Météo

20° à Alger 16° à Djelfa
PÉTROLE

Justice

Affaire du naufrage du cargo Béchar
P. 21

Football/Ligue1 (mise à jour) demain

Les six accusés acquittés
La migraine doublerait le risque cardiovasculaire PP. 16-17

MCA-USMA et JSMB-MCS

Le Brent à 86,1 dollars le baril
MONNAIE

L'euro à 1,324 dollar

Du beau football en perspective
P. 32

Le s pa rtici pa nt s so ulignen t la pr ofon de influe nce m us ul man e PP. 10-11
La loi de finances 2011 devant le Conseil de la nation

Carav ane au x source s de la cul ture am azigh

23 Dhoul el Hidja 1431 - Lundi 29 Novembre 2010 - N° 14061 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

Le 3e sommet Afrique-Union européenne s’ouvre aujourd’hui en Libye

interventions inscrites au débat général
PP. 4-5

30

Hydrocarbures

L’Algérie va intensifier l’exploration pour garantir sa sécurité énergétique à très long terme
P. 9

4 Assemblée générale de l’Union africaine de radiodiffusion
e

M. Mehal : “La numérisation :

L’arrivée, hier, à Tripoli du Président Bouteflika

Un défi immense”

“L’investissement, la croissance économique et la création d’emplois” à l’ordre du jour
P. 3

P. 12

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

EL MOUDJAHID

Météo

20° à Alger, 22° à Béchar

Agriculture Ce matin à 10 h

rd du te la partie no les vieux sur tou Selon Nuageux et plu eillé sur la partie sud. es pour ensol endu pays et temps étéo, les températures att ger, Oran services de M rieront entre 20°/12° à Al °, Annaba aujourd’hui va tine 20°/6°, Tiaret 16°/6 2°, Batna tan 22°/14°, Cons a 20°/12°, Tlemcen 22°/1ida 17°/8°, 23°/13°, Bejai 18°/10°, Médéa 16°/7°, Bl a 16°/5°, Chlef 16°/8°, Djelf °/12°. 15°/06°, °/10°, Bouira ar 22 Tizi Ouzou 18 i Bel-Abbès 21°/9°, Béch °, Sid Saïda 22°/9

ux sur toute Temps pluviee nord rti la pa

Journée de solidarité avec le peuple palestinien
A l’occasion de la journée mondiale de Solidarité avec le peuple palestinien, coïncidant avec la date d’anniversaire de la mort du leader Yasser Arafat, ancien président de l'Autorité palestinienne et avec la date de proclamation de l’Etat de Palestine lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger, l’Association Machaal Echahid et le journal El Moudjahid organisent, avec le précieux concours de l’ambassade de la Palestine à Alger, une journée de solidarité avec le peuple palestinien. Animée par des diplomates, des personnalités politiques, des parlementaires et des représentants du mouvement associatif, cette rencontre se tiendra ce matin à 10 h au siège d’El Moudjahid à Alger.

16e session de la commission maghrébine spécialisée chargée de la sécurité alimentaire
Sous le Haut patronage de M. Abdelaziz Bouteflika, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural organise mercredi à 9 h à la Résidence d’Etat Djenane El Mithak la 16e session de la Commission maghrébine spécialisée, chargée de la sécurité alimentaire précédée de la réunion des experts qui se déroulera les 29 et 30 novembre.

Rencontre arabe internationale de soutien aux prisonniers du colonialisme

Le président du CNES sénégalais aujourd'hui à Alger
A l'invitation du président du Conseil national économique et Social M. Mohamed-Seghir Babes, le président du Conseil économique et social du Sénégal, M. Ousmane Masseck NDIAYE effectue du 29 novembre au 1er décembre 2010 une visite de travail et d’amitié à la tête d'une importante délégation représentant son institution. Cette visite vient en traduction de la volonté des deux parties de voir renforcer les relations de coopération entre leurs institutions consultatives nationales respectives, en vue de les porter à la hauteur des ambitions nourries par toutes les parties prenantes agissantes des sociétés civiles algérienne et sénégalaise. A l’occasion de cette visite, le président du CNES du Sénégal aura des entretiens avec de hauts responsables de l’Etat et des représentants des OSC/ONG nationales et du patronat. Les entretiens entre les délégations des deux institutions seront sanctionnés par la signature d’un protocole d’accord.

FLN : ce matin à 9 h

Rendez-vous les 5 et 6 décembre au Palais des nations
La commission nationale de préparation de la Rencontre arabe internationale de soutien aux prisonniers du colonialisme annonce que cette rencontre est prévue les 5 et 6 décembre prochain, au Palais des nations - Club des Pins - Alger.

Rencontre à l’hôtel Riadh
Sous la présidence de M. Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, une rencontre aura lieu aujourd’hui à 9 h à l’hôtel Riadh, Sidi Fredj, Alger.

Sonatrach

Séminaire sur l’assurance des risques énergies
Le consortium gestionnaire des assurances des risques industriels de Sonatrach composé de la Cash Assurances, CAAT, CAAR et la Compagnie centrale de réassurances (CCR) organise aujourd’hui à l’hôtel Hilton un séminaire au profit du groupe Sonatrach, filiales et associés, consacrée à l’assurance des risques énergies.

Rencontre d’affaire algéro-brésilienne
Dans le cadre du développement des échanges commerciaux entre l’Algérie et du Brésil, une délégation commerciale encadrée par le ministère brésilien de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Approvisionnement, effectue actuellement une visite à Alger. A cet effet, une rencontre d’affaires algéro-brésilienne regroupant les entreprises brésiliennes avec leurs homologues algériennes sera organisée lundi 29 novembre 2010. Composée de 11 entreprises, les produits représentés dans cette mission sont les viandes et produits à base de viandes, les produits laitiers, les produits frais, le café, le riz, les épices, le soja, le son et l’huile de soja, les cordes et fils de sisal et les produits d’artisanat de sisal naturel.

Culture

3e festival culturel de la musique et chanson amazighs à Tamanrasset
Le 3e festival culturel de la musique et chanson amazighs se tiendra du 18 au 23 décembre prochain, annonce le Commissariat du festival dans un communiqué adressé à notre rédaction. Organisé par la wilaya de Tamanrasset et sa direction de la culture, cette manifestation sera l’occasion de réunir l’ensemble des couleurs et styles amazighs tels que le chaoui, el mizabi, el kabayli et le targui.

Les 6 et 7 décembre

Ce matin à 8 h 30 à Algex

Workshop algéro-tunisien sur les textiles
Sous l’égide du ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi, un workshop algéro-tunisien sur les textiles et cuirs sera organisé aujourd’hui à partir de 8 h 30 au siège d’Algex, Mohammadia, Alger.

la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi, aujourd’hui à 8 h 30 à l’hôtel Sofitel, Alger.

Bordj Badji Mokhtar

Fête du dromadaire
Une affluence exceptionnelle a marqué depuis vendredi la tenue à Bordj Badji Mokhtar de la fête des dromadaires, a-t-on appris auprès des organisateurs. Ouverte en présence du wali d’Adrar, cette manifestation qui tend à devenir une tradition salutaire a, selon les précisions des autorités locales, drainé une participation record en présence de l’ensemble des wilayas du Sud qui se sont faites représenter par divers races et variétés locales de dromadaires. Après la fameuse parade, les chameaux joliment parés ont fait une course pour récompenser le plus robuste d’entre eux, précise-t-on. Des kheimate et autres expositions d’artisanat et soirées dans le désert ont également été programmées pour étoffer un programme déjà bien orné. La clôture de cette manifestation s’est faite par une cérémonie de remise de trophées aux propriétaires des meilleurs dromadaires de la saison !

Colloque international sur "Les territoires sahariens au 21e siècle"
Un colloque international sur le thème "Les territoires sahariens au 21e siècle : développement, gouvernance et identités" sera organisé, les 6 et 7 décembre prochain à Oran, par le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d’Oran. Cette rencontre permettra, expliquent les organisateurs, "de penser l’espace saharien comme un ensemble s’étendant de l’océan Atlantique à la Mer rouge et incluant ses bordures sahéliennes et steppiques, et le percevoir comme un désert qui met en relation le monde africain et le monde méditerranéen, en gardant à l’esprit son rôle géostratégique dans un monde en profonde transformation". De nombreux axes seront soumis à la réflexion comme les dynamiques urbaines, les mutations rurales, la valorisation des ressources du sol et du sous-sol, le développement local au Sahara, développement et environnement, les réseaux et économie des réseaux, identité(s) et culture(s), migrations et reconfigurations spatiales, géopolitique du Sahara et de ses marges. Nombre de communications figurent au programme de cette rencontre qui verra la participation de chercheurs d’Afrique et d’Europe versés dans diverses disciplines comme l’économie, l’histoire, la géographie, l’urbanisme, le droit, la géopolitique et l’architecture. Le colloque international d’Oran, mis sur pied en partenariat avec trois organismes français, le CNRS, l’université de Franche Comté (UFC) et le laboratoire de recherche "THEMA", fait suite à une rencontre similaire tenue en juin 2009 à Besançon autour du thème "Le Sahara et ses marges : enjeux et perspectives de territoires en mutation".

ONCI

Conférence de presse demain au Mouggar
Dans le cadre de ses activités artistiques de l’année 2010, l’Office National de la Culture et l’Information (ONCI) organise une conférence de presse que tiendra la troupe théâtrale qui interprétera la pièce Misère à la Mode, texte de Sid Ali Bouchafaa et mise en scène par Djamel Guermi. La conférence de presse aura lieu aujourd’hui à 11 h à la salle El Mouggar à Alger.

Conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation

Association nationale culturelle

Clôture des travaux à 10 h 30
La conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation organisée par le Parti des Travailleurs et de l’UGTA poursuit ses travaux pour le 3e jour à la Mutuelle générale des travailleurs des matériaux de construction. La clôture des travaux aura lieu aujourd’hui à 10 h 30 à Zéralda (Mutuelle générale des travailleurs des matériaux de construction).

Deux sessions de formation à Alger
Le ministère de la Justice organise à partir d’aujourd’hui deux sessions de formation au profit, d’une part, des greffiers intitulée « Le langage des signes » à l’hôtel Les Abassides à Zéralda. L’autre session est destinée aux ingénieurs et techniciens supérieurs en statistiques sur « L’analyse des données statistiques avec Excel » qui aura lieu à la direction générale de la Modernisation de la justice.

Hommage à feu Abderrahmane Djilali
L’Association nationale culturelle Mohamed Lamine Elamoudi organise, avec le concours du Centre culturel Aïssa Messaoudi, une soirée en hommage à feu Abderrahmane El Djilali. Cette rencontre dévoilera quelques facettes de la vie du cheikh et ce, par la voix de son ami et compagnon de toujours, le Dr El Hachemi Larbi. Cette conférence aura lieu demain à 14 h 30 au Centre culturel Aïssa Messaoudi.

SD et Yom Co inaire ernational, AC sém Sport Events Int les 5 et 6 décembre un et notamsent à Alger nnalisme dans le sport organi garisation afin professio consacré au ll professionnel et leur vul et des bonnes ment au footba la clarification des concepts Ce séminaire de contribuer à ge au niveau international. différentes pratiques en usa e 200 participants issus des lqu regroupera que mouvement sportif national. composantes du

r le profesSéminaire su ans le sport ed sionnalism nsulting

Les 5 et 6 déce

mbre, à Alger

Journée internationale des Handicapés

Report de la cérémonie organisée par le COA
La journée internationale des Handicapés, initialement prévue pour le 2 décembre au Centre de rééducation d’Azur-Plage, Staouëli, et organisée par le Comité olympique algérien est reportée au 12 décembre prochain.

Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie

Confédération algérienne du patronat

Protocole d’accord entre la CAP et son homologue espagnole (La Fade)
La Confédération algérienne du patronat (CAP) annonce la signature aujourd’hui d’un protocole d’accord avec son homologue espagnole (La Fade) à l’occasion d’une rencontre entre opérateurs Algériens et Espagnols. Cette rencontre sera inaugurée par le ministre de l’Industrie, de

Sûreté nationale

Sortie de la 14e promotion "G" des agents de l’ordre public à Chlef
Une cérémonie de sortie de la 14e promotion "G" des agents de l’ordre public (AOP) a été organisée hier, à l’école de police de "Glaftia" de Chlef en présence du directeur de l’enseignement et des écoles de police auprès de la direction générale de la sûreté nationale, M. Kara Abdelkader. La cérémonie de sortie de cette promotion qui s’est déroulée en présence des autorités de la wilaya, des élus ainsi que des représentants de la société civile a débuté par le dépôt d’une gerbe de fleur devant la stèle commémorative de l’école suivie d’une minute de silence à la mémoire des martyrs du devoir national. Après l’inspection de la promotion sortante, le directeur de l’école a prononcé une allocution dans laquelle il a rappelé la noble mission de cette institution qui consiste à former des hommes appelés à veiller à l’ordre public et à la protection des personnes et des biens dans le strict respect de la loi. Des exhibitions de sports de combat et de maniement d’armes automatiques ont été effectuées par des éléments de la promotion sortante qui a été baptisée du nom du martyr du devoir national, l’inspecteur principal Hocine Maayouche, assassiné le 10 décembre 1994 dans un faux barrage au lieudit "Tal Tarani" alors qu’il se rendait à son domicile à Sebdou. Lors de cette cérémonie qui a pris fin par une parade générale de la promotion sortante, des prix et diplômes ont été remis aux lauréats et à des encadreurs de la promotion sortante, composée de 710 agents de l’ordre public.

Pour un partenariat entre la communauté scientifique algérienne établie aux Etats-Unis et son homologue en Algérie
La Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie présidée par le docteur Elias Zerhouni, qui est également l’un des trois ambassadeurs spéciaux des Etats-Unis pour la science et la technologie nommés en novembre 2009 par le président Barack Obama organisera les 3 et 4 décembre à Alger, en collaboration avec le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, une conférence pour un partenariat entre la communauté scientifique algérienne établie aux Etats-Unis et son homologue en Algérie, a indiqué le président exécutif de cette Fondation, Farid Amirouche.

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

L’événement

3

Le 3e sommet Afrique-Union européenne s’ouvre aujourd’hui en Libye

“Investissement, Croissance économique et création d’emplois” à l’ordre du jour
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a quitté hier Alger pour prendre part, à Tripoli (Libye), aux travaux du troisième sommet Afrique-Union européenne, qui se tiendra aujourd’hui et demain. Ce troisième sommet, qui aura pour thème central "l'investissement, la croissance économique et la création d'emplois", interviendra après ceux tenus au Caire et à Lisbonne, respectivement en 2000 et 2007.
Le Chef de l’Etat, hier, à son départ d’Alger Ph. A. Yacef

L’Algérie affiche ses positions immuables
De notre envoyé spécial à Tripoli Saïd Lamari et des envoyés spéciaux de l’APS

C’

est sur le thème générique portant sur « l’investissement, la croissance et la création d’emploi,» que le sommet, le troisième, entre les deux Unions, européenne et africaine, entame ses travaux à Tripoli. Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, portera haut la voix de l’Afrique, comme dans tous les forums tenus ces dernières années. Outre l’intervention du Président, plusieurs contributions de l’Algérie sont prévues sur nombre de questions. L’intervention du Chef de l’Etat, présent depuis hier à Tripoli pour prendre part aux travaux du troisième sommet Afrique-Europe qui s’ouvre ce matin, est attendue par les participants et les observateurs. L’Algérie est appréciée sur l’échiquier mondial pour ses positions immuables, mais aussi pour sa politique africaine et son rôle joué dans la défense de la cause du continent. Dans ce sillage, l’intérêt porté à la promotion du partenariat AfriqueEurope est d’autant plus soutenu que l’Algérie est à l’avant-garde de la revendication de plus

d’équité dans les rapports internationaux et du droit au développement pour endiguer tous les phénomènes qui favorisent l’instabilité et menacent la sécurité. L’Algérie est, faut-il le souligner, à l’origine de plusieurs initiatives sur des thèmes d’importance liés aux changements climatiques, à l’émigration clandestine, aux réformes des institutions internationales et à la lutte contre le terrorisme. Autant de sujets sur lesquels l’Afrique parle aujourd’hui de la même voix. Chef de file, en matière des mécanismes de concertation, notamment en ce qui concerne la paix et la sécurité, l’Algérie plaide pour une approche ciblant comme objectif du partenariat entre les deux continents, une contribution effective des pays de l’Union européenne dans l’accompagnement de l’Afrique dans son développement. Aussi l’Algérie soutient-elle que seul le développement est à même de permettre d’endiguer le phénomène de l’émigration clandestine. Ce troisième sommet sur lequel se fondent beaucoup d’espoir pour la promotion du parte-

nariat entre les deux continents et la réalisation du développement de l’Afrique en quête de stabilisation tiendra-t-il toutes ses promesses ? Toujours est-il que cette troisième édition du sommet revêt une importance particulière dans cette conjoncture marquée par les effets de la crise financière et économique mondiale et la persistance du phénomène terroriste ainsi que l’envergure que prend la problématique de l’émigration clandestine et la propagation des épidémies dans plusieurs régions du monde. Si le thème générique sur lequel planche la rencontre semble véhiculer de l’ambition, il n’en demeure pas moins que la dynamique que l’on veut imprimer au partenariat entre les deux continents est quelque peu contrariée par la récurrente problématique du financement. A l’exception du segment paix et sécurité, les pays africains ne se leurrent plus quant à la lisibilité des sommes avancées beaucoup plus pour les dividendes engrangés par les pays de l’Union européenne, à l’ombre des effets d’annonce, sans pour

autant qu’ils ne tiennent leurs engagements, entreprise, d’ailleurs difficiles à vérifier. Pour rester dans la problématique du financement, 50 milliards de dollars, c’est la somme allouée dans le cadre du plan triennal qui sera adopté, mais l’on sait d’ores et déjà que le segment « changements climatiques » se taille la part du lion de cette enveloppe pour concrétiser les engagements tenus lors du sommet de Copenhague. Ces dernières années, les analystes ont constaté les efforts consentis par l’Afrique, en témoignent la croissance allant crescendo et le processus de démocratisation progressif dans nombre de pays du continent. L’Algérie, dont l’expérience est érigée en modèle, milite pour la consolidation des processus électoraux. Les travaux du sommet devront déboucher sur l’adoption d’un plan d’action pour les huit partenariats à l’ordre du jour des débats. Aussi une déclaration sur les changements climatiques sanctionnera les travaux. S. L.

Le droit au développement, axe prioritaire

L

e sommet de Tripoli est une excellente opportunité pour les pays africains et européens de faire le point de leurs relations de coopération, à un moment où la crise économique mondiale frappe de plein fouet les économies du Vieux continent, en menaçant jusqu’à l’existence de l’euro. Cette crise, hélas, a eu des répercussions néfastes sur l’équilibre des économies dans le continent africain dont la majorité des pays font de la croissance au prix d’un effort de développement exceptionnel. Le Président Bouteflika qui prend part à cet important rendez-vous devrait signifier aux partenaires européens que ce n’est pas aux pays africains de payer la facture d’une crise financière internationale dont ils ne sont aucunement responsables. Cet argument il l’a soutenu lors des précédents sommets UE-Afrique depuis le premier du genre qui s’était tenu au Caire, puis au niveau du G8 dont il a été régulièrement l´invité en tant que membre actif du NEPAD, l’institution qui a été créée au lendemain de l’historique sommet de l’ex-OUA, en juillet 1999 à Alger. Le droit au développement des économies africaines est devenu un axe prioritaire de la politique extérieure de l´Algérie telle que le Président l´a mise en œuvre depuis le début de son premier mandat en 1999. La bataille diplomatique a commen-

cé par la remise en question de la dette externe des pays africains qui dépasse les 300 milliards de dollars. Grâce à l’action menée par Abdelaziz Bouteflika et ses pairs dans le cadre du Nepad auprès des pays les plus riches du monde, aux Nations unies, dans les forums économiques et sociaux et avec l´Union européenne, les Objectifs du Millénaire – l’éradication de la faim dans le monde à l’horizon 2014 – sont devenus une réalité. Des engagements ont été pris par les Occidentaux en général et les Européens en particulier, qui n’ont pas été respectés ou l’ont été partiellement. Beaucoup de pays de l’UE évoquent, aujourd’hui, les effets de la crise financière internationale pour ne pas honorer les engagements pris de porter leur aide au développement à 0,7% de leur PIB. L’argument que les Chefs d’Etat africains vont avancer portera sur la mise en place d´un nouveau cadre plus juste des relations économiques et commerciales qui doit profiter au soutien de la croissance durable en Afrique. L’Algérie défendra à Tripoli ce qu´elle a, toujours, plaidé pour elle-même : une véritable politique de partenariat avec l’Union européenne qui contribuera au soutien de la croissance durable en Afrique par la consolidation et le renforcement de l’aide au développement des secteurs clés qui créent de l´emploi,

comme l’agriculture, l’hydraulique et une politique saine d’environnement. Concrètement, comme dirait le Président Bouteflika, il faudrait que les pays développés cessent de percevoir l’Afrique comme un débouché pour l´écoulement des produits étrangers et où les matières premières sont bradées, mais des économies émergentes aptes à jouer un rôle régulateur dans les relations économiques internationales. Voilà un principe de base de la politique étrangère de l’Algérie que le Président Bouteflika a fait valoir encore une fois à Tripoli avec le soutien de ses frères africains. De la prise en considération par les Européens de ce principe cardinal, le sommet de Tripoli pourrait représenter un tournant dans les relations entre l’Europe et l’Afrique. Les relations entre les deux continents pourraient alors connaître une impulsion nouvelle et ouvrir la voie à une véritable ère de partenariat équitable, au bénéfice des deux continents et, à plus grande échelle, de la mise en œuvre d´un système économique et commercial plus juste et plus préformant, ouvrant la voie à croissance durable en Afrique. C’est l’objectif fondamental de la politique extérieure de l’Algérie sous la conduite du Président Bouteflika. B. H.

Pour des relations équilibrées et profitables à tous

L

e dialogue et la concertation constituent une passerelle importante dans les relations Afrique-Union européenne, tendance maintenue à aujourd’hui en dépit de conjonctures difficiles. En raison même de la densité des échanges, de la complexité des enjeux, le lien Afrique-Europe n’a jamais été facile. L’Afrique constitue un inépuisable réservoir de ressources naturelles. A cela, s’est joint depuis les années d’ouverture politique et économique une organisation des économies des pays propice à des partenariats servis par d’exceptionnelles ressources humaines. Les procédures n’ont malheureusement pas toujours suivies pour assurer la transparence dans les transactions et la bureaucratie demeure pesante. De son côté, la donne sécuritaire continue à peser de tout son poids, bien que des évolutions positives soient perçues aujourd’hui notamment en matière de stabilité politique et de conflits interethniques présentement en voie de résorption. L’Afrique, après cela, a toujours eu en face d’elle, un continent européen, comme principal partenaire politique et économique et

avec lequel sont entretenues, l’essentiel des relations de tous ordres. Ces relations présentent de profonds déséquilibres, qui tiennent compte pour partie de l’envergure sur le plan international des deux entités géo-politiques. L’Afrique voudrait pouvoir écouler ses produits, et pouvoir recevoir des investissements extérieurs pour doper la croissance des économies de la région. D’importantes concessions sont faites dans cette direction sans pouvoir décider le partenaire européen de jouer franchement le jeu. Il y a des intérêts de part et d’autre qui s’entrechoquent provoquant des résistances quand ce n’est pas des arrièrespensées politiques de la part du partenaire européen. Le dialogue et la concertation sont alors des leviers irremplaçables pour atténuer les tensions, ajuster les politiques et les stratégies. Il y a un flux non négligeable , dans les deux directions et dans les deux sens, pour animer les relations politiques comme celles liées aux affaires. Les sommets quand ils ont lieu, sont l’occasion d’inventaires et de projections sur l’avenir assurant la régulation des

échanges et permettant de maintenir intact l’esprit qui préside à la coopération et aux échanges, qui se veut découlant de la réalité du terrain. L’Algérie se présente comme un membre actif dans le cadre global de ces échanges, avec la particularité d’œuvrer à assurer ou à favoriser, des relations plus équilibrées entre les deux entités géopolitiques et soucieuses des intérêts des uns et des autres. L’Algérie a toujours milité également pour une cohésion des positions des pays du continent et pour une solidarité de groupe. Elle met en relief la nécessité pour les deux continents de se mobiliser autour de stratégies, de démarches et d’actions, à même de permettre aux deux ensembles de tirer profit des champs de partenariat qui rythment la coopération Afrique-Union européenne. Les multiples défis du développement dans les domaines de l’énergie et des mines, de la santé, des infrastructures, des ressources en eau, des transports, du commerce, de l’agriculture et de l’industrie mais aussi de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la pauvreté, de la stabilité,

également feront très certainement l’objet d’attentions particulières lors de ce 3e sommet qui a désigné Tripoli pour l’abriter. Il importe que soit pris en considération l’apport que peut apporter l’Afrique à la solution des problèmes qui affectent les économies des deux ensembles, et la participation des pays du continent à la prise de décisions. Le 3e Sommet se déroule bien sûr dans un contexte mondial marqué par les effets de la crise financière et qui pose avec insistance le problème de la régulation de l’économie mondiale. Cette crise vient rappeler la nécessité d’une participation effective et équitable des deux ensembles régionaux que constituent l’Afrique et l’Europe, non seulement aux mesures destinées à surmonter les difficultés actuelles mais également à la redéfinition même de l’architecture économique et commerciale internationale. A Tripoli, les dirigeants africains devraient rappeler l’urgence d’une véritable prise de conscience de tous, à ce sujet. Tahar Mohamed Al Anouar

Lundi 29 Novembre 2010

4

Nation

EL MOUDJAHID

La loi de finances 2011
Le texte de loi de finances (LF) pour 2011 a été présenté hier au Conseil de la nation, lors d'une séance plénière présidée par M. Abdelkader Bensalah, président du Conseil. Présenté par le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, en présence de membres du gouvernement, le texte qui consacre la deuxième année d'exécution du Programme quinquennal d'investissements publics (2010-2014), a maintenu la plupart des agrégats macroéconomiques contenus dans la loi de finances complémentaire (LFC) pour 2010. Il contient plusieurs mesures visant essentiellement l'encouragement de l'investissement à travers l'introduction d'exonérations et d'abattements fiscaux au profit de différentes branches de l'économie nationale. Le texte a été adopté il y a deux semaines par l'Assemblée populaire nationale (APN), la première chambre du Parlement.

30 interventions
L
e Conseil de la nation a repris, hier après-midi, ses travaux lors d’une séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah, président, consacrée à la présentation et au débat général du projet de la loi de finances 2011. Les travaux se sont déroulés en présence des ministres des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, de la Communication, Nasser Mehal, de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, des Travaux publics, Amar Ghoul, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Nourredine Moussa ainsi que de la ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Nouara Djaâfar. Dans son exposé des motifs du projet de la loi des finances pour 2011, le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, a indiqué que le texte de loi consacre la deuxième année d'exécution du programme quinquennal des invesPh. : Nacera tissements publics pour 2010-2014, gardant en partie les fondamentaux macroéconomiques contenus dans D’autres dispositions ont été intro- mique et au développement de travaux. Les sénateurs qui ont mis la loi de finances complémentaire duites de façon à compléter l’arse- l’agriculture et des segments de la l’accent sur la nécessité de pourpour l’exercice 2010. nal juridique de lutte contre la frau- pêche et des dérivés de l’industrie suivre les réformes engagées ont La loi de finances pour l’exerci- de et de renforcement des procé- agroalimentaire. D’autres sénateurs interpellé le gouvernement à pourse sont confinés à des questions suivre ses efforts au niveau des colce de 2011 poursuit de fait l’exécu- dures de recouvrement des impôts. tion de celle de 2010 dans son chaLe texte qui a été adopté récem- locales s’interrogeant sur tous ces lectivités locales afin quelles soient pitre relatif aux investissements ment à l’Assemblée populaire projets réalisés avec des investisse- plus efficace dans leur contribution publics jusqu’en 2014 et exprime la nationale, table sur une croissance ments coûteux et qui sont soient à à la relance de la croissance et le volonté de l’Etat de mettre en économique globale de 4%, et de l’arrêt, souvent par négligence, et bien-être des citoyens ; à améliorer œuvre les projets contenu dans le 6% hydrocarbures, alors que le PIB du manque de suivi et de moyens de le système éducatif dans ses aspects qualitatif pour la formation de base plan national de développement reste tiré principalement par les contrôle. aux différents métiers ; à économique et social. Sur le plan activités du secteur du BTP avec mieux agir au niveau des législatif, le texte s’ouvre sur nation insistent services des postes et des une série de dispositions Conseil de la juridiques et règlementaires Les membres du on des dépenses publiques technologies de télécommunications considérant leur visant essentiellement l'ensur la rationalisati apport au progrès et à la maîtrise du couragement de l'investisse+7,4% Le chômage des jeunes, le savoir pour un meilleur transfert des ment productif et rentable et ce, à travers l'introduction d'exoné- et des services avec +6,4%, quant manque de lait frais, les infrastruc- nouvelles techniques. Les nouvelles rations et d'abattements fiscaux au au secteur agriculture, il se situe à tures de santé, le transport et les dispositions législatives, qu’ils profit de différentes branches de 3,4%, au moment où le secteur conditions de soin et de traitement considèrent attractives pour les actidans les régions du Sud algérien ont vités économiques ainsi que la part l'économie nationale, citant la filiè- industrie évoluera à 5,3%. Quant au débat général, qui se permis au sénateur de Tamanrasset des investissements publics ou re lait et ses dérivés, les activités économiques orientées vers l’ex- poursuivra aujourd’hui et dans d’interpeller les autorités concer- étrangers dans l’économie nationaportation ou encore, un abattement l’après-midi avec les communica- nées à agir en vue de prendre en le, ont été un autre chapitre évoqué des taxes allant jusqu’à 30% tions au nom des quatre groupes charge les doléances des populaires avec insistance considérant que ces concernant le réinvestissement des parlementaires, les membres parle- de ces régions de Algérie profonde. secteurs sont le véritable levier du revenus soumis à IRG ou encore mentaires se sont succédé dans la D’autres députés se sont attardés développement durable et créateur l’exonération des droits de douanes prise de parole sur des sujets en rap- sur les politiques sectoriels insistant de richesse et d’emploi. Les travaux reprendront ce et l’application du taux réduit de port avec les jeunes et la nécessité sur le besoin de respecter les délais 7% de TVA au titre des importa- de promouvoir les investissements de réalisation des projets inscrits, matin, consacrés à la poursuite de tions d’aliments d’élevage, aquaco- générant des opportunités de travail de mieux planifier les actions pour l’examen de la loi de finances 2011. le, sans oublier d’autres mesures tout en saluant les mesures d’en- éviter les réévaluations qui devienHouria Akram d’ordre fiscal d’encouragement. couragement à l’activité écono- nent souvent excessives en fin de

De nouveaux abattements fiscaux pour relancer l'économie productive

L

e texte de la loi de finances (LF 2011), présenté hier, au Conseil de la nation, propose plusieurs mesures visant essentiellement l'encouragement de l'investissement à travers l'introduction d'exonérations et d'abattements fiscaux au profit de différentes branches de l'économie nationale. Le texte veut ainsi exonérer de l'IRG (Impôt sur le revenu global) et de l'IBS (Impôt sur le bénéfice des sociétés) les activités portant sur le lait cru dans la perspective de renforcer cette filière. Il propose également l'exonération de l'IBS des opérations génératrices de devises, tant pour les activités d'exportation que pour celles réalisées localement, de même que la suppression de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) pour les opérations d'acquisition de

navires par les compagnies de navigation maritime. Les chantiers de construction navale bénéficieront, dans le cadre de la LF 2011, d'une réduction de la TVA à 7%, un même taux qui sera appliqué aux importations d'aliments d'élevage aquacole qui profitent parallèlement d'une exonération des droits de douanes. Le texte définit, par ailleurs, les conditions d'application d'un abattement de 30% en cas de réinvestissement des revenus soumis à l'IRG. Les procédures fiscales seront à leur tour simplifiées à travers l'élargissement du délai du dépôt des déclarations annuelles au 30 avril de chaque année civile, à l'ensemble des impôts et taxes et états annexes, quel que soit le régime fiscal appliqué. Dans le même contexte, la période de versement des

acomptes IRG et IBS sera alignée sur celle du dépôt de la déclaration du chiffre d'affaires, alors que la motivation par les services fiscaux des décisions contentieuses sera "obligatoire". Le texte précise aussi les modalités du contentieux du recouvrement tels le cadre conceptuel, le délai de saisine et le délai de réponse et institut en outre le régime de l'autoliquidation en matière de la TVA, qui permet le versement de cette taxe au Trésor public par le client lui même lorsque le redevable légal est établi à l'étranger. Au titre de la lutte contre la fraude fiscale, le texte de la LF 2011 exige le "paiement immédiat" des régularisations établies à l'encontre des contribuables non installés en Algérie bénéficiant de sursis légal de paiement et dont les

contrats arrivent à expiration. Le texte consacre également "l'obligation de transmission", par les sociétés et compagnies d'assurance ou de réassurance ou d'autres intervenants, d'un état des polices d'assurance contractées par les personnes physiques, morales et les entités administratives au profit de leur véhicules ou patrimoine immobilier. Il introduit d'autre part une procédure d'orientation de la vérification des déclarations en douane par la sélection des contrôles douaniers à effectuer. Dans une approche de protection de l'environnement, le texte introduit une exonération de la vignette automobile des véhicules équipés en GPL/C. Il propose enfin l'autorisation à l'Office National des Statistiques d'accéder aux bases de données du Centre national du registre de com-

merce (CNRC). Cette démarche s'inscrit, selon la note du ministère, dans le cadre du renforcement du système d'information économique algérien. Lors de son adoption à l'APN, les députés ont introduit de nouvelles dispositions en faveur des couches sociales les plus démunies, notamment une réduction du prix du gaz au profit des populations des hauts plateaux, ainsi que la création d'un Fonds de lutte contre cancer. Le texte a rétabli, par ailleurs, l'avantage fiscal accordé aux veuves de chahid et ayant droits dans le cadre de l'importation des véhicules touristiques neufs. Une mesure qui touche également les enfants de chouhada mais avec une exonération des droits et taxes à hauteur de 60%.

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Nation

5

devant le Conseil de la nation

inscrites au débat général
Maintien de la plupart des agrégats de la LFC 2010
L
e texte de loi de finances (LF) pour 2011, qui consacre la deuxième année d'exécution du Programme quinquennal d'investissements publics (20102014), maintient la plupart des agrégats macroéconomiques contenus dans la loi de finances complémentaire (LFC) pour 2010. Ce texte, présenté hier, au Conseil de la nation, s'est ainsi basé sur un prix de référence fiscal du baril de pétrole à 37 dollars (usd), et prévoit une croissance économique à 4% et celle hors hydrocarbures à 6% et une inflation à 3,5%. Ces chiffres ont constitué le cadrage de la LFC 2010. Le taux de change est en revanche fixé à 74 DA pour un dollar, contre 73 DA dans la LFC 2010. Le nouveau texte prévoit toutefois une légère progression des importations, y compris celles sans paiement, qui passent à 37,6 milliards usd en 2011 contre 36,8 mds usd dans la LFC 2010, selon une note de présentation élaborée par le ministère des Finances. Les exportations des hydrocarbures, calculées sur la base d'un prix de brut projeté à 60 usd en 2011, devront cependant baisser de 4,5% par rapport à la LFC 2010 pour se situer à 42,2 mds usd. La balance commerciale prévisionnelle pour 2011 est ainsi excédentaire de 6,8 mds usd. Le différentiel entre les produits de la fiscalité pétrolière budgétisés, établis sur la base de 37 usd/baril, et ceux de la fiscalité pétrolière recouvrés, sur la base de 60 usd, s'établira aux alentours de 780 mds DA. Cette somme alimentera le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) qui financera, à son tour, une partie du déficit budgétaire. Ce dernier, qui s'élèvera à 3.355 mds DA en 2011 soit 28% du PIB, résulte d'une ressource publique de 2.992 mds DA (+2% par rapport à la LFC 2010) et d'une dépense globale de 6.618 mds Da (+2,3%), répartie en 3.434 mds DA au titre du fonctionnement et 3.184 mds DA au titre de l'équipement. La stabilisation constatée du budget de fonctionnement par rapport à celui fixé par la LFC 2010 est due, selon la même source, au repli en 2011 des dépenses liées à la mise en place des régimes indemnitaires et des statuts particuliers. Ce budget représente tout de même 29% du PIB contre 31% en 2010.

Ph. : Nacera Les transferts sociaux atteindront plus de 1.200 milliards DA en 2011, soit 18% du budget général de l'Etat et plus de 10% du PIB du pays. Le budget d'équipement, quant à lui, progresse de 161 mds DA par rapport à la LFC 2010, une hausse imputable à une augmentation de 312,3 mds DA des investissements, d'une part, et une régression de 151 mds DA des crédits alloués aux opérations en capital. La baisse de ces crédits, explique encore le document, est due à l'absence, en 2011, d'un programme complémentaire au profit des wilayas ainsi qu'à la non dotation du Fonds national d'investissement dont le capital a été totalement libéré durant les années 2009 et 2010.

Répartition du budget de fonctionnement 2011 par département ministériel
Le texte de la loi de finances 2011, présenté hier, au Conseil de la nation, prévoit un budget de fonctionnement d'un montant de 3.434 milliards de dinars. Voici la répartition par département ministériel des crédits ouverts au titre de ce budget, en dinars algériens. - Présidence de la République 8.329.601.000 - Services du Premier ministre 1.774.314.000 - Défense nationale 516.638.000.000 - Intérieur et Collec/locales 419.486.622.000 - Affaires étrangères 28.363.652.000 - Justice 49.815.764.000 - Finances 58.371.770.000 - Energie et Mines 30.416.135.000 - Ressources en eau 11.111.443.000 - Prospective et statistiques 939.109.000 - Indus/PME/prom/invest 4.135.439.000 - Commerce 12.361.594.000 - Affaires relig/Wakfs 16.096.937.000 - Moudjahidine 169.614.694.000 - Aménagement du ter/Env 3.266.759.000 - Transports 28.874.103.000 - Education nationale 569.317.554.000 - Agriculture et Dev/rural 115.907.074.000 - Travaux publics 6.912.595.000 - Santé et Réformes/hospi 227.859.541.000 - Culture 22.913.218.000 - Communication 7.120.012.000 - Tourisme et Artisanat 3.992.419.000 - Enseignement sup./Re/Sci 212.830.565.000 - Postes et TIC 2.899.636.000 - Relations avec le Parlement 241.660.000 - Formation et Ens/Prof 38.328.953.000 - Habitat et Urbanisme 13.181.921.000 - Travail, Em/Séc/Sociale 76.058.041.000 - Solidarité nat/Famille 109.466.698.000 - Pêche et Ressources halieutiques 1.811.565.000 - Jeunesse et sport 28.280.209.000 - Sous total 2.796.717.597.000 - Charges communes 637.589.037.000 - Total général 3.434.306.634.000

Les recettes prévues par le Budget de l'Etat pour l'exercice 2011
Le texte de la loi de finances 2011, présenté hier, au Conseil de la nation, prévoit des recettes budgétaires de 2.992.400.000 DA qui se répartissent comme suit : 1- Recettes budgétaires Montant (en milliers DA) - Ressources ordinaires: - Recettes fiscales 1.324.500.000 - Recettes ordinaires 38.000.000 - Autres recettes 157.500.000 - Total des ressources ordinaires 1.520.000.000 2- Fiscalité pétrolière 1.472.400.000 Total général des recettes 2.992.400.000.

La loi de finances 2011 par les chiffres
Voici quelques chiffres contenus dans le texte de la loi de finances (LF) pour 2011, présenté hier au Conseil de la nation. - Prix de référence fiscale du baril de pétrole à 37 dollars (usd). - Taux de change fixé à 74 DA pour un dollar - Croissance économique à 4% - Croissance hors hydrocarbures à 6% - Inflation à 3,5%. - Des importations à 37,6 milliards (mds) usd (y compris les importations sans paiement) - Des exportations à 42,2 mds usd (sur la base d'un prix international du baril à 60 usd). - Balance commerciale excédentaire de 6,8 mds usd. - Ressources du Fonds de régulation des recettes atteindront 780 mds DA - Ressources publiques de 2.992 mds DA - Dépenses globales de 6.618 mds DA dont 3.434 mds DA au titre du fonctionnement et 3.184 mds DA au titre de l'équipement. - Déficit budgétaire à 3.355 mds DA, soit 28% du PIB. - Accroissement des effectifs des fonctionnaires de près de 50.000 postes - Transferts sociaux à plus de 1.200 milliards DA, soit 18% du budget de l'Etat et plus de 10% du PIB.

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Nation
Il sera organisé par le FLN début 2011
Tramway d'Oran

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Réception de la première rame en février
La première rame du tramway d'Oran sera réceptionnée en février prochain, les trois autres un mois plus tard, a annoncé hier, le responsable adjoint du projet "Tramnour". M. Jean jJacques Rojean a indiqué à l'APS, à l'occasion de l'ouverture d'un espace de communication du Tramway d'Oran, que les travaux de ce projet de transport urbain sont presque achevés sur une plateforme de 14 kilomètres sur un total de 18,5 km. Les travaux au centre-ville d'Oran, dont le tracé comprend le Boulevard Maata Mohamed El Habib, l'avenue Mohamed boudiaf et la rue Emir Abdelkader, seront entamés prochainement avec tout ce que cela suppose comme contraintes et désagréments pour les citoyens, a-t-il ajouté. L'objectif de cet espace de communication du Tramway d'Oran, installé à la place du 1er Novembre, est d'informer et de sensibiliser les citoyens sur l'intérêt de ce projet et sa mise en œuvre, a expliqué la chargée de communication de la direction régionale de l'entreprise du Métro d'Alger (EMA). Ce lieu d'accueil des visiteurs sur un espace de 27 mètres carrés est aménagé en kiosque. Le public a droit à une information complète et accessible à toutes les couches sociales dont les écoliers, les lycéens, les étudiants et autres, a souligné la même source. Les informations portent sur les capacités offertes par ce moyen de transport urbain, ainsi que d'autres statistiques portant sur le nombre de rames (32), le nombre de stations (32), les pôles d'échange (4), les parcs relais (2) et le nombre de correspondances. Le tramway d'Oran transportera jusqu'à 270.000 passagers par jour, soit 80 millions par an. Selon le directeur régional de l'Entreprise du métro d'Alger (EMA), cet espace a été conçu de telle sorte à ce que les informations transcrites dans les deux langues (arabe et française) puissent répondre aux interrogations des visiteurs. A côté du kiosque, un prototype d'une rame de taille réelle à celle du tramway d'Oran a été installé pour permettre aux visiteurs d'avoir une idée sur ce mode de transport urbain.

● 500 experts financiers, universitaires, fiscalités et banquiers participeront au forum.
Le parti du FLN, par le biais de son centre d’études, d’analyse et de prospective, se prépare à organiser au cours du premier trimestre 2011 un forum sur le thème “ Réformes, bancaire et fiscale, clés de voûte de l’économie sociale de marché ”. Il verra la participation de 500 experts financiers, universitaires, fiscalistes et banquiers. Les enjeux liés à ce dossier d’une brûlante actualité ont été mis en exergue, samedi dernier, par le secrétaire général du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem, qui a présidé la réunion qui s’est tenue au siège du parti à Hydra en présence de M. Boudjemaâ Haïchour, membre du comité central, responsable du CEAP. “Le forum qui aura à se pencher sur la réforme bancaire et fiscale est d’une grande importance au regard des réformes mises en œuvre par le pays. Les analyses et réflexions qui seront développées à l’occasion de cette rencontre constitueront une contribution à la solution des problèmes auxquels est confrontée l’économie nationale”, a souligné M. Belkhadem. L’orateur évoquera la crise financière internationale qui a mis en difficulté de nombreux pays (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande...). Si la crise n’a pas touché directement l’Algérie l’a touchée indirectement puisque la crise a induit une baisse de la demande d’hydrocarbures conséquence de la récession, ce qui a entraîné une baisse de nos revenus. M. Belkhadem notera que les choix judicieux opérés par notre pays, notamment le remboursement anticipé de la dette, le non-recours aux fonds souverains ont été salutaires. La nécessité d’introduire des réformes radicales dans nos institutions financières s’est imposée au vu des insuffisances constatées. En initiant ce forum sur les réformes bancaire et fiscale, le Centre d’études d’analyse et de prospective (CEAP) du FLN veut apporter une contribution pour aller de l’avant en comptant sur les capacités nationales, souligne M. Belkhadem. L’objectif est de faire évoluer l’Algérie d’un pays en développement à un pays émergent, mais aussi de mettre en œuvre avec succès le programme du Président de la République. Il convient de remarquer que les réformes ne suffisent pas, les mentalités doivent également évoluer, souligne le premier responsable du FLN qui suggérera la mise en place urgente d’un groupe de travail qui se penchera sur la fiscalité locale, vu que l’amendement des codes des APC et des APW doit s’accompagner de l’octroi de moyens aux collectivités locales. Il y a lieu de noter que l’avant-projet de document a été présenté lors de cette réunion où il est précisé la mise en place de 6 ateliers de travail qui auront à approfondir la réflexion sur les thèmes suivants : Réforme du sytème bancaire algérien au regard de l’évolution du monde de la finance et de la

Forum sur le thème “ Réformes, bancaire et fiscale, clés de voûte de l’économie sociale de marché ”

Ph. Nacera I.

monnaie et les nécessaires adaptations face à la mondialisation ; système de réglementation prudentielle au niveau des fonds propres des banques privées dans le cadre de la loi sur la monnaie et le crédit ; relation banque-entreprise dans une perspective d’économie de marché source d’intermédiation entre l’épargne et l’investissement ; stratégie de régulation dans la politique monétaire et financière dans la reconstruction de l’édifice bancaire

; les grandes options de la réforme fiscale dans des mutations systématiques de l’économie de marché ; l’évasion et la fraude fiscales sontelles des pathologies propres à créer l’hémorragie financière dans l’accumulation de la richesse de la nation ? Il est précisé que la participation au forum est ouverte à tous, toute contribution étant la bienvenue, soulignent les organisateurs. M. Brahim

Tizi-Ouzou : Clôture de l’opération de restructuration des kasmas

Le pari réussi du FLN
Contrairement à certaines Mouhafadhas du pays où l’opération de renouvellement des instances locales, les kasmas en l’occurrence, a suscité des mouvements de contestation, celle de Tizi-Ouzou n’a connu aucune contestation durant cette opération qui a pris fin dans la soirée de samedi dernier avec l’élection du bureau de Kasma de la commune du chef -lieu de wilaya de Tizi-Ouzou. En effet, l’opération de renouvellement des bureaux des 67 kasmas de Tizi-Ouzou n’a suscité aucun mouvement de contestation publique, du moins au niveau de 66 kasmas, puisque l’élection du bureau de kasma du chef-lieu de wilaya se serait entachée de certaines irrégularités, selon les dires de certains candidats malheureux au bureau de cette kasma. En effet, ces derniers s’apprêtent à remettre au secrétaire général du FLN un recours dans lequel ces irrégularités sont énumérées, notamment l’utilisation du faux et usage de faux sur une trentaine de cartes de militants acquis à certains candidats. Hormis cette fausse note, les élections au niveau des autres kasmas se sont déroulées dans une atmosphère sereine et l’esprit démocratique a prévalu tout au long de la période qu’a prise cette opération de restructuration dès lors que les détracteurs du plus vieux parti algérien et de son Mouhafadh local avaient beaucoup investi sur l’échec de cette opération ce qui aurait apporté plus d’eau au moulin des opposants de l’actuelle direction du parti. Rien de tout cela ne s’est produit, à la déception des détracteurs de l’actuel Mouhafadh de TiziOuzou qui est au contraire sort grandi de cette opération de restructuration des instances locales de son parti dans une région où la moindre atteinte aux directives des instances nationales du parti est vite dénoncée par la base militante. La clôture sans incident de l’opération de renouvellement des bureaux de kasma du FLN à Tizi-Ouzou n’est là qu’une preuve que les militants de base ne prêtent plus attention, voire ne croient plus, en ceux qui ne veulent pas que l’entreprise de casse contre le plus vieux parti cesse. Bel. Adrar

Quinze écoles ont adopté le chauffe-eau solaire en 2009

Une maîtrise de l’énergie
Le Programme National de Maîtrise de l’énergie, chapeauté par l’Agence pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie 2010/2014 passe de la généralisation de la lampe à base consommation d’énergie au chauffe-eau solaire dans les écoles. En effet, la promotion du chauffe-eau solaire individuel et collectif et la mise en œuvre de programmes encourageant leur acquisition et leur diffusion sont des options fortes inscrites dans le PNME pour ce quinquennat auxquels l’agence donne corps à travers un projet spécifique dénommé ALSOL qui prévoit la diffusion de 400 chauffe-eau solaires dans le secteur des ménages et le petit tertiaire, pour la première tranche. En fait si durant l’année 2009, l’accent a été mis sur la communication et la sensibilisation dans le cadre de ce programme, une première opération est lancée au cours de l’année scolaire 2009/2010, au niveau de douze écoles de l’Algérois qui ont reçu des appareils d’une capacité de 200 litres pour la production de l’eau chaude. En 2008/2009 déjà, une campagne est menée à travers quinze établissements scolaires, répartis sur douze wilayas du pays. Il faut dire que par le biais de ces opérations, l’APRUE participe à l’éducation et la sensibilisation des enfants et de leurs parents à la préservation des ressources naturelles, la protection de l’environnement et du cadre de vie, de manière générale. Elle contribue aussi, à la création d’un marché durable solaire thermique en Algérie. Il y a lieu de souligner également qu’en 2009, l’APRUE a signé une convention avec 11 OPGI et la BDL pour le lancement d’un crédit bonifié pour financer la réhabilitation thermique des bâtiments et offrir des aides financières avantageuses aux particuliers qui voudraient améliorer l’efficacité énergétique de leur logement. Samia D.

Banque mondiale

Les rapports de la BM sur le climat des affaires des pays critiqués par un organisme indépendant
Le Groupe indépendant d’évaluation (IEG), une structure indépendante au sein du groupe de la Banque mondiale, a émis un grand nombre de critiques quant aux méthodes et critères utilisés par la Banque mondiale dans l'élaboration de ses rapports annuels sur le climat des affaires dans les pays et leur classement à travers le monde. Dans son évaluation qu'il a adressée à cette institution financière internationale, ''IEG'' souligne tout d'abord que l’équipe de la BM chargée d'élaborer le rapport sur le climat des affaires, appelé ''Doing business'', a mis en place un dispositif de collecte de données standard auprès de juristes et d’autres sources d’information dans plus de 170 pays pour la réalisation de ces rapports. Néanmoins, affirmet-il, ''le nombre d’informateurs sur chaque sujet et pays reste limité, et il est donc difficile de mesurer le niveau de fiabilité des classements des pays'' tels que présentés par la BM. Sur ce point, il a exhorté l’équipe de Doing Business de ''multiplier et de diversifier les sources d’information, de communiquer le nombre d’informateurs et d’être plus transparente sur les changements apportés aux données publiées''. Il note que ''le rapport Doing Business utilise des données fournies gratuitement par des informateurs experts dans chaque pays. Ce mode de collecte peut produire des données fiables, à condition d’éliminer trois points de vulnérabilité.'' A ce sujet, il soutient que ''bien qu’une grande quantité d’informations soit communiquée sur les données et les méthodes utilisées pour l’analyse Doing Business, il n’y a pas encore de transparence totale sur le nombre et les types d’informateurs pour chaque indicateur, sur les correctifs apportés par l’équipe de Doing Business aux données reçues, et sur les changements introduits par rapport aux précédentes données publiées et leurs effets sur les classements : Le rapport Doing Business doit bien expliquer aux utilisateurs les possibilités d’erreurs''. Aussi, poursuit-il, ''les données sont obtenues auprès d’un petit nombre d’informateurs, et même seulement une ou deux entreprises par pays pour certains éléments de données. Le cas de l’indicateur Paiement des taxes et impôts est particulièrement préoccupant puisque l’analyse Doing Business repose entièrement sur une entreprise qui fournit à la fois la méthodologie et les données pour 142 pays''. Dans ce sens, il recommande qu'il convienne d’augmenter le nombre et la diversité des sources d’information. Le troisième point de vulnérabilité, ajoute-t-il, est que l’analyse de la BM ''attache beaucoup d’importance aux classements des pays, alors que ces classements présentent plusieurs points faibles''. ''La plupart des indicateurs partant du principe que moins on réglemente, mieux c’est, il est difficile de dire si les pays les mieux notés sont ceux qui ont une réglementation bien conçue et efficace, ou ceux dont la réglementation est trop rudimentaire''. Pour améliorer la crédibilité et la qualité des classements, cet organisme recommande que l’équipe de ''Doing Business'' de la BM devrait adopter une approche stratégique pour sélectionner et élargir les sources d’information, (...), améliorer la transparence sur les sources d’information, communiquer en temps réel toutes les corrections et modifications apportées aux données et expliquer leur effet sur les classements des pays.

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Coopération
Dans un entretien à l’APS, M. Youcef Yousfi

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“L’Algérie va intensifier l’exploration pour garantir sa sécurité énergétique à très long terme”

L’

Algérie va intensifier l’effort d’exploration pour accroître ses réserves d’hydrocarbures, assurer des revenus suffisants pour le développement et "garantir la sécurité énergétique du pays à très long terme", a affirmé hier le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi. "La mission permanente de notre secteur est de garantir la sécurité énergétique du pays à très long terme et assurer des revenus suffisants pour son développement", a-t-il souligné dans un entretien à l’APS. "Notre démarche s’inscrit donc dans cette double exigence", a-t-il dit. Il a expliqué qu’un certain nombre d’actions seront prises pour améliorer la sécurité énergétique de l’Algérie, avec l’intégration des énergies renouvelables dans cette stratégie : "intensifier l’effort d’exploration pour accroître nos réserves d’hydrocarbures, introduire et développer les énergies renouvelables, la disponibilité à long terme des hydrocarbures et la nécessité de diversifier nos sources de production d’électricité". "Le renchérissement du prix du pétrole et les obligations de préservation de l’environnement" participent également, selon le ministre, de cette stratégie de développement et de diversification des sources d’énergie. Les mesures qui seront prises pour intensifier l’effort d’exploration s’articulent, selon M. Yousfi, autour du "renforcement des moyens humains et matériels de Sonatrach", l’augmentation "des capacités nationales en matière de services pétroliers et parapétroliers", ainsi qu"'un partenariat basé sur une vision à long terme en multipliant les appels d’offres, tout en étant attentifs à l’évolution des conditions à réunir et en mesure d’attirer les investisseurs potentiels". L'Algérie recèle des potentialités "très

importantes en hydrocarbures et c’est notre tâche de les mettre au jour", a-t-il souligné, avant de préciser que dans le domaine minier, il s’agit également "d’exploiter et valoriser les potentiels miniers en intensifiant l’exploration". Par ailleurs, M.Yousfi refuse de remettre en cause la politique d’investissements à long terme adoptée par Sonatrach, en dépit de la morosité actuelle des marchés gaziers et pétroliers. "Les investissements réalisés par Sonatrach pour le renforcement de ses capacités de production et d’exportation de gaz naturel, s’inscrivent dans une vision à long terme et ne dépendent pas de conjonctures ou de circonstances particulières et ponctuelles", a-t-il dit. Il précisera que "la rentabilité de ses projets ne peut-être évaluée que sur une période de 20 à 30 ans. La production de GNL issu des trains de liquéfaction en construction n’interviendra que dans un horizon de deux à trois ans", a-t-il souligné, avant de préciser que "nous sommes optimistes quant au timing de nos projets car la croissance de la demande devrait bientôt être au rendez-vous avec le redémarrage de l’économie des principaux pays consommateurs". "Ce qui devrait absorber le surplus actuel", a affirmé le ministre, précisant que "Sonatrach explore actuellement les débouchés potentiels les plus valorisants (à)’’. Le groupe pétrolier national compte prospecter, selon lui, "tous les marchés qui offrent une valorisation intéressante, y compris le marché asiatique". L’état actuel du marché gazier en Europe, avec une offre abondante de la Russie et l’arrivée d’autres fournisseurs sur ce marché très porteur et où la demande est constante, n’est pas de nature à mettre en danger les exportations de gaz algérien, estime d’autre part M.Yousfi. "Plusieurs projets ont été réalisés ou sont en cours de réalisation pour renforcer les capacités d’exportation de gaz naturel vers l’Europe. Depuis 2005 et 2008, les exportations respectives des gazoducs Pedro Duran

Farrell (GME, vers l’Espagne) et Enrico Mattei (Transmed, vers l’Italie) sont en mesure d’acheminer vers l’Europe des volumes significatifs de gaz algérien additionnels’’, selon le ministre. De plus, le gazoduc Medgaz (reliant directement l'Algérie à l'Espagne) "devrait être mis en service prochainement et permettra de livrer à l’Europe quelque 8 milliards de m3/an de gaz", a-t-il encore ajouté, avant de préciser que "l’essentiel des engagements de Sonatrach sont des engagements à moyen et long terme, et grâce à l’utilisation des flexibilités et optionalités qu’offre ce type de contrat, Sonatrach tire très bien son épingle du jeu et se prépare à tirer le meilleur de son portefeuille diversifié de fournitures et de clients pour maximiser ses revenus". Le ministre a d’autre part souligné, dans le sillage de la directive du Président de la République concernant la réévaluation des projets pétrochimiques pour renforcer une industrie en aval, que "l’orientation du Chef de l’Etat s’inscrit dans le double souci de s’assurer que chaque projet non seulement permet de récupérer le maximum possible de la valeur de nos matières premières et que "les filières de valorisation choisies permettent de développer en aval un véritable tissu industriel permettant de diminuer, voire supprimer les importations actuelles de produits finis", a-t-il précisé. Et, "nous continuerons à faire appel à des partenaires étrangers dans le respect de nos intérêts", a encore relevé M. Yousfi selon lequel "la fabrication d’une large gamme de produits par nos investisseurs nationaux, aussi bien publics que privés, est à encourager". Il a, dans ce cadre, rappelé, concernant les appels d’offres internationaux sur des projets d’exploration en Algérie, que "dans le cadre du 3e appel à la concurrence en cours, nous serons encore à l’écoute de toutes les compagnies intéressées pour donner plus de chance à nos appels et notamment en améliorant la fiabilité et la disponibilité des données techniques et environnementales de chaque pro-

jet". Sur le projet "Desertec", largement médiatisé au cours de ces derniers mois, le ministre estime que ce projet "ne concerne pas spécialement l’Algérie. Nous accueillons tous ces projets avec un certain intérêt, mais nous pensons que notre implication directe doit être compatible avec nos intérêts", a-t-il relevé, précisant que "notre projet des énergies renouvelables (Enr) a déjà démarré avec la réalisation d'une centrale hybride (Gaz/solaire) à Hassi R’mel et nous allons bientôt être en mesure de tirer les leçons des choix technologiques qui ont été faits". Pour M. Yousfi, la démarche de l’Algérie, en matière d’énergies renouvelables, intègre les dimensions "maîtrise technologie, industrielle et sociale et commerciale". "Notre priorité pour les années à venir, dit-il, est de sélectionner les technologies les plus appropriées à nos conditions d’environnement climatique et de développer des projets niches d’utilisation permettant une rentabilité satisfaisante". Et pour cela, le ministre a rappelé que "nous avons un programme ambitieux que nous comptons mettre en œuvre par nos propres moyens, mais également avec tous les partenaires qui souhaiteraient nous accompagner, dans l’intérêt mutuel". Sur la situation vécue récemment par le groupe pétrolier Sonatrach, dont certains cadres sont poursuivis en justice, le ministre soulignera que cela "nous impose de renforcer le contrôle interne à Sonatrach et dans tout le secteur à travers de nouvelles dispositions dont certaines ont été mises en œuvre". Le contrôle interne en vigueur à Sonatrach "est périodiquement diagnostiqué et sera adapté, en cas de besoin. C'est dans notre intérêt de continuer à le faire, afin de mieux maîtriser nos activités, rendre plus efficaces nos opérations, utiliser de manière plus rationnelle nos ressources et veiller à protéger l'image de notre secteur et de notre pays. Il encourra aussi à sécuriser nos responsables et gestionnaires dans l'exercice de leurs fonctions".

Benbouzid à Adrar

“L’impérative scolarisation des filles des zones rurales”

L

e ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a souligné hier, à Adrar l'impérative scolarisation des filles, notamment celles vivant dans les régions rurales présentant des opportunités de scolarisation réduites. S'exprimant en marge d'une visite de travail et d'inspection dans la wilaya d'Adrar, M. Benbouzid a indiqué qu'"il appartient aux responsables du secteur de l'éducation et aux parents d'œvrer conjointement pour permettre la scolarisation de la fille, notamment celle vivant dans les régions rurales, au même titre que ses congénères des autres régions du pays". Le ministre a insisté, à ce titre, sur "l'intensification des efforts pour faire face au phénomène de la privation de la fille de scolarisation, dans les régions enclavées et déshéritées, en lui offrant l'opportunité de suivre des études dans les différents paliers de l'éducation". Lors de son inspection du nouveau lycée Tililane à Adrar, il a souligné, devant les responsables locaux, la nécessité de rapprocher les structures scolaires des élèves, à travers la réalisation de nouveaux établissements, tous cycles scolaires confondus, particulièrement dans les régions éloignées, au regard des particularités sociales des populations des régions du Sud du pays. M. Benbouzid a relevé, lors d'un exposé présenté à la délégation ministérielle sur la situation du secteur à Adrar, "une faiblesse du taux de scolarisation dans la wilaya, estimé à

85% et jugé inférieur par apport au taux national qui avoisine les 96 %". Le ministre, qui a imputé ce "retard" dans le taux de scolarisation, au niveau de la wilaya d'Adrar, au phénomène de déperdition scolaire, notamment chez les filles, a appelé les parties concernées à déployer davantage d'efforts pour corriger et améliorer cette situation. M. Benbouzid a, par ailleurs, promis l'équipement des salles de cours de tous les établissements scolaires en climatiseurs, ainsi que la dotation des structures éducatives en transformateurs électriques. Le premier responsable du secteur a annoncé, à cet égard, le dégagement d'une enveloppe de 750 millions dinars, destinée aux opérations d'équipement scolaire, et une autre de 740 millions de dinars pour l'aménagement des cours intérieures des établissements. Dans le cadre du renforcement des efforts visant la promotion du sport scolaire, le ministre a appelé les responsables du secteur au respect de l'instruction ministérielle relative à la mise en place d'une salle de sport dans chaque lycée. M. Benbouzid poursuit sa visite de terrain dans la wilaya d'Adrar par l'inspection d'une série de structures relevant de son secteur, et devrait tenir une séance de travail avec les responsables locaux et les cadres de son secteur. (Nous y reviendrons)

Proposition, à Oran, de création d'un réseau africain d'études philosophiques

P

lusieurs participants au premier colloque international sur la philosophie et postmodernité en Afrique ont proposé, hier à l'université d'Oran, la création d'un réseau africain d'études philosophiques. La création de ce réseau a pour objectif de faire participer les recherches et les études philosophiques en Afrique aux programmes de développement global dans ce continent, a estimé M. Benmeziane Bencherki, président du comité d'organisation de cette rencontre initiée par les écoles doctorales "Société et religion" et "Sciences humaines et sociales" de l'université d'Oran. Cette initiative, valorisée par plusieurs participants africains à cette manifestation, vise également à faire entendre la voix des penseurs africains au sein des sociétés africaines et l'intégration de leur réseau aux autres différents réseaux de recherche scientifique, à l'instar des réseaux de sociologie et d'économie, ainsi que d'autres sciences, a ajouté la même source. La chercheuse spécialisée dans les perceptions philosophiques pour le développement, Mme Irma Julienne Angue-Medoux du Gabon a considéré que la création d'un espace africain de communication entre les chercheurs dans les questions philosophiques est "une chose importante et nécessaire" pour encourager la construction d'une pensée commune de l'Afrique. Elle a ajouté que cette initiative permettra de "renforcer les canaux de pensée et de dialogue avec les autres en respectant les normes africaines autonomes, notamment faire rupture avec l'imitation intellectuelle instaurée par les anciennes politiques coloniales dans ce continent et la mondialisation occidentale". Le professeur Mohamed Abbou, membre du Conseil constitutionnel a abordé les visions critiques que doivent prôner les penseurs africains dans l'opération de réflexion, afin de permettre la production d'une pensée africaine génératrice de richesses, adaptée aux inspirations de l'Afrique à travers ses ressources et ses propres méthodes. Il a souligné dans une communication intitulée "Afrique : de Goré (île au Sénégal) à Gao (Mali)", le rôle de la philosophie et la pensée dans le développement des méthodes de dialogue multiculturel à partir d'un modèle africain issu d'une perception africaine loin des conséquences des politiques coloniales et des thèses de la mondialisation. Les participants à ce colloque de trois jours traitent également de la problématique de la modernité et la post modernité en Afrique d'un point de vue philosophique et de la vision de l'Occident là-dessus en tant que "producteur des outils techniques et technologiques et gestionnaire de la mondialisation économique". Des thèmes seront également abordés comme le développement social en Afrique et ses mutations et les perspectives de développement de la coopération scientifique Sud-Sud, et la présentation de modèles sur l'expérience en Amérique latine dans l'opération de développement de la pensée qui répond aux aspirations des peuples. A noter que ce colloque est marqué par la présence de plusieurs chercheurs des universités algériennes et une large participation africaine représentée par des spécialistes en philosophie de Tunisie, Niger, Sénégal, Egypte, Gabon, Cameroun, ainsi que de la France et d'Espagne.

APS

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Reportage

EL MOUDJAHID

Caravane aux sources

Lesparticipantssoulignentlaprofonde
Riche et variée, la culture amazigh est d’inspiration musulmane, évidemment. Au-delà du constat, au-delà de la reconnaissance légitime de ce fait, il est certainement utile de rappeler que ce profond ancrage spirituel de la culture amazigh a contribué grandement à la consolidation de la personnalité algérienne et à son affirmation à travers les âges. Face à la mondialisation effrénée, face aux mutations que connaît le pays, face aux multiples dangers qui nous guettent, l’attachement aux principes et valeurs culturelles, qui ont fait la gloire du peuple algérien à travers l’histoire, constitue un des plus solides remparts. C’est pourquoi, en tant que force vive de la nation, la jeunesse algérienne est interpellée aujourd’hui, afin de prendre son destin en main et de résister farouchement aux tentatives sournoises d’acculturation et d’aliénation, propices à la division de ses rangs et à sa destruction. Comment ? Avec quels moyens ? Toute la question est là. Conscient de la situation qui prévaut sur le terrain, conscient aussi des défis, le ministère des Affaires religieuses et du Wakf a pris le taureau par les cornes et a mis sur pied des caravanes scientifiques et culturelles qui sillonneront les principales régions du pays, en vue de renforcer les voies du dialogue et de la communication avec les populations locales, et rappeler au passage, la nécessité impérieuse pour tout un chacun, notamment la jeunesse, de défendre et préserver son riche patrimoine culturel, en sa qualité de base fondamentale de l’identité nationale. Cette initiative est d’autant plus la bienvenue qu’elle intervient durant le mois de novembre, le mois qui a vu le déclenchement de la glorieuse Révolution de Novembre, il y a 56 ans, qui a permis au peuple algérien après sept ans et demi de lutte acharnée contre l’occupant colonial, de recouvrer ses droits légitimes à la liberté et à l’indépendance.

Par Mourad Moumeni

Un accueil populaire chaleureux
Dans ce contexte, la première caravane scientifique et culturelle a effectué, une large tournée dans les wilayas de Boumerdès, TiziOuzou, Bejaia et Bouira, du 23 au 26 novembre courant, sur le thème « Les valeurs spirituelles dans la culture amazigh. » Initiée par la direction de la culture du ministère des Affaires religieuses et du Wakf, en collaboration avec les autorités locales des wilayas concernées, la manifestation a été bien accueillie par les habitants de cette importante région du pays, lesquels ont, malgré les mauvaises conditions atmosphériques et l’éloignement, pour certains d’entre eux, tenu à participer massivement, et, aussi, activement, aux nombreuses conférences-débats organisées à cette occasion, en vue de mettre en relief les valeurs spirituelles musulmanes dans la culture amazigh. Face à des auditoires riches et perspicaces, les professeurs et enseignants, issus de plusieurs universités du pays, ont abordé les divers aspects de la culture amazigh en soulignant à cet égard l’importante influence musulmane. Ceci est d’autant plus vrai que les populations amazighs, qui ont embrassé l’islam, à l’appel d’Okba Ibn Nafaâ, se sont fait un devoir de traduire cet engagement sincère en faveur de l’islam dans leur culture ancestrale, notamment à travers leur organisation sociale (Tadjmaât), leurs us et coutumes, leurs fêtes, leurs proverbes et dictons, leurs récits et légendes, leurs poésies et leurs invocations à la gloire de Dieu et du Prophète (QSSSL). Dans ce contexte, le rôle éminemment important des zaouïas et des savants et chouyoukh de la Kabylie — la région de M’chedellah à elle seule en comptait un millier, selon les historiens — a été particulièrement souligné par les divers conférenciers, notamment pour ce qui est de l’enseignement coranique, la connaissance des règles de la religion musulmane et le hadith du Prophète (QSSSL), sans oublier de rappeler au passage la part considérable prise par ces lieux de prière et de méditation dans la longue résistance du peuple algérien face à l’occupant colonial.

Ph. A. Hamadi

M. Saïd Maouel, directeur central au ministère, il a tenu particulièrement à lancer un SOS dans lequel il a exhorté les participants à réagir rapidement et énergiquement pour sauver la jeunesse des dangers multiples qui la guettent aujourd’hui, en parlant des effets néfastes de la mondialisation, des mutations actuelles, de l’acculturation, de l’aliénation… Après l’exposé du Dr Ahmed El Hamdi (U. d’Oran) sur la contribution des savants amazighs dans la propagation et le rayonne-

tention des nombreux participants et universitaires de la région.

Qui a entendu parler des isefra d’Arezki Ouhouache ?
Quant au Dr Khaled Aïkoun, de la même université, il a traité des invocations religieuses amazighs (madih dini) en se référant au cheikh Mohamed ben Abderrahmane, le fondateur de la confrérie Rahmania, d’abord, avant de rendre hommage au défunt poète et soufi Mokrane Aguaoua, auteur de beaux chants religieux. Le journaliste et écrivain Arezki Ferrad a évoqué pour sa part une autre personnalité culturelle de la région, le poète Arezki Ouhouache (1838-1927) et ses “isefra” alors que l’universitaire Kahina Zemouche, a abordé les efforts de cheikh Mohand Ameziane Boucetta (1931-2006) en matière de traduction (en prose) du saint Coran en tamazight, avant de laisser la place à cheikh Si Hadj Mohand Tayeb, présenter avec beaucoup d’émotion son œuvre de traduction du Coran, actuellement en voie de publication par la fondation saoudienne Fahd Ben Abdelaziz.
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Assurer la continuité culturelle entre les générations
En donnant le coup d’envoi de cette caravane scientifique et culturelle, mardi dernier, à Dar El Imam, le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, le Dr Bouabdellah Ghlamallah, a souligné les divers aspects de la vie quotidienne en Kabylie en rappelant à cet égard l’influence prépondérante de l’islam dans la culture amazigh ancestrale. Dans ce cadre, il a évoqué la nécessité de rétablissement de la « continuité culturelle » entre les générations, à mettant en relief le rôle éminemment important joué par les zaouïas et les innombrables savants de la région des «Zouaouas» dans la défense et la préservation des composantes de l’identité nationale. Justement, c’est par la présentation de la vie et de l’œuvre poétique et philosophique d’un sage homme de la région, en l’occurrence cheikh Mohand Oulhocine (1838-1901), qu’a été inaugurée cette manifestation à Boumerdès, première étape de cette vaste tournée dans les sources de la culture amazigh. Dans ce cadre, le conférencier Arezki Ferrad a mis en relief la profonde influence musulmane dans les vers, citations et sentences de l’homme de culture soufie. Quant à

ment de l’islam dans le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne, la caravane s’est dirigée vers la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou où elle a entamé son riche programme d’activités, comprenant quelque 8 conférences-débats, parmi lesquelles celle du Dr Mohamed Si Youcef (U. de Tizi-Ouzou), intitulée « La chariaâ et le droit coutumier amazigh », qui a attiré particulièrement l’at-

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Reportage
L’apport des Ouléma algériens mis en exergue à Tindouf

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Patrimoine manuscrit

de la culture amazigh

influence musulmane
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Les nombreux participants à la manifestation, qui voulaient débattre longuement des sujets traités, sont finalement restés sur leur faim, faute de temps se contentant de recevoir des exemplaires du Coran offerts gracieusement par les organisateurs de la manifestation. Il faut préciser que la caravane scientifique et culturelle était attendue Bejaia, l’ancienne capitale des Hammadites où elle devra animer une autre série de conférences au niveau du centre culturel islamique d’Ihaddaden. Les membres de la caravane parmi lesquels figurent des professeurs et chercheurs universitaires, ont trouvé le temps long pour traverser cette région montagneuse du pays, à cause du temps pluvieux et des nombreux barrages militaires dressés sur les routes. Qu’à cela ne tienne, le nouveau wali de Bejaia, M. Ahmed Hamou Touhami, s’est fait violence pour se déplacer au centre culturel afin d’accueillir la caravane et ses organisateurs malgré la récente disparition de son frère.

Sur les traces des savants El Ghobrini et Nacereddine Mechedali
Saisissant cette occasion, le directeur des affaires culturelles du ministère, M. Bouzid Boumediène, lui a présenté ses condoléances au nom des membres de la caravane, avant de rappeler les objectifs de cette belle initiative et des autres caravanes scientifiques et culturelles devant sillonner prochainement les nombreuses régions du pays, sur des thèmes variés. Dans ce contexte, il a rappelé le rôle considérable joué par les éminents savants de la Kabylie, comme les cheikhs El Ghobrini (16e siècle) et El Harrani avant de laisser la place au Dr Mustapha Badjou (université de Constantine) pour présenter une intéressante communication portant sur le rôle des écoles coraniques dans la vallée du M’zab en matière d’enseignement du Coran et des sciences islamiques et souligner, au passage, les principaux traits de cheikh Bayoudh, l’éminent savant religieux, et sa riche expérience de « L’école de la vie ». Le professeur Amar Yezli, de l’université d’Oran, a abordé de son côté le thème des valeurs spirituelles dans les chants populaires féminins de la région des Traras (Tlemcen), en mettant l’accent sur celles à caractère patriotique, suivi en cela par l’universitaire Brahim Idir qui s’est intéressé de plus près à la célèbre « kacida » Rachda, d’inspiration chrétienne, en évoquant les changements importants qu’elle a connus, notamment à travers l’utilisation de termes et expressions puisés dans la culture amazigh. Ensuite, son collègue de l’université de TiziOuzou, M. Hocine Aït Saïd, a attiré l’attention de l’assistance présente par sa communication bien référenciée, portant sur « le proverbe dans le patrimoine populaire amazigh. » Dans ce cadre, le conférencier a indiqué que les 1.360 proverbes kabyles, dont les termes sont à 50% en arabe, sont inspirés de la religion musulmane, de l’expérience des gens et des us et coutumes locales, avant d’ajouter que ces derniers mettent en exergue

les vertus de la morale islamique, le bien et le mal, le travail, la maîtrise de soi, le respect et de la considération des sages, etc. Le débat qui s’en est suivi a permis aux participants, parmi lesquels figurent des personnalités religieuses connues comme le Dr Abdelhalim Gaba, de répondre aux diverses sollicitations des citoyens, notamment en apportant des compléments d’informations sur certains aspects de la vie culturelle amazigh. La mani-

festation s’est terminée par la présentation de beaux chants religieux (madih dini), œuvre de la troupe alaouite d’éducation et de culture de la wilaya de Bejaia. Un moment de plaisir et de méditation qui a ravi l’assistance présente.

Les 13 dynasties qui ont gouverné l’Algérie étaient d’origine amazigh
Le voyage dans les profondeurs de la culture amazigh s’est ensuite poursuivi jusqu’à Bouira, où la caravane, exténuée par le voyage, a été chaleureusement accueillie par les autorités locales, malgré la disparition subite du directeur de la poste qui a endeuillée cette wilaya. C’est la nouvelle maison de la culture AliZaâmoum qui a abrité les travaux de la caravane scientifique et culturelle, lesquels ont été

caractérisés par la présentation d’une intéressante conférence du Dr Salah Belaïd (université de Tizi-Ouzou), portant sur la dimension spirituelle dans la culture amazigh, en rappelant notamment qu’à l’exception des Zianides, les 13 dynasties qui ont gouverné l’Algérie avant les Ottomans étaient d’origine amazigh, que la propagation de l’islam en Andalousie et en Afrique subsaharienne s’est faite par les musulmans amazighs, avant d’ajouter que sur les 143 écoles libres de l’association des savants musulmans algériens, 80% ont été construites en Kabylie, que la wilaya de TiziOuzou se distingue particulièrement par le nombre incalculable de mosquées et la densité des zaouïas (21 en tout, dont 18 sont toujours actives, etc.) Le patrimoine culturel religieux amazigh et ses composantes comme les proverbes et dictons, le récit populaire, le récit religieux, les poèmes faisant l’éloge du Prophète (QSSSL) n’a pas été oublié par les chercheurs universitaires, comme pour ce qui est de la participation des savants et chouyoukh des Zouaouas dans l’enrichissement et « l’ijtihad » religieux et linguistique, tels que Abou El Abbas Ahmed ben Mohamed Ezzouaoui (lectures coraniques),Mohamed Ben Ahmed ben Belkacem (interprétation du Coran), Ali Ben Abderrahmane Ezzouaoui (Hadith), sans oublier les éminents savants du Fiqh malékite Nacereddine El Mechedali, Ahmed El Ghobrini et Abou Mohamed El Menguellati. D’autres noms de savants amazighs ont été cités par le chercheur universitaire dans les domaines de la poésie, de la prose, du soufisme. Une communication sur l’inspiration musulmane dans la culture amazigh à travers les récits religieux a clôturé les travaux de cette première caravane scientifique et culturelle, non sans susciter un grand engouement chez la population locale, et, partant, laisser entrevoir la possibilité d’organiser d’autres initiatives similaires traitant d’autres aspects du riche patrimoine culturel, fierté de la région amazigh et de l’Algérie. M. M.

L

a contribution des Ouléma algériens au patrimoine manuscrit a été au centre d'un colloque international ouvert dimanche à Tindouf. Organisée dans le cadre du 11e Maoussem (festival) culturel "Cheikh Mokhtar Belâameche", un érudit de la région, la rencontre regroupe une pléiade d'universitaires et chercheurs, nationaux et étrangers (Tunisie, Irak, Oman et Libye). Les travaux d'ouverture de cette rencontre ont été axés sur la nécessaire préservation du patrimoine manuscrit, référent historique et civilisationnel de la nation et ont permis de souligner la richesse du patrimoine manuscrit algérien, œuvre d'éminents savants et hommes de lettres, à l'instar de Cheikh Mohamed Mokhtar Belâameche originaire de la région de Tindouf. Dans une intervention consacrée à ''L'apport de la zaouia de Sidi Belâameche dans la préservation du legs écrit'', le Dr. Benmâamar Mohamed, de l'université d'Oran, a mis en relief la contribution de la zaouïa de Belâameche dans ce genre culturel et patrimonial, qui a, a-t-il dit, pu, en dépit des faibles moyens existants dans la région, préserver ce patrimoine matériel. ''Bien qu'elle ait été confrontée à de rudes conditions sociales, la famille Belâameche a pu constituer une bibliothèque actuellement pourvue de près de 500 manuscrits de grande valeur historique et scientifique, n'ayant rien à envier aux autres "Khizana" (bibliothèques), à l'intérieur et à l'extérieur du pays'', a soutenu le conférencier. Selon l'intervenant, cette bibliothèque est un "trésor" de manuscrits inestimables et rarissimes, où figure même des manuscrits traitant du patrimoine étranger, à l'instar de l'unique exemplaire d'un ouvrage sur la région de Mallorca, pour lequel les Espagnols ont sollicité des traductions vers les langues espagnole et française. M. Benmâamar, qui a révélé aussi l'existence d'un exemplaire du manuscrit ''Rassayel'' (correspondances) de cheikh Belâameche, objet d'authentification pour sa mise à la disposition des chercheurs, a, toutefois, déploré qu'une large partie de ce patrimoine soit exposée à la dégradation, d’où la nécessité de sa protection à la satisfaction des chercheurs. Le Dr. Mohamed Chikh El Ansari, membre du Centre national des archives et études historiques de Tripoli (Libye) a, de son côté, évoqué les liens commerciaux tissés entre les différentes régions sahariennes algériennes, telles que In Salah, Aoulef, Akebli et Tamentit, et celles du Soudan, via la Libye. Les travaux de cette rencontre de trois jours se poursuivent par des communications traitant de l'apport des Ouléma algériens au patrimoine manuscrit et l'étude de certains manuscrits. La cérémonie d'ouverture du Maoussem Belâamèche, à laquelle ont assisté les autorités locales et les représentants des délégations participantes, dont celle de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), a été marquée par des défilés de cavaliers et des courses de méharis, ponctués de danses folkloriques animées par des troupes de wilayas limitrophes de Tindouf.

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Coopération
M. Mehal
ème

EL MOUDJAHID

Ouverture hier, à Alger, des travaux de la 4e assemblée générale de l’Union africaine de radiodiffusion

Le numérique sur… grandes ondes
L
es travaux de la 4 assemblée générale de l'Union africaine de radiodiffusion (UAR) ont débuté hier à Alger. La rencontre, qui regroupe 25 pays, examinera la situation financière de l'UAR et procédera au renouvellement des différentes instances, notamment la présidence et la viceprésidence ainsi que la composition des commissions spécialisées. La question "cruciale" du passage du système analogique à la technologie numérique sous tous ses aspects, particulièrement ceux concernant la production et la diffusion, sera débattue par les quelque 70 représentants d'organismes de radio, télévision et télédiffusion. Au cours de cette AG, l'UAR consacrera une session extraordinaire aux droits de retransmission des grands événements sportifs, notamment les compétitions continentales de football. Dans le même contexte, une communication sera présentée aux organismes membres de l'UAR par un représentant de la FIFA, cette instance du football mondiale étant liée à l'UAR par un accord de partenariat stratégique. Le directeur général de la Radio nationale, M. Tewfik Khelladi, s’est félicité, dans une allocution, du nombre de dirigeants et d’organismes de radiodiffusion du continent africain présents à l’AG pour débattre de la situation actuelle de l’UAR et réfléchir aux réponses à apporter aux multiples défis qui se posent à l’avenir de l’audiovisuel en Afrique, notamment, le défi numérique, la question des échanges de programmes et les droits sportifs. "Il est tout à fait clair que la tenue de cette 4e assemblée générale à Alger est synonyme de la continuité de cet engagement envers l’Afrique de l’audiovisuel à laquelle nous croyons fermement depuis toujours", a-t-il ajouté soulignant que l’UAR fait face à des difficultés conjoncturelles. Il a fait savoir que l’origine de ces difficultés est liée, notamment, à un contexte économique "très difficile" propre à une majorité de pays

“La numérisation : un défi immense”

doit “La numérisation sepiliers s de constituer un de opération de co de notre politique onale” internati
membres qui "n’honorent plus leurs obligations financières". M. Khelladi a également indiqué que les difficultés de l’UAR viennent aussi du fait que cette dernière "n’arrive pas à assurer régulièrement des services à l’ensemble de ses membres dans les domaines liés à la radiodiffusion", ajoutant qu"outre la faiblesse de l’échange de programmes, l’exemple le plus édifiant est la question des droits sportifs". Il a expliqué que les difficultés de l’UAR viennent également des "contraintes" que subissent ses membres pour "mieux les accompagner vers le monde numérique en termes d’expertise et de formation". Face à cette situation, "l’Algérie pense fermement que l’UAR doit continuer, avec conviction et détermination, pour devenir un véritable espace de réflexion sur les problèmes qui se posent aux radiodiffuseurs africains, un espace de dialogue, de coopération et de partenariat dans le plus profond respect de la diversité de ses organismes membres", a-t-il conclu. Pour sa part, le président de l’UAR, M. Julien-Pierre Akpaki a indiqué que les défis que confronte l’Union sont "nombreux" et "importants", soulignant que le défi "vital" auquel font face les médias africains est "la mutation de l’analogique vers le numérique". Il a ajouté, par ailleurs, que le "combat" que l’ensemble des membres de l’UAR doivent gagner est celui de "l’acquisition des droits sportifs qui

L

M. Tewfik Khelladi, directeur général de la Radio nationale deviennent, a-t-il dit, de jour en jour insupportables pour l’économie fragile des Etats et des organismes". "La direction exécutive de l’Union a besoin pour les défis d’aujourdhui et de demain, d’un département qui s’occupe de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une stratégie de marketing de nos programmes", a relevé M. Akpaki. Il a évoqué, en outre, quelques actions menées par

M. Julien-Pierre Akpaki, président de l’UAR l’Union durant les deux dernières années, citant comme exemple le partenariat avec la FIFA qui a fait bénéficier, aux professionnels des médias africains, d’une série de formations, ainsi que l'exemple de la participation de l’UAR au sommet mondial sur les changements climatiques en 2009 à Paris et de la 4e réunion du forum mondial sur les médias électroniques au Mexique.

e ministre de la Communication, M. Nacer Mehal, a indiqué hier à Alger que la numérisation représentait une "priorité" pour l’Algérie et l’ensemble des pays africains, car il y va de la survie de leur radiodiffusion. "Je suis heureux que la numérisation soit au cœur de cette assemblée générale. C’est une priorité pour l’Algérie et pour l’ensemble des pays africains car il y va de la survie de notre radiodiffusion", a souligné M. Mehal dans une allocution à l’ouverture de la 4e assemblée générale de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR). Réaffirmant le "ferme engagement" de l’Algérie à l’égard du continent africain et "l’intensité" de ses liens avec les membres de l’Union, le ministre a précisé que "les profondes mutations qui s’opèrent aujourd’hui dans le monde de la radiodiffusion sous l’effet d’une révolution rapide des nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous interpellent au plus haut niveau et nous projettent dans un des défis majeurs auxquels nous devons faire face". "En effet, l’extinction des services analogiques pour le continent africain et la région arabe aura lieu dans quelques années. Le défi est immense et constitue l’un des principaux éléments qui doivent cristalliser nos efforts et notre solidarité. Voilà donc pourquoi la numérisation se doit-elle de constituer un des piliers de notre politique de coopération internationale", a-t-il relevé. M. Mehal a abordé les moyens mis en place en Algérie en termes de préparation à la numérisation, citant, à cet égard, le Comité de stratégie numérique, installé en mars 2009, dont la mission consiste principalement à préparer les conditions du passage à la Télévision numérique terrestre (TNT). Il a également évoqué le projet national de déploiement de la Radio numérique par la voie de diffusion hertzienne terrestre (RNT), précisant que la réflexion en cours a pour objectif de définir le modèle économique "le plus adapté" pour l’Algérie, les modalités de déploiement de la radio numérique, le taux de couverture du territoire et le choix de la norme.

La Radio algérienne est le 1er partenaire de Radio France en termes de coopération

L

a Radio algérienne représente le premier partenaire de Radio France dans le domaine de la coopération, a affirmé hier à Alger le directeur général délégué à la stratégie et au développement de Radio France, M. Alain Massé. "La Radio algérienne est aujourd’hui le premier partenaire de Radio France en termes de coopération", a indiqué M. Massé à la presse en marge des travaux de la 4e assemblée générale de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR). Il a ajouté que la coopération entre les deux radios comprend différents domaines et spécialités, dont la formation, les multimédias et le domaine technique ainsi que divers programmes d’échanges d’intérêt commun. Concernant le processus de la numérisation des moyens de

diffusion des pays africains et l’apport des pays de la Rive nord de la Méditerranée, M. Massé a souligné qu’il se développera dans un cadre de coopération et pas sous forme d’aide, car chaque côté peut apporter sa contribution. "Nous ne devons pas parler d’aide mais plutôt de coopération pour la numérisation des moyens de diffusion des pays du sud de la Méditerranée. Nous entendons souvent parler de fracture numérique ou de retard africain sur la numérisation. Je crois que les pays africains devraient s’inspirer aussi de nos erreurs pour éviter de commettre les mêmes dans la mise en place de ce processus", a-t-il relevé. "Quand les partenaires des pays du Nord viennent vers le Sud partager leur savoir et expériences, je vous garantis qu’eux aussi en reviennent toujours très enri-

chis", a indiqué M. Massé, ajoutant que "tant qu’il y a cette envie chez les pays africains de communiquer, il y

aura forcément des marchés et des investissements qui suivront".

M. Mehal reçoit le directeur général de l'ASBU
Le ministre de la Communication, M. Nacer Mehal, a reçu hier à Alger, M. Slaheddine Maâoui, directeur général de l'Arab States Broadcasting Union (ASBU), organisation qui assure les échanges entre les télévisions et les radios du monde arabe. L'entretien a porté sur les voies et moyens de renforcer les relations de coopération entre l'ASBU et le groupement des entreprises de l'audiovisuel algérien. Il a été question notamment de l'extension du siège du Centre de distribution de l'ASBU à Alger qui centralise des échanges qui dépassent 9300 informations par an. Il a été, également, évoqué la mise en place d'un réseau interne en vue de renforcer les échanges d'informations entre les différents pays arabes. M. Maâoui séjourne actuellement à Alger à l'invitation du groupement des entreprises de l'audiovisuel algérien pour prendre part aux travaux e de la 4 assemblée générale de l'Union africaine de radiodiffusion (UAR).

Abordant les orientations générales du secteur de la communication en Algérie caractérisé par un paysage médiatique comprenant des dizaines de quotidiens, de périodiques, de journaux spécialisés, cinq chaînes de télévision et plus de cinquante radios entre thématiques, locales et nationales, M. Mehal a souligné que "l’heure a sonné pour revoir le cadre général de l’action médiatique national pour plus de professionnalisme et plus de performance en termes d’audience". Rappelant la réforme des textes régissant les entreprises de l’audiovisuel, entamée en vue d’améliorer et renforcer l’autonomie de gestion et de créer de l’émulation au sein de la radio et la télévision, le ministre a annoncé que cette réflexion "sera achevée dans quelques semaines pour être soumise à l’examen du gouvernement". M. Mehal a aussi cité d’autres chantiers lancés dans le secteur de la communication qui concernent la révision des dispositions de l’actuel code de l’information pour "mieux l’adapter" à l’évolution du secteur et l’élaboration d’un document régissant de "façon moderne" le secteur de la publicité qui, a-t-il dit, "lui aussi connaît un essor remarquable". Concernant le volet formation, le ministre a relevé qu’un "immense" programme à destination des journalistes et des personnels travaillant dans le secteur de la communication est envisagé, afin, a-t-il expliqué, de "promouvoir une plus grande professionnalisation". APS

L’heure a sonné pour revoir le cadre général de l’action médiatique nationale pour plus de professionnalisme et plus de performance en termes d’audience

Lundi 9 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Medgaz

Coopération

13
Conseil constitutionnel

La mise en service commerciale du gazoduc confirmée pour le début 2011
Pour accélérer cette mise en service, la Banque européenne d’investissement a accordé un crédit de 500 millions d’euros à ce gazoduc d’un milliard d’euros, qui relie l'Algérie à l'Espagne Pas moins de 500 millions d’euros. Cette enveloppe est en fait, le plus gros prêt en matière d'énergie accordé par la Banque européenne d'investissement jamais concédé à ce jour , et qui concerne l’accélération de la mise en service du gazoduc sous-marin Medgaz qui va relier dès 2011 l'Espagne et l'Algérie. En effet, Medgaz, consortium composé de Sonatrach (36%), Iberdrola (20%), Cepsa (20%), Endesa (12%) et GDF Suez (12%), construit un gazoduc sous-marin de 210 km entre Béni Saf (Algérie) et Almeria (Espagne). Un terminal de réception côté espagnol et une station de compression (99 MW) côté algérien complètent ce projet. La totalité du projet représente 1 050 km (dont 550 en Algérie et 210 en mer). Ce gazoduc sous-marin approvisionnera le marché européen en gaz naturel et permettra un prix plus compétitif pour les Espagnols tout en renforçant la sécurité énergétique de l'Europe. La mise en service prochaine, permettra d’augmenter les exportations gazières algériennes, à sécuriser l'approvisionnement de l'Europe en gaz naturel et à satisfaire l'accroissement de la demande européenne pour cette énergie. Il faut dire que le Vieux continent, qui se retrouve otage, chaque hiver, d'un conflit entre la Russie et l'Ukraine sur le gaz, cherche à diversifier ses fournisseurs. D'un diamètre de 60,96 cm (24 pouces), il bénéficiera d'une capacité de 8 milliards de mètre cubes par an. Le projet total est estimé à 1 milliard d’euros. Il devait normalement être opérationnel vers la fin de l’année en cours, mais près une succession de reports, la mise en service commerciale a été confirmée pour le début 2011 lors de la signature du prêt à Madrid. L'idée de construire un gazoduc entre les deux pays est née dans les années 1970 mais n'a vraiment pris corps qu'en août 2000 avec la signature d'un protocole d'accord entre la Sonatrach et la Cepsa puis la création en février 2001 de la Sociedad para el Estudio y Promocion del Gasoducto Argelia-Europa via Espana SA dont le nom commercial est Medgaz. Par ailleurs, le Medgaz a été approuvé par la Commission européenne en 2003, comme projet d'intérêt commun dans les réseaux trans-européens du secteur de l'énergie, tout comme il a été retenu dans le programme Quick start, de sa mise en service immédiate par la Commission européenne. Des campagnes d'études très poussées ont été menées afin de choisir le meilleur tracé sousmarin pour le Medgaz. C'est la commune de Beni Saf, wilaya de Aïn-Témouchent, qui a été choisie pour servir de terminal départ du gazoduc Medgaz. Les

M. Bessaih reçoit les ambassadeurs du Yémen et du Mali à Alger
Le président du Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaih, a reçu hier, à Alger les nouveaux ambassadeurs du Yémen et du Mali, respectivement MM. Djamal Aouadh Nasser et Boubacar Karamoko Coulibaly, avec lesquels il a évoqué les relations bilatérales, indique un communiqué du Conseil constitutionnel. Les deux entretiens ont porté sur les relations d'échange et de coopération entre les institutions algéroyéménites et algéro-maliennes, notamment celles chargées du contrôle de constitutionnalité, précise-t-on de même source.

Réunion d’une commission du Parlement européen
travaux de pose de la canalisation sous-marine et de construction des installations ont démarré en fin 2007. Il ya lieu de rappeler que pour renforcer le développement de transport à l’international, Sonatrach a inscrit dans son programme deux autres grands projets de gazoducs. Il s’agit du Galsi qui devrait relier l’Algérie directement vers l’Italie, d’une capacité de 8 milliards de m3/an, dont l’entrée en service est prévue pour l’année 2015, et du fameux projet de TransSahara Gas Pipepline (TSGP) devant relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger vers l’Europe, d’une capacité de 20 à 30 milliards de m3/an. Son entrée en service est prévue elle aussi à l’horizon 2015. Sonatrach est partenaire également dans le segment transport de gaz et liquides des champs de Camisea au Pérou en Amérique Latine avec une prise de participation à hauteur de 21,8 % dans la société Transportadora de Gas Del Peru (TGP). L’objectif de Sonatrach à travers cette implantation à l’international est d’acquérir de nouvelles réserves à travers le monde avec l’ambition que 30 % de sa production proviennent de l’extérieur dans les prochaines années. Enfin, il est utile de signaler que l'Algérie est un grand fournisseur de gaz naturel. Ses réserves prouvées sont estimées à 4.500 milliards de mètres cubes. Au vu de la croissante demande de l'Union européenne, les objectifs d'exportation de l'Algérie concernant cette source d'énergie à l'horizon 2020 ont été fixés à 100 milliards de mètres cubes. Amel Zemouri

Une délégation de l’APN à Bruxelles
L'Assemblée populaire nationale (APN) prendra part à partir d’aujourd’hui aux travaux de la commission des libertés civiques, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, qu'abritera la capitale belge Bruxelles, a indiqué hier, un communiqué de l'Assemblée. La réunion, de deux jours, examinera un projet de rapport sur "l'emploi saisonnier : conditions d'entrée et de séjour des ressortissants des pays tiers", qui vise à définir les conditions d'entrée et de séjour des ressortissants des pays hors UE pour l'exercice d'un emploi saisonnier, qui seront établies par le Parlement européen. La réunion sera l'occasion de faire part du point de vue de l'Algérie sur ce sujet, a ajouté le communiqué. La participation de l'APN, représentée par le député Kamel Rezgui, à cette réunion vient en réponse à l'invitation de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb (DMAG), qui est un cadre spécial créé en 1979 par le Parlement européen, en vue de promouvoir les relations parlementaires avec le Maghreb.

Lutte antiterroriste

Le groupe de contact algéro-britannique se réunit à Londres
La deuxième réunion du groupe de contact bilatéral de coopération algéro-britannique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et les questions de sécurité connexes se tiendra à Londres, a-t-on appris hier d'une source proche de la délégation algérienne. Ce mécanisme intervient pour structurer le dialogue et la concertation entre l'Algérie et le RoyaumeUni sur l'ensemble des questions liées à la lutte contre le terrorisme transnational et dégager les modalités en vue d'approfondir la coopération bilatérale dans ses dimensions politique, diplomatique, judiciaire, financière, opérationnelles et d'assistance technique, a-t-on précisé. A l'occasion de cette rencontre, "les deux parties doivent procéder, notamment, à une évaluation et à un échange d'analyses et d'informations sur l'évolution de la lutte antiterroriste dans les deux pays et sa projection sur leur environnement régional et international", a-t-on ajouté. La délégation algérienne sera dirigée par M. Kamel Rezzag-Bara, conseiller auprès du président de la République, alors que la délégation britannique sera conduite par M. Simon Manley, directeur de la défense et des menaces stratégiques au ministère britannique des Affaires étrangères.

35e anniversaire du Conseil national sahraoui

Des parlementaires algériens participent au festivités
Une délégation de l'Assemblée populaire nationale (APN) a pris part hier aux festivités commémorant le 35e anniversaire de la création du Conseil national sahraoui (28 novembre 1975) en présence de différentes délégations étrangères, indique un communiqué de l'APN. Le président du groupe parlementaire d'amitié et de fraternité algéro-sahraoui, M. Tayeb El Houari conduira la délégation de l'APN à ces festivités "à travers lesquelles les Sahraouis tiennent à affirmer leur attachement à la résistance et à leurs droits nationaux indéfectibles", ajoute la même source. Outre le renforcement de la coopération solide entre les deux institutions législatives, la présence de la délégation de l'APN se veut "une occasion pour réitérer la position de l'Algérie qui soutient le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers un référendum libre et transparent conformément aux décisions de la légalité internationale".

A la faculté des sciences sociales d’Oran

Colloque international sur la post-modernité en Afrique
La faculté des sciences sociales de l’université d’Oran abrite depuis hier un colloque international sur la post-modernité en Afrique. Des philosophes, mais aussi des universitaires et chercheurs en sciences humaines de façon générale en provenance de onze pays africains participent aux côtés de leur homologues algériens a cette manifestation marqué par ailleurs par la présence d’un philosophe argentin. Société industrielle, postindustrielle. Société moderne, post-moderne … les qualificatifs, les concepts foisonnent pour coller à cette réalité qui semble se « moquer » de la vaine tentative des mortels de vouloir la saisir, l’analyser et pourquoi pas la figer. On se souvient tous de l’intérêt qu’avait suscité le livre de F. Fukuyama «La fin de l’Histoire et le dernier homme ». Bien que reprenant une vieille analyse de Hegel, Fukuyama se situe pourtant dans ce moment de l’histoire, la nôtre, où des mises en garde se lèvent de toutes parts sur les dangers qui menacent l’humanité. Sans arriver à ce scénario décrit par Cormack Mc Carthy dans son roman récompensé par un Pulitzer « La route », Fukuyama prédit la fin de l’histoire le jour où… il n’y aura plus de conflits, ceux-là bannis grâce a un consensus universel. Ce consensus fait-il appel à une forme de sagesse finalement victorieuse sur le calcul économique ? Cette sagesse peut-on la pister, la définir, la théoriser sur un continent que nombreux persistent à situer « en dehors de l’histoire » ? En 1945 , un belge , le père Tempels, écrit « la philosophie » Bantu, s’ensuit alors un vaste débat sur les fondements philosophes des sagesses africaines et des pensées africaines. En quoi, comment cette pensée africaine » pourrait participer au discours philosophique universel ? Depuis 1945, le vent des indépendances a soufflé sur ce continent qui a souffert des convoitises impérialistes occidentales. Aujourd’hui encore, un vent menaçant souffle sur ce continent ; il a pour non : mondialisation. C’est dans ce cadre que de jeunes philosophes, instruits souvent dans la langue de l’ancien colonisateur déconstruise le regard de l’Occident sur l’Afrique et proposent une nouvelle grille d’analyse pour faire émerger la pensée africaine a l’ère de la post -modernité. M. Koursi

Lundi 29 Novembre 2010

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Coopération - Nation
Poursuite des travaux de la Conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation

EL MOUDJAHID

Bordj Bou-Arréridj

Pour une “solidarité ouvrière internationale agissante”
Les participants aux débats de la 8ème Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l'exploitation ont plaidé hier, à Alger pour l'instauration d'une solidarité syndicale internationale afin de faire face aux effets de la crise économique mondiale sur les travailleurs. Nour Mohamed, membre de la Ligue de gauche en Afghanistan, a souligné le besoin "pressant" des travailleurs afghans d'un soutien de la part du mouvement syndical international, relevant que la guerre tragique "imposée au peuple afghan", avec son cortège de misère et de destructions, "n'a épargné ni les femmes, ni les enfants". "Les événements tragiques en Afghanistan ont fait 100.000 morts, des milliers de chômeurs et entraîné l'augmentation du nombre de drogués, même parmi les enfants", a-t-il affirmé. "L'Afghanistan compte 160.000 enfants drogués. 30% des enfants sont privés d'école et 35% n'ont pas accès à la santé", a-t-il ajouté. Pour M. Nour, la mise en place d'un comité international de solidarité avec le peuple afghan est indispensable. Mme Hachemi Settaoui, membre du Syndicat des travailleurs du secteur de l'électricité à Bassorah en Irak, a soulevé, de son côté, la question de "l'absence" de libertés syndicales en Irak, malgré, a-t-elle dit, le départ du régime baâthiste qui avait instauré une situation de "déni de droits syndicaux aux travailleurs

Une nouvelle dynamique au développement local
M Mechri Azzedine wali de Bordj Bou-Arréridj a insisté lors d’une conférence de presse sur la dynamique de développement engagée par la wilaya qui ambitionne de devenir un pôle économique régional. Pour atteindre cet objectif, le premier responsable de la wilaya a souligné l’importance du rôle de la presse en tant que contre-pouvoir. “Pour vous faciliter le travail je vous tiendrai au courant de l’évolution de la wilaya a indiqué M Mechri qui a donné instruction aux directeurs de l’exécutif pour recevoir les correspondants. Le wali a rappelé également la mission des élus et des représentants du mouvement associatif en tant que trait d’union avec les citoyens. Il s’est engagé au passage à assainir les rangs de ce mouvement pour faciliter la tâche aux associations actives. Seules celles qui sont présentes sur le terrain recevront la subvention de l’Etat, a-t-il dit. M. Mechri, qui a confirmé sa disponibilité à régler les problèmes dont souffrent les citoyens, a reconnu qu’un retard en matière de consommation des crédits est enregistré par la wilaya. Ce retard a atteint 30 pour cent pour les programmes sectoriels de développement et 40 pour cent pour les programmes communaux. Cela n’a pas manqué de se répercuter sur le développement de plusieurs secteurs. Le wali a cité d’abord la santé qui se trouve selon lui dans un coma profond pour reprendre les termes du secteur. Malgré cela, une opération de réhabilitation de l’hôpital du chef-lieu pour un montant de 8 milliards qui a été inscrite en 2008 n’a pas été lancée. Le premier responsable de la wilaya a annoncé qu’une commission d’inspection du ministère de la Sante a été dépêchée à la wilaya. Dans l’éducation, poursuit le wali, on a constaté un manque de structures malgré les ressources importantes qui ont été mobilisées par l’Etat au profit du secteur. Le premier responsable de la wilaya a annoncé dans ce cadre l’inscription d’un lycée pour la commune de Harraza. Cette nouvelle ne manquera pas de réjouir la population de cette commune déshéritée. Même manque pour le secteur de la jeunesse et des sports. Pourtant le besoin des habitants est important pour les structures de ce genre a indiqué le wali. Résumant la situation de la wilaya, M Mechri a noté un déséquilibre dans le développement intercommunal avant de déclarer que son action va s’orienter vers la mise à niveau entre les différentes localités de la wilaya. Le wali qui a rappelé les potentialités importantes de la wilaya dans tous les domaines a mis en exergue la dynamique de l’investissement dans la région comme exemple des capacités de cette dernière pour relever les grands défis. F. D.

Ph. : Louisa
irakiens". Elle a appelé, à cet égard, à un soutien des organisations syndicales mondiales pour promouvoir le "droit des travailleurs irakiens à s'organiser et à se défendre". M. Filina Sir, responsable d'une organisation syndicale haïtienne, a déploré, pour sa part, la situation "dramatique" du peuple de Haïti, en butte à la misère et aux maladies. Selon lui, la présence d'unités militaires étrangères sous couverture de l'Onu est une "colonisation" qui empêche ce pays, a-t-il dit, de s'affranchir de la tutelle étrangère. "Cette occupation sert les puissances impérialistes et leurs intérêts", a-t-il estimé, ajoutant que "la situation prévalant en Haïti ne cesse de s'aggraver". Maisael Palma, syndicaliste mexicain, s'est dit très préoccupé par les récentes mesures gouvernementales prises dans son pays dans les domaines de l'agriculture et de l'industrie, estimant que ces mesures risquent de provoquer la "destruction" de ces secteurs. Il a également évoqué "la volonté du gouvernement mexicain de privatiser des grands centres touristiques". M. Jean Marcone, secrétaire national du Parti ouvrier indépendant de France, est revenu, quant à lui, sur le mouvement social ayant accompagné l'adoption en France de la nouvelle loi sur le régime des retraites. Il a relevé, dans ce cadre, que les partis de gauche en France ont adopté une démarche basée sur les "amendements" au lieu, a-til dit, de prendre en charge les revendications de millions de manifestants qui rejetaient cette nouvelle loi. Il a soutenu que ce mouvement social de protestation "risque de reprendre à n'importe quel moment", du fait, selon lui, qu'on veut "remettre en cause les acquis sociaux des travailleurs pour résorber la crise économique".

Sidi Saïd appelle à mettre un terme à la "fonctionnarisation" du BIT

L

e secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), M. Abdelmadjid Sidi Saïd, a appelé hier, à Alger à l’ouverture d’un débat sur le mouvement syndical international et à mettre fin à la "fonctionnarisation" du conseil administratif du Bureau international du travail (BIT). Le SG de l’UGTA, qui intervenait au deuxième jour de la Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l’exploitation, organisée par l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, a relevé "la tendance à la fonctionnarisation du BIT qui cherche à introduire les ONG à la place des syndicats", appelant à "l’ouverture d’un débat sur l’avenir du mouvement syndical international pour contrer cette dérive". M. Sidi Saïd a illustré ses propos par le cas de syndication des travailleurs arabes, dans les territoires palestiniens de 1948, appelé "La voix des travailleurs" qui, a-t-il dit, "malgré qu’il ait arraché son agrément à Israël, son affiliation à la Confédération internationale syndicale (CIS) a été refusée". "Je suis tenté de dire que, dans ce cas, la CIS n’accepte que les organisations syndicales

qui ont une position mielleuse vis-à-vis de l’entité sioniste", a-t-il déploré. Il a également déploré que ce syndicat s’est vu interdire de se rendre en Algérie pour prendre part à la 8e Conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation. Par ailleurs, M. Sidi Saïd a marqué son étonnement devant la décision de la CIS d’organiser une rencontre des organisations syndicales du G20. "En procédant de la sorte, la CIS reproduit la même texture et le même schéma des gouvernements du G20", a-t-il encore ajouté. Il a ainsi manifesté son étonnement de l’exclusion de l’Organisation syndicale africaine (OUSA), de celle du Maghreb arabe (CSMA) et celle du monde arabe (CSA), de cette rencontre. Il a cité, dans ce cadre, la volonté du conseil administratif du BIT de travailler avec les ONG, dont le financement provient, a-t-il dit, des gouvernements. "Nous avons l’obligation morale de nous transcender, au moins pour dépasser les risques qui guettent le mouvement syndical international", a-t-il encore souligné.

Plus de 3.700 foyers bientôt raccordés au réseau du gaz naturel
Une opération de ''mise en gaz progressive'' est actuellement menée dans la wilaya de Bordj Bou- Arréridj pour toucher, au total, 3.783 foyers, soit une population de 23.000 âmes réparties sur 6 communes, a-t-on indiqué, dimanche, de la direction de l'énergie et des mines. Les localités de Selatna (commune d’El Mehir), de Sedrata et de Douar Frafria (Tixter), les chefs-lieux des communes de Ouled Sidi-Brahim et de Ouled Braham, et le hameau de Serraâ (commune de Teniet En Nasr) seront raccordées ''avant la fin de l'année en cours", a précisé la même source. Il s’agit, a-t-on ajouté, de localités isolées, connaissant des hivers rigoureux et enneigés qui recourent, pour se chauffer, au gaz butane, au bois ou au gas-oil. Une enveloppe financière de 720 millions de dinars a été mise en place afin d’alimenter, dès les prochains jours, les localités les plus proches du réseau, a ajouté la même source, précisant que d'ici le premier trimestre de l'année prochaine, la wilaya de Bordj BouArréridj enregistrera un taux de 65 pour cent en matière de raccordement à cette énergie propre. Un taux qui sera ''proche des 90 % à la fin du programme quinquennal 2010-2014'', a-t-on assuré à la direction de l’énergie et des mines.

Association des femmes entrepreneurs

Un système de quotas pour renforcer la participation des femmes au développement

L

a présidente de l’Association des femmes algériennes managers et entrepreneurs (AME), Mme Khadidja Belhadi, a appelé hier les pouvoirs publics à mettre en place un système de quotas pour les femmes, notamment, dans le secteur économique afin de leur permettre de bien contribuer au développement du pays. "Un système de quotas pour les femmes est nécessaire, au moins dans un premier temps, afin de leur permettre d’utiliser leurs potentialités dans la contribution au développement économique et social du pays", a affirmé Mme Belhadi lors d’une conférence de presse sur le rôle de la femme dans l’économie algérienne. La présidente de l’AME, qui reconnaît l’existence "d’une volonté politique" de la part des

autorités en vue de promouvoir la participation de la femme sur tous les plans, a, toutefois, déploré le fait que cette volonté n’a pas pu être traduite concrètement dans la réalité, alors que l’apport de la gent féminine dans la vie économique demeure "timide". Dans ce sens, le taux de femmes chefs d’entreprises est de seulement 3% sur l’échelle nationale, alors que ce taux est largement supérieur dans les pays voisins comme la Tunisie (30%), a-t-elle fait savoir. De même, le taux de femmes inscrites dans le registre du commerce demeure nettement inférieur de 10% du nombre total d’inscrit sur le plan national avec 140.000 inscrites sur plus de 1,4 million de commerçants recensés durant les neuf premiers mois de 2010 à travers le territoire national, selon des chiffres présentés par

une responsable du Centre national du registre de commerce, Mme Zahoua Chtiteh. "Même ce taux semble être loin de la réalité puisqu’un bon nombre d’inscriptions sont des prête-noms", a fait remarqué Mme Belhadi. D’autre part, l’accès aux marchés publics, au crédit et au foncier industriel demeure aussi souvent hors de portée des femmes entrepreneurs algériennes confrontées à "d’innombrables difficultés bureaucratiques mais aussi de mentalités". A la question de savoir comment pratiquer le système de quotas dans la vie économique, la présidente de l’AME a, particulièrement, avancé l’exemple de l’attribution des marchés publics dans laquelle il serait, d’après elle, possible de réserver certains projets socioéducatifs, entre autres. Il s’agit également des modali-

tés de distribution des locaux commerciaux dans le cadre du programme présidentiel (100 locaux par commune) ou encore l’octroi de foncier pour les activités artisanales qui ne nécessitent pas de grandes assiettes, a-t-elle encore expliqué. Mme Belhadi a, néanmoins, tenu à souligner que les quotas ne devraient, en aucun cas, constituer une sorte d’assistanat pour les femmes opérateurs économiques, mais plutôt un moyen de les accompagner en vue de s’adapter avec le milieu des affaires qui demeure "hostile à la présence féminine", a-t-elle encore insisté. L’AME est une association professionnelle de femmes algériennes chefs d’entreprises créée en 2005 et qui comptent 250 adhérentes à travers le territoire national.

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Culture
Zinou Zebar, reporter photographe
Cinéma

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Un capteur d’images panoramiques
Après des études en communication à la faculté Paris XVIII , Zinedine Zebar s’est orienté vers tout l’éventail artistique et disciplinaire qu’offre la pratique de la photographie.

''El Louâaba" remporte le 1er prix de la rencontre nationale du court métrage de jeunes à Béchar
Le court métrage "EL Louâaba", réalisé par Omar Houari de la wilaya Béchar, a remporté, samedi soir, le premier prix de la première rencontre nationale du court métrage de jeunes, organisée à Béchar. L'œuvre, consacrée à ''La prévention des accidents de la circulation routière'' est produite par l’association ''Ciné-Grouz'', traite de la nécessité de respecter le code de la route, tant par les conducteurs que les piétons. Le jury de cette manifestation réservée aux courts métrages et reportages de jeunes, a décerné les 2e et 3e prix à Alouane Mohamed Amine de la wilaya de Tindouf pour son œuvre intitulée "El Moustahtir" et à Baroud Daoud de la wilaya d’Alger pour son reportage sur la "Prévention des accidents de la route". Trois autres prix spéciaux ont été aussi décernés aux productions des jeunes Mahmoud Abdelhamid de la wilaya de Bechar, pour son court métrage "Layssa bilkadar el mahtoum", a Abderhmane Habouche de Tlemcen pour son reportage "Stop" et à Abdelhamid Houimli de la wilaya de Biskra pour son court métrage "Rêves Brisés". L’ensemble des jeunes cinéastes primés à l’occasion de cette rencontre nationale qui a regroupé des participants de 24 wilaya du pays avec 24 œuvres, sur les 48 prévues initialement, ont estimé que "malgré quelques insuffisances et lacunes constatées durant le déroulement de cette manifestation, celle-ci a permis aux jeunes cinéastes amateurs de confronter leurs produits et œuvres cinématographique et d’échanger leurs expériences en la matière". L’organisation de cette 1ère rencontre nationale du court métrage de jeunes qui s’inscrit dans le cadre du développement des activités de jeunes, vise essentiellement à valoriser les activités cinématographiques des établissements des secteurs de la jeunesse, de l’éducation, de la formation professionnelle et du mouvement associatif, et à inciter les jeunes talents à la production de courts métrages abordant les différentes préoccupations des jeunes, a souligné le président du comité d’organisation. La mise en place d'ateliers de formation et d’initiation aux techniques cinématographiques, encadrés par des professionnels du secteur de la jeunesse et de la télévision nationale durant toute la durée de la rencontre, est une autre contribution à la promotion des activités des jeunes cinéastes, a ajouté M. Hadj Bouziani.

C

’est dire tout le penchant passionnel qu’il voue depuis longtemps à l’image en tant d’objet d’art ainsi qu’à l’immédiateté des lectures qu’elle recèle dans le journalisme. A 50 ans , son parcours fait d’allers-retours entre la France et l’Algérie l’a fait surfer entre le reportage événementiel et la prise de vue des différentes villes algériennes dont la beauté des côtes , les sites historiques et les paysages envoutants du grand sud lui font chavirer les yeux . L’itinéraire de notre reporter photographe a d’abord commencé sur l’autre rive de la méditerranée lorsqu’il intègre l’agence internationale Gamma spécialisée dans les news et le reportage-photo. L’équipe installée à Paris travaillait avec un réseau de photographes professionnels et des correspondants dans les 5 continents. Après avoir réalisé quelques reportages c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le Maghreb ,notamment l’Algérie qui nous dit-il « a traversé une période difficile et je me suis investi dans ce pays que j’aime beaucoup. J’ai essayé à travers les images photographiées de capter la détresse des gens meurtris et blessés. » Sa carrière journalistique est d’ailleurs jalonnée de milliers de négatifs et diapositifs. Il possède un grand press-book où figurent les nombreuses portraits de l’ancien président Chadli à l’actuel Président Bouteflika. Lorsqu’il était alors spécialisé sur tous les thèmes qui portent sur l’émigration, Il fait

paraitre un ensemble d’images sur des journaux comme Paris-Match, L’Express et le Point pour ne citer que cela . Quand il travaille dans la période 1991/1997 pour le compte de l’agence ,il est surtout envoyé à Alger pour faire des news sur les rencontres entre chefs d’Etat ,des sommets arabes, les rencontres de l’O.P.E.P et lors des élections, il s’est consacré aux reportages un plus personnalisés : » J’ai fait un reportage très décalé par rapport à la photographie institutionnalisée, J’ai ainsi réalisé des photo qui n’ont rien de protocolaire mais qui sont très différentes des photos sur le Président de la République Mr Bouteflika . C’est d’ailleurs avec cette tournée présidentielle où l’on avait traversé toutes les belles villes du pays que le déclic s’est produit en moi « nous dira-t-il. En effet Zinou Zebar s’est investi corps et âme depuis deux ans sur un projet qui lui tient à cœur : Un livre en images sur tous les recoins d’Algérie dont il sillonne grâce à de petits sponsors la surface d’Est en Ouest et du Nord au Sud , il souhaite collaborer avec les éditions Barzakh pour l’élaboration d’un texte par un écrivain , une sorte d’illustration

M. Zinou Zebar pas les mots de ses photographies «A travers ce livre, je voudrais faire connaître l’Algérie en dehors des aspects économiques, pétrolier ou gazier que l’on connait d’elle. Par ailleurs je trouve qu’il y a un déficit photographique local, les cartes postales que l’on retrouve dans l’aéroport d’Alger par exemple n’illustrent pas assez la beauté de nos ville. La nouvelle tendance tend à se spécialiser dans le gain.» nous explique-il. Ce dynamique photographe qui parcours sans s’arrêter un vaste pays comme le nôtre a déjà produit un calendrier rassemblant ses meilleurs clichés mais il ne compte surtout pas en rester là puisqu’il travaille actuellement sur un sujet sur pour l’année 2011 avec «Tlemcen, capitale de la culture islamique» et prépare un coffret de photos: «J’essaye d’apporter une valeur ajoutée à cet événement avec un coffret de tous le sites religieux et culturels de la wilaya de Tlemcen avec par exemple la mosquée de Nédroma qui est un magnifique édifice historique datant du XIIIème siècle.» nousdira-t-il . Lynda Graba

Ouverture à Bejaia de la 3e édition de la chanson et musique kabyles
La 3e édition de la chanson et musique kabyles s’est ouverte samedi à Bejaia, en présence d’un dizaine de troupes, d’une cinquantaine d’artistes concurrents, issus de sept wilayas, en l’occurrence Bejaia, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Alger, Bouira, Sétif, Bordj Bou-Arréridj, et Jijel. Le coup d’envoi, donné à la maison de la culture, devant une foule nombreuse, a été précédé par un défilé de rue organisé sur un itinéraire de plus de 06 km et au cours duquel, fanfare, clowns et musiciens se sont associés pour imprimer un air de fête à la ville et annoncer la couleur de ce rendez vous, incontournable et qui d’année en année gagne en crédibilité et en attraction comme en témoigne la foule amassée sur les trottoirs pour voir passer la caravane, ou ayant pris place dans l’enceinte de la grande salle de spectacles. Qualificatif au festival national de la chanson amazigh qu’abrite annuellement la wilaya de Tamanrasset, cette rencontre, par delà son caractère festif, constitue un tremplin aux jeunes auteurs, compositeurs interprètes en devenir pour s’affirmer et faire étalage de leurs talents. L’occasion est en effet opportunément attendue, pour chacun, de faire ses preuves non seulement devant le public mais aussi face à des professionnels notoires, à l’instar du président du jury, qui n’est autre que Mohamed Issoulah, Dr en musicologie, ou du parrain du festival, Kamel Hamadi, l’un des ténors de la chanson kabyle. Par delà la compétition, le festival, conduit sous le thème générique de la mer et de la chanson de l’exil, offre également des espaces d’exposition et des débats, tous articulés autour de la chanson de l’émigration et son apport au patrimoine national. A ce titre, il a été retenu la programmation de la dernière pièce du TRB, intitulée "Akin I lebhar", et dont la mise en scène rend compte et rafraichit tout le répertoire produit en exil, notamment pendant la colonisation. La chanson de Dahmane El-Harrachi, "ya errayeh", en est la symbolique et qui pour la circonstance a été chantée pour la première dans sa version Kabyle.

1er festival international de l’Inchad à Constantine

Un petit prodige et un grand maître à l’ouverture

U

n petit prodige, Belkacem Serraï de Bou-Saâda, et un grand maître, le Tunisien Lotfi Bouchenak, ont marqué de leur empreinte l’ouverture du 1er festival international de l’Inchad, samedi soir à Constantine. Dans une salle du théâtre régional pleine à craquer, le jeune Belkacem Serraï, de la troupe ‘’Rissala’’ de Bou-Saâda a su conquérir l’assistance grâce à sa voix pleine et chaude. Après quelques ‘’Madih’’ interprétés avec maîtrise et beaucoup de grâce, le jeune homme, très rapidement adopté par le public, donna libre cours à son talent lorsqu’il ‘’bifurqua’’ vers le genre Naïli. Très à l’aise dans le chant de ses ancêtres, Belkacem Serraï a

surtout prouvé que l’Inchad, confiné à tort dans le seul chant religieux, est un art à part entière qui donne la part belle au talent, à la puissance de la voix et à la créativité. Ce fut ensuite au tour de la ‘’star’’ de la soirée, Lotfi Bouchenak, pourtant fatigué puisque venant juste de rentrer du hadj à La Mecque, d’emballer la soirée d’ouverture du festival. Egal à lui-même, l’artiste tunisien commença par interpréter quelques morceaux du Machrek avant de ‘’plonger’’ dans le style entraînant du Aïssaoua, à la grande joie du public constantinois, particulièrement friand de ce type de musique. C’est d’ailleurs sur des sonorités Aïssaoua

que le festival accueillit ses premiers visiteurs, dans le hall du théâtre régional. Des invités de marque, parmi lesquels Mohamed-Tahar Fergani et son fils Salim, ont assisté à cette entrée en matière d’un festival qui promet beaucoup, surtout avec la production attendue, dans le cadre de cette manifestation, du syrien Mohamed-Lamine Ettermidi, l’un des maîtres incontestés de l’Inchad et du célèbre luthiste Irakien Nasser Shamma. Intervenant à la cérémonie d’ouverture du festival, le représentant de la ministre de la Culture, M. Noureddine Lardjane, a souligné ‘’toute l’importance accordée dans notre pays à l’Inchad auquel pas moins de quatre festivals sont consacrés en Algérie’’.

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Santé Vers la création d’une société algérienne de soins palliatifs
Une société algérienne de soins palliatifs sera créée prochainement à Batna, a annoncé le Pr. Nadia Grinat, directrice du centre anti-douleur au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Batna.
sanitaires du pays dont le centre anti-cancer Pierre et Marie Curie (Alger). Les intervenants ont insisté sur l’importance du diagnostic précoce de la maladie à même de permettre des traitements plus efficaces. Les participants ont également abordé les diverses maladies cancéreuses touchant, entre autres, les enfants et souligné l’importance de la prévention par une meilleure hygiène de vie axée autour d’une alimentation saine et équilibrée et la pratique sportive. Ils ont estimé en outre que les cancers constituent aujourd’hui en Algérie un réel problème de santé publique avec 40.000 cas nouveaux enregistrés chaque année et une prédominance du cancer de sein chez les femmes et celui des poumons chez les hommes. L’apparition de cas de plus en plus nombreux de cancers colorectaux a également été soulignée. Dans la wilaya de Batna, ce sont 320 nouveaux cas de cancers qui sont annuellement dépistés, a affirmé de son côté le chef du service de la prévention à la direction de la santé. Ce chiffre, de l’avis des spécialistes, avoisinerait plutôt les 500 cas qui se font soigner si l’on comptabilisait les patients qui se font soigner à Constantine et à Alger.

EL MOUDJAHID

La PCH chargée d'acheter les médicaments du VIH-sida
La Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) a été chargée dernièrement de répertorier les médicaments liés au VIH-sida dans sa liste de traitements à acquérir, dans le but d'éviter toute rupture de stock, a indiqué hier à Alger, M. Benmakhlouf Madjid, chargé du programme VIH-sida au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. "Il y a près de deux mois, le ministère a signé un arrêté permettant à la PCH d'intégrer les médicaments du VIH-sida dans son stock, pour éviter des ruptures", a déclaré à la presse le médecin généraliste Benmakhlouf, en marge d'une émission consacrée à la lutte contre le sida et organisée par la Radio chaîne III. Il a ajouté, dans le même cadre, que le département de la santé a signé une circulaire pour "la mise en place de réseaux pour la prise en charge des malades", relevant l'importance de la lutte contre la "stigmatisation au milieu des soins" et "la promotion du dépistage". Dr Benmakhlouf a rappelé le nombre des sidéens recensés depuis 1985 au 30 septembre 2010 qui est de 1118 cas et 4745 cas de séropositifs. "Le nombre enregistré cette année varie entre 500 et 600 cas séropositifs", a-t-il ajouté, précisant que le premier facteur de transmission reste les relations sexuelles. L'Organisation des Nations unies pour le Sida (ONUSIDA) avait relevé, dans son rapport 2010 relatif à l'évolution du VIH-sida dans le monde, que l'Algérie fait partie des pays à profil épidémiologique bas avec une séroprévalence de l'ordre de 0,1 % et est parmi les pays où les dons de sang sont totalement contrôlés (100 %) et ''avec une qualité assurée" par les centres de dons de sang.

L

’initiative a pour objectif une meilleure prise en charge des malades atteints de pathologies graves, incurables, notamment les cancéreux, en leur permettant "de passer leurs derniers jours sans douleur ou, à défaut, avec le moins de douleurs possibles, et de mourir dans des conditions humaines et dignes", a précisé le Pr. Grinat en marge d’une journée de sensibilisation sur le cancer organisée à la faculté des Sciences sociales et islamiques de l’université de Batna. Cette future société, a ajouté la praticienne, viendra compléter le premier réseau médical, récemment mis sur pied, de prise en charge de la douleur à l’échelle nationale, annoncé le 3 juin dernier en marge des 8es journées nationales de pharmacie. Organisée par l’Association "Amel" des malades atteints de cancer dans la wilaya de Batna et le centre anti-cancer du CHU, la journée de sensibilisation vise à informer le plus large public sur la gravité des pathologies cancéreuses, les moyens de prévention et les prises en charge médicale, psychologique et sociale, a indiqué le Dr. Fouzia Chaâbani, présidente de cette association. La rencontre a réuni des praticiens de différents établissements

Pour la présidente de l’Association "Amel", l’une des plus importantes difficultés pour les malades réside dans les longs délais d’attente pour les rendez-vous de radiothérapie qui peuvent atteindre six mois. Parfois, a-t-on déploré, le patient meurt avant même de recevoir son traitement. La prise en charge des personnes souffrant de cancers est appelée toutefois à être améliorée après l’ouverture du futur centre régional anti-cancer de Batna dont le taux d’avancement des travaux est actuellement de l’ordre de 90%,

selon les responsables locaux du secteur de la santé. Destiné à prendre en charge les malades de 14 wilayas de l’Est et du Sud-est du pays, ce projet a nécessité un investissement public de 2,5 milliards de dinars, dont 1 milliard pour les équipements médicaux. Le dépistage précoce du cancer du sein suscite encore peu d’engouement en dépit des campagnes de sensibilisation et de la dotation du CHU de Batna de nouveaux équipements médicaux numériques, a noté pour sa part le Dr. Harouna Slimani, spécialiste en radiologie.

Des lacunes dans le traitement des déchets hospitaliers à Médéa
Des dysfonctionnements dans le processus de traitement des déchets hospitaliers et leurs impacts, tant sur l’environnement que la santé de la population, ont été relevés par la direction de l’environnement de la wilaya de Médéa.

1er décembre à la salle Mouggar

Concert de sensibilisation aux dangers du VIH/SIDA
maladie qui demeure sujet tabou. Plusieurs rappeurs et chanteurs algériens seront présents à l’occasion pour assurer l’animation musicale ‘‘pour briser le silence en faisant du brut’’. Parmi eux, on citera, les groupes D’zair, Triana d’Alger, caméléon, El Dey, Samir El-Assimi, Joé Batoury, et Réda Sika. Cette manifestation sera également l’occasion pour les associations qui œuvrent dans la lutte contre le sida à l’image, de l’association El Hayat, d’aide aux personnes atteintes du VIH, et AIDS Algérie de garantir la sensibilisation des jeunes par des discours culturellement adaptés en insistant sur le dépistage. L’entrée est gratuite, soyez nombreux à profiter de cette initiative. K.H.
Conference de presse (ONCI) ́

S’

appuyant sur les observations relevées lors d’une mission de contrôle au niveau des principaux hôpitaux de la région, Un rapport de la direction de l'environnement récemment établi déplore l’inexistante d’équipements d’incinération des déchets hospitaliers adéquats, voire l’utilisation dans certaines structures, d’équipements inadaptés pour ce type d’opération. Selon le rapport de la direction de l’environnement, les six hôpitaux visités par la commission, ont recours à des ''brûleurs'' de déchets, faute d’être équipés d’incinérateurs adaptés et répondant aux normes requises. Outre l’absence d’équipements, moins polluants, la commission a constaté que la moitié de ces structures hospitalières utilisent des brûleurs à mazout, induisant un risque supplémentaire de pollution pouvant favoriser l’apparition de certaines pathologies, notamment les maladies respiratoires ou allergiques. Il a été également constaté le manque, à travers ces structures, d’aires de stockage sécurisées, la faible capacité de traite-

ment des brûleurs utilisés, ainsi que le non respect du processus technique d’incinération des déchets hospitaliers, soulignant que la réglementation en vigueur recommande l’aménagement au sein de chaque structure d’espaces de stockage protégés, en vue d’éviter toute manipulation accidentelle pouvant engendrer des maladies. D’autres carences ont été également observées comme le manque de suivi du processus technique d’incinération, principalement la mise en marche des brûleurs et la température utilisée. La direction de l’environnement préconise, dans ce contexte, le remplacement des brûleurs par des incinérateurs performants, en vue de réduire les risques d’émanation toxique. Dans ce contexte, elle propose, la réalisation d’un centre d’incinération au niveau de la wilaya où seront traités tous les déchets nocifs, a-t-on appris auprès des responsables de cette structure, qui signalent qu’une demande d’inscription d’une étude pour la réalisation de ce centre a été transmise récemment à la tutelle.

S

ensibiliser le maximum de jeunes algériens aux risques du Sida, c’est l’objectif que veut atteindre l’équipe de la radio chaine III, à travers l’organisation en collaboration avec l’office national de la culture et d’information (ONCI), d’un concert ayant pour thème : «le Sida, parlons-en». Cet événement se tiendra le 1er décembre à partir de 18h à la salle Mouggar. « Aider les jeunes à se protéger contre les dangers du VIH en adoptant des comportements responsable, c’est, entre autres, le but de cette soirée gala qui sera animée par des artistes algériens» a expliqué Mme Maliya Behidj, directrice des programmes de la radio chaine III, au cours d’une conférence de presse organisée, hier au siège de la radio et dédiée au lancement de ce concert de sensibilisation. Et d’ajouter que la soirée sera retransmise directement à travers les ondes de la chaine III, qui consacrera toute la journée du me 1er décembre à la sensibilisation contre les risques de cette M Malia Bahidje

3 millions de consommateurs de drogues injectables dans le monde ont le sida

L

es toxicomanes séropositifs sont particulièrement nombreux dans cinq pays: Chine, Malaisie, Russie, Ukraine et Vietnam, selon le rapport diffusé en vue de la Journée mondiale de lutte contre le er sida (1 décembre). Mais la "tendance est à la hausse" en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine et dans la plupart des régions d'Asie, selon l'organisation basée à Genève. En Europe orientale et en Asie centrale, jusqu'à 60% des consommateurs de drogues injectables sont ainsi contaminés par le sida. Pourtant, dans plusieurs des pays de ces régions, des législations stigmatisent ces personnes, les répriment ou les excluent, déplore la Fédération. Elle considère que les politiques qui entravent l'accès aux toxicomanes à des services de conseil, prévention et traitement, "constituent autant de violations des droits de l'homme". "Il n'existe pas de disposition du droit international des droits de l'homme qui

Plus de 3 des 15,9 millions de consommateurs de drogues injectables de par le monde ont contracté le sida, s'alarme la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) dans un rapport publié vendredi.

fasse mention des personnes qui s'injectent des drogues", reconnaît une porte-parole de la Fédération, Sadia Kaenzig. "Cependant, les droits de l’homme s'appliquent à tout le monde, y compris aux personnes consommatrices de drogues et à celles incarcérées du fait de leur addiction", poursuit-elle, citant notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui fait mention au droit de toute personne à jouir du niveau le plus élevé possible de santé physique et mentale. Selon le rapport, un "élément clé" pour éviter la transmission du sida chez les toxicomanes est "la fourniture d'un (lieu sûr)", comme les salles d'injection qui existent en Suisse, aux Pays-Bas, en Espagne, en Norvège, au Canada, en Allemagne, en Australie et au Luxembourg. "Ce type de programmes, comme les salles d’injection, met les agents de santé en contact direct avec une communauté naturellement secrète et marginalisée", considère Mme Kaenzig.

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Santé
Le miel, l'allié de l'hiver

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HYPERTENSION

ooster conseils pour b ! son immunité
Echapper à la gastro-entérite ? ou à la grippe Possible ! Zinc, thym, miel, yaourt, vitamines… Voici comment booster vite et efficacement votre immunité.
défenses immunitairesselon l’usage traditionnel, mais, le plus simple et efficace reste le thym. Cette aromate de grand-mère n’est pas un anti infectieux, plutôt un fortifiant. Il tonifie l’organisme qui fait mieux face", explique le Dr Chevallier, médecin nutritionniste. En pratique : Faites provision de thym, et concoctez-vous des tisanes. Une cuillère à café de thym par tasse d’eau bouillante, deux fois par jour, et vous voilà prêt(e) à affronter la fin de l’hiver et ses virus.

L'hiver commence et avec lui tous les petits maux provoqués par le froid et les petits microbes passagers. Le miel s'avère être une des solutions pour lutter et garder toute son énergie. Acacia, bruyère, châtaignier, ou encore eucalyptus, quel que soit le miel que vous choisirez, il sera votre allié tout au long de la saison. Idéal pour lutter contre les états grippaux, grâce à son pouvoir antibactérien, il favorise naturellement la guérison du rhume ou des petits maux de gorge sans passer par-là " case médicaments ". Pour celles qui veulent garder la ligne, remplacer le sucre blanc par une cuillère à café de miel - dans son thé par exemple - est un bon réflexe à adopter. En effet, vous garderez le goût sucré avec moins de calories. Un bon compromis. Autre option : la cure de gelée royale. A envisager si on manque d'énergie ou si en cas de déprime hivernale. Connue pour ses vertus revitalisantes, elle permet d'améliorer la résistance au froid et aux bactéries. Les adeptes des produits naturels sont déjà convaincus de ses bienfaits et avec son utilisation dans de nombreuses marques de cosmétiques, les beautystas le sont maintenant aussi.

d e probiotiques. Mais, mieux vaut avoir une flore intestinale en bon état", explique le Dr Chevallier, médecin nutrtitionniste. En pratique : "Il suffit de manger des yaourts et suffisamment de fibres végétales. Celles-ci sont des prébiotiques, c’est-à-dire qu’elles nourrissent les bactéries protectrices. Consommez par exemple des pommes et des poires avec la peau. Ce qui implique de les acheter bio afin d’éviter les pesticides accumulés dans cette partie du fruit."

Plus de potassium, moins de décès
Manger plus d’aliments riches en potassium serait aussi bénéfique q u e réduire s a consommation de sel (sodium) pour abaisser le risque d’hypertension. Les données portant sur 1 000 personnes issues de 21 pays différents indiquent que l’apport quotidien en potassium varie de 1,7 à 3,7 g, soit bien en deçà des 4,7 g recommandés par les autorités en santé publique. Selon les chercheurs qui ont analysé les données des 21 pays, hausser la consommation de potassium à 4,7 g par jour dans les populations observées ferait diminuer la pression systolique de 1,7 mm Hg à 3,2 mm Hg. «Cette diminution est semblable à ce qu’on pourrait obtenir en faisant passer de 9 à 5 g la consommation quotidienne de sel dans ces pays», écrivent-ils. Selon eux, il en résulterait – dans la population globale – une diminution de la tension artérielle qui réduirait jusqu’à 15% le risque de mortalité par accident vasculaire cérébral (AVC) et jusqu’à 11% le risque de mourir d’une maladie du cœur. C’est pourquoi ils recommandent aux autorités en santé publique d’accompagner les efforts de réduction de la consommation de sodium par une augmentation des apports en potassium.

Eviter les plats préparés !
"Dans nos sociétés où règne la malbouffe, nous avons trop tendance à consommer des aliments trop transformés qui ont perdu une partie de leurs vitamines et minéraux et ont moins d’intérêt sur le plan nutritionnel", explique le Dr Chevallier, médecin nutritionniste. Résultat, nos défenses immunitaires en prennent un coup. Par ailleurs, mieux vaut surveiller son poids. "Les personnes obèses voient leurs défenses baisser car la clairance bactérienne est, chez eux, diminuée. En clair : leur système immunitaire perd de sa capacité à détruire les microbes." En pratique : Mangez plus de fruits et de légumes, faites-vous des soupes et préférez les produits bruts ou semi bruts (carottes déjà épluchées par exemple).

Miser sur le zinc
"Un des plus importants oligoélément pour le système immunitaire, c’est le zinc", explique le Dr Chevallier, médecin nutritionniste. "Le cuivre, or, argent que l’on trouve sous forme de médicament est surtout utile lorsque l’on manque d’énergie après une infection." En pratique : "L’aliment le plus riche en zinc est l’huître, mais ce n’est pas un produit de consommation courante en dehors des périodes de fêtes. En revanche, les fromages comme le Comté ou le Beaufort constituent de bonnes sources. De petites portions suffisent à couvrir les besoins", précise le médecin.

RESPIRE
C'est une évidence et pourtant, la plupart du temps, on respire mal. Bien respirer, c'est le meilleur moyen pour refaire le plein d'énergie et ça diminue l'envie de manger.

Des yaourts au quotidien !
La flore intestinale est composée de millions de bactéries qui nous débarrassent des microbes. Les probiotiques sont censés préserver, voire améliorer la qualité de cette flore. "Il n’y a pas encore de vrai consensus scientifique sur leur intérêt pour renforcer les défenses immunitaires et il y a différentes sortes

Du thym deux fois par jour !
"L’extrait d’échinacée est intéressant, le ginseng sibérien aussi pour renforcer les

Vrai ou faux

Les champignons
La plupart des champignons que l'on trouve en forêt sont toxiques. Faux. Il en existe près de 35 000 variétés, dont seulement une cinquantaine sont toxiques. Les intoxications sont généralement bénignes. Vrai. Elles se traduisent le plus souvent par des problèmes digestifs. On considère que le problème est moins grave lorsque les signes surviennent rapidement (entre 30 minutes et 3 heures). S'ils apparaissent 6 heures après le repas, il faut hospitaliser. Les champignons sont les champions de la teneur en vitamine B. Vrai. Ils sont particulièrement riches en vitamine B3, intéressante pour la peau ainsi que pour les systèmes digestif et nerveux. En revanche, ils contiennent peu de minéraux. Faux. Ils contiennent notamment du fer et du zinc. Certains ont des teneurs plus intéressantes que d'autres en nutriments. Vrai. La chanterelle détient le record de la vitamine D et du fer.

La migraine doublerait le risque cardiovasculaire
L e s migraineux auraient plus de risques de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires selon une récente étude américaine. Les personnes qui souffrent de migraines présenteraient des facteurs de risques cardiovasculaires plus marqués (hypertension, cholestérol élevé, diabète) et courraient un risque deux plus élevé d’avoir un infarctus du myocarde. C’est ce que révèle une étude publiée ce mois-ci dans la revue Neurology. L’étude a porté sur de 6000 personnes migraineuses. Les chercheurs de l’université de médecine Albert Einstein de New York (États-Unis) ont comparé la fréquence des problèmes cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète et de cholestérol dans ce groupe à celle d’un groupe de 5243 personnes qui ne souffraient pas de migraine. Les scientifiques ont observé que les personnes qui souffrent de migraines ont deux fois plus de risque d’avoir un jour un infarctus du myocarde. Elles ont également un risque d’accident vasculaire augmenté de 50 %, et ce, indépendamment des autres facteurs de risques cardiovasculaires. L’analyse des résultats révèle qu’avec ou sans aura (points scintillants, lignes brisées lumineuses, fourmillement, etc. qui peuvent précéder la migraine), la migraine est associée à un risque de diabète, d’hypertension et d’hypercholestérolémie – trois facteurs de risque de maladie cardiovasculaire – augmenté de 40 %, avec cependant un risque légèrement supérieur lorsque la migraine est accompagnée d’auras.

Carottes bonne humeur
Les carottes ont la réputation d’améliorer l’humeur. Mais ce n’est pas leur principal avantage : elles sont excellentes pour la santé grâce à leurs carotènes antioxydants et c’est un légume de saison, pas cher, qui s’accommode de mille façons.

L’orge
C’est un fait maintenant admis que l’orge (echaïr) est efficace contre les maladies du cœur, la constipation et autres dérèglements du système digestif et, probablement, également contre le cancer. La façon dont l’orge réduit le taux sanguin de cholestérol est semblable à celle des spécialités pharmaceutiques anti-cholestérols. Trois corps chimiques contenus dans l’orge freinent la synthèse du cholestérol LDL par le foie. Ce type de cholestérol provoque dans les vaisseaux sanguins des dégradations pouvant aboutir à des crises cardiaques et à des accidents cérébro-vasculaires.

Les femmes gèrent mieux le stress
Les jeunes femmes seraient moins sensibles au stress que les hommes. Mais après la ménopause, ce serait plutôt l'inverse. Doit-on en conclure que les hormones féminines ont une action apaisante ? L’équipe allemande du Dr Olivier Wolf s’intéresse aux phénomènes qui influencent les réactions au stress, comme l’âge, le sexe et les sécrétions hormonales. Dans ce but, elle vient de réaliser une étude chez 58 étudiants des deux sexes âgés de 20 à 30 ans et en parfaite santé. Dans un premier temps, 22 de ces volontaires ont dû apprendre une liste de mots. On les a ensuite confronté à un expérience stressante, surtout pour les moins bons en calcul mental : compter à rebours de 17 en 17 à partir du nombre 2 043. Enfin, ils ont dû citer de nouveau les mots appris en public. Les 36 autres étudiants ont participé à l’épreuve de mémorisation sans être soumis au test de stress et ont donc ainsi servi de témoins. Les jeunes hommes plus sensibles au stress Le principal résultat de cette étude a été de révéler que les hommes jeunes, qui produisent les plus fortes quantités de cortisol en réponse au stress, sont aussi ceux chez lesquels les capacités de mémoire sont les plus altérées par le test de stress. En revanche, aucun phénomène de ce genre n’a été noté chez les jeunes femmes ayant participé à l’expérience. Ces résultats éveillèrent la curiosité des chercheurs qui dans des travaux antérieurs avaient noté que la mémoire des femmes de 50 ans est davantage affectée par l’élévation du cortisol associée au stress. Les estrogènes diminuent-ils le stress ? Pour expliquer cette différence, les psychologues de Düsseldorf émettent donc l’hypothèse que les estrogènes moduleraient la réponse au stress. En effet, ces hormones féminines sont sécrétées par les ovaires et voient leurs taux s’effondrer après la ménopause. De plus, d’autres études de la même équipe ont montré que la réponse au stress de certaines structures cérébrales, comme l’hypothalamus et l’hypophyse, qui sont sensibles aux effets des estrogènes est plus importante chez les hommes que chez les femmes. Une modification de la réaction au test de stress a été également observée par ces chercheurs allemands chez les femmes prenant la pilule, laquelle contient on le sait des estrogènes synthétiques. Des gynécologues américains ont eux aussi décrit une plus forte réactivité au stress, qui se traduisait par une élévation de la pression artérielle, chez les femmes ménopausées en comparaison de celles qui ne le sont pas encore. En outre, un effet protecteur des estrogènes a été relevé chez les femmes ménopausées vis-à-vis du stress. Les femmes gèrent mieux le stress Plus généralement, les relations entre stress et sexe paraissent très complexes. A l’inverse des résultats rapportés ici, des enquêtes effectuées en milieu professionnel ont ainsi révélé que les femmes, notamment celles qui exercent des responsabilités, supportent moins bien le stress lié au travail que les hommes. Par ailleurs, il est indéniable que les femmes sont beaucoup plus souvent traitées pour anxiété ou dépression que les hommes. Affaire à suivre donc.

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Société
Environnement

EL MOUDJAHID

Les rejets en mer, une menace pour les espèces et la santé publique
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es rejets en mer constituent une menace pour les espèces halieutiques et subséquemment pour la santé publique, a estimé le président du comité d'organisation d'un colloque international sur "La biodiversité et les écosystèmes littoraux", ouvert hier, à Aïn El-Turck (Oran). Des travaux de recherche menés dans ce domaine à Oran ont confirmé la présence élevée d'éléments toxiques tels le plomb, le mercure, le cadmium, le fer et le zinc, a précisé le professeur Zitouni Boutiba qui est directeur du Laboratoire Réseau de surveillance environnementale (LRSE) de l'université d'Oran-Es-Sénia. Il a expliqué à l'APS, en marge de cette manifestation internationale, que les produits toxiques ont été révélés à travers différentes stations de mesure de contamination installées par l'équipe du LSRE le long du littoral oranais. Ces rejets, a-t-il poursuivi, sont dus notamment au non respect de la réglementation régissant les activités de la pêche, de l'industrie et de l'agriculture ainsi qu'au déversement des eaux usées domestiques. Le non respect de la réglementation par les opérateurs des secteurs précités constitue, selon lui spécialiste, "une réelle menace pour divers produits de la mer qui consomment les substances nocives en les considérant comme nourriture". Et d'avertir que "l'homme y est également exposé sachant que les substances pathogènes se retrouveront dans son organisme après qu'il aura pêché et consommé de ces ressources halieutiques". Pour ce chercheur, les activités mises en cause ont aussi un impact direct sur les dauphins, les baleines, les tortues marines et les stocks de poissons comme les mollusques (huîtres et moules) et les oursins. Certaines espèces ont déjà disparu, a rappelé M. Zitouni, en citant le cas du phoque-moine que "l'on n'a plus revu depuis cinq années alors qu'il était présent du côté des îles Habibas, à l'extrême Ouest de la baie d'Oran". Plus de 200 spécialistes participent à ce colloque international de trois jours, parmi eux des compétences nationales et étrangères en provenance des Etats-Unis d'Amérique, d'Angleterre, France, principauté de Monaco, Espagne, Hongrie, Italie, Turquie, Syrie, Liban, Maroc, Mauritanie et Tunisie. Les travaux s'articulent autour de quatre thèmes, à savoir "Ecologie et risques littoraux", "Bio-surveillance marine et littorale", "Gestion des ressources marines et développement durable", et "Aménagement du littoral et politiques de gestion". Le rôle de l'Algérie dans la préservation de la biodiversité marine et littorale a été également mis en relief, M. Zitouni rappelant que la préoccupation officielle des pouvoirs publics à l'égard de la pollution marine remonte à la promulgation de la Loi du 5 février 1983. Le littoral algérien s'étend sur plus 1.280 km, concentrant l’essentiel des grands pôles urbains, industriels et économiques dont certaines activités ont des "effets négatifs" en terme de nocivité et d’atteinte à l’environnement et à la santé publique, a-t-il observé. Ce colloque se propose de mettre au point une collaboration entre les différentes structures de recherche à l’échelle nationale, et de lancer à l’échelle régionale une coopération inter-maghrébine et euro-méditerranéenne pour "la mise en place de programmes communs de conservation du milieu marin dans toute sa grandeur, les stratégies envisagées étant indissociables d’une vision méditerranéenne, voire globale". Cette manifestation scientifique qui fait suite à un workshop international sur le même thème tenu en novembre 2007 à Oran, est organisée en partenariat avec le Centre de recherche Mer Molécules Santé (MMS) de l’université de Nantes (France), sous l'égide de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DG-RSDT).

Crash d’un avion cargo

8 morts

L

es huit personnes à bord d'un avion-cargo qui s'est écrasé dimanche peu après son décollage de l'aéroport de Karachi (sud du Pakistan) sont toutes mortes, ont indiqué les autorités de l'aviation civile pakistanaise, qui craignent d'autres victimes, au sol. "Les huit personnes à bord sont toutes mortes. Nous craignons que d'autres personnes, qui étaient au sol,

soient également mortes", a déclaré Pervez George, porteparole des autorités de l'aviation civile. "Nous ne connaissons pas le nombre exact des victimes au sol", a-t-il ajouté. L'avion s'est écrasé peu après son décollage, à proximité d'une zone résidentielle, et le crash a provoqué un gigantesque incendie. L'avion, un Iliouchine IL-76, devait se rendre à Khartoum.

Science

Les animaux "sociaux" sont plus intelligents

Les Américains ne veulent pas de ronds-points
Selon une étude menée par l'Institut Amércain pour la Sécurité Routière, 57% des 10000 automobilistes interrogés se déclarent contre la multiplication des ronds-points. Mais pourquoi détestent-ils les ronds-points alors que ces derniers sont réputés pour être beaucoup plus sécurisants que les classiques intersections ? Les responsables de l'aménagement des voies routières aux ÉtatsUnis répondent : " parce que les Américains ne comprennent pas les ronds-points. C'est aussi simple que ça. C'est parfaitement irrationnel ". Ah ? Bizarre… Il y a à peu près 2000 ronds-points aux États-Unis. Autant dire, au regard du pays, rien du tout. Mais des associations d'usagers de la route ont déjà créé des associations et autres groupuscules " anti ronds-points ". Un grand combat.

Nouvelle-Zélande

Trois adolescents survivent 50 jours en pleine mer
Une étude britannique publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, concernant 500 espèces de mammifères, fossiles et actuelles, montre que le cerveau des animaux dits "sociaux" s’est d’avantage développé que celui des espèces solitaires. Des chercheurs de l’université d’Oxford ont tracé la courbe de l’évolution du cerveau de 500 espèces de mammifères depuis 60 millions d’années. Résultat : il y aurait un fort lien entre leur taille (relative, donc par rapport à la taille totale du corps) et le degré de sociabilité de l'animal. Baleines, dauphins, humains… les animaux sociaux ont plus de matière grise que les félins ou les rhinocéros, généralement plus solitaires. Et le contact de l'homme n'y change rien puisque chiens et chevaux, animaux grégaires, ont un cerveau proportionnellement plus gros que celui des chats. Au cours de l’évolution ce sont respectivement les encéphales des singes, puis ceux des chevaux, des dauphins, des chameaux et des chiens qui ont le plus grandi. La vie dans un groupe – surtout s’il est stable -, la socialisation et la coopération requièrent plus de ressources cérébrales qu’une existence solitaire, concluent les chercheurs. En clair, se socialiser fait des merveilles, c'est la science qui le dit.

Mine en proie aux flammes après une 4e explosion
La mine de Pike River en Nouvelle-Zélande, où 29 mineurs ont péri après un coup de grisou, était dimanche en proie aux flammes après une quatrième explosion, remettant en question la récupération des corps, a indiqué la police. Cette dernière explosion s'est produite dimanche en début d'après-midi (01 h 00 GMT) et n'a pas fait de blessé. Mais elle a provoqué un incendie en mettant le feu au charbon de la mine, a précisé la police.

L

e 5 octobre dernier, trois adolescents âgés de 14 à 15 ans et originaires des îles Tokelau dans l’archipel de la NouvelleZélande, disparaissaient après avoir embarqué sur un bateau de fortune. Des recherches avaient été engagées par les autorités, mais en vain. Si bien quune cérémonie en leur mémoire avait déjà été prévue par leur entourage. Hospitalisés pour des brûlures très sérieuses dues au soleil, les trois rescapés auraient ingéré, pendant ces longues semaines, du lait de coco - qu’ils avaient amené avec eux - de l’eau de mer, et une mouette, qu’ils étaient parvenus à attraper. Le responsable du gros navire providentiel a expliqué : "Nous avons vu la petite barque et on a tout de suite su que c’était un peu bizarre. On a vite compris quil y avait des gens à bord et que ces personnes n’étaient pas du tout censées être là. Nous nous sommes rapprochés deux et nous leurs avons demandé s’ils avaient besoin d’aide et ils nous ont répondu : plus que jamais. Ils étaient extatiques de nous voir". Un vrai miracle.

"Cela a carrément allumé un feu de charbon dans la mine. On peut voir l'incendie depuis le dessus du puits de ventilation, qui a été encore un peu plus endommagé par cette explosion", a indiqué l'inspecteur de police Mark Harrison. Ces évènements pourraient obliger la police à renoncer à l'opération de récupération des corps, a-t-il ajouté. Vingt-neuf mineurs sont portés disparus dans la mine de Pike River depuis une explosion survenue le 19 novembre. Une deuxième violente explosion, mercredi, a anéanti les espoirs de retrouver les hommes sains et saufs, qui sont désormais présumés morts. Une troisième explosion a eu lieu vendredi.

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Nation
Selon Cheikh Berabara

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Abrous Outoudert reçoit les insignes de Commandeur de l’ordre de l’Etoile de Solidarité d’Italie

Une distinction bien méritée
Notre confrère et ami, M. Abrous Outoudert, directeur de la publication du journal Liberté a été honoré, hier soir, par Son Excellence l’ambassadeur d’Italie M. Giampaolo Cantini qui lui a décerné les insignes de Commandeur de l’Ordre de l’Etoile de solidarité. Cette haute distinction, de la part des autorités italiennes, vient couronner le parcours méritoire de notre confrère qui œuvre depuis deux décennies déjà à l’élaboration d’un quotidien national d’information à même de répondre modestement aux aspirations profondes de la société algérienne. M. Abrous Outoudert a toujours été de ceux pour qui les mots persévérance et courage accompagnent la digne tâche du journaliste féru de la culture et des livres, un homme ouvert aux doléances de ses travailleurs et soucieux, malgré certaines turbulences passées au sein de notre vaste corporation, de propulser son équipe rédactionnelle sur la voie de la vérité et du savoir. Au siège de l’ambassade d’Italie, les projecteurs étaient allumés à l’occa-

Les rites du hadj accomplis "dans de bonnes conditions"
Les rites du hadj 2010 ont été accomplis par les hadjis algériens "dans de bonnes conditions", a souligné le chef de la mission nationale du hadj, M. Cheikh Berbera. Dans une déclaration à l'APS, M. Berbera a indiqué que "le retour des hadjis en Algérie s'est déroulé normalement pour quelque 6.830 hadjis alors que d'autres hadjis se sont dirigés vers Médine où ils passeront 6 jours avant de revenir au pays". La surcharge qui a pesé ces derniers jours sur l'aéroport de Djeddah "ne concernait pas uniquement les Algériens mais les délégations de plusieurs pays musulmans", a-t-il précisé. M. Berbera a également souligné l'impératif pour chaque hadji de respecter la date de son retour en Algérie précisant que beaucoup de hadjis s'adressaient aux membres de la mission leur demandant de reporter leur retour en Algérie. Par ailleurs, M. Berbera a indiqué que "29 hadjis sont morts dont 8 émigrés" saluant le rôle de l'équipe médicale qui a "effectué 40.866 consultations et 540 interventions". Concernant les hadjis hospitalisés, l'intervenant a cité 12.449 cas dont 16 encore hospitalisés, ajoutant que la mission a pris en charge le retour en Algérie de 13 hadjis malades ayant accompli les rites du 5ème pilier de l'Islam. Par ailleurs, 230 hadjis ayant perdu leur argent se sont vus indemnisés par la mission à raison de 40 rials/jour.

Ph. Bilel

1re session du Conseil d’affaires algéro-syrien
sion d’une cérémonie officielle, pour récompenser et consacrer à l’échelle internationale les efforts laborieux et largement mérités de notre confrère. Lynda Graba

Technologies avancées

Le plasma et le laser en débat
Le Centre de Développement des Technologies Avancées a organisé jeudi dernier , et ce, durant trois jours à l’hôtel El-Aurassi, la 2e c o n f é r e n c e Internationale sur le laser et le plasma et leurs applications dans les sciences des matériaux. Cette manifestation qui regroupe des chercheurs et des professeurs de renommée représentant l’Algérie, la Tunisie, la France, l’Italie, l’Afrique du Sud et les Etats-Unis d’Amérique se veut, selon les organisateurs un espace pour la présentation des tendances et des aspects fondamentaux de l’interaction entre un faisceau maser et un matériau, la modélisation et la stimulation des procédés laser et plasma et enfin l’optimisation et l’intégration de ces derniers pour les applications. En effet, cette 2e conférence débattra de plusieurs thèmes liés au traitement des matériaux par le laser, les applications des plasmas produits par le laser et les plasmas de décharge ; les télécommunications ainsi que la modélisation de traitement des matériaux et des microstructures. Au cours de cette rencontre, les chercheurs et la communauté scientifique présenteront les résultats les plus récents de la recherche dans le domaine du laser et du plasma et leurs applications. L’avènement du plasma, vers les années 50 et le laser vers les années 60 ont contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est ainsi que le laser est devenu un moyen de lecture en 1974, avec l’introduction des codes barres ; les disques optiques deviennent d’usage courant 1982 avec le disque compact. Il faut dire que le laser et le plasma se placent comme outils qui ont prouvé leur efficacité, du point de vue rapidité de l’exécution des tâches, de la précision et de la qualité des résultats. Samia D.

Un plan d’action pour dynamiser l’investissement et le partenariat
Les travaux de la 1re session du Conseil d’affaires algérosyrien se sont ouverts mardi dernier au niveau de la SAFEX, en présence d’opérateurs économiques des deux pays ainsi que les représentants de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI). Une rencontre qui entre dans le cadre du renforcement de la coopération économique et commerciale entre l’Algérie et la Syrie dans le sillage des recommandations de la dernière réunion de la Haute commission mixte algéro-syrienne (avril 2010) présidée par les deux Chefs de gouvernement. Intervenant à l’ouverture des travaux M. Ouhid Othmane, président du Conseil d’affaires pour la partie algérienne, devait souligner que cette rencontre constitue une opportunité pour l’échange d’expériences, du savoir-faire et des connaissances. Une occasion également de rechercher les voies et moyens de développer les relations bilatérales, sachant que les deux pays frères sont liés par des relations historiques d’amitié. L’orateur notera que les relations entre les deux pays ont franchi un pas important et ont été fructueuses dans de nombreux domaines, comme en témoignent les accords et protocoles signés concernant les échanges commerciaux, la Syrie se plaçant aujourd’hui au 5e rang comme partenaire de l’Algérie dans le Monde arabe, après les pays du Maghreb, l’Egypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie et les Emirats arabes unis. Tout en soulignant la volonté des deux partenaires de développer la coopération et le partenariat dans le sens de la complémentarité, M. Ouhib fera état d’un projet d’investissement privé dans le domaine de la culture, la production et la commercialisation de coton en Algérie dans le but de bénéficier de l’expérience syrienne en matière de culture du coton. L’orateur évoquera également l’ambitieux programme d’investissements publics décidé par le Président de la République dans le cadre du lancement du 2e programme quinquennal 2010-2014 et dont la dotation financière se chiffre à 286 milliards de dollars. Pour sa part, le président du Conseil d’affaires pour la partie syrienne, M. Nezzar Essâd, après avoir mis en relief l’excellence des relations entre les deux pays frères, des relations saines qui avancent sur la bonne voie, devait préciser que la partie syrienne a initié un plan d’action pour renforcer les relations économiques bilatérales, à commencer par l’invitation des hommes d’affaires et investisseurs des deux pays à s’informer des projets d’investissement, connaître également le climat des affaires en Algérie et en Syrie. M. Nezzar devait souligner la réussite de l’expérience des investisseurs syriens en Algérie, malgré quelques contraintes qu’il y a lieu d’aplanir. Une réussite qui augure de bonnes perspectives, a-t-il relevé. M. Brahim

Le 1er décembre à la salle Mouggar

Concert de sensibilisation aux dangers du VIH/SIDA
Sensibiliser le maximum de jeunes Algériens aux risques du sida, c’est l’objectif que veut atteindre l’équipe de la radio Chaîne III, à travers l’organisation, en collaboration avec l’Office national de la culture et d’information (ONCI), d’un concert ayant pour thème : « le sida, parlonsen». Cet événement se tiendra le 1er décembre à partir de 18 h à la salle El Mouggar. « Aider les jeunes à se protéger contre les dangers du VIH en adoptant des comportements responsable, c’est, entre autres, le but de cette soirée gala, qui sera animée par des artistes algériens », a expliqué Mme Maliya Behidj, directrice des programmes de la radio Chaîne III, au cours d’une conférence de presse organisée, hier au siège de la radio et dédiée au lancement de ce concert de sensibilisation. Et d’ajouter que la soirée sera retransmise directement à travers les ondes de la Chaîne III, qui consacrera toute la journée du 1er décembre à la sensibilisation contre les risques de cette maladie qui demeure un sujet tabou. Plusieurs rappeurs et chanteurs algériens seront présents à l’occasion pour assurer l’animation musicale ‘‘pour briser le silence en faisant du brut’’. Parmi eux, on citera, les groupes D’zair, Triana d’Alger, caméléon, El Dey, Samir El-Assimi, Joé Batoury, et Réda Sika. Cette manifestation sera, également, l’occasion pour les associations qui œuvrent dans la lutte contre le sida à l’image, de l’association El Hayat, d’aide aux personnes atteintes du VIH, et AIDS Algérie de garantir la sensibilisation des jeunes par des discours culturellement adaptés en insistant sur le dépistage. L’entrée est gratuite. Soyons nombreux à profiter de cette initiative. K. H.

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Palestine

Monde
tir des territoires palestiniens occupés avait été aussi examinée lors de cette rencontre. Le responsable palestinien avait insisté en outre sur la nécessité d'ouverture des marchés de Cisjordanie devant les produits exportables de Ghaza. Il a prévu que la saison actuelle des exportations réalise des gains importants pour les agriculteurs palestiniens, surtout que les produits agricoles de Ghaza mûrissent précocement, et arrivent donc aux marchés européens avant de nombreux produits d'autres pays producteurs des mêmes produits. Israël s'était déjà engagé à assouplir son blocus à la suite d'intenses pressions internationales, après la mort de neuf Turcs dans l'assaut de sa marine le 31 mai contre une flottille humanitaire qui tentait d'atteindre l'enclave palestinienne. Mais, l'occupant israélien a maintenu l'interdiction des exportations et les restrictions à la circulation des personnes à l'entrée et à la sortie de Ghaza.

EL MOUDJAHID

Premières exportations à partir de Ghaza

L'

opération d'exportation des premières cargaisons de fraises et des fleurs à partir de la bande Ghaza à destination de la Hollande, en prélude à leur distribution sur plusieurs marchés européens a débuté hier, a annoncé une source palestinienne. Deux camions chargés de 20 mille fleurs et près de cinq tonnes de fraises ont quitté le terminal Karam abou Salem pour être acheminés vers la Hollande, en vertu d'un récent accord israélo-palestinien, a précisé le président de l'association des fleurs et des fraises de la bande de Ghaza, Mahmoud Khalil. L'accord a été signé mercredi dernier lors d'une réunion entre des responsables chargés du secteur des produits exportables palestiniens dans les villes de Ghaza et des responsables israéliens en présence d'un responsable hollandais. L'accord en question porte sur le début de l'exportation des premières cargaisons de fraises de Ghaza, ce dimanche, à hauteur

Le Président allemand appelle à la reprise des négociations palestinoisraéliennes
Le président allemand Christian Wolf, en visite hier dans les territoires occupés, a appelé à la reprise des négociations directes palestinoisraéliennes, interrompues en raison de la poursuite de la colonisation israélienne. Dans une déclaration rapportée par des médias, M. Wolf a indiqué qu'il ne voyait pas une autre alternative que la solution basée sur deux Etats, un Etat palestinien viable, vivant côte à côte avec Israël. Il a souligné à ce propos qu'il ne pouvait y avoir de solution sans l'engagement des deux parties, palestinienne et israélienne, envers la paix. Au cours de sa visite dans les territoires occupés, Christian Wolf devra notamment rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avec lequel il doit évoquer le processus de paix, ainsi que des responsables israéliens à El Qods occupée. Parrainées par les Etats-Unis, les négociations de paix israélo-palestiniennes, ont été relancées le 2 septembre dernier, mais bloquées actuellement en raison notamment de la poursuite de la colonisation israélienne dans les territoires occupés.

de dix cargaisons par jour, avait alors expliqué Youcef Chaath responsable du projet de développement des produits agricoles destinés à l'exportation à partir de Ghaza. Il avait également fait savoir qu'en vertu de cet accord, le nombre des cargaisons sera augmenté graduellement et la possibilité d'exporter également les légumes à par-

Palestine-Espagne-GB

Entretiens sur le processus de paix au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah
Le processus de paix a été dimanche au centre d'entretiens entre le président palestinien Mahmoud Abbas et les Consuls généraux espagnol et britannique à El-Qods occupée, rapportent des médias. Le président Abbas a reçu au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah, les consuls généraux espagnol à El-Qods occupée, M. Alfonso Dortilas, et britannique Vensnet Fine, avec qui il s'est entretenu du processus de paix dans la région, ont indiqué les mêmes sources. Il a informé les consuls espagnol et britannique de la situation générale au Proche Orient marquée par le blocage des négociations de paix israélo-palestiniennes en raison de la persistance d'Israël dans sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens, ont ajouté les mêmes sources. Les pourparlers de paix israélo-palestiniens ont été lancés le 2 septembre dernier à Washington mais bloqués par la poursuite de la colonisation juive sur les terres palestiniennes. Depuis l'arrêt des négociations, l'occupant israélien a approuvé plusieurs projets de colonisation portant sur la construction de plus de 3000 nouveaux logements sur les territoires palestiniens. Ces nouveaux plans israéliens ont été vivement dénoncés par plusieurs pays et organisations mondiales.

Mauritanie

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz s'engage à relever les multiples défis sécuritaires
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a affiché son engagement "ferme" à relever les multiples défis sécuritaires auxquels est confronté le pays dont le terrorisme, afin de réaliser la sécurité et la stabilité indispensables pour le développement de la Mauritanie, rapportent des médias. Dans un discours à la nation à l'occasion de la commémoration (le 28 novembre) du cinquantenaire de l'indépendance de son pays, le président Ould Abdel Aziz a indiqué que la Mauritanie a acquis "des quantités considérables de véhicules, d'avions et des moyens techniques pour accroître (ses) capacités opérationnelles pour pallier la faiblesse de ses moyens afin de faire face aux multiples défis sécuritaires". "De nouvelles bases militaires ont été créées et nos forces armées ont pu être réorganisées et redéployées de façon à contrôler toutes les frontières du pays", a ajouté le chef de l'Etat mauritanien. "Les résultats enregistrés au cours des dernières opérations contre les bandes terroristes et criminelles prouvent que les choses ont changé", a encore dit le président mauritanien soulignant que "10 tonnes de drogues ont été saisies et plus de 270 narcotrafiquants ont été arrêtés et soumis à la justice" depuis le début de l'année en cours. Par ailleurs, le président Ould Abdel Aziz a adressé un appel à tous les partis politiques (y compris ceux de l'opposition) afin qu'ils participent à "un dialogue politique sérieux et sincère" pour "préserver les intérêts supérieurs du pays et garantir un meilleur avenir pour notre peuple".

Liban

Beyrouth veut développer la coopération militaire avec l'Iran
Le Premier ministre libanais Saad Hariri, en visite à Téhéran, a exprimé hier la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale avec l'Iran notamment dans le domaine de la Défense, a indiqué la télévision d'Etat iranienne. Selon cette source, M. Hariri "a émis l'espoir que sa visite permettrait de développer la coopération entre l'Iran et le Liban dans le domaine de la Défense", après avoir visité une exposition consacrée aux acquis de l'Iran en matière de défense et d'armement. "La stabilité, la sécurité et l'unité du Liban jouent un rôle très important pour régler les questions internes et régionales (...) De ce fait, je voulais venir en Iran et me rendre compte de vos acquis militaires", a ajouté M. Hariri cité par la même source. Pour sa part, le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi, a affirmé que son pays était prêt à aider l'armée libanaise, lors d'une rencontre avec Saad Hariri, selon le site de la télévision d'Etat. "Nous l'avons déclaré à plusieurs reprises et nous le déclarons encore aujourd'hui, nous sommes aux côtés de l'armée libanaise et prêts à coopérer" avec elle, a déclaré M. Vahidi.

Sahara occidental

Iran

Inauguration d'un gazoduc de forte capacité distribuant le gaz turkmène en Iran
Les présidents iranien et turkmène Mahmoud Ahmadinejad et Gourbangouly Berdymoukhamedov ont inauguré dimanche la dernière phase d'un gazoduc de forte capacité qui permettra de distribuer davantage de gaz turkmène dans le nord-est de l'Iran, selon l'agence officielle Irna. Il s'agit des deux derniers tronçons (totalisant 500 km) de ce gazoduc de plus de 1.000 km reliant la région de Téhéran à la raffinerie de Khangiran proche de Sarakhs, ville iranienne frontalière du Turkménistan, précise-t-on de même source. Ce gazoduc, d'une capacité de 58 millions de M3/jour (plus de 20 milliards de M3/an) selon le viceministre iranien du Pétrole Javad Oji, permettra notamment de distribuer du gaz turkmène dans tout le nord-est de l'Iran. Le gazoduc Sarakhs-Téhéran, d'un coût total de 1,2 milliard de dollars, prolonge un gazoduc transfrontalier inauguré en janvier entre le champ gazier turkmène de Dovletabad et la raffinerie de Khangiran. Ce gazoduc irano-turkmène a une capacité de 6 milliards de M /an (16 millions de M3/jour) qui devrait être doublée. Le gazoduc Sarakhs-Téhéran devrait également permettre à terme à l'Iran de devenir "un hub gazier" régional, en augmentant sa capacité à échanger du gaz avec ses voisins et à faire transiter par son territoire du gaz des pays d'Asie centrale vers l'Europe, a noté M. Oji cité samedi par le site de la télévision en anglais Press-TV. L'Iran, qui détient les deuxièmes réserves mondiales de gaz, n'en exploite qu'une petite partie et consomme l'essentiel de sa production de près de 600 millions de M3/jour sur son marché domestique ou pour la réinjection dans ses gisements pétroliers. Il importe actuellement une vingtaine de millions de M3/jour du Turkménistan, et en exporte à peu près autant vers la Turquie. Le vice-ministre iranien du Pétrole avait annoncé en juin que les importations de gaz turkmène seraient portées à 40 millions de M3/j (environ 14 milliards de M3/an) cet hiver.
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La résolution européenne, "meilleure réponse à l'attaque barbare contre le camp de Gdeim Izik" , selon le gouvernement sahraoui
Le Premier ministre sahraoui, M. Abdelkader Ettaleb Omar a affirmé que l'adoption par le Parlement européen d'une résolution condamnant la répression marocaine contre la population de Gdeim Izik à El Ayoun "est la meilleure réponse à l'attaque barbare perpétrée par l'armée marocaine contre ce camp". Dans une déclaration à la télévision sahraouie, le Premier ministre a indiqué qu'"une telle condamnation claire du massacre d'El Ayoun se veut la meilleure réponse à l'attaque barbare perpétrée par l'armée marocaine contre 30.000 Sahraouis qui revendiquaient le respect de leurs droits internationaux". "La résolution du Parlement européen a consacré les revendications et position qu'ont toujours soutenus le Polisario et le gouvernement sahraoui qui n'ont eu de cesse d'appeler à la prise en charge des civils sahraouis à travers l'élargissement des compétences de la Minurso au contrôle du respect des droits de l'homme au Sahara occidental", a-t-il ajouté. Pour le Premier ministre sahraoui, les délibérations de la séance du Parlement européen sur les évènements survenus dans la ville d'El Ayoun occupée "constituent une victoire pour le peuple sahraoui et une attestation internationale battant en brèche les allégations de Rabat". L'adoption par le Parlement européen de cette résolution émane de sa conviction quant à l'impératif respect des droits de l"homme, de la paix et de la justice. Cette résolution accordera aux sahraouis "une nouvelle immunité juridique de la part de la plus importante institution démocratique qui respecte les droits de l'homme". Cette résolution a incité les Nations unies à ouvrir une enquête internationale indépendante sur les évènements de Gdeim Izik, car étant l'instance chargée de cette question, a conclu le Premier ministre sahraoui.

Agences

Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Société
Affaire du nauffrage du cargo Béchar Accidents

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Les six accusés acquittés
Cris de joie, larmes, youyou… L’émotion était à son comble hier en fin d’après-midi lorsque le président du tribunal criminel d’Alger rend le verdict du procès du naufrage du Béchar et prononce l’acquittement au profit des cadres de la Compagnie nationale de navigation (CNAN) et ce, au bout de 24 heures de délibérations et de quatre jours de débats. Une ambiance qui contraste complètement avec celle d’une certaine soirée de mai 2006 qui a vu ces mêmes accusés, en l’occurrence l’ex-P-DG de la CNAN, Ali Koudil, et quatre de ses proches collaborateurs, Mohand Amokrane Amour, Kamel Ikhadadène, Salah Zaoui et Mustapha Debah, condamnés en première instance à 15 ans de prison ferme, chacun, avant qu’ils ne fassent appel. “ Poursuivis pour avoir mis en service un navire en mauvais état et insuffisamment équipé et dont la validité du titre de sécurité avait expiré ”, les mis en cause ont nié, tout au long des débats qui ont duré 4 jours —

Effondrement du toit d'une piscine à Maghnia : un mort
L'effondrement du toit d'une piscine semi-olympique, en cours de réalisation à Maghnia (Tlemcen), a causé la mort d'un maçon, a-t-on indiqué hier à la direction de wilaya de la protection civile. Le toit de cette piscine d'une hauteur de sept mètres et d'une superficie de 300 mètres s'est effondré vendredi ce qui a rendu l'opération de sauvetage difficile aux agents d'intervention de la protection civile de la daïra de Maghnia, nécessitant un renforcement en matériel nécessaire de la part de l'unité principale de Tlemcen, a expliqué la même source. Cet incident n'a pas provoqué d'autres victimes parmi les ouvriers qui étaient sur les lieux de l'accident, selon la même source. Il est à noter que les services de sûreté ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet accident.

le procès s’étant ouvert mercredi dernier —, les charges retenues contre eux et dégagé leurs responsabilités dans le drame qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 novembre 2004 à l’entrée du port d’Alger où le cargo le Béchar a sombré dans des eaux en furie, emportant avec lui 16 hommes qui ont combattu des heures

durant la violence de la tempête, espérant un secours qui ne viendra malheureusement jamais. Il est à rappeler qu’à l’issue d’un sévère réquisitoire, le représentant du ministère public a requis vendredi, soit le troisième jour du procès, la perpétuité contre tous les accusés. S. A. M.

Tizi-Ouzou

Arrestation de deux cambrioleurs
Les éléments de la 1ère sûreté urbaine de la ville des Genêts ont réussi, après des investigations enclenchées suite aux plaintes déposées par deux citoyens, l’une pour vol de bijoux et l’autre pour vol de numéraires, à identifier et arrêter les auteurs de ces deux vols par effraction, en l’occurrence les nommés R. A., âgé de 33 ans et K. R., âgé de 27 ans, apprend-on de la cellule de communication de la sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou (SW). Présentées au cours de la semaine dernière au parquet de la ville de TiziOuzou pour le chef d’accusation de vol de domiciles avec de fausses clés, les deux personnes interpellées ont bénéficié de la citation directe à comparaître, indique le communiqué de la cellule de communication de la SW. Cette opération a permis, selon la même source, la récupération des bijoux volés. B. A.

Khenchela

Ils le poignardent 8 fois et s’emparent de 10 millions de centimes
Une bande de malfaiteurs s’en est violemment prise, la semaine dernière, à un citoyen en plein centre-ville de Khenchela avant de le délester d’une somme de 10 millions de centimes. La quarantaine, la victime, qui venait juste de retirer l’argent de la poste, a été suivie par les mis en cause qui circulaient en motos. Arrivés au niveau du quartier Dubaï, ils décident de passer à l’action en harcelant le malheureux citoyen qui était à bord de son véhicule et en le provoquant pour sortir de la voiture. Un plan qui donne ses fruits puisqu’aussitôt, sur la chaussée, pour exiger des explications, la victime est poignardée de 8 coups de couteau Elle se trouve dans le coma.

En bref… En bref… En bref…
Trafic d’héroïne

15 ans de prison requis contre un ressortissant africain
Le procureur de la République près la chambre pénale de la cour d’Alger a requis en appel une peine de 15 ans de prison ferme contre un ressortissant africain pour détention et commercialisation de drogue dure, faux et usage de faux et immigration clandestine. Le mis en cause qui a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a été, en effet, interpellé en possession d’une quantité d’héroïne cachée dans une dizaine de capsules, chacune comprenant près de 6 grammes d’héroïne et dont le montant est de 3.000 DA. Interrogé par le tribunal, le prévenu souligne avoir gagné notre pays en tant que réfugié. Il réfute l’accusation de la commercialisation et concède en revanche être un consommateur. En outre, le prévenu reconnaît avoir acheté un faux passeport pour s’introduire dans notre pays.

grammes de kif traité, emballés dans un sac en plastique et enfouis à proximité du mur de clôture de son domicile, sis à la commune de Tamanrasset.

Djelfa

Biskra

Il tue son père âgé de 87 ans
La ville d’El-Kentara (Biskra) a été le théâtre dans la soirée de jeudi dernier d’un horrible parricide. Agé de 36 ans, le mis en cause a asséné en effet, à la victime âgée de 87 ans d’un violent coup de bâton. Selon les premiers éléments de l’enquête, les causes de ce crime sont liées à un différend qui a éclaté entre le père et son fils, tous deux maquignons, et qui porte sur la vente de moutons lors de l’Aïd El Adha.

Agissant sur renseignements, les gendarmes de la brigade de Bouira Lahdeb (Djelfa) ont interpellé, avant-hier, à l’intérieur d’une station-service longeant la RN n°1, une personne à bord d’un camion de marque Delta, transportant 3.743 bouteilles de bières et 1.206 autres de vin, sans facture. Son acolyte à bord d’un véhicule de marque Toyota a été interpellé sur les lieux.

Saisie de 3.743 bouteilles de bières et 1.206 bouteilles de vin

Contrebande

Arrestation de deux individus
Les gardes-frontières de la gendarmerie nationale et les gendarmes des brigades d’El Kouif (Tébessa) et Zitouna (El Tarf), effectuant des patrouilles à travers leurs circonscriptions, ont découvert et saisit, le 26 novembre, un véhicule léger de marque Peugeot 505 et 932 litres de carburant et procédé à l’arrestation de deux contrebandiers.

Guelma

Jijel

Arrestation d’un jeune dealer à Taher
Les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Taher (Jijel) ont réussi à mettre la main sur un dealer. Agé de 23 ans, le mis en cause a été interpellé au niveau de l’ancienne gare routière de Taher en possession de plus de 33 grammes de kif traité. Déféré devant la justice, il a été placé sous mandat de dépôt.

Les gendarmes de la compagnie d’Oued Zenati (Guelma), en barrage de police de la route sur la RN N°20, ont procédé vendredi dernier à l'interpellation de quatre personnes transportant à bord d’un véhicule deux statuettes antiques et quatre pièces en bronze.

Saisie de 2 statuettes antiques

Accidents de la circulation

Tamanrasset

Agissant sur renseignements, les gendarmes de la section de recherches de Tamanrasset ont interpellé vendredi dernier une personne et procédé à la saisie de 252

Saisie de 252 grammes de kif

Les différentes unités de la gendarmerie nationale ont enregistré au cours de la journée d’avant-hier dix neuf accidents de la circulation routière à travers le territoire national dont cinq mortels et quatorze corporels. Le bilan fait état de six morts et quarante-neuf blessés ainsi que des dégâts matériels importants à vingt-sept moyens de locomotion.

6 morts en une journée

Lundi 29 Novembre 2010

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Santé

Vie Quotidienne
Décès
La famille Mokdadi d’Alger, les amis et anciens collègues ont la douleur de faire part du décès subit hier 28 novembre 2010, de leur très cher et regretté, père, grandpère, parent et allié Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du lundi 23 dhoul hidja 1431 correspondant au 29 novembre 2010 : — Dohr...............….......12 h 36 — ‘Asr...........................15 h 13 — Maghreb...................17 h 35 — ‘Icha.........................19 h 58 Mardi 24 dhoul hidja 1431 correspondant au 30 novembre 2010 : — Fedjr..........................06 h 09 — Chourouk..................07 h 40

EL MOUDJAHID

Plus de 3 millions de consommateurs de drogues injectables dans le monde atteints du sida

P

lus de trois millions de consommateurs de drogues injectables dans le monde sont touchés par le sida, indique un rapport de la Fédération internationale des Croix-Rouges et Croissants-Rouges (FICR). "Parmi les 15,9 millions de consommateurs de drogues injectables, plus de trois millions ont contracté le sida", précise le rapport publié à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre. Le document souligne, en outre, que la tendance est "à la hausse" en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine et dans la plupart des régions d'Asie. Environ 33,3 millions de personnes ont été infectées du virus du sida en 2009, dont 2,5 millions d'enfants âgés de moins de 15 ans, selon les chiffres de l'Onusida. Quelque 1,8 million de personnes sont mortes en 2009 de causes liées au sida.

Naissance
Les familles CHOUDAR et AOUFI ont la joie et le plaisir d’annoncer la naissance d’une belle petite fille, prénommée

Mokdadi Djelloul
à l’âge de 77 ans. La levée du corps se fera aujourd’hui du domicile familial, sis cité Hayet, Gué de Constantine. L’enterrement aura lieu au cimetière d’El Madania (ex-Clos Salembier) après la prière du Doh’r. A Allah nous appartenons, à Lui nous retournons.

en ce jour béni, du 28 novembre 2010, pour apporter davantage de joie dans leur foyer. Longue vie à Chaïma, et prompt rétablissement à la maman Dalila, et Elf Mabrouk au père Amar.

Chaïma

Pensée
Triste fut le 29 novembre 2009 où tu nous as quittés à jamais cher époux, fils, père et frère YOUS Fethi. Ton départ vers un monde meilleur nous a laissé un vide que nul ne peut combler. Nous n’oublierons jamais ta bonté, ta générosité, ta bravoure et ton sens de la responsabilité, tu resteras toujours gravé dans nos cœurs et nos pensées. Surtout ceux de ta mère, ton épouse et tes deux fils Rachid et Mehdi à qui tu manques beaucoup. Ton épouse

Condoléances
Le président de la ligue communale ainsi que l’ensemble des membres, très affectés par le décès de

Condoléances
Les familles SEKSAOUI, très touchées par le décès du père SEKSAOUI Djamel décédé le 19 novembre 2010 présentent à ce dernier ainsi qu’à sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent de leur profonde sympathie en cette douloureuse circonstance. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons, à Lui nous retournons.

Rachid Betache
(ancien arbitre national) présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et l’assurent de leur profonde sympathie en cette douloureuse et pénible circonstance. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.

Condoléances
M. Abdelkader LAMRI, président-directeur général, les membres du conseil d’administration, le comité de participation, les cadres dirigeants ainsi que l’ensemble du personnel de l’entreprise de gestion hôtelière “Chaîne ElAurassi” profondément touchés par le décès de MESLEM Mouloud (ancien cadre au ministère du Tourisme) présentent à la famille du défunt leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance, de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons, à Lui nous retournons.
Anep : 834 577
BUREAUX REGIONAUX CONSTANTINE 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 ORAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre Tél. : (041) 39.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet Tél. : (038) 86.64.24 BORDJ BOU-ARRERIDJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 SIDI BEL-ABBES Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 CONSTANTINE : Route de Sétif 7e km Tél. : (031) 66.49.65 - (031) 92.30.99 Fax : (031) 66.49.37 TIZI OUZOU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00

Condoléances
Le directeur général des impôts, l’inspecteur général, les directeurs centraux ainsi que l’ensemble du personnel de l’administration fiscale, très affectés par le décès de leur collègue MIMECHE Salah (adjoint technique en informatique au CRID d’Alger, direction générale des impôts) présentent à sa famille, leurs sincères condoléances et l’assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde compassion. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons, à Lui nous retournons.
Anep : 834 661
ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 Fax : (04) 84.86.38

Condoléances
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le secrétaire général, le chef de cabinet, l’inspecteur général, les cadres ainsi que l’ensemble du personnel, très peinés par le décès du père de M. DOUH Rachid, directeur général de l’OPGI de la wilaya de Tipasa, lui présentent ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstances de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons, à Lui nous retournons.
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Lundi 29 Novembre 2010

EL MOUDJAHID

Sports
CHAN 2011 au Soudan du 4 au 25 février 2011

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L'Algérie veut réussir sa première participation L
a sélection algérienne A', constituée de joueurs locaux compte bien réussir sa première participation au championnat d'Afrique des nations CHAN-2011, prévu au Soudan du 4 au 25 février 2011, avec l'objectif minimal de se qualifier au second tour de cette compétition continentale. A l'issue du tirage au sort de cette 2è édition du CHAN, l'équipe nationale, dirigée par Abdelhak Benchikha, a hérité d'un groupe relativement équilibré avec la présence du Soudan, pays hôte, l'Ouganda, et le Gabon. "C'est un groupe équilibré, et hormis le Soudan qui bénéficie de l'avantage du terrain et de son public, nous serons sur le même pied d'égalité avec le Gabon et l'Ouganda. C'est le terrain qui fera la différence", a jugé le sélectionneur national, peu après le tirage au sort. Les coéquipiers du milieu défensif de l'Entente de Sétif, Khaled Lemmouchia, qui se sont qualifiés à la phase finale du CHAN aux dépens de la Libye (aller 1-0, retour 2-1), comptent sortir le grand jeu au mois de février prochain à Khartoum pour honorer les couleurs nationales et surtout revaloriser le joueurs local, comme l'a si bien indiqué Abdelhak Benchikha lors de ses différentes interventions aux médias. Même si le tirage au sort était quelque peu clément pour les Verts, contrairement au groupe C, où figure notamment le tenant du titre, la RD Congo, avec le Cameroun, la Côte d'Ivoire, et Mali, il n'en demeure pas moins que les Algériens devront

rester vigilants devant des Soudanais qui joueront à la maison, le Gabon qui prépare déjà sa CAN en 2012, et l'Ouganda, qui se présente dans la peau d'un outsider par excellence. Le Soudan veut relever le défi, l'Ouganda et le Gabon à l'affût Formé essentiellement de joueur évoluant au sein des deux prestigieuses équipes du pays, en l'occurrence Al Hillal et Al Merrikh, le Soudan aspire à réaliser un bon tournoi sur ses terres et devant son public, même s'il est loin de se présenter dans le peau du favori, contrairement à la RD Congo ou la Côte d'Ivoire. "Nous avons hérité d'un groupe assez équilibré où les quatre sélections partent à chances égales. Le Soudan jouera chez lui, et nous n'avons pas le droit de décevoir lors

de ce tournoi", a indiqué le sélectionneur du Soudan, Mohamed Abdellah Mazda à l'issue du tirage au sort. L'équipe du Soudan qui entamera la compétition face au Gabon le 4 février prochain au stade d'Oum Dorman à Khartoum, annonce déjà la couleur par le biais de son sélectionneur, qui pense que l'Algérie est mieux lotie que les deux autres sélections. "Avant même le tirage au sort, j'avais déjà une idée sur les équipes participantes à ce tournoi. Notre objectif est de se qualifier au prochain tour. Parmi les trois sélections, c'est l'Algérie qui pourrait nous poser des problèmes avec la présence de joueurs qui ont fait leurs preuves, et dont certains ont même pris part à la Coupe du monde", a-t-il ajouté. La sélection de l'Ouganda, tenante de la Coupe de la

D É C L A R AT I O N S
Déclarations de joueurs de la sélection algérienne A' recueillies par l'APS après le tirage au sort du Championnat d'Afrique des nations de football (CHAN-2011), effectué samedi dans la capitale soudanaise Khartoum : Khaled Lemmouchia (milieu de terrain): "C'est un groupe difficile avec comme tête de série le pays organisateur (Soudan) qui évoluera à domicile devant son public. C'est très important d'éviter le Soudan lors du premier match, on aura ainsi moins de pression (l'Algérie jouera son premier match face à l'Ouganda, ndlr). Il faut que nous réussissons une bonne entame de compétition. Je connais bien le Soudan puisqu'avec l'ES Sétif, nous avons joué face à El-Merrikh en Coupe d'Afrique des clubs. C'est une équipe difficile. Je n'ai pas d'informations concernant les deux autres équipes du

groupe (Ouganda et Gabon) qui sont des inconnues pour moi. Notre objectif sera de sortir indemnes du groupe puis on jouera le tout pour le tout. Je suis confiant quant aux chances de l'Algérie d'aller le plus loin possible dans cette compétition". Mohamed Lamine Zemmamouche (gardien de but): "C'est un groupe jouable même si je m'attends à une rencontre difficile face au Soudan à Oum Dourman. Je suis soulagé parce que nous avons évité le pays organisateur pour notre premier match. L'essentiel est d'être bien préparé pour cette compétition qui sera une belle expérience pour nous. Nous avons des joueurs qui jouent ensemble depuis plus d'un an et demi, et je peux dire que nous avons un bon groupe. Je suis très confiant et inchalah les Algériens vont revivre les moments de joie qu'ils ont connus après la qualification de l'Algérie au Mondial-2010 à l'issue du match barrage face à l'Egypte à Oum Dourman".

Confédération des pays d'Afrique centrale et de l'Est (CECAFA) qui se déroule actuellement en Tanzanie, entamera cette 2è édition face à l'Algérie le 5 février, avec l'intention de déjouer tous les pronostics. L'Ouganda qui s'est qualifiée au CHAN aux dépens du Kenya (aller 1-0, retour 2-1), tentera de mettre à profit la Coupe de la CECAFA, dont elle a remporté le trophée à onze reprises, pour préparer le CHAN et essayer d'aller le plus loin possible dans cette compétition. L'équipe de l'Ouganda dirigée par le technicien écossais, Bobby Williamson, aspire à jouer les troubles fêtes dans un groupe A où le Soudan et l'Algérie, partiront favoris, selon les observateurs. "Ce groupe me plaît bien. Le tournoi de la CECAFA va me permettre de voir et de revoir la sélection soudanaise et, pour plus tard, l'équipe de Tanzanie, également présente actuellement à Dar Es

Salam. Je ne suis pas mécontent de ne pas me trouver dans une poule avec la RD Congo ou le Cameroun parce que ce sont des équipes qui ont de l'expérience et dans ce genre de tournoi cela compte énormément", a indiqué le sélectionneur de l'Ouganda peu après le tirage au sort. De leur côté, les Panthères du Gabon qui ont décroché leur ticket pour le CHAN-2011, grâce à une victoire sur tapis vert suite au retrait de la sélection congolaise, ne comptent pas faire le voyage au Soudan en victime expiatoire. La sélection A' du Gabon, co-organisateur de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2012 avec la Guinée-Equatoriale, aura fort à faire face au Soudan, lors du match d'ouverture, où le moindre faux pas serait fatal pour les coéquipiers de l'attaquant Ngome Essebe. Le Gabon, dont c'est la première participation à l'instar des trois autres sélections du groupe A, tentera bien de réussir ses débuts dans ce tournoi africain. "Dans l'ensemble le tirage au sort avec pour autres adversaires le Soudan, l'Algérie et l'Ouganda ne nous déplaît pas pour une première apparition dans cette compétition. Rassurez-vous, nous ne serons pas sur le terrain pour les regarder jouer", a réagi le vice-président de la Fédération gabonaise de football (FGF), Mamadou Oumar. Le CHAN, réservé aux joueurs locaux, a évolué depuis la première édition de 2009 en Côte d'Ivoire, puisque la CAF a porté de 8 à 16 le nombre des équipes participantes avec également une nouvelle répartition du nombre de qualifiés par zone.

Les Verts dans un groupe difficile
La CAF a effectué le tirage au sort de la CHAN 2011, qu'organisera le Soudan du 4 au 25 février à Khartoum, samedi dernier. Les Algériens participent pour la première fois à cette compétition qui se jouera, exclusivement, avec les joueurs locaux africains afin de leur donner une chance, surtout que nombreuses sont les équipes africaines qui évoluent lors des compétitions majeures avec leurs joueurs "pros". Ce qui pousse les locaux à rester presque en rade se contentant de regarder le "train passer". Cette compétition africaine, qui en est à sa deuxième édition, commence à gagner en importance. Le tirage au sort n'a pas été clément avec notre sélection nationale puisque les "Verts" sont tombés dans le groupe A avec le pays organisateur, le Soudan, mais aussi l'Ouganda et le Gabon, une équipe qui ne nous réussit pas souvent. Toujours est-il, l'Algérie débutera par le match contre l'Ouganda, considérée comme l'équipe la plus faible du groupe, puis contre le Gabon avant de se mesurer au Soudan lors du dernier match de ce groupe A. Il faut dire que tout reste possible. Le coach national des A, mais aussi des A’, Abdelhak Benchikha, demeure confiant pour voir ses poulains passer le premier tour. Il pense que l'EN A' ne doit pas rater sa première sortie contre l'Ouganda. "On jouera match par match" a-t-il dit. Il est évident que notre sélection nationale des locaux est composée des meilleurs éléments qui opèrent actuellement sur le plan local. D'autres joueurs peuvent être convoqués par Benchikha, car il ne comptera que sur les joueurs qui sont en forme. Les autres groupes sont assez équilibrés, même si le groupe C avec la RD Congo, le champion en titre, le Cameroun, la Côted'Ivoire et le Mali sera certainement le plus difficile, eu égard au fait que les équipes le composant sont de sérieux prétendants au sacre final. Le match d'ouverture de cette compétition de la CHAN 2011 réservée aux locaux sera Soudan-Gabon le 4 février 2011. Les trois villes qui accueilleront cette compétition sont : Khartoum, Port Soudan, et Madani. Les cinq stades réservés à cette CHAN sont : deux stades D'Oum Dourman, les stades d'Al-Hilal et El-Merikh ainsi que le nouveau stade de Khartoum. H. Gharbi Les groupes : Groupe A : Soudan, Gabon, Ouganda, Algérie Groupe B : Ghana, Afrique du Sud, Zimbabwe, Niger Groupe C : RD Congo, Cameroun, Côte-d'Ivoire, Mali Groupe D : Sénégal, Rwanda, Angola, Tunisie

LE PROGRAMME COMPLET DE LA 2e ÉDITION
Programme des rencontres de la 2e édition du championnat d'Afrique des nations CHAN-2011, réservé aux joueurs locaux, prévu au Soudan du 4 au 25 février 2011. Les rencontres de cette compétition continentale se joueront au stade d'Oume Dourman, stade d'Al Hillal, stade Madani, et dans l'enceinte de Port Soudan. La sélection algérienne A' qui participera pour la première fois à ce tournoi, figure dans le groupe A en compagnie du Soudan, le Gabon, et l'Ouganda. Voici par ailleurs le programme du CHAN : 4 février 2011 (match d'ouverture) Soudan-Gabon 5 févier 2011: Ouganda - Algérie - Ghana-Afrique du Sud - Zimbabwe-Niger 6 février 2011 : RD Congo-Cameroun - Côte d'Ivoire- Mali 7 février 2011: Sénégal- Rwanda - Angola-Tunisie 8 février 2011: Gabon-Algérie- Soudan- Ouganda 9 février 2011 : Afrique du Sud-Niger - Ghana-Zimbabwe 10 février 2011 : Cameroun-Mali — RD Congo-Côte d'Ivoire 11 février 2011 : Rwanda-Tunisie Sénégal-Angola 12 février 2011: Soudan- Algérie - Gabon-Ouganda 13 février 2011: Ghana-Niger- Afrique du Sud-Zimbabwe 14 février 2011: Cameroun-Côte d'Ivoire- RD Congo-Mali 15 février 2011: Sénégal-Tunisie - Rwanda-Angola 16 et 17 février 2011: repos pour les équipes 18 et 19 février 2011: quarts de finale 20 et 21 février 2011: repos pour les équipes 22 février 2011: demi-finales 23 février 2011: repos 24 février 2011: match de classement pour la 3e place 25 février 2011: finale.

Lundi 29 Novembre 2010

Football/Ligue1 (mise à jour) demain

Du beau football en perspective D
emain, les stades du 5-Juillet et de l'Unité maghrébine de Bejaia vivront deux somptueux chocs pour le compte de la mise à jour de la Ligue1. Dans l'antre du 5-Juillet, le MC Alger recevra son grand rival, l'USM Alger, dans le fameux classico algérois. Les deux équipes, il faut le souligner, ne sont pas au mieux de leur forme. Le MCA, à domicile, a failli passer à la "trappe" devant une équipe annabie assez séduisante avec un Bouaïcha et un Boukhelouf pour le moins étincelants. A eux seuls, ils ont donné le tournis à une défense mouloudéenne trop fragile, car elle laisse l'adversaire jouer à sa guise. L'USMA, elle aussi, n'a pas réussi à résister à la furia des "Hamraoua". Elle a perdu trois précieux points. On espère que ce derby soit spectaculaire et surtout très fairplay.

MCA-USMA et JSMB-MCS

Au stade de l'Unité maghrébine de Bejaia, l'équipe drivée par Djamel Menad n'a pas compris la prestation de ses poulains devant l'USM Blida. D'où la défaite (1 à 0) sur un but inscrit sur penalty par Harizi. Par conséquent, Menad s'attend à une très bonne réaction de ses protégés demain face à cette équipe du MC Saïda certainement en perte de vitesse. Elle a frôlé la défaite devant les Harrachis dans son fief saïdi (1à1). Qu'en sera-t-il cette fois face à cette très bonne équipe béjaouie ? C’est la question que tout Bejaia se pose. Hamid G. Programme : demain à 18 h 30 5-Juillet : MCA-USMA Au stade Opow de l'Unité maghrébine : JSMB-MCS

Une-Deux
Doudane, président de la section de football de la JSK, a nié avoir démissionné. Il est toujours à son poste. «Ce ne sont que des racontars», a-t-il dit. Henkouche, l’entraîneur du WAT, vient de déposer sa démission. Il n’a pas réussi à tenir suite à la large défaite du WAT, à Tizi-Ouzou, face à la JSK (3/0). Gaouaoui, le portier de l’USM Blida, a perdu son poste de titulaire au profit de Boukacem. Ce dernier avait joué tout le match contre la JSMB au stade Mustapha Tchaker de Blida. El-Ghoul (MCO), devait être titularisé face à l’USM Alger finalement, Chérif El-Ouazzani a fait confiance à Fellah, ce dernier a été accrédité d’une très bonne prestation. Ziane Chérif (défenseur de l’USMA, n’est pas en odeur de sainteté avec son coach Saâdi. Ce joueur risque d’être libéré durant le mercato. Benchikha, le sélectionneur national, a suivi avec intérêt le match CRB-ASO (2-1). Il a certainement été épaté par quelques joueurs en vue de renforcer l’EN A’. Le milieu récupérateur du MCA, Daoud, n’a pas encore récupéré de sa blessure. Il ratera le derby MCA-USMA, au 5-Juillet, demain. Le jeune Khroubi, Maânceur a laissé une très impression face à l’ESS . Il a été derrière les 3 buts de son équipe l’ASM qui a tenu en échec l’ESS (3/3).

9e journée

Le second souffle sétifien a prévalu

C

FAK : d’intenses activités
a organisé vendredi dernier La Fédération algérienne de karaté do niveau de l’hôtel El Mehdi al au la réunion du collège technique nation programme annuel et la domile de Staouëli à Alger où il a été arrêté les dispositions réglementaires y ciliation des compétitions ainsi que M Aboubakr Mekhfi, a présenté Le président de la FAK, afférentes. de la Fédération et, aussi, il a les grandes lignes du programme futur MJS de lever les mesures visant annoncé, officiellement la décision du e de grades et de délivrance de la suspension des examens de passag diplômes. 79 membres de la famille du Il y avait une participation record de karaté dont 35 ligues de wilaya. n de l’Open national cadets Samedi dernier, il y a eu l’organisatio la salle OMS de Gué de de et juniors en kata et kumité au niveau participation records de près une Constantine où nous avons enregistré s du pays. de 350 athlètes représentant 14 wilaya i 04 décembre 2010, la FAK s, le vendredi 3 et samed Par ailleur l’examen de passastage technique normal ponctué parGué de Constantine. organisera le er OMS de ge de grade 1 DAN au niveau de la salle

Boxe

Domination des boxeurs de Relizane au championnat zonal
Les boxeurs de la wilaya de Relizane ont dominé le championnat zonal (filles et garçons), qui a pris fin samedi soir à la salle omnisports chahid "Nedjma Benaouda" de Relizane. La wilaya de Relizane a occupé la première place en nombre de qualifiés avec 18 boxeurs lors de cette manifestation sportive qui a enregistré une participation de 90 pugilistes des wilayas de Mascara, Tiaret, Chlef et Relizane dans les catégories seniors, juniors et cadets. Tiaret est arrivée en deuxième position avec 12 qualifiés et Mascara en troisième avec 8 boxeurs qualifiés devant Chlef à la quatrième place avec 4 qualifiés. 42 boxeurs ont décroché la qualification dans ce tournoi qui s'est étalé sur trois jours. Ils participeront à la phase régionale qui aura lieu en décembre, selon le président de la ligue de boxe de la wilaya de Relizane. A noter la défection des représentants des wilayas d’Adrar, Béchar et Naâma, à cette phase zonale organisée par la ligue de wilaya de Relizane sous l’égide de la Fédération algérienne de boxe (FAB).

ette 9e journée de la Ligue1 a été très captivante en nous offrant plusieurs surprises. C'est ainsi que le leader, l'ESS, est passé devant une défaite pour le moins inattendue, surtout qu'à la mi-temps, il était mené sur le score de 2 à 0 sur des buts de Mansour et Si-Hadj. Les Sétifiens réduiront le score par Ghazzali. Les Khroubis ajouteront par Mesfar le troisième but.Tout le monde a cru que les choses étaient cuites pour le leader. Mais les Sétifiens ne cèderont pas puisque Bouazza réduira le score avant que Djallit n'égalise pour les siens dans le temps additionnel. Un point, malgré tout, assez utile pour les Sétifiens qui restent à la première loge avec 19 pts confirmant ainsi le second souffle sétifien, car il n'était pas facile de remonter deux buts de retard à six minutes de la fin de la rencontre. Les gars de Gianni Solinas ont même failli l'emporter sans la maladresse en fin de partie de Djallit. Le CRB revient bien à la suite de son succès devant l'ASO, au stade du 20Août. Slimani a ouvert le score avant que Bourekba ne corse la note. Malgré la réduction du score par Zaoui pour les Chélifiens, le CRB a mérité de l'emporter. Les Belouizdadis se hissent ainsi à la 2e place en compagnie des Chélifiens avec le même nombre de points, 17. El-Eulma renoue avec la gagne en emportant comme il se doit le derby des hauts plateaux sur le score de 2 à 0 sur des réalisations de Benamokrane et Boulemdaïs sur penalty. Bejaia a fait la plus mauvaise opération du jour en se faisant battre par l'USM Blida sur un penalty inscrit par Hérida (25'). C'est la première victoire de la saison des Blidéens. Yaïch a entamé positivement sa mission à la tête de l'USM Blida. Les "Canaris", après une longue période sans victoire, ont réussi à cartonner devant le WAT sur le score de 3 à 0 (but de Tedjar et un doublé d'Aoudia). Après cette défaite, Henkouche a quitté officiellement la barre technique du WAT. Amrani est pressenti pour lui succéder. Les "Hamraoua" du MCO ont pris le meilleur sur l'USM Alger sur un but de Belaïli. Une défaite pour le moins inattendue pour les "Usmistes". Saïda a évité la défaite, at home, devant une équipe de l'USMH pour le moins euphorique. Le MCA a prouvé encore une fois qu'au 5-Juillet, il ne se comporte pas bien. Il est passé devant une défaite certaine face à l'USM Annaba (2 à 2), même si en fin de partie l'arbitre a fermé les yeux sur un penalty flagrant suite à une faute sur Attafen. Le MCA pense déjà à son derby de demain, au stade du 5-Juillet, devant son grand rival, L'USM Alger. Le MCA a besoin de récupérer ses joueurs blessés. On a scoré à 22 reprises ! H. Gharbi

R É S U L T A T S
MCO-USMA MCS-USMH MCA-USM Annaba ASK-ESS JSK-WAT USMB-JSMB MCEE-CABBA CRB-ASO 1-0 1-1 2-2 3-3 3-0 1-0 2-0 2-1

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