièrement des tweets, rester connecté tous les jours. Varier les types de tweet : réponses, retweet, liens, messages… Utiliser et maîtriser le vocabulaire Twitter : hashtags, follow friday, retweets, followers, followings, DM… Répondre à tous les internautes et aux messages privés. Utiliser les services d’administration et de gestion de compte. Terminons par un cas concrets : celui de La Redoute. Un des pionniers en France, le leader de la VAD a souhaité lancer la conversation avec les internautes début 2009. Et ça a marché ! Ses objectifs étaient les suivants : exploiter un nouveau canal de communication, toucher une nouvelle cible, construire un réseau, exploiter le potentiel des réseaux sociaux, créer une relation plus forte avec les clients, échanger, discuter, recevoir des feedbacks… Avec au programme, des réponses aux interrogations des clients, des présentations de produits, des nouveautés en exclusivité, des promotions, ou la mise en place de jeux concours. Aujourd’hui, La Redoute c’est plus de 35 000 followers sur Twitter !

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L'auteur : Florian Karmen
R é f é r e n c e u r e t r é da c te u r w e b de f o r m a ti o n , a c tu e l l e m e n t employé comme community m a n a ge r da n s u n e s o c i é té s pé c i a l i s é e da n s l ' a n a l y s e e t l a ge s ti o n de l a r é pu ta ti o n n u m é r i qu e de s e n tr e pr i s e s .

Lorsqu’une entreprise se lance sur Twitter, une des questions qui vient très rapidement concerne le choix des personnes et des comptes à suivre. Ce choix s’effectue en fonction de la stratégie de l’entreprise mais également en fonction des objectifs qu’elle s’est fixée. Pour tout compte Twitter, qu’il s’agisse d’un compte personnel ou d’entreprise, le choix des comptes à suivre est capital car il a un impact sur la manière de travailler par la suite. Il arrive que certaines entreprises pratiquent le "mass-follow", c’est-à-dire suivre plusieurs centaines voire milliers de comptes, en espérant que ces comptes la suivent en retour.

S o n bl o g

h ttp: / / f l o r i a n k a r m e n . c o m /

T w i t t er @floriankarmen

Bien que cette pratique se soit avérée être efficace en termes de quantité, il semble évident qu’elle ne l’est pas si on prend en compte la qualité des comptes suivis. Le danger avec cette pratique réside en premier lieu dans le fait que l’entreprise est vite détectée comme pratiquant cette technique douteuse, c’est-àdire qu’elle perd en crédibilité dès le lancement de sa présence sur Twitter. Dans un second temps, l’entreprise peut très rapidement perdre ses repères dans la masse de comptes suivis. En effet, il semble surréaliste de pouvoir suivre assidument plusieurs milliers de comptes Twitter, surtout si ceux-ci n’ont pas de réel lien avec le secteur d’activité de l’entreprise dont on souhaite développer la visibilité. Par ailleurs, le mass-follow ne vous fera gagner qu’une audience très peu qualifiée, donc inintéressante et d’aucune aide dans votre stratégie sur Twitter. Certes, cette méthode permet de gagner rapidement de nombreux followers, mais elle n’est pas viable si l’entreprise s’est fixé des objectifs au préalable. Comment développer les conversations autour d’une marque, si la marque n’est pas à l’écoute des bonnes personnes ?

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Suivre ses concurrents
L’entreprise qui se lance sur Twitter le fait car elle s’est rendue compte qu’elle avait des opportunités sur Twitter. Lorsqu’elle s’est posé la question de développer sa présence sur les médias sociaux, notamment Twitter, elle a pris le temps de se vérifier s’il y avait un intérêt à être présent sur Twitter. L’entreprise a donc détecté des conversations sur elle-même, sur son secteur d’activité, sur ses concurrents, etc. Pourquoi ne pas commencer par la ? Dans un premier temps il est intéressant de suivre ses concurrents, tout simplement car c’est un excellent moyen de faire une veille concurrentielle. Twitter est un outil très intéressant dans une optique de veille concurrentielle car il suffit de s’abonner aux comptes des concurrents pour être tenu au courant de l’actualité des concurrents. Lorsque le concurrent va communiquer sur un nouveau service, une nouvelle prestation, un nouveau produit, etc. vous le saurez tout de suite. Par ailleurs, suivre ses concurrents sur Twitter permet également de détecter des personnes intéressées dans votre secteur d’activité. Si votre concurrent développe des conversations avec une personne autour de la thématique (et non de sa marque), il peut être intéressant de suivre cette personne, voire même de la contacter.

Suivre des utilisateurs sensibles à votre marque et secteur d’activité
Sur Twitter, il n’y a pas que des entreprises, de nombreux internautes y sont présents à partir d’une initiative personnelle et ce sont justement ces internautes qui intéressent votre entreprise. L’entreprise va devoir être à l’écoute de ces internautes dans le but de créer des conversations autour de votre marque. Lorsque vous vous êtes posé la question : est-ce qu’on parle de mon secteur d’activité ou de ma marque sur Twitter ? Vous avez sûrement détecté un certain nombre d’internautes intéressants qu’il faudrait rapidement suivre. Il faut donc rapidement entrer en contact avec ces personnes pour leur indiquer que vous êtes désormais présent sur Twitter et que vous êtes à leur écoute. Evidemment, cette partie du travail se fera régulièrement au fil de votre présence sur Twitter. Les conversations évoluent, les nouveaux membres de Twitter arrivent par milliers quotidiennement, il est donc indispensable de détecter les internautes qui s’intéressent ou du moins qui parlent de votre marque ou de votre secteur d’activité. Cette partie du travail est assez facile à mettre en place, néanmoins, il faut connaître quelques outils et méthodes de travail. Lorsque vous avez installé un client Twitter sur votre poste de travail, par exemple Tweetdeck (cf. chapitre 1 – Les outils – les clients Twitter @gonzague) vous pouvez mettre sous surveillance

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une liste de mots-clés intéressants autour de votre secteur d’activité et même de votre entreprise. Commencez par créer une (ou plusieurs) colonne dans votre client Twitter, ensuite il faudra définir une liste de mots-clés que vous souhaitez surveiller. Ici encore, il faudra à nouveau revenir sur la stratégie de l’entreprise, se demander si elle souhaite surveiller un produit, une activité en particulier pour ne pas être inondé par le bruit, c’est à dire ne pas être submergé par trop d’informations inintéressantes. Si votre entreprise souhaite communiquer sur plusieurs activités / produits sur Twitter, il est également intéressant de segmenter vos recherches dans différentes colonnes thématiques. De cette manière, vous avez une cohérence dans la thématique surveillée. L’avantage d’un client Twitter comme Tweetdeck réside dans le fait que l’on peut faire des recherches avancées grâce à des opérateurs de recherche. Tout comme les commandes "site:URL, link:URL, intitle:mot-clé, etc" dans Google, Twitter offre la possibilité d’utiliser des opérateurs de recherche avancée de sorte que les résultats soient plus filtrés, donc plus pertinents. Voici la liste des opérateurs de recherche Twitter :

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Le choix des expressions à surveiller est déterminant dans le résultat que vous obtiendrez, par ailleurs, vous pouvez également combiner ces différents opérateurs de recherche pour filtrer de manière plus poussée les résultats. Vous pouvez retrouvez la liste des opérateurs de recherche avancée sur la plateforme de recherche en ligne de Twitter. Lors de la mise en place de recherches avancées, vous obtiendrez une liste (automatiquement mise à jour) de tweets intéressants et donc de comptes intéressants à suivre pour votre entreprise.

Les listes
Pourquoi ne pas profiter de toutes les fonctionnalités qu’offre Twitter pour découvrir et suivre des gens intéressants ? Les listes Twitter permettent de suivre plusieurs comptes intéressants en très peu de temps. Si votre secteur d’activité est assez dynamique sur Twitter, d’autres comptes ont déjà créé des listes d’utilisateurs autour de votre thématique. C’est un moyen rapide de suivre plusieurs comptes intéressants en un seul clic. Par ailleurs, vous pouvez également créer vos propres listes d’utilisateurs, ceci vous permettra de vous faciliter le travail à l’avenir. En effet, les listes vous permettent de segmenter les comptes que vous suivez (dans le cas où votre entreprise a plusieurs activités). Ce qui est intéressant avec les listes c’est que l’entreprise peut également s’en servir pour faire des listes de personnes en fonction de leurs sentiments envers la marque et de la tonalité des tweets qu’ils publient. En effet, il est recommandé de segmenter les comptes que l’on suit dans deux catégories bien distinctes : ceux qui ont un avis positif sur la marque et ceux qui ont un avis négatif. Ceci vous permet de garder un œil sur les internautes qui ont déjà critiqué votre entreprise. "Sois proche de tes amis, et encore plus de tes ennemis" s’applique très bien à ce cas de figure, car vous pourrez garder un œil sur les comptes potentiellement dangereux.

Les suggestions
Twitter est un outil si bien pensé qu’il vous propose des personnes à suivre. Si vous vous êtes déjà abonné à un certain nombre de comptes, Twitter vous suggère des personnes à suivre. Il est donc essentiel de créer un capital de comptes à suivre de qualité dès le départ de sorte que les comptes suggérés soient en rapport avec ceux que vous cherchez. En effet, l’outil de suggestion de comptes ne le fait pas de manière aléatoire puisque les comptes sont suggérés en fonction de la proximité. La suggestion de comptes sur Twitter représente donc une excellente ressource pour trouver de nouvelles personnes à suivre car celles-ci sont généralement très proches des personnes que vous suivez déjà. Il existe également des annuaires d’utilisateurs de Twitter, ils sont également une ressource d’utilisateurs intéressants dans votre domaine d’activités. L’annuaire

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Wefollow par exemple, vous permet de trouver des comptes à partir d’un mot clé. De plus, l’outil classe les utilisateurs de Twitter selon leur degré d’influence, un moyen rapide de trouver les leaders d’opinion dans votre secteur d’activité. En parlant de leaders d’opinion, il est très intéressant de les suivre, si vous connaissez un peu les acteurs de votre domaine d’activité sur Internet, vous vous êtes déjà abonné à leur compte. Si ce n’est pas le cas, il est essentiel de le faire dans les plus brefs délais. Deux raisons fondamentales : . la personne connaît votre entreprise et en parle de temps en temps, il est donc essentiel de surveiller ce qu’elle en dit pour créer une conversation autour de votre marque et ainsi devenir visible auprès de son audience qualifiée . faire découvrir votre marque à ce leader d’opinion et par la même occasion entrer en contact avec lui avec le même objectif : créer une conversation autour de votre marque et bénéficier de sa notoriété pour diffuser votre marque auprès de son audience.

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L'auteur : Frédéric Pereira
C o n s u l ta n t e t c h e f de pr o j e t te c h n i qu e , l e s c o m pé te n c e s de F r é dé r i c r e gr o u pe n t l e de s i gn , l e r é f é r e n c e m e n t o u encore la stratégie web. Il ti e n t de pu i s 2 0 0 7 l e bl o g Fredzone, et écrit aussi sur Weedle.

Et au commencement était le verbe…
Et au commencement était le verbe. De tout temps, l’être humain a été un animal doué de raison, certes, mais aussi une créature sociable pour qui la communication était avant tout une question de survie. Doté d’une certaine propension à discuter et à échanger avec les autres, c’est d’ailleurs cette sociabilité exacerbée qui est venue jeter les fondations de nos sociétés traditionnelles et modernes.

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Internet ne fait évidemment pas exception à la règle. Conçu avant tout pour favoriser et dématérialiser les échanges, cet outil de communication a connu un essor important jusqu’à devenir ce Web que nous connaissons tous et que nous fréquentons quotidiennement. De nouveaux services ont émergé, modifiant la nature intrinsèque de nos échanges. Parmi ces derniers, nous pouvons bien évidemment citer l’ouragan Twitter qui s’est très vite imposé chez les particuliers mais aussi et surtout chez les "communicants" de tout horizon. Parler, discuter, expliquer est inné pour l’espèce humaine. Communiquer sur Twitter est une tâche parfois ardue, aussi bien à cause de la fameuse limite des 140 caractères que par le fonctionnement même du service. Surtout si l’on considère qu’un simple tweet peut parfaitement faire le tour de la planète en quelques heures. Ou même parfois en une poignée de minutes. Dans ce contexte, il convient d’adapter son discours à ce qui est en train de devenir un média à part.

Les limites du texte sur le Web
Ecrire et dialoguer sur la toile est un exercice parfois difficile. Et pas seulement sur Twitter, ce point concerne tout aussi bien les commentaires d’un blog que des sujets publiés sur un forum. Sans oublier, bien entendu, les courriers électroniques et les conversations ayant lieu par l’entremise d’un logiciel de messagerie instantanée.

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En réalité, le texte lui-même souffre de certaines limites. Lorsque l’on discute avec une personne en chair et en os, il est possible de s’appuyer sur ses expressions corporelles ainsi que sur sa gestuelle pour interpréter ses propos. Cette dernière peut se montrer grossière ou insultante mais tout dépendra finalement de ce fameux sourire au coin qui peut modifier la nature même de ses propos et leur conférer un sens radicalement différent. Ce que ne permettent pas les mots. Dans ce contexte, l’écrit est toujours sujet à interprétation. Dans la mesure où nous ne fonctionnons pas tous de la même manière, dans la mesure où les mots ont autant de sens différents qu’il existe de personnes sur cette planète, on comprend qu’il est indispensable de toujours réfléchir aux termes que l’on emploie et à la manière dont ils pourraient être perçus par nos interlocuteurs. Surtout lorsqu’ils sont diffusés très largement, comme c’est inévitablement le cas sur internet. Un vieil adage dit qu’il faut toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Finalement, il en va de même pour le contenu textuel et pour l’écriture en général. Et si certains pensent qu’agrémenter leurs messages d’émoticônes suffit à mettre en relief la nature d’une pensée, on ne manquera pas de préciser que ces derniers aussi sont sujets à interprétation. Un simple clin d’œil anodin peut ainsi très vite devenir une marque d’ironie ou de sarcasme. Et on sait très bien à quelle vitesse peut dégénérer une discussion qui semblait au premier abord complètement anodine. Le phénomène porte même un nom : le "tweet clash".

Mesurer la portée de ses propos, une obligation
Les forums et autres salons IRC peuvent avoir une portée considérable s’ils sont fréquentés par un nombre important d’internautes, mais c’est sans commune mesure avec Twitter. D’un certain sens, on peut dire que ce dernier a remis le bouche-à-oreille au goût du jour. Si un internaute publie un tweet, les personnes qui le suivent peuvent parfaitement le reprendre et le transmettre à leur tour aux gens qui les suivent. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que cette marée numérique finisse par faire le tour du monde et se retrouve ensuite dans les médias plus traditionnels comme la presse, la radio ou même la télévision. Contrairement aux apparences, Twitter n’est pas un outil intimiste. Ce n’est pas comme envoyer un courrier électronique à un ami ou lui transmettre un message par l’intermédiaire d’un logiciel comme Skype ou MSN. Si les internautes ne protègent pas leur compte, alors tout ce qu’ils écrivent est rendu public et accessible par tous les autres utilisateurs du service. Et même par tous les autres internautes, puisque la plupart des moteurs de recherche indexent désormais le contenu du célèbre service de micro-blogging. Supposons un instant que vous vous moquiez d’une personnalité. Entre amis, c’est le genre de plaisanterie habituelle dont nous sommes tous coutumiers. Sur Twitter, cela peut très vite devenir de la diffamation. Et il en va évidemment de même pour n’importe quelle information infondée ou non vérifiée pouvant avoir une incidence et donc des conséquences sur la vie d’une personne, d’une société ou d’une marque. Juridiquement, ces derniers ont donc la possibilité de se

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retourner contre l’auteur de ce message. Et donc contre vous. Notons qu’il en va de même pour des articles publiés sur un blog, mais aussi pour les commentaires qui le suivent. Dans ce cas, on notera que c’est la responsabilité de l’éditeur, et donc du blogueur, qui est engagée. Communiquer sur Internet peut donc représenter un risque important si vous ne prenez pas garde à la nature et à la portée de vos propos.

Et les 140 caractères alors ?
Il reste bien évidemment la question des 140 caractères imposés par Twitter. Partager une idée, une ressource, une pensée en si peu de caractères n’est pas une tâche aisée, d’autant plus lorsqu’il convient de garder une certaine maitrise de son texte. Il existe bien entendu des solutions techniques comme "Twitlonger") mais ces dernières ne sont pas particulièrement adaptées puisqu’elles contraignent les utilisateurs du service à se rendre sur une nouvelle page pour lire l’intégralité du message. L’autre solution adoptée par un certain nombre d’utilisateurs consiste à envoyer plusieurs tweets pour un même message, tout en les numérotant pour rendre leur lecture plus facile et plus confortable. Là encore, ce n’est pas toujours un système viable car il arrive parfois que l’un de ces derniers finisse par se perdre dans la timeline surchargée des utilisateurs. Inutile de préciser qu’un demi-message sorti de son contexte peut s’avérer bien plus nocif qu’un message tronqué. Il ne reste donc plus que l’esprit de synthèse. Ce même esprit de synthèse que les professeurs de lettres et de philosophie pointaient vers nous comme une gigantesque matraque invisible. Plutôt que de s’épancher encore et encore avec des explications ou des arguments denses et travaillés, il convient donc de réduire son idée à son strict minimum et de lui arracher sa substantifique moelle. Sur Twitter, les grands discours ne servent à rien, il faut donc aller droit à l’essentiel et privilégier le sens à la forme.

Twitter, un outil de diffusion plus qu’un moyen d’expression
Mais attention, car Twitter s’impose finalement plus comme un outil de diffusion que comme un moyen d’expression. Jaiku permettait aux internautes d’échanger leurs idées, certes, mais surtout de les développer. Nous connaissons tous le sort tragique qui s’est abattu sur cet excellent service. Malgré ses nombreuses qualités, il a tout simplement fini par disparaître de notre vie numérique. On ne peut donc pas disserter sur Twitter. On ne peut pas non plus détailler notre pensée. En revanche, on peut toucher très rapidement un large public, ce qui en fait un produit d’appel idéal. Il suffit de trouver une bonne accroche, d’ajouter une adresse réduite au préalable avec des services comme Bit.ly ou TinyURL et de profiter ensuite d’une plateforme plus complète pour aller plus loin. Nombreux sont d’ailleurs les blogueurs à automatiser la publication de leurs articles sur ce média en passant par des services comme Socialize, que l’on peut trouver sur Feedburner.

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Finalement, adapter son discours au média Twitter revient à prendre en compte les forces mais aussi les faiblesses de ce dernier. Tout comme le menuisier n’utilise pas toujours le même outil dans son travail, l’internaute devra jongler avec plusieurs services différents pour communiquer plus efficacement sur le Web. Car on ne peut pas tout dire en 140 caractères.

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L'auteur : Jean-François Ruiz
J ea n - F ra n ç o i s R u i z e s t C o Fondateur de PowerOn : Agence de Web Marketing s pé c i a l i s é e da n s l e s m é di a s s o c ia u x .

"Un follower ne vaut rien si ....."
Sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter, c'est la course aux contacts. Pour évaluer la diffusion d'un statut sur un compte Twitter, le critère le plus grossier que prennent en compte les personnes est le nombre de followers. De nombreuses personnes se focalisent là-dessus sans réellement comprendre la vraie valeur d'un follower. Un follower ne vaut rien si vous n'êtes pas capable d'établir une relation de qualité avec celui-ci.

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Qu'est-ce qu'une relation de qualité ? C'est une relation qui enrichit les personnes engagées dans cette relation. Or si vous souffrez du manque de followers sur votre compte, vous craquerez peutêtre et ferez peut-être appel à un de ces services qui vous vendent des followers à la pelle. Erreur ! Très souvent ces services vous proposent des followers qui ne sont pas ciblés par rapport à vos centres d'intérêt. Il y a même de très fortes chances que ce soit des personnes qui ne parlent pas votre langue ou encore des robots.

"20% de vos relations ... créent 80% de la valeur de votre réseau"
L'important est avant tout d'établir des relations fructueuses avec des personnes ciblées. La quantité est également importante mais elle n'est pas primaire. Si votre objectif est d'établir des relations avec des blogueurs et des journalistes (dont Twitter est un vrai repaire) alors il vaut mieux avoir les 1000 personnes qui comptent dans cette communauté que d'avoir 10 000 followers non ciblés. C'est encore et toujours la loi de Pareto qui s'applique ici : ce sont 20% de vos relations qui créent 80% de la valeur de votre réseau. L'enjeu sur Twitter est

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donc de pouvoir identifier ces 20% et d'y concentrer vos efforts. Définissez vos objectifs relationnels clairement. Qui sont les personnes avec qui vous souhaitez engager une relation ? Quel âge ont-ils ? Où habitent-ils ? De quoi parlent-ils ? A quels sujets s'intéressent-ils ? A quels évènements assistent-ils ? Toutes ces questions sont essentielles pour définir le profil type des personnes avec qui vous souhaitez développer une relation. C'est ainsi que vous définirez la qualité des followers. C'est seulement après avoir fait cet exercice que vous pourrez vous intéresser à comment toucher le maximum de personnes qui correspondent à ce critère.

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L'auteur : Jean-François Ruiz
J ea n - F ra n ç o i s R u i z e s t C o Fondateur de PowerOn : Agence de Web Marketing s pé c i a l i s é e da n s l e s m é di a s s o c ia u x .

Si vous souhaitez utiliser Twitter pour développer rapidement des relations avec de potentiels partenaires, prospects, médias... vous devrez être pro-actif et souvent faire le premier pas pour engager une relation avec d'autres personnes via ce support. La relation sur Twitter peut-être unidirectionnelle (follower OU followé) ou bidirectionnelle (follower ET followé). Quand vous êtes en relation avec une personne en tant que follower, alors son flux de mises à jour sera distribué dans votre flux de nouveauté sur votre compte Twitter. Quand la relation est bidirectionnelle vos mises à jour sont poussées respectivement dans votre flux de nouveautés Twitter.

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@jfruiz

Le syndrome de la "bouteille à la mer" sur les médias sociaux
La plupart des réseaux sociaux proposent maintenant cette même logique de mise à jour de statuts et de flux d'informations partagés. Ces mises à jours sont comparables à des messages que l'on mettrait dans une bouteille et que l'on jetterait dans une mer de followers en espérant que certains l'attrapent, la lisent et agissent dessus. Dans ce contexte, il est très difficile de construire une relation structurée dans le temps avec les nouvelles personnes qui vous followent ( vous suivent ).

Vers un marketing relationnel direct via Twitter
Il est donc beaucoup plus intéressant à mon sens de tenter de développer des relations bidirectionnelles et d'engager ensuite la conversation via des messages directs privés. De cette manière, vous pourrez créer et développer des relations personnalisées avec vos followers. Vous n'avez pas le temps pour cela ? Pensez-y à 2 fois la prochaine fois que vous enverrez un "tweet à la mer" ;)

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Comment développer son nombre de followers
Attention : Dans ce paragraphe, je vais décrire le fonctionnement d'une technique que certains appellent le "mass follow". Je vous invite à lire mon précédent article dans cet ebook avant de vous lancer là dedans. Gardez bien en tête que la qualité prime sur la quantité. Pour augmenter considérablement son nombre de followers, la technique est assez simple. Etape 1 : Trouver une personne à suivre Etape 2 : Suivre une personne Etape 3 : Si au bout de X jours, elle ne vous a pas followé ( suivi ) en retour alors vous devez vous désabonner ( unfollower ). Ensuite reprendre depuis l'étape 1. Si vous optez pour cette technique, pensez à rester dans du ciblage de qualité. Pensez au profil type de votre follower idéal et utiliser son vocabulaire dans le moteur de recherche de Twitter afin de capter ses tweets. Identifiez-les et regardez qui sont leurs followers et les personnes qu'ils suivent. Vous trouverez alors de nouvelles personnes avec qui engager une relation. Utilisez les listes également pour trouver des personnes pré-classées/pré-qualifiées par les utilisateurs de Twitter. Soyez attentif au nom de la liste pour mieux comprendre le profil d'une personne appartenant à une liste. Cela en dit souvent long sur la personne.

Comment engager une relation personnalisée de façon automatisée
Dans ce paragraphe, nous entrons dans des considérations stratégiques que peu de personnes ont encore exploitées. Comme expliqué un peu plus haut dans l'article, une fois que vous avez établi une relation bidirectionnelle, vous pouvez communiquer en privé avec la personne. Vous pouvez donc définir des scénarios de messages personnalisés que vous allez pouvoir envoyer à vos followers afin de développer une relation avec eux dans la durée. Vous vous dites sûrement que c'est impossible, que cela prend trop de temps. Vous avez raison. C'est quasiment impossible à faire à la main quand on cherche à industrialiser le processus. C'est pourquoi il faut s'équiper d'outils pour se faire assister dans cette tâche. A ma connaissance, il n'existe pas encore d'outil de ce genre sur le marché. C'est la raison pour laquelle nous avons dû construire notre propre solution pour répondre à ce besoin. Nous utilisons Socialomate.com pour définir nos scénarios et les distribuer à nos followers. Cette solution permet : o de définir différents scénarios en fonction des critères comme la langue du follower, ses mots clés descriptifs mais aussi

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o de personnaliser ses messages en insérant des variables comme le prénom et le nom. Voici par exemple un scénario pour le blog ParisParis.in :

L'idée n'est bien sur pas d'automatiser tout le processus et de laisser le compte tourner tout seul comme un robot mais plutôt d'avoir un assistant qui est là et qui veille au développement de vos relations de manière structurée dans le temps avec vos followers afin de vous permettre d'identifier plus rapidement les 20% de vos followers qui génèreront 80% de la valeur des échanges.

Mesure des performances de campagnes et du retour sur investissement
Dans une logique webmarketing de génération de trafic ou de conversion (lead), nous devons chercher à mesurer les taux de "transformation" de nos actions. Le Follow Back Rate : "FBR" Quand vous suivez 100 personnes, un certains nombre d'entre elles vont vous suivre en retour. Ce nombre représente alors votre FBR. Vous pouvez donc mesurer ce taux et tenter de l'améliorer pour booster vos performances marketing. Les éléments qui influencent ce taux sont le contenu du compte, l'image en background, le ratio followers/followings (abonnement/abonnés), la qualité du follower cible... L'engagement par message En définissant vos scénarios, vous pouvez alors mesurer de manière assez fine vos retours sur vos objectifs relationnels. Vous pouvez donc mesurer un taux de "transformation" sur chacun des messages que vous envoyez. Vous serez donc à même de rationnaliser vos efforts et de faire des optimisations de vos scénarios d'engagement.

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L'ABandon Rate : "ABR" Cette métrique représente le taux d'abandon suite à un message. L'abandon est constaté quand un follower vous unfollow ( se désabonne de vous ) suite à la réception d'un message. C'est une métrique cruciale à surveiller pour s'assurer d'une séquence de message d'engagement fluide. Si vous avez besoin d'accompagnement dans la mise en place de vos scénarios ou sur vos stratégies d'engagement sur Twitter, contactez-nous via PowerOn.fr, nous pourrons sûrement vous aider.

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L'auteur : Fadhila Brahimi
Fadhila Brahimi est coach en stratégie de présence, certifiée par l' ICF. Conférencière AFCP, Chroniqueuse sur radio Widoobiz et Administrateur ISOC France. Elle est r e s po n s a bl e é di to r i a l du B l o g Personal Branding

Jean : Dis, Fadhila, sur Twitter, qu’est-ce je dois faire, dire... ? Qu’est-ce que je peux raconter ? Fadhila : Tu peux tout raconter dans l’absolu. Tout ce qui peut mettre en valeur tes compétences, tes qualités, ta personnalité, tes projets, tes centres d’intérêts, tes résultats... Rien de plus simple. Tu dis ce que tu fais en temps réel avec 140 caractères "What are you doing ?" Jean : Simple, simple… Ok… mais je raconte quoi ? Fadhila : C’est vrai tu as raison ! Je vais te raconter une histoire…

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Il était une fois un barcamp…..
Le 18 septembre, avec un collectif, nous avons organisé un événement intitulé "eReputationCamp2". Nous avons raconté à nos différentes communautés l’histoire de notre événement dès le lancement de l’idée. Par exemple : au mois de mai lors de notre première réunion nous avons tweeté : eNous réfléchissons au prochain Barcamp sur l’eRéputation avec @.... @....@...." En parallèle, nous avons tous indiqué sur Foursquare (service de géolocalisation) le lieu du rendez-vous et nous avons immortalisé l’instant avec des photos. De mai à septembre, nous avons communiqué avec des photos, des articles, des vidéos et des "check-in" de géo-localisation pour raconter les avancées du projet : du choix du lieu et du logo, de l’arrivée des sponsors, de la conception des teeshirts. Que dis-je nous avons communiqué ? ! - Non nous avons aussi sollicité l’avis de ceux qui suivaient notre aventure. Ils ont voté pour le logo, la couleur du tee-shirt, les thématiques…etc. Puis, nous avons présenté tous les collaborateurs (ex, les personnes en charge des comptes rendus ceux de l’accueil) et le programme de la journée au fur et à mesure de sa construction. Et même le menu festif de la journée ! Tous nos messages étaient accompagnés d’un Hasthag #eReputationCamp2 avec en fil rouge un compteur : J-10, J-8, J-6, etc.

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Le jour J : nous avons publié en live des photos, des comptes rendus des ateliers et des vidéos en streaming pour que les internautes puissent nous suivre à distance et en temps réel. Dès le lendemain et ce durant une dizaine de jours nous avons retransmis et regroupé toutes les productions sur un blog. Vois-tu, dans mon exemple : notre événement n’a pas vécu une journée ; nous l’avons fait vivre durant 5 mois. Voici quelques chiffres sur la journée uniquement, c'est-à-dire 24h :

Jean : Wow, c’est impressionnant ! Mais dis-moi : Comment raconter une histoire ? Jean : Le scénario était déjà construit à l’avance ? Tous les événements sont racontés de la même manière ? Finalement, Twitter n’est pas votre seule espace de publication ? Pendant que je tweet sur un évènement, puis-je tweeter sur autre chose ? Fadhila : Twitter est un couteau suisse : un outil de veille, de conversation, de

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partage, etc. Il est ce que tu souhaites qu’il soit. C’est à toi de créer ton univers. Tu as certes 140 caractères pour t’exprimer mais c’est amplement suffisant pour faire passer une idée à condition de créer du liant et d’enrichir tes tweets avec des short urls. Tu peux raconter une seule histoire ou en raconter plusieurs en même temps. Le Hashtag devient alors le fil rouge de ton histoire. Beaucoup d’événements sont construits de cette manière mais tu peux créer ta couleur. Les ingrédients pour raconter une histoire – le cas d’un événement exemple avec le Barcamp eReputation : ·Un Hashtag = mot clef . Le plus court possible. Dans notre cas, il était un peu long mais parce lui même est une histoire : eReputationCamp1 en 2009 et eReputationCamp2 en 2010. "Ereputation" étant la thématique et le mot "Camp", une réduction du mot "Barcamp". Un concept international auquel nous nous rattachons. ·Des espaces de publication en continu : blog/site, des photos, des vidéos, des articles, des tweets… .Des espaces d’information en temps réel : Un mur de tweet sur le blog, de la vidéo streaming, un service de géolocalisation .Des personnages (des vrais) : les organisateurs, les sponsors, les contributeurs, les participants avec photo, nom, lien vers leur blog/site, une présentation succincte, des interviews éventuellement .Des lieux : le lieu des réunions et le lieu de l’action .Un contexte : expliquer l’objectif de l’événement, son déroulé, son principe, ses règles de fonctionnement, etc .De l’organisation et de la sérendipité : répartir les tâches et accueillir les propositions. Un minimum de coordination tout en écoutant les réactions pour réajuster les messages. Par exemple, lorsque j’ai reçu un message me demandant si l’inscription était obligatoire sur toute la durée de l’événement. J’ai relancé de nouveaux tweets d’information : "entrée gratuite, participation à toute heure". Autre exemple : des personnes se sont proposées spontanément pour réaliser un Web documentaire. Nous avons accueilli toutes les initiatives .Un déroulé : un début, un corps et une fin. Il faut oser commencer au commencement. Même si l’opération n’est pas encore ficelée. Distiller les informations au fur et à mesure que le projet avance en intégrant petit à petit tous les éléments qui le composent. Concernant la fin ….Si nous pouvons parler de fin ! Sur Twitter, il n’y a pas de fin télécommandée. La fin peut se symboliser par un billet récapitulatif mais les tweets peuvent continuer tant que la conversation dure .Créer du Wow ! Avec du fun, des sens, des surprises et ….du lâcher prise : Créer de la surprise en racontant l’histoire depuis son début en donnant des faits pour construire un puzzle. Les éléments qui peuvent paraître anodins livrent des éléments factuels nécessaires à la visualisation. En référence à une pièce de

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théâtre, afficher la progression du projet permet de le dessiner, d’imaginer l’enjeu, de ressentir l’atmosphère et l’ambiance. ·Facilité l’appropriation : Donner tous les éléments qui permettront aux participants de s’approprier l’événement dès le départ en valorisant les initiatives et en diffusant les modalités : le nom de l’événement, l’esprit du projet, les noms des organisateurs, le mot clef, les espaces de publication ouverts, les urls, etc. Sans oublier de retweeter et remercier les contributeurs. ·Rester authentique : pas la peine d’inventer des faits ou de se mentir. 10 jours avant l’événement nous manquions de contributeurs pour réaliser les comptes rendus en temps réel. Nous l’avons dit ouvertement. Jean : Et si je n’ai pas d’événement à raconter, comment faire ? As-tu des idées d’histoire à raconter ? Jean : Est-ce que tout le monde peut raconter une histoire ? Fadhila : Oui tout le monde peut raconter une histoire, sa propre histoire, celle d’un projet ou de son entreprise ou encore celle d’un collectif. Des principes extraits de "La méthode Storytelling" de Stéphane Dangel avec la participation de Jean-Marc Blancherie Typologie des histoires : Steve Denning a défini une typologie des histoires en fonction de leur objectifs, leurs usages dans The leader’s guide to storytelling: Huit narrative patterns .Déclencher, orienter, faire passer à l’action ses collaborateurs : partir d’une success story du passé les auditeurs peuvent se projeter dans leur propre histoire, leur propre défi ·Inspirer confiance : une histoire personnelle basée soit sur des forces soit sur la manière dont les faiblesses ont été surmontées .Fédérer autour de valeurs : une histoire va rendre plus concrète des valeurs abstraites ·Donner une vision du futur ·Donner de la visibilité à des réalités ·Mettre en place une démarche collaborative: histoire d’un succès collaboratif pour générer la mise en place de la démarche collaborative · Partager des connaissances ·Faire face à des rumeurs: c'est-à-dire lutter contre des histoires à l’aide d’autres histoires

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Les qualités de l’efficacité . L’endurance : la performance s’inscrit dans la durée. Les histoires puissantes finissent par devenir des mythes . La force : Son caractère astucieux, sa brièveté et sa force émotionnelle . Faire sens : L’histoire qui explique et fait comprendre ce qui s’est produit dans le passé et augure le futur . Le confort : personnelle ou empruntée à autrui, heureuse ou triste le narrateur doit se sentir à l’aise avec son histoire . La clarté : On pourrait considérer ce critère comme étant toujours ou n’étant jamais rempli car difficile à mesurer. Il faut toucher dès la première fois par le ton, une anecdote, des indices, etc. . La crédibilité: Plus que des faits et des chiffres. Donner du contexte, des dates, des lieux et des situations . L’éveil des sens: une histoire doit permettre à l’auditeur de vivre l’événement . La surprise et l’inattendue . La pertinence: éthique pas de l’esthétique Des idées inspirantes J’ai demandé aux lecteurs du blog du Personal Branding ce qu’ils adoraient lire, entendre et découvrir sur Twitter. Voici quelques réactions. Sur Twitter, j’adore Flav : J’adore cliquer sur un lien évasif et tomber sur une vraie perle Sylvaine Pascual : ·des photos magnifiques, des paysages, des animaux, des architectures, des œuvres d’art étonnants et fascinants ·des perles, des trouvailles drôles et inventives .des gens passionnants, passionnés, drôles, engagés, partageurs, inventifs, des concentrés d’humanité etc… ·des informations professionnelles qu’on trouve pour moi, qu’on m’offre sur un plateau j’ai plus qu’à faire un peu de tri, c’est très pratique, j’adore ça. Carole BLANCOT: ·faire connaitre mes avis, infos, employeurs ·partager, rire, sourire, dialoguer ·[fidèle à ma personnalité et à mes habitudes], être différente au risque d’énerver certains, risque que je préfère prendre plutôt que de me fondre dans la masse · être moi-même en racontant certains aspects de ma vie s’il le faut Julie adore: je suis au courant de tout sans regarder la TV ni lire des journaux Fab: J’adore découvrir de nouveaux outils web à tester recommandés par mes followers (dernier en date kweeper.com par exemple) J’adore aussi vivre en direct les grands événements web parisiens : les

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commentaires et sentiments sur le vif, c’est plus vivant qu’un compte-rendu d’après manifestation même si les deux sont complémentaires. Jerome PP: ·d’avoir une info à 8h00 du mat dont toute la presse parlera vers 17h00. ·les aventures de @caroleblancot (et de son mystérieux #darling) ·les conseils emploi de @pierredenier ·les initiatives de @fbrahimi ·les gentils coups de pression de @lecairn… To be continued…

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L 'a u t e u r : C y r i l R i m b a u d
Travaillant sur internet depuis 1 9 9 5 , C y ri l R i m b a u d ( a l i a s Cy r o u l ) a m i s s e s c o m pé te n c e s de c o n s u l ta n t e r go n o m e , de c o n c e pte u r e t développeur web au service de pl u s d’ u n e c i n qu a n ta i n e de pr o j e ts I n te r n e t, s i te s o u c a m pa gn e s de pu b o n l i n e . I l a f o n dé , i l y a pl u s d' u n a n , Curiouser, un laboratoire de c o m m u n i c a ti o n e t d'exploration digitale.

S o n bl o g
http://www.cyroul.com

T w i t t er
@cyroultwit

A l’instar de Facebook en 2009, Twitter est en train de devenir la panacée du marketeux digital. Un outil idéal pour le SEO, la propagation RP, la veille de marque et même, pourquoi pas, comme support de campagne publicitaire. Mais Twitter est également un territoire où de mauvaises pratiques peuvent voir le jour. Il peut s’agir de pratiques endémiques à l’outil de microblogging ou simplement le renouvellement de mauvaises pratiques existantes. Il est indispensable de connaître ces pratiques, d’une part pour savoir identifier leur danger potentiel, d’autre part pour récupérer des enseignements sur la psychologie des utilisateurs de Twitter. Et ce, afin d’envisager les tendances possibles des utilisations de cet outil.

1/ Le clavardage stérile est il vraiment vain ?
La première objection que les grands marketeux et publicitaires ont pu faire quand Twitter est arrivé sur le marché, a été : "Twitter ne sert à rien ! Qui peut avoir envie de lire les états d’âme d’individus anonymes ?". Ne revenons pas sur le manque de pertinence de cette objection, mais penchons-nous plutôt sur cette question du dévoilement intime au travers d’un outil interpersonnel. Vous pouvez utiliser Twitter comme un outil professionnel, en choisissant vos sources (followings) avec soin dans une sphère de professionnels respectables et en ne tweetant que des choses sérieuses. Mais vous pouvez aussi décider de suivre des comptes qui vont parler de choses personnelles, de leur vie, leurs passions. Inutile ? Certainement pas. Car c’est ainsi que naissent les stars sur Twitter. Je ne parle pas de stars déjà connues pour leurs frasques ou leur volonté exhibitionniste (les Kutcher, Britney Spears, Oprah Winfrey, ou même Katsuni), mais plutôt d’illustres inconnus qui par leurs actions (ou plutôt interactions) sur Twitter, vont devenir des stars. On a ainsi pu voir dans le PTF (Paysage Twitterien Français) Florence Desruol et son tweet sur l’absence de netiquette sur Twitter, Pascal Cardonna et #lalettre, ou encore les multiples règlements de compte entre blogueuses ex-influentes essayant de se reconstruire une audience sur un autre support que leurs blogs délaissés. A cette jet-set twitterienne, on peut ajouter les twitteurs politiques qui s’amusent

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volontiers à casser leurs opposants au détour d’un tweet cynique. Bref, des règlements de compte, souvent bas, et au premier degré, mais qui vont propulser les protagonistes de la moquerie au rang de Twitter-stars. Mais pourquoi ne pas utiliser cet attrait du tweet personnel à votre profit ? Commencer à tweeter des avis qui accompagnent des RT, puis des opinions personnelles, voire des conversations à la limite de vos obligations professionnelles. Vos followers vous suivent parce que vous incarnez une marque, mais ils vous suivront d’autant plus si vous êtes un véritable individu qui existe au sein d’une marque. Et un véritable individu exprime ses opinions. Je doute que les gens aient envie de suivre un panneau publicitaire. Et le politiquement correct ennuie vos lecteurs. Alors forcément un follower potentiel ira vers les comptes qui lui sembleront les plus réjouissants, ceux qui parlent vraiment, pas ceux qui transmettent. Ainsi, les comptes Twitter peuvent aussi s’enrichir en prenant en compte ce qui pourrait être un défaut majeur : leur capacité à discuter de façon personnelle (voire stérile). On peut se demander quelles marques vont être capables de l’accepter ? Certaines aux Etats-Unis le font déjà, déléguant leur sacro-sainte image à des représentants officiels (@ScottMonty pour Ford, ou encore @AdamDenison pour Chevrolet) qui tweetent des anecdotes et points de vue personnels. Le résultat ? Les ventes spéciales décollent. En France, ce n’est pas le cas. L’année prochaine peut-être ?

2/ Le SEO-spam de base est-il utile ?
Nota: je parle de "SEO de base" dans la définition la plus péjorative de ce métier, c’est-à-dire "celui qui crée du trafic sans regarder la qualité de ce trafic". Les vrais professionnels du SEO, qui ne travaillent pas comme ça, m’excuseront. Gonfler artificiellement un compte Twitter n’est pas difficile. Que ce soit en créant un bot avec l’API de Twitter ou juste avec un compte Twitterfeed, vous pouvez très rapidement obtenir un nombre conséquent de followers sans vous fatiguer. Pour ma part, j’ai testé la seconde méthode et j’ai gagné avec un compte anonyme près de 400 followers (pour 3 followings) en 2 mois .Le tout n’ayant pas excédé 2h de travail (4 lignes de php, et une bidouille d’1h sur Yahoo Pipes).

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On peut remarquer une stagnation du compte au bout d’un mois, due à une modification de l’API de Twitter. Au bout de 2 semaines. J’ai tout de même corrigé le bot et c’est reparti. Vous imaginez ce qu’on peut faire en programmant directement l’API de Twitter ? Programmer un système qui pourrait follower les gens en masse, en les défollowant une fois ceux-ci suffisamment nombreux... Ah, on me souffle à l’oreille que c’est une pratique déjà existante et que certaines boites vendent déjà ce type de services. "Mais pourquoi pas ?" Allez-vous me dire. Car d’ici quelques mois, les gens auront oublié qu’on les a manipulés et défollowés à la sauvage, ils ne regarderont que le nombre de followers, et se réabonneront sans problème à votre compte. Les gens ont la mémoire courte sur Internet. Alors où est le problème ? En fait, en dehors d’un bad buzz éventuel, il n’y en a pas ! Seulement, la question n’est pas "Où est le problème de gonfler artificiellement mon compte ?", mais plutôt "Qu’est ce que ça me rapporte ?". Mais quel est le véritable intérêt pour votre marque de collectionner 10 000 followers ? En dehors de montrer sa pseudo influence à des médias qui n’y connaissent rien... Car vous croyez vraiment que le nombre de followers a quelque chose à voir avec l’influence ? Vaut-il mieux avoir 1000 followers qui connaissent votre marque, vos produits et qui vont vous écouter (et éventuellement faire tourner) ou 10 000 bots potentiels ? Je vous laisse y réfléchir.

3/ Peut-on faire du RP cheap sur Twitter ?
Ca y est, il y a des community managers partout et ils sont tous sur Twitter. Leur objectif : propager leurs communiqués de presse à la twittosphère toute entière. Forcément, sur cette twittosphère française, vous avez une majorité de marketeux, de journalistes et de blogueurs. Alors comment ne pas sauter sur l’aubaine et déverser ses communiqués de presse à tous ces récepteurs/transmetteurs potentiels ? "Regardez cette magnifique campagne Bidule ! Please RT".

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Or il s’agit d’une stratégie dangereuse. Car sur Twitter les gens donnent leur avis, ils s‘expriment plus que sur les blogs et nettement plus que dans les journaux. Faites un joli cadeau à un journaliste (ou à un blogueur) et au mieux, il vous écrira un papier, au pire il n’en écrira pas (non, seuls les blogueurs qui n’ont pas de jolis cadeaux écrivent des articles méchants). Mais voilà, vous n’avez pas (encore) de budget pour envoyer un cadeau à un twittos (140 caractère pour un cadeau, ça fait cher la ligne). Alors vous tombez dans un dilemme : faut-il ou pas envoyer un tweet, avec un risque de bad buzz. Car le gentil Communiqué de Presse, polishé avec soin, destiné à faire écrire les journalistes, peut se transformer en piège. En conclusion, faire des RP sur Twitter est dangereux. Seuls les bons RP (connectés) arrivent à faire parler de leurs campagnes sans problèmes sur ce territoire. En même temps, il fallait s’y attendre. Vous avez déjà vu un communiqué de presse converser, vous ?

4/ Le twroll !
Le twroll (invention personnelle) c’est celui qui essaie de se faire mousser sur votre dos sur Twitter. Digne descendant du troll des forums et des blogs, il a naturellement trouvé sur Twitter un environnement où sa nature vaine peut s’épanouir. Il peut prendre plusieurs formes : marque ou professionnel concurrent voulant vous enfoncer devant vos lecteurs, marketeux débutant voulant se créer une audience rapidement, ou simple paumé qui a décidé de vivre son quart d’heure de gloire sur votre dos. Ses méthodes vont du tweet classique de spammeur-marketing-SEO-expert "Gagne $4000 par jour sans rien faire ! //cc @cyroultwit" ou encore celui de la Twitter-whore : "How r u @cyroultwit ? Miss u !" (avec avatar attractif) à la véritable insulte personnelle "J’ai vu @cyroultwit un jour et il n’est pas très chevelu !" (le twittos qui a écrit ça a depuis été obligé de fermer son compte).

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Alors que faire en cas de tentative de twrollisation ? Rien. Ne surtout pas répondre ! Discuter, c’est jouer le jeu des spammers ou des frustrés, et ça ne peut que leur faire de la publicité, et donc leur faire atteindre leur objectif (tout en vous desservant). N’essayez pas de raisonner les méchants. Si vraiment vous devez vous justifier, prenez rendez-vous via Twitter sur un espace de discussion (un blog par exemple). Là, vous résolvez le malentendu ou confondez le troll et votre réputation sera sauve. Tenter de faire ça en 140 caractères, est une gageure insurmontable. Et au pire, il existe un bouton "block / spam" sur Twitter. Les twrolls pourront continuer à crier des tweets dans leur coin, vous ne les entendrez plus.

5/ Conclusions
Twitter est un outil mais c’est aussi et surtout un nouveau territoire. En tant qu’outil, il faut apprendre à l’utiliser, connaitre ses opportunités et ses faiblesses. En tant que territoire, Twitter est habité par une population spécifique qui développe de nouveaux comportements via le langage (RT, 140 caractères, ...), mais aussi les usages (#FF, instantanéité du tweet, vérification limitée des sources, recherche du premier tweet, etc...). Utiliser Twitter signifie évidement connaitre l’outil, mais aussi comprendre ces néo-comportements pour s’y adapter. C’est à travers Twitter que l’on comprend qu’Internet n’est pas simplement un média, mais aussi un nouveau creuset dont vont émerger les usages marketing et com’ de demain. Ne bâclons donc pas son utilisation.

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L 'a u t e u r : M a t h i e u F l a i g
E n 1 9 9 7 , M a t h i eu f a i t s a première rencontre avec le Web. Cela marque le début d' u n e r e l a ti o n pa s s i o n n é e . Travaillant depuis 6 ans en A ge n c e , c e pu bl i c i ta i r e ge e k e s t l ’ a u te u r du bl o g Pu b l i g e e k a i r e o ù i l p r o p o s e une veille quotidienne dans l e s do m a i n e s de l a pu bl i c i té , de s m é di a s s o c i a u x , du di gi ta l , de l a r é a l i té a u gm e n té e . . . e t du l o l .

Ne nous leurrons pas, le développement de la publicité sur Twitter est une chose à laquelle on ne pourra pas échapper. La croissance exponentielle du site (+80% par an avec bientôt 200 millions d'utilisateurs) induit en effet des dépenses exponentielles et donc un rapide et nécessaire besoin de rentabilité. De plus, cela rassurera les investisseurs et posera Twitter en concurrent plus sérieux de sites comme Facebook. En tant que publicitaire, je le comprends. Mais en tant que membre, j’espère que la firme de San Francisco saura respecter au mieux ses utilisateurs et inventer de nouvelles façons de promouvoir des marques.

S o n bl o g T w i t t er

h ttp: / / pu bl i ge e k a i r e . c o m / @mathieuflex

A noter que je n’aborde ici que les moyens officiels de faire de la publicité sur Twitter…

I) LES PROMOTED TWEETS (TWEETS SPONSORISES)
Lancés en avril 2010, les Tweets sponsorisés connaissent différentes phases de tests permettant de comprendre comment les membres les appréhendent et quelle est la meilleure façon de les intégrer aux timelines. Ils sont donc d’abord apparus dans les résultats de recherche de Twitter.com…

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…. puis dans les applications tierces (auxquelles on se connecte via oAuth) notamment Hootsuite…

…avant d’intégrer bientôt définitivement nos timelines. Evidemment, les utilisateurs craignent cette arrivée et la pollution de leurs flots d’informations déjà denses et surtout 100% personnels. Mais Twitter plaide l’approche réfléchie et mesurée, basée sur l’observation des réactions et de l’engagement des utilisateurs, ce dans le but de générer un sentiment de "publicité utile" (basée sur l’analyse du comportement de chacun). Une intention louable même si je crois sincèrement que ces tweets sponsorisés seront perçus au mieux comme un mal nécessaire, permettant de faire vivre un espace pour lequel les twitterers ont de l’attachement. Pourquoi ? Notamment parce que Twitter et ses 140 caractères font que l’on ne communique qu’une petite partie de soi-même. C’est donc avec cette infime partie qu’il faudra cibler et cela risque d’être un peu court (parmi les critères, il y aura le contenu global de vos messages, les utilisateurs suivis, les listes auxquelles vous appartenez…). De même, je suis curieux de connaître le nombre des tweets sponsorisés, leur fréquence, leur capping (nombre de fois où un tweet unique apparaîtra dans votre timeline). Il reste que les premiers retours sont (officiellement) ultra-positifs (exemple ici avec Zecco qui témoigne d’une hausse d’engagement de 50%)

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II) LES PROMOTED TRENDS (SUJETS CHAUDS SPONSORISES)
Twitter propose sur son site de connaître les sujets qui obtiennent le plus d’écho à un instant T (au niveau mondial ou dans certains pays dont la France ne fait pas encore partie). Cela porte à la connaissance de tous les principales actualités du moment (et amplifie de fait le nombre de conversations qu’il y a autour). Les Top Trends 2009

Ce sont donc ces trends qui sont sponsorisés et cela semble plutôt bien marcher. L’EXEMPLE DE COCA-COLA Coca-Cola (un "petit" annonceur américain qui a déjà fait une cinquantaine d’opérations sur Twitter) a été parmi les premiers à faire un test de sponsoring de trend avec le hashtag #WC2010 (WC pour World Cup soit la Coupe du Monde de Football 2010 – hashtag = mot clé Twitter). Sur une journée et pour un investissement évalué à quelques dizaines de milliers de dollars, la marque a généré 86 millions d’impressions et un engagement de 6%. Cela a été notamment permis par un habile mix entre ce trend sponsorisé et un tweet sponsorisé qui apparaissait tout en haut de la recherche Twitter sur #WC2010.

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Capture d’écran du promoted trend.

Capture d’écran du tweet sponsorisé qui apparaissait dans la recherche Twitter.

Evidemment, l’exemple est parfait avec un annonceur et un événement qui donnent envie, mais je pense qu’il y a un vrai intérêt à utiliser cet outil pour générer par exemple plus de conversations à l’occasion des lancements de produits au national ou à l’international (exemple récent : le Windows Phone). Attention toutefois à ne pas pervertir un outil dont le moteur est l’information en "temps réel" (j’entends par là qu’il faut respecter les aspects "actualité" et "durée réduite").

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III) LES PROMOTED ACCOUNTS (COMPTES SPONSORISES)
Dernier élément du trio marketing annoncé pour le moment par Twitter, voici les comptes sponsorisés ou Promoted accounts. Il s’agit de comptes (de marques ou de personnes) qui apparaissent dans la partie Who to Follow et qui vous sont proposés sur base d’un algorithme qui se réduit pour le moment à ceci : le moteur cherche qui sont les followers du compte que l’annonceur souhaite promouvoir. Et si vous suivez certains de ces followers mais que vous ne suivez pas le compte de la marque, il vous sera proposé.

Cette façon de booster ses followers a semble-t-il le mérite d’être ciblée VS les systèmes où l’on achète des followers (et qui comprennent souvent des tonnes de bots et qui sont interdits par les CGU de Twitter) et de permettre une croissance plus rapide. Et les annonceurs sont intéressés, à l’image encore une fois de Coca-Cola et de Michael Donnelly, son Directeur Interactif Monde qui précise : "Depuis Juin 2010, le nombre de followers de Coca est passé de 50 000 à 150,000. C’est bien, mais c’est loin de ce que la marque pourrait espérer. Mon boulot n’est pas de parler à des centaines de milliers de gens, mais à des millions". Gageons que le compte sponsorisé Coca lui permettra d’atteindre cet objectif et qu’il mettra tout son talent pour activer ces nouveaux contacts.

Pour conclure, la mise en place du modèle économique de Twitter prend du temps mais cela s’explique par le fait que toutes les précautions sont prises pour ne pas

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froisser les utilisateurs. Twitter travaille pour le moment avec une quarantaine de marques tests et 80% d’entres-elles investissent régulièrement sur la plateforme. Et malgré ce que l’on pourrait penser, il y a un vrai potentiel comme le montrent les chiffres ci-après (source : Wall Street Journal) : - Au moins 5% des utilisateurs se disent prêts à ouvrir un message publicitaire. - Les annonceurs souhaitent investir à hauteur de 100 000 dollars. Pour les marques de notre beau pays, tout ça est en partie inaccessible au niveau local. Mais l’arrivée récente des trends francophones et le développement de la communauté (qui est de 225 000 personnes en France), il y a fort à parier que nous pourrons l’expérimenter rapidement.

Et dans les conjectures sur les prochains mouvements, on cite notamment le mobile qui est un enjeu très fort pour beaucoup de sites et encore plus pour Twitter, avec par exemple en France, ¼ des membres qui se connectent via leur téléphone. Sources : http://mashable.com/2010/06/25/coca-cola-promoted-trend/ http://blog.twitter.com/2010/04/hello-world.html http://technorati.com/blogging/article/twitters-innovation-continues-with-thelaunch/ http://blog.hootsuite.com/syndicates-twitter-promoted-content/ http://mediamemo.allthingsd.com/20100927/exclusive-want-twitter-to-help-youfind-more-followers-pay-up-for-a-promoted-account/ http://technorati.com/blogging/article/twitters-innovation-continues-with-thelaunch/ http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-twitter-mise-beaucoup-sur-lapub-32001.html http://www.afom.fr/actualites/publication-d039un-sondage-sur-twitter-et-le-mobile http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/france/49375/twitter-rassemblerait225-000-utilisateurs-en-france.shtml http://blog.fr.twitter.com/2010/11/plus-de-villes-plus-de-tendances-et.html

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L'auteur : Community Manager de C di s c o u n t V O D

S o n si t e
http://vod.cdiscount.com/

T w i t t er @cdiscountvod

Mettre en place une stratégie de communication 2.0 est loin d’être évident lors du lancement d’une nouvelle marque. Nous avons lancé le nouveau site de VOD de Cdiscount en Juin 2010 et avions alors décidé de lancer les comptes officiels Twitter et Facebook au même moment. Si la prise en main de Facebook a été rapide car déjà très familier, Twitter a quant à lui suscité plus de questionnements : il ne s’agissait pas de spammer nos abonnés avec notre actualité. J’ai ainsi commencé par passer de nombreuses heures à lire les Best Practices de mes confrères sur l’utilisation de Twitter et les retombées que nous pouvions en espérer. Ceci m’a ainsi permis d’identifier 3 critères de différenciation de notre marque sur ce site.

Le premier vise à créer notre réseau d’abonnés sensibles à notre activité, le cinéma et le divertissement. Le principe des abonnés sur Twitter complique d’autant plus cette tâche car il nécessite un réel intérêt des internautes pour notre timeline, au contraire de Facebook où les amitiés sont bilatérales. Ceci implique donc une phase de repérage très chronophage des blogueurs et internautes actifs sur ce créneau. La tentation d’utiliser des outils d’ajout automatique d’abonnés est grande, mais nous avons fait le choix de préférer une base d’abonnés qualifiée plutôt que de privilégier leur nombre. Une fois ces abonnés clés repérés, il s’agit de se faire accepter d’eux et d’être intégré à ce noyau. Pas facile, cela m’a quelquefois donné l’impression d’entrer dans une soirée privée à laquelle je n’avais pas été conviée ! J’ai vécu les premières semaines comme une phase de test pendant laquelle on jugeait l’intérêt de notre animation communautaire. Mais quelle satisfaction nous avons ressentie lorsqu’enfin nous ont suivis les bloggeurs clés spécialisés cinéma ! Nous étions enfin identifiés comme le nouveau site de VOD gratuite du web. Le deuxième point à définir vise la fréquence des tweets et le type d’actualités que nous publions. Au début, j’utilisais Twitter un peu de la même façon que Facebook, en postant les 2-3 informations quotidiennes à ne pas rater. J’ai vite réalisé que je passais complètement à côté des atouts de Twitter. De ces quelques tweets, je suis passée à une vingtaine, ajoutant de l’actualité culturelle "coup de cœur" sans lien direct avec notre activité. Si j’ai bien du mal à suivre la règle des 80/20 (80% d’informations hors marque, 20% d’informations marque), il est primordial de ne pas être considéré comme un annonceur pub par ses abonnés, mais comme une

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source de veille sur le secteur culturel. L’heure de diffusion des tweets a également son importance, on remarque vite les heures auxquelles notre réseau d’abonnés se connecte majoritairement. Mais comment analyser la fréquentation de Twitter en dehors des heures de travail ? Y a-t-il un public attentif à notre programmation cinéma la nuit ? Le week-end ? L’utilisation d’un client Twitter m’a permis de tester différents créneaux horaires grâce à la programmation des tweets et d’analyser les horaires propices à notre communication. La répétition des messages à des horaires différents nous a permis de multiplier par 4 le nombre de clics sur nos liens.

Le troisième critère est à mes yeux le plus stratégique et le plus porteur de retombées en termes d’image et notoriété. Avec quel niveau de "personnalisation" devons-nous communiquer sur Twitter ? Faut-il adopter une communication formelle d’entreprise type "nouveau film en ligne à cette URL" ? Quelques jours sur Twitter m’ont convaincue du contraire lorsqu’un de nos abonnés m’a prise pour un robot. Non, il y a bien une âme derrière ce compte ! En s’exprimant de façon un peu plus personnelle, on créé un capital sympathie primordial pour notre marque. Si notre but premier est évidemment d’y promouvoir notre site de VOD, nous ne sommes pas sur Twitter uniquement parce qu’il faut y être. La proximité avec notre public est essentielle à nos yeux, c’est pourquoi nous les questionnons régulièrement sur leur avis et critiques. Personnifier notre compte et y ajouter une identité bien marquée nous permettent de faire la transition depuis un "compte Twitter publicitaire" vers une réelle participation 2.0. Si l’humour et les phrases chocs attirent de façon plus aisée les clics, je garde néanmoins toujours en tête que je représente une société ; mes tweets doivent être au plus près de la

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philosophie de l’entreprise. La frontière entre "être suffisamment provoc’ pour attirer les clics" et "nuire à l’identité de la marque en allant trop loin" est ténue, elle requiert une remise en cause permanente de son community management. Me brider sur certains tweets m’a motivée pour créer mon propre compte Twitter, car il est vrai que l’on devient vite fanatique à cet outil de communication spontané et gratuit. Pas facile de gérer à la fois les comptes 2.0 de CdiscountVOD avec son identité propre et mes comptes personnels, il faut continuellement se réadapter au ton du compte en question, un Community Manager frôle presque la schizophrénie ! J’évoquerais pour finir le formidable outil de veille qu’est Twitter : identifier des contacts, mettre en place des partenariats ou se nourrir des expériences marketing de nos confrères, c’est le plus souvent sur Twitter que les actualités du marché sont publiées en premier. Un incontournable pour tous les professionnels du numérique !

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L 'a u t e u r : C a m i l l e J o u r d a i n
C a m i l l e J o u rd a i n e s t c o n s u l ta n t w e b s o c i a l e t community manager pour l'agence C2B interactive. Bloggeur sur "Le Marketing sur le Web" et passionné par l e w e b de pu i s pl u s i e u r s an n ées .

Véritable phénomène du moment, Twitter est l’outil de microblogging incontournable pour les particuliers mais aussi pour les marques. Celles-ci ont la possibilité d’envoyer gratuitement des messages de 140 caractères maximum à leurs clients et à tous les internautes susceptibles d’être intéressés par leurs produits.

S o n bl o g
http://www.camillejourdain.fr/

Quelques constats : Twitter et les marques en France
Les marques françaises sont bien présentes sur Twitter mais l’animation des comptes est trop suiveurs faible lui aussi.

T w i t t er @camj59

La présence des marques sur Twitter n’est pas assez réfléchie, elles ont parfois envie de suivre un phénomène de mode sans l’intégrer dans une stratégie de communication globale. Mais certaines marques sont quand même bien présentes sur Twitter, je pense à La Redoute qui a fédéré une belle communauté en ayant une stratégie cohérente. La Redoute échange avec ses clients, propose des jeux concours, des ventes flash et génère donc un chiffre d’affaires via Twitter.

Pourquoi les marques doivent utiliser Twitter ?
Tout d’abord, je parlerais de gratuité et de rapidité, c’est le gros avantage de Twitter. Mais disposer d’une présence et d’une activité sur le réseau représente un investissement humain et être sur Twitter pour une marque suppose une véritable présence, il ne faut pas faire les choses à moitié. Ensuite je dirais que la cible potentielle est énorme avec plus de 220 000 utilisateurs en France et celle-ci grandit de jour en jour. Même si l’outil demeure moins populaire que Facebook dans l’hexagone, les marques ont intérêt à ne pas laisser les utilisateurs de Twitter de côté. Au niveau mondial, Twitter, c’est 145 millions d’utilisateurs et une croissance de 80 % en un an. Avec 370 000 nouveaux inscrits chaque jour et 90 millions de

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client

tweets par jour, Twitter devrait continuer à croître de manière exponentielle dans les années à venir dans le monde et en France. En volume de trafic, les Etats-Unis arrivent en tête alors que la France n’est que 33ème ! Une belle marge de progression pour notre pays… Si on parle de fréquence d’usage, la moitié des utilisateurs ont un usage occasionnel de Twitter, c’est-à-dire, moins d’une fois par semaine. Ce qui pourrait faire 35 000 utilisateurs actifs par jour, la cible se réduit considérablement. Les ¾ des échanges produits sont le fait de 5% des utilisateurs… Malgré ces chiffres, je répète que le nombre d’utilisateurs français ne cesse d’augmenter, ce qui est encourageant pour les marques.

Quelles sont les motivations des utilisateurs de Twitter ?
La moitié des utilisateurs déclarent chercher de l’information, lire et échanger, 14 % l’utilisent pour se créer un réseau d’experts à suivre, 13 % pour soigner son personal branding, 8 % pour faire la promotion de produits et services et 7 % pour gérer une communauté… Personne ne répond pour acheter mais ils cherchent de l’information sur des produits ! Le point positif, c’est qu’un grand nombre d’internautes et d’utilisateurs trouvent le service utile et l’utilisent de plusieurs manières, ce qui est rassurant ! Mais les marques qui souhaitent réaliser un gros chiffre d’affaires sur Twitter devront encore attendre un peu !

Comment utiliser Twitter pour vendre ?
Les marques à forte notoriété sont suivies par un nombre impressionnant de followers, celles-ci peuvent tweeter des promotions et générer du chiffre d’affaires. Je pense à Dell qui a déjà compris l’utilité du service en publiant en temps réel des offres de déstockage. Le chiffre d’affaires réalisé par Dell est colossal avec plus de 6 millions de dollars en 2009 : jetez un œil sur @delloutlet

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Pour des marques françaises ou un peu moins connues, le résultat sera forcément beaucoup moins intéressant. Mais elles peuvent quand même espérer commencer à vendre via Twitter et le CA réalisé augmentera forcément chaque année. Twitter peut donc être utilisé pour communiquer des offres commerciales, des bons plans, des ventes privées ou des ventes flash mais ces offres doivent rester secondaires. Les marques ont également la possibilité d’annoncer des nouveautés, nouveaux produits ou services mais Twitter doit surtout être utilisé pour gérer la relation avec les clients. C’est un outil qui se prête bien à l’échange, il permet de créer des conversations avec les internautes à propos de ces produits, les marques demandent leurs avis et recueillent des feedbacks qui seront très utiles par la suite. Grâce à Twitter, le dialogue devient one to one. En effet, le service permet de rester en contact de manière privilégié avec ses clients. Je pense à une marque américaine qui illustre très bien ces propos, Zappos avait déjà une énorme communauté sur Twitter et la marque a lancé un compte dédié à la relation client afin d’instaurer un vrai dialogue avec eux sur Twitter : @zappos_service

Autre point, il est important de réfléchir à la cible et à ses caractéristiques. Si elle est peu habituée aux nouvelles technologies, l’impact de Twitter sera certainement réduit.

Qui tweete pour la marque ?
Le community manager est la personne qui aura un rôle d’animateur, il s’occupe du compte Twitter et s’entoure de spécialistes de la marque pour mener à bien cette mission. Sa principale qualité est d’être un bon communicant, il comprend la

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stratégie de communication et l’image de marque. Concrètement, il répondra aux questions des internautes sur Twitter, lancera des sujets de conversation, choisira les meilleurs moments pour annoncer une promotion ou une vente flash. Si le community manager fait du bon boulot, la marque réussira à vendre via Twitter. La vente est indirecte puisque l’internaute passe par Twitter pour acheter ensuite sur un site e-commerce.

Twitter et le m-commerce
Comme dit précédemment, les utilisateurs de Twitter peuvent acheter sur un site ecommerce en passant par Twitter mais achètent-ils en situation de mobilité depuis leurs téléphones ? Il existe de nombreux clients mobiles de Twitter, il peut donc être un excellent début pour mettre un pied dans le m-commerce. Aujourd’hui, 16 % des Français possèdent un téléphone mobile (Etude OpinionWay) et 30 % d’entre eux exploiteraient la version mobile du service. Leurs principales caractéristiques sont l’activité, ils sont en effet, plus actifs que ceux qui l’exploitent sur le web, l’influence, les utilisateurs sont des bloggeurs influents, et réfléchie. Concernant le profil type de ces utilisateurs sur mobile, plus jeunes, plus ancrés dans la catégorie CSP , ce sont de vrais accros du tweet puisqu’ils consultent leur timeline très fréquemment. Les utilisateurs mobiles vont devenir une cible privilégiée pour les marques avec le m-commerce. Même si, dans le monde et notamment en Chine, de plus en plus de personnes effectuent des achats depuis leurs téléphones portables, le pourcentage reste encore faible en France, ils n’achètent pas encore massivement via Twitter sur mobile.

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L'auteur : Sylvain Guéguen
C o n s u l ta n t w e b de pu i s 2 0 0 5 j ' a c c o m pa gn e m e s c l i e n ts de l a dé f i n i ti o n à l a m i s e e n place de leur stratégie web ( c o m m u n a u té , c o n te n u s , e tc . )

Depuis le lancement de Twitter et particulièrement ces derniers mois, certaines organisations ont créé un compte dont l'objectif affiché est de répondre aux demandes de leurs clients présents sur la toile. Finalement, le compte serait une hotline dédiée aux clients membres de la plateforme. Ce positionnement soulève différentes questions : Est-ce le réel objectif de ces organisations ? Twitter est-il le meilleur outil pour faire du service client en ligne ? Est ce que toutes les organisations ont intérêt à mettre en place une telle démarche ? Etc.

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http://www.akostic.com

T w i t t er
@akostic

Avant de tenter de répondre à ces questions, je vous propose de revenir un peu sur le contexte. Nous sommes aujourd'hui dans une période où quelques organisations ont très bien compris les enjeux liés au Web communautaire et déploient des stratégies sur le long terme. Et finalement une grande majorité des organisations sont encore à la recherche de repères et assez déstabilisées en voyant qu'elles ne maîtrisent plus complètement la communication de leur marque. On peut donc se demander si la création d'un compte au nom de l'organisation s'inscrit dans une réelle démarche d'optimisation du service client ou plutôt dans une volonté désespérée de vouloir reprendre le contrôle.

Gestion de réputation ou réel service client ?
La plateforme Twitter est reconnue pour son potentiel de viralité, une information peut être diffusée en masse en un temps record. Les médias l'ont compris et utilisent pour certains cet outil dans le cadre de leur travail quotidien pour enrichir les actualités, et les organisations en prennent conscience aussi. En analysant les conversations, elles se rendent compte parfois que les marques qui sont leurs emblèmes sont citées dans certains tweets qui peuvent être critiques ou bienveillants. Ces derniers peuvent alors être relayés par les membres de la plateforme à une vitesse fulgurante par les utilisateurs. Dans ce contexte, il est assez humain de tenter de reprendre le contrôle et parfois cela passe par la création d'un compte sur la plateforme dont l'objectif affiché est

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l'amélioration du service client. Au regard des pratiques de certaines marques, on est en droit de se demander si l'objectif premier est d'apporter un service ou plutôt d'éviter que les critiques gagnent en visibilité et donc de gérer la réputation de sa marque. Dans l'un de ses articles, Cédric Deniaud – consultant en stratégie Internet – soulevait ce point au travers d'un exemple concret, le compte Twitter @LaLigneDeFree. Il constatait que lorsqu'un consommateur se plaignait sur la plateforme, celle-ci l'interpellait en demandant à l'utilisateur de décrire son problème par message privé. Ainsi, le problème de cet utilisateur disparaît de l'espace public et Free évite que les messages d'insatisfactions ne soient relayés par l'agacement des utilisateurs.

Il ne s'agit pas de pointer du doigt Free à qui on peut reconnaître sa capacité d'écoute ou de veille, beaucoup d'organisations en sont encore très loin, mais plutôt de reconnaître que la démarche laissait à penser qu'il s'agissait avant tout d'éviter que les plaintes ne se retrouvent relayées aux quatre coins de la France. Il se trouve que depuis, les méthodes de Free semblent évoluer dans le bon sens, puisque les messages / solutions apportées aux utilisateurs sont de plus en plus visibles de tous. Dans ce cas, on note tout de même que Free est amené à intervenir sur un certain nombre de problèmes récurrents. On peut finalement se demander si Twitter est un

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outil réellement adapté dans le cadre d'une démarche d'optimisation du service client Web à long terme ?

Twitter est-il le meilleur outil pour faire du service client en ligne ?
La grande force de Twitter est de permettre aux organisations de diffuser très rapidement un message court (140 caractères maximum) à l'ensemble de ses followers (i.e abonnés). L'autre principale force est de permettre de créer des échanges directs entre l'organisation et l’utilisateur, mais c'est aussi l'une de ces principales limites dans le cadre d'une démarche de service client "communautaire". En effet, sur Twitter on est dans des échanges "one to one" (l'organisation échange avec un utilisateur) alors que d'autres plateformes communautaire permettent de créer des échanges en mode "many to many" plus structurés. C'est à dire que l'organisation peut échanger avec les utilisateurs et que les utilisateurs peuvent échanger entre eux. C'est le cas sur des forums ou des plateformes dédiés aux services clients comme GetSatisfaction, Feedback 2.0, etc. A la différence de certaines plateformes communautaires, sur Twitter on est dans une logique de flux, les publications sont donc structurées selon un ordre anti chronologique (du plus récent au plus ancien). Les utilisateurs préfèreront interpeller l'organisation plutôt que de rechercher dans le flux de tweets pour trouver leur solution. L'organisation sera donc amenée à formuler de manière répétitive les solutions. Cela pose donc la question de la pérennité et de la rationalisation de la démarche d'optimisation du service client. Pour rationaliser leurs efforts, les organisations devraient plutôt s'appuyer sur des plateformes dédiées au service client et utiliser Twitter pour détecter les problématiques des consommateurs et les amener à la solution. C'est la méthode déployée aujourd'hui par Microsoft avec son compte @MSVousAide et la plateforme MSAnswers :

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Le compte Twitter @MSVousAide a été lancé récemment avec pour objectif d'apporter des solutions concrètes aux problématiques des utilisateurs. Dans un souci de rationalisation, les représentants de Microsoft sur Twitter orientent les utilisateurs en fonction des problématiques vers des pages spécifiques de la plateforme MSAnswers. Cela n'est pas fait de manière automatique, les utilisateurs sont accompagnés de manière humaine dans ce processus.

La plateforme MSAnswers permet aux utilisateurs de trouver une solution à leur problématique, soit en la recherchant dans les questions déjà traitées, soit en posant leur question. Lorsqu'un utilisateur pose une question, les techniciens de Microsoft s’engagent à apporter une réponse. Dans certains cas, d'autres utilisateurs se joignent à la conversation. Avec cette plateforme, Microsoft limite fortement sa dépendance à Twitter, peut structurer les contenus publiés par l'organisation et les utilisateurs pour que ces derniers trouvent facilement des réponses adaptées. Enfin, cette plateforme représente une opportunité pour la marque de gagner en visibilité sur les moteurs de recherche. Dans ce contexte on remarque que Twitter est un excellent outil pour détecter les problématiques utilisateurs et les orienter vers des réponses concrètes. Il ne paraît par contre pas adapté de la placer au centre d'une démarche d'optimisation du service client. Est-ce que toutes les organisations ont intérêt à mettre en place une telle démarche ? L'utilisation de Twitter dans le cadre d'une démarche d'optimisation du service

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client n'est pas forcément adaptée à tous les contextes. Les cibles et le marché sont des données qui vont conditionner son utilisation. Dans les cas que nous venons d'étudier, les organisations s'adressent à un public plutôt technophile très présent sur Twitter. En France, Twitter n'est clairement pas une plateforme grand public alors qu'aux États Unis son public est tout de même plus large. Donc avant d'envisager une telle démarche, il est nécessaire d'analyser les conversations pour savoir si vos clients sont sur cette plateforme et si leur volume justifie une telle démarche car cela demande des ressources. Avant de se lancer, il est tout aussi nécessaire de s'assurer que l'organisation pourra mettre en œuvre tous les moyens pour apporter satisfaction aux clients. Il ne s'agit pas forcément que de moyens humains et financiers, cela peut parfois nécessiter des changements organisationnels plus ou moins importants. Il faut être capable de se remettre en question constamment et de faire de la satisfaction client un objectif primordial et sincère comme le fait la firme Zappos qui a construit sa réputation sur la qualité de son service client. Cela passe par des budgets importants dédiés à la satisfaction des clients, une culture interne orientée là aussi "clients" et des méthodes de management adaptées.

Du dépannage à l'optimisation constante
Comme nous l'avons noté précédemment, certaines problématiques seront amenées à se répéter au fil du temps. L'organisation apportera donc assistance aux utilisateurs en les orientant vers la solution adaptée. Mais est ce que ces problématiques sont "remontées" et prises en compte en interne ? Dans certains cas, l'organisation ne fait qu'apporter une solution ponctuelle. Pour les plus engagées dans une démarche orientée "client", une réponse rapide est apportée et si la problématique est effectivement récurrente, des recherches sont réalisées en interne pour trouver des solutions durables et éviter ainsi que d'autres utilisateurs y soient confrontés. C'est peut être ce qui différencie les réelles stratégies d'amélioration du service client de celles dont l'objectif inavoué est d'éviter toute dépréciation de la marque.

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L'auteur : Michelle Chmielewski
Community Manager chez Synthesio, américaine (bien) installée à Paris, amoureuse de tout ce qui est nouveau et u n pe u di f f é r e n t.

S o n bl o g
observingparticipant. wordpress.com

L’entreprise 2.0 a bel et bien besoin d’un community manager, ou au moins d’une personne qui se charge de la présence de la société sur les réseaux sociaux. Elle n’a pas toujours besoin d’être sur Twitter, mais si elle l’est, c’est parfois un travail en équipe comme ça l’est chez Synthesio. Nous avons maintenant 7 comptes actifs au total qui sont liés à Synthesio, comptant tous les comptes personnels : @Synthesio – le compte corporate @LoicMo - co-fondateur et CEO de Synthesio @ThibaultHanin – co-fondateur et CIO @ChLesage - analyste chez Synthesio @ThaneRyland – COO UK pour Synthesio @CatrionaTweets – Directrice UK pour Synthesio @MiChmski – community manager chez Synthesio

T w i t t er
@michmski

Chaque personne dans l’entreprise l’utilise pour ses propres raisons, évidemment, mais c’est un outil très pratique pour communiquer avec ses clients, partenaires, et communautés. De mon point de vue, il y a trois étapes :

1/ Ecouter - 14 yeux plutôt que 2
En écoutant à plusieurs, une équipe sur Twitter peut être beaucoup plus efficace qu’une seule personne, c’est clair ! Bien que je sois toujours connectée, il m’arrive, j’avoue, de ne pas voir certains articles qui sont très intéressants pour nous. En équipe, on peut s’alerter par DM, par Skype ou par email, selon le besoin. Pour les demandes d’information, j’envoie le contact à un commercial à contacter ASAP, et nous sommes bien conscients de la visibilité de quelqu’un sur Twitter. En équipe, la réactivité peut être beaucoup plus forte et plus pertinente. S’il y a quelqu’un qui souhaite un contact en Angleterre, par exemple, je réponds en attachant le pseudo de mon collègue là-bas, et pareil pour les Etats-Unis. Donc c’est un outil international tout à fait gérable à plusieurs.

2/ Analyser – Sachez avec qui vous parlez
Je vois souvent des réponses automatiques ou des réponses à une veille d’un mot-clé mais qui n’ont rien à voir avec ce qui a été tweeté ! C’est dommage parce qu’en fait quand vous êtes à plusieurs sur Twitter il faut savoir avec qui on parle,

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pourquoi, et quelle est l’histoire. Souvent, avant de répondre à une question ou à quelqu’un qui cherche des informations, je cherche qui il est, d’où il vient, etc. Par exemple, je regarde notre CRM, son profil LinkedIn, l’historique de conversations avec lui, etc. pour d’un côté, leur donner une réponse pertinente et de l’autre envoyer la personne au bon endroit et enregistrer l’interaction. Ca ne vaut pas la peine de surveiller si vous n’écoutez pas vraiment. S’il y a un prospect à contacter, par exemple, il faut regarder dans l’historique de ses conversations pour être sûr qu’un autre membre de l’équipe sera aussi bien informé que nous.

3/ Répondre – Interagir avec les autres Twittos vous fera du bien
Bien sûr si on est sur Twitter, c’est pour parler avec du monde. Dès que vous avez identifié les personnes auxquelles votre équipe souhaite répondre, il faut répondre rapidement et de bonne foi. Parfois les gens sont surpris quand quelqu’un répond tout de suite, mais il y en a qui sont contents de voir que quelqu’un les écoute.

Twitter en équipe, ça doit être intégré au social CRM. Il est important de tenir toute l’équipe informée des échanges qui ont eu lieu entre l’entreprise et les internautes pour rester à jour. Que ce soit par email, par DM (message direct), par tableau de bord, etc., Twitter peut aider une équipe à mieux communiquer, ou à l’inverse il peut mener à des problèmes de communication. Il faut savoir qui va répondre, comment, et quand. "Quand" parce qu’il peut paraître évident qu’il faut que la réponse vienne de suite, mais parfois il peut être nécessaire d’obtenir davantage d’informations en interne, ou encore une validation, avant de répondre. Cela dit, il faut répondre !

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L'auteur : Myriam L'Aouffir
Responsable de la c o m m u n i c a ti o n o n - l i n e de s chaines du groupe France T é l é v i s i o n s . E x A m ba s s a de du Royaume du Maroc, Ex AIDES, Ex France 2. Pr é s i d e n t e www.JustepourEux.com

"Communiquer, c'est avant tout être proche de ses interlocuteurs" ML'. Ayant été chargée de communication au service de presse de France 2, il m'a paru intéressant de proposer un post sur les nouvelles pratiques des communicants, étant ce jour responsable de la communication on-line des chaînes du groupe de France Télévisions et community manager. Quand la Reine Rania de Jordanie affirme que "Twitter c'est le nouveau prime-time", alors le Web, c'est le real-time. Il s'agit en effet du media le plus réactif. Rumeurs, informations, démentis, affirmations, conversations, tout y est en un temps record. A l'internaute le soin de trier son information, vérifier les sources, traiter, faire suivre ou pas l'information, identifier les niches et les influenceurs…

T w i t t er
@laouffir

La présence sur le Web impose une organisation minutieuse et rigoureuse : l'emboîtement de nombreux outils microcosmiques permettra d'avoir une visibilité plus nette dans ce macrocosme qu'est le Web. Comment gérer une communication de crise, lorsque nous ne détenons pas la maîtrise des outils Web 2.0, lorsque nous débarquons comme des inconnus sur la Toile ? Dur, dur, d'être un community manager du jour au lendemain. C'est par ailleurs pour cette raison que nombre de sociétés, après avoir compris que les stagiaires n'étaient pas la solution pour la gestion de leur e-reputation, font désormais appel à des sociétés extérieures pour leur communication virale. En effet, la plupart d'entre elles ne se sont pas encore "armées" face aux médias sociaux et préfèrent dans un premier temps externaliser, le temps de se préparer, en interne. La maîtrise de ces nouveaux outils est désormais incontournable pour des communicants. Pour exemple, les parlementaires européens se forment actuellement aux outils de communication 2.0, afin de s'adapter à l'ère de la communication immédiate, aux réseaux sociaux et à l'ère de l'e-reputation, à travers notamment toutes les plateformes d'hébergement. Si de nombreuses personnalités se retrouvent sur Twitter, c'est parce qu'elles ont également compris que la communication de proximité en temps réel est une vraie valeur ajoutée à leur image et réputation numériques (au détriment peut-être d'une certaine presse).

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Concernant un média comme France Télévisions, le passage au numérique est également révolutionnaire : le temps, le ton, la plume, le graphisme, le format,... le tout doit être adapté à l'ère de la communication 2.0. Le service de la communication on-line de France Télévisions a été créé début 2010, avec une équipe de 4 community managers, tous, des anciens communicants. Nous sommes en train de vivre le passage progressif de la communication traditionnelle à la communication numérique, soutenu par une politique ambitieuse. Et surtout, pour le répéter encore une fois, la communication est à double sens. Sur la Toile, nous ne sommes plus à l'ère où un communiqué de presse est rédigé, validé, envoyé, traité, ou pas, par les confrères. Aujourd'hui, nous communiquons sous des formats bien spécifiques, dans un contexte où la valeur ajoutée a toute son importance. Cet univers et ces outils qui sont en perpétuel évolution nous imposent d'être en veille continue à l'égard des révolutions numériques. Tout va vite, très vite, trop vite. A l'heure où j'écris ces quelques lignes, ce sont déjà plus de 50 applications qui ont dû voir le jour :-) Pour revenir à Twitter, nous utilisons la timeline un peu comme un fil d'agence. C'est un gain de temps énorme. Il y a peu de temps, un twitto avait repris une information de la timeline, en soulignant "France 2 annonce de source sûre, via son compte Twitter ..." Twitter nous permet d'informer et de communiquer en un temps record. Mais aussi d'échanger et de faire remonter les réactions en temps réel. Twitter, à un usage très personnel, est devenu ma première source d'information, avant même les chaînes d'information en continu. J'ai accès à toutes les informations, à des revues de presse nationales et internationales, aux commentaires et réactions en direct. Twitter est pour moi une source d'information à part entière, à condition de savoir bien s'en servir, de sélectionner les informations qui y circulent et de pouvoir rapidement identifier la qualité et crédibilité de la source. Et pour conclure, je rejoins Jérémy Dumont, qui souligne que la communication 2.0 est la capacité à raconter une histoire autour d'une marque, au lieu de vendre un produit. Un compte Twitter suivi par plus de 30 000 followers, une page Facebook qui regroupe plus de 10 000 amis, n'est plus comparable à une bannière cliquable. Tout est dit :-)

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L'auteur : Vincent Rostaing
Talents & Technology M a n a ge m e n t : C o n s e i l e t A c c o m pa gn e m e n t dans le management du cycle de v i e pr o f e s s i o n n e l (ATTRACTION et e-reputation RH , RECRUTEMENT, INTEGRATION, FIDELISATION, UPCYCLING), l e to u t e n m o de 2 . 0 M e m br e de s a s s o c i a ti o n s : A C o m pe te n c e E ga l e / C E NI O / Atlantic 2.0

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@lecairn
Source : agence Moma

Les users Twitter dans le monde en quelques chiffres

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Les users Twitter des villes (ceux des champs n’ont pas encore été comptabilisés)

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(Source : Sysomos)

Les Motivations des Utilisateurs Twitter

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On dit de Facebook qu’il est le réseau où l’on parle à la première personne du pluriel et de Twitter qu’il est celui où l’on parle à la première personne du singulier. Cette omniprésence du "Je" est à nuancer, car si elle est indispensable au bon fonctionnement de Twitter ("il faut que JE m’affirme, pour que VOUS sachiez pourquoi me suivre"), elle n’est pas forcément à confondre avec un égocentrisme exacerbé, ni avec de l’égoïsme, la plupart des users Twitter ayant au contraire une propension au partage supérieure à la moyenne.

Source l’Atelier Fabernovel

Plus de la moitié des Twittos viennent y rechercher, échanger et lire des informations sur le networking et la promotion personnelle ou de produits et de services représentant près de 40 % des motivations à utiliser Twitter . Enfin si l’on s’attarde sur les sujets recherchés par les utilisateurs Twitter ( source google ad planner) on observe le classement suivant :

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Tentative d’analyse démographique de Twitter en France
Nombre de twittos made in France - Les usagers Twitter français représentaient 0,9% des 13 millions de comptes étudiés par la société d’études Sysomos, soit environ 125 000 utilisateurs (décembre 2009) Si on s’essaie à une projection, en prenant pour base l’augmentation du nombre d’inscrits Twitter, passés de 75 millions à 145 millions (+80% en un an) on obtient une estimation actuelle en Octobre 2010 d’environ 250000 utilisateurs français (selon la bonne vieille méthode dite du "doigt mouillé"…) Si l’on veut décortiquer un peu ( Source Google ad planner )

On se rend compte que sur Twitter comme dans la Vraie Vie , la parité en France est un chantier en soi .

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Concernant la répartition par âge, il est intéressant de constater que si les papy boomers sont quasi absents, la génération X est plus représentée que la fameuse génération Y, dont la seule évocation est souvent immédiatement suivie de celle de Twitter et Facebook.

Concernant la répartition par revenus des foyers des utilisateurs Twitter, notons simplement la différence de répartition sur les revenus faibles par rapport aux USA, le reste de la répartition étant une quasi photographie de la répartition des revenus par pays. Twitter ne s’étant pas encore "démocratisé" de manière large en France, seules les classes moyennes et hautes y sont représentées Une étude récente de l’Ifop nous permet d’aller un peu plus loin :

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Source : IFOP

Là encore rappelons que le score d’adoption de Twitter au USA est de 62 % contre 7% en France . Cela laisse une belle marge de progression a priori, et des places de leader d’opinion sur des thèmes "vierges" à prendre sur un média puissant et en devenir. Les profils les + représentés : Difficile à explorer de manière scientifique ou statistique (je n’ai pas trouvé d’outils ou d’études permettant de manière certaine de définir des chiffres précis) néanmoins une estimation purement subjective me ferait mentionner les professions suivantes > > > > > > > > > > Journalistes Communication Web marketing SEO / SEM Veilleurs Conseils Freelance Etudiants Starts-up Capital Riskers / investisseurs

Un trait commun : des geeks appétant à la nouveauté. Enfin une phrase circule en ce moment : "Sur Facebook tu te fâches avec tes meilleurs amis, sur Twitter tu te mets à aimer de parfaits inconnus."

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Cette phrase résume bien l’esprit de ce "non réseau social", où les affinités se créent par les intérêts communs et les conversations engagées. Ainsi, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui vos cibles ne sont pas sur Twitter qu’il vous faut faire l’impasse sur la Twittosphère. Au contraire, c’est parce que vous allez commencer à émettre un signal sur un sujet, que des personnes vont se grouper autour de vous et enrichir la discussion, et rentrer en interaction avec vous. Plus vous arrivez tôt sur le sujet, plus vous devenez référent, meilleures seront vos chances de rencontrer votre "marché RH".

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L'auteur : Vincent Rostaing
Talents & Technology M a n a ge m e n t : C o n s e i l e t A c c o m pa gn e m e n t dans le management du cycle de v i e pr o f e s s i o n n e l (ATTRACTION et e-reputation RH , RECRUTEMENT, INTEGRATION, FIDELISATION, UPCYCLING), l e to u t e n m o de 2 . 0 M e m br e de s a s s o c i a ti o n s : A C o m pe te n c e E ga l e / C E NI O / Atlantic 2.0

Les stratégies de recherche
Quelques réflexions de départ : Twitter n’est pas un réseau social, c’est un écosystème , partez avec cette idée que le système Twitter est bâti selon le même schéma qu’un écosystème où un sujet de discussion constitue un biotope , et où followers-followings constituent la biocénose (source : définitions Wikipedia )

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@lecairn

De manière grossièrement simplifiée, le biotope est un milieu et des conditions, relativement stables, permettant la persistance d'une certaine biocénose. L’écosystème Twitter est riche et accueille des milliers de biotopes qui constituent autant de communautés, où les users ou biocénose varient en fonctions de critères linguistiques, d’expériences, d’usages etc. Si on devait poursuivre le parallèle avec la biologie, nous pourrions dire aussi qu’à l’intérieur de la biocénose les relations sont régies par les 3 modèles suivants :

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symbiose, parasitisme , prédation … mais cela nous emmènerait un peu loin du sujet. Cette approche systémique et biologique permet de comprendre que la communauté de chacun se crée en fonction des informations qu’il donne à son écosystème. C’est toute la force de Twitter, la communauté est auto-adaptative en temps réel et vous êtes tour à tour source ou cible d’informations subies ou choisies. Du coup, plus votre ou vos communautés seront ciblées et importantes, plus vous pourrez utiliser Twitter comme un outil de recrutement, même s’il est loin d’être, aujourd’hui en France en tous cas, l’outil le plus efficient, ou plutôt s’il ne s’avère efficace que sur une part congrue de la population. Comme dans toute recherche, il vous faudra d’abord déterminer une stratégie, puis utiliser les outils ad hoc. Vous trouverez ci-après quelques tips en fonction de stratégies possibles. Recherche directe o Recherche dans les Bio

a) Vous connaissez le nom de la personne référente => Twitter People Search Par exemple : votre sujet d’intérêt est l’écologie => cherchez « Al Gore » et vous aurez des chances de trouver dans ses followers des personnes concernées par le sujet b) Vous cherchez par rapport à un élément de la bio => http://followerwonk.com/ ou http://tweepsearch.com/ , http://www.buzzom.com/, www.twellow.com Vous recherchez alors les mots clefs "DD" "RSE" "développement durable" dans les bios uniquement o o o Recherche par thèmes Recherche par sujets Recherche par évènements

Les hashtags ( # suivi du mot clef) correspondent souvent à des évènements ou à des thèmes donnés sur lesquels l’auteur a voulu insister. • #rh20 pour des thèmes rh2.0 peut vous permettre de voir qui sont les acteurs pertinents dans une conversation ayant trait à ce thème • #ereputationcamp2 vous permettra de manière indirecte de voir les personnes ayant participé ou ayant donné des infos pertinentes sur cet évènement Vous pourrez aussi utiliser des http://search.twitter.com/advanced opérateurs de recherche avancés

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Quelques tips sur la recherche avancée en Français

Quelques outils de recherche complémentaires www.Searchtastic.com : outil de recherche assez puissant avec plusieurs points d’entrée dont le nom d’un user Twitter. Les résultats de recherche sont exportables sur Excel . http://www.icerocket.com, http://www.oneriot.com sont plutôt des moteurs de recherche orientés sujet La recherche indirecte consiste à constituer une communauté autour d’un profil ciblé et d’attirer les membres de cette communauté par la pertinence de ses propos, les sujets choisis etc. Quelques tips pour avancer plus vite : Pour faire un parallèle avec la "chasse", on serait plus là entre la pêche à la nacelle et la pisciculture : on attire une très large communauté de talents que l’on anime et que l’on suit, et on les fait grandir. On les change de bassin et on les pêche quand ils sont mûrs pour un poste. Soyez vous-mêmes avec vos aspérités : les profils "trop lisses" ont du mal à émerger. Evitez l’effet « marque » trop prononcé (logo, bannières) : les profils personnalisés, même s’ils sont avatardisés sont plus sympathiques, nous sommes sur Twitter entre humains et n’aimons pas les bots ( robots ) … Participez à des évènements IRL, et commentez-les.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement

Les annonces Je ne suis personnellement pas fan des annonces très descriptives, les 140 caractères de Twitter me suffisent en général à passer une annonce qui permettra aux candidats de la sphère recherchée de se déclarer… Néanmoins si vous tenez absolument à travailler "à l’ancienne" sur un réseau comme celui là vous pouvez essayer d’utiliser des outils comme : http://www.twitjob.fr/ (gratuit) http://tweetmyjobs.com/ (options payantes) en pure players, mais la plupart des jobboards envoient des liens vers leurs annonces sur Twitter + des blogs comme www.remixjobs.com ou www.alsacreations.com qui permettent de publier gratuitement des annonces très ciblées. Les évènements Sachez choisir les évènements, trouvez leur #Hashtag, suivez-les et participez de manière à vous faire connaitre et à reconnaitre des participants. La géolocalisation Vous pouvez rechercher par zone géographique : ne pas négliger ce critère, il est souvent intéressant de se constituer un noyau de followers proches géographiquement qui vous aideront à écouter la twittosphère locale. Stratégie globale : mixer tous ces éléments

Enfin Twitter n’est pas forcément auto suffisant , la plupart des candidats potentiels présents sur Twitter le sont aussi sur Facebook, Viadeo et LinkedIn , ou possèdent un blog privé. A vous d’être imaginatif dans votre référencement social, pour que ces candidats de votre écosystème global finissent par être en contact avec vous et votre société. A force de vous croiser sur chacun de ces médias, vous ferez partie de leur "famille" partageant le même biotope et vous déciderez de vous rencontrer IRL ( en vrai pour les intimes )

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement

L'auteur : Franck La Pinta
Franck La Pinta est Responsable Marketing Web à l a D R H du G r o u pe S o c i é té Générale. Sa mission est de développer l'attractivité de la Marque Employeur auprès de s c a n di da ts e t de s collaborateurs, en s'appuyant n o ta m m e n t s u r l e s m é di a s n u m é r i qu e s e t s o c i a u x .

S o n bl o g
careers.societegenerale.com

T w i t t er @flapinta

Les sites institutionnels de recrutement contiennent traditionnellement une information froide. En effet, ces sites visent à informer les candidats sur l’organisation de l’entreprise, ses valeurs, sa politique RH et ses principaux métiers, autant d’informations qui ont vocation à être pérennes. Ajoutons à cela que l’information est souvent très riche, les arborescences profondes, nécessitant un temps de visite conséquent. Face à cela, les candidats vont davantage scanner que consulter les contenus, ou à l’opposé, adopter une navigation utilitaire, c’est-à-dire dans un but bien précis, et ainsi ignorer tout contenu qui est hors de leur spectre de recherche. Enfin, seules les offres d’emplois bénéficient d’une mise à jour fréquente, mais la plupart des sites disposent aujourd’hui d’alertes paramétrées qui elles aussi contribuent à la sélectivité de la navigation.

Autant de facteurs qui rendent difficile un trafic naturel et récurrent vers les sites de recrutement. Twitter peut ainsi s’avérer un excellent complément des sites de recrutement : Twitter pour générer du trafic : valorisez des contenus, des thèmes, des rubriques pour inciter vos populations cibles à venir découvrir ces contenus comme le ferait une classique campagne de display. Twitter pour pousser des offres : poussez certaines de vos offres, ou des familles d’offres. Elles pourront ainsi bénéficier de la viralité de ce réseau, telle une nouvelle forme de cooptation. Vous pourrez peut être toucher des candidats en veille passive, qui ne consultent ni les jobbards ni les sites de recrutement. Pourquoi ne pas également décliner vos comptes Twitter selon les familles de métiers (commercial, production, informatique…) : votre "promesse" sera plus incisive et vos followers plus homogènes dans leur profil. Twitter pour relayer votre actualité : qu’il s’agisse de l’actualité de votre site : nouvelles fonctionnalités, nouvelle rubrique, nouvelle vidéo… ou pour annoncer des événements RH (présence à des salons, des forums écoles) ou encore pour relayer l’actualité de votre entreprise (nomination, nouvelle implantation, contrat gagné…), tous ces éléments vont contribuer à valoriser votre marque RH par sa dimension "vivante".

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Twitter comme canal de dialogue informel : même si la plupart des sites disposent d’un contact mail, vous pouvez utilisez Twitter pour renforcer la proximité et l’échange avec vos cibles, dans un cadre moins formel, plus détendu, imposé par la limite des 140 signes. Ce canal de dialogue supplémentaire proposé aux candidats peut aisément être géré par les mêmes équipes que celles qui assurent le mail mastering. Twitter comme service pour vos followers : vous pouvez envisager de proposer à vos followers une sélection d’information sur votre secteur, des conseils pratiques, de l’information pédagogique. Vous allez ainsi apporter une valeur ajoutée à vos followers, ce qui va vous aider à agréger une communauté ciblées. Tous ces exemples sont bien évidemment non-exclusifs, vous pouvez les combiner pour définir votre propre "promesse". Cette promesse, qui doit apparaître dans la bio de votre compte, est un élément indispensable pour la crédibilité, donc le succès à long terme de votre compte Twitter.

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Un outil chronophage
L'auteur : Flavien Chantrel
Flavien Chantrel est Community manager pour Regionsjob depuis bientôt 4 a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e du r e c r u te m e n t e t de s r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r assidu, très actif sur Twitter.

S o n bl o g
Le Blog du Modérateur

T w i t t er @moderateur

Première limite de Twitter en matière de recrutement, le temps. C’est une des principales problématiques des RH. Twitter est un outil chronophage par excellence. La première étape consistera à se créer un réseau suffisamment étoffé pour faire en sorte que ses informations ne passent pas inaperçues. Cela n’est pas forcément simple, même pour une entreprise déjà bien implantée. Une maîtrise de l’outil, de ses particularités et de ses codes est nécessaire. Une participation active également. Cela sous-entend construire une présence pérenne et des échanges réguliers, n’intervenant pas uniquement quand l’entreprise a besoin de faire passer un message. Un compte publi-rédactionnel n’aura que peu d’intérêt et bénéficiera de très peu de retours.

L’effet d’expérience est important sur Twitter, il faut donc se placer sur une stratégie à moyen-terme et sur une présence régulière pour obtenir des résultats. Encore faut-il en avoir le temps.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg… Ouvrir un compte Twitter est une chose, l’alimenter en est une autre. Pour réellement être présent, il est important de dialoguer avec les autres utilisateurs, de partager des liens intéressants, de répondre aux questions… Votre présence doit être quotidienne ou presque. Twitter est un média en temps réel qui nécessite de la réactivité. Difficile d’imaginer répondre à une question 3 jours après sa mise en ligne. Installer un client Twitter vous permettant d’être connecté toute la journée sur votre ordinateur de travail sera logiquement nécessaire. Mais c’est un premier pas vers la rituelle vérification des nouveaux tweets, l’addiction et donc la procrastination. Attention à ne pas

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perdre trop de temps sur un outil qui n’aura que des intérêts secondaires, surtout si votre travail n’est pas d’occuper l’espace sur les réseaux sociaux. Partons du principe que votre présence est établie. La première partie du travail a été faite, il vous restera à trier les candidatures reçues par ce biais. Vous n’en êtes donc qu’au début du processus, sans garantie de retour quantificatif ou qualitatif suffisant pour recruter.

Des profils limités
Vous avez du temps disponible et vous êtes prêt à investir les réseaux sociaux de manière durable ? Très bien. Reste à savoir si les profils que vous recherchez sont présents sur Twitter. Le nombre d’inscrits sur Twitter en France est très faible, aux alentours de 200 000 selon les dernières estimations. En sachant que les utilisateurs ne sont pas forcément actifs et qu’il n’est pas sûr que vous puissiez les atteindre avec votre réseau. Twitter fonctionnant en temps réel, votre offre aura une durée de vie limitée. Dans le meilleur des cas, quelques milliers de personnes y auront eu accès. Mais combien ont le profil pour y répondre ? Les profils rencontrés sur Twitter sont assez peu variés. On y trouve beaucoup de blogueurs, de journalistes, d’entreprises ou de profils orientés web. Si vous cherchez un Community manager, nul doute que Twitter sera le meilleur endroit pour chercher. Si vous cherchez un commercial, bon courage. Twitter n’est pas grand public, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à attirer des profils autres que informatique/web. Beaucoup d’efforts pour peu de résultats donc. Il est également possible de sourcer des candidats potentiels en utilisant divers moteurs de recherche avancés : recherche dans les bios, dans les statuts… Cela sera plus rapide, mais reste la question de la pertinence des résultats. Difficile d’évaluer un profil uniquement sur son compte Twitter. Vous devrez donc faire des recherches complémentaires, vous renseigner sur le candidat, sans garantie qu’il soit ouvert aux opportunités ou géographiquement proche du lieu de travail. Le sourcing sur Twitter, à part sur certains postes précis, risque d’être compliqué.

Marque employeur ou réel recrutement ?
La présence du service RH d’une entreprise sur Twitter relève finalement plus du domaine de la marque employeur que du réel recrutement. Vous participez de cette manière à la construction d’une présence en ligne en étant présent là où les candidats le sont. Cela passe par Twitter mais aussi par d’autres sites. Les avantages en la matière peuvent être plus nombreux : dialogue direct avec des éditeurs de sites et des journalistes, relai des contenus proposés par l’entreprise, de ses actualités… Et bien sûr information aux candidats, permettant de rendre l’entreprise plus attractive et les candidatures plus qualifiées. Une des chances de Twitter est également de permettre à une entreprise de devenir référente sur un sujet. La démarche de la Société Générale en est un excellent exemple. Les différents comptes Twitter ne cherchent pas à recruter directement mais à travailler l’image et la présence de la banque. Cette dernière est régulièrement prise en exemple, bénéficiant de l’excellent travail de fond de Franck Lapinta et Julie Le Vacon. Le compte Twitter sert dans ce cas à proposer des actualités sectorielles, mettre en avant des conseils mais aussi relayer l’actualité et les initiatives de la Société Générale. En fonctionnant de cette manière, c’est

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l’attractivité naturelle de l’entreprise qui est visée et non des bénéfices à court terme. L’idée est de construire de manière pérenne une relation avec les candidats potentiels, et non de booster temporairement le nombre de candidatures reçues.

En conclusion, Twitter pour le recrutement, c’est inutile ? Pas exactement. Cela peut très bien fonctionner sur des profils web. Le bouche-à-oreilles peut également être parfois efficace sur d’autres types d’annonces. Et surtout, les résultats concerneront votre marque employeur. Construire une identité en ligne peut passer par Twitter. Mais dans ce cas, il faut être présent sur d’autres supports, notamment via un site recrutement ou un blog RH. L’outil est à prendre dans un contexte global et à ne pas isoler.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement

L'auteur : Kim Auclair
K i m A u c l a i r f a i t de l a c r é a ti o n , a n i m a ti o n e t ge s ti o n de communautés Web à son c o m pte . E l l e e s t f o n da tr i c e de M a c Q u é be c , u n e c o m m u n a u té d' u ti l i s a te u r s de pr o du i ts A ppl e a u Q u é be c e t Entrepreneur-internet.com, u n pr o j e t qu i a po u r o bj e c ti f de promouvoir l'entrepreneuriat sur le Web.

S o n bl o g
http://www.kimauclair.ca/blog

T w i t t er
@kimauclair

Que ce soit dans la vraie vie ou les médias sociaux, on retient toujours le nom de quelques personnes qui se démarquent par leur implication sociale ou encore leur présence active sur un ou des sujets particuliers, ainsi que par la pertinence des informations qu’elles diffusent. En apprenant davantage sur ces personnes on se rend compte que celles-ci se sont créé, en grande majorité, une communauté et une marque autour d’elles, et ce, sans nécessairement le savoir. Souvent, ces personnes sont passionnées. Elles ont vécu des situations intenses dans leur vie, soutiennent des causes qui leur tiennent à cœur et inspirent la réussite. Elles ont le goût d’aider et de partager leur expérience dans leur entourage. Elles ont toutes aussi une histoire qui est unique.

Sur Twitter, par exemple, ces personnes ont, en majorité, choisi d'utiliser leur nom comme nom d'utilisateur. Comme sur Facebook, ou autre outil social, elles se démarquent parce qu'elles sont très actives en partageant ouvertement leur vision, leurs passions et surtout parce qu'elles sont, en grande partie, des personnes qui dégagent beaucoup de positif. Dans cet article, je vous introduis à la création d’une communauté et d’une marque autour de soi. J’apporte plus précisément une réflexion à faire pour optimiser votre présence et améliorer votre approche sur Twitter.

Une communauté Web autour de soi?
Une communauté Web à la base est un groupe d’individus qui partagent des intérêts et des passions communs. Ces gens se rassemblent sur un espace Web, que ce soit dans les médias sociaux ou sur un site Web. Ils sont identifiés par leur courriel et leur nom. Ils échangent entre eux et participent ensemble à des projets, des événements, etc. Dans le cas d’une communauté Web autour de soi, c’est un individu qui met en avant plan ses passions et ses intérêts. Pour chaque passion et intérêt, il y a une petite communauté qui se forme. L’individu alimente ses petites communautés en leur proposant des projets collaboratifs, en organisant des évènements, etc. Une communauté Web autour de soi est en quelque sorte une déclinaison Web de tout ce qui se passe dans votre vie actuelle.

Et les entrepreneurs/freelances ?

Et Twitter?
Twitter ne représente qu’une partie de la communauté et de la marque que vous créez autour de vous. Sur Twitter par exemple vous allez trouver des gens qui partagent certains de vos intérêts et passions. Ces personnes ne sont peut-être pas actives sur d’autres outils sociaux. Twitter devient ainsi un outil pratique pour communiquer avec eux.

Les conseils.
1- Savoir quelle est votre présence Twitter actuelle. Si vous êtes déjà présent sur Twitter et désirez optimiser votre communauté Web, je propose de regarder tout ce vous avez fait jusqu’à présent : • Quels sont les types de messages que j'ai diffusés jusqu’à maintenant? • Quels sont les comptes que j’ai ouverts? • Comment est-ce que je me sers/suis servi de ces comptes? • Est-ce qu’il y a des comptes que je peux supprimer? • Avec qui ai-je le plus échangé ? • Quels sont les sujets sue lesquels j'ai le plus de facilité à parler ? • Qui sont mes followers? Est-ce qu’il y en a beaucoup qui partagent mes intérêts? D’où viennent-ils ? • Quelle est ma fréquence de publication sur Twitter? Ensuite il suffit de mettre le tout sur papier et de regarder ce qui pourrait être amélioré. 2- Avoir une idée de la perception qu’on a de vous sur le Web Toujours dans le cas d’une optimisation de votre présence sur Twitter, je propose de questionner des gens avec qui vous avez déjà échangé, des connaissances ainsi que des gens au hasard. Il suffit de leur demander de vous décrire en deux ou trois adjectifs. En compilant les réponses, vous allez remarquer des répétitions. À vous de voir si elles sont le reflet de votre personnalité. Une autre façon de faire ce test de perception est de regarder les listes dans lesquelles les gens vous ajoutent sur Twitter. 3- Revenir à l’essentiel Que ce soit pour optimiser votre présence sur Twitter ou encore débuter celle-ci, il est pertinent à mon avis de revenir à l’essentiel en se posant des questions types : • • le • • • • Qui suis-je? Comment je suis arrivé ici? (votre cheminement professionnel, raison d’être sur Web,etc.) Quelles sont mes passions? mes intérêts? Qui sont mes auteurs, journalistes, blogueurs préférés? Qui sont mes partenaires/collègues de travail? Quelles sont mes forces et mes faiblesses?

Et les entrepreneurs/freelances ?

• Quelles sont mes habitudes sur le Web? • Comment j’utilise les technologies actuellement? • etc. 4- Choisir des médias qui conviennent à vos habitudes actuelles. Twitter convient-il réellement à mes habitudes actuelles? Il est nécessaire à mon avis de choisir un média qui reflète bien vos habitudes actuelles pour assurer une mise à jour régulière de ce dernier. N’utilisez pas le blogue à 100% si votre force n’est pas la rédaction. Cela pourrait nuire à votre crédibilité. Si vous aimez la vidéo et que vous avez le matériel nécessaire chez vous, pourquoi ne pas vous créer un canal sur Youtube et de transformer votre blogue en vlog? Chaque média répond à un public cible et a ses forces et ses faiblesses et il faut prendre le temps d’analyser le tout et surtout de déterminer comment vous comptez vous en servir et déterminer quel sera votre média principal où vous allez être le plus actif. 5- Faire de la veille Les points 2 à 4 vous auront permis en quelque sorte de prendre plusieurs notes et parmi celles-ci on y retrouve des mots clés ou des phrases qui se répètent. Ce sont, selon moi, les éléments clés pour effectuer une bonne veille sur Twitter. Avec l’aide de HootSuite, par exemple, il suffit dans un premier temps de chercher les gens qui partagent vos intérêts et passions grâce à ces mots-clés en programmant des onglets de veille. Vous pouvez aussi les repérer grâce à www.localfollow.com qui permet de retracer des mots clés dans les biographies des gens. 6- Préparer sa communauté et se lancer ( nouvelle direction ) Avant de s’abonner à de nouveaux comptes, il est pratique, à mon avis, de déposer quelques contenus pour donner une idée à l’avance des sujets que vous allez mettre en avant plan. Il peut s’agir aussi de créer un arrière-plan Twitter ou de peaufiner votre biographie en précisant vos intérêts et vos passions. Une fois cette étape terminée, il suffit de suivre les gens qui ont été repérés lorsque vous l'avez fait et de vous lancer en échangeant avec eux. 7- Créer des projets collaboratifs Les projets collaboratifs permettent selon moi de renforcer les liens avec les gens qui font partie de votre communauté. Il pourrait s’agir par exemple de créer un ebook ou encore une vidéo qui résume des discussions que vous avez eues avec certaines personnes sur Twitter.

Conclusion
La création d’une communauté Web et d’une marque autour de soi est un investissement à long terme. Selon mon expérience les premiers résultats sont visibles entre 3 et 6 mois d’activités sur le Web. Par premiers résultats j’entends

Et les entrepreneurs/freelances ?

entre autres, des opportunités d’affaires pertinentes, des mentions dans les médias traditionnels ou Web et une augmentation de votre réseau de contacts. Une bonne analyse de soi-même avant de se lancer dans ce genre de démarche permet de créer des liens de confiance et de faciliter l’animation de votre communauté. Twitter est un excellent outil tout comme Linkedin, Facebook, etc. Il faut toutefois le dire : Twitter ne répond pas aux objectifs professionnels de tout le monde. Prendre le temps de se questionner peux être une très bonne façon d'augmenter les chances d’avoir des résultats concluants. Chaque communauté est unique!

Et les entrepreneurs/freelances ?

L'auteur : Jean-Paul Oury
J ea n - P a u l O u ry e s t c o n s u l ta n t e n e - r e pu ta ti o n chez Image et Stratégie. S pé c i a l i s te de l a c o m m u n i c a ti o n de c r i s e s u r I n t e r n e t , Ph d e n h i s t o i r e d e s s c i e n c e s e t te c h n o l o gi e s , a u te u r de L a Q u e r e l l e de s OGM (PUF, 2006)

S o n bl o g M a l i be r té T w i t t er @JP_O

Cette formulation a quelque chose de saugrenu. Quand on la lit une première fois, on se dit que la question ne se pose pas. Il est évident que tous les freelances de France et de Navarre se retrouvent pour passer du bon temps sur Twitter. Et pourtant, il y a quelque chose qui cloche : pourquoi "le freelance" ? Pourquoi cette association particulière avec cette catégorie socioprofessionnelle qu’est le travailleur indépendant? N’est-ce pas, au contraire, pour lui un lieu d’intense activité, un lieu stratégique où se nouent les contacts et se concluent les marchés ? Et si Twitter était la nouvelle utopie où travail et loisir ne faisaient plus qu’un ? Comment faire alors pour "tweeter en travaillant" ou mieux, "travailler en tweetant"?

Twitter Machine à café...
Si demain l’entreprise devenait totalement virtuelle, Bruno Solo et Yvan le Bolloc’h se retrouveraient sans doute autour de cette formidable Machine à Café qu’est Twitter. On vient sur Twitter pour se détendre. Twitter nous divertit d’une tâche compliquée ou fastidieuse. Vous êtes en panne d’idée ? Votre présentation .ppt vous fatigue la vue et les slides pèsent sur vos paupières ? Votre curiosité vous chatouille et vous mourrez d’envie de savoir ce qui se passe sur le Web ? Votre communauté vous manque ? La solution est toute trouvée. Vous ouvrez un onglet et vous vous connectez sur votre compte de prédilection. Les tweets coulent à flot, vous vous ressourcez : un bon mot en 140 signes, une réponse envoyée à un adversaire politique trouvé au hasard, un RT de la vidéo Youtube du moment ou encore simplement un clic sur le dernier article du Monde ou de Libé... Tous les prétextes sont bons pour vous détourner de vos occupations. Mais c’est toujours pour la bonne cause, car "un p’tit tweet et ça repart". Premier constat, donc, avant d’être la pause détente du "freelance", Twitter est déjà un lieu de détente pour tous ces membres. Twitter peut être une source d’inspiration ou d’information. On y fait des rencontres, mais aussi, on y va pour s’échapper du monde réel. Sans que vous n’y preniez garde, Twitter aura eu vite fait de détourner votre attention. Pourtant, si certaines célébrités semblent passer leur vie sur Twitter, à notre connaissance, il n’y a pas encore de "twitteurs professionnel", de la même manière qu’on peut parler de blogueur professionnels. Ainsi, Guy Kawasaki, consultant

Et les entrepreneurs/freelances ?

américain, est un peu le 7-eleven de Twitter. Son compte envoie environ un tweet tous les quart d’heure en continu. On ne doute pas que Guy ait trouvé un modèle économique entre ses nombreux tweets et ses pages Alltop. N’empêche que, cela fait bien de lui, un consultant indépendant, un blogueur professionnel, mais toujours pas un "twitteur pro". Et tant qu’il n’y aura pas de code NAF pour dénommer ceux qui font profession de tweeter en continu, on peut penser que Twitter restera avant tout un lieu de loisir. Ce contexte posé, nous pouvons alors revenir à notre question de base : en quoi Twitter est-il davantage une "pause détente" pour un freelance que pour un salarié ? Peut-être, tout d’abord parce que le salarié, lui, n’a pas accès à Twitter, étant donné que de nombreuses entreprises empêchent l’accès aux réseaux sociaux. Le salarié se retrouve donc dans la situation de devoir attendre de rentrer chez lui le soir pour se connecter. Ensuite parce que les freelances sont sur-représentés sur Twitter. Les statistiques sont difficiles à trouver sur le sujet mais une pratique soutenue de l’outil nous a permis de nous rendre compte que les comptes les plus actifs sont ceux des consultants, des journalistes, des professionnels du web, des blogueurs... Bref des métiers dont le statut professionnel est souvent celui de "freelance". Or si par défaut, le freelance semble sur-représenté, il faut voir qu’il a sans doute aussi plus d’intérêt que le salarié à se rendre sur Twitter. En effet, son isolement lui donne envie plus qu’à tout autre de retrouver sa communauté. Nous voici donc de retour à notre machine à café. Puisque l’indépendant n’a pas ce prétexte d’une machine à café, lieu où il peut se retrouver avec ses collègues de travail pour échanger, il est évident que Twitter fait "office de" et c’est ici qu’il vient faire sa pause détente.

....Ou Twitter salle de conférence ?
Jusque là, nous avons donc déroulé notre plan sans aucun accroc. A la question Twitter est-il la pause détente du freelance, nous répondons: mieux que ça ! Twitter fait aussi le cappuccino. Mais attention, pour de nombreux indépendants, Twitter c’est avant tout une "salle de conférence". Salle de conf’ où l’on vient poser son Barco pour projeter aux autres la dernière infographie à la mode que l’on aura trouvée sur boing boing ou the laughingsquid. On y fait la promo de son blog pro, de sa dernière prez’ mise en ligne sur SlideShare, de son communiqué de presse posté sur Scribd, ou des photos de son dernier évènement publiées sur Flickr. Bref, pour le freelance, Twitter est un outil de travail et de branding. C’est là qu’il doit venir construire sa propre réputation, avant de prétendre construire celle des autres. Cette vision des choses met un gros bémol sur notre définition de Twitter comme étant par essence un lieu de loisir. Rappelons qu’à l’origine Twitter était un outil de travail, puisqu’il s’agissait pour les utilisateurs - qui travaillaient au service des urgences - d’envoyer sous forme de sms la description de ce qu’ils étaient en train de faire. De la salle des urgences à la machine à café, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Mais il est clair que dans ces conditions, la pause du freelance a

Et les entrepreneurs/freelances ?

plutôt intérêt à être bien étudiée. Difficile de se confier façon Solo à Le Bolloc’h en mode #friendly. Si le consultant freelance veut utiliser Twitter pour s’adonner à la grivoiserie, il a plutôt intérêt à bien étudier son style, car un laisser-aller total risquerait d’être immédiatement sanctionné par ses clients ou ses prospects... N’est pas Henry Michel qui veut. Le twitternaute freelance, s’il a en apparence plus de liberté que les autres, a finalement beaucoup plus de contraintes, puisque Twitter reste pour lui en permanence un lieu public où tout ce qu’il tweete pourra être retenu contre lui. Car quand nous parlons du compte freelance, nous parlons d’une entité transparente. Pas du deuxième compte top secret que pourrait avoir un indépendant et qui lui servirait de défouloir. Nous parlons de cette boutique dans laquelle on rentrera un jour pour acheter une consultation sur l’état des réseaux sociaux, l’avenir du M2M, ou mettre en place des actions pour soigner son personal branding. Voici donc notre freelance un peu moins free... On dirait même qu’il est engoncé dans un corset de principes qui font qu’il ne peut se permettre de lâcher un 140ème signe de travers... A ce prix là, la pression est énorme. A tout instant, il se dit que ses followers peuvent trouver le #hashtag qui pourrit sa self e-reputation... Bref, n’importe quel coach d’entreprise vous confirmera qu’on ne communique pas de la même manière dans une salle de conférence que devant la machine à café, même si le public peut être le même.

Et si on mettait la machine à café au milieu de la salle de conférence ?
Toutes les statistiques le prouvent : nous passons de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux. Ainsi, une étude récente de Nielsen a montré que si on répartissait le temps passé sur le Web par les internautes américains, sur une heure, il y aurait 13 minutes consacrées aux réseaux sociaux. L’application tweetwasters vous permet même d’évaluer le temps que vous perdez passez sur Twitter. Notre freelance est sans doute bien au-dessus de la moyenne. Comment peut-on imaginer dans ces conditions qu’il tienne sous les feux de la rampe en permanence ? A moins de n’utiliser son compte que pour envoyer de l’information sérieuse en continu et uniquement dans son secteur d’activité, avec ce risque de devenir totalement fou. La vraie question qui se tweeter en travaillant et chose ?". Le freelance qui temps, ne saura plus vous pose alors ne serait-elle pas "comment faire pour que travailler en tweetant ne soit qu’une seule et même se meut en permanence sur Twitter, au bout d’un certain dire s’il y va pour travailler ou pour se détendre.

Imaginons qu’en plein milieu de l’après-midi je consulte mon compte et tombe sur un tweet qui fait la promotion d’un nouvel outil de veille qui permet de mesurer le ROI des actions menées sur les réseaux sociaux. Comme par hasard j’étais justement en train de composer une présentation pour aller vendre une campagne. Et hop en deux clics de cuiller à pot, je rajoute une jolie slide sur cet outil révolutionnaire qui va me permettre de valoriser ma campagne. Que rêver de mieux ? J’allais sur Twitter pour me servir un longo sans sucre et grignoter un

Et les entrepreneurs/freelances ?

Weetabix, je reviens avec une caisse à outil qui va m’aider à briller lors de mon prochain Keynote. Nous y voilà donc : la machine à café est au milieu de la salle de conférence et Twitter a bien les apparences de cette nouvelle utopie où travail et loisir se côtoient de plus en plus, au risque de ne faire plus qu’un. Mais attention au miroir aux alouettes. Il ne faut surtout pas mélanger les genres. Au freelance de savoir bien surfer sur la vague pour galvaniser son public. A lui de bien angler ses tweets pour ne pas briser le contrat de lecture qui le lie à ses followers.... Tout repose alors sur la stratégie éditoriale qu’il aura choisie. Nous terminerons donc en évoquant deux types de stratégies : La première consiste à ne tweeter que des informations qui correspondent à votre secteur d’activité. Par exemple, vous êtes une star du SEO et vous balancez grave les stats que vous recevez en exclu de Google. Vous gagnez facilement vos 2 ou 3000 followers car vous tweetez avec la régularité d’un métronome et toujours à propos. Vous ne faites jamais d’écart en tweetant vos opinions politiques... D’ailleurs, vous ne faites pas de politique. Vous maîtrisez vos réponses. A ce rythme là, vous aurez vite pignon sur rue et votre compte paraîtra comme une valeur sûre. Mais en même temps vous risquez vite de ressentir la même émotion qu’un "bot" qui balance mécaniquement du flux RSS. Pas évident de faire de Twitter un lieu de détente dans ces conditions. Une autre stratégie consiste à trouver un angle d’attaque qui parte de ce que vous êtes vraiment, de vos valeurs et de vos préférences... bref, vous parlez de ce qui vous tient à cœur avant d’envoyer des hameçons pour appâter le chaland. Imaginons que ce soit, au hasard.... la liberté et le progrès. Vous allez alors tout angler sous ces deux axes en subsumant tous vos tweets sous ces deux valeurs. Vous allez pouvoir parler dans ces conditions de votre métier, mais également de toutes les actualités qui vont vous tenir à cœur en vous rattachant à ces principes... Vous pourrez même faire de la politique. Certes, vous perdrez des followers, vous en gagnerez moins vite de nouveaux, mais petit à petit, vous allez construire votre réputation comme étant un freelance avec une forte personnalité. Et surtout pour vous, Twitter sera cette magnifique utopie ou travail et loisir ne feront plus qu’un.

Et les entrepreneurs/freelances ?

L'auteur : Julien Guoymard
"Le Web est ma passion, son développement mon métier. J'aime innover, et je tente de partager ma passion à travers m o n bl o g i l o n e t. "

Blogueurs, blogueuses. Ces personnes qui partagent, sans prétention, leurs connaissances, passions ou pensées sur l’Internet, avec une certaine liberté de ton (ou non). Certains en ont fait leur métier, la plupart le font par plaisir. Ou par besoin de reconnaissance. Car, soyons clair. Un blog, c’est bien, un blog lu, c’est mieux. Et s’il est reconnu, c’est le pompon ! Twitter peut, aujourd’hui, être vu comme une source de trafic non négligeable. Certainement plus dans certains domaines que d’autres, mais cela semble se généraliser. En effet, les blogueurs High-Tech ont été les premiers à franchir le pas, les autres enjambent la clôture avec précipitation.

S o n bl o g I lo n e t T w i t t er @ilonet

Le partage a portée de clic
Twitter est simple, Twitter est rapide. Un article vous plaît, vous le partagez. En deux minutes, il apparaît sous les yeux des membres de votre communauté. Il leur plaît ? Ils le partagent à leur tour. La roue est lancée, l’effet boule de neige a commencé. Ainsi, des billets décrochent des dizaines de milliers de lecteurs en provenance de Twitter, parfois de manière inattendue. Il s’agit véritablement d’un outil de partage, qui vous permettra non seulement de mettre en avant vos articles, mais aussi et surtout de trouver des perles.

D’abord vu d’un mauvais œil
Cependant, Twitter a longtemps été perçu comme une menace par certains blogueurs "Rahh, mes lecteurs préfèrent parler de mes articles sur Twitter au lieu de laisser des commentaires". Pire encore, les copains-blogueurs changent leurs habitudes. Avant, ils relayaient sur leur blog, maintenant, ils se contentent d’un lien sur Twitter. Le début de la fin ? Ou tout simplement celui d’une nouvelle ère. Indéniablement, Twitter peut se présenter comme une source de trafic importante, s’en priver serait dommage. Amis blogueurs, cessez de pleurer sur votre nombre de commentaires en chute libre, acceptez le changement, appréhendez Twitter !

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La recette pour réussir ?
J’adore les recettes. Comme toute recette qui se respecte, il existe des milliers de variantes. Toutes avec leurs spécificités, leurs originalités et leurs saveurs. Le tout voire de la personnaliser. Et naturellement, la théorie est toujours plus simple que la réussite. Etape 1. Épluchez le compte Twitter des grands blogs, appréhendez l’outil. Observez, soyez attentif, cherchez vos marques. Quel ton adopter ? De quoi parler ? De quelle manière ? Etape 2. Construisez une communauté. Une vraie. En incitant vos lecteurs, qui vous lisent et aiment vos articles, à y participer. Votre contenu leur plaît, ils le partageront à leur tour avec leur communauté. Etape 3. Écoutez. Une communauté se construit sur un échange, un véritable échange, à double sens. Vous partagez, ils vous lisent, ils partagent, vous les lisez. Une communauté à sens unique n’a jamais fonctionné bien longtemps. Enfin, saupoudrez le tout de patience, laissez mijoter et servez accompagné d’un brin de passion. Bon appétit !

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L'auteur : Valentin Pringuay
Valentin Pringuay est bl o gu e u r c u r i e u x & pa s s i o n n é sur WebTribulation. Manager France de Symbaloo.com

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T w i t t er @vaelentin

Si vous tenez un blog, Twitter est un outil à ne pas négliger pour la diffusion de vos articles. Pour certains blogueurs, Twitter représente même la source de trafic principale. Il faut dire qu’avec son système de retweet, même si vous n’avez pas un blog très lu, il suffit qu’une personne importante sur Twitter remarque votre article et le partage pour vous assurer un grand succès.

Pour ce faire, il existe plusieurs écoles de pensée. Certaines personnes préfèrent publier manuellement leurs liens alors que d’autres utilisent des outils pour automatiser cette tâche... Analysons les avantages et inconvénients de ces deux pratiques.

1. Automatiser l’envoi de son flux RSS vers Twitter
Cette action est on ne peut plus simple. Des services comme Twitterfeed ou Feedburner peuvent vous mettre en place cet envoi automatique en quelques clics. Cette solution vous apporte plusieurs avantages certains. Premièrement, vous n’avez plus à vous en occuper. En effet, vos articles sont envoyés sur votre page Twitter presque immédiatement après leur publication. Vous gagnez donc en efficacité. De plus, ces services vous permettent de choisir comment sont formés les messages publiés. Par exemple : “Nom de l’article + URL” ou “Sur (Nom de votre blog) + Nom de l’article + URL + hashtag de votre choix”. Une manière de permettre à vos abonnés Twitter de reconnaître facilement les articles qui viennent de votre blog avec une structure toujours identique. D’un autre côté, si on compare cette méthode à son alternative manuelle, on lui découvre quelques inconvénients.

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Concrètement, voici un petit tutorial pour utiliser Twitterfeed, service probablement plus simple que Feedburner.

Il vous faudra tout d’abord vous créer un compte (juste donner une adresse mail et choisir un mot de passe). Une fois enregistré, il vous faudra entrer le nom et l’URL de votre flux RSS puis lier votre compte Twitterfeed avec celui que vous avez sur Twitter. Et voilà : le partage a commencé. Et pour les personnes qui souhaitent des fonctionnalités avancées, vous avez le choix de la fréquence de publication, du formatage du message et aussi la possibilité de filtrer pour exclure les billets qui ont certains mots dans le titre ou au contraire inclure uniquement ceux qui ont certains mots dans le titre.

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Et pour ceux qui ont besoin d’avoir des statistiques complets, vous pouvez facilement traquer le trafic venant de Twitterfeed. Et pour les personnes qui veulent encore plus de statistiques, il vous suffit d’utiliser bit.ly comme service de raccourcissement d’URL et d’ajouter un + à la fin de l’url pour avoir des statistiques précises (et aller sur la page http://bit.ly/bsZTmc+ par exemple)

2. Ajout manuel de vos articles sur Twitter
Choisir d’ajouter soi-même chacun de vos articles sur Twitter est un choix qui vous obligera à y consacrer un peu de votre temps à chaque article. Pourtant, ce choix a quelques avantages certains. Tout d’abord, vous décidez du moment où vous allez tweeter l’article. En effet, en automatisant cette tâche... si vous publiez un article à 7 heures du matin, le tweet partira alors que personne n’est encore sur Twitter. De plus, de nombreuses personnes théorisent le meilleur moment où envoyer un tweet pour maximiser son impact (certaines personnes pensent vers 11h). Vous pouvez donc choisir le moment exact de son envoi. Ensuite, l’automatisation de l’envoi du message signifie que l’URL de l’article sera toujours précédée du titre de l’article... pourtant, ce titre n’est pas forcément la formulation la plus percutante pour amener les personnes sur Twitter à le lire et à le retweeter. Cela vous permet donc de modeler un tweet qui sera le plus percutant.

C’est donc à vous de voir la méthode que vous préférez utiliser. En réalité, rien ne vous empêche de combiner ces deux techniques pour envoyer automatiquement un premier tweet dès la publication de l’article, puis laisser passer quelques heures avant de publier manuellement un second tweet plus personnalisé. En effet, il n’est pas rare de voir des personnes tweeter deux fois le lien vers un même article à des heures différentes pour s’assurer une audience plus large. Pour conclure, et si nous devions résumer cela à 3 points qui sont la personnalisation, le temps nécessaire, et l’impact sur le nombre de clics : . Personnalisation : pour les personnes qui souhaitent personnaliser leur rapport à la communauté Twitter, la publication manuelle est toute désignée pour cela . Temps nécessaire : l’automatisation est évidemment plus efficace si vous souhaitez juste gagner du temps . Impact sur le nombre de clics : avec un meilleur ciblage, la publication manuelle se révèle plus avantageuse pour votre trafic.

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L'auteur : Alexandre Santoni
Gérant d'une agence de c o m m u n i c a ti o n m u l ti m é di a , A l ex a n d re S a n t o n i e s t a u s s i u n bl o gu e u r c a pti v é pa r l e s m é di a s s o c i a u x e t pa s s i o n n é pa r l e r é f é r e n c e m e n t.

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@keegfr

Qu'on se le dise dès le départ, Twitter n'est pas un outil destiné à faire directement du SEO. D'ailleurs, si on observe la page des comptes Twitter, on s'apercevra directement que l'ensemble des liens des pages est en Nofollow. On retiendra simplement sans rentrer dans les détails et les débats sans fin que Google ne tient pas compte des liens Nofollow dans le poids de la page visée par ce type de liens. Petit rappel : dans le référencement, les liens pointant vers un site Internet sont d'une importance capitale.

Il fut un temps où il était possible d'obtenir de beaux liens Dofollow via sa page Twitter, en incluant un lien et l'ancre désirée à la place du logiciel ou du site Internet utilisé par Twitter. Cette astuce fut donnée par l'excellent Tiger du blog seoblackout. Malheureusement, cette astuce ne fonctionna que quelques temps. Si on souhaite profiter de Twitter pour aussi réaliser quelques gains SEO, il convient donc d'utiliser Twitter de manière plus subtile.

Référencement indirect
Pour commencer, il y a ce que j'appelle le référencement indirect. On connait désormais la puissance de Twitter en termes de diffusion d'information. Pour simplifier au maximum, plus une information est diffusée, plus celle-ci a des chances de se retrouver sur des sites Internet. Ainsi, vous pouvez obtenir de beaux liens pointant vers la source de l'information, c'est-à-dire vous. Dans ce cas là, il faut prendre Twitter comme un levier de communication, et patienter tranquillement pour tenter d'arracher quelques backlinks. Pour ce faire, il y a deux possibilités. Soit l'information que vous délivrez est de grande qualité, soit vous possédez un compte Twitter véritablement suivi... ou les deux. Il s'agit là de la base du linkbaiting : créer du contenu qui va générer des liens naturels... à condition de faire en sorte que votre contenu soit lu. Twitter est alors

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un formidable levier à ce niveau là. Personnellement et pour prendre un exemple concret, j'effectue une bonne partie de ma veille par Twitter. De fait, lorsque je parle d'un article (le vôtre ?) sur l'un de mes sites, il y a de très fortes chances que la source soit Twitter.

Résultats Twitter dans Google
Depuis quelques temps maintenant, en plus de référencer votre page de compte, Google intègre directement dans les résultats différents tweets. Une bonne chose pour amener du trafic vers votre site Internet. C'est du référencement éphémère mais qui peut s'avérer intéressant à exploiter. Il n'y a pas de méthode miracle pour voir son tweet apparaître sur Google, mais il y a quand même un minimum de stratégie à mettre en place, y compris pour référencer au mieux son compte Twitter. D'ailleurs, globalement, les pages de profils ont du bon PageRank si tant est qu'on y soit actif. En gros et sans rentrer trop dans les détails, voici trois points cruciaux à respecter absolument : •Utiliser un nom d'utilisateur correspondant à ce que vous souhaitez mettre en avant •Remplir correctement sa biographie, avec quelques mots clés bien choisis •Idem lorsque vous envoyez un tweet, avec les hashtags qui vont bien. C'est la base pour le voir affiché dans Google. N'oubliez pas non plus de favoriser les RT potentiels.

Techniques de référencement via Twitter
Comme j'ai pu le signaler plus haut, les liens dans Twitter sont en Nofollow. Considérons donc que c'est très peu utile pour positionner correctement votre site Internet. Twitter est en Nofollow, mais les outils utilisant Twitter, ils sont comment ?

Là, je vous donne une clé d'utilisation SEO de Twitter. Je ne vais volontairement pas vous servir l'ensemble des données sur un plateau, mais sachez que si Twitter diffuse votre contenu et vos liens en Nofollow, nombreux sont les outils qui utilisent le contenu de Twitter en balançant l'ensemble des liens en Dofollow. Ils sont

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comme ça, chez eux, c'est cadeau. Bien entendu, l'ancre n'est pas optimisée. Pour faire au mieux, il convient d'utiliser un raccourcisseur d'URL qui intègre des redirections 301, comme le célèbre bit.ly. Ensuite, il faut optimiser le contenu autour de ce lien là avec quelques mots clés bien choisis. La dernière étape consiste à faire en sorte de diffuser vos tweets sur les pages des outils utilisant Twitter. A vous ensuite d'indexer ces pages-là sur Google, si elles ne le sont pas bien entendu.

Conclusion
A vous de véritablement creuser dans ce sens, il y a de nombreuses choses à découvrir. On retiendra malgré tout que Twitter n'est pas un outil de référencement direct optimal. Cependant, il y a certaines possibilités et selon votre thématique, il serait dommage de négliger ce que peut apporter Twitter en termes de SEO.

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L'auteur : Jean-François Ruiz
J ea n - F ra n ç o i s R u i z e s t C o Fondateur de PowerOn : Agence de Web Marketing s pé c i a l i s é e da n s l e s m é di a s s o c ia u x .

Nombre d’internautes désirant optimiser la création de trafic sur leurs sites Web se posent cette question. Selon l’étude que nous avons menée sur les deux derniers mois sur le réseau WidgetBooster, le meilleur moment pour tweeter est aux alentours de 14h le jeudi.

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@jfruiz

Quel jour faut-il tweeter ?

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A quelle heure faut-il tweeter en semaine ?

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A quelle heure faut-il tweeter en week-end ?

Comment avons-nous obtenu ce résultat ?
Ces chiffres sont le résultat de l’observation du comportement des utilisateurs actifs du réseau WidgetBooster. Widgetbooster est un service d’échange de visibilité équitable couvrant 24 réseaux thématiques et regroupe plus de 4128 blogueurs à ce jour.

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Au sein de ces réseaux, la technologie du Buzz Communautaire comptabilise le nombre de clics générés sur les articles proposés à la communauté et partagés via les médias sociaux, très majoritairement via Twitter. Ces articles sont issus des sites/blogs des membres de chaque communauté et suggérés de manière régulière tout au long de la journée. Deux mois d’observation permettent de lisser les tendances de clics et d’éviter que les “buzz majeurs” ne faussent les chiffres. Cette étude analyse 180943 clics concentrés sur 13945 articles suggérés par le réseau WidgetBooster entre le 13 septembre et le 15 novembre 2010.

Quelles conclusions d’usages pouvons-nous en tirer ?
Cette étude confirme des études qui ont pu être menées sur Facebook. Il apparaît que la consommation de l’information n’est pas identique chaque jour et heure de la journée avec des pics qui se dessinent liés sans doute à la disponibilité et contraintes associées au travail. La principale conclusion à tirer après lecture de ces graphes est qu’il convient de mettre en place une stratégie de diffusion pour optimiser la visibilité de ses contenus sur Twitter.

Quelles stratégies mettre en place pour tirer parti de cette étude ?
1 - Pensez à programmer vos meilleurs articles dans les jours et horaires qui maximiseront le nombre de clics afin de lutter contre le “syndrome de la bouteille à la mer” des médias sociaux. En effet, les mises à jour de vos statuts sont bien souvent comparables à l’envoi d’un message au milieu d’un océan de followers qui ne les verront pas pour la moitié d’entre eux. 2 - Pensez également à rediffuser vos tweets à différents horaires et jours afin de toucher un public différent et optimiser votre diffusion de contenu.

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L'auteur : Alexandre Santoni
Gérant d'une agence de c o m m u n i c a ti o n m u l ti m é di a , A l ex a n d re S a n t o n i e s t a u s s i u n bl o gu e u r c a pti v é pa r l e s m é di a s s o c i a u x e t pa s s i o n n é pa r l e r é f é r e n c e m e n t.

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@keegfr

Twitter, en plus d'être un outil relationnel ou un outil de veille, est un formidable moyen de promotion de ses articles. Aujourd'hui, en fonction du sujet de l'article, Twitter est l'un des plus gros leviers de visites en un temps record. Pour arriver à dénicher des visiteurs pour son nouvel article via Twitter, il faut connaître quelques règles et outils simples. La magie n'existe pas encore sur Twitter. Par contre, faire en sorte que son article ait un maximum de chances d'être sur Twitter est plus que possible.

On va partir d'une règle simple où je m'affranchis volontairement de certaines règles. On va considérer que chacun de mes tweets contenant un article écrit par mes soins est RT par 3 personnes. Considérons aussi que ces 2 personnes sont elles-mêmes RT 3 fois... ainsi de suite. Par ailleurs, on va admettre que chaque tweet provoque 20 arrivées vers mon article. Je vais introduire une règle, qui me semble juste : on peut tout à fait comparer la vie d'un tweet au cycle de vie d'un produit. Le cycle de vie d'un produit se décompose en 4 temps : Introduction, Croissance, Maturité, Déclin. Le même phénomène se répète sur Twitter. Maintenant que vous avez ces éléments en main, voici le cycle de vie classique et très simplifié en tableau d'un tweet ayant en lien l'un de vos articles :

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Au total, à partir de mon article, j'ai eu droit à 12 RT (+ 1 tweet de base) et 260 visiteurs que je n'aurais jamais eus sans Twitter. Prenons maintenant un autre exemple : Pour le même article, admettons que je ne sois pas le seul à poster ce fameux tweet original, mais qu'on soit 3. En effet, certains lecteurs venant d'autres canaux (Google, RSS, Facebook...) peuvent être eux aussi amenés à tweeter mon nouvel article. Admettons aussi qu'on passe de 3 RT à 6 RT. Nouveau tableau, nouveau calcul :

Au total, à partir de mon article, j'ai eu droit à 126 RT (+ 3 tweets de base) et 2580 visiteurs que je n'aurais jamais eus sans Twitter. Si je compare avec mon premier tableau, j'ai eu le droit à une augmentation de 992%.

Bon, j'ai bien évidemment assez sèchement tiré sur la corde dans mes exemples, vous l'avez sans doute remarqué. Il n'empêche que le principe est véritablement celui-ci, et le nombre de visiteurs est complètement exponentiel. Comment faire alors pour obtenir un nombre de RT plus important à la base et miser par ailleurs sur l'aspect exponentiel ? Je n'évoquerai pas ici votre e-reputation, votre nombre de followers (et de fauxlowers), de vos statistiques de visite et j'en passe. A vous de construire ça sur du moyen et long terme. Ici, ce que je vais essayer d'expliquer est valable proportionnellement parlant pour absolument tout de monde, quelle que soit sa visibilité initiale.

Sujet de l'article et style d'écriture
Il y a deux types de thème possible pour vos articles. Le premier consiste à évoquer l'actualité ou encore à publier des informations connues. La seconde consiste à créer un véritable contenu unique, original et accrocheur. Vu comme ça, je pense que vous avez compris vers quel type d'articles il faut se tourner. Re-publier une information que des dizaines de sites Internet spécialisés et

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reconnus dans leur secteur ont déjà diffusée n'amène rien et ne vous amènera pas grand chose. Surtout qu'on peut facilement parier que vous ne serez pas le premier à avoir publié la news, et de fait, vos visiteurs et followers seront peu enclins à RT votre article sur Twitter. A l'inverse, un contenu unique, quel qu'il soit, aura un avantage conséquent sur ce point là. Bien entendu, c'est plus long à faire, plus difficile, mais le jeu en vaut la chandelle. Il vaut mieux un bel article que 10 reprises d'information. Les effets sur Twitter seront largement plus bénéfiques.

Il en va de même pour le style d'écriture. Les utilisateurs de Twitter brassent de larges lectures d'articles par semaine, et ils n'attendent qu'une seule chose : qu'on les surprenne ! On peut les surprendre par le thème du billet, mais aussi par le style d'écriture. A vous de vous adapter et faire parler votre style. A ce niveau là, il n'y a pas de règles, si ce n'est écrire en français avec un minimum de fautes. Vous pouvez dès lors insulter, pousser un coup de gueule ou encore jouer le lover romantique fan d'orques sauvages unijambistes poursuivis par des ours volants ; peu importe. C'est aussi grâce à cela que vous pousserez les internautes à parler de votre billet sur Twitter.

Titre de l'article
Le titre de votre nouveau billet a plus qu'une véritable importance. Il est crucial de bien le rédiger. Combien de billets avec du bon contenu sont gâchés par un titre trouvé dans les bas-fonds d'une cave désaffectée. Je connais un très bon blog, ami du net par ailleurs, avec un contenu excellent qui doit à la louche perdre 50% de visites potentielles pour cause de titres peu accrocheurs. Qui, aujourd'hui, serait enclin à acheter compulsivement un sirop de menthe qui n'est pas vert (sans colorant) ? Pas grand monde. Pourtant, le goût est le même. Pour augmenter potentiellement le nombre de tweets pointant vers son article, il existe des titres approuvés et éprouvés qui permettent en conséquence de favoriser la diffusion de votre billet sur Twitter. Je vous dresse une liste non exhaustive de formules presque miracles : -10 -10 -10 -10 -10 -10 conseils pour ... astuces pour ... manières pour favoriser … raisons pour ... propositions pour … études concrètes ...

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-10 guides ultimes pour ... -Les 10 plus grands ... -Les 10 meilleures ... -Le secret pour ... -Comment trouver le meilleur ... -Les meilleurs … -Tout ce que vous devez savoir pour ... -Les nouvelles règles pour ... -Venez tester votre ... -Comment trouver les meilleurs plans pour ... -Vos 3 plus grandes erreurs ... -… comme un pro -… en 10 minutes -… à absolument connaître Il ne faut bien entendu pas abuser de ces formules, mais c'est le genre de titre qui cartonne à presque tous les coups sur Twitter si le contenu est bon et si vous modérez ces formulations. Ce genre de titre, on l’a déjà vu des centaines de fois... et ils fonctionnent toujours autant. Bien entendu, d'autres titres bien plus originaux que ça peuvent tout à fait fonctionner. J'ai refait rapidement le tour des derniers billets que j'ai pu écrire qui n’ont pas trop mal fonctionné sur Twitter. Un ou deux billets utilisent les formules cidessus, ce qui est déjà énorme car je ne suis pas un grand habitué des formulations classiques. Les deux ou trois autres titres sont complètement personnalisés. -Une densité idéale de mots-clés ? C’est toi la densité -Nofollow, Nolink : le SEO est un monde de barjots -Mes 5 outils pour la recherche de mots clés Google -Les 50 personnes SEO à suivre absolument sur Twitter* Il me semble de fait qu'il y a des règles de base à respecter, au-delà des formules toutes prêtes : -Attiser la curiosité de l'internaute -Interpeller le potentiel lecteur -Rendre l'article indispensable aux yeux des internautes *Pour ce titre là, c'est le combo absolu qui cartonne : Formule approuvée Parler de Twitter sur Twitter... (et ouais) Caractère indispensable Contenu à priori unique

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Bouton de RT
Maintenant que vous avez votre texte original qui déchire, votre titre de la mort qui tue, il vous reste un petit détail à régler : favoriser ce que j'appellerais le RT direct. Rien ne vaut un beau bouton bien en vue sur le billet pour permettre facilement de tweeter votre article. Il existe pas mal de bouts de code qui vont vous permettre facilement d'inclure ce bouton à votre site ou à votre blog. Il existe par exemple le bouton Tweet This qui permet de faciliter le RT ou encore le fameux TweetMeme, qui permet par ailleurs de comptabiliser avec plus ou moins de précision le nombre de RT.

Tweet Original
Je m'éloigne un peu de l'optimisation intra-blog, mais je me lance tout de même.

Faut-il annoncer qu'il s'agit d'un billet écrit par vos soins lorsque vous publié votre article sur Twitter ? En réalité, tout dépend du contexte. Si votre aura personnelle est limitée, on peut facilement parier que vous aurez plus de visites si vous ne précisez pas que le lien ainsi posté pointe vers votre blog. C'est par contre à double tranchant : certains internautes n'apprécieront pas forcément de tomber sur votre blog si cela n'est pas annoncé. Ils sont chiants ces internautes ! A l'inverse, si vous disposez d'une reconnaissance dans les domaines que vous maitrisez, annoncer que l'article vient de vous enclenchera automatiquement un processus qui favorisera les RT et le nombre de visiteurs. Globalement, j'ai tendance à penser qu'il vaut mieux annoncer qu'on en est l'auteur, si tant est qu'on tweete aussi des liens vers d'autres sites ou blogs. Ainsi, vous démontrez à vos followers et followers potentiels que Twitter n'est pas pour vous uniquement un outil de promotion de vos produits ou articles. Et croyez moi, c'est un gros plus (sauf si vous êtes une véritable référence mondialement reconnue). Les personnes vous suivent sur Twitter pour deux raisons possibles, souvent cumulées : -Elles aiment votre contenu sur votre blog -L'ensemble de vos tweets semble intéressant pour elles

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Conclusion
Vous disposez maintenant d'un ensemble de conseils pour optimiser au mieux vos chances de réussite de votre article via Twitter. A vous maintenant de les mettre en pratique et surtout de les adapter en fonction de votre retour d'expérience, de votre public et surtout de vos envies !

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L'auteur : Frédéric Pereira
C o n s u l ta n t e t c h e f de pr o j e t te c h n i qu e , l e s c o m pé te n c e s de F r é dé r i c r e gr o u pe n t l e de s i gn , l e r é f é r e n c e m e n t o u encore la stratégie web. Il ti e n t de pu i s 2 0 0 7 l e bl o g Fredzone, et écrit aussi sur Weedle.

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http://www.fredzone.org/

T w i t t er @fredzone

Que serait un blogueur dans les commentaires de ses lecteurs ? En vérité, pas grand chose. Et pour cause puisque ces derniers sont primordiaux pour qualifier le contenu d'un blog. Les statistiques, c'est bien, on voit les articles qui attirent le plus de monde et on peut se rendre compte du bon positionnement de ses pages sur certains motsclés, mais ce ne sont finalement que des chiffres. De simples indicateurs qui nous permettent de savoir si l'on est lu, certes, mais pas de nous rendre compte de l'impact réel qu'ont nos articles sur les internautes.

Mais depuis l'avènement des réseaux sociaux, les choses ont bien changé. En diffusant leurs articles sur Twitter ou encore Facebook, les blogueurs sont certes parvenus à toucher un nouveau public mais cela s'est malheureusement fait au détriment des commentaires. Ces derniers ont ainsi progressivement laissé la place aux RTs et autres messages laissés au coin d'un mur que plus personne ne regarde. Désormais, la plupart des blogueurs se sentent bien seuls et certains en viennent même à fermer les commentaires de leurs blogs respectifs. Forcément, ça valait bien une petite réflexion sur le sujet.

Tous les blogs ne sont pas logés à la même enseigne
Avant toute chose, il faut savoir que tous les blogs ne sont pas logés à la même enseigne. Et non, contrairement aux idées reçues, un blog n'en vaut pas forcément un autre. En réalité, ce sont surtout les blogs traitant d'actualités high-tech qui sont touchés par ce phénomène. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils s'adressent à des internautes expérimentés qui manipulent les différents outils sociaux depuis leur apparition. En règle générale, un blog dédié à la couture ou à la cuisine sera moins touché par cet épineux problème. Cela dit, avant de changer radicalement de ligne éditoriale, il est préférable de commencer par réfléchir à la cause du problème. Car en effet, si les internautes friands de nouvelles technologies désertent les commentaires des blogs au profit de Twitter ou même de Facebook, c'est qu'ils doivent avoir une raison valable et logique de le faire. Et pour trouver cette dernière, la meilleure solution consiste

Audience

tout simplement à se mettre à leur place. Et en réalité, tout repose sur les fondements même du web.

Le pourquoi du comment
Durant ces dernières années, Internet s'est imposé dans nos foyers. Son succès est une réalité, personne ne peut le contester, et cela tient essentiellement au fait qu'il rend tout accessible. Que vous cherchiez des informations sur Henri II, une nouvelle de Stephen King ou une recette de quiche aux tomates, il suffit de chercher quelques minutes ou parfois quelques heures pour trouver chaussure à votre pied. Petit à petit, Internet a transformé l'usage que nous faisons des nouvelles technologies. Mais bien plus encore, c'est notre manière de traiter l'information qui s'est trouvée transcendée par le réseau des réseaux. Nous ne nous contentons plus de la chercher, nous en sommes venus à la consommer. Dans ce contexte, la nature même de l'internaute a subit des changements importants. Refusant de perdre la moindre seconde, il s'est habitué à tout obtenir tout de suite. Sans effort, sans attente, sans compromis. Et il en va de même pour sa manière d'intervenir sur les blogs. Après tout, pourquoi faire l'effort d'aller sur un blog pour commenter un article quand on peut le faire directement depuis Twitter et gagner ainsi un temps considérable ?

La solution technique : peu adaptée
Face à cette fuite de contenu, de nombreux blogueurs ont cherché une solution technique viable. Et c'est ainsi que nous avons vu fleurir un certain nombre d'outils et de plugins dédiés permettant d'intégrer les tweets/replies dans les commentaires d'un article. Une solution intéressante pour le blogueur à plus d'un titre puisque ces outils ont souvent tendance à gonfler artificiellement le nombre de commentaires d'un billet et donnent donc l'impression aux internautes qu'un blog est très fréquenté et déclenche de nombreuses interactions sociales. Mais cette solution présente également un inconvénient de taille : elle fait passer le blogueur pour un imbécile. Car en effet, se rendre sur un article accompagné d'une trentaine de commentaires et se rendre compte que 80% de ces derniers ne sont que des tweets sans importance ne plaide pas en faveur de l'accusé. Pire, elle lui donne même une mauvaise image, un peu comme s'il avait cherché à "truquer" ses statistiques pour se donner une importance ou une influence (toutes relatives que soient ces dernières) qu'il n'a pas. La seule solution pertinente, finalement, c'est celle adoptée par les blogueurs américains. Ces derniers se contentent en effet d'intégrer dans leurs articles un badge affichant le nombre de tweets/replies suscités. Et rien de plus. C'est un bon moyen de mettre en avant la portée d'un article sans pour autant nuire aux internautes.

Le contenu avant tout
Ce qui ne règle malheureusement pas notre problème. Afficher un compteur, c'est bien gentil mais ce n'est pas pour autant que les internautes vont venir commenter vos articles plus souvent. Ce n'est pas non plus ce compteur qui vous fera vous sentir moins seul, moins isolé.

Audience

De mon point de vue, la seule réponse vraiment intelligente doit forcément passer par le contenu. Il est important pour le blogueur de comprendre que tous ses articles ne peuvent pas forcément déchainer les passions. Présenter la dernière imprimante HP guidera peut-être vos lecteurs dans leurs achats mais ce n'est pas pour autant qu'ils vont venir disserter pendant des heures sur le modèle présenté. Même chose pour la dernière tasse Bart Simpson ou pour le dernier iMachin dévoilé avant l'heure par un site kurde ou yougoslave. Ces sujets sont intéressants, cela va de soi, mais ils ne déclenchent pas toujours la passion. Ni les commentaires, bien entendu.

Réfléchissez, innovez, vos lecteurs sont toujours là
En revanche, si vous décidez de sortir un peu des sentiers battus et d'offrir à vos lecteurs une réflexion personnelle sur un phénomène particulier, alors vous verrez que ces derniers sont toujours là, tapis dans l'ombre, prêt à surgir pour partager leur point de vue sur la question. Ouvrez vos perspectives, ouvrez le débat, vous en serez fatalement récompensé. Et quoi qu'il arrive, répondez. Répondez toujours à vos lecteurs. Et individuellement, si possible. Certes, cela prend parfois plusieurs heures par semaine, ce n'est pas non plus facile de répondre à toutes les questions mais c'est le seul moyen de leur montrer que vous êtes là pour eux et donc pour leur donner envie de revenir. Plus généralement, le blogueur ne peut pas changer le web, les réseaux sociaux ni les nouveaux usages numériques qu'ils ont provoqué. C'est un fait indiscutable. Dans tous les cas, il devra donc s'adapter, changer sa manière de voir les choses et faire évoluer son blog dans la bonne direction pour continuer à séduire les internautes. Avec le recul, on se rend compte que c'est effectivement un métier à part entière. Mais personne ne vous y oblige.

Audience

L'auteur : Jean-Paul Oury
J ea n - P a u l O u ry e s t c o n s u l ta n t e n e - r e pu ta ti o n chez Image et Stratégie. S pé c i a l i s te de l a c o m m u n i c a ti o n de c r i s e s u r I n t e r n e t , Ph d e n h i s t o i r e d e s s c i e n c e s e t te c h n o l o gi e s , a u te u r de L a Q u e r e l l e de s OGM (PUF, 2006)

S o n bl o g M a l i be r té T w i t t er @JP_O

Quand j'explique Twitter à des non-geeks, je commence toujours par le RT. "Vous vous rendez chez le coiffeur et vous êtes seul dans le salon. Et là votre coupe-tifs vous apprend que Michaël Jackson vient de mourir. En sortant vous vous rendez chez le boucher et vous vous rendez chez le boucher et dans la boucherie où il y a la queue: vous reprenez la news devant tous les clients

Imaginez. Vous êtes en réunion un lundi matin et un pote vous appelle. Vous vous dites : quel boulet celui-ci, on s’est parlé hier soir... Mais il insiste et comme vous ne pouvez pas lui répondre, il vous envoie un sms "Tu peux me RT stp..." Argh, vous vous demandez "la troisième guerre mondiale vient-elle d’être déclarée ?".... et puis vous remontez à votre bureau et là vous vous apercevez qu’il avait également posté sur Skype "tu peux RT mon dernier tweet stp, il est trop d’enfer." Alors il est déjà onze heures et vous vous dites que son RT est passé depuis longtemps et vous ne savez pas de quoi il voulait parler... Mais parce que c’est votre meilleur pote et que vous ne voulez pas vous fâcher avec lui, vous recherchez son tweet de neuf heures du matin et découvrez qu’il vous a aussi envoyé un mail avec un lien direct vers sa prose afin de vous faciliter la vie : et là, surprise, vous découvrez un tweet moyen, pour ne pas dire médiocre et surtout qui ne colle pas avec vos idées... Et tout ce foin pour rien ! En pleine période de crise, un mec vous a appelé, "smsé", "mailé", "skypé", pour que vous le "RTéyez". Comble du comble, il se trouvait à l’autre bout du monde quand ça lui a pris. Alors là, au moment où vous alliez vous emporter....vous vient à l’esprit que vous aussi ça aurait bien pu arriver et même pis que cela : vous savez au fond de vous-même, pour reprendre la célèbre expression que vous seriez capable de tuer père et mère pour un RT !

Audience

Un RT, sinon rien !
Tous les fans de tweeter vous le diront : un RT c’est sacré ! Voici une vérité non négociable. Quand on est nouveau sur Twitter, on ne comprend pas bien à quoi cela peut servir. On se demande quel est l’objectif. Et puis vient un beau jour, après quelques mois d’assiduité, on remarque un petit cercle rouge dans la barre de navigation de son client Echofon. On clique pour regarder de plus près et là on découvre que @monmeilleurpote , a pompé ma phrase... Non mais espèce de copieur va ! Et puis on se rend compte qu’il a mis un signe bizarroïde : "RT"... alors on cherche. Déjà les @ devant votre pseudo c’était étrange. Les # je ne vous en parle même pas. Mais le RT...alors là c'est du javanais. Mais de fil en aiguille, on s'aperçoit que si le pote en question vous a "RT", c'est qu'il vous voulait du bien et même, comme qui dirait : vous honorer ! Le jour où vous avez compris cela, vous avez compris la finalité de Twitter. Et si vous vous accrochez comme cela à votre timeline , c'est que vous êtes entré dans la course au RT. Car si @votremeilleurpote vous a retwitté, @uninconnu peut bien en faire autant, et pourquoi pas @unestardunet , @unblogueurinfluent , @unpolitique ou @unjournaliste .... À vous demain la voie lactée : Twitter vous appartient ! Il suffit de vous faire RT.

Serial RTueur
Et c'est là que, sans crier gare, le vice vient de s'installer en vous. Vous étiez naïf, un peu nouveau sur le terrain de jeu. Vous venez de croquer la pomme et vous êtes rendu vulnérable au péché. Car désormais, vous allez faire tout ce qui est en votre possible pour vous faire RT. En effet, s'il est un objectif de carrière que l'on peut se fixer quand on arrive sur Tweeter, c'est devenir un serial Rtueur. Oui mais voilà : comment faire ? Par quelle magie, une de vos brillantes formules que vous aurez trouvée un matin en vous rasant, va-t-elle pouvoir se hisser en tête du top_tweets du jour ? Affutez vos mots tels des lames bien aiguisées. Attention, vous n'avez que 140 munitions, c'est peu, quand on sait le monde qui traîne sur Twitter ! Il faut de l'entraînement pour frapper la cible au coeur. Trouver la bonne news ? Bof, si c'est un lien du fil de votre quotidien préféré, il y a de bonnes chances pour que votre voisin de palier reprenne également cette info sans passer par vous. Donc finalement vous n'avez aucun mérite. Idem, si c'est le lien du billet du blog du même voisin de palier que vous retweetez : il y a d’autres bonnes chances pour que lui-même l'ai déjà retweeté. Vous l'aurez compris, pour être un serial RTueur, un vrai, il faut avoir tiré le premier ! Et en rafale pour déchaîner la foule de vos followers, au point que sans tambour ni trompette, votre pensée du matin ait fait le tour du monde le soir quand vous vous couchez. Donc si vous tweetez le titre du billet que vous venez de pondre sur votre blog, là vous avez déjà un peu plus de chance. Mais, bon ce n'est pas donné à tout le monde de s'appeler Michaël Arrington et d'avoir derrière soit toute la rédaction de Techcrunch et devant des milliers de fans prêts à vous RT tel des bots qui n’ont pas réfléchi et jouent les perroquets parce qu’ils vous font systématiquement confiance... La phrase qui tue, celle qui crucifie sur place, il n'existe sans doute pas de recette toute faite pour la trouver, mais, il existe quelques trucs et ficelles pour s’y essayer : prenez un sujet d'actualité. Greffez-y un jeu de mot décalé. Genre un

Audience

p’tit jeu de mot sur #Sarko par exemple - si tant est qu’ils n’ont pas été tous déjà faits - ça peut marcher. Si vous êtes déjà une star du web, vous aurez beaucoup moins de difficultés. Si ça n'est pas le cas, priez pour qu'une star du web daigne bien vous retweeter : c'est encore le meilleur tremplin pour commencer votre carrière. C’est certain : il y a ainsi tous les jours une quantité de bons tweets perdus dans la nature qui n'ont pas réussi à dépasser le cercle d'amis de leur auteur. Donc il ne suffit pas de trouver un tweet génial, il faut en plus que ce tweet soit vu et repris par un @déjàinfluent . Sinon, il y a un truc qui marche bien : les citations d’homme célèbre. Exhumez un Mark Twain (pour vos followers anglosaxons) ou un Michel Audiard (pour les autres)... vous êtes assuré d’avoir au moins trois ou quatre reprises. Après pour passer le stade la dizaine, si vous n’êtes pas "déjà une star", il faut que la chance et l’actu soient avec vous. Enfin si vous voulez dépasser la dizaine, alors que vous n’êtes toujours pas un @déjàinfluent .... là comme qui dirait, il faut que les dieux de Twitter vous aient donné un petit coup de pouce. Mais ça, ça ne s’explique pas et ça arrive parfois au bout de longues années de travail. En bref, vous comprendrez pourquoi certains - j’en fais partie - seraient près à tuer père et mère pour un RT : c’est la possibilité donnée à chacun de devenir soudainement la star du moment. C’est l’occasion de sortir de l’anonymat. De se détacher du lot parmi un océan de paroles anodines et de mots que personne ne lira jamais... C’est tout simplement créer un peu de sens dans une activité mécanique qui vue de l’extérieur semble ne pas en avoir. Alors tous à vos claviers et que les dieux soient avec vous !

Audience

L'auteur : Benjamin Romei
Benjamin Romei est fondateur de Vendeesign a ge n c e de c o n s e i l e n c o m m u n i c a ti o n e n l i gn e . L’agence ne fait quasiment qu e de l ’ é di ti o n w e b e t u n pe u de c o n s e i l a u pr è s d’ a n n o n c e u r s e t de m a r qu e s , qu i s e po s e n t be a u c o u p de qu e s ti o n s u r l e u r pr é s e n c e e n l i gn e .

S o n bl o g

Twitter (et les réseaux sociaux en général) a sans aucun doute révolutionné la façon dont nous consommons l’information, que cela soit pour le blogueur ou pour le lecteur. Pourquoi ? Simplement par le fait que l’information arrive en temps réel, l’information est plus disponible. Pour le lecteur, Twitter lui permet de suivre en temps réel la publication des blogs, sites média qu’il suit. L’information est automatiquement poussée sur son desktop Twitter.

http://leblog.vendeesign.com/

T w i t t er @vendeesign

Personnellement c’est ce que je fais depuis presque 1 an maintenant, abandonnant quasi à 80% mon Google Reader. Pour ce faire, j’ai créé un deuxième compte personnel sur Twitter, ce compte suit la majorité de mes sources. Ce compte prend une place de plus en plus importante pour ma veille. Ce compte a une colonne sur mon Tweetdeck bien à lui. Cette technique me permet de gagner un temps précieux.

Comment faisait-on avant Twitter ?
Même si Twitter n’a pas vraiment décollé en France, les utilisateurs qui l’utilisent tous les jours en sont véritablement addicts, en effet 75% des messages sont postés par 5% des utilisateurs. Avant Twitter, c’était presque impossible de quelques milliers de personnes en quelques newsletter pouvaient prévenir les abonnés environ une vingtaine de minutes après la c’est totalement différent et les internautes seconde de la publication d’un article. partager une découverte, un article à secondes, seulement le flux RSS et la d’un blog des nouveaux articles, soit publication. Avec Twitter et Facebook sont immédiatement prévenus dans la

Cela a accéléré notre veille. Si bien que cela a changé considérablement la vie d’un billet sur un blog ou un site qui utilise Twitter ou Facebook comme outil de communication et de promotion.

Fidélisation

J’ai réalisé une petite courbe pour vous montrer la vie d’un article sur Vendeesign, on voit clairement les trois pics de lecteurs : ceux qui utilisent Twitter (qui arrivent quelques secondes après la publication pour lire l’article), ceux qui viennent depuis le flux RSS (une vingtaine de minutes après la publication de l’article) et ceux qui arrivent depuis la newsletter (le lendemain de la publication de l’article).

CYCLE DE VIE D'UN BILLET Oui Twitter a véritablement accéléré le phénomène de publication des articles, de veille et de communication. À terme c’est le seul support qui pourrait vraiment mettre fin à mon utilisation des flux RSS dans un agrégateur.

Fidélisation

L 'a u t e u r : E m i l i e O g e z
E m i l i e O g e z e s t c o n s u l ta n te e n m é di a s s o c i a u x e t ge s ti o n de l ' i de n ti té n u m é r i qu e , bl o gu e u s e e t r e s po n s a bl e marketing chez XWiki.

Certains utilisateurs de Twitter disent "bonjour" quand ils se connectent pour la première fois de la journée sur Twitter. Peu importe qu'il soit très tôt ou bien 14h. Mais quelle idée saugrenue ?! Eh bien, pas tant que ça.

S o n bl o g
http://www.emilieogez.com

Des styles différents
Pour commencer, il y a des styles différents. Certains disent "bonjour", d'autres "hello" ou "salut"... Moi, je varie. Je passe de "Youuuuuhou !" à "Allo Twitter ? Ici Emilie ! Il y a quelqu'un ?" ou encore de "Yo" à "Bonjour le jour". Et il y a ceux qui ne changent jamais de formule comme Fadhila Brahimi qui dit bonjour chaque matin en musique :

T w i t t er @eogez

Ou Yann Leroux avec son :

Fidélisation

Ou encore Hugues Aubin, alias Hugobiwan :

Et vous savez quoi ? Ca marque ! La preuve. :) Vous n'êtes pas seuls Quoiqu'on en dise, nous sommes nombreux à ne pas déroger à ce petit rituel du matin, comme le prouve l'animation de l'artiste Jer Thorp, qui est ici. Cette animation montre plus de 10 000 tweets envoyés sur une période de 24 heures entre le 20 et le 21 août 2009 et comprenant "bonjour" en plusieurs langues et en particulier l'anglais. Pour comprendre cette animation, sachez que les tweets en vert ont été envoyés tôt le matin, les tweets en orange un peu plus tard (vers 9h) et les autres, en rouge, plus tard dans la matinée. A quoi ça sert ? Dans la vie de tous les jours, quand vous arrivez au bureau, que vous arrivez dans un lieu, que vous croisez quelqu'un que vous connaissez dans la rue, vous dites "bonjour". C'est une marque de politesse et de sympathie. Sur Twitter, c'est exactement la même chose. Ce qui change, c'est le spectre, plus large, des personnes que vous touchez, et ce d'autant plus que vous avez beaucoup de followers ; vous dites "bonjour" à tous ceux qui sont derrière leur écran (de smartphone, d'iPad ou d'ordinateur...) au moment où vous envoyez votre tweet. Bien évidemment, l'heure à laquelle vous envoyez le "bonjour" sera déterminante. Vous aurez moins de retours à 5h du matin que vers 9h. :) Peu importe qu'il fasse jour ou nuit chez vos followers... Vous arrivez sur Twitter et vous indiquez que vous êtes là et disponible si besoin. Libre à eux bien sûr de vous répondre. Quelques fois, les conversations s'engagent. On en profite pour donner des nouvelles, parler de météo, partager des liens... Il nous arrive de perdre un peu de vue des personnes et l'on est alors bien content de les retrouver à ce moment de la journée où tout est encore calme. "Quelques grammes d'humain dans un monde de tweets et de liens". Si le "bonjour" est associé à un outil de géolocalisation, il peut aussi permettre des rencontres. Vous êtes à la gare du Nord et l'un de vos followers n'est pas loin ? C'est l'occasion de prendre un petit café et de faire plus ample connaissance. Twitter est un outil social. Alors, go, à vos claviers !

Fidélisation

L 'a u t e u r : Pr i s c i l l a G o u t
Pr i s c i l l a G o u t e s t r é d a c t r i c e Web à RegionsJob. Elle a l i m e n te l e c o n te n u du F i l Info de RegionsJob, de J o btr o tte r e t du bl o g Mode(s) d’Emploi avec Fabrice Mazoir. Elle est n o ta m m e n t s pé c i a l i s é e s u r l ’ e m pl o i a u f é m i n i n .

S o n bl o g
h ttp: / / r e da c ti o n . bl o g. r e gi o n s j o b .com

Twitter est un outil de veille incontournable, sur lequel l’info va vite, très vite, trop vite ? Sans doute, mais là n’est pas la question. Tweeter une information est devenue un geste quotidien quasi automatique pour la plupart des blogueurs, journalistes, ou rédacteurs, qui accompagne l’écriture ou la lecture d’un article. Mais parfois, l’information la plus diffusée n’est pas celle que l’on attendait, ou tout au moins, pas forcément celle que l’on espérait…

T w i t t er
@priscilla_rj

Des clics et des claques
En une journée, nous tweettons souvent les infos que nous jugeons pertinentes, de notre cru ou pas, parfois même qui nous tiennent à cœur. Personnellement j’essaie d’alterner les tweets "sérieux" et les plus "légers" histoire de ne pas totalement ennuyer mes followers. Le hic, c’est quand l’information légère en question prend le pas sur un beau billet de fond que vous avez pris soin de travailler en amont. C’est ce que j’appelle « l’effet Poney ». En parcourant la capture Minurl ci-dessous, vous comprendrez sans doute ce dont il est question :

Fidélisation

Lorsqu’un tweet anodin dépasse en taux de clics tout ce que vous avez pu tweeter depuis l’ouverture de votre compte, infos virales et billets de fond compris, vous en sortez pas indemne… Alors Twitter est-il un support adapté à la diffusion d’une information sérieuse et pertinente ? That’s the question. Dans la liste ci-dessus par exemple et en général, on note que les liens les plus cliqués sont ceux au plus fort potentiel viral : du site original et décalé comme Bonjour Poney ou la Borne, au CV vidéo en passant par les études insolites (ex : "Les secrets d’entreprises mieux gardées par les femmes" ou "Les moustachus sont mieux payés")… Peu importe me direz-vous, du moment que l’on est retweeté toute la journée et que cela rapporte du trafic sur le blog. La fin justifie les moyens.

Pour répondre à la question posée ci-dessus, je dirai non : Twitter n’est pas forcément le support le plus adapté à la diffusion de vos articles de fond. C’est votre blog ou votre site qui l’est. Twitter est un outil complémentaire. Tout l’intérêt d’un billet ne se verra sans doute pas en 140 caractères seulement. Twitter est plutôt « un complément au blog car il dispense parfois d’avoir à se creuser les méninges pour publier un article complet quand on veut juste partager un lien» (dixit Presse-Citron en novembre 2009).

Faut-il optimiser ses sujets pour faire du buzz sur Twitter ?
Faire du lol tout court, "faire de la merde" avec des sujets sérieux, loler vos tweets pour attirer le clic vers un article de fond (plus difficile tout de même) ou carrément loler votre contenu en général… Nombreuses sont les possibilités. Il est tentant de tweeter un article sûr de faire du buzz. Et les 140 caractères accordés par Twitter s’y prêtent aisément. Comme l’explique Vincent Glad dans son billet "Tentative de définition du journalisme lol", "L’homme est ainsi fait qu’il cliquera toujours plutôt sur du cul, du lol et du fail plutôt que sur de la politique ou de l’économie." Mais faut-il "faire du lol" pour attirer le retweet ? Tout dépend de ce que vous souhaitez à terme. Si votre intérêt est avant tout d’être reconnu et retweeté par votre communauté (emploi, web 2.0, high tech, mode…), cela ne semble pas nécessaire. Comme le dit @Moderateur, "si le but de votre espace de contenu est d’obtenir du trafic qualifié, 50 clics sur votre lien d’analyse sont plus importants que 400 sur Bonjour Poney". Et c’est avec ces personnes que vous échangerez autour du sujet, via les commentaires notamment. Mais si votre intérêt est un

Fidélisation

maximum de clics et de retweets, peu importe de qui, du moment que cela apporte du trafic à votre blog, c’est très différent. Mais vous prenez le risque que votre lectorat se lasse.

Un outil d’archivage indéniable
Twitter ne permet peut-être pas à vos articles "de fond" d’être lus à l’instant où ils sont tweetés mais il leur permet au moins d’être diffusés sur un plus large spectre que votre seul lectorat habituel, et dans le temps. Si comme de nombreux utilisateurs en veille, vous n’avez malgré tout pas le temps de cliquer sur tous les liens qui semblent intéressants dans votre timeline, vous les avez au moins vus passer. Vous pouvez les mettre de côté pour une utilisation ultérieure, ou de les retrouver via des hastags ou des outils comme Twitter Search… En conclusion, je citerai à nouveau @moderateur : "Fidéliser avec du lol vous amènera un public en demande de lol, vos vrais billets ne seront pas lus. Pas possible de capitaliser dessus. Donc autant se concentrer sur la crédibilité, quitte à avoir des chiffres moins rondelets !" Twitter ne sera pas votre premier apporteur de contenu, en d’autres termes, ne comptez pas dessus pour vous apporter du trafic. Il est un complément à votre blog ou votre site. Et si vous aussi avez expérimenté "l’effet Poney", ne vous formalisez pas, le web a ses raisons que … enfin bref.

Fidélisation

• Depuis quand es-tu inscrit à Twitter et qu’est-ce qui avait motivé ton inscription ? Cela va bientôt faire trois ans • Pour toi Twitter, c’est plutôt personnel ou professionnel ? C’est de l’extime en plein ! A mi-chemin entre le professionnel et le privé. • Tu déclares sur ton blog que ce dernier n’a aucun intérêt, et que c’est ce qui fait son intérêt. Tu envisages ton compte Twitter de la même manière ? Absolument ! Et c’est la même chose avec mon compte Facebook. Tout ce qui est virtuel ne doit pas prendre autre chose que sa place... virtuelle. • Twitter révolutionne le journalisme, le rapport aux marques, recrutement… Ton avis de professionnel du Web, info ou intox ? le

Twitter accélère tout. Une information circule beaucoup plus vite. La relation à l’information est donc modifiée. Nous sommes plus oppressés par la donnée. Même si, souvent, elles ne servent à rien, les données se succèdent encore plus rapidement qu’avant. Ainsi, que l’on soit annonceur, journaliste, politique ou autre, les réactions doivent être justes et encore plus rapides qu’avant Twitter. Tout leader d’opinion ou connecteur se doit d’être sur Twitter pour apprendre à gérer, et c’est nouveau, sa ereputation qui est la seule trace qui reste sur Google. Alors, à la question de savoir si Twitter est une révolution, la réponse est non, c’est juste un révélateur de la révolution Internet. • D’après toi, combien de temps avant qu’un autre service remplace Twitter et que ce dernier s’effondre ? Je ne sais pas. • Si tu devais donner un conseil à un nouvel inscrit… Jouer au mieux le Lego de l’ego sans jamais être intime. Pas simple.

Témoignages

• Depuis quand es-tu sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton inscription ? Depuis juin 2007. Je me suis inscrit "pour voir", j'étais très critique et méfiant vis-àvis de Twitter, mais j'ai peu à peu changé d'avis, je me suis "converti" et je ne le regrette pas. • Quelles sont pour toi les principales utilités de Twitter ? Veille, discussion, acquisition de trafic… ? J'utilise principalement Twitter comme outil de veille, je dirais à 80%, le reste étant consacré à la publication de posts et la réponse aux messages reçus. Ne rentrent pas dans ces chiffres les posts auto-syndiqués de Presse-citron, qui génèrent un peu de trafic. • Comment gères-tu ta ligne éditoriale ? De la même manière que ton blog ? Non, c'est plus freestyle. Je peux aussi bien balancer une info qu'un lien ou une réflexion personnelle à la con qui n'a rien à voir, genre "Allez l'OL" :-) • Tu as déjà un trafic confortable. Twitter a-t-il trouvé sa place dans tes référents ? Oui, cela fait partie de mon top 5 en apport de trafic, et parfois même juste derrière Google (enfin loin derrière en chiffres quand même, mais deuxième en position) • Tu es une figure de la blogosphère. Es-tu souvent contacté par ce biais par tes lecteurs, admirateurs ou détracteur ? Oui je reçois pas mal de messages sur ma timeline publique ou en DM (direct message) de gens qui passent par là plutôt que par le mail ou le blog pour me contacter. Mais la majorité passe quand même encore par la page contact de Presse-citron. • Avec 50 000 abonnés au compteur, ton Twitter n’est-il pas en fait un véritable média ? Peut-être un peu en effet, mais je ne l'utilise pas, ou plus autant que je ne pourrais le faire.

Témoignages

• Te sers-tu de Twitter à des fins plus personnelles (dans les échanges notamment), ou évites-tu du fait que tu es observé par beaucoup de monde ? Avant oui, mais moins maintenant. Même si comme je le dis dans la réponse à la troisième question, c'est relativement freestyle, je fais quand même gaffe à ce que je dis, et je m'auto-censure beaucoup. Avec 50.000 followers les réactions arrivent vite, nombreuses, et parfois violentes, et c'est difficile voire impossible à gérer. Donc je m'efforce de garder le contrôle et je ne peux plus me permettre de balancer des trucs à la légère comme j'en ai un peu l'habitude car le second degré ne passe pas à l'écrit, et ça m'a parfois valu de me faire sèchement reprendre de volée :-) Je pense que Twitter est un outil fabuleux mais, de par son format, peut aussi être la pire des messageries, et une source terrible de malentendus et de polémiques qui n'existeraient pas dans d'autres formats. En fait Twitter autogénère ses propres clash. Pour tout dire j'ai pris beaucoup de recul depuis cet été, où, étant à l'étranger avec une connexion difficile, j'en ai profité pour me "désintoxiquer" et m'interdire de poster et lire ma timeline pendant trois semaines. Ça m'a fait un bien fou et depuis je tweete avec beaucoup de parcimonie. J'ai notamment adopté une règle de "ni ni" : ne plus répondre ni aux tweets qui ont un parfum de troll ou de provoc’, ni prendre part aux discussions des autres si je ne suis pas directement concerné ou interpellé. Observer seulement, mais faire en sorte de ne plus s'exposer. En outre, depuis, j'ai dû regagner 20% de productivité professionnelle :-)

Témoignages

• Quand avez-vous décidé d’ouvrir un compte Twitter pour la Société Générale ? Notre compte Twitter a été lancé en juin 2009, nous avons donc soufflé notre première bougie il n'y a pas longtemps, et nous approchons des 1500 followers. L'ouverture de ce compte a suivi de peu le lancement d'une rubrique Conseil Coaching au sein de notre site de recrutement. La vocation de ce compte Twitter était de prolonger cette promesse faite au candidat de lui apporter informations et conseils pratiques pour l'aider à être plus performant dans sa recherche d'emploi. Un autre objectif pour nous était de compléter notre dispositif de veille par cet outil. • Quelle ligne éditoriale @CareersSocgen ? avez-vous mis en place pour le compte

La ligne éditoriale est relativement simple. Comme je te le disais, un premier axe est d'apporter aux candidats des conseils et informations sur le recrutement, le marché de l'emploi, les métiers...en général. Un second axe est de valoriser la marque Société Générale : apporter des informations sur l'actualité du groupe, mettre en avant certains métiers, annoncer des événements, informer sur les nouveaux contenus mis en ligne, valoriser certaines offres de postes. Tout l'enjeu est de trouver le juste mais difficile équilibre entre de l'information externe et donner envie de nous rejoindre. Un dernier élément, mais qui reste marginal compte tenu des volumes, était de tester Twitter comme nouveau canal d'échange avec les candidats. • Y-a-t-il un lien avec le service recrutement en interne pour sourcer ou lancer des appels sur certains profils ? Ce compte Twitter vient soutenir les offres de postes, qui sont systématiquement présentes sur le site Careers, car c'est le canal incontournable pour postuler. Mais la diffusion des offres n'est pas le principal sujet de nos tweets. Nous utilisons donc Twitter comme un apporteur de trafic ou pour son supplément de visibilité ciblée (puisque les followers se sont par définition déclarés intéressés par notre "promesse éditoriale"). S'agissant des profils, il est vrai que nous nous concentrons sur des profils IT / informatique / communication / marketing car il y a surreprésentation de ces métiers sur Twitter.

Témoignages

• Quels sont les retours sur ce compte ? Le premier retour positif se traduit par une croissance régulière du nombre de followers. Par ailleurs, nous avons à deux reprises réalisé un sondage auprès de nos followers pour valider leurs attentes, leurs usages et adapter notre "offre". Là encore, nous avons reçu de nombreux messages d'encouragement et de félicitations. Je crois également que nous avons bénéficié de la prime du "premier entrant" car nous avons été la première entreprise du CAC à lancer un compte Twitter exclusivement dédié aux RH. • Vient-il en complémentarité d’autres espaces ou se suffit-il à lui-même ? Je suis convaincu que son utilité réside dans la complémentarité avec les autres espaces RH dont nous disposons (site Careers, blog, présence sur les réseaux sociaux professionnels ou grand public). Quand nous l'avons lancé, la motivation n'était pas du tout de surfer sur la vague mais il comblait un manque dans notre écosystème. • Comment fais-tu pour gérer plusieurs comptes Twitter à la fois ? Ce n’est pas trop dur de s’organiser ? Effectivement nous avons quelques comptes, qui pour être honnête rencontrent des succès divers, et qui sont dédiés à des sujets ou des populations bien précis. La qualité d'un compte ne vaut que par la qualité des tweets postés. Il est donc indispensable de confier ces comptes Twitter à ceux qui maitrisent le mieux le sujet. Par exemple, le compte Twitter de la Mission Handicap SG est géré par cette même équipe. Cela est valable pour les autres plateformes relationnelles : nous avons la même approche avec la page Facebook dédiée à l'alternance. Nous accompagnons ces équipes, nous les conseillons mais ils sont les plus légitimes pour animer efficacement un compte. • Penses-tu qu’un compte Twitter peut avoir une réelle utilité pour une entreprise ? Si oui, avec quel type d’utilisation ? Sur l'aspect RH, je t'ai donné les éléments de réponses. Je suis convaincu qu'il existe une multitude d'usage de Twitter pour une entreprise, petite ou grande : veille, avant-vente, SAV, promotion... il existe énormément de réflexions qui alimentent ce sujet. Et je ne parle que des usages avec des publics externes. Les opportunités en interne sont peut être encore plus prometteuses, et pourtant on en parle moins. Encore une fois, Twitter doit être évalué en fonction de sa pertinence à répondre à un objectif donné et de son adéquation avec les attentes des cibles visées.

Témoignages

• Quand t’es-tu inscrit sur Twitter, et dans quel but ? Je me suis inscrit sur Twitter fin 2007. Assez tardivement par rapport à tous mes copains geeks mais ces derniers m'ont convaincu qu'on s'y amusait bien. L'idée de départ, c'était de pouvoir suivre l'actu personnelle de mes potes et maintenant je l'utilise beaucoup pour m'informer et informer mes followers. Je suis accro. • Tu as plusieurs comptes Twitter (pour Korben.info, RemixJobs, …). C’est une manière de garder ton compte principal personnel ? Oui. Le compte @Korben_RSS balance uniquement les news du blog. Celui de @Remixjobs, uniquement les offres d'emploi... et le compte @Korben , c'est 100% moi et mon actu perso. • Quelles sont tes utilisations principales de Twitter (veille, partage d’infos, discussions..) ? Un peu de tout ça... Beaucoup de partage de ce que je vois lors de ma veille... Un peu pour me tenir informé de ce que font mes potes et surtout évacuer un peu tout le n'importe quoi qui se balade dans ma tête et qui ne peut pas figurer sur mon blog korben.info (car hors sujet). • As-tu une ligne éditoriale précise ou tweetes-tu selon l’humeur ? Je fonctionne uniquement à l'humeur. C'est un peu pareil sur le blog. Pas de prise de tête. • Alors Twitter, ça rend accro ? Carrément ! Ça a remplacé un peu les emails pour moi et je ne saurai plus m'en passer. • Tes tweets génèrent beaucoup de clics. As-tu conscience de l’impact que cela peut avoir sur certains éditeurs de sites ? Ahaha... Oui, j'en ai conscience car il m'arrive même de faire planter des serveurs avec un simple tweet. Les gens cliquent en masse et le serveur tombe. Après, c'est clair que lorsque je balance une info, elle tourne très très vite parmi mes (bientôt) 16 000 followers qui aiment pratiquer le RT à outrance :-)

Témoignages

• Globalement, que t’a apporté Twitter depuis tes débuts ? Un outil de veille supplémentaire, la découverte de nombreuses personnalités très intéressantes et surtout un formidable outil pour communiquer de manière simple et rapide avec les lecteurs de korben.info. Twitter est devenu le moyen le plus simple et rapide de me joindre, bien avant le mail. • Si tu devais donner des conseils aux nouveaux venus, quels seraient-ils ? D'abord observer ce qui se dit avant d'écrire tout et n'importe quoi. Ne pas dépasser 200 followers car après ça devient impossible à suivre, et surtout ne jamais perdre de vue que 140 caractères n'est pas toujours suffisant pour savoir si quelqu'un fait de l'humour, ou est simplement quelqu'un de désagréable. Attendez plusieurs de ses tweets pour vous faire une opinion.

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• Comment as-tu débuté sur Twitter, et quelle en est ton utilisation ? J’ai commencé à lancer mes vidéos. Comme j’étais déjà assez connu sur Internet, les gens m’ont vite repéré sur Twitter. Ensuite, j’ai suivi des gens au fur et à mesure, je me suis intéressé aux conversations, et c’est comme ça que je suis arrivé là où j’en suis. Ça fait boule de neige ! Régulièrement je change ma timeline : je supprime des followings, j’en suis d’autres etc. Je ne reste jamais sur les mêmes. Tout dépend de ma timeline : si elle commence à être illisible, j’en prends moins. Je supprime aussi les gros comptes, dans la mesure où ils sont beaucoup retweetés : pas besoin de les suivre ! • Tu t’es fait des contacts réguliers quand même ? Il y a une dizaine de personnes avec qui je converse quasiment tous les jours, par DM ou autres. Ce sont des gens que je ne connaissais pas avant et que j’ai rencontrés sur Twitter. L’important, ce sont également les coups de main entre tweetos : par exemple, si quelqu’un cherche un emploi, je le retweete. D’après ce que j’ai vu, j’ai à peu près 20% de mes followers qui sont connectés simultanément, ce qui fait environ 500 personnes. • Avec tes 4900 followers, est-ce que tu effectues un suivi sur ce que Twitter peut t’apporter, en termes de trafic par exemple ? Je regarde sur bit.ly entre autres. Il y a des jours où je peux toucher 600 000 personnes si on compte mes followers, les gens qui retweetent… • Est-ce que Twitter a changé ton utilisation du Web en général ? Non pas spécialement ! Twitter m’amuse plus que d’envoyer mes vidéos sur Dailymotion, mais cela n’apporte pas forcément plus d’audience. Je ne passe pas mon temps à faire ma promotion : je vais tweeter mes vidéos une ou deux fois, mais je ne passe pas ma journée à toutes les diffuser. Si j’en trouve une intéressante, je tweete le lien deux fois peut-être. Mais ça ne me rapporte pas un centime ! J’ai commencé les vidéos en juillet 2007. Je n’ai pas le compte exact car j’ai perdu un disque dur entier en 2008, soit 6 mois de vidéos. Quand mon compte Dailymotion a été supprimé en juin 2008, j’avais 12 ou 14 millions de vues dessus.

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J’ai désormais plusieurs comptes sur plusieurs plateformes : Dailymotion, Youtube… En moyenne, je tourne à 1.5 voire 2 millions de vues par mois, toutes plateformes confondues. J’ai à peu près 8 écrans, Twitter n’en est qu’un parmi tant d’autres. Ce n’est pas un problème pour moi que de suivre beaucoup de choses simultanément. J’ai une liste d’informations qui est un vrai fil d’info ! J’ai presque 200 médias en provenance du monde entier dessus, ça tombe toutes les 5 secondes.

• Twitter t’a apporté des contacts, ou cela reste de la détente et de la conversation ? J’y apprends énormément de choses ! Trouver des infos avant tout le monde par exemple. Je ne prête pas énormément d’attention au nombre de followers. Bien sûr, je suis content quand j’ai beaucoup de RT, mais sans plus. Si on fait comme certains qui automatisent leurs messages, ça énerve les gens au bout d’un moment, et on n’avance pas. Depuis que je suis sur Twitter, je suis toujours en progression de followers, tranquillement mais sûrement. Jamais de régression ! Ca va lentement mais ça ne recule pas. Mais c’est parce que je n’agresse pas trop les gens en voulant leur faire voir des vidéos.

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Quelque chose qui m’amuse beaucoup sur Twitter, et que tout le monde ne comprend pas forcément : les live tweets d’émissions comme Secret Story par exemple. Au lieu de regarder la TV tout seul chez toi, tu te marres avec tes copains. • Si tu avais un conseil à donner aux gens qui débutent ? Le mieux, c’est de prendre des followers et de lier des conversations. Il ne faut pas se sentir obligé. Il y a des gens que j’ai enlevés de ma timeline car ils ne m’intéressaient plus. Mais j’en reprends d’autres. J’essaie de rester autour de 800 followings. Les followers qui n’ont que des liens et aucune conversation ont peu d’importance pour moi. Pour moi, Twitter c’est un peu comme la TV : si je n’en suis pas content, j’éteins. Je ne critique pas. Si les gens ne me plaisent pas, je ne les suis plus, et on n’en reparle plus. Quand je n’ai rien à dire, je ne dis rien : ça peut m’arriver pendant 12 ou 18 heures par exemple. Ce que je regrette, ce sont les gens qui critiquent les autres sur Twitter : si tu n’aimes quelqu’un, tu n’as qu’à le supprimer de tes follows, voire le bloquer complètement. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. • Il y a quelque chose que tu utilises systématiquement, c’est le w0of : c’est ta marque de fabrique ? C’est ma marque à moi ! Je l’utilise à tous mes tweets. Je suis connu à cause de mon chien en début et fin de vidéo. Si les gens en ont marre, tant pis !

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• Depuis quand es-tu inscrit sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton inscription ? Inscrit sur la plateforme depuis juillet 2008, à quelques jours près. Inscrit uniquement par curiosité, les blogs américains en parlaient ; ils y voyaient un système révolutionnaire, moi un simple système de SMS publics. Bref, aux premiers abords, je n’ai pas accroché. Pas du tout. Avec le temps, l’outil a mûri. La communauté aussi. Les conversations également. Les premiers blogueurs, journalistes, freelances, entrepreneurs et services marketing ont commencé à l’apprivoiser. L’outil est devenu intéressant, permettant à chacun de lier de véritables liens. • Quelles sont tes principales utilisations du service ? Actuellement, étant blogueur à la base, je l’utilise principalement pour ma veille technologique. Pour me tenir au courant des nouvelles tendances, découvrir les perles proposées par mes followings et partager mes découvertes avec mes followers. Les liens y sont riches, l’information est sélectionnée, filtrée, donc généralement intéressante. L’effort est moindre, et l’information circule vite, c’est crucial. Je l’utilise également, implicitement, pour étendre mon réseau. En étant abonné à un flux RSS, j’ai peu de contacts avec les autres lecteurs. Sur Twitter, au contraire, chacun apporte son commentaire, son grain de sel, d’autres se démarquent par la pertinence de leurs liens ou contre-liens. Les échanges fusent, les contacts se créent, et terminent de temps en temps autour d’un café ou d’une soirée. Parfois, ils permettent de trouver de nouveaux clients. En tant que Freelance, je propose mes services en développement Web ou administration système à des sociétés. Mes contacts le savent, Twitter se présente en véritable réseau. De bouches à oreilles, ou du moins de tweets en tweets, clients et prestataires sont mis en relation. • En tant que freelance, Twitter t’a-t-il permis de décrocher des contrats ? Cela m’a donc permis de décrocher quelques contrats. Parfois, je suis contacté directement par le client, qui a compris que je pouvais répondre à ses besoins, bien souvent en tombant sur mon profil par hasard. Parfois, à l’inverse, je m’aperçois que je peux répondre au besoin d’un client. Et parfois, le contact s’est fait à travers un ou plusieurs intermédiaires. Twitter n’a rien inventé, il fonctionne sur le principe du salon de thé/café. Chacun y

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discute de ses problèmes, chacun y prête une oreille attentive, chacun y fait des rencontres, et cela débouche parfois sur des opportunités, voire des contrats. Parfois. • Au final, quel retour d’expérience peux-tu faire sur les contrats décrochés sur Twitter ? Twitter peut donc être vu comme un salon de thé, mais avec un inconvénient : les poignées de main y sont virtuelles. Les propos y sont donc moins engageants, les contacts plus volatiles. De mon expérience, le nombre d’opportunités menant à de véritables contrats est assez faible. En tout cas, bien plus faible que dans la réalité. A mes débuts, ma première erreur a été de me cantonner au réseau. Un client, caché derrière son écran, vous contacte via Twitter. Vous répondez, naïvement, à travers le réseau. Le cadre n’est pas formel, la personne n’est pas en face de vous, le ton est léger. Des deux cotés. Cerner son besoin est difficile, le convaincre aussi. Une fois que vous pensez avoir réussi, vous le rencontrez. Le décor a changé, l’ambiance aussi. Votre client n’est pas aussi fiable que vous ne le croyiez, votre contrat a de grande chose de finir à la corbeille. Échec. • Comment tirer au mieux parti de l’outil ? J’ai changé mon fusil d’épaule. L’outil reste très intéressant, car il vous permet d’entrer en relation avec beaucoup de monde, très rapidement, très facilement. Par contre, une fois que le contact est initié, il est souhaitable d’échanger autour d’un vrai café. Ou au moins d’utiliser une voie de communication plus formelle, comme le téléphone. Vous vous en rendrez compte, beaucoup de ces contacts ne sont pas sérieux. Sur l’instant, ils ont exprimé un besoin, rapidement, sans vraiment prendre le temps d’y réfléchir. Juste le temps de taper 140 caractères. Autant identifier ces personnes le plus tôt possible, histoire de ne pas perdre votre temps. En général, dix minutes de conversation téléphonique et un minimum d’expérience suffisent. Conclusion ? Twitter est un outil ludique, un outil rapide, ou outil pratique. Mais attention, les contacts n’y sont pas toujours sérieux. En fait, à l’heure actuelle, je trouve encore la majorité de mes contrats à travers des cadres plus formels. Que ce soient les plateformes Internet de mise en relation, les salons, etc.

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• Depuis quand es-tu inscrite sur Twitter, et qu’est-ce qui as motivé ton inscription ? Je me suis inscrite au début de l’année 2009, en fait, après avoir su que j’allais travailler chez Synthesio mais sans savoir exactement à quel poste. A l’origine, j’allais être analyste multilingue, je crois, mais quand ils ont vu que j’avais un intérêt particulier pour les réseaux sociaux, ils ont décidé que je serais la première community manager chez Synthesio. Etant d’une grande curiosité naturelle, je l’ai fait pour me tester moi-même et puis c’était parti ! • Ton Twitter t’est utile professionnellement ou personnellement (ou les 2) ? En fait quand j’ai commencé à utiliser Twitter pour la première fois, je n’avais qu’un compte personnel, mais j’ai arrêté de l’utiliser avant d’arriver chez Synthesio. Là j’ai créé un compte professionnel et j’ai commencé à m’en servir, pour enfin me rendre compte qu’il fallait que j’ai mon compte à part. J’avais envie de participer moi-même, mais je savais que je ne pouvais pas interagir avec les gens de la même manière avec le compte pro qu’avec un compte personnel. Maintenant je tweete depuis les 2 mais je fais la différence entre celui qui est personnel et celui qui est pro. En revanche, c’est clairement marqué sur mon compte perso que je travaille pour Synthesio, pour être dans une transparence totale, qui est l’éthique chez Synthesio ainsi que chez moi. Donc quand je tweete avec ce compte, j’affiche que mon travail fait partie de qui je suis en ce moment, mais tous les tweets viennent de moi et seulement de moi. • Quelles sont tes principales utilisations du service : discussions, veille, échanges ? Principalement j’utilise Twitter pour tous les 3 :) J’effectue des veilles avec Synthesio et TweetDeck en temps réel (et pour me rattraper des heures auxquelles je ne suis pas connectée – il faut dormir quand même !). Je trouve des personnes avec qui j’ai envie de prendre contact, et je m’en sers comme un espace qui permet les échanges sans hiérarchie. C’est un outil qui a changé les règles culturelles, parce que je peux tout à fait échanger avec quelqu’un qui ne m’aurait jamais adressé la parole sinon. Finalement, je peux partager ce que je suis en train de faire et lire pour avoir des retours des autres dans mes réseaux. • Quels sont tes outils liés à Twitter préférés ? CoTweet est génial pour te retransmettre l’historique de toutes les conversations

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antérieures, donc si tu parles avec 200 personnes par jour (ou plus), tu peux te rappeler de la dernière conversation et de celles d’avant. TweetDeck, que j’ai déjà cité, est aussi top pour suivre les listes et les recherches. Followerwonk est mon outil préféré, je pense. Il permet de rechercher dans les bios des gens. Super pratique. Dans cette même veine, j’utilise souvent MyTweeple pour chercher dans les biographies de mes followers et mes followings. La dernière fois que je suis allée à Londres, par exemple, j’ai tapé "Londres" pour me rappeler qui y était. • Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer sur Twitter ? Je dirais : "vas-y" ! Par contre, il faut être conscient que tout ce que l’on dit restera dans les pages de Google, donc sois toi-même mais prends conscience de tout ce que tu dis. Parfois je m’arrête avant de publier un tweet – chose tellement facilepour me demander si je veux vraiment l’envoyer. Si tu hésites, ne l’envoie pas. • Comment vois-tu l’avenir de Twitter ? Je n’en ai aucune idée mais je pense que Twitter va être intégré dans d’autres outils (comme il l’est actuellement) pour qu’on puisse créer des "superoutils" qui en comprennent plusieurs à la fois.

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• Depuis quand inscription ?

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Depuis un peu moins de deux ans. Tout d'un coup, je me suis rendu compte que toutes les journalistes mode anglo-saxonnes s'y mettaient aux Fashion Weeks, ça m'a donné envie de leur emboiter le pas. • Ton public sur Twitter et sur ton blog est-il le même ? Si non, quelles différences ? Pas exactement. Mon nombre de followers Twitter (près de 6000) me semble un peu disproportionné par rapport à mon nombre de lecteurs sur le blog (il est visité quotidiennement par environ 7000 personnes), je me doute donc que je suis suivie sur Twitter par un public différent, moins mode mais aussi moins grand public. De toute façon, Twitter me semble un outil avant tout prisé des gens des médias. • Ta ligne éditoriale est-elle la même sur Twitter que sur ton blog, ou sontelles complémentaires ? Sur les deux, je fais part de mes coups de coeur perso, mais sur Twitter, ça peut être plus anecdotique. Je me sers aussi de Twitter comme d'une passerelle entre Café Mode et le site Internet de L'Express Styles: je relaie sur Twitter tous les articles que je signe sur Lexpress.fr/Styles. Je le fais beaucoup plus rarement sur Café Mode. • Te contacte-t-on plus facilement sur Twitter que par d’autres moyens (notamment les marques) ? Non, Facebook bat Twitter à plates coutures sur ce terrain. Les marques, en particulier, maîtrisent encore moins Twitter que Facebook! • Quel est pour toi le principal intérêt de ton compte Twitter ? Publiciser ? Echanger ? Discuter ? Veiller ? Veiller, et sentir la température sur un sujet. Je suis toujours étonnée de voir ce que les internautes retweetent. Parfois, ça peut m'aider à "sentir" un nouveau sujet. Et de manière plus générale, tout ce qui crée de l'interactivité entre mes lecteurs et moi m'intéresse. Je déteste parler toute seule dans mon coin, j'attends toujours une réaction, qu'elle soit positive ou négative.

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• En tant que journaliste, quel est ton sentiment sur Twitter ? Est-ce devenu un média à part entière ? Un média, oui, mais qui n'a pas réussi à toucher le grand public. Ca reste pour moi un outil pro. En 2010, Twitter est par exemple un outil précieux pour les journalistes, mais j'ai le plus grand mal à le vendre à mes copines. • Une question d’ordre plus "pratique" : quels outils utilises-tu pour tweeter ? Tu tweetes directement à partir du site Web de Twitter, ou plutôt des clients type Echofon, Hootsuite… ? Le site web de Twitter depuis mon ordi, Tweetdeck depuis mon iPhone. J'ai dû tester toutes les autres applis, celle-ci me semble de loin la plus pratique et fiable, même si elle m'a fait le coup de la panne totale pendant plusieurs mois... • Est-ce que tu y vois un impact sur le trafic de ton blog ? Oui, Twitter est l'un des dix sites qui me ramènent le plus de monde. • Tu disais que la veille était l’un des principaux intérêts que tu trouvais à Twitter. A-t-il dépassé tes autres outils de veille, ou bien est-ce que tu le considères comme une source complémentaire, mais pas principale ? Twitter reste pour moi un site de veille moins indispensable que certains sites d'actu mode, mais son immédiateté en fait un outil précieux: quel plaisir de voir tomber sur Twitter une info bien avant de la lire ailleurs!

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• Quand as-tu commencé à utiliser Twitter ? Il y a un an environ. Au départ je m’y étais inscrite par curiosité. Mais n’ayant pas toutes les cartes en mains, ma compréhension de l’outil a été assez limitée, et j’ai laissé mon profil végéter seul quelques mois. • La recherche d’emploi était-elle le but poursuivi à la création de ton compte, ou bien utilisais-tu Twitter sans penser à un recrutement potentiel ? J’utilisais déjà activement Twitter depuis plusieurs mois lorsque je me suis retrouvée en recherche d’emploi. J’en avais une utilisation perso (veille) ainsi que pro (tâches de community manager en agence). • Ta ligne éditoriale est plutôt diversifiée ! Tu t’es fixée des sujets particuliers, ou tu tweetes selon ton humeur, l’actualité… ? Je ne m’étais pas fixé de "ligne éditoriale" pour Twitter. L’utilisation que j’en avais restait du domaine pro, donc les grands thèmes revenant souvent étaient naturellement en rapport aux media sociaux, au marketing, à la communication. Ne m’étant pas bridée sur ce que je tweetais, le tri s’est fait par goût des articles que je lisais. Mes examens de fin d’étude ainsi que des choix de vie perso m’on amenés à relayer des articles sur la situation au proche et moyen Orient. Aujourd’hui je suis plus à l’aise avec cet outil, il m’arrive de "live-tweeter" évènements ou lectures d’articles (de tous genres), de discuter et d’échanger, et je continue également à relayer articles et humeurs au gré du temps et des rencontres. • Quelle est l’entreprise qui t’a embauchée ? Est-ce que tu sais si elle a l’habitude de procéder ainsi pour ses recrutements ? J’ai été embauché par l’agence de veille Human to Human. Cela s’est fait par hasard et opportunité. • Comment t’es-tu faite recrutée via Twitter ? C’est toi qui es entrée dans une démarche active, ou ton entreprise qui t’a contactée d’abord ? Lorsque j’ai terminé mes études, j’ai passé beaucoup de temps à réactiver l’ensemble de mes réseaux. Twitter s’est révélé être l’outil le plus efficace et m’a donné une grande visibilité. J’en ai donc profité. Suite à cela, mon entreprise m’a contactée.

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• Sais-tu si ton recrutement s’est fait par rapport à ton utilisation de Twitter, ta communauté, un tweet en particulier… ? Je ne pense pas, et j’aime à croire que c’est pour moi, mes expériences, mes compétences ainsi que mes entretiens, le tout dans sa globalité, que j’ai été recrutée. • Depuis ce recrutement, tu as changé ton utilisation de Twitter ? Je tweete plus … ou moins, c’est simplement par période … Aucun lien avec mon embauche.

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• Depuis quand es-tu inscrit sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton inscription ? J'ai créé le compte Twitter que j'utilise actuellement quelques semaines après le lancement du blog, en janvier 2009. J'avais déjà ouvert un premier compte une année auparavant mais sans vraiment accrocher au concept. Cette seconde tentative avait deux objectifs : faire de la veille en suivant certains comptes spécialisés dans les domaines qui m'intéressent et partager les infos que je trouvais via un canal unique et relativement simple. C'est seulement dans un second temps que j'ai commencé à utiliser Twitter autrement que comme un simple outil de veille. • Quel est le principal intérêt que tu trouves à Twitter ? L'instantanéité. L'information y circule à toute vitesse. En un instant, une news peut être relayée par des milliers de personnes et faire le tour du réseau. Les 140 caractères obligent à être précis, rapide, concis et c'est le point fort de Twitter, ce qui rend le service aussi réactif. L'instantanéité, on la retrouve aussi dans la communication entre utilisateurs. Contacter en direct le témoin d'un événement, le responsable communication d'une grosse boite ou une personnalité peut se faire en quelques secondes. Le principe des six degrés de séparation fait presque vieillot, ici il n'y a plus de relais entre deux interlocuteurs, tout se passe en direct. Bien sur, il y a un revers à la médaille car les fausses infos et les rumeurs se propagent aussi vite et il est donc important de faire gaffe à ce que l'on peut lire (même si au final, je vois rarement passer de fausses infos dans ma timeline). • Comment gères-tu ton compte Twitter ? Tu as une ligne éditoriale bien définie ou pas du tout ? Une ligne éditoriale? Pas vraiment, je suis plutôt du genre bordélique! Bien entendu mes tweets tournent majoritairement autour de sujets high tech, mais je n'hésite pas à aborder de nombreux autres domaines qu'il s'agisse de politique, de sciences ou de fesses (bon, ok, souvent de fesses). Je trouverais dommage de me concentrer sur un seul thème avec un outil aussi génial que Twitter, et j'y partage donc tout ce qui m'intéresse. En ce qui concerne la gestion du compte, du point de vue technique j'utilise Tweetdeck 90% du temps. Cela me permet de suivre une liste d'environ 80 comptes dans une colonne séparée de la timeline globale. Cette liste c'est un mélange de comptes suivis uniquement pour ma veille, d'amis et de coups de cœur. J'essaye dans la mesure du possible de ne pas rater trop de messages de ces comptes ci. Ma timeline globale (900 followings), j'y jette un coup d'œil

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régulièrement, mais je ne vais pas plus loin que les dix ou quinze derniers messages. Cela me donne un aperçu rapide des sujets qui tournent, un instantané du moment en quelque sorte. J'y pêche également régulièrement de bonnes informations que je retweete. Pour les followers j’ai toujours été assez souple. Je suis régulièrement de nouvelles personnes que j’ai rencontrées IRL ou avec lesquelles j’ai pu engager des discussions intéressantes, qu’elles aient plusieurs milliers de followers ou aucun. Tous les trois mois environ, je fais un peu de ménage en supprimant de mes followings tous les comptes inactifs et qui n’ont plus envoyé de messages depuis plusieurs mois. Tout l’intérêt de Twitter réside aussi dans l’échange et la communication doit aller dans les deux sens, c’est pour cela que je refuse rarement de suivre quelqu’un et que j'essaye de répondre à tous les messages qui me sont adressés. • Tu t’occupes d’un podcast qui a le vent en poupe (pratique pour un captain), comment utilises-tu Twitter pour le promouvoir ou l’accompagner ? En premier lieu, je me sers de Twitter pour annoncer la mise en ligne des billets du blog, des nouveaux épisodes et bien sûr le lancement des enregistrements live du mardi soir. Cela permet toujours par le jeu des retweets de faire découvrir celui-ci à de nouvelles personnes. Je me sers également beaucoup du service pour faire ma veille et préparer le podcast suivant. Pour cela, je lis mes (trop nombreux) flux Netvibes, et je partage sur Twitter tout ce que je trouve comme articles intéressants. Cela provoque généralement une grosse vague de messages durant une ou deux heures, pas mal de retweets et quelques followers en moins. Tous les liens que je poste sur Twitter sont automatiquement bookmarqués sur mon compte Delicious via le service Packrati.us. Une fois par semaine je me rends sur mon compte Delicious et je fais une sélection des meilleures infos de la semaine que je tag pour la rubrique actualité du Podcast. Je reçois également beaucoup de news ou de compléments d’informations que les autres utilisateurs m’envoient pour que j’en parle durant l’émission. Twitter est donc un élément central dans la préparation et la promotion de l’émission. • Tu utilises beaucoup Twitter pour converser. Est-ce une aide à la création de réseau ou juste un moyen de prolonger le dialogue avec les personnes que tu connais déjà ? Je dirais un peu des deux. C’est à la fois un moyen génial pour pouvoir créer de nouvelles connexions et un outil qui tend à remplacer les traditionnels commentaires de blogs. En ce qui me concerne, les conversations viennent naturellement, que cela soit avec des amis, des utilisateurs que je croise depuis longtemps ou des nouveaux venus. Je n’ai pas vraiment de stratégie, l’objectif étant avant tout de partager mes trouvailles, de découvrir celles des autres et d’en discuter comme si j’étais accoudé au bistrot du coin de la rue. • Twitter t’a-t-il déjà offert des opportunités ? Plusieurs fois ! J’y ai trouvé un fournisseur pour mes cybercafés (@akibag), de nombreux clients à la recherche de services que ma société propose et même quelques propositions de projets web. C’est pas mal du tout vu que je ne suis pas

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sur Twitter pour le business. Les opportunités les plus précieuses restent toutefois celles qui me permettent de rentrer en contact avec des personnes qu’il m’aurait été difficile, voire impossible de rencontrer autrement. • Quels conseils donnerais-tu à un nouvel inscrit ? En premier je dirais qu’il ne faut pas se décourager trop vite. Un simple coup d’œil ne suffit pas à capter le potentiel de Twitter et toutes les possibilités que le service offre. Prenez le temps de découvrir Twitter et sa communauté avant de conclure que cela ne vous convient pas. Un autre point important est de ne pas se focaliser sur le nombre de followers ou le rapport followers/followings car c’est loin d’être un critère de qualité. Certains comptes suivis par moins de 100 personnes peuvent se révéler plus intéressants que des comptes à plus de 100000 followers. Enfin, et surtout, participez ! Partagez vos liens, engagez la conversation et retweetez les contenus qui vous plaisent. On peut bien sûr utiliser Twitter uniquement comme un outil de veille sans jamais poster un seul message mais la véritable force du réseau réside dans les interactions entre ses membres et sa communauté.

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• Depuis quand êtes-vous inscrit sur Twitter, et pourquoi ? Je suis inscrit sur Twitter depuis... la date est sur la bio, mais ce dont je me souviens surtout c'est que l'un de mes gourous et ami m'a sommé d'ouvrir un compte, que j'ai réactivé en février 2010 suite à Tedx. • Quel intérêt principal trouvez-vous à l’outil ? L'intérêt principal que j'y trouve, est la concision des 140 caractères qui rendent Twitter efficace, la timeline qui n'appartient qu'à soi; c'est-à-dire que personne ne peut savoir ce que vous faites vraiment, sachant que tous vos clics ne sont pas linkés sur la timeline des amis des amis de vos amis. Il n'a pas l'air trop intrusif, et la réactivité, due aussi à la légèreté du concept. L'essentiel. • Vos tweets comportent finalement très peu d’autopromo, beaucoup plus de pensées et autres réflexions. A qui s’adressent-ils ? C'est ce que j'aime sur Twitter, c'est que mis à part le diplomatique "follow back", la TL reflète précisément et les "besoins de divertissements" du twittnaute, donc je préfère "partager" un état d'esprit, c'est valable pour mes tweets comme pour la plupart des gens que je "suis". Ma TL se partage entre humour, technologie et informations. • Il y a assez peu de replies ou de conversations dans vos tweets. Twitter serait-il un outil introspectif, ou est-ce une volonté de prolonger les textes disséminés ici et là ? Il y a peu de replies car quelquefois je trouve que mes réponses à une personne ne valent pas toutes d'être lues par mes abonnés, je tweete des idées, des phrases qui me frappent au gré de mes lectures ou de mes conversations. Bientôt je vais tester des phrases pour de prochaines chansons. • Recevez-vous beaucoup de demandes/questions/compliments de fans via Twitter ? Je reçois peu de questions car je ne fais des interviews qu'occasionnellement hors de mes saisons promotionnelles, je reçois beaucoup d'affection, les moins affectueux sont bloqués illico. Merci Flowers, ainsi je nomme mes followers

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• Twitter peut vite rendre accro. Est-ce votre cas ? Je ne pense pas être accroc à beaucoup de choses sur internet. • MySpace était Le lieu branché pour les artistes il y a quelques années… Twitter est-il son digne remplaçant ? Mon avis est que Twitter ne remplace rien, il est Twitter, on ne compare pas une TL avec un page en flash avec des mp3 et des fichiers que les gens ne savaient pas alléger afin de rendre la navigation fluide. Ce fut l'une des erreurs de Myspace, avoir été complexe et trop modulable pour un public peu formé.

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